Stratégie Nationale et Plan d’Actions pour le Développement de la Microfinance 2008-2012
颁布于 2008 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- 国家
- 马里
- 主题
- Agricultural and rural development
- 关键词
- policy/planning, business/industry/corporations, capacity building, governance, poverty, investment
- 类别
- *
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1. Le Mali s’est doté en 1998 d’une stratégie nationale et d’un premier plan d’actions pour le développement de la microfinance afin d’accompagner un secteur alors encore émergent mais en pleine croissance.
2. Les résultats de ce premier plan d’actions couvrant la période 1999-2002 ont été évalués en fin d’année 20031 et ont permis de dégager des axes stratégiques pour un nouveau plan. Dans le cadre d’une démarche participative, un deuxième plan d’actions a été élaboré et adopté pour la période 2005-2008.
3. Bien que ce plan soit encore en exécution, plusieurs faits ont conduit le Gouvernement, en accord avec les partenaires techniques et financiers et l’APIM-Mali, à engager un processus d’actualisation de ce plan d’actions : l’absence d’un cadre institutionnel dédié et adapté qui limite sa mise en œuvre ; la clôture proche de deux des principaux projets assurant le financement des actions du plan d’actions (PIFD financé par la GTZ et PDSF financé par la Banque Mondiale) ; le démarrage en début d’année 2008 de deux nouveaux projets de la coopération danoise et de la coopération canadienne qui s’inscrivent dans une démarche commune d’appui au secteur de la microfinance.
4. Le processus de revue de la Stratégie nationale de microfinance et d’actualisation du plan d’actions s’est déroulé selon les étapes suivantes : Diagnostic participatif du secteur et évaluation de la mise en œuvre du plan d’actions 2005 – 2008 ; Actualisation de la SNMF et élaboration d’un plan d’actions pour la période 2008 - 2012 ; Atelier de validation par les acteurs du secteur.
5. La première étape de ce processus s’est déroulée du 08 au 31 octobre 2007 avec comme objectifs spécifiques : (i) le diagnostic des SFD, (ii) l’évaluation de la réalisation du plan d’actions en cours et (iii) l’analyse de la cohérence des interventions entre partenaires publics, concertation Etat / Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et cohérence entre PTF.
6. Suite à la restitution, le 31 octobre 2007, des résultats issus de la première étape, le Gouvernement du Mali, en collaboration avec l’Association Professionnelle des Institutions de microfinance du Mali (APIM - Mali) et les PTF, a décidé du calendrier des étapes suivantes devant permettre de disposer d’une première version du document de stratégie et de son plan d’actions pour la période 2008-2012 avant la fin du mois de décembre 2007. 1 JY Rouchy et JY Gourvez (janvier 2004) : Evaluation du plan d’action national de la microfinance 1999-2002. 1
7. La deuxième étape relative à l’actualisation de la stratégie nationale, nécessaire pour tenir compte de l’évolution de l’environnement économique, institutionnel et financier depuis 1998, et à l’élaboration d’un nouveau plan d’actions 2008-2012 s’est déroulée du 20 au 30 novembre 2007.
8. L’atelier de validation du document de SNMF et de son plan d’actions s’est tenu les 13 et 14 décembre 2007 à Bamako et a réuni des participants représentant les SFD et leur association, le gouvernement, les PTF, les ONG et autres acteurs.
9. Le présent document est structuré comme suit : Contexte général ; Etat du secteur financier ; Stratégie nationale de la microfinance et plan d’actions ; Mise en œuvre du plan d’actions de la SNMF. 2 I CONTEXTE GENERAL I.1 Situation économique du Mali I.1.1. Généralités
10. Le Mali est un pays sahélien enclavé qui a une frontière commune avec sept pays : le Burkina Faso, l’Algérie, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Il est membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
11. Le Mali dispose d’un vaste territoire de 1 241 238 de Km² dont environ 60% sont situés en zone aride ou désertique et le rendent dépendant des aléas climatiques. Avec une population estimée à 12 377 542 habitants en 2007, la densité moyenne est de 9,97 habitants au kilomètre carré inégalement répartie sur le territoire.
12. Le taux de croissance démographique se situe autour de 2,8 % par an, avec des différences importantes entre le milieu rural (1,6 %) et le milieu urbain (4,5%). L’urbanisation est soutenue par un exode rural fort résultant de conditions de vie et de revenus insatisfaisants dans les campagnes.
13. Dans le domaine de la lutte contre la pauvreté, la situation en 2006, avec 56% des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (153 310 FCFA par an) est en amélioration par rapport à 2002 où le taux était de 64%. La pauvreté demeure un phénomène essentiellement rural, et la disparité entre les régions du Mali est encore très forte. Des progrès restent à faire en matière de création d’emplois et d’activités génératrices de revenu.
14. L’évaluation des résultats du premier CSLP a mis en évidence que la pauvreté en milieu urbain s’est atténuée, l’incidence de la pauvreté urbaine étant passée de 26,2% en 2001 à 20,12% en 2005, soit une baisse de plus de 6 points. En milieu rural, par contre, l’incidence de la pauvreté est restée stable, évoluant de 73,8% en 2001 à 73,0% en 2005. I.1.2. Contexte économique du pays
15. L’économie du Mali repose essentiellement sur le secteur agricole (agriculture, foresterie, élevage et pêche) ; il emploie 83% des actifs occupés et représente entre 35% et 45 % du PIB selon les années contre environ 39% pour le secteur tertiaire, en particulier le commerce qui relève encore en grande partie de l’économie dite informelle.
16. Le coton constitue la principale culture commerciale pratiquée essentiellement dans les régions de Sikasso, Ségou et Koulikoro. Le secteur du coton représente en moyenne 35% des recettes de l’Etat. L’économie malienne demeure peu diversifiée puisque 60% de ces exportations sont concentrées sur deux produits stratégiques : le coton et l’or qui représentent, par ailleurs, environ 11% du PIB. 3
17. L’économie malienne fortement influencée par les aléas climatiques enregistre une croissance qui évolue en dent de scie avec un taux de croissance du PIB réel moyen qui s’est établi à 5,1% pendant la période 2002-2006. Le ralentissement en 2004 résulte des effets conjugués de la baisse de la production de l’or, du renchérissement du prix du pétrole, de la baisse du prix du coton, et dans une moindre mesure, des effets induits sur la production agricole par la sécheresse et l’invasion des criquets pèlerins.
18. On notera que, sur les dix dernières années, la croissance du PIB a été supérieure à l’accroissement de la population : 6% contre 2,4% selon les données de la Banque Mondiale. I.2. Politiques et stratégies en rapport avec le secteur financier I.2.1. Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté
19. Un premier Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CLSP) avait été adopté par le gouvernement malien pour la période 2002 - 2006. Sur la base de l’évaluation de ses résultats, un cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP), dit CSLP 2éme génération, a été élaboré pour la période 2007-2011. Ce document constitue un cadre de référence des politiques et stratégies à moyen terme et le principal outil de négociation avec les partenaires techniques et financiers.
20. L’objectif général du CSCRP est de promouvoir une croissance redistributive et une réduction de la pauvreté, par la relance des secteurs productifs et la consolidation des réformes du secteur public.
21. Un scénario volontariste de forte croissance a été retenu devant être tirée par un développement rapide du secteur privé. Le premier objectif spécifique du CSCRP concerne donc l’atteinte d’un taux de croissance moyen du PIB sur la période 2007-2011 de + 7 %. Le deuxième objectif spécifique vise l’amélioration du bien être des populations maliennes.
22. Trois orientations stratégiques sont proposées pour atteindre l’objectif central de croissance forte, durable et réductrice de pauvreté : le développement des infrastructures et du secteur productif ; la poursuite et la consolidation des réformes structurelles ; le renforcement du secteur social.
23. Le développement du secteur financier constitue l’un des axes prioritaires d’intervention pour accompagner la première orientation stratégique. Il est ainsi envisagé de poursuivre et consolider les réformes et les actions visant l’amélioration de la viabilité, de la performance et de la compétitivité du secteur financier. Plus spécifiquement, le soutien au développement de la microfinance s’envisage par : (i) la mise en œuvre du plan d’actions 2005-2008, (ii) la prise en compte du Plan d’Action opérationnel des conclusions de la rencontre du Chef de l’Etat avec l’ensemble des intervenants du secteur de la microfinance en Mars 2006 et (iii) la mise en place d’un groupe sectoriel de travail en charge du suivi de la mise en œuvre du volet microfinance. 4
24. On notera que le plan opérationnel des conclusions de la rencontre avec le Chef de l’Etat s’insère pleinement dans le PANM 2005-2008 et dans le nouveau plan à échéance de 2012.
25. Par ailleurs, dans le cadre de problématiques spécifiques, le développement rural et l’émergence d’un entreprenariat féminin (en lien avec des questions de genre) en particulier, il est envisagé de promouvoir des outils spécifiques et novateurs (fonds de garanties, ligne de crédit, programmes d’aide incitatrice…) et le développement de réseaux de proximité pour développer l’accès au financement.
26. Les actions prévues dans le CSCRP visent notamment à permettre l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015. Leur mise en œuvre devrait permettre de faire passer la proportion des populations vivant en dessous du seuil de pauvreté monétaire2 de 56% en 2007 à environ 51,2% en 2011, soit une baisse de 5 points de pourcentage en 5 ans. Le revenu national par tête accuserait une croissance réelle moyenne de 4% entre 2007 et 2011 contre 2,6% entre 2002 et 2005 pour atteindre un niveau d’environ 328.400 FCFA courants (656 $ E.U.) en 2011. I.2.2. Autres politiques
27. Au titre des autres éléments de politique, on retiendra principalement : i) la Loi d’Orientation Agricole (LOA), ii) la Lettre de Politique de Développement du Secteur Privé (LPDSP) et, iii) la récente3 Lettre de cadrage du Président de la République.
28. La LPDSP est relative à l’amélioration du cadre et du climat d’investissement, et au développement des secteurs porteurs tels que les Mines, l’Artisanat et le Tourisme, les Télécommunications. Un accent particulier a été mis sur le développement des infrastructures de support à la croissance comme les zones industrielles et les infrastructures aéroportuaires, d’une part, et sur le développement des services financiers et non financiers à destination des Petites et Moyennes Entreprises, d’autre part. L’élaboration d’une Loi d’Orientation du Secteur Privé (LOSP) est en outre prévue avant la fin de l’année 2008.
29. La Loi d’Orientation Agricole (LOA) promulguée en septembre 2006 a pour ambition de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive reposant prioritairement sur des exploitations familiales sécurisées.
30. La Lettre de cadrage du Président de la République concorde avec les OMD et le CSCRP et indique des orientations précises pour la politique de développement du gouvernement dans différents domaines. On retiendra en particulier les aspects suivants qui interpellent le secteur de la microfinance : 2 Le seuil de pauvreté monétaire est de 72 011 FCFA au prix de 1987 par personne et par an. 3 La lettre de cadrage est datée de novembre 2007 ; elle constitue la feuille de route pour la réalisation du Projet de Développement Economique et Social (PDES) du Président de la République dans le cadre de son mandat électoral. 5 Le développement agricole est une des grandes priorités affichées et doit s’appuyer sur la LOA et ambitionne d’enclencher le processus de transition des systèmes traditionnels vers des techniques modernes de production agricole ; ce qui suppose une agriculture plus intensive et aussi l’utilisation d’équipements plus performants. Une véritable stratégie de développement du secteur privé doit être élaborée sur la base d’une promotion volontariste des petites et moyennes entreprises (PME) ; ce qui reposera sur la mise en place de dispositifs spécifiques de financement en donnant une forte impulsion à l’expansion de la microfinance et à l’émergence de la méso- finance tout en recherchant un apport plus important des banques. L’insertion des jeunes et des femmes dans les circuits de production est une autre des grandes priorités et doit pouvoir se baser sur l’existence de structures financières et de produits adaptés pour le financement de microprojets accompagné de programmes de formation à la gestion. Pour les régions défavorisées, des dispositions pouvant permettre l’octroi de prêts à taux bonifiés devront être étudiées par le gouvernement.
31. Des attentes fortes sont donc placées dans le secteur de la microfinance pour accompagner la politique de développement du gouvernement. Il est attendu des institutions de microfinance qu’elles soient de véritables outils de financement des différents segments de l’économie malienne sur la base de produits et mécanismes adaptés.
32. Par ailleurs, la stratégie de développement du secteur financier est actuellement en cours de révision et donnera lieu à un document de stratégie dont la cohérence, en ce qui concerne le secteur de la microfinance, devra être assurée avec le PANM 2008-2012. II ETAT DU SECTEUR FINANCIER II.1 Banques et établissements financiers
33. Le secteur financier bancaire au Mali est constitué en fin 2007 de i) treize (13) banques dont une banque agricole et une banque de l’habitat ; ii) quatre établissements financiers4, iii) deux caisses de retraite, comprenant un fonds de sécurité sociale pour les employés du secteur privé (Institut National de Prévoyance Sociale, INPS) et une caisse de retraite pour la fonction publique (Caisse de Retraite du Mali, CRM) ; iv) six compagnies d’assurance : 4 Les treize banques sont : Banque Malienne de Solidarité, Banque Internationale du Mali, la Bank of Africa, Ecobank, la Banque Atlantique du Mali, la Banque de l’Habitat du Mali, la Banque Commerciale du Sahel, la Banque de Développement du Mali, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Mali, la Banque Régionale de Solidarité, la Banque Sahélo Saharienne pour l’Industrie et le Commerce, la Banque Nationale pour le Développement Agricole , la Banque pour le Commerce et l’Industrie. Les quatre établissements financiers sont : le Fonds de Garantie Hypothécaire du Mali qui offrent des garanties pour des prêts immobiliers, Equipbail Mali et la Société Malienne de Financement (SOMAFI) qui se consacrent au financement d’équipement et Crédit Initiative SA qui cible le marché des PME mais se trouve actuellement en difficulté. 6 • un encours total de crédits à l’économie de l’ordre de 637,517 milliards de FCFA dont 13,28% comptabilisés en crédit en souffrance en montants nets ; il s’agit principalement de crédits à court terme (environ les 2/3) ; un encours total de dépôts de l’ordre de 785,459 milliards de FCFA ;
34. Diverses analyses sur le secteur mettent en évidence que les banques manquent de ressources à long terme et arrivent souvent à la limite du ratio autorisé en termes de transformation du passif à court terme en actifs à plus long terme. Ne pouvant compter sur les ressources longues du secteur fragile des assurances, elles recourent peu à l’emprunt obligataire dont le coût renchérit celui du crédit.
35. Il est, par ailleurs, affirmé que le secteur bancaire malien intervient de plus en plus dans le financement des petites et micro-entreprises sans que l’on puisse pour autant en mesurer la réelle ampleur et s’engage dans des démarches de proximité en ouvrant des kiosques ou bureaux à l’échelle des quartiers, en particulier, dans la capitale. Elles visent aussi de plus en plus à toucher une clientèle de salariés (privé et public) à faibles revenus, auparavant servie par les SFD, en leur offrant des conditions attractives de crédit.
36. Au-delà du placement d’une partie de leurs ressources auprès du secteur bancaire, les SFD ont de plus en plus recours à l’emprunt bancaire dont l’offre s’est parallèlement développée ces dernières années. Elles nouent aussi des partenariats pour le développement de services de transfert d’argent, par exemple, et quelques cofinancements de prêts de montants importants dépassant les capacités des SFD.
37. Au titre des institutions financières non bancaires, on notera que le secteur des assurances comptait, à fin 2005, un total de six compagnies, dont cinq dans le domaine de l’IARDT et une compagnie d’assurance vie, qui totalisaient 15 milliards de FCFA de primes émises5. II.2. Secteur de la microfinance II.2.1.Situation générale du secteur et évolution depuis 2002
38. La situation détaillée du secteur et de son évolution depuis 2002 est disponible dans le rapport de diagnostic des SFD et d’évaluation de la mise en œuvre du PANM 2005-2008 réalisés en octobre 2007. Ce sont les principaux constats qui sont repris ici. II.2.1.1. Principales caractéristiques du secteur
39. Les principales caractéristiques du secteur malien de la microfinance sont les suivantes : 5 Source : Autorités maliennes, extrait de la note sur la mise à jour de la stratégie de développement du secteur financier. 7 Un secteur diversifié, riche de 97 institutions pour 1110 unités de base constituant à la fois une force mais aussi une faiblesse par son caractère éparpillé6. Les institutions se répartissent en quatre catégories comme suit : Nature institution Crédit Mutualiste CVECA Autres Total Indicateurs solidaire Nb institutions 62 22 9 4 97 Evolution/2002 35% 267% 50% 100% 67% Nb unités de base 584 97 424 5 1 110 Evolution/2002 36% 259% 63% 100% 55% Les institutions mutualistes dominent le secteur en concentrant 64% des institutions agréées, 66% des effectifs, 89% des encours de dépôts et 82% des encours de crédit à fin 2006, mais la tendance est la diversification de la nature des institutions et des méthodologies comme l’indique la progression du nombre d’institutions de crédit solidaire (267%) et l’apparition de sociétés anonymes classées dans la catégorie « autres ». De nouvelles stratégies d’implantation sont développées par les institutions mutualistes par le biais de l’ouverture de points de service qui représentent 29% de leurs unités de base. L’éparpillement du secteur, au niveau des institutions mutualistes, demeure encore trop important et maintient un contrôle difficile et coûteux renforcé par la multiplication des initiatives de création d’institutions de crédit solidaire : 61% des institutions mutualistes sont des institutions non affiliées à un réseau. La couverture géographique du pays s’est densifiée sauf dans deux régions (Kidal et Sikasso) : on comptait, en moyenne, une unité de base pour 2 042 ménages à fin 2006 contre une unité de base pour 2 609 ménages en 2002 ; soit une évolution de 21,7%. Cette évolution n’a pas été uniforme dans les neuf régions et les situations demeurent diverses. Les trois régions du nord demeurent toujours très peu desservies malgré des évolutions positives pour Gao et Tombouctou. La croissance des effectifs s’est poursuivie à un rythme soutenu mais inférieur à celui du Plan d’Action précédent7 : le secteur comptabilise, en fin 2006, 819 231 sociétaires, personnes physiques et morales contre 522 002 en 2002. La représentativité des femmes au sein du secteur s’est améliorée : elles représentent 38,1% de l’effectif global des SFD toutes catégories confondues contre 35% à fin 2002 ; dans la réalité, elles sont plus nombreuses à être touchées en raison des méthodologies de groupe solidaire développées à leur endroit et qui n’enregistrent pas systématiquement les membres individuels dans les effectifs des SFD. 6 Il s‘agit de la composition du secteur à fin septembre 2007, selon les institutions enregistrées dans le répertoire des SFD de la CCS/SFD disposant d’un agrément (en tenant compte des retraits d’agrément intervenus en 2007 pour des caisses isolées). 7 Le taux de croissance sur la période du plan précédent avait été de 78%. 8 Le taux de pénétration des SFD est important, elles touchent en 2006 41% des ménages maliens contre 29,1% en 2002 mais avec de très grandes disparités : si dans le district de Bamako 91% des ménages seraient touchés et 70% pour la région de Ségou, les SFD ne touchent que 0,2% des ménages pour Gao, 5,9% pour Tombouctou et 2,7% pour Kidal. Les populations touchées par les SFD demeurent majoritairement rurales à 63%8. II.2.1.2. Niveaux d’activités
40. En ce qui concerne le niveau d’activités à fin 2006 et son évolution, les principaux indicateurs sont les suivants : Indicateurs en millions Crédit Autre Mutualiste CVECA Ensemble FCFA Solidaire système Encours total dépôts 33 841 2 141 2 006 141 38 129 % croissance / 2002 87% 164% 59% 100% 89% Encours total crédits 46 553 5 229 4 181 941 56 904 % croissance / 2002 108% 236% 56% 100% 114% % encours en souffrance 4,6% 3,3% 5,7% 0,8% 4,6% Encours refinancement 17 073 2 535 2 128 588 22 325 % croissance / 2002 179% 894% 95% 100% 199% Tx transformat° dépôts 138% 244% 208% 666% 149%
41. Le secteur a connu une croissance importante de ses activités depuis 2002 supérieure à celle du Plan d’Actions précédent. La situation est la suivante : L’encours des dépôts s’est accru de 89,3% : soit une croissance annuelle moyenne de 22,3% de 2002 à 2006 contre 21% sur les quatre années précédentes. Il se situe, fin 2006, à 38,3 milliards de FCFA. Les dépôts sont majoritairement à court terme et la tendance est plutôt à la réduction de la part des dépôts à terme. L’encours de crédit à la clientèle a enregistré une ascension encore plus importante : 114% depuis 2002. Il s’élève, fin 2006, à 56,9 milliards de FCFA, soit une croissance annuelle moyenne de 28,6% contre 19% au cours du premier PANM. Parallèlement, la croissance des ressources des SFD a été de 110% par rapport à 2002, elles s’élèvent au total, fin 2006, à 78,061 milliards de FCFA. Cette croissance résulte en particulier d’un accès plus large à l’emprunt qui a modifié la structure des ressources : les dépôts qui représentaient plus de la moitié des ressources des SFD, en constituent fin 2006 49% tandis que les emprunts en représentent 29% contre 20% en 2002. Même si les fonds propres ont évolué positivement, ils ne représentent plus que 17% des ressources de toutes les SFD contre 22% en 2002. Les institutions mutualistes et les CVECA sont les moins capitalisées. Le recours, plus important, à des refinancements externes a permis une croissance importante de l’activité de crédit mais a renchéri le coût des ressources jouant ainsi 8 Données à fin 2005. Source : rapport annuel CCS/SFD. 9 sur la rentabilité des SFD. De plus, de ce fait, le taux de transformation des ressources en emplois des SFD est élevé et dans certains cas supérieur à la norme autorisée. La concentration des activités est moins importante qu’en 2002. Pour les institutions ayant un encours de dépôts minimum de 300 millions de FCFA : en 2002, 6 institutions détenaient 87% de l’encours total des dépôts, elles sont 14 à concentrer 91% de cet encours à fin 2006. Pour un même niveau d’encours, ce sont 21 institutions qui, fin 2006, se répartissent 95% de l’encours total des crédits ; elles étaient 12 institutions à concentrer 94% de cet encours en 2002.
42. La répartition globale des crédits selon le genre, les secteurs d’activité, les objets ainsi que selon leurs maturités n’est pas connue. L’on peut toutefois affirmer que : les institutions maliennes financent de manière significative la production agricole ; pour l’ensemble du secteur, la proportion des crédits accordés aux femmes peut être estimée à environ 40% de la production totale annuelle de crédit ; des évolutions positives sont à relever dans le domaine du financement à moyen et long terme, les SFD les plus matures sont maintenant en mesure d’offrir, en particulier grâce à des refinancements externes, des produits de crédit à moyen, voire long terme pour les équipements agricoles et les PME. II.2.1.3. Performance et contraintes à la viabilité
43. La croissance importante enregistrée par les SFD n’a pas permis, depuis le PANM précédent, une véritable consolidation du secteur qui, de surcroît, fait face à de nouveaux facteurs de fragilisation.
44. Quelques indicateurs permettent de refléter le niveau de performance du secteur : Les résultats d’exploitation évoluent en dents de scie sans qu’une véritable tendance à la consolidation ne se dégage pour chaque catégorie d’institution. Mais une tendance commune est partagée : la croissance des charges financières est supérieure à celle des produits financiers. A fin 2006, 24% des institutions affichent un résultat déficitaire contre 30% en 2002 et 15% d’entre elles affichent un résultat d’exploitation supérieur à 50 millions de FCFA contre 10% en 2002. En quatre années, sans prendre en compte l’incidence des subventions d’exploitation, la situation d’exploitation de l’ensemble du secteur est plutôt à l’amélioration mais est imputable essentiellement aux institutions mutualistes pour lesquelles on assiste à un glissement vers des résultats de plus en plus importants à l’inverse des CVECA dont l’autonomisation apparaît à long terme problématique. Cependant, pour approcher la mesure du 10 taux d’autosuffisance opérationnelle9, l’ajustement du résultat d’exploitation des SFD en 2002 et 2006 par soustraction des produits et charges exceptionnelles fait apparaître une situation, à fin 2006, plus fragile qu’à fin 2002, puisque la proportion des SFD déficitaires est plus importante : 43% contre 38%. La qualité du portefeuille de crédit ne s’améliore pas et demeure, en moyenne, au niveau minimum acceptable mais avec des situations diverses selon les institutions. Sur la période considérée, en dehors d’un pic en 2003 qui a porté le taux de créances en souffrance10 à plus de 6% et qui a été imputé aux impacts de la crise ivoirienne, le taux moyen frôle chaque année le taux maximum admis au niveau des normes réglementaires (soit 5%). On notera qu’à fin juin 2007, le taux de créances en souffrance serait de 5,7% et marquerait donc une dégradation de la qualité du portefeuille par rapport à la situation de fin 2006. Le sentiment général exprimé sur cette question par les différents acteurs partenaires du secteur serait celui d’une dégradation tendancielle de la qualité du portefeuille qui nécessitera des analyses plus approfondies sur la question (pratiques de rééchelonnement, mise en évidence du taux de perte sur créances….).
45. Au-delà des tendances générales, l’évolution des résultats d’exploitation reflète une disparité grandissante au sein du secteur entre des institutions matures qui affichent des résultats positifs et significatifs mais toutefois encore fragiles et des institutions de petites dimensions, pour certaines anciennes, qui affichent des résultats structurellement négatifs.
46. Les institutions présentent des dispositions diverses quant à l’atteinte de la viabilité financière : les réseaux CVECA présentent la situation la plus incertaine mais la tendance générale est fragile et se caractérise par un « emballement » de la croissance de l’activité de crédit largement soutenue par le recours de plus en plus important à des refinancements de sources diverses.
47. Les contraintes à l’atteinte de la viabilité sont de plusieurs ordres mais doivent être différenciées selon le type d’institutions. Les institutions isolées et non engagées dans une démarche professionnelle ne peuvent avoir de perspectives de viabilité en l’état actuel de leur organisation. Des actions d’assainissement (regroupement, fusion, absorption, fermeture…) de ce pan du secteur sont indispensables.
48. Pour les autres institutions déjà engagées dans une démarche de professionnalisation, l’atteinte de la viabilité suppose qu’un certain nombre de contraintes soient levées. Les contraintes portent principalement sur les aspects suivants : 9 Les données disponibles mesurant l’autosuffisance opérationnelle ne sont pas concordantes selon les sources et n’ont pu être prises en compte par la mission de diagnostic. 10 Ce taux rapporte l’encours brut des crédits affichant un retard de remboursement de 3 mois à moins de 12 mois à l’encours total des crédits. 11 La mise en place d’un système d’information et de gestion (SIG) adapté et performant constitue toujours une préoccupation majeure des acteurs du secteur et une de ses grandes faiblesses. Le contrôle interne demeure insuffisant. Le renforcement du contrôle externe apparaît comme une condition nécessaire à une plus grande professionnalisation du secteur. Le renforcement des capacités du personnel technique et dans une moindre mesure des élus a fait l’objet d’efforts conséquents mais les besoins demeurent importants dans un secteur en évolution permanente. Une meilleure gouvernance des institutions mutualistes en difficulté ; le principe du bénévolat est remis en cause. Cette problématique se retrouve au niveau des CVECA. L’apparition de phénomènes de désaffiliation n’est pas sans lien avec les questions de gouvernance. L’existence d’une centrale d’échanges d’informations entre SFD sur la clientèle fait défaut et devient de plus en plus cruciale. Le développement important du taux de pénétration dans certaines localités, en particulier à Bamako, a nécessairement engendré des adhésions croisées ; des phénomènes de cavalerie et de surendettement de la clientèle se sont développés. L’adaptation des produits aux besoins des publics ciblés n’est pas une recherche permanente de toutes les institutions et l’introduction de nouveaux produits se fait souvent par effet de mimétisme. Les besoins des SFD en ressources longues ne sont pas satisfaits et les conditions de l’offre locale de refinancement à court terme sont souvent trop contraignantes. Les SFD éprouvent des difficultés à se mettre ensemble et à nouer des alliances effectives. les SFD ne disposent pas toutes d’une vision stratégique traduite dans un plan de développement. II.2.1.4. La représentation du secteur
49. L’Association Professionnelle des institutions de microfinance, APIM-Mali compte à ce jour 41 membres.
50. L’on peut affirmer que l’APIM-Mali est maintenant reconnue comme le véritable interlocuteur de la profession avec des membres largement représentatifs de toutes les composantes du secteur. Pour ses actions de lobbying, de formation, d’étude et de voyage d’échanges, la contribution de l’APIM-Mali est reconnue par ses membres et leurs partenaires. Toutefois, l’association présente un certain nombre d’insuffisances et fait face à quelques contraintes qui ne lui permettent pas de jouer pleinement son rôle.
51. Les principaux constats sont les suivants : 12 • Malgré des efforts internes d’autofinancement par le relèvement des cotisations des membres, l’APIM-Mali demeure très dépendante des subventions externes pour son fonctionnement ; • La création du Centre de Formation en Banque et Microfinance (CFBM) avec transfert des activités de formation, d’une part, et celle du CPA/SFD chargé de la promotion du secteur, d’autre part rendent nécessaire une réflexion sur le rôle et le positionnement de l’APIM-Mali ; • La viabilisation du CFBM nécessite une plus grande appropriation de la part de ses fondateurs, en particulier de l’APIM-Mali et de ses membres ; • Le plan d’affaires de l’association professionnelle nécessite une actualisation pour tenir compte des évolutions enregistrées et redéfinir une stratégie de pérennisation ; • L’APIM-Mali a des difficultés à fédérer ses membres autour d’initiatives communes sans nécessairement devoir recourir à des appuis externes malgré des réalisations intéressantes (code de déontologie, convention collective) ; • Ses moyens humains méritent toujours d’être renforcés à la fois quantitativement et qualitativement afin qu’elle puisse pleinement jouer son rôle et accompagner la viabilisation des SFD. II.2.1.5. Le cadre légal et réglementaire
52. La réglementation applicable aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Mali est celle qui s’applique à l’ensemble des Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Les textes de la loi-cadre portant réglementation des institutions d’épargne et de crédit ont été adoptés par le Conseil des Ministres de l’UEMOA en décembre 1993. Au Mali, la loi n°94-040 du 15 août 1994 et son Décret d’application n° 94-302/P-RM du 20 septembre 1994 régissent les activités de ces institutions. La loi est complétée par des instructions relatives aux ratios prudentiels et aux normes de production de l’information financière par les SFD.
53. Sur la période 2005-2009, la BCEAO met en œuvre un programme régional, le PRAFIDE, qui vise à améliorer l’environnement réglementaire de la microfinance, renforcer la surveillance et promouvoir de bonnes pratiques de management et de gouvernance au sein des SFD. Dans ce cadre, une réforme du cadre juridique et réglementaire a été élaborée. Deux des principales innovations porte sur i) l’instauration d’un régime unique d’autorisation d’exercice (régime de l’agrément) quelle que soit la nature de l’institution et ii) sur la distinction entre deux catégories d’institution : celles qui collectent l’épargne et octroient des crédits et celles qui octroient le crédit sans procéder à la collecte de l’épargne. L’implication plus poussée de la BCEAO à la fois au niveau de l’instruction des dossiers de demande d’agrément et au niveau de la surveillance est aussi prévue.
54. Le processus d’adoption des projets de loi et de décret relatif à cette réforme doit maintenant suivre son cours au niveau de chacun des Etats membres. Des instructions complémentaires édictées par la BCEAO viendront les compléter par la suite. 13
55. Par ailleurs, un nouveau référentiel comptable pour le secteur a été adopté et devra entrer en vigueur au sein des institutions à partir de l’année 2008 ; les formations à cet effet sont en cours. II.2.2. Evaluation du Plan d’Actions pour le Développement de la Microfinance 2005-2008 II.2.2.1. Principaux résultats de l’exécution du Plan d’Actions
56. Le Plan d’Actions (PA) 2005-2008, fondé sur une vision partagée par tous les intervenants de la microfinance visait trois objectifs généraux : une amélioration de l’accès des populations les plus démunies aux services financiers de proximité ; la professionnalisation du secteur ; la viabilisation et la pérennisation des structures de microfinance.
57. Pour atteindre ces objectifs, trois grands domaines clés d’intervention ont été identifiés comme suit : Le renforcement, la généralisation et l’amélioration du contrôle et de la surveillance du secteur ; La restructuration et la consolidation des institutions de microfinance ; La promotion et le développement de la microfinance.
58. Un domaine transversal aux trois précédents concerne l’harmonisation des activités d’appui des différents bailleurs de fonds. Le contrôle et la surveillance du secteur
59. Les missions de contrôle et de surveillance ont été effectivement séparées des missions de développement et de promotion du secteur. La CAS/SFD a été scindée en deux entités : la CCS/SFD et le CPA/SFD.
60. Le renforcement des capacités de la CCS/SFD a notamment permis une amélioration qualitative et quantitative des contrôles sur pièces et sur place et la régularisation plus importante des institutions opérant sans autorisation. La conduite des administrations provisoires en vue du redressement ou de la liquidation des SFD demeure problématique pour des raisons d’ordre financier et technique. La CCS/SFD fait face à une instabilité de son personnel de cadres en raison de conditions salariales jugées insuffisantes ; les efforts en matière de formation sont ainsi, sans cesse, à renouveler et n’ont pas l’efficience recherchée. Les chantiers internes devant donner lieu à des réformes n’ont pas encore été initiés : création d’un corps de contrôleurs, décentralisation de la CCS/SFD.
61. La fiabilité des informations transmises par les SFD à la CCS/SFD n’est toujours pas assurée. Les objectifs en matière d’amélioration de la qualité de l’information n’ont globalement pas été atteints en l’absence d’appuis conséquents pour l’adaptation des systèmes d’information et l’adoption d’outils de reporting standardisés, même si la proportion des institutions qui transmettent leurs rapports s’est accrue. 14
62. Pour ce domaine, les actions concernant directement l’appui à la structure de contrôle et de surveillance ont connu un niveau de mise en œuvre globalement satisfaisant en raison de leur concentration sur un acteur particulier et de l’existence d’appuis financiers à cet effet. Des impacts positifs et observables sont enregistrés mais nécessitent une consolidation par la poursuite des appuis qui doivent s’articuler à une couverture progressive et totale du budget de la CCS/SFD par l’Etat. La restructuration et la consolidation des institutions de microfinance
63. Le processus d’assainissement de l’environnement concurrentiel du secteur est en cours mais le chantier demeure important. Des sensibilisations ont été menées par le CPA/SFD et l’APIM-Mali auprès des entités isolées pour leur regroupement mais la mise en œuvre reste, pour une grande part, à effectuer ; une analyse approfondie de chaque cas doit être menée pour l’identification de la solution pertinente. De plus, la réussite de ces opérations repose, obligatoirement, sur des mesures d’accompagnement (appui technique et financier) qui n’étaient pas prévues dans le cadre du Plan d’Action. La recomposition des réseaux a donné lieu à quelques désaffiliations qui doivent être circonscrites pour éviter un phénomène de contagion.
64. En matière de respect de bonnes pratiques de gouvernance et de gestion, on notera l’élaboration et l’adoption d’un code d’éthique et de déontologie dont il s’agira de suivre le respect de sa mise en application. Les outils et méthodes de contrôle interne méritent encore d’être améliorés et adaptés à la taille des activités respectives de chaque SFD.
65. Dans le domaine du renforcement institutionnel, en dehors des actions spécifiques de renforcement des capacités matérielles de l’APIM, de formation en direction du personnel et élus des SFD et de réalisation de quelques plans d’affaires et de rating, le niveau d’exécution des actions apparaît plutôt faible. Si des réalisations intéressantes ont été effectuées, en l’absence d’un cadre institutionnel de mise en œuvre du Plan d’Action et d’une méthodologie d’intervention clairement définie, ces actions ne s’inscrivent pas dans une planification d’ensemble des appuis à apporter à chaque institution ayant formulé une demande. Les plans d’affaires sont élaborés mais les institutions éprouvent parfois des difficultés à les mettre en œuvre, faute de ressources financières pour ce faire. La coordination des interventions lorsqu’elles se concentrent sur les mêmes acteurs est indispensable et n’a pas été possible dans le contexte du Plan d’Action actuel.
66. L’impact des actions menées sur la restructuration et la consolidation des SFD ne se retrouve pas au niveau des indicateurs de performance du secteur. La poursuite de la croissance importante du secteur et de son extension géographique ne semble pas pouvoir être mise directement au compte du PA mais relève plutôt soit de stratégies propres aux SFD ou à leur partenaire, soit de projets plus globaux de développement rural ou de réduction de la pauvreté disposant d’un volet microfinance. Les reconfigurations opérées par les grands réseaux (Nieysigiso, FCRMD par exemple) relèvent de stratégies propres accompagnées par les partenaires traditionnels sans lien direct avec le PA ; les initiatives communes à certains réseaux relèvent des mêmes stratégies. 15
67. On soulignera la création effective du CFBM qui constitue un acquis important pour le secteur dans le domaine du renforcement des capacités des ressources humaines mais qui reste à viabiliser. La promotion et le développement de la microfinance
68. En dehors des actions de sensibilisation et de communication, en direction des populations et membres des SFD, qui s’inscrivaient dans le plan de communication de l’APIM, les autres actions envisagées en matière de promotion n’ont pu connaître de véritable début d’exécution, à l’exception des actions de sensibilisation au regroupement initiées par le CPA/SFD en collaboration avec l’APIM-Mali, en raison principalement : du manque de moyens financiers dédiés pour conduire les actions envisagées, de la jeunesse du CPA/SFD qui en était le maître d’œuvre pour l’essentiel, de l’insuffisance des moyens de l’APIM-Mali.
69. Aussi, les objectifs en matière de couverture géographique et de développement de produits adaptés pour répondre aux besoins de cibles spécifiques n’ont-ils pas été atteints et les chantiers devront être entamés dans le nouveau plan. II.2.2.2. Articulation et cohérence des interventions des acteurs institutionnels Le Groupe Consultatif National pour la Microfinance (GCNM)
70. Le GCNM est un cadre d’orientation et de concertation pour toutes les questions touchant la microfinance. Sa mission est d’orienter, piloter et suivre le développement de la microfinance au Mali. Sa première création date de 1998 et ses textes ont été révisés en 2005 à l’occasion de la scission de la CAS/SFD en deux structures distinctes et son secrétariat est maintenant assuré par le CPA/SFD.
71. Il est composé de 29 membres issus de toutes les parties concernées par le secteur : Etat, SFD, BCEAO, banques, PTF. Selon ses textes, il doit se réunir de manière ordinaire une fois par trimestre et soumettre un rapport d’étape semestriel au gouvernement.
72. En 2005, en raison de la révision des textes et de la réorganisation de la CAS/SFD, il ne s’est pas réuni. S’il s’est réuni 4 fois au titre de l’année 2006, il ne s’est pas réuni au titre de l’année 2007 ; il n’a donc pu que très partiellement jouer son rôle.
73. Il est apparu nécessaire au CPA/SFD de reconsidérer son mode de fonctionnement (périodicité des réunions, niveau de représentation) et le contenu devant alimenter ses réunions. Dans le cadre du nouveau PANM, le GCNM devra pleinement jouer son rôle mais son fonctionnement doit être adapté aux modalités de mise en œuvre du futur plan. La coordination des Partenaires Techniques et Financiers
74. Le groupe informel des PTF rassemble essentiellement les PTF membres du CGAP. Le Conseiller Technique Principal du PIFD joue jusqu’à présent le rôle de chef de file du secteur de la microfinance pour les bailleurs de fonds et il en assure le secrétariat. La 16 clôture du PIFD mettra fin de fait au « mandat » du Chef de file qui pourrait être remplacé par un secrétariat permanent à l’image d’autres groupes thématiques.
75. Le groupe se réunit régulièrement et permet une coordination utile des actions entre les membres dont la pertinence est évidente. Cependant, il ne fédère pas tous les PTF et certains interviennent encore en dehors de tout cadre de concertation par rapport aux orientations des interventions (zones géographiques, approches, respect des bonnes pratiques…). Il s’agit en particulier des PTF multilatéraux tels que la BAD, la BOAD ou la BID ou de nouveaux intervenants ne disposant pas d’informations suffisantes ou encore d’ONG.
76. Entre les membres même, une plus grande concertation semble devoir encore être recherchée afin d’éviter des appuis dispersés en direction de certains acteurs (exemple des CVECA). Dans le même ordre d’idée, le partage des informations, en particulier la diffusion des études ou évaluations réalisées, apparaît encore insuffisant. Articulation des rôles : APIM-Mali, CPA/SFD et CCS/SFD
77. Les textes respectifs du CPA/SFD et de la CCS/SFD définissent clairement les rôles respectifs des deux structures dont les tutelles ministérielles sont distinctes : le contrôle et la surveillance du secteur pour la CCS/SFD, l’appui et la promotion du secteur pour le CPA/SFD. La collaboration doit être étroite entre les deux structures.
78. En matière de collecte et de traitement des informations sur le secteur, les rôles de chacun des intervenants (APIM, CPA/SFD et CCS/SFD) mériteront d’être précisés afin d’éviter les duplications, de rationaliser la gestion des ressources et de ne pas surcharger le travail des SFD. Des synergies entre les intervenants devront être obligatoirement développées.
79. A l’échelle nationale, le développement du secteur et sa promotion relève de deux acteurs : l’APIM-Mali et le CPA/SFD. La mission de l’APIM-Mali est ainsi formulée : « Promouvoir un secteur développé et professionnel de la microfinance » ; celle du CPA/SFD est : « Assurer le développement des SFD ».
80. Les actions de l’APIM-Mali et du CPA/SFD doivent nécessairement être complémentaires sur la base d’une concertation régulière. Ces deux acteurs sont appelés à intervenir conjointement sur un certain nombre de dossiers mais chacun doit jouer le rôle qui le sien : le CPA/SFD doit se positionner essentiellement au niveau de la mise en œuvre de la politique et de la stratégie et jouer un rôle de facilitateur alors que l’APIM-Mali doit se positionner au niveau d’une représentation légitime des SFD pour la défense de leurs intérêts allant dans le sens de leur pérennité. II.2.2.3. Efficience des moyens utilisés
81. Le montant total du budget du Plan d’Action 2005-2008 était estimé à 13,434 milliards de FCFA dont 6,7 milliards pour le refinancement. Le budget était décliné par rubriques pour chaque domaine clé sans chiffrage précis de chacune des actions envisagées. 17
82. En septembre 2007, les contributions totales des PTF en direction du secteur ont été évaluées à 12,889 milliards de FCFA dont 6,8 milliards pour le refinancement11 (hors BNDA et BMS dont les concours financiers aux SFD étaient inclus dans les estimations).
83. La répartition de ces contributions, sur la base des informations disponibles, se présente comme suit (en millions de FCFA) : Réseaux et SFD Acteurs APIM-Mali CCS/SFD CPA/SFD CGNM CFBM Appui Autres Total Refinancement institutionnel Montant 207,8 633,7 52,5 14,4 189,8 4 700,7 6 773,7 317,3 12 889,9 % 1,6% 4,9% 0,4% 0,1% 1,5% 36,5% 52,6% 2,5% 100%
84. Certains PTF ont inscrit leurs interventions en lien direct avec le PA en raison même de la conception de leurs interventions respectives. Il s’agit de : la Banque Mondiale via le PDSF, la GTZ via le PIFD, l’USAID via Mali-Finances et le FMI via AFRITAC. Leur contribution globale à la réalisation des activités du plan a été de 15,5%, elle est de 32% lorsque l’on ne prend pas en compte les refinancements.
85. Les appuis en direction de l’APIM-Mali, de la CCS/SFD, du CPA/SFD, du GCNM et du CFBM ont exclusivement relevés de ces quatre PTF dont les contributions en direction des réseaux n’ont représenté que 5,1% des contributions totales recensées les concernant.
86. L’essentiel des actions financées au profit direct des institutions de microfinance ne s’est donc pas inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action mais a relevé de partenariats directs entre des PTF et les SFD sur la base de leur propre stratégie.
87. Dans ces conditions et sans connaître les objectifs et résultats attendus des appuis directs aux SFD, l’appréciation de l’efficience des moyens utilisés est difficile. Si l’on se réfère aux performances globales du secteur qui marquent un infléchissement par rapport à la situation de 2002, malgré une croissance importante des activités, l’ensemble de ces appuis n’aura pas encore permis d’enclencher un processus vertueux de pérennisation des institutions. Une analyse plus fine serait toutefois nécessaire pour mettre en évidence les différentes situations selon les institutions. II.2.2.4. Leçons apprises de l’exécution du Plan d’Action 2005-2008
88. Les leçons apprises au cours de la période de mise en œuvre du PANM sous revue (2005 au troisième trimestre 2007) concernent à la fois les modalités de mise en œuvre du plan lui-même et les évolutions du secteur, quelles incombent ou non aux actions réalisées dans le cadre du plan.
89. Les principales leçons apprises sont les suivantes : 11 La mission d’évaluation n’a pu obtenir les informations auprès de l’ensemble des PTF, il s’agit donc d’un montant sous-estimé. 18 La bonne exécution d’un Plan d’Action et la production de résultats reposent nécessairement sur : la définition préalable d’un cadre institutionnel précis de mise en œuvre, une définition claire des rôles et responsabilités de chacun des acteurs devant être impliqués, la définition de modalités de coordination et de concertation entre les acteurs. C’est aussi sous cette condition minimale que les PTF peuvent inscrire leurs actions en direction du secteur dans le cadre d’un Plan d’Action national. Une forte croissance du niveau des activités n’implique pas nécessairement un accroissement du niveau de rentabilité des SFD si toutes les mesures d’accompagnement ne sont pas en place (SIG, contrôle interne, contrôles de gestion performants…). A un certain stade de développement des institutions, dans un environnement devenu concurrentiel, il est nécessaire de rechercher, à la fois, des économies d’échelle en nouant des partenariats inter-SFD et une meilleure maîtrise interne des coûts pour réaliser des gains de productivité. Les efforts consentis en matière de formation en direction du personnel des SFD contribuent notablement à renforcer le niveau de professionnalisation des SFD mais il est aussi nécessaire parallèlement de consentir des efforts en matière de renforcement des capacités des élus afin de conserver le bon équilibre dans la gouvernance des institutions. L’expérience du Mali fait la démonstration que les SFD et les banques commerciales ont des intérêts communs à leur développement respectif et que l’intégration des deux sous-secteurs du secteur financier est possible et pourra être approfondie avec des appuis ciblés. L’existence d’une vision stratégique traduite dans un plan d’affaires à moyen terme, constitue une condition minimale pour que chaque SFD puisse espérer atteindre une situation de viabilité. Les appuis aux SFD doivent s’inscrire dans leur plan d’affaires et dans une perspective à moyen terme pour que les impacts en terme de viabilisation soient au rendez-vous. Pour les autres acteurs, les appuis doivent nécessairement s’inscrire dans une programmation d’autonomisation de leur fonctionnement. L’ensemble des acteurs devra être responsabilisé par rapport à l’atteinte d’objectifs convenus préalablement et consignés dans un contrat de performance. L’implantation des SFD dans des zones reculées et fortement soumises aux risques climatiques ne saurait relever de la stratégie propre de l’institution et doit nécessairement être favorisée par des appuis externes. Il en est de même du développement de produits financiers pour des cibles spécifiques présentant des risques plus élevés que les cibles habituelles. Les instances de contrôle doivent disposer des moyens de leur politique pour qu’un véritablement assainissement du secteur soit réalisé (moyens financiers et techniques pour assurer les mises sous administration provisoire, opérer les redressements ou procéder aux fermetures de SFD lorsque cela est nécessaire). 19 II.2.2.5. Principales recommandations de la revue de l’exécution du Plan d’Action 2005-2008
90. Les recommandations formulées par la mission de diagnostic des SFD et de revue de l’exécution du Plan d’Action portent sur différents aspects. Sur la question de savoir s’il y a lieu de procéder à une simple actualisation du plan 2005-2008 en raison de son faible niveau de mise en œuvre, il est recommandé de procéder à la formulation d’un nouveau PANM pour plusieurs raisons : i) la nécessaire prise en compte de l’évolution de l’environnement institutionnel avec la création des deux structures : CPA/SFD et CCS/SFD ; ii) les modalités de mise en œuvre du plan 2008-2012 seront totalement différentes ; iii) les principaux PTF qui soutiendront le plan ne seront plus les mêmes et une nouvelle approche basée sur un fonds commun est proposée ; iv) la période qui sera couverte par le nouveau plan va bien au-delà de la période du plan actuel 2005-2008 ; v) la formulation de certains des sous domaines et des actions du PA actuel n'est pas toujours très explicite et/ou précise et l’approche domaine a conduit au cloisonnement des interventions.
91. Le nouveau plan devra prendre en compte les acquis et actions pertinents formulées précédemment qui demeurent d’actualité.
92. L’actualisation de la stratégie nationale pour le développement de la microfinance qui date de 1998 apparaît nécessaire pour prendre en compte les évolutions de l’environnement et du secteur lui-même et la mettre en cohérence avec les actions qui seront proposées dans le PANM.
93. Des recommandations sont formulées quant aux actions prioritaires de l’année 2008 afin de tenir compte des initiatives devant démarrer et éviter l’interruption des appuis en raison de la clôture des projets actuels, il s’agit principalement de : Poursuivre l’appui institutionnel à l’APIM-Mali, la CCS/SFD et le CPA/SFD ; Poursuivre l’appui institutionnel au CFBM au travers de l’APIM-Mali et appuyer la mise en place d’une organisation optimale pour le centre et la poursuite des partenariats d’assistance notamment avec CAPAF ; Opérationnaliser la centrale d’échange d’informations sur la clientèle des SFD ; Poursuivre les actions en cours en matière de SIG et d’appuis à la mise en œuvre de plan d’affaires des SFD et mettre en œuvre les actions déjà identifiées dans ce domaine ; Appuyer la CCS/SFD dans ses démarches en vue de la création d’un corps de contrôleurs ; Poursuivre les appuis au CPA/SFD pour ses actions de sensibilisation et d’accompagnement des regroupements d’entités de base et dans la définition d’une méthodologie ; Réaliser une étude sur le rôle de la BMS-SA ; Appuyer les SFD, selon leurs besoins, pour la mise en application du nouveau référentiel comptable ; 20 Appuyer la CCS/SFD pour la diffusion de la nouvelle réglementation dès son adoption au Mali (en complémentarité avec les actions et moyens prévus par la BCEAO).
94. En ce qui concerne les axes d’intervention du nouveau plan, il est recommandé que l’accent soit mis sur : 1. la restructuration et la consolidation des institutions tout en développant des approches et outils innovants et en renforçant l’articulation avec le secteur bancaire afin qu’elles puissent : • accroître leur portée dans les zones défavorisées et en direction des couches démunies, • couvrir les besoins de cibles spécifiques (PME, femmes, jeunes créateurs, agriculteurs…). 2. la restructuration du secteur est à envisager notamment sous l’angle de l’assainissement par l’accompagnement du regroupement (création d’union, fusion, absorption…) ou de la fermeture des entités isolées ; 3. la consolidation des SFD supposera la réalisation d’audits comptables, financiers, organisationnels et de rating mais aussi l’accompagnement à la réalisation de plan d’affaires et à leur mise en œuvre ; 4. le renforcement des capacités de l’APIM-Mali afin qu’elle puisse pleinement jouer son rôle ; 5. le développement d’un environnement favorable pour le secteur de la microfinance au travers d’appuis à apporter aux structures d’encadrement du secteur : CPA/SFD, la CCS/SFD, le GCNM, les cabinets d’audit, voire les bureaux d’études.
95. Enfin pour les modalités de mise en œuvre du nouveau Plan d’Action 2008-2012, les recommandations sont les suivantes : les appuis doivent s’inscrire dans le cadre de contrat de performance dans un souci de recherche d’efficacité et d’efficience ; le chiffrage du coût du Plan d’Action doit être réalisé par action avec le niveau de précision le plus élevé possible ; des mécanismes de suivi-évaluation doivent être identifiés et mis en place dès le démarrage ; pour une mise en œuvre coordonnée et cohérente du Plan d’Action, les principes suivants doivent être adoptés : une seule structure en charge de la mise en œuvre des actions du plan, un montage institutionnel le plus simple et opérationnel possible en évitant les redondances dans les rôles, l’adhésion du maximum de PTF à un mécanisme de financement commun sera fortement encouragée mais ne doit pas être exclusive, le montage institutionnel retenu doit être conforme aux principes de la déclaration de Paris. 21 II.3. Perspectives de développement du secteur de 2008 à 2012
96. La période du nouveau Plan d’Action coïncide avec la période du CSCRP qui vise un taux de croissance fort de l’ordre de 7% devant permettre de contribuer à la réduction de la pauvreté. Pour atteindre cet objectif, un certain nombre de stratégies sectorielles vont être élaborées ou finalisées, en particulier dans le domaine du développement du secteur privé, du secteur financier et pour le développement rural visant une modernisation de l’agriculture.
97. Une forte volonté politique est affichée pour que le secteur de la microfinance joue un rôle actif dans l’atteinte des objectifs de développement des secteurs productifs pour les quatre prochaines années.
98. Dans ce contexte, les institutions de microfinance seront amenées à développer leurs activités davantage en direction des PME, les plus matures d’entre elles pourront orienter une partie de leurs activités en direction du financement à moyen et long terme en particulier pour l’équipement des exploitations agricoles.
99. Une pression politique forte pour la prise en compte de publics ou zones géographiques particulièrement défavorisés conduira les SFD à développer des approches et mécanismes spécifiques et innovants pour répondre à ces préoccupations ; le Plan d’Action devra nécessairement soutenir les SFD dans ce sens.
100. L’articulation qui se renforcera avec le secteur bancaire permettra l’introduction des nouvelles technologies et une plus grande diversification de l’offre de services qui devrait porter sur des besoins tels que : l’habitat, l’assurance …
101. Il est donc à prévoir une poursuite de la croissance du niveau d’activités des institutions. La concurrence, déjà forte dans certaines localités ou zones, devrait se développer et nécessitera un effort interne aux SFD pour la réalisation de gains de productivité et aussi pour répondre aux préoccupations fortes en matière de baisse des taux d’intérêt.
102. Cette croissance doit être accompagnée par un renforcement de la professionnalisation des institutions afin qu’elle permette de contribuer à leur viabilisation, sinon le risque n’est pas à écarter que certaines d’entre elles rencontrent des difficultés et s’éloigne de la situation d’autosuffisance recherchée.
103. En même temps l’assainissement du secteur, déjà engagé, s’imposera davantage en raison de la mise en application des nouvelles dispositions réglementaires plus contraignantes et du resserrement du contrôle. Le nombre d’institutions dans le secteur devrait donc se réduire en même temps que leur diversification se poursuivra avec de nouvelles approches et la mise en place d’organes financiers ou de holding appuyés par les PTF.
104. Au terme des quatre années du nouveau Plan d’Action, le paysage malien de la microfinance devrait avoir enregistré des évolutions notables en terme de croissance, de diversification, de modernisation et de configuration si les aléas climatiques demeurent maîtrisables et le contexte sociopolitique stable. 22
105. Les hypothèses prévisionnelles se fondent sur une croissance moyenne de l’épargne de 15% l’an en moyenne avec un taux de pénétration de 43% par rapport au nombre de ménages, taux déjà obtenu en 2006. Le besoin de financement exprimé auprès de SFD, tel que cela ressort en annexe 1, à fin 2012, est de 602,93 milliards de FCFA en hypothèse moyenne. II.4. Synthèse des contraintes et faiblesses, forces et opportunités du secteur II.4.1. Contraintes et faiblesses
106. Les principales contraintes et faiblesses du secteur sont les suivantes : Au plan institutionnel : - La non décentralisation de l’instance nationale de contrôle pour faire face à l’étendue du territoire national ; - L’inexistence d’une centrale de risque ainsi que d’une centrale d’échanges d’informations sur la clientèle ; - L’inexistence d’un dispositif de garantie des dépôts ; - Un cadre de concertation, le GCNM, non fonctionnel sur la dernière année ; - Une instance d’appui et de promotion du secteur encore insuffisamment opérationnelle ; - Une coordination des interventions des PTF encore insuffisante ; - L’existence d’interventions en microfinance au sein de ministères sectoriels ne répondant pas aux bonnes pratiques ; Au plan juridique et règlementaire - Une absence de moyens financiers et de dispositions légales contraignantes pour le traitement des situations de mise sous administration provisoire et de fermeture des SFD ; - Une entrée dans le secteur encore trop peu contraignante ; - Un contrôle des instances de tutelle encore quantitativement insuffisant et une instabilité du personnel ; - Le non respect des textes règlementaires par certaines entités isolées ; - La lenteur du système judiciaire pour le recouvrement et la lourdeur des procédures ; - Les nouvelles dispositions réglementaires et le nouveau référentiel comptable qui devront être adoptés et appliqués par les SFD ; - La nouvelle catégorisation des SFD inscrite dans la réglementation qui nécessitera des ajustements. Au plan de la professionnalisation et de la pérennisation des SFD - La faiblesse des Systèmes d’Information et de Gestion (SIG) ; - L’insuffisance du contrôle interne (organisation, outils) ; - L’insuffisance des capacités des élus et la nécessaire poursuite des efforts de renforcement des capacités du personnel ; - Les difficultés dans l’exercice de la gouvernance au sein des institutions mutualistes et des CVECA et la remise en cause du principe du bénévolat ; - L’absence d’un souci permanent d’adaptation des produits aux besoins des publics ciblés et l’existence de comportements de mimétisme ; - L’insuffisance des fonds propres et de ressources longues ; - Une intégration au secteur bancaire à approfondir ; 23 - Le manque d’initiatives communes et d’alliances effectives entre les SFD ; - L’inexistence pour certaines SFD d’une vision stratégique traduite dans un plan d’affaires ; - L’existence de taux plafonnés pour le financement de certaines spéculations agricoles ; - Une évolution des résultats d’exploitation en dents de scie et une tendance générale plutôt à la fragilisation avec un niveau général de rentabilité insuffisant ; - Une croissance des charges financières supérieure à celle des produits financiers ; - Une qualité du portefeuille qui ne s’améliore pas et demeure insuffisante avec un taux de créances en souffrance aux alentours de 5% ; - Les faiblesses et contraintes de l’APIM-Mali ne lui permettent pas de jouer pleinement son rôle auprès de ses membres pour accompagner leur viabilisation. Au plan du financement - L’insuffisance d’une offre de refinancement à moyen et long terme auprès des banques nationales malgré des ouvertures ; - Des conditions d’accès aux refinancements à court terme présentant des contraintes ; - L’existence de fonds dédiés présentant des contraintes de taux parfois non compatibles avec la recherche de la rentabilité des SFD. II.4.2. Forces et opportunités Les principales forces et opportunités du secteur sont les suivantes : Au plan institutionnel - L’existence d’une instance de contrôle et de surveillance dont les capacités ont été renforcées quantitativement et qualitativement ; - L’existence d’une structure d’appui et de promotion du secteur distincte des instances de contrôle ; - L’actualisation de la stratégie nationale de la Microfinance et l’élaboration d’un nouveau Plan d’Action pour les cinq prochaines années ; - La présence au Mali de PTF prêts à s’engager dans un accompagnement conséquent de la professionnalisation du secteur ; - L’existence ou la formulation prochaine de stratégies sectorielles permettant d’envisager un environnement favorable au développement du secteur. Au plan juridique et règlementaire - L’existence d’une nouvelle réglementation qui permettra de faciliter l’assainissement du secteur ; - Les nouvelles dispositions réglementaires qui instaurent le régime unique de l’agrément. Au plan de la professionnalisation et de la pérennisation des SFD - Un secteur faisant preuve de dynamisme et présentant une diversification des approches et de types d’institutions ; - Un secteur qui a su nouer des relations avec le secteur bancaire national et qui dispose d’un interlocuteur privilégié au travers de la BMS-SA ; - Une confiance importante des usagers en direction des institutions ; - Des institutions ouvertes à l’innovation ; - Des institutions conscientes de leurs faiblesses et prêtes à s’engager dans une démarche de pérennisation et à entreprendre les restructurations nécessaires ; 24 - L’existence d’une association professionnelle reconnue par tous ; - L’existence d’un centre de formation dédié aux SFD et aux banques pour le renforcement des capacités des ressources humaines. Au plan du financement - L’existence d’une capacité de mobilisation de ressources, auprès des banques, à court terme pour l’ensemble du secteur et à long terme pour les institutions les plus matures ; - L’intérêt croissant d’organisations internationales disposant de lignes de crédit à moyen et long terme et de mécanismes de garantie ; - L’existence de fonds nationaux de garantie pour des cibles spécifiques. - L’existence de projets d’organes financiers. III ELEMENTS DE STRATEGIE NATIONALE DE LA MICROFINANCE III.1 Justification de la revue de la SNMF
110. La SNMF sous revue s’appuie sur le diagnostic du secteur et l’évaluation du Plan d’Actions 2005 -2008. Elle s’inscrit dans l’évolution des pratiques de microfinance et recherche une articulation avec les politiques et stratégies susmentionnées.
111. Elle répond aux nouveaux défis du secteur et aux attentes des principaux acteurs : (i) institutions de microfinance, leur association et leur clientèle, (ii) le Gouvernement, (iii) les Autorités monétaires , (iv) les PTF et les ONG. III.2 Stratégie nationale de la microfinance III.2.1 Vision
112. La vision dans le cadre de cette stratégie actualisée est adaptée aux évolutions du secteur et de son environnement depuis 1998. Elle met l’accent en premier lieu sur l’importance de la performance des institutions mais aussi sur l’assainissement du secteur et la necessité du regroupement des entités isolées tout en conservant les éléments originaux, notamment relatifs à la portée et à la professionnalisation.
113. La vision est de disposer d’un secteur de la microfinance viable et pérenne, reposant sur des institutions professionnelles et performantes, agissant dans un environnement légal et règlementaire sécurisé, en ayant accès à des mécanismes financiers appropriés pour une offre de produits diversifiés et adaptés. III.2.2 Objectif de développement du secteur III.2.2.1 Objectif global de la SNMF
114. L’objectif de la SNMF et du développement du secteur est d’améliorer l’accès à des services financiers diversifiés et innovants, d’une large majorité des populations pauvres ou à faibles revenus, des MPME, de manière équitable sur l’ensemble du territoire d’ici à 2012. III.2.2.2 Objectifs intermédiaires Renforcement des capacités des instances de contrôle et de promotion pour un encadrement optimal du secteur ; Assainissement, restructuration et sécurisation du secteur ; 25 Accompagnement des SFD dans la recherche d’une organisation optimale notamment par la réalisation de plan d’affaires, l’appui à leur mise en œuvre et en particulier l’adoption de SIG performants ; Soutien aux actions de l’APIM-Mali en vue de lui permettre de jouer pleinement son rôle et de s’autonomiser ; Approfondissement de l’articulation avec le secteur bancaire ; Développement de produits adaptés et innovants pour des cibles et des zones spécifiques et pour la diversification de l’offre de services financiers des SFD.
115. En vue d’atteindre ces objectifs, trois axes stratégiques d’intervention ont été définis et déclinés en objectifs spécifiques pour lesquels des actions et activités sont identifiés. III.3 Axes de stratégie
116. Pour sécuriser et favoriser un développement harmonieux du secteur, les efforts en matière de réglementation de contrôle, de surveillance et d’appui doivent être poursuivis. Il en est de même de la nécessité d’inscrire les politiques et programmes en cours, ayant une composante microfinance, avec les orientations du plan d’action. Axe stratégique 1 : Renforcement de l’environnement institutionnel, légal et règlementaire en vue de sécuriser le secteur et de l’accompagner dans son développement
117. L’amélioration et la sécurisation de l’environnement des SFD requièrent que leurs interventions s’inscrivent dans le cadre des politiques et programmes en cours dans le pays. a) Objectifs spécifiques 1.1 : Renforcement et harmonisation des politiques économiques favorisant la création, le développement et la pérennisation de la microfinance
118. L’efficacité des programmes de developpement ciblés (femmes, jeunes, zones déshéritées), requiert une harmonisation des interventions en vue d’octroyer des appuis pendant et après les programmes afin de contribuer à la pérennisation des SFD. Action 1 : Impliquer les acteurs de la microfinance dans le cadre des groupes sectoriels de réflexion sur des programmes ayant une composante microfinance, notamment le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté II (CSLP II) Favoriser la concertation CCS/SFD et CPA/SFD en vue d'harmoniser les positions sur les programmes de développement ciblés ; Recenser les programmes sectoriels ayant une composante en microfinance ; Informer et sensibiliser les Ministères et les projets concernés ; Permettre aux SFD d’être membres des organes de décision de ces projets ; Mettre en cohérence les actions avec les objectifs du PANM ; Identifier les besoins non financiers pour le développement de la demande dans le cadre des différents projets et programmes sectoriels ; Créer les synergies entre les projets et programmes de développement sectoriel et les SFD pour les besoins non financiers notamment de développement de la demande. Action 2 : Assurer le tranfert progressif du suivi et du contrôle de la mise en œuvre des composantes microfinance des différents programmes aux structures en charge du secteur 26 Concevoir le processus de transfert ; Suivre la mise en œuvre et le respect des bonnes pratiques ; Evaluer la mise en œuvre du processus et contrôler le respect des conditions d’institutionnalisation. b) Objectifs spécifiques 1.2 : Mise en conformité des SFD avec les nouvelles dispositions réglementaires sur la microfinance Action 1 : Favoriser l’appropriation des nouvelles dispositions réglementaires Elaborer les supports pour la diffusion ; Produire les supports de formation et d’information ; Organiser les ateliers de formation sur la loi (SFD, structures d’appui, …) ; Elaborer de nouvelles directives (Profil des dirigeants, capital minimum, ressources humaines minimales, Plan d’Action) ; Organiser les ateliers de formation sur les nouvelles directives. Action 2 : Diffuser le référentiel comptable au niveau des acteurs du secteur Elaborer les supports pour la diffusion du référentiel comptable ; Produire les supports de formation et d’information ; Informer et former sur le nouveau cadre comptable ; Sensibiliser sur le nouveau cadre comptable ; Organiser les ateliers de formation sur le NRC (structures d’appui, …). Action 3 : Accompagner la mise en application du nouveau référentiel Appuyer l’adaptation du cadre général aux besoins des SFD ; Mettre en conformité les procédures de contrôle ; Réviser les manuels ; Concevoir les supports pour la vulgarisation du référentiel comptable. Action 4 : Mettre en œuvre les dispositions rénovées des actes uniformes de l’OHADA concernant les SFD Informer et former les SFD, les structures d’appui et les Ministères concernés ; Diffuser et appliquer les actes uniformes. c) Objectif spécifique 1.3 : Renforcement et amélioration de la surveillance du secteur
119. Le renforcement du contrôle et de la surveillance du secteur passe par la décentralisation des activités de contrôle mais aussi par le renforcement des capacités de la CCS /SFD en ressources humaines et matérielles et plus particulièrement la stabilisation du personnel de cette cellule. Cette disposition doit s’accompagner d’une amélioration quantitative des missions de contrôle sur le terrain. Ces efforts sont renforcés par l’effectivité des actions des faîtières en matière de contrôle délégué. Action 1 : Fournir des appuis à l’opérationnalisation plus accrue de la supervision et de la surveillance sur le secteur Renforcer les capacités de la CCS / SFD (Formation, équipements, ressources humaines,…) ; Soutenir les missions de contrôles et d’inspections de manière dégressive des SFD notamment localisées dans les zones éloignées. Action 2 : Amener toutes les initiatives de microfinance à se conformer à la réglementation et aux bonnes pratiques Poursuivre l’identification des initiatives ou structures exerçant des activités de collecte d’épargne et/ou d’octroi de crédit non enconre répertoriées par la CCS/SFD ; 27 Informer et sensibiliser les promoteurs et gestionnaires sur la réglementation et les bonnes pratiques dans le secteur ; Contraindre ces structures à se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation ; Prendre les dispositions nécessaires pour procéder à la fermeture des structures n’offrant aucune perspective de viabilité. Action 3 : Renforcer le contrôle et la sécurisation du secteur Edicter des règles de gestion des points de services ; Mettre en application les sanctions ; Définir les modalités de mises en faillite ; Définir les modalités de règlement des structures en difficulté (redressements, mises sous administration provisoire et faillites des SFD) et leur mise en application rigoureuse ; Identifier et mettre en place des mécanismes de sécurisation des dépôts ; Former sur les procédures et modalités d’autorisation et d’agrément ; Elaborer des indicateurs internes d’alerte (Crédit, Gouvernance, fonctionnement des SFD, …) ; Fournir un appui aux faîtières afin de renforcer leurs capacités de contrôle interne délégué (Élaborer des guides de contrôle interne, former les faîtières et apporter un appui technique). Action 4 : Renforcer les capacités institutionnelles de contrôle du secteur Réaliser l’étude de faisabilité ; Identifier les besoins organisationnels, humains et matériels ; Sensibiliser et informer les acteurs sur la nouvelle organisation des instances de contrôle. Action 5 : Améliorer la qualité de l’information dans le secteur Contribuer à la mise en place de la centrale des risques (BCEAO) ; Instaurer un cadre d’échange d’informations entre les acteurs (APIM – CCS /SFD – CPA/SFD). d) Objectif spécifique 1.4 : Renforcement de la capacité du GCNM et de la gestion concertée du secteur par les différents acteurs Action 1 : Opérationaliser le GCNM Mettre en place un secrétariat permanent ; Mise en œuvre des activités du secrétariat permanent. Action 2 : Développer, coordonner et suivre la mise en oeuvre de la SNMF et des programmes assimilés au plan national Coordonner les interventions des PTF ; Renforcer le cadre de coordination des PTF en microfinance ; Suivre la mise en application des décisions du GCNM ; Favoriser la convergence des actions en faveur du secteur ; Orienter les programmes de développement du secteur rural et d’appui au secteur privé. 28 e) Objectif spécifique 1.5 : Opérationnalisation du Centre d’appui et de promotion du secteur
120. L’appui au secteur passe par le renforcement des capacités du CPA/SFD en ressources humaines et matérielles pour lui permettre de contribuer efficacement à la création d’un environnement favorable à l’émergence et au développement des SFD et de leurs réseaux, notamment dans les zones défavorisées. Action 1 : Renforcer institutionnellement le CPA/SFD Concevoir et mettre en œuvre une véritable politique de promotion ; Se doter des équipements ; Recruter le personnel ; Elaborer un plan de renforcement des capacités du CPA/SFD ; Former le personnel. Action 2 : Suivre, consolider et développer le secteur Réaliser une étude d’impact ; Développer, coordonner et suivre la mise en oeuvre du Plan d’Action et des programmes assimilés ; Elaborer une stratégie de communication pour la sensibilisation des populations cibles (SFD et leurs clients) ; Procéder à la revue à mi parcours des actions de la stratégie ; Elaborer le rapport d’achèvement. Axe stratégique 2 : Poursuivre l'assainissement du secteur et la consolidation des SFD, ainsi que de leur instance de représentation en vue de la professionnalisation du secteur
121. L’effort d’assainissement du secteur doit être poursuivi et consolidé par l’amélioration de la structure organisationelle et de la gouvernance des SFD. Le renforcement des compétences et la participation des élus à la prise de décisions devront fortement contribuer à l’atteinte de l’objectif de viabilité et de pérennisation des SFD. Les SFD seront aidés en cela par leur association qui se veut forte et autonome. a) Objectif spécifique 2.1 : Assainement et restructuration du secteur Action 1 : Viabiliser les entités non affiliées à un réseau Recenser par zone géographique les entités non affiliées à un réseau ; Mener des actions d’information et de sensibilisation à l’endroit des entités recensées ; Effectuer un diagnostic de la situation de chacune de ces entités ; Développer et accompagner le processus de viabilisation ou de fermeture des entités non affiliées à un réseau. Action 2 : Favoriser le regroupement des SFD Définir les critères et mécanismes de regroupement ; Sensibiliser et former sur le regroupement ; Développer et accompagner le processus de regroupement (création d’union, fusion, absorption…) : Identification des SFD Accompagnement du processus de transfert des actifs Mise à niveau des ressources humaines. Accompagner le processus de création des unions ; Élaborer les plans d’affaires des nouveaux réseaux ; Mettre en œuvre les plans d’affaires ; 29 Suivre et évaluer la mise en œuvre des plans d’affaires ; Prendre les dispositions nécessaires et procéder à la fermeture des structures n’offrant aucune perspective de viabilité ; Inciter et accompagner les SFD, affichant des perspectives de développement et de viabilité, dans la recherche de partenaires. Action 3 : Accompagner la restructuration des réseaux Identifier les structures à évaluer (audit organisationnel et financier, réorientation stratégique, pré-rating) ; Définir les termes de référence des missions d’audit organisationnel, financiers et de réorientation stratégique des structures ; Appuyer la réalisation et la validation des études ; Définir les modalités et le coût des appuis (assistance technique, restructuration, recapitalisation) des réseaux concernés ; Mobiliser les ressources ; Établir un contrat de performance avec les réseaux ; Appliquer les mesures requises (redressement, administration provisoire, fusions, absorption, retrait d’autorisation, autres). b) Objectif spécifique 2.2 : Amélioration de l’organisation et de la gouvernance des SFD Action 1 : Favoriser la réalisation de notation Mener des actions de sensibilisation auprès des SFD sur l'intérêt des notations de performance financière et sociale ; Faire bénéficier le plus grand nombre de SFD d'une premiere notation. Action 2 : Appuyer les SFD dans la définition d’un mode d’organisation optimal Réaliser des audits comptables, financiers et organisationnels ; Mettre en oeuvre des plans d'action à court terme résultant des audits (processus de restructuration, adaptation des textes statutaires, étude spécifique) ; Suivre et évaluer la mise en œuvre des plans d'action à court terme ; Suivre et accompagner la mise en œuvre des recommandations du contrôle. Action 3 : Accompagner les SFD dans l'élaboration et la mise en œuvre de leurs plans d'affaires Élaborer des plans d'affaires ; Mettre en œuvre des plans d'affaires : Selon les SFD et leur niveau de développement, les actions à prendre en compte seront diverses et pourront relever des domaines suivants : la mise en place de SIG, l’élaboration de manuels de procédures, le renforcement des outils et procédures de contrôle interne, l’accompagnement au développement de nouveaux produits, le renforcement des moyens matériels, le renforcement des capacités des ressources humaines, les études spécifiques et autres. Suivre et évaluer la mise en œuvre des plans d'affaires. 30 Action 4 : Poursuivre l’appui aux SFD pour la mise en place de SIG en commun Réaliser l'étude sur l'état des lieux des SIG et identifier les besoins selon les types de SFD ; Sélectionner les logiciels les plus appropriés selon les types de SFD ; Acquérir des SIG les plus appropriés ; Implanter les SIG sélectionnés et former le personnel Acquérir les équipements informatiques adaptés. Action 5 : Favoriser la mise en place de services communs Identifier les services pouvant être mis en commun et les SFD intéressés ; Réaliser une étude de faisabilité des dispositifs identifiés ; Appuyer techniquement l'opérationnalisation des dispositifs adoptés ; Prendre en charge progressive des coûts des dispositifs; Réaliser une évaluation à mi-parcours du fonctionnement opérationnel des dispositifs. c) Objectif spécifique 2.3 : Renforcement de la participation des membres élus des organes au processus de prise de décision et des compétences au sein des SFD Action 1 : Renforcer les capacités des membres élus des organes Identifier les besoins de formation des élus pour leur participation aux prises de décisons ; Élaborer un plan de formation en interne ; Identifier l'offre de formations et soutenir la participation des membres élus des organes ; Organiser des visites d'échanges. Action 2 : Renforcer les capacités du personnel Identifier les besoins de formation de toutes les catégories du personnel et élaborer un plan de formation triennal en interne ; Identifier l'offre de formations et soutenir la participation du personnel selon les besoins ; Evaluer l'impact des formations sur la gestion des SFD ; Organiser des visites d'échanges. Action 3 : Sensibiliser les membres sur leurs droits et devoirs Élaborer un plan de communication en direction des membres des SFD ; Mettre en œuvre les actions de communication. d) Objectif spécifique 2.4 : Soutien aux efforts de l'association professionnelle des SFD afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle et de s'autonomiser Action 1 : Renforcer les capacités institutionnelles de l'APIM-Mali Appuyer l'actualisation de la stratégie de pérennisation de l'APIM-Mali et l'accompagner de manière dégressive ; Appuyer l'actualisation de son plan d'affaires ; Accompagner la mise en œuvre de son plan d'affaires ; Suivre et évaluer la mise en œuvre de son plan d'affaires ; Renforcer les capacités des ressources humaines ; Appuyer le suivi du respect du code d'éthique et de déontologie. 31 Action 2 : Appuyer la conduite de missions communes à la profession Appuyer l'actualisation du plan de communication de l'APIM-Mali ; Soutenir les actions de communication sur le secteur en direction de la population ; Accompagner techniquement l'opérationnalisation de la centrale d'échanges d'informations sur la clientèle des SFD membres (option actuelle) ; Appuyer la réalisation d'études portant sur des préoccupations communes des membres. Action 3 : Favoriser l'autonomisation et l'appropriation du CFBM par la profession Réaliser une étude de viabilisation institutionnelle et financière du CFBM Créer l’environnement et l’organisation favorables au fonctionnement du CFBM : • Nomination d’un Directeur • Développement de services • Développement de partenariats • Arrêté autorisant la rétrocession de fonds de l’ANPE dans le cadre de contrats de performance. Accompagner le CFBM vers l'autonomisation ; Apporter une assistance technique au CFBM (soutenir la poursuite des appuis de CAPAF) ; Accompagner la mise en œuvre du plan d'affaires du CFBM ; Suivre et évaluer la mise en œuvre de son plan d'affaires ; Axe stratégique 3 : Favoriser un accès large et diversifié aux services financiers par la mise en place de mécanismes et outils innovants et adaptés tout en approfondissant l'articulation SFD-SFD et SFD avec le secteur bancaire et autres institutions financières
122. L’amélioration de l’environnement et des SFD sera accompagnée de mécanismes de financement et de produits financiers favorisant l’accès des populations, dans leur grande majorité, aux services financiers. a) Objectif spécifique 3.1 : Favoriser une couverture équitable du territoire national Action 1 : Identifier les contraintes et potentialités des zones insuffisamment desservies Réaliser des études de diagnostic pour chacune des zones concernées et identifier les zones de rentabilité ou non ; Actualiser la carte d'implantation des SFD à toutes les régions du pays ; Elaborer les stratégies d'approches de ces zones et les mécanismes incitatifs d'implantation de SFD. Action 2 : Accompagner la création ou l'implantation de SFD dans ces zones avec une logique d'entreprise Identifier les partenaires pouvant s'engager sur un moyen et long terme dans cette démarche ; Identifier et sélectionner les SFD ou nouvelles initiatives ; Elaborer le plan de développement de ces SFD et l'accompagner ; Suivre et évaluer la mise en œuvre. 32 b) Objectif spécifique 3.2 : Approfondir le lien entre les SFD et le secteur bancaire et créer le lien avec le secteur des assurances Action 1 : Favoriser la consolidation et /ou la création d’organes financiers pour les SFD Réaliser une étude d’opportunité sur la consolidation et /ou la création d’organes financiers ; Accompagner les transformations institutionnelles à opérer ; Accompagner les mécanismes de financement pour le développement de produits financiers adaptés aux besoins des SFD; Faciliter, par des mécanismes adaptés, l'accès de ces institutions à des ressources longues à un coût acceptable. Action 2 : Renforcer les relations entre les SFD et le secteur bancaire Exploiter et mettre en œuvre les recommandations de l’étude du PDSF sur relations banques- SFD - assurances et toutes autres études existantes ; Développer des mécanismes adaptés pour l'accès des SFD à des prêts à moyen et long terme auprès des banques commerciales ; Mener des réflexions et identifier les mécanismes et conditions d’une saine concurrence et complémentarité entre les SFD et les banques ; Identifier les segments de marché pour lesquels les collaborations entre banques et SFD peuvent se développer et élaborer les mécanismes appropriés ; Renforcer la collaboration pour la diffusion de produits spécifiques tels que le transfert d'argent, étudier les nouvelles opportunités. Action 3 : Favoriser le rapprochement entre les SFD et les compagnies d'assurance Etudier les modalités de placements des liquidités des assurances au sein des SFD ; Etudier les risques de la microfinance pouvant être couverts par des produits d'assurance adaptés ; Réaliser une étude de faisabilité sur la pertinence d'une collaboration entre les SFD et les compagnies d'assurance pour la distribution de proximité des produits d'assurance ; Renforcer les capacités des ressources humaines des SFD (élus et techniciens) sur les assurances. c) Objectif spécifique 3.3 : Développement de nouveaux produits et mécanismes afin de toucher des clientèles spécifiques insuffisamment servies et diversifier l'offre Action 1 : Faire un état des lieux des mécanismes existants et améliorer leur efficacité Accompagner le FDE dans le refinancement des SFD ; Identifier les autres fonds de financement et les fonds de garanties existants et en réaliser un diagnostic ; Identifier les mécanismes non financiers d'accompagnement de l'accès au crédit de certaines cibles et en réaliser un diagnostic ; Poursuivre l’analyse sur la fixation des taux d’intérêt et inciter les SFD à plus d’efficacité en vue de les alléger. Action 2 : Mettre en place des mécanismes spécifiques pour favoriser l'accès au crédit des PME-PMI et des artisans Réaliser une étude afin d'identifier les mécanismes possibles en intégrant l'expérience d'autres pays et les expérience de services non financiers ; 33 Réaliser une étude de faisabilité des mécanismes jugés pertinents pour le Mali ; Mettre en place des nouveaux mécanismes, avec la participation de prestataire non financiers ; Renforcer les capacités des SFD pour l'approche appropriée de ces cibles. Action 3 : Mettre en place des mécanismes spécifiques pour favoriser l'accès au crédit des jeunes créateurs de MPE Identifier de nouveaux mécanismes, renforcer les mécanismes existants de garantie en faveur de la création d'entreprise par les jeunes et y intéresser les SFD ; Mettre en place des nouveaux mécanismes, avec la participation de prestataire non financiers ; Opérationnaliser les mécanismes d'accompagnement non financiers en complément des prêts des SFD et des mécanismes de garanties ; Renforcer les capacités des SFD pour l'approche appropriée des jeunes créateurs ; Action 4 : Renforcer l'accès des femmes aux services financiers sur l'ensemble du territoire Identifier les zones géographiques où l'offre de services financiers spécifiques en direction des femmes est insuffisante ; Développer une offre adaptée en direction des femmes sur différents segments de marché (rural/urbain, AGR/MPE…), avec la participation de prestataire non financiers et à faciliter leur entrée dans la clientèle des SFD. Action 5 : Favoriser le développement de produits et mécanismes adaptés pour le financement de filières agricoles et de l'investissement en milieu rural Collecter et compléter les études de faisabilité de mécanismes d'assurance pour faire face aux aléas climatiques et mettre en œuvre les recommandations ; Collecter et complèter les études sur les modalités pertinentes de financement des filières agricoles, en diffuser les résultats et accompagner les SFD dans la mise en œuvre, avec la participation de prestataire non financiers ; Collecter et complèter les études sur les produits de crédit leasing pour le financement des équipements en s'inspirant des expériences d'autres pays ; Mettre en plce ces nouveaux produits, avec la participation de prestataire non financiers . Action 6 : Favoriser le développement de nouveaux marchés par l'offre de produits novateurs par les SFD Etudier la faisabilité de l'introduction de produits novateurs au Mali tels que le financement de l'habitat social par les SFD ; Etudier la faisabilité de l'introduction de produits de micro assurance ; Etudier la faisabilité de l'introduction de nouvelles technologies bancaires, comme par exemple : la monétique et de l'utilisation de la téléphonie mobile ; Mettre en place ces nouveaux produits dans le respect de la recherche de la viabilité ; Mettre en place les produits de financement islamique. III.4 Résultats attendus
123. La mise en œuvre de la Stratégie Nationale de la Microfinance devrait permettre l’atteinte des résultats qualitatifs ci-après : • l’amélioration du cadre légal et réglementaire ; • une meilleure supervision du secteur par la CCS / SFD ; • un développement harmonieux du secteur et sa promotion par le CPA/ SFD en phase avec les objectifs de développement du Pays ; 34 • un cadre institutionnel adapté avec une APIM forte, financièrement autonome regroupant toutes les SFD en activité et assurant la promotion, la moralisation et la défense des intérêts des acteurs ; • un assainissement du secteur avec l’émergence de SFD de grande taille et de réseaux forts offrant une gamme de produits et services diversifiés à toute la population de manière équitable sur l’ensemble du territoire ; • le renforcement du cadre de concertation regroupant tous les acteurs clés du secteur ; • la pleine intégration des SFD au secteur financier. III.5 Impacts attendus
124. Les principaux impacts attendus de la mise en œuvre de la politique nationale de microfinance sont : • l’amélioration des revenus des populations pauvres, notamment les femmes et les jeunes, grâce au financement d’activités génératrices de revenus par des SFD professionnels ; • la réduction du niveau de vulnérabilité des populations et par ricochet de la pauvreté ; • une contribution à l’atteinte des OMD ; • la création d’emplois et une meilleure contribution du secteur de la Microfinance à la croissance et au développement par le financement des MPME. IV PLAN D’ACTIONS DE LA STRATEGIE NATIONALE DE LA MICROFINANCE
125. Pour chacun des axes stratégiques, le Plan d’Actions définit les objectifs spécifiques, les actions, les modalités, les acteurs, les indicateurs, les moyens de vérification et les suppositions critiques. Il constitue la pièce maîtresse pour effectuer le suivi de la stratégie. 35 Plan d’actions de la Stratégie Nationale de la Microfinance Axe stratégique 1 : Renforcement de l’environnement institutionnel, légal et règlementaire en vue de sécuriser le secteur et de l’accompagner dans son développement Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.1.1.1 Favoriser la concertation APIM, Nombre de Comptes rendus CCS/SFD et CPA/SFD CCS/SFD concertations des rencontres ; 2008- Implication des en vue d'harmoniser CPA/SFD APIM-Mali CCS/SFD et Rapports 2012 acteurs les positions sur les SFD CPA/SFD d’activités du programmes de déterminé CPA/SFD développement ciblés 1.1.1 Impliquer 1.1.1.2 Recenser les Nombre de les acteurs de la programmes CCS /SFD Rapports Disponibilité des 2008- programmes microfinance dans sectoriels ayant une CPA /SFD APIM-Mali d’activités du données et de 2012 sectoriels 1.1 Renforcement le cadre des composante en Etat CPA/SFD l’information recensé et harmonisation groupes sectoriels microfinance des politiques de réflexion sur PV de sessions Nombre de économiques des programmes d’information et 1.1.1.3 Informer et sessions favorisant la ayant une de Ressources sensibiliser les CCS /SFD ; 2008 - d’information et création, le composante CPA /SFD sensibilisation ; humaines et Ministères et les APIM-Mali 2012 de développement et la microfinance, Rapports matérielles projets concernés sensibilisation pérennisation de la notamment le d’activités du organisées microfinance Cadre Stratégique CPA/SFD de Lutte contre la 1.1.1.4 Permettre Les organes de Pauvreté II (CSLP aux SFD d’être Etat ; CPA CCS /SFD ; 2008- décisions PV des Volonté des II) membres des /SFD APIM-Mali 2009 intègrent les délibérations autorités organes de décision SFD de ces projets Liste des 1.1.1.5 Mettre en CPA/SFD Capacité programmes cohérence les actions Projets CCS/SFD ; 2008- technique, concernés et PV de réunion avec les objectifs du concernés APIM-Mali ; 2009 Volonté des des actions à PANM Etat acteurs mener 36 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.1.1.6 Identifier les besoins non financiers pour le Projets Capacité développement de la concernésCC Liste des Rapport 2008- technique, demande dans le CPA/SFD S/SFD ; besoins non d’identification ; 2009 Volonté des cadre des différents APIM-Mali ; financiers PV de réunion acteurs projets et Etat programmes sectoriels 1.1.1.7 Créer les synergies entre les projets et programmes de Projets développement concernés 2008- Nombre de Comptes rendus Implication des CPA/SFD sectoriel et les SFD CCS/SFD ; 2010 concertations des rencontres acteurs pour les besoins non APIM-Mali ; financiers notamment de déveoppement de la demande Projets Liste des Compétence 1.1.2.1 Concevoir le Guide transfert, concernés 2008- critères et technique ; Loi ; processus de CPA/SFD Décisions 1.1.2 Assurer le CCS /SFD ; 2012 processus de Volonté des transfert ministérielles tranfert progressif APIM-Mali ; transfert acteurs du suivi et du 1.1.2.2 Suivre la Rapport de Compétence CPA/SFD Liste des contrôle de la mise mise en œuvre et le 2008- suivi ; Rapports technique ; CCS/SFD SFD ; APIM- critères de en œuvre des respect des bonnes 2009 des Disponibilité des Mali performances composantes pratiques composantes rapports microfinance des Compétence 1.1.2.3 Evaluer la différents technique mise en œuvre du Rapport de programmes aux Critères Disponibilité des procéssus et contrôler CPA/SFD SFD 2008- contrôle, structures en CCS/SFD d’institutionnalis rapports1.1.2.3 le respect des APIM-Mali 2009 Rapports des charge du secteur ation Evaluer la mise conditions composantes en œSHAPE \* d’institutionalisation MERGEFORMAT 37 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables La liste et le 1.2.1.1 Elaborer les nombre de Disponibilité des APIM-Mali Les supports de supports pour la SFD supports ressources Assemblée diffusion diffusion élaborés et techniques Nationale diffusés 1.2.1.2 Produire les Le nombre de Disponibilité des APIM-Mali Les supports de supports de formation SFD supports de ressources Assemblée formation et d’information formation édités financières Nationale SFD Le nombre SFD intéressées 1.2.1.3 Organiser les CPA/SFD ; d’ateliers de par la formation 1.2.1 Favoriser ateliers de formation APIM-Mali ; formation Compétence Mise en conformité Rapports de l’appropriation des sur la loi (SFD, CCS/SFD Prestataires 2008 organisés ; Le technique et SFD avec les nouvelles formation nouvelles structures d’appui, de services ; nombre de disponibilité des sitions réglementaires dispositions …) Assemblée personnes ressources microfinance réglementaires Nationale formées financières 1.2.1.4 Elaborer des nouvelles directives La liste et la (Profil des dirigeants, qualité des Directives et SFD ; APIM- Compétences capital minimum, CCS/SFD 2008 nouvelles note Mali techniques ressources humaines directives d’information minimales, plan élaborées d’action) Nombre de 1.2.1.5 Organiser les SFD ; APIM- sessions ; Disponibilité des ateliers de formation 2008- Rapports de CCS/SFD Mali ; Nombre de ressources sur les nouvelles 2009 formation CPA/SFD personnes financières directives formées 38 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Nombre de 1.2.2 1 Elaborer les supports de CCS/SFD supports pour la diffusion du Les supports de Compétences BCEAO SFD ; APIM- 2008 diffusion du référentiel diffusion techniques Mali référentiel comptable comptable édités Ressources Liste et qualité 1.2.2.2 Produire les CCS/SFD humaines des supports de Les supports de supports de formation BCEAO SFD ; APIM- 2008 adéquates ou formation formation et d’information Mali capacités élaborés techniques Nombre de Intérêt des SFD ; sessions 1.2.2 Diffuser le 1.2.2.3 Informer et Rapport de Capacité CCS/SFD d’information et référentiel former sur le sessions technique et APIM-Mali SFD ; 2008 de formation sur comptable au nouveau cadre d’information et financière pour CPA/SFD ; les nouvelles niveau des acteurs comptable de formation conduire ces dispositions du secteur sessions règlementaires Nombre et Rapport de 1.2.2.4 Sensibiliser CCS/SFD qualité et des sessions de sur le nouveau cadre APIM-Mali SFD ; 2008 sessions de Intérêt des SFD sensibilisation et comptable CPA/SFD ; sensibilisation et de formation de formation SFD intéressées Nombre par la formation 1.2.2.5 Organiser les CCS/SFD SFD d’ateliers de Compétence ateliers de formation CPA/SFD ; 2008-- formation Rapports de technique et APIM-Mali disponibilité des sur le NRC (, Prestataires 2012 Nombre de formation structures d’appui, …) de services personnes ressources formées financières 39 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Compétence 1.2.3.1 Appuyer Liste des technique et l’adaptation du cadre SFD CPA/SFD 2008- Rapport CCS/SFD structures disponibilité des général aux besoins APIM-Mali 2009 d’adaptation appuyées ressources des SFD financières Compétence 1.2.3.2 Mettre en SFD ; APIM- technique et conformité les Mali ; 2008- Nombre de SFD CCS/SFD Manuels révisés disponibilité des procédures de Prestataires 2010 accompagnés ressources 1.2.3 contrôle de services financières Accompagner la Nombre mise en application d’ateliers de Compétence du nouveau SFD ; APIM- révision des technique et référentiel 1.2.3.3 Réviser les Mali ; 2008- CCS/SFD manuels Manuels révisés disponibilité des, manuels Prestataires 2010 organisés ressources de services Nombre de SFD financières concernés Nombre et 1.2.3.4 Concevoir les Ressources qualité des Les supports de supports pour la SFD ; APIM- 2008- humaines et CCS/SFD supports de vulgarisation vulgarisation du Mali 2009 financières vulgarisation élaborés référentiel comptable adéquates conçus Acceptation de la SFD Les actes Les actes 1.2.4.1 Participer à révision des CPA/SFD ; 2009- uniformes de uniformes de 1.2.4 Mettre en la rénovation des CCS/SFD actes ; par les APIM-Mali; 2010 l’OHADA sont l’OHADA œuvre les actes autorités BCEAO révisés actualisés dispositions judiciaires rénovées des actes Nombre de 1.2.4.2 Informer et personnes Acteurs disposant uniformes de former les SFD, les BCEAO ; SFD formées ; Nombre PV des sessions de moyens pour l’OHADA 2009- structures d’appui et CCS/SFD CPA/SFD ; de sessions de d’information et participer et concernant les SFD 2010 formation et de formation conduire les les Ministères APIM-Mali concernés ; d’information sessions organisées 40 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Nombre de campagne de Rapport et Acteurs disposant 1.2.4.3 Diffuser et BCEAO SFD sensibilisation et procès verbaux de moyens pour 2010- appliquer les actes CCS/SFD CPA/SFD nombre de des sessions de participer et 2011 uniformes APIM-Mali brochures et de sensibilisation et conduire les documents de formation sessions distribués Lois, Dcrets et Le cadre 1.3.1.1 Créer un Ministères 2008- arrêtés du corps réglementaire Volonté des corps de contrôleurs CCS / SFD concernés 2012 des contrôleurs des corps autorités professionnels. professionnels professionnels Nombre de personnes Rapports de 1.3.1.2 Renforcer les formées ; formation ; Liste capacités de la CCS / 1.3.1 Fournir des CCS/SFD ; BCEAO ; PTF Nombre de des Disponibilité des SFD (Formation, 2008- appuis à Ministère des Prestataires membres de équipements ressources 1.3 Renforcement équipements, 2009 l’opérationnalisatio finances de services l’équipe ; Liste acquis ; Liste du financières et amélioration de la ressources n plus accrue de la des personnel de la surveillance du humaines,…) supervision et de équipements cellule secteur la surveillance sur acquis le secteur 1.3.1.3 Soutenir de manière dégressive Disponibilité de les missions de Nombre de Rapports ressources contrôle et 2008- missions de d’inspection ; CCS / SFD BCEAO ; SFD (financières, d’inspection des SFD 2012 contrôle et Contrat de humaines, notamment localisées d’inspections performance équipement) dans les zones éloignées ; 41 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.3.2.1 Poursuivre l’identification des Rapport de Implication des initiatives ou structures mission ; SFD ; SFD Le nombre des exerçant des activités de 2008- Rapports Disponibilité des CCS/SFD CPA/SFD ; structures collecte d’épargne et/ou 2012 d’activités de la ressources d’octroi de crédit non APIM-Mali identifiées CCS/SFD et du humaines et encore répertoriées par la CPA/SFD financières CCS/SFD 1.3.2.2 Informer et Le rapport des sensibiliser les sessions Disponibilité des promoteurs et Le nombre des d’information ; SFD CPA/SFD 2008- moyens pour gestionnaires sur la CCS/SFD sessions Rapports 1.3.2 Amener réglementation et les APIM-Mali 2012 conduire les d’information d’activités de la toutes les bonnes pratiques dans sessions CCS/SFD et du initiatives de le secteur CPA/SFD microfinance à se conformer à la Le nombre de Le rapport des réglementation et 1.3.2.3 Contraindre structures missions de aux bonnes ces structures à se contrôlées, non contrôle et de Volonté politique SFD CPA/SFD 2008- pratiques mettre en règle vis-à- CCS/SFD en règle, ayant suivi et engagement APIM-Mali 2012 vis de la régularisé leur Le nombre de de l’Etat réglementation situation nouveaux agréments 1.3.2.4 Prendre les dispositions nécessaires pour L’état des Le nombre de Volonté politique procéder à la SFD 2008- retraits CCS/SFD structures et engagement fermeture des APIM-Mali 2012 d’agrément fermées de l’Etat structures n’offrant PV de fermeture aucune perspective de viabilité 1.3.3 Renforcer le Définition des 1.3.3.1 Edicter des CCS/SFD SFD modalités de contrôle et la Instructions de règles de gestion des BCEAO CPA/SFD 2008 fonctionnement et Capacités sécurisation du conditions de la BCEAO points de services APIM-Mali techniques secteur création 42 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Rapports 1.3.3.2 Mettre en d’activités de la Volonté politique SFD 2008- Nombre de SFD application les CCS/SFD CCS/SFD et engagement APIM-Mali 2012 sanctionnés Rapports de sanctions de l’Etat sanctions 1.3.3.3 Définir les SFD CPA/SFD Liste des Note de la Compétence modalités de mise en CCS/SFD 2008 APIM-Mali critères définis CCS/SFD technique faillite 1.3.3.4 Définir les modalités de règlement des structures en Rapports de Compétence difficulté suivi Budget indicatif technique et (redressements, SFD CPA/SFD 2008 - Note de la CCS/SFD Nombre de SFD disponibilité des mises sous APIM-Mali 2012 CCS/SFD concernés ressources administration Notifications de financières provisoire et faillites décisions des SFD) et leur mise en application rigoureuse Nombre de SFD 1.3.3.5 Identifier et bénéficiaires, Rapports Compétences mettre en place des CCS/SFD SFD portefeuille de d’activités techniques et mécanismes de BCEAO CPA/SFD 2010 la structure de Note descriptive ressources sécurisation des APIM-Mali dépôt et de du mécanisme financières dépôts garantie Nombre de Les acteurs 1.3.3.6 Former sur SFD ; APIM- sessions de disposent de les procédures et Mali CPA/SFD ; 2008- formation Rapports de moyens pour modalités CCS/SFD Prestataires de 2009 Nombre de formation participer et d’autorisation et services personnes conduire la d’agrément formées formation 43 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.3.3.7 Elaborer des indicateurs internes BCEAO SFD Liste des d’alerte (Crédit, 2008- Manuel des Compétences CCS/SFD APIM-Mali indicateurs, Gouvernance, 2010 procédures techniques CAP/SFD critères définis fonctionnement des SFD, …) 1.3.3.8 Fournir un appui aux faîtières Guides de afin de renforcer contrôle , leurs capacités de élaborés ; Les guides de CPA/SFD.BCE contrôle interne 2008- Nombre de contrôle Participation des CCS/SFD AO. délégué (Élaborer des 2012 formations, de Documents faîtières SFD. guides de contrôle participants et d’appui APIM-Mali interne, Former les d’appuis faîtières et apporter techniques un appui technique) Restitution et CCS/SFDCPA/ Compétence validation de Rapport de 1.3.4.1 Réaliser Ministère des SFD 2008- technique et l’étude ; l’atelier de l’étude de faisabilité Finances Prestataires 2009 disponibilité des Disponibilité de validation de services ressources l’étude validée 1.3.4 Renforcer 1.3.4.2 Identifier les C CS/SFD Etat 2008- les capacités Liste des besoins Prestataires 2009 Rapport Compétence institutionnelles de besoins et organisationnels, de services d’étude technique contrôle du secteur chiffrage humains et matériels 1.3.4.3 Appuyer la Nombre de Disponibilités des décentralisation des Ministère des CCS / SFD 2009- structures crées Textes de loi ressources activités de cette Finances Etat 2012 au titre de la financières Direction décentralisation 44 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.3.4.4 Sensibiliser Nombre et P V des et informer les qualité des rencontres acteurs sur la CPA ; Etat ; 2009- supports; Intérêt des CCS / SFD Rapports nouvelle organisation APIM-Mali 2012 Nombre de acteurs d’activités de la des instances de sessions CCS/SFD contrôle d’information Nombre de Documents de 1.3.5.1 Contribuer à participants à la Les acteurs ont la CPA /SFD ; la Centrale, la mise en place de la Centrale, qualité capacité pour y CCS / SFD APIM-Mali ; 2010 rapports centrale des risques et impact sur le contribuer et 1.3.5 Améliorer la SFD d’activités des volonté des acteurs (BCEAO) secteur qualité de SFD l’information dans 1.3.5.2 Instaurer un Nombre de le secteur cadre d’échange CPA /SFD rencontres, Volonté des d’informations entre les CCS / SFD APIM-Mali 2008 nombre de PV des réunions acteurs acteurs (APIM – CCS SFD participants /SFD –CPA/SFD) CPA / SFD Disponibilité des Budget 1.4.1.1 Mettre en CCS /SFD, ressources 1.4 Renforcement Ministère de Liste des d’investissement place un secrétariat APIM 2008 financières et de la capacité du l’Economie besoins et de 1.4.1 permanent PTF volonté des GCNM et de la fonctionnement Opérationaliser le Etat acteurs gestion concertée GCNM 1.4.1.2 Mise en Budget du CPA du secteur par les Disponibilité des œuvre des activités CCS/SFD 2008- Subventions différents acteurs CPA / SFD Liste des appuis ressources du secrétariat PTF 2009 reçues financières permanent Etat 45 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Décisions d’approbation, accords de Liste des 1.4.2.1 Coordonner CPA / SFD crédit Président du 2008- projets, des Volonté des les interventions des CCS/SFD Rapports GCNM 2012 programmes, et acteurs PTF PTF d’activités du des partenaires CPA/SFD PV réunion GCNM 1.4.2.2 Renforcer le Volonté réelle des CPA / SFD Création du cadre de coordination PV des PTF à coordonner PTF PTF, APIM- 2008 secrétariat 1.4.2 Développer, des PTF en rencontres leurs actions et Mali permanent coordonner et microfinance interventions suivre la mise en CCS/SFD oeuvre de la SNMF 1.4.2.3 Suivre la CPA /SFD Liste des Implication des et des mise en application Secrétariat du PTF 2008- Rapports de décisions mise membres du programmes des décisions du GCNM APIM-Mali 2012 suivi du GCNM en œuvre GCNM assimilés au plan GCNM Ministères national concernés 1.4.2.4 Favoriser la CPA /SFD Liste des actions Volonté des convergence des CCS/SFD 2008- PV des GCNM en faveur du autorités et des actions en faveur du APIM-Mali 2012 rencontres secteur acteurs secteur UGP Liste des 1.4.2.5 Orienter les CPA /SFD programmes en programmes de CCS/SFD cours d’exécution PV des Volonté des développement du APIM-Mali 2008- et de création en GCNM faveur des rencontres autorités et des secteur rural et PTF 2012 différents sectorielles acteurs d’appui au secteur Ministères privé concernés secteurs 46 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables Prestataires de Disponibilité du 1.5.1.1 Concevoir et services Compétence document de mettre en œuvre une APIM-Mali Document de technique et CPA /SFD 2008 politique, liste véritable politique de SFD politique ressources CCS/SFD des actions promotion financières PTF identifiées PV réception Disponibilités des 1.5.1.2 Se doter des Liste des CPA / SFD PTF 2008 des ressources équipements équipements équipements financières 1.5.1.3 Recruter le Liste du Budget Compétences CPA / SFD Etat 2008 1.5.1 personnel personnel requis prévisionnel disponibles Renforcement Liste des 1.5.1.4 Elaborer un 1.5 institutionnel du PTF, formations plan de renforcement Plan de Compétences Opérationnalisation CPA/SFD CPA / SFD Prestataires 2008 identifiées et du des capacités du formation disponibles du Centre d’appui et de services personnel CPA/SFD de la promotion du concerné secteur Nombre de sessions de Disponibilité des formation Rapport de PTF, ressources 1.5.1.5 Former le 2008- Nombre de formation et de CPA/SFD Prestataires financières et personnel 2012 personnes voyages de services participation du formées d’échanges personnel Nombre de voyages d’étude CPA / SFD 1.5.2 Suivre, Qualité de Compétences et Prestataires consolider et 1.5.2.1 Réaliser une Secrétariat du l’étude ; Etude d’impact ressources de services 2010 développer le étude d’impact GCNM Restitution et validée financières SFD secteur validation disponibles APIM-Mali 47 Acteurs Indicateurs Objectifs Moyens de Suppositions Actions Modalités Délais Objectivemen spécifiques Responsables Impliqués vérification critiques t Vérifiables 1.5.2.2 Développer coordonner et CPA / SFD suivre la mise en PTF Liste et nature Secrétariat du 2008- P V des Volonté des oeuvre du Plan APIM-Mali des critères de GCNM 2012 réunions acteurs d’action et des Prestataires performance programmes de services assimilés Prestataires Nombre et Intérêt des SFD 1.5.2.3 Elaborer une de services qualité des Document de et du public cible stratégie de APIM-Mali supports de stratégie de compétence communication pour CPA / SFD SFD 2008 sensibilisation, communication technique et la sensibilisation des Collectivités nombre de PV des sessions disponibilité des populations cibles décentralisée sessions de et rencontres ressources (SFD et leurs clients) s sensibilisation financières 1.5.2.4: Procéder à Liste des Rapport de Pertinence des la revue à mi Tous les indicateurs de GCNM 2010 revue à mi- données parcours des actions acteurs suivi et de parcours disponibles de la stratégie performance Liste des 1.5.2.5: Elaborer le Pertinence des Secrétariat du Tous les indicateurs de Rapport rapport 2010 données GCNM acteurs suivi et de d’achèvement d’achèvement disponibles performance 48 Axe stratégique 2 : Poursuivre l'assainissement du secteur et la consolidation des SFD, ainsi que de leur instance de représentation en vue de la professionnalisation du secteur Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 2.1.1.1 Recenser par zone Disponibilité des CCS/ SFD Nombre d’identités Rapport ressources géographique les non CPA /SFD SFD 2008 recensées par d’identification humaines et affiliées à un réseau APIM-Mali zone par zone financières 2.1.1.2 Mener des actions Implication des Nombre de Liste des d’information et de CCS/ SFD 2008- acteurs APIM-Mali campagnes structures sensibilisation à l’endroit des CPA /SFD 2009 2.1.1 Viabiliser d’information sensibilisées entités recensées les entités non Disponibilité des affiliées à un 2.1.1.3 Effectuer un CPA /SFD Nombre de SFD Rapport de ressources réseau diagnostic de la situation de CSS /SFD 2008 APIM-Mali diagnostiqué diagnostic humaines et chacune de ces entités financières 2.1 Assainement 2.1.1.4 Développer et Volonté politique et et restructuration accompagner le processus de Nombre de disponibilité des du secteur CPA /SFD 2008- viabilisation ou de fermeture CSS /SFD structures Rapport de suivi ressources APIM-Mali 2010 des entités non affiliées à un appuyées humaines et réseau financières Critères et 2.1.2.1 Définir les critères et Document de CPA /SFD modalités, nombre Compétence mécanismes de CCS/ SFD 2008 stratégie de APIM-Mali de caisses technique regroupement regroupement 2.1.2. Favoriser fédérées le regroupement Nombre et qualité P V des sessions Intérêt des SFD et des SFD des supports de 2.1.2.2 Sensibiliser et former CPA /SFD 2008- et émissions compétence APIM-MALI sensibilisation sur le regroupement APIM-Mali 2010 Données technique des Nombre de statistiques acteurs participants 49 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 2.1.2.3 Développer et Compétence Nombre Contrat de accompagner le processus de CCS /SFD 2008- technique et CPA / SFD d’intervention et performance et regroupement (création APIM-Mali 20011 ressources nature des appuis d’appui d’union, fusion, absorption…) insuffisantes 2.1.2.4 Accompagner le APIM-Mali 2008- Nombre et nature Rapport de Volonté des processus de création des CPA /SFD CCS/SFD 2010 de l’appui mission autorités unions APIM-Mali Nombre de plans Volonté des SFD, 2.1.2.5 Élaborer les plans CPA /SFD Compétence 2008- d’affaires (plus de d’affaires des nouveaux SFD structures Plans d’affaires technique et 2010 50% ont des plans ressources réseaux d’appui d’affaires) insuffisantes APIM-Mali Compétence Nombre de SFD 2.1.2.6 Mettre en œuvre les CPA /SFD 2008- Rapports de mis technique et SFD appuyés pour la plans d’affaires 2012 en œuvre ressources mise en œuvre insuffisantes Nombre de SFD respectant les 2.1.2.7 Suivre et évaluer la dispositions Disponibilité des CCS /SFD 2009- Rapport de suivi mise en œuvre des plans CPA/SFD prudentielles et les moyens matériels APIM-Mali 2012 et d’évaluation d’affaires engagements des et humains contrats de performances 2.1.2.8 Prendre les Rapport dispositions nécessaires et d’activités ; CPA /SFD Nombre de Volonté des procéder à la fermeture des CCS/ SFD 2008 Nombre de APIM-Mali structures fermées autorités structures n’offrant aucune retraits perspective de viabilité d’agréments 50 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Nombre de structures 2.1.2.9 Inciter et Rapport de accompagnées accompagner les SFD, Compétence affichant des perspectives de CCS/ SFD 2008- Critères suivi ; technique et CPA /SFD développement et de APIM-Mali 2011 d’accompagnemen Conventions de ressources viabilité, dans la recherche de partenariat insuffisantes t; Nombre de partenaire partenariat noués 2.1.3.1 Identifier les Nombre de Liste des Disponibilité des structures à évaluer (audit réseaux identifiés. structures ressources organisationnel et financier, APIM-Mali CPA /SFD 2008 identifiées. humaines et réorientation stratégique, financières. pré-notation) 2.1.3.2 Définir les termes de TDR Disponibilité des Disponibilité des référence des missions CPA/SFD ; TDR compétences 2008- d’audit organisationnel, SFD CCS/SFD ; technique. 2010 financiers et de réorientation APIM-Mali stratégique des structures 2.1.3 Liste des Disponibilité de Disponibilité des Accompagner la cabinets ; Atelier la liste des compétences restructuration de validation ; audits et des techniques et des 2.1.3.3 Appuyer la CPA/SFD ; des réseaux 2008- Indicateurs de rapports ressources réalisation et la validation des SFD CCS/SFD ; 2009 portée et de financières ; études APIM-Mali rentabilité Implication des acteurs et des compétences 2.1.3.4 Définir les modalités et le coût des appuis CPA/SFD; Compétences et (assistance technique, 2008- Rapport de SFD CCS/SFD ; Budget indicatif. ressources restructuration, 2012 restructuration APIM-Mali financières recapitalisation) des réseaux concernés 51 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Montant des ressources CPA/SFD ; 2.1.3.5 Mobiliser les Partenaires 2008- mobilisées et Budget de la Engagement des SFD ; ressources financiers 20012 nombre de stratégie bailleurs et de l’Etat APIM-Mali partenariats signés avec les bailleurs. Nombre de SFD Conditions contrats signés et 2.1.3.6 Établir un contrat de contractuel 2008- incitatives et de CPA/SFD taux de réalisation Rapports performance avec les réseaux le, APIM- 20012 nature à respecter des engagements Mali la viabilité des SFD contractuels 2.1.3.7 Appliquer les Nombre de Rapport de suivi Volonté politique et mesures requises CPA/SFD ; structures disponibilité des (redressement, APIM- 2008- contrôlées, en ressources SFD administration provisoire, Mali ; 2010 faute, en difficulté humaines et fusions, absorption, retrait CCS/SFD financières. d’autorisation, autres) 2.2.1.1 Mener des actions de Engagement de P V des sessions sensibilisation auprès des Nombre de l’APIM-MALI et SFD CPA / 2009- et émissions SFD sur l'intérêt des APIM-Mali sessions de intérêt des SFD SFD 2010 Données 2.2.1 Favoriser la notations de performance sensibilisation Disponibilité des statistiques réalisation de financière et sociale moyens 2.2. Amélioration notation Nombre de SFD 2.2.1.2 Faire bénéficier le de l’organisation SFD 2008- (Plus de 80%) Disponibilité des plus grand nombre de SFD APIM-Mali Rapport et de la CCS / SFD 20012 ayant fait une moyens d'une première notation gouvernance des notation SFD 2.2.2 Appuyer les Disponibilité des SFD dans la CPA / SFD moyens financiers 2.2.2.1 Réaliser des audits Nombre d’audits définition d’un SFD APIM-Mali 2008- et matériels et comptables, financiers et réalisés (80% des Rapport d’audit mode Structures 2012 engagement de organisationnels SFD audités) d’organisation d’appui l’APIM-MALI et des optimal SFD 52 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables CPA / SFD 2.2.2.2 Mettre en œuvre des Disponibilité des SFD APIM-Mali 2008- États financiers et plans d'action à court terme Rapport de suivi moyens financiers Structures 2012 rapports d’activité résultant des audits et matériels d’appui APIM-Mali 2.2.2.3 Suivre et évaluer la CCS / 2008- Nombre de plans Rapport de mise Engagement des mise en œuvre des plans SFD SFD. CPA 2012 mis en œuvre en œuvre SFD d'action à court terme / SFD 2.2.2.4 Suivre et Nombre de Disponibilité des accompagner la mise en APIM-Mali 2008- missions de suivi CCS / SFD Rapport de suivi moyens financiers œuvre des recommandations CPA / SFD 2012 Nombre d’appuis et matériels du contrôle donnés Disponibilité des Nombre de plan moyens financiers CPA / SFD d’affaires réalisé et matériels et de la 2.2.3.1 Élaborer des plans SFD APIM-Mali 2008- (100% des SFD Plans d’affaires capacité d'affaires Structures 2012 2.2.3 ont un plan technique ;Engage d’appui Accompagner les d’affaires) ment de l’APIM- SFD dans MALI et des SFD l'élaboration et la APIM-Mali Disponibilité des mise en œuvre de 2.2.3.2 Mettre en œuvre CPA / SFD 2008- Rapports SFD Rapport de suivi moyens financiers leurs plans des plans d'affaires Structures 2012 d’activités et matériels d'affaires d’appui CPA / SFD Volonté des SFD 2.2.3.3 Suivre et évaluer la APIM-Mali 2008- Rapports Disponibilité des mise en œuvre des plans SFD Rapport de suivi 2012 d’activités moyens financiers et d'affaires. Structures matériels d’appui BCEAO 2.2.4 Poursuivre 2.2.4.1 Réaliser l'étude sur CPA/ SFD Compétence l’appui aux SFD l'état des lieux des SIG et CCS / SFD APIM-Mali Typologie des SIG Rapport technique et pour la mise en 2008 identifier les besoins selon les SFD et des SFD d’évaluation ressources place de SIG en types de SFD ; Structures insuffisantes commun d’appui 53 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables CCS / SFD CPA/ SFD 2.2.4.2 Sélectionner les Nombre de Volonté des SFD SFD APIM-Mali logiciels les plus appropriés 2008 logiciels P V de sélection Compétence selon les types de SFD sélectionnés technique Structures d’appui CCS / SFD Compétence SFD CPA/ SFD États financiers 2.2.4.3 Acquérir les logiciels 2008- Nombre de SFD technique et APIM-Mali et rapports de les plus appropriés 2010 disposant d’un SIG ressources Structures contrôle insuffisantes d’appui CCS / SFD Compétence CPA/ SFD Nombre de SIG technique et 2.2.4.4 Implanter les SIG Rapport de APIM-Mali sélectionnés ressources sélectionnés et former le SFD 2008 sélection et PV Nombre personnes financières personnel ; de formation Structures formées insuffisantes d’appui CPA / SFD Compétence 2.2.4.5 Acquérir les CCS/ SFD technique et SFD Nombre d’unité Factures équipements informatiques APIM-Mali 2008 ressources acquis d’acquisition adaptés. Structures insuffisantes d’appui CPA / SFD Critères de 2.2.5.1 Identifier les services CCS/ SFD regroupement Rapport pouvant être mis en commun SFD 2009 Intérêt des SFD APIM-Mali Nombre de d’identification et les SFD intéressés ; 2.2.5 Favoriser la services identifiés mise en place de CCS/ SFD Qualité de l’étude Compétence services communs 2.2.5.2 Réaliser une étude APIM-Mali Nombre et qualité Rapport d’étude technique et de faisabilité des dispositifs CPA / SFD SFD 2009 du dispositif évalué et validé disponibilité des identifiés Structures identifié données d’appui 54 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Volonté des SFD CCS/ SFD 2.2.5.3 Appuyer compétence APIM-Mali techniquement 2008- Nombre de technique et CPA / SFD SFD Rapport de suivi l'opérationnalisation des 2010 dispositifs adoptés disponibilité des Structures dispositifs adoptés ; ressources d’appui 2.2.5.4 Prendre en charge CPA / SFD 2008- Nombre de SFD Compétence progressivement les coûts SFD Structures États financiers 2011 autonomes technique des dispositifs d’appui 2.2.5.5 Réaliser une SFD Nombre de SFD évaluation à mi-parcours du Rapport Disponibilité des CPA / SFD Structures 2010 évaluées et qualité fonctionnement opérationnel d’évaluation données d’appui du dispositif des dispositifs. APIM-Mali Nature et nombre 2.3.1.1 Identifier les besoins CPA / SFD Rapport SFD 2008 de formations Intérêt des SFD de formation des élus Structures d’identification requises d’appui 2.3 APIM-Mali Modules de Renforcement de 2.3.1.2 Élaborer un plan de CPA / SFD 2008- Plan de Compétence 2.3.1. Renforcer SFD formations la participation formation en interne Structures 2010 formation technique les capacités des identifiées des élus au d’appui élus pour leur Intérêt des processus de participation aux SFD CPA / participants, prise de décision 2.3.1.3 Identifier l'offre de Qualité des Rapports de et des prises de formations et soutenir la APIM-Mali SFD 2008- supports Nombre formation ; Compétences décisons Structures 2010 requises pour la compétences au participation des élus ; de participants PV de formation formation, ressources d’appui sein des SFD disponibles CPA / SFD 2.3.1.4 Organiser des visites SFD 2008- Nombre de visites Compte rendu APIM-Mali Intérêt des SFD d'échanges Structures 2012 d’échange de visites d’appui 55 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Liste besoins en 2.3.2.1 Identifier les besoins formation APIM-Mali de formation de toutes les Modules de Plan de SFD CPA / SFD catégories du personnel et 2008 formation formation Intérêt des SFD Structures élaborer un plan de formation Nombre de triennal d’appui triennal en interne formations requises Intérêt des Liste des participants, 2.3.2.2. Identifier l'offre de SFD CPA / Rapports de formations, Compétences formations et soutenir la SFD 2008- formation ; Qualité des requises pour la 2.3.2. Renforcer participation du personnel APIM-Mali Structures 2010 PV des sessions formation, ressources supports Nombre les capacités du selon les besoins ; d’appui de formation disponibles de participants personnel Indicateurs de SFD portée et de Compétence 2.3.2.3 Évaluer l'impact des CPA / SFD 2008- rentabilité Rapport technique et formations sur la gestion des APIM-Mali Structures 2010 Forces et d’évaluation disponibilité des SFD d’appui faiblesses des données formations Nombre de visites 2.3.2.4 Organiser des visites 2008- d’échanges Compte rendu APIM-Mali CPA / SFD Intérêt des SFD d'échanges. 2012 SFD et personnes de visite concernées SFD et Nature et qualité Compétences 2.3.3.1 Élaborer un plan de APIM-Mali CPA/SFD des mesures Plan de techniques et communication en direction 2009 2.3.3. Sensibiliser Structures (approche, cibles, communication ressources des membres des SFD ; les membres sur d’appui moyen identifié) financières leurs droits et APIM-Mali Nombre de Supports de devoirs 2.3.3.2 Mettre en œuvre les SFD CPA/SFD campagnes de communication Les populations et 2009 actions de communication. Structures sensibilisation (dépliant, les SFD y adhèrent d’appui Population cible passage TV) 56 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Liste des appuis Document de 2.4.1.1 Appuyer identifiés stratégie Compétence l'actualisation de la stratégie CPA / SFD Liste des critères actualisée de technique et de pérennisation de l'APIM- APIM-Mali structures 2008 de performance l’APIM ressources Mali et l'accompagner de d’appui Disponibilité du Contrat de insuffisantes manière dégressive ; plan d’affaires performance CPA / SFD Liste des appuis Compétence 2.4.1.2 Appuyer Plan d’affaires structures identifiés technique et l'actualisation de son plan APIM-Mali 2008 actualisé de d’appui Liste des critères ressources d'affaires ; l’APIM de performance insuffisantes 2.4.1.3 Accompagner la mise structures Ressources 2.4.1 Renforcer Contrat de 2.4 Soutien aux en œuvre de son plan CPA/SFD d’appui 2008 Liste des appuis financières les capacités performance efforts de d'affaires ; APIM-Mali insuffisantes techniques et l'association 2.4.1.4 Suivre et évaluer la APIM-Mali, Liste des Rapport de suivi institutionnelles CPA/SFD Compétence professionnelle mise en œuvre de son plan structures 2009 indicateurs de évaluation du de l'APIM-Mali technique des SFD afin de d'affaires ; d’appui, performance plan d’affaires lui permettre de Liste des Disponibilité du CPA/SFD, jouer pleinement 2.4.1.5 Renforcer les formations plan de Ressources CFBM, son rôle et de capacités des ressources APIM-Mali 2009 Nombre et qualité formation financières structures s'autonomiser humaines ; des formations Rapports de insuffisantes d’appui, dispensées formation Code de Nombre de SFD Ressources 2.4.1.6 Appuyer le suivi du déontologie sensibilisé sur le humaines et respect du code d'éthique et APIM-Mali CPA/SFD disponible et code de financières sont de déontologie. respect par les déontologie disponibles membres 2.4.2 Appuyer la 2.4.2.1 Appuyer Compétence conduite de Liste de nouvelles l'actualisation du plan de Plan de technique et missions APIM-Mali CPA/SFD 2008 orientations et communication de l'APIM- communication ressources communes à la activités Mali ; financières profession 57 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Engouement des 2.4.2.2 Soutenir les actions Nombre et nature Évolution du populations pour de communication sur le CPA / SFD 2008- de la taux de APIM-Mali les SFD et secteur en direction de la SFD, 2012 communication et pénétration des engagement des population ; zones couvertes SFD SFD 2.4.2.3 Accompagner 90% des SFD ont Implication des SFD techniquement recours à la Compétence l'opérationnalisation de la APIM-Mali CPA / SFD centrale Données technique et centrale d'échanges 2008 SFD CCS /SFD, d’échanges fournies ressources d'informations sur la clientèle d’informations sur financières des SFD membres (option la clientèle insuffisantes actuelle) ; 2.4.2.4 Appuyer la SFD Rapport de réalisation d'études portant APIM-Mali Qualité de l’étude Les préoccupations CPA / SFD 2009 l’étude réalisée sur des préoccupations réalisée ont été identifiées CCS /SFD, et validée communes des membres. 2.4.3.1 Réaliser une étude Rapport de APIM mali Qualité de l’étude Les préoccupations de viabilisation institutionnelle APIM-Mali 2009 l’étude réalisée CPA / SFD réalisée ont été identifiées et financière du CFBM et validée 2.4.3.2 Créer Nombre de SFD et APIM-Mali Niveau d’implication 2.4.3 Favoriser l’environnement et de banques Rapport APIM-Mali CPA / SFD 2008 des acteurs l’organisation favorables au impliquées dans la d’activités l'autonomisation CCS /SFD insuffisant fonctionnement du CFBM gestion et l'appropriation APIM-Mali Ressources du CFBM par la 2.4.3.3 Accompagner le le CPA / SFD Liste et nature du Contrat de humaines et APIM-Mali 2008 CFBM vers l'autonomisation CCS /SFD soutien performance financières profession insuffisantes 2.4.3.4 Apporter une APIM-Mali Ressources assistance technique au CPA / SFD 2008- Liste et nature de Rapport humaines et APIM-Mali CFBM (soutenir la poursuite CCS /SFD 2010 l’appui d’activités financières des appuis de CAPAF) insuffisantes 58 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables APIM-Mali Rapport de Compétences 2.4.3.5 Accompagner la mise Nombre de CPA / SFD 2008- formation techniques et en œuvre du plan d'affaires APIM-Mali sessions de CCS /SFD 2012 Contrat de ressources du CFBM formation performance financières 2.4.3.6 Suivre et évaluer la Liste des Rapport de suivi APIM mali Compétence mise en œuvre de son plan APIM-Mali 2009 indicateurs de évaluation du CPA / SFD technique d'affaires performance plan d’affaires 59 Axe stratégique 3 : Favoriser un accès large et diversifié aux services financiers par la mise en place de mécanismes et outils innovants et adaptés tout en approfondissant l'articulation SFD-SFD et SFD avec le secteur bancaire et autres institutions financières. Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.1.1.1 Réaliser des études Nombre de zones Compétences de diagnostic pour chacune CCS / SFD d’implantation ; Carte techniques et des zones concernées et CPA / SFD SFD 2008 Critères de rentabilité d’implantation ressources identifier les zones de APIM-Mali économique financières 3.1.1 Identifier rentabilité ou non les contraintes et Compétences 3.1.1.2 Actualiser la carte CCS / SFD Liste régionale des Carte potentialités des techniques et d'implantation des SFD à CPA / SFD SFD 2008 zones potentielles d’implantation zones ressources toutes les régions du pays APIM-Mali d’implantation nationale insuffisamment financières desservies Nature des stratégies 3.1.1.3 Elaborer les Un plan Intérêt des SFD et CCS / SFD d’approche et liste stratégies d'approches de stratégique volonté de l’Etat à CPA / SFD SFD 2008 des mécanismes ces zones et les mécanismes d’implantation favoriser 3.1 Favoriser APIM-Mali d’implantations incitatifs d'implantation de SFD des SFD l’implantation une élaborés couverture 3.1.2.1 Identifier les équitable du partenaires pouvant Liste des partenaires Volonté SFD Répertoire des territoire s'engager sur un moyen et CPA / SFD 2008 et la qualité des d’engagement des APIM-Mali partenaires national long terme dans cette ressources identifiées partenaires 3.1.2. démarche Accompagner la Répertoire des création ou SFD ou Liste de SFD ou l'implantation de 3.1.2.2 Identifier et CCS/SFD initiatives 2008- initiatives nouvelles Implication des SFD dans ces sélectionner les SFD ou CPA / SFD SFD nouvelles dans 2012 identifiées, critères différents acteurs zones avec une nouvelles initiatives APIM-Mali les zones de sélection logique insuffisamment d'entreprise desservies Plan de 3.1.2.3 Elaborer le plan de CCS/SFD développement et Plan de Compétences et développement de ces SFD CPA / SFD 2009 APIM-Mali mesures développement ressources et l'accompagner d’accompagnement 60 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables Les indicateurs de Rapports de La pertinence des 3.1.2.4 Suivre et évaluer la CCS/SFD 2009- réalisation CPA / SFD suivi et indicateurs et des mise en œuvre APIM-Mali 2012 répertoriés et d’évaluation contraintes évalués 3.2.1.1 Réaliser une étude Liste des contraintes d’opportunité pour CCS/SFD et des avantages Rapport de Contraintes ont été APIM-Mali 2008 consolider ou créer les CPA / SFD identifiés, Qualité de l’étude bien identifiées organes financiers l’étude 3.2.1.2 Accompagner les CCS/SFD Liste des mesures et Compétences et Rapport transformations APIM-Mali CPA / SFD 2009 mécanismes ressources d’activité 3.2.1 Favoriser la institutionnelles à opérer APIM-Mali d’accompagnement financières consolidation 3.2.1.3 Accompagner 3.2 et/ou la création l’institution les mécanismes Approfondir le CPA / SFD d’organes de refinancement pour le Nombre de nouveaux Rapport Compétences lien entre les APIM-Mali CCS/SFD 2010 financiers pour les développement de produits produits d’activité techniques SFD et le SFD financiers adaptés aux secteur besoins des SFD bancaire et 3.2.1.4 Faciliter, par des créer le lien SFD mécanismes adaptés, Liste des avec le CCS/SFD Rapports de Ressources l'accès de ces institutions à APIM-Mali 2010 mécanismes mis en secteur des CPA/SFD négociation insuffisantes des ressources longues à place assurances un coût acceptable 3.2.2.1 Exploiter et mettre en œuvre les 3.2.2 Renforcer APIM-Mali recommandations de Nombre de produits Rapports les relations entre SFD CPA / SFD Environnement l’étude du PDSF sur 2008 financiers identifiés d’activités des les SFD et le CCS/SFD favorable relations banques- SFD - et développés SFD secteur bancaire assurances et toutes autres études existantes 61 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.2.2.2 Développer des mécanismes adaptés pour Nombre de prêts à Implication des l'accès des SFD à des prêts CPA/SFD 2008- moyen et long Contrats de SFD banques à moyen et long terme APIM-Mali 20012 termes octroyés aux prêts conclus commerciales auprès des banques SFD commerciales 3.2.2.3 Mener des réflexions et identifier les SFD Nombre de Rapports et Volonté de mécanismes et conditions APIM-Mali CPA/SFD 2008 mécanismes accords de coopération des d’une saine concurrence et fonctionnels partenariat acteurs concernés complémentarité entre les SFD et les banques 3.2.2.4 Identifier les segments de marché pour Nombre de segments Qualité du lesquels les collaborations SFD de marchés identifiés Rapports et diagnostic et entre banques et SFD APIM-Mali CPA/SFD 2008 et nombre de accords de volonté de peuvent se développer et mécanismes partenariat collaboration des élaborer les mécanismes appropriés élaborés acteurs appropriés 3.2.2.5 Renforcer la Nombre d’accord de collaboration pour la APIM-Mali partenariat pour la diffusion de produits SFD Accords de CPA/SFD 2008 diffusion de produits spécifiques tels que le partenariat spécifiques identifiés transfert d'argent, étudier les nouvelles opportunités 3.2.3 Favoriser le Liste et nombre des 3.2.3.1 Etudier les rapprochement produits de modalités de placements SFD CPA/SFD Accords de Volonté des entre les SFD et 2008 placement et nombre des liquidités des APIM-Mali placement assureurs les compagnies d’accords de assurances au sein des SFD d'assurance placement signés 62 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.2.3.2 Etudier les risques Le nombre de risques de la microfinance pouvant SFD CPA/SFD est identifié ; Qualité Rapports Implication des être couverts par des 2008 APIM-Mali de l’étude et des d’activité assurances produits d'assurance contrats d’assurance adaptés 3.2.3.3 Réaliser une étude de faisabilité sur la Liste des avantages pertinence d’une liés à une collaboration entre les SFD SFD CPA/SFD collaboration ; Les contraintes 2008 Rapport d’étude et les compagnies APIM-Mali Nature et nombre de identifiées d'assurance pour la mécanismes distribution de proximité identifiés des produits d'assurance 3.2.3.4 Renforcer les Compétence capacités des ressources SFD CPA/SFD Nombre d’élus et de Rapports de technique et humaines des SFD (élus 2008 APIM-Mali techniciens formés formation disponibilité des techniciens) sur les ressources assurances 3.3 3.3.1.1 Identifier tous les Développeme fonds de financement et les Coopération des Liste de fonds de nt de fonds de garanties existants SFD Rapport ministères logeant financement et de nouveaux dont le FDE et en réaliser CPA / SFD APIM-Mali 2009 d’identification les différents fonds. garantie identifiés et produits et un diagnostic et mettre en et de diagnostic Qualité des 3.3.1 Faire un évalués mécanismes œuvre les conclusions et diagnostics état des lieux des afin de recommandations mécanismes toucher des Les différents existants et clientèles 3.3.1.2 Identifier les acteurs fournissent améliorer leur spécifiques mécanismes non financiers Nombre de les informations et efficacité SFD insuffisamme d'accompagnement de mécanismes non Rapport de ont développé des CPA / SFD APIM-Mali 2009 nt servies et l'accès au crédit de financiers identifiés diagnostic activités dans le diversifier certaines cibles et en et diagnostiqués domaine requis ; l'offre réaliser un diagnostic. Qualité du diagnostic 63 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.3.1.3 Poursuivre l’analyse sur la fixation des SFD Le manque 2008- Baisse moyenne des Statistiques taux d’intérêt et inciter les CPA/SFD APIM-Mali d’efficacité et de 2009 taux d’intérêt nationales SFD à plus d’efficacité en CCS/SFD volonté des SFD vue de les alléger Les différents 3.3.2.1 Réaliser une étude acteurs fournissent afin d'identifier les Nombre de les informations et mécanismes possibles en SFD mécanismes Rapport ont développé des intégrant l'expérience CPA / SFD APIM-Mali 2009 fonctionnels d’études activités dans le d'autres pays et les identifiés domaine requis expériences de services non Qualité des financiers diagnostics Les différents 3.3.2 Mettre en 3.3.2.2 Réaliser une étude Nombre et acteurs fournissent place des SFD les informations et mécanismes de faisabilité des pertinence des Rapport CPA / SFD APIM-Mali 2009 ont développé des spécifiques pour mécanismes jugés mécanismes d’études pertinents pour le Mali identifiés activités dans le favoriser l'accès domaine requis ; au crédit des Qualité du diagnostic PME-PMI et des 3.3.2.3 Mettre en place artisans Les ressources des nouveaux mécanismes, CPA / SFD Nombre de 2009- Conventions et techniques et avec la participation de SFD APIM-Mali structures appuyées, 2012 accords cadre financières sont prestataires de services Typologie des appuis disponibles non-financiers Nombre de session 3.3.2.4 Renforcer les Engouement des de formation, de capacités des SFD pour SFD Rapport de SFD ; Ressources CPA / SFD 2009 personnes formées, l'approche appropriée de APIM-Mali formation financières et qualité des ces cibles. disponibles supports distribués 64 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.3.3.1 Identifier de nouveaux mécanismes, renforcer les mécanismes SFD Nombre et nature Volonté de Rapport existants de garantie en CPA / SFD APIM-Mali 2008 des mécanismes coopération des d’évaluation faveur de la création identifiés et renforcés SFD d'entreprise par les jeunes et y intéresser les SFD 3.3.3.2 Mettre en place 3.3.3 Mettre en Les ressources des nouveaux mécanismes, CPA / SFD place des 2008- Nombre de Conventions et techniques et avec la participation de SFD APIM-Mali mécanismes 2012 structures appuyées accords cadre financières sont prestataires de services spécifiques pour disponibles non-financiers favoriser l'accès 3.3.3.3 Opérationnaliser les au crédit des mécanismes jeunes porteurs Nombre d’outils Rapport d’accompagnement non SFD 2008- Ressources de MPE CPA / SFD performants d’activités ou financiers en complément APIM-Mali 20012 financières identifiés d’évaluation des prêts des SFD et des mécanismes de garanties Nombre de session 3.3.3.4 Renforcer les CPA / SFD de formation, de Compétences capacités des SFD pour 2008- Rapport de APIM-Mali SFD personnes formées, techniques et l'approche appropriée des 2012 formation et qualité des adhésion des SFD jeunes porteurs supports distribués 3.3.4 Renforcer 3.3.4.1 Identifier les zones Adhésion des l'accès des géographiques où l'offre de SFD Nombre de zones de Carte de la zone femmes aux femmes aux services financiers CPA/SFD APIM-Mali 2008 déficits de produits de déficits services financiers services financiers spécifiques en direction des financiers spécifiques spécifiques sur l'ensemble du femmes est insuffisante 65 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables territoire 3.3.4.2 Développer une Caractéristique des Adhésion des offre adaptée en direction segments de marché, femmes ; des femmes sur différents liste des avantages Acceptation et segments de marché, avec CPA/ SFD Rapport 2008- comparatifs et pertinence des la participation de SFD APIM-Mali d’activité ou 2010 nombre de produits avantages prestataires de services dévaluation en direction des comparatifs ; non-financiers et à faciliter femmes rurales et Pertinence des leur entrée dans la clientèle urbaines segments identifiés des SFD 3.3.5.1 Collecter et compléter les études de Liste des études faisabilité de mécanismes CPA/ SFD collectées ; Nombre Pertinence des d'assurance pour faire face APIM-Mali SFD 2009 Rapport d’étude de mécanismes données aux aléas climatiques et d’assurance identifiés mettre en œuvre les recommandations 3.3.5 Favoriser le 3.3.5.2 Collecter et développement compléter les études sur les Compétence des de produits et modalités pertinentes de Liste des modalités Rapport SFD à évaluer le mécanismes financement des filières CPA/ SFD de financement ; d’études ; risque de crédit adaptés pour le agricoles, en diffuser les APIM-Mali SFD 2009 Nombre Rapport agricole ; Niveau de financement des résultats et accompagner d’exploitations d’activités des diversification des filières agricoles les SFD et les structures agricoles financés SFD produits proposés et de pouvant offrir des services l'investissement non financiers dans la mise en milieu rural en œuvre 3.3.5.3 Collecter et complèter les études sur Typologie des Capacité des SFD à les produits de crédit CPA/ SFD produits proposés ; évaluer le risque Rapport leasing pour le financement APIM-Mali SFD 2009 Nombre de produit crédit et gérer les d’études des équipements en de crédits de leasing opérations de s'inspirant des expériences octroyés leasing d'autres pays 66 Objectifs Actions Modalités Acteurs Délais Indicateurs Moyens de Suppositions spécifiques Responsables Impliqués objectivement vérification critiques vérifiables 3.3.5.4 Mettre en place APIM-Mali Nombres de SFD Conventions et Adhésion des SFD ces nouveaux produits, CPA/ SFD appuyés accords cadre ; et de leurs clients avec la participation de SFD 2009 Liste des nouveaux Rapports aux nouveaux prestataires de services produits mis en place d’activités produits non-financiers. Qualité, 3.3.6.1 Etudier la accessibilité et faisabilité de l'introduction pertinence des de produits novateurs au CPA/ SFD Nombre de produits Rapport APIM-Mali 2009 produits proposés ; Mali tels que le financement SFD novateurs identifiés d’études Adhésion des de l'habitat social par les populations à ces SFD nouveaux produits 3.3.6.2 Etudier la Qualité et CPA/ SFD Nombre de produits faisabilité de l'introduction Rapport pertinence des 3.3.6 Favoriser le APIM-Mali SFD 2009 de micro finance de produits de micro d’études informations développement identifiés assurance disponibles de nouveaux Nombre d’acteur de marchés par Adhésion des 3.3.6.3 Etudier la micro finance l'offre de produits CPA/ SFD 2008- Rapport populations à ce faisabilité de l'introduction APIM-Mali utilisant la monétique novateurs par les SFD 2012 d’études nouveau mode de de la technologie bancaire ou la téléphonie SFD transaction mobile Capacité des 3.3.6.4 Mettre en place CPA/ SFD 2008- Liste et nombre de Conventions et structures à gérer les produits de SFD APIM-Mali 2012 produits rentables, accords cadre les nouveaux financement islamique produits 3.3.6.5 Mettre en place Capacité des CPA/ SFD ces nouveaux produits dans 2008- Liste et nombre de Conventions et structures à gérer SFD APIM-Mali le respect de la recherche 2012 produits rentables, accords cadre les nouveaux de la viabilité produits 67 V MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’ACTIONS DE LA SNMF V.1 Rappel de quelques principes
126. La mise en œuvre du plan d’actions s’appuiera sur quelques principes dont les plus importants portent sur : - l’efficacité et la pérennité sur la base d’accords liés aux performances pour toutes les actions d’appui financier et technique au profit des institutions de microfinance ainsi que les autres acteurs ; - le respect des options des SFD et de la conduite privée de leurs opérations en visant la viabilité et la pérennité ; - la mise en exergue des potentialités nationales tant au niveau des appuis techniques que des appuis financiers ; - le développement de synergies entre les différents acteurs intervenant dans le secteur ; - la recherche d’économie d’échelle par une mise en commun des efforts pour appuyer le secteur. V.2 Rôle des acteurs dans le cadre de l’exécution du PA / SNMF
127. Au-delà de leur mandat propre, les rôles et responsabilités des acteurs pour l’exécution adéquate de la SNMF, sont définis comme suit : Le Gouvernement • Adopter les mesures permettant le développement économique du pays, notamment pour le développement rural et le secteur privé ; • Valider la SNMF ; • Impliquer le CPA /SFD. Le Ministère de l’Économie, de l’industrie et de commerce • Mettre en place et coordonner les mécanismes de mise en œuvre du PA/SNMF, • Assurer la coordination avec les autres ministères impliqués dans le secteur de la microfinance, • Prendre entente avec les PTF pour le financement du PA/SNMF, • Prendre les mesures nécessaires pour créer le Comité de Pilotage et s’assurer de la révision des textes administratifs pour le GCNM, son secrétariat et le CPA/SFD, • Assurer la présidence du Comité de Pilotage, • Mettre en place les procédures administratives et de trésorerie pour assurer le financement et les décaissements prévus du PA/SNMF • Mettre en application les recommandations de financement du Comité de Pilotage. Le Ministère des Finances • Décentraliser les activités de contrôle et de surveillance dans les différentes régions et donner un ancrage institutionnel adéquat pour permettre à la CCS /SFD de réaliser efficacement son mandat ; • Réguler le secteur. Le Groupe Consultatif National pour la Microfinance (GCNM) • Mettre en place un secrétariat permanent (le CPA crée en son sein un secrétariat permanent pour animer le GCNM) • Coordonner et suivre l’exécution de la SNMF ; • Donner des avis sur le budget du PA/SNMF et les rapports d’exécution budgétaire ; • Assurer les liaisons avec les PTF ; • Valider les programmes d’appui à la SNMF. 70 • Procéder à la concertation du secteur ; Le Centre de Promotion et d’Appui des SFD (CPA-SFD) • Mener les actions en faveur du secteur et notamment pour la création d’organes financiers et le regroupement des SFD ; • Participer à la coordination et à l’harmonisation des procédures d’intervention des SFD ; • Réaliser des études pour le développement du secteur dont la faisabilité d’un fonds de garantie et d’un fonds national de sécurité ; • Instruire les demandes de financement des acteurs et faire des recommandations au CPFPA ; • Préparer les budgets annuels du programme; • Produire les rapports annuels; • Établir les contrats de performance pour signature par le président du CPFPA; • Exécuter les études spécifiques requises pour la réalisation de son mandat; • Procéder aux passations de marché; • Exécuter techniquement les budgets; • Exécuter toute autre tâche demandée par le CPFPA. La Cellule de Contrôle et de Surveillance des SFD (CCS-SFD) • Procéder à la surveillance du secteur ; • Fournir les autorisations d’exercice ou les retirer ; • Introduire les ajustements nécessaires avec le nouveau cadre légal et réglementaire ; • Procéder à la rationalisation du secteur ; • Appuyer le renforcement des capacités des faîtières à assumer leur rôle de contrôle délégué. La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) • Produire un plan d’introduction des ajustements suite à l’adoption du nouveau cadre légal et réglementaire (nouvelle loi et nouveau référentiel comptable) ; • Élaborer les instructions pour l’introduction de ces ajustements ; • Appuyer la CCS / SFD et l’APIM pour l’introduction des ces ajustements auprès des SFD. L’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIM – Mali) • Assurer la réalisation de son mandat de base, c’est-à-dire la représentation, la défense de l’intérêt de ses membres et le transfert d’information ; • Agir comme prestataires de services pour apporter des appuis techniques, notamment dans le domaine de la formation au travers du CFBM ; • Améliorer son offre de services à ses membres ; • Mettre en place un mécanisme d’échange d’information sur la clientèle ; • Appliquer le code de déontologie ; • Favoriser les rattachements et les services en commun ; • Favoriser la généralisation du mécanisme de notation des SFD ; • Favoriser la formation des prestataires de services liés au secteur. Les systèmes financiers décentralisés (SFD) • Gérer de façon efficace, sécuritaire leurs opérations et assurer leur bonne gouvernance ; • Procéder au renforcement de leur capacité ; • Introduire des méthodes de gestion adéquate et modernisée ; • Élaborer et exécuter des plans d’affaires ; • Rendre accessible l’offre de services dans les zones à potentiel, moins bien couvertes ; 71 • Développer des produits adaptés notamment pour les femmes, les jeunes, le secteur rural et les MPME et pour d’autres produits financiers connexes ; • Améliorer l’efficacité de leurs opérations ; • Répondre aux exigences afin de bénéficier de refinancement. Les institutions financières nationales et internationales • Assurer la sécurité des dépôts des SFD ; • Accorder des refinancements aux SFD ; • Établir des partenariats pour l’offre de services financiers. Les partenaires techniques et financiers • Contribuer au financement de la réalisation de la SNMF, en intervenant directement avec des structures, en coordination avec le GCNM en utilisant le CPA/SFD, notamment en créant un fonds commun d’appui à sa réalisation ; • Participer aux tables rondes de bailleurs de fonds ; • Fournir des appuis techniques ; • Faire valider leurs actions exécutées directement auprès de structures par le CNM ; • Fournir les informations sur l’état de réalisation de leur programme et sur les budgets accordés. V.3 Rôles des acteurs dans le cadre institutionnel d’exécution du Plan d’Actions
128. Le cadre institutionnel de mise en œuvre du plan d’actions figure en annexe 1. L’exécution du PA-SNMF, dans un souci d’utilisation des procédures nationales, sera assurée par le CPA/SFD dépendant du Ministère de l’Economie. Il assure l’exécution du PA-SNMF et coordonne les structures impliquées dans la mise en œuvre du PA-SNMF : le Secrétariat Général, le GCNM, la CCS / SFD, l’APIM-Mali, les SFD, les structures d’appui et les PTF.
129. L’ensemble des acteurs introduira directement leurs requêtes de financement auprès du CPA/SFD. Celui-ci sera chargé de les traiter et de les soumettre au comité de pilotage pour avis avant tout financement.
130. Les bailleurs de fonds intervenant dans le financement du secteur peuvent faire réaliser par le CPA/SFD leurs programmes en faveur du secteur sans que cela ne soit subordonné à l’accord préalable d’autres bailleurs dont les ressources sont déjà gérées à travers le CPA/SFD.
131. Cette approche a l’avantage d’éviter la multiplication des unités d’exécution. Elle permet par ailleurs une convergence et une meilleure canalisation des efforts de mobilisation de ressources et s’inscrit dans le cadre de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide. Elle permet en outre un meilleur suivi de la mise en œuvre du plan et l’utilisation des procédures nationales. V.4 Organisation institutionnelle de la SNMF
132. La responsabilité de la mise en œuvre de la stratégie et de son plan d’actions relève du Ministère de tutelle qui est le Ministère de l’Economie de l’Industrie et du Commerce (MEIC). Les structures ou organes retenus pour la mise en œuvre du Plan d’Actions de la Stratégie Nationale de Microfinance sont : - le Groupe Consultatif National pour la Microfinance (GCNM) ; - le Comité de Pilotage du Financement du Plan d’Actions (CPFPA/SNMF) ; - le CPA/SFD. i) Le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce
133. Le MEIC, ministère de tutelle, est responsable de la mise en œuvre du plan d’actions. Il assure à travers les structures impliquées la mise en œuvre du PA-SNMF. Il gère en 72 outre les différents programmes nationaux et les contributions financières des partenaires au développement conformément aux accords qui seront élaborées.
134. Le Secrétaire Général du MEIC assure la présidence du Comité de pilotage. Il signe, pour le compte du ministère de tutelle, les différents contrats qui seront élaborés dans le cadre de la mise en œuvre des programmes. Le président du GCNM est également responsable de la coordination ministérielle en ce qui concerne la microfinance. ii) Le Groupe Consultatif National pour la Microfinance (GCNM) 1. Création
135. Le Groupe Consultatif National pour la Microfinance (GCNM) a été créé par décret N° 06 041 / P-RM du 03 février 2006. Il regroupe en son sein l’ensemble des acteurs du secteur de la microfinance et les représentants des différents ministères. Son secrétariat est assuré par le CPA/SFD. 2. Mission /attributions
136. Le GCNM est le mécanisme formel de prise de décision conjointe entre le Gouvernement, les acteurs du secteur et les partenaires techniques et financiers impliqués dans la mise en œuvre de la politique en matière de microfinance. Il a également pour rôle de renforcer la concertation entre les SFD, les institutions étatiques impliquées en microfinance et les PTF.
137. Le GCNM est le niveau supérieur de coordination du Plan d'Actions. Il est l'organe chargé du suivi de l'exécution de la politique. Il a pour mission essentiellement de veiller à ce que les activités réalisées s'inscrivent dans la droite ligne des orientations stratégiques de la Stratégie Nationale de microfinance et proposer les mesures susceptibles de contribuer au développement du secteur. Il est également responsable de donner des avis sur le secteur auprès des autorités. Pour réaliser le suivi, le GCNM dispose d’un secrétariat permanent, dont le CPA/SFD a la responsabilité. Ce secrétariat est responsable de mettre en place des mécanismes de suivi de la réalisation du PA/SNMF, de produire régulièrement des rapports de suivis du secteur, du PA/SNMF et de la mobilisation de fonds. Il pourra également devoir effectuer des études transversales ou d’impact pour évaluer les effets du PA/SNMF.
138. Il est chargé de l’orientation, du pilotage et du suivi du développement de la microfinance au Mali. Sur la base du dispositif de suivi-évaluation mis en place, le GCNM assure le suivi des risques ainsi que la réalisation des hypothèses.
139. Ses attributions seront étendues pour en faire l’organe de validation de l’ensemble des programmes de microfinance ou à composante microfinance à exécuter sur le territoire national.
140. Il se réunira au moins deux fois par an, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la stratégie et de son plan d’actions, sur convocation de son Président ou des deux tiers de ses membres et en cas de besoin. 3. Composition
141. Le GCNM est composé des principaux représentants du secteur financier, des structures d’encadrement du secteur de la microfinance, des PTF et des ministères et de chambres de représentation. Il s’agit, notamment des représentants des ministères, de l’APIM-Mali, de la BCEAO, de l’APBEF, du CPA/SFD, de la CS/SFD, de huit PTF et de trois chambres de métiers.
142. Le Secrétariat du GCNM est assuré par le CPA/SFD. iii) Le Comité de Pilotage du Financement du Plan d'Actions (CPFPA) 73
1. Création
143. Le Comité de Pilotage du Financement du Plan d'Actions (CPFPA) est créé par arrêté du Ministre chargé de l’Economie. Ses membres sont nommés par décision du Ministre chargé de l’Economie sur proposition des responsables des structures membres du comité de pilotage.
2. Mission /attributions
144. Le Comité de Pilotage est l'organe chargé de veiller à ce que les activités du plan d’actions soient réalisées conformément à la description du plan d'actions. En outre, il assure le pilotage opérationnel entre les différents partenaires qui contribuent à la planification et à la mise en œuvre des activités du plan d'actions. Le Comité de pilotage donne les approbations de financement pour tous les bénéficiaires des fonds gérés par le CPA/SFD.
145. Les principales tâches du comité de pilotage sont les suivantes : • Approuver les plans de travail et les budgets du Mécanisme de financement Commun et les autres mécanismes; • Approuver les documents de planification et les rapports de progression du CPA/SFD; • Approuver les documents d’appel d’offre et les recommandations de passation de marché; • Approuver le manuel de procédures pour le CPA/SFD; • Approuver les demandes pour le financement des projets, conformément aux conditions définies au manuel de procédures; • Coordonner les revues annuelles, les missions d’évaluation du mécanisme de financement du PA/SNMF; • Engager les missions d’audit des programmes du mécanisme de financement du PA/SNMF; • Approuver et signer le contrat de performance avec les bénéficiaires de fonds; • Approuver les termes de référence des études menées par le CPA/SFD ; • Donner son avis sur le recrutement de l’assistance technique.
146. Le Comité de Pilotage peut se réunir plus fréquemment en fonction de l'urgence des dossiers à examiner.
3. Composition
147. Le Comité de Pilotage du financement du Plan d'Actions (CPFPA) est composé de représentants issus des structures directement concernées par le secteur de la microfinance, notamment : - Président : Secrétaire Général du Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce. - Membres : o Au titre de l’Etat : CCS/SFD, CPA/SFD o Au titre du secteur : Deux représentants désignés par l’APIM-Mali, o Au titre des partenaires techniques et financiers : Deux représentants, des partenaires techniques et financiers participant au financement de la stratégie nationale et de son plan d’actions et dont le programme est exécuté par le CPA/SFD.
148. Le CPA/SFD assurera le secrétariat du Comité de Pilotage du Financement du Plan d’Actions. Les PTF présents au comité ont le droit de vote lorsque leurs programmes sont concernés. Dans le cas contraire ils sont observateurs. 74 V. 5 Organisation de la gestion financière
149. La gestion financière du plan d’actions est de la responsabilité du Ministère de tutelle à travers le CPA/SFD.
150. Elle s’effectuera conformément aux lignes directrices des procédures nationales en vigueur en la matière. V. 6 Modalité de mise en œuvre du Plan d’Actions
151. Le comité de pilotage est responsable de la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie nationale et de son plan d’actions, à ce titre : • Il s’assure que le financement de l’exécution de la stratégie peut être disponible et effectue les démarches nécessaires pour que l’ensemble des actions puisse être financé ; • Il veille à ce que les partenaires d’exécution réalisent les actions telles que définies au plan d’actions et intervient en cas de manquement ; • Il suit régulièrement l’évolution du secteur, les indicateurs du plan d’actions et la situation de la mobilisation des fonds ; • Il donne des avis aux PTF sur la meilleure utilisation des fonds disponibles. Cette tâche l’amènera également à donner des avis sur les demandes de financement transmises par les SFD via leur plan d’affaires ; • Il mène des études spécifiques pour le développement du secteur ;
152. Le financement de la SNMF et de son plan d’actions sera assuré par les différents programmes élaborés avec les PTF intéressés en tenant compte de leurs contraintes en matière de procédures et de politique d’intervention. Ces PTF intéressés à utiliser le CPA/SFD fourniront, si nécessaire, les ressources financières supplémentaires au CPA/SFD et en respectant, sauf exception, les procédures nationales, ses politiques salariales et les conditions de travail de son personnel qui sont ajustées afin de disposer d'un personnel compétent
153. Un fonds commun, initié par deux PTF, pour contribuer au financement du PA SNMF, est mis en place. Ce fonds est ouvert aux PTF intéressés à joindre leurs efforts pour le financement du plan d’actions. Les PTF ne pouvant pas participer à ce mécanisme élaboreront leur propre programme d’intervention.
154. Les PTF peuvent également intervenir directement auprès des structures bénéficiaires de leurs appuis. Dans le cas d’espèce, il est recommandé que le comité de pilotage soit informé et associé. Ceci permettra au GCNM et au CPFPA de donner des avis et de comptabiliser les appuis indirects à la réalisation de la SNMF et aux CPFPA d’en tenir compte dans l’allocation budgétaire
155. Le GCNM, responsable principalement du suivi de la réalisation de la SNMF devra faire élaborer par son secrétariat, sur une base semestrielle : • Les indicateurs d’évolution du secteur ; • Les indicateurs de la réalisation des modalités et des résultats du plan d’actions ; • La situation de la mobilisation de fonds.
156. Le CPA/SFD devra faire des rapports de suivis semestriellement et faire des recommandations. Il sera chargé également de réaliser des études transversales afin d’évaluer certains aspects qui ne peuvent l’être par de simples indicateurs. Les termes de référence des études d’intérêt pour le secteur seront également élaborés par ce service, ainsi que ceux pour l’évaluation de la SNMF. 75 CADRE INSTITUTIONNEL DE LA MISE EN ŒUVRE DU PA/SNMF MEIC Table ronde _____ _____________ des PTF - Mise en œuvre de la SNMF Soumission et validation des programmes - Président GCNM GCNM - Coordination _______________________________________ ministérielle - Orienta tion et suivi de l’exécution - Validation des programmes - Donner des isavpour le secteur PTF - Évaluation de la réalisation de la SNMF utilisateurs Du CPA/SFD des Financement Comité de Pilotage du Financement du Plan d’Action (CPFPA) ___________________________________________ Secrétariat général - Coordination de l’exécution du PA/SNMF ___________________ - Attribution des financements - Président du CPFPA - Coordination des opérations avec les PTF Centre de Promotion et d’Appui des SFD Secrétariat du GCNM ___________________________________________ Participation des acteurs au GCNM CPA/SFD Préparation des budgets et production de rapports - _________________________ - Instruction des demandes de financement - Suivi et évaluation du - Établissement des contrats de performance PA/SNMF Liens fonctionnels - Exécution d’études - Animation du GCNM - Passation de marché - Exécution technique des budgets Légende Acteurs du secteur Liens CCS/SFD, CPA/SFD, APIM Mali, SFD, autres hiérarchiques Transmission des demandes de financement - 76 VI. LE BUDGET DE LA STRATEGIE NATIONALE ET DU PLAN D’ACTIONS
157. Le Budget global sur la période 2008 – 2012 dont le tableau synthèse figure en annexe 3 est évalué à 35,19 milliards de F CFA. Le budget est un budget indicatif d’ensemble dont la ventilation sera adoptée annuellement par le GCNM. Il se repartit comme suit : - Axes stratégique 1 : 9,56 milliards de F CFA soit 27,2% - Axes stratégique 2 : 18,22 milliards de F CFA soit 51,8% - Axes stratégique 3 : 7,4 milliards soit 21%
158. Les mesures en cours comprennent : • La validation du document par le Gouvernement ; • La mise en place du mécanisme de financement ; • La tenue de la table ronde des bailleurs sur la SNMF. 77 Axes Objectifs Total budget Total budget stratégique 2008 2009 2010 2011 2012 Vérification par action par objectif s spécifiques Actions
1. Renforcement de l’environnement institutionnel, légal et règlementaire en vue de sécuriser le secteur et de l’accompagner dans son développement 9 556 977 250 1.1. Renforcement de l’environnement institutionnel, légal et règlementaire en vue de sécuriser le secteur et de l’accompagner dans son 499 555 000 développement Impliquer les acteurs de la microfinance dans le cadre des groupes sectoriels de réflexion sur 1.1.1. des programmes ayant une composante microfinance, notamment le Cadre Stratégique 1.1. de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) 187 855 000 80 641 000 73 766 000 15 691 000 9 816 000 7 941 000 187 855 000 37 571 000 Assurer le transfert progressif du suivi et du contrôle de la mise en œuvre des composantes 1.1.2. microfinance des différents programmes aux structures en charge du secteur. 311 700 000 174 270 000 117 030 000 10 200 000 5 100 000 5 100 000 311 700 000 62 340 000 1.2. Mise en conformité des SFD avec les nouvelles dispositions 4 648 075 750 réglementaires sur la microfinance 0 Favoriser l’appropriation des nouvelles 337 782 500 303 477 500 34 305 000 0 0 0 1.2.1. dispositions réglementaires 337 782 500 67 556 500 Diffuser le référentiel comptable au niveau 693 812 000 426 352 500 0 0 0 0 1.2.2. des acteurs du secteur 426 352 500 85 270 500 1.2. Accompagner la mise en application du 3 085 143 750 1 719 614 575 1 073 912 850 505 583 925 26 745 950 26 745 950 1 1.2.3. nouveau référentiel 3 352 603 250 670 520 650 Mettre en œuvre les dispositions rénovées des 531 337 500 0 280 102 500 231 885 000 19 350 000 0 1.2.4. actes uniformes de l’OHADA concernant les SFD 531 337 500 106 267 500 1.3. Renforcement et amélioration de la surveillance du secteur 3 338 801 500 0 Fournir des appuis à l’opérationnalisation plus 1.3.1. accrue de la supervision et de la surveillance sur le secteur 1 144 253 000 282 787 950 286 063 250 228 850 600 191 800 600 154 750 600 1 144 253 000 228 850 600 Amener toutes les initiatives de microfinance à 1.3.2. se conformer à la réglementation et aux bonnes pratiques 241 470 000 69 894 000 59 094 000 44 919 000 37 494 000 30 069 000 241 470 000 48 294 000 Renforcer le contrôle et la sécurisation du 1.3. 1.3.3. secteur 1 066 716 000 243 246 950 215 614 450 226 833 200 190 510 700 190 510 700 1 066 716 000 213 343 200 Créer et rendre opérationnel la Commission 1.3.4. Nationale pour la Microfinance pour renforcer l’ossature de contrôle 218 750 000 0 54 687 500 54 687 500 54 687 500 54 687 500 218 750 000 43 750 000 1.3.5. Décentraliser les activités de contrôle 667 612 500 3 038 750 265 948 750 195 335 000 101 645 000 101 645 000 667 612 500 133 522 500 Améliorer la qualité de l’information dans le 1.3.6. secteur 0 0 0 0 0 0 0 0 78 1.4. Renforcement de la capacité du GCNM et de la gestion concertée du 88 500 000 secteur par les différents acteurs 0 1.4.1. Opérationnaliser le GCNM 63 500 000 31 750 000 31 750 000 0 0 0 63 500 000 12 700 000 Développer, coordonner et suivre la mise en 1.4.2. œuvre de la SNMF et des programmes assimilés au plan national 25 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000 25 000 000 5 000 000 1.5. Opérationnalisation du Centre d’appui et de la promotion du secteur 982 045 000 0 0 1.5.1. Renforcer le CPA/SFD 515 675 000 295 675 000 55 000 000 55 000 000 55 000 000 55 000 000 515 675 000 103 135 000 1.5.2. Suivre, consolider et développer le secteur 466 370 000 91 820 000 60 000 000 162 900 000 60 000 000 91 650 000 466 370 000 93 274 000 9 556 977 250 3 727 568 225 2 612 274 300 1 736 885 225 757 149 750 723 099 750 9 556 977 250
2. Poursuivre l'assainissement du secteur et la consolidation des SFD, ainsi que de leur instance de représentation en vue de la professionnalisation du secteur 2.1. Assainissement et restructuration du secteur 8 712 319 500 0 2.1.1. Viabiliser les entités non affiliée à un réseau 1 217 335 500 830 390 500 199 522 500 187 422 500 0 0 1 217 335 500 243 467 100 2.1.2. Favoriser le regroupement des SFD 7 052 910 000 1 453 083 000 2 422 779 500 1 860 341 375 846 443 625 470 262 500 7 052 910 000 1 410 582 000 Accompagner la restructuration des réseaux 2.1.3 442 074 000 existants en difficulté ou non 132 389 000 181 069 000 72 616 000 28 000 000 28 000 000 442 074 000 88 414 800 2.2. Amélioration de l’organisation et de la gouvernance des SFD 7 082 060 250 0 2.2.1. Favoriser la réalisation de rating 1 336 500 000 334 125 000 427 050 000 400 950 000 116 250 000 58 125 000 1 394 625 000 278 925 000 Appuyer les SFD dans la définition d’un mode 2.2.2. d’organisation optimal 1 155 164 250 133 016 425 280 041 063 321 019 775 239 062 350 182 024 638 182 024 638 36 404 928 Accompagner les SFD dans l'élaboration et la 2.2.3 mise en œuvre de leurs plans d'affaires 1 875 915 000 359 124 000 375 183 000 383 212 500 383 212 500 375 183 000 375 183 000 75 036 600 Poursuivre l’appui aux SFD pour la mise en 2.2.4. 2 360 925 000 place de SIG en commun 248 425 000 75 000 000 37 500 000 0 0 2 360 925 000 472 185 000 2.2.5. Favoriser la mise en place de services communs 353 556 000 82 240 000 189 076 000 82 240 000 0 0 353 556 000 70 711 200 2.3. Renforcement de la participation des élus au processus de prise de décision et des compétences au sein des SFD 1 483 546 250 0 2.3.1. Renforcer les capacités des élus 400 090 000 90 875 000 132 980 000 124 235 000 26 000 000 26 000 000 426 090 000 85 218 000 2.3.2. Renforcer les capacités du personnel 851 327 500 170 265 500 297 031 000 297 031 000 43 500 000 43 500 000 894 827 500 178 965 500 2.3. Sensibiliser les membres sur leurs droits et 0 232 128 750 0 0 0 2.3.3 232 128 750 devoirs 232 128 750 46 425 750 79 2.4. Soutien aux efforts de l'association professionnelle des SFD afin de lui 946 288 632 permettre de jouer pleinement son rôle et de s'autonomiser 0 Renforcer les capacités institutionnelles de 422 425 000 2.4.1. 418 825 000 3 600 000 0 0 0 422 425 000 l'APIM/Mali 84 485 000 Appuyer la conduite de missions communes à 2.4. 2.4.2. la profession 280 655 000 96 100 000 58 555 000 42 000 000 42 000 000 42 000 000 322 655 000 64 531 000 Favoriser l'autonomisation et l'appropriation du 243 208 632 2.4.3 124 256 726 69 619 226 25 819 226 11 756 726 11 756 726 254 965 358 CFBM par la profession 50 993 072 18 224 214 632 4 473 115 151 4 943 635 039 3 834 387 376 1 736 225 201 1 236 851 864
3. Favoriser un accès large et diversifié aux services financiers par la mise en place de mécanismes et outils innovants et adaptés tout en approfondissant l'articulation SFD-SFD et SFD avec le secteur bancaire et autres institutions financières 3.1. Favoriser une couverture équitable du territoire national 1 153 140 250 Identifier les contraintes et potentialités des 3.1.1. zones insuffisamment desservies 71 585 250 71 585 250 0 0 0 0 71 585 250 14 317 050 3.1. Accompagner la création ou l'implantation de 3.1.2 SFD dans ces zones avec une logique d'entreprise 1 081 555 000 0 270 388 750 270 388 750 270 388 750 270 388 750 1 081 555 000 216 311 000 3.2. Approfondir le lien entre les SFD et le secteur bancaire et créer le lien 932 152 600 0 avec le secteur des assurances Favoriser la création d’organes financiers pour 3.2.1 27 977 500 32 000 000 55 504 300 61 507 740 41 005 160 217 994 700 les SFD 217 994 700 43 598 940 Renforcer les relations entre les SFD et le 396 625 000 3.2. 3.2.2 108 625 000 72 000 000 72 000 000 72 000 000 72 000 000 396 625 000 secteur bancaire 79 325 000 Favoriser le rapprochement entre les SFD et 317 532 900 3.2.3 115 932 900 50 400 000 50 400 000 50 400 000 50 400 000 317 532 900 les compagnies d'assurance 63 506 580 3.3 Développement de nouveaux produits et mécanismes afin de toucher des 0 clientèles spécifiques insuffisamment servies et diversifier l'offre 5 318 769 875 Faire un état des lieux des mécanismes 3.3.1 existants et améliorer leur efficacité 29 942 000 0 29 942 000 0 0 0 29 942 000 5 988 400 Mettre en place des mécanismes spécifiques 3.3.2 pour favoriser l'accès au crédit des PME-PMI et des artisans 869 810 000 0 219 560 000 229 500 000 267 750 000 153 000 000 869 810 000 173 962 000 Mettre en place des mécanismes spécifiques 3.3.3 pour favoriser l'accès au crédit des jeunes créateurs de MPE 1 982 345 875 417 345 875 391 250 000 391 250 000 391 250 000 391 250 000 1 982 345 875 396 469 175 3.3 Renforcer l'accès des femmes aux services 3.3.4 financiers sur l'ensemble du territoire 516 750 000 197 812 500 170 100 000 148 837 500 0 0 516 750 000 103 350 000 Favoriser le développement de produits et mécanismes adaptés pour le financement de la 3.3.5 production et de l'investissement en milieu rural 1 844 715 000 0 584 715 000 720 000 000 360 000 000 180 000 000 1 844 715 000 368 943 000 Favoriser le développement de nouveaux 3.3.6 marchés par l'offre de produits novateurs 75 207 000 5 013 800 70 193 200 0 0 0 75 207 000 15 041 400 7 404 062 725 944 292 825 1 890 548 950 1 937 880 550 1 473 296 490 1 158 043 910 80 -is Coordinatio Financeme Participati PA/SNMF Attribution Soumissio Évaluation Animation Validation Président Légende Donner Orienta SNMF _____ Suivi Mise tion MEIC Du ion des PTF des Mali, Table pour et PTF CCS/SFD, Secrétariat CPA/SFD (CPFPA) Acteurs GCNM Comité ____ utilisateurs et en des suivi Liens ministérielle ronde SFD, du fonctionnel hiérarchiqu évaluation ons de nt secteur actions GCNM _____ œuvre du av CPFPA GCNM Pilotage CPA/SFD, général autresGCNM dedes des ____de et la la du CADRE financemen programme validation opérations réalisation acteurs l’exécution du s_es ______ Financeme APIM __ au INSTITU _________ avec dus GCNM de sts nt la duSNMF les Plan TIONNE Axes Montants du budget Résultats stratégiques Valeurs %
1. Renforcement de l’environnement institutionnel, légal et règlementaire en vue de sécuriser le 9 556 977 250 27,2% secteur et de l’accompagner dans son développement 1.1. Le secteur est sécurisé et accompagné dans son développement 499 555 000 5,2% 1.2. Les SFD sont en conformité avec les nouvelles dispositions réglementaires sur la microfinance 4 648 075 750 48,6% 1 1.3. La surveillance du secteur est renforcé et amélioré 3 338 801 500 34,9% 1.4. La capacité du GCNM est renforcé et le secteur est géré de manière concertée par les différents 88 500 000 0,9% acteurs 1.5. Le Centre d’appui et de promotion est opérationnel 982 045 000 10,3%
2. Poursuivre l'assainissement du secteur et la consolidation des SFD, ainsi que de leur instance de 18 224 214 632 51,8% représentation en vue de la professionnalisation du secteur 2.1. Le secteur est assaini et restructuré 8 712 319 500 47,8% 2.2. L’organisation et la gouvernance des SFD sont améliorées 7 082 060 250 38,9% 2 2.3.La participation des élus au processus de prise de décision et leurs compétences au sein des SFD sont 1 483 546 250 8,1% renforcées 2.4. L'association professionnelle des SFD joue pleinement son rôle et est autonome 946 288 632 5,2%
3. Favoriser un accès large et diversifié aux services financiers par la mise en place de mécanismes et outils innovants et adaptés tout en approfondissant l'articulation SFD-SFD et SFD avec le secteur 7 404 062 725 21,0% bancaire et autres institutions financières 3.1.La couverture du territoire national est équitable 1 153 140 250 15,6% 3 3.2. Les liens entre les SFD et le secteur bancaire et celui des assurances sont développés 932 152 600 12,6% 3.3 Les nouveaux produits et mécanismes sont développés et l'offre diversifié 5 318 769 875 71,8% 35 185 254 607 81