Contributon Déterminée au Niveau National révisée
颁布于 2020 · 文本截至 2026-10-01
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研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- 国家
- 马里
- 主题
- Air and atmosphere, Energy, Environment, Forestry, Water, Waste and hazardous substances
- 关键词
- meteorology, climate change, capacity building, desertification, water shortage/drought, ecofriendly products/ecofriendly processes, financing, flood, fire management, gender, international cooperation, investment, local government, management/conservation, protection of environment, rainwater, recycling/reuse, research, social protection, special fund, sustainable development, emissions, fertilizers/nutrients, pollution control, hazards, afforestation/reforestation, non-wood forest products, forest management/forest conservation, surface water, air quality/air pollution, renewable energy, effluent waste water/discharge, solid waste, waste management
- 类别
- agriculture
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1.2. Engagements du Mali au regard des changements cl imatiques 13
1.3. Aperc;:u du profi l des emissions de GES du Mali 14
1.4. Scenarios climatiques du Mali a !'horizon 2100 15 CHAPITRE 2: METHODOLOGIE D'ELABORATION DE LA CON REVISEE 17 2. 1 Utilisation des lignes directives du GIEC 2006. 18
2.2. Concertations regionales 19
2.3. Prise en compte du genre dans le processus de revision de la CON. 20
2.4. Contraintes et lacunes pour les inventa ires de GES 23 CHAPITRE 3 : PREVISIONS DES EMISSIONS DE GES DU MALI 25
3.1. Bi Ian des emissions de GES de la periode de reference 2015-2019 26
3.1.1. Sect eur de l'Energie 26
3.1.2. Sect eur de I' Agricu lture 29
3.1.3. Sect eur des Changements d' Affectation des Terres et de la Foresterie 31
3.1.4. Sect eur des Dechets 35 3.2 . Previsions des emissions pour la periode 2020-2030 37
3.2.1. Emissions de GES dans le secteur de l'Energie 37
3.2.2. Emissions de GES dans le secteur de !'Agriculture 40 3.2.3 . Emissions de GES dans le sect eu r des changements d' Affectation des Terres 42 et de la Foresterie 3.2 .4. Emissions de GES dans le secteur des Dechets 47 - 4 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
3.2.5. Synthese des emissions de la periode 2020-2030 49
3.3. Les polluants atmospheriques acourte duree de vie 52 CHAPITRE 4: IMPLICATION DES ACTEURS NON ETATIQUES DANS LA CDN 59
4.1. Implication de la societe civi le dans la CON 60
4.2. Implication des co llectivites territoria les dans la CON 60
4.3. Implication du secteur prive dans la CON 61 CHAPITRE 5: PREVISIONS EN MATIERE D'ADAPTATION 63
5.1. Bilan des politiques et des strategies nationa les 66
5.2. Criteres de selection des projets d'adaptation 66 5.3 . Prevision des projets d'adaptation pour la periode 2020-2030 66 CHAPITRE 6: MOYENS DE SOUTIEN ET DE RENFORCEMENT 73
6.1. Strategies et mobi lisations des financements 74 6.2 . Transfert de technologies 75 6.3 . Renforcement des capacites des acteurs 76
6.4. Cadre de gestion et ame lioration institutionnelle pour le suivi de la CON 77 6.5 . Orientations pour la creation du dispositif de Mesure Rapportage et Verification 78 6.6. lndicateurs de suivi de la CON et alignement sur les ODD 81 CONCLUSION 85 ANNEXE: Informations sur la clarte, la t ransparence et la comprehension de la CON 86 Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 5 SIGLES ET ACRONYMES AEOD Agence de !'Environnement et du Developpement Du rable AFAT Agriculture, Foret et Affectation des Terres AGCC Alliance Globale sur les Changements Clirnatiques AMM Association des Municipalites du Mali AMADER Agence Malienne pour le Developpement des Energies Domestiques et de !'E lectrification Rurale ANADEB Agence Na tionale du Developpernent des Biocarburants ANICT Agence Nationale d'lnvestissement pour les Collectivites Territo riales BUR Biennal Update Report BDM SA Banque de Developpernent du Mall CC Changernents Clirnatiques CCNUCC Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Clirnatiques COP Con ference des Parties CMDT Compagnie Malienne pour le Developpement des Textiles CON Contribution Determinee au niveau National CREDO Cadre Strategique pour la Relance Economique et le Developpement Durable CESC Conseil Economique Social et Culture! CNCC Comite National Changements Climatiques du Mali CNE Conseil National de !'Environnement ONA Direction Nationale de I' Agriculture ONE Direction Natlonale de l'Energie DNEF Direction Nationale des Eaux et Forets ONACPN Direction Nationale de I' Assainissement et du Controle des Pollutions et des Nuisances ONPO Direction Nationale de la Planification du Developpement EOM SA Energie du Mali EE Efficacite Energetiq ue ENR Energie Renouvelable FMI Fonds Monetaire International GEDEFOR Gestion Durable des Fort?ts GIEC Groupe lntergouvernernental d'Experts sur !'Evolution du Climat GIE Groupement d'lnteret Economique GIRE Gestion lntegree des Ressources en Eau GES Gaz a Effet de Serre INSAT lnstitut National de la Statistique HCC Ha ut Conseil des Collectivites FVC Fonds Vert pour le Climat FCM Fonds Climat Mali MEADD Ministere de !'Environnement, de l'Assainissement et du Developpement Durable MOP Mecanisme pour un Developpement Propre MRV Mesure, rapportage et verification ODD Objectifs de Developpement Durable - 6 Contribution Déterminée au Niveau National révisée OVMS Organisation pour la mise en valeur du fleuve Senega l PANA Plan d' Actions Nationa l d' Adaptation PIB Produit lnterieur Brut PIRL Projet d'lnventaire des Ressources Ligneuses PNA Plan Nationa l d' Adaptation PNB Produit National Brut PNUD Programme des Nations Unies pour le Developpement PTF Partenaires Techniques et Financiers SEI lnstitut d'Environnement de Stockholm SHA Secretariat a!'Harmon isation de I' Aide SIFOR Systeme d'lnformation Forestier SIE Systeme d'lnformation Energetique SLPC Polluant climatique acourte duree de vie SRI Systeme de riziculture intensive SNGIE Systeme National de Gestion de !'Information Environnementa le TCN Tro isieme Communication Nationale PDD-DIN Programme de Developpement Durable du De lta Inter du Niger PRAPS Projet Regional d' Appui au Pastoralisme au Sahel UICN Union Internationale de la Conservation de la Nature UEMOA Union Economique Monetaire Quest Africaine Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 7 LISTE DES FIGURES Figurel Proportion par type de GES Figure 2 Deplacement des isohyetes Figure 3 Representation du cadre de modelisation LEAP Figure 4 Structure de la consommation d'energie finale par source au Ma li Figure 5 Evolution des emissions de CO2 au niveau du secteur de I' energie sur la periode 2004 - 2017 Figure 6 Repartition des emissions de CO2 par sous-secteur de l'Energie en 20170 Figure 7 Repartition des emissions par types de gaz Figure 8 Repartition des emissions par sous-secteur et par type de gaz Figure 9 Repartition des emissions par sous-secteur Figure 10 Proportion des emissions par types de gaz Figure 11 Courbes des emissions des scenarios de base et d'attenuation pour la periode 2018-2030 Figure 12 Courbes d'evolution des emissions des scenarios de base et d'attenuation pour la periode 2020-2030 Figure 13 Sequestrations des emissions en KT eq CO2 au niveau du secteur Foret Figure 14 Emissions de GES du secteur dechets sur la periode 2020 - 2030 scenario de base et scenario d' attenuation Figure 15 Evolution des Emissions et Attenuations Globales Nettes pour !'ensemble des secteurs Figure 16 Proportion des emissions de GES en EQ CO2 par secteurs d'activites Figure 17 Proportion des emissions globales par types de gaz pour !'ensemble des secteurs Figure 18 Resume des pol luants qui sont classes com me polluants atmospheriques, polluants climatiques acourte duree de vie et gaz aeffet de serre (Source : CCPA SNAP, 2019). Figure 19 Vue d'ensemble des avantages de l'action sur les pol luants climatiques acourte du ree de vie pour le changement climatique Figure 20 Reduction des emissions de carbone noir resultant de la mise en ceuvre des mesures d'attenuation des gaz aeffet de serre eva luees. Figure 21 Reduction des emissions de particules fines (PM25~) grace a la mise en ceuvre des mesu res d'attenuation des gaz aeffet de serre evaluees. Figure 22 Reduction des emissions d'oxydes d'azote (NOX) resultant de la mise en ceuvre des mesures d'attenuation des gaz aeffet de serre evaluees. - 8 Contribution Déterminée au Niveau National révisée AVANT-PROPOS L' Accord de Paris sur le climat offre une opportunite unique au Mali de transformer la trajectoire de son developpement vers un developpement sabre en carbone. Au regard des engagements pris par le Mali en 2015, nous avons juge necessaire d'accroitre nos ambitions en revisant notre Contribution Determinee au niveau National (CON). Le niveau des ambitions de reduction des GES du scenario d'attenuation par rapport au scenario de base en 2030 est de : ► 31% pour le secteur energie ; ► 25% pour le secteur agriculture; ► 39% pour le secteur forets et changement d'affectation des terres ; ► 31% pour le secteur dechets. La synthese des emissions et des sequestrations a!' horizon 2030 donne une reduction de 40% de ces emissions totales a!' horizon 2030. Nous avons pris cet engagement dans un contexte socio-politique difficile et surtout dans un contexte de COVID-19 preoccupant, ce qui demontre la volonte ferme du Gouvernement de la Republique du Mali de contribuer efficacement aI' effort collectif de lutte cont re les changements climatiques . La vision de cette CON revisee s'aligne pleinement sur la vision de developpement du Cadre Strategique pour la Relance Economique et le Developpement Durable (CREDO) . La CON revisee du Mali couvre quatre secteurs (Energie, Agriculture, Foresterie et Dechets) et prevoit a!'horizon 2030, la construction des centrales photovoltaTques pour augmenter la part des energies renouvelables dans le mix energetique; la promotion de !'utilisation de la fumure organique pour une agriculture resiliente; des programmes de reboisement intensifs et de protection des aires protegees et enfin de mieux gerer la production et la transformation des dechets dans la perspective des objectifs du developpement durable. La CON revisee inclut egalement les polluants a courte duree de vie. Cette CON sera mise en CEuvre conjointement avec le calendrier d1elimination progressif des HCFC et HFC dans le cadre de l'amendement de Kigali signe et ratifie par le Mali. La CON revisee du Mali a mis !'accent sur le genre car, ii est reconnu que les femmes sont des actrices importantes du changement et detentrices de connaissances et de competences importantes liees a !'attenuation, a!' adaptation et ala reduction des risques, ce qui fait d elles des agents essentiels dans 1 ce domaine. Dans la phase demise en CEuvre, ii s'agira d'integrer des indicateurs genre et d'adopter une approche sensible au genre dans !'elaboration des politiques, programmes et projets contribuant al'atteinte des objectifs de la CON . Les changements climatiques constituent un phenomene globa l avec des impacts sur taus les aspects de la vie humaine. II est done important d' envisager des solutions globales et locales pour faire face aux effets nefastes qui deviennent de plus en plus graves. C'est pour cela que le Mali ambitionne, de mieux outi ller les collectivites territoriales a batir la resilience des communautes locales pour que la reussite de la territorialisation de la CON soit une rea lite a !' horizon 2030 d' au la tenue des concertations regionales acet effet. Contribution Déterminée au Niveau National révisée -9 La reussite de la mise en CEuvre de la CDN, necessite une approche inclusive, ainsi, le Ministere de l' Economie et des Finances, constitue un acteur majeur dans ce processus. Nous avons pris !' engagement d'aller vers une budgetisation sensib le aux actions climat et des mesures de renforcement des capacites sont deja prises dans ce sens. Pour finir, ii urge pour les au t res ministeres concernes, d'integrer les objectifs de la CDN revisee dans leur processus de planification et d'elabo rer des plans de suivi sectoriels pour nous permettre de suivre les progres realises . C' est le lieu de saluer taus les partenaires techniques et financiers qui ant appuye le Ma li dans !'e laboration de cette CDN, qui sans nu l doute nous permettra d'accelerer la transition energetique et ecologique vers un developpement sabre en carbone et res pectueux de !' Environnement afin d'atteindre l'objectif ultime de I' Accord de Paris sur le climat. ModiboKONE . /!'f's Le Ministre de /'Environnement/ de l'AssainissemeAt,iet du Deve/oppement Durable - 10 Contribution Déterminée au Niveau National révisée INTRODUCTION Type de Contribution : Nature des engagements Scenario d'attenuation base sur la reduction des emissions de GES par rapport a un scenario de base refletant la tendance normale des affaires (scenario Business-As- Usual BAU} Champ d'application • Ensemble des emissions de GES et des sequestrations de carbone sur le territoire national • Adaptation pour !'ensemble du territoire national pour les secteurs concernes par le developpement economique et social Dioxyde de carbone (CO2} Gaz consideres Methane (CH4} Oxyde nitreux (N2O}. a Pour les polluants courte duree de vie : NOx, 502 et le NH3 Presentation des emissions Kilo tonne (kT) pour le CO2 Kilo tonne equivalent de CO2 (kTeq CO 2) pour !es autres gaz Periode de reference 2015-2019 Periode de mise en reuvre 2020-2030 pour !es scenarios de base et d'attenuation Methodologie pour Les inventaires des emissions de GES ont ete realises suivant les lignes directrices du !'estimation des emissions GI EC version 2006 du GIEC Secteurs couverts Energie -Agriculture - changements d' Affectation des Terres et Foresterie - Dechets Ambition du Mali Le Ma li est un puits de carbone et le restera sur les bases actuelles au-dela de 2030. Cependant, le Mali considere qu'i l doit contribuer au maximum de ses possibilites a !'ambition collective de limiter d'ici a la fin du siecle !'augmentation de la temperature globale sous 2°c, et si possible 1,5 °C par rapport a l'ere industrie lle afin de limiter dans le pays, les impacts negatifs des changements climatiques sur !'agriculture et sur !'occurrence des risques et catastrophes naturelles (secheresses, inondations, feux de brousse). Le niveau des ambitions de reduction des GES du scenario d'attenuation par rapport au scenario de base en 2030 est de : ► 31% pour le secteur energie; ► 25% pour le secteur agriculture; ► 39% pour le secteur forets et changement d'affectation des terres; ► 31% pour le secteur dechets. La synthese des emissions et des sequestrations a !'horizon 2030 donne une reduction de 40% de ces emissions totales. Le scenario d'attenuation implique des actions ambitieuses favorables au developpement du pays et a !'amelioration des systemes de production notamment: !'acceleration de la prise en compte des energies renouvelables dans le mix energetique, !'amelioration des performances des processus de production agricole, la reduction de la deforestation et le reboisement intensif. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 11 CHAPITRE I SITUATION DU MALI FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
1.1. INDICATEURS MACROECONOMIQUES P1Jplll,1I 1011 20,9 milli ons Croissance demographique 3,36 % Taux d'urbanisation 41 % Population rurale (2019) 59% Taux de croissance annuel du PIB (2020) 4,9% Taux national de pauvrete 42,7% Taux national d'acces al'electricite (2019) 50% Consommation d'energie par habitant (2018) 0,3 tep/habitant Consom mation electrique annue lle (2018) 159 Kwh/habitant Puissance totale installee en MW {20 19) 772MW Estimation de la demande annuelle en electric ite (2018) 2.025 GWH Part des ENR dans la production nationale d'electricite (2019) 13% a Part du Mali !'emission mondiale des GES 0,06% L' economie du Mali repose essentiellement sur !'exploitation des ressources naturelles. La croissance demographique et les contraintes climatiques ant entraTne une surexploitation et une degradation de ces ressources. Le Mali considere que le maintien de l' integrite des milieux naturels est un acte ecologique ma is aussi un acte eminemment economique . Les deux tiers du pays sont arides et sem i arides domines par les problemes de desertification qui se sont accentues a partir de la deuxieme moitie du 20eme siecle avec l'amplification des effets des changements climatiques. Les risques naturels se sont accrus avec !' intensification des changements climatiques: secheresses arepetition, inondations, vents forts, feux de brousse, perturbation du regime des pluies entrainant une incertitude sur les calendriers agricoles. L'agriculture qu i est la plus touchee, represente 45% du PNB et occupe environ 80% de la population active, el le demeure tres sensible aux changements climatiques .
1.2. ENGAGEMENTS DU MALI EN REGARD DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES Le Mali s'est engage alutter centre les changements climatiques en signant la convention cadre des Nations Unies sur les changements cli matiques (28 decembre 1994) et le Protocole de Kyoto (27 janvier 1999). Le Mali a ratifie la majorite des Accords Multilateraux sur !' Environnement, notamment : la Convention de lutte centre la Desertification adoptee a Paris le 17 juin 1994 et ratifiee par le Mali le 31 octobre 1995. la Convention sur la Biodiversite adoptee le 22 mai 1992 et ; I' Accord de Paris sur le climat ratifie le 23 Septembre 2016. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 13 Le pays a el abore son Programme d' Action Nationa l d' Adaptation (PANA) aux effets nefastes des changements climatiques en 2007. II a presente ala convention sa premiere, deuxieme et troisieme communication nationa le et son prem ier Rap port Biennal (BUR) en cours de va lidation . Le Mali a egalement elabore sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques en 2011, assortie d' une strategie et d'un plan d'actions. Au plan macro-economique, le pays integre la dimension envi ronnementale en general et des changements climatiques en particulier dans les processus de planification du deve loppement, notamment dans la mise en ceuvre du Cadre Strategique pour la Relance Econom ique et le Developpement Durable (CREDO}, qui constitue le cad re unique de reference de !'ensemble des politiques de developpement du pays pou r la periode 2019-2023 . II a par ail leurs elabore un Cadre Strategique pour la Rea lisation d' un Mal i Resilient et Vert qu i permettra la real isation effective d' une economie resiliente et peu generatrice de carbone tout en donnant une impu lsion nouvelle a ses objectifs de croissance economique et de reduction de la pauvrete. Sur le plan legislatif, le Mali est dans une dynamique d'elaboration de textes favorables a la lutte contre les changements climatiques et ala preservation de l'environnement ; par exemple la Loi N° 2020-009 du 11 mai 2020 exonerant les equipements d' energies renouve lab les de la TVA, et des taxes a!'importation, Sur le plan institu t ionnel, le Ministere de !'Environnement, de I' Assainissement et du Developpement Durable a en charge la prise en compte des changements climatiques. II a confie a I' Agence de l' Environnement et du Developpement Durable {AEDD), creee en 2010, la mission de gerer les differents aspects des changements climatiques. Le Mali a aussi mis en place un Comite National des Changements Climat iques (CNCC) qui est !' instance de concertation, d'orientation et de mobil isation des forces vives du pays. Ce comite est consulte regulierement pour accompagner les equipes de preparation de la contribution nationale, notamment atravers ses groupes thematiques.
1.3. APER~U DU PROFIL DES EMISSIONS DE GES DU MALI COURANT L' AN NEE 2016 Globalement, les dernieres estimations montrent que l'Afrique est responsab le d'environ 4% des emissions mondia les de GES et le Ma li environ 0.06%. Meme si les emissions sont amenees a augmenter au fur et amesure que le pays se developpe, le Mal i reste encore aujourd' hui un puits de carbone (3eme TCN et Rapport Blennal du Mali) . Le profil des emissions des quatre principaux gaz calcules par le rapport Biennal du Mali (BUR) pour l'annee 2016 est porte dans le tableau 1 ci-dessous. Tableau 1 : Emissions et Sequestration des quatre principaux GES (annee 2016} au Mali ':'1_f,-'U1 Energie 11202 1811 602 - 14 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Agriculture 75 469 49027 26 441 Forets et Changement d' Affectation des terres -322 055 0 0 Dechets 506 278 187 -234 879 51115 27 230 NB : Les valeurs positives traduisent les emissions et les valeurs negatives la sequestration de GES. L'ana lyse de l'inventaire des emissions de GES du Mali met en re lief !'existence d'un important potentiel d'attenuation, d'une part par la reduction des emissions dans les principaux secteurs a emetteurs, savoir !'agriculture et !'utilisation agricole des terres ainsi que I' energie, et d'autre part par le renforcement des capacites d'absorption de GES par les fon~ts. Proportion par type de GES- 2016 CO2 CH4 20 Figure 1 : Proportion par type de GES
1.4 SCENARIOS CLIMATIQUES DU MALI A L'HORIZON 2100 La methodologie uti li see pour ces scenarios exp loite les outils MAGICC et SCENGEN du GIEC. Les resu ltats obtenus sont les valeurs escomptees sur !'ensemble du pays des para metres climatiques aux horizons temporels compris entre 2015 et 2100 pour la pluviometrie et la temperature. Pour toutes les localites du Mali, le scenario climatique le plus plausible prevoit une diminution de la a pluviometrie dont les taux de pertes par rapport la norma le sont reportes dans le tableau 2. Tableau 2 : Diminution de la pluviometrie Annees 2020 2025 2030 2050 2100 Pert e en% la5 2a6 5a8 5 a10 22 Les resultats de cette etude ant montre que pour toutes les loca li tes, on assistera it aune diminution de la pluviometrie qui se traduirait par un deplacement des isohyetes vers le sud Contribution Déterminée au Niveau National révisée -15 Figure 2 : Deplacement des isohyetes Les temperatures seraient en hausse dans toutes les localites du Mali avec un taux moyen donne dans le tab leau 3. Tabl eau 3 : Hausse des temperatures Annees Augmentation de la temperature 2020 0,5°( 2025 1°c 2030 1,5°( 2050 1,7°C - 3°c Selan !'ana lyse des evenements extremes du rant la pe riode tres humide du mo is de juillet au Ma li, la temperature maximale qui etait de 30,5°C pour la periode 1961-1990 serait de : (i) 32,5°C en 2050 et I' occurrence des temperatures supe rieures a cette valeur sera it de 40% (ii) 34,5°C en 2100 et !'occurrence des temperatures superieures a cette valeur serait de 36%. Dans le cas d'une diminution de 20% de la pluviometrie (comme le prevoit le scenario plausible construit a partir des annees 2075), on obtiendra une pluviometrie semblable a celle de la periode seche dans les memes zones climat iques. Des situations de secheresse seraien t constatees sur la prem iere moitie de l'hivernage (mois de mai, juin et ju illet) a partir de !'horizon 2025 sur toutes les stations du pays pour une sensibil ite climatique moyenne. Suite a ces deficits pluviometriques, les sources d'approvisionnement nature lles en eau des communautes, constituees par les eaux de surface et les eaux souterra - 16 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CHAPITRE II METHODOLOGIE D'ELABORATION DE LA CDN REVISEE
2.1 UTILISATION DES LIGNES DIRECTIVES DU GIEC 2006 Les inventaires des emissions de GES ant ete realises suivant les lignes directrices du GIEC vers ion 2006 du GIEC et l'outil LEAP. Encadre 1 : Vue d'ensemble des lignes directrices du GIEC L' elaborat ion des previsions et du choix des donnees se sont faits au cours de reunions de concertation. Elles ont lieu au niveau sectoriel pour les quatre secteurs principaux d'emissions de Lignes directrices du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz aeffet de serre Les Lignes directrices du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz a effet de se rre sont un ensemb le de gu ides qui rassemblent des methodes et des donnees par defaut pouvant etre utilisees pour quantifier les em issions de taus les principaux secteurs sources. L'objectif des Lignes directrices du GIEC est de fournir un ensemble commun de methodologies et un cadre de declaration des emissions de GES afin de faciliter la transparence dans la quantification et la comptabi lisation des emissions de GES entre les pays. Les Lignes directrices 2006 du GIEC (c'est-a- dire publiees en 2006) constituent !'ensemble le plus complet de lignes directrices. En 2019, un 11 raffinement II des Lignes directrices 2006 du GIEC a et e publie ; ii comprend des methodologies mises a jour et des donnees par defaut actua lisees dans certains secteu rs, qui, pour les secteurs mis a jour, remplacent les Lignes directrices 2006 du GIEC. Les Lignes directrices du GIEC visent a etre applicables a l'echelle mondiale, c'est-a-dire de la meme maniere dans les pays disposant d'importantes ressources en donnees et dans ceux ou les donnees sont lim itees. En tant que tel les, diffe rentes methodologies de complexite va riable sont incluses dans les Lignes directrices pour tenir compte de la disponibilite des donnees dans les differents pays. Les methodologies sont classees en 3 niveaux qu i refletent les methodes de complexite croissante et les exigences en matiere de donnees. Les methodologies de niveau 1 sont les plus simples, et peuvent etre appliquees avec un minim um de donnees, et souvent des donnees par defaut sont fournies pour etre utilisees lorsqu'il n' exist e pas de donnees pour ces secteurs. Les methodologies de niveau 2 sont plus complexes et requierent davantage de donnees specifiques au niveau nationa l que celles requ ises pour le niveau 1. Entin, les methodes de niveau 3 sont les plus complexes et necessitent souvent une mesure directe des emissions a la source pour fournir des facteurs d'emission appropries au niveau local. A cet effet, l' outil informatique a ete utilise a travers les feuilles de calcul gaz a effet de serre (agriculture, foresterie et changement d'affectation des terres, energie, dechets). Ces concertations ont permis de : ► Identifier et d'exploiter les programmations nationales et les orientations prospectives du Ma li qui ant servi de base a !'elaboration de la CDN ; - 18 Contribution Déterminée au Niveau National révisée ► Valider les donnees techniques recuei lli es par l'equipe du BUR pour la periode 2015- 2019; ► Determiner les programmes et les valeurs des donnees de base pour les annees 2020-2030 dans les differents secteurs pour le scenario de base et pour le scenario d'attenuation . Les ca lculs de GES dans la CON ont ete effectues par secteur puis agreges sur deux periodes : ► La premiere periode est celle des annees 2015- 2019 pour laquelle les valeurs des emissions de GES sont issues de ca lculs effectues lors de !'elaboration du premier rapport biennal du Mali (BUR), a partir de donnees reelles fournies par les services techniques . Cette periode est la periode de reference de la CON revisee ; ► La seconde periode concerne 2020-2030 et fournit deux scenarios previsionnels : Le scenario de base qui resulte de previsions refletant la tendance normale du developpement du Mali (scenario Business-As-Usual). Ce scenario a ete elabore en fonction des politiques nationales et des concertations sectoriel les : Le scenario d'attenuation est un scenario plus ambitieux et volontariste afin de reduire les emissions de GES au cours de la periode 2020-2030. II a ete elabore par le Mali afin de participer a!'ambition coll ective d'atteindre l'objectif ultime de la Convention (moins de 2°C) . Ce scenario est conditionne par la mise en ceuvre de moyens humains, materiels et financiers par le Mali d'une part le scenario inconditionnel et d'autre part par ses partenaires bilateraux et multilateraux pour le scenario conditionnel. En plus des calculs techniques, le Gouvernement de la Republique du Mali a adopte une demarche participative pour non seulement impliquer les acteurs regionaux mais aussi la prise en compte de la dimension genre dans le processus de la revision et cela a travers des concertations regions et une analyse genre dans les secteurs de la CON.
2.2 CONCERTATIONS REGIONALES Au vu des fortes interactions entre acteurs, les territoires semb lent pouvoir etre une porte d'entree importante pour traiter les questions de planification de developpement dans leur globalite. C'est ainsi que le Gouvernement de la republique du Mali a initie un certain nombre de reformes institutionnelles allant dans ce sens notamment, la loi determinant les conditions de la libre administration du territoire, la loi portant code des collectivites territoriales. Un autre element pour considerer le territoire com me entree pertinente de la question climatique est la transversalite ainsi que les interactions des differentes politiques sectorielles (energetique, agricole, forestiere, transport et du cadre de vie). Aujourd'hui, la decentralisation est effective avec la creation et la mise en place des col lectivites territoriales suivant la Loi no 95-034 du 12 avril 1995, attribuant aux communes la mission d'elaborer et de mettre en ceuvre leur Programme de developpement social, economique et culture! (PDSEC). Ce qui permet notamment de predisposer les collectivites a territoriales batir la resilience des communautes locales. Malgre les outils de planification conc;us acet effet, nous assistons a une action timide de prise en compte du changement climatique dans les outils de planification locale alors que la reussite de la territorialisation de la CDN passe par !'appropriation des differents outils et mecanismes du changement climatique par les collectivites territoria les. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 19 II faudra done accorder une place de choix aux acteurs locaux dans le processus demise a jour de la CD N afin d'obtenir un outi l efficace et inclusif de lutte contre les aleas climatiques qui cadre parfa itement avec !'ambition du Mali d'al ler vers la regionalisation. Cette revision qu i s'inscrivait dans une demarche participative et inclusive de toutes les parties prenantes s'est appuye done sur une approche territoriale a travers des concertations regiona les, dont l'objectif est la prise en compte des specificites regionales dans la nouvel le CDN. Cette innovation est partie du constat que la CDN de 2015 n'avait pas implique les acteurs regionaux et locaux sur la definition des projets contribuant l'atteinte de ces objectifs de reduction des emissions et d'adaptation . La mise en CEuvre de la CDN au niveau regional offre l'opportunite pour ces acteurs de faire des propositions des politiques cl imatiques locales a partir des specificites regionales et des defis qui sont propres a chaque region . Cela releve une necessite de discuter au niveau nationa l, quelle approche de planification de developpement faut-il choisir dans un contexte de lutte contre le changement climatique et de promotion du developpement durable? A termes, ii s'agit pour le Mali d' integrer la resilience dans les plans de developpement regionaux et locaux par une planification et une budgetisation . La tenue des concertations regionales, une approche innovante pour la revision des CDN En collaboration avec les acteurs regionaux et le partenaire technique et financier (PNUD}, I' Agence de !'Environnement et du Developpement Durable (AEDD) a organise les concertations regionales dans le cadre du processus de la revision de la CDN. Ces concertations ont eu lieu dans cinq regions et le District de Bamako. Ce fut des espaces d'echanges et de discussions sur le niveau de vulnerabi lite de ces regions face au changement climatique. Des discussions ont ete engagees sur quels type de strategie d'attenuation et d'adaptation, ces acteurs regionaux peuvent-ils mettre en place. II ressort de ces concertations regiona les, que les differentes regions etant situees dans les zones agro eco logiques differentes sont inegales face aux effets du changement climatique. II a ete note que les changements cl imatiques ont des repercuss ions sur les ressources naturelles d'une part et les activites econom iques d'autre part, entravant ainsi le developpement socioeconomique de ces regions differemment. A titre d'exemple certaines regions sont plus affectees par !'alteration de leurs ressources naturel les, a cause de l'amp leur du changement climatiques (les perturbations des regimes de precipitations}, ou parce que leurs ressources plus fragi les ou limitees dans ces regions (les reserves d'eau, deja surexploitees, cas de Kayes, Koulikoro et Mopti). L'impact sur les activites economiques est plus important dans autres regions, car ces activites sont directement dependantes du climat, par l'exemp le d'agriculture (cas de Sikasso, Segou et Mopti) et aussi, ces regions disposant d'infrastructures moins resistantes. II faut noter ega lement que l'ampleur de la vulnerabilite dans les regions du centre (exemple Mopti) a entra ine une forte migration des populations sur les regions du sud (S ikasso et Bamako) . Ce qui justifie la necessite de la prise en compte par chaque region ou territoire de ses specific ites en matiere de changement climatique. Ces concertations ont permis de mieux cibler les actions d'adaptation et d'attenuation. - 20 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
2.3 PRISE EN COMPTE DU GENRE DANS LE PROCESSUS DE REVISION DE LA CON Le changement climatique est un phenomene global avec des impacts sur tousles aspects de la vie humaine. II est done important d'envisager des solutions globales et locales pour faire face aux effets nefastes qui deviennent de plus en plus graves au fur des annees. Pendant plusieurs annees, on a suppose que les impacts negatifs du changement climatique et les efforts pour les attenuer avaient des effets similaires sur les femmes et les hommes. Cependant, le monde a progressivement reconnu que les femmes et les hommes vivent le changement climatique differemment et que les inegalites entre les sexes aggravent la capacite d'adaptation des femmes (eviter de ramener le Genre ala femme seulement...) En raison des inegalites entre les sexes et de !'exclusion, les femmes et les fi lles sont particulierement defavorises. Le changement climatique tend aexacerber les inegalites existantes entre les sexes; les femmes et les filles en particulier, pourraient done etre confrontees a des impacts negatifs plus importants en raison de leurs acces limites aux dividendes de developpement et aux opportunites Leur faible participation aux processus de controle, de decision et aux marches du travail aggrave les inegalites et les empeche souvent de contribuer pleinement a la planification, a !'elaboration, a la mise en ceuvre, au suivi et a !' evaluation des politiques liees au climat. Les femmes constituent egalement la majorite de la population pauvre dans le monde alors qu'elles sont les plus souvent responsables de la production alimentaire des menages, de soins aux enfants et aux personnes agees, de la nutrition de la famille et de la gestion des ressources naturelles des secteurs particulierement sensibles au changement climatique II a ega lement ete reconnu que les femmes sont des actrices importantes du changement et detentrices de connaissances et de competences importantes liees a!'attenuation, a !'adaptation et a la reduction des risques face au changement climatique, ce qui en fait des agents essentie ls dans ce domaine. Par consequent, ii est urgent d'adopter une approche sensib le au genre dans !'elaboration des politiques et la programmation en matiere de changement climatique. D'un cote, les femmes sont victimes des effets nefastes des changements climatiques mais de l'autre, certaines activites feminines, telles que la teinture des Bazin et les transformations artisanales de produits agricoles, ont des impacts negatifs sur l'environnement (Profil Genre du Mali par la BAD en 2012). II est important d'inclure les voix, les besoins et !'expertise des femmes dans les politiques et programmes relatifs aux changements climatiques et montrer comment les contributions des femmes peuvent renforcer l'efficacite des mesures relatives aux changements climatiques II faut ega lement noter que les praticie ns et les decideurs politiques n'ont pas toujours les connaissances et les competences suffisantes en ce qui concerne les liens entre l'egalite des sexes et les changements climatiques et leur importance par rapport a la realisation des objectifs du Developpement Durable. Au regard de ces constats, le processus de la Convention Cadre des Unies sur le changement climatique a adopte le plan d'actions de Lima relatif au genre. Ce plan d'actions qui reconnait le role des femmes qu'elles doivent jouer pleinement dans la Jutte contre les changements clim atiques en favorisant des politiques climatiques favorisant l'egalite des sexes et !'integration d'une perspective de genre dans la mise en ceuvre des CDNs. Contribution Déterminée au Niveau National révisée -21 La dimension genre etant transversale dans tousles secteurs de la CDN, pour assurer son integration effective, les actions suivantes seront entreprises : ► Revision de toutes les politiques sectoriel les et programmes seront pour integrer : une analyse specifique du secteur avec des donnees desagregees par sexe portant sur : les mesures d'adaptation et d'attenuation; les impacts et les vulnerab ilites selon le sexe; les contributions selon les sexes (contributions tant au niveau de !'aggravation que de !'attenuation des effets nefastes du changement climatique) ; des orientations strategiques visant acorriger les inegalites et les vulnerabi lites basees sur le genre, maximiser la contribution des hommes comme celles des femmes; permettre un acces equitable aux benefices et faciliter les reponses aux besoins pratiques et strategiques des femmes tout en veillant a ce qu' un projet n'accentue pas les inegalites entre les hommes et les femmes et/ou n'en cree pas de nouvelles ; elaborer pour chaque secteur des objectifs et des indicateurs de resultats et d'impacts relatifs al'ega lite des sexes dans les domaines de !' attenuation et !'adaptation . ► Integration du genre dans la Feuille de route de la CDN lntegrer les dimensions citees plus haut dans la Feuille de route de la CON; adopter une budgetisation sensible au genre et assurer la representation quantitative et qua litative des femmes dans les instances de decision adifferents niveaux. ► Renforcement des capacites des parties prenantes II s'agira de familiariser les differents intervenants aux concepts du genre mais surtout a leur application dans les differents domaines de la CDN et tout au long du cycle de la programmation (p lanification, mise en c:euvre, evaluation) dans une approche respectueuse des droits humains et des va leurs culturelles positives. Par ailleurs, une equipe d'experts internationaux de l' lnstitut d'Environnement de Stockholm (SE I) a analyse les emissions des secteurs energie, agriculture et dechets et les polluants acourte de vie avec un logiciel utilisant les directives du GIEC, le LEAP (Long-range Energy Alternatives Planning system) . Le cadre general de modelisation LEAP est presente a la figure 3. Outre la comptabi lisation des emissions, LEAP relie ega lement la modelisation de l'offre et de la demande d'energie, ce qui signifie que les interactions entre l'offre et la demande d'energie sont prises en compte dans !'e laboration des scenarios de reference et d'attenuation . - 22 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Macro- Demographics Economics I I J ~ ~ Demand Analysis • Statistica l Differences ~ ~ ~ Transformatiol'l IBC: Analysis Integrated Benefits .. Calculator: Mortality, Crop Environ mental Load ings (Poll utant -- Stock Changes Integrated Cost-Benefit Analysis Lossses, Temp Change Emis sions) r-1-1 Other Land - use Resources - Change and .__ (Fosssil, .-- Land-Based Hydro , Resources etc.) ~ Non•E nergy Sector Emissions Analysis I Environmental Externa lities i Figure 3: Representation du cadre de modelisation LEAP En ce qui concerne !'adaptation, la CDN developpe ses previsions en coherence avec les travaux en cours de preparation du Plan Nationa l d' Adaptation du Ma li. Les criteres de selection des projets ant ete faits suivants : La conformite aux orientations nationales du CREDO et aux objectifs de developpement durab le (ODD), L'ana lyse de la vulnerabi lite des populations et des mi lieux concernes (ecosystemes et agrosystemes) ; La prise en compte d'un environnement sain et d' un developpement durable notamment pour combattre la desertification, assurer une agriculture durable et la securite alimentaire, combattre les pollutions, assurer une gestion durable des ressources naturelles renouvelables ; L'identification de strategies de mobilisation des ressources financieres credibles. L'une des innovations de cette CDN est la prise en compte de la dimension genre a travers taus les secteurs concernes, fonde sur les facteurs suivants : (1) le changement climatique a des impacts differencies sur les hommes et les femmes ; (2) les hommes et les femmes offrent des contributions differenciees et complementaires dans le domaines de !'attenuation et !'adaptation, (3) les femmes et les hommes doivent a titre egal beneficier des opportunites offertes par les programmes de lutte Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 23 centre les changements climatiques au niveau pratique et strategique (acces aux nouvel les technologies, aux nouveaux emplois verts etc.) Les risq ues lies a!'el aborati on et a la mise en ce uvre de la CDN L'elaboration de la CO N s'est effectuee surtout en 2020 sous la pression du COVIO 19 et ii a fal lu integrer le risque correspondant dans les differents contacts pour rechercher !'information, la traiter et concevoir les activites. Les reunions se sont deroulees avec les precautions d'usage et les video- a conferences ant ete largement utilisees. II faudra etre att entif !'evolution du risque sanita ire au cours de la mise en ceuvre des actions . La mise en ceuvre de la CON se fera notamment a travers la participation des reg ions, des cercles et des communes sur !'ensemble du territoire national. Sachant que les deux t iers de ce territoire est une zone d'insecurite et bien que les zones concernees soient souvent peu peuplees, ii faudra inserer ce risque dans la preparation des actions.
2.4 CONTRAINTES ET LACUNES POUR LES INVENTAIRES DE GES Informer regulierement et durablement la COP du meil leur etat des emissions d'un pays est la cle de voute de la prise de decision en matiere de reduction des emissions de GES, en vue de stabiliser le niveau des GES dans !'atmosphere pour limiter le rechauffement climatique et ses impacts. Ainsi, toutes les parties signataires devraient etre en mesure de le faire grace a la realisation d'inventaires de GES de bonne qua lite sur une base durab le. Au Mali, l'AEOO a et e mandatee pour !'elaboration des rapports des inventaires de GES. Cependant apres trois communication nationales, l'agence fait toujours face a des contraintes. Une contra inte recurrente dans !'estimation des GES pour les secteurs du GIEC est le manque de donnees d'activite de bonne qualite. Les donnees disponibles ne sont pas suffisamment coherentes dans taus les secteurs du GIEC. Le manque de coherence des donnees d'activite et des informations sur les processus entra,ne une forte dependance a l'egard des sources de donnees internationa les, des extrapolations et des avis d'experts pour generer les donnees d'activite manquantes et combler les lacunes lors de !'estimation des emissions et des puits de GES dans le pays. Cela augmente le niveau d'incertitude et empeche !'adoption des niveaux superieurs plus precis, car ii n'existe pas de facteurs d'emission nationaux plus adaptes aux circonstances nationales que les facteurs d'emission par defaut du GIEC. Le Mali ne dispose pas encore d'un systeme fonctionne l de gestion des inventaires de GES, avec des dispositions institutionnelles solides pou r la production durable d'inventaires . Bien que le Premier rapport biennal actualise (BUR1) du Ma li ait fait des efforts de col lecte et d'arch ivage des donnees pour les statistiques nationales et a developper un reseau de points focaux, le systeme actuel doit etre considerablement ameliore . La col lecte de donnees servant au calcul des GES doit integrer le systeme de collecte de donnees des ministeres et les autres parties prenantes concernees par les domaines d'activite emetteurs de GES. L'AEOD devrait renforcer sa col laboration avec les systemes de col lecte de donnees deja existant (SIFOR pour les forets les ecosystemes, SIE pour l'energie) et renforcer son systeme de contr6 1e de la qualite des donnees d'activite afin d'en garantir la coherence et la fiabi lite. - 24 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CHAPITRE Ill ATTENUATION ET PREVISIONS DES EMISSIONS DE GES
3.1. CARACTERISATION DES SECTEURS ET BILAN DES EMISSIONS DE LA PERIODE DE REFERENCE 2015-2019
3.1.1 Secteur de l'energie Caracteristiques du secteur de l'energie Le Mali dispose de potentiels d'energies renouvelab les significatifs dont : l'energie solaire : 6 Kwh/m2 (7 a10 heures d' ensoleillement par jour) ; la biomasse : 2000 ha de plantations de jatropha, 1.400.0001 d'alcool a partir de la canne a sucre; l' hydraullque : 1150 MW (seulement 22% exploites) ; l'eolien : 3 a 7 m/s. Malgre ce potentie l, le secteur energetique est peu performant au regard de ses principaux indicateurs notamment : un bi Ian energetique domine par le bois energie (bo is de chauffe et charbon de bois) ahauteur de 75%, se traduisant par une forte press ion sur les massifs fores tiers nationaux ; ., un taux de dependance a!' importation des produits petroliers de 100%: >' une fai ble consommation d'energie finale : 0,3 tep/hbt (0,45 pou r la zone CEDEAO ; 0,5 pour l'Afrique) en 2018; , une faible consommation electrique : 159 Kwh/h bt ; .► un taux d'electrification bas : 48% national (93% urbain, 25% rural) en 2018 ; une croissance de demande d' electricite : 10% annuel ; une faible integration des energies renouvelab les dans la production d' electricite : 13% La structure de la consommation d' energie finale pa r source est illustree par la figure suivante . Consommation d'energie fina le par source en 2018 Bioma sc Electricite Figure 4 : Str uct ure de la conso m mat ion d'ene rg 1e finale par source au M all Cette figure montre que la part de la biomasse energie dans la consommation d'energie fina le reste la plus elevee (75%) suivie de celle des produits petrol iers (25%) et de l'electricite (5%) . II est notera que cette forte consommation de biomasse energie est realisee au niveau des menages (energie domestique). Cette situation denote la pression enorme exercee sur les ecosystemes forestiers qui se t raduit par la diminution de leur stock de carbone . - 26 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Le rapport BUR de 2019 et les trois communications nationales du Mali ant etabli que le secteur de l' energie fait partie des trois secteurs les plus emetteurs de gaz aeffet de serre. Evolution des emissions de GES au niveau du secteur de l'energie Les emissions de GES au niveau du secteur de l' energie sont en forte progression comme le montre la figure ci-apres . Sur les periodes 2004 a 2008 et 2008 a 2017, les emissions de GES sont passees respectivement de a 79% 90%. Sur la periode 2004 a 2017, les emissions de CO2 sont passees de 1597 kT a 5416 kT, soit une augmentation de plus du double sur les 13 annees. Evolution des emission de CO2 (kT-Eq) su r la periode 2004 - 2017 6000 ~ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- ·1 .0 ... C 4 892 5 007 ~ 5000 1 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ----.=--~ .2 :l 3 714' ~ 4000 I- 3400 ------ C 3 134 CII g 3000 u CII "t:J 2 000 "' C 0 ·.;; "' 1000 ·e -GI 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Figure 5 : Ev0l ution des emissions de CO2 au niveau du secteur de l' energie sur la periode 2004 - 2017 Entre 2010 et 2016 les emissions de GES dues a la production et a la consommation d' energie ant evo lue de 3 400 kTeq CO2 a5 007 kTeq CO2, soit un accroissement moyen annue l de 6 %. Au regard de ce qui precede, les politiques d'attenuation d'emissions de GES da ns le secteur de l' energie, devraient s'orienter vers les industries energetiques, les transports et le residentie l. Les rea lisations des projets de grandes centra les electriq ues avec des lignes d'evacuations associees ainsi que !'application des mesu res d'efficacite energetique associant !' utilisation rationnelle de l' energie, l'economie d'energie et la ma1trise de l'energie devraient permettre une decroissance sign ificative des emissions de GES a!' horizon 2025 et 2030. L'association de !'ensemble de ces mesures a permis de constru1re les scenarios de base et d'attenuation . La figure 5 resume la repartition des emissions de GES liees a la consommation d' energie par sous- secteur sur la periode 2010 et 2017. L'analyse de cette repartition montre que les sous-secteurs de l' industrie energetique et le transport sont respo nsables de la majeure partie des emissions de GES avec des contributions respect ives de 31% et de 40%. !Is sont suivis par les secteurs autres (residentiel et agriculture/peches) et l'industrie manufacturiere et construction avec des contributions respecOves de 18% et 12% en 2017. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 27 Cette forte contribution du secteu r de l'energie aux emissions totales des GES directs, s'explique notamment par la forte consomrnation de l'essence et du gasoil aux fins des tra nsports et in dustries energetiques. Repartition des Emission annuellc des GE direct (KT 02 eq) en 20 J7 1.A.4 -Autres secteurs - (residentiels 18%) 1.A.3 •Transport; 40% Figure 6: Repartition des emissions de CO2 par sous-secteur de l'Energie en 2017 Repartition des emissions par type de gaz La figure ci -apres resume la repartit ion des emissions par types de gaz : le gaz carbonique (CO2), le methane (CH4) et le dioxyde d'azote (NO2). Au niveau de l'energie, le gaz carbonique (CO2) represente les 83% des em issions totales, suivi du methane (CH4) 12% puis le NO2 4%. 4% CO2 CH4(cn C02eq) 02(en C02eq) Figure 7: Repartition des emissions par wpes de gaz - 28 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
3.1.2. Secteur de I' Agriculture Caracteristi ques du secteur par rapport aux changements climatiques Le secteur de I' Agriculture comp rend le sous-secteur des productions agricoles, le sous-secteur de l'elevage et le sous-secteur de la peche . Ce secteur supporte la principa le activite socio-economique des popu lations maliennes, environ 80% (INSTAT, 2018) . II constitue la base de l' economie malienne et, est fortement tributaire aux variations climatiques. II se caracterise par une grande diversite agro ecologique, qui se traduit par des systemes de production a base de : coton dans les regions sud, cerea les seches et paturages au centre et oasis a !' extreme nord. Le deve loppement des superficies cultivees porte prej udice a l'environnement a la suite des defrichements d'espace plus ou mains boises, a la degradation des sols et a !' augmentation des emissions de GES. Concernant le systeme pastoral, ii est extensif et extremement vulnerab le aux aleas climatiques suite a: i) la grande fluctuation interannuelle du disponible fourrager, ii) la competition croissante entre l'elevage et !' agricu lture pour !' utilisation des terres, ii i) le mauvais maillage hydraulique, induisant une sous-exploitation ou une surexploitation des ressources de paturages . Du rapport d'etude d'AGRECO, l'elevage participe pour 7,9% du PIB nomina l de 2010 (FM I, 2013) . II est compose de bovins, petits ruminants, d'asins, d' equ ins et de camelins . Environ 75% du betail ma lien est constitue de troupeaux transhumants. Cette situation conduit des a impacts environnementaux qui sont entre autres : les emiss ions de methane, de CO2, la destruction du tapis herbace, la degradation du sol, la desertification par le surpaturage, la destruction des ressources forestieres par emondage des arbres lors des periodes de soudures, les feux de brousse souvent inities par les eleveurs et les conflits eleveurs- agriculteurs. Emissions de GES dans le secteur de I' Agriculture Le secteur de !'Agricu lture regroupe les sous-secteurs suivants : ► L'E levage, ou la production du methane (CH4) se produ it par : (i) la fermentation enterique resultant du processus digestif des animaux ; (ii) le mode de gestion du fumier pouvant provoquer sa decomposition dans des conditions anaerobies; ► La Rizicu lture: la decomposition anaerobie des matieres organiques dans les rizieres inondees produit du CH4 qui est rejete dans !'atmosphere principa lement par l'intermed iaire des pieds de riz pe ndant la saison de croissance; ► Le brOlage des savanes et des residus agrico les sur place : le brO lage dans ce secteur produit principalement du monoxyde de carbone ; dans I' ensemble de ce sous-secteur, ii y a des emissions instantanees de dioxyde de carbone (CO2) dont le bi lan est nul car le CO2 emis est rejete dans !'atmosphere et reabsorbe au cours de chaque nouvelle periode de vegetation . Contribution Déterminée au Niveau National révisée -29 Les sols agricoles et la gestion des engra is : ce sous-secteur produit du N20, dont : (i) les emissions directes par les sols cu ltives {incluant les systemes de cu lture et les effets des animaux en paturage) et, par les sols issus de la production animale; (ii) les emissions indirectes issues de l'azote utilise en agriculture. La repartit ion des emissions de GES par sous-secteu r et par t ype de gaz est resumee dans le t ableau 4 ci-dessous : Tableau 4 : Emissions en eq-C02 par sous-secteur et par type de gaz - periode 2015-2019 Elevage Annees ,___ _ _ _ _ __., li CH4 N02 eM4 2015 15 590 8 311,28 20 040,48 15 335,91 35 631 23 647 59 277,81 2017 17 233 9 894,46 41133,46 16 910,04 58 367 26 804 85 171,00 2019 18465 10 821,51 30 266,05 17 795,16 48 731 28 617 77 347,44 Sou rce : Rapport BUR, 2019 Les emissions globales de GES au niveau du secteur de !'agriculture sont de 77 347 KT eq CO2. Les figures 7 et 8 resument la repartition des emissions par sous-secteur et par type de gaz . Emissions par sous secteur Elevage 31% Agriculture 69% elevage Agriculture Figure 8 : repartition des em issions par sous-secteur et pa r type de ga z - 30 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Emi sions par sous-secteur et par type de gaz Agriculture NO2 20% Elevage CH4 20% Elevage CH4 Elevage N02 Agriculture CH4 Agriculture N0 2 Elevage NO2 Agriculture CH4 - - - 11% 49% Figure 9 : Repartition des emissions par sous-secteur La situation des emissions de GES pa r sous-secteur et par type de gaz fait ressortir les proportions suivantes : Pour !'agriculture : les emissions de CH4 representent 49% centre 20% pour le NO2 ; Pour le sous- secteur de l'elevage : les emissions de CH4 re presentent 20% centre 11% pour le NO2, Production du NO2 dans le sous- secteur de !'Agriculture 20% du total de gaz produit. La synthese des emissions de GES par sous-secteur montre que le secteur de !'agriculture et de l'elevage represente respectivement 69 % et 31% du total des gaz produits . Les mesures d 1attenuation des emissions de GES dans le secteur de !'Agriculture porteront sur ces deux (02) sous-secteurs (agricu lture et elevage) .
3.1.3 Secteur des Changements d' Affectation des Terres et de la Foresterie Caracterisation du Secteur de la Forest erie et des Ecosyst emes Le secteur de la foresterie represente la composante sequestration dans le calcu l des bilans des emissions de GES en matiere de changements climatiques. Cette composante est essentiellement constituee par les superficies des formations forestieres et les potentialites des ressou rces forest ieres. Elle comporte les domaines classes (forets classees, les aires protegees) et non classes (domaine protege) de l'Etat et celui des particuliers. Au Mali, le secteur de la foresterie est au cceur des systemes de production et de consommation de l'econom ie. En effet, l' economie nationa le repose su r le secteur primaire constitue par !' agricu lture, l'elevage, la foresterie et la peche . Ces activites reunies sont consommatrices de carbones et emettent de GES plus que tout autre secteur de deve loppement de l' economie. Ce qui fa it que le secteur de la foresterie subit plus les impacts des productions de !'agriculture et de l'elevage sur son stock de carbone. Les sources d' emissions de ce secteur sont les suivantes : Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 31 les types d'occupations et d' utilisations des terres et leur changement d'affectation dans le temps et l'espace dans le cadre de leur gestion ; les activites d' exploitation des ressources forestieres et les modes de gestion des terres; les feux de brousse qui ravagent les formations vegetales des differents types d' occupations de sols. Les differentes donnees sur ces sources interviennent dans le ca lcul du bilan des em issions de GES. Les types d'occupations et d'utilisations des terres Les types d' occupations et d' utilisations des terres sont constitues par : les terres forestieres, les terres agricoles, les parcours pastoraux et paturages, les terres humides, les espaces batis et urbanises, et autres terres. Le tableau 5 ci-apres recapitule la situation des superficies des six categories de terres (en milliers d'ha) 2015- 2020. - Tableau 5: superficies des types de terres (en mil lier d' ha) de 2015 -2020 Categories de terres Autres types de Terres Terres Cultivees -61 688,3 13 064 61 869,3 13 362 62 050,4 13 661 62231,4 13 959 62 412,4 14 258 62 145,3 14 436,8 Terres Forestieres 23 675 23 644 23 613 23 582 23 551 23 519,9 Terres Humides 4472 4472 4472 4472 4472 4472 Terres Pastorales et parcours 17 567 17 050 16 533,1 16 016 15 499 15 618,2 pastoraux Terres urbanisees 3 655,5 3 724,4 3 793,3 3 862,2 3931,1 3931,1 Source : Rapport BUR 2019. a Selan le rapport BUR 2019, les superficies des terres forestieres sont passees de 23,6 23,5 millions ha sur la periode 2015-2020. Les changements d' affectation de terres annuelles sur celles-ci sont estimes a environ 31,1 milliers ha . Ce changement de superficies des terres forestieres se fait au detriment d'une augmentation de celles des terres de cultures et paturages. Cette situation traduit asuffisance les phenomenes de changement d'affection des terres qu i est responsable des emissions de GES dans le secteur de la foresterie . Les terres de cultures sont constituees par les surfaces allouees aux cultures irriguees et aux cultures seches (savanes- vergers) . Les superficles des terres forestieres, les terres de cultures (savanes vergers) et les jacheres sont determinantes dans la sequestration des GES et le bilan des emissions du pays« puits carbone ». En 2015, les superficies des cultures seches et jacheres representaient 12 582 338 ha contre 13756 236 ha en 2020 soit une augmentation de 1,8% par an (taux de changement d'affectation de terre sur la periode de 2015 et 2020) . Elles agissent au plan spatial dans la fixation du carbone forestier. a Les superficies des reboisements sur les periodes 2013 2019 couvrent en moyenne 16 120 ha (BUR, 2019) tandis que celles des defrichements legaux (autorises) sont de 1700 ha en moyenne. Ces - 32 Contribution Déterminée au Niveau National révisée realisations au niveau du secteur de la foresterie et changement d'affectation des terres sont insuffisantes pour juguler et cornpenser le phenomene de reduction de la capacite de sequestration du secteur. La zone forestiere prise en cornpte par le secteur cornprend les espaces boises et les savanes. Les principales donnees utilisees pour !'evaluation des gaz sont : la superficie des zones forestieres, la superficie des plantations forestieres, la quantite de bois explo itee, et la superficie des sols mineraux. La forte uti lisation du bois de chauffe et du charbon de bois comme combustib le domestique dans les activites rnenageres a d'importants impacts negatifs, dont les principaux sont la deforestation d'environ 400 000 ha par an et !'emission de gaz aeffet de serre (15,45 MT de dioxyde de carbone; a la dependance par rapport la biomasse et l'a lourdissernent de la charge de travail des femmes rurales car le ramassage du bois de feu se fait de plus en plus loin des habitations. Dans le secteur de la Foresterie et des Changements d'Affectation des Terres la sequestration de GES, d'une valeur moyenne de 781 473 Kilo Tonnes de CO2 par an, est assuree uniquement par la zone forestiere. En revanche les emissions, d'une valeur moyenne de 560 976 Ki lo Tonnes de CO2 par an, proviennent des sols mineraux, affectes aux systemes d'agriculture et du sylvo -pastoralisme et des terres converties (prairies et surfaces defrichees) . Le tableau 6 resume les sequestrations de carbone sur la periode de 2015 a2017 Tableau 6: Sequestration et emission GES sur la periode 2015-2017 en KTEq CO2 Sequestration CO2 2015 -317 974 36941 23039 -257 994 2016 -322 055 51539 23929 -246 587 2017 -325 309 61623 25719 -237 967 Source : Rapport BUR 2019 Le bilan net du secteur foresterie et des changements d'affectation des terres est un bilan de sequestration des GES qui permet au Mali d'etre un puits de carbone. Niveau de sequestration de carbone par region Le stock de carbone de chaque region est un indicateur de potentialite de la region pour la a sequestration du carbone. II est eva lue partir des donnees d'inventaires forestiers nationaux (2006 et 2014) compilees par le SIFOR. Ce stock fait l'objet du tableau ci-apres pour l'annee 2015. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 33 Tableau 7: stock de carbone par region (annee 2015} Regions Superf,c,e des formations vegetales (ha) Gao 6 829 421,13 2 868,76 Kayes 12 204 511,00 47 226,77 Ko ulikoro 9 067 847,48 44173,23 Mopti 6 606 605,70 2 622,76 Segou 6 618006,00 30 911,17 Sikasso 7156 607,45 92 421,37 Tombouctou 6 493 154,22 534,80 Bamako 24 539,00 1136,26 Kidal 0,00 0,00 Le niveau de sequestration de carbone (en tonnes pa r ha) par formations forestieres et pa r entites administratives (communes, regions) pour l' annee 2015 fait l'objet de la figure ci- apres. Ces donnees representent une ligne de references qu i permet d'orienter les interventions dans le cadre de la mise en ceuvre des act ions a l'echelle d'un territoire don ne. NIVEAU DE SEQUESTRATION DECARBONE PAR FORMATIONS VEGETALES ET PA R COMMUNE(en Tonne par ha) - ANNEE 2015 - 34 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
3.1.4 Emissions dans le secteur des Dechets Ca racteristi ques du secteur Selan leur nature, les dechets sont classifies en deux types de dechets, les dechets solides et les dechets liquides, et selon leur categorie, ils sont classes en Dechets Solides Menagers et en Dechets lndustriels. La strategie nationa le de gestion des dechets solides prevoit un conditionnement au niveau des menages, la pre collecte vers les depots de transit et !'evacuation vers les decharges finales ou les centres d'enfou issement. Au Mali, la gestion des dechets souffre de manque d'infrastructures de traitement. A l' echelle nationale, on dispose de deux decharges finales (a Bamako et a Sikasso) et sept stations de tra itement des eaux usees a:Bamako (Sotuba, Point G, Hopita l du Mali, Cite Administrative, CANAM), Mopti, Tombouctou et Sikasso. a Ce manque d' infrastructures ouvre la porte une gestion peu appropriee et non controlee des dechets qui par ricochet entraine la multip licite des depots sauvages et de deversement des boues de vidange dans la nature. Les depots sauvages ou illegaux sont des depots d' ordures abandonnes dans l' environnement de maniere inadequate, vo lontairement ou par negligence, dans des zones accessibles au public ou sur des terrains prives avec ou sans le consentement du proprietaire. a Les voies et les systemes d'elim ination des dechets varient fortement d' une region une autre et dependent de nombreux facteurs te ls la densite de la popu lation, !' urban isation et les conditions economiques. Les emissions de GES varient en fonction du type des dechets produits . Le tableau 8 ci-dessous precise les sous- categories du secteur des dechets enoncees dans les lignes directrices du GIEC 2006. Chaque sous- categorie n'emet que certains gaz. Tableau 8 : categorie de dechets et types de gaz correspondant Categorie Solides municipaux CH4 Evacuation des dechets solid es Solides ind ustriels CH4 Com postage CH4,N2O Traltement biologique des Digestion anaerobique CH4,N2O dechets solides Traitement biologique mecanique CH4,N2O CO2 (Carbone fossi le, Incineration des dechets Incineration et combustion a l'air CH4 et N2O) libre des dechets CO2 (Ca rbone foss il e, Combustion a l'air libre des dechets CH4 et N2 O) Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 35 Incineration des dechets liquides CO2 (Carbone fossile) fossil es Traitement et evacuation des eaux CH4,N2O Traitement et rejet des eaux usees domestiques usees Traitement et evacuation des eaux CH4,N2O usees industrielles La majorite des emissions de GES imputables aux dechets sont attribuees au methane (CH4) dans les decharges et les stations de traitement des eaux usees. Les emissions d'oxyde nitreux dues aux eaux usees (N2O) et le dioxyde de carbone (CO2) dues a !'incineration sont egalement des sources d'emissions dues au secteur. tmissions de GES au niveau du secteur des dechets Le tableau 9 ci-apres recapitule la situation des emissions de GES au niveau du secteur des dechets. En 2019, les emissions globales etaient de 436,12 kT eq CO2 . Tableau 9 : emissions en KT eq CO2 par type de gaz Emission nette/an Annees ( KT equ 1vdlent CO2 I 2015 37,51 217, 14 101,68 356,33 2017 31,16 229,95 160,5 421,61 2019 32,44 243,18 160,5 436,12 Le diagramme ci-apres donne la repartition des emissions par types de gaz. Les emissions sont dominees par le methane (CH4) a56%, suivi du dioxyde d'azote (NO2) pour 37% et le gaz carbonique (CO2) pour 7%. N20 37% , ls6% 1 :rrull CO2 C!l4 N20 Figure 10 : Proportion des emissions par types de gaz - 36 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
3.2. PREVISIONS DES EMISSIONS DE GES POUR LA PERIODE 2020-2030
3.2.1 Em issions de GES dans le secteur de l' Energie pou r la periode 2020-2030 La faible performance du bi Ian energetique et les potentialites significatives energetiques du Mali ont motive !'elaboration et la mise en ceuvre a court et moyen termes de politiques, de programmes et de plans aboutissant a la realisation de projets de centra les electriques de sources renouvelables, de projets d'efficacite energetique associant !'utilisation rationne lle de l'energie, l'economie d'energie et la maTtrise de l'energie . Ces actions concernent taus les aspects du secteur de l'Energie, de la production a la consommation . Les scenarios d'attenuation de GES dans le secteur de l'Energie ont ete deve loppes sur la base de la Po litique nationa le de l'energie et des strategies afferentes ainsi que des actions qui en decoulent. Les principales actions concernees sont : ► le Plan directeur d'investissements optimaux pour le secteur de l'electricite au Mali ; ► les plans d'actions nationaux de l'energie renouvelab le (PANER), de l'efficacite energetique (PAN EE) et le programme d'action nationa l SE4ALL ; ► le programme de valorisation a grande echelle des energies renouvelables (SREP) pour 258 millions de $US; ► !'initiative Desert-to-Power (DtP), permettra dans sa zone d'intervention (11 pays dont le Mali) d'augmenter la capacite de production d'energie solaire connectee au reseau d'environ 10 GW, de renforcer et d'etendre les reseaux nationaux et regionaux, de deployer des solutions energetiques decentralisees, d'ameliorer la capacite financiere et operationnelle des operateurs publics d' electricite et enfin de renforcer l'environnement propice a l'accroissement de l'investissement prive . Les differentes initiatives envisagees devront vei ll er a: ► ameliorer l'acces des femmes aux services, technologies energetiques et equipements modernes; mains couteux et mains consommateurs d'energie; ► creer des opportunites d'emplois pour les femmes dans les domaines traditionnell ement reserves a l'homme telles que la gestion des infrastructures energetiques et les technologies de transformation innovantes; ► promouvoir des sources d'energies renouve lab les et des combustibles de substitution au bois-energie (gaz butane, petrole lampant, briqu ettes de charbon et de residus vegetaux) . Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 37 Tableau 10: Programmes et projets dans le secteur de l'energie dont la realisation est prevue dans la perlode 2020- 2030 Origine Description 32 projets de : Etudes et Construction de Centrales Solaires Etudes et Construction de Centrales 963,65 DNE EDM 3.099,78 1453 797 hydroelectriques Rehabil itation, hybridation de centrales hydroelectriques 8 projets de : Real isation de centrales solaires Electrification de loca lites pa r systemes sola ires Real isation de pares eoliens et solaires (WAPP) 402,768 AER-Ma li 925 434 Projet d'electrification et d'adduction d'eau potable des villages Realisation de pompes so laires Projet d'irrigation solaire 4 projets de : Systeme Hybride Electrification Ru rale AMADER 75 Projet Electrification de loca lites Rurales 23 15 Projet d'Energie Solaire pour le Developpement Rural Societ es 4 Centrales solaires hybrides de mines d'or 65 149 69 rn in ieres 6 Projets de : Diffusion des technologies aBioenergie Etude de la construction d'une centrale electrique abiogaz 1404 12,415 ANADEB Projet Multi-Energies pour la Resilience et la gestion lntegree des Terroirs - (MERIT) Realisation d'une Zoned' Act1vites Electrifiee Emissions de GES du secteur de l'energie Tableau 11: Emissions de GES pour la periode 2019-2030 Emission eq KTE-C02 Annees Scenario de base 2019 20331 20 331 2020 21550 21 550 2021 22 844 18 086 2022 24 214 19 091 2023 25 667 19 629 2024 27 207 20 152 2025 28 839 21235 2026 30 570 20 837 2027 32 404 22 574 - 38 Contribution Déterminée au Niveau National révisée 2028 34 348 22 02 9 2029 36409 24 241 2030 38594 26 630 La fi gurell suivante il lustre ces emissions et permet de comparer les dynamiques des scen arios de base et d'at tenuati on . Emissions des scenarios de base et d'attenuation 2018-2030 en eq KTE-CO2 45000 40000 35000 30000 25000 20000 15000 10000 5000 0 201B 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 - Emission KTE--C02e Senario de base - Attenuation en KT C02(senario d'attenuatlon Figure 11: Courbes des em ission s des scenarios de base et d' att enuation pour la periode 2018-2030 Le scenario de base montre que les emissions de GES vont cro1tre de 21550 kTeq CO 2 en 2020 a 28 839 kTeq CO2 en 2025 pour atteindre 38 594 kTeq CO2 en 2030. Cela donne un accroissement moyen annuel de 6% entre 2015 et 2030. Les conseq uences des mesures d' attenuation entre 2020 et 2030 permettront de rabaisser le niveau a des emissions de 28 839kTeq CO2 21 235 kTeq CO2 en 2025(soit 7 604 Kteq) et de 38 594 kTeq 26 a 630 kTeq CO2 en 2030(soit 11 964Kteq). Ainsi, par rapport au scenario de base, les emissions atte indront une baisse pour le scenario d'attenuation de 31% en 2030. Cout des mesures d'attenuation Structures responsables des projets Cout previsionnel en mill iards FCFA DNE 964 AER 403 AMADER 75 ANADEB 12,5 MINES 65 TOTAL 1518 Le cout co rrespondant est de 1 518 milli ards de FCFA, soit 3,036 mill iards$ US sur la pe riode 20-2030. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 39
3.2.2 Emissions de GES dans le secteur de I' Agriculture pour la periode 2020- 2030 La synthese des emissions de GES par sous-secteur a montre que le secteur de !'Agriculture represente 69 % et celui de l'Elevage 31% du total des gaz produits. Les mesures d'attenuation des emissions de GES dans le secteur de I' Agriculture porteront done sur ces deux sous-secteurs (agriculture et elevage) Politiques, plans et programmes Les politiques, strategies, plans et programmes sur lesquels s'appuient les evaluations d'attenuation des emissions de GES sont les suivantes : ► La Po litique de Developpement Agricole (PDA) ; ► La Po litique Nationale de Developpement de l'E levage; ► La Po litique Nationale De Developpement de la peche et de !'aquaculture au Ma li; ► Le Plan National d'lnvestissement dans le Secteur Agricole (PNISA) 2015-2025; ► Le Programme National demise al'echelle du systeme de Riziculture lntensif (PN-SR I); ► Le Pro jet d' Appui a la Filiere Anacarde au Mali (PAFAM); ► Le Projet Regional d'Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-ML) PHASE II ; ► Le programme climat de la CMDT; ► Le Cadre strategique d'investissement pour la gestion durable des terres; ► Le Programme pilote de developpement d'une agriculture intelligente et resiliente aux changements climatiques ; ► Le Programme de captage et stockage des eaux de pluie. Par ailleurs, les objectifs assignes ala Politique de Developpement Agricole s' inscrivent en droite ligne des directives de la Loi d'Orientation Agrico le et prennent en compte les grands defis et enjeux auxque ls !'Agriculture malienne est confrontee et traduisent la vision du pays. Principales actions qui en decoulent : ► le systeme de rizicu lture intensive {SRI); ► la localisation de l'engrais (microdose, placement Profond de l'uree); ► la production et !'utilisation de la fumure organique; ► !'interdiction de la combustion des residus de recolte (proceder al'enfouissement des residus de reco lte dans le so l ou a leur utilisation pour la preparation de la fumure organique); ► la substitution de l'uree aforte teneur en azote par la fumure organique. La promotion de !'agriculture resiliente al'egard des femmes agricultrices par: ► !'adoption des pratiques agro ecologiques et la diversification des productions dans l'interet de la protection maximale de la biodiversite ► !'amelioration du dispositif d'attribution des ferres et; - 40 Contribution Déterminée au Niveau National révisée le renforcement du positionnement strategique des femmes sur taus les mai llons de la chaine de va leur des fi lieres porteuses afin de diversifier les sources de revenus et reduire la pression sur les superficies agricoles . Prevision des programmes pour le scenario de base Les previsions se basent sur la mise en ceuvre des politiques, plans et strategies ci-dessus mentionnes et avec un taux d' accroissement annue l moyen des emissions de 4,2% Previs ion des programm es pour le scenario d'atte nuation Les proj ets et programmes identifies en cours ou prevus pour la periode de 2020- 2030 sont : ► La Strategie de diffusion des techniques et technologies eprouvees par I' Approche CEP/CEA P au Mali (2021 -2024) ; Le Programme de promotion de !' util isation de la fumure organique et la loca lisat ion de l'uree (2022- 2030); Le Programme cl imat de la CMD T ; Le Programme de deve loppement des capacites de production aquacole resiliente et a durable adaptee aux changements climatlques et la va r iabllite climatique au Mall; Le Projet d'Appui a la fi liere Halieutique (2018-2024); Les Projets de pisciculture avec les partena ires (ON UFEMMES) et autres ONG ; ► Le Projet de developpement d'une Agriculture lntelligente; Le Projet d' amenagement pastoral resilient aux changements climatiques . Bilan des emissions du secteur agriculture Tab leau 12: Emissions de GES en KT eq CO2 sur Ja periode 2020- 2030 Annees Scenario de base Scenario d'attenuatlon 2020 76 667 76 667 2021 76 299 64 854 2022 76 226 64 792 2023 76 435 61148 2024 76 913 61 530 2025 77 648 62 118 2026 78 631 62 905 2027 79 855 63 884 2028 81 311 60 983 2029 82 995 62 247 2030 84 903 63 677 La figure ci-apres resume la situation des previsions des emissions et de !'attenuation des GES au niveau du secteur de !'Agriculture. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 41 E roL T IO D E E Jl TO ' S DE GE.. 'I EAU D U ECTEU R DE L'AGRI ULT RE - Emi sions de GES en KT EqCO2(Scnario de base) - Attenuation de GES en KTEqCO2 (Senario d'atteouation) 90()00 0000 - 70 000 60 000 50 000 ~ ------- 40 000 30 000 20 000 10 000 () 2019 2020 2025 2030 Figure 12: Courbes d'evolution des emissions des scenarios de base et d'attenuation pour la perlode 2020-2030 Les previsions d'emissions de GES dans !'horizon 2030 sont respectivement de 84 903 KT Eq CO2 pour le scenario de base et de 63 677 KT eq CO2 pour le scenario d'attenuation Ainsi 1 la mise en CEuvre de differents programmes d'attenuation permettra de baisser les emissions de GES au niveau du secteur de !'agriculture de 25% (soit 21 226 KT eq CO2 ). Le cout du scenario d'attenuation est de 150,8 mil lions $US pour !'agricu lture et de 164,8 mill ions $US pour l'elevage soit un total de315,6 mi llions $US pour le secteur.
3.2.3. Emissions dans le secteur de la Foresterie et des Ecosystemes pour la periode 2020-2030 Politiques et strategies sur lesquelles s'appuie la prospective Les scenarios d'attenuation de GES dans le secteur de la foresterie ant ete developpes sur la base des Politiques national es en matiere forestiere, environnementale et changements climatiques et des strategies afferentes ainsi que des actions resultantes. Les politiques, plans et programmes sur lesquels s'appuie cette prospective sont: La Po litique Nationale des Changements Climatiques, sa strategie et son plan d'action ; La Strategie Nationale de la diversite bio logique; La Politique Nationale de Protection de !'Environnement; La Po litique Nationale Forestiere ; - 42 Contribution Déterminée au Niveau National révisée La Strategie Nationale de gestion des aires protegees; La strategie nationa le de promotion et de va lorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) . Orientations de la Politique Nationale Forestiere Les axes strategiques de la Politique Nationale Forestiere (axes strategique n°2, Object. N°2), prevoient des actions dans le cadre de la lutte contre les terres degradees. Ces actions dans les dix (10) prochaines annees correspondent a : 275 .00 ha de superficies restaurees (soit 25 .000 ha par/an) 100 ha de dunes stab ilisees; 12 S00ha de reboisements securises a!'horizon 2030; 15 000 ha de rebo isements securises avec des essences de va leur economique; Gestion des forets classees pour !'amelioration des taux de couverture forest iere; Les amenagements forestiers pour renforcer le carbone des formations forestieres . Programmes et projets qui sont en lien avec la reduction des emissions de GES ou le renforcement de la sequestration du carbone. On retient les programmes suivants qui seront l'ossature du scenario de base : Les programm es nati onaux (i nities su r le budget national} : Programme 2.070, Sauvegarde et Gestion lntegree des Ressources du Bassin du Fleuve Niger : protection/amenagement des berges du fleuve, rehabilitation econom ique et environnementale du fleuve, faucardage et curage du fleuve ; Programme 2.071 1 Protection et Conservation de la Nature; Programme 3.004, Appui a l'amenagement et a la protection de la faune; Programme 3.005, Appui a l'amenagement et a la protection des forets . Les programmes en partenariat avec les PTF et les promoteurs prives Programmes/pro jets Actions Programme Al li ance Globa le sur le Reboisement UE-Etat Changement Climatique phase II Regeneration Naturelle Assistee, Agroforesterie Plans d'amenagement et de gestion de massifs Programme Gestion fo res ti ers ASD I-Etat Dece nt ralisee des Fon~ts phase Ill Exploitation rationnelle du bois energie dans ces Elaboration et mise en CEuvre des plans Programme de Developpement d'amenagement et de gestion des Forets Classees ASD I-Etat Du rable dan s le Delta du Niger phase II Plantations de Bosquets villageois et d'arbres fruitiers Proj et de Lutte Cantre l' Ensablement du UEMOA Fixation de dunes Fleuve Niger Plantations forestieres UE -Etat Contribution Déterminée au Niveau National révisée -43 Projets des ONG intervenant dans le reboisement et gestions durable des terres ONG -PTF et ressources forestieres Creations des perimetres pa storaux, Projet Regiona l d'appui au pastoralisme au - Bal isage/re habilitation des pistes de BM- Etat Sahel (PRAPS) transhumance, Vulgarisation de foyers economes en bois Promoteurs Projet sur !es Foyers ameliores (MDP) ene r gi e prives Projet "Valor1sation de l'energie (MOP)" Production de bri quettes a travers les sous- Promoteurs produits agricoles. pnves Projet Reboisement et production de Plantation de Jatropha curcas (Pourghere) pour Promoteurs Biocarburant (MDP) I' electrification rurale pnves Promoteu rs Projet Bolsement (MOP) Plantation d' Acacia senegal pnves Installations des unites de production de charbons Promoteurs Projet Briquettes Combustibles bio prives Tableau 13 : Programmes et projets dans le cad re de la cooperation avec les PTF Les actions de ces differents programmes ou projets sont en lien direct avec l1 attenuation des emissions de GES ou la sequestration du carbone au nfvea u du secteur de la fo resterie. Elles portent sur les previsions d'amelioration de la couverture forestie re, notamment a travers les programmes de reboisement 1 d'amenagement et de gestion des forets, de regeneration naturel le assistee, d'agrofo resterie et d'agricu lture dura ble (arboriculture de gornme arabique, d1 anacarde, de mangues, etc.). Le potentiel REDD+ comme programme a mettre en reuvre sur la periode 2020 - 2030 au titre du scenario d'attenuation Le secteur de la foresterie, composante essentielle de sequestration de carbone, joue un role primord!al dans la cornpta bilite des GES. Ce reservoir de carbone subit les actions directes des sous- secteu rs de !'agriculture (les defrichemen ts de terres agricoles) de l'elevage {emondage et feux de brousses) et de l'ene rgie (biomasse energie). Ces actions sont a l'origine de la reduction des superficies des fon~ts et de la degradation de la ressource forestiere, des ecosystemes et de la biodiversite. Le potentiel REDD+ est exploitable par la mise en reuvre de la CON 2020. En effet, au niveau du secteur de la foresterie et des changements d'affectation des te rres, les activites concernent les coupes de bois, les defrichements, les feux de brousses et les reboiseme nts et autres actions d'agroforesterie. Par ail leurs, !'analyse des phenomenes de degradation des ressources forestieres sur la base des donnees des inventai res forest iers du PIRL (1990) et du prog ramme AGCC {2007et 2014) aboutit a environ 250 000 ha {salt 1.6% environ de superficie des formations vegetales) en moyen ne par an de superficies concernees par les AFAT. Cette situation entraine des reductions de la capacite de - 44 Contribution Déterminée au Niveau National révisée sequestration des formations forestieres en de pit des efforts consentis par les differents programmes et projets dans le cadre de !'amel ioration du taux de couverture vegetale. Ainsi, !'ensem ble des previsions de realisations dans le cadre de la Reduction des Emissions dues a la Deforestation et Degradation des forets et de la biodiversite (REDD+) doivent concourir a atteindre environ 1.540.000 ha a!'horizon 2030. Cet objectif cible contribue a!'ame lioration de la couverture vegetale de +2,81% (soit un gain total de sequestration equivalant de 358 001 KT de CO2) des terres forestieres ou agricoles au niveau national. Dans le cadre de la CON 2020, la realisation des actions d'attenuation de GES au niveau du secteur AFAT (secteurs agriculture et forets et changements d' affectation des terres) sera consacree par trois (03) vastes programmes REDD+ avec chacun des composantes institutionnelles, renforcement du capital productif, et organisation des filieres et formation : Le Programme 1 : Programme integre avec les secteurs de l'industrie et des collectivites territoriales portant sur le Developpement de la Production de gomme arabique et autres PFNL et resilience des ecosystemes agro-forestiers des zones arides et semis arides et les communautes locales. Le but de ce programme est la realisation, a!'h orizon 2030, de 200 000 ha de plantations (13% des 1.540.000 ha) de plantations d'acacia Senegal, d'anacarde et autres fruits forestiers; Le Programme 2: le Plan National de Reboisement (PNR) . Le but est la realisation, a!' horizon 2030, de 340.000 ha (22% des 1.540.000 ha) de reboisements. II va constituer le socle de taus les travaux de reboisements futurs qui seront entrepris par les acteurs (Etat, Collectivites, ONG et planteurs prives); Le Programme 3 : Renforcement de la sequestration du carbone forestier par la mise sous amenagements forestiers et exploitations contr61ees des formations forestieres dans les domaines classe (forets classees, aires protegees) et non classe de l'Etat (domaine protege) et celui des particuliers. L' objectif vise a!'horizon 2030 est de o 1 000.000 ha (65% des 1.540.000 ha) de formations naturelles soumis aux amenagements forestiers et leurs protections pour le maintien du capital productif, de la biodiversite et de la lutte contre la degradation des sols. Ce vaste programme REDD+ consacre l'essentiel des programmes d'attenuation et d'adaptation dans le secteur de la foresterie. En outre, II va comptabiliser les realisations de sequestrations directes ou indirectes de CO2 en cours ou futures des programmes AGCC, POD-DIN et GEDFOR. Couts du scenario d'attenuation pour le secteur de la foresterie Tableau 14: Projets d'attenuation aCo-benefices d'adaptation pour le secteur de la foresterie INTITULE DES PROJETS MONTANT ($US) Le Programme n°1 : Developpement de la Production de gomme arabique et autres PFNL et 170 000 000 DNEF resi lience des communautes locales dans les ecosystemes agro-forestiers des Contribution Déterminée au Niveau National révisée -45 Le Programme n°2 : Programme2 : le Plan National 289 000 000 DNEF de Reboisement (PNR) . Le Programme n°3 : Renforcement de la sequestration du carbone par la mise sous amenagement des formations forestieres dans les 250 000 000 DNEF domaines classe et non classe de l'Etat, le domaine protege et celui des particuliers . Total Le cout global du scenario d'attenuation de la foret est de 709 mil lions$ us. Prevision des emissions de GES dans le secteur de la Foresterie Le tableau 15 ci -dessous donne le bilan des emissions du secteur Foret pour les scenarios de base et d'attenuation Tableau 15 : Bilan des emissions (sequestrations) du secteur Foret BILAN DES SEQUESTRATIONS DU SECTEUR FORET (KT CO2) Annees 2020 -334 386 -334 386 2021 -334 348 -334 348 2022 -334 309 -336 362 2023 -334 271 -346 256 2024 -334 232 -354148 2025 -334 194 -385 981 2026 -334 155 -398 884 2027 -334 117 -411 789 2028 -334 078 -430 696 2029 -334 039 -437 604 2030 -334 001 -463 456 - 46 Contribution Déterminée au Niveau National révisée La figure 13 ci-apres resume les evo lutions des emissions (sequestrations) de GES au nivea u du secteur des Forets pour les scenarios de base et d'attenuation Em issions du secteur des Fon~ts pour le scenario de base et le scenario attenuation .,oo 000 -110000 _020 2021 2022 2024 2025 2026 _027 2029 2030 -'20000 ., 0 000 -140 000 .,so 000 .,c.o 000 -370 ouo -380 ouo -390 ouo -400 uou - Scquc.--tmtion awe cconno d hu~c (Kl 2) Scqucstrolion avcc i.ccnmio d'ullcnualion( KT CO2KT) Figure 13 : Sequestrations des emissions en KT eq CO2 au niveau du secteur Foret Les previsions d'emissions de GES en 2030 sont respectivement de -334 001 KT eq CO2 pour le scenario de base et de -463 456 KT eq CO2 pour le scena rio d'attenuation . La mise en ceuvre de diffe rents programmes du scenario d' atte nuation permettra de baisser les emissions de GES en 2030 du sect eu r fo rets par rapp ort au scenario de base de 38, 7% (soit 129 455 KT eq CO2). II faut remarquer que les cha ngements d' affectation des terres ne sont pas pris en com pte ici avec la foret mais avec l'agri culture. Les differents programmes d' atten uation (les trois Programmes REDD+ cites ci-dessus) contribueront a!'amelioration de la capacite de sequestratio n des GES ; cela va permettre au Mali de renforcer son statut de « puit s de carbone >> et d'ameliorer sa contribut ion nationa le dans la reduction des GES. Etant donne la participation des femmes dans les actions de deforestation a la recherche du bois de cha uffe, la presente CON va leur accorder une place de choix dans : les actions de reboisement pou r resta urer les fo rets detruit es ; ► la regeneration natu rell e assistee ; ► la gestion des fo rets classees et des aires protegees.
3.2.4 Emissions de GES dans le secteur des dechets pour la periode 2020-2030 Polit iques et strategies sur lesquelles s'appuie la prospective , La pol itique et nationale de protection de l' environnement ; ,, La politiq ue nationale d'assainissement ; Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 47 La strategie nationale de gestion des dechets solides; La strategie nationale de gestion des dechets liquides; ► La strategie nationale de gestion des dechets speciaux; La strategie nationale de gestion des eaux pluvia les. Programmes et proj ets pris en compte dans le scenario d'att enuation : ► Realisation d'une unite de valorisation et de transformation des dechets solides a Noumoubougou dans le cadre du projet de resilience urbaine de Bamako ; Realisation par la societe Katura International d'une unite de transformation des dechets solides en energie sur le site de Noumoubougou ; Projet Oxalor-Pyrocox_;_Projet de gestion integree des dechets solides menagers dans les six communes du district de Bamako et dans certaines regions du Mali : Sikasso, Segou, Kayes et Mopti; Projet de recyclage des dechets plast iques dahs la vi lle de Bamako au niveau industrie l (Societe SIGMA - Mamaplastico ) ; ► Projet de va lorisation et de transformation des dechets plastiques en Commune V du District de Bamako par la fondation stromme (Mairie de la commune V) ; a Projet de valorisation des pneus usagers par PSI MALI GAO (Mairie de GAO). Programme d'assainissement des villes de Kayes, Koulikoro, Segou, Mopti, BoLtgouni, Kita et Koutiala pour !'instal lation d'une usine de Thermo compactage pour la valorisation des dechets. Prevision des emissions de GES sur la periode 2020 - 2030 Les previsions se basent sur la mise en reuvre des strat egies et programmes identifies. Le taux de croissance des emissions est de 16% pour le scenario de base et 7.4% pour le scenario d' attenuation Le tableau ci -apres recapitule les emissions en KT eqCO2 et par an au niveau du secteur des dechets. Tableau 16 : Prevision des emissions en KT eq CO2 (scenarios de base et d'attenuation) Annees Sce nario de base 2020 506 506 2021 587 470 2024 916 671 2027 1430 986 2030 2 232 1539 La figure 14 ci-apres resume les evolutions des emissions de GES du secteur dechets sur la periode 2020 - 2030 scenario de base et scenario d'attenuation - 48 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Senario de base et senario d'attenuation du secteur Dechet - Periode 2020 - 2030 2500 2000 1500 1000 500 0 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 TOTAL emission en KT EQ CO2(senario de base) corrige - TOTAL attenuation en KTEQ CO2(senario d'attenuation) avec 7,4% Figure 14 : Em issions de GES du secteur dechets sur la periode 2020 - 2030 scenario de base et scenario d'attenuation Les previsions d'emissions de GES pour l'annee 2030 son t respectivement de 2 232 KT eq CO2 pour le scenario de base et de 1539 KT eq CO2 pour le scenario d'attenuation . Ainsi, la mise en c:euvre des differents programmes et projets du scenario d'attenuation permettra de baisser les emissions de GES au niveau du secteur des dechets de 31 % (soit 693 KT eq CO2) par rapport au scenario de base L' impl ication des femmes et des fi lles dans la gestion des dechet s d'ori gine menagere est cap itale . II s' agira de mettre un accen t particul ier su r : l'appui aux entreprises fem ini nes da ns la gestion et le recyclage des dechets d'origine me nagere pour creer des emplois rentables et durables tout en protegeant l'environ nement ; !'adoption des techniq ues de transformation et de prod uction des texti les qui protegent l'environnement (cas de fabrication et tei nture des bazins) . Le coOt du scenario d'attenuation du sect eur Dechets est de 283.200.000 $US
3.2.5 Previsions d'emissions de !'ensemble des secteurs pour la periode 2020-2030 Le t ableau ci-apres recapitu le la situat ion globale des quatre secteu rs energie, agricultu re, forets et changeme nts d'affectation des terres et dechets . Contribution Déterminée au Niveau National révisée -49 Tableau 17 : Evolution des emissions globales en equivalent KT Eq CO2, scenario de base et scenario d' attenuation Sequestration Emissions cumulees des Emissions Globales (Secteur fon~ts) 4 secteurs ■ Scenario Scenario de Scenario Scenario de Scenario d'attenuat10 base d'attenuat1on base d' attenuation n 2020 -334 386 -334 386 95 443 98 723 -238 943 -235 663 2025 -334 194 -357 005 106 337 86 788 -227 857 -270 217 2028 -334 078 -373 998 114 638 86 858 -219 440 -287 140 2030 -334 001 -391 030 122 137 94547 -211864 -296 483 Le bila n global des emissions nettes pour les quatre secteurs (foresterie et des changements d'affectation des terres, Agriculture, Energie et Dechets) est un bilan de sequestration des GES, d'une valeur de -296 483 Kilo Tonnes de CO2 en 2030, qui permet au Mali de se maintenir comme « un puits de carbone » et ceci meme dans le scenario de base (-211864 Tonnes de CO2) La figure 15 ci -apres resume !'evolution des emissions et attenuation globales de GES pour !'ensemble des quatre secteurs et sur la periode 2020 - 2030 (Scenarios de Base et d'attenuation). Evolution des Emissions et d'Attenuation Globales Nettes de GES : Scenario de base et Scenario d"attenuation - Ensemble des secteurs - Periode 2020 a 2030 0 2019 2020 :2 025 2 028 2030 -50 000 - 100 000 - 150 000 -200 000 -250 000 -300 000 -350 000 - Emission Globales Nette · (KT eq CO2)( ccenario <le Base) - Emissions Globales Nelles (KT eq CO2) (Scenario d'Atlenuation) Figure 15 : Evolution des Emissions et Attenuations Globales Nettes pour !' ensemble des secteurs - 50 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Le scenario de base montre que les emissions globa les nettes de GES oscillent en -200.000 et- 250.000 kT eq CO2 jusqu ' en 2030 ou el les atteignent - 211864 KT Eq CO2 pour !'ensemble des secteurs. a Le scenario d'attenuation permettra de passer -296 483 KT de CO2 soit une ame lioration de 39,9 % (84 618 KT eq CO2) de gain de reduction nette de carbone !'horizon 2030 a Ces emissions globales de GES proviennent essentie llement du : secteur AFAT (Agriculture, foresterie et changements d'affectation des terres) pour 66 % ; ~ secteur de l'energie pour 32%; , secteur des dechet pour 2% . Quant aux types de GES, les emissions sont dominees par le CO2 (57%) suivies du N2O (23%) et du CH4 (mains 1%}. Le diagramme ci-apres, presente la situation des emissions globales par secteur d'activites et par types de GES Proportions de emission globale. de GE par ecteurs d'actfrite - Periode 2020-2030 cctcurs Agri ult, Forc~t. changement d'J\lfcctati n de. Trre (K l r~q 2) Secteur Energie (KT Eq CO2) ecteur Dechet (KT fq CO'.!) Figure 16 : Proportion des em iss ions de GES en Eq CO2 par secteurs d' activites Emissions globa les par types de GES : Le diagram me ci-apres, presente la situation des emissions globales par type de GES pour l1ensemble des secteurs d'activites et par types de GES Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 51 Proportion des emissions globale en •quivalent CO2 par types de GE CO2 CI 14 • N20 Figure 17: Proportion des em1ss1ons globales par types de gaz pour !' ensemble des secteurs Trois principaux gaz constituent l' essentiel des GES. Le gaz carbonique (CO2} est dominant avec 57% des GES, sulvi du dioxyde d'azote (N20) avec 23% puis du methane avec 20% Le Financement de !'ensemble des quatre scenarios d'attenuation de la CON est eva lue a 4,344 milliards $US.
3.3 LES POLLUANTS ATMOSPHERIQUES A COURTE DUREE DE VIE Les questions de changement climatique et de pollution atmospherique sont etroitement liees car, i) dans de nombreux cas, les gaz a effet de serre et les polluants atmospheriques sont emis par les memes sources (Myhre et al., 2013 ; Pridd le, 2016), et ii) certaines des memes substances contribuent au changement climatique et aux impacts de la pollution atmospherique, comme le methane, le carbone noir et l'ozone tropospherique, c'est-a -dire les polluants climatiques a courte duree de vie (SLCP) (figure 11). Ces deux liens off rent des possibilites considerables de concevoir des strategies et d'identifier des mesures d'attenuation qu i peuvent a la fois redu ire la pollution atmospherique et attenuer le changement climatique. Des etudes mondiales et regionales ant montre qu'il existe une variete de strategies et de mesures qu i peuvent etre prises pour cibler les principales sources de SLCP et ameliorer simultanement la pollution atmospherique au niveau local tout en reduisant la contribution d'un pays au changement climatique mond ial (Kuylenstierna et al., 2020; Naka rmi et al., 2020; Shindel I et al., 2012; Stoh l et al., 2015; UNEP/WMO, 2011 ; UNEP, 2019, 2018} . - 52 Contribution Déterminée au Niveau National révisée SHORT- LIVEO CLI TE OLLUTAf TS Nitrogen Ollides (NOx) Non-methane Volatile Organic Carbon Dioxide (CO,) Compounds CNMVOCs) Nitrous Oxide (N,O) Sulphur Dioxide (SO,) Perfluorocarbons (PFCs) Ammonia (NH} Sulphur Hexafluoride (SFJ Particulate Matter Nitrogen trifluoride (N F.) (PMu, PMJ Chlorofluorocarbons (CFCs) Carbon Monoxide (CO) Hydrochloronuorocarbon (HCFCs) Heavy metals Figure 18 : Resume des polluants qui sont classes comme pol luants atmospheriques, polluants cl imatiques a courte duree de vie et gaz a effet de serre (Source : CCPA SNAP, 2019). Polluants climatiques acourte duree de vie Carbone noir {CB) : Un composant des emissions directes de particules {PM) qui contribue aux effets negatifs de la pollu t ion atmospherique sur la sa nte humaine. Les emissions de carbone noir recha uffent egalement !'atmosphere pa r absorption directe du rayonnement solaire entrant et par des effets indirects te ls que le depot sur la neige et la glace et !es interactions avec !es nuages. Avec une duree de vie atmospherique de quelques jours, ii s'agit d'un poll uant climatique acourte duree de vie. II est principalement emis par une combustion incomplete . Polluants atmospheriques Particu les {PM2,5 et PM 10) : Les matieres particulaires (dont le diametre aerodynam ique est inferieur a2,5 µm (PM2,5) et 10 µm (PM10)) sont de petites particu les solides presentes dans !'atmosphere. Elles contribuent le plus aux effets de la pollution atmospherique sur la sante humaine par leurs effets sur !es systemes cardiovasculaire et respiratoire. Les emissio ns de PM2,5 et PM10 calculees ici representent les emissions directes de particules dans !'atmosphere. Cependant, d'autres pol luants gazeux, comme les oxydes d'azote, le dioxyde de soufre, !'ammoniac et les composes organiques volati ls, contribuent egalement aux concentrations de PM2,5 et PMlO auxquelles les gens sont exposes, par le bia is de reactions chimiques dans !'atmosphere qui transforment les poll uants gazeux en particu les solides. Oxydes d'azote (NOx) : Polluant atmospherique precu rseur de la formation de particules et d'ozone tropospherique, le NOx est compose de deux polluants, l'oxyde d'azote (NO) et le dioxyde d'azote (NO2). Dioxyde de soufre {502) : Un poll uant atmospherique qui est un precurseur de la formation de particules. Ammoniac (NH3) : Un poll uant atmospherique qui est un precurseur de la formation de part icules. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 53 ► Carbone organique (OC) : Un composant des emissions directes de particules (PM) qui contribue aux effets negatifs de la pollution atmospherique sur la sante humaine. ► Composes organiques volatils non methaniques (COVNM) : Un ensemble de molecules organiques differentes emises par une serie de sources d'emission . Les COVNM sont des precurseurs de la formation de l'ozone tropospherique et des particules . ► Monoxyde de carbone (CO) : Un polluant atmospherique gazeux qui contribue ala formation de l'ozone tropospherique. L'evaluation integree du carbone noir et de l'ozone tropospherique realisee par le PNUE et l'OMM (2011) etait une evaluation mondiale des avantages de !'adoption de mesures visant a reduire le carbone noir et l'ozone tropospherique. Les mesures d'attenuation qui ciblaient les principales sources de carbone noir et les principales sources de methane (un precurseur de l'ozone tropospherique) ant ete evaluees en fonction de leurs impacts sur la qua lite de l'air et sur le climat. Au tota l, 16 mesures ant ete identifiees comme fournissant 90 % des avantages climatiques parmi les centaines de mesures evaluees.1 1s'agit notamment de 9 mesures visant le carbone noir, y compris des mesures dans les secteurs residentiel, agricole, des transports et de l'industrie, et de 7 mesures visant le methane dans les secteurs de !'agriculture, du petrole et du gaz et des dechets (le chapitre 4 comprend une description comp lete de ces mesures). L'eva luation a calcule que la mise en reuvre integrale de ces mesures presenterait des avantages substantiels en termes de qualite de l'air et de climat, estimant que 2,4 mi llions de deces prematures seraient evites en 2030 par rapport au scenario de reference, ainsi que 52 millions de tonnes supplementaires de 4 cultures de base (riz, ble, ma·1s et soja) en raison de la diminution des dommages causes aux cultures par !'exposition a l'ozone. Ces avantages en matiere de qualite de l'air sont obtenus de maniere disproportionnee au niveau local, dans les pays et regions ou les reductions d'emissions ant lieu. Dans le meme temps, la mise en reuvre de ces mesures permettrait egalement d'eviter une augmentation de o,s·c de la temperature mondiale, contribuant ainsi de maniere importante a limiter !'augmentation de la temperature mondiale lorsqu'elle est associee a une attenuation rapide et ambitieuse des emissions de co2 (figure 19). Le carbone noir, le methane et l'ozone tropospherique, ainsi que les hydrofluorocarbones, ant ete appeles "pol luants climatiques acourte duree de vie" en ra ison du temps relativement court qu'ils passent dans !'atmosphere une fois emis (de quelques jours adeux decennies) et de leur impact sur le climat et la qualite de l'air (a !'exception des HFC, qui n'ont qu'un impact sur le climat). Ce la signifie que les actions sur les SLCPs peuvent rapidement produire des benefices multiples pour la qua lite de l'air et le changement climatique (Shindel! et al., 2012). - 54 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CLIMATE M ITIGATION PATHWAYS Avoid d rmin by 2050 B,,..ineu as usual Black Carbon ( BC) + Methane (CH J O.S°C CO2 actions only BC+CM, actions Hydro fluorocarbons CHFCs) 0.1°c only All Short- Lived Climate Pollutants 0.6°C C01+ SLCP actions CBC+CH, +HFCs) 1900 1950 2000 1050 SIMULATED TEMPERATURE CHANGE UNDER VARIOUS MITIGATION SCENARIOS WV'IW .ccacoalit1on.org/sc1ence Figure 19: Vue d'ensemble des avantages de l'action sur les polluants climatiques acourte duree de vie pour le changement climatique Avoided vs. Baseline 14,000 Demand\Agriculture ■ Demand\Autres. Non specifie 12,000 Demand\Energy Industry Own Use - ■ Demand\lndustrie 10,000 Demand\Resldentiel ~ C ■ Demand\Services marchants et publiques C ,E 8,000 ■ Demand\Transport u ■ Non Energy\Agriculture ·c ol Non Energy\lPPU ::. 6,000 ■ Non Energy\Waste ■ Transformation\Charcoal Making 4,000 ■ Transformation\Electrlcity Generation 2,000 2010 2014 2018 2022 2026 2030 Figure 20 : Reduction des emissions de carbone noir resu ltant de la mise en CEuvre des mesures d'attenuation des gaz aeffet de serre eva luees. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 55 120 Avoided vs. Baseline Demand\Agriculture Demand\Autres. Non specifie 100 Demand\Energy Industry Own Use .,"' C: Demand\lndustrie C: Demand\Residentiel 80 ~ Demand\Services marchants et publiques u ·c:: OJ Demand\Transport ~ 60 Non Energy\Agriculture uC Non Energy\lPPU "'"' :, 0 ~ Non Energy\Waste I- 40 • Transformation\Charcoal Making Transformat!on\Electricity Generation 20 2010 2012 2016 2020 2024 2028 Figure 21 : Reduction des emissions de particules fines (PM2s1grace ala mise en reuvre des mesures d'attenuatlon des gaz aeffet de serre evaluees. Avoided vs. Baseline 80 Demand\Agriculture Demand\Autres. Non specifie 70 Demand\Energy Industry Own Use .,"' 60 C Demand\lndustrie C: Demand\Residentiel ~ ■ Demand\Services marchants et publiques u ·c 50 .; Demand\Transport ~ Non Energy\Agriculture "t:J C 40 "'"' Non Energy\Waste :, 0 30 Transformation\Charcoal Making .... ~ ■ Transformation\Electricity Generation 20 Transfonnation\Oil Refining 10 2010 2012 2016 2020 2024 2028 Figure 22 : Reduction des emissions d'oxydes d'azote (NOx) resultant de la mise en reuvre des mesures d'attenuation des gaz aeffet de serre evaluees. Les mesures d'attenuation des gaz a effet de serre evaluees dans le tableau 18 sont ega lement efficaces pour reduire les emissions de po lluants atmospheriques et de polluants climatiques courte a duree de vie. La mise en reuvre des 15 mesures d'attenuation enumerees dans le tableau 42 permettrait de reduire les emissions de carbone noir de 42 % en 2030 par rapport a un scenario de reference, les emissions de particu les fines (PM2,s) de 45 % et les emissions d'oxyde d'azote de 21 %. II s'agi t ega lement de polluants atmosphe riques nocifs qu i ont des repercussions negatives sur la sante en raison de maladies respiratoires et card iovasculaires. - 56 Contribution Déterminée au Niveau National révisée La reduction des emissions de carbone noir et d'autres polluants atmospheriq ues sign ifie que les mesures prises pour redui re la contribution du Mali au changement cli matique profiteront ega lement aux Maliens grace a !'amelioration de la qua lite de l'air. Tableau 18: Reduction individuelle des GES en 2030 par rapport aun scenario de reference Emissions de GES de reference pour 2030: Y compris la sylviculture: -187 800 Hors sylviculture: 42,400 Production Construire une centrale hydroelectrique de 6,8 1 109 kilotonnes d'electricite MW aSotuba (Production 82 GWh) Construire une centrale hydroelectrique de Production 2 63MW aMali Senegal Mauritanie Boueina/Kayes 807 kilotonnes d'electrici te (Production 560/620 GWh) Production Construire la centrale solaire photovolta'ique Akuo 3 101 kilotonnes d'electricite Energy Kita de 60 MW (production de 76,02 GWh) Installer 1416 MW de capacite d'energie Production renouvelable d'ici 2030, soit 58,3% de la capacite 4 985 kilotonnes d'elect ri cite installee, et une production de 3558 GWh, soit 37,1 de la production totale d'electricite. -2,451 kilotonnes (emissions evitees au point de combustion) 100 % de la population cuisinant ala biomasse Cuisi ne 5 utilise des fourneaux abiomasse arendement residentielle -13 867 kiloton nes (emissions evitees ameliore d'ici a2030. grace ala reduction des pertes de bois de chauffage dans les fon~ts) 11 % de !'essence remplacee par du bioethanol 6 Transport 396 kilotonnes d'ici a2030 5,4 % du diesel remplace par du biodiesel d'ici 7 Transport 28 kilotonnes 2030 Production Reduire les pertes de transmission et de 8 118 kilotonnes d'electri cite distribution d'electricite du reseau a10% en 2030 Augmenter l'efficacite energetique dans 9 lnd ustrie 662 kilotonnes l'industrie de 21% en 2030 Ameliorer la productivite du betail par 10 Beta ii !'insemination artificielle et la sante/alimentation -5,15 2 kilotonnes animale Production Promouvoir !'aeration intermittente des rizieres 11 839 kilotonnes de riz irriguees Residus Augmenter !'utilisation des residus agricoles 12 93,4 kilotonnes agricoles comme briquettes pour le combustible Contribution Déterminée au Niveau National révisée -57 Remplacement de 20 % des engrais abase d'uree Product ion 13 par des engrais organiques d'ici a2030 (objectif -118,1 kilotonnes vegetale fonde sur l'avis d'experts). 12 377 kilotonnes (emissions evitees 14 FOLU Reforester 76 000 hectares de terres par an grace au renforcement du puits de carbone) Mise en place d'une decharge contr6Iee suivant les meilleures pratiques en matiere de tri des 15 Dechets dechets : 22 % des dechets sont detournes vers le 53,2 kilotonnes recyclage et le compostage d'ici 2030 (objectif base sur l'avis d'experts). Toutes les mesures mises en ceuvre : - 40,939 kilotonnes - 58 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CHAPITRE IV IMPLICATION DES ACTEURS NON ETATIQUES DANS LA CDN
4.1 IMPLICATION DES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE En general les acteurs de la societe civi le ne sont pas dotes de ressources suffisantes pour rea liser leurs programmes, faute des difficultes d'eligibilite aux guichets de financement aux differents fonds (fonds vert, fonds climat etc .. ) et ne disposent pas d'instruments pour mesurer les emissions des gaz aeffet de serre engendrees par leurs interventions. Pour la periode 2020-2030 la societe civile (essentiellement les ONG) a planifie plusieurs projets susceptibles de renforcer la reduction des emissions mais, surtout les actions d'adaptation de la population. II s'agit des programmes et projets suivants: ► Programme d'Appui a !'Ame lioration de !'Environnement a travers les Actions Communautaires (PAEAC); ► Programme de Gouvernance des Ressources Naturelles dans les Cercles de Nara et de Banamba et maillage hydraulique pastoral ; ► Projet d'Acces al'Energie Durable pour taus et Diffusion des Technologies aBioenergie (Faso Bio 15 & Lorena) dans certaines Communes du Mali; ► Projet Multi-Energies pour la Resilience et la gestion lntegree des Terroirs (MERIT); ► Projet de reduction de la pollution de l'air et des eaux liee a l'usage des pesticides et autres produits nuis ibles; ► Programme sous regional de Plaidoyer et de Renforcement des capacites « Voie des citoyens pour les changements climatiques » (Mali, Burkina, Benin, Cote d' Ivoire); ► Programme d'Appui au Renforcement des Capacites d'Adaptation aux Changements Climatiques au Mali . (PARCAC); ► Programme de Renforcement de la Resilience des Communautes Agro-pastorales Vulnerab les du Sahel occidental face aux Effets des Changements Climatiques. Le montant global est de 30 mil liards de FCFA, soit 60 millions de dollars de 2020 a 2030, qui sont inscrits dans le chapitre adaptation
4.2 IMPLICATION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES Le territoire du Mali se repartit en plusieurs niveaux de collectivites territoriales: les regions, le District, les cercles et les communes. La repartition des competences entre les differents eche lons de !'a dministration est organisee de te lle fa<;on que les collectivites locales et !'administration centrale concourent a la gestion des affaires de l'Etat. Outre leurs actions relevant directement de leurs competences, les collectivites developpent des politiques de proximite et de territoire, dont la reussite suppose de mobiliser les citoyens et !'ensemble des acteurs economiques locaux. Si la reussite d'un projet territorial repose sur un portage politique fort, el le necessite egalement la mobi lisation de !'ensemble des acteurs du territoire : citoyens, entreprises, agriculteurs, institutions . Les collectivites sont en bonne place pour enclencher des dynamiques concertees, suivre et valoriser les efforts de chacun. - 60 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Ence qui concerne la protection de l'environnement et des ressources naturell es et de la lutte centre les changements climatiques, les collectivites territoriales, au vu de leurs competences genera les constituent !'echelon ideal par excellence d'application des differents principes et d'implementation des politiques environnementa les telles qu'envisagees par les Conventions et Accords. Elles sont de plus en plus responsabilisees et leurs multiples competences en divers domaines les amenent aorienter leurs politiques vers des actions de developpement durable. C'est tenant compte de ce constat que la revision de la CON a vu la participation des col lectivites territoria les dans les differentes phases de sa preparation (concertations regionales, rencontres sectorie ll es), afin de mobiliser au mieux leur participation. La contribution des Collectivites territoriales a la dynamique de la CON se fera a travers leurs associations representatives que sont I' Association des Municipa lites du Mali (AMM), I' Association des Collectivites Cercles du Mali (ACCM) et !'Association des Regions du Mali (ARM) . Le Haut Consei l des Collectivites (HCC) sera egalement mis a contribution, conformement a ses attributions constitutionnelles Le HCC a d'ailleurs elabore une charte de l'environnement qui sera un des outils de base des actions aengager. Les communes, ainsi que les cercles et les regions, joueront un role important d'autant plus qu'el les a sont responsables de la planification au niveau du terrain travers leurs PDSEC. Les grands axes de leur participation concerneront le renforcement de leur capacite et la formation en termes de changement climatique, la prise en compte de ce dernier dans leur planification et leur participation ades projets de terrain prenant en compte les changements climatiques .
4.3 IMPLICATION DU SECTEUR PRIVE Avec des ambitions fortes d'influencer positivement la prise de decision pour !'adoption de politiques favorables a un developpement resilient aux changements climatiques, le secteur prive du Mali est un acteur important de la lutte centre les changements climatiques. C'est ce qui justifie son implication dans la revision de la CDN. Le secteur prive ma lien s'interesse aux defis environnementaux et sociaux a long terme que sont les changements climatiques, les inegalites economiques et de genre, ainsi que la degradation des ressources naturelles. II a la responsabilite, car c'est une orientation politique majeure de la politique malienne, de prendre des mesures idoines pour reduire leurs emissions de gaz aeffet de serre dans leurs processus par des innovations technologiques mains emettrices de gaz aeffet de serre et ega lement de s'engager dans la recherche de processus sabres en carbone. De tell es initiatives constituent un maillon important pour transformer une vision en une realite grace a des innovations et des moyens financiers, car la mise en 0=uvre de la CON comporte des financements publics, mais aussi prives, afin de rendre les investissements plus durables. Le Ministere de l'lndustrie est tres favorable ala promotion de telles initiatives et un groupe de travai l mixte avec le Ministere de !'Environnement est en cours de gestation. Contribution Déterminée au Niveau National révisée -61 Par ai lleurs, le programme « Gemme Arab ique », deve loppe par le Ministere en charge de !' Environnement en collaboration avec le Ministere de l'lndustrie et du Commerce, prevoit des activites de rehabilitation et de plantations des gommerais a hauteur de 200.000 hectares qui seront rea lisees dans hu it reg ions du Nord, Ouest et du Centre du Ma li. La CDN prevoit dans ce sens un vaste Programme national integre entre Jes secteurs de l'industrie, des Col lectivites Territoria les et des Forets portant sur le Developpement de la Production de gomme arabique et autres Produits Fo restiers Non Ligneux. Le but de ce programme est la realisation, a !'horizon 2030, de 200 000 ha de plantations d' Acacia Senegal, d'anacarde et autres produits forestiers a va leur ajoutee . Quat re secteurs sont concernes: ► Le secteur de l'industrie pour dynamiser et harmoniser la recuperation de la gomme arabique, sa t ransformation, sa commercialisation ains i que la participation au financement des plantations; ► Le secteur forestier national pour !' identification des zones de plantation, !'assistance technique aux paysans (d irectement et par la formation de techniciens), la creation de pepinieres et la gest ion de l'aspect cl imatique et environnemental; ► Le secteur des co llectivites territoriales pou r !'organisation des communes et des collectivites locales; ► La societe civile sera egalement concernee par la creation ou le renforcement d'ONG chargees de !'assistance technique aux planteurs. Les organisations soc io-professionnelles (APCAM, ... ) seront egalement assoc iees a ce a programme et d'autres programmes induits par la CDN Par ailleurs, plusieurs entreprises maliennes, sensib les a l'environnement et aux changements climatiques, se sont deja engagees dans une dynamique eco logique notamment dans les domaines de : ► La fabrication de briquettes combustib les a partir de dechets agricoles et forestiers . Cette t echnologie permet de limiter le deboisement du aux combustibles ligneux (Societe Yiriimex); ► La transformation des dechets plastiques de Bamako en objets utilitaires par des processus industriels performants du type mamap lastico (Societe SIGMA). Ces initiatives montrent que des entreprises peuvent jouer un role de meneur dans la recherche d' une reponse ambitieuse aux cotes du M inistere de l'lndustrie pour affronter les changements climatiques. - 62 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CHAPITRE V ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
5.1 POLITIQUES ET STRATEGIES NATIONALES Le climat du Mali, de type sahelien, est caracterise par une variabi lite inter et intra annuel le des parametres climatiques et par !'intensification des secheresses depuis 1970. Cette situation est exacerbee par la fragilite des ecosystemes et des systemes de production (agriculture, elevage, peche, foresterie ... ) et par les besoins de la croissance demographique, rendant ainsi le pays tres vulnerable et affaiblissant ses capacites d'adaptation. Afin d'assurer un developpement durable, des mesures d'adaptation aux changements climatiques s'imposent dans tousles secteurs du developpement. C'est dans ce contexte que le Mali a developpe plusieurs politiques, strategies et plans d'action (tab leau ci -dessous) integrant les orientations nationales en matiere d'adaptation Ces programmes sont en cours de revision afin de developper le Plan National d' Adaptation (PNA) du a Mali aux changements cl imatiques !'horizon 2030 pour mieux orienter et coordonner les actions. - 64 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Tableau 18: Politiques et Strategies nationales et leurs objectifs Assurer un environnement sa in et un developpement durable, Politique Nationale de Protection de comba t tre la desertification, assurer la securite alimentaire, !'Environnement prevenir et combattre la pollution et reduire la pauvret e. Politique Nationale des changements Cadre de reference et de pilotage pour tousles projets et climatiques, completee par sa programmes mis en ceuvre au Mali re latifs ala lu tte contre les strategie et son plan d'actions changements climatiques. Assurer une gestion int egree et durable des ressou rces Politique Nationale Forestiere naturelles renouve lables : les fon~ts, la faune terrestre et aquatique, les ressources en terres et la biodiversite a Contribuer au developpement du rable du pays, travers la fournitu re des services energetiques accessibles au plus grand Politique Nationale de l'Energie nombre de la population au moind re coOt et favor isant la promotion des activites socioeconomiques Politique Nationale d' Agricu lture Promouvoir une agriculture durable, moderne et competitive (PDA) reposant prioritairement sur les exploitations familiales Contribuer ala lutte contre la pauvrete et au developpement Politique Nationale de l'Eau durable en apportant des solutions appropriees aux problemes lies al'eau Structurer !' ensemble du secteur de l'assain issement autour d'un Politique Nationale d' Assain issement projet de developpement realiste. Politique Nationale d' Amenagement a Conferer la planification du developpement economique une dimension territoria le, dans le cadre d'une organisation de du Territoire l'espace prenant en compte la decentralisation . Renforcer le processus de democratisation de la societe et Politique Nationale de la adapter les missions et !'organisation de l' Etat a!'exigence de Decentralisation promotion des initiatives locales Cadre strategique d'investissement lnverser les tendances ala degradation des terres pour assurer la pour la Gestion Durable des Terres securite alimentaire, reduire la pauvrete et la vulnerabil ite Strategie nationale d'adaptation du Anticiper les impacts potentiels des changements climatiques sur secteur de la foresterie du Ma li aux le sect eur de la foresterie au Mal i et analyser les vulnerabi lites impacts des changements climatiques Strategie de Developpement des Promouvoir une large utilisation des technologies et Energies renouve lables equipements d'Energie Renouvelab le Strategie nationa le pour le a Accroitre la production locale d'energie moindre coOt par le developpement des biocarburants developpement des biocarburants. Politique Nationale de la population Ma itriser et gerer !'evolution de la popu lation du Mali Amelioration de !' implication des femmes dans le processus de Politique Nationale du Genre gestion du pays Ameliorer des systemes de t ransport au Ma li pour assurer un Politique nationale des transports desenclavement adequat du pays Le role de l'eau est particulierement importa nt car l'eau est un secteur transversal qui concerne !'ensemble des secteurs de la CON dont ii est un constituant majeur: l'energie en tant que force motrice, !'agriculture et la foret dont ii est un constituant de base avec les sols et le climat, et les Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 65 dechets en tant que vecteur des mecanismes d'assainissement. L'eau est presente dans toutes les initiatives de deve loppement et d'adaptation aux changements climatiques. Cela rend necessaire une gestion integree de la ressource eau que le Mali met en ceuvre avec un mecanisme de gestion integre des ressources en eau, la GIRE.
5.2 CRITERES DE SELECTION DES PROJETS D' ADAPTATION L'adaptation reste la priorite des pays en developpement et plus particulierement des pays d' Afrique les moins avances dont le Mali, qui so nt plus vulnerables aux effets et risques des changements climatiques comme le stipulent les articles 4, 5 et 9 de la convention et les articles 7, 9, 11 et 18 de l'a ccord de Paris. Le degre de vulnerabilite des regions, cercles et communes face aux changements climatiques est un facteur important a prendre en compte. De meme que la croissance de la population et la sensibilite du genre, la dispon ibil ite des donnees climatiques et les capacites techniques et financieres disponibles pour y faire face . Les criteres de choix des projets sont les suivants : ► Prise en compte des visions, po litiques, strategies nationales et plans d'actions relatifs aux changements climatiques reference a la mise en ceuvre du CREDO et des Objectifs de Developpement Durable (ODD); ► Prise en compte des resultats de l'etu de de renforcement des capacites pour mieux orienter et coordonner les actions futures du processus de la CON ; ► Criteres relatifs a la protection de l'environnement et a la reduction de la vulnerabilite de la population aux changements climatiques a l'echelle des ecosystemes; ► Analyse des potentialites d'accessibi lite a la mobilisation des ressources financieres pour le financement adequat des projets.
5.3 PREVISIONS DE PROJETS EN ADAPTATION POUR LA PERIODE 2020-2030 La vision du Mali est de faire de l'economie verte et resiliente aux changements climatiques une priorite mais aussi une realite. Les actions d'adaptat ion restent tres importantes et crucia les pour les a annees venir dans la lutte contre les changements climatiques. La mise en ceuvre des politiques, strategies, plans et programmes en matiere d'adaptation au Mali s'effectue atravers des programmes et projets su ivants: Les programmes prioritaires contenus dans les annonces du Mali au Sommet mondial sur le climat en septembre 2014 a New York. II s'agit de : ► l'amenagement forestier pour la restauration des ecosystemes degrades visant a reboiser 325.000 hectares, promouvoir la regeneration naturel le assistee et la lutte contre l'ensablement et renforcer la protection des aires protegees sur 9 millions d'hectares; - 66 Contribution Déterminée au Niveau National révisée ► developpement d'une agriculture intelligente et resiliente aux changements climatiques, pour l'amenagement hydro-agricole de 92,000 ha dans le contexte d'une gestion durable des terres avec !'engagement de l'Etat aconsacrer 15% du Budget national a!'agricu lture; ► l'amenagement pastoral resilient aux changements climatiques visant la materialisation de 3,300 km d'axes de transhumance afin de reduire les conflits entre agriculteurs et eleveurs, la realisation de 21 perimetres et aires pastorales d'une superficie totale de 400.000 ha; ► captage et stockage des eaux de pluie afin de contribuer al'acces un iverse! al'eau potable et a l'acces a l'eau pour les autres usages, par la creation de 20 systemes d'adduction d'eau potable et 200 ouvrages de captage d'eau de surface et de plans d'eau de surface au profit de 75,000 menages ruraux (hommes et femmes); ► deve loppement des energies renouve lables et de l'Efficacite Energetique, visant a instal ler plus de 100 MW d'energie renouvelab les (objectif visant a atteindre la cible de 10% du mix a energetique !'horizon 2020, en developpant l'energie photovolta'ique, eolienne, la petite hydro-electricite et la biomasse energie). ► Le montant de ces projets pour la periode 2020-2030 est de 0,708 milliards $US Les projets relevant du secteur des changements d'affectation des terres et de la foresterie: ► projet de gestion de l'ensablement des cours d'eau afin de developper les systemes de productions agricoles, aquacoles et le transport fluvial pour un montant de 1,SMilliards de $US; ► projet de reboisement et la plantation de mi lliers d'hectares d'arbres fruitiers afin de reconstituer le couvert vegetal et proteger les espaces agrico les de !'erosion, hydrique et eolienne pour un cout de 0,5 milliard de $US. Programmes relevant du REDD+ deja inscrits au titre de !'attenuation: ► programme integre avec les secteurs de l'industrie et des co ll ectivites territoria les portant sur le Developpement de la Production de gomme arabique et autres PFNL et resilience des communautes locales des ecosystemes agro-forestiers des zones arides et semi-arides a !'horizon 2030, dont l'objectif est la realisation de 200 000 ha de plantations d' Acacia Senegal, d'anacarde et autres fruits forestiers; ► programme National de Reboisement prevoyant la rea lisation, a !'horizon 2030, de 340.000 ha de plantations. II sera le socle de taus les travaux de reboisements futurs des acteurs (Etat, Co ll ectivites, ONG et planteur prives); ► programme de renforcement de la sequestration du carbone par la mise sous amenagements des formations forestieres. L'objectif vise d'ici 2030 est de 1 000.000 ha de formations naturel les soumises aux amenagements forestiers pour le maintien du capital productif, de la biodiversite et de la lutte contre la degradation des sols. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 67 Ce programme REDD+ concerne une grande "partie des programmes d'attenuation et d'adaptation dans le secteur de la foresterie. En outre, II va comptabi liser les realisations de sequ estrations directes ou indirectes de CO2 en cou rs ou futures des programmes AGCC, PO D-DIN et GEDEFOR. Les projets relevant du Programme d' Action National d' Adaptation aux changements cl imatiques (PANA) : le developpement et la vu lgarisat ion des varietes des cu ltures, de types d'animaux et des cu lt ures fourrageres ameliorees et adaptees ; la promotion des banques de cerea les; ► les Activi t es Generatrices de Revenus (AGR) ; les amenagements agricoles a petite echel le et la conservation des terres ; Ides produ its et informations meteorologiques et le renforcement des capacites . Projets sectoriels Le Tableau ci-dessous resume les projets sectoriels Tableau 19 : Projets sect oriels en adaptation INTITULE DES PROJETS MONTANT ($US) Projets dans le domaine de I' Agriculture Programme de promotion de !'utilisation de la fumure 2500000,00 DNA organique et de l'engrais par micro dose. Programme de promotion de !'irrigation intermittente et 0,59 milliard de $US DNA du SRI en riziculture irriguee Programme de reconversion de !'irrigation de surface et a par aspersion !' irrigation localisee sur des superficies 2 000000,00 DNH/ DNA importantes pour !'agricult ure et le maraichage Programme climat de la compagnie malienne du CMDTet developpement du textile (CMDT) pour booster la 53 940 500,00 collectivites promotion du coton au Mali. AEDD, str Programme d'appui de renforcement de capacite en 5 000000,00 techniques, Ste adaptation aux CC au MALI civile, CTs, La reconve rsion de !'irrigation de surface et par aspersion a!'irrigation localisee sur des superficies importantes pou r 1,0milliard de $US; DNA !'agriculture et le maraichage - 68 Contribution Déterminée au Niveau National révisée La mise en ceuvre du Plan d'action technologique pour 1.0millard de $US AEDD !'adaptation Programme de Renforcement de la Resilience des Communautes Agro-pastorales Vulnerables du Sahel 1000000 DNPIA occidental face aux Effets Negatifs des Changements Climatiques Projets dans le domaine de l'energie Projet d'Acces al'Energie Durable pour taus et Diffusion des Technologies a Bioenergie (Faso Bio 15 & Lorena) dans 9 400000 ONE certaines Communes du Mali Projet Multi-Energies pour la Resilience et la gestion 22 225 000 ONE lntegree des Terroirs (MERIT), Projet de la Meteo Programme de renforcement des capacites techniques, de collecte et de traitement des donnees et informations sur le 8000000,00 Mali-METEO climat (rehabilitation, creation de station, formation, equipements) Projets de la societe civile et des collectivites territoriales Programme d' Appui a I'Adaptation aux Changements 2 000 000,00 Societe civile et CT Climatiques dans la zone sahelienne du Mali (PAACC/ Sahel), Programme d'Appui a !'Amelioration de !'Environnement a 4 ooo 000,00 Societe civile et CT travers les Actions Communautaires (PAEAC), Programme de Gouvernance des Ressources Naturelles 13 819140,00 Societe civile et CT dans les Cercles de Nara et de Banamba Programme sous regional de Plaidoyer et de Renforcement des capacites « Voie des citoyens pour les changements 4 000 000,00 Societe civile et CT climatiques » (Mali, Burkina, Benin, Cote d'Ivoire) Programme de Renforcement de la Resilience des 1 000 000,00 Societe civile et CT Communautes Agro-pastorales Vulnerables du Sahel Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 69 occidental face aux Effets Negatifs des Changements Climatiques Projets dans le domaine des dechets Reduction de la pollution de l'air et des eaux liee a l'usage 0.3milliard de $US DNACPN des pesticides et autres produits nuisibles. L'Epuration des eaux usees et leur reutilisation pour des 0,5 milliard de $US DNACPN besoins notamment pour !'irrigation pour !'irrigation L'amenagement des collecteurs Banconi, Molobalini, Foloni, Dougouradji et Bamafalani dans le district de 35 millions de $US DNACPN Bamako pour la protection contre les risques d'inondations L'amenagement du collecteur Kotroni a Sikasso pour la 15 millions de $US DNACPN protection contre les risques d'inondations L'amenagement du collecteur Lotio a Sikasso pour la 10 millions de $US DNACPN protection contre les risques d'inondations Programme integre de ramassage et de transformation des dechets plastiques urbains au niveau industriel par les 0,5 milliard de $US Societe SIGMA techniques developpees par Mamaplastico aBamako Oxalor-Pyrocox : Projet de gestion integree des dechets solides menagers les six communes du district de Bamako 262 millions de $US Oxalor-Pyrocox et dans quelques regions du Mali a savoir Kayes, Sikasso, Segou et Mopti, Projets dans le domaine de renforcement des capacites Programme sous regional de Plaidoyer et de Renforcement des capacites « Voie des citoyens pour les changements 4 000000 climatiques » (Mali, Burkina, Benin, Cote d'Ivoire) Programme d' Appui au Renforcement des Capacites 3 000000 d'Adaptation au Changement Climatique au Mali. (PARCAC) Programme de Renforcement de la Resilience des Communautes Agro-pastorales Vulnerables du Sahel 1000000 DNPIA occidental face aux Effets Negatifs des Changements Climatiques - 70 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Renforcement des capacites des collectivites territoriales pour !'integration des Changements Climatiques dans les 10 millions de $US. AEDD PDESC et pour un changement de comportement du centre de formation des collectivites territoriales Le renforcement des capacites face aux changements climatiques de tousles acteurs des secteurs public et O,Smilliard de $US. prive, y compris le genre et les jeunes Le Financement de !'adaptation est evalue a8 milliards de $US. Le programme de gestion integree des ressources en eau (GIRE) Le Ma li en 2002, a adopte la loi portant Code de l' Eau et en 2006 de la Politique Nationale de l'Ea u (PNE). Le Plan d'Action de Gestion lntegree des Ressources en Eau (PAGIRE) du Mali a ete adopte par le Conseil des Ministres en 2008 conformement aux recommandations du Sammet Mondial sur le Developpement Durable tenu a Johannesburg en 2002. En suivant les recommandations de l'ODD N°6 « Assurer la disponibilite et la gestion durable de l'eau et de l'assainissement pou r taus» le Mali s'est engage a ameliorer la qualite de l'eau, reduire la quantite d'eaux usees non traitees, reduire la penurie d'eau, mettre en reuvre la gestion integree des ressources en eau, promouvoir la cooperation transfronta liere et proteger les ecosystemes lies a l'eau A cet effet, le Gouvernement du Mali a decide d'entreprendre la relecture de la Politique Nationale de l'Eau (PN E) assortie de quatre Programmes qui sont les suivants: i) Programme National d'Acces a l'Ea u Potable; ii) Programme National de Gestion lntegree des Ressources en Eau ; iii) Programme National d' Amenagements Hydrauliques ; iv) Programme National de Gouvernance du secteur de l'eau Objectifs de la GIRE Objectif de developpement L'objectif de developpement du PNGIRE est de faire de l'eau un facteur de croissance economique et de bien-etre social, pour contribuer ainsi a la lutte contre la pauvrete. II s'agit de la finalite ultime poursuivie par la mise en reuvre d'un cadre de gestion integree des ressources en eau du pays. L'objectif genera l du PNGIRE est de disposer d'un cadre operationnel de GIRE en 2030, qui respecte les principes de Dublin et Rio : la gestion trans-sectorielle, la gestion par bassin versant ou aquifere, la participation de taus les acteurs aux prises de decisions et aux niveaux pertinents, l'equite pour a l'acces l'eau, un mecanisme de financement ou l'eau paie la gestion de l'eau se lon les principes utilisateur-payeur et pollueur-payeur, la prise en compte du ro le des femmes et des groupes minoritaires dans la gestion de l'eau. II s'agit d'un changement majeur dans les modalites de la a gestion de l'eau et le PNG IRE propose les etapes accomplir pour aboutir ace changement. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 71 Objectifs specifiques Le PNGIRE 2019-2030 vise quatre objectifs specifiques: a La mise en place d'un cadre institutionne l adapte la GIRE, La fonctionna lite d'une contribution financiere GIRE basee sur les principes utilisateu r-payeur et pol lueur-payeur, et mobi lisee au benefice du secteur de l'eau, La fonctionnalite d'une Police de l'eau, avec deux valets: la sensibilisation / !'education des populations et le contr6Ie / la repression, Le renfo rcement des capacites, avec trois valets : programme de formations dipl6mantes a long te rme; pou rsu ite du developpement d'instruments techniques de la gestion de l'eau, de ses usages et des risques; renforcement des services techniques. Quatre approches transve rsa les se superposeront aces quatre objectifs: le genre, la communicat ion, l'equite sociale et !'adaptation au changement cl imatique. - 72 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CHAPITRE VI MOYENS DE MISE EN OEUVRE
6.1 STRATEG IES ET MOBI LISATION DES FINANCEMENTS Le financement est fondamental pour l'Accord de Paris. II garantit la mise en ceuvre des politiques et des actions en vue de l'atteinte des objectifs identifies dans les contributions determinees au nlveau national. Conformement aux obligat ions de la Convention Cadre des Nations Unis sur les Changements Cllmatiques (CCNUCC) et de I' Accord de Paris, le pays re~oit des financements pour Iutter centre les CC. Ces financements proviennent de differentes sources entre autres des fonds sous la convention, de l'appui de Partenaires Techniques et Financiers, des banques bi laterales et multilaterales de developpement, du secteur prive etc ... Cependant, ii est a noter qu'aucune evaluation exhaustive des soutiens re~ us pour la mise en ceuvre de toutes les mesures d'attenuation identifiees n'a ete reallsee depuis la mise en vigueur de !'Accord de Paris. Toutefois, au compte des Fonds sous la CCNUCC, on note: r Fonds pour l'environnement : le Mali a mobilise pour la pe riode 2015-2018 au titre du FEM6 1 une allocation de US $9 .158.030 et US $10.34 au titre du FEM7 pour la periode 2018- 2022. Fonds d'adaptation : le Mali a mobilise US $8.5 mi llions Fonds Vert pour le Climat : de 2016-2021, le Mali a mobilise US $130 millions pour 8 projets. Par ail leurs, selon le secretariat a !'harmonisation de l'aide publique, le Ma li a re~u une aide qui a s elevait en 2016 217 Milliards de FCFA. Ces financements provenaient des cooperations bilaterale 1 et mult1laterale. Dans le cadre de la mise en reuvre des actions de la nouvelle CON, la strategie suivante sera developpee en trois etapes : Axel : developpement de portefeuille de projets : La mobilisation des ressources financieres est fortement liee a la disponibi lite de projets ou programmes et leurs qualites. Les projets sont rassembles sous forme de plan d'investissernent ou portefeuille de projet s. Ce portefeui lle sera constitue de projets identifies dans le cadre de la revision. Axe 2 : Ameliorer l'acces aux sources de financement a L'acces aux differentes sources de financement se fait pour la plupart travers une entite accreditee . II est important pour la mobilisation des ressources de multiplier les entites d'acces directs et surtout decreer un cadre de concertation operationnel avec les entites internationales operant au Mali. Pour a les financements hors mecanisme CCNUCC, le Ma li fera recours la cooperation internationale. Axe 3 : Ameliorer la mobilisation interne Aujourd'hui, la majo rite des fonds climatiques au niveau international exige des co- financements pour les projets importants. Pour faciliter la mobilisation de ces ressources au niveau international, ii est important que l'etat fasse des efforts a travers le budget d'investissement special. - 74 Contribution Déterminée au Niveau National révisée
6.2 TRANSFERT DE TECHNOLOGIE ET INNOVATION Au Mali, suite au processus de l'etude des besoins de transfert de technologies assortie de plan d'actions technologique, ii ressort, suivant les quatre secteurs prioritaires de lutte centre les changements cli matiques et les ressources en eau, les techno logies qui suivent. Pour !'Attenuation, ii s'agit de l'hydroelectricite, le solaire photovolta·1que, les foyers ameliores, les biocarburants, le systeme de riziculture intensive (SRI), la microdose, le reboisement. Pour I' Adaptation, ii s'agit de la pratique des cultures fourrageres pour couvrir les zones ecologiques; de l'amenagement des terres de culture selon des courbes de niveau; des techniques agro- meteorologiques pour minimiser les risques climatiques sur la production agricole; de !'utilisation de varietes de culture (mil, riz, mais, et sorgho) ame lio rees adaptees aux changements climatiques; des forages, des petits barrages de retenue d'eau, du surcreusement des marres et des puits a grand diametre. La mise en ceuvre de ces technologies courant 2015-2019 a permis de generer plusieurs petits projets lies aces technologies. Plusieurs projets phares ont ete mis en ceuvre avec l'appui des organisations internationales et du Centre et Reseau de Technologies Climatiques (CRTC) : ► La reduction des emissions de HFC, suite au programme du protocole de Montrea l au Mali, par !'interdiction de !'importation des refrigerateurs concernes, renforcee par la prise de decision de Kiga li. L'elimination et la reconversion totale des hydro-chloro-fluro-carbone (HCFC) a!'horizon 2030, pourraient aboutir aune reduction d'environ 17,3 tonnes de CO2eq. ► L'lntegration du genre pour un systeme energetique resilient au climat dans la CEDEAO en cours d'execution afin de mettre en ceuvre les objectifs de developpement durable (ODD) et les objectifs de l'energie durable pour tous (SE4ALL). ► L'Etude de faisabi lite technique et economique avec le Groupe d'Action pour la Modernisation de !'Agriculture (GAMA) dans le sud du Mali et Ma li FolkCenter pour supprimer les obstac les a la mise en ceuvre des technologies de sechage et de stockage du gombo, de la mangue et des pommes de terre pour soutenir la securite alimentaire. ► Le Renforcement de la mise en ceuvre d'actions d'adaptation aux changements climatiqu es et de developpement propre par les communautes rurales du Mali. ► L'Etude sur la valorisation energetique des dechets de biomasse forestiere (multi-pays) en cours, afin d'evaluer le potentiel de sequestration du carbone conformement aux perspectives du programme de reduction des emissions dues a la deforestation et a la degradation des forets (REDD+) et le mecanisme de developpement propre (MDP) . Par ailleurs, dans le cadre de !'innovation technologique des actions ont ete menees dans le rapport biennal (BUR) en rapport avec la Coa lition pour l'Air pur (CCAC) relatives aux polluants atmospheriques et aux gaz aeffet de serre de courte duree de vie. Les gaz et polluants identifies sont le carbone noir, le methane et l'ozone tropospherique et les hydrofluorocarbures. Aussi ii ressort de poursuivre la mise en ceuvre du Plan d'Actions Technologiques qui reste d'actualite pour lutter centre les changements climatiques mais aussi de renforcer les mesures de lutte centre - les poll uants atmospheriques et les gaz de courte duree de vie en mettant en place des instruments Contribution Déterminée au Niveau National révisée 75 de mesures appropriees sur le terrain (station de mesure de pollution) et un programme renforce de maitrise des outils d'evaluation de tousles gaz et po lluants. Les couts des besoins estimes s'elevent a 2,5 Milliards de $US.
6.3 RENFORCEMENT DES CAPACITES Le renforcement des capacites des communautes vulnerab les, des institutions, des decideurs et de toutes les parties prenantes de la CON doit prendre en compte les insuffisances su ivantes: ► Les conflits de competence, le cloisonnement des differentes institutions et la mauvaise et/ou la non application des textes legislatifs et reglementaires; ► Le manque et/ou la faiblesse de formation academique, d'information, de sensibilisation et de communication (medias specialises) sur les enjeux des questions de changements climatiques; ► La faib lesse des expertises en ressources humaines qual ifiees, de laboratoires de recherches specialises dans le domaine des changements climatiques, de systeme national d'acquisition, de traitement et d'archivages de donnees suffisantes et fiables . ► Labsence de mecanisme appropriee de col lecte et de traitement des donnees par des logiciels de pointe. Cependant des actions de pla idoyer, de formation, de sensibilisation et de communication ont ete menees aupres des acteurs et partie prenantes. II ressort la poursuite de ces activites de renforcement de capacite afin de renforcer la comprehens ion scientifique et technique du phenomene climatique, le financement, le transfert de technologies, le partage des experiences et de bonnes pratiques ainsi que la commun ication et la mise en ceuvre parfaite des actions dans la CON. Plus specifiquement, le Mali a precede au renforcement des capacites d'eva luation de !'attenuation des changements climatiques et a!'actualisation des lnventaires de GES dans le BUR afin de renforcer les capacites du pays adevelopper un plan d'attenuation en coherence avec sa CON, ses strategies et plans de developpement. O'autres actions ont ete menees dans le cadre de la degradation des ressources naturel les. En perspective, II serait necessaire de : ► Promouvoir des activites de sensibi lisations des populations et acteurs principaux des effets de la pol lution sur la sante et l'environnement; ► lmpliquer activement les Col lectivites decentralisees par !'insertion dans les POESC des actions de promotion des equipements d'energie domestique ► Former les leaders communautaires sur la gestion des conflits et la cohesion sociale ► Promouvoir l'intercommunalite autour des conventions locales de gestion des ressources nature lles ► En complement des ressources mises en place par le Mali, former une equipe technique d'evaluation des polluants climatiques de courte duree (SLCPs) susceptibles d'agir sur la sante humaine, la vegetation et les changements climatiques. - 76 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Par ai lleurs, a travers le groupe thematique "Renforcement des capacites" du CNCCM , plusieurs activites en cours seront po ursuiv ies afin de parvenir aux objectifs de financeme nt des actions et de mise en c:Euvre de la CDN du Ma li at ravers des ateliers de : ► Echange, de Lobbying et de plaidoyer, de sensibi lisation, d'information et de renforcements de capacites, de formation universita ire afin d'impliquer davantage Jes institut ions financieres privees du secteur bancaire, Jes organismes, la societe civile, le Genre et les collectivites. ► Sensibi lisation sur la CDN aux niveaux des parties prenantes suivantes : AN, CESC, HCC, secteur prive (Conseil national du patronat du Mal i), PTF, societe civile, AMM, Batiments et Travaux Pub lics, CM DT, Regions de Koulikoro, Kayes, Mopti, Menaka, Gao, Tombouctou, Kidal, Segou, Sikasso, Taoudeni et le district de Bamako .
6.4 CADRE DE GESTION ET AMELIORATIONS POUR LE SUIVI DE LA CDN Le cadre institutionnel des changements climatiques au Mali est organise autour des acteurs du Conseil National de !'Environnement. II regroupe Jes structures etatiques, les acteurs prives, la societe civile et les partenaires techniques et financiers. Pour la mise en c:Euvre des Accords Mu ltilateraux sur !'Environnement (AME), des actions importantes sont menees, notamment: !'elaboration et !' adoption d'une mu ltitude de textes legislatifs et reglementaires pour gerer Jes questions environnementales en general et des changements cl imatiques en particulier. Un Comite de Pilotage du Conseil National Changement Climatique du Mal i (C NCCM) et un Comite Technique et Scientifique du BUR, responsable de la qualite scientifique et technique des rapports d'etudes et de tousles documents elabores dans le cadre du BUR Ma li ont ete crees . De plus, le Cadre National des Services Climatiques (CNSC), mis en place par MALI -METEO permet de federer Jes actions re latives a la securite al imentaire, Jes ressources en eau et Jes catastrophes naturelles. Par aill eurs, ii faut noter que la coordination de la mise en c:Euvre de la Politique Nationa le sur les Changements Climatiques (PNCC), !'elaboration des commun ications nationa les, des Contributions Determinees au niveau Nationa l (CDN) et des rapports biennaux (BUR) relevent du MEADD atravers l'AEDD. En ce qui concerne la revision de la CD N, un dispositif institutionnel de gestion de la mise en c:Euvre et du suivi a ete mis en place et conduit par l' AEDD, avec des objectifs precis, de maniere afavoriser !'implication des parties prenantes (m inisteres sectorie ls en charge de l'environnement, l' energie, !' agricu lture, la Foresterie, Jes dechets et autres secteurs cibles) . Un comite de suivi et de coord ination, compose des membres (structures etatiques, societe civi le, secte ur prive, collectivites territoriales, organisations des jeunes et des personnes ressources) est mis en place et beneficie de l' accompagnement des partenaires techniques et financiers . Ce disposit if de coordination et de suivi de la mise en c:Euvre de la CDN a permis de Contribution Déterminée au Niveau National révisée -77 ,.,- Etabllr un plan d'investissement, decline en programmes et projets avec leurs coOts et identification des partenaires financiers. Sa mise en ceuvre contribue al'atteinte des objectifs, lesquels visent ala reduction des emissions de gaz aeffets de serre; ► Disposer d'une expertise averee en genre et changement climatique pour appuyer le comite de suivi et de coordination . Mettre en place un mecanisme de communication, devant favoriser la circulation des informations et !'engagement des partenaires nationaux et internationaux pour la mobilisation des re.ssources. Collecter des donnees aux niveaux des systemes d'information existants (SNGIE, SIFOR, SNIE et autres ; ► Rendre compte regulierement au Ministre et aux partenaires des evolutions de !'execution de toutes les etapes de la revision de la CDN ; Creer la plateforme d'echange science et politique C-CASA du Mali, laquelle regroupe les principaux acteurs institutionnels pouvant impulser la prise en compte des changements climatiques dans toutes les politiques et actions du developpement rural; , Mettre en place un programme Climat au niveau de la Direction de !'Environnement et du a Developpement Durable (DEDO}, dediee exclusivement la prise en compte des questions environnementales, avec pour principales missions la contribution a la mise en ceuvre de la strategie de management de la Protection Environnementale et du Developpement Durable, dont !'impact vise !'adaptation des paysans aux effets nefastes des changements cllmatiques et !'atten uation de leurs effets. Concernant, le systeme MRV de suivi des emissions, ii est base sur le systeme de collecte des donnees pour les Rapportages et Verifications . II est l'outil du cadre institutionnel de suivi des emissions, ou le MEADD est le superviseur general du systeme national en collaboration avec les parties prenantes et, I' AEDD est I' entite centrale chargee de coordonner et de superviser les dispositions institutionnelles des activites des groupes de travail.
6.5 ORIENTATIONS POUR LA CREATION D'UN MRV CLIMAT AU MALI Informations sur les Mesures, Notifications et verifications nationales Le plan d'action de Bal i a introduit le principe de mesure, de notification et de verification (MN V) pour les pays developpes et en developpement parties afin de renforcer l'action aux nIveaux international et national pour attenuer le changement climatique. La decision l/CP.13 du Plan d'action de Bali stipule, dans son paragraphe l(b} du dispositif, que "!'action renforcee au niveau nat1onal/international pour !'attenuation des changements cllmatiques" inclurait la prise en compte, entre autres, des pays en developpement parties : "Des mesures d'attenuatlon appropriees au niveau national de la part des pays en developpement parties dans le cadre du developpement durable, soutenues et ren dues possibles par la technologie, le financement et le renforcement des capacites, d'une maniere mesurable, notifiable et verifiable " Les paragraphes 61 et 62 de la decision l/CP.16 obligent les Parties non visees a!'annexe J amesurer, notifier et verifier egalement les mesures d'attenuation soutenues au niveau national et international, ces dernieres etant egalement soumises au MRV international. Le MRV favorise la a - transparence et !'exactitude des informations relatives !'attenuation tout en permettant le suivi des 78 Contribution Déterminée au Niveau National révisée reductions d'emissions et du soutien rec;u et necessaire a la mise en reuvre des mesures d'attenuation . D'ou la necessite pour les parties non visees a l'annexe I d'elaborer et de mettre en reuvre un systeme nationa l de MNV pour honorer leur engagement au titre de cette decision . Procedures generales, principes et exigences pour le MRV Dans le cadre de la Convention, les Parties sont encouragees a etablir les procedures genera les suivantes afin d'optimiser les ressources lim itees pour le MRV national : ► Designer une seu le entite responsab le de la coordination globale du systeme national de MRV; ► Attribuer les roles et les responsabilites pour la mise en reuvre du systeme national de MRV, y compris !'identification des entites responsables de la collecte et de la gestion des donnees source/pertinentes ; ► Etab lir des ca lendriers et des plans de trava il qui comprennent toutes les etapes du MRV et vei ll er a ce que suffisamment de temps et de ressources soient disponib les pour permettre aux entites de suivre les meilleures pratiques; ► Recue illir suffisamment de donnees d'activite, d'informations sur Jes processus et de facteurs d'emission, et/ou d'autres pa ra metres (donnees source/pertinentes) necessaires pour etayer la quantification des emissions et des absorptions, pour suivre l'impact de la mise en reuvre des activites de reduction des em issions, et pour verifier ensu ite la methode choisie et son impact declare; ► Mesurer Jes emissions/absorptions ou d'autres parametres de performance des mesures d'attenuation appropriees au niveau national, evaluer les progres de ces mesures et fournir un retour d'information pour !'elaboration de mesures d'attenuation renforcees et Jes besoins de soutien; et examiner Jes moyens d'ameliorer la qua lite des donnees et autres informations Pour garantir l'integrite du systeme national de MNV, le processus devrait etre guide par Jes cinq principes de notification du guide des bonnes pratiques (BPC) du GIEC, qui sont la coherence, la transparence, la comparabilite, l'exhaustivite et !'exactitude des informations (CCNUCC, 2009) . Le Mal i devra s'aligner sur ces principes lors de !'elaboration de son systeme nationa l de MRV. Etat des lieux concern ant les MRV au Mali Le Maline dispose pas formellement de systeme MRV. En effet, la co ll ecte et l'archivage des donnees ainsi que la planification des activites au niveau des differents secteurs au Ma li sont assures par l' INSTAT atravers Jes cellules de planification et de statistique (CPS). Ces dernieres assurent la mission de planification et d' informations statistiques en rapport avec les services techniques concernes et les transmettent a l' INSAT qui en assure la centra lisation . Par ailleurs, un mai ll on important de ce dispositif de reference pour le systeme MRV Climat au Ma li est le Systeme National de Gestion de !'Information Environnementale (S NGIE) qui depend de l'Agence de !'Environnement et du Deve loppement Durable (AEDD) du Ministere de !'Environnement de I' Assainissement et du Deve loppement durable (MEADD) . Le SNG IE, de parses missions, constitue un outi l sur lequel le MRV climat au Ma li pourrait s' arrimer. En effet, le SNGIE est charge d'identifier, de central iser, de traiter et de diffuser !'ensemble des donnees et informations environnementales (y compris ce ll es qui sont climatiques) sur toute Contribution Déterminée au Niveau National révisée -79 l'etendue du territoire malien . Pour ce faire, ii met en reseau les services techn iq ues fournisseurs de donnees sur l'environnement et entretien l'espace de dialogue entre ceux-ci et les utilisateurs de !'information environnementale. Developpement d'un systeme MRV au Mali L'elaboration et la mise en place d'un systeme nationa l de MRV representent un serieux defi pour les pays hors annexe I, car ii s'agit d'une responsabi lite nouvel le et supp lementaire dans le ca dre de la preparation des BUR et des Commun ications Nationales. Le Mali dispose de certaines initiatives et capacites existantes dans son systeme de suivi et d'evaluation actuel qui peuvent servir de base au developpement du systeme MRV national apres les ameliorations appropriees. Cadre institutionnel propose, systeme MRV des emissions et des mesures Le systeme MRV reflete la situation nat ionale du Mali, le cadre juridique sous-jacent s'etendant sur differents niveaux d'administration/gouvernement. II contient des elements obligatoires et volonta ires. Le Ministere de l'environnement, de l'assainissement et du developpement durable est le superviseur general du systeme national de MRV en collaboration avec les differentes parties prenantes. L' Agence de I' environnement et du Developpement Durable est l'entite centrale chargee de coordonner et de superviser les dispositions institutionne lles par le biais de son depa rtement Information Environnementa le, qui supervisent eux-memes les activites plus detaillees des groupes de travail. Ces derniers seront composes de representants de divers min isteres, du secteur prive, d'organisations de la societe civile, d'organisations educatives et de recherche, se lon la specificite des activites . Analyse des differentes parties du systeme MRV des emissions et des mesures ► Mesures Les mesures des emissions de GES seront effectuees comme suit: Collecte des donnees: les donnees sent collectees aupres des services concernees par des points focaux designes et membre des groupes de travail. Les bases de donnees existantes sent les premieres sources. II s'agit du systeme d'information forestier (SIFOR), le systeme d'information energetique {SIE), les bases de donnees de l' IN SAT et du secretariat a !' harmonisation de l'aide (SHA). Les premiers contr61es de la qualite des donnees sent effectues ace niveau par les directions des services concernees avant d'envoyer a l'equipe de coordination . Un second contr61e est assure par l'equipe de coordination du projet. Pour assurer la perennite de la co llecte des donnees, un protocole d'accord de collecte et de partage de donnees necessaire pour les estimations d'emission a ete signe entre l'AEDD et les structures sectorielles Estimation des emissions: le calcul des emissions de GES, !'analyse des incertitudes et des categories cles sent effectues par les points focaux membres des groupes de travai l. lls sent souvent assistes par des experts nationaux; Interpretatio n des resultats : les resultats des est imations sent interpretes et valides par les groupes de travail eux-memes. Un troisieme contr61e est effectue ace niveau pa r l'equipe de - 80 Contribution Déterminée au Niveau National révisée coordination du projet. L'equipe verifie les calculs des emissions ainsi que les interpretations des resu ltats ; Assurance qualite : le reca lcule des estimations des emissions de GES vise a donner une assurance qualite. II est effectue par le comite scientifique . Le comite scientifique est un regroupement d' universitaires et chercheurs special ise dans different domaines ; Suivi des indicateurs : ii sera anime par un groupe specifique qui sera charge de definir et de proposer des indicateurs appropries, pertinents, mesurables et necessa ires pour la mesure d'impacts des actions d'attenuation, d'adaptation et de deve loppement. II devra aussi coll ecter et ana lyser les donnees sur la progression des niveaux de reference et suivre les emissions evitees par les differents proj ets d'attenuation, d'adaptation et de developpement. Un registre des indicateurs nationaux devrait etre etabli au niveau du (SNGIE) et sera regu li erement mis ajour . ► Rapportage Le rapportage concerne la pub lication des donnees traitees et interpretees et leur mise a disposition des decideurs nationaux et/ou des partenaires internationaux sur la problematique du climat. Ce rapportage se fera sous forme de rapports techniques (par exemple les inventaires, les resu lt ats d' attenuation projet par projet, etc.), le rapport sur l'Etat de !' Environnement a publier a une frequence biannuel le. Cela permettra d' aider a la prise de decisions en matiere de plan ification d'un deve loppement sobre en carbone et resilient au climat. ► Verification : Elle est conduite au niveau international a travers l'ICA des rapports biennaux, qui est un processus visant a augmenter la transparence des actions d'attenuation et leurs effets, et les soutiens rec;:us et necessaires. Les communications nationales ne sent pas assujetties a l' ICA. Au niveau nationa l, la verification est mise en c:Euvre par le biais de mecanismes MRV nationaux etab lis par des parties non visees a l'annexe I, dent les lignes directrices generales ont ete adoptees a la COP 19 en 2013 . Afin d'ameliorer la transparence et assurer la durabilite du processus de verification des emissions, des procedures pour assurer une documentation et un archivage regulier et systematique seront etablies. La base de donnees SNG IE servira acet effet.
6.6 INDICATEURS DE LA CON ET ALIGNEMENT SUR LES ODD Le SNGIE et les changements climatiques Le SNGIE donne la possibi lite a l'AEDD et ses partenaires de renseigner des donnees et les indicateurs dent ils sent responsables. L'architecture du SNGIE offre un cadre de partage securise des donnees et d' ana lyse tout en permettant une diffusion d'information au citoyen non specialiste. Les outils de visua lisation offrent la possibi lite de combiner des informations diverses dans une meme vue d'ensemble . De plus le systeme est evolutif car ii permet l'ajout de nouve lles thematiques et de nouveaux indicateurs. Huit secteurs sent traites par le SNG IE. Chacun d'eux aborde plusieurs thematiques environnementa les et fournit des indicateurs. Le climat est un de ces secteurs ma is ii n'a pas encore ete operationna lise. Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 81 Le choix des indicateurs du SNGIE (150 indicateu rs), val ides officie llement par les differents ministeres concernes, est une base pour le choix des indicateurs de la CON. Parmi ces in dicat eu rs 27 ont ete prese lectionnes pour la CON . ODD concernes par la CON Libelle des Objectifs de Developpement Durable (ODD) Eli miner la pauvrete sous toutes ses formes et partout dans le monde Eli miner la fa im, assurer la securite alimenta ire, ameliorer la nutrition et promouvoir !'agriculture durable Permettre atous de vivre en bonne sante et promouvoir le bien-etre Assurer atous une education equitable, inclusive et de qualite et des possi bilites d'apprentissage tout au long de la vie Parven ir al'egal ite des sexes et autonom iser toutes les femmes et les fil les Garantir l'acces de tous ades services d'a limentation en eau et d'assainissement geres de fa,;on durable Ga rant ir l'acces de tous ades services energetiques fi ables, du rables et modernes, aun coGt abordable Promouvoir une croissance economique soutenue, partagee et durable, le plein emploi productif et un travail decent pour tous Ba tir une infrastructure resili ente, promouvoir une industria lisation durable qui profite atous et encourager !'innovation Redu ire les inegal ite s dans les pays et d' un pays al' aut re Fai re en sorte que les vi ll es et les etabl issements humains soient ouverts atous, sGrs, resi lients et durables Etablir des modes de consommation et de production durables Prendre d' urgence des mesu res pour Iutter contre les changements climatiques et leu rs repercussions Preserver et restaurer les ecosyst emes terrestres, en veillant ales exploiter de fa<;:on durable, gerer durablement les forets, lutter contre la desertification, enrayer et inverser le processus de degradation des terres et mettre fin a l'appauvrissementde la biodiversite Promouvoir l'avenement de societ es pacifiques et inclusives aux fins du developpement durable, assurer l'acces de t ous ala justice et mettre en place, at ousles niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes atous 82 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Renforcer les moyens de mettre en reuvre le Partenariat mondial pour le developpement durable et le revitaliser lndicateurs proposes pour le suivi de la CDN Aux 27 indicateurs techniques issus de la base de donnees du SNGIE (indicateurs d'etat, depression ou de reponse) s'ajoutent trois indicateurs de suivi du fonctionnement genera l de la CDN (sur le suivi periodique des emissions de gaz aeffet de serre, sur l'etat d'avancement des projets re levant de la CDN et sur le suivi du financement de la CDN), portant le nombre des indicateurs de suivi de la CDN a30. Le bilan de ces indicateurs est effectue dans le tableau suivant. Tableau 20: lndicateurs proposes pour le suivi de la mise en reuvre de la CDN : N° • lnd1cateurs - ODDde h rattac ement 1 Taux d'Acces al'Electricite Rurale DNE ODD 7°et 9 2 Taux d'Acces a l'Electricite Urbaine DNE ODD 7°et 9 3 Part des energies renouvelable dans le mixte energetique DNE ODD 7°et 9 4 Taux d'evolution de la consommation du gaz butane ONE ODD 7"et 9 5 Nombre de centrales solaires installees au Mal AER- Mali ODD 7°et9 6 Superficie agricole amenagee en maitrise totale d'eau DNGR/DNA 0D02 8 Superficies des terres cultivees dans les zones humides DNA ODD 15 9 Superficies defrichees annuellement par !'agriculture DNA/DNEF 00015 10 Quantite de Polluants organiques persistants stockee/utilisee DNA DNACPN ODD12 11 Quantite de pesticides utilisee DNA/DOUANE 00D6: 12 Superficie des terres degradees DNA/DNEF ODD 15 13 Superficie des jacheres DNA/DNEF 0D012 14 Taux d'accroissement du pare de vehicules routiers DNTTMF/OT ODD12 15 Superficie de zones defrichees/an DNEF/SIFOR 00D15 16 Taux de couverture forestiere du pays DNEF/SIFOR ODD 15 17 Superficies brulees par les feux de brousse DNEF/SIFOR 00015 18 Production ligneuse des formations boisees DNEF/SIFOR ODD 15 19 Superficies reboisees DNEF/SIFOR 00015 20 Superficie des forets classees et des aires protegees DNEF/SIFOR ODD 15 21 Consommation nationale du bois energie DNEF/DNE 00D12 22 Superficie des Formations Forestieres par Region DNEF ODD 15 23 Superficie des espaces pastoraux amenagee DNPIA 0D015 24 Effectif du cheptel DNPIA ODD 15 25 Longueur des pistes de transhumance balisees et/rehabilitees (km) DNPIA 00015 - 26 Superficie emblavee en cultures fourrageres (ha) DNPIA ODD 15 Contribution Déterminée au Niveau National révisée 83 ODD 6 et 27 Quantite d'eaux usees tra itee ANGESEM ODD12 : ODD13/ ODD 28 Emission annuelle de CO2 par habitant AEDD- 8 29 Emission annuelle de CH4 par habitant AEDD ODD13 Evaluation periodique des emissions de gaz aeffet de serre en regard des ODD17/ ODD 28 AEDD previsions de la CDN 16 Evaluation periodique de l'etat d'avancement des projets relevant de la ODD17/ ODD 29 AEDD CDN en regard de leur programmation 16 Evaluation periodique des financements de la CDN par l'Etat, les bailleurs ODD17/ ODD 30 de fonds et la finance climat 16 Ces indicateurs devront etre analyses au crible des caracteristiques requises pour les indicateurs par la communaute scientifique internationale, notamment: leur typologie dans le mode le Pression - Etat - Reponse et comp lementai rement celui des indicateurs d' impact ; le respect des criteres SMART par ces indicateurs; le fait qu'ils soient faci les a renseigner et n'entrainant pas de surcout notable a Les indicateurs re latifs l' egalite du genre et l' autonomisation des femmes seront detai ll es dans la Feuille de Route et seront articu les entre autres sur les aspects suivants : Le nombre de proj ets et programmes presentes dans la CON touchant les problematiques d'adaptation ou d'attenuation visant I' ega lite du genre et l'autonomisation des femmes Les impacts qualitatifs et quantitatifs differencies sur les hommes et les femmes des programmes rea lises dans le cadre de la CON Le pourcentage des femmes occupant des pastes de leadership dans la gestion globa le de la CON les projets sectoriels d'attenuation ou d'adaptation changements climatiques ; La gestion des changement s climatiques dans le cadre de la mise en c:e uvre de la Contribution du Mali a l'accord de Paris et du suivi des communications nationales periodiques sur I' emission des gaz a effet de serre (inventaires nationaux) est deja prise en compte par des programmes nat ionaux appuyes par les Nations Unies: Troisieme communication (qui sera suivie d' une quatrieme) et BUR. Ces programmes, qui sont geres par I' AEOD, suivent les recommandations du GIEC. L'information sur le suivi des emissions de GES existe mais pas forcement da ns un format compatible avec le SNGIE. Cette mise au format pourrait se faire par la creation d' un nouveau Systeme de suivi des emissions de gaz a effet de serre en symbiose avec le futur MRV Climat puis par le MRV national lorsqu' il sera cree . Ce systeme pourrait de plus gerer des modules specifiques par exemple sur le plan regional ou sur le plan sectoriel (energie, developpement rural, forets et changements d' affectation des terres ... ). - 84 Contribution Déterminée au Niveau National révisée CONCLUSION Face aux defis climatiques, le Gouvernement de la republique du Mali est resolu a assumer ses responsabilites par une demarche participative, de maniere ambitieuse, en construisant un nouveau paradigme integrant pleinement la dimension humaine en complement des dimensions economiques et ecologiques. Le Mali attend de ses partenaires qu'ils assument egalement leu rs propres responsabilites dans le cadre de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques . Un signal fort serait certainement une contribution significative et ambitieuse du Fonds Vert Clim at et des autres outils de la finance climat. La mise en CEuvre des projets/programmes prioritaires identifies dans la CON, dont la mobilisation des ressources constitue une conditionnalite, sont conformes aux orientations du Cadre Strategique pour la Relance Economique et le Developpement Durable (CREDO) et ala Politique Nationale sur les Changements Climatiques (PNCC). C'est dans ce contexte que le Mali amorce une trajectoire de developpement economique sabre en carbone et resi lient aux changements climatiques, contribuant de plus aux efforts mondiaux de stabilisation des gaz a effet de serre, au titre de la responsabi lite commune mais differenciee. ANNEXE
ANNEXE 1: TABLEAU ICTU Informations sur la clarte, la transparence et la comprehension de la CON {ICTU) 1. Informations quant1f1ees sur le point, l'annee ou les annees de reference Cible conditionnel le de reduction des emissions de GES dans 4 Type de cib le secteurs (energie, Agriculture, FAT et dechets) en 2030 par rapport au BAU Periode de reference : 2014-2019 Elle correspond ala periode de premier projet BUR qui a fourni les Periode de reference donnees de gaz a effet de serre mesurees objectivement dans les secteurs energie, agriculture, fon~ts, changement d'affectation des terres et dechets. Ces informations sont dans le chapitre 3.1 de la CON. A titre d'exemple emissions par categorie de gaz en KTEq CO2 Agr icult ure 2015 35 631 23 647 59 277,81 I es informations quantifiables sur les indicateurs de reference, leurs 2017 58 367 26 804 85 171,00 valeurs au cours de l'a nnee ou des 2019 48 731 28 617 77 347,44 annees de reference, de la periode ou des periodes de reference OU d'autres points de depart et, le cas echeant, de Foret AT l'annee cible 2015 -317 974 36941 23039 -257 994 2016 -322 055 51539 23929 -246 587 2017 -325 309 61623 25719 -237 967 % en 2030 de reduction des GES du scenario d'attenuation / Une cible par rapport al'indicateur de scenario de base: refe rence, exprimee numeriquement, Secteur energie : 31% par exemple en pourcentage ou en Secteur Agriculture+chgtAT: 25% montant de reduction Secteur Forets: 39% Secteur Oechets: 31% Parametres utilises pour formuler la Emissions des GES en Kilo-Tonnes Equivalent CO2 pour chacun des contribution d'attenuation secteurs et chacun des gaz lndicateurs uti lises pour quantifier le Valeur des emissions, des sequestrations et des emissions evitees point de reference (metriques, en Kilo-Tonnes Equivalent CO2 par secteur et globale donnees sources, valeurs). En 2019: 436,12 KT Eq CO2 (CON page25) Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 87 Informations sur les sources de Les sources de donnees utilisees pour quantifier la periode de donnees utilisees pour quantifier le(s) reference sont les inventaires nationaux de GES elabores par les point(s) de reference projets TCN et BURl Le scenario de base sera etre mis ajour: avec l'inventaire national de GES dans le cadre des projets en perspective: BUR2 et 4me Communication Nationale. Informat ions sur les circonstances L'inventaire national de GES a travers la production du rapport BUR da ns lesq uelles la Partie peut mettre qui se baserait sur les mises a jour des donnees. ii faut rappeler a jour les va leurs des indicateurs de dans le cadre de la revision de la CON, le rapport BUR de 2019 a fait reference !'effort de mise a jour des donnees relative au scenario de base de 2015 jusqu'a 2018 et cela conformement aux directives du GIEC. Cet effort acquis a ete cap italise et valorise dans le cadre de la revision 2 Delais demise en reuvre Le ca lendrier et/ou la periode demise en ceuvre, y compris les dates de debut et de fi n, conforme ment a toute autre decision pertinente adopt ee par la Conference des 2020 - 2030 Parties agissa nt comme reunion des Parties al'Accord de Paris (CMA) Qu'il s'agisse d'un objectif annuel ou pluriannuel, selon le cas 2030 3 Perimetre et couverture Couverture de la CON en relation avec les orientations du GIEC sur les inventaires nationaux de gaz a effet de serre, y compris sur secteurs, gaz, categories comp ris les categories de terres, le cas echeant Le scenario de base resulte de previsions refletant la tendance normale du developpement du Mali) . II resulte de la mise en ceuvre des politiques et strategies nationales le scenario d'attenuation est un scenario plus ambitieux afin a Une description generale de la de reduire les emissions de GES au cours de la periode 2020- ci ble 2030.). Ce scenario a ete elabore, apres concertation des secteurs non etatiques, par les reunions de concertation sectorie lles en integrant des programmes et des projets qui 1/ sont conformes aux orientations des politiques nationales et 2/ comprennent des actions particulierement favorables au climat La cible de chaque secteur est conditionnelle Les secteurs et gaz vises par la CON actualisee sont les suivants : b. Les secteurs, gaz, categories et reservoirs vises par la Secteurs contribution determinee au niveau Energie national, y compris, le cas echeant, Agricultu re CH4, N2O conformement aux lignes Foret et Changement d' Affectation CO2, CH4, N2O directrices du Groupe d'experts Dechet CO2, CH4, N2O - 88 Contribution Déterminée au Niveau National révisée intergouvememental sur !'evolution du climat (GIEC) Les calculs des emissions au niveau du-secteur Foret et changement c. La fa~on dont la Partie a pris d'affectation des Terre sont effectues sur la base des donnees issues en consideration les alineas c) et d) de deux(02) inventaires forestiers et cartographies des occupations du paragraphe 31 de la decision de sol. Cela a perm is d' estimer les gains et perte de superficie lies aux 1/CP.21 activites de deforestations. Ces informations et donnees couplees avec celles des activites de reboisement et d'exploitation de bois et produits forestiers ont permis, avec l'usage des facteu rs d'expansion conformement au directive du GIEC, d'estimer les emissions des changements d'affectation et les sequestrations au niveau de sous- secteur. Estimation PIUP et autres categories de l'inventaire : ~e secteur des Procedes lndustriels et Uti lisation des solvants et autres Produits (PIUP) ne comporte pas les activites de Industries chimique de production (2B), lndustrie metallurgique (2C). ~e secteur est caracterise par !'utilisation des hydrocarbures et des solvants. Les emissions fugitives liees aux combustibles ne donnent pas lieu ades activites, done non comptabilisees. Pour les hydrocarbures (carburant) les emissions de combustion ont ete rapportees dans la partie correspondante des categories source du secteur Energie (normalement 1A1 ou 1A2). Par ail leurs les emissions dues a !' uti lisation des solvants (2F) et de d'autres produits comme substituts de substance appauvrissant !' ozone comme les HFC et PEF sont prises en compte dans l'inventaire nationa l des GES. ~es solvants sont utilises dans les differentes unites industrielles, notamment le secteur de la peinture, fabrication de la mousse (matelas), des phytosanitaires, du savon, du ciment, et la ceram ique. Ses produits sont utilises da,ns la production du ciment, de la chaux, du savon. II n'y a pas d'emission directe de CO2. ~n revanche, les emissions de HFC et PEF issues de !'utilisation de ces solvants et autres produits sont tres faibles au niveau de ce secteur. Ce qui fait que ce secteur n' a pas ete considere comme priorite dans le choix des secteurs. Rapport d'evaluation du GIEC utilise pour les valeurs des PRG : le rapport BUR de 2019 qui est elabore a partir de l' lnventaire de GES suivant les directives du GIEC Contribution Déterminée au Niveau National révisée -89 La CDN du Mali inclue toutes les categories d'emissions et d'absorptions anthropiques estimees dans les inventaires de gal a effet de serre elabores par le BUR . Les trois secteurs de la version c. Comment le pays Partie a te nu precedente de la CDN (2015) ont ete repris; un nouveau secteur a compte des paragraphes 31 c) et d) ete pris en compte : celui des dechets de la decision 1 / CP.21. La CDN mobilise de plus de nouveaux domaines non etatiques : les Collectivites territoriales (regions, cercles, communes), le secteur prive et la societe civile et les Organisations non gouvernementales d. Co-avantages d'attenuation Un nombre important d'actions d'adaptation de la CDN ont resultant des mesures d'adaptation egalement un co-avantage d'attenuation. et / ou des plans de diversification Par exemple trois grands programmes d'adaptation re levant du economique des Parties, y compris domaine de la Foret et des Ecosystemes (Developpement de la la description des projets, mesures Production de gomme arabique, Programme National de et in itiatives specifiques des Reboisement, Renforcement de la sequestration du carbone page 51 mesures d'adaptation et / ou des de la CDN) sont ega lement des actions d'attenuation inscrits dans le plans de diversification scenario d'attenuation dans le cadre du REDD+ (page 34 de la CDN) La CDN prend en compte la couverture geographique tota le du Couverture geographique Mali et !'ensemble des diversites ecologiques et huma ines Le pays a elabore son Programme d' Action Nationa l d' Adaptation (PANA) aux effets nefastes des changements climatiques en 2007 qui a est en cours de revision. II a presente la convention sa premiere, deuxieme et troisieme communication nationale et a term ine son premier programme biennal BUR. Le Mali a elabore des politiques et cadres strategiques qui sous- tendent le processus de la CDN: - en 2011 sa Politique Nationale sur les Changements Climatiques, Lois, politiques, cadres juridiques assortie d'une strategie et d'un plan d'actions et institut ionnels, plans et - un Cadre Strategique pour la Realisation d'un Mali Resilient et Vert processus pertinents pour les en 2018 CDN ; - revision en 2018 de la Polttlque Nationale de protection de I' envlronnement Au plan macro-economique, le pays integre la dimension environnementale et des changements climatiques en particu lier dans les processus de planification, notamment dans la mise en ce1,Jvre du Cadre Strategique pour la Relance Economique et le Developpement Durable (CREDO), qui constitue le cadre un ique de reference de !'ensemble des politiques de developpement du pays pour la periode 2019-2023. Prlndpales polltfques nationales: Les processus de planification Politique Natlonale Forestiere nationale que les Parties ont Politique Natlonale de l'Energie - 90 Contribution Déterminée au Niveau National révisée entrepris pour determiner leur Politique Nationale d' Agricu lture CON Politique Nationale d' Arnenagement du Territoire Politique Nationale d' Assainissernent Les responsabi lites institutionnelles - consultations L'elaboration de la CON s'est appuyee sur une large consultation des parties prenantes et autres nationale des parties suivantes: processus pour atteindre les -Ensemble des services techniques de l'Etat objectifs de la CON, y compris avec -Collectivites territoriales sur le terrain (rnairies, cercles, regions) populations indigenes; notamrnent au travers ce consultations regionales communautes locales; les a1nes et -Secteur prive : industries, organisations professionnelles les jeunes; transition juste ; -Societe civile princ1palement au travers des ONG genre; droits humains ; autres considerations importantes Process us mene dans la Les concertations sectorielles {au niveau de chacun des quatre concept ion de la NOC comment secteurs) se sont largement appuyees sur les Directions Nationales differents organismes publics et des secteurs pris en compte et sur les organisrnes publics concernes niveaux de gouvernement ont aide (CMDT, Universites., Orga nismes de reche rche ... ) a concevoir le NOC. Les lacunes en matiere d'information, les obstacles ou les Les problemes d'insecurite ont limite l'ampleu r des concertations problemes auxquels la Partie a ete regionales dans les regions touchees. confrontee au cours du processus de conception du NOC ; Comment la NOC se rapporte aux Les strategies de developpement sont des prolongations des plans ou strategies de politiques nationales utilisees developpement Comment la NOC se rapporte aux plans ou strategies d'eradication Au travers du CREDO de la pauvrete 5. Hypotheses et approches methodologiques, y compris celles permettant d'estimer et de comptabiliser les emissions anthropiques de gaz a effet de serre et les absorptions Methodologies : Logiciel nouvelle version 2.69 du GIEC- sept 2019 integrant des methodes TIER 2 dans les lignes directrices 2006 pour la plupart des categories dans les secteurs de l'Energie, PIUP et dechets, ainsi que pour les categories "agriculture" dans le secteur AFAT d. Methodologies et para metres utilises par GIEC pour Metriques : Potentiel de rechauffement Global estimer les emissions et les absorptions anthropiques conformement au quatrieme rapport d'evaluat1on du de gaz a effet de serre. GIEC (AR4). Pour le secteur de l'energie, les categories source de puit sont possedent les codes {GIEC) suivants : 1.A : Activites de combustion de carburant (approche sectorielle). Les codes des sous categories utilises pour !'evaluation des emissions sont : Contribution Déterminée au Niveau National révisée - 91 -1. A.1; 1.A.2; 1.A.3; 1.A.4 (1.A .4.a; 1.A .4 .b ; 1.A .4.c: gaz non estimes) 1. B : Emissions fugitives imputables aux combustibles 3. C.5 Emissions indirectes de N20 issues des sols geres (L 2004, L 2017, T) - N20 Le niveau methodologique 1 (Tier 1) du GIEC a ete applique pour toutes les sous-categories Les facteurs d'emission (FE) et parametres d'emission sont des va leurs par defaut proposees par les Lignes Directrices 2006 du GIEC pour les lnventafres nationaux de GES Les principaux GES sent : le CO2, le CH4 et N20. Les valeurs de PRG utilisees sont cel les determinees dans le (AR4) PRG CO2= 1 (par convention) ; PRG CH4 = 25 ; PRG N20 = 310; PRG HFCs = 1.5 - 14 800 Pour le PIUP : La methodologie generale utillsee pour !'estimation des emissions liees a chacun des procedes industriels est le produit de la donnee du niveau d' activite, c'est- a-dire la qu,mtite produite OU consommee de materiau, et d' un facteur d'emission par unite de consom mation/production associee. Pour les AFAT La Ccltegorisation des terres conformement aux directives du GIEC et leur evolution dans le temps a partir des donnees d'inventaire forestier national et la teledetection. Pour le l'elevage, les effectifs du cheptel sont obtenus apartir du recensement national du cheptel. Pour !'agriculture, les statlstiques sur la production cerealiere, les types de cultures (irrTguees et non irrigues) vivriere ou de rente, les intrants agricoles (engrais) et leur evolution par an ant ete utilisees Les facteurs d'expansion et par defaut ont ete appliques conformement aux directives du GIEC au niveau des AFAT. e. Hypotheses, methodologies et approches propres au secteur, ala categorie ou al'activite, conformes aux orientations du GIEC le cas echeant, y compris, le cas echeant: Toutes les emissions et absorptions declarees dans l'inventa lre des GES du Mal, sont inc lus dans la CON, . Approche pour traiter les emissions et les sans approche speclflque pour exclure [es emissions absorptions subsequentes des perturbations des perturbations naturelles . naturelles sur les terres gerees. Ains11 pour les absorptions, le territoire a ete divise en six (06) categories de terres a partir des donnees des inventaires forestiers nationaux (2014 et 2006) - 92 Contribution Déterminée au Niveau National révisée Les changements d'affectation des differents systemes d'occupation et les categories « terres gerees »et « terres non gerees » ont ete etablis conformement aux directives du GIEC. Cela a permis de prendre en compte les emissions et les absorptions liees aux perturbations sur celles-ci. La nature des formations savan1coles d' Afrique tropicale seche et arlde ne permet pas la iii. Approche utilisee pour traiter les effets de la determination et structuration en classes d'age. Ce structure des classes d'age dans les fort~ts. sont des vieux taillis sous futaies . De ce fait, les effets de la structure des classes d'age dans les forets ne sont pas pris en compte. Les produits ligneux recoltes comme le bois d'reuvre, ii. Approche utilisee pour tenir compte des emissions le bois de services, le bois marts sont ete estimes a travers les statistiques en termes de donnees et des absorptions des prod uits ligneux recoltes d'activites. Le facteur par defaut a ete applique conformement aux directives du GIEC. Contribution Déterminée au Niveau National révisée -93