Programme d’Acceleration de la Cadence de l’Agriculture Senegalaise (PRACAS)
颁布于 2014-01 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- 国家
- 塞内加尔
- 主题
- Agricultural and rural development, Food and nutrition, Cultivated plants
- 关键词
- agricultural development, financial agricultural measures, fiscal and market measures, food sovereignty, food security, cereals/grains/rice, vegetables/legumes, fruits/edible nuts, plant production, crops, agricultural commodities
- 类别
- agriculture
在哪里阅读
该法律没有记录来源链接。
文本
所收录的法律原文,按条款排列。每个条款都有自己的链接。
1 Un Peuple – Un But – Une Foi MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL « Si tout le monde s’y met, d’ici peu, nous allons changer radicalement le visage du Sénégal grâce à l’agriculture. » S.E Macky Sall, Président de la République du Sénégal PROGRAMME D’ACCELERATION DE LA CADENCE DE L’AGRICULTURE SENEGALAISE (PRACAS) Les Priorités à l’horizon 2017 Janvier 2014 2 Sommaire Liste des tableaux …………………………………………………………………………………………………………………4 Liste des figures …………………………………………………………………………………………………………………...4 Liste des annexes …………………………………………………………………………………………………………………4 Liste des abréviations, acronymes et sigles ……………………………………………………………………………5 1. La Vision du Président de la République pour l’Agriculture sénégalaise……………………………………..6 2. Comment accélérer la cadence et dans quelles directions? ………………………………………………………..6 3. La pertinence des choix des filières stratégiques …………………………………………………………………….. 7 4. La vitesse d’accélération de la cadence …………………………………………………………………………………….8 5. Comment accélérer par filière ciblée et à quel coût ? ………………………………………………………………...9 5.1 Autosuffisance en Riz …………………………………………………………………………………………………….....9 5.1.1 Objectifs ………………………………………………………………………………………………………………….9 5.1.2 Contraintes et potentialités ……………………………………………………………………………………12 5.1.3 Coût de l’autosuffisance en Riz ……………………………………………………………………………….13 5.2 Autosuffisance en Oignon ……………………………………………………………………………………………….14 5.2.1 Objectifs ………………………………………………………………………………………………………………..14 5.2.2 Mesures d’accompagnement ………………………………………………………………………………….15 5.2.3 Coût de l’autosuffisance en Oignon ………………………………………………………………………...15 5.3 Optimisation des performances de la filière Arachide ………………………………………………………16 5.3.1 Objectifs ………………………………………………………………………………………………........................16 5.3.2 Contraintes ……………………………………………………………………………………………………………18 5.3.3 Schéma de production à l’horizon 2015 ………………………………………………………………....19 5.3.4 Stratégie de mise en œuvre …..……………………………………………………………………………….20 5.3.5 Besoins d’appui …………………………………………………………………………………………………….21 5.3.6 Mesures d’accompagnement ………………………………………………………………………………....23 5.3.7 Coût et mécanisme de l’optimisation des performances de la filière Arachide ..………..24 5.4 Développement des filières fruits et légumes de contre saison …..……………………………………25 5.4.1 Objectifs ……………………………………………………………………………………………………..…………25 5.4.2 Atouts …………………………………………………………………………………………………………………...26 5.4.3 Option prise …………………………………………………………………………………………………………..28 5.4.4 Coût du développement des fruits et légumes de contre saison ……………………………….29 6. Plan d’actions prioritaire pour 2014 ………………………………………………………………………………………31 3 7. Evaluation du coût global et partenaires à impliquer pour accélérer la cadence ………………………31 7.1 Evaluation du coût global ……….………………………………………………………………………………………31 7.1.1 Volume de financement ……………………………………………………………………………………..…31 7.1.2 Opportunités de financement à saisir …………………………………………………………………….32 7.2 Partenaires à impliquer ………………………………………………………………………………………………….33 8. Impact potentiel de l’accélération de la cadence ……………………………………………………………………..33 8.1 Impact par filière …………………………………………………………………………………………………………..33 8.2 Impact global ………………………………………………………………………………………………………………..34 8.2.1 Effets d’entrainement sur les secteurs et branches d’activités de l’économie nationale34 8.2.2 Effets d’entrainement sur l’emploi …………………………………………………………………………..36 9. Recommandations ………………………………………………………………………………………………………………...37 Annexes …………………………………………………………………………………………………………………………………...38 4 Liste des tableaux Tableau 1 : Gain de production pour le Riz …………………………………………………………………………………………... 9 Tableau 2 : Répartition du coût global du programme de développement de la filière Riz ………………….. 13 Tableau 3 : Besoins en intrants - Oignon …………………………………………………………………………………………..… 16 Tableau 4 : Plan détaillé de production de semences – Arachide ……………………………………………………….. 19 Tableau 5 : Besoins en matériels de culture attelée ……………………………………………………………………………. 21 Tableau 6 : Besoins en matériels de collecte …………………………………………………………………………………….... 21 Tableau 7 : Besoins annuels en financement à l’horizon 2015 …………………………………………………………….. 23 Tableau 8 : Répartition du coût de l’optimisation des performances de la filière Arachide ……………….... 24 Tableau 9 : Répartition du coût global de la Reconstruction du capital semencier – Arachide …………….. 24 Tableau 10 : Besoin en superficie - Développement des fruits et légumes de contre saison ……..………… 29 Tableau 11 : Rendement et production à l’exportation - Développement des F et L de contre saison … 29 Tableau 12 : Valeur des exportations - Développement des F et L de contre saison ……………………….….. 29 Tableau 13 : Investissements privés - Développement des F et L de contre saison …………………………..… 30 Tableau 14 : Investissements publics - Développement des F et L de contre saison …………………………… 30 Tableau 15 : Plan d’actions prioritaires pour 2014 …………………….………………………………………………………… 31 Tableau 16 : Répartition sectorielle des productions supplémentaires en valeur générées …………….….. 34 Liste des figures Figure 1 : Carte culture Riz ……………………………………………………………………………………………………………………. 8 Figure 2 : Carte culture Arachide …………………………………………………………………………………………………………… 8 Figure 3 : Répartition coût global – Autosuffisance en Riz ………………………………………………..…………………. 13 Figure 4 : Evolution des exportations de fruits et légumes …………………………………………………………………. 26 Figure 5 : Evolution de la valeur CAF des exportations de fruits et légumes vers l’Europe …………………… 27 Figure 6 : Evolution des principaux produits horticoles ……………………………………………………………………….. 27 Figure 7 : Répartition de la production en valeur engendrée ……………………………………..……………………….. 32 Figure 8 : Répartition du coût global de l’accélération de la cadence par filière ……………………………..….. 36 Liste des annexes Annexe 1 : Articulation des objectifs des filières …………………………………………………………………………………. 38 Annexe 2 : Besoins par composante pour le développement de la filière Riz ……………………………………… 39 Annexe 3 : Résultats prévisionnels - Développement fruits et légumes de contre saison ……………………. 42 Annexe 4 : Impacts : VA supplémentaires par branche d’activités ……….……………………………………………… 44 Annexe 5 : Intentions de financement des PTF à saisir dans le cadre de la NASAN ……………….…………….. 46 5 Liste des abréviations, acronymes et sigles ANCAR Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural APIX Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux ASPRODEB Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base CAM Croissance Annuelle Moyenne CEDEAO Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest CNCAS Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal CNCR Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux CTS Centre de Triage de Richard-Toll DAP Di-Ammonium Phosphate DISEM Division des Semences DRDR Direction Régionale de Développement Rural F CFA Franc des Colonies françaises d'Afrique FIDA Fonds international de développement agricole GIE Groupement d’Intérêt Economique ISRA Institut sénégalais de recherches agricoles KCI Chlorure de potasse MAER Ministère de l’Agriculture et l’Equipement Rural NASAN Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et a Nutrition OCDE Organisation de Coopération et de Développement Economiques PAP Plan d’Actions Prioritaires PASAEL Programme d'Appui à la Sécurité Alimentaire et à l'Elevage PDIDAS Projet de Développement Inclusif et Durable de l’Agrobusiness au Sénégal PNAR Programme National d’Autosuffisance en Riz PNIA Programme Nationale d’Investissement Agricole PPP Partenariat Public-Privé RDPA Revue des Dépenses Publiques Agricoles SNDES Stratégie Nationale de Développement Economique et Sociale SODEFITEX Société de développement et des fibres textiles du Sénégal TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine UNIS Union Nationale Interprofessionnelle des Semences VA Valeur ajoutée VFS Vallée du Fleuve Sénégal 6 1. La vision du Président de la République pour l’agriculture sénégalaise La pauvreté rurale, la sécurité alimentaire et l'agriculture durable constituent des défis pressants au Sénégal. Les trois problèmes sont complexes et interconnectés. A cela s’ajoute qu’au cours de la dernière décennie et particulièrement au moment de la crise alimentaire de 2007-2008, d’importants investissements publics ont été consentis dans le secteur agricole sénégalais. Ces investissements réalisés dans l’urgence ont montré parfois leur limite voire même leur inefficacité, leur inefficience et leur inégalité entre zones agro écologiques. (cf. RDPA du Sénégal commanditée par la Banque mondiale). Aujourd’hui la situation du secteur agricole reste préoccupante avec une contribution annuelle au PIB du secteur primaire de 8% alors qu’elle devrait s’élever à près de 15% pour permettre un retour à une croissance moyenne de 6 à 6,5% par an comme édictée dans le Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA). S’inscrivant dans le cadre du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA), depuis 2012, la Vision du Président de la République du Sénégal consiste à construire une agriculture compétitive, inclusive et durable. Son crédo est d’être à la fois capable de nourrir au mieux et durablement les populations, de tirer profit des avantages du commerce international, de sécuriser et d’augmenter les revenus des ruraux et finalement de procurer des emplois agricoles et non agricoles. Pour mettre en œuvre la Vision agricole du Président de la République à l’horizon 2017, qui se résume à assurer la souveraineté alimentaire, augmenter les revenus et contribuer davantage à la croissance économique et sociale, l’agriculture sénégalaise n’a d’autre alternative que d’accélérer la cadence en choisissant des filières prioritaires, en se modernisant et s’intensifiant, en améliorant sa productivité et sa compétitivité tout en préservant l’intérêt du monde paysan. 2. Comment accélérer la cadence et dans quelles directions ? La gamme de produits agricoles vivriers, industriels et d’exportation et horticoles est large et constitue pour l’agriculture du Sénégal de nombreuses opportunités touchant déjà ou pouvant potentiellement toucher chacun à leur niveau des milliers de petits producteurs. Parmi ces 7 produits, on peut retenir l’arachide et le secteur des oléagineux, le riz, les céréales (maïs, mil, sorgho), l’oignon, la tomate industrielle, les légumes de l’horticulture commerciale et d’exportation, la produits fruitiers (mangue, agrumes, banane) et l’anacarde, le coton et le sésame. Toute cette panoplie de produits a le soutien du Gouvernement du Sénégal et de ses partenaires, il s’est traduit ou se traduira par la mise en œuvre de programmes d’appui placés sous la tutelle du ministère en charge de l’Agriculture. Le ministère en charge de l’Agriculture souhaite maintenir voire développer avec l’appui de ses partenaires des stratégies d’accélération pour tous ces produits essentiels à la sécurité alimentaire et/ou à la croissance économique et sociale. Toutefois, pour accélérer réellement et significativement la cadence dans un contexte de raréfaction des ressources financières, le Gouvernement du Sénégal a choisi de faire un effort de priorisation. Ainsi, le Gouvernement avec toutes parties prenantes compte concentrer et booster ses investissements agricoles dans des produits hautement stratégiques pour le Sénégal touchant la totalité du monde rural à savoir le Riz, l’Oignon, l’Arachide et les fruits et légumes de contre saison. Ce choix traduit également la volonté du Gouvernement d’obtenir rapidement des impacts avec des actions ciblées sur des actions essentiels tant au niveau de la production que de l’approvisionnement en semences de qualité certifiées, des infrastructures de stockage et des équipements et matériels agricoles. 3. La pertinence des choix de filières stratégiques Le choix porté sur le Riz et l’Oignon, l’Arachide et les Fruits et Légumes de contre saison trouve aisément sa pertinence et se justifie pour cinq raisons principales : � Couverture de l’ensemble du Sénégal avec ces produits � Suppression graduelle de notre dépendance alimentaire � Développement des exportations � Génération de nouveaux emplois et de revenus supplémentaires 8 Figure 1 : Carte culture Riz Figure 2 : Carte culture Arachide 4. La vitesse d'accélération de la cadence En accélérant la cadence pour le Riz, l’Oignon, l’Arachide et les Fruits et Légumes, le Sénégal se fixe des objectifs ambitieux mais réalistes et cherche à atteindre des résultats tangibles et significatifs pour chacune de ces filières : Riz : Atteindre l’autosuffisance d’ici 2017 par le biais d’une production de 1 600 000 T de riz paddy avec une contribution plus équilibrée de la Vallée du Fleuve et des zones pluviales du Sud. Oignon : Atteindre l’autosuffisance en 2016 avec une production de 350 000 T en comblant le déficit actuel de 150 000 T par la régénération des semences et la création de systèmes de stockage. Arachide : Atteindre une production de 1 000 000 T d’ici 2017 par l’augmentation des rendements moyens à 1,3 - 1,4t/ha en accélérant la reconstruction du capital semencier certifié en 2 ans au lieu de 3 ans, en intensifiant davantage (meilleure utilisation des paquets technologiques) et en généralisant la mécanisation. Fruits et Légumes de contre saison : Atteindre, avec une croissance de +/- 10% par an, un volume des exportations vers l’Europe de 157 500 T à l’horizon 2017. 5. Comment accélérer par filière ciblée et à quel coût ? Pour chacune des filières ciblées, le Gouvernement du Sénégal a défini des orientations stratégiques claires visant à accélérer la cadence. 9 5.1 Autosuffisance en Riz La production rizicole a atteint 469 649 T de riz paddy en 2012. De cette production 83 % provient des zones irriguées de la Vallée du Fleuve Sénégal et 17 % des zones pluviales du Sud. Le gap pour atteindre le seuil de 1 600 000 T de riz paddy, nécessaire pour atteindre et assurer l’autosuffisance alimentaire, est de presque 1 000 000 T, ce qui équivaut à des importations annuelles de 650 000 T. Fort de ce constat, un programme de développement de la filière riz au Sénégal sera mis en œuvre. L’atteinte d’une production de 1 600 000 T de riz paddy, synonyme d’autosuffisance représente un accroissement de la production annuelle de 1 000 000 T dont 40% en pluvial. Pour combler le déficit actuel de production, quatre grands objectifs orientent les actions du Gouvernement et sont présentés dans le tableau suivant : Tableau 1 : Gain de production pour le Riz Objectifs Gain de production estimée (T) Faire passer le coefficient d’intensification de 1 à 1,8 dans le Delta et augmenter les rendements d’hivernage au delà de 6 T/ha + 350 000 Adopter des variétés NERICA dans la zone pluviale pour faire passer les rendements moyens de 1 à 2,5 T/ha + 150 000 Adopter des variétés NERICA de plateau (40 000 ha) et étendre des zones de bas fonds (20 000 ha) + 150 000 Etendre et réhabiliter des périmètres irrigués (Vallée du Fleuve Sénégal et Anambé, + 35 000 ha) + 350 000 TOTAL HORIZON 2017 + 1 000 000 T 5.1.1 Objectifs Objectif 1 : Production semencière et croissance des rendements L’intensification et l’augmentation des rendements d’hivernage nécessiteront une reconstruction du capital semencier. Trois pistes pourront être explorées et exploitées pour cette reconstruction : les importations de variétés homologuées au Sénégal, la contractualisation avec les organismes internationaux de Recherche, la production endogène (Recherche - multiplicateur). Un dispositif du contrôle semencier et des infrastructures de traitement/stockage devront 10 accompagner la croissance et l’intensification de la production rizicole. C’est ainsi que le Gouvernement prévoit de réaliser des investissements dans les domaines suivants : � Réalisation de centres semenciers pour la riziculture avec construction et équipement de 6 centres de conditionnement / laboratoires / stockage à Ross Béthio, Richard Toll, Podor, Matam, Tambacounda et Kolda ; � Formation de 50 contrôleurs agréés, de 15 laborantins et 20 contremaîtres ; � Identification et homologation de variétés adaptées à l’hivernage pour la Vallée du Fleuve ; � Elargissement de la gamme NERICA pour couvrir la topo-séquence et les variations climatiques de la zone Sud ; � Le développement de cadres PPP pour le transfert des centres en gestion privée Objectifs 2 : Promotion de la riziculture pluviale de Plateau et de Bas-Fonds dans le Sud Les nouvelles variétés NERICA introduites depuis 2010 confirment des rendements moyens de 2,5 T à l’hectare et la possibilité d’atteindre plus de 3,5 T à l’hectare avec une fertilisation et une gestion de l’eau adéquate. Le portefeuille de variétés permettra d’étendre la culture au delà des bas fonds et de cultiver les zones de plateau (800 mm), notamment dans les zones de Tambacounda, Kolda, Ziguinchor, Fatick et Kaolack avec les NERICA 1, 5 et 6 et des paquets technologiques adéquats. Le volume de semences disponible prévu pour 2014 est de 800 T. Les investissements stratégiques prévus par le Gouvernement pour la promotion de la riziculture commerciale dans le Sud se feront dans les domaines suivants : � Accélération de la multiplication de la gamme NERICA avec l’acquisition de 50 T de NERICA de niveau base et la contractualisation de la multiplication en irrigué (VFS) de 2 000 T (500 ha) de semences certifiées (R1) NERICA puis la contractualisation avec les multiplicateurs agréés de la zone Sud pour 5 000 T de NERICA (R2) en hivernage 2014 ; � Vulgarisation étendue des variétés NERICA de Plateau et de Bas-Fonds en zone Sud avec la formation de 500 agents de suivi issus des projets de développement rural actifs dans la zone Sud (incluant zone SODEFITEX) pour un programme de vulgarisation du NERICA ; � Déploiement de mini-rizeries en zone Sud avec la mise en place de 50 mini-rizeries dans le Sud du Sénégal au niveau des pôles de vulgarisation des projets de développement 11 actifs dans la zone ; � Aménagement de bas fonds en zone Sud avec le développement de 20 000 ha de bas fonds aménagés d’ici 2017. Objectif 3 : Intensification de la riziculture irriguée dans la Vallée du Fleuve Sénégal (VFS) Force est de constater que depuis des années les périmètres rizicoles de la VFS sont sous utilisés car on n’y pratique pas la vraie double culture malgré un marché rémunérateur. Cette situation s’explique pour trois raisons principales : l’insuffisance de la mécanisation ralentit la cadence des opérations; le manque de magasins crée un risque de pertes en hivernage; un seul industriel est aujourd’hui en mesure de contractualiser 50 000 T voire plus. Pour accélérer la cadence, d’importants investissements dans les installations de stockage et de trituration (prestations de services) et la mécanisation sont nécessaires. Dans la perspective de création d’emplois, il est toutefois essentiel que la mécanisation soit repensée en combinant le savoir-faire des artisans sénégalais et l'importation d'équipements (fabrication de batteuses ASI et ISA par des artisans locaux) et en stimulant l'investissement dans l'équipement agricole et le développement de prestations de services de mécanisation. Dans ce sillage, d’importants investissements visant à faire face au sous-équipement seront réalisés dans les 3 prochaines années : � Construction de hangars d’abord dans la continuité de l’initiative Espagnole avec 40 unités de 1 000 T réalisées en 2014 sur fonds de l’Etat puis sur cofinancements publics/privés pour un objectif de 300 000 T de stockage installé dans la VFS d’ici 2017 ; � Acquisitions de tracteurs et moissonneuses avec le financement à coûts partagés ; � Construction de rizeries industrielles à travers la promotion de l’investissement par au moins 2 entreprises industrielles dans des usines de 50 000 T et plus en 2014 et la poursuite de la promotion de l’investissement privé dans le secteur rizicole ; � Expansion des rizeries artisanales avec la promotion de l’expansion de 5 rizeries artisanales à hauteur de 7 000 T chacune (usines de 30 T/jour). D’autres investissements seront néanmoins nécessaires. En effet, l’autosuffisance en riz 12 attendue à l’horizon 2017 nécessitera une production additionnelle de 350 000 T provenant d’une augmentation du rythme de réalisation des aménagements hydro-agricoles et d’une expansion des surfaces rizicoles irriguées de 35 000 ha en double culture intensive. Il faut souligner qu’il est critique que cette expansion soit cadrée par des réseaux primaires et secondaires et un drainage de qualité. Les investissements qui seront consentis par le Gouvernement pour étendre les différents domaines rizicoles irrigués sont les suivants : � Périmètres irrigués de la Moyenne Vallée : réhabilitation et expansion des périmètres rizicoles collectifs irrigués de la Moyenne Vallée en complément aux réalisations du PNAR et du PASAEL ; � Infrastructures pour des réseaux primaires, secondaires et collecteurs capables d’accommoder une expansion de 35 000 hectares ; � Financement de l’investissement en périmètres privés avec la promotion de la création de périmètres aménagés par les producteurs privés de la Vallée et les usiniers industriels par un cadre foncier et le développement de crédits à long terme adaptés ; � Relance de l’Anambé avec un plan de réhabilitation et d’expansion du réseau de l’Anambé complémentaire à celui initié par le PASAEL. 5.1.2 Contraintes et potentialités 5.1.2.1 Contraintes � Insuffisance du matériel agricole � Insuffisance des semences de qualité � Faible accès aux engrais � Faible valorisation des terres rizicultivables � Insuffisance d’encadrement technique � Faible organisation des producteurs � Mauvaise organisation de la commercialisation � Insuffisance d’équipement de transformation et de la commercialisation � Faible niveau d’information au niveau des producteurs � Enclavement des zones de production 5.1.2.2 Potentialités � Potentialités hydrauliques et pédologiques rizicultivables importantes: 585.000 ha 13 � Ecarts de rendement important, surtout en pluvial � Demande très importante � Présence de différents acteurs actifs sur la chaine de valeur riz � Disponibilité de phosphates de Matam 5.1.3 Coût de l’autosuffisance en Riz En total, le coût global pour accélérer la cadence et assurer l’autosuffisance en Riz à l’horizon 2017 est estimé à 424,7 milliards de F CFA. Ce volume d’investissement est réparti entre les facteurs de production suivants : Tableau 2 : Répartition du coût global de l’autosuffisance en Riz Années Semences Engrais Aménage ments irrigués Aménagement s bas-fonds Équipe ment Appui-tech nique Formation Total (Million CFA) 2014 8813 39184 24012 15000 22872 1879 500 112260 2015 10644 43992 15904 15000 4659 2222 500 92921 2016 11481 50620 22376 15000 4841 2714 500 107532 2017 12733 56037 18876 15000 5767 3026 500 111939 Total 43672 189833 81168 60000 38139 9841 2000 424653 Figure 3 : Répartition coût global – Autosuffisance en Riz 5.2 Autosuffisance en Oignon La production nationale d’oignon a atteint 210 000 T en 2012. Près de 180 000 T de cette production sont commercialisées pour une demande du marché qui s’élève à plus de 300 000 T finalement satisfaite par des importations d’oignons des Pays-Bas (130 000 T importées en 2012). Ceci porte le taux de couverture des besoins en oignon à 70%. Pour satisfaire le marché, atteindre et assurer l’autosuffisance en oignon et réduire les importations, le déficit de 14 production doit être comblé. L’accélération de la cadence pour la filière oignon passera par le renouvellement du capital semencier et la création de systèmes de stockage pour relever le défi de la conservation. Pour combler ce déficit de production et assurer l’autosuffisance en Oignon à l’horizon 2017, les actions du Gouvernement s’articuleront autour de 2 objectifs à savoir : 5.2.1 Objectifs Objectif 1 : Production semencière Pour disposer d’un stock semencier de qualité et faire face à la dégénérescence des variétés, la création de pôles de multiplication de semences certifiées de Violet de Galmi fera l’objet d’investissements du Gouvernement : � Construction de pôles de multiplication pour la reconstitution du capital semencier en Violet de Galmi ; � Formation des semenciers. Objectif 2 : Couverture de l’intersaison L’extension de la période de commercialisation par le développement du stockage longue durée concentrera les investissements avec : � la construction d’infrastructures de stockage et de pôles agricole logistiques de mise en marché aux points de commercialisation. � la mise en place de mécanismes de crédit de commercialisation adaptés ; � la diffusion des standards de qualité pour le stockage et la commercialisation en intersaison. Ces objectifs visent à : � Produire des semences certifiées de Violet de Galmi ; � Mettre en place un réseau plus opérationnel de semences certifiées ; � Renforcer les capacités techniques des producteurs ; � Construire d'abris séchoir de conservation ; � Encourager la production d'oignons à partir de bulbilles. 15 5.2.2 Mesures d’accompagnement La réussite du programme requiert la satisfaction des conditions suivantes : (i) La mise en place de crédits accessibles aux producteurs dans les délais (dès le mois de septembre) ce qui suppose la révision des conditions d'accès au crédit CNCAS, notamment la baisse des taux d’intérêts, du montant de l'apport personnel et des frais de dossiers, la nécessité d'individualiser le crédit, ainsi que la facilitation de l'instruction des dossiers ; (ii) La mobilisation générale et concertée de tous les acteurs concernés dès la fin du mois de juin; toutes les parties (Etat, Industriels, Fournisseurs, CNCAS, producteurs, etc.) devront chacune en ce qui la concerne, pouvoir prendre les décisions relevant de sa responsabilité afin d'assurer un démarrage satisfaisant pour la campagne. (iii) La mise en place d'un système de distribution performant des intrants et de l’équipement ; (iv) Le suivi et l’évaluation du programme. Pour bien évaluer, périodiquement, l’état de la situation en ce qui concerne la production et la commercialisation des légumes, il importe de pouvoir compter en permanence sur l’existence d’un système d’information fiable et bien géré. 5.2.3 Coût de l’autosuffisance en Oignon Le coût global du volet filière Oignon pour accélérer la cadence de l’agriculture sénégalaise et assurer une autosuffisance en oignon sur la période 2013-2017 est estimé à 20,90 milliards de F CFA. Les besoins en intrants pour développer la filière oignon sont consignés dans le tableau ci-dessous : Tableau 3 : Besoins en intrants - Oignon Intrants 2013 2014 2015 2016 2017 Superficie (ha) 9 975 10 450 10 925 11 400 11 875 Semences (T) 39,9 41,8 43,7 45,6 47,5 10 10 20 (T) 4 987,50 5 225 5 462,50 5 700 5 937,50 Urée (T) 2 493,75 2 612,50 2 731,25 2 850 2 968,75 Nématicides (T) 1 197 1 254 1 311 1 368 1 425 Insecticides (L) 9 975 10 450 10 925 11 400 11 875 16 5.3 Optimisation des performances de la filière Arachide En 2012, la production d’arachide a atteint 693 000 T sur une superficie de 709 000 ha, soit un rendement moyen de 1,02 tonne par hectare. Pour atteindre l’objectif de 1 000 000 T d’ici 2017 des efforts devront être faits sur l’augmentation des rendements moyens à 1,3 - 1,4 tonne par hectare. Ceci, en reconstituant un capital semencier de qualité certifié en 2 ans au lieu de 3 et en généralisant la mécanisation. Ainsi, pour atteindre l’objectif d’une production nationale de 1 000 000 T à l’horizon 2017, le Gouvernement s’est fixé 3 principaux objectifs : � Reconstitution du capital semencier ; � Développement de partenariats et d’actionnariats avec les acteurs privés de la chaîne de valeur semencière ; � Intensification de la mécanisation. 5.3.1 Objectifs Objectif 1 : Reconstitution du capital semencier Pour reconstituer le capital semencier dans un délai raccourci (3 à 2 ans), il faudra atteindre une cadence annuelle de production et de distribution de 5 000 T de semences d’arachide certifiées par année. Les investissements réalisés par le Gouvernement pour atteindre cet objectif sont les suivants : � Production/certification annuelle de 80 T de pré-bases et 400 T de bases ; � Production annuelle de 5 000 T de N1 et 45 000 T de N2 sur un minimum de 40 000 ha par des réseaux de petits producteurs encadrés par les opérateurs semenciers agréés ; � Création d’un réseau national de centres de conditionnement et de laboratoires semenciers associés à des centres régionaux de stockage de semences certifiées d’une capacité de 50 000 T ; � Constitution au niveau des localités d’un corps de plus de 200 contrôleurs agréés, 40 laborantins et 100 contremaîtres de centres de traitement formés selon les normes CEDEAO et OCDE ; 17 � Développement avec les banques d’instruments de crédit de collecte et de stockage pour accélérer l’achat des semences, centraliser le stockage inter campagne et ordonnancer la distribution. Objectif 2 : Développement de partenariat et d’actionnariat avec les acteurs privés de la chaîne de valeur semencière Pour développer une chaîne de valeur semencière décentralisée et inclusive en partenariat avec le privé, des investissements seront consentis pour que les opérations de contrôle, d’analyse, de conditionnement, de certification et de stockage puissent faire intervenir le secteur privé et les organisations actives au niveau local sous la supervision des services du MAER. Il s’agit : � Gestion du programme de reconstitution des semences d’arachide certifiées par le MAER en contractualisant la production des pré-bases et des bases avec les services de l’ISRA (pré-bases) et avec des acteurs privés tels que des opérateurs semenciers agréés (bases) ; � Transfert de la gestion des centres de conditionnement par la mise en concession à des sociétés coopératives à travers des accords de PPP du type de celui développé pour le CTS de Richard Toll ; � Privatisation de l’exploitation des laboratoires semenciers régionaux par le transfert de la gestion à des opérateurs privés agréés sous le contrôle technique du laboratoire central de la DISEM ; � Constitution de GIE de Contrôleurs agréés parrainés par les organisations paysannes telles que l’ASPRODEB et sous la tutelle technique de la DISEM ; � Gestion des hangars régionaux semenciers par des opérateurs spécialisés agréés en matière de tierce détention et d’agréage qualité. Aussi, il faut songer à réduire le poids budgétaire des subventions aux intrants de 0,5% à 0,3% du PIB sur 3 ans principalement, (i) en réduisant graduellement les crédits budgétaires alloués aux subventions, (ii) en mettant en place un programme de ciblage des bénéficiaires de subventions, et, enfin, (iii) en rendant effective l’incitation fiscale à l’investissement et en vulgarisant la mesure d’exonération de la TVA sur les équipements agricoles et les intrants 18 pour la fortification alimentaire. Objectif 3 : Intensification de la mécanisation La mécanisation des opérations agricoles pour la culture Arachide sera réalisée dans le cadre d’importants investissements tels que : � Achèvement du programme 2013 de distribution du matériel agricole et programme complémentaire 2014 pour parachever la couverture ; � Déploiement ciblé et maîtrisé de tracteurs ; � Adaptation du mécanisme de crédit et introduction du crédit bail comme outil de sécurisation du crédit ; � Formation des propriétaires de tracteurs en gestion d’une entreprise de prestation de services ; � Mise en place d’une base de données de suivi du matériel agricole. 5.3.2 Contraintes D’une manière spécifique, les systèmes semenciers mis en place pour assurer un approvisionnement du monde rural en semences certifiées ont connu entre autres difficultés : � un faible niveau d’organisation du système semencier caractérisé par des insuffisances dans la coordination des différents programmes ; � la faible disponibilité en semences certifiées, induite par le dysfonctionnement du dispositif de production et de distribution des semences ; � une faiblesse des ressources humaines, matérielles et financières des acteurs de la filière, notamment, les services de contrôle et la recherche ; � l’inadaptation du système de crédit en vigueur, au regard des capacités d’éligibilité des acteurs (production et commercialisation des semences) ; � une faiblesse des capacités techniques, managériales des privés semenciers. 5.3.3 Schéma de production à l’horizon 2015 Pour garantir la pérennisation d’un système de production et d’approvisionnement en semences certifiées, il est nécessaire d'assurer tous les ans, les besoins en semences de prébase. Dans le cadre de la reconstitution du capital semencier, l’ISRA s’est engagé à mettre en place un programme de reconstitution des stocks de sécurité de G0 à G1 et de production 19 de semence prébase (ou G3) des différentes spéculations dont notamment l’arachide et les espèces diverses (le riz, le mil, le sorgho, le maïs, le niébé, le sésame) et les cultures horticoles dans les divers centres ou stations et en partenariat avec les acteurs de la filière. La stratégie de mise en œuvre du programme « arachide » est articulée autour de l’estimation des besoins initiaux de l’Etat en prébase de toutes les variétés évaluée à 65,7 T qui doivent être portés à 80 T. Ces quantités de semences de prébase estimées nécessitent des dispositions à prendre dans le sens de la production des niveaux inférieurs G0, G1 et G2. La démarche du programme est de travailler en synergie avec les opérateurs semenciers et autres acteurs de la filière pour en assurer la pérennisation des activités de multiplication des semences. Tableau 4 : Plan détaillé de production de semences certifiées – Arachide (horizon 2015) Niveau Hivernage 2013 Contre Saison 2014 Hivernage 2014 Hivernage 2015 Prod Escomptée Prélève ment C.S Reliquat Semences mères Production Semences mères Production Semences mères Production G2 7 7 0 7 8 8 8 8 8 PB 65 65 0 65 65 65 80 80 80 B 50 50(1) 0 50(1) 1425 1425 650 650 800 N1 3800 300(2) 3500 300(2) 3000 6500(3) 11400 11400 6500 N2 3000 - 3000 - - 23000 52000 52000 60000 N3 28000 - 28000 - - - - - (1) Redoublement de niveau Base (2) Redoublement de niveau 1 (R1) (3) Production disponible en début d'hivernage 2014 = Reliquat Production Hivernage 2013 + Prod C.S 2014 N.B: Les G2 et PB sont produites par l'ISRA 5.3.4 Stratégie de mise en œuvre Le programme d’urgence de reconstitution du capital semencier nous permet d’attendre une production escomptée de près de 35 000 T. Une partie de cette production sera utilisée pendant la contre saison et la mise en place des cultures se fera en janvier 2014 et la récolte aura lieu dans la période avril – mai pour être utilisée en hivernage 2014 (Juin). 20 L’objectif visé est de raccourcir le processus de multiplication pour nous permettre de produire à la fin de l’hivernage 2015 la quantité de 60 000 T de semences de niveau 2 nécessaires au renouvellement de moitié (50%) du capital semencier pour un objectif de production d’un million de T d’arachide à partir de 2016. Pour se faire, l’ISRA devra assurer la production de 65 T de prébase pendant la contre saison de 2014 et de 80 T de prébase à partir de l’hivernage 2014. Les opérateurs semenciers disposant des terres avec une bonne maîtrise d’eau seront mis à contribution pour assurer la multiplication des 65 T de PB produites en hivernage 2013 et faire un marquage de pas, comme le prévoit le règlement harmonisé, pour les 50 T de Base et une quantité de 300 T de niveau 1 sur les productions de l’hivernage 2013 ; soit au total des besoins en superficie d’environ 3 500 hectares pour la contre saison. En termes de résultats, cette campagne de contre saison nous permettra d’obtenir pour le prochain hivernage (2014) les quantités de semences mères ci- après : � 65 T de prébase ; � 1 425 T de base ; � 6 500 T de niveau 1. La production de semences certifiées attendue à la fin de l’hivernage 2014 sera de 52 000 T de niveau 2, soit 43% du capital semencier. Cette tendance nous donnera la production de 60 000 T de semences de niveau 2, soit 50 % du capital semencier national estimé à environ 120 000 T pour 1 000 000 d’hectares emblavées 21 5.3.5 Besoin d’appui 5.3.5.1 Appui en équipements agricoles et de collecte � Estimations des besoins en matériels de culture attelée Tableau 5 : Besoins en matériels de culture attelée Superficies nécessaires Matériels Norme Nombre Coût unitaire Coût total 70 000 ha Semoir 1 pour 8 ha 8 000 246 620 1 972 960 000 Houe Sine 3 dents 1 pour 10 ha 4 500 128 148 576 666 000 Houe occidentale 1 pour 12 ha 2 500 87 084 217 710 000 Arara 1 pour 10 ha 6 000 131 098 786 588 000 Charrue UCF 1 pour 8 ha 3 000 129 446 388 338 000 Charrette équine 1 pour 10 ha 4 000 380 196 1 520 784 000 charrette asine 1 pour 10 ha 3 000 260 662 781 986 000 TOTAL 6 245 032 000 � Besoin en matériels de collecte Tableau 6 : Besoins en matériels de collecte Niveau Production (T) Besoins en infrastructure Coût total Tarare à moteur Crible Base et N1 7 500 30 200 000 000 N2 60 000 200 200 000 000 TNC Total 30 200 400 000 000 La réussite d’un tel programme dépend en bonne partie de la capacité des opérateurs de prendre en charge les aspects liés à la mobilisation des ressources nécessaires, mais aussi et surtout à l’engagement des producteurs multiplicateurs des semences à respecter l’ensemble des itinéraires techniques, à savoir : l’utilisation de semences mères d’origine (traçabilité) ; l’application des doses d’engrais ; les mesures de protection phytosanitaires idoines ; le traitement et le conditionnement des semences dans les centres spécialisés. Aussi, la mise en place des infrastructures de conditionnement et de stockage par l’acquisition de cribles et tarare à moteurs, la mise en place d’unités de conditionnement mobiles et la réhabilitation des stations de conditionnement serait un facteur de succès à une telle relance. 22 5.3.5.2 Appui en engrais Sur la base de la dose recommandée de 150 kg d’engrais 6 20 10, les besoins annuels en engrais se chiffrent à 10 000 T. Au prix actuel du marché et avec le même niveau de subvention appliquée, le montant de la subvention annuelle qui sera supportée est de 1,5 milliard de F CFA. 5.3.5.3 Dispositif de contrôle L’objectif du contrôle semencier est de garantir à l’agriculteur la bonne qualité technologique de la semence (conformité aux normes de certification) proposée à la vente et d’assurer la traçabilité des produits. Pour assurer sa mission régalienne, le service de contrôle et de certification doit disposer de techniciens, de contrôleurs et analystes bien formés, de laboratoires des semences équipés. Le contrôle et la certification des semences seront assurés par le service officiel de contrôle des semences. Par conséquent, la construction de six (06) laboratoires régionaux d’analyses de semences. Pour effectuer le contrôle des semences, il a été constaté un déficit en ressources humaines et logistique. Ainsi, 42 contrôleurs devront être recrutés pour renforcer le personnel. Ce faisant, un budget annuel de 75 000 000 F CFA, soit un salaire moyen de 150 000 F CFA par mois par agent. Aussi, pour mener à bien leurs activités, les contrôleurs doivent être dotés de moyens logistiques adéquats, (voitures, motos, carburant etc.) estimés à 400 000 000 F CFA. Enfin, dans l’optique d’augmenter l’efficacité des contrôles, des missions de supervisions et des sessions de formation pour la capacitation des producteurs et de recyclage de contrôleurs seront planifiées et organisées. Le coût de ces différentes activités est estimé annuellement à 50 000 000 F CFA. 5.3.5.4 Coût de production des semences L’hypothèse de travail s’est faite sur la base des comptes d’exploitation de certaines organisations et des prix au producteur pratiqués comme prix d’acquisition des semences au niveau des producteurs et/ou ISRA. 23 Les montants ci-dessous sont considérés comme prix de référence pour la semence d’arachide selon les niveaux concernés. Des frais de collecte, de conditionnement qui intégrant les frais financiers et la marge de l’opérateur semencier sont estimés dans l’ordre de 75 à 80 francs CFA. � Pré base 1 000 à 1 250 FCFA/kg � Base 350 FCFA/kg � Niveau 1(R1) 260 FCFA/kg � Niveau 2 (R2) 240 FCFA/kg � Prix ordinaires 200 FCFA /kg en 2013 � Frais de 75 à 80 FCFA au kilogramme de semences conditionnées pour le niveau R2. Tableau 7 : Besoins annuels en financement à l’horizon 2015 (en milliards de F CFA) Besoin en financement 2013 2014 2015 Coût de Production 7,25 13,41 14,00 Frais de conditionnement 2,23 4,10 4,31 Coût de la collecte 9,48 17,51 18,31 Pour atteindre cet objectif qui consiste à renouveler de moitié le capital semencier arachide à l’horizon 2015, le tableau ci-dessus nous renseigne sur les coûts de production de la semence qui doit être cédée aux producteurs. Comme l’existence d’un marché pour les semences produites ne se pose pas, la seule contrainte qui peut subsister n’est rien d’autre que l’accessibilité économique et éventuellement physique, d’où la nécessité de poursuivre la subvention de l’Etat en vue de faciliter son acquisition. 5.3.6 Mesures d’accompagnement La volonté de relancer l’agriculture exprimée par la plus haute autorité de l’Etat, pour atteindre la sécurité alimentaire nécessite la création de conditions attractives à l’investissement privé pour le secteur semencier. Ces conditions nécessitent impérativement la sécurisation des semences de prébase, le renforcement des capacités des services techniques nationaux et l’appui à l’émergence d’entreprises semencières privées afin d’asseoir une filière semencière étendue, organisée et forte. Des mesures d’accompagnement allant dans le sens de la mise en place d’infrastructures de traitement et de conditionnement des semences par l’acquisition de cribles et tarare à moteurs, la mise en place d’unités de conditionnement mobiles et la réhabilitation des stations 24 de conditionnement aideraient à la bonne réalisation de nos objectifs. La poursuite de la subvention des engrais et la mise en place d’un fonds de garantie qui servirait à appuyer la production et à la commercialisation des semences seraient aussi un facteur de succès. Aussi, il serait impératif d’assurer au minimum des ressources humaines pour le contrôle et la certification. 5.3.7 Coût et mécanisme de l’optimisation des performances de la filière Arachide 5.3.7.1 Coût Le coût global pour accélérer la cadence et optimiser les performances de la filière arachide est estimé à 92 milliards de F CFA. Ce montant, pour les cinq prochaines années est constitué de 54,04 milliards de F CFA pour la reconstruction du capital semencier Arachide, de 27,96 milliards de F CFA pour les subventions semences et 10 milliards de F CFA pour satisfaire les besoins en matériel agricole du programme Arachide. Tableau 8 : Répartition du coût de l’optimisation des performances de la filière Arachide Rubrique 2013 2014 2015 2016 2017 Total Reconstruction du capital semencier 9.48 22.275 22.285 54.04 Subvention intrants 8.2 4.94 4.94 4.94 4.94 27.96 Subvention matériel agricole 2 2 2 2 2 10 Total 19.68 29.215 29.225 6.94 6.94 92 Pour la reconstruction du capital semencier, on a la répartition ci-dessous : Tableau 9 : Répartition du coût global de la Reconstruction du capital semencier – Arachide Rubrique 2013 2014 2015 Production semences 9.48 17.5 18.31 Matériel de culture attelée - 2.1 2.1 Matériel de collecte - 0.4 0 Appui en engrais - 1.5 1.5 Laboratoire et équipements - 0.25 0.25 Contrôle et certification - 0.525 0.125 TOTAL 9.48 22.275 22.285 54.04 Le coût du programme pour la reconstitution du capital semencier à 50% se chiffre à hauteur de 54 milliards pour les deux années et le programme d’urgence de reconstitution de 2013. Cependant, avec le niveau de subvention accordée dans l’acquisition des semences, environ 50%, les coûts directement supporté par l’Etat se chiffre à 31,8 milliards de francs CFA. 25 5.3.7.2 Mécanisme La reconstitution du capital semencier se fera sur une période de deux (02) années et nécessitera, la mobilisation d’importants moyens financiers pour la réalisation et la réhabilitation des infrastructures indispensables à la mise en œuvre d’un programme semencier. Au delà des deux ans, le fonctionnement du dispositif de coordination et de suivi du programme semencier à l’échelle nationale, la formation continue des différents acteurs du programme, nécessiteront une disponibilité financière autonome à la filière. A ce titre, en accord avec les acteurs directs de la stratégie, un fonds semencier dont les modalités de constitution et de gestion seront définies, sera mis en place au démarrage du programme. Au démarrage du programme, l’Etat appuiera, sous forme de subvention, l’acquisition des intrants pour la production de semences et des matériels de culture attelée et d’infrastructures de collecte et de conditionnement. Le montant total de cette subvention de l’Etat pourrait être reconstitué et servir de fonds de garantie qui sera domicilié auprès de la CNCAS en attendant la mise en place d’un fonds semencier qui rendrait autonome le système de production de semences certifiées. Ainsi, au vu de l’évolution des subventions accordées par le passé aux graines écrémées de l’arachide à hauteur de 65% ( exception faite en 2013), l’Etat pourrait viser à terme une subvention de 50%, ce qui donnerait en moyenne un montant de l’ordre de 9 milliards pour des semences de qualité nettement supérieure. 5.4 Développement des filières fruits et légumes de contre saison 5.4.1 Objectifs L’objectif global de développement des fruits et légumes de contre saison hautement stratégique est de traduire l’engagement confirmé de l’Etat pour une agriculture diversifiée, compétitive et rentable. De manière spécifiques, il s’agira de : � soutenir le développement durable et inclusif de l’agrobusiness (partenariat public privé) dans la zone potentielle comme le Ngalam et le Lac de Guiers par exemple ; � promouvoir la production, la transformation et la commercialisation des fruits et légumes de contre saison au profit des marchés intérieurs, sous-régionaux et internationaux ; 26 � concevoir et mettre en œuvre des solutions viables et consensuelles dans le domaine de la gestion foncière afin de les étendre à d’autres zones du territoire national (schéma foncier déjà élaboré et validé par le Gouvernement). 5.4.2 Atouts : Horticulture d’exportation et d’import-substitution un secteur porteur Les fruits et légumes de contre saison sont hautement stratégiques et possèdent des avantages comparatifs considérables. Sur la période allant de 2000 à 2012, les exportations de fruits et légumes tout produit confondu (hors la destination Suisse) se sont multipliées par 6 avec 16 % de croissance annuelle moyenne (CAM) avec effet simple PDMAS. Figure 4 : Evolution des exportations de fruits et légumes de 2000 à 2012 Source : Eurostat online / estimation pour 2013 (chiffre provisoire) En 2012, la valeur CAF des exportations horticoles vers l’Europe s’élevait à 55 millions d’euros soit 36 milliards de F CFA. X 6 sur 13 ans / Croissance moyenne annuelle + 16% + 25% 27 Figure 5 : Evolution de la Valeur CAF des exportations horticoles vers l’Europe en milliards de F CFA Source : Eurostat on line Les produits horticoles se sont bien comportés sur la période de 2000 à 2012. Les croissances suivantes sont notées : � CAM de 15% pour la tomate cerise et de 21% pour la mangue sur la période ; � CAM de 30% pour le melon et de 45% pour la pastèque sur la période ; � Apparition puis progression rapide des exportations de maïs doux avec une CAM de 41% de 2005 à 2012 ; � Stagnation des exportations de haricot vert avec une CAM de -1% sur la période allant de 2000 à 2012 mais observation d’une progression significative en 2013 avec un record atteint pour ce produit s’établissant à 8 000 T environ (+38% comparé à 2012) ; � Diversification des produits horticoles export au cours des dernières années avec notamment apparition de la courge butternut (1546 T en 2012), de l’oignon (798 T en 2012) et radis (307 T en 2012). Figure 6 : Evolution des principaux produits horticoles de 2000 à 2012 Source : Eurostat online 28 En somme, les forfaits suivants justifient aussi le choix des fruits et légumes comme produis stratégiques : � Evolution des exportations vers l’Europe (hors Suisse) de fruits et légumes de +25% entre 2012 et 2013 ; � Valeur CAF > 60 millions euros soit près de 45 milliards de F CFA (estimation 2013) ; � Prédominance de quelques produits phare : Melon & pastèque, tomate cerise, maïs doux et haricot vert avec un rebond spectaculaire au cours de la dernière campagne de contre-saison 2012-2013 ; � Augmentation de 40% des exportations de mangue (8 700 T) à destination de l’Europe comparée à 2012 ; � Nouveaux produits de diversification ayant fait récemment leur entrée sur le marché export en forte progression : Courge butternut, oignon vert, radis, piment haut de gamme, asperge, etc. 5.4.3 Option prise Avec un potentiel de croissance important pour les fruits et légumes d’exportation vers l’Europe, la sous-région et autres destinations, mais aussi les potentialités de développement des produits d’import-substitution (banane et oignon) ; et une croissance de +/- 10% par an, on estime que le volume des exportations vers l’Europe atteindra 100 000 T à l’horizon 2017 avec simplement l’effet PDMAS (hors 2 500 ha de la vallée). Mais avec les effets entrepris par l’Etat du Sénégal, PDMAS (mise en valeur de 2 500 ha dans la vallée) et un financement de 65 millions de dollars US dans le cadre du Projet de Développement Inclusif et Durable de l’Agrobusiness au Sénégal (PDIDAS) dont les zones principales d’intervention seront la vallée du Ngalam et le Lac de Guiers et couvriront 10 000 hectares, nous pourrons : � Considérer la mise en valeur des 500 ha du PDMAS réservés aux investisseurs privés ; � Considérer, en se basant sur le document final ayant fait l’objet de la négociation du PDIDAS, la mise en valeur de 3 000 ha pour les investisseurs privés ; � Tabler sur 3 spéculations : maïs doux, melon/pastèque et patate douce en plein champs et une spéculation : tomate cerise sous abris. 29 Tableau 10 : Besoin en superficie (ha) – Fruits et légumes de contre saison Spéculation Type 2013 2014 2015 2016 2017 Haricot vert plein champs 100 150 300 400 500 Maïs doux plein champs 200 375 550 850 1 000 Melon / pastèque plein champs 150 300 400 800 1 000 Patate douce plein champs 50 150 200 375 900 Tomate cerise sous abris 0 25 50 75 100 Total 500 1000 1500 2500 3500 Tableau 11 : Rendement et Production à l’exportation – Fruits et légumes de contre saison Spéculation Rendement (T/ha) Production à l'exportation (T) 2013 2014 2015 2016 2017 Haricot vert 6 600 900 1 800 2 400 3 000 Maïs doux 8 1 600 3 000 4 400 6 800 8 000 Melon / pastèque 25 3 750 7 500 10 000 20 000 25 000 Patate douce 15 750 2 250 3 000 5 625 13 500 Tomate cerise 80 0 2 000 4 000 6 000 8 000 Total 6700 15650 23200 40825 57500 Tableau 12 : Valeur des exportations (CAF en Euro) – Fruits et légumes de contre saison Spéculation P.U (Euro/T) 2013 2014 2015 2016 2017 Haricot vert 1 679 1 007 634 1 511 450 3 022 901 4 030 534 5 038 168 Maïs doux 992 1 587 786 2 977 099 4 366 412 6 748 092 7 938 931 Melon / pastèque 802 3 005 725 6 011 450 8 015 267 16 030 534 20 038 168 Patate douce 687 515 267 1 545 802 2 061 069 3 864 504 9 274 809 Tomate cerise 1 489 0 2 977 099 5 954 198 8 931 298 11 908 397 Total (Euro) 6 116 412 15 022 900 23 419 847 39 604 962 54 198 473 Total (F CFA) 4 006 250 000 9 840 000 000 15 340 000 000 25 941 250 000 35 500 000 000 Nous aurons ainsi pour 2017, une production totale de 157 500 T (100 000 + 57 500) pour une valeur de 103,36 milliards de F CFA (67,86 + 35,5). 5.4.4 Coût développement des fruits et légumes de contre saison Le coût global (hors amortissements) pour le développement des fruits et légumes de contre saison s’élèverait à 43,5 milliards de F CFA. Ce financement sera assuré par un partenariat public-privé et l’Etat facilitera les exportations par le biais d’une détaxation ciblée et/ou d’une réduction de la fiscalité. Ainsi, l’investissement total de l’Etat du Sénégal s’évalue à 6,750 milliards de F CFA et le secteur privé va s’investir pour 36,750 milliards de F CFA. 30 Tableau 13 : Investissements privés (3 500 ha) – Fruits et légumes de contre saison Désignation P.U (CFA/ha) 2013 2014 2015 2016 2017 Constructions et aménagement 2 000 000 1 000 000 000 1 000 000 000 1 000 000 000 2 000 000 000 2 000 000 000 Irrigation 2 500 000 1 250 000 000 1 250 000 000 1 250 000 000 2 500 000 000 2 500 000 000 Equipement agricole et matériel 1 000 000 500 000 000 500 000 000 500 000 000 1 000 000 000 1 000 000 000 Sous abris équippés 70 000 000 0 1 750 000 000 3 500 000 000 5 250 000 000 7 000 000 000 Total (F CFA) 2 750 000 000 4 500 000 000 6 250 000 000 10 750 000 000 12 500 000 000 Total général (F CFA) 36 750 000 000 Tableau 14 : Investissements publics en nouveaux aménagements hydro-agricoles dans la zone du Nord (PDMAS et PDIDAS) Désignation Unités Quantité 2013 2014 2015 2016 2017 Investissements PDMAS Nombre d'hectares aménagés Ha 2 500 Coût total des aménagements hydro agricoles CFA 7 500 000 000 Coût par hectare CFA/ha 3 000 000 Nbre hectares cultures d'exportation Ha 500 Contribution de l'Etat aménagements export CFA 1 500 000 000 Amortissement sur 25 ans CFA 60 000 000 60 000 000 60 000 000 60 000 000 60 000 000 Investissements PDIDAS Nombre d'hectares à amenager Ha 10 000 Coût total des amenagements hydro agricoles CFA 17 500 000 000 Coût par hectare: CFA/ha 1 750 000 Nbre hectares cultures d'exportation Ha 3 000 Contribution de l'Etat aménagements export CFA 5 250 000 000 1 312 500 000 2 100 000 000 1 050 000 000 525 000 000 Amortissement sur 25 ans CFA 52 500 000 136 500 000 178 500 000 199 500 000 Investissements PDMAS + PDIDAS Total investissements Etat du Sénégal CFA 6 750 000 000 Coût par hectare 1 928 571 Total amortissement sur investissement de l'Etat CFA 60 000 000 112 500 000 196 500 000 238 500 000 259 500 000 Amortissement / hectare 77 143 NB : Zone cible Delta du Fleuve Sénégal et Lac de Guiers Seulement périmètres développés en PPP (excluant des investissements privés autonomes) Investissements structurants: PDMAS (réalisé avant 2013), PDIDAS (2013 - 2017) 6. Plan d’actions prioritaires pour 2014 L'ensemble des actions retenues par le ministère en charge de l’Agriculture, pour accélérer la cadence de l’Agriculture sénégalaise, avec les partenaires identifiés au cours d’un processus 31 participatif devant avoir un impact significatif sur le développement de l’agriculture en particulier et le développement économique et social en général, ont été répertoriées dans un Plan d’Actions Prioritaires (PAP) pour l’année 2014. Ainsi, dès 2014, le Gouvernement du Sénégal mettre en œuvre onze actions prioritaires pour l’ensemble des filières ciblées. Ces actions immédiatement visibles et avec un impact considérable sur l’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise joueront un rôle de catalyser avec un puissant effet d’entraînement qui permettra de développer l’agriculture sénégalaise en particulier et l’économie nationale en général. Tableau 15 : Plan d’actions prioritaires pour 2014 C.U ('000,000 CFA) C.T ('000,000 CFA) PUBLIC PRIVÉ 1. Centres semenciers arachidiers régionaux 10 x 5000 tonnes Laboratoires 10 unités 60.0 600 600 Centre de traitement 10 unités 150.0 1 500 1 500 Entrepôts 10 x 5000 m2 0.1 5 000 5 000 2. Centres de stockage de riz paddy - zone rizicoles 3 x 5000m2 Entrepôts 40 x 2000 m2 0.1 8 000 6 000 2 000 3. Centres de stockage d'engrais régionaux - zone rizicoles 3 x 5000m2 Entrepôts 3 x 5000 m2 0.1 1 500 1 125 375 4. Centres semenciers rizicoles 5 unités Laboratoires 5 unités 60.0 300 225 75 Centre de traitement 5 unités 150.0 750 563 188 Entrepôts 10000 m2 0.1 1 000 750 250 5. Pôles de multiplication de semences d'oignon 6. Acquisition d'équipements agricoles par crédit bail et financement bancaire Tracteurs 200 unités 30.0 6 000 6 000 Motoculteurs 500 unités 1.0 500 500 Moissonneuses batteuses 20 unités 50.0 1 000 1 000 7. Multiplication accélérée NERICA: 5000 tonnes Semence certifiée 5000 tonnes 0.5 2 500 2 500 8. Aménagements rizicoles Vallée - primaires et secondaires 20000 ha 3.0 60 000 60 000 Sud Bas-Fonds 10000 ha 2.0 20 000 20 000 9. Rizeries industrielles Rizeries industrielles - 200 T/J 2 unités 700.0 1 400 1 400 Rizeries moyennes 50T/J 5 unités 100.0 500 500 10. Mini-Rizeries – Sud Mini rizeries (5 T/J) 50 unités 3.0 150 150 TOTAL INVESTISSEMENTS PRIORITAIRES 2014 110 950 98 663 12 288 Dont aménagements 80 000 80 000 0 TOTAL Hors aménagements 30 950 18 663 12 288 32 7. Evaluation du coût global et partenaires à impliquer pour accélérer la cadence 7.1 Evaluation du coût global du PRACAS 7.1.1 Volume de financement Les besoins globaux de financement pour accélérer la cadence de l’Agriculture sénégalaise 2013-2017 sont évalués à 581 milliards de F CFA, répartit comme suit : autosuffisance en Riz avec 424,7 milliards de F CFA (73%), optimisation des performances de la filière Arachide avec 92 milliards de F CFA (16%), autosuffisance en Oignon avec 20,9 milliards de F CFA (4%) et développement des fruits et légumes de contre saison avec 43,50 milliards de F CFA (7%). Figure 7 : Répartition du coût global de l’accélération de la cadence par filière 7.1.2 Opportunités de financement à saisir Dans le cadre de la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN), des intentions de financement ont été exprimées par les membres du G8, les partenaires techniques et financiers, les partenaires au développement ainsi que le secteur privé par le biais de sociétés nationales et étrangères. Ils ont exprimé leurs intentions d’appuyer les plans d’investissement du PNIA et les objectifs de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Dans le même sillage, trente deux de sociétés dont 25 nationales et 7 étrangères ont émis des lettres d’intention d’investissement. Le Sénégal compte aussi accompagner l’agrobusiness via le Projet de Développement Inclusif et Durable de l’Agrobusiness au Sénégal (PDIDAS). Un financement de 86 millions de dollars US est attendu. Les zones principales d’intervention du projet seront la zone du Ngalam et du Lac de 33 Guiers. Ces zones ont été retenues du fait de leur potentiel horticole et des réserves foncières et hydrauliques disponibles. Le projet contribuera à l’aménagement d’environ 10 000 hectares dans la zone du Ngalam et au niveau du Lac de Guiers. Et les 3 000 hectares seront affectés aux fruits et légumes de contre saison. Le département mise sur d’autres sources de financement en favorisant le partenariat public privé. 7.2 Partenaires à impliquer La mise en œuvre du programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise se fera à travers la mobilisation de fonds et le renforcement des capacités de nombreux acteurs publics, privés, institutionnels et du développement. On compte parmi eux : Gouvernement ■ MAER et structures rattachées (DISEM, DRDR, ISRA, ANCAR, DAPSA) ■ Ministère de la Promotion des Investissements et des Partenariats ■ APIX S.A. Secteur privé et Organisations des producteurs ■ CNCR /ASPRODEB /FPA ■ UNIS et Opérateurs semenciers privés ■ Sociétés de contrôle et de certification ■ Investisseurs industriels et sociétés de trading ■ CNCAS ■ Banques commerciales et de trading de produits de base ■ Sociétés de crédit bail Partenaires institutionnels ■ Africa Rice Partenaires au développement ■ Banque Mondiale ■ FIDA ■ UEMOA ■ Union Européenne ■ NASAN (Canada, USA, France, Japon, Italie) 34 8. Impact potentiel de l’accélération de la cadence L’impact potentiel du programme d’accélération de la cadence pour les filières Riz, Oignon, Arachide et Fruits et Légumes de contre saison à l’horizon 2017 est important. Riz : on estime qu’il permettra une économie de devises de 313,2 milliards de F CFA par rapport à 2012 et une meilleure maîtrise des prix des denrées de première nécessité. Oignon : il est attendu une économie des devises de 9,25 milliards de F CFA consacrées à l'importation de 123 350 T d'oignon en 2012 et également une meilleure maîtrise des prix des denrées de première nécessité. Arachide : le programme permettra une entrée de devises d’environ 28,5 milliards de F CFA (exportation de 100 000 à 150 000). Notons aussi, la fourniture de semences de qualité aux entreprises locales (10-15% de la collecte). Fruits et légumes de contre saison : des effets considérables sont attendus. Il s’agit : � Potentiel de croissance important pour les fruits et légumes d’exportation vers l’Europe, la sous-région et autres destinations, mais aussi potentialités de développement des produits d’import-substitution (banane et oignon) ; � Avec les effets entrepris par l’Etat du Sénégal avec la mise en œuvre du PDIDAS et sur la base d’une hypothèse de 3 500 ha pour les cultures horticoles d’exportation et un rendement moyen très bas de 40 T à l’hectare, nous aurons 157 500 T à l’horizon 2017, soit une valeur CAF aux prix constants de 76 milliards de francs CFA. Il faudrait aussi comptabiliser et ajouter à ce gain, les revenus générés par les cultures d’import substitution (banane et oignon par exemple) et les cultures de tomate réalisées pour alimenter l’industrie locale. 75 000 Emplois crées. 35 9. Recommandations 1. Rendre effective la NASAN ; 2. Traiter la question foncière ; 3. Réformer les subventions ; 4. Promouvoir le partenariat public - privé ; 5. Réorganiser le ministère et meilleure coordination avec les bailleurs ; 6. Renforcer les organisations professionnelles et interprofessionnelles ; 7. Soutenir la Recherche ; 8. Réorganiser l’encadrement et l’appui conseil. 36 Annexes Annexe 1 : Articulation des objectifs des filières prioritaires RIZ OIGNON ARACHIDE Fruits et Légumes de CS Objectif 1 Production semencière et croissance des rendements Production semencière Reconstitution du capital semencier soutenir le développement durable et inclusif de l’agrobusiness (partenariat public-privé) dans la zone potentielle comme le Ngalam et le Lac de Guiers par exemple Objectif 2 Promotion de la riziculture pluviale de Plateau et de Bas-Fonds dans le Sud Couverture de l’intersaison Développement de partenariat et d’actionnariat avec les acteurs privés de la chaîne de valeur semencière promouvoir la production, la transformation et la commercialisation des fruits et légumes de contre saison au profit des marchés intérieurs, sous régionaux et internationaux Objectif 3 Intensification de la riziculture irriguée dans la Vallée du Fleuve Sénégal Intensification de la mécanisation concevoir et mettre en œuvre des solutions viables et consensuelles dans le domaine de la gestion foncière afin de les étendre à d’autres zones du territoire national 37 Annexe 2 : Besoins par composante pour le développement de la filière Riz Années Pluvial (T) Irrigué (T) Total (T) Coût (million F CFA) SEMENCES PRE-BASE 2014 10 10 20 20 2015 11 10 22 22 2016 13 12 25 25 2017 0 0 0 0 Total 34 32 67 67 SEMENCES DE BASE 2014 359 372 731 365 2015 390 397 787 394 2016 456 418 874 437 2017 512 475 987 493 Total 1717 1662 3379 1689 SEMENCES CERTIFIEES R1 2014 9920 14159 24079 8428 2015 14350 14875 29225 10229 2016 15600 15882 31482 11019 2017 18240 16731 34971 12240 Total 58110 61647 119757 41916 Besoin en en ENGRAIS Pluvial Années Urée (T) 15-15-15 (T) Coûts (millions F CFA) 2014 18600 18600 14880 2015 23100 23100 18480 2016 29250 29250 23400 2017 34200 34200 27360 Total 105150 105150 84120 Irrigué Années Urée (T) DAP(T) KCI (T) Coût (millions F CFA) 2014 36562 13600 10600 24304 2015 38275 14533 10971 25512 2016 40718 15823 11510 27220 2017 42907 16643 12143 28677 Total 158462 60599 45224 105713 38 Besoin en AMENAGEMENTS Année Surface à aménager (ha) Coût (million FCFA) Irrigués, VFS, Anambé 2014 6003 24012 2015 3976 15904 2016 5594 22376 2017 4719 18876 Total 32817 131268 Bas-fonds - aménagement sommaire (région du Sud) 2014 10000 15000 2015 10000 15000 2016 10000 15000 2017 10000 15000 Total 40000 60000 Besoin en équipements agricoles Année Tracteurs Motoculte urs Batteuses Moissonn euse Batteuse Décortiqu euses Minizerie Coût (millions F CFA) Irrigué 2014 79 20 219 106 418 59 12553 2015 4 1 28 4 10 15 916 2016 5 1 16 7 23 6 849 2017 5 1 15 6 0 12 854 Total 93 23 278 123 451 92 15172 Pluvial 2014 99 496 524 0 786 52 10319 2015 24 121 245 0 368 25 3743 2016 33 162 230 0 345 23 3992 2017 26 129 349 0 524 35 4913 Total 182 908 1348 0 2023 135 22967 39 Besoin en appui technique Année Superficie (ha) Nbre de Conseillers agricoles Coût (millions F CFA) Irrigué 2014 117995 147 708 2015 123959 155 744 2016 132350 165 794 2017 139429 174 837 Total 3083 Pluvial 2014 124000 248 1171 2015 154000 308 1478 2016 200000 400 1920 2017 228000 456 2189 Total 6758 Besoin en formation Le montant s’élève à 2 milliards en raison de 500 millions par an. Les activités connexes concernent le Recyclage du personnel appui-conseil, la Formation des nouveaux agents appui conseil, la Formation des acteurs de la chaine de valeur et la Formation des jeunes aux métiers de la riziculture. Besoin en recherche Les besoins en recherche sont relatifs au Renforcement des capacités humaines des centres régionaux du pleuve, de Kolda et de Djibelor, à la Mise en place d’un système de financement durable de la recherche et au Renforcement des infrastructures de recherche. 40 Annexe 3 : Développement fruits et légumes de contre saison Tableau : Amortissements sur investissements – Développement fruits et légumes NOTA: Investissements imputés sur une seule année de mise en exploitation Les coûts sont basés sur des moyennes réelles pour des investissements des fermes type de superficies cultivées de 100 - 300 ha Tableau : Coût de fonctionnement, production et exportation Frais généraux et personnel Désignation C.U (F CFA/ha) 2013 2014 2015 2016 2017 Frais généraux 150 000 75 000 000 150 000 000 225 000 000 375 000 000 525 000 000 Personnel gestion / technique 200 000 100 000 000 200 000 000 300 000 000 500 000 000 700 000 000 Personnel production 150 000 75 000 000 150 000 000 225 000 000 375 000 000 525 000 000 Total (F CFA) 500 000 250 000 000 500 000 000 750 000 000 1 250 000 000 1 750 000 000 Intrants / coût de production Désignation C.U (F CFA/ha) 2013 2014 2015 2016 2017 Haricot vert 1 300 000 130 000 000 195 000 000 390 000 000 520 000 000 650 000 000 Maïs doux 2 000 000 400 000 000 750 000 000 1 100 000 000 1 700 000 000 2 000 000 000 Melon / pastèque 3 000 000 450 000 000 900 000 000 1 200 000 000 2 400 000 000 3 000 000 000 Patate douce 1 500 000 75 000 000 225 000 000 300 000 000 562 500 000 1 350 000 000 Tomate cerise 35 000 000 0 875 000 000 1 750 000 000 2 625 000 000 3 500 000 000 Total (F CFA) 1 055 000 000 2 945 000 000 4 740 000 000 7 807 500 000 10 500 000 000 Post récolte et transport (bateau conteneur frigo EU)* Désignation C.U (F CFA/T) 2013 2014 2015 2016 2017 Haricot vert 340 000 204 000 000 306 000 000 612 000 000 816 000 000 1 020 000 000 Maïs doux 140 000 224 000 000 420 000 000 616 000 000 952 000 000 1 120 000 000 Melon / pastèque 250 000 937 500 000 1 875 000 000 2 500 000 000 5 000 000 000 6 250 000 000 Patate douce 220 000 165 000 000 495 000 000 660 000 000 1 237 500 000 2 970 000 000 Tomate cerise 534 286 0 1 068 571 429 2 137 142 857 3 205 714 286 4 274 285 714 Total (F CFA) 1 530 500 000 4 164 571 429 6 525 142 857 11 211 214 286 15 634 285 714 TOTAL général Fonctionnement F/P/E 2 835 500 000 7 609 571 429 12 015 142 857 20 268 714 286 27 884 285 714 Désignation Durée (an) 2013 2014 2015 2016 2017 Constructions et aménagement 20 50 000 000 100 000 000 150 000 000 250 000 000 350 000 000 Irrigation 10 125 000 000 250 000 000 375 000 000 625 000 000 875 000 000 Equipement agricole et matériel 10 50 000 000 100 000 000 150 000 000 250 000 000 350 000 000 Sous abris équippés 10 0 175 000 000 525 000 000 1 050 000 000 1 750 000 000 Total (F CFA) 225 002 013 625 002 014 1 200 002 015 2 175 002 016 3 325 002 017 Par hectare cultures plein champs (F CFA/ha) 450 004 Par hectare cultures sous abris (F CFA/ha) 7 450 004 41 (*) Post récolte et export par hectare et par produit (F CFA/T) Rdt exp T Coût / ha (F CFA/ha) Haricot vert 340 000 6 2 040 000 Maïs doux 140 000 7 980 000 Melon / pastèque 250 000 25 6 250 000 Patate douce 220 000 15 3 300 000 Tomate cerise 534 286 50 26 714 286 NB: Les coûts de production (incluant la main d'œuvre) et du fonctionnement pour les cultures sous abris sont de loin supérieurs aux cultures plein champs. Les coûts post récolte et transport incluent les frais de station, le coût de conditionnement, les emballages et le coût de transport en conteneur de 40 pieds. Saint Louis - Anvers (coût de 3 million de FCFA / conteneur de 15 - 20 T de produit net) Tableau : Résultats prévisionnels pour 3 500 ha des cultures d’exportation Désignation 2013 2014 2015 2016 2017 Moy / ha Frais généraux et personnel 250 000 000 500 000 000 750 000 000 1 250 000 000 1 750 000 000 500 000 Intrants / coût de production 1 055 000 000 2 945 000 000 4 740 000 000 7 807 500 000 10 500 000 000 3 000 000 Post récolte et transport (conteneur frigo EU) 1 530 500 000 4 164 571 429 6 525 142 857 11 211 214 286 15 634 285 714 4 466 939 Amortissement Investissements privés 225 002 013 625 002 014 1 200 002 015 2 175 002 016 3 325 002 017 950 001 TOTAL Charges (F CFA) 3 060 502 013 8 234 573 443 13 215 144 872 22 443 716 302 31 209 287 731 8 916 939 TOTAL Recettes (F CFA) 4 006 250 000 9 840 000 000 15 340 000 000 25 941 250 000 35 500 000 000 10 142 857 Amortissement Investissements Publics (pour mémoire) 60 000 000 112 500 000 196 500 000 238 500 000 259 500 000 42 Annexe 4 : Impact, Production supplémentaire (en milliards de F CFA) Annexe 4.1 : Branche d'activités Secteur primaire 2013 2014 2015 2016 2017 Total 010 agriculture vivriere 24 898 49 796 74 694 99 592 124 490 373 471 020 agriculture industrielle ou d'exportation 45 304 90 607 135 911 181 215 226 519 679 556 030 elevage et chasse 1 085 2 170 3 255 4 340 5 426 16 277 040 sylviculture, exploitation forestiere, 20 39 59 79 98 295 050 peche 7 15 22 29 37 110 Total 71 314 142 628 213 941 285 255 356 569 1 069 707 Annexe 4.2 : Branche d'activités secteur secondaire 2013 2014 2015 2016 2017 Total 060 activites extractives 781 1 563 2 344 3 126 3 907 11 722 070 Transformation et conservation de viande, poisson 37 75 112 149 187 560 080 fabrication de corps gras alimentaires 17 33 50 67 83 250 090 travail de grains, fabrication de produits 196 393 589 785 982 2 946 100 Fabrication de produits alimentaires céréaliers 10 20 29 39 49 147 110 fabrication de sucre, transformation 15 31 46 61 76 229 120 fabrication de produits alimentaires n.c.a 426 852 1 278 1 704 2 131 6 392 130 fabrication de boissons 2 3 5 6 8 23 140 fabrication de produits a base de tabac - - - - - 150 egrenage de coton et fabrication des textiles 399 797 1 196 1 595 1 994 5 981 160 fabrication du cuir; fabrication 12 23 35 46 58 173 170 travail du bois et fabrication d'articles 33 66 98 131 164 492 180 fabrication de papier, carton, 320 640 960 1 281 1 601 4 802 190 raffinage petrole, cokefaction, 450 900 1 350 1 800 2 250 6 751 200 fabrication de produits chimiques 3 427 6 854 10 282 13 709 17 136 51 408 210 fabrication de produits en caoutchouc 1 161 2 322 3 484 4 645 5 806 17 418 220 fabrication de verre, poterie 30 60 90 120 150 450 230 metallurgie, fonderie, fabrication 672 1 344 2 016 2 688 3 360 10 080 240 fabrication de machines 1 060 2 121 3 181 4 242 5 302 15 906 260 construction de materiels de transports 107 213 320 426 533 1 599 270 fabrication de produits divers 306 612 919 1 225 1 531 4 593 280 electricite, gaz et eau 387 774 1 160 1 547 1 934 5 802 290 construction 3 6 9 11 14 43 Total 9 851 19 702 29 553 39 404 49 255 147 766 43 Annexe 4.3 : Branche d’activités secteur tertiaire 2013 2014 2015 2016 2017 Total 300 commerce - - - - - 310 services de la reparation 291 583 874 1 165 1 457 4 370 320 services d'hebergement et restauration 49 97 146 194 243 728 330 transports 471 941 1 412 1 883 2 354 7 061 340 postes et telecommunications 237 475 712 950 1 187 3 562 350 services financiers 106 213 319 425 532 1 595 360 activites immobilieres 148 295 443 591 738 2 215 370 activites des services aux entreprises 495 990 1 485 1 980 2 475 7 424 380 activites d'administration publique - - - - - 390 education et formation - - - - - 400 activites de sante et action sociale - - - - - 410 activites a caractere collectif ou personnel - - - - - Total 1 797 3 594 5 391 7 188 8 985 26 955 44 Annexe 5 : Intentions de financement des PTF dans le cadre de la NASAN Pays/Entités Activités prévues USA appui au développement des chaînes de valeur du riz, mil, maïs et des produits de la pêche, aux reformes de politiques, à l’investissement du secteur privé, à la formation et la recherche, et à la nutrition. CANADA appui au développement économique rural, amélioration de l’accès au crédit, augmentation de la production, appui la valorisation et la commercialisation des produits agricoles, appui la nutrition UE appui à la lutte contre la malnutrition, à l'amélioration du système de gestion des crises alimentaires, à la préservation/restauration des facteurs de production, la réalisation d'infrastructures agricoles et de désenclavement, l'électrification rurale, au développement de filières porteuses, ainsi qu’au renforcement de la gouvernance du secteur agricole et de la commercialisation des produits agricoles France développement des infrastructures structurantes pour améliorer les conditions de culture et de mise en marché des produits agricoles ; promotion d’une agriculture irriguée diversifiée, compétitive et durable (restauration des sols, insertion des femmes et des jeunes, commercialisation et transformation) ; renforcement les capacités de maîtrise d’ouvrage des communautés rurales (gestion des ressources naturelles et foncières) ; promouvoir le développement économique local ; amélioration de manière durable la productivité de l’agriculture pluviale (résilience des systèmes de production). JAPON appui à la promotion du secteur privé (artisanat), à l’amélioration de l’économie rurale (riziculture, dégradation des sols, agro-écologie), à la promotion de la pêche durable et à la nutrition dans le cadre de la santé maternelle et infantile. Espagne augmentation à la production et amélioration de la productivité agricole (mise en marché, recherche, infrastructure de production et de stockage, santé animale, semences) ainsi qu’à valoriser les eaux de surface et souterraines pour les activités du secteur primaire. Italie soutien au PNIA en contribuant à l’augmentation durable des productions céréalières et maraichères, à travers une utilisation efficace des ressources naturelles au Centre et en Moyenne Casamance. ISRAEL appui au renforcement de capacité technique en agriculture ainsi que la mise en place de systèmes d’irrigation goutte à goutte COREE DU SUD - appui l’horticulture, la riziculture et le maraichage CHINE soutien à la formation technique en agriculture et la valorisation de semences (riz et légumes) adaptées. BAD augmenter durablement la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques par la promotion de l’hydraulique agricole et pastorale (petite irrigation, valorisation des eaux de surface), la préservation et la valorisation du capital productif « eaux, sols et forêts » et la gestion intégrée des ressources naturelles, et le renforcement des capacités des producteurs et institutions publiques, privées et communautaires du développement rural. BM augmenter la production et à améliorer la productivité des cultures à hautes valeurs ajoutées ; soutenir la reconstitution du capital semencier et à appuyer la riziculture et l’élevage dans la vallée du fleuve Sénégal et de l’Anambé.