Plan Stratégique Multisectoriel de la Nutrition du Sénégal, 2018-2022
颁布于 2018 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- 国家
- 塞内加尔
- 主题
- Agricultural and rural development, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, General
- 关键词
- governance, policy/planning, poverty, agricultural development, capacity building, financial agricultural measures, gender, fiscal and market measures, climate change, pesticides, genetic resources, artisanal fisheries, aquaculture, biosecurity, nutrition, breastfeeding/infant food, right to food, food security, research, school feeding, human rights, special dietary uses, food fortification
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1. Présentation du pays 9
2. Contexte et justification 10 PROBLÉMATIQUE DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 12
1. Aperçu de la situation nutritionnelle 13 a. Malnutrition chronique, malnutrition aigüe et insuffisance pondérale 13 b. Carences en micronutriments 15 c. Malnutrition par excès 16 2. Analyse des déterminants de la malnutrition au Sénégal 16 a. Causes immédiates et sous-jacentes de la malnutrition au Sénégal 17 b. Facteurs fondamentaux 19
3. Réponses nationales et contributions des secteurs 20 a. Réponses nationales 21 b. Contribution des secteurs 22 ACQUIS MAJEURS DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 24 DÉFIS DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 27 VISION ET OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 30
1. Vision 2025 en matière de nutrition 31
2. Objectifs stratégiques à l’horizon 2025 32 3. Objectifs stratégiques et spécifiques de la nutrition à l’horizon 2021 33 AXES D’INTERVENTIONS 2017 – 2022 POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA NUTRITION 35
1. Axe 1 : Prévention de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire 36 a. Prévention de la malnutrition 36 b. Prise en charge de la malnutrition 39 c. Prise en charge des maladies non transmissibles liées à l’alimentation (MNT) 39 2. Axe 2 : Lutte contre les carences en micronutriments 4 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 (fer/acide folique iode, zinc, vitamine A) 39
3. Axe 3 : Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité des aliments diversifiés, 40 sains et à haute valeur nutritive 4 Axe 4 : Formation, recherche et innovation 41 5 Axe 5 : Gouvernance de la nutrition 42 PLANS D’ACTIONS SECTORIELS : MISE EN ŒUVRE DU PSMN 44
1. Agriculture 46
2. Commerce 49
3. Décentralisation &Developpement territorial 52
4. Education 55
5. Elevage 58
6. Enseignement supérieur et Recherche 61
7. Environnement 64
8. Famille &Protection sociale 67
9. Hydraulique et assainissement 70
10. Industrie 73
11. Pêche 76
12. Santé 79 CADRE INSTITUTIONNEL DE MISE EN OEUVRE 83 COMMUNICATION ET PLAIDOYER 84 DISPOSITIF DE SUIVI-ÉVALUATION 87 SYNTHÈSE DU BUDGET DE MISE EN ŒUVRE DU PSMN 90
1. Budget 2018-2022 91
2. Budget par objectif stratégique 92
3. Budget par axe d’intervention 93
4. Budget par secteur 93
5. Besoins en investissements favorables nutrition 99 RISQUES LIÉS À LA MISE EN ŒUVRE DU PSMN ET MESURES DE MITIGATION 102
1. Risques institutionnels 103
2. Risques de financement 103
3. Risques organisationnels et opérationnels 104
4. Risques exogènes (politiques, naturels …) 105 ANNEXES 106 Plans d’actions sectoriels 107 5 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Évolution des évolution de la malnutrition (en %) 13 Figure 2 : Cadre conceptuel de l’UNICEF de 1994 17 Figure 3 : cadre conceptuel de l’approche multisectorielle pour un développement optimal de l’enfant 23 Figure 4 : PNDN – cadre conceptuel de l’approche multisectorielle de la nutrition 23 Figure 5: Illustration de la vision de développement de la nutrition au Sénégal 31 Figure 6 : Objectifs stratégiques à l’horizon 2022 32 Figure 7: Axes d’intervention du Plan Stratégique Multisectoriel de la Nutrition (PSMN) 36 Figure 8 à 18 Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN 48-81 Figure 19 : Répartition du budget des interventions spécifiques nutrition par secteur (en millions de FCFA) 93 Figure 20 : Répartition de budget des interventions sensibles nutrition par secteur (en millions de FCFA) 94 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Cadre commun de résultats du PSMN 89 Tableau 2 : Répartition du budget du PSMN par objectif stratégique 92 Tableau 3 : Répartition du budget du PSMN par axe d’intervention 93 LISTE DES CARTES Carte 1 : Prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de 6-59 mois par région 14 Carte 2 : Prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 6-59 mois par région 15 LISTE DES ENCADRÉS Encadré : Documents de politique sectorielle incluant la nutrition 22 ■ I PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 LISTE DES ABRÉVIATIONS ABRÉVIATIONS DÉFINITIONS AME Allaitement maternel exclusif ANJE Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant ANSD Agence nationale de la Statistique et de la Démographie ATPC Assainissement total piloté par la communauté CCSC Communication Changement Social et de Comportement CLM Cellule de Lutte contre la Malnutrition COSFAM Comité sénégalais pour la fortification des aliments en micronutriments DAPSA Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques agricoles DHIS District Health Information Software DIPE Développement Intégré de la Petite Enfance EDS Enquête démographique et de Santé FAR Femmes en âge de reproduction FE Femmes Enceintes HTA Hypertension artérielle IMC Indice de masse corporelle IRA Infections respiratoires aigües ITA Institut de technologie alimentaire MNT Maladies non transmissibles OMS Organisation mondiale de la Santé PCIME Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant PECMAM Prise en charge de la malnutrition aigüe modérée PECMAS Prise en charge de la malnutrition aigüe sévère PFNL Produits Forestiers Non Ligneux PNDN Politique Nationale de Développement de la Nutrition PSE Plan Sénégal Émergent PSMN Plan Stratégique Multisectoriel de la Nutrition PVVIH Personnes Vivant avec le VIH SRO Solution de Réhydratation Orale STEPS Enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles II PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 AVANT-PROPOS D ans sa volonté de promouvoir le développement humain, le Sénégal s’est toujours engagé dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi évaluation de documents de référence dans les principaux secteurs de développe- ment, économique, social et environnemental. C’est dans ce cadre que, s’inspirant des acquis des politiques, programmes et projets en faveur de la nutrition et du cadre harmonisé de l’UEMOA sur l’adoption de Lettres de Politique Sectorielle, les pouvoirs publics ont adopté la Politique Nationale de Développement de la Nutrition (PNDN 2015-2025). Cadre stratégique de référence de la Nutrition en articulation avec le Plan Sénégal Emergent et les Objectifs de Développement Durable, la PNDN se fonde sur l’approche multisectorielle pour assurer la complémentarité et la mise en cohérence des interventions en lien avec la Nutrition. C’est dans cet esprit et avec la volonté politique réaffirmée d’assurer une coproduction efficace des diverses parties prenantes de la Nutrition, que s’inscrit le présent Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition (PSMN 2018-2022) comme document d’opérationnalisation de la PNDN. L’approche méthodologique participative qui a été privilégiée lors de son élaboration et les contributions dé- terminantes des différents secteurs ministériels et autres parties prenantes notamment le secteur privé, les col- lectivités locales, la société civile et les partenaires techniques et financiers en font un document opérationnel consensuel. Le PSMN comprend douze plans d’action des secteurs comme des secteurs de l’Agriculture, le Commerce, la Décentralisation et le développement territorial, l’Education, l’Enseignement supérieur et la recherche, la Famille et la protection sociale, l’Hydraulique et l’Assainissement, ,l’Elevage, l’Environnement, l’Industrie, la Pêche, la Santé etc. A l’évidence, la mise en œuvre efficace du PSMN reste fortement tributaire du respect scrupuleux des prin- cipes et options politiques relatives, entre autres, à la gestion axée sur les résultats, la participation citoyenne dans la gestion des affaires publiques, la territorialisation des politiques publiques et l’obligation de rendre compte. Une bonne nutrition est une priorité inscrite dans le PSE et doit ainsi mobiliser tous les secteurs. Aussi, j’exhorte les différentes parties prenantes nationales à en assurer une réelle appropriation et à relever, avec l’accompagnement des pouvoirs publics, les défis de la mobilisation des ressources financières, de la mise en œuvre et du suivi évaluation des interventions dans le cadre de mécanismes appropriés de coordination intra et intersectorielle. J’invite également les partenaires techniques et financiers à s’aligner et à contribuer efficacement à la mise en œuvre du PSMN afin d’appuyer le Sénégal à atteindre les ODD en 2030 et favoriser ainsi un statut optimal aux populations de notre pays. ■ III PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 REMERCIEMENTS L e processus d’élaboration du Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition, de par son caractère partici- patif a permis de mobiliser pendant plusieurs mois différents représentants de secteurs ministériels, du secteur privé, des collectivités locales, de la société civile, des partenaires techniques et financiers. A ce titre, il me plait de remercier l’ensemble de ces parties prenantes qui selon leur mandat, ont apporté leur contribution effective et efficace à cet exercice stratégique pour le pays. Il s’agit notamment de : • la Primature pour son appui et son soutien constant mais également la confiance placée en la CLM ; • le Comité de Pilotage pour la bonne coordination, les orientations et le suivi du processus; • le Comité Technique sous l’égide de la Direction Générale de la Planification et des Politiques Economiques du Ministère de l’Economie des Finances et du Plan, pour avoir facilité et apporté toute son expertise dans cet exercice de planification; • les représentants des douze (12) secteurs ministériels membres de la CLM, les Collectivités locales, la société civile, les associations de consommateurs pour leur engagement et leur détermination durant tout le processus; • les Partenaires Techniques et Financiers qui ont appuyé techniquement et financièrement le processus ; • le Cabinet Performances Group pour l’exécution de sa mission de facilitation du processus ; • les membres du Bureau Exécutif Nation de la CLM. Enfin qu’il me soit permis de réserver ma gratitude à Son Excellence Monsieur le Président de la République du Sénégal, ainsi qu’à son Premier Ministre, pour leur soutien permanent au développement de la nutrition. Abdoulaye KA Coordonnateur National de la CLM IV PLAN PLAN STRATEGIQUE STRATEGIQUE MULTISECTORIEL MULTISECTORIEL DEDE LALA NUTRITION NUTRITION DUDU SENEGAL, SENEGAL, 2018-2022 2018-2022 RESUME EXECUTIF 1 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Le Sénégal a fait de la lutte contre la malnutrition progressent au Sénégal et sont devenus des points une priorité, avec la signature de différents enga- d’attention au sein de la population avec des pré- gements internationaux et la prise en charge de la valences respectivement de 6,4% et de 15,8%. Par nutrition dans le Plan Sénégal Émergent (PSE). ailleurs, l’hypertension artérielle touche près du Fort des résultats importants déjà engrangés dans quart (24%) de la population et le diabète 2,1%. la lutte contre la malnutrition, le pays s’est doté en 2015 d’un nouveau document de Politique Natio- Les déterminants de la malnutrition sont liés aux nale de Développement de la Nutrition (PNDN) pratiques alimentaires inadéquates et à d’autres qui définit l’approche multisectorielle comme facteurs notamment, les niveaux de couverture et principe clé de sa mise en œuvre. C’est dans la d’accès aux services de santé de qualité. perspective d’opérationnalisation et de mise en œuvre de la PNDN que s’inscrit l’élaboration du Plan Stratégique Multisectoriel de la Nutrition Le taux des enfants allaités exclusivement au sein 2018-2022 (PSMN). est faible avec une tendance à la baisse, de 39% en 2010 à 33% en 2015. Par ailleurs, moins d’un en- fant sur cinq (17%) est nourri conformément aux Le contexte d’élaboration de ce document de ré- critères de diversification alimentaire minimum. férence est marqué par une situation nutrition- Chez les femmes enceintes, des croyances cultu- nelle globalement précaire au cours des cinq (5) relles favorisent la modification inappropriée du dernières années en dépit des avancées majeures. régime alimentaire. Par ailleurs, 19% des ménages La malnutrition aigüe a ainsi connu une baisse ont une consommation alimentaire non satisfai- entre 2011 et 2014 avec une prévalence qui est sante avec une faible consommation de protéines passée de 9% à 6%, avant d’augmenter à 8% en animales et des légumineuses, d’aliments riches
2015. La prévalence de la malnutrition chronique en fer, en protéines et en vitamine A. ou retard de croissance, quant à elle, baisse glo- balement passant de 26% en 2011 à 20,3% en Concernant les maladies et les pratiques de soins,
2015. Le Sénégal enregistre une prévalence de un traitement médical a été recherché auprès la malnutrition chronique parmi les moins éle- d’un prestataire de santé pour seulement 50% vées de la sous-région. Concernant les carences d’enfants présentant des symptômes d’Infection en micronutriments, l’anémie reste un véritable Respiratoire Aigüe, de diarrhée ou de fièvre.La problème de santé publique au Sénégal. En dépit couverture vaccinale est en baisse avec 68% des des progrès notables ayant fait passer le niveau de enfants de 12-23 mois ayant reçu tous les vaccins prévalence de l’anémie de 76% à 66% entre 2010 recommandés en 2015 contre 73% en 2014. Par et 2015, elle reste supérieure au seuil critique dé- ailleurs, seules 47% des femmes enceintes ont fini par l’OMS (40%). La carence en iode, quant effectué les quatre visites prénatales minimum à elle, affecte 28% des Femmes en Age de Repro- recommandées avec une forte disparité entre le duction (FAR). Les progrès dans la lutte contre milieu rural et urbain. Enfin, un autre détermi- cette carence en micronutriments sont limités nant de l’état nutritionnel est l’intervalle inter gé- par le faible taux (37%) de consommation de sel nésique (nombre d’années entre les enfants) qui adéquatement iodé par les ménages au niveau caractérise dans la plupart des cas, des situations national.. de rapprochement des naissances, affectant la Par ailleurs, le Sénégal est aussi confronté à la santé de la mère et de l’enfant. malnutrition par excès subissant ainsi le double fardeau de la malnutrition. L’obésité et le surpoids 2 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 La malnutrition est également liée, à l’accès in- dont le Programme de renforcement de la nu- suffisant à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi trition(PRN), le Projet d’Iodation universelle du qu’au niveau bas d’instruction des mères et à la Sel (PIUS) et le Programme de renforcement de pauvreté. la Fortification alimentaire. Le Sénégal s’est éga- lement doté d’un protocole national de prise en L’ accès aux sources d’eau et aux systèmes d’assai- charge de la malnutrition aigüe (PECMA) depuis nissement reste généralement limité et constitue 2008. On relève également la création en 2009 du un facteur déterminant de l’état nutritionnel. En Comité Sénégalais pour la Fortification des Ali- effet, seul un ménage sur deux (52%) a accès à ments en Micronutriments (COSFAM), le chan- l’eau de robinet ou à une borne fontaine publique gement des normes d’iodation du sel et l’obliga- et le taux d’assainissement est de 34%. Un tel dé- tion de l’enrichissement de l’huile industrielle en ficit d’accès à ces deux (2) services de base consti- vitamine A et de la farine en acide folique et en tue un risque de premier ordre, car « faisant le fer. lit » de diverses formes de malnutrition. La pré- valence du retard de croissance chez les enfants En sus de ces progrès, le secteur de la Nutrition dont la mère est sans instruction est systémati- au Sénégal a enregistré d’autres acquis importants quement à un taux 1,5 fois plus élevé par rapport sur les dernières années, résultat de l’engagement à la prévalence chez les enfants dont la mère a au politique des plus hautes autorités. moins fini le cycle primaire. Globalement, 54% des femmes interrogées n’ont reçu aucune ins- La forte volonté politique et l’engagement des au- truction. torités ont permis à la nutrition de bénéficier avec la création de la Cellule de Lutte contre la Malnu- La pauvreté et le niveau socioéconomique des trition (CLM), d’un ancrage au plus haut niveau ménages constituent également des déterminants à la Primature, lui assurant ainsi, une grande vi- majeurs; la malnutrition chronique affectant 28% sibilité. Ce positionnement institutionnel s’est des ménages les plus pauvres (pauvreté mesurée renforcé avec,entre autres, la responsabilisation par le quintile de richesse) contre 10% dans les des collectivités dans la maitrise d’ouvrage des ménages les plus riches. projets de nutrition communautaire et de réelles perspectives de sa prise en compte dans les outils Les efforts conjugués du Sénégal et de ses par- de planification et de budgétisation locales. tenaires ont abouti à des résultats très encoura- geants et ont valu au pays de figurer parmi ceux Les financements alloués à la Nutrition et surtout qui ont le plus faible taux de retard de croissance leur évolution, ont clairement visé une perspec- en Afrique de l’Ouest. tive de pérennisation avec une ligne budgétaire affectée à la Nutrition ayant connu des augmen- Ces résultats découlent d’une volonté politique tations significatives. Ces efforts sont renforcés de lutte contre la malnutrition, soutenue dans la par un bon leadership technique de l’État et de durée et traduite notamment par la création de- ses structures en matière de gestion du finance- puis 2001 de la Cellule de Lutte contre la Malnu- ment mobilisé pour la nutrition. trition (CLM). Le leadership de la CLM a facili- té la coordination de la mise en œuvre, avec ses Par ailleurs, le Sénégal, à travers la mise en œuvre partenaires, de plusieurs projets et programmes des différents programmes, a renforcé sa capacité 3 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 de réponse avec l’existence d’une masse critique services essentiels de nutrition, ainsi qu’un dé- d’acteurs communautaires et de prestataires de ploiement des interventions sensibles nutrition santé ayant les capacités de délivrer les services associées à un système de santé de qualité. Les promotionnels et/ou de prendre en charge les défis à relever prennent aussi en compte les fac- problèmes liés à la malnutrition. teurs de durabilité que sont l’amélioration de la coordination multisectorielle de la nutrition, le En dépit de ces acquis, le Sénégal doit relever renforcement de capacités en nutrition et l’affer- pour les prochaines années, des défis multiples missement de la résilience des communautés. relatifs, entre autres, au renforcement du posi- tionnement institutionnel, du financement et de La vision du Sénégal en matière de nutrition à la coordination multisectorielle. l’horizon 2025est «un pays où chaque individu jouit d’un état nutritionnel optimal en adoptant Les défis à relever intègrent l’inclusion et la prise les comportements adéquats». en compte systématique de la nutrition dans les politiques et plans sectoriels, la mobilisation de Partant de cettevision et des différents engage- ressources financières pérennes, durables et suf- ments à l’échelon international, le Sénégal a défi- fisantes pour la nutrition. Relever ces défis per- ni sept (07) objectifs stratégiques à réaliser (0S) à mettra d’assurer une couverture universelle des l’horizon 2022. • OS1 : Réduire d’au moins 20% la prévalence du retard de croissance d’ici 2022 au niveau national ; • OS2 : Réduire de 15% la proportion d’enfants ayant un faible poids de naissance, d’ici 2022 ; • OS3 : Réduire à 5% la prévalence de la malnutrition aigüe des enfants de 0 à 5 ans ; • OS4 : Porter à 43%, au moins, le taux de l’Allaitement maternel exclusif durant les 6 premiers mois ; • OS5 : Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les groupes vulnérables ; • OS6 : Réduire d’au moins 20% la prévalence des carences pour les autres micronutriments (iode, zinc et vitamine A) ; • OS7 : Réduire de 10% la prévalence de l’obésité chez les groupes vulnérables. Ces objectifs stratégiques ont également été déclinés en objectifs spécifiques. A partir de ces objectifs stratégiques et spécifiques, cinq (05) axes d’intervention ont été définis pour servir de cadre d’actions aux différentes parties prenantes. 4 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 L’ AXE 1 est relatif à la prévention de la malnu- Le secteur du commerce œuvre, à travers la mise trition chronique, de la malnutrition aigüe et de en œuvre de son PAS, à favoriser une plus grande l’obésité, ainsi qu’à la prise en charge de la mal- disponibilité des produits de grande consomma- nutrition aigüe et à la prise en charge nutrition- tion, des produits sains et nutritifs en garantis- nelle des maladies non transmissibles d’origine sant une accessibilité géographique et financière alimentaire. et en ciblant notamment les ménages vulnérables. Il s’agira également pour ce secteur de mettre en L’ AXE 2 concerne la lutte contre les carences en place une réglementation alignée sur les priorités micronutriments à travers la promotion de la di- nutritionnelles du pays et de mettre à disposition versification alimentaire, la fortification des ali- des ressources pour assurer le respect des normes ments, la supplémentation en vitamines et miné- et l’application de la règlementation. raux et l’éducation nutritionnelle. Le secteur de la décentralisation et du développe- L’ AXE 3 vise à renforcer la disponibilité des ali- ment territorial met en œuvre des interventions ments diversifiés, sains et nutritifs par des inter- portées par le Ministère en charge de la décentra- ventions ciblant tous les maillons de la chaine lisation et les collectivités territoriales et orien- de valeur (production, stockage, conservation, tées vers, l’institutionnalisation de la nutrition transformation, distribution…) dans les secteurs dans la gouvernance locale, le renforcement des concernés (agriculture, pêche, élevage, industrie, investissements communautaires favorables à la commerce…). nutrition, l’autonomisation socio-économique des femmes et l’amélioration du cadre de vie. Les AXES 4 et 5 ciblent respectivement la forma- tion, la recherche, l’innovation et le renforcement Le secteur de l’éducation œuvre, à travers son de la gouvernance de la nutrition. portefeuille d’interventions, à l’intégration de la nutrition dans les curricula des établissements de formation, la prise en compte de l’éducation nu- La mise en œuvre du PSMN se fera à travers les tritionnelle en milieu scolaire et dans les autres différents Plans d’Actions Sectoriels (PAS) espaces d’enseignement, le renforcement des pro- élaborés par les douze (12) secteurs, parties grammes d’alimentation scolaire, la lutte contre prenantes, avec la participation du secteur privé l’anémie, la redynamisation des jardins dans le et de la société civile. préscolaire, l’élémentaire et les « daara » et la re- dynamisation de l’éducation sportive. Le secteur de l’agriculture prend en charge la mise en œuvre des interventions liées à la fois Le secteur de l’ élevage intervient dans le renfor- au développement de projets de recherche agri- cement des filières (aviculture, élevage des petits cole centrés sur la nutrition, au renforcement et ruminants, élevage porcin...) tout au long de la à la diversification des filières horticoles (maraî- chaine de valeur. Il interviendra également dans chères et arboricoles), à l’amélioration de variétés la formation/recherche et l’intégration de la nu- de céréales et de légumineuses à haute valeur nu- trition dans les curricula d’enseignement dans les tritive et à l’amélioration de la sécurité sanitaire domaines de l’élevage. des produits agricoles. 5 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Le secteur de l’enseignement supérieur et de la puiera la production de sel iodé, d’aliments thé- recherche met en œuvre des interventions per- rapeutiques et d’aliments de suppléments prêts à mettant le renforcement de l’offre de formation l’emploi. en nutrition, l’intensification des travaux de re- cherche et d’innovation, la dynamisation des ac- Le secteur de la pêche met en œuvre les inter- tivités d’animation sportive et la sensibilisation ventions retenues pour accroitre la disponibilité sur le sport universitaire obligatoire. des produits halieutiques à travers le développe- ment de la pêche continentale et de l’aquaculture, Les interventions du secteur de l’environnement l’amélioration de la transformation artisanale des vont porter sur un accroissement de la valorisa- produits halieutiques et la gestion durable des tion des produits forestiers non ligneux (PFNL) ressources halieutiques. et de la production halieutique à travers entre autres, l’appui à l’élevage domestique d’espèces Enfin, le secteur de la santé prend en charge les de faune, le reboisement, l’aménagement et/ou interventions qui s’inscrivent dans la fenêtre la restauration des écosystèmes de mangrove, d’opportunité des 1 000 premiers jours avec des la lutte contre la déforestation et la dégradation actions ciblant prioritairement les femmes en- des terres et des actions de prévention et de lutte ceintes/allaitantes et les enfants de 0-23 mois. Les contre les pollutions. interventions dans ce secteur cibleront parallèle- ment le renforcement des capacités des services Le secteur de la famille et de la protection so- de santé en équipements et en infrastructures, ciale s’attèle à réussir la mise à l’échelle des pro- l’amélioration de la prévention et de la prise en grammes de filets sociaux en ciblant les ménages charge des maladies non transmissibles. vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutri- tionnelle. Il va travailler en outre sur l’autonomi- La mise en œuvre des interventions spécifiques sation socio-économique des femmes, la mise en et sensibles nutrition définies dans le PSMN né- œuvre de programmes d’assurance agricole et des cessite un budget de 206 milliards de FCFA et activités de développement de la petite enfance. devra être appuyée par d’autres investissements Le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement favorables nutrition d’un coût de 650,3 milliards intervient dans l’amélioration de l’accès à l’eau po- de F CFA. table en milieu rural et urbain, le renforcement de l’accès des communautés à l’assainissement, Le budget du PSMN est constitué du coût des la responsabilisation pleine de la communauté à interventions spécifiques et sensibles nutrition travers l’Assainissement total piloté par les Com- identifiées par les secteurs. Ce budget est évalué munautés (ATPC), ainsi que la promotion des à 206,031 milliards de F CFA, soit 30% pour le actions essentielles en hygiène (AEH). financement des interventions spécifiques pour un montant quinquennal de 61,554 milliards de Le secteur de l’industrie porte les interventions F CFA et 70% pour le financement des interven- relatives à la transformation des produits agri- tions sensibles nutrition pour 144,477 milliards coles, halieutiques et d’origine animale, la nor- de F CFA sur la même période. Ce montant, rap- malisation et l’assurance qualité des produits. porté à la population, correspond à un investisse- Aussi, il va faciliter l’enrichissement des aliments ment annuel sur la période de 4,7$ par habitant en micronutriments à l’échelle industrielle et ap- ou encore 24$ par enfant de moins de 5 ans. 6 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Les investissements favorables de la nutrition concernent l’ensemble des douze (12) secteurs La communication dans le cadre du PSMN sera impliqués dans le PSMN et s’élèvent à 650,4 mil- transversale et prendra en compte tous les ni- liards de F CFA sur la période des cinq ans. veaux de mise en œuvre et tous les secteurs par- ties prenantes. La planification, la mise en œuvre et le suivi des PAS se fera à travers un cadre institutionnel Cette communication s’articulera autour de trois constitué d’un dispositif regroupant les différents (3) axes principaux : le plaidoyer pour influencer acteurs sectoriels et la CLM. les politiques publiques et positionner le PSMN Les différents secteurs et les organes de suivi parmi les documents de référence du pays, la existants seront chargés d’assurer le suivi de l’état communication institutionnelle pour accompa- d’avancement de la mise en œuvre, l’évaluation gner la multisectorialité et favoriser l’institution- des résultats à différents niveaux. La Cellule de nalisation de la nutrition au sein des secteurs et Lutte contre la Malnutrition va assurer, entre la communication pour le changement social et autres, un rôle de coordination entre les secteurs de comportement, pour accompagner l’éducation et les partenaires, d’orientation sur la prise de nutritionnelle visant la promotion de comporte- décisions stratégiques, de suivi du niveau d’at- ments favorables à une bonne nutrition. teinte des différents indicateurs de performance. L’analyse du cadre de mise en œuvre du PSMN Les ministères sectoriels sont chargés, à partir de dégage entre autres des risques institutionnels, leurs politiques sectorielles et documents de pla- de financement, de capacités organisationnelles nification, d’élaborer des plans d’activités annuels et opérationnelles. pour la nutrition issus de leurs PAS ; ils sont éga- lement responsabilisés pour mettre en œuvre les Parmi les risques identifiés, figurent des risques interventions retenues et pour assurer l’assistance institutionnels (engagement des autorités poli- technique dans le cadre de l’implémentation des tiques, alignement du PSMN aux priorités éco- activités. nomiques et sociales, cadre institutionnel) et des risques de financement (mobilisation des La réussite de la mise en œuvre du PSMN néces- ressources publiques, des financements des bail- site la mise en place d’un cadre de suivi-évalua- leurs et des ressources des communautés locales, tion qui définit un ensemble de résultats com- implication insuffisante du secteur privé). Ils muns vers lesquels tendront tous les efforts. intègrent également des risques opérationnels (ressources humaines qualifiées, coordination Le dispositif de suivi-évaluation global du PSMN intra sectorielle et intersectorielle et avec les par- se basera en amont sur la mise en place d’un sys- tenaires techniques et financiers) et des risques tème d’indicateurs en relation avec la nutrition exogènes (communication inadéquate, dégrada- dans tous les secteurs parties prenantes de la mise tion de la situation/stabilité du pays, aléas clima- en œuvre, et la définition d’un cadre commun de tiques). résultats. Ce dispositif permettra d’évoluer vers la mise en place d’un véritable système intégré d’in- formation de la nutrition au Sénégal, qui facilite- ra la coordination et la communication entre les différentes parties prenantes. 7 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 INTRODUCTION ...·',.,.,. ;-,·_!i:1•··.·. l,1111:i• ,•· ''•:•.",•,';I• ••.•. •'· 8 '• •· ,,,•.•; •,. ,r, ,,•,•:.•,• • •.•,•,'•. ••,'r •• • ,•l_',1 ■ 11 ,,..,•.•! PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
1. PRÉSENTATION DU PAYS Situation géographique et population Le Sénégal, situé dans la zone soudano-sahélienne, couvre une superficie de 196 722 km2, avec une po- pulation estimée en 2013 à 13 508 715 habitants dont 55% vivent en milieu rural. La densité moyenne nationale est de 69 habitants au km2, variant de 5 739 habitants au km2 dans la capitale Dakar, à 9 habitants au km2 dans la région de Kédougou à l’extrême sud-est. Le Sénégal compte 14 régions ad- ministratives qui sont subdivisées en 45 départements et 552 communes. La population sénégalaise est caractérisée par sa grande jeunesse : 41% de la population est âgée de moins de 15 ans. Les enfants de moins de 5ans représentent 18% et les femmes en âge de reproduc- tion(15-49 ans), quant à elles, 23,4% de la population générale. L’indice synthétique de fécondité est de 4,9 enfants par femme en 2015. Il est plus élevé en milieu rural avec 6,3 enfants par femme. Les principales sources de revenus, en dehors de l’emploi formel sont l’agriculture, très saisonnière, qui emploie 40 % de la population, la pêche et l’élevage. Les principales productions agricoles du Sé- négal sont les céréales notamment le mil, le sorgho et le riz. L’arachide demeure la principale culture de rente, suivi par les fruits et légumes. POPULATIO N 13.508.715 IE F IC 2 s ER 2 km nt P 2 fa SU 6, 7 en ns 19 d’ a % -5 18 de PIB / 23, 4% 260 Hbt 0$ n âge d Femmes e e reproduction IO 4, IC EG 9 E 14 R en D fa E F NS nt EC s/ ON / 52 2C OM MU NT S IN D fe D mm ITÉ e N ES ARTEM E 45 DÉP ■ 9 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Politiques économique et sociale Le Sénégal a enregistré en 2016 une croissance estimée à 6,6% avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 2 600 dollars. Le pays est classé dans les pays à revenus intermédiaires inférieurs. La proportion de personnes touchées par la pauvreté est de 46,7% en 2011. L’indice de développe- ment humain du Sénégal est de 0,467 classant le Sénégal au 144ème rang sur 169 pays en 2015. Le Sénégal s’est engagé depuis 2015 dans un nouveau modèle de développement qui vise l’émergence dans la solidarité, à travers le plan Sénégal Émergent (PSE). Ce document constitue le référentiel des politiques économique et sociale à l’horizon 2035.
2. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La nutrition est définie par l’ensemble des interactions entre l’alimentation et la santé. La complexité de ces interactions a fait intervenir d’autres domaines (hygiène, assainissement, éducation, protection sociale, environnement …) relevant du bien-être individuel et collectif et du développement socioé- conomique. La malnutrition, quant à elle, résulte d’un déséquilibre entre les besoins de l’organisme et les apports alimentaires. La malnutrition est un fléau qui affecte toutes les couches de la population, en particulier celles des pays en voie de développement. Elle se présente sous différentes formes : la malnutrition par déficit (malnutrition chronique, malnutrition aigüe, carences en développement individuel (cognitif, psy- chomoteur, social, émotionnel) et réduit les capacités d’apprentissage et les performances scolaires. Elle entraine ainsi des conséquences au niveau socioéconomique à long terme (faible productivité, faibles revenus …) avec une forte incidence sur la mortalité particulièrement celle des enfants de moins de 5ans. Au Sénégal, la mortalité néonatale est estimée à 29 pour mille naissances vivantes et celle infan- to juvénile est de 59 pour mille naissances vivantes. La malnutrition par déficit serait associée d’une manière directe ou indirecte à un tiers de ces décès d’enfants dans le pays, contre 45% de ces décès au niveau mondial. Par ailleurs, les conséquences économiques de la malnutrition repré- sentent des pertes annuelles équivalant à 11% du produit intérieur brut (PIB) en Afrique et en Asie, selon le « Rapport mondial sur la nutrition 2016 ». Conscients des enjeux et des défis inhérents à l’amélioration du statut nutritionnel des populations, les États et les acteurs au niveau internationalont intensifié la dynamique en faveur de la nutrition avec notamment la naissance du mouvement Scaling Up Nutrition (SUN) de renforcement de la nutrition. Par ailleurs, les Nations Unies ont consacré les années 2016 à 2025 comme Décennie d’action sur la Nutrition. Le Sénégal est signataire de différents engagements internationaux sur l’amélioration du statut nutri- tionnel des populations. Il s’agit notamment des cibles mondiales de 2025 pour la nutrition de l’As- semblée mondiale de la santé de 2013, du Pacte mondial en faveur de la nutrition et de la croissance, des engagements de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) de 2014 et de la déclaration de Malabo de 2014. Le Sénégal est également membre du mouvement SUN , de l’Initiative 1 ANSD, 2013 10 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 « 1000 days : Change a Life, Change the Future » , de l’Alliance Globale pour la Résilience (AGIR) et de l’initiative REACH . Par ailleurs, le Sénégal et ses partenaires déploient des efforts importants pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, notamment l’objectif 2 : « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agricul- ture durable ». Dans cette dynamique, le Sénégal a fait de la lutte contre la malnutrition une priorité prise en charge dans l’axe 2 « Capital humain, protection sociale et développement durable » du PSE. L’objectif défini dans ce cadre est d’améliorer l’état nutritionnel de la mère et de l’enfant, à travers la diversification des régimes alimentaires, l’augmentation de la couverture en services de nutrition au profit des couches vulnérables (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes, femmes allaitantes, adolescentes…). Ainsi, le Gouvernement du Sénégal s’est doté en 2015 d’un nouveau document de Politique nationale de Développement de la Nutrition (PNDN). Ce document définit les orientations stratégiques et les principes directeurs à suivre en matière de nutrition pour la période 2015-2025. La PNDN a défini l’approche multisectorielle comme principe clé de sa mise en œuvre. C’est dans le contexte d’opé- rationnalisation et de mise en œuvre de la politique de nutrition que s’inscrit l’élaboration du Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition (PSMN) avec l’engagement et l’implication de toutes les parties prenantes comprenant les ministères sectoriels techniques, la société civile, le secteur privé les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers. Le présent document du Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition (PSMN) analyse dans un premier temps la problématique de la nutrition au Sénégal avec une présentation de la situation nutri- tionnelle des cinq dernières années, l’analyse des déterminants de la malnutrition notamment les dis- parités régionales et les contributions actuelles attendues des secteurs. L’analyse de la problématique est suivie par la présentation des acquis et des principaux défis de la nutrition au Sénégal. Ensuite, le document présente la vision à l’horizon 2025 ainsi que les objectifs stratégiques et spécifiques de la nutrition. Enfin, il décline les axes d’interventions, les plans d’actions des différents secteurs, les dis- positifs de communication et de suivi-évaluation et le budget de mise en œuvre du PSMN. 2 EDS 2015 3 Lancet 2013 4 Rapport Mondial sur la nutrition, 2016 Mouvement de renforcement de la nutrition 5 Mouvement de renforcement de la nutrition 6 1000 jours, Changer une vie, Changer le futur 7Renewed Effort Against Child Hunger and Undernutrition 11 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Problématique de la nutrition au Sénégal 12 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
1. APERÇU DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE a. Malnutrition chronique, malnutrition aigüe et insuffisance pondérale Au Sénégal, la situation nutritionnelle relative à la malnutrition par déficit est restée globalement pré- caire au cours des cinq dernières années avec des prévalences qui fluctuent au niveau national (figure 1) et de fortes disparités régionales (cartes 1 et 2). S’agissant des carences en micronutriments, la situation est critique comme le montrent les données mentionnées plus bas. Figure 1 : Evolution de la malnutrition de 2010 à 201528 --~---- .... 1 .. ... 6 • • • • • • • • • • • • • • ••• 4 ·• Source : EDS • Malnutrition aigüe L’ évolution de la malnutrition aigüe a connu une tendance à la baisse entre 2011 et 2014. La préva- lence est passée de 9% à 6% sur cette période avant d’atteindre 8% en 2015. Les régions de Saint-Louis notamment le département de Podor, Matam, Louga et Tambacounda sont dans une situation critique car sont les plus touchées avec des prévalences de la malnutrition aigüe globale (MAG) dépassant 15% ou de la malnutrition aigüe sévère (MAS) supérieure à 2% . 8 SMART 2015 9 Rapport Mondial sur le Nutrition de 2015 10SMART 2015 13 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Carte 1 : Prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de 6-59 mois par région Prévalsn·ce de la Malnutrit ion a, nts de 6 à 59 mais - k:ciaptllbl - Prêcolre LJ J'rëcccu por,t O um1t "li:. ... rn:; ,· J_ ·.... ~ CK \ ••._ L...,..-~ r,,__. 51; ou ') ZlCiLI NC t-t=i~ / r. Ill UD Kl la ■-D"a:c • Malnutrition chronique La prévalence de la malnutrition chronique ou retard de croissance baisse globalement depuis 2011. Des progrès notables ont été enregistrés avec une réduction de la prévalence de 26% à 19% entre 2011 et 2014. La prévalence a atteint 20,3 % en 2015. Malgré cette hausse, le Sénégal enregistre une prévalence de la malnutrition chronique parmi les moins élevés de la sous-région . Les régions du Centre, du Sud présentent des prévalences beaucoup plus élevées que les régions du Nord et de l’Ouest. En effet , la région de Sédhiou enregistre une prévalence de 29,6 % et les régions de Kédougou, Kaffrine, et de Tambacounda ont des taux dépassant 25%. 14 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Carte 2 : Prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 6-59 mois par région Prévalenc,e de la malnutrition chroniq.u e chez les en onts 0-59 mo.is ~t.able, [tnMneur ~ ~O) Prél;alre (Enlre 2.0 et 2.9, 99~ - ~ i:C Yl)I t JEJ1t~ 30 et 39,9~) \ • Insuffisance pondérale L’insuffisance pondérale chez les enfants de 0-59 mois a évolué favorablement entre 2011 et 2014 bais- sant de 18% à 13%. Elle a connu une hausse de 3 points pour se situer à 16% en 2015. • Faible poids de naissance Chez les nouveau-nés, environ 13% de ceux dont le poids de naissance est connu (55% d’entre eux) présentent un faible poids à la naissance,c’est-à-dire, sont nés avec un poids inférieur à 2,5kg. • Déficit énergétique chez les femmes Chez les femmes en âge de procréer (15-49 ans), 22% souffrent d’un déficit énergétique avec un IMC < 18,5 selon l’EDS 2015. La prévalence de la malnutrition chez les femmes âgées de 15-49 ans est de 35,1% dans la région de Louga et de 27,8% dans la région de Matam selon l’enquête SMART 2015. b. Carences en micronutriments Les carences en micronutriments encore dénommées « faim cachée »restent encore relativement éle- vées et résultent d’un manque en vitamines et minéraux essentiels (fer/acide folique, iode, vitamine A, zinc, …) • Anémie L’ anémie reste un véritable problème de santé publique au Sénégal, malgré la baisse de 72% à 60% enregistrée entre 2010 et 2014. La prévalence globale de l’anémie chez les enfants de moins de 5 ans en 2015 est de 66% (28% sous une forme légère, 35% sous une forme modérée, 3% sous une forme sévère). 12 Étude sur l’utilisation du sel adéquatement iodé et des bouillons par les ménages sur le statut en iode des femmes enceintes et des femmes en âge de reproduction (CLM/MI/GAIN/UNICEF) IPDSR 2014 ■ 15 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 La prévalence de l’anémie au Sénégal reste supérieure au seuil critique défini par l’OMS (40%). Selon les données de l’étude de base sur la situation des carences au Sénégal (COSFAM 2010), 36,9% des femmes sont carencées en fer et 6,5% ont des réserves faibles. Chez les femmes enceintes, la propor- tion atteint 46,1% (dont 8,8% avec réserves faibles). • Carence en iode La carence en iode affecte 28,3% des femmes en âge de reproduction et 30,9%2 des femmes enceintes. La situation est particulièrement critique au niveau des régions productrices de sel où la carence en iode affecte 30,2% des femmes enceintes et 29,7% des femmes en âge de reproduction. Au niveau de ces régions, le taux de consommation de sel iodé par les ménages est également faible et de l’ordre 11% pour un taux de consommation au niveau national de 37,7%. Ce taux est d’ailleurs bien en dessous de l’objectif de 90% défini par l’État du Sénégal. • Carence en vitamine A La carence en vitamine A affecte 17,7% 13 des enfants de moins de 5 ans présentent une carence en vitamine A, bien en dessous du seuil de 40% défini par l’OMS. Chez les femmes en âge de procréer, 1,9% sont carencées et 14,2% ont des réserves faibles en vitamine A. • Carence en zinc La carence en zinc constitue un problème de santé publique au Sénégal. Elle affecte 58% des femmes et 42,8% des enfants, sans distinction d’âge (COSFAM 2010). c. Malnutrition par excès En sus de ces problèmes de malnutrition par déficit, le Sénégal est aussi confronté à la malnutrition par excès (double fardeau de la malnutrition). La prévalence de l’obésité au Sénégal est de 6,4% et de 15,8% pour le surpoids14 . Les régions les plus touchées par le surpoids et l’obésité sont Saint-Louis, Dakar et Ziguinchor. Chez les femmes de 15-49 ans, 16,2% souffrent de surpoids et 8,9% d’obésité. 1% des enfants de moins de cinq ans sont atteints de surpoids, avec une prévalence atteignant 6% chez les nourrissons de moins de six mois. Cette prévalence baisse rapidement avec l’âge. Concernant les maladies non transmissibles, les résultats de l’enquête STEPS montrent que l’hyperten- sion artérielle touche près de 24% de la population (26,2% en zone rurale contre 21,7 % en zone ur- baine). Quant au diabète, 2,1% de la population est affectée avec une plus grande prévalence en zone urbaine (2,9%) qu’en zone rurale (1,3%). Il affecte plus les hommes que les femmes (2,5% contre 1,6%) et dépasse une prévalence de 5,5% dans la population de plus de 45 ans. La prévalence de l’hypercho- lestérolémie est de 19,2% (22% en zone urbaine et 16% en zone rurale).
2. Analyse des déterminants de la malnutrition au Sénégal Au regard des conséquences socioéconomiques et humaines importantes pouvant hypothéquer le développement du pays, une analyse approfondie des déterminants de la malnutrition au Sénégal est nécessaire. Elle se base sur le cadre conceptuel de l’UNICEF (figure 2). 13 COSFAM 2010 14 Enquête STEPS 2015, 16 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 2 : cadre conceptuel de l’UNICEF de 1994 Malnutrition, décés, infirmité chez l’enfant Résultats Ration diététique Maladie Causes immédiates inadéquate Inadéquation des soins Inadéquation des services Inadéquation des Insuffisance d’accès aux mères et de santé, d’assainissement et soins aux mères aux aliments aux enfants d’approvisionnement en eau. et aux enfants Les insuffisances et/ou les erreurs des connaissances ainsi que les attitudes discriminatoires réduisant l’accès des ménages aux ressources existants ..•········• "' Quantité et qualité des ressources existantes (humaines, économiques et organisationnelles et leur mode de contrôle Causes fondamentales au niveau de la société Les systèmes politiques, culturels, réligieux, économiques et ....·······~ sociaux y compris le statut réservé aux femes - limitant Ressources potentielles : l’utilisation des ressources environnemen, technologie, population potentielles. a. Causes immédiates et sous-jacentes de la malnutrition au Sénégal • Causes liées à l’alimentation Les pratiques d’alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (allaitement maternel, alimentation complémentaire, diversification alimentaire, nombre minimum de repas …) constituent des facteurs déterminants de l’état nutritionnel des enfants. Le taux des enfants allaités exclusivement au sein est faible et connait une tendance à la baisse, de 39% en 2010 à 33% en 2015. Seul un tiers des enfants de moins de 6 mois est exclusivement allaité au sein (avec une durée moyenne de l’AME estimée à 1,2 mois). Plus d’un tiers des nouveaux-nés (34%) reçoivent dès la naissance une alimentation inappropriée (miel, lait de chèvre, etc.). L’ alimentation complémentaire est précocement introduite avant 6 mois avec, par ailleurs, une faible diversification de l’alimentation chez les enfants de 6 à 23 mois. Moins d’un enfant sur cinq (17%) sont nourris conformément aux critères de diversification alimentaire minimum avec seulement 11% nourris de 17 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 manière optimale selon les pratiques recommandées en matière d’ alimentation du jeune enfant et du nourrisson. Dans la zone sud du pays (Kolda, Sédhiou, Kédougou, Ziguinchor), les pratiques d’alimentation inap- propriées des enfants associées à une absence de diversification de l’alimentation constituent un des principaux déterminants15 de la malnutrition. Chez les femmes enceintes, des problèmes de pratiques alimentaires inadéquates se posent également. En effet, en fonction des croyances culturelles, le régime alimentaire de la femme au cours de la gros- sesse est modifié à cause des interdits alimentaires et de certaines recommandations populaires. Les interdits portent notamment sur les aliments les plus disponibles dans les milieux de vie, laissant donc aux femmes enceintes un choix restreint pour une alimentation adéquate et suffisante15. Par ailleurs, 19 % des ménages ont une consommation alimentaire non satisfaisante avec une faible consommation de protéines animales et des légumineuses, d’aliments riches en fer, en protéines et en vitamine A. La saisonnalité de la production entraine une fluctuation de la disponibilité alimentaire surtout en période de soudure. • Causes liées aux maladies et aux pratiques de soins Les maladies infectieuses sont influencées par l’accès aux services de santé comme la vaccination, les traitements pour les maladies infantiles (diarrhée, infections respiratoires aiguës) et aussi l’envi- ronnement familial. En plus des services sanitaires accessibles au ménage, l’état nutritionnel dépend également des soins de santé de la mère et de l’enfant notamment les comportements sains et les pra- tiques hygiéniques 16. Selon les résultats de l’EDS 2015, 4% des enfants ont présenté des symptômes d’IRA, 18 % de la diarrhée et 15 % ont eu de la fièvre lors des 2 semaines précédant le passage de l’enquête. Chez les enfants présentant ces symptômes, un traitement médical a été recherché auprès d’un prestataire de santé pour seulement 50% d’entre eux. Par ailleurs, la couverture vaccinale est également faible et en baisse. 68% des enfants de 12-23 mois ont reçu tous les vaccins recommandés en 2015 contre 73% en
2014. La couverture vaccinale diffère d’une région à l’autre. Au niveau de la région de Matam, 10% des enfants de 12-23 mois n’ont reçu aucun vaccin, 5,8% à Louga et 5,2% à Diourbel. Concernant les mères, seules 47% des femmes enceintes ont effectué les quatre visites prénatales mi- nimales recommandées et, dans près de six cas sur dix, (58 %), la première visite s’est déroulée à moins de quatre mois de grossesse. Également, une disparité entre le milieu urbain et le milieu rural est re- levée. En effet, la proportion de femmes ayant effectué les quatre visites prénatales recommandées est nettement plus élevée en milieu urbain (57%) qu’en milieu rural (40 %) 17. (EDS 2015). Enfin, un autre déterminant de l’état nutritionnel est l’intervalle inter génésique (nombre d’années entre les enfants). Selon les résultats de l’EDS 2015, on constate que le retard de croissance des enfants diminue lorsque l’intervalle inter génésique augmente. La prévalence du retard de croissance atteint 15 Étude sur l’Analyse des déterminants, CLM 2012 16 Résultats nutritionnels au Sénégal : Comment réduire les inégalités géographiques et socioéconomiques pour accélérer les avancées vers les Objectifs de 2025, Marc Néné, Décembre 2016 17 EDS 2015 18 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 29 % lorsque cet intervalle est inférieur à 24 mois et diminue progressivement quand celui-ci est égal ou supérieur à 48 mois (16 %), confirmant ainsi l’importance de l’espacement des naissances. • Causes liées à l’accessibilité aux services sociaux de base Concernant ce volet les déterminants sont : l’accès à l’eau, à des systèmes d’assainissement adéquats, à une éducation qui améliore le niveau d’instruction des femmes et aux services de santé. En termes de couverture en infrastructures sanitaires et de personnel qualifié, le Sénégal n’a pas en- core atteint les normes préconisées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), avec une réparti- tion qui reste très inégale sur le territoire, au détriment de plusieurs zones rurales. L’accès aux sources améliorées de système d’eau et d’assainissement reste généralement limitée consti- tuant ainsi un facteur déterminant de l’état nutritionnel. Environ, un ménage sur deux (52%) a accès à l’eau de robinet ou à une borne fontaine publique. Les conditions d’hygiène sont peu favorables notamment dans les zones rurales avec un taux d’assainissement de 34%. Moins de la moitié des ménages (43%) disposent de toilettes améliorées non partagées et 26%, essentiellement ruraux, ne disposent d’aucun type de toilettes. À peine un tiers des ménages disposent d’un endroit pour se laver les mains, avec le tiers ne disposant pas du matériel nécessaire (savon ou autre produit nettoyant, eau). Concernant l’éducation, une forte corrélation est démontrée entre le retard de croissance de l’enfant et le niveau d’éducation de la mère. La prévalence du retard de croissance chez les enfants dont la mère est sans instruction est systématiquement à un taux 1,5 fois plus élevé par rapport à la prévalence chez les enfants dont la mère a au moins fini le cycle primaire18 . En effet, la prévalence du retard de crois- sance est de 23% chez les enfants de moins de 5ans de mère sans instruction et se réduit de près de la moitié (11%) au sein des ménages avec une mère ayant reçu un niveau d’instruction moyen/secon- daire ou plus. Par ailleurs ,la prévalence de l’insuffisance pondérale passe de 17% chez les enfants de mère sans instruction à 9% chez ceux dont la mère a un niveau moyen/secondaire ou plus.Cependant, le niveau d’instruction des mères reste généralement faible. 54%19 des femmes interrogés n’ont reçu aucune instruction, 26% ont reçu une instruction primaire sans l’avoir complétée et 15% des femmes ayant complété le cycle primaire entament des études secondaires sans toutefois les compléter. b. Facteurs fondamentaux • Pauvreté et niveau socioéconomique des ménages Les déterminants sous-jacents de la malnutrition découlent de la modicité des revenus. Au Sénégal, une proportion de 46,7% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté national. Les régions du Sud apparaissent comme celles les plus pauvres du pays avec l’essentiel de la population y résidant (69%) classé dans les quintiles les plus pauvres. Ce niveau socioéconomique des ménages constitue également un déterminant majeur du statut nutritionnel. En effet, la malnutrition chronique affecte 28% des ménages les plus pauvres (pauvreté mesurée par le quintile de richesse) contre 10% dans les ménages les plus riches. Il en est de même pour l’insuffisance pondérale : de 21% dans les ménages les plus pauvres, la prévalence baisse à 8% dans les ménages plus riches. Ainsi, les ménages les plus pauvres sont les plus touchés par la malnutrition chronique : 28% des 18 Résultats nutritionnels au Sénégal : Comment réduire les inégalités géographiques et socioéconomiques pour accélérer les avancées vers les Objectifs de 2025, Marc Néné, Décembre 2016 19 EDS 2015 19 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 enfants situés dans le quintile le plus pauvre souffrent de retard de croissance, contre 10% dans les ménages les plus riches. La fracture entre milieux ruraux et urbains se ressent également de manière forte : 18% des enfants vivant en milieu rural sont atteints de malnutrition, contre 10% en milieu ur- bain. Si la prévalence du retard de croissance en milieu urbain a presque diminué de moitié de près de 21% en 2000 à 11% en 2005, elle a seulement baissé de 20% en milieu rural sur la même période, passant de 30% à 24%20 . • Environnement politique, économique et socioculturel Plusieurs facteurs relevant de l’environnement socioéconomique et politique au Sénégal sont des fac- teurs déterminants du statut nutritionnel : • le financement des activités de renforcement de la nutrition : - l’insuffisance des ressources financières pour le passage à l’échelle des interventions de nutrition à haut impact ; - La forte dépendance du Sénégal aux ressources externes qui représentent 88% des sources de financement des dépenses de nutrition 21 ; • les politiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant inappropriées : - l’application insuffisante de l’arrêté interministériel sur le code de commercialisation des substituts de lait maternel ; - l’Insuffisance dans le cadre réglementaire pour la promotion appropriée des aliments de compléments et de production locale des intrants ; - l’insuffisance des initiatives communautaires facilitant l’accès aux aliments de compléments adéquats ; - la formation et recherche en nutrition : - l’intégration insuffisante de la nutrition dans les curricula de formation ; - la disponibilité, le partage et l’utilisation des résultats de la recherche ; • les inégalités liées au genre ; • l’insuffisance de l’institutionnalisation de la nutrition avec un faible nombre de secteurs ayant défini des objectifs clairs sur la nutrition
3. RÉPONSES NATIONALES ET CONTRIBUTIONS DES SECTEURS a. Réponses nationales En droite ligne avec ses engagements internationaux et régionaux en matière de nutrition, l’État du Sénégal a fait de la lutte contre la malnutrition une priorité et a adopté des politiques et stratégies pour améliorer la situation nutritionnelle des populations. Ces options ont connu plusieurs mutations qui ont coïncidé aux périodes approximatives des change- ments de paradigmes (Encadré 1)22 . La création en 2001 de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) regroupant plusieurs minis- tères techniques, la société civile, les représentants des collectivités locales et placée sous l’autorité du Premier Ministre a marqué un tournant dans la définition de la politique de nutrition et du suivi de la bonne exécution des projets et programmes de nutrition. Résultats nutritionnels au Sénégal : Comment réduire les inégalités géographiques et socioéconomiques pour accélérer les avancées vers les Objectifs de 2025, Marc Néné, Décembre 2016 20 Analyse économique et de l’impact de la nutrition au Sénégal, Banque Mondiale, Décembre 2016 21 Évolution de la politique de nutrition au Sénégal, Banque Mondiale, Décembre 2016 22 20 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 S’adossant à la première lettre de politique de la nutrition, élaborée en 2001 déclinant les orientations stratégiques du pays en matière de nutrition, l’État du Sénégal et ses partenaires mettent en œuvre un ensemble d’interventions inspirées des Actions Essentielles en Nutrition (AEN) reconnues comme ayant un haut impact. Ainsi, la CLM et plusieurs secteurs dont ceux de la santé, de l’éducation, du commerce, de l’industrie, de l’agriculture, de l’hygiène, de l’assainissement, de la protection sociale, du secteur privé ont mis en œuvre des interventions de nutrition à travers un certain nombre de projets et programmes. Il s’agit notamment : - du Programme de Renforcement de la Nutrition ; - du Projet d’Iodation universelle du Sel ; - du Programme de Renforcement de la Fortification alimentaire (enrichissement de la farine de blé en fer/acide folique et de l’huile en vitamine A23 ) ; - du Projet d’Appui à la Sécurité alimentaire des ménages vulnérables ; - du Projet de Financements basés sur les Résultats et ; - du Programme de la supplémentation en vitamine A à grande échelle des enfants de 6-59 mois couplé au dépistage de la malnutrition. etc. En ce qui concerne le dispositif de prise en charge, le Sénégal s’est doté d’un protocole national de prise en charge de la malnutrition aigüe (PECMA) depuis 2008, révisé en 2013 pour prendre en compte les avancées en matière de traitement. La stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) avec une composante clinique et communautaire permet une approche holis- tique car la malnutrition entraine un affaiblissement de l’immunité et une sensibilité accrue aux ma- ladies infectieuses installant ainsi le cercle vicieux malnutrition-infection. On relève également, la création, au sein de la cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) en 2009, du Comité Sénégalais pour la Fortification des Aliments en Micronutriments (COSFAM) et le changement des normes d’iodation du sel sous l’impulsion de la CLM pour se conformer aux normes communautaires de l’Union économique et monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). De plus, les décrets rendant obligatoires l’enrichissement de l’huile industrielle en vitamine A et de la farine en acide folique et en fer ont été promulgués. Ces efforts conjugués du Gouvernement et de ses partenaires ont abouti à des résultats très encou- rageants et ont valu au Sénégal de figurer parmi les pays qui ont le plus faible taux de retard de croissance en Afrique de l’Ouest. Cet état de fait peut s’expliquer par la couverture géographique relativement importante des interventions et des cibles, mais également le fort engagement de diffé- rents secteurs. 21 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 L’intérêt de l’approche multisectorielle est d’impulser dans le cadre d’une gouvernance intégrée, une prise en charge de la nutrition impliquant de façon efficace l’ensemble des parties prenantes, et en orientant les interventions dans chaque région en fonction des problématiques nutritionnelles spécifiques qui y prévalent. b. Contribution des secteurs La contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel des populations sénégalaises est inscrite comme objectif dans les documents de politique des différents secteurs (Encadre 1). Encadré : Documents de politiques sectorielles incluant la nutrition • Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) ; • Plan stratégique Alimentation Nutrition du Ministère de la Santé ; • Plan national de développement de l’élevage (PNDE) ; • Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) ; • Lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSD PA) ; • Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence du secteur de l’éducation et de la formation (PAQUET-EF) ; • Lettre de politique sectorielle de développement de l’industrie. Cependant, la traduction en actions concrètes, la mise à l’échelle et la mesure de l’impact des inter- ventions sectorielles sur la nutrition nécessitent des efforts plus soutenus. Pour relever les défis majeurs de la nutrition, il est nécessaire de mettre en place un cadre adéquat permettant à toutes les parties prenantes de travailler de façon concertée pour influer considérable- ment sur les causes directes et indirectes de la malnutrition (figure 3). 22 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 3 : cadre conceptuel pour les actions à mener pour un développement optimal de l’enfant Avantages au cours de la vie Morbidité et mortalité Développement cognitif, Performances scolaires et Taille à l’âge adulte Productivité et l pendant l’enfance t moteur et socio émotionnel t capacité d’apprentissage t Obésité et MNTV l capacité de travail t Programmes et Programmes et Nutrition et développement optimaux du foetus et de l’enfant interventions interventions sensibles nutrition spécifiques nutrition • Agriculture et sécurité alimentaire • Santé des adolescentes • Filets sociaux et nutrition prénatale • Santé mentale de la mère Allaitement maternel, Pratiques alimentaires et Faible fardeau des • Supplémentation • Développement de la alimlents nutriftifs et de soins, parentage, maladies infectieuses nutritionnelle maternelle petite enfance régime alimentaire stimulation et éveil. • Autonomisation des • Supllémentation ou femmes fortification en • Protection de l’enfance micronutriments • Scolarisation et éducation • Allaitement maternel et • Eau et éducation alimentation • Eau et assainissement complémentaire • Services de santé et de Sécurité alimentaire Alimentation et pratiques Accès et utilisation planifacation familiale • Supplémentation (disponibilité, accès, de soins (mère, ménage et des services de santé, • Habitudes alimentaires utilisation...) communauté) hygiène, environnement Creer un stimulation environnement favorable • traitement de la malnutriton aigüe sévère • Prévention et prise en charge des maladies ~ t_ _ _t_ _ _t~ • Evaluations rigoureuses • Plaidoyers • Coordination horizontale et verticale • Interventions Formation et recherche • Réglementation, responsabilité, législation nutritionnelles en Politiques et gouvernance • Programmmes de situation d’urgence leadership, capacité et ressources financières leadership • Investisement de capacité Contexte social, économique, politique et environnemental • Mobilisation de ressources domestiques La contribution de chacun des différents départements ministériels impliqués dans le PSMN per- mettra de couvrir les quatre piliers du cadre conceptuel de l’approche multisectorielle défini dans la PNDN (figure 4). Figure 4 : PNDN – cadre conceptuel de l’approche multisectorielle de la nutrition DEVELOPPEMENT HUMAIN Interventions de surveillance ETAT Nutritionnel Optimisé nutritonnelle Utilisation Adéquate Interventions Production Transfor- Education, Services d’aliments à mation, Hygiène essentiels de Spécifiques aux 4 haute valeur Distribution & Assainis- Nutrition et nutritive & Tafifica- sement de Santé pilliers de la nutrition tion Interventions Gouvernance Locale & Développement territorial Financement Adéquat & Pérenne transversales de Communication Plaidoyer & CCSC soutien aux 4 pilliers Multisectoralité - Participation communautaire & Equité Recherche - Suivi - Evaluation & Capacitation des Acteurs ■ 23 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 ACQUIS MAJEURS DE LA NUTRITION 24 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Le secteur de la nutrition connaît depuis quelques années, des acquis importants faisant du Sénégal l’un des pays affichant une prévalence de retard de croissance parmi les plus bas en Afrique Subsaha- rienne. • Engagement politique La nutrition a connu durant cette décennie, des avancées importantes au Sénégal qui sont le produit d’une volonté politique et d’une orientation en faveur de la nutrition par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 2002. Ceci a permis pendant plus d’une décennie, une continuité et une consolidation des politiques du gouvernement en matière de nutrition. • Ancrage institutionnel La nutrition bénéficie avec la création de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM), d’un ancrage au plus haut niveau, à la Primature, lui assurant ainsi une grande visibilité. Par ailleurs, la nutrition est de plus en plus prise en compte dans les plans locaux de développement et les outils de planification locale dans le cadre de la décentralisation des politiques publiques. L’adoption de l’Acte 3 en 2013 sur la décentralisation réaffirme la responsabilité des collectivités locales dans le finan- cement et la mise en œuvre des programmes de nutrition et représente donc une opportunité dans le cadre du PSMN. Cette approche est facilitée par l’ancrage institutionnel de la CLM, la gouvernance et le financement de la nutrition au travers des efforts conjugués de l’État et de ses partenaires • Création d’une ligne budgétaire dédiée à la nutrition Le financement de la nutrition est, en partie, assuré par l’État à travers l’existence d’une ligne bud- gétaire dans le budget national et a connu des augmentations subséquentes depuis 2001. Entre 2002 et 2014, les allocations budgétaires à la CLM ont été multipliées presque par 20, passant de 0,3 à 5,7 millions USD entre 2002 et 2015. Par ailleurs, le Sénégal bénéficie de l’engagement fort de ses partenaires internationaux. • Existence d’un bon leadership technique de l’État et de ses structures en matière de gestion du financement mobilisé pour la nutrition La gestion du financement de la nutrition est assurée en grande partie par les institutions gouverne- mentales. Elle repose sur les procédures financières claires définies dans les manuels de procédures, de processus et de gestion et les guides qui sont systématiquement appliquées, à travers un dispositif rigoureux pour assurer à la fois la protection, la qualité de l’information et l’amélioration des perfor- mances24 . • Renforcement de la capacité de réponse À travers la mise en œuvre du Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN), le pays dispose d’une masse critique d’acteurs communautaires qui sont capacités pour la délivrance de services promotionnels au profit des communautés et plus particulièrement de services de nutrition commu- nautaire. Ces acteurs sont organisés à travers un réseau d’intervention efficace constitué d’agences 24 Étude de Diagnostic et Estimation des Besoins de Renforcement des Capacités Organisationnelles et Institutionnelles du Secteur de la Nutrition au Sénégal, Banque Mondiale, Décembre 2016 25 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 d’exécution communautaires (AEC), d’organisations non-gouvernementales (ONG) et d’acteurs communautaires. Le maillage communautaire des interventions de nutrition facilite le développe- ment de stratégies adaptées au contexte pour l’exécution de ces activités. Un renforcement des compétences des prestataires de santé, l’équipement des structures sanitaires, la mise à disposition d’intrants pour la prise en charge de la malnutrition aigüe et un bon maillage du pays par les structures de la prise en charge de la malnutrition (CREN, UREN) ont permis d’amélio- rer la réponse à la malnutrition. • Intégration de la nutrition dans les documents de politique sectorielle. Début d’approche multisectorielle Le Sénégal est actuellement engagé dans une phase de renforcement de l’ensemble des acquis. Cette phase intègre l’institutionnalisation de l’approche multisectorielle déjà entamée depuis 2002 avec la création de la CLM et actuellement renforcée à travers l’élaboration de ce PSMN. L’intérêt de l’ap- proche multisectorielle est d’impulser, dans le cadre d’une gouvernance intégrée, une prise en charge de la nutrition impliquant de façon efficace l’ensemble des parties prenantes, et en orientant les in- terventions dans chaque région en fonction des problèmes nutritionnels spécifiques qui y prévalent. • Amélioration de la prévalence de la malnutrition chronique Sur le plan de la situation nutritionnelle, le Sénégal figure parmi les pays qui ont le plus faible taux de retard de croissance en Afrique de l’Ouest. Ceci s’explique par la forte couverture géographique des interventions et des cibles et aussi le fort engagement des secteurs dans la lutte contre les déter- minants à travers une approche multisectorielle. 26 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 DÉFIS DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 27 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Pour le Sénégal, l’enjeu est d’accélérer les progrès vers l’atteinte des objectifs convenus au niveau international comme les objectifs de nutrition fixés dans le cadre de l’Assemblée Mondiale de la San- té (AMS) pour 2025 et l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), particulièrement l’objectif 2. Cependant, la visibilité actuelle de la nutrition dans les secteurs sensibles que sont l’agriculture, l’éducation, la protection sociale, l’hydraulique et l’assainissement ne permet pas de mener à bien les objectifs fixés. Pour ce faire, les défis à relever pour les prochaines années sont multiples et concernent notamment: • le positionnement institutionnel - l’institutionnalisation de la nutrition à travers sa prise en compte systématique dans les politiques et plans sectoriels avec une définition claire d’objectifs nutritionnels ; - l’amélioration de la visibilité de la nutrition à travers un renforcement de la communication insti- tutionnelle. • la mobilisation durable et pérenne de ressources financières - la mobilisation de ressources financières suffisantes et durables pour la nutrition, à travers le ren- forcement des budgets sectoriels et des investissements dédiés ; - la mise en place d’une ligne budgétaire explicite dédiée à la nutrition dans les budgets des collec- tivités locales et dans les secteurs ; - l’adoption et la mise en œuvre de mécanismes innovants de financement. • le passage à l’échelle des interventions (couverture universelle) - l’amélioration de la couverture en services essentiels de nutrition et la mise à l’échelle des interventions sensibles nutrition particulièrement dans les zones à forte prévalence de la malnutrition ; - l’amélioration de l’accès et l’utilisation de services de santé de qualité pour le renforcement de la prévention et de la prise en charge des maladies ; • la coordination multisectorielle de la nutrition - le renforcement de la coordination multisectorielle de la nutrition à travers des mécanismes de coordination intrasectorielle, intersectorielle à tous les niveaux et la prise en compte du principe de redevabilité ; - l’amélioration du système d’information de la nutrition ; • le renforcement de capacités en nutrition - le développement de compétences en nutrition à travers la formation initiale, la formation continue et la recherche. • Le renforcement de la résilience des communautés et l’amélioration du cadre de vie - l’amélioration de l’accessibilité des ménages à une alimentation diversifiée et nutritive pendant toute l’année ; - le renforcement de la résilience des populations et de l’autonomisation des groupes vulnérables ; - le renforcement de l’éducation nutritionnelle des communautés à travers sa prise en compte par tous les secteurs lors de la mise en œuvre de leurs plans sectoriels ; - l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement adéquats ; 28 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 - la prise en compte de l’aspect genre dans les interventions ; - l’adhésion des communautés aux pratiques familiales essentielles à travers une meilleure prise en compte des normes socioculturelles dans les approches de communication à mettre en œuvre. 29 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 VISION ET OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE LA NUTRITION AU SÉNÉGAL 30 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
1. VISION 2025 EN MATIÈRE DE NUTRITION Le PSMN opérationnalise la Politique nationale de Développement de la Nutrition (PNDN) dont la vision est de faire du Sénégal : « Un pays où chaque individu jouit d’un état nutritionnel optimal en adoptant les comportements adéquats » VISION du Sénégal en matière de nutrition, Figure 5: Illustration de la vision de développement de31 la nutrition au Sénégal PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
2. OBJECTIFS STRATÉGIQUES À L’HORIZON 2025 Partant de la vision et des différents engagements au plan international, le Sénégal a défini sept (07) objectifs stratégiques à réaliser à l’horizon 2025, présentés dans la figure 4. Figure 6 : objectifs stratégiques à l’horizon 2025 Réduire d’au moins 45% la prévalence du OS.1 retard de croissance Réduire de 30% la proportion d’enfants OS.2 ayant un faible poids de naissance Réduire à 5% le taux de malnutrition aigûe OS.3 des enfants de 0 à 5 ans Porter à 50% au moins le taux de l’Allaite- OS.4 ment maternel Exclusif Réduire de 50% la prévalence de l’anémie OS.5 chez les femmes en âge de procréer et les autres groupes vulnérables Réduire d’au moins 40% la prévalence de la OS.6 carence pour les autres micronutriments ( iode, zinc, vitamine A) Réduire d’au moins 20% la prévalence de OS.7 l’obésité chez les groupes vulnérables. 32 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
3. OBJECTIFS STRATÉGIQUES ET SPÉCIFIQUES DE LA NUTRITION À L’HORIZON 2022 Sur la base des objectifs stratégiques retenus pour 2025, plusieurs objectifs spécifiques à atteindre à l’ho- rizon 2022 ont été retenus. Ils se présentent comme suit : OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°1 : Réduire d’au moins 20% la prévalence du retard de croissance d’ici 2022 au niveau national OS.1.1. Réduire d’au moins 40% la prévalence du retard de croissance dans les régions de Sédhiou, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Louga, Kaffrine, Fatick, Matam et Diourbel ; OS.1.2. Réduire d’au moins 15% la prévalence du retard de croissance dans les autres régions (Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor) ; OS.1.4. Augmenter d’au moins 30% la proportion de femmes enceintes et allaitantes qui ont un régime alimentaire varié, diversifié, de quantité suffisante et équilibrée ; OS.1.5. Augmenter à 20% au moins la proportion d’enfants 6-23mois qui bénéficient d’un apport alimentaire minimum acceptable. OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°2 : Réduire de 15% la proportion d’enfants ayant un faible poids de naissance, d’ici 2022 OS.2.1. Réduire d’au moins 40% la prévalence du faible poids de naissance dans les régions Centre et Nord ; OS.2.2. Réduire d’au moins 20% la prévalence du faible poids de naissance dans les régions Sud-Est et Ouest. OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°3 : Réduire à 5% la prévalence de la malnutrition aigüe des enfants de 0 à 5 ans OS.3.1. Réduire à moins de 10% la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de 0 à 5 ans dans les régions de Saint Louis, Matam, Louga, Tambacounda et Diourbel ; OS.3.2. Réduire à moins de 5% la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de 0 à 5 ans dans les autres régions. OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°4 : Porter à 43% au moins le taux de l’Allaitement Maternel Exclusif durant les 6 premiers mois OS.4.1. Réduire de 50% le pourcentage de femmes qui donne de l’eau en plus de l’allaitement maternel pendant les six (06) premiers mois ; OS.4.2. Porter la mise au sein précoce (dans l’heure qui suit la naissance) à 50% au moins. 33 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°5 : Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les groupes vulnérables OS.5.1. Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les enfants de 6-59 mois ; OS.5.2. Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les adolescentes (par rapport à la situation de référence à évaluer lors des prochaines enquêtes) ; OS.5.3. Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les femmes en âge de reproduction. OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°6 : Réduire d’au moins 20% la prévalence des carences pour les autres micronutriments (iode, zinc et vitamine A) OS.6.1. Réduire de 20% la carence en zinc chez les enfants de moins de 5 ans ; OS.6.2. Réduire d’au moins 20% la prévalence de la carence en iode chez les FAR ; OS.6.3. Réduire d’au moins 20% la prévalence de la carence en iode chez les FE ; OS.6.4. Réduire d’au moins 20% la prévalence de la carence en Vitamine A chez les enfants de moins 5 ans ; OS.6.5. Porter à 80% le taux de consommation de sel adéquatement iodé dans les ménages. OBJECTIF STRATÉGIQUE (OS) N°7 : Réduire de 10% la prévalence de l’obésité chez les groupes vulnérables OS.7.1. Réduire la prévalence de l’obésité d’au moins 5% chez les enfants de moins de 5 ans ; OS.7.2. Réduire la prévalence de l’obésité de 5% chez les adolescents (par rapport à la situation de référence à évaluer lors des prochaines enquêtes) ; OS.7.3. Réduire la prévalence de l’obésité de 5% chez les FAR. 34 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 AXES D’INTERVENTIONS 2018-2022 POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA NUTRITION 35 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Pour assurer l’atteinte de la vision et des objectifs stratégiques et spécifiques retenus, cinq (05) axes d’inter- vention (figure 6) ont été définis pour servir de cadre d’actions des différentes parties prenantes pour l’amé- lioration de l’état nutritionnel des populations au Sénégal. Figure 7: Axes d’intervention du Plan Stratégique Multisectoriel de la Nutrition (PSMN) Prévention et prise en charge de la malnutrition etdes maladies non transmissibles d’origine alimentaire Lutte contre les carences en micronutriments Axes d’interventions Renforcement de la disponibilité des 2018 – 2022 pour aliments diversifiés sans et nutritifs le développement de la nutrition Formation, recherche et innovation Gouvernance de la nutrition
1. AXE 1 : PRÉVENTION DE LA MALNUTRITION ET DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES (MNT) D’ORIGINE ALIMENTAIRE La prévention et la prise en charge des différents types de malnutrition et des maladies non transmissibles se déclinent en plusieurs orientations stratégiques articulées autour de : • la prévention de la malnutrition chronique et de la malnutrition aigüe ; • la prise en charge de la malnutrition aigüe ; • la prise en charge nutritionnelle des MNT. a. Prévention de la malnutrition Les actions de prévention de la malnutrition aigüe portent sur des apports alimentaires adéquats, la prévention et le traitement des maladies chez les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants de moins de 5ans. Les pratiques optimales d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants (0-59 mois), avec une attention particulière sur les deux premières années de vie (0-24 mois) sont privilégiées à savoir, l’allaitement maternel 36 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 exclusif, l’alimentation complémentaire adéquate ainsi que la couverture des besoins en micronutriments essentiels comme la vitamine A, le fer, l’acide folique le zinc et l’iode. À l’instar des déterminants, les inter- ventions pour lutter contre la malnutrition aigüe et la malnutrition chronique sont similaires. Cependant,les interventions adressant la malnutrition chronique revêtent un caractère plus structurel. Un focus particulier sera donc mis sur les 1000 premiers jours couvrant la période allant de la conception à l’âge de deux (2) ans. Ces 1000 premiers jours constituent une fenêtre d’opportunité, pour avoir un impact majeur sur la malnutrition chronique. Les interventions telles que la lutte contre les carences spécifiques, la prise en charge nutritionnelle des femmes enceintes et allaitantes et la promotion du respect des consultations prénatales (CPN) et postnatales (CPON) sont autant d’actions spécifiques de prévention pour cette forme de malnutrition. Ainsi, les différents secteurs ont identifié dans leurs plans d’actions des interventions essentielles à impact prouvé sur la nutrition des femmes enceintes, des femmes allaitantes, des enfants de 0-59 mois. Par ailleurs, des interventions ciblant la santé et la nutrition des adolescentes particulièrement la santé de la reproduction, l’alimentation, la couverture de leurs besoins en micronutriments (fer/acide folique, iode, zinc) sont identi- fiées et seront mis en œuvre. D’autres interventions sensibles nutrition en rapport avec les autres déterminants de la malnutrition sont aussi ciblées. • La disponibilité accrue, l’approvisionnement et la consommation d’aliments diversifiés et nutritifs Il s’agit d’assurer une alimentation adéquate et en quantité suffisante aux adolescentes, aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de cinq ans toute l’année et particulièrement durant la période de sou- dure. • Le développement et la mise à l’échelle de l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et d’assainissement L’accès à l’eau potable et à des pratiques optimales d’hygiène et d’assainissement25 seront promues en accor- dant la priorité aux interventions basées sur des évidences scientifiques notamment le lavage des mains aux moments critiques, l’assainissement total piloté par les communautés et les pratiques de conservation et de gestion de l’eau au niveau des ménages qui garantissent une eau potable au point d’utilisation, la construction de latrines et de toilettes publiques. • Le renforcement des programmes de filets sociaux pour la promotion d’une nutrition adéquate en particulier pour les ménages plus vulnérables Le secteur de la protection sociale plus particulièrement les programmes de transferts sociaux, qu’ils soient durables ou d’urgence (distributions en nature, transferts monétaires, transferts d’actifs, bourses familiales, couverture maladie universelle), ciblent les enfants et les femmes des ménages vulnérables ruraux en inté- grant des critères de ciblage en lien avec la nutrition. Ces programmes seront accompagnés par une éducation nutritionnelle visant la sensibilisation et la promotion d’une nutrition adéquate pour les mères et les enfants. • Les activités d’éveil et de soins pour le développement de la petite enfance Les structures dédiées à la petite enfance notamment les crèches, les classes maternelles, les garderies com- munautaires seront renforcées pour augmenter les effets positifs sur le développement de l’enfant tout en libérant les mères/gardiennes d’enfants qui peuvent alors se consacrer à des activités génératrices de revenus. Les interventions d’éveil intégrées à une bonne nutrition dans la petite enfance, offrent une plateforme pour 25 Les interventions WASH sont associées à une réduction du retard de croissance de 4 à 37% en milieu rural et de 20 à 46% en zone urbaine (mettre la source) 37 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 le développement physique et cognitif de l’enfant et pour la prévention de la malnutrition. Au niveau communautaire, l’éveil précoce sera intégré au niveau des sites de nutrition pour augmenter les effets et produire des résultats durables. Il va permettre ainsi aux mères d’enfants d’effectuer des activités d’éveil avec leurs jeunes enfants dès la naissance. • Autonomisation de la femme (allégement des travaux, …) Il s’agit d’assurer que les groupes vulnérables à la malnutrition (femmes enceintes, femmes allaitantes/mères d’enfants de moins de 24 mois) ne sont pas exposés à un travail excessif ou à un travail interférant négative- ment sur les soins aux jeunes enfants dans les zones rurales. • Le renforcement de l’éducation formelle et non formelle Le système éducatif est utilisé comme une plateforme de renforcement des connaissances et pratiques clés pour une nutrition optimale des apprenants.Ainsi, l’enseignement préscolaire va intégrer la nutrition dans son programme. Différentes interventions visent à assurer que le renforcement de capacités des enseignants et des personnels d’encadrement pédagogiques lors des formations de base et continue intègrent les notions de base de la nutrition notamment, les actions essentielles en nutrition. Le niveau de connaissance des femmes et des adolescentes sera amélioré à travers les interventions visant l’alphabétisation fonctionnelle sensible en nutrition pour leur permettre d’accéder aux connaissances clés concernant la nutrition et la promotion d’une alimentation diversifiée avant la conception, durant la grossesse, et le suivi de la grossesse pour une protection optimale de la croissance du fœtus, la nutrition et le développe- ment psychomoteur du nourrisson et du jeune enfant. • L’amélioration de l’accès et de la qualité des services sanitaires sensibles à la nutrition Les interventions du secteur de la santé ciblent le renforcement de la qualité du suivi prénatal (CPN recentrée) au niveau des structures de soins, le renforcement de la qualité des consultations postnatales, y compris les conseils pour la planification familiale ainsi que la promotion de la vaccination pour les enfants. Ces interven- tions vont également cibler le renforcement de l’offre et de la demande en soins de santé en mettant en place des mécanismes d’incitation pour le respect des CPN. • La prévention du surpoids, de l’obésité et des maladies non transmissibles liées à l’alimentation S’agissant de la malnutrition par excès, les actions porteront surtout, sur la promotion d’une alimentation diversifiée, équilibrée et saine (peu sucrée, peu salée, peu grasse) et la promotion de l’activité physique.Les interventions visant la promotion et le suivi de la pratique d’une activité physique régulière précoce au niveau des structures de Développement Intégré de la Petite Enfance et des établissements d’enseignement scolaire), la promotion de l’éducation nutritionnelle pour une alimentation saine privilégiant la consommation de fruits et légumes sont préconisées.La mise en place d’une réglementation relative au contrôle des aliments à forte teneur en sucres, sel et matières grasses et intégrant le contrôle de la publicité sera promue. Les interventions visant la sensibilisation de masse de la population sur les facteurs de risque et les détermi- nants majeurs des maladies non transmissibles notamment en ce qui concerne les conséquences de l’obésité, les maladies cardiovasculaires, les maladies de surcharge sont identifiées dans les plans d’actions des secteurs et seront mises en œuvre à l’échelle. 38 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 b. Prise en charge de la malnutrition Les interventions ciblées portent sur le renforcement des structures de prise en charge à tous les niveaux de la pyramide sanitaire notamment les UREN-C, UREN, les CREN, le renforcement du dispositif de prise en charge de la malnutrition aigüe au niveau des structures de santé (ressources humaines et équipements) et la disponibilité permanente des intrants de prise en charge des enfants présentant une malnutrition aigüe. Un protocole de prise en charge des femmes enceintes et allaitantes sera élaboré et mis en œuvre. Au niveau communautaire, les interventions de prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aigüe modérée seront renforcées pour assurer une bonne couverture. Par ailleurs, des interventions visant à développer et mettre en œuvre un plan de contingence pour répondre aux situations d’urgence seront réalisées. c. Prise en charge des maladies non transmissibles liées à l’alimentation (MNT) Le renforcement de l’accès aux services de santé de qualité permettant d’offrir un plateau médical spécialisé et un personnel qualifié dans la prise de ces affections est déterminant. Aussi, les capacités des prestataires de santé devront être renforcées pour assurer une prise en charge nutritionnelle des MNT incluant l’éducation nutritionnelle adaptée pour chacune des pathologies.
2. AXE 2 : LUTTE CONTRE LES CARENCES EN MICRONUTRIMENTS (FER/ACIDE FOLIQUE IODE, ZINC, VITAMINE A) Les micronutriments ciblés par les interventions sont le fer, l’acide folique, l’iode, la Vitamine A et le zinc. Les interventions identifiées par les secteurs s’intègrent dans quatre grandes stratégies complémentaires à mettre à l’échelle pour lutter efficacement contre les carences en micronutriments26 . Il s’agit notamment de la promotion de la diversification alimentaire, la fortification des aliments, la supplémentation en vitamines et minéraux et l’éducation nutritionnelle. De façon globale, les interventions sectorielles identifiées au sein de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’industrie, de la pêche, de l’élevage, de l’environnement dans le cadre de la diversification alimentaire, sont : - la promotion d’une alimentation diversifiée et riche en micronutriments au cours du cycle de vie ; - l’implantation de jardins potagers pour les ménages, de périmètres maraichers communautaires pour renforcer la disponibilité d’aliments riches en micronutriments ; - le renforcement de la présence des espèces sauvages (perdrix, cailles, …) ; - l’extension de la bio-fortification, qui est déjà utilisée en phase expérimentale pour certaines variétés, pour assurer à moyen ou long terme à la population la consommation de variétés enrichies en nutriments. Pour la carence en fer et l’anémie, les interventions ci-dessous vont être renforcées et mises en œuvre notam- ment dans les régions où la prévalence est critique (régions du centre et du sud du pays avec des prévalences de plus de 70%): 26 Selon le Lancet 2013, les interventions de lutte contre les carences en micronutriments, si elles sont mises à l’échelle pour atteindre une couverture de 90 %, pourraient réduire le retard de croissance de 20,3%. 39 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • la supplémentation en fer/acide folique en milieu scolaire particulièrement celle des adolescentes âgés de 10 à 19 ans ; • la supplémentation en fer/acide folique des femmes enceintes et allaitantes ; • la fortification à domicile des aliments destinés aux enfants âgés de 6-23 mois ; • la fortification à grande échelle en fer/acide folique, zinc, iode des aliments de grande consommation (farine, sel, …). Concernant la carence en iode, l’industrialisation de la production de sel iodé, l’adaptation et l’application de la réglementation en matière d’iodation du sel, le renforcement du contrôle qualité et la promotion de la consommation de sel iodé au niveau ménages et au sein du système éducatif seront mises en œuvre. Un accent sera mis sur les régions productrices de sel (Fatick, Kaolack, Kaffrine, Saint-Louis et Sédhiou). La promotion de la consommation de sel iodé passera également par le renforcement de l’initiative « accessibilité sel iodé» qui constitue à rendre disponible du sel adéquatement iodé dans les régions non productrices de sel et parti- culièrement dans leurs zones les plus reculées. La stratégie pour la supplémentation en iode chez les femmes enceintes et les femmes en âge de reproduction (FAR) sera élaborée et testée à travers une étude pilote. Le renforcement de la disponibilité et la promotion de la consommation des produits halieutiques se fera à travers l’éducation nutritionnelle visant principalement les femmes enceintes et les FAR résidant dans les zones rurales non productrices de sel. Concernant la carence en vitamine A, le renforcement de la supplémentation en vitamine A de routine, la poursuite de l’enrichissement des huiles raffinées en vitamine A, la culture de variétés riches en vitamine A contribueront à améliorer le statut en vitamine A des populations. Pour la carence en zinc, les interventions portant sur l’introduction du zinc dans la réglementation relative à la fortification des aliments en micronutriments, l’élevage des petits ruminants à cycle court, la diversification alimentaire et la promotion de la consommation des aliments riches en micronutriments, entre autres, vont contribuer à réduire de manière significative la prévalence de la carence en zinc chez les populations. L’éducation nutritionnelle qui s’inscrit de façon transversale dans ces actions est un élément important dans la lutte contre les carences en micronutriments. Ainsi, elle se fera à travers son intégration dans les curricula de formation, portés par les différents secteurs ainsi que la promotion de la consommation des aliments riches en micronutriments.
3. AXE 3 : RENFORCEMENT DE LA DISPONIBILITÉ ET DE L’ACCESSIBILITÉ DES ALIMENTS DIVERSIFIÉS, SAINS ET À HAUTE VALEUR NUTRITIVE Le renforcement de la disponibilité des aliments sains et à haute valeur nutritive sera mis en œuvre à travers des interventions ciblant tous les maillons de la chaine de valeur (production, stockage, conservation, trans- formation, distribution …) dans les secteurs productifs (agriculture, pêche, élevage, industrie, ...). Dans le domaine de l’agriculture, une dynamique de renforcement et de diversification des filières horticoles (maraîchère et arboricole) à haute valeur nutritive sera engagée. De même, la production des variétés de cé- réales et de légumineuses à haute valeur nutritive sera promue en favorisant au maximum les interventions intégrées ainsi que l’éducation nutritionnelle des agriculteurs en vue d’influencer les choix de production et 40 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 de consommation des ménages agricoles. Dans la même optique, pour le secteur de l’environnement, plusieurs actions sont prévues afin de renforcer l’exploitation, la valorisation et la distribution des produits forestiers non ligneux. À ce titre, des espèces ar- boricoles à haute valeur nutritive seront introduites dans le cadre des opérations de reboisement. De plus, la présence des espèces sauvages sera renforcée dans les réserves naturelles communautaires pour favoriser la diversification alimentaire. Concernant l’élevage, la contribution à une meilleure accessibilité aux aliments à haute valeur nutritive pas- sera par l’amélioration de la disponibilité du lait et des produits laitiers durant toute l’année et sur tout le territoire. Aussi, l’appui aux communautés et aux ménages pour l’aviculture améliorée et l’élevage de petits ruminants et de porcins sera intensifié. Des séances d’éducation nutritionnelle seront menées pour favoriser un régime alimentaire diversifié au sein des communautés. Le renforcement de la disponibilité des produits halieutiques se fera à travers des actions de développement de la pêche continentale (empoissonnement des zones de production, installation et réhabilitation des com- plexes frigorifiques …) et de l’aquaculture (aménagement de fermes en étang, de parcs ostréicoles, de fermes d’algoculture, etc.), la transformation artisanale des produits halieutiques ainsi qu’un appui à la gestion du- rable des ressources halieutiques. Concernant l’industrie, les interventions permettront d’appuyer la généralisation d’une démarche qualité au niveau des segments cibles de l’industrie agro-alimentaire et la mise en place de Petites et Moyennes Indus- tries (PMI) de production de farines infantiles enrichies et instantanées à base de céréales. Pour renforcer la disponibilité et l’accessibilité des aliments, le secteur du commerce s’appuiera sur les leviers de la tarification et de la distribution. Les interventions vont cibler la mise en place d’une régulation adéquate des prix, l’organisation d’un approvisionnement suffisant des centres de consommation et la promotion d’un réseau de distribution en milieu rural. De façon transversale, des dispositions spécifiques seront prises aux plans de la règlementation, des systèmes de contrôle et d’information pour garantir la sécurité sanitaire des aliments produits, transformés et vendus (c’est-à-dire tout au long de la chaine de valeur). Ces dispositions porteront, entre autres, sur la sensibilisation des producteurs pour une gestion raisonnée des pesticides et le renforcement du contrôle sanitaire périodique des sites agréés de production aquacole et halieutique. Au même titre, la réglementation sera aussi revue pour prendre en compte les produits d’élevage. La promotion de l’inclusion économique des femmes constitue un moyen puissant dans le cadre de l’amélio- ration de la disponibilité des aliments. Elle se fera à travers un meilleur accès : i) aux facteurs et moyens de production ; ii) à l’appui conseil ; iii) à la formation sur la transformation des produits agricoles et la conser- vation des aliments et ; (iv) à des technologies appropriées et compatibles à leur statut social. 4 AXE 4 : FORMATION, RECHERCHE ET INNOVATION L’atteinte de la vision exige en amont le renforcement des connaissances et des capacités des ressources humaines en nutrition, tant au niveau central, régional et local et le développement de la recherche dans le secteur. Partant de ces enjeux, le PSMN engagera le Sénégal sur les cinq (05) prochaines années sur une nou- velle dynamique avec des interventions structurantes orientées vers la formation et la recherche en nutrition. 41 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Sur la formation, l’objectif visé globalement est d’avoir une masse critique d’acteurs capables de dévelop- per, mettre en œuvre et suivre des programmes en faveur de l’amélioration de la situation nutritionnelle. La formation sera structurée à différents niveaux : la formation académique et professionnelle en nutrition, la formation continue, le renforcement des capacités en nutrition des acteurs au sein des différents secteurs et à tous les niveaux, l’introduction de la nutrition dans les curricula des différents établissements de formation, le renforcement de l’intégration de la nutrition dans les curricula de formation de l’école de base. Les actions dans ce sens concernent notamment 27 : • le dialogue avec les milieux académiques pour un plaidoyer auprès du gouvernement et des PTF pour le financement des filières de nutrition dans le but de renforcer l’offre de formation académique en nutrition qui est très limitée au Sénégal ; • un plaidoyer auprès des écoles de formation professionnelle (agriculture, élevage, pêche, industrie, environnement…) pour l’introduction des modules de formation en nutrition en vue de favoriser l’institutionnalisation de la nutrition dans les secteurs et ; • la formation en nutrition des personnels techniques au sein des secteurs, y compris les points focaux de la CLM, les autorités administratives, les collectivités locales pour améliorer les connaissances et compétences en nutrition. Au niveau du secteur de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, l’offre sera renforcée à travers la mise en place d’une formation continue en nutrition (en E-learning et/ou présentiel). Les activités de formation continue pourront concerner notamment l’éducation nutritionnelle, les activités d’éveil et de stimulation pour la petite enfance, l’éducation sportive, l’alimentation de la mère et de l’enfant .... Sur les aspects de recherche et d’innovation en nutrition, l’ambition est d’utiliser davantage le secteur de la recherche pour une contribution dans la lutte contre les carences en micronutriments (bio fortification, semences améliorées, nutriments d’origine halieutique....) et l’utilisation des résultats de la recherche pour une orientation ou une adaptation des interventions des programmes de nutrition. Il s’agira également de réhabiliter dans un premier temps les laboratoires et centres de recherche spécialisés en nutrition pour leur permettre d’accueillir un nombre plus importants d’acteurs de la recherche et de mettre en place à terme un centre national de recherche sur la nutrition. L’ambition affichée est aussi de développer des projets de recherche agricole centrés sur la nutrition et à fort impact. À ce titre, des interventions de recherche seront mises en œuvre pour contribuer à augmenter la dispo- nibilité, l’utilisation et les effets des variétés bio fortifiées sur le statut en micronutriments (fer/acide folique, vitamine A, iode, etc.) des populations. Ces interventions couvriront également des travaux de recherche sur la promotion des nutriments d’origine halieutique et l’installation d’une section bio fortification dans la banque de gènes de l’ISRA. 5 AXE 5 : GOUVERNANCE DE LA NUTRITION Le renforcement de la gouvernance du secteur de la nutrition constitue un préalable pour réussir la mise en œuvre du PSMN suivant l’approche multisectorielle. La gouvernance permet en effet de mettre en place les processus et cadres requis pour garantir la bonne coordination des interventions multisectorielles et le respect des principes de transparence, de reddition des comptes et de partage d’information entre les différentes par- ties prenantes. 27 Étude de Diagnostic et Estimation des Besoins de Renforcement des Capacités Organisationnelles et Institutionnelles du Secteur de la Nutrition au Sénégal, Banque Mondiale, Décembre 2016 42 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Les interventions retenues sous cet axe se structurent autour de la coordination de la mise en œuvre du PSMN et du développement d’un cadre institutionnel et législatif favorable à l’atteinte des objectifs en matière de nutrition. Le dispositif de gouvernance pour accompagner la mise en œuvre du PSMN sera articulé autour de plusieurs instances de pilotage. À cet effet, une plateforme de coordination multi-acteurs sera opérationnalisée pour coordonner la politique de nutrition au Sénégal. Le cadre de gouvernance qui sera déployé pour accompagner la mise en œuvre du PSMN s’inscrira dans le format requis pour favoriser l’institutionnalisation et la prise en compte systématique de la nutrition dans les différentes politiques sectorielles et de développement socioéconomique au Sénégal. Il intégrera des ins- tances dédiées pour appuyer la mobilisation des ressources, ainsi que la dissémination des informations et la capitalisation des bonnes pratiques dans l’ensemble des secteurs concernés. Un dispositif de coordination adéquat sera mis en place pour permettre d’assurer un pilotage efficace de la mise en œuvre du PSMN, non seulement au niveau intersectoriel porté par le BEN de la CLM , mais aussi aux niveaux intra - sectoriels en tirant parti des mécanismes opérationnels de gestion déjà en place dans les diffé- rents ministères concernés. Le dispositif de coordination s’appuiera au niveau opérationnel sur une définition claire des rôles et responsabilités de chacune des parties prenantes, le renforcement des cadres de concertation et d’échanges, d’actions et de suivi, notamment pour l’affermissement de l’esprit de responsabilité et la re- devabilité des différents acteurs aux niveaux central, déconcentré et communautaire. Un Comité scientifique multisectoriel sera parallèlement mis en place pour assurer la prise en charge des questions de recherche, de formation et d’innovation sur la nutrition. 43 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 MISE EN OEUVRE DU PSMN : PLANS D’ACTIONS SECTORIELS 44 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Mise en œuvre du PSMN La mise en œuvre du PSMN (2017-2021) se fera à travers l’exécution des 12 (douze) plans d’actions secto- riels (PAS). Annuellement, chaque secteur va extraire de son PAS, les interventions à mener, les activités y afférentes, les indicateurs de performanceainsi que le budget nécessaire à leur réalisation. Ceci constituera pour le secteur son plan de travail annuel. Les interventions retenues et validées par l’autorité politique du ministère sont partagées d’abord avec les différentes structures du ministère et ensuite avec leurs services déconcentrés pour une appropriation et une mise en œuvre au niveau opérationnel en vue d’une contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel des communautés. Le suivi de l’état d’avancement des plans d’actions sectoriels se fera à travers les différents cadres de coordination existants au niveau national (CLM), régional (CRS), local (CDD). Les indicateurs identifiés de manière consensuelle avec les secteurs serviront d’outils pour mesurer les performances réalisées par chaque secteur. Le secteur privé et la société civile ont aussi un rôle déterminant dans la mise en œuvre du PSMN. Une synthèse du PAS de chaque secteur est ci-dessous décrite. • Secteur privé La nutrition offre aussi des opportunités pour le secteur privé. En effet, la disponibilité de nouveaux pro- duits grâce à l’innovation, la production d’aliments nutritifs et à haute densité énergétique, la fortification des aliments en micronutriments (vitamines et minéraux essentiels) va permettre au secteur privé d’avoir une augmentation de parts de marché, l’augmentation de la productivité à travers une nutrition adéquate des enfants et des adultes. En matière de nutrition, le secteur privé est actuellement engagé dans la fortification des aliments de grande consommation. Le Sénégal a validé le cadre de coopération de la nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition depuis 2013. Ce cadre vise, entre autres objectifs, une meilleure implication du secteur privé dans le domaine de la nutrition. Par ailleurs, la mobilisation de ressources financières, techniques et humaines à travers des partenariats pu- blics privés et la responsabilité sociétale des entreprises (partenariats sur les TIC, fortification à grande échelle des aliments de forte consommation, création d’environnement favorable pour les femmes, alimentation dans le milieu du travail, alimentation scolaire …) pourrait permettre au secteur privé de jouer un rôle beaucoup plus important dans l’amélioration du statut nutritionnel des populations sénégalaises. • Société civile La société civile a joué un rôle primordial dans l’évolution de la situation nutritionnelle au Sénégal (mise en œuvre des programmes, plaidoyer, veille, alerte, production d’évidences). D’ailleurs, la plateforme SUN des organisations de la société civile mise en place est très opérationnelle. Elle est en train de mener des actions de communication et de plaidoyer impliquant l’ensemble des parties prenantes pour une augmentation du financement et une amélioration de la gouvernance. 45 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 AGRICULTURE 46 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
1. AGRICULTURE Les interventions proposées par le secteur de l’agriculture contribuent à améliorer la production et la consom- mation d’aliments nutritifs nécessaires à une vie saine et active. Dans le cadre du PSMN, le secteur de l’agri- culture est engagé au niveau des axes stratégiques : (i) renforcement de la disponibilité d’aliments diversifiés, sains et nutritifs et (ii) formation, recherche et Innovation. La mise en œuvre réussie du plan d’actions du sec- teur de l’agriculture contribuera à l’atteinte par le Sénégal, des objectifs stratégiques de réduction de la mal- nutrition chronique, de la malnutrition aigüe, du faible poids de naissance et des carences en micronutriments. Les interventions et actions ciblées par le secteur (figure 1) ont trait à la fois au développement de projets de recherche agricole centrés sur la nutrition, au renforcement et à la diversification des filières horticoles (ma- raîchères et arboricoles), à l’amélioration de variétés de céréales et de légumineuses à haute valeur nutritive et à l’amélioration de la sécurité sanitaire des produits agricoles. Cette promotion de la production agricole sera accompagnée d’une éducation nutritionnelle pour améliorer les connaissances et pratiques des ménages en vue d’une meilleure diversification du régime alimentaire. Par ailleurs, le secteur de l’agriculture prendra davantage en compte les principes d’une agriculture sensible à la nutrition en contribuant à assurer l’accès et la disponibilité pendant toute l’année d’aliments riches en nutriments, en favorisant les investissements ciblant les femmes à travers notamment le renforcement de leurs capacités en vue de leur autonomisation et l’augmentation des revenus issus de l’agriculture pour les producteurs. Enfin, l’inscription d’objectifs et d’indicateurs nutritionnels explicites lors de la conception de politiques et projets agricoles constitue un élément clé dans le processus d’institutionnalisation de la nutrition dans le secteur. 47 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 8 : AGRICULTURE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D’INTERVENTION INTERVENTIONS ACTIONS PHARES '' '' ' 1 ■ Appui à la mise en place d’activités arboricoles dans les '' ' ' 1 ménages ; ' Appui à la mise en place d’activités maraîchères dans les ! i. Renforcement de la production et de la diversification des spéculations horticoles à haute ! ménages(jardins d'arrières cours) ; Appui à la mise en place de périmètres maraîchers valeur nutritive i■ communautaires ; Renforcement de la disponibilité des 1 ■ Appui à la mise en place de périmètres arboricoles aliments diversifiés, sains et nutritifs 1 communautaires ; 1 ' '' Extension du programme micro jardins. ' ' ■ !--------------- 1 ' ------t- i ■ Production de semences des céréales et légumineuses à haute : valeur nutritive et/ou biofortifiées dans le programme agricole ; '' Amélioration de la production des variétés '' Renforcement des capacités du dispositif d’appui conseil sur les de céréales et de légumineuses à haute ! ■ --r productions céréalières et légumineuses à haute valeur nutritive. i valeur nutritive --r--- Appui à l’installation d’une section bio fortification dans la , ■ Développement de projets de recherche Lutte contre les carences en '' ' banque de gènes de l’ISRA ; agricole centré sur la nutrition Production de semences de pré-base validées par la recherche. 1 micronutriments 1 ' ! ■ Gouvernance de la nutrition ! -r---- 1 1 '' ■ Institutionnalisation de la nutrition -r 1 '' Plaidoyer pour la systématisation de la prise en compte des objectifs et indicateurs agricoles pro-nutrition dans les politiques, programmes agricoles et plans de communication. -r -r· ' Formation et sensibilisation des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles dans l'utilisation des engrais Formation, recherche et Amélioration de la sécurité sanitaire des et des pesticides ; innovation i produits agricoles i■ Renforcement du contrôle sanitaire des produits agricoles. 48 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 COMMERCE ■ 49 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
2. COMMERCE Dans le cadre du PSMN, la mise en œuvre réussie du plan d’actions du secteur du commerce va contribuer à l’atteinte des objectifs stratégiques de réduction de la malnutrition chronique, de la malnutrition aigüe, des carences en micronutriments, du surpoids et de l’obésité et d’une augmentation du taux d’AME. En effet, le rôle du secteur du commerce sera de favoriser une plus grande disponibilité des produits de grande consom- mation, de produits sains et nutritifs en garantissant une accessibilité géographique et financière en ciblant notamment les ménages vulnérables. Il s’agira également pour le secteur d’assurer une réglementation ali- gnée aux priorités nutritionnelles du pays et de mettre à disposition des ressources pour assurer le respect des normes et l’application de la réglementation. Le secteur est ainsi engagé sur ces axes stratégiques : (i) lutte contre les carences en micronutriments (fer, iode, zinc, vitamine A) ; (ii) renforcement de la disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs et (iii) formation, recherche et innovation, et prévention de la malnutri- tion et des maladies chroniques d’origine alimentaire. Pour le volet relatif à la réglementation, au suivi et au contrôle, les interventions et actions proposées ciblent les produits enrichis en micronutriments notamment par la révision de la réglementation sur l’iodation du sel, le plaidoyer pour la détaxation de l’iodate de potassium, de la vitamine A, de la vitamine B9, du fer et du zinc. Par ailleurs, le commerce va appuyer l’élaboration d’un projet de décret relatif à la commercialisation des substituts de lait maternel. Il s’agira ensuite de renforcer les ressources techniques et matérielles de contrôle et les capacités analytiques de la direction du commerce intérieur afin de mener les contrôles des aliments en- richis, du sel iodé et les substituts au lait maternel sur les sites de production et/ou les réseaux de distribution. Le contrôle du marketing des produits à teneur élevée en matières grasses, sucre et sel pour les enfants va se faire via une réglementation spécifique pour l’étiquetage de ces produits et l’élaboration et l’application d’une réglementation sur la publicité alimentaire. Dans le cadre du renforcement de la disponibilité, le secteur du commerce va promouvoir un réseau de dis- tribution en milieu rural en appuyant la création de réseaux de distribution et de vulgarisation des produits locaux notamment en milieu rural. Par ailleurs, le contrôle des prix et l’approvisionnement du marché en pro- duits de première nécessité va se faire via la mise en place d’un système d’information (cartographie, prix et stocks) et l’appui au processus d’élaboration du projet de loi sur les pratiques commerciales, la mise en place de magasins de stockage pour les produits locaux mais également des plateformes de commercialisation. 50 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 9 : COMMERCE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES Renforcement des ressources des services de contrôle et de la DCI ; Analyses de la vitamine A, de la vitamine B9, du fer et de l'iode ; '' Contrôle des aliments enrichis (huiles et farines), du sel iodé, des Lutte contre les carences en '' substituts au lait maternel dans le réseau de distribution et les sites Renforcement et suivi de l'application de la réglementation ' micronutriments (fer, iode, ''' '' de production ; ' relative aux produits enrichis en micronutriments zinc, vitamine A) '' ' Formation des personnels de laboratoires sur le dosage des i i paramètres de la fortification i i Projets de transformation des céréales locales (dans les régions ciblées) ; Renforcement de la disponibilité des aliments L_-r diversifiés, sains et nutritifs _ _ _l:' _ _ _ __ Promotion d’un réseau de distribution en milieu rural, franchise commerciale référencements Régulation des prix et approvisionnement en denrées de Création des réseaux de distribution de produits locaux en milieu rural ; Appui pour les conditions de mise en marché des denrées de première nécessité produites localement (magasin de stockage, plateforme de commercialisation). Système d'information (cartographie, prix et stocks). première nécessité ~---- T---- Capacités analytiques du laboratoire national d'analyse et de contrôle ; Renforcement et suivi de l'application de la réglementation Formation les agents chargés du contrôle sur la fortification et ''''''': Formation, Recherche et relative aux produits enrichis en micronutriments l'iodation ; Innovation Etudes pour l'incorporation du zinc dans un véhicule alimentaire r-i! ---+ i :,,!--- approprié. Suivi, coordination et l'évaluation des activités de contrôle ; Renforcement et suivi de l'application de la réglementation Plaidoyer pour détaxer l'iodate de potassium, la vitamine A, la ' relative aux produits enrichis en micronutriments vitamine B9, le fer et le zinc ; Réforme de la réglementation sur l'iodation du sel. ----------------------- ~ ---------r------------------------------------------------~------: i i ---------------------------------------------------- Réglementation spécifique sur l’étiquetage des aliments destinés aux enfants ; Contrôle du marketing des produits à teneur élevée en Renforcement de la régulation sur les publicités relatives aux matières grasse, sucre, sel pour les enfants aliments en forte teneur en matières grasses, sel et sucre destinés aux enfants ; Réglementation sur la publicité alimentaire de manière générale Gouvernance de la nutrition r-------- ':f- ---------- -------- : :! Régulation des prix et approvisionnement en denrées de Processus d'élaboration du projet de loi sur les pratiques premiere nécessité commerciales ': _____________J!_____ -----:1=::----- Renforcement et suivi de l'application de la réglementation relative au code de commercialisation des substituts au Lait Elaboration d'un projet de décret relatif à la commercialisation d'un substitut du lait maternel Maternel Vulgariser la règlementation sur les SLM ! 51 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 DÉCENTRALISATION ET DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL 52 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
3. DÉCENTRALISATION ET DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL Le secteur de la décentralisation et du développement territorial constitue un maillon essentiel dans la lutte contre la malnutrition. En effet les collectivités territoriales , de par leur proximité avec les communautés, sont la porte d’entrée de la plupart des interventions de nutrition. Elles assurent en qualité de maitre d’ou- vrage, la mise en œuvre et le suivi des projets de nutrition communautaire. Ce rôle central des collectivités territoriales sera renforcé dans le cadre du PSMN à travers une implication plus accrue dans les interventions sectorielles sensibles nutrition. Les collectivités territoriales sont engagés au niveau des axes stratégiques suivants : (i) prévention et prise en charge de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire ; (ii) lutte contre les carences micronutriments et (iii) gouvernance de la nutrition. Les interventions proposées dans le cadre du renforcement de la gouvernance et l’institutionnalisation de la nutrition vont porter sur le développement d’une planification et d’une budgétisation sensible de la nutrition au niveau territorial, la promotion et le renforcement des investissements en faveur de la nutrition au niveau communautaire. Ces actions se feront à travers, le renforcement des capacités des élus sur la nutrition, l’éla- boration et la diffusion de guides pour la planification et la budgétisation intégrant la nutrition. Le renforce- ment des investissements communautaires se matérialisera par le financement d’activités ciblant l’alimen- tation de la femme, de l’enfant (vivres de soudure, grenier de l’enfant, jardins d’arrière-cour...) l’hygiène et l’assainissement du milieu, la promotion des pratiques familiales essentielles et des activités de stimulation et d’éveil de l’enfant. 53 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 10 : DÉCENTRALISATION et collectivités locales – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES '' '' Mise en œuvre d'activités d'accompagnement des communes '' '' par l'AMS, l'UAEL, l'ADS, et le Haut-Conseil ; ' ' ' ' Mise en place et formalisation des cadres de concertation et de Coordination et suivi des interventions de nutrition coordination ; ! communautaire ! Renforcement des capacités des élus sur le suivi des ' ' interventions de nutrition ; !r------- r --------~--- Conférence territoriale d'harmonisation de la nutrition. Gouvernance de la nutrition Elaboration des documents de planification participative ; Développement d'une planification et d'une Elaboration d'un guide pour l'intégration de la nutrition dans les i budgétisation sensible nutrition au niveau territorial ! documents de planification et de budgétisation des collectivités ' territoriales. ! :-- Révision du cadre légal et réglementaire de la ---:----- ! Révision des textes existants sur la nomenclature budgétaire pour une intégration de la nutrition communautaire ; r décentralisation pour l'intégration de la nutrition ! Activité de plaidoyer pour un ciblage prioritaire des ménages ' communautaire ' ! vulnérables. ! --7------ 7------ , Mise en place de communautés et collectivités Amies des ! Promotion de l’allaitement maternel exclusif (AME) ! Bébés ; oo ' et de l'allaitement continu ' Mise en place d'unités d'allégement des travaux de la femme ; Organisation d'activités de mobilisation sociale. N ! ! Prévention et prise en charge des malnutritions !------ ' Promotion et Développement d’activités de ----r Intégration des activités d'éveil dans le paquet d'activités des sites de nutrition communautaires ; stimulation et d’éveil de la petite enfance '' :------- 1 _____!__ _ '' ' Mise en place de garderies communautaires fonctionnelles. Appui à la mise en œuvre de l'Assainissement total piloté par la '' ' communauté ; Promotion et renforcement des investissements en Financement de micro-projets WASH ! faveur de la nutrition au niveau communautaire ! Mise en place de garderies communautaires ; '' '' Réalisation d'adductions d'eau (AEP multi-villages, pour ! ! réduire les corvées liés à l'eau. -------7-------- , ------7-, Enregistrement de tous les enfants à l'état civil dès la naissance ; Renforcement du Suivi Promotion de la Croissance des enfants de 0-2 ans ! Formalisation et mise en place des sites de nutrition '' communautaires identifiés. --------- - i! ---------7------------- 1 --------------- ---------------- --------7------ Promotion d'une alimentation complémentaire (AC) Organisation de foires sur les produits alimentaires du terroir. adéquate l_____ . r---- Renforcement de la ' ' Supplémentation alimentaire pendant les périodes de Accompagnement de la mise en place de champs collectifs et disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs ! soudure ! de greniers communautaires. '' '' 54 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 EDUCATION 55 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
4. ÉDUCATION L’éducation est un levier important pour l’amélioration du statut nutritionnel des populations à travers la dissémination et l’adoption de pratiques favorables à une bonne nutrition dès la petite enfance. Aussi, elle garantit aux cibles un bon niveau d’instruction favorisant des pratiques de soins adéquats pour les femmes et les enfants.Par ailleurs, elle permet de disposer d’une masse critique d’acteurs ayant des compétences en nutrition. Le secteur de l’éducation est engagé sur les axes stratégiques relatifs à:(i)lutte contre les carences en micronutriments ; (ii) formation, recherche et innovation et (iii) prévention de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire. Les interventions du secteur portent sur l’intégration de la nutrition dans les curricula des établissements de formation, la prise en compte de l’éducation nutritionnelle en milieu scolaire et autres espaces d’enseigne- ment, la redynamisation des jardins scolaires dans le préscolaire, l’élémentaire et les « daara ». La redyna- misation de l’éducation sportive à l’école et autres espaces d’enseignement et de formation en formant les enseignants aux pratiques physiques minimales pour lutter durablement contre la malnutrition par excès. Par ailleurs, le renforcement des programmes d’alimentation et de nutrition en milieu scolaire sera un levier pour renforcer le statut nutritionnel des apprenants. Concernant la lutte contrel’anémie des activités de sup- plémentation en fer et acide folique seront menées pour les apprenants particulièrement les adolescentes. 56 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 11 : ÉDUCATION – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES '' Elaborer les standards pour les repas scolaires sains et nutritifs 00 '' basés sur la valorisation des produits locaux ; H Prévention et prise en Renforcement des programmes d'alimentation' et de nutrition en milieu scolaire et autres '' Etendre la mise en place des champs communautaires et/ou autres AGR pour la pérennisation des cantines scolaires ; Etendre les cantines scolaires dans les établissements scolaires charge des malnutritions '' espaces d'enseignement et de formation '' et autres espaces d'enseignement et de formation ; i ''' Mettre à l‘échelle les systèmes d'achats locaux et en cash (bon -r . l ' d'achat) avec les petits producteurs pour l'approvisionnement [ ! des cantines scolaires. -r--- Alphabétisation fonctionnelle des femmes Intégrer dans le Programme National d'Education de Base des Jeunes et des Adultes (PNEBJA) les actions essentielles en nutrition ; , Organiser des séances d'animation sur les actions essentielles en '' ______ Jl nutrition à travers les classes alpha. !------ ' r Assurer la formation des formateurs et des IEF des établissements sur le module Nutrition ; Intégration de la nutrition dans les curricula l Formation, Recherche et '' ' Elaborer des supports de formation sur les actions essentielles des établissements de formation Innovation ! ■ en nutrition; i Elaborer un module de formation en nutrition. r---- Lutte contre la carence en iode en milieu --r----- : scolaire et autres espaces d'enseignement et de Organiser des sessions de formation des enseignants et des maitres coraniques sur l'utilisation du guide sur les , formation micronutriments. ' r------ Redynamisation de l'éducation physique à--------r-------:------- l'école et autres espaces d'enseignement et de Initier les enseignants aux pratiques physiques minimales. formation -----r Lutte contre l'anémie en milieu scolaire et----r autres espaces d'enseignement et de formation : Réviser le document de politique santé-nutrition-environnement en vue d'integrer les normes et protocoles en matiere de '' nutrition. Gouvernance de la nutrition j--- Renforcement des programmes d'alimentation Mettre à jour le document de politique de cantine scolaire ; Mettre à jour le guide de mise en place et de gestion des et de nutrition ----1------- ' Lutte contre la carence en iode en milieu --r scolaire et autres espaces d'enseignement et de ' formation ' ! cantines scolaires. Organiser des activités extra muros avec les apprenants pour la promotion de la consommation de sel iodé Lutte contre les carences en i :------- ------t-------------- micronutriments (fer, iode, Lutte contre l'anémie en milieu scolaire et Supplémenter les adolescentes en fer et acide folique ; zinc, vitamine A) autres espaces d'enseignement et de formation ! : Supplémenter les apprenants en fer et acide folique. ! 57 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 ELEVAGE 58 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
5. ÉLEVAGE Les aliments d’origine animale, du fait de leur grande disponibilité en micronutriments et en tant que source importante de protéines, jouent un rôle clé dans l’amélioration de l’état nutritionnel des populations. Ainsi, le secteur de l’élevage est engagé dans les axes stratégiques :(i) renforcement de la disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs ; (ii) lutte contre les carences en micronutriments et (iii) formation, recherche et innovation. Les interventions proposées par le secteur portent sur le renforcement des filières (aviculture, élevage des petits ruminants, élevage porcin...) le long de la chaine de valeur. Ces efforts seront appuyés par l’éducation nutritionnelle pour favoriser l’autoconsommation au niveau des ménages. Par ailleurs, la forma- tion et la recherche appuieront le développement des filières à travers la sélection de sujets de race. L’intégration de la nutrition dans les curricula de formation du secteur de l’élevage sera promue. 59 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 12 : ELEVAGE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES INTERVENTIONS ACTIONS PHARES D'INTERVENTIONS 1 1 1 Achat et octroi de boucs géniteurs, de chèvres aux éleveurs 1 1 1 1 1 1 ■ Amélioration de la disponibilité et de Construction de magasins de stockage ; 1 1 1 1 1 l'accessibilité du lait et des produits Mise en place et équipement de laiteries et d'étables ; 1 1 1 1 1 ■ 1 laitiers toute l'année et sur tout le Achat et distribution matériel de conservation et de transformation; 1 1 1 1 ■ l1 territoire 1 1 1 Achat et distribution matériel de transport. 1 1 1 1 1 ■ 1 1 1 1 1 1 t----- ---j------ 1 1 Acquisition de matériel de froid, de matériels et équipements ; 1 1 Développement de l’aviculture 1 1 1 ■ Construction et équipements de poulaillers familiaux ; 1 1 1 familiale ■ 1 1 1 Renforcement de la Construction et équipement d'unités d'abattage et de découpe. 1 1 1 1 1 ■ disponibilité des 1 1 1 L- -----7-- aliments diversifiés, I 1 Achat et octroi de brebis, de géniteurs ovins ; 1 1 1 sains et nutritifs 1 Développement de l’élevage des petits 1 ■ Construction d'aires d'abattage ; 1 1 1 ruminants ■ 1 1 1 Construction de Bergeries/chèvreries améliorées et familiales. 1 1 1 1 1 ■ 1 r--------- 1 ----~------- 1 1 '1 ■ Equipement des apiculteurs en enfumoirs, en groupes électrogènes, en presse miels, en ruches et en tenues apicoles ; 1 1 Développement de l'apiculture 1 1 1 Mise en place d'unités d'extraction, de conditionnement des 1 1 1 1 1 ■ 1 produits de la ruche. 1 1 1 1 1 1 1 j----- -----7--- 1 1 1 1 ■ Achat et octroi de Porcs exotiques ; Développement de l'Elevage porcin Construction d'aires d'abattage, de foirails et de porcheries ; 1 1 1 1 1 1 Constructions de marchés de viande porcine. 1 1 1 1 1 ■ 1 1 1 1 -r----- , -----~----- 1 ' Formation aux pratiques d'élevage appropriées ; 1 1 1 1 1 ■ 1 1 1 Mise au point de formules alimentaires adaptées ; Amélioration de la disponibilité et de ■ 1 1 1 Formation en technique de complémentation alimentaire ; 1 1 Formation, Recherche 1 1 l'accessibilité du lait et des produits 1 ■ Formation sur les techniques et technologies de transformation du 1 1 1 et Innovation laitiers toute l'année et sur tout le ■ 1 1 1 lait en produits à haute valeur ajoutée et en haute valeur nutritive ; 1 1 territoire 1 1 1 Plaidoyer pour l'intégration de module sur la nutrition dans les 1 1 1 1 1 ■ curricula de formation. 1 1 1 1 1 1 1 1 1 60 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE 61 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
6. ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE L’enseignement supérieur et la recherche jouent un rôle clé pour améliorer l’offre en formation et les compé- tences nationales en nutrition. Il permet ainsi la réorientation et l’adaptation des évidences sur le plan inter- national au contexte grâce aux résultats de la recherche. Dans le cadre du PSMN, le secteur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est engagé dans (i) Formation, recherche et innovation ; (ii) gouvernance de la nutrition et (iii) la prévention et la prise en charge de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire. Les interventions proposées portent tout d’abord sur le renforcement de l’offre de formation en nutrition dans les établissements d’enseignement supérieur, l’intégration de la nutrition dans les curricula de formation, la révision des programmes de formation en nutrition existant, la création de nouvelles filières de formation en nutrition et diététique, la mise en place d’une offre de formation continue en nutrition au niveau des établisse- ments d’enseignement supérieur. L’offre de recherche et d’innovation en nutrition sera renforcée à travers des projets prioritaires de recherche et d’innovation en nutrition et diététique qui vont permettre de comprendre les facteurs explicatifs de la situation nutritionnelle dans certaines régions du pays. Aussi, un centre national de recherche/innovation en nutrition et une plateforme de coordination des actions de recherche en nutrition au Sénégal seront mis en place. La promotion de la pratique de l’éducation physique au niveau des EES à travers le renforcement des activités d’animation sportive et la sensibilisation sur le sport universitaire obligatoire. 62 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 13 : ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN Axes d'interventions Interventions Actions Phares oo Accompagner les EES dans le processus d'intégration de la nutrition dans N ■ ■ leurs curricula de formation ; Créer de nouvelles filières de formation en nutrition et diététique ; Mettre en place au niveau des UASZ, UGB, UADD, Université de Thiés Renforcement de l’offre de ■ une offre de formation continue en nutrition (e learning et / ou présentiel) ; Formation, Recherche formation en nutrition dans les Mettre en place au niveau des EES (UCAD, ENTSS, UVS, ENDSS) une et Innovation établissements d’Enseignement ■ offre de formation continue en nutrition (e learning et / ou présentiel) ; Supérieur ■ Réaliser une étude diagnostique de l'offre de formation en nutrition dans l'enseignement supérieur au Sénégal ; ■ Elaborer des référentiels de compétences, de formation et d'évaluation en nutrition. ------------------------------t--------------------------------- J ■ Identifier, financer et mettre en œuvre les projets prioritaires de recherche et d' innovation en nutrition et diététique ; Renforcement de l’offre de Mettre en place le centre national de recherche/innovation en nutrition ; Formation, Recherche et recherche et d’innovation en ■ Mettre en place une plateforme de coordination des actions de recherche en Innovation nutrition des acteurs et parties ■ nutrition au Sénégal ; prenantes 1 Réhabiliter les laboratoires et centres de recherche spécialisés en nutrition 1 1 1 ■ 1 1 1 (ITA et UCAD). --------------------r-------------------- 7------ 1 1 1 ~ 1 1 1 Promotion des comportements 1 Sensibiliser sur l'intégration du sport universitaire obligatoire ; 111 1 1 1 1 favorables à (exercice physique , 11 ■ Elaborer le document de plaidoyer pour l'intégration de la nutrition dans les == Gouvernance de la 1 1 1 1 1 bonne alimentation) 1 1 1 ■ curricula de formation des filières cibles. nutrition 1 1 1 1 ---------------~-----------------------------------------~------------------ 1 1 --------- 0 ~ ■ Appuyer les Centres des œuvres Universitaires et les comités d'élèves dans le renforcement des activités d'animation sportive ; Prévention et prise en Promotion des comportements ■ Elaborer et diffuser les guides pour promouvoir l'exercice physique et charge des favorables à (exercice physique , l'alimentation saine et équilibrée dans les EES ; malnutritions bonne alimentation) ■ Organiser une journée de promotion des bonnes pratiques de nutrition et de sensibilisation sur l'intérêt de la pratique du sport ■ 63 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 ENVIRONNEMENT 64 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
7. Environnement Le secteur de l’environnement constitue un levier clé pour augmenter la résilience des ménages face aux changements climatiques et renforcer l’engagement du Sénégal dans la voie du développe- ment durable. La politique de gestion des ressources naturelles mise en œuvre par le secteur permet d’adopter des comportements respectueux et protecteurs du cadre de vie des populations, mais égale- ment de mettre à profit les produits forestiers non ligneux à haute valeur nutritive pour améliorer leur statut nutritionnel. Le secteur de l’environnement est engagé, dans le cadre du PSMN au niveau de l’axe stratégique, renforcement de la disponibilité d’aliments diversifiés, sains et nutritifs. La mise en œuvre réussie du plan d’actions du secteur de l’environnement contribuera à l’atteinte des objectifs stratégiques suivants :(i) réduction de 20% la prévalence du retard de croissance ;(ii) porter à moins de 5% la prévalence de la malnutrition aigüe ; (iii) réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les enfants de moins de 5ans et les femmes en âge de reproduction. Les interventions du secteur portent en premier lieu sur le renforcement et la valorisation des produits forestiers non ligneux (PFNL) et la production halieutique. Le renforcement des PFNL se fera par l’appui à l’élevage domestique d’espèces de faune (pintades sauvages,canards sauvages, …) pour garantir la disponibilité de protéines d’origine animale et la mise en œuvre des activités de reboise- ment (palmiers à huile, baobab, pommier du sahel, moringa …), l’introduction d’espèces forestières fruitières résilientes dans les zones à risques. L’aménagement et/ou la restauration des écosystèmes de mangrove pour accroitre la production halieutique et de crustacées. Ensuite, le secteur compte renforcer la lutte contre la déforestation et la dégradation des terres à travers la lutte contre les feux de brousse et la mise en place de dispositifs antiérosifs pour la conservation et la récupération des terres agricoles salinisées en vue d’augmenter la production agro-sylvo-pastorale. Enfin, le secteur va mener des actions de prévention et de luttecontre les pollutions des eaux super- ficielles par le reboisement avec des végétaux purificateurs au niveau des périmètres maraichers ou jardins polyvalents. 65 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 14 : ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN Axes d'interventions Interventions Actions Phares Mener des activités de sensibilisation et de prévention au niveau 1 Action de prévention, de lutte contre i. des zones industrielles, minières ; les pollutions des eaux superficielles ! ■ Réaliser les activités de reboisement avec des végétaux et souterraines 1 purificateurs (Moringa- sap-sap, tieppe….) au niveau des périmètres maraichers ou jardins polyvalents. ! 1-------- Lutte contre l’utilisation abusive des pesticides : . Sensibiliser les agriculteurs sur les impacts/dangers liés à l'utilisation des pesticides. ! :. (- Récupérer les terres salées pour augmenter la production agro- sylvopastorale ; 1 ! Lutte contre la déforestation et la 1 1 • Mettre en place des dispositifs antiérosifs (mécaniques et biologiques) pour la conservation et la récupération des terres dégradation des terres agricoles ; i! ■ Mettre en place des unités de biodigesteur domestique et communautaires pour lutter contre la déforestation. Renforcement de la !:------ disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs : 1 . Aménager et/ou restaurer les écosystèmes de mangrove pour accroitre la production halieutique et de crustacées ; ! Appuyer l'élevage domestique d'espèces de faune (Pintades Renforcer la production des produits i. sauvages, cailles, francolins, Canards sauvages, etc …) pour garantir la disponibilité de la protéine animale ; forestiers non ligneux et la production : Mener des activités de reboisement (régénération naturelle halieutique ! 1 assistée; plantation; mise en défense) et enrichissement pour renforcer la disponibilité des PFNL et des espèces à haute valeur nutritive (Palmiers à huile, baobab, pommier du sahel, Moringa, Jujubier, etc …) dans le domaine protégé (zones de terroir). [ __ Renforcer la résilience au changement: Introduire les espèces forestières fruitières résilientes dans les climatique i . zones à risque. ~- -- Mettre en place des plateformes pour accompagner les Valorisation des produits forestiers ! • groupements féminins (GIE) dans la transformation, la non ligneux 1 conservation et la distribution des produits forestiers non ! ligneux. 66 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 FAMILLE PETITE ENFANCE ET PROTECTION SOCIALE 67 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
8. FAMILLE, PETITE ENFANCE ET PROTECTION SOCIALE Le secteur de la famille et de la protection sociale joue un rôle important dans l’appui aux ménages affectés par une vulnérabilité économique et/ou nutritionnelle en mettant en place des filets sociaux lors des chocs pour protéger les revenus des ménages vulnérables, la sécurité alimentaire et la diver- sification du régime alimentaire. Il permet également de faire bénéficier à ces ménages de revenus leur permettant l’accès aux services de santé et d’éducation. Par ailleurs, les actions de protection sociale ciblant les femmes renforcent leur autonomisation. Le secteur est engagé dans le cadre du PSMN sur les axes stratégiques: (i) prévention et prise en charge de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire et (ii) renforcement de la disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs. La mise en œuvre réussie du plan d’actions du secteur contribuera à l’atteinte des objectifs stratégiques de réduction du retard de croissance, de réduction de la malnutrition aigüe, de réduction de l’anémie et des autres carences en micronutriments et la promotion de l’allaitement maternel exclusif. Les interventions et actions proposées par le secteur portent tout d’abord sur l’autonomisation so- cio-économique des femmes (activités génératrices de revenus (AGR), crèches et garderies com- munautaires, bourses économiques...). Par ailleurs, le secteur va s’appuyer sur les programmes d’assurance agricole pour renforcer la résilience des ménages vulnérables. Enfin, les activités de développement de la petite enfance seront renforcées et mis à l’échelle dans les structures de déve- loppement intégré de la petite enfance (DIPE). 68 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 15 : FAMILLE ET PROTECTION SOCIALE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN Axes d'interventions Interventions Actions Phares '' '' '' Construire et équiper des crèches pour les enfants de 0 à 6 ans ; '' '' '' '' Construire et équiper des garderies communautaires pour les enfants de 0 à 6 ans ; 00 ''' Autonomisation socio- ''' Mettre en place de lignes de crédit pour les femmes (Activités Génératrices de Revenus) ; tt i '' ' économique des femmes '' '' '' ''' Octroyer des bourses économiques aux ménages vulnérables ; Octroyer des matériels d'allégement aux Organisations de femmes (OF) ; Financer les activités génératrices de revenus pour les conseillères familiales. Prévention et prise en charge des malnutritions i Renforcement des activités de développement de la petite enfance r--- ' Doter les structures DIPE, les ADPC en balances, en boïtes à images ; Installer des tables de micro-jardinage dans les structures DIPE ; Mener des actions de suivi promotion de la croissance (SPC) dans les structures DIPE ; Mettre en place d’espaces d'éveil et de stimulation fonctionnels des enfants de 0 à 3 ans dans les structures DIPE ; Renforcer les capacités des personnels d’encadrement et d’éducation des structures DIPE aux Renforcement de la Renforcement de la protection des groupes vulnérables à travers des filets sociaux -r-- pratiques d'éveil et de stimulation pour les enfants de 0 à 3 ans. Doter de bons d'achat alimentaire des familles vulnérables avec enfants malnutris de moins de 5 ans dans les zones de fortes prévalence de la malnutrition ; Mettre en place de cash transfert pour les femmes enceintes et/ou allaitantes vivant dans les ménages vulnérables. disponibilité des aliments diversifiés, Mettre en place un programme de cash transfert pour les mères d'enfants souffrant de malnutrition sains et nutritifs Renforcement des activités aïgue sévère dans les ménages pauvres ; de développement de la Renforcer de la résilience des ménages vulnérables à travers l'assurance agricole 1 petite enfance -i- ---r--- Mettre en place des cantines dans les structures DIPE ; Distribuer des kits d'appui aux Daaras ciblés (enfants 0 à 5 ans qui sont malnutris). Former des femmes en techniques de fortification des produits alimentaires locaux, en techniques de Autonomisation socio- économique des femmes i transformation des produits alimentaires locaux, en leadership (Négociation,…) ; i Former en nutrition les femmes des ménages bénéficiaires des bourses économiques. Formation, i Recherche et Innovation 1--- Renforcement des activités de développement de la petite enfance T Former en nutrition les encadreurs, éducateurs et personnel communautaires de la petite enfance ; Former le personnel des structures DIPE dans la prise en charge de la nutrition et dans les stratégies d’enseignement et d'apprentissage ; Réaliser une étude permettant d'estimer le nombre d'enfants de moins de 5 ans dans les Daaras. 69 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 HYDRAULIQUE ET ASSAINISSEMENT 70 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
9. HYDRAULIQUE ET ASSAINISSEMENT Le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement, à travers l’accès à l’eau potable, l’assainissement amélioré et la promotion de bonnes pratiques d’hygiène, contribue à la prévention et à la réduction de la malnutrition aigüe et du retard de croissance. Ainsi, le secteur est pleinement engagé sur l’axe stratégique prévention et prise en charge de la malnutrition et des MNT d’origine alimentaire. Les interventions et actions proposées par le secteur concernent le renforcement de l’accès à l’eau potable en milieu rural et urbain par la réalisation de branchements particuliers, de châteaux d’eau, de forage, de réseaux d’adduction en eau potable (AEP), de réservoirs au sol et d’unités de potabi- lisation. Ensuite, le secteur va renforcer l’accès des communautés à l’assainissement en étendant les réseaux d’assainissement, en réalisant les branchements domiciliaires, des stations de pompage, d’épuration et de traitement des boues de vidange. Aussi le secteur va renforcer la responsabilisation de la communauté à travers l’Assainissement total piloté par les communautés (ATPC) et la promo- tion des actions essentielles en hygiène (AEH). 71 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 16 : HYDRAULIQUE ET ASSAINISSEMENT – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN Axes d'interventions Interventions Actions Phares '' '' Appuyer la mise en place d'un système adéquat de tarification de l'eau ; '' '' '' '' Fournir et installer des matériels d'exhaure pour l'accès à l'eau potable ; '' '' Mettre en place des transferts d'eau potable ; ' Réaliser des branchements particuliers au niveau des ménages en milieu rural pour l'accès à l'eau potable Amélioration de l’accès à i Réaliser des branchements particuliers au niveau des ménages en milieu urbain pour i l’eau potable l'accès à l'eau potable ; ' 1 Réaliser des châteaux d'eau ; Réaliser des forages et forages marteau fond de trou ; i i Réaliser des réseaux d'Adduction en Eau Potable (AEP) en milieu rural et urbain ; ' ' Réaliser des réservoirs au sol ; Réaliser des unités de potabilisation. Prévention et prise en f- 7- Amélioration de la qualité de l'eau ! Contribuer à la mise en place d'un dispositif de normalisation ; Equipements des structures en matériels de suivi (préleveur, kit de mesure, clef, sonde, matériel d'échantillonnage, matériel de télédétection…) ; Formation des acteurs sur le suivi de la qualité Installer des pompes doseuses par chloration pour le traitement bactériologique des forages ; charge des malnutritions (chronique, aigüe, surpoids, Réaliser des stations de déferrisation Mettre en place un système de suivi et de obésité) et des maladies non i 1 protection de la qualité ; r ' ~ transmissibles d’origine 1 Réaliser des stations de défluorurations. alimentaire Etendre les réseaux d'assainissement ; Promouvoir l'approche Assainissement Total Piloté par les Communautés (ATPC) ; ' 1 Réaliser des branchements domiciliaires pour l'accès à l'assainissement Amélioration de l'accès à Réaliser des édicules publics (toilettes publiques, …) ; l'assainissement Réaliser des ouvrages individuels améliorés (latrines,….) ; i i Réaliser des stations de pompage ' ! r ' Promotion des actions + ' ' Réaliser des stations de traitement de boues de vidange ; Réaliser des stations d'épuration Célébrer la journée des toilettes ; Distribuer des kits WASH dans les FARN et les UREN CREN ; Former les agents d'hygiène sur le WASH Nut ; Former les relais communautaires et autres acteurs sur les bonnes pratiques d'hygiène ; i i essentielles en hygiène (AEH) ' Sensibiliser sur les bonnes pratiques d'hygiène par des causeries dans les foyers d'amélioration et de récupération nutritionnelle (FARN) ; Sensibiliser sur les bonnes pratiques d'hygiène par des causeries dans les structures de santé (UREN CREN) ; Sensibiliser sur les bonnes pratiques d'hygiène par des visites à domicile. 1 1 72 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 INDUSTRIE ■ 73 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
10. INDUSTRIE Le secteur de l’Industrie intervient dans l’amélioration du statut nutritionnel des populations à travers la transformation des produits agricoles, halieutiques et d’origine animale qui garantit leur conser- vation sur une longue période tout en maintenant leur valeur nutritive, la transformation agroalimen- taire, la normalisation et l’assurance qualité des produits alimentaires. Le secteur s’est ainsi engagé dans les axes stratégiques : (i) lutte contre les carences en micronutriments (fer, iode, zinc, vitamine A) ; (ii) renforcement de la disponibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs ; (iii) formation, recherche et Innovation et (iv) gouvernance de la nutrition. Les interventions et actions proposées par le secteur ont trait à l’enrichissement des aliments en mi- cronutriments à l’échelle industrielle. L’appui à la production de sel iodé à travers la mise en place d’une PMI de production de sel raffiné et iodé. Ensuite, le secteur va appuyer la production locale d’aliments thérapeutiques et d’aliments de suppléments prêts à travers la mise en place d’une unité de production d’aliments thérapeutiques et de supplément. 74 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 17: INDUSTRIE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel Enrichissement des aliments en iodé à Kaolack ; micronutriments à l’échelle industrielle Faire une étude analytique de la stabilité du taux normatif du fer et de '' et communautaire '' l'acide folique dans le pain. Lutte contre les carences ', ----1-- ,'1----- Transformation , valorisation, et en micronutriments (fer, '' ' Réaliser une étude de faisabilité de la mise en place d'une PMI pilote de iode, zinc, vitamine A) promotion des produits locaux à haute '' '' ' production de farine infantile enrichie et instantanée. !_ _ _ r--- valeur nutritive Enrichissement des aliments en --i micronutriments à l’échelle industrielle et communautaire Appuyer la mise en place d'une PMI de production de sel raffiné et iodé Tester et mettre en place la fabrication de modèle d'unités d'iodation adaptées au contexte local :T Production locale d’aliments Appuyer la mise en place d'au moins une unité de production d'aliments Renforcement de la thérapeutiques et d'aliments de thérapeutiques et de supplément. disponibilité des aliments suppléments prêts à l'emploi diversifiés, sains et nutritifs !----- Transformation , valorisation, et promotion des produits locaux à haute Appuyer la mise en place d'une PMI de production de farine infantile enrichie et instantanée. valeur nutritive -----+----------- ----r------- ■ Accompagner les GIE producteur de sel dans la mise en place d'une démarche qualité simplifiée ; Accompagner les industriels dans la mise en place d'une démarche qualité; : ' Enrichissement des aliments en Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel ~ micronutriments à l’échelle industrielle iodé ; 1 et communautaire Accompagner les unités de productions pour l'obtention de la marque de 1 1 conformité NS ; Gouvernance de la ' Elaborer des normes pour les farines infantiles enrichis en nutrition micronutriments ; Réviser la norme sur la farine de blé tendre pour l'introduction du zinc. 1 1 1 -----L- Enrichissement des aliments en micronutriments à l’échelle industrielle T---- . Etude de faisabilité de la mise en place de deux PMI de fabrication de sel iodé raffiné ( Kaolack ,Fatick) ; Former les producteurs au protocole de contrôle qualité interne des I' et communautaire ' ■ aliments enrichis en micronutriments ; Formation des formateurs sur l'iodation du sel . Formation, Recherche et Innovation ! r--- Transformation , valorisation, et promotion des produits locaux à haute --r-.! Elaborer / Adapter les normes sur les ATPE et ASPE ; Former les organisations de producteurs aux bonnes pratiques de valeur nutritive : transformations des aliments à haute valeur nutritive et sur le marketing. i : 1 75 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 PÊCHE 76 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
11. PÊCHE Les produits halieutiques constituent une source adéquate et durable de nutriments (protéines, acides gras essentiels, fer, iode, zinc,). Leur promotion et consommation notamment par la mise à l’échelle de l’aquaculture permettent d’améliorer la qualité du régime alimentaire et de réduire les carences en micronutriments. Le secteur est donc engagé sur les axes stratégiques : (i) renforcement de la dispo- nibilité des aliments diversifiés, sains et nutritifs et (ii) formation, recherche et innovation. Les interventions et actions proposées pour le renforcement de la disponibilité des produits halieu- tiques passent par le développement de la pêche continentale, le développement de l’aquaculture et l’amélioration de la transformation artisanale des produits halieutiques. Par ailleurs, la gestion durable des ressources halieutiques, nécessaire pour la durabilité des activités, se fera par une sensi- bilisation des pêcheurs à une pratique responsable, à l’immersion de récifs artificiels et la gestion des périodes de repos biologique. Enfin, le renforcement de la sécurité sanitaire des produits halieutiques et aquacoles se fera à travers un contrôle sanitaire périodique des sites agréés et l’aménagement des quais de débarquement et des sites de transformation artisanale. 77 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 16 : PÊCHE – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN i AXES D'INTERVENTIONS i INTERVENTIONS ----- ACTIONS PHARES 1 ' ,,.:i : - - - - - - - - - - - - - ------------ '' Doter d'équipements de production (claies de séchage fours de braisage, bacs ...) ; '' Amélioration de la Intégrer dans les curricula de formation des écoles de pêche des modules de ~ transformation artisanale des 1, ,•· ·•': ,,•··•':(- produits halieutiques - - - - - - - - 1 ----------------=--~--~~-~-~--~-·~-1. nutrition et de valorisation accrue des produits halieutiques ; Renforcer les capacités des femmes sur les bonnes pratiques de fabrication et d'hygiène Développement de la pêche r-------- ----- Construire des digues de retenues d'eau ; Draguer et reprofiler les mares ; -------- i continentale Empoissonner les zones de production naturelle en milieu continental ; Installer des complexes frigorifiques ; Réhabiliter des complexes frigorifiques. 1 Renforcement de la ,---------------------------------r-------------------------------------------------------------------------J Assurer le suivi des activités de production aquacole mises en place ; Construire des fermes d'algoculture comestibles ; Construire des fermes de bassins liner ; disponibilité des aliments Construire des fermes en cages flottantes ; Développement de diversifiés, sains et nutritifs Construire des parcs ostréicoles ; l'aquaculture ! ' : Construire des fermes en étangs ; ' 1 i i Mener des actions de formations accompagnées de visites de terrains et de travaux i de pratiques (confection de cages, gestion d'élevages et fabrication d'aliment local de poissons, de biosécurité et de bonnes pratiques). Former les acteurs pour une pêche responsable ; Gestion Durable des ressources Immerger des récifs artificiels pour la reconstitution des habitats ; halieutiques Mener des activités de fermeture temporelle de zone de reproduction et de nurserie ; 1 :1 _____ :J ' 1 : Sensibiliser les- - - acteurs pour ---- - une pêche responsable. : Renforcement de la sécurité ' Aménager des quais de débarquement ; ' sanitaire des produits Aménager les sites de transformation artisanale ; :r-------------/J. --.o-.---l __________ ___l__ halieutiques et aquacoles ! ' -------- Assurer le contrôle sanitaire périodique des sites agréés. !1 Elaborer un programme de recherche sur les algues (identification et Recherche et Développement Formation, Recherche et domestication des espèces d'algues comestibles) ; sur les nutriments d’origine Elaborer un programme de recherche développement pour l'identification des Innovation halieutique. micronutriments dans les produits halieutiques. 78 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 SANTE ■ 79 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
12. SANTÉ L’état de santé a un impact direct sur l’état nutritionnel des individus car la maladie constitue une des causes de la malnutrition et, une nutrition inadéquate est source de maladie. Le secteur de la santé est donc engagé sur les axes stratégiques : (i) prévention et prise en charge de la malnutrition et des maladies non transmissibles d’origine alimentaire ; (ii) lutte contre les carences en micronutriments ; (iii) formation, recherche et innovation et (iv) gouvernance de la nutrition. Ainsi, le secteur contribuera à l’atteinte des objectifs stratégique de : réduction de la malnutrition chronique, réduction de la malnutrition aigüe, réduction des carences en micronutriments, augmen- tation du taux d’AME. Les actions du secteur de la santé vont s’inscrire dans la fenêtre d’opportunité des 1000 premiers jours avec des actions ciblant prioritairement les femmes enceintes, allaitantes, les enfants de 0-23 mois. Les interventions seront étendues aux enfants de moins de 5ans. Le renforcement des capacités des services de santé en équipements et en infrastructures permettra aux cibles de bénéficier de services directs et sensibles en nutrition adéquats. Pour les groupes spé- cifiques (personnes âgées...) des interventions ciblant l’amélioration de leur état nutritionnel seront promus. Par ailleurs, des interventions seront mises en œuvre pour améliorer la prévention et la prise en charge des maladies non transmissibles (MNT) d’origine alimentaire (diabète, HTA, maladies car- diovasculaires, maladie rénale chronique…). Des subventions seront instituées pour améliorer l’ac- cessibilité aux médicaments contre les MNT. Les structures et dispositifs de prise en charge de ces MNT seront aussi renforcés aux plans des Ressources Humaines et des équipements indispensables. 80 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Figure 18 : santé – Aperçu des actions phares à mettre en œuvre dans le cadre du PSMN AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES 1 Planification familiale Apporter un appui dans la construction et en logistiques et la réhabilitation PRA (pharmacies (espacement des régionales d'approvisionnement) dans le cadre de la mise en œuvre et l'extension de la !1 naissances) 1 nouvelle stratégie de distribution de médicaments "Jegesina" et "yegesi na«. :----------------------------------+------------------------ Doter les salles d'éducation thérapeutique diététique en personnel adéquat pour la : Prévention et prise en : ■ sensibilisation nutritionnelle pour chaque MNT ; charge des maladies non 11 1 1 1 1 Maintenir la subvention sur l'insuline pour le diabète de type 1 ; transmissibles 1 1 1 1 1 1 Mettre en place des outils d'éducation thérapeutique diététique. !----------------------------------t--------~---------------- 1 Prévention de la 1 ■ Distribuer des suppléments nutritionnels pour la prévention de la malnutrition aigue chez les 1 1 malnutrition aigue 1 1 femmes enceintes et allaitantes vivant dans les ménages vulnérables durant la période de 1 1 soudure. r----------------------------------t--------~---------------------------------------------------------------------------------------- Distribuer des suppléments nutritionnels aux femmes enceintes et allaitantes pour la 00 prévention de la malnutrition chronique ; 1 1 Elaborer une stratégie pour la supplémentation en iode des femmes enceintes et des FAR til 1 1 1 Prévention de la 1 (recherches opérationnelles et formulation des normes) ; 1 1 malnutrition chronique 1 1 1 1 1 1 1 1 Renforcer les activités de suivi-promotion de la croissance dans les structures de santé ; Supplémenter en fer des adolescentes 10 -19ans ; 1 1 1 1 1 1 Traiter les enfants souffrant de faible poids à la naissance. 1 1 1 1 !----------------------------------t--------~---------------- 1 Prévention du surpoids et 1 ■ Créer des "daaras amis de la nutrition" et des "écoles amies de la nutrition« pour la i 1 de l'obésité __________________________________ l_ 1 promotion d'une alimentation saine et équilibrée Prévention et prise en 11 1 1 Assurer la disponibilité permanente dans les structures concernées en ACT pour la prise en charge des 1 1 1 1 charge du paludisme, de SRO/Zinc pour la prise en charge des Diarrhées, de TDR pour la Prévention et prise en 1 1 malnutritions 1 1 1 1 prise en charge du paludisme, en amoxicilline pour la prise en charge des IRA ; charge du paludisme, IRA, 11 Doter les structures de prise en charge en équipements indispensables pour la prise en charge 1 1 1 1 1 1 1 diarrhée 1 1 1 du paludisme, IRA, diarrhée ; 1 1 1 1 Mettre à l'échelle les initiatives communautaires de prévention et de prise en charge intégrée du paludisme, des IRA et de la diarrhée. 1 1 1 1 :-----------------------------------1- 1 1 Renforcement du Systeme 11 1 1 d'information de collecte 11 Renforcer le dispositif du surveillance nutritionnelles à travers les sites sentinelles (extension sur la situation et appui à la fonctionnalité). 1 1 1 1 1 1 nutritionnelle ---------t------------ 1 1 : r------ : Dépister les cas de malnutrition chez les enfants de 6-59 mois à travers les systèmes de ■ routines (stratégie intégrée, avancée, mobile) ; 1 : Dépister les cas de malnutrition chez les femmes enceintes et allaitantes à travers les systèmes de routine Développer et mettre en œuvre un plan de contingence pour répondre aux situations Traitement de la d'urgence ; malnutrition aigüe Elaborer un protocole de prise en charge pour les groupes spécifiques (femmes enceintes et allaitantes, personnes du 3éme âge) ; Renforcer le dispositif de prise en charge de la malnutrition aigue au niveau des structures et des cases de santé (ressources humaines et équipements) ; Traiter la MAM, la MAS et la MAS avec complication chez les enfants âgés de 6-59 mois ; Traiter la MAM chez les femmes enceintes et allaitantes. AXES INTERVENTIONS ACTIONS PHARES D'INTERVENTIONS Fortification des aliments à Assurer l'approvisionnement des sites en poudre de micronutriments pour la Lutte contre les i 1 1 domicile fortification à domicile 6-23 mois. 1 carences en 1 1 ---------------------------i--------:-------------------------------------------------------------------------------· micronutriments (fer, Assurer le passage à l'échelle de la routinisation de la supplémentation en vitamine A Supplémentation en Vit A iode, zinc, vitamine A) des enfants 6-59 mois à l'échelle District et à l'échelle région. i-------------------------------------------r--------:-------------------------------------------------------------------------------· Déparasitage des enfants 12-59 Former les acteurs communautaires et les prestataires sur le déparasitage des enfants mois de 12-59 mois. :~--------- : ---------------~-------- '1 Fortification des aliments à 1 Renforcer les capacités des acteurs communautaires et des prestataires de santé sur la domicile 1 1 1 conduite de la fortification à domicile. :~------- : ------------~--------- Planification familiale (espacement Former les prestataires sur la technologie contraceptive. des naissances) ' 1 1 1 :r---------------- : • ---r--------------- Prévention et prise en charge des Former les prestataires sur la prévention et la prise en charge nutritionnelle des MNT. 1 ' maladies non transmissibles 1 1 :r--------- : --------------r-------- Formation, Recherche Prévention et prise en charge du 1 Renforcer les capacités des prestataires sur la prévention et la prise en charge de et Innovation 1 1 ' paludisme, IRA, diarrhée 1 1 qualité du paludisme, IRA, diarrhée. :~----- : -------------------~----- Prévention et prise en charge ' 1 Renforcer les capacités des prestataires sur la prévention et la prise en charge de nutritionnelles de la tuberculose et 11 1 1 1 1 qualité de la TB et VIH/SIDA. 1 1 1 du VIH/SIDA 1 1 1 :r---------------------- : --r--------------------- Renforcer les capacités des acteurs communautaires et des prestataires de santé sur la : Promotion de l'ANJE : ■ 1 1 conduite de l'allaitement maternel de l'alimentation complémentaire adéquat. :r-------------- : ----------------r------- , 1 Renforcer les capacités des prestataires de services (santé et communautaire) sur la 1 Traitement de la malnutrition aigüe11 1 1 :1 prise en charge intégrée de la malnutrition aigue. ■ 81 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 AXES D'INTERVENTIONS INTERVENTIONS ACTIONS PHARES Prévention du surpoids et de Faire des plaidoyers auprès des autorités pour la réglementation de l'industrie l'obésité alimentaire. ' ' Gouvernance de la nutrition r------ r---- . Créer un comité ANJE régional pour le plaidoyer et le suivi des actions en faveur de l'allaitement maternel ; Créer un comité national ANJE intégrant le COSAM et le comité ARCH pour le Promotion de l'ANJE i ■ plaidoyer et le suivi des actions en faveur de l'allaitement maternel ; Labelliser 50% des centres de santé en "Centres de Santé Amis des Bébés" 1 (formation). r----- 1 -------i------ 1 Renforcer le dispositif réglementaire et normatif en matière de contrôle des aliments ; Inventorier, transcrire et vulgariser les normes Codex surtout dans le domaine de la i Promotion de la qualité et de la i nutrition, des aliments diététiques, de régimes et des aliments pour nourrissons et Sécurité sanitaire des aliments enfants de bas âge ; Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication pour sensibiliser les acteurs i i sur les pratiques adaptées aux prescriptions du CODEX dans le domaine de l'hygiène alimentaire. i Renforcement du Système i--- Appuyer le système de collecte de données de routine à travers l'organisation de d'information de collecte sur la revue et la plateforme DHIS 2 ; i situation nutritionnelle i Conduire des enquêtes SMART à l’échelle nationale. Supplémentation en zinc et prise Mettre en œuvre le plan de communication sur la prise en charge de la Diarrhée par en charge par le SRO/Zn SRO/Zinc i i i i ' ' 82 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 CADRE INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE L’atteinte des objectifs du PSMN à travers les cinq axes d’intervention sera mise en œuvre à travers les plans d’actions des 12 secteurs. Pour assurer de façon effective une bonne mise en œuvre du PSMN, les différents secteurs et les organes de suivi existants, ayant chacun un mandat spécifique, seront renforcés au niveau stratégique, régional et opérationnel. Ils seront chargés d’assurer le suivi de l’état d’avancement de la mise en œuvre et de l’évaluation des résultats à différents niveaux. La cellule de lutte contre la malnutrition, présidée par le Directeur de cabinet du Premier Ministre, aura pour mission : - d’assurer le suivi de la mise en œuvre des axes d’interventions du PSMN ; - de veiller à l’alignement des partenaires par rapport aux objectifs stratégiques retenues dans le PSMN ; - de mesurer le niveau d’atteinte des indicateurs de performance ; - de mener les concertations avec les secteurs et les partenaires techniques et financiers lors des réunions de revue sectorielle annuelle ; - d’orienter la prise de décisions stratégiques et surtout l’harmonisation avec les lignes d’action du Gouvernement en matière de nutrition ; - d’informer régulièrement le gouvernement sur la situation nutritionnelle et les actions sectorielles en faveur de la nutrition. Les ministères sectoriels sont chargés, à partir de leurs politiques sectorielles et documents de plani- fication pluriannuelle, des dépenses et domaines respectifs de : - élaborer des plans d’activités annuels pour la nutrition issus de leur PAS ; - mettre en œuvre les interventions retenues dans le PAS et à haut impact sur la nutrition ; - assurer l’assistance technique dans le cadre de la mise en œuvre des activités relevant de leurs domaines respectifs au niveau communautaire et ; - veiller à la coordination et au suivi des interventions au niveau opérationnel par leurs services déconcentrés. La structure en charge de la planification assure la coordination technique et financière de la mise en œuvre du Plan d’actions du secteur. Dans le cadre de la redevabilité,les ministères sectoriels sont amenés à rendre compte de leurs interventions et activités à tous les niveaux (stratégique, au sein de leur secteur, au niveau opérationnel) afin de permettre la circulation et le partage de l’information. Afin de réaliser leurs activités retenues, les secteurs bénéficient de fonds alloués par l’État, mais aussi du soutien direct ou indirect des partenaires techniques et financiers. 83 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 COMMUNICATION ET PLAIDOYER 84 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 La stratégie de communication devant accompagner l’opérationnalisation du PSMN sera transver- sale et prendra en compte tous les niveaux de mise en œuvre ainsi que toutes les parties prenantes. A ce titre, elle tiendra compte des spécificités de chaque secteur, de leurs besoins en matière de com- munication et ce, en rapport avec leurs mandats. L’élaboration de cette stratégie se fera à travers un diagnostic approfondi du contexte de mise en œuvre du PSMN, des stratégies, actions de communication mises en œuvre par les différents secteurs et leurs pratiques communicationnelles. Cette analyse situationnelle permettra aussi d’apprécier le niveau de compréhension et de connaissance des enjeux de la nutrition par les parties prenantes no- tamment les secteurs ministériels et servira de base à la définition de la stratégie qui va s’articuler autour de trois axes principaux : • le plaidoyer pour influencer les politiques publiques et positionner le PSMN parmi les documents cadre de référence du pays ; • la communication institutionnelle pour accompagner la multisectorialité et favoriser l’institutionnalisation de la nutrition au sein des secteurs et ; • la communication pour le Changement social et de Comportement, pour accompagner l’éducation nutritionnelle visant la promotion de comportements favorables à une bonne nutrition. Les actions de plaidoyer seront également orientées vers le renforcement du cadre réglementaire pour l’aligner davantage aux exigences d’atteinte des objectifs de nutrition à court, moyen et long termes. Elle sera mise en œuvre au niveau stratégique à travers la CLM et les secteurs concernés et, au niveau opérationnel à travers le dispositif d’intervention pour la nutrition au niveau décentralisé. La communication institutionnelle va comprendre tous les aspects relatifs au plaidoyer en vue de créer un environnement favorable à la mise en œuvre du PSMN et les aspects liés au positionnement et à la visibilité de la nutrition. À ce titre, elle se fixera comme objectifs principaux, de mobiliser les parties prenantes autour de la nutrition, de faciliter l’interaction entre les partenaires engagés dans la mise en œuvre du PSMN et de favoriser ainsi la mobilisation des ressources nécessaire à sa mise en œuvre. La finalité étant de renforcer l’engagement politique pour une prise en compte effective de la nutrition dans la planification, la budgétisation et les investissements dans les secteurs impliqués mais aussi l’appropriation de la nutrition par les décideurs de haut niveau. Elle aura aussi comme objectif de renforcer la visibilité de la CLM en sa qualité de structure en charge de la coordination et de la mise en œuvre de la PNDN. Cette stratégie sera basée sur le développement d’approches innovantes permettant aux différents ac- teurs interagissant dans des cadres divers de partager une compréhension commune de la probléma- tique de la nutrition et d’agir conjointement pour atteindre les objectifs visés par le PSMN. La vision 2025 de la nutrition qui de faire du Sénégal « un pays où chaque individu jouit d’un état nutritionnel optimal en adoptant les comportements adéquats » servira de ligne de mire pour la définition et la 85 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 mise en œuvre de ce plan de communicationqui prendra en compte les défis liés à : • la dimension multisectorielle du PSMN pour conscientiser, fédérer les différentes parties prenantes autour des objectifs, valoriser leurs actions et faciliter la coordination de la mise en œuvre des interventions ; • l’appui technique et au renforcement de capacités des secteurs en matière de communication ; • la mobilisation des ressources en faveur de la nutrition ; • l’utilisation de leviers stratégiques existants à toutes les échelles d’intervention pour asseoir la stratégie de développement de la nutrition au Sénégal ; • le renforcement de l’éducation nutritionnelle des populations ; • le suivi et à l’évaluation de la stratégie en vue d’apprécier son impact sur l’atteinte des résultats à tous les niveaux. Quant à la communication pour le changement social et de comportement elle prendra en charge l’analyse des normes sociales en vigueur pour définir des actions visant à renforcer l’le dialogue communautaire et l’éducation nutritionnelle des populations afin de favoriser à l’échelle individuelle et collective, l’adoption des comportements favorables à une bonne nutrition. A ce titre, elle devra tenir compte des différents facteurs qui constituent un frein aux changements sociaux et à l’adoption des comportements dont nous faisons la promotion. L’innovation dans l’ap- proche stratégique de communication résidera dans le fait qu’elle va favoriser le renforcement de l’implication et dela participation de la communautédans la perspective de la pérennisation des inter- ventions de communication. Aussi, au même titre que la communication institutionnelle, la communication pour le changement de comportement s’appuiera sur les technologies innovantes et comprendra à ce titre une dimension digitale afin toucher une cible plus exposée à ce type de média. 86 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 DISPOSITIF DE SUIVI- ÉVALUATION ., ~- 87 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Le dispositif de suivi-évaluation global du PSMN se basera en amont sur la mise en place d’un sys- tème d’indicateurs en relation avec la nutrition dans tous les secteurs parties prenantes de la mise en œuvre et la définition d’un cadre commun de résultat. Il prendra en charge toutes les questions liées au suivi-évaluation au niveau intra-sectoriel et intersectoriel. Ce dispositif permettra d’évoluer vers la mise en place d’un véritable système d’information intégré de la nutrition au Sénégal. Un tel système d’information facilitera la coordination et la communica- tion entre les différentes parties prenantes, ainsi que le suivi-évaluation du PSMN. En outre, les liens adéquats seront établis entre le dispositif de suivi-évaluation du PSMN et les sys- tèmes d’information existants à tous les niveaux, les différents cadres de suivi de la mise en œuvre du PSE et des autres programmes structurants pour le développement de la nutrition au Sénégal. Dans la perspective d’une coordination adéquate des intervenants du PSMN, il sera mis en place des cadres d’échanges entre les secteurs au plus haut niveau. Ceci va faciliter le positionnement de la nutrition au niveau le plus élevé, dans les documents de référence qui définissent les orientations du pays. L’implication des autorités politiques à travers ces cadres sera promue pour permettre d’im- pulser les grandes orientations du plan stratégique multisectoriel de la nutrition du Sénégal. Ces ins- tances placées à un niveau stratégique serviront de cadre aux secteurs pour partager leurs réalisations et les contraintes notées dans l’opérationnalisation de leurs plans d’actions sectoriels (PAS). L’évaluation de la situation nutritionnelle au Sénégal sera effectuée à travers des enquêtes pério- diques regroupant l’ensemble des partenaires et acteurs. Les enquêtes s’inscriront dans un processus global de renforcement du dispositif d’information et de surveillance nutritionnelle. Les systèmes de suivi des routines au sein des secteurs, les résultats des enquêtes et les conclusions des missions de supervision alimenteront le dispositif de suivi-évaluation et devront permettre la mise en œuvre efficace et efficiente du PSMN. Ces résultats seront aussi exploités pour les évalua- tions annuelles, à mi-parcours et finales du PSMN. Un plan global, déclinant les procédures et processus, les indicateurs traceurs, les cadres appropriées et les entités responsables par secteur, sera élaboré pour servir de cadre général de suivi-évaluation du PSMN. Le cadre commun de résultats (tableau1) élaboré permettra de mesurer l’impact des efforts de toutes les parties prenantes. 88 Tableau 1 : Cadre commun de résultatsdu PSMN Données de référence Données de référence Valeurs Cibles Valeurs Cibles Objectifs Stratégiques Objectifs Stratégiques Indicateur Indicateur d'impact d'impact 1 Valeur Va Année Année Source Source 2018 2019 2020 2021 2021 2022 Prévalence du retard de Réduire d’au moins 20% la prévalence du croissance chez les enfants de 20,5% 2 015 EDS-C 20,5% 19,5% 18,5% 17,6% 16,4% retard de croissance moins de 5ans Réduire à moins de 5% la prévalence de Prévalence de la Malnutrition PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 la malnutrition aigüe des enfants de 0 à 5 aigüe Globale chez les enfants 8,0% 2 015 EDS-C 8,0% 7,5% 7,1% 6,6% 4,8% ans de moins de 5ans Réduire de 15% la proportion d’enfants Prévalence du faible poids de 13,2% 2 015 EDS-C 13,2% 12,4% 11,6% 10,8% 9,2% ayant un faible poids de naissance, naissance Réduire de 10% la prévalence de l’obésité Prévalence de l'obésité chez les 1,0% 2 015 EDS-C 1,0% 0,9% 0,9% 0,8% 0,7% chez les groupes vulnérables enfants de moins de 5ans Réduire de 10% la prévalence de l’obésité Prévalence de l'obésité chez les 6,0% 2 011 EDS-C 6,0% 5,6% 5,3% 5,0% 4,5% chez les groupes vulnérables femmes - ~ 89 Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les groupes vulnérables Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les groupes vulnérables Prévalence de l'anémie chez les femmes en âge de reproduction Prévalence de l'anémie chez les enfants de moins de 5ans 54,0% 66,0% 2 011 2 015 Étude COSFAM 54,0% UCAD EDS-C 66,0% 50,8% 62,0% 47,5% 58,1% 44,3% 54,1% 40,5% 49,5% Réduire d’au moins 20% la prévalence Prévalence de la carence en iode Étude des carences pour les autres chez les femmes en âge de 28,3% 2 014 28,3% 26,6% 24,9% 23,2% 22,6% CLM MI micronutriments (iode, zinc et vitamine A) procréer Réduire d’au moins 20% la prévalence Prévalence de la carence en iode Étude des carences pour les autres 30,9% 2 014 30,9% 29,0% 27,2% 25,3% 24,7% chez les femmes enceintes CLM MI micronutriments (iode, zinc et vitamine A) Réduire d’au moins 20% la prévalence Prévalence de la carence en zinc Étude des carences pour les autres chez les enfants de moins de 5 50,1% 2 011 COSFAM 50,1% 47,0% 44,0% 41,0% 40,0% micronutriments (iode, zinc et vitamine A) ans UCAD Porter à 43% au moins le taux de Taux de l'Allaitement maternel l’Allaitement Maternel Exclusif durant les exclusif au cours des 6 premiers 33,0% 2 015 EDS-C 33,0% 35,0% 37,0% 38,9% 43,2% 6 premiers mois ................................................................................................... mois de la vie PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 SYNTHÉSE DU BUDGET DE MISE EN OEUVRE DU PSMN 90 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Les efforts visant à améliorer l’état nutritionnel prennent en charge les déterminants de la malnutri- tion à travers le cadre conceptuel de l’Unicef (cf. figure 2). Ils concernent ainsi : - les causes immédiates de la malnutrition par la mise en œuvre d’interventions qui ciblent la maladie et la ration alimentaire des groupes cibles. Ces interventions sont appelées « interventions directes nutrition » ou « interventions spécifiques nutrition » ; - les causes sous-jacentes de la malnutrition en rapport avec la sécurité alimentaire au niveau des ménages, les pratiques de soins pour les femmes et les enfants, les services de santé, d’assainissement, d’approvisionnement en eau. Ces interventions sont dénommées interventions «sensibles nutrition» ou « pro nutrition » dont l’action principale n’est pas la nutrition mais dont les effets améliorent la nutrition en agissant sur les déterminants ; - les causes fondamentales sont en rapport avec un environnement favorable à la nutrition. Ces interventions sont appelées « investissements favorables à la nutrition ». Elles ne contribuent pas directement à la nutrition mais elles permettent de créer un environnement favorable pour la nutrition grâce à une disponibilité et une accessibilité géographique des services tel que les constructions de gros ouvrages, les équipements et les investissements dans le renforcement des capacités.
1. BUDGET 2018-2022 Le budget du PSMN détaillé ci-dessous est constitué du coût des interventions spécifiques et sen- sibles de la nutrition identifiées par les secteurs. Il est estimé à 206 milliards de FCFA, dont 30% pour le financement des interventions spécifiques pour un montant quinquennal de 61,5 milliards de FCFA et 70% pour le financement des interventions sensibles nutrition pour 144,4 milliards de FCFA sur la même période. Ce montant, rapporté à la population, correspond à un investissement annuel sur la période de 4,7$ par habitant ou encore 24$ par enfant de moins de 5 ans. Figure 19 : Répartition de budget par type d’interventions (en milliards de FCFA et en pourcentage) Interventions Interventions spécifiques sensibles nutrition nutrition 61,5 144,4 30% 70% ■ 91 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
2. BUDGET PAR OBJECTIF STRATÉGIQUE Le tableau ci-dessous détaille les budgets minimaux requis pour les interventions spécifiques et sen- sibles nutrition pour atteindre les objectifs stratégiques fixés à l’horizon 2022. Il est à noter que les interventions identifiées pour l’atteinte d’un objectif stratégique ont aussi un impact pour l’atteinte des autres objectifs, du fait de l’interrelation entre les différents objectifs. Tableau 2 : Répartition du budget du PSMN par objectif stratégique Objectif stratégique et interventions . ~~;:~------------ Budget (en millions de Objectif stratégique et OS 2022 1 -aR' d . . a u moinsinterventions u 20% 1 u retard d . FCFA) fCfAI n m, ,ons de -1e~jgei"T,;:;-:::;ii~--- OS1 - e Réduire u rnveau u1 d' d’au moins 20% la prévalence du retard de croissance d’ici nafü:m"' i o a prévale nce d iC udget (e ·11· 33 33 888 888 202 2 au niveau national - - - - - - - - - ---=e~ :c ~ m=1s:s:a r:1c=e~~,~-~-- '"" Interventions Sensibles Nutrition 26 052 Interventions Spécifiques Nutrition 7 836 OS2
0S2. - Réduire R'd e u1re . de 15% la proportion 15%o !a proportion d' enfo11td’enfants ayant ayant un u11 faible faible poids poids de de na1ssanŒ, d'id de 2022 4 23 4 231 naissance, d’ici 2022 Interventions Sensibles Nutrition 4 151 Interventions Spécifiques Nutrition 80 OS3 0S3 - 0 à 5 a ns Réduire Ràd " . u1re à à 5% 5%O 1 la a prévalence préva lence de la ma lnu.i. d 1,a lnutrition in·t· aigüe d aigü des enfants enfants de de 83 158 83 158 0 à 5 ans Interventions Sensibles Nutrition 48 476 Interventions Spécifiques Nutrition 34 681 OS4 OS4 -- Porter Port à,a 43% 4301 au moins le taux de l’Allaitement Maternel Exclusif dura nt 1es 6 premiers 70 aumois moins ie ta ux de i'AHa itemerit M 47 907 durant les 6 premiers mois - - - - - - - - -a-te_ - me- I~ I=Ex=c=iu=s=H- - ~ Interventions Sensibles Nutrition 46 973 055 - R'd Interventions • u,re . do 25' Spécifiques Nutrition "'7 907 934 vu lnérables OS5 - Réduire de 25% la prévalence de anem % ia prévalence de i' , l’anémie . 1 chez chez 1les groupes groupes - - ------ 18 030 18 030 vulnérables Interventions Sensibles Nutrition 518 Interventions Spécifiques Nutrition 17 512 OS6 056 - mk:ro t . Réduire R~d "' U . lrl!:i d’au d1 moins moins 20% 2001 la I prévalence des carences pour les autres 17 211 r micronutriments _ ...::.:..:n.: : :.u~r~1m~e~n~ts~(io~d~e~~ , g'.-ffiC , zinc Interventions Sensibles Nutrition Interventions et vitamine et vitamine ~~10 - A) A) ce des carences pour 1 ~:an prévaleri Spécifiques Nutrition -....!..-------~~ =e=s~a~u=fr:es~ _ _ 17 000 OS71 - Réd · u,re de 10% 1 ,d 1 211 l l F'/J vu OS7 nérab!es - Réduire de 10%o la a prévalence prévalence de V d l’obésité chez les groupes cheg'. le groupes - - - ---- 1 1 1 607 607 vulnérables Interventions Sensibles Nutrition 1 307 Interventions Spécifiques Nutrition 300 Total Tota 206 03 '.206 0311 92 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
3. BUDGET PAR AXE D’INTERVENTION L’analyse du budget par axe d’intervention montre que 72% des financements requis sont consacrés à l’axe 1 relatif à la prévention et la prise en charge de la malnutrition et des maladies non transmis- sibles d’origine alimentaire. D’importantes ressources seront également consacrées à l’axe 3 relatif au renforcement de la disponibilité d’aliments sains et nutritifs et l’axe 2 en relation avec la lutte contre les carences en micronutriments. Ces axes représentent respectivement 14% et 12% du budget du PSMN, suivi des axes sur la formation, recherche, innovation et la gouvernance de la nutrition. Tableau 3 : Répartition du budget du PSMN par axe d’intervention Budget (en millions Axe d'Interventions Budget (en %) de FCFA) Axe 1 :Prévention et prise en charge de la malnutrition et des 148 556 72% maladies non transmissibles d’origine alimentaire Axe 3 :Renforcement de la disponibilité des aliments 30 101 14% diversifiés, sains et nutritifs Axe 2 :Lutte contre les carences en micronutriments 25 297 12% Axe 4 :Formation, Recherche et Innovation 2 064 1% Axe 5 :Gouvernance de la nutrition 10 - Total Total 206 031 206 031 100% 100%
4. BUDGET PAR SECTEUR Le budget des interventions spécifiques nutrition se répartit au niveau des secteurs de la santé (55%), du secteur de la décentralisation et des collectivités locales (43%) et de l’éducation (2%). Education 912 Décentralisation et Santé 34 058 Collectivités locales 26 585 ■ 93 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Les interventions spécifiques nutrition sont réparties entre les différents secteurs comme suit : Figure 20 : Répartition de budget des interventions sensibles nutrition par secteur (en millions de FCFA) Le détail des budgets par secteur, par type d’intervention et par nature de dépense est décrit ci-des- sous. • Secteur de l’Agriculture Le budget du secteur est estimé à 10,2 milliards de FCFA constitué entièrement d’interventions sen- sibles nutrition. Ces interventions seront portées par quatre (4) programmes du Document de Pro- grammation Pluriannuel des Dépenses (DPPD) du secteur dont l’essentiel concerne l’augmentation et la valorisation des produits agricoles. Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2021 2022 Total Total Programme 3 :Accompagnement à la production : Progra 1 mme 3 ··Aœompag nem fina nc:em he~r~cl,~e ' ormation etlaappui-conseil aproducf . ion : financement, i' = ~.:..:..:'...' en .~ , echerche, t!...:r~e~c~ ~J~~formation e~nt:11~àet 33 243 425 604 420 1 724 1 :Progr ~ ; p;, p;u;, ,-: c o ~n~s: e = il ===----__l~ - ~ ~!._- ~ ~ -- 1 Transferts en Capital ommo2·A Programme d valorisation 2es :. produits Augmentation ugmontotion de do la ag ricoles lo prod duction udion et 33 33 243 425 243 11 425 2 604 ____...::::.:~-~ !.?-'- 6042 420 1 724 1 2 ■ valorisation des produits agricoles Biens et services =-------~=~=~== l 712 2 044 4 109 9 0=9==~4 423 2 13 1 959 9 8 246 36 ~ 1 2 2 1 Investissements Exécutés par l'État Programme 44 :Pilotage, Programme ,[))•1 Gestion = 710 : :~~:;-- - - - - - - · - - - - - - : = = - et Coordination 23 040 100 410 1 950 1 8 210 1=- ■ Ad . . .n G Administrative ·-~m =1=n~,s~r~t~~ ~======'==e=s=ti~ on t C oord'motion ~~e~ 50 50 50 50 50 50 50 - - - - -50 50 250 ---- 50 Transferts en Capital 50 50 50 50 50 250 li Totaux 794 794 11 336 336 2 2 584 584 3 3 076 076 22 429 429 1• 10 220. 94 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Secteur du commerce Le budget du secteur du commerce se chiffre à 308 millionset concernent des interventions sensibles nutrition inscrites dans le programme du secteur intitulé « Développement du marché intérieur et de la consommation ». Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2022 2021 Total Total Programme Programme 1 : D,eve 1 Développement du marché intérieur et de ~ la 0 consommatio / A O ent d I.J march, la consommation/ ACTION 1.1 :: Renforcement du et de 0 , 0 dispositif d pi CT!ON 101 f mteneur e rotedion du O en orcement d dispositif de Protection du consommateur 78 76 51 51 51 51 308 ~~ consommateur IJ 51 --------~=======~~- Biens et services Totaux • 78 78 78 Secteur de la Décentralisation et des Collectivités locales 76 76 76 51 51 51 51 n 51 51 51 308 51 308 51 ~7:6 Le budget du secteur est estimé à 51 milliards de FCFA et concerne autant les interventions spéci- 51 fiques nutrition que celles sensibles nutrition. Programmes / nature nature de dépenses de d~ 2018 2017 2019 2018 2020 2019 2021 2020 2022 2021 Total Total 10 48 Autres programmes 8 783 9 338 9 670 10 073 401 265 10 47 Biens et services 8 583 9 138 9 470 9 873 201 265 Investissements Exécutés par l'État 200 200 200 200 200 1 000 Programme Gouvernance Programm~ G ouv~ma ne~ îTerritoriale ~rritorial~ 114 4 1 1 730 730 11 250 250 0 0 0 0 3 094 3 094 --~---------- ====~~~=- ,~~~~ Biens et services 114 1 730 1 250 0 0 3 094 11 10 10 10 51 Totaux 8 8 897 897 068 068 920 10 920 10 073 10 073 401 401 359 • Secteur de l’Éducation Le budget du secteur est estimé à 2,7 milliards de FCFAet concerne autant les interventions spéci- fiques nutrition que celles sensibles nutrition retenues dans trois (3) programmes du DPPD du secteur. Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2021 2022 Total Total Programme 1-Éducation Programml!:l l -IÉd préscolaire ucat1on , 0 prescolaire 57 12 31 0 0 100 Biens et services 57 12 31 0 0 100 Programme 5-Education de base des 1 Programme 5 IE jeunes des jeunes des ;.. u"unes 6t d6s adldt6s - duc:ation de base d et des adultes 40 67 76 96 120 399 0 40 67 76 96 399 Biens et services 40 67 76 96 120 399 Programme 6-Pilotage ministériel et coord I Programme 6 -Pol coordination adm ini~rativ~ ! otage ministériel et administrative 357 385 544 573 320 320 2 2 180 0 357 385 544 573 180 Biens et services 357 385 544 573 320 2 180 Totaux Totaux 454 454 465 465 652 652 669 669 440 2 440 2 679 679 95 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Secteur de l’élevage Le budget du secteur est estimé à 6,4 milliards de FCFA constituées par des interventions sensibles nutrition retenuesdans 4 programmes du DPPD du secteur Programmes / nature de dépenses 2017 2019 2018 2018 2020 2019 2021 2020 2022 Total 2021 Total Programme Programme 4 4 OA :Amélioration de la mise en arc marché des des produits anim auxO méhoration de ! mise en m 1, 10 5 0 0 0 15 0 10 0 0 0 produits animaux 0 Biens et services 10 5 0 0 0 15 Programme Programme 1 1 :: Mod Modernisation et intensification des 1 1 4 417 630 608 608 0 produdions animaie;rrnsafü:m et iritensifü:::af d 4 630 608 608 productions animales 935 935 198 Biens et services 34 8 2 2 2 47 1 4 Investissements exécutés par l'État 384 628 606 606 927 151 adProgramme Programme OO mm1 5 oPO! 5 strative O :Pilotage, Gestion et Coordination , Gesfü::m et C oordmation 35 35 35 0 0 0 0 0 0 70 70 administrative 0 Investissements exécutés par l'État 35 35 0 0 0 70 2 Programme2 : Santé Programme2 ante, animale animale 352 352 377 377 423 423 450 450 496 496 099 00 1 Investissements exécutés par l'État 280 267 274 263 270 354 Transferts en Capital 72 110 149 188 226 745 2 2 1 1 1 l1 6 Totaux 815 815 352 352 052 052 058 058 104 104 382 • Secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Le budget du secteur est estimé à 1,8milliards de FCFA. Ce budget est constitué d’interventions sen- sibles nutrition réparties dans 3 programmes du DPPD du secteur. Programmes / nature de dépenses 2018 2019 2017 2020 2020 2018 2019 2021 2022 Total 2021 Total Programme Administration, Programme Ad O .mim~ration p1 pilotage ·1 20 - - - - 20 Biens et services 20 - - - - 20 Programme Éducation Programme !Éd supérieure uc:ation sup,l,, o "'neure 41 271 342 557 557 557 557 1 768 Biens et services 41 271 342 557 557 1 768 Programme Recherche Programme Re,..l. ,.,nercne L 21 21 11 11 2 2 11 26 Biens et services 21 1 1 2 1 26 Totaux 82 272 343 82 272 343 559 559 558 1 814 96 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Secteur de l’Environnement Le budget du secteur est estimé à 1,6 milliards de FCFA et est constitué uniquement d’interventions sensibles nutrition inscrites dans trois (3) programmes du DPPD du secteur. Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2021 2022 Total Total Programme Programme 1 1 : lLutte contre la déforestation et la utte contre la défore~ot1on et la dégradation des ~erres 0 dégradation des terres 182 198 202 218 216 1 016 0 182 198 202 218 Investissements exécutés par l'État 182 198 202 218 216 1 016 1 Programme !Programme 3 3 : Lutt Lutte contre les pollutions, nuisances et es effets néfaste~ des e contre 0 c1· les pollutions changements les effets néfastes des changements climatiques ru.nsances et 0 65 65 70 70 70 340 70 70 70 340 0 , imat1q Biens et services 40 40 40 40 40 200 Investissements exécutés par l'État 25 25 30 30 30 140 Programme !Programme 4 : pioPilotage, coordination, soutien aux 48 0 services, dé I am e' io ilotage, d coordo,nation so f services, amélioration ,omtion des connaissances conna issan~ etet promotion du O 0 ve oppement dumbl e ,en aux du promotion u développement durable 48 48 48 48 48 240 Biens et services 48 48 48 48 48 240 --'--------===========-~48~~:48~ Totaux Totaux 295 295 311 311 320 320 336 336 334 1 596 • Secteur de la Famille et Protection sociale Le budget du secteur est estimé à 47 milliards de FCFA et concerne seulement les interventions sen- sibles nutrition portées par (trois) 3 programmes du DPPD du secteur. Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2021 2022 Total Total 1 1 1 1 Programme 3O !Programme 3 :Autonomie-économique Autonomie 0 , -economique 540 540 540 l1 540540 540 7 700 1 1 1 1 Investissements exécutés par l'État 540 540 540 1 540 540 7 700 Programme !Programme 2 2 oc :Enfance o!..rl fonce 334 334 376 376 392 392 405 405 474 11 980 980 Transferts Courants 4 19 21 23 26 93 Transferts en Capital 330 357 371 382 448 1 887 7 7 77 77 7 7 Programme !Programme 1 :Femme-Famille 1 of emme-fomil 0 530 530 515 515 515 515 7 515 515 515 37 515 37 590 590 7 7 7 7 Investissements exécutés par l'État 530 515 515 7 515 515 37 590 9 9 99 9 9 9 Totaux 404 431 44 431 4471 99 460 460 529 47 270 97 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement Le budget du secteur est estimé à 22,4 milliards de FCFA répartis dans (trois) 3 programmes du DPPD du secteur et est relatif à la mise en œuvre d’interventions sensibles nutrition Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2020 2021 2021 2019 2020 2022 Total Total Programme d'Accès Programme d'A œès à l'Eau Potable à i'fo Potable (PAEP) (PAEP) 1 1 755 755 405 405 - - -- 2 2 160 160 Investissements exécutés par l'État 1 755 405 - - - 2 160 Programme Programme d'A d'Accès c::c::ès à l'Eau Potable à !'fou Potable (PAEP) (PAEP) et et Programme Programme de Gestion Intégré des Ressources en Eau (PEGIR) d~ G~stion intég d~s R~$$Ot.m:~$ ~11 !fou (PIEGiR) 7 7 575 575 825 825 - - -- 8 8 400 400 Investissements exécutés par l'État 7 575 825 - - - 8 400 Programme Progm d'Assainissement mm~ d'A ssainiss~m~nt et Gestion d~s ~t G~stion des fo Eaux 11 11 Pluviales Pluviale$ (PAGEP) (PAGIEP) 4 009 4 009 3 3 627 3 393 627 3 393 417 41 437 437 882 Biens et services 548 417 425 417 437 2 243 Investissements exécutés par l'État 3 460 3 210 2 968 - - 9 638 22 22 Totaux Totaux 13 13 339 4 857 339 4 857 3 393 3 393 417 4 437 437 442 442 • Secteur de l’Industrie Le budget du secteur est estimé à 451 millions de FCFA répartis dans 2 programmes du DPPD du secteur et sont relatifs à des interventions sensibles nutrition. Programmes / nature de dépenses 2018 2019 2020 2021 2022 Total ProgrammeIndustrie Programmelnd u~rie 4 45 2 28 2 23 2 23 2 23 1 142 Biens et services 5 4 2 8 23 2 3 23 142 Programme Programme PiPilotage coordination coordination et gestion ad et ge~fü:>n administrative 2 255 3 30 2 24 - - 3 309 Biens et services 255 3 0 24 - - 309 Totaux Totaux 300 300 58 58 47 47 23 23 23 23 451 451 • Secteur de la Pêche Le budget du secteur est estimé à 476 millions de FCFA etconstitué par des interventions sensibles nutrition inscrites dans trois (3) programmes du DPPD du secteur Programmes / nature de dépenses 2018 2018 2017 2019 2019 2020 2020 2021 2021 2022 Total Total DEVELOPPEMENT ACCELERE DE DIEVElOPPIEMIENT ACCIEllERIE DIE L’AQUACULTURE l 'AQUACULTURIE 6 6 123 123 103 103 94 94 -- 325 325 Investissements exécutés par l'État - 20 - - - 20 Transferts en Capital 6 103 103 94 - 305 GESTION DURABLE GIESTiON DURABLIE DES DES RESSOURCES ~ESSOURCIES HALIEUTIQUES HAlŒUT!QUES ET RESTAURATION RESTAURATION DES DIES HABITATS HABITATS 9 9 30 30 30 30 23 23 2 2 94 94 Biens et services 2 2 2 2 2 10 Investissements exécutés par l'État 7 28 28 21 - 84 VALORISATION DE VAlORISAT!ON DE LA PRODUCTION HALIEUTIQUE lA PRODUCTIO HAlŒUT!QUIE 31 n 11 11 11 2 2 2 57 57 Biens et services 9 9 9 - - 27 Investissements exécutés par l'État 22 2 2 2 2 30 Totaux 46 46 164 164 144 144 119 11 4 476 4 476 98 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Secteur de la Santé Le budget du secteur est estimé à 61 milliards de FCFA et concerne autant les interventions spéci- fiques nutrition que celles sensibles nutrition. Ce budget est réparti dans trois (3) programmes du DPPD du secteur. Programmes / nature de dépenses 2018 2017 2019 2018 2020 2019 2021 2020 2022 2021 Total Total AdPilotage Gestion !Pilotage Ge.. O O .;,HiOrl et ~o Coordination et C do (PGCA) oor motion mmi~trative (PGCA) Administrative 210 210 1311 13 107 107 102 102 102 102 651 65 Biens et services 195 102 78 73 73 522 Personnel 14 29 29 29 29 130 Programme Services de Santé de Base (SSB) 7 7 847 847 6 005 6 005 5 493 5 493 5 422 5 422 5 411 30 5 4n 30 178 178 Biens et services 7 847 6 005 5 493 5 422 5 411 30 178 Programme Services de Santé de Base /Services de Santé de Référence (SSR) 8 094 8 094 6 6 879 879 5 562 5 562 5 022 5 022 44 647 647 30 205 30 205 Biens et services 8 032 6 817 5 500 5 020 4 647 30 016 Investissements exécutés par l'État 60 60 60 0 0 180 Personnel 2 2 2 2 0 9 16 16 10 10 Totaux Totaux 151 13 151 015 11 13 015 11 163 163 546 546 10 10 160 61 034 160 6 034
5. Besoins en investissements favorables nutrition Pour permettre une optimisation de leur impact, les interventions spécifiques et sensibles nutrition ont besoin d’un environnement favorable qui prend en compte les causes fondamentales de la mal- nutrition. À cet effet, des investissements favorables à la nutrition ont été identifiées au sein de tous les secteurs dans les différentes zones d’intervention et en rapport avec les déterminants de la mal- nutrition. Ces investissements permettront non seulement de tirer un profit maximum des différentes interventions menées, mais également, d’améliorer l’accès aux services sociaux de base. Ils sont détaillés dans le tableau ci-dessous par secteur. Secteur Budget Total Budget des investisseurs favorables 650 439 99 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Les investissements favorables concernent l’ensemble des 12 secteurs impliqués dans le PSMN et s’élèvent à 650,4 milliards sur la période des cinq ans. Pour l’atteinte des objectifs, les budgets minimaux ci-dessous sont requis en termes d’investisse- ments favorables à la nutrition par les différents secteurs. Budget (en millions de Investissement favorables nutrition par objectif stratégique FCFA) OS1 - Réduire d’au moins 20% la prévalence du retard de croissance d’ici 2021 au niveau national 65 234 OS3 - Réduire à 5% la prévalence de la malnutrition aigüe des enfants de 0 à 5 ans 417 836 OS5 - Réduire de 25% la prévalence de l’anémie chez les groupes vulnérables 2 080 OS6 - Réduire d’au moins 20% la prévalence des carencespour les autres micronutriments (iode, zinc et vitamine A) 28 814 OS4 - Porter à 43% au moins le taux de l’Allaitement Maternel Exclusif durant les 6 premiers mois 32 822 OS7 - Réduire de 10% la prévalence de l’obésité chez les groupes vulnérables 103 653 Total général Total 650 650 439 439 Les investissements suivants sont identifiés par les secteurs. Pour l’Agriculture, les investissements favorables concernent l’installation d’une section bio fortifi- cation dans la banque de gènes de l’ISRA. Pour l’Élevage, les principales activités concernent l’achat et la distribution de matériels de conser- vation (tanks de refroidissement solaires, réfrigérateurs…), l’acquisition de vaccins contre la PPR, la construction de bergeries/chèvreries améliorées, la construction de magasins de stockage, la mise en place de stocks de sécurité d’aliments de bétail, la subvention de l’importation de vaches. Pour l’Environnement, les investissements favorables portent notamment sur la lutte contre les feux de brousses pour préserver les espèces à haute valeur nutritive, l’aménagement et/ou restauration des écosystèmes de mangrove pour accroitre la production halieutique et de crustacées, la mise en place des dispositifs antiérosifs (mécaniques et biologiques) pour la conservation et la récupération des terres agricoles. Pour l’Enseignement supérieur, les investissements favorables concernent la mise en place du centre national de recherche/innovation en nutrition et la réhabilitation des laboratoires et centres de re- cherche spécialisés en nutrition. Pour l’Éducation, il s’agit de l’extension des cantines scolaires dans les établissements scolaires et autres espaces d’enseignement et de formation. Concernant l’Industrie, les investissements favorables portent sur l’appui à la mise en place d’une PMI de production de sel iodé raffiné, l’accompagnement des unités de production pour l’obtention de la marque de conformité NS et la mise en place d’une PMI de production de farine infantile en- richie et instantanée. Pour l’Hydraulique/assainissement, les investissements favorables portent lestransferts d’eau po- table, la réalisation des châteaux d’eau et forages, la réalisation des stations de pompage, les stations d’épuration et la mise en place des unités de potabilisation de l’eau. Pour la Décentralisation, il s’agit de la mise en place, la formalisation et le renforcement des capa- cités des instances de gestion des investissements, l’organisation des réunions de coordination et de suivi et celles visites de suivi des interventions de la collectivité territoriale. 100 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Pour la Pêche, les investissements favorables portent sur l’installation des complexes frigorifiques, la réhabilitation des complexes frigorifiques, l’aménagement des quais de débarquement, l’aménage- ment des sites de transformation artisanale, la dotation en équipements de transformation et de valo- risation (claies de séchage fours de braisage, bacs ...) et la mise en place de zones de pêche protégées (reproduction et de nurserie). Pour la Famille, il s’agira de la construction et de l’équipement des garderies communautaires pour les enfants de 0 à 6 ans, la construction et l’équipement des crèches pour les enfants de 0 à 6 ans, la formation des femmes en leadership (Négociation,…) et le renforcement de la résilience des mé- nages vulnérables à travers l’assurance agricole. Concernant le Commerce, les investissements portent essentiellement sur le renforcement des moyens de contrôle de la DCI, l’appui à la mise en place des conditions de mise en marché des denrées de première nécessité produites localement à travers la construction de magasins de stockage) et l’orga- nisation des manifestations commerciales pour la promotion du consommer local. 101 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 RISQUES LIES A LA MISE EN ŒUVRE DU PSMN ET MESURES DE MITIGATION 102 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Dans le cadre de la mise en œuvre du PSMN, une analyse approfondie des risques28 a été menée per- mettant d’identifier les risques et les mesures de mitigation recommandées.
1. RISQUES INSTITUTIONNELS • Un engagement insuffisant des autorités politiques L’implication des politiques au plus haut niveau est déterminante pour la mobilisation des moyens institutionnels, humains et financiers pour la mise en œuvre diligente et efficace du PSMN, parti- culièrement dans une phase de changement d’échelle au niveau sectoriel et dans la couverture ter- ritoriale. Pour susciter cet engagement, un plaidoyer sera mené au plus haut niveau accompagné de coalitions efficaces pour promouvoir la nutrition. • un défaut d’appropriation du PSMN comme cadre de référence des interventions de nutrition Un défaut d’appropriation du PSMN comme cadre de référence des interventions pourrait avoir des conséquences négatives sur la mise en priorité de la Nutrition dans la déclinaison des projets et ac- tions et leur prise en charge dans les financements. Elle pourrait aussi rendre plus difficile la mobili- sation de nouveaux bailleurs de fonds. Le processus participatif et inclusif d’élaboration du PSMN a permis aux différents acteurs d’aligner leurs plans d’actions sectoriels aux programmes et objectifs de leur secteur. Par ailleurs, la PNDN est alignée aux engagements nationaux (notamment le PSE) et internationaux du Sénégal. • Un cadre institutionnel de la nutrition inadéquat La coordination sectorielle étant un levier important d’efficacité et d’efficience de la stratégie de nutrition, une faible capacité institutionnelle de la CLM pourrait nuire à son action et remettre en question les résultats d’un nombre important de projets ou programmes. Dans le cadre d’une gestion axée sur les résultats, les conséquences pourraient aussi être négatives sur les ressources dédiées à la mise en œuvre du plan. Ceci nécessite un renforcement institutionnel et un leadership adéquat de la CLM afin qu’elle puisse accomplir sa mission de façon optimale.
2. RISQUES DE FINANCEMENT • Une mobilisation insuffisante des ressources publiques Une allocation budgétaire insuffisante pour les actions du PSMN aurait un impact direct sur les ca- pacités d’action des secteurs. Elle tendrait aussi à réduire les synergies anticipées dans la démarche multisectorielle si les ministères concernés n’ont pas la flexibilité nécessaire pour coordonner leurs interventions. Un suivi et un lobbying lors de la planification budgétaire au niveau des secteurs, le renforcement des lignes budgétaires, les conditionnalités de l’appui des bailleurs permettront d’assu- rer une mobilisation des ressources publiques. • Une mobilisation insuffisante des financements des bailleurs La contribution des partenaires techniques et financiers au financement de la politique de nutrition demeure importante. Même si la priorité est de diversifier les sources de financement, la capacité à mobiliser les PTF sera déterminante pour une mise en œuvre réussie du PSMN dans ses premières étapes, compte tenu de l’ampleur des besoins pour porter à l’échelle nationale et multisectorielle la politique de nutrition. L’organisation d’une table ronde des bailleurs, la mise en place de cadre de concertation et l’introduction de conditionnalités relatives à la nutrition dans les appuis budgétaires permettront de mitiger ces risques. 29 Analyse des risques liés à la mise en œuvre du PSMN, Banque Mondiale, 2017 103 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 • Une mobilisation insuffisante des ressources des communautés Une implication insuffisante des communautés serait une perte d’opportunité considérable notam- ment pour le développement des activités génératrices de revenus et des filières économiques pro-nu- trition et pour un meilleur impact des actions de la diaspora. Elle serait un frein à la promotion d’une démarche plus décentralisée de la politique de nutrition reposant davantage sur une gestion plus autonome, centrée sur les besoins réels des populations locales et à impact plus fort et durable. Ceci passera par une plus grande prise en compte de la nutrition dans les processus de planification et de budgétisation, ainsi qu’une plus grande implication des associations locales et de la diaspora. • Une implication insuffisante du secteur privé (producteurs et entreprises) Une meilleure implication du secteur privé dans la politique de nutrition pourrait avoir des impacts multiples et significatifs. À l’instar d’autres pays africains, l’implication du secteur privé serait une source de financement des programmes et projets. À travers les partenariats public-privé, le secteur privé pourrait contribuer à la mobilisation de financements importants pour les projets à forte ren- tabilité. Des activités de plaidoyers à l’endroit des entreprises devront être menées avec l’appui des structures d’accompagnement (APIX, ADEPME …).
3. RISQUES ORGANISATIONNELS ET OPÉRATIONNELS • Une mobilisation insuffisante des ressources humaines qualifiées Une faible disponibilité de ressources humaines autant au niveau du BEN, de la CLM et des secteurs aurait un impact fort sur la qualité de la coordination sectorielle, sur les performances de la gestion et sur les ressources pour la mise en œuvre du plan. Une insuffisance du personnel limiterait les capacités d’exécution des projets et programmes et aug- menterait les risques d’une « prise en charge » à plusieurs vitesses des Plans d’Actions Sectoriels par les ministères qui affecterait le processus multisectoriel global de mise en œuvre du PSMN. Le renforcement des mesures d’incitation, de l’offre de formation, des programmes de renforcement des capacités permettra d’atténuer ce problème. • Une insuffisante coordination intra sectorielle et intersectorielle Le potentiel niveau de maitrise de la gestion des actions du PSMN par les ministères est variable, mais « de façon générale, la collaboration intra sectorielle se pose avec acuité rendant difficile la fluidité des interactions horizontales et verticales à l’intérieur des secteurs29 ». Ceci pose un risque sur la gestion coordonnée des actions du PSMN. Par ailleurs, une faible articulation des activités sec- torielles rend difficile une réponse coordonnée aux problèmes de nutrition avec un impact fort sur les résultats du plan en termes d’efficacité et d’efficience et sur sa crédibilité. Un système de suivi-éva- luation adapté permettra d’assurer une coordination efficace de la mise en œuvre au niveau sectoriel et intersectoriel et par ailleurs renforcer l’appropriation et la redevabilité au niveau des secteurs. • Une insuffisante coordination avec les partenaires techniques et financiers Un manque de coordination entre l’État sénégalais et l’ensemble des partenaires techniques et finan- ciers sur le financement de la politique de nutrition entrainerait une canalisation des interventions dans des activités ou des zones non conformes aux priorités du plan.La mise en place d’un cadre de concertation régulière avec les PTG pour la coordination des interventions et le suivi des engage- ments et des réalisations reste un pré requis nécessaire. 29 Étude de Diagnostic et Estimation des Besoins de Renforcement des Capacités Organisationnelles et Institutionnelles du Secteur de la Nutrition au Sénégal, Banque Mondiale, Décembre 2016 104 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022
4. RISQUES EXOGÈNES (POLITIQUES, NATURELS …) • Des moyens et/ou une stratégie de communication pour le changement des comportements des populations cibles insuffisants ou inadéquats Une contrainte relative aux moyens dédiés à la communication et à la conduite du changement aura des conséquences importantes et pourraient conduire à un faible niveau d’appropriation et d’implica- tion des populations cibles et à des impacts limités et peu durables des actions du PSMN. Un plan de communication adaptée à la problématique locale visant autant les autorités sectorielles, politiques et les populations sera élaboré et mis en œuvre. • Une dégradation des conditions politiques, économiques, sociales ou climatiques Des tensions fortes (crise économique, forte hausse des prix alimentaires, sécheresse ou inondations provoquant une chute de la production, crise politique ou sociale) entrainent une accentuation de la précarité des ménages les plus vulnérables à la malnutrition et/ou des moyens budgétaires plus li- mités pour soutenir ces populations. Une coordination de la gestion des risques liés à la dégradation de la sécurité avec les organismes dédiés est importante. De même, des actions de promotion d’une assurance du risque climatique, l’appui à la culture de contre saison sont autant de leviers utiles. 105 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 ANNEXES PLANS D’ACTIONS SECTORIELS MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ÉQUIPEMENT RURAL Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Amélioration de la production des ------ 2017 794 2018 1 336 2019 2 584 2020 3 076 2021 2 429 Total 10 220 variétés de céréales et de légumineuses à 2 3 5 4 - 13 haute valeur nutritive Introduction des semences des céréales et légumineuses à haute valeur nutritive et/ou - - - - - - bio fortifiées dans le programme agricole. Production de semences de céréales et de légumineuses bio fortifiées - - - - - - Renforcement des capacités du dispositif d’appui conseil sur les productions céréalières et légumineuses à haute valeur 2 3 5 4 - 13 nutritive Amélioration de la sécurité sanitaire des produits agricoles 16 240 420 600 420 1 696 Formation des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles dans l’utilisation des engrais et des pesticides pendant la 16 240 420 600 420 1 696 production, le stockage et la conservation des produits agricoles Renforcer le suivi sanitaire des produits agricoles - - - - - - Sensibilisation des producteurs sur la gestion raisonnée des pesticides pendant la production, le stockage et la conservation - - - - - - des produits agricoles Développement de projets de recherche agricole centré sur la nutrition 65 50 50 50 50 265 Élaboration d’une stratégie de l’utilisation des spéculations bio fortifiées 50 50 50 50 50 250 Étude évaluative des effets des variétés bio fortifiées sur le statut en micronutriments 15 - - - - 15 (fer, vit A, iode, etc.) chez les populations Production de semences de pré-base validées par la recherche - - - - - - Institutionnalisation de la Nutrition dans le secteur - - - - - - ■ 106 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Élaboration et mise à jour des supports de communication pour l’adoption de pratiques favorables à la nutrition au sein - - - - - - des ménages Plaidoyer pour la systématisation de la prise en compte des objectifs et indicateurs agricoles pro-nutrition dans les politiques, - - - - - - programmes agricoles et plans de communication Plaidoyers pour l’intégration et la systématisation de l’éducation nutritionnelle dans les projets et - - - - - - programmes agricoles Sensibilisation des communautés/ménages (hommes et femmes) sur les pratiques - - - - - - favorables à la nutrition Renforcement de la production et de la diversification des spéculations horticoles 712 1 044 2 109 2 423 1 959 8 246 à haute valeur nutritive Appui à la mise en place d’activités arboricoles dans les ménages 2 4 9 13 9 36 Appui à la mise en place d’activités maraîchères dans les ménages (jardins 120 240 650 910 650 2 570 d’arrières cours) Appui à la mise en place de périmètres maraîchers communautaires 240 400 1 000 1 000 800 3 440 Appui à la mise en place de périmètres arboricoles communautaires 100 150 200 250 250 950 Extension du programme micro jardins 250 250 250 250 250 1 250 Total Ministère de l’Agriculture et 794 1 336 2 584 3 076 2 429 10 220 de l’Équipement rural MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Promotion des comportements favorables à la pratique de l’exercice ------ 2017 82 2018 272 2019 343 2020 559 2021 558 Total 1 814 physique et à une bonne alimentation au 7 7 7 7 7 36 niveau des EES Élaborer et diffuser les guides pour promouvoir l›exercice physique et l›alimentation saine et équilibrée dans les 2 2 2 2 2 11 EES 107 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Promouvoir l’exercice physique et l’alimentation saine et équilibrée dans les 3 3 3 3 3 15 EES à travers les dépliants Sensibiliser sur l’intégration du sport universitaire obligatoire dans tous les ordres d’enseignement au niveau du supérieur (vulgarisation des textes de lois 2 2 2 2 2 10 sur la pratique obligatoire du sport au niveau des EES) Renforcement de l’offre de formation en nutrition dans les établissements 54 264 335 550 550 1 753 d’Enseignement Supérieur Appuyer la révision des programmes de formation des filières en nutrition (atelier national à organiser pour la revue des 10 - - - 10 programmes de formation en nutrition) Créer de nouvelles filières de formation en nutrition et diététique (DUT/DiSEP, - 220 330 550 550 1 650 licence, master) au sein des EES Élaborer des référentiels de compétences, de formation et d’évaluation en nutrition 14 41 - - - 55 Élaborer le document de plaidoyer pour l’intégration de la nutrition dans les curricula de formation des filières cibles 5 - - - - 5 (identifiées suite au diagnostic) Mettre en place au niveau de l’UADB une offre de formation continue en nutrition (e - - 3 - - 3 learning et / ou présentiel) Mettre en place au niveau de l’UASZ une offre de formation continue en nutrition - - 3 - - 3 (e-learning et / ou présentiel) Mettre en place au niveau de l’UGB une offre de formation continue en nutrition (e 3 - - - - 3 learning et / ou présentiel) Mettre en place au niveau de l’université de Thiès une offre de formation continue - 3 - - - 3 en nutrition (e learning et / ou présentiel) Mettre en place au niveau des EES (UCAD, ENTSS, UVS, ENDSS) une offre de formation continue en nutrition (e 3 - - - - 3 learning et / ou présentiel) Réaliser une étude diagnostique de l’offre de formation en nutrition dans 20 - - - - 20 l’enseignement supérieur au Sénégal ■ 108 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Renforcement de l’offre de recherche et d’innovation en nutrition des acteurs et 21 1 1 2 1 26 parties prenantes Mettre en place une plateforme de coordination des actions de recherche en 1 1 1 1 1 5 nutrition au Sénégal Organiser un séminaire sur le développement de la recherche et de 20 - - - - 20 l’innovation en nutrition Réaliser une étude pour l’identification des axes prioritaires de recherche en nutrition 1 - - 1 - 1 et diététique Totaux 82 272 343 559 558 1 814 MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DES MINES Interventions / Activité Interventions Sensibles Nutrition Enrichissement des aliments en ------ 2017 300 2018 58 2019 47 2020 23 2021 23 Total 451 micronutriments à l’échelle industrielle et 264 28 23 23 23 361 communautaire Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 3 3 3 3 3 15 Dakar Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 10 5 5 5 5 30 Fatick Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 9 3 3 3 3 21 Kaffrine Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 10 5 5 5 5 30 Kaolack Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 3 3 3 3 3 15 Saint Louis Accompagner les producteurs au respect des normes de production de sel iodé à 4 - 4 4 4 16 Sédhiou Élaborer des normes pour les farines infantiles enrichis en micronutriments - 6 - - - 6 Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Fatick 50 - - - - 50 Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Kaolack 50 - - - - 50 109 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activité 2017 2018 2019 2020 2021 Total Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Dakar 15 - - - - 15 Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Kaffrine 45 - - - - 45 Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Saint louis 45 - - - - 45 Formation des formateurs sur l’iodation du sel à Sédhiou 20 - - - - 20 Réviser la norme sur la farine de blé tendre pour l’introduction du zinc - 3 - - - 3 Transformation, valorisation, et promotion des produits locaux à haute 36 30 24 - - 90 valeur nutritive Élaborer / Adapter les normes sur les ATPE et ASPE 6 - - - - 6 Former les organisations de producteurs aux bonnes pratiques de transformations des aliments à haute valeur nutritive et sur 30 30 24 - - 84 le marketing Totaux 300 58 47 23 23 451 MINISTÈRE DE L’ÉLEVAGE ET DES PRODUCTIONS ANIMALES Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité du lait et des produits laitiers ------ 2017 815 331 2018 2 352 380 2019 1 052 413 2020 1 058 429 2021 1 104 466 Total 6 382 2 018 toute l’année et sur tout le territoire Achat et distribution matériel de conservation : tanks de refroidissement 150 150 150 150 150 750 solaires, réfrigérateurs… Achat et distribution matériel de traite : trayeuses mobiles pour les bovins et pour 7 22 22 22 22 95 les caprins Achat et distribution matériel de transformation : pasteurisateurs modernes et artisanaux (kits de transformation), yaourtières, cuves multifonctions, 23 23 23 23 23 113 faisselles pour fromages, congélateurs, matériel de fabrication de lait concentré Achat et octroi de boucs géniteurs aux éleveurs 13 15 16 12 12 68 Achat et octroi de chèvre aux éleveurs 3 6 9 - - 18 Achat et octroi de chèvres aux éleveurs 3 6 9 - - 18 ■ 110 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Achat et octroi de chèvres aux éleveurs (CIMEL FATICK) 27 27 27 27 27 135 Achat et distribution matériel de collecte : bidons de 50, 20, 10 et 05 litres, glacières 9 9 9 9 9 44 Appui en matériel et équipements : hache- paille, matériels de fabrication de blocs, 13 6 - - - 19 matériels de fauche… Déparasitage des animaux 38 75 113 150 188 563 formation en technique de complémentation alimentaire (bloc multi nutritionnels, rationnement, traitement de 20 20 20 20 20 100 la paille) Formation sur les Bonnes Pratiques d’Hygiène (productrices et collectrices) 9 9 9 9 9 45 Formation sur les techniques et technologies de transformation du lait en produits à haute valeur ajoutée et en haute 8 8 8 8 8 38 valeur nutritive (yaourt, fromages, lait concentré, fromage artisanal, lait-céréales) Plaidoyer pour l’intégration de module sur la nutrition dans les curricula de l’EISMV, ISFAR, ENSA, UGB, Université Sine 10 5 - - - 15 Saloum, CNFTEIA Développement de l’aviculture familiale 83 53 60 44 45 284 Conception et production de supports de sensibilisation 38 18 18 - - 74 Évaluation des performances zootechnique des produits améliorés - - 6 6 6 18 Mise au point et diffusion de formules alimentaires avec matières premières 10 - - - - 10 locales Vaccination contre la maladie de Newcastle 34 35 36 38 39 183 Développement de l’élevage des petits ruminants 327 1 853 518 525 533 3 756 Achat et octroi de brebis - 450 - - - 450 Achat et octroi de brebis Achat et octroi de géniteurs ovins Acquisition de vaccins contre la PPR ------- - 225 713 356 232 113 100 239 113 100 246 113 100 253 1 050 656 1 195 Ateliers de formation en conduite d’élevage de petits ruminants 50 50 50 50 50 250 Opérationnalisation du système d’information 35 35 - - - 70 Sensibilisation – communication 10 10 10 10 10 50 Supervision de la vaccination 7 7 7 7 7 35 Développement de l’apiculture 54 58 61 61 61 294 111 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Appui à l’organisation des acteurs 1 2 2 2 2 8 Formation des apiculteurs 3 6 9 9 9 36 Mise en place d’unités d’extraction, de conditionnement des produits de la ruche 50 50 50 50 50 250 Développement de l’Élevage porcin 20 9 - - - 29 Achat et octroi de Porcs exotiques - 9 - - - 9 Mise au point de formules alimentaires adaptées 20 - - - - 20 Totaux 815 2 352 1 052 1 058 1 104 6 382 MINISTÈRE DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ASSAINISSEMENT Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Amélioration de l’accès à l’eau potable ------ 2017 13 339 9 330 2018 4 857 1 230 2019 3 393 - 2020 417 - 2021 437 - Total 22 442 10 560 Réaliser des branchements particuliers au niveau des ménages en milieu rural pour 1 515 165 - - - 1 680 l’accès à l’eau potable Réaliser des réseaux d’Adduction en Eau Potable (AEP) en milieu rural 7 575 825 - - - 8 400 Réaliser des unités de potabilisation 240 240 - - - 480 Amélioration de l’accès à 3 710 3 460 3 218 250 250 10 888 l’assainissement Promouvoir l’approche Assainissement Total Piloté par les Communautés (ATPC) 250 250 250 250 250 1 250 Réaliser des édicules publics (toilettes publiques, …) 160 160 148 - - 468 Réaliser des ouvrages individuels améliorés (latrines,….) 3 300 3 050 2 820 - - 9 170 Promotion des actions essentielles en hygiène (AEH) 298 167 175 167 187 993 Célébrer la journée des toilettes 5 5 5 5 25 45 Distribuer des kits WASH dans les FARN et les UREN CREN 15 15 15 15 15 75 Former les agents d’hygiène sur le WASH Nut 10 - 8 - - 18 Former les relais communautaires et autres acteurs sur les bonnes pratiques d’hygiène 122 - - - - 122 ■ 112 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiène par des causeries dans les foyers d’amélioration et de récupération 42 42 42 42 42 210 nutritionnelle (FARN) Sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiène par des causeries dans les 56 56 56 56 56 280 structures de santé (UREN CREN) Sensibiliser sur les bonnes pratiques d’hygiène par des visites à domicile 49 49 49 49 49 244 13 Totaux 4 857 3 393 417 437 22 442 339 SECTEUR DE LA DÉCENTRALISATION ET DES COLLECTIVITÉS LOCALES Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Développement des initiatives communautaires en faveur de l’alimentation des enfants, des ------ 2017 4 239 - 2018 6 054 - 2019 5 611 - 2020 4 435 - 2021 4 435 - Total 24 773 - adolescents, des FE/FA Contractualisation avec des agences d’exé- cution (OCB, ONG) pour appuyer la mise en - - - - - - œuvre des initiatives communautaires Implantation d’initiatives pro nutrition à l’échelle ménages (jardin d’arrière cours, mi- - - - - - - cro-jardinage, aviculture) ciblant les ménages vulnérables avec enfant de 0 à 5 ans, FE et FA Développement d’une planification et d’une budgétisation sensible nutrition au niveau 115 1 700 1 250 - - 3 065 territorial Diffusion du guide pour l’intégration de la nutrition dans les documents de planification 10 - - - - 10 des collectivités territoriales Élaboration des documents de planification 50 1 700 1 250 - - 3 000 participative Élaboration d’un guide pour l’intégration de la nutrition dans les documents de planification 20 - - - - 20 des collectivités territoriales Formation des acteurs locaux sur l’utilisation 35 - - - - 35 du guide pour l’intégration de la nutrition Développement et mise en œuvre de plans 213 178 205 180 180 955 locaux de communication 113 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Production et diffusion de supports de commu- nication visant à sensibiliser les communautés 97 28 25 - - 150 sur l’importance de la nutrition Réalisation d’activités de communication de 116 150 180 180 180 805 proximité par les élus Promotion de l’allaitement maternel exclusif 155 200 240 359 359 1 313 (AME) et de l’allaitement continu Mise en place de communautés et collectivités 155 200 240 359 359 1 313 Amies des Bébés Promotion des pratiques familiales 3 3 3 3 3 16 essentielles (PFE) Élaboration, production et diffusion de 3 3 3 3 3 16 supports pour la promotion des PFE Promotion d’un apport alimentaire adéquat - - - - - - pendant la grossesse et l’allaitement Formalisation des villages et quartiers identifiés pour bénéficier des initiatives pro - - - - - - nutrition à l’échelle communautaire Promotion d’une alimentation 998 1 198 1 198 1 198 1 198 5 790 complémentaire (AC) adéquate Formalisation des villages et quartiers identifiés pour bénéficier des initiatives pro - - - - - - nutrition à l’échelle communautaire Organisation de foires sur les produits 998 1 198 1 198 1 198 1 198 5 790 alimentaires du terroir Promotion et Développement d’activités de 2 040 2 060 2 000 2 000 2 000 10 100 stimulation et d’éveil de la petite enfance Intégration des activités d’éveils dans le paquet d’activités des sites de nutrition 40 60 - - - 100 communautaires Mise en place de garderies communautaires 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000 10 000 fonctionnelles Promotion et renforcement des investissements en faveur de la nutrition au 575 575 575 575 575 2 875 niveau communautaire Appui à la mise en œuvre de l’ATPC (Assainissement total piloté par la 300 300 300 300 300 1 500 communauté) Financement de micro-projets WASH (Eau, 25 25 25 25 25 125 hygiène, assainissement) ■ 114 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Mise en place de classes d’alphabétisation 50 50 50 50 50 250 Mise en place de garderies communautaires - - - - - - Réalisation d’adductions d’eau (AEP multi-villages, pour réduire les corvées liés 200 200 200 200 200 1 000 à l’eau Supplémentation alimentaire pendant les périodes de soudure pour les groupes vulnérables (enfants : 6-23 mois, FA : 140 140 140 120 120 660 0-6 mois) Accompagnement de la mise en place de champs collectifs destinés aux groupes - - - - - - vulnérables Accompagnement de la mise en place de greniers communautaires 40 40 40 40 40 200 Activité de plaidoyer des points focaux à l’endroit des élus locaux pour un ciblage prioritaire des ménages vulnérables lors - - - - - - de la distribution de vivres pendant les périodes de soudure Distribution des vivres de soudure aux ménages vulnérables avec enfant de 6 à 23 100 100 100 80 80 460 mois et de FA mères d’enfants 0 à 6 mois Soutien au suivi psychosocial des groupes vulnérables - - - - - - Interventions Spécifiques Nutrition 4 658 5 014 5 310 5 638 5 966 26 585 Promotion de l’allaitement maternel exclusif (AME) et de l’allaitement 175 190 190 190 190 934 continu Contractualisation avec des agences d’exécution (OCB, ONG) pour la délivrance des activités de promotion de - - - - - - l’AME formation des acteurs communautaires sur la stratégie grand-mère 100 100 100 100 100 500 Organisation d’activités de mobilisation sociale 75 90 90 90 90 434 Promotion des pratiques familiales essentielles (PFE) 39 11 10 10 10 80 Appui à l’organisation d’activités de mobilisation sociale - - - - - - Contractualisation avec des agences d’exécution (OCB, ONG) pour la délivrance des activités de promotion des - - - - - - pratiques familiales essentielles Contractualisation et mise en œuvre des conventions avec les radios locales pour la - - - - - - promotion des PFE Élaboration, production et diffusion de supports pour la promotion des PFE 39 11 10 10 10 80 115 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Déparasitage des enfants 12-59 mois 82 23 24 25 25 179 Communiquer et informer la population lors 24 - - - - 24 des campagnes Déparasiter les enfants de 12 -59 mois 23 23 24 25 25 120 (routinisation) Former les acteurs communautaires sur le 14 - - - - 14 déparasitage des enfants de 12-59 mois Former les prestataires sur le déparasitage des 22 - - - - 22 enfants de 12-59 mois Déparasitage des femmes enceintes 11 11 11 12 12 57 Assurer la disponibilité permanente dans les structures de prise en charge à tous les niveaux 11 11 11 12 12 57 en médicament pour le déparasitage des femmes enceintes Fortification des aliments à domicile 170 - - - - 170 Mettre en œuvre le plan de communication sur - - - - - - la fortification à domicile Renforcer les capacités des acteurs communautaires de santé sur la conduite de la 168 - - - - 168 fortification à domicile Renforcer les capacités des prestataires de santé sur la mise en œuvre de la fortification à 3 - - - - 3 domicile Planification familiale (espacement des 964 964 964 964 964 4 820 naissances) Former les prestataires sur la technologie 70 70 70 70 70 350 contraceptive Sensibiliser la communauté sur la PF 894 894 894 894 894 4 470 Prévention et prise en charge des maladies non transmissibles (diabète, HTA, maladies 635 138 - 138 - 911 cardiovasculaires, Cancer, maladie rénale chronique, hémophilie et drépanocytose.) Élaborer un plan de communication pour la 35 - - - - 35 prévention des maladies non transmissibles Former les prestataires sur la prise en charge - - - - - - nutritionnelle des MNT Mettre en œuvre le plan de communication - 138 - 138 - 276 pour la prévention des MNT Mettre en place des outils d’éducation 600 - - - - 600 thérapeutique diététique Prévention de la malnutrition aigue 641 641 158 - - 1 440 ■ 116 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Distribuer des suppléments nutritionnels pour la prévention de la malnutrition aigüe chez les femmes enceintes et allaitantes vivant dans 641 641 158 - - 1 440 les ménages vulnérables durant la période de soudure Prévention de la malnutrition chronique 515 530 128 128 128 1 428 Appuyer le plaidoyer auprès des décideurs et des partenaires techniques et financiers sur l`augmentation de l`accessibilité de la - - - - - - population aux services sociaux de base (eau, santé, éducation, hygiène, assainissement, plateforme allégement travaux des femmes) Concevoir un guide pour appuyer les activités d’éducation nutritionnelle ciblant les différents - 15 5 5 5 30 composants du ménage Distribuer des suppléments nutritionnels aux femmes enceintes et allaitantes pour la prévention de la malnutrition chronique chez 515 515 123 123 123 1 398 les enfants âgés de moins de 2 ans vivant au sein des ménages vulnérables Prévention du surpoids et de l’obésité 92 86 - 75 - 253 Faire des plaidoyers à l’endroit de l’industrie agro-alimentaire pour l’allègement des 7 11 - - - 18 aliments industriels en sucre, en graisse et en sel Faire des plaidoyers auprès des autorités pour 10 - - - - 10 la réglementation de l’industrie alimentaire Sensibiliser la population sur l’intérêt d’une alimentation pauvre en sucre, en graisse et en 75 75 - 75 - 225 sel chez les enfants et les adolescents Sensibiliser la population sur la pratique - - - - - - d’activité physique régulière Prévention et prise en charge du paludisme, 2 471 2 337 2 085 1 945 2 085 10 922 IRA, diarrhée Assurer la disponibilité permanente dans les structures concernées en ACT pour la prise en 353 353 353 353 353 1 766 charge du paludisme Assurer la disponibilité permanente dans les structures concernées en TDR pour la prise en 1 591 1 591 1 591 1 591 1 591 7 957 charge du paludisme Doter les structures de prise en charge en équipements indispensables pour la prise en 6 13 - - - 19 charge du paludisme, IRA, diarrhée 117 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Mettre à l’échelle les initiatives communautaires de prévention et de prise en 230 230 - - - 460 charge intégrée du paludisme, des IRA et de la diarrhée Réaliser des actions de communication du 140 - 140 - 140 420 paludisme, IRA, diarrhée Renforcer les capacités des prestataires sur la prévention et la prise en charge de qualité du 150 150 - - - 300 paludisme, IRA, diarrhée Prévention et prise en charge nutritionnelles 97 97 97 27 27 344 de la tuberculose et du VIH/SIDA Assurer la supplémentation (fer, acide folique) 2 2 2 2 2 8 des PVVIH Assurer le déparasitage des PVVIH - - - - - 2 Doter les structures cibles en équipements indispensables pour la prise en charge - - - - - - nutritionnelle de la tuberculose et du VIH/ SIDA Mettre en place des outils d’éducation - - - - - - thérapeutique diététique pour les PVVIH Réaliser des actions de communication sur la prévention nutritionnelles de la tuberculose et 70 70 70 - - 210 du VIH/SIDA Renforcer les capacités des prestataires sur la prévention et la prise en charge de qualité de la 25 25 25 25 25 125 TB et VIH/SIDA Promotion de l’ANJE 645 55 1 1 1 704 Créer un comité ANJE régional pour le plaidoyer et le suivi des actions en faveur de 3 - - - - 3 l’allaitement maternel (arrêté conjoint santé - commerce sur les substituts du lait maternel) Créer un comité national ANJE (niveau central) intégrant le COSAM et le comité ARCH pour le plaidoyer et le suivi des actions - - - - - - en faveur de l’allaitement maternel (arrêté conjoint santé - commerce sur les substituts du lait maternel) Faire une évaluation annuelle de l’ANJE - - - - - - Labéliser 50% des centres de santé en «Centres 54 54 - - - 108 de Santé Amis des Bébés» (formation) ■ 118 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Mettre à disposition des PME, le premix pour l’enrichissement des farines locales (Pour - - - - - - mémoire) Mettre en œuvre le plan de communication ANJE axée Alimentation complémentaire du - - - - - - jeune enfant Mettre en œuvre le plan de communication - - - - - - ANJE axée sur l’allaitement maternel Organiser deux rencontres annuelles du comité 1 1 1 1 1 6 central ANJE Organiser un atelier de réactualiser du plan de 4 - - - - 4 communication de l’ANJE du MSAS Renforcer les capacités des acteurs communautaires de santé sur la conduite de l’allaitement maternel (Mise au sein précoce, 168 - - - - 168 Allaitement maternel exclusif les six premiers de vie, continuum de l’allaitement maternel de 6 à 24 mois et plus) Renforcer les capacités des acteurs de santé sur la conduite de l’alimentation complémentaire adéquate selon La fréquence (2 à 3 repas pour - - - - - - 6-8 mois ; 3 à 4 repas pour 9-23 mois) et la diversité (4 des 7 groupes d’aliments) Renforcer les capacités des prestataires de santé sur la conduite de l’allaitement maternel (Mise au sein précoce, Allaitement maternel 415 - - - - 415 exclusif les six premiers de vie, continuum de l’allaitement maternel de 6 à 24 mois et plus) Promotion de la qualité et de la Sécurité 159 57 57 57 57 387 sanitaire des aliments Élaborer et mettre en œuvre un plan de communication pour sensibiliser les consommateurs, les producteurs, les transformateurs de denrées alimentaires, les 30 30 30 30 30 150 organismes nationaux de contrôle des aliments et les acteurs du commerce international des produits alimentaires sur les normes CODEX 119 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Former et accompagner les acteurs de la chaine de contrôle sur : i) les normes de qualité et de sécurité sanitaires des alimentaires et ii) 12 12 12 12 12 60 les méthodes d’analyse et d’échantillonnage nécessaires pour garantir que la conformité du produit aux dispositions de la norme concerné Opérationnaliser le système de surveillance et d’alerte en matière de sécurité sanitaires 117 15 15 15 15 177 des aliments (enquêtes de consommation alimentaire, évaluation du risques sanitaires) Renforcement du Système d’information de 380 422 312 312 312 1 737 collecte sur la situation nutritionnelle Appuyer le système de collecte de données de routine à travers l’organisation de revue et la 150 150 150 150 150 750 plateforme DHIS 2 Conduire des enquêtes SMART à l’échelle 150 150 150 150 150 750 nationale Renforcer le dispositif de la surveillance nutritionnelle à travers les sites sentinelles 80 122 12 12 12 237 (extension et appui à la fonctionnalité) Supplémentation en Vit A 30 30 15 15 15 105 Élaborer et mettre en œuvre le plan de communication sur la supplémentation en 30 30 15 15 15 105 vitamine A Supplémentation en zinc et prise en charge - - - - - - par le SRO/Zn Mettre en œuvre le plan de communication sur - - - - - - la prise en charge de la Diarrhée par SRO/Zinc Traitement de la malnutrition aigüe 261 254 214 134 89 953 Appuyer la mise à disposition d’équipements 60 60 60 - - 180 pour l’EVEIL ET STIMULATION) Appuyer la production locale des intrants 1 - - - - 1 (plaidoyer et appuis techniques) Assurer la gestion des intrants de la prise en 120 120 80 60 45 425 charge de la malnutrition aigüe Développer et mettre en œuvre un plan de contingence pour répondre aux situations 15 15 15 15 15 75 d’urgence Engager des activités de plaidoyer auprès des décideurs et des partenaires techniques et financiers sur l`augmentation de l`accessibilité - - - - - - de la population aux services complémentaires (Assistance alimentaire, Développement Intégré de la Petite Enfance, Wash Nutrition) ■ 120 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Mettre en œuvre des activités d’EVEIL et de stimulation dans les CREN et UREN 20 - - - - 20 (adaptation d’un Guide du Développement de la Petite Enfance) Renforcement du dispositif de coordination au 14 29 29 29 29 130 niveau central Renforcer le dispositif de prise en charge de la 28 28 28 28 - 113 malnutrition aigüe au niveau des cases de santé Renforcer le dispositif de prise en charge de la malnutrition aigüe au niveau des structures de 2 2 2 2 - 9 santé (ressources humaines et équipements) Vaccination des enfants et des FAR 100 100 100 100 100 500 Appuyer la communication pour la vaccination des enfants au-delà des cibles 50 50 50 50 50 250 du PEV Appuyer la communication pour la vaccination 50 50 50 50 50 250 des FAR Interventions Spécifiques Nutrition 8 482 6 870 6 589 6 197 5 920 34 058 Fortification des aliments à domicile 1 584 - - - - 1 584 Assurer l’approvisionnement des sites en poudre de micronutriments pour la fortification 1 584 - - - - 1 584 à domicile 6-23 mois Prévention et prise en charge des maladies non transmissibles (diabète, HTA, maladies 100 100 100 - - 300 cardiovasculaires, Cancer, maladie rénale chronique, hémophilie et drépanocytose.) Renforcer les capacités des prestataires sur la 100 100 100 - - 300 prévention des MNT Prévention de la carence en iode - 19 5 - - 24 Élaborer une stratégie pour la supplémentation en iode des femmes enceintes et des FAR - 19 5 - - 24 (recherches opérationnelles et formulation des normes) Prévention de la malnutrition chronique 211 241 211 206 201 1 071 Renforcer les activités de suivi-promotion de la 10 40 10 5 - 65 croissance dans les structures de santé 121 ------- PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Supplémenter en fer des adolescentes 166 166 166 166 166 832 10 -19ans Traiter les enfants souffrant de 35 35 35 35 35 174 faible poids à la naissance Prévention et prise en charge du 240 240 240 240 240 1 200 paludisme, IRA, diarrhée Assurer la disponibilité permanente dans les structures concernées en 102 102 102 102 102 510 SRO/Zinc pour la prise en charge des Diarrhées Assurer la disponibilité permanente dans les structures concernées 138 138 138 138 138 690 en Amoxycilline pour la prise en charge des IRA Promotion de l’ANJE - - - - - - Assurer l’effectivité des activités de Suivi Promotion de la croissance à - - - - - - tous les niveaux (structures de santé et sites communautaires) Supplémentation en Vit A 94 23 23 23 23 188 Assurer l’approvisionnement en 23 23 23 23 23 117 capsules de vitamine A Assurer le passage à l’échelle de la routinisation de la supplémentation 63 - - - - 63 en vitamine A des enfants 6-59 mois à l’échelle District Assurer le passage à l’échelle de la routinisation de la supplémentation 8 - - - - 8 en vitamine A des enfants 6-59 mois à l’échelle région Supplémentation en zinc et prise - - - - - - en charge par le SRO/Zn Assurer l’approvisionnement en SRO/Zinc des structures de - - - - - - santé pour la prise en charge de la diarrhée Traitement de la malnutrition aigüe 6 252 6 246 6 009 5 728 5 455 29 691 ■ 122 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Dépister les cas de malnutrition chez les enfants de 6-59 mois à travers les systèmes de routines (stratégie intégrée, avancée, 39 40 42 43 44 208 mobile) Dépister les cas de malnutrition chez les femmes enceintes et allaitantes à travers - - - - - - les systèmes de routine Élaborer un protocole de prise en charge pour les groupes spécifiques (femmes enceintes et allaitantes, personnes du 3éme 7 - - - - 7 âge) Renforcer les capacités des prestataires de services (santé et communautaire) sur la prise en charge intégrée de la malnutrition 25 25 25 25 25 123 aigue Traiter la malnutrition aigüe modérée chez les enfants âgés de 6-59 mois 380 380 304 213 106 1 382 Traiter de la malnutrition aigüe sévère avec complications chez les enfants âgés 860 860 602 301 90 2 714 de 6-59 mois Traiter de la malnutrition aigüe sévère chez les enfants âgés de 6-59 mois 4 645 4 645 4 800 4 981 5 107 24 179 Traiter la malnutrition aigüe modérée chez les femmes enceintes et allaitantes 296 296 237 166 83 1 077 16 11 10 Totaux 13 015 10 160 61 034 151 163 546 MINISTÈRE DU COMMERCE, DU SECTEUR INFORMEL ET DE LA PROMO- TION DES PRODUITS LOCAUX Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Renforcement et suivi de l’application de la réglementation relative aux ------ 2017 78 40 2018 76 36 2019 51 31 2020 51 31 2021 51 31 Total 308 168 produits enrichis en micronutriments Acquérir des kits de test d’iodation pour le 4 - - - - 4 réseau de distribution Assurer le contrôle du sel iodé dans les 17 17 17 17 17 84 sites de production Assurer le suivi du contrôle de l’iodation 7 7 7 7 7 35 du sel Mener des opérations de contrôle 7 7 7 7 7 35 d’envergure sur le sel iodé Mener le plaidoyer pour détaxer l’iodate de potassium, la vitamine A, la vitamine 5 5 - - - 10 B9, le fer et le zinc 123 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Contrôle du marketing des produits à teneur élevée en matières grasse, sucre, sel 5 15 - - - 20 pour les enfants Définir une réglementation spécifique sur 10 - - - 10 l’étiquetage des aliments destinés aux enfants Élaborer une réglementation sur la publicité 5 5 - - - 10 alimentaire de manière générale Renforcer la régulation sur les publicités relatives aux aliments en forte teneur en - - - - - - matières grasses, sel et sucre destinés aux enfants. Renforcement et suivi de l’application de la réglementation relative au code de 33 26 21 21 21 120 commercialisation des substituts au Lait Maternel Appuyer l’élaboration d’un projet de décret relatif à la commercialisation d’un substitut du 7 - - - - 7 lait maternel Assurer le contrôle des SLM 21 21 21 21 21 103 Vulgariser la réglementation sur les SLM 5 5 - - - 10 Totaux 78 76 51 51 51 308 MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Action de prévention, de lutte contre les pollutions des eaux superficielles et ------ 2017 295 90 2018 311 90 2019 320 90 2020 336 90 2021 334 90 Total 1 596 450 souterraines Mener des activités de sensibilisation et de prévention au niveau des zones industrielles, 40 40 40 40 40 200 minières, … Réaliser les activités de reboisement avec des végétaux purificateurs (Moringa- sap-sap, 50 50 50 50 50 250 tieppe….) au niveau des périmètres maraichers ou jardins polyvalents Renforcer la production des produits forestiers non ligneux (Gibier, Miel, Madd, soump, Solome, Oule, Huile de palme, 132 148 152 168 166 766 Huile palmiste, Bouye Aacacia, Noix d’Acajou, Tamarin, Feuilles vertes, etc.) et la production halieutique ■ 124 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Appuyer l’élevage domestique d’espèces de faune (Pintades sauvages, cailles, francolins, 16 16 12 12 10 66 Canards sauvages, etc.,) pour garantir la disponibilité de la protéine animale Mener des activités de reboisement (régénération naturelle assistée, plantation, mise en défens) et enrichissement pour renforcer la disponibilité des PFNL et des 116 132 140 156 156 700 espèces à haute valeur nutritive (Palmiers à huile, baobab, pommier du sahel, Moringa, jujubier, etc.,) dans le domaine protégé (zones de terroir) Renforcer la résilience au changement 25 25 30 30 30 140 climatique Introduire les espèces forestières fruitières 25 25 30 30 30 140 résilientes dans les zones à risque Valorisation des produits forestiers non ligneux (Gibier, Miel, Madd, soump, Solome, Oule, Huile de palme, Huile palmiste, 48 48 48 48 48 240 Bouye Aacacia, Noix d’Acajou, Tamarin, Feuilles vertes, etc.) Sensibiliser les organisations communautaires de base (OCB) sur la valeur nutritive des 48 48 48 48 48 240 produits forestiers non ligneux Totaux 295 311 320 336 334 1 596 MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Alphabétisation fonctionnelle des femmes ------ 2017 360 29 2018 379 63 2019 402 72 2020 428 96 2021 198 120 Total 1 767 380 Intégrer dans le Programme National d’Éducation de Base des Jeunes et des Adultes 5 6 - - - 11 (PNEBJA) les actions essentielles en nutrition Organiser des séances d’animation sur les actions essentielles en nutrition à travers les 24 48 72 96 120 360 classes alpha Procéder à la traduction en langues nationales codifiées des supports de formation, de - 9 - - - 9 sensibilisation sur les actions essentielles en nutrition et la pratique de l’activité physique Éducation nutritionnelle en milieu scolaire et autres espaces d’enseignement et de 44 63 62 56 53 277 formation 125 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Assurer la supervision des activités de mise en œuvre de la promotion de la nutrition en milieu 2 3 2 3 3 12 scolaire Élaborer des supports didactiques et communication sur les actions essentielles en 5 31 29 29 29 123 nutrition (boites à image et cahier d’activités, …) Former le personnel des structures communautaires du développement intégré 12 12 - - - 24 de la petite enfance (DIPE) sur les actions essentielles en nutrition Former le personnel des structures communautaires du développement intégré - - 31 - - 31 de la petite enfance (DIPE) sur les actions essentielles en nutrition (autres régions) Former les maitres d’application sur les actions 18 18 - 25 21 81 essentielles en nutrition Procéder à la transcription en wolof en utilisant l’alphabet arabe (wolofal) des supports de formation, de sensibilisation sur les actions 7 - - - - 7 essentielles en nutrition et la pratique de l’activité physique Intégration de la nutrition dans les curricula 41 50 23 23 23 161 des établissements de formation Assurer la formation des formateurs et des IEF - 16 - - - 16 des établissements sur le module Nutrition Élaborer des supports de formation sur les 11 34 23 23 23 115 actions essentielles en nutrition Élaborer un module de formation en nutrition 30 - - - - 30 Lutte contre la carence en iode en milieu scolaire et autres espaces d’enseignement et 153 153 221 217 - 744 de formation Effectuer des missions de supervision des pairs 1 1 1 - - 2 éducateurs dans les daaras sur les TDCI Organiser des activités extra muros avec les apprenants pour la promotion de la 4 4 - - - 8 consommation de sel iodé Organiser des sessions de formation des enseignants sur l’utilisation du guide sur les 145 145 217 217 - 724 micronutriments Organiser des sessions de formation des maitres coraniques sur l’utilisation du guide 4 4 4 - - 11 sur les micronutriments et des supports de communication et de formation transcrits ■ 126 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Réaliser des activités d’éducation nutritionnelle au sein des cantines, ciblant la promotion de la - - - - - - consommation de sel adéquatement iodé Lutte contre l’anémie en milieu scolaire et autres espaces d’enseignement et de 23 19 10 22 - 73 formation Mener une évaluation de la mise en œuvre du projet de supplémentation en fer et acide - - - 15 - 15 folique des adolescentes Mettre en œuvre le plan de communication pour la promotion de la supplémentation en 7 19 10 7 - 43 fer et acide folique des adolescentes en milieu scolaire Réaliser une étude de base sur l’anémie chez les adolescentes en milieu scolaire dans les 12 - - - - 12 zones d’intervention du pilote (Saint Louis et Dakar) Réviser le document de politique santé- nutrition-environnement en vue d’intégrer les 4 - - - - 4 normes et protocoles en matière de nutrition Promotion des activités d’éveil et de 45 - - - - 45 stimulation pour la petite enfance Former les enseignants des structures de Développement Intégré de la Petite Enfance 32 - - - - 32 (DIPE) et des daara préscolaires aux techniques de stimulation et d’éveil Mener des campagnes de sensibilisation à l’endroit des parents pour la promotion des activités de stimulation et d’éveil (intégrant des - - - - - - modules sur la promotion d’une alimentation saine et équilibrée) des enfants de 3 à 6 ans Renforcer les capacités des points focaux en 13 - - - - 13 techniques de stimulation et d’éveil Redynamisation de l’éducation physique à l’école et autres espaces d’enseignement et 14 31 14 14 3 75 de formation Élaborer un bréviaire sur l’activité physique - 17 - - - 17 Initier les enseignants aux pratiques physiques 11 11 11 11 - 43 minimales Mettre en œuvre une campagne de communication pour la promotion de 3 3 3 3 3 15 l’éducation physique en milieu scolaire 127 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Renforcement des programmes d’alimentation et de nutrition en milieu 12 - - - - 12 scolaire et autres espaces d’enseignement et de formation Élaborer les standards pour les repas scolaires sains et nutritifs basés sur la valorisation des - - - - - - produits locaux Former les cuisinières et autres personnels des cantines scolaires aux bonnes pratiques - - - - - - d’hygiène et de nutrition Mettre à jour le carnet de recettes culinaires - - - - - - pour les cantines scolaires Mettre à jour le document de politique de - - - - - - cantine scolaire Mettre à jour le guide de mise en place et de 12 - - - - 12 gestion des cantines scolaires Interventions Spécifiques Nutrition 94 86 250 241 241 912 Lutte contre l’anémie en milieu scolaire et autres espaces d’enseignement et de 94 86 250 241 241 912 formation Acquérir, distribuer des suppléments de fer 29 29 29 29 29 144 dans les cantines scolaires Déparasiter les apprenants et les adolescentes 12 12 46 46 46 163 Supplémenter les adolescentes en fer et acide 15 15 55 55 55 196 folique Supplémenter les apprenants en fer et acide 30 30 111 111 111 392 folique Transport les suppléments en fer 8 - 8 - - 17 Totaux 454 465 652 669 440 2 679 SECTEUR DE LA FAMILLE ET DE LA PROTECTION SOCIALE Interventions / Activités Interventions Sensibles Nutrition Autonomisation socio-économique des femmes ------ 2017 9 404 6 965 2018 9 431 6 950 2019 9 447 6 950 2020 9 460 6 950 2021 9 529 6 950 Total 47 270 34 765 Doter les APDC (Acteurs porteurs de dynamique communautaire) en boîtes à 15 - - - - 15 Images Former des femmes en techniques de fortification des produits alimentaires 770 770 770 770 770 3 850 locaux 128 ------ PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2017 2018 2019 2020 2021 Total Former en nutrition les femmes des ménages bénéficiaires des bourses 490 490 490 490 490 2 450 économiques Former les femmes dans les techniques de transformation des produits 770 770 770 770 770 3 850 alimentaires locaux Octroyer des bourses économiques aux 4 875 4 875 4 875 4 875 4 875 24 375 ménages vulnérables Sensibiliser les femmes en âge de reproduction sur l’éducation 45 45 45 45 45 225 nutritionnelle Renforcement de la protection des groupes vulnérables à travers des filets 2 105 2 105 2 105 2 105 2 105 10 525 sociaux Doter de bons d’achat alimentaire des familles vulnérables avec enfants malnutris de moins de 5 ans dans 945 945 945 945 945 4 725 les zones de fortes prévalence de la malnutrition Mettre en place de cash transfert pour les femmes enceintes et/ou allaitantes vivant 1 110 1 110 1 110 1 110 1 110 5 550 dans les ménages vulnérables Mettre en place un programme de cash transfert pour les mères d’enfants 50 50 50 50 50 250 souffrant de malnutrition aiguë sévère dans les ménages pauvres Renforcement des activités de 334 376 392 405 474 1 980 développement de la petite enfance Doter les structures DIPE en balances 8 8 8 8 13 43 Doter les structures DIPE en boîtes à 8 8 8 8 17 51 images Doter les structures DIPE en outils de 4 5 7 9 12 37 gestion et de suivi Former en nutrition les encadreurs, éducateurs et personnel communautaires 50 50 50 50 50 250 de la petite enfance Former le personnel des structures DIPE dans la prise en charge de la nutrition 0 14 14 14 14 56 e dans les stratégies d’enseignement apprentissage Installer des tables de micro-jardinage 24 50 65 76 88 303 dans les structures DIPE Mettre en place d’espaces d’éveil et de stimulation fonctionnels des enfants de 0 140 140 140 140 140 700 à 3 ans dans les structures DIPE Mettre en place des cantines dans les 40 40 40 40 80 241 structures DIPE 129 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 Interventions / Activités 2018 2019 2020 2021 Total Renforcer les capacités des personnels d’encadrement et d’éducation des structures DIPE 50 50 50 50 250 aux pratiques d’éveil et de stimulation pour les enfants de 0 à 3 ans Tenir des séances d’éducation nutritionnelle dans les structures 10 10 10 10 50 DIPE Interventions Spécifiques - - - - - Nutrition Renforcement des activités de développement de la petite - - - - - enfance Mener des actions de suivi promotion de la croissance (SPC) - - - - - dans les structures DIPE Totaux 9 431 9 447 9 460 9 529 47 270 ■ 130 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE LA NUTRITION DU SENEGAL, 2018-2022 PRIMATURE Cellule de Lutte contre la Malnutrition 132