Plan National d'Action pour la Nutrition 1997-2002
颁布于 1997 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- 国家
- 塞内加尔
- 主题
- Agricultural and rural development, Livestock, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, Cultivated plants
- 关键词
- agricultural development, processing/handling, poverty, animal production, fish products, fishery management and conservation, food additives, food security, early warning system, nutrition, consumer protection, capacity building, food safety and quality, vegetables/legumes, fruits/edible nuts
- 类别
- agriculture
在哪里阅读
该法律没有记录来源链接。
文本
所收录的法律原文,按条款排列。每个条款都有自己的链接。
REPUBLIQUE DU SENEGAL UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI MINISTERE DE L'AGRICULTURE * MINISTERE DELA SANTE PUBLIQUE ET DE L' ACTION SOCIALE PLAN NATIONAL D' ACTION POUR LA NUTRITION 1997 - 2002 OCTOBRE 1996 LISTE DES SIGLES INTRODUCTION SOMMAIRE A - BILAN DIAGNOSTIC DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ...... . 2 I - La situation alimentaire .......................... . 4 5 6 6 11 - Definition de la Securite Alimentaire . . . . . . . . . . . . . . . .. 6 12 - Disponibilite alimentaire et tendances de la production ......... 6 13 - Approvisionnement 14 - Accessibi1ite des menages aux aliments II - La situation nutritionnelle et sanitaire ..... . 21 - Les tendances de la mortalite infantile . 22 - Les tendances de la malnutrition infantile et maternelle 23 - Les pratiques de l' allaitement et du sevrage des enfants 24 - Les maladies diarrheiques 25 - Les maladies de carence en micro-nutriments ........ 7 . . . . . .. 8 11 11 11 12 12 13 26 - Les maladies infectieuses ......... . . . . . . . . . . . . . . 13 27 - Les maladies chroniques liees a la sur-nutrition ......... 13 28 - L'acces a l'eau potable et l'assainissement .......... 13 III - Autres po1itiques socio-economiques en vigueur ..... 14 31 - Politique alimentaire ........... . 32 - Politique nutritionnelle et sanitaire ... 14 14 B - PLAN NATIONAL D'ACTION POUR LA NUTRITION ............... 15 IV - OBJECTIFS ET BUTS CLEFS 41 - Secteur A1imentaire ... 42 - Secteur Nutrition et Sante .. 15 15 15 3 v - STRATEGIES ET ACTIONS SPECIFIQUES ........ . 16 51 - Amelioration de la Securite alimentaire des menages . 17 52 - Amelioration de la qualite et I'innocuite des produits alimentaires 18 53 - Elimination de la malnutrition proteino-energetique des groupes vulnerables '" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 54 - Promotion de regimes alimentaires appropries et des modes de vie sams 20 55 - Promotion de I'allaitement maternel et des bonnes pratiques de sevrage 21 56 - Elimination des troubles dues a la carence en iode et a I' avitaminose A et reduction de la prevalence de I'anemie ....... 21 57 - Prevention et traitement des maladies infectieuses . 21 58 - Integration dans les politiques et programmes, des objectifs, des considerations et des elements d'ordre alimentaire et nutritionnel 21 VI - STRUCTURE INSTITUTION NELLE POUR LA MISE EN OEUVRE ET 22 LE SUIVI DU PLAN NATIONAL D'ACTION POUR LA NUTRITION VII - PLAN D'OPERATION ET DE FINANCEMENT 23 BIBLIOGRAPHIE ................... . 28 AGETIP: ASC: BAD: BAME: BCV: BID: DRH: CASPAR: CIN: CNTS: CREN: CSA: DCI: DIREL: DOPM: DP: DPDA: EDS: EISMV: ENSUT: ESP: FAO: FCFA: Hbts: HTA: IEC: IMC: ISN: ISRA: ITA: MA: MCAI: MDR: MEFP: MEN: MJ : MPE: MSAS: NPA: OCI: PASA: PMI: PNLP: PNSDEL: PPN: SANAS: TDCI: LISTE DES SIGLES Agence d'Execution des Travaux d'lnterets Publics Association Sportive et Culturelle Banque Africaine de Developpement Bureau d' Analyses Macro-economiques Banque Cerealiere Villageoise Banque Islamique de Developpement Direction des Ressources Humaines Cellule Agro-Sylvo-Pastorale pour la securite alimentaire Conference Internationale sur la Nutrition Centrale N ationale des Travailleurs du Senegal Centre de recuperation et d'education nutritionnelles Commissariat a la Securite alimentaire Direction du Commerce Interieur Direction de I 'Elevage Direction de I 'Oceanographie et de la Peche Maritime Direction de la Planification Declaration de Politique de Developpement Agricole Enquete demographique et de Sante Ecole Inter-Etats de Sciences et de Medecine Veterinaire Ecole N ationale Superieure de technologie Enquete sur les Priorites Organisation des Nations Unies pour I' Alimentation et I' Agriculture franc CFA Habitants Hypertension arterielle Information Education et Communication Indice de Masse Corporelle Institut Senegalais de Normalisation Institut Senegalais de Recherches Agricoles Institut de technologie Alimentaire Ministere de I' Agriculture Ministere du Commerce de I' Artisanat et de I 'Industrialisation Ministere du Developpement Rural Ministere de I 'Economie des Finances et du Plan Ministere de I 'Education Nationale Ministere de la Justice Malnutrition Proteino-Energetique Ministere de la Sante et de I' Action Sociale Nouvelle Politique Agricole Organisation de la Conference Islamique Programme d'ajustement Structurel Agricole Prevoyance de maladies infantiles Programme National de Lutte contre la Pauvrete Programme National Special de Developpement de I 'Elevage Petits Poids a la Naissance Service de I' Alimentation et de la Nutrition Appliquees Troubles dues a la Carence en iode ......... 4 5 INTRODUCTION Le Senegal est un pays sahelien s'etendant sur une superficie de 197.000 Km2 , pour une population de 8.572.004 habitants (dont 70 % de ruraux, acteurs principaux de l'alimentation des populations), avec une inegale repartition sur l'etendue du territoire. Par exemple, la densite est de 2.700 hts/km2 a Dakar, la capitale, contre seulement 6 hts/km2 a l'interieur du pays, a Tambacounda. L'acceleration de l'urbanisation qui est surtout Ie fait de l' exode rural entraine Ie developpement de quartiers pauvres OU les difficiles conditions d'existence liees a l'insalubrite et au chomage affectent l'alimentation des populations sur Ie plan qualitatif et quantitatif. Le taux moyen d' accroissement de la population est deux fois plus eleve en milieu urbain (4,6 %) qu'en milieu rural (2 %). Le pays est essentiellement agraire du fait de 1 'importance de la population active occupee par Ie secteur primaire et de la part importante de ce secteur dans Ie PIB national, 11 % entre 1987 et 1993 contre 19 % au secteur secondaire pour la me me peri ode. Depuis plus d'une vingtaine d'annee, Ie Senegal connait une secheresse persistante associee a une demographie galopante (croissance demographique 2,7 %) affectant considerablement ses ressources naturelles. C'est pourquoi, l'objectif fixe a la politique alimentaire est d' accroitre Ie taux de couverture de la demande nationale par une augmentation de la production et de la transformation des cereales locales. Pour cela, l'Etat s'est engage dans des politiques agricoles, N.P.A., P.A.S.A., P.LS.A., et recemment celle de la D.P.D.A pour mieux saisir les opportunites offertes par la devaluation du fcfa, Ie 11 janvier 1994. Ainsi, a l'instar des engagements pris par tous les pays qui ont participe, en Decembre 1992 a la CIN et adopte une Declaration Mondiale sur la Nutrition, Ie Senegal a tenu a articuler les contributions des differents groupes de travail afin d'arriver a l'elaboration de son Plan National D' Action pour la Nutrition. Dans ce present rapport, l'objectif fixe est de mettre en orbite toutes les potentialites humaines et economiques afin de definir, avec la participation de tous les acteurs de ce combat, une politique alimentaire et nutritionnelle pouvant garantir les objectifs immediats et lointains de la population. Sur la base de donnees statistiques actualisees, des strategies specifiques, harmonisees et rationnelles seront retenues par Ie biais de ce Plan pour assurer : la disponibilite qualitative et quantitative des produits ; 1 'accessibilite aux produits ; la promotion de regimes alimentaires appropries et de modes de vie sains ; la planification d'un programme de suivi et d'action pour Ie bien etre des populations. Il est question d'abord de faire un diagnostic de la securite alimentaire du pays, ensuite de tracer les orientations strategiques du plan et enfin de definir les actions a prendre dans un contexte global. A - BILAN DIAGNOSTIC DE LA SECURITE ALIMENT AIRE I - LA SITUATION ALIMENTAIRE 11 - Definition de la Securite Alimentaire 6 La Securite alimentaire est definie comme etant la capacite des menages a produire ou a obtenir des aliments, en quantite et en qualite suffisante. Elle depend des trois compos antes ci-apres Disponibilite, Approvisionnement et Accessibilite. 12 - Disponibilite alimentaire et tendances de la pr,oduction Le Senegal consomme actuellement pres de 1.200.000 tonnes de cereales par an dont 40 a 50 % importees sous forme de riz et de ble. Les differents bilans alimentaires etablis indiquent une disponibilite pour la periode du ler novembre au 31 octobre des annees 1992/93 et 1993/94 pour des apports en calorie de 2.333 et 2.294 et en proteines de 62 et 63 grammes par jour et par personne. Ce qui represente en moyenne sur les deux annees un deficit calorique de 4,42 % et proteinique de 10,00 % par rapport aux besoins theoriques de la population senegalaise qui se chiffrent aux environs de 2.400 calories et 70 grammes de proteines par jour et par personne.J.norme fixee par l'Organisme de Recherches sur l' Alimentation et la Nutrition en Afrique (GRANA). Les disponibilites alimentaires sont essentiellement constituees des produits alimentaires locaux: les cereales (mil, sorgho, ma'is, riz, fonio) ; les tubercules et racines ; les produits carnes et halieutiques ; Ie lait et ses produits ; les produits de cueillette ; les legumineuses et leurs derives. les legumes. En analysant plus en detail la consommation alimentaire, on observe un regime alimentaire a dominance cerealiere. Les statistiques revelent que, depuis 1986 la production cerealiere ne couvre a peine que 60 % des besoins totaux (en moyenne 1.400.000 Tonnes/an) du pays. Ainsi, Ie pays a recours a l'exterieur (Don et Aide) et davantage aux importations commerciales pour nourrir ses habitants, et assurer ainsi une disponibilite alimentaire a sa population. La conjugaison de la croissance demographique (2,7 %) sensiblement superieure a celle du volume de la production agricole, la degradation progressive des ressources naturelles et les reformes foncieres trop brusques, justifient ces dix dernieres annees Ie faible taux de satisfaction des besoins alimentaires du pays, en moyenne 50,46 % par an. Et il convient de souligner deux faits importants : la part considerable du riz dans la ration cerealiere qui constitue plus de 40 % la forte dependance des importations dans la resorption du deficit nutritionnel. 7 Les produits carnes et laitiers qui constituent des sources majeures de proteines a la consommation humaine, sont faiblement representes dans la ration alimentaire. Le niveau de consommation de viande est faible au Senegal avec une moyenne de 10,5 kg/4hbt/an, toute viande comprise, com me pour Ie lait, dont la consommation moyenne tourne autour de 27 IIhbt/an avec un niveau de consommation plus important en milieu rural qu'en milieu urbain. En plus, l' essentiel du lait consomme est importe et pour une valeur d' environ 15 milliards de fcfa (PNSDEL) par an. Pour reduire cette sortie de devises, une politique d'amelioration de la production laitiere est integree dans la politique alimentaire en vigueur. Parallelement, les autorites s'attellent a trouver une solution aux problemes de la transformation et de la conservation du lait par Ie developpement d'unites de transformation semi-industrielle. Par contre, les senegalais consomment beaucoup de poisson avec une moyenne de 32 kg/hbt/an . . Le poisson joue une role important dans la production animale car il fournit a lui seul 70 % des proteines d'origine animale contenues dans l'alimentation des senegalais. C'est pourquoi, malgre Ie faible niveau de consommation de viande et de lait, Ie Senegal se trouve a un niveau raisonnable en termes de disponibilites en proteines ani males du fait de la forte consommation de poisson qui permet de combler Ie deficit enregistre dans les autres productions. Les cereales et principalement Ie riz (40 % des besoins) constituent presentement les principales cibles de l'Etat pour une intensification marquee, bien que les produits carnes et halieutiques ne soient pas en reste. Concernant 1 'aide alimentaire, Ie mecanisme de securite alimentaire est assure par un organisme public (C.S.A.) qui importe ou collecte par des achats et en assurant leur distribution a des prix fixes par l'Etat. Toutefois, avec la devaluation, ce systeme est devenu une charge pour Ie budget de l'Etat. En 1994 Ie Senegal a rec;u 11.945 tonnes d 'aide alimentaire, Ie riz et Ie ble en totalisent respectivement 5.893 et 4.377 tonnes soit 85 % de l'aide globale. En 1995, Ie montant de l'aide s'est etablit a 20.237 tonnes. Sur Ie plan nutritionnel, les Enquetes Demographie et Sante (E.D.S.) menees en 1992 sur la consommation alimentaire font apparaitre une grande prevalence de la malnutrition sous toutes ses formes sur l'ensemble du territoire national et plus particulierement la malnutrition protei no energetique chez les enfants de 0 a 5 ans qui est a un taux de 25 a 30 %. 13 Approvisionnement Les cereales constituent l'aliment de base des populations senegalaises aussi bien au niveau des campagnes que des villes. Parmi ces cereales Ie riz occupe une place de choix avec un volume d'importations de 400.000 tonnes par annee en moyenne et une sortie enorme de devises pour Ie pays. Cette situation de depenses et d'une gestion lourde a pousse l'Etat, a se desengager totalement de la collecte, de la transformation et de la commercialisation du riz au profit des prives et la suppression des monopoles. L'approvisionnement des marches (centre urbain et marches ruraux), est essentiellement Ie fait des grands commen;ants organises en reseau et qui, au niveau des gros marches cerealiers (marche de Drame escale, Passy, Porokhane, etc.) collectent les produi ts cerealiers pour les distribuer dans les villes et campagnes. L' alimentation des ruraux depend principalement de l' autoconsommation et est dans l' ensemble pauvre au plan nutritionnel et souvent insuffisante en quantite et irreguliere suivant les regions et les zones ecologiques. 8 L' approvisionnement en produits alimentaires est souvent irregulier a cause des contraintes suivantes : l'inefficacite des circuits de commercialisation; Ie manque d'informations sur les zones de production; la vetuste du parc routier et I'insuffisance du developpement des moyens de transport; I'enclavement de certaines zones. I'insuffisance des B.C. V. la solvabilite des populations ou Ie moyen d'opportunite des operateurs economiques. La valorisation des produits alimentaires locaux rencontre des obstacles majeurs, tels que: la faiblesse des productions; la precarite des infrastructures de stockage ; I' insuffisance des infrastructures et equipements de conservation et de transformation; les problemes technologiques. Les circuits commerciaux sont caracterises par I'abondance des intermediaires, producteurs collecteurs (prives/publics, CSA) - grossistes - demi-grossistes - detaillants - consommateurs. Malgre la liberalisation et la privatisation de la production et la commercialisation des produits alimentaires, I' Etat intervient a travers Ie CSA dans la regulation du marche et la constitution d'un stock de securite (cereales) pour repondre a l'objectif de securite alimentaire, plus particulierement a la s tabil ite de I' approvisionnement. Le Senegal dispose d' un important reseau routier avec un parc camions consistant reliant Ie port avec l'interieur du pays, d'une bonne capacite de stockage - volume magasins CSA repartis dans les regions. 14 - Accessibilite des menages aux aliments L'accessibilite aux aliments, troisieme composante de la securite alimentaire, suit des amplitudes variant des zones urbaines vers les zones rurales et revet des ecarts de variation souvent notoire. Elle se pose en termes monetaires et physiques et repose sur des variables socio-economiques qui determinent les conditions et Ie niveau de satisfaction des besoins alimentaires et nutritionnels des personnes. En milieu rural, I 'accessibilite des aliments est calquee sur les produits locaux generalement et occasionnellement sur les produits importes. Les produits locaux constituent la principale source monetaire au dela de la ration alimentaire sans minimiser les aides et mandats transmis par les parents qui sont en ville ou a l'etranger. Mais, l'inaccessibilite aux unites de transformation semis industrielles gage de la valorisation des produits, la precarite des infrastructures de stockages, l'enclavement des villages a l'egard des marches hebdomadaires justifient par moment les deficits nutritionnels occasionnels. Les transferts de revenus issus de l'exode rural et de l'emigration ont renforce tant soit peu, pendant longtemps les revenus des menages ruraux dans certaines localites. 9 Selon l'Enquete sur les Priorites au Senegal (E.S.P) de 1991, Ie revenu monetaire moyen, par habitant et par an, en milieu rural est de l'ordre de 56.735 fcfa. Par ailleurs, 75 % des pauvres sont localises en milieu rural et ne disposent pas des moyens de se procurer 2.400 calories/jour/personne. Le seuil de pauvrete defini en termes de depenses alimentaires evalue en 1992 etait de 3.324 fcfa par habitant et par mois alors que la depense moyenne des personnes pauvres se situe a 2.247 fcfa (PNLP/DP, 1995). En milieu rural, suite a la devaluation du fcfa, il a ete constate les faits suivants : une perte relative des pouvoirs d'achat par rapport aux prix des produits alimentaires achetes pour la consommation ; un rencherissement important des couts des facteurs de production reduisant sensiblelllent les capacites de production des menages; une reduction des capacites d'approvisionnement des commen;ants ruraux; une modification des habitudes de consommation des menages ruraux en reaction a l'inflation introduite par la devaluation (BAME/ISRA, 1995) ; une augmentation sensible des couts lies a l'acquisition des infrastructures et equipelllents de valorisation des produits locaux. En milieu urbain, les revenus monetaires soutenus par les salaires et les recettes de l'inforlllel laissent croire un niveau de la securite temporelle bien au dela des penuries sporadiqlles quantitativement. Le revenu monetaire moyen annuel par menage en milieu urbain est 1.328.700 fcfa contre 392.700 fcfa en milieu rural (autoconsolllmation non incluse). L'accessibilite des menages urbains aux aliments a ete satisfaisante dans l'ensemble grace a la conjugaison de facteurs assez favorables sur une longue periode. Les revenus monetaires ont connu une certaine stabilite et proviennent essentiellement : des emplois salaries 49 % (fonction publique et secteur prive) ; du secteur informel 30 % (638.000 emplois en 1991 avec un taux de croissance annllel de 4,3 % entre 1980-1991); des autres sources 21 % (transfert, etc.)- source E.S.P/1991 La poursuite des reformes economiques (liberalisation) a contribue a une legere hausse sur les prix des denrees alimentaires de 1970/88 de l'ordre de 2,5 % -source MEFP/DP/DRH 1990. En milieu urbain, l'accessibilite aux aliments s'est caracterisee par: des prix aux producteurs constants et relativement bas pendant des decennies tandis que la productivite agricole a diminue progressivement ; des disponibilites alimentaires en quantites suffisantes et essentiellement constituees de produits alimentaires importes avec une forte predominance du riz, de I 'huile vegetale, du ble, du lait en poudre. 10 A cote des produits importes tous les produits issus de I' aide alimentaire ont longtemps contribue a maintenir stables les disponibilites alimentaires dans les marches ; des habitudes alimentaires orientees vers les produits importes a cause de leur commodite a la preparation (riz) et de leur disponibilite en quantite suffisante ; un systeme d'approvisionnement correcte, en depit de certaines contraintes liees a l'etat defectueux des routes, a I'augmentation des prix du carburant et des pieces de rechange des vehicules de transport. Apres la devaluation, il a ete cons tate en milieu urbain, les faits suivants : une hausse des salaires (10 % en moyenne), inferieure a la hausse des prix des produits alimentaires, ce qui limite la consommation des menages ; des pertes importantes d'emplois sont enregistrees dans Ie secteur prive moderne et dans Ie secteur para-public du fait de I'incapacite de certaines entreprises a faire face a I'augmentation globale importante des charges d'investissement et de fonctionnement ; des penuries de denrees alimentaires sont plus regulierement vecues surtout en ce qui concerne Ie riz, Ie lait en poudre, I'huile vegetale et me me souvent certains produits alimentaires locaux ; une augmentation sensible des couts lies a I' amelioration du systeme d' approvisionnement et a I' accroissement des infrastructures et equipements de valorisation des produits locaux connaissent par rapport a la peri ode anterieure. La devaluation a eu des effets negatifs sur la consommation des menages ruraux et urbains. Le changement de parite a contribue a I' augmentation des prix des produits locaux de I' ordre de 40 % et des biens importes de I'ordre de 100 % (C.N.T.S. Rapport 94). L'analyse de la situation alimentaire avant et apres la devaluation a permis de recenser quelques causes principales de I'insecurite alimentaire : stocks des produits alimentaires importes en baisse et pratiques de prix illicites ; taux d'inflation des prix des produits plus important que Ie taux d'accroissement des prix aux producteurs ; exode rural de la main d'oeuvre active plus accentue ; circulation deticiente de I'information sur les marches (stocks et prix) ; approvisionnement tres irregulier des zones enclavees ; pertes post-recolte liees a I'insuffisance des infrastructures de stockage, de conservation ou de transformation des produits ; influence de certains tabous sur les habitudes et pratiques alimentaires des groupes ethniques ; revenus en baisse et pertes de pouvoirs d'achat des menages; fermeture d'entreprise, deflation et compression de personnels; exclusion des menages n'ayant pas les moyens de s'investir dans Ie secteur informel ; absence de regulation des stocks ; couts de transports eleves ; habitudes culinaires et acces physique aux denrees difficile pour les groupes vulnerables. 11 ~ 11- LA SITUATION NUTRITIONNELLE ET SANITAIRE 21 Les tendances de la mortalite infantile L'ensemble des parametres etudies lors des differentes ~>gU(~tes q~m()graphiques realisees au Senegal (ESF 1978, EDS-l 1986, EDS-II 199211993) fait etat d'une neUe tendance a la baisse. malgre une mortalite encore elevee. II s 'agit des quotients de mortalite neonatale, de mortalite postnatale, de mortalite infantile, de mortalite juvenile, de mortalite infanto-juvenile. Le taux de mortalite est plus eleve dans les vi lIes que dans les campagnes et egalement plus eleve dans les regions sud du pays. L'enquete EDS-II montre que la mortalite infanto-juvenile est plus importante chez les garc;ons que chez les filles. Les principales causes de mortalite sont : les diarrhees, Ie paludisme, Ie tetanos (particulierement neonatale ), les infections respiratoires, la rougeole, la coqueluche, etc. II faut signaler que des efforts considerables sont faits et contribuent de fac;on significative a la baisse de la mortalite des enfants : Programme Elargi de Vaccination, consultation prenatale des meres, assistance a I' accouchement, etc. 22 - Les tendances de la malnutrition infantile et maternelle La malnutrition infantile Elle presente une situation preoccupante et se manifeste par des formes differentes, d' apres les resultats de l'enquete la plus recente EDS II : un deficit ponderal (indice poids/age) : 21.8 % des enfants ages de 6-59 mois sont concernes, soit plus d'un enfant sur cinq ; une emaciation ou maigreur (indice poids/taille)' avec la 'prevalence la plus importante (11,8 %) chez la tranche d 'age 6-35 mois ; un retard de croissance (indice taille/age) qui interesse 23,3 % des enfants ages de 6-59 mois. Une situation particulierement grave est observee chez 10% des enfants de la tranche 12-59 mois. Des differences significatives sont a noter : dans Ie milieu rural OU la malnutrition est deux fois plus importante qu'en milieu urbain; dans les quartiers populaires des milieux urbains OU Ie taux de malnutrition est comparable a celui rencontre en milieu rural et dans les regions situees a l'Ouest du pays qui presentent une situation moins grave que les autres regions. II y a lieu de s'alarmer sur la tendance a l'aggravation de l'etat nutritionnel des enfants qui a ete mise en evidence par plusieurs enquetes et etudes au cours des annees 80. La devaluation du fcfa intervenue en 1994 et qui s' est traduite par une hausse du prix des denrees alimentaires n'a Tali qu'exacerber la situation surtout au niveau des menages pauvres qui consacraient deja 70 % de leur revenus a l'alimentation. La consequence en est une baisse de la ration alimentaire tant sur Ie plan qualitatif que quantitatif, de meme qu' une baisse de la consommation de medicaments. Pour aUenuer ces effets devastateurs de la devaluation sur Ie plan nutritionnel, un Programme de Nutrition Communautaire a ete initie par Ie Gouvernement du Senegal avec l'aide de la Banque Mondiale et du Programme Alimentaire Mondial. Ce projet qui est actuellement a l'essai, vise en premier lieu les enfants des quartiers periurbains de la capitale et des villes. Une intervention d'urgence en zones rurales a risque s'avere egalement necessaire. r 12 L 'etat nutritionnel des meres D'apres I'enquete EDS-II, l'Indice de Masse CorporeIle (LM.C.) des meres est de 21,9 kg/m2• Le seuil au dessous duquel on estime que la mere a une deticience energetique chronique (IMC < 18,5 kg/m2) est atteint par 15 % des femmes non enceintes, tandis que 8 % d'entre eIles sont obeses (lMC > 27 kg/m2). Les femmes maigres sont generalement jeunes et plus nombreuses en zones rurales (17,2%) qu'en zone urbaine (10,8 %) parce qu'etant plus actives. U ne etude realisee en 1989 a montre un taux d' obesite de 8 % chez des femmes dans la banlieue de Dakar, femmes qui generalement appartiennent a des milieux sociaux plus favorises surtout si eIles ont fait des etudes secondaires. Le taux de mortalite materneIle est tres eleve avec 5101100.000 pour la peri ode 197911992. 23 - Les pratiques de I'allaitement et du sevrage des enfants Au Senegal, quasiment tous les enfants sont aIlaites au sein quel que soit la region, I 'ethnie ou Ie niveau socio-economique et l'aIlaitement y est tres prolonge (duree mediane 20 mois), et est pra~ique majoritairement par des meres qui n'ont pas re~u d'instruction. L'usage du biberon, qui est pratique chez pres de 5 % des bebes aurait tendance a disparaitre avec I' augmentation du cout du lait. L'E.D.S II montre que seuls 30 % des enfants de cet age re~oivent un complement solide, tandis que 34 % ne re~oivent que de I'eau. 24 - Les maladies diarrheiques Les diarrhees sont generalement d'origine infectieuse et souvent aSSOClees a des parasitoses intestinales. EIles sont la premiere cause de mortalite et de morbidite infanto-juvenile. Et c'est en milieu rural qu'eIles sont plus frequentes, de meme que dans les quartiers periurbains du fait de la pauvrete qui se deveIoppe et des mauvaises conditions d 'hygiene et d' assainissement. Cependant des efforts considerables sont fait pour encourager la therapie de rehydratation orale (TRO) avec les sels de rehydratation orale (SRO) qui sont de plus en plus utilises. Les solutions salees sucrees (SSS) meritent la me me attention. 25 - Les maladies de carenee en micro-nutriments 251 La carenee en fer Une etude realisee en 1985 a montre une prevalence de 69 % de la carence en fer chez des enfants en milieu urbain. Chez les femmes enceintes, I' anemie et la carence en fer sont frequentes. 252 La care nee en iode C'est dans les regions Sud et Est du Senegal OU la prevalence au goitre est plus accentuee. La cause principale du manque d'iocle s'explique par son absence dans Ie sel alimentaire et c'est la raison pour laqueIle des efforts importants sont en cours pour paIlier a ce deficit. Son importance dans I'interieur du pays s'explique par Ie fait que Ie poisson et les produits halieutiques riches en iode sont peu accessibles dans ces zone enclavees (Velingara, Kedougou, et Bakel). 13 253 L' Avitaminose A Elle est due a un deficit en vitamine A qui accroit la sensibilite aux infections, les troubles de vision pouvant conduire a la cecite, et Ie risque de mortalite. L'avitaminose pourrait etre liee a la malnutrition proteino-energetique, et quelques etudes realisees ces dernieres annees ont pu mettre en evidence des taux de prevalence assez eleves. 26 - Les maladies infectieuses Le paludisme, les maladies diarrheiques, la rougeole, les infections respiratoires son! les principaux facteurs de morbidite et de mortalite chez les enfants. 27 - Les maladies chroniques liees a la sur-nutrition Le phenomene existe et prend de I' ampleur surtout en milieu urbain : obesite, hypertension arterielle (HT A), diabete sucre non insulino-dependant, maladies cardio-vasculaires et cancers de type digestif. D'autres maladies frequentes sont egalement liees au mode d'alimentation, telles que la constipation, les hemorrofdes, la goutte el certaines anhroses. Ces pathologies affecten! aussi bien les riches que l~s couches pauvres qui d'ailleurs sont les plus exposes face all rencherissement du prix des medicaments. 28 - L'acces a I'eau potable et I'assainissement Au Senegal, les sources d'alimentation en eau potable sont : Ie puits (45 % des menages, surtout en milieu rural) ; Ie robinet (36 % en milieu urbain) ; Ie forage et la borne fontaine publique, 28 % dont 22 % en milieu rural. Source ESPIl991. Les regions les plus demunies en eau courante, publique ou privee ou en forage sont celles de Kolda, Ziguinchor et Tambacounda. Le deficit en eau par rapport aux besoins est estime a 300.000 m3/jour, malgre tous les efforts consentis pour assurer un acces a l'eau a toutes les populations. Dans les zones maraicheres peri-urbaines, les eaux usees sont souvent utilisees pour arroser les jardins, ce qui aggrave les risques de contamination et de diarrhees. La collecte des ordures menaferes pose d'enormes problemes pour les autorites municipales, et d'ailleurs it n'existe aucun systeme de traitement des ordures. Cette situation engendre la proliferation des microbes, des vecteurs de maladies et la contamination des nappes phreatiqlles. Le peril fecal constitue toujours un danger. Quatre (4) menages sur dix (0) n'ont pas de toilettes, la moitie seulement dispose de latrines et la proportion de menages ne disposant d'aucun systeme adequat d'assainissement est de 15 % en milieu urbain contre 62 % en milieu rural. Les egouts publics n'existent que dans cinq (5) grandes villes et la faiblesse des taux de branchements (entre 1,6 % et 36 %) conjuguee a leur etat peu satisfaisant ne permet pas d'evacuer les eaux de pluies stagnantes. 14 III - AUTRES POLITIQUES SOCIO - ECONOMIQUES EN VIGUEUR 31 Politique alimentaire Au cours du VllIeme plan de developpement Economique et Social qui s 'est execute de 1989 a 1995, les objectifs de I , Etat etaient axes entre autres sur la satisfaction des besoins alimentaires de l'ordre de 80 % et de fa<;on reguliere, a partir d'une politique dont les axes principaux sont: rendre les aliments disponibles et accessibles a tous les senegalais de fa<;on reguliere dans Ie temps et dans I 'espace ; accroissement des revenus des populations; creation d' un cadre qui liberalise la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles (reference PASA) ; favoriser la production des cereales locales (mil, mals, sorgho, riz paddy) et s'orienter vers de nouvelles cultures telle que la floriculture; faire en sorte que les productions locales notamment Ie riz satisfassent la consommation locale et qu'il penetre les foyers urbains ; adapter et diffuser de nouvelles technologies disponibles. 32 Politique nutritionnelle et sanitaire Les plans de Developpement Economiques et Social ont tardivement pris en compte Ie secteur de la nutrition. En effet, c'est un secteur a cheval entre Ie secteur sanitaire et alimentaire et de ce fait subit les contre coups de la non performance des politiques alimentaires et sanitaires. La politique sanitaire entreprise par l'Etat entre dans Ie cadre de la politique nationale de population dont les objectifs sont axes sur l'amelioration de la qualite de la vie et l'instauration du bien etre. La sante de la mere et de l'enfant ainsi que I' amelioration du systeme d'information, d'education et de communication constituent une des priorites. 15 B - PLAN NATIONAL D'ACTION POUR LA NUTRITION IV OBJECTIFS ET BUTS CLEFS Le Plan National d' Action pour la Nutrition doit etre considere comme un ensemble de strategies a moyen et long termes, de programmes d'actions et de mesures d'accompagnement visant a inverser les tendances decrites plus haut. Les strategies seront axees sur la situation alimentaire et nutritionnelle, par consequent la reduction de la pauvrete au Senegal. 41 - Secteur alimentaire ~'objectif principal est d'assurer aux populations senegalaises une securite alimentaire durable. n s' agira d' accroItre les productions agricoles, afin de satisfaire les besoins alimentaires de la population et l' equilibre entre I' offre et la demande. eet equilibre sera recherche a travers des mesures de liberalisation et de promotion de l'initiative privee visant a relancer la croissance economique et favoriser la circulation et Ie commerce des produits agricoles.' L'amelioration de I' alimentation sera visee avec la mise en place d' une politique de transformation des cereales locales, d' une politique d' accroissement des revenus en vue de rei ever Ie pouvoir d' achat des ruraux et des citadins. L'accent sera mis sur une meilleure coordination des systemes d'alerte, sur l'accroissement de I'efficacite des systemes d'information et sur I'amelioration de la gestion de I' aide et des urgences. Dans Ie domaine de I'amelioration de I'alimentation et des conditions nutritionnelles, la strategie sera axee sur I 'accroissement de la production legumiere et fruitiere, la mise en place des infrastructures de stockage, de conservation et de transformation et un desenclavement des zones de production pour une meilleure circulation des produits. L'amelioration nutritionnelle des populations sera egalement recherchee dans Ie cadre de I' accroissement de la production halieutique par une meilleure distribution de ces produits a travers Ie pays notamment en direction des zones continentales. La promotion de I 'embouche bovine et ovine basee sur la valorisation des sous produits de recolte, favorisant ainsi une meilleure integration agriculture-elevage, sera encouragee en vue de developper la production carnee. La modernisation de la coupe et de la distribution de la viande sera entreprise en vue de reduire les pertes et d 'ameliorer les conditions hygieniques d' approvisionnement. L'amelioration nutritionnelle sera recherchee grace a un renforcement du systeme d'information, d 'education et de communication dont les resultats attendus sont Ie changement de comportement des consommateurs face a certains aliments (suppression de certains interdits alimentaires dont les vertus nutritionnelles ont ete prouvees). 42 - Secteur Nutrition/Sante Le gouvernement du Senegal s'est fixe des objectifs pour ameliorer l'etat nutritionnel des populations et plus particulierement des groupes vulnerables (les enfants de 0 - 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes). Deux strategies principales sont utilisees dans Ie cadre de la mise en oeuvre de cette politique : prevenir la malnutrition et prendre en charge ceux qui sont deja dans la formation sanitaire et depister les malades mal nourris. 16 Les objectifs nationaux de lutte contre la malnutrition sont realises a travers un certain nombre de projets, parmi lesquels : Le programme de Lutte contre Les maLadies diarrheiques qui depuis pres de 10 ans, repose sur Ie traitement preventif et curatif par rehydratation par voie orale. Le programme de Lutte contre La malnutrition proteino-energetique qui vise la surveillance des cibles jusqu'au niveau communautaire en prenant en charge les cibles malnutries et promouvoir I' education nutritionnelle. La Lutte contre Les troubLes dus ilLa carence en iode avec comme strategie essentielle l'iodation du sel et la supplementation en iode dans les zones endemiques. La Lutte contre les anemies nutritionnelles integree a la consultation prenatale (ePN) et a la consultation des nourrissons sains. La Lutte contre L 'avitaminose A. Le programme nutritionnel soutenu par la promotion de I 'allaitement maternel et des bonnes pratiques de sevrages. Le Projet de Nutrition Communautaire pour combattre la malnutrition, plus particulierement dans les zones peri-urbaines). L'objectif a moyen terme du PNAN doit donc cadrer avec les objectifs intermediaires de la strategie de lutte contre la pauvrete. II s'agira de : satisfaire les besoins alimentaires par un accroissement et une diversification de la production ; promouvoir la transformation des produits agricoles et halieutiques en vue de faciliter leur circulation a travers Ie pays et vers les zones non productrices ; sensibiliser les populations sur les valeurs nutritives de certains aliments en particulier les legumes et les fruits et leur role dans I' organisme ; developper des programmes d'education en direction des consommateurs et vendeurs sur I 'hygiene alimentaire. v - STRATEGIES ET ACTIONS SPECIFIQUES Les strategies d' amelioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des populations ne peuvent pas etre elaborees sans la prise en compte de la strategie globale de lutte contre la pauvrete dans la mesure Oll elles sont considerees comme les premiers indicateurs de pauvrete. La reduction du pourcentage de pauvres dans la population passe par une politique de croissance economique dont la repartition du produit s'etendrait aux diverses composantes de la population. 17 En vue de realiser ces strategies, l'Etat a retenu de renforcer Ie potentiel productif des populations, de promouvoir la creation d'emplois et d'ameIiorer les conditions de vie des populations. En effet les principaux axes a developper pour une bonne strategie de securite alimentaire et d'amelioration nutritionnelle sont : une gestion optimale des ressources naturelles par la mise en oeuvre d'une politi que fonciere adaptee (permettant de fixer durablement les groupes les plus vulnerables et d'une part de securiser les productions agricoles et animales), une maitrise du croit demographique en adequation avec la croissance des productions agricoles et enfin une politique d'emploi appropriee ; une intensification et une diversification des productions qui sont de nature a assurer une base plus ferme et plus saine de la securite alimentaire, de garantir la satisfaction des besoins alimentaires et d'augmenter les revenus monetaires des producteurs ; une maitrise des instruments de politique economique basee sur une politique de prix incitative pour la production afin d'ameliorer les revenus et Ie niveau de securite alimentaire ainsi que la maitrise des prix a la consommation pour eviter des taux d'inflation eleves penalisant les couches les plus vulnerables ; une meilleure gestion des facteurs exogenes en particulier les catastrophes naturelles, les con flits regionaux et la dependance economique et financiere de I' exterieur ; une prise en compte des pesanteurs socio-culturelles qui influent sur les habitudes alimentaires (interdits alimentaires pendant la grossesse et pendant l'allaitement). 51 Amelioration de la securite alimentaire des menages. 511. Objectifs Assurer une production vivriere suffisante et disponible pour I' auto-consommation ; Ameliorer les pouvoirs d'achat des menages ruraux et urbains ; Accroitre la consommation des produits locaux. 512. Strategies Accroissement de la production agricole et alimentaire ; Facilitation d'acces au credit; Stabilisation des approvisionnements ; Valorisation des ressources humaines ; Creation et consolidation d'emplois remunerateurs ; Developpement des relations de partenariat et de cadres de concertation. 513. Actions II adviendra aux structures de la Recherche, du Developpement et de la Planification en collaboration avec tOllS les autres acteurs d'aller vers : l'intensification et la diversification des produits agricoles par une amelioration des techniques culturales et une restructuration des structures de base et des modes de gestion des menages; 18 la mise en place d'un systeme de financement stable adequat adapte au niveau national et local, regi par des institutions souples et elastiques (ONG, Associations, ... ) ; .. la mise en place d'un systeme d'approvisionnement horizontal en denrees alimentaires par la promotion de banques cerealieres dans les zones a risques alimentaires (Z.A.R.) et de marches specialises en cereales, legumes, betail ou autres dans des zones accessibles; I'accroissement des revenus des menages par une specialisation des lignes de credits et des programmes de production soutenu par la creation d'emploi et la promotion de prives specialises dans I' approvisionnement en denrees alimentaires ; I'utilisation rationnelle des res sources naturelles par un programme de conservation et d'amenagement territorial soutenu par un programme d'action participative; la decentralisation des connaissances alimentaires par des programmes d'appui, des seminaires et des seances de sensibilisation et d' animation continue par Ie biais des organisations communautaires de base; I'amelioration des systemes d'approvisionnement et la promotion des produits locaux par la decentralisation des seances de degustation et Ie rencherissement des produits importes surtout de consommation de luxe en renfon:;ant Ie dynamisme du secteur informel par la mise en place d'un systeme de financement adapte. 52 - Amelioration de la qualite et I'innocuite des produits alimentaires. Le systeme est regi par une loi de base (L.66.48 du 27 Mai 1966) et deux decrets d'application (D.68.S07 et D.68.S08). Mais avec I'accroissement de la production, des importations et du progres technique, Ie cadre institutionnalise n'est plus apte a assurer efficacement la protection des consommateur et I'innocuite des produits alimentaires. Toujours dans la recherche de solutions, l'Institut Senegalais de Normalisation (ISN) fut cree en 1978 pour la promotion des normes et par la meme occasion, pour completer les structures devant gerer Ie systeme national de contr6le. Presentement Ie contr61e de la qualite doit etre compris dans un systeme coherent de gestion de la quaIite globale pour mieux garantir la qualite des produits alimentaires. En 1987 une des mesures d'accompagnement de la nouvelle politique industrielle du Senegal a ete Ie plan d'action pour la promotion de la qualite sous I'egide de I'ISN. Un plan d'action instaure pour une periode de 3 ans (1988-1991) a permis de mener plusieurs actions suivant trois axes definis, a savoir la normalisation, la qualite et la certification. 521 Strategies Renforcement du cadre juridique Le cadre juridique qui regit les activites de contr61e de la qualite ne repond plus allx besoins des marches national et international, et ne milite pas a la promotion de la qualite des produits alimentaires. II s'agit de la loi 66-48- du 27 Mai 1966 sur Ie contr61e des denrees alimentaires qui doit etre reactualise et completer. II faudra aussi reexaminer la restructuration et Ie fonctionnement de la commission de contr61e des produits alimentaires (CCPA). Cette commission est chargee de coordonner toutes les activites de contr61e de la qualite des prodllits alimentaires au Senegal. 19 Renforcement des structures nationales de controle Les moyens mis a la disposition des structures de contr6le sont nettement insuffisants, tant au niveau des moyens humains que materiels. Ce qui a comme consequence la mauvaise performance des activites de contr6le. II est necessaire d'evaluer les besoins en materiel, produits de laboratoire et en appareils performants pour toutes les structures nationales. II faut egalement assurer Ie perfectionnement du personnel technique par des stages de courte duree dans des laboratoires de reference. Coordination des structures nation ales Les structures nationales qui operent dans Ie domaine du contr6le alimentaire travaillent difficilement du fait d'un manque de coordination entre elles. Cette coordination devrait etre assuree par la CCPA qui a besoin d'etre restructuree et redynamisee. II apparait important de diagnostiquer Ie potentiel scientifique et technique des structures nationales de contr6le de la qualite et d'envisager une meilleure repartition des taches au niveau national. Promotion de la qua lite Elle se fera a I' echelon national pour : sensibiliser et assister les entreprises a : · ameliorer la qualite au niveau des processus de fabrication; · reduire les couts de non qualite ; · ameliorer Ie systeme de commercialisation des produits et services ; · developper une culture de qualite en entreprise. encourager la formation des associations de consommateurs ; mettre en place un bon systeme d'information, d'education, et de communication a la qualite ; rendre plus competitif les produits alimentaires. Elaboration de normes de qua lite L'ISN doit continuer a elaborer des normes en relation avec ses partenaires et a accelerer Ie processus. Les normes sont des references techniques sans lesquelles, il est impossible de faire une appreciation objective de la qualite. 522 Actions Modification des textes legislatifs et reglementaires a partir de seminaires et/ou atelier sous l'egide des institutions responsables (DCI, ITA, EISMV, DOPM, DIREL, ISN, SANAS, la Direction de I'Horticulture) ; Amelioration des infrastructures de base par la refection des laboratoires (batiments, equipements et approvisionnement en produits d'analyse) ; Formation et perfectionnement des cadres et techniciens des laboratoires ; f '\ • .. 20 Mise en place d'un systeme de certification par I'adoption de textes reglementaires ; Sensibilisation a la qualite par la promotion d' Association de consommateurs. 53 - Elimination de la malnutrition proh~ino-energetique des groupes vulnerables. Les options d'actions a explorer comprennent une serie d'actions complementaires a la surveillance de l'etat nutritionnel, aux soins de sante primaire, aux politiques de I'eau potable, de I'assainissement et de I 'hygiene, des programme d'lnformation-Education-Communication (IEC), de nouveaux mecanismes de livraison de services bases sur des micro-entreprises communautaires, la mobilisation sociale. 54 - Promotion des regimes alimentaires appropries et des modes de vie sains. Les objectifs generaux reposent sur : la reduction d'au moins 25 % des taux de MPE severe chez les enfants de 0 a 5 ans couverts par Ie systeme de surveillance de I' etat nutritionnel dans un delai de 5 ans ; la reduction de 50 % de la prevalence de I 'anemie par carence en fer chez les femmes . enceintes et allaitantes et les enfants de 0 a 5 ans dans un delai de 5 ans ; I'elimination des T.O.C.1. d'ici I'an 2000 ; la reduction d'au moins 25 % des PPN d'ici 5 ans ; la prevention des maladies chroniques dues a I'alimentation, notamment de I'obesite et de I'HTA ; I' elimination virtuelle de I' A vitaminose A. Les strategies Trois strategies majeures constituent Ie substratum de I 'atteinte de nos objectifs : la formation, la recherche et I'IEC (Information-Education-Communication) et la mobilisation sociale et la participation communautaire. Les actions Renforcement de la capacite technique du SANAS (infrastructure, equipement et formation du personnel) ; Amelioration du systeme d'information sur la situation alimentaire et nutritionnelle dll pays; Oepistage et prise en charge adequate des enfants malnutris dans les structures sanitaires; Creation de CREN dans tous les Centres de Sante. Renforcement des capacites des services de Pediatrie et de Gynecologie des h6pitallx regionaux et nationaux. Promotion des activites de surveillance de I' etat nutritionnel au niveall communalltaire Oeveloppement de la Recherche Operationnelle : * sur les regimes alimentaires les plus adaptes aux groupes vulnerables * sur les comportements alimentaires. 21 55 - Promotion de I'allaitement maternel et des bonnes pratiques de sevrage. Une "politique Nationale d'AIlaitement Maternel et de Bonnes pratiques du sevrage" par Ie Ministere de la Sante et de I' Action Sociale a ete adoptee depuis 1994. Les actions qui y sont menees sont : I - Promotion de I'allaitement maternel dans les services de sante publics, prives et communautaires ; 2 - Assurer aux meres une bonne sante et un bon etat nutritionnel ; 3 - Reglementation de la commercialisation des substituts du lait maternel ; 4 - Revision de la legislation du travail en faveur des femmes travailleuses allaitantes ; 5 - Information-Education-Communication ; 6 - Promotion des aliments de complement a base de produits locaux. 56 - Elimination des troubles dues a la carence en iode et a I'avitaminose A et reduction de la prevalence de I'anemie. La strategie consiste a toucher I'ensemble de la population du pays. Un effort est actuellement fait pour I'iodation du sel et une etude de la prevalence est lancee grace a I 'UNICEF. 57 - Prevention et traitement des maladies infectieuses. Programme Elargi de vaccination en cours Hygiene et Assainissement des villes et campagnes. 57 - Integration dans les politiques et programmes, des objectifs, des considerations et des elements d'ordre et alimentaire nutritionnel Le gouvernement du Senegal a, au moins a diverses reprises, eIabore des plans specifiques visant a enrayer la degradation du deficit cerealier de 1984. La DPDA de 1994 prevoit I 'elaboration d'un nouveau plan qui fixerait un objectif de 60 % de la couverture alimentaire en I'an 2000. Les grandes lignes de la strategie retenue correspondent a celIe du programme special de la production vivriere en appui a la securite alimentaire de la FAO. Cette strategie prevoit : la securisation et l'accroissement de la culture du riz dans la vallee du f1euve Senegal et Ie Sud du pays et I'intensification des cereales pluviales dans tout Ie territoire ; la mise en place d'un veritable partenariat entre la recherche. la vulgarisation et les organisations socio-professionnelles pour accelerer Ie processus de mise au point et d'adoption des technologies ameliorees ; la promotion de la transformation artisanale et industrielle des cereales locales; 22 une politique liberale et incitative pour tous les acteurs economiques afin d'ameliorer la reponse a la demande ; une coordination de la politi que cerealiere associ ant l' Etat, les organismes socio profession nels et les bailleurs de fonds. Les actions Augmenter la production agricole et les revenus par la realisation d' infrastructures hydrauliques appuyees par une vulgarisation des itineraires techniques et un systeme de credit adequat afin de promouvoir l' agriculture intensive, celIe de contre saison, la transformation des produits locaux et l' artisanat ; Placer les subventions alimentaires dans un cadre plus general d'une politi que alimentaire et nutritionnelle et cibles geographiquement ; Mettre en place un cadre institutionnel specifique et approprie pour la definition et la mise en oeuvre de la politique alimentaire et nutritionnelle en s' appuyant sur les orientations des politiques sectorielles telles que l' agriculture, l' elevage, la sante, la peche, etc; Integrer la politique alimentaire et nutritionnelle dans une strategie coherente de lutte contre la pauvrete qui devrait permettre une meilleure coordination des interventions des differents acteurs du secteur social ; Teriir en compte dans les orientations definies dans Ie IXeme Plan de Developpement Economique et Social qui couvre la periode 1996-2001, les strategies specifiques visant a atteindre les objectifs du PNAN. VI - STRUCTURE INSTlTUTIONNELLE POUR LA MISE EN OEUVRE, LE SUIVI ET L'EVALUATION DU PLAN NATIONAL D'ACTION POUR LA NUTRITION Au dela de la phase d'elaboration d'une politique sous l'aspect strategique, la maitrise de l'information est indispensable pour evaluer Ie niveau d'atteinte des objectifs prealablement fixes, afin de pouvoir prendre a temps les mesures correctives. Les structures qui s' occupent de l' information pour la securite ali mentaire et nutritionnelle sont nombreuses et diverses. Le constat actuel est que, malgre Ie nombre important d'intervenants (gouvernement, cooperation internationale et bilaterale, etc.), aucune structure ne dispose d'un systeme d'information oriente vers Ie volet alimentaire et nutritionnel. Seule la CASPAR s'oriente vers un systeme d'information integre. 11 est raisonnable de penser que la cellule pourrait effectivement "contribuer au decloisonnement de l'information technique au sein de l'Administration", mais surtout qu'elle pourrait etre "un systeme d'information efficient et 23 VII - PLANS D'OPERATION ET DE FINANCE:MENT OBJECTIFS STRATEGIES ACTIONS PERIODE RESPONSABLE com I; I * Amelioration de la Securite alimeotaire des - Accroissement de la - intensification et diversification des 1997-2002 MA-lSRA-SRDR menages: production agricole produits agricoles Assurer une production - Facilitation d'acces au credit - Mise en place d 'un systeme de 1997-2002 MEFP-lNSTITUTION PM vivriere suft-Isante et frnancement et de lignes de credit FlNANClERE disponible pour l'auto- - Creation et consolidation adaptees consommation. . d'emplois remunerateurs ; 1997-2002 MA-MEMl-1T A-ME Ameliorer les pouvoirs - Amelioration du systeme - Promotion des produits locaux d 'achat des menages ruraux et d' approvisionnement urbains. Transformation des produits Accroitre la consommation locaux des produits locaux. 2* Amelioration de la qualite - Renforcement du cadre - Reactualisation des textes MCAIS-MA-MSP AS et de l'innocuite des produits juridique reglementaires alimentaires - Normalisation et certification - Formation et perfectionnement des des produ its par les entreprises cadres et techniciens des laboratoires 1997-1998 MIME PM Coordination des structures nationales - Campagne de sensibilisation a la Promotion de la qualite qualite MEDIAS-MIME Elaboration de normes de qualite 24 3* Elimination des troubles - Iodation du sel - Appui a I'organisation des petits 1997-2002 dues a la carence en lode et a producteurs de sel l'avitaminose A et reduction - Supplementation en vit. A de la prevalence de l'anemie - formation aux techniques d'iodation du 1997 - 2002 Supplementation en fer/folate sel Participation communautaire - mettre en place un cadre legislatif 1997 - 1998 adapte Mobilisation sociale/IEC Distribution des capsules de vitamine A 1997 - 2002 selon Ie protocole OMS/UNICEF Formation du personnel de sante sur la 1997 - 2000 MSPAS-MA supplementation SRO et preventive Formation des agents communautaires Transfert des efforts de supplementation en fer aux organisations communautaires 1997 - 2002 IEC sur les aliments riches en micronutriments Elaboration des supports et implication des medias 25 4* Promotion de l'allaitement Renfor'Cement des capacites - Fonnation des agents auxiliaires de 1997 - 1998 I maternel et des bonnes dans les services de sante sante it la gestion de lactation pratiques du sevrage publics, prives et j - Etude et recherche communautaires -. Revision des curricula dans les ecoles EN COURS de fonnation MSPAS Reglementation de la Appuyer les services de mate mite it commercialisation des ctre des "amis de bebes" substituts du lait matemel Controle ties qualites de su bstituts du L.M-par l'!SV 1997 - 1998 PM Revision de legislation du - Elaboration et adoption de I' Anite travail en faveur des femmes portant "reglementation de la allaitantes commercialisation des substituts de lait matemel" 1997 - 1998 Reglementation de la publicite sur les • Mobilisation sociaie/iEC produits laitiers ,. Prolongation du conge de mate mite de ,8 semaines apres I'accouchement Creation de creches dans les lieux de 1997 - 1998 travail Elaboration de supports Implication des medias Mise en oeuvre des activites des femmes 26 5* Elimination de la - surveillance de la croissance - Fonnation d'agents sanitaires et malnutrition proteino- d' auxiliaires communautaires energetique des groupes - Ameliomtion du poids de vulnerables naissance des enfants - Foumiture d'equipements I Creation des centres de - Mise en place des systemes de recupemtion et d 'education surveillance communautaire MSPAS PM nutritionnel ~ Surveillance de la grosse sse et EN COURS Renforcement des capacites assistance a l'accouchement nationales et decentmlisees prophylaxie !lntipaludeenne' . Ameliomtion de la couverture supplementation en feriloiate sanitaire, hygiene IEC pour Ie regime alimentaire et la Mobilisation sociale/IEC suppression des charges de tmvail Recherche - action • Equipement et renovation des CREN Fonnation des agents de sante appui aux structures sanitaires Infmstructures- Equipements Fonnation- Production des supports Implication des medias 6* Promotion de regimes - Appui institutionnel Production de Supports 1997-1998 MA-IT A-ORANA- PM alimentaires appropries et des - IEC/Mobilisation sociale Medias MSPAS modes de vies sains 7* Prevention et traitement des Progmmme en cours En cours EN COURS MSPAS maladies infectieuses . 27 8* Integration dans les - Renforcement des cadres de I politiques et programmes des concertation entre les elements d'ordre nutritionnels Ministeres i Presidence, primature Assurer une coordination Mise en place d'un cadre institutionnel Ministeres Assemblee reguliere entre Ie Comite 1997-1998 Nationale et Conseil technique du PNC et du Integrer un PNAN dans la strategie de economique CNPAN lutte contre la pauvrete Mise en place de commissions Nutrition/ Alimentation au niveau parlementaire et au niveau du Conseil Econmique et Social IIiiI IIiiiiiioIiiiA iiio., • .."u AC'''';'~ BI8L1OGRAI'I lIE Enquete sur les Priorites (ESP) 1992 : Dimensions sociales de I'ajllstement MEFP/DPS. Enquete Demographique et de Sante 1992-1993 Rapport final de la Conference Intemationale sur la Nutrition/Rome 1992 Elaboration des programmes d'action nationaux sur la nutrition Rome 1993 Programme National de Nutrition/SANAS Aout 1992 Declaration des politiques de Developpement Agricolc (DPDA) Avril 1994 Examen des politiques nationales it poursuivre et I'assistance exterieure re<jllisc pour realiser III securite aJimentaire - Symposium OCI/BID/BAD/Senegal et autres pays francophones membres de I'OCI Nov. 1991 - Prognunme nlltional de lutle contre la pauvretc MEFP/DP: Juin 1995 Les cereales locales dans la strategie de securite alimentaire, Ie role de J'Etat Dr. Thiam IsmaCl NlItritionniste, Mai 1995. RCfonnes institutionnelles et securite alimentaire en Afrique par Ie Gouvemement du Senegal Symposium - OCI, Nov. 1991. Etude des habitudes alimentaires des populations cibles du Projet de nutrition communautaire IIU Senegal, Amadou Tidiane Guiro ave I'Assistance de Melle Marietoll Mbacke - Juin 1994. La securite alimentaire en Afrique: Manuel d'analyse et d'elaboration des strategies G. Azoulay J.C. Dillon, 1993 - Edition Khartala Les grands enjeux des strategies institutionnellcs - CIN 1992. 28 La lutte contre la pauvrete - Dakar (vers la definition d'unc politiquc municipale) - Prognumne de Gcstion urbainc. Bureau Regional pour l' Afrique - Juin 1995. Bilans alimentaires 92/93 - 93/94 - 94/95 - CASPARlDirection de l'Agriculture. Accessibilite des menages aux aliments, Mamour NGALANE, consultant, 12 pages, Sept. 1995. Ameliorer la securite alimentaire des menages (strategics et actions sp&:ifiques), Mamour NGALANE, consultant, 10 pages, Sept. 19 Synthese des systemes d'infonnation en matiere alimentaire et nutritionnel, Augustin TURPIN, 15 pages, sept.95 Note sur la Promotion des regimcs alimentaires appropries et des modes de vic sains, contribution du SANAS il I'elaboration du PN Senegal, octobre 1995. Notc sur la Politique dc la qualite au Senegal, Amaduu POUYE, contribution de J'lnstitut dc Technologic Alimentaire il I'elaburation dll PN AN, Senegal, octobre 1995. Les Politiques Alimentaires et Nutritionnelles en vigueur au Senegal, Aboubacry Sow, DP/MEFP, octobre 1995. Note sur les tendances de la production agricole et disponibiJite alimentaire IIU Senegal, Amadou Mactar KON ATE, MA/DA/CASPAR-D contribution de la Direction de l' Agriculture il I'elaboration du PNAN, Senegal, Octobrc 1995. Diagnostic de la situation nutritionnellc et actions de nutrition, Pro Amadou GUIRO, UCAD/Dakar, octobre 1995. Note sur la Promotion des regimes alimentaires appropries et des modes de vie sains, Dr. Galayc SaIl. contribution du SANAS it I'elabo du PN AN, Senegal, octobre 1995.