跳到主要内容
Nelum
马达加斯加的法律

Programme Environnement III

颁布于 2001 · 文本截至 2026-10-01

以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。

研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。

关于这部法律

语言
French
类型
policy
组织
European Union
国家
马达加斯加
主题
Agricultural and rural development, Environment, Food and nutrition, Forestry, Sea
关键词
agro-forestry, capacity building, soil conservation/soil improvement, sustainable development, sustainable use, investment, environmental planning, water conservation zone, water quality standards, governance, pollution control, fire management, institution, biodiversity, marine pollution, erosion, legal proceedings/administrative proceedings, transport/storage, poverty, policy/planning, hazards, standards, food security, early warning system, traceability, social protection, food safety and quality, forest management/forest conservation, processing/handling, afforestation/reforestation, environmental standards, ecosystem conservation, wetlands, protection of environment

在哪里阅读

    该法律没有记录来源链接。

文本

所收录的法律原文,按条款排列。每个条款都有自己的链接。

  1. 1.2 L’érosion 1.2.1 - Madagascar, autrefois l'île verte, est désormais connue comme "île rouge", malgré une pluviométrie favorable. Elle est réputée pour ses "lavaka", terme utilisé par la communauté internationale pour caractériser une forme des plus aiguës d'érosion régressive. Un des facteurs de ce phénomène est le fait qu’en général le milieu est très érosif de par le relief (fortes pentes), par la faible stabilité structurale des sols ferrugineux qui représentent la grande majorité des sols à Madagascar et par l'indice d'agressivité des pluies6. 1.2.2 - Cette forte érodibilité des terres devrait exiger une association systématique de pratiques conservatoires à toute forme d'agriculture. Ce qui n’est pas encore le cas, malgré des efforts notoires entrepris ces dernières années. Par ailleurs, les feux de brousse, pour diverses raisons essentiellement agricoles (pâturage, brûlis, tavy, ..) ne sont pas encore éradiqués. Une étendue conséquente de l'agriculture pluviale est pratiquée sans mesure conservatoire. Bien que les dégâts soient en général moins forts que sur brûlis, ils n'en restent pas moins très importants. 1.3 - Le problème énergétique

  2. 1.3.1. Comme dans bien d’autres pays subsahariens, les combustibles ligneux, bois de chauffe et charbon de bois, constituent la principale source d’énergie à Madagascar. Si la situation du secteur des combustibles ligneux dans tous les pays de 6 A Madagascar, le défrichement revêt un caractère de gravité beaucoup plus accusé que dans la plupart des régions du globe. Un facteur d’une grande importance y rend en effet, pratiquement définitive et totale la destruction de la forêt. Ce facteur, c’est la présence du manteau d’argiles latéritiques (terres rouges) provenant de la décomposition superficielle des roches silicatées sous-jacentes (granites, gneiss, basaltes, ..) qui, sur la plus grande partie de la surface de l’île, forment le sous-sol ; dans les conditions naturelles, la forêt, lentement édifiée au cours de longues périodes géologiques, a contribué elle même à la constitution du sol qui la porte. Mais quand, par suite de l’ablation brutale de cette couverture forestière, le sol est découvert, les grandes pluies de la saison chaude ont contribué d’enlever l’humus et la terre meuble superficielles, d’autant plus que le sol est le plus souvent accidenté ; les argiles latéritiques sont mises à nu, et, dès lors, sous l’influence alternée des pluies qui les lavent et du soleil qui les durcit, elles se transforment peu à peu en une croûte stérile qui tient plus de la brique que de la terre végétale – H. Humbert – La destruction d’une flore insulaire par le feu – Mémoires de l’Académie Malgache, 1927. 5 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III la région appelle l’attention des décideurs et des donateurs, la situation à Madagascar réclame des réformes urgentes. Depuis les années 20, le pays a perdu 75% de ses ressources forestières, essentiellement en raison des pratiques traditionnelles d’agriculture et de bûcheronage. Le taux moyen annuel de diminution du couvert forestier qui est de 2,5%, est nettement supérieur à la moyenne de la région (1,7%, ce qui représente déjà deux fois la moyenne des pays du tiers monde). La croissance de la population urbaine du pays a également dépassé la moyenne régionale, entraînant une hausse rapide de la demande en charbon de bois. Comptant parmi les pays les plus pauvres de la planète, Madagascar aura bien du mal à assumer le fardeau financier qu’entraînerait le recours aux combustibles de substitution importés, à défaut d’approvisionnements stables en combustibles ligneux.

  3. 1.3.2. Les combustibles ligneux ne sont pas l’unique cause de la dégradation de l’environnement à Madagascar. Le tavy entre pour une part tout aussi importante, sinon deux fois plus importante, dans le taux annuel de prélèvement de bois. Il n’en reste pas moins que la contribution des combustibles ligneux au déboisement, (qui se situe dans une fourchette comprise entre 25% et 40%) demeure importante et appelle des mesures urgentes. Des modes nuisibles d’exploitation de production et de consommation des combustibles ligneux risquent, non seulement de priver les futures générations malgaches de ces ressources, mais compromettent également l’accès du pays à son potentiel hydroélectrique et menacent d’extinction une flore et une faune unique en leur genre qui contribuent de façon importante à la biodiversité de la planète, et surtout, dépendent des ressources forestières pour leur survie 1.4 - La dégradation de l’environnement marin et côtier

  4. 1.4.1. Malgré des densités de population plus faibles que la moyenne nationale, la zone côtière, en tant que zone de production et milieu récepteur de tous les apports (enrichissant et polluant) liés aux activités économiques, subit de nombreux impacts, particulièrement sur les milieux sensibles comme les zones récifales et de mangrove. Les zones situées à proximité des grandes villes côtières souffrent de plus en plus des activités non contrôlées et/ou non réglementées, qu'il s'agisse de la pêche, de l'exploitation du bois, des activités touristiques, ou encore des activités industrielles. Les milieux sensibles comme les zones récifales et les mangroves sont les plus touchés.

  5. 1.4.2. La pollution tellurique, due à l'érosion des bassins versants consécutive à la déforestation, affecte presque toutes les zones côtières du pays : envasement des plaines côtières et des rizières, salinisation des sols, dégradation des récifs et des zones de mangrove. Certaines portions du littoral, et particulièrement des villes comme Morondava, Manakara, ou Toamasina subissent une érosion côtière. La pollution marine ne concerne pas seulement les rejets domestiques et industriels mais également ceux en provenance de la haute mer, tels que les rejets d'hydrocarbures.

  6. 1.4.3. Dans ces espaces de production, les conflits deviennent parfois aigus comme c'est le cas entre la pêche traditionnelle et la pêche industrielle et artisanale de la crevette. Les différents diagnostics menés sur nos côtes font état des principales problématiques suivantes : mauvaises conditions de vie des communautés littorales , surexploitation des ressources marines et côtières entraînant leur diminution ou leur disparition, pollution et dégradation du milieu côtier et marin , conflits dans l’utilisation des ressources et espaces littoraux et marins et, enfin, perte de la biodiversité. 6 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 1.5 - La pollution en milieu urbain Le problème de pollution (pollution de l’air et des eaux) atteint une proportion alarmante à Antananarivo et, dans une moindre mesure dans certains grands centres urbains. Ce phénomène résulte d’une expansion des activités industrielles peu soucieuse des impacts et nuisances environnementaux dérivés, d’une part, et à l’insuffisance de l’intégration de la dimension environnementale dans le développement sectoriel, d’autre part. Enfin, l’adoption depuis le début des années quatre vingt de la politique de libéralisation du commerce extérieur et les importations massives, entre autres, de véhicules d’occasion qui en ont résulté sont autant de facteurs qui ont aggravé la pollution dans les grandes villes du pays. 1.6 – La pauvreté : cause et corollaire de la détérioration de l’environnement 1.6.1 - L’accroissement de la pauvreté au cours des trois dernières décennies est allé de pair avec la dégradation de l’environnement, qui s’est accélérée au cours de la même période . En milieu rural, cette pauvreté se traduit essentiellement par une dépendance accrue sur les ressources naturelles : le dénuement matériel et la nécessité de subvenir au besoin vital engendrent des comportements qui deviennent des pressions sur les ressources naturelles. En retour, une dégradation continue de l’environnement et des ressources naturelles peut causer ou contribuer à l’aggravation de la pauvreté. Le signe le plus caractéristique de cette dégradation est sans doute la disparition rapide du couvert forestier. Cette situation désastreuse a pour cadre l’une des régions du monde les plus riches en biodiversité : nulle part ailleurs, il n’existe une pareille variété de plantes et d’animaux concentrés dans un espace aussi réduit. 1.6.2 - Après une brève période de croissance modérée après l’indépendance, l’économie malgache est entrée dans une longue période de marasme7. Ce long marasme économique explique pourquoi Madagascar a connu au cours des trois dernières décennies un accroissement de l’incidence et de la profondeur de la pauvreté. Les estimations récentes situent à 75% la proportion des malgaches vivant en dessous du seuil de pauvreté8 et 59% sont considérés comme extrêmement pauvres (i.e., pauvres sous alimentés). La mesure de l’indice de développement humain classe Madagascar 153ème sur 174 pays. De manière globale, la pauvreté rurale s’est de plus en plus intensifiée9. Ce sont les ménages agricoles qui sont les plus touchés en général, et les petits exploitants en particulier. 1.6.3 - Outre certains choix contestables de politique macro-économique, d’autres facteurs ont contribué à l’érosion quasi ininterrompue de l’actif productif (des 7 La croissance réelle du PIB par habitant a baissé de près de 2% par an entre 1972 et 1980, et en 1983 le PIB réel par habitant était de 30% inférieur à son niveau de 1972. La reprise économique entre 1983 et 1986 a permis d’enregistrer un taux de croissance réelle du PIB de 1,6% l’an, et de retrouver le niveau du PIB réel de 1980. L’adoption du programme d’ajustement macro-économique en 1987 a permis d’atteindre un taux de croissance de 3,5% par an entre 1986 et 1990. Entre 1990 et 1993 le PIB réel moyen a diminué de 1,1% par an, et le revenu par habitant de 4% par an en moyenne. Cette mauvaise performance a annihilé les résultats modestes enregistrés à la fin des années 80. Le PIB a crû à un taux positif de 2,6 % l’an de 1994 à 1997, mais ce taux était resté inférieur au taux de croissance démographique (2,8% par an). C’est seulement ces trois dernières années que la croissance économique a atteint un taux de 4,5% en 1998, et estimé à plus de 6% pour l’an 2001. La crise de 2002 ramené le niveau de pauvreté à celui de 1997 (IDH : 0,46 et PIB per capita : 248 usd avec un taux de croissance négatif). 8 Banque Mondiale : « Le partenariat Madagascar-Banque Mondiale 1999 ». 9 L’examen de l’évolution des conditions de vie des ruraux malgaches , qui rasssemblent 75% de la population du pays, et qui comptent parmi eux 76% de pauvres, montre que leur situation est dramatique. En effet, ils ont vu leur pouvoir d’achat baisser de 5% entre 1997 et 2000, alors qu’en même temps, le taux de croissance moyen de l’économie dépassait 4%. 7 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III ménages, du secteur privé, et du secteur public) qui a conduit à la détérioration croissante du bien-être des populations. L’économie demeure faible et excessivement tributaire de l’agriculture de subsistance . L’accélération et le volume des activités économiques des dernières années, reposait en grande partie sur deux facteurs qui entretenait la confiance des opérateurs économiques . Il s’agissait d’une part, du niveau élevé et stable du taux de croissance économique, combiné à un fort potentiel de développement des branches porteuses, comme les zones franches et le tourisme. Cette confiance reposait, d’autre part, sur la relative stabilité politique du pays caractérisé, d’un côté par la mise en place progressive des institutions démocratiques prévues par la constitution révisée, et de l’autre, par l’existence de peu de mouvements de contestation sociales au cours des cinq dernières années . Cette croissance a marginalisé une frange importante de la population . 1.6.4 - La Charte de l’environnement de Madagascar, adopté en 1990, a mis en exergue le lien fort entre l’environnement et le développement : « l’action environnementale ne doit pas se réduire à la seule protection et à la sauvegarde des ressources naturelles, des espèces rares ou des sites. Elle est inséparable des actions pour un développement économique et social durable »10. En adhérant à la déclaration de Rio en 1992, Madagascar a adopté les principes de ce sommet : « L’homme est au centre des préoccupations dans les respects des générations présentes et futures. La protection de l’environnement est partie intégrante du processus de développement, elle est conditionnée par la lutte contre la pauvreté11 ». 2. Historique du plan d’actions environnemental (PAE) Véritable sanctuaire de la nature, Madagascar a toujours eu des traditions de protection, de conservation et de promotion de l’environnement. Plus récemment, la Stratégie Malgache pour la Conservation et le Développement Durable a été adoptée en 1984, la Charte de l’Environnement a été votée comme Loi de l’Etat en 1990 et la Stratégie Nationale pour la diversité biologique a été adoptée en 2001. 2.1 - La Stratégie Malgache pour la conservation et le développement durable Connue sous le nom de « Stratégie Nationale pour la Conservation (SNC), elle définit les axes principaux pour la conservation à Madagascar : la conscientisation des populations, la participation de tous les malgaches, le changement e comportement et d’approche vis-à-vis de l’environnement, l’amélioration et l’accroissement des connaissances, la compétence et la capacité d’évaluation. Elle a servi de base pour des actions et des réflexions qui ont abouti à l’élaboration de la Politique Nationale de l’Environnement. 2.2 - La stratégie Nationale de la diversité biologique Cette stratégie Nationale, adoptée en 2001, définit les principales orientations en matière de la gestion durable de la biodiversité à Madagascar : conservation de la 10 Charte de l’Environnement , p.9 11 Principes 1,3,4,et 5 de la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement. 8 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III biodiversité (conservation des écosystèmes, conservation des ressources génétiques d’origine sauvage, conservation des ressources génétiques de l’agro-biodiversité) , valorisation durable de la biodiversité (amélioration des connaissances sur les valeurs économique, écologique et socioculturelle des ressources de la biodiversité, dynamisation des filières des produits de la biodiversité sous-valorisées et sous- utilisées, développement de l'écotourisme) et réduction des pressions sur les ressources de la biodiversité (amélioration du comportement de la population vis-à- vis des ressources de la biodiversité, application des législations et des réglementations en vigueur, développement d'alternatives à la destruction des ressources naturelles et ligneuses, réduction des risques biotechnologiques et développement de la biosécurité). 2.3 - La Charte de l’Environnement 2.3.1 - La Charte fixe le cadre général d’exécution de la politique environnementale de Madagascar. Elle définit les principes fondamentaux de cette politique et du Plan d’Actions Environnemental (PAE) qui est la traduction de la politique nationale environnementale . Le PAE constitue la référence pour toute action dans le domaine de l’environnement.. 2.3.2 - Il a été prévu que la mise en œuvre du PAE requiert une action de très longue haleine et son objectif ultime est de renverser la tendance de dégradation de l’environnement en changeant petit à petit le mode de production itinérant et destructif actuellement utilisé tout en axant les actions vers la prise de responsabilité progressive de la population. Le PAE malgache est et reste le programme environnemental le plus ambitieux et le plus exhaustif qui ait été entrepris en Afrique. La troisième phase de ce plan fera référence à la stratégie nationale sur la biodiversité. 2.4 – Les objectifs du PAE 2.4.1 - Le PAE, pour ses trois phases s’est fixé comme finalité d’enrayer la spirale de dégradation en réconciliant l’homme avec son environnement. Cette finalité se ferait sur la base des objectifs suivants : promotion d’un développement durable, équitable et bien réparti sur le territoire national et développement des ressources humaines (formation, sensibilisation, adhésion). 2.4.2 - Il était prévu qu’à la fin du PAE, on aurait les résultats suivants : gestion des bassins versants (lutte contre l’érosion, réhabilitation et maintien de la fertilité naturelle du milieu) ; économie sur les ressources naturelles partout et sous toutes ses formes ; protection et gestion du patrimoine de la biodiversité ; développement du tourisme écologique ; assainissement du cadre de vie rural et urbain ; mise en place d’outils de gestion, de protection et de suivi continu de l’environnement ; développement de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation à la protection de l’environnement et la mise en place d’un cadre institutionnel pour l’environnement. La première phase de sa mise en œuvre a été le Programme environnemental I (PE-I). 2. - Le programme environnemental I Le PE I a été mis en œuvre en 1990 . C’était essentiellement une phase de démarrage. 9 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 2.5.1- Objectifs i. Le PE I avait deux objectifs principaux : monter des opérations à caractère urgent : la protection du patrimoine biologique présent dans les parcs, les réserves et les forêts classées parallèlement au développement des communautés avoisinantes et la lutte contre le déboisement et l’érosion des bassins versants prioritaires là où l’impact négatif est le plus lourd sur le plan économique ; et mettre en place les bases d’une gestion de l’environnement. ii. Le PE I comptait sept composantes : protection et gestion de la diversité biologique et des écosystèmes menacés, selon une approche intégrée ; conservation des sols, agroforesterie, reboisement et autres activités de développement rural dans les zones prioritaires du programme ; cartographie et mise en place progressive d’un système d’information géographique ; délimitation des aires protégées et amélioration de la sécurité des droits fonciers ; formation, éducation et sensibilisation dans le domaine de l’environnement ; recherche environnementale sur les écosystèmes terrestres, côtiers et marins ; activités d’appui : renforcement institutionnel, élaboration du cadre réglementaire et des méthodes d’évaluation environnementale, renforcement de la base de données environnementale, suivi et évaluation, et études de politique sectorielle. 2.5.2 - Principaux résultats Les objectifs du programme ont été atteints de manière globalement satisfaisante, bien qu’en deçà des espérances initiales12. Les principaux résultats obtenus lors de cette phase sont les suivants : i. Protection et gestion de la diversité biologique selon une approche intégrée : l’ANGAP (Association Nationale pour la gestion des aires protégées) a été créée, et chargée de coordonner et gérer les aires protégées du pays (prévus à 50 dans le document de faisabilité, établis à 44 à la fin du PE I, dont certains en cours de changement de statut ou de classification). Les aires protégées représentaient alors plus de 2% du couvert forestier national, et les activités de développement dans les zones périphériques bénéficiaient à plus de 13 000 familles, à travers de projets de conservation et de développement intégrés (PCDI). Des bases de financement partiels des actions étaient ciblées (l’écotourisme, le fonds forestier national) et l’approche intégrée de conservation et de développement a été testée. Le volet forestier portait sur la protection et la gestion durable de 0,3 million d’hectares de forêts, la mise en place d’une nouvelle loi forestière, un plan forestier national, et l’inventaire écologique et forestier national (IEFN). ii. Conservation des sols, agroforesterie, reboisements et autres activités de développement rural : l’ANAE (Association Nationale pour les Actions Environnementales) a été créée, avec des antennes régionales, et appuyant quatre types d’investissements : gestion des bassins versants, infrastructure de production, installations de stockage et routes d’accès, et services sanitaires. Plus de 45 000 familles ont bénéficié de ces activités (30 000 étaient prévues) et la superficie couverte était de 16 800 ha. L’augmentation de revenus observé au niveau des familles adoptantes était supérieure à 20%, et les pertes en terre sont largement moindres (atteignant moins de 5 t/ha dans certaines parcelles, la moyenne nationale étant de l’ordre de 200 t/ha). 12 Banque mondiale : Rapport de fin d’exécution du PE I - 1996. Le Rapport d’évaluation rétrospective (Banque Mondiale, juin 2000) a jugé que le PE I a été marginalement insatisfaisants, du fait que « les composantes matérielles n’ont été exécutées que dans une faible mesure ». 10 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III iii. Activités d’appui : l’ONE, qui a été chargé de la coordination de l’ensemble du dispositif a été créé, et assumait l’élaboration des politiques nationales de l’environnement et des instruments et méthodes permettant de les mettre en œuvre. Ont été réalisés une mise à jour des zones prioritaires de conservation à Madagascar (base du zonage des interventions du PE II et de l’approche éco-régionale de gestion des ressource naturelles), des études spécifiques concernant l’environnement marin et côtier, et la définition de politiques sectorielles intégrant la dimension environnementale. Certaines bases durables de la gestion de l’environnement étaient formalisées : la loi sur le transfert de gestion des ressources naturelles (GELOSE) et la législation régissant la mise en conformité de l’investissement avec l’environnement. iv. Cartographie, télédétection et information géographique : suite aux évolutions des besoins et certaines contraintes budgétaires, seulement 40% du canevas géodésique prévu a été réalisé (couvrant 2,4 millions ha sur les 6 millions ha prévus) et les orthophotos ont porté sur 0,94 million ha. Le laboratoire national de télédétection a été mis en place et était fonctionnel au sein du FTM et Madagascar fait désormais usage des instruments et connaissances récents en matière de télédétection et de traitement d’images. v. Levés cadastraux : ils ont porté sur 38% de la superficie prévue lors de l’évaluation (838 000 ha) . Par contre, en matière de formation éducation communication dans le domaine de l’environnement , les performances ont été très faibles car il n’y avait pas de ligne de financement spécifique. Les activités en matière de sensibilisation sont restées minimes. vi. Leçons apprises : le PE I a représenté une approche novatrice, surtout dans la gestion des aires protégées à Madagascar. Les principaux enseignements de cette phase sont : - les objectifs du programme et la responsabilité de leur réalisation doit tenir compte du cadre local dans lequel le programme doit être exécuté ; un cadre macro-économique peu performant et un manque de stabilité politique ont été des entraves pour le PE I, et continueront à affecter de façon primordiale les résultats du PAE ; - pour assurer la protection et la gestion de l’environnement, il ne suffit pas de mettre en place des institutions spécialisées et de mettre en œuvre un programme d’action pratique. Il faut avant toutes choses que le gouvernement adopte une politique qui permette à toutes les parties prenantes de travailler en concertation à la réalisation d’objectifs clairement définis ; - étant donné la grande dispersion des activités sur tout le territoire et le caractère trop général des objectifs, la première phase du programme a trop demandé aux agences d’exécution, en particulier aux nouvelles institutions13. 2.6 - Le programme environnemental II Le PE II s’inscrit dans une perspective d’intensification des activités initiées depuis le PE-I . Les enseignements du PE I ont été incorporés à la conception du PE II, dont la qualité de départ était jugé proche d’une pratique optimale14 (de l’époque). 13 Banque Mondiale : Evaluation de l’aide de la Banque Mondiale pour les Programmes environnementaux de Madagascar 14 Banque Mondiale :op. cit. 11 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III L’approche programme s’est substituée à l’approche « projets » pour rechercher une meilleure synergie et plus de complémentarité dans les interventions. 2.6.1 - Objectifs : Gardant la finalité définie dans le charte de l’environnement, la deuxième phase s’est fixée comme objectifs d’ « accroître l’utilisation durable des ressources naturelles , y compris le sol, la couverture forestière et la biodiversité dans les zones cibles ; et d’établir les conditions pour pérenniser la gestion des ressources naturelles et environnementales au niveau national ». 2.6.2 - Résultats du PE II: i. A la fin du PE II (juin 2002), on s’attend à ce que : les systèmes de gestion durable des sols et de l’eau soient adoptés par les petits paysans ; les systèmes à usage multiple de gestion de l’écosystème forestier soient mis en œuvre par les communautés ; le réseau national des aires protégées soit consolidé ; les conditions pour la gestion de l’environnement marin et côtier soient créées ; le cadre juridique et réglementaire pour la gestion environnementale aurait été créé et la planification et la gestion environnementale régionale soient renforcées ; la gestion du programme, la coordination et les systèmes de suivi évaluation soient établis et opérationnels15 . ii. Globalement, au niveau des zones d’intervention16, les résultats convenus au départ sont atteints : la diminution du défrichement est conséquente , avec un taux annuel moyen estimé à 1,1% pour les forêts classées et 0,6% pour les aires protégées17 ; les familles bénéficiaires des activités d’amélioration de revenus en milieu rural sont plus nombreuses que prévues (300 000 familles bénéficiaires sur les 100 000 prévues) avec une augmentation de revenus annuels conséquent (10% d’augmentation, le taux de croissance annuel global pour Madagascar étant de l’ordre de 5%). La superficie couverte par les activités novatrices de conservation des sols est le double de ce qui a été prévu. Le principe du pollueur payeur est internalisé au niveau de certains secteurs, essentiellement pour les investissements privés en application du décret MECIE . Le transfert de gestion des ressources naturelles , supporté par une loi, connaît un net développement après un certain retard dans le démarrage (couvrant plus de 100 000 ha à la fin du PE II, et de plus en plus demandé par les communautés). Des structures de planification au niveau régional ont inclus le problématique environnemental dans leur exercice, et s’intègrent dans le cadre global de planification du Plan d’actions pour le Développement Rural. Enfin, le renforcement des institutions d’information géographique, de formation environnementale et de cadastre a été effectif . iii. Quoique conforme aux planifications initiales, ces réalisations sont encore en deçà de l’étendue de la problématique environnementale à Madagascar. Le programme a été réputé complexe et certaines de ses composantes étaient lourdes dans leur approche. Par ailleurs, la dynamique nationale en matière de développement et les 15 Pour la mise en œuvre du PE II, la gestion des aires protégées était assurée par l’ANGAP, les actions de développement et la conservation des sols assurées par l’ANAE, la gestion des forêts par la DGEF, le développement des politiques et la MECIE par l’ONE. 16 Dans sa conception, il n’y avait pas de zone d’intervention limitative pour le PE II. Le document d’évaluation reconnaît que « dès lors, la stratégie environnementale doit mettre davantage l’accent sur le développement rural et l’utilisation des sols dans les petites exploitations et les terres d’accès libre, surtout là où la pression démographique est la plus forte, dans des zones souvent éloignées des forêts protégées et des parcs. 17 Ces statistiques ont été obtenus sur des échantillons représentatifs des différents écosystèmes. Une situation complète sera disponible en 2002 sur la base de la mise à jour de l’inventaire forestier national. 12 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III constats à l’intérieur du programme incitent à un changement d’échelle dans les interventions, surtout là où les pressions sont les plus fortes. Une meilleure maîtrise des coûts et des bases solides pour une pérennisation financière sont désormais nécessaires. Par ailleurs, l’opportunité de délimiter des zones d’intervention se fait de plus en plus ressentir, pour une meilleure concentration des impacts. 3 . Contexte de mise en œuvre de la troisième phase (PE III) 3.1 - Contexte politique 3.1.1 - Engagement de l’Etat en matière environnementale L’engagement de l’Etat pour la cause environnementale est au plus haut niveau dans une perspective de développement rapide et durale. Cet engagement s’est traduit , entre autres, par l’adoption de la Charte de l’environnement comme loi de l’Etat, la ratification des conventions internationales18, la mise en place des institutions spécifiques à la gestion de l’environnement, dont le Comité Interministériel de l’Environnement qui est rattaché au Chef de Gouvernement et le Conseil National pour l’Environnement. La participation de l’Etat dans le financement des phases du programme a gardé une tendance croissante pendant ces dernières années. 3.1.2 - Engagement pour une meilleure gouvernance L’Etat et les principaux décideurs s’est engagé dans une perspective d’amélioration de la gouvernance en général au niveau du pays. Cette bonne gouvernance ne se limite pas à une revitalisation de l’administration publique, mais également à donner 18 Convention africaine pour la conservation de la nature et de ses ressources, adoptée à Alger en 1968 et ratifiée par Madagascar en 1970 ; Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), adoptée à Washington en 1973 et ratifiée par Madagascar en 1975. Convention sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO à Paris, en 1972, et ratifiée par Madagascar en 1983 ; Convention sur la Diversité Biologique, adoptée à Rio en 1993 et ratifiée par Madagascar en 1995, ainsi que l’Agenda 21, plan global d’action sur l’environnement et le développement du CNUED ; Convention sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification en particulier en Afrique, adoptée à Paris en 1994 et ratifiée par Madagascar en 1997 ; Convention pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de l’Afrique de l’Est, adoptée à Nairobi en 1985 et ratifiée par Madagascar en 1998 ; Convention relative aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats de la sauvagine, adoptée à Ramsar en 1971 et ratifiée par Madagascar en 1998 ; Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, adoptée à New York en 1992 et ratifiée par Madagascar; Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone, adoptée en 1985 et ratifiée par Madagascar en 1995, ainsi que l’Amendement au Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, adoptée à Londres en 1990 et ratifiée par Madagascar en 1996 ; Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet d’un commerce international (PIC), adoptée en 1998 et signée par Madagascar ; Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux et de leur élimination, adoptée en 1989 et ratifié par Madagascar en 1999 ; Conventions internationales sur la lutte contre le deversement ds hydrocarbures en mer (OPRC90, CLC92 et FIPOL) ratifiée recemment par Madagascar . 13 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III plus de place au secteur privé et la société civile . Elle s’appuie sur la promotion de principes et de pratiques de transparence , de redevabilité et de l’Etat de droit. 3.1.3 – Décentralisation La décentralisation est une politique de l’Etat, appliquée de manière prudente mais soutenue , pour rapprocher un peu plus les instances administratives de décisions de la population. En effet, la centralisation forte observée dans certains services est un frein, à la fois à l’appropriation par la population de base des enjeux et des solutions, et à la mise en œuvre rapide de certaines alternatives écologiquement plus viables. Cette décentralisation a été confirmée par la mise en place des provinces autonomes, et une responsabilisation croissante des responsables régionaux : plus de décisions seront désormais dévolues aux instances régionales. 3.2 - Contexte économique 3.2.1 - Une économie fragile Depuis quelques années, Madagascar connaît une croissance économique supérieure à la croissance démographique19. Cette croissance a été ramenée à son niveau en 1997 lors de la crise de 2002, aussi bien dans les secteurs considérés comme les moteurs de développement (secteur de transformation et des services) que dans le secteur primaire. L’accélération et le volume des activités économiques des dernières années, reposait en grande partie sur deux facteurs qui entretenaient la confiance des opérateurs économiques : la stabilité politique et une relative croissance économique, qui en fait, ne reposaient pas sur de bases solides. Il a suffi d’une contestation des résultats d’élection pour ébranler ces deux déterminants de la prospérité apparente du pays, prouvant ainsi qu’il reposait sur des socles fragiles : la pauvreté extrème de la majorité des populations du pays et leur exclusion de la gestion des affaires du pays. 3.2.2 - Un décollage économique difficile Le secteur rural malgache est héritière de pratiques séculaires de production et ‘utilisation de ressources, dont les changements dépendent de deux principaux facteurs : le changement de mentalité et le changement de moyens de production. La paupérisation croissante de la population rurale est significative de la lourdeur de la tâche. D’autre part, la crise de 2002 a eu une influence considérable sur la pauvreté en milieu urbain, caractérisé par des pertes d’emplois et une diminution de la consommation en général. Vu sous ces angles, le décollage économique du pays par le moyen des approches classiques et sectorialisées sera difficile. 3.2.3 – Un programme de développement et de relance économique Plusieurs grands programmes sont actuellement en cours de démarrage. En principe, cela contribue à plus de croissance économique globale ; ces projets constituent des leviers pour accélérer le développement et la réduction de la pauvreté, surtout en milieu rural. Leur mise en œuvre incite le programme environnemental à appréhender le problématique de la mise en conformité des investissements sous un autre aspect : anticiper les impacts environnementaux des investissements publics de développement et les évaluer , et à rechercher plus de complémentarité et de synergie 19 Le taux annuel de croissance du PIB de Madagascar de 4,5% en 1998 à plus de 6% en 2001 (ce qui était largement supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne en général). Une croissance négative est prévue pour 2002. 14 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III dans la satisfaction des besoins de base de la population et la couverture géographique du pays. 3.3 - Contexte social 3.3.1 - Pauvreté persistante Malgré les efforts des différents secteurs de l’ économie et de l’Etat, force est de constater que la lutte pour la réduction de la pauvreté est loin d’être gagnée. Les indices monétaires et de développement humains de ces dernières années le confirment. La population rurale a connu une régression de leur pouvoir d’achat, même pendant les années où le pays a enregistré des taux de croissance économique relativement élevées. Le lien entre la pauvreté et la dégradation de l’environnement est si fort que cette situation risque d’annihiler les efforts pour une gestion plus durable des ressources naturelles. 3.3.2 – Rôle croissant de la société civile Comme dans d’autres pays pauvres, la dégradation de l’environnement est liée à la gouvernance à Madagascar, aussi bien dans l’application des lois, que dans certaines prises de décisions . La promotion de la bonne gouvernance a été reconnue au niveau mondial comme un des leviers pour casser le cercle vicieux liant la pauvreté et la dégradation de l’environnement. Ceci repose essentiellement sur l’Etat, la société civile et le secteur privé. Aussi bien dans le domaine du développement que celui de l’environnement, les organismes non gouvernementaux et associations jouent de plus en plus un rôle prépondérant dans la mobilisation de la population. 3.4 - Contexte mondial 3.4.1 – Problèmes émergeants au niveau mondial La mondialisation de l’économie a engendré une mondialisation des problèmes environnementaux. C’est le cas, par exemple, pour le changement climatique et la protection de la couche d'ozone, et la nécessité de mécanismes de développement et consommation propres. Il en est de même aussi pour la biodiversité. D’autres problèmes sont devenus prioritaires au niveau mondial, nécessitant des ajustements aux programmes nationaux : la gestion durable des ressources en eau et l’énergie. Leur émergence ne se substitue pas aux problèmes reconnus lors des assises antérieures comme la gestion des forêts tropicales et la conservation de la biodiversité 3.4.2 - Nouveaux mécanismes de financement De plus en plus de mécanismes financiers et d’instruments sont utilisés actuellement, de par le monde, pour subvenir aux besoins des projets et activités de gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement. Pour le cas particulier de Madagascar, il est temps de développer ces mécanismes de pérennisation financière pour qu’au cours des prochaines années, les bases soient établies et que le financement des certaines actions environnementales soit assurées. Certains des paramètres contextuels sont des opportunités pour les actions environnementales à Madagascar : l’existence de référentiels de développement rural et de lutte contre la pauvreté, l’engagement de l’Etat pour l’environnement, l’intérêt mondial pour la biodiversité, les mécanismes de financement durables. D’autres pourraient engendrer des impacts contraignants et il conviendrait d’y veiller : la 15 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III gouvernance, et dans une certaine mesure la cohérence entre les politiques définies au niveau national et leur déclinaison au niveau sectoriel et/ou régional. 3.5 - Les référentiels de développement du pays 3.5.1 - Le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) Dans sa version intérimaire reflète l’état actuel des stratégies de lutte contre la pauvreté. Ces stratégies comportent deux objectifs globaux de croissance économique et d’amélioration de la qualité de la vie et visent essentiellement : la recherche d’une croissance encore plus forte et durable qui profitera aux pauvres, en portant une attention particulière pour le milieu rural car tous les indicateurs soulignent le caractère préoccupant de la pauvreté en campagne ; l’élaboration de programmes d’actions efficaces au niveau des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, l’alimentation en eau et les infrastructures de base, notamment les pistes rurales ; le développement institutionnel et le renforcement des capacités humaines. 3.5.2 - Le plan d’action pour le développement rural (PADR) C’est un cadre permettant de concevoir, définir et orienter les stratégies et les programmes de développement rural à Madagascar. C’est un plan d’action national servant de référentiel à tous les programmes et projets de développement rural. Il est également considéré comme un processus participatif d’identification, de planification et de priorisation des actions à mener en milieu rural. Cinq axes d’orientations sont retenus : assurer une bonne gestion du monde rural par la définition et la mise en œuvre des réformes institutionnelles et du cadre réglementaire ; inciter l’émergence des acteurs économiques partenaires du développement rural ; accroître et promouvoir la production agricole avec une utilisation optimale ainsi qu’une gestion durable des ressources et des infrastructures ; assurer une bonne disponibilité alimentaire suffisante dans toutes les régions ; développer les infrastructures sociales en vue d’améliorer l’accès aux services sociaux . 3.5.3 - Le Plan Directeur Forestier National (PDFN) Ce plan est dérivé de la Nouvelle Politique forestière (POLFOR) et retient les axes suivants pour cadre d’orientation : enrayer le processus de dégradation forestière (appuyer les pratiques rurales de substitution, contribuer à la maîtrise des feux de brousse, préserver le patrimoine forestier et les équilibres écologiques) ; mieux gérer les ressources forestières (élaborer des plans d'aménagement des ressources forestières, gérer rationnellement l'exploitation des ressources forestières, instituer le professionnalisme forestier) ; augmenter la surface et le potentiel forestiers (instaurer un environnement favorable aux initiatives en matière de reboisement, orienter les reboisements en fonction des besoins locaux et régionaux, intensifier les activités liées à l'aménagement des bassins versants, assurer la sécurité foncière) et accroître la performance économique du secteur forestier (mieux valoriser les produits de la foret, consolider les structures de transformation et développer l'écotourisme). 3.6 - Les grands projets de développement du pays 3.6.1 - Le projet de soutien au développement rural (PSDR) Ce projet constitue le projet d’appui de la Banque Mondiale à la mise en œuvre du PADR. Ses principaux objectifs sont d’accroître la productivité et les revenus des petits agriculteurs de manière durable dans l’ensemble des 20 régions GTDR ; 16 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III appuyer le développement des organisations de producteurs et groupes communautaires et réduire la pauvreté en milieu rural tout en préservant les ressources naturelles. 3.6.2 - Le Fonds de développement Communautaire (FDC ou FID IV) Il finance un ensemble d’infrastructures économiques et sociales de base qui sont sélectionnées, réalisées, gérées et entretenues par les communautés bénéficiaires en suivant une approche participative. L’objectif de développement du programme est d’améliorer la qualité des services, et l’accès pour les populations bénéficiaires aux services fournis par les infrastructures de base sociales et économiques financées par le programme et d’accroître le degré de satisfaction des populations bénéficiaires quant à la fourniture de ces services, à travers le renforcement de la capacité des populations bénéficiaires pour la sélection, le financement partiel, le suivi-évaluation, la réalisation, l’utilisation et l’entretien d’investissements communautaires ; et le renforcement de la capacité des communes pour la sélection, la réalisation et l’entretien d’investissements communaux, en liaison avec les populations bénéficiaires, par un appui au processus de décentralisation. 3.6.3 – Les autres projets de développement sectoriels du pays Ces projets adressent principalement le désenclavement (Projet Pistes Rurales), le financement rural (Projet Microfinances), le projet Energie (PNEBE) et autres programmes régionaux financés dans le cadre de la coopération bilatérale. Par ailleurs, le Projet Bassins Versants (BV) et irrigation est un programme national en cours de formulation. Il est fondé sur le principe d’intégrer les actions de protection et de production et vise essentiellement l’amélioration de la productivité agricole dans les périmètres irrigués et les tanety, l’amélioration de la sécurité alimentaire pour les populations rurales les plus défavorisées et la réduction de la dégradation environnementale dans les bassins versants. A ces projets s’ajoutent ceux du PNUD axés sur la réduction de la pauvreté et la gouvernance. 3.6.4 - Les autres projets de gestion de l’environnement Ces projets, financés par des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux interviennent dans la gestion des ressources naturelles et la gestion des forêts, sous la tutelle du Ministère de l’environnement ou celui des Eaux et Forêts. Ce sont des projets qui ont déjà développé un niveau considérable de synergie avec le programme environnemental et ses agences d’exécution. 4. Principes d’intervention La stratégie du programme définit certains principes et approches utilisées pour l’atteinte à la fois la pérennisation de la gestion de l’environnement et une optimisation es impacts au niveau de la population cible. 4.1 - Principes pour la pérennisation des actions

  7. 4.1.1 Bonne gouvernance La bonne gouvernance qui se traduira par la participation, la primauté du droit, la transparence, la capacité d’ajustement, l’équité, l’efficacité, l’efficience et la 17 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III redevabilité (obligation de rendre compte). La bonne gouvernance concerne l’Etat et les services publics, mais les transcende en incluant le secteur privé et la société civile. Elle s’appuiera sur un accès facile à l’information, des règles clairs, compréhensibles, simples et adaptés, le respects des rôles, mandats et attributions et une meilleure application des lois. 4.1.2 - Participation La participation de la population ne se limitera pas à un niveau consensuel de diagnostic et de définition des options et alternatives. Elle s’étendra au niveau de la mise en œuvre des actions ciblées et du contrôle. Un niveau élevé d’appropriation de la problématique et des réponses est ainsi promu, accompagné d’une communication sociale appropriée. Cette promotion de la participation, couplée à l’adoption du principe de subsidiarité au niveau du programme et des prises de décision seront le levier du développement du réflexe environnemental au niveau des responsables et des administrés. 4.1.3 - Approche genre Les caractéristiques propres à la société malgache font que les femmes ont un rôle important au niveau des ménages et de la communauté dans le processus de prise de décision, de production et les modes d’utilisation des ressources naturelles. L’approche genre veillera à ce que les actions initiées dans le cadre du programme n’augmente pas la différence d’accès aux ressources et au développement entre les deux sexes. Les femmes ont un rôle crucial dans la société comme levier dans le changement de comportement au niveau des ménages et, essentiellement, le développement de comportements durables favorables à une gestion rationnelle de l’environnement pour les générations futures. 4.1.4 -. Habilitation et responsabilisation (empowerment) La population, les communautés, les institutions et le secteur industriel sont les garants d’une bonne gestion de l’environnement à long terme. Cette bonne gestion est conditionnée par une meilleure connaissance des enjeux et des solutions viables aux problématiques environnementales et une maîtrise progressive de ces alternatives. Cette situation ne serait atteinte sans un renforcement de capacité et une responsabilisation croissante des entités concernées, pour qu’une prise en main de la gestion de l’environnement soit effective, et que le programme joue un rôle d’impulsion dans le processus de développement soucieux de l’environnement à Madagascar 4.2 - Principes pour l’optimisation des impacts 4.2.1 - Subsidiarité Ce principe préconise que les niveaux de décision et de mise en œuvre des actions devraient être les plus près possibles du niveau du problème constaté , d’impact et de la population bénéficiaire . Il s’applique surtout dans le processus décisionnel : la décision la plus idoine est prise et implémentée par le niveau le plus rapproché du problème (pression, cause de pression, dégradation). 4.2.2 - Renforcement de l’administration L’administration a un rôle central dans la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement en général. La promotion de la bonne gouvernance nécessite une 18 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III revitalisation et un renforcement de capacité de l’administration dans le leadership de la mise en œuvre des politiques et les plans d’actions et pour veiller à l’application des différentes principes y relatifs. 4.2.3 - Développement du partenariat Aussi bien la recherche de l’effet d’échelle sur terrain que le « mainstreaming » incitent à un fort développement de partenariat avec les intervenants en matière de développement, les différents secteurs, les autres projets et programmes , les municipalités , le secteur industriel et la société civile, le monde rural et les communautés internationales. Ce développement sera axé, à la fois sur la mise en œuvre des différentes activités prévues dans le cadre du Programme, et l’intégration de la dimension environnementale dans les plans de développement et d’aménagement et dans la mobilisation de financement 4.2.4 - Développement de synergie avec les autres programmes L’enjeu du développement rapide et durable et la réduction de la pauvreté nécessite une recherche de synergie forte entre les intervenants en matière de développement et de gestion durable des ressources à Madagascar : les projets et programmes de développement, les différents mécanismes de financement et les divers ailleurs de fonds. 4.2.5 - Respect des mandats des institutions nationales Les mandats des institutions nationales en matière de gestion de l’environnement à Madagascar ont été définis dans des textes juridiques et des documents contractuels. Le PE III veillera à ce que ces mandats soient respectés et que le développement de partenariat et les interventions se fassent dans ce cadre. 4.2.6 - Flexibilité sur la mobilisation du financement La procédure de mobilisation des financements n’a pas toujours été facile, même si l’approche pilotée par la demande qui a été expérimenté pendant les deux premières phases ont donné des résultas qui ont été probants. Cette flexibilité de la mobilisation de financement accroîtrait l’efficacité et l’efficience du programme. 5 – Les parties prenantes, maîtres d’oeuvres et maîtres d’ouvrages

  8. 5.1 Les parties prenantes dans la gestion durable de l’environnement Plusieurs acteurs sont parties prenantes dans la gestion des ressources naturelles et de l’environnement à Madagascar. Cette pluralité constitue une potentialité pour partager le souci environnemental à différents niveaux, mais nécessite une approche souple dans la mise en oeuvre des actions. 5.1.1 - Les ménages des zones d’intervention Ce sont les premiers gestionnaires de l’environnement . Les décisions concernant l’utilisation des ressources naturelles et leur exploitation se ramènent à la décision de 19 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III l’utilisation de leur capital, de leur main d’oeuvre et de leurs ressources (temps, matérielles, de production , des spéculations) que le ménage fait au quotidien. Cette décision peut être une pression, ou une utilisation durable. La nécessité de survie les amène souvent à prioriser la satisfaction des besoins immédiats, au détriment d’une gestion cadrant dans une perspective plus large. Leur adhésion dans options de gestion durable de l’environnement est conditionnée par l’existence d’alternatives moins destructrices des ressources naturelles, leur permettant au moins de satisfaire ces besoins de base. 5.1.2 - Les communautés de base Les communautés de base sont des ensembles de ménages partageant des intérêts communs dans une perspective sociale, de production ou de gestion de ressources . C’est l’entité interlocutrice de base dans les pries de décisions, et le principal levier dans la mise en œuvre des activités dont l’enjeu et la portée dépassent le chef de ménage. Cette unité sociale est la plate-forme de participation par excellence et prise en compte des intérêts des groupes vulnérables comme les femmes et les enfants. Elle est sensible aux enjeux de surexploitation des ressources , du potentiel de production et de gestion du terroir en général, dont la conservation des ressources en eau, des sols et des forêts. 5.1.3 - Les administrations communales La commune est la représentation officielle de l’administration la plus proche de la population dotée d’une existence juridique et d’outil de programmation, le Plan Communal de Développement (PCD). De par son statut juridique, la commune peut être mandatée pour exécuter des travaux à une échelle plus grande que le terroir. La commune est la base privilégiée des interventions de développement et des programmes sociaux à Madagascar. A travers la mise en œuvre de ces plans communaux de développement, la recherche de synergie entre les différentes interventions de développement est plu facile. La durée des mandats des responsables communaux induisent parfois une priorisation des actions ayant des résultats à court terme, qui ne sont pas toujours durales ou soucieuses de la dimension environnementale. 5.1.4 - Les Collectivités territoriales décentralisées Elles représentent l’Etat au niveau régional et local, disposent de pouvoirs légaux et veillent sur l’application de la loi. Ainsi, elles ont une influence considérable sur le comportement de la population et la dynamique sociale en général. De leur engagement dépend la cohérence de l’application de la politique environnementale au niveau des administrations centrales et régionales , surtout au niveau des plate-formes de concertation mis en place dans le cadre du développement rural. Ces entités peuvent contribuer à la pérennisation des actions en tant que leaders des communautés de base en matière de conservation et de développement dans leur région . Dans le domaine particulier de gestion des ressources forestières, elles apporteront leur concours dans les transferts de gestion et le contrôle forestier suivant les stratégies définies. 5.1.5 - Les élus Ils sont représentatifs de la population, et ont une grande sphère d’influence, tant au niveau régional que national. La promotion de la bonne gouvernance leur donne une responsabilité accrue . Le désengagement de l’Etat implique la mise en place des mécanismes légaux, la mobilisation de la société civile et des processus de concertation où leur engagement est nécessaire. 20 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 5.1.6 - Les partenaires relais et opérateurs de développement Le programme environnemental a contribué à l’émergence d’organismes non gouvernementaux travaillant dans le domaine de l’environnement et le développement. Ces organismes, avec les institutions de formation, sont les principaux partenaires relais dans les activités de gestion durable des ressources naturelles : entreprise de génie civil, organisation paysanne autonome, ONG de développement rural, association de techniciens, bureau privé, organismes de développement confessionnels,…. Cet ensemble constitue actuellement le meilleur mécanisme d’intervention pour le développement et la gestion des ressources naturelles. 5.1.7 - Les Organismes internationaux Ces organismes ont contribué dans le développement de l’approche actuelle de la conservation des ressources naturelles à Madagascar et sont très impliqués dans la conservation et la valorisation durable de la biodiversité pour les écosystèmes terrestres et marins. Ils sont parmi les promoteurs de nouvelles approches de conservation comme le stockage de carbone ou les sites de conservation, et sont nantis d’une forte capacité de mobilisation et de lobbying tant au niveau national qu’international. 5.1.8 - Les services techniques de l’Etat Dans la perspective de faire de la dimension environnementale un réflexe dans les activités sectorielles, les services techniques au niveau décentralisé ont un rôle important à assumer. Aussi bien comme partie prenante au niveau des plate formes de planification du développement rural au niveau des régions, que comme experts dont les avis sont en concordance avec les réalités locales. 5.1.9 - La communauté scientifique La connaissance des écosystèmes, de leur équilibre, de leur sensibilité et de leur évolution est une base essentielle de la gestion durable de la biodiversité de Madagascar. La communauté scientifique, aussi bien au niveau national qu ‘international est une partie prenante importante, d’une part par le capital de savoir et de mobilisation de financement dont elle dispose, mais aussi par le réseau auquel il a accès aux fins de sensibilisation et de mobilisation. 5.1.10 - Le monde scolaire et non scolaire L’éducation environnementale est la base d’une meilleure gestion des ressources naturelles et de l’environnement pour la génération future. Le monde scolaire et non scolaire est à la fois une cible essentielle des actions, et un vecteur efficace pour faire passer le souci environnemental dans le développement des connaissances à différents niveaux 5.1.11 – Le secteur privé Le secteur privé est impliqué de diverses manières dans la gestion durable des ressources naturelles : exploitation forestière, mise en valeur des filières ligneuses et non ligneuses, écotourisme, … Les opérateurs évoluent dans un cadre concurrentiel pour un marché devenu mondial et a es impératifs économiques de génération des profits. A défaut d’une valeur ajoutée suffisante rémunérée sur le marché 21 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III (écocertification par exemple) ou des normes strictes en matière de limitation des prélèvements, leurs activités peuvent glisser vers une surexploitation des ressources. Si de la durabilité des ressources ou des modes d’exploitation dépend la durabilité des revenus, l’avenir de la gestion durable de l’environnement est aussi dans son insertion dans les sphères de mise en valeur économique des biens et des patrimoines. 5.2 - Les maîtres d’oeuvres et maîtres d’ouvrages 5.2.1 - Le service forestier Le service forestier assure les fonctions régaliennes de l’Etat en matière de gestion des forêts et du domaine forestier national. Il s'assurera de la définition et de la mise en application des stratégies à développer pour une meilleure gestion des forêts. A cet effet, le service forestier pourra mettre à la disposition des autres acteurs les outils et instruments de base nécessaires tels que les textes forestiers, les normes forestiers, les divers plans de gestion des ressources forestières ligneuses et non-ligneuses, et ses expertises techniques. En sa qualité de garant de la protection des biens de la population, il sera appelé à assurer la surveillance et le contrôle des délits perpétrés dans les forêts, notamment au niveau des zones d’intervention et le domaine forestier national, et l’application de la législation en vigueur. 5.2.2 - Les institutions nationales spécialisées Les deux premières phases du programme ont vu la mise en place d’institutions nationales spécialisés dans certains domaines : l’ANGAP dans la gestion des aires protégées, l’ANAE dans les actions de développement, le SAGE dans la planification participative et l’appui au transfert de gestion, l’ONE dans les études d’impacts environnementaux et le développement des politiques. Par ailleurs, d’autres institutions ont bénéficié d’un très fort renforcement de capacité (DGDSF, CFSIGE, …), à même d’offrir des services en dehors du Programme. Ces potentialités seront utilisées lors de cette troisième phase dans une perspective de capitalisation des acquis. 5.2.3 - Le Ministère chargé de l’environnement Garant au niveau national de la mise en place d’un processus de développement rapide, durable et soutenu, ce Département anime et coordonne les actions de l’Etat dans le domaine de la protection de l’environnement et de la conservation de la nature, y compris les actions de contrôle, de prévention, de réduction ou de suppression de pollution et de nuisances, et de tous les risques touchant l’environnement. Il assure la prise en compte de la dimension environnementale dans les grands programmes et projets de développement du pays par les départements sectoriels, et la tutelle technique de l’ONE, l’ANGAP,l’ANAE , le CFSIGE et des projets ou organismes oeuvrant dans le domaine de l’environnement. 5.2.4 - Le Ministère chargé des eaux et forêts Garant au niveau national de la gestion durable et rentable des forets et du patrimoine forestier, ce Département anime et coordonne les actions de l’Etat dans le domaine de conservation et de développement forestiers , des produits ligneux et des produits forestiers secondaires. Il contrôle et réglemente la circulation et l’exportation de ces produits. 22 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 6 – Finalités, objectifs et indicateurs d’impact du PE III 6.1 - Finalité et objectifs Le souci de survie pour la population des zones d’intervention a toujours été la principale cause de pression sur les ressources naturelles. Certes, les programmes de développement actuels traitent des besoins priorisés à l’échelle communale pour des investissements productifs, des infrastructures sociales et actions de désenclavement. Pourtant, il est tout aussi urgent de développer et de diffuser des alternatives moins destructrices de ressources naturelles et de la biodiversité dans ces zones. L’adoption du principe « win-win » impose la considération d’externalités et de bénéfices environnementaux qui ne sont pas toujours comptabilisés dans l’approche classique de développement. Dans cette perspective, le PE III se propose de contribuer à la finalité suivante : 6.1.1 - Finalité « L’importance et la qualité des ressources naturelles sont conservés et valorisés pour permettre une croissance économique durable et une meilleure qualité de vie ». 6.1.2 - Objectifs stratégiques : Les objectifs stratégiques de la troisième phase sont définis de manière qu’à la fin de la phase, 1 – Des modes de gestion durable des ressources naturelles renouvelables et de conservation de la biodiversité sont adoptés par les populations des zones d’intervention 2 – La pérennisation au niveau national de la gestion des ressources naturelles et environnementales est assurée Cette perspective a servi de références pour la définition des objectifs spécifiques des différentes composantes et des indicateurs permettant leur suivi et leur évaluation. 6.2 - Les objectifs spécifiques des composantes Les objectifs spécifiques ciblées par la troisième phase sont les suivantes: 1 – Des actions de développement durable sont mis en œuvre ; 2 – Les écosystèmes forestiers et les ressources en eau sont gérés de manière durable ; 3 – Les écosystèmes sensibles de Madagascar sont conservés et valorisés au niveau des aires protégées et sites de conservation ; 4 – Les potentialités des écosystèmes marins et côtiers sont gérées de manière durable ; 5 – Un changement de comportement positif vis-à-vis de l’environnement est observé ; 6 – Les bases de financement durable d’actions de gestion rationnelle des ressources naturelles et de l'environnement sont établies ; 7 – Une meilleure gouvernance de l’environnement est en place au niveau national 23 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 6.3 - Les indicateurs d’impacts

  9. 6.3.1 Indicateurs d’impacts relatifs aux objectifs stratégiques 1 - Le taux annuel de défrichement des forets primaires est réduite a moins de 1% a la fin du PE III 2 - Les mécanismes de financement en place génèrent de plus en plus de fonds pour les actions environnementales

  10. 6.3.2 Indicateurs d'impacts relatifs aux objectifs spécifiques 1- Diminution des pressions dans les zones d’intervention 2 – La superficie forestière et lacustre est maintenue à son niveau en 2001 3 - L’indice d’efficacité globale de gestion des aires protégées et sites de conservation , où sont représentés la totalité des écosystèmes existant a Madagascar, atteint 70% à la fin du PE III 4 - Le taux de destruction des mangroves et des récifs coralliens connaît une nette réduction 5 – Le degré d’appropriation des groupes cibles est en hausse 6 - Les mécanismes nouveaux couvrent au moins 20% des besoins de financement à la fin du PE III. 7 – Taux de satisfaction des acteurs sur la gestion forestière et la gestion de l’environnement > 80% HIERARCHIE D’ OBJECTIFS INDICATEURS Finalité : L’importance et la qualité des ressources naturelles sont conservés et valorisés pour permettre une croissance économique durable et une meilleure qualité de vie Objectifs stratégiques: 1 – Des modes de gestion durable des ressources 1 - Le taux de diminution des habitats sensibles est diminué de moitié à naturelles renouvelables et de conservation de la la fin du PE III biodiversité sont adoptes par les populations des zones prioritaires d’intervention 2 – La pérennisation au niveau national de la gestion 2 - Les mécanismes de financement en place génèrent de plus en plus de des ressources naturelles et de l'environnement est fonds pour les actions environnementales assurée Objectifs spécifiques : 1 – Des actions de développement durable sont mises en 1- Diminution des pressions dans les zones d’intervention oeuvre 2 – Les écosystèmes forestiers et lacustres sont gérés de 2 – La superficie forestière et lacustre est maintenue à son niveau en manière durable ; 2001 3 – Les écosystèmes sensibles de Madagascar sont 3 - L’indice d’efficacité globale de gestion des aires protégées et sites de conservés et valorisés au niveau des aires conservation , ou sont représentés la totalité des écosystèmes protégées et sites de conservation; existant a Madagascar, atteint 70% à la fin du PE III 4 – Les potentialités des écosystèmes marins et côtiers 4 - Le taux de destruction des mangroves et des récifs coralliens connaît sont gérées de manière durable une nette réduction 5 – Un changement de comportement positif vis-à-vis 5 – Le degré d’appropriation des groupes cibles est en hausse de l’environnement est observé au niveau de la population 6 – Les bases d’un financement durable d’actions 6 - Les mécanismes nouveaux couvrent au moins 20% des besoins de spécifiques de gestion des ressources naturelles et financement à la fin du PE III. environnementales sont établies 7 – Une meilleure gouvernance de l’environnement est 7 – Taux de satisfaction des acteurs sur la gestion forestière et la gestion en place au niveau national de l’environnement > 80% 24 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 6.4 - Suppositions et cadre macro-économique endogène 6.4.1 - Suppositions Le PAE en général, et le PE III en particulier est considéré comme une impulsion au niveau national, à travers ses trois phases. Le « mainstreaming », seul garant à terme d’une gestion durable de l’environnement conforte cette vision développée dans la Charte de l’Environnement. Ainsi, pour la réussite de cette phase, les conditions nécessaires pour l’atteinte des objectifs, mais dont la réalisation ne relève pas du programme sont les suivantes : - Une croissance économique soutenue au bénéfice de la population rurale est observée - La politique au niveau des provinces autonomes et des régions reste cohérente avec les objectifs environnementaux, consignés dans les documents référentiels (DSRP, PADR,..) et la Charte de l’environnement . 6.4.2 - Cadre macro-économique endogène Les paramètres globaux pouvant influer positivement sur le programme sont : la poursuite du désengagement de l’Etat du secteur de production et une meilleure propension aux réformes sectorielles , l’effectivité de la décentralisation et plus de clarté dans le partage des responsabilités entre les autorités centrales et les provinces autonomes , la continuité dans l’approche et dans leur substance des engagements des partenaires de développement , une meilleure répartition des retombées économiques de la croissance à Madagascar et plus d’impact dans la réduction de la pauvreté en milieu rural. 7. Description des composantes 7.1 - Développement et appui à la gestion durable des ressources naturelles dans les zones d’intervention Madagascar est resté un pays sous développé. Pour le monde rural en particulier, les systèmes de production et d’exploitation des ressources naturelles conjugués avec la croissance démographique ont accéléré la rupture d’équilibre se traduisant par une dégradation de la qualité physico-chimique du sol, d’où baisse de la fertilité et modification du régime hydrique. Les capacités naturelles de régénération des ressources naturelles n’arrivent plus à suivre la vitesse imposée par la nécessité de survie pour la population. Les impacts néfastes de la dégradation des sols et de la fertilité restent par conséquent d'actualité, se traduisant toujours : - au niveau des terres cultivées par une baisse de la productivité agricole ainsi que des revenus entraînant ainsi les populations rurales à recourir davantage et plus fréquemment encore à l'exploitation de nouvelles zones forestières primaires et secondaires plus fertiles. - à l'échelle du réseau hydrographique, le décapage des bassins versants limite fortement l'infiltration, abaisse le niveau de la nappe phréatique, surélève le niveau des lits majeurs, comble les bas-fonds fertiles et les estuaires et compromet gravement la durée de vie des investissements en infrastructures ( agricoles, portuaires, de transport,...). 25 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III - à l'échelle de l'écosystème, le phénomène de la déforestation ayant pour effet la dégradation de la fertilité des sols aboutit à un appauvrissement croissant du patrimoine génétique et de la biodiversité. L’engagement de tous les acteurs est nécessaire dans le développement durable , la lutte contre la pauvreté et le partage équitable des coûts et bénéfices de la gestion rationnelle des ressources naturelles. 7.1.1 - Objectif spécifique La composante a comme objectif spécifique : « Des actions de développement durable sont mises en oeuvre ». 7.1.2 - Résultats et principales activités i. Les plans communaux de développement et schémas intercommunaux prennent en compte la dimension environnementale : appui aux communes pour l’élaboration et la maîtrise des PCD « verts » et schémas intercommunaux de développement ; promotion des échanges inter-communaux, régionaux et avec les autres programmes de développement ; ii. Des alternatives de développement durable sont mises en œuvre dans le cadre des Plans communaux de développement et schémas intercommunaux : amélioration de la gestion des aires défrichées ; appui au transfert de gestion des aires de parcours ; promotion de la conservation et de l’utilisation durable des eaux et des sols ; promotion de la protection des bassins versants en amont des zones de production agricole ; renforcement de la capacité technique des acteurs locaux (dans la mise en œuvre des actions définies dans les PCD) ; mise en œuvre des activités alternatives aux pressions et mise en oeuvre des actions socio-économiques sur la base des droits d'entrée dans les aires protégées ; iii. Les filières de la biodiversité sont valorisées durablement : mise en œuvre des approches de partage équitable des bénéfices ; réorganisation de la gestion des espèces commercialisées et commercialisables , y compris l’identification de filières potentielles ; iv. Les énergies alternatives sont promues : identification des ressources énergétiques renouvelables disponibles et localement appropriées (pour l’électrification et le chauffage) ; promotion des combustibles biomasse de substitution et promotion de l’utilisation d’énergies alternatives, en particulier la biomasse, l’hydroélectricité et l’énergie solaire ; 7.2 - Gestion des forêts La gestion des forêts est d’importance capitale pour cette phase. Les résultats obtenus jusqu’alors permettent à la fois de mieux apprécier l’enjeu , et de mettre en œuvre des mesures plus novatrices et plus participatives, dont la gestion participative des forêts et la responsabilisation d’autres acteurs dans la gestion forestière. En effet, « un hectare de forêt perdu à Madagascar a un impact négatif plus grand sur la biodiversité mondiale qu’un hectare de forêt perdu partout ailleurs, ou presque, sur la planète »20 . Le zonage forestier national constitue une référence pour un usage multiple et durable des forets. 20 Banque mondiale : Madagascar : Rapport d’évaluation du PE II - 1996 26 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 7.2.1 - Objectif spécifique : La composante a pour objectif spécifique : « Les potentialités des écosystèmes forestiers sont valorisés » . 7.2.2 - Résultats et principales activités i. Les forêts sont gérées rationnellement : affinement du zonage forestier ; intensification du transfert de gestion des forets ; rationalisation de l'exploitation forestière ; promotion et application des standadrds et normes sur les forêts et ses produits (écocertification, ..) et mise en place des outils économiques et réglementaires complémentaires ; ii. La couverture forestière et la capacité nationale de stockage de carbone sont préservées : poursuite de la création des Réserves Foncières pour le Reboisement (RFR) ; promotion des actions de reboisement et gestion des sites pilotes de séquestration de carbone ; iii. La consommation de combustibles ligneux pour les besoins en énergie est réduite : appui à l’usage de techniques améliorées de carbonisation et promotion des modes d’utilisation moins consommatrices de combustibles ligneux ; iv. Les feux de brousse diminuent : motivation de la population à lutter contre les feux de brousse ; renforcement de l’application des lois contre les feux de brousse et suivi satellitaire des feux ; v. Les écosystèmes lacustres sont gérés durablement : promotion de la préservation et la gestion durable des lacs et intensification de la protection des bassins hydriques . 7.3 - Gestion des aires protégées et des sites de conservation La diversité biologique de Madagascar et le niveau élevé d’endémicité observé font que « nulle part ailleurs, il n’existe une pareille variété plantes et d’animaux concentrée dans un espace aussi restreint » 21. Le réseau national constitue un échantillon représentatif des 90% des écosystèmes à Madagascar, et 3% du couvert forestier. L’impératif de consolidation de la représentativité des écosystèmes dans les sites protégés incite a la mise en place de nouveaux sites de conservation et une optimisation du réseau national d'aires protégées. 7.3.1 - Objectif spécifique La composante a pour objectif spécifique : « Les écosystèmes sensibles à Madagascar sont conservés et valorisés au niveau des aires protégées et sites de conservation. » 7.3.2 - Résultats et principales activités : i. La représentativité des écosystèmes est promue : reclassement de certaines aires protégées ; création de nouvelles aires protégées terrestres et des sites de 21 Banque Mondiale : Evaluation de l’Aide de la Banque mondiale pour les programmes environnementaux de Madagascar - 2000 27 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III conservation ; développement du système de parcs marins ; re-délimitation de certaines aires protégées ; ii. Le maintien de la biodiversité et des processus écologiques est assuré dans les aires protégées et sites de conservation : suivi écologique des habitats, espèces, pressions et les mesures de conservation ; surveillance et contrôle ; mise en place des infrastructures de conservation et matérialiser le zonage ; développement de la recherche fondamentale ; iii. L’écotourisme au niveau des aires protégées et sites de conservation est développé et rentabilisé avec le secteur privé : amélioration du service aux visiteurs ; mise en place et améliorer les infrastructures écotouristiques et de service ; promotion des aires protégées et des sites de conservation et évaluation de la gestion de l’écotourisme . 7.4 - Gestion des écosystèmes marins et côtiers Aussi bien au niveau du pays que de la région, la gestion durable de la zone marine et côtière est capitale. Parce que cette zone a d’énormes potentialités pour satisfaire les différents besoins de la population riveraine et le développement économique du pays. Mais aussi parce que l’enjeu environnemental pour ces zones est important. 7.4.1 - Objectif spécifique La composante a pour objectif spécifique : « Les potentialités des écosystèmes marins et côtiers sont gérées de manière durable » 7.4.2 - Résultats et principales activités i. Le développement durable des activités de la zone côtière et marine est promu : élaboration et mise en oeuvre des schémas d’aménagement intercommunaux ; renforcement de la capacité des intervenants en matière de GIZC ; ii. Les ressources côtières et marines sont valorisées et gérées de façon durable et équitable : élaboration des plans de gestion simplifiés des ressources ; intensification du transfert de gestion des ressources naturelles renouvelables ; iii. La biodiversité et la fonction écologique des écosystèmes marins et côtiers sont maintenus : promotion de la conservation de sites hors aires protégées permettant le renouvellement des stocks des espèces ; promotion de la protection des espèce marines et côtières menacées ; appui au suivi des écosystèmes et espèces marins et côtiers ; promotion de l’écotourisme marin ; iv. La prévention et la réduction des pollutions et dégradations en zone côtière et marines sont initiées : élaboration et appui a la mise en œuvre des plans intercommunaux de prévention et de réduction de pollution ; mise en œuvre des observatoires intercommunaux de pollution et de dégradation ; élaboration et appui a l’application des plans de prévention et de lutte au niveau intercommunal ; renforcement de la prévention et la réduction de l’érosion en amont des zones marines et côtières de gestion spéciale . 28 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 7.5 - Politiques , Instruments et information pour la gestion de l’environnement Aussi bien les acquis des deux phases de Programme environnemental, que les expériences au niveau mondial préconisent que la meilleure garantie de la durabilité des actions environnementales est leur intégration dans les politiques sectorielles de développement . Cet enjeu est d’autant plus d’actualité à Madagascar que le développement rural bénéficie d’un plan d’actions intégré et que la lutte pour la réduction de la pauvreté est une priorité nationale. Par ailleurs, si le développement durable est perçu comme un développement « économiquement viable, écologiquement soutenable, socialement juste, et soucieux de l’équité inter-générationelle », l’éducation environnementale et la communication tiennent une place importante. Selon les différents cibles, ces actions contribuent à la fois à la sensibilisation du public et à l’adoption du réflexe environnemental . 7.5.1 - Objectif spécifique La composante a pour objectif spécifique : « Un changement de comportement positif vis à vis de l’environnement est observé ». 7.5.2 - Résultats et principales activités i. Les politiques de développement du pays internalisent la dimension environnementale : développement des instruments de gestion et mettre en cohérence les textes et procédures ; assurance de la compatibilité des investissements avec l’environnement ; assurance du suivi, du contrôle environnemental et du mécanisme de gestion des plaintes ; intégration de la dimension environnementale dans les politiques d’aménagement du territoire et développement de la politique énergétique et de la politique de gestion durable de l’eau ; ii. Les informations environnementales appuient le développement durable : gestion du tableau de bord environnemental au niveau national et décentralisé et facilitation des échanges d’information ; suivi des écosystèmes marins et terrestres et gestion des données sur la biodiversité malagasy ; développement de la comptabilisation économique de l’environnement ; iii. Les capacités nationales sont renforcées pour une gestion efficace de l’environnement : amélioration des connaissances sur l’environnement ; appui à la communication environnementale ; appui à l’éducation et la formation environnementale ; promotion des attitudes favorables à la conservation des aires protégées et des sites de conservation ; iv. La gestion de l’environnement urbain est amélioré : appui à l’élaboration et la mise en oeuvre de programmes municipaux d’actions environnementales et promotion de la prévention et de la réduction de la pollution. 7.6 - Mécanismes de financement durables La situation où l’aide multilatérale et bilatérale prend en charge la majorité des besoins financiers du programme n’est pas viable. Il est nécessaire que pour la prochaine phase du PAE, le pouvoir public et les collectivités de base, augmentent encore plus leur engagement financier afin de tendre vers une pérennisation des activités. De nouveaux sources de 29 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III revenus sont nécessaires. L’augmentation de ces derniers passe par une stratégie de diversification afin de faire face à l’étendue des besoins. L’objectif étant de compléter les ressources mobilisées au niveau international. 7.6.1 - Objectif spécifique La composante a comme objectif spécifique : « Les bases du financement durable d’actions spécifiques de gestion rationnelle des ressources naturelles sont établies ». 7.6.2 - Résultats et principales activités i. Des instruments spécifiques de pérennisation financière sont développées : mise en place d'un « trust fund » pour les aires protégées ; développement d'autres instruments de financement et optimisation de l’interface avec les autres secteurs pour le financement d'actions environnementales ii. Un système fiable de gestion de fonds et de suivi est fonctionnel : amélioration des systèmes de gestion existant ; développement des capacités de gestion et d’administration ; renforcement de la coordination des activités et optimisation de la structure de coût des agences d’exécution iii. Des mécanismes de financement locaux sont en place : développement des mécanismes de taxation locales et appui a la mise en place de fonds d’investissements locaux durables 7.7 – Amélioration de la gouvernance Au niveau national, la gouvernance de l’environnement et des ressources naturelles est cruciale. Le changement de comportement attendu au niveau de la population et la réduction des pressions dépend de ce que la gouvernance soit bonne ou mauvaise, du niveau et de l’équité dans l’application des lois, et de la confiance des administrés aux décideurs. 7.7.1 – Objectifs spécifiques La composante a pour objectif spécifique : « Une meilleure gouvernance de l’environnement est en place au niveau national ». 7.7.2 – Résultats et principales activités i. Le dispositif institutionnel est amélioré : renforcement du mandat des institutions (CNE, CIME) et développement du partenariat avec les structures environnementales au niveau des secteurs et des collectivités décentralisées ii. L’administration de l’environnement est renforcé : renforcement de capacité du Ministère de l’environnement ; assurance de la mise en oeuvre des conventions internationales ratifiées par Madagascar et assurance des interfaces avec les Ministères chargé du plan et chargé des finances iii. Le service forestier est renforcé: procéder au renforcement de l’administration forestière ; mise en place une structure autonome pour assurer les opérations forestières ; renforcement de la capacité des intervenants dans la gestion des forêts , 30 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III élargissement du dispositif de veille et d’information initié par l’Observatoire du secteur forestier et renforcement du contrôle forestier 8 . La coordination dans le PE III Le PE-I a été marqué par une approche projet : chacune des composantes s’est développé de manière indépendante et quoique la reconnaissance de la problématique environnementale a été commune, la mise en oeuvre des solutions et les modalités d’intervention n’ont pas toujours été synergiques. Ce développement séparé a été également observé dans les outils et mécanismes de gestion (manuels de suivi, manuels de gestion, logiciels, reporting) de sorte que même dans des aspects courants du management du programme, les consolidations n’étaient pas possibles. Le PE-II est sur une approche plus globalisante, l’approche programme, en essayant de pallier aux lacunes du PE-I . Des standards ont été appliqués aussi bien en matière de suivi-évaluation que de gestion financière, permettant une consolidation aussi bien des réalisations techniques que financières. Le PE-III sera la plate forme pour un développement plus ouvert de l’approche programme et d’une coordination forte par la standardisation des bonnes méthodes observées dans chacune des agences d’exécution dans une approche de « benchmarking »22 , formalisé à travers des instruments de gestion communs. Les principes suivants serviront de repères pour la coordination des activités dans le PE III : 8.1 - Efficacité, efficience et obligation de résultats La recherche de l’efficacité invite à plus de précision dans la définition des activités et la planification, la détermination des budgets et le suivi. Pendant les phases successives du PAE, des approches de planification et de suivi ont été développées, permettant de rendre compte de ce qui a été fait par rapport aux planifications annuelles et les prévisions initiales. Pour le PE III, d’autres méthodes de contrôle de qualité doivent être mises en place : formalisation des engagements et des exigences sous formes de contrats programmes qui seraient établis, là où le contexte d’intervention le permet, et les résultats facilement quantifiables. Cette approche permettra de rectifier les errements, qui seraient alors plus faciles à déceler. Pourtant, ce souci du « matériellement mesurable » ne doit pas éclipser la dimension temporelle du développement durable . 8.2 - Transparence et redevabilité De plus en plus, la transparence dans la gestion des fonds et l’obligation de rendre compte sont exigées, aussi bien par les bailleurs de fonds que les autorités nationales. Ainsi, en plus des audits usuels sur l’utilisation des fonds (par rapport à la procédure, comptabilité, éligibilité,..), les audits de coûts seront introduits, et plus fréquemment qu’à échéance annuelle . Cette pratique constituera une assise solide pour la pérennisation financière du programme . 22 Le « benchmarking » est la comparaison entre des processus similaires entre différentes organisations pour cibler les bonnes pratiques de gestion .– R J . Kennedy – Competitive Intelligence 31 L’importance et la qualité des ressources naturelles sont conservées et valorisées pour permettre une croissance économique durable et une meilleure qualité de vie 1. Des modes de gestion durable des ressources naturelles renouvelables et de conservation de la biodiversité 2. La pérennisation au niveau national de la gestion des ressources naturelles et sont adoptées par les populations environnementales est assurée

  11. 1.3 Les écosystèmes 1.4 Les potentialités des 2.1 Un changement de 2.2 Les bases de

  12. 1.1 Des actions de 1.2 Les écosystèmes sensibles de Madagascar financement durable 2.3 Une écosystèmes marins et comportement positif vis à vis développement forestiers et les sont conservés et valorisés au niveau des aires côtiers sont gérées de de l’environnement est observé d’actions de gestion rationnelle des meilleure durable sont mises en ressources en eau sont protégées et sites de manière durable ressources naturelles gouvernance conservation et de l’environ- oeuvre gérés de manière nement sont établies environnement

  13. 1.1.1 Les plans communaux de 1.2.1 Les forêts sont 1.3.1 La 1.4.1 Le développement 2.1.1 La dimension 2.2.1 Des 2.3.1 Le dispositif développement et schémas rationnellement gérées représentativité des durable des activités de la environnementale est internalisée instruments institutionnel est intercommunaux prennent en a – Affiner le zonage forestier écosystèmes est zone côtière et marine est dans les politiques de spécifiques de amélioré b - Intensifier le transfert de gestion des a - Renforcer le mandat des compte la dimension forêts promue assuré développement du pays pérennisation a - Reclasser certaines a - Elaborer et mettre en œuvre des a - Développer des instruments de gestion et institutions (CIME, CNE) et environnementale c - Rationaliser l'exploitation forestière financière sont assurer leur fonctionnement a - Appuyer les communes dans d - Promouvoir et appliquer des aires protégées schémas d’aménagement mettre en cohérence les textes et procédures b - Créer de nouvelles aires intercommunaux b - Assurer la compatibilité des développés b – Développer le l’élaboration et la maîtrise des PCD standards/normes sur les forêts et ses a - Mettre en place un partenariat avec les « verts » et schémas intercommunaux de produits (écocertification, …) protégées terrestres et des c - Renforcer la capacité des investissements avec l’environnement sites de conservation intervenants en matière de GIZC c - Assurer le suivi, le contrôle « trust fund » pour les structures développement e - Mettre en oeuvre des outils aires protégées environnementales au b - Promouvoir les échanges inter- économiques et réglementaires c - Développer le système environnemental, et le mécanisme de gestion de parcs marins des plaintes b - Développer les niveau des secteurs et les communaux, régionaux et avec les autres complémentaires 1.4.2 Les ressources côtières autres instruments de collectivités décentralisées programmes de développement d - Redélimiter certaines d – Intégrer la dimension environnementale aires protégées et marines sont valorisées et dans les politiques d’aménagement du financement et

  14. 1.2.2 La couverture forestière et la gérées de façon durable et territoire optimiser l’interface

  15. 1.1.2 Des alternatives de e – Développer la politique énergétique et la avec les autres secteurs capacité nationale de stockage de 1.3.2 Le maintien de équitable 2.3.2 L’administration développement durable sont mis a - Intensifier le transfert de poiltique de gestion durable de l’eau carbone sont préservées la biodiversité et du de l’environnement est en oeuvre dans le cadre des PCD a - Poursuivre la création des Réserves gestion des ressources naturelles Foncières pour le Reboisement (RFR) processus écologique renouvelables 2.2.2 La fiabilité et renforcée et schémas intercommunaux b – Promouvoir la labelisation des 2.1.2 Les informations a - Renforcer la capacité du a - Améliorer la gestion des aires b - Promouvoir des actions de reboisement est assuré la transparence du c - Gérer les sites pilotes de séquestration a - Assurer le suivi prises environnementales appuient le Ministère de défrichées système de gestion l’environnement b - Appuyer le transfert de gestion des de carbone écologique des habitats, développement durable espèces, pressions et les des fonds et de b – Assurer la mise en aires de parcours 1.4.3 La biodiversité et la a - Gérer le tableau de bord œuvre des conventions c - Promouvoir la conservation et mesures de conservation environnemental au niveau national et suivi est assurée

  16. 1.2.3 La gestion des combustibles b - Assurer la surveillance fonction écologique des internationales ratifiées par l’utilisation durable des eaux et des sols décentralisé et faciliter les échanges a - Améliorer les Madagascar d - Renforcer la capacité technique des ligneux est améliorée et le contrôle écosystèmes marine et d’information systèmes de gestion a – Appuyer l’usage de techniques c - Mettre en place des c – Assurer l’interface avec acteurs locaux (dans la mise en œuvre des côtiers sont maintenus b – Assurer le suivi des écosystèmes marins existant les Ministères du plan actions définies dans les PCD) améliorées de carbonisation infrastructures de a - Promouvoir la conservation de et terrestres et la gestion des données sur la b - Développer les b - Promouvoir des modes d’utilisation conservation et matérialiser (PIP) et des finances (RPI, e - Mettre en œuvre des activités sites hors aires protégées biodiversité malagasy capacités de gestion et taxes,..) alternatives aux pressions moins consommatrices de combustibles le zonage permettant le renouvellement des c – Développer la comptabilisation d’administration f - Mettre en oeuvre des actions socio- ligneux d - Développer la stocks des espèces économique de l’environnement c - Renforcer la économiques sur la base des DEAP recherche fondamentale b - Promouvoir la protection des coordination des

  17. 1.2.4 Les feux de brousse espèce marines et côtières activités 2.3.3 Le service menacées 2.1.3 Les capacités nationales sont d - Optimiser la

  18. 1.1.3 Les filières de la diminuent 1.3.3 L’écotourisme au forestier est renforcé a – Sensibiliser et motiver la population c - Promouvoir l’écotourisme renforcées pour une gestion efficace structure de coût des biodiversité sont valorisées niveau des aires marin agences d’exécution a – Procéder au sur la lutte contre les feux de l’environnement renforcement de durablement b – Renforcer l’application des lois contre protégées et les sites a - Améliorer les connaissances sur l’administration forestière a - Mettre en œuvre des approches de les feux de brousse de conservation est 1.4.4 La prévention et la l’environnement b - Mettre en place une partage équitable des bénéfices c – Améliorer la législation en matière de développé et b - Appuyer et la communication structure autonome pour b - Réorganiser la gestion des espèces lutte contre les feux de brousse réduction des pollutions et environnementale 2.2.3 Des systèmes rentabilisé avec le assurer les opérations commercialisées et commercialisables d – Mettre en place et opérationnaliser un des dégradations en zone c - Appuyer l’éducation et la formation de financements forestières dispositif de lutte contre les feux secteur privé côtière et marine sont environnementale locaux sont en place c - Renforcer la capacité a - Améliorer le service d - Promouvoir des attitudes favorables à la a - Développer les des intervenants dans la

  19. 1.1.4 Les énergies alternatives aux visiteurs initiées conservation des aires protégées et sites de

  20. 1.2.5 Les zones humides et a - Elaborer et appuyer la mise en mécanismes de taxation gestion des forêts sont promues b - Mettre en place / conservation locales d - Elargir le dispositif de a - Identifier des ressources énergétiques réserves d’eau sont gérés améliorer les œuvre des plans intercommunaux de prévention et de réduction de b - Appuyer la mise en veille et d’information initié renouvelables disponibles et localement durablement infrastructures place de fonds par l’OSF appropriés (pour l’électrification et le écotouristiques et de pollution a - Promouvoir la préservation et la b - Mettre en place des 2.1.4 La gestion de l’environnement d’investissements e – Appuyer le contrôle chauffage) ; gestion durable des lacs service b - Promouvoir des combustibles biomasse c - Réaliser la promotion observatoires intercommunaux de urbain est améliorée locaux durables forestier b – Intensifier la protection des bassins pollution et de dégradation a – Appuyer l’élaboration et la mise en de substitution hydriques des aires protégées et des c - Promouvoir l’utilisation d’énergies sites de conservation c - Renforcer la prévention et la oeuvre de programmes municipaux d’actions alternatives ( biomasse, l’hydroélectricité d - Evaluer la gestion de réduction de l’érosion en amont environnementales et l’énergie solaire) l’écotourisme des zones marines et côtières objet b –Promouvoir la prévention et la réduction de gestion spéciale de la pollution en milieu urbain MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Finalité L’importance et la qualité des ressources naturelles sont conservés et valorisés pour permettre une croissance durable et une meilleure qualité de vie Objectifs stratégiques 1 – Des modes de gestion durable des ressources Le taux de diminution des habitats sensibles est réduit de moitié Etat de la couverture Une croissance naturelles renouvelables et de conservation de forestière nationale a la fin économique soutenue au la biodiversité sont adoptées par les du PE III (carte) bénéfice de la population populations des zones d’intervention rurale est observée 2 – La pérennisation au niveau national de la Les mécanismes de financement en place génèrent de plus en plus de Rapport d'évaluation gestion des ressources naturelles et fonds pour les actions environnementales périodique et d'audit environnementales est assurée Objectifs spécifiques

  21. 1.1 Des actions de développement durable sont Diminution des pressions dans les zones d’intervention Rapport d'évaluation La politique au niveau mis en oeuvre des régions reste cohérente avec les

  22. 1.2 Les écosystèmes forestiers et les ressources en La superficie forestière et lacustre est maintenue à leur niveau en Rapport d'évaluation objectifs eau sont gérés de manière durable 2001 environnementaux

  23. 1.3 Les écosystèmes sensibles à Madagascar sont Rapport d'évaluation conservés et valorisés au niveau des aires L’indice d’efficacité globale de gestion des aires protégées et sites de protégées et sites de conservation conservation atteint 70% à la fin du PE III

  24. 1.4 Les potentialités des écosystèmes marins et Rapport d'évaluation côtiers sont gérées de manière durable Le taux de destruction des mangroves et des récifs coralliens connaît une nette réduction

  25. 2.1 Un changement de comportement positif vis à Rapport d'évaluation vis de l’environnement est observé Le degré d’appropriation des groupes cibles est en hausse

  26. 2.2 Les bases du financement durable d’actions Rapport d'évaluation spécifiques de gestion rationnelle des ressources Les mécanismes nouveaux couvrent au moins 20% des besoins de naturelles sont établies financement à la fin du PE III

  27. 2.3 Une meilleure gouvernance de l’environnement est en place au niveau Taux de satisfaction des acteurs sur la gestion forestière et la gestion national de l’environnement > 80% 33 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions

  28. 1.1 Actions de développement et d’appui

  29. 1.1.1. Les plans communaux de développement et schémas intercommunaux 90% au moins des communes des zones d’intervention disposent de PCD verts Rapport d’évaluation prennent en compte la dimension environnementale

  30. 1.1.2. Des alternatives de développement durable sont mises en œuvre dans le 70% de population des zones d’intervention adoptent les actions de Rapport d’évaluation cadre des PCD et schémas intercommunaux développement durable

  31. 1.1.3. Les filières de la biodiversité sont valorisées durablement Augmentation du volume de marché de la biodiversité Rapport d’évaluation

  32. 1.1.4. Les énergies alternatives sont promues Part d’utilisation d’énergie alternative par rapport à l’énergie totale (4% en 5 ans) Rapport d’évaluation

  33. 1.2 Gestion des forêts

  34. 1.2.1. Les forêts sont gérées rationnellement Plan de zonage respecté Rapport d’évaluation

  35. 1.2.2. La couverture forestière et la capacité nationale de stockage de carbone sont La superficie forestière à la fin du PE III reste à son niveau en 2001 (estimée a 12 Rapport d’évaluation préservées millions ha)

  36. 1.2.3. La gestion des combustibles ligneux est améliorée La consommation des combustibles bois et dérivés diminue de 20% dans les Rapport d’évaluation zones d’intervention

  37. 1.2.4. Les feux de brousse diminuent Diminution du nombre de foyers dans les 17 zones rouges : 20% par an Rapport d’évaluation

  38. 1.2.5. Les zones humides et réserves d’eau sont gérés durablement La superficie des zones lacustres et humides reste à son niveau en 2001 (estimée Rapport d’évaluation à 1,7 millions ha) 1.3 : Gestion des aires protégées et des sites de conservation

  39. 1.3.1. La représentativité des écosystèmes est assurée La totalité (100%) des écosystèmes de Madagascar est représenté dans les aires Rapport d’évaluation Intégrité du réseau protégées et les sites de conservation national d’aires protégées

  40. 1.3.2. Le maintien de la biodiversité et des processus écologiques est assuré dans L’incidence des « tavy » est réduite de 0,4% à 0,2% dans les aires protégées Rapport d’évaluation les aires protégées et sites de conservation terrestres et sites de conservation terrestres, et une réduction nette de la perte de Opérationnalité des superficie des récifs coralliens dans les aires protégées marines à la fin du PE III autres programmes de développement

  41. 1.3.3. L’écotourisme au niveau des aires protégées et sites de conservation est Augmentation des revenus due à l’écotourisme pour les populations des zones Rapport d’évaluation développé et rentabilisé avec le secteur privé périphériques concernées entre 10% et 15% par an, et les opérateurs privés du secteur supérieure à 20% par an

  42. 1.4 Gestion des écosystèmes marins et côtiers

  43. 1.4.1 Le développement durable des activités de la zone côtière et marine est 20 zones marines et côtières couvrant la totalité des côtes de Madagascar Rapport d’évaluation Les décideurs promu adoptent la GIZC comme démarche pour le développement durable politiques soutiennent les mesures prises en

  44. 1.4.2 Les ressources côtières et marines sont valorisées et gérées de façon durable 50% des ressources côtières et marines font l’objet de plan de gestion et de Rapport d’évaluation matière de gestion et équitable valorisation intégrée des zones côtières

  45. 1.4.3 La biodiversité et la fonction écologique des écosystèmes marins et côtiers 20 zones marines et côtières appliquent des plans d’aménagement et de gestion Rapport d’évaluation sont maintenus concertés

  46. 1.4.4 La prévention et la réduction des pollutions et dégradations en zone côtière et Taux de réduction de pollution dans les zones à forte pollution (5 Rapport d’évaluation marines sont initiées intercommunalités) en hausse 34 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III Description sommaire (suite) Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions

  47. 2.1. Politiques, instruments, information pour le changement de comportement

  48. 2.1.1. Les politiques de développement du pays internalisent la dimension 100% des secteurs de développement du pays disposent dans leur procédure des Rapport d'évaluation Les politiques au environnementale mesures d’intégration de la dimension environnementale niveau des régions restent cohérentes avec

  49. 2.1.2. Les informations environnementales appuient le Information environnementale fiable et accessible pour la population et les décideurs au niveau provincial et national Rapport d'évaluation les objectifs environnementaux développement durable L’enseignement de l'environnement est intégré dans les différents niveaux de Rapport d'évaluation formation et d'éducation dans tout le pays

  50. 2.1.3. Les capacités nationales sont renforcées pour une gestion efficace de l’environnement La qualité de l’environnement en milieu urbain est accrue Rapport d’évaluation

  51. 2.1.4 La gestion de l’environnement urbain est amélioré 80% des besoins de fonctionnement sont financés sur des ressources générées par Rapport d'audit

  52. 2.2 Mécanismes de financement durable les mécanismes de financement en place a la fin du PE III 2.2.1. Des instruments spécifiques de pérennisation financière sont développées Indice d’efficacité de gestion financière et de suivi supérieure à 95% Rapport de suivi interne 2.2.2. Un système fiable de gestion de fonds et de suivi est fonctionnel Xx

  53. 2.2.3. Des mécanismes de financement locaux sont en place Indice d’efficacité des institutions (CIME, CNE) > 90% Rapport de suivi interne

  54. 2.3 Amélioration de la gouvernance 2.3.1. Le dispositif institutionnel est amélioré Indice d’efficacité de gestion environnementale > 95% Rapport de suivi interne 2.3.2. L’administration de l’environnement est renforcée Indice d’efficacité de gestion forestière > 95% Rapport de suivi interne

  55. 2.3.3. Le service forestier est renforcé 35 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 1 : ACTIONS DE DEVELOPPEMENT ET D’APPUI DANS LES ZONES D’INTERVENTION Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Objectif spécifique Des actions de développement durable sont mises en oeuvre Diminution des pressions dans les zones d’intervention Rapport d'évaluation Résultats Rapport d'évaluation La politique au niveau des

  56. 1.1.1. Les plans communaux de développement et schémas intercommunaux 90% au moins des communes des zones d’intervention disposent de PCD verts régions reste prennent en compte la dimension environnementale Rapport d’évaluation cohérente avec les objectifs

  57. 1.1.2. Des alternatives de développement durable sont mises en œuvre dans 70% de population des zones d’intervention adoptent les actions de développement durable environnemen- le cadre des PCD et schémas intercommunaux Rapport d'évaluation taux

  58. 1.1.3. Les filières de la biodiversité sont valorisées durablement Augmentation du volume de marché de la biodiversité Rapport d’évaluation

  59. 1.1.4. Les énergies alternatives sont promues Part d’utilisation d’énergie alternative par rapport à l’énergie totale (4% en 5 ans) Activités Rapport de suivi interne Décentralisation Au moins 500 communes des zones d’intervention disposent de PCD verts et 20 schémas effective des 111a) Appuyer les communes dans l’élaboration et la maîtrise des PCD intercommunaux sont mis en œuvre à la fin du PE III moyens de « verts » et schémas intercommunaux de développement Rapport de suivi interne décision et 170 échanges intercommunaux au bénéfice des 500 communes sont effectués d'organisation aux 111b) Promouvoir les échanges inter-communaux, régionaux et avec les autorités locales autres programmes de développement Rapport de suivi interne 200 000 ha de forets anciennement défrichées aménagées et/ou enrichies, 300 000 ha mis en défens Des systèmes 112a) Améliorer la gestion des aires défrichées Rapport de suivi interne viables de La gestion 500 000 ha d'aire de parcours transférée aux communautés résolution des 112b) Appuyer le transfert de gestion des aires de parcours Rapport de suivi interne problèmes 200 000 ha aménagés avec des pertes en sol inférieures a 12 tonnes par hectare par an, avec la fonciers et 112c) Promouvoir la conservation et l’utilisation durable des eaux et des sols participation d'au moins 240 000 familles Rapport de suivi d'encadrement administratif sont 112d) Renforcer la capacité technique des acteurs locaux (dans la mise en 900 structures communautaires bénéficiaires ne place dans les œuvre des actions définies dans les PCD) Rapport de suivi interne zones 3 000 projets alternatifs aux pressions et/ou accompagnant les transferts de gestion (autres que de d'intervention 112e) Mettre en œuvre des activités alternatives aux pressions gestion des eaux et des sols) mis en oeuvre Rapport de suivi interne Les autres 112f) Mettre en oeuvre des actions socio-économiques sur la base des DEAP 800 micro-projets DEAP sont en cours dans les zones périphériques des aires protégées programmes et Rapport d'évaluation intervenants dans 113a) Mettre en œuvre des approches de partage équitable des bénéfices Filières de 28 espèces dotés de mécanisme de partage équitable de bénéfices le domaine du développement 11 3b) Réorganiser la gestion des espèces commercialisées et Filières de 28 espèces réorganisés Rapport de suivi interne rural collaborent commercialisables pour une synergie des actions 114a) Identifier des ressources énergétiques renouvelables disponibles et Sources énergétiques identifiées dans 100 communes disposant de PCD Rapport de suivi interne localement appropriées (pour l’électrification et le chauffage) Disponibilité du financement pour 114b) Appuyer l’installation et la gestion autonome des sources d’énergie 50 communes appuyées, utilisant des sources d’énergie alternative locale Rapport de suivi interne les activités alternative locale 114c) Promouvoir des combustibles biomasse de substitution 20% des besoins énergétiques de 200 000 familles sont satisfaits par d’autres combustibles Rapport d’évaluation 36 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 2 : GESTION DES FORETS Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérif. Suppositions Objectif spécifique Les écosystèmes forestiers et les ressources en eau sont gérés de manière durable Superficie forestière et lacustre maintenue à son niveau en 2001 Résultats

  60. 1.2.1. Les forêts sont gérées rationnellement Plan de zonage respecté Rapport d'évaluation La politique au niveau des

  61. 1.2.2. La couverture forestière et la capacité nationale de stockage de carbone sont La superficie forestière à la fin du PE III reste à son niveau en 2001 (estimée a 12 millions ha) Rapport d'évaluation régions est préservées cohérente avec les objectifs

  62. 1.2.3. La gestion des combustibles ligneux est améliorée La consommation des combustibles bois et dérivés diminue de 20% dans les zones Rapport d'évaluation environnemen- d’intervention taux

  63. 1.2.4. Les feux de brousse diminuent Diminution du nombre de foyers dans les 17 zones rouges : 20% par an

  64. 1.2.5. Les zones humides et réserves d’eau sont gérés durablement La superficie des zones lacustres et humides reste à son niveau en 2001 (estimée à 1,7 millions ha) Activités 121a)Affiner le zonage forestier Plan directeur du domaine forestier au niveau des régions sur la base de cartes thématiques au Rapport de suivi interne Les décideurs 1/50 000 ème établi politiques soutiennent les 121b) Intensifier le transfert de gestion des forets Gestion de 1 000 000 ha transférés à la communauté, 200 000 familles participantes Rapport de suivi interne mesures prises en matière de 121c) Rationaliser l'exploitation forestière 400 000 ha de forets exploitées selon les normes de durabilité Rapport de suivi OSF contrôle forestier 121d) Participer aux tests de faisabilité des standards des normes nationales Norme d'écocertification établi en 1ère année, 75% des exploitants et opérateurs sensibilisés Rapport de suivi interne Les institutions législatives du 121e) Mettre en œuvre des outils économiques et réglementaires Nouveaux systèmes de fiscalité et de délivrance d’autorisation appliqués Rapport de suivi interne pays fonctionnent complémentaires normalement 122a) Poursuivre la création des Réserves Foncières pour le Reboisement (RFR) 100 000 ha de réserves forestières pour le reboisement délimités et lotis Rapport de suivi interne Les décideurs politiques 122b) Promouvoir des actions de reboisement Les actions de reboisement couvrent 1 000 000 ha Rapport de suivi OSF acceptent le zonage forestier 122c) Gérer les sites pilotes de séquestration de carbone Au moins 5 sites pilotes de puisage de carbone en place, financés par des mécanismes Rapport de suivi interne comme base de la appropries gestion des forets Rapport de suivi interne a Madagascar 123b) Appuyer l’usage de techniques améliorées de carbonisation 75% des charbonniers adoptent des méthodes améliorées de carbonisation Disponibilité du 123c) Promouvoir des modes d’utilisation moins consommatrices de combustibles 200 000 familles adoptent des modes d’utilisation leur permettant d’économiser 20% de Rapport de suivi interne financement pour ligneux combustibles ligneux (hors site du projet Energie III) les activités Rapport de suivi OSF 124a) Motiver la population sur la lutte contre les feux 500 comités de lutte contre les feux opérationnels 124b) Renforcer l’application des lois sur la lutte contre les feux de brousse Action répressive effective dans les 17 zones rouges Rapport de suivi OSF 124c) Réaliser le suivi satellitaire des feux Carte des feux établi périodiquement Rapport de suivi interne 125a) Promouvoir la préservation et la gestion durable des lacs 200 000 ha de zones lacustres et humides munis de plans de gestion Rapport de suivi interne 125b) Intensifier la protection des bassins hydriques 1 500 000 ha objets de protection Rapport de suivi interne 37 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 3 : AIRES PROTEGEES ET SITES DE CONSERVATION Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Objectif spécifique Les écosystèmes sensibles à Madagascar sont conservés et valorisés au niveau des L’indice d’efficacité globale de gestion des aires protégées et sites de conservation atteint 70% Rapport de suivi interne aires protégées et sites de conservation à la fin du PE III Résultats

  65. 1.3.1. La représentativité des écosystèmes est promue La totalité (100%) des écosystèmes de Madagascar est représenté dans les aires protégées et Rapport d'évaluation Intégrité du les sites de conservation par Université réseau national d'aires protégées

  66. 1.3.2. Le maintien de la biodiversité et des processus écologiques est assuré dans L’incidence des « tavy » est réduite de 0,4% à 0,2% dans les aires protégées terrestres et sites Rapport d'évaluation les aires protégées et sites de conservation de conservation terrestres, et une réduction nette de la perte de superficie des récifs coralliens par FTM Operationnalité dans les aires protégées marines à la fin du PE III des autres programmes de

  67. 1.3.3. L’écotourisme au niveau des aires protégées et sites de conservation est Augmentation des revenus due à l’écotourisme pour les populations des zones périphériques Rapport d'évaluation développement développé et rentabilisé avec le secteur privé concernées entre 10% et 15% par an, et les opérateurs privés du secteur supérieure à 20% par par INSTAT rural an Activités 131a) Reclasser certaines aires protégées 3 aires protégées terrestres reclassées en 1ère année Procès verbal du CSPN Continuité de la politique actuelle 131b) Créer de nouvelles aires protégées terrestres et des sites de conservation 3 nouvelles aires protégées terrestres (en remplacement des 6 déclassées) et au moins 6 sites de Procès verbal du CSPN en matière de conservation sont créés, pour une superficie dépassant 500 000 ha tourisme 131c) Développer le système de parcs marins 6 parcs marins disposent de structure opérationnelle de gestion (indice d’efficacité de gestion Rapport de suivi interne Fonctionnement (norme IUCN) a la fin du PE III : 70%) normal des institutions 131d) Redélimiter certaines aires protégées 10 aires protégées re-délimitées Procès verbal du CSPN législatives du pays 132a) Assurer le suivi écologique des habitats, espèces, pressions et les mesures de 49 aires protégées et 6 sites de conservation dotés de système de suivi écologique (habitats, Rapport de suivi interne conservation espèces, pressions), restauration effective dans 9 aires protégées 132b) Assurer la surveillance et le contrôle 49 aires protégées et 6 sites de conservation disposent de système de surveillance et contrôle Rapport de suivi interne opérationnels (120 comités de surveillance, 54 000 h.j de patrouille) 132c) Mettre en place des infrastructures de conservation et matérialiser le zonage 19 aires protégées et 6 sites de conservation dotés des infrastructures de conservation requises Rapport de suivi interne (cf plan de gestion) 132d) Développer la recherche fondamentale 100 programmes de recherches effectués au niveau des aires protégées Rapport de suivi interne 133a) Améliorer le service aux visiteurs 16 plans d’évacuation fonctionnels, 100% des agents d’accueil et des guides travaillant pour Rapport de suivi interne les parcs formés 133b) Mettre en place / améliorer les infrastructures écotouristiques et de service 16 aires protégées dotés d’infrastructures nécessaires (71 circuits créés dont 18 autoguidés, 6 Rapport de suivi interne centres d’interprétation, 88 bureaux et postes d’accueil, 59 aires de camping) 133c) Réaliser la promotion des aires protégées et des sites de conservation Nombre de visiteurs augmente à un taux annuel moyen de 12% par an, recettes au niveau des Rapport de suivi interne aires protégées passent de 491 000 $ (2002) à 877 000 $ (2007), 50 conventions de partenariat 133d) Evaluer la gestion de l’écotourisme 7 évaluations effectuées 38 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 4 : GESTION DES ECOSYSTEMES MARINS ET COTIERS Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Objectif spécifique Les potentialités des écosystèmes marins et côtiers sont gérées de manière durable Le taux de destruction des mangroves et des récifs coralliens connaît une nette réduction Rapport d’évaluation Résultats

  68. 1.4.1 Le développement durable des activités de la zone côtière et marine est 20 zones marines et côtières couvrant la totalité des côtes de Madagascar adoptent la GIZC Rapport d’évaluation Les décideurs promu comme démarche pour le développement durable politiques soutiennent les

  69. 1.4.2 Les ressources côtières et marines sont valorisées et gérées de façon durable 50% des ressources côtières et marines font l’objet de plan de gestion et de valorisation Rapport d’évaluation mesures prises et équitable en matière de gestion

  70. 1.4.3 La biodiversité et la fonction écologique des écosystèmes marins et côtiers 20 zones marines et côtières appliquent des plans d’aménagement et de gestion concertés Rapport d’évaluation intégrée des sont maintenus zones côtières

  71. 1.4.4 La prévention et la réduction des pollutions et dégradations en zone côtière Taux de réduction de pollution dans les zones à forte pollution (5 intercommunalités) en Rapport d’évaluation et marines sont initiées hausse Activités 141a) Elaborer et mettre en oeuvre des schémas d’aménagement intercommunaux 100 alternatives spécifiques mis en oeuvre dans le cadre de 20 schémas intercommunaux Rapport de suivi interne Le cadrage national pour 141b) Renforcer la capacité des intervenants en matière de GIZC Les acteurs de 20 zones marines et côtières sont formés en matière de GIZC Rapport de suivi interne le développement 142a) Intensifier le transfert de gestion des ressources naturelles renouvelables 300 contrats de transfert de gestion des ressources mis en oeuvre avec les communautés Rapport de suivi interne durable des zones côtières 142b) Promouvoir la labélisation des prises Norme d’écocertification établi Rapport de suivi interne et marines est adopté 143a) Promouvoir la conservation de sites hors aires protégées permettant le 20 zones marines et côtières à gestion spéciale (à raison de 4 par province côtière) en place Rapport de suivi interne renouvellement des stocks des espèces Disponibilité du financement 143b) Promouvoir la protection des espèce marines et côtières menacées 5 espèces menaces bénéficient de convention de protection (statut) Annexe IUCN pour les activités 143c) Appuyer le suivi des écosystèmes et espèces marins et côtiers Système de suivi d'écosystèmes marins et côtiers appuyés dans 10 régions à forte pression Rapport de suivi interne 143d) Promouvoir l’écotourisme marin 20 sites hors aires protégées disposant de plan d’aménagement et de gestion figurent dans les Rapport d’évaluation destinations touristiques 144a) Elaborer et appuyer la mise en œuvre des plans intercommunaux de 5 plans intercommunaux de prévention de pollution élaborés Rapport de suivi interne prévention et de réduction de pollution 144b) Mettre en œuvre des observatoires intercommunaux de pollution et de 5 observatoires de pollution et de dégradation opérationnels Rapport de suivi interne dégradation Rapport de suivi interne 144c) Renforcer la prévention et la réduction de l’érosion en amont des zones 20 zones marines et côtières avec système de prévention et de réduction d’érosion marines et côtières objet de gestion spéciale 39 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 5 : GESTION DES POLITIQUES ,INSTRUMENTS, INFORMATION POUR LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Objectif spécifique Un changement de comportement positif vis à vis de l’environnement est observé Degré d’appropriation des cibles en hausse Rapport d'évaluation Résultats

  72. 2.1.1. Les politiques de développement du pays internalisent la dimension 100% des secteurs de développement du pays disposent dans leur procédure des mesures Rapport d'évaluation Les politiques au environnementale d’intégration de la dimension environnementale niveau des régions restent

  73. 2.1.2. Les informations et outils d’aide à la décision permettent la mise en œuvre Information environnementale fiable et accessible pour la population et les décideurs au niveau Rapport d'évaluation cohérentes avec de la gestion durable de l’environnement provincial et national les objectifs environnemen-

  74. 2.1.3. Les capacités nationales sont renforcées pour assurer une bonne L’enseignement de l’environnement est intégré dans les différents niveaux de formation et Rapport d'évaluation taux gouvernance et une gestion efficace et efficiente d'éducation dans tout le pays

  75. 2.1.4. La gestion de l’environnement urbain est améliorée La qualité de l’environnement en milieu urbain est accrue Activités 211a) Développer des instruments de gestion et mettre en cohérence les textes et Code environnemental et ses instruments d’application officialisés Rapport de suivi interne procédures (y compris les conventions internationales) 211b) Assurer la compatibilité des investissements avec l’environnement 100% des projets d’investissement intègrent la dimension environnementale 211c) Assurer le suivi , le contrôle environnemental et le mécanisme de gestion Contrôle environnemental effectif dans 12 secteurs Rapport de suivi CIME des plaintes 211d) Intégrer la dimension environnementale dans les politiques d’aménagement Politique officielle d’aménagement du territoire et politiques régionales intégrant la dimension du territoire environnementale 211 e) Développer la politique énergétique et la politique de gestion durable de Politique énergétique et politique de gestion durable de l’eau adoptées l’eau 212a) Gérer le tableaux de bord environnemental au niveau national et provincial Tableaux de bord environnemental en place au niveau national et des 6 provinces autonomes, Rapport de suivi interne et faciliter les échanges d’information 20 régions disposent de systèmes d’information environnementaux, 212b) Assurer le suivi des écosystèmes marins et terrestres et la gestion des Systèmes de suivi des grands écosystèmes opérationnels, rapport sur l’état de l’environnement données sur la biodiversité régulier 212c) Développer la comptabilisation économique de l’environnement Comptabilité de l’environnement en place Rapport de suivi interne 213a) Améliorer les connaissances sur l’environnement Formation supérieure et diplomante en cours au niveau de 6 provinces Rapport de suivi interne 213b) Appuyer la communication environnementales Programmes de communication environnementale mis en oeuvre au niveau de 20 régions Rapport de suivi interne 213c) Appuyer l’éducation et la formation environnementale à travers la PERE Programmes d'éducation relatives a l'environnement mis en oeuvre au niveau de 20 régions ; Rapport de suivi interne 213d) Promouvoir des attitudes favorables à la conservation des aires protégées et Programmes spécifiques d'éducation environnementale mis en oeuvre au niveau des zones Rapport de suivi interne sites de conservation périphériques de 49 aires protégées et 6 sites de conservation 214a) Appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de programmes municipaux Programmes municipaux d’actions environnementales en cours dans des villes cibles d’actions environnementales 214b) Promouvoir la prévention et la réduction de la pollution en milieu urbain Plan de prévention et de réduction de pollution urbaine appliqué dans des villes cibles 40 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 6 : MECANISMES DE FINANCEMENT DURABLES Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Objectif spécifique Les bases du financement durable d’actions spécifiques de gestion Les mécanismes nouveaux couvrent au moins 20% des besoins de rationnelle des ressources naturelles sont établies financement à la fin du PE III Résultats

  76. 2.2.1. Des instruments spécifiques de pérennisation financière 80% des besoins de fonctionnement sont financés sur des ressources Rapport d'audit sont développées générées par les mécanismes de financement en place a la fin du PE III

  77. 2.2.2. Un système fiable de gestion de fonds et de suivi est Indice d’efficacité de gestion financière et de suivi supérieure à 95% Rapport de suivi fonctionnel interne

  78. 2.2.3. Des mécanismes de financement locaux sont en place Mécanismes de financement locaux générant des fonds utilisables Rapport d’évaluation Activités 221a) Mettre en place un « trust fund » pour les aires protégées « Trust fund » en place à partir de la 1ère année, générant pour le Rapport d'audit du fonctionnement du réseau au moins 2 000 000 $ en 2007 trust fund 221b) Développer les autres instruments de financement et Fonds environnemental en place et « recettes environnementales » issues Rapport d'audit optimiser l’interface avec les autres secteurs des interfaces en croissance au niveau de 4 secteurs 221c) Optimiser la structure de coût des agences d’exécution Coût de fonctionnement inférieur a 20% Rapport d'audit analytique 222a) Améliorer les systèmes de gestion existant Système de gestion juge satisfaisant : sans réserve Rapport d'audit des fonds 222b) Développer les capacités de gestion et d’administration Indice d'efficacité de gestion > 95% Rapport de suivi interne 222c) Renforcer la coordination des activités Indice d'efficacité du suivi-évaluation > 95% Rapport de suivi interne 223a) Développer les mécanismes de taxation locales Mécanismes de taxation locale développées Rapport de suivi interne 223b) Appuyer la mise en place de fonds d’investissements Fonds d’investissements locaux fonctionnels Rapport de suivi locaux durables interne 41 MADAGASCAR – PROGRAMME ENVIRONNEMENT III 7 : AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE Description sommaire Indicateurs Objectivement Vérifiables Source de Vérification Suppositions Une meilleure gouvernance de l’environnement est en place au niveau Taux de satisfaction des acteurs sur la gestion forestière et la gestion de Rapport d’évaluation national l’environnement > 80% Résultats

  79. 2.3.1. Le dispositif institutionnel est amélioré Indice d’efficacité des institutions (CIME, CNE) > 90% Rapport d’évaluation

  80. 2.3.2. L’administration de l’environnement est renforcée Indice d’efficacité de gestion environnementale > 95% Rapport d’évaluation

  81. 2.3.3. Le service forestier est renforcé Indice d’efficacité de gestion forestière > 95% Rapport d’évaluation 231a) Renforcer le mandat des institutions et le dispositif institutionnel Mandat des institutions (CIME, CNE) renforcés Rapport de suivi interne 231b) Développer le partenariat avec les structures environnementales au 100% des secteurs de développement disposent de cellules environnementales Rapport de suivi interne niveau des secteurs et les collectivités décentralisées fonctionnelles 232a) Renforcer la capacité du MINENV Administration environnementale dotée de matériels et équipements adéquats, 80% Rapport de suivi interne des agents formés sur les nouvelles techniques et approches de gestion de l’environnement 232b) Assurer la mise en œuvre des conventions internationales 100% des conventions internationales ratifiées par Madagascar ont des mécanismes Rapport de suivi interne d’application 232c) Assurer l’interface avec le Ministère du Plan (PIP) et des finances Part de la contrepartie nationale dans le financement honoré à 90% chaque année Rapport de suivi interne (Ressources propres) 2 33a) Procéder au renforcement institutionnel de l’administration Administration forestière dotée de matériels et équipements adéquats, 80% des Rapport de suivi interne forestière agents formés sur les nouvelles techniques de gestion forestière 233b) Mettre en place une structure autonome pour assurer les opérations Structure pour les opérations forestières fonctionnelle des la première année, Rapport de suivi interne forestières accompagné d'un plan de renforcement de capacité institutionnelle 233c) Renforcer la capacité des intervenants dans la gestion des forêts 75% des autres acteurs formés Rapport de suivi interne 223d) Elargir le dispositif de veille et d’information initié par l’OSF Rapport national sur la gouvernance forestière publiée périodiquement Rapport de suivi interne 223 e) Appuyer le contrôle forestier Contrôle forestier effectif sur tout le territoire national 42