Plan National d'Action multisectorielle pour la Nutrition 2022-2026
颁布于 2022 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- European Union
- 国家
- 马达加斯加
- 主题
- Agricultural and rural development, Livestock, Food and nutrition, Water, General
- 关键词
- public health, social protection, equipment, innovation, post-harvest treatment, processing/handling, transport/storage, animal production, breastfeeding/infant food, education, enforcement/compliance, food security, gender, governance, nutrition, special dietary uses, youth, food fortification, school feeding, water quality standards, standards
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1. CONTEXTE GÉNÉRAL 12 1.1 Contexte physique et démographique 13 1.2 Contexte économique et politique 13
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 14 2.1 Situation nutritionnelle de la population malagasy 15 Sécurité alimentaire des ménages 19 Alimentation du nourrisson et du jeune enfant et nutrition de la femme 19 2.3 Conséquences de la malnutrition à Madagascar 28 2.4Couverture des programmes de nutrition à Madagascar 30
3. HISTORIQUE DE LA LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION 31
4. MÉTHODOLOGIE 33 Étape préliminaire : 34 Étape 1 : préparation 34 Étape 2 : Consultation régionale 35 Étape 3 : Consultations nationales 35 Étape 4 : Rédaction des documents 36 Etude 5 : Réunions de validation 36
5. BUT ET OBJECTIFS DU PNAMN 37 Objectifs stratégiques de la Politique Nationale de Nutrition 38 Principes directeurs de la Politique Nationale de Nutrition 38 5.1 But du PNAMN 39 5.2 Objectif global du PNAMN 39 5.3 Objectifs généraux du PNAMN 39
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 40 6.1 Approche systémique pour la nutrition 41 6.2 Considération genre dans la nutrition 42 6.3. Système de santé pour la nutrition 44 6.3.1. Objectifs du système de santé pour la nutrition 44 6.3.2. Considération du genre dans le système de santé pour la nutrition 45 6.3.3. Logique d’intervention du système de santé pour la nutrition 45 6.4. Systèmes alimentaires pour la nutrition 63 6.4.1. Objectifs des Systèmes alimentaires pour la nutrition 64 6.4.2. Considération du genre dans les systèmes alimentaires pour la nutrition 64 6.4.3 Logique d’intervention des systèmes alimentaires pour la nutrition 65 72 6.5. Système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition 72 6.5.1. Objectifs du Système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition 73 6.5.2. Considération de genre du système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition 73 6.5.3. Logique d’intervention du système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition 73 4 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 6.6. Système éducation pour la nutrition 79 6.6.1. Objectifs du système éducation pour la nutrition 80 6.6.2. Considération de genre dans le système éducation pour la nutrition 80 6.6.3. Logique d’intervention du système éducation pour la nutrition 80 87 6.7. Système de protection sociale pour la nutrition 87 6.7.1. Objectifs du système de protection sociale pour la nutrition 89 6.7.2. Considération de genre du système de protection sociale pour la nutrition 89 6.7.3. Logique d’intervention du système de protection sociale pour la nutrition 90 6.8. Axe transversal en matière de coordination, gouvernance et de la communication pour la nutrition 92 6.8.1. Objectifs de la coordination, la gouvernance et de la communication pour la nutrition 93 6.8.2. Logique d’intervention de la coordination, de la gouvernance et de la communication pour la nutrition 94 6.9. Axe transversal en matière de gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition 100 6.9.1. Objectifs de la gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition 101 6.9.2. Logique d’intervention de la gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition 101
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 111 7.1. Stratégies et modalités de mise en œuvre 112 7.1.1. Le BPCNN : missions et responsabilités 112 7.1.2. Les organes d’exécution du plan 112 7.1.3. Mécanismes de gestion, de communication et de concertation 114 7.1.4. Mécanismes de financement et d’harmonisation des interventions des partenaires 115 7.1.5. Mécanismes de contrôle 116 7.2. Suivi et évaluation de la mise en œuvre du PNAMN 116 7.2.1. Principaux indicateurs de suivi évaluation 117 7.2.2. Évaluation du plan d’action 118 7.3. Conditions de réussite et risques 118 7.3.1. Conditions de réussite 118 7.3.2. Risques et limites 119 Références 121 Annexes 125 Annexe 1 : Cadre Logique du PNAMN 126 Annexe 2 : Historique de la lutte contre la malnutrition à Madagascar 182 Annexe 3 : Missions et responsabilités du Bureau Permanent du Conseil National de Nutrition (BPCNN) 185 Annexe 4 : Ateliers de consultation régionale — liste des entités participants 186 Annexe 5 : Ateliers de consultation nationale — liste des entités participants 205 Table des matières 5 Liste des tableaux Tableau 1 : indicateurs de développement humain, Madagascar, 2020 25 Tableau 2 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel de toute la population 46 Tableau 3 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des femmes enceintes 48 Tableau 4 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des enfants de moins de 5 ans 54 Tableau 5 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des adolescentes non-scolarisé 57 Tableau 6 : Activités pour renforcer la prise en charge de la malnutrition aiguë 58 Tableau 7 : Activités pour renforcer la prévention et la prise en charge des maladies liées à la nutrition chez les enfants et les femmes 60 Tableau 8 : Activités pour prévenir les grossesses précoces et réduire la taille des ménages 62 Tableau 9 : Activités pour promouvoir l’accès à une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive 68 Tableau 10 : Activités pour promouvoir une production résiliente face au changement climatique 71 Tableau 11 Activités pour assurer la sécurisation alimentaire et nutritionnelle dans le grand Sud 71 Tableau 12 : Activités pour améliorer l’accès de la population à l’eau potable surtout des ménages avec enfants en bas âge 74 Tableau 13 : Activités pour améliorer l’accès à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires 74 Tableau 14 : Activités pour améliorer l’accès à l’hygiène au niveau des ménages et des établissements publiques 76 Tableau 15 : Activités pour améliorer l’accès de la population à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires 77 Tableau 16 : Activités pour améliorer l’adoption de l’approche MUS/MUSE au niveau des ménages et communautaires 78 Tableau 16 : Activités pour augmenter le nombre de sites communautaires de nutrition bénéficiant des services et pratiques clés EAH 77 Tableau 17 : Activités pour renforcer le paquet de la nutrition en milieu scolaire 85 Tableau 18 : Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle en milieu scolaire 86 Tableau 19 : Activités pour assurer la protection sociale des groupes vulnérables en matière de nutrition 90 Tableau 20: Activités pour élaborer des documents cadres de la protection sociale pour la nutrition 91 Tableau 21 : Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle de la protection sociale pour la nutrition. 92 6 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Tableau 22 : Activités pour renforcer le cadre juridique pour la nutrition 94 Tableau 23: Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle 95 Tableau 24: Activités pour assurer le suivi et évaluation du PNAMN 97 Tableau 25: Activités pour renforcer la recherche en nutrition 98 Tableau 26: Activités de réhabilitation et de relèvement après la crise 110 Tableau 26: Activités pour le plaidoyer et la mobilisation des ressources pour la nutrition 98 Tableau 27 : Activités pour la prise en charge des populations touchées par la crise 107 Liste des figures Figure 1 : Distribution de la malnutrition chronique à Madagascar par région – et les cibles du PNN 2026 et 2030 16 Figure 2 Distribution de la malnutrition aiguë à Madagascar par région – et les cibles du PNN 2026 et 2030 16 Figure 3 : Cadre conceptuel pour la prévention de la malnutrition sous toutes ses formes 18 Figure 3 : Evolution du pourcentage de femmes déparasitées et supplémentées en fer- acide folique (ENVINUF 2020) 21 Figure 4 : Couverture vaccinale de la rougeole chez les enfants de 12 à 23 mois en 2021 (EDSMD-V 2021) 22 Figure 6 : Défécation en plein air par caractéristique du ménage (MICS 2018) 24 Figure 7 : conséquences de la sous-nutrition 29 Figure 8 : Cartographie et analyse du cadre politique à Madagascar 34 Figure 9 : Les systèmes de la Politique Nationale de Nutrition - alimentaires, santé, eau assainissement et hygiène, éducation et protection sociale 42 Liste des figures 7 Acronymes AC Agent communautaire ACN Agent Communautaire de Nutrition ACSQDA Agence de Contrôle Sanitaire et de la Qualité des Denrées Alimentaires ACT Argent Contre Travail AM Allaitement Maternel AME Allaitement Maternel Exclusif AMIO Agences de mise en œuvre ANFA Alliance Nationale de la Fortification Alimentaire ANJE Allaitement du Nourrisson et du Jeune Enfant ASBAL Alimentation Scolaire Basée sur les Achats Locaux BNGRC Bureau National de Gestion des Risques et de Catastrophes BNM Bureau des Normes de Madagascar BPCNN Bureau Permanent du Conseil National de Nutrition CAP Centre d’Activités Préscolaire CCGRC Comité Communal de Gestion des Risques et Catastrophes CFSAM Crop and Food Security Assessment Mission CLS Comité Local de Secours CNCSLM Code National de Commercialisation des Substituts du Lait Maternel CNGRC Comité Régional de Gestion des Risques et des Catastrophes CNN Conseil National de Nutrition CO Centre Opérationnel COVID-19 Pandémie à coronavirus 2019 CPN Consultation Prénatale CRENAM Centre de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle Ambulatoire pour la Malnutrition Aiguë Modérée CRENAS Centre de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle Ambulatoire pour la malnutrition aiguë Sévère CRENI Centre de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle Intensive CRGRC Comité Régional de Gestion des Risques et des Catastrophes CRIC Comité de Réflexion des Intervenants en cas de Catastrophes 8 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 CRN Comité Régional de Nutrition CSB Centre de Santé de Base DSRP Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté EDSMD Enquête Démographique et de Santé de Madagascar ENISM Enquête Nationale sur l’Iode et le Sel à Madagascar ENSOMD Enquête Nationale sur le Suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement ENVINUF Enquête sur la VItamine A et la NUtrition de la Femme EPM Enquête Périodique auprès des Ménages ET Écart Type FAF Fer — Acide Folique FANUS Federation of African Nutrition Societies FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture GRC Gestion des Risques et Catastrophes GRSE Groupes Régionaux de Suivi-Evaluation HIMO Haute Intensité de Main d’œuvre HINA Plateforme de la société civile pour la nutrition IDH Indice de Développement Humain IEC Information — Éducation — Communication IFM Indice de la Faim dans le Monde INSTAT INstitut National de la Statistique IOV Indicateurs Objectivement Vérifiables IPC Integrated Phase Classification (food security) IPN Insuffisance pondérale à la Naissance ISE Institutions sociales et genre MA Malnutrition Aiguë MAM Malnutrition Aiguë Modérée MAP Madagascar Action Plan MAS Malnutrition Aiguë Sévère MEAH Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène MEN Ministère de l’Éducation Nationale MPPSPF Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme Acronymes 9 MICS Enquête en grappes à indicateurs multiples MID Moustiquaire Imprégnée de longue Durée MGA Ariary Malgache (monnaie locale) MNT Maladies Non Transmissibles MODA Analyse du chevauchement des privations multiples MQSUN+ Maximising the Quality of Scaling Up Nutrition Plus OCHA Bureau de la coordination des affaires humanitaires ODD Objectifs de Développement Durable OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale ONN Office National de Nutrition ORN Office Régional de Nutrition PAM Programme Alimentaire Mondial PAUSENS Projet d’Appui d’Urgence aux Services Essentiels d’Éducation, de Santé et de Nutrition PCIMEC Prise en Charge Intégrée des Maladies des Enfants au niveau communautaire PEN Portfolio essentiel en nutrition PEV Programme Elargi de Vaccination PIB Produit Intérieur Brut PNA Produit Non Alimentaire PNAMN Plan National d’Actions Multisectorielles pour la Nutrition PNAN Plan National d’Action pour la Nutrition PND Plan National de Développement PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PNN Politique Nationale de Nutrition U PNNC Unité Programme National de Nutrition Communautaire U PPSN Unité de mise en œuvre de Programme de Prévention et Sécurisation Nutritionnelle PNSE Plan National de Suivi-Évaluation — Nutrition PTF Partenaires Techniques et Financiers PVVIH Personnes Vivant avec le VIH ISE Indice Institutions sociales et égalité homme-femme 10 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 S&E Suivi et Evaluation SDSP Service de District de Santé Publique SEECALINE Projet de Surveillance et Education des Ecoles et des Communautés en matière d’Alimentation et de Nutrition Elargie SMART Standardised Monitoring Assessment of Relief and Transitions (Mesure de la Mortalité, du Statut nutritionnel) SNCSU Stratégie Nationale de la Couverture de Santé Universelle de Madagascar SNGRC Stratégie Nationale de Gestion des Risques et de Catastrophes SNUT Service de la Nutrition SONUB Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence de Base SRO Soluté de Réhydratation Orale SSME Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant SUN Mouvement Scaling Up Nutrition TICAD 7 Tokyo sur le développement de l’Afrique TPI Traitements préventifs intermittents UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance VCT Vivres contre travail VIH Virus de l’immunodéficience humaine EAH Eau-Assainissement -Hygiène USD Dollar américain ZEE Zone Economique Exclusive Acronymes 11
1. CONTEXTE GÉNÉRAL 1.1 Contexte physique et démographique Madagascar est un pays d’Afrique australe, situé dans le sud-ouest de l’océan Indien, séparé de la partie continentale de l’Afrique par le canal de Mozambique. L’île a une superficie de 587 401 km2. Sur le plan administratif, Madagascar compte 23 régions divisées en 119 districts, 1 693 communes et 18 251 Fokontany (1). Selon le troisième recensement général de la population et de l’habitation de 2018 (1), la population de Madagascar était estimée à 25 674 196 habitants, dont 51 % sont des femmes. Selon ce même recensement, la population est majoritairement rurale, soit 81 % de la population totale. La densité de la population est de 43,4 habitants/km2(1). La population de Madagascar est majoritairement jeune, avec une proportion des moins de 15 ans estimée à 49 % de la population totale et celle des moins de cinq ans estimés à 14 % de la population totale. Il y a un fort taux de croissance démographique annuelle, estimé à 3,01 % (1). On compte en moyenne 4,2 individus par ménage, dont 3,8 en milieu urbain et 4,3 en milieu rural (2). 1.2 Contexte économique et politique Madagascar est en situation de fragilité depuis 2013. En effet, plus de 75 % de la population vit en dessous du seuil d’extrême pauvreté avec moins de 1,90 USD par jour (3). Environ 45,5 % de la population, soit presque une personne sur deux, vivent dans la pauvreté multidimensionnelle extrême, et plus d’une personne sur dix (14 %) est vulnérable à la pauvreté multidimensionnelle (4). La situation de fragilité est également liée à son histoire politique. Depuis son indépendance en 1960, le pays a connu plusieurs crises politiques (1972, 1991-1992, 2001-2002 et 2009- 2013) (5) après lesquelles, on constate une augmentation sensible du taux de pauvreté. D’après la Banque mondiale, avant la pandémie de coronavirus (COVID-19), l’économie malgache se trouvait sur une trajectoire ascendante et avait atteint un taux de croissance estimé à 4,8 % en 2019, un niveau inédit depuis dix ans. Ce taux était le résultat des réformes structurelles mises en place depuis 2009, après la mise en œuvre des accords politiques signés pour assurer le retour à l’ordre constitutionnel et la transition politique pacifique. Le rapport sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) a aussi montré que le Produit intérieur brut (PIB) de Madagascar s’était amélioré passant de 13,1 % en 2015 à 21,2 % en 2019 (4). Ceci dit, la pandémie de COVID-19 a déclenché une forte récession à Madagascar, mettant un frein à des années de progrès en matière de réduction de la pauvreté (6). Le dernier rapport de la Banque mondiale révèle que les populations vulnérables, en particulier en milieu urbain, étaient les plus affectées par les pertes d’emplois dans les secteurs clés des services manufacturiers et par la perte de revenus entraînée par l’arrêt soudain de l’activité économique. Les ménages ruraux ont également été touchés, note le rapport, mais une production agricole résiliente a contribué à absorber le choc de cette crise. La pandémie a également réduit la marge de manœuvre budgétaire disponible pour les investissements prioritaires et les programmes sociaux. Cette crise pourrait ainsi exacerber certaines contraintes structurelles freinant une croissance plus forte et plus inclusive (6). 1.1 Contexte physique et démographique 13 a © UNICEF/UNI302 582 /Ralaivit
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 2.1 Situation nutritionnelle de la population malagasy Insuffisance pondérale à la naissance Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère, mais également de la chance de survie, de croissance, de santé et de développement psychosocial du nouveau-né. L’Insuffisance Pondérale à la Naissance (IPN), définie comme un poids de naissance inférieur à 2 500 grammes (g) quel que soit l’âge gestationnel, comporte de nombreux risques graves pour la santé et le développement des enfants (7). À Madagascar, la proportion de nouveau-nés avec un poids de naissance inférieur à 2 500 grammes (g), n’a pas changé les dix dernières années et reste aux alentours de 13 %. La malnutrition chronique chez les enfants moins de 5 ans Madagascar est en 10ème position mondiale des pays les plus affectés par la malnutrition chronique en 2021, et en 7ème position en Afrique1. Malgré une amélioration apparente depuis les années 1990 (diminution de la prévalence de 56,4% en 1992 à 39,8% en 2021), la prévalence de la malnutrition chronique à Madagascar reste supérieure au seuil très élevé de 30% établi par l’OMS et l’UNICEF en 2019 (8). Il y a une disparité importante par région, notamment dans les Hautes Terres Centrales qui présentent les prévalences les plus élevées : 51,9% pour Vakinakaratra, 51,6% pour Itasy, 49,2 pour Haute Matsiatra et 49,1% pour Amoron’i Mania (voir Figure 1), ainsi que par sexe ; les garçons sont plus touchés par la malnutrition chronique que les filles: 43,6 % des garçons comparés à 36,1% des filles (9). De plus, le nombre total d’enfants malnutris chronique a en réalité continué d’augmenter d’année en année du fait de la croissance démographique (de 1,2 million en 1992 à plus de 1,6 million en 2021) (10). La malnutrition aiguë ou l’émaciation des enfants moins de 5 ans Depuis 2013, la prévalence de la malnutrition aiguë suit une tendance dégressive (de 8,2 % à 7,7 % en 2021), touchant 310 000 enfants de moins de 5 ans (10). Cependant, au niveau national, elle dépasse encore les 5 % et est considérée comme « moyen » par l’OMS et UNICEF 2019, avec les garçons plus touchés par la malnutrition aiguë que les filles (8,7 % et 6,6 % respectivement). De plus, cette moyenne nationale cache de grandes disparités selon les régions (Figure 1), qui peuvent dépasser le seuil « très élevé » de 15 % (situation nutritionnelle sérieuse) notamment dans les régions du Grand Sud (15,2% pour Androy). 1 Burundi, Eritrea, Niger, Libya, Democratic Republic of the Congo et Central African Republic)
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 15 Figure 1 : Distribution de la malnutrition chronique à Madagascar par région – et les cibles du PNN 2026 et 2030 Taux de malnutrition chronique chez les enfants de 0 à 23 mois EDS 2021 CIBLE 2026 CIBLE 2030 NATIONAL: 39,8 NATIONAL: 28,4 NATIONAL: 25,9 1.7 14.21 12.49 31 30.43 30.29 28.1 20.24 18.05 28.8 36.3 13.92 25.03 10.49 25.03 29.6 22.33 20.65 22.3 18.13 16.11 44.9 31.29 28.27 Lor 37.6 47.12 Lor 43.53 31.83 Lor 42.7 29.51 37.6 25.35 22.62 51.6 31.4 26.13 51.9 31.09 26.28 34.9 29.39 28.11 49.1 25.67 20.26 Légendes 45.7 37.98 36.2 Malnutrition chronique 49.2 32.17 28.23 0-2,5 2,5-10 32.6 18.9 15.74 10-20 26.7 18.4 16.49 20-30 48.5 41.14 39.44 Plus de 30 Classification Unicef/OMS 2018 46.8 45.23 44.86 45.3 43.76 43.41 100 0 100 200 300 km Figure 2 Distribution de la malnutrition aiguë à Madagascar par région – et les cibles du PNN 2026 et 2030 Taux de malnutrition aigüe globale chez les enfants de 6 à 59 mois EDS 2021 CIBLE 2026 CIBLE 2030 NATIONAL: 7,5 NATIONAL: 5 NATIONAL: 3 7.8 3.55 1 9.5 5.3 2.78 9.8 7.55 5.75 12.4 11.3 12.4 9.65 12.4 8.33 7.3 6.35 5.59 5.9 2.95 0.59 3.7 0.66 0.66 Lor 7.4 4.65 Lor 3.1 0.53 Lor 0.75 0.53 8.6 2.65 0.27 3.9 0.58 0.58 4.1 0.4 0.4 6.7 3.95 2.3 2.6 0.05 0.43 Légendes 10.2 6.1 2.82 T.MAG 2.4 32.17 0.16 0-2,5 2,5-5 5.2 3.6 2.32 5-10 6.8 4.65 3.36 10-15 12.4 4.45 3.49 Plus de 15 Classification Unicef/OMS 2018 9.9 7.1 5.42 15.2 9 5.28 100 0 100 200 300 km 16 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Les carences en micronutriments des enfants et des femmes Une enquête nationale menée en 2015-2016 a montré une insuffisance en iode chez les femmes en âge de procréer avec une médiane de la concentration urinaire en iode de 46 μg/L. Pour le statut en fer et en vitamine A chez les femmes et les enfants, ainsi que pour d’autres micronutriments, les données sont manquantes, ou trop anciennes (11). Néanmoins, les données disponibles décrivent une situation de forte prévalence des carences en micronutriments avec 42 % des enfants moins de 5 ans et 35 % des femmes en âge de procréer carencés en vitamine A et 45 % des enfants et 27 % des femmes anémiques (12–14). Le surpoids des enfants, des adolescents et des adultes Les dernières données sur le surpoids chez les enfants de moins de 5 ans montrent que 1,8% des enfants de moins de 5 ans sont en surpoids (2,1 % des garçons et 1,6 % des filles), et les régions les plus touchées sont Ihorombe (4,4%), Vatovavy Fitovinany (3,2%), Amoron i mania (3,1%) et Melaky (3,1%) (9). Une projection sur l’obésité chez les enfants Malagasy de 5 à 19 ans a trouvé une augmentation de l’obésité de 0,4 % en 2000 pour les garçons et les filles à 1,9 % chez les garçons et 1,7 % chez les filles en 2016. Il n’existe pas de données actuelles permettant de confirmer cette tendance. Pour les femmes en âge de procréer, la proportion en sous-nutrition s’est réduite de 19 % en 2003-2004 à 14,8 % en 2020, mais pendant la même période, la proportion de femmes obèses a triplé de 1 % à 2,9 % (15). Dans le même temps, on estime que le diabète affecte 4,8 % des femmes adultes et 6,3 % des hommes adultes (13). Causes de la malnutrition à Madagascar La malnutrition résulte en général de causes pouvant être classées en causes immédiates, causes sous-jacentes et causes fondamentales. Ses manifestations se répercutent au niveau individuel, des ménages et de la communauté (Figure 1). Les causes de la malnutrition à Madagascar sont multiples : l’insécurité alimentaire chronique, la mauvaise alimentation du nourrisson et du jeune enfant, l’accès limité à l’eau, à l’assainissement et l’hygiène, les facteurs socioculturels, les maladies répétées comme le paludisme ou la diarrhée, l’accès insuffisant aux soins et aux services sociaux en particulier pour les femmes et les enfants.
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 17 Figure 3 : Cadre conceptuel pour la prévention de la malnutrition sous toutes ses formes Résultats pour les enfants et NUTRITION MATERNELLE ET INFANTILE les femmes Amélioration de la survie, de la santé, du développement physique et cognitif, de la préparation à l’école, et des résultats scolaires des enfants et des adolescents; amélioration de la survie et de la santé, et augmentation de la productivité et des revenus des femmes et des adultes; renforcement de la prospérité et de la cohésion sociales Facteurs REGIMES ALIMENTAIRES SOINS immédiats Des régimes alimentaires sains, Des soins de qualité, favorisés par des favorisés par des aliments et des services et des pratiques adéquats à pratiques alimentaires adéquats chez destination des enfants et des femmes les enfants et les femmes Facteurs sous-jacents NOURRITURE PRATIQUES SERVICES Aliments riches en Pratiques alimentaires Services de nutrition, de nutriments et adaptés à adaptées à l’âge, et ce santé et l’âge (lait maternel dès la petite enfance, et d’assainissement durant la petite enfance, bonnes pratiques adéquats, dans le cadre notamment), eau d’hygiène et de d’environnements potable et agréable au préparation/ alimentaires sains goût, et sécurité consommation des favorisant une alimentaire des aliments alimentation de qualité ménages Facteurs RESSOURCES NORMES favorables Ressources (notamment humaines, Normes et mesures socioculturelles sociales, financières etn positives visant à promouvoir le droit à environnementales) suffisantes pour la nutrition des enfants et des femmes permettre aux femmes et aux enfants d’exercer leur droit à la nutrition GOUVERNANCE Bonne gouvernance (s’agissant notamment des mesures politiques, financières et sociales des secteurs public et privé) permettant de garantir le droit des enfants et des femmes à la nutrition Adapté du Cadre conceptuel des facteurs déterminants de la nutrition maternelle et infantile de l’UNICEF (2020). La malnutrition chronique résulte de déficits nutritionnels récurrents survenus pendant les 1 000 premiers jours de la vie. Elle est exacerbée par le cycle intergénérationnel de la malnutrition qui se transmet de génération en génération par la mère (17). Les femmes adultes de petite taille sont plus susceptibles d’avoir des bébés de faible poids à la naissance, en partie parce que la taille de la mère a une influence importante sur le poids à la naissance (18). Les enfants nés avec un faible poids de naissance sont plus susceptibles de présenter un retard de croissance pendant l’enfance et de devenir des adultes de petite taille, ainsi le cycle continue (19). 18 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Il est donc important de cibler les interventions clés pour rompre les effets néfastes de la transmission intergénérationnelle de la malnutrition chronique et mieux assurer l’avenir des futures générations. Apport alimentaire Sécurité alimentaire des ménages L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a estimé que la sous-alimentation touchait 44,4 % de la population malagasy entre 2016 et 2018 (20).. Les Malagasy continuent d’avoir un régime alimentaire insuffisant, presque monotone et peu varié. ◼ 76 % de la population n’atteignent pas l’apport calorique minimal de 2 133 kcal par jour (21). ◼ 84,2 % de la population ont une part élevée de l’énergie alimentaire à partir des aliments de base (21). ◼ 58 % des ménages ont un régime alimentaire pauvre en quantité (22). ◼ 60 % des ménages ont un régime alimentaire pauvre en qualité (22). ◼ 37,9 % de la population sont en sécurité alimentaire (20). L’indice de la faim dans le monde (IFM) 2020 a placé Madagascar au 105e rang sur 107 pays ayant un score parmi les plus élevés en termes de sous-alimentation, malnutrition aiguë, malnutrition chronique et mortalité infantile. Cette position de Madagascar reste constante depuis plus de 20 ans illustrant le manque de progrès vers une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable qui satisfait les besoins de la population en quantité et en qualité. La problématique est plus accrue dans le sud du pays qui fait face à des épisodes de sécheresse récurrente. Selon les données de l’analyse IPC de l’insécurité alimentaire aigüe et de la malnutrition aigüe publiées en décembre 2021, 1 643 000 personnes dans le Grand sud de Madagascar sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase IPC 3 ou +) pendant la phase actuelle (Novembre à Décembre 2021). Ces personnes ont des difficultés à manger à leur faim, en raison de ce qui pourrait devenir la première famine au monde causée par le changement climatique, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) (24). Alimentation du nourrisson et du jeune enfant et nutrition de la femme L’Alimentation optimale du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) représente un élément clé des programmes de survie et de développement optimal de l’enfant. L’allaitement maternel a un impact potentiel très important sur la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de l’alimentation de complément. C’est l’intervention la plus efficace pour améliorer la croissance des enfants. En l’associant avec les interventions visant à améliorer la nutrition maternelle, l’ANJE contribue à la réduction du retard de croissance (25–27).
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 19 Les pratiques optimales d’ANJE/NdF/DPE font partie des interventions les plus efficaces au cours des 1000 premiers jours, dans la lutte contre la malnutrition (Manuel ANJE/NdF/DPE 2021). L’allaitement est bénéfique pour l’enfant et sa mère. Le lait maternel à lui seul peut satisfaire tous les besoins nutritionnels jusqu’à l’âge de 6 mois et offre une protection aux nourrissons contre les maladies infectieuses en stimulant le système immunitaire, en plus des avantages cognitifs qu’il confère aux bébés (28). La pratique optimale en matière d’allaitement maternel consiste à : i) initier précocement l’allaitement maternel (immédiatement après la naissance), ii) allaiter exclusivement au sein durant les six premiers mois de vie, iii) continuer à allaiter tout en donnant une alimentation de complément diversifiée (aliments solides ou semi- solides) selon une fréquence adaptée à l’âge à partir de six mois et iv) poursuivre l’allaitement maternel jusqu’à deux ans auquel s’ajoutent des aliments complémentaires (26). À Madagascar en 2018, un nouveau-né sur deux est allaité au sein dans l’heure qui suit la naissance. Pratiquement la totalité des enfants Malagasy sont allaités (98% à 0-5 mois, 97% à 6-9 mois et 92% à 12-15 mois) (7) mais seulement 54% des nourrissons de moins de 6 mois sont allaités exclusivement au sein (9). Parmi les enfants de 6-23 mois, 20% ont été nourris suivant le régime alimentaire minimum acceptable pour leur groupe d’âge. Seulement 17% des enfants de 6-8 mois ont reçu l’apport alimentaire minimum et 22 % pour les enfants de 12-17 mois (9). Vis-à-vis de la supplémentation en vitamine A, seule la moitié des enfants de 6 à 59 mois l’a reçu dans les 6 derniers mois avec une disparité par sexe (plus de filles [53 %] comparés aux garçons [48 %]) et selon le lieu de résidence (plus d’enfants dans le milieu urbain [57 %] comparés aux enfants dans les zones rurales [49 %]) (15). Concernant l’alimentation de la femme, il n’y a pas de données récentes disponibles. Dans une enquête nationale de 2014, la moitié des femmes interrogées avaient consommé des aliments riches en fer et trois quarts (77 %) avaient mangé des aliments riches en vitamine A (22). Les aliments riches en vitamine A étaient plus souvent consommés par des femmes ayant un niveau d’éducation secondaire ou supérieur (85 %), vivant en zone urbaine (81 %), appartenant au quintile de richesse le plus élevé (86 %) et par celles vivant dans des ménages ayant un score de consommation alimentaire acceptable (80 %). La consommation d’aliments riches en vitamine A varie considérablement d’une région à l’autre, allant de 59 % dans la région de Sava à 95 % dans la région de Diana. La consommation d’aliments riches en fer était plus élevée chez les femmes ayant un niveau d’éducation secondaire ou supérieur (63 %), dans les zones urbaines (67 %) et dans certaines régions (DIANA : 68 %, Betsiboka : 64 %, Analanjirofo : 63 %) (21). Les données récentes de l’enquête sur la vitamine A et la nutrition de la femme (ENVINUF) de 2020 ont montré une bonne couverture (73 %) de femmes déparasitées et supplémentées en fer-acide folique (FAF). Depuis 2008-2009, le pourcentage de femmes ayant bénéficié d’une supplémentation en FAF et le pourcentage de femmes déparasitées n’a pas cessé d’augmenter (15) (Figure 3). 20 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Figure 3 : Evolution du pourcentage de femmes déparasitées et supplémentées en fer-acide folique (ENVINUF 2020) 90 84,2 80 62,4 75,4 70 69,8 Pourcentage 60 59,8 50 60 40 39,4 30 30,2 20 10 0 2003/2004 2008/2009 2012/2013 2020 Femme Ayant pris du FAF ( % ) Femme déparasitées ( % ) Une étude récente dans la région d’Amoron’i Mania a constaté que 88 % des mères avaient un faible score de diversité alimentaire (< 5). La quasi-totalité (99 %) d’entre elles mangeait du riz tous les jours et 59 % des feuilles vertes. Cinquante-trois pour cent (53 %) des mères avaient consommé des fruits moins d’une fois par semaine, 55 % des légumineuses, 67 % des légumes et 91 % de la viande (30). Au Sud de Madagascar, une étude de 2016 a révélé que les femmes enceintes ou allaitantes ne jouissent pas d’un statut particulier en termes d’alimentation. Elles ont les mêmes habitudes alimentaires qu’elles soient enceintes/allaitantes ou non (28). La société dans le sud est patriarcale, c’est la femme qui souffre le plus au sein du ménage à cause de la culture. Le mari bénéficie de plus de privilèges en quantité et en qualité lors des repas. D’un autre côté, les femmes préfèrent donner la priorité aux enfants au détriment de leur propre alimentation (31). Contexte du secteur de la santé Au cours des quinze dernières années, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a régulièrement baissé, passant de 72 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2006, à 59 pour 1 000 en 2016 et à 47 pour 1 000 en 2021. En dépit de cette baisse, le niveau de la mortalité infantile demeure élevé et loin des cibles de l’ODD de réduire en dessous de 25 pour 1 000 naissances vivantes. Les principales causes de mortalité des enfants sont les infections respiratoires aiguës (dont la pneumonie), les maladies diarrhéiques, le paludisme, la malnutrition et la rougeole. Ceci est exacerbé par le faible taux de vaccination à Madagascar. Chez les enfants de 12-23 mois, 49% ont reçu tous les vaccins de base, 38 % ont été complètement vaccinés ou ayant reçu tous les vaccins du Programme Elargi de Vaccination (PEV) et 18% n’ont reçu aucun vaccin. Les enfants du milieu urbain sont plus fréquemment vaccinés que ceux du milieu rural (49 % contre 36 %). Selon la région, ce sont
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 21 celles d’Itasy (74%) et d’Analamanga (69%) qui présentent la plus forte proportion d’enfants complètement vaccinés. Par contre, les proportions les plus faibles d’enfants complètement vaccinés concernent les régions de Menabe et d’Atsimo Atsinanana, respectivement de 12% et 16% (9). La couverture vaccinale de la rougeole est importante à suivre, car cette maladie a un impact particulièrement néfaste sur l’état nutritionnel des enfants. En 2021, seuls 64 % des enfants sont vaccinés contre la rougeole avec une disparité importante suivant le milieu urbain et rural, entre pauvres et riches, et le niveau éducationnel de la mère (Figure 4). Figure 4 : Couverture vaccinale de la rougeole chez les enfants de 12 à 23 mois en 2021 (EDSMD-V 2021) 100,0 90,0 80,0 70,0 60,0 50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 0,0 Bongolava Amoron i mania Sofia Antananarivo Analamanga Vakinankaratra Haute matsiatra Vatovavy fitovinany Atsimo atsinanana Atsinanana Analanjirofo Alaotra mangoro Betsiboka Melaky Atsimo andrefana Androy Diana Sava National Itasy Ihorombe Boeny Anosy Menabe L’EDSMD V de 2021 a aussi montré qu’un traitement a été recherché pour seulement 41 % des enfants de moins de 5 ans qui ont eu la diarrhée. Dans 20 % des cas, les enfants ont été traités par SRO, 11 % ont bénéficié de zinc et 6 % ont reçu les 2 types de traitement (9). Le ratio de mortalité maternelle et le taux de mortalité néonatale restent encore élevés. Ils sont respectivement de 408 pour 100 000 naissances vivantes et de 26 pour 1 000 naissances vivantes en 2021 (9). Les décès maternels et néonatals sont dus aux complications de la grossesse et de l’accouchement. L’accès aux soins, entre autres, est une des causes de ces taux de mortalité élevés. En termes de couverture de services, seuls 17,7 % de l’ensemble des formations sanitaires à Madagascar ont la capacité de dispenser des services de Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence de Base (SONUB) (5). Les résultats de l’enquête EDSMD-V 2021 montrent que trois femmes sur cinq (60%) ont déclaré avoir effectué quatre visites prénatales ou plus pour leur dernière naissance. Seuls 46 % des femmes reçoivent l’assistance d’un professionnel de santé qualifié à l’accouchement, 39 % accouchent au niveau des établissements de santé. La proportion des naissances qui se sont déroulées avec l’assistance d’un prestataire de santé qualifié est élevée chez les femmes vivant en milieu urbain (74%), celles ayant un niveau d’instruction supérieur (98%) et celles des ménages du quintile le plus élevé (89%), des femmes de la région d’Analamanga (76%) (9). En matière de planning familial, plus de la moitié (54,6%) des femmes de 15-49 ans utilisent actuellement une méthode contraceptive quelconque (méthode moderne ou méthode traditionnelle): 46,7% utilisent une méthode moderne et 7,9% une méthode traditionnelle (9). 22 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Il est remarqué une précocité de la fécondité chez les adolescentes (15 à 19 ans). En effet, près du tiers (31%) des adolescentes ont déjà commencé leur vie procréative dont 27% ont déjà eu une naissance vivante et 5% sont enceintes d’un premier enfant. La proportion d’adolescentes qui ont déjà commencé leur vie procréative est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (36% contre 16%) (9). En ce qui concerne les adolescentes, les mariages précoces restent une préoccupation : 40 % des filles malagasy sont mariées avant l’âge de 18 ans selon l’enquête MICS 2018. Plus particulièrement Atsimo Andrefana (66 %), Atsimo Atsinanana (60 %), Melaky (54 %), Betsiboka (51 %) et Sofia (54 %) ont des proportions de mariages d’adolescentes trop élevées (4). En 2019, les rapports des districts sanitaires ont compté 2 710 centres de santé de base (CSB) publics, mais seulement 45,2 % de la population avait accès à un CSB de rattachement à moins de 5 km (32). Le financement alloué au secteur de la santé reste insuffisant pour contribuer à l’amélioration de l’offre des soins à Madagascar2 . Ceci entraîne une forte participation des ménages aux dépenses de santé (33 % en 2020) et le recours au financement extérieur (19 %). Le pays a adopté la Stratégie Nationale de la Couverture Santé Universelle de Madagascar (SNCSU) en 2015, cependant elle est encore en phase pilote (32). Incidence sur la santé À Madagascar en 2013, 44 % des mortalités infantiles étaient associées à la sous-nutrition, ce qui représente plus de 261 114 enfants décédés (33). La sous-nutrition entraîne l’apparition récurrente ou l’intensification de la gravité de certaines pathologies et accroît les risques de décès au cours des étapes précises du cycle de vie. Les cas de diarrhées, de fièvre, d’infections respiratoires et d’anémies s’élevaient à 357 722 épisodes cliniques qui viennent s’ajouter aux 3 655 175 cas d’enfants en insuffisance pondérale ou présentant un faible poids à la naissance (33). Contexte de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène À l’échelle nationale, 57 % de la population malagasy n’a pas accès à une source d’eau améliorée et 4 personnes sur 5 boivent de l’eau contaminée par E. coli, c’est-à-dire de la matière fécale (7). Seulement une personne sur quatre possède un dispositif de lavage des mains avec de l’eau et du savon (7). En milieu rural, seuls 32 % de la population ont accès à un service de base d’approvisionnement en eau potable, tandis que 43 % s’approvisionnent à des sources non améliorées. Aussi, 25 % de cette population n’a pas accès à un service d’approvisionnement d’eau potable, c’est-à-dire que l’eau est collectée directement à partir des eaux de surface. En milieu urbain, 69 % de la population a accès à un service de base d’approvisionnement en eau potable, tandis que 23 % de cette population s’approvisionnent à des sources non améliorées, notamment les puits et sources non protégées. Parmi cette 2 7 % à 8 % du budget de l’État alors que la déclaration d’Abuja recommande d’allouer au moins 15 % du budget public à la santé
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 23 population urbaine, 8 % n’ont pas accès à un service d’approvisionnement en eau potable (7). Dans la majorité des ménages, ce sont les femmes de plus de 15 ans qui collectent l’eau (65 %) et il faut plus de 30 minutes par jour à 42 % de la population pour collecter l’eau, dont plus d’une heure pour 18 %. De manière générale, 4 personnes sur 5 n’ont pas accès à un service d’assainissement de base adéquat. Ainsi, 22 % des ménages en milieu urbain et 45 % des ménages en milieu rural pratiquent la défécation en plein air (7), avec une disparité régionale importante ainsi que par indice de bien-être, et par niveau d’instruction du chef de ménage. Figure 6 : Défécation en plein air par caractéristique du ménage (MICS 2018) 100 90 Ihorombe, 85 Le plus pauvre, 80 82 POURCENTAGE 70 Aucun, 64 60 50 Rural ,45 40 30 Urbain ,22 20 secondaire ou+, 19 10 Analamanga , 5 Le plus Riche, 4 0 Milieu de Région Indice de bien- Niveau résidence etre economique d'instruction du chef de ménage Contexte de la pauvreté et la vulnérabilité En 2020, l’Indice de développement humain (IDH) a une valeur de 0,528 pour Madagascar qui était classé au 167ème rang sur 189 pays (4). L’Indice de capital humain de la Banque mondiale a classé Madagascar à la 140ème place sur 157 pays (3). Les estimations de Banque mondiale en 2019 ont montré que 75 % de la population vivaient toujours sous le seuil international de pauvreté de 1,90 USD. L’analyse du chevauchement des privations multiples (MODA) de 2018 menée par l’UNICEF a révélé que huit enfants de 0 à 17 ans sur dix (82 %) sont multi-dimensionnellement pauvres. Il n’y a pas de disparité selon le sexe. Par contre, les enfants résidant en milieu rural sont les plus touchés (88 % contre 61 % en milieu urbain). L’incidence de privation est la plus élevée dans la région Atsimo Andrefana (66 %) et la région d’Analamanga affiche la plus faible incidence ajustée (26 %) (34). 24 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Tableau 1 : indicateurs de développement humain, Madagascar, 2020 Indicateurs Madagascar Afrique Sub- Saharienne Indice de pauvreté multidimensionnelle 0,384 0,299 Population en situation de pauvreté 45,5 32,9 multidimensionnelle extrême (%) Population vulnérable à la pauvreté 14,3 17,9 multidimensionnelle (%) Personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ◼ Seuil national de pauvreté 70,7 43,4 ◼ 1,90 dollar/jour 77,6 45,7 Source : Rapport sur le développement humain 2020 (4) Selon l’Institut national de la statistique (INSTAT), le taux de chômage est relativement faible à Madagascar (3,8 %), mais touche les femmes plus que les hommes et davantage les jeunes : six personnes au chômage sur dix sont des femmes, la moitié d’entre elles étant jeunes. Cependant, le problème se pose davantage en termes de sous-emploi qui est aggravé par la prédominance du secteur informel, impactant négativement l’économie du pays. Cette situation affecte 87 % des femmes contre 76 % des hommes, et 80 % des personnes qui travaillent dans le secteur informel contre 50 % de ceux du secteur formel (5). Contexte du genre et l’inclusion sociale Madagascar a fait des progrès en matière d’égalité des sexes dans plusieurs domaines critiques (35), le score de l’indice mondial d’inégalité de genre pour Madagascar a progressé de 84 en 2006 à 56 en 2021 (36). Cependant, l’indice 2019 des institutions sociales et genre (ISE) classe la discrimination institutionnelle fondée sur le genre comme étant « élevée » à Madagascar (37). L’indice souligne également la discrimination légale et les pratiques culturelles traditionnelles qui désavantagent les femmes et les filles. Selon l’ISE, le cadre juridique de la propriété foncière est relativement égalitaire entre les sexes, mais le droit coutumier et les pratiques traditionnelles le supplantent souvent. Par conséquent, 85 % des terres sont détenues par des hommes. Et bien que l’âge minimum légal du mariage soit de 18 ans pour les hommes comme pour les femmes, la prévalence des mariages précoces d’enfants est élevée : les dernières données montrent que 48 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Les indicateurs de la santé à Madagascar, en particulier pour la santé maternelle et infantile, montrent qu’il reste beaucoup à faire pour améliorer l’accès et l’utilisation des produits de santé à l’égard des femmes et des adolescentes.
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 25 Contexte de l’éducation Le système éducatif présente des faibles taux d’achèvement, d’un niveau de réussite insuffisant en lecture et en mathématiques et d’un grand nombre d’enfants non scolarisés. Selon le MICS (2018), le taux d’achèvement du primaire n’était que de 56 %, dont 60,2 % chez les filles et 51,7 % chez les garçons, tandis que ceux du premier et du deuxième cycle du secondaire étaient respectivement de 26,3 % et de 15,3 % au total, sans distinction de genre (7). Les filles obtiennent de meilleurs résultats par rapport aux garçons en lecture et en mathématiques, bien que les performances des deux groupes soient faibles (7). Dix-neuf pour cent des filles contre 24 % des garçons en âge de fréquenter l’école primaire, et 33 % des filles et 38 % des garçons en âge de fréquenter le premier cycle de l’école secondaire ne vont pas à l’école (7). Un enfant sur cinq redouble sa classe chaque année, ce qui place Madagascar parmi les pays africains francophones ayant le taux de redoublement le plus élevé (7). Contexte du secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche Le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, emploie environ 80 % de la population active (5). L’agriculture fait vivre la majorité de la population malagasy. Le taux annuel de la croissance de la valeur ajoutée agricole sur la période 2016-2020 est faible (environ 2,7 %), par rapport au taux minimal de 6 % fixé par le sommet des chefs d’États de l’Union africaine de Maputo en 2003 (38). Les terres cultivables sont sous-exploitées malgré une énorme étendue de 36 millions de ha, moins de 8 millions seulement sont exploités (38). C’est une agriculture à dominante traditionnelle qui repose principalement sur des cultures vivrières non mécanisées et extensives (riz, manioc, maïs, patate douce, haricot sec, etc.). La production rizicole demeure inférieure à la demande nationale. De ce fait, Madagascar importe entre 150 000 et 400 000 tonnes de riz par an. De manière générale, le secteur agricole est porté par les activités traditionnelles, l’élevage et la pêche, qui sont fortement exposés aux effets des changements climatiques (sécheresse, cyclone et inondations, invasion acridienne). Le secteur fait face à des contraintes structurelles majeures dont le manque d’infrastructures adéquates (routes, pistes agricoles, aménagement hydro- agricoles, électricité), l’insécurité dans les zones de production, les difficultés d’accès à la terre et au financement, le faible développement de l’agro-industrie (5). Le potentiel dans le domaine de l’économie bleue reste énorme et encore sous-exploité. En effet, avec ses 1 140 000 km2 de zone économique exclusive (ZEE), plus de 5 500 km de littoral couvrant 13 régions côtières, les ressources marines pourraient constituer un levier pour l’accélération de la croissance de l’économie et pour la création d’emplois décents. Plusieurs filières destinées à l’exportation dont les crevettes et produits halieutiques, les litchis, la vanille, le girofle, le café, les épices, la canne à sucre, la patate douce, des fruits et légumes, et d’autres produits biologiques commencent à se développer selon un modèle contractuel qui implique les producteurs et transformateurs/exportateurs. Ce modèle fait l’objet d’une meilleure organisation à travers les réformes en cours (loi sur l’agrégation agricole). Le pays dispose aussi d’énormes potentiels au niveau de certains produits comme le riz, le maïs, le haricot, le sucre, le coton fibre et la viande. Le pays dispose d’un réseau hydrographique qui offre un énorme potentiel non encore exploité d’une manière optimale pour l’irrigation (5). 26 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Le défi majeur du secteur demeure la modernisation du cadre juridique et institutionnel afin d’attirer des investissements privés dans la production et la transformation des produits d’exportation et de substitution aux biens alimentaires importés. L’autre défi consiste à assurer une équité dans le partage des gains de productivité entre les opérateurs privés et les petits producteurs selon le principe gagnant-gagnant tout au long des chaînes de valeur agricoles (5). Contexte des risques et catastrophes Entre 2000 et 2019, Madagascar était le 12e pays le plus vulnérable aux événements extrêmes dans le monde et le deuxième en Afrique Subsaharienne avec des pertes annuelles d’environ 100 millions USD en dommages dus aux cyclones et aux inondations (39). Madagascar est particulièrement exposé à des phénomènes climatiques extrêmes qui affectent le pays à une cadence quasi annuelle, avec des intensités et impacts fluctuant d’une année à l’autre, tels que les cyclones, les pluies fortes pouvant atteindre 35 mm/par jour, les sécheresses ainsi qu’une baisse de la pluviométrie. Ces variabilités climatiques, aggravées par les diverses épidémies, ont de lourdes conséquences sur les infrastructures physiques et sociales du pays. Le grand sud est soumis à de fréquentes sécheresses, des inondations et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est prévalent avec une hausse de prix des produits agricoles (5). Madagascar est frappé directement par 1,5 cyclone par an, un cyclone pouvant affecter directement 723 000 personnes et engendrer des dommages et pertes qui peuvent atteindre 4% du PIB. La saison cyclonique s’étend entre novembre et Avril, et le pic de passage des cyclones se situe entre janvier et mars (OCHA, 2021). L’augmentation de la morbidité et mortalité parmi les groupes à risque comme les enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes et allaitantes, la dégradation de l’état nutritionnel, le déplacement de population ainsi que l’accès limité aux services de traitement sont, entre autres, les conséquences humanitaires des aléas climatiques. Les projections sur les aléas climatiques futures indiquent une augmentation du niveau de la mer. La baisse de la pluviométrie devrait s’exacerber tandis que la tendance des cyclones tropicaux ne devrait pas évoluer. En fonction des régions, des degrés d’exposition et de la sensibilité, les différents systèmes socio-économiques et technologiques tels que l’agriculture, les ressources en eau, l’élevage, la santé, les infrastructures, la biodiversité terrestre et marine, l’environnement, la gestion des catastrophes et d’autres secteurs seront impactés à divers degrés. Outre les catastrophes naturelles, Madagascar a également subi des chocs de nature politique, comme mentionné ci-dessus.
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 27 Contexte de la gouvernance de la nutrition Madagascar s’est depuis longtemps engagé à combattre la malnutrition au plus haut niveau comme l’incarne son adhésion de la première heure au Mouvement SUN, dès février 2012. L’Office National de Nutrition (ONN) a été également créé pour assurer le suivi de la mise en œuvre inclusive de la Politique Nationale en Nutrition (PNN) et de ses plans d’actions. Son rattachement à la Primature en fait une institution particulièrement bien placée pour coordonner et assurer le suivi de la contribution des différents secteurs à la nutrition, afin de rationaliser leurs interventions. L’ONN est également décentralisé au niveau régional. Le Conseil National de Nutrition et son bureau permanent, envisagé comme comité directeur de l’ONN et chargé de veiller à ses orientations stratégiques et aux validations des projets d’appuis à la mise en œuvre du PNAN III, n’a, en pratique, que peu joué ce rôle, mais les acteurs ont exprimé leur souhait de le réactiver (40). Depuis 2002, Madagascar utilise le processus participatif multisectoriel pour l’élaboration des Politique Nationale de Nutrition (PNN) et des stratégies multisectorielles de nutrition (PNAN et PNAMN). 2.3 Conséquences de la malnutrition à Madagascar La sous-nutrition chez l’enfant n’est pas seulement un problème de santé publique, c’est aussi un problème social et économique puisque les pertes économiques annuelles dues à la sous-nutrition sont considérables. La sous-nutrition a aussi des impacts immédiats ou évolutifs tout au long de la vie d’une personne avec des conséquences irréversibles. Incidence économique En 2013, l’étude du coût de la faim a montré qu’environ 3 384,5 milliards MGA, soit 1 533,6 millions de dollars, ont été perdus au cours de l’année suite aux conséquences de la sous-nutrition chez l’enfant (33). Des études récentes ont indiqué que cette charge représentait d’environ 7 % du PIB par an (41). Ces pertes sont dues aux effets cumulés de la sous-nutrition des enfants en termes de dépenses de santé, de dépenses scolaires et de perte de productivité sur le marché de l’emploi. Incidence sur la santé À Madagascar en 2013, 44 % des mortalités infantiles étaient associées à la sous-nutrition, ce qui représente plus de 261 114 enfants décédés (33). La sous-nutrition entraîne l’apparition récurrente ou l’intensification de la gravité de certaines pathologies et accroît les risques de décès au cours des étapes précises du cycle de vie. Les cas de diarrhées, de fièvre, d’infections respiratoires et d’anémies s’élevaient à 357 722 épisodes cliniques qui viennent s’ajouter aux 3 655 175 cas d’enfants en insuffisance pondérale ou présentant un faible poids à la naissance (33). 28 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Figure 7 : conséquences de la sous-nutrition Des coûts privés et publices accrus productivité moins élevée Problèmes Performance moins Absentéisme du Demandes aux d’inclusion élevée dans des travail plus élevé services sociaux sociale activitésmanuelles Résultats scolaires moins élevé Morbidité plus Sous-développe- Capacités Mortalité plus élevée: des maladies ment cognitive et physiques élevée graves et chroniques psychomotrice moins élevées Sous-nutrition Coûts directs Coûts d’opportunité Adapté du Model for Analysing the Social and Economic Impact of Child Undernutrition in Latin America Rodrigo Martínez Andrés Fernández (42). Impact de la sous-nutrition sur l’éducation La sous-nutrition affecte les résultats scolaires des élèves à cause des faiblesses liées aux maladies et à la faim. Elle entraîne une capacité limitée d’apprentissage associée à un développement cognitif déficient. Ce qui contribue au fort taux de redoublement de 23 % des enfants souffrant de sous-nutrition. Ce taux est plus élevé que celui des enfants qui n’en souffrent pas, qui est seulement de 17 %. Le niveau de scolarisation est plus faible chez les personnes en âge de travailler, ayant souffert de retard de croissance pendant leur enfance, ce qui a engendré en 2013 une perte de productivité estimée à 394,1 milliards MGA (178,6 millions de dollars) pour l’économie malgache (33). Incidence sur la productivité À Madagascar, 66 % des adultes en âge de travailler (15 à 64 ans) ont souffert d’un retard de croissance étant enfant. Ceci représente plus de 8 287 508 personnes qui n’ont pas été en mesure d’atteindre leur potentiel réel, en conséquence de la sous-nutrition chez l’enfant (33). Enfin, en 2013, 1 385 709 personnes en âge de travailler, sont absentes de la population du fait de la mortalité associée à la sous-nutrition (33).
2. SITUATION DE SÉCURITÉ NUTRITIONNELLE À MADAGASCAR 29 2.4Couverture des programmes de nutrition à Madagascar Cartographie des intervenants La cartographie multisectorielle des intervenants et interventions en matière de nutrition à Madagascar, publiée en 2020, a montré que 7 Ministères, une quinzaine de catalyseurs, 41 exécutants et 27 bailleurs de fonds ont assuré la mise en œuvre des 24 Actions Clés de Nutrition (ACN) priorisées en 2018 pour le PNAN III. 23 mécanismes de mise en œuvre sont utilisés. La cartographie a stipulé que parmi les 10 Ministères et Directions Régionales ayant assuré la mise en œuvre de ces ACN, la Direction Régionale de la Santé Publique est la plus impliquée au niveau des régions, tous secteurs confondus. La plupart des actions sont mises en œuvre à travers la communauté et les formations sanitaires. Parmi les 24 actions ayant des couvertures disponibles, plus que la moitié (54% des actions) couvre plus que 30% de leurs cibles. En moyenne, chaque action est mise en œuvre dans 15 régions et 11 actions couvrent plus que 85% des régions. Par ailleurs, les régions du Melaky, Atsimo- Andrefana et Anosy reçoivent le plus grand nombre d’actions. Analyse Budgétaire La troisième analyse budgétaire de la nutrition à Madagascar de 2021, qui porte sur la période de 2017 à 2021, montre une tendance globale à la hausse des allocations budgétaires nominales qui sont passées de 114,8 milliards Ariary en 2017 à 149,3 milliards en 2020. Par contre, la part du budget consacrée à la nutrition dans le budget de l’État a légèrement baissé pour se situer à 1,22% en 2021 contre 1,61% en 2017, ce qui reste en-deçà par rapport aux engagements de FANUS d’allouer 3% du budget de l’État à la nutrition. Comparativement aux autres pays dans la région, Madagascar apporte une contribution budgétaire substantielle pour la nutrition mais présente des résultats extrêmement bas, ce qui montre une gestion non efficiente des dépenses. Par ailleurs, l’analyse du budget consacré à la nutrition par nature économique montre une part de plus en plus croissante du budget de fonctionnement et un recul des investissements, respectivement de 60% contre 40% en 2020. Les dotations en nutrition pour les structures déconcentrées apparaissent très marginales, laissant apparaitre une forte concentration des dépenses dans ce domaine au niveau central. Les analyses des dotations budgétaires de nutrition de l’Etat et des dépenses réelles de nutrition au niveau des secteurs clés sont limitées à la primature (dont ONN et U-PNNC), à la santé et à l’éducation faute de données officielles sur les dotations en faveur des autres structures. Ces constats, montrant un accroissement du financement intérieur, doivent cependant être nuancés du fait que des secteurs importants comme l’agriculture, l’élevage et la pêche, bénéficiant de financements extérieurs très élevés, n’ont pu être comptabilisés dans l’analyse. Il est aussi fort probable que plusieurs financements extérieurs des Partenaires Techniques et Financiers ne soient pris en compte dans les Lois de finances. Le financement extérieur a représenté près de 82% du financement global pour la nutrition en 2017, et a régulièrement diminué pour se situer à 62% en 2018, puis rebondi à 77% en 2020 avant de redescendre de nouveau à 50%. 30 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 be © UNICEF/UN0280947/Rakoto
3. HISTORIQUE DE LA LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION L’état Malagasy a toujours tenu un rôle central en matière de politiques sociales afin d’assurer l’accès de la population aux services sociaux de base, particulièrement ceux de la santé et de l’éducation dont il est le principal maître d’œuvre. À partir de 1993, la troisième République, reste marquée par la participation et l’adhésion de Madagascar à différents sommets mondiaux sur la nutrition et l’alimentation qui l’engagent progressivement et de façon continue vers la lutte contre la malnutrition (Conférence Internationale sur la Nutrition, 1992, et Sommet Mondial de l’Alimentation, 1996). Ceci se concrétise en 1993 avec la mise en place du projet SEECALINE ; un projet de nutrition communautaire. En 2004, la première Politique Nationale de Nutrition (PNN) a été adoptée, puis vient la mise en place de l’ONN en 2005 et du Conseil National de Nutrition (CNN) en 2007, sous l’égide de la Primature, chargé des orientations stratégiques de la lutte contre la malnutrition dans le pays. La PNN était traduite en actions concrètes dans un premier Plan National d’Action pour la Nutrition (PNAN I) allant de 2005 à 2011. Une deuxième version du PNAN a été élaborée pour la période allant de 2012 à 2015 alors que le PNAN III couvre la période de 2017 à 2021. PNAMN « Mpinamana » veut dire Amis en Malagasy pour signifier la multisectorialité En 2018, la PNN a été mise à jour mais n’a jamais été ratifiée. Cependant, du fait du nouveau plan de développement national, le Plan Émergence Madagascar, une nouvelle PNN avec une méthode novatrice basée sur l’approche systémique pour la nutrition a vu le jour. Cette politique couvrira la période 2022 à 2030. Tenant à accentuer l’approche multisectorielle, cette quatrième itération du plan national a changé de nom pour devenir le Plan National d’Actions Multisectorielles pour la Nutrition (PNAMN). Une description détaillée de l’historique de la lutte contre la malnutrition à Madagascar est disponible en annexe 2. 32 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026
4. MÉTHODOLOGIE La méthodologie utilisée pour l’établissement du présent PNAMN a été basée sur une approche participative inclusive faisant participer toutes les parties prenantes multisectorielles dans le cadre de la nutrition3 . Elle a intégré les étapes suivantes. Étape préliminaire : Dans le cadre de cette étape, trois évaluations ont été effectuées. La première concerne le PNAN 3 et la 3e édition du Plan National de Suivi et Evaluation (PNSE 3) effectuée en juillet 2021, la deuxième s’est axée sur l’examen du PNAN III par MQSUN+ en août 2020, et la troisième a examiné le processus d’élaboration du PNAN III et du PNSE 3. Deux points importants ressortent de ces évaluations, à savoir l’absence d’implication du niveau régional au processus d’élaboration du PNAN III et du PNSE 3 ainsi que l’insuffisance de la mise en œuvre au niveau communautaire. Par ailleurs, les lacunes et les faiblesses notées lors de ces trois évaluations ont été corrigées dans le développement du PNAMN. Ainsi, les étapes suivantes se sont succédées. Étape 1 : préparation Cette étape comprend la revue documentaire après la collecte des documents, incluant une cartographie et une analyse du cadre politique. La cartographie et l’analyse des politiques, plans et stratégies nationaux ont révélé un cadre politique riche dans les secteurs clés liés à la nutrition comme montrée dans la figure ci-dessous. Figure 8 : Cartographie et analyse du cadre politique à Madagascar 3 Cette méthodologie repose aussi sur l’outil de planification multisectorielle en nutrition élaborée par MQSUN+. 34 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Afin d’assurer la cohérence entre les documents sectoriels et le PNAMN, les interventions sensibles à la nutrition ont été extraites et croisées avec celles ayant fait leurs preuves au niveau mondial pour réduire la malnutrition (43–45). En outre, les interventions nouvelles et émergentes issues des preuves mondiales ont également été identifiées. Cette liste finale consolidée des interventions basées sur des preuves spécifiques à Madagascar a été partagée avec les Offices Régionaux de Nutrition (ORN) pour être utilisée lors des consultations régionales. Celle-ci va aboutir à l’analyse de la situation nutritionnelle à Madagascar. La formation régionale s’intègre dans cette phase préparatoire aussi en vue de la consultation régionale. En même temps que le développement du PNAMN, une cartographie des interventions (période) et une analyse budgétaire couvrant la période 2017-2021 ont été effectués et les conclusions de ces activités sont incluses dans le document. Étape 2 : Consultation régionale Elle porte sur deux activités qui sont les ateliers de concertation régionale regroupant tous les acteurs régionaux dans le domaine de la nutrition et l’interview par téléphone des acteurs communautaires. Ces deux activités se sont déroulées dans 22 régions et ont permis de recueillir les points de vue des acteurs régionaux par rapport aux problèmes de nutrition dans leur région respective et leur proposition de solution. La méthodologie des ateliers de concertation régionale se base sur la Théorie de changement qui se réfère au cadre conceptuel de la malnutrition à Madagascar. À partir de la priorisation des causes du problème, les participants ont pu hiérarchiser les interventions afin d’atteindre le changement souhaité. De plus, les participants ont discuté des aspects transversaux dans la mise en œuvre du PNAMN, à savoir la réponse humanitaire, le genre et l’inclusion sociale, la communication, le renforcement des capacités, le contexte politique et économique. Les listes des parties prenantes sont disponibles à l’annexe 4. Étape 3 : Consultations nationales Cette étape se divise en trois phases, tout d’abord la consolidation et analyse des informations régionales. Elle était suivie par les ateliers de consultation nationaux en présentiel. La méthodologie pour ces ateliers s’appuie sur un processus inclusif, itératif et multisectoriel. Les participants ont été divisés en groupes en fonction de 5 systèmes (santé, alimentaires, EAH, protection sociale et éducation) et des deux axes transversaux (gouvernance, réponse aux urgences et catastrophes). Trois ateliers de niveau national avec toutes les parties prenantes et deux ateliers (présentiel et virtuel) avec l’ONN et les ORN ont été organisés pour convenir et finaliser les documents et assurer l’appropriation par les parties prenantes à tous les niveaux.
4. MÉTHODOLOGIE 35 Les listes des parties prenantes sont disponibles à l’annexe 5. Étape 4 : Rédaction des documents Des Drafts ont été élaborés à chaque étape du processus, intégrant les produits issus des consultations régionales et des consultations nationales avec l’analyse de la situation. Les drafts finaux sont élaborés à l’issu des ateliers de validation. Etude 5 : Réunions de validation La validation technique de la version finale de la PNN et du PNAMN, par les responsables de l’ONN et des ORN, a lieu le 19 Avril 2022 à travers une réunion en ligne. La validation technique finale avec toutes les parties prenantes en présentiel s’est tenue 20 Avril 2022. Les listes des parties prenantes sont disponibles à l’annexe 5. © UNICEF/UN0373803 36 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 ta © UNICEF/UN0294299/Ralaivi
5. BUT ET OBJECTIFS DU PNAMN L’élaboration du présent plan d’actions a été guidée par la vision, les directions stratégiques et les principes directeurs énoncés dans le document de la PNN (2022-2030) qui constitue un cadre de référence pour l’élaboration des objectifs. La vision de la PNN (2022-2030) est : Madagascar une nation émergente, prospère et solidaire pour la sécurité nutritionnelle de tous. Objectifs stratégiques de la Politique Nationale de Nutrition
1. Réduire durablement toutes les formes de malnutrition en adoptant l’approche systémique pour la nutrition.
2. Etendre l’accès aux Services Essentiels en Nutrition incluant l’accroissement de la demande et la couverture en service de prévention et de prise en charge de la malnutrition.
3. Renforcer la prévention et la prise en charge de la malnutrition aigüe ainsi que les interventions d’urgence dans le grand Sud et les poches de la malnutrition aigüe dans les autres régions.
4. Assurer une meilleure coordination multisectorielle au niveau national et dans les 23 régions entre les différents secteurs concernés par la Nutrition, en assurant la synergie, la cohérence et la complémentarité des interventions et des financements.
5. Augmenter les ressources allouées à la lutte contre la malnutrition au niveau national et décentralisé et diversifié les sources de financement (budget de l’Etat et les financements externes).
6. Répondre aux besoins nutritionnels et alimentaires de la population tout au long du cycle de vie avec un accent sur les femmes enceintes et allaitantes, les adolescentes et les enfants de moins de 5 ans.
7. Disposer d’un système de gestion d’informations nutritionnelles à jour. Principes directeurs de la Politique Nationale de Nutrition ◼ Droit à l’alimentation et à la nutrition ◼ Équité ◼ Considération de la dimension du genre ◼ Coordination multisectorielle de la nutrition ◼ Collaboration et partenariat ◼ Éthique et bonne gouvernance 38 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 ◼ Décentralisation ◼ Pérennisation ◼ Efficacité de l’utilisation des fonds alloués à la nutrition. 5.1 But du PNAMN Le PNAMN a pour but, d’une part, d’assurer le droit de la population malagasy à une nutrition adéquate en vue d’améliorer la survie des enfants et de permettre un développement maximal de leurs potentialités physiques et intellectuelles, et d’autre part, de promouvoir la santé et le bien-être de la population cible, par la synergie des interventions multisectorielles. 5.2 Objectif global du PNAMN Assurer pour chaque famille Malagasy un bon état nutritionnel et un accès à une alimentation sûre et saine, pour garantir le développement du capital humain. 5.3 Objectifs généraux du PNAMN D’ici 2026 4: ◼ Réduire de 39,8% à 28,4% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant une malnutrition chronique ◼ Réduire de 26,4% à 20,4% le pourcentage de femme en âge de procréer qui sont anémiques ◼ Réduire de 16,3% à 13,8% le pourcentage des nouveau-nés présentant une insuffisance pondérale à la naissance ◼ Réduire et maintenir à moins de 1% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans en surpoids ◼ Augmenter de 57,4% à 70,2% le taux d’allaitement maternel exclusif au cours des 6 premiers mois de la vie ◼ Réduire et maintenir à moins de 5% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant une malnutrition aigüe. 4 Calculs réalisés avec l’outil OMS Nutrition Global Targets Tracking Tool actualisé avec les données JME 2021 utilisant le baseline 2012 (en date du 22/11/2021)
5. BUT ET OBJECTIFS DU PNAMN 39 anana © UNICEF/UN0573511/Ramasom
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 6.1 Approche systémique pour la nutrition La causalité complexe des problèmes nutritionnels et leurs liens très étroits avec les facteurs politiques, socio-économiques, environnementaux et la gestion des ressources, poussent actuellement à aller au-delà de l’approche biomédicale classique et les solutions isolées. Il est de plus en plus évident que la résolution du problème de la malnutrition passe par une approche systémique de la collaboration multisectorielle, qui engage plusieurs secteurs dans le renforcement des systèmes dans leur entièreté (44,46,47). L’approche systémique permet de mieux L’approche systémique pour cerner les liens, les relations et les interactions la nutrition est un moyen pour qui se nouent entre les différents secteurs de la renforcer les relations, et donc la nutrition, ainsi que la manière dont ils se coordination, entre les différents comportent les uns par rapport aux autres. secteurs qui ont un impact sur la nutrition. Les avantages d’une approche systémique pour la nutrition sont les suivants (48,49) : ◼ Elle saisit les interactions et les interconnexions entre les systèmes pour améliorer la nutrition. ◼ Elle cristallise un objectif commun à tous les systèmes, en reconnaissant une responsabilité partagée et la nécessité de mobiliser l’attention et les ressources d’une variété d’acteurs gouvernementaux, publics, privés et sociétaux. ◼ Elle rend chaque système plus redevable des résultats durables en matière de nutrition. ◼ Elle facilite l’allocation et le suivi des fonds pour la nutrition. De plus, la volonté politique en matière de nutrition doit se traduire par un soutien financier, tant au niveau national que sous national. L’adoption d’une approche systémique peut faciliter l’allocation et le suivi des fonds utilisés pour améliorer la nutrition dans le pays (49). Une coordination et une gouvernance solides sont nécessaires pour garantir une approche systémique pour la nutrition. La PNN propose une approche systémique pour la nutrition qui renforce la capacité des cinq systèmes clés — alimentaires, la santé, l’eau assainissement et hygiène, l’éducation et la protection sociale — ayant le plus grand potentiel pour fournir des aliments nutritifs, des services nutritionnels de qualité et des pratiques nutritionnelles optimales tout au long du cycle de la vie.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 41 Figure 9 : Les systèmes de la Politique Nationale de Nutrition - alimentaires, santé, eau assainissement et hygiène, éducation et protection sociale ON COO I RD AT I IN EAH COO ION RD AT N ALIMENTAIRE SANTE TION COO R A PROTECTION D N EDUCATION I SOCIALE COO ION RD AT I N Cette nouvelle orientation vise à améliorer durablement la sécurité nutritionnelle des populations vulnérables en saisissant les interactions et les interconnexions entre ces cinq systèmes. La PNN convoite à rendre ces cinq systèmes mieux équipés et plus redevables à l’amélioration de l’état nutritionnel de la population malagasy et de la lutte contre toutes formes de malnutrition surtout chez les femmes et les enfants (Figure 7). Il est important de noter qu’un système comprend les politiques, les programmes, les services et les acteurs et il peut aussi inclure plusieurs secteurs, engageant les ministres ou ministères sectoriels, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, le secteur académique et la société civile. 6.2 Considération genre dans la nutrition De nombreuses études montrent que, dans la société malagasy, les femmes jouent un rôle prépondérant dans la responsabilité de nourrir la famille. Cependant, les femmes sont désavantagées et n’ont pas le pouvoir décisionnel aussi bien au niveau de leur ménage que dans la communauté. Au niveau de l’agriculture par exemple, nombre d’entre elles n’ont pas accès aux terrains cultivables, sont privées des crédits officiels et sont exclues des organisations rurales locales, de la formation et des services de vulgarisation. Leur énorme charge de travail ainsi que l’insuffisance et la difficulté d’accès aux intrants agricoles sont autant de limitations pour l’amélioration des systèmes de production et contribuent à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition dans les foyers, en particulier ceux en milieu rural et ayant une femme à leur tête. 42 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Ainsi, la considération de la dimension genre dans la mise en œuvre du PNAMN visera à accroître la participation des femmes aux processus de décision à tous les niveaux et leur autonomisation. Cela passe par un soutien aux approches participatives et l’intégration des femmes aux processus de développement local, régional, national afin qu’elles puissent en retirer plus d’avantages. La promotion de la participation des femmes aux organisations communautaires, aux groupements d’agriculteurs, aux ONG et aux organismes agricoles est à promouvoir, ainsi que le développement de dispositifs de renforcement du statut des femmes rurales dans les mécanismes de décision. L’établissement de réseaux d’échange d’informations et l’élargissement des modes de communication pour garantir la prise en compte des femmes comme agents de développement et non comme bénéficiaires passives renforceront cette participation de la femme. Bien qu’une grande partie de la responsabilité relative à l’alimentation du ménage incombe à la femme, le renforcement du rôle de l’homme est également à promouvoir. En effet, ce dernier est appelé à s’engager davantage dans les actions qui soutiennent la nutrition de la famille et à favoriser la participation de la femme aux processus de décision dans les foyers et dans la vie publique. Ces initiatives contribueront à améliorer l’égalité en termes d’accès à la santé, la nutrition et l’éducation. Une telle implication de l’homme favorisera le développement harmonieux des garçons et des filles au sein des ménages et de la communauté. © UNICEF/UN0508154/Ramasomanana
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 43 6.3. Système de santé pour la nutrition Le système de santé pour la nutrition comprend les politiques, les programmes, les services et les acteurs qui garantissent l’accès aux services de santé. Le système de santé constitue une plateforme de prestation essentielle pour la prévention et le traitement de la malnutrition, en offrant de multiples possibilités de contact avec les enfants et les femmes, comme les services de soins prénatals et postnatals, la vaccination, les consultations pour enfants malades, le suivi et promotion de la croissance, les services communautaires, les soins en établissement, etc. Sur la base des recommandations du Lancet, un Portefeuille Essentiel en Nutrition (PEN) est proposé pour donner aux femmes et aux enfants l’accès à un paquet complet de produits, de services et d’éducation nutritionnelle afin de garantir à la prochaine génération santé et croissance optimale. Le système de santé pour la nutrition visera à mettre à échelle le PEN, avec au moins ses 17 interventions préventives et cliniques de santé et nutrition, et s’attaquera aux volets spécifiques de la malnutrition sous forme de quatre paquets d’interventions coordonnées. Les résultats attendus du système santé pour la nutrition est : d’ici 2030, la mortalité maternelle et infanto-juvénile est réduite par l’amélioration de l’accès de la population aux soins de santé et de nutrition de qualité ainsi que la promotion d’une alimentation saine, équilibrée, diversifiée, nutritive et sûre.. Le système de santé pour la nutrition comprend, entre autres ; le secteur de l’eau assainissement hygiène, le secteur de la protection sociale et le secteur éducation et le secteur de l’agriculture. 6.3.1. Objectifs du système de santé pour la nutrition D’ici 2026 : ◼ Augmenter de 26,7% à 35% la proportion de femmes en âge de procréer avec un Indice de Masse Corporelle normale (entre 18,5 et 24,9 kg/m2) ◼ Réduire la prévalence de l’anémie chez les enfants de 6 à 59 mois de 45,9% à 40% ◼ Augmenter de 45% à 70% la proportion des bébés allaités dans l’heure qui suit la naissance ◼ Augmenter de 83,9% à 90% la proportion d’enfants de 6 à 23 mois ayant reçu la fréquence minimale de repas pour leur âge ◼ Au moins 75% des enfants admis dans le programme de traitement de la malnutrition aigüe sévère sont guéris ◼ Augmenter à 90% le taux de couverture des vaccinations de base au niveau des CSB ◼ Augmenter la proportion des femmes en âge de procréer (âgées de 15 à 49 ans) dont les besoins en méthodes modernes de planification familiale sont satisfaits de 65% à 72%. 44 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 6.3.2. Considération du genre dans le système de santé pour la nutrition Les normes, rôles et relations déterminés par le genre peuvent influencer les résultats sanitaires et avoir des répercussions sur la santé mentale, physique et sociale et sur le bien- être de l’individu. L’accès limité aux services de santé de qualité contribue à l’augmentation des taux de morbidité et de mortalité évitables des femmes. Les différences établies par la société entre les hommes et les femmes ne constituent pas un problème en soi, sauf si elles limitent les possibilités et les ressources dont les femmes disposent pour se maintenir en bonne santé. Cela aboutit à des discriminations et inégalités impactant négativement sur la santé des femmes et des enfants. L’élaboration et la mise en œuvre de programme de santé tenant compte des spécificités liées au genre sont bénéfiques pour les hommes, les femmes, les garçons et les filles. Ainsi, il est nécessaire de ventiler les données et d’effectuer des analyses en fonction du genre pour déterminer les différences concernant les risques et les opportunités en matière de santé. La lutte contre les inégalités dans ce domaine permet d’améliorer l’accès aux interventions de santé adaptées et aux avantages qu’elles procurent. 6.3.3. Logique d’intervention du système de santé pour la nutrition Intervention 1 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel de toute la population Promouvoir la consommation des aliments fortifiés incluant du sel iodé : L’OMS recommande que tous les sels de qualité alimentaire destinés à la consommation domestique et à la transformation des aliments soient enrichis en iode en tant que stratégie sûre et efficace pour la prévention et le contrôle des troubles de carence en iode, tant en milieu stable qu’en situation d’urgence. En effet, le sel iodé a un effet important sur la réduction du risque de goitre, de crétinisme, de faible fonction cognitive et d’insuffisance iodée, comme l’indique une faible excrétion urinaire d’iode. L’OMS recommande également que l’enrichissement des aliments de base lorsqu’une grande partie de la population du pays consomme régulièrement des aliments de base produite industriellement. Les décisions concernant les éléments nutritifs à ajouter et les quantités appropriées devraient être fondées sur des facteurs comme : les besoins nutritionnels et les carences de la population ; et le profil de consommation typique de farine. Mener des campagnes de sensibilisation des consommateurs sur les bonnes pratiques alimentaires et d’hygiène : Pour créer un environnement alimentaire sain et permettre à la population d’adopter et de maintenir des pratiques alimentaires saines, l’OMS a établi plusieurs recommandations (réduction de sel, sucres libres et gras et augmentation de fruits et légumes) pour réduire le surpoids et l’obésité, ainsi que le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 45 Promouvoir l’adoption des bonnes pratiques alimentaires et d’hygiène des établissements de restauration : L’insuffisance de l’accès de la population à des denrées alimentaires saines, sûres et nutritionnelles s’explique par le fait que la Population Malagasy n’a pas accès ni n’utilise suffisamment de denrées alimentaires dont l’hygiène et la qualité n’est pas assurée totalement tant au niveau domestique qu’au sein des établissements alimentaires (50). La majorité des commerçants alimentaires locaux sont des gargotes, des vendeurs d’aliments de rue, des unités artisanales et des pêcheurs traditionnels, du secteur informel pour la majorité des cas, et leurs offres alimentaires présentent des risques élevés, microbiologiques, chimiques et physiques, pouvant nuire à la santé publique puisque la majorité de ces établissements alimentaires ne respectent pas l’hygiène ni la qualité dans le cadre de leur système de production et de commercialisation. L’Agence de Contrôle de la Sécurité Sanitaire et de la Qualité des Denrées Alimentaires existe au niveau du Ministère de la Santé Publique et a pour mission de protéger la santé des consommateurs en veillant à ce que les denrées alimentaires consommées, distribuées, commercialisées ou produites à Madagascar soient conformes aux normes les plus strictes de sécurité sanitaire et d’hygiène alimentaire. Par ailleurs, le système national de contrôle officiel des denrées alimentaires ne couvre pas la totalité des subdivisions administratives ni le territoire national de Madagascar. Les structures de contrôle qualité des produits alimentaires et les agents de contrôle officiel n’ont pas les capacités nécessaires à répondre aux besoins de contrôle officiel. Tableau 2 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel de toute la population Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir la consommation des aliments Au moins une campagne de masse fortifiés incluant le sel iodé annuelle sur la promotion des aliments fortifiés est réalisée au niveau national et régional Mener des campagnes de sensibilisation Au moins une campagne de masse par an des consommateurs sur les bonnes réalisée au niveau national et régional pratiques alimentaires et d’hygiène Promouvoir l’adoption des bonnes Au moins 60% des établissements de pratiques alimentaires et d’hygiène des restauration collective enregistrés applique établissements de restauration les 5 clés pour des aliments plus sûrs de l’OMS 5 5 Les 5 clés de l’OMS : 1) Prenez l’habitude de la propreté, 2) Séparez les aliments crus des aliments cuits, 3) Faites bien cuire les aliments, 4) Maintenez les aliments à bonne température, 5) Utilisez de l’eau et des produits sûrs 46 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Intervention 2: Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des femmes enceintes Supplémenter les femmes enceintes vues en CPN en fer acide folique ou en multi micronutriments : Les femmes enceintes ont besoin de plus de fer et d’acide folique pour satisfaire leurs propres besoins nutritionnels ainsi que ceux du fœtus en développement. En situation de carences pendant la grossesse, un impact négatif sur la santé de la mère et de sa grossesse peut survenir, ainsi que sur le développement du fœtus. Les données probantes montrent que l’utilisation de suppléments de fer et d’acide folique est associée à un risque réduit de carence en fer et d’anémie chez les femmes enceintes. Les données les plus récentes montrent que l’administration de multiples suppléments de micronutriments aux femmes enceintes peut réduire le risque de faible poids à la naissance et de petite taille pour l’âge gestationnel par rapport à la seule supplémentation en fer et en acide folique. De plus amples recommandations de l’OMS sont à venir. Déparasiter les femmes enceintes de plus de 4 mois de grossesse vues en CPN : Dans les régions où les helminthes transmis par le sol sont endémiques, l’infestation d’helminthes est une cause majeure d’anémie chez les femmes enceintes associée à de mauvais résultats à la naissance, y compris un faible poids à la naissance et une prématurité. Une anémie sévère pendant la grossesse est associée à un risque accru de mortalité infantile et maternelle. Les vermifuges (albendazole et le mébendazole) sont très efficaces après le premier trimestre de grossesse dans le traitement des infections à helminthe. Prévenir le paludisme chez les femmes enceintes : Les liens entre la sous-alimentation et le paludisme sont complexes et débattus. Certaines données empiriques suggèrent une relation synergique entre la malnutrition et la morbidité et la mortalité palustres, tandis que d’autres études indiquent que la sous-alimentation peut être protectrice contre le paludisme, ou qu’il n’y a pas d’association. Néanmoins, l’OMS recommande que toutes les femmes enceintes durant leur grossesse reçoivent, dès que possible, une moustiquaire imprégnée d’insecticide de longue durée dans les régions où la transmission du paludisme est intense (paludisme stable). La distribution des moustiquaires de lit doit être accompagnée de directives sur l’utilisation et la gestion appropriées des moustiquaires imprégnées d’insecticide. Peser les femmes enceintes lors des consultations prénatales : Une réévaluation régulière des caractéristiques anthropométriques chez les femmes enceintes permet d’évaluer la prévalence de la sous-alimentation et permet d’assurer une prise en charge pertinente. Dans les populations sous-alimentées (20% ou plus d’IMC bas chez les femmes), l’éducation nutritionnelle sur l’augmentation de l’apport quotidien en énergie et en protéines est recommandée pour les femmes enceintes afin de réduire le risque de nouveau-nés de faible poids à la naissance.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 47 Supplémentation équilibrée en protéines énergétiques pendant la grossesse dans les zones en insécurité alimentaire : Les femmes enceintes sous-alimentées courent un risque accru et défavorable à la grossesse et à l’accouchement. Une supplémentation équilibrée en protéines et en énergie aux femmes enceintes sous-alimentées favorise le gain de poids gestationnel, améliore la croissance fœtale et réduit le risque de mortalité infantile. Effectuer des séances d’éducation nutritionnelle pour les femmes enceintes au niveau des sites communautaires et au CSB : Une alimentation saine pendant la grossesse est essentielle pour la santé de la mère, ainsi que celle de son enfant. Les données probantes suggèrent qu’une éducation et des conseils nutritionnels peuvent favoriser un gain de poids gestationnel optimal, réduire le risque d’anémie à la fin de la grossesse, augmenter le poids à la naissance et réduire le risque d’accouchement prématuré. Dans les populations sous-alimentées, les conseils nutritionnels peuvent être plus efficaces lorsque les femmes reçoivent également un soutien nutritionnel, comme des aliments ou des suppléments de micronutriments, au besoin. Mise en œuvre d’une campagne de communication pour le changement de comportement pour la Nutrition de la femme enceinte : A Madagascar, un certain lot de mythes et croyances populaires est associé aux soins de santé et aux pratiques d’alimentation, notamment pour les femmes enceintes. En outre, des facteurs socioculturels, incluant les normes sociales, les rôles et les relations de pouvoir, affectent relativement sur les comportements de santé et de nutrition. Ces multiples facteurs pourraient entraver l’introduction de pratiques appropriées en santé et en nutrition. Ainsi, lors de l’élaboration de la stratégie de communication, ces facteurs sous-jacents doivent être pris en compte. Les Campagnes de Communication pour le Changement Social des Comportements (CCSC) sont essentielles pour informer et faciliter les changements de perceptions et d’attitudes, et l’adoption d’un comportement positif des individus et des communautés. Lorsqu’elle est bien mise en œuvre, la CCSC est une composante essentielle des interventions où un changement de comportement est nécessaire pour améliorer la nutrition de la femme enceinte. Tableau 3 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des femmes enceintes Activités Résultats attendus d’ici 2026 Supplémenter les femmes enceintes vues 90% des femmes enceintes vues en en CPN en Fer Acide Folique ou en multi CPN sont supplémentées avec > 90 de micronutriments comprimés de fer acide folique ou de multi-micronutriments. 48 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Activités Résultats attendus d’ici 2026 Déparasiter les femmes enceintes de plus Au moins 90% des femmes enceintes de de 4 mois de grossesse vue en CPN plus de 4 mois de grossesse vues en CPN sont déparasitées Prévenir le paludisme chez les femmes 70% des femmes enceintes vues en CPN enceintes reçoivent des Traitements Préventifs Intermittents contre le paludisme 90% des femmes enceintes vues en CPN dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide Peser les femmes enceintes lors des 95% de femmes enceintes vues en CPN consultations prénatales sont pesées Supplémentation équilibrée en protéines 70% des femmes enceintes dans les zones énergétiques pendant la grossesse dans en insécurité alimentaire aigüe reçoivent les zones en insécurité alimentaire une supplémentation alimentaire équilibrée en protéine énergétique Effectuer des séances d’éducation Au moins 80% des femmes enceintes nutritionnelle pour les femmes enceintes vues au niveau des sites communautaires au niveau des sites communautaires et au et au CSB reçoivent un counseling sur la CSB nutrition de la femme enceinte Mise en œuvre d’une campagne de Au moins 50% des femmes enceintes communication pour le changement de sont touchées par la campagne de comportement pour la Nutrition de la communication pour le changement de femme enceinte comportement pour la Nutrition de la femme enceinte Intervention 3: Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des enfants de moins de 5 ans Supplémenter les enfants de 6 à 59 mois en Vitamine A : Une carence en vitamine A chez les nourrissons et les enfants peut entraîner une déficience visuelle et une augmentation des maladies et de la mortalité attribuables aux infections chez les enfants, y compris la diarrhée et la rougeole. La carence en vitamine A à elle seule est responsable de 6 % des décès chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique et de 8 % en Asie du Sud-Est. La supplémentation en vitamine A chez les enfants âgés de 6 à 59 mois est associée à une réduction du risque de mortalité toutes causes confondues et à une diminution de l’incidence de la diarrhée.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 49 Déparasiter les enfants de 12 à 59 mois : Le schistosome et les infestations d’helminthe transmises par le sol sont parmi les infections les plus courantes dans les pays en développement et peuvent causer des saignements internes (conduisant à l’anémie), une malabsorption des nutriments, une diarrhée, des vomissements, une perte de l’appétit, et un état nutritionnel plus dommageable. Les enfants infectés bénéficient considérablement du traitement antihelminthique, en termes de réduction de la charge de vers et de gain de poids et de taille. Les traitements sous vermifuges (Albendazole et le Mébendazole) et la chimiothérapie préventive sont bien tolérés chez les enfants de plus de 12 mois, à des doses appropriées. Favoriser le contact peau à peau mère-bébé et l’initiation précoce de l’allaitement maternel : Un soutien précoce, ciblé et optimal pour initier et établir l’allaitement maternel a des effets positifs sur les résultats maternels, infantiles bien au-delà du séjour à l’hôpital. Un contact peau-à-peau précoce et le début précoce de l’allaitement augmentent la probabilité de la pratique de l’allaitement maternel exclusif pendant un maximum de 3 à 6 mois, de plus de la durée totale de l’allaitement. Il a également été démontré que le début précoce de l’allaitement réduit la mortalité néonatale spécifique à l’infection chez les nourrissons. Les femmes qui apprennent à allaiter immédiatement après la naissance sont plus en mesure de continuer à allaiter jusqu’à l’âge de 6 mois. La façon de ne pas séparer la mère et le nouveau-né dans des chambres à coucher différentes améliore l’allaitement maternel exclusif au début de la période post-partum : les mères et les nourrissons qui séjournent ensemble sont presque deux fois plus susceptibles d’allaiter exclusivement. Promouvoir et soutenir l’allaitement maternel exclusif et continu (ANJE 0-23 mois) : Les nourrissons devraient être exclusivement allaités au sein (c’est-à-dire seulement le lait maternel sans autres solides ou liquides, à l’exception de la solution de réhydratation orale, des gouttes de vitamines/minéraux ou des médicaments) pendant les six premiers mois de leur vie, afin d’atteindre une croissance, un développement et une santé optimale. L’allaitement maternel exclusif a le plus grand impact potentiel sur la mortalité infantile de toute intervention préventive, il peut réduire de 19 %, la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, réduire le risque d’infection gastro-intestinale, protéger les nourrissons contre les infections respiratoires et a également un effet protecteur contre l’obésité plus tard dans la vie. La protection, la promotion et le soutien de l’allaitement maternel, conformément aux directives internationales, sont essentiels en cas d’urgence. Promouvoir les pratiques optimales d’alimentation complémentaire adaptées à l’âge des enfants (ANJE 6-23 mois) : L’alimentation complémentaire se réfère à l’alimentation d’aliments solides ou semi- solides à partir de 6 mois lorsque le lait maternel seul n’est plus suffisant pour répondre aux besoins nutritionnels des nourrissons. Une alimentation complémentaire optimale est essentielle pour prévenir la malnutrition pendant une période où l’infection causée par la contamination des aliments augmente et lorsque des aliments à faible densité sont souvent utilisés pour remplacer le lait maternel. 50 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Permettre aux «mères kangourous» de prendre soin des bébés ayant un faible poids à la naissance : Les soins maternels “kangourous”, destinés aux nourrissons de faible poids à la naissance, peuvent réduire la morbidité et la mortalité chez ces nourrissons, accroître l’allaitement maternel. Ces soins préviennent un risque accru de retard de croissance précoce, de maladie infectieuse, de retard de développement et de décès chez les nourrissons et les enfants. Les soins néonataux conventionnels des nourrissons de faible poids à la naissance sont coûteux et nécessitent un personnel hautement qualifié et un soutien logistique permanent alors que les soins maternels kangourou ne demande aucun équipement coûteux ni des matériels sophistiqués. L’allaitement maternel exclusif et sortie précoce de l’hôpital, se sont révélés être une solution de rechange sûre et efficace aux soins néonataux conventionnels ; surtout dans les environnements à faibles ressources. Promouvoir l’alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive pour les femmes allaitantes : En période de postpartum, les femmes devraient être conseillées sur la nutrition et sur la consommation d’une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive pendant la lactation. La carence en fer est l’une des formes les plus courantes de carences nutritionnelles, en particulier chez les groupes vulnérables comme les femmes issues des ménages à faible revenu. La carence en fer précède souvent l’anémie, et l’anémie pendant la grossesse est l’un des prédicteurs les plus forts de l’anémie pendant la période post- partum, commençant juste après l’accouchement pendant les 6 semaines suivantes. Les conséquences d’une carence en fer et d’une anémie pendant la période post-partum peuvent être graves et avoir des répercussions à long terme sur la santé de la mère et de son enfant. Supplémenter en compléments nutritionnels les femmes allaitantes dans les zones en insécurité alimentaire : En situation d’urgence, les femmes allaitantes sont vulnérables aux carences nutritionnelles en raison de leurs besoins relativement plus importants en nutriments (pour l’énergie, les protéines et les micronutriments) pour soutenir leur croissance et leur développement, ainsi que celui du bébé. Pour une mère qui allaite, son état de micronutriments détermine la santé et le développement de son nourrisson allaité, en particulier pendant les 6 premiers mois de sa vie. Des aliments mélangés enrichis, des suppléments de micronutriments et l’accès à de l’eau potable salubre devraient être fournis aux allaitantes en cas d’urgence. Néanmoins, les besoins des femmes allaitantes peuvent ne pas être satisfaits avec une alimentation enrichie, une supplémentation supplémentaire en micronutriments est donc recommandée.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 51 Supplémenter en compléments nutritionnels les enfants de 6-23 mois dans les zones vulnérables : Dans les situations d’urgence, le lait maternel joue un rôle particulièrement crucial pour l’alimentation et la protection des enfants éventuellement mal nourris dans les conditions non hygiéniques qui prévalent souvent. Le lait maternel fournit une nutrition adéquate et aussi une protection contre les infections, en particulier la diarrhée, qui est particulièrement problématique lors des urgences et dans les contextes de vulnérabilités/pauvreté. Dans les situations d’urgence, où l’eau est insalubre, les installations sanitaires inadéquates et le manque de combustible de cuisson sont courants, l’alimentation artificielle augmente le risque d’infection et de mortalité. Mettre à l’échelle la fortification à domicile par la poudre de multi micronutriment (MNP) chez les enfants de 6-23 mois dans les zones ciblées : Dans les populations où l’anémie est un problème de santé publique, il est recommandé d’enrichir les aliments contenant des Micro Nutriments multiples en Poudre (MNP) chez les enfants de 2 à 12 ans, afin d’améliorer l’état du fer et de réduire l’anémie. Il a été démontré que les MNP réduisent la carence en fer et l’anémie et augmentent les concentrations d’hémoglobine. Ils présentent plusieurs avantages logistiques par rapport aux suppléments (ex : emballés dans de petits sachets, ce qui les rend faciles à transporter et stocker) ainsi que des avantages biologiques (ex: réduction de la fréquence et de la gravité des effets secondaires). Assurer le clampage du cordon au moment optimal pour les nouveaux nés : Les nourrissons à terme qui subissent un serrage précoce du cordon (moins d’une minute après la naissance) courent un risque significativement plus élevé de souffrir d’une carence en fer à l’âge de 3 à 6 mois que les nourrissons qui subissent un serrage tardif du cordon. Le serrage précoce du cordon chez les nourrissons prématurés augmente le risque d’entérocolite nécrosante et d’hémorragie intra-ventriculaire et le besoin de transfusions sanguines. L’intervention primaire de la prise en charge active du troisième stade du travail pour la prévention de l’hémorragie post-partum est l’utilisation d’un médicament utéro- tonique. Le serrage différé du cordon ombilical est donc recommandé pour améliorer la santé maternelle et infantile et les résultats nutritionnels et doit être effectué pendant la délivrance de soins néonataux essentiels. Créer un environnement propice à l’allaitement maternel dans les établissements de santé : L’allaitement maternel favorise le développement du cerveau, réduit le risque d’obésité chez les enfants et protège les femmes du cancer du sein, du cancer des ovaires et aussi du diabète. Les premières heures et les premiers jours de la vie d’un nouveau-né sont le moment idéal pour établir la lactation et fournir aux mères le soutien dont elles ont besoin pour allaiter avec succès. Les établissements qui assurent des services de maternité et de 52 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 © UNICEF/UN0406729/Andrianantenaina soins aux nouveau‑nés ont un rôle unique à jouer en fournissant aux futures mères et aux bébés le soutien et l’encouragement opportuns et appropriés dont elles ont besoin pour allaiter avec succès. Mettre en œuvre des campagnes de Communication pour le Changement Social et Comportemental pour l’alimentation du nourrisson, du jeune enfant et la nutrition de la femme (ANJE-NDF): Les campagnes de Communication pour le Changement Social et Comportemental (CCSC) sont essentielles pour informer et faciliter les changements de perceptions et d’attitudes, et l’adoption d’un comportement positif des individus et des communautés. Lorsqu’elle est bien mise en œuvre, la CCSC est une composante essentielle des interventions où un changement de comportement est nécessaire pour améliorer la nutrition des nourrissons et des jeunes enfants et la nutrition des femmes allaitantes. Renforcer le suivi systématique et la promotion de la croissance des enfants de moins de 5 ans vus aux CSB et sites communautaire : La surveillance de la croissance et la promotion d’une croissance optimale sont des éléments essentiels des soins de santé primaires des nourrissons, des enfants et des adolescents. La surveillance de la croissance inclut les mesures du poids et de la taille de tous les enfants, ainsi que de l’interprétation de ces mesures par rapport à des courbes de croissance de référence de l’OMS. Ces mesures contribuent à confirmer la croissance et le développement sain d’un enfant ou à repérer rapidement d’éventuels troubles nutritionnels et de santé. Les professionnels de la santé, les agents communautaires et les parents ont ainsi la possibilité d’agir avant que l’état nutritionnel ou la santé de l’enfant soit gravement compromis.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 53 Assurer la stimulation précoce des enfants de 6 à 30 mois Le développement de la petite enfance englobe le développement cognitif, physique, langagier, moteur, social et affectif des enfants, entre la conception et 3 ans. Durant cette période, la période allant de la grossesse à 3 ans est la plus critique, car le cerveau se développe plus vite qu’à tout autre moment ; plus de 80% du cerveau d’un bébé est formé à cet âge. Il existe au cours de l’enfance des périodes sensibles au cours desquelles le cerveau est perméable à certaines stimulations. Il faut profiter de ces périodes sensibles pour stimuler les enfants à apprendre certaines compétences spécifiques. L’apprentissage précoce doit être réalisé avant l’âge scolaire. Il faut initier la stimulation au sein même de la famille à travers des objets familiers (tasse, peigne, cuillère, bouteille…). Cela contribue au développement intellectuel de l’enfant et à ses capacités d’apprentissage scolaire futur. Tableau 4 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des enfants de moins de 5 ans Activités Résultats attendus d’ici 2026 Supplémenter les enfants de 6 à 59 mois Au moins 80% des enfants de 6 à 59 mois en Vitamine A sont supplémentés en vitamine A au cours des 6 derniers mois Déparasiter les enfants de 12 à 59 mois Au moins 80% des enfants de 12 à 59 mois sont déparasités au cours des 6 derniers mois Favoriser le contact peau à peau mère- 70% des enfants nés au niveau des bébé et l’initiation précoce de l’allaitement formations sanitaires sont mis en contact maternel peau à peau avec la mère et sont allaités immédiatement après la naissance Promouvoir et soutenir l’allaitement 80% des mères (femmes enceintes et maternel exclusif et continu (ANJE 0-23 femmes allaitantes) vues au niveau des mois) CSB et sites communautaires reçoivent un counseling sur l’allaitement maternel Promouvoir les pratiques optimales 80% des mères et responsables d’alimentation complémentaire adaptées d’enfants vues au niveau des CSB et sites à l’âge des enfants (ANJE 6-23 mois) communautaires reçoivent un counseling sur l’alimentation complémentaire optimale Permettre aux “mères kangourous” de 50% des centres de santé (CSB et prendre soin des bébés ayant un faible hôpitaux) disposent de personnels poids à la naissance formés en technique de soins “mères kangourous” 54 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir l’alimentation saine, Au moins 80% des femmes allaitantes équilibrée, diversifiée et nutritive pour les vues au niveau des CSB et sites femmes allaitantes communautaires reçoivent un counseling sur la nutrition de la femme allaitante Supplémenter en compléments 80% des femmes allaitantes dans nutritionnels les femmes allaitantes dans les zones vulnérables reçoivent des les zones en insécurité alimentaire 6 compléments nutritionnels Supplémenter en compléments 70% des enfants de 6-23 mois dans nutritionnels7 les enfants de 6-23 mois les zones vulnérables reçoivent des dans les zones vulnérables 6 compléments nutritionnels Mettre à l’échelle la fortification à domicile 50% des enfants de 6-23 mois dans par la poudre de multi micronutriment les zones ciblées consomment des (MNP) chez les enfants de 6-23 mois dans aliments fortifiés par la poudre de multi les zones ciblées micronutriment (MNP) Assurer le clampage du cordon au 50% des nouveau-nés avec un retard de moment optimal pour les nouveaux nés clampage du cordon de plus d’une minute Créer un environnement propice à 100% des formations sanitaires “amis des l’allaitement dans les établissements de bébés” sont fonctionnelles santé Mettre en œuvre des campagnes de Au moins une campagne de communication pour le changement de communication pour le changement de comportement pour l’alimentation du comportement pour l’ANJE-NDF sont nourrisson, du jeune enfant et la nutrition mises en œuvre annuellement de la femme (ANJE-NDF) Renforcer le suivi systématique et la 80% d’enfants de 0 à 59 mois vus aux promotion de la croissance des enfants CSB et sites communautaires bénéficient de moins de 5 ans vus aux CSB et sites de suivi et promotion de croissance de communautaires qualité Assurer la stimulation précoce des enfants Au moins 50% des sites communautaires de 6 à 30 mois effectuent les activités de stimulation précoce pour les enfants de 6 à 30 mois Intervention 4 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des adolescentes non- scolarisées 8 Supplémenter à intermittence les adolescentes non scolarisées en Fer Acide Folique (FAF): En raison de leurs pertes de fer dues aux menstruations et de la faible teneur en fer de leur alimentation, les adolescentes non enceintes sont particulièrement à risque de carence 6 Zones vulnérables : zones où le taux de MAM > 15% et ou MAS > 5% 7 Incluant les nutriments à base de lipides en petite quantité 8 Les activités pour les adolescentes scolarisée sont incluses dans les systèmes éducation pour la nutrition
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 55 en fer et d’anémie. Une supplémentation intermittente en fer et en acide folique (c.-à-d. une, deux ou trois fois par semaine) s’est avérée efficace, sûr et plus acceptable que la supplémentation quotidienne pour améliorer les concentrations d’hémoglobine chez les adolescentes menstruées et réduire leur risque d’anémie. Déparasiter les adolescentes non scolarisées : Le schistosome et les infections à helminthe (vers ronds, ankylostomes et vers fouettés) transmises par le sol sont parmi les infections les plus courantes dans les pays en développement et peuvent causer des saignements internes, conduisant à l’anémie. Ils peuvent également causer la malabsorption des nutriments, la diarrhée et les vomissements, et la perte de l’appétit, l’état nutritionnel plus dommageable. La morbidité causée par les différentes espèces d’helminthes transmises par le sol chez les individus fortement infectés est grave. Le traitement par chimiothérapie préventive (Albendazole et Mébendazole) est efficace et réduit considérablement le nombre d’infections et sont considérés comme sûrs pour les femmes non enceintes. Dans les zones endémiques de schistosomiases intestinales et/ ou urinaire, il est préconisé d’associer la prise avec du Praziquantel comprimé 600 mg dont la posologie sera calculée en fonction du poids et de la taille de chaque adolescente. Il est fortement recommandé de servir une collation pendant la prise des comprimés afin d’atténuer les effets secondaires digestifs des médicaments. La prescription de Praziquantel doit être faite sous surveillance médicale. Sensibiliser et éduquer les adolescentes et les parents sur l’alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive au niveau communautaire : Diverses plateformes ont été utilisées pour mettre en place efficacement des interventions nutritionnelles directes et indirectes pour améliorer les comportements nutritionnels dans diverses populations. En plus des écoles, ces plateformes de prestation comprennent des plateformes communautaires, des plateformes d’incitatifs financiers, la santé mobile et l’utilisation des médias de masse et des médias sociaux (forums de discussion). Parmi les interventions efficaces, une composante de soutien social était le plus souvent utilisée comme mécanisme de changement de comportement, et les adolescentes avaient tendance à augmenter plus souvent la consommation d’aliments sains qu’à diminuer la consommation d’aliments malsains. Mettre en œuvre des Campagnes de Communication pour le Changement Social et Comportemental pour l’alimentation adéquate des adolescentes : Des études ont montré certaines preuves de l’effet des interventions de mHealth (SMS) sur les pratiques d’allaitement et le respect des micronutriments maternels et infantiles. La conception, la mise en œuvre et l’efficacité des médias de masse, et les interventions d’éducation nutritionnelle pour améliorer les pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants suggèrent qu’il y a un avantage potentiel des médias à améliorer les pratiques d’alimentation. Pour fournir des interventions nutritionnelles aux enfants d’âge scolaire, les écoles représentent également une plateforme unique. 56 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Tableau 5 : Activités pour améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des adolescentes non- scolarisé Activités Résultats attendus d’ici 2026 Supplémenter à intermittence les 30% des adolescentes non scolarisés adolescentes non scolarisés en Fer /Acide supplémentées en FAF au niveau Folique (FAF) communautaire Déparasiter les adolescentes non 30 % des adolescentes non scolarisés sont scolarisés déparasités Sensibiliser et éduquer les adolescentes 30% des adolescentes sont sensibilisées et les parents sur l’alimentation saine, sur l’alimentation saine, équilibrée, équilibrée, diversifiée et nutritive au diversifiée et nutritive niveau communautaire Mettre en œuvre de campagnes de Des campagnes de communication pour communication pour le changement le changement social des comportements social des comportements pour pour l’alimentation adéquate des l’alimentation adéquate des adolescentes. adolescentes menées annuellement Intervention 5 : Renforcer la prise en charge de la malnutrition aiguë Dépister la malnutrition aiguë chez les enfants de 6-59 mois au niveau communautaire La malnutrition aiguë sévère (dénutrition) touche près de 20 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde et devrait contribuer à environ 1 million de décès d’enfants chaque année. L’identification précoce de la malnutrition aiguë sévère (dénutrition) est importante pour amorcer le traitement et minimiser le risque de complications. Cela peut se faire à la fois dans la collectivité et dans les milieux de soins de santé. Maintenir et étendre la prise en charge des enfants atteint de la malnutrition aiguë sévère (CRENAS et CRENI) des régions vulnérables Le développement de la malnutrition aiguë sévère chez les nourrissons de moins de 6 mois reflète généralement des pratiques d’alimentation sous-optimales, en particulier les pratiques d’allaitement maternel, en plus d’autres facteurs contributifs (faible poids à la naissance, la diarrhée ou une maladie chronique). La Malnutrition Aiguë Sévère (MAS) peut être traitée efficacement dans la collectivité c’est-à-dire dans les Centres de Récupération et d’Education Nutritionnelle Ambulatoire pour la Malnutrition Aiguë Sévère sans complication ou CRENAS, sans être hospitalisée dans un établissement de santé ou un centre d’alimentation thérapeutique (CRENI). Le traitement communautaire de la malnutrition aiguë sévère repose sur sa détection rapide, ainsi que sur un suivi régulier de la prise de poids et un soutien à l’allaitement. Prise en charge efficace de la malnutrition aiguë sévère : L’identification précoce de la malnutrition aiguë sévère (dénutrition) est importante pour amorcer le traitement et minimiser le risque de complications. De nombreux
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 57 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère (dénutrition) peuvent être traités dans la communauté, en revanche, les enfants souffrant de complications médicales ou d’œdème nutritionnel doivent être traités en tant que patients hospitalisés. L’OMS a élaboré des lignes directrices pour le traitement hospitalier des enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère (dénutrition) dans les hôpitaux et les centres de santé, dont Madagascar a adapté au niveau local dans le protocole national de la prise en charge de la malnutrition aigüe, mise à jour en 2018. Prendre en charge les femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition aigüe sévère Maintenir et étendre les CRENAM au niveau des régions vulnérables Les Centres régionaux de Récupération et d’Education Nutritionnelle Ambulatoire pour la Malnutrition Aiguë Modérée (CRENAM) prennent en charge les enfants qui souffrent de malnutrition aiguë modérée (MAM). Les enfants modérément malnutris sont beaucoup plus nombreux que les enfants sévèrement malnutris. Grâce aux CRENAM, les enfants sont protégés d’une malnutrition plus grave. Tableau 6 : Activités pour renforcer la prise en charge de la malnutrition aiguë Activités Résultats attendus d’ici 2026 Dépister la malnutrition aiguë chez Au moins 60% des enfants de 6 à 59 mois les enfants de 6-59 mois au niveau sont dépistés communautaire Maintenir et étendre la prise en charge des Nombre des formations sanitaires enfants atteints de la malnutrition aiguë disposant de centres CRENAS sévère (CRENAS et CRENI) des régions opérationnels à augmenter de 1300 à 1600 vulnérables Au moins 80% des districts sanitaires disposent des centres CRENI opérationnels Prise en charge efficace de la malnutrition Supérieur à 75% des enfants malnutris aiguë sévère sévère sans complication sont guéris dans les CRENAS 60% des cas de malnutrition aiguë sévère (MAS) ont accès aux services de traitement (couverture) La rupture d’intrants de prise en charge dans les CRENAS est inférieure à 5 jours par an 58 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Activités Résultats attendus d’ici 2026 Prendre en charge les femmes enceintes Supérieur à 75% des femmes enceintes et et allaitantes souffrant de malnutrition allaitantes malnutries aigüe sévères sans aigüe sévère complication sont guéris dans les CRENAS Maintenir et étendre les CRENAM au 50% des sites communautaires dans tout niveau des régions vulnérables Madagascar ont des centres CRENAM opérationnels Intervention 6 : Renforcer la prévention et la prise en charge des maladies liées à la nutrition chez les enfants et les femmes Prendre en charge les cas de diarrhée simple chez les enfants de 0 à 59 mois avec du SRO et Zinc La diarrhée demeure l’une des principales causes de décès chez les nourrissons et les jeunes enfants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les sels de réhydratation orale sont un traitement vital éprouvé pour les enfants souffrant de diarrhée. Il a été démontré que l’utilisation de suppléments de zinc avec des sels de réhydratation orale réduit la mortalité diarrhéique de 23 %, réduit la durée et la gravité de la diarrhée et prévient les épisodes diarrhéiques subséquents. Assurer la prise en charge intégrée des maladies des enfants au niveau communautaire (PCIMEc) : La mise en œuvre d’une stratégie intégrée de gestion des maladies infantiles peut réduire la mortalité infantile, et les programmes qui incluent des interventions pour la période néonatale peuvent réduire la mortalité infantile. Renforcer la vaccination des enfants : Les données probantes existantes sur l’innocuité et l’efficacité des vaccins RRO/RROV appuient leur utilisation pour la vaccination de masse. Les campagnes visant l’éradication globale devraient évaluer les situations épidémiologiques et socio-économiques des pays ainsi que la capacité à atteindre une couverture vaccinale élevée. Promouvoir la Consultation Prénatale (CPN) répondant aux normes requises pour les femmes enceintes : Les soins prénatals sont essentiels car ils permettent aux intervenants d’offrir aux femmes enceintes une prise en charge, un soutien et des informations, notamment de favoriser l’adoption d’un mode de vie sain, y compris une bonne nutrition, de détecter et de prévenir des maladies, de donner des conseils en matière de planification familiale et d’assurer le lien avec les programmes de protection sociale. Les femmes reçues aux CSB pour la CPN bénéficient des conseils sur les pratiques optimales de l’allaitement maternel.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 59 Intégrer les activités de prévention des maladies non-transmissibles liées à la nutrition dans les établissements de santé ou les sites communautaires Prise en charge nutritionnelle des patients tuberculeux et/ou lépreux : La sous-alimentation augmente le risque d’infection tuberculeuse qui évolue vers une maladie active. A l’inverse, l’infection tuberculeuse augmente le risque de dénutrition, en réduisant l’apport alimentaire dû à la perte d’appétit, aux nausées et aux douleurs abdominales, en augmentant les pertes de nutriments dues à la diarrhée et aux vomissements, et en provoquant des altérations métaboliques. Rien ne prouve que la supplémentation nutritionnelle en plus des soins habituels améliore les résultats du traitement de la tuberculose ou prévient la progression de l’infection tuberculeuse à la maladie active. Toutefois, en raison du lien causal bidirectionnel évident entre la sous-alimentation et la tuberculose active, le dépistage, l’évaluation et la prise en charge nutritionnelle font partie intégrante du traitement et des soins de la tuberculose. Une alimentation adéquate, contenant tous les macronutriments et micronutriments essentiels, est nécessaire pour le bien-être et la santé de toutes les personnes atteintes d’une infection tuberculeuse ou d’une maladie tuberculeuse. Assurer la prise en charge nutritionnelle des personnes vivant avec le VIH : L’infection par le VIH peut altérer l’état nutritionnel des enfants infectés dès le début de leur vie. Lorsque les enfants infectés par le VIH souffrent de malnutrition, ils perdent plus de muscles que les enfants souffrant de malnutrition sans infection par le VIH. Les enfants souffrant d’insuffisance de croissance sévère et de perte musculaire (tissu maigre du corps) courent un risque accru de décès. Des conseils nutritionnels précoces et un soutien actif sont recommandés pour assurer un apport adéquat en énergie, en protéines et en micronutriments à tous les stades de l’infection au VIH, afin de prévenir l’échec de la croissance et la perte de poids. Tableau 7 : Activités pour renforcer la prévention et la prise en charge des maladies liées à la nutrition chez les enfants et les femmes Activités Résultats attendus d’ici 2026 Prendre en charge les cas de diarrhée 90% des enfants de moins de 5 ans simple chez les enfants de 0 à 59 mois atteints de diarrhée, recevant de la SRO/ avec du SRO et Zinc Zinc Assurer la prise en charge intégrée Au moins 50% des sites communautaires des maladies des enfants au niveau effectuent la PCIMEc communautaire (PCIMEc) 60 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Activités Résultats attendus d’ici 2026 Renforcer la vaccination des enfants 90% d’enfants âgés de 12-23 mois ayant reçu toutes les vaccinations de base recommandées par le calendrier national de vaccination Promouvoir les Consultations Prénatales 68% de femmes enceintes qui ont fait au (CPN) répondant aux normes requises moins une Consultation Prénatale (CPN) pour les femmes enceintes Intégrer les activités de prévention des 80% des établissements de santé ou sites maladies non-transmissibles liées à la communautaires intègre la prévention des nutrition dans les établissements de santé maladies non-transmissibles ou les sites communautaires Prise en charge nutritionnelle des patients 90% des tuberculeux et/ou lépreux tuberculeux et/ou lépreux malnutris aigües bénéficient d’une prise en charge nutritionnelle selon le protocole Assurer la prise en charge nutritionnelle 10% des personnes vivant avec le VIH des personnes vivant avec le VIH malnutries aigües bénéficient d’une prise en charge nutritionnelle selon le protocole Intervention7 : Prévenir les grossesses précoces et réduire la taille des ménages Renforcer le planning familial et la santé reproductive au niveau des sites communautaires : L’efficacité des stratégies d’éducation en santé transmises par les agents de santé communautaire aux mères ou aux membres de leur famille dans les milieux communautaires (dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire) suggère que ces interventions peuvent considérablement améliorer l’utilisation des soins prénatals et le début précoce de l’allaitement maternel, et peut réduire la mortalité néonatale et périnatale. Facilitation de l’accès aux méthodes de Planification Familiale (PF) pour les jeunes et les adolescentes, aussi bien au niveau des formations sanitaires qu’au niveau communautaire : A Madagascar le tiers des décès maternels surviennent chez les adolescentes. En effet, selon les statistiques, la tranche d’âge de la population de 10 à 24 ans se trouve confrontée à d’importants problèmes de santé sexuelle et de la reproduction notamment : (i) Bien que la loi interdit les mariages précoces depuis 2017, 40% des filles Malagasy sont mariées avant l’âge de 18 ans selon l‘enquête MICS 2018, et un taux de 13% des jeunes filles de 20 à 24 ans ayant été mariées avant l’âge de 15 ans (MICS 6, 2018). De même, le taux de fécondité des adolescentes de 15 à 19 ans reste élevé à 151‰ à la suite de la précocité des relations sexuelles. Il est constaté aussi une faible diminution de 163 pour 1000 filles (ENSOMD 2012 – 2013) à 153 pour 1000 filles (MICS 6-2018) le taux de grossesse précoce chez les 15 à 19 ans au niveau national due à l’absence d’effectivité de l’offre de services, Service Ami des Jeunes (SAJ), par manque de personnel formé dans un grand nombre de districts.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 61 De plus, la prise en charge des besoins en Service Ami des Jeunes (SAJ) n’a pas été ciblée de façon adéquate. Seules, 9,67% (selon rapport d’activités annuel 2019 du SSRA/DSFA) des formations sanitaires sont labélisées en Centre de Santé Amie des Jeunes (CSAJ) alors que l’objectif du plan stratégique était de 50% pour 2020. En effet, bien que les services de SAJ soient le plus souvent disponibles dans les formations sanitaires, les adolescents et jeunes n’y accèdent que rarement. Tableau 8 : Activités pour prévenir les grossesses précoces et réduire la taille des ménages Activités Résultats attendus d’ici 2026 Renforcer le planning familial et la 40% des femmes en âge de procréer santé reproductive au niveau des sites (âgées de 15 à 49 ans) utilisent communautaires régulièrement des méthodes modernes de planification familiale Facilitation de l’accès aux méthodes 46% des adolescentes auront accès aux de Planification Familiale (PF) pour les méthodes de planification familiale jeunes et les adolescentes, aussi bien au niveau des formations sanitaires qu’au niveau communautaire © UNICEF/UN0406820/Andrianantenaina 62 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 6.4. Systèmes alimentaires pour la nutrition Un système alimentaire durable (SAD) est un réseau de collaboration territorial qui intègre la production, la transformation, la distribution et la consommation de produits alimentaires ainsi que la gestion des matières résiduelles, dans le but d’accroître la santé environnementale, économique et sociale de la collectivité. Les systèmes alimentaires pour la nutrition comprennent les politiques, services et acteurs nécessaires pour garantir l’accès à des aliments nutritifs, sûrs, abordables et durables pour tous. Selon la feuille de route nationale pour soutenir la transformation des systèmes alimentaires vers la réalisation des 0DD 2030, la transformation des systèmes alimentaires se présente comme une priorité pour Madagascar. En effet, L’agriculture malgache est dominée par 2,5 millions de petites exploitations familiales. La plupart associe l’élevage et la culture, souvent centrée sur le riz. La grande majorité des hommes (77%) et des femmes (74%) dépendent de l’agriculture de subsistance pour leur alimentation, leur emploi et leurs revenus. L’agriculture pratiquée à Madagascar est encore traditionnelle et peu intensive entrainant de faibles rendements, donc insuffisant pour nourrir ses 25 680 642 d’habitants. La situation de l’insécurité alimentaire est très préoccupante à Madagascar. Il est estimé que 8% de la population souffre d’Insécurité Alimentaire Chronique (IAC), alors qu’environ un ménage sur deux connait une Insécurité Alimentaire temporaire ou Saisonnière (IAS). Cette situation est répandue dans tout le pays (Global report on food crises 2021 - Madagascar). Ainsi, Madagascar est classé 116ème sur 119 pays selon l’indice de la faim dans le monde. Environ 13 millions de personnes ne gagnent pas un revenu leur permettant de consommer les 2 100 calories par jour recommandées pour ne pas avoir faim (OMS, 2019). D’autre part, Madagascar est sujet aux changements climatiques. Selon FEWS net (Famine Early Warning System) en 2021, les précipitations entre octobre et décembre 2021 ont été enregistrées parmi les débuts de saison les plus secs du record historique de 40 ans, entraînant des conditions de sécheresse pour démarrer la saison. Les prévisions prévoient désormais des précipitations inférieures à la moyenne à travers Madagascar entre décembre 2021 et mars 2022, notamment pour le sud-ouest de Madagascar. Les opportunités de travail agricole seront probablement inférieures à la moyenne dans une grande partie du pays, entraînant des revenus inférieurs à la normale provenant de cette source. Dans le sud, les revenus tirés du travail agricole seront probablement minimes. D’ici 2030, les résultats attendus des systèmes alimentaires pour la nutrition est d’assurer l’accès à une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive avec l’implication de tous les acteurs. L’essentiel étant de garantir que les systèmes alimentaires offrent des régimes alimentaires sains, acceptables, abordables à tous et en particulier adéquats pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes à travers des systèmes alimentaires soutenant un secteur agricole qui assure des environnements et chaines d’approvisionnement alimentaire qui fournissent des aliments sains de manière économiquement viables et durables pour des moyens de subsistance décents. Par ailleurs des orientations adéquates sur les aliments et les régimes alimentaires pour les enfants dans les directives
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 63 et normes alimentaires nationales sont recommandées. Et que les enfants grâce à des politiques du secteur public telles que les subventions pour les aliments sains, la taxation et la règlementation de la commercialisation des aliments malsains puissent bénéficier de meilleurs aliments et régimes alimentaires grâce à des actions dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire, telles que l’enrichissement à grande échelle des aliments de base et des aliments complémentaires pour les jeunes enfants. Les systèmes alimentaires comprennent, entre autres, le secteur agricole, le secteur de l’industrie et du commerce, le secteur de la santé, le secteur de l’eau assainissement et hygiène, le secteur privé et le secteur de la recherche. 6.4.1. Objectifs des Systèmes alimentaires pour la nutrition D’ici 2026 : ◼ Augmentation de la proportion des enfants de 6-23 mois qui consomment une diversité alimentaire minimale de 27,4% à 50% ◼ Augmentation de la proportion des enfants de 6-23 mois qui consomment un régime alimentaire minimal acceptable de 20% à 30% ◼ Réduire de 8% à 5% la population souffrant d’insécurité alimentaire chronique (IAC) ◼ Atteindre 50% la proportion de femmes en âge de procréer qui consomment une diversité alimentaire minimale ◼ Augmenter de 5,9 à 6,9 le score de diversité alimentaire des ménages ◼ Augmenter de 1 à 3 les activités de fortification de masse ◼ Augmenter la médiane d’iode urinaire de la population de 46µg/l à au moins 250µg/L 6.4.2. Considération du genre dans les systèmes alimentaires pour la nutrition L’égalité des sexes est essentielle pour garantir les systèmes alimentaires pour la nutrition. Il importe de mener une action plus audacieuse pour parvenir à l’autonomisation des femmes et des filles, en particulier la reconnaissance de leur droit et le respect mutuel entre les hommes et les femmes. Les femmes, en particulier dans les zones rurales, jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la malnutrition et dans l’amélioration de la productivité et de la durabilité des systèmes alimentaires. Elles produisent de la nourriture, réduisent les pertes alimentaires, diversifient les régimes alimentaires et facilitent la commercialisation des produits agricoles tout au long des chaînes de valeur agroalimentaires. Pourtant, dans de nombreuses régions du pays, les femmes continuent d’être confrontées à une importante discrimination sociale et économique. Elles n’ont souvent pas accès aux ressources productives (terres, revenus), aux intrants agricoles, à l’information, aux financements, aux services, aux marchés, à la protection sociale ainsi qu’au savoir-faire technologique et entrepreneurial. En outre, de nombreuses femmes rurales sont les principales responsables des tâches domestiques dans leur foyer, ce qui signifie qu’elles sont confrontées à de lourdes charges de travail 64 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 qui nuisent à leur capacité de production et à leur bien-être général. De ce fait, plusieurs activités ciblées sont nécessaires pour accélérer les progrès en matière de nutrition. 6.4.3 Logique d’intervention des systèmes alimentaires pour la nutrition Intervention 1 : Promouvoir l’accès à une alimentation saine, équilibrée diversifiée et nutritive Renforcer les programmes nationaux d’intensification et de diversification agricole et alimentaire : L’insuffisance de la quantité et de la qualité de nourriture journalière des enfants et des femmes peut être palliée par une intensification et une diversification agricole. Cette diversification se rajoute aux aliments de base (traditionnellement pratiquées) par la fortification des aliments de base, la biofortification ou enrichissement biologique, l’augmentation de la production des légumineuses, des fruits et légumes ainsi que la production animale privilégiant l’élevage cycle court et la valorisation des aliments typiques des terroirs (transformation des insectes, produits parfois qualifiés de sauvages). Développer la diversification agricole en intégrant la culture des produits à haute valeur nutritive L’alimentation des communautés urbaines n’est pas assez riche en nutriments, ni assez diversifiée alors que les études menées ont montré la possibilité de diversifier les productions. Dans beaucoup de villes à Madagascar, l’agriculture urbaine est déjà une réalité ancienne qui est à valoriser/capitaliser. Tel est le cas pour la ville d’Antananarivo. Pour les autres grandes villes du pays, les données ne sont pas à jour mais des initiatives privées et ponctuelles sont présentes. Il reste la mise à l’échelle. Par ailleurs, cette action vise aussi à promouvoir la diversification des cultures sensibles à la nutrition au niveau des exploitants agricoles et sites de nutrition. Développer l’élevage à cycle court pour favoriser la consommation de protéines d’origine animale L’intégration d’aliments d’origine animale dans les régimes alimentaires est un élément important des stratégies fondées sur l’alimentation pour améliorer et garantir une bonne nutrition. La possession d’animaux (poulets et autres volailles) contribue à la diversité alimentaire à travers l’autoconsommation et la génération de revenus, en particulier si l’élevage est accompagné d’activités d’éducation nutritionnelle. Développer l’aquaculture et la pêche pour la production d’aliments d’origine animale en soutien aux régimes alimentaires sains Les produits de la pêche sont les produits alimentaires les plus commercialisés dans les pays en développement. Promouvoir une pêche durable (par ex. des pratiques qui n’épuisent pas les stocks halieutiques, qui ne nuisent pas au milieu marin, ou qui ne menacent pas les droits des communautés des pêcheurs) peut ainsi contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 65 Un système mixte production agricole-élevage-aquaculture (VAC) a un grand potentiel pour améliorer la disponibilité et l’accès à des aliments diversifiés et riches en nutriments. Mettre en œuvre des actions d’envergure pour la fortification de masse à l’échelle industrielle et la biofortification au profit de la population Une stratégie nationale de fortification alimentaire a été nouvellement élaborée en 2021 pour mettre au point les priorités et les actions à entreprendre en mettant l’accent sur les rôles du secteur privé. A travers les actions ciblées de l’ONN vers les secteurs privés (enrichissement de farine infantile, iodation du sel, fortification du riz, etc.), Madagascar peut aller plus loin. Mettre à l’échelle les greniers communautaires villageois (GCV) Les greniers communautaires sont des petits entrepôts mis en place au sein d’une communauté, et servant à stocker des produits agricoles pour disposer de denrées tout au long de l’année notamment durant la période de soudure. Promouvoir les équipements et infrastructures de stockage pour réduire les pertes post- récolte auprès des ménages Il est possible de lutter contre le gaspillage alimentaire en mettant en place des infrastructures de stockage. Cette approche complètera les activités d’éducation nutritionnelle et les formations sur les techniques de conservation des denrées alimentaires. Créer des unités de transformations locales pour renforcer la conservation et la transformation des produits agricoles afin de réduire les pertes post-récoltes et créer de la valeur ajoutée notamment les aliments infantiles Des quantités importantes de produits pourrissent dans les zones productrices faute de circuits de commercialisation. Le renforcement de la mise en place des structures de conservation et de transformation diminuerait ces pertes mais aussi apporterait des valeurs ajoutées à la production locale. Le niveau de conservation, de stockage et de transformation alimentaire est très faible dans les zones rurales en général. Les produits agricoles sont souvent utilisés frais, à cause du manque de connaissance sur les procédés de transformation et l’inaccessibilité des matériels. Des pratiques locales de fabrication de farines infantiles fait maison existe, mais à des échelles différentes. L’idée, est de pouvoir identifier et transformer (séchage, broyage…) les produits agricoles locaux à haute valeur nutritive, pour pouvoir les conserver et les stocker pour une utilisation facile ultérieure sous forme d’aliments nutritifs pré- préparés pour les enfants en renforçant les pratiques existantes des ménages et appuyer pour de nouvelles pratiques adaptées aux communautés. Promouvoir l’entreprenariat des jeunes et des femmes orienté vers les systèmes alimentaires Le chômage touche davantage les femmes et les jeunes que les hommes : six personnes en chômage sur dix sont des femmes, la moitié des femmes en chômage étant des jeunes. Cependant, les femmes et les jeunes sont les piliers du développement et de la 66 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 sécurité alimentaire. Pour que Les capacités de production alimentaire des organisations paysannes et des ménages soient plus résilientes face aux divers aléas de production et de commercialisation. Appuyer les petites entreprises et industries œuvrant dans les activités de fabrication des produits nutritifs et de transformation de denrées à Haute Valeur Nutritionnelle (HVN) La transformation des aliments est souvent promue afin de générer des revenus. En plus des choix sur les techniques de transformation, cibler les aliments riches en nutriments (comme des entreprises de transformations de produits laitiers villageois et intégrer des éléments d’éducation nutritionnelle assureront que le revenu supplémentaire supporte la nutrition. Former les Agents agricoles sur les qualités exigées par les cahiers de charges des industriels Les bénéficiaires cibles sont les petits agriculteurs y compris les organisations paysannes. Ce programme, mis en œuvre avec succès, encouragera la production de revenus plus importants pour les petits agriculteurs et permettra d’avoir une chaîne d’approvisionnement mieux intégrée. De ce fait, l’approvisionnement de produits agricoles est amélioré et les normes de qualité du marché sont respectées afin que les agents agricoles aient accès aux marchés en expansion offerts par les acheteurs. Intégrer la nutrition dans les services agricoles de proximité Dans le contexte où les petites exploitations familiales sont majoritaires, les services agricoles de proximité jouent un rôle important dans la mise en place de services adaptés aux besoins des producteurs. Par des packs d’offres de service adaptés, ils mènent des vulgarisations agricoles sensibles à la nutrition pour les communautés rurales. Pour être sensibles à la nutrition, les agents doivent être formés sur la nutrition
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 67 Faciliter l’accès et la mise en relation des petits producteurs avec le marché L’approche consiste à « relier les agriculteurs aux marchés » englobe toute une série d’activités, des plus modestes et localisées aux plus importantes. Le concept privilégie cependant le développement à long terme des relations d’affaires par rapport au soutien des ventes ponctuelles. A un niveau plus complexe, les acteurs identifient les marchés pour des produits donnés et organisent les agriculteurs en groupements pour approvisionner en marchés. Promouvoir la mise en application des normes et textes règlementaires sur la sécurité sanitaire des aliments Les produits alimentaires dans le commerce sont parfois non conformes aux normes sanitaires relatives à la consommation. Ainsi le renforcement du respect du cadre légal relatif aux normes sanitaires régissant les produits destinés à la consommation est de mise. Il s’agit ici du renforcement de l’application des Cadres réglementaire existants : ◼ Loi n°2015-014 sur les garanties et la protection des consommateurs ◼ Décret n°2006-619 du 22 Août 2006 portant création du Comité National du Codex Alimentarius sous tutelle du Ministère du Commerce et de la Consommation Faciliter l’accès des ménages au financement agricole à travers les institutions financières ou épargnes communautaires : A Madagascar, l’accès au crédit et au microcrédit agricole reste problématique, notamment pour les petites exploitations les plus vulnérables et en milieu rural. En effet, l’offre de crédit agricole reste très limitée et les conditions d’accès sont compliquées pour la plupart des producteurs. Tableau 9 : Activités pour promouvoir l’accès à une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive ACTIVITES Résultats attendus d’ici 2026 Renforcer les programmes nationaux Augmenter de 35% la productivité du d’intensification et de diversification secteur agricole surtout des fruits et agricole et alimentaire légumes, les légumineuses sèches et le lait de vache Augmenter de 5,9 à 6,9 le score de diversité alimentaire des ménages Développer la diversification Agricole en Augmentation de 10% de production par intégrant la culture des produits à haute année pour chaque groupe d’aliments valeur nutritive 68 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 ACTIVITES Résultats attendus d’ici 2026 Développer l’élevage à cycle court pour Augmentation de 20% des ménages cibles favoriser la consommation de protéines adoptant l’élevage à cycle court d’origine animale Développer l’aquaculture et la pêche pour Augmentation de 10% des ménages cibles la production d’aliments d’origine animale pratiquant l’aquaculture et la pêche en soutien aux régimes alimentaires sains Mettre en œuvre des actions d’envergure 2 variétés de produits biofortifiés cultivés pour la fortification de masse à l’échelle et/ou vulgarisés industrielle et la biofortification au profit Au moins 2 nouveaux aliments fortifiés de la population sont disponibles Mettre à l’échelle les greniers Au moins 20% des Fokontany en milieu communautaires villageois (GCV) rural ont des GCV en place et fonctionnels Promouvoir les équipements et Augmentation de 10% des ménages cibles infrastructures de stockage pour réduire ayant accès aux équipements et/ou aux les pertes post-récolte auprès des infrastructures de stockage ménages Créer des unités de transformation Au moins 10 unités locales créées au locales pour renforcer la conservation et niveau de chaque district la transformation des produits agricoles afin de réduire les pertes post-récoltes et créer de la valeur ajoutée notamment les aliments infantiles Promouvoir l’entreprenariat des jeunes et Au moins 50% des entrepreneurs sur des femmes orientées vers les systèmes toutes les chaines de valeur agricoles sont alimentaires des jeunes et/ou des femmes Appuyer les petites entreprises et Au moins 2 nouveaux produits nutritifs industries œuvrant dans les activités de sont disponibles fabrication des produits nutritifs et de transformation de denrées à Haute Valeur Au moins 10 petites entreprises et Nutritionnelle (HVN) industries qui transforment de denrées à Haute Valeur Nutritionnelle (HVN) Former les Agents agricoles sur les 50% des Agents agricoles sont formés sur qualités exigées par les cahiers des les qualités exigées par les cahiers des charges des industriels charges des industriels Intégrer la nutrition dans les services 50 % des Agents agricoles de proximité agricoles de proximité sont formés sur la nutrition Faciliter l’accès et la mise en relation des Au moins 100 contrats pour les petits petits producteurs avec le marché producteurs sont établis
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 69 ACTIVITES Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir la mise en application des Au moins 5 normes vulgarisées sur les normes et textes règlementaires sur la denrées alimentaires sécurité sanitaire des aliments L’étiquetage des denrées alimentaires intègrent l’aspect nutrition (oui/non) 10% des denrées alimentaires produits localement étiquetés respectant les textes réglementaires Faciliter l’accès des ménages au 20% des ménages ont un accès au financement agricole à travers les financement agricole à travers les institutions financières ou épargnes institutions financières ou épargnes communautaires communautaires Mettre en œuvre des actions d’envergure Au moins 90% du sel produits à pour la fortification de masse à l’échelle Madagascar est adéquatement iodé et industrielle et la biofortification au profit fluoré ; de la population Au moins 90% des ménages ont accès et consomment du sel adéquatement iodé et fluoré Intervention 2 : Promouvoir une production résiliente face au changement climatique Vulgariser les techniques d’Agriculture intelligente adaptés au climat L’agriculture intelligente face au climat englobe des pratiques et des technologies qui visent à accroître durablement la productivité, soutenir les exploitants dans leur adaptation au changement climatique et réduire les niveaux des émissions de gaz à effet de serre. Elle peut aussi aider les gouvernements à atteindre leurs objectifs en termes de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté à l’échelle nationale. Promouvoir les techniques agricoles permettant la conservation des nutriments dans les produits agricoles Définir la quantité nécessaire aux plantes et optimiser le calendrier et les techniques d’épandage des éléments nutritifs pour correspondre à ces besoins peut être bénéfique sur le plan économique tout en ayant un effet positif sur la santé humaine et sur l’environnement, y compris sur la fertilité des sols. Fournir des informations pratiques aux agriculteurs, permettra de réduire ou de prévenir les pertes de nutriments. Il s’agira d’informer également les agriculteurs sur les possibles manières d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources au travers de bonnes pratiques à mettre en place dans leurs exploitations. 70 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Tableau 10 : Activités pour promouvoir une production résiliente face au changement climatique Activités Résultats attendus d’ici 2026 Vulgariser les techniques d’Agriculture Augmentation de 20% des ménages ayant intelligente adaptés au climat adopté au moins une technique d’agriculture intelligente adaptée au climat Promouvoir les techniques agricoles Augmentation de 20% des ménages permettant la conservation des adoptant les techniques agricoles nutriments dans les produits agricoles permettant la conservation des nutriments dans les produits agricoles Intervention 3 : Assurer la sécurisation alimentaire et nutritionnelle dans le grand Sud Elaborer une stratégie spécifique pour le développement Agricole assurant une alimentation diversifiée dans le Grand Sud : Plusieurs projets ont déjà initié des activités d’appui à la diversification alimentaire dans le Sud. Afin d’éviter les fragmentations des actions, il est important de favoriser l’approche pôles de développement où les filières sensibles à la nutrition sont développées avec une mobilisation de toutes les parties prenantes et la collaboration Partenariat-Public-Privé. Cette démarche privilégie la planification conjointe des acteurs en mettant en valeur les liens entre l’urgence – développement et le nexus humanitaire-développement-paix pour la nutrition. Une stratégie plus harmonisée est donc nécessaire pour assurer un relèvement local plus durable et mener des actions convergentes selon les zones de planification des projets intéressés. Mettre en œuvre la stratégie pour le développement Agricole assurant une alimentation diversifiée dans le Grand Sud L’élaboration de la stratégie permettra la mise en action de chaque programme défini, notamment le développement global du système agricole, l’utilisation de semences améliorées, l’aménagement de nouveaux périmètres irrigués, le reboisement pour créer des microclimats ou l’élaboration d’un cadre stratégique en matière de gestion durable des terres. Tableau 11 Activités pour assurer la sécurisation alimentaire et nutritionnelle dans le grand Sud Activités Résultats attendus d’ici 2026 Elaborer une stratégie spécifique pour Une stratégie harmonisée pour la le développement Agricole assurant une diversification alimentaire dans le Grand alimentation diversifiée dans le Grand Sud Sud est disponible Mettre en œuvre la stratégie pour le 80% des activités définies dans la développement Agricole assurant une stratégie sont mises en œuvre alimentation diversifiée dans le Grand Sud
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 71 © UNICEF/UN0263214 6.5. Système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition Le système d’eau, assainissement et hygiène comprend les politiques, les programmes, les services et les acteurs qui interviennent dans l’utilisation adéquate de l’assainissement, l’amélioration de l’hygiène (lavage des mains avec du savon, hygiène alimentaire et autres) et de la qualité de l’eau au niveau des ménages pour améliorer le statut nutritionnel des mères et des enfants en bas âge. Les études récentes montrent clairement que l’eau potable est la clé d’une bonne alimentation, et un assainissement sûr protège les enfants des infections (diarrhées et vers intestinaux) et de l’entéropathie, garantissant que leur corps peut utiliser pleinement les nutriments (51). Il est aussi important d’intégrer, promouvoir et soutenir l’hygiène et l’assainissement dans les communautés, les établissements de santé et les écoles. Par ailleurs, comme déjà cité dans les systèmes alimentaires, le système EAH appuie la construction, la réhabilitation des infrastructures améliorées d’eau, d’assainissement et d’Hygiène ainsi que la gestion rationnelle de l’eau pour l’irrigation, l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène à travers les technologies et approches performantes adaptées aux contextes. D’ici 2030, le système de l’eau, assainissement et hygiène pour la nutrition assura un environnement favorable à la nutrition en diminuant l’incidence des maladies liées aux manques d’hygiène, d’eau insalubre et à l’assainissement inadéquate. Le système d’eau, assainissement et hygiène comprennent, entre autres, le secteur de la santé, le secteur alimentaire et le secteur éducation. 72 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 6.5.1. Objectifs du Système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition D’ici 2026 ◼ Augmenter la proportion de la population ayant accès aux services d’alimentation en eau potable élémentaire (de base) de 47% à 60% ; ◼ Augmenter la proportion de la population ayant accès aux services d’assainissement élémentaire (de base) de 30% à 55% ; ◼ Augmenter la proportion de la population ayant accès aux services d’hygiène de base de 21% à 45% ; ◼ Augmenter de 10% le nombre de CRENA, CRENI bénéficiant des services clés EAH. ◼ Augmenter de 10% le nombre de sites communautaires de nutrition bénéficiant des services clés EAH. ◼ Augmenter de 1% le nombre de ménages pratiquant l’approche MUSE. 6.5.2. Considération de genre du système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition Les opérateurs des services d’eau et d’assainissement s’accordent sur la nécessité d’incorporer la perspective du genre en se basant sur des observations pertinentes. Les femmes et les filles sont souvent les principales pourvoyeuses, gestionnaires et utilisatrices de l’eau dans les ménages, mais aussi les gardiennes des normes d’hygiène dans les foyers. Une représentation équitable en matière de gestion des services d’eau contribuera à promouvoir activement le rôle des femmes dans le service d’approvisionnement en eau en milieu rural, au-delà de leur statut de simples bénéficiaires. Cela leur accordera une place dans le fonctionnement et la gestion des services. Il est recommandé de recourir aux meilleures pratiques en termes de genre dans l’élaboration et la mise en œuvre des interventions dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. 6.5.3. Logique d’intervention du système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition Pour parer à cette situation, Madagascar dispose d’une stratégie EAH-Nutrition afin de maximiser l’impact des projets de lutte contre la malnutrition grâce aux interventions du secteur Eau, Assainissement et Hygiène, à Madagascar. Intervention 1 : Améliorer l’accès de la population à l’eau potable surtout des ménages avec enfants en bas âge Il a été démontré que le traitement et le stockage sûr de l’eau potable dans les foyers réduisent de 30 à 40 % le risque de maladie diarrhéique. Des stratégies simples et peu coûteuses peuvent réduire considérablement le contenu microbien de l’eau et entraîner des réductions de morbidité des maladies diarrhéiques. Le traitement de l’eau à la maison peut se faire de plusieurs façons : chloration ; ébullition; désinfection solaire (SODIS) par la chaleur et les rayons UV; filtration avec différents types de filtres; et coagulation chimique combinée, floculation et désinfection. Toute l’eau traitée doit être stockée dans un récipient propre et approprié avec un goulot étroit et un robinet et un couvercle. L’accès
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 73 à des services de traitement de l’eau et la volonté de payer pour la qualité de l’eau affectent également le respect de l’utilisation correcte. La durabilité de l’accès à l’eau au niveau communautaire, nécessite entre autres un plan de gestion communautaire de la sécurité sanitaire de l’eau. Une stratégie de changement de comportement dans ce sens est fortement recommandée comme mesure accompagnateur. Tableau 12 : Activités pour améliorer l’accès de la population à l’eau potable surtout des ménages avec enfants en bas âge Activités Résultats attendus d’ici 2026 Renforcer la gestion de l’eau par les 50% des membres des comités de gestion femmes : gestion des ressources en eau et des ressources en eau fonctionnels sont le traitement de l’eau des femmes La réhabilitation des infrastructures en Au moins 60 % de taux de desserte en eau eau potable potable Les ménages (surtout avec des enfants 80% des ménages appliquent au moins de bas âges) appliquent au moins l’un des une des trois techniques de base de trois techniques de base de traitement de traitement de l’eau l’eau Intervention 2 : Améliorer l’accès de la population à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires Pour l’amélioration de l’assainissement (CLTS, marketing sanitaire, PHAST), il a été démontré que la réhabilitation ou construction de latrines familiales améliorées (pas de mouches, d’excréments ou d’odeurs) avec des installations de lavage des mains et que la distribution de trousses d’entretien des latrines familiales (gants, seau, brosse, pelle, petit pot local pour cendres) participe à la prévention et au contrôle de maladies infectieuses telles que le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies tropicales négligées telles que le trachome, la dengue, le chikungunya, sont associées à une diminution de l’immunité et de la sous-alimentation. Tableau 13 : Activités pour améliorer l’accès à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir l’état sans Défécation à l’Air 100% de Malagasy – ont abandonné la Libre (FDAL) défécation à l’air libre Sensibiliser à l’utilisation de latrines 10 % des ménages utilisent des latrines améliorées améliorées Promouvoir l’accès aux services Proportion de la population ayant accès d’assainissement élémentaire (de base) aux services d’assainissement élémentaire (de base) augmenté de 30% à 55% 74 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Intervention 3 : Améliorer l’accès de la pratique de l’hygiène par la population surtout au niveau des ménages et des institutions publiques Promouvoir la pratique des 4H au niveau des ménages et des institutions à savoir : l’hygiène corporelle incluant le lavage des mains avec du savon, l’hygiène alimentaire, l’hygiène domestique et l’hygiène environnementale. Le lavage des mains prévient efficacement la diarrhée lorsqu’il est fait correctement et à des moments critiques (avant de préparer de la nourriture et de manger ; après avoir déféqué, nettoyé un bébé ou changé une couche) et au niveau des écoles, promouvoir en plus après avoir joué). La bonne technique consiste à utiliser du savon ou un substitut efficace comme de la cendre, à se frotter au moins trois fois les paumes et dos des mains, les doigts, les inter-doigts, à les rincer à l’eau courante et à les sécher sur un chiffon propre ou à l’air. Une méta-analyse des études sur le lavage des mains menées dans les pays en développement a conclu que le lavage des mains peut réduire de 42 % le risque de diarrhée dans la population générale. Utiliser l’école et les formations sanitaires, même avec des moyens simples, pour promouvoir la pratique des messages clés d’EAH, favorise la promotion de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène et le changement de comportement. L’EAH contribue à la réduction des maladies liées au défaut de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène et du coût de prise en charge, l’amélioration des performances scolaires, et l’amélioration du bien-être et de l’environnement scolaire. Pour les enfants atteints de la malnutrition aiguë sévère sans complication pris en charge au niveau des centres de santé de base (CRENI) , il convient de s’assurer que les conditions minimum EAH dans les centres sont respectées : accès aux services d’eau et d’assainissement élémentaire ou de base et que les besoins en hygiène soient couverts ; Un environnement sain, avec nettoyage des surfaces et des sols, l’accès à des latrines, à des dispositifs de lavage des mains avec du savon et à des douches, la gestion des déchets ; un traitement et conservation de l’eau de boisson - Hygiène alimentaire / préparation des aliments. Les services de base d’accès à l’eau et à l’assainissement ainsi que les dispositifs pour l’hygiène doivent aussi être présents au niveau communautaire et au niveau ménage. Les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère avec complication sont hospitalisés pour recevoir un traitement thérapeutique intensif au niveau des centres hospitaliers (CRENA). Le maintien de l’environnement sain doit être obtenu non seulement dans ces centres de prise en charge mais surtout à leur domicile, où les enfants malnutris vont passer l’essentiel de leur temps. On cherchera donc à favoriser en priorité les bonnes conditions environnementales à domicile : - Encourager l’hygiène domiciliaire (environnement sain, avec hygiène/nettoyage des surfaces et des sols, séparation des animaux domestiques des lieux de vie, accès à des latrines et la gestion sécurisée des fèces des enfants, lavage des mains aux 5 moments clés, aires de jeu sécurisée et propres pour les enfants, etc.) - Promouvoir le traitement et la conservation de l’eau de boisson - Promouvoir l’hygiène alimentaire et la préparation sécurisée des aliments. La contamination de l’environnement domestique par des excréments d’animaux et d’humains peut souvent être trouvée dans les ménages à revenu faible. En effet, la contamination fécale des environnements de jeu et d’alimentation des enfants constitue
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 75 un risque constant et cumulatif pour la santé pendant la période critique de croissance et de développement de l’enfant. Dans un cadre familial, un poste de lavage des mains ou d’autres produits habilitants comme les « robinets à bascule » devrait être situé à proximité des latrines ou de l’aire de préparation des aliments. Les stations de lavage des mains influencent les possibilités d’adopter un comportement, peu importe leur capacité et leur motivation à le faire. Par conséquent, les interventions EAH des ménages qui abordent les comportements d’hygiène en empêchant les enfants de consommer de la nourriture et de l’eau contaminée sont essentielles pour assurer un bon résultat nutritionnel. Tableau 14 : Activités pour améliorer l’accès à l’hygiène au niveau des ménages et des établissements publiques Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir le lavage des mains avec du 45 % des ménages ont des dispositifs de savon lavage des mains avec du savon 54% des formations sanitaires ont des dispositifs de lavage des mains avec du savon 25% des écoles publiques ont des dispositifs de lavage des mains avec du savon Mise en place d’un mécanisme d’intégration Un mécanisme d’intégration est mis en pour promouvoir les pratiques EAH au place pour promouvoir les pratiques EAH au niveau des institutions publiques niveau des institutions publiques Promouvoir l’hygiène alimentaire, corporelle, 45 % de la population adoptent la bonne domestique et environnementale pratique d’hygiène alimentaire, corporelle, domestique et environnementale Elaborer et publier le code municipal Les 23 chefs-lieux de Région ont un code d’hygiène au niveau des chefs-lieux de municipal d’hygiène Région L’approche « Amie de WASH » des 50% des formations sanitaires à CRENIS, formations sanitaires et des écoles est CRENAS ont adopté l’approche Amie de adoptée dans toutes les régions WASH 60% des écoles ont adoptées l’approche Amie de WASH Promouvoir les entités « Amie de WASH » Au moins 90% de nouvelles gargotes dans les gargotes pour promouvoir les dans les endroits stratégiques adoptent le messages clés EAH concept « Amie de WASH » Promouvoir la salubrité des aliments pour Au moins 90% des hotelin-jaza obtiennent les enfants dans les hotelin-jaza la certification d’autorisation sanitaire par le régulateur Sensibiliser les ménages à la gestion des 30% des ménages adoptent la gestion des ordures ménagères ordures ménagères 76 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Intervention 3 : Améliorer l’accès de la population à l’assainissement surtout au niveau des ménages et communautaires Pour l’amélioration de l’assainissement (CLTS, marketing sanitaire, PHAST), il a été démontré que la réhabilitation ou construction de latrines familiales améliorées (pas de mouches, d’excréments ou d’odeurs) avec des installations de lavage des mains et que la distribution de trousses d’entretien des latrines familiales (gants, seau, brosse, pelle, petit pot local pour cendres) participe à la prévention et au contrôle de maladies infectieuses telles que le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies tropicales négligées telles que le trachome, la dengue, le chikungunya, sont associées à une diminution de l’immunité et de la sous-alimentation. Tableau 15 : Activités pour améliorer l’accès de la population à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir l’état sans Défécation à l’Air 100% de Malagasy – ont abandonné la Libre (FDAL) défécation à l’air libre Sensibiliser à l’utilisation de latrines 10 % des ménages utilisent des latrines améliorées améliorées Intervention 4 : Augmenter le nombre de sites communautaires de nutrition bénéficiant des services et pratiques clés EAH La présence au niveau local des sites communautaires de nutrition où sont basés les CRENAM contribue indéniablement à la lutte contre la malnutrition à travers les activités de prévention et la prise en charge des enfants atteints de malnutrition aigüe modérée afin de prévenir la sévérité de la malnutrition et le risque de mortalité. La disponibilité des services de base en eau et assainissement ainsi que les activités de promotion de pratique de l’hygiène au niveau de ces sites constituent également un complément indissociable à la lutte contre la malnutrition et favorise un changement de comportement aussi bien en EAH qu’en nutrition au niveau des ménages et au sein de la communauté. Les femmes et les enfants moins de cinq ans sont les cibles prioritaires des sites communautaires. Un plaidoyer à plusieurs niveaux serait à prioriser pour assurer la mise en place des services EAH dans ces sites communautaires, là où on assure la récupération et l’éducation nutritionnelle surtout à titre préventif. Tableau 16 : Activités pour augmenter le nombre de sites communautaires de nutrition bénéficiant des services et pratiques clés EAH Activités Résultats attendus d’ici 2026 Sensibiliser les responsables au niveau Augmentation de 10% des communes local sur l’importance de mettre en qui inscrivent dans leur PLD la mise en place des services d’EAH dans les sites place des services EAH dans les sites communautaires de nutrition communautaires de nutrition
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 77 Sensibiliser les partenaires techniques et Au moins 25% des PTFs mettent en financiers sur l’importance de mettre en place des services EAH dans les sites place des services d’EAH dans les sites communautaires de nutrition communautaires de nutrition Promouvoir les services EAH dans les sites Augmentation de 10% du nombre de sites communautaires de Nutrition communautaires de nutrition bénéficiant des services clés EAH Promouvoir l’éducation nutritionnelle en Au moins 70% des femmes ou mères intégrant les thèmes liés à l’EAH dans les fréquentant les sites communautaires sites communautaires adoptent les messages apportés par les AC en termes de pratiques clés en EAH Intervention 5 : Améliorer la pratique du MUS/MUSE au niveau des zones bénéficiant des adductions d’eau L’approche à usage unique dans l’exploitation et la gestion de l’eau ne reflète pas les réalités sur les besoins et la consommation d’eau de la population, particulièrement les populations pauvres et les groupes les plus défavorisés, surtout en milieu rural. En réalité, les gens utilisent aussi l’eau pour des fins domestiques et pour d’autres activités telles que l’irrigation des jardins potagers, l’élevage, la pêche, la gestion des petites entreprises et toutes autres initiatives pour répondre aux besoins des ménages. L’approche mondialement connu sous le nom de MUS (Multiple Uses water Services) appelé aussi MUSE (Multiple USages de l’Eau) peut maximiser les avantages sur la nutrition et la sécurité alimentaire (la disponibilité de l’eau permet aux différents types de culture qui assureront la sécurité alimentaire et l’amélioration des revenus) , la santé (l’eau potable améliore et consolide la santé, l’hygiène) et sur le potentiel productif avec de l’eau fournie ou disponible (la plupart des activités des usagers dépendent de l’eau et la disponibilité de l’eau mène aux augmentations des revenus). Les systèmes qui répondent à des usages multiples sont ainsi plus susceptibles d’être durables, parce que les utilisateurs bénéficient plus de services et ont une plus grande participation dans l’utilisation de l’eau, et sont plus disposés à leur pérennisation, facteur clé du développement. Tableau 16 : Activités pour améliorer l’adoption de l’approche MUS/MUSE au niveau des ménages et communautaires Activités Résultats attendus d’ici 2026 Sensibiliser la population sur l’importance 10% des ménages bénéficiant des du MUS/MUSE pour la nutrition systèmes d’adduction d’eau sont sensibilisés en approche MUS/MUSE Promouvoir l’adoption de l’approche MUS/ Augmentation de 1% du nombre de MUSE ménages pratiquant l’approche MUS/ MUSE au niveau des zones bénéficiant des systèmes d’adduction d’eau 78 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 6.6. Système éducation pour la nutrition Le système éducation pour la nutrition comprend les politiques, programmes, services et acteurs qui assurent l’accès d’une population à l’éducation. Il offre de nombreuses infrastructures — notamment des écoles maternelles, primaires et secondaires — pour aider les enfants à acquérir des connaissances, à développer des compétences et à réaliser leur droit d’apprendre. Il s’agit donc d’une plateforme importante pour améliorer l’alimentation des enfants, fournir des services de nutrition et encourager des pratiques nutritionnelles positives chez les enfants, les adolescents et les familles. Il vise à mettre à échelle le paquet complet d’interventions clés en matière d’Alimentation et Nutrition Scolaire (ANS) qui comprend : ◼ L’alimentation scolaire ◼ L’intégration des thèmes sur l’éducation nutritionnelle à l’école ◼ Le paquet Santé ◼ Le paquet Eau – Assainissement – Hygiène ◼ Le paquet Agriculture incluant les jardins scolaires et communautaires. La complétude du paquet est requise afin d’assurer l’intégration des interventions et obtenir un effet optimal.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 79 L’objectif général du système éducation pour la nutrition est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé et nutritionnel des élèves afin d’assurer leur développement cognitif et leur croissance physique, leur permettant de poursuivre le cycle de scolarisation et pour l’atteinte de l’ODD 2. Le système éducation pour la nutrition s’associe aux secteurs de l’eau, assainissement et hygiène ; de la santé, de l’Agriculture et de la protection sociale. 6.6.1. Objectifs du système éducation pour la nutrition D’ici 2026 : ◼ 25% des écoles primaires publiques mettent en œuvre le paquet complet d’interventions clés en matière d’Alimentation et Nutrition Scolaire (ANS) ◼ Réduire le taux d’anémie chez les filles 5-19 ans de 27,8% à 21,7% ◼ Diminuer de 28,3% à 21,3% la proportion d’adolescentes de 15-19 ans avec une Indice de Masse Corporelle inférieur à 18,5 kg/m2 6.6.2. Considération de genre dans le système éducation pour la nutrition Le droit à l’éducation est inscrit dans la Constitution de la République de Madagascar. La Politique Générale de l’Etat (PGE) met de l’avant l’intention du pays à réduire les inégalités entre les genres dans l’éducation. Investir davantage dans l’éducation des filles accroît spécifiquement leur bien-être individuel et social, ce qui est l’un des objectifs ultimes de toute action de développement. Développer et améliorer l’éducation des filles et des femmes facilite l’accès de ces dernières aux activités qui permettent d’améliorer leurs revenus. Par exemple, dans le cas des femmes travaillant dans l’agriculture, l’éducation aide celles-ci à augmenter sensiblement leur productivité, majorant ainsi les revenus des ménages et réduisant la malnutrition et la pauvreté. L’impact de l’éducation des femmes sur la fécondité est également bien connu puisqu’elle est associée à de nettes réductions du nombre d’enfants. Cela peut être renforcé par l’éducation des jeunes et des adolescentes en santé de la reproduction dans les milieux scolaires et non scolarisés. Ces mesures ont aussi un impact positif sur la croissance économique en diminuant la proportion de personnes qui constituent des charges pour d’autres dans la population. 6.6.3. Logique d’intervention du système éducation pour la nutrition A Madagascar, le programme d’alimentation scolaire a connu une évolution au fil du temps qui l’amène aujourd’hui à être clairement reconnu comme étant l’un des moyens les plus efficaces permettant de soutenir la scolarisation et le maintien des enfants à l’école. Le pays dispose d’un Plan National d’Alimentation et de Nutrition Scolaire 2020 – 2024 (PNANS III). Le paquet complet d’interventions clés en matière de Nutrition et Alimentation Scolaire (NAS) comprend l’alimentation scolaire, l’intégration des thèmes sur 80 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 l’éducation nutritionnelle à l’école, le paquet Santé, le paquet WASH in School, et le paquet Agriculture incluant les jardins scolaires et communautaires. En 2017 – 2018, un peu moins de 7% des écoles primaires publiques Malagasy bénéficient d’une cantine. En 2020, 1 776 écoles primaires, sur les 25 540 que compte le pays, ont une cantine scolaire. Environ 7% de ces cantines scolaires sont sous la tutelle du MEN, alors que 15,5% sont autogérées, c’est-à- dire organisées et subventionnées par les communautés. En 2015, 57,9% de la population en âge d’être scolarisé à Madagascar, ce qui représente 4 351 971 enfants âgés de 6 à 18 ans, a souffert de retard de croissance avant l’âge de 5 ans (Le coût de la faim à Madagascar, 2015). Pour les activités nutritionnelles en milieu scolaire inscrits dans le PNAMN et le PNANS III, la supplémentation en micronutriments des enfants d’âge scolaire s’est faite dans les EPP avec une campagne annuelle de déparasitage dans toutes les écoles et la supplémentation en Fer Acide Folique (FAF) dans les écoles appuyées par les partenaires. Intervention 1 : Renforcer le paquet de la nutrition en milieu scolaire Mise en place de Cantine Scolaire au niveau des établissements Primaires Publics (EPP) : L’offre de repas sains et diversifiés à l’école a non seulement une incidence directe sur l’état nutritionnel des enfants, mais elle les aide à adopter des habitudes alimentaires saines qui peuvent être maintenues tout au long de leur vie. On peut s’attendre à des impacts nutritionnels positifs à long terme puisque l’alimentation scolaire et les actions complémentaires mènent à des résultats éducatifs et cognitifs améliorés, qui ont des avantages intergénérationnels (le niveau d’éducation des enfants est un déterminant important de la croissance de l’enfant mesuré par le retard de croissance). Supplémenter en fer et en acide folique les enfants d’âge scolaire et les adolescentes : L’anémie ferriprive chez les enfants a été associée à une augmentation de la morbidité chez les enfants et à une diminution du développement cognitif et des performances scolaires. Les enfants sont particulièrement vulnérables à l’anémie due à leurs besoins accrus en fer dans les périodes de croissance rapide, en particulier dans les 5 premières années de la vie. La supplémentation quotidienne en fer chez les enfants de 5 à 12 ans est associée à un risque plus faible d’anémie, de carence en fer et d’anémie ferriprive chez les enfants de 5 à 12 ans. Les adolescentes non enceintes sont particulièrement à risque de carence en fer et d’anémie, en raison de leurs pertes de fer dues aux menstruations et de la faible teneur en fer de leur alimentation. Une supplémentation intermittente en fer et en acide folique (c’est-à-dire une, deux ou trois fois par semaine) s’est avérée efficace, sûr et plus acceptable que la supplémentation quotidienne pour améliorer les concentrations d’hémoglobine chez les adolescentes menstruées et réduire leur risque d’anémie. Déparasiter les enfants d’âge scolaire et les adolescentes : Le schistosome et les infestations d’helminthes transmises par le sol sont parmi les infections
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 81 les plus courantes dans les pays en développement et peuvent causer des saignements internes (conduisant à l’anémie), une malabsorption des nutriments, une diarrhée, des vomissements, une perte de l’appétit, et un état nutritionnel plus dommageable. Les enfants et les adolescentes infectés bénéficient considérablement du traitement antihelminthique, en termes de réduction de la charge de vers et de gain de poids et de taille. Les traitements sous vermifuges (albendazole, mébendazole et/ou Praziquantel) et la chimiothérapie préventive sont aussi bien tolérés chez les enfants de plus de 12 mois que chez les adolescentes, à des doses appropriées. Promouvoir la consommation des aliments riches en micronutriments, saine, équilibrée, diversifiée et nutritive : Chez les adultes et les enfants, la consommation de sucres libres devrait être réduite à moins de 10 % de l’apport énergétique total. Une réduction à moins de 5 % de l’apport énergétique total serait bénéfique pour la santé. La consommation de sucres libres augmente le risque de caries dentaires, d’un gain de poids malsain qui peut conduire au surpoids et à l’obésité. Des données récentes montrent également que les sucres libres influent sur la tension artérielle et les lipides sériques, et suggèrent qu’une réduction de la consommation de sucres libres réduit les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires Réduire l’apport total en matières grasses à moins de 30% de l’apport énergétique total aide à prévenir la prise de poids et réduit le risque de développer des maladies non transmissibles. Il a été démontré que consommer au moins 400 g de fruits et légumes par jour réduit le risque de maladies non transmissibles et contribue à assurer un apport quotidien adéquat en fibres alimentaires. © UNICEF/UN0438158/Ramasomanana 82 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Promouvoir les jardins potagers : Les jardins scolaires peuvent faire partie d’une approche holistique de l’alimentation et de la nutrition à l’école qui comprend la fourniture de repas scolaires diversifiés, l’éducation nutritionnelle et des environnements scolaires sains. Cette approche intégrée peut aider à répondre aux besoins nutritionnels immédiats des écoliers et à façonner des habitudes alimentaires saines tout au long de la vie. Les jardins scolaires ne devraient pas être promus comme un moyen de fournir des aliments scolaires, mais plutôt comme un outil d’apprentissage pratique. Ils peuvent être mis en œuvre dans le contexte de programmes complets et culturellement adaptés en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé, qui offrent des possibilités d’apprentissage sur les régimes alimentaires sains, l’activité physique, l’hygiène personnelle, et les comportements axés sur la santé. Effectuer des visites médicales à l’entrée du premier cycle de l’enseignement de base au niveau des écoles (carnet de santé) : Le parcours éducatif de santé comprend la visite médicale obligatoire à l’entrée et à la sortie du premier cycle de l’enseignement de base et les activités de dépistage, de supplémentation et de déparasitage qui sont traitées dans le Paquet Santé. Le suivi médical comporte un examen général incluant l’évaluation de l’état nutritionnel par le biais de l’examen clinique et l’anthropométrie. Il permet une classification de l’état nutritionnel de chaque élève à travers l’interprétation des résultats de l’examen clinique d’une part (appréciation notamment de l’état d’anémie) et de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) pour l’âge. Le carnet de santé informe de l’état de santé de chaque élève en vue de suivis médicaux et nutritionnels systématiques. Vaccinations, consultations médicales, traitements divers à suivre et autres sont relevés dans ce Carnet de Santé de l’élève (52). Intégration des thèmes relatifs à la nutrition dans la pratique en classe : Des programmes scolaires à composantes multiples visent à protéger, promouvoir et soutenir des régimes alimentaires sains et une bonne nutrition. En 2017, la Banque mondiale a estimé que 368 millions d’enfants et d’adolescents d’âge scolaire dans le monde ont été atteints par ces programmes. Des données probantes ont démontré une amélioration du poids parmi les enfants des pays à faible revenu qui ont participé à des programmes d’alimentation scolaire. Les programmes d’alimentation scolaire peuvent être conçus pour soutenir les résultats nutritionnels. L’offre de repas sains et diversifiés à l’école a non seulement une incidence directe sur l’état nutritionnel des enfants, mais elle les aide à adopter des habitudes alimentaires saines qui peuvent être maintenues tout au long de leur vie. Promotion de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (SRAJ) au niveau des écoles :
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 83 Selon le Plan Sectoriel de l’Education 2018-2022, les parents ont assurément une place importante à assurer auprès des jeunes et notamment des jeunes filles dans leur éducation à la notion de genre et à la santé reproductive. Cependant, parler de ces sujets et notamment de la santé reproductive reste tabou dans certaines familles Malagasy, et plus particulièrement dans les zones défavorisées. Cette réticence pourrait conduire à des effets néfastes sur l’avenir des jeunes et notamment des filles (prostitution infantile, mariage précoce, esclavage moderne…), qui peut aboutir à l’abandon scolaire précoce. C’est pourquoi le MEN vise à renforcer la connaissance des parents sur la Santé Reproductive des Adolescents (SRA) dans certaines zones définies de l’île. Cette campagne de sensibilisation met l’accent sur la communication de masse et interpersonnelle par le biais de l’utilisation d’outils de communication, de la collaboration avec les radios locales et de la formation d’animateurs de proximité. Développer une stratégie de communication nationale et régionale pour promouvoir la nutrition en milieu scolaire : Pour obtenir de meilleurs résultats au niveau de la nutrition en milieu scolaire, l’alimentation scolaire devrait être accompagnée d’une éducation nutritionnelle (soit dans le cadre d’un programme, soit en tant qu’activité parascolaire) et d’une participation des parents à l’école et à la maison. La combinaison de l’alimentation scolaire avec des aliments locaux peut soutenir la production locale et affecter les pratiques alimentaires locales, en particulier lorsqu’elle est combinée avec des campagnes de sensibilisation et d’éducation nutritionnelle. Campagne de Diffusion de Message en matière de nutrition et d’hygiène en utilisant les élèves comme vecteur de message : Un examen des médias de masse et de la mHealth en tant que plateforme de fourniture d’interventions nutritionnelles suggère que les données sont très peu disponibles. Cependant, l’examen évaluant la conception, la mise en œuvre et l’efficacité des médias de masse et des interventions d’éducation nutritionnelle pour améliorer les pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants suggère que les médias de masse pourraient avoir un avantage à améliorer les pratiques d’alimentation. Des interventions fondées sur les médias sociaux, comme les séances de discussions, pour améliorer les comportements nutritionnels chez les adolescents ont montré leur efficacité. Parmi les interventions efficaces, une composante de soutien social était le plus souvent utilisée comme mécanisme de changement de comportement, et les adolescents avaient tendance à augmenter la consommation d’aliments sains plus souvent qu’à diminuer la consommation d’aliments malsains. 84 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Tableau 17 : Activités pour renforcer le paquet de la nutrition en milieu scolaire Activités Résultats attendus d’ici 2026 Mise en place de Cantine Scolaire au 25% des établissements Primaires Publics niveau des Etablissements Primaires bénéficient de cantines scolaires Publics (EPP) Supplémenter en fer et en acide 90% des élèves sont supplémentés en fer et en folique les enfants d’âge scolaire et acide folique les adolescentes Déparasiter les enfants d’âge scolaire 90% des élèves dans les écoles primaires (EPP) et les adolescentes sont déparasités Promouvoir la consommation des 100% des écoles avec une cantine scolaire aliments riches en micronutriments, bénéficient d’une éducation nutritionnelle saine, équilibrée, diversifiée et nutritive Promouvoir les jardins potagers 50 % des écoles avec une cantine scolaire ont un jardin potager Effectuer des visites médicales 20% des élèves bénéficient d’une visite à l’entrée du premier cycle de médicale à l’entrée du premier cycle de l’enseignement de base au niveau l’enseignement de base au niveau des écoles des écoles (carnet de santé) 20% d’élèves possèdent un carnet de santé de l’élève Intégration des thèmes relatifs à la 100% des enseignants dans les écoles avec nutrition dans la pratique en classe cantines sont formés sur l’intégration des thèmes relatifs à la nutrition dans la pratique en classe Promotion de la santé sexuelle et 25 % des écoles bénéficient d’une formation en reproductive des adolescents et des santé sexuelle et reproductive des adolescents jeunes (SRAJ) au niveau des écoles Développer une stratégie de Un plan de communication du système communication nationale et éducation pour la nutrition est élaboré régionale pour promouvoir la nutrition en milieu scolaire 50% des activités de communication réalisées Campagne de Diffusion de Message 100 % des écoles à cantines bénéficient de en matière de nutrition et d’hygiène Campagne de Diffusion de Message en en utilisant les élèves comme vecteur matière de nutrition et d’hygiène de message 50% des écoles effectuent des campagnes dans et autour des écoles en faveur d’un environnement alimentaire sain
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 85 Intervention 2 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle en milieu scolaire Mettre en place d’un protocole d’accord avec le MINSANP, le MEAH et MINAEP pour faciliter la mise en œuvre des activités relatives à la promotion de l’alimentation et l’hygiène en milieu scolaire La PNANS III recommande de mettre en œuvre un partenariat bien structuré. Cette collaboration exige un engagement fort et des rôles et responsabilités de chaque secteur bien clarifiés. La mise en place d’un protocole d’accord avec le MSANP ; le ministère de l’eau, assainissement et hygiène (MEAH) et MAEP pour faciliter la mise en œuvre des activités relatives à la promotion de l’alimentation et l’hygiène en milieu scolaire en fait partie. Par ailleurs, la PNANS souligne l’importance de la participation et de l’implication des communautés à l’alimentation scolaire, gage de leur appropriation du programme. Redynamiser le Comité de Pilotage en Alimentation et Nutrition scolaire (COPILANS) : Pour toute intervention appliquant une approche multisectorielle, une bonne coordination est indispensable afin d’assurer l’atteinte des objectifs. De même, une décentralisation des responsabilités et des moyens est de mise afin d’assurer la redevabilité des parties prenantes à tous les niveaux. La coordination stratégique au niveau central sera dévolue à un Comité de Pilotage. Il est recommandé de rétablir l’ancien Comité de Pilotage de l’Alimentation et la Nutrition Scolaire (COPILANS) dont les Termes De Références feront l’objet d’une mise à jour. Cette entité, dirigée par la Primature, représentée par l’Office National de Nutrition (ONN), jouera le rôle de Conseil d’Administration et regroupera les intervenants en matière d’alimentation et nutrition scolaire qui seront représentés par des Points Focaux. Il s’agit des acteurs publics et privés, des Organisations de la Société Civile (OSC), etc. Le COPILANS est partie prenante au sein du CNN. Son fonctionnement sera régi par un règlement intérieur élaboré en concertation avec les membres. La redynamisation du COPILANS sera officialisée par des textes règlementaires et bénéficiera de l’appui technique et financier de l’Etat Malagasy et des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Tableau 18 : Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle en milieu scolaire Activités Résultats attendus d’ici 2026 Mettre en place un protocole d’accord avec 1 protocole d’accord interministériel avec le le MSANP, le MEAH et MINAE pour faciliter MSANP ; le MEAH et le MINAE signé la mise en œuvre des activités relatives à la promotion de l’alimentation et l’hygiène en milieu scolaire Redynamiser le Comité de Pilotage 8 réunions du COPILANS ont été effectuées en Alimentation et Nutrition scolaire (COPILANS) 86 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 © UNICEF/UN0622801/Ralaivita 6.7. Système de protection sociale pour la nutrition A Madagascar, le système de protection sociale couvre un large éventail de régimes contributifs et non contributifs, et divers programmes, entre autres: les Caisses de retraite, le régime d’assurances et fonds de pension, les programmes qui visent l’accès aux services sociaux de base, les programmes d’appui aux groupes pauvres et vulnérables et les programmes d’assistance sociale en faveur des groupes vulnérables spécifiques, incluant les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les enfants et les femmes (PNPS 2015). Le système de protection sociale pour la nutrition comprend un ensemble de politiques et de programmes visant à protéger tous les individus contre la pauvreté, la fragilité et l’exclusion sociale, avec un accent particulier sur les groupes vulnérables. Le système de protection sociale peut constituer un filet de sécurité crucial pour améliorer l’alimentation et la nutrition des femmes et des enfants des familles les plus vulnérables en proposant des programmes tels que des transferts alimentaires, des bons ou des transferts en espèces qui peuvent améliorer l’accès à des aliments nutritifs et diversifiés. La Protection Sociale va de pair avec la sécurité alimentaire et la nutrition. Par définition, le Gouvernement de Madagascar par le biais du Ministère en charge de la Protection Sociale, fournit une protection sociale pour garantir que les ménages bénéficiaires puissent satisfaire leurs besoins fondamentaux, notamment disposer de l’alimentation adéquate, nutritive et sûre pour mener une vie saine et active. Au niveau du ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme (MPPSPF), le taux de malnutrition est l’un de 7 critères pour sélectionner la région d’intervention pour bénéficier de cash transfert.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 87 A part ces activités régulières, le MPPSPF dans sa collaboration étroite avec le FID et l’ONN, a pour attributions de : ◼ Construire et de réhabiliter des villages communautaires aux fins d’accueillir les ménages sans abris ; ◼ Construire des banques alimentaires dans le Sud de Madagascar pour la distribution des repas chauds en faveur des plus démunis ; ◼ Construire des espaces de bien-être à proximité des sites de nutrition pour les activités de mesures d’accompagnement ; ◼ Créer d’étendre des activités génératrices de revenu en vue de rehausser les conditions de vie des ménages bénéficiaires. Les résultats attendus du système de protection sociale pour la nutrition sont de contribuer à une meilleure accessibilité des ménages, particulièrement les plus vulnérables et les femmes, aux services sociaux de base et favoriser les changements de comportements liés à la nutrition, à travers la mise en place de filets sociaux de sécurité réguliers d’ici 2030. Malgré le taux de pauvreté et vulnérabilité l’investissement de Madagascar dans la protection sociale reste parmi les plus faibles au monde. Même en utilisant une définition très large de la protection sociale, le gouvernement malgache n’a dépensé qu’environ 0,7 % de son PIB pour la protection sociale en 2014 (ce qui comprend des dépenses importantes en matière d’assurance sociale) et se classe en fait au dernier rang de l’indice de protection sociale du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique. Cela est bien en dessous des 1,3 % du PIB correspondant au taux moyen de ce type de dépenses dans les pays à faible revenu, tel qu’estimé par l’Organisation internationale du Travail (OIT). Le Gouvernement malgache a approuvé sa Politique Nationale de Protection Sociale (PNPS) en 2015 et la Stratégie Nationale de Protection Sociale (SNPS) 2019-2023, sous la responsabilité du Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme (MPPSPF). Le programme phare du Gouvernement dans le cadre de la SNPS, — le Programme National de Filets Sociaux de Sécurité (PNFSS) — cible actuellement une très petite frange de la population : seulement 5 % des ménages extrêmement pauvres sont inclus dans un nombre limité de districts, bien que le Gouvernement envisage de porter ce pourcentage à 15 % d’ici 2023 (0,5 % du PIB) et à 50 % d’ici 2030 (1,5 % du PIB) (53). Autre le programme de filets sociaux, le système national de protection sociale s’articule autour de 4 axes programmatiques : N° Axe Objectif stratégique 1 Transferts Les ménages extrêmement pauvres auront la capacité de sociaux satisfaire leurs besoins fondamentaux et auront amélioré leur résilience 88 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 N° Axe Objectif stratégique 2 Accès aux Il y aura une augmentation de l’accès aux services sociaux services sociaux de base, surtout pour les personnes extrêmement pauvres de base et vulnérables ; et aux services spécialisés pour les groupes marginalisés spécifiques. 3 Renforcement Des ménages extrêmement pauvres auront augmenté des moyens de leurs revenus et amélioré leurs conditions de vie d’une subsistance façon durable, à travers le renforcement de leurs moyens de subsistance. 4 Régime Le régime contributif sera plus viable, efficace et équitable contributif et aura une plus grande couverture (y compris une ouverture envers le secteur informel). 6.7.1. Objectifs du système de protection sociale pour la nutrition D’ici 2026, ◼ 15% des ménages en situation d’extrême pauvreté bénéficieront d’une couverture de Protection Sociale efficace. ◼ 11,5% des ménages en situation d’extrême pauvreté recevront des transferts monétaires réguliers. ◼ 3,5% des ménages en situation d’extrême pauvreté recevront de façon régulière et prévisible des T.M contre travail productif/actifs. ◼ 50% des ménages extrêmement pauvres bénéficiaires des transferts sociaux et des femmes enceintes auront bénéficiés d’une sensibilisation en matière de nutrition infantile. 6.7.2. Considération de genre du système de protection sociale pour la nutrition L’intersection des inégalités et des normes de genre avec les âges et les étapes du parcours de vie signifie que les femmes et les filles sont exposées à un risque accru de pauvreté (54). Les filles et les femmes en âge de procréer sont donc plus susceptibles de vivre dans des ménages pauvres que les garçons et les hommes (55). Malgré les avantages des systèmes de protection sociale, beaucoup ne parviennent pas à remédier aux vulnérabilités et aux inégalités liées au genre et au parcours de vie, ce qui limite son potentiel de réduction de la pauvreté. Si Madagascar n’a commencé que récemment à s’intéresser à la dimension de genre en protection sociale, des preuves de plus en plus abondantes démontrent que les impacts de ces programmes ne sont pas neutres du point de vue du genre et que la prise en compte de considérations sexo- spécifiques dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes offre un vaste potentiel de promotion de l’égalité des sexes (56).
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 89 6.7.3. Logique d’intervention du système de protection sociale pour la nutrition Intervention 1 : Assurer la protection sociale des groupes vulnérables en matière de nutrition En associant la protection sociale aux secteurs « productifs » et « sociaux », il est possible de développer une approche plus holistique ayant un impact plus important sur la pauvreté, la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Lorsqu’elle est bien conçue, la protection sociale peut s’avérer très efficace pour fournir de l’aide aux familles et aux personnes à risque ou touchées par la malnutrition, en s’attaquant aux facteurs déterminants sous- jacents de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire tout au long du cycle de vie. Les programmes de protection sociale peuvent être des outils efficaces pour favoriser l’accès des personnes à une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive par le biais de transferts (en nature ou en espèce), ce qui entraînent une amélioration de la consommation, tant en termes de qualité qu’en quantité. Les résultats des programmes de protection sociale pour la nutrition peuvent être optimisés à l’aide d’actions complémentaires spécifiques, telles que la promotion des aliments à haute valeur nutritionnelle, pour les groupes cibles. Par ailleurs, travailler sur les obstacles psychosociaux (normes liées au genre, xénophobie, habitudes alimentaires et de consommation) peut fournir une protection sociale en lien avec la nutrition (57). Tableau 19 : Activités pour assurer la protection sociale des groupes vulnérables en matière de nutrition Activités Résultats attendus d’ici 2026 Promouvoir la mise en place d’un 7 Dispositifs d’orientation des groupes dispositif d’orientation des groupes cibles cibles en faveur de la nutrition sont mis en en faveur de la nutrition place Un guide pour rendre les filets de protection sociale sensibles à la nutrition est élaboré Faciliter l’accès au financement, en 157 000 femmes rurales bénéficient de particulier des femmes rurales financement Mettre en œuvre des programmes de 11,5% des ménages en situation d’extrême transfert monétaire pour les groupes pauvreté (574 000 ménages) recevront vulnérables des transferts monétaires réguliers Créer des emplois temporaires (HIMO) 3,5% des ménages en situation d’extrême pour les ménages vulnérables liés pauvreté (123 000 ménages) recevront de avec des formations sur la nutrition, façon régulière et prévisible des transferts l’agriculture familiale et EAH d’argent contre travail productif/Actif 90 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Activités Résultats attendus d’ici 2026 Mettre en place des centres d’accueils 6 centres d’accueils en faveur des en faveur des personnes en situation personnes en situation d’handicap d’handicap (Adultes, Femmes, Enfants) en (Adultes, Femmes, Enfants) en termes de termes de protection sociale protection sociale mis en place Intervention 2 : Elaborer des documents cadres de la protection sociale pour la nutrition Madagascar dispose d’un cadre légal assez bien développé relatif à la coordination et à la supervision de la protection sociale. Les lois et décrets les plus importants et récents sont les suivants : ◼ Loi 2017-028 - Relative à la politique nationale de protection sociale relative au régime non contributif de Madagascar ◼ Décret N° 2017-327 - Portant création d’une structure de coordination des actions de protection sociale du régime non contributif. ◼ Décret N° 2017-844 portant création et tenue de l’annuaire des interventions et du registre des bénéficiaires dans le cadre des actions de Protection sociale du régime non contributif. ◼ Décret 2015-1034 portant sur la mise en place d’un cadre d’orientation générale en matière de protection sociale en faveur des ménages en situation de vulnérabilité. Aucune des structures de coordination prévues par la loi - ni le CNPS ni le BNCAPS ni les Comités - n’ont été établie. Tableau 20: Activités pour élaborer des documents cadres de la protection sociale pour la nutrition Activités Résultats attendus d’ici 2026 Elaborer un texte sur la protection sociale 1 texte juridique sur la protection sociale orienté vers la nutrition pour renforcer le orienté vers la nutrition est disponible. cadre juridique existant Elaborer un guide de protection social Un guide des filets de protection sociale sensible à la nutrition sensible à la nutrition est disponible Intervention 3 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle de la protection sociale pour la nutrition La protection sociale est coordonnée sur le plan technique par le Groupe thématique de protection sociale (GTPS) qui est présidé par le MPPSPF. Ce GTPS regroupe les Ministères concernés, les partenaires techniques et financiers (PTF) et les ONG, et comprend quatre sous-groupes (alignés avec les axes de la SNPS). Des GTPS régionaux ont également été établis dans certaines régions.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 91 Le Registre social unique est un mécanisme de ciblage, d’identification des besoins de la population, de suivi des indicateurs de bien-être des enfants et de référencement vers les programmes les plus appropriées à leurs besoins dont les avantages sont attendus par toutes les parties prenantes impliquées dans la réforme des filets sociaux. C’est un outil technique essentiel, pour gérer l’affectation des ressources publiques consacrées à la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité, avec efficacité et équité. Il est donc nécessaire d’avoir une base de données sociale fiable, d’une sélection rigoureuse des populations cibles, d’une gouvernance transparente du système et d’un mécanisme de suivi de l’impact des programmes ciblés. Il est également nécessaire de mettre en place un dispositif décentralisé de gestion de ce registre au niveau des districts et des communes par le Ministère de la Population (guichet unique décentralisé) afin que un suivi en temps réel de la situation des enfants soit possible a travers cet outil. Tableau 21 : Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle de la protection sociale pour la nutrition. Activités Résultats attendus d’ici 2026 Mettre en place une convention de Une convention de confidentialité confidentialité de sécurisation des de sécurisation des données sur les données sur les bénéficiaires relatives bénéficiaires relatives à la protection à la protection sociale gérée par un sociale gérée par un administrateur administrateur désigné par le MPPSPF désigné par MPPSPF est mise en place Mettre en place et/ou redynamiser les 10 GTPS sont redynamisées au niveau Groupes Thématiques de Protection. régional Sociale (GTPS) afin d’assurer la coordination dans la mise en œuvre des 13 GTPS sont créées au niveau régional programmes de PS incluant la nutrition Mettre à jour la cartographie des acteurs Une cartographie des acteurs en PS pour en PS pour la nutrition à Madagascar la nutrition mise à jour annuellement 6.8. Axe transversal en matière de coordination, gouvernance et de la communication pour la nutrition La complexité de la réduction de la malnutrition exige de nos jours une approche multi acteurs et une approche systémique plus pragmatique. Le système de gouvernance au service de la nutrition doit logiquement s’adapter à un processus inclusif et participatif où les acteurs ont des obligations de mieux opérationnaliser un mécanisme de coordination multisectorielle efficace. Dans cette optique, il appartient à l’Etat de définir les règles de jeu concertés et inciter les acteurs à mieux se communiquer et primer la convergence. La gouvernance de la nutrition est constituée de l’ensemble des mécanismes, cadres ou politiques qui permettent aux différents acteurs d’améliorer durablement la sécurité nutritionnelle des ménages. La coordination, la cohérence et la complémentarité des actions des acteurs qui œuvrent en faveur de la sécurité nutritionnelle durable doivent permettre de trouver des solutions adaptées et de mobiliser un appui significatif. 92 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 L’ONN en tant qu’organisme de coordination et de suivi de la mise en œuvre du PNAMN (2022-2026), sous les orientations stratégiques du CNN, travaille-en étroite collaboration avec tous les secteurs concernés et notamment les services et les cellules chargés de la nutrition au sein des différents ministères, les ONG, la société civile et les organismes internationaux. D’ici 2030, l’axe transversal de la coordination, gouvernance et communication pour la nutrition assure la convergence des efforts des différents systèmes dans la mise en œuvre de la Politique Nationale de Nutrition. 6.8.1. Objectifs de la coordination, la gouvernance et de la communication pour la nutrition D’ici 2026 : ◼ Renforcer le cadre politique et règlementaire régissant le secteur de la nutrition. ◼ Améliorer le mécanisme de coordination multisectorielle afin d’aligner toutes les actions autour d’un cadre de résultats communs. ◼ Accroître la mobilisation des ressources internes et externes pour la lutte contre la malnutrition. ◼ Asseoir la notoriété et le leadership de l’ONN, à travers une stratégie de communication institutionnelle.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 93 6.8.2. Logique d’intervention de la coordination, de la gouvernance et de la communication pour la nutrition Intervention 1 : Renforcer le cadre juridique pour la nutrition En dépit de l’existence de cadre juridique général régissant le secteur, différents textes sectoriels qui réglementent directement ou indirectement le domaine de la nutrition sont méconnus par certaines parties prenantes. En conséquence, plusieurs activités sont identifiées pour améliorer le cadre règlementaire et juridique de la lutte contre la malnutrition. En ce sens, ce plan recommande d’inventorier les lois, décrets et codes sur la protection et la sécurité des consommateurs dans le domaine de l’alimentation et les rendre en vigueur. De plus, les normes et les directives rendues d’application obligatoire devront être faites par voie d’arrêté ministériel ou interministériel. Par la suite, le dispositif de contrôle de l’application des normes sera mis en place. En outre, les textes adoptés vont faire l’objet d’une opération de publication, d’information et de vulgarisation pour une large diffusion. Enfin, il importe d’élaborer le modèle d’accord de coopération avec le secteur privé, spécifiquement avec le secteur de l’industrie alimentaire. Tableau 22 : Activités pour renforcer le cadre juridique pour la nutrition Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Adopter la Politique Nationale de La Politique Nationale de Nutrition est adoptée Nutrition Elaborer un cadre règlementaire pour La Loi rendant obligatoire la fortification des la fortification alimentaire aliments de consommation courante existe Au moins 2 textes règlementaires sur la fortification alimentaire élaborés et mises en application Elaborer les textes règlementaires Un texte règlementaire régissant la détaxation au niveau national régissant la des fortifiants au niveau national est élaboré et détaxation des fortifiants pour mis en application la fortification alimentaire et la production d’aliments nutritionnels spécialisés locaux Rendre effective le texte Un texte réglementaire sur la règlementaire sur la commercialisation des substituts de lait commercialisation des substituts de maternel est mis en application lait maternel conformément avec le Code international 94 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Intervention 2 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle Pour parvenir au meilleur aspect de coordination et d’harmonisation des interventions, des efforts particuliers sont menés pour la mise en place de l’approche programme. Considérant, la création des différentes plateformes du mouvement SUN, qui a été initiée depuis l’adhésion du pays en 2012. Le Coordonnateur National de l’ONN est le point focal gouvernemental du Mouvement SUN à Madagascar. L’intégration de la nutrition dans les plans et les programmes sectoriels contribue à l’atteinte des objectifs fixés par ce plan. La coordination multisectorielle est dite harmonieuse et efficace lorsqu’elle considère en premier lieu le renforcement du leadership de l’ONN en tant que seule unité reconnue pour coordonner la mise en œuvre du PNAMN, et en deuxième lieu la convergence d’efforts pour atteindre l’objectif commun spécifique de réduction de la malnutrition. Tableau 23: Activités pour renforcer la coordination intra- et intersectorielle Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Intégrer la nutrition dans la Politique La nutrition est intégrée dans la PGE parmi Générale de l’Etat, dans les plans de les priorités (oui/non) développement (national, régional, communal) et dans les programmes 100% des Plans sectoriels des ministères et/ sectoriels ou programmes intègrent la nutrition 100% des Régions intègrent la nutrition dans leur PRD Renforcer la fonctionnalité des D’ici fin 2022, la plateforme plateformes dans le mouvement SUN et gouvernementale est opérationnelle capitaliser les réalisations Chaque plateforme envoie annuellement les rapports d’activités Les plateformes du mouvement SUN sont opérationnelles et se réunissent au moins chaque semestre Au moins un document de capitalisation des acquis est produit et diffusé par plateforme par an.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 95 Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Renforcer la structure de coordination Au moins une réunion de coordination est multisectorielle au niveau national, effectuée entre ONN et CNN annuellement régional et communal Une réunion de coordination est effectuée entre ONN et BPCNN 2 fois par an Au moins une réunion de coordination est effectuée entre ORN et CRN annuellement Au moins deux réunions de coordination multisectorielle en Nutrition sont effectuées annuellement Un document de planification stratégique de l’ONN est disponible et diffusé Chaque partenaire a un protocole d’accord/ MOU avec l’ONN La cartographie des intervenants et interventions en nutrition est mise à jour annuellement Mener un diagnostic organisationnel de Au moins un diagnostic organisationnel est l’ONN mené Mener un audit organisationnel de l’ONN Au moins un audit organisationnel est mené Renforcer les capacités de l’ONN selon 90% du personnel de l’ONN est formé les besoins identifiés Renforcer la capacité de tous les agents Au moins 50% des agents techniques des techniques de tous les systèmes sur la systèmes sont formés sur la nutrition nutrition Pérenniser l’Alliance Nationale de la Une assemblée générale est tenue Fortification Alimentaire (ANFA) annuellement Au moins 2 réunions du lead commitee sont tenues annuellement Intervention 3 : Assurer le suivi et évaluation du PNAMN Elaborer les données nationales sur la situation nutritionnelle pour le PNAMN. Il s’agit de la situation de référence du PNAMN en matière de nutrition et de sécurité alimentaire. En effet, une des problématiques du suivi-évaluation a été, et est jusqu’à maintenant, l’absence de base de données de référence du secteur de la Nutrition à l’échelle nationale. Or, un tel système devra servir de principal outil dans l’analyse, l’interprétation et l’évaluation des acquis et des impacts de toutes les actions en nutrition pour aider à la prise de décision. 96 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Il s’agit donc l’élaborer le Plan National de Suivi-Evaluation (PNSE) du PNAMN. C’est un document informatif de tous les indicateurs d’activités et d’impacts retenus pour les 5 ans de mise en œuvre du PNAMN. Les revues annuelles exposent et développent, entre autres, les progrès de Madagascar dans la lutte contre la malnutrition sur la base des indicateurs retenus. La revue annuelle contient par ailleurs une étude d’estimation des dépenses relatives à la lutte contre la malnutrition (revue budgétaire en interne). Les évaluations à mi-parcours et finale de la mise en œuvre du PNAMN contribueront aux revues Les missions de supervision directe consistent à constater à l’échelle locale et régionale quelques réalisations sélectionnées selon des critères bien définis. La supervision est assurée par les instances supérieures de décision (CNN, CRN). Les résultats qui en découlent permettent de décider sur les éventuelles réorientations et des réaménagements pendant la période de mise en œuvre. Tableau 24: Activités pour assurer le suivi et évaluation du PNAMN Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Instaurer des mécanismes et Le PNSE estdéveloppé et appliqué dispositifs de suivi-évaluation Le CNSE se réunit 2 fois par an du PNANM au niveau national et 100% des GRSE se réunissent trimestriellement régional Au moins une revue de la coordination multisectorielle est réalisée annuellement Assurer le suivi de la mise en 1 séance de partage est organisée annuellement par œuvre du PNAMN région 1 session de supervision est réalisée annuellement 2 évaluations de la mise en œuvre du PNAMN sont réalisées (à mi-parcours, finale) Intervention 4 : Renforcer la recherche en nutrition Un plan de recherche et d’évaluation est important pour identifier les lacunes des données prioritaires que l’on peut combler par le biais de recherches et/ou d’évaluations. Cela promeut la génération d’informations qui sont pertinentes pour les processus programmatiques, politiques et de planification. En particulier, des recherches formatives et opérationnelles, en conjonction avec l’élaboration et la mise en œuvre d’activités planifiées, aident à mieux comprendre les conditions essentielles qui permettront d’améliorer les interventions en nutrition dans différents contextes au sein du pays et la théorie de changement en termes de nutrition.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 97 Tableau 25: Activités pour renforcer la recherche en nutrition Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Développer un plan de recherche et Un plan de recherche et d’évaluation pour d’évaluation pour combler les lacunes combler les lacunes des données prioritaires des données prioritaires est développé Coordonner avec la plateforme des Au moins 50% des partenaires et/ou chercheurs du mouvement SUN les institutions de recherche diffusent leurs résultats de recherche en nutrition, au résultats de recherche à l’ONN et à la niveau des partenaires et/ou institutions plateforme MIKASA de recherche Etendre la plateforme des chercheurs Au moins 50% des régions sont membres de au niveau régional la plateforme Vulgariser les résultats des recherches Au moins 50% des résultats de recherche en en nutrition nutrition seront vulgarisés et adoptés Intervention 5 : Plaidoyer et mobilisation des ressources pour la nutrition La mobilisation de ressources pour la nutrition renvoie au processus d’obtention et d’exploitation de ressources financières et non financières, de financement public intérieur et de financement venant de partenaires externes pour soutenir la mise en œuvre des interventions et des activités mentionnées dans le PNAMN, à l’échelle et au niveau de couverture proposés pour parvenir aux cibles fixées. La mobilisation de ressources est un processus collaboratif et à long terme. La mobilisation de ressources pour renforcer l’action multisectorielle pour la nutrition est un processus vaste qui exige la contribution de différents secteurs et de parties prenantes diverses, comprenant des partenaires externes. Elle prend en compte le rapport coût- efficacité et les données probantes établies sur les actions de nutrition à l’impact. Tableau 26: Activités pour le plaidoyer et la mobilisation des ressources pour la nutrition Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Faire un costing du PNAMN avec Le budget de mise en œuvre du PNAMN est un plan de positionnement des élaboré et diffusé différentes parties prenantes, le gap est clarifié avant le démarrage de la mise en œuvre Etablir une nouvelle stratégie D’ici fin 2022, une stratégie de plaidoyer et de de plaidoyer et de mobilisation mobilisation des ressources sur la nutrition est des ressources avec un plan de élaborée et publiée positionnement des différentes parties 90% des acteurs sont impliqués dans prenantes l’élaboration de cette stratégie 98 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Conduire un plaidoyer auprès du Au moins 50% d’augmentation annuel du Gouvernement pour augmenter les montant du budget alloué à la nutrition budgets alloués à la lutte contre la Existence d’un Plan d’actions de plaidoyer en malnutrition matière de nutrition ayant atteint ses objectifs Existence d’un protocole d’accord signé relatif à l’augmentation du fonds alloué à la lutte contre la malnutrition avec les parties prenantes Augmentation de fonds alloués par le Gouvernement à la lutte contre la malnutrition aux ministères concernés Conduire un plaidoyer auprès Au moins une table ronde est effectuée pour des partenaires techniques et la mobilisation des ressources auprès des PTF financiers (PTF) pour augmenter les financements destinés à la lutte D’ici 2026, au moins $200 millions sont alloués contre la malnutrition par les PTF à la lutte contre la malnutrition Comptabiliser annuellement les Le montant total alloué par l’Etat est ressources allouées à la nutrition, en comptabilisé annuellement séparant l’engagement de l’Etat et l’appui des donateurs ou PTF Le montant total alloué par les PTF est comptabilisé annuellement Plaidoyer dans la mise en place et Le « basket fund » pour la protection sociale opérationnalisation de « basket fund » pour la nutrition est en place pour la protection sociale pour la nutrition Intervention 6 : Renforcer la communication et le plaidoyer pour la nutrition Le plaidoyer joue un rôle important dans l’action multisectorielle pour la nutrition, pour susciter une prise de conscience, provoquer un ralliement, développer des alliances, générer une redevabilité et, finalement, créer un environnement propice aux changements de politiques et de pratiques. Investir dans les actions de plaidoyer proprement dit, afin d’influencer les prises de décisions des parties prenantes clés, surtout : ◼ Auprès des Parlementaires (sénateurs et députés) ; ◼ Auprès du Gouvernement ; ◼ Auprès des Ministères ; ◼ Auprès des groupements des Maires de Madagascar ; ◼ Auprès des institutions susceptibles d’intervenir dans la nutrition.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 99 Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Etablir une nouvelle stratégie de plaidoyer D’ici fin 2022, une stratégie de plaidoyer et de communication sur la nutrition et de communication sur la nutrition est élaborée et publiée Elaborer le cadre commun et intégré de D’ici fin 2022, un cadre commun et intégré plaidoyer en nutrition de plaidoyer est élaboré avec les parties prenantes Etablir la stratégie nationale de D’ici juin 2023, une Stratégie nationale de communication pour le changement communication pour le changement social social et comportemental pour la et comportemental pour la nutrition est nutrition élaborée avec les parties prenantes 6.9. Axe transversal en matière de gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition Madagascar se trouve dans une situation de vulnérabilité critique étant donné ses réalités physiques, socio politiques et économiques. Cette vulnérabilité est à son tour exacerbée par la récurrence et l’ampleur des aléas majeurs tels que les cyclones, l’inondation, la sècheresse qui sont aggravés par les changements climatiques, ainsi que par l’invasion acridienne, les incendies, qui affectent de façon quasi permanente le pays. Les dommages et pertes socio-économiques qui en découlent érodent les moyens de subsistance et exigent le plus souvent des interventions humanitaires de grande envergure. Dans le but de mieux faire face à cette situation et d’assurer un meilleur développement durable au pays, des initiatives ont été prises depuis 2003 pour renforcer les mécanismes de gestion des risques et des catastrophes nationaux. 100 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 La Gestion des Risques et des Catastrophes (GRC) comporte une double tâche majeure : agir en urgence et assurer le relèvement précoce, atténuer ou réduire les impacts des aléas et des catastrophes. Ce qui renvoie à l’idée de prévention et de mitigation avant toute action de réponse. En effet, réduire l’impact des catastrophes exige qu’il faille passer de la gestion des catastrophes à une approche de Réduction des risques, alors que promouvoir un développement sensible aux risques dépend de l’intégration de la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) dans la planification, la promptitude et l’efficacité du relèvement précoce et la mise en œuvre des activités de développement. Les aléas d’origines naturels et/ou anthropiques, tels que les inondations et cyclones, la sécheresse et les invasions acridiennes, représentent un facteur déclencheur ou aggravant de toute forme de malnutrition, en particulier la malnutrition aiguë. Les interventions en matière de nutrition doivent être basées sur le cycle de la gestion des risques et des catastrophes (GRC) dont les concepts clés sont la prévention, la mitigation, la préparation, la réponse, le relèvement, la reconstruction ou réhabilitation, en vue de renforcer la résilience de la population affectée. Ainsi, la gestion des risques et des catastrophes fait partie intégrante des systèmes et interventions pour lutter contre la malnutrition. Par ailleurs, rendre plus résilients les systèmes de production alimentaire et les moyens d’existence pour promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés face aux aléas fait partie des activités de l’axe 3 de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes 2016-2030 (SNGRC) de Madagascar. Aussi, pendant la période d’urgence, il est primordial de soutenir de façon appropriée et au moment opportun, et en continu, l’alimentation des nourrissons, des jeunes enfants ainsi que des femmes enceintes et des femmes allaitantes. 6.9.1. Objectifs de la gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition D’ici 2026, ◼ Réduire et/ou maintenir la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans à moins de 5% dans les zones affectées ◼ Réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (TMM5) à < 2/10 000/jour dans les zones affectées ◼ Renforcer la résilience et atténuer les impacts des aléas et des catastrophes d’au moins 80% des ménages cibles qui bénéficient des aides alimentaires et nutritionnelles dans les zones affectées 6.9.2. Logique d’intervention de la gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition Intervention 1 : Préparation, prévention et mitigation des risques humanitaires La prévention vise à renforcer la résilience de la communauté en matière de nutrition et de sécurité alimentaire.
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 101 Développer le volet nutrition dans le plan de contingence multirisque national et régional La coordination du cluster « nutrition » se concrétise par la préparation d’un plan de contingence. C’est un document permettant d’évaluer au préalable la capacité du cluster à la préparation et aux réponses à l’échelle nationale et régionale. A Madagascar, le plan de contingence nutrition n’est pas disponible, mais le secteur nutrition est intégré dans le plan de contingence multirisque existant. Le contenu de ce volet aura besoin d’amélioration pour bien coordonner la mise en œuvre des interventions d’urgences nutritionnelles. Renforcer la préparation aux urgences via le pré-positionnement des vivres et des non- vivres La première préparation est le pré-positionnement de stocks alimentaires et des médicaments, selon les estimations des besoins au préalable. Ce volet concerne les zones cycloniques victimes de chocs soudains, relativement imprévisibles. Il comporte la constitution de quelques stocks stratégiques de vivres sur des sites choisis, en accord avec le BNGRC et les PTFs, ainsi que la constitution d’un stock de contingence plus important dans les entrepôts de Tamatave et de Tuléar. Le but est de faciliter les distributions ciblées et la rémunération des HIMO VCT en phase de premier secours ; ainsi que dans la phase suivante pour reconstruire les infrastructures et relancer les activités Agricoles. Les modalités pratiques pour les distributions d’urgence sont arrêtées à l’issue d’évaluations conjointes PTFs/BNGRC. En l’absence de désastres, les stocks sont utilisés à la fin de la saison cyclonique grâce à la mise en œuvre de VCT pour créer des actifs communautaires visant à améliorer la préparation et la résilience aux désastres. Mettre en place le Système de Surveillance Nutritionnelle d’urgence dans les zones affectées La surveillance alimentaire et nutritionnelle consiste à suivre et à prévoir les phénomènes de santé et les déterminants de la santé liés à la nutrition. Il s’agit ici de le maintenir opérationnel et d’élargir dans les zones affectées par d’autres aléas. Maintenir opérationnel le Système de Surveillance Nutritionnelle dans les zones affectées par la sècheresse Appuyer les communes des régions affectées dans l’exploitation des informations du système de Surveillance Nutritionnelle Doter des outils et matériels ainsi que de formations nécessaires aux collectes et analyses des données nutritionnelles aux niveaux communes dans les régions touchées par les catastrophes. 102 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Renforcer la fonctionnalité du comité national SMART pour la conduite des évaluations nutritionnelles Le comité national SMART existe mais pas bien opérationnelle suite à l’insuffisance des ressources de fonctionnement. Le rôle de ce comité est d’organiser, à travers des réunions périodiques ou extraordinaires, les préparations des enquêtes SMART et des analyses des situations nutritionnelles des populations cibles avant, pendant et après les passages des aléas. Les résultats obtenus sont indispensables pour la prise de décision à la mise en œuvre des activités de GRC pour la nutrition. Intervention 1 : Activités de préparation, de prévention et de mitigation des risques humanitaires Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Développer le volet nutrition dans Le volet nutrition dans le plan de contingence le plan de contingence multirisque multirisque nationale et régionale est nationale et régionale développé, opérationnel et efficace Renforcer la préparation aux 90% des sites de pré-positionnement urgences via le pré-positionnement définis dans le plan de contingence sont des vivres et des non-vivres approvisionnés Mettre en place le Système de 100 % des régions affectées sont couvertes Surveillance Nutritionnelle d’urgence par le Système de Surveillance Nutritionnelle dans les zones affectées d’urgence Maintenir opérationnel le Système de 1 Bulletin SSN trimestriel disséminé Surveillance Nutritionnelle dans les zones affectées par la sècheresse Appuyer les communes des régions 50 % des communes dans les régions affectées affectées dans l’exploitation des disposent d’outils d’informations et d’analyses informations du système de locaux Surveillance Nutritionnelle Renforcer la fonctionnalité du comité Au moins 4 réunions annuelles du comité national SMART pour la conduite des national SMART sont menées évaluations nutritionnelles Intervention 2 : Prise en charge des populations touchées par la crise Lors de la situation d’urgence, une communauté entière peut être exposée au risque de malnutrition. Les enfants et les personnes souffrant déjà d’une mauvaise nutrition avant la crise deviennent de plus en plus vulnérables. Les mesures de réponses aux urgences visent à réhabiliter rapidement les moyens de subsistances et la capacité nutritionnelle des populations touchées. Les interventions comprennent des opérations de distribution basées sur le principe de « reconstruire au mieux ».
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 103 Assurer des réunions mensuelles du cluster nutrition et élaborer des plans de suivi des actions recommandées pendant les crises Le Cluster Nutrition est un partenariat qui a pour but la protection et l’amélioration du statut nutritionnel des populations affectées par des situations d’urgence, en assurant une intervention appropriée de la Nutrition dans les situations d’urgence au niveau du pays qui soit prévisible, opportune, efficace. Ainsi, le rôle principal du cluster nutrition est de soutenir, ou de compléter dans la mesure du possible, les efforts nationaux dans les secteurs de la préparation et de la réponse aux urgences. Le cluster travaille à travers des réunions périodiques ou extraordinaires selon le niveau de la situation d’urgence. Toute prise des décisions pour les actions d’urgences pour la nutrition est validée à partir des réunions de cluster. Mener des évaluations de la situation nutritionnelle (enquête SMART) Une enquête SMART axée sur la nutrition, intégrant un volet sécurité alimentaire dans les districts affectés par les catastrophes, permettra d’orienter au mieux les interventions futures dans le domaine de la nutrition. L’objectif global de cette enquête consiste à mettre en œuvre l’opération de collecte de données nutritionnelles et de sécurité alimentaire afin de permettre de suivre et d’évaluer les dynamiques des différents indicateurs y afférents au niveau des districts affectés. Etendre les travaux à HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre) non conditionnels ou conditionnels (VCT/ACT) : La promotion de travaux HIMO, non conditionnels ou conditionnels (VCT/ACT), est indispensable durant la période d’urgence afin de faciliter l’accès aux aliments des ménages vulnérables touchés par les aléas. Octroyer des rations alimentaires, vivres ou cash transfert aux ménages touchés par la crise L’assistance alimentaire humanitaire vise à garantir la consommation de denrées alimentaires suffisantes, sûres et nourrissantes dans l’attente, au cours, et dans le sillage d’une crise humanitaire, lorsque la consommation alimentaire serait insuffisante ou inadéquate pour éviter une mortalité excessive, des taux d’urgence de malnutrition aiguë, ou des mécanismes d’adaptation nuisibles. Il s’agit notamment de garantir la disponibilité de nourriture, l’accès à des denrées nourrissantes, une bonne connaissance de la nutrition et des pratiques alimentaires appropriées. L’assistance alimentaire peut faire intervenir la fourniture directe de denrées alimentaires, mais peut faire appel à une large panoplie d’outils, notamment le transfert ou la fourniture de services pertinents, d’intrants ou de matières premières, d’argent liquide ou de bons, de compétences ou de connaissances. Renforcer le dépistage actif de la malnutrition aigüe (incluant les équipes mobiles) dans les zones touchées par la crise Le dépistage communautaire est la façon la plus simple d’identifier la malnutrition aiguë 104 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 dans la communauté par la mesure du Périmètre Brachial (PB) et/ou la recherche d’œdèmes bilatéraux. En effet, ce dépistage de la malnutrition au niveau communautaire permet de faire une première sélection de ceux qui devraient être dans le programme de prise en charge. Le PB est en relation directe avec l’amaigrissement et détecte aussi les enfants à haut risque de mortalité. Le PB s’utilise chez les enfants de 06 à 59 mois. Ce dépistage au niveau communautaire est effectué par les agents communautaires, Agents de Santé, les matrones et les membres du ménage qui ont reçu les formations. Les enfants sont classés malnutris aigües en se basant sur la classification définie par l‘OMS. Mettre en place les équipes mobiles de nutrition dans les zones en urgence nutritionnelle identifiées par le SSN et situées à plus de 10 km des centres de santé En appui au CSB de rattachement, les équipes mobiles dépistent tous les enfants de 6 à 59 mois des fokontany identifiés vulnérables, et fournissent un traitement pour la malnutrition aigüe modérée (PECMAM), la malnutrition aigüe sévère (PECMAS) et la Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant (PCIME) sur site. Les équipes mobiles assurent également le référencement et le transport des cas les plus compliqués vers la structure adaptée (Centre de Récupération et d’Education Nutritionnel Intensif en centre hospitalier et Centre de Santé de Base) lorsque nécessaire. Assurer un service de qualité de la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère (PECMAS) pendant les crises et urgences nutritionnelles La situation d’urgence est généralement caractérisée par une pénurie en eau et en aliments. Cela peut être aggravé par des perturbations de services de santé publique et communautaire. A ce stade, il est fort probable que l’alimentation des jeunes enfants et des mères ne soit plus assurée, et la situation nutritionnelle des ménages vulnérables se détériore. Ceci nécessite une prise en charge rapide des personnes malnutries aigües pour éviter l’augmentation du taux de mortalité. Offrir un service de qualité de la prise en charge de la malnutrition aiguë modéré (PECMAM) pendant les crises et urgences nutritionnelles Les enfants âgés de 6 à 24 mois sont les plus vulnérables à la malnutrition aigüe et le taux de mortalité due à ce fléau est particulièrement élevé à cet âge. La prise en charge des enfants malnutris aigües fait partie des interventions prioritaires pendant la crise. Cette prise en charge s’effectuera suivant le respect du protocole national de prise en charge de la malnutrition aigüe en vigueur à Madagascar. Evaluer la mise en œuvre du protocole simplifié de prise en charge de la malnutrition aigüe en vue de sa mise à jour Un protocole simplifié de prise en charge de la malnutrition aigüe a été élaboré pour la réponse à l’urgence nutritionnelle de 2020-2021. Il a été mis en œuvre par quelques partenaires. Il s’agit ici d’évaluer sa mise en œuvre pour identifier les améliorations en vue de sa mise à jour. Effectuer la supplémentation en vitamine A et déparasitage des enfants de 6-59 mois des
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 105 populations touchées par la crise La Carence en Vitamine A (CVA) constitue un problème de santé publique dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire. La carence en vitamine A affaiblit le système immunitaire, ce qui expose un enfant à un risque plus élevé de maladies et de décès précoces. Elle est aussi la principale cause de cécité infantile évitable. La CVA chez la mère représente aussi un problème dans plusieurs pays. Elle entraîne une cécité nocturne pendant la grossesse et une carence en vitamine A chez les nouveaux nés. Distribuer de la vitamine A à la population vulnérable touchée par la crise (Femmes allaitantes, enfants de moins de 5 ans) fait partie des activités recommandées pendant les interventions d’urgence. Distribuer des compléments nutritionnels à la population vulnérable touchés par la crise (femmes enceintes, Femmes allaitantes, élèves, enfants, personnes âgées, personnes en situation d’handicap…) Distribuer des compléments nutritionnels à base de farine enrichie et huile fortifiée aux femmes enceintes et femmes allaitantes en combinaison avec les distributions alimentaire La ration composée de farine enrichie et huile permet de préparer une bouillie nutritive, qui en supplément de l’alimentation familiale, couvre les besoins des enfants, des femmes enceintes et allaitantes et contribue à maintenir un bon statut nutritionnel pendant les derniers mois de la période de soudure. Cette assistance nutritionnelle durera trois mois. Les femmes enceintes et les femmes allaitantes malnutries recevront mensuellement une ration nutritionnelle composée d’huile fortifiée en vitamine A et de Super-céréales, une farine enrichie à base de maïs et de soja. Eduquer les familles sur les signes de la malnutrition aiguë et où se rendre pour accéder aux services de prise en charge. La malnutrition reste l’une des causes les plus fréquentes de morbidité et de mortalité chez les enfants dans le monde entier. Les enfants souffrant de malnutrition risquent de mourir ou de présenter un grave déficit de croissance et de développement psychologique. Dépister la malnutrition aigüe permet, notamment directement au niveau du ménage, permet d’identifier précocement les enfants malnutris aigües et pouvoir les traiter précocement. Sensibiliser les familles sur le Développement de la Petite Enfance (DPE) et les gestes barrières contre la Covid-19 A Madagascar, les résultats du MICS 2018 montrent une tendance inquiétante en ce qui concerne le DPE. Seulement 25% des enfants âgés de 2 à 4 ans ont un membre du ménage qui les stimule et s’engage avec eux d’une manière qui peut stimuler le développement du cerveau et soutenir l’apprentissage précoce. La situation est pire pour la population touchée par la crise. Les situations d’urgence permettront de mettre en place ces actions qui sont pertinent pour les enfants touchés par la crise. 106 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 En ce contexte de Covid-19, il est crucial de renforcer les sensibilisations sur les gestes barrières pour éviter la propagation de cette épidémie. Il est d’autant plus important en période de crise ou de catastrophe pour ne pas exposer une population déjà vulnérable. Protéger les pratiques optimum d’Alimentation des Nourrissons et des Jeunes Enfants (communication et coins « amis des bébés ») pendant les crises Ceci consiste à mettre en place les espaces «amies des bébés». Il s’agit d’un lieu temporaire où les mères, surtout allaitantes, peuvent s’occuper tranquillement des nourrissons et des jeunes enfants. L’objectif est de les éloigner des situations de crise stressantes tant pour la mère que pour l’enfant Assurer l’application du code de la commercialisation des substituts du lait maternel pendant l’urgence nutritionnelle La prise en compte de l’Alimentation des Nourrissons et des Jeunes Enfants en situation d’urgence (ANJE) ne renvoie pas au changement de comportement à long terme, mais à des actions pratiques immédiates en appui aux mères de manière à ce qu’elles puissent allaiter leurs enfants aussi longtemps que possible, tout en aidant les dispensateurs de soins et les familles à fournir une alimentation de complément aux enfants ainsi qu’à soutenir la nutrition et le bien-être des mères. L’ANJE-Urgence concerne la protection et le soutien à une alimentation sûre et appropriée des nourrissons et des jeunes enfants, quel que soit le type d’urgence, dans le but de préserver leur survie, leur santé et leur croissance. Lorsque des populations sont affectées par une catastrophe à déclenchement rapide ou lent ou une crise prolongée, leur vie est perturbée. Les risques liés à l’alimentation et aux pratiques de soins concernant les nourrissons, les jeunes enfants et leurs mères/dispensateurs de soins sont élevés, de même que s’accroît la vulnérabilité aux diarrhées et à d’autres maladies causées par des situations où prévalent un assainissement insuffisant, un accès réduit aux aliments et une détérioration des conditions de vie. De ce fait, la sous-nutrition et les risques de mortalité augmentent. Ainsi, soutenir de façon appropriée et au moment opportun les nourrissons et les jeunes enfants en situation d’urgence sauvent des vies. L’ANJE-Urgence vise à protéger la nutrition, la santé et le développement des nourrissons et des jeunes enfants en préservant autant que possible les bonnes pratiques d’allaitement et en accordant une attention particulière à l’alimentation de complément des jeunes enfants et un appui aux mères allaitantes. Tableau 27 : Activités pour la prise en charge des populations touchées par la crise Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Assurer des réunions mensuelles du Au moins 1 réunion par mois du cluster cluster nutrition et élaborer des plans nutrition est effectuée pendant la durée de de suivi des actions recommandées la crise pendant les crises Un plan de suivi des actions recommandées est élaboré
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 107 Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Mener des évaluations de la situation Au moins 1 enquête SMART menée dans le nutritionnelle (enquête SMART) premier mois de la crise et 1 autre à la fin de la crise Etendre les travaux à HIMO non Au moins 80% des ménages touchés par conditionnels ou conditionnels (VCT/ la crise sont appuyés par des emplois ACT) temporaires HIMO/VCT pour un relèvement rapide et efficace Octroyer des rations alimentaires, vivres 60% des ménages touchés par la crise ont ou cash Transfert aux ménages touchés reçu des rations alimentaires ou « cash par la crise transfert » Renforcer le dépistage actif de la 90 % d’enfants de moins de 5 ans sont malnutrition aigüe (incluant les équipes dépistés pour la malnutrition aigüe dans les mobiles) dans les zones touchées par la zones touchées par la crise crise Mettre en place les équipes mobiles 32% des admissions d’enfants avec la de nutrition dans les zones en urgence malnutrition aiguë sévère sont admis par les nutritionnelle identifiées par le SSN et équipes mobiles (sur le total des admissions situées à plus de 10 km des centres de MAS du district d’intervention) santé Assurer un service de qualité de la prise 75% ou plus d’enfants admis pour traitement en charge de la malnutrition aiguë de la malnutrition aigüe sévère au niveau sévère (PECMAS) pendant les crises et des CRENI/CRENAS pendant les crises et urgences nutritionnelles urgences nutritionnelles sont sorties guéris Offrir un service de qualité de la prise 75% ou plus d’enfants admis pour traitement en charge de la malnutrition aiguë de la malnutrition aigüe modéré pendant modéré (PECMAM) pendant les crises et les crises et urgences nutritionnelles sont urgences nutritionnelles sorties guéris Evaluer la mise en œuvre du protocole 1 évaluation de la mise en œuvre du simplifié de prise en charge de la protocole simplifié de prise en charge de la malnutrition aigüe en vue de sa mise à malnutrition aigüe est effectuée jour 1 document de protocole simplifié est mis à jour et validé Effectuer la supplémentation en 90% des enfants âgés de 6 à 59 mois sont vitamine A et déparasitage des enfants supplémentés en vitamine A dans les de 6-59 mois des populations touchées populations touchées par la crise par la crise 90% des enfants âgés de 12 à 59 mois sont déparasités dans les populations touchées par la crise 108 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Distribuer des compléments 90% des populations vulnérables touchées nutritionnels à la population vulnérable par la crise ont reçu des compléments touchés par la crise (femmes enceintes, nutritionnels femmes allaitantes, élèves, enfants, personnes âgées, personnes en situation d’handicap…) Distribuer des compléments 30% des femmes enceintes et femmes nutritionnels à base de farine enrichie allaitantes dans les zones touchées et huile fortifiée aux femmes enceintes par la crise ont reçu des compléments et femmes allaitantes en combinaison nutritionnels avec les distributions alimentaires Eduquer les familles sur les signes de la 60% des familles vulnérables touchées malnutrition aiguë et où se rendre pour par la crise ont accès aux informations/ accéder aux services de prise en charge sensibilisations sur la malnutrition aigüe Sensibiliser les familles sur le 90% des familles vulnérables touchées développement de la petite enfance et par la crise ont accès aux informations/ les gestes barrières contre la Covid-19 sensibilisations sur le DPE et les gestes barrières Protéger les pratiques optimums Au moins 50% des sites d’hébergements d’Alimentation des Nourrissons et des dans les zones touchées par la crise ont un Jeunes Enfants (communication et coin « amis des bébés » mis en place coins « amis des bébés ») pendant les crises Assurer l’application du code de la Au moins 80% des intervenants de l’urgence commercialisation des substituts reçoivent des informations sur comment du lait maternel pendant l’urgence appliquer le code de la commercialisation nutritionnelle des substituts du lait maternel Intervention 3 : Réhabilitation et relèvement après la crise Une fois les besoins d’urgence identifiés, on passe à la phase de réhabilitation. La réhabilitation post-catastrophe et le relèvement vise à renforcer la résilience de la communauté sinistrée. Le relèvement et la reconstruction traitent les causes profondes de la vulnérabilité des populations touchées par la crise. C’est ainsi que le relèvement en tant que projet, voire programme, peut s’étaler sur une période plus ou moins longue. Doter en intrants, petits matériels Agricoles (angady, arrosoir, râteaux) et former en technique d’accompagnement les ménages cibles Les interventions de relèvement post-catastrophe dans l’agriculture peuvent jouer un rôle essentiel pour atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté et garantir aux personnes
6. ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 109 touchées le maintien de leur sécurité alimentaire et de leurs moyens de subsistance pendant et après les catastrophes, ainsi que le renfort de leur résilience au fil du temps. Les activités à mener sont des dotations des intrants et des formations techniques Agricoles améliorés. Mettre en œuvre des travaux à HIMO (VCT/ACT) pour les ménages vulnérables affectés par l’urgence L’objectif des travaux communautaires effectués par l’approche HIMO est d’améliorer la qualité de vie des ménages vulnérables surtout alimentaire grâce à la création d’emplois, améliorer la production de la communauté par la création et/ou la réhabilitation des infrastructures hydro agricoles, atténuer les impacts des catastrophes sur la production, sur les stocks de récoltes et sur la nutrition grâce à la création d’emplois. Elaborer le plan de relèvement favorisant la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les zones affectées par l’urgence Le plan de relèvement post-catastrophe vise à soutenir le relèvement à long terme, la résilience aux chocs futurs et le développement durable, tout en répondant aux besoins immédiats dans les régions touchées par les catastrophes naturelles. Les programmes de relèvement post-catastrophe dans l’agriculture peuvent jouer un rôle essentiel pour atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté et garantir aux personnes touchées le maintien de leur sécurité alimentaire et de leurs moyens de subsistance pendant et après les catastrophes. Normalement, il est développé dans la stratégie de réponse dès que la réponse à la crise est enclenchée, donc sa disponibilité à temps est cruciale pour que le relèvement soit effectif. Tableau 26: Activités de réhabilitation et de relèvement après la crise Interventions Résultats attendus d’ici 2026 Doter en intrants, petits matériels 100% des ménages vulnérables ont reçu des Agricoles (angady, arrosoir, intrants et petits matériels Agricoles dans les râteaux) et former en technique zones affectées par l’urgence d’accompagnement les ménages cibles Mettre en œuvre des travaux à HIMO 60% des ménages vulnérables touchés (VCT/ACT) sensible à la nutrition pour par la crise sont appuyés par des emplois les ménages vulnérables affectés par temporaires HIMO/VCT pour un relèvement l’urgence rapide et efficace Mettre à jour périodiquement le plan 1 plan de relèvement favorisant la sécurité de relèvement favorisant la sécurité alimentaire et nutritionnelle est mis à jour et alimentaire et nutritionnelle dans les disponible à temps zones affectées par l’urgence 110 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 anana © UNICEF/UN0508140/Ramasom
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 7.1. Stratégies et modalités de mise en œuvre 7.1.1. Le BPCNN : missions et responsabilités Le pilotage du PNAMN est assuré par le CNN à travers son Bureau Permanent ou BPCNN. Le CNN joue un rôle prépondérant à travers l’influence de ses membres dans les secteurs où ils interviennent. En tant qu’organe de pilotage, les missions du BPCNN consistent à approuver, à valider et à donner les orientations stratégiques à l’endroit de l’ONN, lequel est chargé de la coordination multisectorielle de la mise œuvre. En outre, il veille à ce que les directives stratégiques soient bien exécutées par le biais de suivi. Pour effectuer le suivi, le BPCNN et le CNN s’appuient sur les documents de planification, les rapports d’activités périodiques, les rapports d’audit externe et les rapports d’évaluation externe. Les détails sur les responsabilités du BPCNN sont décrits en annexe 3 (dans le décret No2007-394, fixant l’organisation et le fonctionnement de l’ONN). Il importe durant la période du PNAMN que les capacités du CNN, et par conséquent le BPCNN, soient redynamisées et actives. Pour ce faire, les réunions régulières du CNN et du BPCNN seront conduites, au moins deux fois dans l’année. D’autre part, il sera dressé un tableau de bord plus perfectionné pour un suivi fiable de l’avancement des réalisations. Ce tableau de bord sera un véritable outil permettant de prendre des décisions, notamment en cas de difficultés. L’instauration d’un système de communication au sein du CNN, à destination des membres qui y siègent, permettra de parvenir à cette redynamisation. La présidence, avec la facilitation du secrétariat du CNN, assure cette communication régulière (orale et écrite). 7.1.2. Les organes d’exécution du plan L’ONN assurera la coordination multisectorielle et le suivi de la mise en œuvre du PNAMN, sous les orientations stratégiques du CNN. Il travaillera en étroite collaboration avec tous les secteurs/systèmes concernés, notamment avec les services ou cellules chargés de la nutrition au sein des différents ministères, les partenaires techniques et financiers, les ONG nationales et internationales, la société civile, le secteur privé, les organismes internationaux et les collectivités décentralisées. Il incombe également à l’ONN, à travers ses branches opérationnelles, de mettre en œuvre les stratégies d’actions afin d’assurer la bonne exécution du PNAMN avec le concours de tous les acteurs en nutrition. Il s’agit de : (1) l’Unité de mise en œuvre du Programme National de Nutrition Communautaire (U PNNC) et de (2) de l’unité chargée de la mise en œuvre du Programme de Prévention et de Sécurisation Nutritionnelle (U PPSN). Aussi, l’ONN travaille étroitement avec les Ministères cités ci-après dans la mise en œuvre du PNAMN, précisément dans l’objectif de l’intégration de la nutrition dans leurs secteurs respectifs. Ils s’agissent de : ◼ Ministère en charge de la Santé Publique ◼ Ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage 112 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 ◼ Ministère en charge de la Pêche et de l’Economie Bleue ◼ Ministère en charge de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation ◼ Ministère en charge de l’Economie et des Finances ◼ Ministère en charge de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme ◼ Ministère en charge de l’Education Nationale ◼ Ministère en charge de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène ◼ Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ◼ Ministère en charge du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique et des Lois Sociales ◼ Ministère en charge de la Sécurité Publique ◼ Ministère en charge de la Défense Nationale ◼ Ministère en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation D’autres départements ministériels prennent également en charge certaines activités très spécifiques, notamment : ◼ L’Agence de Contrôle de la Sécurité sanitaire et de la Qualité des Denrées Alimentaires, un organisme public rattaché au ministère en charge de la Santé Publique, assure le contrôle et la qualité de l’alimentation dans le respect des normes nationales et internationales. L’agence est dotée de laboratoire d’analyse physico-chimique, et microbiologique des aliments prélevés sur le marché local. De ce fait, les responsabilités touchant les activités de la fortification alimentaire, la fluoration et l’iodation de sel, reviennent à cet organisme. ◼ Le Bureau des Normes de Madagascar (BNM) dirige l’élaboration des normes relatives à la fortification alimentaire, en concertation avec le ministère en charge de la Santé Publique (Service en charge de la législation). ◼ Le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), avec son centre opérationnel (national et au niveau des Territoires décentralisées), ainsi que le Comité de Réflexion des Intervenants en cas de Catastrophes (CRIC) a une grande responsabilité dans la mise en œuvre des actions transversales de gestion des risques de catastrophes liée à la nutrition. Leur mission dans le cadre du PNAMN consiste à fournir un appui technique pour le Cluster Nutrition. Des groupes de travails existent également : ◼ Cluster Nutrition ; ◼ Alliance Nationale de la Fortification Alimentaire ; ◼ Task Force ANJE, etc.
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 113 En dernier point, la société civile, le secteur privé, les chercheurs, les parlementaires, et les partenaires techniques et financiers interviennent à travers leurs plateformes respectives du mouvement SUN. D’abord, la plateforme de la société civile HINA travaille dans le plaidoyer pour des impacts directs et indirects sur la nutrition. Elle coordonne et renforce également les actions des organisations de société civile. La plateforme est actuellement décentralisée dans 23 régions. En parallèle, la plateforme ANJARAMASOANDRO du secteur privé et la plateforme MIKASA des chercheurs sont déjà actifs depuis 2012. Ensuite, on peut citer la plateforme humanitaire du secteur privé à Madagascar, qui a été créé dans le cadre des actions de GRC en 2014, et au sein duquel on retrouve le groupe sectoriel « Nutrition ». Tous les secteurs susmentionnés travailleront en collaboration, dans un esprit de partenariat élargi. La capacité institutionnelle au niveau national et régional sera renforcée en vue d’assurer la mise en œuvre efficace du PNAMN. Cela nécessite le renforcement de capacités des Responsables Suivi-Evaluation des divers services et unités, au sein des principaux départements ministériels concernés. À l’échelle régionale, les structures régionales de l’ONN, à savoir l’Office Régional de nutrition (ORN), se chargent du suivi de la mise en œuvre du PNAMN et de l’exécution dans leur milieu respectif, en collaboration avec les services techniques décentralisés et les agences d’exécution des projets/programmes. 7.1.3. Mécanismes de gestion, de communication et de concertation Mécanismes de communication et plaidoyer Dans le contexte actuel de la nutrition à Madagascar, une stratégie de plaidoyer bien structurée est vitale pour renforcer la reconnaissance de l’importance de la nutrition et surtout transformer l’engagement des décideurs. En fait, la question de lutte contre la malnutrition fait partie des sujets évoqués par les décideurs mais leur compréhension du secteur reste assez confuse. Les investissements alloués à la nutrition sont largement insuffisants. Ainsi, une stratégie de plaidoyer clair sur la priorisation de la nutrition dans les grandes décisions en matière de développement humain est nécessaire. De plus, la priorisation des activités de nutrition demeure un sujet brûlant qui nécessite des actions urgentes en matière de plaidoyer et de visibilité des activités de l’ONN et des autres acteurs de nutrition. Cette stratégie nationale permettra de mettre en œuvre une approche harmonisée de plaidoyer aussi bien sur l’importance de la nutrition que sur l’efficacité des investissements en nutrition à Madagascar. La communication évoquée ici revêt un double objectif : (1) permettre le partage permanent des informations relatives à la mise en œuvre du PNAMN et (2) favoriser à la fois la synergie et la cohérence des interventions entre les différents intervenants. Les cibles englobent ainsi tous les acteurs de la mise en œuvre. À ce titre, les supports et mécanismes de communication adoptés sont: ◼ Le site WEB de ONN ; 114 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 ◼ Les réunions de coordination ; ◼ Les bulletins d’informations ; ◼ Les publications des résultats ou des rapports d’activités. Mécanismes de concertation La concertation entre les acteurs est conduite selon trois approches :
1. La première est menée au sein des structures de concertation et d’échanges, à savoir les cinq plateformes du mouvement SUN, le CNN et les Comités régionaux de nutrition.
2. De l’autre côté, la tenue de forum national se déroule dans un cadre de concertation avec une large participation des partenaires de mise en œuvre du PNAMN.
3. À cela s’ajoute, les réunions organisées dans le cadre de réalisation des études spécifiques où seront invités et regroupés certains acteurs. 7.1.4. Mécanismes de financement et d’harmonisation des interventions des partenaires En matière de mécanisme de financement, et dans le but d’améliorer la crédibilité et la transparence dans l’utilisation des fonds, le BPCNN, est responsable de la direction stratégique du fonds et de l’approbation des plans de travail et budget annuels de l’ONN, dirigé par le Premier Ministre ou son représentant, composé par un représentant du Ministère des Finances, des bailleurs et de la Société Civile. Pour l’harmonisation des interventions des partenaires, le premier mécanisme de coordination sera le « mapping des intervenants et des interventions », à consolider systématiquement au sein de l’unité de coordination de l’ONN et de l’ORN. De plus, l’harmonisation s’opère lors des réunions de coordination régulière à l’échelle régionale et nationale, ainsi que lors des revues annuelles. Tous les projets ou programmes ont en effet l’obligation d’informer l’ONN et faire savoir les dispositifs d’utilisation des fonds (zones d’intervention). Ressources locales Au niveau des ressources propres internes de l’État, l’appui financier à la structure de coordination s’ajoute à l’intégration de budget affecté à tous les secteurs : Santé, Éducation, Agriculture, Élevage, Pêche, Protection sociale, Eau- Hygiène et Assainissement. Une stratégie de plaidoyer budgétaire sera toujours renforcée pour assurer la mobilisation des ressources en faveur de la nutrition à tous les niveaux (décideurs, parlementaires, gouverneurs, maires). Tous les décideurs et les autorités locales sont encouragés à allouer des fonds issus des ressources locales (budget communal, bailleurs budget de la région, etc.) pour renforcer la lutte contre la malnutrition.
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 115 Financements externes Le PNAMN sera aussi financé par les bailleurs et les partenaires techniques et financiers. Un costing du PNAMN sera à mener dans l’optique d’une table ronde des bailleurs pour recherche d’appui financier. Financements innovants La collaboration Partenariat-Public-Privé est vivement encouragée pour assurer le financement des activités au niveau local. Les régions dotées en ressources minières ou stratégiques doivent aussi bénéficier d’une part de financement qui aide à la lutte contre la malnutrition. La création d’un « fonds fiduciaire de nutrition » est également en cours d’étude pour financer les interventions nutritionnelles dans les régions. Les mécanismes de gestion et d’utilisation de fonds peuvent être explorés et gérés par une unité de gestion affiliée à l’ONN. 7.1.5. Mécanismes de contrôle Conformément au décret N°2007-394 fixant l’organisation et le fonctionnement de l’ONN du 07 mai 2007, la gestion des fonds alloués dans le cadre de la nutrition est soumise aux contrôles administratifs, financiers et juridictionnels chargées de vérifier et contrôler la gestion des finances publiques telles que l’Inspection Générale de l’Etat, Inspection des Finances, Contrôle financier, Cours des Comptes, ….) Cf. Article 23. Par ailleurs, tous les fonds alloués à l’ONN (RPI et PTF) sont soumis au contrôle à travers la structure en charge de l’audit interne de l’Office National de l’ONN (Cf Art.22) Enfin, l’ONN dispose d’un Audit Externe (Indépendant) aux fins de certification des Etats Financiers. Ces derniers seront par la suite présentés au BPCNN pour approbation. (Cf. Art 25) 7.2. Suivi et évaluation de la mise en œuvre du PNAMN Le Suivi et Evaluation (S&E) est une composante essentielle de toute fonction de coordination de projet ou de programme. Le S&E est une discipline à part entière reposant, au-delà de méthodes strictes et rigoureuses de collecte et de traitement de l’information, sur une philosophie de l’action publique et de l’intérêt général. C’est un subtil équilibre entre apprentissage et redevabilité, permettant d’éclairer la prise de décision mais aussi potentiellement de retracer puis questionner le cheminement préalable à la prise de décision. De ce fait, le Comité National de Suivi Evaluation (CNSE) a été établi pour la mise en place et l’opérationnalisation du système de suivi et évaluation du secteur nutrition au niveau national. 116 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Le CNSE est composé des techniciens venant des ministères et ses services techniques, des agences de mise en œuvre (AMIO), des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des différents acteurs intervenant dans le secteur nutrition au niveau national. Au niveau régional, les groupes régionaux de suivi- évaluation (GRSE) assura la mise en place et l’opérationnalisation du système de suivi et évaluation du secteur nutrition au niveau régional. 7.2.1. Principaux indicateurs de suivi évaluation Les cadres de S&E sont de plus en plus importants pour développer une approche concertée de l’évaluation des résultats obtenus et pour faciliter l’apprentissage organisationnel. Le cadre de S&E identifie les résultats attendus, les principales questions d’évaluation et les moyens de répondre à ces questions par le biais d’un suivi de routine et d’une évaluation périodique. Le suivi et l’évaluation sont essentiels au bon fonctionnement des programmes et contribueront à la valeur globale qui en découle. Les cadres de S&E devraient soutenir la prise de décision, l’allocation des ressources et l’affinement du programme sur la base des leçons apprises. De ce fait, le PNAMN repose sur plusieurs indicateurs d’activités et de résultats inscrits dans le cadre logique (en annexe 1). Il est donc nécessaire d’élaborer le Plan National de Suivi-Evaluation (PNSE) du PNAMN. C’est un document informatif de tous les indicateurs d’activités et d’impacts retenus pour les 5 ans de mise en œuvre du PNAMN. Etant donné que le contexte évolue d’année en année, il est prévu de procéder à l’actualisation du cadre logique après l’évaluation à mi- parcours. L’ONN centralise et consolide tous les indicateurs retenus du PNAMN. Les valeurs des indicateurs sont fournies par : ◼ Les 22 (23) offices régionaux9 via les groupes régionaux de suivi-évaluation (GRSE) ; ◼ Les cellules de suivi et évaluation des performances des Ministères clés (données remontées au niveau central du Ministère) ; ◼ Les agences de mise en œuvre des divers projets où sont réalisées les activités liées à la nutrition. 9 En 2021 la région de Vatovavy Fitovinany est scindée en Vatovavy et Fitovinany.
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 117 La périodicité de remontée des données sur les indicateurs sera fixée dans le document Plan National de Suivi et Evaluation du PNAMN. 7.2.2. Évaluation du plan d’action Les progrès accomplis lors de la mise en œuvre du plan feront l’objet d’une évaluation. Cette évaluation sera effectuée sur la base des indicateurs d’activités et de résultats retenus. On procédera à une évaluation tant à l’interne qu’à l’externe. Evaluation à mi-parcours La mise en œuvre du PNAMN s’étalera sur 5 ans allant de 2022 à 2026. Une période de deux ans est retenue pour l’exécution à moyen terme, le PNAMN sera donc évalué à mi-parcours à la fin 2023 pour un recadrage du plan en début 2024. L’objectif de cette évaluation à mi-parcours est de mesurer le niveau des réalisations obtenues et les chances de progression ou les risques d’échec au rythme que les activités seront entreprises. Les résultats de l’évaluation à mi-parcours externe seront partagés aux acteurs et les partenaires de mise en œuvre, ce qui leur permettrait d’apprécier les taux de réalisation des résultats. L’évaluation externe sera effectuée par une entité indépendante, dans la recherche d’objectivité, tandis que la revue sera faite en interne sous l’organisation de l’ONN. Evaluation finale L’évaluation finale sera également indépendante et externe. L’objectif final de l’évaluation est de fournir les résultats et d’en tirer les leçons clés de l’expérience. Un ensemble de recommandations seront formulées dans le but de fournir aux acteurs œuvrant pour la Politique Nationale de Nutrition, un appui pour les éventuelles orientations futures. L’évaluation sera articulée autour des questionnements basés sur les cinq critères standards d’évaluation, à savoir l’efficience, l’efficacité, l’impact, la durabilité et la pertinence. 7.3. Conditions de réussite et risques 7.3.1. Conditions de réussite Plusieurs conditions doivent être remplies et réunies pour une mise en œuvre réussie du PNAMN. Premièrement, il faut s’assurer que les objectifs sont clairement définis de manière participative et qu’il existe un consensus sur la politique sectorielle, et cela en dépit du fait que l’on compte une multiplicité d’acteurs tant publics que privés impliqués dans la lutte contre la malnutrition. Ensuite, il est important que l’ONN revendique son leadership dans le secteur. Pour ce faire, les actions de communication institutionnelle seront nécessairement entreprises pendant la phase préalable. Par ailleurs, le rôle que joue l’ONN dans la coordination des interventions doit être plus actif. 118 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 En outre, les instruments de gestion, de coordination, de suivi se veulent être pleinement efficaces et efficients. On parle des procédures de gestion au sein de l’ONN et des projets en cours pour la mise en œuvre. Une autre condition essentielle de réussite est la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de toutes les activités du PNAMN. Pour ce faire, il importe que la part des investissements propres qui relèvent de l’État et des collectivités décentralisées (région et communes) soit accrue par rapport aux financements obtenus pour le PNAMN. Comme les actions identifiées dans le PNAMN ne pourront pas être financées intégralement par les ressources propres du pays, il convient d’élaborer au préalable un plan de financement, comportant les mécanismes de financement, en se basant sur les ressources mobilisables. La prise d’initiative à tous les niveaux des partenaires de mise en œuvre constitue aussi entre autres un facteur clé de réussite non négligeable. Pour cela, le contexte de collaboration entre ONN et ses partenaires doit être favorable à cette prise d’initiatives. Cela signifie une bonne et équitable connaissance de tous les acteurs, des objectifs, des ressources, des problèmes et des solutions. La programmation opportune de toutes activités et sous-activités, plus particulièrement pour celles qui sont interdépendantes, est une condition essentielle en matière de planification. Enfin, parmi les conditions de réussite, on souligne la participation et l’adhésion pleine et entière des acteurs du secteur privé. L’enjeu consiste à maintenir cette adhésion et le dynamisme de la collaboration sur le long terme, en dépit des évolutions politiques et des éventuels bouleversements économiques. Il importe que l’effectivité des mesures prises par le secteur privé ne soit pas conditionnée par la crainte des contrôles effectués par les organismes publics, par exemple dans le cas de la fortification alimentaire. 7.3.2. Risques et limites À l’égard de tout ce qui précède, l’exécution du PNAMN comporte certaines limites et certains risques. En premier lieu, vu l’ampleur des activités identifiées, la mise en œuvre du PNAMN requiert des besoins de financement externe importants. Or, ce financement peut être suspendu, voire arrêté en cas de crise politique. Ceci dit, actuellement, la confiance des bailleurs de fonds est acquise, car ils ont pu constater une stabilité politique depuis 2019. Aussi, le pays est sérieusement menacé par les risques de catastrophes tels que les cyclones, les inondations, la sécheresse et les invasions acridiennes, et plus récemment la pandémie de COVID-19. Tous ces fléaux peuvent anéantir brutalement les actions de lutte contre la malnutrition, d’où la pertinence du plan de relèvement ou du plan de redressement pour renforcer la résilience, notamment nutritionnelle, des populations touchées. En outre, la faible capacité des agents de mise en œuvre peut empêcher la bonne exécution du PNAMN. Parmi les causes sous-jacentes de la malnutrition, on note aussi les mauvaises habitudes
7. MODALITÉS DE MISE EN ŒUVRE ET PLAN DE SUIVI ET D’ÉVALUATION 119 alimentaires, les mœurs sociales, les pratiques ancestrales défavorables (par exemple : pratiques d’allaitement inadéquates). Compte tenu de ces facteurs culturels et sociaux, la communication pour le changement de comportement devra se faire à grande échelle pour toucher le maximum de personnes cibles. De plus, les interventions s’inscrivent souvent dans le cadre des projets mis en œuvre sur deux à cinq ans, selon les accords avec les bailleurs de fonds. D’une part, il est parfois difficile de mesurer les réalisations obtenues lors des interventions dans lesquelles la nutrition est secondaire (faute d’indicateurs). D’autre part, ces interventions sous forme d’approche de projet sont généralement ajustées en fonction du budget alloué. Par conséquent, il arrive souvent que les zones soient très dispersées géographiquement et que la couverture spatiale soit également très faible. Enfin, la corruption est un facteur de risque non négligeable pouvant entraver les actions. En effet, ces risques sont présents pendant les contrôles faits par les laboratoires ou les agents administratifs auprès des producteurs des aliments fortifiés. 120 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Références
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Annexe 1 : Cadre Logique du PNAMN 126 But Le PNAMN a pour but, d’une part, d’assurer le droit de la population malagasy à une nutrition adéquate en vue d’améliorer la survie des enfants et de permettre un développement maximal de leurs potentialités physiques et intellectuelles, et d’autre part, de promouvoir la santé et le bien-être de la population cible, par la synergie des interventions multisectorielles Objectifs » Réduire de 39,8% à 28,4% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance généraux » Réduire de 26,4% à 20,4% le pourcentage de femme en âge de procréer qui sont anémiques » Réduire de 16,3% à 13,8% le pourcentage des nouveau-nés présentant une insuffisance pondérale à la naissance » Réduire et maintenir à moins de 1% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans en surpoids » Augmenter de 57,4% à 70,2% le pourcentage de bébés allaités exclusivement au sein au cours des 6 premiers mois de vie » Réduire et maintenir à moins de 5% le pourcentage d’enfants de moins de 5 ans émaciés. Système de santé pour la nutrition Objectifs du » Augmenter de 26,7% à 35% la proportion de femmes en âge de procréer avec un Indice de Masse Corporelle normale système de (entre 18,5 et 24,9 kg/m2) santé pour la » Réduire la prévalence de l’anémie chez les enfants de 6 à 59 mois de 45,9% à 40% nutrition » Augmenter de 45% à 70% la proportion des bébés allaités dans l’heure qui suit la naissance » Augmenter de 83,9% à 90% la proportion d’enfants de 6 à 23 mois ayant reçu la fréquence minimale de repas pour leur Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) âge » Au moins 75% des enfants admis dans le programme de traitement de la malnutrition aigüe sévère sont guéris » Augmenter à 90% le taux de couverture des vaccinations de base au niveau des CSB » Augmenter la proportion des femmes en âge de procréer (âgées de 15 à 49 ans) dont les besoins en méthodes modernes de planification familiale sont satisfaits de 65% à 72%. Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risques/ Actions objectivement 2026 atténuantes 2022-2026 vérifiables Intervention 1 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel de toute la population Activités Promouvoir la Nombre de campagne de Au moins une campagne Descriptions du Risque consommation des masse sur la promotion de masse annuelle sur la Contexte socio politique, sanitaire aliments fortifiés des aliments fortifiés promotion des aliments et sécuritaire instable : troubles incluant le sel iodé réalisée au niveau fortifiés est réalisée politiques qui conduit à la suspension national et régional au niveau national et de l’aide et à des crises sociales régional Manque d’appropriation et d’engagement de toutes les parties prenantes du système de santé pour la nutrition Mener des campagnes Nombre de campagne de Au moins une campagne Insuffisance de financement : de sensibilisation des masse de sensibilisation de masse par an réalisée manque de budget de l’État ou de consommateurs sur des consommateurs sur au niveau national et positionnement des PTFs pour assurer les bonnes pratiques les bonnes pratiques régional la mise en œuvre des interventions alimentaires et alimentaires et d’hygiène Situation de pandémie et d’épidémie d’hygiène réalisée au niveau qui met à mal le système de santé et national et régional l’accès des populations Annexes 127 Promouvoir l’adoption % des établissements de Au moins 60% des Augmentation des catastrophes 128 des bonnes pratiques restauration collective établissements de naturelles et des crises alimentaires alimentaires et appliquant les 5 clés pour restauration collective Couverture des activités et d’hygiène des des aliments plus sûrs de enregistrés applique les géographique insuffisant établissements de l’OMS 5 clés pour des aliments Système de santé faible restauration plus sûrs de l’OMS Couverture de santé universelle pas encore fonctionnelle Budgets « zéro » pour les produits et intrants (Exemple : intrants de la vaccination, produits PF, Plumpy nut, etc.) Intervention 2 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des femmes enceintes Activités Supplémenter les % de femmes 90% des femmes Détournements des fonds et fraudes, femmes enceintes vues enceintes vues en enceintes vues en CPN impunités des responsables fautifs en CPN en Fer Acide CPN supplémentées sont supplémentées Gestion financière non transparente Folique ou en multi en FAF ou en multi- avec > 90 de comprimés Taux d’exécution budgétaire faible micronutriments micronutriments de fer acide folique ou de Rumeurs pendant les épidémies multi-micronutriments. Actions atténuantes Plaidoyer pour une plus grande Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) volonté politique et engagement de l’état et de ses partenaires sur le plan financière Renforcement des actions de GRC Plaidoyers et actions de la société civile auprès du gouvernement et des PTFs 2022-2026 Déparasiter les femmes % des femmes enceintes Au moins 90% des Renforcer les systèmes de suivi enceintes de plus de 4 de plus de 4 mois de femmes enceintes Lever la culture de l’impunité mois de grossesse vues grossesse vues en CPN de plus de 4 mois de Renforcement sur la sensibilisation et en CPN déparasitées grossesse vues en CPN la gestion des rumeurs sont déparasitées Prévenir le paludisme % des femmes enceintes 70% des femmes chez les femmes vues en CPN ayant enceintes vues en enceintes reçues des Traitements CPN reçoivent des Préventifs Intermittents Traitements Préventifs contre le paludisme Intermittents contre le paludisme % des femmes enceintes 90% des femmes qui dorment sous une enceintes vues en CPN moustiquaire imprégnée dorment sous une d’insecticide moustiquaire imprégnée d’insecticide Peser les femmes % de femmes enceintes 95% de femmes Annexes enceintes lors des pesées lors des enceintes vues en CPN consultations prénatales consultations prénatales sont pesées. 129 Supplémentation % des femmes 70% des femmes 130 équilibrée en protéines enceintes dans les zones enceintes dans les zones énergétiques pendant la vulnérables ayant reçues en insécurité alimentaire grossesse dans les zones des supplémentations aigüe reçoivent une en insécurité alimentaire alimentaires équilibrées supplémentation en protéine énergétique alimentaire équilibrée en protéine énergétique Effectuer des Nombre de séances Au moins 80% des séances d’éducation d’éducation nutritionnelle femmes enceintes nutritionnelle pour pour les femmes vues au niveau des les femmes enceintes enceintes réalisées sites communautaires au niveau des sites au niveau des sites et au CSB reçoivent communautaires et au communautaires et au un counseling sur la CSB CSB nutrition de la femme enceinte Mise en œuvre Nombre de campagne Au moins 50% des Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) d’une campagne de de communication femmes enceintes communication pour pour le changement de sont touchées par le changement de comportement pour la la campagne de comportement pour la Nutrition de la femme communication pour Nutrition de la femme enceinte réalisée le changement de enceinte comportement pour la Nutrition de la femme enceinte 2022-2026 Intervention 3 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des enfants de moins de 5 ans Activités Supplémenter les % d’enfants de 6 à 59 Au moins 80% des enfants de 6 à 59 mois mois ayant reçu une enfants de 6 à 59 mois en Vitamine A supplémentation en sont supplémentés en vitamine A au cours des 6 vitamine A au cours des derniers mois 6 derniers mois Déparasiter les enfants % des enfants de 12 Au moins 80% des de 12 à 59 mois à 59 mois ayant été enfants de 12 à 59 mois déparasités au cours des sont déparasités au 6 derniers mois cours des 6 derniers mois Favoriser le contact % d’enfants nés au 70% des enfants nés au peau à peau mère bébé niveau des formations niveau des formations et l’initiation précoce de sanitaires sont mis en sanitaires sont mis en l’allaitement maternel contact peau à peau avec contact peau à peau la mère et sont allaités avec la mère et sont immédiatement après la allaités immédiatement naissance après la naissance Annexes 131 Promouvoir et soutenir % des mères (femmes 80% des mères (femmes 132 l’allaitement maternel enceintes et femmes enceintes et femmes exclusif et continu (ANJE allaitantes) vues au allaitantes) vues au 0-23 mois) niveau des CSB et sites niveau des CSB et communautaires ayant sites communautaires reçu un counseling sur reçoivent un counseling l’allaitement maternel sur l’allaitement maternel Promouvoir les % des mères et 80% des mères et pratiques optimales responsables d’enfants responsables d’enfants d’alimentation vues au niveau des CSB vues au niveau des CSB complémentaire et sites communautaires et sites communautaires adaptées à l’âge des ayant reçu un counseling reçoivent un counseling enfants (ANJE 6-23 sur l’alimentation sur l’alimentation mois) complémentaire optimale complémentaire optimale Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Permettre aux “mères % des centres de santé 50% des centres de kangourous” de prendre (CSB et hôpitaux) santé (CSB et hôpitaux) soin des bébés ayant disposant de personnels disposent de personnels un faible poids à la formés en technique de formés en technique naissance “mères kangourous” de soins “mères kangourous” Promouvoir % des femmes allaitantes Au moins 80% des l’alimentation saine, vues au niveau des CSB femmes allaitantes vues équilibrée, diversifiée et sites communautaires au niveau des CSB et et nutritive pour les ayant reçu un counseling sites communautaires femmes allaitantes sur la nutrition de la reçoivent un counseling femme allaitante sur la nutrition de la femme allaitante Supplémenter % des femmes 80% des femmes en compléments allaitantes dans les allaitantes dans les zones nutritionnels les femmes zones vulnérables ayant vulnérables reçoivent allaitantes dans les reçu des compléments des compléments zones en insécurité nutritionnels nutritionnels alimentaire Annexes 133 Supplémenter % des enfants de 70% des enfants de 6-23 134 en compléments 6-23 mois ayant reçu mois dans les zones nutritionnels les enfants des compléments vulnérables reçoivent de 6-23 mois dans les nutritionnels dans les des compléments zones vulnérables zones vulnérables nutritionnels Mettre à l’échelle la % des enfants de 6-23 50% des enfants de 6-23 fortification à domicile mois dans les zones mois dans les zones par la poudre de multi ciblées ayant consommé ciblées consomment micronutriment (MNP) des aliments fortifiés à des aliments fortifiés chez les enfants de 6-23 domicile par la poudre par la poudre de multi mois dans les zones de multi micronutriment micronutriment (MNP) ciblées (MNP) Assurer le clampage % de nouveau-nés avec 50% des nouveau- du cordon au moment un retard de clampage nés avec un retard de optimal pour les du cordon de plus d’une clampage du cordon de nouveaux nés minute plus d’une minute Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Créer un environnement % des formations 100% des formations propice à l’allaitement sanitaires (CSB, CHRD, sanitaires “amis maternel dans les CHU, CHRR) amies des des bébés” sont établissements de santé bébés redynamisées ou fonctionnelles mises en place qui sont fonctionnelles 2022-2026 Mettre en œuvre Nombre de campagne Au moins une campagne des campagnes de de communication pour de communication pour communication pour le changement social le changement social et le changement social et comportemental comportemental pour et comportemental pour l’alimentation du l’ANJE-NDF sont mises pour l’alimentation du nourrisson et jeune en œuvre annuellement nourrisson, du jeune enfant et Nutrition de la enfant et la nutrition de femme menées la femme (ANJE-NDF) Renforcer le suivi % d’enfants de 0 à 59 80% d’enfants de 0 à systématique et mois vus aux CSB et 59 mois vus aux CSB et la promotion de la sites communautaires sites communautaires croissance des enfants bénéficiant de suivi bénéficient de suivi et de moins de 5 ans et promotion de la promotion de croissance vus aux CSB et sites croissance de qualité de qualité communautaires Assurer la stimulation Nombre de sites Au moins 50 % des précoce des enfants de communautaires sites communautaires 6 à 30 mois effectuant des activités effectuent les activités de stimulation précoce de la stimulation précoce pour les enfants de 6 à 30 pour les enfants de 6 à mois 30 mois Annexes 135 Intervention 4 : Améliorer l’apport alimentaire et nutritionnel des adolescentes non- 136 scolarisé Activités Supplémenter à % des adolescentes non 30% des adolescentes intermittence les scolarisés supplémentées non scolarisés sont adolescentes non en FAF au niveau supplémentées scolarisés en Fer Acide communautaire en FAF au niveau Folique (FAF) communautaire Déparasiter les % des adolescentes non 30 % des adolescentes adolescentes non scolarisés déparasités non scolarisés sont scolarisés déparasités Sensibiliser et éduquer % des adolescentes 30% des adolescentes les adolescentes sensibilisées sur sont sensibilisées sur et les parents sur l’alimentation saine, l’alimentation saine, l’alimentation saine, équilibrée, diversifiée et équilibrée, diversifiée et équilibrée, diversifiée nutritive nutritive et nutritive au niveau communautaire Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Mettre en œuvre Nombre de campagne Au moins une campagne des campagnes de de communication pour de communication pour communication pour le le changement social et le changement social et changement social et comportemental pour comportemental pour comportemental pour l’alimentation adéquate l’alimentation adéquate l’alimentation adéquate des adolescentes menées des adolescentes est des adolescentes annuellement menée annuellement Intervention 5 : Renforcer la prise en charge de la malnutrition aiguë Activités Dépister la malnutrition % d’enfants de 6 à 59 Au moins 60% des aiguë chez les enfants mois dépistés enfants de 6 à 59 mois de 6-59 mois au niveau sont dépistés communautaire Maintenir et étendre Nombre des formations Nombre des formations la prise en charge des sanitaires disposant sanitaires disposant enfants atteints de des centres CRENAS de centres CRENAS la malnutrition aiguë opérationnels opérationnels à sévère (CRENAS et augmenter de 1300 à CRENI) des régions 1600 vulnérables Nombre districts Au moins 80% des Annexes sanitaires disposant districts sanitaires des centres CRENI disposent des centres opérationnels CRENI opérationnels 137 Prise en charge efficace Taux de guérison des Supérieur à 75% des 138 de la malnutrition aiguë enfants malnutris aiguë enfants malnutris sévère sévère sévère sans complication sans complication sont au CRENAS guéris dans les CRENAS Taux de couverture 60% des cas de PECMAS malnutrition aiguë sévère (MAS) ont accès aux services de traitement (couverture) Nombre de jour de Le rupture d’intrants de rupture d’intrant de prise en charge dans les prise en charge dans les CRENAS est inférieure à CRENAS 5 jours par an Prendre en charge les Taux de guérison des Supérieur à 75% des Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) femmes enceintes et femmes enceintes et femmes enceintes et allaitantes souffrant allaitantes malnutries allaitantes malnutries de malnutrition aigüe aiguë sévère sans aigüe sévère sans sévère complication au CRENAS complication sont guéris dans les CRENAS 2022-2026 Maintenir et étendre les % des sites 50% des sites CRENAM au niveau des communautaires dans communautaires dans régions vulnérables tout Madagascar qui ont tout Madagascar ont des centres CRENAM des centres CRENAM opérationnels opérationnels Intervention 6 : Renforcer la prévention et la prise en charge des maladies liées à la nutrition chez les enfants et les femmes Activités Prendre en charge les % des enfants de 0 à 59 90% des enfants de cas de diarrhée simple mois atteints de diarrhée moins de 5 ans atteints chez les enfants de 0 à ayant reçu de la SRO/Zinc de diarrhée, recevant de 59mois avec du SRO et la SRO/Zinc Zinc Assurer la prise en Au moins 50% des charge intégrée des sites communautaires maladies des enfants au % des sites effectuent la PCIMEc niveau communautaire communautaires (PCIMEc) effectuant la PCIMEc Renforcer la vaccination % d’enfants âgé de 12-23 90% d’enfants âgé de des enfants mois ayant reçu toutes 12-23 mois ayant reçu les vaccinations de base toutes les vaccinations recommandées par le de base recommandées calendrier national de par le calendrier national vaccination de vaccination Annexes 139 Promouvoir la % de femmes enceintes 68% de femmes 140 Consultations Pré qui ont suivi au moins 1 enceintes ont fait au Natales (CPN) répondant Consultation Prénatale moins 1 Consultation aux normes requises Prénatale (CPN) pour les femmes enceintes Intégrer les activités de % des sites 80% des sites prévention des maladies communautaires ayant communautaires non-transmissibles liées intégré la prévention intègre la prévention à la nutrition dans les des maladies non- des maladies non- sites communautaires transmissibles transmissibles Prise en charge % de patients tuberculeux 90% des tuberculeux et/ nutritionnelle des et/ou lépreux malnutris ou lépreux malnutris patients tuberculeux et/ aigües ayant bénéficié aigües bénéficient ou lépreux de prise en charge d’une prise en charge nutritionnelle nutritionnelle selon le protocole Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Assurer la prise en % de personnes vivants 10% des personnes vivant charge nutritionnelle VIH malnutris aigües avec le VIH malnutries des personnes vivant ayant bénéficié de prise aigües bénéficient avec le VIH en charge nutritionnelle d’une prise en charge nutritionnelle selon le protocole Intervention 7 : Prévenir les grossesses précoces et réduire la taille des ménages 2022-2026 Activités Renforcer le planning % de femmes en âge 40% de femmes en âge familial et la santé de procréer (âgées de de procréer utilisent reproductive au 15 à 49 ans) utilisant régulièrement des niveau des sites régulièrement des méthodes modernes de communautaires méthodes modernes de planification familiale planification familiale Facilitation de l’accès % des adolescentes ayant 46% des adolescentes aux méthodes de accès aux méthodes de auront accès aux Planification Familiale planification familiale méthodes de (PF) pour les jeunes planification familiale et les adolescentes, aussi bien au niveau des formations sanitaires qu’au niveau communautaire Systèmes alimentaires pour la nutrition Objectifs des » Augmentation de la proportion des enfants de 6-23 mois qui consomment une diversité alimentaire minimale de 27,4% Systèmes à 50% alimentaires » Augmentation de la proportion des enfants de 6-23 mois qui consomment un régime alimentaire minimal acceptable pour la nutri- de 20% à 30% tion » Réduire de 8% à 5% la population souffrant d’insécurité alimentaire chronique (IAC) » Atteindre 50% la proportion de femmes en âge de procréer qui consomment une diversité alimentaire minimale » Augmenter de 5,9 à 6,9 le score de diversité alimentaire des ménages » Augmenter de 1 à 3 les activités de fortification de masse Annexes 141 Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risques/ Actions 142 objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Promouvoir l’accès à une alimentation saine, équilibrée, diversifiée et nutritive Activités Renforcer les % d’augmentation de la Augmenter de 35% la Descriptions du Risque programmes nationaux productivité du secteur productivité du secteur Contexte socio politique, sanitaire et d’intensification et de agricole surtout des agricole surtout des sécuritaire instable : troubles politiques qui diversification agricole fruits et légumes, les fruits et légumes, les conduit à la suspension de l’aide et à des et alimentaire légumineuses sèches et légumineuses sèches et crises sociales le lait de vache le lait de vache Inflation incontrôlable des denrées alimentaires mettant à mal l’accès des ménages aux aliments Score de diversité Augmenter de 5,9 à 6,9 Sècheresse et changements climatiques qui alimentaire des ménages le score de diversité perturbent le secteur agricole (SDAM) alimentaire des ménages Augmentation de l’insécurité alimentaire modérée et sévère Manque d’appropriation et d’engagement de toutes les parties prenantes des systèmes alimentaires pour la nutrition Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Développer la Pourcentage Augmentation de 10% Insuffisance de financement : manque de diversification Agricole d’augmentation de de production par année budget de l’État ou de positionnement des en intégrant la culture production par année pour chaque groupe PTFs pour assurer la mise en œuvre des des produits à haute pour chaque groupe d’aliments interventions valeur nutritive d’aliments Dépendance vis-à-vis des appuis financiers externes Changement climatique, invasion acridienne, ravageurs de cultures 2022-2026 Développer l’élevage Pourcentage des Augmentation de 20% Faible couverture des activités et à cycle court ménages cibles adoptant des ménages cibles géographique pour favoriser la l’élevage à cycle court adoptant l’élevage à Faible système de vulgarisation consommation de cycle court Détournements des fonds et fraudes, protéines d’origine impunités des responsables fautifs animale Gestion financière non transparente Développer Pourcentage des Augmentation de 10% Actions atténuantes l’aquaculture et la pêche ménages cibles des ménages cibles Impliquer le système environnement et de pour la production pratiquant l’aquaculture pratiquant l’aquaculture GRC d’aliments d’origine et la pêche et la pêche Plaidoyer pour une plus grande volonté animale en soutien aux politique et engagement de l’état et de ses régimes alimentaires partenaires sur le plan financière sains Faciliter l’accès aux IMF et autres sources de financement (FDA) Diversification agricole et promotion des cultures résilientes Réhabilitation des infrastructures hydro agricoles Coopération /coordination avec les PTFs Programme de recrutement de vulgarisateurs Renforcer les systèmes de suivi Lever la culture de l’impunité Annexes 143 Mettre en œuvre des Nombre de variétés de 2 variétés de produits 144 actions d’envergure pour produits biofortifiés biofortifiés cutlivés et/ou la fortification de masse cutlivés et/ou vulgarisés vulgarisés à l’échelle industrielle et la biofortification au profit de la population Nombre d’aliments Au moins 2 nouveaux fortifiés disponibles aliments fortifiés sont disponibles Mettre à l’échelle Pourcentage des Au moins 20% des les greniers fokontany dotés de Fokontany en milieu communautaires greniers communautaires rural ont des GCV en villageois (GCV) villageois (GCV) mis en place et fonctionnel place et fonctionnel dans les zones ruraux Promouvoir les Pourcentage des Augmentation de équipements et ménages ayant accès 10% des ménages Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) infrastructures de aux équipements et/ou cibles ayant accès aux stockage pour réduire aux infrastructures de équipements et/ou les pertes post-récolte stockage aux infrastructures de auprès des ménages stockage 2022-2026 Créer des unités Nombre d’unités de Au moins 10 unités de transformation transformation et de locales créées au niveau locales pour renforcer conservation locales des de chaque district la conservation et la produits créées transformation des produits agricoles afin de réduire les pertes post-récoltes et créer de la valeur ajoutée notamment les aliments infantiles Promouvoir Nombre de jeunes Au moins 50% des l’entreprenariat des et/ou de femmes entrepreneurs sur toutes jeunes et des femmes entrepreneurs sur toutes les chaines de valeur orienté vers les systèmes les chaines de valeur agricoles sont des jeunes alimentaires agricole et/ou des femmes Appuyer les petites Nombre de nouveaux Au moins 2 nouveaux entreprises et industries produits nutritifs produits nutritifs sont œuvrant dans les disponibles disponibles activités de fabrication des produits nutritifs et de transformation de denrées à Haute Valeur Nutritionnelle (HVN) Annexes 145 Nombre des petites Au moins 10 petites 146 entreprises et industries entreprises et industries qui transforment de qui transforment de denrées à Haute Valeur denrées à Haute Valeur Nutritionnelle (HVN) Nutritionnelle (HVN) Former les Agents Pourcentage d’Agents 50% des Agents agricoles agricoles sur les qualités agricoles formés sur les sont formés sur les exigées par les cahiers qualités exigées par les qualités exigées par les des charges des cahiers des charges des cahiers des charges des industrielles industrielles industrielles Intégrer la nutrition dans Pourcentage d’Agents 50 % des Agents les services agricoles de Agricoles de proximité agricoles de proximité proximité formés en nutrition sont formés sur la nutrition Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Faciliter l’accès et la Nombre de contrats Au moins 100 contrats mise en relation des établis pour les petits pour les petits petits producteurs avec producteurs producteurs sont établis le marché Promouvoir la mise en Nombre de normes Au moins 5 normes application des normes Malagasy sur la nutrition vulgarisées sur les et textes règlementaires élaborés et vulgarisées denrées alimentaires sur la sécurité sanitaire sur les denrées 2022-2026 des aliments alimentaires Intégration de l’aspect L’étiquetage des denrées nutrition sur l’étiquetage alimentaires intègrent des denrées alimentaires l’aspect nutrition (oui/ non) Pourcentage des denrées 10% des denrées alimentaires produites alimentaires produits localement étiquetés localement étiquetés respectant les textes respectant les textes réglementaires réglementaires Faciliter l’accès Pourcentage de 20% des ménages des ménages au ménages ayant accès aux ont un accès au financement agricole à financements pour des financement agricole à travers les institutions activités agricoles travers les institutions financières ou épargnes financières ou épargnes communautaires communautaires Intervention 2 : Promouvoir une production résiliente face au changement climatique Activités Vulgariser les Pourcentage des Augmentation de 20% techniques d’Agriculture ménages ayant adopté des ménages ayant intelligente adaptés au au moins une technique adopté au moins une climat d’agriculture intelligente technique d’agriculture Annexes adaptée au climat intelligente adaptée au climat 147 Promouvoir les Pourcentage des Augmentation de 148 techniques agricoles ménages adoptant 20% des ménages permettant la les techniques adoptant les techniques conservation des agricoles permettant agricoles permettant nutriments dans les la conservation des la conservation des produits agricoles nutriments dans les nutriments dans les produits agricoles produits agricoles Intervention 3: Assurer la sécurisation alimentaire et nutritionnelle dans le grand Sud Activités Elaborer une stratégie Nombre de stratégie Une stratégie spécifique pour le harmonisée pour la harmonisée pour développement diversification alimentaire la diversification Agricole assurant une dans le Grand Sud alimentaire dans le alimentation diversifiée développée et disponible Grand Sud est disponible dans le Grand Sud Mettre en œuvre % des activités de la 80% des activités la stratégie pour stratégie harmonisée définies dans la stratégie le développement pour la diversification sont mises en œuvre Agricole assurant une alimentaire dans le Grand Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) alimentation diversifiée Sud mises en œuvre dans le Grand Sud Système eau, assainissement et hygiène pour la nutrition Objectifs » Les Actions Essentielles en eau, assainissement et hygiène sont promues au niveau de 25% des ménages pour du Système maintenir un bon état nutritionnel de la famille. EAH pour la » Réduire les comorbidités (diarrhée) dans les centres de prise en charge de la malnutrition aigüe sévère grâce aux nutrition interventions eau, hygiène et assainissement à 90% 2022-2026 Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risque/ Actions objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Améliorer l’accès à l’eau potable surtout des ménages avec enfants en bas âge Activités Renforcer la gestion de % des membres des 50% des membres des Descriptions du Risque l’eau par les femmes : comités de gestion comités de gestion Contexte socio politique, sanitaire gestion des ressources des ressources en eau des ressources en eau et sécuritaire instable : troubles en eau et le traitement fonctionnels sont des fonctionnels sont des politiques qui conduit à la suspension de l’eau femmes femmes de l’aide et à des crises sociales La réhabilitation des % de taux de desserte en Au moins 60 % de taux Environnement culturel: des sujets et infrastructures en eau eau potable de desserte en eau pratiques tabou sur l’utilisation des potable potable latrines et sur l’hygiène menstruelle Manque d’appropriation et d’engagement de toutes les parties prenantes du système EAH pour la nutrition Les ménages (surtout % des ménages 80% des ménages Insuffisance de financement : avec des enfants de appliquant au moins une appliquent au moins une manque de budget de l’État ou de bas âges) appliquent des trois techniques de des trois techniques de positionnement des PTFs au moins l’un des trois base de traitement de base de traitement de Faible connaissance et/ou information techniques de base de l’eau l’eau sur la mise en œuvre des institutions traitement de l’eau “amies de WASH” Annexes 149 Intervention 2 : Améliorer l’accès à l’hygiène au niveau ménages et des institutions Couverture des activités et 150 publiques géographique insuffisant Manque de fiabilité des constructeurs Activités Promouvoir le lavage % des ménages ayant des 45 % des ménages ont des infrastructures en eau, des mains avec du savon dispositifs de lavage des des dispositifs de lavage assainissement et hygiène mains avec du savon des mains avec du savon % des CSB ayant des 54% des CSB ont des Actions atténuantes dispositifs de lavage des dispositifs de lavage des Considérer la spécificité de chaque mains avec du savon mains avec du savon Région en tenant compte des bonnes pratiques déjà effectué par les autres ONG Plaidoyer pour une plus grande volonté politique et engagement de l’état et de ses partenaires sur le plan financière Collecter les informations auprès du MEAH Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Transparence de la passation du marché, “due diligence” des constructeurs et contrôle rigoureux des travaux % des écoles publiques 25% des écoles publiques ayant des dispositifs de ont des dispositifs de lavage des mains avec du lavage des mains avec savon du savon 2022-2026 Mise en place Nombre de mécanisme Un mécanisme d’un mécanisme d’intégration mis en place d’intégration est mis en d’intégration pour pour promouvoir les place pour promouvoir promouvoir les pratiques EAH au niveau les pratiques EAH au pratiques EAH au des institutions publiques niveau des institutions niveau des institutions publiques publiques Protéger les enfants % des CRENAS et 90% des CRENAS et malnutris aigus en cours CRENI appliquant les CRENI appliquent les de traitement (et donc interventions clés en interventions clés en plus susceptible aux matière d’EAH matière d’EAH infections) de tomber malade à travers des interventions EAH % Pourcentage des 25% des CRENAM CRENAM appliquant les appliquent les interventions clés en interventions clés en matière d’EAH matière d’EAH Promouvoir l’hygiène % de la population 60 % de la population alimentaire, corporelle, adoptant les bonnes adoptent les bonnes domestique et pratiques d’hygiène pratiques d’hygiène environnementale alimentaire corporelle, alimentaire corporelle, domestique et domestique et environnementale environnementale Elaborer et publier Nombre de chefs-lieux Les 23 chefs-lieux de Annexes le code municipal de Région ayant un code Région ont un code d’hygiène au niveau des municipal d’hygiène municipal d’hygiène chefs-lieux de Région 151 L’approche « Amies de % des formations 50% des formations 152 WASH » des formations sanitaires adoptant sanitaires ont adopté sanitaires et des écoles l’approche Amies de l’approche Amies de est adopté dans tous les WASH WASH régions % des écoles adoptant 60% des écoles ont l’approche Amies de adoptées l’approche WASH Amies de WASH Promouvoir les entités % de nouvelles gargotes Au moins 90% de « Amies de WASH » dans les endroits nouvelles gargotes dans dans les gargotes stratégiques adoptant les endroits stratégiques pour promouvoir les le concept « Amies de adoptent le concept « messages clés EAH WASH » Amies de WASH » Promouvoir la salubrité % des hotelin-jaza Au moins 90% des des aliments pour les ayant la certification hotelin-jaza obtiennent enfants dans les hotelin- d’autorisation sanitaire la certification jaza par le régulateur d’autorisation sanitaire Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) par le régulateur Sensibiliser les ménages % des ménages adoptant 60% des ménages à la gestion des ordures la gestion des ordures adoptent la gestion des ménagères ménagère ordures ménagère 2022-2026 Intervention 3 : Améliorer l’accès à l’assainissement au niveau des ménages et communautaires Activités Promouvoir l’état sans % des Communes ayant 100% de Malagasy sont Défécation à l’Air Libre atteint le statut Fin à la ODF – ont abandonné la (FDAL) Défécation à l’Air Libre défécation à l’air libre (FDAL) Sensibiliser à l’utilisation % des ménages utilisant 10 % des ménages de latrines améliorées des latrines améliorées utilisent des latrines améliorées Système éducation pour la nutrition Objectifs » 25% des écoles primaires publiques mettent en œuvre le paquet complet d’interventions clés en matière du système d’Alimentation et Nutrition Scolaire (ANS) éducation » Réduire le taux d’anémie chez les filles 5-19 ans de 27,8% à 21,7% pour la » Diminuer de 28,3% à 21,3% la proportion d’adolescentes de 15-19 ans avec une Indice de Masse Corporelle inférieur à nutrition 18,5 kg/m2 Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risques/ Actions objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Renforcer le paquet de la nutrition en milieu scolaire Activités Mise en place de Cantine % des EPP qui 25% des établissements Descriptions du Risque Scolaire au niveau bénéficient de cantine Primaires Publics Contexte socio politique, sanitaire des établissements scolaire bénéficient de cantines et sécuritaire instable : troubles Primaires Publics (EPP) scolaires politiques qui conduit à la suspension Annexes de l’aide et à des crises sociales 153 Supplémenter en fer % des élèves 90% des élèves sont Pour la sensibilisation sur l’éducation 154 et en acide folique les supplémentés en fer et supplémentés en fer et sexuelle et Santé Reproductive des enfants d’âge scolaire et en acide folique en acide folique Adolescents (SRA), le risque est lié les adolescentes aux barrières culturelles situées dans certaines zones de Madagascar Déparasiter les enfants % des élèves des EPP 90% des élèves dans les Pour la sensibilisation sur la Santé d’âge scolaire et les déparasités écoles primaires (EPP) buco dentaire (qui est intégré dans adolescentes sont déparasités les écoles à l’aide du système EAH), le risque est lié à l’accès à l’eau des établissements scolaires Promouvoir la % des écoles avec 100% des écoles avec Pour la promotion des jardins consommation des une cantine scolaire une cantine scolaire potagers, le risque est lié au climat, aliments riches en qui bénéficient d’une bénéficient d’une à la fertilité du terrain, à l’espace micronutriments, saine, éducation nutritionnelle éducation nutritionnelle cultivable dans l’enceinte des équilibrée, diversifiée et écoles et la capacité technique des nutritive responsables Promouvoir les jardins % des écoles avec une 50 % des écoles avec une Insuffisance de financement pour potagers cantine scolaire qui ont cantine scolaire ont un mener toutes les interventions du un jardin potager. jardin potager. système éducation pour la nutrition Manque d’appropriation et Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) d’engagement de toutes les parties prenantes du système éducation pour la nutrition 2022-2026 Effectuer des visites % des élevés bénéficient 20% des élèves Pour les activités en collaboration médicales à l’entrée d’une visite médicale à bénéficient une visite avec le MSANP (déparasitage, du premier cycle de la rentrée du premier médicale à l’entrée supplémentation en FER/FAF), le l’enseignement de base cycle de l’éducation du premier cycle de calendrier dépends de la disponibilité au niveau des écoles fondamentale l’enseignement de base des équipes du MSANP (carnet de santé) au niveau des écoles Effets secondaires des médicaments Nombre d’élèves 20% d’élèves possèdent Prise des médicaments à jeun possédant un carnet de un carnet de santé santé Intégration des thèmes 100% des enseignants 100% des enseignants Risque de non disponibilité des relatifs à la nutrition dans les écoles avec dans les écoles avec médicaments/intrants dans la pratique en cantines ayant été cantines sont formés sur Couverture des activités et classe formés sur l’intégration l’intégration des thèmes géographique insuffisant : manque des thèmes relatifs à la relatifs à la nutrition dans de fonds pour une extension et les nutrition dans la pratique la pratique en classe mesures d’accompagnements (suivi en classe et formation) Promotion de la santé % des écoles bénéficiant 25 % des écoles Détournements des fonds et fraudes, sexuelle et reproductive d’une formation en santé bénéficient d’une impunités des responsables fautifs des adolescents et des sexuelle et reproductive formation en santé Gestion financière non transparente jeunes (SRAJ) au niveau des adolescents sexuelle et reproductive Rumeurs des écoles des adolescents Cas de décès qui sont attribués aux activités de supplémentation Annexes 155 Développer une Nombre de plan de Un plan de Actions atténuantes 156 stratégie de de communication du communication du Renforcement de sensibilisation, communication système éducation pour système éducation pour diversification d’approche / stratégie nationale et régionale la nutrition élaborée la nutrition est élaboré à adopter pour promouvoir la Collaboration avec les techniciens de nutrition en milieu l’agriculture scolaire Plaidoyer pour une plus grande volonté politique et engagement de l’état et de ses partenaires sur le plan financière Communication en permanence avec les techniciens du MSANP Renforcer les mesures pendant les campagnes Commande en avance chez les fournisseurs % des activités de 50% des activités de Renforcer les systèmes de suivi communication réalisées communication réalisées Lever la culture de l’impunité Stratégie de gestion des rumeurs Renforcer la sensibilisation Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Campagne de Diffusion % des écoles bénéficiaires 100 % des écoles à de Message en matière de la CDM cantines bénéficient de de Nutrition et d’hygiène Campagne de Diffusion en utilisant les élèves de Message en matière comme vecteur de de Nutrition et d’hygiène message 2022-2026 % des écoles effectuant 50% des écoles des campagnes effectuent des dans et autour des campagnes dans et écoles en faveur autour des écoles d’un environnement en faveur d’un alimentaire sain environnement alimentaire sain Intervention 2 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle en milieu scolaire Activités Mettre en place un Nombre de protocoles 1 protocole d’accord protocole d’accord d’accords signés avec les interministériel avec le avec le MSANP, le autres ministères MSANP ; le MEAH et le MEAH et MINAE pour MINAE signé faciliter la mise en œuvre des activités relatives à la promotion de l’alimentation et l’hygiène en milieu scolaire Redynamiser le Nombre de réunions 8 réunions du COPILANS Comité de Pilotage régulières du COPILANS ont été effectuées en Alimentation et Nutrition scolaire (COPILANS) Annexes 157 Système de protection sociale pour la nutrition 158 Objectifs du » 15% des ménages en situation d’extrême pauvreté bénéficieront d’une couverture de Protection Sociale efficace. système de » 11,5% des ménages en situation d’extrême pauvreté recevront des transferts monétaires réguliers. protection » 3,5% des ménages en situation d’extrême pauvreté recevront de façon régulière et prévisible des T.M contre travail sociale pour productif/actifs. la nutrition » 50% des ménages extrêmement pauvres bénéficiaires des transferts sociaux et des femmes enceintes auront bénéficiés d’une sensibilisation en matière de nutrition infantile. Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risque/ Actions objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Assurer la protection sociale des groupes vulnérables en matière de nutrition Activités Promouvoir la mise en Nombre de dispositifs 7 Dispositifs d’orientation Descriptions du Risque place d’un dispositif d’orientation des groupes des groupes cibles en Contexte socio politique, sanitaire d’orientation des cibles en faveur de la faveur de la nutrition et sécuritaire instable : troubles groupes cibles en faveur nutrition mis en place sont mis en place politiques qui conduit à la suspension de la nutrition de l’aide et à des crises sociales Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Nombre de guide Un guide pour rendre Situation de pandémie et d’épidémie pour rendre les filets les filets de protection qui paralyse l’économie et de protection sociale sociale sensibles à la appauvrisse la population sensibles à la nutrition nutrition est élaboré Inflation élaboré Catastrophes naturelles et épidémies/ pandémie Faciliter l’accès au Nombre de femmes 157 000 femmes Insécurité alimentaire financement, en rurales bénéficiaires de rurales bénéficient de Manque d’appropriation et particulier des femmes l’ACT-P, TMDH, et AGR financement d’engagement de toutes les parties rurales prenantes du système de protection sociale pour la nutrition Insuffisance de financement pour mener les interventions de protection Mettre en œuvre Nombre de ménages 11,5% des ménages en sociale des programmes de bénéficiaires des situation d’extrême Manque d’application des textes sur transfert monétaire pour transferts monétaires pauvreté (574 000 le droit de l’homme les groupes vulnérables ménages) recevront des Manque d’application des textes sur transferts monétaires la violence basé sur le genre réguliers Couverture des activités et géographique insuffisant Lourdeur administratives et Créer des emplois Nombre des ménages 3,5% des ménages en opérationnelles des interventions de temporaires (HIMO) bénéficiaires des situation d’extrême protection sociale pour les ménages transferts d’argent contre pauvreté (123 000 vulnérables liés avec travail productif/Actif ménages) recevront des formations sur la de façon régulière et nutrition, l’agriculture prévisible des transferts Annexes familiale et EAH d’argent contre travail productif/Actif 159 Mettre en place des Nombre de centres 6 centres d’accueils en Détournements des fonds et fraudes, 160 centres d’accueils en d’accueil de prise en faveur des personnes impunités des responsables fautifs faveur des personnes charge et formation des en situation d’handicap Gestion financière non transparente en situation d’handicap personnes handicapées (Adultes, Femmes, (Adultes, Femmes, opérationnels Enfants) en termes de Enfants) en termes de protection sociale mis en protection sociale place Intervention 2 : Elaborer des documents cadres de la protection sociale pour la nutrition Activités Elaborer un texte sur Nombre de texte 1 texte juridique sur la Actions atténuantes la protection sociale juridique sur la protection protection sociale orienté Renforcement des actions de GRC orienté vers la nutrition sociale orienté vers la vers la nutrition est Plaidoyer pour une plus grande pour renforcer le cadre nutrition disponible disponible. volonté politique et engagement de juridique existant l’état et de ses partenaires sur le plan financière Elaborer un guide Nombre de guide élaboré Un guide des filets Vulgarisation des textes et de protection social de protection sociale sensibilisation de la population sensible à la nutrition sensible à la nutrition est Mise en place de procédure spécifique disponible pour les interventions en protection sociale en situation d’urgence/crise Renforcer les systèmes de suivi Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Lever la culture de l’impunité 2022-2026 Intervention 3 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle de la protection sociale pour la nutrition Activités Mettre en place Nombre de convention Une convention de une convention de de confidentialité de confidentialité de confidentialité de sécurisation des données sécurisation des données sécurisation des sur les bénéficiaires sur les bénéficiaires données sur les relatives à la protection relatives à la protection bénéficiaires relatives sociale gérée par un sociale gérée par un à la protection administrateur désigné administrateur désigné sociale gérée par un par MPPSPF mise en par MPPSPF est mise en administrateur désigné place place par le MPPSPF Mettre en place et/ Nombre de GTPS 10 GTPS sont ou redynamiser les redynamisée au niveau redynamisées au niveau Groupes Thématiques régional régional de Protection. Sociale (GTPS) afin d’assurer la coordination dans la mise en œuvre des programmes de PS incluant la nutrition Nombre de GTPS crée au 13 GTPS sont créées au niveau régional niveau régional Mettre à jour la Nombre de cartographie Une cartographie des cartographie des acteurs des acteurs en PS pour acteurs en PS pour la Annexes en PS pour la nutrition à la nutrition mise à jour nutrition mise à jour Madagascar annuellement annuellement 161 Axe transversal en matière de coordination, gouvernance et du plaidoyer pour la nutrition 162 Objectifs de » Renforcer le cadre politique et règlementaire régissant le secteur de la nutrition. l’axe trans- » Améliorer le mécanisme de coordination multisectorielle afin d’aligner toutes les actions autour d’un cadre de résultats versal de communs. coordina- » Accroître la mobilisation des ressources internes et externes pour la lutte contre la malnutrition. tion, gou- » Asseoir la notoriété et le leadership de l’ONN, à travers une stratégie de communication institutionnelle. vernance et du plaidoyer pour la nutri- tion Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risques/ Actions objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Renforcer le cadre juridique pour la nutrition Activités Adopter la Politique Politique Nationale de La Politique Nationale de Descriptions du Risque Nationale de Nutrition Nutrition mise à jour et Nutrition est adoptée Contexte socio politique, sanitaire adoptée et sécuritaire instable : troubles politiques qui conduit à la suspension de l’aide et à des crises sociales Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Elaborer un cadre Loi rendant obligatoire la La Loi rendant Décideurs politique : diminution de la règlementaire pour la fortification des aliments obligatoire la fortification priorité accordée à la nutrition fortification alimentaire de consommation des aliments de Prise de décision en matière de courante consommation courante nutrition en dehors du cadre du PNN existe et PNAMN 2022-2026 Nombre de texte Au moins 2 textes Situation de pandémie ou d’épidémie réglementaire régissant réglementaires sur la qui risque les moyens d’existence de la fortification alimentaire fortification alimentaire la population et entraîne la récession promulgués élaborés et mises en économique application Manque d’engagement de l’Etat et des PTFs dans la mise en œuvre du Elaborer les textes Nombre de texte Un texte réglementaire PNN et PNAMN réglementaires au réglementaire régissant régissant la détaxation Insuffisance de financement : niveau national la détaxation des des fortifiants au niveau manque de budget de l’État ou de régissant la détaxation fortifiants au niveau national est élaboré et positionnement des PTFs des fortifiants pour la national mis en application Manque de financement de l’ONN et fortification alimentaire des ORN et la production Manque de coordination inter- et d’aliments nutritionnels intra-systèmes spécialisés locaux Les systèmes ne sont pas à la même vitesse de mise en œuvre, certains Rendre effective le Nombre de texte Un texte réglementaire systèmes sont à la traîne texte règlementaire sur réglementaire sur la sur la commercialisation Manque d’appropriation et la commercialisation commercialisation des substituts de lait d’engagement de toutes les parties des substituts de lait des substituts de lait maternel est mis en prenantes au niveau régional et local maternel conformément maternel promulgué application Textes règlementaires non disponibles avec le Code international Annexes 163 Intervention 2 : Renforcer la coordination intra- et intersectorielle Manque de leadership et 164 désengagement de l’Etat/ONN Activités Intégrer la nutrition dans Nombre de plans La nutrition est intégrée Mécanisme de Suivi évaluation non la Politique Générale sectoriels intégrant la dans la PGE parmi les effective : données non disponibles de l’Etat, dans les plans nutrition priorités (oui/non) pour la prise de décision de développement Données de la cartographie des (national, régional, interventions et partenaires non communal) et dans les disponibles ou peu fiables programmes sectoriels Détournements des fonds et fraudes, 100% des Plans sectoriels impunités des responsables fautifs des ministères clés et/ou Gestion financière non transparente programmes intègrent la Détérioration de l’image de l’ONN nutrition Nombre de PRD 100% des Régions intégrant la nutrition intègrent la nutrition dans leur PRD Renforcer la Nombre de rapport D’ici fin 2022, fonctionnalité des d’activités reçues la plateforme plateformes dans de la plateforme gouvernementale est Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) le mouvement SUN gouvernementale opérationnelle et capitaliser les réalisations 2022-2026 Nombre de rapports Chaque plateforme Actions atténuantes d’activités annuels envoie annuellement les Plaidoyer pour une plus grande envoyés par chaque rapports d’activités volonté politique et engagement plateforme SUN de l’état et de ses partenaires sur le plan financière, même en cas de changement de décideurs Assurer un suivi rapproché et une coordination des activités en faveur Nombre de réunions Les plateformes du de la nutrition avec des indicateurs inter-plateformes mouvement SUN sont pratiques Renforcer la coopération réalisées opérationnelles et se entre les acteurs et les parties réunissent au moins prenantes des activités liées à la chaque semestre nutrition au niveau national (CNSE) et régional (GRSE) Elaboration et promulgation des textes règlementaires Nombre de documents Au moins un document Plaidoyers et médiatisation des de capitalisation élaborés de capitalisation des champions en nutrition au sein des plateformes acquis est produit et Mise en place d’un mécanisme de SUN diffusé par plateforme Suivi évaluation efficace par an Cartographie des partenaires et de intervenants disponibles et à jour Renforcer les systèmes de suivi Lever la culture de l’impunité Renforcer la structure Structure de coordination Au moins une réunion de coordination de l’ONN opérationnelle de coordination est multisectorielle au (CNN, BPCNN, CRN) à effectuée entre ONN et Annexes niveau national, régional travers des réunions CNN annuellement et communal régulières 165 Une réunion de 166 coordination est effectuée entre ONN et BPCNN 2 fois par an Au moins une réunion de coordination est effectuée entre ORN et CRN annuellement Nombre de réunions Au moins deux réunions de coordination de coordination multisectorielle en multisectorielle en Nutrition effectuées de Nutrition sont effectuées manière régulière annuellement Nombre de document de Un document de planification stratégique planification stratégique Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) de l’ONN élaboré et de l’ONN est disponible diffusé et diffusé Nombre de protocole Chaque partenaire a un d’accord/MOU signé protocole d’accord/MOU entre l’ONN et les avec l’ONN 2022-2026 partenaires Cartographie des La cartographie intervenants et des intervenants interventions en nutrition et interventions en à jour (données) nutrition est mise à jour annuellement Mener un diagnostic Nombre de diagnostic Au moins un diagnostic organisationnel de organisationnel mené organisationnel est l’ONN mené Mener un audit Nombre d’audits Au moins un audit organisationnel de organisationnels menés organisationnel est l’ONN mené Renforcer les capacités Pourcentage du 90% du personnel de de l’ONN selon les personnel de l’ONN l’ONN est formé besoins identifiés formé Renforcer la capacité Pourcentage d’agents Au moins 50% des de tous les agents techniques des systèmes agents techniques des techniques de tous les formés sur la nutrition systèmes sont formés systèmes sur la nutrition sur la nutrition Pérenniser l’Alliance Nombre d’assemblée Une assemblée générale Nationale de la générale tenue est tenue annuellement Fortification Alimentaire régulièrement (ANFA) Annexes 167 Nombre de réunion du Au moins 2 réunions 168 lead commitee tenue du lead commitee sont régulièrement tenues annuellement Intervention 3 : Assurer le suivi et évaluation du PNAMN Activités Instaurer des PNSE développé et Le PNSE est développé mécanismes et appliqué et appliqué dispositifs de suivi- évaluation du PNANM au niveau national et régional Nombre de réunions du Le CNSE se réunit 2 fois CNSE effectuées par an Pourcentage de GRSE 100% des GRSE qui tient des réunions se réunissent régulières trimestriellement Nombres de revues Au moins une revue de la coordination de la coordination Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) multisectorielle réalisées multisectorielle est réalisée annuellement Assurer le suivi de la Nombre de séances de 1 séance de partage est mise en œuvre du partage (redevabilité) organisée annuellement PNAMN effectuées par région par région 2022-2026 Nombres de sessions de 1 session de supervision réalisées supervision est réalisée annuellement Nombre d’évaluations du 2 évaluations de la mise PNAMN réalisées en œuvre du PNAMN sont réalisées (à mi- parcours, finale) Intervention 4 : Renforcer la recherche en nutrition Activités Développer un plan Nombre de plan de Un plan de recherche de recherche et recherche et d’évaluation et d’évaluation pour d’évaluation pour développé combler les lacunes des combler les lacunes des données prioritaires est données prioritaires développé Coordonner avec Pourcentage de Au moins 50% des la plateforme des partenaires et/ou partenaires et/ou chercheurs du institutions de recherche institutions de recherche mouvement SUN les diffusant leurs résultats diffusent leurs résultats résultats de recherche de recherche à l’ONN et à de recherche à l’ONN et en nutrition, au niveau la plateforme MIKASA à la plateforme MIKASA des partenaires et/ou institutions de recherche Annexes 169 Etendre la plateforme Nombre de régions Au moins 50% des 170 des chercheurs au membres de la régions sont membres niveau régional plateforme de la plateforme Vulgariser les résultats Pourcentage des Au moins 50% des des recherches en recherches en nutrition résultats de recherche nutrition vulgarisées et adoptées en nutrition seront vulgarisés et adoptés Intervention 5 : Plaidoyer et mobilisation des ressources pour la nutrition Activités Faire un costing du Budget de mise en Le budget de mise en PNAMN avec un plan œuvre du PNAMN œuvre du PNAMN est de positionnement élaboré et diffusé élaboré et diffusé des différentes parties prenantes, le gap est clarifié avant le démarrage de la mise en œuvre Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Etablir une nouvelle Une stratégie de D’ici fin 2022, une stratégie de plaidoyer plaidoyer et de stratégie de plaidoyer et de mobilisation des mobilisation des et de mobilisation ressources avec un plan ressources sur la nutrition des ressources sur la de positionnement élaborée et publiée nutrition est élaborée et des différentes parties publiée prenantes 2022-2026 Pourcentage d’acteurs 90% des acteurs impliqués dans sont impliqués dans l’élaboration de cette l’élaboration de cette stratégie stratégie Conduire un Pourcentage Au moins 50% plaidoyer auprès du d’augmentation d’augmentation annuel Gouvernement pour annuel du montant du du montant du budget augmenter les budgets budget alloué par le alloué à la nutrition alloués à la lutte contre Gouvernement à la lutte la malnutrition contre la malnutrition Plan d’actions de Existence d’un Plan plaidoyer en matière de d’actions de plaidoyer nutrition ayant atteint ses en matière de nutrition objectifs existe ayant atteint ses objectifs Un protocole d’accord Existence d’un protocole signé entre les parties d’accord signé relatif à prenantes (MEF/ONN/ l’augmentation du fonds Ministères clés) relatif à alloué à la lutte contre l’augmentation du fonds la malnutrition avec les alloué à la lutte contre la parties prenantes malnutrition existe Annexes 171 Pourcentage du Montant Augmentation de 172 du budget annuel alloué fonds alloués par le par le Gouvernement Gouvernement à la lutte à la lutte contre la contre la malnutrition malnutrition aux ministères concernés Conduire un plaidoyer Nombre de table Au moins une table auprès des partenaires ronde effectuée pour ronde est effectuée techniques et financiers la mobilisation des pour la mobilisation des (PTF) pour augmenter ressources auprès des ressources auprès des les financements PTF PTF destinés à la lutte contre la malnutrition Montant de fonds alloués D’ici 2026, au moins $200 à l’ONN par les PTF million sont alloués par les PTF à la lutte contre la malnutrition Comptabiliser Montant total alloué Le montant total annuellement les par l’Etat comptabilisé alloué par l’Etat Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) ressources allouées à la annuellement est comptabilisé nutrition, en séparant annuellement l’engagement de l’Etat et l’appui des donateurs ou PTF Montant total alloué par Le montant total les PTF comptabilisé alloué par les PTF 2022-2026 annuellement est comptabilisé annuellement Plaidoyer dans la « Basket fund » pour la Le « Basket fund » pour mise en place et protection sociale pour la la protection sociale pour opérationnalisation de nutrition en place la nutrition est en place « basket fund » pour la protection sociale pour la nutrition. Intervention 6 : Renforcer la communication et le plaidoyer pour la nutrition Activités Etablir une nouvelle Nombre de stratégie D’ici fin 2022, une stratégie de plaidoyer et de plaidoyer et de stratégie de plaidoyer et de communication sur la communication sur la de communication sur la nutrition nutrition élaborée et nutrition est élaborée et publiée publiée Elaborer le cadre Nombre de cadre D’ici fin 2022, un cadre commun et intégré de commun et intégré de commun et intégré plaidoyer en nutrition plaidoyer élaboré avec les de plaidoyer est parties prenantes élaboré avec les parties prenantes Etablir la stratégie Document de Stratégie D’ici juin 2023, une nationale de CCSC élaboré Stratégie nationale de communication pour le communication pour changement social et le changement social comportemental pour la et comportemental nutrition pour la nutrition est élaborée avec les parties Annexes prenantes 173 Axe transversal de gestion des risques et des catastrophes pour la nutrition 174 Objectifs de » Réduire et/ou maintenir la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans à moins de 5% dans l’axe trans- les zones affectées versal de » Réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (TMM5) à < 2/10 000/jour dans les zones affectées gestion des » Renforcer la résilience et atténuer les impacts des aléas et des catastrophes d’au moins 80% des ménages cibles qui risques et bénéficient des aides alimentaires et nutritionnelles dans les zones affectées des catas- trophes pour la nutrition Logique d’intervention Objectifs de réalisation Resultats attendus d’ici Descriptions du Risques/ Actions objectivement 2026 atténuantes vérifiables Intervention 1 : Préparation, prévention et mitigation des risques humanitaire Activités Développer le volet Existence de plan de Le volet nutrition dans Descriptions du Risque nutrition dans le plan de contingence multirisque le plan de contingence Contexte socio politique, sanitaire contingence multirisque nationale et régionale multirisque nationale et et sécuritaire instable : troubles national et régional avec un volet nutrition régionale est développé, politiques qui conduit à la suspension opérationnel et efficace opérationnel et efficace de l’aide et à des crises sociales Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) Renforcer la préparation Pourcentage de sites 90% des sites de Décideurs politique : diminution de la aux urgences via le pré- de pré-positionnement pré-positionnement priorité accordée à la nutrition positionnement des approvisionnés définis dans le plan Prise de décision en matière de vivres et des non-vivres de contingence sont nutrition en dehors du cadre du PNN approvisionnés et PNAMN 2022-2026 Mettre en place le Pourcentage de région 100 % des régions Situation de pandémie ou d’épidémie Système de Surveillance affectée couvert par le affectées sont couvert qui risque les moyens d’existence de Nutritionnelle d’urgence Système de Surveillance par le Système la population et entraîne la récession dans les zones affectées Nutritionnelle d’urgence de Surveillance économique Nutritionnelle d’urgence Manque d’engagement de l’Etat et des PTFs dans la mise en œuvre du PNN et PNAMN Maintenir opérationnel Nombre de bulletin SSN 1 Bulletin SSN trimestriel Insuffisance de financement : le Système de trimestriel disséminé disséminé manque de budget de l’État ou de Surveillance positionnement des PTFs Nutritionnelle dans les Manque de financement de l’ONN et zones affectées par la des ORN sècheresse Manque de coordination inter- et intra-systèmes Appuyer les communes Proportion des 50% des communes des régions affectées communes dans les dans les régions dans l’exploitation régions affectées affectées disposent des informations du disposant des outils d’outils d’informations et système de Surveillance d’informations et d’analyses locaux Nutritionnelle d’analyses locaux Renforcer la Nombre de réunion du Au moins 4 réunions fonctionnalité du comité comité national SMART annuelles du comité national SMART pour la menée régulièrement national SMART sont conduite des évaluations menées nutritionnelles Annexes 175 Intervention 2 : Prise en charge des populations touchées par la crise Les systèmes ne sont pas à la même 176 vitesse de mise en œuvre, certains Activités Assurer des réunions Nombre de réunions Au moins 1 réunion par systèmes sont à la traîne mensuelles du cluster mensuelles effectuées mois du cluster nutrition Manque d’appropriation et nutrition et élaborer par le cluster nutrition est effectuée pendant la d’engagement de toutes les parties des plans de suivi des pendant la durée de la durée de la crise prenantes au niveau régional et local actions recommandées crise Textes règlementaires non disponibles pendant les crises Manque de leadership et Nombre de plan de Un plan de suivi des désengagement de l’Etat/ONN suivi des actions actions recommandées Mécanisme de Suivi évaluation non recommandées élaboré est élaboré effective : données non disponibles pour la prise de décision Mener des évaluations Nombre d’enquêtes Au moins 1 enquête Données de la cartographie des de la situation SMART menées SMART mené dans le interventions et partenaires non nutritionnelle (enquête premier mois de la crise disponibles ou peu fiables SMART) et 1 autre à la fin de la Détournements des fonds et fraudes, crise impunités des responsables fautifs Gestion financière non transparente Détérioration de l’image de l’ONN Etendre les travaux à Pourcentage des Au moins 80% des Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) HIMO (Haute Intensité ménages bénéficiaires ménages touchés par la de Main d’œuvre) d’emplois temporaires crise sont appuyés par non conditionnels ou HIMO/VCT par rapport des emplois temporaires conditionnels (VCT/ACT) aux nombres de ménages HIMO/VCT pour un touchés relèvement rapide et efficace 2022-2026 Octroyer des rations Pourcentage des 60% ménages touchés Actions atténuantes alimentaires, vivres ménages bénéficiaires par la crise ont reçu des Plaidoyer pour une plus grande ou cash Transfert aux des rations alimentaires rations alimentaires ou volonté politique et engagement ménages touchés par la par rapport aux nombres cash transfert de l’état et de ses partenaires sur crise de ménages touchés le plan financière, même en cas de changement de décideurs Assurer un suivi rapproché et une Renforcer le dépistage % d’enfants dépistés pour 90 % d’enfants de moins coordination des activités en faveur actif de la malnutrition la malnutrition aigüe de 5 ans sont dépistés de la nutrition avec des indicateurs aigüe (incluant les dans les zones touchées pour la malnutrition pratiques Renforcer la coopération équipes mobiles) dans par la crise aigüe dans les zones entre les acteurs et les parties les zones touchées par touchées par la crise prenantes des activités liées à la la crise nutrition au niveau national (CNSE) et Mettre en place les % des admissions 32% des admissions régional (GRSE) équipes mobiles de d’enfants MAS admis par d’enfants avec la Elaboration et promulgation des nutrition dans les les équipes mobiles sur malnutrition aiguë textes règlementaires zones en urgence le total des admissions sévère sont admis par les Plaidoyers et médiatisation des nutritionnelle identifiées MAS dans les districts en équipes mobiles (sur le champions en nutrition par le SSN et situées urgence nutritionnelle total des admissions MAS Mise en place d’un mécanisme de à plus de 10 km des du district d’intervention) Suivi évaluation efficace centres de santé Cartographie des partenaires et de intervenants disponibles et à jour Renforcer les systèmes de suivi Lever la culture de l’impunité Annexes 177 Assurer un service % des enfants admis 75% ou plus d’enfants 178 de qualité de la prise pour traitement de la admis pour traitement en charge de la malnutrition aigüe sévère de la malnutrition aigüe malnutrition aigüe sorties guéris dans les sévère au niveau des sévère (PECMAS) districts ayant de CRENI/ CRENI/CRENAS pendant pendant les crises et CRENAS les crises et urgences urgences nutritionnelles nutritionnelles sont sorties guéris Offrir un service de % des enfants admis 75% ou plus d’enfants qualité de la prise pour traitement de admis pour traitement en charge de la la malnutrition aigüe de la malnutrition malnutrition aiguë modérée sorties guéris aigüe modéré pendant modéré (PECMAM) dans les districts ayant de les crises et urgences pendant les crises et CRENAM nutritionnelles sont urgences nutritionnelles sorties guéris Evaluer la mise en Nombre d’évaluation 1 évaluation de la mise œuvre du protocole de la mise en œuvre en œuvre du protocole simplifié de prise du protocole simplifié simplifié de prise en Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) en charge de la de prise en charge de charge de la malnutrition malnutrition aigüe en la malnutrition aigüe aigüe est effectuée vue de sa mise à jour effectuée Nombre de document de 1 document de protocole protocole simplifié mise à simplifié est mis à jour et jour et validé validé 2022-2026 Effectuer la % des enfants âgés de 6 90% des enfants âgés supplémentation à 59 mois supplémentés de 6 à 59 mois sont en vitamine A et en vitamine A dans les supplémentés en déparasitage des populations touchées par vitamine A dans les enfants de 6-59 mois la crise populations touchées des populations par la crise touchées par la crise % des enfants âgés de 90% des enfants âgés 12 à 59 mois déparasités de 12 à 59 mois sont dans les 6 derniers mois déparasités dans les dans les populations populations touchées touchées par la crise par la crise Distribuer des % des populations 90% des populations compléments vulnérables touchées vulnérables touchées nutritionnels à la par la crise recevant par la crise ont reçu population vulnérable des compléments des compléments touchés par la crise nutritionnels nutritionnels (femmes enceintes, Femmes allaitantes, élèves, enfants, personnes âgées, personnes en situation d’handicap…) Annexes 179 Distribuer des % des femmes enceintes 30% des femmes 180 compléments et femmes allaitantes enceintes et femmes nutritionnels à base dans les zones touchées allaitantes dans les zones de farine enrichie et par la crise recevant touchées par la crise ont huile fortifiée aux des compléments reçu des compléments femmes enceintes et nutritionnels nutritionnels femmes allaitantes en combinaison avec les distributions alimentaires Eduquer les familles Pourcentage de 60% des familles sur les signes de la familles qui ont accès vulnérables touchées malnutrition aiguë et où aux informations/ par la crise ont accès se rendre pour accéder sensibilisations sur la aux informations/ aux services de prise en malnutrition aigüe sensibilisations sur la charge malnutrition aigüe Sensibiliser les familles % de familles ont accès 90% des familles sur le développement de aux informations/ vulnérables touchées la petite enfance (DPE) sensibilisations sur le DPE par la crise ont accès et les gestes barrières et les gestes barrières aux informations/ Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) contre la Covid-19 sensibilisations sur le DPE et les gestes barrières Protéger les pratiques Pourcentage des sites Au moins 50% des sites optimum d’Alimentation d’hébergements ayant un d’hébergements dans des Nourrissons et des Jeunes Enfants de coins amis des bébés les zones touchées par la (communication et coins en place crise ont un coin « amis « amis des bébés ») des bébés » mis en place 2022-2026 pendant les crises Assurer l’application Pourcentage des Au moins 80% des du code de la intervenants de l’urgence intervenants de l’urgence reçoivent des commercialisation ayant été informé sur informations sur comment des substituts du lait l’application du code appliquer le code de la maternel pendant commercialisation des de commercialisation substituts du lait maternel l’urgence nutritionnelle des substituts du lait maternel Intervention 3 : Réhabilitation et relèvement après la crise Activités Doter en intrants, petits Pourcentage des 80% des ménages cibles matériels Agricoles ménages cibles recevant ont reçu des intrants et (angady, arrosoir, râteaux) des intrants et petits petits matériels Agricoles et former en technique matériels Agricoles dans les zones affectées d’accompagnement les par l’urgence ménages cibles Mettre en œuvre des Pourcentage des 60% des ménages travaux à HIMO productifs ménages bénéficiaires vulnérables touchés par (VCT/ACT) sensible à la d’emplois temporaires la crise sont appuyés par nutrition pour les ménages HIMO/VCT par rapport des emplois temporaires vulnérables affectés par aux nombres de ménages HIMO/VCT pour un l’urgence touchés relèvement rapide et efficace Mettre à jour Plan de relèvement 1 plan de relèvement périodiquement le plan favorisant la sécurité favorisant la sécurité de relèvement favorisant alimentaire et alimentaire et Annexes la sécurité alimentaire nutritionnelle mis à jour nutritionnelle est mis et nutritionnelle dans et disponible à temps à jour et disponible à les zones affectées par temps 181 l’urgence
Annexe 2 : Historique de la lutte contre la malnutrition à Madagascar L’état Malagasy a toujours tenu un rôle central en matière de politiques sociales afin d’assurer l’accès de la population aux services sociaux de base, particulièrement ceux de la santé et de l’éducation dont il est le principal maître d’œuvre. La troisième République à partir de 1993 reste marquée par la participation et l’adhésion de Madagascar à différents sommets mondiaux sur la nutrition/l’alimentation qui l’engagent progressivement et de façon continue vers la lutte contre la malnutrition (Conférence Internationale sur la Nutrition, 1992, et Sommet Mondial de l’Alimentation, 1996). En 1993, le projet SECALINE est mis en place. Les actions alors orientées de plus en plus vers l’éducation (nutrition communautaire) et les supplémentations ponctuelles en micronutriments ciblant les groupes vulnérables deviennent des programmes à couverture nationale et de fortification (iodation du sel, vitamine A) ; l’évolution de la compréhension des causes de la malnutrition a fait prendre conscience de la nécessité de faire de la lutte contre la malnutrition une réponse multisectorielle et transversale. Plus tard, reconnue comme un domaine prioritaire dans les stratégies de développement du pays, la perception de l’importance de la nutrition s’est progressivement accrue au fil des ans. Le Programme de Politique économique (DCPE) pour 1999-2001 a inscrit la nutrition communautaire à titre de mesure additionnelle. L’extension du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) 2002-2005 intègre la lutte contre la malnutrition dans les stratégies globales de lutte contre la pauvreté, cependant avec un accent plus important sur le curatif que le préventif. Certaines actions comme les interventions de nutrition communautaire et la lutte contre les carences en micronutriments ont démontré des succès notables dans les zones couvertes. En 2002 a débuté un processus participatif et multisectoriel pour l’élaboration de la Politique Nationale de Nutrition (PNN). Ce processus a été initié et piloté par le Groupe initiateur (composé du Ministère de la Santé et du Planning familial, du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, et de la DPG du MEFB) au sein du Groupe d’Actions Intersectorielles en Nutrition (GAIN) qui regroupe les secteurs et organisations intervenant dans la lutte contre la malnutrition. Le montage institutionnel qui est sous la tutelle de la Primature consiste en ce qui suit : (i) Le Conseil National de Nutrition (CNN), qui est un forum de conception, délibération, consultation, concertation, orientation et contrôle des grandes lignes de la Politique Nationale de Nutrition ; (ii) l’Office National de Nutrition (ONN) qui est chargé de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Nutrition, de la coordination technique, du suivi et évaluation, recherche et développement, temporelle et spatiale des activités spécifiques de nutrition menées par les différentes agences de mise en œuvre ; (iii) les Agences de Mise en Œuvre (AMIO) qui sont les organes d’exécution comprenant les ministères sectoriels et leurs services compétents, les programmes et projets nationaux, les institutions nationales, la société civile, le secteur privé et les ONG nationales ou internationales. 182 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 En effet, la Politique Nationale de Nutrition (PNN) a été adoptée en 2004, puis la mise en place de l’ONN en 2005 et du CNN en 2007, sous l’égide de la Primature, chargé des orientations stratégiques de la lutte contre la malnutrition. La PNN a été mise à jour en 2018, mais jamais ratifiée, une nouvelle PNN, qui couvrira de 2022-2030, est en cours de développement avec une nouvelle approche basée sur l’approche systémique pour la nutrition. Dans l’élaboration du PNAN I 2005-2009 (Plan National d’Action pour la Nutrition phase I), les activités de nutrition sont définitivement multipliées comprenant 14 axes stratégiques, intégrant la nutrition communautaire, la promotion de l’allaitement maternel, la supplémentation en micronutriments, la nutrition scolaire, la supplémentation alimentaire, la récupération nutritionnelle des enfants malnutris (CREN), les réponses aux crises nutritionnelles et la sécurité alimentaire. Ayant conscience encore des taux alarmants de la malnutrition pouvant remettre en cause l’atteinte de la plupart des OMD relatifs à la santé, à l’éducation et à la croissance économique du pays, les dirigeants ont établi le MAP ou Madagascar Action Plan 2007-2012 qui définit l’amélioration de la nutrition comme l’un des défis avec un objectif ambitieux de réduction du taux de malnutrition. Le bilan du PNAN I, évalué en 2010/2011 présente à la fois des aspects positifs tangibles, que des aspects négatifs, les réalisations en 2011 en termes d’indicateurs de processus ne sont pas satisfaisantes. Parmi les 14 stratégies opérationnelles définies dans le PNAN I, il a été rapporté que : ◼ Huit stratégies (Promotion de l’allaitement maternel et l’alimentation complémentaire, Intervention de nutrition au niveau communautaire, lutte contre les carences en micronutriments, intégration des interventions nutritionnelles aux soins de santé primaires, prise en charge des enfants sévèrement malnutris, amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, intervention de nutrition scolaire, stratégie de communication) ont fait l’objet d’une mise en œuvre effective par différentes AMIO. Toutefois leur mise à l’échelle sur tout le pays n’a pas pu être faite. ◼ Quatre stratégies (Préparation à l’urgence et réponses aux urgences nutritionnelles, système national de surveillance alimentaire et nutritionnelle, développement de la capacité nationale, problèmes émergents) (VIH/SIDA et Maladies non transmissibles) ont été partiellement réalisées. ◼ Deux stratégies (Convergence des politiques de développement, élaboration et application des normes et législations relatives à la nutrition et l’alimentation) n’ont pas été entamées. Le PNAN II (2012-2015) a été élaboré par une équipe multidisciplinaire, impliquant les principaux acteurs au niveau du Gouvernement, les ONG et les partenaires multilatéraux et bilatéraux. La validation est acquise lors d’un atelier National à Antananarivo en mars 2012. Le document devait servir de cadre pour l’élaboration des plans d’action sectoriels, détaillant les actions au niveau de chaque secteur concerné. Annexes 183 Le PNAN II a été structuré en 5 axes stratégiques qui sont : 1. La prévention de la malnutrition 2. La prise en charge de la malnutrition 3. La sécurité alimentaire et nutritionnelle des groupes vulnérables 4. Urgence, réhabilitation et développement pour la réduction de risque de la malnutrition 5. Coordination et amélioration de l’environnement favorable au développement du secteur nutrition Chaque axe stratégique est décliné en un certain nombre d’interventions et chaque intervention comprend plusieurs activités. L’évaluation du PNAN II en 2016 a montré que ce PNAN II fut très ambitieux, eu égard au contexte autant politique que socio-économique du pays qui prévalait à son démarrage en 2012, surtout par rapport aux possibilités de financement potentiel et qui d’ailleurs n’ont pas suivi. Ceci a eu comme conséquence une multiplicité de gaps, surtout en termes de mise en œuvre pour cause de financement. Le succès de la mise en œuvre de la PNN repose sur une coordination multisectorielle forte, harmonieuse et efficace à tous les niveaux — du niveau central jusqu’au niveau communautaire. Il faut souligner qu’une simple coordination ne suffit pas pour assurer une synergie des actions des secteurs différents — il faut que le coordonnateur puisse jouer son rôle de leadership et s’assurer que tous les acteurs, à tous les niveaux, accomplissent leurs engagements vis-à-vis de la PNN. Au niveau communautaire, la collaboration entre les Agents Communautaires de Nutrition (ACN) du Programme National de Nutrition communautaire (PNNC) et les Agents Communautaires (AC) du CSBII a impacté positivement sur les comportements des femmes et des agents de santé. Cependant, il n’est pas évident que le PNAN II fut toujours utilisé par les intervenants comme cadre d’action dans la mise en œuvre des programmes de nutrition et de sécurité alimentaire. Au niveau national, Madagascar a établi son Plan National de Développement (PND) 2015- 2019, dont l’un de ses objectifs est l’Amélioration de l’état nutritionnel de la population nécessaire pour le développement du capital humain adéquat au processus de croissance du Pays. En 2019, le Madagascar a élaboré le Plan Émergence de Madagascar. Ce document constitue le plan de développement national. Il stipule de réduire de 30 % le taux de malnutrition chronique à Madagascar. Cet engagement de haut niveau du Président de la République de Madagascar, a été renforcé par sa participation à Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) au Japon. Tenant à accentuer l’approche multisectorielle le nouveau PNAN IV a changé de nom pour devenir le Plan National d’Actions Multisectorielles pour la Nutrition (PNAMN). 184 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026
Annexe 3 : Missions et responsabilités du Bureau Permanent du Conseil National de Nutrition (BPCNN) Les membres du BPCNN sous la présidence de la Primature et des partenaires appuieront les parties prenantes dans l’accomplissement de leur mission. Ils exerceront leur fonction sous la responsabilité de la PRIMATURE. Le BPCNN, dont les mandats spécifiques consisteront à fournir à ces parties prenantes toute l’assistance technique réellement nécessaire pour les rendre efficaces dans la réalisation des activités qui en découlent, dans le cadre du PNAMN. Au niveau tactique Le BPCNN assurera la cohérence des activités et la coordination technique de la mise en œuvre du PNAMN. Le Bureau aura aussi la responsabilité de consolider les plans d’action annuels des parties prenantes pour le secteur nutrition. Il préparera, en collaboration avec les responsables de l’ONN, en tant que secrétaire du CNN, les documents à soumettre au CNN. Il travaillera en collaboration avec le service de communication à la mise en place d’un plan de communication, pour informer régulièrement le grand public des avancées de la mise en œuvre du PNAMN. Les directions techniques des Ministères, y compris la société civile et les secteurs privés, seront responsables de la mise en œuvre du PNAMN au niveau national et régional, en offrant les appuis techniques nécessaires. Pour chacun des aspects du PNAMN, les parties prenantes auront à extraire leurs plans d’activités annuels qui constitueront leur feuille de route ou ligne d’action, afin de garantir le développement du secteur nutrition. Ces organes de mise en œuvre seront appuyés dans leur fonction de planification et d’exécution par le BPCNN. Enfin, les partenaires techniques et financiers (PTF) auront aussi la responsabilité d’accompagner l’ONN dans la mise en œuvre, en y fournissant l’expertise technique nécessaire. Au niveau opérationnel Les organes d’exécution du PNAMN seront constitués par les directions techniques des Ministères, y compris la société civile et les secteurs privés. Elles seront responsables de la mise en œuvre du PNAMN au niveau national et régional et pourvoiront les appuis techniques nécessaires. Placées sous la coordination de l’ONN (pour les instructions) et du BPCNN (pour les appuis ou conseils techniques spécifiques), les parties prenantes devront intégrer la nutrition dans leurs Plans de travail annuels (PTA) respectifs conformes à chacune des stratégies du PNAMN. L’ONN peut les accompagner en cas de nécessité. Enfin, des dispositions seront envisagées pour la préparation, sous l’égide du Ministère des Finances et de l’ONN, d’un Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT), dès la validation et la publication du Plan, en vue de permettre une meilleure prévisibilité des ressources et des ordres de priorités. Annexes 185
Annexe 4 : Ateliers de consultation régionale — liste des entités participants Entité participants Fontion Organisme Région : Alaotra Mangoro Dates atelier : 26-27 Août 2021 Lieu atelier : DRSP Alaotra Mangoro Mairie 2ème adjoint au Maire Autorité locale ORN CR, CPNC, ES, AP, CPT, SCPT, RSE Gouvernement DREN RSS: RCS INSTAT Responsable saisie et base de données DRSP Directeur, Chef SMS, Responsable nutrition DRPPSPF Directeur, assistant technique DRICC Responsable de l’Industrie DRAEP Responsable de la communication DREAH Technicien UNICEF ATR UN HINA Responsable technique Société civile DURELL Responsable Agricole, responsable conservation RANO WASH / Responsable MEAL WaterAid FDA ALMAN RT Région : Anôsy Dates atelier : 30-31 Août 2021 Lieu atelier : Bureau ORN Anôsy ORN Anôsy Responsable Prévention, Sécurisation, Gouvernement Nutritionnelle Responsable S&E/Système d’Information PAM Coordonnateur de la sécurité alimentaire UN et nutritionnelle Plateforme HINA POINT Focal Régional Société civile SEED MADAGASCAR Coordinateur ASOS Coordinateur terrain AIM Expert SAM 186 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme Région : Betsiboka Dates atelier : 26-27 Aout 2021 Lieu atelier : Salle de réunion Préfecture Préfecture Adjoint au Préfet Autorité local Région Directeur du Développement Régional p. Député Assistante Fokontany Chef fokontany Ambodimanary ORN CR, CPNC, ES, Comptable, femme Gouvernement de ménage, AC fokontany Morafeno, Ambodimanary, Antaninadro, Ambalarano DRSP Directeur, Responsable nutrition DRAEP Directeur p.i., Directeur FDA DREAH Betsiboka Gestionnaire MICC DRICC contrôleur de commerce DRCC Directeur régional DRPPSPF Betsiboka Comptable DREN Betsiboka RRH, Responsable pédagogique EPP Andranomangatsiaka, enseignante HINA Responsable KIADY/KIM Société civile KIM Betsiboka CR WaterAid Animateur Association AJEMA Point focal COMARESS Association des 3 membres femmes Association des Présidente handicapés Association Tantsaha Membre FDA Directeur FDA Betsiboka Annexes 187 Entité participants Fontion Organisme Région : Bongolava Dates atelier : 26-27 Aout 2021 Lieu atelier : Androtra Tsiroanomandidy ORN CR, CPNC, RPSN, RAF, AP, ES, comptable, Gouvernement CTB, RSE DRSP Bongolava DRSP SDSP Responsable Nutrition Tsiroanomandidy DRCC Chef de service communication TVM DRICC Chef de service Administratif DRAEP Chef service pêche, DR FDA, Chef division AP UNICEF Program officer terrain UN CSA projet COORDO Société civile FDA DR ONG MITAFA RDP ONG APDIP Comptable HINA/ONG FAMI Masso-Kinésithérapeute HINA/association PFR Bongolava Manasoa HINA/Association Membre Sakaizan’ny voahary HINA/Association Directeur, Assistante sociale BELAIR HINA/Alliance CA Française DRPPSPF Bongolava Chef de service protection sociale ONG Donakasina Président ACF RP SN, RDD SN, RPA SAF FJKM Bongolava Responsable régional ONG FIFATA Socio orga 188 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme Région : Diana Dates atelier : 26-27 Aout 2021 Lieu atelier : Antsiranana Région DIANA SG, Service Affaires Sociales Autorité locale CU/DS 1er Adjoint, Président Conseil Municipal, chef de service ORN CR, CPNC, RAF, RSE Gouvernement INSTAT Directeur Inter-régional DRPPSPF CSce Famille DREN Chef de division STATISTIQUE, Médecin DRSP Programme Nutrition SDSP MI DRAE Coord Régional. Projet PAPRIZ DRAEP SRFAPP, Obervatoire du Riz DIANA DREAH Chef de Division EAH Direction Régionale Représentante de Commerce DR de la Journaliste Communication Université Nord Représentante Recherche Madagascar Cœur et Conscience Coordinatrice Société civile OSDRM CPR GIZ/PAGE CT CdV Opérateur Moringala Représentante ACCES Responsable WASH et Nutrition Groupement paysans President TIC Diana Représentante AFAFI NORD RSE DDR DIANA Directeur FOFIFA Représentant régional Ordre des Sage- Représentante Association femmes professionnelle Annexes 189 Entité participants Fontion Organisme Région : Ihorombe Dates atelier : 31 Aout - 1er Septembre 2021 Lieu atelier : Salle de réunion Région Région IHOROMBE Dicteur Infra. Développement Autorité locale PREFECTURE Adjoint, appui technique ORN CR, CPNC, ES, AP, STG, CTB Gouvernement DRSP Directeur, responsable PEV et S&E DRCC Journaliste RNM/TVM (communication) DREN Chef de service Planification BNGRC Chef de service/Point Focal DRAEP/FORMAPROD ASOR - IHO DRAEP Ihorombe Chef de Service SRSISE DRICC Contrôleur du commerce DREAH Ihorombe SRSE, appui technique, chef RPSE CISCO Responsable santé scolaire LTP Responsable examen Radio privé AVEC Journaliste Société civile HINA PFR SREP Chef de service CAP Malagasy RTR CSA Ihosy Coordonnateur TTMR Ihorombe CGEAF Association Infirmier, Sage-femme Soakilonga FIMPAO RT FIMPIFI RT DREEF Animateur FDA Ihorombe RSE Prosci Présidente FIMPIA Formateur 190 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme Région : Melaky Dates atelier : 02-03 Septembre 2021 Lieu atelier : KIVOHIN’AMPELA MAINTIRANO GOUVERNORAT DAF Autorité locale PREFECTURE CAA Maintirano Commune Urbaine Adjoint Maire Maintirano ORN CR, CPNC, AP, RSE, RAF Gouvernement DRSP Médecin, Chef Cabinet CCC2/RNM Représentant Direction Population Technicien Agriculture Technicienne DRJS Melaky Conseiller à la jeunesse DREAH Melaky SRAF DREDD PRMP DREN Collaborateur Planification DRCC Chef de service, journaliste FTMM Président Société civile ACCESS Melaky SBCO SAF FJKM Comptable GOEM Maintirano Président UADEM Coordonnateur CAFPA Chef de service Formation HINA PFR Suppléant CROIX ROUGE Présidente FITAFAM Représentant FORMAPROD CIP AD2M SO WWF Technicien Commerce Opérateur Commerçante Association Présidente protection des consommateurs Société Sahanala Animateur Société civile Vice-Président association Annexes 191 Entité participants Fontion Organisme Région : Menabe Dates atelier : 25-26 Aout 2021 Lieu atelier : Bureau ORN Morondava Région SG Autorité locale ORN CR, AP, LTB, RAF, CTB Gouvernement DRSP Responsable Nutrition DRCC Directeur DRJS Directeur DREN Responsable santé scolaire DRICA Contrôleur DRICA DREAH Technicien DRAEP Chef Division Production Animale, Chef Division Agriculture DRPPSPF Menabe Représentante DRETFP Chef service USAID ACCESS CD Morondava Société civile HINA PFR AD2M RSE Organisation Société Représentant Civile Région : Boeny Dates atelier : 26-27 Aout 2021 Lieu atelier : Bureau ORN Boeny à Antanimasaja - Mahajanga Région Boeny DIPC/SPC Autorités locales ORN CR, ACN Gouvernement DRSP Boeny Cadre de santé DREN Boeny Chef division administratif et financier DREAH Che de service suivi évaluation DRICA Boeny Chargé d’études DRCC Boeny Chef Com BNGRC Point focal UNICEF POT UN Université - Faculté Médecin Recherche de Médecine 192 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme HINA Secrétaire Société civile AVG Juriste ASOS Coordonnateur Régional SOS village d’enfants Assistant social Croix Rouge Point focal Malagasy Communication Journaliste RNM Majunga Association Nourl Représentant Houda NUTRIZAZA Superviseur de zone AFHAM Représentant JEMA ZRN Reny Mijoro Gestionnaire point d’eau EZAKA Animatrice Association FIBEMA Gestionnaire de fonds FV Catholique Animatrice TANORA Animateur Scoutisme Cheftaine Karana zanatany Membre Plateforme Société Membre civile Congrégation Sœur Infirmière de Ste Marie FANASINA Membre Annexes 193 Entité participants Fontion Organisme Région : Atsimo Andrefana Dates atelier : 31 Aout - 1er Septembre 2021 Lieu atelier : ORN Atsimo Andrefana - Toliara ORN CR, CPNC, Assistante de programme, Gouvernement RSE DRSP Responsable SIS DRPPSPF-AA Chef de service Population ETAT Chef de l’Unité Suivi Evaluation DRICA ou DRICC Contrôleur du Commerce DRAEP Resp Env/Social DREAH /SDO Resp. Ressources Humaines FAC MED Tuléar Doyen Recherche PAM MA NUT UN UNICEF Health office OMS Consultant HINA Point Focal Société civile ASOS Resp programme plaidoyer, Resp programme santé ACF RESP NUT ADRA Responsable Magasin CRS Spécialiste en Nutrition CDD Coordonnateur Nutrition HELVETAS Administration Finances FID RSE Région : Analanjirofo Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : Grande salle FANIRY Commune DDS Autorité locale 194 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme ORN Analanjirofo CR, CPNC, RAF, AFC, RSE/SI, AP, AC Gouvernement Sahavola DRSP Comptabe, Responsable Nutrition SDSP Médecin Inspecteur DRAE Chef SRE DREAH Chef SRAF DRICA Chef SRA SDPPSPF Chef SDPPSPF Fénérive Est, Chef SPPDS DRCC Analanjirofo Journaliste TVM/RNM DRJS Technicien BNGRC Point Focal CISCO Responsable Education DREN Responsable Education UNICEF Appui projet Analanjirofo UN HINA PFR Suppléant Société civile AFAFI-Nord RSE/URGP/Analanjirofo CRM Membre ONG Saint Benoit Chef de projet ACCESS CLTSIICN officer ONG MATEZA Technicien ASOS Technicienne SOA KOJA Technicienne GIZ Technicienne Annexes 195 Entité participants Fontion Organisme Région : Sava Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : Bureau ORN SAVA ORN SAVA CR, CPNC, RAF, RSE, AP, COMPTABLE Gouvernement DRSP SAVA RNR et RGIS, Resp SR SDSP Sambava Médecin Inspecteur BNGRC DAER BNGRC DREN SAVA Responsable Solde, CHEF DE SENF DRPPSPF DR/Population DRAE SAVA Assistant Chef Service Régional de l’Elevage DRCC SAVA SAF INSTAT SAVA Responsable Etat Civil DREAH SAVA Direction Régional, Assistant Technique Commerce Adjoint Administration-Chef Personnel Economie-SREP CHEF SREP SAVA DRAEP/PADAP CR PADAP DRSS SAVA (MJS) Directeur Régional Pêche et économie Responsable Direction Pêche Bleu Communication Journaliste TVM CRM Antalaha Chef de projet Société civile PROFIS Docteur Vétérinaire USAID ACCESS SAF POSITIVE PLANET Assistante Admin et Financier AFAFI NORD SAVA RSE HINA SAVA PFR, MEMBRE ONG TSINJO AINA Accompagnateur SAVA ONG VDB Coordonnateur Social 196 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme Région : Vakinankaratra Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : Salle de réunion de la préfecture d’ANTSIRABE Région Chef de Sce Suivi-Evaluation Autorité locale Vankinakaratra/CTD Préfecture Antsirabe Préfet, AACDI ORN Vakinankaratra CR, AP, ES, AP, RAF, LOG, RSE, ES Gouvernement DRSP Vankinakaratra Directeur, Responsable de Programme MEN Responsable Sante Scolaire DREAH/SRSE VAK Chef de Service DRAEP Chef SRSISE Vakinankaratra INSTAT DIR., ADT Direction Reg Pêche Chef SRPA SFMT/FOFIFA Président/Chercheur Recherche UNICEF Program Office Terrain UN Centre de Nutrition Responsable Société civile Mahereza Antenna Coordonnateur ASA-SOA Président HINA Président GUANOMAD Responsable ONG Ran’Eau Responsable Vankinakaratra PASAN-SAHAZA FIELD MANAGER PROJECT APDRA RSE Annexes 197 Entité participants Fontion Organisme Région : Atsimo Atsinanana Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : Salle de réunion GIZ – Bureau Farafangana Région DID Autorité locale Préfecture Premier adjoint Préfecture Farafangana CU Farafangana 1er Adjoint Maire ORN Atsimo CR, AP, RSE, CTB Gouvernement Atsinanana DRAEP Directeur, Chef SRFAPP DRCC Chef com Affaire social Chef de service DRSP Responsable nutrition, Responsable, chef de service SDSP MI, Adjoint MI, Chef service, Res nut CHD MI Vondrozo DRPPSPF Chef de service de la population DREN Chef SCF, Responsable statistiques CISCO COSPED, Adjoint SRC DRICA GIZ PROSAR CT nutrition, santé, hygiène, CT Société civile ONG ACCADEMIS Responsable technique ADRA/FIOVANA Responsable nut Atsimo Atsinanana, Health nutrition lead, Lead Agri AFAFI SUD Responsable nutrition et WASH HINA Responsable communication GSDM Responsable DEFIS TMMR Région : Amoron’i Mania Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : REGION D.I.D GOUVERNORAT Autorité locale PREFECTURE S. G COMMUNE URBAINE SG AMBOSITRA DEPUTE ASSISTANT PARLEMENTAIRE RASOAZANANIERA 198 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme ORN CR, CPNC, RPSN, RSE Gouvernement DREAH RSE DREDD REPRESENTANT DRPPSPF RSE DRSP RESPONSABLE NUTRITION DRSP PFR ACCESS DRCC DIRECTEUR REGIONAL DREN RH DRAEP SRFAPP COMMUNICATION Journalistes RADIO AINGA, FM 104, RNM, TVM ISTA ENSEIGNANT CHERCHEUR Recherche FAO TECHNICIEN SUPERVISEUR UN UNICEF P.O. T DEFIS CPA Société civile FID AMBOSITRA CHEF D’ANTENNE, SOCIO- ORGANISATEUR HINA OSC PFR OSC JICA PASAN FIELD MANAGER Région : Atsinanana Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : REGION DID, CHEF DIV Autorités locales ATSINANANA SUBURBAINE 2ème ADJOINT Annexes 199 Entité participants Fontion Organisme MIN SAN MEDECIN CHEF ANKIRIHIRY, MEDECIN Gouvernement CHEF DE PEDIATRIE CHUA DREN ASSISTANTE MEDICAL DRJS CHEF SAF DRSP RESP SIG/MNT CISCO TOAMASINA I RESPONSABLE SANTE SCOLAIRE DRPPSPF DIRECTEUR DRAE RESPONSABLE SPOR/SRSISE, RESPONSABLE MULTIMEDIA, RESP FORMATION AGRICOLE DRPPSPF RSE INSTAT ATSINANANA RESPONSABLE DIVISION ETAT CIVIL ONG TSINJO AINA COORDONATEUR Société civile FORMAPROD CONSEILLERE EN INSERTION PROFESSIONNELLE GIZ CTFCA (RESP-PPP-STHM) ONG A4ED FORMATEUR FBS ONG VICE-PRESIDENT, SECRETAIRE LOMAGNORANO ONG SAINT GABRIEL COORDONATEUR DE PROGRAMME SAF/FJKM RESPONSABLE TECHNIQUE TOAMASINA FID Directeur Inter-Régional ODDIT TOAMASINA RSO FORMAPROD COORDONNATEUR INTERREGIONAL FID RESPONSABLE SUIVI EVALUATION E/se HARENA REPRESENTANT ECOLOGIQUE ACCESS RESP WASH/NUTRITION Région : Haute Matsiatra Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : PREFECTURE ADJOINT D’ADMINISTRATION Autorité locale 200 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme ORN CR, RSE, ES Gouvernement DRICC HM CHEF DE DIVISION DRAEP C/SRFAPP DRSP CHEF SNS DREAH HM RESPONSABLE COMMUNICATION INSTAT CHEF DE SERVICE IPC UNICEF ATR UN HAONA SOA PRESIDENT Société civile CEDII/HINA PFR ONG Ny TANINTSIKA A.P.E. L ONG MIARINTSOA ASSISTANT ADMINISTRATIVE FID FIANARANTSOA RESPONSABLE GOUVERNANCE, RESPONSABLE SAVVEG. /See AINGA MG RESPONSABLE MANDATAIRE NUTRIZAZA RESPONSABLE REGIONALE SD Mad RESPONSABLE REGIONAL RANO WASH BC OFFICER Région : Itasy Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : REGION SG, DAGR, RSE, RESP AT.SIG Autorité locale COMMUNE 1er ADJOINT AU MAIRE CR ANTANETIBE ADJOINT AU MAIRE ORN CR, CPNC, RAF, AP, ES, RSE Gouvernement DRSP RESPONSABLE NUTRITION DREN RESP REGIONAL NUTRITION SCOLAIRE DRCC JOURNALISTE RNM/TVM DRAEP RESP SPOR SDSP MIARINARIVO RESPONSABLE NUTRITION DRPPSPF CHEF DE SERVICE DE PROTECTION SOCIALE DRAE CHEF SRSISE DREAH DIRECTEUR REGIONAL Annexes 201 Entité participants Fontion Organisme AGRISUD CHEF DE PROJET, COORDINATEUR Société civile REGIONAL ACF ADJOINT RP FDA DIRECTEUR REGIONAL CONSULTANT FORMATEUR Région : Androy Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : ORN CPNC, ES, AP Gouvernement DRSP RESPONSABLE NUTRITION REGIONAL GRET Représentant Société civile ONG KIOMBA Représentant BELOHA ACF Adjoint RP ONG MANDRESY Représentant BEKILY ONG ECART- Représentant TSIHOMBE Région : Sofia Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : REGION SOFIA CHEF DE PROJET Autorité locale ORN CR, RAF, RSESI, AP Gouvernement DRAE CHEF SRSISE DRSP RESPONSABLE NUTRITION DRICA ENQUETEUR ECONOMIQUE DREAH CHEF SRPSE DIDR REPRESENTANT DREN REPRESENTANT, RESPONSABILITE SANTE SCOLAIRE DRPPSPF REPRESENTANT INSTAT SL 202 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme FFTA RESPONSABLE, CTE Société civile FFTS TECH. RNM ASTV SOFIA JOURNALISTE RNM/TVM SOFIA JOURNALISTE, CAMERAMAN USAID ACCESS ICN OFFICER FORMAPROD CIP NASIA REPRESENTANT PLAE RESPONSABLE TECHNIQUE DEVELOPPEMENT REPRESENTANT ASOS ASS TAFO MIHAARO REPRESENTANT PROSPERER ASS. ADN. Régions : Vatovavy et Fitovinany Dates atelier : 26 Aout 2021 Lieu atelier : PREFECTURE ADJOINT D’ADMINISTRATION Autorité locale CU MANAKARA ADJOINT AU MAIRE ORN CR, RAF, AP, RSE, ES Gouvernement DREN RESPONSABLE COMMUNICATION DRPPSPF CHEF DE SERVICE POPULATION DISTRICT MANAKARA DRICA ENCADREUR DRSP RESPONSABLE NUTRITION DRAEP CHEF DE DIVISION D’APPUI A L’AGRO- BUSINESS DREAH RAF Annexes 203 Entité participants Fontion Organisme RNM/TVM JOURNALISTE Société civile FID GOUVERNANCE CITOYENNE PROSPERER CE HINA PFR ACCESS CLTS/ICN OFFICER JHPiEGO C.O ADRA FIOVANA SPECIALISTE EN NUTRITION DEFIS CONSULTANT JUNIOR SE CCI7V DIRECTEUR EXECUTIF Régions : Analamanga Dates atelier : 08 et 12 Septembre 2021 Lieu atelier : ONN PSN, responsable technique, RRD, Gouvernement assistance de programme MSANP/DSFA/SNUT RSE MPPSPF Responsable nutrition MATP Représentant DRAEP Analamanga Chef de division PV, responsable NECRU, Chef SRA ONG AFO Présidente Société civile ONG AFT Présidente AVDM Présidente SAF FJKM Chef de mission Ambohijatovo 204 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026
Annexe 5 : Ateliers de consultation nationale — liste des entités participants Entité participants Fontion Organisme Intitulé : Atelier validation finale de la PNN et du PNAMN Date : 20 Avril 2022 Lieu atelier : Carlton Anosy ONN CN, DN/UPNNC, CSSE p.i., RNU/PSN, RAI, Gouvernement AI, RUCT, ROP/UPNNC, RCI, DEGRA, CBD, assistante CN, RRH, RSAM, RNAF, ET, RRP, RSE, consultante nationale Primature Directeur des études MEF Direction générale du Trésor MINAE SG, Collaborateur technique SG, SSAN MPEB Directeur de l’Aquaculture MPPSPF Chargé d’étude / SG MICC Chef de service/DPE Assemblée nationale SG, Assistant Parlementaire Parlement FAO Chargé de nutrition UN PAM Cheffe Nutrition UN NUTRITION Facilitateur national Plateforme SUN REACH Plateforme HINA PCA Banque Mondiale HPN PTF USAID Spécialiste santé de l’enfant GIZ PROSAR AT, CT, consultant gouvernance Société civile PASAN/JICA Executive advisor, MCS ADRA DTSN HP+ Consultant, Consultante en com documentation, DFO, assistante admin et logistique CARE International Spécialiste en sécurité alimentaire et CC ACF Technicienne communication AFAFI Centre Cheffe de mission APDRA Point focal nutrition Annexes 205 Entité participants Fontion Organisme Intitulé : Atelier validation interne de la PNN et du PNAMN Date : 19 Avril 2022 Lieu atelier : en ligne ONN CSSE p.i., RSE, RRP, RPECM, RCCSC, Gouvernement consultante nationale, AI, RNS, RRD, RNU, RNAF UPNNC DN, ROP, RT, SUPREG, COM, CES, RPM ORN: Analamanga, Représentants: CR, CPNC, RSE, RPSN, RAF, Anosy, Atsimo autres représentants Andrefana, Sofia, V7V, Melaky, Atsimo Antsinanana, Analanjirofo, Menabe, Haute Matsiatra, Ihorombe, Boeny, Betsiboka, SAVA, Androy, DIANA, Bongolava, Amoron’i Mania, Vakinakaratra, Itasy, Alaotra Mangoro, Antsinanana Intitulé : Ateliers de finalisation de la PNN et du PNAMN Date : 30-31 Mars, 1er et 5 Avril 2022 Lieu atelier : Carlton Anosy ONN CN, R&D, RF PSN, RSAM, RTGRC/PSN, Gouvernement RSE, CSSE p.i., RRD, RT, RSN, assistante, CBD, CES/UPNNC, IT, ATA-SE, RCI, RSAN, RPECM, CR/ORN, RF/PSN, ASI, RNC, RCCSC, RAI, RNU/PSN, AF/PSN, CDD, consultante nationale MEF CS/DP MEN Chef SSAS MPPSPF Représentantes, AT, DEPP CPGU AT MSANP/DSFA/SNUT AT, CDM MSANP/DEPSI Equipe technique ACSQDA Représentant BNGRC Chef de division CERVO, représentants 206 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme FAO Chargé de nutrition UN UNICEF Chef de section nutrition, spécialiste en Nutrition, représentant OMS Chargé de programme PAM Représentant SUN, nutrition officer, Cheffe Nutrition FOFIFA/MIKASA Représentant Recherche UN NUTRITION Facilitateur national Plateforme SUN REACH Plateforme MIKASA Présidente Plateforme HINA PCA, Vice-PCA, Communication GIZ PROSAR AT, CT, CTP, consultant gouvernance Société civile WHH Cheffe de projet PASAN/JICA Wash specialist, spécialiste senior agriculture, MCS, Team leader, chief advisor, USAID Spécialiste santé de l’enfant ADRA DTSN HP+ Consultant, Admin Log, DFO USAID/ACCESS Wash and nutrition advisor, advisor santé mère-enfant FID RHACC AKDN Program director CARE International Consultante, spécialiste en sécurité alimentaire ACF Adjoint RDD SN, RP SN, RDD Plaidoyer NUTRIZAZA ARDS, Représentant Secteur privé Tanjaka Food / JB Responsable commercial SBN Présidente Intitulé : Atelier finalisation interne de la PNN et du PNAMN Date : 23 et 24 Février 2022 Lieu atelier : Hôtel PANORAMA Annexes 207 Entité participants Fontion Organisme ONN CN, Adj CN, CSSE p.i., RCCSC, ATA-RH, IT, Gouvernement CNS, RNS, AI, RT, ATA-SE, RPECM, RTGRC, RF PSN, RSAM, RSE, RUCT, ACN, ET, RCI, DAF, RCP, RNAF UPNNC ROP ORN: Analamanga, CR Bongolava, Antsinanana, Haute Matsiatra USAID/HP+ DP, Administrative & logistics associate, PTF Intitulé : Atelier technique dans le cadre du développement de la PNN et du PNAMN Date : 27 et 28 Octobre 2021 Lieu atelier : Live Hôtel Andavamamba ONN/PSN CN, CSSE p.i., RSE, Responsable Gouvernement Technique, AT CN ONN, RTGAC, RNU, RCP, GMT, Finance, RSAN, ARPN, CNS, RSAM, ARSI, ARGI, ATA, P.AA, ASE, RPECM SGP/Présidence Economiste MEN Section Nutrition SNUT/DSFA/MSANP Chef Division ANJE MPPSPF Resp Com DSSP, Responsable Nutrition BNGRC Chef de Division Prevention des risques, Chef de service MEAH Chef de service EU DAM/MEAN Chef de service PAM CBT Officer, Nutrition UN UN Nutrition Facilitateur National REACH Plateforme SUN HINA Représentant GIZ CT, AT, Consultant Société civile USAID/HP+ Directeur Pays, HPA CRS CLTN Programme Manager, Responsable P.S LIE Chargé de prog. ACF Coordinatrice Plaidoyer PASAN/ JICA Multisectorial Coordination specialist, MSO 208 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026 Entité participants Fontion Organisme SBN Pdte TASC Consultante Nationale Intitulé : Atelier de consultation nationale de la PNN et du PNAMN Date : 21 - 22 Septembre 2021 Lieu atelier : Motel Anosy ONN CN, DAF, RESPONSABLE TECHNIQUE, Gouvernement RPECM, RNS, RAA, ARPM, CTB, AUDITEUR INTERNE, RF PSN, ACN, CHF, AF/ONN, RSAN, DC ONN-UPSN Représentant ONN-UPNNC ACOM CPGU Gender Expert MSANP RSE MSANP/DSFA/SNUT CHEF DE DIVISION ANJE MEN CHEF SSAS, CHEF DAS, RESPONSABLE NUTRITION, NUTRITION MINAE COLLABORATEUR TECHNIQUE, INGENIEUR AGRO SECRU BNGRC CHEF DE SERVICE USAID SPECIALISTE SANTE DE L’ENFANT PTF UNICEF SPECIALISTE NUTRITION UN FAO NUTRITION OFFICER UN NUTRITION FACILITATEUR NATIONAL Plateforme SUN REACH MIKASA VICE-PRESIDENTE HINA SE PASAN SAHAZA CO CHEF ADVISOR, WASH SPECIALIST, Société civile RESPONSABLES NUTRITION GIZ CONSEILLER TECHNIQUE, AT ACF COORDINATRICE PLAIDOYER GRET RESPONSABLE NUTRITION, CHARGE DE MISSION ASOS COORDONNATEUR PROJET Annexes 209 Design: quetheriel@gmail.com 210 Plan National d’Action Multisectorielle pour la Nutrition (PNAMN) 2022-2026