Deuxième Contribution Déterminée au Niveau National de la République de Madagascar au titre de l’Accord de Paris
颁布于 2022-11 · 文本截至 2026-10-01
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研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- European Union
- 国家
- 马达加斯加
- 主题
- Agricultural and rural development, Livestock, Energy, Environment, Food and nutrition, Forestry, Land and soil, Water, Wild species and ecosystems, Waste and hazardous substances
- 关键词
- agricultural commodities, agricultural development, agro-forestry, biodiversity, early warning system, ecological production/organic production, fertilizers/nutrients, financial agricultural measures, innovation, integrated management, invasive alien species, monitoring, pests/diseases, protection of environment, research, sustainable use, animal production, capacity building, climate change, ecosystem conservation, emissions, gender, hazards, public health, subsidy/incentive, sustainable development, taxes, water shortage/drought, fiscal and market measures, afforestation/reforestation, forest management/forest conservation, governance, investment, protected area, wetlands, land-use planning, soil rehabilitation, data collection/reporting, hygiene/sanitary procedures, potable water, saltwater intrusion/siltation, water resources management, endangered species, protection of species, bioenergy, oil, renewable energy, financing, recycling/reuse, waste management
- 类别
- energy
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5.2 COORDINATION OPÉRATIONNELLE NATIONALE 36
2.1 CONTRIBUTIONS NATIONALES QUANTIFIÉES 12 5.3 COORDINATION ET MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS CLIMATIQUES AU NIVEAU DES SECTEURS DE L’ATTÉNUATION ET DE L’ADAPTATION 38 2.2 MESURES D’ATTÉNUATION POUR CHAQUE SECTEUR (ANNÉE CIBLE : 2030) 12
2.2.1 MESURES TRANSVERSALES 12 6 ANNEXES 42
2.2.2 AGRICULTURE 13
2.2.2.1 Objectifs d’atténuation des gaz à effet de serre 13 6.1 ANNEXE 1 : PRINCIPALES RÉFÉRENCES POUR L’ÉLABORATION ET
2.2.2.2 Mesures d’atténuation 14 LA MISE EN ŒUVRE DE LA CDN2 42
2.2.3 UTILISATION DES TERRES, CHANGEMENT D’AFFECTATION DES TERRES ET FORESTERIE (UTCAF) 16
6.2 ANNEXE 2 : INFORMATIONS SUR LA CLARTÉ, LA TRANSPARENCE ET 2.2.3.1 Objectifs d’atténuation des gaz à effet de serre 16
2.2.3.2 Mesures d’atténuation 16 LA COMPRÉHENSION 47
2.2.4 ENERGIE 16 6.2.1 Point de référence 47 2.2.4.1 Objectifs d’atténuation des gaz à effet de serre 16 6.2.2 Information sur les sources des données utilisées pour quantifier le(s) point(s) de référence 47
2.2.4.2 Mesures d’atténuation 17 6.2.3 Périodes de mise en œuvre 47
2.2.5 DÉCHETS 18 6.2.4 Portée et couverture 48 2.2.5.1 Objectifs d’atténuation des gaz à effet de serre 18 6.2.5 Gaz cibles 48
2.2.5.2 Mesures d’atténuation 18 6.2.6 Expansion et exhaustivité (paragraphe 31(c) et (d) de la décision 1/cp21) 48
2.2.6 PROCÉDÉS INDUSTRIELS ET UTILISATION DES PRODUITS 20 6.2.7 Co-bénéfices d’atténuation résultant des actions d’adaptations et des plans de diversification 2.2.6.1 Objectifs d’atténuation des gaz à effet de serre 20 économiques, incluant la description de projets spécifiques, des mesures et initiatives
2.2.6.2 Mesures d’atténuation 20 des actions d’adaptations et/ou des plans de diversi-fication économiques 49
6.2.8 Comment la préparation de la contribution déterminée nationale a été informé par les résultats 3 ADAPTATION 22 du bilan mondial, conformément à l’article 4, paragraphe 9, de l’accord de paris 51
6.2.9 Approches méthodologiques et métriques utilisées pour l’estimation et la comptabilisation
3.1 OBJECTIFS D’ADAPTATION 22 des émissions et de l’absorption des gaz à effet de serre 51
6.2.10 Hypothèses et approches méthodologiques utilisées pour comptabiliser la mise en œuvre 3.2 MESURES D’ADAPTATION 22 des politiques et mesures ou les stratégies de la cdn2, y compris les points de considération
3.2.1 MESURES TRANSVERSALES 22 en cohérence avec l’article 4, paragraphe 14, de l’accord de paris 52
3.2.2 AGRICULTURE – ELEVAGE 23
3.2.3 RESSOURCES EN EAU 24 6.2.11 Utilisation des coopérations volontaires sous l’article 6 de l’accord de paris 52
3.2.4 FORÊTS ET BIODIVERSITÉ 26 6.2.12 Equitable et ambitieuse 52
3.2.5 SANTÉ PUBLIQUE 28 6.2.13 Progression par rapport à la contribution déterminée au niveau national antérieure (article 4,
3.2.6 ZONES CÔTIÈRES 28 paragraphe 3, de l’accord de paris), passage progressif vers des objectifs de réduction
3.2.7 AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE 29 des émissions à l’échelle de l’économie, eu égard aux différentes situations nationales 54
3.2.8 RISQUES ET CATASTROPHES 29 Liste des tableaux 4 MOYENS DE MISE EN ŒUVRE 30
4.1 LACUNES ET BARRIÈRES 30 Tableau 1 : Estimation des coûts de mise en œuvre de la CDN2 (2022-2030) 35
4.2 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS 30 Tableau 2 : Liste des principaux acteurs impliqués dans la mise enoeuvre des actions
4.3 TRANSFERT DE TECHNOLOGIES 32 climatiques de la CDN2 de Madagascar 40
4.4 CONSIDÉRATION DU GENRE, AUTONOMISATION CLIMATIQUE Tableau 3 : Secteurs et catégories sources concernées par l’atténuation 48 ET PARTICIPATION À TOUS LES NIVEAUX 32 Tableau 4 : Gaz à effet de serre considérés et pouvoir de rechauffement planétaire selon les lignes directrices 1996 révisées du GIEC 48 4.5 PERTES ET PRÉJUDICES 34 Tableau 5 : Co-bénéfices d’atténuation résultant des actions d’adaptations et des actions
4.5.1 IMPACT DES ALÉAS 34
4.5.1.1 Cyclones et inondations 34 de développement durable existantes 49
4.5.1.2 Sècheresse 34
4.5.2 VULNÉRABILITÉ 34
4.5.3 OBJECTIFS ET ACTIONS D’ADAPTATION 35
4.6 SOUTIENS FINANCIERS 35 CTD Collectivités Territoriales Déconcentrées Ha Hectare Liste des figures DCN Deuxième Communication Nationale à m2 Mètre carré a Convention Cadre des Nations Unies Figure 1 : Emissions et absorptons, scénario cours normal des affaires, comparées aux scénarii sur les Changements Climatiques m3 Mètre cube d’atténuation de gaz à effet de serre en 2030 12 Figure 2 : Tendance de statut de puits Carbone sans renforcement des actions d’atténuation 13 EDBM « Economic Development Board MEDD Ministère de l’Environnement et du Figure 3 : Comparaison des émissions, scénario cours normal des affaires et des scénario of Madagascar » Développement Durable d’atténuation à l’horizon 2030, Secteur Agriculture 14 Figure 4 : Comparaison des projections des émissions, scénario cours normal des affaires, et des scénarii FTM « Foibe Taosarintanin’i Madagasikara» mm Millimètre d’atténuation à l’horizon 2030, Secteur UTCAF 16 (Institut Géodésique et Cartographique Figure 5 : Comparaison de l’émission, scnéario cours normal des affaires et du scénario d’atténuation National) MRV « Measuring, reporting, verifying » à l’horizon 2030, Secteur Energie 17 Figure 6 : Comparaison des projections des émissions, scénario cours normal des affaires, et des GES Gaz à Effet de Serre MW Mégawatt scnénarii d’atténuation à l’horizon 2030, Secteur Déchets 18 Figure 7 : Comparaison des projections des émissions, scnéario cours normal des affaires, Gg éq. CO2 Gigagramme (x 109 grammes) MWc Mégawatt-crête et des scnéarii d’atténuation à l’horizon 2030, Secteur Procédés inductriels et équivalent CO2 utilisation des produits 20 MWh Mégawatt-heure Figure 8 : Arrangement institutionnel pour la mise en œuvre de la CDN2 37 GIEC Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat N2O Hémioxyde d’azote GPG « Good Practices Guides », PANA Programme d’Action National d’Adaptation aux Liste des abréviations Recommandations en matière de bonnes pratiques pour le secteur de l’utilisation des changements climatiques terres, changements d’affectation des terres PCD Plans Communaux de Développement °C Degré Celsius et forestrie(GIEC 2000) ; et Recommantions CDN1 Première Contribution Déterminée au niveau National en matière de bonnes pratiques pour le PIB Produits Intérieurs Bruts AFR100 « African Forest Landscape de la République de Madagascar secteur de l’utilisation des terres, Restoration Initiative » changements d’affectation des terres et PNA Plan National d’Adaptation aux changements CDN2 Deuxième Contribution Déterminée au niveau foresterie (GIEC 2003) climatiques BNCC Bureau National de Coordi National de la République de Madagascar nation des Changements Cli GIRE Gestion Intégrée des Ressources en Eau SAC Schémas d’Aménagement Communaux matiques et de REDD+ CH4 Méthane SAP Systèmes d’Alertes Précoces BNGRC Bureau National de Gestion cm Centimètre ICAM Intoxications dues à la Consommation des Risques et des Catastrophes des Aliments Marins SRAT Schémas Régionaux d’Aménagement du Territoire CMA « Conference of parties serving as meeting of the Convention Cadre des Nations CCNUCC Paris Agreement » (Conférence des parties servant IRA Infections Respiratoires Aigues PNCCR Politique Nationale de lutte contre les Unies sur les Changements comme réunion de l’Accord de Paris) Changements Climatiques Révisée Climatiques kg Kilogramme CNA Cours Normal des Affaires PNLCC Politique Nationale de Lutte contre les AIC Agricultures intelligentes face au climat Km Kilomètre Changements Climatiques CNI Communication Nationale Initiale à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements km2 Kilomètre carré PPN Produits de Première Nécessité CBIT « Capacity Building Initiative for the Climatiques Transparency of the Paris Agreement » ktep Kilotonne équivalent pétrole REDD+ Réduction des émissions provenant du CO2 Dioxyde de carbone déboisement et de la dégradation des CDN Contribution Déterminée au niveau kW Kilowatt forêts, associées à la gestion durable des National de l’Accord de Paris sur les CPGU Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences forêts, la conservation et l’amélioration changements climatiques KWh Kilowatt-heure des stocks de carbone forestier CSB Centre de Santé de Base LEG « Least developed countries’ Expert Group SDAGIRE Schémas d’Aménagement et de Gestion of the UNFCCC » Intégrée des Ressources en Eau STD Services Territoriaux Déconcentrés CNA Cours Normal des Affaires TCN Troisième Communication Nationale à la CNI Communication Nationale Initiale à la Convention Convention Cadre des Nations Unies sur les Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques Changements Climatiques USD Dollar des Etats-Unis d’Amérique CO2 Dioxyde de carbone CDN1 Première Contribution Déterminée au niveau cm Centimètre National de la République de Madagascar CPGU Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences CDN2 Deuxième Contribution Déterminée au niveau National de la République de CSB Centre de Santé de Base Madagascar UNFCCC « United Nations Framework Convetions CH4 Méthane on Climate Change ». Voir CCNUCC CMA « Conference of parties serving as meeting UTCAF Utilisation des Terres, Changement of the Paris Agreement » (Conférence des d’Affectation des terres et Foresterie parties servant comme réunion de l’Accord de Paris) © Sedera Ramanitra/pour CRS Madagascar 1. CONTEXTE La République de Madagascar se situe à l’Est de nombreux aspects du développement socio- décès dus aux maladies climato-sensibles. La des côtes africaines. Le territoire comprend la économique, dont l’inégalité de la répartition de déforestation et la destruction des écosystèmes Grande Ile qui s’étire du nord au sud sur une la population et de la répartition de la richesse en naturels sont parmi les plus grands facteurs de distance géographique de plus de 1500 km, entre général.Madagascar est un pays moins avancé, vulnérabilité climatique, à travers la perte des 12 et 25° de latitude Sud, quasiment en milieu peu industrialisé et ayant des infrastructures peu services écosystémiques. En 2020, la couverture intertropical, et occupe une superficie de 587 041 denses. L’économie nationale dépend fortement forestière totale était estimée à 12,4 millions ha dont km2. Madagascar possède aussi des territoires des secteurs primaires. Plus de 83% de la 5,6 millions ha de forêts humides sempervirentes maritimes dotés d’îlots, d’atolls et d’archipels population vivent de l’agriculture. La riziculture et 6,7 millions ha de forêts sèches, des fourrés, submersibles par l’augmentation du niveau de la domine, emploie 80% de la population agricole et des mangroves et des forêts de reboisement. Le mer. constitue la commodité alimentaire la plus cultivée. taux moyen de déforestation annuel est de 1,5% Les cultures de rente sont exportées à 90%, en 2019. La dégradation des terres concerne Le climat de Madagascar se subdivise en deux représentent 30% des exportations, et constituent 12 des 23 régions de Madagascar, avec une saisons : une saison chaude et pluvieuse, de les plus importantes sources de valeurs ajoutées superficie de 70 000 km2 nécessitant des actions novembre en avril, et une saison fraîche et de l’économie nationale. Les croissances agricoles immédiates en 2024. sèche entre mai et octobre. La saison chaude est annuelles (1,0% pendant la dernière décennie) caractérisée par la formation des perturbations sont souvent anéanties par les fluctuations La déperdition forestière et le changement cycloniques dans le bassin du sud-ouest de climatiques et d’autres facteurs endogènes. Les d’affectation des terres constituent les causes l’Océan Indien, touchant le pays en moyenne ressources halieutiques représentent 6% environ les plus importantes de la baisse des capacités trois à cinq fois par an. La température moyenne du PIB et 6% des exportations. L’exploitation nationales d’absorption des gaz à effet de serre. annuelle sur la Grande Ile est de 24 à 27 °C. La du potentiel halieutique n’est pas optimisée et Entre 2010-2020, ce sont les principales sources précipitation moyenne annuelle diminue du Nord emploie seulement 5% de la population. La des gaz à effet de serre, représentant plus de au Sud, de 1 500 mm à moins 0,400 mm par an. zone économique exclusive et les vastes zones 80% des émissions nationales. L’Agriculture littorales et mangroves favorables à l’aquaculture est le second émetteur de gaz à effet de serre, A propos du dérèglement climatique, la hausse des sont quasi inexploitées, et les activités actuelles contribuant à 16% des émissions nationales. températures se manifeste par une augmentation subissent les effets néfastes de la destruction L’agriculture de subsistances (rizicultures de 0,27 °C de la moyenne nationale tous les 10 des mangroves et des récifs coralliens et du traditionnelles, maïs, manioc, élevage extensif de ans. La modification du régime pluviométrique réchauffement climatique. Le tourisme, 15% bovins) détruit rapidement les stocks de carbones s’exprime par l’allongement des saisons sèches, du PIB en 2020, dépend majoritairement des forestiers et des zones humides. l’intensification des pluies torrentielles et une écosystèmes naturels et de la biodiversité, et les diminution de 8% des précipitations depuis 1990. infrastructures touristiques sont sensibles aux En 2010, l’Énergie est responsable de 2% Entre 1990 et 2020, Madagascar a enregistré aléas cycloniques. des émissions nationales. La sous-catégorie 70 catastrophes climatiques majeurs dont 64 Résidentiel (comprenant les énergies de perturbations cycloniques et six épisodes de Pour Madagascar, l’accès au développement cuissons : plus de 90% de la population utilisent sécheresses sévères. L’élévation du niveau de durable et la lutte contre la pauvreté constituent les bois-énergies comme combustible) reste le la mer atteint 0,6 cm par an entre 1994 et 2008. les piliers de la lutte contre les effets néfastes du plus gros utilisateur d’énergie. Elle est suivie par A l’horizon 2050, les changements suivants sont réchauffement planétaire. En 2020, la pauvreté les Industries énergétiques. La consommation prévus se manifester avec de forte probabilité multidimensionnelle atteint 74% et la prévalence de combustibles fossiles pour les transports : diminutions des précipitations jusqu’à -8% ; de la malnutrition 48% de la population. Les (routiers et ferroviaires) est estimée à la moitié diminution de la quantité d’eau disponible de 25% causes essentielles de la malnutrition sont du volume total importé, soit 500 000 m3 environ. au Nord et à l’Est et de 40% dans le Sud-ouest ; la pauvreté, le manque d’éducation, les L’approvisionnement du pays en hydrocarbures hausse des températures de +1,2 °C à +2,1 °C ; aléas climatiques, les pratiques agricoles est exclusivement dépendant de l’importation, et une élévation du niveau de la mer jusqu’à 43 traditionnelles et l’insuffisance des moyens pour et la chaîne d’approvisionnement en énergie au cm (2080). les infrastructures hydroagricoles. A partir de niveau national est extrêmement vulnérable aux l’année 2015, les zones d’alertes à l’insécurité aléas climatiques. Les Industries énergétiques En 2020, Madagascar compte 27,2 millions alimentaire se focalisent dans le Grand Sud, et le Transport sont des facteurs importants du d’habitants. Le taux de croissance démographique où l’insécurité alimentaire sévère affecte 1,31 développement socio-économique, mais les est de 3%. La population est très jeune : plus de millions de personnes en décembre 2021 et 500 infrastructures y afférentes sont régulièrement 85% des habitants ont moins de 45 ans et 28% 000 personnes ont des besoins nutritionnels impactées par les perturbations cycloniques et environ sont des enfants de bas-âges (moins de 10 urgents. Depuis les 10 dernières années, manquent d’entretiens.Les « Procédés Industriels ans). La disparité rural-urbain est très marquée sur Madagascar enregistre un nombre croissant de et Utilisation des produits » et les « Déchets » 8 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 9 n’apportent ensemble qu’environ 0,4% des actions de lutte contre le changement climatique à Progression par rapport à la contribution déterminée CDN1) servent de bases pour l’élaboration émissions nationales en 2010. Les émissions Madagascar ; (ii) l’Action Nationale d’Atténuation au niveau national antérieure (Article 4, paragraphe de la CDN2. Ces inventaires utilisent les du secteur Déchets ont tendance à accroître Appropriée (ANAA, 2003) qui vise des réductions 3, de l’Accord de Paris), passage progressif vers Lignes Directrices 1996 Révisées du GIEC, avec la croissance rapide de la population. Pour des émissions de gaz à effet de serre dans un des objectifs de réduction des émissions à l’échelle appuyées par les Recommandations du GIEC le secteur Procédés Industriels et Utilisation contexte de développement durable ; (iii) le pays de l’économie, eu égard aux différentes situations en matière de bonnes pratiques et de gestion des Produits, les potentiels du pays en matière dispose également d’un Plan National d’Adaptation nationales des incertitudes pour les inventaires nationaux première appellent à la précaution. ( PNA, 2021) qui va servir de cadre stratégique de gaz à effet de serre (GPG 2000) et les pour les actions d’ adaptations prioritaires à Sources et gaz à effet de serre et ses impacts Recommandations en matière de bonnes Les tendances des émissions et absorptions moyen et long terme. Le présent document pratiques pour le secteur UTCAF (GPG 2003). au niveau national appellent à des actions s’articule également avec la Politique Générale La CDN1 n’a considéré que les secteurs suivants : Tous les inventaires des gaz à effet de serre plus rigoureuses en matière d’atténuation. de l’Etat (PGE) incluant le Plan d’Emergence de Agriculture, Energie UTCAF et Déchets. La CDN2 a au niveau des secteurs sont de Tiers 1. Madagascar considère que ces nécessités de Madagascar (Sud) et le Plan d’Emergence de inclus le secteur Procédés Industriels et Utilisation contribuer davantage aux démarches mondiales Madagascar (PEM) les lois, les politiques, les des Produits. Ce qui a rehaussé les ambitions par Madagascar est actuellement en train d’élaborer de réduction des émissions devraient bénéficier stratégies, les plans nationaux et sectoriels rapport aux sources. son premier Rapport Biennal Actualisé et sa au développement durable et à l’intégrité existants. Quatrième Communication Nationale. Les environnementale du pays. Ces contributions Ambitions de réduction des émissions et de résultats des inventaires correspondant à ces requièrent des cadres politiques et stratégiques Ainsi, la CDN2 se positionne comme un document renforcement des capacités d’absorption rapports nationaux permettront de mettre à pour créer des environnements favorables et de planification stratégique de lutte contre les jour les estimations et les émissions des gaz incitatifs, renforçant la participation de tous les changements climatiques plus ambitieux pour les En 2030, la CDN2 vise une réduction de 28% des à effet de serre. Ils alimenteront la mise à jour acteurs à tous les niveaux. cinq années à venir auquel toutes les actions au émissions des gaz à effet de serre, soit 48 403 de la CDN à partir de l’année 2025. niveau national devraient se référer. Une liste des Gg éq. CO2. Additivement à cette réduction des Madagascar déploie des efforts pour accéder principaux instruments de référence est donnée émissions, la CDN2 vise à renforcer les capacités La CDN2 comprend des activités d’élaboration au développement durable. Ces efforts se dans la Section 5 (Arrangement Institutionnel). Le de son absorption de gaz à effet de serre de l’ordre politiques sectorielles et réglementaires basent sur la modernisation des secteurs Gouvernement de Madagascar a confié de 20%, soit -37 809 Gg éq. CO2 de séquestrations qui devraient permettre au pays d’étendre de production existants et l’industrialisation. l’élaboration de la CDN2 au Ministère de additionnelles. progressivement ses actions climatiques, en Certains besoins quotidiens, auxquels le pays l’Environnement et du Développement parallèle à ses objectifs de développement dispose des potentiels non négligeables (textiles Durable (MEDD). Ce processus a impliqué les En 2030, la CDN1 a visé une réduction de 14% durable. Par ailleurs, la réalisation de et habillements, matériaux de construction, départements et les institutions chargés de la des émissions des gaz à effet de serre directs, nombreuses actions climatiques sont médicaments, hydrocarbures, etc.), sont quasi mise en œuvre des programmes sectoriels de équivalent 29 990 Gg éq. CO2 et une séquestration intersectorielles et sont des actions de mise exclusivement importés. Les situations observées lutte contre les changements climatiques, ainsi additionnelle de -61 000 Gg éq. CO2, soit 32% de à l’échelle des initiatives déjà entamées avant au sein chaque secteur (et les scenarii projetés) que les collectivités territoriales décentralisées, renforcement des puits carbones. Les ambitions 2020. de développement socio-économique font appel les partenaires techniques et financiers, le secteur d’atténuation présentées dans la CDN2 semblent au renforcement des capacités d’adaptation et de privé et les organisations de la société civile. avoir régressé par rapport à celles de la CDN1 ; mais L’opérationnalisation des systèmes MRV réduction des vulnérabilités climatiques. elles sont réalistes et réalisables, et reflètent les national et sectoriels vont permettre de réalités des politiques sectorielles et des contextes collecter des données qui permettent au pays La CDN2 tient compte des documents stratégiques socio-économiques actuels et projetés. Concernant de passer progressivement vers un réflexe existants tels que (i) la Politique Nationale de le secteur UTCAF, les potentiels d’atténuation des politique de réduction des émissions à l’échelle Lutte contre le Changement Climatique révisé actions d’atténuation n’étaient pas pleinement de l’économie. A cet effet, tel que stipulé par (PNLCCr , 2021) qui sert de référence à toutes les inscrits dans la CDN2 puisque seuls 25-30% des l’article 4, paragraphe 5, de l’Accord de Paris, résultats d’atténuation du secteur seront exprimés en tant que pays en développement et que d’ici 2030. l’adaptation est prioritaire, le Gouvernement de Madagascar compte bénéficier des appuis Approches méthodologiques et métriques des autres Parti à l’Accord de Paris pour la utilisées pour l’estimation et la comptabilisation réalisation des objectifs contenus dans son des émissions et de l’absorption des gaz à effet CDN2 de serre Les inventaires nationaux des gaz à effet de serre réalisés à Madagascar (CNI, DCN, TCN et © Danielson Rado - Photographe 10 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 11 250 000 Scénario CNA 2030 (Gg éq. CO2) 172 895 130 993 Atténuations 2030 CDN2 (Gg 150 000 éq. CO2) 50 000 Emissions Puits -50 000 -150 000 -192 111 -250 000 -229 920 FIGURE 1 : EMISSIONS ET ABSORPTONS, SCÉNARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES, COMPARÉES AUX SCÉNARII D’ATTÉNUATION DE GAZ À EFFET DE SERRE EN 2030 FIGURE 2 : TENDANCE DE STATUT DE PUITS CARBONE SANS RENFORCEMENT DES ACTIONS D’ATTÉNUATION 2. ATTENUATION 2.2 MESURES D’ATTÉNUATION POUR CHAQUE SECTEUR (ANNÉE CIBLE : 2030) Madagascar est encore classifié en tant que pays puits Carbone, d’où l’importance de ce volet atténuation. Il est tout de même à remarquer que 2.2.1 MESURES TRANSVERSALES l’adaptation est le volet prioritaire pour Madagascar compte tenu que le pays figure parmi les plus vulnérables au changement climatique dans le Les mesures d’atténuation transversales sont : monde. • Renforcer la capacité institutionnelle du secteur ;
2.1 CONTRIBUTIONS NATIONALES QUANTIFIÉES • Redynamiser la synergie interministérielle en se focalisant sur les indicateurs pour le suivi et évaluation ; En 2030, Madagascar vise à réduire ses émissions à 48 403 Gg éq. • Mise en place de plan d’action qui permet la mise en œuvre, les suivis et évaluations des CO2, soit une baisse de 28 % par rapport au scénario cours normal ations d’atténuation. Ce plan intégrera aussi l’application des outils MRV émissions, MRV des affaires. A cette réduction des émissions s’ajoutera le renforcement attnuations et MRV soutien. des puits de gaz à effet de serre de l’ordre de 20%, représentant des émissions évitées et de renforcement des puits carbones de l’ordre de 2.2.2 AGRICULTURE 37 809 Gg éq. CO2 du secteur Utilisation des Terres et Changements d’Affectation des terres et des Forêts (UTCAF). 2.2.2.1 OBJECTIFS D’ATTÉNUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE Sans renforcer les actions d’atténuation, Madagascar sortira de son statut de puits carbone juste Les contributions les plus importantes vont porter sur les Sols cultivés et la Riziculture (MIRR, riz pluvial, après l’année 2025 où le pays affichera un bilan de -1 734 Gg éq. CO2 contre son statut de puits Modèles Intégrés d’Agriculture Résiliente, amélioration de la production rizicole, agriculture de conservation absorbant -63 072 Gg éq. CO2 en 2010 et -23 609 Gg éq. CO2 en 2020. A l’horizon 2030, en et agriculture biologique). A Madagascar, la culture du riz et l’expansion des sols cultivés sont intimement liées. omettant les politiques et mesures d’atténuations dans les politiques sectorielles, Madagascar affichera un bilan net émettant 22 578 Gg éq. CO2 . 1 Le scénario Cours normal des affaires de la CDN1 projetait en 2030 un bilan de 22 095 Gg éq. CO2 d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. La différence provient de l’inclusion du secteur Procédés Industriels et Utilisation des Produits dans la CDN2. 12 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 13 58 000 57 576 57 000 56 000 55 000 54 000 52 975 53 000 52 000 51 000 50 000 2030 Projection émissions Agriculture selon CDN1 (Gg éq. CO2) Scénario Agriculture avec Atténuation (Gg éq. CO2) FIGURE 3 : COMPARAISON DES ÉMISSIONS, SCÉNARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES ET DES SCÉNARII D’ATTÉNUATION À L’HORIZON 2030, SECTEUR AGRICULTURE La contribution du secteur sera estimée à 4 601 Gg éq. CO2. Les contributions de la Fermentation entérique dans l’atténuation des gaz à effet de serre vont monter progressivement à travers les initiatives pilotes d’intégrées d’élevage de bovidés. Les émissions tenant compte des actions d’atténuation des catégories sources sont les suivantes : • Sols cultivés : 20 983,4 Gg éq. CO2 ; • Fermentation entérique : 15 017,4 Gg éq. CO2 ; • Gestion de fumier : 11 510,1 Gg éq. CO2 ; • Riziculture : 5 463,5 Gg éq. CO2.
2.2.2.2 MESURES D’ATTÉNUATION L’atteinte de ces objectifs d’atténuation sera réalisée en mettant en œuvre les mesures ci-après : • Faciliter les conditions de mise en place des actions d’atténuation du secteur agriculture en élaborant et en mettant à jour les différents cadres techniques et juridico-institutionnels ; • Mettre en place des initiatives respectant de l’environnement comme les initiatives intégrées et l’agriculture biologique ; • Mettre à l’échelle les innovations agricoles basées sur les nouvelles technologies de production comme le MIAR, l’Agriculture biologique, l’Agriculture Intelligente face au Climat), l’Agroforesterie et l’Agroécologie, tout en déployant la mise à disposition des intrants ; • Mettre en place les mécanismes de suivi et de renforcement de capacités technologiques 14 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR © Danielson Rado - Photographe | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL 15 RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR D’autre part, le sous-secteur résidentiel est dominé par le bois-énergie en termes de consommation
2.2.3 UTILISATION DES TERRES, CHANGEMENT D’AFFECTATION DES d’énergie. En effet, si la majorité des objectifs liés à la biomasse est comptabilisée, soit dans le TERRES ET FORESTERIE (UTCAF) secteur Forêt-biodiversité, soit dans l’agriculture (UTCAF), par contre, la biomasse destinée pour la cuisson (le bois-énergie) qui constitue près de 92% du bilan énergétique est comptabilisée
2.2.3.1 OBJECTIFS D’ATTÉNUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE dans le secteur Energie (sous-secteur résidentiel). La baisse de la consommation de bois-énergie Les contributions les plus importantes vont porter sur les reboisements à grandes échelles amènerait une réduction de l’émission de l’ordre de 1 000 Gg éq. CO2 jusqu’en 2030 selon la (espèces autochtones, essences ligneuses à vocation socio-économique, mangroves). Les Stratégie Nationale d’approvisionnement en bois-énergie. Ce qui permet de conclure que l’objectif contributions du secteur vont totaliser -37 808,6 Gg éq. CO2, soit 63,0% de plus que le scénario « du secteur Energie est largement atteint par rapport à la projection de la CDN1. Cours normal des affaires ». 15 000 12 961 Emissions et projections Gg de CO2 selon CDN 1 Ces contributions sont détaillées par rapport à la catégorie sources ci-dessus : 10 000 Emissions et scénarii avec atténuation Gg CO2 • Reboisement forestier : -20 232,8 Gg éq. CO2 ; 5 000 • Restauration mangroves : -14 269,3 Gg éq. CO2 ; • Restauration forêts naturelles dégradées : -2 878,0 Gg éq. CO2 ; 0 • Restauration paysages agroforestiers : -428,5 Gg éq. CO2. 2030 -5 000 0 2030 -5 000 -10 000 -10 000 -15 000 -15 000 -15 069 -20 000 -20 000 -25 000 -23 233 FIGURE 5 : COMPARAISON DE L’ÉMISSION, SCNÉARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES ET DU SCÉNARIO D’ATTÉNUATION À L’HORIZON 2030, SECTEUR ENERGIE -30 000 -35 000 2.2.4.2 MESURES D’ATTÉNUATION -40 000 -37 809 Le secteur Energie va tendre vers une transition énergétique avec du mix de production pour Projections Absorptions du secteur UTCAF selon CDN 1 (Gg éq CO2) l’électricité et l’éclairage utilisant 80% de ressources renouvelables en 2030. Ce mix tient compte de l’efficacité énergétique dans l’objectif de réduction des pertes énergétiques dans le transport, la Scénario Absorption avec atténuation UTCAF (Gg éq CO2) distribution et la consommation de l’électricité, dans la transformation et l’utilisation énergétique de FIGURE 4 : COMPARAISON DES PROJECTIONS DES ÉMISSIONS, SCÉNARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES, la biomasse, ainsi que la réduction de la consommation des produits pétroliers pour la production ET DES SCÉNARII D’ATTÉNUATION À L’HORIZON 2030, SECTEUR UTCAF d’électricité et pour les usages commerciaux et industriels. Différentes mesures sont prévues pour atténuer les effets de la production, de l’exploitation et de l’utilisation de l’énergie sous ses différentes
2.2.3.2 MESURES D’ATTÉNUATION formes : Les mesures suivantes permettront d’atteindre les objectifs estimés ci-dessus : • Élaborer des cadres juridico-institutionnels pour la réduction des émissions vis-à-vis du secteur énergie, transport et biomasse pour l’efficacité énergétique ; • Mettre à jour les outils de travail pour la réduction des émissions du secteur UTCAF concernant la stratégie REDD+ et les outils de conservation des ressources naturelles ; • Mettre à jour et renforcer les cadres et référentiels sur le transport et la mobilité urbaine ; Sensibiliser les parties prenantes et renforcer les capacités des acteurs pour la mise en œuvre des activités de conservation ; • Développer des projets et programmes favorisant les innovations vertes en appuyant la • Finaliser les outils de suivi et les opérationnaliser au niveau régional (MRV et systèmes production de biodiesel, en développant des projets minigrid hydroélectriques, en progressant d’information) ; vers les voitures électriques, en basculant vers l’éolienne et le solaire ; • Doter des matériels pour le suivi de la réduction des émissions dues aux changements d’occupation des sols ; • Apporter des innovations technologiques à moindre émission dans le secteur du transport incluant le transport par câble, tramway de Tana ;
2.2.4 ENERGIE • Mettre à l’échelle les initiatives de foyers améliorés ;
2.2.4.1 OBJECTIFS D’ATTÉNUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE • Mettre en place des dispositifs de renforcement de capacités sur les technologies basses Les émissions du secteur énergie proviennent en majeure partie de deux catégories sources: carbone (empreinte carbone et bioénergie) ; le sous-secteur industries énergétiques, dont les centrales thermiques de production d’électricité qui utilisent massivement des ressources d’origine fossiles et le sous-secteur transport. Le potentiel • Faire des transferts de technologie sur les différents outils, normes et standards sur la d’atténuation du secteur énergie est de 28 030 Gg éq. CO2. résilienceclimatique 16 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 17
2.2.5 DÉCHETS • Renforcer la mise en place d’un système de gestion fiable des données au niveau des chefs-
2.2.5.1 OBJECTIFS D’ATTÉNUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE lieux des régions ; La CDN2 prévoit une réduction de 51,4% des émissions prévues par le scénario Cours normal des • Faire des transferts de technologie sur les innovations en termes de traitements des déchets ; affaires de la CDN1 . Les émissions du secteur seront diminuées à 1 072 Gg éq. CO2 (scénario avec atténuation) contre 2 083 Gg éq. CO2 (scénario « Cours normal des affaires ») : • Suivre les actions d’atténuation liées à la gestion des déchets en mettant en place les structures opérationnelles. 2500 2083 2000 1500 1011 1000 500 0 2030 Emissions et projections Gg de CO2 Emissions et scénarii avec atténuation Gg CO2 FIGURE 6 : COMPARAISON DES PROJECTIONS DES ÉMISSIONS, SCÉNARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES, ET DES SCNÉNARII D’ATTÉNUATION À L’HORIZON 2030, SECTEUR DÉCHETS
2.2.5.2 MESURES D’ATTÉNUATION Les mesures d’atténuation y correspondantes sont : • Développer les cadres de travail du secteur Déchet, Eau et Assainissement afin de faciliter la mise en œuvre des actions d’atténuation (code municipal d’hygiène, schémas directeurs d’assainissement, programme national assainissement, mesures fiscales) ; • Mettre à jour et renforcer les cadres et référentiels sur la gestion des déchets, de l’eau et de l’assainissement ; • Développer et mettre en œuvre des projets innovants sur la gestion des déchets en intégrant la chaîne de valeurs déchets et la normalisation ; • Appuyer les actions en faveur de la gestion des effluents liquides ; • Mettre à l’échelle des initiatives de valorisation normalisée des déchets ; • Sensibiliser les parties prenantes et renforcer les capacités des acteurs sur les processus innovants de gestion de déchets ; 2 La CDN1 a prévu un scénario avec atténuation de 300 Gg éq. CO2, qui serait difficilement réalisable, tenant compte des contraintes persistantes. Ces contraintes ne garantiraient pas une opérationnalisation optimale des mesures d’atténuation dans le secteur. 18 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR © DA/MEAH19 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR
2.2.6 PROCÉDÉS INDUSTRIELS ET UTILISATION DES PRODUITS
2.2.6.1 OBJECTIFS D’ATTÉNUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE L’objectif de réduction de secteur est de 125 Gg éq. CO2 à travers la diminution de l’usage du clinker de 20% dans la production de ciment . 700 630 © SGBDSE/BNCCREDD+/MEDD 600 505 500 400 300 200 100 © CLIMATLAS 0 2 030 Projection emissions GES (Gg éq. CO2) Scénario avec atténuation (Gg éq. CO2) FIGURE 7 : COMPARAISON DES PROJECTIONS DES ÉMISSIONS, SCNÉARIO COURS NORMAL DES AFFAIRES, ET DES SCNÉARII D’ATTÉNUATION À L’HORIZON 2030, SECTEUR PROCÉDÉS INDUCTRIELS ET UTILISATION DES PRODUITS
2.2.6.2 MESURES D’ATTÉNUATION © Danielson Rado Bien que d’autres industries émettrices existent, les émissions produites par la cimenterie dominent. Les mesures ci-après permettent d’atteindre l’objectif sectoriel susmentionné : • Renforcer les cadres juridico-institutionnels pour le remplacement du clinker et sur l’utilisation des produits industriels ; • Appuyer les processus de remplacement du clinker ; • Sensibiliser les parties prenantes à l’intégration du processus environnemental dans les industries ; • Appuyer la mise en place des outils de suivi du secteur PIUP ; • Doter le secteur PIUP de matériels pour le suivi des actions ; © CLIMATLAS Pour conclure, ces mesures d’atténuation permettront des réductions des émissions de GES et des renforcements de l’absorptions des puits carbones. Dans cette optique, ces mesures devraient être intégrées et priorisées dans les programmations sectorielles et nationales. Ainsi une coordination de la mobilisation financière s’avère nécessaire et indispensable pour la mise en œuvre. Madagascar se réfère aux recommandations antérieures (DCN 2010, TCN,2017) préconisant le remplacement du clinker par 20% de cendre volante. Les projections de l’utilisation du ciment tiennent compte de la croissance démographique et de la croissance socio-économique. 20 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR © SGBDSE/BNCCREDD+/MEDD 3. ADAPTATION
3.2.2 AGRICULTURE - ELEVAGE
3.1 OBJECITS D’ADAPTATION L’économie nationale dépend du secteur agriculture, elle représente 24, 1% du PIB. Cependant, Madagascar vise à renforcer ses capacités nationales d’adaptation et à réduire les risques ce secteur figure parmi les secteurs les plus vulnérables aux changements climatiques. Les climatiques, plus particulièrement la prise en compte des deux points suivants : mesures prises en ce qui concerne l’Agriculture cités ci- après s’alignent avec le (i) PEM dans son engagement n°1 et n° 2 visant l’autosuffisance alimentaire, (ii) la Politique Nationale de lutte contre • Tous les investissements prendront compte de la réduction des risques et des vulnérabilités le Changement Climatique révisée ( PNLCCr) dans son axe stratégique 2 sur le renforcement climatiques d’adaptation et réduction de la vulnérabilité, ainsi qu’avec (iii) les programmes n°1 et 2 du Plan National d’Adaptation qui vise la résilience des agrosystèmes et l’adaptation des pratiques agricole • Des infrastructures humaines, matérielles et institutionnelles sont renforcées, à tous les et élevage aux conditions climatiques niveaux, pour faire face aux risques climatiques. • Renforcer les référentiels stratégiques, les schémas de gestion et les bases de connaissances Les objectifs d’adaptation seront atteints par l’application des mesures transversales et sectorielles. sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique (prospectives intersectorielles) ; En outre, les actions climatiques dans cette section auront aussi pour objectif de «renforcer la résilience face aux changements climatiques des 32,3 millions de malagasy en 2030 ». • Faciliter l’accès aux moyens de mise en œuvre notamment par rapport au crédit agricole et l’assurance agricole ;
3.2 MESURES D’ADAPTATION • Promotion des pratiques résilientes sur le système d’élevage, sur la modernisation des systèmes
3.2.1 MESURES TRANSVERSALES de production agricole et sur l’utilisation des Zones d’Émergence Agricole ; Les mesures transversales concernent plusieurs secteurs et sont à appliquer dans l’atteinte des • Mise en application des normes (infrastructures agricoles) et des plans de mise en œuvre ; objectifs d’adaptation : • Appliquer de manières effectives les • Renforcer et appliquer les résultats de • Renforcement des capacités sur les techniques innovantes d’agriculture durable et renforcement normes et/ou règles sectorielles déjà recherches pour tous les secteurs concernés par de la résilience des animaux d’élevage (y compris l’amélioration /conservation des races) ; établies ou nitiées, dont les normes les mesures d’adaptation : d’infrastructures résistantes aux aléas • Développement des systèmes de suivi et d’alerte précoce spécifiquement sur la salinisation et climatiques ; • Disposition de données quantitatives et apport sur les pestes et les maladies. des solutions durables contre l’infiltration • Renforcer l’amélioration des systèmes saline et la salinisation ; d’alerte précoce aux cyclones et mettre à l’échelle les systèmes d’alerte précoce • Promotion des recherches santé-climat ; multirisques en intégrant la surveillance phytosanitaire, les avertissements • Déploiement d’activités de suivis et de agricoles, les alertes aux sécheresses recherches pour le secteur agriculture-élevage et la surveillance alimentaire et ; amélioration de la connaissance (1) des nutritionnelle ; impacts de l’augmentation de la température sur les commodités alimentaires, (2) des aléas • Faire le suivi en temps réel des informations climatiques sur les facteurs affectant le secteur climatiques ; : animaux ravageurs, espèces envahissantes, maladies émergentes, etc. ; détermination de • Elaborer et mettre à jour les planifications l’ampleur et les impacts de la salinisation de et gestions territoriales tenant compte de la l’eau, et de l’infiltration saline sur les parcelles gestion durable des ressources naturelles de cultures ; promotion de la recherche et de l’adaptation au changement scientifique ainsi que son application au climatique ; développement de l’élevage à Madagascar ; • Exécuter la mise en œuvre des planifications • Recherche et innovations sur l’agro et des gestions territoriales tenant compte biodiversité. de leur caractère multisectoriel ; © SBDSE_BNCCREDD+ 22 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 23
3.2.3 RESSOURCES EN EAU La disponibilité de l’eau risque de diminuer avec le réchauffement climatique. La gestion intégrée des ressources en eau, la planification des ressources hydriques sont capitales pour assurer la pérennité des ressources en eau. Les mesures prises dans le cadre du présent document sont alignées avec (i) le PEM dans son engagement n°9 sur l’Energie et l’eau pour tous, (ii) le PNLCC révisé en son axe stratégique 2 sur le renforcement des actions d’adaptation, et sur le (iii) PNA à travers le programme structurant n° 4 « amélioration de l’accès à l’eau potable en milieux urbains et ruraux » Les mesures à mettre en œuvre pour les ressources en eau sont les suivantes : • Renforcer les référentiels stratégiques, les schémas de gestion et les bases de connaissances sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique ; • Faciliter l’accès aux moyens de mise en œuvre en investissant dans la maîtrise de l’eau (production et alimentaire) ; • Renforcer la gouvernance des infrastructures et des systèmes de gestion et soutenir l’effectivité de la gestion intégrée des ressources en eau ; • Promotion de pratiques résilientes et de la valorisation durable des ressources ; • Mise en application des normes et des plans de mise en œuvre (infrastructure en assainissement et eau potable) ; • Renforcement des capacités (institutionnelle et techniques). • Mettre à jour les bases des données et renforcer les systèmes de suivi et d’alerte précoce © Sedera Ramanitra/pour CRS Madagascar 24 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 25
3.2.4 FORÊTS ET BIODIVERSITÉ La dégradation des terres, la perte de la biodiversité liée aux effets néfastes du changement climatique constitue une menace pour Madagascar. Les mesures prises dans la CDN2 pour le secteur foret et biodiversité visent ainsi d’une part à réduire la vulnérabilité des écosystème et d’autre part de trouver une synergie entre la conservation et l’atténuation du changement climatique. Ces mesures s’alignent avec (i) le PEM à travers l’engagement n°13 sur la gestion durable et la conservation de nos ressources naturelles, (ii) la PNLCC révisée à travers l’axe stratégique 1 sur le renforcement des contributions d’atténuation en cohérence avec le développement durable, et axe 2 sur le renforcement des actions d’ adaptation , (iii) le Plan National d’ adaptation à travers le programme 6 sur l’ accélération du reboisement à travers l’opérationnalisation du mécanisme REDD+ et développement de services écosystémiques , et programme 7 sur l’ amélioration de la conservation des forêts naturelles et gestion des aires protégées Les mesures à prendre pour ce secteur sont présentés ci-après : • Renforcer les référentiels stratégiques sur le développement à grande échelle de filières sur les ressources phylogénétiques forestières, ainsi que les schémas de gestion et les bases de connaissances sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique ; • Faciliter les moyens de mise en œuvre, renforcer les conditions favorables aux investissements sur des chaînes de valeurs équitables ainsi qu’aux investissements privés dans les actions d’aménagement forestier ; • Renforcer la gouvernance des infrastructures, les systèmes de gestion, la conservation in-situ et ex situ des espèces menacés • Promotion des pratiques résilientes, valorisation durable des ressources, renforcement de la résilience des éco-systèmes naturels et les services écosystémiques à travers le reboisement et la restauration ; • Mettre en place un processus d’adaptation basée sur l’écosystème ; • Renforcement des bases de données et mise à jour des données sur les espèces nuisibles, envahissantes, sur la distribution géographique des biotes en identifiant les zones prioritaires en matière de conservation ; • Développement des systèmes de suivi et d’alerte précoce © CLIMATLAS 26 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 27 • Développement des systèmes de suivi et d’alerte précoce, renforcer les plans de restauration,la
3.2.5 SANTÉ PUBLIQUE connectivité des habitats des écosystèmes littoraux, côtiers et marins ; Les maladies liées à la hausse de la température s’accentuent à Madagascar. Les mesures • Triplement de la superficie des aires marines protégées, mise à l’échelle des actions de prises dans le présent document pour le secteur santé vise à répondre aux besoins principaux du conservation et de gestion participative durable des ressources littorales et côtières, renforcement secteur santé en ce qui concerne la nécessité de renforcer les investissements pour renforcer les des protections naturelles et réduction de la vulnérabilité des zones littorales, marines et côtières infrastructures sanitaires, et la réduction de la vulnérabilité face aux maladies climato- sensible. concernées par l’érosion côtière et du recul de la côte Ces mesures s’alignent avec le(i) PEM à travers l’engagement n° 5 stipulant que la santé est un droit inaliénable pour chaque citoyen, (ii) le PNLCC révisé à travers l’axe stratégique n° 2 sur le 3.2.7 AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE renforcement de l’adaptation, et le (iii) PNA à travers le programme n° 5 sur le renforcement des systèmes d’alerte précoce pour la résilience du secteur de la santé face au changement climatique. Dans le cadre de la mise en œuvre de la « Modernisation de Madagascar », des mesures d’adaptation des villes face aux changements climatique sont prévues. L’établissement des Les mesures spécifiées pour ce secteur sont énumérées ci-après : couts a été fait suivant des budgétisations établies par le suivant les lignes budgétaires du Secrétariat d’État en charge des Nouvelles Villes et Habitat ou par rapport aux études • Renforcer les référentiels stratégiques, les schémas de gestion et les bases de connaissances prospectives qui ont été déjà menées. sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique ; Les actions à engager seront par rapport à l’intégration de la mise en place de la nouvelle ville aux efforts nationaux d’adaptation au changement climatique en tant que ville résiliente • Promotion de pratiques résilientes, intensification des interventions aux réponses sanitaires aux aménagée zéro carbone. Il s’agit en fait de faire des planifications d’aménagement territorial maladies climato-sensible, et normalisation des infrastructures des infrastructures sanitaires, les en accord avec l’adaptation aux aléas climatiques et dégageant le moins de Carbone (Zéro infrastructures de gestion des déchets médicaux ; Carbone).
3.2.8 RISQUES ET CATASTROPHES • Renforcer les capacités du système de santé et les acteurs en matière d’adaptation au changement climatique et intégrer la thématique Santé et Changement climatique dans le programme de Les mesures à prendre en compte au niveau des risques et catastrophes sont les suivantes : recherche des institutions ; • Renforcer les référentiels stratégiques, les schémas de gestion et les bases de connaissances • Mettre à jour les bases de données et développer des mécanismes de suivi- évaluation en sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique ; matière de climat santé ; • Faciliter l’accès aux moyens de mise en œuvre ; • Renforcer la gouvernance des infrastructures et des systèmes de gestion ; • Développement des systèmes de suivi et d’alerte précoce. • Promotion de pratiques résilientes et de la valorisation durable des ressources ; • Mise en application des normes et des plans de mise en œuvre.
3.2.6 ZONES CÔTIÈRES Pour conclure, ces mesures d’adaptation permettront de réduire la vulnérabilité et de renforcer La montée du niveau de la mer, le recul des littoraux dû au changement climatique affectent la résilience du pays. En effet, la mise en œuvre du PNA contribuera à l’atteinte des objectifs déjà la population vivant dans les zones côtières. Les mesures inscrites dans le présent CDN2 vise de la CDN. Ces mesures devraient être intégrées et priorisées dans les programmations une gestion intégrée des zones côtières, la réduction de la dégradation des milieux côtiers, et le sectorielles et nationales. Ainsi une coordination de la mobilisation financière s’avère nécessaire développement durable. Ces mesures s’alignent avec (i) le PEM à travers l’engagement n° 13 sur la et indispensable pour la mise en œuvre. gestion durable et la conservation de nos ressources naturelles, et l’engagement n°11 sur l’industrie touristique, le PNLCC révisé à travers l’axe n°2 sur le renforcement de la résilience, et le PNA à travers le programme 8 sur la protection des infrastructures côtières et des activités économiques. Les mesures d’adaptation optées pour ce secteur sont les suivants : • Renforcer les référentiels stratégiques, les schémas de gestion et les bases de connaissances sur la vulnérabilité et les réponses au changement climatique ; • Promotion de pratiques résilientes, de la valorisation durable des ressources, et renforcement de la protection des infrastructures littorales et côtier et les activités économiques ; • Renforcement des capacités techniques, institutionnelles et opérationnelles sur la gestion intégrée des zones côtières ; • Mettre à jour les bases de données et systèmes d’information sur les aléas climatiques et impacts sur les agglomérations urbaines, sur les zones de productions agricoles et halieutiques © Danielson Rado - Photographe 28 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 29 4. MOYENS DE MISE EN OEUVRE Madagascar, en tant que pays très vulnérable aux aléas climatiques, alloue une part substantielle de son budget annuel dans les infrastructures et les dispositifs de services sociaux afin de contribuer à résoudre les effets néfastes des changements climatiques. Depuis que le pays a soumis son document d’Action Nationale d’Atténuation Appropriée en 2011, les actions de réduction des émissions des GES et de renforcement des puits carbones sont de plus en plus considérés comme partie intégrante des actions de développement durable du pays.
4.1 LACUNES ET BARRIÈRES Madagascar n’a pas de responsabilité historique vis-à-vis des émissions des gaz à effet de serre et de ses impacts. Le pays est actuellement dans l’imminence de perdre son statut de puits de gaz à effet de serre ; mais en même temps, Madagascar est un pays à faible situation économique et sociale. De ce qui précède, l’essentiel des moyens de mise en œuvre de la CDN2 va dépendre de la disponibilité des ressources financières extérieures, des actions de renforcement des capacités et de transfert de technologies innovantes venant des pays développés ou des pays en développement en mesure d’apporter des appuis dans le domaine de la lutte contre les dérèglements climatiques. Les barrières à la mise en œuvre des activités d’adaptation et atténuation de la CDN2 de la République de Madagascar comprennent entre autres : • La faiblesse des capacités (connaissances, techniques, technologiques, mobilisation des ressources) ; • L’insuffisance des capacités pour le développement et la mobilisation des technologies climato- intelligentes ; • La faible considération du genre, de l’autonomisation climatique et la faible participation de tous les acteurs ; • Le manque de moyens pour l’élaboration des documents de cadrage, des référentiels et des normes.
4.2 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS Des potentialités en ressources humaines existent au sein de différentes structures impliquées dans la mise en œuvre des actions de lutte contre le changement climatique. Ces cadres ont besoin d’une mise à niveau pour assurer correctement leurs rôles. Le renforcement de capacités concerne essentiellement la maitrise de nouveaux outils et méthodes en matière de programmation, leadership, suivi-évaluation, mobilisation des ressources ainsi que la dotation en matériels et équipements de travail. Toutes ces actions de renforcement des capacités sont préconisées par la Politique Nationale de lutte contre les Changements Climatiques Révisée (PNCCR). Les actions de renforcement des capacités prioritaires concernent : • L’évaluation périodique des besoins nationaux en matière de renforcement des capacités ; • Renforcement de la structure nationale de coordination en matière d’inventaire des gaz à effet de serre, de planification et de programmation des projets d’atténuation ; • La comptabilisation des émissions et des réductions des émissions, à travers le développement des facteurs d’émissions spécifiques au pays et l’amélioration de l’inventaire national des GES ; • Le recensement et la mise à jour les besoins correspondant à la réduction des risques et des vulnérabilités climatiques et au renforcement du potentiel national d’atténuation ; • Implication des acteurs nationaux, infranationaux et locaux dans le suivi des paramètres climatiques, d’évaluation des risques et des vulnérabilités climatiques, d’évaluation du potentiel d’atténuation et de collecte de données scientifiques sectorielles. © Danielson Rado - Photographe 30 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 31
4.3 TRANSFERT DE TECHNOLOGIES Madagascar a réalisé son évaluation des droits de l’homme, le droit à la santé, les droits besoins technologiques en 2018. Des technologies de des peuples autochtones, des communautés lutte contre le changement climatique sont disponibles locales, des migrants, des enfants, des à Madagascar et certaines sont développées au niveau personnes handicapées et des personnes en national (MIRR, SRI, SRA, techniques d’agroforesterie, situation vulnérable, le droit au développement, foyers améliorés, variétés de culture adaptées) par le biais ainsi que l’égalité des sexes et l’équité entre de centres nationaux de recherche et des universités. les générations. Le développement, des technologies endogènes qui Les rôles des femmes et des plus démunies, s’adaptent au contexte national et faciles à diffuser en tant qu’agent de changements au sein sera davantage, est conforme aux recommandations des ménages sont à renforcer dans le choix de la PNCCR. En plus, l’introduction des nouvelles et la promotion des mesures et technologies technologies innovatrices mises au point à l’extérieur d’adaptation et d’atténuation (par la promotion du pays sera mise à profit à travers le développement de des énergies de cuissons et d’éclairage moins partenariats gagnant-gagnant Nord-Sud, Sud-Sud, ou émettrices, ou dans l’adoption de variété à tripartite (Nord-Sud-national). Les besoins immédiats cycle court, etc.). Madagascar va s’impliquer du pays en matière de transfert de technologies sont : activement aux démarches internationales de l’intégration du genre, entre autres le Plan • Le recensement et la capitalisation des techniques, d’action pour l’autonomisation des femmes et technologies et meilleures pratiques en matière de l’égalité des sexes de l’Accord de Paris. de mise au point des technologies d’atténuation résultant des recherches-et-développement Madagascar a développé des efforts des nationaux ; structures, et a procédé à l’élaboration de • L'évaluation approfondie des connaissances cadres stratégiques renforçant l’éducation, traditionnelles et locales pouvant contribuer à la la formation et l’accès à l’information. Il est réduction des risques climatiques, à la réduction toutefois important de souligner que les des gaz à effet de serre et au renforcement des puits éléments suivants sont largement insuffisants : carbones ; • Renforcement de la mise en place du système • L’élaboration et l’application de programmes national de partage de connaissances techniques d’éducation et de sensibilisation du public ; et opérationnelles, contribuant au développement • L’accès du public aux informations ; de la collaboration et au renforcement des • La participation publique dans l’évaluation capacités facilitant l’adoption et la promotion des défis climatiques et des mesures ; des technologies innovantes et transformatives • La formation de personnel scientifique, d’atténuation ayant des impacts tangibles ; technique et de gestion ; • La mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation • La coopération et les échanges pour s’informer davantage sur les coûts, les d’expériences en vue de développer des résultats, et le processus de planification et de matériels éducatifs et de sensibilisation. gestion des ressources allouées aux technologies climatiques. Dans sa mise en œuvre, la CDN2 vise également à développer un réseau d’information et le
4.4 CONSIDÉRATION DU GENRE, renforcement de la participation de tous les AUTONOMISATION CLIMATIQUE ET acteurs : les décideurs, les institutions et agences PARTICIPATION À TOUS LES NIVEAUX gouvernementales, les villes, les organisations non-gouvernementales, la société civile, le Madagascar vise à renforcer les capacités secteur privé, les médias, les établissements nationales et à mobiliser plus de moyens pour de recherche et les communautés locales. considérer le respect, la promotion et la prise en considération de ses obligations concernant les © Sedera Ramanitra/pour CRS Madagascar 32 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 33
4.5 PERTES PRÉJUDICES
4.5.3 OBJECTIFS ET ACTIONS D’ÉDAPTATION
4.5.1 IMPACT DES ALÉAS • Elaborer des systèmes d’alertes précoces multirisques considérant prioritairement les cyclones, les
4.5.1.1 CYCLONES ET INONDATIONS inondations, la sécheresse, la surveillance sanitaire et phytosanitaire ; • Renforcer et mettre à jour des systèmes d’alerte précoce multirisques en intégrant la surveillance • Entre 2007 et 2020 : phytosanitaire, les avertissements agricoles, les alertes aux sécheresses et la surveillance alimentaire et o 52 décédés, 50 disparus par an (58 décédés par an selon les données des Nations Unies nutritionnelle ; publiées en 2020) ; 172 000 sinistrés par saison cyclonique pendant les 10 dernières années ; • Réduire à 3 l’indice des pertes en vies humaines dues aux cyclones d’ici 2030 à travers les applications o 50 000 cases d’habitations détruites par an ; effectives des normes d’infrastructures et/ou règles sectorielles déjà établies ou initiées. o 100 000 ha de parcelles agricoles détruites par an ;
4.6 SOUTIENS FINANCIERS • Eboulement et glissement des terrains, ralentissement du transport routier jusqu’à son impraticabilité L’établissement des couts de la CDN2 a été basé sur les besoins déjà identifiés dans le PNA, le PEM SUD et au niveau des routes provinciales et régionales, ralentissement des échanges socio-économiques, inflations, conflits le PEM en cours. Etant donné que la CDN a été révisée pour rehausser l’ambition nationale en matière d’adaptation sociaux ; et d’atténuation, les coûts associés à sa mise en œuvre sont estimés à 23,906 milliards USD, répartis dans le tableau • Impossibilité de l’exploitation des infrastructures aéroportuaires jusqu’à plusieurs jours et pertes 1. Afin de démontrer son engagement contre les changements climatiques, la République de Madagascar contribuera économiques ; avec des ressources internes (ressources propres, secteur privé, fonds et fondations environnementaux, organisations • Impraticabilité des réseaux de transport ferroviaire, impacts sociaux causés par l’enclavement et pertes non-gouvernementales et associations, etc.), à la mise en œuvre des actions de la CPDN à hauteur de 3 à 4% des coûts économiques ; indiqués , soit 700 millions à 900 millions USD environs d’ici 2030. Les contributions nationales se feront sous forme de • Indice de pertes en vies humaines dues aux cyclones : 4,5 à 5 entre 2007-2020 (objectifs : 4 en 2020 co-financement des programmes et projets découlant de la mise en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation, selon la CDN1) ; des exonérations fiscales (fournitures concernant les énergies renouvelables, matériels de production d’engrais durables, races et variétés améliorées, etc.) et l’augmentation de la part de financement intérieur (fonctionnements et investisse-
4.5.1.2 SÈCHERESSE ments) dans les secteurs publics concernés par l’adaptation et l’atténuation. Madagascar aurait ainsi besoin de mobiliser des ressources financières pour atteindre ces objectifs de réduction des émissions et renforcer la résilience du pays. Le taux d’insécurité alimentaire est de 75,9% à Atsimo Andrefana, 63,4% à Androy et 53,4% à Anosy, l’impact de la Les Etats sont incités à être ambitieux dans leurs actions et les pays en développement comme Madagascar devraient sècheresse se révèle actuellement de plus en plus sévère, environ 1,64 million de personnes (37% de la population du bénéficier de financements conséquents. Il est à noter que ces montants qui s’élèvent à 24,406 milliards USD sont des Grand Sud) se trouvent en insécurité alimentaire aiguë élevée, dont plus de 400 000 (9% de la population analysée) en estimatifs. Les coûts s’étalent sur une période de 10 ans et sont à réévaluer tous les 5ans. Phase 4 de l’IPC (Urgence). Il est recommandé d’apporter des appuis orientés sur des techniques culturales adaptées avec des intrants agricoles pour Tableau 1 : Estimation des coûts de mise en œuvre de la CDN2 (2022-2030) le démarrage de la grande campagne. Des assistances en renforcement des moyens de subsistance sont préconisées surtout pour les ménages en phase d’insécurité très sévère. Montant prévisionnel Montant prévisionnel Activités (USD) (en milliard USD)
4.5.2 VULNÉRABILITÉ Mise en œuvre des actions climatiques 18 915 335 822 18,915 • Capacité d’anticipation et de réponse aux catastrophes climatiques limitée, malgré la mise en place de systèmes d’alertes précoces (SAP) : 27 stations d’observation (synoptiques et hydrologiques) en Atténuation 7 290 253 612 7,290 participant à la veille climatique et agrométéorologique en 2017 ; • Politiques pas clairement définies, capacités institutionnelles insuffisantes et manquant de Adaptation 11 625 082 210 11,625 coordination : cloisonnement des interventions (institutions séparées chargées des aléas cycloniques, des tsunamis, de l’inondation de la Capitale, et de l’insécurité alimentaire) ; Coordination 1 267 327 500 1,267 • Insuffisance des moyens pour l’opérationnalisation des normes nationales développées pour limiter Renforcement des capacités les pertes socio-économiques ; 680 952 090 0,681 institutionnelles • Stratégie de lutte contre les pertes et préjudices (mécanisme de financement durable comprenant un fond d’urgence et un fond d’indemnisation, mécanismes d’interventions d’urgence, renforcement des Suivi-évaluation 662 036 754 0,662 capacités liées à la gestion des crises, etc.) non développée ; • Seulement trois centres opérationnels de gestion des risques de catastrophe ; Transfert de technologies 61 474 841 0,061 • Système d’alerte précoce couvrant seulement quelques aléas (cyclones, inondations, insécurité Genre, autonomisation climatique 18 915 336 0,019 alimentaire dans le Sud, inondation dans la Capitale). Autres aléas climatiques non couverts : insécurité alimentaire et nutritionnelle (national), épisodes de sécheresses, la surveillance sanitaire et Perte et préjudice 2 800 000 000 2,800 phytosanitaire ; • Manque de moyens pour l’expansion et la continuité des activités des systèmes d’alerte précoce. TOTAL COUT CDN2 24 406 042 343 24,406 34 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 35 5. ARRANGEMENT INSTITUTIONNEL POUR LA MISE EN OEUVRE
5.1 COORDINATION STRATÉGIQUE DE HAUT NIVEAU La mise en œuvre de la CDN2 sera effectuée à travers un Plan budgétisé de mise en œuvre. Une représentation simplifiée de l’arrangement institutionnel et donnée dans la figure 7, et les principales institutions impliquées dans la mise en œuvre de la CDN2 sont données dans le tableau 2. Le Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République et la diligence du Chef du Gouvernement, constituent l’instance de coordination stratégique. Ces institutions sont chargées de l’élaboration de la Politique Générale de l’Etat et l’arbitrage de haut niveau. Le Ministère chargé de la Planification est responsable de la coordination du Plan National de Développement transcrivant la mise en œuvre de la Politique Générale de l’Etat en programmations pluriannuelles de cinq années. La mise en œuvre de ces programmations s’inscrit annuellement dans les Lois des Finances, dont la validation doit passer par les deux chambres parlementaires que sont l’Assemblée Nationale et le Sénat. L’opérationnalisation du Plan de mise en œuvre de la CDN2 se fera sous l’égide d’un Comité de Pilotage, où siègera des représentations gouvernementales, des représentations des entités impliquées dans la mise en œuvre de la CDN2, ainsi que des représentants du Comité National sur les Changements Climatiques (CNCC).
5.2 COORDINATION OPÉRATIONNELLE NATIONALE Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD), à travers le BNCCREDD+, est chargé d’élaborer le Plan budgétisé et spatialisé de mise en œuvre de la CDN2. L’adoption de ce plan ne dépassera pas trois mois après l’adoption de la CDN2. Le MEDD a été mandaté par le Gouvernement de Madagascar pour coordonner l’opérationnalisation des actions climatiques. Le MEDD se charge également de la consolidation des inventaires nationaux des GES et des impacts des aléas climatiques, ainsi que celle des réalisations des mesures menées par le Gouvernement et les autres institutions impliquées dans la mise en œuvre des actions climatiques. Le MEDD se charge de la notification (de ces situations des émissions de GES, des situations des risques et vulnérabilités climatiques, et des réalisations correspondantes) vers le Secrétariat de la CCNUCC. La réalisation de ces différentes attributions du MEDD s’effectue à travers l’opérationnalisation des système MRV national et sectoriels qui ont été récemment développés. Ce système MRV a été monté en partenariat avec Conservation International, et en collaboration avec les différentes institutions ministérielles impliquées dans les actions climatiques. Il a été financé par l’Initiative de Renforcement des capacités sur la Transparence de l’Accord de Paris (« Capacity Building Initiative for the Transparency of the Paris Agreement », CBIT). A noter toutefois que l’opérationnalisation pleine des systèmes MRV national et sectoriels nécessitent encore des cadres réglementaires qui devraient garantir son alimentation continue en information. Des réunions périodiques des membres du CNCC se feront pour suivre les réalisations des actions climatiques au sein de chaque département concerné par l’adaptation et l’atténuation. Le CNCC a été instauré en 2014 par le décret no. 2014- 1588. C’est une structure de partage d’informations et d’expériences, et aussi de dialogue et de concertation, présidée par le Secrétaire Général du Ministère chargé de l’Environnement. Elle est composée par des membres désignés sur proposition des ministres des départements sectoriels et des représentants des autres acteurs de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques. Parmi ses attributions sont, entre autres, la proposition de mesures ou d’orientations susceptibles de renforcer la lutte contre les dérèglements climatiques. Dans le cadre de la CDN2, le CNCC a été consulté pendant son élaboration. Elle fera également partie du comité de pilotage de sa mise en œuvre. Le BNCC sert de secrétaire du CNCC. Les procès-verbaux des réunions périodiques du CNCC, consolidés par le MEDD, seront envoyés au membre du Comité de Pilotage de la mise en œuvre de la CDN2, pour leur validation. Les procès-verbaux ainsi validés alimenteront les informations qui remontent jusqu’au plus haut niveau du Gouvernement. FIGURE 8 : ARRANGEMENT INSTITUTIONNEL POUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA CDN2 36 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 37 l’Eau, le Ministère chargé de
5.3 COORDINATION ET MISE EN OEUVRE DES ACTIONS CLIMTIQUES o La facilitation d’accès des propriétés l’Agriculture, le Ministère chargé de foncières pour la modernisation des AU NIVEAU DES SECTEURS DE L’ATTÉNUATION ET DE L’ADAPTATION systèmes de production agricole ; la Santé publique, le Ministère chargé du Commerce, etc.) sont climatique, etc. Le Ministère chargé de o La sécurisation des aires protégées chargées de diligenter l’élaboration l’Environnement, collaborant étroitement avec et des écosystèmes naturels qui sont et le renforcement des systèmes les institutions impliquées dans la gestion cruciaux pour le maintien et le d’alertes précoces ; Pour les actions climatiques, la liste des principales institutions impliquées dans chaque durable des écosystèmesnaturels et la GIRE, renforcement des services dont l’Administration foncière et du territoire, écosystémiques ; o Le Ministère de l’Enseignement secteur d’atténuation et d’adaptation est donnée dans l’Administration de l’eau et de Supérieur et de la Recherche le tableau 2. Il est à mentionner que chaque l’assainissement, l’administration de l’Energie, • Les institutions juridictionnelles (regroupant Scientifique est chargé de ²Département Ministériel est chargé de l’élaboration l’Administration des travaux publics et du les Services Techniques Déconcentrés, développer les connaissances, de leur Cadre des Dépenses à Moyens Termes, transport, réalisera les analyses prospectives Collectivités Territoriales Déconcentrées) les techniques et les technologies annuellement transcrit en Plan de Travail annuel de portant sur la gestion durable des sont impliquées dans la mise en œuvre endogènes ou adaptées au contexte chaque Ministère. Afin de coordonner les interventions écosystèmes naturels et la gestion intégrée effective des actions aux niveaux endogène, contribuant à la des acteurs du tableau 2 : des ressources en eau, en conjonction à la juridictionnels. Ces institutions ont des besoins réalisation des objectifs de la CDN2. CDN2 et son plan de mise en œuvre ; cruciaux des capacités et des moyens ; Il est également chargé de • Davantage de révisions, d’harmonisation ou transmettre ces connaissances, d’élaboration de cadres juridiques sont • La spatialisation des actions climatiques • Les acteurs transversaux sont chargés techniques et technologies aux nécessaires pour que les actions de lutte requiert l’implication renforcée de d’accompagner les départements sectoriels et cadres des institutions chargées contre les changements climatiques soient l’Administration foncière et du territoire, le Ministère chargé de l’Environnement dans de la mise en œuvre des actions de effectivement mises en œuvre ; à travers : la réalisation des objectifs de la CDN2 : lutte contre les changements climatiques ; o L’élaboration des schémas régionaux o Le Ministère chargé des Finances et d’aménagement du territoire qui du Budget, à travers la coordination o D’autres institutions, dont des • Le Ministère chargé de l’Environnement, est devrait servir de référence pour la des conférences budgétaires, organismes spécialisés rattachés chargé de coordonner l’élaboration du plan de planification des occupations du sol et garantit l’inscription des actions aux Ministères, des organisations mise en œuvre de la CDN2. Pour tous les les actions à grandes échelles comme de la société civile, participent à secteurs mentionnés dans le tableau 2, programmatiques de lutte contre les le reboisement de mangroves et la réalisation des objectifs de la l’Administration chargée de l’Environnement changements climatiques sur les Lois d’autres essences ligneuses ; CDN2 à travers la mise à (y compris la gouvernance des aires des Finances annuelles. Ces actions disposition des données et des protégées et des écosystèmes) apparaît programmatiques découlent des o La facilitation d’accès des propriétés informations, et en facilitant les comme un acteur majeur dans les actions cadres des dépenses moyens termes foncières pour la modernisation des transformations socio- climatiques, appuyant ainsi le rôle du MEDD de chaque Ministère ; systèmes de production agricole ; économiques dont la prise en dans la coordination opérationnelle des compte du genre, contribuant à la actions de lutte contre les changements o Le Ministère chargé des travaux o La sécurisation des aires protégées réduction des risques climatiques climatiques. Pareillement pour les actions publics, le Ministère chargé du et des écosystèmes naturels qui sont et les émissions des gaz à effet d’adaptation concernant les pertes et transport, le Bureau National de cruciaux pour le maintien et le renfor de serre. Ces institutions peuvent préjudices climatiques du paragraphe 3.6 ; Gestion des Risques de Catastrophes cement des services écosystémiques ; être spécifiques aux secteurs (BNGRC), le Ministère chargé de la d’adaptation ou d’atténuation ou • Tant pour les secteurs d’atténuation que Défense Nationale et le Ministère • La spatialisation des actions climatiques des acteurs participant de manière d’adaptation, la gestion durable des de la Population sont impliquées requiert l’implication renforcée de transversale (voir tableau 2). écosystèmes naturels et la gestion dans la gestion des urgences, lors intégrée des ressources en eau apparaissent l’Administration foncière et du territoire, des catastrophes climatiques, particu • Des précisions sur les rôles et comme des grandes actions indispensables à travers : lièrement lors des cyclones et des responsabilités des partenaires techniques auxefforts nationaux de lutte contre les inondations ; o L’élaboration des schémas régionaux et financiers devraient accompagner le changements climatiques, en d’aménagement du territoire qui plan de mise en œuvre, pour que les couvrant l’hydraulique et l’assainissement, la o Le BNGRC, la Cellule de Prévention devrait servir de référence pour la réalisations ne se dévient pas des protection des bassins versants et des et de Gestion des Urgences, le planification des occupations du sol et résultats escomptés. Les partenaires écosystèmes naturels indispensables à la Ministère chargé de la Météorologie, les actions à grandes échelles comme techniques et financiers regroupent les production énergétique et la résilience en collaboration avec les le reboisement de mangroves et partenaires bilatéraux et multilatéraux, les départements ministériels concernés organisations non gouvernementales, les d’autres essences ligneuses ; (entre autres le Ministère chargé de associations et coopératives, etc. 38 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 39 ATTENUATION ADAPTATION TRANSVERSAL Agriculture - Ministère c. Finances et du Agriculture et UTCAF : - Institutions juridictionnelles Budget (coordination (STD, CTD) - Institutions des cadrages juridiques - Institutions juridictionnelles des investissements) - Institutions des cadrages juridiques - Partenaires techniques et (STD, CTD) - Administration Agriculture-Elevage-Pêche - Administration forestière financiers - Partenaires techniques - Ministère c. Travaux Publics - Administration environnementale - Aménagement foncière et du territoire - Organisation de la société et financiers - Administration forestière COORDINATION STRATEGIQUE: - Gouvernance de la GIRE civile (sectoriel, genre,etc.) - Organisation de la société - Ministère c. Transport - Administration de l’industrie - Administration du commerce civile (sectoriel, genre, etc.) - Gouvernement (arbitrage de haut - Organismes facilitant le - Ministère c. Météorologie - Gouvernance des aires protégées niveau et priorisation) Energie : développement des chaînes - Gouvernance de la GIRE - Aménagement foncière et du territoire - Institutions juridictionnelles - Gouvernance de la GIRE des valeurs (EDBM) - Ministère l’Enseignement - Ministère chargé de la - Institutions des cadrages juridiques Supérieur et de la Planification (stratégie de coordination - Administration de l’énergie, du transport (STD, CTD) - Partenaires techniques et Ressources en eau Recherche Scientifique de la planification) et des hydrocarbures financiers - Administration forestière et - Secteurs privés - Institutions des cadrages juridiques - Institutions juridictionnelles - Ministère c. Education - Parlements environnementale Nationale - Organisation de la société - Gouvernance de la GIRE (STD, CTD) - Aménagement foncière et du territoire civile (sectoriel, associations - Administration Agriculture-Elevage - Partenaires techniques et COORDINATION - Administration agricole (valorisation - Ministère c. Population paysannes, genre, etc.) - Administration environnementale et financiers OPÉRATIONNELLE : sous-produits agricoles) - Organes de facilitation forestière - Secteur privé - Organes de régulation des investissements (EDBM) - Administration foncière et du territoire - Organisation de la société - Ministère de la Défense Ministère de l’Environnement et du Nationale - Administration de l’industrie civile (sectoriel, genre,etc.) Développement Durable : - Gouvernance des aires protégées Déchets : - Bureau National de Gestion - Coordination de la mise en œuvre ; des Risques et des Santé publique - Institutions des cadrages juridiques Catastrophes (BNGRC) - Consolidation des réalisations - Institutions juridictionnelles - Institutions juridictionnelles - Administration environnementale - Institutions des cadrages juridiques (STD, CTD) (STD, CTD) - Administration de l’eau et - Administration Santé publique - Cellule de Prévention et de Comité National Changements - Partenaires techniques et - Partenaires techniques et assainissement - Gouvernance de la GIRE Gestion des Urgences (CPGU) Climatiques : financiers financiers - Aménagement foncière et du territoire - Administration Agriculture-Elevage - Organisation de la sociét - Organisation de la société - Administration industrielle - Administration environnementale - Institut national de la - Partage d’informations, dialogue civile (sectoriel, coopératives, civile (sectoriel, genre, etc.) - Administration de l’artisanat - Administration de l’industrie cartographie (FTM) genre, etc.) (économie circulaire) - Proposition d’orientations susceptibles - Gouvernance de la GIRE - Institut National des de renforcer les actions climatiques Statistiques Zones Côtières - Office National de PIUP : - Administration foncière - Institutions des cadrages juridiques l’Environnement et du territoire - Institutions juridictionnelles - Comités National et régionaux de la - Institutions des cadrages juridiques - Administration de l’industrie (STD, CTD) GIZC (c. = chargé) - Administration environnementale - Institutions juridictionnelles - Partenaires techniques et - Gouvernance de la GIRE - Administration industrielle (STD, CTD) financiers - Administration des Aires Protégées - Administration du commerce - Partenaires techniques - Organisation de la société - Administration Agriculture- - Gouvernance de la GIRE et financiers civile (sectoriel, genre, etc.) Elevage-Pêche - Organisation de la société - Administration environnementale civile (sectoriels, genre, etc.) © Danielson Rado - Photographe TABLEAU 2 : LISTE DES PRINCIPAUX ACTEURS IMPLIQUÉS DANS LA MISE ENOEUVRE DES ACTIONS CLIMATIQUES DE LA CDN2 DE MADAGASCAR 40 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 41 6. ANNEXES Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Plan de Développement du Secteur Santé 2015-2019. Ministère de la Santé Publique.
6.1 ANNEXE 1 : PRINCIPALES RÉFÉRENCES POUR L’ÉLABORATION Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Politique Nationale en matière de neutralité de la dégradation des terres. ET LA MISE EN OEUVRE DE LA CDN2 Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2010. Constitution de la Quatrième République de Madagascar. Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Stratégie et plans d’actions nationaux sur la biodiversité de la Convention sur la Diversité Biologique : résumé du document. Repoblikan’i Madagasikara. 2019. Politique Générale de l’Etat / Initiative pour l’Emergence de Madagascar Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts. 2019-2023. Repoblikan’i Madagasikara. 2016. Programme Environnemental pour le Développement Durable : Document de Repoblikan’i Madagasikara. 1999. Loi No. 98-029 du 20 janvier 1999 portant code de l’eau. référence pour les liens entre le développement durable et les dimensions (Et textes d’application). environnementales. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2003. Communication Nationale Initiale de Madagascar à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Repoblikan’i Madagasikara. 2016. Programme sectoriel agriculture élevage pêche : Plan national d’investissement agricole (PSAEP/PNIAEP) 2016-2020. Repoblikan’i Madagasikara. 2004. Décret No. 2004-167 du 03 février 2004 modifiant certaines dispositions du décret n°99-954 du 15 décembre 1999 relatif à la Mise en Compatibilité des Repoblikan’i Madagasikara. 2016. Stratégie Nationale de Gestion des Risques et des Catastrophes 2016-2030. Investissements avec l’Environnement (MECIE). Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences. Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes. Repoblikan’i Madagasikara. 2010. Deuxième Communication Nationale de Madagascar à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Ministère de Repoblikan’i Madagasikara. 2016. Stratégie Nationale de la Gestion des Zones Humides. l’Environnement et des Forêts. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2011. Politique nationale de lutte contre les changements climatiques. Repoblikan’i Madagasikara. 2017. Décret No. 2017-376 du 16 mai 2017 : Politique forestière de Madagascar. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2013. Décret No. 2013685 portant adoption de la Stratégie Nationale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène. Ministère de l’Eau. Repoblikan’i Madagasikara. 2017. Rapport sur l’avenir de l’environnement à Madagascar. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2014. Auto-évaluation nationale des capacités : rapport final et plan d’action. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2017. Stratégie nationale d’approvisionnement en bois énergie. Ministère de l’Energie et des Hydrocarbures. Repoblikan’i Madagasikara. 2014. Document de politique industrielle 2014. Ministère de l’Industrie, Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. du Développement du Secteur Privé et du Partenariat. Repoblikan’i Madagasikara. 2017. Stratégie nationale sur la restauration des paysages forestiers et des Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN). infrastructures vertes à Madagascar. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Lettre de politique de l’énergie de Madagascar 2015-2030. Ministère de l’Energie et des Hydrocarbures. Repoblikan’i Madagasikara. 2017. Troisième communication nationale à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Loi No. 2015-003 portant Charte de l’Environnement actualisée. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Loi No. 2015-005 portant refonte de la Code de gestion des aires protégées. Repoblikan’i Madagasikara. 2018. Décret No. 2018-500 du 30 mai 2018 : Stratégie Nationale REDD+ Madagascar. Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Plan d’action national d’adaptation du secteur Santé au changement Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. climatique à Madagascar. Ministère de la Santé Publique. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Repoblikan’i Madagasikara. 2018. Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) Madagascar : Rapport final ITIE 2016. Comité National de l’Initiative pour la Transparence Repoblikan’i Madagasikara. 2015. Plan de contingence multirisques du Gouvernement et du Comité permanent dans les Industries Extractives à la République de Madagascar. inter-agences. Bureau National de Gestion des risques et des Catastrophes. Repoblikan’i Madagasikara. 2018. Manuel d’aménagement forestier à des fins d’exploitation de bois. 42 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 43 44 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 45 Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. Rakotondrafara, M.L., L.Y.A. Randriamarolaza, H. Rasolonjatovo, C.L. Rakotomalala & F.S. Razanakiniaina. 2018. Evolution historique des paramètres climatiques à Madagascar. Pp. 199-206 in Goodman, S.M., M.J. Raherilalao & S. Repoblikan’i Madagasikara. 2018. Troisième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-3) : Wohlhauser (eds.). Les aires protégées terrestres de Madagascar : Leur histoire, description et biote. Résultats globaux du recensement général de la population et de l’habitation de 2018 de Madagascar. INSTAT-CCER. Weikmans, R. 2012. Le coût de l’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. Vertigo 12(1). Disponible au https://doi.org/10.4000/vertigo.11931. Accès le 7 février 2022. Repoblikan’i Madagasikara. 2019. Plan d’action national de lutte contre les changement climatiques, Madagascar. Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Repoblikan’i Madagasikara. 2019. Plan national d’adaptation au changement climatique. 6.2 ANNEXE 2 : INFORMATIONS SUR LA CLARTÉ, Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts. LA TRANSPARENCE ET LA COMPRÉHENSION Repoblikan’i Madagasikara. 2019. Sixième rapport national de la Convention de la Diversité Biologique. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts.
6.2.1 POINT DE RÉFÉRENCE L’année de référence des émissions est l’année 2010, Repoblikan’i Madagasikara. 2020. Loi No. 2020-003 sur l’agriculture biologique à Madagascar. coïncidant au dernier inventaire des gaz à effet de serre publié dans la Troisième Communication Nationale, révisée MEDD. 2020. Directives Nationales Synthétisées des Actions de Reboisement. Ministère de l’Environnement et du lors de l’élaboration de la CDN1. L’année de référence pour Développement Durable. les objectifs d’atténuation, utilisant le scénario « Cours normal des affaires » est l’année 2030. Les projections des MEEF. 2017. Analyse des moteurs de déforestation et de dégradation dans les écorégions des forêts humides de émissions pour l’année 2025 sont données en vue de la l’Est et des forêts sèches de l’Ouest de Madagascar. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et révision de la CDN à partir de cette année. En 2030, le bilan des Forêts. net des émissions et des absorptions sont projetées à 22 578 Gg éq. CO2. MEEMF. 2015. Stratégie et plans d’actions nationaux sur la biodiversité de la Convention sur la Diversité Biologique : résumé du document. Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts.
6.2.2 INFORMATION SUR LES SOURCES Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. (En cours). Politique nationale de lutte contre les DES DONNÉES UTILISÉES POUR QUANTIFIER changements climatiques révisée. (En cours). LE(S) POINT(S) DE RÉFÉRENCE Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. (En cours). Stratégie nationale de gestion des luttes Les analyses et les projections présentées sont basées sur les résultats contre les feux. des inventaires des années 2000 à 2010 compilés dans les trois Communications Nationales. Les résultats pour Direction Générale de la Météorologie. 2014. Atlas climatique de Madagascar. les années 2000, 2005 et 2010 ont été revisitées lors de l’élaboration de la Contribution Déterminée au niveau National de Madagascar (CDN1), et ce sont ces résultats révisés qui sont présentés ici. Apollin, F, V. Beauval, J. Pluvinage & R. Billaz. 2012. Agroécologie et agriculture durable : Positionnement d’AVSF. Crocker, A., M.-P. Lalaude-Labayle, L.-E. Llanso, L. Mandanirina & M. Ratsimamitaka. 2020. Identification de solutions 6.2.3 PÉRIODES DE MISE EN OEUVRE pilotes pour la gestion des déchets ménagers à l’échelle communautaires : Rapport de benchmarck. Rapport du groupe Hydroconseil - Urbaconsulting - ARAFA soumis à la Banque Mondiale. 3 août 2020. La CDN2 sera mise en œuvre à partir de sa date de soumission jusqu’en 2030. La comptabilisation de sa mise FAO. 2020. Rapport sur l’évaluation des ressources forestières mondiales : Madagascar. Organisation des Nations en œuvre couvrira cependant des activités déjà entamées Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. depuis l’année 2021, conformément à la CDN1. Lacroix, E., S. Carodenuto, F. Richter, T. Pistorius, T. Tennig-krit, J. Rust, C. Burren, J.N. Rakotoarisoa & C. Rabenandrasana. 2016. Restauration des paysages forestiers : Evaluation des potentialités dans le contexte des engagements de Bonn 2.0 et de la Déclaration de New York sur les forêts. Méthodologie et résultats pour Madagascar. Rapport soumis au Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmBH. 46 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 47
6.2.4 PORTÉE ET COUVERTURE 6.2.7 CO-BÉNÉFICES D’ATTÉNUATION RÉSULTANT DES ACTIONS D’ADAPTATIONS ET DES PLANS DE DIVERSIFICATION TABLEAU 3 : SECTEURS ET CATÉGORIES SOURCES CONCERNÉES PAR L’ATTÉNUATION ÉCONOMIQUES, INCLUANT LA DESCRIPTION DE PROJETS SPÉCIFIQUES, DES MESURES ET INITIATIVES DES ACTIONS SECTEURS SOURCES D’ADAPTATIONS ET/OU DES PLANS DE DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUES Energie Industries Energétiques, biomasses, Transport TABLEAU 5 : CO-BÉNÉFICES D’ATTÉNUATION RÉSULTANT DES ACTIONS D’ADAPTATIONS ET DES ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE EXISTANTES Fermentation entérique, Riziculture, Sols agricoles, Brulage diriges des Secteurs Co-bénéfices d’atténuation et description des mesures et initiatives Agriculture savanes, Brulages des résidus agricoles UTCAF La nouvelle Politique Forestière élaborée en 2017 et la Stratégie Nationale de Forêts, Prairies, Terre cultivées, Zones humides et Etablissements Restauration des Paysages Forestiers et des infrastructures vertes à UTCATF (Déforestation et Dégradation des forêts, Renforcement et Maintien des Madagascar prévoit de restaurer massivement les mangroves. Un programme Stocks de Carbone) national de restauration de mangroves sera élaboré, avec un objectif total de 170 000 ha jusqu’en 2030. Déchets Mise en Décharge des Déchets Solides, Traitement des Eaux Usées L’amélioration de la conservation des forêts naturelles et de la gestion des aires protégées intégrant des zones de refuge climatique, la restauration et la PIUP Production de ciment protection des corridors forestiers ripicoles, ainsi que la création des zones d’approvisionnement en bois, constituent des mesures préconisées par le Plan National d’Adaptation.
6.2.5 GAZ CIBLES L’Etat malagasy déploie également des efforts pour la restauration des forêts pour répondre aux besoins en bois de la population. Madagascar s’est TABLEAU 4 : GAZ À EFFET DE SERRE CONSIDÉRÉS ET POUVOIR DE RECHAUFFEMENT PLANÉTAIRE SELON LES LIGNES DIRECTRICES 1996 RÉVISÉES DU GIEC également engagé à restaurer, en 2020, 2,5 millions ha de paysages forestiers dans le cadre de la mise en œuvre de l’ « African Forest Landscape Restoration Initiative (AFR100) » et 4 millions d’hectares d’ici 2030. Cet engagement servira Gaz à effet de serre Pouvoir de réchauffement planétaire d’objectif pour la comptabilisation des autres efforts sui suivent. Dioxyde de carbone (CO2) 1 Depuis janvier 2019, l’exploitation sylvicole est soumise par une note suspendant l’exploitation et l’exportation forestières visant l’assainissement de l’exploitation des produits forestiers. Cette mesure contribue à l’allègement des émissions dues Méthane (CH4) 21 à la dégradation des forêts et la déforestation. Oxyde Nitreux (N2O) 310 Madagascar est en train de mettre en œuvre un programme pilote d’interdiction de l’utilisation du mercure dans les extractions minières. Ce programme sera implanté à partir de 2023 et prévoit la formalisation des petits exploitants qui
6.2.6 EXPANSION ET EXHAUSTIVITÉ (PARAGRAPHE 31(C) ET (D) seront responsabilisés pour limiter les impacts de leurs activités sur la DE LA DÉCISION 1/CP21) déforestation et la dégradation des forêts et des terres. Ces actions renforceront les services écosystémiques et en même temps permettront de renforcer des Le bilan des émissions et des absorptions, ainsi que les actions d’atténuation correspondant à ces secteurs, catégories puits carbones. et gaz couvrent plus de 99% des émissions nationales. Toutes les catégories sources de la CDN1 sont inclues dans la CDN2 qui contient également des précisions sur les catégories sources non mentionnées dans la CDN1, Divers programmes de planifications et d’aménagement territoriaux sont en train particulièrement le secteur PIUP. de voir le jour, entre autres : restauration des bassins versants en amont des périmètres agricoles, agriculture durable utilisant l’approche paysage, villages écologiques, lutte contre les espèces menacées et conservation des habitats, programme de conservation des espèces clés et ayant des valeurs économiques. 48 |CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 49 Secteurs Co-bénéfices d’atténuation et description des mesures et initiatives Secteurs Co-bénéfices d’atténuation et description des mesures et initiatives Agriculture Madagascar adhère à l’initiative africaine visant l’adoption des techniques agricoles intelligentes Déchets Madagascar continue sa lente progression vers la réduction des émissions dues aux émissions face au climat ou AIC d’ici 2025. L’objectif national est de renforcer la résilience des systèmes de industrielles. Une initiative visant la circularité de l’industrie du textile et de l’habillement est en train production et favoriser les pratiques agricoles durables permettant d’atténuer les émissions de gaz de voir le jour, visant trois usines pilotes. à effet de serre. 50% des producteurs auront accès aux services agricoles soit à 1,2 million unités Madagascar perd énormément de ressources en eau à cause d’un mauvais assainissement. Le d’exploitations familiales. Gouvernement prévoit la mise en place d’infrastructures sanitaires Eau, Assainissement et Hygiène et de gestion des déchets. Le PNA de Madagascar renforce le développement des Modèles Intégrés d’Agricultures Résilientes Au titre du secteur Ressources en Eau, le PNA prescrit le renouvellement des systèmes de et moins émettrices de méthane et continue de promouvoir le système de Riziculture Intensive et canalisation de toutes les grandes villes. le Système de Riziculture Améliorée. Cette initiative a été développée dans le cadre de la mise en œuvre du PANA et a été adoptée par l’initiative Africa Rice. Le PNA projette également de Autres valoriser les sous-produits et développer des chaines de valeurs d’amélioration des revenus pour Madagascar est en train de tripler la superficie de ses aires protégées marines. Ce programme limiter l’expansion de la conversion des forêts et des zones humides. Le PNA préconise permettra de renforcer les services écosystémiques et garantira la connectivité des habitats également des systèmes de production mixtes associant les cultures et l’élevage, la mise en œuvre marins et les échanges des flux génétiques qui favoriseront l’adaptation des écosystèmes et de d’un programme d’hydraulique pastoral, la diversification des plantes fourragères et une évolution ses composants. Bien que les émissions liées à la destruction des habitats marins n’étaient pas progressive vers des modèles d’élevage extensif. comptabilisées lors des inventaires des gaz à effet de serre, ces mesures contribuent au maintien et au renforcement des stocks de carbone. Ce programme est cohérent avec l’objectif du PNA Diverses initiatives actuelles ou contemporaines avec la mise en œuvre de la CDN2 auront concernant les Zones Côtières, et avec son objectif d’opérationnaliser un programme de pêche certainement des impacts en matière de réduction des émissions de GES : Amélioration d la durable. productivité rizicole (atténuation des émissions de GES et réduction de la conversion des terres forestières, des prairies et des zones humides en parcelles rizicoles) ; variété améliorée (résistant
6.2.8 COMMENT LA PRÉPARATION DE LA CONTRIBUTION DÉTERMINÉE aux aléas et à cycle court) ; programmes de luttes antiérosives ; aménagement du territoire par NATIONALE A ÉTÉ INFORMÉ PAR LES RÉSULTATS DU BILAN approche paysage (réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, agriculture MONDIAL, CONFORMÉMENT À L’ARTICLE 4, PARAGRAPHE 9, durable) ; développement des filières et des chaînes des valeurs agricoles durables ; protection et DE L’ACCORD DE PARIS réhabilitation des sols et amélioration de la sécurité alimentaire ; amélioration des capacités d’adaptation et de la résilience face aux changements climatiques ; croissance agricole et sécurisation foncière. L’estimation des projections de réduction des émissions résultant de ces En 2020, Madagascar reste un puits carbone, séquestrant 25 527 Gg éq. CO2. Cette capacité de séquestration se perd initiatives contient de nombreuses incertitudes ; mais elles seront estimées dans le scénario progressivement. Juste après l’année 2025, soit deux années après la fin du premier Bilan mondial en 2023, d’atténuation du secteur Agriculture de la CDN2. Madagascar va devenir une source nette de gaz à effet de serre. A part la perte des couvertures forestières qui sont les principales sources du secteur UTCAF, les augmentations d’émissions les plus importantes portent sur les secteurs Déchets, le secteur Energie, puis les Procédés Industriels et Utilisation des Produits et l’Agriculture. Les catégories Ressources en La Stratégie Nationale de Gestion Intégrée des Ressources en Eau, qui devrait être déclinée en sources au niveau de ces secteurs formeront les cibles des objectifs nationaux de réduction des émissions dans la eau schémas d’aménagement et de gestion intégrée des ressources en eau (SDAGIRE), fixe, comme CDN2. objectif en 2030, la réduction de l’évapotranspiration et du ruissellement (reboisement et protection des bassins versants), la lutte contre la sècheresse à travers la protection et la restauration des Comme le Bilan mondial considère également l’adaptation, les moyens de mise en œuvre et les appuis, ainsi que les écosystèmes liés à l’eau, et l’augmentation du stockage à travers, entre autres, les bassins efforts pour s’informer, minimiser et prendre en compte des pertes et dommages, la CDN2 comportera également des d’infiltrations sur les pentes des bassins versants. composantes traitant ces aspects. Pour le PNA, Le Grand Sud est la région prioritaire du développement et la mise en œuvre du
6.2.9 APPROCHES MÉTHODOLOGIQUES ET MÉTRIQUES UTILISÉES SDAGIRE. Le PNA préconise aussi, comme mesure d’adaptation de ce secteur, la restauration des POUR L’ESTIMATION ET LA COMPTABILISATION DES ÉMISSIONS mangroves et la préservation des zones humides. ET DE L’ABSORPTION DES GAZ À EFFET DE SERRE Energie En 2021, pour substituer la dépendance aux charbons de bois et aux bois de chauffe qui constituent Les inventaires nationaux des gaz à effet de serre réalisés à Madagascar (CNI, DCN, TCN et CDN1) servent de bases l’énergie de cuisson de 97% des ménages en 2020, le Gouvernement de Madagascar a réduit à 5% pour l’élaboration de la CDN2. Ces inventaires utilisent les Lignes Directrices 1996 Révisées du GIEC, appuyées par les taxes sur la valeur ajoutée sur le gaz butane. La même année, un partenariat public-privé a été les Recommandations du GIEC en matière de bonnes pratiques et de gestion des incertitudes pour les inventaires conclu et qui vise, entre autres, une baisse de 9% du prix du gaz butane et des mesures de nationaux de gaz à effet de serre (GPG 2000) et les Recommandations en matière de bonnes pratiques pour le secteur facilitation d’accès à cette énergie plus propre. UTCAF (GPG 2003). Tous les inventaires des gaz à effet de serre au niveau des secteurs sont de Tiers 1. Madagascar est actuellement en train d’élaborer son premier Rapport Biennal Actualisé et sa Quatrième Communication Nationale. Les résultats des inventaires correspondant à ces rapports nationaux permettront de mettre à jour les estimations et les émissions des gaz à effet de serre. Ils alimenteront la mise à jour de la CDN à partir de l’année 2025. 50 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | 51
6.2.10 HYPOTHÈSES ET APPROCHES MÉTHODOLOGIQUES UTILISÉES POUR COMPTABILISER LA MISE EN ŒUVRE DES POLITIQUES ET MESURES OU LES STRATÉGIES DE LA CDN2, Y COMPRIS LES POINTS DE CONSIDÉRATION EN COHÉRENCE AVEC L’ARTICLE 4, PARAGRAPHE 14, DE L’ACCORD DE PARIS Un plan de mise en œuvre comportant des coûts et des indicateurs précis sera élaboré en conjonction à ce document, pour faciliter la comptabilisation des réalisations de la CDN2. Le suivi des indicateurs du plan de mise en œuvre va alimenter le système MRV national et les systèmes MRV sectoriels qui sont en cours d’opérationnalisation depuis l’année 2020. Ces systèmes se basent sur les directives de la décision 18/CMA.1 et ses décisions de référence. Ils comprennent des systèmes de suivis sectoriels qui permettent de mettre à jour les valeurs des indicateurs de référence, et de suivre les réalisations des objectifs. La comptabilisation des émissions et des résultats d’atténuation utilise les approches décrites ci-dessus. Le double comptage est évité à partir de la consolidation des actions dans le Plan de mise en œuvre, puis par la comptabilisation par les systèmes MRV sectoriels et national. Les résultats seront communiqués dans le Rapport Biennal Actualisé et les Communications Nationales ultérieures qui sont examinées par les Groupes d’experts techniques de la CCNUCC.
6.2.11 UTILISATION DES COOPÉRATIONS VOLONTAIRES SOUS L’ARTICLE 6 DE L’ACCORD DE PARIS Madagascar prévoit de développer les cadres nationaux pour bénéficier des mécanismes de coopération volontaires de l’Article 6 de l’Accord de Paris. Les capacités nationales seront renforcées pour une facilitation d’accès aux technologies climato-intelligentes, pour un partage équitable des bénéfices, pour des activités d’atténuation favorisant l’accès au développement durable, et pour l’accès aux informations. Les capacités nationales (scientifiques et techniques, institutionnels) de comptabilisation des émissions et des réductions des émissions, le système de comptabilisation des émissions et des réductions des émissions sont à développer et à améliorer progressivement à partir de la présente CDN2.
6.2.12 ÉQUITABLE ET AMBITIEUSE Madagascar est un pays moins avancé qui n’a pas historiquement contribué au réchauffement planétaire. Le pays demeure un puits de gaz à effet de serre en 2020. A priori, et selon l’Appel de Lima pour l’Action, il paraît non équitable de demander à un pays comme Madagascar de contribuer aux efforts mondiaux et de fixer des objectifs quantifiés ou quantifiables de réduction des émissions. Madagascar est une nation insulaire et ayant des territoires maritimes dotés d’archipels submersibles par l’augmentation du niveau de la mer. Le Gouvernement de Madagascar est engagé dans la lutte contre les effets néfastes du réchauffement planétaire, en tant que pays très vulnérables et très exposés aux évènements climatiques extrêmes et aux évènements d’évolution lente. Les mesures de lutte contre les changements climatiques proposées dans la CDN2 permettent de renforcer l’intégrité environnementale de la nation et de sécuriser les services écosystémiques indispensables à son développement durable et équitable. Par ailleurs, le Gouvernement de Madagascar est conscient que les efforts mondiaux actuels en matière de réduction des gaz à effet de serre sont largement insuffisants et provoquent des pertes et préjudices notamment pour les pays les plus vulnérables comme l’Afrique et les nations insulaires. La République de Madagascar apporte ainsi ses contributions pour limiter l’augmentation globale de la température à 1,5 °C à l’horizon 2100. Dans un contexte de la pandémie mondiale due à COVID-19, Madagascar continue de démontrer sa volonté de solidarité et sa bonne foi dans tous les aspects de la durabilité et de l’équité. Madagascar aimerait renforcer l’éveil des consciences collectives pour le respect des engagements, et lance un appel aux responsables des changements globaux de montrer la voie et entreprendre des actions correspondant à leurs responsabilités et capacités. 52 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 53
6.2.13 PROGRESSION PAR RAPPORT À LA CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL ANTÉRIEURE (ARTICLE 4, PARAGRAPHE 3, DE L’ACCORD DE PARIS), PASSAGE PROGRESSIF VERS DES OBJECTIFS DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS À L’ÉCHELLE DE L’ÉCONOMIE, EU ÉGARD AUX DIFFÉRENTES SITUATIONS NATIONALES Sources et gaz à effet de serre et ses impacts La CDN1 n’a considéré que les secteurs suivants : Agriculture, Energie UTCAF et Déchets. La CDN2 a inclus le secteur Procédés Industriels et Utilisation des Produits. Ce qui a rehaussé les ambitions par rapport aux sources. Ambitions de réduction des émissions et de renforcement des capacités d’absorption En 2030, la CDN2 vise une réduction de 28% des émissions des gaz à effet de serre, soit 32 642 Gg éq. CO2. Additivement à cette réduction des émissions, la CDN2 vise à renforcer les capacités de son absorption de gaz à effet de serre de l’ordre de 20%, soit -37 809 Gg éq. CO2 de séquestrations additionnelles. En 2030, la CDN1 a visé une réduction de 14% des émissions des gaz à effet de serre directs, équivalent 29 990 Gg éq. CO2 et une séquestration additionnelle de -61 000 Gg éq. CO2, soit 32% de renforcement des puits carbones. Les ambitions d’atténuation présentées dans la CDN2 semblent avoir régressé par rapport à celles de la CDN1 ; mais elles sont réalistes et réalisables, et reflètent les réalités des politiques sectorielles et des contextes socio-économiques actuels et projetés. Concernant le secteur UTCAF, les potentiels d’atténuation des actions d’atténuation n’étaient pas pleinement inscrits dans la CDN2 puisque ces potentiels ne seront pas pleinement exprimés d’ici 2030. Seuls 25-30% des résultats d’atténuation du secteur UTCAF sont exprimés ici. Autres progressions par rapport à la CDN1 La CDN2 comprend des activités d’élaboration politiques sectoriels et réglementaires qui devraient permettre au pays d’étendre progressivement ses actions climatiques, en parallèle à ses objectifs de développement durable. Par ailleurs, la réalisation de nombreuses actions climatiques sont intersectorielles et sont des actions de mise à l’échelle des initiatives déjà entamées avant 2020. L’opérationnalisation des systèmes MRV national et sectoriels vont permettre de collecter des données qui permettent au pays de passer progressivement vers un réflexe politique de réduction des émissions à l’échelle de l’économie. A cet effet, tel que stipulé par l’article 4, paragraphe 5, de l’Accord de Paris, en tant que pays en développement, le Gouvernement de Madagascar compte bénéficier des appuis des autres Parti à l’Accord de Paris pour la réalisation des objectifs contenus dans son CDN2. Stratégies, plans et mesures de développement à faible émission de gaz à effet de serre Madagascar est en train d’élaborer sa stratégie de développement à faible émission de gaz à effet de serre, à travers un appui du Programme des Nations Unies pour le Développement. Le document est en cours de finalisation. 54 | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR | CONTRIBUTION DÉTERMINÉE AU NIVEAU NATIONAL RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR 55 ©MEDD Appui Rédaction Conception et mise en page