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阿尔及利亚的法律

Stratégie et Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité 2016-2030

颁布于 2016 · 文本截至 2026-10-01

以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。

研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。

关于这部法律

语言
French
类型
policy
组织
European Union
国家
阿尔及利亚
主题
Agricultural and rural development, Wild species and ecosystems
关键词
biodiversity, poverty, public participation, sustainable use, cultural heritage, traditional knowledge/indigenous knowledge, ecosystem conservation, hazards, education, public private partnership (PPP), invasive alien species

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  1. REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DES ENERGIES RENOUVELABLES STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 2016-2030 LA BIODIVERSITE POUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DURABLE ET L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE La biodiversité est partie intégrante de notre environnement proche et lointain : les écosystèmes, la faune, la flore que nous conservons et protégeons ici pour notre bien être peuvent avoir une grande valeur pour nos semblables à l’autre bout de la planète. Les êtres humains sont interconnectés par la biodiversité : elle est un élément essentiel du patrimoine de l’humanité. Par ses valeurs multiples marchandes et non marchandes, la biodiversité joue un rôle crucial dans l’équilibre de nos structures de production, mais également dans nos représentations sociales, culturelles et symboliques. Or, les écosystèmes naturels sont menacés de par le monde, et nous devons pour l’instant subir l’érosion de la biodiversité. Face à ce défi majeur, l’Algérie a décidé de se doter d’une stratégie renouvelée et d’un plan d’action à la hauteur des menaces. Suivant la mobilisation impulsée par le nouveau cadre stratégique 2011-2020 adopté par la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique, l’Algérie a donc lancé un grand chantier de redéfinition des objectifs nationaux et des actions à mettre en œuvre pour stopper et inverser la tendance de dégradation des écosystèmes naturels. La diversité écosystémique remarquable de l’Algérie, à travers les milieux marins, littoraux, de forêts et montagnes, steppiques, désertiques, de zones humides, parmi d’autres dévoile un capital naturel qui peut être mis au profit de la population algérienne aujourd’hui et pour les générations à venir d’où l’Algérie a procédé à la constitutionnalisation du droit à l’environnement, lors de l’amendement de la constitution en mars 2016 à travers son article 19 qui illustre une transposition juridique du concept de développement durable « l’état garantit l’usage rationnel des ressources naturelles ainsi que leur préservation au profit des générations futures ». Aussi, connaitre et renseigner sur tous les aspects de la biodiversité de ces différents milieux, leur dynamique et les possibilités de valorisation requièrent le développement de la recherche et de la gestion des connaissances. La nouvelle Stratégie Nationale pour la Biodiversité et son Plan d’Action (SPANB) promeuvent une vision positive de l’action collective pour la biodiversité : « la biodiversité pour le développement économique et social durable et l’adaptation au changement climatique ». Inscrite dans le cadre du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), cette stratégie a pour vocation d’aider à orienter les actions de développement économique, social, environnemental et culturel de l’Algérie. La conservation, la protection, la restauration et la valorisation des écosystèmes naturels algériens ont donc une importance de premier plan pour bâtir une économie verte et inclusive en Algérie, et seront des moteurs d’innovation et de création d’emplois, notamment pour les jeunes actifs. Par ailleurs, les écosystèmes naturels fonctionnels, fournissant les biens et services Préface clés pour la population algérienne, seront des atouts pour l’adaptation des territoires au changement climatique. Face aux menaces climatiques pressantes en Afrique du Nord, notamment les phénomènes climatiques extrêmes à prévoir, les écosystèmes résilients et les infrastructures écologiques solides, permettront de résister aux périodes de sécheresse, ainsi qu’aux inondations. Pour ce faire, toutes les forces vives de l’Algérie doivent être mobilisées : tous les secteurs clés sont appelés à contribuer à la hauteur de leurs moyens à la mise en œuvre de la SPANB. Ainsi des plans d’actions sectoriels pour la biodiversité ont été définis par les secteurs partenaires, et seront mis en œuvre en synergie. Le développement de l’écotourisme, la valorisation des produits forestiers non ligneux (liège, plantes aromatiques et médicinales, etc), la dépollution biologique, ne sont que quelques uns de ces champs d’actions à entreprendre grâce aux secteurs partenaires et qui s’inscrivent dans le nouveau modèle de croissance économique du pays. De même la société civile a un grand rôle à jouer en développant des initiatives locales pour la mise en œuvre de la SPANB. Les collectivités locales sont dans ce sens invitées à accompagner les programmes et les actions des associations locales œuvrant pour la protection et la valorisation de la biodiversité. Aussi des partenariats avec le secteur privé seront développés afin de saisir tout le potentiel de création de valeur et d’emploi, et permettre une croissance verte basée sur des écosystèmes vitalisés et productifs. La mise en œuvre de la SPANB est donc un défi à relever par tous les algériens : la biodiversité et les écosystèmes naturels sont notre patrimoine commun. Il s’agit du capital naturel, social et économique que nous devons valoriser, restaurer et maintenir pour l’avenir de nos enfants. Mme Fatma Zohra Zerouati Ministre de l’Environnement et des énergies Renouvelables 7 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 2016-2030 Liste de l’équipe élargie impliquée dans le développement de la SPANB 1. Unité de gestion du Projet (UGP) ¾ Directrice Nationale du Projet SPANB : Saida Laouar (Sous Directrice MEER) ¾ Expert Sénior : Ludwig Liagre (PNUD) ¾ Responsable du programme : Faiza Bendriss (PNUD) ¾ Coordonnatrice du projet SPANB : Karima Yahia (PNUD) ¾ Assistante du projet : Dalila Bouchenaf (PNUD) ¾ Ex-Assistante du projet : Majda Chaabeni (PNUD) ¾ Membre de l’UGP : Lydia Nait Kaci (Ingénieur MEER) 2. Liste de consultants nationaux ayant contribué à l’élaboration de la phase 1 «Aperçu de l’état et des tendances de la diversité biologique, ainsi que les menaces qui pèsent sur elle» sous la coordination du Professeur Aïssa MOALI : Consultant Thématique Salima Benhouhou Ecosystème saharien Allili Mostafa Ecosystème oasien Mériem Ghazi Ecosystème steppique Nassima Yahi Ecosystème forestier Wahid Reffes Ecosystème côtier et marin Samir Grimes Aires Marines Protégées & Invertébrés des fonds marins durs Sahraoui Bensaïd Ecosystème montagnard et Aires protégées Rafik Baba-Ahmed Zones humides Aïssa Abdelguerfi Légumes secs, céréales et cultures fouragères Mourad Amirouche Arboriculture fruitière et viticulture Nacer Benmessaoud Faune domestique Reguieg Liès Cultures maraichères Yahia Kaci Bactéries Tarik Touahria Phytoplancton Halima Seridi Algues marines Fatma Rahmania Champignons macrophytes Zebboudj Aïcha Algues d’eau douce Khoudir Samia Les plantes ornementales Nabila Amirouche Bryophytes et ptéridophytes Rachid Amirouche Phanérogames Azziz Hafferssas Zooplancton Abdelkader Lounaci Invertébrés terrestres et dulçaquicoles et poissons Ali Bakalem Invertébrés des fonds marins sablonneux Rachid Bouhaddad Poissons d’eau douce Mohand Kacher Poissons marins Rachid Rouag Amphibiens et reptiles Slim Benyacoub Oiseaux Ahmim Mourad Mammifères Amine Faouzi Parasites des poissons 8 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 3. Equipe de consultants thématiques nationaux et internationaux ayant contribué à la phase 2 de la SPANB Consultant Thématique Yadh Labane Biodiversité et changement climatique Isabelle Lavail-Ravetllat Biodiversité des villes Ludwig Liagre Services écosystémiques Aissa Abdelguerfi Biodiversité agricole Sahraoui Bensaid Aires protégées Madjid Djebbara Socio économie Halima Slimani Ecosystèmes steppiques Wahid Refes Pêche Mouloud Benabdi Aires marines protégées 4. Coordonnateurs pour l’élaboration des plans d’Actions sectoriels • Boudjemia Karim (Ministère de l’Industrie et des Mines) • Arbia Lyes (Ministère de l’Energie) • Lekal Farida (Ministère de l’Energie) • Braik Nabila (Ministère des Travaux Publics et des Transports) • Djellakh Amina (Ministère de l’Intérieur, des Collectivitées Locales et de l’Aménagement du Térritoire) • Brahimi Assia (Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche) • Yahiaoui Fouzia (Agence Nationale pour la Conservation de la Nature) • Gadiri Mohamed Nassim (Institut National de Recherche Forestière) • Bessah Ghania (Direction Générale des Forêts) • Amokrane Salah (Projet Biodiversité des Parcs Culturels) • Abbad Malika (Ministère de l’Education Nationale) • Atmani Sabrina (Ministère de la Communication) • Rachedi Nedjma (Ministère des Travaux Publics et des Transports) 9 2016-2030 Tableau 1: Nombre global de participants au processus d’élaboration de la SPANB Activité Nombre de Participants Equipe de Projet Total des participants Ateliers Régionaux 385 5 390 Atelier National de Validation des Objectifs Natio naux de Biodiversité 53 5 58 Atelier des Menaces et Cause à la Racine de l’érosion de la Biodiversité 29 5 34 Ateliers Sectoriels 124 5 129 Atelier de présentation et de validation du plan d’ac tion de biodiversité et élaboration des Indicateurs de suivi et d’évaluation. 68 5 73 Atelier de concertation du premier draft de la SPANB 60 4 64 Conférence nationale de présentation et de valida tion de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité 161 4 165 Total des Participants au Processus du Projet 913 10 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Table des matières Résumé pour décideurs ......................................................... 16 I - Etat de la diversité biologique ......................................... 19 1 - Les écosystèmes marins ........................................................................................................................ 22 2 - Les écosystèmes littoraux ................................................................................................................... 23 3 - Les écosystèmes forestiers et montagnards ............................................................................... 24 4 - Les écosystèmes steppiques ............................................................................................................. 24 5 - Les écosystèmes sahariens ................................................................................................................. 24 6 - Les écosystèmes humides .................................................................................................................. 25 7 - Bilan taxonomique de la flore ........................................................................................................... 27 8 - Bilan taxonomique de la faune ......................................................................................................... 29 9 - Les aires protégées : vecteurs de développement local ......................................................... 30 10 - Résumé des études préparatoires à la SPANB ........................................................................ 31 Résumé de l’étude « Biodiversité urbaine » .............................................................................. 32 Résumé de l’étude « Biodiversité et Changement climatique en Algérie » .................. 34 Résumé de l’étude « Services Ecosystémiques » .................................................................... 36 11 - Les menaces et les causes à la racine de l’érosion de la biodiversité ............................. 38 Causes directes ..................................................................................................................................... 38 Causes sous-jacentes ......................................................................................................................... 40 II - Stratégie Nationale pour la Biodiversité ........................ 43 1 - Contexte .................................................................................................................................................... 44 2 - La vision de la SPANB .......................................................................................................................... 44 3 - Les acquis de la première SPANB .................................................................................................... 44 4 - Processus d’élaboration de la SPANB 2016-2030 ..................................................................... 45 5 - Cadre stratégique de la SPANB ........................................................................................................ 46 Processus d’élaboration des objectifs nationaux .................................................................... 46 Le cadre stratégique : 4 orientations stratégiques et 21 objectifs ................................... 46 11 2016-2030 III - Plan d’action et Mise en Œuvre de la SPANB ............... 51 1 - Plan d’Action de l’orientation stratégique A ............................................................................... 52 2 - Plan d’Action de l’orientation stratégique B ............................................................................... 58 3 - Plan d’Action de l’orientation stratégique C ............................................................................... 64 4 - Plan d’action de l’orientation stratégique D ............................................................................... 69 5 - Partage des responsabilités : ............................................................................................................. 72 Plans d’Actions sectoriels pour la Biodiversité ......................................................................... 72 Démarche d’élaboration des Plans d’Actions Sectoriels pour la Biodiversité (PASB) 72 Résumé des orientations des plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité ............. 72 6 - Cohérence de la SPANB avec le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) ......................................................................................................................................................... 74 7 - Cohérence avec les stratégies des autres conventions de Rio (CNULCD et CCNUCC) .... 76 8 - La mise en œuvre de la SPANB ........................................................................................................ 77 Recommandations pour la gouvernance ................................................................................... 77 Equipe opérationnelle ........................................................................................................................ 78 La mobilisation de la société civile ............................................................................................... 79 Mécanismes de financement .......................................................................................................... 80 9 - Les projets de la coopération internationale .............................................................................. 83 10 - Suivi-évaluation ................................................................................................................................... 84 Production et gestion des connaissances .................................................................................. 85 IV - Annexes ............................................................................ 87 Liste des tableaux Tableau 1: Nombre global de participants au processus d’élaboration de la SPANB ..... 9 Tableau 2: Etat de conservation et menaces persistantes pour les grands écosystèmes algériens ........................................................................................................ 21 Tableau 3: Taxons – Évolution 2000 à aujourd’hui ........................................................................ 22 Tableau 4: Superficie des essences forestières ............................................................................... 24 Tableau 5: Synthèse des complexes de zones humides .............................................................. 26 Tableau 6: Analyse HIPPOC – écosystèmes littoral et marin ..................................................... 39 Tableau 7: Analyse HIPPOC – écosystèmes forêts et montagnes ........................................... 39 Tableau 8: Analyse HIPPOC – écosystèmes oasis, steppe, sahara ........................................... 40 Tableau 9: Catégories de causes sous-jacentes à la perte de biodiversité .......................... 40 Tableau 10: Analyse des causes sous-jacentes à la perte de biodiversité en Algérie ...... 41 Tableau 11: Tableau du cadre stratégique ........................................................................................ 48 Tableau 12: Plan d’Action de l’orientation stratégique A ............................................................ 52 12 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Tableau 13: Plan d’Action de l’orientation stratégique B ............................................................ 58 Tableau 14: Plan d’Action de l’orientation stratégique C ............................................................ 64 Tableau 15: Plan d’Action de l’orientation stratégique D ............................................................ 69 Tableau 16: Orientations stratégiques des PASB ............................................................................ 72 Tableau 17: Instruments de financement pour la biodiversité: Applications possibles au contexte algérien ............................................................ 83 Liste des figures Figure 1: Les zones naturelles en Algérie ........................................................................................... 20 Figure 2: Superficie des essences forestières .................................................................................... 24 Figure 3: Carte des complexes et sous complexes des zones humides ................................. 26 Figure 4: Proportion des groupes taxonomiques en Algérie ..................................................... 27 Figure 5: Degré de rareté des spermaphytes en Algérie .............................................................. 28 Figure 6: Répartition vertébrés & invertébrés marins & terrestres .......................................... 29 Figure 7 : Carte de localisation des parcs nationaux ................................................................... 31 Figure 8: Initiatives internationales pour l’évaluation économique des services fournis par les écosystèmes et la biodiversité ..................................................................... 38 Figure 9: Le Modèle HIPPOC – cadre d’analyse des causes directes de la perte de biodiversité ................................................................................................................................. 38 Figure 10: Etapes de l’élaboration de la SPANB, liste d’ateliers clés ....................................... 45 Figure 11: Liste des secteurs rencontrés et ayant défini un Plan d’Action Sectoriel pour la Biodiversité ..................................................................................................................... 72 Figure 12: La gouvernance de la SPANB – Représentation schématique .............................. 78 Figure 13: Synthèse CIB – CSB – Equipe SPANB : gouvernance de la SPANB ..................... 79 Figure 14: Les 7 questions centrales de la norme RSE ISO 26000 et connections avec la biodiversité ....................................................................................... 81 Figure 15: Indicateurs stratégiques et opérationnels .................................................................... 84 Figure 16: Tableau de bord simplifié pour la SPANB .................................................................... 84 Figure 17: Schéma simplifié de l’observatoire de la biodiversité .............................................. 85 Figure 18: Mise en place d’un réseau d’ONGs/Associations pour la Biodiversité : rôle des wilayas ............................................................................................................................. 122 Figure 19: Rôle des administrations clés au niveau de la wilaya .............................................. 123 Liste des annexes Annexe 1: Liste du comité de pilotage du projet .......................................................................... 88 Annexe 2: Canevas de plan d’Action pour les PASB .................................................................... 89 Annexe 3: Plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité (PASB) ........................................... 91 13 2016-2030 Annexe 4: Proposition de plan d’action pour l’intégration de la thématique « Services Ecosystémiques » dans les politiques publiques algériennes ........ 114 Annexe 5 : Eléments du budget estimé pour la mise en œuvre de la SPANB .................... 116 Annexe 6 : En vue de l’opérationnalisation de la SPANB au niveau local ............................. 120 Annexe 7 : Exemple de schéma PSE au Portugal (APF Certifica-Coca Cola) ........................ 124 Annexe 8: Objectifs d’Aichi pour la diversité biologique ........................................................... 125 Annexe 9: Objectifs de Développement Durable (ODD) ............................................................ 128 Liste des encadrés Encadré 1: Recommandations clés en matière de gestion de la biodiversité urbaine en Algérie ................................................................................................................ 33 Encadré 2: Observations des impacts du changement climatique sur la biodiversité en Algérie ........................................................................................................ 35 14 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Acronymes APA Accès aux ressources génétiques et Partage juste et équitable des Avantages tirés de leur utilisation AbE Adaptation basée sur les Ecosystèmes ACB Analyse Coûts-Bénéfices ANN Agence Nationale pour la Conservation de la Nature AP Aire Protégée ASAL Agence Spatiale Algérienne AT Aménagement du territoire BD Base de données CAPA Chambre Algérienne de la Pêche et d’Aquaculture CC Changement climatique CCNUCC Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques CNUDB Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique CDER Centre de Développement des Energies Renouvelables CERIST Centre de Recherche sur l’Information Scientifique et Technique CHM Clearing House Mechanism CIB Comité Intersectoriel de la Biodiversité CITES Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction CNDRB Centre National de Développement des Ressources Biologiques CNFE Conservatoire National des Formations à l’Environnement CNRDPA Centre National de Recherche et de Développement de la Pêche et de l’Aquaculture CNULCD Convention des Nations Unies pour la Lutte contre la Désertification CPDN Contribution Prévue Déterminée au niveau National CRSTRA Centre de Recherche Scientifique et Technique sur les Régions Arides DGF Direction Générale des Forêts E&S Environnemental & Social EEE Espèces exotiques envahissantes EPA Etablissement Public à Caractère Administratif EPST Etablissement Public à Caractère Scientifique et Technique FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FBS Fonds pour la Biodiversité Durable du Costa Rica FEM Fonds pour l’Environnement Mondial FFEM Fonds Français pour l’Environnement Mondial FNF Fonds National Forestier FONAFIFO Fonds Forestier National du Costa Rica FVC Fonds Vert pour le Climat GN Gendarmerie Nationale GENBI Gouvernance Environnementale et Biodiversité GIZ Coopération Allemande au Développement GES Gaz à effet de serre HCDS Haut-commissariat au Développement de la Steppe INCT Institut National de cartographie et de Télédétection INRAA Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie INRF Institut National de la Recherche Forestière LNCAPPASM Laboratoire National de Contrôle et de l’Analyse des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture et de la Salubrité des Milieux MADRP Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche MAE Ministère des Affaires Etrangères MAR Ministère des Affaires Religieuses 15 2016-2030 ex MATE ex Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement ex MATTA ex Ministère de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l’Artisanat MC Ministère de la Culture MDN Ministère de la Défense Nationale ME Ministère de l’Energie MEA Millenium Ecosystem Assessment MEER Ministère de l’Environnement et des Energies Renouvelables MEN Ministère de l’Education Nationale MF Ministère des Finances MEFP Ministère de l’Enseignement et de la Formation Professionnelle MHUV Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville MICLAT Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire MIM Ministère de l’Industrie et des Mines MTA Ministère du Tourisme et de l’Artisanat MTPT Ministère des Travaux Publics et des Transports ex MREE ex Ministère des Ressources en Eau et de l’Environnement MSPRH Ministère de la Santé de la Population et de la Réforme Hospitalière NDT Neutralité en matière de Dégradation des Terres ODD Objectifs de Développement Durable ONEDD Observatoire National de l’Environnement et du Développement Durable ONG Organisation Non Gouvernementale ONM Office National de Météorologie ONS Office National des Statistiques PAGPA Plan d’Aménagement et de Gestion des Pêcheries Algériennes PAM Plantes aromatiques et médicinales PAPSE Projet d’Appui à la Politique Sectorielle de l’Environnement (de l’Union Européenne) PASB Plan d’Action sectoriel pour la biodiversité PAT Programme d’Action Territorial PCFM Partenariat de Collaboration pour les Forêts Méditerranéennes PFNL Produits Forestiers Non-Ligneux PN Parc National PNC Plan National Climat PNR Programmes nationaux de recherche PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PPDRI Projet de Proximité de Développement Rural Intégré PSE Paiements pour Services Ecosystémiques RFE Réforme Fiscale Environnementale RSE Responsabilité Sociétale des Entreprises SIG Système d’Information Géographique SNAT Schéma National d’Aménagement du Territoire SNGC Service National des Gardes de Côtes SPANB Stratégie et Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité TEEB économie des écosystèmes et de la biodiversité UE Union Européenne UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature VET Valeur économique totale WAVES Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services WWF World Wide Fund for Nature ZAAP Zones d’Activités Aquacoles Préservées ZPP Zones de Pêche Préservées 16 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Résumé pour décideurs L’élaboration de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) a été conduite sous l’égide du Ministère de l’Environnement et des Energies Renouvelables (MEER) dans l’optique de développer une vision et des lignes d’Action en matière de biodiversité en Algérie. La biodiversité algérienne, très riche, est en effet soumise à de nombreuses pressions anthropiques et climatiques et souffre, parmi d’autres contraintes : d’un déficit de sensibilisation du grand public, de manque de coordination intersectorielle, notamment pour partager des outils de diagnostics et des données, ainsi que d’une difficulté à mettre en œuvre des législations en place. En effet les moyens alloués à la biodiversité sont insuffisants : les ressources humaines et les budgets nécessaires ne sont pas pour l’instant mobilisés à la mesure nécessaire. Ce qui représente un manque à gagner incontestable pour l’économie du pays. La biodiversité peut en effet être un vecteur de développement économique et social durable, ce qui constitue l’orientation majeure de cette stratégie. Parmi les bienfaits de la gestion durable, de la valorisation, de la conservation et de la restauration des écosystèmes naturels, la fourniture d’emplois pérennes et de revenus améliorés pour la population algérienne, notamment pour les jeunes citoyens, représente un élément crucial. La SPANB s’articule autour de quatre orientations stratégiques, ainsi résumées : A. Adaptation du cadre institutionnel, stratégique et législatif, B. Développement, partage et valorisation des connaissances et du savoir pour un développement durable inclusif, C. Conservation et restauration du capital naturel algérien, D. Valorisation de la biodiversité pour l’économie verte Au total 21 objectifs et 113 actions composent la SPANB, et le budget conservatif estimé pour l’amorçage de sa mise en œuvre est de plus de 100 Millions USD Pour mettre en œuvre cette stratégie ambitieuse, il est capital que les moyens nécessaires soient alloués, en particulier par la création d’une équipe dédiée à la mise en œuvre de la SPANB (équipe SPANB). Par ailleurs, afin d’assurer une bonne gouvernance de la SPANB, un comité intersectoriel pour la biodiversité (CIB) devra être mis en place. L’équipe SPANB pourra animer et dynamiser le travail du CIB et veiller à la mise en place d’un système de suivi-évaluation de la SPANB comme outil de pilotage. Il est recommandé d’ancrer la supervision stratégique de la SPANB au niveau du premier ministère (par exemple au niveau d’un service dédié à la biodiversité à la primature). La SPANB promeut un partage des responsabilités vis-à-vis des enjeux liés à la biodiversité. Tous les secteurs sont appelés à contribuer et à opérer dans le sens de la vision de la SPANB : la biodiversité pour un développement économique et social durable et l’adaptation au changement climatique. Tous les secteurs sont ainsi invités à développer leur plan d’Action sectoriel pour la biodiversité (PASB) et à mettre en place les conditions nécessaires à leur mise en œuvre. Dans le cadre du processus d’élaboration de la SPANB, plusieurs PASB ont été définis, mais devront être précisés et validés (le cas échéant) par les secteurs concernés. Les actions prioritaires au démarrage de la SPANB : Avant fin 2017, il est impératif de : • Instituer un service dédié à la biodiversité au niveau de la primature, • Mettre en place l’équipe SPANB, • Instituer le CIB, • Développer un système de suivi-évaluation de la SPANB, • Définir les PASB avec les secteurs partenaires. Parmi les mesures phares de la SPANB 2016-2030, on peut mettre en exergue les actions suivantes : • La mise en place d’un réseau d’aires protégées 17 2016-2030 • La création d’un Observatoire de la Biodiversité couplé à un système d’alerte précoce • La mise en place d’une conférence nationale annuelle sur la biodiversité • Le développement d’un mécanisme national de compensation écologique • La révision des statuts de structures étatiques existantes (ex : CNDRB, Parcs Nationaux, etc) • L’expérimentation de mécanismes de financements innovants (Paiements pour Services Ecosystémiques, Tarification à l’entrée des Parcs Nationaux, etc). • Le développement de l’écotourisme. De nombreuses autres actions importantes sont présentées dans la partie 3. L’Algérie dispose déjà d’un vaste réseau d’aires protégées, notamment les parcs culturels et nationaux, et il est très important que ces structures soient soutenues dans leurs perspectives d’extension et que leur système de fonctionnement soit amélioré par les dotations nécessaires en termes de budget et de ressources humaines. Pour ce faire, le statut juridique et le mode de financement des aires protégées devrait être adapté. Afin d’améliorer la perception des décideurs en matière de biodiversité, il est proposé d’intensifier le travail sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité, notamment en développant davantage d’évaluations économiques des écosystèmes et en intégrant la biodiversité dans les processus de comptabilité nationale. Les approches nationales de financement de la biodiversité doivent également être revues. Pour ce faire, la nomenclature des fonds existants pourrait être révisée pour intégrer les enjeux de la biodiversité. Par ailleurs les approches de paiements pour services écosystémiques pourraient être testées, et l’implication du secteur privé dans des actions pour la biodiversité devrait être intensifiée. Etant donné le potentiel économique de filières liées à la biodiversité, notamment à travers leur restauration et gestion durable, il est crucial de penser à des approches pour attirer les opérateurs et investisseurs privés dans le développement des filières. La mise en œuvre effective du Protocole de Nagoya sera également un moteur pour la valorisation des filières et le partage des avantages au profit de l’amont de la filière. La production, la gestion et le partage des données sur la biodiversité est un élément crucial pour une gestion efficace de la biodiversité. Les universités, centres de recherche et institutions en charge de la biodiversité sont appelés à coopérer sur la mise en place de bases de données communes. Des outils opérationnels de prise de décision et d’alerte précoce pourront en découler, notamment à travers un réseau d’observatoires de la biodiversité en lien avec les bases de données partagées. Pour soutenir ces démarches ambitieuses, les citoyens algériens doivent être sensibilisés et prêts à coopérer pour l’atteinte des objectifs ambitieux de la SPANB. Pour ce faire, les enseignements primaires et secondaires devront intégrer davantage de contenu sur les enjeux de la biodiversité, les médias devraient promouvoir plus de reportages et programmes éducatifs sur la biodiversité et tous les secteurs qui peuvent contribuer à la sensibilisation sont invités à développer et soutenir des campagnes de communication pour la biodiversité. L’engagement de la société civile, à travers les associations et organisations non gouvernementales sont conviées pour relever le défi soulevé par la SPANB. Leur implication sera cruciale pour mobiliser les citoyens dans des actions concrètes de protection et restauration des écosystèmes naturels. Le tissu associatif algérien doit donc être associé pleinement à la démarche et des moyens devront être mobilisés pour soutenir toutes les démarches positives au profit de la biodiversité. L’amélioration de la conservation, gestion, restauration et valorisation de la biodiversité est l’affaire de tous. Les efforts au sein de la société doivent être partagés, avec des responsabilités claires et des moyens de mise en œuvre à la hauteur des défis identifiés dans la SPANB. La biodiversité et les écosystèmes naturels constituent le capital naturel du pays, substrat de la plupart des activités économiques et des innovations. Le maintien, la restauration et la valorisation de ce capital naturel est essentiel pour développer le capital social et économique du pays et bâtir une économie verte et inclusive. Partie 1 - Etat de la Diversité Biologique Partie 1 - Etat de la Diversité Biologique 20 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique du Nord couvrant une superficie de 238 174 100 ha (2 381 741 km²) avec une largeur de 1622 km et une longueur de 2000 km. Cette grande étendue conjuguée aux caractéristiques géologiques et géographiques ainsi qu’aux facteurs climatiques du pays montrent du Nord au Sud une série d’écosystèmes, abritant une diversité d’habitats et une diversité des espèces, allant des écosystèmes insulaires et marins, avec une frange d’écosystème littoral, passant par les écosystèmes forestiers et montagnards, suivis par les écosystèmes steppiques, puis l’écosystème saharien et y compris l’écosystème humide qui se retrouve au niveau de ces différents écosystèmes. Une première stratégie et un plan d’action national pour la préservation de la biodiversité en Algérie avaient été élaborés en 2000. La révision de la stratégie, une dizaine d’années après, passe nécessairement par une actualisation des connaissances du patrimoine naturel dans sa diversité et son statut spontané ou cultivé. La présente stratégie présentera donc un résumé des résultats de la première étape de son élaboration dont le programme était de réaliser : • Un état des lieux concernant la diversité biologique à l’échelle éco systémique, dans les zones humides, les habitats particuliers et les aires protégées • Un bilan taxonomique des groupes systématiques de la flore • Un bilan taxonomique des groupes systématiques de la faune En prenant en compte cet état des lieux, le plan d’action à l’horizon 2030 (en accord avec le SNAT) permettra la protection, la valorisation, l’utilisation durable et la restauration de la biodiversité par le développement de nouveaux instruments de planification et de gestion qui aideront à enrayer le processus de dégradation des milieux naturels avec un objectif engagé de préserver le patrimoine naturel national et de le valoriser au profit de tous les citoyens algériens. Le nouveau plan d’action national permettra également le renforcement des capacités nationales au service du bien-être et du développement social durable par des programmes de sensibilisation et de formation qui prépareront les ressources humaines nécessaires à la conduite des actions de développement pour l’amélioration du niveau de vie des populations. Selon diverses études (SPANB 2000, 4ème et 5ème rapports nationaux), la biodiversité algérienne globale (naturelle et agricole) compte environ 16000 espèces et taxons confondus, les paramètres suivants pouvant en être soulignés : LEGENDE Plaines littorales < 200m Bassins intérieur Hautes plaines agricoles Hautes plaines stéppiques Plateaux telliens Montagnes et collines de l’atlas tellien Chaines élevées > 10.000m Chaine atlasique Plaines du Hodna Chotts Limite des hauts plataux Accidents sud atlasique Ergs Bas plateaux Relièfe élevé de 1.000 à 1.500m Relièfe très élevé > 1.500m Figure 1: Les zones naturelles en Algérie 21 2016-2030 • 3139 espèces de spermaphytes décrites totalisant 5402 taxons en tenant compte des sous-espèces, de variétés et autres taxons sub-spécifiques ; • 67 espèces végétales parasites (10 autres seraient inconnues) ; • Environ 1000 espèces présentent des vertus médicinales (60 autres espèces seraient encore inconnues) ; • 1670 espèces (soit 53,20% de la richesse totale algérienne) sont relativement peu abondantes et se présentent comme suit : 314 espèces assez rares (AR), 590 espèces rares (R), 730 espèces très rares (RR) et 35 espèces rarissimes (RRR) ; • Prés de 700 espèces sont endémiques ; • 226 espèces sont menacées d’extinction et bénéficient d’une protection légale (décret n° 12-03 du 4 janvier 2012). • 850 espèces ont été recensées dont, environ, 150 espèces sont menacées. • 713 espèces de phytoplancton, des algues marines et des macrophytes, ont été recensées. • Pour les champignons, plus de 150 espèces sont connues. La population faunistique connue totalise 4 963 taxons dont un millier de vertébrés. Cette dernière catégorie est représentée notamment par les classes suivantes : les poissons (300), les reptiles (70), les oiseaux (378) et les mammifères (108). L’Algérie compte près de 150 taxons de micro-organismes et de nouveaux micro-organismes sont identifiés dans le cadre de recherches en cours. Dans l’ensemble tous les écosystèmes sont menacés par des pressions diverses et le niveau de dégradation est globalement préoccupant (Tableau 2). Pour évaluer les efforts de conservation réalisés depuis l’élaboration de la première stratégie, une comparaison entre les états de conservation et de connaissance des écosystèmes et des taxons a été réalisée sur la base de rapports thématiques. Une synthèse simplifiée est présentée ci-dessous (Tableau 3). Tableau 2: Etat de conservation et menaces persistantes pour les grands écosystèmes algériens Ecosystème Etat de conservation Menaces persistantes Ecosystème marin Dans l’ensemble bon mais menacé Pollutions terrestres et surpêche Ecosystème du littoral En voie de dégradation en raison des pressions urbanistiques Mitage, dégradation des habi tats naturels Ecosystème forestier En voie de dégradation, lenteur des processus de régénération Incendies et déforestation Ecosystème montagnard En dégradation sous les pressions multiples Transformation sociale et usage des territoires Ecosystème agricole En perte de naturalité pour cause d’augmentation de productivité Usage des pesticides et intrants chimiques Ecosystème steppique Préoccupant Surpâturage et pratiques agri coles inadéquates Ecosystème saharien Stable mais de plus en plus soumis aux pressions diverses Anthropisation des espaces no tamment les lits d’oueds Ecosystème aquatique d’eau douce et zones humides Moyen malgré les initiatives de clas sement en site Ramsar Pollutions domestiques et in dustrielles 22 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Tableau 3: Taxons – Évolution 2000 à aujourd’hui Taxons 2000 Actuelles Observations Micro-organismes Virus 50 ? Difficultés d’évaluation du nombre de taxons Bactéries 100 ? Champignons Champignons 78 468 Persistance de la faiblesse des connais sances malgré une meilleure revue bi bliographique Flore Algues d’eau douce ? 100 (Taxons) Nombre de taxons stables, menaces sur les espèces steppiques, les bryo phytes et les ptéridophytes Meilleure précision systématique Phytoplancton marin 209 303 Algues marines 315 495 Bryophytes 2 458 (taxons?) Ptéridophytes 44 59 (Taxons) Spermaphytes 3139 3200 Invertébrés Terrestres Rotifères 9 16 Amélioration nette des connaissances dans tous les écosystèmes terrestres et plus de précision systématique Plathelminthes 1 1 Mollusques 108 119 Annélides 37 49 Myriapodes 12 63 Chélicérates 92 213 Crustacés 51 73 Insectes 1819 2802 Invertébrés marins Zooplancton 80 94 Amélioration des connaissances, des inventaires et du niveau de systéma tique Des substrats meubles 1420 2264 Des substrats durs 1420 2263 Vertébrés Poissons d’eau douce 19 30 Stabilité dans les listes, amélioration des connaissances des chiroptères, des poissons marins et des reptiles Poissons marins 130 328 Amphibiens 12 12 Reptiles 70 80 Oiseaux 406 398 Mammifères 108 109 Total Tous les taxons 9731 13997 Inventaire réellement complété avec plus de précision de la systématique des taxons Biodiversité agricole Végétale 1438 556 La perte est en continu en absence de valorisation des taxons locauxAnimale 62 58 Total général 11231 14690 Beaucoup de précision des taxons cultivés reste à apporter 1 - Les écosystèmes marins Le bilan des connaissances relatives à la biodiversité marine en Algérie, basé sur la synthèse des différents travaux de recherches universitaires initiés depuis le début des années 2000 ainsi que de nombreuses études d’impact sur la diversité spécifique, montre une amélioration sensible des connaissances concernant la diversité écosystémique ainsi que la distribution des habitats dits « sensibles » ou d’intérêt patrimonial. Le bilan fait également ressortir une 23 2016-2030 meilleure compréhension de la structure générale de la biodiversité marine de l’Algérie ainsi que les rapports d’importance des différents groupes zoologiques et botaniques marins. De 2000 à 2012, la connaissance de la biodiversité des substrats meubles de la côte algérienne a énormément évolué : le nombre d’espèces inventoriées est passé de 1420 à 2264 espèces, soit une progression de 60% de la biodiversité (844 espèces). Cette croissance s’explique par la prospection de nouveaux fonds meubles (Ghazaouet, El Kala) et de nouvelles prospections dans le temps des baies et des ports déjà étudiés en 2000. L’évolution de la connaissance de la biodiversité des substrats meubles a été spectaculaire pour le golfe d’Oran : la biodiversité est passée de 173 à 814 espèces, soit une augmentation de 470% de 2000 à 2012. A Jijel et Skikda, le nombre d’espèces inventoriées sur les fonds meubles en 2012 est deux fois supérieur à celui de 2000 : 178 à 373 espèces à Jijel, 212 à 407 espèces à Skikda, soit une évolution de 109 et de 92%. Dans la baie de Bou Ismail, les connaissances ont progressé de 12% alors qu’à Alger et à Bejaia, les inventaires d’invertébrés des substrats meubles en 2012 sont plus élevés. Ce constat est fait à Annaba et à Arzew en 2012. Pour les groupes taxonomiques majeurs (Crustacés, Mollusques, Polychètes, Echinodermes), l’état de connaissances a progressé de manière inégale. Cette progression a été remarquable pour les Mollusques et les Echinodermes ; le nombre d’espèces inventoriées en 2012 est respectivement de 79 et 80% supérieur à celui de 2000. Les Crustacés ont vu leur diversité augmenter presque de moitié. Les Polychètes, sont le groupe taxonomique dont la diversité a le moins progressé (+23%). La diversité des Gastéropodes en 2012 (281 espèces) est très nettement supérieure à celle notée en 2000 (110 espèces); ce qui n’est pas le cas des Bivalves et des Polyplacophores dont l’augmentation de la diversité est moins marquée. L’analyse de la diversité des groupes d’Echinodermes de 2000 à 2012 révèle l’apparition de trois espèces de Crinoïdes dans l’inventaire de 2012 ; pour les Ophiures l’augmentation de la diversité n’est que de 16%. Les diversités des Echinides et des Astérides évoluent considérablement de 2000 à 2012 (157 et 125%). En dix ans, la diversité des Holothurides a été, approximativement, multipliée par deux. Les travaux réalisés en Algérie sur le phytoplancton sont dans l’ensemble fragmentaires. En effet, il y a des manques de données de séries temporelles de la composition et l’abondance du phytoplancton à long terme. La richesse spécifique du phytoplancton, d’après les travaux effectués en Algérie montrent un total de 303 espèces. 2 - Les écosystèmes littoraux Les écosystèmes littoraux recèlent une diversité d’habitats qui sont, généralement, le siège d’une diversité biologique importante. Certains de ces habitats ont un rôle bio-stratégique régional et participent au maintien de processus écologique à l’échelle du bassin méditerranéen, notamment pour l’avifaune marine ou pour les grands pélagiques migrateurs. Les habitats les plus remarquables sont les dunes littorales et les bandes côtières, les plans d’eau côtiers et zones humides littorales, ainsi que les côtes rocheuses d’intérêt écologique. En effet les habitats dunaires, ceux constitués par les falaises littorales, présentent un intérêt majeur au plan de la conservation des écosystèmes en méditerranée. Si les communautés vivantes inféodées aux faciès rocheux des côtes abruptes sont pour l’instant relativement moins menacées par la pression d’urbanisation et d’aménagement touristique du littoral, il en va tout autrement pour les habitats dunaires. Ces écosystèmes fragiles nécessitent obligatoirement une attention particulière du point de vue gestion et réglementation pour leur protection. Le Ministère chargé de l’environnement a élaboré en 2015 une stratégie nationale de gestion intégrée des zones côtières en Algérie. Sur le plan international, de par leur position géographique au niveau du bassin méditerranéen et des conditions climatiques de type méditerranéen, les écosystèmes littoraux algériens 24 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE comprennent de nombreux habitats ou micro-habitats, dont l’importance est reconnue non seulement pour leur biodiversité mais aussi pour leur rôle de zones relais de nombreuses espèces avifaunes. 3 - Les écosystèmes forestiers et montagnards Les écosystèmes forestiers sont situés essentiellement au nord du pays et sont concentrés dans les zones montagneuses. Ces derniers sont inégalement répartis dont 46% sont représentés par les maquis et maquis arborés, et 34% sont constitués principalement par le Pin d’Alep, les chênes, cèdre, etc. et qui présentent des superficies différentes (Tableau 4 et Figure 2). Tableau 4: Superficie des essences forestières Essence Superficie (ha) Pin d’Alep 880 000 Chêne liège 230 000 Chênes zeen et Chênes afares 48 000 Cèdre 16 000 Pin maritime naturel 32 000 Chêne vert, thuya et genévrier 219 000 Maquis et Broussailles 1 876 000 Reboisements de protection 727 000 Eucalyptus introduits dans le nord-est du pays 43 000 TOTAL (ha) 4 071 000 4 - Les écosystèmes steppiques Les écosystèmes steppiques couvrent 20 millions d’hectares ce qui représente une part de près de 8,37% du territoire national. Il s’agit d’un ruban de 1000 Km de long sur une largeur de 300 Km à l’ouest et au centre, réduit à moins de 150 Km à l’est. Il s’étend des piémonts Sud de l’Atlas tellien au Nord jusqu’au piémont sud de l’Atlas saharien au Sud. Ils sont dominés par 4 grands types de formations végétales et des formations azonales (psammophiles et halophiles) qui représentent des habitats et un réservoir pour des espèces animales et végétales. Il s’agit des steppes d’alfa (Stipa tenacissima) dont l’aire potentielle était estimée à 4 millions d’hectares, des steppes d’armoise blanche (Artemisia herba alba) qui couvraient 3 millions d’hectares, des steppes à base de sparte (Lygeum spartum) représentant près de 2 millions d’hectares et enfin, les steppes d’Arthrophytum scoparium (remth) localisées dans la partie méridionale de la zone steppique. Les quelques dayas représentent un habitat d’arbres et d’arbustes à Pistacia atlantica (Pistachier de l’Atlas) et Ziziphus lotus (Jujubier). Les steppes azonales sont représentées par une végétation de psammophytes à base d’Aristida pungens et Thymellaea microphyla ou encore des steppes arbustives à Retama retam. Les formations halophytes se localisent au niveau des chotts et sont représentées par des espèces adaptées telles que Atriplex halimus et Salsola vermiculata. 5 - Les écosystèmes sahariens Les écosystèmes sahariens naturels Ces écosystèmes abritent différents habitats : • Régions qui représentent des habitats très pauvres. Les sols sont extrêmement secs et certains sont presque abiotiques. La végétation est très limitée. SUPERFICIE (HA) PAIN D’ALEP 880.000 CHÊNE LIèGE 230.000 CHÊNE... 48.000 CèDrE 16.000 PIN... 32.000 43.000 219.000 1.876.000 rEboIsEmENt... 727.000 Figure2: Superficie des essences forestières 25 2016-2030 • Les hamadas qui constituent des habitats les plus hostiles à la vie végétale. • Les ergs où la végétation est très éparse, elle est dominée par des graminées et quelques arbustes. • Les massifs montagneux et les djebels où la végétation y est relativement développée et comprend notamment des espèces reliques. • Les oueds qui sont les seuls habitats où les arbres arrivent à se développer de ma nière permanente. • Les dayas permettant la survie d’une végétation pérenne. • Les sebkhas et les chotts qui favorisent une végétation halophile. • Les gueltas qui abritent une faune et une flore diversifiées. Les Regs et les hamadas occupent les plus vastes superficies et constituent les habitats les plus hostiles à la vie végétale et animale. A l’opposé, l’habitat le plus propice au développement d’une végétation est l’oued. Ce type d’habitat constitue le milieu le plus complexe et le plus diversifié sur le plan écologique mais couvre en proportion les surfaces les plus faibles de l’ensemble du Sahara algérien. Les écosystèmes oasiens Le système oasien évolue dans un environnement socio-économique et naturel indépendamment de ces ressources et ces situations économiques. Il fait face à un grand nombre de contraintes communes : la rareté et la qualité de l’eau d’irrigation, la concurrence accrue, les dégâts causés par les maladies, en particulier le Bayoud et le Boufaroua, l’étroitesse et le morcellement excessif de la propriété, les problèmes de foncier, la densité élevée du palmier dattier dans certaines exploitations agricoles, entraînant un ombrage intolérable pour plusieurs espèces de cultures basses, la difficulté d’accès au crédit, la pression sur les ressources (eau) combinée à une répartition non équitable des eaux superficielles. Le morcellement de la propriété rend vain tout effort individuel des agriculteurs en vue d’améliorer la productivité. L’activité agricole à l’intérieur de la palmeraie nécessite des actions communes qui peuvent être bénéfiques aussi bien pour la durabilité des systèmes de production oasiens que pour la sauvegarde de la biodiversité, ces actions communes peuvent concerner l’entretien des canaux d’irrigation et la gestion de l’eau, la lutte contre les ravageurs et les maladies. L’analyse de la biodiversité a montré que celle-ci est en nette dégradation à cause de la rareté et de la qualité de l’eau et de la présence de la maladie du Bayoud et du ravageur Boufaroua. Dans le cas du palmier dattier, la plupart des agriculteurs ont signalé une régression importante des populations de variétés de haute valeur commerciale mais sensibles aux Maladies et aux ravageurs (Deglet Nour, meilleure variété de datte algérienne, mais naturellement la plus sensible). Ces variétés sont essentiellement destinées à la vente et constituent la principale source de revenus des agriculteurs. La conservation de ces espèces in-situ devient ainsi une condition vitale pour la durabilité de ces systèmes de production. Dans ce sens, les variétés que les agriculteurs souhaitent cultiver devront être répertoriées en vue de faciliter toute action de développement. Il s’agit des variétés de bonne qualité précitées et d’autres réputées résistantes au Bayoud et au Boufaroua. Par ailleurs, l’introduction du pompage a contribué à la réduction des cultures céréalières au profit des cultures rentables comme le maraîchage et la luzerne. Cette dernière est cultivée même si l’exploitant ne possède pas d’animaux. 6 - Les écosystèmes humides Ce type d’écosystème se retrouve sous toutes les latitudes et longitudes et au niveau de chaque écosystème présent dans le pays présentant ainsi une diversité des habitats et une diversité des espèces. Ainsi la DGF dans sa stratégie nationale de gestion écosystémique et des zones humides d’Algérie, visant à préserver les zones humides et leur système dans une perspective durable, élaborée en 2015 a identifié 16 complexes et 103 sous complexes 26 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE (Tableau 5, Figure 3), comportant 2.375 zones humides apparentes (2.056 zones humides naturelles et 319 artificielles) dont 50 zones humides sont classées sur la liste Ramsar d’importance internationale. Tableau 5: Synthèse des complexes de zones humides La diversité des zones humides algériennes dans leur typologie est une base pour la diversité biologique en général et pour les taxons méditerranéens en particulier. Outre le fait qu’elles soient des passages obligés pour les espèces migratrices, elles servent de relais écologiques et forment des corridors biologiques d’est en ouest et du nord au sud. L’exemple des voies de migration des oiseaux en général illustre bien la situation puisque de nombreuses espèces traversent l’Algérie pour aller en Afrique subsaharienne en empruntant les voies sahariennes grâce à la présence de zones humides et d’oasis, quelques soit leur superficie. La biodiversité dans les zones humides est aussi illustrée par la répartition latitudinale des communautés ainsi que de la position charnière du pays qui reçoit des influences africaines et européennes dans sa composante naturelle. Cette position géographique est à l’origine de la diversité observée dans la qualité de l’eau, la diversité et la qualité des habitats, les différences de fonctionnement qui sont la base pour celles des organismes vivants. A cet effet, les connaissances actuelles révèlent 786 espèces végétales aquatiques, 39 espèces de poissons d’eau douce dont 2 endémiques, 60 espèces d’odonates, 10 amphibiens, 05 reptiles, 120 espèces d’oiseaux et 01 mammifère. Les sites classés constituent un échantillon complet des types de zones humides d’Algérie, un échantillon qui répond tant aux préoccupations de conservation, de valorisation et de N° Complexe de zones humides Surface (ha) 1 Numidien 1 190 340 2 Kabylie 2 125 215 3 Algerois 491 490 4 ORANAIS-Dahra 3 432 725 5 Sebkhate des Aures 2 492 330 6 Chott Ech Chergui 7 050 470 7 Chott Zahrez 1 439 210 8 Chott El Hodna 3 129 490 9 M’Zab-Mya-Souf 29 964 100 10 Monts des Ksour 7 304 860 11 Guir-Saoura 4 302 515 12 Contreforts du Tadmait 13 760 590 13 Oued Draa Tindouf 2 232 170 14 Contreforts du Mouydir 6 277 020 15 TASSILI 8 892 390 16 Ahaggar 4 609 740 Total 98 694 655 Figure3: Carte des complexes et sous complexes des zones humides Légende Zone humide naturelle Nouvelles zones humides Zone humide Ramsar Limite du complexe Wilaya Reseau hydrographique 27 2016-2030 sensibilisation sur la diversité physionomique, de fonctionnement et de biodiversité, que de volonté de préservation d’une manière durable en impliquant les populations riveraines et les autorités locales par l’intégration socio-économique de ces écosystèmes et tout ce qu’ils procurent comme habitats naturels et usages. 7 - Bilan taxonomique de la flore Le bilan taxonomique actuel de la flore en Algérie demeure incomplet et les données varient selon les sources. La figure 4 illustre les proportions des groupes taxonomiques qui sont dominés par les spermatophytes avec une proportion de 69%. D’après le bilan de la SPANB 2000, des 4ème et 5ème rapports na tionaux, la flore algérienne compte 3139 espèces végétales dont 1300 sont remarquables par leur faible fréquence, et plus de 600 espèces endémiques parmi lesquelles : 197 purement algériennes, 104 algé ro-marocaines, 50 algéro-tuni siennes, 165 maghrébines et 64 sahariennes. Les algues Les données sur les algues sont parcellaires. La flore algale d’Algérie serait représentée par 495 espèces macrophytique et 303 espèces d’algues unicellulaires. Les algues aquatiques sont les éléments de la flore les moins connus, faute d’ouvrages spécialisés et de recherches menées pour une mise à jour et une connaissance exhaustive des espèces composant ce groupe. Pour les algues des milieux aquatiques continentaux, différents auteurs ont pu relever quelques 1028 espèces citées. Les bryophytes En Algérie, les recherches sur les Bryophytes sont quasi-inexistantes. Des données récentes existent bien mais sont très rares et sont menées à une échelle globale régionale. Elles ont permis d’estimer pour la flore bryologique algérienne 458 taxons avec un taux d’endémisme de 6.77 % (31 espèces). Cependant, ces données sont très approximatives. La connaissance systématique des bryophytes constitue un enjeu majeur car de nombreux taxons sont méconnus, et il est extrêmement urgent de réaliser un inventaire et un herbier bryologique de référence car ce groupe taxonomique constitue un excellent bio-indicateur et bio-accumulateur de pollution Les ptérydophytes Environ 59 taxons sont recensés dans notre flore dont 16 seraient en voie de disparition soit près de 27 %. Une synthèse consacrée aux Ptéridophytes d’Algérie, a mis en exergue leur très forte régression dans plusieurs régions d’Algérie. La raréfaction de plus d’une vingtaine de taxons des milieux rupestres et des forêts humides doit être prise comme une alerte extrêmement sérieuse. Parmi ces espèces menacées signalons Asplenium marinum, A. hemionitis, Dryopteris filix-mas, D. gondylodes, Gymnocarpium robertianum, Isoetes velata ssp. adspersa, I. velata Figure 4: Proportion des groupes taxonomiques en Algérie Algues d’eau douce Phytoplancton marin Algues marines Bryophytes Ptériclophytes 28 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE ssp. dubia, I. velata ssp. perralderiana, I. velata ssp. typica, I. velata ssp. tegulensis, Marsilea minuta, M. aegyptiaca, Notholaena marantae, Pilularia minuta, Pleurosorus hispanicus, Pteris cretica, Ophioglosum vulgatum, Salvinia natans, Thelipteris palustris, Woowardia radicans. Les spermaphytes Ce groupe taxonomique regrou pant les gymnospermes et les an giospermes est représenté par 35 espèces rarissimes, 657 espèces très rares, 678 espèces rares et 364 es pèces assez rares comme le montre la figure 5. Les Angiospermes ou plantes à fleurs constituent la part essentielle des plantes supérieures. Cependant, le nombre exact d’es pèces reste très variable et, selon la source, il peut être compris entre 2840 et 3300 espèces (environ 3800 espèces, sous espèces et variétés). Les champignons Les champignons, malgré leurs intérêts multiples, écologiques, alimentaires et médicinaux, sont très peu ou pas abordés dans les recherches scientifiques algériennes pourtant, notre pays bénéficie d’une importante base de connaissance constituée par les travaux pionniers des explorateurs des 19ème et 20ème siècles qui, bien que incomplète, témoigne d’une biodiversité fongique exceptionnelle propre à l’Algérie. Une synthèse bibliographique récente, a permis d’estimer ce nombre à 468 espèces. Cependant, ce chiffre ne reflète pas la diversité fongique réelle de l’Algérie. Ainsi, jusqu’à présent, les inventaires et les campagnes mycologiques n’ont concerné que des prélèvements sporadiques. De plus, de nombreuses espèces comme des Ascomycètes du genre Peziza ou Aleuria, ou encore des Basidiomycètes tels que des Bolets, des Russules et des Lactaires ne figurent pas sur cette liste. L’Algérie ne possède pas, à ce jour, la liste officielle des espèces fongiques poussant dans son territoire, ni leurs appartenances taxonomiques, ni leurs intérêts culinaires et pharmacologiques, ni leurs dangers sur les populations mycophages, exceptions faites, à ces points de vue, pour quelques échantillons tels que terfes des sables et quelques agaricaceae et boletaceae pour leur consommation dans les régions où ils sont bien connus et pour quelques amanites mortelles. Les lichens En Algérie, ce « type de végétation » est très mal connu. Il n’existe que quelques travaux qui ont abordé la végétation lichénique du point de vue systématique. Des travaux d’inventaire floristique concernant la flore lichénique ont été réalisés mais il n’y a pas un travail exhaustif, Les anciens travaux sur les lichens signalent un nombre de 575 espèces dont 64 endémiques à l’Algérie. Un travail de mise à jour de l’inventaire des lichens d’Algérie recense 1085 espèces de lichens d’Algérie Durant cette dernière décennie, des travaux d’inventaire floristique concernant la flore lichénique ont été réalisés ponctuellement et aucun travail exhaustif n’a été réalisé. Des études récentes ont signalé dans l’algérois la présence de 35 taxons, à l’est au niveau du Parc National de Gouraya 50 espèces ont été inventoriées et identifiées, réparties en 14 familles, et à l’ouest au niveau de la forêt de Guezoul, 30 taxons sont identifiés et regroupés en 9 familles dont trois genres dominants : Physcia, Lecanora et Xanthoria. Ce groupe taxonomique constitue un excellent bio-indicateur de pollution. Figure5: Degré de rareté des spermaphytes en Algérie Rarissime Très rare Rare Assez rare 29 2016-2030 8 - Bilan taxonomique de la faune Il est à noter que les estimations de la faune algérienne sont très variables. Le bilan taxonomique retenu pour cette faune utilise les données de l’état des lieux établi par la DGF en 2014 sur la faune et les aires protégées ainsi que les données du 5ème rapport national de biodiversité élaboré en 2014. Un total de 7476 espèces est établi, dont 3107 invertébrés marins, 3337 invertébrés terrestres, 341 vertébrés marins et 651 vertébrés terrestres (Figure 6). La faune des invertébrés : Les lacunes sur ce groupe taxonomique persistent en Algérie où les recherches ont été beaucoup plus limitées dans le temps et dans l’espace. La faune des invertébrés est extrêmement diversifiée tant sur le plan des groupes taxonomiques que sur celui de la richesse spécifique. Elle est représentée selon les données actuelles par 6484 espèces d’invertébrés répartis sur 3107 invertébrés marins et 3337 invertébrés terrestres regroupés dans 399 familles. Les amphibiens La classe des Amphibiens est représentée en Algérie par 12 espèces appartenant à deux ordres : Les Urodèles avec trois espèces et les Anoures avec 9 espèces. La richesse spécifique est plus importante au Nord du pays en raison de conditions climatiques plus favorables et d’un plus grand nombre de zones humides. Dans le Sud, les amphibiens sont rares et se concentrent près des points d’eau. La proportion d’amphibiens endémiques à l’Algérie est très élevée 41.6%, ce qui lui confère une grande importance sur le plan de la valeur patrimoniale et aussi de la conservation. La famille des salamandridés, avec 3 espèces représente 25% des espèces endémiques. Toutes les espèces sont inscrites dans la liste rouge de l’UICN. 66.66% des espèces sont considérées comme à préoccupation mineure, deux sont vulnérables (Salamandra algira et Pleurodeles nebulosus), une espèce en danger (Pleurodeles poireti) et une autre espèce est quasi menacée et qui est le Crapaud de Brongersmai. Les reptiles Les Reptiles sont constitués de 80 espèces qui se répartissent en 16 familles dont les plus importantes sont celles des Scincidés (16 espèces), les Lacertidés (16 espèces) et les Colubridés (14 espèces). Le groupe des Lézards est le mieux représenté avec 63 % des reptiles contre 31% pour les Serpents et 5 % pour les Tortues. 13 Espèces de Reptiles d’Algérie soit 16% du peuplement total sont endémiques au Maghreb et dont la plus grande répartition est localisée en Algérie. 3 espèces de lézards sont endémiques à l’Algérie, ces espèces sont toutes sahariennes. Le territoire algérien constitue une des plus importantes zones d’endémisme dans le bassin méditerranéen. Le statut de conservation varie entre les ordres de reptiles. En Algérie, on ne trouve aucune espèce menacée parmi les Geckonidés. Le niveau de menace pour les serpents, dont deux espèces seulement sont menacées, est relativement bas. Figure 6: Répartition vertébrés & invertébrés marins & terrestres Invertébrés marins Invertébrés terrestres Vertébrés marins Vertébrés terrestres 30 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Parmi les lézards, le pourcentage d’espèces menacées est plus élevé, 15,5% (37 espèces). Trois espèces de tortue terrestre (25%) sont menacées. La famille des scincidés compte une espèce vulnérable et deux en danger. 100% des tortues sont menacées, avec 2 vulnérables (Mauremys leprosa, Testudo graeca), une en danger (Caretta caretta) et une quasi menacée. Les oiseaux Selon un état des lieux établi par la DGF en 2014, il y a 281 espèces d’oiseaux régulièrement présentes dont: • 114 espèces sédentaires nicheuses. • 53 espèces estivantes nicheuses • 74 espèces hivernantes • 40 espèces au statut non défini (nicheur occasionnel, estivant non nicheur, présent toute l’année sans nicher…) A ce fond régulier, il y a 97 espèces de passage ou occasionnellement présentes ainsi que 6 espèces introduites plus ou moins régulièrement observées. L’ensemble de l’avifaune algérienne peut donc être estimé à 384 espèces. Parmi ces espèces, 5 espèces sont sur la liste rouge de l’UICN. Il s’agit de l’Érismature à tête blanche (Oxyura leucocephala) et le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) qui sont dans la catégorie «En danger» alors que la Sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), le Courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) et l’Outarde houbara (Chlamydotis undulata) sont considérés «Vulnérables». Les mammifères Il existe de nos jours 109 espèces de mammifères sauvages en Algérie, appartenant à 11 Ordres et 35 Familles. Les données concernant la diversité mammalogique diffèrent d’un auteur à un autre. Parmi ces espèces, 11 sont endémiques d’Afrique du Nord, dont 7 sont endémiques du Maghreb la musaraigne, Crocidura whitakeri, le magot, Macaca sylvanus, les gazelles des montagnes Gazella cuvieri et G.rufina, l’écureuil de Barbarie, Atlantoxerus getulus, la gerbille de Simon, Dipodillus simoni, le macroscélidé, Elephantulus rozeti. 9 - Les aires protégées : vecteurs de développement local Etat des lieux des aires protégées : un aperçu L’Algérie comporte un important réseau d’aires protégées constitué de : • 11 parcs nationaux: 3 parcs côtiers, 5 parcs dans les zones de montagne, 1 parc dans la zone steppique et 2 parcs dans la zone saharienne ; • 05 réserves naturelles ; • 50 zones humides d’importance internationale (sites Ramsar). La loi n° 11-02 du 17 février 2011 relative aux aires protégées dans le cadre du dévelop pement durable offre un arsenal législatif pour l’encadrement de la gestion durable des aires protégées. Sept parcs nationaux bénéficient en outre du label UNESCO en tant que réserves de la biosphère du réseau MAB. En plus des parcs d’El Kala, Djurdjura, Chrea, Taza et Gouraya qui sont classés réserve de biosphère (MAB), le parc de Belezma a été classé en 2015 et celui de Tlemcen en 2016 lors de la 28ème session du comité international MAB au Pérou. La distribution des aires protégées en Algérie concerne tous les secteurs biogéographiques et elles sont étalées sur une superficie de 56.234.120 hectares. 31 2016-2030 Pistes pour le futur Si les aires protégées incluent favorablement les écosystèmes forestiers et humides, plus d’efforts doivent être réalisés pour : • les aires marines ; • les écosystèmes steppiques, et ; • les Oasis. Parmi les catégories d’aires protégées (selon la loi 11-02), le concept de corridor biologique mériterait d’être développé afin d’assurer la connectivité écologique entre aires de conservation et de protection. Si la loi 11-02 ne s’applique pas aux parcs culturels, il est néanmoins important d’envisager la création d’un réseau de partage de connaissances, d’informations et de bonnes pratiques de gestion de la biodiversité entre les parcs nationaux et les parcs culturels. Ce dispositif nécessiterait une coopération spécifique entre le Ministère de la Culture, le Ministère de l’environnement et des énergies renouvelables et la Direction Générale des Forêts (MADRP). Par ailleurs, l’autonomie de gestion des aires protégées doit être une thématique importante afin de libérer leur potentiel de création d’activités et d’emplois. Il est ainsi proposé dans le cadre du plan d’Action de la SPANB d’étudier la possibilité d’un changement de statut juridique des parcs nationaux et culturels, ainsi que de tester des mécanismes innovants de financement via par exemple la tarification à l’entrée des aires protégées et le développement de schémas de Paiements pour Services Ecosystémiques. Des adaptations de la réglementation liée aux aires protégées devraient donc être appor tées dans ce sens si nécessaire. Aussi, dans l’optique de démontrer l’importance des aires protégées pour le développement local, il est envisagé dans le cadre de la SPANB de conduire des évaluations économiques des biens et services fournis par les aires protégées. 10 - Résumé des études préparatoires à la SPANB Une série de trois études préparatoires à la SPANB ont été développées pour fournir un éclairage nouveau sur les enjeux de biodiversité, en prenant en compte les thématiques émergentes comme celles liées au changement climatique, à l’économie des écosystèmes et à la qualité de vie en milieu urbain. Un résumé de chaque étude et les points clés pour la SPANB sont présentés ci-dessous. Figure7 : Cartes de localisation des parcs nationaux 32 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Résumé de l’étude « Biodiversité urbaine » L’Algérie envisage d’élaborer une politique de gestion de la biodiversité urbaine pour la première fois et souhaite intégrer un volet « biodiversité des villes » dans l’actualisation de sa Stratégie Nationale de Biodiversité. En tant que premier travail national sur le sujet, les recherches ont fait face à un manque d’informations. Tout d’abord (I), la conception actuelle de la biodiversité urbaine en Algérie se fait principalement au travers des espaces verts (parcs urbains et péri-urbains, jardins publics, spécialisés, collectifs, particuliers, résidentiels, les forêts urbaines et les alignements boisés). Ce qui n’inclut pas la faune urbaine. L’utilisation de ces espaces est très majoritairement à vocation récréative. Ces espaces verts sont gérés, pour certains, par des établissements publics à caractère industriel et commercial répartis dans chaque wilaya, pour d’autres par des branches ministérielles, dont la Direction générale des forêts, ou encore par les particuliers. Tout ceci répartit la valorisation de la biodiversité urbaine sur de nombreux acteurs. La stratégie de gestion de la biodiversité urbaine doit donc prévoir des modes de collaboration entre chacun d’entre eux. Le cadre législatif relatif au développement durable évoque la biodiversité urbaine, l’élaboration d’une politique de gestion des ressources naturelles en ville précisera ce cadre. La communication environnementale en Algérie est en passe d’être fortement améliorée par la mise en œuvre d’un système d’information environnementale actuellement développé en coopération avec l’Union Européenne. Ce système pourrait permettre de faciliter la collecte d’informations sur le milieu urbain qui est particulièrement pauvre en données à l’heure actuelle. Ainsi, en l’absence d’inventaire national de biodiversité urbaine, il est très difficile d’établir un bilan écologique, tant au niveau des écosystèmes qu’au niveau des différentes zones géographiques d’Algérie. La méconnaissance de la biodiversité urbaine rend très difficile l’identification de services écosystémiques à valoriser. L’approche de l’étude a alors été de s’intéresser aux moyens d’améliorer le développement durable des villes algériennes à partir de services écosystémiques déjà envisagés en Algérie. C’est ainsi que des projets de phyto-épuration, d’éco-urbanisme et une méthodologie de diagnostic des problèmes de développement durable intégrant la participation du public montrent que des services écosystémiques peuvent être valorisés en milieu urbain à court terme et au niveau national. Les tests réalisés en Algérie montrent que la densité du bâti n’est pas un obstacle à l’intégration de biodiversité en ville et que certains services écosystémiques se révèlent très efficaces pour adapter les villes aux effets des changements climatiques. De plus, en matière de biodiversité urbaine, le succès de la mise en œuvre d’une stratégie nationale de biodiversité en général, nécessite de s’appuyer sur les acteurs locaux (collectivités locales, association et société civile), sur un système d’information tel que le système d’information environnementale en cours de création et sur des professionnels pouvant bénéficier de coopérations internationales pour améliorer régulièrement leurs compétences. 33 2016-2030 En conclusion, il est recommandé d’intégrer à la Stratégie Nationale de Biodiversité, dans le volet « Biodiversité des villes » : Partie I : Élaboration d’une première politique de gestion de la biodiversité urbaine • Définition de la biodiversité urbaine incluant l’intégralité des zones de biodiversité, la faune et les zones péri-urbaines • Définition d’objectifs d’utilisation, à court terme, de services écosystémiques déjà connus Partie II : Actions concrètes à mettre en œuvre à court terme : • Réalisation d’un inventaire national de la biodiversité urbaine • Valorisation immédiate de certains services écosystémiques, principalement la phyto-épuration et l’éco-urbanisme • Calcul d’indices de biodiversité pour servir de référence au monitoring de la gestion de la biodiversité et appui à l’élaboration du système d’information environnementale • Mobilisation des villes algériennes pour qu’elles participent à la déclinaison locale de la Stratégie nationale Encadré 1: Recommandations clés en matière de gestion de la biodiversité urbaine en Algérie Au final, les premiers pas dans la gestion de la biodiversité urbaine (II) doivent être de : 1. Définir une conception de la biodiversité urbaine élargie 2. Etablir un inventaire de la biodiversité dans les villes algériennes 3. Elaborer des référentiels d’appréciation de la diversité urbaine qui soient spécifiques à la ville 4. Définir des objectifs d’utilisation de la biodiversité urbaine, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources en eau, la régulation climatique et la dépollution de l’air 5. Développer un système de monitoring en définissant des indices et bio-indicateurs 6. Assurer le soutien des acteurs locaux à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de biodiversité 7. Renforcer la participation du public à la prise de décision et l’accès à l’information environnementale 8. Renforcer l’information sur la disponibilité des fonds dédiés à l’environnement 9. Intégrer des services écosystémiques dans les schémas d’aménagement urbain 10. Renforcer la formation des professionnels par la coopération internationale La définition d’objectifs de valorisation de la biodiversité urbaine est indispensable car le potentiel de biodiversité d’une ville dépend autant de la richesse biologique de la zone urbaine que de sa volonté d’utiliser les services écosystémiques. Les indices de Singapour permettent de mesurer la mise en œuvre de la gestion de la biodiversité urbaine grâce à un monitoring régulier. Les indicateurs suivants sont particulièrement pertinents pour l’Algérie à ce stade : 1. La connexion entre les espaces de biodiversité 2. La proportion d’espèces invasives par rapport aux espèces indigènes 3. La régulation de l’eau de pluie face aux changements climatiques 4. L’adaptation aux changements climatiques par le stockage de carbone et la régulation de la température urbaine 5. Le nombre de projets de biodiversité initiés par ville et par an 6. Le nombre de stratégies locales de biodiversité initiées par des villes algériennes 34 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Résumé de l’étude « Biodiversité et Changement climatique en Algérie » L’Algérie présente une vulnérabilité écologique se traduisant par une fragilité de ses écosystèmes à la sécheresse et à la désertification, une érosion côtière effrénée ainsi qu’un stress hydrique chronique dans certaines régions. Pour relever ces défis, l’Algérie a adopté une approche intersectorielle en réorientant la planification de ces politiques publiques vers l’adaptation aux changements climatiques (CC), la lutte contre la désertification et la préservation de la diversité biologique et des ressources hydriques. L’objectif de l’étude était d’élaborer un diagnostic sur la Biodiversité et les CC en Algérie. En se référant à l’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM), les CC sont le second facteur de changement déterminant dans l’évolution de la biodiversité durant le dernier siècle, et ce après le changement d’habitat. En revanche, ce qui caractérise les CC c’est leur tendance actuelle à générer des impacts à croissance très rapide dans le présent et dans le proche futur. Ceci justifie et confirme l’intérêt accordé aux impacts des CC qui est probablement la menace la plus importante pour la diversité biologique. Sur la base des résultats du 5ème rapport d’évaluation du GIEC ainsi que des meilleures informations disponibles au niveau national, il a été procédé à l’élaboration d’un scénario de CC attendus sur l’Algérie à l’horizon 2030. Ce scénario confirme les tendances climatiques déjà observées durant les dernières décennies à savoir: i) une augmentation de la température, ii) une légère diminution des précipitations et iii) un climat plus variable avec des séquences sèches et pluvieuses plus fréquentes. Les changements attendus seront modérés au niveau des régions côtières, ils iront en s’accentuant vers les régions continentales. Ils seront contrastés entre les saisons et seront plus marqués en été. Ceci se traduirait notamment par un relatif glissement des étages bioclimatiques vers l’aridité. Ainsi à l’échéance 2030, le scénario de CC attendus sur l’Algérie serait relativement supportable néanmoins le plus préoccupant c’est que cette tendance à l’aridification irait en s’accentuant dans le temps. Le lien entre les CC & la biodiversité est à la fois nouveau et particulièrement complexe. Une recherche bibliographique a permis d’adopter un Cadre conceptuel1 pour représenter cette liaison. Il permet de faire un lien fonctionnel entre la biodiversité et les CC à travers le positionnement de la vulnérabilité ainsi que des impacts dus aux CC dans un cadre général interactif de la biodiversité. De même, il intègre également l’atténuation des émissions de GES et l’adaptation aux CC dans un contexte de gestion durable des ressources biologiques. En se référant aux recommandations de la CDB, l’approche écosystémique a été adoptée pour l’étude de la biodiversité et des CC en Algérie. Cet exercice à la fois nouveau et explora toire a été mené de manière participative avec l’ensemble des acteurs algériens (Institutions étatiques, universitaires et personnes ressources). Ainsi, un atelier de restitution des résultats préliminaires de l’étude, tenu le 23 décembre 2014 à Alger, a permis de discuter et de valider la conceptualisation de la relation entre la biodiversité et les CCs à travers trois matrices croisées avec des critères permettant d’évaluer : • la vulnérabilité d’un écosystème • la vulnérabilité d’une espèce • les impacts attendus sur une espèce donnée. 1 Source: Towards an Integrated Framework for Assessing the Vulnerability of Species to Climate Change, Stephen E Williams, Luke P Shoo, Joanne L Isaac, Ary A Hoffmann, Gary Langham, 2008. 35 2016-2030 Encadré 2: Observations des impacts du changement climatique sur la biodiversité en Algérie Au niveau des écosystèmes, l’analyse a permis de mettre en exergue les résultats suivants : • Les écosystèmes marins et littoraux : la principale vulnérabilité serait l’élévation du niveau de la mer qui va accentuer le retrait du trait de côte et par suite affecter le fonctionnement de l’écosystème et de ses services. Au niveau écologique, les milieux insulaires caractérisés souvent par une faune et une flore endémique seraient sensibles aux changements attendus du climat. • Les écosystèmes humides : La principale vulnérabilité pour ces écosystèmes concerne l’augmentation de la température qui est susceptible d’engendrer des dysfonctionnements dans certaines zones humides. Les zones humides littorales présentent quant à elles, une vulnérabilité supplémentaire liée à l’élévation du niveau de la mer, qui menace de perturber négativement le cycle d’inondations saisonnières. • Les écosystèmes montagneux/forestiers : Les principales vulnérabilités concernent la température ainsi que les sècheresses qui menacent les essences floristiques; Combinées à la déforestation, elles constituent les principales menaces pour les forêts algériennes notamment au niveau de la dégradation et/ou la fragmentation des habitats. De même, l’accentuation du déséquilibre de la charge pastorale conjuguée à l’aggravation de l’érosion serait de nature à diminuer la résilience de l’écosystème. • Les écosystèmes agricoles : Les principales menaces concernent la variabilité du climat et les sécheresses récurrentes qui menacent les cultures pluviales et l’arboriculture. L’élevage ovin et caprin, pratiqué presque exclusivement en zone steppique aride sur des parcours dégradés, connaitrait les mêmes contraintes. • Les écosystèmes steppiques : Les principales vulnérabilités concernent une variabilité plus marquée des précipitations ainsi qu’une occurrence plus accrue d’épisodes secs et pluvieux. Elles sont susceptibles d’avoir des impacts non négligeables en termes de dynamique de distribution des formations végétales. En termes de services écosystémiques, l’élevage serait probablement affecté alors que la désertification accrue du milieu diminuera la résilience de l’écosystème. • Les écosystèmes sahariens : Les différentes composantes de l’écosystème présentent une forte résilience à l’aridité. Au niveau spatial, les principales vulnérabilités de l’espace saharien sont au niveau des oasis. L’action anthropique semble jouer un rôle déterminant pour l’ensemble de la biodiversité algérienne, les impacts des CCs se superposent à elle pour l’aggraver. Les CCs, en tant que principal facteur de changement de la biodiversité, menacent en premier lieu l’habitat des espèces. Les évaluations ont permis de mettre en exergue plusieurs cas de figures : • Des espèces peu vulnérables aux CCs mais dont la résilience aux aléas du climat a été diminuée par l’action anthropique (Tadorne, Flamant rose, Goéland d’Audoin, ...) • Des espèces endémiques, non pas à cause d’une vulnérabilité au climat mais plutôt à cause de l’action anthropique (Alfa, Sittelle de Kabylie et Outarde Houbara, ..) • Des espèces dont la vulnérabilité au climat explique leurs régressions (Aulne Glutineux, Pattelle, Acacia Tortilis, ...) • Des espèces pour lesquelles l’action anthropique conjuguée aux effets du climat a contribué à leurs régressions (Cyprès du Tassili, Corail Rouge, Gazelle Dorcas, ...) 36 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE De même, le choix des espèces représentatives de chaque écosystème a été validé par l’ensemble des participants. L’encadré 2 synthétise les éléments d’analyse. Il est donc évident qu’une synergie entre la SPANB et la stratégie nationale de l’Algérie en matière de climat ainsi que le Plan National sur le Climat (PNC) est primordiale. Une telle synergie ne peut que renforcer le rôle de la biodiversité dans l’atténuation des émissions de GES et l’adaptation aux effets néfastes des changements climatique en Algérie. L’analyse du cadre technique relatif à la mise en œuvre des trois Conventions de Rio a permis de mettre en relief les résultats suivants : • L’observation météorologique et climatologique est relativement bien structurée et demeure en conformité avec les normes de l’ONM. En revanche, l’observation de la biodiversité en Algérie est encore insuffisante et fragmentaire, • Les connaissances relatives à la vulnérabilité et aux impacts attendus des changements climatique sur les principaux écosystèmes, ainsi qu’à leurs diversités biologiques, demeurent limitées. Deux insuffisances méritent une attention particulière: i) l’inventaire de la biodiversité en Algérie est incomplet et fragmentaire, ii) les projections des changements climatique sur l’Algérie sont à des résolutions très en dessous du standard international. Elles ne permettent pas une évaluation, de fiabilité acceptable, de la vulnérabilité aux changements climatique et des impacts attendus. Pour cela, il y a lieu de faire les recommandations suivantes : • Améliorer les connaissances relatives aux changements climatique attendus sur l’Algérie. Dans une 1ère étape, il est fortement recommandé de procéder à des projections de changements climatique sur l’Algérie en utilisant des techniques de downscaling et à une résolution de l’ordre de 20 à 25 km qui est actuellement le standard au niveau international. • Mettre en place un système d’observation et de suivi de la biodiversité qui serait structuré autour des deux Institutions de base qui seraient le CNDRB et l’ANN. Autour de ce noyau, il y a lieu de mettre en place un réseau regroupant toutes les autres institutions nationales disposant de compétences spécifiques dans ce domaine. A cet effet, il est fortement recommander d’éviter la centralisation de l’information dans la mesure où les moyens technologiques actuels permettent d’interconnecter plusieurs bases de données sans qu’il y ait de concentration physique des données. Une telle approche a le mérite de préserver la transparence de tous les partenaires et ainsi d’augmenter sensiblement leurs motivations vers une plus grande implication. Résumé de l’étude « Services Ecosystémiques » L’étude « services écosystémiques » a permis de mettre en exergue les points suivants pertinents dans le cadre de la SPANB : • Il est à noter que peu de secteurs et organisations en Algérie intègrent pour l’instant la thématique des biens et services fournis par les écosystèmes naturels et de l’économie des écosystèmes et de la biodiversité en général. Le Ministère de l’Environnement et des Energies Renouvelables (MEER) a en ce sens un rôle important à jouer et une position privilégiée pour modifier cette situation, notamment à travers l’actualisation de la SPANB et de ses axes stratégiques. • Les éléments de valeurs obtenus pour un échantillon de services écosystémiques illustratifs montrent que les valeurs des écosystèmes naturels sont jusqu’à présent largement sous-estimés. Des initiatives d’évaluation économique des écosystèmes 37 2016-2030 devraient être soutenues et les résultats diffusés à un large public. • Les secteurs partenaires rencontrés lors de l’étude montrent tous une disposition à intégrer les enjeux de la biodiversité dans leur planification et leurs opérations. La conception de feuilles de route sectorielles « Biodiversité » sera donc proposée dans le cadre de la SPANB. • Le travail sur la législation APA et le développement de projets (notamment avec l’appui du FEM) pour la mise en œuvre de l’APA en Algérie est très prometteur pour contribuer à développer l’attention des décideurs sur l’importance de préserver et valoriser la biodiversité. Mais cet effort, ciblé sur la valorisation de ressources génétiques et biologiques endémiques, n’est pas suffisant pour couvrir tout le spectre des biens et services fournis par les écosystèmes naturels, et de leurs valeurs, en particulier les services non-marchands et les valeurs de non-usage. • Parmi les axes de travail à mener, afin de donner à la biodiversité la position politique qu’elle mérite, l’intégration de la biodiversité dans la comptabilité nationale apparaît pertinente. L’organisation d’un atelier de travail de haut-niveau pour envisager et discuter cette opportunité pourrait être proposée, notamment avec l’appui de la Banque Mondiale (Programme WAVES) et du PNUD (Programme BIOFIN). • L’intégration de la biodiversité dans la comptabilité nationale nécessiterait une série d’études qui pourraient être menées conjointement avec des universités algériennes. Les capacités académiques en matière d’économie de la biodiversité et des écosystèmes pourraient en effet être développées par la contribution d’universitaires (professeurs, étudiants pour doctorats et thèses de master) à un processus national. Il serait judicieux de réfléchir en parallèle comment impliquer davantage le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, peut-être à travers la définition de cursus universitaires spécialisés dans l’économie des écosystèmes et de la biodiversité1. • Dans ce contexte, afin d’accroître la compréhension de la valeur de la biodiversité et des services des écosystèmes au niveau territorial, il est recommandé de penser à la mise en place d’une étude sur la valeur des biens et services fournis au sein d’une entité territoriale définie (un bassin versant, une aire protégée, etc.). Ce type de processus intersectoriel qui nécessite une expertise de moyen-long terme (une équipe de deux à trois experts) serait également très bénéfique pour illustrer avec des éléments chiffrés l’importance des écosystèmes naturels. • Par ailleurs, afin de saisir concrètement le potentiel de création de valeur de la biodiversité, il est suggéré de travailler à la mise en place de dispositifs pilotes, par exemple à travers une étude intersectorielle sur le potentiel de Paiements pour Services Ecosystémiques (PSE) en Algérie. Ce type de projet fédérateur permettrait de faciliter le mainstreaming des SE dans les secteurs clés et d’identifier des formes de schémas PSE réalisables. Les nombreux fonds sectoriels existants en Algérie offrent des fenêtres d’opportunités intéressantes en vue du montage de schémas PSE. Afin de progresser sur la thématique de l’EEB, les institutions en charge de la valorisation de la biodiversité sont fortement incitées à renforcer leurs collaborations avec les institutions internationales qualifiées. La figure 8 propose une liste des initiatives pertinentes. 1 Exemple du Master EDDEE, AgroParisTech, France : http://www.master-eddee.fr/ 38 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Millenium Ecosystem Assessment (MEA, 2005) www.milleniumassessment.org The economics of Ecosystems and biodiversity (TEEB) www.teebweb.org Wealth Accounting and valuation of Ecosystem services (WAVES) www.wavespartnership.org The Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) www.ipbes.net Biodiversity finance initiative (BIOFIN) www.biodiversityfinance.net D’autres projets et initiatives : • VALUES (GIZ) http://aboutvalues.net • Economics of Land Degradation (ELD) http://eld-initiative.org Figure 8: Initiatives internationales pour l’évaluation économique des services fournis par les écosys tèmes et la biodiversité L’annexe 5 propose un plan d’Action pour l’intégration de la thématique “Services Ecosystémiques” dans les politiques publiques algériennes. 11 - Les menaces et les causes à la racine de l’érosion de la biodiversité Lors de consultations nationales, les menaces et causes à la racine de la perte de la biodiversité en Algérie ont été discutées et précisées. Trois groupes d’écosystèmes ont été discutés : • Groupe 1 : Ecosystèmes Littoral et Marin • Groupe 2 : Ecosystèmes Forêt et Montagne • Groupe 3 : Ecosystèmes Oasien, Steppique et Saharien Deux axes d’analyse ont été retenus : • Le premier sur l’analyse des causes anthropique et climatique selon le modèle HIPPOC • Le deuxième sur l’analyse des causes sous-jacentes Les résultats des travaux sont synthétisés ci-après. Causes directes Le modèle HIPPOC Afin de prendre en compte toutes les causes directes à dimension anthro piques et climatiques dans un même cadre d’analyse, le modèle HIPPOC a été développé (Figure 9). Celui-ci in cite à prendre en considération en particulier la destruction et la dégra dation des habitats, l’introduction et la dissémination d’espèces invasives ou d’espèces exotiques envahissantes, les pollutions diverses, l’accroissement et la répartition de la population, la surconsommation des ressources naturelles, et les impacts du changement climatique. • H (Destruction ou dégradation des Habitats) • I (Introduction et dissémination d’espèces Invasives ou Espèces Exotiques Envahissantes) • P (Pollutions des milieux naturels) • P (Accroissement et répartition de la population) • O (Surconsommation des resources naturelles «overconsumption» ou «over-harvesting» en anglais) • C (Paramètres du Changement Climatique) Figure 9: Le Modèle HIPPOC – cadre d’analyse des causes directes de la perte de biodiversité 39 2016-2030 Tableau 6: Analyse HIPPOC – écosystèmes littoral et marin HIPPOC Littoral Marin H) Destruction ou dé gradation de l’Habitat Extension du tissu industriel et exten sion urbaine Erosion côtière Agriculture sur la bande littorale Surpâturage de la bande Littorale Sur-fréquentation des plages Extraction du sable Aménagements littoraux « Ports - brises lames - épis » Largage des remblais des dragages « Ports - économie » Chalutage en zones côtières Techniques de pèche non convention nelle « Corail » Mouillages Extraction sous-marine de granulat I) Introduction et dis sémination d’espèces invasives et EEE Introduction accidentelle d’espèces Introduction d’espèces exploitables Eaux de Balast Espèces exotiques. Espèces introduites pour les besoins aquarelles P) Pollution des mi lieux naturels Rejets des liquides solides et atmosphé riques Utilisation abusive de biocides et en grais Rejet des liquides et solides domes tiques Rejets des liquides et solides industriels Rejets des centrales électriques Trafic maritime Pollution accidentelle «Hydrocarbure» Eaux colorées «Phytoplancton toxique» P) Accroissement et répartition de la population Concentration de la population sur la bande littorale Bassin d’emploi «Extension des in frastructures» Surfréquentation périodique Combinaison des facteurs précédents O) Surutilisation des ressources naturelles surconcentration des espaces «exten sion urbaines, extension industrielle, extension agricole» surconsommation des ressources en eau «eau superficielle, nappes phréa tiques» surconsommation des ressources fores tières Surpêche Non-respect des normes de pêche C) Changement cli matique Bilan hydrique déséquilibré «Introduc tion de la sécheresse» Incendies Disparition et extinction d’espèces Changement des caractéristiques hy drologiques des masses d’eau Tableau 7: Analyse HIPPOC – écosystèmes forêts et montagnes HIPPOC Forêts et montagnes H) Destruction ou dé gradation de l’Habitat Défrichements Fragmentation des milieux par les infrastructures. Construction en milieux naturels I) Introduction et dis sémination d’espèces invasives et EEE Reboisement mal étudié «choix des essences» introduction d’espèces exotiques de loisir et d’ornement P) Pollution des milieux naturels Décharges sauvages et déchets liés aux activités récréatives Rejets liquides et solides occasionnels Pollution des cours d’eaux P) Accroissement et répartition de la popu lation Activités sportives perturbatrices occasionnelles Extension des villes sur les limites des forets L’exode des populations et déprise rurale O) Surutilisation des ressources naturelles Réaffectation du foncier agricole Chasse/ Braconnage Surpâturage Ouverture de carrières sur les espaces naturels 40 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE C) Changement clima tique Incendies plus fréquents Intensification de la désertification et des phénomènes d’ensablement Assèchement des cours d’eaux Glissement de terrain Tempêtes violentes Augmentation des températures Tableau 8: Analyse HIPPOC – écosystèmes oasis, steppe, sahara HIPPOC Oasis, Steppe, Sahara H) Destruction ou dégradation de l’Habitat Vieillissement des peuplements (oasis) Abandon des oasis Réduction de diversité (Palmier) Labour illicite et mise en culture (oasis, steppe) Surpâturage (steppe, sahara) Utilisation des moyens modernes de déplacement Grands travaux routiers I) Introduction et dis sémination d’espèces invasives et EEE Espèces invasives Introduction des bovins (steppe) Introduction des espèces fourragères (steppe) Races camelines et capelines (sahara) P) Pollution des mi lieux naturels Eaux usées Nouveaux moyens agricoles dont fertilisants chimiques et pesticides Salinisation (oasis) Invasion acridienne (steppe, sahara) P) Accroissement et répartition de la population Augmentation de la population Gestion des déchets urbains Sédentarisation O) Surutilisation des ressources naturelles Surpâturage Défrichement Mauvaise gestion de l’eau Braconnage C) Changement cli matique Sécheresse, ensablement et inondation Maladies nouvelles (palmier, espèces camelines et caprines) Causes sous-jacentes Il s’agit des causes indirectes de la perte de la biodiversité, mais qui sont bien souvent à l’origine des causes directes. Parmi ces causes, on compte par exemple : Tableau 9: Catégories de causes sous-jacentes à la perte de biodiversité Les causes sociales et culturelles Les habitudes de consommation et de production non durables peuvent sous tendre la perte de biodiversité, de même qu’une sensibilité trop faible aux enjeux du maintien de la biodiversité. Les causes écono miques Les incitations à des activités économiques néfastes pour les écosystèmes naturels peuvent représenter une menace de même que la vulnérabilité économique de certaines populations qui trouvent dans les écosystèmes un moyen de subsistance qu’elles peuvent avoir tendance à surexploiter. Les causes institution nelles On doit se poser un certain nombre de questions quant au cadre institutionnel, en particulier en matière de cadre stratégique et opérationnel, Cadre législatif, Or ganes de contrôle, Suivi et évaluation, Responsabilisation institutionnelle, Inter sectorialité, Canaux de communication institutionnelle, Organes de concertation, Règlement des litiges et conflits, Police de l’environnement, etc. Ces paramètres sont importants pour la création d’un environnement favorisant à la préservation et à la gestion durable des écosystèmes naturels et de la biodiversité. 41 2016-2030 Tableau 10: Analyse des causes sous-jacentes à la perte de biodiversité en Algérie Types de causes sous-jacentes Causes sous-jacentes Facteurs sociaux et culturels Mutations culturelles et sociales Perte du savoir-faire traditionnel et «accès à la vie moderne» Rupture entre l’humain et la nature (rapport hétéronome à la nature) Disparition de métiers liés à la nature (ex :bergers) qui incitent à de mauvaises pratiques de prélèvement (ex : coupe en forêt pour le fourrage) Augmentation du taux de chômage dans les zones forestières et des montagnes Absence de l’éco-citoyenneté Biodiversité non perçue comme un bien public Education et sensibilisation Adaptation du programme de l’éducation nationale aux spécificités écosystémiques Faiblesse de la sensibilisation et de la vulgarisation aux enjeux de la biodiversité Faiblesse de l’action de la société civile Changements démographiques Accroissement démographique Tendance à la sédentarisation Inégalité et pauvreté ; Poli tiques de développement Faiblesse de l’approche participative dans la définition des politiques publiques Impact négatif des politiques agricoles sahariennes sur l’oasis tradi tionnelle Disparités dans la mise en place des politiques de développement (dans des contextes où la valorisation des écosystèmes est hétéro gène) Politiques publiques et cadre institutionnel Absence de coordination et d’intersectorialité Faible circulation et partage d’informations Mise en œuvre du SNAT Absence d’un code pastoral (steppe et sahara) Non application de la loi et des normes (ex : techniques de pêche non adaptées) Manque de contrôle de l’application de la loi et des normes Déficit de formation des agents en charge de la bonne application de la loi et des normes Dégradation des milieux par certaines subventions néfastes Non implication de la société civile comme relais à la sensibilisation Les causes à la racine de la perte de la biodiversité sont donc multiples et souvent relèvent de déficits non tangibles. Les mesures clés essentielles à mettre en place pour relever ces défis peuvent être qualifiées de « molles » : comme l’éducation, la sensibilisation du grand public, la diffusion des connaissances et des savoirs. D’autres mesures cruciales relèvent de la mise en œuvre des textes juridiques. L’arsenal législatif et réglementaire algérien est en effet très étoffé mais leur application et les contrôles nécessaires à leur respect sont déficitaires. Des facteurs culturels liés à la sédentarisation et au mode de vie moderne tendent à éloigner la population des préoccupations liées aux écosystèmes naturels et à la biodiversité. Les acteurs de la société civile, les institutions publiques et le secteur privé sont appelés à réconcilier les citoyens avec leurs écosystèmes naturels en recréant le lien entre les produits de consommation et le bien-être d’un côté et les écosystèmes naturels et la biodiversité de l’autre. Partie 2 - Stratégie Nationale pour la Biodiversité Partie 2 - Stratégie Nationale pour la Biodiversité 44 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 1 - Contexte La Stratégie et le plan d’Action nationaux pour la biodiversité (SPANB) découlent des engagements internationaux de l’Algérie. Une première SPANB a donc été élaborée en 2000 et un plan d’Action a été proposé. Des rapports nationaux sur la biodiversité, dans le cadre des impératifs de suivi de la mise en œuvre des engagements nationaux demandé par la CBD, ont été élaborés : au total 5 rapports nationaux, le dernier datant de décembre 2014. Le contexte national et international ayant évolué, de même que les pressions s’exerçant sur la biodiversité, ainsi que les orientations de développement du pays, une révision de la SPANB s’imposait. Dans le cadre de l’évaluation et de la refonte actuelle du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), il semblait opportun de veiller à une actualisation de la SPANB, dont l’échéance temporelle sera d’ailleurs alignée sur le SNAT, sur la période 2016-2030. Ce document intègre les orientations de développement de l’Algérie et se positionne sous la vision suivante : la biodiversité pour le développement économique et social durable et l’adaptation au changement climatique. La nouvelle SPANB sera donc une pierre angulaire du dispositif stratégique algérien pour la création de revenus et d’emplois pérennes pour une croissance verte inclusive. Dans cette optique, la SPANB 2016-2030 mettra l’accent sur la conservation, l’utilisation durable, la restauration et la valorisation de la biodiversité au profit des générations présentes et futures. Il en va de la pérennisation du capital naturel algérien exceptionnel qui peut être durablement mis au service des capitaux humains et sociaux du pays. 2 - La vision de la SPANB La Stratégie et le Plan d’Action pour la Biodiversité en Algérie visent à servir les ambitions sociales, économiques et environnementales de l’Algérie. La mise en œuvre de la SPANB doit donc être un moteur de création d’emplois et de revenus pérennes et doit contribuer à augmenter la résilience de l’Algérie face au changement climatique. A travers la conservation, la restauration, l’utilisation durable et la valorisation de la biodiversité, l’Algérie sera donc capable de mieux affronter les défis sociaux, économiques et environnementaux liés aux changements globaux. « La biodiversité pour le développement économique et social durable et l’adaptation au changement climatique » résume donc la vision de la SPANB. S’insérant dans l’agenda international du « futur que nous voulons » dessiné à Rio+20 pour une croissance verte et inclusive et dans l’agenda de la déclaration de Paris vers un changement de paradigme pour des territoires plus résilients, la mise en œuvre de la SPANB délivrera de nombreux bénéfices pour les populations au niveau local, national et global. Dans ce sens, l’Algérie tient à porter sa responsabilité au plus haut niveau d’exigence pour répondre aux objectifs d’Aichi (Annexe 7) et au-delà aux Objectifs de Développement Durable (Annexe 8). 3 - Les acquis de la première SPANB La SPANB élaborée en 2000 a été un processus stratégique crucial pour initier un travail concerté et ambitieux en matière de biodiversité en Algérie. Les décisions prises par son biais ont permis de structurer les efforts faits en matière de recherche, valorisation et gestion de la biodiversité jusqu’à aujourd’hui. La première SPANB a permis d’établir un bilan global de la biodiversité en Algérie et de faire progresser les connaissances taxonomiques, ce qui représente une base importante de données de référence très précieuse. La première SPANB a également permis de renforcer l’arsenal législatif en matière de biodiversité, par exemple à travers la législation sur les ressources biologiques. L’élaboration des objectifs nationaux de la première SPANB avait impliqué l’organisation de deux ateliers régionaux dans le cadre d’une démarche de concertation qui a été très renforcée lors de la révision de la SPANB. Certaines institutions comme le CNDRB ont été créées sur recommandation de la première SPANB. Leur importance est maintenue et leur mandat devra si nécessaire être adapté dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle SPANB. Une des faiblesses de la première SPANB concerne 45 2016-2030 le manque d’intégration dans les politiques sectorielles, ce que la nouvelle SPANB va faire en sorte de combler par le biais des Plans d’Actions Sectoriels pour la Biodiversité (PASB). De même, l’intégration de la biodiversité dans les politiques locales sera un aspect particulièrement important de la SPANB 2016-2030. 4 - Processus d’élaboration de la SPANB 2016-2030 L’élaboration de la SPANB a suivi un cheminement logique et des étapes précises. Un socle théorique sur l’état des lieux des écosystèmes et les tendances de dégradation a d’abord été élaboré grâce à des experts thématiques et spécialistes d’écosystèmes (marin et littoral, montagne et forêts, steppe, saharien) puis fut complété par une série d’études spécifiques : • Etude diagnostique sur la Biodiversité & les changements climatiques en Algérie • Etude sur les biens et services fournis par les écosystèmes naturels en Algérie • Etude sur la biodiversité urbaine En plus de cette dimension théorique et analytique, des ateliers de concertation au niveau régional ont été organisés afin de comprendre les enjeux nouveaux de la biodiversité comme ressentis par les utilisateurs et bénéficiaires au niveau local. Cette dimension participative et collégiale a été déterminante dans tout le processus d’élaboration de la SPANB. Une série de cinq ateliers régionaux ont donc été organisés afin de définir une première version de cadre stratégique pour la SPANB, avant un atelier national qui a permis de préciser et valider le cadre stratégique définitif (la section 5 précise en détail la démarche d’élaboration du cadre stratégique). Par la suite un atelier national de réflexion sur les causes à la racine de la perte de la biodiversité a permis d’identifier les moteurs directs et sous-jacents à la perte de la biodiversité en Algérie. Afin de bien définir le plan d’Action de la SPANB et de l’ancrer au sein des secteurs partenaires, dans une logique de responsabilité partagée pour la mise en œuvre, il a été proposé d’élaborer des plans d’actions sectoriels pour la biodiversité (PASB), lors d’une série d’ateliers et de réunions sectoriels (plus de 10 au total). Finalement deux jours d’atelier national ont permis de préciser à la fois le plan d’Action et les indicateurs de la SPANB. La figure 10 précise les étapes de l’élaboration de la SPANB. Figure 10: Etapes de l’élaboration de la SPANB, liste d’ateliers clés Séries d’expertises préparatoires sur les grands écosystèmes algériens: marin, littoral, humide, forêt et montagne, steppique, saharien + étude biodiversité urbaine + étude biodiversi té et CC + étude sur les biens et services fournies par les écosystèmes Experts pour chaque grands écosystèmes + experts thèmatiques Ateliers régionaux pour la définition des objectifs de la SPANB 5 ateliers (2014 - 2015) Atelier national pour la validation des objectifs de la SPANB 25/11/2015 Ateliers d’identification des causes à la racine de la biodiver sité 01/12/2015 Ateliers sectoriels pour la définition de plans d’actions sec toriels pour la biodiversité (+10 seteurs) Déc 2015 Jan 2016 Atelier national d’élaboration du plan d’action de la SPANB 01/02/2016 Atelier national de définition des indicateurs de la SPANB 02/02/2016 SPA N B 46 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 5 - Cadre stratégique de la SPANB Processus d’élaboration des objectifs nationaux La démarche adoptée pour l’élaboration des objectifs nationaux repose sur un processus participatif et de concertation avec tous les secteurs et acteurs concernés par la biodiversité, et ceci dans le but d’impliquer toutes les parties prenantes. Les étapes suivantes ont été menées : • Organisation de cinq ateliers régionaux pour définir les objectifs nationaux ; • Analyse et adaptation des résultats des ateliers régionaux pour élaborer une première mouture des objectifs nationaux diffusée à tous les participants et secteurs impliqués. Cette première mouture constitue un cadre stratégique préliminaire ; • Organisation d’un atelier national pour présenter le cadre stratégique préliminaire des objectifs nationaux élaborés sur la base des résultats des ateliers régionaux, afin de valider un cadre stratégique finalisé sur la base des résultats de l’atelier national. Les cinq ateliers régionaux ont été organisés au niveau de cinq wilayas, afin de prendre en compte les spécificités régionales en relation avec la gestion de la diversité biologique : • Le premier atelier régional a été organisé en mai 2014 au niveau de la Wilaya d’Alger et a concerné les wilayas du Nord-Centre. • Le deuxième atelier régional a été organisé en septembre 2014 au niveau de la Wilaya d’Annaba et a concerné les wilayas du Nord-Est. • Le troisième atelier a été organisé en octobre 2014 à Oran et a regroupé les wilayas du Nord-Ouest. • Le quatrième atelier a été organisé en décembre 2014 à Biskra et a regroupé les wilayas du Sud-Est. • Le cinquième atelier a été organisé en février 2015 à Adrar au niveau de la commune de Timimoun, et a regroupé les wilayas du Sud-Ouest. Au total 430 participants de 46 wilayas ont participé à ces cinq ateliers régionaux représentant les secteurs suivants : Forêts, Agriculture - DSA, Direction des Ressources en Eau (DRE), Universités, CRSTRA, INRF, Associations Locales, Collectivités Locales (APW, APC), Directions environnement, ex MATE, CNDRB, ONEDD, ANN, PNUD (Unité de gestion de projet), la Gendarmerie, Parcs Culturels, Direction de la Pêche et les Ressources Halieutiques (DPRH) ainsi que les médias. L’atelier national de validation des objectifs nationaux a regroupé 58 participants dont la majorité ayant pris part aux ateliers régionaux selon leur région. Les cinq ateliers régionaux ont mené à la formulation de 273 recommandations à travers les groupes de travail thématiques et de discussions, dont certaines sont communes et d’autres spécifiques aux différentes régions. Ces recommandations ont été traduites en 04 orientations stratégiques, réparties en 14 objectifs nationaux. Les travaux de groupes de discussions de l’atelier national de validation des objectifs nationaux ont permis de finaliser la mouture présentée aboutissant à 21 objectifs nationaux. Ces derniers sont le résultat d’une concertation intersectorielle et interministérielle menée selon un processus participatif pour la prise en compte de la diversité biologique lors de la planification et de la mise en œuvre des plans de développement des secteurs et ceci afin d’assurer une meilleure conservation et gestion de la biodiversité. Chaque objectif se traduit par un ensemble d’Action accompagné d’indicateurs de suivi et d’évaluation, de besoins en financements et en renforcements techniques. Le cadre stratégique : 4 orientations stratégiques et 21 objectifs Cette approche propose des orientations définies conjointement avec l’ensembles des partenaires impliqués dans la conservation de la diversité biologique. En effet, la contribution de tous les acteurs a permis de définir un cadre stratégique cohérent intégrant leurs orientations 47 2016-2030 et préoccupations, regroupant 4 orientations stratégiques, réparties en 21 objectifs nationaux (Tableau 11), couvrant les enjeux suivants : A - Adapter le cadre institutionnel, stratégique et législatif afin de mieux prendre en charge la biodiversité, notamment pour assurer la participation des secteurs partenaires, la cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et la mobilisation des financements adéquats : Le cadre stratégique est un facteur déterminant en amont de la mise en œuvre opérationnelle efficace de la conservation, restauration et valorisation de la biodiversité en Algérie. Au-delà de la SPANB les stratégies des secteurs partenaires doivent prendre en compte la biodiversité et les biens et services fournis par les écosystèmes naturels. Les révisions et adaptation stratégiques qui seront proposées dans le cadre de la SPANB doivent s’assortir de propositions concrètes en termes de réformes institutionnelles, notamment en matière d’organisation institutionnelle. Penser les structures qui devront porter le plan d’Action, veiller au suivi et à l’évaluation de la SPANB sera déterminant en vue d’une opérationnalisation réussie. Par ailleurs le cadre réglementaire pourra être adapté sur la base des orientations stratégiques et organisationnelles formulées au préalable. Une communication et une sensibilisation accrue auprès des décideurs sera un pré requis à toute évolution législative et réglementaire. Pour ce faire des partenariats stratégiques avec les medias et les organisations de la société civile seront un atout. B - Développer, partager et valoriser les connaissances et le savoir, et sensibiliser et communiquer sur l’importance de la biodiversité pour un développement durable inclusif : Afin d’impliquer toutes les parties prenantes pour la conservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité et des écosystèmes naturels en Algérie, des connaissances à jour et de qualité seront déterminantes. La recherche scientifique aura un rôle clé à jouer pour la production de données fiables et le partage de la connaissance auprès des institutions publiques, du secteur privé et du grand public. Les structures de capitalisation d’information devront être renforcées et les mécanismes de partage d’informations développés. Des modèles de plateforme d’échange à l’interface politique-science devront être adaptés au contexte algérien afin de développer une sensibilisation active des décideurs. La connaissance et le savoir en matière de biodiversité devront aussi être activement partagés et communiqués auprès du grand public, en particulier des jeunes représentant les futures générations actives de l‘Algérie, moteur du changement positif pour la biodiversité. Les informations et les savoir faire, notamment traditionnels, en matière d’utilisation et de valorisation de la biodiversité pourront être diffusés auprès des entreprises privées, des investisseurs et des innovateurs en mesure de tirer profit de la biodiversité à travers une gestion durable au bénéfice de la population algérienne dans son ensemble. La mise en œuvre du protocole de Nagoya pourra être un catalyseur de cette orientation stratégique. C - Promouvoir la conservation et la restauration de la biodiversité afin de pérenniser et développer le capital naturel algérien : La restauration des écosystèmes naturels est un enjeu crucial pour la pérennisation de la biodiversité en Algérie. Les superficies dégradées doivent être analysées et mesurées et des méthodes de restauration adéquates développées. Les entreprises et acteurs économiques facteurs de dégradation devront être incités à la restauration des écosystèmes impactés et ce en respectant les impératifs de l’équivalence écologique. Pour ce faire les approches de compensation écologique, de paiements pour services environnementaux, parmi d’autres approches, pourront être privilégiées. La restauration des écosystèmes pourra être étroitement liée à une stratégie de valorisation pour un développement durable inclusif des territoires en visant le maintien des équilibres écologiques et en considération de la diversité des écosystèmes naturels en Algérie. Il sera pertinent de mettre en synergie cette orientation stratégique avec les efforts de l’Algérie pour la neutralité en matière de dégradation des terres dans le cadre de la mise en œuvre de la convention des Nations Unies pour la Lutte contre la Désertification. 48 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE D - Développer les filières clés de la biodiversité afin d’assurer la production durable des biens et services fournis par les écosystèmes naturels comme contribution à la croissance verte en Algérie : De nombreuses filières de biens et services liés à la biodiversité en Algérie pourraient être développées au profit d’une croissance verte inclusive. Pour ce faire les incitations positives à la valorisation de la biodiversité doivent être pensées. Les approches existantes d’incitation économique pourront être adaptées en ce sens. Le cadre réglementaire pourra évoluer pour intégrer les enjeux de la valorisation des ressources de la biodiversité, notamment à travers la prise en compte du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des bénéfices tirés de leur utilisation. Les écosystèmes à haute valeur ajoutée pourront être identifiés et des projets de territoire bâtis pour soutenir l’utilisation et la valorisation durable de la biodiversité. Les partenariats publics privés seront une partie de la solution pour pérenniser la création de valeur ajoutée durable et d’emplois verts pour la population algérienne. Tableau 11: Tableau du cadre stratégique Orientations stratégiques Objectifs nationaux Objectifs d’Aichi liés Objectifs de Développe ment Durable (ODD) A) Adapter le cadre institu tionnel, stra tégique et lé gislatif afin de mieux prendre en charge la biodiversité, notamment pour assurer la participation des secteurs partenaires, la cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et la mobi lisation des financements adéquats Objectif 1: Renforcer la coopération intersectorielle et la coordination ef ficace entre tous les acteurs et intervenants en matière de biodiversité. 1, 4,17 16, 17 Objectif 2 : Intensifier le renforcement institutionnel et le développement des capacités de l’ensemble des parties prenantes en prenant en considé ration la dimension genre, la société civile et les médias. 4,17 16, 4, 5, 10 Objectif 3 : Intégrer la biodiversité dans les stratégies et plan d’Action de secteurs spécifiques comme l’énergie, l’industrie et les mines, l’agriculture, la pêche, le tourisme, etc 6 6,7,12,14,15 Objectif 4 : Adapter, actualiser, et mettre en place une législation efficace et applicable à la conservation, l’utilisation durable, la restauration et la valorisation de la biodiversité. 1,2, 3, 4, 5, 6, 17 14,15,16 Objectif 5 : Développer de nouveaux mécanismes de financement spéci fiques à la conservation de la biodiversité et à sa valorisation par les sa voir faire traditionnels, notamment les financements innovants tels que les schémas de Paiements pour Services Ecosystémiques, et assurer la priori sation budgétaire pour la biodiversité, en cohérence avec les opportunités de financements internationaux. 3, 20 8, 16 Objectif 6 : Renforcer l’institutionnalisation des engagements pris dans les conventions internationales concernant la biodiversité (CITES, RAM SAR) et développer les synergies avec les conventions de Rio (CCNUCC, CNULCD). 2,17 14,15,16 B) Développer, partager et valoriser les connaissances et le savoir, et sensibiliser et commu niquer sur l’importance de la biodiver sité pour un développe ment durable inclusif Objectif 7 : Développer la capitalisation, la recherche et la formation pour améliorer la connaissance sur la biodiversité, notamment en matière d’in ventaire de la biodiversité et des bonnes pratiques pour la conservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité. 18, 19 4,15,16 Objectif 8 : Diffuser les connaissances et l’information afin de les rendre accessibles aux secteurs pertinents, utilisateurs, gestionnaires et bénéfi ciaires de la biodiversité, notamment en vue de valoriser et diffuser les savoir-faire traditionnels et les opportunités de croissance verte liées à la biodiversité. 18, 9 4,8,16 Objectif 9 : Renforcer la prise de décision en s’appuyant sur toutes les connaissances, notamment par le développement et la mise à disposition auprès des décideurs de systèmes de suivi-évaluation, réseaux de surveil lance, évaluation d’impacts et analyses économiques. 18, 19 4,14,15 Objectif 10 : Sensibiliser les décideurs à tous les niveaux sur l’importance socio-économique de la préservation de la biodiversité et des écosys tèmes naturels. 1,2,4 4,8,11,12 Objectif 11 : Informer, sensibiliser et éduquer le grand public (population, utilisateurs, citoyens), y compris les jeunes, sur l’importance de la biodi versité et de son exploitation rationnelle pour un développement durable 1,2 4,11,12 49 2016-2030 C) Promouvoir la conser vation et la restauration de la biodi versité afin de pérenniser et développer le capital naturel algérien Objectif 12 : Protéger, conserver et restaurer les écosystèmes afin de maintenir leur équilibre, assurer leur pérennisation, et garantir durable ment la production des services écosystémiques, en visant la conservation d’au moins 50% des zones terrestres, 5% des zones marines et côtières et la restauration des écosystèmes naturels sur une surface d’au moins 5 millions d’Hectares. 5, 11,15 14,15 Objectif 13 : Atténuer l’extinction d’espèces menacées et améliorer leur conservation par des mesures adéquates, notamment en valorisant l’utili sation durable des espèces locales pour maintenir leur diversité génétique, et réguler l’introduction des espèces exotiques et envahissantes. 12,13 14,15 Objectif 14 : Intégrer la population dans la gestion, la conservation, la res tauration et la valorisation de la biodiversité, en capitalisant sur les bonnes pratiques de co-gestion afin de susciter l’appropriation et la responsabili sation pour la préservation de la biodiversité. 1,17 8,14,15,16,17 Objectif 15 : Réduire les risques relatifs aux impacts sur la biodiversité, notamment liés aux pollutions diverses, aux impacts des changements climatiques et aux espèces exotiques envahissantes et autres mauvaises pratiques de gestion. 3,8,9,10,7 12,14,15 Objectif 16 : Assurer le suivi et l’évaluation des programmes et projets re latifs à la biodiversité, notamment à travers un système d’information géo graphique partagé pour la conservation, la restauration et la sauvegarde des écosystèmes qui fournissent des services écosystémiques essentiels. 19, 14 4, 14,15 Objectif 17 : Intégrer dans la gestion des écosystèmes les approches d’adaptation au changement climatique (résilience des écosystèmes et adaptation basée sur les écosystèmes, restauration des écosystèmes dé gradés, lutte contre la désertification et neutralité en matière de dégra dation des terres) et de prévention des risques et catastrophes naturelles. 15 13, 14, 15 D) Développer les filières clés de la biodi versité afin d’assurer la production durable des biens et ser vices fournis par les éco systèmes natu rels comme contribution à la croissance verte en Al gérie Objectif 18 : Promouvoir les systèmes d’incitations positives et les ré formes des incitations négatives pour la valorisation durable du capital naturel des écosystèmes algériens 3, 4 10,16, 14,15 Objectif 19 : Investir dans les écosystèmes naturels à haute valeur ajoutée en particulier pour la valorisation des filières clés de la bio diversité contribuant à la création d’emplois pérennes et de revenus pour les populations locales. 2 8,9,10,16,14,15 Objectif 20 : Développer les partenariats public-privés et renforcer l’implication du secteur privé pour le développement des filières clés de la biodiversité. 4,20 8,9,17,14,15 Objectif 21 : Mettre en œuvre le Protocole de Nagoya sur le Partage des Avantages, en assurant la promotion des savoir faire locaux liés à l’utilisation d’espèces animales et végétales locales et garantissant l’accès des populations aux bénéfices issus de l’utilisation de la diver sité génétique et biologique 16 1, 8,9,17,14,15 Les orientations et objectifs du cadre stratégique national de biodiversité visent aussi à répondre aux Objectifs d’Aichi et au nouveau Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 de la Convention sur la Diversité Biologique. Partie 3 - Plan d’Action et Mise en Œuvre de la SPANB Partie 3 - Plan d’Action et Mise en Œuvre de la SPANB 52 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Afin d’élaborer le plan d’Action de la SPANB, les résultats des consultations sectorielles (+12 ateliers et réunions sectorielles) ainsi que les résultats d’un atelier de concertation de deux jours (1 et 2 Février 2016) ont été compilés et synthétisés. Le plan d’Action ci-dessous présente les actions clés pour atteindre les objectifs de la SPANB. Ces actions représentent les lignes de force de la SPANB et leur réalisation est une condition de l’atteinte de ses objectifs. Un certain nombre d’Actions importantes au niveau sectoriel ne sont cependant pas mentionnées dans ce plan d’Action. Celles-ci seront élaborées dans les PASB. Pour chaque action, un effort particulier a été fourni pour donner des éléments de résultats attendus, pour préciser les responsabilités et les partenaires de mise en œuvre. Des indicateurs stratégiques et opérationnels donnent des éléments de compréhension quant aux cibles à atteindre. Ceux-ci devront encore être spécifiés dans le cadre du développement du système de suivi-évaluation de la SPANB (activité x du plan d’Action) qui devra être réalisé avant fin 2017. Les tableaux 12, 13, 14 et 15 présentent les plans d’Action détaillés pour les orientations stratégiques A,B,C,D. 1 - Plan d’Action de l’orientation stratégique A Tableau 12: Plan d’Action de l’orientation stratégique A Orientation stratégique A) : Adapter le cadre ins titutionnel, stratégique et législatif afin de mieux prendre en charge la biodiversité, notamment pour assurer la participation des secteurs partenaires, la cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et la mobilisation des financements adéquats Indicateur : Le CIB et les comités sectoriels CSB sont créés et contribuent à l’actualisation du cadre institutionnel, stratégique et législatif. Des comités ad’hoc assurent la coordination intersec torielle sur les thématiques clés. Action Plus en détail/Résultats attendus Responsables Indicateur Objectif 1 : Renforcer la coopération intersectorielle et la coordination efficace entre tous les acteurs et interve nants en matière de biodiversité. Indicateur : Le CIB est créé, ainsi que les sous-comités envisagés 1) Institutionnaliser un comi té intersectoriel de la biodi versité (CIB) pour la mise en œuvre de la SPANB Des points focaux dans tous les secteurs partenaires sont nommés par décision ministérielle. La mission et la feuille de route du CIB sont dé finis. Les rôles des partenaires sont clarifiés en vue de la mise en œuvre de la SPANB. Coordinateur: MEER; Parties prenantes: secteurs parte naires Le comité intersecto riel de la biodiversité (CIB) est créé (avant fin 2017). Le CIB se réunit à intervalle régulier tous les 6 mois. 2) Désigner une équipe d’ap pui à la mise en œuvre de la SPANB (Equipe SPANB) L’équipe d’appui à la mise en œuvre de la SPANB est constituée de cinq staff temps plein minimum. L’équipe dédiée assure également l’anima tion opérationnelle du CIB et la coordination et communication avec les secteurs partenaires, ainsi que le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SPANB. MEER Une équipe est créée et dispose des moyens de travail adéquats (avant fin 2017). 3) Créer un réseau entre les Parcs Culturels et les Aires Protégées Afin de faciliter les échanges d’expé riences, et promouvoir des systèmes de gestion communs (par exemple pour la restauration des écosys tèmes). Coordinateur: MEER. Parties prenantes: MC, MADRP/DGF. Signature d’une convention de par tenariat entre le MC, le MADRP et le MEER (avant fin 2018). 53 2016-2030 4) Comité intersectoriel «Patrimonialisation de la biodiversité (inclus dans le CIB, comme un sous-comité du CIB)» Afin de définir les items de la biodi versité à patrimonialiser ; Planifier la sensibilisation et la communication auprès des secteurs à impliquer; Préparer une loi correspondante. MC, MEER, MADRP, MAR Comité intersectoriel créé, et plan de travail précisé (avant fin 2018) 5) Création d’un Comité National pour la lutte contre le péril aviaire et animalier au niveau des infrastructures du transport (inclus dans le CIB, comme un sous-comité du CIB) Un comité national intersectoriel oriente la prise de décision pour éviter le péril aviaire et animalier au niveau des structures du transport. MTPT et minis tères parte naires; EPIC et entreprises sous tutelle du MTPT Le comité national est créé et une feuille de route est mise en place (avant fin 2018). Objectif 2 : Intensifier le renforcement institutionnel et le développement des capacités de l’ensemble des par ties prenantes en prenant en considération la dimension genre, la société civile et les médias. Indicateur: Les programmes de renforcement des capacités envisagés et les formations prévues sont organisées. Les parties-prenantes se considèrent équipées pour faire face aux enjeux de la biodiversité dans leur secteur d’activité. 6) Développer des bases de données des compétences et savoirs en matière de biodiversité Les directions RH des secteurs partenaires identifient les manques et les opportunités de partage de connaissances au sein de leur orga nisation. Les représentants sectoriels au CIB disposent d’informations claires sur les besoins en renforce ment de capacités. Directions RH des secteurs partenaires Les directions RH des secteurs clés ont développé des bases de données des com pétences et savoirs existants et à acquérir (avant fin 2018) 7) Mise en place d’un pro gramme national de ren forcement des capacités en matière de biodiversité Ce programme national résulte de l’analyse sectorielle pilotée par les directions RH. Le plan national est discuté et validé au sein du CIB. Membres du CIB, Directions RH des secteurs partenaires. Un plan national de renforcement des capacités est disponible (avant fin 2018, actuali sation tous les 5 ans) 8) Améliorer le reporting et le partage des acquis des formations, séminaires et conférences dans le cadre d’un système de gestion des connaissances concerté avec les membres du CIB Les participants à des formations, séminaires et conférences partagent systématiquement leur savoir et leur expérience au sein de leur institution et auprès des secteurs partenaires à travers un système de gestion des connaissances partagé. Directions RH des secteurs partenaires, CIB. Un système de gestion des connaissances basé sur le reporting des savoirs et acquis est mis en place (avant fin 2019) 9) Adapter la nomenclature des métiers de l’environ nement aux enjeux de la biodiversité La typologie des métiers de l’envi ronnement est adaptée aux nou veaux enjeux de la biodiversité et les nouveaux métiers sont reconnus. MEER, CNFE La typologie des métiers de l’environne ment liés à la biodi versité est actualisée (avant fin 2018, actuali sation tous les 5 ans) 10) Mise en valeur, recon naissance et validation des savoirs et savoir-faire des acteurs du territoire engagé dans la conservation et la valorisation du patrimoine naturel Adapter les systèmes existants de validation des acquis et de l’expé rience (VAE) au contexte algérien ; Répliquer les bonnes pratiques exis tantes dans le secteur de l’artisanat et des savoir-faire traditionnels MEFP, MC, MEER, MADRP Publication d’un texte réglementaire pour la VAE avec application aux secteurs liés à la valorisation du patri moine naturel (avant fin 2020) 11) Intégrer la fonction envi ronnementale, et notamment biodiversité, au sein des secteurs clés (ex: Transports, Travaux publics, Industrie et Mines et Energie, etc.) Une équipe dédiée au management environnemental est créée au sein des Ministères concernés. L’équipe créée conseille les différentes di rections et divisions des Ministères concernés, ainsi que les entreprises sous tutelle, notamment en matière de biodiversité MTPT, MIM et ME, etc Des équipes sont créées au sein des Mi nistères concernés, et disposent de conditions de travail adéquats (avant fin 2020) 54 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 12) Renforcement des capa cités des Directions des Aires protégées et des Offices des Parcs Culturels Recrutement d’experts (ex : zones humides, agriculture biologique, etc.) ; Formations et mise à niveau sur la gestion durable et valorisation de la biodiversité. Offices des Parcs Culturels et gestionnaires des aires protégées Le personnel des parcs culturels et des aires protégées est formé sur les thématiques de biodiversité en fonction des besoins identi fiés (avant fin 2020, actualisation tous les 3 ans). Des experts sont recrutés dans les Parcs culturels et aires proté gées pour renforcer les actions en faveur de la biodiversité (avant fin 2019) 13) Actualiser les guides techniques «environnement» du secteur de l’industrie et des mines Les guides techniques sont revus à travers les enjeux identifiés pour le secteur. MIM Les guides intègrent la dimension biodiversité (avant fin 2019) 14) Formation en écotou risme Formation en écotourisme au profit des porteurs de projets touristiques et des acteurs du tourisme. Sensibilisation à l’intérêt du tou risme basé sur la biodiversité (auprès des autorités locales, de la société civile, etc.) MEER, MTA, MEFP; Représentants de la société civile (associations locales, …) Des enseignants for mateurs sont qualifiés. Formations organisées (avant fin 2018, répéti tion et adaptation des formations tous les 5 ans). Objectif 3 : Intégrer la biodiversité dans les stratégies et plan d’Action de secteurs spécifiques comme l’énergie, l’industrie et les mines, l’agriculture, pêche, le tourisme, etc Indicateur: Des CSB sont créés dans les secteurs clés et des plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité (PASB) sont validés par le secteur. Les PASB sont mis en œuvre. 15) Créer des comités sec toriels pour la biodiversité (CSB) Afin de piloter et actionner une dé marche sectorielle pour la biodiver sité, chaque secteur représenté dans le CIB nomme un comité sectoriel composé de représentants de ses différentes structures. Exemple du comité sectoriel pour la biodiversité du ministère des Travaux Publics créé par décision ministérielle. Secteurs membres du CIB Chaque secteur im pliqué dans la SPANB met en place un comité sectoriel pour la biodi versité (avant fin 2018) 16) Elaborer les plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité (PASB) Chaque secteur concerné dispose d’un plan d’Action sectoriel pour la biodiversité. Ces plans d’Actions sectoriels peuvent le cas échéant conduire aux réformes institu tionnelles, organisationnelles et réglementaires adéquates. Le plan d’Action sectoriel constitue la feuille de route du comité sectoriel pour la biodiversité Secteurs partenaires Plans d’actions secto riels validés. Au moins 10 secteurs ont mis en place un plan d’ation pour la biodiversité. Avant fin 2018 17) Intégrer les énergies renouvelables (EnR) basées sur la biodiversité dans le programme national de développement des énergies renouvelables (PNDER) Réviser le programme national de développement des énergies renouvelables pour y intégrer les enjeux des énergies basées sur la biodiversité (biomasse, méthanisa tion, biocarburants, etc.). Le PNDER propose les dispositifs nécessaires au développement approprié des EnR basées sur la biodiversité. MEER et entreprises sous-tutelle PNDER révisé et adapté (avant fin 2018). 55 2016-2030 18) Intégrer la biodiversi té dans l’élaboration des schémas directeurs routiers, aéroportuaires et maritimes Intégrer la biodiversité dans l’im plantation des ouvrages des trans ports : revoir les lieux d’implantation des ouvrages dont les études sont en cours ou achevées et qui n’ont pas connu un début d’exécution et procéder au changement de lieu d’implantation si les conditions de la biodiversité l’exigent; Tenir compte de la biodiversité dans l’élaboration des méthodologies de réalisation. MTPT, MEER, MTA, Les schémas directeurs intègrent la biodiversité de manière explicite (avant fin 2019). 19) Révision des pro grammes universitaires afin de répondre aux besoins des organismes en charge de la biodiversité Adapter les programmes d’ensei gnement supérieur aux enjeux de la biodiversité. Faire l’état des lieux des Licences et Master traitant de bio diversité et convoquer les acteurs de la biodiversité pour redéfinir les besoins en formation universitaire. MESRS, Uni versités, MEER, DGF, ANN, CNDRB, INRF, CRSTRA Les programmes de Licence et Master sont adaptés. De nouveaux programmes sont développés. Avant fin 2020 et actualisation tous les 5 ans. 20) Renforcer l’intégration de la biodiversité dans les Programmes Nationaux de Recherche (PNR) Il s’agit de préciser les thématiques et problématiques clés en lien avec la biodiversité à intégrer dans les commissions intersectorielles qui statuent sur les PNR. MESRS La biodiversité est intégrée dans plus de 3 PNR (avant fin 2020, actualisation tous les 3 ans). 21) Définition d’une stratégie et d’un plan d’Action média pour la diffusion des mes sages sur la biodiversité Le MEER développe une stratégie et un plan d’action média (presse écrite, radio, TV) pour la diffusion des messages sur la biodiversité. MEER, Ministère de la communi cation, Un plan média est dis ponible. Les rôles des différents medias sont clarifiés. Avant fin 2018 et actualisation tous les 3 ans. 22) Intégration de l’écotou risme dans la stratégie du tourisme par la conception de produits écotouristiques adaptés au territoire L’intégration de l’écotourisme pourra prendre en compte : le Renforcement des circuits existants de découverte de la biodiversité et de la culture locale et création de nouveaux thèmes; Développement de l’agrotourisme (accueil dans les palmeraies, les oliveraies, etc…); Création d’écogîtes et Ecolodges au sein des espaces protégés; Réhabi litation et requalification de l’ancien bâti (Ksour, Akham,…) en maisons d’hôtes, etc Commission intersectorielle du patrimoine (Tourisme et Culture), MEER, MADRP/ DGF, Profes sionnels du tourisme (TO, FNAT, FNOT), Chambres d’artisanat, Chambres d’Agriculture La stratégie du secteur du tourisme intègre l’écotourisme. Des pro duits écotouristiques sont définis. Avant fin 2020 23) Normalisation des pro duits artisanaux issus de la biodiversité en vue de leur labellisation Normalisation des sources et qualité de matière première et du proces sus de fabrication et de commercia lisation. La normalisation veillera aux spécificités régionales particulières et mettra l’accent sur le maintien de la diversité de l’artisanat algérien. MTA, MEFP, MIM, MADRP, Ministère du Commerce, IANOR, MEER Normes et labels défi nis. Cahiers des charges disponibles par produit artisanal. Avant fin 2020 et actualisation tous les 5 ans. Objectif 4 : Adapter, actualiser, et mettre en place une législation efficace et applicable à la conservation, l’utili sation durable, la restauration et la valorisation de la biodiversité. Indicateur : Un mécanisme de veille réglementaire est mis en place et les textes d’applications des lois clés pour la biodiversité sont promulgués. 24) Mise en place d’un mé canisme de veille réglemen taire sur les thématiques de la biodiversité Analyse des nouveaux textes régle mentaires concernant la biodiversité et communication auprès des ac teurs des secteurs concernés. Le CIB développe ce mécanisme de veille réglementaire. MEER et sec teurs parte naires Un système de veille réglementaire est opé rationnel et utilisé par les acteurs concernés du secteur (avant fin 2020). 56 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 25) Promulguer les textes d’application de la loi sur les ressources biologiques Promulgation des textes d’applica tion de la loi MEER, MADRP, MTA, MC Tous les décrets d’application de la loi sur les Ressources Biologiques sont disponibles. Les textes d’application sont promulgués (avant fin 2020). 26) Promulguer les textes d’application de la loi sur les aires protégées Promulgation des textes d’applica tion de la loi. MEER, MADRP, Promulgation des textes (avant fin 2018) 27) Actualiser la législation sur les espèces protégées Mettre à jour la liste des espèces protégées et l’intégrer dans la légis lation existante. MEER, MADRP Actualisation des textes (avant fin 2018) 28) Légiférer la patrimonialisation de la biodiversité Sensibiliser les députés et décideurs; Définir une loi commune pour la reconnaissance de la biodiversité comme patrimoine national. Assemblées et chambres parle mentaires, MC, MEER, MADRP. Une proposition de loi est disponible (avant fin 2020) Adoption des textes (avant fin 2025) 29) Revoir les statuts des Parcs Nationaux et des Parcs Culturels afin d’atteindre les objectifs de gestion et de conservation étude de l’intérêt du passage d’EPA à un statut adapté (EPIC ou EPST ou autres ?) MADRP/DGF, MC, Direction Générale de la Fonction Publique Une nouvelle forme de statut est proposée suite à une étude (avant fin 2018). Les statuts des parcs nationaux et culturels sont adaptés (avant fin 2020) Objectif 5 : Développer de nouveaux mécanismes de financement spécifiques à la conservation de la biodiver sité et à sa valorisation par des financements nationaux et internationaux. Indicateur: Les nomenclatures des fonds existants sont revus, le système de financement des aires protégées est amélioré, des mécanismes innovants comme les PSE sont testés. Des projets sont soumis aux opportunités de financements internationaux, notamment de la finance climat à travers le Fonds Vert pour le Climat 30) Modifier la nomenclature des fonds existants pour la prise en charge des actions relatives à la conservation et à la valorisation de la biodi versité. Intégrer le volet biodiversité dans les nombreux fonds existants MEER,MF, MADRP, MC Quelques fonds existants (au moins deux avant fin 2020), financent des actions en lien avec la biodiver sité (4 fonds avant fin 2025) 31) Concevoir un schéma de Paiements pour Services Ecosystémiques (PSE) Evaluer la faisabilité d’un schéma de Paiements pour Services Ecosys témiques. Une étude de faisabilité illustre les potentialités en Algérie et analyse la possibilité d’ancrer le schéma PSE dans les mécanismes et les programmes d’incitations existants. MEER, MF et secteurs parte naires L’étude de faisabilité du schéma PSE est dispo nible (avant fin 2020), au moins un schéma PSE est testé à l’échelle régionale (avant fin 2025), à l’échelle natio nale (avant fin 2030) 32) Intégrer la biodiversité dans la budgétisation sec torielle Les secteurs budgétisent les actions sur la biodiversité sur la base de leur plan d’Action sectoriel biodiversité (PASB) Secteurs parte naires, MF Les budgets sectoriels intègrent la biodiversité (avant fin 2025). Le montant global des budgets sectoriels alloué à la biodiversité augmente tous les ans (suivi annuel). 57 2016-2030 33) Adapter le système de financement des Aires Protégées (en synergie avec l’activité 30) Développer des partenariats avec les entreprises privées responsables riveraines ; Concevoir un système de tarification à l’entrée des aires protégées. MEER, MADRP, DGF, MC, MF, Entreprises locales Une étude sur un système de finance ment adéquat des aires protégées et des parcs culturels est disponible (avant fin 2020). La tarification à l’entrée des parcs est testée (avant fin 2022). Un système de partenariat RSE entreprises-aires protégées est mis en place (avant 2025). 34) évaluer l’efficacité de la Fiscalité écologique (pol lueur-payeur) Une étude de faisabilité devra iden tifier les actions prioritaires à mener et le type de fiscalité adéquat. MEER, MF Des schémas de fis calité écologique sont identifiés (avant fin 2020). Ces schémas sont tes tés (avant fin 2025). 35) Etudier la possibilité d’établir un fonds national pour la biodiversité (FNB) Analyser la faisabilité d’un fonds national biodiversité. Ce fonds spé cifique aura pour objectif le finan cement d’activités sélectionnées du plan d’action de la SPANB. MEER, MF et secteurs parte naires L’étude de faisabilité du FNB est dispo nible (avant fin 2025). Un fonds est, si jugé pertinent et nécessaire, mis en place (avant fin 2030). 36) Renforcer les partenariats techniques et financiers dans le cadre de la coopération internationale Développer des projets de coopé ration avec les bailleurs de fonds (FEM, GCF, FFEM, AFD, BMZ/GIZ, KfW, BAD, etc) MEER, MADRP/ DGF et secteurs partenaires, MF Au moins 3 nouveaux projets par an sont développés avec la coopération internatio nale.(avant fin 2018) Objectif 6 : Renforcer l’institutionnalisation des engagements pris dans les conventions internationales concer nant la biodiversité (CITES, RAMSAR) et développer les synergies avec les conventions de Rio (CCNUCC, CNULCD). Indicateur : Les synergies entre les conventions de Rio sont analysées, les points focaux des conventions éta blissent un cadre de coopération. Les engagements pris par l’Algérie dans le cadre des conventions internatio nales concernant la biodiversité sont institutionnalisés dans les stratégies et politiques nationales. 37) Mettre en place un groupe de liaison des points focaux de Rio Concertation régulière des points focaux des conventions de Rio sur la mise en œuvre de la SPANB et les synergies avec la mise en œuvre de la CLULCD et de la CCNUCC. Application des résultats de l’étude relative à la synergie entre les conventions de Rio (DGF, 2003) et l’analyse du ex MATE (2005). MEER (PF CBD) MAE (PF CCC), MADRP (PF LCD). Le groupe de liaison se réunit de manière semestrielle et pendant les CIB, et développe des actions concrètes. (avant fin 2018) 38) Mettre en place un co mité biodiversité coordonné par le MEER pour assurer le suivi les engagements inter nationaux de l’Algérie Veille sur les opportunités interna tionales et pilotage stratégique de la mise en cohérence des engage ments internationaux de l’Algérie avec les actions menées au niveau national MAE, MEER, secteurs parte naires Le comité biodiversité du MEER se réunit en marge des CIB une fois tous les 6 mois. (avant fin 2019) 58 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 2 - Plan d’Action de l’orientation stratégique B Tableau 13: Plan d’Action de l’orientation stratégique B Orientation stratégique B) : Développer, partager et valoriser les connaissances et le savoir, et sensibiliser et communiquer sur l’importance de la biodiversi té pour un développement durable inclusif Indicateur : Un système de gestion des connaissances structuré et cohérent opère aux services d’une diversité d’acteurs en charge des questions de biodiversité: déci deurs, enseignants, chercheurs, citoyens, etc. Les capaci tés sur les méthodologies de développement et partage de données et d’informations sont renforcées. Le grand public est conscient des enjeux de la biodiversité. Action Plus en détail/Resultats attendus Responsables Indicateurs Objectif 7: Développer la capitalisation, la recherche et la formation pour améliorer la connaissance sur la bio diversité, notamment en matière d’inventaire de la biodiversité et des bonnes pratiques pour la conservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité Indicateur: Une base de données sur la biodiversité est créée, un mécanisme d’échange d’information est en place. La recherche est stimulée et intensifiée. 39) Créer une base de données nationale géoréfé rencée pour l’inventorisation des espèces animales et végétales, des habitats, du patrimoine génétique, des savoirs et savoir-faire en lien avec la biodiversité et des utilisations connues et po tentielles de la biodiversité. Programmes thématiques d’inven taires; Renforcement des capacités en méthodologies d’inventaires; Système géo-référencé intégrant le SIG. Cette base de données (BD) sera le cœur d’une plateforme de gestion des connaissances sur la biodiversité. Répertorier et harmoniser les bases de données existantes sur la biodi versité, tous secteurs et institutions confondus. MEER, MADRP, MC, DGF, ANN, Offices des Parcs Cultu rels, CNDRB, INRF, CNL autres centres de recherche, Universités, associations, organisations de la société civile etc Listing des bases de données nationales existantes (avant fin 2018). Base de données nationale réalisée, normalisée et parta gée (avant fin 2020). Données existantes identifiées, recueillies, validées et intégrées dans la base de don nées nationale (avant fin 2025). 40) Mettre en place une plateforme d’information, d’échange et de gestion des connaissances sur la biodi versité Identification des partenaires; Mobi lisation des partenaires à travers la signature de conventions de partena riats; Plateforme web; Généralisation du SIG. La plateforme incluera tous les aspects du patrimoine matériel et immatériel de la biodiversité. MEER, MADRP, ONEDD, DGF, ANN, Offices des Parcs Cultu rels, CNDRB, INRF, CNL, autres centres de recherche, universités, associations, organisations de la société civile etc Mise en place de la plateforme d’infor mation, d’échange et de gestion, et des conventions de partenariats avec les parties prenantes clés. Plateforme opération nelle avant fin 2025. 41) Actualiser et développer les connaissances sur les ressources de la biodiversité terrestre et aquatique Inventaire des espèces (diversité, répartition spatiale, habitats); Utili sations des ressources aquatiques et terrestres; Matrice des habitats et des espèces ZIP/ZICO/ZCB; Identification des sites vulnérables, Identification des menaces (anthropiques, indus trielles, urbaines, etc.); Identification des habitats continentaux et marins exploitables en matière de ressources biologiques à préserver. MADRP, MEER, Ministère de la Santé, DGF, ANN, INRF, CNL, CNDRB, CNRD PA, LNASPAP, Autres centres de recherche. Le nombre de publi cations scientifiques et de rapports de recherche augmente de 25% par période de 5 annnées. 42) Lister les acquis et les programmes en cours de la recherche algérienne en matière de biodiversité Lister les programmes de re cherche en cours dans les centres de recherche et dans les entreprises privées. Tenir à jour un listing des ex pertises dans les différents domaines. MESRS, MEER, Centres de recherche. Dresser et parta ger le listing des programmes de recherche et des chercheurs (avant fin 2018 et actualisation tous les 3 ans). 59 2016-2030 43) Stimuler la recherche et développement sur la valo risation de la biodiversité et la restauration des habitats dégradés. Par exemple : la recherche sur les énergies renouvelables basées sur la biodiversité (biomasse, biocarbu rants, méthanisation, etc), l’industrie basée sur la biodiversité (PAM dans l’industrie pharmaceutique, cataly seurs biologiques, etc), les techniques de restauration des écosystèmes, etc. Des programmes de recherche spécifiques sont développés. ME, MIM et entreprises sous-tutelle, MEER, DGF, INRF, CNDRB, Universités, Centres de recherche. Le nombre de programmes de recherche traitant des thématiques liées à la biodiversité aug mente de 20% tous les 5 ans. 44) Instituer un prix biodi versité pour la recherche, notamment pour les jeunes chercheurs Un prix annuel distingue les meil leurs résultats de recherche sur la biodiversité. Différentes catégories de chercheurs et thématiques sont récompensées. MESRS, MEER, Entreprises, Uni versités, Centres de recherche. Le prix est institué et décerné à l’occasion de la conférence nationale annuelle sur la biodiversité. Objectif 8: Diffuser les connaissances et l’information afin de les rendre accessibles aux secteurs pertinents, utili sateurs, gestionnaires et bénéficiaires de la biodiversité, notamment en vue de valoriser et diffuser les savoir-faire traditionnels et les opportunités de croissance verte liées à la biodiversité. Indicateur: Le CHM est renforcé, un réseau de communicateur est créé, une conférence annuelle sur la biodiversité est organisée. 45) Renforcer le «Clearing House Mechanism (CHM)/ Centre de Partage de l’Infor mation» de la CBD en Algérie Le CHM pourra se baser sur la BD et le système de gestion des connais sances. Le CHM devra élaborer des synthèses (ex: newsletters, articles et revues) de l’actualité et des nou veautés dans plusieurs rubriques et thématiques clés, et les rendre accessibles. Le CHM pourra confier l’élaboration de certains supports de communication à des partenaires (ex: revues publiées par des centres de recherche). MEER, Minis tères parte naires, Instituts de recherche, Media, Ministère de la Communi cation, CERIST Une section EEB est créée au sein du CHM opérationnel ; Au moins 10 articles/élé ments de contenu sur les valeurs des SE et de la biodiversité sont publiés/an 46) Créer un réseau de com municateurs et de journa listes pour la diffusion des messages sur la biodiversité Proposer des thématiques sur la biodiversité pour des émissions spé cifiques sur la biodiversité; Mobiliser les réseaux sociaux (ex : Plume Verte Algérienne/Facebook). Presse écrite, Radios locales et nationales, Chaines de TV locales et natio nales (y compris les chaines pri vées), Ministère de la commu nication, MEER, MC, MADRP, Réseau initié lors de la 1ère confé rence annuelle sur la biodiversité (avant fin 2018). Le réseau se reunit au moins deux fois par an. Nombre de journées d’information Nombre d’articles et d’émissions (radio et TV) traitant du patrimoine matériel et immatériel de la biodiversité. 47) Conférence nationale annuelle sur la biodiversité Exemples de sessions: session «Sys tème algérien des aires protégées», session « Biodiversité, Culture et Pa trimoine », session «Valorisation de la biodiversité», session «Biodiversité et RSE». Partage d’expériences; Inven taire des bonnes pratiques et des besoins futurs, pour chaque secteur impliqué; Remise d’un prix « meilleur projet Biodiversité». MEER, MADRP, MC, MESRS, MEN, Ministère de la Communi cation, MSPRH, autres secteurs, société civile, ONGs, etc. Première conférence organisée au premier semestre 2018. La conférence a lieu tous les ans. Objectif 9: Renforcer la prise de décision en s’appuyant sur toutes les connaissances, notamment par le dévelop pement et la mise à disposition auprès des décideurs de systèmes de suivi-évaluation, réseaux de surveillance, évaluation d’impacts et analyses économiques. Indicateur: Une analyse confirme que la prise de décision est facilitée efficacement par le système de suivi-évalua tion, le réseau de surveillance en place, les évaluations d’impact, et l’analyse économique. 60 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 48) Mettre en place un sys tème de suivi-évaluation de la SPANB Un système de suivi-évaluation de la SPANB permet d’éclairer de manière efficace les décideurs sur les avan cées de la SPANB. Les défis en termes de mise en œuvre sont rapidement mis en exergue et les actions correc tives sont identifiées. MEER et sec teurs partenaires Un système de suivi-évaluation est disponible. Il est piloté par l’équipe SPANB. Un bilan de monitoring est dispo nible tous les 6 mois à chaque rencontre du CIB. 49) Conduire une Revue des Dépenses Publiques « Biodi versité » La méthodologie de Revue des Dépenses Publiques est appliquée au secteur de la biodiversité. Cette revue permet aux décideurs, d’une part, de cerner d’une manière précise le montant des flux financiers devant être affectés à la biodiversité et d’autre part, de procéder de manière efficiente,à l’orientation de ces fonds vers les actions plus performantes. MF, MEER, Mi nistères parte naires L’étude de revue des dépenses publiques est disponible, validée et publiée. Cette revue est actualisée tous les trois ans. 50) Création d’un compte satellite « Biodiversité » Lancement d’études spécifiques se lon les catégories de SE à suivre dans le compte satellite. MF; MEER; Office National des Statistiques (ONS), Minis tères partenaires Un cadre de compta bilité verte adaptée aux services fournis par les écosystèmes naturels algériens est disponible et validé (avant fin 2020). Les résultats des études sont disponibles et intégrés dans le cadre du compte satellite (avant fin 2025). Le compte satellite est actualisé tous les 3 ans. 51) Mettre en place un Ob servatoire de la Biodiversité et un réseau d’observateurs Cet observatoire permet un suivi en temps réel de la qualité des grands écosystèmes (marins, littoraux, steppiques, montagneux, fores tiers, sahariens, oasiens); Il prend en compte: la classification des zones en fonction de leur qualité écologique (et de leur salubrité); la mesure de l’évolution des impacts sur les grands écosystèmes (maladies et parasites, incendies, pollutions chimiques, etc). Il permet la mise en place d’un système de surveillance et contrôle des activités de prélèvement (chasse, pêche) ONEDD (sec teurs partenaires MADRP, DGF, INRF, MEER MDN/SNGC, MSPRH, CNDRB, CNL) Système de veille et d’observation en place (avant fin 2018). Des rapports annuels sont disponibles. Objectif 10: Sensibiliser les décideurs à tous les niveaux sur l’importance socio-économique de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes naturels. Indicateur: Les décideurs sont sensibilisés et conscients de l’importance socio économique de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes naturels. Ils utilisent les données des analyses de l’EEB dans leur prise de décision. 52) Organisation de journées d’information à l’assemblée populaire nationale et au senat Des séminaires thématiques et ses sions de débat avec des experts sont organisés à l’assemblée populaire nationale et au Senat pour préparer la promulgation de décrets d’ap plication de lois existantes et le cas échéant préparer de nouvelles lois. Parlementaires, Décideurs, MEER, MADRP, MC, MAR, MES RS, Ministère du Commerce, MSPRH Au moins 5 journées thématiques sont or ganisées par mandat. 61 2016-2030 53) Organiser des journées dans les assemblées locales au niveau des wilayas Des séminaires thématiques et ses sions de débat avec des experts sont organisés au niveau des assemblées locales de wilaya pour éclairer les actions à mener pour la biodiversité au niveau du territoire et discuter de l’application des textes de loi au niveau local. Elus locaux, Dé cideurs, MEER, MADRP, MC, MAR, MESRS, Ministère du Commerce, MICLAT, MSPRH Au moins 5 journées thématiques sont or ganisées par mandat. 54) Intégrer les services écosystémiques et de l’éco nomie des écosystèmes de la biodiversité (EEB) dans les programmes de recherche appliquée (ex : INRF, Univer sités, etc) Les services écosystémiques et L’EEB sont intégrés dans les PNR et leur importance pour la sensibilisation des décideurs est mise en avant. MESRS, MEER, MADRP, MICLAT Les programmes de recherche d’au moins 3 universités et 3 centres de recherche algériens intègrent la thématique de l’économie des écosystèmes et de la biodiversité chaque année. 55) Créer un réseau d’échange d’informations et de partage d’expériences sur les services écosystémiques et l’Economie des Ecosys tèmes et de la Biodiversité (EEB) Les universités et centres de re cherche impliqués dans la théma tique des services écosystémiques et l’EEB disposent de leur réseau d’échange d’expériences et d’infor mations. Le réseau établit des parte nariats avec les initiatives internatio nales lorsque nécessaire. Centres de re cherche, Univer sités, Ministères partenaires, Coopération technique, So ciété civile, ONG, Collectivités locales. Un réseau d’échange sur l’EEB a été créé (avant fin 2022) et au moins deux réunions par an sont organi sées. 56) Lancer deux études pilotes sur la Valeur Econo mique Totale (VET) de deux aires protégées (terrestre + marin) Afin de démarrer une réflexion natio nale sur la valeur économique de la biodiversité et des écosystèmes, deux études d’évaluation économique sont développées. MEER, MADRP/ DGF, Ministères partenaires, Universités par tenaires Les valeurs des diffé rents biens et services fournis par les zones d’études sont dispo nibles et publiées; Les résultats sont com muniqués aux parte naires de la SPANB et autres groupes cibles pertinents. Les études sont lancées avant fin 2020. 57) Développer les partena riats internationaux (IPBES, WAVES, BIOFIN, WBCSD, Pacte Mondial, etc) pour renforcer l’analyse de l’EEB Un rapprochement et des partena riats avec les initiatives internatio nales phares en matière d’EEB permet un renforcement des capacités des institutions algériennes et ouvrent des opportunités pour une meilleure évaluation et valorisation des écosys tèmes et de la biodiversité. MEER, Minis tères parte naires, Instituts de recherche, Entreprises volontaires Au moins 5 partena riats (tous les 5 ans) sont établis avec des institutions expéri mentées en matière d’EEB au niveau inter national Objectif 11: Informer, sensibiliser et éduquer le grand public (population, utilisateurs, citoyens), y compris les jeunes, sur l’importance de la biodiversité et de son exploitation rationnelle pour un développement durable Indicateur: Les outils de communication pour la sensibilisation du grand public sont améliorés, l’école intègre davantage la biodiversité. 58) Prendre en charge la biodiversité dans les programmes scolaires. Développer des concepts éducatifs liés à la biodiversité et concevoir les activités qui permettent de mettre en œuvre ces concepts, sur les plans national et local. MEN, CNP (commission nationale d’éla boration des programmes), ONPS (office national des publications scolaires), INRE (Institut national de la recherche en éducation), MEER. La biodiversité est in tégrée dans les divers programmes soclaires (avant fin 2018) 62 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 59) Renforcer la thématique biodiversité dans le cursus de formation initiale des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire Revoir les modules et si besoin, créer de nouveaux modules de formation dans le cursus des enseignants. Les enseignants et professeurs disposent des outils méthodologiques et des savoirs pour transmettre à leurs élèves des connaissances à jour sur les enjeux de la biodiversité nationale et globale MEN, Ecole Nor male Supérieure (ENS) pour le primaire, le moyen et le se condaire, MEER un cahier des charges est élaboré et validé (avant fin 2020). A partir de 2022, tous les nouveaux ensei gnants et professeurs suivent les modules appropriés sur la biodiversité. 60) Développer des forma tions de formateurs, no tamment pour renforcer les capacités des enseignants et professeurs du primaire du moyen et secondaire en cours d’emploi. Former un noyau de formateurs qui pourra disséminer les savoirs référen tiels et savoirs méthodologiques et savoisr sociaux auprès des ensei gnants et professeurs. Les formateurs transmettent les savoirs aux ensei gnants et professeurs déjà en activité. MEN,CNFE, MEER Un guide de forma tion est disponible (avant fin 2020). Tous les enseignants et professeurs déjà en poste bénéficient de la formation sur la biodiversité (avant fin 2022) 61) Développer un pro gramme de Travaux Per sonnels accompagnés sur la biodiversité pour les élèves du primaire, du moyen et du secondaire Engager les élèves dans des travaux /projets personnels encadrés sur la biodiversité. Ces travaux pourront avoir une orientation expérimentale et de recherche MEN, Ecoles pri maires, moyens et lycées pilotes, MEER Dans au moins 10 établissements, les travaux personnels accompagnés sur la biodiversité sont mis en place en phase test (avant fin 2018) puis élargis à l’en semble du territoire avant 2022. 62) Renforcer les « club verts » avec la thématique biodiversité dans les projets d’établissements Les « club verts » sont créés de ma nière systématique dans le cadre du projet d’établissement, et la biodi versité est intégrée comme une des thématiques prioritaires. MEN, Chefs d’établisse ments, MEER, CNFE D’ici à 2019, tous les établissements scolaires disposent d’un « club vert » doté d’un programme d’activités en matière de biodiversité. Ces «club» sont opera tionnels et fontion nels sur le long terme. 63) Réaliser des films pédagogiques sur la biodiversité pour les projeter dans les classes Des films pédagogiques sur la bio diversité algérienne et globale sont disponibles dans les classes. Ils sont adaptés à plusieurs niveaux et classes d’âge. MEN, Ecoles pri maires, moyens et lycées pilotes; Ministère de la communication; TV nationale, MEER, MADRP. Au moins trois films pour trois niveaux et classes d’âges sont disponibles et pro jetés dans toutes les classes avant fin 2020. Au moins un nouveau film est produit tous les deux ans. 64) Intervention des agents du MEER, de la DGF, de l’ANN et du CNDRB dans les classes Les fonctionnaires du MEER, de la DGF, de l’ANN et du CNDRB tra vaillant sur la biodiversité viennent partager leurs connaissances avec les élèves. Les élèves ont la possibilité de poser leurs questions et débattre directement avec des professionnels de la biodiversité. MEN, DGF, ANN, MEER, CNDRB, CNFE Au moins une inter vention par an de re présentants du MEER et/ou de la DGF et/ ou de l’ANN et/ou du CNDRB est organisée dans chaque classe. 65) Faciliter les visites dans les espaces naturels et cultu rels (parcs culturels, jardins botaniques, aires protégées terrestres et marines…) aux élèves du primaire, moyen et du secondaire Les classes visitent des espaces naturels et culturels (parcs nationaux, parcs culturels, jardins botaniques, aires protégées marines…) de leur ré gion. Les élèves ont la possibilité de découvrir la biodiversité sur le terrain avec l’équipe des espaces naturels DGF, aires protégées, MEN, MEER, MC Au moins une visite d’espace naturel par an est organisée pour chaque classe. 63 2016-2030 66) Mobiliser et renforcer les maisons de l’environnement (Wilayas), dans le cadre de la stratégie Les animateurs des maisons de l’envi ronnement développent des modules de sensibilisation à la biodiversité lo cale pour animer des sorties avec les élèves de la wilaya. Les élèves sont sensibilisés aux enjeux de la biodiver sité de leur wilaya. Wilaya, MEN, Etablissements scolaires, MEER, CNFE, DEW Au moins une sortie environnementale via la maison de l’en vironnement de la wilaya est organisée chaque année pour chaque classe. 67) Développer des pro grammes télévisuels éduca tifs intégrant la biodiversité pour les enfants. Des chaines de télévision et radio nationales et locales intégrent la biodiversité dans leurs programmes éducatifs. Ministère de la Communication, Chaines de TV et radios nationales et locales, TV privées agréees, MEER, MEN Au moins une émis sion de TV mensuelle à destination des enfants intègre la thématique de la biodiversité. 68) Capitaliser les bonnes expériences de films avec les réalisateurs étrangers pour promouvoir la destination Algérie par son capital natu rel (ex: Reportage Thalassa, Ushuaia Nature). Développer des partenariats avec des medias etrangers pour réaliser des produits de communication sur la destination Algerie en particulier en lien avec son capital naturel. Ministère de la communication, MEER, Medias, MAR, MC, MADRP. Au moins un repor tage est réalisé par an. 69) Promouvoir des actions de communication sou tenues par les élèves lors des journées mondiales et nationales dédiées à l’envi ronnement. Des campagnes de communication improvisées, créées et portées par les élèves sont organisées à l’occasion de grandes journées nationales et internationales portant sur l’environ nement. Des campagnes de com munication portées par les élèves sensibilisent la jeunesse à l’impor tance de la biodiversité et stimulent l’action collective. MEN, Ecoles pri maires, moyens et lycées; Ministère de la communication, MEER, MADRP, MESRS, ONG, société civile, Collectivités locales Dans au moins 10 établissements, des campagnes de communication sur la biodiversité sont or ganisées de manière pilote (avant fin 2020) puis élargis à l’en semble des établis sements du territoire avant fin 2025. 70) Développer le prix national du reportage sur la biodiversité Un prix national récompense les meilleurs reportages dans les catégo ries TV, radio, presse écrite, réseaux sociaux Ministère de la communication, MEER, MADRP Le prix est institué et est décerné tous les ans à l’occasion de la conférence nationale sur la biodiversité. 71) Organiser des cam pagnes de communication et sensibilisation auprès du grand public dans les gares de transports, grands es paces commerciaux, etc Expositions grand public et cam pagnes d’affichage par exemple dans les aéroports, gares routières, gares ferroviaires, grands espaces commer ciaux, etc MTPT, Ministère de la commu nication, MEER, DEW, collectivi tés locales, ONG, MTA Au moins une fois par an des campagnes d’affichage sont oganisées dans tous les aéroports du pays, dans toutes les gares routières, dans toutes les gares ferroviaires. 72) Animer le réseau routier par la mise en place de panneaux d’information et de sensibilisation sur la biodiversité Etablir un plan de communica tion axé sur la biodiversité (cibles, moyens, budget). Les usagers de la route sont informés et orientés sur les sites remarquables en termes de biodiversité. MTPT, MEER, collectivités locales, MC Un plan de commu nication est élaboré (avant fin 2020). Un système de signa lisation est mis en place (avant fin 2025). 64 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 3 - Plan d’Action de l’orientation stratégique C Tableau 14: Plan d’Action de l’orientation stratégique C Orientation stratégique C) : Promouvoir la conserva tion et la restauration de la biodiversité afin de péren niser et développer le capital naturel algérien Indicateur : La conservation et la restauration des éco systèmes naturels sont améliorées. Les dispositifs pour la conservation in-situ et ex-situ sont mis en place, et les risques liés aux espèces exotiques et envahissantes sont atténués. Les populations locales sont impliquées dans la gestion durable des écosystèmes naturels et de la biodi versité. Action Plus en détail/ Résultats attendus Responsables Indicateurs Objectif 12: Protéger, conserver et restaurer les écosystèmes afin de maintenir leur équilibre, assurer leur péren nisation, et garantir durablement la production des services écosystémiques, en visant la conservation d’au moins 50% des zones terrestres, 5% des zones marines et côtières et la restauration des écosystèmes naturels sur une surface d’au moins 5 millions d’Hectares. Indicateur: Augmentation des statuts de protection et conservation des zones terrestres (cible:50%) et marines (cible:5%) d’ici 2030, restauration de plus de 5 Millions Ha d’ici à 2030 73) Evaluer les besoins en restauration d’écosystèmes dégradés par les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des mines, des travaux publics, etc. Préciser la localisation, la quan tité et la nature des écosystèmes dégradés à restaurer. Les écosys tèmes à restaurer sont identifiés et des premières mesures de restauration sont proposées. ME, MIM, MTPT, et entreprises sous-tu telle, MEER, DGF/ MADRP, MHUV, MDN Les terrains à restau rer sont clairement identifiés et géo localisés (avant fin 2019) et les moyens nécessaires pour la restauration sont identifiés avant fin 2020). 74) Etendre le réseau d’aires protégées, par la mise en œuvre des projets existants et la création de nouvelles zones de protection et conservation Les projets d’aires protégées sont mis en place et des projets additionnels sont développés. MADRP (DGF, ANN), MC; MEER (CNDRB, CNL) Tous les projets exis tants sont concrétisés avant fin 2020. Un nouveau projet est défini tous les ans. 75) Classement de Zones Humides sélectionnées en Aires Protégées et mise en œuvre de la stratégie natio nale des zones humides Classement en aires protégées des zones humides désignées aujourd’hui sur la Liste Ramsar et autres. Soutien au processus réglementaire correspondant MADRP (DGF, ANN), MEER (CNDRB, CNL) Les ZH inventoriées sont classées en aires protégées(avant fin 2030). 76) Restaurer les écosystèmes dégradés Mise en place d’un plan d’action de restauration et de lutte contre la désertificationet contribution à la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), le dépérissement des espèces, les incendies, les mala dies, l’érosion…. MADRP(DGF, HCDS), MEER Surface (Ha) réha bilitée et restaurée/ surface globale à restaurer (avant fin 2030) 77) Développer des récifs artificiels Identification des zones adé quates; Mise en place et suivi des récifs artificiels. MADRP, CNRDPA, MEER. Le nombre de récifs artificiels réalisés aug mente chaque année. Inventaire et évalua tion des peuplements. 78) Développer les espaces verts en ville et en périphérie des zones urbaines (forêts urbaines et péri-urbaines Les espaces verts existants sont restaurés. Des projets addition nels sont conçus et contribuent au bien-être des populations urbaines et péri-urbaines. MEER, MADRP (DGF, ANN, INRF), MICLAT, MHUV La surface (Ha) des forêts urbaines et pé ri-urbaines restaurées, et des espaces verts réhabilités et créés augmente chaque année. 65 2016-2030 79) Soumettre des engage ments et des propositions de projets de restauration d’écosystèmes naturels aux initiatives internationales de restauration Rechercher des partenariats techniques et financiers avec des partenaires comme l’initiative FERI/CBD et FLR Mechanism/ FAO; Proposer des engagements dans le Challenge de Bonn, l’Initiative AFR100, l’initiative potentielle de restauration des écosystèmes forestiers dans la région MENA; Contribuer au Pro jet de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel. MEER, MADRP/DGF, MAE Au moins deux pro positions de projets sont négociées avec des partenaires tech niques et financiers chaque année et au moins un projet est signé tous les ans. Objectif 13: Atténuer l’extinction d’espèces menacées et améliorer leur conservation par des mesures adéquates, notamment en valorisant l’utilisation durable des espèces locales pour maintenir leur diversité génétique, et ré guler l’introduction des espèces exotiques et envahissantes. Indicateur: Le nombre d’espèces protégées et conservées augmente, ainsi que le nombre d’espèces locales valo risées, et le nombre d’espèces exotiques envahissantes est réduit. 80) Améliorer la conservation in-situ de la biodiversité Identifier les habitats des es pèces menacées d’extinction. Donner un statut de protec tion des espèces (liste rouge nationale) et habitats (aires protégées). Mise en place d’une stratégie de conservation des espèces menacées MEER (CNDRB,CNL), MADRP (ANN, INRF, DGF, INRAA, CNRD PA), MESRS, (Uni versités et instituts de recherche), MC (OPNT, OPNA), ONG Le pourcentage des espèces menacées d’extinction qui font l’objet d’un statut de protection augmente chaque année. Il atteint 100% avant 2030. 81) Développer la conserva tion ex-situ de la biodiversité Mise en place d’un conservatoire botanique, d’arboreta, peuple ments porte graines, banque de semences, enclos pour réhabili ter la faune sauvage. MEER (CNDRB), MADRP (ANN, INRF, DGF, INRAA), MESRS (Universités et insti tuts de recherche), ONG Le pourcentage des espèces conservées dans les systèmes de conservation ex-situ augmente chaque année. 82) Définir les mesures d’atténuation des impacts sur la biodiversité et élabora tion de guides sectoriels de bonnes pratiques vis-à-vis de la biodiversité Des guides sectoriels de bonnes pratiques de gestion et d’action d’atténuation des impacts sur la biodiversité sont élaborés au profit des acteurs des secteurs concernés. Ces guides per mettent de répondre efficace ment aux conclusions et recom mandations des EIE. Secteurs, MEER Nombre de guides de bonnes pratiques réalisés. Chaque secteur dispose d’un guide adapté à son domaine d’activité avant fin 2020. Les guides sont actualisés tous les 5 ans. 83) Lutte contre les périls aviaires et animaliers au niveau des infrastructures de transport Production de statistiques et données au niveau des in frastructures de transport, par exemple des aéroports ; Déve loppement de bonnes pratiques (ex: effaroucheurs) et réplication à toutes les infrastructures MTPT, MADRP (DGF, ANN), MEER (CNDRB) et autres Des statistiques sur les périls aviaires et animaliers sont dispo nibles avant fin 2020 et actualisées tous les ans. Un guide de bonnes pratiques est réalisé avant fin 2025. 84) Développer le traitement biologique des déchets (phy toremédiation), notamment les déchets toxiques L’application de traitements biologiques est évaluée, pour les effluents industriels et les pollu tions urbaines MEER, MIM, MADRP/ DGF Un système de suivi de déchets traités par rapport aux quantités générées est mis en place (avant fin 2025). 66 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 85) Réguler l’introduction des espèces exotiques et envahissantes. Elaborer un plan d’action national des espèces exotiques envahissantes MEER (CNDRB, CNL), MADRP (ANN, DGF, CNRDPA,INRF), MF, Douanes Un plan d’action na tional est disponible avant fin 2025. Objectif 14: Intégrer la population dans la gestion, la conservation, la restauration et la valorisation de la biodi versité, en capitalisant sur les bonnes pratiques de co-gestion afin de susciter l’appropriation et la responsabilisa tion pour la préservation de la biodiversité. Indicateur: L’implication de la population est améliorée, le nombre de projets de co-gestion augmente. 86) Concevoir et réaliser des projets participatifs d’éco-développement générateurs d’emplois verts pérennes Projets d’écodéveloppement en matière de conservation, restauration et valorisation de la biodiversité et création d’em plois verts. ANSEJ, ANGEM, Tous les secteurs écono miques Le nombre d’emplois verts créés augmente chaque année. Des enquêtes de satisfaction auprès de la population impliquée permettent de tester le niveau d’implication dans la co-gestion. 87) Promouvoir les ap proches de co-gestion des écosystèmes steppiques et forestiers. Ex: Projets de Proximité de Déve loppement Rural Intégré (PPDRI). Communes, MADRP (DGF, ANN, Parcs na tionaux), MC (offices des parcs culturels), MEER (CNDRB), secteur privé, orga nisations profession nelles (agriculteurs, éleveurs,…..) Le nombre de projets concrétisés augmente chaque année. 88) Recenser les savoir faire locaux et Renforcer l’impli cation de la population locale dans les Aires Protégées et les Parcs Culturels dans un cadre « organisé » avec l’ap pui de l’Etat S’appuyer sur les populations et organisations locales tradition nelles; Identifier les facilitateurs ; Renforcer les services environne ment des communes. Communes, chefs d’organisations locales et tradition nelles, MC (Office des Parcs Culturels), MICLAT, MADRP (Parcs nationaux), MEER Un recensement des savoir-faire locaux est réalisé (avant fin 2020). Un plan d’action sur leur promotion à travers l’implication de la population est disponible (avant fin 2025). 89) Impliquer les organisa tions de la société civile par des programmes de micro-fi nancements Capitaliser sur les expériences de micro-financement (Exemple du PNUD-SGP) pour développer un programme de micro-finance ment dédié à la biodiversité Tous les secteurs y compris le secteur privé Le nombre de pro grammes/projets de micro-financement mis en place aug mente chaque année. Objectif 15: Réduire les risques relatifs aux impacts sur la biodiversité, notamment liés aux pollutions diverses, aux impacts des changements climatiques et aux espèces exotiques envahissantes et autres mauvaises pratiques de gestion. Indicateur: La normalisation des infrastructures et installations classées est améliorée, les risques relatifs d’impacts sont réduits et maitrisés. 90) Améliorer la prise en compte de la biodiversité dans les études d’impacts environnementales Revoir les cahiers des charges des études d’impacts envi ronnementales (EIE). Intégrer les méthodologies issues d’un benchmark de bonnes pratiques internationales. Renforcer la dé finition de mesures d’atténuation des impacts au niveau des EIE Tous les secteurs y compris privés Le canevas des EIE est amélioré et prend mieux en compte les enjeux de la biodi versité avec les outils adaptés (avant fin 2020). 67 2016-2030 91) Formation profession nelle sur : 1) les méthodes de diagnostic environnemental intégrant la biodiversité et 2) les approches d’atténuation des impacts sur la biodiver sité Des modules de formation conti nue sont développés au profit des acteurs des secteurs concer nés (énergie, industrie et mines, travaux publics, transports, etc). Les acteurs du secteur de l’éner gie disposent d’une formation professionnelle pointue sur les méthodes et approches pour la préservation de la biodiversité. MEFP et secteurs concernés. Le budget alloué à la formation sur la bio diversité augmente ainsi que le nombre des personnes for mées. 92) Réduire l’impact des installations industrielles, des infrastructures, des pratiques agricoles sur la biodiversité Définir des normes d’émissions; Adapter les installations aux milieux récepteurs; Mise en place d’un dispositif de contrôle de matériels et d’installations MADRP, MEER, MDN/SNGC, MF/ Douanes, Universités, Associations, autres secteurs concernés Normes établies pour tous les secteurs concernés (avant fin 2025). Toutes les installa tions concernées sont mises aux normes (avant fin 2030) 93) Normalisation des équi pements aquacoles Utiliser des matériaux non polluants, qui ne portent pas atteinte à l’environnement MF (Douanes), MADRP, MEER, MIM (IANOR), MC Normes définies avant fin 2020. Toutes les installations sont mises aux normes avant fin 2025. 94) Analyser la vulnérabilité (AV) et définir les mesures d’adaptation au changement climatique Développer une méthodolo gie d’AV pour les écosystèmes fragilisés par les CC et définir des plans d’adaptation, MADRP/DGF, MEER, MESRS Centres de recherche. MIM, MTA, ONM, MTPT Les analyses de vulnérabilité par eco systèmes et régions sont disponibles avant fin 2020. Des plans d’adaptation sont élaborés avant fin 2022. Objectif 16: Assurer le suivi et l’évaluation des programmes et projets relatifs à la biodiversité, notamment à travers un système d’information géographique partagé pour la conservation, la restauration et la sauvegarde des écosystèmes qui fournissent des services écosystémiques essentiels. Indicateur: Les informations sur l’évolution et l’état de réussite des projets de biodiversité sont disponibles et géoréférencées 95) Constituer une base de données SIG sur les projets de conservation et restau ration des écosystèmes (connecté à l’observatoire de la biodiversité). Cette base de données, géoré férencée, servira pour assurer la mise en œuvre et suivi des programmes de conservation et de restauration développés. Elle permettra notamment de ré pondre quant à la mise en œuvre des engagements de l’Algérie dans les initiatives internatio nales de restauration (Challenge de Bonn par exemple). Cette base de données pourra s’intégrer dans le système de gestion des connaissances sur la biodiversité (voir act. 39) et plus largement dans l’Observatoire de la biodiversité. MADRP (DGF, ANN), MEER (CNDRB,CN L,ONEDD), MES RS (universités et centres de recherche), MTPT, ASAL, MDN (INCT). Une base de données partagées est dispo nible avant fin 2025 68 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 96) Renforcer le système de surveillance, de suivi et de contrôle au sein des Aires Protégées (y compris des Parcs Culturels) Programmes communs en ma tière de système de surveillance Offices des Parcs-DGF-Com munes-CNL-CNDRB; Générali ser des accords de co-gestion participative. MADRP (DGF, INRF, ANN, INRAA), MEER (CNL, CNDRB) MC (Office des Parcs Culturels, CNRPAH), MICLAT (Com munes), MDN (SNG C,GN, INCT,SHFN); ASAL Le nombre d’accords de gestion participa tive augmente. Objectif 17: Intégrer dans la gestion des écosystèmes les approches d’adaptation au changement climatique (résilience des écosystèmes et adaptation basée sur les écosystèmes, restauration des écosystèmes dégradés, lutte contre la désertification et neutralité en matière de dégradation des terres) et de prévention des risques et catastrophes naturelles. Indicateur: L’intégration des mesures d’adaptation et de prévention des risques dans la gestion des écosystèmes est améliorée 97) Développer l’Adaptation basée sur les Ecosystèmes (AbE) Promouvoir les approches d’Adaptation basées sur les Eco systèmes naturels. Développer des projets pilotes d’AbE. MADRP (DGF,ANN), MEER (ANCC), Centres de recherche Le nombre de projets pilote d’AbE mis en œuvre augmente chaque année. 98) Renforcer les mesures de lutte contre la désertification (LCD) En particulier dans les zones sensibles à la dégradation des terres, par exemple dans les grands écosystèmes steppiques et sahariens, des projets pour la Lutte contre la Désertification sont développés. MADRP (HCDS, DGF), MEER, Centres de recherche, MICLAT Le nombre de pro grammes et projets LCD mis en œuvre augmente chaque année. 99) Concevoir un système d’alerte précoce pour la pré vention et la lutte contre les catastrophes naturelles Ce système visera à protéger tous les écosystèmes sensibles, en intégrant des composantes pour la veille relative aux in cendies, attaques parasitaires, inondations, vagues de chaleurs, tempêtes, etc Tous les secteurs, MICLAT Un système d’alerte précoce fonctionnel est mis en place avant fin 2025. 69 2016-2030 4 - Plan d’action de l’orientation stratégique D Tableau 15:Plan d’Action de l’orientation stratégique D Orientation stratégique D) : Développer les filières clés de la biodiversité afin d’assurer la production du rable des biens et services fournis par les écosystèmes naturels comme contribution à la croissance verte et bleue en Algérie Indicateur stratégique : Les filières de la biodiversité sont valorisées et représentent un vecteur de développement reconnu. Des systèmes d’incitations et de financement, notamment en vue du partage des avantages, sont tes tés. Action Plus en détail/Résultats attendus Responsables Indicateurs Objectif 18: Promouvoir les systèmes d’incitations positives et les réformes des incitations négatives pour la va lorisation durable du capital naturel des écosystèmes algériens Indicateur stratégique : Un cadre de mécanisme de compensation mis en place, des dispositifs incitatifs pour la biodiversité et recyclage testés, l’écobranding est appliqué à titre expérimental. 100) Définir un mécanisme de compensation écolo gique national Adapté en particulier aux sec teurs de l’énergie, de l’industrie et des mines, des transports et des travaux publics. Recensement des mécanismes existants au niveau national ; Benchmark internatio nal. Le dispositif national actuel du secteur des mines pourrait servir de modèle possible. MIM, ME, MTPT, MEER, MTA, MADRP. Une étude de faisa bilité pour la mise en place d’un mécanisme de compensation est réalisée (2020). Un modèle de com pensation écologique adapté au contexte national est régle menté (2025). 101) Tester des mécanismes d’incitation économique pour le développement des filières basées sur la biodi versité et pour sa préserva tion (recyclage et économie circulaire) Envisager des mécanismes d’in citation (subventions, PSE, etc) et les tester dans des cas pilotes, par ex. pour le développement des EnR basées sur la biodiversité (biomasse, biocarburants, métha nisation, etc), le développement des médicaments biologiques à base des plantes médicinales, l’utilisation des catalyseurs biolo giques dans l’industrie chimique, textile, l’isolation thermique et phonique à base de produits na turels (liège,…), etc. Mettre en place des mécanismes de récupération des déchets (bouteilles en verre, plastique, ca nettes,…) en vue de leur recyclage MF, MEER, MADRP/ DGF, ME Des mécanismes d’in citations pilotes mis en place (2020). Nomenclature des activités des filières liées à la biodiversité établie (2025). Mécanisme d’incita tion modèle défini (2025). Un dispositif-modèle de récupération de déchets, testé sur un site-pilote sélectionné (2020) 102) Tester l’Eco-branding à travers une Marque «Parc National» Une marque «Parc National» permet de développer l’image de marque des aires protégées et de mettre en place une dé marche commune de valorisation pour les initiatives économiques du territoire (produits de terroir, écotourisme, artisanat, PAM, etc.) MADRP/DGF, MTA, MEER, Associations locales. Collectivités locales. Une étude de faisa bilité de la mise en place d’une Marque «PN» est disponible et les étapes de mise en œuvre sont clarifiées (2020). Tester sur un PN-pi lote (2020). 103) Fiscalité écologique (Pollueur-payeur) Renforcer le dispositif de la fisca lité appliquée sur les entreprises polluantes. MEER, MF étude d’évaluation de la fiscalité écologique existante (2020). Test de dispositifs de fiscalité écologique (2022) Taux de recouvrement des Taxes écologiques amélioré (2025). 70 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Objectif 19: Investir dans les écosystèmes naturels à haute valeur ajoutée en particulier pour la valorisation des filières clés de la biodiversité contribuant à la création d’emplois pérennes et de revenus pour les populations locales. Indicateur : Nombre de projets et d’emplois créés, estimation des bénéfices générés par les filières soutenues. 104) Investire dans la restauration de la subéraie algérienne établir une typologie des stations dans le but d’identifier les subé raies à restaurer et élaborer un programme d’Action. MADRP/DGF, INR F,MEER Une typologie des stations subéricoles est élaborée (2020). Un programme de restauration est conçu (2022). Le schéma d’investis sement est proposé (2025). Un business- plan est élaboré (2025). 105) Valoriser et commer cialiser les plantes aroma tiques et médicinales Un programme de développe ment de la filière PAM est mis en place. Une réglementation et des cahiers de charge type sont élaborés. MADRP/DGF, MEER, MSPRH, MIM, MEFP. Un programme d’ex ploitation et domes tication des PAM est élaboré (2020). Un programme d’or ganisation de la filière PAM est mis en place (2020). Une réglementation et des cahiers des charges adéquats sont mis en place (2020). 106) Promouvoir et déve lopper l’écotourisme basé sur le patrimoine matériel et immatériel de la biodiversi té dans des zones à haute valeur écologique Vulgariser l’écotourisme au niveau des institutions locales et territoriales. Créer des produits écotouristiques (circuits, thèmes d’apprentissage dont la biodi versité). Investissements dans les infrastructures d’accueil (maison d’hôtes, fermes auberge, villages écotouristiques, etc.) et leur mise aux normes environnementales (SME); Requalification de l’ancien bâti (Inventaire de l’ancien bâti re qualifiable). MTPT, MADRP/DGF, MEN, MEER, Office des Parcs Culturels, Offices du tourisme locaux, associations locales, écoles d’ar chitecture, Le nombre d’opéra teurs formés aug mente, de même que le nombre de produits écotouristiques en lien avec la biodiversi té créés. 107) Labelliser et promou voir les produits écotou ristiques dans les zones à haute valeur écologique Élaboration de chartes; élaboration d’un label écotouris tique; Mise en place des outils de satis faction (Enquêtes,…); Intégration aux différents ré seaux écologiques; Eco-labellisation et Certification des hébergements touristiques; Réalisation de supports de pro motion (sites web…); Inscription des produits écotou ristiques conçus dans les guides thématiques internationaux (Petit Futé Guide écotourisme,…); Organisation de salon national d’écotourisme MEER, MTPT, MAE, IANOR, ONG éco logiques interna tionales, ONT, OLT, DTA, Professionnels privés du tourisme (FNAT, FNOT,..) Référentiels en place (2020). Rapports d’Audits (2022). Le nombre d’Ac tion de conseils et d’accompagnement réalisées augmente chaque année. 71 2016-2030 108) Renforcer le marketing des produits issus de la biodiversité dans les zones à haute valeur écologique Améliorer les packaging (utili sation d’emballages naturels); Améliorer les espaces de présen tation et de vente; Création de réseaux de produits écologiques. MTA, Min. Com merce, MAE, MF, MADRP, MEER, MC, Min. Communication Le nombre d’espaces de vente créés et de produits de l’artisanat issus de la biodiversité vendus sous packa ging naturel aug mente chaque année. La participation aux foires thématiques nationales et inter nationales augmente chaque année. 109) Développer la pêche et l’aquaculture durables Contribution de la pêche et de l’aquaculture dans le développe ment territorial, social et écono mique. Mise en place des zones d’activités aquacoles (ZAA). MADRP, MDN/SNGC, CNRDPA, Universités, CAPA, Réseau d’as sociations Le nombre de projets de pêche durable réalisés augmente. Le nombre de zones d’activités aquacoles opérationnelles aug mente. Objectif 20: Développer les partenariats public-privés et renforcer l’implication du secteur privé pour le dévelop pement des filières clés de la biodiversité Indicateur : Un cadre de partenariat public/privé amélioré, mise en place de schémas de financement innovants 110) Développer les parte nariats RSE pour la biodi versité Intégrer la biodiversité dans les stratégies RSE des différentes entreprises; Identifier les actions à mener en faveur de la biodiver sité et identifier les partenaires pour la mise en œuvre; Développer le cadre partena rial adéquat (convention cadre, conventions de projets, etc.) MIM, MTPT, ME, entreprises privées, ONGs Un cadre de parte nariat RSE pour la biodiversité est établi au profit des entre prises publiques et privées : étude de faisabilité avant 2020, opérationnalisation avant fin 2025. 111) Développer des sché mas d’investissement inno vants pour le secteur privé Mobiliser le secteur bancaire national pour l’investissement dans les projets de restauration et valorisation des écosystèmes naturels ; Mobiliser des fonds d’impacts privés pour soutenir des en trepreneurs innovants dans le domaine de la biodiversité. Le secteur public peut être mo bilisé pour couvrir une partie des risques d’investissement à travers un fonds de garantie de l’état. Banques nationales, Fonds d’impacts privés, bailleurs de fonds internationaux, Entreprises privées, les finances Des lignes d’investis sement pour la biodi versité sont créées au niveau des banques nationales (2025). L’état développe des mécanismes de cou verture du risque pour l’investissement privé (2027). Le nombre de projets financés augmente chaque année. Objectif 21: Mettre en œuvre le Protocole de Nagoya sur le Partage des Avantages, en assurant la promotion des savoirs faire locaux liés à l’utilisation d’espèces animales et végétales locales et garantissant l’accès des popula tions aux bénéfices issus de l’utilisation de la diversité génétique et biologique Indicateur : La mise en œuvre du protocole Nagoya est testée 112) Identifier les filières pilotes à fort potentiel de valorisation Des filières de la biodiversité à fort potentiel de valorisation sont identifiées. Quelques filières sont sélectionnées afin de tester des mesures pilotes MEER, MADRP Au moins 5 filières sont sélectionnées (2020). 113) Mettre en place une stratégie de développement de la filière intégrant un schéma de Partage juste et équitable des Avantages Une stratégie APA est proposée et mise en œuvre. Les concerta tions nécessaires au niveau local sont conduites, et des accords sont signés impliquant acteurs publics et privés Conventions de partage des avantages signées Collectivités locales, associations locales, MEER, MADRP/DGF, Au moins 5 conven tions de partage des avantages sont signées (2025). 72 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 5 - Partage des responsabilités : Plans d’Actions sectoriels pour la Biodiversité Démarche d’élaboration des Plans d’Actions Sectoriels pour la Biodiversité (PASB) De nombreux acteurs ont un rôle à jouer dans la mise en œuvre de la SPANB. Chaque secteur a sa part de responsabilité dans l’atteinte des objectifs fixés par la SPANB. La démarche collaborative et participative d’élaboration de la SPANB a donné l’opportunité à de nombreux secteurs (Figure 11) de développer leur plan d’Action sectoriel pour la biodiversité (PASB). Figure 11: Liste des secteurs rencontrés et ayant défini un Plan d’Action Sectoriel pour la Biodiversité Lors des ateliers et des réunions de travail, les représentants des secteurs concernés ont pu définir la contribution de leur secteur à l’atteinte des objectifs de la SPANB. Un canevas de plan d’Action leur a servi de guide méthodologique (Annexe 2). Résumé des orientations des plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité Les plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité sont compilés en Annexe 3 pour indication. A l’état actuel, ils ne sont pas officiels, hormis pour le secteur de l’Energie (PASB validé par décision ministérielle). Pour le secteur de la pêche, le PASB, à été validé en interne par le Secrétaire Général. Il en est de même pour le PASB du projet Parcs Culturels qui a été également validé par décision interne. Le tableau 16 résume les orientations stratégiques adoptées par chaque secteur pour contribuer à l’atteinte des objectifs de la SPANB. Tableau 16: Orientations stratégiques des PASB Secteur Axes stratégiques prioritaires Industrie et Mines Analyse et diagnostic des impacts du secteur et définition de mesures d’atténuation La valorisation de la biodiversité pour une économie verte Restauration des écosystèmes, compensation écologique, et partenariat RSE pour la biodi versité Education Renforcer la formation des enseignants en matière de biodiversité Former et sensibiliser les élèves aux enjeux de la biodiversité par le biais d’outils pédago giques innovants Développer des partenariats entre l’école et les acteurs de la biodiversité Elaboration de plan d’action sectoreills +10 secteurs X Energie X Industrie et Mines X Education X Pèche et Agriculture X Forêt et conservation de la nature X Travaux publics X Tourisme et artisanat X Commerce X Enseignement supérieur et Recherche X Transports X Communication X Culture Personnes mobilisées ~ 200 Atelier de travail = + 7 Réunion de travail = + 5 Résponsabilités partagées 73 2016-2030 Pêche Gestion responsable des ressources halieutiques Développement d’une aquaculture durable Travaux publics Analyse et diagnostic des impacts du secteur et définition de mesures d’atténuation Adaptation des procédures du secteur et renforcement des capacités Restauration des écosystèmes, compensation écologique, et partenariat RSE pour la biodi versité Tourisme Inventaire du patrimoine naturel et culturel des pôles touristiques Conception de produits écotouristiques adaptés au territoire Labellisation et promotion des produits écotouristiques Artisanat Identification des produits artisanaux issus de la biodiversité et des matières premières tirés de la biodiversité Normalisation, labellisation et marketing des produits artisanaux issus de la biodiversité Promotion d’une approche conjointe artisanat-tourisme pour la promotion des produits artisanaux tirés de la biodiversité Transports Equiper les infrastructures de transports d’outils permettant d’éviter les périls aviaires et animaliers. Développer le cadre institutionnel propice à la prise en compte de la biodiversité. Restaurer les écosystèmes dégradés et s’engager dans la compensation écologique. Sensibilisation et communication grand public sur l’implication du secteur des transports pour la biodiversité. Communication Préparation d’un plan média Concevoir et diffuser des programmes enfants éducatifs sur la biodiversité Développer des réseaux de communication et de communicateurs sur la biodiversité Assurer une veille média sur l’importance des messages sur la biodiversité Culture Conserver, gérer durablement, développer et valoriser la biodiversité dans les Parcs Cultu rels en développant des synergies avec les Parcs Nationaux Inventorier et valoriser le patrimoine immatériel (savoir et savoir-faire) en lien avec la bio diversité, notamment dans les Parcs Culturels, comme vecteur de développement territo rial Promouvoir la biodiversité comme un patrimoine national et communiquer auprès du grand public et des institutions partenaires Adapter la stratégie, la législation et les mécanismes du secteur pour la conservation, la valorisation et le financement de la biodiversité Energie Analyser et diagnostiquer les impacts du secteur de l’énergie sur la biodiversité et les écosystèmes naturels. Lutter contre les pollutions liées au secteur de l’énergie impactant les écosystèmes natu rels et la biodiversité. Utilisation de la biodiversité pour une lutte écologique contre les pollutions liées au sec teur de l’énergie. Adapter le cadre institutionnel, stratégique et législatif du secteur pour une meilleure prise en compte des enjeux de la biodiversité. Restaurer les écosystèmes naturels impactés par les activités du secteur de l’énergie et promouvoir les approches de compensation écologique. Développer les partenariats pour la biodiversité et les écosystèmes naturels dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Développer les énergies renouvelables basées sur la biodiversité (biocarburants, biomasse énergie). Il est très clair que des sujets communs émergent sur lesquels des secteurs pourront coopérer par exemple pour : • La mise en place d’un système de compensation écologique : à la fois important pour l’industrie et les mines, les travaux publics et l’énergie ; • La communication et la sensibilisation sur la biodiversité : pertinent pour les secteurs de l’enseignement et de la recherche, de la communication, de la culture et des transports ; • La valorisation économique de la biodiversité : engagement du tourisme, de l’artisanat, de l’industrie, de l’énergie, de la pêche • La mise en œuvre de la SPANB veillera tout particulièrement à la mise en place de ces chantiers intersectoriels qui nécessite une coordination forte. 74 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Pour les secteurs du commerce, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’agriculture, de la communication etc. des consultations supplémentaires seront nécessaires afin de définir un plan d’action sectoriel pour la biodiversité. C’est l’enjeu de l’activité 16 du Plan d’Action de la SPANB. Ces PASB sont des enjeux prioritaires dans le cadre de la SPANB et devront donc tous être définis et validés avant fin 2017. 6 - Cohérence de la SPANB avec le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) Le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) est un outil de planification stra tégique d’aménagement et de développement durable du territoire. Il présente une image souhaitée de l’Algérie à l’horizon 2030, en s’appuyant sur les trois piliers du développement durable : l’économie, le social et l’environnement. Son élaboration s’est faite avec un large pro cessus de concertation et de coordination au niveau sectoriel et territorial. Le SNAT est composé de quatre (04) lignes directrices, il se décline : territorialement à l’échelle des 09 Espaces de Programmation Territoriale identifiés dans le SNAT (ce sont des regroupements de plusieurs wilayas constituant un territoire pertinent pour la mise en œuvre du SNAT). Cette déclinaison se conçoit par les autorités locales (les walis et les élus locaux), sectoriellement au niveau national, par les schémas directeurs sectoriels. Les 4 lignes directrices sont mises en œuvre à la faveur de Programmes d’Action Territoriale «PAT», qui en constituent ces programmes opérationnels du SNAT 2030 de mise en œuvre. Les quatre lignes directrices et les 20 PAT du SNAT 2030 : Ligne directrice 1 : «Vers un territoire durable» qui intègre la problématique écologique dans sa dimension continentale et territoriale, et qui se décline en cinq Programmes d’Action Territoriale (PAT): PAT 1: La durabilité de la ressource en eau PAT 2: La conservation des sols et la lutte contre la désertification PAT 3: Les écosystèmes PAT 4: Les risques majeurs PAT 5: Le patrimoine culturel Ligne directrice 2 : «Créer les dynamiques du rééquilibrage territorial » qui se décline en sept Programmes d’Action Territoriale (PAT) : PAT 6: Le freinage de la littoralisation et l’équilibrage du littoral PAT 7: L’option Hauts Plateaux PAT 8: L’option développement du Sud PAT 9: La délocalisation des activités et la déconcentration administrative PAT 10: Un système urbain hiérarchisé et articulé PAT 11: La modernisation et le maillage des infrastructures de travaux publics, de transport, de logistique de technologies de l’information et de la communication PAT 12: La mise à niveau et la modernisation des quatre grandes villes : Alger, Oran, Constantine et Annaba Ligne directrice 3 : «Créer les conditions de l’attractivité et de la compétitivité des territoires» se décline en cinq Programmes d’Action Territoriale : PAT 13: Les pôles d’attractivité et les Zones Intégrées de Développement Industriel (ZIDI). PAT 14: Les Espaces de Programmation Territoriale (EPT) PAT 15: Le développement local PAT 16: L’ouverture à l’international PAT 17: Le Maghreb. 75 2016-2030 Ligne directrice 4 : « Réaliser l’équité territoriale » se décline en trois Programmes d’Action Territoriale (PAT) PAT 18: Le renouvellement urbain et la politique de la ville, PAT 19: Le renouveau rural, PAT 20: Le rattrapage et la mise à niveau des zones à handicap. La lecture de la SPANB fait apparaitre des corrélations entre les orientations de la SPANB et les PAT du SNAT. En effet, la majeure partie des actions proposées dans la SPANB, s’intègre dans les quatre (04) lignes directrices et les 20 Programmes d’Action Territoriale (PAT) du SNAT (ci-dessus). Des jonctions et concordances sont faciles à établir. • L’atelier consacré à cette thématique s’est attelé à répondre aux questions suivantes : • L’enrichissement de la SPANB par le SNAT • L’enrichissement du SNAT par la SPANB Autres propositions et suggestions : A- L’enrichissement de la SPANB par le SNAT : • La mise en œuvre de l’Orientation stratégique A, de la SPANB, intitulée «Adapter le cadre institutionnel, stratégique et législatif afin de mieux prendre en charge la biodiversité, notamment pour assurer la participation des secteurs partenaires, la cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et la mobilisation des financements adéquats», nécessiterait la mise en place d’un Comité Intersectoriel qui serait un moyen ; d’information; de coordination et de concertation intersectorielle. La démarche participative de l’élaboration du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) et sa mise en œuvre est accompagnée par un Comité Intersectoriel de Suivi (CIS-SNAT), qui au jour d’aujourd’hui est opérationnel et qui pourrait être mis au service de la SPANB puisque il a déjà eu à s’imprégner de la démarche transversale préconisée par la SPANB. Ce Comité, déjà installé et opérationnel où tous les secteurs sont représentés, est l’endroit idéal pour amorcer les travaux de la SPANB dans le cadre de cet axe. Pour ce qui est de l’orientation stratégique B, intitulée «Développer, partager et valoriser les connaissances et le savoir, et sensibiliser et communiquer sur l’importance de la biodiversité pour un développement durable inclusif». Il y a lieu de préciser que l’Observatoire National du Territoire (ONT) est un outil stratégique d’aide à la décision, dont la mise en place est préconisée par le SNAT. une fois opérationnel, l’ONT pourrait servir comme plate-forme de mutualisation d’efforts dans la production et l’échange d’informations que ce soit pour le SNAT ou pour la SPANB. • La SPANB n’a pas pris en considération la dimension territoriale et les spécificités de chaque espace et sous espace du territoire national, contrairement au SNAT qui se décline en plusieurs instruments et études : • les schémas d’aménagement des neuf (09) espaces de programmation territoriale (SEPT) • les Schémas Directeurs d’Aménagement des Aires Métropolitaines (Alger, Oran, Constantine et Annaba) • les études d’aménagement et de développement des zones frontalières • les études de classement et d’élaboration de règlement d’aménagement des massifs montagneux, • le Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral (SDAL) • ... 76 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE B- L’enrichissement du SNAT par la SPANB : • Le SNAT n’intègre pas le facteur humain, qui est pourtant, un élément inconditionnel du développement. Ce dernier est parfaitement pris en charge par la SPANB (formation de la RH, genre...), la SPANB est un outil très enrichissant dans ce domaine pour les axes du SNAT relatifs à la biodiversité comme point de départ pour la prise en charge de cette dimension du développement humain durable. L’importance de la communication et de la sensibilisation, éléments importants qui doivent accompagner la mise en œuvre de toute stratégie et action. Le SNAT devrait utiliser le canal de la SPANB pour être communiqué également en établissant des plans de communication sur le PAT 3 par exemple comme projet pilote,….. • En matière d’état de lieu et de banque de données, les spécificités des aires protégées et des écosystèmes, le SNAT ne va pas dans les détails du recensement des espèces. à ce niveau là, la SPANB pourrait enrichir le SNAT. • Pour ce qui est des indicateurs, le SNAT dispose d’une batterie d’indicateurs qui sont répertoriés dans un tableau de bord de suivi des indicateurs. Chaque Programme d’Action Territoriale (PAT) dispose de plusieurs indicateurs de : contexte, de réalisation, de résultat et d’impact. Un travail doit se faire de manière très détaillée pour décortiquer ceux qui pourraient servir la SPANB. Par ailleurs et afin que les deux stratégies soient conformes, il a été suggéré de réorganiser les axes stratégiques de la SPANB à l’ordre des lignes directrices du SNAT comme suit : C) Le volet de conservation et de protection D) Le volet filières de valorisation A) Le volet institutionnel C) Le volet suivi et évaluation C) Autres propositions et suggestions : Une lecture rapide des indicateurs du SNAT a permis d’identifier quelques uns qui pourraient dès à présent servir d’indicateurs partagés entre le SNAT et la SPANB qui enregistrent des similitudes dans l’approche. Un travail de mutualisation des objectifs est ainsi très indiqué. Le SNAT permettant de fédérer les stratégies nationales avec celle de la biodiversité. Il est de ce fait recommandé de spécifier les indicateurs de contexte, de réalisation, de résultats et d’impact pour une meilleure efficience de la SPANB à l’image du SNAT : on peut citer ici quelques indicateurs : • concernant l’indicateur de réalisation, le PAT 2 du SNAT, relatif à la conservation des sols : • nombre d’hectares de sols préservés selon le type d’écosystème (montagne, steppe,...) • concernant les indicateurs de contexte, le PAT 3 du SNAT, relatif aux écosystèmes : • surface des aires protégées en zone de littoral par rapport à la surface totale des communes littorales. • concernant les indicateurs de réalisation: • nombre et surface d’aires protégées mises en place par écosystème. 7 - Cohérence avec les stratégies des autres conventions de Rio (CNULCD et CCNUCC) La SPANB concourt à la mise en œuvre des deux autres conventions de Rio : la Convention des Nations Unies pour la Lutte contre la Désertification (CNULCD) et la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). En effet, la SPANB vise au développement de mesures d’adaptation aux changements climatiques pour la réduction des vulnérabilités sociales et territoriales en particulier à travers 77 2016-2030 la mise en place de mesures d’adaptation basée sur les écosystèmes (AbE). La SPANB peut donc pleinement s’inscrire comme une contribution à l’atteinte des objectifs du Plan National Climat (PNC). La Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN) presentée en septembre 2015 met d’ailleurs en avant de manière significative l’importance de l’adaptation notamment en vue de renforcer la résilience des écosystèmes (inondations et sécheresse) afin de minimiser les risques de catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. En matière de lutte contre la désertification, la SPANB vise la restauration des écosystèmes dégradés et peut donc délivrer une contribution significative au « défi de Bonn » et à l’ODD 15.3 sur la Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT). La SPANB peut également concourir à l’atteinte des objectifs de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel à travers la contribution au plan d’action national élaboré. La SPANB soutient une participation active au programme “Great Green Wall for the Sahara and the Sahel Initiative (GGWSSI) » : une initiative pan-africaine lancée par l’Union Africaine en 2007. 8 - La mise en œuvre de la SPANB Recommandations pour la gouvernance Un Comité Intersectoriel pour la Biodiversité (CIB), composé de points focaux sectoriels, sera en charge de la gouvernance et du suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SPANB. Au niveau sectoriel, les points focaux sectoriels et les représentants du secteur impliqués composent un Comité Sectoriel pour la Biodiversité (CSB) en charge de la gouvernance et du suivi-évaluation du Plan d’Action Sectoriel pour la Biodiversité (PASB). La première année de la mise en œuvre de la SPANB mettra l’accent sur la finalisation (et la validation) des plans d’Action sectoriels pour la biodiversité, comme pierres angulaires du dispositif de mise en œuvre de la SPANB et de répartition des responsabilités. Il est recommandé de mettre en place un service dédié à la biodiversité à la primature. Ce service sera en charge de veiller à la mise en œuvre de la SPANB par une coordination intersectorielle orientée vers l’action. Le chef de service de la biodiversité à la primature aura pour mandat de présider le CIB, d’y faciliter un dialogue de qualité, ouvert et transparent entre les parties prenantes et de veiller à l’atteinte des objectifs fixés. Rôles des organes de gouvernance Partie-prenante Rôle Service biodiversité à la primature Préside le Comité Intersectoriel de la Biodiversité (CIB). Dessine les orientations stratégiques de la mise en œuvre de la SPANB. Assure la qualité de la coordination intersectorielle au sein du CIB. Arbitre les différends entre secteurs. Equipe SPANB au MEER Assure la mise en œuvre opérationnelle de la SPANB. Appuie l’organisation des réunions du CIB. Propose des solutions opérationnelles aux enjeux de mise en œuvre de la SPANB. Apporte un soutien aux secteurs dans le développement et la mise en œuvre des PASB. Comité Intersectoriel pour la Biodiversité (CIB) Se concerte sur les orientations stratégiques de la SPANB. Assure un suivi-évaluation régulier de la SPANB dans son ensemble. Donne des indications claires à l’équipe SPANB. Veille à régler les différends entre secteurs le cas échéant Comités sectoriels pour la Biodiversité (CSB) Se concerte sur les orientations stratégiques des PASB. Assure un suivi-évaluation régulier des PASB. Sollicite l’équipe SPANB pour des questions opérationnelles. Veille à régler les différends entre les parties prenantes du secteur. Le représentant de chaque CSB représente le secteur au sein du CIB. 78 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Figure 12: La gouvernance de la SPANB – Représentation schématique Equipe opérationnelle Une équipe en charge de la coordination de la mise en œuvre opérationnelle de la SPANB (Equipe SPANB) assure l’animation du CIB et intervient en appui aux CSB. Cette équipe devra être composée de cinq experts au minimum, et dans le cas idéal, l’équipe SPANB sera composée de : • Un coordinateur principal • Un chargé de mission « partenariats et mécanismes de financement » • Un chargé de communication et relations publiques (plan de communication de la SPANB, newsletters du CIB, appui aux secteurs et plans de communication des PASB, etc…) • Un expert en politiques publiques environnementales • Un chargé de mission « développement des capacités et formations » • Un expert en économie des écosystèmes et de la biodiversité • Un chargé de mission « Partenariats avec la société civile » • Etc… SPANB MEER Primature service dédié à la biodiversité (min 2 personnes) Point focal CBD et equipe SPANB (min 4 personnes) Comité intersectoriel de la Biodiversité (CIB) CSB 1 CSB 2 CSB 3 CSB 4 CSB x PASB 1 PASB 2 PASB 3 PASB 4 PASB x 79 2016-2030 Figure 13: Synthèse CIB – CSB – Equipe SPANB : gouvernance de la SPANB La mobilisation de la société civile Il est crucial de donner une place importante aux organisations de la société civile (associations/ONG environnementales, associations culturelles, corporations professionnelles, etc) pour la mise en œuvre de la SPANB. En effet, la tâche est si ambitieuse qu’elle nécessite le concours de toutes les forces vives du pays. Il est donc important de créer un réseau d’ONG et d’associations qui pourront proposer et mettre en œuvre des projets et activités liés à la SPANB. Un tel réseau d’ONG et associations pourrait s’inscrire clairement dans le cadre de la mise en œuvre de la SPANB à travers la remise d’un label ou d’une marque « Projet SPANB » ou « Association SPANB ». Les maisons de l’environnement au niveau des wilayas pourraient jouer le rôle de facilitateurs de réseaux locaux d’ONG et associations de mise en œuvre de la SPANB. L’équipe SPANB sera en charge d’inventorier les ONGs et associations qui pourraient porter des projets SPANB, de les sensibiliser et de les accompagner dans le développement de programmes d’activités pertinents. Des formations pourront être destinées aux représentants de la société civile, et des appels à projets pourront permettre de déléguer la mise en œuvre de la SPANB à travers des programmes de micro-financement. SPANB Cadre stratégique 4 orientations stratégiques 21 objectifs P Plan d’action Activités, Responsables, Indicateurs + 110 activités Comité intersectoriel Biodiversité (CIB) Points focaux sectoriels, Réunion semestrielle >> SPANB Equipe SPANB Animation du CIB, Suivi-évaluation Min 5 personnes temps plein Comités sectoriels Biodiversité (CSB) Points focaux sectoriels, et représentants du secteur >> Plan d’Action sectoriel Biodiversité (PASB) Mise en œuvre 80 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Il pourrait également être envisagé la mise en place d’un réseau d’observateurs citoyens afin d’appuyer l’observatoire de la biodiversité. Mécanismes de financement Budget estimé pour la mise en œuvre de la SPANB Il est difficile d’estimer le budget global des actions en matière de biodiversité à l’échelle nationale dans les quinze ans à venir. Cependant, on peut déterminer un budget d’amorçage pour la mise en œuvre de la SPANB, c’est-à-dire le budget minimum nécessaire au développement de bonnes pratiques et au démarrage des activités de la SPANB dans ses premières années (à horizon 5 ans). Le budget nécessaire à l’amorçage de la mise en œuvre de la SPANB est estimé en fourchette basse à au moins 100 Millions USD sur la période initiale de la SPANB (2016-2020), soit un budget annuel d’au moins 20 Millions USD. L’annexe 5 précise les budgets estimés pour chaque action prévue. Cette estimation est un chiffre conservatif, car la mise en œuvre de tous les plans d’Actions sectoriels pour la biodiversité représente un montant conséquent qui devra être précisément estimé par chaque secteur. Les efforts devront être répartis entre les sources nationales et internationales. Les investissements publics à travers le budget de l’Etat et les appuis de la coopération internationale pourront représenter un levier en vue de mobiliser des financements additionnels du secteur privé. Outils de financements innovants Parmi des mécanismes qui pourraient être adaptés au contexte algérien pour la mobilisation durable de ressources financières pour la préservation de la biodiversité et des services des écosystèmes, on peut noter les mécanismes suivants : • Les schémas de Paiements pour Services Ecosystémiques (PSE) Ce type d’approche vise à rémunérer le fournisseur d’un service écosystémique, le payeur étant en théorie l’utilisateur du service. C’est par exemple le cas lorsqu’une institution de gestion des barrages rémunère les agriculteurs en amont pour adopter des pratiques agricoles réduisant l’érosion des sols et donc les effets d’envasement. Dans le cas du Costa Rica par exemple, un schéma de PSE vise à inciter les propriétaires forestiers à conserver la forêt en vue de protéger les ressources en eau, de maintenir la biodiversité endémique, de maintenir la beauté du paysage, de stocker du carbone. Le système du Costa Rica se base principalement sur le Fonds National Forestier du Costa Rica (FONAFIFO), alimenté en partie par une taxe sur les hydrocarbures. Les autres ressources du fonds viennent de prêts de bailleurs internationaux, mais également de taxes sur l’eau, et de partenariats avec les entreprises privées nationales et internationales. Un exemple de PSE au Portugal vise la restauration de l’écosystème subéraie, avec l’appui de Coca Cola (Annexe 7). Dans le cas de l’Algérie, la puissance du secteur énergétique, et la présence d’entreprises nationales et internationales fortes permettrait d’envisager ce type de mécanisme. Des partenariats de renforcement des capacités avec le Costa Rica par exemple pourraient être bénéfiques à l’Algérie pour disposer des savoir-faire opérationnels pour le dépoliement de schéma PSE. Des projets de coopération triangulaire pourraient être envisagés. 81 2016-2030 • Les Fonds Nationaux pour la Biodiversité La thématique des Fonds nationaux pour l’environnement connaît un engouement actuel notamment lié au fait que ces instruments financiers permettent une mobilisation et une gestion de fonds pour la biodiversité de manière autonome au niveau national. La capitalisation de ces fonds peut se faire néanmoins également par des financements de sources internationales, nationales, privées et publiques. Pour le financement du secteur forestier, les Fonds Nationaux Forestiers (FNF) ont un rôle clé à jouer, comme le démontre une publication récente, notamment pour la préservation et la valorisation de la biodiversité, et la lutte contre le changement climatique (FAO, 2015). La mise en place de tels fonds offre de nombreuses opportunités pour l’appropriation nationale du financement de la biodiversité et des services fournis par les écosystèmes naturels. • Les plateformes nationales RSE pour la biodiversité Les entreprises privées sont de plus en plus sollicitées pour délivrer des impacts positifs sur la société, au niveau environnemental et social (E&S). Ainsi de nombreuses entreprises suivent désormais les standards de la norme ISO 26000 en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Figure 14: Les 7 questions centrales de la norme RSE ISO 26000 et connection avec la biodiversité Dans ce contexte, la biodiversité et les services fournis par les écosystèmes ont beaucoup à offrir aux entreprises, en particulier des solutions pour réaliser les objectifs RSE de l’entreprise, en particulier en matière de bonnes pratiques environnementales (à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprises) et d’impact positif sur les communautés locales et leur développement (fig. 14). Dans les pays de la région MENA, des plateformes nationales RSE pour la biodiversité et les forêts sont en cours de développement, en particulier au Maroc (à travers le « Partenariat pour les Forêts Marocaines ») et en Tunisie (à travers le « Pacte pour une Tunisie Verte »), où plusieurs entreprises nationales privées et publiques se sont engagées pour soutenir des projets de gestion durable des forêts. Une approche « régionale » incluant l’Algérie pourrait être promue. • Eco-labelling/Eco-branding Pour promouvoir un territoire et sa biodiversité rare et/ou endémique à des fins de valorisation, notamment pour les filières de produits issus de la biodiversité et le développment de l’écotourisme, il peut être judicieux de travailler sur des approches d’ « Eco-labelling » et « Eco-branding ». Gouvernance de l’organisation Droits de l’homme Relations et Conditions de travail Environnement Loyauté des pratiques Questions relatives aux consommateurs La biodiversité et les services écosytèmiques peuvent offrir des solutions RSE aux entreprises 7 questions centrales de l’ISO 26000, Référentiel international RSE 82 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Par exemple, une marque identifiant les produits et services issus d’un parc national peut permettre d’augmenter leur valeur ajoutée qui pourra être répercutée sur le prix à la vente. Une fraction du revenu peut alors être redirigée vers des actions de conservation au sein de l’aire protégée. La stratégie marketing visant à promouvoir un produit sur la base d’une contribution environnementale positive correspond à une pratique d’« Impact marketing ». Etant donné les budgets consacrés au marketing dans les entreprises,1 cette pratique RSE est aujourd’hui une de celles qui permet de générer le plus de ressources pour des projets environnementaux. Un exemple intéressant d’« eco-branding » est la marque Parc Naturel d’Andalousie : http://www.marcaparquenatural.com/ • Tarification à l’entrée des aires protégées La tarification à l’entrée des aires protégées permet de générer des ressources pour la gestion autonome (ou semi-autonome) des aires protégées. Par exemple, aux Etats-Unis le service des Parcs Nationaux a mis en place un système de guichet au niveau de toutes les voies d’accès à ces Parcs. Les revenus générés peuvent être réinjectés dans le système de gestion des Parcs Nationaux. Au Liban, les réserves naturelles, grâce au système de tarification à l’entrée, ont une capacité d’auto-gestion. Les salaires des éco-guides peuvent ainsi être financés. Ce type de mécanisme de prélèvement de ressources financières pour la conservation de la biodiversité suppose la mise en place d’unités de gestion autonome et indépendantes. • Carte bancaire « verte » La carte bancaire « verte » est également un outil qui peut permettre de générer des revenus pour la conservation et la valorisation de la biodiversité. Au Costa Rica, une telle carte, mise en place par la Banque Nationale du Costa Rica (Banco Nacional de Costa Rica), en partenariat avec le FONAFIFO, permet de générer entre USD 15000 et 18000 par mois, pour un total capitalisé depuis la création de la carte d’environ USD 750 000. Environ 100 000 personnes utilisent cette carte bancaire au Costa Rica, qui a en même temps un rôle de communication grand public. Les ressources collectées abondent le Fonds National pour la Biodiversité2. Au Liban, la Banque Libano-Française (BLF) a lancé en 2011 une carte bancaire écologique, la «Earth Card»3 en partenariat avec le PNUD. Les revenus générés par la « Earth Card » sont investis dans des projets environnementaux. Cette initiative a reçu le « 1er Prix Vert National » remis par le Ministère de l’Environnement. Des appels à projets réguliers permettent d’allouer des fonds aux projets environnementaux les plus remarquables, selon des critères de sélection. Des projets liés à la biodiversité sont éligibles. En 2014, par exemple, un des projets retenu était intitulé « Appui à la communauté de Baabda touché par les incendies de forêts » porté par l’ « Association Forêts, Développement, Conservation » (AFDC). • Propositions et possibilités d’applications concrètes dans le contexte de l’Algérie Les outils et mécanismes présentés précédemment peuvent être potentiellement adaptés au contexte Algérien (tableau 17). La plupart de ces stratégies pouvant être interconnectées, leur application suppose des innovations, pour le cas échéant, les associer dans une même approche cohérente. 1 According to eMarketer 2014, advertisers worldwide were expected to spend $545.40 bn on paid media in 2014, even $667.65 bn by 2018 2 http://www.fonafifo.go.cr/home/projects/fbs.html 3 Earth Card, more in detail : http://eblf.com/fr/Les-services-de-cartes-bancaires-Earth-Card 83 2016-2030 Tableau 17: Instruments de financement pour la biodiversité: applications possibles au contexte algérien Instrument Application possible au contexte Algérien Paiements pour Services Ecosys témiques Dans le contexte de secteurs économiques forts (ex : Energie, Agriculture), l’implica tion de ces secteurs à des schémas de rétributions nationaux pour les services écosys témiques pourraient être réfléchis. L’exemple du Costa Rica ayant mis en place une taxe sur les hydrocarbures, et celui des mesures agro-environnementales en Europe pourraient être des sources d’inspi rations Les nombreux fonds existant en Algérie peuvent servir de vecteurs financiers pour des schémas PSE (ex : FNE, FDR, etc.) impliquant plusieurs secteurs Fonds Nationaux pour la Biodiver sité L’Algérie dispose déjà de plusieurs fonds. La mise en place d’un nouveau fonds devrait être réfléchie, et l’utilisation de fonds déjà existants pourrait être une piste de travail Les structures financières et de gestion en Algérie permettent d’imaginer sans pro blème la mise en place de ce type de mécanisme, qui pourrait bénéficier des stan dards de bonne gouvernance en respect des normes environnementales et sociales (standards ESG) Ce type de fonds pourrait être connecté à un schéma PSE pour la biodiversité Plateforme natio nale RSE pour la biodiversité Il existe en Algérie une dynamique actuelle en matière de RSE, notamment à travers l’organisation « RSE Algérie » http://www.rse-algerie.org/fr/presentation-6. html Cette démarche, portée par des grandes entreprises comme Rouiba ou Danone, peut être un levier pour le financement de projets liés à la biodiversité et aux services écosystémiques en Algérie Eco-labelling/ Eco-branding Parmi les entreprises algériennes impliquées dans des démarches RSE, il serait envisa geable d’inciter certaines à s’engager pour la conservation de la Nature. Afin qu’elles puissent en tirer un avantage compétitif, une démarche d’ « Eco-branding » peut être judicieuse, à travers une approche de marketing d’impact. Tarification à l’entrée des Parcs Nationaux Penser à l’autonomie de financement et de gestion des aires potégées est une réflexion en cours en Algérie, notamment au niveau de la DGF. S’appuyer sur des expériences réussies (p.ex USA, Liban, Canada, etc.) pourrait permettre d’imaginer un modèle approprié au cas Algérien. L’expérience de tarification à l’entrée des Parcs Culturels en Algérie pourrait être adaptée. Carte bancaire « verte » Plusieurs opérateurs bancaires forts en Algérie pourraient être intéressés par ce type de modèle de carte. Couplé à un effort de communication, par exemple à travers l’appui d’une plateforme nationale RSE, ce type de carte peut générer de nouveaux clients pour la banque. Il s’agirait d’identifier une banque algérienne désireuse de porter un tel projet. 9 - Les projets de la coopération internationale Plusieurs projets de la coopération internationale seront opérationnels dans les premières années de la nouvelle SPANB, en particulier le Programme GIZ « Gouvernance Environnementale et Biodiversité » (GENBI) et le Projet d’Appui à la Politique Sectorielle de l’Environnement (PAPSE) de l’Union Européenne. Il est fortement recommandé à l’équipe SPANB de travailler en coordination étroite avec les programmes GENBI et le PAPSE, ainsi que d’autres programmes et projets de coopération pertinents afin de tirer profit des synergies possibles. Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), dans le cadre de son programme d’allocation STAR 7, doit aussi être considéré comme une opportunité importante et il est donc recommandé à l’équipe SPANB de concevoir le plus vite possible des projets de mise en œuvre de la SPANB à travers les financements FEM. Plusieurs agences de mise en œuvre de projets FEM sont implantées ou disposent de réseaux d’action en Algérie, telles que le PNUD, la FAO ou encore l’UICN et le WWF. Par ailleurs, les opportunités liées à la Finance Climat doivent être étudiées scrupuleusement. Le Fonds Vert pour le Climat a commencé ses opérations et des institutions et organisations nationales et internationales sont appelées à solliciter leur 84 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE accréditation pour accès direct. Dans ce cadre, l’équipe SPANB doit se mettre en relation dès que possible avec la/les organisation(s) nationales en cours d’accréditation afin de concevoir des projets d’adaptation basée sur les écosystèmes ou/et des projets d’atténuation à travers la restauration des écosystèmes naturels par exemple. Des organisations internationales comme le PNUD sont déjà accréditées et des projets FVC intégrant la biodiversité et les écosystèmes naturels algériens pourraient être envisagés. 10 - Suivi-évaluation Système de suivi-évaluation de la SPANB (tableau de bord) Le système de suivi-évaluation de la SPANB est un élément crucial pour assurer la mise en œuvre opérationnelle de la SPANB. Le système de suivi-évaluation assure un contrôle de la trajectoire prévue pour l’atteinte des objectifs de la SPANB. Différents niveaux d’indicateurs sont envisagés : Des indicateurs stratégiques et des indicateurs opérationnels. La figure 15 présente les deux niveaux d’indicateurs retenus. Figure 15: Indicateurs stratégiques et opérationnels Un tableau de bord pourra être défini afin d’assurer un suivi-évaluation régulier de la mise en œuvre de la SPANB et un rapport au CIB. La figure 16 présente une version simplifiée du tableau de bord. Le tableau de bord sera l’outil de pilotage du CIB et de l’équipe SPANB. Une activité spécifique de la SPANB est dédiée au développement du système de suivi-évaluation et du tableau de bord : ils devront être élaborés dans la première année de la SPANB. Objectifs/Actions Indicateurs Etat Objectif stratégique A Indicateur stratégique Objectif 1 Indicateur stratégique Action 1 Indicateur opérationnel Action 2 Indicateur opérationnel Action 3 Indicateur opérationnel Objectif 2 Indicateur stratégique Action 4 Indicateur opérationnel Action 5 Indicateur opérationnel Objectif 3 Indicateur stratégique Action 6 Indicateur opérationnel Action 7 Indicateur opérationnel Rapport annuel présenté au CIB Figure 16: Tableau de bord simplifié pour la SPANB. Gestion axée sur les résultats : Indicateurs stratégiques et opérationnels • Indicateur stratégique >> pour orientation stratégique et objectifs : Indicateur permettant le suivi de l’atteinte des objectifs de la SPANB • Indicateur opérationel >> pour action : indicateur permetant le suivi de la réalisation d’actions planifiées. Ancré dans des paramètres opérationnels et mesurables. 85 2016-2030 Production et gestion des connaissances La production et la gestion des connaissances en matière de biodiversité doivent être pensées avec précaution et dans une optique d’action et de prise de décisions. Alors que de nombreuses organisations produisent des données sur la biodiversité, telles que les universités, les centres de recherche (INRF, CRSTRA), des organisations étatiques comme la DGF, le CNDRB, l’ANN, etc il est important de fédérer ces forces pour davantage de travail en synergies. La finalité des efforts de production de connaissances dans une optique d’Action sont multiples, parmi d’autres : • Le développement d’applications pour la valorisation de la biodiversité • Une maîtrise des impacts sur la biodiversité et les écosystèmes naturels et l’atténuation de ces impacts • L’amélioration des techniques de restauration des écosystèmes. Dans la perspective de la maîtrise des impacts par exemple, il est recommandé la mise en place d’un observatoire de la biodiversité. Celui-ci pourrait se baser sur les expertises existantes en matière de production de données et aurait pour vocation à mettre en place un système de partage d’informations, d’analyse de données selon des indicateurs de suivi et d’alerte qui permettraient notamment la mise en place d’un système d’alerte précoce. Dans ce dispositif, l’ONEDD, qui a déjà entamé un travail de collecte bases de données sur l’environnement et le développement durable, pourrait jouer un rôle central. La figure ci-dessous illustre de manière simplifiée un possible « Observatoire de la biodiversité » Figure 17: Schéma simplifié de l’observatoire de la biodiversité Observatoire de la biodiversité Système d’alerte précoce Décideurs et géstionnaires (ex: DGF, Parcs Culturels, Aires protégées, etc ONEDD Etc DGF INRF CNDRB Universités CRSTRA Indicateurs de suivi et d’alerte Partie 4 - Annexes Partie 4 - Annexes 88 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 1: Liste du comité de pilotage du projet • ex Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement M. GRIMES Samir • Programme des Nations Unies pour le Développement Mme ABOULHOSN Randa • Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Amenagement du Territoire Mme CHETTOUH BENEDDINE Hamida • Ministère de la Défense Nationale Le commandant BOUYAHI Amokrane • Ministère des Affaires Etrangères M. BELKACEMI Fayçal • Ministère des Finances Melle BACHOUTI Asma • Ministère de l’Energie M. ARBIA Lyes • Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche Melle BESSAH Ghania Mme BRAHIMI Assia • Ministère du Commerce M. ALLOUNE Tarek • Ministère des Traveaux Publics et des Transports M. AIT ABDELLAH Boubeker Mme BRAIK Nabila • Ministère des Ressources en Eau M. CHEKIRED Zineddine • Ministère de l’Education Nationale M. MEZEREK Abdelhabib • Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique M. YASSA Noureddine • Ministère de la Culture Melle BAHAMID Habiba • Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière Dr. L’HADJ Mohamed • Ministère de la Communication Mme CHAIB Soumia • Ministère du Tourisme et de l’Artisanat Mme MENNAS Djamila 89 2016-2030 Annexe 2: Canevas de plan d’Action pour les PASB Développement d’un plan d’action sectoriel pour la biodiversité Etapes à suivre N.B. Les étapes suivantes doivent être menées au sein d’un comité de travail sectoriel, selon une approche concertée et participative qui favorisera l’appropriation des résultats par le secteur concerné. 1. Analyse des interfaces et enjeux « secteur concerné-biodiversité » • Auto-analyse sectorielle des interfaces et enjeux vis-à-vis de la biodiversité • Evaluation des expériences et initiatives existantes au sein du secteur vis-à-vis de la biodiversité • Revue bibliographique rapide des enjeux du secteur vis-à-vis de la biodiversité • Les enjeux/défis et axes de travail concernés peuvent être liés à la valorisation de la biodiversité, aux impacts sur la biodiversité, mais peuvent aussi être de nature institutionnelle, organisationnelle, juridique, technique, etc. 2. Benchmark international de l’intégration de la biodiversité dans la stratégie et le plan d’action du secteur concerné • Recherche bibliographique des cas existants d’institutions sectorielles ayant intégré la biodiversité dans leur stratégie et plan d’action, ou d’acteurs du secteur concerné (entreprises, opérateurs, etc) ayant intégré la biodiversité dans ses pratiques • Analyse de la possibilité de transférer ces expériences et modèles dans le cas Algérien, en particulier pour le secteur concerné 3. Sur la base des analyses des points 1 et 2, priorisation des enjeux/défis/axes de travail pour le secteur concerné • En s’efforçant de retenir maximum 5 enjeux/défis/axes de travail • Le développement d’une analyse SWOT (Forces/Faiblesses/Opportunités/Menaces) peut permettre de mieux cerner les enjeux/défis et axes de travail prioritaires • Caractériser et préciser les enjeux/défis et axes de travail prioritaires identifiés 4. Préciser le contenu des 5 axes de travail prioritaires • Préciser pour chaque axe de travail : objectifs, actions, activités, résultats attendus, responsabilités, délais, indicateurs de suivi, besoins de renforcement de capacités, besoin en appui technique, besoins de financement • Fournir des éléments qualitatifs et quantitatifs 5. Synthèse et visualisation du plan d’action sous forme de tableau • En format paysage, selon le modèle ci-dessous • Correspond à la synthèse des points 1,2,3 et 4. 90 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Pl an d ’A ct io n se ct or ie l p ou r la b io di ve rs it é. S ec te ur : X X X En je u/ dé fi /a xe d e tr av ai l 1 : X X X X O bj ec ti f 1 : X X X X X A ct io n A ct iv ité s en d ét ai l Ré su lta ts a tt en du s Re sp on sa bl es In di ca te ur s de s ui vi Be so in d e re nf or ce m en t de s ca pa ci té s Be so in d ’a pp ui t ec h ni qu e Be so in s en fi na nc em en t En je u/ dé fi /a xe d e tr av ai l 2 : X X X X O bj ec ti f 2 : X X X X X A ct io n A ct iv ité s en d ét ai l Ré su lta ts a tt en du s Re sp on sa bl es In di ca te ur s de s ui vi Be so in d e re nf or ce m en t de s ca pa ci té s Be so in d ’a pp ui t ec h ni qu e Be so in s en fi na nc em en t En je u/ dé fi /a xe d e tr av ai l 3 : X X X X O bj ec ti f 3 : X X X X X A ct io n A ct iv ité s en d ét ai l Ré su lta ts a tt en du s Re sp on sa bl es In di ca te ur s de s ui vi Be so in d e re nf or ce m en t de s ca pa ci té s Be so in d ’a pp ui t ec h ni qu e Be so in s en fi na nc em en t 91 2016-2030 A nn ex e 3: Pl an s d’ A ct io ns s ec to ri el s po ur la b io di ve rs it é (P A SB ) SE CT EU R D E L’ EN ER G IE D eu x ax es d e tr av ai l : 1. E V A LU A TI O N , D IA G N O ST IC , L U TT E CO N TR E LE S PO LL U TI O N S • A na ly se r e t d ia gn os tiq ue r l es im pa ct s du s ec te ur d e l’é ne rg ie s ur la b io di ve rs ité e t l es é co sy st èm es n at ur el s. • Lu tt er c on tr e le s po llu tio ns li ée s au s ec te ur d e l’é ne rg ie im pa ct an t l es é co sy st èm es n at ur el s et la b io di ve rs ité . • U til is at io n de la b io di ve rs ité p ou r u ne lu tt e éc ol og iq ue c on tr e le s po llu tio ns li ée s au s ec te ur d e l’é ne rg ie . • A da pt er le c ad re in st itu tio nn el , s tr at ég iq ue e t l ég is la tif d u se ct eu r p ou r u ne m ei lle ur e pr is e en c om pt e de s en je ux d e la b io di ve rs ité . 2 . A CT IO N S, S O LU TI O N S, P A R TE N A R IA TS • Re st au re r l es é co sy st èm es n at ur el s i m pa ct és p ar le s a ct iv ité s d u se ct eu r d e l’é ne rg ie e t p ro m ou vo ir le s a pp ro ch es d e co m pe ns at io n éc ol og iq ue . • D év el op pe r l es p ar te na ria ts p ou r l a bi od iv er si té e t l es é co sy st èm es n at ur el s da ns le c ad re d e la R es po ns ab ili té S oc ié ta le d es E nt re pr is es . • D év el op pe r l es é ne rg ie s re no uv el ab le s ba sé es s ur la b io di ve rs ité (b io ca rb ur an ts , b io m as se é ne rg ie ) • A da pt er le c ad re in st itu tio nn el , s tr at ég iq ue e t l ég is la tif d u se ct eu r p ou r u ne m ei lle ur e pr is e en c om pt e de s en je ux d e la b io di ve rs ité . 1) E nj eu /d éf i/ ax e de tr av ai l : E VA LU A TI O N , D IA G N O ST IC , L U TT E CO N TR E LE S PO LL U TI O N S O bj ec tif s : • A na ly se r e t d ia gn os tiq ue r l es im pa ct s du s ec te ur d e l’é ne rg ie s ur la b io di ve rs ité e t l es é co sy st èm es n at ur el s. • Lu tt er c on tr e le s po llu tio ns li ée s au s ec te ur d e l’é ne rg ie im pa ct an t l es é co sy st èm es n at ur el s et la b io di ve rs ité • U til is at io n de la b io di ve rs ité p ou r u ne lu tt e éc ol og iq ue c on tr e le s po llu tio ns li ée s au s ec te ur d e l’é ne rg ie . • A da pt er le c ad re in st itu tio nn el , s tr at ég iq ue e t l ég is la tif d u se ct eu r p ou r u ne m ei lle ur e pr is e en c om pt e de s en je ux d e la b io di ve rs ité . A ct io ns A ct iv it és e n dé ta il R és ul ta ts a tt en du s R es po ns ab le s In di ca te ur s de s ui vi B es oi n de r en fo rc e m en t de s ca pa ci té s B es oi n d’ ap pu i te ch ni qu e B es oi ns e n fi na nc e m en t 1) B en ch m ar k de s bo nn es p ra tiq ue s d’ an al ys e de s im pa ct s du s ec te ur d e l’é ne r gi e su r l a bi od iv er si té et le s éc os ys tè m es na tu re ls Et ud e be nc hm ar k pr éc is an t d es re co m m an da tio ns p ou r de s m ét ho do lo gi es d’ év al ua tio n ad ap té es au c on te xt e al gé rie n D es o rie nt at io ns e t re co m m an da tio ns ba sé es s ur le s bo nn es pr at iq ue s au n iv ea u in te rn at io na l s on t di sp on ib le s po ur le s ac te ur s du s ec te ur M E et M EE R et e n tr ep ris es s ou s tu te lle , ag en ce s. D es o rie nt at io ns e t re co m m an da tio ns ba sé es s ur le s bo nn es pr at iq ue s au n iv ea u in te rn at io na l s on t pa rt ag ée s et v al id ée s pa r l es a ct eu rs d u se ct eu r D es p ro cé du re s et de s no rm es p ou r am él io re r l a m ai tr is e de l’ ap pr oc he d ’a na ly se d es im pa ct s D es tr av au x de co nc er ta tio n en tr e le s se ct eu rs c on ce rn és . Po ss ib ili té s de bé né fic ie r d es fo nd s in te rn at io na ux 92 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 2) R év is io n et a da pt a tio n de s m ét ho de s de di ag no st ic e nv iro nn e m en ta l a ux e nj eu x de la b io di ve rs ité In té gr er la b io di ve rs ité d e m an iè re pe rt in en te d an s le s m ét ho de s d’ Ev a lu at io n d’ Im pa ct En vi ro nn em en ta l, d’ A na ly se d e Cy cl e de Vi e, d ’A ud it En vi ro n ne m en ta l, et c. Le s m ét ho de s d’ év a lu at io n de s im pa ct s en vi ro nn em en ta ux in tè gr en t d e m an iè re po us sé e le s en je ux de la p ré se rv at io n de la b io di ve rs ité e t d es éc os ys tè m es n at ur el s M E et M EE R et e n tr ep ris es s ou s tu te lle , ag en ce s. D es m ét ho de s di s po ni bl es v al id ée s pa r le s ac te ur s du s ec te ur (p ro cé du re s et a c tio ns d ’é va lu at io n) Se ns ib ili sa tio n et in fo rm at io n et a vo ir de s no rm es e t d es gu id es lin es , v oi re de s te xt es ré gl em en ta ire s fix an t l es m é th od es d e pr ot ec tio n et d ’é va lu at io n de la bi od iv er si té . Fo rm at io n su r l es m ét ho de s de p ro te c tio n de la b io di ve rs ité et d ’é va lu at io n et d’ an al ys e de s im pa ct s de s ac tiv ité s su r l a bi od iv er si té . Fi na nc em en t d an s le ca dr e de la c oo pé ra tio n in te rn at io na le . 3) D éf in iti on d es m es ur es d ’a tt én ua tio n de s im pa ct s su r l a bi od iv er si té et é la bo ra tio n d’ un gu id e de b on ne s pr at iq ue s vi s à vi s de la b io di ve rs ité U n gu id e de b on ne s pr at iq ue s de g es tio n et d ’a ct io n d’ at té nu at io n de s im pa ct s su r l a bi od iv er si té e st él ab or é au p ro fit d es ac te ur s du s ec te ur d e l’é ne rg ie Pr is e de c on sc ie nc e de s ac te ur s du se ct eu r d e l’é ne rg ie pa r l ’a do pt io n de s bo nn es p ra tiq ue s d’ at té nu at io n de s im pa ct s su r l a bi od i ve rs ité M in is tè re d e l’E ne rg ie , M EE R et e nt re pr is es so us t ut el le , a ge nc es . Le g ui de d e bo nn es pr at iq ue s es t d is po ni bl e A cc om pa gn em en t da ns l’ él ab or at io n d’ un e ét ud e su r l es m es ur es d ’a tt én ua tio n de s im pa ct s su r l a bi od iv er si té , ap pl ic ab le s au s ec te ur de l’ én er gi e. A te lie rs d e fo rm at io n Fo rm at io n pa r d es ex pe rt s su r l es di ffé re nt es m es ur es d’ at té nu at io n et le ur ap pl ic ab ili té (a va n ta ge s et li m ite s, c oû t, et c. ) D év el op pe r d es o ut ils m ét ho do lo gi qu es o u un g ui de a da pt és a ux sp éc ifi ci té s du s ec te ur po ur l’ él ab or at io n, la m is e en œ uv re et l’ év al ua tio n de s pr oc éd ur es e t d es m es ur es d ’a tt én ua tio n. D év el op pe r d es ca dr es d e co op ér a tio n in te rn at io na le po ur le fi na nc em en t/ co f in an ce m en t d es fo rm at io ns s ur le s qu es tio ns d e la b io di ve rs ité n ot am m en t su r l es m es ur es e t te ch ni qu es d e pr ot ec tio n et /o u d’ at té nu a tio n de s im pa ct s su r la b io di ve rs ité 4) F or m at io n pr o fe ss io nn el le s ur : 1) le s m ét ho de s de di ag no st ic e nv iro n ne m en ta l i nt ég ra nt la bi od iv er si té e t 2 ) l es ap pr oc he s d’ at té nu a tio n de s im pa ct s su r la b io di ve rs ité d an s le s do m ai ne s lié s au x ac tiv ité s de l’ én er gi e et d es h yd ro ca rb ur es . D es m od ul es d e fo rm at io n co nt in ue so nt d év el op pé s au pr of it de s ac te ur s du se ct eu r d e l’é ne rg ie Le s ac te ur s du s ec te ur de l’ én er gi e di sp os en t d’ un e fo rm at io n pr o fe ss io nn el le p oi nt ue su r l es m ét ho de s et ap pr oc he s po ur la pr és er va tio n de la bi od iv er si té A dm in is tr at io n (M E+ ag en ce s) , e nt re pr is es so us t ut el le , M EE R. Fo rm at io ns o rg a ni sé es . N om br e de pr of es si on ne ls fo rm és Fo rm at io n et o rie nt a tio ns e n co lla bo ra tio n av ec d es o rg an is m es sp éc ia lis és e n bi od i ve rs ité . Re nf or ce m en t d es ca pa ci té s po ur l’ él a bo ra tio n, la m is e en œ uv re e t l ’é va lu at io n de s pl an s d’ A ct io n à tr av er s de s se ss io ns de fo rm at io n 5) S en si bi lis at io n du se ct eu r d e l’é ne rg ie su r l es a pp ro ch es vi s à vi s de la b io di ve rs ité Se ns ib ili sa tio n et co m m un ic at io n au pr ès d es o pé ra te ur s so nt m en ée s. Le s se ct eu rs p ar te na ire s so nt c on sc ie nt s de s ef fo rt s et a p pr oc he s dé pl oy és p ar le s ec te ur d e l’é ne rg ie po ur la b io di ve rs ité M E et e nt re pr is es so us t ut el le , a ge nc es . N om br e de c am pa gn es ré al is ée s su r de s th ém at iq ue s sé le ct io nn ée s Re nf or ce m en t d es m oy en s de s en si bi li sa tio n et d e co m m u ni ca tio n M ét ho do lo gi es e ffi ca ce s et m oy en s de co m m un ic at io n et d e se ns ib ili sa tio n Fi na nc em en t d an s le ca dr e de la c oo pé ra tio n in te rn at io na le . 93 2016-2030 6) Id en tif ic at io n et ré vi si on d u ca dr e ré gl em en ta ire p ou r u ne m ei lle ur e in té gr at io n de la b io di ve rs ité Pr en dr e en c on si dé ra tio n la p ro te ct io n de la b io di ve rs ité d an s la rè gl em en ta tio n du se ct eu r L’ as pe ct b io di ve rs ité bi en p ris e n ch ar ge da ns la ré gl em en ta tio n. M E, M EE R, e nt re pr is es et a ge nc es s ou s tu te lle . A sp ec t b io di ve rs ité fi gu ra nt d an s le s te xt es ré gl em en ta ire s Re nf or ce m en t d u m é ca ni sm e d’ éc ha ng es et d e co nc er ta tio n av ec le s in st itu tio ns ch ar gé es d e l’é la bo ra tio n de s te xt es e t le s sp éc ia lis te s de la bi od iv er si té D es n or m es e t d es ap pl ic at io ns in te rn a tio na le s. Fi na nc em en t d an s le ca dr e de la c oo pé ra tio n in te rn at io na le . 7) M is e en p la ce d ’u n m éc an is m e de v ei lle ré gl em en ta ire s ur le s th ém at iq ue s de la bi od iv er si té A na ly se d es n ou ve au x te xt es ré gl em en ta ire s co nc er na nt l’ in te rf ac e En er gi e Bi od iv er si té et c om m un ic at io n au x ac te ur s co nc er né s du s ec te ur . Le s as pe ct s ré gl e m en ta ire s no u ve au x su r l ’in te rf ac e En er gi e Bi od iv er si té so nt c om m un iq ué s au x pa rt ie s pr en an te s co nc er né es M E, M EE R, e t e nt re pr is es s ou s tu te lle , ag en ce s U n sy st èm e de v ei lle ré gl em en ta ire e st op ér at io nn el e t e st ut ili sé p ar le s ac te ur s co nc er né s du s ec te ur fo rm at io n in fo rm at io n M is e en p la ce d ’u n si te w eb /f or um ju ri di qu e H SE Cr éa tio n d’ un e ru br iq ue s ur le s ite w eb du M EE R dé di é au x co nv en tio ns in te rn a tio na le s ra tif ié es p ar l’A lg ér ie e n pa rt ic ul ie r su r l a bi od iv er si té e t la li st e de s es pè ce s à pr ot ég er . 2) E nj eu /d éf i/ ax e de tr av ai l : A CT IO N S, S O LU TI O N S, P A RT EN A RI A TS O bj ec tif s : Re st au re r l es é co sy st èm es n at ur el s im pa ct és p ar le s ac tiv ité s du s ec te ur d e l’é ne rg ie e t p ro m ou vo ir le s ap pr oc he s de c om pe ns at io n éc ol og iq ue . D év el op pe r l es p ar te na ria ts p ou r l a bi od iv er si té e t l es é co sy st èm es n at ur el s da ns le c ad re d e la R es po ns ab ili té S oc ié ta le d es E nt re pr is es . D év el op pe r l es é ne rg ie s re no uv el ab le s ba sé es s ur la b io di ve rs ité (b io ca rb ur an ts , b io m as se é ne rg ie ) A da pt er le c ad re in st itu tio nn el , s tr at ég iq ue e t l ég is la tif d u se ct eu r p ou r u ne m ei lle ur e pr is e en c om pt e de s en je ux d e la b io di ve rs ité . A ct io ns A ct iv it és e n dé ta il R és ul ta ts a tt en du s R es po ns ab le s In di ca te ur s de s ui vi B es oi n de r en fo rc e m en t de s ca pa ci té s B es oi n d’ ap pu i te ch ni qu e B es oi ns e n fi na nc e m en t 8) Id en tif ie r l es é co sy st èm es d ég ra dé s pa r l es a ct iv ité s du se ct eu r d e l’é ne rg ie et é va lu er le s be so in s en re st au ra tio n Pr éc is er la lo ca lis a tio n, la q ua nt ité e t l a na tu re d es é co sy s tè m es d ég ra dé s à re st au re r Le s éc os ys tè m es à re st au re r s on t id en tif ié s et le s pr em iè re s m es ur es de re st au ra tio n so nt pr op os ée s M E et e nt re pr is es so us t ut el le , ag en ce s, M EE R, D G F… Ec os ys tè m es à re st au re r i de nt i fié s et le s m oy en s né ce ss ai re s po ur la re st au ra tio n so nt év al ué s Pa rt en ar ia t/ c ad re d’ éc ha ng es e t d e co nc er ta tio n av ec le s ex pe rt s de s se ct eu rs co nc er né s (R e ch er ch e sc ie nt ifi qu e, fo rê t, ag ric ul tu re , M EE R, e tc .) po ur u n ac co m pa gn em en t po ur l’ év al ua tio n de s éc os ys tè m es e t de le ur n iv ea u de dé gr ad at io n ai ns i qu e de s be so in s en re st au ra tio n et co m pe ns at io n. Fa ire a pp el à d es ex pe rt s po ur : L’ év al ua tio n de s éc os ys tè m es e t d es m es ur es d e re st au ra tio n (a sp ec ts te ch ni qu e et fi na nc ie r) La d éf in iti on d ’u n m éc an is m e de co m pe ns at io n éc o lo gi qu e D es n or m es e t d es pr oc éd ur es in te r na tio na le s su r l es m éc an is m es d e co m pe ns at io n éc o lo gi qu e Re nf or ce r l es c ap a ci té s na tio na le s en m at iè re d ’a cc ès a ux re ss ou rc es fi na n ci èr es p ou r l a re s ta ur at io n de s éc o sy st èm es (F EM , F VC et c. ) n ot am m en t po ur le s éc os ys tè m es d ’im po rt an ce in te rn at io na le . 94 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 9) D éf in ir un m éc a ni sm e de c om pe n sa tio n éc ol og iq ue na tio na l Re ce ns em en t de s m éc an is m es ex is ta nt s au n iv ea u na tio na l Be nc hm ar k in te rn a tio na l Ev al ua tio n de s do m m ag es e t d es co m pe ns at io ns Se ns ib ili sa tio n M éc an is m e de m is e en œ uv re D es m éc an is m es d e co m pe ns at io n éc o lo gi qu e ap pl iq ué s pa r d es a ct eu rs d u se ct eu r d e l’é ne rg ie M E et e nt re pr is es so us t ut el le , ag en ce s, M EE R, D G F, O N G s… M is e en p la ce d e m éc an is m es d e co m pe ns at io n éc o lo gi qu e. 10 ) D év el op pe r l es pa rt en ar ia ts R SE po ur la b io di ve rs ité pa r l es e nt re pr is es du s ec te ur d e l’é ne r gi e In té gr er la b io di ve rs ité d an s le s st ra té gi es R SE d es en tr ep ris es d u se c te ur d e l’é ne rg ie Id en tif ie r l es a ct io ns à m en er e n fa ve ur de la b io di ve rs ité e t id en tif ie r l es p ar te na ire s po ur la m is e en œ uv re D év el op pe r l e ca dr e pa rt en ar ia l a dé qu at (c on ve nt io n ca dr e, co nv en tio ns d e pr oj et s, e tc .) U n pa rt en ar ia t na tio na l R SE p ou r l a bi od iv er si té a da p té a u se ct eu r d e l’é ne rg ie M E et e nt re pr is es so us t ut el le , ag en ce s, M EE R, D G F, O N G s La b io di ve rs ité in té gr ée d an s le s st ra té gi es R SE d es en tr ep ris es d u se c te ur d e l’é ne rg ie Re nf or ce m en t d u pa rt en ar ia t p ar la m is e en p la ce d’ un e pl at ef or m e d’ éc ha ng e et d e co nc er ta tio n A pp ui p ou r l a dé fin iti on d u ca dr e d’ éc ha ng e et d e co nc er ta tio n le p lu s ad ap té re gr ou pa nt le s di ffé re nt es co m pé te nc es d es se ct eu rs im pl iq ué s. Ec ha ng e d’ ex pé rie nc e av ec d es s pé ci al is te s tr av ai lla nt av ec d es n or m es . A cc om pa gn er e t re nf or ce r l e dé ve lo pp em en t d e la re ch er ch e su r l a bi od iv er si té p ar d es in ci ta tio ns fi sc al es (e xo né ra tio n, e tc .) et au tr es re ss ou rc es . 11 ) S tim ul er la re ch er ch e et d év e lo pp em en t s ur le s én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té . El ar gi r l e dé ve lo pp em en t d es pr og ra m m es d e re ch er ch e au x én er gi es re no uv el ab le s ba sé s su r l a bi od i ve rs ité . D oc um en ta tio n ba sé e su r d es th ès es de re ch er ch e re la tiv es a ux é ne rg ie s re no uv el ab le s ba sé es s ur la b io di ve r si té d is po ni bl es . M E et e nt re pr is es et a ge nc es s ou s tu te lle , M EE R, D G F, IN RF U ni ve rs ité s Ce nt re s de re ch er ch e , C D ER , D es p ro gr am m es de re ch er ch e so nt dé fin is . In st itu tio ns d e re vu es d e di ve rs ra ng s, sp éc ia lis ée s da ns le s pu bl ic at io ns s ur le s do m ai ne s et le s ré su lta ts d e re ch er ch e. Ec ha ng es d ’e x pé rie nc es d an s la re ch er ch e in te rn a tio na le Ex pe rt is e et a ss is ta n ce te ch ni qu e da ns la re ch er ch e A cc om pa gn er e t re nf or ce r l e dé ve lo pp em en t d e la re ch er ch e. 95 2016-2030 12 ) T es te r d es m éc a ni sm es d ’in ci ta tio n éc on om iq ue p ou r l e dé ve lo pp em en t d es én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té . En vi sa ge r d es m éc a ni sm es d ’in ci ta tio n (s ub ve nt io ns , P SE , et c. ) e t l es te st er da ns d es c as p ilo te s M is e en p la ce d e m éc an is m e d’ in ci ta tio n po ur le dé ve lo pp em en t d es én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té . M E et e nt re pr is es so us t ut el le , ag en ce s, M in is tè re de s Fi na nc es , M EE R D es m éc an is m es d’ in ci ta tio ns p ilo te s en p la ce D is po si tif ré gl em en ta ire e t f in an ci er po ur p er m et tr e le fo nc tio nn em en t d u m éc an is m e d’ in ci ta tio n. Id en tif ic at io n et m is e en p la ce d es m éc an is m es d ’in ci ta tio n. Id en tif ie r l es s ou rc es de fi na nc em en t n a tio na le s et in te rn a tio na le s (F EM , F VC , et c. ) 13 ) P re nd re e n co ns id ér at io n le s én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té d an s la re ch er ch e et le s ac tio ns d u se ct eu r.. D es é tu de s de fa is a bi lit és s ur le p ot en tie l d u pa ys p ou r l e dé ve lo pp em en t d es én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té . Pr oj et s pi lo te s ba sé s su r l e dé ve lo pp e m en t d es é ne rg ie s re no uv el ab le s ba sé es s ur la b io di ve rs ité . Et ud es e t p ro je ts ré al is és p ou r é va lu at io n. M E et e nt re pr is es so us t ut el le , ag en ce s, M in is tè re ch ar gé d e la R e ch er ch e Sc ie nt ifi qu e Rè gl em en ta tio n na tio na le e t é tu de s su r d es é ne rg ie s re no uv el ab le s ba sé es su r l a bi od iv er si té A cc om pa gn em en t e t ex pe rt is e né ce ss ai re po ur d év el op pe r l es én er gi es re no uv e la bl es b as ée s su r l a bi od iv er si té . Ex pe rt is e et a ss is ta nc e te ch ni qu e na tio na le e t i nt er na tio na le Co or di na tio n in te rs ec to rie lle (M EE R, A gr ic ul tu re , Re ch er ch e, F in an ce , et c. ) p ou r c oo rd on ne r l es p ol iti qu es de s di ffé re nt s se ct eu rs le s m éc a ni sm es n éc es sa ire s à l’i nt ég ra tio n de ce s én er gi es d an s le pr og ra m m e na tio na l 96 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DE LA CULTURE Plan d’Action sectoriel pour la conservation, la valorisation, la restauration et l’utilisation durable de la biodiversité. Secteur : Culture / Projet Conservation de la biodiversité d’intérêt mondial et utilisation durable des services éco systémiques dans les Parcs Culturels en Algérie Axes prioritaires 1. Conserver, gérer durablement, développer et valoriser la biodiversité dans les Parcs Culturels en développant des synergies avec les Parcs Nationaux 2. Inventorier et valoriser le patrimoine immatériel (savoir et savoir-faire) en lien avec la biodiversité, notam ment dans les Parcs Culturels, comme vecteur de développement territorial 3. Promouvoir la biodiversité comme un patrimoine national et communiquer auprès du grand public et des institutions partenaires 4. Adapter la stratégie, la législation et les mécanismes du secteur pour la conservation, la valorisation et le financement de la biodiversité Objectif/axe de travail 1 : Conserver, gérer durablement, développer et valoriser la biodiversité dans les Parcs Culturels en développant des synergies avec les Parcs Nationaux Activités Activités plus en détail Responsables Indicateurs de suivi Renforcer l’implication de la population locale dans un cadre « organisé » avec l’appui de l’Etat S’appuyer sur les popu lations et organisations locales traditionnelles Identifier les facilitateurs du territoire Renforcer les services environnement des com munes Communes, chefs des structures traditionnelles, Office des Parcs Culturels, Ministère de l’Intérieur, Ministère de la Culture. Nombre d’initiatives portées par la popula tion locale traitant de la biodiversité Renforcement du système de surveillance et contrôle Programmes communs Offices des Parcs-DGF Communes Généraliser des accords de gestion participative Office des Parcs Culturels, Centres de recherche (CNRPAH, INRF), Com munes, Secteurs Nombre d’accords de gestion participative Renforcement des capaci tés des Offices des Parcs Culturels Recrutement d’experts (ex : zones humides, agri culture biologique, etc) Formations et mise à niveau sur la gestion durable et valorisation de la biodiversité Office des Parcs Culturels, Nombre de personnels formés sur les théma tiques de biodiversité Création d’un réseau entre les Parcs Culturels et les Aires Protégées Faciliter les échanges d’expériences Systèmes de gestion com muns (ex : restauration des écosystèmes) Ministère de la Culture, Ministère de l’agriculture MEER Signature d’une conven tion de partenariat entre le Ministère de la Culture, Ministère de l’Agriculture et le Ministère de l’Envi ronnement Objectif/axe de travail 2 : Inventorier et valoriser le patrimoine immatériel (savoir et savoir-faire) en lien avec la biodiversité, notamment dans les Parcs Culturels, comme vecteur de développement territorial Activités Activités en détail Responsables Indicateurs de suivi Inventorier et documenter les savoirs et savoir-faire en lien avec la biodiversité Programmes thématiques d’inventaires Renforcement des capa cités en méthodologies d’inventaires Département d’étude et conservation du patri moine naturel et culturel au niveau des Offices des Parcs Culturels Inventaire réalisé et docu mentation à jour et parta gé avec parties prenantes concernées 97 2016-2030 Mise en place d’une plateforme de gestion des connaissances en lien avec la biodiversité, les territoires et le patrimoine matériel et immatériel Identification des parte naires Mobilisation des parte naires autour des Offices des Parcs Culturels, à travers la signature de conventions de partena riats Plateforme web Généralisation du SIG Offices des Parcs Cultu rels, Secteurs, Centre de recherche, Universités, association, société civile Mise en place de la plate forme, et conventions de partenariats avec les parties prenantes clés Plateforme opérationnelle Plateforme digitalisée en ligne Développement de nou veaux métiers Agents de conservation Guides touristiques du patrimoine spécialisés en biodiversité Formations profession nelles locales adaptées aux spécificités territo riales Mettre en œuvre la no menclature actualisée Intégration des métiers traditionnels Formation profession nelle, Ministère de la Culture, Offices des Parcs Culturels, Ministère du tourisme, La nomenclature des métiers des parcs culturels est adoptée, et mise en œuvre Promotion et dévelop pement de l’écotourisme basé sur le patrimoine immatériel de la biodi versité Vulgariser l’écotourisme au niveau des institutions locales et territoriales Créer des produits écotouristiques (circuits, thèmes d’apprentissage dont la biodiversité) Investissements dans les infrastructures d’accueil (maison d’hôtes, fermes auberge, villages écotou ristiques, etc) et mise aux normes environnemen tales (SME) Requalification de l’ancien bâti (Inventaire de l’ancien bâti requalifiable) Ministère de la Culture, Offices des Parcs Cultu rels, Ministère du tou risme, Offices du tourisme locaux Nombre de produits éco touristiques en lien avec la biodiversité créés Nombre de l’ancien bâti requalifié et opérationnel Développement de filières basées sur la biodiversité pour l’artisanat Identification des filières artisanales basées sur la biodiversité Structuration et renforce ment des capacités des acteurs des filières Objectif/axe de travail 3 : Promouvoir la biodiversité comme un patrimoine national et communiquer auprès du grand public et des institutions partenaires Action Activités en détail Responsables Indicateurs de suivi Comité intersectoriel « Patrimonialisation de la biodiversité » Définir les items de la bio diversité à patrimonialiser Planifier la sensibilisation et la communication auprès des secteurs à impliquer Ministère de la Culture, Ministère de l’Environ nement, Ministère de l’Agriculture, Ministère des Affaires Religieuses Comité intersectoriel créé Sensibiliser les décideurs Organisation de journées d’information à l’assem blée nationale Journées dans les assem blées locales au niveau des wilayas Parlementaires, Décideurs, Ministère de la Culture, Ministère de l’Environ nement, Ministère de l’Agriculture, Ministère des Affaires Religieuses Nombre de journées d’in formation 98 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Créer un réseau de communicateurs et de journalistes pour la diffu sion des messages sur la biodiversité Proposer des thématiques sur la biodiversité pour des émissions spécifiques sur la biodiversité Mobiliser les réseaux sociaux (ex : Plume Verte Algérienne/Facebook) Presse écrite, Radio locale et nationale, Chaines de TV locales et nationales, Ministère de la Culture, Ministère de l’Environ nement, Ministère de l’Agriculture, Ministère des Affaires Religieuses Nombre d’articles et d’émissions (radio et TV) traitant du patrimoine matériel et immatériel de la biodiversité Conférence annuelle sur le système algérien des aires protégées – session « Biodiversité, Culture et Patrimoine » Partage d’expériences Inventaire des bonnes pratiques et des besoins futurs, pour chaque sec teur impliqué Remise d’un prix « meil leur projet Biodiversité, Culture et Patrimoine» Ministère de la Culture, Ministère de l’Environ nement, Ministère de l’Agriculture, Société civile, ONG Première conférence organisée au premier semestre 2017 Objectif/axe de travail 4 : Adapter la stratégie, la législation et les mécanismes du secteur pour la conservation, la valorisation et le financement de la biodiversité Action Activités en détail Responsables Indicateurs de suivi Légiférer pour la patrimo nialisation de la biodiver sité Sensibiliser les députés et décideurs Définir une loi commune pour la reconnaissance de la biodiversité comme pa trimoine culturel national Assemblées et chambres parlementaires, Ministère de la Culture, Ministère de l’Environnement, Ministère de l’Agriculture, Ministère des Affaires Religieuses Une proposition de loi est disponible Revoir les statuts des offices des parcs culturels afin d’atteindre les objec tifs de gestion Analyse de l’intérêt du passage EPA à un statut adapté (EPIC ou EPRST ou autres ?) Ministère de la Culture, Direction Générale de la Fonction Publique Une nouvelle forme de statut est proposée Adaptation du système de financement des Parcs Culturels Concevoir des partena riats avec les entreprises privées Revoir le système de tarification à l’entrée des parcs Ministère de la Culture, Ministère des finances, Entreprises locales Une étude sur un système de financement renouvelé des parcs culturels est disponible Inventaire des dispositifs d’aide et de compen sation et analyser leur utilisation possible pour la biodiversité Analyser les possibilités d’incitations positives pour la biodiversité Conditionnalités envi ronnementales pour la biodiversité Evaluer la faisabilité de schémas PSE Ministère de la Culture, Ministère des finances, Ministère de la solidarité, Ministère de l’Environ nement, Ministère de l’Agriculture Une étude sur une adap tation des systèmes d’aide et de compensation pour la biodiversité est dispo nible Validation des acquis et de l’expérience (VAE) des acteurs du territoire engagés dans la conserva tion et la valorisation des patrimoines naturels et culturels Adapter les systèmes exis tants au contexte algérien Répliquer les bonnes pra tiques existantes dans le secteur de l’artisanat dans le Sud algérien Direction Générale de la Fonction Publique (DGFP), Ministère de la Formation Professionnelle, Ministère de la Culture, Ministère de l’Environnement, Minis tère de l’Agriculture Publication d’un texte réglementaire pour la VAE 99 2016-2030 SECTEUR DE LA PECHE Développement et promotion de la pêche respectueuse de la biodiversité (aspects législatifs, opérationnels, économiques & impacts) Restitution des travaux de groupe de l’atelier sectoriel avec l’agriculture et pêche Axe prioritaire : Développement et promotion de la pêche et de l’aquaculture respectueuses de la biodiversité (As pects réglementaires, législatifs, opérationnels, économiques, impacts) ACTIONS ACTIVITES EN DETAIL RESULTATS ATTENDUS RESPONSABLE INDICATEURS DE SUIVI BESOINS Financement Technique Renforcement 1 Gestion respon sable des ressources halieu tiques Identification des zones vulnérables Identification et suivi des espèces invasives Mise en place des récifs artificiels et des Zones de Pêche Préservées (ZPP) Valorisation du PAGPA. Inventaire des espèces (diversité, répartition spatiale, habitats) Classification des zones et des espèces Identifications des menaces (anthro piques, industrielles, urbaines…etc.) Identification et création des Zones de Pêche Préservée (ZPP). Contribution de la pêche dans le développement territoriale MADRP MDN/SNGC MEER CNDRB CNRDPA LNCAPPASM (Ain Benian) Rapport annuel Cartographies SIG Partage des données et d’informa tions Financement Renforcement de capacités humaines et matérielles 2 Dévelop pement d’une aqua culture durable Elaboration et application d’une stratégie pour as surer la durabilité de l’activité de l’aquaculture Etablissement d’une procédure intersectorielle pour la création de ZAAP dans le cadre d’un sché ma directeur de développement d’une aqua culture durable Déterminer les conséquences d’interaction entre les diffé rents secteurs (tourisme, aqua culture, pêche, transport..) les objectifs opéra tionnels de chaque activité sont définis (tourisme-environ nement-transport) Intégration de l’aquaculture avec d’autres secteurs. Contribution de l’aquaculture dans le développement so cial et économique Contribution de l’aquaculture dans le développement territorial. MADRP MEER MTA MICLAT MDN/SNGC M.F/Douanes CNRDPA Universités Associations Nombre de ZAAP créées Nombre d’ex ploitations Normes de la qualité du milieu Nombre d’emplois générés Production, revenus. Actions touristiques développées Financement Renforcement de capacités humaines et matérielles 100 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DE L’EDUCATION Plan d’Action sectoriel pour la conservation, la valorisation, la restauration et l’utilisation durable de la biodiversité. Secteur : Education Axes prioritaires 1. Renforcer la formation des enseignants en matière de biodiversité 2. Former et sensibiliser les élèves aux enjeux de la biodiversité par le biais d’outils pédagogiques innovants 3. Développer des partenariats entre l’école et les acteurs de la biodiversité Objectif/axe de travail 1 : Renforcer la formation des enseignants en matière de biodiversité Action Activités en détail Résultats attendus Responsables Indicateurs de suivi Renforcer la théma tique biodiversité dans le cursus de formation des ensei gnants Revoir les modules et si besoin, créer de nouveaux modules de formation dans le cursus des ensei gnants Les enseignants et professeurs dis posent des outils méthodologiques et des savoirs pour transmettre à leurs élèves des connais sances actualisées sur les enjeux de la biodiversité natio nale et globale Ministère de l’Edu cation, Instituts Tech nologiques de l’Education (ITE) pour le primaire et le collège, l’Ecole Normale Supérieure (ENS) pour le Lycée A partir de (année), tous les nouveaux enseignants et pro fesseurs suivent les modules révisés sur la biodiversité Formation de for mateurs Former un noyau de formateurs qui pourra dissémi ner les savoirs et savoir-faire auprès des enseignants et professeurs Les formateurs transmettent les savoirs aux ensei gnants et profes seurs déjà en activité Ministère de l’Edu cation, Instituts Technologiques de l’Education (ITE) pour le primaire et le collège, l’Ecole Normale Supérieure (ENS) pour le Lycée ; Centre National de Formation aux Métiers de l’Environ nement (CNFE). Un guide de forma tion est disponible Tous les enseignants et professeurs déjà en poste bénéficient de la formation sur la biodiversité Objectif/axe de travail 2 : Former et sensibiliser les élèves aux enjeux de la biodiversité par le biais d’outils pé dagogiques innovants Développer un programme de Travaux Personnels accompagnés sur la biodiversité Engager les élèves dans des travaux / projets personnels encadrés sur la bio diversité Ces travaux pour ront avoir une orien tation expérimentale et de recherche Les élèves déve loppent leur propre projet en lien avec une thématique portant sur la biodi versité Les élèves sont incités à développer leur projet en petit groupe pour stimu ler l’action collective pour la biodiversité Ministère de l’Education, Ecoles primaires, collèges et lycées pilotes Dans au moins 10 établissements, les travaux personnels accompagnés sur la biodiversité sont mis en place en phase test (avant 2018) puis élargis à l’en semble du territoire avant 2020. Renforcer les « clubs verts » avec la thé matique biodiversité dans les Projets d’établissements Les « clubs verts » sont créés de ma nière systématique dans le cadre du projet d’établisse ment, et la biodi versité est intégrée comme une des thématiques priori taires Tous les établisse ments disposent d’un « club vert » doté d’un pro gramme d’activités sur la biodiversité Ministère de l’Education, Chefs d’établissements D’ici à 2018, tous les établissements sco laires disposent d’un « club vert » doté d’un programme d’activités en ma tière de biodiversité 101 2016-2030 Promouvoir des actions de commu nication soutenues par les élèves lors de la journée mondiale de l’arbre (21 Mars) et la journée mon diale de la biodiver sité (22 Mai) Des campagnes de communication improvisées, créées et portées par les élèves sont organi sées à l’occasion de grandes journées nationales et inter nationales portant sur la biodiversité Des campagnes de communication por tées par les élèves sensibilisent la jeu nesse à l’importance de la biodiversité et stimulent l’action collective Ministère de l’Education, Ecoles primaires, collèges et lycées pilotes Ministère de la com munication Dans au moins 10 établissements, des campagnes de communication sur la biodiversité sont organisées de ma nière pilote (avant 2017) puis élargis à l’ensemble des établissements du territoire avant 2020. Réalisation de films pédagogiques sur la biodiversité Des films pédago giques sur la biodi versité algérienne et globale sont disponibles dans les classes. Ils sont adaptés à plusieurs niveaux et classes d’âge. Les films projetés dans les classes sti mulent le dialogue avec les enseignants et professeurs et en couragent les élèves à la préservation de la biodiversité Ministère de l’Education, Ecoles primaires, collèges et lycées pilotes Ministère de la com munication TV nationale Au moins trois films pour trois niveaux et classes d’âges sont disponibles et pro jetés dans toutes les classes avant 2018 Objectif/axe de travail 3 : Développer des partenariats entre l’école et les acteurs de la biodiversité Action Activités en détail Résultats attendus Responsables Indicateurs de suivi Visite des aires protégés Les classes visitent les aires protégés de leur région Les élèves ont la possibilité de dé couvrir la biodiversi té sur le terrain avec l’équipe des aires protégés DGF, Aires protégés, Ministère de l’édu cation, MEER Au moins une visite aux aires protégés par an est organisée pour chaque classe Mobilisation des maisons de l’envi ronnement (Wilaya) Les animateurs des maisons de l’environnement développent des modules de sensibi lisation à la biodi versité locale pour animer des sorties avec les élèves de la wilaya Les élèves sont sen sibilisés aux enjeux de la biodiversité de leur wilaya Wilaya, Ministère de l’éducation, Etablis sements scolaires, Maison de l’environ nement Au moins une sortie environnementale via la maison de l’environnement de la wilaya est orga nisée chaque année pour chaque classe Intervention des agents de la DGF, du CNDRB et du CNL dans les classes Les fonctionnaires de la DGF, de l’ANN, du CNDRB et du CNL, travaillant sur la biodiversité viennent partager leurs connaissances avec les élèves Les élèves ont la possibilité de poser leurs questions et débattre direc tement avec des professionnels de la biodiversité Ministère de l’édu cation, DGF, ANN, CNDRB, CNL Au moins une inter vention par an de représentants de la DGF et/ou de l’ANN, et/ou du CNDRB et/ ou du CNL, est orga nisée dans chaque classe Mobiliser les ONGs et Entreprises lo cales pour faciliter et financer des sorties et activités en lien avec la biodiversité Les établissements scolaires établissent des partenariats avec des ONGs environnementales et des entreprises locales pour financer et faciliter l’organi sation de sorties et activités en lien avec la biodiversité Les ONGs locales et les entreprises responsables s’im pliquent pour l’édu cation des élèves à la biodiversité Etablissements scolaires, ONGs environnementales, Entreprises respon sables Au moins un parte nariat avec une ONG et un partenariat avec une entreprise locale sont forma lisés chaque année pour chaque établis sement scolaire 102 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DU TOURISME Vers un plan d’Action du Ministère de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme & de l’Artisanat Développement et promotion du tourisme basé sur la biodiversité (aspects législatifs, opérationnels, économiques & impacts) ACTIONS ACTIVITES EN DETAIL RESULTATS ATTENDUS RESPONSABLE INDICATEURS DE SUIVI BESOINS Financement Technique Renforcement Inventaire du pa trimoine naturel et culturel des pôles touris tiques Identification Recensement Cartographie des patrimoines par site Création d’une base de données Classification. MTA (DTA…) M. Culture M. Environne ment DGF Collectivités locales Enseignement supérieur et recherche Base de don nées réalisée et partagée Experts en bio diversité (faune et flore) Experts en patri moine Experts en tourisme et artisanat Conception du produit écotou ristique à développer adapté au territoire Renforcement des circuits existants de dé couverte de la biodiversité et de la culture lo cale et création de nouveaux thèmes Dévelop pement de l’agrotourisme (accueil dans les palmeraies, les oliveraies…) Création d’éco gîtes et Eco lodges au sein des espaces protégés Réhabilitation et requalifica tion de l’ancien bâti (Ksour, Akham,…) en maisons d’hôtes Préservation de la bio diversité & Redynami sation de l’artisanat Valorisation des pro duits du terroir (gastro nomie locale,…) Intégration paysagère et architecturale des infrastructures d’accueil (utilisation des maté riaux locaux,..) Valorisation du patri moine vernaculaire et artisanal Perpétuation des anciens métiers (construction en terre crue, agriculture biolo gique…) Amélioration du niveau de vie des populations locales (postes d’em plois, Revenus supplé mentaires,…) Autonomisation des femmes rurales Commission intersectorielle du patrimoine (Tourisme & Culture), Autres Commis sions mixtes… Ministère de l’Agriculture (DGF,…) Professionnels du tourisme (TO, FNAT, FNOT,…) Chambres d’ar tisanat Chambres de l’Agriculture Cahier des charges (construction, décoration…) Experts en éco tourisme Architectes Maîtres-artisans (menuisiers, plâtriers, ma çons,…) Associations locales Formation & Sensibilisa tion Formation à l’écotourisme (porteurs de projets, acteurs de tourisme,…) Sensibilisation à l’intérêt de la biodiversité (au torités locales, société civile,…) Introduire des notions d’écotourisme au sein des établissements scolaires Préservation de la bio diversité Renforcement des capacités en Manage ment environnemental Ministères (‹environne ment, tourisme, Formation pro fessionnelle) Représentants de la société civile (associa tions locales,…) Manuel de formation Liste des partici pants Ensei gnants-forma teurs spécia listes nationaux 103 2016-2030 Labellisation des produits écotouris tiques Elaboration de chartes Elaboration d’un label écotouris tique Mise en place des outils de satisfaction (Enquêtes,…) Intégration aux diffé rents réseaux écolo giques Ecolabellisation et Cer tification des héberge ments touristiques Améliorer la qualité des produits du tourisme écologique Ministères (‹en vironnement, tourisme) Ministère des AE IANOR ONG écolo giques interna tionales Référentiel Rapports d’Au dits Accompagna teurs nationaux et internatio naux Experts certifi cateurs Promotion des produits écotouris tiques Réalisation de supports de promotion (sites web…) Inscription des produits écotouristiques conçus dans les guides théma tiques interna tionaux (Petit Futé Guide écotourisme,…) Organisation de salon national d’écotourisme Meilleure visibilité et lisibilité écologique des produits nationaux Image de marque Meilleure commercia lisation des produits nationaux ONT OLT DTA Profession nels privés du tourisme (FNAT, FNOT,..) Ministère des Affaires Etran gères Mise à jour des supports de promotion Statistiques des visites (site web…) Sondage d’opi nion Experts en communication et marketing Mass-média Associations écologiques 104 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DE L’ARTISANAT Développement et promotion de l’artisanat basé sur la biodiversité (Aspects législatifs, opérationnels, économiques, impacts) Actions Activités en détail Résultats attendus Responsables Indicateur de suivi Identification de la matière première (inventaire et carto graphie) Matière végétale, minérale et animale (argile, laine, bois, ect..) (Spécificité des régions) Disponibilité et di versité de la matière première Industrie, pêche, agriculture, forêts, Estimation de la quantité de matière première par filière et localisation Normalisation (norme) en vue de la labélisation (distinc tion) (valeur culturelle et patrimoniale) (valorisation de la biodiversité : exemple : utilisation plante tinctoriale) De la Matière pre mière, et du proces sus de fabrication Amélioration de la qualité du produit fini et protection du produit (identité et spécificité) Artisanat, formation professionnelle, Industrie : IANOR, pêche, agriculture, forêts Norme définie et labélisation Marketing Packaging (naturel), qualité du produit, espace de présenta tion et vente Valorisation des produits de l’artisa nat, une meilleure commercialisation. Artisanat, com merce, AE, finance, ministère de la culture, communi cation Nombre d’espaces de vente, évolution du nombre d’arti sans, participation aux foires nationales et internationales, Nombre de produits de l’artisanat biodi versité vendus sous packaging naturel, nombre de produits vendus sur packa ging naturel Législation en rap port avec la matière première Elaboration de cahiers de charges définissant les quantités de ma tières premières à exploiter le secteur concerné Exploitation ration nelle de la matière première Secteur responsable de la ressource (Fo rêts, pêche, ..) Cahier des charges élaboré et publié dans le journal officiel Intégration de l’artisanat dans le tourisme Dotation d’’in frastructures hôte lières de produits ar tisanaux, et mise en place de vitrines des produits de l’artisa nat, intégration de l’artisanat dans les circuits touristiques, valorisation de l’art culinaire Renforcement du secteur du tourisme et de l’artisanat Tourisme-artisa nat et collectivités locales Nombre de réunions de coordination entre l’artisanat et le tourisme 105 2016-2030 SECTEUR DES TRANSPORTS Plan d’Action sectoriel pour la conservation, la valorisation, la restauration et l’utilisation durable de la biodiversité. Secteur : Transport (aérien, routier, maritime) Axes prioritaires 1. Equiper les infrastructures de transports d’outils permettant d’éviter les périls aviaires et animaliers. 2. Développer le cadre institutionnel propice à la prise en compte de la biodiversité. 3. Restaurer les écosystèmes dégradés et s’engager dans la compensation écologique. 4. Sensibilisation et communication grand public sur l’implication du secteur des transports pour la biodiversité. Objectif/axe de travail 1 : Equiper les infrastructures de transports d’outils permettant d’éviter les périls aviaires et animaliers Résultat attendu : Les infrastructures du secteur du transport permettent de réduire le péril aviaire et animalier Action Activités en détail Résultat attendu Responsables Etudes sur les périls aviaires et anima lier (état des lieux, bonnes pratiques, benchmark interna tional) Des experts en matière de péril aviaire et animalier conduisent une série d’études pour améliorer le savoir-faire sur cette thématique et augmenter les capacités d’action des acteurs du secteur Les acteurs du sec teur des transports sont conscients des bonnes pratiques Ministère des trans ports, entreprises sous-tutelle, MEER Mise en place d’ef faroucheurs sur tous les aéroports, selon les normes OACI Les infrastructures du transport installent des dispositifs pour « effaroucher » les animaux et oiseaux. Un objectif d’équipe ment est fixé, suivant les normes OACI Les ports, aéroports, routes, etc ne sont plus un vecteur de péril animalier et aviaire Ministère des trans ports, entreprises sous-tutelle, MEER Statistiques et données néces saires au niveau des aéroports et autres infrastructures de transport (fréquence et fréquentation…) Une base de données statistiques et mise en place afin de suivre et réagir de manière adéquate à l’évolution du phéno mène de péril aviaire et animalier Un système de base de données est dis ponible, et idéale ment connecté avec d’autres systèmes existants Ministère des trans ports, entreprises sous-tutelle, MEER Transférer les bonnes pratiques vers tous les aéro ports et infrastruc tures de transport Une équipe de formateurs (ou/et) de formateurs de formateurs se charge de diffuser les bonnes pratiques au sein du secteur des transports Tous les acteurs du secteur sont sensi bilisés aux bonnes pratiques et savent comment mettre en place les dispositifs pertinents Objectif/axe de travail 2 : Développer le cadre institutionnel propice à la prise en compte de la biodiversité Résultat attendu 2 : Le cadre institutionnel du secteur des transports intègre la prise en compte de la biodiversité Action Activités en détail Résultats attendus Responsables Création d’un Comi té National pour la lutte contre le péril aviaire et animalier Possibilité d’intégrer les ministères clés pour la biodiversité (environnement, agri culture et forêts) Elargissement envisageable aux structures ferroviaires et routières Un comité natio nal intersectoriel oriente la prise de décision pour éviter le péril aviaire et animalier au niveau des structures du transport Ministère des trans ports et ministères partenaires. EPIC et entreprises sous tutelle du Minis tère des transports 106 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Intégrer la fonction environnementale au sein du Ministère des Transports Une équipe dédiéé au management environnemental est créée au sein du Ministère L’équipe conseille les différentes direc tions et divisions du Ministère, ainsi que les EPIC et entre prises sous tutelle Ministère des Trans ports Objectif/axe de travail 3 : Restaurer les écosystèmes dégradés et s’engager dans la compensation écologique Résultat attendu 3 : Les entreprises et acteurs du secteur développent des solutions opérationnelles de restaura tion et de compensation écologique Action Activités en détail Résultats attendus Responsables Restauration des écosystèmes impac tés par les infrastruc tures du transport (aéroports, routes, port, ferroviaire) Mise en place de dispositifs techniques pour la restauration des écosystèmes impactés Contribution à un système de compensa tion écologique Réflexion à un système de paiements pour services écosystémiques (opérateurs du transport, gares routières, sociétés de transport, etc.) Les sites impactés par les activités du transport sont restaurés Ministère des trans ports, entreprises sous-tutelle Objectif/axe de travail 4 : Sensibilisation et communication grand public sur l’implication du secteur des trans ports pour la biodiversité Résultat attendu 4 : Des outils et supports de communication sont développés par le secteur des transports en vue de partager les bonnes pratiques du secteur vis-à-vis de la biodiversité et sensibiliser le grand public sur l’importance de préserver la biodiversité Campagnes de com munication et sensi bilisation auprès du grand public Expositions grand public et campagnes d’affichage par exemple dans les aéro ports, gares routières, gares ferroviaires, etc Les sites et in frastructures du secteur des trans ports sont équipés de supports de communication et des campagnes de sensibilisation sur la biodiversité sont organisées Ministère des trans ports, entreprises sous-tutelle, MEER 107 2016-2030 SECTEUR DE LA COMMUNICATION Plan d’Action sectoriel pour la conservation, la valorisation, la restauration et l’utilisation durable de la biodiversité. Secteur : Communication Actions envisagées (exemples): • Proposer des thèmes sur la biodiversité algérienne. • Définition d’un plan média. Thèmes et nombres de spots de sensibilisation, tables rondes, débats, • Journées dédiées à des causes sur la biodiversité, organisation de tables-rondes. • Capitaliser les bonnes expériences de films avec les réalisateurs étrangers pour promouvoir (France 3, Yann-Arthus Bertrand), Ushuaia (Algérie, retour aux sources). • Envisager des programmes pour enfants. Programmes éducatifs (intégrer la biodiversité dans les programmes éducatifs). • Communication avec Parcs Culturels et Aires protégées. • Sensibiliser aux impacts sur la biodiversité (e.g. accident nucléaire) • Développer des réseaux de communication et de communicateurs • Assurer une veille médiatique (suivi de l’itération de la thématique biodiversité / part de la biodiversité) • Promouvoir les meilleures initiatives, p.ex : prix du reportage sur la biodiversité 108 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DE L’INDUSTRIE ET DES MINES Axe de travail 1 : Analyse et diagnostic des impacts du secteur et définition de mesures d’atténuation Activités Plus en détail Mobiliser les chefs d’entreprises du secteur pour une meilleure prise en compte des impacts sur la biodiversité Réviser la méthodologie des études d’impacts en prenant en compte les approches d’ana lyse des impacts sur la biodiversité Faire appliquer les résultats des études d’impact Actions de sensibilisation sur la biodiversité à tous les niveaux de l’entreprise Mettre en place un système de management 14001 et 26000 et 50001 Développement de l’expertise sur la biodiversité au sein de l’entreprise Instaurer la culture de la biodiversité par le biais de certifications adéquats Actualiser les guides « environnement » existants dans le secteur en intégrant la compo sante « biodiversité » Développer une stratégie intersec torielle pour atté nuer les impacts du secteur Promouvoir une démarche ISO 14046 « Empreinte eau ». Développer le conditionnement en emballages biodégradables. Améliorer le recyclage des déchets par le biais de l’économie circulaire. Encourager les entreprises à investir dans les procédés de production écologique (réduc tion des déchets en vue de préserver la biodiversité) ; Axe de travail 2: La valorisation de la biodiversité pour une économie verte Activités Plus en détail Traitement biologique des déchets, notamment les déchets toxiques Faire l’état des lieux des approches de traitement biologique Identifier les besoins en traitement écologique en Algérie Adapter les approches existantes et développer une filière de traitement biolo gique algérienne Industrie pharmaceutique : Promouvoir les médicaments biologiques à base des plantes médicinales Valoriser les ressources biologiques nationales Identifier les savoir-faire locaux Adapter les techniques traditionnelles à une production industrielle Industrie chimique : promou voir l’utilisation des cataly seurs biologiques Economie d’énergie et de matières premières via une technologie propre Identifier les besoins en catalyseurs biologiques et étudier le marché national et international Développement de la filière des catalyseurs biologiques Industrie du textile : Promouvoir le tissu biolo gique Recenser les plantes idoines pour la production de tissu biologique en Algérie (ex : Alfa) Identifier les savoir-faire locaux Adapter les techniques traditionnelles à une production industrielle NB : Pour toutes les actions, il faut prévoir des dispositifs en matière de législation traitant du domaine du brevet notamment la loi relative aux brevets qui ne traite pas de la biodiversité. 109 2016-2030 Axe de travail 3 : Restauration des écosystèmes, compensation écologique, et partenariat RSE pour la biodiversité Activités Plus en détails Restauration des écosystèmes Réhabiliter les sites miniers à ciel ouvert et les sites industriels dégradés Réintroduire les espèces locales pour restaurer les écosystèmes dégradés Intégrer les besoins en restauration dans les plans de financement des mines et sites industriels Adapter la législation existante pour les sites miniers aux sites industriels (contribution obligatoire dans un compte de la wilaya en prévision de la réhabilitation des écosystèmes dégradés) Compensation écologique : contribuer au dé veloppement d’un système national de compensation écologique En amont, limiter les impacts et améliorer la gestion des déchets industriels S’assurer que les questions environnementales sont prises en compte au début du proces sus de planification du projet (approche Analyse de Cycle de Vie) Intégrer l’approche « Eviter, Réduire, Compenser » dans les pratiques du secteur Tester des approches de compensation écologique Partenariat RSE : initier des parte nariats entre les entreprises du secteur et des causes liées à la biodiversité Mobiliser les entreprises pour un engagement dans les principes de la RSE Inciter les entreprises du secteur à considérer la biodiversité dans leurs engagements RSE Orienter les entreprises du secteur vers des contributions volontaires dans le cadre de leur démarche RSE 110 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE SECTEUR DES TRAVAUX PUBLICS Activités Plus en détail A - Adapter le cadre institutionnel, stratégique et législatif afin de mieux prendre en charge la biodiversi té, notamment pour assurer la participation des secteurs partenaires, la cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et la mobilisation des financements adéquats Objectif 1: Intensifier le renforcement institutionnel et le développement des capacités de l’ensemble des parties prenantes en prenant en considération la dimension genre, la société civile et les médias. Doter les structures centrales et déconcentrées et les organismes sous-tutelle d’outils et de moyens de développement pour la biodiversité (créer des structures dédiées à l’environnement y compris à la biodiversité) Compétences humaines : se doter de personnels spécialisés en biodiversité et environnement Procédures (veille, méthodes de diagnostic, etc) Introduire la thématique biodiversité dans les pro grammes de formation du personnel du secteur des TP Désigner les structures/entités porteuses de la thématique biodiversité à travers une restructuration des structures exis tantes ou/et création de nouvelles entités. Plan de formation détaillé (définition des thèmes, popula tions cibles, dates prévues et budget) des entreprises et or ganismes sous tutelle Objectif 2 : Renforcer la coopération intersectorielle et la coordination efficace entre tous les acteurs et interve nants en matière de biodiversité. Impliquer le comité sectoriel de l’environnement et du développement durable et le comité secto riel de la recherche et le comité d’enrichissement du référentiel du secteur dans la mise en œuvre des objectifs nationaux de biodiversité Demander à l’IANOR de mettre en place un comité natio nal de biodiversité à l’instar des autres comités nationaux de normalisation. Intégrer dans le programme (annuel/triennal) national de normalisation les normes sur la biodiversité (Sous direction normalisation du MTPT, IANOR et Conseil national de nor malisation). Objectif 3 : Intégrer la biodiversité dans les stratégies et plan d’action de secteurs spécifiques comme l’énergie, l’industrie et les mines, l’agriculture, pêche, le tourisme, etc. Intégrer la biodiversité dans l’élaboration des schémas directeurs routiers, aéroportuaires et ma ritimes (implications des 03 directions techniques) Identifier des zones d’intérêt écologique en concertation avec le secteur chargé de la conservation de la nature Mettre en place des indicateurs de mesure de degré de per turbation de l’équilibre écologique. Objectif 4 : Adapter, actualiser, et mettre en place une législation efficace et applicable à la conservation, l’utili sation durable, la restauration et la valorisation de la biodiversité. Introduction de la thématique de biodiversité dans le référentiel des travaux publics : documents d’appui technique et textes légaux Elaborer des directives en se référant aux normes algériennes et internationales. Faire l’inventaire des textes légaux devant être adaptés Evaluer leur état d’applicabilité Evaluer le besoin de nouveaux textes Objectif 5 : Développer de nouveaux mécanismes de financement spécifiques à la conservation de la biodiversité et à sa valorisation par les savoir faire traditionnels, notamment les financements innovants tels que les schémas de Paiements pour Services Ecosystémiques, et assurer la priorisation budgétaire pour la biodiversité, en cohé rence avec les opportunités de financements internationaux. Prévoir le financement de l’action biodiversité dans les différents budgets du secteur Inciter ou obliger les entreprises ou organismes sous tutelle de prévoir dans leur budget annuel les chapitres relatifs à la biodiversité. Prévoir un budget spécial pour le financement de micro-pro jets voués à la protection de la nature (principe pollueur/ payeur). Objectif 6 : Renforcer l’institutionnalisation des engagements pris dans les conventions internationales concer nant la biodiversité (CITES, RAMSAR) et développer les synergies avec les conventions de Rio (CCNUCC, CNULCD). Introduire les engagements et les accords interna tionaux au titre du programme de développement et d’entretien du secteur Recenser les engagements pris dans les conventions inter nationales concernant la biodiversité et qui s’appliquent au secteur. Prendre en charge les écarts constatés dans le programme de développement et d’entretien du secteur. 111 2016-2030 B - Développer, partager et valoriser les connaissances et le savoir, et sensibiliser et communiquer sur l’importance de la biodiversité pour un développement durable inclusif Objectif 7 : Développer la capitalisation, la recherche et la formation pour améliorer la connaissance sur la bio diversité, notamment en matière d’inventaire de la biodiversité et des bonnes pratiques pour la conservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité. Introduire la thématique biodiversité dans le programme sectoriel de recherche et dans la dé marche compétence du secteur des TP (PNR, etc..) Capitaliser l’expérience acquise à l’issue des grands projets entrepris par le secteur des TP. Elaboration de guide des habitats et localisation (cartogra phie des habitats à haute valeur écologique/habitats sen sibles) Objectif 8 : Diffuser les connaissances et l’information afin de les rendre accessibles aux secteurs pertinents, utili sateurs, gestionnaires et bénéficiaires de la biodiversité, notamment en vue de valoriser et diffuser les savoir-faire traditionnels et les opportunités de croissance verte liées à la biodiversité Mettre en place un système de gestion et d’infor mation sous SIG pour le développement et la com munication sur la biodiversité en termes d’impacts, d’acquis d’expériences et de savoir faire (sera en charge la direction DSIIS- TP) Le système de gestion des connaissances devra être aligné sur les approches déve loppées par les acteurs clés de la gestion des connaissances sur biodiversité (e.g. DGF, CNDRB, etc.) Objectif 9 : Renforcer la prise de décision en s’appuyant sur toutes les connaissances, notamment par le déve loppement et la mise à disposition auprès des décideurs de systèmes de suivi-évaluation, réseaux de surveillance, évaluation d’impacts et analyses économiques. Inscrire les objectifs de biodiversité dans l’en semble des activités des conseils d’administration, des assemblées générales de propriétaires, des co mités sectoriels et des réunions de coordination et des conseils d’orientation du secteur Réfléchir sur la création d’une procédure pour la prise en compte de la biodiversité dans les plans d’action du secteur. Objectif 10 : Sensibiliser les décideurs à tous les niveaux sur l’importance socio-économique de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes naturels Introduire au titre du programme de développe ment et d’entretien du secteur des solutions valo risant la biodiversité Introduire la notion de concours d’idées dans les études de conception dans le domaine de l’environnement, notam ment en incluant la thématique biodiversité Objectif 11 : Informer, sensibiliser et éduquer le grand public (population, utilisateurs, citoyens), y compris les jeunes, sur l’importance de la biodiversité et de son exploitation rationnelle pour un développement durable Animation du réseau routier par la mise en place de panneaux d’information de sensibilisation sur la biodiversité Etablir un plan de communication axé sur la biodiversité (cibles, moyens, budget). Inciter les entreprises et organismes du secteur à créer des espaces de communication entre les différents acteurs (po pulation, utilisateurs, citoyens), en intégrant le volet biodi versité. Intégrer le volet biodiversité dans le programme des orga nismes de formation sous tutelle Edition de revues et de bulletins spécialisés par rapport aux activités du secteur sur la biodiversité Promouvoir les actions positives du secteur sur la biodiversi té en développant une approche de communication interne et externe au secteur C - Promouvoir la conservation et la restauration de la biodiversité afin de pérenniser et développer le capital naturel algérien Objectif 12 : Protéger, conserver et restaurer les écosystèmes afin de maintenir leur équilibre, assurer leur péren nisation, et garantir durablement la production des services écosystémiques, en visant la conservation d’au moins 50% des zones terrestres, 5% des zones marines et côtières et la restauration des écosystèmes naturels sur une surface d’au moins 5 millions d’Hectares. Inscrire au titre des objectifs du programme sec toriel des indicateurs de réduction d’impacts et de compensation écologique Inscrire la réduction des impacts écologiques au titre du pro gramme de développement du secteur. Inscrire les mesures de compensation au titre du programme sectoriel de l’entretien. Objectif 13 : Atténuer l’extinction d’espèces menacées et améliorer leur conservation par des mesures adéquates, notamment en valorisant l’utilisation durable des espèces locales pour maintenir leur diversité génétique, et régu ler l’introduction des espèces exotiques et envahissantes. 112 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Short-lister et mettre en place des termes de réfé rence se rapportant à l’utilisation des espèces vé gétales agréées pour la plantation aux abords des réseaux routiers Diffuser le guide des espèces locales et promouvoir les bonnes pratiques pour éviter l’introduction des espèces en vahissantes. Procéder à l’évaluation du taux de réussite de la réintroduc tion/plantation des espèces locales. Objectif 14 : Intégrer la population dans la gestion, la conservation, la restauration et la valorisation de la biodi versité, en capitalisant sur les bonnes pratiques de co-gestion afin de susciter l’appropriation et la responsabilisa tion pour la préservation de la biodiversité. Encourager le secteur à adopter une démarche so ciétale selon la norme ISO26000 Promouvoir les principes de la RSE auprès des entreprises sous-tutelle. Concrétiser avec l’ANSEJ le projet de création de petites entreprises d’entretien à l’échelle nationale et leur implication dans la gestion, la conservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité Promouvoir l’emploi des jeunes en même temps que les ac tions de restauration. Objectif 15 : Réduire les risques relatifs aux impacts sur la biodiversité, notamment liés aux pollutions diverses, aux impacts des changements climatiques et aux espèces exotiques envahissantes et autres mauvaises pratiques de gestion Mobiliser les organismes de contrôle (BCS) pour la mise en place de procédures de contrôle strict de la biodiversité, d’élaboration des bilans d’impacts et la proposition d’Action de progrès Obliger les entreprises de réalisation du secteur à intégrer dans les dossiers études les plans de gestion environnemen tale qui deviennent une exigence contractuelle au même titre que les autres exigences (nécessité de revoir les cahiers de charges du maître d’ouvrage) avec pour objectifs princi paux : Minimiser les émissions et déchets, réduire le déverse ment des eaux usées, minimiser fuites et déversement acci dentels des produits chimiques, éviter les vidanges en pleine nature, prévenir la pollution des nappes, protéger la faune et la flore, rationaliser l’utilisation des ressources naturelles en matière d’économie de l’eau et de l’énergie, etc. Mesurer en permanence les dispositifs mis en place en ma tière de biodiversité pour pouvoir apporter des améliora tions continues. Objectif 16 : Assurer le suivi et l’évaluation des programmes et projets relatifs à la biodiversité, notamment à travers un système d’information géographique partagé pour la conservation, la restauration et la sauvegarde des écosystèmes qui fournissent des services écosystémiques essentiels. Introduire au titre des missions du Comité Sec toriel de l’Environnement et du Développement Durable le suivi et l’évaluation des programmes et projets relatifs à la biodiversité Enquêtes nationales auprès des Directions des Travaux Pu blics, Agence des Autoroutes, Bureau d’Etudes et entreprises du secteur afin de suivre l’état d’avancement des progrès en matière de protection de la biodiversité. Objectif 17 : Intégrer dans la gestion des écosystèmes les approches d’adaptation au changement climatique (résilience des écosystèmes et adaptation basée sur les écosystèmes , restauration des écosystèmes dégradés, lutte contre la désertification et neutralité en matière de dégradation des terres) et de prévention des risques et catastrophes naturelles. Introduire au titre des missions du Comité Sectoriel de l’Environnement et du Développement Durable les approches d’adaptation aux changements cli matiques (résilience des écosystèmes, restauration des écosystèmes dégradés, lutte contre la déser tification) et de prévention des risques et catas trophes naturelles. Mise en place d’une procédure de travail (sélection d’ap proches pertinentes) Mise en place d’indicateurs de performance des approches sélectionnées. D - Développer les filières clés de la biodiversité afin d’assurer la production durable des biens et services fournis par les écosystèmes naturels comme contribution à la croissance verte en Algérie Objectif 18 : Promouvoir les systèmes d’incitations positives et les réformes des incitations négatives pour la valorisation durable du capital naturel des écosystèmes algériens Promouvoir les techniques d’utilisation de maté riaux écologiques Proposer des thèmes de recherches (thèses d’état,..) avec l’université et le CNERIB, dédiées à la promotion des tech niques d’utilisation des matériaux écologiques. 113 2016-2030 Mettre en place un dispositif de surveillance de la pollution des installations de production Déterminer les entreprises et organismes du secteur à forte pollution. Définir les objectifs et indicateurs de mesure des installations de production. Mettre en place un tableau de bord annuel des indicateurs de mesure. Engager les entreprises et les organismes sous tutelle du secteur dans une démarche environne mentale (certification ISO 14001) Dresser la liste des organismes et entreprises du secteur à fort impact sur la biodiversité. Sensibiliser les organismes et entreprises retenus sur l’intérêt de la mise en place d’une démarche environnementale. Accompagner les organismes et entreprises dans la mise en place d’un management environnemental en conformité avec la norme ISO14001. Mesurer l’impact de la mise en place d’un management en vironnemental sur l’organisation. Objectif 19 : Restaurer les écosystèmes naturels à haute valeur ajoutée en particulier les filières clés de la biodi versité contribuant à la création d’emplois pérennes et de revenus pour les populations locales. Mise à niveau de l’EVSM pour la restauration des écosystèmes naturels à haute valeur ajoutée Formation sur les techniques de restauration. Promotion d’incitations pour la restauration des écosys tèmes. Objectif 20 : Développer les partenariats public-privés et renforcer l’implication du secteur privé pour le dévelop pement des filières clés de la biodiversité Solliciter et sensibiliser les entreprises privées du secteur pour une démarche volontaire en matière de biodiversité Dresser la liste des entreprises privées du secteur à fort im pact sur la biodiversité. Sensibiliser les entreprises privées identifiées sur l’intérêt de la mise en place d’une démarche environnementale en fa veur de la protection de la biodiversité. Accompagner les entreprises privées dans la mise en place d’un système de management environnemental en confor mité avec la norme ISO14001 et les enjeux de la protection de la biodiversité. 114 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 4: Proposition de plan d’action pour l’intégration de la thématique « Services Ecosystémiques » dans les politiques publiques algériennes Activités/Mesures Responsable pour la mise en œuvre Autres partenaires impliqués Indicateurs Axe stratégique 1: Recherche, production d’informations et partage de connaissances sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité 1.1. Intégration de l’économie des écosystèmes de la biodiversité (EEB) dans les programmes de re cherche (ex : INRF, Universités, etc) MESRS + MEER MESRS Les programmes de recherche d’au moins 3 universités et 3 centres de recherche algériens intègrent la thématique de l’économie des éco systèmes et de la biodiversité. 1.2. Renforcement des capacités de professeurs et chercheurs sur l’EEB (formations) MESRS MEER, Coopération technique, Universi tés partenaires 50 chercheurs/professeurs ont été formés aux concepts méthodolo giques de l’EEB. Les personnes formées sont en capacité d’appliquer les méthodes et concepts dans leurs travaux 1.3. Création d’un réseau d’échange d’informations sur l’EEB Institut de re cherche, Univer sité (volontaire/à sélectionner) Universités parte naires, Ministères parte naires, Coopération technique Un réseau d’échange sur l’EEB a été créé et au moins deux réunions par an ont été organisées 1.4. Lancement de deux études sur la Valeur Economique Totale (VET) de deux Parcs Nationaux (terrestre + marin) MEER + DGF Ministères parte naires, Universités partenaires, Coopé ration technique Les valeurs des différents biens et services fournis par les zones d’études sont disponibles et pu bliées Les résultats sont communiqués aux partenaires de la SPANB et autres groupes cibles pertinents Axe stratégique 2 : Intégration de la biodiversité et des services écosystémiques dans la comptabilité nationale 2.1. Création d’un compte satellite « Biodiversité » (en partenariat avec le Ministère des Finances) MF + MEER Office National des Statistiques, Ministères parte naires, Coopération technique Un cadre de comptabilité verte adaptée aux services fournis par les écosystèmes naturels algériens est disponible et validé 2.2. Lancement d’études spéci fiques selon les catégories de SE à suivre dans le compte satellite Ministère des Finances + MEER ONS, Ministères partenaires, Coo pération technique, Universités parte naires Les résultats des études sont dispo nibles et intégrés dans le cadre du compte satellite 2.3. Base de données + Mobilisa tion de points focaux sectoriels pour le renseignement de BD MEER ONS, Ministères partenaires, Coo pération technique, Universités parte naires Une base de donnée est créée, gérée et herbergée au sein d’une institution sélectionnée Des points focaux au sein des insti tutions utilisatrices sont nommés et renseignent la BD 2.4. Partenariats de recherche (SEEA-UN, WAVES) Ministère des Finances, MEER Ministères parte naires, Universités et instituts de recherche Analyse des partenariats envisa geables disponible Au moins trois conventions de partenariat avec des institutions expérimentées en matière d’EEB/de comptabilité verte sont signées 2.5. Revue des Dépenses Publiques « Biodiversité » Ministère des Finances, MEER Ministères parte naires L’étude de revue des dépenses publiques est disponible, validée et publiée Axe stratégique 3 : Communication institutionnelle et grand public sur les services fournis par la biodiversité et les écosystèmes naturels 3.1. Evénements de haut-niveau avec décideurs et politiques (en base des 2.résultats des études VET + 3.compte satellite « biodiversité » + 1.Revue des dépenses publiques) MEER MF, Ministères par tenaires, Medias Au moins deux événements de haut-niveau sont organisés (en base des résultats des études 1. Revue des dépenses publiques, 2.Etudes VET, 3. Intégration de la biodiversité dans la comptabilité nationale). 115 2016-2030 3.2. Chantiers intersectoriels pour la valorisation des SE lancés lors d’événements dédiés (ex :Tari fication PN (MEER-DGF), Feuille de route « biodiversité » du MIM (MEER-MIM), Etude pour le dé veloppement de récifs artificiels (MEER-MPRH), Développement des techniques de phyto-épuration (MEER)) MEER Ministères parte naires, Medias Les chantiers intersectoriels sont identifiés sur la base de feuilles de route conçues conjointement Organisation d’événements de signature de convention de parte nariats Au moins trois conventions de partenariats sont signées avec des secteurs partenaires 3.3. Sensibilisation grand public via spot TV, radio, presse (formation des medias) MEER Ministère de la communication, Ministères parte naires, Instituts de recherche, Medias Au moins 200 articles, spots TV, émissions radio/an portent sur les valeurs des écosystèmes algériens Au moins une formation de journa listes et représentants des media est organisée/an 3.4. Développement d’une section EEB au niveau du CHM MEER Ministères parte naires, Instituts de recherche, Medias Une section EEB est créée au sein du CHM Au moins 10 articles/éléments de contenu sur les valeurs des SE et de la biodiversité sont publiés/an 3.5. Partenariats internationaux (IPBES, WAVES, BIOFIN, WBCSD, Pacte Mondial, etc) MEER Ministères parte naires, Instituts de recherche, Entre prises volontaires Au moins 5 partenariats sont établis avec des institutions expérimen tées en matière d’EEB au niveau international Axe stratégique 4 : Développement des ressources et moyens alloués à la biodiversité et à la valorisation des services écosystémiques via des instruments et outils innovants. 4.1. Etude sur des options de sché mas et mécanismes PSE (ex : PPDRI « Biodiversité ») MEER MF, MADRP, Minis tères partenaires, Instituts de re cherche, Entreprises volontaires Des propositions de schémas PSE sont élaborées Une à deux propositions de sché mas PSE sont validées 4.2. Etude de faisabilité d’un Fonds National Biodiversité, couplé à un système de PSE MEER MF, Ministères par tenaires, Instituts de recherche, Entre prises volontaires Des propositions de véhicules fi nanciers (fonds dédiés) pour la mise en œuvre des schémas PSE sont formulées 4.3. Etude de faisabilité de la tarifi cation des PN Direction Générale des Forêts, MEER MF, Ministères par tenaires Un PN est sélectionné comme Parc « test » Une étude de faisabilité de la tarification à l’entrée est disponible et les étapes de mise en œuvre clarifiées 4.4. Développement d’un concept de plateforme RSE pour la biodi versité MEER Ministères parte naires, Entreprises volontaires Un concept de plateforme est dis ponible (communication, marketing, incitations, etc.) Au moins deux réunions de concer tation avec des entreprises volon taires ont été organisées 4.5. Eco-branding - Marque PN Direction Générale des Forêts MEER, Ministères partenaires Un PN est sélectionné comme Parc « test » Une étude de faisabilité de la mise en place d’une « marque » Parc National est disponible et les étapes de mise en œuvre clarifiées 4.6. Mise en œuvre de l’APA MEER, MADRP Ministères parte naires, Instituts de recherche, Entre prises volontaires La mise en œuvre de la loi sur les ressources biologiques contribue à la mise en valeur d’au moins 3 filières basées sur la biodiversité. 116 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 5 : Eléments du budget estimé pour la mise en œuvre de la SPANB Action Budget estimé (USD) 1) Institutionnaliser un comité intersectoriel de la biodiversité (CIB) pour la mise en œuvre de la SPANB 100000 2) Désigner une équipe d’appui à la mise en œuvre de la SPANB (Equipe SPANB) 3000000 3) Création d’un réseau entre les Parcs Culturels et les Aires Protégées 100000 4) Comité intersectoriel « Patrimonialisation de la biodiversité (inclus dans le CIB, comme un sous-comité du CIB) 40000 5) Création d’un Comité National pour la lutte contre le péril aviaire et animalier au niveau des infrastructures du transport (inclus dans le CIB, comme un sous-comité du CIB) 40000 6) Développer des bases de données des compétences et savoirs en matière de biodiversité 40000 7) Mise en place d’un programme national de renforcement des capacités en matière de biodiversité 60000 8) Améliorer le reporting et le partage des acquis des formations, séminaires et conférences dans le cadre d’un système de gestion des connaissances concerté avec les membres du CIB 40000 9) Adapter la nomenclature des métiers de l’environnement aux enjeux de la biodiversité 40000 10) Mise en valeur, reconnaissance et Validation des savoirs et savoir-faire des acteurs du territoire engagé dans la conservation et la valorisation des patrimoines naturels 100000 11) Intégrer la fonction environnementale, et notamment biodiversité, au sein de secteurs clés (ex: Transports, Travaux publics, Industrie et Mines et Energie, etc.) 40000 12) Renforcement des capacités des Directions des Aires Protégées et des Offices des Parcs Culturels 400000 13) Actualiser les guides techniques «environnement» du secteur de l’industrie et des mines 40000 14) Formation en écotourisme 400000 15) Créer des comités sectoriels pour la biodiversité (CSB) 400000 16) Elaborer les plans d’actions sectoriels pour la biodiversité (PASB) 200000 17) Intégrer les énergies renouvelables (EnR) basées sur la biodiversité dans le programme national de développement des énergies renouvelables (PNDER) 40000 18) Intégrer la biodiversité dans l’élaboration des schémas directeurs routiers, aéroportuaires et maritimes 40000 19) Révision des programmes universitaires afin de répondre aux besoins des organismes en charge de la biodiversité 40000 20) Renforcer l’intégration de la biodiversité dans les Programmes Nationaux de Recherche (PNR) 200000 21) Définition d’une stratégie et d’un plan d’Action média pour la diffusion des messages sur la biodiversité 40000 22) Intégration de l’écotourisme dans la stratégie du tourisme par la conception de produits écotouristiques adaptés au territoire 100000 23) Normalisation des produits artisanaux issus de la biodiversité en vue de leur labellisation 100000 24) Mise en place d’un mécanisme de veille réglementaire sur les thématiques de la biodiver sité 40000 25) Promulguer les textes d’application de la loi sur les ressources biologiques 40 000 26) Promulguer les textes d’application de la loi sur les aires protégées 40 000 27) Actualiser la législation sur les espèces protégées 40 000 28) Légiférer en matière de la patrimonialisation de la biodiversité 100 000 29) Revoir les statuts des Parcs Nationaux et des Parcs Culturels afin d’atteindre les objectifs de gestion et de conservation 200 000 30) Modifier la nomenclature des fonds existants pour la prise en charge des actions relatives à la conservation et à valorisation de la biodiversité. 100 000 31) Concevoir un schéma de Paiements pour Services Ecosystémiques (PSE) 1 000 000 117 2016-2030 32) Intégrer la biodiversité dans la budgétisation sectorielle 40 000 33) Adapter le système de financement des Aires Protégées (en synergie avec l’activité 30) 200 000 34) Évaluer l’efficacité de la Fiscalité écologique (pollueur-payeur) 100 000 35) Etudier la possibilité d’établir un fonds national pour la biodiversité (FNB) 100 000 36) Renforcer les partenariats techniques et financiers dans le cadre de la coopération interna tionale 100 000 37) Mettre en place un groupe de liaison des points focaux de Rio 100000 38) Mettre en place un comité biodiversité coordonné par le MEER pour assuré le suivi les engagements internationaux de l’Algérie 100000 39) Créer une base de données nationale géoréférencée pour l’inventorisation des espèces animales et végétales, des habitats, du patrimoine génétique, des savoirs et savoir-faire en lien avec la biodiversité et des utilisations connues et potentielles de la biodiversité. 2 000 000 40) Mettre en place une plateforme d’information, d’échange et de gestion des connaissances sur la biodiversité 1 000 000 41) Actualiser, développer les connaissances sur les ressources de la biodiversité terrestre et aquatique 1 000 000 42) Lister les acquis et les programmes en cours de la recherche algérienne en matière de biodiversité 40 000 43) Stimuler la recherche et développement sur la valorisation de la biodiversité et la restaura tion des habitats dégradés. 1 000 000 44) Mettre en place un prix biodiversité pour la recherche, notamment pour les jeunes cher cheurs 200 000 45) Renforcer le «Clearing House Mechanism (CHM)/Centre de Partage de l’Information» de la CBD en Algérie 100 000 46) Créer un réseau de communicateurs et de journalistes pour la diffusion des messages sur la biodiversité 200 000 47) Conférence nationale annuelle sur la biodiversité 1 500 000 48) Mettre en place un système de suivi-évaluation de la SPANB 200 000 49) Conduire une Revue des Dépenses Publiques « Biodiversité » 40 000 50) Création d’un compte satellite « Biodiversité » 400 000 51) Mettre en place un Observatoire de la Biodiversité avec un réseau d’observateurs 1 000 000 52) Organisation de journées d’information à l’assemblée populaire nationale et le SENAT 100 000 53) Journées dans les assemblées locales au niveau des wilayas 100 000 54) Intégration des services écosystémiques et de l’économie des écosystèmes de la biodiver sité (EEB) dans les programmes de recherche appliquée (ex : INRF, Universités, etc) 40 000 55) Création d’un réseau d’échange d’informations et de partage d’expériences sur les ser vices écosystémiques et l’Economie des Ecosystèmes et de la Biodiversité (EEB) 100 000 56) Lancement de deux études pilotes sur la Valeur Economique Totale (VET) de deux Parcs Nationaux (terrestre + marin) 400 000 57) Développer les partenariats internationaux (IPBES, WAVES, BIOFIN, WBCSD, Pacte Mon dial, etc) pour renforcer l’analyse de l’EEB 300 000 58) Prise en charge de la biodiversité dans les programmes scolaires. 300 000 59) Renforcer la thématique biodiversité dans le cursus de formation initiale des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire 200 000 60) Développer des formations de formateurs, notamment pour renforcer les capacités des enseignants et professeurs du primaire, du moyen et du secondaire en cours d’emploi. 400 000 61) Développer un programme de Travaux Personnels accompagnés sur la biodiversité pour les élèves du primaire, du moyen et du secondaire 400 000 62) Renforcer les « club verts » avec la thématique biodiversité dans les projets d’établisse ments 3 000 000 63) Réalisation de films pédagogiques sur la biodiversité pour projection dans les classes 600 000 64) Intervention des agents de la DGF, du CNDRB, du CNL et de l’ANN dans les classes 200 000 65) Faciliter les visites dans les espaces naturels et culturels (parcs culturels, jardins bota niques, aires protégées terrestres et marines…) aux élèves du primaire, moyen et du secon daire 200 000 118 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 66) Mobiliser et renforcer les maisons de l’environnement (Wilayas), dans le cadre de la stra tégie 200 000 67) Développer des programmes télévisuels éducatifs intégrant la biodiversité pour les en fants 600 000 68) Capitaliser les bonnes expériences de films avec les réalisateurs étrangers pour promou voir la destination Algérie par son capital naturel (ex: Reportage Thalassa, Ushuaia Nature). 600 000 69) Promouvoir des actions de communication soutenues par les élèves lors des journées mondiales et nationales dédiées à l’environnement 200 000 70) Développer le prix national du reportage sur la biodiversité 100 000 71) Campagnes de communication et sensibilisation auprès du grand public dans les gares de transports, grands espaces commerciaux 1 000 000 72) Animation du réseau routier par la mise en place de panneaux d’information de sensibili sation par rapport à la biodiversité 1 000 000 73) Evaluer les besoins en restauration d’écosystèmes dégradés par les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des mines, des travaux publics, etc. 200000 74) Etendre le réseau d’aires protégées, par la mise en œuvre des projets existants et la créa tion de nouvelles zones de protection et conservation 200 000 75) Classement de Zones Humides sélectionnées en Aires Protégées et mise en œuvre de la stratégie nationale des zones humides 2 000 000 76) Restaurer les écosystèmes dégradés 25 000 000 77) Développer des récifs artificiels 8 000 000 78) Développer les espaces verts en ville et en périphérie des zones urbaines (forêts urbaines et péri-urbaines) 8 000 000 79) Soumettre des engagements et des propositions de projets de restauration d’écosystèmes naturels aux initiatives internationales de restauration 100 000 80) Améliorer la conservation in-situ de la biodiversité 400 000 81) Développer la conservation ex-situ de la biodiversité 400 000 82) Définition de mesures d’atténuation des impacts sur la biodiversité et élaboration de guides sectoriels de bonnes pratiques vis-à-vis de la biodiversité 200 000 83) Lutte contre les périls aviaires et animaliers au niveau des infrastructures de transport 200 0000 84) Développer le traitement biologique des déchets (phytoremédiation), notamment les déchets toxiques 200 0000 85) Réguler l’introduction des espèces exotiques et envahissantes. 200 000 86) Concevoir et réaliser des projets participatifs d’éco-développement générateurs d’emplois verts pérennes 4 000 000 87) Promotion des approches de co-gestion des écosystèmes steppiques, forestiers,….. 200 000 88) Recenser les savoir faire locaux et Renforcer l’implication de la population locale dans les Aires Protégées et les Parcs Culturels dans un cadre « organisé » avec l’appui de l’Etat 200 000 89) Impliquer les organisations de la société civile par des programmes de micro-finance ments 4 000 000 90) Améliorer la prise en compte de la biodiversité dans les études d’impacts environnemen taux 40 000 91) Formation professionnelle sur : 1) les méthodes de diagnostic environnemental intégrant la biodiversité et 2) les approches d’atténuation des impacts sur la biodiversité 2 000 000 92) Réduire l’impact des installations industrielles, des infrastructures, des pratiques agricoles sur la biodiversité 2 000 000 93) Normalisation des équipements aquacoles 2 000 000 94) Analyses de vulnérabilité (AV) et définition de mesures d’adaptation au changement climatique 200 000 95) Constituer une base de données SIG sur les projets de conservation et restauration des écosystèmes. 400 000 96) Renforcement du système de surveillance, suivi et contrôle au sein des Aires Protégées (y compris des Parcs Culturels) 200 000 97) Développer l’Adaptation basée sur les Ecosystèmes (AbE) 1 000 000 98) Renforcement des mesures de Lutte contre la Désertification (LCD) 2 000 000 119 2016-2030 99) Concevoir un système d’alerte précoce pour la prévention et la lutte contre les catas trophes naturelles 400 000 100) Définir un mécanisme de compensation écologique national 2 000 000 101) Tester des mécanismes d’incitation économique pour le développement des filières ba sées sur la biodiversité et pour sa préservation (recyclage et économie circulaire) 400 000 102) Tester l’Eco-branding à travers une Marque «Parc National» 100 000 103) Fiscalité écologique (Pollueur-payeur) 100 000 104) Investissement dans la restauration de la subéraie algérienne 4 000 000 105) Valorisation et commercialisation des plantes aromatiques et médicinales 400 000 106) Promotion et développement de l’écotourisme basé sur le patrimoine matériel et imma tériel de la biodiversité dans des zones à haute valeur écologique 400 000 107) Labellisation et promotion des produits écotouristiques dans les zones à haute valeur écologique 400 000 108) Renforcer le marketing des produits issus de la biodiversité dans les zones à haute valeur écologique 400 000 109) Développement d’une pêche et aquaculture durable 400 000 110) Développer les partenariats RSE pour la biodiversité 400 000 111) Développer des schémas d’investissement innovants pour le secteur privé 200 000 112) Identification de filières pilote à fort potentiel de valorisation 100 000 113) Mise en place d’une stratégie de développement de la filière intégrant un schéma de Partage juste et équitable des Avantages 100 000 Total 103 360 000 120 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 6 : En vue de l’opérationnalisation de la SPANB au niveau local 1) - Les activités de la SPANB ancrées dans le niveau local : axes clés de travail à l’échelon local Dans le plan d’action défini pour la SPANB 2016-2030, de nombreuses actions sont ancrées dans l’échelon local. La liste ci-dessous (non-exhaustive) met en exergue quelques-unes de ces activités dont la mise en œuvre mènera à des impacts locaux directs. La numérotation des actions citées ci-dessous se réfère à celle du plan d’Action de la SPANB. • Renforcement des capacités des institutions locales • Education à l’environnement et communication • Gestion des connaissances et suivi-évaluation • Mise en œuvre opérationnelle et approche projet Renforcement des capacités des institutions locales 12) Renforcement des capacités des Directions des Aires protégées et des Offices des Parcs Culturels Recrutement d’experts (ex : zones humides, agriculture biologique, etc.) ; Formations et mise à niveau sur la gestion durable et valorisation de la biodiversité. Le personnel des parcs culturels et des aires protégées est formé sur les thématiques de biodiversité en fonction des besoins identifiés. Responsable : Offices des Parcs Culturels et gestionnaires des aires protégées 53) Organisation de journées dans les assemblées locales au niveau des wilayas Des séminaires thématiques et sessions de débat avec des experts sont organisés au niveau des as semblées locales de wilaya pour éclairer les actions à mener pour la biodiversité au niveau du territoire et discuter de l’application des textes de loi au niveau local. Au moins 5 journées thématiques sont organisées par mandat. Responsables : Elus locaux, Décideurs, MEER, MADRP, MC, MAR, MESRS, Ministère du Commerce, MSPRH 66) Mobiliser et renforcer les maisons de l’environnement (Wilayas), dans le cadre de la stratégie Les animateurs des maisons de l’environnement développent des modules de sensibilisation à la bio diversité locale pour animer des sorties avec les élèves de la wilaya. Les élèves sont sensibilisés aux enjeux de la biodiversité de leur wilaya. Au moins une sortie environnementale via la maison de l’en vironnement de la wilaya est organisée chaque année pour chaque classe. Wilaya, MEN, Etablissements scolaires, MEER, CNFE, DEW Education à l’environnement et communication 64) Intervention des agents du MEER, de la DGF, de l’ANN et du CNDRB dans les classes Les fonctionnaires du MEER, de la DGF, de l’ANN et du CNDRB travaillant sur la biodiversité viennent partager leurs connaissances avec les élèves. Les élèves ont la possibilité de poser leurs questions et débattre directement avec des professionnels de la biodiversité. Au moins une intervention par an de représentants du MEER et/ou de la DGF et/ou de l’ANN et/ou du CNDRB est organisée dans chaque classe. Responsables: MEN, DGF, ANN, MEER, CNDRB, CNFE 65) Faciliter les visites dans les espaces naturels et culturels (parcs culturels, jardins botaniques, aires protégées marines et terrestres…) aux élèves du primaire, du moyen et du secondaire 121 2016-2030 Les classes visitent des espaces naturels et culturels (parcs culturels, jardins botaniques, aires proté gées terrestres et marines…) de leur région. Les élèves ont la possibilité de découvrir la biodiversité sur le terrain avec l’équipe des espaces naturels. Au moins une visite d’espace naturel par an est organisée pour chaque classe. DGF, MEN, MEER, MC, CNDRB, CNL 72) Animation du réseau routier par la mise en place de panneaux d’information et de sensibilisation sur la biodiversité Etablir un plan de communication axé sur la biodiversité (cibles, moyens, budget). Les usagers de la route sont informés et orientés sur les sites remarquables en termes de biodiversité. Un plan de com munication est élaboré. Un système de signalisation est mis en place. MTPT, MEER, collectivités locales, MC Gestion des connaissances et suivi-évaluation 88) Recenser les savoir faire locaux et renforcer l’implication de la population locale dans les Aires Protégées et les Parcs Culturels dans un cadre « organisé » avec l’appui de l’Etat S’appuyer sur les populations et organisations locales traditionnelles; Identifier les facilitateurs ; Ren forcer les services environnement des communes. Un recensement des savoir-faire locaux est réalisé. Un plan d’action sur leur promotion à travers l’implication de la population est disponible Communes, chefs d’organisation locales et traditionnelles, MC (Office des Parcs Culturels), MICLAT, MADRP, MEER 95) Constituer une base de données SIG sur les projets de conservation et restauration des écosys tèmes (connecté à l’observatoire de la biodiversité). Cette base de données, géoréférencée, servira pour assurer la mise en œuvre et suivi des programmes de conservation et de restauration développés. Elle permettra notamment de répondre quant à la mise en œuvre des engagements de l’Algérie dans les initiatives internationales de restauration (Challenge de Bonn par exemple). Cette base de données pourra s’intégrer dans le système de gestion des connaissances sur la biodiversité (voir act. 39) et plus largement dans l’Observatoire de la biodiversité. MADRP (DGF, ANN, centres de recherche), MEER (CNDRB,CNL, ONEDD), MESRS (universités et centres de recherche), MTPT, ASAL, MDN (INCT). 96) Renforcement du système de surveillance, suivi et contrôle au sein des Aires Protégées (y compris des Parcs Culturels) Programmes communs en matière de système de surveillance Offices des Parcs-DGF-Communes CNL,CNDRB; Généraliser des accords de co-gestion participative. Le nombre d’accords de gestion participative augmente. MADRP (DGF, INRF, ANN, INRAA), MEER (CNL, CNDRB) MC (Office des Parcs Culturels, CNRPAH), MICLAT (Communes), MDN (SNGC,GN, INCT,SHFN); ASAL Mise en œuvre opérationnelle et approche projet 86) Concevoir et réaliser des projets participatifs d’éco-développement générateurs d’emplois verts pérennes Projets d’écodéveloppement en matière de conservation, de restauration et de valorisation de la bio diversité et création d’emplois verts. Le nombre d’emplois verts créés augmente chaque année. Des enquêtes de satisfaction auprès de la population impliquée permettent de tester le niveau d’implica tion dans la co-gestion. ANSEJ, ANGEM, Tous les secteurs économiques 87) Promotion des approches de cogestion des écosystèmes steppiques et forestiers. Ex: Projets de Proximité de Développement Rural Intégré (PPDRI). Communes, MADRP (DGF, ANN, Parcs nationaux), MC (offices des parcs culturels), MEER, secteur privé, organisations professionnelles (agriculteurs, éleveurs,…..) 89) Impliquer les organisations de la société civile par des programmes de micro-financement Capitaliser sur les expériences de micro-financement (Exemple du PNUD-SGP) pour développer un programme de micro-financement dédié à la biodiversité. Le nombre de programmes/projets de mi cro-financement mis en place augmente chaque année. Tous les secteurs y compris le secteur privé 122 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE 2) - La mobilisation de la société civile : les ONG et associations comme moteurs locaux de la mise en œuvre de la SPANB Il est crucial de donner une place importante aux organisations de la société civile (associations/ONGs environnementales, associations culturelles, corporations professionnelles, etc) pour la mise en œuvre de la SPANB. En effet, la tâche est si ambitieuse qu’elle nécessite le concours de toutes les forces vives du pays. Il est donc important de créer un réseau d’ONG et associations qui pourront proposer mettre en œuvre des projets et activités liés à la SPANB. Un tel réseau d’ONGs et associations pourrait s’inscrire clairement dans le cadre de la mise en œuvre de la SPANB à travers la remise d’un label ou d’une marque « Projet SPANB » ou « Association SPANB ». Les maisons de l’environnement au niveau des wilayas pourraient jouer le rôle de facilitateurs de réseaux locaux d’ONGs et associations de mise en œuvre de la SPANB. L’équipe SPANB, en partenariat avec les Directions de l’Environnement des Wilayas, sera en charge d’inventorier les ONGs et associations qui pourraient porter des projets SPANB, de les sensibiliser et de les accompagner dans le développement de programmes d’activités pertinents. Des formations pourront être destinées aux représentants de la société civile, et des appels à projets pourront permettre de déléguer la mise en œuvre de la SPANB à travers des programmes de micro financement. Dans le cadre de la création d’un réseau d’associations de la SPANB, un appel à candidature pourrait être lancé afin de sélectionner les ONGs et Associations membres. Figure 18: Mise en place d’un réseau d’ONGs/Associations pour la Biodiversité : rôle des wilayas Il pourrait également être envisagé la mise en place d’un réseau d’observateurs citoyens afin d’appuyer l’observatoire de la biodiversité. 3) - Eléments de la gouvernance territoriale de la SPANB La gouvernance territoriale de la SPANB met en avant l’importance de la Wilaya, en particulier de la Direction de l’Environnement. Celle-ci a un rôle clé aux côtés de la Conservation des Forêts de la wilaya, et le cas échéant, de la Direction de l’Aire Protégée ou/et du Parc Culturel de la zone. Wilaya - Direction Environnement Maison de l’environnement Wilaya Référent société civile (ONGs, associations) Définition des priorités stratégiques locales pour le réseau de la société civile Animation d’un réseau d’ONGs/Associations pour la Biodiversité Appui opérationnel pour le montage de projets et d’activités par les ONGs et associations Partenariat Gouvernement local / Société civile à travers l’institutionalisation d’un réseau d’ONGs/ Associations pour la biodiversité Mise en place d’un label « Projet / Association SPANB »} 123 2016-2030 La wilaya aura en particulier un rôle dans la planification des actions pour la biodiversité et, le cas échéant, dans l’arbitrage des conflits intersectoriels au niveau local. Un représentant local des comités sectoriels de la biodiversité pourra être nommé pour chaque administration sectorielle au niveau de la wilaya, ce qui facilitera le pilotage intersectoriel au niveau local. La figure ci-dessous résume quelques-uns des rôles clés des administrations phares pour la biodiversité au niveau de la wilaya. Wilaya - Direction de l’environnement Conservation des forêts Direction des Aires Protégées / Parcs Culturels • Assure le renforcement des capacités des conseillers de la Wilaya en matière de biodiversité • Développement des conditions cadres pour la conservation, la gestion durable, la restauration, la valorisation de la biodiversité • Gestion et promotion de la maison de l’environnement • Mobilisation de la société civile (réseau d’ONGs et associations) • Promotion de l’éducation à l’environnement , notament en appuyant les structures d’enseignement primaire • Développement de stratégies locales pour le financement de la biodiversité • Suivi/Evaluation de l’état de la biodiversité et échange d’informations avec l’observatoire de la biodiversité • Mise en œuvre de la géstion durable , la restauration, la valorisation de la biodiversité • Gestion des forêts, y compris de la biodiversité forestière • Appui à la valorisation des produits forestiers ligneux et non-ligneux (PAM, Liège, etc) • Mise en œuvre du protocole de Nagoya au niveau local • Appui au développement des PPDRI, notamment selon l’approche PSE • Facilite et encadre les travaux de recherche fondamentale et de R&D sur la biodiversité • Suivi/Evaluation de l’état de la biodiversité et échange d’informations avec l’observatoire de la biodiversité • Mise en œuvre du plan de géstion • Développement de l’offre d’éducation à l’environnement au sein du parc et structures d’enseignement aux alentours • Promotion de la signalisation grand public sur la biodiversité locale • Intégration du réseau d’ONGs et associations dans la mise en œuvre des plans de gestion • Facilite et encadre les travaux de recherche fondamentale et de R&D sur la biodiversité • Promotion de l’écotourisme • Suivi/Evaluation de l’état de la biodiversité et échange d’informations avec l’observatoire de la biodiversité Figure 19: Rôle des administrations clés au niveau de la wilaya. 124 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 7 : Exemple de schéma PSE au Portugal (APF Certifica-Coca Cola) source : WWF Partenaire fournissant le service L’association APF Certifica – Des proprietaires forestiers ont constitué une associa tion et mettent en œuvre des interventions compatibles avec la gestion durable de leur suberaie afin d’être certifié Forest Stewardship Council (FSC) certification. Localisation Portugal, régions d’Alentejo et Ribatejo Bénéficiaires Consommateurs de Coca Cola, Coca-Cola Portugal – usine de boissons fraîches située sur l’aquifère du Tage (T3), qui consomme 500.000m3/an d’eau souterraine Services Les proprietaires de suberaie associés dans l’APFC, se sont engagés à recourir à de bonnes pratiques de gestion de leur suberaie sur la surface de 16.000 hectares dans le cadre d’une certification FSC. Celle-ci a particulièrement mis l’accent sur la conservation de la biodiversité et la protection du bassin versant. Environ 600 hec tares ont été déclarés de haute importance pour la biodiversité et la recharge de l’aquifère T3. Aussi, ils sont classés en zone de Haute valeur de conservation (HCV). Environ 25 hectares sont considérés d’importance majeure en raison d’une grande concentration d’espèces (Aires de haute valeur de Conservation HCVA identifiées par APFC). Garanties du service Une gestion durable des peuplements de chêne-liège Financement et modalités de paiement Coca-Cola paye 10.000€ à l’association APFC des proprietaires à raison de 16,80 € par hectare identifié et classé comme zone de Haute Valeur de Conservation pour la recharge en eau de l’aquifère T3 et certifiée par FSC. Observation Cette action est le résultat d’une démarche “Le cœur vert du Liège” conduite par le WWF Portugal dans le but de promouvoir et de développer un marché volontaire de paiement pour services environnementaux dans l’aire d’implantation du chêne liège la plus vaste de la péninsule ibérique située au dessus du plus grand aquifère (T3) . Ce projet a utilisé la base géographique HABEaS WebGIS (www.habeasmed. org), outil SIG consultable sur internet et développé dans le cadre du programme européen Qualigouv. Il permet de rassembler sur une zone donnée tous les critères de Haute valeur de conservation (HCV). Il apporte une information disponible à tout public sur la biodiversité (exemple : aires protégées, espèces menacées, es pèces endémiques, …) et sur les services apportés par l’écosystème (ex : stockage de carbone, localisation des principaux aquifères, et taux de recharge en eau). L’as sociation des propriétaires forestiers APFCertifica est certifiée FSC et membre du Réseau ibérique WWF Forêt et Filière bois. WWF le contrôle annuellement et l’aide à améliorer son plan de gestion. Source Fiche rédigée par Miguel Bugalho, WWW Portugal, qui a servi d’intermédiaire entre CocaCola et l’association de propriétaires forestiers.et Louis-Michel Duhen, CRPF de Provence Alpes Côte d’Azur – Octobre 2011 125 2016-2030 Annexe 8: Objectifs d’Aichi pour la diversité biologique But stratégique A : Gérer les causes sous-jacentes de l’appauvrissement de la diversité biologique en intégrant la diversité biologique dans l’ensemble du gouvernement et de la société D’ici à 2020 au plus tard, les individus sont conscients de la valeur de la diversité biologique et des mesures qu’ils peuvent prendre pour la conserver et l’utiliser de manière durable. D’ici à 2020 au plus tard, les valeurs de la diversité biologique ont été intégrées dans les stratégies et les processus de planification nationaux et locaux de développement et de réduction de la pauvreté, et incorporées dans les comptes nationaux, selon que de besoin, et dans les systèmes de notification. D’ici à 2020 au plus tard, les incitations, y compris les subventions néfastes pour la diversité biologique, sont éliminées, réduites progressivement ou réformées, afin de réduire au minimum ou d’éviter les impacts défavorables, et des incitations positives en faveur de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique sont élaborées et appliquées, d’une manière compatible et en harmonie avec les dispositions de la Convention et les obligations internationales en vigueur, en tenant compte des conditions socio-économiques nationales. D’ici à 2020 au plus tard, les gouvernements, les entreprises et les parties prenantes, à tous les niveaux, ont pris des mesures, ou mis en œuvre des plans, pour assurer la production et la consommation durables et maintenu l’utilisation des ressources naturelles dans des limites écologiques sûres. But stratégique B : Réduire les pressions directes exercées sur la diversité biologique et encourager l’utilisation durable D’ici à 2020, le rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels, y compris les forêts, est réduit de moitié au moins et si possible ramené à près de zéro, et la dégradation et la fragmentation des habitats sont sensiblement réduites. D’ici à 2020, tous les stocks de poissons et d’invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés d’une manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes, de telle sorte que la surpêche soit évitée, des plans et des mesures de récupération sont en place pour toutes les espèces épuisées, les pêcheries n’ont pas d’impacts négatifs marqués sur les espèces menacées et les écosystèmes vulnérables, et l’impact de la pêche sur les stocks, les espèces et les écosystèmes restent dans des limites écologiques sûres. D’ici à 2020, les zones consacrées à l’agriculture, l’aquaculture et la sylviculture sont gérées d’une manière durable, afin d’assurer la conservation de la diversité biologique. 1 2 3 4 5 6 7 126 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE D’ici à 2020, la pollution causée notamment par l’excès d’éléments nutritifs aura été ramenée à des niveaux qui ne sont pas défavorables à la fonction écosystémique et à la diversité biologique. D’ici à 2020, les espèces exotiques envahissantes et les voies d’introduction sont identifiées et classées en ordre de priorité, les espèces prioritaires sont contrôlées ou éradiquées et des mesures sont en place pour gérer les voies de pénétration, afin d’empêcher l’introduction et l’établissement de ces espèces. D’ici à 2015, les nombreuses pressions anthropiques exercées sur les récifs coralliens et les autres écosystèmes vulnérables marins et côtiers affectés par les changements climatiques ou l’acidification des océans sont réduites au minimum, afin de préserver leur intégrité et leur fonctionnement. But stratégique C : Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique D’ici à 2020, au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin. D’ici à 2020, l’extinction d’espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation,en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu. D’ici à 2020, la diversité génétique des plantes cultivées, des animaux d’élevage et domestiques et des parents pauvres, y compris celle d’autres espèces qui ont une valeur socio-économique ou culturelle, est préservée, et des stratégies sont élaborées et mises en œuvre pour réduire au minimum l’érosion génétique et sauvegarder leur diversité génétique. But stratégique D : Renforcer les avantages retirés pour tous de la diversité biologique et des services fournis par les écosystèmes D’ici à 2020, les écosystèmes qui fournissent des services essentiels, en particulier l’eau et contribuent à la santé, aux moyens de subsistance et au bien-être, sont restaurés et sauvegardés, compte tenu des besoins des femmes, des communautés autochtones et locales, et des populations pauvres et vulnérables. D’ici à 2020, la résilience des écosystèmes et la contribution de la diversité biologique au stocks de carbone sont améliorées, grâce aux mesures de conservation et restauration, y compris la restauration d’au moins 15% des écosystèmes dégradés, 8 9 10 11 12 13 14 15 127 2016-2030 contribuant ainsi à l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci, ainsi qu’à la lutte contre la désertification. D’ici à 2015, le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation est en vigueur et opérationnel, conformément à la législation nationale. But stratégique E : Renforcer la mise en œuvre au moyen d’une planification participative, de la gestion des connaissances et du renforcement des capacités D’ici à 2015, toutes les Parties ont élaboré et adopté en tant qu’instrument de politique générale, et commencé à mettre en œuvre une stratégie et un plan d’action nationaux efficaces, participatifs et actualisés pour la diversité biologique. D’ici à 2020, les connaissances, innovations et pratiques traditionnelles des communautés autochtones et locales qui présentent un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, ainsi que leur utilisation coutumière durable, sont respectées, sous réserve des dispositions de la législation nationale et des obligations internationales en vigueur, et sont pleinement intégrées et prises en compte dans le cadre de l’application de la Convention, avec la participation entière et effective des communautés autochtones et locales, à tous les niveaux pertinents. D’ici à 2020, les connaissances, la base scientifique et les technologies associées à la diversité biologique, ses valeurs, son fonctionnement, son état et ses tendances, et les conséquences de son appauvrissement, sont améliorées, largement partagées et transférées, et appliquées. D’ici à 2020 au plus tard, la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre effective du Plan stratégique 2011-2020 pour la diversité biologique de toutes les sources et conformément au mécanisme consolidé et convenu de la Stratégie de mobilisation des ressources, aura augmenté considérablement par rapport aux niveaux actuels. Cet objectif fera l’objet de modifications en fonction des évaluations des besoins de ressources que les Parties doivent effectuer et notifier. 16 17 18 19 20 128 STRATEGIE ET PLAN D’ACTION NATIONAUX POUR LA BIODIVERSITE Annexe 9: Objectifs de Développement Durable (ODD) éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde. éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable. Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation. Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre. Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables. établir des modes de consommation et de production durables. Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité. Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes. Renforcer les moyens de mettre en œuvre le partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser. Cet ouvrage a été réalisé par Sarl Studiocom Production Audiovisuelle et Communication 16, Rue Rabah Noel (Alger) Tél : +213 550 530 084 Email : studiocom16@gmail.com

Stratégie et Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité 2016-2030 · Nelum