Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun
颁布于 2022-08-25 · 文本截至 2026-10-01
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研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 国家
- 喀麦隆
- 主题
- General
- 关键词
- governance, One Health approach, public health, biosecurity, research
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2 Organisation Existence des laboratoires à absence d’une classification des structurelle des chaque niveau du système de santé laboratoires laboratoires • Absence de normes en construction des laboratoires • Présence des laboratoires clandestins Formation et Existence des programmes de • Répartition inadéquate des Existence d’un
3 Ressources formations pour le personnel des personnels qualifiés. Observatoire Humaines laboratoires • Disparité des diplômes et titres de National des Existence des ressources humaines professionnels de la biologie Ressources Humaines qualifiées médicale. • Absence d’harmonisation et de validation des curricula de formation. • Absence des normes en personnel • Absence de stratégie pour la rétention du personnel • Absence d’un système de formation continue et recyclage. Equipements, Existence d’une Commission • Insuffisante coordination dede la • Rupture de • La mise à jour de la liste 4 réactifs et spécialisée en charge de l’homolo- chaine dapprovisionnementet de stocks de du paquet minimum consommables gation des réactifs d’analyses gestion des stocks en intrants réactifs des réactifs et intrants médicales. • Absence des directives pour la entrainant une • Le renforcement d’un Existence d’un document de validation et la vérification de interruption pool d’ingénieurs politique de technologie sanitaire nouveaux équipements et réactifs de service biomédicaux pour la (DOSTS) • Absence d’un plan de maintenance • Circulation maintenance et le suivi Existence d’une Centrale Nationale et de suivi des équipements des réactifs de essentiel d’Approvisionnement en Médica- • Diversité des réactifs non homologués mauvaise • Le renforcement du ment et consommables médicaux et utilisés par les laboratoires qualité contrôle de l’activité Essentiels (CENAME) • Absence d’unité de production des établissements de locale des réactifs de laboratoire fabrication et de • Insuffisance dans la surveillance distribution des post-marché. réactifs et intrants • Le renforcement des capacités de stockage de la CENAME Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 9 Participation à des programmes Insuffisance de normes/référentiels Existence d’un
5 Gestion de la d’évaluation externe de la qualité nationaux de la qualité partenariat bilatéral et qualité et par certains laboratoires Faible déploiement du système multilatéral. biosécurité Présence de 6 laboratoires accrédi- gestion de la qualité Appui des partenaires tés ISO 1518 :2012 et 2 à la norme Insuffisante sensibilisation et dans la formation des ISO 17025. formation des personnels de personnels capables de Existence des personnels sont laboratoires sur la qualité mener les laboratoires formés à la qualité. Absence de POS sur la biosécurité vers l’accréditation Existence d’un guide national de biosécurité et de biosûreté en laboratoires Présence d’un système de rapportage Absence d’un système national
6 Gestion de informatisé pour la collecte des des données (DHIS2) l’information et données de laboratoire. Existence d’un circuit de transmis- de la logistique Absence d’une base de données sion des données de surveillance Système d’information present de laboratoire dans certains laboratoires Cadre de Mise en place d’une équipe Ressources insuffisantes pour 7 coordination d’inspecteurs et d’auditeurs/men- remplir les missions de supervision du suivi - tors formés pour contrôler et et de coordination évaluation encadrer les laboratoires Irrégulières supervisions des Existence de quelques outils de laboratoires supervision Absence des indicateurs qualité Existence de quelques indicateurs insuffisante communication et de suivi des activités de laboratoire coordination des activités de pour certaines pathologies prioritaire laboratoire Financement Activités de laboratoire finances Insuffisante coordination des 8 par le budget de l’Etat et PTF subventions et appuis financiers Existent de quelques projets qui des PTF financent les activités des labora- Faible régulation de la tarification toires des actes de biologie médicale Recherche et Présence de plusieurs laboratoires Exploitation insuffisante des 9 coopération œuvrant dans la recherche données de laboratoires à des fins Existence des conventions de recherche interinstitutionnelles Faible mobilisation des ressources pour la recherche Faible visibilités des interventions des partenaires Absence d’une plateforme de concertation entre les acteurs des diffeents secteurs Collaboration Collaboration avec les secteurs Absence de formalisation du texte 10 multisectorielle animale, végétale et environne- portant création et organisation du mental conformément à l’approche réseau national des laboratoires une seule santé Présence d’un Laboratoire Natio- nal Vétérinaire et d’un Laboratoire Nationale d’Analyse des Denrée Alimentaires Existence d’un laboratoire National d’Analyse Diagnostique des Produits et Intrants Agricole Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 10 IV. VISION Doter le Cameroun d’un système de laboratoire performant capable de garantir un accès universel aux services de laboratoires de qualité d’ici 2030. V. FONDEMENTS, VALEURS ET PRINCIPES DE LA POLITIQUE NATIONALE DES LABORATOIRES V.1 Les fondements V.2 Les valeurs Sur le plan international, la présente politique La présente politique s’appuie sur les valeurs : s’aligne sur les engagements internationaux ratifiés - le droit aux services de laboratoire de qualité : par le Gouvernement : tous doivent avoir accès aux services de laboratoires - la déclaration de Maputo du 24 Janvier 2008 sur de qualité ; l'harmonisation et la standardisation des équipements - l’équité dans la distribution des services de et des tests cliniques en laboratoires ; laboratoire : tous doivent avoir accès aux services - la Résolution AFR/RC58 de Juin 2008 du comité de laboratoires quels que soient leur âge, leur sexe régional Afrique de l'OMS sur les défis à relever ou leur statut social ; en matière de renforcement des laboratoires en - l’éthique et la déontologie : respect du droit des Afrique ; patients (confidentialité, non discriminalité, non - le Règlement Sanitaire International adopté en stigmatisation, intégrité…) ; 2005 et entré en vigueur le 15 juin 2007 ; - la qualité : fiabilité des processus et des résultats. - les Objectifs du Développement Durable 2015 V.3 Les principes (ODD) : L’objectif N°3 est spécifiquement lié à la La présente politique s’appuie sur les principes santé. Cet objectif cible en 2030 la réduction de la ci-après : mortalité maternelle et infanto-juvénile, la fin des - la décentralisation des services de laboratoires : épidémies liées aux principales maladies transmissibles l’accès aux services de laboratoire en tout lieu du et la réduction de la mortalité précoce liée aux territoire national; maladies non transmissibles, à travers un accès - la qualité des services : les prestations délivrées universel aux soins et services de santé. par les laboratoires seront conformes aux normes Sur le plan national, ce document de politique et standards nationaux et internationaux contribue à l’atteinte des objectifs de: - la bonne gouvernance : la redevabilité, la - la Stratégie Nationale de Développement transparence, et le contrôle social seront renforcés, 2020-2030 pour une meilleure participation et coordination - la Stratégie Sectorielle de Santé 2016-2027; des acteurs qui, à tous les niveaux travaillent pour - le Plan National de Développement Sanitaire l’atteinte des objectifs de la PNL. 2016-2020 adopté en 2016, dont l'objectif général - l’approche Une seule Santé : elle mettra en est d'améliorer l'état de santé et le bien-être de la contribution les laboratoires des autres secteurs population ; pour la réalisation des missions de santé publique. - l’intégration des services des laboratoires dans la carte sanitaire. Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 11 VI. BUT ET OBJECTIF VI.1. BUT ET OBJECTIFS - l’amélioration de la gestion de la qualité dans les VI.1.2 But laboratoires ; La présente Politique Nationale des Laboratoires - le renforcement de la biosécurité et la biosûreté ; vise à améliorer les soins de santé de la population - le renforcement du système d’information des à travers des services de laboratoire de qualité. laboratoires; - l’amélioration du financement des activités de VI.1.2 Objectif général laboratoire ; L’objectif de cette politique est de renforcer le - l’amélioration du cadre de recherche et de système des laboratoires au Cameroun. Coopération ; VI.1.3 Orientations stratégiques - l’amélioration du cadre de suivi et évaluation des De l’analyse situationnelle réalisée, ont été identi- activités des laboratoires. fiées les orientations stratégiques suivantes : - le renforcement du cadre juridique et institutionnel; - le renforcement des capacités opérationnelles des laboratoires ; VII. DÉCLARATION POLITIQUE VII.1 Renforcement du cadre juridique - l’élaboration des normes relatives aux infrastructures, et institutionnel matériels et équipements, ressources humaines de La législation et la réglementation relatives aux laboratoires. activités de laboratoires doivent s’arrimer à la Poli- Sur le plan institutionnel, il est important de tique Nationale des Laboratoires (PNL) et aux consentir des efforts en vue de se doter des institu- normes internationales en la matière afin d’assurer tions fortes capables d’améliorer la coordination et une meilleure régulation des modalités d’ouverture la régulation des activités des laboratoires dans et de fonctionnement des laboratoires, de la forma- tous les secteurs et à tous les niveaux de la pyra- tion initiale et continue du personnel de laboratoire, mide sanitaire. À cet effet, les actions doivent être de la discipline dans l’exercice de la biologie médi- engagées pour : cale et du maintien des standards relatifs aux labo- - la mise en place d’une direction Autonome dédiée ratoires [14]. à la régulation des activités des laboratoires ; La législation et les règlements relatifs aux services - la mise en place d’un réseau de surveillance de laboratoire doivent être harmonisés avec la poli- multisectorielle de la résistance aux antimicro- tique nationale de qualité des laboratoires, le plan biens conformément à l’approche une santé ; stratégique des laboratoires, et être conformes aux - la désignation d’un organisme en charge de recommandations internationales [15]. À cet effet, l’accréditation et de la certification des laboratoires le cadre juridique encadrant le réseau des labora- qui devra se conformer aux exigences de la norme ISO toires doit être amélioré à travers : 17011 (Évaluation de la conformité - Exigences - le renforcement des textes définissant les modalités pour les organismes d'accréditation procédant à d’exercice dans le domaine de la biologie ainsi l'évaluation de la conformité) ; que ceux relatifs aux modalités d’autorisation - le développement des mesures incitatives d’ouverture et de fonctionnement des laboratoires ; encourageant les laboratoires à s’inscrire dans - l’élaboration d’une règlementation relative à une démarche d’amélioration continue de la l’accréditation et à la certification des laboratoires ; qualité en ayant recours aux processus de certifi - le renforcement de la réglementation relative à cation et d’accréditation des laboratoires ; la tarification des actes de biologie; - l’incitation des laboratoires de référence à se - le développement de la règlementation relative faire accréditer aux normes internationales (ISO 15189 ou ISO 17025); Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 12 - l’incitation des laboratoires du réseau à la mise en et structurelles des différentes Autorités de Régulation œuvre des normes nationales de la qualité ; des Laboratoires dans les différents secteurs ; - l’encouragement des établissements offrant des - le renforcement de la collaboration avec l’organisme services d'entretien et d'étalonnage d'équipements national en charge de la normalisation. de laboratoires à être accrédités ISO 17025 afin de VII.2.2. La formation et les Ressources humaines garantir la qualité de ces services ; La délivrance des services de santé de qualité passe - le renforcement des mécanismes de coordination inéluctablement par l’existence d’un personnel pour les services de laboratoires à tous les niveaux qualifié en nombre suffisant dans chaque labora- entre le gouvernement et les partenaires ; toire. A cet effet, ledit personnel doit disposer des - le renforcement du contrôle et de la bonne gouvernance aptitudes permettant aux laboratoires de se confor- dans la gestion des ressources de laboratoires ; mer aux normes nationales et internationales en la - la création d’un Institut national de métrologie matière. Une évaluation périodique desdites aptitu- accrédité ISO 17025 afin de garantir une compétence des permettra d’assurer une continuité dans la appropriée pour l'entretien et l'étalonnage de qualité des services délivrés. Les efforts qui doivent l'équipement de laboratoire ; être consentis afin d’assurer une permanente dispo- - la mise en place d’un mécanisme de coordination nibilité d'un personnel bien formé, compétent et permettant d’assurer une utilisation rationnelle et motivé, capable de fournir des services de labora- efficiente des ressources financières fournis par toire de qualité seront relatifs à : les partenaires au développement en accord avec la politique nationale et le plan stratégique des VII.2.2.1. La formation : laboratoires. - la mise à jour et l’harmonisation des curricula de formation initiale et continue des personnels de VII.2 Renforcement des capacités laboratoire adaptées en collaboration avec les opérationnelles des laboratoires administrations concernées ; VII.2.1 Organisation structurelle - la prise en compte de la formation continue comme Afin d’améliorer la coordination et la gestion des une exigence dans le processus d’évaluation des activités des laboratoires à tous les niveaux du compétences et de la certification du personnel de réseau national des laboratoires, une structure orga- laboratoire ; nisationnelle cohérente et une autorité en charge - l’inclusion de la gestion qualité dans les curricula des laboratoires davantage autonome doivent être de formation initiale et continue des professionnels mis en place. Les Directions sectorielles en charge du secteur des laboratoires ; des laboratoires assureront la supervision adminis- - au développement d’un système d’encadrement trative et technique des activités de laboratoire de des laboratoires par le tutorat (mentorship). tous les établissements des secteurs publics et VII.2.2.2. Les ressources humaines : privés ; faciliteront et amélioreront la prestation de - au développement des programmes de sensibi- services à tous les niveaux de laboratoire dans les lisation à l'importance de la qualité, au respect différents secteurs. des normes et à la mise en œuvre des directives Pour une organisation structurelle cohérente et nationales à l'intention du personnel de laboratoire, fonctionnelle pour les activités de laboratoire, les des responsables et des autres parties prenantes ; mesures suivantes doivent être instaurées : - à la promotion de l’éthique et de la déontologie - la catégorisation et l’organisation des laboratoires dans l’exécution des activités de laboratoire; par classe ou niveau ; le développement d’un - à l’élaboration et la continuelle mise à jour réseau national des laboratoires opérationnel ; d’une cartographie du personnel de laboratoire - l’élaboration et la mise à jour régulière d’une des secteurs publics et privés ; cartographie nationale des laboratoires ; - au développement d’un plan de carrière et de - le renforcement des capacités opérationnelles de rétention du personnel de laboratoire ; la plateforme de coordination du réseau des - à l’organisation de l’exercice de la profession de laboratoires ; biologie médicale ; - le développement de l’augmentation de l’offre - à l’obligation des laboratoires de disposer d’un des services de laboratoires sur l’étendue du directeur de laboratoire, d’un responsable de la qualité territoire national ; et d’un responsable de la biosécurité qualifiés ; - le renforcement des capacités organisationnelles - à la détermination et à la mise à jour en continue Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 13 - à la détermination et à la mise à jour en continue VII.2.4.2 Réactifs et consommables du ratio entre le personnel et la charge de travail Un système efficient de gestion des approvisionne- de chaque laboratoire. ments en réactifs et consommables de laboratoires VII.2.3 Infrastructure doit être mis en place afin d’assurer une accessibili- Chaque laboratoire doit être doté des infrastructures té et disponibilité continue des réactifs et consom- adéquats afin d’assurer un service efficace et mables de qualité aussi bien dans le secteur public efficient. À cet effet, tout laboratoire doit être que dans le secteur privé. À cet effet, les actions à conçu de manière à disposer d'un espace suffisant engager doivent entre autres porter sur : pour la réalisation du paquet d’activité correspon- - le renforcement du système d’homologation et dant à son niveau, l'installation et le stockage des d’approvisionnement des réactifs et consom- équipements, la sécurité du personnel et des clients. mables de laboratoire ; Afin d’assurer la construction et la maintenance des - le renforcement du contrôle du circuit d’appro- infrastructures des laboratoires conformes aux visionnement et de la qualité des réactifs (y normes et standards en la matière, des actions compris la réactovigilance) et consommables de seront entreprises pour : laboratoire ; - un développement des normes relatives aux - la mise à jour et le suivi de l’application des infrastructures des laboratoires selon le paquet directives nationales et procédures en matière de d’activité réalisées ou le niveau d’appartenance sélection, d’acquisition, de distribution, et de dans la pyramide sanitaire ; gestion des stocks; - une amélioration de la qualité des infrastructures - la promotion de la production locale des réactifs de laboratoire à tous les niveaux de la pyramide et consommables de qualité en collaboration sanitaire ;un développement d`un plan de contingence avec les industries pharmaceutiques, les univer permettant d’assurer un approvision- sités, les centres de recherche et les partenaires. nement continu en ressources énergétiques pour VII.3 Amélioration de la gestion de la Qualité une continuité de service dans chaque laboratoire. dans les laboratoires VII.2.4 Équipements, réactifs et consommables VII.3.1 Qualité Le coût d'une qualité médiocre est supérieur aux VII.2.4.1 Équipements investissements consentis pour mettre en place un Afin de garantir l’obtention des résultats de qualité, système de gestion de la qualité dans le laboratoire. tous les laboratoires doivent être dotés en matériel Il est donc essentiel d’implémenter des systèmes de et équipements adaptés aux analyses réalisées gestion de la qualité (SGQ) dans tous les labora- selon leur niveau et leur secteur d’appartenance. À toires afin de garantir la qualité des analyses de cet effet, la politique relative aux équipements biologie médicale qui y sont réalisées et par consé- consistera prioritairement à la mise en œuvre des quent, une amélioration des soins de santé délivrés actions ci-après : aux patients. Les actions qui seront engagées afin - le développement des normes relatives aux d’assurer une qualité des services de laboratoire équipements des laboratoires selon le paquet conforme aux normes en la matière porteront sur : d’activité réalisées ou le niveau d’appartenance - le développement des normes de qualité des labo- dans la pyramide sanitaire ; ratoires dans le réseau ; - le renforcement des modalités de sélection, - la mise en place d’un système de gestion de la d’acquisition et d’installation des équipements qualité dans tous les laboratoires ; des laboratoires adaptés aux différentes catégories - le déploiement de la culture qualité dans tous les en tenant compte des risques environnementaux ; laboratoires ;le développement d’un programme - le renforcement des services de maintenance, national d’Évaluation Externe de la Qualité (EEQ) ; étalonnage et calibration des équipements à tous - l’incitation des laboratoires de référence à participer les niveaux selon les normes en vigueur ; à des programmes internationaux d'évaluation - la promotion de l’utilisation des équipements externe de la qualité ; communs pour chaque paquet de service au - l’élaboration des mécanismes de certification des laboratoire ; professionnels de laboratoire ; - le renforcement du contrôle métrologique et des - la promotion de la création d’un organisme indé- procédures de maintenance des équipements de pendant de certification/accréditation des laboratoires laboratoires. ou l’adhésion à un organisme existant ; Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 14 - le renforcement du contrôle et de l’inspection des systèmes d’informations existants ; laboratoires ; - la mise en place des mécanismes d’archivage et - la mise en place d’un mécanisme d’accréditation de traçabilité des données ; et de certification des laboratoires. - la mise en place un mécanisme de collaboration et de partage des données. VII.3.2 Surveillance en santé publique La capacité des laboratoires doit être renforcée en VII.6 Amélioration du Financement matière d’organisation, de gestion et de coordina- des activités des laboratoires tion de la surveillance épidémiologique selon l’ap- Les sectorielles en charge des laboratoires doivent proche une santé. À cet effet les mesures suivantes planifier, budgétiser et assurer la mise à disposition seront prises : d'un financement suffisant pour la mise en œuvre - le développement d’un réseau national des laboratoires ; des différentes composantes de cette politique. - l’amélioration du système de référence des échan- Des mécanismes adéquats et durables de financement tillons biologiques ; permettant d’assurer la qualité des services des - le développement des biobanques ; laboratoires à tous niveaux doivent être mis en - le renforcement du système de surveillance, de place à travers : préparation et de ripostes aux épidémies. - la mobilisation des ressources financières au - l’amélioration du système de surveillance des niveau national et au sein des institutions pour résistances aux antimicrobiens (RAM). assurer les coûts tant directs qu'indirects des VII.4 Renforcement de la biosécurité et de la activités de Système de Gestion de la Qualité biosûretéBiosécurité et Biosûreté dans le réseau des laboratoires ; Toutes les dispositions nécessaires doivent être - le renforcement continu des ressources allouées prises pour respecter les obligations règlementaires au fonctionnement des laboratoires publics afin et normes relatives à la protection du personnel, de de s’assurer de leur conformité permanente aux l’environnement ainsi qu’à l’adhésion du personnel normes et à l’atteinte de leurs missions de santé de laboratoire aux protocoles de sécurité et de publique; sûreté. À cet effet, les mesures ci-après seront - la mobilisation des ressources pour soutenir le instaurées : fonctionnement des instituts de formation ainsi - le développement des directives en matière de que les programmes de formation continue ; biosécurité et biosûreté ; - la promotion à l’accessibilité financière aux - le contrôle de la mise en œuvre des directives analyses de biologie de qualité à tous les niveaux nationales en matière de biosécurité et biosurété ; de la pyramide sanitaire ; - la mise en place d’un système fonctionnel de - la mise en place de mesures incitatives pour le gestion des déchets de laboratoires en conformité développement et l’autonomisation financière avec les directives nationales en la matière ; des laboratoires. - le renforcement des infrastructures, équipements et - la mobilisation d’un financement spécifique capacités du personnel des laboratoires pour pour les programmes d'évaluation externe de la assurer le respect des règles de biosûreté et la qualité, qui couvrira à la fois les besoins pour la mise en biosécurité dans les laboratoires ; place d’un système l'évaluation externe de la - la mise en place d’un système sécurisé et standardisé qualité et les coûts de participation à l'évaluation pour la collecte, le stockage et le transport des externe de la qualité. échantillons. - la mobilisation d’un financement spécifique pour les activités de supervision et de mentorat. VII.5 Renforcement du Système d’Information des Laboratoires (SIL) VII.7 Amélioration du cadre Recherche Les services de laboratoires doivent disposer d'un et Coopération système d'information de laboratoire fonctionnel et VII.7.1 Recherche efficace qui gère et diffuse des données à l'usage de En collaboration avec les institutions impliquées toutes les parties prenantes en temps opportun. Afin dans les activités de recherche, le Ministère en d’optimiser la collecte, l’analyse, la conservation et charge de la Santé Publique doit promouvoir la la transmission de l’information au sein des labora- recherche et le développement et contribuer à toires, les mesures ci- après seront appliquées : l’amélioration des services de santé. À cet effet, les - la mise en place des systèmes de collecte, d’utilisation mesures ci-après doivent être appliquées : Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 15 la recherche ; VII.8 Amélioration du cadre de suivi et - le renforcement des capacités des personnels de évaluation des activités des laboratoires laboratoires sur l’analyse et l’exploitation des Les services de laboratoires doivent être continuel- données de laboratoire pour la recherche ; lement suivis et évalués à l'aide d'indicateurs quali- - la mobilisation des ressources pour la recherche té clairement définis pour assurer la qualité et biomédicale ; l'amélioration continue des services de laboratoire - la conduite, l’utilisation et la dissémination des au sein du réseau national de laboratoires. À cet résultats de la recherche en conformité avec les effet, les actions à mener doivent s’orienter vers : politiques nationales sur la recherche et l’éthique. - l’élaboration d’un ensemble d'indicateurs de qualité pour les différents niveaux du réseau de VII.7.2 Coopération laboratoires afin d'évaluer objectivement la Afin de promouvoir l’établissement d’accords et qualité des services fournis par les laboratoires ; des conventions de partenariat, les actions ci-après - le développement d’un système de contrôle et seront implémentées : d'évaluation réguliers du fonctionnement du - le renforcement de la coopération entre les réseau national de laboratoires sur la base d'indi secteurs selon l’approche une santé pour la réalisation cateurs de qualité ; des missions de santé publique ; - la mise en place d’un système de supervision à - le renforcement de la collaboration entre les plusieurs niveaux pour s'assurer que tous les laboratoires, les universités et les centres de laboratoires fournissent des services de qualité recherche ; répondant aux normes de qualité en la matière. - le renforcement de la collaboration interinstitutionnel au niveau national ; - le renforcement du partenariat aussi bien au niveau national qu’international. VIII. DISPOSITIFS DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI-EVALUATION Cette section présente le cadre institutionnel, orga- développement des laboratoires au Cameroun. nisationnel et le rôle que jouera chaque acteur dans VIII.2. Organes et structures de mise la mise en œuvre de cette politique nationale des en œuvre et de suivi-évaluation laboratoires. La coordination de la mise en œuvre et le suivi-éva- VIII.1. Cadre institutionnel et organisationnel luation de cette politique seront assurés à tous les de mise en œuvre et de suivi-évaluation niveaux de la pyramide sanitaire. Cette coordination La politique nationale des laboratoires 2022-2030 sera sera faite par un Comité national de coordination mise en œuvre à tous les niveaux de la pyramide des laboratoires au niveau central et par ses démem- sanitaire (niveau central, régional et opérationnel) à brements au niveau déconcentré. travers des plans stratégiques de développement des Niveau central laboratoires élaborés pour une période de 5 ans et des Au niveau central, le Ministère de la santé publique plans opérationnels annuels. à travers la direction en charge des laboratoires en A cet effet, un comité national et des comités régio- collaboration avec le comité national de coordination naux de coordination des activités de laboratoires des laboratoires assurera le pilotage, l’opérationna- seront mis en place par le Ministre chargé de la Santé lisation le suivi stratégique, l’évaluation à mi-par- Publique afin de garantir la mise en œuvre desdits cours et finale de la mise en œuvre de cette poli- plans stratégiques et opérationnels ainsi que l’effectivi- tique. té de l’approche « Une seule Santé », de la transpa- Niveaux intermédiaire et opérationnel rence et de la participation de tous les acteurs clefs au Les Délégations Régionales de la Santé Publique Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 16 (DRSP) élaboreront des Plans Régionaux de Déve- VIII.4. Modalités de mise en œuvre et de loppement des Laboratoires avec l’appui du Comité suivi-évaluation de la politique nationale national de coordination des laboratoires. des laboratoires NB : Tous ces organes et structures de coordination Cette politique sera mise en œuvre à travers quatre veilleront à ce que les organisations et associations (04) outils majeurs à savoir : de la société civile, les acteurs du secteur privé de la 1. le Plan Stratégique National de Dévelop- santé, les départements ministériels concernés par pement des laboratoires ; l’approche « Une seule Santé » et les PTF soient 2. le Plan Stratégique Qualité ; impliqués à tous les niveaux en vue d’une prise de 3. les Plans Régionaux de Développement décision concertée sur l’ensemble des questions de des Laboratoires et ; laboratoire. 4. les Plans Opérationnels de Développement des Laboratoires. VIII.3 Les acteurs majeurs et leur rôle VIII.3.1. Gouvernement VIII.4.1. Pour le Suivi-évaluation de la mise en œuvre Le Gouvernement est responsable de la réalisation Le suivi-évaluation sera assuré au moyen d’un des objectifs de cette politique. Il valide, adopte cadre des résultats stratégiques présentant de façon et assure sa mise en œuvre sous le leadership du mesurable les buts et les objectifs de la stratégie. MINSANTE qui en est le maître d’œuvre. Il donne VIII.4.2. Evaluation les orientations générales et doit mobiliser les L’évaluation de ce document se fera à mi-parcours financements nécessaires pour sa mise en œuvre. puis en 2030. Elle permettra d’apprécier les avancées Le MINSANTE assure la gestion des ressources en termes de résultats obtenus mais aussi d’identifier mises à sa disposition pour l’atteinte des objectifs les goulots qui n’ont pas permis d’atteindre les de cette politique puis joue le rôle de régulateur et résultats projetés. de leader technique dans le secteur et coordonne au plan technique toutes les interventions permettant d’atteindre les objectifs projetés. Le comité national de coordination des laboratoires tiendra le Ministère de la Santé Publique de l’évolution de la mise en œuvre de cette politique, à travers des rapports semestriels de performance. VIII.3.2. Rôle des autres acteurs du système de santé Le secteur privé, les Collectivités Territoriales Décentralisées, avec l’appui des structures déconcentrées travailleront en synergie au niveau opérationnel pour le renforcement des plateaux techniques d’une part mais aussi l'élaboration et la mise en œuvre des différents plans qui opération- nalisent cette politique d’autre part. Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 17 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES [1] Norme ISO 15189 : 2012 -laboratoire d’analyse médicales : exigences concernant la qualité et la compétence [2] Guide de biosecurité et de biosureté en laboratoires au Cameroun, 2019 [3] ISO/IEC 17000 : 2020-Évaluation de la conformité - Vocabulaire et principes généraux [4] https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/one-health [5] Stratégie Sectorielle de Santé 2016-2027 [6] Loi des finances 2021 [7] BUCREP, 3e RGPH: projections démographiques, Volume 03 Tome 03, in http://www.bucrep.cm/GDP growth rate Services, value added (annual % growth) [8] Institut national de la statistique (INS), Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM 4), réalisée en 2014 [9]Nombrederéfugiés,https://www.iccpportal.org/system/ files/plans/FINAL%20COPY%20PSNPLCa%20F-RENCH.pdf [10] Ministère des Travaux Publics, réseau routier du Cameroun, 2020 [11] Déclaration de Maputo, 2008 [12] Plan Stratégique National du Développement des Laboratoires 2018-2022 [13] Guide de la Surveillance Intégrée de la Maladie et la Riposte [14] Guidance document for development of district and peripheral laboratory services to support universal health coverage (WHO-AFRO, 2019) [15] Guidance for establishing a national laboratory framework first edition 2021, Africa CDC/Africa Union Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 18 LISTE DES CONTRIBUTEURS MINSANTE MINISTERES PARTENAIRES Pr. NJOCK Richard, MINSANTE Dr. Col NWOBEGAHAY Julius, CRESAR/ MINDEF Pr. KOUAKAP SOLANGE, MINSANTE Dr Abel WADE, LANAVET Dr. SALIHOU SADOU, MINSANTE Dr. DAH Isaac, LANAVET Dr. VANDI DELI, MINSANTE Dr. YABA DANA Basil, MINSANTE M. ATANGANA Flavien, LNAD/MINADER Dr. BOMBAH Jessica, MINSANTE M. NYA Edouard, LNAD/MINADER M. EYENGA DJOMO Elysée, MINSANTE Dr AYANGMA Célestin, CRESAR/ MINDEF Mme. NGONO Laurette, MINSANTE Mme NGOSOH Pauline, MINEPIA Pr. OKOMO ASSOUMOU Marie Claire, MINSANTE Dr BAANE Martin Paul, CNPS Dr. ZEH KAKANOU Florence, MINSANTE Mme NGO NSOA Pauline, MINEPAT Dr. MBWE MPOH Maurice, MINSANTE Mme DAKNOU LENTCHEU Irène Christiane, MINADER Dr. ESSO Linda, MINSANTE M. DAMOU LAMTOING Antoine, MINEPDED Dr. ETOUNDI ADA Valérie, MINSANTE Dr. DIME Anne Victoire, MINSANTE Dr. ETOGO Bienvenu, MINSANTE Dr. RINA DJUBGANG, MINSANTE Mme. PEDOUM MOFOLA Elizabeth, MINSANTE UNIVERSITAIRES M. ARROGA NGOTOBO, MINSANTE Pr MBOPI KEOU François – Xavier, MINESUP/UYI M. AYUK ROLLAND AGBOR, MINSANTE Pr TORIMIRO Judith, UYI M. ESSOMBA ZANGA Gilbert, MINSANTE Pr MOYOU Roger, MINRESI/FMSB M. YOP NDOI Charles, MINSANTE Pr ADIOGO Dieudonné, FMSP/UD M. IBRAHIM BOUKAR, MINSANTE Dr. ATEMCO Maxime, MINSANTE Pr GONSU Hortense, FMSB/UYI Mme. BETIAH NGUILI Pauline Georgette, MINSANTE Pr NGABA Guy Pascal, HGOPED Mme. NGUNDA Anne Blanche, MINSANTE Pr AKOACHERE Jane-Francis, UB Dr. MBALLA Magalie Flore, MINSANTE Dr LYONGA Emilia ENJEMA, UYI Dr. TSAFACK Edmond Elisée, MINSANTE M. AMOUGOU Justin, UYI Dr. AMATAMA BABOULA Reine, MINSANTE Dr. AMINA AL-MAYE BIT YOUNOUSS, MINSANTE Dr. NGUWOH Philippe Salomon, MINSANTE M. IBRAHIMA HALILOU, MINSANTE ORDRES ET ASSOCIATIONS Dr. DONGMO Marie, MINSANTE PROFESSIONNELS / SECTEURS PRIVES M. BETSI Emmanuel, MINSANTE Mme. ATONGAPAI Diana, MINSANTE Dr ABONG BWEMBA Thérèse, ONPC M. ONDO EDOU Lucien, MINSANTE Dr NGAM AGBANG, ONPC M. HEMAKOUA Simon-Pierre, MINSANTE Dr MANGA Julie, SCBC Mme NGUEJIO Nicole, MINSANTE Dr MVONDO OTTOU Anany, LAMC M. ZEMO Louis David, MINSANTE Dr. NGALE TCHEULEU Victoire, Aube Labo Mme. NGEH FEJOI Linda, MINSANTE Mme. SHIAVOUABOH ANEMBOM, CAMELS Dr. MPABA MINKAT Théophile, MINSANTE Dr. CHATTAD Patrick Joseph, CAMELS Dr. KAME Victor, MINSANTE Dr. BASSONG Olga, MINSANTE M. NDIE Justin, MINSANTE Dr. JORO TAKA Colette, MINSANTE Dr. BISSO Annie, MINSANTE PARTENAIRES Dr. BOUBA YAGAI, MINSANTE OMS M. DJOUTSOP Alban Pascal, MINSANTE CDC Cameroun Mme. KAMGUIA GUIFO H. Flore, MINSANTE ASLM Dr. NCHANKOU Sandra, MINSANTE M. NSANGOU Idriss Barbara, MINSANTE GHSS M. NDINGA Hervé, MINSANTE CHAI Dr. BELINGA Suzanne, CPC IDDS Dr. BILONG Catherine, CPC METABIOTA Dr. NGONO MBALLA Rose, LANACOME Mme. BELA Marceline, LANACOME Dr. AKAMBA, MINSANTE Dr. Thérèse NKOA, MINSANTE Dr. LOUDANG Marlise, MINSANTE Dr. NDO Jean-Rollin Bertrand, MINSANTE Dr. ATEBA ETOUNDI Aristide Otto, MINSANTE Dr. Pauline NDJITOYAP NDAM, MINSANTE Dr. ESSONO MVOA Emmanuel, MINSANTE Dr. ABENKOU Danielle, MINSANTE Dr. MBANGUE Madeleine, MINSANTE Dr. NOMO Emmanuel, MINSANTE Mme. MPECK Emilienne, MINSANTE Mme. TABI Monique, MINSANTE M. KAMEDJO Marcel, MINSANTE M. MBOCKO Benjamin, MINSANTE Mme. SOUGA Simonie, MINSANTE Dr. Régine Thérèse GANDJI, MOH Dr. ELAT Jean Bosco, MINSANTE Dr. Bertrand SAGNIA, CIRCB Mme. NGONO Laurette Marie Thérèse, MINSANTE Mme NGUEJO Amélia Nicole, MINSANTE M. CHE Philippe KENAH, MINSANTE Dr. ABANA OWONA Fabrice, MINSANTE Dr. NCHAGNOUOT MOULIOM Fatima, MINSANTE M. TCHUALEU KAMENI Albert, MINSANTE Dr. DOUDJO Inna Valessa, MINSANTE Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 19
ANNEXE 1 : Cadre juridique des laboratoires Les lois de l’Observatoire National de Santé Publique ; - la loi N°96/03 du 04 Janvier 1996, portant - le Décret N°2012/382 du 14 Septembre 2012 Loi-cadre dans le domaine de la santé ; portant organisation du Ministère de l’élevage, - la loi N°96/12 du 05 Août 1996 portant loi des pêches et des industries animales; cadre relative à la gestion de l’environnement ; - le Décret N°2012/2809/PM du 26 Septembre - la loi N°2000/17 du 19 Décembre 2000, portant 2012 fixant les conditions de tri, de collecte, de règlement de l’inspection sanitaire vétérinaire ; stockage, de transport, de récupération, de recy - la loi N°2001/014 du 23 Juillet 2001 relative à clage et d’élimination finale des déchets ; l’activité semencière ; - le Décret N°2012/431 du 1er Octobre 2012portant - la loi N°2003/003 du 21 Avril 2003 portant organisation du Ministère de l’environnement, de protection phytosanitaire ; la protection de la nature et du développement - la loi N°2003/007 du 10 Juillet 2003 régissant les durable ; activités du sous-secteur engrais au Cameroun ; - le Décret N°2013/093 du 03 Avril 2013 portant organisation du Ministère de la santé publique; Les décrets - le Décret N°2019/067 du 12 Février 2019 portant - le Décret N°80/240 du 30 Juin 1980 portant organisation et fonctionnement du Centre National réorganisation du Centre Pasteur du Cameroun ; de Transfusion Sanguine. - le Décret N°83/479 du 08 Octobre 1983 portant création du Laboratoire National Vétérinaire Les arrêtés (LANAVET) ; - l’arrêté N°003/MINEPDED du 15 Octobre 2012 - le Décret N°90-1465 du 09 Novembre 1990, qui fixant les conditions spécifiques de gestion des fixe les modalités de création, de fonctionnement déchets médicaux et pharmaceutiques ; des laboratoires d’analyses médicales privées ; - l’arrêté conjoint N°005/MINEPDED/MINCOM- - le décret N°90/460 du 08 Novembre 1990, réor MERCE du 24 Octobre 2012 fixant les conditions ganisant le Laboratoire National Vétérinaire ; spécifiques de gestion des équipements électriques - le Décret N°92/252/PM du 6 Juillet 1992, fixant et électroniques, ainsi que de l’élimination des les conditions et les modalités de création et déchets issus de ces équipements ; d’ouverture de certaines formations sanitaires - l’arrêté N°2964/MINSANTE du 09 Octobre 2013, privées ; portant création, organisation et fonctionnement du - le Décret N° 450/ PM du 22 Octobre 1998 fixant Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) ; les modalités d’homologation des produits phar - l’arrêté N°028/CAB/PM DU 04 Avril 2014 maceutiques ; portant création, organisation et fonctionnement - le Décret N°2005/0770/PM du 06 Avril 2005 du Programme National de prévention et de lutte fixant les modalités de lutte phytosanitaire ; contre les Zoonoses émergentes et ré-émergentes. - le Décret N°2005/0771/PM du 06 Avril 2005 fixant les modalités d’exécution des opérations Les décisions des quarantaines végétales ; - La écision No 0496/D/MINSANTE/DPM du 03 - le Décret N°2005/0772/PM du 06 Avril 2005 Juin 2009 rendant public au Cameroun le guide de fixant les conditions d’homologation et de bonne exécution des analyses de biologie médicale ; contrôle des produits phytosanitaires ; - la décision No0817/MINSANTE/CAB/SG /DLM/ - le décret N°2005/099 du 6 Avril 2005 portant DAJC du 11 Juin 2012 portant création, organisation organisation du Ministère des forêts et de la faune ; et fonctionnement des centres régionaux de - le Décret N° 2005/118 du 15 Avril 2005 portant prévention et de lutte contre les épidémies ; organisation du Ministère de l’agriculture et du - la décision N°0498D/MINSANTE/SG/CNLS/GTC/SP développement rural ; du 04 Avril 2019 fixant les modalités d’accès et de - le Décret N°2010/2952/PM du 1er Novembre 2010 suivi des populations aux services de dépistage et portant création, organisation et fonctionnement de prise en charge du VIH dans les formations de l’Observatoire National de Santé Publique ; sanitaires publiques et leurs organisations à base communautaire affiliées. Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 20
ANNEXE 2 : Déclaration de Maputo sur le Renforcement des Systèmes de Laboratoire Nous, représentants de gouvernements, d’agences garantie comme partie d’un cadre plus grand de multinationales, de partenaires au développement, renforcement du système de santé dans un contexte d’associations professionnelles et d’institutions de ressources limitées. De plus en plus, les pays et académiques, avons pris part à la Réunion de les partenaires impliqués dans la mise en œuvre ont Consensus sur l’Harmonisation et la Standardisa- identifié que les capacités limitées de laboratoire tion des tests Cliniques en Laboratoire à Maputo, représentent une barrière majeure à l’exécution et à Mozambique, du 22 au 24 janvier 2008. La la durabilité des programmes de prévention, de rencontre visait à relever les défis qui entravent la traitement et de soins pour le VIH, le paludisme et mise à niveau des services de diagnostic et de prise la tuberculose. en charge de la tuberculose, du paludisme et du VIH. Reconnaissons que dans le contexte de ressources Les objectifs de la réunion de Maputo étaient : limitées, beaucoup de défis ont donné lieu à des • de faire un bilan et de s’accorder sur une liste systèmes de laboratoire inadéquats pour appuyer la d’approvisionnements et de tests nécessaires à mise à niveau des programmes. Il s’agit du manque chaque niveau d’un réseau de laboratoire étagé de leadership et de plaidoyer, de ressources intégré ; humaines, de formation continue du personnel, de • d’établir un consensus pour orienter la standardisation politique nationale de laboratoire, de planification des équipements de laboratoire à chaque niveau du stratégique (contraintes budgétaires), d’infrastructure réseau de laboratoire ; physique, de gestion de la chaîne d’approvisionnement • d’établir un consensus sur des considérations clés pour et de systèmes de management de qualité (assurance orienter la maintenance et les services de prestation de la qualité). pour les équipements aux différents niveaux du Relevons qu’il y a eu une croissance sensible dans réseau de laboratoire. le financement de la lutte contre le VIH, la tubercu- Reconnaissons le fardeau des maladies prioritaires lose et le paludisme. Par exemple, une contribution que sont le VIH, le paludisme et la tuberculose. Au totale de 10 milliards de US$ par an a été garantie niveau mondial, quelques 33,2 millions d’individus par les bailleurs de fonds en faveur des programmes vivent avec le VIH mais seulement 10% de ces de prévention, de traitement et de soins pour les individus connaissent leur statut sérologique1 . En trois maladies à travers des organismes de finance- dépit des efforts fournis pour limiter la transmis- ment tels que le Fonds Mondial de lutte contre le sion, l’incidence de l’infection au VIH reste élevée. SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, le « US De la même façon, 8,8 millions de nouveaux cas de President’s Emergency Plan for AIDS Relief », la « tuberculose surviennent chaque année tandis que la US President's Malaria Initiative », la Banque Mon- prévalence de la tuberculose chimiorésistance à diale, et la « Bill and Melinda Gates Foundation ». thérapie multiple et extensive continue à s’accroître Cela représente une croissance significative sur les avec seulement une part infime de cas détectés2 . La engagements antérieurs qui s’élevaient au total à 1 coïnfection VIH tuberculose demeure un problème milliard de US$ en 2001 en faveur des programmes de clinique majeur dans divers milieux. Dans plusieurs contrôle de la maladie pour les maladies à fardeau pays, le paludisme demeure la principale cause de élevé dans un contexte de ressources limitées. mortalité essentiellement chez les nouveau-nés et Reconnaissons qu’en vue d’améliorer et d’appuyer les enfants, avec environ 1 million de décès par an3. l’accès aux services de laboratoire, il doit y avoir Reconnaissons le besoin d’étendre et de développer une intégration de l’appui aux laboratoires pour les davantage les services de laboratoire de qualité programmes de la tuberculose, du paludisme et du Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) et Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 2007 AIDS Epidemic Update Accessible sur http://data.unaids.org/pub/EPISlides/2007/071119_epi_pressrelease_en.pdf du 24 janvier 2008 2 WHO fact sheet no. 104 - Tuberculosis Accessible sur http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs104/en/index.html du 24 janvier 2008 3 WHO/GMP frequently asked questions Accessible sur http://www.who.int/malaria/faq.html du 24 janvier 2008 Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 21 VIH. Cet effort devrait viser à soutenir toutes amé- Demandons aux pays et à tous les partenaires de liorations apportées à un laboratoire comme faisant traiter urgemment de la question cruciale des partie d’un plus large système de santé dans une ressources humaines de laboratoire pour le renfor- perspective de santé publique. cement des laboratoires, à savoir la formation, le recrutement et le maintien des professionnels de Demandons aux gouvernements nationaux de soutenir laboratoire et de leur financement de façon les systèmes de laboratoire comme une priorité en adéquate. développant une politique nationale de laboratoire au sein du plan national de développement sanitaire Demandons aux bailleurs de fonds et partenaires qui orientera la mise en œuvre d’un plan stratégique au développement de s’engager à travailler en national de laboratoire. Les Gouvernements collaboration les uns avec les autres et avec la coor- devraient établir un département en charge des dination des gouvernements nationaux pour systèmes de laboratoire au sein du Ministère de la Santé. appuyer le renforcement des systèmes de labora- Demandons aux gouvernements nationaux, avec toire en vue de créer un réseau national de labora- l’appui de leurs bailleurs de fonds et partenaires toire unifié et intégré. Ces efforts de renforcement dans les situations à ressources limitées, à dévelop- de laboratoire devraient viser à construire des parte- per des plans stratégiques nationaux de laboratoire nariats secteur public secteur privé. intégrant l’appui aux laboratoires pour les maladies Demandons aux institutions académiques et aux majeures de santé publique y compris le VIH, la fondations de recherche d’accélérer les efforts en tuberculose et le paludisme Demandons aux vue de développer de nouveaux outils de diagnostic bailleurs de fonds et aux partenaires impliqués dans applicables aux situations à ressources limitées. la mise en œuvre de s’assurer qu’en soutenant le Fait à Maputo, Mozambique, le 24 janvier 2008 renforcement des laboratoires, qu’une considéra- tion convenable est accordée à la promotion de l’appropriation nationale. Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun 22 Imprimé par Moss Communication COMITE TECHNIQUE DE REDACTION COORDINATION GENERALE : Dr. MANAOUDA Malachie, Ministre de la Santé Publique SUPERVISION GENERALE : Pr. NJOCK Louis Richard, Secrétaire Général du Ministère de la Santé Publique SUPERVISION TECHNIQUE Dr. YABA DANA Basil, Directeur de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires COORDINATION TECHNIQUE : Dr. MBWE MPOH Maurice, Sous-Directeur des Laboratoires et de la Transfusion Sanguine MEMBRES DU SECRETARIAT : Dr. DJUBGANG DJOUKWE RINA Estelle Dr. ATEMCO Maxime Dr. TSAFACK Edmond Elysée Mme. PEDOUM MOFOLA Elizabeth Politique Nationale des Laboratoires du Cameroun vii