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科特迪瓦的法律

Politique nationale de promotion de la médecine traditionnelle

颁布于 2014-03 · 文本截至 2026-10-01

以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。

研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。

关于这部法律

语言
French
类型
policy
组织
European Union
国家
科特迪瓦
主题
Wild species and ecosystems, General
关键词
capacity building, data collection/reporting, financing, institution, international cooperation, local government, monitoring, public health, research, traditional knowledge/indigenous knowledge, governance, biodiversity, medicinal plants, wild fauna

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所收录的法律原文,按条款排列。每个条款都有自己的链接。

  1. 1.2.2. Profil épidémiologique

  2. 1.2.2.1. Santé de la mère et de l’enfant La santé de la mère et de l’enfant demeure une préoccupation constante justifiant les efforts entrepris depuis plus d’une décennie pour faire face à cette problématique, notamment ceux consentis depuis 2000 pour l’atteinte des OMD. Selon l’annuaire des statistiques sanitaires 2007-2008, la couverture en deuxième dose et plus du Vaccin Antitétanique (VAT2+) chez la femme enceinte était de 40,46% en 2007. Selon le rapport bilan des activités de la DC-PEV 2013, cette couverture était respectivement de 84% et 80% en 2012 et 2013. Selon l’EDSCI-MICS 2011-2012, la couverture en soins prénatals s’est légèrement améliorée en 13 ans : la proportion de femmes ayant reçu durant leur grossesse, des soins prénatals par du personnel de santé formé qui était de 84 % en 1998-1999, est passée à 87 % en 2005 et a atteint 91 % en 2011-2012. Les mêmes tendances sont observées pour les conditions d’accouchement. En effet, la proportion des naissances survenues dans une formation sanitaire est passée de 47 % en 1998- 1999 à 55 % en 2005 et 57 % en 2011-2012. La proportion des naissances assistées par du personnel formé est passée de 47 % en 1998-1999 à 56 % en 2005 et 59 % en 2011-2012. Les problèmes nutritionnels fragilisent la mère et contribuent au faible poids de naissance chez le nouveau-né. Selon les bases de données de l’annuaire statistique 2006, de la Direction de l’Information, de la Planification et de l’Evaluation (DIPE), le profil épidémiologique des enfants restait dominé par une incidence élevée des affections courantes suivantes : le paludisme (110,89%), les infections respiratoires aiguës (83,96%), les maladies diarrhéiques (152,01%), la rougeole (0.19%) et une résurgence de certaines maladies évitables par la vaccination (36 cas de poliovirus identifiés en 2011). La mortalité infanto-juvénile de 125‰ dans l’EDSCI-2005 est passée à 108‰ dans l’EDSCI- 2011/2012. Le taux de mortalité maternelle était estimé à 614 décès pour 100 000 naissances vivantes selon l’EDSCI-2011/2012.

  3. 1.2.2.2. Maladies transmissibles Le rapport de l’EDSCI-2011/2012 estimait la prévalence globale du VIH/Sida (hommes et femmes de 15-49 ans) à 3,7% en baisse par rapport à 2005 (4,7%), plus élevé chez les femmes (4,6%) que chez les hommes (2,7%). Le rapport 2010 de l’ONUSIDA estimait le nombre de personnes vivant avec le VIH à 450 000 et le nombre d’orphelins rendus vulnérables du fait du sida à 440 000. Selon l’annuaire statistique 2007-2008(MSHP/DIPE), les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) chez l’adulte constituent une cause importante de morbidité et leur incidence moyenne est passée de 8,93‰ en 2007 à 8,22‰ en 2008. 12 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 L’incidence des cas déclarés de tuberculose toutes formes confondues pour l’année 2010 était de 106 cas pour 100 000 habitants. Le taux de succès thérapeutique des nouveaux cas de tuberculose à frottis positifs traités était de 79% en 2010. Le paludisme représente environ 50% des motifs de consultations dans les ESPC. Selon l’annuaire statistique, en 2011, le taux d’incidence du paludisme dans la population générale était de 114,54‰. Ce fléau est responsable de 40% d’absentéisme dans le milieu scolaire et 42% en professionnel. Le poids économique est énorme. En effet, 25% des revenus des ménages sont consacrés à la prise en charge du paludisme. En 2007 et 2008, le nombre de nouveaux cas d’ulcère de Buruli est passé respectivement de 1654 à 2085 (Annuaire Statistique 2007-2008, MSHP/DIPE). Certaines pathologies dites négligées telles que la trypanosomiase humaine africaine, l’onchocercose, les bilharzioses, la filariose lymphatique, le trachome et le pian persistent. D’autres maladies comme la dracunculose, la lèpre, et la syphilis sont respectivement en voie d’éradication, d’élimination, ou en nette régression.

  4. 1.2.2.3. Maladies non transmissibles Les maladies non transmissibles sont pour une grande part liées aux pratiques nutritionnelles et aux habitudes de vie. Il s’agit notamment de la malnutrition, des maladies métaboliques, des maladies cardio-vasculaires et des cancers. En Côte d’Ivoire, le profil nutritionnel est caractérisé par un double fardeau de la malnutrition par carence et la malnutrition par excès. La forme la plus courante est la malnutrition chronique dont la prévalence est de 27,3 % (Enquête SMART 2011). La prévalence de la malnutrition aiguë globale est de 5,4%. La prévalence du goitre par carence en iode a significativement baissé de 40 % en 1994 à 4,8 % en 2004, en raison de la disponibilité du sel iodé dans 84,4 % des ménages. La carence en fer, avec une anémie ferriprive est notée chez plus de la moitié des enfants. L’hypovitaminose A, demeure élevée. Plus de 60 % des enfants de 6 à 59 mois sont à risque de cette carence (PIPAF 2007). La malnutrition par excès est également préoccupante. Selon l’Enquête Nutrition Mortalité (ENMCI 2004), 22,8 % des femmes en âge de procréer avaient un excès de poids, avec une prévalence plus élevée en milieu urbain (28,2 %) qu’en milieu rural (13,6 %). Parmi les maladies métaboliques, le diabète sucré occupe une place de choix avec une prévalence de 5,7% dans la population adulte. Au niveau des maladies cardio-vasculaires, l’Hypertension Artérielle (HTA) est actuellement en nette progression. L’enquête STEPS (PNPMNT, 2005) a révélé sur l’ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans, une prévalence de l’HTA de 21,7 %. Sa proportion augmente avec l’âge pour atteindre 58,4 % dans le groupe d’âge 55-64 ans. Concernant le cancer, 15 000 nouveaux cas sont attendus par an. Parmi eux, les cancers de la femme sont de loin les plus nombreux. L’incidence était de 98,8 cas pour 100 000 habitants en 2004 avec 25,2 % de cancers du sein et 23 % de cancers du col de l’utérus (registre national du cancer en Côte d’Ivoire : CHU de Treichville ; Année 2004). Chez l’homme, l’incidence est légèrement inférieure (82 pour 100 000) avec une incidence élevée des cancers de la prostate (31 pour 100 000) et des cancers primitifs du foie qui représentent 28 % des cancers chez l’homme. D’autres maladies non transmissibles telles que l’insuffisance rénale, les maladies bucco-dentaires, les affections ophtalmologiques, les maladies mentales et les toxicomanies sont également en progression. Il faut noter que les centres d’hémodialyse, même s’ils existent, sont insuffisants face à la demande qui croît depuis quelques années. 13 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 II. SITUATION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE II.1. Contexte Mondial Partout dans le monde, la médecine traditionnelle a toujours été au centre des réflexions. Selon l’OMS, 80 % de la population utilise la médecine traditionnelle (OMS, 2001). En Asie et en Amérique latine, les populations continuent d’utiliser la médecine traditionnelle en raison de circonstances historiques et de convictions culturelles. En Chine, la médecine traditionnelle représente 40 % des soins de santé administrés. Les pays asiatiques possèdent une médecine traditionnelle plus structurée et bien ancrée dans la culture des populations (Inde, Vietnam, Chine, Corée, Japon). Les pays en voie de développement possèdent des pratiques traditionnelles bien ancrées dans la culture des populations (Afrique, Amérique, Océanie). Les pays développés utilisent les médecines « alternatives », en plus ou en marge de la médecine allopathique, et ont en outre des populations immigrées qui disposent de leur propre médecine traditionnelle et de leurs thérapeutes. La Déclaration d’Alma-Ata (1978) a un sens particulier pour les praticiens et les utilisateurs de la médecine traditionnelle. En effet, l’OMS s’est radicalement prononcée en faveur de l’intégration de la médecine traditionnelle dans les dispositifs de santé. Elle a défini son rôle en matière de médecine traditionnelle en développant une stratégie qui comporte quatre objectifs :  Intégrer la médecine traditionnelle aux systèmes nationaux de soins de santé, de manière appropriée, en développant et en mettant en œuvre des politiques et programmes de médecine traditionnelle ;  Promouvoir l’évaluation de l’innocuité, de l’efficacité et de la qualité des médicaments à base de plantes ;  Augmenter la disponibilité et l’accessibilité de la médecine traditionnelle, de manière appropriée, en faisant porter l’accent sur l’accès des populations pauvres ;  Promouvoir un usage thérapeutique judicieux de la médecine traditionnelle par les prestataires et les consommateurs. II. 2. Contexte régional La volonté politique a été plusieurs fois affirmée en faveur de la médecine traditionnelle. Il s’agit de :  L’Appel d’Abuja (Avril 2001), qui a consolidé l’image et le rôle de la médecine traditionnelle ;  La Déclaration de Lusaka en juillet 2001 des Chefs d’Etats et de Gouvernements faisant de la décennie 2001-2010, celle de la médecine traditionnelle africaine ;  Le Cadre politique et réglementaire harmonisé pour la médecine traditionnelle dans l’espace CEDEAO de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé validé à Lomé (Togo, 2007) ;  L’intégration en 2012 de la médecine traditionnelle dans les curricula de formation des facultés de médecine de l’espace CEDEAO ; 14 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014  L’existence d’un Plan d’Action pour la deuxième décennie de la médecine traditionnelle africaine (2011-2020) approuvé par le Conseil Exécutif de la vingt et unième session ordinaire tenue du 9 au 13 juillet 2012 à Addis-Abeba (Éthiopie). II.3. Situation actuelle de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire II.3.1. Au plan politique Pendant la période précoloniale (avant 1893), la médecine traditionnelle assurait la majeure partie de la couverture des besoins sanitaires des populations. Elle a été proscrite pendant la colonisation (1893-1960) au profit de la médecine moderne (Code de santé publique, 1953). Après l’indépendance (1960), la Côte d’Ivoire a pris des mesures pour revaloriser la médecine traditionnelle :  En 1970, un programme de valorisation des substances naturelles a été initié par l’université d’Abidjan pour la formation des chercheurs et enseignants du supérieur sur la médecine traditionnelle et la mise en place de laboratoires de recherche en pharmacopée africaine et en médecine traditionnelle ;  En 1974, des chercheurs de l’Université d’Abidjan et des structures de santé, encouragés par le CAMES et l’OUA/CSTR, vont s’investir dans la recherche sur les plantes médicinales ;  En 1995, le Ministère de la Santé Publique a intégré la médecine traditionnelle dans son Plan National de Développement Sanitaire et a fait d’elle une de ses priorités. Une sous-direction de la médecine traditionnelle rattachée à la Direction des Etablissements et Professions Sanitaires (DEPS) a été créée pour organiser et superviser les activités. Un décret (décret n°96-877 et n°96-878 du 25 octobre 1996) portant classification, définition et organisation des établissements sanitaires privés a pris en compte les établissements de soins en médecine traditionnelle ;  En 1996, un atelier de consensus a été tenu à Aboisso sur la politique d’intégration de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles dans le système sanitaire ivoirien ;  En 1997, le gouvernement ivoirien par acte présidentiel (lettre N° 3967 du 27 août 1997 relative à la médecine traditionnelle) a autorisé la collaboration entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle ;  En juin 2007, un document cadre de politique nationale en matière de médecine traditionnelle a été adopté. II.3.2. Au plan institutionnel et réglementaire En novembre 1996, la tenue de l’atelier de consensus à Aboisso avait permis d’élaborer trois projets de lois portant sur :  l’autorisation de l’exercice de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire,  la création d’une organisation nationale des tradipraticiens de santé en Côte d’Ivoire,  l’institution d’un code de bonne conduite du tradipraticien de santé. A la faveur de l’érection de la sous-direction de la médecine traditionnelle en Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle (PNPMT), un arrêté a été pris par le Ministère de la Santé 15 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 Publique sous le n° 409 du 28 décembre 2001 portant création, organisation et fonctionnement du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle. Cet arrêté a été modifié par les arrêtés n°158 MSHP/CAB du 21 juin 2007 et n° 253/MSHP/CAB du 10 septembre 2007. Ce Programme a pour mission de contribuer à l’amélioration de la couverture des besoins sanitaires de la population par une utilisation effective et efficiente de la Médecine et de la Pharmacopée Traditionnelles. Le 12 juin 2007, deux documents fixant les objectifs, les stratégies et les grandes orientations de Politique Nationale en matière de Médecine et Pharmacopée Traditionnelles ont été adopté. II.3.3. Au plan économique et social En milieu rural, le coût des prestations des Praticiens de la Médecine Traditionnelle est symbolique. La souplesse des modalités de paiement est appréciée de tous. C’est l’une des principales raisons du recours de la population à la médecine traditionnelle. En milieu urbain, plusieurs associations ont été créées et une fédération nationale des Praticiens de Médecine Traditionnelle a été mise en place. Ces différentes organisations ont pour rôle d’une part, de promouvoir la santé de la population ivoirienne par l’usage des plantes médicinales en améliorant leurs prestations traditionnelles. D’autre part, de perpétuer le savoir des Praticiens de la Médecine Traditionnelle (PMT) qui disparaît progressivement. La valorisation des plantes médicinales et de la médecine traditionnelle contribue à améliorer les conditions de vie socioéconomique des PMT et des populations. II.3.4. Au plan scientifique En dehors des ouvrages généraux sur la pharmacopée et la médecine traditionnelles en Côte d’Ivoire, plusieurs publications ont été faites sur des travaux ponctuels (thèses, mémoires, communications, périodiques, revues, etc.) sur les plantes médicinales ivoiriennes. La richesse de la flore et de la faune africaine est un véritable atout. En effet, on estime à 1500, le nombre d’espèces recensées utilisées dans la préparation des médicaments traditionnels (Ministère de l’Environnement, 1999). Parmi ces espèces, les plantes médicinales représenteraient 38,6 % de la flore de plantes vasculaires estimées à 3880 espèces (AKE Assi, 2001-2002). Plusieurs études et recherches scientifiques ont prouvé l’efficacité de certains médicaments traditionnels dans la prise en charge de pathologies fréquentes, telles que le paludisme, le diabète et les affections cardiovasculaires. Des investigations phytochimiques et pharmacologiques sur les plantes médicinales ont abouti à la découverte des principes actifs ayant des propriétés thérapeutiques telles que les isoflavonoïdes (vogeline A, B et C), tanins, saponosides, les alcaloïdes (holarrhésine) etc. (N’GUESSAN Koffi, 2008). Plusieurs universités, instituts, programmes et centres de recherche se sont investis dans l’évaluation et la valorisation des recettes traditionnelles. Dans la mise en œuvre du plan stratégique 2007-2011, un laboratoire de recherche sur les plantes médicinales avait été ouvert à l’Institut National de la Santé Publique d’Abidjan. Les équipements de ce centre de recherche ont été pillés pendant la crise post électorale (2010-2011). 16 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 II.3.5. Au niveau des pratiques La pratique de la médecine traditionnelle prend en compte les deux dimensions de l’homme : l’une physique (somatique) et l’autre métaphysique (spirituelle). Les principaux acteurs :  Accoucheuse Traditionnelle : personne reconnue comme compétente pour prodiguer à une femme et à son nouveau-né, pendant et après l’accouchement, des soins de santé basés sur les concepts prévalent dans la société où elle vit ;  Chiropracteur : personne qui pratique principalement avec la main nue ou armée d'instruments, des massages ou des modifications sur le corps afin de donner ou rendre aux parties malades ou blessées leur fonction ;  Herboriste : une personne qui, sur la base des connaissances acquises en médecine et en pharmacopée traditionnelles, conditionne et vend des matières premières végétales à des fins thérapeutiques ;  Médicodroguiste : personne qui, sur la base des connaissances acquises en médecine et en pharmacopée traditionnelles, conditionne et vend des matières premières animales et/ou minérales à des fins thérapeutiques ;  Naturothérapeute : personne qui, sur la base des connaissances, n’utilise que des substances naturelles comme moyen thérapeutique ;  Phytothérapeute : personne qui sur la base des connaissances acquises au sein de la famille, par révélation ou auprès d’un autre phytothérapeute, utilise les vertus des plantes médicinales pour traiter les malades ;  Psychothérapeute : personne qui soigne les troubles mentaux et établit l’équilibre spirituel à partir des plantes médicinales et des pouvoirs surnaturels ou magiques ;  Rebouteux ou Rebouteur : personne bien connue dans la communauté pour son habileté à remettre en place les nerfs « froissés » et les tendons qui sautent, à dénouer les muscles, soigner les foulures et les articulations démises voire les fractures ;  Ritualiste : personne qui fait appel principalement aux rites (religieux ou non) pour soigner. Selon le type de thérapie proposée on peut distinguer trois (3) types de pratiques thérapeutiques traditionnelles:  les thérapies médicamenteuses : les recettes traditionnelles sont des préparations médicamenteuses à base de matières premières végétales, animales ou minérales. Elles sont administrées aux malades par les différents orifices naturels, quelques fois en bain ou dans des lésions de scarifications,  les thérapies non médicamenteuses : les thérapies sont spirituelles, physiques et mentales,  les thérapies mixtes : elles peuvent associer les deux types de thérapies cités au dessus. 17 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 II.3.6. Forces de la médecine traditionnelle La médecine traditionnelle est solidement ancrée au sein des communautés parce qu’elle :  est une médecine de proximité et fait partie intégrante du patrimoine socioculturel,  est accessible par la souplesse des modalités de paiement de ses prestations,  offre un niveau populaire de prise en charge des malades,  fait intervenir la triple dimension physique, sociale et spirituelle dans la prise en charge des populations,  assure une bonne couverture sanitaire en matière de prestataires (9 PMT par localité). En Côte d’Ivoire, la flore comprend près de 4 700 espèces végétales. Parmi elles, 350 à 400 espèces sont médicinales (AKE-ASSI, 1984), 327 sont aquatiques, 89 endémiques et 59 menacées. Plusieurs d’entre elles ont fait la preuve de leur efficacité sur des générations dans le traitement de certaines maladies prioritaires (paludisme, drépanocytose, VIH/Sida, diabète, hypertension artérielle, hépatites, maladies diarrhéiques, infections respiratoires aiguës...) II.3.7. Faiblesses de la médecine traditionnelle L’exercice actuelle de la MT en Côte d’Ivoire ne permet pas un contrôle efficace des acteurs et des pratiques et ne garanti pas la sécurité des patients vis-à-vis des recettes traditionnelles. Ainsi :  l’insuffisance de données sur la médecine traditionnelle,  l’insuffisance des ressources allouées pour les tests pharmacologiques des recettes traditionnelles (efficacité, toxicologie, bactériologie, phytochimie, essais cliniques) nécessaires pour garantir la sécurité des patients,  l’insuffisance de coordination des pratiques de la médecine traditionnelle,  le manque de structure dédiée à la recherche- développement en médecine traditionnelle,  la faiblesse du cadre institutionnel et réglementaire,  l’absence de directives et de normes en matière de médecine traditionnelle,  l’insuffisance des ressources allouées à la promotion de la médecine traditionnelle. Selon le Centre National de Floristique (CNF) d’Abidjan, certaines plantes médicinales peu répandues, sont en voie d’extinction (170 espèces) parce qu’elles sont surexploitées ou parce que leurs sites sont perturbés telles Alafia scandens, Anthostema senegalense, Chlorophorma excela, etc. II.3.8. Menaces sur la médecine traditionnelle La médecine traditionnelle est exposée à plusieurs menaces:  l’insuffisance de pérennisation des savoirs traditionnels,  la surexploitation des forêts qui entraine la disparition des espèces médicinales,  les difficultés de collaboration entre certains PMT et praticiens la médecine moderne,  l’insuffisance de transmission écrite des connaissances traditionnelles,  l’expropriation des droits de propriété intellectuelle des PMT. 18 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 II.3.9. Opportunités De nombreuses opportunités existent pour la promotion de la médecine traditionnelle :  le Cadre politique et réglementaire harmonisé pour la médecine traditionnelle dans l’espace CEDEAO,  la densité de la biodiversité,  l’existence d’un PNDS prenant en compte la promotion de la médecine traditionnelle,  la réceptivité des UFR à l’intégration de la médecine traditionnelle dans les curricula de formation,  le réengagement de l’Union Africaine pour la promotion de la médecine traditionnelle de 2011 à 2020,  la réceptivité des pharmaciens à promouvoir les MTA en officine,  l’existence de centres de recherche,  l’existence de regroupements de PMT,  l’intérêt des partenaires pour la MT (OMS, OOAS, …),  l’acceptation de l’implantation des unités de MT au sein des structures sanitaires modernes,  l’existence de cadres de collaboration pour la validation scientifique des médicaments traditionnels. III. CONTRAINTES ET DEFIS III.1. Contraintes du PNPMT Dans les efforts de promotion de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire, le Programme rencontre de nombreuses contraintes telles que :  l’absence de structures de recherche dédiée à la médecine traditionnelle,  l’insuffisance de renforcement des compétences des PMC en médecine traditionnelle,  le faible niveau de collaboration entre PMC et PMT,  les barrières linguistiques,  la méfiance des PMT quant à l’utilisation de leurs savoirs. III.2. Défis L’analyse de la situation actuelle de la médecine traditionnelle révèle de nombreux défis. Ainsi la Côte d’Ivoire doit :  disposer d’un code de santé publique avec des textes intégrant la médecine traditionnelle,  établir des normes et méthodes d’évaluation scientifique des pratiques et produits de la médecine traditionnelle,  faire les tests d’innocuité, d’efficacité et de qualité sur les produits les plus utilisés de la médecine traditionnelle,  documenter les effets indésirables et les interactions médicamenteuses liées à l’utilisation des recettes médicinales traditionnelles,  préserver la biodiversité,  protéger les savoirs traditionnels,  améliorer le cadre de collaboration entre la MC et la MT,  pérenniser les connaissances traditionnelles. 19 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 IV. ORIENTATIONS GENERALES IV.1. Vision La médecine traditionnelle intégrée dans le système national de santé, se veut une ressource alternative, réglementée, respectant les normes d’assurance de la qualité, disponible et abordable. En tant que médecine de proximité, elle doit contribuer à la promotion de la santé à la prévention et au renforcement de la production locale de médicaments. IV.2. But Améliorer la couverture des besoins sanitaires de la population par une prise en compte effective et efficiente de la médecine traditionnelle dans le système national de santé. IV.3. Fondements et principes Les fondements et principes qui sous-tendent la politique nationale en matière de médecine traditionnelle et de la Pharmacopée africaine sont énoncés comme suit :  la déclaration universelle des droits de l’homme,  la constitution de la Côte d’Ivoire à l’article 7 (la santé est un droit fondamental pour tout être humain),  le décret n° 96-877 du 25 Octobre 1996 portant classification, définition et organisation des établissements sanitaires privés,  le décret n° 96-878 du 25 Octobre 1996 fixant les conditions d’autorisation et d’immatriculation pour l’installation des professions de santé dans le secteur privé,  la stratégie de l’OMS 2002-2005,  la médecine traditionnelle, notre culture, notre avenir (OMS),  la systématisation des pratiques et la promotion des recettes médicinales traditionnelles impliquent une collaboration multisectorielle et pluridisciplinaire,  l’accès de tous aux soins de santé et aux recettes médicinales traditionnelles de qualité, d’efficacité prouvée et d’innocuité garantie doit être assuré. IV.4. Objectif général Assurer une bonne pratique de la médecine traditionnelle et son intégration dans le système national de santé publique. V. ORIENTATIONS STRATEGIQUES V.1. Principaux domaines d’actions prioritaires 1. le renforcement institutionnel et juridique, 2. le système d’information et de gestion, 3. le renforcement des capacités, 4. la communication et la mobilisation communautaire, 5. la recherche et le développement, 6. la production locale et l’utilisation de Médicaments Traditionnels Améliorés, 7. la promotion de la culture et la protection des connaissances et des savoirs traditionnels, 8. la protection de la biodiversité, 9. le partenariat et la mobilisation des ressources, 10. le suivi et l’évaluation. 20 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 V.2. Axes stratégiques La situation actuelle de la médecine traditionnelle ainsi que les engagements pris par le gouvernement ivoirien par rapport à celle-ci ont permis d’identifier les axes stratégiques suivants : 1. l’amélioration du cadre institutionnel, 2. l’amélioration du cadre réglementaire, 3. l’intégration des données de la médecine traditionnelle dans le Système National de l’Information Sanitaire, 4. le renforcement des capacités, 5. la promotion de la santé et la médecine de proximité, 6. l’amélioration du cadre d’exercice et de la capacité de recherche nationale en médecine traditionnelle, 7. l’amélioration de la production locale et l’utilisation de Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA), 8. la protection des connaissances et savoirs traditionnels, 9. la promotion de la culture et la protection des plantes médicinales, 10. la mobilisation des ressources, 11. le suivi et l’évaluation. V.2.1. Axe 1 : l’amélioration du cadre institutionnel  le fonctionnement continu de la DC,  le renforcement du système de coordination,  l’opérationnalisation du Groupe Scientifique d’Appui (GSA). V.2.2. Axe 2 : l’amélioration du cadre réglementaire  la réglementation des conditions d’exercices de la médecine traditionnelle,  la réglementation des conditions de collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle,  la réglementation de la protection de la biodiversité, des connaissances et savoirs en MT,  le renforcement du contrôle des praticiens, des pratiques et des produits issus de la MT au niveau régional et départemental. V.2.3. Axe 3 : l’intégration des données de la médecine traditionnelle dans le système national d’information sanitaire  le développement des outils de bonne pratique en médecine traditionnelle,  l’intégration des données de la médecine traditionnelle dans les services de statistiques, de surveillance et d’évaluation de la santé. V.2.4. Axe 4 : le renforcement des capacités  l’amélioration des capacités techniques du personnel de la DC,  l’amélioration des connaissances des PMC en MT,  l’amélioration des connaissances des PMT sur le système national de santé, 21 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014  le développement de programmes spécifiques de formation des PMT, des communautés locales, des décideurs et des PMC en partenariat avec les structures de formations adéquates, V.2.5. Axe 5 : la promotion de la santé et de la médecine de proximité  la mise en place d’un cadre d’informations et d’échange d’expériences,  la communication pour le changement de comportement. V.2.6. Axe 6 : l’amélioration du cadre d’exercice et de la capacité de recherche nationale en médecine traditionnelle  l’amélioration du cadre d’exercice de la médecine traditionnelle dans au moins cinq (5) structures sanitaires conventionnelles,  la mise en place d’une base de données sur la médecine traditionnelle,  l’intégration de la médecine traditionnelle dans la politique nationale de recherche et développement. V.2.7. Axe 7 : l’amélioration de la production locale et l’utilisation de Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA)  la mise en place d’au moins deux (2) unités artisanales de production et de distribution de MTA,  la mise à disposition des populations d’au moins deux (2) MTA ayant obtenu leur AMM. V.2.8. Axe 8 : la protection des connaissances et savoirs traditionnels  la promotion des connaissances et savoirs traditionnels,  la protection des connaissances et savoirs traditionnels. V.2.9. Axe 9 : la promotion de la culture et la protection des plantes médicinales  la création de jardins botaniques et de jardins de plantes médicinales couramment utilisées et/ou menacé de disparition dans chaque région sanitaire,  l’utilisation rationnelle des plantes médicinales par au moins 75% des PMT recensés. V.2.10. Axe 10 : la mobilisation des ressources  la mobilisation des ressources nécessaires au financement du Plan Stratégique National 2007-2011 révisé. V.2.11. Axe 11 : le suivi et l’évaluation  le suivi et l’évaluation des activités d’au moins 75% des PMT recensés,  le suivi et l’évaluation des activités du programme. VI. MISE EN ŒUVRE La mise en œuvre de la politique nationale de promotion de médecine traditionnelle suppose la collaboration de tous les acteurs intervenants dans le secteur de la santé, notamment les autorités 22 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 publiques, les Praticiens de la Médecine Traditionnelle, les chercheurs, les personnels et agents de santé de la médecine moderne, les partenaires/bailleurs. VI.1. Au niveau central : Organisation et attributions du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle L’administration, l’animation, l’appui scientifique, le suivi du PNPMT sont assurés par :  La Direction de Coordination du Programme ;  Le Groupe Scientifique d’Appui (GSA). VI.1.1. La Direction de Coordination du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle La Direction de Coordination du PNPMT a pour missions de :  Assurer la gestion administrative, technique et financière du Programme ;  Assurer la représentation du Programme ;  Définir les orientations stratégique du Programme ;  Proposer les documents de politique ;  S’assurer de la prise en compte de la promotion de la Médecine et de la Pharmacopée Traditionnelles dans les plans opérationnels des animateurs des différents niveaux du système sanitaire ;  Elaborer et faire adopter les directives du Programme ;  Mettre en place les activités prévues et s’assurer de leur bonne intégration dans les plans des districts, notamment en organisant la décentralisation des tâches aux différents niveaux opérationnels ;  Suivre et évaluer, en liaison avec les échelons centraux, régionaux et départementaux, les activités du Programme ;  Participer à la mobilisation des ressources ;  Rendre compte de façon périodique de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Programme à la DSCMP. Le PNPMT est dirigé par un Directeur Coordonateur, secondé par un Directeur Coordonateur Adjoint. Ils sont aidés par quatre (04) Chargés d’Etudes qui ont la charge des services suivants :  Service de la Communication, des Projets et des Relations Extérieures ;  Service de la Réglementation et du Contrôle de l’exercice de la médecine traditionnelle ;  Service d’Identification, de la Formation, du Suivi et de l’Evaluation ;  Service de la Recherche Opérationnelle et de la Valorisation des Médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle. VI.1.2. Le Directeur Coordinateur Sous la supervision de la DSCMP, le DC du PNPMT est responsable de l’animation et de l’atteinte des objectifs du Programme. A ce titre, il est chargé de :  Conduire l’élaboration du plan stratégique et autre outil de gestion du Programme ;  Faire valider le plan opérationnel d’activités annuel et autre outil de gestion du Programme ;  Coordonner la mise en œuvre des activités découlant du plan d’activités ; 23 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014  Déterminer les besoins du Programme et veiller à leur satisfaction ;  Élaborer des rapports d’activités trimestrielles et annuelles. VI.1.3. Le Directeur Coordinateur Adjoint Il assiste le DC dans l’accomplissement des missions assignées au Programme et assure son intérim en cas d’absence. VI.1.4. Les Chargés d’Etudes Chaque service est sous la responsabilité d’un Chargé d’Etudes. Ils exercent leurs fonctions sous l’autorité et la supervision directe du DC. VI.1.4.1. Le Chargé d’Etudes chargé de la Communication, des Projets et des Relations Extérieures Il a pour tâche de :  Proposer des stratégies d’organisation et de promotion de la MT ;  Elaborer le plan de communication interne et externe ;  Développer le partenariat avec les PMT et autres partenaires intervenants dans le domaine de la MT ;  Elaborer des propositions de convention avec les partenaires. VI.1.4.2. Le Chargé d’Etudes chargé de la Réglementation et du Contrôle de l’exercice de la médecine traditionnelle Il a pour tâche de :  Etablir en collaboration avec le Service Juridique du Ministère en charge de la Santé la réglementation en matière de MT ;  Contrôler les pratiques thérapeutiques et du médicament traditionnel. VI.1.4.3. Le Chargé d’Etudes chargé de l’Identification, de la Formation, du Suivi et de l’Evaluation Il a pour tâche de :  Etablir un répertoire des PMT, des pratiques et des pathologies ;  Elaborer les outils de formation ;  Coordonner le suivi et l’évaluation des activités des PMT. VI.1.4.4. Le Chargé d’Etudes chargé de la Recherche Opérationnelle et de la Valorisation des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle Il a pour tâche de :  Coordonner les activités de recherches sur la Médecine et la Pharmacopée traditionnelles ;  Promouvoir la production des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle. VI.1.5. Le Groupe Scientifique d’Appui (GSA) Le PNPMT est assisté par un groupe d’experts constitués en Groupe Scientifique d’Appui (GSA). Le GSA appuie la mise en œuvre du PNPMT, la finalisation des outils de gestion élaborés par la Direction de Coordination du Programme. 24 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 Le GSA est composé, outre le DC du Programme, de vingt-deux (23) spécialistes dans les disciplines suivantes : Médecine interne ; Gynécologie-Obstétrique ; Hématologie clinique ; Cancérologie ; Neurologie ; Dermatologie ; Cardiologie ; Pneumo-phtisiologie ; Infectiologie ; Néphrologie ; Pharmacologie ; Chimie Thérapeutique ; Botanique (Deux); Galénique ; Microbiologie ; Parasitologie ; Droit ; Sociologie ; Pédiatrie ; Santé publique ; Psychologie ; Economie de la santé. VI.2. Au niveau régional Le Directeur Régional de la Santé et de la Lutte contre le Sida est chargé de :  Organisation des actions de promotion de la MT menées au niveau des districts ;  Coordination des activités des associations de la MT en collaboration avec la direction de coordination du Programme;  Supervision des activités des antennes régionales de recherche en MT ;  Coordination des manifestations des journées nationales et africaines des PMT organisées dans les Districts Sanitaires ;  Promotion de la Médecine traditionnelle dans la région ;  Supervision et suivi des stations de plantes médicinales ;  Transmission au DC du programme, les rapports d’activités, de promotion de la MT organisés au niveau des Districts Sanitaires;  Communication aux Districts Sanitaires des directives du programme ;  Coordination dans les Districts Sanitaires, les activités organisant les associations professionnelles des PMT;  Transfert à la Direction de Coordination du programme des dossiers de demande d’exercice et d’installation des PMT;  En cas de faute professionnelle, application de la sanction encourue et notification à la Direction de Coordination du Programme pour entérinement. VI.3. Au niveau départemental  Le Directeur Départemental de la Santé et de la Lutte contre le Sida est chargé de :  Évaluation des PMT par les études d’évidence ethno médicale ;  Recensement des PMT, des pratiques et des pathologies traitées ;  Campagne de sensibilisation des PMT;  Organisation et Coordination des associations professionnelles de PMT dans le district ;  Supervision et évaluation des activités des PMT et des associations en collaboration avec la Direction de Coordination du Programme ;  Participation à la création de stations de plantes médicinales ;  Organisation et coordination dans le district des journées promotionnelles sur les médicaments traditionnels ;  Transmission au DRSLS des demandes d’exercice et d’installation des PMT ;  Transmission au DRSLS des rapports d’activités sur la MT ;  En cas de faute professionnelle, notification au DRSLS après en avoir appréciée la gravité ;  Organisation et coordination des activités de l’Equipe cadre du District ;  Contrôle et suivi de l’application des textes réglementaires. 25 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014  L’Equipe Cadre du District est chargée de :  Supervision et suivi des PMT recensés et formés dans le district une fois tous les trois (3) mois ;  Evaluation des PMT formés ;  Monitorage des activités des PMT;  Organisation des séances de CCC ;  Appréciation de l’état général du cadre de travail du PMT ;  Contrôle des pathologies couramment traitées et de la qualité des pratiques.  Le Médecin-chef de l’établissement de référence est chargé de :  Supervision et suivi des PMT;  Suivi des sites initiatiques des nouveaux PMT en collaboration avec le comité des PMT ;  Monitorage des activités des PMT ;  Suivi de l’application des règles d’hygiène corporelle, des locaux et de l’environnement des centres de MT;  Organisation des séances de CCC ;  Evaluation des PMT ;  Collaboration avec des PMT pour la référence des malades ;  Participation aux missions de recensement et de formation des PMT ;  Suivi de l’application des textes réglementaires ;  Information aux chefs hiérarchiques des résultats obtenus.  L’Infirmier chef de centre de santé est chargé de :  Monitorage des activités des PMT ;  Suivi des sites initiatiques des PMT en collaboration avec le comité ;  Suivi de l’application des règles d’hygiène corporelle, des locaux et de l’environnement des centres de MT ;  Organisation des séances de CCC ;  Participation aux missions de recensement et de formation des PMT ;  Information aux chefs hiérarchiques des résultats obtenus ;  Participation aux réunions des PMT.  Leaders d’opinion, Association de Praticiens de la Médecine Traditionnelle sont chargés de :  Animation des cellules de base des PMT ;  Véhicule des informations reçues ;  Organisation et animation des activités des PMT au niveau local ;  Gestion des plantes médicinales locales (création, études, commercialisation des essences médicinales). VI.4. Structures consultatives Le Ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida est le premier responsable de la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la médecine traditionnelle. Compte tenu du caractère multisectoriel et pluridisciplinaire du domaine, d’autres départements ministériels seront impliqués dans la mise en œuvre de cette Politique Nationale. Il s’agit notamment des Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la Communication, de l’Economie et 26 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 des Finances, de la Justice, des Droits de l`Homme et des Libertés Publiques, du Plan et du Développement, du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, de l’Intérieur et de la Sécurité, de l`Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques , des Infrastructures Economiques, des Eaux et Forêts. VI.5. Coopération et partenariat Afin de renforcer la politique nationale de promotion de la médecine et pharmacopée traditionnelles, il est indispensable d’encourager la coopération au plan national et international. Les regroupements sous régionaux et régionaux notamment l’OOAS, l’OMS/AFRO et l’OAPI constituent déjà des bases d’échanges et de coopération. Pour assurer un soutien financier permanent à la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la médecine traditionnelle, le PNPMT devra soutenir un plaidoyer constant auprès des autorités politiques, des industriels, des opérateurs économiques et des partenaires au développement. VII. SUIVI ET EVALUATION Le suivi et l’évaluation de la politique nationale de promotion de la médecine traditionnelle se fera avec les outils et indicateurs définis dans les plans stratégiques nationaux de promotion de la médecine traditionnelle. 27 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 CONCLUSION La politique nationale de promotion de la médecine traditionnelle, élaborer au moment où le pays cherche à se doter d’un cadre réglementaire en matière de médecine traditionnelle, à pour ambition de créer des conditions de développement harmonieux du secteur de la santé. Cette nouvelle politique prend en compte les orientations du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) ainsi que les recommandations et engagements internationaux pris en matière de médecine traditionnelle. Aussi les objectifs de ce document de politique, traduisent-ils la volonté du Gouvernement d’intégrer la médecine traditionnelle dans le système sanitaire afin de garantir à tous les citoyens, toutes couches sociales confondues, un niveau de santé leur permettant de contribuer de manière efficace à l’œuvre collective de pays émergent à l’horizon 2020. A partir des priorités sanitaires, onze domaines d’actions nécessaires à la mise en œuvre pour l’atteinte des objectifs et la résolution de la problématique issue de l’analyse situationnelle ont été identifiés. Les principales orientations stratégiques et actions à mener, proposées dans document de politique constitue une véritable boussole pour les acteurs de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire, et permettra de faire face aux défis identifiés pour la réalisation des priorités nationales pour les cinq (05) ans à venir. Au regard de la complexité du secteur, faisant intervenir plusieurs Ministères, les partenaires au développement, les praticiens de médecine traditionnelle et les organisations non gouvernementales, dans la gestion des problématiques liées à la médecine et la pharmacopée traditionnelles, il est souhaitable que ceux-ci s’engagent et s’approprient le processus de mise en œuvre de manière efficace et efficiente. 28 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE 1. AKÉ -ASSI LAURENT (1988). Espèces rares et en voie d’extinction de la flore de la Côte d’Ivoire. Monogr. Syst. Bot. Missouri Bot. Gard. (25) : 461-463 2. CHU de Treichville(2004). Registre national du cancer en Côte d’Ivoire. Diversité Biologique de la Côte d’Ivoire – Rapport de synthèse - Ministère de l’Environnement et de la Forêt, 1999. 273 p. 3. Document technique (de la DSC) (1998). Plan à suivre pour l’élaboration des nouveaux programmes de santé et l’actualisation des anciens en vue de l’harmonisation de la présentation et de la mise en œuvre en Côte d’Ivoire. (Inédit) 4. DOMINIQUE D’ALMEÏDA (1999). La Pharmacopée Africaine Traditionnelle : intérêt et développement dans le domaine de la pharmacie. Conférence inaugurale du forum pharmaceutique international de Cotonou. 5. HARRIS MEMEL-FOTE (1996). Une médecine en voie de modernisation en Afrique : l’exemple de la Côte d’Ivoire 21 p. 6. Institut National de la Statistique (INS) (2006). Base de données sur la population, Département de la démographie et des statistiques sociales. 7. KROA EHOULE (2000) Evaluation de l’efficacité du traitement traditionnel de l’accès simple du paludisme à P. falciparum à Agnanfoutou, Côte d’Ivoire. Thèse Médecine, 2025, 168p. 8. LOKROU ADRIEN (1999) – Programme National de Lutte contre le Diabète. 9. Ministère de la Santé Publique / DEPS (1996). Atelier de consensus sur la politique d’intégration de la médecine traditionnelle dans le système sanitaire ivoirien – Rapport général. 10. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (2005). Enquête STEPS sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles, Régions des Lagunes 1 et 2. 11. Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida - Plan National de Développement Sanitaire 2012-2015. 12. Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, Direction de Coordination du Programme Elargi de Vaccination (DCPEV) - Rapport d’activités DCPEV 2013 13. Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida/DIPE - Annuaire des Statistiques Sanitaires 2007-2008. 14. NIANGUE JOSEPH (1996). Programme National de Lutte Contre le Paludisme, 78 p. 15. N’GUESSAN KOUAKOU (2008). Plantes médicinales et pratiques médicales traditionnelles chez les peuples Abbey et Krobou du département d’Agboville (Côte d’Ivoire) : études botaniques, tri-phytochimique et pharmacologique, thèse d’Etat, 289p. 16. OMS (1983). Médecine traditionnelle et couverture des soins de santé. Edition OMS/Genève, 335 p. 29 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 17. OMS (2000). General guidelines for methodologies on research and evaluation of traditional medicine, Ed. Word health organization – Geneva 2000, 71 p (version anglaise). 18. OMS (2002). Stratégie de l’OMS pour la Médecine Traditionnelle pour 2002-2005, WHO/EDEM/TRM/2002.1 19. OMS (2003). Médecine Traditionnelle, notre culture, notre avenir. Observatoire de la santé, janvier-juin vol. 4,1. 20. OMS (2004). Atelier sur l’institutionnalisation de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, Cotonou, Bénin, du 13 au 15 septembre 2004. 21. OUREGA M. P. (2000). Programme National de Promotion de Santé Scolaire et Universitaire(2000) 111 p. 22. Plan National de Développement Sanitaire 2012-2015 ONUSIDA, Rapport 2010 23. Projet Ivoirien de Promotion des Aliments Fortifiés (PIPAF) (2007). Evaluation de la carence en vitamine A, fer et acide folique en Côte d’Ivoire. 24. République de Côte d’Ivoire, Institut National de la Statistique (INS), UNICEF (2006). Suivi de la situation des enfants et des femmes – MICS, Côte d’Ivoire : Enquête nationale à indicateurs multiples - Rapport final. 25. VANGAH MANDA O. M. (1986). Contribution à la connaissance des plantes médicinales utilisées par les ethnies AKAN de la région littorale de la CÔTE D’IVOIRE. Thèse de Doctorat de 3ème cycle N° 100 Tome I – texte page 190 – 192 26. VANGAH MANDA O. M. (1999). Historique sur l’évolution de la Médecine Traditionnelle en Afrique. Document Pédagogique. 27. YOBOUE BERNARD (1996). Centre de liaison pour l’environnement international : Atelier pré-projet sur les plantes médicinales et communautés locales (Afrique) 28. Z. S. GANGBO (1989). Contribution au processus de l’association des deux (2) médecines modernes et traditionnelles : préposition de stratégie. 30 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 ANNEXES

  5. ANNEXE 1 : Comité scientifique pour l’élaboration et la validation du document de Plan Stratégique National de Promotion de la Médecine Traditionnelle N° NOM ET PRENOMS STRUCTURE FONCTION CONTACTS PRESIDENT 1. PROF. BOA YAPO FELIX DGS 07 09 64 94 SCIENTIFIQUE DR ASSAOLE N’DRI 09 11 40 39 2. DSCMP PRESIDENT DE DAVID assaoled@yahoo.fr L’ATELIER 07 49 44 09 3. PR KOUAKOU SIRANSY UFR SPB ASSESSEUR giselekouakou@yahoo.fr UNIVERSITE DR VANGAH MANDA 46 22 82 05 4. NANGUY ASSESSEUR MADELEINE vangahobouo@yahoo.fr ABROGOUA 05 68 86 23 5. DR KROA EHOULE DC-PNPMT FACILITATEUR ekrroa2002@yahoo.fr CHARGE DR MOROKANT 01 29 22 30/01 29 22 30 6. D’ETUDE FACILITATEUR MINAUGO ISMAÏL mmorokant@yahoo.fr PNPMT M. KOULAI DEASSIO BOTANISTE 09 22 37 00 7. FACILITATEUR JEAN JACQUES O PNPMT deas72000@yahoo.fr 07 98 51 28 8. DR GBANE MORY PNPMT CONSULTANT morygbane@yahoo.fr

  6. ANNEXE 2 : Groupe technique de travail pour l’élaboration et la validation du document de Plan Stratégique National de Promotion de la Médecine Traditionnelle N° NOM ET PRENOMS STRUCTURE FONCTION CONTACTS 9. PROF. BOA YAPO FELIX DGS /MSLS DIRECTEUR 07 09 64 94 DR ASSAOLE N’DRI 09 11 40 39 10. DSCMP/MSLS DIRECTEUR DAVID assaoled@yahoo.fr ENSEIGNANT- 07 49 44 09 11. PR KOUAKOU SIRANSY UFR SPB CHERCHEUR giselekouakou@yahoo.fr DR VANGAH MANDA UNIVERSITE ENSEIGNANT- 46 22 82 05 12. MADELEINE NA CHERCHEUR vangahobouo@yahoo.fr 05 68 86 23 13. DR KROA EHOULE PNPMT DIRECTEUR ekrroa2002@yahoo.fr DR TOURE LANCINA 02 36 35 63 14. PNPMT CHARGE D’ETUDES DIT TOT touretot@hotmail.com DR MOROKANT 01 29 22 30/01 29 22 30 15. PNPMT CHARGE D’ETUDES MINAUGO ISMAÏL mmorokant@yahoo.fr M. KOULAI DEASSIO 09 22 37 00 16. PNPMT BOTANISTE JEAN JACQUES OMER deas72000@yahoo.fr 31 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 07 98 51 28 17. DR GBANE MORY PNPMT CONSULTANT morygbane@yahoo.fr DR ONANE 07 91 57 88 18. DSCMP MEDECIN ERVE MARIUS onanon2@yahoo.fr 08 43 38 97 19. M. TRAORE SEYDOU DSCMP CHEF DE SERVICE t_said5@yahoo.fr M. AMESSAN BEUGRE ASSISTANT- 01 16 28 77 20. PNPMT MICHEL SECRETARIAT braff2003@yahoo.fr DR TOURE WOTIENY 56 94 48 11 21. PNPMT STAGIAIRE INGRID wotienyingrid@gmail.com 22. DR ANDERSON CAMILLE PNPMT STAGIAIRE 01 30 73 83 Mlle DIBY AHOU SOCIO- 09 17 55 29 23. PNPMT MARCELLINE TANIA ANTHROPOLOGUE diby.tania@yahoo.fr UNIVERSITE 24. DR KPAHE FIDEL ASSISTANT 07 07 42 60 FHB

  7. ANNEXE 3 : Membres du Secrétariat technique N° NOM ET PRENOMS STRUCTURE CONTACTS 06 50 08 84 1. Mlle GNAGNE PATRICIA PNPMT patgnagne@gmail.com 01 16 28 77 2. M. AMESSAN BEUGRE MICHEL PNPMT braff2003@yahoo.fr 56 94 48 11 3. DR TOURE WOTIENY INGRID PNPMT wotienyingrid@gmail.com 08 43 38 97 4. M. TRAORE SEYDOU DSCMP t_said5@yahoo.fr RF CONSEILS 07 92 30 52 5. Mme AGNES EHOLY ABISSA INTERNATIONAL imby2003@yahoo.fr 32

  8. ANNEXE 4 : Liste des participants à l’atelier de validation de la politique nationale et du plan stratégique de promotion de la MT 2014-2018 N° NOM ET PRENOMS STRUCTURE FONCTION CONTACTS E-MAIL 1. ASSAOLE N’DRI DAVID DSCMP DIRECTEUR 09 11 40 39 assaoled@yahoo.fr 2. ADIE YAO OLIVIER PNLCA CHARGE D’ETUDES 07 04 62 82 3. ADOU TANO ALBERT MAMACI PCA - PMT 07 54 79 60 4. AGNES EHOLY ABISSA RF CONSEILS INTERNATIONAL DIRECTEUR 07 92 30 52 imby2003@yahoo.fr 5. ALLISOUTIN DEODAT FTSN-CI PMT 07 39 67 38 prodemetra@yahoo.fr 6. AMESSAN BEUGRE MICHEL PNPMT ASSISTANT-SECRETARIAT 01 16 28 77 braff2003@yahoo.fr 7. ANO KOUAO DANIEL FTSN-CI PRESIDENT 01 16 01 20 anokouao2@yahoo.fr 8. ASSAMOI KOUADIO PAUL FTSN-CI PMT 05 84 19 70 9. ASSI A. BERNARD MSLS POINT FOCAL OOAS 48 05 22 25 10. ASSOUE DELPHINE PNPMNT CHARGE D’ETUDES 07 13 78 89 delphineniamke@yahoo.fr 11. ATTOUMOH GISELE PNPMT SAF 47 22 20 56 12. BAROH LOUIS EMMANUEL POLICE SANITAIRE INSPECTEUR 09 34 84 10 barohlouisem@yahoo.fr 13. BLE HERVE SERVICE JURIDIQUE (MSLS) CHARGE D’ETUDE 01 16 28 77 CONSEILLER TECHNIQUE CHARGE DU RENFORCEMENT 14. BOA II LOUIS AUGUSTE FHI 360 DU SYSTEME ET DE 22 40 50 10 aboa2@fhi360.org L’AMELIORATION DE LA QUAILITE 15. BOA YAPO FELIX DGS DIRECTEUR 07 09 64 94 16. BOGUI BHAUNIS PNLP MEDECIN 42 39 86 14 17. BOZOU AHOUSSI POLICE SANITAIRE CHEF DE SERVICE 48 82 94 47 bozoumermoz@yahoo.fr POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 18. BRAHIMA KONE AOTCI PMT 01 11 14 22 19. COULIBALY ADAMA OMS CHARGE DE SUIVI-EVALUATION 07 09 92 07 20. DIOMANDE AMARA OIPI 02 02 61 10 Diomandeamara0101@yahoo.fr 21. DIOMANDE YOUNOUSSA MINISTERE ENVIRONNEMENT CHEF DE SERVICE 02 24 59 12 ynoussa1969@yahoo.fr 22. DJEDOU DELPHINE DCPEV CHARGE D’ETUDES 07 63 79 98 delphakouba@yahoo.fr 23. FOFIE YVETTE LNSP PHARMACIENNE - CHERCHEUR 08 88 53 87 yvette.fofie08@yahoo.fr 24. GBANE MORY PNPMT CONSULTANT 07 98 51 28 morydoc@gmail.com 25. GNAGNE A GERTRUDE PATRICIA PNPMT SECRETAIRE 06 50 08 84 patgnagne@gmail.com 26. IBRAHIMA SANOGO CHU TREICHVILLE DIRECTEUR GENERAL 01 23 81 13 ibrasan2003@yahoo.com 27. KOFFI KRA MARCEL DIPE CARTE SANITAIRE 02 56 54 02 marckoff10@hotmail.fr ORDRE NATIONAL DES 28. KOKO GEORGES SECRETAIRE GENERAL ADJOINT 02 11 15 81 onmci@yahoo.fr MEDECINS 29. KONE DAHAFOLO PNDAP PHARMACIEN 58 52 81 45 dahafolok@yahoo.fr 30. KONE MAMIDOU CSRS - UNIVERSITE NA ENSEIGNANT-CHERCHEUR 03 48 89 05 mamidou.kone@csrs.ci 31. KONE SAYON PRINCIPAL / FHI360 CONSEILLER TECHNIQUE 02 46 54 94 skone@fhi360.org 32. KOUADIO A. HORTENSE DPM PHARMACIENNE 04 04 84 93 33. KOUADIO BILE PAUL ROGER PNSI / SE 06 89 03 75 kouadiopaul2003@yahoo.fr 34. KOUADIO VINCENT FTSN-CI DIRECT EXECUTIF 01 16 34 59 35. KOUADIO KOFFI DECAIRD UNIVERSITE FHB - FTSN ASSISTANT / PMT 01 16 17 31 decairdk@yahoo.fr 36. KOUADJALE D. MATHURIN PNPEC MEDECIN 06 30 93 46 drkouadjale@yahoo.fr 37. KOUAKOU KAN ROGER FTSN-CI PMT 06 30 93 46 38. KOUAKOU N AUGUSTE PNSM SOCIOLOGUE 05 75 81 41 kouakou.auguste@yahoo.fr 34 POLITIQUE NATIONALE DE PROMOTION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE 2014 39. KOUAME JOACHIM PNPSBD CHIRURGIEN DENTISTE 57 20 48 86 koffjoame@yahoo.fr 40. KOUASSI KONAN CHARLES FTSN-CI PMT 08 04 24 97 kouassik.charles@yahoo.fr 41. KOULAI. D. JEAN JACQUES PNPMT BOTANISTE 09 22 37 00 deas72000@yahoo.fr 42. KROA EHOULE PNPMT DIRECTEUR COORDONATEUR 01 16 30 01 ekroa2002@yahoo.fr 43. MESSAN FOLI KODJO FTSN-CI PMT 07 49 58 60 messanfoli@gmail.com 44. MOROKANT MINAUGO ISMAÏL PNPMT CHARGE D’ETUDES 01 29 22 30 mmorokant@yahoo.fr 45. MARTIN OMONO PNDAP MEDECIN 05 03 31 69 mart_omonoz@yahoo.fr LABORATOIRE UFR 46. N’GUESSAN EDOUARD ENSEIGNANT-CHERCHEUR 05 10 14 92 k_nguessan@yahoo.fr BIOSCIENCE / UNIVERSITE FHB 47. OBOUHO JEAN PNPMT CHAUFFEUR 04 99 15 20 CHEF DE SERVICE SUIVI- 48. ONANE ERVE MARIUS DSCMP EVALUATION DES 07 91 57 88 onanon2@yahoo.fr PROGRAMMES DE SANTE 49. PRAO HERVE PEPFAR 04 14 90 11 50. OUATTARA DJAKALIA UNVIERSITE FHB - CNF SOUS DIRECTEUR 02 03 47 98 xylopia2002@yahoo.fr 51. SEIDOU KONE DC / PNSR MEDECIN 05 67 57 48 docteurkone@yahoo.fr 52. SIRANSY KOUAKOU UFR SPB ENSEIGNANT-CHERCHEUR 07 49 44 09 giselekouakou@yahoo.fr 53. STEPHANIE KIMOU DPM PHARMACIENNE 02 30 54 34 stphaniekimou@yahoo.fr 54. TOURE WOTIENY INGRID PNPMT - NEPHROLOGIE STAGIAIRE 56 94 48 11 wotienyingrid@gmail.com 55. TRAORE SEYDOU DSCMP CHEF DE SERVICE 08 43 38 97 t_said5@yahoo.fr 56. VANGAH MANDA O. MADELEINE UNVIERSITE NA ENSEIGNANT - CHERCHEUR 46 22 82 05 vangahobouo@yahoo.fr 57. YAO YAO LEOPOLD UNIVERSITE FHB DIRECTEUR ISAD 01 16 08 19 58. YAYO SAGOU OLIVIER PNDAP DIRECTEUR COORDONATEUR 01 02 67 68 35

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