Politique Nationale de la Jeunesse et les Stratégies 2016-2020
颁布于 2016 · 文本截至 2026-10-01
以研究形式发布的公开法律与官方指引,不构成法律、税务或金融建议。
研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- European Union
- 国家
- 科特迪瓦
- 主题
- Agricultural and rural development, Environment, General
- 关键词
- public participation, public health, social protection, gender, poverty, equity, credit, rural employment, youth, subsidy/incentive, business/industry/corporations, cooperative/producer organization, agricultural development, equipment, labour, sustainable development, policy/planning, capacity building
- 类别
- *
在哪里阅读
该法律没有记录来源链接。
文本
所收录的法律原文,按条款排列。每个条款都有自己的链接。
1.1. Données générales ----------------------------------------------------------------------12
1.2. Actions gouvernementales en faveur des jeunes---------------------------------------13
1.3. Actions des Collectivités décentralisées et de la société civile ------------------------ 15 2. Diagnostic de la situation des jeunes en Côte d’Ivoire ---------------------------------- 15 2.1. Poids démographique de la jeunesse en Côte d’Ivoire ------------------------------ 16
2.2. Condition de vie de la jeunesse en Côte d’Ivoire -------------------------------------16 2.3. Environnement social de la jeunesse en Côte d’Ivoire ------------------------------- 18 2.4. Participation à la vie sociale et à la prise de décision -------------------------------- 19
2.5. Education et formation ----------------------------------------------------------------20
2.6. Emploi et insertion économique-------------------------------------------------------20
2.7. Santé sexuelle et reproduction --------------------------------------------------------23
2.8. Culture, sports et loisirs ----------------------------------------------------------------24
2.9. Tolérance, culture de la paix et civisme------------------------------------------------24
2.10. Mondialisation et coopération internationale-----------------------------------------25
2.11. Filles et jeunes femmes ----------------------------------------------------------------25 2.12. Technologies de l’information et de la communication ------------------------------26
2.13. Environnement institutionnel et réglementaire ---------------------------------------27 3. Vision et orientation stratégique ---------------------------------------------------------- 29
3.1. Vision------------------------------------------------------------------------------------ 29
3.2. Enjeux----------------------------------------------------------------------------------- 31
3.3. Fondements, Principes et But de la Politique de la Jeunesse-------------------------- 32 4. Cadre d’orientation, de mise en œuvre et de suivi-évaluation la PNJ 2016-2020-----39
4.1. Cadre institutionnel ---------------------------------------------------------------------39
4.2. Dispositif de pilotage -------------------------------------------------------------------39
4.3. Mobilisation des ressources ------------------------------------------------------------42
4.4. Cadre de mise en œuvre----------------------------------------------------------------42 Conclusion----------------------------------------------------------------------------------------43 Annexe I : Définitions de la Jeunesse ------------------------------------------------------------44 Annexe II : principes directeurs -----------------------------------------------------------------45 Annexe III : Modes d’intervention----------------------------------------------------------------49 8 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Sigles et Abréviations AGEPE : Agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi AGRIPAC : Programme d’Actions Commerciales et Agricoles AOF : Afrique Occidentale Française APD : Aide Publique au Développement BIT : Bureau International du Travail CEC : Centre d’Ecoute et de Conseils CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires CIPD : Conférence Internationale sur la Population et le Développement CIRES : Centre Ivoirien de Recherche Economique et Sociale CNJCI : Conseil National de la Jeunesse de Côte d’Ivoire COM : Centre d’Observation des Mineurs CONFEJES : Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie CNO : Centre – Nord – Ouest CP1 : Cours Préparatoire 1ère année CRIDJ : Centre Régional d’Information et de Documentation Jeunesse ECAP : Enquête sur les Connaissances, Attitudes et Pratiques DGAT : Direction Générale de l’Administration du Territoire DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté EDS : Enquête Démographique et de Santé EIS : Enquête sur les Indicateurs de la Santé ENV : Enquête sur le Niveau de Vie FED : Fonds Européen pour le Développement INJS : Institut National de la Jeunesse et des Sports INS : Institut National de la Statistique ISF : Indice Synthétique de Fécondité LMD : Licence-Master-Doctorat MACA : Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan MICS : Multiple Indicator Cluster Survey OCAM : Organisation Commune Africaine et Malgache OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement ONG : Organisation Non Gouvernementale PAC : Programmes d’Actions Commerciales PAS : Programmes d’Ajustements Structurels PMA : Pays Moins Avancés PIB : Produit Intérieur Brut PNDEF : Plan National de Développement du secteur Education/Formation PNJ : Politique Nationale de la Jeunesse PNSR/PF : Programme National de la Santé de la Reproduction et de Planification Familiale PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement RGP : Recensement Général de la Population RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitatat SSSU : Service de Santé Scolaire et Universitaire TIC : Technologie de l’Information et de la Communication UA : Union Africaine UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la Population VIH : Virus d’Immunodéficience Humaine POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 9 INTRODUCTION La jeunesse est considérée comme le passage de l’enfance à l’âge adulte. Au cours de cette période, l’individu négocie une interaction complexe de changements personnels et socio-économiques se- lon ses capacités, qui lui permettront de gérer convenablement le passage de la dépendance à une relative indépendance. Ce sera l’occasion pour lui de prendre, de façon effective, le contrôle de sa propre vie et assurer des engagements sociaux. La jeunesse, en plus d’être un phénomène socialement déterminé, est aussi une construction sociale qui évolue ; la jeunesse change en même temps que la société. Elle est à la fois sujet et objet de ce processus de changement. En tout état de cause, l’on s’aperçoit que les sociétés actuelles se situent de nouveau à l’aune d’un tournant avec leur Jeunesse, et que l’ampleur des transformations sociales actuelles aura un impact significatif sur la manière dont la jeunesse sera interprétée et vécue dans les décennies à venir. En Côte d’Ivoire, le décret n° 72-746 du 24 novembre 1972 fixe l’âge de la jeunesse de 16 à 35 ans. Depuis 1959, la Côte d’Ivoire s’est toujours dotée d’un département ministériel en charge de la jeu- nesse. Si les appellations se sont adaptées aux réalités de chaque époque, le contenu des attribu- tions est resté constant autour de deux (2) préoccupations, à savoir : - créer les conditions d’un encadrement performant de la jeunesse ivoirienne ; - former la jeunesse à des prises de responsabilités pour accompagner le développement national. Ces préoccupations ont eu comme substrat la mixité sociale et la satisfaction des besoins et aspira- tions essentiels de cette frange importante de la population (34,9%, RGPH 2014). La volonté poli- tique très tôt exprimée a été soutenue par des actions et programmes. Cependant, la multiplicité des activités, l’éparpillement des moyens et l’instabilité de l’ancrage institutionnel ont considérablement fragilisé toutes les politiques envisagées et/ou mises en œuvre en faveur des jeunes. Les premiers textes de Politique Générale en matière de jeunesse, élaborés en 2004 puis repris en 2006, n’ont pu être adoptés à ce jour. De même, plusieurs autres textes de reformes n’ont pu être finalisés et de nombreuses actions liées au fonctionnement des institutions sont restées en chantier. Enfin, l’insuffisance de coordination des interventions tant au niveau Gouvernemental que de la so- ciété civile ont eu pour conséquences : - l’absence d’une approche intégrée et transversale des questions liées à la Jeunesse; - le manque de définition d’une politique explicite en direction des jeunes ; - l’absence d’un cadre global et cohérent en matière de jeunesse ; - l’insuffisance de ressources (internes et externes) affectées à la jeunesse ; - l’insuffisance de suivi-évaluation des politiques de Jeunesse. Au regard de ce qui précède, il apparaît urgent que le Gouvernement adopte une Politique Natio- nale de la Jeunesse qui cadre avec le contexte actuel et donne une orientation claire à toutes les politiques sectorielles qui concernent les jeunes et leur développement. 10 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE L’approche générale adoptée pour l’élaboration du présent document de politique a été la consul- tation de tous les acteurs Gouvernementaux, des Partenaires Techniques et Financiers, de la so- ciété civile, du secteur privé et des jeunes, en vue de susciter un consensus national autour des questions liées à la jeunesse. Cette Politique prend en compte : - le plan d’action de la deuxième décennie de l’éducation (2006-2015), qui souligne la nécessité d’augmenter la qualité de l’éducation en Afrique à tous les niveaux ; - la Charte Africaine de la Jeunesse, adoptée en 2006 et ratifiée en 2009, qui recommande une pleine reconnaissance des défis importants et des grandes opportunités pour les jeunes ainsi que des efforts à faire par la plupart des pays africains pour impliquer la jeunesse dans la vie politique et dans les processus de prise de décisions ; - les Déclarations des années 2009-2018 dites Décennies de la Promotion de la Jeunesse, en harmonie avec le consensus international sur l’Année internationale de la Jeunesse 2010, proclamée par la Résolution 64/134 adoptée lors de la 64ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies ; - les Objectifs du Développement Durable (ODD) basés sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les OMD ont pour finalité de lutter au niveau mondial contre la pauvreté, d’améliorer le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire et la santé des populations ; - la Déclaration de Praia à la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des pays de la Francophonie (CONFEJES) en 2006, qui a décidé de prendre acte du document intitulé : «La Valorisation des Ressources Humaines pour un Développement durable», comme cadre de référence et stratégique pour la formation des cadres au sein de la CONFEJES. Elle accorde également la priorité à la qualité et à la diversification de la formation des formateurs à travers la mise en place des nouveaux programmes de Licence et de niveau Master ; - les Engagements de Bakou en 2014 sur les politiques de jeunesse, qui recommandent aux Etats de promouvoir et soutenir les Politiques Nationales de Jeunesse. Cette politique s’insère également dans les priorités de développement du Gouvernement, telles que définies par le Plan National de Développement (PND) 2016-2020 et qui prend en compte le caractère transversal du secteur jeunesse. Elle a également pour objectif de faire du Jeune Ivoirien un citoyen autonome, engagé, respon- sable et accompli au triple plan professionnel, civique et moral. Il s’agit de faire du jeune, un « Ivoirien Nouveau », pour épouser l’orientation du Gouvernement dans sa quête de l’émergence à l’horizon 2020. La présente Politique Nationale de la Jeunesse fixe les principes, les fondements et objectifs de développement de la jeunesse, propose les axes stratégiques d’intervention et en définit le cadre de mise en œuvre. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 11 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
1.1. Données générales Située en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a une superficie de 322.462 km2 avec une densité démographique estimée à 70,3 habitants au km2 (RGPH, 2014). Au plan administratif, le pays est divisé en 31 Régions, 108 Départements, 509 Sous-pré- fectures (dont 426 fonctionnelles), 197 communes et plus de 8600 villages (RGPH 2014). Les principales villes du pays sont, selon le RGPH 2014, Abidjan, capitale économique, (4 707 404 habitants), Bouaké (680 694 habitants), Daloa (591 633 habitants), Korhogo (536 851 habitants), San-Pedro (631 156 habitants) et Yamoussoukro, capitale politique (355 573 habitants). La population de la Côte d’Ivoire connaît une évolution soutenue avec un taux de crois- sance démographique de 2,6%. Cette population est passée de 15 366 672 habitants (RGPH 1998) à 22 671 331 habitants en 2014 (RGPH, 2014) dont 10 954 505 de filles et de femmes (48,3%) contre 11 716 826 hommes (51,7%). L’INS indique un rapport de masculinité de 107 hommes pour 100 femmes. Une situation nationale qui varie cepen- dant d’une région à une autre. En outre la population demeure jeune car 77,7% de celle-ci ont moins de 35 ans, soit un peu plus de 03 personnes sur 04, les 0-14 ans représentent 41,5% et les 16-35 ans 34,9% (RGPH 2014). Avec un taux d’urbanisation passé de 32% en 1975 à 49,7% en 2014 (RGPH 2014), la population urbaine devient de plus en plus importante et tend même à devenir majori- taire dans le pays. Douze (12) villes comptent plus de 100 000 habitants. En ce qui concerne les croyances religieuses, l’islam est majoritaire avec 43,1% de la population totale, puis viennent le christianisme avec 33,9%, les déistes-agnos- tiques-athées avec 18,9%, les animistes (3,6%) et enfin les autres religions (0,5%) (RGPH 2014). La Côte d’Ivoire est un pays de brassage ethnique avec plus de 60 ethnies réparties en cinq (5) grands groupes : les Akan (38,1%), les Gur (21,3%), les Mandés du Nord (19,0%), les Krou (11,3%), les Mandés du Sud (09,1%), les naturalisés et les ivoiriens sans préci- sion de groupe représentent chacun moins de 1% de la population totale (RGPH 2014). Le taux de mortalité maternelle reste l’un des plus élevés en Afrique, car estimé à 614 décès pour 100 000 naissances en 2012. Pour la mortalité infantile, les taux estimés restent élevés. Ainsi, un (1) enfant sur 14 meurt avant son premier anniversaire, et un (1) enfant sur 10 meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans (EDS, 2012). 12 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Le conflit armé et la crise post-électorale de 2010, dont l’une des conséquences est la nette dégradation de la situation sécuritaire, ont entrainé un déplacement massif des populations tant à l’intérieur que vers les pays limitrophes. En fin août 2016, il resterait encore environ 56 000 personnes réfugiées dans les pays de la sous-région. Au plan économique, le secteur agricole reste dominant avec 28% du Produit Intérieur Brut (PIB). Le secteur secondaire est constitué, essentiellement, du raffinage de pétrole brut, du BTP et de l’agro-alimentaire, et représente 25% du PIB. Le secteur tertiaire quant à lui est dominé par la téléphonie mobile (03 opérateurs), les activités bancaires et les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et constituent 47% du PIB. Cette économie, essentiellement tournée vers l’exportation de matières premières, demeure fragile. Suite aux multiples crises, plusieurs entreprises ont été contraintes de fermer ou de délocaliser leurs activités. La dégradation de l’économie a exacerbé certains maux, notamment le chômage, le sous-emploi et la violence ; des maux qui frappent principa- lement la population jeune. Pour résoudre ces multiples problèmes, plusieurs pistes sont explorées par les pouvoirs publics et le secteur privé, notamment la création d’emplois novateurs et diversifiés, la promotion de l’auto-emploi, l’exhortation à la libre entreprise, l’adaptation du système éducatif aux contraintes du marché de l’emploi et l’éducation à la citoyenneté. En dépit de ces efforts qui favorisent une baisse du taux de chômage des jeunes de 07,3% pour les 14-35 ans, contre 05,3% pour l’ensemble de la population (ENSETE 2014), le sous-emploi (ou le travail indécent) demeure élevé. En effet, le taux de main d’œuvre potentielle, du chômage et du sous-emploi est de 26.5% au plan national et de 30.4% chez les 14-35 ans (Enquête emploi 2013). Cette situation entraîne la pauvreté et accroît les inégalités sociales. En effet, en 2015, le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire a atteint 46,3% (ENV 2015). Le seuil de pauvreté se situant à une dépense de consommation inférieure à 733 FCFA / jour.
1.2. Actions gouvernementales en faveur des jeunes Depuis son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire a toujours marqué un point d’honneur pour ce qui est des questions liées au devenir de sa jeunesse, notamment au plan institutionnel. En effet, un Département Ministériel en charge de la Jeunesse a toujours existé au sein des équipes Gouvernementales successives, sous diverses formes et appellations. Avec la création d’un Ministère en charge de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique, le Gouvernement fait de la thématique « Jeunesse » une priorité de sa politique de développement. Il entend ainsi éduquer cette frange de sa population dans l’optique d’en faire une Jeunesse responsable et accomplie aux plans moral, civique et professionnel. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 13 Le Plan National de Développement (PND) 2016-2020 succède au PND 2012-2015 dont l’objectif était de poser les bases permettant à la Côte d’Ivoire d’être un pays émergent à l’horizon 2020. Ce Plan est la traduction des engagements pris par le Gouvernement envers sa population. Le PND 2016-2020 a pour ambition de réaliser l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 avec une base industrielle solide. Il prévoit plusieurs ac- tions en faveur de la jeunesse sur la période 2016-2020 : Au titre de la Promotion de la Jeunesse : - organiser le mouvement associatif des jeunes ; - améliorer l’environnement social des jeunes ; - construire, réhabiliter et équiper les infrastructures d’encadrement de jeunesse. Au titre de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique : - renforcer les capacités de 1000 agents des structures de l’emploi ; - renforcer les capacités de 100 cadres des structures publiques de l’emploi par des missions d’immersion dans les institutions internationales intervenant dans le domaine de l’emploi ; - équiper les structures publiques d’emploi en matériels et logistiques ; - développer des Programmes d’Aide à l’Embauche pour 53 383 jeunes diplômés (Rendre opérationnelles les dispositions du nouveau Code du Travail relatives aux stages de premier emploi) ; - développer des programmes de types THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre) en faveur de 192 238 jeunes ; - développer les programmes de formation qualifiante de courte durée appelée Formation Complémentaire Qualifiante (FCQ) en faveur de 6 403 jeunes diplômés d’études supérieures ; - développer les programmes d’apprentissage dans les secteurs non structurés et agricoles en faveur de 123 609 jeunes déscolarisés ; - développer des programmes de financement d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) et de Micro entreprises en faveur de 225 511 jeunes ; - assurer l’insertion sociale et professionnelle de 1000 jeunes de 18 à 30 ans diplômés ou sans titre professionnel et en voie de marginalisation. Au titre du Service Civique, du Volontariat et du Bénévolat - promouvoir le bénévolat, le volontariat et le civisme et la citoyenneté ; - réformer le service civique en Côte d’Ivoire par la création de l’Office du Service Civique National (OSCN). L’OSCN qui dans sa phase opérationnelle verra le dévelop- pement de dispositifs prenant en compte les thématiques, bénévolat, volontariat, civisme et citoyenneté ; - créer un environnement juridique favorable au volontariat national ; - mettre en place un dispositif national pérenne et opérationnel de gestion des jeunes mobilisés pour le bénévolat et le volontariat à travers la création d’un Corps National de Bénévoles (CNB-CI) et d’un Corps National de Volontaires (CNV-CI) ; 14 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE - mobiliser sur 03 ans, dans le cadre du PNV-CI, au moins 1000 volontaires en service auprès de structures d’accueil œuvrant entre autres dans les secteurs de l’éducation formation, de la santé communautaire et de proximité, de l’assistance juridique, de la cohésion sociale, de la préservation de l’environnement et du développement durable ; - renforcer les capacités des réseaux d’organisations des jeunes en vue de faciliter l’appropriation et la mise en œuvre des activités de promotion du volontariat national ; - réhabiliter et construire des Centres de Service Civique Nationaux pour le Développement (CSCND).
1.3. Actions des Collectivités décentralisées, de la société civile et du secteur privé En plus de l’action gouvernementale, les Collectivités décentralisées (Conseils Régionaux, Conseils Municipaux et Conseils de Districts) inscrivent les questions de Jeu- nesse au chapitre de leurs programmes d’action. Les actions de ces entités décentralisées sont essentiellement au bénéfice des Unions de Jeunesse sous forme de subvention dont le montant tourne généralement autour de 1% du budget desdites collectivités (source DGAT, gestion circonscriptions 2011). Ces subventions sont, dans bien des cas, utilisées pour la réalisation d’activités socio-cultu- relles et sportives. Mais Il faut noter cependant que certaines collectivités mettent un accent particulier sur l’insertion socio-économique des jeunes par le financement de micro-projets. Par ailleurs, la société civile et le secteur privé sont de plus en plus actifs dans l’appui à la satisfaction des besoins des jeunes. En effet, les ONG et le secteur privé constituent aujourd’hui des acteurs incontournables dans la conduite des actions de développement ainsi que dans la mobilisation des ressources. Leurs interventions prennent en compte toutes les dimensions du «secteur jeunesse » (santé, éducation, formation profession- nelle, santé de la reproduction, VIH/Sida, emploi, etc.). 2. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION DES JEUNES EN CÔTE D’IVOIRE En 1995, les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont pris l’enga- gement d’améliorer les conditions de vie des jeunes dans le monde en apportant plus de ressources pour la résolution de dix (10) problèmes majeurs qui entravent l’épanouisse- ment de la jeunesse et qui constituent des défis pour le monde entier. Ces dix (10) pro- blèmes portent sur : (1) l’éducation ; (2) l’emploi ; (3) la santé ; (4) la famine et la pauvreté ; (5) l’environnement ; (6) l’utilisation abusive des drogues ; (7) la délinquance juvénile ; (8) les loisirs ; (9) les filles et jeunes femmes ; (10) la participation entière et effective à la vie sociale et à la prise de décision. Ces engagements ont été consignés dans un document spécial baptisé : « Programme d’Action Mondial pour la Jeunesse à l’horizon 2000 ». POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 15 Par ailleurs, en 2003, le rapport mondial des Nations-Unies sur la jeunesse a recomman- dé l’adoption de cinq (5) nouveaux champs prioritaires, tous d’égale importance, pour les stratégies politiques en faveur de la jeunesse : (i) mondialisation ; (ii) technologies de l’information et de la communication ; (iii) VIH/Sida et les jeunes ; (iv) jeunes et les conflits ; (v) relations intergénérationnelles. Sur la base de ce qui précède, l’état des lieux en Côte d’Ivoire devra se décliner autour des treize (13) thématiques suivantes : - le poids démographique de la jeunesse ; - les conditions de vie de la jeunesse ; - l’environnement social du jeune ; - la participation à la vie sociale et à la prise de décision ; - l’éducation et formation ; - l’emploi et insertion économique ; - la santé et VIH/Sida ; - la culture, sports et loisirs ; - la tolérance, culture de la paix et civisme ; - la mondialisation et coopération internationale ; - les filles et jeunes femmes ; - les technologies de l’information et de la communication ; - l’environnement institutionnel et réglementaire. Ces thématiques sont liées à la situation sociale, culturelle, économique et politique du pays et se rapportent aux besoins et attentes de la jeunesse.
2.1. Poids démographique de la jeunesse en Côte d’Ivoire La Côte d’Ivoire compte 22 671 331 habitants (RGPH, 2014). La répartition de cette po- pulation par groupe d’âge est marquée par une forte proportion des moins de 15 ans (41,5%) et par ceux âgés de 15 à 34 ans (36,2%). Au total, 77,7% de la population ivoi- rienne ont moins de 35 ans. Celle-ci comprend une jeunesse urbaine, de plus en plus nombreuse et une jeunesse rurale, essentiellement agricole. Ce capital humain qui de- vrait constituer un atout pour le développement durable du pays n’est pas suffisamment valorisé.
2.2. Conditions de vie de la jeunesse en Côte d’Ivoire Les conditions de vie de la jeunesse en Côte d’Ivoire sont marquées par la précarité, no- tamment dans les domaines de l’éducation et la formation, l’emploi et la santé. La formation est aujourd’hui en inadéquation avec les besoins du marché du travail. En effet, au niveau de la structuration de l’offre mise à la disposition du marché du travail par le système éducatif, la situation a très peu évolué entre 2011 et 2013 (Enquête Emploi 2013). 16 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Sur environ 200 000 individus sortis en moyenne du système chaque année entre 2011 et 2013, 44% ont fait uniquement le cycle primaire, 23% ont un niveau collège, 15% ont un niveau du second cycle du secondaire général, 4% ont reçu une formation technique et professionnelle et 15% ont fait l’enseignement supérieur. L’une des explications aux difficultés d’insertion des sortants du système éducatif est l’inadéquation quantitative de l’offre du système éducatif par rapport à la capacité réelle d’absorption du marché du travail. En effet, en 2013, le nombre de sortants du système éducatif était trois fois supérieur à la capacité d’accueil à court terme du marché du tra- vail et les sortants du supérieur étaient 3,5 fois plus nombreux que le nombre d’emplois offerts dans le secteur moderne au cours de la même année. Il est établi que la pauvreté est inversement liée au niveau d’instruction de la population et donc que le taux de pauvreté diminue au fur et à mesure que le niveau d’instruction augmente. De 57,5% pour les populations sans instruction, ce taux retombe à 6,6% pour les populations d’un niveau d’éducation supérieur. L’impact positif de l’éducation sur le statut de pauvreté est confirmé par le fait que 38,35% de ceux qui ont fréquenté l’école sont pauvres alors que cette proportion est de 58,18% pour ceux qui ne sont jamais allés à l’école (DSRP-2009). En ce qui concerne l’emploi, son niveau demeure faible en milieu jeune. Sur les 426 225 chômeurs recensés à l’issue de l’Enquête sur le Niveau de Vie (ENV 2014) indique 9,6% de jeunes ayant entre 14-24 ans et 5,9% pour les 25-35 ans. Ainsi, les 14-35 ans font près des trois quarts (3/4) des chômeurs parmi lesquels 52% ont au plus le niveau primaire et 13% le niveau supérieur. Par ailleurs, les jeunes hommes sont relativement plus occupés (53,5%) alors que les jeunes femmes sont relativement plus au chômage (58,6%) (ENSETE 2013). Selon l’Enquête Nationale sur la Situation de l’Emploi et du Travail des Enfants (l’enquête emploi ENSETE 2013), le revenu moyen est plus faible pour les jeunes, davantage pour les jeunes femmes. La proportion d’emplois vulnérables est plus élevée chez les 14-35 ans que chez les 14-24 ans (65,8% contre 61,6%) et plus élevée chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes (75,1% contre 57,6%). Dans le domaine de la santé, selon les résultats de l’Enquête sur les Comportements, les Attitudes et les Pratiques (ECAP 2004) et de l’Enquête sur les Indicateurs Santé (EIS 2005), avant l’âge de 16 ans, 52,2% d’entre eux sont sexuellement actifs ; et les rapports sexuels sont souvent effectués sans moyen de prévention (44% des garçons et 75% des filles n’utilisent pas de préservatifs). L’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) est passé de 6,3 à 5,2 enfants par femme entre 1988 et 1998 ; les adolescentes y contribuent pour 13%. Et 19% des jeunes femmes à 15 ans ont déjà donné naissance à au moins un enfant (EDSCI-2012). POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 17 La situation de précarité de la jeunesse se traduit également par une très forte demande sociale en éducation et en santé. Le rapport provisoire du Profil du Dividende Démographique de la Côte d’Ivoire en 2014 établit que les besoins pour couvrir les investissements stratégiques nécessaires à l’at- teinte du dividende démographique, s’élèvent à environ 6 200 Milliards de F CFA soit 36,6% du PIB. Le Dividende Démographique se définit comme la fenêtre d’opportunité ouverte à un pays pour accélérer sa croissance économique, grâce à la baisse continue du taux de dépendance résultant de la baisse de la fécondité. Ce changement qui permet au pays de réaliser sa transition démographique, se traduit par une augmentation du nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par rapport au nombre de personnes en charge (les enfants et les personnes âgées). Cette population active avec moins de per- sonnes à charge représente une opportunité d’économiser sur les services de base (san- té, éducation, etc.) et de consacrer une part plus accrue des revenus à l’épargne et à l’investissement productif. Ceci aura pour effet de stimuler la croissance économique.
2.3. Environnement social de la jeunesse en Côte d’Ivoire L’environnement social du jeune ne semble pas non plus être sécurisant. Plusieurs fléaux sont identifiés, notamment la violence basée sur le genre, la toxicomanie et le tabagisme et la cybercriminalité.
2.3.1 La violence basée sur le genre ou « VBG » La Violence basée sur le Genre (VBG) est un terme générique pour désigner tout acte préjudiciable perpétré contre le gré d’autrui, et qui est basé sur des différences sociale- ment prescrites entre hommes et femmes/filles et garçons1. Des résurgences culturelles sont encore observées par endroits et certaines filles sont toujours soumises à des ma- riages forcés, précoces, à l’excision, etc. L’EDS-CI renseigne que près de deux femmes de 15-49 ans sur cinq (38%) ont déclaré avoir été excisées avant l’âge de 5 ans (53%). Même si la prévalence de l’excision a en- registré une baisse au cours de la période 1998-2012, la majorité des femmes et des hommes (82 % dans chaque cas) se prononce en faveur de la disparition de cette pra- tique. L’excision est prédominante dans les Régions Nord-Ouest (80%) et du Nord (74%). De nombreuses mesures ont été prises pour renforcer les campagnes de mobilisation en faveur de l’abandon total de l’excision. Ainsi, l’excision est interdite par la loi n° 98-757 du 23 décembre 1998. En outre, en septembre 2014, un plan stratégique de Lutte Contre les Violences Basées sur le Genre a été adopté mais ce plan n’est pas spécifique aux adolescents et aux jeunes. Malgré ces interdictions, l’excision continue d’être pratiquée, mettant ainsi en péril la vie de nombreuses jeunes filles. 1 Directives IASC Directives en vue d’interventions contre la violence basée sur le sexe dans les situations de crise humanitaire, 2005 18 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE
2.3.2 La toxicomanie et le tabagisme La Côte d’Ivoire apparaît, selon des études (Plan National d’Action de Lutte Anti-Drogue de la R.C.I), comme un carrefour du trafic des stupéfiants. Le Comité Interministériel de Lutte contre la Drogue (CILAD) a réalisé une étude relative aux opérations de destruction de fumoirs (DPSD, 2014). Cette étude montre que les personnes déférées par la police sont des jeunes (15-30 ans), majoritairement sans emploi. C’est un phénomène qui touche beaucoup plus les jeunes hommes (99% des cas) que les jeunes femmes. Les résultats de cette étude permettent également d’observer la prolifé- ration du phénomène des fumoirs à Abidjan et aux environs. Au niveau du tabagisme l’EDS-CI 2012, montre que chez les adolescents, la consom- mation du tabac reste faible (6 %). Cependant, ce taux augmente rapidement jusqu’à atteindre 36% chez les 25-34 ans.
2.3.3. La cybercriminalité Selon la législation ivoirienne, la cybercriminalité comprend « l’ensemble des infractions pénales qui se commettent au moyen ou sur un réseau de télécommunication ou un système d’information ». Il s’agit des infractions qui se commettent à l’aide d’un ordinateur ou d’un téléphone. Une étude récente a révélé la recrudescence des cyber-crimes pendant les vacances scolaires. Lesdits crimes sont commis à 70% par des élèves majoritairement de sexe masculin. La Direction de l’Information et des Traces Technologiques (DITT) de la Police Scientifique, créée et opérationnelle depuis 2009, a été mise en place pour traquer les cyber-délinquants. En 2015, l’on a noté que 1409 cas de cyber-escroqueries sur 1093 victimes ivoiriennes avaient causés près de 4 milliards de francs CFA de pertes (Police Scientifique).
2.4. Participation à la vie sociale et à la prise de décision La participation à la vie sociale et à la prise de décision s’entend comme l’inclusion dans l’animation de la vie quotidienne, l’interaction sociale et l’implication dans les activités sociales et associatives, économiques, culturelles, politiques ou l’engagement pour une cause d’intérêt général. Pour cette participation, il est attendu des jeunes de disposer d’une bonne forma- tion, d’avoir un emploi décent et d’être admis dans les instances de décision. Dans ce domaine la situation des jeunes en Côte d’Ivoire s’est globalement dégradée en raison, entre autres de : - la baisse du niveau des élèves dans les établissements publics malgré les efforts consentis par l’Etat dans les secteurs de l’éducation/formation (entre 22% et 36,6% du budget de l’Etat de 1990 à 2000) ; - la dégradation de l’état de santé et du bien-être social des jeunes ; POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 19 - la persistance du chômage et du sous-emploi des jeunes ; - la paupérisation et l’augmentation du nombre de jeunes marginalisés et exclus ; - l’ignorance et le manque d’information des jeunes. En ce qui concerne la vie associative, domaine d’apprentissage de l’exercice de prise de responsabilité pour les jeunes, la Côte d’Ivoire compte actuellement huit (8) fédérations nationales de mouvements et associations de jeunesse reconnues et agréées par le Mi- nistère en charge de la jeunesse. Ce sont : - la Fédération Ivoirienne du Scoutisme (FIS) ; - la Fédération Ivoirienne du Scoutisme Féminin (FISF) ; - la Fédération Nationale des Unions de Jeunesse Communale de Côte d’Ivoire (FENUJECI) ; - la Fédération Nationale des Associations et Mouvements d’Education Permanente de Côte d’Ivoire (FENAMEPCI) ; - la Fédération des Mouvements et Associations de Jeunesse et de l’Enfance de Côte d’Ivoire (FEMAJECI) ; - la Fédération Nationale des Organisations Professionnelles de la Jeunesse Rurale de Côte d’Ivoire (FENOPJERCI) ; - la Fédération des Jeunes Entrepreneurs de Côte d’Ivoire (FEJECI) ; - LEO-LAGRANGE SOLIDARITE CÔTE D’IVOIRE. Mais lesdites fédérations exercent de façon isolée leurs activités et ce en l’absence d’un cadre national de concertation et de coordination et d’un cadre réglementaire actualisé.
2.5. Education et formation En Côte d’Ivoire, 14 Départements Ministériels sont en charge de l’éducation et de la formation. Malgré l’importance des budgets alloués à ce secteur, plusieurs insuffisances sont signalées, notamment : l’insuffisance et la vétusté des institutions de formation, le manque d’équipements pour les activités pratiques et l’inadaptation des curricula au marché du travail (inadéquation formation/emploi). Quant à l’éducation non formelle qui intervient en dehors des structures officielles, bien que contribuant au développement des compétences et à l’apprentissage de la citoyen- neté, elle n’occupe pas une place importante dans le système d’éducation.
2.6. Emploi et insertion économique Les jeunes sont au chômage, au sous-emploi et se trouvent dans une situation écono- mique et sociale précaires. En effet, le secteur de l’emploi en Côte d’Ivoire est en crise, depuis le début des années 1980. Le marché du travail en reste caractérisé par une forte proportion d’emplois non qualifiés, précaires et informels. Le taux de chômage chez le jeune reste élevé. En 2012, le secteur informel représentait 90% des emplois tandis que le secteur privé formel et le secteur public représentaient respectivement 4,9% et 3,9% des emplois. La population d’âge actif affectée par le chômage étant de 9,4%. 20 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Pour ce qui concerne les jeunes (14-35 ans), ils sont les premières victimes du chômage avec un taux de chômage de 12%. La situation est encore plus défavorable pour les 14-24 ans (environ 14%) et chez les filles (15%). La durée du chômage est supérieure à 03 ans pour 45% des chômeurs âgés de 14-35 ans. Cette situation décourage les jeunes, les rend inactifs ou les amène à adopter des stra- tégies de survie en occupant des emplois précaires faiblement rémunérés. En effet, 39% des employés n’ont pas de contrat et 13% ont un contrat verbal. De plus, 53,6% des re- venus salariaux sont en-dessous du SMIG. Pour circonscrire le phénomène, plusieurs approches de solutions sont formulées : • adoption le 7 juin 2012 d’une orientation stratégique dite Politique Nationale de l’Emploi (PNE) 2012-2015. Cette politique vise principalement la création d’emplois dans une dynamique de croissance forte, durable et inclusive, tirée par le développement du secteur privé ; • en novembre 2013, au vu des résultats de l’étude sur l’emploi 2012 et en réaction à la lenteur dans la mise en œuvre de la PNE, le Gouvernement a adopté une Stratégie de Relance de l’Emploi (SRE) qui vise à améliorer l’action gouvernementale, à la rendre plus efficace et transparente, particulièrement en faveur de l’emploi pour les jeunes. Cette stratégie vise à renforcer les initiatives existantes, à travers une série de relances et mesures générales et spécifiques pour stimuler l’emploi. Les mesures générales comprennent (i) l’amélioration du climat des affaires, en parti- culier à travers un contrôle graduel de la dette intérieure ainsi que la mise en œuvre d’instruments financiers adaptés pour les PME et (ii) le lancement de projets d’in- frastructures majeurs avec un très fort potentiel de création d’emplois. Quant aux mesures spécifiques pour stimuler l’emploi, elles comprennent (a) l’intro- duction d’une disposition stage/premier emploi dans le nouveau Code du Travail, (b) le renforcement des programmes de création d’emplois pour les jeunes et les femmes, (c) la mise en œuvre de stratégies de création d’emplois au niveau régional, et (d) l’amélioration de l’accès aux marchés publics pour les PME à travers la Loi sur la Promotion des PME. Pour résorber le chômage surtout celui des jeunes, d’importants programmes et projets ont été mis en œuvre. Il s’agit du Programme d’Aide à l’Embauche (PAE), du Programme spécial de requalification et de mise en adéquation formation-emploi, du Programme d’Appui à l’Amélioration de l’Employabilité et l’Insertion des Jeunes (PAAEIJ) diplômés de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, du Projet Emploi Jeune et de Développement des Compétences (PEJEDEC) et du C2D Emploi. Ces efforts du Gouvernement et de ses partenaires ont permis d’infléchir la tendance du chômage dans le pays. En effet, en 2013, le taux de chômage est de 5,3%. Celui des jeunes (14-35 ans) a également baissé pour se situer à 7,3%. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 21 Toutefois, 75,4% de la population au chômage est constituée de jeunes. Le taux de sous-emploi des jeunes âgés de 14-35 ans était de 20,5% contre 19,1% pour l’ensemble de la population active (ENSETE 2013). En définitive, la situation de l’emploi en Côte d’Ivoire, notamment en ce qui concerne les jeunes reste assez préoccupante à tous points de vue. Au plan de l’insertion économique, la volonté des Gouvernants à introduire la jeunesse ivoirienne dans les circuits économiques s’est manifestée très tôt : • à partir des années 1970, est mise en œuvre une politique du retour à la terre pour freiner l’exode rural, résorber le chômage grandissant et lutter contre la margina- lisation des déscolarisés ; • en 1971, il est initié l’opération des chaînes de distribution et de vente des produits agricoles (PAC, AGRIPAC) ; • en 1986, est mis en place le Programme des Centres de Production Jeunesse (PCPJ) qui regroupe les jeunes déscolarisés en coopératives agricoles financées par la CONFEJES et la Coopération Bilatérale. Mais les jeunes peu préparés aux métiers agricoles restent indifférents. Lesdits politiques et programmes ne vont pas rencontrer les succès escomptés, faute de formation, de pré- paration à l’exercice du métier de l’agriculture ou du commerce et en raison des condi- tions de vie difficiles et de travail en milieu rural. En outre, les premières politiques centrées de manière quasi-exclusive sur la création d’emplois directs par l’Etat, ont connu leurs limites avec la crise économique des années 1980. L’option actuellement en cours consiste à recentrer la création d’emplois sur le développement du secteur privé moderne et le développement des micros et petites entreprises. Mais cette option est entravée par trois (3) contraintes fondamentales : - la non appropriation par l’Etat de nouveaux réflexes par une redéfinition claire de ses rapports avec le marché du travail de manière à stimuler le privé à créer des richesses et des emplois ; - la mentalité des Ivoiriens pour qui le salariat représente encore le modèle dominant de réussite sociale ; - la pression fiscale qui ne favorise pas la création et la survie des entreprises. Pour apporter les mesures correctives idoines, le Gouvernement va créer successive- ment : • l’AGEFOP par décret n° 92-316 du 15 mai 1992 ; • l’AGEPE par décret n° 93-221 du 3 février 1993 ; • le Fonds National de la Jeunesse (FNJ) en 2012 ; • depuis 2004, le Fonds National de Solidarité et la Plate-forme de Services (PFS) ; • le PEJEDEC, sur 3 ans (2012 – 2015) ; • l’Agence Emploi Jeune, depuis avril 2015. 22 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Ces structures sont censées apporter aux jeunes, la formation, le renforcement des capacités, un mécanisme de financement. Malgré ces initiatives, les résultats sont restés encore en-deçà de toute espérance en raison du désintérêt des Jeunes, de l’insuffisance des ressources affectées, et l’insuffisance du suivi évaluation. Ainsi la pauvreté continue de se développer en milieu jeune et particulièrement en milieu rural et conduit à alimenter l’exode rural, l’abandon des études et le développement de la délinquance juvénile.
2.7. Santé sexuelle et de la reproduction Pour la promotion de la Santé sexuelle et de la reproduction, plusieurs structures pu- bliques (Ministères), les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les organismes privés sont concernés. En ce qui concerne le comportement sexuel des jeunes, l’Enquête Démographique et de Santé (EDS-CI 2012) révèle que : • les jeunes de 15-24 ans ont leur premier rapport sexuel de façon précoce. Les jeunes filles sont beaucoup plus précoces que les jeunes garçons. En effet, 69% des jeunes filles de 18-24 ans ont eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 18 ans contre 48% pour les jeunes garçons de la même tranche d’âge ; - les femmes entrent en première union plus précocement que les hommes : la moitié des femmes est entrée en première union avant 19,7 ans contre 26,0 ans pour les hommes ; - la fécondité demeure élevée en Côte d’Ivoire. L’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) y est estimé à 5,0 enfants par femme avec une fécondité précoce élevée ; - les femmes sont plus exposées que les hommes au risque de contracter le VIH ; - la prévalence du VIH en milieu jeune augmente avec l’âge quel que soit le sexe ; - la santé de la jeunesse est préoccupante en raison d’un taux de séroprévalence élevé (3,7% selon EDSCI 2012) et même si la tendance du taux de prévalence est en régression. Conformément aux recommandations de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, Caire, 1994), la priorité devrait être accordée à l’éducation, à l’information et aux soins de santé des adolescents et des jeunes. En réponse, la Côte d’Ivoire a mis en œuvre des programmes de Santé sexuelle et de la Reproduction avec la création des Centres d’Ecoute et de Conseils (CEC). Malheureuse- ment ces institutions déjà en nombre insuffisant, 18 sur les 50 prévus, rencontrent des difficultés de fonctionnement. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 23
2.8. Culture, sports et loisirs « Tout jeune a le droit de prendre du repos, d’avoir des loisirs, de jouer et de participer à des activités socio-éducatives et sportives qui font partie d’une hygiène de vie, et de participer librement au sport, à l’éducation physique, au théâtre, à l’art, à la musique et à toutes autres formes de vie culturelle » (Article 22 de la Charte Africaine de la Jeunesse). L’interface entre la jeunesse et la culture se situe à plusieurs niveaux. Il s’agit de fonder l’identité sur la culture; c’est par elle que la jeunesse assume une relation harmonieuse entre le passé, le présent et l’avenir. La situation socio-politique difficile qu’a traversée le pays, a démontré l’existence d’un problème identitaire en Côte d’Ivoire et donc de l’absence de cohérence entre les diffé- rents projets de société proposés par les Gouvernements. Tout ceci avec pour conséquence : l’éclatement de la cellule familiale, la perte des re- pères identitaires et culturels, la disparition progressive du patrimoine culturel national, la montée de l’incivisme et de l’intolérance, etc. Des tentatives de réponses sont apportées par tous les Ministères en charge de la Jeu- nesse, de la Culture, de la Francophonie et de la Communication, de la Solidarité et de la Cohésion Sociale, de la Sécurité, etc. à travers des activités socio-éducatives, culturelles, sportives : - les Centres de Vacances et de Loisirs Educatifs ; - les Chantiers d’Action Volontaire ; - les émissions culturelles télévisées et radiophoniques ; - les productions littéraires, artistiques et cinématographiques ; - les programmes éducatifs ; - les compétitions sportives ; - les manifestations récréatives. On observe de façon générale que peu de lieux sont destinés à la promotion de la culture et à la formation de la jeunesse et que les centres culturels, qui datent des années 60, tombent en ruine pour la plupart et ce tout comme les espaces de loisirs, de jeux et de sports. Cette situation fait ainsi perdre les avantages intellectuels et financiers que pro- cure la culture et les profits que procure le sport, forme d’expression privilégiée de la jeunesse, vecteur puissant de communication et porteur de valeurs d’effort, de persévé- rance, d’autodiscipline, de fair-play, d’esprit d’équipe, d’amitié et de solidarité.
2.9. Tolérance, culture de la paix et civisme En raison de la grave crise politico-militaire que la Côte d’Ivoire a connue, apprendre à vivre avec l’autre constitue l’un des enjeux majeurs du pays. En effet, les incompréhen- sions, l’intolérance, le manque de civisme et l’instrumentalisation des jeunes ont engendré un conflit armé. Ces éléments d’expression des jeunes ont ainsi eu pour conséquences, entre autres, l’usage de la force comme la voie la plus indiquée pour la réalisation de toute ambition, l’accentuation de l’impunité, la perte de l’éthique, du sens de la respon- sabilité et des valeurs sociales et l’ignorance des symboles de l’Etat. 24 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Face à ces déviances qui menacent l’équilibre social et les fondements de la Nation, l’Etat a créé des Ministères et des services dédiés en vue de rétablir la cohésion sociale et pro- mouvoir le civisme.
2.10. Mondialisation et coopération internationale La mondialisation se caractérise par l’extension des échanges de biens, de services et de capitaux entre les différentes parties du monde. La mondialisation se caractérise aussi par l’organisation de la production à l’échelle du monde, le rapprochement des peuples et des cultures, le transfert de technologie, la réduction de l’espace-temps. Pour le jeune, la Mondialisation présente plusieurs opportunités dont, entre autres, l’ac- cès à l’information, l’interconnexion des jeunes, l’éducation, le transfert de technolo- gie et le développement des loisirs. Mais pour profiter desdites opportunités, plusieurs contraintes doivent être levées par nos Etats et nos Jeunes : l’accès aux TIC, l’accès aux marchés (emploi, services, capitaux), la faible compétitivité de nos économies et la faible opportunité d’échanges interculturels entre jeunes à l’échelle régionale et mondiale ;
2.11. Filles et jeunes femmes La dégradation de la situation de la jeunesse en Côte d’Ivoire touche davantage les filles et les jeunes femmes en raison des risques de violences et autres maltraitances dont elles peuvent être victimes en période de conflit armé. Une politique d’aide et de soutien est menée en leur faveur par le Gouvernement. En termes de protection, la situation des jeunes filles en milieu urbain est préoccupante. En effet, les filles, pour diverses raisons, notamment scolaires, de quête d’emploi et de survie, quittent leur milieu d’origine et s’installent seules en ville. Loin du contrôle paren- tal et pour subvenir à leurs besoins, certaines de ces jeunes filles sont souvent tentées par la prostitution. Elles deviennent ainsi victimes des grossesses précoces non désirées et du VIH/Sida. Par ailleurs, une étude sur la situation des déficits et la vulnérabilité de la jeunesse en ma- tière de bien-être en Côte d’Ivoire, révèle que le taux brut de scolarisation au secondaire de la jeune fille est moins important que chez le jeune garçon (10% contre 36%). La même étude sur l’éducation et les perspectives d’emploi des jeunes femmes a révélé que des filles âgées de 15 à 19 ans ont déjà commencé leur vie procréatrice et que 5076 cas de grossesses ont été enregistrés en milieu scolaire au cours de l’année scolaire 2012-2013. (OCDE/CIRES 2015). En outre, les taux bruts de scolarisation des filles au primaire sont de 99,1% contre 103,5% pour les garçons. Au secondaire, premier cycle, ces taux sont respectivement de 51% et de 65,3%. (Statistiques du MEN. 2015-2016). POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 25 Au niveau de l’Enseignement Supérieur, pour l’année académique 2014-2015, sur un effectif total de 192 842 étudiants, on dénombre 75 982 filles contre 116 860 garçons. Pour la formation et la réinsertion socio-professionnelle des jeunes filles déscolarisées et des femmes, l’Etat a créé des Institutions de Formation et d’Education Féminine (IFEF). Mais la plupart des bâtiments affectés à ce type de formation sont dans un état de vé- tusté avancé. Courant la période 2012-2015, 37 IFEF ont été réhabilitées et 26 ont été créées. Enfin, il faut souligner la discrimination entre filles et garçons au niveau de l’emploi et du recrutement. En effet, la gente féminine représente 53,4% de la frange de la population au chômage (ENSETE 2013). Dans l’optique de remédier à cette situation, le Gouvernement a suscité la mise en place du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI) et le Réper- toire des Compétences Jeunes.
2.12. Technologies de l’Information et de la Communication En Côte d’Ivoire, l’on compte 20 quotidiens, 40 périodiques, 02 radios publiques qui émettent 24h/24. Le pays compte aussi, 80 radios non commerciales enregistrées dont 08 rurales et 07 confessionnelles. Tous les médias d’Etat diffusent surtout pendant les vacances scolaires des informations éducatives et distractives destinées aux jeunes. Il faut noter cependant que la quasi-to- talité des Ministères n’est pas impliquée dans la conception et la diffusion d’émissions destinées aux jeunes. Pour le secteur des Tic, ce secteur s’est beaucoup développé avec l’avènement de la télé- phonie mobile et de l’Internet. En effet, en 2000, l’on estimait à 20 000 le nombre d’utili- sateurs d’Internet ; en fin 2015, ce nombre était de 8 712 626 abonnés à l’internet, dont près de 99% ayant accès à l’internet via le mobile qui enregistre 25 millions d’abonnés. Dans le secteur des Tic, plusieurs projets et programmes sont mis en œuvre en faveur des jeunes, entre autres : - le programme un citoyen, un ordinateur, une connexion ; - le fonds de développement des start-up ; - le cadre d’échange permanent pour les jeunes femmes dans les Tic. Toutefois, en l’absence de textes réglementaires précis et en dépit de la loi sur la presse, les jeunes restent exposés aux informations à caractère pornographique et pédophile, ou sont acteurs eux-mêmes d’actes en lien avec la cybercriminalité et le proxénétisme. Par ailleurs, les besoins exprimés par les utilisateurs pour l’accès aux Tic sont multiples et divers : 26 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE • la disponibilité, à moindre coût, des équipements informatiques (ordinateurs, périphériques, pièces de rechange) et de communication ; • la disponibilité à moindre coût et la fiabilité du réseau des télécommunications ; • l’accès à Internet, à moindre coût ; • la dématérialisation des services publics aux citoyens. Pour apporter un début de solution à ce problème, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un en- semble de textes réglementaires pour favoriser le développement de l’économie numé- rique et améliorer la qualité de vie des citoyens, parmi lesquels : - loi d’orientation des TIC ; - loi sur la cybercriminalité ; - loi sur la protection des données à caractère personnel ; - loi sur les transactions électroniques.
2.13. Environnement institutionnel et réglementaire L’environnement institutionnel et réglementaire de la situation de la jeunesse présente des atouts et des faiblesses : Atouts A ce titre, l’on note : - la présence d’un département ministériel dédié à la jeunesse dans les différents gouvernements ; - l’adoption par la Côte d’Ivoire de la Déclaration de la Conférence des Chefs d’Etat Africains d’Addis-Abeba du 25 mai 1961, sur le développement de l’éducation en Afrique engageant politiquement les gouvernants à créer toutes les conditions pour une scolarisation à 100% de la population ; - la ratification de la Charte Africaine de la Jeunesse par décret n° 2009-295 du 10 septembre 2009 ; - l’existence d’un Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) créé par décret n° 61-141 du 15 avril 1961 permettant la mise à disposition d’un personnel qualifié, avec un profil de carrière bien défini ; - l’existence d’un cadre juridique et réglementaire pour le développement du mouvement associatif : • loi n°60-315 du 21 septembre 1960 relative aux associations ; • décret n°72-746 du 24 novembre 1972 portant organisation des associa- tions de jeunesse et d’éducation populaire et arrêtés subséquents qui établissent les diverses règles de conduite en matière d’animation de la vie associative dans le domaine de la jeunesse en Côte d’Ivoire ; - l’existence de rapports de coopération sous-régionale et internationale en faveur des jeunes (Côte d’Ivoire - Mali ; Côte d’Ivoire- Burkina Faso; Côte d’Ivoire- Libéria ; Côte d’Ivoire- France ; Côte d’Ivoire- Canada, etc.) ; - l’existence de programmes et de fonds pour l’insertion socio-économique des jeunes, leur formation civique et citoyenne ; POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 27 - l’existence des Institutions de Formation et d’Education féminine (IFEF) ; - la mise en place d’un guichet unique pour l’insertion et l’emploi des jeunes (Agence Emploi Jeunes) ; - la mise en place d’un Service Civique d’Action pour l’Emploi et le Développement pour les jeunes vulnérables de 16 à 30 ans (SCAED) ; - la mise en place d’un Programme National de Volontariat de Côte d’Ivoire (PNV-CI) ; - la réforme en cours du Service Civique National en Côte d’Ivoire avec la réactivation de l’Office du Service Civique National (OSCN). Faiblesses A ce titre, l’on note : - la création d’un ministère en charge de la jeunesse mais dont la composante Jeunesse est souvent étouffée quand elle est associée à d’autres secteurs (sport, loisirs, etc.) ; - l’inexistence d’un cadre réglementaire pour l’encadrement de la jeunesse ; - la faible performance du système de formation et d’encadrement de la jeunesse ; - l’absence de financement des activités des organisations de jeunesse ; - l’absence d‘une politique formelle d’autonomisation et de protection des jeunes ; - le manque de coordination des actions des différents acteurs intervenant dans le domaine de la jeunesse. Au total, la situation des jeunes reste précaire malgré leur volonté de prendre une part active dans le développement économique, social, culturel et politique du pays. Pour apporter des réponses idoines à cette noble aspiration, la définition d’un cadre stratégique ainsi que la définition d’objectifs de développement en harmonie avec les aspirations et les besoins de la jeunesse sont une nécessité. Au regard de tout ce qui précède, il apparaît opportun d’élaborer une Politique Natio- nale de la Jeunesse (PNJ), qui traduit une vision à long terme, capable de prendre en compte les besoins actuels et futurs des jeunes, d’anticiper et de s’adapter aux évolu- tions socio-économiques aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Afin de favoriser un consensus sur la question de la jeunesse, les agences du Système des Nations Unies, les Ministères, la Jeunesse, le secteur privé, et la société civile ont été impliqués dans tout le processus de mise en œuvre de la PNJ. Cette démarche s’inscrit dans une approche participative et intégrée, en vue d’une conju- gaison dynamique des stratégies sectorielles. 28 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 3. VISION ET ENJEUX DE LA PNJ 2016-2020
3.1. Vision Le Gouvernement Ivoirien, dans le souci de donner au jeune la place qui est la sienne, propose une nouvelle vision qui fait du jeune un acteur essentiel et incontournable de sa politique de développement. Cette volonté est traduite par la création d’un ministère dédié : le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique (MPJEJSC). Par la création de ce Ministère, le Gouvernement entend en effet en- cadrer, former et insérer les jeunes dans l’optique de les rendre socialement efficaces. A titre de rappel, la Côte d’Ivoire définit comme Jeune toute personne d’âge compris entre 16 et 35 ans. Ce critère relève de l’article 2 du décret n°72-746 du 24 novembre 1972 portant organisation des associations de jeunesse et d’éducation populaire. Cependant, ladite population jeune peut être subdivisée en trois sous-groupes à savoir : - les adolescents (16-19 ans), où les jeunes passent de la puberté à la maturité ; - les jeunes adultes (20-24 ans) à même de prendre des engagements au plan socio-professionnel ; - les adultes (25-35 ans) qui revendiquent entièrement leur indépendance même si des raisons d’ordre social et économique peuvent parfois les maintenir dans les liens de la dépendance vis-à-vis de leurs parents. Au total, l’élaboration d’une Politique Nationale de la Jeunesse répond au besoin de faire de la Jeunesse ivoirienne, une Jeunesse responsable, engagée et accomplie au triple plan moral, civique et professionnel et cela, par des actions de promotion de la jeunesse, d’emploi des Jeunes, de volontariat et de service civique. Cette politique, transversale et inclusive, prend également en compte l’ensemble des initiatives des autres départements ministériels telles que identifiées dans le PND 2016- 2020. • En matière de Promotion de la Jeunesse, la PNJ prévoit : - l’élaboration des projets, lois et règlements en matière de Promotion de la Jeunesse ; - l’élaboration de projets d’éducation, de formation permanente et de promotion des jeunes non scolarisés et déscolarisés ; - la préparation des jeunes à l’autonomie individuelle ; - l’organisation, la réglementation, la tutelle, le contrôle, le suivi et l’évaluation des organisations et mouvements de jeunesse ; POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 29 - l’organisation du Congrès électif et la mise en activité du Bureau exécutif du Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire (CNJ-CI) ; - le renforcement des capacités du personnel enseignant en éducation permanente ; - la mise en œuvre d’actions éducatives en vue du renforcement des valeurs d’autonomie, de responsabilité, d’esprit et de comportement civique ; - la promotion du programme du Mérite National de la Jeunesse ; - la définition et la mise en œuvre de plusieurs stratégies : la Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en faveur des Jeunes (SNPCIFJ),la Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes (SNAJ), la Stratégie Nationale de Protection des Jeunes (SNPJ), la stratégie Nationale du Service Civique (SNSC). • En ce qui concerne l’emploi des Jeunes, la PNJ prévoit : - la définition et la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (SNIEJ) issue de la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE), dans sa composante emploi jeunes ; - l’élaboration des projets de lois en matière d’Emploi des Jeunes ; - l’élaboration en relation avec les Ministères concernés, de stratégies et programmes en faveur de l’Emploi des Jeunes, y compris en matière de formation professionnelle et d’apprentissage ; - le contrôle, le suivi et l’évaluation de la politique nationale en matière d’Emploi des Jeunes ; - l’identification de mesures visant la création d’emplois en faveur des jeunes, y incluant les mesures d’ordres réglementaires et fiscales ; - le développement du plaidoyer pour la promotion de l’Emploi des Jeunes ; - la programmation et la conception des plans, programmes, instruments et autres mesures visant à l’amélioration de l’employabilité et à la facilitation de l’insertion professionnelle des jeunes. • En ce qui concerne le volontariat et le Service Civique, la PNJ prévoit : - la réforme du service civique avec l’opérationnalisation de l’Office National du Service Civique avec avec le développement de dispositifs en rapport avec le bénévolat, le volontariat, le civisme et la citoyenneté ; - l’organisation et la mise en place d’un Corps National de Volontaires de Côte d’Ivoire (CNV-CI) ; - l’organisation et la mise en place d’un Corps National de Bénévoles de Côte d’Ivoire (CNB-CI) ; - la définition et la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Service Civique (SNSC) ; - la définition et la mise en œuvre de dispositifs de promotion du Volontariat, du Bénévolat, des Institutions et des Symboles de la République, de l’esprit de responsabilité et de comportements civiques ; - la promotion et le développement de l’esprit civique des jeunes ; 30 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE - le développement de l’éducation à la vie, à l’exercice de la démocratie, au dialogue des cultures et des civilisations. • En ce qui concerne les activités des Ministères techniques partenaires, déve- loppant des initiatives en faveur des jeunes, la PNJ prévoit : - la revue des actions inscrites au PND 2016-2020 ; - l’identification d’actions touchant particulièrement la jeunesse. L’ensemble de ces actions a été pris en compte dans l’élaboration de la matrice d’action de la PNJ 2016-2020, avec la spécificité de chaque secteur de développement de la Côte d’Ivoire.
3.2. Enjeux Le Gouvernement Ivoirien, dans le cadre de la mise en œuvre du PND 2016-2020, as- pire à la réconciliation nationale et à l’émergence d’une Côte d’Ivoire unie et solidaire à l’horizon 2020. Il fonde beaucoup d’espoir sur la Jeunesse et lui propose une nouvelle place. En effet, et comme l’on peut le lire dans la préface dudit plan, le Premier Ministre dit ce qui suit : « Le cadre macro-économique, à travers le PND 2016-2020, continuera d’être solide. Le scénario retenu sur une croissance économique forte, solidaire, créatrice d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. A cet égard, un effort important sera effectué afin d’améliorer la qualité de notre sys- tème éducation-formation, de le rendre accessible à tous et en adéquation avec les be- soins du marché de l’emploi.» Les enjeux sont ainsi de plusieurs ordres : socio-politique, socio-économique et socio-culturel.
3.2.1. Enjeu socio-politique Le Gouvernement ambitionne de faire entrer la Côte d’Ivoire dans le concert des nations modernes et démocratiques, respectueuses des droits de l’homme, par la promotion des valeurs de liberté, de démocratie et de solidarité. Pour que cette légitime ambition se réalise, il faut que les jeunes accèdent à l’éducation citoyenne et s’impliquent davantage dans l’histoire de leur pays.
3.2.2. Enjeu socio-économique Le Gouvernement veut une implication des jeunes dans le tissu économique. La vitalité et la créativité de cette jeunesse porteuse d’importants projets constituent des atouts majeurs dans la croissance économique du pays. Ces atouts méritent donc d’être ex- ploités en développant chez les jeunes l’esprit d’initiative et de créativité et en faisant la promotion du sens de la responsabilité. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 31
3.2.3. Enjeu socio-culturel Le Gouvernement veut voir émerger un type nouveau de citoyen Ivoirien dans une perspective de création d’un destin personnel et collectif, par le changement et la lutte contre la dépendance, l’attentisme et la violence sous toutes ses formes. Cette volonté du Gouvernement a été matérialisée par la création du concept de « l’Ivoirien Nouveau ».
3.3. Fondements, But et Orientation stratégique de la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020
3.3.1. Fondements Au regard des nouveaux défis auxquels le pays doit faire face, en considération des dif- férentes préoccupations soulevées plus haut dans le « secteur jeunesse », l’élaboration de la politique doit prendre appui sur les fondements suivants : - la force dynamique dans la société que constituent les jeunes et leur contribution au développement du pays et au progrès national ; - le Plan National de Développement de la Côte d’Ivoire 2016-2020 ; - la Résolution des Nations Unies A/RES/50/51 sur le Programme d’Action Mondial pour la Jeunesse à l’Horizon 2000 et au-delà ; - la Déclaration de Lisbonne sur les politiques et programmes en faveur de la jeu- nesse adoptée par la Conférence Mondiale des Ministres de la Jeunesse tenue à Lis- bonne du 8 au 12 août 1997 ; - la Charte Africaine de la Jeunesse adoptée en 2006 par l’Union Africaine ; - la Déclaration de Praia sur la promotion des emplois des jeunes ; - les Engagements de BAKOU sur les Politiques de jeunesse. La PNJ 2016-2020 est fondée, principalement, sur la promotion de toute la jeunesse à travers un choix d’objectif partagé et soutenu par tous au bénéfice des jeunes. La PNJ 2016-2020 est fondée également sur la mise en œuvre de stratégies et de programmes prenant en compte la diversité des conditions économiques, sociales et environnemen- tales de la Côte d’Ivoire. Cette politique, inscrite dans les valeurs fondamentales du pays, doit avoir pour finalité la recherche permanente de l’excellence. Aussi, des principes directeurs doivent-ils gui- der les activités à mener. Ces principes sont : - la participation, la coordination et la pertinence ; - le partenariat et la complémentarité ; - la décentralisation ; - l’approche participative ; - la valorisation du volontariat et du bénévolat ; - l’équité et l’accessibilité ; - la bonne gouvernance ; - la mesurabilité ; - la redevabilité. 32 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Mais ces défis et principes reposent en grande partie sur la cohésion sociale, la promo- tion et l’émergence d’une société nouvelle suffisamment impliquée dans une culture de paix, de tolérance, de respect mutuel et d’éducation à la citoyenneté. Aussi, est-il important que cette Politique Nationale de la Jeunesse soit une politique d’Etat et non une politique de Gouvernement, une politique interdisciplinaire et intermi- nistérielle, reflétant une approche intégrée et cohérente, le fruit d’un consensus national entre différentes parties, conçue comme un instrument stratégique à court et à moyen termes.
3.3.2. But et Orientation stratégique de la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020 La PNJ 2016-2020 devra contribuer à faire des Jeunes Ivoiriens des Citoyens autonomes, engagés, responsables, et totalement accomplis aux plans professionnel, civique et mo- ral. La traduction de cette ambition en actions devra prendre appui sur l’orientation stratégique donnée à la PNJ 2016-2020, dégagée à partir de l’analyse situationnelle de la jeunesse en Côte d’Ivoire. Huit (8) axes opérationnels ont été identifiés pour la mise en œuvre des stratégies issues de la PNJ 2016-2020. Il s’agira d’intervenir dans les domaines suivants : 1. environnement institutionnel et réglementaire ; 2. société et culture ; 3. coopération régionale et internationale ; 4. éducation et formation ; 5. emploi et insertion économique ; 6. communication et TIC ; 7. Santé ; 8. suivi-évaluation de la mise en œuvre de la PNJ.
3.3.2.1 Environnement Institutionnel et Réglementaire L’objectif visé par la PNJ dans le domaine « environnement institutionnel et réglemen- taire » est de renforcer l’environnement institutionnel et réglementaire du secteur « jeu- nesse ». Il s’agira de façon spécifique de : réaffirmer une volonté politique forte en faveur de la promotion des jeunes à travers la mise en œuvre des actions suivantes : • renforcer qualitativement et quantitativement les capacités des ressources humaines du Ministère chargé de la jeunesse, • redéfinir un cadre juridique et réglementaire prenant en compte les réalités actuelles de l’environnement du secteur jeunesse, • créer une distinction pour tous les acteurs œuvrant pour la promotion de la jeunesse, POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 33 • mobiliser les ressources nécessaires à la pleine mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse, à travers les cinq (5) stratégies qui en découlent (SNPCIFJ, SNAJ, SNPJ, , SNIEJ, SNSC), • renforcer le rôle des jeunes et des organisations de jeunesse dans le processus de prise de décisions dans tous les domaines de la vie nationale, • renforcer le partenariat des jeunes avec le Gouvernement, la Société Civile et le secteur privé, • reformer le service civique national avec l’opérationnalisation de l’Office de Service Civique National (OSCN) ; renforcer un partenariat avec les collectivités décentralisées en vue de : • développer des initiatives d’encadrement en faveur des jeunes sur l’ensemble du territoire national, • mettre en place des comités locaux de suivi de la promotion économique, sociale et culturelle des jeunes.
3.3.2.2 Société et Culture L’objectif global recherché dans ce domaine est de promouvoir l’esprit de responsabilité chez le jeune. L’atteinte de cet objectif passe par les objectifs spécifiques suivants : prévenir et combattre la mobilisation, l’implication et la participation des jeunes et adolescents dans les conflits armés et autres hostilités par : • le renforcement des capacités des jeunes et adolescents à la démocratie, à la culture de la paix, à la solidarité et à la citoyenneté, • la promotion de l’éducation à la citoyenneté et à la culture de la paix en milieu scolaire ; mettre en place des mécanismes de renforcement de la participation des jeunes dans la lutte contre les antivaleurs et la pauvreté par : • le soutien à la production et la diffusion des créations artistiques qui valorisent l’esprit de solidarité, • la réforme et la relance du programme « carte jeunes », • la construction, la réhabilitation et l’équipement des centres nationaux de service civique ; promouvoir les échanges des jeunes entre les collectivités décentralisées, à travers : • le jumelage entre organisations de jeunesse, • l’organisation de centres de vacances jeunes et de chantiers d’actions volontaires, • l’organisation de manifestations culturelles et sportives interrégionales. 34 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE
3.3.2.3 Coopération Régionale et Internationale En matière de coopération régionale et internationale, il s’agira de renforcer la coo- pération et développer un partenariat au profit des jeunes. Pour ce faire, il s’agira plus spécifiquement de : intensifier la coopération internationale pour la promotion de la jeunesse dans tous les domaines par la mise en œuvre des actions suivantes : • actualisation, ratification et application des conventions internationales en faveur des jeunes, • participation de la Côte d’Ivoire aux rendez-vous régionaux et internationaux portant sur les questions relatives à la jeunesse, • promouvoir le volontariat international ; renforcer la coopération bilatérale et multilatérale entre les organisations de jeunesse à travers la mise en œuvre des actions ci-dessous : • promotion des échanges, des voyages d’études et des rencontres interrégionales de jeunes, • mise en place d’un dispositif de coordination des échanges de jeunes au niveau international, • organisation des journées statutaires : «Journée Africaine de la Jeunesse», «Journée Internationale de la Jeunesse» et «Journée Internationale du Volontariat ».
3.3.2.4 Education et Formation Pour ce qui est de l’éducation/formation, il s’agira de renforcer le système d’éducation et de formation des jeunes. De façon spécifique, il s’agira de : promouvoir toutes les formes d’éducation (formelle, non formelle et permanente) en faveur des jeunes par la mise en œuvre des actions suivantes : • renforcement de l’éducation civique et morale, la culture de la paix et des droits de l’homme dans les programmes de formation et de renforcement des capacités de la jeunesse, • promotion de la création de centres de formation pour les jeunes vivant avec un handicap, • promotion de la mise en place de programmes d’alphabétisation, • mise en place des mécanismes prenant en compte les groupes vulnérables et en voie de marginalisation dans le cadre de l’éducation pour tous, • facilitation de l’accès des jeunes en situation de handicap à l’éducation, à la formation professionnelle et à la pratique du sport, • promotion de l’intégration dans le système éducatif des personnes vivant avec un handicap, • création, réhabilitation et équipement des institutions socio-éducatives et sportives de jeunesse (ISE), • renforcement des infrastructures de tous les ordres et types d’enseignement, • réhabilitation et construction de Centres de Service Civique Nationaux (CSCN) ; POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 35 assurer l’adéquation formation-emploi par les actions suivantes : • introduction de l’entrepreneuriat dans les curricula au niveau de tous les ordres d’enseignement, • implication du secteur privé dans l’élaboration des programmes de formation ; impliquer fortement les collectivités décentralisées dans la création, la gestion et l’ani- mation des centres techniques et de formation professionnelle par la réactivation des unités mobiles de formation professionnelle ; mettre en place une politique d’orientation des jeunes pour une meilleure connais- sance des métiers. L’atteinte de cet objectif spécifique pourra se faire par la réalisation des actions suivantes : • instauration de modules de l’enseignement technique et professionnel dès l’école primaire ; • soutien financier à la formation en alternance afin de valoriser les filières techniques et professionnelles ; améliorer le profil des personnels d’Education Permanente : • renforcement des capacités institutionnelles, des ressources humaines et matérielles de l’Ecole Normale Supérieure de l’Education Permanente (ENSEP), • promotion de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.
3.3.2.5 Emploi et Insertion économique Dans le domaine de l’emploi et de l’insertion économique, l’objectif visé est d’identifier et mettre en œuvre des stratégies et moyens en vue de la promotion et de l’insertion socio-économique des Jeunes. Il s’agira spécifiquement de : renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi à travers la mise en œuvre des actions suivantes : • création d’opportunités productives de revenus aux jeunes, • offre d’opportunités d’expériences professionnelles aux jeunes, • prise de mesures visant à la création d’emplois pour les jeunes ; mettre en place des mécanismes favorisant l’auto-emploi des jeunes. Cet objectif spécifique sera atteint par la réalisation des actions suivantes : • développement des emplois décents, • actualisation et vulgarisation des statistiques nationales au niveau de l’emploi des jeunes, • renforcement de la plateforme de financement des projets jeunes, • appui à l’apprentissage des jeunes dans les secteurs de l’artisanal, de l’agriculture, des TIC et du secteur industriel, • réalisation d’études sur les opportunités d’emplois par région, 36 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE • mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets et programmes d’insertion professionnelle et d’emploi des jeunes, • instauration d’un système de sélection des Jeunes entrepreneurs par région, • sélection des opérateurs de formation, d’encadrement et de financement des jeunes entrepreneurs, • formation, installation, encadrement et suivi opérationnel des jeunes entrepreneurs ; financer le démarrage et la consolidation des micro-entreprises en mettant en œuvre des actions suivantes : • allègement des conditions d’accès des jeunes aux crédits pour la création de micro-entreprises, • recherche de financements pour toutes les actions visant à promouvoir l’insertion professionnelle et l’emploi des jeunes ; mettre en place un dispositif pour la promotion de l’insertion économique des jeunes en tenant compte du genre par la mise en œuvre des actions suivantes : • promotion de la formation qualifiante ou formation aux métiers de courte durée, • promotion de la formation qualifiante des jeunes vulnérables dans les filières de leur choix en vue de faciliter leur insertion économique, • formation des formateurs aux techniques de mise en œuvre de projets socio-économiques, • constitution d’une base de données des jeunes diplômés sans emploi, • constitution et vulgarisation de la base de données des compétences jeunes, • conception d’un répertoire des offres de stages auprès des entreprises, • mise en stage les jeunes diplômés, • modélisation du processus de collecte de données sur les offres, les demandes d’emploi et implication des cabinets de recrutement, • soutien à l’insertion socio-professionnelle des jeunes dans le cadre des Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO), • élaboration et mise en œuvre des programmes spéciaux destinés à la réinsertion professionnelle et à l’emploi des jeunes handicapés et des jeunes à risques, • soutien à l’accueil, l’information et à l’orientation des jeunes demandeurs d’emploi.
3.3.2.6 Communication et TIC Concernant l’axe Communication et TIC, l’objectif visé est d’améliorer le système de com- munication et l’accès des jeunes à l’information. Il s’agira de : initier et promouvoir un programme « Info-Jeunesse » : • création de centres multifonctionnels d’activités de jeunes, • création d’une radio-jeunesse, • promotion de l’utilisation efficiente des TIC par les jeunes, • incitation des jeunes à promouvoir eux-mêmes les émissions les concernant ; POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 37 intensifier la protection des jeunes contre les effets pervers des TIC : • implication de tous les acteurs dans le cadre de la diffusion de messages des médias publics en direction des jeunes.
3.3.2.7 Santé L’objectif visé par cette stratégie dans le domaine sanitaire est de renforcer la protection des jeunes dans le domaine de la santé. La réalisation de cet objectif se fera par l’atteinte des objectifs spécifiques suivants : renforcer la prise en charge sanitaire des jeunes par : • la facilitation de l’accès des jeunes aux soins médicaux ; favoriser l’appropriation des Institutions Socio-Educatives (ISE) par le Gouverne- ment et les acteurs locaux en vue de leur pérennisation à travers la mise en œuvre des actions suivantes : • sensibilisation des décideurs sur les nouvelles orientations des ISE, • redéfinition du Paquet Minimum d’Activités (PMA), • construction, réhabilitation et équipement des CEC dans tous les Départements, • mise en place d’un système d’information géographique des ISE ; • mise en place d’un modèle de gestion des ISE ; renforcer la sensibilisation de la jeunesse sur la santé de la reproduction et la prévention contre les fléaux sociaux : • intensification de l’animation culturelle, sportive et artistique dans le cadre de la lutte contre les IST/VIH/Sida, • lutte contre la production, le trafic et la consommation des drogues, des stupéfiants et les conduites addictives, • promotion de la santé génésique ; renforcer le module de formation sur la santé sexuelle / santé de la reproduction dans les curricula de l’INJS : • élaboration de syllabi ; • renforcement des capacités des formateurs.
3.3.2.8 Le suivi-évaluation Un cadre complet de suivi-évaluation de la PNJ 2016-2020 sera mis en œuvre. Il sera composé d’un mécanisme de suivi-évaluation interne au Ministère de la Jeunesse et d’un cadre interministériel regroupant les Ministères techniques intéressés par la question de Jeunesse: « le Comité Jeunesse». 38 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 4. CADRE D’ORIENTATION, DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI-EVALUATION DE LA PNJ 2016-2020
4.1. Cadre institutionnel Le dispositif institutionnel d’orientation, de coordination et de suivi-évaluation de la PNJ se compose de plusieurs organes : le Conseil des Ministres, l’Organe de Coordination de la PNJ, l’Organe de Concertation Nationale. Les organes constituant le cadre institutionnel sont définis ci-dessous.
4.1.1 Le Conseil des Ministres (CM) Le Conseil des Ministres est l’organe d’orientation et de décision en matière de politique de jeunesse.
4.1.2 L’Organe de Coordination de la PNJ (OC-PNJ) Le Ministère en charge de la Jeunesse est l’Organe de Coordination qui assure la coor- dination et l’application de la PNJ. Il rend compte au Conseil des Ministres de la mise en œuvre de la PNJ.
4.1.3 L’Organe de concertation nationale et de suivi L’Organe de concertation nationale et de suivi est un Comité National de suivi et d’éva- luation de la PNJ dénommé « Comité Jeunesse ». Le « Comité Jeunesse » est composé des Ministères techniques intervenant dans les questions de jeunesse, des ONG, des PTF, des collectivités décentralisées, du secteur privé, de la société civile et des représentants d’organisations de jeunesse. Il est présidé par le Ministre en charge de la Jeunesse ou son représentant, le secrétariat technique est assuré par la Direction en charge de la Planification et des Statistiques du Ministère en charge de la Jeunesse (DPS).
4.2. Dispositif de pilotage La tutelle de la PNJ est assurée par le Gouvernement Ivoirien à travers le Ministère chargé de la Jeunesse. Pour les cinq (5) années à venir et dans la mise en œuvre efficiente de la Politique Natio- nale de la Jeunesse 2016-2020, l’accent sera mis sur le renforcement : POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 39 • des attributions du Ministère chargé de la Jeunesse avec un accent particulier sur le secteur de la vie associative ; • des projets de santé sexuelle et de reproduction ; • de la lutte contre les mariages, les grossesses précoces, la Violence Basée sur le Genre (VBG), et les conduites addictives ; • des projets d’emploi et d’entreprenariat jeune ; • des projets d’éducation à la culture civique et au volontariat.
4.2.1 Ministères techniques partenaires Tous les Ministères œuvrant dans le secteur jeunesse et ayant prévu des actions à dans le PND 2016-2020 seront impliqués pour s’assurer à la fois de la bonne exécution de la PNJ et de la conformité des politiques sectorielles à leurs égards respectifs.
4.2.2 Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire « CNJ-CI » Les Fédérations d’associations et d’organisations de jeunesse exercent de manière rela- tivement isolée leurs activités en raison de l’absence d’un cadre national de concertation et de coordination des programmes. Le Gouvernement, conscient de cette insuffisance, a créé, par décret n°2012-989 du 10 octobre 2012, le Conseil National de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI). Ce décret s’inscrit dans la prise en compte des attentes des jeunes, le renforcement de l’autonomisation des jeunes et des priorités de développement na- tional de l’Etat. Les missions du CNJCI se déclinent comme suit : - promouvoir la Politique Nationale de la Jeunesse ; - développer des plans d’action et des projets spécifiques ; - créer des mécanismes appropriés pour la mise en œuvre et la coordination de la Politique Nationale de la Jeunesse ; - créer des mécanismes d’intégration des jeunes aux organes de prise de décisions qui les concernent ; - veiller au bon fonctionnement des démembrements locaux du CNJCI ; - créer un site internet performant pour le CNJCI et ses démembrements locaux; - veiller à la participation effective de la Côte d’Ivoire aux activités statutaires internationales de la Jeunesse. La création du Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) marque la volonté de la Côte d’Ivoire de faire des jeunes des acteurs du développement durable.
4.2.3. Collectivités décentralisées Une mise en œuvre efficace de la Politique Nationale de la Jeunesse nécessite la prise en compte de la notion de décentralisation. Cette notion indique que la prise en compte des besoins et aspir ations des jeunes doit aussi se faire au niveau local avec les collecti- vités décentralisées (Conseils Municipaux, Conseils Régionaux, Conseils de Districts). Les collectivités décentralisées seront chargées, au niveau local : 40 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE - de favoriser la promotion et le développement de la jeunesse ; - d’apporter un appui budgétaire aux jeunes dans le cadre du plan de développe- ment local ; - de favoriser l’implication des jeunes dans la gestion locale du développement ; - de favoriser l’émergence et le développement d’une vie associative harmonieuse.
4.2.4. Le secteur privé Le secteur privé, maillon essentiel du paysage économique en Côte d’Ivoire, apparaît dans le dispositif de traitement des questions se rapportant aux jeunes, comme un parte- naire privilégié dans la recherche de solutions. Les actions pour accroître l’employabilité des jeunes (formations générales et qualifiantes, stages, etc.), les travaux à haute inten- sité de main d’œuvre (THIMO), l’auto-emploi (entreprenariat), la santé et l’éducation des jeunes connaitront un succès avec l’implication du secteur privé. En ce qui concerne spécifiquement l’auto-emploi, et conscient du potentiel que repré- sente cette jeunesse dans le poids démographique du pays et dans l’optique de marquer l’intérêt porté à celle-ci, plusieurs initiatives sont lancées par le patronat ivoirien. Il s’agit, entre autres, de : (1) la CGECI ACADEMY : forum de sensibilisation et de formation à l’entreprenariat ; (2) la Business Plan Compétition : compétition pour financer des plans d’affaires pour les jeunes ; (3) le projet d’incubateurs pour 200 jeunes entrepreneurs fi- nancé par la BAD. En définitive, la mise en œuvre de la PNJ 2016-2020 devra donc se faire avec la prise en compte de la vision du secteur privé pour la jeunesse
4.2.5. Partenaires au développement L’appui des Partenaires au Développement technique, matériel et financier dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre de la présente Politique Nationale de la Jeu- nesse sera fortement recherché. En effet, la Côte d’Ivoire, veut se doter d’une politique Jeunesse conforme au standard international et veut donc compter sur l’apport de tous, notamment les Partenaires au Développement.
4.2.6. Organisations Non Gouvernementales (ONG) L’appui des ONG pour la mise en œuvre de la PNJ en particulier dans le cadre de la mo- bilisation des ressources, de la mobilisation communautaire, de l’actualisation des orien- tations stratégiques, du suivi et de l’évaluation de ladite politique est souhaité. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 41
4.3. Mobilisation de ressources La mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020 implique une mo- bilisation accrue de ressources de l’Etat, des collectivités décentralisées, des partenaires au développement, du secteur privé et des organisations de jeunesse. A ce titre, l’Etat devra prendre plusieurs mesures à savoir : • econnaître le secteur de la jeunesse comme acteur important du domaine stratégique transversal de lutte contre la pauvreté ; • doter le Ministère chargé de la jeunesse en ressources suffisantes en qualité et en quantité, pendant la période de 2016-2020, pour la mise en œuvre des politiques et des projets prévus dans le PND ; • renforcer les lignes du budget des collectivités décentralisées pour le financement des activités aux niveaux régional et local ; • instaurer une parafiscalité sur certains produits tels que, les boissons alcoolisés, le tabac, la téléphonie mobile et autres taxes liées aux comportements inciviques, pour un meilleur financement des activités du secteur jeunesse.
4.4. Cadre de mise en œuvre La mise en œuvre et le suivi-évaluation de la Politique Nationale de la Jeunesse se feront suivant huit (8) axes stratégiques que sont : - Jeunesse et environnement institutionnel/réglementaire ; - Jeunesse et société/culture ; - Jeunesse et coopération régionale/internationale ; - Jeunesse et éducation/formation ; - Jeunesse et emploi/insertion économique ; - Jeunesse et communication/TIC ; - Jeunesse et santé ; - Suivi/évaluation de la mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse. 42 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE CONCLUSION L’élaboration de la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020, traduit la volonté du Gouvernement ivoirien d’accorder une place de choix à sa jeunesse dans le processus de développement social, économique, culturel et politique en vue de l’atteinte de l’émer- gence à l’horizon 2020. Cette volonté politique est à affirmer par une vision claire, par la mise en œuvre des po- litiques et plans d’action en faveur des jeunes, par la conduite d’actions concrètes, par un accroissement de ressources dédiées aux questions de jeunesse. La mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse nécessite l’implication de tous les acteurs dont la pleine participation est un facteur déterminant pour l’atteinte des objectifs assignés, pour la conception et la mise en œuvre d’une stratégie bien conçue et l’élaboration d’un texte de loi pour encadrer le dispositif. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 43 Annexe I : Définitions de la Jeunesse Notion de « jeunesse » La jeunesse se définit comme : « une période de croissance, de déve- loppement ; état, caractère des choses nouvellement créées ou établies et qui n'ont pas encore atteint leur plénitude, c'est-à-dire la période de la vie humaine comprise entre l'enfance et l'âge adulte ». La jeunesse désigne généralement l’étape de croissance entre l’enfance et l’âge adulte. Mais dans les faits, le concept « jeune » s’analyse en fonction de plusieurs facteurs tels que la situa- tion économique, le contexte politique, les considérations juridiques, les normes sociologiques, l’état psychologique et l’âge. Au niveau économique, la tendance est de considérer comme jeune, celui qui n’exerce pas encore une profession et qui n’a pas les moyens de son autonomie économique. Au plan juridique, le terme « jeunesse » est employé dans les sociétés pour désigner les per- sonnes qui n'ont pas l'âge de jouir d'un égal traitement civil, souvent référé par la loi comme l'âge de majorité. Dans plusieurs pays, cet âge est situé entre 18 et 21 ans. A partir de cet âge, les jeunes sont considérés comme adultes. Avant cet âge, le jeune est généralement sous la responsabilité de ses parents. Au plan sociologique, plusieurs événements permettent de passer de la minorité à la ma- jorité. Par exemple, le mariage, l’initiation, l’exercice d’un emploi. Ainsi, est encore considéré comme jeune, l’individu célibataire qui n’est pas encore passé par les rites d’initiation et qui n’a pas de biens personnels. Au plan psycho-sociologique, la jeunesse n’est pas nécessairement liée à l’état biologique des individus, mais à leur état d’esprit. De ces différentes considérations, le concept de "jeune" renferme des réalités différentes entre personnes de même âge mais de milieux sociaux différents. En utilisant la tranche d'âge, on agrège des jeunes dont les modes de vie, le rapport au travail ou l'autonomie par rapport aux parents sont différents. L'Assemblée Générale des Nations Unies définit « la jeunesse » comme l'ensemble des per- sonnes dont l'âge varie entre 15 et 24 ans inclus. Cette définition a été donnée pour l'année internationale de la jeunesse qui fut organisée à travers le monde entier en 1985. Pour le calcul des indicateurs démographiques, les Nations Unies distinguent les groupes d’âges spécifiques parmi lesquels on peut citer : - les 0 à 14 ans ou population jeune. Cette période correspond à la phase de l’éducation ; - les 15 à 64 ans ou population d’âges actifs. Cette période correspond à la phase de formation et d’activité ; - les 65 ans et plus ou population âgée ou encore personnes du troisième âge. Les personnes appartenant à cette classe d’âges sont généralement à la retraite. Au niveau de l’Union Africaine (UA), est jeune, toute personne âgée de 15 à 35 ans. Au niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’âge est le principal critère permettant de distinguer les jeunes au sein de la population. Le Secré- tariat Général de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) définit la jeunesse relativement à la tranche d’âge des 15-30 ans. 44 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE ANNEXE II : Les principes directeurs La participation, la coordination et la pertinence La nécessité de rechercher une collaboration formelle et durable, une bonne harmonisation de toutes les actions en faveur des jeunes en vue d’optimiser les résultats attendus, exige une plus grande participation de tous et une meilleure coordination des initiatives. La nouvelle politique en faveur des jeunes devra donc défendre et promouvoir des actions dynamiques en faveur des jeunes en privilégiant la complémentarité entre divers acteurs déjà établis et confirmés dans le secteur de la jeunesse. Cette approche a l’avantage d’éliminer les doubles emplois, les chevau- chements et de définir le rôle de chacun dans la poursuite d’objectifs établis en commun. Le partenariat et la complémentarité Il s’agit ici de développer un partenariat utile avec les organisations non gouvernementales, les organisations nationales de jeunesse, les collectivités locales et les institutions internationales sur des grandes questions et des enjeux fédérateurs dans le domaine de la jeunesse ; il faut re- connaître que l’exercice des compétences dans ce domaine par tous ces partenaires est devenu une réalité en Côte d’Ivoire, surtout depuis l’éclatement du conflit armé qu’a connu le pays. Par ailleurs, ceux-ci conduisent, pour la plupart, des actions de proximité et sont actifs sur le terrain. Aussi, est-il important de promouvoir et/ou d’intensifier le principe du « faire faire » et/ou du « laisser faire ». Enfin, un accent particulier devra être mis sur les modalités de mobilisation des acteurs et partenaires nationaux et internationaux du développement, la politique nationale de la jeunesse s’inscrivant dans le cadre du plan national de développement (PND) 2016-2020. Dans ce contexte, une recherche d’ouverture et de collaboration avec le secteur privé devra être fortement encouragée. La décentralisation La Côte d’Ivoire fait de la décentralisation un axe de priorité de la politique de développement des Régions et des Départements. Le cadre institutionnel de gestion de la Politique Nationale de la Jeunesse à travers les différentes stratégies qui en découleront (SNIJ, SNAJ, SNPJ, la SNPRJ et la SNSCVB) devra nécessairement intégrer les objectifs et stratégies de la loi sur la décen- tralisation. Ainsi, l’ensemble des actions envisagées au bénéfice des jeunes devra-t-il renforcer le cadre de la gestion de proximité par les Communes et les Conseils Régionaux en prenant en compte leurs spécialités. Le Ministère en charge de la Jeunesse devra donc renforcer la capacité des structures décentralisées (Communes, Conseils Régionaux, Fédérations nationales de jeu- nesse) par une politique de délégation de pouvoirs. Approche participative Le principe de « l’approche participative » devra s’appliquer tout au long de la mise en œuvre et du suivi-évaluation du plan d’action de cette politique nationale par l’implication effective des différents acteurs de mise en œuvre, dont une importante place devra être accordée à la jeunesse. Chaque partenaire doit jouer pleinement son rôle pour la résolution des problèmes et l’accrois- sement des performances recherchées, et cela, dans un esprit de collaboration franche basée sur le respect mutuel et l’intérêt national. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 45 La valorisation du volontariat et du bénévolat En mettant les jeunes au cœur du volontariat, l’on entend non seulement leur permettre de se doter d’outils qui les aideront à développer leurs potentiels, mais également de contribuer à l’élaboration de politiques publiques qui prennent davantage en considération les besoins des groupes les plus marginalisés et des groupes les plus vulnérables. La vie associative est gérée et animée par des leaders qualifiés, bénévoles et volontaires dans la majorité des cas. Ces leaders doivent être reconnus et valorisés. Cette reconnaissance permet de valoriser leurs expériences et les rendre davantage performants dans leurs engagements. L’équité et l’accessibilité La PNJ 2016-2020 devra s’adresser et concerner toutes les catégories de jeunes : jeunes urbains, jeunes ruraux, étudiants, élèves, déscolarisés, jeunes handicapés, etc. Elle doit offrir à chacun et à chacune la possibilité de participer et de bénéficier des programmes mis en œuvre sans tenir compte du genre, de l’origine ethnique, du degré d’invalidité, de la situation géographique ou de la situation socio-économique, mais en respectant la tranche d’âge légale des jeunes en Côte d’Ivoire qui est de 16 à 35 ans. La bonne gouvernance La mise en œuvre des programmes en faveur de la jeunesse exige beaucoup de patience pour obtenir des résultats pertinents parce qu’il s’agit d’investir dans des secteurs sociaux comme l’éducation, la formation, la santé etc. Les financements mis en place souvent sous la forme de subvention, d’aide, de don et de crédit sont généralement issus des fonds publics et/ou privés et gérés par des leaders bénévoles et des services de l’Etat. Aussi, le suivi/évaluation de ces programmes doit-il s’appuyer fortement sur le principe de bonne gouvernance qui consiste à s’assurer de l’efficacité, de l’efficience, de la concertation et de la transparence dans la gestion à tous les niveaux (renforcement des mécanismes d’évaluation et de contrôle interne et externe aussi bien en amont qu’en aval). La mesurabilité Les indicateurs de suivi de la PNJ présentent l'importance des informations sur la jeunesse comme une ressource et non un problème qui doit être résolu. Une approche axée sur les pro- blèmes de politique de la jeunesse est par nature élaborée dans une perspective à court terme, dans l’optique d’essayer « d’éteindre les incendies» et résoudre des problèmes à chaque fois et partout où ils apparaissent. Ainsi, percevoir les jeunes comme une ressource permet de se concentrer sur des solutions à long terme par l'identification de leurs besoins dans l'élaboration de politiques de jeunesse en vue de leur permettre d’exprimer leur plein potentiel en tant que citoyens, pour le bénéfice de la société. - Indicateur 1 : L’éducation non formelle Bien que l’on doit prêter plus d’attention aux conditions des jeunes passant par l’école formelle et les universités grâce à des politiques d’éducation, un des objectifs de la PNJ est l'accent mis sur le processus de transformation des jeunes en citoyens actifs participant au développement économique du pays et ce quel que soit le type d’éducation dont ils bénéficient. Cela implique la prise en compte également de « l'éducation non formelle ». 46 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE Comment la politique gouvernementale peut-elle favoriser la promotion d’un processus d'ap- prentissage actif des jeunes en dehors du système scolaire formel ? Les initiatives en faveur de la jeunesse, les clubs de jeunes et les organisations de jeunesse sont des activités qui impliquent activement les jeunes. Là ils décident eux-mêmes des activités à me- ner et jouent un rôle central dans le développement de la jeunesse comme citoyens actifs dans la société. Le Gouvernement devrait percevoir l’éducation non formelle comme une tâche importante pour la promotion du développement d’un secteur jeunesse, fort, actif, démocratique, ouvert et inclu- sif. - Indicateur 2 : La politique de formation des jeunes Le Gouvernement doit promouvoir le renforcement des capacités des formateurs dans le secteur de la jeunesse, afin que ceux-ci agissent comme des relais dans la sensibilisation. Ces formateurs pourront également épauler et/ou assurer le renforcement des capacités des organisations de jeunesse. - Indicateur 3 : La législation sur la jeunesse L’élaboration d’une loi en faveur des jeunes prenant en compte les questions de jeunesse doit être envisagée. Cette loi devra instituer la participation des jeunes et des associations de jeu- nesse dans la politique de prise de décision. Elle devra également rendre favorable le cadre lé- gislatif pour la prise en compte des questions de jeunesse dans les politiques gouvernementales. - Indicateur 4 : Le budget de la jeunesse Au regard de la reconnaissance de la vie associative et des organisations de jeunesse telles que décrites dans l’indicateur 1, l’on devra prévoir un budget pour la promotion et le développement de la jeunesse, des initiatives en faveur des jeunes et des organisations de jeunesse. Afin de pérenniser les associations de jeunesse, le Gouvernement devrait allouer des subventions aux organisations de jeunesse, pour l’accomplissement de tâches liées à leurs différentes activi- tés (réunions statutaires, échanges avec les membres, projets sociaux, etc.). - Indicateur 5 : La politique d'information de la jeunesse La mise en place d’une stratégie d'information de la jeunesse contribue à l’amélioration de la transparence de la politique du Gouvernement au profit de la population jeune. Ainsi un maga- zine, une plateforme web, des émissions radiotélévisées pour les jeunes pourraient voir le jour ainsi que d'autres supports d'information en vue d'une communication ouverte des jeunes avec tous les principaux acteurs de mise en œuvre de la politique de la jeunesse. - Indicateur 6 : Le politique multi-niveau Une politique nationale de la jeunesse doit décrire les mesures à prendre au niveau national et à tous les niveaux de l'administration gouvernementale. Par ailleurs, une politique nationale de la jeunesse est une réalité lorsqu’elle prend en compte des actions au niveau local, et avec la participation des autorités locales. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 47 - Indicateur 7 : Les informations sur la jeunesse Une politique de la jeunesse doit être basée sur « les informations sur la jeunesse ». Elle ne doit pas s’appuyer sur des hypothèses et des suppositions mais sur des faits et des informations réelles. Les informations sur la jeunesse doivent aborder les questions sur le bien-être et à la situation des jeunes. Elles doivent également être axées sur le suivi des indicateurs des politiques en cours, le rôle des associations de jeunesse dans la promotion de la participation des jeunes, etc. - Indicateur 8 : La Participation La pierre angulaire d'une politique de la jeunesse doit être la participation du jeune en général et de la population jeune active en particulier, dans la vie et les activités en cours dans la société. Une politique de jeunesse doit pouvoir analyser les préoccupations ci-après : - comment les responsables gouvernementaux et locaux impliquent-ils les jeunes dans les prises de décisions sur les sujets qui les concernent ? - comment une politique de la jeunesse peut-elle faciliter un processus où les jeunes participent et contribuent activement à la société? - Indicateur 9 : La coopération interministérielle Une politique globale et dynamique des jeunes doit répondre à leurs besoins dans tous les secteurs de la société. Une approche intersectorielle est nécessaire dans le développement de la politique de la jeunesse ; ce qui signifie qu'elle doit être une responsabilité conjointe et dé- pendre de la coopération de plusieurs Ministères techniques intervenant dans le secteur de la jeunesse. Une manière possible de favoriser la coopération interministérielle est de mettre en place un comité interministériel pour analyser conjointement les questions se rapportant à la mise en œuvre et au suivi de la politique de la jeunesse. - Indicateur 10 : L’innovation Une politique de la jeunesse doit promouvoir l'innovation à travers la pensée créative. Ceci, pour résoudre les défis et inciter les jeunes à être créatifs et innovants. - Indicateur 11 : Les organes consultatifs de jeunesse Afin de favoriser la communication et la collaboration entre le Gouvernement et les jeunes un Comité Consultatif devrait être mis en place. La redevabilité La mise en œuvre de la PNJ doit engager la responsabilité du Gouvernement vis-à-vis des par- ties prenantes. Elle doit offrir un cadre de reddition des comptes tout le long du processus. 48 POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE ANNEXE III : Modes d’intervention Les modes d’intervention devront s’articuler autour des principes de cohérence, de conformité, d’adhésion, d’efficacité, de flexibilité, de compétitivité et de transparence. • La cohérence La programmation qu’elle soit annuelle, quinquennale ou décennale devra se faire nécessai- rement selon les demandes et besoins réels des jeunes, et cela en cohérence avec la politique nationale de développement du pays. • La conformité La politique nationale élaborée devra être faite en harmonie avec les schémas culturels de la so- ciété ivoirienne, particulièrement en conformité avec les perspectives définies par le Gouverne- ment. Cette politique doit prendre en compte la diversité des conditions économiques, sociales et environnementales des jeunes et des populations. • L’adhésion Ce mode d’intervention porte sur la nécessité de mieux faire connaître la politique adoptée et les plans d’actions qui en découlent à travers des partenariats et des réseaux opérationnels à l’échelle locale, nationale et internationale. Et y faire adhérer l’ensemble des acteurs. Cette adhésion aura l’avantage de stimuler les synergies et favoriser l’échange et l’appropriation des programmes à mettre en œuvre. • L’efficacité Toutes les actions programmées devront être assorties d’indicateurs objectivement vérifiables (IOV) permettant de mesurer les résultats et d’évaluer l’impact des acquis à tous les niveaux. • La flexibilité Le suivi continu et une évaluation de qualité à chaque étape de la mise en œuvre des plans d’actions, permettront d’opérer les ajustements nécessaires pour mieux adapter la politique nationale et répondre au besoin réel des bénéficiaires. • La compétitivité L’élaboration d’une bonne politique nationale et sa mise en œuvre ouvrent de nouvelles pers- pectives pour les ressources humaines chargées de la conception, l’exécution et du suivi des projets et programmes. En effet, non seulement, cet exercice professionnalise les services mais également facilite et accompagne l’émergence de nouveaux comportements de gestion ca- pables d’améliorer la qualité du service aux jeunes. • La transparence Les principes directeurs et les modes d’intervention doivent s’inscrire sous le signe de la trans- parence et de la bonne gouvernance en vue de créer et/ou de renforcer la confiance avec les partenaires et autres structures d’encadrement et de promotion de la jeunesse. POLITIQUE NATIONALE DE LA JEUNESSE 49 LIVRE I I : LES STRATÉGIES CHAPITRE I : LA STRATÉGIE NATIONALE DE PROMOTION ET DE COORDINATION DES INITIATIVES EN FAVEUR DES JEUNES SOMMAIRE I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION -------------------------------------------------54 II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION------------------------------------------------54 III. LA STRATEGIE NATIONALE DE PROMOTION ET DE COORDINATION -----54 3.1. Les orientations stratégiques------------------------------------------------54
3.2. L’objectif général ------------------------------------------------------------55 3.3. Le cadre institutionnel et opérationnel de mise en œuvre de la SNPCIFJ --55
3.3.1. Le Conseil des Ministres (CM)- ----------------------------------------55
3.3.2. Le « Comité Jeunesse » ------------------------------------------------55
3.3.3. Les Ministères-----------------------------------------------------------56
3.3.4. Les autres acteurs ------------------------------------------------------56
3.3.5. Les Collectivités décentralisées-----------------------------------------56
3.3.6. Le secteur privé --------------------------------------------------------56
3.3.7. Les Partenaires Techniques au Développement ----------------------57
3.3.8. Les Organisations Non Gouvernementales (ONG)--------------------57
3.3.9. Le Conseil National des Jeunes (CNJCI) -------------------------------57 IV. GROUPES CIBLES-----------------------------------------------------------------57 V. DUREE DE LA STRATEGIE-------------------------------------------------------57 VI. RESULTATS ATTENDUS ---------------------------------------------------------57 VII. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPCIFJ ---------------------------57 VIII. STRATEGIE DE COMMUNICATION---------------------------------------------58 IX. LES FACTEURS DE RISQUES-----------------------------------------------------58 X. MATRICE--------------------------------------------------------------------------58 XI. SUIVI ET EVALUATION DE LA PNJ 2016 - 2020 -------------------------------58 CONCLUSION.................................................................................................................................58 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 53 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La volonté politique de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 doit s’ac- compagner d’une nouvelle dynamique de gestion à tous les niveaux de la vie publique. Cette dynamique se traduit par la recherche de la performance de l’organisation, la gestion efficace et efficiente des unités administratives, l’ouverture des systèmes d’organisation par l’accès aux informations. Les administrations sont alors appelées, par la Haute Autorité pour la Bonne Gou- vernance, à se doter d’instruments ou de dispositifs de référence, codifiant les normes et les actes à imprimer dans leurs interventions. Le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique, carrefour de plusieurs attentes, ne peut rester en marge de ce mouvement. Face au défi de la formation d’un citoyen nouveau, il se doit de disposer d’un outil de Gouvernance approprié, permettant de conduire de façon harmonieuse et uniforme l’ensemble des opérations dans ses différents domaines d’intervention. L’élaboration de la présente Stratégie Nationale de Promo- tion et de coordination des Initiatives en faveur des Jeunes (SNPCIFJ) répond à ce souci. La SNPCIFJ du Ministère a pour objet de définir un cadre formel de mise en œuvre, et de sui- vi-évaluation de toutes les actions à entreprendre sur les questions de promotion de la jeunesse. II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION Dans la mise en œuvre de la politique nationale de la Jeunesse, plusieurs Ministères et entités administratives interviennent conjointement et en conformité avec le PND. Malheureusement en l’absence de coordination des activités entre les différentes structures, l’on fait face à des chevauchements, des blocages ou au peu d’intérêt et de mobilisation des cibles concernées. Il convient donc de mettre en place un cadre de coordination et de suivi évaluation pour per- mettre le bon achèvement de la politique nationale globale en faveur des jeunes. III. LA STRATEGIE NATIONALE DE PROMOTION ET DE COORDINATION
3.1. Les orientations stratégiques La SNPCIFJ prévoit les orientations stratégiques suivantes : - la création d’un cadre de concertation entre les différentes parties intervenant dans la politique Nationale de la Jeunesse ; - le développement du plaidoyer entre les parties en vue de planifier et hiérarchiser la mise en œuvre des différentes activités prévues par les différents ministères ; - le suivi de la mise en place des organisations, des lois et règlements ; - la responsabilisation des jeunes dans les instances décisionnelles nationales ; - la formation des personnels dédiés à l’encadrement des jeunes ; - la promotion du programme du Mérite National de la Jeunesse ; - le suivi des activités ministérielles et interministérielles prévues en faveur des jeunes, dans le cadre de la mise en œuvre du PND 2016-2020. 54 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 3.2. L’objectif général L’objectif général de la SNPCIFJ est de contribuer à la coordination d’ensemble de toutes les initiatives en faveur des Jeunes en Côte d’Ivoire.
3.3. Le cadre institutionnel et opérationnel de mise en œuvre de la SNPCIFJ Le cadre institutionnel de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation de la SNPCIFJ est constitué des organes suivants : • le Conseil des Ministres (CM), • le Comité National de coordination et de suivi de la PNJ en abrégé « Comité Jeunesse ». L’ensemble de ces organes constitue le dispositif institutionnel d’orientation, de coordination et de suivi-évaluation de la PNJ. Toute action initiée par le gouvernement en faveur des jeunes dans le cadre de la mise en œuvre de la présente stratégie doit être inscrite dans le PND. Sa mise en œuvre est assurée par les structures opérationnelles sous la coordination du Ministère en charge de la Jeunesse
3.3.1. Le Conseil des Ministres (CM) Le CM est l’organe d’orientation et de décision en matière de Politique Nationale de la Jeunesse.
3.3.2. Le « Comité Jeunesse » Le Comité Jeunesse est l’organe de concertation nationale et de suivi de la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ). A ce titre, il est chargé de suivre la mise en œuvre des actions définies par la SNPCIEF au niveau national. Il sert de cadre de concertation sur la mise en œuvre de la PNJ, veille à l’implication effective de tous les acteurs concernés dans la mise en œuvre de la PNJ, donne les orientations pour la mise en œuvre de la PNJ et apprécie le degré d’atteinte des résultats de la politique. Le Comité Jeunesse donne son avis sur toutes les questions relatives à la mise en œuvre de la PNJ. Il est présidé par le Ministre en charge de la Jeunesse ou son représentant, et le secrétariat technique est assuré par la Direction en charge de la Planification et des Statistiques du Minis- tère chargé de la Jeunesse (DPS). Il est composé des Ministères techniques intervenant dans les questions de jeunesse et ayant prévu des actions à l’endroit de cette cible au PND 2016-2020, des ONG, des PTF, des collec- tivités décentralisées, du secteur privé, de la société civile et du Conseil National de la Jeu- nesse(CNJCI). Au-delà des membres statutaires, il sera évidemment possible de faire appel, pour une session donnée, à toute autorité, organisme, association ou personne ressource susceptible de contri- buer utilement aux réflexions. Le Comité Jeunesse tient quatre sessions ordinaires par an (soit une par trimestre). Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 55 Au niveau du Comité jeunesse, chaque intervenant sur les questions de jeunesse, applique la PNJ selon son domaine de compétence. Ainsi on aura des réunions thématiques (autonomisation de la jeunesse, protection de la jeunesse, emploi des jeunes et service civique national). Au niveau déconcentré, le Comité Jeunesse s’appuiera sur les services déconcentrés (représenta- tions régionales et départementales) des membres dudit comité pour la remontée d’information. La mise en œuvre de la PNJ se fera à travers les initiatives des organes suivants :
3.3.3. Les Ministères L’organe de mise en œuvre effective de la PNJ est l’Etat, à travers le Ministère en charge de la jeunesse et ses structures opérationnelles (DPJ, DVAAJ, L’AEJ, DSCV et l’OSCN). Divers autres Ministères interviennent aussi à travers leurs directions dédiées et les projets Jeunes initiés dans leurs secteurs respectifs.
3.3.4. Les Autres Acteurs S’il est vrai que le garant de l’application effective de la Politique se trouve être l’Etat, il n’est pas moins vrai que l’Etat ne peut, à lui seul, jouer ce rôle. C’est pourquoi la collaboration avec la société civile, les collectivités décentralisées, le secteur privé et les partenaires au développe- ment, s’avère nécessaire.
3.3.5. Collectivités Décentralisées La mise en œuvre efficace de la Politique Nationale de la Jeunesse nécessite la prise en compte de la notion de décentralisation. et comme tel, doit se faire au niveau local avec les collectivités décentralisées (Mairies, Conseils Régionaux, Districts). Elles seront chargées de : - favoriser la promotion et le développement de la jeunesse ; - apporter un appui budgétaire aux jeunes dans le cadre du plan de développement local ; - favoriser l’implication des jeunes dans la gestion locale du développement ; - favoriser l’émergence et le développement chez les jeunes, d’une vie associative harmonieuse, d’un comportement civique et citoyen, et d’une prise de conscience de l’importance d’une bonne santé sexuelle et de reproduction.
3.3.6. Le Secteur Privé Le secteur privé maillon essentiel du paysage économique en Côte d’Ivoire, apparait dans le dispositif de traitement des questions se rapportant aux jeunes, comme un partenaire privilégié dans la recherche de solutions. Les actions pour accroître l’employabilité des jeunes (formations générales et qualifiantes, stages, etc.), les travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), l’auto-emploi (entreprenariat), la santé et l’éducation des jeunes connaitront un succès avec l’im- plication du secteur privé. En effet, conscient du potentiel que représente cette jeunesse dans le poids démographique du pays, et dans l’optique de marquer l’intérêt porté à celle-ci, plusieurs initiatives sont lancées par le patronat ivoirien. Il s’agit entre autres de : (1) la CGECI ACADEMY : forum de sensibilisation et de formation à l’entreprenariat ; (2) la Business Plan Compétition : compétition pour financer des plans d’affaires pour les jeunes ; (3) le projet d’incubateurs pour 200 jeunes entrepreneurs financé par la BAD. 56 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes La mise en œuvre de la PNJ 2016-2020 devra donc se faire avec la prise en compte de la vision du secteur privé pour la jeunesse. d’affaires pour les jeunes ; (3) le projet d’incubateurs pour 200 jeunes entrepreneurs financé par la BAD. La mise en œuvre de la PNJ 2016-2020 devra donc se faire avec la prise en compte de la vision du secteur privé pour la jeunesse.
3.3.7. Les Partenaires Techniques au Développement Dans le cadre de la mise en œuvre de la PNJ, l’intervention des partenaires au développement sera traduite par un appui technique, matériel et financier.
3.3.8. Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) L’appui des ONG pour la mise en œuvre de la PNJ en particulier dans le cadre de la mobili- sation des ressources, de la mobilisation communautaire, de l’actualisation des orientations stratégiques, du suivi et de l’évaluation de ladite politique est souhaité.
3.3.9. Le Conseil National des Jeunes (CNJCI) La mise en place du CNJ-CI a pour but de renforcer l’autonomi¬sation des jeunes, qui s’inscrit comme une priorité de développement national de l’Etat. Par sa présence au sein du Comité Jeunesse, il se fera le porte-voix de la jeunesse ivoirienne. IV. GROUPES CIBLES Sont concernés par la mise en œuvre de la SNPCIFJ, toutes les populations jeunes dont l’âge varie entre 16 et 35 ans vivant sur le territoire national sans distinction d’âge, de sexe, de reli- gion, d’appartenance politique. V. DUREE DE LA STRATEGIE La mise en œuvre du la SNPCIFJ couvre la période 2016-2020. VI. RESULTATS ATTENDUS • Toutes les actions en faveur de la jeunesse, déclinées sur la durée de mise en œuvre de la PNJ et inscrites au PND 2016-2020, sont exécutées ; • toutes les cibles visées ont bénéficié des actions menées au terme de la mise en œuvre de la PNJ. VII. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPCIFJ La mise en œuvre de la SNPCIFJ 2016-2020 implique une mobilisation accrue de ressources de la part de l’Etat, des collectivités décentralisées, des partenaires au développement, du secteur privé et des organisations de jeunesse. A ce titre l’Etat prendra les mesures suivantes : Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 57 • la dotation significative du Ministère chargé de la jeunesse, de ressources provenant du Budget Consolidé d’Investissement, pendant la période de 2016-2020, pour la mise en œuvre de la SNPCIFJ ; • la mobilisation des ressources des PTFs au cours du Groupe Consultatif de Paris pour le financement du PND 2016-2020 VIII. STRATEGIE DE COMMUNICATION En vue de la vulgarisation de la SNPCIFJ 2016-2020, une communication permanente sera maintenue autour du dispositif. Ainsi, un plan de communication sera élaboré pour soutenir la stratégie. IX. LES FACTEURS DE RISQUES Des risques peuvent affecter la mise en œuvre de la SNPCIFJ. Parmi ces risques probables, il faut noter: - le manque de volonté des acteurs politiques, des PTFs et des groupes cibles d’adhérer au processus ; - l’insuffisance des ressources de l’Etat. X. MATRICE (cf annexe) Le suivi et l’évaluation de la PNJ à travers la SNPCIFJ a pour objet la collecte et l’analyse sys- tématique des informations relatives à la mise en œuvre de la PNJ 2016-2020, et ce afin de déceler les difficultés qui surviennent et de les résoudre. Le suivi-évaluation interne de la SNPCIFJ est assuré par la Direction de la Planification et des Statistiques (DPSD) dont les rapports sont soumis à la vérification de l’Inspection Générale pour validation par le Comité Jeunesse. CONCLUSION L’élaboration de la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020, traduit la volonté du Gouvernement ivoirien d’accorder une place de choix à sa jeunesse dans le processus de développement social, économique, culturel et politique en vue de l’atteinte de l’émer- gence à l’horizon 2020. Cette volonté politique est affirmée, non pas seulement en termes de discours, mais surtout en termes d’actions concrètes, traduite par un accroissement des ressources nécessaires à la mise en œuvre des politiques et plans d’action en faveur des jeunes. Transversale et prenant en compte l’ensemble des initiatives gouvernementales en faveur des Jeunes, la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en faveur des Jeunes (SNPCIFJ) nécessite l’implication de divers acteurs dont la pleine participation est un facteur déterminant pour l’atteinte des objectifs assignés au PND dans sa composante jeunesse. 58 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes PERIODE DE REALISATION COÛT DE OBSERVATIONS AXES RESULTATS L’ACTIVITE ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS EN MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 1.1 .1: Mettre sous tutelle du Ministère L’ENSEP est placée Acte de en charge de la sous la tutelle notification CABINET MPJE- Jeunesse l’Ecole x x du Ministère en PM SNPCIFJ JSC / IG / DAJC Normale Supé- charge de la Jeu- rieure d’Education nesse Permanente (EN- Action 1.1: SEP) de l’INJS Amélioration Activité 1.1 .2: qualitative et Former 500 agents 1000 500 agents Nombre A renseigner quantitative des x x x x x SNPCIFJ Educateurs Perma- EP sont formés d’agents EP MPJEJSC /IG par IG capacités des nents (EP) Ressources hu- maines du Mi- Activité 1.1 .3: nistère chargé Recruter 500 500 EP sont Nombre d’EP MPJEJSC de la jeunesse enseignants x x x x x PM SNPCIFJ recrutés recrutés MFPMA d’Education Per- manente (EP) Activité 1.1 .4: Les capacités Types de for- Assurer le renfor- des agents du mations reçues MPJEJSC cement des capa- x x x x x 250 SNPCIFJ AS1: ministère sont par les agents MFPMA cités des agents Jeunesse et environ- renforcées du ministère du ministère nement institution- nel/réglementaire Activité 1.2.1 : Répertorier Tous les textes Répertoire l’ensemble des nationaux et MPJEJSC /DAJC / des textes textes nationaux internationaux autres ministères X X nationaux et 1 SNPCIFJ et internationaux existant en matière et structures internationaux existant en matière de jeunesse sont partenaires disponible de jeunesse répertoriés Tous les textes Action 1.2: Activité 1.2.2 : nationaux et Amélioration du Actualiser tous les Textes et MPJEJSC /DAJC conventions cadre juridique textes nationaux conventions /CNJ-CI /autres internationales et règlemen- et conventions X X actualisés et ministères et 25 SNPCIFJ existants en ma- taire du secteur internationales répertoriés structures tière de jeunesse jeunesse existant en matière disponibles partenaires sont actualisés et de jeunesse répertoriés Activité 1.2.3 : les textes Vulgariser les Type de nationaux, textes nationaux, Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes conventions supports MPJEJSC/ DAJC/ conventions X X X X produits et 50 SNPCIFJ internationales et DIRCOM internationales 59 le répertoire sont distribués et le répertoire vulgarisés actualisé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 1.3.1 : MPJEJSC/CABINET/ Prendre les textes *Décret signé Inspection règlementaires Les textes *Arrêtés Générale /DAJC/ instituant et X X réglementaires PM SNPCIFJ d’application Grande Action 1.3: organisant l’Ordre sont pris signés Chancellerie Création de du Mérite de la l’Ordre du Jeunesse Mérite de la Jeunesse Activité 1.3.2 : Organiser tous les La cérémonie Cérémonie CABINET MPJEJSC/ 2 ans une cérémo- de distinction est X X organisée en Grande 100 SNPCIFJ nie de distinction organisée en 2018 2018 et 2020 Chancellerie des acteurs de et 2020 jeunesse méritants Activité 1.4.1: Elaborer et faire Attestation du valider la PNJ La PNJ 2016-2020 X X Gouvernement Gouvernement 15 SNPCIFJ 2016-2020 est validée disponible AS1: Jeunesse et environ- La PNJ est connue nement institution- Activité 1.4.2 : de tous les acteurs MPJEJSC/ nel/réglementaire vulgariser la PNJ X X X X PNJ vulgarisée 50 SNPCIFJ intervenants dans DIR COM 2016-2020 la jeunesse Action 1.4: Activité 1.4.3 : Vulgarisation et Elaborer le Ta- Mise en œuvre bleau de Bord de de la PNJ 2016- Suivi des initiatives X X Le TBJ est élaboré TBJ élaboré MPJEJSC 26 SNPCIFJ 2020 en faveur des jeunes (Tableau de Bord jeunesse-TBJ) 60 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 1.4.4: Elaborer et faire valider la Stratégie La SNPCIFJ 2016- SNAJ élaborée CABINET Nationale de X X 2020 est élaborée PM SNPCIFJ et validée MPJEJSC / IG Promotion de la et validée Jeunesse (SNPCIFJ) 2016-2020 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 1.5.1 : Organiser un plai- Niveau des CABINET MPJEJSC/ doyer auprès des Le plaidoyer ressources DAFP/ services du budget auprès des services X X X X allouées au Mint Budget, Mint PM SNPCIFJ en vue de la mise du budget est secteur jeu- Eco et Finance/ Action 1.5: à disposition de organisé nesse Mobilisation ressources consé- des ressources quentes pour la mise en œuvre de Activité 1.5 .2 la Politique : Organiser un Le plaidoyer Nationale de la plaidoyer auprès Niveau des auprès des CABINET MPJEJSC/ Jeunesse. des partenaires au ressources partenaires au DAFP / IG/DVAAJ/ développement et X X X X allouées au 20 SNPCIFJ développement et DPJ/AEJ/BCPE/ du secteur privé en secteur jeu- du secteur privé DSCV/OSCN vue d’accroître leurs nesse est organisé ressources dédiées à la Jeunesse Activité 1.6.1 Faire le plaidoyer pour l’instauration Le plaidoyer pour Quotas de AS1: Action 1.6: de quotas de jeunes l’instauration de jeunes et des Jeunesse et environ- Redynamisation et des femmes quotas de jeunes femmes dans nement institution- et renforcement dans les instances et des femmes les instances nel/réglementaire CABINET MPJEJSC du rôle des de représentation X X X X X dans les instances de représenta- PM SNPCIFJ / IG organisations démocratiques et de de représentation tion démocra- de jeunesse et prise de décisions démocratiques et tiques et de des jeunes (Parlement, Conseil de prise de déci- prise de déci- Economique et sions est fait sion instaurés Social, Conseils d’Ad- ministration etc.) Activité 1.7.1 : Nombre de Faciliter l’immatricu- De nouvelles terres X X X X certificats MINADER PM SNPCIFJ lation des terres sont immatriculées délivrés Action 1.7 : Motivation Activité 1.7.2 : des jeunes et Promouvoir l’op- des femmes portunité d’accès Proportion Les femmes et les à la pratique à la terre pour les de femmes jeunes ruraux ont MINADER des métiers femmes et les jeunes X X X X et de jeunes 1 800 SNPCIFJ plus facilement agricoles ruraux par des dis- bénéficiaires accès aux terres positions spécifiques de terres dans les programmes et projets Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes TOTAL AXE 1 (millions de francs CFA) 2 347 61 PERIODE DE REALISATION COÛT EN OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS DE F CFA RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 Activité 2.1.1 : Faire le plaidoyer Les instances Action 2.1: pour la respon- décisionnelles sont Inclusion de MCABINET sabilisation des X X x x x sensibilisées à la PM SNPCIFJ la Jeunesse Actes de notifi- MPJEJSC/ IG jeunes dans les responsabilisation cation instances décision- des jeunes nelles nationales Activité 2.2.1 : *Activités so- Organiser des cio-éducatives activités sportives, organisées dans socio-culturelles - des activités les universités ; dans 05 univer- socio-culturelles UFHB, UNA, UAO, CABINET sités publiques et X X x x x sont organisées 420 SNPCIFJ UJLG, UGPC MESRS et 01 grande école *Activités Action 2.2: publique socio-éducatives Intégration organisées à sociale des l’INP-HB jeunes et adolescents * Clubs scienti- par la culture fiques, littéraires de la paix, de et culturels sont la solidarité Activité 2.2.2: AS 2: mis en place et la citoyen- Mettre en place les Jeunesse et société/ dans les universi- neté clubs scientifiques, -les clubs scienti- culture tés ; UFHB, UNA, CABINET littéraires et cultu- fiques, littéraires et x X X X X UAO, UJLG, UGPC MESRS PM SNPCIFJ rels dans 05 uni- culturels sont mis * Clubs scienti- versités publiques en place fiques, littéraires et 01 grande école et culturels sont publique mis en place à l’INP-HB MPJEJSC/ Activité 2.3.1: Le programme « Le programme CABINET/ AEJ Réinstaurer la X X carte jeune» est « carte jeune» 50 SNPCIFJ , Partenaires carte jeune relancé relancé Action 2.3: 62 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Relance du Activité 2.3.2 : * La campagne de programme « Organiser une promotion et de - Campagne carte jeunes campagne de vulgarisation est organisée ». promotion et de organisée - 10 000 jeunes X X X X MPJEJSC/AEJ/ 50 SNPCIFJ vulgarisation de la * 10 000 jeunes disposent de leur Partenaires carte jeune pour adhèrent à la carte activité l’adhésion de jeune 10 000 jeunes. PERIODE DE REALISATION COÛT EN OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS DE F CFA RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 *Nombre de participants aux Activité 2.4.1 : différentes jour- Organiser les jour- Les journées de nées organisées nées de promotion MCF / BNCI / X X x x x promotion du livre PM SNPCIFJ du livre DLL sont organisées *Nombre de jeunes par- ticipants aux journées Activité 2.4.2 : *Opération orga- Organiser l’opé- nisée ration Femmes et *Nombre de mini lectures et installer L’opération bibliothèques des mini-biblio- Femmes et installées thèques dans les lectures e est orga- * Nombre de salons de coiffure X X x x x nisée et des mini MCF / BNCI PM SNPCIFJ régions bénéfi- pour femmes dans bibliothèques sont ciaires les régions installées dans les régions *Nombre de jeunes femmes bénéficiaires Action 2.4 : AS 2: Promotion de Activité 2.4.3 : *Salon du livre Jeunesse et société/ la culture le salon interna- Organiser le salon organisé culture x X X X X tional du livre est MCF / DLL PM SNPCIFJ international du * Nombre de organisé livre participants Activité 2.4.4 : Une caravane Organiser une nationale de caravane nationale sensibilisation à Caravane MCF / DLL / X X X X X PM SNPCIFJ de sensibilisation l’utilisation des organisée CACAB à l’utilisation des livres originaux est livres originaux organisée Activité 2.4.5 : Organiser des rencontres de pro- Des rencontres motion des arts vi- de promotion des suels, de l’artisanat arts visuels, de de l’art, du design Rencontres X X X X X l’artisanat de l’art, MCF / CNAC PM SNPCIFJ et des arts vivants organisées du design et des : Rencontre Théâ- arts vivants sont trale d’Abidjan(RE- organisées THAB), Festival des Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Ballets Nationaux (FIBAN) etc 63 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 2.4.6 : Organiser les festivals patri- moniaux (Festival du Zanzan,Fes- tival Vacances cultures,Clap Ivoire,Semaine Nationale des arts Les festivals sont Festivals MCF / DPAC / et de la culture,la X X X X X PM SNPCIFJ organisés organisés CNAC / CACAB fête de la musique, festival des arst sacrés de Korho- go,festival des arts et cultures la- gunaires, Polypho- nik, Nous régions ont du talent, Côte d’Ivoire culture) Action 2.4 : Activité 2.4.7 : AS 2: Promotion de Contribuer à Jeunesse et société/ la culture l’organisation des festivals privés La participation du culture Appui effectif de (Climbié beach, MCF à l’organisa- MCF à l’organisa- MCF / DPAC / FICAD, Abissa, X X X X X tion des festivals PM SNPCIFJ tion des festivals CNAC FACMA, Popo privés sont est privés carnaval,FEMUA, assurée festival des 18 montagnes) Activité 2.4.8 : La journée inter- Organiser la jour- nationale de la Journée née internationale X X X X X MCF / DICC PM SNPCIFJ diversité culturelle organisée de la diversité est organisée culturelle 64 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 2.4.9 : Appuyer les initiatives privées Les initiatives Nombre d’ini- MCF / CNF / (organisation 3 X X X X X privées bénéficient tiatives privées DICC PM SNPCIFJ salons, 4 festivals d’un appui du MCF appuyées et 3 défilés de modes) COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 2.4.10 : Financer une Nombre d’adap- Une banque de banque de scéna- tation d’œuvres MCF / ONAC-CI X X X X scénarios est PM SNPCIFJ rios (adaptation littéraires finan- / FONSIC /DC financée d’œuvres litté- cées raires ivoiriennes) Action 2.4 : Activité 2.4.11 : Nombre de films Promotion de 5 films et feuille- Produire et et feuilletons MCF/ONAC-CI la culture X X X X X tons sont produits PM SNPCIFJ coproduire 5 films produits et / FONSIC / DC et feuilletons et coproduits coproduits Activité 2.4.12 : Un festival de Nombre de Organiser un MCF/ONAC-CI X X X X X films de fiction est participant aux PM SNPCIFJ festival de films de / FONSIC / DC organisé festivals fiction Activité 2.5.1 : Les infrastructures Nombre d’in- Réhabiliter et culturelles sont frastructures équiper les X X X X X MCF PM SNPCIFJ réhabilitées et culturelles réhabi- AS 2: infrastructures Action 2.5: équipées litées et équipées Jeunesse et société/ culturelles Renforcement culture des in- frastructures Activité 2.5.2 : Nombre d’in- Les infrastructures culturelles Construire et équi- frastructures culturelles sont per les infrastruc- X X X X X culturelles MCF PM SNPCIFJ construites et tures culturelles construites et équipées équipées Action 2.6: *Proportion de Lutte contre jeunes filles ma- Activité 2.6.2: les grossesses la lutte contre les riées avant l’âge Renforcer la mariages et gros- de 18 ans / mariages lutte contre les X X X X X sesses précoces MPFFPE/ONP PM SNPCIFJ précoces et mariages et gros- et à risque est *Proportion de sesses précoces et les VBG renforcée grossesses pré- à risque coces Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 65 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 2.7.1 : Renforcer l’esprit L’esprit civique et Nombre d’acti- civique et moral X X X X X moral des étudiants 270 SNPCIFJ Action 2.7: vités réalisées MESRS/ CROU des étudiants est renforcé Amélioration du climat social et de Activité 2.7.2 : l’environne- Des étudiants bé- Nombre d’étu- Octroyer une ment dans les X X X X X néficient d’une aide diants bénéfi- MESRS 25 SNPCIFJ aide de l’Etat aux universités de l’Etats ciant de secours étudiants et grandes écoles Activité 2.7.3 : Le climat de paix Améliorer le climat Nombre X X X X X et sécurité est MESRS 75 SNPCIFJ de paix et sécurité d’activités amélioré réalisées Activité 2.8.1 : Un système de Développer protection des un système de Système X X X X X travailleurs du MEAS PM SNPCIFJ Action 2.8: protection des disponible AS 2: secteur informel est Renforcement travailleurs du développé Jeunesse et société/ secteur informel du dispositif culture sécuritaire social Activité 2.8.2 : Renforcer les Les travailleurs du Nombre de capacités des X X X X X secteur privé sont travailleurs MEAS PM SNPCIFJ travailleurs du formés formés secteur privé Action 2.9: *Nombre de Accès des Activité 2.9.1 : parcours créés populations Créer des condi- Conditions favo- dédiés à la pra- en général et tions favorables rables à la promo- tique du sport des jeunes en à la promotion et tion et à la pratique pour tous MSL / particulier à X X X PM SNPCIFJ à la pratique du du sport pour tous *Nombre de DSFSM /DL des espaces sport pour tous et et des loisirs saints sites créés dé- 66 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes dédiés à la des loisirs saints sont créées diés aux loisirs pratique du sains sport pour tous et des loisirs sains TOTAL AXE 2 (millions de francs CFA) 855 COÛT DE AXES PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS RESULTATS STRATE- ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT GIQUES 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Action 3.1: Activité 3.1.1 : Le système éducatif renforcement Evaluer régulière- Nombre d’évalua- X X X X X est régulièrement MEN 450 SNPCIFJ de la Gouver- ment le système tions réalisées évaluer nance scolaire éducatif Activité 3.2.1 : Le plan d’éduca- Développer le tion stratégique Plan stratégique plan d’éducation x x x x x MEN/ DELC 210 SNPCIFJ de la jeune fille est développé stratégique de la développé jeune fille Activité 3.2.2: Nombre de lycée Construire 06 06 lycées sont de jeunes filles lycées de jeunes X X X MEN/ BID/ DEP 18 927 SNPCIFJ construits avec internat filles avec internat construits Activité 3.2.3 : Construire et équi- 612 collèges à Base Nombre de col- per 612 collèges à X X X X X 2 sont construits et lèges construits et 149 212 SNPCIFJ MEN/DEP/DAF AS 3 : Jeunesse et Action 3.2 : Base 2 équipés équipés éducation/forma- scolarisation tion de la jeune fille et son Activité 3.2.4 : 102 collèges à Base Nombre de collèges maintien dans Construire et équi- x x x x 4 sont construits et construits et MEN/DEP/DAF 85 747 SNPCIFJ le système per 102 collèges à équipés équipés éducatif Base 4 Activité 3.2.5 : 12 lycées sont Nombre de lycées Construire et équi- x x x x x construits et construits et MEN/DEP/DAF 2 835 SNPCIFJ per 12 lycées équipés équipés Activité 3.2.6: 483 établissements Nombre d’établis- Réhabiliter et secondaires sont sement secon- équiper 483 x x x x x MEN/DEP/DAF 10 511 SNPCIFJ réhabilités et daire réhabilités établissements du équipés et équipés secondaire Activité 3.2.7 : 04 lycées d’ensei- Nombre de lycées Construire 04 SNPC MEN/ x x x x gnement général d’enseignement 10 000 SNPCIFJ lycées d’enseigne- DEP/DAF IFJ sont construits général construits ment général Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 67 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.3.1 : Les classes passe- Nombre de classes Réduire les classes X X x MEN/DAENF 82 SNPCIFJ relles sont réduites passerelles Action 3.3 : passerelles intégration des structures Activité3.3.2 : -Nombre d’écoles non formelles Les écoles de Intégrer les écoles de confession mu- au système confession musul- de confession sulmane intégrées éducatif mane et commu- musulmanes et les x x x x x -Nombre d’écoles MEN/DAENF 1200 SNPCIFJ nautaires sont écoles commu- communautaires intégrées dans le nautaires dans le intégrées système éducatif. système éducatif Activité 3.4.1 : Des mécanismes de Créer des collaboration avec Nombre de mécanismes de x x x x MEN/DAENF 1055 SNPCIFJ les médias sont mécanismes créés collaboration avec créés les médias Activité 3.4.2 : Action 3.4 : Le système de pro- Nombre d’an- Renforcer le sys- Renforcement x x X X X duction statistique nuaires statistiques MEN/DAENF 490 SNPCIFJ tème de produc- AS 3 : Jeunesse et de l’alphabéti- est renforcé produits tion statistique éducation/forma- sation tion Activité3.4.3 : Créer des Des mécanismes mécanismes de de collaboration Mécanisme de collaboration avec X X avec les services en collaboration opé- MEN/DAENF 19 SNPCIFJ les services en charge des jeunes à rationnel charge des jeunes risque sont créés à risque Activité 3.5.1 : le Réaliser le projet de de pro- projet de profes- fessionnalisation Action 3.5 : x x x Projet réalisé METFP 90 SNPCIFJ sionnalisation du secteur informel Renforcement du secteur infor- est réalisé 68 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes des capacités mel de ressources humaines du Activité 3.5.2 : Le secteur de la Réaliser le projet pilote d’ins- formation pro- projet pilote d’ins- tallation et fessionnelle x x x Projet réalisé METFP 90 SNPCIFJ tallation et d’insertion des ga- d’insertion des ragistes est réalisé garagistes COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.5.3 : Le Réaliser le projet pilote projet pilote d’ins- d’installation et Projet pilote tallation et x x x d’insertion des METFP 150 SNPCIFJ réalisé d’insertion des diplômés en diplômés en électronique est électronique réalisé *Nombre d’incu- bateurs d’entre- prise réalisés *Nombre de pé- Activité 3.5.4 : Les pinières d’entre- Réaliser les incubateurs et prises réalisés incubateurs et pépinières *Nombre pépinières d’entreprise d’établissement x x x METFP 1 239 SNPCIFJ d’entreprise au au sein des possédant des sein des établissements incubateurs d’en- établissements sont réalisés treprise *Nombre d’établissement Action 3.5 : possédant des Renforcement pépinières des capacités d’entreprise de ressources AS 3 : Jeunesse et humaines du Activité 3.5.5 : Les acteurs sont éducation/formation secteur de la Former les acteurs formés à formation pro- à l’élaboration des l’élaboration des fessionnelle x x Acteurs formés METFP 40 SNPCIFJ curricula selon curricula selon l Approche Par l’APC Compétence (APC) Activité 3.5.6 : Les différents Former les diffé- acteurs de l’al- rents ternance (écoles, acteurs de l’al- x x entreprises, Acteurs formés METFP 20 SNPCIFJ ternance (écoles, administrations…) entreprises, sont formés administrations…) Activité 3.5.7 : Renforcer les les capacités des capacités des directeurs des directeurs des Nombre de Direc- études de l’Ensei- études de l’Ensei- x x teurs des études METFP 37.5 SNPCIFJ gnement privé sont gnement privé(250 fomés Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes renforcées Directeurs des Etudes par an) 69 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Action 3.5 : Activité 3.5.8 : Renforcement Les acteurs du des capacités Former les acteurs secteur sont for- Acteurs du de ressources du secteur à la x x x x més à la nouvelle secteur formés METFP 20 SNPCIFJ humaines du nouvelle approche approche secteur de la pédagogique pédagogiques formation pro- fessionnelle Activité 3.6.1 Le LYCEE PROFES- Réhabiliter le LYCEE PROFES- SIONNEL LYCEE PROFES- x METFP 6 201.49 SNPCIFJ SIONNEL DE réhabilité SIONNEL DE MAN est réhabilité MAN (BADEA) Activité 3.6.2 : Le LYCEE PROFES- Réhabiliter le LYCEE PROFES- SIONNEL LYCEE PROFES- x SIONNEL DE FERKE METFP 2 275.103 SNPCIFJ réhabilité SIONNEL DE est réhabilité FERKE (BADEA Activité 3.6.3 : Réhabiliter le Le AS 3 : Jeunesse et LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- éducation/ SIONNEL (LP) x SIONNEL (LP) SIONNEL METFP 912.884 SNPCIFJ formation SAN PEDRO (UE/ SAN PEDRO est réhabilité Action 3.6 Développe- projet réhabilité ment des PROFORME) structures de Activité 3.6.4 : l’enseignement Réhabiliter le technique et Le LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- professionnel SIONNEL (LP) SIONNEL SIONNEL (LP) x METFP 912.884 SNPCIFJ JACQUEVILLE est réhabilité JACQUEVILLE (UE/ réhabilité projet PROFORME) Activité 3.6.5 : Réhabiliter le Le LYCEE PROFES- 70 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- SIONNEL x SIONNEL METFP 5 000 SNPCIFJ SIONNEL (LP)DE DAOUKRO réhabilité (LP)DE DAOUKRO est réhabilité (C2D) Activité 3.6.6 Le LYCEE PROFES- LYCEE PROFES- Réhabiliter le SIONNEL SIONNEL LYCEE PROFES- x d’ODIENNE est METFP 4 417 SNPCIFJ réhabilité SIONNEL réhabilité d’ODIENNE (BID) COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.6.7 Réhabiliter le Le LYCEE PROFES- LYCEE LYCEE PROFESSION- SIONNEL DE PROFESSION- NEL DE x x GRANDest réhabili- NEL METFP 268.619 SNPCIFJ GRAND-LAHOU té-LAHOU réhabilité (Appui Budgétaire) Activité 3.6.8 Le Réhabiliter le CENTRE DE LYCEE CENTRE DE BUREAU- BUREAUTIQUE, PROFESSION- TIQUE, DE COMMUNICA- x NEL METFP 1051.3 SNPCIFJ DE COMMUNICA- TION ET DE réhabilité TION ET DE GESTION (CBCG) GESTION (CBCG) DE DE BOUAKE est BOUAKE (FSD) réhabilité Action 3.6 Activité 3.6.9 Développe- Réhabiliter le Le CENTRE D’ELEC- ment des CENTRE D’ELECTRO- TRONIQUE ET AS 3 : Jeunesse et structures de NIQUE ET D’INFORMATIQUE Centre r x METFP 2275.103 SNPCIFJ éducation/forma- l’ensei- D’INFORMATIQUE APPLIQUEE éhabilité tion gnement APPLIQUEE (CELIA) D’ABIDJAN technique et (CELIA) D’ABIDJAN est réhabité professionnel (BADEA) Activité 3.6.10 Le CENTRE DE réhabiliter le PERFECTIONNE- CENTRE DE MENT AUX PERFECTIONNE- Centre x METIERS DU BA- METFP 1751.052 SNPCIFJ MENT AUX réhabilité TIMENT (CPMBAT) METIERS DU BATI- DE KOUMASSI est MENT (CPMBAT) DE réhabilité KOUMASSI (C2D Activité 3.6.11 : Réhabiliter le Le CENTRE DE CENTRE DE FORMA- FORMATION TION PROFESSIONNELLE Centre x METFP 912.884 SNPCIFJ PROFESSIONNELLE (CFP) réhabilité (CFP) DE DE TOUBA est TOUBA (UE/ projet réhabilité PROFORME) Activité 3.6.12 : Le CENTRE DE réhabiliter le FORMATION CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE Centre Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes TION PROFESSION- x (CFP) DE METFP 912.884 SNPCIFJ réhabilité NELLE (CFP) DE GUIGLO est 71 GUIGLO (UE/ projet réhabilité PROFORME) COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.6.13 : Le CENTRE DE réhabiliter le FORMATION CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE TION PROFESSION- x Centre réhabilité METFP 912.884 SNPCIFJ (CFP) DE MAN est NELLE (CFP) DE réhabilité MAN (UE/ projet PROFORME) Activité 3.6.14 : Le CENTRE DE réhabiliter le FORMATION CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE TION PROFESSION- x (CFP) DE Centre réhabilité METFP 912.884 SNPCIFJ NELLE (CFP) DE KORHOGO est KORHOGO (UE/ réhabilité projet PROFORME) Action 3.6 Développe- Activité 3.6.15 : Le CENTRE DE ment des réhabiliter le FORMATION AS 3 : Jeunesse et structures de CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE éducation/forma- l’ensei- TION PROFESSION- x (CFP) DE Centre réhabilité METFP 912.884 SNPCIFJ tion gnement NELLE (CFP) DE BONDOUKOU est technique et BONDOUKOU(UE/ réhabilité professionnel projet PROFORME) Activité 3.6.16 : Le CENTRE DE réhabiliter le FORMATION CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE TION PROFESSION- x (CFP) Centre réhabilité METFP 912.884 SNPCIFJ NELLE (CFP) D’ODIENNE est D’ODIENNE (UE/ réhabilité projet PROFORME) Activité 3.6.17 : Le réhabiliter le CENTRE DE CENTRE DE FORMA- FORMATION TION PROFESSION- x PROFESSIONNELLE Centre réhabilité METFP 1751.052 SNPCIFJ NELLE (CFP) (CFP) D’ABENGOUROU D’ABENGOUROU (C2D) est réhabilité 72 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 3.6.18 : Le CENTRE DE réhabiliter le FORMATION CENTRE DE FORMA- PROFESSIONNELLE x Centre réhabilité METFP 1751.052 SNPCIFJ TION PROFESSION- (CFP) DE DALOA NELLE (CFP) DE est réhabilité DALOA 1 (C2D) Activité 3.6.19: Le LYCEE PROFES- réhabiliter le LYCEE SIONNEL (LP) PROFESSIONNEL (LP) X Centre réhabilité METFP 1751.052 SNPCIFJ DE BONGOUANOU DE BONGOUANOU est réhabilité (C2D) COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.6.20: Le LYCEE réhabiliter le TECHNIQUE ET LYCEE TECHNIQUE ET x PROFESSIONNEL Centre réhabilité METFP 2275.103 SNPCIFJ PROFESSIONNEL (LTP) (LTP) DE GAGNOA DE GAGNOA (BADEA) est réhabilité Activité 3.6.21 : L’INSTITUT Réhabiliter le PEDAGOGIQUE INSTITUT PEDAGO- NATIONAL DE GIQUE NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT Institut L’ENSEIGNEMENT x TECHNIQUE ET pédagogique METFP 3500 SNPCIFJ TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL réhabilité PROFESSIONNEL (IP- (IPNETP ) est NETP) réhabilité (C2D) Activité 3.6.22 : L’INSTITUT Réhabiliter le PEDAGOGIQUE INSTITUT PEDAGO- NATIONAL DE GIQUE NATIONAL DE Institut L’ENSEIGNEMENT L’ENSEIGNEMENT x pédagogique METFP 912.884 SNPCIFJ TECHNIQUE ET Action 3.6 TECHNIQUE ET réhabilité PROFESSIONNEL Développe- PROFESSIONNEL (IPNETP) est ment des (IPNETP) (UE/ projet réhabilité AS 3 : Jeunesse et structures de PROFORME) éducation/forma- l’ensei- tion gnement Activité 3.6.23 : Le Lycée technique et Construire et équiper Professionnel professionnel le Lycée Professionnel Hôtelier de Lycée construit x METFP 2561.96 SNPCIFJ Hôtelier de Yamoussoukro et équipé Yamoussoukro (FSD) est construite et équipé Activité 3.6.24 Le Centre Construire et équiper le d’Enseignement Centre construit Centre d’Enseignement x Technique d’Issia METFP 2288.35 SNPCIFJ et équipé Technique d’Issia est construit et (FSD) équipé Activité 3.6.25 Le Lycée Construire et équiper le Professionnel Lycée construit et Lycée x METFP 2380.82 SNPCIFJ de Bouaflé est équipé Professionnel de Bouaflé construit et équipé (FSD) Activité 3.6.26 Le Centre Construire et équiper multisectoriel Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes le Centre multisecto- Mohamed VI de Lycée construit et x METFP 3600 SNPCIFJ riel Mohamed VI de Yopougon est équipé 73 Yopougon (Fondation construit et équipé Mohamed VI du Maroc) COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.6.27 Le Lycée pro- Construire et équiper le fessionnel de Lycée construit x METFP 9590.092 SNPCIFJ Lycée professionnel de ZouanHounien est et équipé ZouanHounien (BID construit et équipé Activité 3.6.28 Le Lycée Construire et équiper le Professionnel de Lycée construit x METFP 8985 SNPCIFJ Lycée Professionnel de Bouna est construit et équipé Bouna (BID) et équipé Activité 3.6.29 Le Centre Construire et équiper sectoriel agro-éle- Centre construit le Centre sectoriel x vage de Botro est METFP 3807.717 SNPCIFJ et équipé agro-élevage de Botro construit et équipé (C2D) Activité 3.6.30 Le Centre sectoriel Action 3.6 Construire et équiper le mines extraction de Centre construit Développe- x METFP 4 782.025 SNPCIFJ Centre sectoriel mines Man est construit et équipé ment des extraction de Man (C2D) et équipé structures de AS 3 : Jeunesse et l’ensei- Le Centre secto- éducation/formation Activité 3.6.31 gnement riel maintenance technique et Construire et équiper le véhicule le Centre professionnel Centre sectoriel main- Centre construit x sectoriel mainte- METFP 4 778.571 SNPCIFJ tenance véhicule engins et équipé nance véhicule d’Abidjan (C2D) est construit et équipé Activité 3.6.32 Le Centre Construire et équiper le sectoriel industrie Centre sectoriel indus- agroalimentaire Centre construit trie agroalimentaire x et maintenance METFP 6 710 SNPCIFJ et équipé et maintenance industrielle de industrielle de Yopou- Yopougon est gon(C2D) construit et équipé Activité 3.6.33 Le Centre Construire et équiper sectoriel transport Centre construit 74 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes le Centre sectoriel x logistique METFP 3 668.212 SNPCIFJ et équipé transport logistique d’Abidjan est d’Abidjan (C2D) construit et équipé Activité 3.6.34 Le Projet de Projet de construction construction de la de la Technopole Technopole Indus- x Projet réalisé METFP 34 0389.37 SNPCIFJ Industrielle et Commer- trielle et Commer- ciale de Yopougon (CITE ciale de Yopougon ETFP) (ICBC) est réalisé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Le Projet de Activité 3.6.35 construction du Projet de construction x centre multisec- Projet réalisé METFP 16 604.24 SNPCIFJ du centre multisectoriel toriel de Yamous- de Yamoussoukro (ICBC) soukro est réalisé Le Projet de Activité 3.6.36 construction du Projet de construction x centre multisec- Projet réalisé METFP 21 528.68 SNPCIFJ du centre multisectoriel toriel de Bouaké de Bouaké (ICBC) (ICBC) est réalisé Le Projet de Activité 3.6.37 construction du Projet de construction x centre multisec- Projet réalisé METFP 14 491.83 SNPCIFJ du centre multisectoriel toriel de Korhogo de Korhogo (ICBC) (ICBC) est réalisé Le Projet de Activité 3.6.38 construction du Projet de construction x Lycée Professionnel Projet réalisé METFP 8 823.385 SNPCIFJ Action 3.6 du Lycée Professionnel de Kong (ICBC) est Développe- de Kong (ICBC) réalisé ment des AS 3 : Jeunesse et structures de Le Projet de éducation/forma- l’ensei- Activité 3.6.39 construction du tion gnement Projet de construction x Lycée Professionnel Projet réalisé METFP 7964,03 SNPCIFJ technique et du Lycée Professionnel de Tiébissou (ICBC) professionnel de Tiébissou (ICBC) est réalisé Activité 3.6.40 Le Projet de Projet de onstruction construction du du centre de formation centre de formation x Projet réalisé METFP 8020,555 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Gbélégban (ICBC) Gbélégban (ICBC) est réalisé Le lycée Activité 3.6.41 technique profes- Construire et équiper le sionnel de Lycée construit et lycée technique profes- x METFP 4500 SNPCIFJ DIMBOKRO (BID) équipé sionnel de DIMBOKRO est construit est (BID) équipé Activité 3.6.42 Le lycée Construire et équiper professionnel d’AG- Lycée construit et x METFP 4500 SNPCIFJ Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes le lycée professionnel BOVILLE(BID) est équipé d’AGBOVILLE (BID) construit et équipé 75 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.6.43 Le Centre Construire et équiper Formation profes- Lycée construit et le le Centre Formation sionnelle de METFP 4500 SNPCIFJ équipé professionnelle de BONOUA(BID) est BONOUA(BID) construit et équipé Activité 3.6.44 Le Lycée Construire et équiper le technique profes- Lycée construit et Lycée technique profes- x sionnel de DABOU METFP 4500 SNPCIFJ équipé sionnel de (BID) est construit DABOU (BID) et équipé Activité 3.6.45 Le lycée Construire et équiper le technique profes- Lycée construit et lycée technique profes- x sionnel de San METFP 8 000 SNPCIFJ équipé sionnel de San pédro (BADEA est pédro (BADEA) construit et équipé Activité 3.6.46 Le lycée profes- Construire et équiper sionnel d’Abois- Lycée construit et x METFP 5 000 SNPCIFJ Action 3.6 le lycée professionnel so (BADEA) est équipé Développe- d’Aboisso (BADEA) construit et équipé ment des AS 3 : Jeunesse et structures de Activité 3.6.47 Le lycée technique éducation/forma- l’ensei- Construire et équiper le professionnel de Lycée construit et tion gnement lycée technique profes- x Daloa(FKD) est METFP 9 000 SNPCIFJ équipé technique et sionnel de construit et équipé professionnel Daloa(FKD) Activité 3.6.48 Le Centre Forma- Construire et équiper tion professionnelle Centre construit le Centre Formation x de Toumodi (FKD) METFP 4 000 SNPCIFJ et équipé professionnelle de est construit et Toumodi (FKD) équipé Activité 3.6.49 Le Projet de Projet de construction construction du du Lycée technique Pro- Lycée technique x Projet réalisé METFP 6 000 SNPCIFJ fessionnel de Séguéla Professionnel de (MITRELLI) Séguéla (MITRELLI) 76 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes est réalisé Le Projet de Activité 3.6.50 construction du Projet de construction Lycée Professionnel du Lycée Professionnel x Projet réalisé METFP 6 000 SNPCIFJ de Soubré de Soubré (MITRELLI) est (MITRELLI) réalisé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.6.51 Le Projet de Projet de construction construction du du Lycée technique Lycée technique Professionnel de x Professionnel de Projet réalisé METFP 8 000 SNPCIFJ Grand-Bassam Grand-Bassam (MITRELLI) (MITRELLI) est réalisé Activité 3.6.52 Le Centre Forma- Construire et équiper tion profession- Centre construit le Centre Formation nelle de Samango METFP 2 800 SNPCIFJ et équipé professionnelle de (MITRELLI) est Samango (MITRELLI construit et équipé Activité 3.6.53 Le Centre Forma- Construire et équiper tion professionnelle Centre construit le Centre Formation x de Tabou (MCC) METFP 3 500 SNPCIFJ et équipé professionnelle de est construit et Tabou (MCC) équipé Activité 3.6.54 Le Centre Forma- Action 3.6 Construire et équiper tion professionnelle Centre construit Développe- le Centre Formation x de Fresco (MCC) METFP 3 500 SNPCIFJ et équipé ment des professionnelle de est construit et AS 3 : Jeunesse et structures de Fresco (MCC) équipé éducation/forma- l’ensei- tion gnement Activité 3.6.55 Le Centre Forma- technique et Construire et équiper tion professionnelle Centre construit professionnel le Centre Formation x de Tanda (MCC) METFP 3 500 SNPCIFJ et équipé professionnelle de est construit et Tanda (MCC) équipé Activité 3.6.56 le Centre Formation Construire et équiper professionnelle de le Centre Formation x Tiassalé (MCC) est Centre construit METFP 4 000 SNPCIFJ professionnelle de construit et équipé et équipé Tiassalé (MCC) Activité 3.6.57 Le Centre Construire et équiper Formation profes- Centre construit le Centre Formation x sionnelle de METFP 3 500 SNPCIFJ et équipé professionnelle de Tiassalé (MCC) est Zuenoula (MCC) construit et équipé Activité 3.6.58 Le Centre Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Construire et équiper Formation profes- Centre construit le Centre Formation x sionnelle de METFP 4000 SNPCIFJ et équipé 77 professionnelle de Sinfra (MCC) est Sinfra (MCC) construit et équipé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.6.59 Le Centre Forma- Construire et équiper tion professionnelle Centre construit le Centre Formation x de Dabakala (MCC) METFP 3 500 SNPCIFJ et équipé professionnelle de est construit et Dabakala (MCC) équipé Activité 3.6.60 Le Projet de Projet de construction construction de la de la Technopole de Technopole de l’Innovation Technolo- l’Innovation Tech- Centre construit x x METFP 32036,21 SNPCIFJ gique (TIT) de l’Auto- nologique (TIT) et équipé route du Nord (Km 24) de l’Autoroute du (SACCE/SERCOBE/DPS) Nord (Km 24) est nréalisé Le Projet de Activité 3.6.61 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Grand-Lahou Grand-Lahou (BOAD) (BOAD) est réalisé Action 3.6 Développe- Le Projet de ment des Activité 3.6.62 construction du AS 3 : Jeunesse et structures de Projet de construction centre de formation éducation/forma- l’ensei- du centre de formation x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de tion gnement professionnelle de Biankouman technique et Biankouman (BOAD) (BOAD) est réalisé professionnel Activité 3.6.63 Le Projet de Projet de construction construction du du centre de formation centre de formation x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Arrah (BOAD) Arrah (BOAD) est réalisé Activité 3.6.64 Le Projet de Projet de construction construction du du centre de formation centre de formation 78 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Guéyo (BOAD) Guéyo (BOAD) est réalisé Le Projet de Activité 3.6.65 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Facobli (BOAD) est Facobli (BOAD) réalisé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Le Projet de Activité 3.6.66 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 4 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Alépé (BOAD) est Alépé (BOAD) réalisé Le Projet de Activité 3.6.67 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 3 600 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Didievi (BAD) est Didievi (BAD) réalisé Le Projet de Activité 3.6.68 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 4 100 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Sakassou (BAD) est Sakassou (BAD) réalisé Action 3.6 Développe- Le Projet de Activité 3.6.69 ment des construction du Projet de construction AS 3 : Jeunesse et structures de centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 3600 SNPCIFJ éducation/forma- l’ensei- professionnelle de professionnelle de tion gnement M’Bahiakro (BAD) M’Bahiakro (BAD) technique et est réalisé professionnel Le Projet de Activité 3.6.70 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 3 600 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Touleupleu (BAD) Touleupleu (BAD) Est réalisé Le Projet de Activité 3.6.71 construction du Projet de construction centre de formation du centre de formation x Projet réalisé METFP 3 500 SNPCIFJ professionnelle de professionnelle de Samatiguila (BAD) Samatiguila (BAD) est réalisé Le Projet de Activité 3.6.72 construction du Projet de construction lycée technique 8 du lycée technique Projet réalisé METFP SNPCIFJ Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes et professionnel de 532,995 et professionnel de Bondoukou (BAD) Bondoukou (BAD) 79 est réalisé COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.6.73 le projet pilote Mettre en œuvre classe passerelles le projet pilote classe x dans dix (10) Projet réalisé METFP 1.5 SNPCIFJ passerelles dans dix (10) Etablissements est établissements mis en œuvre Action 3.6 Développement Activité 3.6.74 Le projet des structures Evaluer le projet pilote de classes Projet réalisé x METFP 10 SNPCIFJ de pilote de classes passerelle est pilote l’enseignement passerelle évalué technique et Les *Nombre de professionnel Activité 3.6.75 classes passerelles classes passerelles Vulgariser les sont vulgarisées vulgarisées classes passerelles dans x x x x dans tous les éta- *Nombre d’éta- METFP 5100.014 SNPCIFJ tous les blissements blissements pos- établissements sédant des classes passerelles Activité 3.7.1 : Les programmes de Types de forma- AS 3 : Jeunesse et édu- Intégrer l’entreprenariat formation en x x tions en entrepre- 10 SNPCIFJ cation/formation au cursus de formation entreprenariat sont METFP nariat intégrées de l’ETFP intégrés Activité 437.2: Les programmes Programmes Elaborer les pro- de formation en x x de formation METFP 20 SNPCIFJ grammes de formation entreprenariat sont Action 3.7 : intégrés en entreprenariat intégrés Développement de l’Entrepre- Activité 3.7.3 : Des Enseignants Enseignants for- nariat dans la Former des enseignants x x x x sont formés en més en entrepre- METFP 80 SNPCIFJ formation Pro- en entrepreneuriat entrepreneuriat neuriat fessionnelle Activité 3.7.4 : La formation en Formation Diffuser la formation en x x x x entreprenariat est METFP 40 SNPCIFJ diffusée entreprenariat diffusée 80 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 3.7.5 : La formation en Suivre et évaluer la Résultat de x x x x entreprenariat est METFP 20 SNPCIFJ formation en entrepre- Suivi-évaluation suivie et évaluée nariat COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.8.1 : Les capacités tech- Renforcer les capa- niques et maté- cités techniques et rielles de l’Institut Equipement x x x x x MEAS/ INFS PM SNPCIFJ matérielles de l’Institut National de Forma- effectif de l’INFS Action 3.8 : National de Formation tion Sociale(INFS) Renforcement Sociale(INFS) sont renforcées des capacités la formation Activité 3..8.2 : Les curricula de sociale Réviser et mettre en formation des Curricula révisés œuvre les curricula de x x x x x travailleurs sociaux MEAS/ INFS PM SNPCIFJ et mis en œuvre formation des travail- sont révisés et mis leurs sociaux en œuvre Activité 3.9.1 : Intégrer un module de Un module de *Nombre de mo- formation à l’entre- formation à dules de forma- prenariat aux curricula X X X X X l’entreprenariat est tion disponibles CEPICI 500 SNPCIFJ Action 3.9 : de formation dans le intégré aux *Nombre de per- Renforcement système scolaire et curricula sonnes formées de la promotion universitaire des investisse- ments privés Activité 3.9.2 : Des sessions de Nombre d’entre- Organiser des sessions formation à l’en- preneurs formés de formation à l’entre- X X X X X treprenariat pré et *Taux de péren- CEPICI PM SNPCIFJ AS 3 : Jeunesse et prenariat pré et post post création sont nité d’entreprises éducation/forma- création organisées créées tion Activité 3.10.1 : MPJEJSC/ Faire un état des lieux Inspection Gé- L’état des lieux Résultats de l’Etat du Programme du X néral/ Comité 2 SNPCIFJ est fait des lieux Action 3.10: Mérite National de la National du Promotion du jeunesse Mérite Volontariat *Existence d’un MPJEJSC/ et de l’Esprit Activité 3.10.2 : assurer organe de c Inspection Civique la coordination du La coordination oordination Générale/ X X X X 5 SNPCIFJ Programme du Mérite est effective *Activités initiées DSCV / Comité National de la Jeunesse par l’organe de National du coordination Mérite Action 3.11: Renforcement des capacités Activité 3.11.1 : des ressources Mettre en place une une bourse humaines de bourse institutionnelle MPJEJSC, INJS, X X X X institutionnelle est Bourse attribuée 300 SNPCIFJ l’Ecole Normale (hors Côte d’Ivoire) de Universités mise en place Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Supérieure de formation des forma- l’Education teurs de l’ENSEP 81 Permanente (ENSEP). COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA ACTION 3.12 : Activité 3.12.1: Promotion de Créer un laboratoire Un laboratoire de MPJEJSC / IG la recherche de recherche sur la recherche sur la ,INJS, MES- scientifique et x Laboratoire créé 250 SNPCIFJ jeunesse et l’Education jeunesse et l’EP est RS, MPFFPE, de l’innova- Permanente à l’ENSEP créé MFPMA tion technolo- dans le cadre du CAMES gique *Un réseau wifi et réseau local est déployé dans ACTION 3.13 : -disponibilité du les universités et E-éduca- réseau dans 03 grandes écoles tion (Inter- Activité 3.13.1 : Universités et 02 (ENS, INPHB, Uni- A rensei- connexion des Etendre le Wifi dans les grandes écoles MENUP/ AN- x x x x x versités Korhogo, gner par le SNPCIFJ Universités et universités et grandes -Interconnexion SUT Daloa et Cocody) MENUP Grands écoles écoles publics et privées des Universités et *l’interconnexion publiques et Grandes écoles par fibre optique privés des Universités et grandes écoles est AS 3 : Jeunesse et effective éducation/forma- tion ACTION 3.14 : Activité 3.14.1 : Le fonds d’inves- MENUP/ projets et mettre en place le fonds tissement pour les Disponibilité du ANSUT/ ARTCI/ initiatives x x x x x 2 500 SNPCIFJ d’investissement pour jeunes talents est fonds AIGF/ ESATIC/ jeunes dans les jeunes talents TIC mis en fonctionnel VITIB les TIC Nombre de femmes appre- Les femmes Activité 3.15.1: nantes enrôlées productrices MINADER/ Action 3.15: Enrôler les femmes pro- x x *Proportion de PM SNPCIFJ apprenantes sont ANADER Alphabéti- ductrices apprenantes jeunes femmes enrôlées sation des apprenantes 82 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes femmes dans enrôlées le milieu agricole Activité 4.15.2 : Nombre de 10 centres d’alpha- Mettre en place 10 centres d’al- MINADER / x x bétisations sont PM SNPCIFJ centres d’alphabétisa- phabétisation ANADER mis en place tion fonctionnels COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.16.1 : -les TIC sont -TIC intro- veiller à l’introduc- introduits dans la duites dans les tion des TIC dans la formation de base programmes de X X X X X CABINET MENUP PM SNPCIFJ formation de base (06 à (06-16ans) formation de base 16 ans) et définition de -les passerelles -Passerelles passerelles sont définies définies -Nombre Action 3.16: Activité 3.16.2 : d’établissements vulgarisation 100 établissements mettre en place des secondaires dotés des TIC dans d’enseignement A rensei- salles multimédia (accès de salles multi- CABINET ME- l’enseigne- X X X X X secondaire sont gner par le SNPCIFJ internet) dans 100 éta- média NUP/ ANSUT ment dotés de salles MENUP blissements d’enseigne- -Nombre de multimédia ment secondaire salles multimédia installées Activité 3.16.3 : réduire Les TIC sont CABINET ME- le cout des services TIC X X X X X accessibles aux Coût des TIC PM SNPCIFJ NUP/ ARTCI dans les Universités universités Activité 3.17.1 : L’interconnexion AS 3 : Jeunesse et assurer l’interconnexion est assurée entre A rensei- éducation/forma- Existence d’une CABINET ME- de l’ESATIC avec les X X X X X l’ESATIC et les uni- gner par le SNPCIFJ tion interconnexion NUP/ autres universités et versités et grandes MENUP grandes écoles écoles Activité 3.17.2: Le campus de Connexion inter- A rensei- couvrir le campus l’ESATIC dispose net disponible X X X X X CABINET MENUP gner par le SNPCIFJ Action 3.17 : de l’ESATIC par la d’une connexion sur le campus de MENUP renforcement connexion internet internet l’ESATIC des capacités de l’ESATIC Activité 3.17.3 : Le site de l’ESATIC A rensei- prendre un décret Acte de X X est déclaré d’utilité CABINET MENUP gner par le SNPCIFJ déclarant le site de l’ES- notification publique MENUP ATIC d’utilité publique Activité 3.17.4 : Une résidence de Existence d’une A rensei- construire une résidence X X X X X 120 chambres est résidence de 120 CABINET MENUP gner par le SNPCIFJ Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes de 120 chambres construite chambres MENUP 83 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 3.18.1 : mettre Existence d’unités Des unités de en place des unités de de recherche dans recherches indus- recherches industrielles X X X X X les universités ; CABINET MESRS 2000 SNPCIFJ trielles sont mises dans 05 universités UFHB, UNA, UAO, en place publiques UJLG, UGPC *Existence de fermes agro- Activité 3.18.2 : pastorales dans Mettre en place un pro- Le projet de ferme les universités ; jet de ferme agropasto- X X X X X agropastorale est UFHB, UNA, UAO, CABINET MESRS 200 SNPCIFJ Action 3.18 : rale dans 05 universités mis en œuvre UJLG, UGPC promotion de publique et 01 grande *Existence de l’entrepreneu- école publique ferme agricole à riat en milieu l’INP-HB universitaire *Existence de Activité 3.18.3 : fermes agro-syl- Mettre en place un pro- vio-pastorales jet de ferme agro-syl- dans les universi- Le projet de ferme vio-pastorale dans 05 tés ; UFHB, UNA, agro-sylvio-pas- universités publiques, X X X X X UAO, UJLG, UGPC CABINET MESRS 3 000 SNPCIFJ torale est mis en le Centre de Recherche Existence de AS 3 : Jeunesse et œuvre Océanologique fermes agro-syl- éducation/forma- (CRO) et l’INP-HB vio-pastorales au tion sein du CRO, et l’INP-HB *Nombre de Structures Activité 3.19.1 : Les structures universitaires Construire et équiper les universitaires sont X X X X X construites MESRS 383 719 SNPCIFJ structures universitaires construites et * Nombre de équipées Action 3.19 : structures univer- Renforcement sitaires équipées des capacités d’accueil et *Nombre de des œuvres Activité 3.19.2 : Les structures structures réhabi- sociales de Réhabiliter et équiper universitaires sont litées 84 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes X X X X X MESRS 60 150 SNPCIFJ l’enseignement les structures universi- réhabilitées et *Nombre de supérieur taires équipées structures équi- pées Proportion d’étu- Activité 3.19.3 : Les conditions de diants satisfaits Améliorer les condi- vie sociale des X X X X X des conditions MESRS 480 SNPCIFJ tions de vie sociale des étudiants sont d’accueil et d’in- étudiants améliorées tégration COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS RESPON- ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS SABLES MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Action 3.19 : Renforcement Activité 3.19.4 : des capacités Le mérite de Promouvoir le mérite de Nombre de d’accueil et des x x x x x l’excellence est MESRS/IUGB 3 399 SNPCIFJ l’excellence bourses octroyées œuvres sociales promu de l’enseigne- ment supérieur Activité 3.20.1 : Les curricula sont Nombre des MESRS/ Adapter la formation x x x x x 5 160 SNPCIFJ révisés curricula révisés DGESE aux besoins de l’éco- nomie Activité 3.20.2 : Des établissements Créer des établisse- de formation Nombre Action 3.20: ments de formation AS 3 : Jeunesse et x x x professionnelle de d’établissement MESRS 1 348 SNPCIFJ Amélioration de professionnelle de cycle éducation/forma- cycle court sont créés l’employabilité court tion créés des diplômés Activité 3.20.3 : Le partenariat avec *Nombre de par- Développer le partena- l’entreprise et dé- tenariats signés riat avec l’entreprise et veloppé et l’innova- *Nombre d’unités promouvoir l’innovation x x x x x MESRS 205 SNPCIFJ tion de l’emploi de recherches et et l’emploi des diplômés des diplômés est de productions des Universités et promue créées grandes école *Types de forma- Action 3.21 : Activité 3.21.1 : Le niveau de quali- tions dispensées Professio nalisa- Renforcer et améliorer fication des artisans x x x x x MENAPME PM SNPCIFJ tion du secteur le niveau de qualifica- est renforcé et * Proportion de de l’artisanat tion des artisans amélioré jeunes artisans Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 85 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Les capaci- Activité 3.22.1 : tés techniques Renforcer les capa- des ressources cités techniques des humaines dans la ressources humaines prise en charge des dans la prise en charge Types de pathologies et aux des pathologies et aux x x x x x formations dis- MSHP/ PNSSU SNPCIFJ directives relatives directives relatives aux pensées aux standards standards de la santé de la santé des des adolescent(e)s et adolescent(e)s et Action 3.22 : des jeunes des jeunes sont renforcées Renforcement des services de Activité 3.22.2: Un plaidoyer pour 242 santé adoles- Mener un plaidoyer l’introduction de la cents et jeunes pour l’introduction de la santé des ado- (SAJ) santé des adolescent(e) lescent(e)s et des x Curricula validés MSHP/ PNSSU SNPCIFJ s et des jeunes dans les jeunes dans les curricula des écoles de curricula des écoles formation de base de formation de base est mené Activité 3.22.3 : Une spécialité en Créer, au niveau de Santé des ado- AS 3 : Jeunesse et Spécialité SAJ l’UFR des sciences médi- lescent(e)s et des MSHP/PNSSU/ éducation/forma- x créée et SNPCIFJ cales, une spécialité en jeunes est créée au DFR/MESRS tion dispensée Santé des adolescent(e)s niveau l’UFR des et des jeunes sciences médicales Activité 3.23.1 : - nombre d’IFEF Améliorer et accroître construit et l’offre de service l’offre de service des équipé des IFEF dans les 10 IFEF dans les 10 pôles X X X X X - nombre d’IFEF MPFFPE 12 000 SNPCIFJ pôles de dévelop- de développement Réhabilité et pement est accrue (construire et équiper équipé les IFEF) Action 3.23: -nombre de Autonomisation femmes menant 86 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes de la femme et des AGR de la jeune fille Activité 3.23.2 : l’encadrement et -nombre et Renforcer l’encadrement l’accompagnement types d’AGR et l’accompagnement des femmes en développées X X X X X MPFFPE 10 000 SNPCIFJ des femmes en milieu milieu urbain et -nombre et type urbain et milieu rural milieu rural sont d’AGR renforcés renforcé -nombre de plateforme d’intérêts écono- miques créées COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.24.1 : Les supports Supports Améliorer les supports X X X X X didactiques sont didactiques MCF / DFAC 200 SNPCIFJ didactiques Action 3.24: améliorés renforcés Amélioration de la performance de l’enseigne- ment artistique Activité 3.24.2 : Les curricula et culturel Curricula Adapter les curricula formation sont X X formation MCF / DFAC 50 SNPCIFJ formation aux bassins adaptés aux actualisé d’emploi bassins d’emploi Activité 3.25.1 : l’Institut de Sécu- Existence de l Créer l’Institut de rité Maritime Inter l’Institut de Sécu- Sécurité Maritime Inter X X MT / ARSTM 2 798 SNPCIFJ Régional (ISMIR) rité Maritime Inter Régional (ISMIR) est créé Régional (ISMIR) Les capacités Activité 3.25.2 : Nombre d’équi- opérationnelles AS 3 : Jeunesse et Renforcer les capacités X X X X pements acquis MT / ARSTM 6 310 SNPCIFJ de l’ARSTM sont éducation/forma- opérationnelles l’ARSTM par nature renforcées tion Action 3.25 : de nouvelles salles Activité 3.25.3 : Renforce ment de classe et des construire de nouvelles des capacités dortoirs, une salle salles de classe et des Nombre d’in- des acteurs du polyvalente de dortoirs, une salle poly- frastructures secteur des sport, de valente de sport, de X X X académiques MT / ARSTM 1 958 SNPCIFJ infrastructures l’amphithéâtre et l’amphithéâtre et un construites routières et un campus dédié campus dédié à la for- dédiées des services de à la formation mation continue transport continue sont construites 5 centres natio- Activité 3.25.4 : naux de forma- Construire et équiper tion aux métiers 5 centres nationaux de du secteur du Nombre de formation aux métiers X X X X X transport routier centres construits MT / DGTTC PM SNPCIFJ du secteur du transport sont construits et et équipés routier à Abidjan et équipés, à Abidjan dans les chefs-lieux de et dans les chefs- région lieux de région Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 87 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.25.5 : 200 transpor- *Pourcentage de Renforcer les capacités teurs en activité jeunes formés de 200 transporteurs en et former 5 000 X X X X X MT / DGTTC PM SNPCIFJ activité et former 5 000 conducteurs *Proportion de conducteurs routiers en routiers en activité jeunes bénéfi- activité sont formés ciaires *Type de forma- Activité 3.25.6 : tions de sécurité Action 3.25 : Renforcer l’éducation routières dispen- L’éducation à la Renforce ment à la sécurité routière sées en milieu sécurité routière des capacités en milieux scolaire et X X X X X scolaire MT / OSER 5 810 SNPCIFJ est renforcée en des acteurs du sécuriser les élèves sur *Nombre et type AS 3 : Jeunesse et milieux scolaire secteur des le chemin de l’école d’établissement éducation/forma- bénéficiaires du infrastructures tion programme routières et des services de Activité 3.25.7 : Un centre de transport Centre de forma- Créer un centre de formation aux mé- X X X X X tion aux métiers MT / SIPF 410 SNPCIFJ formation aux métiers tiers ferroviaires ferroviaires créé ferroviaires est créé Activité 3.25.8 : Existence d’une Une académie de Créer une académie de académie de formation aux mé- formation aux métiers formation aux X X X X X tiers de l’Aérien et MT / SODEXAM 280 SNPCIFJ de l’Aérien et de la métiers de de la Météorolo- Météorologie l’Aérien et de la gie est créée Météorologie TOTAL AXE 3 (millions de francs CFA) 673 882,94 88 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.1.1 : La Politique Na- Evaluer la Politique tionale de l’Emploi Nationale de l’Emploi (PNE) 2012-2015 Evaluations X MEAS PM SNPCIFJ (PNE) 2012-2015 et la et la Stratégie de réalisées Stratégie de Relance de Relance de l’Emploi l’Emploi (SRE) (SRE) sont évaluée Activité 4.1.2 : Elaborer la PNE 2016- La PNE 2016-2020 X PNE disponible MEAS PM SNPCIFJ Action 4.1: 2020 est élaborée Amélioration de AS 4: la gouvernance Jeunesse et des secteurs de emploi/insertion l’emploi et du économique Activité 4.1.3 : travail Le nouveau code Vulgariser le nouveau Nouveau code MEAS/ DGT / X X du travail est vul- PM SNPCIFJ code du travail vulgarisé DRT garisé Activité 4..1.4 : Une étude d’éva- Réaliser une étude luation de l’appli- d’évaluation de l’appli- cation du décret MEAS/ DGT X X X Etude disponible PM SNPCIFJ cation du décret portant portant revalorisa- / DIT revalorisation du SMIG tion du SMIG est réalisée Les résultats des enquêtes annuelles Activité 4..1.5 : sur l’Emploi dans Résultats des MEAS/ Ob- Améliorer le système X X X X X le secteur moderne enquêtes dispo- servatoire de PM SNPCIFJ d’information statistique structuré et dans nibles l’Emploi sur le marché du travail le secteur informel sont disponibles Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 89 COÛT DE PERIODE DE REALISATION OBSERVATIONS L’ACTIVITE AXES RESULTATS (STRATÉGIE DE ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN STRATEGIQUES ATTENDUS RATTACHE- MILLIONS 2016 2017 2018 2019 2020 MENT DE F CFA Activité 4.2.1 : Un programme de Existence d’un Elaborer et mettre en promotion de la programme de œuvre un programme X X X X X culture entrepre- promotion de la MENAPME PM SNPCIFJ de promotion de la neuriale est élaboré culture entrepre- culture entrepreneuriale et mis en œuvre neuriale Activité 4.2.2 : Une complétion Organiser une com- nationale de Compétition X X X X X MENAPME PM SNPCIFJ plétion nationale de business plan est organisée business plan organisée Un programme Activité 4.2.3 : Existence d’un d’appui à l’innova- Elaborer et mettre en X X X X X programme d’ap- MENAPME PM SNPCIFJ tion est élaboré et œuvre un programme pui à l’innovation mis en œuvre d’appui à l’innovation Activité 4.2.4 : Existence d’un Un programme de Elaborer et mettre en programme soutien à la créa- œuvre un programme de soutien à tion de couveuses, de soutien à la création la création de X X X X X d’incubateurs et de MENAPME PM SNPCIFJ AS 4: de couveuses, d’incu- couveuses, Action 4.2: pépinière d’entre- Jeunesse et bateurs et de pépinière d’incubateurs Promotion de prises est élaboré emploi/insertion d’entreprises et de pépinière l’Auto Emploi et mis en œuvre économique d’entreprises Le programme Activité 4.2.5 : d’amorçage des Mettre en œuvre le PME est mis en Programme mis programme d’amorçage X X X X X MENAPME /INIE PM SNPCIFJ œuvre dans les 31 en œuvre des PME dans les 31 régions et les 2 régions et les 2 Districts Districts *Nombre de TPE Activité 4.2.6 : Le programme bénéficiaires Mettre en œuvre le Mousso Business X X X X X MENAPME /INIE PM SNPCIFJ programme Mousso Bu- (Réseau de TPE) *Proportion de 90 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes siness (Réseau de TPE) est mis en œuvre jeunes bénéfi- ciaires Activité 4.2.7 : Des programmes *Nombre de PME Mettre en œuvre des Soutra Business bénéficiaires programmes Soutra (Réseau de TPE) et Business (Réseau de X X X X X Fagiolo (Réseau de *Proportion de MENAPME /INIE PM SNPCIFJ TPE) et Fagiolo (Réseau PME de production PME bénéficiaires de PME de production de haricot) sont mis portées par les de haricot) en œuvre jeunes COÛT DE PERIODE DE REALISATION OBSERVATIONS L’ACTIVITE AXES RESULTATS (STRATÉGIE DE ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN STRATEGIQUES ATTENDUS RATTACHE- MILLIONS DE 2016 2017 2018 2019 2020 MENT F CFA Le programme *Nombre de PME Activité 4.2.8 : Valora (Réseau de bénéficiaires Mettre en œuvre le pro- PME de valorisa- gramme Valora (Réseau tion des ordures *Proportion de de PME de valorisation X X X X X MENAPME /INIE PM SNPCIFJ ménagères dans PME bénéficiaires des ordures ménagères les communes de portées par les dans les communes de l’intérieur du pays) jeunes l’intérieur du pays) est mis en œuvre *Nombre de PME Activité 4.2.9 : Le programme bénéficiaires Mettre en œuvre le pro- Broya (Réseau de gramme Broya (Réseau X X X X X PME de broyage de *Proportion de MENAPME /INIE PM SNPCIFJ de PME de broyage de fèves de Cacao est PME bénéficiaires fèves de Cacao) mis en œuvre portées par les Action 4.2: jeunes Promotion de l’Auto Emploi *Existence d’un mécanisme de recherche de AS 4: Activité 4.2.10 : Un mécanisme financement au Jeunesse et Mettre en place un de recherche de profit des PME emploi/insertion mécanisme de re- financement et *Nombre de por- économique cherche de financement X X X X X CEPICI PM SNPCIFJ d’accompagnement teurs de projets et d’accompagnement des PME est mis en encadrés des PME place **Proportion de jeunes porteurs de projets encadrés Activité 4.3.1 ; sélec- 500 jeunes sont MINADER/ tionner et installer 500 Nombre de X X installés dans le Conseil Café 711 SNPCIFJ jeunes dans le secteur jeunes installés secteur café-cacao -Cacao Action 4.3: café -cacao Création d’opportunités *Nombre d’AGR productives de mis en œuvre Activité 4.3.2: accompa- 100 AGR sont revenus aux gner la mise en œuvre mis en œuvre à MINADER/ jeunes. X X *Proportion PM SNPCIFJ de 100 AGR à l’endroit l’endroit des filles ANADER d’AGR dévelop- des filles mères mères pées au profit des jeunes filles mères Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 91 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Le Activité 4.4.2 : projet pilote d’ins- Réaliser le projet pilote tallation et Projet réalisé en d’installation et d’inser- d’insertion des faveur des jeunes X X X METFP 150 SNPCIFJ Action 4.4: tion des jeunes de la jeunes de la de la région du Promotion de région des lacs région des lacs est des lacs la formation réalisé qualifiante ou formation aux métiers de 4.4.2 : Réaliser le 18 305 enseignants Projet réalisé en courte durée. projet pilote d’installa- sont recrutés pour faveur des jeunes tion et d’insertion des le primaire MEN / DRH / X X de la région du 100 SNPCIFJ jeunes de la DELC des lacs région des lacs Activité 4.5.1 : 18 305 enseignants Nombre MEN / DRH / Recruter 18 305 ensei- X X X X X sont recrutés pour d’enseignants du PM SNPCIFJ DELC gnants pour le primaire le primaire primaire recrutés Action 4.5 : AS 4: Recrutement Jeunesse et emploi/ d’enseignants insertion écono- Activité 4.5.2 : 8 980 enseignants Nombre mique Recruter 8 980 ensei- sont recrutés dans X X X X X d’enseignants MEN/DRH PM SNPCIFJ gnants du secondaire le secondaire recrutés général général Activité 4.6.1 : Créer un fonds de Un fonds de ga- Existence d’un garantie et de finan- X X X X X rantie et de finan- fonds de garantie MENAPME PM SNPCIFJ cement du secteur de cement est créé et de financement l’artisanat Action 4.6 : Financement Activité 4.6.2 :: et profession- Une mutuelle de Existence d’une créer une mutuelle nalisation du X X X X financement des mutuelle de MENAPME PM SNPCIFJ 92 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes de financement des secteur de l’arti- artisans est créée financement artisans sanat Activité 4.6.3 : Existence d’une Créer une banque de Une banque de X X X X banque de l’arti- MENAPME PM SNPCIFJ l’artisanat l’artisanat est créée sanat COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.7.1 : Action 4.7 : Encourager l’auto-em- 10 entreprises Nombre de pro- A rensei- projets et ini- ploi et l’entreprenariat jeunes sont X X X X X jets incubés MENUP gner par le SNPCIFJ tiatives jeunes par l’incubation de 10 incubées dans le MENUP dans les TIC entreprises jeunes dans domaine des TIC les TIC Action 4.8 : Amélioration *Nombre de Activité 4.8.1 : des capacités L’effectif de la policiers recrutés Accroitre l’effectif de la techniques et police nationale par an police nationale à raison X X X X X MEMIS/DGPN PM SNPCIFJ opérationnelles est accru de 2249 2249 policiers par an des institutions policiers par an *Proportion de de défenses et jeunes recrutés de sécurité Action 4.9: Activité 4.9.1 : Nombre de Appui aux 2 200 jeunes béné- Mettre en œuvre le jeunes bénéfi- jeunes dans ficient du fonds de MC / DIPAC / projet d’insertion de 2 X X X X X ciaire du fonds de 6 340 SNPCIFJ le secteur du développement du DPSP 200 jeunes développement commerce commerce du commerce AS 4: Jeunesse et emploi/ * Linéaires (Km) insertion écono- Activité 4.10.1 : Le profilage lourd de routes en terre mique Assurer le profilage et traitements de inter urbaines lourd et traitements de X X X X points critiques sur AGEROUTE PM SNPCIFJ réparées par an points critiques sur les les routes en terre * Proportion de routes en terre est réalisés jeunes recrutés * Linéaires Activité 4.10.2 : (Km) de routes Action 4.10 : Assurer le reprofilage Le reprofilage léger revêtues urbaines Entretien et léger sur les routes en X X X X sur les routes en AGEROUTE PM SNPCIFJ réparées par an réhabilitation terre traitées terre traitées * Proportion de des infrastruc- jeunes recrutés tures routières * Linéaires (Km) d’accotement Activité 4.10.3 : Le débroussaillage débroussaillés et Assurer le débroussail- des accotements et des ouvrages de lage des accotements et X X X X le curage des ou- AGEROUTE PM SNPCIFJ drainage curés le curage des ouvrages vrages de drainage par an Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes de drainage est assuré * Proportion de jeunes recrutés 93 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.10.4 : Les feux tricolores * Nombre de feux Entretenir et mainte- existants sont entretenus par an X X X X AGEROUTE PM SNPCIFJ nir les feux tricolores entretenus et main- * Proportion de existants tenus jeunes recrutés *Linéaire (Km) de Activité 4.10.5 : La signalisation signalisation ho- Réaliser la signalisation horizontale sur rizontale réalisée horizontale sur le réseau X X X X le réseau routier AGEROUTE PM SNPCIFJ par an routier urbain existant urbain existant est * Proportion de réalisée jeunes recrutés * Nombre de panneaux de Activité 4.10.6 : La signalisation signalisation Réaliser la signalisation verticale sur le ré- X X X X verticale posés AGEROUTE PM SNPCIFJ verticale sur le réseau seau routier urbain par an routier urbain existant existant * Proportion de jeunes recrutés Activité 4.10.7 : *Nombre de bacs Les bacs de Action 4.10 : Réhabiliter les bacs de réhabilités X X X X traversés sont AGEROUTE PM SNPCIFJ Entretien et traversés * Proportion de AS 4: réhabilités réhabilitation jeunes recrutés Jeunesse et emploi/ des infrastruc- insertion écono- Nombre de sites tures routières Activité 4.10.8 : Les sites des bacs mique bacs réhabilités Réhabiliter les sites des X X X X de traversés sont AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de bacs de traversés réhabilités jeunes recrutés Activité 4.10.9 : *Linéaire (Km) Les routes revêtues Réhabiliter et renforcer route renforcée X X X X X sont réhabilitées et AGEROUTE PM SNPCIFJ les routes revêtues * Proportion de renforcées jeunes recrutés *Pont FHB Activité 4.10.10 : Le pont FHB est réhabilité Réhabiliter le pont FHB X X AGEROUTE PM SNPCIFJ réhabilité *Proportion de 94 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes jeunes recrutés *Nombre d’ou- Activité 4.10.11 : 300 ouvrages sont vrage réhabilités Réhabiliter 300 ouvrages X X X X AGEROUTE PM SNPCIFJ réhabilités * Proportion de jeunes recrutés *Nombre de Activité 4.10.12 : Les grands talus grands talus Réhabiliter les grands X X X de déblai sont réhabilités AGEROUTE PM SNPCIFJ talus de déblai réhabilités * Proportion de jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.11.1 : *Linéaire (Km) de L’Autoroute Aménagement et routes construites X X X X X Grand-Bassam-Sa- AGEROUTE PM SNPCIFJ bitumage de l’autoroute * Proportion de mo est construite Yamoussoukro-Bouaké jeunes recrutés Activité 4.11.2 : *Linéaire (Km) de L’Autoroute Réalisation de l’au- routes construites X X X X X Grand-Bassam-Sa- AGEROUTE PM SNPCIFJ toroute Grand-Bas- * Proportion de mo est construite sam-Samo jeunes recrutés Activité 4.11.3 : L’autoroute *Linéaire (Km) de Aménager et bitumer Abidjan-San Pedro/ routes construites l’autoroute Abidjan-San X X X section1 : AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de Pedro/section1 : Abi- Abidjan-Dabou est jeunes recrutés djan-Dabou construite Activité 5.17.4 : *Linéaire (Km) de Des routes (39 Aménager et bitumer routes construites X X X X X axes routiers) sont AGEROUTE PM SNPCIFJ des routes (39 axes * Proportion de construites routiers) jeunes recrutés Activité 4.11.4 : Les voieries des *Linéaire (Km) de Action 4.11 : Aménager et bitumer chefs-lieux de routes construites AS 4: Construction les voieries des chefs- X X X régions et de * Proportion de AGEROUTE PM SNPCIFJ Jeunesse et emploi/ d’infrastructures lieux de régions et de départements sont jeunes recrutés insertion écono- routières départements construites mique Les voies d’accès Activité 4.11.5 : de circulation Construire les voies *Linéaire (Km) de annexe du Port d’accès de circula- routes construites X X X X d’Abidjan (projet AGEROUTE PM SNPCIFJ tion annexe du Port * Proportion de pour la déconges- d’Abidjan (projet pour le jeunes recrutés tion du port) sont décongestion du port) construites Activité 4.11.6 : *Pont de Jacque- Construire le pont de Le pont de Jacque- ville construit X AGEROUTE PM SNPCIFJ Jacqueville ville est construit * Proportion de jeunes recrutés Activité 4.11.7 : *Pont sur la Ma- Le pont sur la Construire le pont sur la rahoué construit X Marahoué (Bouaflé) AGEROUTE PM SNPCIFJ Marahoué (Bouaflé) * Proportion de est construit jeunes recrutés Activité 4.11.8 : Les travaux de VRD *Travaux de VRD Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Réaliser les travaux de Sauvegarde de la réalisés VRD Sauvegarde de X ville historique de * Proportion de AGEROUTE PM SNPCIFJ 95 la ville historique de Gd-Bassam sont jeunes recrutés Gd-Bassam réalisés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.11.9 : L’ouvrage d’art *Ouvrage d’art Construire l’ouvrage de Bettié sur le construit d’art de Bettié sur le fleuve Comoé X X * Proportion de AGEROUTE PM SNPCIFJ fleuve Comoé (itinéraire (itinéraire Yakassé jeunes recrutés Yakassé Attobrou-Bet- Attobrou-Bettié) tié) est construit * Ouvrage d’art Activité 4.11.10 : L’ouvrage d’art construit Construire l’ouvrage d sur le Tiemba X AGEROUTE PM SNPCIFJ d’art sur le Tiemba (Odienné) est * Proportion de (Odienné) construit jeunes recrutés Activité 4.11.11 : *4ème pont Le 4ème pont Construire le 4ème pont (Azito) X X X (Azito) à Abidjan AGEROUTE PM SNPCIFJ (Azito) à Abidjan * Proportion de est construit jeunes recrutés Activité 4.11.12 : *5ème pont Le 5ème pont Construire le 5ème pont d’Abidjan d’Abidjan (Yopou- d’Abidjan (Yopougon X X X construit AGEROUTE PM SNPCIFJ Action 4.11 : gon Plateau) est Plateau) * Proportion de AS 4: Construction construit jeunes recrutés Jeunesse et d’infrastructures emploi/insertion routières Activité 4.11.13: * pont de Prollo économique Construire le pont de Le pont de Prollo construit X X AGEROUTE PM SNPCIFJ Prollo est construit * Proportion de jeunes recrutés Activité 4.11.14 : Le pont Vridi-Mar- * pont Vridi-Mar- Construire le pont Vri- cory (Projet pour la cory construit di-Marcory (Projet pour X X X X AGEROUTE PM SNPCIFJ décongestion du * Proportion de la décongestion du port) port) est construit jeunes recrutés Activité 4.11.15 : L’ouvrage d’art de *Ouvrage d’art de Construire l’ouvrage Vonkoro sur la Vol- 96 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Vonkoro construit d’art de Vonkoro sur la X X ta Noire (itinéraire AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de Volta Noire (itinéraire Bouna-Frontière jeunes recrutés Bouna-Frontière Ghana) Ghana est construit Activité 4.11.16 : Les 3 ouvrages *Nombre d’ou- Construire 3 ouvrages d’art dans les vrages construits d’art dans les départe- X départements de AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de ments de Man-Guiglo- Man-Guiglo-Taï jeunes recrutés Taï sont construits COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.11.17 : L’échangeur de *Echangeur Construire l’échangeur l’amitié Ivoiro-Ja- construit X X X X AGEROUTE PM SNPCIFJ de l’amitié Ivoiro-Japo- ponaise (SOLIBRA) * Proportion de naise (SOLIBRA) est construit jeunes recrutés Activité 4.11.18 : L’échangeur du * Echangeur Construire l’échangeur carrefour Akwaba construit X X AGEROUTE PM SNPCIFJ du carrefour Akwaba à à Port-Bouët est * Proportion de Port-Bouët construit jeunes recrutés Activité 4.11.19 : Le fly over sur Construire fly over sur 5 carrefours à *Nombre de car- 5 carrefours à Abidjan Abidjan (Ecole de refours équipés (Ecole de police, Riviera X X X police, Riviera 3, * Proportion de AGEROUTE PM SNPCIFJ 3, Riviera Palmeraie, Wil- Riviera Palmeraie, jeunes recrutés liamsville et Siporex) Williamsville et Si- porex) est construit Activité 4.11.20 : *Nombre de car- 14 ouvrages métal- Construire 14 ouvrages refours équipés X X liques ruraux sont AGEROUTE PM SNPCIFJ métalliques ruraux * Proportion de construits jeunes recrutés Action 4.11 : Activité 4.11.21 : *Echangeur AS 4: Construction Construire l’échangeur L’échangeur du construit Jeunesse et d’infrastructures X AGEROUTE PM SNPCIFJ du VITIB VITIB est construit * Proportion de emploi/insertion routières jeunes recrutés économique Activité 4.11.22 : Le viaduc de la ca- *Viaduc réalisé Réaliser le viaduc de la thédrale et réamé- et échangeur cathédrale et réamé- X X X X nager l’échangeur réaménagé AGEROUTE PM SNPCIFJ nager l’échangeur de de l’Indénié est * Proportion de l’Indénié construit jeunes recrutés Activité 4.11.23 : 5 ouvrages métal- *Nombre de bacs Construire 5 ouvrages liques de franchis- construits métalliques de fran- X X sement de talweg à AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de chissement de talweg à Abobo et Yopou- jeunes recrutés Abobo et Yopougon gon sont construits Activité 4.11.24 : *Linéaire (Km) de Repérer et borner le Le réseau routier routes bornées X X X X AGEROUTE PM SNPCIFJ réseau routier est repéré et borné * Proportion de jeunes recrutés Activité 4.11.25 : Des carrefours *Nombre de feux Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Equiper des carrefours sont équipés au tricolores installés au système intelligent X X X système intelligent AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de 97 de gestion des feux de gestion des feux jeunes recrutés tricolores à Abidjan tricolores à Abidjan COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA *Nombre de bacs Activité 4.11.26 : de traversées Construire des bacs de Des bacs de traver- X X X X construits AGEROUTE PM SNPCIFJ traversées sées sont construits * Proportion de jeunes recrutés Action 4.11 : Activité 4.11.27 : * Nombre de Construction De nouveaux Equiper de nouveaux feux tricolores d’infrastructures carrefours à feux carrefours à feux trico- X X X X équipés AGEROUTE PM SNPCIFJ routières tricolores sont lores * Proportion de équipés jeunes recrutés Activité 4.11.28 : *Nombre de sites Des sites de bacs Construire des sites de construits X X X X de traversées sont AGEROUTE PM SNPCIFJ bacs de traversées * Proportion de construits jeunes recrutés Activité 4.12.1 : Un taxiway parallèle *Taxiway Construire un taxiway à la piste d’atterris- construit parallèle à la piste d’at- X X sage de l’aéroport AGEROUTE PM SNPCIFJ * Proportion de terrissage de l’aéroport FHB d’Abidjan est jeunes recrutés FHB d’Abidjan construit AS 4: Activité 4.12.2 : * Nombre de Les terminaux Jeunesse et Développer les ter- terminaux passa- passagers de l’aé- emploi/insertion minaux passagers de X X gers développés AGEROUTE PM SNPCIFJ roport FHB Abidjan économique l’aéroport FHB Abidjan * Proportion de sont construits jeunes recrutés * Aéroport inter- Action 4.12: Activité 4.12.3 : national de San Extension et Le nouvel aéro- Construire le nouvel Pedro construit modernisation port international aéroport international * Existence d’une des infrastruc- X X X X X de San Pedro et AGEROUTE PM SNPCIFJ de San Pedro et son aérocité à l’aé- tures de base son aérocité sont aérocité roport des services de construits * Proportion de transports jeunes recrutés Activité 4.12.4 : *Nombre 98 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Les infrastructures Réhabiliter les in- d’infrastructures aéroportuaires et frastructures aéropor- X X X X X réhabilitées AGEROUTE PM SNPCIFJ météorologiques tuaires et météorolo- * Proportion de sont réhabilitées giques jeunes recrutés *Nouveau ter- Activité 4.12.5 : Un nouveau ter- minal céréalier Construire un nouveau X X X X X minal céréalier est construit PAA PM SNPCIFJ terminal céréalier construit * Proportion de jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA *Nouveau ter- Activité 4.12.6 : Un nouveau minal minéralier Construire un nouveau X X X X terminal minéralier construit PAA PM SNPCIFJ terminal minéralier est construit *Proportion de jeunes recrutés * Mole du port de Activité 4.12.7 : pêche construit Construire le mole du Le mole du port de X X PAA PM SNPCIFJ port de pêche pêche est construit *Proportion de jeunes recrutés Le Pont Vridi - * Pont Vridi - Activité 4.12.8 : Marcory et des Marcory construit Construire le Pont Vridi X X X X X voies d’accès sont PAA PM SNPCIFJ - Marcory et des voies construits *Proportion de d’accès jeunes recrutés Action 4.12: * 2ème pont de Le 2ème Pont de Extension et vridi et des voies Activité 4.12.9 : Vridi et des voies modernisation d’accès AS 4: Construire le 2ème Pont de circulation des infrastruc- X X X X construit PAA PM SNPCIFJ Jeunesse et de Vridi et des voies de annexes sont tures de base emploi/insertion circulation annexes construits des services de *Proportion de économique transports jeunes recrutés Activité 4.12.10 : Une plateforme * Plateforme lo- Réaliser une plateforme logistique (Auto- gistique réalisée logistique (Autoroute du X X X X route du PAA PM SNPCIFJ Nord-PK27) Nord-PK27) est *Proportion de construite jeunes recrutés * Station de dé- Activité 4.12.11 : Une station de ballastage réalisé Réaliser une station de X X X X déballastage est PAA PM SNPCIFJ déballastage construite *Proportion de jeunes recrutés * Port de San-Pe- Activité 4.12.12 : dro réhabilité et Le port de San Réhabiliter et Equiper le équipé X X Pedro est réhabilité PASP PM SNPCIFJ port de San Pedro et équipé *Proportion de jeunes recrutés Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 99 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA * Terminal à Un terminal à Activité 4.12.13 : conteneurs au conteneurs au Construire et exploiter port de SanPedro port San Pedro un terminal à conte- X X X X construit PASP PM SNPCIFJ est aménagé et neurs au exploité port San Pedro *Proportion de jeunes recrutés * Terminal poly- Un terminal poly- valent industriel Activité 4.12.14 : valent aménager Aménager et exploiter Commercial est X X et exploité PASP PM SNPCIFJ un terminal polyvalent aménagé et ex- commercial ploité *Proportion de jeunes recrutés * Terminal poly- Un terminal poly- valent industriel Activité 4.12.15 : valent construit et Construire et exploiter Industriel est Action 4.12: X X X exploité PASP PM SNPCIFJ un terminal polyvalent construit et ex- Extension et industriel ploité modernisation *Proportion de AS 4: jeunes recrutés des infrastruc- Jeunesse et tures de base emploi/insertion * Zone logistique des services de Une zone logis- économique Activité 4.12.16 : et industrielle transports tique et industrielle Remblayer, viabiliser et remblayée de 150 ha est rem- exploiter une zone X X X X et viabilisée PASP PM SNPCIFJ blayée, viabilisée et logistique et industrielle exploitée de 150 ha *Proportion de jeunes recrutés * Plateforme Activité 4.12.17 : logistique pétro- Une plateforme lo- Construire et exploiter lière construit et gistique pétrolière une plateforme logis- X X exploité PASP PM SNPCIFJ est construite et tique pétrolière exploitée *Proportion de 100 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes jeunes recrutés * Terminal miné- Activité 4.12.18 : ralier construit et Un terminal miné- Construire et exploiter exploité X X X X X ralier est construit PASP PM SNPCIFJ un terminal minéralier et exploité *Proportion de jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA * Plateforme Une plateforme Activité 4.12.19 : logistique intégré logistique est Construire une d’Odienné construite et inté- plateforme logistique X X construit PASP PM SNPCIFJ grée à intégrée à Odienné Odienné *Proportion de jeunes recrutés * Dépôt d’hydro- Activité 4.12.20: Un dépôt d’hy- carbure construit Construire et exploiter drocarbure est et exploité X X X X X PASP PM SNPCIFJ un dépôt d’hydrocar- construit et bure exploité *Proportion de jeunes recrutés * Port de pêche industriel Activité 4.12.21 : Un port de pêche construit Construire un port de X X X industriel est PASP PM SNPCIFJ Action 4.12: pêche industriel construit *Proportion de Extension et jeunes recrutés modernisation AS 4: des infrastruc- Jeunesse et * Port de plai- tures de base Activité 4.12.22 : emploi/insertion sance construit des services de Construire un port de Un port de plai- économique X X X PASP PM SNPCIFJ transports plaisance sance est construit *Proportion de jeunes recrutés Activité 4.12.23 : Construire huit (08) Huit (08) des * Nombre de des quinze (15) gares quinze (15) gares gares lagunaires lagunaires lagunaires construites X X X X DGAMP PM SNPCIFJ de transport interurbain de transport de passagers et de interurbain sont *Proportion de marchandises (le long construites jeunes recrutés des 300 km de lagunes) * Chemin de fer Abidjan-Ouaga- Activité 4.12.24 : Le chemin de fer dougouKaya Réhabiliter le chemin de Abidjan –Ouaga- X X X X X réhabilité SIPF PM SNPCIFJ fer Abidjan –Ouagadou- dougou Kaya est gou Kaya réhabilité *Proportion de Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes jeunes recrutés 101 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA *Train urbain d’Abidjan Activité 4.12.25 : Le Train Urbain construit Construire le Train X X X X X d’Abidjan est SIPF PM SNPCIFJ Urbain d’Abidjan construit *Proportion de jeunes recrutés * Chemin de fer Activité 4.12.26 : Man-San-Pedro Le chemin de fer Construire le chemin de construit X X X X X Man-San Pedro est SIPF PM SNPCIFJ fer Man-San Pedro construit *Proportion de jeunes recrutés * Chemin de fer Activité 4.12.27 : Le chemin de fer Ouangolodou- Construire le chemin de Ouangolodougou gou-NiélléSikasso fer Ouangolodougou X X X X X Niellé Sikasso est construit SIPF PM SNPCIFJ Niellé Sikasso (Etudes) construit Action 4.12: *Proportion de Extension et jeunes recrutés modernisation AS 4: des infrastruc- * Gare routière Jeunesse et tures de base Activité 4.12.28 : interurbaine emploi/insertion des services de Construire la gare La gare routière d’Abidjan économique transports routière interurbaine interurbaine d’Abi- construite DGTTC PM SNPCIFJ d’Abidjan djan est construite *Proportion de jeunes recrutés * Gare interna- Activité 4.12.29 : tionale de fret Construire la gare La gare internatio- d’Abidjan internationale de fret X X X X X nale de fret d’Abi- construite DGTTC PM SNPCIFJ d’Abidjan djan est construite *Proportion de jeunes recrutés 102 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 4.12.30 : * Gares routières Construire des gares dans les pôles Des gares routières routières dans les pôles économiques dans les pôles économiques régionaux régionaux X X X X X économiques DGTTC PM SNPCIFJ (Bouaké, Yamoussoukro, construites régionaux sont Korhogo, San Pedro, construites Daloa) *Proportion de jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA * Infrastructures Activité 4.12.31 : d’embarquement Construire des in- Des infrastructures et de frastructures d’embar- d’embarquement et débarquement quement et X X X X X de débarquement DGTTC PM SNPCIFJ construites de débarquement au sont construits niveau du transport *Proportion de urbain jeunes recrutés * Linéaire pour Activité 4.12.32 : Un Bus Rapid BRT construit Construire un Bus Rapid Transit (BRT) est X X X X DGTTC PM SNPCIFJ Transit (BRT) sur 86 km construit à Abidjan *Proportion de à Abidjan sur 86 km jeunes recrutés * Gare de fret de Activité 4.12.33 : vridi réhabilitée Réhabiliter la gare de La gare de fret de X X X X OIC PM SNPCIFJ Action 4.12: fret de Vridi Vridi est réhabilitée *Proportion de Extension et jeunes recrutés modernisation AS 4: des infrastruc- * Nombre d’aires Jeunesse et tures de base Activité 4.12.34 : Des aires de repos, de repos, de emploi/insertion des services de Construire des aires de de transit et de transit et de économique transports repos, de transit et de X X X X Parking sont parking construit OIC PM SNPCIFJ parking construites *Proportion de jeunes recrutés * Nombre d’en- trepôts réel sous Activité 4.12.35 : Trois entrepôts douane Construire trois entre- X X X réels sous douane construits OIC PM SNPCIFJ pôts réels sous douane sont construits *Proportion de jeunes recrutés * Nombre de Activité 4.12.36 : postes juxtaposés Construire les postes de Les postes de construits contrôles juxtaposés de X X X X contrôles juxtapo- OFT PM SNPCIFJ Noé, Laleraba, Nigouni, sés sont construits *Proportion de Gbapleu et Minignan jeunes recrutés Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 103 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA ctivité 4.12.37 : Deux (2) centres * Nombre de Construire et équiper de dépôts des centres construits deux (2) centres de véhicules à détruire et équipés X X X X OFT PM SNPCIFJ dépôts sont construits à des véhicules à détruire Anyama et Binger- *Proportion de à Anyama et Bingerville ville jeunes recrutés Activité 4.12.38 : * Nombre d’aires Des aires de Construire des aires de stationnement stationnement des de stationnement des des camions de camions camions de marchan- marchandises X X X de marchandises OFT PM SNPCIFJ dises et des poids lourds construits et des poids lourds de Lareraba, San Pédro, sont construits Nigouni, Minignan, *Proportion de Gapleu jeunes recrutés * Nombre de localités équipées Activité 4.12.39 : Des panneaux de en Acquérir et poser des signalisation panneaux de panneaux de signali- pour la matérialisa- signalisation Action 4.12: sation X X X tion des postes de matérialisant OFT PM SNPCIFJ Extension et pour la matérialisation contrôle les postes de modernisation des postes de contrôle AS 4: routier sont posés contrôle des infrastruc- routier autorisés dans Jeunesse et dans 33 localités tures de base 33 localités emploi/insertion *Proportion de des services de économique jeunes recrutés transports * Nombre de Activité 4.12.40 : Des centres bus centres bus Construire des centres sont construits à construits bus à Bingerville, Abo- X X X Bingerville, Abobo- SOTRA PM SNPCIFJ boBaoulé, Gonzagueville Baoulé, Gonzague- *Proportion de et Yopougon (route ville et Yopougon jeunes recrutés Dabou) Activité 4.12.41 : * Nombre de Construire trois gares gares terrestres Trois gares terrestres (Niangon, construits X X X terrestres sont SOTRA PM SNPCIFJ 104 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes AngréDjibi et Abatta) et construites deux cales (Treichville et *Proportion de SOTRA industrie) jeunes recrutés Activité 4.12.42 : * Nombre Construire 5 pontons de pontons (Niangon Lokoua, 5 pontons sont construits X X X X X SOTRA PM SNPCIFJ M’Pouto, construits Koumassi nord-est, *Proportion de Mossikro et Bingerville) jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Action 4.12: Extension et *Nombre d’auto- Activité 4.12.43 : 2000 autobus et 25 modernisation bus acquis Acquérir 2000 autobus bateaux bus sont des infrastruc- *Nombre de ba- et 25 bateaux bus pour X X X X X acquis pour la SOTRA PM SNPCIFJ tures de base teaux bus acquis la SOTRA SOTRA des services de *Nombre de transports jeunes recruté Activité 4.13.1 : Les digues et seuils *Nombre de di- Réhabiliter les digues des retenues d’eau gues et de seuils et seuils des retenues destinées à réhabilités X X X X X ONEP PM SNPCIFJ d’eau destinées à l’alimentation en l’alimentation en eau eau potable sont *Proportion de potable réhabilitées jeunes recrutés Activité 4.13.2 : L’alimentation en *Nombre d’in- Réaliser l’alimentation eau potable de la frastructures en eau potable de la ville de Béoumi et d’alimentation ville de Béoumi et des des localités envi- en eau potable X X X ONEP PM SNPCIFJ localités environnantes à ronnantes à partir partir de la station de la de la station de la *Proportion de AS 4: Loka à Bouaké Loka à Bouaké est jeunes recrutés Jeunesse et réalisée emploi/insertion Action 4.13 : économique Entretien et ré- *Nombre de Activité 4.13.3 : habilitation des Les pompes villa- pompes réparées Réparer et entretenir les infrastructures geoises existantes et Entretenues pompes villageoises X X X ONEP PM SNPCIFJ infrastructures sont réparées et existantes hydrauliqueset entretenues *Proportion de humaines jeunes recrutés *Nombre d’ins- Activité 4.13.4 : Les installations de tallations de Réhabiliter les instal- production d’eau production lations de production potable de Yakassé X Fonctionnelles ONEP PM SNPCIFJ d’eau potable de Yakas- Attobrou sont sé Attobrou fonctionnelles *Proportion de jeunes recrutés *Nombre d’ins- Activité 4.13.5 : Les installations de tallations de Réhabiliter et renforcer production d’eau production les installations de X potable de Mini- Fonctionnelles ONEP PM SNPCIFJ production d’eau po- gnan sont table de Minignan Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes fonctionnelles *Proportion de jeunes recrutés 105 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA *Nombre d’ins- tallations de Activité 4.13.6 : Les installations de production Réhabiliter les instal- production d’eau X X Fonctionnelles SOTRA PM SNPCIFJ lations de production potable de Touba d’eau potable de Touba sont fonctionnelles *Proportion de jeunes recrutés *Nombre d’ins- Activité 4.13.7 : Les installations de tallations de Réhabiliter les instal- production d’eau production lations de production X X potable de Fonctionnelles ONEP PM SNPCIFJ d’eau potable de Duékoué sont fonc- Duékoué tionnelles *Proportion de jeunes recrutés *Nombre d’ins- Les 25 systèmes Activité 4.13.8 : tallations de HVA défaillants sur Réhabiliter 25 systèmes production l’ensemble du terri- HVA défaillants sur X X Fonctionnelles ONEP PM SNPCIFJ toire national sont l’ensemble du territoire fonctionnels national *Proportion de Action 4.13 : jeunes recrutés Entretien et ré- AS 4: habilitation des Activité 4.13.9 : Les installations de *Nombre d’instal- Jeunesse et infrastructures Rénover les installations production d’eau lations rénovées emploi/insertion infrastructures de production d’eau X X X potable de Katiola ONEP PM SNPCIFJ économique hydrauliqueset potable de Katiola sont rénovées *Proportion de humaines jeunes recrutés *Nombre d’ins- Activité 4.13.10 : Les installations de tallations de Renforcer et réhabiliter production d’eau production les installations de potable d’Aben- renforcées et X X X ONEP PM SNPCIFJ production d’eau po- gourou sont réhabilitées table d’Abengourou renforcées et réhabilitées *Proportion de jeunes recrutés *Nombre de 106 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes Activité 4.13.11 : Les tours de tours de contact Réhabiliter les tours contact des usines réhabilités X X ONEP PM SNPCIFJ de contact des usines d’Abidjan sont d’Abidjan réhabilitées *Proportion de jeunes recrutés *Nombre de tours Activité 4.13.12 : Les tours de réhabilités Réhabiliter les tours de contact des X X ONEP PM SNPCIFJ contact des stations stations d’Abidjan *Proportion de d’Abidjan sont réhabilitées jeunes recrutés COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA *Nombre d’ins- Activité 4.13.13 : Les installations de tallations de Mettre à niveau les ins- production et de production et tallations de production transport d’eau de transport réha- X X ONEP PM SNPCIFJ et de transport d’eau potable de Lakota bilitées potable de Lakota sont réhabilitées *Proportion de jeunes recrutés Activité 4.13.14 : Action 4.13 : Renforcer le système *Système Entretien et ré- d’alimentation en eau d’alimentation habilitation des potable de la ville de renforcé infrastructures San-Pédro à partir du X X ONEP PM SNPCIFJ infrastructures barrage de Faye *Proportion de hydrauliqueset et desserte des villes jeunes recrutés humaines de Grand-Bérébi et Gabiadji AS 4: Activité 4.13.15 : les installations de Jeunesse et *Nombre d’instal- Réhabiliter les instal- production d’eau emploi/insertion lations réhabili- lations de production potable de la ville économique tées d’eau X X d’Agboville et ONEP PM SNPCIFJ potable de la ville d’Ag- Tiassalé sont réha- *Proportion de boville et Tiassalé bilitées jeunes recrutés *Proportion des Activité 4.14.1: populations Les AGR au béné- Renforcer les Activités riveraines Bénéfi- fice des popula- Génératrices de Revenus ciaires des AGR Action 4.14 : tions riveraines des (AGR) au bénéfice des X X X X X OIPR PM SNPCIFJ Préservation parcs et réserve populations riveraines *Proportion de de la biodiver- sont renforcés des parcs et réserve jeunes riveraines sité des filières bénéficiaires des vertes AGR Activité 4.14.2: Les jeunes sont Nombre de A renseigner Insérer les jeunes dans X X X X X insérés dans les MEDD/ DEVRS SNPCIFJ jeunes insérés par le MEDD les métiers verts métiers verts Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 107 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA *Proportion d’ac- Activité 4.15.1: L’aide au teurs bénéficiaire crédit pour les ac- de l’aide Favoriser l’aide au teurs du secteur crédit pour les acteurs X X X X METFP 20 SNPCIFJ informel est favo- *Proportion de du secteur risé jeunes acteurs informel bénéficiaires de l’aide Action 4.15 : Activité 4.15.2: Les formés sont *Nombre de promotion appuyés formés AS 4: socioprofession- Appuyer les formés pour l’amélioration Jeunesse et nelle des pour l’amélioration de X X X X METFP 80 SNPCIFJ de leur cadre de *Proportion de emploi/insertion acteurs du sec- leur cadre de travail jeunes formés économique teur informel travail *Proportion d’ac- Activité 4.15.3: Les acteurs teurs suivis du secteur informel Suivre les acteurs X X X sont suivi dans *Proportion de METFP 40 SNPCIFJ du secteur informel leurs activités jeunes acteurs dans leurs activités suivis TOTAL AXE 4 (millions de francs CFA) 7 441 108 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 5.1.1 : La radio est mise Radio émettant MPJEJSC, Min. Action 5.1: Mettre en onde une ra- X X PM SNPCIFJ en onde effectivement Communication Mise en place dio dédiée à la jeunesse d’outils d’in- formation des Activité 5.1.2 : jeunes Existence d’un Editer un magazine Le magazine est MPJEJSC/ X X X X X magazine dédié à 60 SNPCIFJ dédié à la jeunesse édité et diffusé DIR COM la jeunesse Le fonds est mis en place et approvi- sionné / Inscription de cette action Activité 5.2.1 : à la contribution Action 5.2 : : Mettre en place le fond en nature 2016 Mise en place et Initiatives d’investissement pour X X X X X des opérateurs approvisionne- MENUP 2 500 SNPCIFJ jeunes dans les les jeunes talents TIC en matière de re- ment du fonds TIC de CI cherche formation et normalisation AS 5: Mise en place et Jeunesse et com- approvisionnement munication/TIC du fonds Activité 5.3.1 : CABINET ME- Organiser un forum à Le forum a lieu Conclusions X X X X X NUP/ ANSUT/ 300 SNPCIFJ l’occasion de la journée chaque année du forum ARTCI internationale des Action 5.3: jeunes filles dans les TIC Promotion des femmes dans *Le cadre *Existence d’un les TIC Activité 5.3.2 : d’échange perma- cadre d’échange Mettre en place et nent est mis en *Nombre de développer un cadre œuvre rencontres CABINET d’échange permanent X X X X X *3 rencontres avec PM SNPCIFJ MENUPI avec les organisations et les organisations *Nombre d’asso- associations de femmes et associations de ciation de jeunes dans les TIC femmes dans les femmes rencon- TIC par semestre trées Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes 109 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 5.4.1 : Des outils de Concevoir des outils communication en de communication en rapport avec les Action 5.4: rapport avec les diffé- différentes théma- Outils de Mise en place rentes thématiques des X X X X X tiques des patho- communication MSHP/PNSSU SNPCIFJ d’une stratégie pathologies rencontrées logies rencontrées disponibles de communi- chez adolescent(e)s et chez adolescent(e) cation pour un les jeunes s et les jeunes sont 110 comportement conçus favorable à la santé des ado- Activité 5.4.2 : Les outils de com- lescent(e)s et Outils de commu- Mettre les outils de munication sont des jeunes nication dispo- communication à la dis- X X X X X mis à la disposition MSHP/PNSSU SNPCIFJ nibles au niveau position des services SAJ des services SAJ et des SAJ et des communautés des communautés Activité 5.5.1 : Les espaces d’inter- Existence d’Es- Créer les espaces d’in- vention IEC/CCC au paces IEC/CCC tervention IEC/CCC au niveau des CSUS/ X X X X X niveau des CSUS/ MSHP/PNSSU niveau des CSUS/SSU SSU et/ou dans la SSU et/ou dans la et/ou dans la communauté sont communauté Action 5.5: communauté créés AS 5: Amélioration Jeunesse et com- Les espaces d’infor- 904 SNPCIFJ des interven- Activité 5.5.2 : munication/TIC tions d’IEC/ mation des points Animer les espaces d’in- CCC au niveau de prestation de formation des points de Campagnes de des CSUS/SSU services institués prestation de services X X X X X sensibilisation MSHP/PNSSU et/ou dans la avec l’implication institués avec l’implica- organisées communauté à des adolescent(e)s tion des adolescent(e)s travers les mass et des Jeunes sont et des Jeunes médias animés Activité 5.5.3 : Des émissions télé Réaliser des émissions et radio traitant télé et radio traitant des sujets de santé Emissions réali- X X X X X MSHP/PNSSU SNPCIFJ des sujets de santé des des adolescent(e)s sées et diffusées adolescent(e)s et des et des jeunes sont jeunes réalisées 110 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes *Filets de projets Action 5.6 : sociaux produc- Amélioration Activité 5.6.1 : tifs sont mis en des moyens Mettre en œuvre des Des filets de projets œuvre MEAS / UGP d’existence des filets de projets sociaux X X X X X sociaux productifs PM SNPCIFJ *Proportion de filets sociaux populations productifs sont mis en œuvre jeunes ayant pauvres bénéficiés projets sociaux productifs TOTAL AXE 5 (millions de francs CFA) 3 874 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 6.1.1 : Renforcer les méca- nismes de coordination Meilleure coor- intra et intersectoriels La coordination MSHP/ X X X X X dination des des interventions des est améliorée Partenaires Action 6.1 : mécanismes services de santé des Amélioration adolescent(e)s et des du cadre jeunes gestionnaire des services 62 SNPCIFJ Activité 6.1.2 : Le fonctionne- de santé des Assurer le fonctionne- ment régulier du adolescent(e)s ment régulier du cadre cadre national de et des jeunes national de concertation concertation des Cadre national MSHP/ des différentes parties X X X X X différentes parties de concertation Partenaires prenantes à la santé des prenantes à la fonctionnel adolescent(e)s et des santé des adoles- jeunes cent(e)s et des jeunes est assuré Activité 6.2.1 : Les services SAJ Existence de ser- Intégrer les services MSHP/DGS/ AS 6: Action 6.2 : X X sont intégrés dans vices SAJ dans les SNPCIFJ SAJ dans les HG, CHR PNSSU Jeunesse et santé Amélioration de les HG, CHR et CHU HG, CHR et CHU et CHU la couverture en infrastructures Activité 6.2.2 : Les services de services de santé 730 et en équipe- Assurer les services de santé des ado- des adolescent(e) ments sanitaires santé des adolescent(e) lescent(e)s et des s et des Jeunes X X X X X MSHP/DGS SNPCIFJ s et des Jeunes dans les Jeunes dans les HG, dans les HG, CHR HG, CHR et CHU CHR et CHU sont et CHU fonction- assurés nels Activité 6.3.1 : Les visites mé- Standardiser les visites dicales systéma- Existence de stan- médicales systématiques tiques et les visites dards de visites Action 6.3 : et les visites d’aptitude d’aptitude chez les médicales systé- X X X X X MSHP/PNSSU SNPCIFJ Amélioration chez les enfants, les enfants, les ado- matiques et les de la qualité adolescent(e)s et les lescent(e)s et les visites d’aptitude des prestations jeunes scolarisés jeunes scolarisés chez les enfants, des services sont standardisées 184 de santé aux adolescent(e)s Activité 7.5.2 : La prise en charge et aux jeunes Assurer la prise en effective de toutes Dispositif de charge effective de les pathologies MSHP/DGS/ X X X X X prise en charge SNPCIFJ toutes les pathologies courantes et PNSSU fonctionnel Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes courantes et handica- handicapantes est pantes assurée 111 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 6.3.2 : Les normes et Réviser tous les trois ans protocoles de prise Normes et pro- les normes et protocoles en charge des tocoles de prise X X MSHP/DGS de prise en charge des adolescent(e)s et en charge révisée Action 6.3 : adolescent(e)s et jeunes jeunes sont révisés connues Amélioration tous les trois ans de la qualité des prestations des services SNPCIFJ de santé aux Activité 6.3.3 : La disponibilité des adolescent(e)s Assurer la disponibilité produits pharma- et aux jeunes des produits pharma- ceutiques (VMS, Produits et ceutiques (VMS, VIH/ VIH/sida/IST, SR/ intrants MSHP/NPSP/ X X X X X sida/IST, SR/PF, dépara- PF, déparasitants, pharmaceutiques PNSSU sitant, micronutriments, micronutriments, disponibles bandelettes, gobelet …) bandelettes, gobe- let …) est assurée Activité 6.4.1 : Un plan de Plan de plai- Elaborer et mettre plaidoyer pour la doyer pour la en œuvre un plan de mobilisation des mobilisation des AS 6: plaidoyer pour la mobi- ressources finan- ressources finan- Jeunesse et santé lisation des ressources fi- X X X X X cières en faveur de cières en faveur MSHP/PNSSU nancières en faveur de la la santé des ado- de la santé des santé des adolescent(e)s lescent(e)s et des adolescent(e)s et Action 6.4 : et des jeunes jeunes est élaboré des jeunes mis en Amélioration et mis en place œuvre du niveau de financement du secteur de Le financement Activité 6.4.2 : la santé des de la santé des Accroître le financement adolescent(e)s adolescent(e)s et de la santé des adoles- et des jeunes des jeunes par la cent(e)s et des jeunes mobilisation des 5 SNPCIFJ par la mobilisation des Niveau de res- MSHP/ ressources auprès ressources auprès des X X X X X sources mobili- Partenaires des collectivités collectivités territoriales, sées amélioré territoriales, du du secteur privé et des secteur privé et des partenaires techniques et 112 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes partenaires tech- financiers niques et financiers est accru Activité 6.4.3 : Un mécanisme de Mécanisme de Mettre en place un gestion efficiente gestion des res- mécanisme de gestion X X des ressources mo- sources mobili- MSHP/DAF efficiente des ressources bilisées est mise en sées mis en place mobilisées place et fonctionnel COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Outils de collecte Activité 6.5.1 : Les outils de col- de données Mettre à la disposition lecte de données concernant des CSUS/SSU, les outils concernant la santé la santé des de collecte de données X X X X X des adolescent(e)s MSHP/DPPEIS adolescent(e)s et concernant la santé des et des jeunes sont des jeunes mis à adolescent(e)s et des mis à la disposition disposition des jeunes des CSUS/SSU, CSUS/SSU SNPCIFJ Activité 6.5.2 : Le dossier médical Instituer le dossier médi- informatisé des Dossier médical cal informatisé des ado- adolescent(e)s et informatisé des lescent(e)s et des jeunes des jeunes dans X adolescent(e) MSHP/PNSSU dans tous les services de tous les services de s et des jeunes santé des adolescent(e)s santé des adoles- institué et jeunes cent(e)s et jeunes est institué Action 6.5 : AS 6: Les rapports Amélioration Jeunesse et santé Activité 6.5.3 : analytiques des de la gestion de Communiquer périodi- informations sa- 1177 l’information sanitaire des quement les rapports nitaires issues des CSUS/SSU analytiques des infor- services de santé mations sanitaires issues des adolescent(e) Rapports des services de santé des s et des jeunes X X X X X analytiques MSHP/PNSSU SNPCIFJ adolescent(e)s et des aux différentes diffusés jeunes aux différentes parties prenantes parties prenantes à la à la santé des santé des adolescent(e)s adolescent(e)s et et des jeunes des jeunes sont périodiquement diffusés Activité 6.5.4 : Des recherches Effectuer des recherches opérationnelles opérationnelles pour pour ajuster les Recherches ajuster les interventions interventions X X X X X opérationnelles SNPCIFJ relatives à la santé des relatives à la santé MSHP/PNSSU effectuées jeunes et des adoles- des jeunes et des cent(e)s adolescent(e)s sont effectuées Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes TOTAL AXE 6 (millions de francs CFA) 2 158 113 COÛT DE PERIODE DE REALISATION L’ACTIVITE OBSERVATIONS AXES RESULTATS ACTIONS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES EN (STRATÉGIE DE STRATEGIQUES ATTENDUS MILLIONS DE RATTACHEMENT 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 7.1.1: Organiser un atelier système de MPJEJSC/ IG/ d’élaboration du système L’atelier est X X suivi/évaluation DPSD/ AEJ/ 28 SNPCIFJ de suivi/évaluation des organisé élaboré partenaires initiatives en faveur des jeunes Activité 7.1.2 : AS7: Le tableau de bord MPJEJSC/ IG/ Action 7.1: élaborer et renseigner Existence d’un Suivi/évaluation X X X X jeunesse est élabo- DPSD/ AEJ/ 5 SNPCIFJ le tableau de bord jeu- TBJ de la mise en ré et renseigné. partenaires Mise en place nesse(TBJ) œuvre de la Poli- d’un dispositif tique Nationale de de suivi-évalua- la Jeunesse Activité 7.1.3 : mise en Le comité jeunesse Existence du CABINET tion de la PNJ X 5 SNPCIFJ 2016-2020 place du comité jeunesse est mis e place comité jeunesse MPJEJSC Le coût équivaut à 10% du Activité 7.1.4: Mettre Le système de Résultats de la MPJEJSC, budget total en œuvre le système de X X X X X suivi/évaluation est mise en œuvre SNPCIFJ partenaires (690 593,94) suivi/évaluation mis en œuvre du système de la PNJ soit 69 059,39 TOTAL AXE 7 (millions de francs CFA) 69 095,39 TOTAL GENERAL (millions de francs CFA) 759 689,33 114 Stratégie Nationale de Promotion et de Coordination des Initiatives en Faveur des Jeunes CHAPITRE II: LA STRATEGIE NATIONALE D’AUTONOMISATION DES JEUNES DE CÔTE D’IVOIRE TABLE DES MATIERES I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION----------------------------------------------------117 II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION ------------------------------------------------- 117 III. STRATEGIE NATIONALE D’AUTONOMISATION DES JEUNES ----------------117
3.1. Orientations stratégiques------------------------------------------------------117
3.2. Objectif général --------------------------------------------------------------- 118 3.3. Cadre institutionnel et opérationnel de mise en œuvre----------------------118
3.3.1. Le comité Jeunesse ------------------------------------------------------118 3.3.2. La Direction de la vie Associative et de l’Autonomisation des Jeunes--118
3.3.3. Le Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire ------------------------118 IV. GROUPES CIBLES-------------------------------------------------------------------119 V. DUREE DE LA STRATEGIE----------------------------------------------------------119 VI. RESULTATS ATTENDUS------------------------------------------------------------119 VII. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE.-----------------------------------------------119 VIII. STRATEGIE DE COMMUNICATION----------------------------------------------119 IX. FACTEURS DE RISQUE------------------------------------------------------------120 X. MATRICE D’ACTION DE MISE EN OEUVRE-------------------------------------120 XI. SUIVI ET EVALUATION------------------------------------------------------------120 CONCLUSION---------------------------------------------------------------------- 120 ANNEXES----------------------------------------------------------------------------121 116 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION Les jeunes (hommes et femmes) sont les plus précieux atouts pour le présent et l’avenir d’un pays. Ils forment cependant un groupe de population très vulnérable et singulièrement ces der- nières années du fait de la montée générale du chômage enregistrée. Ils se trouvent aujourd’hui dans une situation économique et sociale précaire. La valorisation du potentiel des jeunes est donc une préoccupation majeure du Gouvernement Ivoirien, à travers le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique et sa Direction de la Vie Associative et de l’Autonomisation des Jeunes dont la mission est de mettre en place un mécanisme pérenne d’implication des jeunes dans la gestion de la Nation. II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION La population de la Côte d’Ivoire connaît une évolution soutenue avec un taux de croissance démographique annuel de 2,6%. Elle est passée de 15 366 672 habitants en 1998 (RGPH 1998) à 22 671 331 habitants en 2014 (RGPH 2014) et demeure très jeune avec 77,7% ayant moins de 35 ans, soit un peu plus de 03 personnes sur 04 (RGPH 2014). Cette population a été confrontée aux crises successives et notamment le conflit armé suite à la crise post-électorale de 2010, et qui ont ébranlé sa cohésion, exacerbé la dégradation des conditions de vie des populations et fragilisé les organisations de Jeunesse. En ce qui concerne la vie associative, domaine de prédilection pour l’exercice de responsabilités des jeunes, l’on dénombre huit (8) fédérations nationales de mouvements et associations de jeunesse reconnues et agréées par le Ministère chargé de la Jeunesse (la Fédération Ivoirienne du Scoutisme (FIS) ; la Fédération Ivoirienne du Scoutisme Féminin (FISF) ; la Fédération Natio- nale des Unions de Jeunesse Communale de Côte d’Ivoire (FENUJECI) ; la Fédération Nationale des Associations et Mouvements d’Education Permanente de Côte d’Ivoire (FENAMEPCI) ; la Fédération des Mouvements et Associations de Jeunesse et d’Enfance de Côte d’Ivoire (FEMA- JECI) ; la Fédération Nationale des Organisations Professionnelles de la Jeunesse Rurale de Côte d’Ivoire (FENOPJERCI) ; la Fédération des Jeunes Entrepreneurs de Côte d’Ivoire (FEJECI) ; LEO- LAGRANGE SOLIDARITE CÔTE D’IVOIRE. Ces fédérations exercent de façon isolée leurs activités en raison de l’absence d’un cadre natio- nal de concertation et de coordination des programmes et des différentes politiques. De ce fait, l’environnement associatif de la jeunesse ivoirienne n’est pas encore suffisamment sécurisé. Il convient donc de définir un cadre de réalisation de l’autonomisation des jeunes. Ainsi, l’élaboration de la présente Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes répond au besoin de contribuer à faire de la Jeunesse ivoirienne, une Jeunesse responsable, engagée et accomplie au triple plan moral, civique et professionnel. III. STRATEGIE NATIONALE D’AUTONOMISATION DES JEUNES
3.1. Orientations stratégiques Le Gouvernement Ivoirien, dans le souci de donner au jeune la place qui est la sienne, propose une nouvelle vision qui fait du jeune un acteur essentiel et incontournable de sa politique de développement. Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire 117 Cette volonté est traduite par la création d’un ministère dédié : le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique (MPJEJSC). Par la création de ce Ministère, le Gouvernement entend en effet encadrer, former et insérer les jeunes dans l’optique de les rendre socialement efficaces.
3.2. Objectif général La Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes vise à améliorer l’encadrement des jeunes par leur implication dans le processus de développement de la Côte d’Ivoire. De manière spécifique, il s’agit de : - mettre en place un mécanisme de régulation des associations ; - identifier les axes d’intervention du mouvement associatif ; - mettre en œuvre des activités de valorisation du potentiel des jeunes ; - mettre à la disposition des jeunes un cadre d’expression et d’échanges ; - faire connaître la place et le rôle des jeunes dans la vie de la Nation.
3.3. Cadre Institutionnel et opérationnel de mise en œuvre Le dispositif institutionnel d’orientation, de coordination et de mise en œuvre de la SNAJ se compose des organes suivants : - le Comité Jeunesse ; - la Direction de la Vie Associative et de l’Autonomisation des Jeunes (DVAAJ) ; - le Conseil National des Jeunes (CNJCI).
3.3.1. Le Comité Jeunesse (cf SNPCIFJ, point 3.3.2)
3.3.2. La Direction de la Vie Associative et de l’Autonomisation des Jeunes (DVAAJ) La Direction de la Vie Associative et de l’Autonomisation des Jeunes est la principale structure de mise en œuvre de la SNAJ. En raison de la transversalité de certaines actions, des structures, notamment la Direction du Service Civique et du Volontariat et la Direction de la Protection des Jeunes, l’Agence Emploi Jeunes et l’Office de Service Civique seront sollicitées. Il en sera de même pour la Direction de la Planification, de la Statistique et de la Documentation en matière de suivi/évaluation de la SNAJ.
3.3.3. Le Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire Les organisations de jeunesse à travers le Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire pren- dront une part active dans la mise en œuvre de la SNAJ. Les jeunes, au sens du décret n°72-746 du 24 novembre 1972 portant organisation et fonctionnement des associations, 16-35 ans, sont concernés par la SNAJ. Le CNJCI agira conformément à ses missions ci-après : - participer à la promotion de la jeunesse de Côte d’Ivoire à travers des activités socio- éducatives, culturelles et sportives et des activités de mobilisation et d’information, des activités promotionnelles et de formation découlant des politiques, orientations et programmes de promotion de la jeunesse définis par le Gouvernement ; - contribuer au renforcement de l’unité de la jeunesse ivoirienne ; - œuvrer à la mobilisation des jeunes sur les chantiers du développement ; - fournir à la Direction chargée de la Vie Associative des rapports d’activités trimestriels et se soumettre au contrôle des services publics ; - renforcer la conscience civique et citoyenne des jeunes. 118 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire IV. GROUPES CIBLES Sont concernés par la stratégie, les jeunes, les Fédérations d’Associations et d’Organisations de Jeunesse, les ministères techniques et les différents Partenaires Techniques et Financiers V. DUREE DE LA STRATEGIE La mise en œuvre de la SNAJ 2016-2020 court sur cinq (5). Elle repose sur les axes stratégiques suivants : - Cadre institutionnel ; - Jeunesse et Société/culture ; - Jeunesse Coopération Régionale/Internationale ; - Jeunesse et Education/formation. S’agissant du cadre institutionnel, il va consister principalement en la mise en place du cadre de régulation du mouvement Associatif. En ce qui concerne Jeunesse Société/Culture, il a trait à la reconnaissance des rôles et place des jeunes dans la société. Quant à la Coopération Régionale/Internationale, l’on réactivera les échanges de jeunes et or- ganisera des séminaires aux plans régional et international. Enfin, Jeunesse et Education/formation va se focaliser sur le renforcement des capacités des jeunes. VI. RESULTATS ATTENDUS Les résultats attendus à travers la mise en œuvre de la SNAJ sont les suivants : - un mécanisme de régulation des associations est mis en place ; - les axes d’intervention du mouvement associatif sont identifiés ; - des activités valorisant le potentiel des jeunes sont exécutées ; - un cadre d’expression et d’échanges est mis à la disposition des jeunes ; - la place et le rôle des jeunes dans la vie de la Nation sont connus. VII. RESSOURCES DE MISE EN OEUVRE Les ressources pour la mise en œuvre de la SNAJ 2016-2020 seront issues principalement du Budget Général de l’Etat. Toutefois, la SNAJ pourra être financée par des ressources addition- nelles collectées auprès de partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi que par des subven- tions, des dons et des legs d’organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux. VIII. STRATEGIE DE COMMUNICATION Une campagne de vulgarisation auprès des acteurs est nécessaire au soutien d’une mise en œuvre efficiente de la SNAJ. Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire 119 IX. FACTEURS DE RISQUE La mise en œuvre de la SNAJ nécessite le renforcement de la paix et de la cohésion sociale. En ef- fet, la recherche de financements auprès de partenaires pourrait être contrariée par des risques, notamment la détérioration de la situation socio-politique, l’insuffisance des ressources de l’Etat pour financer la SNAJ. X. MATRICE D’ACTION DE MISE EN OEUVRE La matrice d’action repose sur quatre (4) axes principaux : cadre institutionnel, Jeunesse et Socié- té/culture, Jeunesse et Coopération Régionale et Internationale, Jeunesse et santé, et Jeunesse et Education/formation. Le tableau, en annexe, les décline en vingt et une (21) activités budgéti- sées. Ainsi, la SNAJ coûtera huit cent soixante millions (860 000 000 FCFA) sur la période de mise en œuvre. XI. SUIVI ET EVALUATION Pour répondre efficacement à la mise en œuvre de la stratégie, des indicateurs seront clairement définis. Un système de veille stratégique sera mis en place. Cette composante a pour objet de faire la collecte et l’analyse systématique des informations relatives à l’exécution de la mise en œuvre afin de déceler les difficultés qui surviennent et de les résoudre. Le suivi-évaluation de la SNAJ est assuré par la Direction de la Planification et des Statistiques du Ministère en charge de la Promotion de la Jeunesse. Il produit dans ce cadre, un rapport annuel, soumis à la validation du Comité jeunesse. Ce rapport ressortira les leçons apprises, le GAP et les bonnes pratiques et sera partagé à l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ladite stratégie. CONCLUSION L’adoption par le Gouvernement et la mise en œuvre effective de la Stratégie Nationale d’Au- tonomisation des Jeunes combleront les attentes des pouvoirs publics de faire des jeunes des acteurs à part entière de l’émergence de la Côte d’Ivoire. Cette boussole nécessite une synergie d’action de toutes les expertises pour en faire une réalité. 120 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire ANNEXE MATRICE D’ACTIONS DE LA SNAJ 2016-2020 PERIODE AXES STRATEGIQUES ACTIVITES COUT OBSERVATIONS N° 2016 2017 2018 2019 2020 Elaborer le cadre de régulation du mouvement X PM SNAJ associatif Réviser les textes régissant X PM SNAJ la vie associative Elaborer et faire valider la Stratégie Nationale de X X X X X 10 000 000 SNAJ l’Autonomisation de la Jeu- nesse (SNAJ) 2016-2020 1 Cadre institutionnel Organiser le congrès X SNAJ constitutif du CNJ-CI 90 000 000 installer le bureau exécutif et X SNAJ les comités de base du CNJ-CI Elaborer le répertoire des X 5 000 000 SNAJ associations de jeunesse Procéder au renouvellement des instances des X 50 000 000 SNAJ organisations de jeunesse Sous-Total 1 155 000 000 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire 121 PERIODE N° AXES STRATEGIQUES ACTIVITES OBSERVATIONS COUT 2016 2017 2018 2019 2020 Organiser des séances semestrielles d’échanges avec les jeunes dénommées X X X X X 25 000 000 SNAJ « les Rendez-vous avec les Jeunes» Organiser la célébration de la Jeunesse et Société/ « Journée internationale de la X X X X X 25 000 000 SNAJ 2 Culture jeunesse» Organiser la célébration de la « Journée Africaine de la Jeunesse » X X X X X 25 000 000 SNAJ Organiser les Centres de vacances d’Etat X X X X 150 000 000 SNAJ 122 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire Sous-Total 2 225 000 000 Favoriser la participation du CNJCI aux rencontres régionales et X X X X 40 000 000 SNAJ internationales Réactiver les échanges en Jeunesse et Coopération matière de jeunesse et organiser X X X X 150 000 000 SNAJ des voyages de jumelage 3 Régionale/Internatio- nale Organiser des séminaires et conférences régionaux/ internationaux d’échanges sur des thématiques en rapport avec la vie X X X X 200 000 000 SNAJ associative et l’autonomisation des jeunes Sous-Total 3 390 000 000 ANNEXE MATRICE D’ACTIONS DE LA SNAJ 2016-2020 PERIODE AXES N° ACTIVITES COUT OBSERVATIONS STRATEGIQUES 2016 2017 2018 2019 2020 Jeunesse et Organiser des sessions de renforcement des capacités sur des Education/ thématiques et rapport avec la vie X X X X 40 000 000 SNAJ Formation associative 4 Organiser des stages de formations théoriques des X X X X 50 000 000 SNAJ animateurs de centres de vacances Sous-Total 4 90 000 000 Total Général 860 000 000 Stratégie Nationale d’Autonomisation des Jeunes de Côte d’Ivoire 123 CHAPITRE III : LA STRATEGIE NATIONALE DE PROTECTION DES JEUNES Table des matières I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION--------------------------------------------------------126 II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION ---------------------------------------------------- 126
2.1. Santé Sexuelle de la Reproduction-------------------------------------------------126
2.2. Santé Sexuelle et VIH/SIDA---------------------------------------------------------126
2.3. La toxicomanie et le tabagisme ---------------------------------------------------127
2.4. Violences basées sur le genre------------------------------------------------------127
2.5. L’environnement social des Jeunes ------------------------------------------------128 III. LA STRATEGIE NATIONALE DE PROTECTION DES JEUNES-----------------------129
3.1. Les orientations stratégiques-------------------------------------------------------129
3.2. L’objectif général--------------------------------------------------------------------129 IV. CADRE INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPJ----------------------130
4.1. Le Comité National de Suivi et d’Evaluation---------------------------------------130
4.2. La Direction en charge de la Protection de la Jeunesse---------------------------130 V. COMPOSANTES OPERATIONNELLES DE LA SNPJ 2016-2020--------------------130
5.1. La Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ)--------------------------------130
5.2. Les Ministères techniques partenaires---------------------------------------------131
5.3. Les collectivities décentralisées----------------------------------------------------131
5.4. Les Fédérations d’Associations et d’Organisations de Jeunesse------------------131 VI. LES GROUPES CIBLES-----------------------------------------------------------------132 VII. DUREE DE LA STRATEGIE------------------------------------------------------------132 VIII. RESULTATS ATTENDUS-------------------------------------------------------------132 IX. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPJ------------------------------------133
9.1. Ressources financières--------------------------------------------------------------133
9.2. Ressources humaines---------------------------------------------------------------133
9.3. Ressources matérielles---------------------------------------------------------------134 X. STRATEGIE DE COMMUNICATION--------------------------------------------------134 XI. LES FACTEURS DE RISQUE----------------------------------------------------------134 XII. MATRICE DE MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE NATIONALE DE LA PROTECTION DES JEUNES 2016-2020 (voir annexe)-----------------------134 XIII. LE SUIVI ET EVALUATION----------------------------------------------------------135 CONCLUSION-------------------------------------------------------------------------135 ANNEXES-----------------------------------------------------------------------------136 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 125 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION Les jeunes en Côte d’Ivoire se définissent comme des personnes d’âge compris entre 0-35 ans. Ils représentent plus de 77% de la population ivoirienne et font face à de nombreux défis en ma- tière d’éducation, de santé et d’emploi. Le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique est le Ministère qui leur est dédié et qui a pour mission d’assu- rer au Jeune, un environnement plus protecteur et de promouvoir des actions d’amélioration du cadre de vie des jeunes aux plans moral, sanitaire, psychologique et physique. Ces missions interviennent dans un contexte dominé par la recrudescence des fléaux sociaux dont le VIH (La pandémie du VIH/Sida a atteint un taux alarmant à cause de la prévalence du Vih (estimé à 11% chez les jeunes de 15-20 ans contre 3,2% du taux national), la consommation des stupéfiants, les mariages et grossesses précoces et enfin les violences basées sur le genre (VBG). S’y ajoutent aussi les fléaux sociaux existants et ceux dits émergents en lien avec les conduites addictives en matière de consommation d’alcool, des drogues et produits dérivés y compris le tabac. Face à ces nombreux défis auxquels les jeunes font face, le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, soutenu par les partenaires institutionnels et les agences du système des Nations Unies, promeut la Santé Sexuelle de la Reproduction (SSR), la prévention des IST/VIH/Sida, la préservation de l’environnement social et l’insertion socio-économique pour assurer un mieux et un bien-être à tous les jeunes en général et singulièrement aux jeunes en dehors des écoles, les non scolarisés et déscolarisés. II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
2.1. Santé Sexuelle de la Reproduction En ce qui concerne la santé sexuelle de la reproduction, plusieurs constats sont faits : - les jeunes entament l’acte sexuel, de façon précoce et bien souvent avant même l’âge de 15 ans (20% des jeunes) et 69% avant 18% ; - les jeunes filles sont plus précoces que les jeunes hommes ; - une forte proportion de la population féminine (85%) (des 15-19 ans), ont une connais- sance relativement faible des méthodes de contraception. En conséquence, la fécondité demeure élevée en Côte d’Ivoire, l’Indice Synthétique de Fécondi- té (ISF) étant estimé à 5,0 enfants par femme avec une fécondité précoce élevée, et les jeunes demeurent ainsi exposés aux maladies et aux grossesses précoces non désirées. Cette situation induit ainsi des inquiétudes quant à l’atteinte du dividende démographique, les risques liés à la précocité des premiers rapports sexuels, aux grossesses précoces et les tentatives d’avortement.
2.2. Santé Sexuelle et VIH/Sida Les jeunes sont exposés au risque de contracter le VIH qui se transmet généralement par les rapports sexuels non protégés. Les filles sont plus exposées à ce fléau que les jeunes hommes. Cette vulnérabilité physiologique et biologique des jeunes filles face au virus du sida est d’au- tant plus grave que pour la majorité des femmes, l’accès à l’information, à l’instruction et aux services de santé de la reproduction est limité. 126 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes La santé sexuelle et de la reproduction de la jeunesse est préoccupante en raison du taux de séroprévalence élevé (3,7% selon EDS 2012) que connaît la Côte d’Ivoire. Conformément aux recommandations de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, Caire, 1994), la priorité devrait être accordée à l’éducation, à l’information et aux soins de santé des adolescents et jeunes. En réponse, la Côte d’Ivoire a mis en œuvre un projet de promotion de la Santé sexuelle et de la Reproduction y compris la prévention du Vih avec la création des Centres d’Ecoute et de Conseils (CEC) et des espaces café jeunesse en tant que guichets d’information de conseil et d’orientation. Mais ces institutions sont en nombre insuffisants et rencontrent par ailleurs des difficultés structurelles par insuffi- sance de ressources.
2.3. Toxicomanie et tabagisme La consommation de tabac est d’abord un phénomène masculin en Côte d’Ivoire, et reste ma- joritairement en lien avec les Jeunes. Quelques cas de consommation de tabac à chiquer reste importante pour certaines femmes du centre du pays. Le phénomène de la drogue est mal connu en Côte d’Ivoire, mais mérite une attention parti- culière chez les professionnels du sexe. 16 % des femmes qui se prostituent consomment de la cocaïne, 2,6% de l’héroïne et 17% du chanvre indien. La prolifération du phénomène des fumoirs à Abidjan contribue à alimenter le secteur de la drogue; 50 % des interpellations faites par la police pour fait de toxicomanie ont eu lieu dans les fumoirs, avec des jeunes gens et des filles. Face à cette problématique, il est recommandé de protéger les jeunes en maintenant la veille préventive face aux conséquences du tabac et de la drogue sur la santé et en renforçant la lutte contre les trafiquants de produits illicites.
2.4. Violence basée sur le genre La jeunesse, singulièrement les jeunes femmes, n’échappe pas au phénomène des VBG : - violences physiques, violences verbales, violences psychologiques - violences sexuelles - violences économiques. De façon précise, les faits confirment la forte prévalence de certaines pratiques néfastes chez les adolescentes, notamment l’excision, les mariages précoces forcés, En Côte d’Ivoire, de nom- breuses mesures ont été prises pour renforcer les campagnes de mobilisation en faveur de l’abandon total de l’excision. Ainsi, l’excision est interdite par la loi n° 98-757 du 23 décembre 1998. En 2014, un plan stratégique de Lutte Contre les Violences Basées sur le Genre a été adopté. Malgré ces interdictions, elle continue d’être pratiquée, mettant ainsi en péril la vie de nombreuses jeunes filles. Le mariage précoce, qui semble avant tout avoir un fondement éco- nomique, est traité à travers la sensibilisation des parents, l’autonomisation de la femme et de la jeune fille et leur insertion socioéconomique Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 127
2.5. Environnement social des Jeunes L’environnement social du jeune n’est pas sécurisant du fait de : a- la situation politique et économique Le pays est dans une phase de reprise économique. Mais les effets ne sont pas perceptibles au niveau des jeunes en terme d’emploi et d’accès au marché du travail. L’essentiel des efforts est orienté vers la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures de base. Avec le retour de Côte d’Ivoire et son rôle stratégique dans la sous-région en matière de commerce international un flux important de véhicules de transport de marchandises et de voyageurs s’observe dans tout le pays; occasionnant malheureusement la prostitution dans les grandes villes, aux diffé- rents corridors routiers et dans les localités environnantes; b- la situation socio-démographique des adolescents et des jeunes Les adolescents et les jeunes représentent plus de 34% de la population totale, ce qui im- plique d’importants besoins sociaux. En outre les migrations internes, orientées généralement des zones de savanes vers les zones forestières se sont intensifiées, ces phénomènes de mou- vements des populations concernent en majorité des jeunes, des enfants et de femmes. Par ailleurs le pays connait une urbanisation croissante alimentée particulièrement par l’exode des adolescents et des jeunes non scolarisés et déscolarisés, particulièrement des filles ; c- de la pauvreté et des inégalités En Côte d’Ivoire, le nombre de pauvres a été multiplié par 10 en l’espace d’une génération; la pauvreté est inégalement répartie entre les régions : Les régions du Nord (77,3%), de l’Ouest (63,2%), du Nord-Ouest (57,9%), du Centre (56%), du Zanzan (54,7%) enregistrent les taux de pauvreté les plus élevés et la plupart des pauvres sont en général les jeunes et les femmes ; d- de la situation de l’éducation/formation L’analyse de l’accès et de l’achèvement du cycle primaire montre des dysfonctionnements résul- tant de plusieurs facteurs dont la faible capacité d’accueil des infrastructures, la situation sociale des parents et les pesanteurs socioculturelles ; le taux net de scolarisation au primaire est de 56.1% en 2008 et le taux d’achèvement du cycle primaire de 51.1% ; L’environnement éducatif subit des préjudices avec un nombre important de déscolarisés, composé en général de jeunes filles ; e- de la situation de l’emploi des jeunes L’emploi et le chômage, particulièrement celui des jeunes, fait partie des questions majeures du développement de la Côte d’Ivoire. La baisse du chômage observée en 2012 (9,4%) par rapport à 2008 (15, 7%) n’a pas changé le caractère précaire des emplois. De plus, le secteur informel occupe 90% de la population active sans protection sociale, ni rémunération suffisante. Le chômage touche plus les jeunes parce que les 2/3 des chômeurs ont moins de 30 ans ; 128 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes f- du Genre Malgré La volonté politique pour réduire les inégalités au plan institutionnel et les progrès enregistrés depuis la mise en œuvre des plans/programmes, des inégalités basées sur le genre persistent à plusieurs niveaux : accès aux services sociaux de base (éducation, santé), accès à l’emploi, accès aux ressources et facteurs de productions notamment la terre et le crédit, prise de décision et participation à la vie publique et politique ; g- de la situation de la protection sociale La Côte d’Ivoire demeure parmi les pays à développement humain faible (170ème rang sur 187 pays en 2011) selon le PNUD. En effet le dispositif de protection sociale reste limité pour les couches les plus vulnérables et ce bien que le pays ait ratifié plusieurs engagements in- ternationaux fondés sur les principes de base des droits humains et relatifs à la protection sociale. Les couches les plus vulnérables et les plus exposées au risque social sont les handi- capés, les personnes âgées, les femmes, les enfants, les jeunes et les démunis. Le phénomène d’enfants de la rue ou dans la rue, conséquence du dysfonctionnement du tissu familial est localisée dans les zones urbaines. III. LA STRATEGIE NATIONALE DE PROTECTION DES JEUNES
3.1. Les orientations stratégiques Des faiblesses constatées, des opportunités qui se présentent et des menaces qui se profilent, plusieurs orientations stratégiques sont faites, Il s’agira : - de renforcer la demande et l’offre de services intégrés de SR/PF/IST/VIH/sida adaptés aux adolescents et aux jeunes ; - de soutenir la dynamisation des structures d’encadrement et de prise en charges des jeunes et adolescents pour l’accès aux services SR/PF/VIH y compris l’éducation sexuelle (CEC, Espaces Café Jeunesse, Structures Formation-Emploi Jeunes, ISE/SCAED, CNJ, …) ; - d’améliorer la coordination de la programmation complète des préservatifs (DPJ, DMOSS, PNLS, PNSME, PNSSU, NPSP, …) ; - de renforcer la coordination des interventions de lutte contre les mariages et grossesses d’adolescentes ; - de conduire le plaidoyer pour capitaliser le rôle des collectivités décentralisées en faveur des jeunes et adolescents (éducation, santé, emploi) ; - de renforcer le suivi-évaluation, la supervision et les recherches opérationnelles pour les interventions relatives aux jeunes et adolescents
3.2. L’objectif général Arrimé au PND 2016-2020 et élaboré à partir de la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) 2016-2020, le Document de Stratégie Nationale de Protection des Jeunes a pour objectif de contribuer à la réduction des comportements à risque chez les jeunes en vue de leur assurer un environnement sain et protecteur. De manière spécifique, il s’agit de : Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 129 - promouvoir la prévention des comportements à risque par des activités d’éveil et de prise de conscience ; - sensibiliser par l’éducation des pairs, les adolescents et les jeunes sur les dangers liés au comportement à risque face aux substances nocives tels que l’alcool, le tabac, les drogues, etc… ; - transmettre aux adolescents et aux jeunes des connaissances et informations utiles sur la santé sexuelle et la santé de la reproduction, pour se prémunir de tout risque lié aux IST/VIH/Sida et aux grossesses précoces ; - mettre à la disposition des jeunes, des produits contraceptifs et conseils en planning familial ; - faire acquérir aux jeunes des compétences de vie nécessaires pour faire face aux diffi- cultés de la vie courante « life-skill et livehihood » (compétences de vie courante et compétences de vie pour débrouillardise) ; - offrir aux jeunes des espaces plus adaptés à leur prise en charge à travers des services conviviaux (institutions socioéducatives) en termes de guichet d’encadrement, d’info- rmation et d’orientation. IV. CADRE INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPJ Le dispositif institutionnel de mise en œuvre de la SNPJ se compose des organes suivants : - le Comité Jeunesse - la Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) ;
4.1. Le Comité Jeunesse (cf SNPCIFJ, point 3.3.2)
4.2. La Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) La DPJ est l’organe de coordination de la SNPJ. Elle est chargée de définir, organiser, orienter et réglementer la stratégie nationale en matière de protection des jeunes. Le responsable de la DPJ est désigné par décret, sur proposition du Ministre en charge de la Promotion de la Jeunesse. V. COMPOSANTES OPERATIONNELLES DE LA SNPJ 2016-2020 Au regard des défis qui sont à relever et dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des jeunes et à la promotion de leurs droits en matière d’éducation, d’emploi et de santé en vue d’un mieux-être dans la société, plusieurs composantes opérationnelles seront mises en place. La mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Protection des Jeunes (SNPJ), se fera ainsi dans le cadre des missions et attributions spécifiques aux structures opérationnelles suivantes :
5.1. La Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) La DPJ définit et met en œuvre la Stratégie Nationale de Protection des Jeunes (SNPJ). A ce titre, elle s’occupe en tant que Direction technique ou de missions en charge de la Protection des Jeunes de : - veiller à l’amélioration du cadre de vie des jeunes aux plans social, intellectuel et psycho- logique ; 130 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes - assurer la coordination, en liaison avec les services du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, des activités de sensibilisation en matière de santé sexuelle et reproduc- tive, de vih/sida, organisées en milieu ouvert ou dans les Institutions Socio-Educatives de Jeunesse (ISE) dont les Centres d’Ecoute et de Conseil (CEC), les Espaces Café-Jeunesse (ECJ), etc.; - assurer la coordination des activités de sensibilisation en matière de fléaux sociaux en milieu jeune, notamment les stupéfiants, les drogues et les produits divers, les grossesses et mariages précoces, les Violences Basées sur le Genre (VBG) ; - procéder à l’orientation stratégique, à la coordination et au suivi de l’ensemble des acti- vités du Ministère en matière de lutte contre le Vih/sida ; - procéder à la gestion et à l’animation des institutions socio-éducatives dont les foyers de jeunes, auberges de jeunesse etc. ; - veiller à la promotion de l’Education Permanente des Jeunes, notamment les non scola- risés et les déscolarisés ; - à l’élaboration de la réglementation et de la mise en œuvre du volet sectoriel protection des jeunes de la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) 2016-2020, à la conduite des actions de sensibilisation et de formation en rapport avec l’amélioration du cadre de vie des jeunes et la promotion de leurs droits humains. En outre, La DPJ appuiera les autres unités administratives, dans le cadre du dispositif intégré d’actions du Ministère, dans la formation et la sensibilisation des cibles sur les domaines rele- vant de ses missions et attributions.
5.2. Les Ministères techniques partenaires La mise en œuvre de la SNPJ bénéficie de la collaboration de ministères techniques au plan institutionnel à travers des directions centrales et des structures sous-tutelle.
5.3. Les collectivités décentralisées La mise en œuvre efficace de la SNPJ nécessite la prise en compte de la notion de décentra- lisation. Cela participe de la prise en compte des besoins et aspirations des jeunes en terme de promotion des droits humains au niveau local avec les collectivités décentralisées (Mairies, Conseils Régionaux, Districts). Les dites collectivités décentralisées à travers leurs organisations (ARDCI et UVICOCI), auront pour missions de : - favoriser la promotion et le développement de la jeunesse ; - apporter un appui budgétaire aux jeunes dans le cadre du plan de développement local ; - favoriser l’implication des jeunes dans la gestion locale du développement ; - favoriser l’émergence et le développement d’une vie associative harmonieuse ; - promouvoir les droits humains et la participation de la jeunesse à la vie communautaire.
5.4. Les Fédérations d’Associations et d’Organisations de Jeunesse Les Fédérations d’associations et d’organisations ou de mouvements de jeunesse sont des en- tités importantes dans la mise en œuvre de la SNJ 2016-2020. Pour les aider à exercer ensemble leurs activités leurs activités et de se développer convena- blement, un cadre national de concertation et de coordination des programmes a été créé par décret n°2012-989 du 10 octobre 2012 et dénommé « Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire » (CNJCI). Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 131 Cette structure s’inscrit dans la prise en compte des attentes des jeunes, notamment en ce qui concerne le renforcement de leur autonomisation et leur participation dans la définition des priorités de développement national de l’Etat. Le CNJCI aura ainsi pour missions essentielles de : - promouvoir la Politique Nationale de la Jeunesse ; - développer des plans d’action et des projets spécifiques ; - créer des mécanismes appropriés pour la mise en œuvre et la coordination de la Poli- tique Nationale de la Jeunesse ; - créer des mécanismes d’intégration des jeunes aux organes de prise de décisions qui les concernent ; - veiller au bon fonctionnement des démembrements locaux du CNJCI ; - créer un site internet performant pour le Conseil National des Jeunes de Côte d’Ivoire et ses démembrements locaux ; - veiller à la participation effective de la Côte d’Ivoire aux activités statutaires inter - nationales de la Jeunesse ; - favoriser les interactions entre les jeunes et la communauté des adultes VI. LES GROUPES CIBLES L’ensemble des populations jeunes vivant sur le territoire national sans distinction de sexe, de religion, d’appartenance politique sont concernés par la mise en œuvre de la SNPJ. On consi- dère comme étant Jeune, toute personne âgée de plus de 15 ans et de moins de 35 ans. Dans cette tranche d’âge, on distinguera : les jeunes hommes et femmes, scolaires étudiants, non scolaires et déscolarisés, les jeunes handicapés, les jeunes urbains et ruraux, ceux vivant dans la rue, avec emploi, sans emploi ou sous-employé, malades ou sains et les jeunes dans les conflits armés, acteurs ou victimes de violences, d’abus, d’exploitations de toutes sortes. VII. DUREE DE LA STRATEGIE La présente SNPJ couvre la période de 2016-2020 et est reconductible. Ladite période sera mise à profit pour développer des projets pour : - l’élaboration et la consolidation des documents de stratégie et de politique de Jeunesse (2016) ; - l’amélioration de l’environnement social des jeunes ; - la construction, la réhabilitation des infrastructures socio-éducatives couvrira la même période (2017-2020). VIII. RESULTATS ATTENDUS Les résultats ci-dessous sont attendus de la mise en œuvre de la SNPJ: - la promotion par des activités d’éveil et/ou de prise de conscience de la prévention des comportements à risque est assurée dans la grande majorité des jeunes ; - les adolescents et les jeunes sont sensibilisés à travers l’éducation des pairs, sur les dangers liés aux conduites addictives en lien avec les substances nocives que sont l’alcool, le tabac, les drogues, etc. ; - les adolescents et les jeunes ont une bonne connaissance et des informations utiles sur l’importance de la santé sexuelle et la santé de la reproduction et savent se prémunir de tout risque lié aux IST/VIH/Sida et aux grossesses précoces ; - les jeunes ont accès aux produits contraceptifs et conseils en planning familial ; 132 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes - les jeunes ont des compétences de vie nécessaires pour faire face aux difficultés de la vie courante « life-skill et livehihood » (compétences de vie courante et compétences de vie pour la débrouillardise) ; - un état des lieux des ISE est réalisé et un plan de réhabilitation/construction et d’équi- pement des ISE est disponible ; - les jeunes bénéficient d’espaces plus adaptés à leur prise en charge à travers des ser- vices conviviaux (institutions socio-éducatives) en termes de guichet d’encadrement, d’information et d’orientation. IX. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE DE LA SNPJ La ventilation du coût de la stratégie est classifiée par rubriques et domaines. On notera les ressources humaines, les infrastructures et les équipements, la formation et la prise en charge du personnel, l’achat des intrants, la maintenance, les autres charges ainsi que celles du suivi évaluation, des études et recherches prospectives et de la communication. Ces ressources reposent sur l’appui budgétaire de l’Etat, des partenaires, des collectivités dé- centralisées et des appuis du secteur privé.
9.1. Ressources financières Les ressources pour le fonctionnement, le plan de communication, le suivi-évaluation ainsi que pour l’investissement dans le cadre de la mise en œuvre de la SNPJ 2016-2020 sont adoptées par le Comité Interministériel, et inscrites au Budget Général de l’Etat. Les partenaires techniques et Financiers, dans le cadre de la coopération bilatérale et multilaté- rale seront sollicités en fonction de leur mandat ou de leur centre d’intérêt, à accompagner la mise en œuvre de la SNPJ 2016-2020. L’appui technique, matériel et financier des Partenaires au Développement dans le cadre de la mise en œuvre de la SNPJ sera un appui fort apprécié. De façon spécifique, certains Partenaires, notamment les partenaires du Système des Nations Unies entre autres : l’UNFPA, l’UNICEF, l’ONUSIDA, l’ONUDC et ONUFEMMES appuient déjà la DPJ dans la mise en œuvre de ses activités. Cet accompagnement sera encore sollicité et for- tement encouragé. Des ONG seront identifiées pour la mise en œuvre de la SPNJ en particulier dans le cadre de la mobilisation communautaire, des ressources, de l’actualisation des orientations stratégiques, du suivi et de l’évaluation de ladite politique. On notera que certaines ONG sont déjà très ac- tives dans la mise en œuvre de la SNPJ, ce sont : - Agence Ivoirienne de Marketing Social (AIMAS) ; - Agence Ivoirienne pour le Bien-Etre Familial (AIBEF).
9.2. Ressources humaines La jeunesse constitue un maillon déterminant dans le paradigme du progrès de la Côte d’Ivoire. Améliorer ses compétences pour atténuer les différents risques et dangers, requiert la dispo- nibilité d’une ressource humaine aguerrie au plan professionnel, au plan de l’éthique. La mise en œuvre de cette stratégie sera ainsi assurée par des professionnels, conseillers animateurs dans les emplois de fonctionnaires, d’Agents de l’Etat, de contractuels enseignants d’Education Permanente, bénévoles, volontaires et Experts de la Société Civile ou membres du Système des Nations Unies. Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 133
9.3. Ressources matérielles L’acquisition des compétences et l’amélioration de l’environnement protecteur des jeunes, nécessite l’utilisation de cadres aménagés et polyvalents d’accueil, d’information, de formation et d’orientation des jeunes. Ainsi, la mise en œuvre du plan stratégique nécessite la disponibilité de : - Institutions Socio-Educatives (maisons, foyers de jeunes, auberges…) ; - Centres conviviaux jeunes et adolescents (CEC, Espaces Café Jeunesse) ; - matériels roulants (véhicules et engins) ; - matériel et équipement didactique de sensibilisation, d’exploitation et de production, pédagogiques et didactiques etc ; - matériel technique et de bureau ; - matériel de lisibilité et de communication. X. STRATEGIE DE COMMUNICATION En vue de mobiliser la communauté, les acteurs et les parties prenantes, la Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 2016-2020 doit être partagée et vulgarisée en permanence. Aussi, un plan de communication sera-t-il élaboré et mis en œuvre avec l’appui du Gouvernement et des partenaires, à travers : - une communication institutionnelle qui prend en compte : le Gouvernement, les Institu- tions Nationales et Internationales ; - une campagne d’information et de sensibilisation de proximité à l’intention des popula- tions-cibles ; - une campagne de communication mix-média à l’endroit de toute la population ; - la production de visuels etc. XI. LES FACTEURS DE RISQUE La SNPJ est une stratégie transversale à toute la société et à tous les Ministères dont particu- lièrement quatorze d’entre eux, intervenant directement sur la cible concernée. L’implication active de chacun est donc un facteur essentiel dans son succès. Ainsi, le cadre stratégique doit être adopté par les différents Ministères pour créer les conditions d’un épanouissement des jeunes. Comme facteurs de risques, on notera donc de manière spécifique : (i) l’insuffisance de l’engagement, du manque de volonté politique et des acteurs et des groupes cibles; (ii) l’insuffisance ou le manque des ressources de l’Etat pour la mise en œuvre de la stratégie ; (iii) le non-respect des engagements ou promesses d’accompagnement. 134 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes XII. MATRICE DE MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE NATIONALE DE LA PROTEC- TION DES JEUNES 2016-2020 (voir annexe) XIII. LE SUIVI ET EVALUATION Pour répondre efficacement à la mise en œuvre de la stratégie, des indicateurs seront claire- ment définis. Un système de veille stratégique sera mis en place. Cette composante a pour objet de faire la collecte et l’analyse systématique des informations relatives à l’exécution de la mise en œuvre afin de déceler les difficultés qui surviennent et de les résoudre. Le suivi-évaluation de la SNPJ est assuré par la Direction de la Planification et des Statistiques du Ministère en charge de la Promotion de la Jeunesse. Il produit dans ce cadre, un rapport annuel, soumis à la validation du Comité jeunesse. Ce rapport ressortira les leçons apprises, le GAP et les bonnes pratiques et sera partagé à l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ladite stratégie. CONCLUSION La Stratégie Nationale de la Protection de la Jeunesse 2016-2020 en tant que paquet de services de prévention, organise et structure les activités préalablement définies sur la période. La jeunesse ivoirienne est engagée à être le reflet de l’ivoirien nouveau. Cette Jeunesse qui par sa compétence et sa détermination, doit contribuer au développement de la Côte d’Ivoire. La Stratégie de Protection des Jeunes vise donc le mécanisme de mise en œuvre de la politique Nationale de la Jeunesse et son financement. Cette stratégie traduit l’engagement du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du service civique, à contribuer, à promouvoir une insertion socio-économique durable et de qualité pour un meilleur épanouis- sement à la jeunesse. Cette stratégie constitue par ailleurs pour le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’em- ploi des Jeunes et du Service civique un excellent outil pour mobiliser et mutualiser la synergie des partenaires techniques et financiers et des ONG qui ont manifesté de l’intérêt pour promou- voir les droits des adolescents et des jeunes, et pour leur offrir des services de préventions et de soins SSRAJ/VIH/ fléaux sociaux en dehors des écoles dans l’équité et le respect du genre. Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 135 ANNEXE : MATRICE D’ACTIONS OPERATIONNELLES DE LA SNPJ 2016-2020 Coût (millions de FCFA) Partenaires de Projets/Actions/Axes/Activités Responsables mise en œuvre 2016 2017 2018 2019 2020 Projet 1: Projet de renforcement des compétences de vie des Jeunes face aux fléaux sociaux 660 480 480 480 480 Action 1.1: Amélioration de l’environnement social des jeunes Activité 1.1.1 : UNICEF, UNFPA, Amélioration du Elaborer le document de Stratégie Nationale de DPJ ONUFEMMES, 80 - - - - cadre institutionnel Protection des Jeunes (SNPJ) Service juridique UNICEF, MINISTERE Activité 1.1.2 : ECONOMIE 136 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes Assurer la mise en œuvre et la vulgarisation de la NUMERIQUE, CNJ, Information plateforme d’information des adolescents et jeunes DPJ 150 50 50 50 50 MINISTERE DU dénommée «U Report» basée sur les nouvelles BUDGET, DIRCOM, technologies DSPD Activité 1.1.3 : Organiser sur l’ensemble du territoire national trois Ministère de la (03) grandes campagnes sur la communication santé, Ministère de pour le changement de comportement (CCC) en l’intérieur, UNICEF, Sensibilisation rapport avec les thématiques : DPJ UNFPA, Réseaux de 150 150 150 150 150 et prévention (i) VIH, SR/PF dénommée «All in»; jeunes, CNJ, DIR- (ii) grossesses, mariages précoces et VBG dénom- COM, DPSD, SCAED, mée «Ma vie, ma raison d’être» ; AEJ (iii) toxicomanie et alcoolisme dénommée « Jeu- nesse saine, protège-toi! » Activité 1.1.4 : UNFPA, UNICEF, Organiser des ateliers éclatés de formation d’ ONUFEMMES, éducateurs de pairs issus du CNJ-CI et des associa- DPJ 200 200 200 200 200 CILAD, ONUDC, tions de jeunesse, en compétences de vie courante DPSD, DVAAJ Renforcement des (CVC) capacités Activité 1.1.5: UNFPA, UNICEF, Organiser des ateliers de formation en communica- ONUFEMMES, DPJ 80 80 80 80 80 tion pour le changement de comportement (CCC) à CILAD, ONUDC, l’endroit des DR et DD du MPJEJSC DPSD, DVAAJ Partenaires Coût (millions de FCFA) Projets/Actions/Axes/Activités Responsables de mise en œuvre 2016 2017 2018 2019 2020 Projet 2: Projet de construction, de réhabilitation et équipement des infrastructures d’encadrement des jeunes 176 1560 1560 1560 1440 Action 2.1: Construction, réhabilitation et équipement des infrastructures d’encadrement de jeunesse BNETD, UNPA, Activité 2.1.1 : UNICEF, Initier une étude sur l’état des lieux des ISE sur DPJ 176 - - - - ONUFEMMES, l’ensemble du territoire national DPSD, DVAAJ Activité 2.1.2 : BNETD, UNF- Réhabiliter/Construire 01 ISE dans chacune PA, UNICEF, DPJ - 400 400 400 350 des 31 Directions Régionales du MPJEJSC ONUFEMMES, (8 de 2017 à 2019, et 7 en 2020) DPSD, DVAAJ Infrastructures Activité 2.1.3 : BNETD, UNF- Réhabiliter/Construire 01 ISE dans chacune des PA, UNICEF, DPJ - 900 900 900 850 71 Directions Départementales du MPJEJSC ONUFEMMES, (18 de 2017 à 2019, et 17 en 2020) DPSD, DVAAJ BNETD, UNF- Activité 2.1.4: PA, UNICEF, Equiper 102 ISE à raison d’une (01) ISE par DR DPJ ONUFEMMES, - 260 260 260 240 et DD ONUDC, AIMAS, AIBEF TOTAL (millions de FCFA) par année 836 2 040 2 040 2040 1920 COUT TOTAL DE LA SNPJ 2016-2020 (millions de FCFA) 8 876 Stratégie Nationale de Protection des Jeunes 137 CHAPITRE IV : LA STRATEGIE NATIONALE POUR L’INSERTION ET L’EMPLOI DES JEUNES Sommaire SIGLES ET ABREVIATIONS -------------------------------------------------------------------141 DEFINITION DES CONCEPTS -----------------------------------------------------------------142 INTRODUCTION-----------------------------------------------------------------------------143 PREMIERE PARTIE : CONTEXTE ET JUSTIFICATION ---------------------------------------146 I. Contexte socio-économique ------------------------------------------------------------146 II. Situation de l’emploi des jeunes en côte d’ivoire -------------------------------------- 148
2.1. Analyse de la situation : Etats des lieu---------------------------------------------148
2.2. Politiques mises en œuvre---------------------------------------------------------153
2.3. Principaux problèmes structurels -------------------------------------------------156 DEUXIEME PARTIE : LA STRATEGIE D’INSERTION DES JEUNES--------------------------157 I. Les Défis de la stratégie ---------------------------------------------------------------- 157 II. Vision, principes et Objectifs de la stratégie------------------------------------------- 159
2.1. Vision du gouvernement ----------------------------------------------------------159
2.2. Les Principes directeurs de la stratégie -------------------------------------------159
2.3. Objectifs de la Stratégie -----------------------------------------------------------161 III. Les orientations stratégiques -------------------------------------------------------------162 Axe stratégique 1 : Accroissement du contenu en emploi des investissements et prise en compte de la dimension emploi-jeune dans les politiques sectorielles -----162 Composante 1 : Accroissement du contenu en emploi des investissements ------------162 Composante 2 : Prise en compte de la dimension emploi-jeune dans les politiques sectorielles --------------------------------------------------------------- 163 Axe stratégique 2 : Facilitation de l’entrepreneuriat jeune --------------------------- 163 Composante 1 : Allègement des obstacles à la création et au démarrage des activités des primo-entrepreneurs ---------------------------------------163 Composante 2 : Recherche de marchés et appui à la gestion -----------------------------163 Composante 3 : Financement de Projets d’AGR et de micro-entreprises ---------------- 164 Axe stratégique 3 : Information et employabilité -------------------------------------164 Composante 1 : Production d’informations sur les emplois et les besoins de compétences des entreprises ------------------------------------------- 164 Composante 2 : Amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés ------------------164 Composante 3 : Renforcement des capacités productives des jeunes à faible qualification ---------------------------------------------------------------165 Composante 4 : Appui à l’embauche des jeunes dans les entreprises------------------- 165 Composante 5 : Civisme et actions citoyennes --------------------------------------------166 Axe stratégique 4 : Promotion de l’emploi des catégories sociales défavorisées--- 166 Composante 1 : Promotion de l’emploi des jeunes filles --------------------------------- 166 Composante 2 : Promotion de l’emploi des jeunes en situation de handicap------------166 Axe stratégique 5 : Gouvernance et Territorialisation des actions en faveur de l’emploi des jeunes------------------------------------------------166 Composante 1 : Renforcement de la Gouvernance ---------------------------------------167 Composante 2 : Développement d’actions à l’échelle locale ------------------------------ 167 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 139 Axe stratégique 6 : Mesures d’accompagnement à l’emploi ------------------------ 167 Les mesures générales d’accompagnement à l’insertion des jeunes--------------------- 167 IV. Cadre de mise en œuvre ----------------------------------------------------------------- 168
4.1. Pilotage et suivi de la mise en œuvre de la SNIEJ ------------------------------- 168 Le Comité Jeunesse --------------------------------------------------------------- 168 Le Coordonnateur de la SNIEJ ---------------------------------------------------- 169
4.2. Gestion opérationnelle ---------------------------------------------------------- 169
4.3. Gestion des fonds ---------------------------------------------------------------- 169
4.4. La Garantie Jeunes---------------------------------------------------------------- 170 V. Budget et Sources de Financement de la SNIEJ------------------------------------------ 170 VI. Suivi-évaluation de la SNIEJ -------------------------------------------------------------- 171 ANNEXES------------------------------------------------------------------------------------ 171 ANNEXE 1 : PLAN D’ACTIONS DE LA SNIEJ-------------------------------------------------- 172 ANNEXE 2 : BUDGET DE LA SNIEJ ----------------------------------------------------------- 179 BUDGET DE LA SNIEJ Suite ----------------------------------------------------- 180 ANNEXE 3 : PROJECTIONS DES TAUX DE CHOMAGE ET DE SOUS-EMPLOI --------------- 181 ANNEXE 4 : COMPTABILITE DES EMPLOIS -------------------------------------------------- 183 ANNEXE 5 : Indications sur les investissements dans les projets structurants ------------- 185 Projets structurants orientés sur la jeunesse ---------------------------------- 186 Projets structurants dans l’Agro Business et/ou assimilés -------------------- 186 Projets structurants dans le développement des Ressources Animales et Halieutiques ------------------------------------------------------ 187 Projets structurants dans le développement du Tourisme, Artisanat et Entrepreneuriat --------------------------------------------------- 187 Investissements consolidés des projets structurants transversaux de BTP, Industrie et TIC ---------------------------------------------------------------- 188 ANNEXE 6 : LISTE DES PARTICIPANTS AUX ATELIERS SECTORIELS DU 13 AU 16 SEPTEMBRE 2016 ----------------------------------------------------------- 189 ANNEXE 7 : REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES --------------------------------------------- 190 140 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Sigles et Abréviations AEJ : Agence Emploi Jeunes AGEFOP : Agence Nationale de la Formation Professionnelle AGEPE : Agence d’Etudes et de Promotion de l’Emploi AGR : Activité Génératrice de Revenu BAD : Banque Africaine de Développement BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest BCPE : Bureau de Coordination des Programmes Emploi BIT : Bureau International du Travail BM : Banque Mondiale BTP : Bâtiment et Travaux Publics C2D : Contrat de Désendettement et de Développement CCI-CI : Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire CGA : Centre de Gestion Agréé CGECI : Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire CIP : Comité Interministériel de Pilotage CIST : Conférence Internationale des Statisticiens du Travail CNPS : Caisse Nationale de Prévoyance Sociale CNSIEJ : Comité National de Suivi de l’Insertion et de l’Emploi des Jeunes CRSIEJ : Comité Régional de Suivi de l’Insertion et de l’Emploi des Jeunes CS : Comité de Suivi FCQ : Formations Complémentaires Qualifiantes FIPME : Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises HIMO : Haute Intensité de Main d’Œuvre INIE : Institut National Ivoirien de l’Entreprise MPME : Mouvement des Petites et Moyennes Entreprises MPJEJSC : Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique OCB : Organisation Communautaire à la Base OHADA : Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique OIT : Organisation Internationale du Travail ONDR : Office National de Développement Rural PAJD : Programme d’Absorption des Jeunes Déscolarisés PEJEDEC : Projet Emploi Jeunes et Développement des Compétences PFS : Plateforme de Services PIB : Produit Intérieur Brut PME-PMI : Petite et Moyenne Entreprise – Petite et Moyenne Industrie PND : Plan National de Développement PNE : Politique Nationale de l’Emploi PNUAD : Plan cadre des nations unies pour l’aide au développement PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement PPTD : Programme Pays de Promotion du Travail Décent PRISE : Projet d’Insertion Socioéconomique des Populations vulnérables de l’Ouest RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat SCAED : Service Civique d’Actions pour l’Emploi et le Développement SMIG : Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti SNIEJ : Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes SPE : Stage Pré-Emplois THIMO : Travaux à Haute Intensité de Main d’Oeuvre UEMOA : Union Monétaire Ouest Africaine UGTCI : Union Générale des Travailleurs de Cote d'Ivoire La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 141 DEFINITION DES CONCEPTS Notion de jeune en Côte d’Ivoire La charte africaine de la jeunesse définit le jeune comme toute personne âgée de 15 à 35 ans. Mais en tenant compte de l’âge minimum légal à l’emploi en Côte d’Ivoire qui est de 14 ans et des effets de la crise de la décennie 2000-2010, la stratégie nationale d’insertion et d’emploi considère comme jeune en matière d’emploi, toute personne âgée de 14 à 40 ans. L’élargisse- ment de la sphère de couverture du concept jeune s’explique par le nombre de jeunes qui ont connu du retard dans leur scolarisation et dans leur insertion professionnelle suite aux diffé- rentes crises. Jeune en difficulté vis-à-vis de l’Emploi Le jeune en difficulté vis-à-vis de l’emploi est soit le jeune chômeur, soit le jeune en emploi dont le revenu est inférieur au SMIG, soit le jeune en situation de sous-emploi lié au temps de travail, soit le jeune identifié comme faisant partie de la main-d’œuvre potentielle. Jeune chômeur Le jeune au chômage est tout jeune âgé de 14 à 40 ans qui (i) n’est pas en emploi, (ii) a recherché de l'emploi durant les quatre (4) dernières semaines ou les trente (30) derniers jours, et (iii) est immédiatement disponible pour occuper un emploi si la possibilité lui était offerte (délai de se rendre disponible quinze (15) jours. Jeune en emploi Le jeune en emploi est tout jeune de 14 à 40 ans qui exerce une activité productive moyennant une rémunération ou un profit. Jeune en situation de sous emploi lié au temps de travail Au vu de la résolution de la 19ème CIST, le jeune en sous-emploi lié à la durée du travail, est tout jeune âgé de 14 à 40 ans occupant un emploi et qui de manière involontaire a exercé moins de 40 heures par semaine (volume horaire de travail compris entre 40 et 48 heures en Côte d’Ivoire) et était disponible pour faire davantage d’heures si la possibilité lui avait été offerte. Jeune en situation de sous emploi lié à la rémunération Le jeune en situation de sous emploi lié à la rémunération est le jeune qui est en emploi et qui touche un revenu inférieur au SMIG. Jeune au travail mais pas en emploi Le jeune au travail mais pas en emploi est un jeune de 14 à 40 ans qui réalise des activités productives non rémunérées, c'est-à-dire pour sa propre consommation. 142 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Jeune identifié comme étant dans la main d’œuvre potentielle Il s’agit de tout jeune de 14 à 40 ans sans emploi, qui cherche un emploi mais qui n’est pas disponible à travailler immédiatement, ou le jeune sans emploi, qui est disponible pour travailler immédiatement mais qui ne cherche pas d’emploi. L’Auto entrepreneur Selon l’article 30 de l’OHADA, l’auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel, personne physique qui, sur simple déclaration prévue dans le présent Acte uniforme, exerce une activité professionnelle civile, commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou de prestation de services. Main d’œuvre jeune La main-d’œuvre jeune comprend les personnes de 14 à 40 ans en emploi et les chômeurs de la tranche d’âge. Population jeune hors main-d’œuvre La population jeune hors main-d’œuvre comprend toutes les personnes de 14 à 40 ans qui ne sont ni en emploi, ni au chômage. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 143 INTRODUCTION Citée en exemple pour sa prospérité économique et sa stabilité politique retrouvées, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui en quête d’une croissance partagée. A cet égard, le Gou- vernement est profondément conscient et préoccupé par la problématique d’emploi et d’insertion professionnelle des jeunes ivoiriens. En dépit d’un environnement économique qui est globalement redevenu favorable en termes de croissance économique, les effets escomptés sur le marché du travail se font encore attendre malgré la volonté politique affirmée de placer la problématique de l’emploi en général et de l’emploi des jeunes en particulier au cœur de la problématique de développement du pays. A ce sujet, malgré, les différentes réformes du système éducatif et du marché du travail d’une part et d’autre part la mise en œuvre de politiques actives d’emploi et de la for- mation professionnelle, le passage de l’éducation à la vie active (transition de l’école au travail) pose des problèmes à de nombreux jeunes ivoiriens. La ferme volonté politique des plus hautes autorités politiques ivoiriennes de faire de l’emploi une priorité nationale, particulièrement en direction des jeunes a été mani- feste depuis 2012. A cet effet, diverses initiatives et différents politiques et programmes d’emploi et de formation professionnelle ont été mis en œuvre par le Gouvernement. Certes les résultats obtenus sont appréciables, mais force est de constater que les at- tentes restent encore grandes en matière d’emploi. Pour faire face à l’épineux problème d’insertion professionnelle des jeunes, les autorités ivoiriennes entendent donner un coup d’accélérateur à la création massive d’emplois productifs et durables en particulier pour les jeunes et les femmes. En effet, le chômage et le sous-emploi élevés des jeunes pourraient constituer une menace grave pour la paix et la stabilité du pays. L’analyse du marché du travail ivoirien révèle des situations relativement préoccupantes en matière de création d’emplois pour les jeunes et de conditions de travail indécentes sur le marché du travail. En 2016, le taux de chômage officiel au sens du BIT s’élevait à 2,8% et le sous-emploi lié au temps de travail frappait 14,2% 1 des personnes en emploi. Les projections montrent qu’au rythme de la croissance démographique de 2,6% par an, la main d’œuvre ivoirienne atteindrait 22 millions de personnes en 2040 2. La grande ma- jorité de ces jeunes arrive sur le marché du travail, le plus souvent sans qualification et sans formation, ce qui pose de graves problèmes d’insertion professionnelle à l’horizon. C’est dans cette perspective et dans le cadre de sa politique d’emploi, que le Gouver- nement a formulé la Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes (SNIEJ) pour disposer de pistes de solution idoines et trouver une issue heureuse à la problé- matique de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire. Il s’agira d’adresser de front le pro- blème de création d’emplois en nombre et en qualité pour les jeunes par des mesures appropriées. La SNIEJ marque la volonté et l’engagement du Gouvernement de créer des opportunités et de donner des chances à l’ensemble des jeunes ivoiriens sur le marché du travail. 1 Source ENSESI 2016 2 Source : Estimation des auteurs 144 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes A cet égard, le Gouvernement entend disposer d’une stratégie nationale pertinente et cohérente d’insertion professionnelle des jeunes et ainsi maximiser l’impact de ses ac- tions visant à accroître le volume des emplois créés dans le pays. Cette stratégie sera également le cadre de référence des interventions de tous les partenaires au dévelop- pement ainsi que des coopérations bi et multilatérales dans le domaine de l’emploi, de la formation professionnelle, de la promotion de la jeunesse et de la citoyenneté. Certains facteurs contribuent à la pérennisation de la SNIEJ et constituent le gage de sa réussite. Il s’agit, entre autres, de : la détermination du Président de la République de Côte d’Ivoire et de son Gouverne- ment à s’investir pour remédier aux fléaux qui frappent la jeunesse ivoirienne à savoir le chômage, le sous-emploi, l’incivisme, la faible couverture sociale des jeunes ; l’engagement des partenaires du Gouvernement en l’occurrence le BIT, la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, la France à travers l’Agence Fran- çaise de Développement à accompagner la Côte d’Ivoire dans ce processus ; l’expertise du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique (MPJEJSC) et de l’Agence Emploi Jeunes en matière de promotion de l’entreprenariat des jeunes, de Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO) et de renforcement des capacités des partenaires sociaux ; la prise de conscience des jeunes bénéficiaires et des acteurs de développement lo- caux de l’importance de créer des emplois décents pour les jeunes. La formulation de la SNIEJ a été faite en cinq (5) étapes : la revue documentaire des questions d’emploi, de formation, de chômage, de sous-emploi et des conditions de travail indécentes sur le marché du travail ; les rencontres avec les acteurs du marché du travail dont les partenaires sociaux et les bénéficiaires de la SNIEJ à travers des ateliers sectoriels qui se sont tenus à Abi- djan du 13 au 16 septembre 2016 ; la rédaction du document de stratégie provisoire ; la tenue de l’atelier de validation du document de stratégie provisoire ; la rédaction du document de stratégie final. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 145 PREMIERE PARTIE : CONTEXTE ET JUSTIFICATION I. Contexte socio-économique En 2014, la Côte d’Ivoire comptait 22 671 331 habitants3 dont près des deux tiers âgés de moins de 25 ans4. Les tendances démographiques laissent entrevoir que la Côte d’Ivoire devrait at- teindre 26,5 millions d’habitants en 20205 dont 16,5 millions de personnes en âge de travailler. En conséquence, le marché du travail va accueillir dans les années à venir de plus en plus de de- mandeurs d’emploi. Il est estimé aujourd’hui qu’environ 300 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Des mesures actives d’insertion dans l’emploi sont donc nécessaires afin de bénéficier à court et moyen terme des dividendes démographiques de première géné- ration et, à long terme, celles de seconde génération. Le retour des populations déplacées hors du pays représente aussi un défi socio-économique important. Environ 16 000 déplacés ivoiriens sont retournés en 20166. Ces personnes déplacées arrivent généralement dans un état de grande pauvreté et de vulnérabilité. Il faut absolument que des activités génératrices de revenus soient mises en place dans de courts délais, de sorte que la vie reprenne un cours normal pour favoriser leur réinsertion dans la vie économique et sociale sur les sites de retour. Ces défis de réconciliation, de justice, de sécurité et d’accès des populations de retour à des services sociaux de base, de reprise de l’économie, sont interdé- pendants. A ce propos, il faut rappeler que l’immense majorité des personnes qui étaient réinsérées, dans le cadre du programme Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), n’avaient aucune formation. Le Programme DDR ayant pris fin en 2015, cette réalité conserve toute son actualité et la présente stratégie qui en prend le relais, a pour ambition de s’attaquer à ce défi avec une vigueur renouvelée. Les perspectives d’évolution de l’économie ivoirienne restent positives, avec une croissance qui devrait se maintenir autour de 8,5% au cours des deux (2) prochaines années. Cette croissance devrait continuer à être stimulée par les investissements publics, notamment à travers des parte- nariats publics-privés, l’amélioration du climat des affaires pour gagner davantage la confiance des investissements privés. Un grand potentiel existe, car actuellement, moins de 10% de la production agricole est transformée localement. La maitrise de la politique budgétaire devrait se poursuivre notamment avec une amélioration du niveau de recouvrement des impôts. La politique monétaire prudente de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) permettrait de maintenir l’inflation en dessous de 3%, objectif cible de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). A moyen terme, l’agenda des réformes structurelles de- vrait être renforcé pour consolider les fondements de la stabilité macroéconomique, mais aussi pour corriger les éléments de vulnérabilité de la production. Dans ce cadre, le développement des infrastructures de soutien à la production, que ce soit en matière d’aménagement agricole, de désenclavement des zones de production, d’énergie, d’eau, d’infrastructures routières, etc., représente un chantier majeur. De la même manière, le développement du capital humain de- vrait être au centre de l’agenda des réformes, en vue de la génération d’emplois productifs en nombre. 3 RGPH 2014, INS 4 PND 2016-2020 Tome 1, page 30. 5 Toutes les prévisions sont des auteurs 6 Source : HCR 146 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes La croissance économique, avec ses effets positifs, a également concerné le monde rural comme l’atteste la réduction de la pauvreté dont le taux est passé de 62,5% en 2008 à 56,8% en 2015, soit une baisse de près de 6%. En effet, depuis 2014, la performance de l’agriculture s’est forte- ment améliorée, avec des croissances spectaculaires dans la production du riz, du manioc et de l’anacarde. La filière cacao, si importante pour le pays, a vu une augmentation de la valeur de ses ventes, poussée entre autres par les cours internationaux. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est deve- nue le premier producteur mondial de noix de cajou. Cette bonne performance d’ensemble de l’agriculture se traduit par la hausse des exportations en 2015 – pour la première fois au-dessus de 10% depuis la sortie de crise, un signe qui ne trompe pas sur le regain de compétitivité de l’économie ivoirienne. Le principal défi de la Côte d’Ivoire, et non le moindre, est celui de la croissance partagée. Il ne suffit pas de croître vite, mais encore faut-il croître juste pour impulser une croissance inclusive réductrice de la pauvreté et du chômage, ainsi que levier d’un développement harmonieux, juste et durable du pays. En effet, près de la moitié de la population ivoirienne (48,9%) vivait en 2008 en dessous du seuil de pauvreté. Sur la période 2008 à 2015, on a constaté un repli de la pau- vreté au niveau national dont l’incidence a été ramenée de 48,9% à 46,3%. Toutefois, l’évolution de la pauvreté est contrastée d’un milieu à l’autre. En effet, si la pauvreté recule nettement en milieu rural (de 62,5% en 2008, elle a baissé de près de 6 points et se situe à 56,8% en 2015), elle continue par contre de progresser en milieu urbain : 29,5% en 2008 et 35,9% en 2015. L’une des causes de ce niveau de pauvreté élevé est le nombre important de personnes qui occupent des emplois précaires et faiblement rémunérés. Parmi ces personnes figurent majoritairement des jeunes qui éprouvent d’énormes difficultés à obtenir des emplois décents. La croissance économique est un préalable nécessaire pour créer de l’emploi, mais elle ne suffit pas comme le montre l’expérience ivoirienne. De 2012 à 2015, la Côte d’Ivoire a connu un taux de croissance moyen de près de 10%, soit une croissance économique relativement forte et sou- tenue depuis maintenant 5 ans. En 2015, le pays a continué sur cette lancée et la croissance s’est maintenue autour de 9%. Pourtant les attentes en matière de création d’emplois, surtout pour les jeunes, demeurent grandes. La croissance économique, bien que forte, n’a ainsi pas suffi à créer les emplois nécessaires et, c’est pourquoi, il convient d’améliorer le contenu en emploi de la dynamique économique actuelle. En Côte d’Ivoire, la création d’emplois de qualité est de toute évidence le maillon manquant de la chaîne formée par la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Passer de la simple survie à une productivité porteuse de développement personnel et social exige, à tous les niveaux, des politiques bien fondées et une bonne gouvernance. Pour créer de l’emploi et résorber durablement le chômage et le sous-emploi des jeunes en Côte d’Ivoire, il faut aller au-delà des mesures palliatives et mettre en œuvre des politiques volon- taristes tendant à augmenter la croissance de l’économie inclusive et à établir une adéquation entre les formations et les besoins de l’économie nationale. A ce sujet, le Gouvernement ivoirien explore constamment de nouveaux créneaux porteurs pour créer davantage d’emplois décents et durables et dans l’économie nationale et réduire substantiellement le chômage. Il faut parallè- lement mettre en œuvre une politique volontariste et active de l’emploi pour espérer tirer profit de l’embellie économique enclenchée. Le secteur informel est important dans l’économie ivoirienne, tant au plan de sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) qu’en terme de fournisseur d’emplois. En excluant le secteur agricole, en 2013 le secteur informel occupait plus 37% des emplois indépendants. Le secteur informel est le secteur d’emploi de « prédilection » des femmes. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 147 On y note la prédominance des activités de commerce sur les activités de production. Près de 99% des jeunes filles et garçons qui sont dans le secteur informel exercent principalement des emplois indépendants. C’est dire que la grande majorité des actifs du secteur informel exerce leurs emplois dans des conditions indécentes de travail : revenu faible, durée de travail trop longue, faiblesse de qualification, faiblesse de productivité et de rendement, manque de protec- tion sociale, etc. Malgré tout, le secteur informel est aujourd’hui reconnu comme une composante durable dans la politique de développement de la Côte d’Ivoire, car il apporte une contribution précieuse à la production nationale, à l’amélioration des conditions de vie des catégories les moins favorisées, et participe également à la formation des jeunes et à leur insertion professionnelle. La faculté d’adaptation dudit secteur aux réalités du marché du travail et la facilité d’accès et de sortie l’ont rendu attractif pour les jeunes, notamment les jeunes filles, les pauvres et les groupes vulné- rables. Des efforts considérables ont été consentis pour réduire drastiquement le niveau de la dette in- térieure avec l’apurement d’une bonne partie des arriérés intérieurs accumulés quelques années auparavant. On assiste à une progression de financement de l’économie domestique par le système bancaire avec l’accroissement des crédits au secteur privé. Ce changement traduit l’intérêt croissant des banques pour les entreprises et devrait s’élargir aux entrepreneurs jeunes et dynamiques. En somme, qu’ils soient des estimations ou des données, les chiffres concordent sur le fait que le chômage, le sous-emploi, la pauvreté et la prépondérance du secteur informel constituent les phénomènes les plus inquiétants auxquels doit faire face la nation ivoirienne. Les jeunes repré- sentent la frange la plus importante de la population ivoirienne, ce qui nécessite une attention particulière à leur égard. C’est pourquoi, afin de promouvoir efficacement la création d’emploi et lutter contre le chô- mage et le sous-emploi des jeunes, il est indispensable de formuler une stratégie cohérente et coordonnée. La complexité des problèmes d’emploi nécessite en effet une approche globale et intégrée des interventions de l’Etat. II. Situation de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire
2.1. Analyse de la situation : Etats des lieux Le marché du travail ivoirien est caractérisé par une participation relativement forte (l’offre de travail). La main d’œuvre nationale représente 58,2% 7de la population en âge de travailler. Quant aux personnes en emploi, elles représentent 97,2% de la main d’œuvre et 56,6% des per- sonnes en âge de travailler. La main d’œuvre ivoirienne est dominée par les hommes (60%). Elle est peu qualifiée (74% ont au plus le niveau primaire) et vit majoritairement en milieu rural (51%). Malgré les performances économiques remarquables enregistrées par la Côte d’Ivoire, le niveau de création d’emplois de qualité reste insuffisant. De 2012 à 2013, avec des taux de croissance de l’économie respectifs de 10,71% et 9,22%, les créations d’emplois du secteur moderne struc- turé n’ont été respectivement que de 86 191 et 69 7118. L’insuffisance d’emplois décents est un facteur aggravant du chômage de longue durée et du sous-emploi des jeunes. 7 Source : ENSESI 2016 8 Tableau de bord de l’emploi août 2014, Ministère d’Etat Ministère de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle. 148 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Le secteur informel avec 93,9% 9 des emplois est le plus grand pourvoyeur d’emplois de l’éco- nomie ivoirienne. Seulement 6,1% des emplois sont fournis par le secteur formel et 3,2% des emplois occupés par les femmes sont de type formel contre 8,1% pour les hommes. Peu de tra- vailleurs salariés travaillent sous contrat de travail formel et écrit : seulement 32,1% des femmes contre 34,8% des hommes et respectivement 7% et 30,5% des jeunes de 14 à 24 ans et de 25 à 35 ans ont un contrat de travail écrit. Selon le secteur d’activité, l’agriculture est le secteur le plus pourvoyeur d’emplois (49,3%). Ce secteur est suivi par les services (21,6%) 10. Dans le contexte ivoirien, la situation défavorable des femmes dans le secteur formel est im- putable non seulement à leur niveau d’instruction, aux caractéristiques propres au marché de l’emploi, mais aussi aux conflits des rôles productif et reproductif. Pourtant, c’est dans le secteur formel atrophié que l’on retrouve la majeure partie des emplois décents. En effet, les rémunérations plus élevées dans le secteur formel reflètent en partie le niveau relativement élevé d’éducation des personnes qui y travaillent, ainsi que l’application de la législation du travail et l’existence d’un salaire minimum réglementaire. A l’opposé, les personnes qui occupent un emploi indépendant ont majoritairement un faible niveau d’instruction, ce qui est une contrainte à l’amélioration de leur niveau de vie, lorsqu’on observe que le revenu mensuel moyen de l’activité augmente avec le niveau d’instruction. Graphique 1 : Evolution de la rémunération moyenne selon le niveau d’instruction et le type d’emploi Source: ENSETE, 2013 9 Source : ENSESI 2016 10 Source : ENSESI 2016 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 149 L’analyse croisée du type d’emploi exercé et du niveau d’instruction nous permet de percevoir aisément que l’exercice d’activité d’indépendant est une solution idoine pour le chômeur de s’insérer professionnellement sur le marché du travail. Il constitue également un axe majeur des politiques publiques en matière d’insertion professionnelle. En somme, l’auto-emploi apparaît comme une solution viable et crédible pour lutter contre le chômage des jeunes et créer massivement de l’emploi dans l’économie nationale. Quant à la formation, elle apparaît comme un outil nécessaire voire indispensable pour améliorer la pro- ductivité et la rémunération des individus. Paradoxalement, la majorité des jeunes au chômage désirent occuper un emploi salarié (51,1%). Cette aspiration augmente avec le niveau d’instruction : 29,0% pour les personnes sans instruc- tion, 45,0% pour celles de niveau primaire, 57,0% pour celles de niveau secondaire et 74,3% pour les jeunes de niveau supérieur. Par ailleurs, les jeunes vivants en milieu urbain aspirent plus à un emploi salarié que ceux vivant en milieu rural : 54,2% contre 41,6%. Près des deux (2) tiers de la population en emploi exercent des emplois non salariés. Seuls 24,8%11 des emplois sont salariés. Les hommes exercent davantage des emplois indépendants agricoles. En 2013, 61% des jeunes de moins de 35 ans en emploi percevaient moins du SMIG12 . La rémunération mensuelle moyenne des hommes est 1,5 fois supérieure à celle des femmes. L’écart de rémunération est encore plus grand pour les travailleurs indépendants non agricoles : 2,7 fois plus pour les hommes. L’analyse des inégalités et celle du fonctionnement même de la société ivoirienne ne peuvent être menées sans la prise en compte des mécanismes de la discrimination entre les femmes et les hommes, et de la façon dont ils déterminent les formes de la précarité pour les femmes et les différenciations entre les femmes elles-mêmes. Il s’agit de composantes essentielles de la régulation sociale, d’un double point de vue : les évolutions économiques influent sur les iné- galités de genre et, en retour, celles-ci déterminent de nouvelles formes d’inégalités, pour les hommes comme pour les femmes. Bien que les dispositions du code du travail ivoirien sont claires sur les principes des conven- tions 100 et 111 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relatives à l’égalité de rému- nération entre homme et femme et à la discrimination professionnelle sur le marché du travail, force est de reconnaitre que beaucoup de femmes peinent à accéder aux emplois pour les- quels elles ont été formées, aux mêmes conditions de statut, de travail et de salaire que leurs collègues masculins. Pourtant, d’immenses progrès ont été enregistrés ces dernières années par les femmes en matière d’accès à l’éducation et à l’emploi. Néanmoins, les femmes ont be- soin et ont le droit d’accéder à une diversité de services financiers qui leur permettrait d’entre- prendre et de réaliser à travers des investissements conséquents, des entreprises compétitives, rentables et productrice de valeur ajoutée. Les inégalités restent tenaces en matière de niveau de salaire, de perspectives de carrière, d’exposition au chômage et à la précarité. La pression sur le marché du travail est plus forte avec un chômage des jeunes préoccupant et un sous-emploi chronique surtout en milieu rural. 11 Source : ENSESI 2016 12 Le SMIG est de 62500 FCFA depuis 2015 150 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Le sous-emploi lié au temps de travail en Côte d’Ivoire touche en 2016, 14,2% de la popula- tion en emploi. Les jeunes, les femmes, les personnes sans instruction et celles vivant en milieu rural souffrent plus du sous-emploi lié au temps du travail. Les femmes représentent 54,3% des travailleurs sous-employés, les jeunes âgés de 25 à 34 ans, 42,4%, ceux qui n’ont pas de niveau d’instruction 51,9% et les personnes vivant en milieu rural 58,4%. Il s’agit de personnes en emploi qui sont en situation de temps de travail partiel subi. Le sous-emploi des jeunes contribue à exacerber la pression sur le marché du travail, car les personnes sous-employées pour la plupart vont chercher d’autres emplois en concurrence avec les chômeurs, toutes choses qui réduisent les chances d’accès à l’emploi de ces derniers. Le monde rural connaît particulièrement un phénomène de sous-emploi récurrent durant les périodes de soudure. Ainsi, le marché du travail enregistre un excédent de main d’œuvre saisonnier correspondant à un taux de sous-emploi de la main-d’œuvre agricole compris entre 1 et 1,5 mois. L’analyse de la sous-utilisation de la main d’œuvre indique qu’en 2016 : 169 020 jeunes sont au chômage ; 759 682 jeunes sont en situation de sous-emploi lié au temps de travail ; 1 107 356 jeunes appartiennent à la main d’œuvre potentielle. Le dernier groupe est composé de jeunes sans emploi qui soit ne sont pas disponibles pour occuper un emploi dans les quinze prochains jours, soit n’ont pas recherché un emploi au cours des quatre dernières semaines précédant leur interview pour l’enquête emploi. L’analyse du marché du travail fait ressortir que le chômage en Côte d’Ivoire a cinq (5) visages : un visage juvénile, un visage féminin, un visage urbain, un visage lié au diplôme et un visage « longue durée ». Le chômage à visage juvénile. Le taux de chômage au niveau national est de 2,8% en 2016 13. En terme absolu, la population au chômage en Côte d’Ivoire est estimée à 240 652 personnes dont 70,3% de jeunes, soit 169 020 individus. Le chômage essentiellement urbain Plus de quatre chômeurs sur cinq se trouvent dans les villes du pays. Près d’un chômeur sur deux (48,2%) vit à Abidjan et 35,8% des chômeurs sont dans les autres villes du pays. Les chô- meurs urbains sont en majorité à la recherche d’un premier emploi. Le chômage à visage féminin Le chômage frappe plus durement les femmes qui représentent 50,6% des chômeurs, que les hommes, 49,4% des chômeurs. 13 Source : ENSESI 2016 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 151 Le chômage à visage lié aux jeunes diplômés Paradoxalement, plus le niveau d’instruction est élevé, plus la probabilité d’être au chômage est grande en Côte d’Ivoire. En effet, le taux de chômage des personnes de niveau supérieur est de 11,7% ; celui des personnes de niveau secondaire de 5,2% ; celui des personnes de ni- veau primaire de 2,2% et celui des personnes sans instruction (1,5%). Graphique 2 : Taux de chômage et niveau d’instruction Source : ENSETE, 2013. Le chômage à visage « longue durée » Avec 44 mois, soit 3 ans et 8 mois, la durée moyenne du chômage est relativement longue. Dit autrement, après trois (3) ans sur le marché du travail, plus de 4 jeunes sur 10 restent toujours au chômage. Cette durée du chômage constitue un autre handicap sur le marché du travail, car le jeune désapprend et perd les connaissances reçues à l’école. Les jeunes chômeurs de niveau d’étude primaire (c’est-à-dire qui ont un niveau d’études faible) constituent la catégorie de jeunes qui dure le plus dans le chômage : 3 ans après leur arrivée sur le marché du travail, 49,3% de ces jeunes continuent à être au chômage contre 29,5% pour les jeunes de niveau d’études supérieur. A ce propos, il ressort que les canaux formels de recherche d’emplois sont peu fréquentés par les jeunes en difficulté par rapport à l’emploi. En 2013, seulement 4,8% des demandeurs d’em- ploi recherchaient du travail par le biais du service public de l’emploi. L’incivisme des jeunes est aussi une contrainte majeure à leur insertion. Les actes de vandalisme auxquels ils s’adonnent en détruisant les outils de productions découragent les investissements. Les casses et pillages de la crise post-électorale en 2011 ont occasionné des dommages directs et indirects qui se chiffrent à plus de 938 milliards FCFA et des milliers d’emplois détruits14. 14 Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) 152 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes
2.2. Politiques mises en œuvre Depuis 2012, le Gouvernement a engagé des actions multiformes sur tous les fronts pour adres- ser la problématique de l’emploi des jeunes ivoiriens à travers diverses actions et imitatives. Malgré les contraintes, la promotion de l’emploi des jeunes a été sur la période 2012-2015 éle- vée au rang de priorité nationale. Dans ce cadre, le Gouvernement a mis en œuvre de nombreux programmes visant à faciliter la création de plus d’emplois décents et productifs pour les jeunes. Face aux défis d’emplois cités plus haut, le Gouvernement a adopté et mis en œuvre depuis 2012, une politique nationale de l’emploi (PNE) qui vise entre autres à promouvoir l’emploi avec un accent particulier sur les groupes vulnérables ou défavorisés tels que les jeunes, les femmes, les handicapés ou les vétérans. Des réformes réglementaires, institutionnelles et financières ont également été faites pour sou- tenir la promotion de l’emploi. Ainsi pour améliorer davantage l’efficacité de l’action gouver- nementale en matière de promotion d’emploi particulièrement celui des jeunes et, surtout à réduire le risque social lié à la persistance du chômage et du sous-emploi, une Stratégie de Relance de l’Emploi a été adoptée en 2013. La stratégie de relance s’est substituée à la PNE en l’absence de cadre de mise en œuvre. Une nouvelle PNE 2016-2020 assortie d’un PAO est en cours de formulation. Parallèlement, le cadre institutionnel du secteur de l’emploi et de la formation professionnelle a évolué. Aujourd’hui, il est caractérisé par la présence de deux ministères : le Ministère de l’Em- ploi et de la Protection Sociale et le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique. Dans le cadre de la réforme du secteur de l’emploi visant essentiellement à intensifier les ac- tions gouvernementales en faveur de l’emploi des jeunes et à obtenir des résultats tangibles, un nouveau code du travail a été adopté en 2015. Ce code apporte des innovations importantes pour l’amélioration de l’employabilité des jeunes et l’emploi des personnes en situation de handicap. Il prévoit l’application de quotas d’emploi pour les personnes en situation de han- dicap (Art. 12.2) et rend obligatoire le stage-école (Art. 13.14) par lequel l’élève ou l’étudiant peut recevoir une formation pratique en vue de la validation de son diplôme. Il institue aussi les stages de qualifications et les chantiers-écoles. L’article 13.14 fait obligation aux entreprises de recevoir en stage de qualification ou d’expérience professionnelle, des demandeurs d’emploi en vue d’acquérir une qualification ou une première expérience professionnelle. Le chantier-école permet « la professionnalisation et la qualification dans un métier à partir d’une situation de mise au travail sur une production grandeur nature » (Art. 13.21). De nouvelles propositions de mesures fiscales ont été formulées en liaison avec le Ministère en charge du Budget dans le cadre de l’annexe fiscale 2016. Ces mesures prévoient des avan- tages fiscaux pour l’embauche des jeunes de moins de 35 ans, pour les personnes formées et embauchées, un allègement de la fiscalité sur les primes de stages et des exonérations spéci- fiques pour les nouvelles entreprises portées par des jeunes. En 2015, l’Agence Nationale pour l'Insertion et l'Emploi des Jeunes dénommée "Agence Emploi Jeunes" a été créée pour renforcer la coordination et le suivi des actions en faveur des jeunes. Elle est le creuset de toutes les interventions de l’Etat en faveur des jeunes. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 153 Guichet unique pour l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire, l’Agence Emploi Jeunes développe des approches ciblées dédiées aux différents types de publics à partir d’une offre diversifiée de services, garantit une plus grande synergie ainsi qu’une forte interactivité entre les différents programmes et initiatives en direction des jeunes. Les interventions de l’Agence Emploi Jeunes s’articulent principalement autour de : (i) l’appui à l’accès à l’emploi salarié, (ii) l’appui technique et financier à l’auto-emploi et (iii) le développement des compétences en vue d’un emploi salarié ou d’un auto-emploi. Les programmes en faveur de l’emploi sala- rié concernent le stage pré-emploi, l’offre directe d’emploi et la lutte contre la migration des jeunes. Les programmes d’appui technique et financier à l’auto-emploi et à l’entreprenariat concernent le développement d’activités génératrices de revenus (AGR) et de microentre- prises, les Travaux à Haute intensité de Main-d’œuvre (THIMO) et la plateforme de finan- cement. Les programmes en faveur du développement des compétences concernent la formation complémentaire qualifiante, la formation en accompagnement, la forma- tion contractualisée pour l’emploi, l’apprentissage et le stage école. L’Agence Emploi Jeunes est la résultante de la fusion de neuf (9) structures dissoutes : l’AGEPE, le FIDEN, le FNJ, le FAPA, le FDHEV, le FP-PMEA, le FSE-THIMO, le FGCP-BAD et le FIJDRDSPP. La création de l’Agence Emploi jeunes vient, à côté de l’Agence Nationale de la Formation Pro- fessionnelle, de l’Institut National Ivoirien de l’Entreprise, de la Plateforme de Services, renforcer le dispositif de promotion de l’emploi des jeunes. La Plateforme de Services (PFS) est un dis- positif d’insertion des jeunes par l’activité économique. Elle s’inscrit dans une logique d’ancrage territorial. Sa mission fondamentale est l’insertion viable et durable des jeunes par l’activité économique des territoires. Elle offre des services d’accompagnement de proximité aux jeunes et s’inscrit dans la dynamique de décentralisation en cours dans le pays. L’Institut National Ivoirien de l’Entreprise (INIE) a pour objectifs, la promotion de l’esprit d’entreprise, l’assis- tance et l’appui technique aux créateurs et dirigeants des PME-PMI, ainsi que le renforcement des capacités des entreprises par une formation adaptée et une formation permanente ciblée à l’intention du personnel et des dirigeants des PME-PMI. D’autres ministères techniques pilotent des projets avec un impact sur l’emploi : le Ministère de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, le Ministère de l’Agricul- ture et du Développement Rural, pour ne citer que ceux-ci. Ces projets ont généré sur la période 2011-2015, environ 700 000 emplois dont 90% dans le secteur agricole.15 Pour durablement circonscrire l’incivisme grandissant de la jeunesse ivoirienne, le Service Ci- vique d’Actions pour l’Emploi et le Développement (SCAED) a été institué. Il a pour objet l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de 18 à 30 ans sans diplôme ou sans titres professionnels en voie de marginalisation. Complémentaire des autres dispositifs d’insertion du Gouvernement ivoirien, l’objectif général est de permettre une meilleure socialisation des jeunes s’inspirant du modèle militaire. Pour améliorer l’efficacité et l’efficience des programmes et projets d’emplois financés par les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire, il a été créé en 2011 le Bureau de Coordination des Programmes d’Emploi (BCPE). Il coordonne administrativement et financièrement trois projets: le Projet Emploi Jeunes et Développement des Compétences (PEJEDEC) financé par la Banque Mondiale, le Contrat de Désendettement et de Développe- ment (C2D) de l’AFD et le Projet d’Insertion Socioéconomique des Populations vulnérables de l’Ouest (PRISE) de la Coopération Japonaise. 15 Estimations à partir des informations tirées de la cartographie des initiatives d’emplois. 154 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Le Projet Emploi Jeunes et Développement des Compétences (PEJEDEC) a pour ob- jectif d'améliorer l'accès aux opportunités d'emploi et de développement des compétences (emplois temporaires, apprentissage, stages en entreprises, formation professionnelle, aide à l’auto-emploi) des jeunes ivoiriens âgés de 18 à 30 ans. Il est financé par la Banque Mondiale et cible 27 500 jeunes. A fin décembre 2014, le nombre total de bénéficiaires était estimé à 22 440 personnes. Le C2D Emploi et le C2D Emploi /SCAED sont soutenus par l’Agence Française de Dévelop- pement (AFD). Ces projets visent l’insertion de 18 248 jeunes âgés de 15 à 35 ans et 250 jeunes en difficulté sociale. Les interventions s’articulent autour du (i) renforcement de l’employabilité des jeunes à travers les travaux d’utilité publique à haute intensité de main d’œuvre, des chan- tiers-écoles, des stages en entreprise et l’apprentissage dans le secteur artisanal et agricole, (ii) le service civique, (ii) le financement d’activités génératrices de revenus et l’appui à la création de micro et petites entreprises. Le Projet d’insertion Economique (PRISE) a pour objectif la ré- duction de la pauvreté chez les jeunes, les femmes victimes de conflit à travers le renforcement de leurs capacités et la création d’activités génératrices de revenus. Il vise 8 000 bénéficiaires. Le secteur privé, les ONG et la société civile sont également très actifs sur le marché du travail. S’agissant des ONG, on peut entre autres citer l’IECD, le MESAD, le MEDAFEM. Ces organisations offrent leurs services dans le cadre de la formation et de l’accompagnement des jeunes. Le secteur privé est structuré en organisations professionnelles dont la plus importante est la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). Il existe également d’autres organisations professionnelles telles que le Mouvement des Petites et Moyennes Entreprises (MPE), la Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME), les chambres consulaires comme la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), la Chambre d’agriculture, la Chambre des métiers et la Chambre des mines et de pétrole. Le secteur privé apporte son appui à la politique de l’emploi à travers sa participa- tion aux instances de dialogue social (Conseil National du travail) et des cadres de concertation Etat-Secteur privé. La CGECI organise également des journées de promotion de l’entrepreneu- riat dénommée « CGECI Academy ». Plusieurs autres initiatives, programmes et projets en faveur de l’insertion socio-économique des jeunes sont mis en œuvre depuis 2012. Ce sont : les Programmes de type THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre) du Bu- reau International du Travail (BIT) : ce dispositif vise à permettre aux jeunes fragilisés et éloignés (analphabètes, peu ou pas du tout qualifiés) de l’emploi, de s’inscrire dans une pre- mière expérience professionnelle rémunérée leur permettant de se familiariser aux exigences du travail, d’acquérir les compétences utiles sur le marché du travail et de développer une capacité à s’engager dans une démarche d’orientation professionnelle vers la création d’ac- tivités. En 2016, un effectif de 2 500 jeunes ont été occupés dans le cadre de ce dispositif ; les Formations Complémentaires Qualifiantes (FCQ) : elles ont été initiées en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes chômeurs de longue durée. En 2015, un effectif de 800 jeunes ont été pris en charge dans le cadre de ce programme, à travers 35 types de formation exécutés selon 3 modes de formation : le recyclage, la reconversion et la formation additionnelle ; La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 155 le Stage Pré-Emplois (SPE) : le SPE est une composante du Programme d'Aide à l'Embauche (PAE). Il vise à offrir une première expérience de stage aux primo demandeurs d’emploi. Durant ces trois dernières années de mise en œuvre, 4 550 jeunes ont été mis en stage pré-emplois, dont 3 686 stagiaires embauchés, soit un taux de satisfaction de 81% ; les Programmes d'Apprentissage : il vise les jeunes à faible qualification âgés de 14 à 24 ans. Ce programme a permis de former 1 212 jeunes et d’en insérer 92% directement en entreprise ; le Programme National de Stage: ce dispositif est mise en œuvre pour offrir aux jeunes des lycées et collèges et aux sortants des universités, des stages écoles et d’immersion en entreprise. Une première phase a été lancée en 2016 au profit de 5000 sortants de l’enseignement supérieur et 10 000 jeunes des lycées et collèges ; l’Opération « Une formation, mon passeport pour l’emploi » : la première phase de cette opération en 2015 a permis la prise en charge de 16 000 jeunes sur 11.000 jeunes prévus initialement ; l’Opération « Agir pour les Jeunes » : lancée en juillet 2015, cette opération a permis à 12 337 promoteurs d’activités génératrices de revenus de bénéficier de prêts ; Les AGR Rural/Périurbain/Urbain : divers programmes sont en cours au bénéfice de 4 600 jeunes pour la formation et le financement d’activités dans les filières agro- pastorales (cultures vivrières et maraîchères, élevages de volailles, de petits ruminants). Par ailleurs, 8000 jeunes du secteur informel (mécanique, couture, coiffure, distribution/ transformation de produits alimentaires, etc.) seront soutenus pour le renforce- ment de leur exploitation ; La plate forme de financement des projets Jeunes : la phase pilote en 2016 vise le finan- cement de 4 500 promoteurs de projets. Pour ce faire, le Gouvernement a mobilisé pour l’année 2016, un montant de 9 milliards de francs CFA.
2.3. Principaux problèmes structurels L’analyse des dispositifs d’emploi montre l’existence de plusieurs problèmes liés au cadre insti- tutionnel de sa mise en œuvre. L’un des problèmes concerne le nombre relativement important d’intervenants et les problèmes de coordination que cela implique (multiplicité des acteurs, redondances des missions et des activités, etc.). Ainsi, les activités de nombre d’intervenants sur le marché du travail se chevauchent-elles. Par exemple, la Plateforme de Services (PFS) pilotée par les collectivités locales, met en œuvre des programmes de développement des compétences (formation, stages) et d’appui à l’emploi in- dépendant. Les mêmes programmes sont aussi exécutés par l’Agence Emploi Jeunes (formation qualifiante, stage, emploi indépendant) et l’AGEFOP (formation qualifiante, stage, mise en acti- vité). Une clarification des missions des structures avec en perspective la recherche de plus de complémentarité et de synergie dans les interventions est nécessaire. Les mécanismes et dispositifs d’évaluation des programmes et des services publics d’emploi doivent être renforcés. En effet, si les évaluations sont faites, les conclusions et recommandations ne sont pas suffisamment prises en compte. L’importance de la politique de l’emploi recommande une obligation de redevabilité devant les acteurs du marché du travail. 156 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes La faiblesse des capacités humaines et financières des structures en charge des questions d’em- ploi constitue également une contrainte majeure à lever (insuffisance des ressources propres, faible capacité de mobilisation des ressources financières des agences et/ou fonds pour l’emploi des jeunes…). Enfin, les inégalités de genre et d’accès égal à la formation et aux opportunités d’emplois pour les femmes sont des freins à l'insertion professionnelle des jeunes. En effet, la dimension fémi- nine est le plus souvent marginalisée - voire absente - de la plupart des réflexions sur la précarité. DEUXIEME PARTIE : LA STRATEGIE D’INSERTION DES JEUNES La SNIEJ est la nouvelle démarche que le Gouvernement ivoirien entend adopter afin de maxi- miser l’impact de ses actions visant à créer des emplois en qualité et nombre suffisants en vue de combattre le chômage, le sous-emploi, la précarité et l’exclusion sociale des jeunes ivoiriens. Il s’agit d’une stratégie globale, intégrée, pertinente et cohérente d’insertion professionnelle des jeunes au travers l’entrepreneuriat, l’emploi salarié, et le développement des compétences. La SNIEJ porte sur un ensemble de mesures et de services, tant au niveau de la demande que de l’offre d’emplois. I. Les Défis de la stratégie La problématique de l’emploi des jeunes est une véritable bombe à retardement qu’il est urgent de désamorcer. En effet, la création d’emploi est et demeure l’une des solutions les plus efficaces et durables pour combattre l’oisiveté et la délinquance juvéniles, en responsabilisant les jeunes par l’insertion dans le travail. Créer massivement de l’emploi afin de résorber durablement le chômage et le sous-emploi des jeunes en Côte d’Ivoire nécessite la mise en œuvre de politiques volontaristes ambitieuses capables de relever les défis que sont : l’augmentation du taux de croissance des emplois dé- cents, l’amélioration de l’employabilité des jeunes, l’allègement des freins au développement de l’entrepreneuriat des jeunes, le renforcement de la complémentarité des interventions des structures opérationnelles, la prise en compte des catégorie défavorisées dans les programmes d’emplois. L’augmentation du taux de création d’emplois décents L’augmentation des emplois décents passe par un accroissement du contenu en emploi décents de la croissance. C’est l’option la plus importante vu que la forte croissance économique s’est accompagnée d’un développement d’emplois informels et d’un chômage de longue durée des diplômés. L’amélioration des compétences des jeunes Le chômage des jeunes diplômés découle principalement de l’inadéquation entre leurs compé- tences et les exigences du marché du travail. Ces compétences concernent aussi bien la forma- tion que l’esprit civique. La formation est inadaptée aux besoins de l’économie. A titre d’exemple, alors que l’agriculture est un secteur moteur de la croissance, la Côte d’Ivoire ne dispose que d’un seul lycée professionnel agricole et d’une seule école supérieure d’agronomie. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 157 Les statistiques du Ministère en charge de la Formation professionnelle montrent qu’au cours de l’année 2013-2014, sur un effectif total de 46 782 étudiants, seulement 67 étaient inscrits dans une filière agricole. Les jeunes manquent par ailleurs de savoir-faire, d’informations adéquates sur le marché du travail, de compétences en matière de recherche d’emploi et d’esprit civique. Ces contraintes doivent être levées en renforçant les mesures actives orientées vers l’amé- lioration de l’employabilité des jeunes, la valorisation des métiers agricoles et en mettant de plus en plus l’accent sur le développement de l’esprit civique. L’abaissement des barrières au développement de l’entrepreneuriat des jeunes La promotion de l’entrepreneuriat est la voie la plus indiquée pour accroître la capacité d’em- bauche de l’économie. Elle permet d’alimenter la productivité et l’innovation. L’entrepreneuriat est de ce fait un vecteur important de la durabilité du progrès économique. Si les jeunes, en particulier les diplômés, s’intéressent peu à l’emploi indépendant, c’est parce qu’ils n’ont certai- nement pas de culture entrepreneuriale. Lorsqu’ils s’y investissent, ils sont confrontés à de nombreux obstacles. Notamment, les difficul- tés pour accéder au financement bancaire, le poids des charges fiscales et sociales, la mauvaise gestion. Lorsqu’ils créent leur entreprises et souhaitent soumissionner à des marchés, mais il leur est exigé le paiement anticipé des charges sociales alors même que leur activité n’a pas démarré. Ces obstacles découragent les jeunes à s’engager dans l’entreprenariat. La définition d’un statut du jeune entrepreneur qui permettra de lever les principaux obstacles à l’entrepreneuriat des jeunes s’impose. C’est peut-être ici que se trouve la clé d’une véritable promotion de l’emploi indépendant des jeunes. Le renforcement de la synergie dans les actions des structures d’emploi et de formation Les dispositifs mis en place par l’Etat pour promouvoir l’emploi des jeunes connaissent certaines limites. En effet, la plupart de ces dispositifs s’adressent aux mêmes cibles, certains fournissent des services similaires (organisation de formation, appui à l’élaboration de plan d’affaires, etc.) sans pour autant que les différents intervenants se concertent entre eux.; et cela malgré les bénéfices que l’échange d’expérience et la mise en commun pourraient apporter. La synergie d’actions doit être une priorité absolue dans la définition des missions et la mise en œuvre des actions des structures opérationnelles. La prise en compte des catégories sociales défavorisées Les jeunes femmes et les jeunes en situation de handicap font partie des catégories sociales les plus défavorisées sur le marché du travail. Les jeunes en situation de handicap sont victimes de préjugés et éprouvent des difficultés à accéder aux mêmes emplois que les autres jeunes. Quant aux jeunes filles, elles sont pour la plupart sans emploi occupées dans des secteurs où les condi- tions de travail sont précaires. La Stratégie Nationale d’Insertion des Jeunes devrait donc réaffir- mer l’attachement du Gouvernement à la lutte contre les discriminations en menant des actions orientées spécifiquement vers l’emploi jeunes filles et des jeunes en situation de handicap. 158 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes II. Vision, Principes et Objectifs de la stratégie
2.1. Vision du Gouvernement La vision du Gouvernement en matière d’emploi telle que définie dans la Politique Nationale de l’Emploi (PNE 2012-2015 et 2016-2020 en cours de formulation) est celle d’une Côte d’Ivoire solidement installée dans une économie en croissance forte, une croissance solidaire et socia- lement équilibrée et ayant réussi à enrayer l’accroissement du chômage et du sous-emploi des jeunes à l’horizon 2020. Dans cette dynamique, le Gouvernement s’est engagé, à travers la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020 (PNJ), à faire de la jeunesse ivoirienne, une jeunesse responsable, engagée et accomplie aux plans moral, civique. Et la meilleure manière pour y parvenir, c’est de donner à cette jeunesse un accès à l’emploi productif, décent et durable. Dans cette optique, la création et le développement des entreprises se révèle être une nécessité en Côte d’Ivoire pour répondre aux besoins de création d’emplois et de richesses au profit des jeunes représentant la couche la plus nombreuse de la population et l’avenir de la Nation. Pour ce faire, en cohérence avec le PND 2016-2020, le Gouvernement entend améliorer son ac- tion en matière d’emploi des jeunes, la rendre plus efficace et transparente et surtout réduire le risque social lié à la persistance du chômage et du sous-emploi des jeunes. La SNIEJ couvrira l’ensemble du territoire ivoirien. Sa durée de mise en œuvre est de cinq (5) ans (2016-2020) étalée en deux phases : phase 1 (2016-2018) et la phase 2 (2018-2020).
2.2. Les principes directeurs de la stratégie Approche de partenariat La SNIEJ est le cadre d’intervention et de référence des Partenaires Techniques et Financiers et des pays amis qui appuient la Côte d’Ivoire dans sa politique de promotion de l’emploi des jeunes. Ces objectifs spécifiques intègrent harmonieusement les objectifs de tous les pro- grammes et projets des partenaires au développement en cours : le C2D de la France à travers l’AFD, le PEJEDEC de la Banque Mondiale, PRISE de la Coopération japonaise, le Programme d’Appui à l’Amélioration de l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes de la BAD, PROFORM de l’Union Européenne, le THIMO et le Programme d’Autonomisation de la Jeune Femme du BIT. La réalisation des objectifs de ces programmes et projets des partenaires concourent à l’atteinte des objectifs de développement et des objectifs spécifiques de la SNIEJ. Tous les futurs pro- grammes des partenaires doivent impérativement s’inscrire dans les objectifs de la SNIEJ pour amplifier leurs impacts sur le terrain. Cohérence avec les différents cadres stratégiques internationaux et nationaux Elle est en cohérence avec les stratégies nationales de développement durable et de promotion de la formation professionnelle et de l’emploi en Côte d’Ivoire. Elle s’inscrit dans les priorités dé- finies par le Gouvernement ivoirien dans la nouvelle politique nationale de l’emploi (2016-2020), dans le PND 2016-2020 et opérationnalise les Axes liés à la croissance économique inclusive et durable, au développement des infrastructures, au développement social, à l’accès aux services sociaux de base et au développement des compétences. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 159 L’axe stratégique N°2 du PND intitulé « Accélération du développement du capital humain et du bien-être social », prévoit comme impact N°2 l’accès des femmes et hommes en âge de travail- ler (y compris les jeunes…) à un emploi productif, décent et durable. Il est en cohérence avec la nouvelle PNE 2016-2020 et concourt à la mise en œuvre des actions relatives à l’entreprenariat des jeunes, au renforcement des entreprises et à la prise en compte de l’emploi dans les politiques transversales dont l’une des déclinaisons porte sur « l’emploi et l’investissement » et à «assurer la prise en compte de l’emploi dans les politiques sectorielles. La SNIEJ est également alignée sur les priorités du Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement révisé 2013-2015 (PNUAD). Il rentre dans le cadre du domaine d’action straté- gique du PNUAD relatif à la création d’emplois et l’augmentation des revenus et le développe- ment durable. La SNIEJ est également en cohérence avec le Programme Pays du Travail Décent 2008-2013 (PPTD) de la Côte d’Ivoire qui avait comme priorité principale « la promotion d’emplois décents pour les jeunes filles et garçons dans une perspective de croissance et de développement du- rable ». La présente SNIEJ est fondamentalement basée sur les conclusions des ateliers sectoriels qui se sont tenus à Abidjan du 13 au 16 septembre 2016 pour échanger avec tous les acteurs du marché du travail et explorer les pistes pertinentes, réalistes et réalisables pour soutenir la SNIEJ. La SNIEJ mettra à profit les structures et institutions nationales et locales existantes pour at- teindre ses objectifs Synergie avec les acteurs pour l’optimisation des potentiels sectoriels et la promotion de l’emploi décent La SNIEJ s’efforcera d’attirer d’autres appuis de donateurs pour étendre ses activités. Des valeurs fondamentales du BIT telles que la protection sociale, les normes de travail et le dialogue social seront solidement ancrées dans les objectifs de la Stratégie. A ce sujet, la SNIEJ s’inspirera de la batterie d’outils de coopération technique élaborés par le BIT. Respect de l’égalité de genre, l’amélioration des conditions de travail dans le secteur informel et lutte contre les discriminations L’égalité de genre et l’accès égal à la formation et aux opportunités d’emplois feront l’objet d’attention particulière dans la Stratégie. La SNIEJ œuvrera de façon spécifique à éliminer la discrimination sous toutes ses formes. Toute discrimination basée sur le sexe, l’ethnie, la classe sociale, la religion, l’âge, le handicap physique, l’opinion politique sera bannie. La SNIEJ met- tra également un accent particulier sur l’amélioration de la productivité, du rendement et des conditions de travail dans le secteur informel. Des mécanismes seront mis en place pour assurer que les jeunes garçons et les jeunes filles bénéficient à proportion égale des interventions de la Stratégie. 160 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Gestion participative La qualité des emplois offerts est un défi à relever pour minimiser les risques d’échec de la Stratégie et sa pérennisation. Pour ce faire, la gestion participative de la SNIEJ basée sur l’inclusion et la responsabilisation des acteurs territoriaux ainsi que la participation des jeunes qui en sont les bénéficiaires est fortement recommandée. Redevabilité La SNIEJ mettra un accent tout particulier sur la redevabilité. Dans cette optique, un compte rendu des réalisations sera fait à tous les partenaires et aux groupes bénéfi- ciaires. Engagement et responsabilité L’adhésion et l’engagement des jeunes bénéficiaires sont des conditions sine qua none de réussite de la SNIEJ et de durabilité de ses impacts sur le terrain sur lesquelles l’Agence Emploi Jeunes ne doit pas transiger. Pour ce faire, le jeune ivoirien doit impérativement prôner les vertus de responsabilité, de civisme, de citoyenneté et de respect du bien public et de celui d’autrui.
2.3. Les objectifs de la Stratégie Objectif de développement L’objectif de développement de la SNIEJ 2016-2020 est de contribuer à créer massivement de l’emploi afin de réduire substantiellement le chômage, le sous-emploi et la précarité des jeunes ivoiriens. Il s’agit, à travers la Stratégie, de consolider les acquis des expériences antérieures et saisir les nouvelles opportunités offertes par le dynamisme de l’économie et aussi par l’évolution des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le domaine de l’entrepre- neuriat. Objectifs spécifiques Pour atteindre l’objectif de développement, des objectifs spécifiques ont été identifiés. Ces objectifs sont accompagnés de cibles qui ont été obtenues à partir d’estimations basées sur le scénario de croissance de la Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020. L’atteinte de ces objectifs devrait permettre de créer au moins 1 800 000 emplois sur la période 2017-2020, en vue de faire passer le taux de chômage des jeunes de 3,56% en 2016 à 2,05% en 2020 et le taux de sous-emploi lié au temps de travail de 16,60% à 12,70%. Ces objectifs spécifiques sont les suivants: Objectif Spécifique 1 : Accroître la richesse en emploi de la croissance ; Objectif Spécifique 2 : Mettre en œuvre une politique innovante en matière d’entreprenariat jeune ; Objectif Spécifique 3 : Développer les compétences et renforcer le système d’information sur le marché du travail en vue de faciliter l’insertion des jeunes diplômés ; La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 161 Objectif spécifique 4 : Promouvoir l’emploi des catégories de jeunes discriminés sur le marché du travail (jeunes filles et jeunes vivant avec un handicap) ; Objectif Spécifique 5 : promouvoir l’emploi et renforcer les capacités des actifs du secteur informel. III. Les orientations stratégiques L’analyse diagnostique a mis en relief les principales contraintes à l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Les réponses de la SNIEJ aux problèmes posés par ces contraintes sont struc- turées autour de six (6) axes stratégiques : Axe stratégique 1 : Accroissement du contenu en emploi des investissements et prise en compte de la dimension emploi-jeune dans les politiques sectorielles A travers cet axe, l’Etat entend promouvoir toutes les stratégies orientées vers une augmentation du taux de croissance de l’emploi et une création maximale d’emplois pour les jeunes. Il com- prend deux composantes : i) accroissement du contenu en emploi jeune des investissements, ii) prise en compte de la dimension emploi jeune dans les politiques sectorielles. La composante 1 vient en complément des initiatives déjà en cours mises en œuvre dans le cadre du PEJEDEC, du Projet THIMO et des programmes appuyés par le C2D. Il s’agit de poursuivre ces actions et de les renforcer par la collecte d’informations indispensables à l’orientation et à la formation des jeunes pour les rendre plus aptes à occuper les emplois ouverts par les investissements struc- turants et leur permettre de s’insérer durablement. Mais aussi sensibiliser les décideurs de la politique économique à prendre des mesures spécifiques susceptibles de maximiser le contenu en emploi de la croissance. Composante 1 : Accroissement du contenu en emploi des investissements Au cours de la période 2016-2020, les objectifs de développement économiques seront soute- nus par un programme d’investissement massif et les grands chantiers se poursuivront dans le cadre de projets structurants. Ces investissements concerneront par exemple : l’aménagement et la mise en valeur d’infrastructures agricoles, la construction de marchés, de centres de forma- tion et d’écoles, d’abattoirs, d’infrastructures routières, de centrales thermiques et la réhabilita- tion d’hôtels .16 Il est nécessaire de veiller à ce que les investissements dans les infrastructures économiques et sociales ainsi que dans les autres secteurs d’activités contribuent à résorber significativement le chômage et le sous-emploi des jeunes dans les localités d’accueil. Les activités à réaliser dans cette composante sont les suivantes : (i) promouvoir les investissements dans les secteurs à fort potentiel de création d’emploi, (ii) créer une base de données des grands projets structurants du PND retenus dans la SNIEJ, (iii) sensibiliser les chefs d’entreprises aux techniques HIMO, (iv) analyser les investis- sements pour la détermination des types d’activités et des métiers demandés, (v) former et renfor- cer les capacités techniques et de gestion des opérateurs en matière d’HIMO, (vi) instituer des quo- tas minima de participation de jeunes dans la réalisation des travaux, (vii) planifier le processus de recrutement ou de création d’entreprises ou d’AGR liées aux chantiers, (viii) collaborer avec les différents services techniques maîtres d’ouvrage, (ix) sensibilisation du secteur privé pour une implication plus importante dans les programmes d’insertion par le mise en jeu de leur responsabilité sociétale. 16 Voir annexe 5. 162 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Composante 2 : Prise en compte de la dimension emploi-jeune dans les politiques sectorielles La question de l’emploi des jeunes est transversale et concerne aussi bien les acteurs écono- miques du secteur privé que ceux du secteur public. Au cours de la période 2012-2015, cer- tains ministères ont mis en œuvre des projets en direction des jeunes. De plus, pour la période 2016-2020, des objectifs spécifiques d’insertion des jeunes ont été indiqués dans les politiques stratégiques de certains ministères (Voir annexe). Cette démarche positive doit s’étendre à tous les ministères. Mais en plus, toutes ces actions en faveur des jeunes doivent être évaluées an- nuellement pour en donner une meilleure visibilité. L’objectif visé par cette composante est de faire en sorte que tous les ministères sectoriels et les partenaires privés intègrent de manière explicite dans leurs politiques des stratégies relatives à la promotion de l’emploi des jeunes. Elle comprend quatre (4) activités : (i) faire un plaidoyer pour la prise en compte de la dimension emploi jeune dans les politiques sectorielles, (ii) iden- tifier des activités favorables à l’emploi jeune, (iii) définir des indicateurs emploi jeunes et faire une évaluation annuelle des politiques sectorielles, (iv) créer des cellules emploi jeunes dans les différents ministères techniques. Axe stratégique 2 : Facilitation de l’entrepreneuriat jeune. L’insuffisance de l’offre d’emplois salariés fait de la promotion de l’emploi indépendant l’un des leviers les plus importants en matière de création d’emploi pour les jeunes en Côte d’Ivoire. Il s’agit de lever les nombreuses contraintes à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes entrepreneurs : problème d’information, difficultés liées aux critères de soumission aux marchés, problème de financement, etc. Cet axe stratégique envisage de lever les contraintes à la création et au développement de l’entreprise du jeune. Il comprend trois (3) composantes (i) allègement des obstacles à la créa- tion et au démarrage des activités des primo-entrepreneurs, (ii) appui à la recherche de mar- chés et à la gestion, (iii) financement des projets. Composante 1 : Allègement des obstacles à la création et au démarrage des activités des primo-entrepreneurs Pour la mise en œuvre de cette composante il faudra : (i) créer des incubateurs d’entreprises dans les localités, (ii) informer des primo-entrepreneurs sur les avantages fiscaux (exonérations fiscales, etc.), (iii) simplifier les procédures de déclaration fiscales et sociales (iv) prendre en charge ou exonération de cotisations sociales sur une certaine période, (v) élaborer et faire adopter un statut du jeune entrepreneur. Composante 2 : Recherche de marchés et appui à la gestion Information des primo-entrepreneurs sur les opportunités d’affaires, facilitation de l’accès aux marchés publics, appui à la recherche de marchés extérieurs, sensibilisation des grandes entreprises privées à accroître la participation des entreprises jeunes dans leurs chaînes d’approvisionnement, Formation des jeunes aux procédures et normes de qualité des grandes entreprises, appui-conseils à la gestion des entreprises, création d’un réseau de jeunes entrepreneurs y compris la fonction de coaching du jeune sur une certain période après sa sortie de l’école ; Appui à la recherche de marchés . La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 163 Composante 3 : Financement de Projets d’AGR et de micro-entreprises A travers cette composante, l’axe stratégique 2 envisage d’accroître les sources de financement des projets des jeunes. Elle aura pour activités : le renforcement des fonds existants, la recherche de mécanismes de financement innovants et adaptés aux primo-entrepreneurs, la formation à l’élaboration des documents de recherche de financement, appui-conseils pour la recherche de financement, le financement des projets des jeunes. Les projets prioritaires à financer concerne- ront les secteurs à fort potentiel de croissance et d’emploi, et la valorisation des produits locaux par le développement des chaînes de valeurs. A cet effet, l’Agence Emploi-Jeune a déjà identifié un ensemble de projets innovants qui pour- raient être appuyés. Ces projets se rapportent à divers secteurs (Agro-business, commerce, ser- vices, TIC, Artisanat, etc. ). Parallèlement, des projets d’insertion seront mis en œuvre par diffé- rents ministères. Ces actions directes promotion de l’emploi indépendant généreront au moins 805 154 emplois.17 Axe stratégique 3 : Information et employabilité Par cet axe stratégique, la SNIEJ contribue à assurer plus de transparence dans la mise en œuvre des activités. Il s’agira de renforcer les dispositifs existants mis en œuvre par l’Agence Emploi Jeunes en vue de produire toutes les informations nécessaires à la formation, au conseil, à l’orientation professionnelle et au suivi du jeune et de soutenir son intégration dans l’entreprise. Il s’agira en outre, d’apporter des appuis spécifiques aux jeunes à faible qualification éloignés du marché du travail ainsi qu’à ceux qui opèrent dans le secteur informel. Quatre (4) compo- santes ont été retenues à cet effet : (i) production d’informations sur les emplois et les besoins de compétences, (ii) amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés, (iii) renforcement des capacités productives des jeunes à faible qualification, (iv) appui à l’embauche des jeunes dans les entreprises. Composante 1 : Production d’informations sur les emplois et les besoins de compétences des entreprises Les activités de cette composante s’articulent autour de : la constitution d’une base de données sur les bénéficiaires, la réalisation de cartographies des emplois dans les bassins économiques, la collecte et la diffusion d’informations sur les opportunités d’emploi, la valorisation des métiers agricoles, la réalisation de répertoires de compétences et de métiers, l’organisation de salons et de foires de l’emploi, la réalisation d’enquêtes emploi et besoins de compétences, l’optimisation des outils de communication. Composante 2 : Amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés La croissance de l’économie qui se poursuivra jusqu’en 2020 devrait permettre de générer de nombreux emplois dans le secteur moderne structuré public et privé. Les prévisions du PND indiquent que les embauches de l’Etat dans la police et le secteur de l’éducation et de la Forma- tion Professionnelle permettront par exemple d’insérer 38 684 personnes.18 Dans le secteur privé ce sont des centaines de milliers d’emplois qui seront également créés. 17 Voir annexe 4. 18 Voir annexe 4. 164 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes L’objectif de cette composante est d’outiller les jeunes en vue de leur donner les moyens d’oc- cuper ces postes. Les activités de cette composante permettront de contribuer au rapproche- ment du profil des jeunes diplômés aux exigences des employeurs. Ces activités viennent en complément des actions déjà prévues par les ministères en charge de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle. Les actions de ces ministères devraient assurer une meilleure transition école-marché du travail. Des cadres de collaboration avec le secteur privé ont été créés à cet effet. Par exemple, avec l’appui du sec- teur privé, treize (13) branches professionnelles ont été identifiées et des comités nationaux de branches créés. Ces comités joueront un rôle important dans la définition et la certification des contenus de formation. Cette initiative doit servir d’action expérimentale en vue de son exten- sion à l’échelle nationale. Les activités de cette composante visent à : (a) la sensibilisation des acteurs du système d’édu- cation-formation à la promotion de formations dans le domaine agricole, (b) l’organisation des formations pour les jeunes diplômés (Formations de reconversion ou complémentaires quali- fiantes, formation sur les techniques de recherche d’emploi), (c) des mises en stage de qualifi- cation professionnelle, d’immersion, (d) la constitution de bases de données sur les écoles et centre de formations, (e) la constitution de bases de données sur les entreprises, (f) la mise en relation des entreprises et des écoles et centres de formation pour la définition de cadres de collaboration, (g) la création d’agences campus dédiés aux futurs diplômés et sortants de l’en- seignement supérieur. Composante 3 : Renforcement des capacités productives des jeunes à faible qualification. Cette composante a pour but d’améliorer les compétences des jeunes déscolarisés éloignés du marché du travail et de renforcer les capacités productives des jeunes opérant dans le secteur informel (urbain et rural). Elle mobilisera la formation par apprentissage et se fera en synergie avec les actions entreprises par les structures en charge de la promotion de l’artisanat. Pour les cinq (5) prochaines années, il est prévu en effet, une professionnalisation du secteur de l’arti- sanat à travers par exemple le renforcement et l’amélioration de la qualification des artisans, la valorisation de la profession d’artisan. Les activités à développer dans cette composante sont: la constitution d’une base de données des jeunes sans qualification notamment ceux qui opèrent dans le secteur informel, l’identification des centres d’apprentissages, la sélection et la forma- tion des jeunes, des appuis technique et financier pour l’acquisition de matériels et le dévelop- pement de leurs activités (gestion comptable et managériale, accès aux innovations techniques, etc.), la sensibilisation à la protection sociale, le suivi des activités des jeunes. Composante 4 : Appui à l’embauche des jeunes dans les entreprises Cette composante vient appuyer les précédentes. Il s’agit, après avoir adapté leurs profils aux exigences des employeurs, d’assurer l’insertion du plus grand nombre de jeunes dans les entre- prises du secteur public et privé. A cet effet, les activités suivantes seront mises en œuvre : (a) formation aux techniques de recherche d’emplois (b) sensibilisation des entreprises, (c) collecte des offres d’emplois, (d) prise en charge des indemnités de stage et des charges sociales, (e) al- lègements fiscaux et de cotisations sociales sur les salaires des jeunes durant les six (6) premiers mois d’embauche, (f) formation à l’intégration dans les entreprises, (g) suivi de l’intégration en entreprise, (h) conseil et orientation pour l’élaboration d’un projet professionnel. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 165 Composante 5 : Civisme et actions citoyennes Cette composante vise à développer l’esprit civique et citoyen des jeunes. Elle est indispensable à la participation du jeune dans les dispositifs d’insertion. Elle permettra d’amener les jeunes à être des participants actifs de leur intégration sur le marché du travail, leur inculquer les valeurs de solidarité, de savoir-vivre et de respect du bien commun. Elle pourra bénéficier de l’expé- rience de la SCAED en la matière. Il s’agit de permettre aux jeunes de s’engager volontairement au service de l’intérêt général et de bénéficier de formation au civisme et à la citoyenneté afin de leurs inculquer des atti- tudes positives nécessaires à leur épanouissement dans la société. Les activités identifiées dans cette composante sont : la sélection des volontaires, l’agrément des organismes d’accueil des jeunes (associations, syndicats, établissements publics, collectivités territoriales, coopératives et établissements privés d’intérêt collectif), organisation de formation civiques et citoyennes, financement des formations, suivi des activités des volontaires dans les organismes d’accueil, délivrance d’attestations aux jeunes volontaires, Axe stratégique 4 : Promotion de l’emploi des catégories sociales défavorisées Cet axe stratégique est proposé pour identifier des actions spécifiques à adresser aux jeunes filles et aux jeunes en situation de handicap. Ces catégories de jeunes ont des problèmes si spécifiques que leurs résolutions appellent des stratégies qui leur sont uniquement dédiées. Cet axe comporte deux composantes : promotion de l’emploi des jeunes femmes, promotion de l’emploi des jeunes en situation de handicap. Composante 1 : Promotion de l’emploi des jeunes filles Les activités retenues dans cette composante sont : formation complémentaires et qualifiantes des jeunes filles, appui à l’insertion des jeunes filles dans l’emploi salarié, financement et déve- loppement d’activités génératrices de revenus et de micro-entreprises, fixation de quotas mini- ma de participation des jeunes filles dans les projets emploi jeune, création de points de services emploi jeunes à l’échelle communale et recherche de structures relais. Composante 2 : Promotion de l’emploi des jeunes en situation de handicap Cette composante sera réalisée à travers les activités ci-après : réalisation d’un système d’infor- mation sur l’emploi des personnes en situation de handicap, plaidoyer pour l’application des dispositions réglementaires favorables à l’emploi des personnes en situation de handicap, la création d’un Fonds d’insertion des personnes handicapées, le financement et l’appui à l’instal- lation de projets adaptés aux handicaps spécifiques des jeunes. Axe stratégique 5 : Gouvernance et Territorialisation des actions en faveur de l’emploi des jeunes Le développement d’initiatives à l’échelle locale devient aujourd’hui une nécessité absolue à prendre en compte dans la SNIEJ. Cette démarche cadre d’ailleurs avec le processus de décen- tralisation qui est en cours en Côte d’Ivoire. Il est envisagé pour les prochaines années, la créa- tion de pôles économiques dans les régions ainsi que des technopoles par région au niveau de la formation professionnelle. 166 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes L’axe stratégique 5 répond à cette préoccupation. Il s’agit de faire en sorte que par leur efficacité et par leur proximité avec les demandeurs d’emploi, le Service Public de l’Emploi (SPE) ainsi que les autres structures intervenant dans la mise en œuvre de la SNIEJ et leurs relais deviennent pour les jeunes la voie privilégiée de recherche et d’accès à l’emploi. Il sera mis en œuvre à travers deux (2) composantes : Renforcement de la Gouvernance et développement d’actions à l’échelle locale. Composante 1 : Renforcement de la Gouvernance Les activités sont les suivantes : installation de bureaux de conseil et d’orientation dans l’emploi dans les universités et grandes écoles (Agences-Campus), création de services dédiés aux entre- prises, formation des agents à la conception, au pilotage et au suivi-évaluation des projets, mise en place d’un système d’évaluation des actions en faveur de l’emploi des jeunes. Composante 2 : Développement d’actions à l’échelle locale Poursuite du déploiement de l’Agence Emploi Jeunes dans tous les chefs-lieux de région du pays, identification des opportunités d’emploi dans les localités, collecte et diffusion d’informa- tions sur les offres d’emplois dans les localités, promotion de la garantie emploi jeunes et suivi des activités dans les localités, mise en place de pôles entrepreneuriat, recherche de complé- mentarité d’actions avec les structures locales. Axe stratégique 6 : Mesures d’accompagnement à l’emploi Le bénéfice des actions prévues dans les axes stratégiques cités plus haut se fera à travers des mesures générales d’accompagnement Les mesures générales d’accompagnement à l’insertion des jeunes Cette composante se rapporte à des appuis dont bénéficiera tout jeune. Les mesures générales d’accompagnement visent à faciliter leur intégration sur le marché du travail, mais ne donnent pas droit à des Allocations Spécifiques d’Insertion (ASI). Il s’agit : du bénéfice d’exonérations ou de réductions de charges sociales pour faciliter l’embauche du jeune dans l’emploi salarié et le lancement des activités du jeune auto-entrepreneur ; du bénéfice d’exonération ou d’allègement de charges fiscales pour le jeune auto-entrepreneur ; du bénéfice des informations sur les offres d’emploi et les bassins d’emploi; des appuis à la recherche de marchés ; du conseil et de l’orientation pour l’élaboration d’un projet professionnel ; de la formation aux techniques de recherche d’emplois ; des stages de qualification professionnelle et des stages-écoles prévus par les dispositions du code du travail. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 167 IV. Cadre de mise en œuvre La mise en œuvre de la SNIEJ implique d’asseoir un dispositif organisé qui soit en mesure d’assurer un pilotage efficace d’une Stratégie Nationale qui ambitionne à la fois un large front d’actions et l’implication de multiples acteurs dans des efforts soutenus en faveur de l’emploi des jeunes. Ainsi : - le Comité jeunesse assurera le pilotage et le suivi de la mise en œuvre de la SNIEJ, et - l’Agence Emploi Jeune, guichet unique de l’emploi des jeune, conformément à ses missions, assurera la coordination de la mise en œuvre de la SNIEJ qui implique l’ensemble des projets initiés par les acteurs du secteur (ministères, secteur privé, partenaires techniques et financiers, société civile, ONG, CNJCI, etc.) et qui contribuent aux débats sur les questions d’emploi jeunes, ainsi qu’aux analyses, appréciations et solutions avancées.
4.1. Pilotage et suivi de la mise en œuvre de la SNIEJ En s’engageant dans la formulation de la SNIEJ, les autorités ivoiriennes n’entendent pas sim- plement donner plus d’ampleur à leurs interventions actuelles en matière d’emploi. Elles s’en- gagent à organiser systématiquement l’action du Gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes et à lui conférer une efficacité accrue sur tous les plans. L’objectif ainsi recherché est à la fois, de donner plus de force et de réalité aux efforts déjà déployés, tout en explorant toutes les voies possibles d’un élargissement de l’emploi, pour être à la hauteur des besoins et des attentes du pays. L’option en faveur d’une stratégie nationale, cadre de référence des interventions de l’Etat et de ses partenaires, appelle implicitement à des efforts solidaires des autorités publiques et du secteur privé. Elle implique en réalité un véritable partenariat entre l’Etat et les organisations qui représentent les acteurs de l’emploi. C’est donc de tous ces intervenants, publics et privés, que dépend la réussite ou l’échec d’une politique de l’emploi et ce sont tous ces acteurs qu’il faut amener vers l’action, de façon consciente, convergente et complémentaire. A cet égard, le pilotage de la SNIEJ se fera à travers le Comité Jeunesse, organe de Coordination et de suivi de la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ). Le Comité Jeunesse Le Comité Jeunesse est chargé d’orienter et de suivre la mise en œuvre des actions définies par la SNIEJ au niveau national. A ce titre, il sert de cadre de concertation sur la mise en œuvre de la SNIEJ, veille à l’implication effective de tous les acteurs concernés dans la mise en œuvre de la SNIEJ, donne les orientations pour la mise en œuvre de la SNIEJ et apprécie le degré d’atteinte des résultats de la SNIEJ. 168 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Le Coordonnateur de la SNIEJ La coordination de la SNIEJ est assurée par l’Administrateur de l’Agence Emploi Jeunes. Il est as- sisté dans sa tâche par le Directeur en charge des Etudes, des Statistiques et du Suivi-Evaluation (DESSE) de l’AEJ. Le Coordonnateur de la SNIEJ est chargé d’assurer le coordination de l’exécution des différentes composantes de la SNIEJ. Plus spécifiquement, il suit les activités des structures opérationnelles, prépare tous les documents techniques et les rapports pour les différents organes de la SNIEJ et remonte auprès du Comité Jeunesse les informations sur la mise en œuvre de la SNIEJ.
4.2. Gestion opérationnelle Il y a des responsabilités opérationnelles qui sont au contact du terrain et qui concernent tous les organismes publics et privés chargés de concourir directement par leurs interventions et leurs programmes à la création de l’emploi. Pour la gestion opérationnelle de la SNIEJ. En amont, un cadre de concertation avec le système de financement notamment les banques, les Instituts de Microfinances (IMF), les assurances, les sociétés de crédits bail. A l’entame de la SNIEJ, le Coordonnateur pourra réunir l’ensemble des acteurs pour partager les objectifs de la SNIEJ, susciter leur adhésion et signer avec eux un contrat de participation et d’engagement citoyen. Un cadre de partenariat doit être établi avec la coordination des Centres de Gestion Agrées (CGA). En effet, toutes les entreprises bénéficiaires de la SNIEJ seront appuyées par les CGA en termes de tenue de leur comptabilité, en termes fiscal, en termes du respect de leur engage- ment vis-à-vis de l’institution de remboursement, en termes de formation et d’information. Un cadre de collaboration doit être défini avec les territoires pour la création des centres d’af- faires dans les différentes collectivités. En effet, dans un territoire donné les entreprises des bénéficiaires de la SNIEJ seront logées dans les centres d’affaires. Cela offre plusieurs avantages. D’abord, elles vont mutualiser certains postes de dépenses en l’occurrence le poste de secré- taire, le téléphone, la connexion internet, la boîte postale, les charges liées à l’électricité et à l’eau, le site web, les espaces bureau. Cela non seulement réduira considérablement les charges d’exploitation des jeunes entreprises, mais aussi facilitera pour beaucoup la production de cer- tains documents administratifs et fiscaux demandés pour postuler aux marchés publics. Aussi, il facilitera énormément la collaboration et l’appui des CGA aux entreprises et l’intervention de tout autre acteur intéressé. Une convention doit être signée avec le patronat et la CCI-CI pour le mentorat et le coaching par les seniors.
4.3. Gestion des fonds La gestion des fonds sera décentralisée. Cette option a été perçue comme étant la plus adéquate au fonctionnement d’une stratégie nationale qui implique plusieurs structures natio- nales et des PTF avec des modalités et des pratiques de gestion différentes. La gestion décentralisée des ressources constitue en effet le meilleur moyen d’assurer une exécution efficace et efficiente de la Stratégie, de réduire les coûts de transaction pour les partenaires nationaux et les éventuels donateurs. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 169
4.4. Garantie Jeunes La «Garantie Emploi-Jeune » est une composante de la «Garantie Jeunesse » pour le sous-sec- teur Emploi des Jeunes. En effet la «Garantie Jeunesse » est l’engagement que prend l’Etat vis-à-vis des jeunes dans divers domaines dont l’Autonomisation des Jeunes, la Protection des Jeunes, l’Emploi Jeunes et le Service Civique National. En ce qui concerne le sous-secteur Emploi des Jeunes, pour bénéficier des actions de la SNIEJ, le jeune doit signer avec l’Etat de Côte d’Ivoire un acte d’engagement dénommé «Garantie Em- ploi-Jeune ». La «Garantie Emploi-Jeune » est un engagement mutuel entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les jeunes sur certains objectifs essentiels en matière de promotion de l’emploi. Dans le cadre de la «Garantie Emploi-Jeune », l’Etat de Côte d’Ivoire s’engage à accorder aux jeunes, les appuis contenus dans la SNIEJ pour faciliter leur insertion dans l’emploi (salarié ou non salarié). En contrepartie, les jeunes prendront l’engagement de faire preuve d’esprit civique et de participer à des actions citoyennes. Ils s’engageront également à scrupuleusement respecter toutes les clauses des dispositifs mis en œuvre pour leur accompagnement. V. Budget et sources de Financement de la SNIEJ Le budget estimatif pour la mise en œuvre de la SNIEJ se chiffre à 260 milliards 731 millions 670 mille francs CFA (260,732 milliards FCFA). Les sources de financement du budget de la SNIEJ doivent être clairement identifiées et dédiées à cet effet. Cela est le gage du succès de la Stratégie. S’agissant du financement endogène de la SNIEJ, quelques sources de financement sont ex- pressément prévues dans le PND 2016-2020 au nombre desquelles nous pouvons citer : au titre de l’Axe 2 du PND relatif à « l’accélération du développement du capital humain et le bien-être social » ; au titre de l’Axe 3 du PND sur « l’accélération de la transformation structurelle de l’écono- mie par l’industrie » au niveau de l’appui à l’entreprenariat des jeunes ; au titre des investissements prévus dans les projets structurants dans le secteur de l’emploi et la protection sociale. Cet exercice pourrait continuer avec les ministères en charge des grands projets structurants retenus dans la SNIEJ pour approximativement évaluer les montants qui seront dédiés au financement de la SNIEJ. Cet exercice avec les structures nationales doit aboutir à l’élaboration d’un Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) de la stratégie. Au titre des financements extérieurs de la SNIEJ, des exercices de coordination doivent être également faits avec les partenaires techniques et financiers qui appuient des projets d’emploi, de formation professionnelle et de protection sociale en Côte d’Ivoire, pour élaborer un Cadre des Ressources à Moyen Terme (CRMT). Il s’agit d’un cadre budgétaire qui va recenser tous les financements de ces partenaires dans les projets évoqués dans la Stratégie (C2D, PJEDEC, PRISE, Programme Emploi du BIT, etc.). 170 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes La SNIEJ est un cadre fédérateur des interventions aussi bien du Gouvernement que de ses partenaires dans l’insertion professionnelle et l’emploi. En conséquence, la contribution des par- tenaires techniques et financiers mériterait d’être évaluée et consolidée avec la participation financière de l’Etat de Côte d’Ivoire. En plus des actions précitées, le Gouvernement devra organiser une table ronde avec les bail- leurs de fonds sur la SNIEJ pour mobiliser des financements plus conséquents à la réalisation de la SNIEJ. VI. Suivi-évaluation de la SNIEJ Les mécanismes retenus pour le suivi-évaluation de la SNEI incluent : le Comité Jeunesse ; les revues du Coordonnateur de la SNIEJ ; les visites de terrain. Au besoin, des études ad hoc afin de rectifier le tir, seront réalisées si nécessaire. Une évaluation finale pour évaluer les résultats atteints en fin de cycle, mesurer les performances de la SNIEJ et tirer les leçons pour les prochaines actions sera réalisée. Cette évaluation finale sera réalisée en 2021 pour mesurer le degré d’atteinte des résultats prévus, tirer les enseigne- ments, mesurer l’impact de la SNIEJ et la durabilité de ses résultats. Cette évaluation devra également fournir des recommandations pour la pérennisation des acquis qui constitueront des orientations pertinentes pour les interventions futures. Ainsi, les rapports trimestriels d’avancement permettront d’apprécier le niveau d’exécution tech- nique et financière du plan de travail annuel issu de la SNIEJ. Les rapports semestriels et annuels de performance, quant à eux, permettront d’examiner les performances et les contre-performances enregistrées dans la mise en œuvre de la SNIEJ en rapport avec le plan d’actions, pour mettre en exergue les contraintes et difficultés rencontrées ainsi que les leçons apprises. Les différents rapports seront mis à la disposition de tous les acteurs afin de permettra à l’Etat, à la société civile, aux partenaires et aux jeunes par les organes appropriés afin de leur permettre de suivre le progrès et l’impact de la SNIEJ. La responsabilité de l’atteinte des résultats de la SNIEJ incombera au: Comité Jeunesse ; Coordonnateur de la SNIEJ ; différents cadres de collaboration ou de concertation qui traite la question participation, de transparence, de veille pour l’atteinte des résultats, de suivi/évaluation et de contrôle citoyen. ANNEXES La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 171
ANNEXE 1 : PLAN D’ACTIONS DE LA SNIEJ Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Impact Les taux de chômage et de sous-emploi des jeunes sont substantiellement réduits Effet 1 Le contenu en emploi des investissements est accru et la dimension emploi-jeunes est prise en compte dans les politiques sectorielles Extrant 1.1 Le contenu en emploi des investissements est accru Identifier les secteurs à fort potentiel Agence Emploi Activité 1.1.1 B Nombre de secteurs identifiés Rapports d’étude Ressources disponibles d’emploi Jeunes -Nombre de réunions, -Compte rendu de Faire un plaidoyer pour l’orientation des de rencontres Agence Emploi rencontres Ressources disponibles et Activité 1.1.2 investissements vers les secteurs à fort B -Nombre de cadres réglemen- Jeunes / Ministères -cadres réglementaires participation des partenaires potentiel de création d’emplois. taires sectoriels intégrant les sectoriels sectoriels secteurs identifiés Base de données et Agence Emploi Créer une base de données des grands Activité 1.1.3 A Base de données créée répertoire des projets Jeunes/Ministères Ressources disponibles projets structurants disponible techniques Agence Eemploi Sensibiliser les chefs d’entreprises aux Nombre de chefs d’entreprises Compte rendu de Ressources disponibles et Activité 1.1.4 A Jeunes/collectivités techniques HIMO sensibilisés réunions participation des entreprises territoriales Ressources disponibles et partici- Analyser les activités et métiers liés aux Agence Emploi Activité 1.1.5 A Nombre de métiers identifiés Rapport de mission pation des entreprises et du Minis- investissements Jeunes tère en charge des infrastructures 172 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Agence Emploi Elaborer et adopter un texte instituant des -Texte instituant des quotas -Texte disponible Jeunes/ Adhésion des entreprises et du Activité 1.1.6 quotas minima de recrutement pour les A minima de jeunes pour les Ministère des Ministère en charge des jeunes projets Infrastructures infrastructures Économiques -Bilan des entreprises AEJ/Ministère des Ressources disponibles et Suivre l’application des quotas minima de % de jeunes dans l’effectif des Activité 1.1.6 A -Rapport de mission Infrastructures participation du Ministère en recrutement travailleurs des entreprises Économiques charge des infrastructures -Nombre de jeunes recrutés Planifier les processus de recrutement ou de pour les chantiers Rapport de Agence Emploi Ressources disponibles et Activité 1.1.7 création des groupements de jeunes pour B - nombre de groupements de recrutement Jeunes participation des entreprises des travaux HIMO jeunes exécutant des travaux relatifs aux chantiers Ressources disponibles et Collaborer avec les services des maîtres -Nombre de réunions avec les Agence Emploi Activité 1.1.8 B Rapport d’activités participation des maîtres d’ouvrages services des maîtres d’ouvrages Jeunes d’ouvrages Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Extrant 1.2 La dimension emploi-jeunes est prise en compte dans les politiques sectorielles - Nombre de réunions avec les Faire un plaidoyer pour la prise en compte Rapport Activité 1.2.1 B ministères Agence Emploi Jeunes Ressources disponibles de la dimension emploi-jeune d’activités - Nombre de ministères rencontrés Ressources disponibles et Nombre de Plans d’actions indiquant Plan d’actions Agence Emploi Jeunes / Activité 1.2.2 Identifier les activités favorables aux jeunes B participation des ministères des activités favorables aux jeunes des ministères Ministères techniques techniques - Nombre d’ateliers organisés Ressources disponibles et Organiser des ateliers pour définir les critères Rapports Agence Emploi Jeunes / Activité 1.2.3 B - Nombre de critères d’évaluation participation des ministères emploi-jeunes d’ateliers ministères techniques identifiés techniques - Séminaire d’évaluation réalisé Ressources disponibles et Evaluer annuellement les politiques Rapport de Agence Emploi Jeunes / Activité 1.2.4 B - Nombre d’emplois jeunes générés participation des ministères sectorielles séminaires ministères techniques par les activités des ministères techniques Créer des cellules emploi-jeunes dans Cérémonies Ressources disponibles et Nombre de cellules Agence Emploi Jeunes / Activité 1.2.5 les ministères techniques A d’installation participation des ministères emploi-jeunes créées ministères techniques des cellules techniques Effet 2 Les mesures spécifiques de facilitation de l’emploi indépendant des jeunes sont prises Extrant 2.1 Les obstacles à la création et au démarrage des activités des jeunes sont levés Agence Emploi Jeunes / Ressources disponibles et Rapport Activité 2.1.1 Créer des incubateurs dans les localités A Nombre d’incubateurs créés collectivités territoriales/ participation des collectivités d’activités INIE territoriales Informer les primo-entrepreneurs sur les Nombre de jeunes entrepreneurs Rapport Agence Emploi Jeunes / Activité 2.1.2 A Ressources disponibles avantages fiscaux accordés aux jeunes informés sur les mesures fiscales d’activités CGA Simplifier les procédures de déclaration - Nombre de formalités réduites Acte Agence Emploi Jeunes / Adhésion et collaboration de Activité 2.1.3 A fiscales - Délai de déclaration réduit réglementaire DGI la DGI Alléger ou exonérer les jeunes primo-deman- Texte sur l’allègement ou l’exonération Acte Agence Emploi Jeunes / Adhésion et collaboration de Activité 2.1.4 A deurs des cotisations sociales des cotisations sociales disponible réglementaire DGI/CNPS la CNPS Agence Emploi Jeunes / Cabinet du ministre en charge de l’emploi des Elaborer et faire adopter le statut du jeune Approbation du Activité 2.1.5 A Statut disponible Statut jeunes / Ministère de entrepreneur Gouvernement l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes de la Promotion des PME 173 Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Extrant 2.2 Les jeunes reçoivent des appuis pour la recherche de marchés Informer les jeunes sur les opportunités d’af- Agence Emploi Activité 2.2.1 B Nombre de jeunes informés Rapport d’activités Ressources disponibles faires Jeunes Agence Emploi Nombre et types de mesures de Approbation du Gouvernement, Ad- Prendre des mesures pour faciliter l’accès des Jeunes / Direction Activité 2.2.2 A facilitation de l’accès au marché Actes réglementaires hésion et participation de la Direction jeunes aux marchés publics des marchés public des Marchés publics publics Agene Emploi Apporter des appuis à la recherche de marchés Nombre de jeunes appuyés pour la Activité 2.2.3 B Rapport d’activités Jeunes / CGA/ Ressources disponibles extérieurs recherche de marchés extérieurs APEXCI -Nombre de rencontres avec les Sensibiliser les grandes entreprises au dé- entreprises Ressources disponibles, Agence Emploi Activité 2.2.4 veloppement de liens commerciaux avec les A -Nombre de grandes entreprises Rapport d’activités participation et adhésion Jeunes /CGECI entreprises de jeunes développant des liens commer- des entreprises ciaux avec les jeunes entrepreneurs Nombre de jeunes entrepreneurs Former les jeunes aux procédures et normes Agence Emploi Activité 2.2.5 B formés aux normes de qualités des Rapport d’activités Ressources disponibles des grandes entreprises Jeunes /CGECI grandes entreprises Apporter un appui-conseil à la gestion des Agence Emploi Activité 2.2.6 B Nombre de jeunes appuyés Rapport d’activités Ressources disponibles entreprises de jeunes Jeunes /CGA -Texte de création du réseau Agence Emploi - Réseau créé Ressources disponibles et adhésion 174 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes -Site web fonctionnel Jeunes /Associa- Activité 2.2.7 Créer un réseau de jeunes entrepreneurs C - Site web créé des jeunes -cérémonie de présentation tions de jeunes entrepreneurs du réseau entrepreneurs Extrant 2.3 Les projets d’AGR et de micro-entreprises de jeunes sont financés -Nombre de fonds renforcés Lignes budgétaires du Agence Emploi Activité 2.3.1 Accroître les dotations des fonds existants A -Dotations des fonds Ressources disponibles fonds Jeunes Rechercher des mécanismes de finance- -Nombre de mécanismes de Agence Emploi Ressources disponibles participa- Activité 2.3.2 A Rapport d’activités ment innovants financement identifiés Jeunes tions du secteur financier -Nombre de jeunes appuyés Apporter des appuis-conseils à la re- Agence Emploi Activité 2.3.3 B pour la recherche de finance- Rapport d’activités Ressources disponibles cherche de financement Jeunes /CGA ment Financer des projets d’AGR et de mi- Nombre de projets d’AGR et Agence Emploi Activité 2.3.4 B Rapport d’activités Ressources disponibles cro-entreprises de jeunes micro-entreprises financés Jeunes Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Effet 3 L’employabilité des jeunes est améliorée Extrant 3.1 Les jeunes bénéficient d’informations sur les emplois et les besoins de compétences des entreprises Réaliser une cartographie des emplois des Document de présentation de la Agence Emploi Activité 3.1.2 A Cartographie réalisée et disponible Ressources disponibles régions de Côte d’Ivoire Cartographie édité et diffusé Jeunes Collecter et diffuser les informations sur les Nombre de jeunes informés sur les Agence Emploi Activité 3.1.3 B Rapport d’activités Ressources disponibles opportunités d’emploi opportunités d’emploi Jeunes Agence Emploi Jeunes/minis- Faire un plaidoyer pour la valorisation des - Nombre de métiers agricoles Activité 3.1.4 B Rapport de plaidoyer tère en charge Ressources disponibles métiers agricoles valorisés de l’agriculture/ ANADER Réaliser des répertoires de compétences et - Le répertoire des compétences Agence Emploi Activité 3.1.5 A Documents et supports disponibles Ressources disponibles de métiers et de métier est réalisé Jeunes - Rapport d’activités Agences Emploi Activité 3.1.6 Organiser des salons et des foires de l’emploi B Nombre de salons/foires organisés Ressources disponibles - médias Jeunes Réaliser des enquêtes-emploi et de -Enquête emploi annuelle Agence Emploi Activité 3.1.7 A Rapports d’enquêtes compétences -Enquête sur les compétences Jeunes Extrant 3.2 L’employabilité des jeunes est améliorée -Nombre de partenaires du système de formation - Sensibiliser les acteurs du système de Agence Emploi éducation rencontrés Ressources disponibles formation à la promotion des Jeunes / minis- Activité 3.2.1 A - Nombre d’écoles/centres de -Rapports d’activités et adhésion du secteur formations dans le domaine agricole et tères en charge formation offrant des forma- éducation-formation autres secteurs prioritaires de la formation tions sur les métiers agricoles et autres secteurs prioritaires Organiser des formations qualifiantes et Rapport de formation/d’acti- Agence Emploi Activité 3.2.2 B Nombre de jeunes formés Ressources disponibles de recherche d’emploi vités Jeunes Mettre en stage de qualification les Nombre de jeunes mis en Agence Emploi Ressources disponibles et partici- Activité 3.2.3 B Rapport d’activités jeunes stage Jeunes pation des entreprises Agence Emploi Constituer une base de données sur les Base de données sur les écoles Jeunes / minis- Activité 3.2.4 A Base de données fonctionnelles Ressources disponibles écoles et les centres de formation et centres de formation tères en charge de la formation Constituer une base de données sur les Base de données sur les entre- Agence Emploi Activité 3.2.5 A Base de données fonctionnelles Ressources disponibles entreprises prises Jeunes Développer des services dédiés aux Services dédiés aux entreprises Rapport de cérémonie d’inau- Agence Emploi Activité 3.2.6 A Ressources disponibles La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes entreprises créés et fonctionnels guration Jeunes Agence Emploi 175 Encourager les relations Nombre de partenariats Jeunes / minis- Participation des écoles et Activité 3.2.7 B Conventions de partenariat écoles-entreprises école-entreprises noués tères en charge des entreprises de la formation Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Extrant 3.3. Les capacités productives des jeunes à faible qualification sont renforcées Agence Emploi Constituer une base de données des Base de données des jeunes Base de données disponible et Jeunes /AGEFOP/ Activité 3.3.1 A Ressources disponibles jeunes sans qualification sans qualification créée fonctionnelle Chambre des métiers Agence Emploi -Nombre de centres -Rapport de mission Jeunes / d’apprentissage identifiés Activité 3.3.2 Identifier les centres d’apprentissage A -Conventions AGEFOP/ Participation des maître-artisans -Nombre de conventions avec Chambre des les Maître-artisans signées métiers Agence Emploi Sélectionner les jeunes sans Nombre de jeunes sans qualifi- Jeunes/AGEFOP/ Activité 3.3.3 B Rapports de sélection Ressources disponibles qualification cation sélectionnés Chambre des métiers Agence Emploi Nombre de jeunes sans qualifi- Jeunes /AGEFOP/ Activité 3.3.4 Former les jeunes par apprentissage B Rapports de formation ressources disponibles cation formés Chambre des métiers Nombre de jeunes sans qualifi- Apporter des appuis techniques et Agence Emploi Activité 3.3.5 B cation appuyés financièrement Rapports d’activités Ressources disponibles financiers aux jeunes Jeunes et techniquement 176 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Extrant 3.4 L’intégration des jeunes en entreprise est facilitée Prospecter les bassins d’emploi pour -Nombre d’entreprises visitées Rapport d’activités Agence Emploi Activité 3.4.1 sensibiliser les entreprises à l’embauche B -Nombre d’offres d’emploi Rapports de prospection Ressources disponibles Jeunes des jeunes collectées Textes réglementaires ins- Instituer des mesures d’exonérations tituant les exonérations de Agence Emploi Accord du gouvernement et Activité 3.4.2 A Copie des textes disponibles fiscales sur les salaires des jeunes charges sur les salaires des Jeunes /DGI Adhésion de la DGI jeunes embauchés -Nombre de jeunes partici- pants aux tests de recrutement Rapports de recrutement Agence Emploi Activité 3.4.3 Organiser les tests de recrutement B Ressources disponibles -Nombre de jeunes retenus Rapport d’activités Jeunes après les tests Former les jeunes à l’intégration dans Nombre de jeunes formés à Agence Emploi Activité 3.4.4 B Rapport d’activités Ressources disponibles les entreprises l’intégration dans l’entreprise Jeunes Nombre de jeunes placés en Rapport d’activités Agence Emploi Ressources disponibles et Activité 3.4.5 Placer les jeunes en entreprise B entreprise Rapport de placement Jeunes collaboration des entreprises Nombre de jeunes suivis trois Suivre l’intégration des jeunes dans Rapports de mission Agence Emploi Ressources disponibles et Activité 3.4.6 B mois après leur intégration l’entreprise Rapports d’activités Jeunes collaboration des entreprises dans l’entreprise Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification Extrant 3.5 L’esprit civique et citoyen des jeunes est amélioré Nombre de volontaires sélec- Agence Emploi Activité 3.5.1 Sélectionner les volontaires B Rapport d’activités Ressources disponibles tionnés Jeunes / SCAED Agréer les organismes d’accueil des Agence Emploi Activité 3.5.2 A Nombre d’organismes agréés Listes des organismes agréés Ressources disponibles jeunes volontaires Jeunes /SCAED Rapport d’activités Organiser des formations civiques et Agence Emploi Activité 3.5.3 B Nombre de jeunes formés Rapport de formation Ressources disponibles citoyennes Jeunes /SCAED - Rapport d’activités Nombre de jeunes réalisant Agence Emploi Activité 3.5.4 Suivre les activités des volontaires B - Rapport de mission de suivi Ressources disponibles des travaux Jeunes /SCAED des activités des volontaires Agence Emploi Suivre l’engagement civique et citoyen - Rapport de suivi des activités Nombre d’attestations de Ser- Jeunes / Activité 3.5.5 des jeunes dans le cadre de la Garantie B de la Garantie Jeunes Ressources disponibles vice Civique (ASC) délivrées collectivités territo- Jeunes - copies des ASC riales /SCAED Effet 4 L’emploi des catégories défavorisées est promu Extrant 4.1 L’emploi des jeunes filles est promu Organiser des formations qualifiantes Nombre de jeunes filles Rapport d’activités Agence Emploi Activité 4.1.1 B Ressources disponibles au profit des jeunes filles formées Rapport de formation Jeunes -Nombre de projets de jeunes Financer les AGR micro-entreprises des Agence Emploi Activité 4.1.2 B filles financés et accompagnés Rapport d’activités Ressources disponibles femmes Jeunes -Nombre d’emplois générés Fixer et Suivre l’application des quotas -Nombre de projets em- Rapport d’activités Agence Emploi Activité 4.1.3 réservés aux jeunes filles dans tous les A ploi-jeunes respectant les Rapport de mission Ressources disponibles Jeunes projets emploi-jeunes quotas sur le genre Extrant 4.2 L’emploi des jeunes en situation de handicap est promu Agence Emploi Enquête sur l’emploi des Jeunes / Réaliser une enquête sur l’emploi des Activité 4.2.1 A jeunes en situation de Rapport d’études Ministère de Ressources disponibles jeunes « en situation de handicap » handicap réalisée l’Emploi et de la protection Sociale -Nombre de rencontres avec Agence Emploi Compte rendu des rencontres Faire un plaidoyer pour l’emploi des les entreprises Jeunes /Ministère Ressources disponibles et Activité 4.2.2 B Rapport de plaidoyer jeunes en situation de handicap -Nombre de rencontres avec de l’Emploi et de la participation des entreprises les structures étatiques protection Sociale La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Nombre d’entreprises respec- Rapport d’activités Ressources disponibles, Suivre l’application de l’article 12.2 du AEJ/inspection du Activité 4.2.3 A tant les dispositions de l’article Bilan des entreprises participation des entreprises et 177 code du travail. travail 12.2 du code du travail de l’inspection du travail Résultats Source de Intitulés Priorités Indicateurs Responsables Hypothèses/Risques escomptés vérification - Fonds d’insertion des Textes instituant le fonds AEJ/Ministère de Créer un fonds d’insertion des jeunes personnes en situation de Activité 4.2.4 A Documents comptables et l’Emploi et de la Ressources disponibles en situation de handicap handicap créé financiers du Fonds protection Sociale - Dotation du Fonds AEJ / Ministère Financer et appuyer l’installation Nombre de projets de jeunes en charge des Activité 4.2.5 de projets adaptés aux personnes en B en situation de handicap Rapports d’activités personnes en Ressources disponibles situation de handicap financés situation de han- dicap Extrant 4.3 La Garantie Jeune est promue Agence Emploi Jeunes / Cabinet Projet Garantie Jeune élaboré Communication en conseil de Portage présidentiel acquis et Activité 4.3.1 Initier la « Garantie Jeunes » A du ministre en et adopté gouvernement assuré charge de l’em- ploi des jeunes -Adhésion des jeunes au Agence Emploi -« Accord de Garantie Jeunes Ressources disponibles, concept est acquise Jeunes / Cabinet Suivre la mise en œuvre de la «Garantie » signé avec la faitière des participation des organisations Activité 4.3.2 A - Cibles concernées bénéficient du ministre en Jeunes» organisations de jeunesse de jeunesse, des des offres de services charge de l’em- -Rapport d’activités collectivités locales d’emploi ploi des jeunes Effet 5 La Gouvernance et la Territorialisation des actions en faveur de l’emploi des jeunes est assurée 178 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Extrant 5.1. La Gouvernance est renforcée Ressources disponibles, Installer des agences Campus dans les Agence Emploi Activité 5.1.1 A Nombre d’agences installées Pv d’ouverture environnement Universités de Côte d’Ivoire Jeunes universitaire sécurisé Créer des services dédiés aux Agence Emploi Activité 5.1.2 A Nombre de services ouverts Pv d’ouverture Ressources disponibles entreprises Jeunes Former les agents de l’AEJ aux Rapport de formation Agence Emploi Activité 5.1.3 méthodes de conception et de pilotage B Nombre d’agents formés Ressources disponibles Rapport d’activités Jeunes des programmes d’emploi Extrant 5.2 Les activités sont réalisées à l’échelle locale Poursuivre le déploiement de l’AEJ Agence Emploi Activité 5.2.1 A Nombre d’agences ouvertes Pv d’ouverture Ressources disponibles sur le territoire Jeunes Promouvoir la Garantie Jeune dans Agence Emploi Activité 5.2.2 A Nombre de campagnes Rapport d’activités les régions Jeunes Agence Emploi Mettre en place les pôles Activité 5.2.3 B Nombre de pôles installés Rapport d’activités Jeunes /Collectivi- Ressources disponibles entrepreneuriat tés territoriales
ANNEXE 2 : BUDGET DE LA SNIEJ TOTAL Axe Intitulé de l'axe 2017 2018 2019 2020 % DU TOTAL (2017-2020) Axe stratégique 1 Accroissement du contenu en emploi des investissements et prise en compte de la dimension emploi-jeunes dans les 2 716 450 000 2 561 450 000 3 624 450 000 57 601 450 000 66 503 800 000 25,51 politiques sectorielles Composante 1 Accroissement du contenu en emploi des investissements 2 671 450 000 2 496 450 000 3 539 450 000 57 496 450 000 66 203 800 000 25,39 Composante 2 Prise en compte de la dimension emploi-jeunes dans les 45 000 000 65 000 000 85 000 000 105 000 000 300 000 000 0,12 politiques sectorielles Axe stratégique 2 Facilitation de l’entrepreneuriat jeunes 5 041 288 259 8 721 288 259 52 001 245 222 8 891 288 259 74 655 110 000 28,63 Composante 1 Allègement des obstacles à la création et au démarrage des 92 500 000 172 500 000 252 500 000 332 500 000 850 000 000 0,33 activités des primo-entrepreneurs Composante 2 Composante 2 : Recherche de marchés et appui à la gestion 57 500 000 57 500 000 57 500 000 57 500 000 230 000 000 0,09 Comosante 3 Composante 3 : Financement de Projets d’AGR et de 4 891 288 259 8 491 288 259 51 691 245 222 8 501 288 259 73 575 110 000 28,22 micro-entreprises Axe stratégique 3 Information et employabilité 8 788 227 477 8 673 227 477 21 330 958 417 67 665 946 573 106 458 359 944 40,83 Composante 1 Production d’informations sur les emplois et les besoins de 1 665 000 000 1 490 000 000 1 590 000 000 1 490 000 000 6 235 000 000 2,39 compétences des entreprises Composante 2 Amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés 3 566 000 000 3 451 000 000 4 451 000 000 13 451 000 000 24 919 000 000 9,56 Composante 3 Renforcement des capacités productives des jeunes à faible 1 733 000 000 1 658 000 000 2 658 000 000 36 658 000 000 42 707 000 000 16,38 qualification. Composante 4 Appui à l’embauche des jeunes dans les entreprises 150 000 000 150 000 000 150 000 000 150 000 000 600 000 000 0,23 Composante 5 Civisme et actions citoyennes 1 674 227 477 1 924 227 477 12 481 958 417 15 916 946 573 31 997 359 944 12,27 Axe stratégique 4 Promotion de l’emploi des catégories sociales défavorisées 2 555 000 000 2 455 000 000 2 905 000 000 2 805 000 000 10 720 000 000 4,11 Composante 1 Promotion de l’emploi des jeunes filles 1 750 000 000 1 750 000 000 1 750 000 000 1 750 000 000 7 000 000 000 2,68 Composante 2 Promotion de l’emploi des jeunes en situation de handicap 805 000 000 705 000 000 1 155 000 000 1 055 000 000 3 720 000 000 1,43 Axe stratégique 5 Gouvernance et Territorialisation des actions en faveur de 462 000 000 462 000 000 462 000 000 462 000 000 1 848 000 000 0,71 l’emploi des jeunes Composante 1 Renforcement de la Gouvernance 89 000 000 89 000 000 89 000 000 89 000 000 356 000 000 0,14 Composante 2 Développement d’actions à l’échelle locale 373 000 000 373 000 000 373 000 000 373 000 000 1 492 000 000 0,57 COORDINATION ET EVALUATION 186 600 000 136 600 000 86 600 000 136 600 000 546 400 000 0,21 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes TOTAL 19 749 565 736 23 009 565 736 80 410 253 639 137 562 284 833 260 731 669 944 100 179 BUDGET DE LA SNIEJ suite Axe Intitulé de l'axe TOTAL (2017-2020) PREVU PAR LE PND A RECHERCHER Axe stratégique 1 Accroissement du contenu en emploi des investissements et prise en compte de la dimension emploi-jeunes dans les 66 503 800 000 65 871 000 000 632 800 000 politiques sectorielles Composante 1 Accroissement du contenu en emploi des investissements 66 203 800 000 65 871 000 000 332 800 000 Composante 2 Prise en compte de la dimension emploi-jeunes dans les 300 000 000 - 300 000 000 politiques sectorielles Axe stratégique 2 Facilitation de l’entrepreneuriat jeunes 74 655 110 000 45 820 000 000 28 835 110 000 Composante 1 Allègement des obstacles à la création et au démarrage des 850 000 000 - 850 000 000 activités des primo-entrepreneurs Composante 2 Composante 2 : Recherche de marchés et appui à la gestion 230 000 000 - 230 000 000 Comosante 3 Composante 3 : Financement de Projets d’AGR et de 73 575 110 000 45 820 000 000 27 755 110 000 micro-entreprises Axe stratégique 3 Information et employabilité 106 458 359 944 72 036 000 000 34 422 359 944 Composante 1 Production d’informations sur les emplois et les besoins de 6 235 000 000 4 640 000 000 1 595 000 000 compétences des entreprises Composante 2 Amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés 24 919 000 000 24 784 000 000 135 000 000 180 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Composante 3 Renforcement des capacités productives des jeunes à faible 42 707 000 000 42 612 000 000 95 000 000 qualification. Composante 4 Appui à l’embauche des jeunes dans les entreprises 600 000 000 - 600 000 000 Composante 5 Civisme et actions citoyennes 31 997 359 944 - 31 997 359 944 Axe stratégique 4 Promotion de l’emploi des catégories sociales défavorisées 10 720 000 000 - 10 720 000 000 Composante 1 Promotion de l’emploi des jeunes filles 7 000 000 000 - 7 000 000 000 Composante 2 Promotion de l’emploi des jeunes en situation de handicap 3 720 000 000 - 3 720 000 000 Axe stratégique 5 Gouvernance et Territorialisation des actions en faveur de 1 848 000 000 36 000 000 1 812 000 000 l’emploi des jeunes Composante 1 Renforcement de la Gouvernance 356 000 000 36 000 000 320 000 000 Composante 2 Développement d’actions à l’échelle locale 1 492 000 000 - 1 492 000 000 COORDINATION ET EVALUATION 546 400 000 TOTAL 260 731 669 944 183 763 000 000 76 968 669 944
ANNEXE 3 : PROJECTIONS DES TAUX DE CHOMAGE ET DE SOUS-EMPLOI 1. Evolution de la Main d’œuvre La main d’œuvre croît à un taux constant. Mt=M0(1+tM )t tM= taux de croissance annuel de la main d’œuvre M0 = Main d’œuvre à l’année de base Mt = Main d’œuvre à l’année courante t = nombre d’années 2. Evolution de l’emploi Les emplois évoluent en fonction du taux de croissance du PIB réel. Ils sont calculés en tenant compte de l’élasticité en emploi de la croissance. Plus la croissance est forte, plus les emplois augmentent. tg Et= E (1+nE/PIB * 0 ) 100 Et = Emploi à l’année courante. E0 = Emploi à l’année de base. tg = taux de croissance de l’économie en %. nE/PIB = Elasticité de l’emploi au PIB. t = nombre d’années. 3. Hypothèses : Nous considérons les différents scénarii proposés par le PND à savoir: - Le scénario de l’éléphant au repos; - Le scénario du triomphe de l’éléphant, - Le scénario de l’éléphant émergent. 4. Résultats Scénario de l’éléphant au repos 2016 2017 2018 2019 2020 Taux de croissance 6,60% 5,30% 5% 5,10% 4,80% de l’économie Taux de sous- emploi 16,6% 15,55% 13,57% 12,90% 12,28% Taux de chômage 3,56% 5,42% 7,45% 9,38% 11,45% La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 181 Scénario du Triomphe de l’éléphant 2016 2017 2018 2019 2020 Taux de croissance de 8,20% 7,10% 6,90% 6,90% 6,50% l’économie Taux de sous-emploi 16,6% 15,56% 13,65% 13,05% 12,51% Taux de chômage 3,56% 4,16% 4,90% 5,63% 6,63% Scénario de l’éléphant émergent 2016 2017 2018 2019 2020 Taux de croissance de 9,80% 8,90% 8,80% 8,30% 8% l’économie Taux de sous-emploi 16,6% 15,57% 13,72% 13,18% 12,70% Taux de chômage 3,56% 2,90% 2,31% 2,07% 2,05% 182 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes
ANNEXE 4 : COMPTABILITE DES EMPLOIS EVALUATION DES EMPLOIS GENERES PAR CERTAINS PROJETS A VENIR Secteur Nombre d'emplois prévus Agriculture Production de Riz 602 791 Production Autres Vivriers et maraîchers 773 Production et distribution de manioc 1 000 605 939 Création d'entreprises agricoles 375 Aviculture 100 Ressources Animales et Halieutiques Pêche et commercialisation des fruits de mer 3 605 Agropastoral 2 694 9 951 Installation des franchises de surgelés 150 Autres 3 502 Industrie Installation de 200 micro-entreprises 600 Financement de 50 projets novateurs agro-industriels 250 Transformation anacarde 120 000 Transformation Riz 6 300 128 098 Transformation Noix de cajou 300 Unité de broyage des fèves de cacao 500 Unité de transformation Hévéa Autres 148 Construction et BTP Installation des franchises 1 000 7 000 Formation et insertion des jeunes au métier du bâtiment 6 000 Commerce et Services 2 908 Installation de salons de coiffures et d'esthétique 460 Installation de kiosques multiservices et vente en détail 2 448 TIC Services de maintenance Telecom 250 350 Unités d'assemblage d'ordinateurs 100 Construction et BTP Installation des franchises 1 000 7 000 Formation et insertion des jeunes aux métiers du bâtiment 6 000 Tourisme 3 734 3 734 Artisanat 1 174 1 174 Emplois verts 40 000 40 000 TOTAL 805 254 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 183 RECRUTEMENTS PREVUS DANS L’ADMINISTRATION Actions directes Budget orientées sur la (2016-2020) Typologie Bénéficiaires Responsables croissance de en millions l'emploi de fcfa AXE STRATEGIQUE 1 11 245 34 764 Accroitre l'effectif de la Police nationale à 11 245 MEMIS/ DGPN 34 764 raison de 2249 policiers/an AXE STRATEGIQUE 2 27 439 124 Emploi salarié Recruter 18 306 38 684 enseignants pour 18 306 DRH/DELC 0 le primaire Recruter 8 980 enseignants au 8 980 DRH 0 secondaire général Recruter 153 enseignants pour les 153 DRH 124 lycées techniques 184 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes
ANNEXE 5 : Indications sur les investissements dans les projets structurants Coût FCFA Secteurs X (1 000 000) Présidence 10 560 Primature et Services Rattachés 266 646 Agriculture et développement rural 402 840 Commerce 153 548 Communication 60 000 Construction et Urbanisme 212 635 Culture et Francophonie 406 275 Défense 82 800 Eau potable 250 000 Economie Numérique et Poste 603 026 Education nationale 571 534 Emploi et Protection Sociale 55 000 Energie 2 188 198 Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique 1 281 520 Enseignement technique et formation professionnelle 360 830 Entrepreneuriat - Artisanat – PME 9 164 Environnement et développement durable 162 100 Hydrocarbures 565 858 Industrie et mines 1 735 200 Infrastructures routières 3 526 546 Intégration africaine et ivoiriens de l'extérieur 8 181 551 Intérieur et Sécurité 112 900 Logements Sociaux Et Habitat 2 875 000 Plan et Développement 388 897 Promotion de la Famille, la Femme et Protection de L'enfant 322 355 Ressources animales et halieutiques 111 612 Santé et Hygiène Publique 968 471 Sports et Loisirs 138 000 Tourisme 867 200 Transports 1 729 309 Salubrité urbaine et assainissement 403 427 Total général 29 003 002 Source : PND 2016-2020 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 185 Projet structurants orientés sur la jeunesse Axe stratégique Coût Secteur PND - Projets PND (X 1000 000) Construction, réhabilitation et Axe N°2 : Enseignement équipement des infrastructures 5 250 L’accélération du Technique Et d’encadrement des jeunes développement du Formation capital humain et du Professionnelle Projet national d’insertion et bien-être social 187 046 d’emploi des jeunes Axe N° 3 : L’accélération de Appui à l'Entreprenariat des la transformation Agriculture jeunes dans l'Agriculture et 25 000 structurelle de l'Agrobusiness l’économie par l’industrialisation Source : PND 2016-2020 Projets structurants dans l’Agro Business et/ou assimilés Coût Secteur PND - Projets structurants - Agro Business et Assimilés (X 1000 000) Aménagement et mise en valeur des infrastructures agricoles et bas-fonds 96 000 Appui à l'Entreprenariat des jeunes dans l'Agriculture et l'Agrobusiness 25 000 Bourse des matières premières agricoles 7 040 Agriculture et développement Construction de 5 Centres de Formation Professionnelle Agricole Intégrés 25 000 rural Construction des ouvrages hydo-agricoles à Séguéla, Bocanda et M'bengué 109 000 Pôle Agro-industriel intégré du Poro 29 000 Exploitation d’un domaine de 2 000 hectares appartenant à l’Etat pour la production et la transformation de soja 16 000 Construction et exploitation des marchés de gros et de détail d’Abidjan, Commerce Daloa, Abengourou et de 07 autres chefs-lieux de régions 100 548 Economie numérique et Programme e-agriculture 50 000 poste Construction et exploitation d’une centrale à biomasse coton à Boundiali Energie (25 MW) 29 000 Enseignement technique et Construction et équipement de 29 Centres de formation Production dans formation pro- les Départements non chef lieux de région 43 283 fessionnelle Source : PND 2016-2020 186 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes Projets structurants dans le développement des Ressources Animales et Halieutiques Coût Secteur PND - Projets sectortiels - Ressources Animales et Halieutiques (X 1000 000) Construction et exploitation des abattoirs des grandes villes de l’intérieur (Yamoussoukro, Daloa, Bouaké et Korhogo) 16 690 Appui à la relance de l'élevage et de la pêche en Côte d'Ivoire 55 722 Projet de construction et d’exploitation du complexe abattoir- marché à bétail d’Abidjan - Anyama (CAMA) 21 200 Ressources Projet de Gestion intégrée des Ranches et Stations (PROGIRS) / Complexe animales et agro-industriel laitier de Toumodi 6 000 halieutiques Projet de Gestion intégrée des Ranches et Stations (PROGIRS) / Production bouchère à la station de Nioroningue (PBSN) 4 000 Projet de Gestion intégrée des Ranches et Stations (PROGIRS) / Réhabilita- tion et exploitation de la ferme semencière de Badikaha (FSB) 4 000 Projet de Gestion intégrée des Ranches et Stations d’élevage (PROGIRS) / Production bouchère à la station de Panya (PSBP) 4 000 Source : PND 2016-2020 Projets structurants dans le développement du Tourisme, Artisanat et Entrepreneuriat Coût Secteur Projets sectortiels - Tourisme, Artisanat, Entrepreneuriat (X 1000 000) Culture et Réhabilitation de la ville historique de Grand-Bassam 350 000 francophonie Entrepreneuriat - Création de la casse moderne de N'Dotré 9 164 Artisanat – PME Environnement et Aménagement et valorisation touristique de la Réserve Naturelle de 109 000 développement Dahlia Fleur durable Aménagement et valorisation touristique du Parc National du Banco 7 500 Aménagement et exploitation de la réserve de faune d’Abokouamékro 150 000 Aménagement et exploitation de 9 relais paillotes 11 700 Création d'infrastructures de formation et de renforcement des capaci- 8 500 tés des acteurs du tourisme Tourisme Réhabilitation et exploitation de 5 Hôtels SIETHO 11 000 Réhabilitation et exploitation de l’Hôtel Président de 30 000 Yamoussoukro Réhabilitation et extension de l’Ivoire Golf-Club d’Abidjan 656 000 Source : PND 2016-2020 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 187 Investissements consolidés des projets structurants transversaux de BTP, Industrie et TIC Coût Typologie de projets (X 1000 000) Construction 7 032 491 BTP Infrastructures routières 5 191 085 Industrie, Mines, Energie 12 185 007 Technologie / TIC 654 736 Total général 25 063 319 Source : PND 2016-2020 188 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes
ANNEXE 6 : LISTE DES PARTICIPANTS AUX ATELIERS SECTORIELS DU 13 AU 16 SEPTEMBRE 2016 Liste des structures rencontrées Douze (12) Ministères : Primature, Ministère chargé de la Promotion des PME ; Ministère chargé de l’Emploi et de la Protection Sociale ; Ministère chargé de l’Economie Numérique ; Ministère chargé de l’Industrie ; Ministère auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances ; Ministère auprès du Premier Ministre chargé de Budget ; Ministère chargé de l’Education Nationale ; Ministère chargé de la Formation Professionnelle ; Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique ; Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Ministère chargé du Commerce. Deux (2) partenaires sociaux : CGECI : Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire et UGTCI : Union Générale des Travailleurs de Côte d'Ivoire Neuf (9) Etablissements Publics : Comité Concertation Etat Secteur Privé ; INIE ; CNPS, BSTP-CI ; ANSUT ; AGEFOP ; SNRC ; CAPEC ; CGA. Sept (7) Organisations professionnelles : FIPME ; GOTIC-CI ; Ordre des Avocats ; CGPME-CI ; Ordre des Experts Comptables ; MPME ; APBEF-CI. Quatre (4) Chambres consulaires : Chambre de Commerce et de l’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI); Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire (CNM-CI) ; Chambre de Com- merce Européenne, EUROCHAM. Une (1) Entreprise Privée : NSIA-Technologies Deux (2) Etablissements Financiers : HUDSON-Cie ; BRVM, RSE de Microsoft 25 organisations de jeunes dont la FENUJECI. La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes 189
ANNEXE 7 : REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES AGEPE (2008) Offres de stages et stratégies de recherche d’emploi: le cas du Bassin d’emploi d’Abidjan, 34 pages AGEPE (2014) Enquête Nationale sur la Situation de l’Emploi et le Travail des Enfants (ENSETE) 2013 Rapport descriptif sur la situation de l’emploi, 112 pages Banque Mondiale (2016), World Development indicators 2016, http://data.worldbank.org/da- ta-catalog/world-development-indicators Loi no 2015-532 du 20 juillet 2015 portant code du travail, Journal officiel de la Côte d’Ivoire, cin- quante-septième année, no 74. Ministère d’Etat Ministère de l’Emploi des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle (n.d), Tableau de Bord Emploi Août 2014, 2 pages. Ministère du Plan et du développement (n.d) Plan National de Développement PND 2016-2020, Tome 1 : Diagnostic stratégique de la Côte d’Ivoire sur la trajectoire de l’émergence, 119 pages Ministère du Plan et du développement (n.d) Plan National de Développement PND 2016-2020, Tome 2 : Orientations stratégiques, 122 pages Ministère du Plan et du développement (n.d) Plan National de Développement PND 2016-2020, Tome 3 : Matrices d’actions prioritaires, 99 pages. Organisation Internationale du Travail (2016) Key Indicators of the Labour Market 2015, http:// www.ilo.org/global/statistics-and-databases/research-and-databases/kilm/lang--en/index.htm 190 La Stratégie Nationale pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes CHAPITRE V : STRATÉGIE NATIONALE DE SERVICE CIVIQUE Table des matières I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION --------------------------------------------------------193 II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION------------------------------------------------------193 III. LA STRATEGIE DE SERVICE CIVIQUE NATIONAL DU VOLONTARIAT ET DU BENEVOLAT ----------------------------------------------------------------------------194 3.1. Les orientations stratégiques ------------------------------------------------------194 3.2 L’ Objectif général -----------------------------------------------------------------195 3.3. le Cadre institutionnel de mise en oeuvre------------------------------------------195 3.3.1. Le Comité Jeunesse --------------------------------------------------------195 3.3.2. La Direction du Service Civique et du Volontariat (DSCV) ----------------195 VI. COMPOSANTE COMPOSANTES OPERATIONNELLES: l’OFFICE DU SERVICE CIVIQUE NATIONAL (OSCN) ---------------------------------------------------------------------196 4.1. Le Bénévolat-----------------------------------------------------------------------196 4.2. Le Volontariat ---------------------------------------------------------------------196 4.3. Le Civisme et la Citoyenneté -----------------------------------------------------197 4.3.1. Le Service National des Jeunes (SNJ) --------------------------------------197 4.3.2. Le Service Civique d’Action pour le Développement ( SCAD)------------197 V. GROUPES CIBLES-----------------------------------------------------------------------197 VI. DUREE DE LA STRATEGIE -------------------------------------------------------------197 VII. RESULTATS ATTENDUS---------------------------------------------------------------198 VIII. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE---------------------------------------------------198 IX. STRATEGIE DE COMMUNICATION----------------------------------------------------198 X. FACTEURS DE RISQUES-----------------------------------------------------------------198 XI. MATRICE DE MISE EN ŒUVRE--------------------------------------------------------199 XII. SUIVI ET EVALUATION ---------------------------------------------------------------199 CONCLUSION ---------------------------------------------------------------------------199 ANNEXES --------------------------------------------------------------------------------200 192 La Stratégie National de Service Civique I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION Malgré les performances du service civique de 1961 à 1968 en Côte d’Ivoire, le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, en 1976, faisant l’amer constat de la situation d’incivisme des jeunes, a déclaré que : « les jeunes souffrent de l’absence d’un système national de valeur et leur agressivité parfois est à l’image de l’écart qu’ils peuvent constater entre les déclarations de principes et les comportements réels de certains adultes. » Ce constat, malgré sa loin- taine antériorité, montre que les crises à répétitions se sont développées parce qu’elles ont pu trouver chez les jeunes un terreau fertile. Pour espérer endiguer leurs effets dévastateurs, plusieurs formules ont été expérimentées, notamment dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et les endémies qui sévissent en milieu jeune; l’objectif étant d’occuper les jeunes, de les sortir de la pauvreté, de les protéger contre les fléaux sociaux et de les détourner ainsi de leur état d’incivisme. Cette approche a fait long feu, car les politiques en faveur des jeunes, souvent conçues dans l’urgence, ont montré leurs limites, à cause de la forte croissance des besoins, du non suivi des programmes et de l’insuffisance des ressources dédiées. Par ailleurs, ces politiques conçues ne prenaient appui sur aucun socle socioculturel solide, fondé sur nos valeurs propres, nos us et coutumes ; laissant ainsi les jeunes livrés à l’éducation des médias qui diffusent sans cesse des images de défiance et de violence. Dans un tel contexte, les jeunes ne peuvent que développer des attitudes et des expressions renvoyant toutes au paradigme de la mort en contradiction totale avec nos habitudes tradition- nelles. Par ces attitudes et expressions, les jeunes traduisent leur perte du goût à la vie. Aussi, s’écartent- ils de toutes les règles morales et de convenances de vie communautaire, foulant ainsi au pied toutes les Institutions de la République, les symboles qui les caractérisent et les personnes qui les incarnent. II. DIAGNOSTIC DE LA SITUATION En Côte d’Ivoire, dès 1961, le Service Civique fut officiellement instauré, alliant sur les chantiers, dans les camps et les ateliers de formation, la discipline militaire et le goût des métiers de l’agri- culture et de l’élevage. A ce jour, de nombreux ministères dédiés à la jeunesse ont consacré leurs activités au domaine du Service Civique, de l’Education Civique, de la Culture Civique dont la politique nationale a été adoptée en 1997. Les diverses formules expérimentées ont mis l’accent sur la formation des jeunes dans l’éthique citoyenne et, selon les premiers bilans de l’application du Service Civique en Côte d’Ivoire, le constat est élogieux en terme de nombre de jeunes trai- tés et de maillage territorial du dispositif du service civique. Cependant plusieurs dysfonction- nements signalés ont conduit à l’arrêt du Service Civique initialement de type essentiellement militaire. De nos jours, la Côte d’Ivoire reste encore confrontée à de regrettables problèmes d’incivisme et de mépris pour les causes d’intérêt général. Les actes posés au quotidien, traduisent en effet, un état de dégradation civique et morale, consécutif entre autres à la dislocation de la cellule familiale, à la démission des parents et des institutions de la République. La grave crise politico-militaire que la Côte d’Ivoire a connue de la fin des années 80 à nos jours a continué de fragiliser la société Ivoirienne et conduit à des attitudes et habitudes inaccep- tables pour un pays qui veut se développer. Les incompréhensions, l’intolérance, le manque de civisme et l’instrumentalisation des jeunes ont amplifié les conflits de toute nature, pour aboutir in fine à un conflit armé violent. La Stratégie National de Service Civique 193 En conséquence, la gabegie, la mauvaise foi, le non-respect des biens publics et la recherche du gain facile ont pris le pas sur la compétition sociale et l’ordre concurrentiel. Le mal est si profond et préjudiciable à la bonne gouvernance et au développement de notre pays, qu’il est temps que l’on s’en préoccupe effectivement et y apporte une solution durable. Les éléments d’expression de la population et des jeunes, se traduisent ainsi à travers : - l’usage de la force comme la voie la plus indiquée pour la résolution de toute difficulté ; - l’incivisme ; - l’accentuation de l’impunité ; - la perte de l’éthique, du sens de la responsabilité et des valeurs sociales et - l’ignorance des symboles de la République. Face à ces déviances qui menacent l’équilibre social et les fondements de la Nation, l’Etat a créé des Ministères et des services dédiés en vue de rétablir la cohésion sociale et promouvoir le civisme. Le rôle du Gouvernement est ainsi d’accompagner les jeunes dans leur développement phy- sique, intellectuel, moral et civique. Une nouvelle définition et orientation du Service Civique National à travers l’identification de la cible, des acteurs et des sources de financement pérennes sont autant de préoccupations auxquelles nous devrons répondre si nous voulons reconstruire un nouvel environnement, propice à la naissance d’un « Ivoirien nouveau », en vue de l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2020. Le Gouvernement Ivoirien ambitionne ainsi de : - faire entrer la Côte d’Ivoire dans le concert des nations modernes et démocratiques, respectueuses des Droits de l’Homme par la promotion des valeurs de liberté, de démo- cratie et de solidarité ; - voir émerger un Ivoirien Nouveau, solidaire, travailleur, intègre, discipliné, hospitalier et non violent. III. STRATEGIE NATIONALE DE SERVICE CIVIQUE Au regard de l’état des lieux le Gouvernement entend éduquer les jeunes dans l’optique de les rendre socialement et économiquement responsables. De façon spécifique, le Gouvernement entend faire du Service Civique un instrument civil de développement et de formation à la ci- toyenneté. La finalité de cette politique est de faire des Jeunes Ivoiriens, des jeunes responsables, engagés et accomplis aux plans moral, civique et professionnel et de contribuer à la mobilisation des énergies pour répondre aux impératifs du développement économique et social du pays. 3.1. Orientations stratégiques Face aux faiblesses et insuffisances constatées, les orientations stratégiques suivantes sont faites : - l’élaboration, la réglementation et la mise en œuvre de politiques, stratégies et actions de formation en matière de service civique ; - la définition et la mise en œuvre des stratégies de promotion du Volontariat, du Bénévolat, des Institutions et des Symboles de la République, de l’esprit de responsabilité et de comportements civiques ; - l’organisation et la mise en place d’un Corps National de Volontaires ; 194 La Stratégie National de Service Civique - la promotion le programme du Mérite National de la Jeunesse ; - la promotion et le développement de l’esprit civique chez les jeunes ; - le développement et l’éducation à la vie, à l’exercice de la démocratie, au dialogue des cultures et des civilisations. 3.2. Objectif Général la Stratégie Nationale de Service Civique (SNSC), vise à impliquer le citoyen dans un processus de développement durable par un engagement civique, citoyen et professionnel indispen- sables à l’émergence d’un « IVOIRIEN NOUVEAU ». De façon spécifique, il s’agit de : - définir et orienter la stratégie nationale en matière de Service Civique ; - définir et mettre en œuvre des stratégies de promotion du Volontariat, du Bénévolat, des Institutions et Symboles de la République, de l’esprit de responsabilité et des com- portements civiques ; - réglementer le Service Civique, le Volontariat et le Bénévolat ; - organiser le Service Civique ; - organiser la mise en place d’un Corps National de Volontaires (CNV-CI) et du Bénévolat Communautaire (CNBC-CI) ; - promouvoir le développement à travers des actions et des formations à l’esprit civique des jeunes ; - assurer la promotion de l’éducation à la vie et à l’exercice de la démocratie ; - identifier les mécanismes de surveillance, de coercition et de répression de l’incivisme. 3.3. Cadre institutionnel de mise en œuvre Le dispositif institutionnel de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Service Civique se compose des organes suivants : 1. le Comité Jeunesse ; 2. la Direction du Service Civique et du Volontariat (DSCV) ; 3. l’Office du Service Civique National (OSCN) ; 3.3.1. Comité Jeunesse (cf SNPCIFJ, point 3.3.2) 3.3.2. La Direction du Service Civique et du Volontariat (DSCV) La Direction du Service Civique et du Volontariat (DSCV) est l’organe de coordination du SCN. A ce titre, elle est chargée de définir, organiser, orienter et réglementer la stratégie nationale en matière de service civique, d’assurer la promotion du volontariat et du bénévolat, de vulgariser et assurer le respect des Institutions et Symboles de la République. Ses missions s’adressent aux populations vivant sur l’ensemble du territoire national sans distinction d’âge. La Stratégie National de Service Civique 195 IV. COMPOSANTES OPERATIONNELLES La nouvelle stratégie de mise en œuvre du service civique prévoit la mise en place d’un guichet unique dénommé : Office du Service Civique National (OSCN). L’OSCN est l’organe exécutif de mise en œuvre du Service Civique National. A ce titre, il est chargé de la programmation et de l’exécution des activités du SCN, à travers le déploiement de trois (03) thématiques majeures: le Bénévolat, le Volontariat et le Civisme et la Citoyenneté. 4.1. Le Bénévolat Le mot bénévolat est tiré du latin benevolus, qui signifie bonne volonté (« bene » qui signifie bien et « velle » qui veut dire vouloir). Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, de son plein gré et sans rémunération. Le bénévolat, malgré quelques points de similitude avec le volontariat, se réalise quant à lui, dans une approche éthique et humanitaire, sans exigence de qualification de la personne qui se porte bénévole. Il favorise l’intégration et la participation sociale. Ainsi dans le cadre des VIIIes Jeux de la Francophonie qui se tiendront à Abidjan en 2017, la phase pilote du Programme National de Bénévolat de Côte d’Ivoire (PNBCI) sera lancée et des jeunes sans distinction de sexe, d’origine géographique, et de tous les secteurs d’activités, se- ront recrutés pour constituer le corps des Jeunes Bénévoles desdits jeux. Des résultats de cette première expérience seront consolidés les stratégies de mise en œuvre du programme dans sa phase opérationnelle. 4.2. Le Volontariat Le volontariat est le fait de s’engager dans une action visant l’épanouissement des personnes et l’amélioration des conditions de vie de la communauté. Cet engagement se fait de plein gré, pour une durée déterminée, et consacré à un projet d’intérêt général au profit de l’Etat ou d’une collectivité, sans en exiger aucune rétribution. Sont concernés par le volontariat toute personne âgée d’au moins 18 ans. Le volontaire est engagé en raison de ses qualifications académiques ou professionnelles et de sa disponibili- té à exercer à temps plein une mission contribuant au développement social, économique et culturel en Côte d’Ivoire. Le volontaire est engagé par contrat de volontariat avec une structure d’accueil agréée par les autorités. Dans le cadre d’une collaboration avec le PNUD et le Programme des Volontaires des Nations Unies (PVNU) la phase pilote du Programme National de Volontariat en Côte d’Ivoire (PNVCI) sera lancé dans les Régions du Tonkpi, du Gbêkê et dans le District d’Abidjan. Les résultats de cette première expérience permettront de consolider les stratégies de mise en œuvre du programme dans son volet opérationnel. Le PNVCI dans son évolution favorisera l’échange de volontaires internationaux et la mise en place d’un Corps National de Volontaires (CNVCI). 196 La Stratégie National de Service Civique 4.3. Le Civisme et la Citoyenneté (C & C) A travers cette thématique seront développées deux approches : 4.3.1- Le Service National des Jeunes (SNJ) Le Service National des Jeunes (SNJ) est un moyen de redynamisation moral de la jeunesse à travers notamment la formation au civisme et au don de soi, pour le service de la nation. C’est un moyen de prévention contre la vulnérabilité et la radicalisation du jeune. Il œuvre à promou- voir le respect, l’attachement et le dévouement des jeunes à leur pays et à la collectivité dans laquelle ils vivent. Le SNJ constitue le creuset dans lequel se forge le sentiment d’appartenance à une communauté nationale en termes de droits mais aussi de devoirs. Le service national des jeunes développe chez les jeunes, l’esprit de camaraderie, d’unité et de cohésion sociale. Toute chose indispensable pour la culture de la paix, de la sécurité pour le développement. Avec la pratique du sport et la formation à la discipline, le SNJ favorise le développement des aptitudes physiques et mentales des jeunes, la maîtrise de soi et la lutte contre la dépravation des mœurs et la marginalisation. Tout ce dispositif concourt à réduire l’oisiveté, diminuer la criminalité et l’insécurité dans le pays et à permettre la mobilisation du jeune dans un cadre structuré où il peut se rendre utile et se mettre à la disposition de la population. 4.3.2. Le Service Civique d’Action pour le Développement (SCAD) Le Service Civique d’Action pour le Développement (SCAD), nouvelle formule du Service Ci- vique d’Action pour l’Emploi et le Développement (SCAED) renforcé, est institué pour la mise en œuvre des projets de resocialisation (Formation Civique et Citoyenne) des jeunes de 16 à 30 ans, vulnérables et en voie de marginalisation. La prise en compte de ces jeunes se fera dans des centres de formation résidentiels (Centres de formation civique et professionnels) dont l’en- cadrement et les règles de vie s’inspirent du modèle militaire afin de donner aux stagiaires un cadre d’éducation et d’instruction favorable à leur insertion socio-économique dans le monde du travail. La gestion du volet insertion professionnelle des jeunes, se fera en collaboration avec l’Agence Emploi-Jeunes, guichet unique pour l’emploi des jeunes. V. GROUPES CIBLES Sont concernés par la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Service Civique, l’ensemble des populations vivant sur le territoire national sans distinction d’âge, de sexe, de religion, d’appartenance politique, avec un point d’honneur sur la population jeune. VI. DUREE DE LA STRATEGIE La mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Service Civique (SNSC) couvre la période de 2016-2020. Pour 2016, il s’agira de concevoir et d’initier les programmes et projets de l’Office du Service Civique National. Hormis le Programme National du Volontariat qui a été lancé le 11 juin 2016 ; 2017 à 2020 vont être consacrées à la mise en œuvre et au déploiement de ces projets et programmes. La Stratégie National de Service Civique 197 VII. RESULTATS ATTENDUS Les résultats attendus sont les suivants : - les cadres légaux et réglementaires du Service Civique, du Volontariat et du Bénévolat Communautaire sont définis; - les populations sont sensibilisées à la culture civique et citoyenne, au volontariat et au bénévolat ; - les jeunes sont formés à la culture civique et citoyenne, à l’exercice d’un métier et insérés dans le tissu socio-économique. VIII. RESSOURCES DE MISE EN ŒUVRE Les dépenses de fonctionnement, d’investissement, de communication et de suivi-évaluation dans le cadre de la mise en œuvre de la SNSC, sont adoptées par le Comité Interministériel et inscrites au Budget Général de l’Etat. La contribution de l’Etat pourra être mobilisée entre autres, à travers une taxe parafiscale, l’affectation d’une partie des recettes perçues des contraventions pour actes d’incivisme et des produits issus des activités développées sur les sites dédiés au ser- vice civique. En outre le SNSC reçoit des subventions, des contributions, des prêts, des dons et legs d’organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux. Le cout global de la SSCNVB a été estimé à Dix milliards cinq cent douze millions cinq cent mille francs CFA (10 512 510 F CFA). Le personnel de mise en œuvre de la SNSC est composé de fonctionnaires et de contractuels nationaux et internationaux (agents de l’Etat, volontaires et bénévoles). IX. STRATEGIE DE COMMUNICATION En vue de la vulgarisation de la SSCNVB 2016-2020, une communication permanente sera main- tenue autour du dispositif. Un plan de communication renforcé sera élaboré pour soutenir la stratégie. Elle prendra en compte une communication institutionnelle, une campagne de com- munication mix-média, une campagne d’information et de sensibilisation de proximité à l’inten- tion des populations-cibles. X. FACTEURS DE RISQUES Des risques peuvent affecter la mise en œuvre de la SNSC. Parmi ces risques probables, il faut noter entre autres : - le manque de volonté des acteurs politiques et des groupes cibles d’adhérer au processus ; - l’insuffisance des ressources de l’Etat pour mener à bien la mise en œuvre de la SNSC. Au total, la dynamique insufflée par le gouvernement pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale et qui fait l’objet de l’attention de toutes les parties devra être maintenue. 198 La Stratégie National de Service Civique XI. MATRICE DE MISE EN ŒUVRE Aux fins de faciliter l’élaboration d’un plan d’action sectorielle ainsi que sa mise en œuvre, il im- porte de définir des axes d’intervention prioritaires, des actions et des activités. Cinq (5) axes stratégiques en harmonie avec la nouvelle vision du service civique telle qu’expri- mée par le Gouvernement ont été identifiés: - le renforcement des valeurs citoyennes ; - la formation au volontariat ; - la formation professionnelle qualifiante ; - la réhabilitation et la construction de Centres de Service Civique Nationaux (CSCN); - le suivi/évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie de Service Civique National. Ces cinq (5) axes sont désagrégés en objectifs général et spécifiques et en actions (Cf. annexe). XII. SUIVI ET EVALUATION Pour répondre efficacement à la mise en œuvre de la stratégie, des indicateurs seront clairement définis. Un système de veille stratégique sera mis en place. Cette composante a pour objet de faire la collecte et l’analyse systématique des informations relatives à l’exécution de la mise en œuvre afin de déceler les difficultés qui surviennent et de les résoudre. Le suivi-évaluation de la SNSC est assuré par la Direction de la Planification et des Statistiques du Ministère en charge de la Promotion de la Jeunesse. Il produit dans ce cadre, un rapport annuel, soumis à la validation du Comité jeunesse. Ce rapport ressortira les leçons apprises, le GAP et les bonnes pratiques et sera partagé à l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ladite stratégie. CONCLUSION Au moment où la Côte d’Ivoire tourne la page d’un passé récent tourmenté, la Stratégie Nationale de Service Civique constitue un cadre ouvert sur la construction de l’avenir. Sa mise en œuvre réussie permettra, à n’en point douter, à créer les conditions de l’émergence d’acteurs dynamiques du développement national, mieux, à restaurer la cohésion sociale et la paix. De même, elle favorisera la formation et la participation effective des populations au processus du développement durable du pays. La Stratégie National de Service Civique 199 MATRICE D’ACTIONS DE LA STRATEGIE DE SERVICE CIVIQUE NATIONAL, DU BENEVOLAT ET DU VOLONTARIAT (SSCNBV) PERIODE 2016-2020 PERIODE COÛT EN AXES RESULTATS N° ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS STRATEGIQUES ATTENDUS 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité1.1 : Elaborer et faire valider la Straté- La SSCNVB 2016- CABINET MPJEJSC gie de Service Civique Nationale, du SSCNBV X X 2020 est élaborée /DSCV 10 Volontariat et du bénévolat (SSCNVB) élaborée et validée et validée 2016-2020 Activité 1.2 : 200 La Stratégie National de Service Civique Elaborer et faire adopter le décret dé- terminant les attributions, l’organisa- Le décret relatif à tion, et le fonctionnement de l’Office Décret OSCN éla- X X l’OSCN est élaboré CABINET/ DSCV PM du Service Civique National en abrégé boré et adopté et adopté « OSCN » 1 Institutionnel MPJEJSC DSCV/ Activité 1.3 : Partenaires (minis- Assurer l’opérationnalisation de L’OSCN est opéra- OSCN X tères, Collectivités PM l’Office du Service Civique National tionnel opérationnel décentralisées, (OSCN) ONG et PTF) Activité 1.4: L’atelier est orga- -conclusions de Organiser un atelier de présentation du nisé et les parte- l’atelier dispositif du Service Civique National naires s’engagent MPJEJSC à l’endroit des éventuels partenaires X 15 à accompagner le -typologie des DSCV de mise en œuvre issus des secteurs dispositif du Service participants public et privé et de la société civile Civique National S/TOTAL 1 (en millions de F CFA) : 25 PERIODE COÛT EN AXES RESULTATS N° ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS DE STRATEGIQUES ATTENDUS 2016 2017 2018 2019 2020 F CFA Activité 2.1 : Des textes régle- Textes réglemen- Elaborer et faire prendre des textes mentaires d’appli- taires d’application réglementaires d’application de la loi cation de la loi sur de la loi sur le X X x x x DSCV PM sur le Service Civique National le service civique service civique na- national sont élabo- tional disponibles rés et pris et promulgués Activité 2.2 : Existence d’un L’observatoire est Mettre en place un observatoire des observatoire des x x x x x mis en place et DSCV PM comportements inciviques comportements opérationnel inciviques Les besoins de for- Activité 2.3 : mation des jeunes Recenser les besoins en formation de vulnérables et en Répertoire des MPJEJSC/ DSCV / X X x x x 5 courte durée des jeunes vulnérables et voie de radicalisa- besoins disponible OSCN en voie de radicalisation tion sont recensés et connus Activité 2.4 : Le séminaire est MPJEJSC/ DSCV/ Organiser un séminaire pédagogique Curricula de organisé et les OSCN/ MEN / de validation des curricula de Forma- x formation en FCC 15 Promotion et vulga- curricula sont METFP / MPRD tions Civique et Citoyenne (FCC) et et FTP disponibles 2 risation de la culture disponibles (Défense) Professionnelle et Technique (FTP) Civique Activité 2.5 : 1000 jeunes de Nombre de jeunes Assurer l’insertion sociale et profes- 18 à 30 ans sans sans titre profes- sionnelle de 1000 jeunes de 18 à 30 diplômes ou sans sionnel et en voie MPJEJSC/ DSCV/ ans sans diplômes ou sans titre profes- titre profession- de marginalisation OSCN/ MEN / sionnel et en voie de marginalisation x x x x x nel et en voie de 1 000 ayant bénéficié METFP / MPRD dans le cadre de la mise en œuvre du marginalisation d’une insertion (Défense) Service Civique d’Action pour le Déve- bénéficient d’une loppement (SCAD) sociale et insertion sociale et professionnelle professionnelle Activité 2.6 : Organiser dans les 31 régions, la MPJEJSC/ DSCV, semaine nationale de civisme (coupe La SNC est organi- SNC organisée Ministères, parte- nationale du civisme, les anciens x x x x x sée dans les 132.5 dans les 31 régions naires parlent aux jeunes, sensibilisation et 31 régions formation des clubs de paix et associa- tion d’élèves et étudiants) Activité 2.7 : La « Charte de « Charte de l’Ivoi- La Stratégie National de Service Civique Elaborer et vulgariser la « Charte du l’Ivoirien Nouveau rien MPJEJSC / x X x x x 75 jeune Ivoirien Nouveau » » est élaborée et Nouveau » dispo- DSCV vulgarisée nible 201 PERIODE COÛT EN AXES RESULTATS ACTIVITES INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS N° STRATEGIQUES ATTENDUS 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité2.8 : -Nombre de ses- Renforcer les capacités des 31 DR et 71 sions organisées Des DR et DD DD sur les thématiques en lien avec le ser- X X X X X - nombre de DR et DSCV 150 sont formés vice civique, le volontariat et le bénévolat DD formés Activité 2.9 : Des sessions -Nombre de ses- Organiser des sessions annuelles de annuelles sont sions organisées renforcement des capacités de 50 leaders organisées à l’en- MPJEJSC/ DSCV/ X X X X 40 d’associations de jeunesse sur des théma- droit de 50 leaders -typologie et OSCN 202 La Stratégie National de Service Civique tiques en rapport avec le Service Civique, d’associations de nombre de partici- le Volontariat et le Bénévolat jeunesse pants 1000 agents d’ONG Activité 2.10 : et partenaires (reli- -Nombre de Renforcer les capacités de 1000 agents gieux, chef de com- personnes formées Promotion et d’ONG et partenaires (religieux, chef de munautés) œuvrant X DSCV/OSCN 60 2 vulgarisation de la communautés) œuvrant dans le domaine dans le domaine -Typologie des culture Civique de l’insertion des jeunes vulnérables de l’insertion des participants jeunes vulnérables sont formés Activité 2.11 : L’étude est réalisée Réaliser une étude sur l’état des lieux des CABINET/ DSCV/ X et les résultats sont Résultats de l’étude 125 Centres de Services Civiques Nationaux OSCN/ DPSD disponibles (CSCN) -nombre de CSC Activité 2.12 : XXX CSC sont réhabilités Réhabiliter /construire 12 Centres de CABINET/ DSCV/ X X X X réhabilités / 5000 Service Civique (CSC) OSCN construits -nombre de CSC construits Activité 2.13 : XXX CSC sont Nombre de CSC CABINET/ DSCV/ Equiper 12 Centres de Service Civique X X X X 1200 équipés équipés OSCN (CSC) S/TOTAL 2 (en millions de F CFA) : 7 802,5 PERIODE COÛT EN AXES RESULTATS RESPON- N° ACTIVITES INDICATEURS MILLIONS STRATEGIQUES ATTENDUS SABLES 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 3.1 : Elaborer un guide de l’éducation un guide est éla- Guide des jeunes à la citoyenneté et à la X DSCV/OSCN 10 boré disponible culture de la paix Des séminaires et Activité 3.2 : conférences régio- *Nombre de Organiser des séminaires et naux/internationaux séminaires conférences annuels régionaux/ d’échanges sur organisés internationaux d’échanges sur des des thématiques X X X X CABINET / 200 thématiques en rapport avec le en rapport avec *Typologie des DSCV/ OSCN Service Civique, le volontariat et le le Service Civique, participants Bénévolat le Volontariat et le Bénévolat sont Promotion et vulgari- organisés 3 sation de la Citoyenneté Activité 3.3 : Organiser chaque premier lundi Nombre de 60 cérémonies sont de mois, la cérémonie d’honneur à X X X X X cérémonies DSCV 50 organisées l’emblème national organisées Activité 3.4 : Organiser des campagnes pour Les campagnes MPJEJSC/ DSCV, Campagnes l’harmonisation et la vulgarisation X X X X X sont Ministères, 125 organisées des symboles de la république organisées partenaires La Stratégie National de Service Civique S/TOTAL3 (en millions de F CFA) : 385 203 PERIODE COUT EN AXE RESULTATS N° ACTIVITE INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS STRATEGIQUE ATTENDUS 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 4.1 : Mettre en œuvre la phase pilote du 300 jeunes bénéfi- programme national de volontariat cient de la mise en Nombre de jeunes CABINET/DSCV / X X X 500 (PNV-CI) à l’endroit de1000 jeunes de œuvre de la phase bénéficiaires OSCN 18 à 35 ans pilote du PNV-CI Activité 4.2 : 1500 jeunes 204 La Stratégie National de Service Civique Mettre en œuvre la phase opération- bénéficient de la nelle du PNVCI à l’endroit de 1 500 mise en œuvre de Nombre de jeunes CABINET/MPJE- jeunes de X X X X X 600 la phase opération- bénéficiaires JSC/DSCV /OSCN 18-35 ans sur toute l’étendue du nelle du PNV-CI territoire PNVCI Promotion et 4 vulgarisation du Volontariat Activité 4.3 : La célébration Organiser la célébration de la des « Journée MPJEJSC/ DSCV, Organisation effec- « Journée Internationale du X X X X X internationale du OSCN/ PNUD/ 25 tive de la journée Volontariat» Volontariat » est VNU organisée Activité 4.4: Un programme Elaborer et mettre en œuvre un pro- d’échanges interna- Nombre de jeunes gramme d’échanges internationaux X X X X tionaux est mis en volontaires bénéfi- CABINET/DSCV 50 de jeunes volontaires entre la CI et place et opéra- ciaires d’autres pays à raison de 15 jeunes tionnel par an S/TOTAL 4 (en millions de F CFA) : 1175 PERIODE COUT EN AXE RESULTATS N° ACTIVITE INDICATEURS RESPONSABLES MILLIONS STRATEGIQUE ATTENDUS 2016 2017 2018 2019 2020 DE F CFA Activité 5.1 : Nombre de Elaborer et mettre en 100 jeunes ont jeunes ayant œuvre la phase pilote un participés à la participés à la programme de service X X X X phase pilote du DSCV 1000 phase pilote du national à l’endroit de programme de programme de 2000 jeunes service national service national Promotion et vulgari- 5 sation du Bénévolat Activité 5.2 : Les jeunes sont -nombre d’initia- Engager les jeunes et les engagés dans tives organisées organisations de jeunesse des activités X X X X X -typologie des DSCV 125 dans des initiatives com- communautaires participants munautaires semestrielles semestrielles de de proximité proximité S/TOTAL 5 (en millions de F CFA) : 1125 TOTAL AXE STRATEGIQUE GENERAL (en millions de F CFA) : 10512,5 La Stratégie National de Service Civique 205 Nos partenaires BPV 136 Abidjan - Côte d’Ivoire Tel: + 225 20 218 803 Plateau Cité Administrative Cel: + 225 20 218 034 Tour B 8ème étage www.jeunesse.gouv.ci @MPJEJ MPJEJ