Normes nationales pour l’eau, l'hygiène et l'assainissement dans les établissements de soins
颁布于 2021-07 · 文本截至 2026-10-01
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研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 组织
- European Union
- 国家
- 科特迪瓦
- 主题
- Water, Waste and hazardous substances, General
- 关键词
- hygiene/sanitary procedures, processing/handling, cleaning agents/detergents, effluent waste water/discharge, integrated management, monitoring, potable water, precautionary principle, public health, rainwater, water quality standards, water supply, pollution control, freshwater pollution, standards, hazardous waste, organic waste, solid waste, transport/storage, waste disposal, waste management
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7 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE MSHPCMU : Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle OMS : Organisation Mondiale de la Santé ONAD : Office National de l’Assainissement et du Drainage ONEP : Office National de l’Eau Potable OPCT : Objets Piquants, Coupants, Tranchants PEPFAR : President’s Emergency Plan for AIDS Relief/Plan Présidentiel d’Urgence pour la Lutte contre le Sida PMH : Pompe à Motricité Humaine PMI : Protection Maternelle et Infantile PNDS : Plan National de Développement Sanitaire POS : Procédures Opérationnelles Standardisées UFC : Unité Formant Colonie UNICEF : United Nations Children’s Emergency Fund / Fonds des Nations Unies pour l’Enfance SCEP : Système de Collecte des Eaux de Pluies (SCEP) SFDE : Sage-Femme Diplômée d’Etat SIGDM : Sécurité des Injections et Gestion des Déchets Médicaux SODECI : Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire SOP : Standard Operating Procedures / Procédures Opérationnelles Standardisées SSSU-SAJ : Services de Santé Scolaire et Universitaire- Santé Adolescents Jeunes UTN : Unité de Turbidité Néphélométrique WASH FIT : Water and Sanitation for Health Facility Improvement Tool WASH : Water, Sanitation and Hygiene / Eau, Hygiène et Assainissement
8 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES 9 LISTE DES TABLEAUX 11 LISTE DES ENCADRES 12 PREFACE 13 REMERCIEMENTS 15 INTRODUCTION 16 1. CONCEPTS DE BASE EN MATIERE D’EAU, D’HYGIENE ET D’ASSAINISSEMENT EN MILIEU DE SOINS 18 1.1. Définition des concepts 18 1.2. Principes 20 2. NORMES RELATIVES AUX SERVICES D’EAU POTABLE (ACCES AUX INSTALLATIONS D’EAU POTABLE) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 23 2.1. Diagnostic de l’accès à l’eau potable dans les établissements de santé 23 2.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’eau potable 23 2.2. Services d’approvisionnement en eau 24 2.2.1. Normes pour la disponibilité et l’accessibilité à l’eau potable dans les établissements de santé 24 2.2.2. Normes de qualité et de durabilité 28 2.2.3. Désinfection de l’eau de consommation humaine 30 3. NORMES RELATIVES AU SERVICE D’HYGIENE (ACCES AUX INSTALLATIONS D’HYGIENE) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 32 3.1. Diagnostic de l’accès aux services d’hygiène dans les établissements sanitaires 32 3.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’hygiène dans les établissements sanitaires 32 3.2. Services d’hygiène en milieu de soins 33 3.2.1. Normes pour l’accès aux services d’hygiène des mains 33 3.2.2. Normes pour l’accès aux services d’hygiène environnementale 36 3.2.3. Normes pour l’hygiène des locaux et des dispositifs médicaux 36 3.2.3.1. Fonctionnalité du local d’entreposage des produits de nettoyage 36 3.2.3.2. Emplacement et aménagement 37 3.2.3.3. Normes en matière d’hygiène des locaux 37 3.2.3.3.1. Principes généraux de traitement des locaux 37 3.2.3.3.2. Techniques d’entretien des locaux et surfaces 37 3.2.3.3.3. Zones à risque et fréquence d’entretien 44 3.2.3.3.4. Critères de choix des produits d’hygiène 47 3.2.3.4. Produits générateurs de chlore (NaDCC, HTH, eau et extrait de Javel, chlorure de chaux) pour le traitement du matériel et des surfaces 49 3.2.3.4.1. Préparation et utilisation 50 3.2.3.4.2. Précautions et remarques 50
9 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4. NORMES RELATIVES AU SERVICE D’ASSAINISSEMENT ET DE GESTION DES DECHETS (ACCES AUX INSTALLATIONS D’ASSAINISSEMENT ET DE GESTION DES DECHETS) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 51 4.1. Diagnostic de l’accès aux services d’assainissement et de gestion des déchets 51 4.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements sanitaires 52 4.1.2. Rappel des principaux problèmes et risques sanitaires liés au faible accès aux installations d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements de santé 54 4.2. Normes relatives a l’accès aux installations et services d’assainissement 54 4.2.1. Normes pour la disponibilité des installations et des services d’assainissement 58 4.2.2. Normes pour la qualité des installations et services d’assainissement 58 4.3. Normes d’accès aux installations et services de gestion des déchets 58 4.3.1. Normes de tri et de collecte des déchets sanitaires 59 4.3.1.1. Catégorisation des déchets sanitaires 59 4.3.1.2. Normes de tri et de collecte des déchets sanitaires 61 4.3.2. Stockage des déchets médicaux 63 4.3.3. Normes de transport des déchets médicaux 63 4.3.4. Normes de traitement et d’élimination des déchets 64 4.3.5. Norme pour la zone à déchets des établissements de soins 54 4.3.5.1. Spécifications 65 4.3.5.2. Composition 65 ANNEXES 66 Annexe 1 : Liste des Membres du Comité Technique de Suivi 66 Annexe 2 : Liste des Participants à l’ateliers de validation 67
10 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE LISTE DES TABLEAUX Tableau 1. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’eau potable 23 Tableau 2. Accessibilité et disponibilité de l’eau potable dans les établissements sanitaires selon le type 25 Tableau 3. Paramètres physico-chimiques et microbiologiques complémentaires pour une surveillance attentive de la qualité de l'eau à l’entrée de l'établissement et son évolution éventuelle 28 Tableau 4. Niveaux recommandés pour la qualité microbiologique des eaux destinées à l’hygiène et aux soins des patients aux points d’usage 29 Tableau 5. Surveillance de la qualité microbiologique des eaux utilisées pour l’hygiène et les soins des patients au point d’usage 30 Tableau 6. Efficacité des principales méthodes de désinfection de l’eau 30 Tableau 7. Critères classiques appliqués pour désinfecter l’eau destinée à la consommation humaine 31 Tableau 8. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’hygiène 32 Tableau 9. Dispositions normatives pour le lavage des mains en milieu de soins 34 Tableau 10. Technique de dépoussiérage 38 Tableau 11. Technique de lavage manuel des sols 40 Tableau 12. Technique de lavage mécanisé des sols 42 Tableau 13. Technique d’entretien par vapeur 43 Tableau 14. Fréquence d’entretien de la zone 1 44 Tableau 15. Fréquence d’entretien de la zone 2 45 Tableau 16. Fréquence d’entretien de la zone 3 46 Tableau 17. Modalités d’utilisation d’un désinfectant chloré (D) 49 Tableau 18. Générateurs de chlore pour le traitement du matériel et des surfaces en milieu de soins 50 Tableau 19. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’assainissement 51 Tableau 20. Principaux problèmes et risques sanitaires liés au faible accès aux installations d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements de santé 52 Tableau 21. Normes relatives à l’accessibilité et la disponibilité des services d’assainissement dans les établissements de soins selon le type 55 Tableau 22. Catégories de déchets sanitaires 60 Tableau 23. Normes pour le matériel de tri des déchets dans les CHR et les établissements de soins de recours pour la deuxième référence 31 Tableau 24. Norme pour le chromocodage et pictogramme des contenants par catégories de déchets dans les CHR et les établissement de soins de recours pour la deuxième référence 63 Tableau 25. Normes pour le chromocodage et pictogramme du matériel pour le tri des déchets dans les HG et les ESPC 62 Tableau 26. Normes pour les modes d’élimination des déchets sanitaires par type d’établissement de santé 64
11 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE LISTE DES ENCADRES Encadré 1. : Principes généraux de traitement des locaux et des surfaces 37 Encadré 2. : Principes généraux de base pour réaliser des techniques d’entretien des locaux et des surfaces 46 Encadré 3. : Choix d’un détergent 47 Encadré 4. : Choix d’un détergent – désinfectant à diluer 47 Encadré 5. : Choix d’un détergent – désinfectant (d/D) prêt à l’emploi (PAE) 48 Encadré 6. : Choix d’un désinfectant chloré (D) 49 Encadré 7. : Caractéristiques du local de stockage provisoire des déchets sanitaires à risques selon le type d’établissements sanitaires 63
12 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE PREFACE En 2016, 12% des établissements de santé à l’échelle mondiale n’étaient pourvus d’aucun service d’approvisionnement en eau, utilisant de l’eau provenant d’une source améliorée située à plus de 500 mètres hors site ou provenant d’une source non améliorée, ou qui ne disposaient d’aucune source d’approvisionnement en eau. En outre, 16% des établissements de santé n’étaient dotés d’aucun service d’hygiène, c’est-à-dire qu’ils ne disposaient d’aucune installation pour l’hygiène des mains aux points de prestation de soins et qu’il n’y avait pas d’eau et de savon dans les toilettes1. Dans la même année, seuls 51% des établissements sanitaires en Afrique sub-saharienne disposaient de services élémentaires d’approvisionnement en eau, disponible sur place et provenant d’une source améliorée et seulement 23% disposaient de services élémentaires d’assainissement ; 60% des hôpitaux et 38% des autres établissements de santé étaient pourvus de services élémentaires de gestion des déchets2. En Côte d’Ivoire, l’évaluation des bonnes pratiques en matière d’Eau, d’Hygiène et d’Assainissement (EHA) réalisée en 2018 par la Direction de l’Hygiène Publique et de la Santé Environnement (DHPSE) avait montré que 6,7% des établissements sanitaires visités avaient pour source d’approvisionnement en eau, des puits traditionnels. Seulement 20% des établissements sanitaires disposaient de points de lavage des mains fonctionnels. Dans 17% des cas, les toilettes étaient non fonctionnelles. Quand elles étaient fonctionnelles, l’entretien était mal fait dans 55,2% des cas. Dans 70% des établissements sanitaires visités, les déchets étaient mal gérés, subissant systématiquement un brulage à l’air libre3. Certaines maladies sont très souvent favorisées par des conditions d’hygiène hospitalière défectueuses. En effet, selon les estimations, 5% à 10% des patients admis dans les hôpitaux pour soins aigus dans les pays développés contractent une ou plusieurs infection(s). Dans les pays en développement, le risque d’infection est 2 à 20 fois plus élevé et la proportion de patients touchés peut excéder 25%4. Notons également que plus d’un million de décès chaque année sont imputables à des accouchements réalisés dans de mauvaises conditions d’hygiène et les infections sont responsables de 26% des décès néonatals et de 11% de la mortalité maternelle5. En améliorant les services et infrastructures d’EHA dans nos établissements sanitaires, il est certain de faire reculer sensiblement l’éclosion et la transmission des infections nosocomiales. Ainsi, dans la perspective de favoriser la réduction des infections nosocomiales et de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et à la sécurité des patients, notamment des femmes et des enfants, des accompagnants et du personnel de santé dans nos établissements sanitaires, les présentes normes nationales sont édictées à partir de l’analyse des problèmes et dangers ainsi que des goulots d’étranglement mis en exergue par l’étude diagnostique de l’EHA dans les établissements de soins. 1 OMS/UNICEF, JMP : WASH dans les établissements de santé. Rapport référentiel mondial, 2019 2 OMS/UNICEF, JMP : WASH dans les établissements de santé. Rapport référentiel mondial, 2019 3 DHPSE : Rapport de l’évaluation des bonnes pratiques en matière d’EHA dans 30 établissements de santé de la Région sanitaire d’Abidjan 2, mai 2018 4 OMS, lutte contre les infections et soins de santé : nécessité d’une action de collaboration (document technique) 5 OMS, 144 Comité Exécutif : Sécurité des patient, Eau, assainissement et hygiène dans les établissements de soins de santé, Déc. 2018
13 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tout établissement de soins (public ou privé), situé à quelque niveau que ce soit de la pyramide sanitaire de notre pays, doit nécessairement être un lieu d’où l’on ne ressort qu’avec la santé et le bien-être. Il doit par ailleurs être un lieu pour apprendre aux patients, aux visiteurs et au grand public, les règles élémentaires d’hygiène afin de réduire au strict minimum les risques de contamination et de transmission de maladies Les présentes normes constituent un référentiel dont le suivi et l’application contribueront efficacement j’en suis convaincu, à bâtir un système de santé performant dans lequel les prestataires de santé et les usagers notamment, les femmes et les enfants pourront respectivement travailler et recevoir des soins de qualité, sans risques pour leur santé et leur bien-être. Je voudrais donc inviter tous les acteurs de notre système de santé à s’approprier cet outil et à en faire bon usage. M. Pierre DIMBA Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle
14 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE REMERCIEMENTS Le processus d’élaboration des normes en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les établissements de santé en Côte d’Ivoire, initié par le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU) aux fins de contribuer à la qualité des soins, à la sécurité des patients, de leurs accompagnants et de la communauté, est arrivé à bon port avec l’appui financier de l’UNICEF. Aussi, le Gouvernement ivoirien, à travers le MSHPCMU voudrait-il sincèrement remercier l’ensemble des Experts nationaux et ceux des organismes partenaires qui ont hautement contribué à doter notre pays de cet important référentiel. Ces remerciements vont tout particulièrement : - à l’UNICEF dont l’appui technique et financier n’a jamais fait défaut au MSHPCMU ; - au personnel de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique et plus singulièrement au Directeur Général Adjoint chargé de l'Hygiène Publique et ses collaborateurs pour leur esprit d’initiative ; - aux Membres du Comité Technique de Suivi (annexe 1) comprenant les représentants des autres Ministères techniques pour leurs contributions pertinentes, leur courage et les nombreux efforts qu’ils ont fournis ; - à tous les autres partenaires et à ceux qui ont participé à la validation de cet important outil pour leur grande mobilisation et leur participation pleine et active au processus (annexe 2). Le Gouvernement ivoirien à travers le MSHPCMU, conscient des nombreux efforts à fournir pour faire efficacement face à la problématique de l’EHA dans les établissements de santé, croit fermement qu’ensemble, sur la base des présentes normes, nous arriverons à promouvoir un environnement hospitalier qui garantit des soins de santé sûrs et sans risques pour les populations en Côte d’Ivoire. Professeur Mamadou SAMBA Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique
15 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE INTRODUCTION Le système de santé ivoirien comprend l’offre publique de soins, l’offre privée de soins et l’administration sanitaire. Il est de type pyramidal avec trois (03) échelons et deux versants : l’un gestionnaire et l’autre prestataire. Le versant gestionnaire ou administratif comprend trois (03) niveaux dans sa structuration administrative que sont (i) le niveau central, (ii) le niveau intermédiaire composé de 33 Directions Régionales et (iii) le niveau périphérique avec 113 Directions Départementales ou Districts Sanitaires. Le versant prestataire ou offre de soins est composé des secteurs : public et privé. Le secteur public est organisé en trois niveaux : - Le niveau primaire ou périphérique représenté par 2479 Etablissements Sanitaires de Premiers Contacts (ESPC) dont 65,1% pour les établissements ruraux publics, 29,8% pour les établissements urbains publics et 5,1% pour les établissements confessionnels. Le ratio national est de 1 ESPC pour 10 164 habitants. On note par ailleurs 127 Centres de Santé Urbains Spécialisés (CSUS), 32 Formations Sanitaires Urbaines (FSU) dont 15 à base communautaire6. - Le niveau secondaire est constitué des établissements sanitaires de recours pour la première référence, composé de 68 Hôpitaux Généraux (HG), 17 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR), 02 Centres Hospitaliers Spécialisés (Hôpitaux psychiatriques de Bingerville et de Bouaké) ; - Le niveau tertiaire qui comprend les établissements sanitaires de recours pour la deuxième référence, est essentiellement composé d’Etablissements Publics Nationaux (EPN) avec 05 Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), 05 Instituts Nationaux Spécialisés que sont l’Institut National de Santé Publique (INSP), l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP), l’Institut Raoul Follereau (IRF), l’Institut Pierre Richet (IPR) et l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA). On note en outre 04 autres Etablissements Publics Nationaux d’appui tels que le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (N-PSP) et le Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU), Centre National d’Oncologie Médical et de Radiothérapie Alassane OUATTARA (CNRAO), Centre National de Prévention et de Traitement de l’Insuffisance Rénale (CNPTIR). Le secteur privé s’est développé avec l’émergence d’établissements sanitaires privés de toutes classes et de toutes catégories, composé de 24 polycliniques, 317 cliniques, de 465 centres médicaux et 55 cabinets médicaux, de 114 maternités, 548 d’infirmeries privées qui s’insèrent parfaitement dans les différents niveaux de la pyramide sanitaire. Le secteur sanitaire privé comprend également 463 structures de santé relevant d’entreprises commerciales et /ou industrielles7. L’EHA devraient être accessible partout, en particulier dans les établissements de soins à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Et pourtant, l’accès aux services et infrastructures d’EHA dans les établissements sanitaires reste plus lacunaire que dans les autres types d’établissements ou services, ce qui témoigne d’inégalités profondes. 6 RASS 2018 7 Source : DEPS, 2020
16 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE En Côte d’Ivoire, le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2016-2020 fait une part belle à l’EHA dans les établissements de santé à travers l’axe stratégique 6 « Prévention et promotion de la santé et de l’hygiène publique ». Malgré ces dispositions, la situation de l’EHA dans les établissements de soins, à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, reste problématique. En effet, l’étude diagnostique conduite en février 2020 dans le cadre du processus d’élaboration des présentes normes a relevé d’importants problèmes liés aux services et infrastructures EHA en milieu de soins. La correction de ces problèmes constitue la condition sine qua none pour minimiser voire supprimer les risques évidents dont ils exposent le personnel soignant, les malades, notamment les femmes et les enfants, ainsi que leurs accompagnants. Les principaux risques identifiés sont : - L’augmentation de la prévalence des infections nosocomiales ; - L’inconfort et l’infection nosocomiale chez les parturientes et les nouveau-nés ; - La complication et l’aggravation de l’état de santé des malades ; - La prolongation de la durée d’hospitalisation ; - Les intoxications chimiques, les épisodes diarrhéiques, les infections du cordon ombilical des nouveau-nés et les dermatoses ; - Les risques hypothermies ; - Le risque de contamination communautaire et environnementale par des agents biologiques, chimiques et physiques ; - Les nuisances visuelles et olfactives ; - Les traumatismes et autres blessures (par accidents, chutes) ; - L’accroissement du taux de défécation et d’urination à l’air libre ; - La contamination de l’environnement (eau, sol, air) et l’augmentation du péril fécal ; - Les agressions/violences sexuelles (viols) ; - La mauvaise hygiène menstruelle ; - L’inconfort chez les femmes et les jeunes filles ; - Les infections pulmonaires et urinaires ; - La prolifération de moustiques et le développement des maladies à vecteurs ; - La dégradation de la qualité de l’hygiène et l’atteinte à la qualité des prestations ; - La baisse du taux de fréquentation des établissements sanitaires. Ces défaillances constatées partout à travers le monde compromettent la possibilité d’atteindre la couverture sanitaire universelle, anéantissent les efforts renouvelés en matière de soins de santé primaire et peuvent avoir des conséquences négatives sur la qualité des soins et la sécurité des patients, des accompagnants, du personnel de santé et de toute la communauté. Par ailleurs, l’insuffisance ou l’absence d’accès aux services et infrastructures EHA dans les établissements de soins contribue également, dans le cadre de la lutte contre l’infection, à l’utilisation abusive d’antibiotiques et au développement de la résistance aux antimicrobiens. Pour attirer l’attention sur ce sujet essentiel pour la santé et le développement, le Secrétaire Général des Nations Unies a lancé en mars 2018 un appel mondial pour agir en faveur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans les établissements de soins de santé8. En Côte d’Ivoire, il n’existe pas de normes nationales en matière d’EHA applicables aux établissements de soins. Toutefois, en matière d’eau potable, l’on se réfère aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les présentes normes en matière d’EHA dans les établissements de soins sont proposées sur la base des principaux problèmes liés au faible accès aux installations EHA, dans la perspective de favoriser la réduction des infections nosocomiales et de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins. 8 OMS, 144e Session du Conseil Exécutif : Sécurité des patients, Eau, assainissement et hygiène dans les établissements de soins de santé. Rapport du Directeur Général, EB144/30, 14 décembre 2018
17 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 1. CONCEPTS DE BASE EN MATIERE D’EAU, D’HYGIENE ET D’ASSAINISSEMENT EN MILIEU DE SOINS 1.1. DEFINITION DES CONCEPTS Au sens des présentes normes, on entend par : Accès à l’eau de boisson : c’est le fait que la source soit située à moins d’un kilomètre de l’endroit de son utilisation et qu’il soit possible d’obtenir régulièrement au moins 20 litres d’eau par habitant et par jour, sans discrimination et économiquement accessible. Accès à l’eau potable : c’est la proportion de personnes ayant à leur disposition, sans discrimination, à moindre coût, des services d’eau potable géographiquement accessibles : hydraulique urbaine, hydraulique villageoise améliorée (branchements privés et borne-fontaine), hydraulique villageoise (forages et puits équipés de PMH). Accès aux services d’assainissement de base : la sécurité et l’intimité dans l’utilisation de ces services. La couverture indique la proportion de gens qui utilisent des services d’assainissement améliorés, sans discrimination, à moindre coût : connexion à un égout public, connexion à une fosse septique, latrine à chasse d’eau, latrine à fosse simple, latrine améliorée à fosse auto ventilée. Accessibilité : c’est la facilité avec laquelle on accède aux services EHA adéquats au moment opportun. Elle exige que les infrastructures soient à priori disponibles. Elle pourra être appréciée par la disponibilité des infrastructures, de la qualité, de la continuité et de la durabilité de ces services au sein des établissements de soins. L’accessibilité comporte quatre dimensions qui se recoupent mutuellement : la non- discrimination, l’accessibilité physique ou géographique, l’accessibilité économique (abordabilité) et l’accessibilité de l’information9. Antisepsie : c’est une opération au résultat momentané, permettant d’éliminer ou de tuer les microorganismes présents sur les tissus vivants10. Les antiseptiques étant utilisés pour tuer ou éliminer les microorganismes et/ou inactiver les virus sur les tissus vivants (peau saine ou lésée, muqueuses). Asepsie : ensemble de mesures propres à empêcher tout apport exogène de micro-organismes afin de prévenir toute contamination de plaie ou autres sites sensibles à l’infection tant en salle d’opération, qu’au niveau de l’unité de soins, lors de traitements ou d’explorations11. Assainissement : « Toute action visant à l’amélioration de toutes les conditions qui, dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d’influer défavorablement sur le bien- être physique, mental et social12». Assainissement de base : « la technologie la moins coûteuse qui assure l’évacuation hygiénique des excréments et des eaux ménagères ainsi qu’un milieu de vie propre et sain tant à domicile que dans le voisinage des utilisateurs13». Continuité : signifie que les usagers peuvent recevoir une gamme complète de services EHA dont ils ont besoin sans interruption, sans cessation préjudiciable ou sans répétition inutiles des situations alternatives et non expressément souhaitées par les utilisateurs. 9 OMS/UNICEF, JMP : WASH dans les établissements de santé. Rapport référentiel mondial 2019 10 Source : AFNOR 11 Source : AFNOR 12 Source OMS 13 Source OMS
18 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Déchets : produits solides, liquides ou gazeux, résultant des activités des ménages, d'un processus de fabrication ou tout bien meuble ou immeuble abandonné ou qui menace ruine14. Déchets sanitaires : l’ensemble des déchets produits dans un établissement qui mène des activités de diagnostic, de soins, de traitements, de formation et de recherche dans le domaine de la santé humaine et animale15. Désinfection : Est une opération d’élimination volontaire et momentanée de certains germes, de manière à stopper ou prévenir une infection ou le risque d’infection ou surinfection par des micro-organismes ou virus pathogènes et/ou indésirables16. Eau d’irrigation : En médecine, l’irrigation consiste à mettre en contact prolongé une partie de l’organisme avec un liquide, notamment de l’eau ou du sérum physiologique : irriguer une plaie ou un organe équivaut à les laver « à grande eau ». C’est également l’action de faire couler de l'eau stérile ou une solution désinfectante sur une zone malade ou une plaie pendant un temps plus ou moins long. Eau de boisson : l’eau utilisée à des fins domestiques, la boisson, la cuisine et l’hygiène personnelle17 . Eau potable : eau ayant des caractéristiques microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l’OMS ou aux normes nationales relatives à la qualité de l’eau de boisson. Eau usée : toutes les eaux souillées résultant des activités du personnel soignant, des agents d’hygiène et de l’administration hospitalière, des malades et de leurs accompagnants ainsi que des eaux pluviales. Excréta : ensemble des fèces (selles) et urines humaines. Hygiène : mot provenant du grec hygieinon qui signifie « santé ». Le dictionnaire Larousse donne pour définition de l’hygiène, « l’ensemble des principes, des pratiques individuelles ou collectives visant à la conservation de la santé, au fonctionnement normal de l'organisme18». L’OMS définit l’hygiène comme « les conditions et les pratiques qui contribuent à préserver la santé et à éviter la propagation des maladies19» Dans le cadre du présent document, l’hygiène sera considérée comme étant « l’ensemble des mesures simples, pratiques, acceptables pour les bénéficiaires, réalistes et facilement réalisables par eux et permettant ainsi d’améliorer leur cadre de vie, de travail et leur santé ». Indicateurs clés : en tant que mesures des normes, ils peuvent être de nature qualitative ou quantitative. Ils fonctionnent comme des outils permettant de mesurer l’impact des processus utilisés et des programmes mis en œuvre. Sans eux, les normes ne seraient guère plus que des postulats de bonnes intentions difficiles à mettre en pratique. Ils peuvent servir de signaux pour mesurer si une norme est atteinte ou non20. 14 République de Côte d’Ivoire : Loi n° 96-766 du 3 octobre 1996 portant Code de l'Environnement 15 Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique : arrêté N°131/MSHP/DGHP/DRHP du 03 juin 2009 portant réglementation de la gestion des déchets sanitaires en Côte d’Ivoire. 16 Source : OMS 17 https://www.who.int/water_sanitation_health/mdg1/fr/ 18 http://www.hygienenaturelle-alimentation.com/article-l-hygiene-la-cle-d-une-bonne-sante-58578283.html 19 WaterAid (2012) Cadre directeur relatif à l’hygiène. WaterAid, Londres, Royaume-Uni 20 Sphère : La Charte humanitaire et les Standards minimum de l’intervention humanitaire. Editions 2004 et 2018
19 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Installations sanitaires améliorées : elles sont conçues pour empêcher de façon hygiénique le contact de la population avec les excréments humains. Elles peuvent faire appel à des méthodes par voie humide (toilettes à chasse d’eau manuelle ou mécanique raccordées au réseau d’égouts, fosses septiques, latrines à fosse) ou des méthodes par voie sèche (latrines à fosse sèche avec dalle de couverture, toilettes à compostage). Normes : ce sont les conditions à remplir pour atteindre un niveau minimum en santé environnementale dans les structures de soins. Elles doivent être précises, essentielles et vérifiables. Point de lavage des mains : un point qui bénéficie au minimum d'un approvisionnement continu en eau potable, de savon liquide de préférence ou d'une solution hydro-alcoolique, ainsi que d'une évacuation sans risque des eaux usées. Santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité»21 . Stérilisation : c’est la mise en œuvre de méthodes visant à éliminer ou tuer tous les microorganismes présents sur les milieux inertes contaminés, le résultat de cette opération est l’état de stérilité22. Turbidité : indice de la présence de particules (argiles, limon, micro-organismes, planctons, etc.) dans l’eau et s’exprime en Unité de Turbidité Néphélométrique (UTN). 1.2. PRINCIPES Tous les agents de santé, tous les malades ainsi que leurs accompagnants ont droit, à l’intérieur de l’établissement de soins, à des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement adéquats pour minimiser, voire supprimer les risques d’infections nosocomiales et de prolongation des séjours à l’hôpital. Les présentes dispositions normatives minimales à appliquer en matière de services EHA en milieu de soins constituent une expression pratique du droit des usagers des établissements de soins à l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement durant leur séjour à l’hôpital. Les présentes normes se fondent sur les résultats de l’étude diagnostique sur les services EHA en milieu de soins, les convictions, les principes, les devoirs et les droits ainsi que sur la revue de la littérature. Les principaux facteurs/moyens de transmission des germes pathogènes en milieu de soins sont multiples. Il s’agit notamment de l’eau, des matériels et dispositifs médicaux, des mains, de la literie et des vêtements des patients, des blouses et autres effets vestimentaires y compris les combinaisons utilisées par le personnel soignant, des excréta, des eaux usées, des déchets sanitaires solides, de liquides biologiques, des mouches, moustiques et autres nuisibles ainsi que les dispositions architecturales. Le principal objectif des présentes normes est d’agir sur ces facteurs/moyens afin de réduire voire supprimer les risques sanitaires encourus par le personnel de santé, les malades notamment les femmes et les enfants, les accompagnants et la communauté. Il s’agira donc d’agir sur : - La disponibilité, l’accessibilité, la quantité, la qualité de l’eau dont on a besoin en milieu de soins et en fonction des usages ainsi que les conditions de stockage ; 21 Préambule à la Constitution de l'OMS, tel qu'adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. 1946 ; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. 22 Source : AFNOR
20 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE - La qualité de l’hygiène à savoir le lavage des mains, le traitement des locaux et des dispositifs médicaux, la gestion de la literie et du linge, l’aération, la lutte contre la divagation des animaux et la lutte anti-vectorielle, l’aménagement paysager, etc. ; - Le système d’assainissement avec la disponibilité, l’accessibilité, le nombre et l’état des toilettes/latrines, l’évacuation des eaux de pluies, la collecte et le traitement des excréta et des eaux usées, etc. ; - La gestion des déchets sanitaires solides (le tri à la production, la collecte et le transport, le stockage provisoire et les traitement/élimination). Pour soutenir ses actions, il est primordial de susciter des comportements sains. Ainsi la participation des parties prenantes notamment le personnel des établissements sanitaires, les malades et les accompagnants est plus que nécessaire. Ainsi, les principes suivants sous-tendent les présentes normes : • Principe de l’accès universel : ce principe impose, dans les établissements de santé, tous secteurs confondus, un accès de tous les usagers y compris du personnel de santé, sans restriction, quel que soit le niveau de la pyramide sanitaire et à tout moment, aux services et infrastructures EHA. • Principe de précaution : c’est le principe selon lequel en cas de risques graves ou irréversibles pour la santé et la sécurité des patients, de leurs accompagnants et du personnel des établissements de soins, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives et immédiates visant à prévenir la dégradation des services et infrastructures EHA en milieu de soins. • Principe de substitution : selon ce principe, si à une action susceptible d’avoir un impact préjudiciable sur les conditions d’EHA en milieu de soins et de mettre en danger, la santé et la sécurité des patients, de leurs accompagnants et du personnel des établissements de soins, peut être substitué une autre qui présente un risque ou un danger moindre, cette dernière action est choisie même si elle entraîne des coûts élevés en rapport avec les valeurs à protéger. • Principe de prévention : ce principe implique la mise en œuvre de règles et d’actions visant à anticiper toute atteinte à la qualité des soins et à la sécurité des patients, de leurs accompagnants et du personnel des établissements de soins, en utilisant les meilleures techniques et pratiques disponibles et accessibles, à un coût économiquement acceptable, pour améliorer l’accès de tous aux services et infrastructures EHA. • Principe de la gestion intégrée : selon ce principe, les aspects relatifs notamment (i) à l’accès et à la disponibilité de l’eau, (ii) à l’hygiène des mains, des locaux, des dispositifs médicaux et du linge, (iii) à la gestion des excréta, des eaux usées, des déchets sanitaires, doivent être pris en compte simultanément en milieu de soins pour espérer contribuer durablement à l’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients, de leurs accompagnants et du personnel soignant. Ce principe a l’avantage de tenir compte de toutes les relations et interactions existantes entre le personnel de santé, les malades et les accompagnants dont l’activité impacte les conditions d’accès aux services et infrastructures EHA. La gestion intégrée emprunte donc une démarche transversale, multisectorielle, multidisciplinaire et multi-partenariale. • Principe de subsidiarité : selon ce principe, toute action devant permettre d’améliorer l’accès aux services et infrastructures EHA dans les établissements sanitaires et promouvoir la qualité des soins et la sécurité des patients, doit être prise à l’échelon de décision le
21 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE mieux approprié pour agir efficacement en faveur de l’intérêt de tout le personnel de l’établissement de santé, des malades et de leurs accompagnants. • Principe de participation et de responsabilisation : ce principe prescrit que toute personne notamment le personnel soignant, les patients et leurs accompagnants ont le droit, dans les conditions et les limites définies par la disposition juridique en vigueur, de participer à la prise des décisions en matière d’accès aux services et infrastructures EHA en milieu de soins. Il s’agira également de favoriser la capacitation et la responsabilisation de ces acteurs pour une meilleure implication et appropriation des bonnes pratiques. • Principe d’information : à partir de ce principe, les patients, leurs accompagnants et le personnel des établissements sanitaires susceptibles d’être affectées par un projet ou programme pouvant porter atteinte spécifiquement à l’accès aux services et infrastructures EHA, doivent être informées. Il implique que l’Etat facilite l’accès aux données et aux renseignements concernant ou susceptibles de concerner l’EHA en milieu de soins.
22 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 2. NORMES RELATIVES AUX SERVICES D’EAU POTABLE (ACCES AUX INSTALLATIONS D’EAU POTABLE) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 2.1. DIAGNOSTIC DE L’ACCES A L’EAU POTABLE DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 2.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’eau potable A la suite de l’étude diagnostique, des goulots d’étranglement ont été identifiés et les résultats de leur analyse dans l’octroi des services d’eau potable dans les établissements de soins sont présentés dans le tableau 1. Tableau 1. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’eau potable Déterminants Indicateurs - 42,9% des établissements de soins ont une disponibilité en eau courante ou des branchements locaux améliorés ; - 48,6% des établissements de soins sont dotés de services d’approvisionnement en eau disponibles à tout moment et en quantité suffisante pour tous les usages ; Disponibilité - 17,1% des établissements de soins ont tous leurs terminaux (c’est-à-dire les robinets) raccordés à un système d’approvisionnement en eau qui est disponible et fonctionnel ; - 27,7% des établissements de soins ont au moins une douche ou un espace de bain disponible pour 40 patients hospitalisés et l’équipement fonctionne et est accessible ; - 51,5% des établissements de soins ont tous leurs terminaux (c’est-à-dire les robinets) régulièrement traités au chlore (désinfectés) ; - 18,0% des établissements de soins ont de services d’approvisionnement en eau disponibles toute l’année (c’est-à-dire qu’ils ne sont pas affectés par les saisons, par les phénomènes extrêmes liés au changement climatique ou par toute autre contrainte) ; - 47,0% des établissements de soins ont de l’eau potable traitée et collectée grâce Qualité à une technique validée qui répond aux normes de performance de l’OMS ; - 55,7% des établissements de soins ont un approvisionnement en eau réglementé conformément aux normes nationales de qualité de l’eau ; - 22,9% des établissements de soins ont un volume de stockage en eau suffisant pour répondre aux besoins de l’établissement pendant deux jours (130 à 750 l/ lit/jours pour ESPC, Infirmerie, Centre Médical et 750 à 1300 l/lit/jour pour HG, CHR, CHU, Clinique). 15,9% des établissements de soins effectuent le contrôle de la qualité de l’eau de Durabilité façon régulière.
23 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 2.2. SERVICES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU La maitrise de la qualité de l’eau dans un établissement de santé qui est un enjeu majeur, représente une difficulté importante, un souci permanent et une grande responsabilité du fait de la grande diversité des lieux et des types d’usage. Ainsi dans un établissement de santé, l’eau potable doit être disponible de façon permanente, en quantité et en qualité, partout, quel que soit le niveau de la pyramide sanitaire, notamment dans toutes les unités de soins, les salles d’attente, les toilettes, les douches, la buanderie, la cuisine, le lavoir, la cantine, la cour, le local ou site de gestion des déchets sanitaires, le bloc administratif, la morgue etc. Dans un établissement de santé, l’ensemble du personnel soignant, administratif et d’appui, les patients et leurs accompagnants ainsi que les autres usagers doivent avoir accès en permanence, à un point d’eau potable, adapté aux besoins. 2.2.1. Normes pour la disponibilité et l’accessibilité à l’eau potable dans les établissements de santé Les établissements sanitaires assurent la surveillance de la disponibilité de l’approvisionnement en eau potable. Ainsi, ils doivent : • Installer des points d’eau fonctionnels à tous les endroits au profit du personnel, des malades et de leurs accompagnants ; • Veiller au raccordement de tous leurs terminaux à un système d’approvisionnement en eau disponible et fonctionnel ; • Se doter d’une alimentation de secours pour assurer leur fonctionnement en cas de coupures d’eau ; • Le réservoir de stockage doit être conçu de sorte que l'air et le soleil ne sont pas en contactent avec l'eau. De préférence, utiliser une citerne souple qui suit l'évolution du niveau de l'eau ; • Se doter d’un forage ou d’un réservoir de stockage, comme alimentation de secours, installé et dimensionné en fonction des besoins en eau, s’ils ne sont pas connectés au réseau. L’alimentation de secours tiendra compte du type d’établissement et des besoins en eau des différents services. Les réservoirs de stockage d’eau potable doivent permettre une autonomie d’au moins 24 heures pour les ESPC et d’au moins 48 heures pour les établissements sanitaires de référence (HG, CHR et CHU) ; • Installer des points d’eau avec points de lavage des mains dédiés pour les accompagnants des malades, les visiteurs et les patients non hospitalisés ; • Disposer en permanence pour satisfaire les besoins, d’une quantité d’eau suffisante avec un volume estimé entre : - 400 à 750 litres par lit et par jour pour ESPC, Infirmerie et Centre Médical ; - 750 à 1300 litres par lit et par jour pour HG, CHR, CHU et Clinique. • Disposer des points d’eau accessibles aux personnes à mobilité réduite.
24 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 2. Accessibilité et disponibilité de l’eau potable dans les établissements sanitaires selon le type Maintenance/ Type d’établissement de Services et infrastructures Traitement des Pratiques soins d’eau potable infrastructures WASH Dispensaire : - Une source d’eau potable - En cas de doute - Salle d’attente / Préau ; pour l’établissement : sur la source ou - Bureau IDE / Salle de - Forage et/ou Puits moderne la potabilité de consultation ; et/ou SODECI ; l’eau, procéder - Salle de soins (Pansement, - Réservoir de stockage : 400 à un traitement injections, petites à 750 litres par lit et par par ébullition, chirurgies, etc.) ; jour ; filtration, - Salle de mise en - Points d’eau avec lavabo : décantation et observation. - Dans chaque salle de désinfection préférence ; - En cas - Dans toutes les salles d’absence de sauf la salle de mise en Javel pour le observation ; traitement des - Dans toutes les installations terminaux, d’assainissement amélioré utiliser de ou non ; l’alcool 60° à - Dans la cour à l’entrée, de 70° ; - Forage / Puits préférence - Après une moderne avec - Points d’eau sans lavabo absence périmètre de pour puisage dans l’arrière- d’usage protection cour ; prolongée de et propreté - Dispositif pour eau chaude : plus de 05 jours des environs - Chauffe-eau électrique ou à du contenu (nettoyage énergie solaire ; d’une cuvette hebdomadaire - Réchaud électrique ou à de chauffe- au moins) ; gaz. eau, pratiquer - Nettoyage une purge de quotidien des l’eau stagnante Maternité : - Une source d’eau potable points d’eau avec pendant au - Salle d’attente / Préau ; pour l’établissement : lavabo ; moins une - Bureau SFDE / Salle de - Forage et/HV/HVA/Réseau - Traitement des minute avant consultation ; de Distribution ; terminaux au tout nouvel - Salle de mise en - Réservoir de stockage : 400 moins une fois usage observation ; à 750 litres par lit et par par semaine avec - Salle d’accouchement ; jour ; - un désinfectant - Adopter un - Salle des suites de - Points d’eau avec lavabo non corrosif ; réglage du couches. Dans chaque salle de - solution chlorée chauffe-eau préférence ; à 0,1 % de chlore PMI : qui permet de - Dans toutes les salles sauf la actif pendant - Salle d’attente / Préau ; maintenir, sur salle de mise en observation 15 minutes de - Bureau Médecin-Chef et/ l’ensemble et la salle des suites de contact. ou SFDE et/ou IDE / Salles du circuit couches ; d’eau, une de consultation ; - Dans toutes les installations - Salle de soins (Pansement, température d’assainissement amélioré d’eau chaude injections, petites ou non ; chirurgies, etc.) ; > 60°C et une - Dans la cour à l’entrée, de température - Salle de mise en préférence ; observation d’eau froide - Points d’eau sans lavabo < 25°C. - Site de vaccination pour puisage, à proximité - Salle de rééducation L’installation de la salle de suite de de mitigeurs nutritionnelle couches ; au niveau des - Dispositif pour eau chaude : terminaux - Réchaud électrique ou à permet de gaz. déterminer la température de l’eau voulue.
25 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE SSSU : - Une source d’eau potable - En cas - Salle d’attente / Préau ; pour l’établissement : d’absence de - Bureau Médecin-Chef et/ - Forage/HV/HVA/Réseau de Javel pour le ou SFDE et/ou IDE / Salles Distribution d’Eau ; traitement des - Nettoyage de consultation ; - Réservoir de stockage : 400 terminaux, quotidien des - Salle de soins (Pansement, à 750 litres par lit et par utiliser de points de lavage injections, petites jour. l’alcool à 70° au des mains ; chirurgies, etc.) ; - Points d’eau avec lavabo moins ; - Traitement des - Salle de mise en Dans chaque salle - Après une terminaux au observation. - Dans toutes les salles absence moins une fois sauf la salle de mise en d’usage par semaine avec observation ; prolongée un désinfectant, - Dans toutes les installations de plus de de préférence d’assainissement amélioré 72 heures, non corrosif : ou non. pratiquer une utiliser une purge de l’eau solution chlorée stagnante à 0,1% de chlore d’un réservoir actif pendant de stockage 15 minutes de pendant au contact. moins une minute avant tout nouvel usage. CSR : DR et MR - Une source d’eau potable - Forage / HV/ - En cas de doute pour l’établissement : HVA/BP ; sur la source ou - Forage /HV/HVA/BP/Réseau - Nettoyage la potabilité de de Distribution ; quotidien des l’eau, procéder - Réservoir de stockage : 400 points de lavage à un traitement à 750 litres par lit et par des mains ; par ébullition, jour. - Traitement des filtration, - Points d’eau avec lavabo terminaux au décantation et dans chaque salle ; moins une fois désinfection : 01 - Dans toutes les salles par semaine avec cuillère à soupe sauf la salle de mise en un désinfectant, rase (15 gr) de observation ; de préférence chlore HTH 70% - Dans toutes les installations non corrosif : dans 01 litre d’assainissement amélioré utiliser une d’eau ; ou non. solution chlorée - En cas - Dispositif pour eau chaude : à 0,1% de chlore d’absence de - Adopter un réglage du actif : pendant Javel pour le chauffe-eau (s’il en existe) 15 minutes de traitement des qui permette de maintenir, contact. terminaux, sur l’ensemble du circuit utiliser de d’eau, une température l’alcool à 70° au d’eau chaude > 60°C et moins ; une température d’eau - Après une froide < 25°C. L’installation absence d’usage de mitigeurs au niveau prolongée des terminaux permet de de plus de déterminer la température 72 heures, de l’eau voulue ; pratiquer une - Réchaud à gaz + bouteille de purge de l’eau gaz ou dispositif pour feu de stagnante bois ; d’un réservoir - Eau chaude apportée par de stockage les patientes ou leurs pendant au accompagnants. moins une minute avant tout nouvel usage.
26 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE CSU : DU, MU et autres - Une source d’eau potable services pour l’établissement : - Réseau de Distribution/ FSU : DU, MU et autres Forage ; services de spécialités - Réservoir de stockage : 400 à 750 litres par lit et par jour. - Points d’eau avec lavabo Dans chaque salle ; - Dans toutes les salles sauf la salle de mise en observation ; - Dans toutes les installations d’assainissement amélioré ou non. - Dispositif pour eau chaude : - Adopter un réglage du chauffe-eau (s’il en existe) qui permette de maintenir, sur l’ensemble du circuit d’eau, une température d’eau chaude > 60°C et une température d’eau - En cas froide < 25°C. L’installation d’absence de de mitigeurs au niveau - Nettoyage Javel pour le des terminaux permet de quotidien des traitement des déterminer la température points de lavage terminaux, de l’eau voulue ; des mains ; utiliser de - Réchaud à gaz + bouteille de - Traitement des l’alcool à 70° au gaz ou dispositif pour feu de terminaux au moins ; bois ; moins une fois - Après une - Eau chaude apportée par les patientes ou leurs par semaine avec absence accompagnants. un désinfectant, d’usage de préférence prolongée HG & CHR - Une source d’eau potable non corrosif : de plus de pour l’établissement : utiliser une 72 heures, - Réseau de Distribution d’EAU ; solution chlorée pratiquer une - Réservoir de stockage : 750 à 0,1% de chlore purge de l’eau à 1300 litres par lit et par actif pendant stagnante jour avec une durée minimale 15 minutes de d’un réservoir d’autonomie de 48 heures ; contact ; de stockage - Points d’eau avec lavabo Dans chaque salle ; - Entretien du pendant au - Dans toutes les installations dispositif pour moins une d’assainissement amélioré ou eau chaude. minute avant non. tout nouvel - Dispositif pour eau chaude : usage. - Chauffe-eau électrique ou à énergie solaire CHU & INS - Une source d’eau potable pour l’établissement : - Réseau de Distribution d’Eau ; - Réservoir de stockage : 750 à 1300 litres par lit et par jour avec une durée minimale d’autonomie de 48 heures ; - Points d’eau avec lavabo dans chaque salle ; - Dans toutes les installations d’assainissement amélioré ou non. - Dispositif pour eau chaude : - Chauffe-eau électrique ou à énergie solaire.
27 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 2.2.2. Normes de qualité et de durabilité Quel que soit le niveau de la pyramide sanitaire : • La collecte et le traitement de l’eau destinée à être utilisée dans tout ES, se font de manière à en garantir la potabilité conformément à la norme nationale sur l’eau potable (Arrêté interministériel N 0168/MSHP/MINEF du 03/08/2020 fixant les Normes de potabilité destinée à la consommation humaine à l’exclusion de l’eau minérale naturelle et de l’eau de source). • La distance minimale entre un point d’eau (puits/forage) et une latrines est de 15 mètres ; Cette distance doit tenir compte de la nature du sol et du relief. • Les établissements de santé assurent la disponibilité de l’eau chaude dans toutes les unités soins et services. A cet effet, les équipements intègrent un dispositif d’eau chaude. Ainsi, les équipements permettant une économie d’énergie et/ou une énergie renouvelable et permanente sont privilégiés (pompe à chaleur, énergie solaire) dans la cadre de l’amélioration de la disponibilité de l’eau chaude ; • Les organigrammes de gestion de l’approvisionnement et les fiches de poste des intervenants dans l’approvisionnement en eau potable des établissements de soins sont élaborés, diffusés et affichés ; • L’établissement sanitaire dispose en permanence, en quantité suffisante et qualité, de produits de désinfection de l’eau ; • Les établissements sanitaires assurent le nettoyage et le traitement réguliers de l’ensemble des terminaux. • Les activités de nettoyage et de traitement des terminaux sont documentées, enregistrées à l’aide de fiches et registres dédiés. Tableau 3. Paramètres physico-chimiques et microbiologiques complémentaires pour une surveillance attentive de la qualité de l'eau à l’entrée de l'établissement et son évolution éventuelle Paramètres Problèmes Niveau cible Fréquence Analyse minimale Corrosion des Indice de corrosion (pH, conduites entrainant Indice de corrosion supérieur Mensuelle Dureté, alcalinité) contamination par les ou égale à 12 métaux lourds 0,2 à 1 mg/l de chlore résiduel ; Désinfectant résiduel L’absence de désinfectant associé au pH et à la mensuelle ou Croissances à l’entrée de l’établissement température (uniquement en continu par bactériennes n’implique pas obligatoirement si le réseau extérieur est capteurs la nécessité de mettre en place traité avec un désinfectant) une désinfection interne. Contaminations mensuelle ou biologiques, dépôts, Turbidité < 1 UNT en continu par métaux, consommation capteurs désinfectant E. coli, Enterococcus faecalis, Streptococcus, Contamination fécale < 1 UFC/100 ml mensuelle les anaérobies sulfito réducteurs Analyse complète une fois par an
28 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Certains paramètres comme la température, le pH, la turbidité́ et le résiduel de désinfectant peuvent être surveillés en continu. D’autres paramètres présentant un intérêt épidémiologique peuvent être recherchés, notamment : • Le fer pour sa capacité à former des dépôts favorisant les biofilms et inhibant l’action du chlore ; • L’aluminium si l’usine de traitement utilise des sels d’aluminium dans sa filière ; • Le Pseudomonas aeruginosa, les mycobactéries, les staphylocoques pathogènes, Cryptosporidium parvum, Aeromonas hydrophila. La présence d’Escherichia coli apporte la preuve incontestable d’une contamination fécale récente et ce micro-organisme doit être totalement absent de l’eau de boisson. Dans certaines situations, des indicateurs supplémentaires, tels que des bactériophages ou des spores bactériennes, peuvent être utilisés. Tableau 4. Niveaux recommandés pour la qualité microbiologique des eaux destinées à l’hygiène et aux soins des patients aux points d’usage Points d’usage Niveaux recommandés - Coliformes totaux : E. Eau distribuée par le réseau - Robinet pour la toilette des patients sans risque coli, Enterococcus faecalis, - < 1 UFC/100 ml; particulier ; Streptococcus, les anaérobies - Robinet pour la toilette des sulfito réducteurs nouveau-nés. - Pseudomonas aeruginosa. - < 1UFC/100ml. intérieur de l’établissement - Douche des patients sans risque particulier ; - Douche préopératoire Legionella pneumophila < 1000 UFC/l des patients sans risque particulier. - > 0,5 mg/l (contrôler avant distribution) ; Zone où l’eau est Chlore résiduel libre et - Laissez l’eau reposer sédiments éventuels dans la citerne avant transportée par Services non sensibles de la distribuer ; camion Propreté du réservoir de Nettoyer au moins 01 fois par trimestre les stockage réservoirs de stockage. Robinet pour la toilette des Bactéries aérobies revivifiables à Eau bactériologiquement < 10 UFC/100 ml ; immunodéprimés ; 22°C et à 36°C, par filtration ; Robinet pour la toilette des Pseudomonas aeruginosa. < 1UFC/100ml. brulés. maîtrisée Douche des patients à haut Legionella pneumophila Non détecté dans 1 litre risque Eau pour Bloc opératoire Contamination microbienne ; Stérile ; irrigation Bains et soins des peaux lésées. Endotoxines bactériennes. < 0,5 UI/ml.
29 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 5. Surveillance de la qualité microbiologique des eaux utilisées pour l’hygiène et les soins des patients au point d’usage Fréquence de Points d’usage Points de prélèvement prélèvement Points choisis de manière aléatoire : 01 point par tranche de 100 lits et au Trimestrielle. Robinet du lavabo. Eau distribuée par moins 04 contrôles par an pour les le réseau intérieur établissements de moins de 100 lits. de l’établissement - Points représentatifs (02 ou 03 échantillons) ; Au moins 01 fois Douche. - Points défavorisés (01 ou 02 par an. échantillons). Robinet du lavabo (traitement physique - Tous les points traités. au point d’usage). Points représentatifs du Trimestrielle. Eau bactériologi- Robinet du lavabo fonctionnement du process (point quement maîtrisée (traitement en amont d’usage proche des zones de du point d’usage). traitement de l’eau, de production de l’eau chaude et de stockage de l’eau) Au moins 01 fois Douche. Tous les points traités. par an. 2.2.3. Désinfection de l’eau de consommation humaine Deux paramètres importants qui conditionnent l’efficacité germicide des procédés désinfectants sont la turbidité et le pH. La température, pour sa part, augmente le pouvoir oxydant : une élévation de 10°C multiplie par exemple l’effet microbicide du chlore par deux. Tableau 6. Efficacité des principales méthodes de désinfection de l’eau23 Bioxyde Ultrafiltration Chlore Chloramines Ozone Ultraviolets de chlore membranaire Désinfectant Filtration actif HClO ClO2 NH2Cl O3 λ = 253,7 nm physique Action germicide ++ +++ x 2,6 + ÷ 500 ++++ x 30 +++ ++++ Rémanence +++ à 0,1 mg/l ++++ ++++ à 2 mg/l =0 0 0 Inefficace contre _____ Spores et Virus, spores Efficacité réduite contre kystes de _____ et kystes de _____ _____ _____ protozoaires protozoaires Certains Germes Germes Ph optimal _____ _____ germes _____ sporulés sporulés sporulés Robustesse par rapport à la + ++ ++ + – – ++ turbidité + : Efficace / Robuste – : Sensible 23 Office International de l’Eau : Les désinfectants existants pour le traitement de l’eau et la désinfection des installations, Synthèse technique
30 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Les désinfectants assurent un effet rémanent dans les réseaux pendant environ 01 jour pour le chlore, 01 à deux 02 jours pour le dioxyde de chlore, 02 ou 03 jours pour les chloramines et moins de 15 minutes pour l’ozone. Tableau 7. Critères classiques appliqués pour désinfecter l’eau destinée à la consommation humaine24 Chlore Bioxyde de chlore Ozone Conditions 0,1 à 0,2 mg/l pendant 10 0,1 à 0,2 mg/l pendant 5 à 0,1 à 0,2 mg/l pendant bactéricides à 15 minutes 10 minutes 1 à 2 minutes Conditions 0,3 à 0,5 mg/l pendant 30 0,3 à 0,5 mg/l pendant 4 0,3 à 0,5 mg/l pendant virulicides à 45 minutes minutes 4 minutes 24 Source : OMS
31 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3. NORMES RELATIVES AU SERVICE D’HYGIENE (ACCES AUX INSTALLATIONS D’HYGIENE) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 3.1. DIAGNOSTIC DE L’ACCES AUX SERVICES D’HYGIENE DANS LES ETABLISSEMENTS SANITAIRES 3.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’hygiène dans les établissements sanitaires L’étude réalisée en matière de services EHA dans les établissements de santé a montré des goulots d’étranglement et des problèmes et risques liés à l’insuffisance d’accès aux services d’hygiène tels que présentés dans le tableau 8. Tableau 8. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’hygiène Déterminants Indicateurs - Des installations de lavage des mains fonctionnelles sont disponibles à chaque point de prestation de soins dans 35.2% des établissements sanitaires ; - Des supports de promotion de l’hygiène des mains compréhensibles sont affichés de manière visible à des endroits stratégiques dans 8.3% des établissements sanitaires ; - Des installations de lavage des mains fonctionnelles sont disponibles dans les zones de service dans 25.0% des établissements sanitaires ; Disponibilité - Des installations de lavage des mains fonctionnelles sont disponibles à proximité des zones d’évacuation des déchets dans 17.6% des établissements sanitaires ; - L’établissement dispose d’un service de buanderie pour laver les draps de lit à chaque changement de patient dans 4.9% des établissements sanitaires ; - L’établissement dispose d’une ventilation naturelle suffisante et si le climat le permet, de larges fenêtres ouvrantes, de lucarnes ou d’autres ouvertures pour optimiser la ventilation naturelle dans 52.8% des établissements sanitaires. - Les points de lavage des mains sont dotés de produits liquides de lavage des mains (détergents, antiseptiques, détergent-antiseptiques) dans 37.1% des établissements sanitaires ; - L’application des directives relatives à l’hygiène des mains est régulièrement mise en œuvre dans 38.9% des établissements sanitaires ; - Le personnel soignant dispose de solutions hydro-alcooliques (SHA) dans 50.7% des établissements sanitaires ; Qualité - Les espaces extérieurs de l’établissement de soins sont correctement clôturés et sont globalement propres (exempts de déchets solides, d’eaux stagnantes, de fèces humaines ou animales à l’intérieur et autour de l’enceinte, etc.) dans 27.3% des établissements sanitaires ; - L’alimentation électrique est suffisamment puissante pour faire fonctionner l’éclairage général, qui permet la bonne prestation des soins de santé, y compris durant la nuit dans 44.1% des établissements sanitaires ; - Du matériel et produits de nettoyage approprié et en bon état (produits détergents, serpillières, seaux, etc.) est disponible dans 29.6% des établissements sanitaires ;
32 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Déterminants Indicateurs - Au moins un membre du personnel connaît les procédures appropriées de nettoyage et de désinfection et les applique comme convenu pour garantir la propreté et la sécurité des différentes pièces de l’établissement dans 56.9% des établissements sanitaires ; - Les lits sont équipés de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour protéger Qualité les patients des maladies transmises par les moustiques dans 21.6% des établissements sanitaires ; - Les provisions et les plats préparés sont protégés des insectes, notamment des mouches, et des rats dans 2.8% des établissements sanitaires ; - Les lits des patients sont séparés de 2,5 m du centre d’un lit à un autre et chaque lit n’est attribué qu’à un seul patient dans 10.2% des établissements sanitaires. 3.2. SERVICES D’HYGIENE EN MILIEU DE SOINS 3.2.1. Normes pour l’accès aux services d’hygiène des mains Le lavage des mains est obligatoire dans les établissements sanitaires. Ils se fait avec de l’eau et du savon liquide. Une solution hydro alcoolique (SHA) aux normes peut être utilisée à défaut. Les établissements sanitaires doivent : • Fournir à leurs personnels, patients et visiteurs, des installations ou points de lavage des mains facilement accessibles et utilisables par tous, y compris les personnes de petite taille, les personnes à mobilité réduite ainsi que celles amputées d’une main. Ces points de lavage des mains doivent disposer au minimum d’une source d’eau courante, de savon liquide, d’essuie-main à usage unique et d’une poubelle à pédale, à couvercle, disposant de sac poubelle. Les installations de lavage des mains doivent être dotées de produits d’hygiène des mains (détergents, antiseptiques ou détergent-antiseptiques) ; • S’assurer que tout le personnel de santé se lave régulièrement les mains avec de l’eau et du savon de préférence liquide, à défaut utilise une SHA ; • S’assurer que tout le personnel de santé se rince immédiatement les muqueuses avec de l'eau après un contact avec du sang ou d'autres matières potentiellement infectieuses ou toxiques ; • Assurer la disponibilité des installations de lavage des mains dans toutes zones de service, accessibles à tous y compris les plus jeunes et les personnes handicapées ; • Reproduire, diffuser et afficher de façon visible, les supports de promotion de l’hygiène des mains ; • Assurer le nettoyage et le traitement réguliers de l’ensemble des installations ou points de lavage des mains. Chaque point de prestation de soins doit être doté d’installations de lavage des mains aux normes et fonctionnelles. Les supports de promotion de l’hygiène des mains mis à jour, doivent être régulièrement diffusés à tout le personnel, aux patients et aux visiteurs.
33 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Les zones d’évacuation des déchets doivent être identifiées et dotées d’installations de lavage des mains. A défaut, ces installations doivent être placées à proximité des zones de déchets à moins de dix (10) mètres. Les activités d’application des directives relatives à l’hygiène des mains doivent être régulièrement mises en œuvre. Dans les services et unités, les indications pour le lavage des mains ainsi que les référentiels en la matière doivent être nécessairement affichés et mis à la disposition du personnel. Les activités de nettoyage et de traitement des installations ou points de lavage des mains doivent être documentées, enregistrées à l’aide de fiches et registres dédiés. Tous les agents des établissements sanitaires incluant les premiers responsables, doivent être formés/sensibilisés sur le lavage des mains. Cette formation doit être semestrielle pour le personnel soignant et intégrée au plan de formation de l’établissement. L’établissement devra à cet effet disposer en plus des rapports de formation, d’un registre de formation avec le nom du prestataire de soin, la date, le type de formation et l’organisme qui a donné la formation. a) Lorsqu’il n’y a pas d’eau courante On peut utiliser deux (02) récipients (seau et cuvette par exemple). Le premier muni d’un robinet devra servir de réserve et le deuxième, à recueillir l’eau de lavage des mains. Dans ces conditions : • Jeter l’eau qui a servi à se laver les mains à chaque utilisation ; • Nettoyer le récipient une fois par jour et le mettre à sécher à chaque fois. b) Lorsqu’il n’y a pas d’eau propre • Faire bouillir l’eau fortement (100°C pendant au moins 10 mn) après décantation pendant quelques minutes, et la laisser refroidir complètement avant de l’utiliser ; • Traiter l’eau avec des désinfectants chimiques, liquides ou en comprimés. Tableau 9. Dispositions normatives pour le lavage des mains en milieu de soins Type de lavage Indications Matériel nécessaire Observations des mains - Support de distributeur de détergent ; - Elimination des - A l’arrivée et au - Produit détergent : savon liquide de souillures et départ du service ; préférence ; des peaux - Après les toilettes ; - Source d’eau courante, potable ; mortes ; - Après s’être mouché - Lavabo de préférence ou 02 récipients - Réduction Lavage simple ou avoir touché les dont l’un avec l’eau potable et l’autre du nombre cheveux ; destiné à recueillir les eaux usées ; de microbes - Avant et après avoir - Essuie-main à usage unique ou séchage constituant la porté la main à la naturel ; flore transitoire bouche. - Une poubelle . des mains. - Avant et après chaque examen / - Support de distributeur de détergent- consultation d’un antiseptique ; - Prévention de nouveau patient ; - Produit détergent-antiseptique ou à la transmission Lavage - Avant et après tout défaut savon liquide ; manu portée ; antiseptique geste invasif ; - Source d’eau courante, potable ; - Elimination ou lavage - Avant et après les - Lavabo de préférence ou 02 récipients de la flore médical soins infirmiers ; dont l’un avec l’eau potable et l’autre transitoire et ou lavage - Avant et après destiné à recueillir les eaux usées ; la réduction hygiénique les techniques - Essuie-main à usage unique ou séchage de la flore aseptiques ; nature ; commensale. - Avant et après le - Une poubelle a pédale. port de gants.
34 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Type de lavage Indications Matériel nécessaire Observations des mains - Avant toute intervention - Supports muraux ou distributeurs à chirurgicale au bloc commande non manuelle ; opératoire ; - Brosse à ongles, souple, stérile ou à - Avant une défaut, désinfectée ; Lavage délivrance - Produit détergent-antiseptique de type artificielle ; chirurgical et à large spectre ; Elimination de la chirurgical des - Avant un - Source d’eau bactériologiquement flore transitoire. mains accouchement ; pure à commande non manuelle ; - Avant la révision - Lavabo à commande non manuel ; utérine ; - Essuie-main à usage unique stérile ; - Avant tout acte à - Poubelle couverte à pédale. haut risque. - Retrait des gants ; - Prise de service et descente du service ; - Gestes de la vie courante (se moucher, s’essuyer, etc.) ; - Soins de contact avec une peau saine ; - Entre 02 actes Friction limités à un simple hygiénique contact avec le - Supports muraux ou distributeurs à Elimination de la hydro- patient ; commande non manuelle ; flore transitoire alcoolique des - Au cours des soins - Produit hydro-alcoolique. des main. mains dispensés à un même patient, entre la « phase propre » et « la phase sale » ; - A l’occasion des soins en série ; - Lors d’une interruption brève des soins ; - En cas d’absence ou d’éloignement d’un point d’eau. - Acte chirurgical en bloc opératoire ou en service de radiologie interventionnelle Friction et autres services Elimination de la chirurgicale d’investigation ; - Supports muraux ou distributeurs à flore transitoire hydro- - Acte à haut niveau commande non manuelle ; et réduction de la alcoolique des de risque infectieux - Produit hydroalcoolique. flore résidente de mains en service de façon prolongée. soins nécessitant une technique chirurgicale (pose d’un cathéter central).
35 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3.2.2. Normes pour l’accès aux services d’hygiène environnementale La cour et les espaces extérieurs des établissements de santé doivent être nettoyés et maintenus régulièrement en bon état de salubrité et de propreté. L’entretien régulier de ces espaces doit faire l’objet d’un suivi au même titre que la propreté générale de l’établissement sanitaire. Les établissements sanitaires doivent être nécessairement clôturés. Les établissements sanitaires doivent souscrire à des alimentations électriques suffisantes pour couvrir leurs besoins en éclairage général et au fonctionnement optimal de leurs équipements en conformité avec les puissances nominales de ceux-ci. La peinture de l’ensemble des services et unités de soins doit être refaite par l’établissement sanitaire ainsi que le ravalement de l’ensemble des façades et ce, de façon régulière et ordinairement, une fois par an. L’établissement sanitaire doit prendre les mesures idoines pour éviter la divagation d’animaux domestiques dans sa cour et dans ses alentours immédiats ainsi que la pratique de l’élevage dans son enceinte ou dans ses environs immédiats. L’établissement sanitaire doit entreprendre régulièrement une lutte anti-vectorielle dans sa cour et ses alentours immédiats avec des produits qui ne présentent aucun risque ni pour les patients, ni pour le personnel soignant, ni pour les visiteurs et aucun danger pour l’environnement. 3.2.3. Normes pour l’hygiène des locaux et des dispositifs médicaux Les établissements sanitaires doivent procéder tous les trois ans et autant de fois que de besoin, le traitement des sols, surfaces et dispositifs médicaux avec des intrants conformes aux normes. Ces intrants doivent être des produits non périmés et leur conservation, dilution, et utilisation doivent être réalisées selon les procédures du fabricant. Les établissements sanitaires doivent assurer au niveau de leurs unités et services, la disponibilité en matériel de nettoyage approprié et en bon état en fonction des objectifs de propreté attendus. Les établissements sanitaires doivent veiller à ce que le personnel de nettoyage et de traitement des locaux et des dispositifs médicaux ne soient exposés à des risques de contamination ou d’infections évitables. A cet effet, ils doivent mettre à leur disposition, les équipements de protection individuelle (EPI) adéquats. Les activités de nettoyage et de traitement des locaux et des dispositifs médicaux doivent être documentées, enregistrées à l’aide de fiches et registres dédiés. Les établissements sanitaires doivent doter l’ensemble de leurs lits, de moustiquaires imprégnées d’insecticides. A défaut, les portes, fenêtres et autres systèmes d’aération naturelle doivent être protégés par des filets ou moustiquaires imprégnés d’insecticides. Les chambres des patients doivent être traitées avec des insecticides qui ne présentent aucun risque ni pour les patients, ni pour le personnel soignant, ni pour les visiteurs et aucun danger pour l’environnement. Les activités de traitement des locaux à l’insecticide doivent être documentées, enregistrées à l’aide de fiches et registres dédiés. Les établissements sanitaires doivent être dotés d’une buanderie. Les lits des patients doivent être séparés d’une distance sécuritaire de 2,5 mètres, du centre d’un lit à celui d’un autre. Chaque lit doit être attribué à un seul patient pendant la durée de son hospitalisation ou de son observation.
36 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE La literie doit être remplacée régulièrement pour chaque patient pendant la durée de son hospitalisation et changée automatiquement pour chaque nouveau patient. 3.2.3.1. Fonctionnalité du local d’entreposage des produits de nettoyage Les établissements sanitaires doivent assurer le rangement du matériel et des produits nécessaires au nettoyage et à la désinfection des locaux. Le personnel chargé du nettoyage a pour tâche de vider les poubelles à papiers et nettoyer les sols. S’il n’est pas formé pour le faire, il ne doit pas toucher aux surfaces présentant des risques biologiques importants comme les paillasses et plans de travail portant des échantillons qui devraient être traités par le personnel technique. 3.2.3.2. Emplacement et aménagement La pièce de rangement doit être localisée à proximité de l’entrée du personnel pour éviter de traverser des zones techniques. Les locaux doivent être spacieux et contenir : • Un évier avec égouttoir ; • Un lave-mains situé près de la sortie de la pièce, équipé d’un distributeur de savon liquide, d’essuie-mains en papier à usage unique et d’une poubelle pour papiers ; • Des étagères pouvant contenir tous les produits d’hygiène et autres consommables nécessaires ; • Des charriots de nettoyage ; • Des réserves de matériels (éponges, brosses…), produits d’entretien (savons, désinfectant…) et EPI. 3.2.3.3. Normes en matière d’hygiène des locaux 3.2.3.3.1. Principes généraux de traitement des locaux Encadré 1. Principes généraux de traitement des locaux et des surfaces Quel que soit le type d’établissement sanitaire et son niveau dans la pyramide sanitaire, les recommandations suivantes s’appliquent quelles que soient les techniques d’entretien utilisées. Elles restent valables dans toutes les zones. Il s’agit de : • Pratiquer un lavage des mains en début et à la fin des opérations de nettoyage et chaque fois que nécessaire. • Porter une tenue vestimentaire propre et adaptée. • Le port de «gants de ménage» apparaît comme une solution adaptée à la protection du personnel lors de la plupart des actions d’entretien sous réserve qu’ils soient individuels, au mieux, lavés entre chaque local nettoyé, et lavés en fin de journée de manière approfondie. Le port de gants à usage unique (au mieux, changés entre chaque local) réalise une alternance au port de «gants de ménage». • Respecter un ordre logique dans le déroulement des opérations : - commencer par les locaux les moins contaminés ; - commencer du plus propre vers le plus sale et de haut en bas ; - toujours nettoyer avant de désinfecter. • Vérifier que le matériel est en bon état et en conformité avec les règles de sécurité. Le matériel utilisé devra être nettoyé et désinfecté après utilisation. Utiliser toujours des produits détergents et des produits désinfectants dont l’efficacité est prouvée et respecter les dosages et les dilutions recommandées par le fabricant.
37 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3.2.3.3.2. Techniques d’entretien des locaux et surfaces Quatre (04) techniques d’entretien des locaux et surfaces doivent être utilisées quel que soit l’établissement sanitaire. Il s’agit : • du dépoussiérage avec (i) l’essuyage humide des surfaces, (ii) le balayage humide des sols et/ou (iii) le nettoyage par aspiration ; • du lavage : (i) du lavage manuel et/ou (ii) du lavage mécanisé ; • de l’entretien par la vapeur si possible ; • du traitement des locaux contaminés. Tableau 10. Technique de dépoussiérage Essuyage humide des Balayage humide Nettoyage par aspiration surfaces Opération de récupération Opération qui consiste à Opération de des particules déposées enlever d’une surface autre récupération des sur des revêtements (sol Définition que le sol des salissures en salissures non adhérentes et parois) durs, souples ou évitant de les remettre en sur les sols secs et lisses. textiles grâce à la dépression suspension dans l’air. d’un appareil électrique. - Dépoussiérer les surfaces - Eliminer jusqu’à 90% lorsque le balayage des poussières en - Eliminer les souillures ; humide est impossible. limitant leur mise en Objectifs - Abaisser le niveau de - L’aspiration de l’eau sera suspension dans l’air ; contamination. traitée dans le cadre - Abaisser le niveau de du traitement des sols contamination. (décapage mouillé). - Chiffonnettes à usage unique à imprégner d’une Aspirateur à poussières muni solution détergente- de : désinfectante ; - Sacs récupérateurs en - Balai trapèze ; - Chiffonnettes ou lavettes papier uniquement ; - Gazes de préférence Matériels réutilisables à imprégner - Suceurs adaptés aux à usage unique, pré- de solution détergente- différentes opérations ; imprégnées ou non. désinfectante ; - Un système de filtration - lingettes pré-imprégnées de de haute efficacité́ pour un détergent- désinfectant à usage en zones 3 ou 4. usage unique. - Eliminer au préalable les gros déchets solides ou liquides ; - Fixer la gaze sur le support ; - Refermer soigneusement le sachet de gazes - Essuyer en un seul passage pré́-imprégnées - Commencer par l’entrée avec une «chiffonnette» pliée Technique pour éviter leur de la pièce ; en quatre ; dessèchement ; - Aspirer par bandes - Laisser sécher ; - Pratiquer un détourage préalable le long des plinthes dans la mesure du possible ; - Balayer «au poussé» pour les surfaces non encombrées ou les couloirs ;
38 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Essuyage humide des Balayage humide Nettoyage par aspiration surfaces - Balayer «à la godille» pour les surfaces encombrées ou réduites ; - Ne jamais soulever le balai ni effectuer de marche arrière en cours d’utilisation ; - Procéder du propre vers le - Changer - régulières en décrivant sale et du haut vers le bas ; impérativement de des mouvements de va et - Changer de «chiffonnette» gazes à chaque pièce Technique vient ; entre chaque zone (entre et plus si nécessaire ; - Faire chevaucher les chaque chambre ou chaque - Dégager la gaze du passages. lit si plusieurs lits). balai sur le seuil du local sans le soulever ; - Enfermer les salissures en repliant la gaze ; - Eliminer la gaze à usage unique dans la poubelle dédiée aux déchets ménagers et assimilés. - Nettoyer le balai avec - Débrancher l’aspirateur ; une chiffonnette - Dépoussiérer par imprégnée essuyage humide de détergent- l’extérieur de l’appareil désinfectant du et le cordon électrique manche vers la semelle en l’enroulant au fur et à une fois par jour au mesure ; minimum ; - Envoi quotidien des - Vérifier que les suceurs - Réaliser un nettoyage chiffonnettes réutilisables en et flexibles ne soient pas Entretien du approfondi par matériel - blanchisserie ; obstrués ; les suceurs sont trempage et brossage - Entretien quotidien des à nettoyer périodiquement de la semelle flacons ou pulvérisateurs. par trempage et périodiquement (tous brossage ; les jours à 1 fois/ - Changer les sacs, vérifier semaine suivant le et nettoyer régulièrement niveau de risque) ; les filtres ; - Envoyer - S’assurer de la quotidiennement les maintenance du système gazes réutilisables en de filtration. blanchisserie. - Le balayage à sec est proscrit Les gazes recyclables - L’aspirateur dorsal sont généralement est à utiliser pour les - Pour un nettoyage déconseillées en raison escaliers et les endroits approfondi (salissures des inconvénients peu accessibles (tringles, tenaces...), le détergent- qu’elles présentent: dessus de meubles, tuyaux désinfectant sera remplacé - stock important de chauffage, bouches et Observations par un détergent ; nécessaire pour grilles de ventilation...) ; - Privilégier l’utilisation de permettre le - L’aspirobrosseur flacons à bec verseur pour renouvellement à s’emploie pour les sols éviter l’aérosolisation des chaque pièce ; textiles (tapis-moquettes produits ; - mise en suspension sur des surfaces des salissures si dégagées) ; élimination des poussières au-dessus de la poubelle ;
39 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Essuyage humide des Balayage humide Nettoyage par aspiration surfaces - entretien difficile à réaliser au sein de l’unité lorsque l’envoi en blanchisserie n’est pas possible et risque de dérive avec utilisation de la même gaze pour plusieurs - L’emploi des aspirateurs pièces ; à poussières entraine une - manipulations importante turbulence importantes des gazes aérienne. Il est donc - Intérêt des chiffonnettes souillées avant l’envoi déconseillé dans les zones réutilisables en en blanchisserie 3 et 4 sauf si l’aspirateur microfibre : (i) meilleure (trempage, rinçage, est muni d’un système action mécanique pour Observations essorage à la main de filtration (capable de l’élimination des salissures avec risque de blessure retenir les particules à 0,6 et (ii) limitation du ou coupure par les μ) ou si l’établissement relargage de particules dans débris emprisonnés est doté d’un système l’environnement . dans les fibres) d’aspiration intégré ; - cependant, pour les - L’aspirateur sans fil surfaces non lisses, des présente un intérêt gazes en tissu peuvent ergonomique. faciliter le balayage, notamment les bandeaux microfibres. - Les semelles en mousse de certains balais trapèzes sont à proscrire. Tableau 11. Technique de lavage manuel des sols Balai de lavage à plat Balai réservoir Balai Faubert Action chimique et mécanique permettant d’éliminer les salissures adhérentes sur les Définition sols lavables (sols souples, sols durs) - Obtenir une propreté visuelle ; Objectifs - Obtenir une propreté microbiologique en réduisant le nombre de micro-organismes présents sur les sols. - Manche aluminium ou plastique ; - Réservoir plastique contenant la solution détergente - Manche aluminium ; désinfectante ; - Support articulé - Système - Manche aluminium ; recevant la frange ; d’écoulement de - Franges coton ou polyester- - Bandeaux coton ou Matériels la solution jusque coton fixées au manche par une polyester-coton ; dans la semelle ; pince ; - Bandeaux microfibres ; - Semelle - Franges microfibre. - Bandeaux de lavage à trapézoïdale ; usage unique. - Bandeau de lavage polyester-coton ou microfibres ; - Bandeaux de lavage à usage unique.
40 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Balai de lavage à plat Balai réservoir Balai Faubert - Détergent ou détergent désinfectant à programmer en alternance ; - Détergent ou détergent Produit, équi- Chariot de lavage Détergent ou désinfectant à programmer en pement com- équipé de : détergent désinfectant alternance plémentaire - 2 seaux de couleur à programmer en - Chariot de lavage équipé de : (i) nécessaire différentes ; alternance. 02 seaux de couleur différente - 1 presse. et (ii) 01 presse. Ou - 1 bac de trempage avec grille d’égouttage. Si : chariot équipé de 2 seaux et d’une presse : 1. Verser dans 4. Tremper la frange dans le seau 1 contenant la solution - Prévoir un bandeau par le réservoir la détergente désinfectante ou pièce ; solution détergente détergente ; - Procéder comme pour le ou détergente balai Faubert. désinfectante 5. Essorer la frange au-dessus du 2ème seau à l’aide de la presse ; Si : chariot équipé d’un préalablement bac de trempage avec préparé ; 6. Laver le sol ; grille d’égouttage : 2. Faire écouler la 7. Laisser sécher ; Technique - Prévoir un bandeau par solution détergente 8. Rincer la frange dans le seau ; pièce. ou détergente 9. L’essorer avant de la replonger dans la solution détergente ou 1. Tremper le bandeau désinfectante sur le détergente désinfectante ; dans le bac contenant devant de la semelle la solution détergente ou dans la semelle à 10. Recommencer depuis le point 1 pour la pièce suivante, désinfectante ou l’aide du bouton ; changer les solutions dès détergente ; 3. Laver le sol en qu’elles sont saturées (toutes 2. L’égoutter sur la grille ; godillant. les 2 à 5 pièces en moyenne). 3. Laver le sol en godillant. Entretien du Chaque jour Chaque jour Chaque jour matériel - Nettoyer - désinfecter - Vider le réservoir et - Nettoyer - désinfecter balai et balai et chariot de le rincer ; chariot de lavage ; lavage ; - Nettoyer - - Envoyer les franges à la - Envoyer les bandeaux désinfecter manche buanderie/blanchisserie, de réutilisables à et semelle ; préférence de l’établissement la buanderie/ - Envoyer les sanitaire. blanchisserie, de bandeaux de préférence de lavage réutilisable l’établissement à la buanderie / sanitaire. blanchisserie de préférence de l’établissement sanitaire. - Assez maniable ; - Permet une surface de lavage - Méthode ergonomique - Application d’une importante ; et économique solution détergente - Evite les contacts directs avec les (consommation d’eau désinfectante mains ; et de produits) ; toujours propre ; - Méthode peu ergonomique en - Adapté raison du changement fréquent - Bonne maniabilité ; Observations particulièrement dans de solution ; - Bon effet mécanique ; les zones 3 et 4 et sur - En raison de la contamination - Solution de lavage de petites surfaces ; inévitable de l’eau de lavage et toujours propre ; - Non adapté au de la difficulté de changement - Nécessite un lavage en nettoyage des de frange entre chaque local, blanchisserie. surfaces très cette méthode est à réserver de souillées. préférence en zone 1 et 2. NOTA BENE : En règle générale, toute opération de lavage manuel sera précédée d’un balayage humide.
41 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 12. Technique de lavage mécanisé des sols Mono-brosse Auto-laveuse Action chimique et mécanique (à l’aide d’une machine) permettant d’éliminer les salissures Définition adhérentes sur les sols lavables (souples et durs) Objectifs Réaliser un nettoyage approfondi en éliminant les salissures adhérentes et le biofilm. Réalisation de travaux de récurage approfondi grâce à un effet Lavage mécanisé qui combine l’action de la mono- Principe mécanique prépondérant par friction brosse et de l’aspirateur à eau avec une seule rotation, conjugué à la pression machine. exercée par la machine. - Mono-brosse ≈ 150 à 200 tours/ - Auto-laveuse à câble ou à batteries de différentes minute équipée d’un réservoir à eau ; tailles et puissances suivant le local à nettoyer ; - Disques ou brosses de lavage Matériels - Disques ou brosses de lavage adaptés au adaptés au revêtement ; revêtement ; - Aspirateur à eau ; - Système de lavage manuel si besoin. - Balai frottoir articulé.. Produits Détergent non moussant - Dégager la pièce de tout mobilier ; - Protéger le bas des meubles ; Préparation de la machine : - Passer la mono-brosse ; - Vérifier la charge des batteries ; - Travailler les angles de la pièce au - Remplir le réservoir d’eau propre ; frottoir de sol ; - Mettre le produit correctement dosé ; - Récupérer la solution sale à - Mettre les disques ou les brosses en fonction de la l’aide de l’aspirateur à eau en nature des sols ; Technique commençant par la partie la plus - Installer le suceur. proche de soi et en progressant Méthode directe : vers le fond ; - Laver et aspirer simultanément en un passage ; - Rincer si besoin avec la méthode de - Commencer par les bordures et finir par le centre lavage habituelle ; de la pièce ; - Laisser sécher puis remettre la - Finir les bords et les angles par un lavage manuel. pièce en ordre . - Se référer à la notice du fabricant ; - Se référer à la notice du fabricant ; - Vider le réservoir de la mono-brosse ; - Vidanger la machine, eau propre et eau sale ; - Nettoyer la brosse ou le disque ; - Nettoyer : les bacs, le suceur, les disques ou les Entretien - Vider la cuve de l’aspirateur à eau, brosses ; du matériel la nettoyer et ranger ouvert ; - Essuyer l’extérieur de la machine ; - Essuyer l’extérieur des machines ; - Essuyer et enrouler les câbles ; - Essuyer et enrouler les câbles. - Remettre en charge les batteries. - Méthode permettant un meilleur résultat qu’une technique manuelle ; - Technique plus adaptée pour des surfaces dégagées : gain de temps et de main d’œuvre ; - Méthode permettant un meilleur - Efficacité augmentée avec la fréquence résultat qu’une technique d’utilisation ; manuelle ; - Les auto-laveuses à batterie ont une autonomie - Méthode lourde en temps et en limitée ; Observa- personnel ; - Si le sol est fortement encrassé faire 2 passages : tions - En l’absence d’aspirateur à eau, il méthode indirecte : est possible d’utiliser une raclette ; - 1er passage avec uniquement la fonction lavage - Cette action est uniquement sans aspiration ; détergente. - 2ième passage avec les deux fonctions lavage + aspiration. Cette méthode permet par trempage un temps d’action plus long. Cette action est uniquement détergente. NOTA BENE : En règle générale, toute opération de lavage mécanisé sera précédée d’un balayage humide.
42 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 13. Technique d’entretien par vapeur Objectifs Nettoyer toutes surfaces, matériaux et équipements. - La vapeur est un gaz qui réunit en un seul temps une activité́ détersive et biocide (effets conjugués de la température, de la pression) ; Principes - La vapeur est un gaz au pouvoir nettoyant très performant ; elle agit comme un tensio-actif qui dissout les graisses et nettoie en profondeur. - Appareil à production de vapeur d’eau à haute température (120° à 160°), à haute pression (4 à 6 bars) muni ou non d’un dispositif d’aspiration ; Matériels - Articles d’essuyage si pas d’aspiration, de préférence en microfibres ; - Accessoires adaptés aux surfaces à nettoyer. - Absence de produit en entretien quotidien ; Produits - Un détergent peut être utilisé en cas d’entretien particulièrement difficile. Préparation de l’appareil : - Remplir le réservoir d’eau chaude de préférence (temps de mise en chauffe de quelques minutes) ; - Brancher l’appareil ; - Purger une fois chaud ; Technique - Vérifier la propreté́ des accessoires ; - Procéder au balayage humide si utilisation sur le sol ; - Adapter l’accessoire à la surface à nettoyer ; - Appliquer la vapeur au plus près de la surface ou du matériel à nettoyer ; - Essuyer la surface ou le matériel si l’appareil ne possède pas l’aspiration. - Nettoyer les accessoires après usage ; - Vidanger l’appareil une fois par semaine a une fois par mois selon la fréquence Entretien d’utilisation et la dureté de l’eau ; du matériel - Détartrer en fonction de la dureté de l’eau ; - Vider, nettoyer la cuve de l’aspirateur après chaque utilisation. Méthode récente, d’une grande efficacité, alternative au nettoyage traditionnel. Intérêts : - Elimination du biofilm ; - Gain de temps (pour l’entretien approfondi) ; - Ecologique et économique : n’utilise pas ou peu de produit, n’encrasse pas les surfaces, utilise peu d’eau ; - Sécurité d’utilisation, absence de produit donc pas d’aérosols, pas d’émanation ; - Ergonomique ; - Efficacité sur les surfaces difficilement accessibles par un autre procédé de nettoyage (mobiliers, lits, brancards, fauteuils roulants, véhicules sanitaires...) ; - Activité biocide : l’activité nettoyante se double d’une activité désinfectante ; - Possibilité́ d’utilisation sur les dispositifs médicaux non invasifs ; Observations - Evolutivité des appareils proposés (exemple : balai vapeur pour un usage quotidien). Limites - Bruyant en cas d’utilisation de l’aspiration ; - Taux d’hygrométrie important si utilisation intensive au quotidien. L’acquisition de cet équipement nécessite : - une étude de besoins en ce qui concerne les utilisations dans l’établissement ; - une rédaction de protocoles écrits concernant les fréquences d’utilisation ; - un accompagnement de la mise en œuvre par une formation spécifique des agents ; - un suivi de l’utilisation.
43 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3.2.3.3.3. Zones à risque et fréquence d’entretien 1) Zone 1 : Risque faible a) Lieux concernés De façon non exhaustive, il s’agit de : • Entrée, hall d’accueil, couloirs ; • Ascenseurs, cages d’escaliers ; • Locaux d’utilité propre : lingerie, stockage des matériels ; • Local de pharmacie ; • Locaux administratifs : bureaux, salles de réunion ; • Maison de retraite. b) Fréquence d’entretien • Quotidien pour les surfaces hautes touchées par les mains (rampes de maintien, boutons d’ascenseur, etc.) ; • Et plus si besoin selon la fréquentation (lieux de circulation) ; • Hebdomadaire pour les lieux de stockage propres et administratifs ; • À la demande, au minimum une fois par semaine pour les sols. Tableau 14. Fréquence d’entretien de la zone 1 Quotidien Hebdomadaire Semestriel/Annuel - Evacuation des déchets. - Nettoyage avec détergent ; - Nettoyage avec détergent Surfaces hautes sèches - Nettoyage - - Dépoussiérage approfondi de des intérieurs des mobiliers, désinfection l’ensemble de la pièce et du placards muraux, portes, des surfaces mobilier de bureau (extérieurs grilles de ventilation, etc. horizontales mobiles des mobiliers, surfaces de - Nettoyage des vitres, lavage et fixes, poignées, portes, toiles d’araignées, des rideaux. interrupteurs, etc.) ; - Nettoyage possible avec un téléphones, mobiliers, - Nettoyage possible avec un appareil vapeur. supports poubelles, etc. appareil vapeur. - Dépoussiérage - Dépoussiérage - Dépoussiérage plus lavage plus lavage si sol plus lavage avec un détergent avec un détergent ou une Sols visuellement sale avec ou une microfibre et de l’eau ; microfibre et de l’eau ; un détergent ou une - Nettoyage possible avec un - Nettoyage possible avec un microfibre et de l’eau. appareil vapeur. appareil vapeur. 2) Zone 2 : Risque modéré a) Lieux concernés De façon non exhaustive, il s’agit de : • Maternité ; • Chambres des résidents ; • Salles de soins ; • Soins de longue durée ; • Consultation externe ; • Crèche ; • Laboratoires de stérilisation centrale (zone lavage) ; • Salles de rééducation fonctionnelle ; • Salles d’activités : ergothérapeute, animation ; • Salles à manger, de séjour, de détente ; • Offices alimentaires (utilisation d’un détergent - désinfectant agréé alimentaire) ;
44 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE • Blanchisserie ; • Locaux d’utilité sale : déchets, linge sale ; • Mains courantes des couloirs. b) Fréquence d’entretien • Quotidien pour les surfaces hautes touchées par les mains des chambres, couloirs, salles de soins, de rééducation et des lieux de stockage « sales » ; • Après chaque utilisation pour les salles d’activité, salles à manger, offices alimentaires, etc. ; • A la demande, au minimum une fois par semaine pour le lavage des sols. Tableau 15. Fréquence d’entretien de la zone 2 Semestriel/Annuel Quotidien Hebdomadaire et au départ du résident - Evacuation déchets et linge - Nettoyage avec - Nettoyage - désinfection Surfaces hautes sèches sale ; détergent ; des intérieurs des mobiliers, - Nettoyage - désinfection - Dépoussiérage approfondi placards, portes, des surfaces horizontales de l’ensemble de la pièce grilles de ventilation ; mobiles et fixes, poignées, et du mobilier (extérieurs - Nettoyage des vitres, interrupteurs, sonnettes, des mobiliers, surfaces de lavage des rideaux ; téléphones, appareils portes, toiles d’araignées, - Nettoyage des surfaces médicaux, mobiliers, lits, etc.) ; verticales (murs, portes, barrières de lit, supports - Nettoyage possible avec etc.) ; poubelles, etc. un appareil vapeur. - Nettoyage possible avec un appareil vapeur. - Dépoussiérage plus - Dépoussiérage - Dépoussiérage plus lavage si sol visuellement plus lavage avec un lavage avec un détergent - sale avec un détergent détergent ou une désinfectant ; Sols ou une microfibre et de microfibre et de l’eau ; - Nettoyage possible avec l’eau. - Nettoyage possible avec un appareil vapeur. un appareil vapeur. 3) Zone 3 : Risque élevé a) Lieux concernés De façon non exhaustive, il s’agit de : • Soins Intensifs ; • Service de réanimation • Urgences ; • Salle de surveillance post interventionnelle ; • Salles d’accouchement ; • Pédiatrie ; • Chirurgie ; • Médecine ; • Hémodialyse ; • Radiologie ; • Exploration Fonctionnelle ; • Nurserie ; • Biberonnerie ; • Stérilisation Centrale (zone de conditionnement) ; • Salle d’autopsie. b) Fréquence d’entretien • En absence de précautions complémentaires, une fois par jour minimum, plus si nécessaire.
45 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 16. Fréquence d’entretien de la zone 3 Semestriel/Annuel Quotidien Hebdomadaire et au départ du résident - Evacuation déchets et - Evacuation déchets et linge sale ; linge sale ; - Nettoyage - Désinfection des Surfaces hautes sèches - Nettoyage - surfaces horizontales mobiles désinfection des et fixes, mobiliers, accessoires surfaces horizontales (sauf murs), poignées de portes, mobiles et fixes, poignées interrupteurs, sonnettes, de portes, interrupteurs, téléphones, dispositifs médicaux, sonnettes, téléphones, lits, barrières de lit, extérieurs dispositifs médicaux, des mobiliers, placards, supports mobiliers, lits, barrières poubelles, etc. de lits, supports et - Nettoyage possible avec un couvercles de poubelles, appareil vapeur. etc. § Dépoussiérage - Dépoussiérage plus plus lavage avec un lavage avec un détergent - Sols détergent ou une désinfectant ; microfibre et de l’eau. - Nettoyage possible avec un appareil vapeur. - Nettoyage - - En fonction de - Nettoyage - désinfection des Surfaces humides (Blocs désinfection avec l’entartrage surfaces horizontales mobiles détergent - détartrant- : détartrage et fixes, mobiliers, accessoires désinfectant des hebdomadaire des WC ; (sauf murs), poignées de portes, sanitaires, lavabos, - Douche : nettoyage interrupteurs, sonnettes, robinetteries, WC ; avec détergent- téléphones, dispositifs médicaux, sanitaires - Rincer +++. détartrant – lits, barrières de lit, extérieurs désinfectant ; des mobiliers, placards, supports - Rincer +++ ; poubelles, etc. - Nettoyage possible - Nettoyage possible avec un avec un appareil appareil vapeur. vapeur. Encadré 2. Principes généraux de base pour réaliser des techniques d’entretien des locaux et des surfaces 1. Réaliser l’entretien d’une pièce quelle qu’elle soit après évacuation des déchets, du linge et des dispositifs médicaux souillés. 2. Ne pas entrer le chariot d’entretien des locaux dans la chambre. 3. Réaliser une hygiène des mains au retrait des gants d’entretien. 4. Commencer l’entretien d’une chambre par l’application dans le bloc sanitaire du produit détergent - détartrant - désinfectant sur les surfaces humides et WC. Le produit agit pendant que l’ASH poursuit le nettoyage de la chambre. 5. Nettoyer de haut en bas, du plus propre au plus sale. 6. Changer de lavette aussi souvent que nécessaire. 7. Apporter une attention particulière à tout ce qui est touché par les mains (poignées de portes, boutons d’ascenseurs, télécommandes, téléphones, mains courantes...). 8. Toute surface sale visuellement doit être nettoyée chaque fois que nécessaire. 9. Tracer l’entretien. La traçabilité permet de : • avoir une vision exhaustive sur les actions d’entretien réalisées ou à venir ; • rendre compte du travail réalisé.́ 10. Planifier et tracer les entretiens approfondis. Fréquence à définir au sein de l’établissement.
46 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3.2.3.3.4. Critères de choix des produits d’hygiène Encadré 3. Choix d’un détergent Produits / Indications Critères de choix Observations/Commentaires - Détergent (d) ; - Formule à diluer ; - Ne désinfecte pas ; - Pour le nettoyage des - Produit nettoyant liquide neutre - Préférer un produit sans sols et surfaces hautes ou alcalin pour les sols et les parfum ni colorant pour de tous types ; surfaces sans rinçage et non éviter les risques d’allergies ; - pH neutre : entre 7 et 5 moussant ; - Certains des produits sont pH alcalin : entre 7 et 9. - Utilisable sur sol de tous types allergisants et donnent (carrelage, PVC...) et surface haute souvent des eczémas sans détériorer la surface ; (ceux contenant de - Détergence basée sur des tensio- l’isothiazolinone comme actifs non ioniques conservateur) ; et sans tensio-actif anionique ; - Solution diluée à renouveler - Excellent pouvoir mouillant et toutes les 24 heures ; solubilisant ; - Développement durable - Parfaite compatibilité chimique : privilégier les produits avec des formules désinfectantes biodégradables qui ne sur bases cationiques et non s’accumulent pas dans la ioniques ; nature - Confort olfactif à l’utilisation ; - Conditionnement avec facilité de dosage et % maximum de 0,25% (dilution aisée par pompe doseuse ou centrale de dilution) ; - Conditionnements : dosette, doseur de 1 litre, bidon de 5 litres ; - Bon nettoyant (aspect visuel). Encadré 4. Choix d’un détergent – désinfectant à diluer Produits / Indications Critères de choix Observations/Commentaires - Détergent - désinfectant - Formule à diluer ; - Ne désinfecte pas ; (d/D) ; - Produit nettoyant, désinfectant, - Préférer un produit sans - Nettoyage et liquide, pour les sols et les parfum ni colorant pour désinfection des sols surfaces non moussant ; éviter les risques d’allergies ; et surfaces hautes de - Combinaison de bases biocides - Certains des produits sont tous types en une seule différentes pour assurer un large allergisants et donnent opération. spectre d’efficacité ; souvent des eczémas - Détergence basée sur des tensio- (ceux contenant de actifs non ioniques et sans tensio- l’isothiazolinone comme actif anionique ; conservateur) ; - Conforme aux normes de - Solution diluée à renouveler désinfection européennes : toutes les 24 heures ; - Spectre minimum : - Développement durable - NF EN 13727 : activité bactéricide ; : privilégier les produits - NF EN 13624 : activité levuricide biodégradables qui ne (Candida albicans). s’accumulent pas dans la - Activités complémentaires : nature. - NF EN 13624, activité fongicide (Candida albicans et Aspergillus niger) ;
47 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Produits / Indications Critères de choix Observations/Commentaires - EN 14476+A1 : virucidie dont Norovirus. - Confort olfactif à l’utilisation ; - Absence de phénomène de collage ; - Conditionnement avec facilité de dosage et % maximum de 0,25 % ; - Conditionnements : dosette, bidon doseur de 1 litre, bidon de 5 litres ; - Contact alimentaire : s’assurer que le produit mentionne sur l’étiquette l’indication « désinfectant pour surfaces pouvant entrer en contact avec les denrées alimentaires ». Encadré 5. Choix d’un détergent – désinfectant (d/D) prêt à l’emploi (PAE) Produits / Indications Critères de choix Observations/Commentaires - Détergent - désinfectant - Formule prête à l’emploi ; - Pratique pour le nettoyage (d/D) PAE ; - Produit nettoyant, désinfectant et la désinfection des - Nettoyage et pour les surfaces hautes ; surfaces hautes et des désinfection en - Combinaison de bases biocides dispositifs médicaux non une seule opération des différentes pour assurer un large immergeables ; surfaces hautes de tous spectre d’efficacité ; - S’assurer de la compatibilité́ types - Détergence basée sur des tensio- du produit avec les avec un produit prêt à actifs non ioniques et sans tensio- surfaces à traiter (écrans l’emploi. actif anionique ; d’ordinateurs par exemple, - Conforme aux normes de équipements biomédicaux) ; désinfection européennes : - Préférer un produit sans - Spectre minimum : parfum ni colorant pour - NF EN 13727 : activité bactéricide ; éviter les risques d’allergies ; - NF EN 13624 : activité levuricide - Respecter les temps de (Candida albicans). contact ; - Activités complémentaires : - Ne pas essuyer même à sec ; - NF EN 13624, activité fongicide - Pour la virucide, préférer les (Candida albicans et Aspergillus produits qui affichent une niger) ; efficacité sur coronavirus et - EN 14476+A1 : virucidie dont poliovirus (souche difficile à Norovirus. éliminer) ; - Confort olfactif à l’utilisation ; - Rincer si les denrées - Absence de phénomène de alimentaires sont en contact collage ; direct avec la surface - Conditionnement minimum désinfectée. : flacon de 750 ml avec pulvérisateur ; - Contact alimentaire : s’assurer que le produit mentionne sur l’étiquette l’indication « désinfectant pour surfaces pouvant entrer en contact avec les denrées alimentaires ».
48 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Encadré 5. Choix d’un désinfectant chloré (D) Produits / Indications Critères de choix Observations/Commentaires - Désinfectant chloré à - Produit désinfectant ; - 2,5% ou 3,5% CA = seules 2,5% ou 3,5% de chlore - Eau de Javel à 2,5% ou 3,5% CA ; concentrations en chlore actif (CA) ; - Répond aux normes de actif dont la stabilité est - En cas de diarrhée à bactéricidie, virucidie, fongicidie assurée dans le temps ; Clostridium difficile ; et sporicidie (normes françaises - Utilisation immédiate : - En cas d’épidémie de et européennes) sous réserve la solution diluée ne se Gastro Entérite Aiguë. d’une concentration adaptée à conserve pas ; l’objectif recherché ; - Il existe des produits chlorés - Conditionnements : flacons ou « détergent - désinfectant à bidons. 2,5% CA et à 3,5% CA. Tableau 17. Modalités d’utilisation d’un désinfectant chloré (D) Bidon de Javel à Temps de Bidon de Javel à 2,5% CA Indications 3,5% CA contact Sols, surfaces, matériel en 200 ml de Javel condition de propreté́ (après 15 minutes 0,1% CA nettoyage). + (1/20) 4800 ml d’eau froide Désinfection des robinets et 60 minutes pommeaux de douches Sols, surfaces, matériel en 250 ml Javel condition de saleté (avant 15 minutes 1 litre Javel nettoyage). 0,5% CA + + (1/5) 1,5 litre d’eau Clostridium difficile 4 litres d’eau froide froide (après pré-désinfection et 19 minutes nettoyage). 3.2.3.4. Produits générateurs de chlore (NaDCC, HTH, eau et extrait de Javel, chlorure de chaux) pour le traitement du matériel et des surfaces Les produits générateurs de chlore les plus utilisés sont : • Dichloroisocyanurate de sodium (NaDCC), comprimé à 1,67 g correspond à 1 g de chlore actif par comprimé ; • Hypochlorite de calcium (HTH), granulés contient 65-70% de chlore actif ; • Solutions d'hypochlorite de sodium : - extrait de Javel .................................................................... 36° chlore = 9,6% de chlore actif ; - eau de Javel ................................................ 9° ou 12° chlore = 2,6% ou 3,6% de chlore actif ; • Chlorure de chaux, poudre ...................................................................... 25-35% de chlore actif.
49 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 3.2.3.4.1. Préparation et utilisation Tableau 18. Générateurs de chlore pour le traitement du matériel et des surfaces en milieu de soins Matériel médical, Surfaces, lits, Surfaces, équipement Corps, selles, équipement, ustensiles en cas contaminés par des bottes surfaces et linge de choléra éclaboussures de sang en cas de propres (après et liquides biologiques choléra (après nettoyage) nettoyage) (avant nettoyage) Concentration 0,1% 0,2% 0,5% 2% en chlore actif = 1000 ppm = 2000 ppm = 5000 ppm = 20 000 ppm (CA) NaDCC 1 comprimé / litre 2 comprimés / 20 comprimé / 1 g de CA par 5 comprimés / litre d’eau d’eau litre d’eau litre d’eau comprimé 30 g/10 litres 300 g/10 litres 15 g/10 litres 7,5 g/litre HTH à 70% de = 2 cuillère à = 20 c. à soupe = 1 c. à soupe rase = ½ cuillère à soupe pour chlore actif soupe rase pour rase pour 10 pour 10 litres d’eau 1 litre d’eau 10 litres d’eau litres d’eau Eau de Javel Pour 5 litres : 200 Pour 5 litres : Pour 1 litre : 200 ml + 800 Pour 5 litres : à 2,6% de chlore ml + 4800 ml d’eau 400 ml + 4600 ml ml d’eau 4000 ml + 1000 actif d’eau ml d’eau 3.2.3.4.2. Précautions et remarques • Manipuler les produits concentrés avec précaution (éviter les chocs, l'exposition à de fortes températures ou à une flamme) ; • Ne pas mettre les produits secs, notamment l'HTH et le chlorure de chaux, en contact avec des matières organiques : risque d'explosion ; • Eviter de respirer les vapeurs lors de l'ouverture des récipients et les poussières lors des manipulations ; • Le NaDCC est le moins corrosif des produits générateurs de chlore ; • L’eau et l’extrait de Javel, ou à défaut l’HTH, peuvent servir à préparer une solution antiseptique à 0,5% de chlore actif, équivalente à la solution de Dakin, en ajoutant 1 cuillère à soupe de bicarbonate de sodium par litre de solution finale pour neutraliser l’alcalinité (par exemple, pour un litre : 200 ml d’eau de javel à 2,6% + 800 ml d’eau distillée ou filtrée, ou à défaut bouillie et refroidie + 1 cuillérée à soupe de bicarbonate de sodium) ; • La chloramine-T (poudre ou comprimé, 25% de chlore actif) est un autre produit générateur de chlore utiliser principalement comme antiseptique ; • L’acide trichloro-isocyanurique (ATCC), en poudre ou granulés (90% de chlore actif) est un produit très semblable au NaDCC mais sa faible solubilité limite son emploi ; • Conservation : en récipient hermétique, à l'abri de la chaleur et de la lumière (et de l'humidité pour les produits solides), dans un endroit ventilé.
50 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4. NORMES RELATIVES AU SERVICE D’ASSAINISSEMENT ET DE GESTION DES DECHETS (ACCES AUX INSTALLATIONS D’ASSAINISSEMENT ET DE GESTION DES DECHETS) DANS LES ETABLISSEMENTS DE SANTE 4.1. DIAGNOSTIC DE L’ACCES AUX SERVICES D’ASSAINISSEMENT ET DE GESTION DES DECHETS 4.1.1. Rappel des goulots d’étranglement dans l’accès aux services d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements sanitaires Des goulots d’étranglement ont été identifiés lors de l’étude diagnostique et les résultats de leur analyse dans l’octroi des services d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements sanitaires sont présentés dans le tableau 5. Tableau 19. Indicateurs retenus pour chaque déterminant de goulots d’étranglement des services d’assainissement Déterminants Indicateurs - 27,7% des établissements sanitaires disposent d’un nombre adéquat de toilettes ou de latrines améliorées et utilisables par les patients ; - 25,4% des établissements sanitaires disposent d’installations de lavage des mains fonctionnelles installées à l’intérieur des latrines ou à moins de cinq mètres de celles-ci ; - 82,3% des établissements sanitaires disposent de fosses septiques fonctionnelles et Disponibilité qui ne produisent pas d’odeurs ; - 36,1% des établissements sanitaires disposent d’une personne qualifiée responsable de la gestion des déchets sanitaires de l’établissement de soins ; - 0,0% des établissements sanitaires disposent d’une fosse destinée aux cendres pour éliminer les cendres d’incinération. - Les toilettes ou latrines améliorées sont clairement séparées pour le personnel et pour les patients dans 36,2% des établissements sanitaires ; - Les toilettes ou latrines améliorées sont clairement séparées pour les hommes et les femmes dans 3,4% des établissements sanitaires ; - Au moins une cabine de toilettes ou une latrine améliorée répond aux besoins liés à l’hygiène menstruelle dans 8,7% des établissements sanitaires ; - Au moins une cabine de toilettes est adaptée aux besoins des personnes à mobilité réduite dans 0,0% des établissements sanitaires ; - Une fiche d’émargement du nettoyage des toilettes est visible et signée chaque jour par les agents d’entretien dans 0,0% des établissements sanitaires ; Qualité - Un incinérateur moderne de type pyrolytique à 02 chambres ou une autre méthode moderne d’élimination des déchets à risques infectieux (OPCT et autres déchets infectieux) et les déchets pharmaceutiques est en état de marche et de capacité suffisante dans 5,2% des établissements sanitaires ; - L’approvisionnement énergétique est suffisant pour faire fonctionner l’incinérateur ou les autres méthodes moderne d’élimination des déchets dans 26,9% des établissements sanitaires ; - Le protocole ou la procédure opérationnelle standardisée (SOP) pour la bonne gestion des déchets sanitaires est clairement visible et lisible dans 8,3% des établissements sanitaires ; - Des équipements de protection adaptés sont mis à la disposition de tous les membres du personnel chargés du traitement et de l’élimination des déchets dans 18,1% des établissements sanitaires.
51 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4.1.2. Rappel des principaux problèmes et risques sanitaires liés au faible accès aux installations d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements de santé Les principaux problèmes ou dangers liés au faible accès aux services et installations d’assainissement et de gestion des déchets, retrouvés dans au moins la moitié (50,0%) des établissements sanitaires visités sont présentés dans le tableau 6. Tableau 20. Principaux problèmes et risques sanitaires liés au faible accès aux installations d’assainissement et de gestion des déchets dans les établissements de santé Proportion Principaux problèmes d’établissements Risques sanitaires concernés (%) - Les risques majeurs sont (i) l’accroissement du taux de défécation et d’urination à l’air libre avec la probabilité de contamination Les toilettes ou latrines de l’environnement (eau, sol, air), (ii) améliorées sont indisponibles l’augmentation du péril fécal avec transmission 62,5% et/ou non utilisables par les manu portée des germes pathogènes ; patients. - Les femmes et les filles qui exposent leur intimité courent le risque d’agressions sexuelles (viols) lorsqu’elles sont obligées de pratiquer la défécation et l’urination à l’air libre. Les toilettes ou latrines Les risques sont principalement (i) la améliorées ne sont pas contamination du personnel de santé ou des 51,4% clairement séparées pour le visiteurs par les malades et (ii) les violences personnel et pour les patients. sexuelles. Les toilettes ou latrines améliorées ne sont pas Le principal risque encouru sont les violences 87,5% clairement séparées pour les sexuelles. hommes et les femmes. - Cette situation entraine un manque d’hygiène Il n’a aucune cabine de toilettes menstruelle avec le risque d’infections et ou latrine améliorée qui réponde de portage d’éventuels pathogènes avec 84,7% aux besoins liés à l’hygiène propagation de diverses pathologies ; menstruelle. - On note aussi un risque d’inconfort chez les femmes et les jeunes filles. - Les toilettes ne pourront pas être utilisées par les personnes à mobilité réduite avec le Aucune cabine de toilettes risque de développement de la défécation et n’est adaptée aux besoins des 91,7% de l’urination à l’air libre (péril fécal) ; personnes à mobilité réduite. - Par ailleurs, l’abstinence mictionnelle fait courir le risque d’infections urinaires. Les installations de lavage des - Le principal risque est le péril fécal avec la mains sont non fonctionnelles à contamination des denrées alimentaires et 73,6% l’intérieur des latrines ou à moins des zones de services par le manu portage de cinq mètres de celles-ci. des germes pathogènes. - Le nettoyage peut ne pas être régulier avec risque de ré-contamination dû à des La fiche d’émargement du conditions d’hygiène non maitrisées ; nettoyage des toilettes n’est pas 93,1% - Le manque d’hygiène dans les toilettes visible et n’est pas signée chaque présente pour le personnel soignant, les jour par les agents d’entretien. malades et les accompagnants de malades, des risques de contracter des infections.
52 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE - Cette situation est responsable d’une contamination de l’environnement par les eaux usées avec stagnation. Toute chose qui Il n’y a pas de système de entraine le risque pour la communauté d’être drainage des eaux grises pour 65,3% contaminée par des germes pathogènes évacuer l’eau de l’établissement. provenant des unités de soins ; - La stagnation d’eau peut faire courir le risque de prolifération de moustiques et de maladies. - Risques de contraction de pathologies Les latrines ne sont pas diverses par défaut d’hygiène ; suffisamment éclairées, y 52,7% - Risques traumatiques (blessures par compris la nuit. accidents, chutes). Aucune personne qualifiée n’est responsable de la gestion 63,9% des déchets sanitaires de - La mauvaise gestion des déchets sanitaires l’établissement de soins. avec le risque de contamination du personnel Il n’y a pas de poubelles de santé, des malades, des accompagnants fonctionnelles clairement de malades et des manutentionnaires par des identifiées dans les unités de 63,9% déchets à risques infectieux ou chimique. soins pour la collecte séparée des - Les déchets seront mélangés car non triés déchets. systématiquement à la production et la fraction à risque augmentera avec risques Les déchets ne sont pas triés de contamination du personnel de santé, des correctement à la production malades, des accompagnants de malades et par le personnel concerné dans 62,5% des manutentionnaires ; toutes les unités de soins du - Risques de bio-contamination. service. - Création de réservoirs de pathogènes, risques de bio-contamination, risques de Les déchets dangereux et non traumatismes par les OPCT. dangereux ne sont pas stockés 70,8% séparément avant d’être traités/ éliminés ou évacués. Il n’y a pas d’incinérateur Les déchets sanitaires ne seront pas moderne de type pyrolytique à 02 correctement incinérés avec risques de chambres ou une autre méthode 77,8% maladies pulmonaires et de contamination de moderne d’élimination des la population par pollution atmosphérique et déchets à risques infectieux. contamination de l’environnement. Les déchets infectieux ne sont pas stockés provisoirement dans 79,1% une zone protégée pendant moins de 48 heures. Tous les déchets pharmaceutiques et chimiques ne sont pas stockés dans une 61,1% - Risques de bio-contamination, prolifération zone protégée avant leur d’agents pathogène, risques de propagation traitement. d’infections diverses ; - Risques d’inhalation de produits toxiques non Les déchets anatomiques et souhaités ; pathologiques ne sont pas - Risques de pollution atmosphérique avec stockés dans une fosse destinée infections respiratoires. aux déchets pathologiques et aux placentas ou ne sont pas éliminés 51,4% dans une fosse à placentas ou ne sont pas éliminés dans un incinérateur pyrolytique ou ne sont pas inhumés dans un cimetière.
53 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Il n’y a pas de fosse destinée Risques de contamination du sol, de l’air et aux cendres qui soit disponible 75,0% des eaux souterraines, affections respiratoires, pour éliminer les cendres affections cutanées d’incinération. Le Protocole ou procédure - Mauvaise gestion des déchets sanitaires dans opérationnelle standardisées l’établissements de soins ; (SOP) pour la bonne gestion 83,3% - Risques de prolifération d’agents pathogènes, des déchets sanitaires n’est pas risques de propagation d’infections diverses. clairement visible et lisible. Les équipements de protection Les manutentionnaires de déchets sanitaires adaptés ne sont pas mis à la sont exposés à des risques traumatiques disposition de tous les membres 77,8% (blessures, accidents divers.) par les OPCT et à du personnel chargés du des risques d’affections respiratoires, affections traitement et de l’élimination des cutanées. déchets. 4.2. NORMES RELATIVES A L’ACCES AUX INSTALLATIONS ET SERVICES D’ASSAINISSEMENT Les installations et/ou infrastructures d’assainissement sont constituées de latrines, puits perdus, puisards, fosses septiques, regards, Stations d’Epuration des Eaux Usées (STEP). 4.2.1. Normes pour la disponibilité des installations et des services d’assainissement Les établissements de soins doivent : • disposer d’installations d’assainissement, de toilettes fonctionnelles adaptées aux personnes en situation de handicap, • disposer de point de lavage des mains fonctionnels, adaptés et munis de savon liquide de préférence, d’essuie-main jetable et, • disposer d’une poubelle à pédale, à couvercle, équipée de sac poubelle. • fournir des produits d’entretiens et de désinfection des toilettes pour le personnel et les usagers. Les toilettes ou latrines améliorées doivent être construites en nombre suffisant pour les patients, et doivent être fonctionnelles, accessibles à tous y compris les enfants et les personnes handicapées. Une toilette au moins devra être construite pour 20 utilisateurs. Les toilettes ou latrines améliorées doivent être séparées pour le personnel et pour les patients. Des toilettes pour les visiteurs doivent être prévues dans les établissements de soins de recours pour la première et la deuxième référence. Les toilettes ou latrines améliorées prévues pour les femmes doivent être conçues de façon à répondre aux besoins liés à l’hygiène menstruelle. Elles doivent au minimum disposer à l’intérieur, de fermeture, d’une installation ou point de lavage des mains avec savon liquide de préférence, serviette en papier ou essuie-main jetable et d’une poubelle à pédale, à couvercle, disposant de sac poubelle. Dans tous les cas, prévoir au moins une toilette pour les personnes à mobilité réduite.
54 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 21. Normes relatives à l’accessibilité et la disponibilité des services d’assainissement dans les établissements de soins selon le type Type Services et infrastructures Maintenance/Traitement des d’établissement Pratiques d’assainissement infrastructures WASH de soins Dispensaire : - Au moins 07 latrines : - Nettoyage des - Salle d’attente / - 01 dans le bureau du surfaces (murs et Préau ; Responsable du centre, planchers) au moins - Bureau IDE / Salle utilisée par le personnel du 01 fois par jour de consultation ; même sexe ; avec le système du - Salle de - 01 pour le personnel propre au sale ; soins (Pansement, féminin avec dispositif - Renouvellement de injections, petites de lavage des mains et l’air dans les salles ; chirurgies, etc.) ; fermeture de l’intérieur ou - Ouvrir les latrines - Salle de mise en pour le personnel masculin ; et/toilette aux observation. - 01 pour les femmes heures d’affluence ; patientes avec dispositif - Eviter la de lavage des mains et surutilisation des fermeture de l’intérieur ; blocs sanitaires - 01 pour les hommes en ne les sous patients. dimensionnant - 01 latrine pour les visiteurs/ pas (conséquence accompagnateurs ; de l’utilisation - 01 latrine pour les intensive c’est personnes à mobilité une dégradation réduite de sexe masculin intensive) ; - 01 latrine pour les - Favoriser personnes à mobilité une pratique réduite de sexe féminin hygiénique ; - 02 douches pour les - Vidange des latrines au moins - Responsabiliser une patients : 01 pour les une fois par an ; personne ou un femmes et 01 pour les - Activités promotionnelles groupe de personne hommes ; pour l’hygiène et pour l’entretien ; - Caniveaux pour le drainage l’assainissement (sensibilisation, - Mettre à disposition des eaux pluviales ; activité grand ménage, CCC) ; le matériel - Fosses septiques pour - Entretien quotidien des latrines ; d’entretien en l’élimination des eaux usées - Curage des caniveaux deux fois qualité et en et des excréta. par an ; quantité suffisante ; - Entretien des fosses septiques - Définition d’un Maternité : - 01 latrine dans le bureau mécanisme de (réparations, curage). - Salle d’attente / du Responsable du centre, financement pour Préau ; utilisée par le personnel du l’entretien et la - Bureau SFDE / même sexe ; maintenance des Salle de - 01 latrine pour le personnel infrastructures et consultation ; féminin avec dispositif ouvrages. - Salle de mise en de lavage des mains et observation ; fermeture de l’intérieur ou - Salle pour le personnel masculin ; d’accouchement ; - 02 latrines pour les - Salle des suites de femmes patientes avec couches. de préférence dispositif de lavage des mains et PMI : fermeture de l’intérieur ; - Salle d’attente / - 01 latrine pour les visiteurs/ Préau ; accompagnateurs. - Bureau Médecin- - 01 douche pour les Chef et/ou SFDE patientes ; et/ou IDE / Salles - Caniveaux pour le drainage de consultation ; des eaux pluviales ; - Salle de - Fosses septiques pour soins (Pansement, l’élimination des eaux usées injections, petites et des excréta. chirurgies, etc.) ; - Salle de mise en observation.
55 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Type Services et infrastructures Maintenance/Traitement des d’établissement Pratiques d’assainissement infrastructures WASH de soins SSSU : - Au moins 04 latrines : - Salle d’attente / - 01 dans le bureau du Préau ; Responsable du centre, - Bureau Médecin- utilisée par le personnel du Chef et/ou SFDE même sexe ; et/ou IDE / Salles - 01 pour le personnel de consultation ; féminin avec dispositif - Salle de de lavage des mains et soins (Pansement, fermeture de l’intérieur ou injections, petites pour le personnel masculin ; chirurgies, etc.) ; - 01 pour les élèves filles - Salle de mise en avec dispositif de lavage observation. des mains et fermeture de l’intérieur ; - 01 pour les élèves garçons. § 01 latrine pour les visiteurs/accompagnateurs ; § Caniveaux pour le drainage des eaux pluviales ; § Fosses septiques pour l’élimination des eaux usées et des excréta. CSU : DU, MU et - Nettoyage des autres services surfaces (murs et planchers) au moins FSU : DU, MU et 01 fois par jour autres services de avec le principe du spécialités propre au sale ; - Renouvellement de - Au moins 04 latrines : l’air dans les salles ; - 01 dans le bureau du - Ouvrir les latrines Responsable du centre, et/toilette aux utilisée par le personnel du heures d’affluence ; même sexe ; - Eviter la - 01 pour le personnel surutilisation des féminin avec dispositif blocs sanitaires de lavage des mains et en ne les sous fermeture de l’intérieur ou - Vidange des latrines au moins dimensionnant pour le personnel masculin ; une fois par an ; pas (conséquence - 01 pour les femmes - Activités promotionnelles pour de l’utilisation patientes avec dispositif l’hygiène et l’assainissement intensive c’est de lavage des mains et (sensibilisation, activité grand une dégradation fermeture de l’intérieur ; ménage, CCC) ; intensive) ; - 01 pour les hommes - Entretien des latrines ; - Favoriser patients. - Curage des caniveaux en saison une pratique - 01 latrine pour les visiteurs/ des pluies ; hygiénique ; accompagnateurs ; - Entretien des fosses septiques. - Responsabiliser une - 02 douches pour les personne ou un patients : 01 pour les groupe de personne femmes et 01 pour les pour l’entretien ; hommes ; - Mettre à disposition - Caniveaux pour le drainage le matériel des eaux pluviales ; d’entretien en - Fosses septiques pour qualité et en l’élimination des eaux usées quantité suffisante ; et des excréta. - Définition d’un mécanisme de financement pour l’entretien et la maintenance des infrastructures et ouvrages.
56 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Type Services et infrastructures Maintenance/Traitement des d’établissement Pratiques d’assainissement infrastructures WASH de soins HG & CHR - 01 latrine pour chaque bureau de personnel soignant ; - Latrine pour le personnel féminin avec de dispositif de lavage des mains et fermeture de l’intérieur ; - 01 latrine pour 20 femmes patientes avec dispositif de lavage des mains et fermeture de l’intérieur ; - 01 latrine pour 20 hommes patients. - 02 latrines pour les visiteurs/ accompagnateurs par service : 01 pour les femmes et 01 pour les hommes ; - 01 douche par chambre d’hospitalisation avec dispositif de lavage des mains ; - 01 douche par salle de garde avec dispositif de lavage des mains ; - Caniveaux pour le drainage des eaux pluviales ; - Fosses septiques pour l’élimination des eaux usées et des excréta ou connexion au réseau d’égouts. CHU & INS - 01 latrine pour chaque bureau de personnel soignant ; - 01 Latrine pour le personnel féminin avec dispositif de lavage des mains et fermeture de l’intérieur ; - 01 latrine pour 15 femmes patientes avec dispositif de lavage des mains et fermeture de l’intérieur ; - 01 latrine pour 15 hommes patients. - 02 latrines pour les visiteurs/ accompagnateurs par service : 01 pour les femmes et 01 pour les hommes ; - 01 salle d’eau par chambre d’hospitalisation avec dispositif de lavage des mains ; - 01 douche par salle de garde avec dispositif de lavage des mains ; - Caniveaux pour le drainage des eaux pluviales ; - Connexion au réseau d’égouts ou élimination des eaux usées et des excréta dans des fosses septiques.
57 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4.2.1. Normes pour la qualité des installations et services d’assainissement Les installations d’assainissement doivent être conçues de sorte à prévenir la contamination des eaux souterraines. Les installations d’assainissement sont conçues et utilisées de façon à ne pas favoriser la stagnation des eaux usées. Elles sont aménagées et entretenues de sorte à empêcher le développement des insectes nuisibles tels que les mouches, les moustiques, les cafards, etc. Lors de son installation, une distance de 25 mètres est recommandée entre une toilette et un point d’eau potable. Lors de son installation, une distance de dix (10) mètres est recommandée entre une toilette et une cuisine. Les toilettes dans les établissements de soins sont nettoyées, maintenues régulièrement en bon état de propreté. Les toilettes ou latrines comportent obligatoirement des installations de lavage des mains fonctionnel à l’intérieur ou à défaut, situées à moins de cinq (05) mètres lorsqu’elles sont à l’extérieur. Un programme de nettoyage journalier des toilettes ou latrines est mis en place et fait l’objet d’un suivi régulier à l’aide d’une fiche d’émargement signée par les agents d’entretien. Un système de collecte et d’évacuation des eaux pluviales et grises des établissements de soins est mis en place de sorte à éviter la stagnation de ces eaux dans la cour ou dans les alentours immédiats. Les latrines ou toilettes sont dotées d’éclairage de jour comme de nuit. 4.3. NORMES D’ACCES AUX INSTALLATIONS ET SERVICES DE GESTION DES DECHETS Les établissements de soins confient la gestion des déchets sanitaires à des ressources humaines qualifiées et responsabilisées pour assumer ce rôle en leur sein. En cas d’impossibilité ou d’incapacité, les établissements de soins confient la gestion de leurs déchets à un tiers. Les établissements de soins doivent : • s’assurer de la disponibilité de poubelles fonctionnelles clairement identifiées, chromocodées et disposant de pictogramme, pour la collecte séparée des déchets. Ils doivent créer les conditions de tri systématique des déchets dans des réceptacles différenciés au niveau de chaque unité, par le personnel lors des soins. • veiller au tri à la production des déchets par le personnel soignant dans les unités de soins • veiller à mettre à la disposition du personnel chargé du traitement et de l’élimination des déchets des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés en fonction des risques encourus. • identifier une zone de déchets, dédiée à l’élimination et au traitement des déchets issus de leurs activités selon des spécifications et la composition des déchets, en conformité avec les contraintes environnementale, la sécurité des patients, des accompagnants, du personnel de santé et des populations riveraines. • élaborer un plan de gestion des déchets sanitaires sous l’impulsion de son premier responsable. Ce plan qui doit s’inspirer du plan national et du plan du District sanitaire, est un indicateur de performance pour l’établissement sanitaire. • mobiliser des ressources ou des partenariats pour l’acquisition d’équipements de traitement et d’élimination des déchets tels que les incinérateurs, les banaliseurs, les fosses à placentas, les fosses d’enfouissement des déchets anatomiques.
58 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE • initier des séances de renforcement de capacité tout le personnel de santé et les campagnes de sensibilisation à l’endroit des malades et des accompagnants sur la gestion des déchets. • Elaborer, diffuser et afficher des procédures opérationnelles standardisées (POS) propres à chaque établissement pour la bonne gestion des déchets sanitaires. Le mélange des déchets dangereux et non dangereux est interdit. Ils doivent être conditionnés et stockés séparément avant enlèvement, traitement ou élimination. Les déchets sanitaires doivent être détruits dans des incinérateurs modernes à combustion pyrolytique ou dans un banaliseur ou à défaut, avec une méthode d’élimination sans risques pour les malades, les visiteurs, les opérateurs de déchets, l’environnement et la communauté. Le stockage provisoire des déchets sanitaires doit se fait dans une zone protégée et ne peut excéder 48 heures en période chaude. En période froide, cette durée peut être prolongée à 72 heures si les déchets sanitaires sont parfaitement conditionnés. Une zone de stockage protégée doit être définie pour les déchets pharmaceutiques et chimiques avant leur traitement éventuel. Les déchets infectieux anatomiques doivent être détruits dans des incinérateurs à combustion pyrolytique. A défaut, les pièces anatomiques doivent être enfouies dans des fosses étanches, style fosses à placentas. Les cendres issues des activités d’incinération doivent être éliminées dans des fosses à cendres étanches conçues pour éviter de contaminer la population et l’environnement. Instaurer un système de polarisation des déchets vers un site d’élimination (incinérateur ou banaliseur) situé au niveau District sanitaire ou Région sanitaire. Dans ce cas, le transport des déchets sanitaires du point de production vers le point d’élimination doit se faire dans des. conditions de protection du manutentionnaire de déchets, de la population et de l’environnement. L’acquisition d’un incinérateur par un ESPC et un établissement sanitaire de recours pour la première référence n’est pas indiqué. Les déchets produits par ces établissements de soins doivent être pris en charge dans le système de polarisation à mettre en place. Toutefois, son acquisition, son installation et son exploitation devront se faire conformément à la réglementation en la matière. Le tri des déchets sanitaires doit se fait avec au moins trois réceptacles : une poubelle jaune ou rouge pour les déchets infectieux, une poubelle noire pour les déchets ménagers et assimilés, une boite de sécurité pour les objets piquants, coupants et tranchants. 4.3.1. Normes de tri et de collecte des déchets sanitaires 4.3.1.1. Catégorisation des déchets sanitaires Selon l’arrêté N°131/MSHP/DGHP/DRHP du 03 juin 2009 portant réglementation de la gestion des déchets sanitaires en Côte d’Ivoire, ceux-ci sont classés en trois (03) catégories qui orientent le tri quel que soit le niveau de la pyramide sanitaire : • Catégorie 1 : Déchets ménagers et assimilés ; • Catégorie 2 : Déchets médicaux infectieux ; • Catégorie 3 : Déchets médicaux non infectieux.
59 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 22. Catégories de déchets sanitaires Catégories Désignation Déchets sanitaires concernés Déchets Ménagers et Assimilés - Déchets provenant des activités de ménage, de restauration, de construction, de démolitions, de jardinage et de l’administration ; - Déchets n’ayant pas été en contact avec un agent infectieux provenant des activités de soins médicaux. Déchets Médicaux Infectieux Déchets anatomiques - Déchets anatomiques humains : humains et animaux - partie du corps, de tissus, d’organes ou des phanères ; - sang ou autres composants sanguins emballés dans un sachet ou dans tout autre contenant. - Sont exclus, les cadavres et les fœtus en entier, soumis aux conditions légales d’inhumation en vigueur. - Déchets anatomiques animaux : - cadavres d’animaux en tout ou partie, tissus, d’organes ou phanères ; - produits de conception ; - sang, produits sanguins et tout autre liquide biologique provenant des animaux ; - autres déchets tels que colliers, muselières, bracelets, etc.). Déchets non - Objets piquants et/ou coupants ; anatomiques - Déchets liquides : - sang et autres liquides biologiques, - eaux usées provenant des unités de décontamination ou de soins. - Autres déchets non anatomiques infectieux : - matériels de soins médicaux, chirurgicaux et obstétricaux jetables ou non en contact avec un agent infectieux provenant de soins médicaux ; - vaccins inutilisables de souches vivantes ; - cultures d’agents infectieux et produits de manipulations génétiques ; - toute la verrerie et les équipements de laboratoire ayant été en contact avec des agents infectieux. Déchets médicaux non infectieux Déchets - Médicaments périmés, altérés ou résiduels ; pharmaceutiques - Vaccins morts, anatoxines, etc. Déchets chimiques - Produits pour analyses de laboratoire et pour développement des films de radiologie ; - Produits radioactifs ; - Désinfectants, antiseptiques, détergents, polychlorure de vinyle ; - Métaux lourds : plomb, mercure, cadmium, zinc, etc. ; - Déchets d’amalgames ; - Produits contenant des composés chimiques, utilisés à des fins de soins médicaux et qui sont destinés à l’abandon. - Etc.
60 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4.3.1.2. Normes de tri et de collecte des déchets sanitaires Lors de ses activités de soins, le personnel soignant, quel que soit le niveau de la pyramide sanitaire, doit, à la production : - faire le tri systématique des déchets sanitaires ; - utiliser les récipients correspondant à chaque catégorie de déchets. Pour la collecte et le transport, l’on doit : - disposer d’équipements appropriés pour la collecte et le transport in situ des déchets médicaux à savoir chariot étanche avec couvercle, équipements de sécurité, contenants de grands volumes, etc. ; - séparer les déchets par type depuis la production jusqu’à l’élimination finale ; - regrouper les déchets sanitaires souillés pré-collectés dans une autre poubelle réservée à cet effet. Ceci est valable pour les autres types de déchets ; - collecter chaque jour les différents types de déchets. Nota bene : Ne jamais mélanger les déchets après la pré-collecte dans une même poubelle. Le tri des déchets à la production et les modalités de conditionnement doivent se faire conformément aux prescriptions du tableau ci-dessous. Tableau 23. Normes pour le matériel de tri des déchets dans les CHR et les établissements de soins de recours pour la deuxième référence Catégories Type de déchets Type de contenant Poubelles à pédale avec couvercle et munies de
1 Déchets ménagers et assimilés sachets Poubelles étanches et autoclavables, avec Déchets médicaux anatomiques 2a couvercle, à pédale, munies de sachets humains ou animaux plastiques rigides, étanches Boîtes de sécurité étanches, résistantes à la Objets piquants, coupants et tranchants perforation. Déchets liquides : sang et autres Poubelles étanches avec couvercle autoclavable 2b liquides biologiques et muni d’un dispositif anti reflux. Déchets médicaux souillés par du sang Poubelles étanches avec couvercle, munies de ou du liquide biologique ou un agent sachets en plastique rigide et étanche infectieux de toute sorte Poubelles rigides, étanches munies de Déchets médicaux non infectieux couvercle et de sachets. 3 Conteneurs rigides, étanches, autoclavables et Déchets radioactifs en plomb. Les récipients destinés au tri des déchets sanitaires dans les CHR et les établissements de soins de recours pour la deuxième référence doivent disposer d’un code couleur pour faciliter la sélection.
61 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Tableau 24. Norme pour le chromocodage et pictogramme des contenants par catégories de déchets dans les CHR et les établissement de soins de recours pour la deuxième référence Pictogramme ou Catégories Type de déchets Chromocodage indication
1 Déchets ménagers et assimilés Noir Aléatoire Déchets médicaux anatomiques humains 2a Rouge ou Jaune ou animaux Matériel usé, tranchant et piquant Déchets liquides : sang et autres liquides Symbole biologiques RISQUE BIOLOGIQUE 2b Déchets médicaux souillés par du sang Jaune ou du liquide biologique ou un agent infectieux de toute sorte Déchets médicaux non infectieux : déchets Indiquer la mention pharmaceutiques et chimiques ‘’TOXIQUE’’ 3 symbole de Déchets radioactifs Aléatoire RADIOACTIVITE Tableau 25. Normes pour le chromocodage et pictogramme du matériel pour le tri des déchets dans les HG et les ESPC Pictogramme Catégories Type de déchets Type de contenant Chromocodage ou indication Déchets ménagers et
1 Noir Aléatoire assimilés Poubelles étanches avec Déchets médicaux couvercle et munies de 2a anatomiques humains ou sachets. Jaune animaux. - Boîtes de sécurité étanches ; Objets piquants, coupants, - Bouteille/bidon en Jaune ou Blanc tranchants polypropylène (PP) ou Aléatoire Symbole ou ou polyéthylène inscription téréphtalate (PET). « RISQUE 2b Déchets liquides : BIOLOGIQUE » Poubelles étanches avec sang et autres liquides couvercle. biologiques Déchets médicaux souillés Jaune Poubelles étanches avec par du sang ou du liquide couvercle et munies de biologique ou un agent sachets.. infectieux de toute sorte Indication de - Poubelles rigides, la mention Déchets médicaux non étanches munies de
3 Aléatoire « TOXIQUE » infectieux couvercle ; ou - Carton d’emballage. « CHIMIQUE »
62 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 4.3.2. Stockage des déchets médicaux Sur les sites de production et dans les installations d’entreposage, les déchets sanitaires à risques infectieux autres que les déchets anatomiques doivent être entreposés dans des locaux répondant à certaines exigences. Encadré 6. Normes des caractéristiques du local de stockage provisoire des déchets sanitaires à risques selon le type d’établissements sanitaires Caractéristique du local de Caractéristique du local de stockage stockage pour les CHR, CHU, INS et pour les HG et les ESPC autres EPN - Etre situé loin des zones d’entreposage de - Situé loin des zones de nourritures avec un nourritures et des cuisines avec un accès accès facile pour le personnel de gestion ; facile pour le personnel de gestion et pour les - Etre couvert, disposer d’un périmètre de véhicules de transport; sécurité et être isolée ; - Etre couvert, disposer d’un périmètre de - Etre verrouillable et porter une grande sécurité et être isolée ; inscription «BIORISQUE» bien visible ; - Etre verrouillable et porter une grande - Avec un socle dur, étanche, permettant un inscription «BIORISQUE» bien visible ; nettoyage et une désinfection faciles ; - Avec un socle dur, étanche, permettant un - Recevoir que des déchets préalablement nettoyage et une désinfection faciles ; emballés ; - Avoir une surface adaptée à la quantité de - Etre conçu de sorte à permettre une aération déchets à entreposer ; naturelle et éclairé ; - Recevoir que des déchets préalablement - Permettre une protection des déchets contre emballés dans des contenants bien les intempéries et la chaleur ; différenciés ; - Etre dotés d’une arrivée d’eau et d’une - Etre identifiés comme à risques particuliers évacuation des eaux usées ; au sens du règlement de sécurité contre les - Faire l’objet d’un nettoyage régulier et chaque risques d’incendie ; fois que cela est nécessaire. - Etre correctement climatisés ou à défaut, ventilés et éclairés et permettre une protection des déchets contre les intempéries et la chaleur ; - Etre dotés d’une arrivée d’eau et d’une évacuation des eaux usées vers le réseau d’assainissement ; - Faire l’objet d’un nettoyage régulier et chaque fois que cela est nécessaire. 4.3.3. Normes de transport des déchets médicaux Quel que soit le type d’établissement sanitaire, l’on doit : • Identifier un groupe de personnes ou un préposé à la collecte, au transport et à l’élimination des déchets ; • Mettre à disposition, les équipements suivants : - blouses ou vêtements de sécurité ; - pantalons ; - tabliers ;
63 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE - gants suffisamment résistants (gants industriels revêtus de caoutchouc ou gang de ménage) ; - cache-nez (masque, bavette) ; - lunette de protection; - chaussures de protection (bottes). • Transporter régulièrement les déchets du lieu de stockage sur le site de destruction ou d’élimination ; • Eviter que les déchets ne se répandent sur le sol ou dans le véhicule lors du transport vers le site de destruction ; • Pour le transport in situ, disposer au moins de chariots avec couvercle, en matériaux rigides, étanches pour les CHR et les établissements sanitaires de recours pour la 2ième référence ou au moins d’une brouette ou d’un récipient à manche pour les HG et les ESPC ; • Pour le transport des déchets hors de leur lieu de production, prendre les précautions nécessaires pour éviter l’exposition du personnel de l’établissement sanitaire, des populations et de l’environnement. 4.3.4. Normes de traitement et d’élimination des déchets De façon générale, l’on doit : • Eviter de mélanger les déchets médicaux avec d’autres déchets provenant d’autres sources comme les ménages, les commerces, les administrations et les industries ; • Eloigner les installations d’élimination des déchets des unités de soins, des habitations, des commerces et des points d’eau d’une distance d’au moins 50 mètre ; • Situer en aval et à distance des points d’eau, les points de traitement des déchets sanitaires à risque tels que les fosses à placenta, les fosses à brûlage et les zones de stockage ; • Traiter ou éliminer soit par banalisation, soit par incinération les objets piquants, coupants, tranchants ; • Détruire les déchets médicaux anatomiques uniquement par incinération ou dans une fosse à placenta ; • Traiter ou éliminer soit par banalisation, soit par incinération, les déchets médicaux infectés par le sang ou autres liquides biologiques ou par un agent infectieux ; • Dénaturer soit éliminer par incinération les déchets chimiques et pharmaceutiques ; • Clôturer l’incinérateur ou le centre de traitement des déchets • Suivre la filière de gestion des ordures ménagères, pour les déchets ménagers et assimilés ; • En l’absence des services de collecte, entreposer les déchets ménagers et assimilés dans une fosse septique aménagée à cet effet, soit les éliminer dans une fosse à brûlage aménagée. Tableau 26. Normes pour les modes d’élimination des déchets sanitaires par type d’établissement de santé Mode d’élimination/traitement Catégorie de déchets sanitaires Etablissements sanitaires Etablissements sanitaires de de recours dans la 2ième recours dans la 1ère référence référence + CHR hormis les CHR - Filière de gestion des ordures Filière de gestion des ordures ménagères des Services Déchets ménagers et Assimilés ménagères des Services municipaux ; municipaux - Fosse à brulage. Déchets anatomiques humains - Fosse à placenta pour les ESPC ; Incinération Déchets anatomiques animaux - Fosse à placenta et/ou incinérateur pour l’HG.
64 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE Mode d’élimination/traitement Catégorie de déchets sanitaires Etablissements sanitaires Etablissements sanitaires de de recours dans la 2ième recours dans la 1ère référence référence + CHR hormis les CHR - Fosse à brulage pour les ESPC ; - Fosse à aiguille et à verre équipée d’un tube de vidange des aiguilles (seulement en Objets piquants, coupants, cas d’utilisation de boite à tranchants aiguille) et d’un broyeur ; Incinération - Boîte à aiguilles avec support ou de boites de sécurité ; - Fosse à brulage et/ou incinérateur pour l’HG. - Fosse à placenta pour les Déchets liquides : sang et autres ESPC ; liquides biologiques - Fosse à placenta et/ou incinérateur pour l’HG. Déchets médicaux souillés par du sang ou du liquide biologique - Fosse à brulage pour les ou un agent infectieux de toute ESPC ; Incinération ou banalisation sorte - Fosse à brulage et/ou incinérateur pour l’HG. Déchets pharmaceutiques 4.3.5. Norme pour la zone à déchets des établissements de soins 4.3.5.1. Spécifications Le site choisi pour la zone à déchets doit : • être situé dans l'enceinte de l’établissement; • être situé loin des points d’eau , à plus de 50 mètres et en aval pour éviter toute contamination directe ; • être non inondable ; • être sous le vent des bâtiments de la structure de santé et de logements (pour vents dominants) ; • être accessible aux véhicules de transport des déchets et de combustible ; • être inaccessible aux personnes non autorisées, aux animaux et aux enfants ; • pouvoir faciliter l’évacuation des eaux de ruissellement. 4.3.5.2. Composition La zone à déchets doit être composée : • d’une fosse à placenta étanche ; • d’une fosse à brulage aménagée ; • d’une fosse à cendres étanche ; • d’un incinérateur de type artisanal au moins en milieu rural pour les ESPC et à combustion pyrolytique pour la Région ou le District sanitaire ; • d’un point d’eau (lavoir-puisard de petit modèle) ; • d’une fosse à aiguille et à verre équipée d’un tube de vidange des aiguilles (seulement en cas d’utilisation de boite à aiguille) et d’un broyeur ; • d’une boîte à aiguille avec support ou de boîtes de sécurité.
65 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE ANNEXES
ANNEXE 1 : LISTE DES MEMBRES DU COMITE TECHNIQUE DE SUIVI N° NOM ET PRENOMS FONCTION STRUCTURE CONTACTS E-MAIL KONE Atioumounan 1 DGA-HP DGS 07 07 67 97 42 koneatiou@yahoo.fr Blaise Chargé 2 ODY Timothée DGS 07 07 87 36 14 timothee.ody65@gmail.com d’études 07 57 09 99 44 Acho_ybm@yahoo.fr 3 ACHO Yapo Blaise Sous-Directeur DMHP 05 05 65 81 67 AHUI Née OBRO DAEP/ madlari2003@yahoo.fr 4 ESSI Madeleine Sous-Directeur ministère de 07 08 87 09 64 larys2007@hotmail.fr Larissa l’Hydraulique DIABAGATE diabagatema@gmail.com 5 Chef de Service DHPSE 07 47 58 00 89 Mahama DIN KPEULA Serge Chef de Service 07 47 46 82 35 6 DAR dsergeeric@yahoo.fr Eric Hygiène 05 44 07 13 05 Dina 7 WASH Manager UNICEF 07 76 99 98 87 drakotoharifema@unicef.org RAKOTOHARIFETRA DOUMBIA Chargé doumbiamariamou@yahoo.fr 8 DGS 07 07 40 13 65 cm.doumbia@sante.gouv.ci Mariamou Cissé d’études KODJA Née NIAMIEN Chargé 07 09 18 90 58 9 DAUD saintenoelle@yahoo.fr Sainte Anne N. d’études 05 05 87 95 94 10 OPOKOU Sylvain Chef de Service DHPSE 05 05 95 59 20 opokou@hotmail.com 11 SEKA M. Arsène Chef de Service ONEP 01 01 95 26 96 arseneseka@yahoo.fr 01 40 26 26 95 12 TOGOLA Lassina Chef de Service ONAD l.togola@onad.ci 05 06 88 40 07 66 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE
ANNEXE 2 : LISTE DES PARTICIPANTS A L’ATELIERS DE VALIDATION DATE : 08-11 décembre 2020 NOM ET N° FONCTION STRUCTURE CONTACT E-MAIL PRENOMS Professeur 1 Mamadou DGS DGS 07 07 07 41 14 m.samba@sante.gouv.ci SAMBA KONE 2 Atioumounan DGAHP DGS 07 07 67 97 42 koneatiou@yahoo.fr Blaise 3 ODY Timothée Charge d’Etudes DGS 07 07 87 36 14 timothee.ody65@gmail.com 4 Basile DJEDRO WASH Specialist UNICEF 05 05 57 19 66 bdjedjro@unicef.org GUESSAN BI Conseiller 5 DGS 05 05 06 83 96 b.guessanbi@sante.gouv.ci Bernard Technique Spécial KOUAKOU YAO 07 07 82 21 79 6 Directeur HG de Gagnoa kyadolphe@gmail.com Adolphe 05 44 91 91 90 SERI BI Kouadio 07 07 23 99 22 7 Directeur HG de Duékoué seribiadolphe@gmail.com Adolphe 05 05 99 45 61 OULAHI TATE 8 Chef de Service INHP 07 07 89 27 87 outaro72@gmail.com Roger Représentant 07 07 64 89 24 9 KOUAME Martin EAA martinkouame@ws-africa.org Résident 05 46 01 22 50 DIABAGATE 10 Chef de Service MSHP/DHPSE 07 47 58 00 89 diabagatema@gmail.com Mahama 11 KOULAHI Zachée DCA PNEVG/EA 05 04 25 60 60 zachekoulahi05@yahoo.fr 67 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE KODJIA Née 07 09 18 90 58 12 NIAMIEN Sainte- Charge d’Etudes DAVD/MINASS saintenoelle@yahoo.fr 05 05 87 95 94 Anne Noëlle DIN-KPEULA Chef de Service 07 09 18 90 58 13 DAR/MINASS dsergeeric@yahoo.fr Serge Eric Hygiène 05 05 87 95 94 KOUAKOU 14 Expert Hydraulique BENETD 07 49 07 05 63 kkouakou@bnetd.ci KONAN Felix TAI SEA ROSINE 07 49 39 43 54 15 IDE HG de Soubré rosineramier@gmail.com Epse DJEKOU 01 71 97 69 71 KOUAME dela.kouame@construction. 07 47 45 02 72 16 AMAY Denisard Architecte MCLU/DEMA gouv.ci 05 85 81 34 42 Delavallette ateliersdelavallette@gmail.com KOUAKOU KAN 07 07 96 47 19 17 Sous-Directeur DSIM kouakoukannestor@gmail.com Nestor 01 01 15 54 77 ABE née AGUIE Sage-Femme CHR 07 09 04 90 16 18 ABOA MARIE marielaureabe496@gmail.com Diplômée d’Etat d’Agboville 05 85 33 31 83 LAURE KONE Charge de 19 OMS 07 07 14 83 93 koneso@yahoo.fr SOULEYMANE Programme DIA Adjoua 07 07 59 09 62 20 Yvette epse SUS CHR Aboisso diaadjouayvette@gmail.com 05 44 33 02 34 COULIBALY ASSIE HAVIE 07 09 70 44 59 21 Chargée d’Etudes DAJC/MSHP assiehavie@gmail.com Henir Joél 05 04 92 50 96 01 40 26 26 95 22 TOGOLA Lassina Chef de Service ONAD l.togola@onad.ci 05 06 88 40 07 DOMAN Assi 07 07 78 40 80 23 Chef de Service DEPS assididier@yahoo.fr Didier 05 46 70 14 32 ASSIE TAHIA 07 07 38 39 87 24 Solange Epse Chargée d’Etudes DIEM assiesolange@yahoo.fr 05 66 76 84 10 BLAY 68 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE ACHO YAPO 07 57 09 99 44 25 Sous-Directeur DMHP acho_ybm@yahoo.fr Blaise 05 05 65 81 67 07 05 38 39 97 26 LASSANA BAMBA Chef de Service DMHP lassanabamba69@yahoo.fr 01 02 28 49 10 27 KONATE AMARA Chef de Service DMHP 07 07 82 57 67 konat.amara@yahoo.fr N’GORAN DRSHP ABIDJAN 05 05 73 78 24 28 KOUADIO Marc CSAS Médecin nkmarc2011@yahoo.fr 1 07 09 51 12 21 Alain DDSHP ANKEMAN 07 07 17 98 86 29 DDSHP YOPOUGON rayankeman@gmail.com Raymond 05 65 78 92 30 EST Mme AHUI née madlari2003@yahoo.fr/ 30 OBRO ESSI M. Sous-Directeur DAEP/MH 07 08 87 09 64 larys2007@hotmail.fr Larissa N’DOUME Chef de Service CHU Cocody 07 07 52 83 03 31 Constant ndoumefr@yahoo.fr Adjoint Service Hygiène 05 06 40 25 01 Ghislain DOUMBIA doumbiamariamou@yahoo.fr 32 Chargée d’Etudes DGS 07 07 40 13 65 Mariamou CISSE cm.doumbia@sante.gouv.ci SOUMMAHORO DISTRICT 05 64 38 80 96 33 DDSHP soummahorosiaka@yahoo.fr Siaka OUANGOLO 07 58 48 95 19 TRAORE 07 09 95 26 39 34 Informaticien DGS m.traore@sante.gouv.ci Mohamed 05 46 70 00 51 Ingénieur KOUAMI Kouadio 35 Génie Sanitaire, CECAF 07 47 29 56 62 kkouami@yahoo.fr Jasvire Consultant Spécialiste UCP Santé KAMAELAN Omer Sauvegarde kamelan.omer@ucpsante-bm. 36 -.Banque 07 09 27 32 73 C. Pokou Environnementale org Mondiale et Génie Sanitaire 07 05 73 27 17 BITTY Marie- DEPS 37 Directeur 27 20 32 46 32 bittyafla@yahoo.fr Josèphe 69 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE KOUASSI BATH DRSHP 38 DRSHP 07 07 64 78 40 bathkouassi@yahoo.fr YAO CREPIN CAVALLY Professeur AMIN 39 Chef de Service INHP 01 02 77 95 49 christophe.amin@yahoo.fr CHRISTOPHE ALAIN SERGE 40 Médecin-Chef CSU 07 09 99 75 42 dochiedi@gmail.com CHIEDI KARAMOKO DDSHP 41 DD Santé 07 07 84 32 46 karamokolama01@gmail.com LAMA SINEMATIALI ABLE BLIKPO CHR 42 Directeur 07 07 07 62 38 lucablejean@gmail.com JEAN LUC ABENGOUROU WOGNIN AKA DS PORT- 43 DD Santé 07 07 70 73 13 wogninaka7@gmail.com AUGUSTIN BOUET VRIDI MINISTERE DE ZADI DAKOURI Coordonnateur 44 L’ENVIRON- zadi_raph@yahoo.fr RAPHAEL Adjoint PNGD 05 06 17 27 99 NEMENT DRSHP SUD- 07 09 45 54 73 45 AKUI OKAMOU DRSHP drs-akui@yahoo.fr COMOE 01 02 03 56 64 46 SEKA M. ARSENE Chef de Service ONEP 01 01 95 26 96 arseneseka@yahoo.fr KOUAKOU 47 KOUAME Chargé d’Etudes CABINET MSHP 07 07 66 25 23 kphonsio123@gmail.com ALPHONSE N’GORAN KOFFI 48 Médecin Pédiatre CHU ANGRE/SP 05 05 92 47 05 jorfya@yahoo.fr GEORGETTE GOHIE DABO Secrétaire de 49 DGS 05 46 50 34 09 edwigegohie@yahoo.fr EDWIGE Direction 70 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS YAO BOHOUSSOU 07 09 22 43 28 50 Koffi Patrick Chauffeur DGS 05 64 17 23 78 Arnaud 51 KONE Karim Chauffeur DGAHP 05 04 53 77 23 KOUASSI DRSHP ABIDJAN 07 08 07 25 00 52 Chauffeur KOUAKOU KAN 2 05 66 39 20 51 DRSHP ABIDJAN 53 HAMED BERTE Chauffeur 01 51 87 21 13 1 DRSHP SUD 54 KADJA HONORE Chauffeur 07 08 76 52 65 -COMOE SIAKOURI 55 ABGOUSSOUE Chauffeur DRSHP CAVALLY 05 05 02 78 28 XAVIER EAU, HYGIÈNE ET ASSAINISSEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS EN CÔTE D’IVOIRE 72 NORMES NATIONALES WASH DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS NORMES NATIONALES POUR L’EAU, L’HYGIENE ET L’ASSAINISSEMENT DANS LES ETABLISSEMENTS DE SOINS Juillet 2021 MINISTERE DE LA SANTE, REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE DE L’HYGIENE PUBLIQUE ET DE LA Union - Discipline - Travai COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE NORMES NATIONALES POUR L’EAU, L’HYGIENE ET L’ASSAINISSEMENT DANS LES ETABLISSEMENTS DE SOINS © Décembre 2020 Avec la participation de : Et l’appui technique du Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique Fonds des Nations Unies pour l’Enfance