Stratégie nationale de promotion de la santé et du plan d’actions de la stratégie de promotion de la santé 2015-2019
颁布于 2015 · 文本截至 2026-10-01
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研究内容本身以英文撰写。标题和标签已翻译,调查结果和引文未翻译。
关于这部法律
- 语言
- French
- 类型
- policy
- 国家
- 布基纳法索
- 主题
- General
- 关键词
- public health, capacity building
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2.2. Contexte régional La 51èmesession du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue à Brazzaville au Congo en 2001, a adopté la résolution AFR/RC51/R4 portant stratégie régionale de promotion de la santé, en guise de riposte à l’émergence ou à l’expansion de maladies évitables par des actions de santé publique. Cette stratégie a pour objectif entre autres, d’élaborer des stratégies nationales comprenant des cadres de politiques et des plans d’action. Selon le rapport[5] sur la situation de la mise en œuvre de cette stratégie, des progrès ont été réalisés notamment la mise à disposition d’outils et de lignes directrices applicables à la promotion de la santé. Cependant, ledit rapport a mis en évidence plusieurs lacunes à combler. Il s’agit notamment: (i) du faible leadership et de la faible impulsion donnée par les ministères de la santé en ce qui concerne la coordination intersectorielle des activités de promotion de la santé; (ii) du faible niveau d’implication de divers acteurs, en particulier la société civile et les communautés, dans les actions de plaidoyer visant à réglementer et à légiférer en faveur d’une bonne gouvernance sanitaire; (iii) de l’inadéquation des bases factuelles sur l’efficacité de la promotion de la santé; (iv) de l’absence d’un mécanisme de financement durable capable de soutenir les activités de promotion de la santé; et (v) de l’insuffisance d’une masse critique de praticiens de la promotion de la santé, y compris au niveau des communautés. La déclaration de Ouagadougou sur les SSP et le renforcement des systèmes de santé en Afrique, stipule que « les solides interrelations existant entre les déterminants de la santé, tels que le développement économique, la gouvernance, l’éducation, le genre, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’environnement, la paix et la sécurité, soulignent la nécessité de s’attaquer aux déterminants de la santé en Afrique, en particulier dans les milieux pauvres en ressources où les inégalités en matière de santé et les problèmes d’accès aux soins de santé sont plus graves » (OMS, 2008)[6]. La déclaration de Libreville au Gabon sur la Santé et l’Environnement en Afrique vise à assurer la sécurité sanitaire à travers un environnement sain (OMS, 2008). En 2012, à Luanda (République d’Angola), la 62e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique a adopté la stratégie régionale de promotion de la santé révisée[7]. Réaffirmant le rôle d’encadrement du Ministère de la santé et l’importance de la multisectorialité, ladite stratégie prône la création de dispositifs viables de financement innovant de la promotion de la santé. Elle rappelle avec insistance la nécessaire implication des Etats membres pour assoir un dialogue social et intégrer la santé dans toutes les politiques.
2.3. Contexte national http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 7/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
2.3.1. Données générales Pays enclavé, situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso couvre une superficie de 274 200 km2. Le climat est de type tropical avec une saison pluvieuse de mai à septembre et une saison sèche d’octobre à avril. On note un phénomène croissant de déforestation et de désertification lié aux changements climatiques et à la pression de l’homme sur la végétation. Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 351communes dont 49 communes urbaines, et compte 8228 villages (INSD, 2006)[8]. Avec un taux d’accroissement annuel de 3,1%, la population totale du Burkina Faso est estimée à 17 322 796 habitants en 2013. Cette population est en majorité jeune. En effet les adolescents et les jeunes âgés de 10 à 24 ans représentent 32,5 % de cette population. Le taux brut de natalité est de 46‰. L’indice synthétique de fécondité est de 6,0 enfants par femme selon l’EDS IV. Le taux global de fécondité générale est de 195‰ tandis que le taux de mortalité en baisse continue est de 11,8‰ (INSD, 2006). La frange féminine représente 51,7% de la population globale qui est constituée de 46,4% de jeunes de moins de 15 ans, 17,38% d’enfants de moins de cinq ans et 23,56% de femmes en âge de procréer. L’espérance de vie à la naissance est passée de 32 ans en 1960 à 56,7 ans en 2006 (INSD, 2008), soit une augmentation de 24,7 ans. La majorité de la population vit en milieu rural et le pays compte environ 67 groupes ethnolinguistiques. Les principales religions sont l’islam (60,5%), le christianisme (23,2%) et l’animisme (15,3%) (INSD, 2006). Le Burkina Faso est un pays de fortes migrations internes et surtout externes. Les récentes crises sociopolitiques dans les pays voisins ont drainé un flux important de réfugiés à l’intérieur du Burkina Faso, augmentant les besoins en santé, en éducation et en alimentation. Au plan économique, le taux de croissance annuel du PIB était de 5,2% en 2010 contre 3,2% en 2009. Cette performance est imputable au dynamisme d’ensemble des trois secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Selon le Programme des nations unies pour le développement (PNUD, 2013), l’indice de développement humain du Burkina Faso est 0.343, classant le pays au rang de 183e sur 186. Le seuil de pauvreté était estimé à 108 454 FCFA par personne et par an et la proportion de la population vivant en dessous de ce seuil de 43,9%. Cette pauvreté est plus marquée en milieu rural (50,7%) qu’en milieu urbain (19,9%) (EICVM-2009) et affecte particulièrement les enfants (45,3%) et les femmes (47,1%) (INSD-2011). Les écarts détermineraient la persistance des inégalités d’accès aux soins de santé. L'économie est dominée par les activités de subsistance avec un PIB relativement bas se traduisant par la pauvreté de la majorité des populations. La majorité de la population reste analphabète (71,3%). En ce qui concerne l’éducation, le taux brut de scolarisation est passé de 45,9% en 2000-2001 à 79,6 % en 2011-2012. Le taux net de scolarisation était de 62,2%. Les indices de parité filles/garçons étaient de 0,98 pour le niveau d’admission et de 0,96 pour le niveau de scolarisation. (MENA[9], 2012). Selon la même source, le taux d’achèvement scolaire est de 55,1%. Quant au taux d’alphabétisation, il est de 28,7% (INSD, 2007) Pour ce qui est de l’accès à l'eau potable et à l'assainissement, la volonté politique a été un facteur déterminant qui a permis de progresser significativement. En effet, le pays a adopté en décembre 2006 un Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement (PN-AEPA) à l’horizon 2015. Selon le rapport grand public 2012, de 2007 à 2012, le taux d’accès à l'eau potable en milieu rural est passé de 52,8% à 63%. En milieu urbain, il est passé de 68% à 83%. S’agissant de l’assainissement des eaux usées et excréta, le taux d'accès à l’assainissement amélioré a augmenté, de 0,8% en 2010 à 3% en 2012 en milieu rural et en milieu urbain il est passé de 15% en 2007 à 27% en 2012. En termes d’indicateurs de santé, la mortalité générale est de 11,8‰. Pour les mortalités spécifiques, celle infanto-juvénile a diminué de 32% entre 2003 et 2010, passant de 184 à 129‰. Le ratio de mortalité maternelle est passé de 484 à 341/100.000 naissances vivantes selon l’EDS IV. Selon l’annuaire statistique 2012 du Ministère de la santé, le profil épidémiologique est dominé par les endémo-épidémies y compris le VIH/SIDA. Les maladies les plus meurtrières sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës (IRA) et les maladies diarrhéiques. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 8/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Dans le domaine de la nutrition, les efforts faits pour la prise en charge de la malnutrition aiguë et l’alimentation du nourrisson et de jeune enfant de même que la lutte contre les carences en micronutriments ont permis de faire baisser les prévalences des malnutritions. En effet, entre 2008 et 2013, la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 12,4% à 8,2% et la malnutrition chronique est passée de 41% à [10] 31,5% ; en 2013, l’insuffisance pondérale est de 21% . Par ailleurs, on assiste à une émergence de maladies non transmissibles telles que l’hypertension artérielle le diabète, les cancers et les cardiopathies. Ces pathologies pourraient être sous-tendues par les facteurs communs de risque au nombre desquels on peut citer le tabagisme, l’alcoolisme, les mauvaises habitudes alimentaires et la sédentarité. En 2011, l’OMS-Burkina estimait à 21% la mortalité proportionnelle des MNT. La même source indique que les prévalences estimées du surpoids et de l’obésité étaient respectivement de 12,5% et de 2,3% en 2008. Globalement, la situation sanitaire est marquée par la faible performance du système de santé. Elle se traduit par une morbidité et une mortalité toujours élevées dans un contexte de persistance des comportements à risque pour la santé.
2.3.2. Cadre institutionnel Le système de santé comprend une organisation administrative et une organisation de l’offre de soins. L’organisation administrative du système de santé s’articule autour de trois niveaux : (i) le niveau central représenté par le cabinet du Ministre, le Secrétariat général et les structures centrales ; ce sont les organes de décisions politiques et les instances d’appui technique et stratégique aux régions; (ii) le niveau intermédiaire correspondant aux directions régionales de santé assure un appui technique aux districts et coordonne les activités de santé dans la région; et (iii) le niveau périphérique représenté par le district sanitaire, exécute et assure le suivi des programmes de santé. Les réformes récemment opérées au niveau du Ministère de la santé ont abouti à la création d’une Direction en charge de la promotion de la santé (DPS) par décret N°2013-926/PRES/PM/MS portant organisation du ministère de la santé du 10 octobre 2013. Du point de vue de l’offre des soins de santé, le système est organisé en trois sous-secteurs : public, privé et traditionnel. Le sous-secteur public, a une organisation pyramidale et comprend trois niveaux : - le 1er niveau, représenté par le district sanitaire, est subdivisé en deux échelons : (i) Le premier échelon, le centre de santé et de promotion sociale (CSPS) et le centre médical, constituent la porte d’entrée du système de santé. On y dispense un paquet minimum d’activités composé de soins curatifs, préventifs, réadaptatifs et promotionnels ;(ii) Le deuxième échelon, le centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) ou hôpital de district, vient en complément au premier échelon en dispensant le paquet complémentaire d’activités. - le 2èmeniveau de soins est représenté par le centre hospitalier régional (CHR). Il sert de référence et de recours aux CMA. - le 3ème niveau, le plus élevé, assure des soins spécialisés. Il est composé de centres hospitaliers universitaires (CHU) et d’un hôpital national. Le sous-secteur sanitaire privé (principalement présent dans les grandes villes) est en pleine expansion tout comme le sous-secteur de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle. Les évacuations sanitaires à l’extérieur du pays complètent l’offre de soins. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 9/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
2.3.3. Cadre législatif et règlementaire D’une manière globale, il existe des textes de référence qui règlementent les interventions de promotion de la santé. On peut noter essentiellement : - la Constitution qui confère aux burkinabés une égalité de jouissance des droits civiques, sociaux et politiques ; - la Loi n° 23/94/ADP du 19 mai 1994 portant Code de la Santé publique qui définit en son article premier, les droits et les devoirs inhérents à la protection et à la promotion de la santé dont il reconnaît l’objectif comme étant de donner à l’individu et à la collectivité un niveau de santé qui lui permette de mener une vie socialement acceptable, économiquement productive. - la Loi n°043/96/ADP du 13 novembre 1996 portant Code pénal qui en ses articles 380 et 381, réprime le fait de porter atteinte à l’organe génital de la femme par ablation, excision, infibulation, insensibilisation ou par tout autre moyen ; - la Loi N°022-2005/AN du 24 Mai 2005 portant code de l'hygiène publique au Burkina Faso qui consacre une part importante à la promotion de la santé en responsabilisant les collectivités territoriales dans la gestion des déchets solides et la création de la police de l'hygiène publique ; - la loi N° 049-2005/AN du 21 décembre 2005 portant santé de reproduction qui protège les individus contre la propagation consciente des infections sexuellement transmissibles y compris le VIH-SIDA ; - la loi N°030-2008/ AN du 20 mai 2008 portant lutte contre le VIH/SIDA et la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA, elle prévoit des dispositions condamnant les actes discriminatoires à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA afin de leur garantir une place dans la vie sociale. - la Loi 040-2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso et ses textes d’application qui protège les enfants et les autres individus fragiles contre l’absorption passive de la fumée provenant de la combustion du tabac ; - la Loi n°006 /2013/AN du 02 avril 2013 portant code de l’environnement ; faisant une halte sur la nécessité de l’élaboration et de la mise en œuvre de plans d’élimination des déchets urbains en collaboration avec les municipalités ; - le décret nº 2009-108/PRES/PM/MATD/MS/MEF/MFPRE du 3 mars 2009 portant transfert de compétences et des ressources de l’Etat aux communes dans les domaines de la santé ;le décret 2009-269/PRES/PM/MS/MEF du 4 mai 2009 portant sur la contractualisation des activités de santé avec les organisations non gouvernementales (ONG) et les organisations à base communautaire d’exécution (OBC-E). Il est important de noter toutefois une insuffisance dans l’application de ces textes.
2.3.4. Analyse des déterminants sociaux de la santé Selon l’OMS (2008), les DSS sont « les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie ». A l’origine de toutes les inégalités sociales de santé, les DSS sont décrits comme des facteurs dont le contrôle permet de rétablir l’équilibre à tous les niveaux. De manière pratique, les DSS peuvent être distingués en trois groupes : les environnements, les habitudes de vie et comportements, et les services de santé. En rapport avec les environnements, on distingue, l’environnement physique, l’environnement socioéconomique, l’environnement législatif et l’environnement culturel. Relativement à l’environnement physique, on peut mentionner l’insalubrité prononcée dans les villes et les campagnes. Les travaux d’intérêt commun qui comprennent le nettoyage, la collecte et l’élimination des déchets urbains ne retiennent pas suffisamment l’attention des collectivités territoriales, de la société civile, des communautés et des familles. On note également une insuffisance dans la gestion des déchets biomédicaux et industriels. En dépit de l’existence de schémas directeurs de gestion des déchets solides et des plans stratégiques de gestions des ordures ménagères dans quelques grandes villes du pays, il est nécessaire de renforcer la lutte contre l’insalubrité. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 10/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Pour les nuisances telle que la pollution atmosphérique, notre pays est en proie à des difficultés. En effet, une étude sur la qualité de l’air qui a été conduite dans la ville de Ouagadougou en 2007, a révélé que les concentrations pour les polluants mesurés (SO2, NO, poussières en suspension, CO2) ont affiché des valeurs préoccupantes. Les poussières émises restent la pollution principale de la ville avec une concentration moyenne journalière de 176μg/m3 et des pics pouvant atteindre 600μg/m3 contre une norme OMS de 70μg/m3. Cette pollution est responsable d’environ 15% d’augmentation des maladies respiratoires. Pour ce qui concerne les ouvrages d’assainissement des eaux usées et excréta, leur réalisation a connu un essor ces dernières années avec la mise en œuvre de la politique et des stratégies en matière d’assainissement. Toutefois, on note une faible utilisation et un mauvais entretien de ces ouvrages aussi bien au niveau des ménages que dans les lieux publics (écoles, centres de santé, marchés, gares…). La gestion des eaux pluviales est lourdement compromise par l’insuffisance des ouvrages d’assainissement autonomes et collectifs et l’incivisme des riverains qui font des caniveaux collecteurs, des dépotoirs d’ordures. C’est dans ce contexte que le ministère de la santé à travers des programmes spécifiques, lutte sans relâche contre des fléaux tels le paludisme, les épidémies de choléra et les autres maladies transmissibles. Malgré tout, on assiste à une persistance des maladies endémo- épidémiques. Dès lors, il convient de partager cette pensée d’un célèbre spécialiste de santé publique qui disait : « il ne sert à rien de soigner les gens s’ils doivent retourner dans les milieux qui les ont rendus malades[11] ». Les lois portant Code de l’environnement et Code de l’hygiène publique prévoient qu’un soin particulier soit apporté à l’environnement physique afin de le rendre propice à la vie et à l’épanouissement de l’homme. Malheureusement, la mise en œuvre de certaines dispositions de ces lois connaît des insuffisances au nombre desquelles on peut retenir la non effectivité de la mise en place des démembrements des organes déconcentrés du conseil national de l’hygiène publique (CNHP) et de la police de l’hygiène. L’environnement socioéconomique est marqué par une pauvreté, un chômage, et un sous-emploi structurels. Par ailleurs, le manque d’autonomie financière de certains groupes vulnérables ainsi que l’absence de mesures protectrices spécifiques, limitent l’accès aux soins de santé de qualité. Pour cela, des efforts sont consentis dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment par la création de fonds d’appui aux petites et moyennes entreprises, l’accroissement de micro-financements, le développement des activités génératrices de revenus et la lutte contre le chômage. Mais ces actions restent insuffisantes. Sur le plan éducatif, le Burkina Faso connaît des avancées significatives depuis la dernière décennie. Toutefois, beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif de l’éducation pour tous et de l’alphabétisation fonctionnelle. Par ailleurs, force est de constater que l’accroissement démographique contribue à ralentir les efforts entrepris par le gouvernement et les partenaires au développement. Les habitudes de vie et comportements sont influencés par des pesanteurs socioculturelles fortement ancrées dans les us et coutumes. La faible connaissance des modes d’installation et des moyens de préventions de la maladie ainsi que la faible appréciation des conséquences de ces affections constituent des facteurs prédisposant l’individu à des comportements à de risques pour la santé. Selon l’EDVS IV, 75% des ménages disposent d’un endroit pour se laver les mains. Cependant, 46 % ne disposaient ni d’eau, ni de savon, ni d’un quelconque produit nettoyant. Seulement 15 % des ménages disposent de toilettes améliorées et non partagées (42 % en milieu urbain et 6 % en milieu rural). La proportion des mères et gardiennes d’enfants qui utilise les toilettes ou latrines comme moyen pour se débarrasser des selles est de 0,9%. Au cours de ces dernières années, on assiste à l’émergence de certaines pathologies tels le diabète, l’asthme et l'hypertension artérielle. Quoiqu’ayant une base biologique, ces pathologies sont en grande partie favorisées par les habitudes et modes de vie. Par ailleurs, les choix alimentaires, la consommation de la drogue, du tabac et d’autres substances addictives ainsi que l’abus de l’alcool sont autant de fléaux qui minent la santé de la jeunesse. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 11/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Cet état de fait est souvent renforcé par les comportements peu recommandés des professionnels et de certaines personnes « modèles » de la communauté. Des efforts importants ont été engagés, notamment en matière de communication pour le changement de comportement (CCC) en vue de pallier les insuffisances de connaissances et promouvoir l’adoption d’habitudes de vie saines. Toutes ces actions éducatives ne parviennent pas jusque-là à inverser les tendances. De manière spécifique, des milieux tels que les écoles, les universités, les lieux de travail, les établissements pénitentiaires ne font pas suffisamment l’objet de diagnostic participatif à l’effet d’engager des processus concertés de planification et de mise en œuvre d’actions visant la restauration et le maintien de la santé. Les services de santé. Il est important de noter que le système actuel ne prend pas suffisamment en compte le niveau communautaire comme partie intégrante. Toute chose qui rend difficile, la coordination des interventions à base communautaire et leur valorisation dans la dynamique d’amélioration de la santé. Les prestations de soins telles qu’assurées ne facilitent pas une pleine participation du patient et de la communauté à la recherche et au maintien de la santé. La communication soignant-soigné reste insuffisante et les soins sont quasiment centrés sur la maladie, omettant souvent de prendre en compte l’’ensemble des déterminants pour aboutir à une santé durable. Le ministère de la santé s'est doté d'un système de santé intégré qui prend en compte tous les trois sous-secteurs (public, privé et traditionnel) ainsi que d'une réforme hospitalière et d'un mécanisme de contractualisation avec la société civile à travers les interventions à gain rapides (IGR). Malgré tout cela notre système de santé connait encore des insuffisances tant aux niveaux organisationnel, de la collaboration intersectorielle que de la participation communautaire. Certaines insuffisances constatées dans nos services tels que l’insalubrité, le faible développement du volet promotion sociale et la faible participation communautaire constituent aussi des facteurs défavorables à la santé.
2.3.5. Analyse des stratégies antérieures Le Burkina Faso a adopté, le 14 mars 1979, les SSP comme la stratégie de développement de la santé. Cette stratégie vise la promotion de la santé des populations en donnant à l’individu, à la famille et à la collectivité la responsabilité de sa santé, avec le soutien du système national de santé. Elle peut se définir comme un ensemble de prestations préventives, promotionnelles, curatives et réadaptatives qui visent à élargir l’accès aux soins de santé à tous. Les actions des structures chargées de la mise en œuvre de la stratégie de la promotion de la santé étaient limitées à l’information, l’éducation et la communication. L'année 1985, a vu la mise en place des postes de santé primaires (PSP) qui représentaient le premier niveau du système de santé et étaient tenus par des agents de santé communautaires (ASC) dont un agent de santé villageois (ASV) et une accoucheuse villageoise (AV). Cependant, la stratégie n'a pas connu le succès escompté à cause de l'insuffisance de communication, de l'absence d’étude de faisabilité et de motivation avant son implémentation. L’initiative de Bamako (IB) (OMS, 1989)[12] adoptée par le Burkina Faso en juillet 1993 a permis de renforcer les SSP, à travers la déconcentration du système de santé, l’autonomie de gestion octroyée aux formations sanitaires et la mise en place du système de recouvrement des coûts considéré comme l’élément central de la participation communautaire. Les populations participent ainsi à la gestion des formations sanitaires, par l’entremise des comités de gestion (COGES) qui sont devenus des auxiliaires importants du système de santé. Cependant, le fonctionnement de ces comités ne se limite qu’à la gestion financière. Ainsi, le recouvrement des coûts a pris le pas sur l’habilitation des individus, des familles et des communautés, et du coup sur l’équité d’accès aux soins de santé. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 12/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Depuis les années 80, des actions de promotion de la santé sont intégrées dans de nombreux programmes de santé: - dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, de nombreuses actions ont été entreprises et ont permis d’améliorer les principaux indicateurs amenant les taux de mortalité maternelle et néonatal respectivement de 484 décès en 1998 à 341 décès pour cent mille naissances vivantes en 2010 et de 31 décès en 1998 à 28 décès pour mille naissances vivantes en 2010 selon les EDS 1998 et 2010. L’implication des acteurs communautaires (ONG, associations, agents de santé à base communautaire), des leaders coutumiers et religieux, des autorités politiques et administratives a été déterminante. - les efforts faits, pour la prise en charge de la malnutrition aiguë et l’alimentation du nourrisson et de jeune enfant de même que la lutte contre les carences en micronutriments ont permis de baisser les prévalences des malnutritions. En effet, entre 2008 et 2013, la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 12,4% à 8,2% et la malnutrition chronique est passée de 41% à 31,5%. - le programme élargi de vaccination est également conduit avec succès, faisant passer le taux de couverture en DTCP 3 entre 2000 et 2012, de 54% (Données des formations sanitaires) à 102,9% (annuaire statistique 2012). Pour la même période, la couverture en vaccin anti-rougeoleux (VAR) est passée de 56,17% à 100,2% en 2012 selon les mêmes sources; - dans le cadre de la lutte contre le VIH-SIDA, on peut rappeler avec satisfaction que, la multisectorialité, la combinaison des stratégies et la simultanéité ont été des touches particulières ayant permis à notre pays de ramener la séroprévalence de 7,17% en 1997 à 1,12% en 2012 selon l’ONUSIDA; - dans les domaines de traitement de masse des maladies tropicales négligées, pour ce qui est de la filariose lymphatique, celui-ci a été arrêté dans 39,92% des districts sanitaires du pays pour raison d’interruption de la chaine de transmission. En outre, les populations bénéficient régulièrement de traitement de masse contre la schistosomiase, des vers intestinaux ; - dans le domaine de la lutte contre le ver de Guinée, le Burkina Faso a obtenu la certification de son éradication. - dans le domaine de la lutte contre le paludisme et la tuberculose, des programmes spécifiques existent et développent des stratégies à base communautaire, - en matière de lutte contre certaines maladies épidémiques comme la méningite, le choléra, la fièvre jaune ; des résultats encourageants ont été obtenus ; - dans le domaine de la lutte contre le tabagisme, des résultats ont été enregistrés en termes de règlementation de l’usage du tabac et de sensibilisation des populations. C’est un bel exemple de promotion de la santé au Burkina Faso dans la mesure où la commémoration de la Journée y relative voit une forte implication des organisations de la société civile ; - l’approche contractuelle a été développée dans les régions sanitaires avec une forte implication des ONG et associations pour l’atteinte des objectifs de santé ; - la médecine traditionnelle a été promue à travers l’organisation et l’accompagnement des tradipraticiens de santé dans le cadre de la collaboration entre les médecines moderne et traditionnelle.
2.3.6. Forces, faiblesses, opportunités et menaces de la promotion de la santé. L’analyse de la situation fait ressortir d’une part des forces et des faiblesses et d’autre part des opportunités et des menaces qui se résument ainsi qu’il suit : Forces Parmi les facteurs favorables à la promotion de la santé, on peut citer entre autres : - la volonté politique en faveur de la promotion de la santé ; - l’existence d’une direction chargée de la promotion de la santé ; - le transfert de compétences et de ressources de l’Etat aux collectivités territoriales dans le domaine de la santé dans le cadre de la communalisation intégrale; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 13/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… - l’existence d’un secteur privé de santé dynamique ; - la mise en œuvre d’une politique de contractualisation des interventions à base communautaire; - l’existence d’expériences réussies en matière de promotion de la santé dans les domaines de lutte contre les maladies transmissibles et endémo-épidémiques (IST/VIH/SIDA, tuberculose, ver de Guinée, paludisme, filariose lymphatique, maladies cible du PEV, etc.) ; - l’existence de réseaux sociaux, d’ONG et d’associations intervenant dans le domaine de la santé; - l’accompagnement des partenaires techniques et financiers (PTF) pour le développement des interventions à base communautaire (IBC) dans le domaine de la santé. Faiblesses Au nombre des faiblesses, on peut retenir entre autres : - l’insuffisance de coordination des interventions de promotion de la santé dans les différents programmes et projets des secteurs de développement ; - l’insuffisance d’intégration des prestations ainsi que des données sanitaires du secteur privé de santé y compris la médecine et la pharmacopée traditionnelles ; - l’insuffisance de la prise en compte systématique du volet communautaire dans le système d’information sanitaire ; - la faible promotion de la pratique de l’activité physique ou sportive de maintien ; - la faible participation communautaire dans la gestion des problèmes de santé ; - l’insuffisance de personnes ressources formées en promotion de la santé ; - l’insuffisance dans l’application des lois et textes en faveur de la santé ; - la faible autonomisation financière des populations pour le choix des soins de santé ; - la faible accessibilité des populations à l’eau potable et à l’assainissement de base ; - le faible niveau d’alphabétisation des populations. Opportunités Pour ce qui est des opportunités, on note : - l’importance accordée à la promotion de la santé dans la perspective de l’agenda post 2015 ; - la création d’un département chargé de la promotion de la santé à l’OMS AFRO ; - l’existence de bases factuelles en matière de promotion de la santé à l’échelle internationale; - l’existence d’une stratégie régionale de promotion de la santé dans la région Africaine de l’OMS; - l’existence d’un cadre régional de formation en promotion de la santé. Menaces Les menaces qui pèsent sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion de la santé sont : - les crises institutionnelles aux plans régional et international; - la survenue de catastrophes ; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 14/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… - la non application de la Déclaration de Paris.
2.4. Problèmes prioritaires Sur la base des insuffisances/faiblesses découlant de l’analyse, les problèmes prioritaires suivants ont été retenus: - les environnements socio-économique, physique et législatif sont peu favorables à la santé ; - le leadership du secteur de la santé en matière d’action sur les DSS reste faible; - la participation communautaire et les interventions à base communautaire sont insuffisantes ; - l’offre de services en faveur de la promotion de la santé est insuffisante. Problème prioritaire n°1 Les environnements socio-économique, physique et législatif sont peu favorables à la santé. Cette situation se caractérise par une extrême pauvreté des populations, un cadre de vie peu salubre, des conditions climatiques peu favorables et des textes législatifs et règlementaires peu appliqués. Cela est lié à la faiblesse des revenus, du niveau d’instruction et du taux d’alphabétisation des populations. Il y a aussi l'action négative de l'Homme sur l'environnement, le faible niveau d’assainissement, l’insuffisance des textes et leur méconnaissance par les populations. Les conséquences qui en découlent sont la persistance/émergence de certaines maladies transmissibles et non transmissibles et le risque élevé de morbidité et de mortalité dans un contexte déjà précaire. Problème prioritaire n°2 Le leadership du secteur de la santé en matière d’action sur les DSS reste faible; cela se traduit par une insuffisance de prise en compte de la santé dans les politiques sectorielles. Cette situation est due essentiellement à l’insuffisance de compétences en promotion de la santé. Il en résulte une faible, voire une absence d’intégration du volet santé dans les missions des autres secteurs, la persistance et la recrudescence des cas morbides et une mortalité toujours élévée. Problème prioritaire n°3 La participation communautaire et les interventions de santé à base communautaire sont insuffisantes. Cela se manifeste par une insuffisante couverture en IBC et une faible appropriation des IBC par les populations. Cette situation s’explique par :(i) une faible compétence des ASBC, (ii) une inadéquation du profil et une absence des mécanismes harmonisés de motivation des ASBC, (iii) une faible couverture de l’approche de contractualisation, (iv) une faible implication des populations dans la gestion de leur propre santé, (v) une faible pérennisation des actions et (vi) une insuffisance dans la coordination des interventions de santé à base communautaire des différents projets et programmes de développement. Il en résulte une insuffisance dans l’offre, l’accès, l’utilisation des services de santé à base communautaire (SBC) de qualité et la création des conditions favorables à la santé au niveau communautaire, se traduisant par une morbidité et une mortalité élevées au sein des populations. Problème prioritaire n°4 L’offre de services en faveur de la promotion de la santé est insuffisante. En effet, le système de santé met plus l’accent sur les soins préventifs et curatifs. Cela s’explique d’une part, par une faible intégration des actions de promotion de la santé aux services de santé offerts http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 15/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… aux populations et d’autre part, par une faible participation autonomisante de celles-ci et une insuffisance de données probantes en matière de promotion de la santé. Il en résulte une faible performance du système de santé dans l’amélioration de l’état de santé des populations. III. FONDEMENTS, VISION ET PRINCIPES DIRECTEURS 3.1. Fondements La stratégie nationale de promotion de la santé trouve ses fondements dans plusieurs Chartes, déclarations et des documents de référence. On peut citer entre autres, la Déclaration d’Alma Ata sur les SSP, les Chartes d’Ottawa et de Bangkok sur la promotion de la santé, la déclaration du Millénaire sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)[13] et le rapport de la Commission sur les DSS. Elle s’appuie également sur des textes fondamentaux proclamés à l’échelle sous régionale africaine comme la Déclaration d’Addis-Abeba sur la santé communautaire (OMS, 2006)[14], la Déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement, et de Ouagadougou sur les SSP et les systèmes de Santé en Afrique. Les stratégies africaines relatives à l’action sur les principaux DSS et sur la promotion de la santé. Au niveau national, la stratégie nationale se fonde sur des référentiels tels que la Constitution l’étude nationale prospective Burkina 2025, la SCADD, la Politique nationale de santé et le PNDS.
3.2. Vision La vision de la stratégie nationale de promotion de la santé se décline comme suit : « un bien-être des populations à travers un environnement propice à la santé, l’adoption de modes individuels de vie sains et l’offre de services de santé à base communautaire performante».
3.3. Principes Directeurs La SNPS est basée sur les principes tels que définis dans les documents fondamentaux qui orientent la promotion de la santé. 3.3.1. Équité en santé Elle requiert l’adaptation des interventions aux besoins des bénéficiaires notamment les personnes les plus pauvres/vulnérables. Elle nécessite également une répartition adéquate des ressources permettant l’adoption de modes de vie sains et l’amélioration des conditions de vie favorables à la santé pour tous.
3.3.2. Participation universelle Les individus, les familles et les communautés doivent s’engager pour exercer un contrôle sur les facteurs qui influencent leur santé. La participation est efficace lorsque les citoyens déterminent eux-mêmes leurs besoins communs, exercent un contrôle sur les activités qu’ils http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 16/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… choisissent et en assument le leadership. Ce principe est la clé de réussite des programmes de promotion de la santé.
3.3.3. Empowerment L’empowerment ou l’habilitation favorise l’appropriation des actions de santé par les individus et la communauté et garantit leur pérennité. Lorsque ces derniers disposent de pouvoir pour agir, ils prennent conscience de leurs responsabilités dans la promotion de leur propre santé, se mobilisent et s’approprient les initiatives qui améliorent leur santé. Ils sont aussi capables de faire valoir leurs droits à la santé auprès des décideurs de santé, de manière organisée et constructive, à travers une recherche constante de l’amélioration du fonctionnement des services de santé.
3.3.4. Collaboration et partenariat La collaboration intra-sectorielle et intersectorielle renvoie au recours à plusieurs approches pour résoudre les grands problèmes liés aux DSS qui sont de nature multifactorielle. Elle stimule la création d’alliances et de partenariats entre plusieurs secteurs de développement ou entre différents individus qui travaillent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes communs liés à ces DSS. La collaboration offre ainsi l’avantage d’une vision plus holistique de la santé sous le leadership du ministère en charge de la santé.
3.3.5. Droits de l’homme et justice sociale Ce principe reconnait la santé comme un droit commun à tous les individus. Il implique le respect de la diversité, combat les inégalités et protège toutes les couches sociales contre la stigmatisation, le harcèlement, l’exclusion sociale et les préjugés socioculturels basés sur le genre. IV. OBJECTIFS DE LA STRATEGIE NATIONALE PS La stratégie nationale de promotion de la santé se propose comme objectifs de : - améliorer les modes et les conditions de vie, - développer le leadership du secteur de la santé en matière d’action sur les DSS - renforcer l'action communautaire pour la promotion de la santé, - renforcer l’offre de services en faveur de la promotion de la santé. VI. ORIENTATIONS STRATEGIQUES La stratégie nationale de promotion de la santé repose principalement sur deux orientations stratégiques qui sont : - l’amélioration des modes et des conditions de vie ; - le renforcement du leadership, de l'action communautaire et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 17/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Ces orientations stratégiques contribueront de façon importante à l’amélioration de la santé des populations. Avec la participation active de toutes les parties prenantes, leur mise en œuvre devrait contribuer à l’accélération de l’atteinte des OMD et de l’agenda post-2015.
5.1. Amélioration des modes et des conditions de vie Cette orientation alliera la communication, la mobilisation sociale, le plaidoyer et des actions d’hygiène et d’assainissement ainsi que les interventions visant l’amélioration du statut socioéconomique et du cadre de vie des populations. A cette fin, un partenariat actif avec les autres secteurs sera développé. En outre, il s’agira d’appuyer l’application des dispositions légales et règlementaires favorables à la santé en rapport notamment avec la sécurité civile et la protection de l’environnement, l’utilisation et la consommation des produits prohibés, la promotion des droits humains, etc.
5.2. Renforcement du leadership, de l'action communautaire et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé Le leadership s’opérera à travers le renforcement du rôle d’encadrement du Ministère de la santé en matière de coordination et de plaidoyer en vue de la prise en compte de la santé dans toutes les politiques sectorielles. Le renforcement de l’action communautaire implique une couverture nationale adéquate en services de santé à base communautaire et la disponibilité des ressources humaines performantes et motivées. Avec un cadre institutionnel et réglementaire approprié et la participation active de la communauté et des partenaires au développement, la mise en œuvre de cette orientation constitue un moyen d’accélérer l’atteinte des OMD et de l’agenda post 2015. Il s’agira de stimuler l’auto-assistance, le soutien social et d’instaurer des systèmes appropriés susceptibles de renforcer la participation de la communauté pour un meilleur contrôle sur la santé. Le renforcement des services de santé consiste à une meilleure intégration du secteur privé de santé y compris la médecine et pharmacopée traditionnelles ainsi qu’en la prise en compte du niveau communautaire comme partie intégrante du système de santé. Cela contribuera à une meilleure organisation des SBC à travers la participation de la communauté à la détermination des priorités, à la planification, à la mise en œuvre des actions communautaires, au suivi-évaluation et à la prise de décisions. La présente orientation implique un changement d’attitudes et d’organisation des services de soins pour prendre en considération les besoins essentiels de la population en matière de santé à tous les niveaux du système. VI. PROGRAMMES Dans le but d’atteindre les objectifs globaux de la SNPS, quatre (04) programmes seront mis en œuvre dont les deux premiers et les deux derniers relèvent respectivement des orientations stratégiques 1 et 2. - Programme 1 : le développement des aptitudes individuelles favorables à la santé ; - Programme 2 : la création d’ environnements favorables à la santé ; - Programme 3 : le renforcement de la participation communautaire et des interventions à base communautaire - Programme 4 : le renforcement du leadership et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé . 6.1. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 18/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Programme 1 : Développement des aptitudes individuelles favorables à la santé. Ce programme comprend les axes d’intervention suivants: - Le renforcement de la communication, de la mobilisation sociale et du plaidoyer; - Le renforcement des capacités des acteurs.
6.1.1. Renforcement de la communication, de la mobilisation sociale et du plaidoyer Cet axe consiste à : (i) élaborer et mettre en œuvre des plans de communication en appui aux programmes ; (iv) développer des supports et matériels de communication ; (ii) développer des interventions de promotion de la santé en milieux ciblés ; (iii) renforcer l’utilisation des médias classiques et les technologies de l’information et de la communication (TIC) en faveur de la promotion de la santé.
6.1.2. Renforcement des capacités des acteurs Ce renforcement consiste à : (i) intégrer dans les curricula de formation des acteurs, des modules sur la promotion de la santé; (ii) renforcer les compétences des acteurs par les formations continue et diplômante (iii) renforcer l’équipement des acteurs (iv) promouvoir les échanges d’expériences nationales et internationales.
6.2. Programme 2 : Création d’ environnements favorables à la santé La mise en œuvre de ce programme passe par deux axes d’intervention qui sont: - l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement en milieux de vie et de travail ; - le développement de partenariats multisectoriels.
6.2.1. Amélioration de l’hygiène et de l’assainissement en milieux de vie et de travail Il s’agira ici de : (i) développer les compétences en matière d'hygiène publique ; (ii) promouvoir l’hygiène des cadres de vie et de travail ; (iii) promouvoir la gestion adéquate des déchets (biomédicaux, industriels, ménagers, etc.) ; (iv) renforcer les capacités opérationnelles des organes du CNHP ; (v) développer des actions sectorielles d’adaptation aux changements climatiques ; (vi) contribuer à la mise en œuvre de la déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement, (vii) améliorer la qualité et la sécurité sanitaire des aliments.
6.2.2. Développement de partenariats multisectoriels Cet axe permettra de :(i) ppromouvoir l’autonomie financière des couches vulnérables ; (ii) ppromouvoir la pratique de l’exercice physique et du sport de maintien, (iii) ppromouvoir la sécurité routière , (iv) promouvoir l’éducation pour tous et l’alphabétisation fonctionnelle, (v) aaccompagner l’assurance maladie universelle, (vi) promouvoir les droits humains et l’éducation civique, (vii) renforcer le cadre législatif et règlementaire en faveur de la santé ; (viii) renforcer la résilience des individus et des communautés ; (ix) ppromouvoir la santé et sécurité au travail. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 19/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
6.3. Programme 3 : Renforcement de la participation communautaire et des IBC La mise en œuvre de ce programme renvoie à deux axes d’intervention à savoir : - l’accroissement de l’accès aux SBC de qualité ; - le renforcement de l’appropriation des interventions de promotion de la santé par les communautés.
6.3.1. Accroissement de l’accès aux services de santé à base communautaire de qualité Cet axe d’intervention consistera à : (i) assurer une meilleure disponibilité des SBC de qualité, (ii) promouvoir l’assurance-qualité des services de santé à base communautaire, (iii) renforcer la coordination des IBC.
6.3.2. Renforcement de l’appropriation des interventions de promotion de la santé par les communautés Cet axe vise à : (i) renforcer les compétences des représentants de la communauté en matière de santé communautaire, (ii) promouvoir le partenariat intercommunautaire,(iii) promouvoir l’engagement des leaders d’opinion, des élus locaux et des réseaux communautaires en matière de promotion de santé, (iv) améliorer les mécanismes de planification, de mise en œuvre, de coordination et de suivi/évaluation des IBC.
6.4. Programme 4 : Renforcement du leadership et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé Trois axes d’interventions concourent à la mise en œuvre de ce programme : - le développement du leadership du Ministère de la santé et d’une vision multisectorielle de la santé ; - le renforcement des capacités des services de santé en faveur de la promotion de la Santé ; - la promotion de la recherche.
4.1. Développement du leadership du Ministère de la santé et d’une vision multisectorielle de la santé Il consistera spécifiquement à : (i) renforcer le plaidoyer en faveur de la prise en compte de la santé dans les politiques sectorielles publiques, privées et communautaires. (ii) promouvoir la prise en compte du Genre dans les politiques de développement ; (iii) favoriser l’allocation des ressources financières, humaines, infrastructurelles suffisantes (iv) améliorer la planification des interventions en santé, (v) renforcer les mécanismes de coordination des interventions de promotion de la santé.
6.4.2. Renforcement des capacités des services de santé en faveur de la promotion de la Santé A ce niveau, il s’agira de : (i) rrenforcer le système de santé par la prise en compte effective du niveau communautaire ainsi qu’une meilleure prise en compte du secteur privé y compris la médecine et pharmacopée traditionnelles; (ii) rrenforcer les capacités des institutions de formation en matière de promotion de la santé ; (iii) iintégrer dans les services cliniques de santé des prestations de promotion de la santé.
6.4.3. Promotion de la recherche et renforcement du système d’information sanitaire http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 20/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Dans le domaine de la recherche en promotion de la santé, il importera de : (i) développer des recherches en promotion de la santé, (ii) renforcer la collecte et l’analyse des données de routine sur les interventions de promotion de santé, (iii) documenter les interventions de promotion de santé. VII. FINANCEMENT DE LA SNPS La mise en œuvre de la SNPS requiert la mobilisation de ressources financières importantes. Le financement de la politique sera assuré par le budget de l'état, les collectivités, les communautés et les PTF. Un plaidoyer sera fait auprès des autres secteurs de développement en vue de l’allocation des ressources pour la mise en œuvre de leurs actions. Ce plaidoyer concernera aussi, les collectivités territoriales, les communautés et les PTF. Il sera envisagé d’autres modes de financements innovants tels que la création d’une fondation pour la promotion de la santé. VIII. MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE, DE SUIVI ET D’EVALUATION 8.1. Mise en œuvre La SNPS sera mise en œuvre à travers des plans stratégiques qui définiront les rôles et les responsabilités des différentes parties prenantes. La tutelle technique de la mise en œuvre de stratégie sera assurée par le Ministère de la santé, à travers la DPS. La transversalité des missions assignées à cette direction commande que les orientations définies dans la SNPS soient prises en compte dans les plans stratégiques et opérationnalisées dans les plans d’action annuels des parties prenantes. Cette politique sera largement diffusée pour favoriser son appropriation par l’ensemble des acteurs.
8.2. Dispositif de pilotage Le pilotage de la SNPS sera assuré par le comité de suivi du PNDS 2011-2020, à travers ses sessions. Pour ce faire, la commission thématique relative aux prestations de soins, promotion de la santé et lutte contre la maladie, prévoira une sous-commission « promotion de la santé » en son sein. Celle-ci regroupera les représentants de toutes les parties prenantes dans le développement de la promotion de la santé.
8.3. Suivi et évaluation Le suivi et l'évaluation de cette stratégie s'intègrent dans le système actuel du Ministère de la santé. Toutefois, un mécanisme de suivi et d’évaluation sera mis en place et impliquera les autres secteurs, les collectivités territoriales, les , organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers et les autres acteurs de développement. Pour le suivi, des données seront collectées à travers le système national d'information sanitaire (SNIS) et des enquêtes spécifiques pour informer les acteurs de la mise en œuvre des activités opérationnelles de promotion de la santé. Des évaluations périodiques seront conduites afin d’apprécier le niveau d’atteinte des objectifs de la SNPS. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 21/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
8.4 Conditions de succès Il s’agit des conditions nécessaires pour le succès de la mise en œuvre des actions consignées dans la Politique. 8.4.1. Environnement international Les différentes chartes et déclarations ont réaffirmé le rôle de la SNPS dans l’amélioration de la santé et le bien-être des populations. Cet environnement est favorable à l’adhésion des pouvoirs publics et à la mise en œuvre de politiques y afférentes. Tout changement d’intérêt lié à l’émergence de nouvelles priorités aussi bien aux plans international, régional que national pourrait compromettre la mise en œuvre de cette politique.
8.4.2. Adhésion des partenaires techniques et financiers Le financement de la SNPS nécessitera la contribution des PTF. De fait, leur pleine adhésion aux actions définies dans cette politique représente une condition essentielle à l’implémentation des plans stratégiques de sa mise en œuvre. A l’opposé, leur manque d’adhésion ou le maintien de la verticalité de leurs programmes d’intervention pourrait compromettre l’atteinte des résultats escomptés du fait d’une faible mobilisation des ressources.
8.4.3. Engagement des parties prenantes L’engagement de toutes les parties prenantes à tous les niveaux est une des conditions de succès pour la mise en œuvre de cette stratégie. A l’inverse, la non-appropriation de la SNPS par les acteurs, en particulier les communautés, pourrait compromettre l’atteinte des objectifs visés. Dispositif institutionnel La réussite de la mise en œuvre de la SNPS repose sur un dispositif institutionnel performant. A ce titre, la stabilité et le renforcement des capacités des différentes structures responsables de la coordination et de la mise en œuvre sont fondamentaux pour l’opérationnalisation des missions qui leur sont assignées. A contrario, les changements structurels et/ou la perte des attributs ainsi que la mobilité des intervenants limiteront l’atteinte des objectifs de la SNPS. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 22/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… PLAN D’ACTION DE PROMOTION DE LA SANTE 2015 - 2019 Août 2014 PREFACE Au Burkina Faso comme dans la plupart des pays en développement, la situation sanitaire se caractérise par la recrudescence de certaines maladies à potentiel épidémique et une augmentation des maladies non transmissibles. Le profil épidémiologique du pays est marqué par la persistance d’une forte charge de morbidité due aux endémo-épidémies y compris l’infection à VIH. Cette situation est en grande partie due aux comportements à risque au sein des populations mais également à divers autres facteurs contre lesquels l’approche biomédicale seule reste insuffisante. La preuve est maintenant établie au niveau mondial et dans la région subsaharienne d’Afrique que la persistance des faibles indicateurs de santé et de développement est le fait de nombreux facteurs intrinsèquement liés et qui sont, pour la plupart, en dehors du secteur sanitaire. Ces facteurs ne sont pas souvent pris en compte dans leur entièreté et de façon simultanée dans les projets et programmes de santé. Dans l'optique de proposer des solutions idoines à ces préoccupations, le ministère de la santé du Burkina Faso, sous l'égide de l'OMS, a élaboré la stratégie nationale de promotion de la santé. Cet acte traduit une volonté manifeste des autorités gouvernementales du pays, de donner à la promotion de la santé, une place de choix dans tout processus de développement de la personne. Pour mettre en œuvre cette stratégie, l’élaboration d’un plan d’action de promotion de la santé, en tant qu’instrument de son opérationnalisation, a été jugée nécessaire. Document de référence pour orienter les acteurs dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion de la santé, son opérationnalisation va contribuer au bien-être des populations par un environnement propice à la santé, des modes individuels de vie sains et des services de santé à base communautaire performants. Ce plan d’action se veut donc un instrument qui concourt à la mise en œuvre de la stratégie nationale de promotion de la santé qui vise à atteindre le meilleur état de santé possible des populations à travers un système de santé performant. J’exhorte par conséquent, tous les acteurs du système de santé à se l’approprier et à en faire un outil de planification de référence en matière de promotion de la santé au Burkina Faso et à soutenir sa mise en œuvre. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 23/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Le Ministre de la Santé Léné SEBGO Officier de l’ordre national [1] OMS ; Commission des Déterminants sociaux de la Santé (2008) : Combler le fossé en une génération : instaurer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé. Rapport final de la Commission des Déterminants sociaux de la Santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé. [2] Ministère de l’économie et des finances. (2010). Guide méthodologique d’élab oration des politiques sectorielles. [3] OMS. (1986). Charte d’Ottaw a pour la promotion de la santé. Première Cconférence internationale sur la promotion de la santé. Ottaw a, Canada. [4]Promouv oir la responsabilité sociale en matière de santé; accroître les inv estissements en fav eur du dév eloppement sanitaire; renforcer et élargir les partenariats pour la santé; accroître les capacités communautaires et responsabiliser l’indiv idu; mettre en place une infrastructure de promotion de la santé. [5]OMS (2011) Rapport de situation sur la mise en œuvre de la stratégie régionale de promotion de la santé, 61e Session du Comité régional de l’Afrique ; Yamoussokro (CI)- AFR/RC61/PR/4 du 5 juillet 2011, [6] OMS. (2008). Déclaration de Ouagadougou sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé en Afrique: réaliser de meilleurs résultats pour la santé en Afrique au` cours du nouveau millénaire. 30 avril 2008. [7] OMS. (2012). Stratégie de promotion de la santé de l'OMS pour la région africaine. Soixante-deuxième session. Luanda, République d’Angola, 19–23 novembre. [8] Institut National de Statistiques et de la Démographie du Burkina Faso (INSD). (2006). Recensement général de la Population et de l’Hab itat. [9] Ministère de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), (2012) ; Annuaire statistique de l’éducation nationale [10]Ministère de la Santé. (2013). Enquête Nationale de Nutrition. Direction de la Nutrition [11]Michael Marmot, OMS, 2006 [12] Organisation mondiale de la santé (OMS). (1989). Relance des SSP : Initiative de Bamako. 13Organisation des Nations Unies. (2000). Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Sommet du Millénaire, 6 au 8 septembre, New -York. [14] ONUSIDA, UNICEF, Banque mondiale & OMS (OMS). (2006). Déclaration d’Addis-Ab ab a sur la santé communautaire dans la région africaine. Conférence internationale conjointe sur la santé communautaire. Addis Abéba, 20 au 22 novembre. SIGLES ET ABREVIATIONS ADP : Assemblée des Députés du Peuple AMU : Assurance maladie universelle ASBC : Agent de santé à base communautaire CCC : Communication pour le changement de comportement CHR : Centre hospitalier régionale CHU : Centre hospitalier universitaire CMA : Centre médical avec antenne chirurgicale CMC-PS : Comité multisectoriel de coordination de la promotion de la santé http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 24/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… CNHP : Conseil national de l’hygiène publique CNSS : Caisse nationale et de sécurité sociale CSPS : Centre de santé et de promotion sociale CVPS : Centre villageois de promotion de la santé DGESS : Direction générale des études et statistiques sectorielles. DPS : Direction de la promotion de la santé DRS : Direction régionale de la santé DS : District sanitaire DSS : Déterminants sociaux de la santé ECD : Equipe cadre de district EDS : Enquête démographique de santé IBC : Intervention à Base Communautaire IDH : Indice de développement humain IGR : Intervention à gain rapide INSD : Institut national et des statistiques et de la démographie IST : Infection sexuellement transmissible MASA : Ministère de l’agriculture et de la sécurité alimentaire MASSN : Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale MATS : Ministère de l’administration territoriale et de la sécurité MC : Ministère de la communication MCT : Ministère de la culture et du tourisme MDHPC : Ministère des droits humains et de la promotion civique MEAHA : Ministère de l’eau, des aménagements hydrauliques et de l’assainissement MEDD : Ministère de l’environnement et de développement durable MEF : Ministère de l’économie et des finances MENA : Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation nationale MFPTSS : Ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale MHU : Ministère de l’habitat et de l’urbanisme MICA : Ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat MJFPE : Ministère de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi MPFG : Ministère de la promotion de la femme et du genre MRAH : Ministère des ressources animales et halieutiques MS : Ministère de la santé MSL : Ministère de sport et de loisir MTEN : Ministère du transport et de l’économie numérique http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 25/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… OBC-E : Organisation à base communautaire d’exécution OMS : Organisation mondiale de la santé ONG : Organisation non gouvernementale PN-AEPA : Programme national d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement PNDS : Plan national de développement sanitaire PNS : Politique nationale de la santé PNUD : Programme des nations unies pour le développement PS : Politique de santé SNPS : Stratégie nationale de promotion de la santé PAPS : Plan d’action de promotion de la santé PTF : Partenaire technique et financier SBC : Service à base communautaire SMART : Standardized monitoring and assessment of relief and transitions STEPS : Service technique et études pour la participation sociale (Bureau d’études) SIDA : Syndrome de l’immunodéficience acquise SSA : Services de santé des forces armées SSP : Soins de santé primaire TIC : Technologie de l’information et de la communication VIH : Virus de l’immunodéficience humaine RESUME Le Burkina Faso à l'instar des autres pays subsahariens a un profil épidémiologique marqué par la persistance d’une forte charge de morbidité due aux endémo-épidémies y compris l’infection à VIH et par l’augmentation progressive du fardeau des maladies non transmissibles. Cette situation est liée à la non prise en compte de la promotion de la santé comme moyen efficace pour résoudre tous les aspects ou facteurs en cause, ni tous les acteurs potentiellement concernés par les problèmes de santé. Pour répondre à cette problématique de la promotion de la santé, le ministère de la santé, s'est doté d'une stratégie nationale de promotion de la santé (SNPS) . L'élaboration du présent plan d’action de promotion de la santé comme instrument de son opérationnalisation est la concrétisation de la mise en œuvre de cette stratégie. Son élaboration a suivi un processus participatif sous forme d'ateliers de conception, d'amendement et de finalisation qui ont impliqués activement tous les acteurs des secteurs œuvrant dans la promotion de la santé. Le but poursuivi par ce plan d’action est de contribuer au bien-être des populations par un environnement propice à la santé, des modes individuels de vie sains et des services de santé à base communautaire performants. L’objectif général est d’améliorer la santé des populations. Les résultats attendus sont : - 50% des populations adoptent des comportements favorables à la santé d’ici à fin 2019 ; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 26/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… - d’ici à fin 2019, les environnements socio-économique, physique et législatif se sont améliorés dans au moins 80% des communes ; - d’ici à fin 2019, la participation et les interventions communautaires sont renforcées dans au moins 80% des villages ; - d’ici à fin 2019,100% des secteurs de développement intègrent des actions de promotion de la santé dans les politiques et programmes Le plan d’action est bâti autour des programmes de la stratégie nationale de promotion de la santé qui se déclinent en axes d’interventions et en actions prioritaires. Dans ce plan d’action, le rôle et responsabilité des acteurs et structures ont été décrits. Les mécanismes de suivi évaluation ainsi que les modalités de financement du plan ont été également définis. Le budget prévisionnel du plan s’élève à quatre-vingt-seize milliards vingt-neuf millions cinq cent dix mille cent quatre (96 029 510 104) francs CFA. INTRODUCTION Le profil épidémiologique du Burkina Faso est marqué par la persistance d’une forte charge de morbidité due aux endémo-épidémies y compris l’infection à VIH et par l’augmentation progressive du fardeau des maladies non transmissibles. Généralement, les actions entreprises n’ont pas pris en compte tous les facteurs en cause ou tous les acteurs potentiellement concernés par les problèmes visés. Se fondant à la fois sur la nécessité de se doter de politiques à même de répondre efficacement aux préoccupations des populations en matière de santé et sur une vision holistique dans la résolution des problèmes de santé, le Burkina Faso a élaboré une stratégie nationale de promotion de la santé (SNPS). Ce document vient en réponse à la recommandation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la région africaine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) demandant à chaque pays de mettre en place les structures et les mécanismes nécessaires à la reconnaissance et à la mise en pratique de la Promotion de la santé. Pour mettre en œuvre cette stratégie nationale, un plan d’action de promotion de la santé, en tant qu’instrument de son opérationnalisation a été jugé nécessaire. Ainsi, selon un processus participatif, ce plan est élaboré sur la base de la politique nationale de santé (PNS), du plan national de développement sanitaire (PNDS), de la stratégie nationale de promotion de la santé (SNPS) et bien d’autres référentiels. Il s’articule autour des principaux points suivants : - généralités sur le Burkina Faso ; - situation sanitaire ; - rappel de la stratégie nationale de promotion de la santé ; - but, objectifs du plan d’action ; - axes d’interventions et actions prioritaires ; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 27/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… - chronogramme 2015-2019 ; - ,mise en œuvre ; - financement. I. GENERALITES SUR LE BURKINA FASO
1.1. Données géographiques et organisation administrative Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, pays continental, s’étend sur une superficie d’environ 274 200 km2. Il est limité au nord et à l’ouest par le Mali, à l’est par le Niger et au sud par le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Son climat est de type tropical avec une saison pluvieuse d’environ cinq mois (de mai à septembre) et une saison sèche d’environ sept mois (d’octobre à avril). Ce climat expose le pays à des risques permanents d’inondation, de sécheresse mais aussi de l’harmattan ainsi que de chaleur parfois très importante. Le Burkina Faso est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 350 départements, 351 communes dont 49 communes urbaines et 302 communes rurales et de 8228 villages (INSD, 2006)[1]. Les circonscriptions administratives sont la région, la province et le département. Dans le cadre de la décentralisation, la région et la commune sont des collectivités territoriales dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. A ce titre, des ressources matérielles et financières leur sont transférées.
1.2. Données démographiques Avec un taux d’accroissement annuel de 3,1%, la population totale du Burkina Faso est estimée à 17 322 796 habitants en 2013. Cette population est en majorité jeune. En effet les adolescents et les jeunes âgés de 10 à 24 ans représentent 32,5 % de cette population. Le taux brut de natalité est de 46‰. L’indice synthétique de fécondité est de 6,0 enfants par femme selon l’EDS IV. Le taux global de fécondité générale est de 195‰ tandis que le taux de mortalité en baisse continue est de 11,8‰ (INSD, 2006). La frange féminine représente 51,7% de la population globale qui est constituée de 46,4% de jeunes de moins de 15 ans, 17,38% d’enfants de moins de cinq ans et 23,56% de femmes en âge de procréer. L’espérance de vie à la naissance est passée de 32 ans en 1960 à 56,7 ans en 2006 (INSD, 2008), soit une augmentation de 24,7 ans. La majorité de la population vit en milieu rural. Le Burkina Faso est un pays de fortes migrations internes et surtout externes. Les récentes crises sociopolitiques dans les pays voisins ont drainé un flux important de réfugiés à l’intérieur du Burkina Faso, augmentant les besoins en santé, en éducation et en alimentation.
1.3. Données économiques http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 28/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Le Burkina Faso fait partie des pays les moins avancés avec un seuil de pauvreté estimé à 108 454 FCFA par personne et par an en 2009 et le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté est de 43,9%. Cette pauvreté affecte particulièrement les femmes et les enfants et d’importants écarts persistent entre les zones urbaines et rurales déterminant la persistance des inégalités d’accès aux soins de santé au sein des populations. Selon le rapport du Programme des nations unies pour le développement (PNUD 2013) , le pays occupe le 183ème rang sur 186 pays avec un Indice de développement humain (IDH) de 0.343. L’économie du pays reste par ailleurs, marquée par son caractère faiblement diversifié et sa vulnérabilité aux chocs internes (aléas climatiques principalement) et externes (flambée du prix de l'énergie et volatilité des prix pour les produits alimentaires).
1.4. Données socioculturelles Le Burkina Faso compte environ 67 groupes ethnolinguistiques. Les principales religions sont l’islam (60,5%), le christianisme (23,2%) et l’animisme (15,3%) (INSD, 2006). Les inégalités relevées au niveau socio culturel et religieux concernent entre autres : (i) la persistance de la préséance du garçon par rapport à la fille dans le choix des naissances, dans le droit de succession et le droit de propriété ; (ii) les inégalités et disparités dans la division sexuelle du travail, qui donnent plus de charge de travail à la femme par rapport à l’homme, à la fille par rapport au garçon, avec des impacts dommageables sur leur santé, leur productivité, leur temps de loisir et leur réinvestissement en capital humain ; (iii) l’existence et la perpétuation des pratiques traditionnelles qui sont néfastes à la femme (le lévirat, l’excision, les bastonnades, le sororat, la polygamie imposée à la première épouse, les mariages précoces et forcés), et quelques fois à l’homme (le sororat, la polygamie, les bastonnades, le mariage forcé, le rejet des sollicitations du mari sur le lit conjugal)[2]. En ce qui concerne l’éducation, le taux brut de scolarisation est passé de 45,9% en 2000-2001 à 79,6 % en 2011-2012. Le taux net de scolarisation était de 62,2%. Les indices de parité filles/garçons étaient de 0,98 pour le niveau d’admission et de 0,96 pour le niveau de scolarisation. (MENA[3], 2012). Selon la même source, le taux d’achèvement scolaire est de 55,1%. Quant au taux d’alphabétisation, il est de 28,7% (INSD, 2007). La majorité de la population reste analphabète (71,3%). III. SITUATION SANITAIRE 2.1. Organisation du système de santé Le système de santé regroupe les secteurs public, privé et traditionnel. Le sous-secteur public comporte une organisation administrative et opérationnelle.
2.1.1. Organisation administrative Sur le plan administratif, il est structuré en trois niveaux : - le niveau central composé des structures centrales et rattachées autour du cabinet du Ministre et du secrétariat général ; - le niveau intermédiaire comprend les 13 directions régionales de la santé ; - le niveau périphérique est constitué des districts sanitaires qui sont les entités opérationnelles les plus décentralisées du système national de santé. En 2013 on dénombre 70 districts sanitaires dont 63 fonctionnels. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 29/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
2.1.2. Organisation de l’offre de soins Les structures publiques de soins sont organisées en trois niveaux qui assurent des soins primaires, secondaires et tertiaires. Le premier niveau correspond au district sanitaire qui comprend deux échelons : . le premier échelon est le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) qui offre le paquet minimum d’activités. Au 30 juin 2013 on en dénombre 1501 et le rayon moyen d’action théorique estimé à 7,1 km au cours de la même période. . le deuxième échelon est le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) qui complète le paquet minimum fourni par le CSPS. Il est le centre de référence des formations sanitaires du district. En 2013, on compte 44 CMA fonctionnels. Le deuxième niveau est représenté par le Centre hospitalier régional (CHR). Il sert de référence au CMA. A ce jour, le pays compte au total 9 CHR. Le troisième niveau, le plus élevé, regroupant 3 CHU et un hôpital national, offre des soins spécialisés. A côté des structures sanitaires du Ministère de la santé, il existe d’autres structures publiques de santé telles que les services de santé des forces armées (SSA), les services de santé de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui relèvent respectivement du Ministère chargé de la défense et de celui chargé de la sécurité sociale. En plus des structures publiques, le Burkina Faso compte des structures privées concentrées dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Au 30 juin 2013, on en dénombre 1150. L’importance de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles est reconnue par la loi n°23/94 /ADP du 19 mai 1994 portant code de santé publique et une direction technique a été créée pour mieux coordonner le sous-secteur traditionnel.
2.2. Etat de santé des populations La situation sanitaire du Burkina Faso, malgré une amélioration certaine, reste caractérisée par des taux de mortalité générale (11,8% en 2006) et spécifique élevés. Parmi les maladies d’importance en santé publique on peut citer le paludisme, les IRA, la malnutrition, les maladies diarrhéiques, l’infection à VIH, les IST, la tuberculose, la lèpre et les MTN. En outre, la méningite cérébro-spinale, la rougeole et la poliomyélite constituent les causes de flambées épidémiques auxquelles fait régulièrement face le Burkina Faso. Dans le cadre de la prévention, d’importants efforts sont faits pour la prévention par la vaccination. Les maladies non transmissibles sont en augmentation. Cela se traduit par l’émergence des affections cardio-vasculaires, les troubles et maladies mentales, le diabète, la malnutrition, les cancers et les traumatismes dus aux accidents de la route. Selon les statistiques de la Direction de la protection civile, 14.987cas d’accidents de la circulation ont été notifiés en 2013. Cette double charge de morbidité et de mortalité due aux maladies transmissibles et non transmissibles constitue un facteur essentiel qui pèse sur la santé des groupes vulnérables que sont les mères et les enfants. En effet, Selon l’EDS IV, le taux de mortalité infantile est de 65 pour 1000 naissances vivantes et celui de la mortalité infanto-juvénile de 129 http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 30/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… [4] pour 1000 naissances vivantes. Le ratio de mortalité maternelle était de 484 pour 100 000 naissances vivantes en 1998 selon l’EDS III. Il est de 341 décès pour 100.000 naissances vivantes selon l’EDS, 2010. Chez l’enfant, les causes majeures de décès varient selon l’âge. Toutefois, la plupart de ces décès surviennent sur des terrains de malnutrition [5] dans 54% des cas . Selon le rapport de l’enquête nutritionnelle nationale 2013, la prévalence de la malnutrition aiguë au niveau national est passée de 11,3% en 2009 à 8,2% en 2013. Celle de la malnutrition chronique est passée de 35,1% en 2009 à 31,5 % en 2013. La situation de la santé des adolescents et des jeunes est influencée par des grossesses précoces et non désirées, des avortements provoqués clandestins, des rapports sexuels précoces et non protégés, le multi partenariat, une prévalence élevée du VIH/Sida et IST (0,7% pour le VIH/Sida chez les jeunes de la tranche d’âge de 15-24 ans selon EDS IV) et de violences diverses. Le phénomène est aggravé par la faible utilisation des méthodes contraceptives et des services de santé par les jeunes. La consommation d’alcool, de drogue et de tabac, substances hautement nuisibles pour la santé, n’épargne pas la frange jeune de la population. En effet, selon le rapport de l’enquête STEPS 2013, la consommation du tabac demeure un réel problème de santé publique avec une prévalence de 19,8% au sein de la population générale (25 à 64 ans). Cette prévalence reste plus élevée chez les hommes (29,2%) que chez les femmes (11,8%). Les sujets jeunes de 25 à 34 ans de sexe masculin sont les plus touchés avec une prévalence de 32,6%. La prévalence de l’exposition passive à la fumée de tabac à domicile était de 36,3% chez les hommes et les femmes âgés de 25 à 64 ans. Quant à la consommation d’alcool au cours des trente derniers jours qui ont précédé l’enquête, la prévalence était de 27,3% dans la population de 25 à 64 ans. Cette prévalence était plus élevée chez les hommes (31,0%) que chez les femmes (24,2%). La prévalence de la consommation de l’alcool augmentait avec l’âge et variait de 21,8% chez les 25 à 34 ans à 35,9% chez les 55 à 64 ans. La prévalence des maladies cardiovasculaires est élevée comme témoignent les données de l’enquête STEPS 2013 : - l’HTA chez 17,6% de la population de 25 à 64 ans ; - le diabète chez 4,9% de la population de 25 à 64 ans ; - une faible prévalence de l’hypercholestérolémie mais aussi un faible taux de cholestérol protecteur (HDL) chez 75,8% des hommes et 77,9%femmes de la population de 25 à 64 ans ; III. RAPPEL DE LA STRATEGIE NATIONALE PS Le Burkina Faso, s’est doté d’une stratégie nationale de promotion de la santé qui constitue le fondement du présent plan d’action. Elle se subdivise en plusieurs chapitres inter-liés, toutefois, son rappel se limitera aux points spécifiques ci-dessous décrits. 3.1. Problèmes prioritaires Les problèmes prioritaires retenus dans la stratégie nationale de promotion de la santé sont: http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 31/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… les environnements socio-économique, physique et législatif sont peu favorables à la santé. Cette situation se caractérise par une extrême pauvreté des populations, un cadre de vie peu salubre, des conditions climatiques peu favorables et des textes législatifs et règlementaires peu appliqués. Cela est lié à la faiblesse des revenus, du niveau d’instruction et du taux d’alphabétisation des populations. Il y a aussi l'action négative de l'Homme sur l'environnement, le faible niveau d’assainissement, l’insuffisance des textes et leur méconnaissance par les populations. Les conséquences qui en découlent sont la persistance/émergence de certaines maladies transmissibles et non transmissibles et le risque élevé de morbidité et de mortalité dans un contexte déjà précaire. Le leadership du secteur de la santé en matière d’action sur les déterminants sociaux de la santé DSS reste faible; cela se traduit par une insuffisance de prise en compte de la santé dans les politiques sectorielles. Cette situation est due essentiellement à l’insuffisance de compétences en promotion de la santé. Il en résulte une faible, voir une absence d’intégration du volet santé dans les missions des autres secteurs, la persistance et la recrudescence des cas morbides et une mortalité toujours élévée. La participation communautaire et les interventions de santé à base communautaire sont insuffisantes. Cela se manifeste par une insuffisante couverture en IBC et une faible appropriation des IBC par les populations. Cette situation s’explique par :(i) une faible compétence des ASBC, (ii) une inadéquation du profil et une absence des mécanismes harmonisés de motivation des ASBC, (iii) une faible couverture de l’approche de contractualisation, (iv) une faible implication des populations dans la gestion de leur propre santé, (v) une faible pérennisation des actions et (vi) une insuffisance dans la coordination des interventions de santé à base communautaire des différents projets et programmes de développement. Il en résulte une insuffisance dans l’offre, l’accès, l’utilisation des services de santé à base communautaire (SBC) de qualité et la création des conditions favorables à la santé au niveau communautaire, se traduisant par une morbidité et une mortalité élevées au sein des populations. L’offre de services en faveur de la promotion de la santé est insuffisante. En effet, le système de santé met plus l’accent sur les soins préventifs et curatifs. Cela s’explique d’une part, par une faible intégration des actions de promotion de la santé aux services de santé offerts aux populations et d’autre part, par une faible participation autonomisante de celles-ci et une insuffisance de données probantes en matière de promotion de la santé. Il en résulte une faible performance du système de santé dans l’amélioration de l’état de santé des populations.
3.2. Vision La vision de la stratégie nationale de promotion de la santé se décline comme suit : « un bien-être des populations à travers un environnement propice à la santé, l’adoption de modes individuels de vie sains et l’offre de services de santé à base communautaire performante».
3.3. Objectifs la stratégie nationale PS La stratégie nationale de promotion de la santé se propose comme objectifs de : - améliorer les modes et les conditions de vie ; - développer le leadership du secteur de la santé en matière d’action sur les DSS ; - renforcer l'action communautaire pour la promotion de la santé ; - renforcer l’offre de services en faveur de la promotion de la santé. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 32/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat…
3.4. Orientations stratégiques La stratégie nationale de promotion de la santé repose principalement sur deux orientations stratégiques qui sont : - l’amélioration des modes et des conditions de vie ; - le renforcement du leadership, de l'action communautaire et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé.
3.5. Programmes prioritaires Dans le but d’atteindre les objectifs de la SNPS, quatre (04) programmes seront mis en œuvre : - le développement des aptitudes individuelles favorables à la santé ; - la création d’environnements favorables à la santé ; - le renforcement de la participation communautaire et des IBC ; - le renforcement du leadership et de l’offre des services en faveur de la promotion de la santé. IV. OBJECTIFS DU PLAN D’ACTION
4.1. Objectif général Améliorer la santé des populations.
4.2. Objectifs spécifiques - D’ici à fin 2019, amener 50% des populations à adopter des comportements favorables à la santé. - D’ici à fin 2019, améliorer les environnements socio-économique, physique et législatif dans au moins 80% des communes. - D’ici à fin 2019, renforcer la participation et les interventions communautaires dans au moins 80% des villages. - D’ici à fin 2019, amener 100% des secteurs de développement à intégrer des actions de promotion de la santé dans les politiques et programmes. V. AXES D’INTERVENTION ET ACTIONS PRIORITAIRES Le plan d’action est bâti autour des programmes de la stratégie nationale de promotion de la santé qui se déclinent en axes d’interventions et en actions prioritaires. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 33/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 5.1. Axes d’intervention Au total, huit axes d’interventions seront considérés : Programme 1 : développement des aptitudes individuelles favorables à la santé . renforcement de l’appropriation des interventions de PS par les communautés . accroissement de l’accès aux services de santé à base communautaire de qualité . renforcement de la communication, de la mobilisation sociale et du plaidoyer Programme 2 : création d’environnements favorables à la santé . amélioration des conditions de vie en milieux ciblés . Amélioration des environnements économique, législatif et social des populations Programme 3 :renforcement du leadership et de l’offre des services en faveur de la PS . renforcement des capacités des acteurs . renforcement des capacités des services de santé en faveur de la PS . développement du leadership du Ministère de la santé et d’une vision multisectorielle de la santé
5.2. Actions prioritaires - Renforcement de l’appropriation des interventions de promotion de la santé par les communautés. Cet axe vise à : (i) Renforcer l’autonomisation des communautés en matière de santé et développement de leurs environnements (ii) Promouvoir le partenariat intercommunautaire (iii) Améliorer les mécanismes de planification, de mise en œuvre, de coordination et de suivi/évaluation des IBC. - Accroissement de l’accès aux services de santé à base communautaire de qualité. Cet axe d’intervention consistera à : (i) assurer une meilleure disponibilité des SBC de qualité, (ii) promouvoir l’assurance-qualité des services de santé à base communautaire, (iii) renforcer la coordination des IBC. Renforcement de la communication, de la mobilisation sociale et du plaidoyer. Cet axe consiste à : (i) mettre en œuvre des actions de communication en faveur d’un changement de comportement ; (ii) renforcer l’utilisation des médias classiques et les technologies de l’information et de la communication (TIC) en faveur de la promotion de la santé. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 34/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… - Amélioration des conditions de vie en milieux ciblés. Il s’agira ici de : (i) Développer les activités “PS sur les lieux de travail et les marchés", (ii) Développer les activités de PS dans les hôpitaux (hôpitaux promoteurs de la santé) (iii) Développer les activités de « villes et villages en santé », (iv) Développer les activités des « écoles promotrices de la santé ». - Amélioration des environnements économique, législatif et social des populations. Cet axe permettra de : (i) Promouvoir l’autonomisation des communes pour le développement local, (ii) Promouvoir l’éducation obligatoire pour tous jusqu’à l'âge de 15 ans sous la responsabilité communale, (iii) Promouvoir l’alphabétisation fonctionnelle sous la responsabilité communale, (iv) Promouvoir la formation professionnelle et l’auto-emploi sous la responsabilité communale, (v) Promouvoir l’accès des populations aux ressources énergétiques, (vi) Promouvoir les droits humains et l’éducation civique, (vii) Améliorer la disponibilité, la qualité et la sécurité sanitaire de l’eau et des aliments, (ix) Promouvoir la sécurité routière , (x) Promouvoir la pratique de l’exercice physique et du sport de maintien. - Renforcement des capacités des acteurs. Ce renforcement consiste à : (i) intégrer dans les curricula de formation des acteurs, des modules sur la promotion de la santé; (ii) renforcer les compétences des acteurs par les formations continue et diplômante (iii) promouvoir les échanges d’expériences nationales et internationales. - Renforcement des capacités des services de santé en faveur de la promotion de la Santé. A ce niveau, il s’agira de : (i) développer des recherches en promotion de la santé, (ii) renforcer la gestion des données de routine des interventions de promotion de santé, (iii) documenter les interventions de promotion de santé. - Développement du leadership du Ministère de la santé et d’une vision multisectorielle de la santé. Il consistera spécifiquement à : (i) Promouvoir le dialogue interne au sein du MS en matière de la PS(ii) renforcer l’approche promotion de la santé dans toutes les politiques, (iii) promouvoir la prise en compte du Genre dans les politiques et programmes sectoriels ; (iv) Accroître le financement des interventions de PS (v) Améliorer la planification des interventions en promotion de santé, (vi) Renforcer les mécanismes de coordination des interventions de promotion de la santé. Programme 3 : Renforcement de la participation communautaire et des IBC - Accroissement de l’accès aux services de santé à base communautaire de qualité Cet axe d’intervention consistera à : (i) assurer une meilleure disponibilité des SBC de qualité, (ii) promouvoir l’assurance-qualité des services de santé à base communautaire, (iii) renforcer la coordination des IBC. - Renforcement de l’appropriation des interventions de promotion de la santé par les communautés Cet axe vise à : (i) renforcer les compétences des représentants de la communauté en matière de santé communautaire, (ii) promouvoir le partenariat intercommunautaire,(iii) promouvoir l’engagement des leaders d’opinion, des élus locaux et des réseaux communautaires en matière de promotion de santé, (iv) améliorer les mécanismes de planification, de mise en œuvre, de coordination et de suivi/évaluation des IBC. CHRONOGRAMME 2015-2019 PROGRAMME PRIORITAIRE 1 : Développement des aptitudes individuelles favorables à la santé Objectif spécifique : D’ici à fin 2019, amener 50% des populations à adopter des comportements favorables à la santé. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 35/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Axe d’intervention 1 : Renforcement de l’appropriation des interventions de promotion de la santé par les communautés Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 1. Elaborer un guide - Disponibilité d’un plan d’orientation en matière d’autonomisation d’autonomisation x MS MATD communautaire pour les 32 465 160 communautaire pour les projets et programmes de projets et programmes santé et de développement de développement - Disponibilité d’un plan de 2. Elaborer un module de plaidoyer sur MS MATD x 19 008 712 formation sur l’autonomisation l’autonomisation communautaire à l’endroit des ONG et associations 1. Renforcer 3. Organiser une l’autonomisation rencontre de plaidoyer - Nombre des rencontres des communautés sur l’autonomisation réalisées en matière de communautaire à x MS MATD 82 298 180 l’endroit des députés, santé et - Nombre de personnes des ONGs et Association développement de dans chacune des 130 touchées leurs communes environnements 4. Former 100 acteurs de chacune des130 x x x x Communes sur MS MATD AMBF - Nombre d’acteurs formés 382 025 100 l’autonomisation communautaire 5. Organiser une rencontre de restitution x - Proportion des villages Communes 130 000 000 de la formation par touchés village 6. Mettre en œuvre les activités d’éducation par x x x x les pairs sur - Existence de la stratégie PM l’autonomisation communautaire 7. Organiser 5 voyages d’études intercommunaux Autres secteurs - Nombre de voyages par an en vue d’échanges MS x x x x x concernés réalisés 28 311 000 d’expériences sur des 2. Promouvoir le approches innovantes en partenariat matière de PS intercommunautaire 8. Animer les cadres de Autres secteurs - Nombres de cadres MS x x x 70 000 000 concertation traitant des concernés animés questions de PS 9. Organiser des journées Acteurs internes x x x x x - Nombre de journées de PS au niveau des MS 877 500 000 au MATD organisées communes 10. Intégrer les IBC dans les directives de x x x x x - Nombre de directives MS Acteurs internes PM planification, à tous les prenant en compte les IBC niveaux 11. Intégrer les données - Prise en compte des x x 9 582 100 communautaires dans le MS Acteurs internes données communautaires 3. Améliorer les circuit du SNIS dans le SNIS mécanismes de 12. Former les principaux planification, de acteurs communautaires mise en œuvre, de - Nombre d’acteurs formés en planification MATD, Acteurs x x coordination et de participative (Membres de MS internes - Nombre de séances de 681 740 100 suivi/évaluation des groupement, formation réalisées Intervention à Base Association/ONG, ASBC, Communautaires. cellules villageoises) 13. Former les principaux - Nombre d’acteurs formés acteurs communautaires MATD, Acteurs x x MS 681 740 100 en suivi-évaluation des internes - Nombre de séances de IBC formation réalisées 14. Réaliser une planification Proportion des DS ayant participative par district x 1 145 508 MS Communautés réalisé la planification regroupant 150 acteurs 000 participative communautaires http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 36/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Axe d’intervention 2 : Accroissement de l’accès aux services de santé à base communautaire de qualité. Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 15. Elaborer le profil de l’ASBC (processus de - Existence d’un paquet de sélection, paquet de Ministère de la ONG/Associations x services à base PM services, supervisions, santé (DPS) communautaire formation, équipements, modalités de motivation) 16. Elaborer un guide - Existence d’un guide des Ministère de la Autres secteurs d’orientation de la MEO x agents de santé à base 21 565 300 santé (DPS) concernés des SBC communautaire 17. Assurer la motivation Autres secteurs - Proportion des mois 24 000 000 MS pécuniaire des ASBC concernés couverts 000 18. Elaborer/Réviser les textes règlementaires des Ministère de la - Existence de textes Acteurs internes x 21 696 500 Services de santé à base santé règlementaires communautaire - Nombre de programmes de 19. Elaborer /réviser les Ecoles de Ministère de la formation en santé programmes de formation formation dans le x x 23 206 540 santé communautaire élaborés/ en santé communautaire domaine révisés - Nombre de modules de 20. Elaborer /réviser les Ministère de la Personnes formation en santé modules de formation en x 23 206 540 santé ressources communautaire élaborés/ santé communautaire révisés; 21. Renforcer les 4. Assurer une - Proportion des acteurs de compétences des acteurs ONG/Asso., MEO de l’approche de meilleure du monde MS Communes, x x contractualisation ayant 256 228 000 disponibilité des communautaire en santé Acteurs MS bénéficié d’une formation y SBC de qualité, communautaire (ONG ; relative Associations ; ASBC) 22. Assurer la couverture de tous les villages par les ONG/Asso., - Taux de couverture des activités des ONG et MS Communes, x x villages par les activités des 75 000 000 associations intervenant Acteurs MS OBC-E dans le domaine de la santé communautaire 23. Assurer le suivi régulier - Nombre de suivi des ONG/Asso., des activités des MS x x x x x activités des ONG et OBC-E 91 001 600 Communes, MS ONG/Association, ASBC réalisés 24. Evaluer annuellement la ONG/Asso., - Nombre d'ONG et d'OBC-E performance des ONG et MS Communes, x x x x x 100 000 000 évaluées associations Acteurs MS 25. sélectionner les agents - Nombre d’agents de santé de sante a base Autres secteurs MS x x x x x à base communautaire 160 000 000 communautaire selon le concernés recrutés selon le profil défini profil défini ONG/Association, 26. Former et/ou mettre à - Nombre d’ASBC formés et/ 1 611 078 MS Communes, x x x niveau 17 000 ASBC ou mis à niveau; 000 Acteurs MS 27. Doter les ASBC, - proportion des ASBC ayant ONG/Association, ONG/Association en reçu une dotation en 10 000 000 MS Communes, x x équipements et équipement et 000 Acteurs MS, PTF consommables. consommable 28. Elaborer les textes Ministère de la Autres secteurs, - Nombre de textes élaborés réglementant le santé (DPS) PM, fonctionnement des Communautés X 16 989 800 - Nombres d’acteurs CVPS (Statut, promotion, impliqués motivation, etc.) 29. Mettre en place X centres Ministère de la Autres secteurs - Nombre de CVPS mis en villageois de PS(CVPS) santé (DPS) concernés, PM, place 16 000 000 x x x communautés 000 - 30. Faire un plaidoyer pour Autres secteurs - Nombre de plaidoyer l’intégration du niveau concernés, PM réalisés http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 37/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 5. Promouvoir communautaire dans le Ministère de la - Nombre de responsables l’assurance-qualité x touchés PM système de santé santé (DPS) des services de santé à base - Intégration effective communautaire, 31. Elaborer / réviser les ONG/Asso., - Existence de document de normes et protocoles de x 23 280 012 Acteurs MS normes et protocoles mise en œuvre des SBC MS - Nombre de sorties de suivi 32. Assurer le réalisées; suivi/supervision des ONG/Asso., MS x x x x x 91 001 600 activités des ASBC, Acteurs MS - Nombre d’ASBC ONG/Association ; supervisés 33. Assurer la formation ONG/Asso., 1 131 123 continue des ASBC, MS Communes, x x x x x - Nombre d’ASBC formés; 000 ONG/Association Acteurs MS 34. Instaurer des prix - Nombre d’acteurs/structures d’excellence en matière MS MATD, PTF, MEF x x x x 192 500 000 primés; de SBC Disponibilité de la carte des ONG/Asso., IBC 35. Réaliser une MS Communes, x x x 15 000 000 cartographie des IBC Acteurs MS Nombre de mises à jour de la carte 36. Organiser des 6. Renforcer la ONG/Association, - Nombre de rencontres rencontres de MATS Communes, x x x x x de coordination des IBC 94 192 800 coordination des coordination des IBC au (Gouverneurs) Acteurs MS organisées; IBC. niveau régional - Nombre de participants 37. Organiser des rencontres communales - Nombre rencontre de concertation avec les ONG/Asso., organisées MATD (Maires) x x x x x 351 000 000 ASBC sur le paquet Acteurs MATD d’activités à base - Nombre de participants communautaire Axe d’intervention 3 : Renforcement de la communication, de la mobilisation sociale et du plaidoyer. Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 38. Organiser une - Nombres de rencontre annuelle de Autres secteurs plaidoyer inter MS concernés x rencontres 4 460 000 sectorielles sur la PS organisées 39. Réaliser au profit de - Nombre de causeries Autres secteurs chaque village 12 réalisées concernés, causeries éducatives Tout secteur x x x x x 2 880 000 000 Collectivités, par an sur les - Nombre de acteurs internes thématiques de PS personnes touchées 40. Réaliser au profit de - Nombre de ciné- 7. Mettre en œuvre chaque commune 10 Autres secteurs des actions de débats réalisés Ciné-débats par an sur concernés, communication en Tout secteur x x x x x 2 632 500 000 les thématiques de PS Collectivités, faveur d’un acteurs internes - Nombre de changement de personnes touchées comportement 41. Réaliser au profit de - Nombre de théâtres chaque commune, 10 Autres secteurs concernés, fora réalisés théâtres fora par an sur les thématiques de PS Tout secteur Collectivités, x x x x x 2 632 500 000 acteurs internes - Nombre de personnes touchées 42. Réaliser 20 Spots radio par an au profit de Autres secteurs chaque commune sur concernés, - Nombre de spots Tout secteur x x x x x radio réalisés 30 000 000 les thématiques de PS Collectivités, en français et en acteurs internes langues locales http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 38/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 43. Réaliser 10 Spots télé par an au profit de chaque Autres secteurs commune sur les concernés, - Nombre de spots télé Tout secteur x x x x x réalisés 57 500 000 thématiques de PS en Collectivités, français et en langues acteurs internes locales 44. Traduire 20 spots radio Autres secteurs dans 5 principales langues concernés, Nombre de spots Tout secteur x x x x x 52 000 000 locales par région Collectivités, radio traduits acteurs internes 45. Doubler 10 spots télé dans Autres secteurs 5 principales langues Tout secteur concernés, - Nombre de spots x x x x x 26 000 000 locales par région Collectivités, radio traduits acteurs internes 46. Diffuser 20 fois chaque spot Autres secteurs radio par commune Tout secteur concernés, - Nombre de spots x x x x x 25 000 000 Collectivités, radio traduits acteurs internes 47. Diffuser 20 fois chaque spot Autres secteurs télé par région Tout secteur concernés, Nombre de spots radio x x x x x 75 000 000 Collectivités, traduits acteurs internes 48. Réaliser 12 émissions radio Autres secteurs dans chaque province par Tout secteur concernés, Nombre de spots radio x x x x x 94 500 000 an sur des thématiques de Collectivités, traduits PS; acteurs internes Autres secteurs 49. Organiser annuellement Tout secteur concernés, Nombre de spots une conférence de presse x x x x x 8 500 000 Collectivités, radio traduits sur les résultats de PS acteurs internes Autres secteurs 50. Produire les supports de Tout secteur concernés, - Nombre de spots communication sur les x x x x x 200 000 000 Collectivités, radio traduits thématiques de PS acteurs internes - Nombre d’articles PS 51. Animer un site web de Autre secteurs promotion de la santé; MS/DPS concernés x x x x x publiés dans le site PM web PS 52. Etablir des conventions - Existence de 8. Renforcer de partenariat avec les Tout secteur MC, MS x x x x x conventions de PM l’utilisation des médias existants partenariat avec médias classiques 53. Appuyer les radios Gouvernorats, et les technologies - Nombre de radios communautaires selon les Hauts de l’information et besoins (Finances, MC commissaires, x x x communautaires créées 40 500 000 de la ou appuyées équipements) préfets communication en faveur de la - Existence de promotion de la 54. Appuyer des productions productions musicales santé. musicales de MS, Artistes de sensibilisation de MAC x x x x x 5 500 000 sensibilisation sur des musiciens santé ayant reçu des questions de santé appuis dans le cadre de la PS 55. Animer une page dans Autres secteurs - Proportion des parutions les journaux en thème de MS x x x x x 196 300 000 concernés animées Promotion de la santé PROGRAMME PRIORITAIRE 2 : création d’environnements favorables à la santé Objectif spécifique : D’ici à fin 2019, améliorer les environnements socio-économique, physique et législatif dans au moins 80% des communes. Axe d’intervention 4 : Amélioration des conditions de vie en milieux ciblés. Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 39/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 56. Formaliser le partenariat avec les 50 communes pour la mise en œuvre de la PS dans les Autres secteurs - Nombre de partenariats MS x x x x x PM principaux marchés et concernés formalisés lieux de service publique et des entreprises privées 57. Mettre en place des - Proportion des communes cellules de PS dans les MATD Autres secteurs x x x x x partenaires disposant de PM lieux de travail et les (Communes) concernés cellules PS marchés 58. Installer des enseignes - Proportion des marchés d’information sur les MATD Autres secteurs x x x x x partenaires disposant 20 000 000 9. Développer les thématiques de PS dans (Communes) concernés d’enseignes les marchés activités “PS 59. Diffuser de messages sur les lieux de MATD Autres secteurs x x x x x - Nombre de messages audio de PS dans les 33 800 000 travail et les gares et marchés (Communes) concernés diffusés marchés" 60. Installer des bacs à MATD Autres secteurs - Taux de disponibilité en x x x x x 877 500 000 ordures (Communes) concernés bacs à ordures 61. Assurer l’enlèvement MATD Autres secteurs - Taux d’enlèvement des x x x x x PM régulier des ordures (Communes) concernés ordures - Nombre de latrines réalisé MATD Autres secteurs 62. Construire des latrines x x x x x 6 142 500 000 (Communes) concernés - Taux d’utilisation des latrine 63. Organiser des journées MATD Autres secteurs - Nombre de journées de x x x x x 175 500 000 de salubrité (Communes) concernés salubrité organisées par an 64. Organiser des - Taux de couverture en MATD Autres secteurs inspections sur les lieux x x x x x inspection des lieux de 210 600 000 (Communes) concernés de travail travail 65. Réaliser des visites - Proportion des travailleurs Autres secteurs médicales dans les lieux MS x x x x x ayant bénéficié de visite 421 200 000 concernés de travail et les marchés médicale - Proportion des lieux de 66. Installer les dispositifs travail couverts en sécuritaires dans les MATD Autres secteurs x x x x x dispositifs de sécurité PM lieux de travail et les (Communes) concernés marchés - Proportion des restos 67. Mettre en place des couverts en dispositifs de dispositifs de lavage des lave mains MATD Autres secteurs mains auprès des x x x x x 438 750 000 (Communes) concernés restaurants environnants - Proportion des latrine et les latrines couverts en dispositifs de lave mains - Nombre de reposoirs installés 351 000 000 68. Installer des reposoirs MATD Autres secteurs x x x x x dans les marchés (Communes) concernés - Proportion de marchés disposant de reposoirs - Nombre de causeries Cellules PS des réalisées 69. Organiser des causeries Autres secteurs marchés et lieux x x x x x 547 560 000 éducatives concernés de travail - Nombre de personnes touchées - Nombre de séances 70. Organiser des séances réalisées Cellules PS des Autres secteurs de sevrage tabagique x x x x x 273 000 000 lieux de travail concernés dans les lieux de travail - Nombre de personnes touchées - Nombre de séances réalisées 71. Installer des « cafétéria- Cellules PS des Autres secteurs x x x x x 1 755 000 000 resto en santé » lieux de travail concernés - Nombre de personnes touchées - Proportion des lieux de 72. Appliquer la législation Cellules PS des Autres secteurs x x x x x travail appliquant la 75 885 680 antitabac lieux de travail concernés législation antitabac - Nombre de personnes 73. Former le personnel sur http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 40/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… la gestion du stress dans Cellules PS des Autres secteurs x x x x x formées 144 058 720 les lieux de travail lieux de travail concernés - Nombre de cas de stress 74. Former les membres des Communes MS x x x x - Nombre d’acteurs formés 170 158 200 cellules en PS MATD/MT) 75. Organiser le partenariat Autres acteurs - Nombre de partenariat avec les structures de MS concernés x x x x 2 585 620 soins (CHR, CHU, CMA organisé et CSPS) 76. Former le personnel de 10. Développer MS (Direction Autres secteurs - Nombre de professionnels santé sur l’approche PS x x x x x 50 350 040 les activités de générale) concernés formés en milieu hospitalier PS dans les 77. Assurer la formation - Nombre de formations Autres acteurs structures de continue du personnel MS/DES concernés x x x x x organisées 251 750 200 soins (hôpitaux des hôpitaux promoteurs de 78. Renforcer le la santé) fonctionnement des Autres acteurs MS/DES x x x x x - Nombre de comités touchés 72 099 800 comités d’hygiène et concernés sécurité au travail 79. Elaborer des supports Autres secteurs - Nombre de rapports de communication au MS/DPS x 21 827 700 concernés élaborés profit du personnel 80. Doter les hôpitaux en matériel audiovisuel pour la Autres secteurs - Nombre de messages MS/DES x x 26 000 000 diffusion de messages de concernés diffusés santé 81. Renforcer les hôpitaux en Autres secteurs MS/DES x x - Nombre d’hôpitaux équipés PM équipements biomédicaux concernés 82. Former les techniciens Autres secteurs - Nombre de techniciens biomédicaux à la MS/DES x x PM concernés formés maintenance du matériel 83. Paver les zones praticables Autres secteurs MS/DES x x - Proportion d’hôpitaux touchés 65 000 000 à l’intérieur des hôpitaux concernés 84. Renforcer les hôpitaux en Autres secteurs MS/DRH x x x x x - PM personnel selon le besoin concernés 85. Réhabiliter les équipements Autres secteurs - Existence d’équipements MS/DPS x x x x x 130 000 000 non fonctionnels concernés fonctionnels 86. Aménager des espaces de MATD détente adaptés aux MS/DES x x - Proportion d’hôpitaux touchés 13 000 000 (Communes) hôpitaux 87. Organiser des journées de MATD - Proportion des activités MS/DES x x x x x 1 3000 000 salubrité hospitalière (Communes) réalisées 88. Doter les établissements de santé en équipements Autres secteurs - Existence d’équipement adaptés pour la pré- MS/DES x x x x x 2 080 000 000 concernés adapté collecte, la collecte et le transport pour les DBM 89. Réhabiliter les incinérateurs non - Nombre d’incinérateur PADS MS x x x x x 1 007 500 000 fonctionnels dans les réhabilités structures de santé ( 90. Equiper les CSPS en Autres secteurs - Proportion des CSPS MS/DES x x 1 613 500 000 incinérateurs types) concernés bénéficiaires 91. Renforcer les services Autres secteurs MS/DES x x x x x - Nombre d’indigents soutenus 65 000 000 d’aide aux indigents concernés 92. Assurer l’hygiène des denrées alimentaires Autres secteurs - Existence d’activités y commercialisées aux MS/DPS concernés x x x x x PM relatives alentours de l’hôpital 93. Assurer la qualité de la - Existence d’un comité Autres secteurs nourriture des patients et du MS/DES x x x x x d’appréciation de la qualité de PM concernés personnel la nourriture 94. Assurer l’éducation des patients Autres secteurs - Nombre d’activités y MS/DES x x x x x PM et des accompagnants concernés relatives 95. Renforcer la communication - Nombre d’activités y MS/DES x x x x x PM avec le patient sur sa maladie relatives 96. Renforcer le système Autres secteurs - Niveau de qualité des 39 000 000 MS/DES x x x x x d’information hospitalière concernés données sanitaires http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 41/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 97. Renforcer le monitorage MS/DES Autres secteurs x x x x x - Nombre de monitorages 32 500 000 hospitalier concernés et 98. Organiser un plaidoyer auprès des conseils municipaux en MATD MS x 75 885 680 faveur du développement des (Communes) - Nombre d’activités y activités VVS relative 11. Développer les 99. Former dans chaque activités de commune, 8 membres du « villes et MATD - Proportion de communes villages en santé conseil communal et 2 MS/DPS x x 126 694 800 (Communes) touchées (VVS)» membres CVD en PS y compris le concept VVS 100. Appuyer les communes dans MATD - Nombre d’activités la mise en œuvre d’activités MENA x x x x 239 536 440 (Communes) réalisées spécifiques relatives au VVS 101. Identifier des écoles pilotes de PS en collaboration avec - Nombre de partenariat MS Communes/MATD x x x x PM les autorités sanitaires, signé scolaires et communales. Autres secteurs 102. Mettre en place un comité PS MS x - Existence d’un comité PS PM concernés 103. Former les membres du Autres secteurs - Proportion des membres comité sur l’approche de MS/DPS x 165 124 700 concernés du comité formés Promotion de la santé 104. Renforcer les connaissances Autres secteurs - Proportion d’enseignants des enseignants sur les MENA x 109 081 700 concernés formés thèmes importants de PS 105. Doter les écoles en outils de communication de PS au - Proportion des écoles MENA x x 32 500 000 profit des enseignants et des Autres secteurs bénéficiaires élèves. concernés 106. Mettre en place un observatoire des élèves pour - Proportion des écoles MENA PM les comportements favorables Autres secteurs disposant d’observatoire à la santé au sein de l’école concernés 107. Organiser semestriellement, Autres acteurs - Nombre de journées une journée PS en milieu MENA 65 000 000 concernés organisées 12. Développer les scolaire, activités des 108. Animer une émission à la Autres secteurs - Nombres d’émissions « écoles radio par semestre sur les MENA 6 500 000 concernés animées promotrices de la activités des écoles en santé santé » 109. Réaliser et/ou réhabiliter les Autres secteurs - Nombre d’ouvrages 1 365 000 ouvrages MENA concernés réhabilités 000 d’hygiène/assainissement 110. Assurer l’accompagnement Autres secteurs MENA - Nombre d’élèves touchés 273 000 000 psychosocial des élèves concernés 111. Réaliser des activités d’hygiène individuelle en milieu scolaire (brossage des - Nombre d’activités MS/DPS MENA 13 000 000 dents en groupe, lavage des réalisées mains, taillade des cheveux…) 112. Organiser un concours - Existence d’un prix MENA MS/DPS 32 500 000 « meilleure école en santé » meilleure école 113. Assurer l’hygiène des denrées alimentaires MATD - Nombre d’activités y MENA PM commercialisées au sein de (Communes) relative l’école 114. Organiser une visite - Nombre d’élèves et médicale annuelle des MENA MS 368 550 000 d’enseignants touchés élèves - Existence de texte 115. Appliquer législation antitabac MENA MS/DPS interdisant le tabac en PM en milieu scolaire milieu scolaire Axe d’intervention 5: Amélioration des environnements économique, législatif et social des populations Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 116. Elaborer un module de formation sur - Nombre de plan élaboré http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 42/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 13. Promouvoir l’autonomisation DPS Communes x x x x 19 008 712 l’autonomisation des communale communes pour le 117. Former 5 acteurs de développement local, chacune des 351 Autres Communes sur MATD secteurs x x - Nombre d’acteurs formés 534 101 400 l’autonomisation concernés communale 118. Renforcer le plaidoyer pour l’application de MENA MESS, Autres - Nombre de personnalités x x PM 14. Promouvoir l’accélération de l’Ecole concernés touchées l’éducation Pour Tous. obligatoire et 119. Renforcer les mesures MENA - Existence d’un système de gratuite pour tous de subvention des MENA MESS x x x x PM subvention y relative de 03 à 16 ans sous charges scolaires la responsabilité 120. Sensibiliser les parents communale, - Nombre de personnes à la scolarisation des x x x x x 75 066 680 touchées enfants 121. Couvrir l’ensemble des Autres - Proportion des villages villages en écoles MENA secteurs x x x x x PM disposant d’école primaires primaires concernés 122. Couvrir l’ensemble des Autres - Proportion des villages villages en centres MENA secteurs x x x x x disposant de centres PM 15. Promouvoir concernés d’alphabétisation d’alphabétisation. l’alphabétisation 123. Diffuser et appliquer les Autres - Nombre de personnes fonctionnelle sous la dispositions légales et secteurs touchées responsabilité règlementaires en MENA concernés x x x x x PM communale, matière d’éducation. Nombre de rencontres organisées 124. Mettre en place un Autres mécanisme d’orientation MENA x x x x secteurs - Existence du système PM 16. Promouvoir la des élèves du primaire formation aux futurs métiers professionnelle et 125. Renforcer les offres de Autres - Proportion des communes l’auto-emploi sous la formation MJFPE x x x x secteurs disposant d’école de PM responsabilité professionnelle au communale formation professionnelle niveau communal 126. Assurer l’insertion - Proportion d’acteurs ayant MJFPE MADT x x x x socio-professionnelle réussi leur insertion socio PM des acteurs formés professionnelle 127. Couvrir l’ensemble des Autres - Proportion des communes 17. Promouvoir secteurs communes en énergie MEMC x x x x x couvertes en énergie PM l’accès des concernés électrique électrique populations aux ressources 128. Renforcer à l’accès aux Autres - Proportion des ménages énergétiques énergies renouvelables MEMC secteurs x x x x x utilisant les énergies PM concernés renouvelables 129. Développer des modules Autres MDHPC - Nombre de modules relatifs aux droits humains secteurs x x PM produits et à l’éducation civique ; concernés - Nombre de modules 130. Introduire les modules introduits dans les curricula dans les curricula de de formations formations dans les centres Autres 18. Promouvoir les MENA d’alphabétisation, secteurs x x - Nombre de centre PM droits humains et d’éducation de base non concernés dispensant les modules l’éducation formelle, du primaire et du introduits civique, post primaire. - 131. Diffuser et appliquer les - Nombre de personnes dispositions légales et Autres touchées MDHPC règlementaires en matière secteurs x x x x PM de droits humains et concernés - Nombre de rencontres civiques. organisées 132. Réaliser 100 ouvrages supplémentaires par an Autres - Nombre d’ouvrages 4 000 000 d’approvisionnement en secteurs x x x x x réalisés 000 eau potable adéquats ; MS concernés 133. Renforcer les capacités de 13 structures régionales de Autres acteurs - Nombre de structures MS x x x x x 47 634 100 contrôle de la qualité de concernés renforcées et équipées l’eau. 134. Former par an, 500 acteurs intervenants dans http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 43/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… la chaine de production, Autres transformation, distribution, MS secteurs x x - Nombres d’agents formés 327 603 900 commercialisation des concernés denrées alimentaires en hygiène alimentaire ; 135. Organiser par an dans Autres 19. Améliorer la chaque commune, 4 - Nombre d’inspections Communes secteurs x x x x x 236 925 000 disponibilité, la inspections et contrôles des réalisées concernés qualité et la denrées alimentaires ; sécurité sanitaire 136. Renforcer les compétences de l’eau et des de 100 acteurs par an en aliments charge du contrôle de la Autres acteurs MS x x x x x - Nombre d’acteurs formés 156 630 600 qualité des produits de concernés consommation à l’importation 137. Equiper 20 structures centrales et déconcentrées Autres acteurs - Nombre de structures MS 200 000 000 de contrôle de la qualité concernés renforcées et équipées des denrées alimentaires 138. Améliorer la qualité nutritive Autres - Nombre d’activités y et hygiénique des aliments MS, secteurs x x x x x PM relatives réalisées de grande consommation concernés 139. Améliorer la disponibilité Autres MASA - Nombre d’activités y des aliments de grande secteurs x x x x x PM relatives réalisées consommation. concernés 140. Améliorer l’accessibilité Autres financière des populations MICA - Nombre d’activités y secteurs x x x x x PM aux aliments de grande relatives réalisées concernés consommation 141. Développer/Réviser les MT Autres - Nombre de modules modules relatifs à la secteurs x x développés PM sécurité routière 142. Introduire les modules dans les curricula de formations dans les centres - Nombre de modules MENA autres d’alphabétisation, x x introduits dans les curricula PM concernés d’éducation de base non de formation formelle, du primaire et du 20. Promouvoir la post primaire. sécurité routière 143. Diffuser et appliquer les - Nombre de personnes dispositions légales et Autres touchées règlementaires en matière MT secteurs x x x x x PM de Sécurité routière concernés - Nombre de rencontres organisées - Proportion des routes Ministère en Autres bitumées 144. Renforcer les charges des secteurs x x x x x PM infrastructures routières - Proportion des routes en routes concernés terre battue 145. Organiser le sport pour Autres MSL x x x x x - Existence de comités sport PM tous à tous les niveaux secteurs 146. Aménager des espaces de loisirs dans les villes, Autres - Nombre d’espaces de loisirs MSL x x x x x PM les villages, les quartiers secteurs aménagés 21. Promouvoir la et les secteurs pratique de 147. Réaliser par an, une l’exercice physique et du campagne de Autres - Nombre de campagnes sport de maintien communication sur les MSL x x x x x 485 250 000 secteurs réalisées avantages de la pratique du sport 148. Mettre en place des Autres - Nombre de gymnases gymnases publics dans MSL x x x x x PM secteurs réalisés les 13 régions http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 44/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Programme 3 : Renforcement du leadership et de l’offre des services en faveur de la PS Objectif spécifique : D’ici à fin 2019, amener 100% des secteurs de développement à intégrer des actions de promotion de la santé dans les politiques et programmes Axe d’intervention 6: Renforcement des capacités des acteurs. Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables Indicateurs Coût concernés 15 16 17 18 19 149. Elaborer des modules Personnes - Existence de modules sur sur la promotion de la MS (DPS) x x 37 430 472 ressources la promotion de la santé santé 150. Faire un plaidoyer pour - Nombre d’autorités Ministères de rencontrées l’intégration des modules tutelle, dans les curricula de MS (DPS) Responsables x 923 700 - Nombre de modules formation des écoles des écoles de introduits dans les professionnelles. formation curricula 22. Intégrer dans Ministères de les curricula de 151. Former les encadreurs tutelle, formation des et les enseignants des - Nombre d’encadreurs et Responsables x x 220 303 200 acteurs, des écoles professionnelles d’enseignants formés MS (DPS), des écoles de modules sur la sur les modules élaborés formation promotion de la 152. Réviser les curricula de - Existence de modules de santé Responsables MS (DPS), formation de base des la PS dans les curricula de des écoles de Ministères de x 20 700 000 écoles professionnelles formation de base des formation tutelle, en intégrant la PS agents de santé 153. Renforcer les Responsables - Nombre de laboratoires et laboratoires et des écoles de de bibliothèques équipés bibliothèques des MS formation, x x 100 000 000 institutions de formation Ministère de en équipements et en tutelle documents 154. Former 100 formateurs - Nombre de formateurs sur les modules MS (DPS) Autres secteurs x formés sur les modules 38 241 600 élaborés élaborés 23. Renforcer les 155. Former 1000 acteurs MS (DPS) compétences des par an dans le domaine Personnes - Nombre d’acteurs formés acteurs par les x x x x x 296 052 200 de la promotion de la ressources dans le domaine de la PS formations continues et santé diplômante 156. Former 5 agents en MS (DPS) Autres secteurs - Nombre d’agents formés master de promotion de x x x x x 225 000 000 concernés en master de PS la santé par an 157. Former 10 agents sur MS (DPS) - Nombre d’agents ayant Autres secteurs une courte durée en PS x x x x x bénéficié de formation de 175 000 000 concernés par an courte durée à Ouidah 158. Organiser un voyage - Nombre de voyages d’étude organisés à d’étude (interne et Autres l’interne externe) par an dans secteurs, MS (DPS) x x x x x 120 030 000 24. Promouvoir les des pays ayant des autorités du - Nombre de voyages échanges expériences sur la pays d’accueil d’étude organisés à d’expériences promotion de la santé l’étranger nationales et 159. Participer aux internationales. MS (DPS) rencontres nationales et Autres secteurs - Nombre de participation x x x x x 112 500 000 internationales sur la concernés aux rencontres sur la PS promotion de la santé 160. Organiser un forum Autres secteurs national biennal sur la MS (DPS) x x - Nombre de foras organisés 16 810 000 concernés promotion de la santé Axe d’intervention 7: Renforcement des capacités des services de santé en faveur de la promotion de la Santé Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables concernés 15 16 17 18 19 Indicateurs Coût 161. Participer aux journées Ministère de la Autres secteurs x x x x x - Nombre de participation http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 45/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… scientifiques santé (DPS) aux journées scientifiques 40 000 000 internationales relatives sur la PS à la PS 162. Organiser au niveau MS Autres secteurs X X X - Nombre de journées national des journées organisées 60 000 000 scientifiques de la PS 163. Appuyer la recherche Ministère de la Autres secteurs x x x x x - Nombre d’étudiants 25. Développer des sur des thèmes relatifs à santé (DPS) concernés, appuyés recherches en la PS dans les écoles Acteurs promotion de la de formations (UFR- internes - Nombre de thèmes traités 10 000 000 santé, SH, UFR-SDS, ENSP…) - Nombre de structures appuyées 164. Former les acteurs Ministère de la Autres secteurs x x x - Nombre d’agents formés dans le domaine de la santé (DPS) concernés, 50 000 000 recherche en PS Acteurs internes 165. Initier des recherches Ministère de la Acteurs x x x x x - Nombre de recherches santé (DPS) 12 500 000 sur la PS internes initiées 26. Renforcer la 166. Identifier les données Ministère de la Autres secteurs x - Disponibilité de la liste des gestion des essentielles à collecter santé (DPS) données essentielles en 5 099 300 données de en matière de PS PS routine des 167. Réviser les outils de Ministère de la Autres secteurs x x - Disponibilité des outils de interventions de collecte en intégrant les santé (DGESS) collecte des données promotion de données essentielles à 5 099 300 santé collecter en matière de PS 168. Former les agents à la Ministère de la Acteurs x x - Nombre d’agents formés 33 412 800 gestion des données santé (DPS) internes 169. Intégrer les données Ministère de la Acteurs x x - Existence de données PS santé (DGESS) internes 5 099 300 dans le logiciel ENDOS dans la base ENDOS 170. Assurer la gestion Ministère de la Acteurs x x - Taux de complétude des régulière des données santé (DGESS) internes rapports en saisie de PS PM - Taux de promptitude des rapports en saisie 171. Identifier les bonnes Tout secteur Acteurs x x x x - Disponibilité d’un pratiques en PS internes répertoire de bonnes PM pratiques en PS 172. Produire les documents Tout secteur Acteurs x x x x - Nombre de documents de de bonnes pratiques en internes bonnes pratiques produits PS (collecte de 50 000 000 données, production et 27. Documenter les post production, édition) interventions de 173. Diffuser les résultats des Tout secteur Autres secteurs x x x x - Nombre de supports promotion de santé interventions diffusés PM - Nombre de personnes touchées 174. Mettre en place un Tout secteur Acteurs x x x x - Existence d’un système système d’archivage internes d’archivage 1 000 000 des documents PS Axe d’intervention 8: Développement du leadership du Ministère de la santé et d’une vision multisectorielle de la santé. Autres Période Actions prioritaires Activités Responsables concernés 15 16 17 18 19 Indicateurs Coût 28. Promouvoir le 175. Vulgariser le concept x x x x - Nombre de cadre mis à dialogue interne de PS (CASEM, DPS SGM PM profit au sein du MS en Conférence DRS,) matière de la PS 176. Editer annuellement, - Existence du bulletin de un bulletin électronique DPS SGM x x x x 1 000 000 PS sur la PS 177. Organiser un séminaire Départements - Nombre de participants PM x 8 717 800 gouvernemental sur la ministériels au séminaire promotion de la santé http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 46/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 29. Renforcer 178. Définir un PMA Ministère de la - Existence d’un PMA Autres secteurs x 2 377 700 l’approche sectoriel en santé santé (DPS) sectoriel en santé promotion de la 179. Définir des paquets - Existence de paquets santé dans Acteurs internes, spécifiques d’activités Tout secteur x x x x x spécifiques sectoriels 460 664 500 toutes les MS sectorielles en santé en santé politiques, - Nombre d’acteurs 180. Organiser des MEF, Chefs rencontrés rencontres de MS d’entreprises x 60 378 500 plaidoyers à l’endroit privées - Nombre de rencontres du patronat privé organisées 181. Former les membres - Nombre d’acteurs des cellules Genre des formés départements DFP des 30. Promouvoir la MPFG x x 10 274 000 ministériels sur la prise ministères prise en compte - Nombre de sessions de du Genre dans en compte du genre formations réalisées les politiques et dans les politiques programmes - Nombre de rencontre 182. Diffuser les textes sectoriels ; de diffusions réalisées juridiques en matière MPFG Autres secteurs x x x x x PM de genre et droits - Nombre de textes humains diffusés - Nombre de PTF ayant 183. Organiser une table participé ronde des partenaires MEF MS, PTF x 4 638 600 pour le financement - Nombre d’annonces de des actions de PS financement - Existence d’une 184. Mettre en place une MS, PTF, Autres fondation en faveur de fondation en faveur de MEF secteurs x x la PS PM la promotion de la concernés 31. Accroître le santé - Capacité financière de financement des la fondation interventions de 185. Faire un plaidoyer - Nombre d’acteurs Promotion de la auprès des MS, AN, rencontrés santé parlementaires en Groupes MEF x 13 253 100 faveur de l’approbation parlementaires - Nombre de rencontres des budgets sectoriels concernés organisées PS 186. Faire un plaidoyer - Nombre d’acteurs auprès des collectivités , MATD, rencontrés territoriales, pour la MS Conseils x 17 512 080 mobilisation des communaux - Nombre de rencontres ressources en faveur organisées de la PS 187. Evaluer le degré de prise en compte des Ministère de la déterminants sociaux Autres secteurs x - Existence du rapport santé (DGESS) 32 607 000 dans la planification des interventions de santé 32. Améliorer la 188. Elaborer des directives planification des de planification prenant interventions en Ministère de la en compte les Autres secteurs x 13 214 600 promotion de santé (DGESS) Déterminants sociaux - Existence des directives santé, de la santé - Nombre d’acteurs 189. Former les principaux formés acteurs en planification MS (DGESS) Autres secteurs x x 192 755 460 selon les nouvelles - Nombre de sessions orientations tenues 190. Mettre en place des - Nombre de cellules cellules sectorielles de Tout secteur Acteurs internes x PM mises en place PS 191. Mettre en place les - Nombre de cellules cellules communales de Commune x x PM mises en place PS 192. Mettre en place une - Existence de la sous- Sous-commission Autres secteurs MS x commission « Promotion PM « Promotion de la concernés de la santé » 33. Renforcer les santé » mécanismes de - Existence d’un plan de 193. Elaborer un plan de coordination des suivi-évaluation de la suivi-évaluation de la MS Autres secteurs x 20 700 000 interventions de Mise en œuvre du promotion de la MEO du PSPS PSPS santé 194. Réaliser des revues - Nombres de revues Tout secteur Acteurs internes x x x x x sectorielles des actions sectorielles réalisées 4 617 760 de PS Sous- 195. Valider les rapports commission Membres de la - Nombre de rapport PS http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 47/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… sectoriels de PS «PS» sous-commission x x x x x validés 16 200 400 196. Assurer le suivi de la - Nombre de missions de MEO du projet de MS Communes x x x x x 40 841 216 suivi effectuées promotion de la santé 96 029 510 TOTAL 104 VII. MISE EN ŒUVRE Le présent plan d’action est le document de référence pour tous les acteurs de mise en œuvre de la politique de promotion de la santé. A cet effet, il précise les rôles et les responsabilités des différents intervenants ainsi que les systèmes de coordination, de suivi et d’évaluation dans le cadre de son exécution. 7.1. Mécanismes de mise en œuvre
7.1.1. Rôles et responsabilités des acteurs La mise en œuvre adéquate du plan d’action de promotion de la santé requiert l’intervention de plusieurs acteurs dont les rôles et responsabilités sont bien définis. Cette définition permet de clarifier la contribution de chacun au processus et d’éviter les conflits de compétences entre acteurs. Tableau x : Rôles et responsabilités des structures/acteurs . Niveau central Structures/acteurs Rôles et responsabilités Veiller à l’exécution de la SNPS et du PAPS Suivre la MEO de la SNPS et du PAPS Comité national de suivi du PNDS Prendre des mesures correctrices au besoin, pour le succès de la MEO de la SNPS et du PAPS Valider/Adopter les documents normatifs et guides dans le domaine de la PS Préparer à la validation/adoption les documents de stratégies, guides, PA sectoriels, normes, protocoles et curricula de formation sur la PS; Elaborer les documents relatifs à la PS préparatoires des réunions du Comité national de suivi du PNDS Valider les rapports périodiques des cellules sectorielles de PS; Sous-commission Formuler des recommandations au CNS-PNDS «Promotion de la santé» Proposer des nouvelles orientations dans la mise en œuvre des interventions de PS ; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 48/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Veiller à la cohérence et à la synergie des interventions menées dans la communauté telles que définies dans le plan stratégique. Traiter de toute question relative à la PS Assurer la documentation des actions de PS au niveau national Elaborer des plans d’actions annuels de PS Assurer la coordination, le suivi et l'évaluation des interventions de PS au niveau sectoriel; Mobiliser les ressources financières et matérielles pour une meilleure mise en œuvre des activités de PS ; Interagir avec les autres cellules développant des interventions en faveur de la PS au niveau du secteur Cellules sectorielles de PS Appuyer les structures déconcentrées et les autres intervenants dans la mise en œuvre des activités de PS ; Assurer l’appui/conseil aux ONG et Associations pour le développement des interventions de PS; Assurer la gestion de l’information en matière de PS Elaborer des rapports périodiques Assurer la documentation des actions de PS au niveau sectoriel Apporter un appui technique et financier à l’élaboration, à la mise en œuvre, au Partenaires techniques et suivi et à l’évaluation des activités du plan d’action PS; financiers Participer à l’animation de la sous-commission PS Contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre des activités du plan d’action PS ; Veiller à l’application des textes réglementaires au niveau des ONG et associations ; Structures faîtières des Renforcer les capacités des acteurs ; organisations de la société civile intervenant Mobiliser les ressources additionnelles en faveur de la PS ; dans le domaine de la PS Assurer la coordination des activités des ONG/ associations ; Appuyer les membres dans la planification de leurs activités de PS. Participer à l’animation de la sous-commission PS Assurer la documentation des actions de PS Contribuer à la mise en œuvre des activités de PS Assurer le suivi/supervision des activités de leurs PA relatives à la PS en collaboration avec les Directions régionales et centrales; ONG et associations Elaborer des rapports d’activités de PS Assurer la documentation des actions de PS Mobiliser les ressources additionnelles . Niveau intermédiaire Structures/acteurs Rôles et responsabilités Veiller à l’exécution de la SNPS et du PAPS au niveau régional ; Suivre la MEO de la politique de PS et du plan stratégique à l’échelle régionale ; Prendre des mesures correctrices, au besoin, pour le succès de la MEO de la SNPS et du PAPS au niveau régional Diffuser les documents de stratégies, guides, PA sectoriels, normes, http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 49/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… protocoles et curricula de formation sur la PS; Comité régional de suivi Elaborer des rapports périodiques régionaux de PS; du PNDS Proposer des nouvelles orientations dans la mise en œuvre des interventions de PS ; Traiter de toute question relative à la PS Veiller à l’implication de tous les intervenants dans les cadres de concertation à l’échelle de la région ; Veiller à la collaboration active entre les différents acteurs/secteurs mobiliser des ressources en faveur des activités de PS. Assurer la documentation des actions de PS au niveau régional Apporter un appui technique et financier à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des activités du plan d’action, PS; Partenaires techniques et financiers au niveau Participer à l’animation du Comité régional de suivi du PNDS régional Contribuer à la mise en œuvre des activités de PS Assurer le suivi/supervision des activités de leurs PA relatives à la PS en ONG et associations collaboration avec les Directions régionales; intervenant au niveau régional Elaborer des rapports d’activités de PS Assurer la documentation des actions de PS . Niveau périphérique Structures/acteurs Rôles et responsabilités Veiller à l’exécution de la SNPS et du PAPS au niveau District; Suivre la MEO de la politique de PS et du plan stratégique à l’échelle du district ; Prendre des mesures correctrices, au besoin, pour le succès de la MEO de la SNPS et du PAPS au niveau du District sanitaire Diffuser les documents de stratégies, guides, PA sectoriels, normes, protocoles et curricula de formation sur la PS; Elaborer des rapports périodiques de PS; Conseil de santé de District Proposer des nouvelles orientations dans la mise en œuvre des interventions de PS ; Traiter de toute question relative à la PS Veiller à l’implication de tous les intervenants dans les cadres de concertation à l’échelle du district; Veiller à la collaboration active entre les différents acteurs/secteurs mobiliser des ressources en faveur des activités de PS. Assurer la documentation des actions de PS au niveau District Elaborer des plans d’actions annuels communaux de PS sous le leadership du DS Mettre en œuvre, Suivre et évaluer les plans à l’échelle communale; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 50/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Veiller à l’application des normes et protocoles sur la PS; Elaborer des rapports périodiques d’activités de PS; Traiter de toute question relative à la PS Cellule communale de PS Veiller à l’implication de tous les intervenants dans les cadres de concertation à (CCPS) l’échelle communale; Veiller à la collaboration active entre les différents acteurs/secteurs mobiliser les communautés et les ressources locales en faveur des interventions de PS ; Assister les communautés dans le choix des ASBC; Organiser des rencontres bilans périodiques sur le développement des interventions de PS ; Assurer la documentation des actions de PS au niveau communal Elaborer des plans d’actions annuels en prenant en compte la dimension PS Mettre en œuvre les activités de PS OBC-E/Associations au Assurer le suivi/supervision des activités de leurs PA relatives à la PS en niveau communal collaboration avec les CCPS ; Elaborer des rapports d’activités de PS Assurer la documentation des actions de PS Mobiliser les communautés et les ressources locales en faveur des interventions de PS ; veiller à la bonne collaboration entre les animateurs, les ASBC et les communautés ; Appuyer les ASBC dans la mise en œuvre du Paquet de services. contribuer à la motivation des ASBC ; Assurer la documentation des actions de PS Elaborer des plans villageois de développement prenant en compte la dimension PS; Organiser la sélection et l’installation des ASBC selon les directives définies; Mobiliser les ressources communautaires pour le développement des Conseil villageois de interventions de PS et la motivation des ASBC; développement (CVD) Collaborer avec les associations, coopératives et groupements villageois Appuyer les ASBC dans l’exécution du paquet d’activités du CVPS; Suivre la mise en œuvre des activités du CVPS; Organiser des rencontres bilans ; Elaborer des rapports périodiques. Mettre en œuvre les activités de PS; Rendre compte de la mise en œuvre des interventions de PS au CVD et au CSPS; Associations, groupements… Contribuer à la mobilisation des ressources en faveur des activités de PS ; appuyer les ASBC dans la mise en œuvre des interventions de PS ; Organiser les rencontres-bilans périodiques sur l’exécution des activités de PS.
7.1.2. Mécanismes de coordination http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 51/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… La coordination de la mise en œuvre du plan d’action se fait à tous les niveaux. Niveau central La coordination se fera à travers des cadres de concertation multisectoriels . Comité national de suivi du PNDS Ce comité qui est l’organe de décision s’appuie sur les travaux et recommandations de la sous-commission PS. L’examen des questions de PS s’inscrit dans l’agenda et les procédures normales de fonctionnement de ce comité. . Sous-commission « Promotion de la santé» Ce cadre regroupe des représentants de plusieurs secteurs. Le Ministère de la santé assure la préparation des documents utiles, l’organisation des séances de travail et la documentation des actions de PS. Un décret précise la composition, l’attribution et le fonctionnement de la sous-commission. Elle valide les rapports sectoriels de promotion de la santé ainsi que tout autre dossier qui sera soumis au CNS-PNDS. . Cellules sectorielles de promotion de la santé Au niveau des différents secteurs, des cellules seront créées. Elles servent d’intermédiaire entre la sous-commission et les acteurs au niveau des secteurs. Ces cellules assurent la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des actions de promotion de la santé. Elles élaborent des rapports sur la base de revues sectorielles de préférence, qu’elles soumettent pour validation à la sous-commission. Elles mettent en œuvre toutes stratégies correctrices retenues par le CNS-PNDS au niveau de leur secteur de ressort. Le fonctionnement et la composition sont fixés par arrêté du Ministre de tutelle. La cellule sectorielle entretient des liens fonctionnels avec les entités déconcentrées du secteur, conformément aux dispositifs hiérarchiques et organisationnels qui lui sont propres. . Niveau intermédiaire Les sessions du Comité régional de suivi du PNDS sont les instances qui intègrent la coordination de la mise en œuvre du plan d’action au niveau régional. La DRS est chargée de préparer les documents nécessaires à l’appréciation efficace des résultats acquis par les membres du comité. Pour cela, elle travaille en collaboration avec les représentants des différents secteurs présents dans la région en vue de consolider les bilans et les programmations. A cette fin, la DRS veille à ce que les activités du plan d’action soient prises en compte dans les plans annuels d’activités des districts et des ONG/Associations. Le CRS-PNDS analyse les niveaux de performances obtenus dans le domaine de la PS et propose des solutions aux problèmes qui entravent la mise en œuvre adéquate des activités de promotion de la santé. . Niveau périphérique - Conseil de santé de District (CSD) La coordination des interventions de PS relève de la compétence du Conseil de santé de district. Le CSD discute des problèmes de promotion de la santé et propose des solutions localement efficaces. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 52/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… Le District sanitaire prépare tous les documents relatifs à la PS, utiles au bon déroulement des séances du CSD. Pour ce faire, il collabore avec les représentants des différents secteurs/acteurs au niveau du District. Le CSD s’approprie toute recommandation faite par le CRS- PNDS pour une meilleure conduite des actions de PS à l’échelle du District. - Cellule communale de promotion de la santé (CCPS) Une cellule communale de PS est mise en place par commune pour la coordination des activités opérationnelles de PS. Elle rend compte au Conseil municipal et exécute les décisions localement prises par celui-ci. Les CCPS collaborent étroitement avec le District sanitaire et coordonnent les activités des Associations, intervenant au niveau de la commune dans le domaine de la PS. Le fonctionnement et la composition sont précisés par délibération du Conseil communal. - Conseil villageois de développement (CVD) Il constitue le premier niveau de coordination des activités qui se mènent à l’échelle du village. Dans le cadre d’une relation fonctionnelle, il rend compte à la cellule communale de promotion de la santé. Le CVD collabore également avec les groupements socio-professionnels présents dans le village pour faciliter la mise en œuvre des activités. Ces différents cadres de concertation permettent aux parties prenantes de veiller à la mise en œuvre effective des interventions de PS à l’échelle nationale, à travers les plans d’actions élaborés par niveau. Lors des différentes rencontres, des stratégies innovantes de PS sont partagées et des solutions proposées pour pallier les insuffisances constatées.
7.2. Mécanismes de suivi et d’évaluation Le suivi et l’évaluation permettent d’apprécier la mise en œuvre effective du plan d’action de PS, l’atteinte des objectifs et des résultats attendus. A cet effet, un plan de suivi-évaluation de la mise en œuvre sera élaboré. Au regard de la diversité des acteurs impliqués dans le plan d’action de PS, le Ministère de la santé coordonne toutes les activités relatives au suivi et à l’évaluation, conjointement avec les autres secteurs.
7.2.1. Suivi Le suivi de la mise en œuvre des activités du plan d’action relève de la responsabilité de toutes les parties prenantes, quel que soit le niveau d’intervention. . Niveau national : des rapports semestriels et annuels de mise en œuvre du Plan seront élaborés par la sous-commission promotion de la santé et présentés lors des rencontres du comité national de suivi du PNDS. . Au niveau intermédiaire : les équipes des DRS, en collaboration avec les équipes cadres de district et les ONG/Associations, assureront le suivi trimestriel des activités du plan stratégique de PS. Des rapports seront élaborés par la DRS et présentés lors des rencontres du comité régional de suivi du PNDS. Ces rapports de suivi seront transmis à la DPS. http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 53/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… . Au niveau périphérique : les équipes des CSPS, réaliseront le suivi mensuel des activités du plan d’action, en collaboration avec les associations et les autres acteurs communautaires. Les rapports de suivi seront transmis aux districts (ECD) et présentés lors des CSD. Les instruments de suivi/supervision sont élaborés par le ministère de la santé en collaboration avec les autres secteurs et constituent des guides/supports pour les différentes équipes de suivi/supervision.
7.2.2. Evaluation L’évaluation permettra d’apprécier les résultats et l’impact des activités de PS sur la santé des populations. Elle se fera en fonction des objectifs assignés et des indicateurs définis dans le plan d’action. Il sera procédé à deux évaluations du plan : une évaluation à mi-parcours et une évaluation finale. Ces évaluations permettront d’apprécier le niveau d’atteinte des objectifs, le degré de satisfaction des populations bénéficiaires des activités de PS par rapport à l’accessibilité et à la qualité des services et à leur niveau de participation communautaire. Les opinions des acteurs quant à la mise en œuvre du plan seront également recueillies. 7.2.3. indicateurs Indicateurs de résultats 1. Prévalence national du tabagisme 2. Prévalence national de l’alcoolisme 3. Prévalence des maladies cibles: Tuberculose, IST-VIH-SIDA, Paludisme, HTA, Diabète. 4. Prévalence contraceptive 5. Prévalence de l’excision 6. Taux de grossesses en milieu scolaire 7. Taux de consommation de substances dopantes en milieu scolaire 8. Taux d’absentéisme en milieu scolaire lié à la maladie 9. Proportion de mineurs travaillant dans les sites d’orpaillage 10. Prévalence des maladies cibles dans les sites d’orpaillage : IRA, IST-VIH, Tuberculose, Intoxication 11. Prévalence des maladies cibles en milieu carcéral : IRA, dermatoses, Tuberculose, IST-VIH 12. Proportion des structures de formation ayant intégré les modules sur la PS ; 13. Proportion des acteurs formés en PS mettant en œuvre des activités en faveur de la PS. 14. Degré de qualité de la mise en œuvre des IBC 15. Proportion des populations qui se brossent les dents au moins une fois par jour ; 16. Proportion de la population qui se lave les mains avant le repas et après les toilettes ; 17. Taux d’accès à l’assainissement familial amélioré (latrines) ; 18. Taux de couverture en assainissement amélioré ; http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 54/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… 19. Taux d’accès à l’eau potable ; 20. Taux de pollution de l’air dans les grandes villes ; 21. Taux de pollution des eaux souterraines et de surface par les polluants organiques persistants ; 22. Taux de reforestation ; 23. Taux d’accès aux micro-finances ; 24. Taux de port du casque ; 25. Taux de port de ceinture de sécurité 26. Taux de scolarisation ; 27. Taux d’alphabétisation des femmes ; 28. Taux de scolarisation des filles ; 29. Taux d’abandon scolaire 30. Taux d’accès des populations à l’énergie électrique /solaire; 31. Taux d’utilisation des médicaments prohibés ; 32. Proportion des intoxications liées à l’utilisation des médicaments prohibés ; 33. Taux d’accidents de travail ; 34. Taux de conformité des produits de grande consommation contrôlés ; 35. Taux d’usage des produits chimiques nocifs pour la conservation et cuisson des aliments ; 36. Pourcentage des commerçants respectant la règlementation commerciale. 37. Degré de prise en compte de la PS dans les politiques sectorielles publiques, privées et communautaires ; 38. Degré de prise en compte du Genre dans les politiques et programmes sectoriels; 39. Taux de mobilisation des ressources financières en faveur de la PS ; 40. Degré de qualité de la planification des interventions en PS ; 41. Proportion des mécanismes de coordination fonctionnels; 42. Proportion des services cliniques offrant des prestations de PS ; 43. Proportion des recherches en PS réalisées ; 44. Degré de fonctionnalité du système de gestion des données de routine des interventions de PS ; Indicateurs d’impact 45. Proportion de décès liés aux accidents de la voie publique 46. Taux de mortalité infanto-juvénile 47. Taux de mortalité maternelle 48. Taux de mortalité générale http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 55/56 13/1/2015 DECRET N°2014-749/PRES/PM/MS du 10 septembre 2014 portant adoption de la stratégie de promotion de la santé et du plan d’actions de la strat… VIII. FINANCEMENT
8.1. Modalités de financement Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de promotion de la santé, le financement du plan sera assuré par le budget de l’Etat avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les communautés, les ONGs et les collectivités territoriales seront également mises à contribution pour couvrir les dépenses liées à la mise en œuvre du plan. Les financements se feront en espèces et dans certains cas en nature pour ce qui concerne certaines acquisitions nécessaires à la santé et au bien-être des populations.
8.2. Etat actuel des financements Au stade actuel, les ressources financières pour la mise en œuvre du plan ne sont pas encore disponibles. La création d’une ligne budgétaire sera une priorité pour le financement de ce plan. Une table ronde devant réunir l’ensemble des partenaires techniques et financiers et les départements ministériels concernés est prévue et devrait permettre une mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des activités planifiées.
8.3. Budget prévisionnel Le budget prévisionnel du plan s’élève à quatre-vingt-seize milliards vingt neuf millions cinq cent dix mille cent quatre (96 029 510 104) francs CFA.
8.4. Stratégies de mobilisation des ressources additionnelles Afin de disposer des ressources nécessaires à la mise en œuvre du plan, il sera entrepris des actions de plaidoyer à tous les niveaux (central, régional et communal). De plus, le plan sera mis en ligne dans la perspective de sa diffusion et d’attirer d’éventuels partenaires. [1] Institut National de Statistiques et de la Démographie du Burkina Faso (INSD). (2006). Recensement général de la Population et de l’Hab itat. [2] Politique Nationale Genre. 2009 [3] Ministère de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), (2012) ; Annuaire statistique de l’éducation nationale [4]EDS, 1998 [5]Analyse de la situation sanitaire, 2010, MS http://www.legiburkina.bf/Sommaires_JO/Decret_2014_00749.htm 56/56