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Laws of Niger

Programme d'action national de lutte contre la desertification et de gestion de ressources naturelles (PAN-LCD/GRN)

Made 2020-09 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Country
Niger
Subjects
Agricultural and rural development, Livestock, Energy, Environment, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, Forestry, Land and soil, Mineral resources, Water, Wild species and ecosystems, General
Keywords
decentralization, agricultural land, capacity building, cereals/grains/rice, desertification, financial agricultural measures, innovation, irrigation, local government, poverty, youth, agricultural commodities, crops, hazards, animal production, pastoralism, climate change, environmental impact assessment (EIA), protection of environment, protection of habitats, biodiversity, fishery management and conservation, inland fisheries, food assistance, food security, fuelwood, timber, timber extraction/logging, afforestation/reforestation, agro-forestry, fire management, forest management/forest conservation, biotechnology, data collection/reporting, erosion, financing, integrated management, international cooperation, gender, soil conservation/soil improvement, groundwater, surface water, sustainable development, management/conservation, sustainable use, energy conservation/energy production, renewable energy, minerals, mining
Categories
agriculture, metals-base, metals-precious, minerals-critical

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Text

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  1. 1.3 Parachèvement du cadre réglementaire, vulgarisation et application des textes juridiques sur les organisations de base (loi portant statut des coopératives, loi sur le régime juridique des structures locales de gestion des ressources naturelles, etc.). 2 Procéder au transfert des pouvoirs de 2.1 Soutien à de l’émergence et/ou la consolidation des décision aux communautés de base organisations de base notamment les organisations spécifiques de (décentralisation) et rendre effective leur producteurs ; responsabilisation.

  2. 2.2 Incitation à l’établissement de relations transparentes librement négociées entre les pouvoirs technico-administratifs et les organisations de base (contrat / protocole / convention, etc.). 3 Restaurer et préserver le capital 3.1 Réhabilitation des terres dégradées (plateaux, pâturages, productif. versants, bas fonds, aménagements hydro-agricoles…) et des cuvettes, mares, fleuves, rivières et lacs.

  3. 3.2 Vulgarisation des techniques de lutte contre l’ensablement et de gestion de la fertilité des sols ;

  4. 3.3 Promotion de l’utilisation des engrais minéraux, notamment phosphatés et Valorisation de la fumure organique ;

  5. 3.4 Intensifier les systèmes de production agricole;

  6. 3.5 Mise en place et évaluation des impacts des brise-vents;

  7. 3.6 Elaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion des palmeraies;

  8. 3.7 Développement des techniques de conservation et/ou de transformation des produits agricoles; 4 Améliorer les pratiques agro-sylvo- 4.1 Promotion et vulgarisation des technologies endogènes pastorales efficientes, valorisation des connaissances locales porteuses;

  9. 4.2 Renforcement des capacités d’intervention des services techniques en milieu rural et redéfinition des termes de référence des cadres du développement rural (intervention, suivi des activités, inventaires des ressources, etc.);

  10. 4.3 Diversification et intensification des productions agro-sylvo- pastorales, promotion et maîtrise des filières;

  11. 4.4 Promotion de l'agro-foresterie;

  12. 4.5 Promotion des structures de recherche-développement- formation (R/D/F) ;

  13. 4.6 Promotion des échanges de technologie à travers la coopération Sud-Sud et/ou Nord-Sud.

  14. 4.7 Evaluation des impacts potentiels des systèmes de production agricole sur la dégradation des terres ;

  15. 4.8 Développement des cultures à haut rendement et adaptées aux zones agro-écologiques données ;

  16. 4.9 Amélioration des systèmes d’élevage en tenant compte des impératifs de protection et de restauration de couvert végétal ;

  17. 4.10 Prise en compte de prévisions saisonnières dans la planification des activités agricoles;

  18. 4.11 Promotion de l’intégration agriculture-élevage ;

  19. 4.12 Promotion de l’irrigation privée ;

  20. 4.13 Mobilisation et économie des eaux de surface aux fins de la mise en valeur des terres ; 5 Spécialiser les régions dans les 5.1 Elaboration de la carte des potentialités et contraintes pour les productions agro-sylvo-pastorales en différents types d'activités dans les régions ; respectant les vocations des terres.

  21. 5.2 Elaboration des programmes de spécialisation des productions agro-sylvo-pastorales.

  22. 5.3 Promotion des échanges entre les régions. 6 Réaliser des infrastructures de soutien à 6.1 Désenclavement des zones de production ; la production agro-sylvo-pastorale.

  23. 6.2 Construction et/ou réhabilitation des infrastructures de conservation, de stockage et de transformation des produits.

  24. 6.3 Amélioration du maillage en points d’eau pastoraux. 7 Promouvoir une sécurité foncière et un 7.1 Application de la politique foncière développée dans les cadre institutionnel et juridique favorables principes d’orientation du code rural; au développement des activités agro-sylvo- 7.2 Vulgarisation du code rural ; pastorales .

  25. 7.3 Création et opérationalisation des commissions foncières,

  26. 7.4 Délimitation concertée des aires de pâturages et des couloirs de passage 8 Renforcer la recherche agro-sylvo- 8.1 Mobilisation efficiente du système national de recherche ; pastorale

  27. 8.2 Promotion de la recherche-développement pour l’amélioration de la productivité des systèmes .

  28. 8.3 Identification des causes et proposition de solutions à la non adoption des technologies nouvelles et adaptées (nouvelles variétés, mécanisation, intrants divers, savoir-faire, etc..) ;

  29. 8.4 Inventaire et diffusion du savoir-faire paysan ; transfert des innovations et de technologies appropriées; 9 Renforcer les capacités des acteurs en 9.1 Renforcement du système d’information, d’éducation et de matière d’information, d’éducation, de communication environnementales ; communication (I.E.C), d’appui-conseil, de crédits, d’approvisionnement et de 9.2 Mise en place des mécanismes appropriés de financement des commercialisation. activités ;

  30. 9.3 Appui aux actions d’accompagnement en amont (intrants) et en aval (transformation et commercialisation) des systèmes de production ; III.2.1.2 Les ressources végétales et fauniques a) Modes d’exploitation L’état des ressources végétales est particulièrement préoccupant au Niger. En effet, les ressources ont été gravement affectées, ces dernières décennies, par un processus généralisé de dégradation imputable principalement à des facteurs climatiques et anthropiques. Une des principales causes de la déforestation est d’une part, la baisse des rendements agricoles entraînant l’extension des défrichements et des mouvements des populations vers le Sud, dans les domaines forestiers protégés et classés, et d’autre part, un important accroissement démographique. A cela s’ajoute la baisse de la nappe phréatique due à une sur-exploitation et/ou au déficit pluviométrique fréquent. Ceci a pour conséquence la transformation de certains écosystèmes forestiers suite à la disparition progressive des espèces pionnières en faveur des espèces plus rustiques telles que les Acacias. Les espaces forestiers sont également perçus par les populations rurales comme étant des espaces pastoraux et des réserves foncières pour l’agriculture. Le commerce du bois a montré entre autres, l’intérêt économique des formations ligneuses d’où leur surexploitation. Ces formations diminueraient chaque année de plus de 100.000 ha, sous les effets conjoints des coupes incontrôlées, des feux de brousse, du surpâturage, de l’extension des cultures et de la variabilité climatique. Les ressources ligneuses constituent la principale ressource énergétique du pays (au moins 90% du besoin énergétique national). En plus, elles constituent un complément alimentaire pour la population, des produits pour la pharmacopée traditionnelle et fournissent aussi l’essentiel des bois de service. Contribuant pour plus de 25% des besoins fourragers, les ressources végétales jouent un rôle important dans l’élevage. L’activité pastorale constitue de ce fait un des principaux facteurs de dégradation du couvert végétal. En ce qui concerne la faune, le Niger fait partie des rares pays de la sous région ayant approché la norme internationale en matière de classement de leur espace en aires protégées (11%). Les politiques nationales mises en œuvre dans le domaine de la faune et de l’aménagement des espaces cynégétiques, ont consisté essentiellement en la protection de certaines espèces fauniques, au classement sous forme de réserves de certaines portions du territoire (6,1%), et à l’interdiction effective de la chasse de 1972 à 1996. En dépit des mesures législatives et réglementaires, les pratiques d’exploitation de la ressource, caractérisées essentiellement par les prélèvements illégaux et la destruction des meilleurs habitats (feux de brousse, forte pression pastorale et empiétements agricoles) constituent l’une des causes principales du déclin du potentiel productif national en matière de faune. Cependant, malgré ces pratiques combinées aux effets de la sécheresse, les espoirs sont permis quant à la reconstitution des effectifs et la prise en compte de la faune (cas des derniers spécimens de girafes en Afrique de l'Ouest) en tant qu’activité économique à part entière. b) Objectif général L’objectif général est d’assurer une gestion durable des ressources végétales et fauniques à travers notamment l’organisation et la participation active des populations. Pour atteindre cet objectif, les orientations stratégiques et actions possibles suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Adopter une approche participative 1.1 information, sensibilisation et formation des populations d’aménagement des terroirs. 1.2 recyclage régulier des cadres techniques du développement,

  31. 1.3 Parachèvement du cadre réglementaire et vulgarisation des textes juridiques sur les organisations de base (loi portant statut des coopératives, loi sur le régime juridique des structures locales de gestion des ressources naturelles, etc.). 2 Procéder au transfert des pouvoirs de 2.1 Adoption de textes adéquats de transfert de pouvoir de décision ; décision aux communautés de base et rendre effective leur responsabilisation 2.2 Soutien à l’émergence et/ou consolidation des organisations de (décentralisation). base notamment les organisations spécifiques de producteurs ;

  32. 2.3 Incitation à l’établissement de relations transparentes librement négociées entre les pouvoirs technico-administratifs et les organisations de base (contrat / protocole / convention, etc.). 3 Promouvoir les associations (GIE, 3.1 Création et/ou renforcement des structures d’encadrement et de ONG, Coopératives, OCB, etc.) et conseil aux organisations de base ; renforcer leurs capacités.

  33. 3.2 Renforcement des capacités de négociation des organisations paysannes;

  34. 3.3 Accroissement des capacités matérielles, financières, humaines et organisationnelles des services étatiques, des ONG, des Associations et des Institutions. 4 Garantir la sécurité foncière et l’accès 4.1 Application de la politique foncière développée dans les principes équitable aux ressources végétales et d’orientation du code rural; fauniques, assurer une gestion durable de ces ressources. 4.2 Vulgarisation du code rural ;

  35. 4.3 Création et opérationalisation des commissions foncières, 5 Créer les conditions d’une meilleure 5.1 Information, sensibilisation et éducation des populations sur participation des populations et du l’importance stratégique des ressources végétales et fauniques ; secteur privé à la gestion des ressources végétales et fauniques 5.2 Institutionnalisation d'une semaine nationale de LCD;

  36. 5.3 Responsabilisation de la population dans la gestion des ressources forestières et fauniques et la lutte contre la désertification ;

  37. 5.4 Elaboration et/ou adoption, diffusion et application des textes législatifs et réglementaires appropriés (en collaboration avec les populations) ;

  38. 5.5 Encouragement et valorisation des pratiques traditionnelles favorisant une bonne gestion des ressources naturelles et, d’une façon générale toutes les initiatives porteuses (pépinières et forêts privées, ranching) susceptibles de contribuer à la préservation et à l’amélioration du potentiel productif ;

  39. 5.6 Encouragement de partenariat avec les populations dans la mise en oeuvre des stratégies ;

  40. 5.7 Facilitation des procédures d’accès aux moyens nécessaires à l’investissement ;

  41. 5.8 Rationalisation de l’exploitation des ressources prenant en compte les intérêts des populations ;

  42. 5.9 Généralisation de l’élaboration et de la mise en œuvre des schémas directeurs d’approvisionnement en bois-énergie et d’aménagement de la faune, des plans d’aménagements des forêts et des pêcheries ;

  43. 5.10 Prise en compte des connaissances locales dans la conception et la mise en oeuvre des programmes de recherche/développement 6 Améliorer la connaissance du potentiel 6.1 Actualisation de l’inventaire des ressources végétales et productif et promouvoir une gestion fauniques; durable des ressources végétales et fauniques. 6.2 Renforcement et harmonisation du système d’information sur les ressources naturelles (SIRN) ;

  44. 6.3 Promotion de la recherche sur l’identification, la valorisation et la préservation du matériel biologique ayant des intérêts socio- économiques et écologiques certains ;

  45. 6.4 Prise en compte des activités d'accompagnement génératrices de revenus en milieu rural dans la mise en œuvre des projets ;

  46. 6.5 Développement des cultures fourragères, et complémentation alimentaire ;

  47. 6.6 Développement de la recherche agrostologique avec la mise au point d'un système de suivi des pâturages ;

  48. 6.7 Mise en place d'un maillage adéquat en points d'eau et leur reboisement systématique;

  49. 6.8 Généralisation des plans d'aménagement des terroirs en mettant l'accent sur la responsabilisation des populations;

  50. 6.9 Maîtrise de l'effectif du cheptel et respect de la capacité de charge des parcours ;

  51. 6.10 Sensibilisation des éleveurs sur l’intérêt de l’élevage intensif ;

  52. 6.11 Amélioration des performances zootechniques des races bovines, camelines, etc..

  53. 6.12 Promotion de la commercialisation du bétail. 7 Reconstituer les écosystèmes favorables 7.1 Prélèvement en faveur de la faune et de son habitat naturel, d’une à la diversité de la faune et de la flore. partie des ressources financières issues de la promotion du tourisme cynégétique et de vision ;

  54. 7.2 Elaboration des plans de gestion des espèces fauniques et des groupes taxonomiques exploités ; 8 Accroître le capital-ressource 8.1 Promotion des reboisements de masse, de la foresterie existant villageoise, de la régénération naturelle et de la création d’arboreta;

  55. 8.2 Promotion de l’élevage de la faune sauvage ;

  56. 8.3 Vulgarisation de la technique de défrichement amélioré. 9 Alléger la pression sur les ressources 9.1 Promotion des constructions sans bois ; ligneuses 9.2 Promotion de l’utilisation des foyers améliorés ;

  57. 9.3 Promotion de l’utilisation des substituts au bois de feu en faveur des populations rurales ; 9.4 mise sous aménagement des forêts (marchés ruraux). III.2.1.3 Les ressources hydriques et halieutiques et leurs modes d’exploitation a) Modes d’exploitation Bien que le pays recèle d'importantes potentialités en eau, cette ressource apparaît comme un facteur limitant en raison de son insuffisante exploitation. C’est ainsi que le problème fondamental de l'eau au Niger se pose en terme de maîtrise de la ressource. Il constitue pourtant le principal levier en aménagement des terroirs. C’est pour cela que le Programme Eau et Développement Durable, un des six (6) programmes prioritaires du PNEDD a été élaboré. Les ressources en eau ne seront abordés dans ce qui suit que sous l’angle de la production halieutique. S’agissant de l’exploitation halieutique, elle est essentiellement artisanale et saisonnière. De nombreux plans d’eau possèdent un potentiel halieutique important mais sont souvent sous exploités et confrontés au phénomène de l’évapotranspiration potentielle, particulièrement élevé pour cette zone (Atlas AGRHYMET, 1998), un ensablement progressif, un envahissement par des végétaux aquatiques telles que la jacinthe d’eau ( Echornia crassipes), Pistia stratoites, Nymphea sp et l’occupation anarchique des berges. Pour la plupart d’entre eux, ils ne font l’objet d’aucun mode de gestion. L’exploitation halieutique est souvent limitée par des difficultés d’accessibilité et l’éloignement des centres de consommation. Aussi, l’emploi abusif d’engins peu sélectifs souvent destructeurs s’est largement développé rendant ainsi difficile le renouvellement du stock. Les dernières études ichtyobiologiques réalisées sur la partie nigérienne du fleuve Niger en 1962, 1971 et 1987 ont permis de constater la constance de la diversité des espèces avec toutefois, une régression des populations. Ce qui semble indiquer que les conditions de sécheresse sont sans effet sur les espèces, quoique, plusieurs d’entre elles soient devenues rares dans les captures (Awaiss, 1994). Par contre, les produits de la pêche sont, en partie, tributaires des inondations saisonnières des plaines alluviales et les modifications des débits (aménagements hydro-agricoles ….). b) Objectif général L’objectif général est de valoriser les ressources hydriques en vue d’une promotion des activités halieutiques. Pour atteindre ces objectifs les orientations stratégiques et actions possibles suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Maintenir et valoriser le capital 1.1 Aménagement des bassins versants visant à réduire l’ensablement productif halieutique des plans d’eau;

  58. 1.2 Promotion de la constitution des périmètres d’aménagements des pêcheries dévolus aux collectivités locales;

  59. 1.3 Développement des capacités locales de suivi des nappes et des eaux de surface ;

  60. 1.4 Création des retenues d'eau au niveau des sites favorables (ponts, bassins versants, etc..) en vue de développer la production piscicole, agricole et pastorale ;

  61. 1.5 Prise en compte de l’activité piscicole dans les aménagements des zones inondées et humides;

  62. 1.6 Elaboration et/ou adoption, large diffusion des textes législatifs et réglementaires appropriés aux activités piscicoles; 2 Augmenter et valoriser les 2.1 Information, sensibilisation et formation des producteurs productions piscicoles 2.2 Promotion de la consommation du poisson ; 2.3 développement des techniques de conservation, de transformation et de commercialisation du poisson. III.2.1.4. Ressources minérales et leur mode d’exploitation a) Modes d’exploitation Les caractéristiques des gisements (localisation géographique, taille, teneur), le mode d’exploitation (mine à ciel ouvert, mine souterraine), les techniques de récupération des minerais, l’évacuation des rejets et les activités connexes aux exploitations ainsi que le développement des cités autour des mines concourent à la dégradation de l’environnement. Il à noter cependant que, certaines ressources minières présentes au Niger, sont source d’énergie; il s’agit du charbon minéral, de l’uranium et du pétrole. Concernant le charbon minéral, les conclusions positives de l’étude d’impact de son utilisation à des fins domestiques ont permis la construction d’une unité pilote de carbonisation sur le site de la Sonichar à Tchirozérine et la conduite d’un projet test de commercialisation dans les zones urbaines du Nord. Pour ce qui est de l’uranium l’on constate que cette ressource, intensément exploitée depuis trente ans, n’a servi qu’à l’exportation. b) Objectif général L’objectif général est de promouvoir une exploitation minière et industrielle qui d’une part, est respectueuse de l’environnement en minimisant les risques de dégradation des terres, de pollution, et d’autre part, contribue à la sécurité énergétique du pays. C’est pourquoi les orientations stratégiques et actions possibles suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Promouvoir l’exploitation des 1.1 Exploitation et utilisation des ressources minières sources ressources minières sources d’énergie de charbon minéral, pétrole, uranium; d’énergie. 2. Promouvoir l’exploitation des ressources 2.1 Exploitation des gisements de phosphate naturel, en vue minières phosphatées. d’améliorer le niveau de fertilité des sols. 3 Promouvoir les études d’impact 3.1 Mise en application de la loi-cadre relative à la gestion de environnemental des exploitations minières l’environnement, de la loi instituant les études d’impact; et industrielles et veiller à l’application effective de leurs résultats; 3.2 Respect et application des textes en vigueur sur la surveillance environnementale dans les zones d’exploitation minière et de carrière ; 4 Promouvoir une exploitation des 4.1 Sauvegarde et restauration des écosystèmes dégradés autour ressources minières respectueuse de des mines et des carrières ; l’environnement.

  63. 4.2 Prévention et sauvegarde de la qualité de l’eau et de l’air pour toute exploitation minière et de carrière ; III.2.2. Lutte contre les aléas et les contraintes liées à la gestion des ressources naturelles III.2.2.1 Les phénomènes climatiques et la sécheresse Il est aujourd’hui évident que les changements climatiques et la désertification sont intimement liés (Pewe, 1981). La baisse observée de 20 à 40% de la pluviométrie au Niger (sécheresse) au cours des 30 dernières années, est de plus en plus interprétée en terme de conséquence de la désertification dans la zone sahélienne (Nicholson, 1992), à travers les processus de dégradation des terres (« feedback »). Le premier type d’interaction est qu’avec le déficit hydrique, l’énergie devant servir à évaporer l’eau est utilisée pour le réchauffement de l’air ambiant augmentant ainsi l’évapotranspiration potentielle et par voie de conséquence, la réduction de la couverture nuageuse et la dessiccation des terres. Le second type d’interaction entre les deux phénomènes est la disparition du couvert végétal du fait de la désertification, ce qui a pour conséquence la disparition des puits d’absorption des gaz à effet de serre et donc, une augmentation du réchauffement. Cette réduction du couvert végétal semble agir sur l’albédo et, par voie de conséquence, sur le climat à l’échelle régionale (Charney, 1975). L’érosion éolienne est sans conteste le phénomène de dégradation de l’environnement le plus important par son ampleur et ses effets aussi bien au Niger que dans la zone sahélienne dans son ensemble. La longue saison sèche et les processus décrits précédemment créent les conditions les plus favorables pour ce type d’érosion. Il est à noter que les pertes de sol les plus importantes sont enregistrées pendant les tornades liées aux grains orageux, les données les plus récentes avancent le chiffre de 10 t/ha perdues en moyenne au passage d’une ligne de grains avec comme conséquence, une perte de fertilité nette des 10 premiers centimètres estimée à 3% (STERK, 1998). L’aspect le plus inquiétant de l’érosion éolienne au Niger semble être son interaction avec le climat à travers ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le mécanisme local de rétroaction. En effet, on constate que sur les 75 dernières années la pluviométrie varie en sens contraire de la charge de l’atmosphère en poussières d’érosion éolienne (ICARDA, 1998). Ce phénomène également observé dans d’autres pays de la zone sahélienne laisse penser à un mécanisme d’auto-entretien de la sécheresse initiée toujours au départ par des anomalies de la circulation générale. Il est à signaler enfin, en relation avec le processus de dégradation, que les pluies, outre leurs effets bénéfiques, ont aussi des effets néfastes. Le ruissellement diffus sur les plateaux et les pentes entraîne les éléments fins et aboutit à la formation de glacis stérilisant ainsi des surfaces importantes. Le ruissellement concentré dû aux pluies violentes développe quant à lui une érosion régressive qui peut être localement importante. On estime à au moins 3,8 tonnes/ha la quantité de terres arrachées par tornade (IFAN, 1957). En définitive ces différents phénomènes contribuent également à limiter l’infiltration des eaux dans le sol, et donc à limiter les réserves hydriques pour les plantes et ce, en plus de diminuer les surfaces cultivables. En conclusion la complexité du processus de dégradation est telle qu’un grand nombre des causes et des effets sont liés rétroactivement, ce qui à priori ne permet pas de trouver des solutions simples, les variables clés étant : la démographie, le déficit pluviométrique, l’effet mécanique des pluies et du vent et la pauvreté. Si aucun de ces paramètres ne peut être effectivement contrôlé, alors on risque d’aboutir à des impasses : dégradation des sols, réduction de la production agricole et pastorale, creusement du déficit alimentaire, etc. Objectif général L’objectif général est d’analyser et de suivre les facteurs qui contribuent à la sécheresse et à la désertification, afin de comprendre les mécanismes principaux à la base des phénomènes. Pour atteindre cet objectif les orientations stratégiques et actions suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Connaître davantage les facteurs qui 1.1 Promotion de la recherche sur le phénomène de la désertification ; contribuent à la sécheresse et à la désertification;

  64. 1.2 Mise en place d’un Système de Suivi sur l'Environnement (Système d'Information sur l'Environnement).

  65. 1.3 Quantification du phénomène de dégradation des terres ;

  66. 1.4 Prévision des risques de dégradation des terres et leur prise en compte dans la conception des projets de développement. 2 Identifier et adopter des indicateurs de 2.1 Renforcement des capacités de suivi climatologiques, suivi relatifs au climat, à la sécheresse et météorologiques et hydrologiques nationales ; à la dégradation des terres

  67. 2.2 Définition et utilisation des indicateurs de suivi de la sécheresse et de la désertification. 3 Adopter une stratégie de lutte contre 3.1 Renforcement de la participation effective de la population locale les érosions et d’atténuation des effets de dans la conception, la planification, la mise en oeuvre, le suivi et la sécheresse l’évaluation des actions de lutte contre l’érosion hydrique et éolienne ;

  68. 3.2 Création et/ou renforcement des structures de vulgarisation des techniques de CES/DRS ;

  69. 3.3 Formation et information des décideurs, des populations (notamment les femmes, les jeunes), les ONG, ainsi que les agents de développement sur l’importance et les conséquences, surtout à long terme, du phénomène de la désertification ;

  70. 3.4 Elaboration et mise en oeuvre des projets visant à promouvoir de nouveaux moyens de subsistance en situations de sécheresse ;

  71. 3.5 Promotion des pratiques locales d’atténuation des effets des sécheresses. III.2.2.2. Population et habitat Le rythme de croissance démographique au Niger a tendance à s'accélérer en raison du taux élevé de natalité (52,30/00 en 1999). Parallèlement, la croissance économique ne dépasse guère 1,5 %. Face à cette situation l'Etat, avec l'appui des partenaires extérieurs, a mis en place à partir de 1992 une Politique nationale de population fondée essentiellement sur la planification familiale. En dépit de cette politique, le taux d’accroissement reste toujours élevé. Ce résultat mitigé s'explique en partie par des pesanteurs socioculturelles et l'analphabétisme. En majorité rurale, cette population tente de lutter contre les effets de la sécheresse et de la désertification en développant des stratégies de survie à travers les migrations intra et inter-régionales, et transfrontalières vers la côte, la diversification des systèmes de production, la décapitalisation du cheptel et du foncier, et l’exploitation des ressources naturelles (exploitation commerciale du bois et de la paille, ….). En raison de son rôle prépondérant dans la dynamique démographique de certaines régions, la migration constitue un facteur important de concentration des populations et donc d’augmentation de la pression sur les ressources naturelles des zones d’accueil. Le principal lien entre l'habitat et l'environnement réside dans le fait que les constructions utilisent des ressources ligneuses et l'expansion des villages a un impact direct sur l'environnement naturel. C’est pourquoi les ressources végétales (palmiers, rôniers, ….) utilisées comme matériau dans la construction de l'habitat traditionnel, sont en constante régression depuis quelques années sous l'effet combiné des aléas climatiques et des facteurs anthropiques. Les espèces les plus résistantes, qui étaient jadis les plus utilisées, deviennent localement de plus en plus rares. La dégradation de l'environnement a donc des incidences négatives sur l'habitat et les conditions de vie de l'homme. Mais ce sont surtout les plus démunis qui souffrent le plus de cette pénurie de bois de service et c'est paradoxalement eux qui utilisent le plus de bois (bois de moindre qualité entraînant un renouvellement plus fréquent). Cependant, vouloir expliquer la dégradation de l'environnement uniquement par la croissance de la population et la nécessité de la nourrir serait un diagnostic incomplet, car une population informée, sensibilisée, éduquée et responsabilisée constitue le moteur de la lutte contre la désertification et d'une gestion durable des ressources naturelles. Objectif général L’objectif général est de suivre la dynamique des populations en rapport avec l’occupation de l’espace, de les organiser et de les faire participer dans la gestion durable des ressources naturelles, dans le sens d’une bonne sécurité foncière, de l’amélioration de la rentabilité de leurs activités et de l’amélioration de leurs conditions de vie. Pour atteindre cet objectif, les orientations stratégiques et actions possibles suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Améliorer la perception du caractère 1.1 Sensibilisation et information des communautés rurales sur tous économique des ressources naturelles les aspects de la LCD-GRN ; auprès des communautés de base.

  72. 1.2 Développement de l'entreprenariat rural ;

  73. 1.3 Valorisation des ressources naturelles comme source de revenus 2 Améliorer les conditions de vie de la 2.1 Création et/ou développement des activités génératrices de population revenus (unités artisanales, embouche etc.) ;

  74. 2.2 Mise en place des mécanismes de mobilisation des ressources financières pour les communautés rurales ;

  75. 2.3 Renforcement des capacités des services d'appui au monde rural ;

  76. 2.4 Encouragement des échanges de technologies au niveau national et sous-régional à travers la coopération Sud-Sud ;

  77. 2.5 Encouragement du recyclage des sachets plastiques;

  78. 2.6 Création, protection et gestion des espaces verts et espaces réservés aux équipements sociaux ;

  79. 2.7 Création des parcs d’agrément et jardins botaniques ;

  80. 2.8 Création des points d’eau modernes.

  81. 2.8 Sensibilisation, information et formation des communautés rurales sur les aspects de l’hygiène et de l’assainissement. 3 Adapter les politiques de population et 3.1 Vulgarisation à grande échelle des techniques de construction de l'habitat aux disponibilités des sans bois ; ressources.

  82. 3.2 Valorisation des techniques traditionnelles en matière de planning familial ; 4 Améliorer les conditions de travail 4.1 Allégement des tâches domestiques (moulins à grains, moyens des femmes en milieu rural. d'exhaure de l'eau)

  83. 4.2 Création des bois communautaires et privés au niveau villageois et à usages multiples. 5 Responsabiliser les populations dans 5.1 Finalisation, popularisation, et mise en œuvre des textes le processus de développement socio- d'application du Code Rural ; économique

  84. 5.2 Généralisation des commissions foncières ;

  85. 5.3 Organisation et formation des femmes et des jeunes aux travaux de la LCD;

  86. 5.4 Transfert de pouvoirs et de technologies en direction des populations et particulièrement des femmes et des jeunes. III.2.3. Mécanismes d’appui à la lutte contre la désertification et la gestion durable des ressources naturelles III.2.3.1. Education et Sciences Au Niger, les activités de formation dans le cadre de la LCD s’adressent principalement aux groupes cibles suivants : le monde rural, les agents de développement et les scolaires. Au niveau du monde rural, les pratiques de formation pour le développement rural ont été très hétérogènes au cours des trois dernières décennies. Des différences importantes existent à l’intérieur du pays, voire au sein d’une même région où coexistent souvent des actions d’éducation et de formation non formelle, très diverses, et peu articulées entre elles. La formation qui se pratiquait dans les années 60 sous forme d’animation rurale a évolué par la suite vers l’alphabétisation de masse avant d’aboutir à l’alphabétisation fonctionnelle avec l’émergence des projets. Les contraintes de la formation du monde rural sont de plusieurs ordres :  seule une infime partie de la population rurale en grande partie analphabète (80%) est touchée et principalement à travers les projets; en effet, il existe une inadéquation entre la politique de recrutement des formateurs et les besoins d’encadrement sur le terrain ;  cette formation ne prend pas suffisamment en compte l’environnement social et culturel des populations; de plus, elle répond rarement à l’attente de celles-ci. Les agents d’encadrement sont formés dans les établissements publics à savoir : - l’IPDR de Kollo, le CFCA, l’EMAÏR, l’IPR de Katibougou,……etc. pour les techniciens; - la Faculté d’Agronomie, le CRESA, et autres établissements à l’extérieur pour les cadres supérieurs. La formation est surtout caractérisée par :  une insuffisance de centres de formation et de leurs capacités d’accueil,  une insuffisance de l’intégration des réalités du monde rural dans les programmes,  une méconnaissance des savoir- faire locaux et des traditions paysannes (non maîtrise des pratiques paysannes et des langues nationales),  une insuffisance numérique des formateurs et des agents d’encadrement,  une formation à tendance encore sectorielle,  une insuffisance des moyens d’intervention (matériels et financiers). Au niveau des scolaires, l’Education Environnementale (EE) est inscrite depuis longtemps dans la stratégie de lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles, à travers la coopération régionale animée et coordonnée par le CILSS. Cette instruction vise les objectifs généraux suivants :  améliorer la qualité et l’efficacité des acteurs en matière de la problématique environnementale,  renforcer les capacités locales de gestion des ressources naturelles au Sahel dont le premier pas est le Programme sahélien d’Education Environnemental (PSE) qui a comme objectif spécifique d’amener les enfants scolarisés du Sahel à adopter une attitude respectueuse de l’Environnement. Deux composantes du PSE sont mises en œuvre au Niger :  le Programme de Formation/Information pour l’Environnement (PFIE) ;  le Programme sahélien d’Education à l’Environnement pour l’Enseignement secondaire (PSE2 ). Ces deux composantes du PSE ne couvrent pas tous les établissements scolaires du pays. En fait, l’éducation environnementale est au stade expérimental et ne touche qu’une poignée de scolaires. Ainsi, la dimension environnementale est insuffisamment prise en compte dans les programmes scolaires, en dépit de l’ampleur des problèmes environnementaux. Toutefois, on note pour le département de Zinder et de Diffa la mise en œuvre d’un programme d’éducation environnementale financé par l’UICN et qui intéresse aussi bien le milieu scolaire formel et informel que le milieu non scolaire. Dans le domaine de la recherche, les activités de lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles regroupent la recherche fondamentale et la recherche appliquée. La recherche appliquée, conduite, en général, sur demande des structures d’appui au développement est caractérisée par l’insuffisance de la prise en compte des pratiques et des savoir-faire paysans, pourtant socialement et économiquement fondés. La conséquence de cette situation est le faible intérêt manifesté par les producteurs aux résultats de la recherche et aux technologies vulgarisées. Pourtant, toutes les pratiques paysannes, bien que s’insérant dans des logiques explicites et des stratégies de gestion, sont aujourd’hui considérées comme peu productives, voire facteur de dégradation de l’Environnement. La recherche fondamentale est, quant à elle, caractérisée par la faiblesse de la diffusion des résultats faute de moyens destinés à cet effet. Ainsi les données stockées restent peu exploitées par les utilisateurs. Ces deux catégories de recherches sont aujourd’hui confrontées aux problèmes de mobilisation des ressources humaines et financières et, d’insuffisance d’équipements adéquats. Par ailleurs et surtout, les compétences existantes, bien qu’insuffisantes, sont très peu valorisées. A cela s’ajoute l’absence de synergies entre les institutions de recherche, d’où une duplication des activités entraînant une perte de temps, d’énergie et d’argent. De plus, à l’heure actuelle les structures de coordination des travaux de recherche dans le domaine de l’environnement ne sont pas fonctionnelles. Les résultats de la recherche souffrent, dans certains cas, des difficultés liées à leur vulgarisation et leur adoption à cause notamment :  d’un manque de volonté des pouvoirs publics se traduisant par l’insuffisance, voire l’absence de moyens financiers,  de l’inadaptation des technologies aux réalités socio-économiques et culturelles des producteurs (difficulté majeure), d’où la réticence des populations à les adopter,  de l’insuffisance numérique et du faible niveau de compétence des agents de vulgarisation à la base pour certaines technologies. Cependant, malgré toutes ces contraintes, des acquis ont été enregistrés. C’est notamment les fiches techniques dont la diffusion a donné de résultats satisfaisants dans leur domaine d’application (Répertoire des approches et expériences en matière de vulgarisation – PRSAA, Janvier 1998). Objectif général L’objectif général est le renforcement des capacités des acteurs locaux dans la lutte contre la désertification et la gestion des ressources naturelles à travers la promotion des savoir-faire locaux et la viabilisation des structures éducatives et de formation/information existantes. Pour atteindre cet objectif les orientations stratégiques actions possibles sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Renforcer les liens fonctionnels entre la 1.1 Création d’une synergie entre les chercheurs et les cadres de recherche et le développement; développement (par exemple, entre le SAP /GC et les organismes en charge de la prévision météorologique et climatique) ;

  87. 1.2 Dynamisation des cellules recherche-vulgarisation et participation des cadres de développement à la définition des thèmes de recherche ainsi qu’au suivi des mises en oeuvre;

  88. 1.3 Développement de la circulation de l’information et des échanges d’expériences à tous les niveaux; 2 Promouvoir de nouveaux comportements 2.1 Sensibilisation, information et formation des adultes par l’utilisation favorables à la LCD/GRN/AES ; d’outils appropriés (écoles, centres d’alphabétisation, médias, foyers d’éducation permanente, etc) ;

  89. 2.2 Promotion de l’expérimentation des innovations et leur intégration dans le système formel ;

  90. 2.3 Affectation de moyens conséquents aux systèmes éducatifs et de recherche ;

  91. 2.4 Promotion de la formation des formateurs à tous les niveaux ;

  92. 2.5 Développement de la formation des cadres en nombre suffisant et de qualité pour assurer une meilleure couverture du territoire national, ainsi que leur recyclage régulier ;

  93. 2.6 Renforcement de l’accès du secteur non public à l’IPDR;

  94. 2.7 Encouragement de la création des centres de formation publics et privés et renforcement des capacités d’accueil des centres existants ;

  95. 2.8 Mise en place d’un mécanisme de coordination et de suivi en matière d’éducation environnementale (EE) ;

  96. 2.9 Encouragement à l’utilisation, après étude d’impact, de tout matériel agricole nouveau et adapté;

  97. 2.10 Encouragement des initiatives privées en matière de LCD/GRN

  98. 2.11 Capitalisation et valorisation des expériences des projets et autres intervenants en matière d ‘éducation environnementale ;

  99. 2.12 Confection des documents didactiques en langues nationales;

  100. 2.13 Réhabilitation et généralisation des CFCA, CPR, CPT, etc. 3 Promouvoir le développement de la 3.1 Développement d’un partenariat efficace et renforcement des recherche appliquée en LCD/GRN/AES ; capacités en matière de recherche nationale, sous-régionale et régionale,

  101. 3.2 Encouragement et vulgarisation des travaux de recherche appliquée sur l’écologie et la gestion des milieux,

  102. 3.3 Encouragement et promotion de la recherche sur le milieu physique (sols et atmosphère en particulier) ;

  103. 3.4 Poursuite et intensification des recherches dans les domaines agro-sylvo-pastoral et halieutique ;

  104. 3.5 Recensement, collecte et analyse des données relatives à la composition spécifique et au comportement général des espèces ;

  105. 3.6 Amélioration des connaissances sur les agrosystèmes et les stratégies paysannes en relation avec la LCD/GRN ;

  106. 3.7 Connaissance de la composition floristique et faunique, de l’évolution des effectifs et des risques de maladies pour les animaux des réserves nationales ;

  107. 3.8 Suivi et actualisation des caractéristiques des agrosystèmes;

  108. 3.9 Maintien,, conservation et amélioration, par les voies et moyens les plus appropriés, des ressources génétiques et de la diversité biologique ;

  109. 3.10 Elaboration et proposition de modèles d’intensification des productions préservant les ressources naturelles. 4 Promouvoir, améliorer et valoriser les 4.1 Intégration de la dimension environnementale et des savoir -faire technologies et savoir-faire locaux. locaux dans tous les programmes de formation, à tous les niveaux;

  110. 4.2 Inventaire, sélection et diffusion des pratiques, stratégies et savoir-faire locaux éprouvés en matière de production rurale. III.2.3.2. Les systèmes de suivi, d’alerte et d’atténuation des effets de la sécheresse Le Niger a connu au cours du siècle précédent des catastrophes naturelles dont les plus significatives sont :  les famines des années 1931,1953-1955, 1966-1969, 1973/74, 1983/84, 1997/ 98;  les épidémies de peste bovine, de variole, de choléra et méningite ;  les invasions acridiennes (1928-1931), (1974-1975) et les feux de brousse ;  les inondations suite aux abondantes précipitations (1936, 1946, 1952, 1998).  les prédateurs et les maladies affectant les récoltes et la végétation ; Toutes ces calamités ont entraîné des pertes considérables aussi bien en ressources naturelles qu’en vies humaines et animales. L’insuffisance de la mise en œuvre des politiques, d’orientations et actions définies démontrent la faiblesse des systèmes d'observation et de suivi du phénomène de la désertification, des effets de la sécheresse, et d’une manière générale, des autres problèmes environnementaux. Cette situation justifie la nécessité de disposer de systèmes adéquats de suivi, de prévention et d’atténuation des effets de la sécheresse. A cet effet, un suivi agro-hydro-météorologique est effectué chaque décade. Il est piloté par un groupe de travail pluridisciplinaire composé du Secrétariat Permanent du Système d’Alerte Précoce (SAP), de la Direction de la Météorologie Nationale, de la Direction de l’Agriculture, de la Direction de la protection des végétaux, de la Direction de l’élevage et de l’industrie Animale, et de la Direction des Ressources en Eau ; avec la participation de la Gendarmerie Nationale, du Ministère de l’Intérieur, en collaboration avec le Centre AGRHYMET. Ce système consiste en la surveillance continue de vastes territoires qui ne sont pas toujours faciles d’accès, avec pour objectif principal d’évaluer l’évolution de la désertification ou des efforts d’atténuation de la sécheresse. Force est de constater aujourd’hui que ces structures de suivi-évaluation n’ont pas donné les résultats escomptés. Les indicateurs bio-géophysiques parmi lesquels: l’érosion hydrique, l’érosion éolienne, la dégradation du couvert végétal, l’utilisation des parcours, les implantations humaines, n’ont pas fait l’objet d’un suivi adéquat. L’alerte précoce, ensemble d’informations saisonnières sur les ressources naturelles et les productions agricoles, vise en premier lieu la sécurité alimentaire des populations et la prévention/gestion des catastrophes. Les dispositifs d’alerte et de prévention des catastrophes suivants ont été mis en place à partir des années 60. Il s’agit notamment, suite à la sécheresse de 1984, de la mise en place du Comité Technique Pluridisciplinaire (GTP) de suivi et de coordination de l'aide alimentaire et, du Système Permanent d'Alerte Précoce (S.A.P) et de gestion des catastrophes (SAP/GC). Parallèlement à cela, des réflexions similaires sont développées par certains partenaires (C.I.L.S.S, F.A.O., U.S.A.I.D, etc). Une autre forme d’alerte précoce, mise en place au Niger est la prévision des débits critiques du fleuve Niger au niveau de Niamey, qui fait l’objet d’une note technique annuelle au moment des basses eaux. Malheureusement, cette prévision n’est effectuée que sur le fleuve Niger et non sur l’ensemble du réseau hydrologique. Par ailleurs, le suivi du paramètre pluie étant fondamental pour l’Alerte Précoce, il convient de mentionner la faiblesse du réseau d’observation national, comme facteur limitant. Le Comité National du Système d’Alerte Précoce et de gestion des catastrophes (SAP-GC) mis en place a pour mandat, aujourd’hui, de proposer au gouvernement :  les mesures aptes à enrayer ou atténuer les effets de l’instabilité de l’environnement naturel et socio-économique ;  des actions ponctuelles et des actions de développement ;  des mécanismes de suivi et mise en œuvre des mesures nécessaires pour détecter les situations de crise structurelle ou conjoncturelle afin d’y remédier. Le constat aujourd’hui est donc que, le SAP/GC a des activités essentiellement centrées sur l’aide alimentaire pour, surtout faire face aux déficits céréaliers des campagnes agricoles. Aussi, les dispositions idoines ne sont pas prises en temps opportun pour faire face aux situations de crise alimentaire. De par cela, l’on constate que le SAP/GC est réduit à une fonction plus curative que préventive. Objectif général L’objectif général est de mettre en place un système adéquat de suivi et de prévention des catastrophes et, de disposer d’un mécanisme d’atténuation des effets de ces dernières. Pour atteindre cet objectif, les orientations stratégiques et actions possibles suivantes sont retenues. Orientations stratégiques Actions possibles 1 Renforcer les capacités du réseau 1.1 Renforcement du réseau national d’observation et mise en national d’observation, de suivi et place d'une base de données pertinentes pour la surveillance et d’alerte sur les phénomènes de la le suivi de la désertification; désertification et de la sécheresse ;

  111. 1.2 Développement des modalités pratiques de surveillance du phénomène de la désertification le long des transects bien définis et au niveau des sites pilotes ;

  112. 1.3 Utilisation de la télédétection pour évaluer la dégradation de l'environnement;

  113. 1.4 Suivi systématique de la dynamique des sables pour une meilleure conception des programmes de lutte contre l’érosion;

  114. 1.5 Réhabilitation et modernisation du réseau hygrométrique national

  115. 1.6 Renforcement de capacités scientifiques pour la modélisation multi-échelle de l’occupation des terres;

  116. 1.7 Renforcement du système d’alerte précoce existant, notamment par l’intégration des composantes relatives à la prévision et au suivi de la sécheresse ;

  117. 1.8 Développement des synergies entre les institutions sous- régionales, régionales et Internationales opérant dans le domaine de la LCD d'une part, et leurs homologues nationales, d'autre part; 2 Promouvoir un système adéquat et 2.1 Elaboration et mise en place d’un système d’information sur performant de suivi-évaluation des la désertification avec l’appui des partenaires (PNUE, OSS,etc.); activités de lutte contre la désertification, de gestion de 2.2 Elaboration d’un système national d’évaluation et de suivi de la ressources naturelles et d’atténuation désertification sur la base d’indicateurs physiques, biologiques, des effets de la sécheresse. socio-économiques et culturels pertinents. III.3. Les Sous-programmes prioritaires du PAN-LCD/GRN L’analyse des facteurs contribuant à la désertification et à la dégradation des ressources naturelles ainsi que, des axes prioritaires d’intervention retenus dans le plan d’action permet d’identifier 5 sous-programmes prioritaires : Il s’agit : a) en matière de gestion durable des ressources naturelles :  Sous-programme de conservation et restauration des terres dégradées et de maîtrise des eaux qui intégrera notamment les composantes suivantes :  conservation et restauration des terres,  mobilisation et de maîtrise des eaux ;  Sous-programme de lutte contre l’ensablement des terres;  Sous-programme de foresterie communautaire et de gestion des ressources naturelles qui comportera, entre autres composantes :  reboisement à buts multiples,  valorisation des sous-produits forestiers ,  agroforesterie,  gestion des ressources naturelles (extension ),  aménagement et gestion des forêts naturelles,  lutte contre les feux de brousse,  lutte contre les plantes envahissantes b) en matière de lutte contre les Lutte contre les effets des aléas climatiques et contraintes environnementales, mise en place des mécanismes d’appui à la lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles  Sous-programme de renforcement des capacités des services d’observation et de suivi de la désertification et de la sécheresse qui sera axé principalement sur les composantes suivantes :  sensibilisation, information et formation sur la lutte contre la désertification et la gestion des ressources naturelles,  renforcement des capacités des services d’observation et de suivi de la désertification et de la sécheresse. b) en matière de suivi-évaluation de la LCD/GRN-AES  Sous-programme de suivi-évaluation de la LCD/GRN-AES  Définition d’indicateurs physiques, biologiques, socio-économiques et culturels pertinents, en matière de LCD/GRN-AES;  Elaboration d’un système national d’évaluation et de suivi de la désertification Les sous-programmes prioritaires de PAN/LCD/GRN Priorités Sous programmes Objectifs Résultats attendus Observations Gestion des ressources Sous-programme de Restaurer le capital . Le capital productif est naturelles et conservation et productif en vue de restauré ; mode de restauration des l'amélioration des production terres dégradées et productions agro- . les rendements des Estimation des coûts de maîtrise des eaux; sylvo-pastorales productions agro-sylvo- et recherche des pastorales sont accrus; financements . Les eaux de surface sont utilisées pour les productions agrosylvopastorales, . Les systèmes de production sont améliorés. Sous-programme de Sécuriser les . Les rendements des lutte contre productions agro- terres et cuvettes sont Estimation des coûts l’ensablement des sylvo-pastorales améliorées, et recherche des terres; . Les infrastructures socio- financements économiques sont sécurisées Sous-programme de Améliorer . La production piscicole est foresterie l’Environnement et la accrue de plus de 50%, communautaire et de production, accroître . Les plans d’eau à gestion des les revenus des vocation piscicole sont ressources naturelles populations, et restaurés Estimation des coûts satisfaire les besoins et recherche des alimentaires; financements Les ressources naturelles sont gérées rationnellement Gérer de manière dans les productions agro- durable les ressources sylvo-pastorales naturelles . La fertilité des sols est gérée par des plantations Améliorer la agroforestières, productivité agricole et accroître les . les rendements sont disponibilités accrus grâce aux fourragères plantations des brise-vents et haies vives, . Les revenus agricoles sont améliorés, Gérer de manière . Des plans durable les ressources d’aménagement sont forestières et élaborés pour les massifs améliorer les revenus forestiers exploitables, des populations . des marchés ruraux sont crées et exploités, . les populations riveraines des massifs bénéficient des revenus de leurs forêts, Préserver et sauvegarder . Les écosystèmes sont l’environnement préservés des effets néfastes des feux de brousse, . Les ressources pastorales et fauniques sont sécurisées. Lutte contre les Sous-programme de Atténuer les effets de . Les dispositifs effets des aléas renforcement des d’observation et de suivi la sécheresse et de la Estimation des coûts climatiques et capacités des désertification à de la sécheresse et de la et recherche des contraintes services travers le désertification sont financements environnemental d’observation et de renforcement des renforcés, es, mise en place suivi de la services concernés . Les recommandations des mécanismes désertification et de la des services sont pris en d’appui à la lutte sécheresse compte et appliqués, contre la . Le SID est mis en place et désertification et Renforcer les opérationnel, de gestion des capacités locales et ressources promouvoir le . La population civile est naturelles partenariat pour la informée de tous les LCD/GRN aspects de la désertification, . La jeunesse et les femmes participent activement aux activités de lutte contre la désertification. Suivi-évaluation Sous-programme Définir des indicateurs . Les capacités aux niveaux (S&E) de la LCD- définition des physiques, national et local en matière GRN Indicateurs de S&E biologiques, socio- de S&E sont renforcées ; économiques et . Des indicateurs bio- culturels pertinents, en géophysiques pertinents, matière de LCD/GRN- parmi lesquels : l’érosion Estimation des coûts AES hydrique, éolienne, la et recherche des dégradation du couvert financements végétal, l’utilisation des parcours, les implantations humaines, sont utilisés pour le suivi de la désertification ; . Des indicateurs pertinents de S&E de la mise en Sous-programme oeuvre du PAN/LCD-GRN système national de sont élaborés selon les S&E Elaborer un système dispositions retenues par la national de S&E CoP2 de la CCD. . Un système national de S&E basé sur des indicateurs globaux de la désertification est mis en place. III.4 Actions urgentes Les priorités définies dans le PAN/LCD-GRN qui vise à constituer une réponse pour lutter contre la désertification, atténuer les effets de la sécheresse et amorcer la restauration du capital productif en vue d’un développement durable à travers une stratégie intégrée, s'exécuteront sur le long terme. Cependant, lors de la réalisation du bilan diagnostic environnemental, les populations ont eu à exprimer des besoins réels et pressants. En attendant la mise en œuvre des priorités et, afin de garantir le succès du processus PAN/LCD-GRN, il s'avère impératif de prendre sans délai des dispositions de nature à démontrer la volonté du gouvernement et, faire prendre conscience à la population que son implication est indispensable et déterminante. C'est dans ce sens que les actions urgentes sont conçues à la fois pour servir d’actions pilotes et de stratégie d'adhésion et de mobilisation des différents partenaires au processus de mise en œuvre du PAN/LCD-GRN; en somme, il s'agit de sensibiliser, et former les populations bénéficiaires et acteurs du programme par des actes concrets. Les actions urgentes sont des petites opérations de protection du capital productif de court à moyens termes, de récupération du capital dont la dégradation est encore limitée et/ou, de préparation de certaines actions d'envergure à moyen et long terme. Elles visent la satisfaction des besoins réels pressants exprimés par les populations, conçues et réalisées localement à l'aide de technologies appropriées et des budgets à dimension supportable, dans des délais réduits. Tableau des ACTIONS URGENTES Localisations Orientations stratégiques/Actions Actions urgentes possibles (*) = toutes les prioritaires régions

  118. 1.1 Restauration du capital productif 1.1.1 Fixation des dunes * *

  119. 1.1.2 Lutte contre l’ensablement de l’ensemble des cours et plans d'eau y compris le fleuve.

  120. 1.1.3 Traitement des koris/bassins versants *

  121. 1.1.4 Récupération des terres dégradées (zaï, demi-lunes, diguettes, etc…) *

  122. 1.1.5 Mise en défens, lutte contre les feux de * brousse

  123. 1.1.6 Aménagement des aires de pâturages/délimitation des couloirs de * passage

  124. 1.1.7 Lutte contre les plantes envahissantes (Sida Cordifolia, Jacinthe d'eau, Pestia * stratoîdes)

  125. 1.1.8 Vulgarisation des techniques de conservation et de gestion des sols et de * l'eau ;

  126. 1.1.9 Création/amélioration du potentiel sylvicole ; *

  127. 1.1.10 Amélioration de la connaissance des ressources *

  128. 1.1.11 Repérage et Protection de la régénération * naturelle

  129. 1.1.12 Généralisation de la mise en œuvre de la * stratégie énergie domestique

  130. 1.1.13 Création de petites retenues d’eau et * aménagement des mares à des fins d’exploitation agro-sylvo-pastorale,

  131. 1.1.14 Réhabilitation des pratiques traditionnelles * de plantation d'arbres à l'occasion de certaines manifestations socio-culturelles;

  132. 1.2 Réalisation d’infrastructures de 1.2.1 Réalisation des pistes de desserte pour desserte et de conservation des désenclaver les zones de production et * produits agro-sylvo-pastoraux favoriser les échanges inter et intra- régionaux

  133. 1.2.2 Construction des infrastructures de conservation et de stockage des produits * à partir des matériaux locaux et de l'expertise locale.

  134. 1.2.3 Appui au développement des petites unités (artisanales et semi-artisanales) de * transformation agroalimentaire

  135. 1.2.4 Protection de la RN1 contre l'ensablement Zinder, Diffa

  136. 1.3 Amélioration des conditions 1.3.1 Création des activités génératrices de de vie et de travail des revenus (embouche bovine, crédit pour le petit * femmes en milieu rural commerce, cultures de contre-saison, aviculture, etc.)

  137. 1.3.2 Acquisition d'équipements d'allègement des tâches domestiques (moulins à grains, * décortiqueuses, moyens d'exhaure plus performants) III.5. Mise en œuvre du PAN/LCD-GRN III.5.1 Modalités de mise en œuvre Le PAN/LCD-GRN sera décliné en programmes d’action régionaux, sous-régionaux et locaux. Ces derniers seront élaborés et adoptés suivant une approche participative et itérative. En outre, ils devront être régulièrement évalués et au besoin, réadaptés. A l'échelon local (commune), les programmes d’action de lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles seront l'aboutissement de la démarche "Gestion de Terroirs" et tiendront lieu de Plans Locaux de Développement. III.5.2. Cadre juridique et réglementaire, institutionnel et organisationnel de mise en œuvre III.5.2.1 Cadre juridique et réglementaire L’analyse diagnostic a montré que le Niger s’est doté d’un arsenal juridique favorable aux activités de LCD-GRN. Cependant, cet environnement juridique mérite un renforcement pour une mise en œuvre efficace du PAN/LCD-GRN, notamment suivant le dispositif de décentralisation. Ainsi, conformément à l’article 5 sur les dispositions générales de la CCD, il sera procédé au parachèvement des lois existantes et à l’élaboration et l’adoption de nouvelles mesures législatives. Aussi, les activités suivantes seront elles menées à cet effet: - finalisation des travaux de révision de la loi fixant le régime forestier ; - parachèvement des textes d’application de la loi cadre relative à la gestion de l’environnement ; - élaboration et adoption des textes d’application de la loi portant institutionnalisation des études d’impacts sur l’environnement ; - élaboration et adoption des textes régissant le fonctionnement et l’organisation du fonds national de l’environnement ; - adoption des textes sur les structures locales de gestion, - etc. III.5.2.2 Cadre institutionnel et organisationnel a) institutions/acteurs de mise en œuvre Comme dit supra il sera recherché le renforcement du partenariat à travers un dialogue permanent entre l’ensemble des acteurs impliqués dans la LCD/GRN. Les rôles ci- après peuvent être dévolus à chacun de ces acteurs : Secteur Public  la définition des politiques et stratégies en matière de LCD/GRN et l’élaboration des outils de planification (inventaires des ressources naturelles, schémas directeurs d’aménagement et d’exploitation…),  la mise en œuvre des projets à caractère institutionnel,  la définition et le contrôle de l’application du cadre législatif et réglementaire au niveau national (code forestier, code rural, code de chasse…) et suivi des conventions internationales,  la coordination et l’harmonisation dans la mise en œuvre des actions notamment au niveau de la société civile,  la réalisation des grands travaux pour la réhabilitation des écosystèmes dégradés (grandes étendues de glacis, cordons dunaires, parcs et plans d’eau, zones humides...),  la facilitation de la recherche de financements,  le développement de la coopération internationale,  l’animation/information/sensibilisation et appuis conseils aux acteurs, notamment les populations,  la recherche, la formation et le contrôle du matériel génétique,  les études diverses, la valorisation et la capitalisation des résultats,  la protection de la nature, le développement des jardins zoologiques,  la conservation de la diversité biologique.  L’encouragement de l’émergence de la société civile  Le suivi évaluation des actions Secteur Privé  le développement des filières commerciales (bois-énergie, foyers améliorés, produits forestiers secondaires, produits agricoles, produits de pêche et de chasse et d’élevage,  le développement de la production privée de bois ( production des plants, plantations privées…),  les entreprises de travaux forestiers,  les transformations industrielles des produits ( produits forestiers secondaires, produits agricoles, produits de pêche, produits de chasse et produits d’élevage…),  le développement de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle,  la contribution à la conservation de la diversité biologique (développement des fermes et ranch à gibier,  l’approvisionnement en intrants (engrais, produits zootechniques, pesticides, matériels de production, engins de pêche…), la contribution au développement du tourisme cynégétique.  la contribution à la conservation de la diversité biologique( développement des fermes et ranch),  la formation, information, la sensibilisation et le suivi-évaluation interne;  appui à la mobilisation de l'épargne rurale. Les Collectivités Territoriales  la définition des stratégies aux niveaux régional et sous-régional, en tenant bien sûr compte des orientations et politiques nationales,  l’élaboration et la mise en œuvre des schémas directeurs et plans de développement régionaux et sous-régionaux en matière de LCD/GRN,  le financement des actions en matière de LCD/GRN et de développement local,  la gestion des forêts des collectivités,  l’information la formation et la sensibilisation des populations,  l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des projets régionaux et sous- régionaux,  le développement de la coopération décentralisée,  la création et aménagement des aires protégées locales,  la gestion rationnelle des zones de chasse,  la sécurisation foncière. Les Communautés rurales  la participation à l’élaboration et la mise en œuvre (y compris financement) des actions de LCD/GRN : gestions des ressources forestières halieutiques, hydriques et pastorales,, production de plants et reboisement…,  la production primaire de bois-énergie, productions piscicoles et apicoles,  la participation à la mise en place et au fonctionnement des systèmes de mobilisation de l’épargne et de crédits en milieu rural,  la mobilisation des ressources humaines et financières pour des travaux d’intérêt communautaire,  le suivi-évaluation des actions. Les ONG et associations  l'élaboration et mise en œuvre (y compris la recherche de financement) des projets conformément aux orientations définies par le secteur public,  la formation et sensibilisation sur la LCD/GRN,  la coopération (partenariat),  la participation aux études dans les domaines de LCD/GRN et valorisation des résultats obtenus,  la contribution à l'organisation des populations à la base;  le suivi-évaluation des actions. b) Cadre organisationnel  Au niveau National : Le CNEDD à travers son Secrétariat Exécutif, et plus précisément, au travers de sa Commission Technique PAN/LCD-GRN, assurera : - la cohérence de la mise en œuvre du PAN/LCD-GRN avec les orientations définies dans le PNEDD, y compris la synergie avec les autres accords environnementaux; - le suivi-évaluation de la mise en œuvre et éventuellement la réadaptation du PAN/LCD-GRN. Le Ministère chargé de la Lutte contre la Désertification assurera la coordination de l’exécution du PAN/LCD-GRN. A ce titre, il : - participera directement à cette mise en œuvre, à travers ses services techniques ; - assurera l’harmonisation et la synergie entre les sous-programmes du PAN/LCD- GRN et celui-ci d’une part, et d’autre part, entre le PAN/LCD-GRN et les autres programmes prioritaires du PNEDD en liaison avec le CNEDD; - impliquera les autres acteurs, notamment les populations et la société civile ; - assurera le contrôle et le suivi techniques des travaux.  An niveau décentralisé - Les Conseils Régionaux, Départementaux et Communaux de l’Environnement, pour un Développement Durable assureront la cohérence et le suivi-évaluation ; - Les services décentralisés du Ministère chargé de la lutte contre la désertification, assureront la coordination de l’exécution, le contrôle et suivi techniques, et l’implication des acteurs ; - Les populations locales exécuteront les activités de terrain. Elles seront aidées en cela aussi bien par les services compétents que par la société civile. III.5.3 Mobilisation des ressources humaines La mise en œuvre du PAN-LCD-GRN suppose la mise en place d’un mécanisme durable de mobilisation de ressources humaines et l’implication des différents partenaires. Dans ce cadre un accent particulier doit être mis sur l’amélioration du partenariat entre les acteurs à travers :  une meilleure implication de la société civile dans la mise en œuvre du programme,  le renforcement de la capacité opérationnelle des acteurs pour la mise en œuvre des actions définies dans le programme,  la sensibilisation et l’information des acteurs (Etat, collectivités, ONG, associations, communautés de base et partenaires au développement) sur les enjeux du programme et la nécessité d’une concertation pour sa mise en œuvre. III.5.4 Mobilisation des ressources financières. Avant l'avènement de la CCD, les financements des activités de LCD/GRN ont surtout été caractérisés par leur irrégularité. En effet, les ressources nationales affectées ont été affectées par la situation économique difficile traversée par le pays. Quant aux financements extérieurs, ils étaient irréguliers et ponctuels. C'est pourquoi le financement de la mise en œuvre du PAN/LCD-GRN nécessite désormais la mise en place d'un mécanisme financier adéquat et une utilisation judicieuse des ressources. Ce mécanisme devra faire appel aux sources suivantes: - le financement national à travers l'Etat, les Collectivités, le secteur privé et les Organisations communes de base, - le financement extérieur, - le financement des ONG et Associations.  Le financement national Les ressources financières proviendront de: - la contribution du budget de l'Etat sous forme de subventions directes aux activités de LCD/GRN; - la contribution des budgets des collectivités pour la lutte contre la désertification et la gestion des ressources naturelles dans leurs entités respectives; - la mise en place d'un mécanisme de mobilisation des ressources supplémentaires auprès du secteur privé et des organisations communes de base; - la contribution volontaire des personnes physiques ou morales. Toutes ces ressources nationales devront alimenter le compte qui sera domicilié auprès du Fonds National de l’Environnement crée par la loi cadre sur la gestion de l’environnement et dont la principale mission est le financement de l’activité de LCD/GRN.  Le financement extérieur Pour compléter les efforts internes de mobilisation des ressources aux fins de financement de la LCD/GRN, les partenaires de coopération bilatéraux et multilatéraux seront sollicités à travers des dons, prêts concessionnels et reconversion de la dette. Par ailleurs le mécanisme mondial de la CCD sera mis à contribution pour améliorer le financement extérieur.  Le financement des ONG et associations Dans ce cadre l’Etat créera les conditions leur permettant la mobilisation directe de ressources auprès de leurs partenaires et dont l’utilisation sera faite dans un cadre cohérent et harmonisé, en liaison avec les autres acteurs.  Une autre forme, non moins importante de financement, consistera à faire de la LCD- GRN une activité rentable sur le plan financier, à travers un mécanisme d’incitation à y investir, par exemple par la création de certains peuplements (production de bois de feu et de service, sous produits non ligneux tels que la gomme arabique), le développement des pêcheries industrielles, etc. III.5.5 Mécanisme de suivi-évaluation et d’analyse d’impact Conformément à l’article 19 de l’annexe I de la CCD, il sera mis en place un mécanisme adéquat de suivi des actions à mettre en œuvre ainsi que l’identification de leur impact. Cela demandera un dispositif d’évaluation interne et externe et d’analyse des transformations induites par le programme sur le capital productif aux plans écologique, économique, sociologique et culturel. Le but visé est d’identifier et de présenter aux différents acteurs du programme ( populations, décideurs…) et à la communauté internationale à travers le secrétariat exécutif de la CCD, les progrès enregistrés dans la lutte contre la désertification et la gestion durable des ressources naturelles. Les informations issues de ce dispositif permettront alors d’évaluer collégialement les performances de la stratégie de mise en œuvre du programme et de servir d`outil de prise de décisions concertée. Pour atteindre ce but, le mécanisme de suivi-évaluation et d’impact requiert la participation directe ou indirecte de tous les acteurs et fonctionnera comme suit : a) Le suivi évaluation interne Un système de suivi-évaluation décentralisé négocié avec les acteurs sera mis en place au niveau de tous les sous-programmes à travers des unités de suivi évaluation qui seront créées à cet effet. Il travaillera sur la base d’un dispositif de collecte, de dépouillement, de traitement, d'élaboration et de diffusion d’informations sur la mise en œuvre du programme. Ces informations permettront de réorienter si nécessaire la planification /programmation des actions. b) Suivi Évaluation externe Il sera piloté par le Secrétariat Exécutif du CNEDD, en étroite collaboration avec la Commission PAN/LCD-GRN et les Services du Ministère chargé de la Lutte Contre la Désertification. Ces structures ont pour mission d’évaluer le niveau d’exécution du PAN/LCD- GRN, et proposerons des correctifs en cas de besoin. c) Suivi d’impact Un système de suivi d’impact du programme de lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles sera mis en place et coordonné par les unités de suivi- évaluation. Il consistera, sur la base d’un certain nombre d’indicateurs écologiques, économiques et sociaux d’impact, à rechercher périodiquement les transformations macro et micro-économiques induites par le programme. Ce système fera appel aux organismes spécialisés internationaux, régionaux, sous régionaux et nationaux notamment, le PNUE, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), le centre AGRHYMET, Structures Nationales spécialisées, etc. III.6. Les risques Il convient de noter que, la mise en œuvre du PAN/LCD-GRN et l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés peuvent être entravées par un certain nombre de facteurs difficilement contrôlables. Ainsi, au niveau de l’exécution du programme, du degré de participation de l’ensemble des acteurs dépendra la réalisation satisfaisante des sous programmes du PAN/LCD-GRN, avec comme conséquence l’efficacité de la LCD-GRN. Un autre risque non moins important est le financement du programme : en effet le désengagement des pays donateurs potentiels pour le financement des actions de LCD/GRN dans les pays touchés en général et, au Sahel en particulier, les difficultés de mobilisation de ressources à travers le mécanisme mondial sont autant de facteurs susceptibles de bloquer la mise en œuvre du PAN/LCD-GRN. A cela s’ajoute la persistance de la récession économique que connaît le Niger, qui entraverait inévitablement l’affectation des ressources nationales. Concernant l’atteinte des objectifs du programme, celle-ci peut être compromise par les sécheresses récurrentes qui affecteraient inéluctablement les efforts de lutte contre la dégradation du capital productif dans un pays essentiellement agricole Références bibliographiques Agence Canadienne de Développement International (ACDI), 1996 : Projet d'Appui à la Mise en Oeuvre de la Convention Internationale sur la Désertification, Programmes d'Action Nationaux Situation et Besoins (Burkina Faso, Niger, Mali, Sénégal), Rapport final. Niamey, Niger. 63 PP. Agence Canadienne de Développement International (ACDI), 1992 : Guide Méthodologique, Planification Stratégique en Environnement, apport de la prise en compte de l'environnement comme élément stratégique de la planification et de la programmation en développement international. Direction de l’Environnement . version provisoire. Niamey, Niger. 38 PP. 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Ministère du Plan, 1998 : , Plan National de l’Environnement pour un Développement Durable Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable, Secrétariat Exécutif. Niamey, Niger.121 PP. Ministère de l'Agriculture et de l'Élevage, Comité national du Code rural, Secrétariat permanent, 1991 : Projet de loi fixant les principes d'orientation du code rural, édition révisée, Niamey, Niger. 100 PP. Ministère de l'Environnement et du Tourisme, 1991 : Plan d'Action National pour l'Environnement (P.A.N.E), Comité National de Lutte contre la Désertification, Tome II Programme d'Investissement, Ougadougou, Burkina Faso. 201 PP. Ministère du Logement, du Cadre de vie et de l'Environnement, 1996 : Synthèse des travaux du PNAE-CI (Plan National d'Action Environnementale de la Côte d'Ivoire), Abidjan, Côte d'Ivoire . 59 PP. Ministère des Mines et de l'Énergie, Direction de l'Énergie, 1993 : La situation énergétique au Niger, Niamey, Niger. 47 PP. 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Tropical Resource Management Papers, No15; WAU ed., 151PP. 22 20 Bilma Latitude 18 Agadez 16 Tahoua Tillabéri N'guigmi Gouré 14 B.konni Zinder Niamey Maradi Diffa M.Soroa Dosso Magaria 12 Gaya 0 2 4 6 8 10 12 14 Longitute Tableau II.2.1 : Potentialités Forestières & Agro-forestières Noms Date de Superficie au Superficie Niveau de dégradation Observations REGIONS des forets classement classement (ha) actuelle (ha) AGADEZ Dabaga 1954 1050 18.4 extrême en voie de dis Kerbougou - 25000 - - sert de zone d Total 26050 DIFFA Forets Classées Deboua 1939 27 - dégrade 9/12 forets on Diana 1938 625 - dégrade des81339 ha Goudio 1952 92 - bon état reste plus que Kolol 1942 1120 - bon état N'Boo 1938 185 - bon état Tansougoukoua 1941 1395 - dégrade Karagou 1942 84 - déclasse Ariboudiram 1939 4100 - dégrade Mounouck 1941 61000 - dégrade Gaoura 1942 133 - dégrade Loulono 1941 100 - dégrade Sissi 1935 1335 - dégrade Total 70196 Forets Protégées Gougoumaria 1976 72 75% de taux de Kayetawa 1976 94 recouvrement Kalgounam 1976 281 Kodjemeri 1976 156 Gagamari 1976 86 Malam Minari 1976 410 Maiganari 1976 132 Malam balmari 1976 333 Toubouram 1977 66 Total 1630 DOSSO Forets classées Gorou Bassounga 1937 10000 9900 100 ha déclasses en 1998 occupation illé Fogha Beri 1948 4438 - surcharge pastorale, défrichements l'agriculture e Bana 1955 738 - coupes abusives et clandestines dégradation c Koulou 1948 2060 - surpâturage, defrichement,vieillissement existence com Total 17236 Forets protégées Tounga avant 1960 23862 - au moins 50% pour l'ensemble surexploitatio Marigouna Bella avant 1960 43360 - surpâturage, Rôneraies Dallol M. avant 1960 28274 - Forets du Fakara avant 1960 104524 - Total 200000 100000 Parcs Agroforestiers Acacia albida - - - parcs en cours de vieillissement arbres associ Parinari macrophilla - - - production Vitellaria paradoxum - - - Bombax costatum - - - Parkia biglobosa - - - Hyphaene thebaica - - - TILLABERI/CUN Forets classées Say - 2460 - très dégrade forte pression Guesselbodi 1948 5400 - très dégrade abusive de bo Niamey-aviation - 255 <10 en voie de disparition Parc du W 1954 330000 330000 Tera - 44000 - dégrade Boumba - 645 - dégrade Faira 1950 8500 - dégrade Total 391260 Forets protégées Tamou - - - tendance observée a la dégradation multiples pres Boyanga - 12300 - pour toutes ces forets situées dans le Koure - 116625 - bassin d'approvisionnement de Niamey Hamadidie - 37350 - en bois Diakindi - 31015 - autres plateaux - très vastes Total environ 2000000 MARADI Forets classées Kouroungoussaou 1952 2300 Dan Gada Karazomi 1952 134 Dan Madotchi 1952 4.4 Dan Tourke 1952 650 Guidan Roumdji - 2100 Rigna 1952 25.6 Kandamaou 1952 4928 Gabi Nord 1950 560 Gabi Sud 1950 400 Madarounfa 1950 830 Chabare 1952 795 Dan Kada 1951 5190 Dan Gado 1951 4300 Bakabe 1956 2635 Birnin Lalle 1951 48 Total 24900 Forets protégées Dagor - - 53 Garinoney - - 53 Doutchi Begoua - - 97 Guidan Karo - - 98 Naguidi - - 33 Guidan Atiale - - 61 Koukabiel - - 49 Kornaka - - 227 Ajekoria - - 234 Berle - - 258 Karfin Gaba - - 35 Takounde - - 57 Baban Rafi - 80000 en 1962 15350 Maradi - - 60 Sabon Gari - - 48 Guidan Siri - - 37 Diambali - - 54 Ounwala - - 39 Bamo Bara - - 85 Bamou - - 72 Kouya - - 33 Dan Mani - - 50 Aderawa - - 498 Dan Issa - - 1800 Tibiri - - 2235 Kodaga - - 2945 Tapkin guiwa - - 5820 Dan goulbi - - 3290 Total 33671 Gommeraies Intuila - - 545 Guidan Moussa - - 252 Matoya - - 188 Bader - - 82 Total 1067 ZINDER Forets classees Takieta 1950 6720 8.3 ha declas Boubaram 1955 900 Kissanbana 1950 1880 Tounfafiram Nord 1953 295 Tounfafiram ouest 1953 485 Droum 1952 15 Berbekia 1942 1275 Kongome 1952 1840 Korama 1952 900 Libararn 1956 56 Dan Ogoma - 2827 toutes degradees a plus de 50 p. cent Pression agric Kelle 1942 1670 forets Azjomba 1941 675 Guirbo 1939 2560 Kaigam 1942 287 Gadabour 1942 212 Kourabouri 1954 460 Kalgueri - 473 Kadara - 3008 Karbale 1950 950 Dawambeye 1951 130 Tchedia 1951 250 Desga 1942 665 Total 28533 Forets protegees forets de bas fonds - - environ 10000 toutes degradees a plus de 50 p. cent Pression agric parcs a Acacia albida - - - toutes degradees a plus de 50 p. cent forets TAHOUA Forets classees Abouboul 1956 72 0 Aboudea 1955 175 31 Bangui 1954 3275 0 Damfan 1955 540 156 Karofan 1955 4020 4020 (en 1975) Toutes en voie de degradation Diverses pres Massouki 1956 80 0 Minao 1955 60 20 Tapkin zaki 1955 1070 123 Tsernaoua - 2367 50 (en 1975) Total 11659 4400 forets protegees forets de bas-fonds - - 28000 forets de plateaux - - 178000 Toutes en voie de degradation Diverses pres forets de Guieye - - 50 Total 206050 INDICATEURS DE POPULATION ET DE PRODUCTION ET LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET LA GESTION DES RESSOURCES NATURE Densité: 'Dynamique de population Populations Superficies habitants Projection de la population (x1000) par région Régions au km² population popultion Taux jusqu'en 2050 Effectif % du En km² % du en 1977 en 1988 d'accrois- total total -sement 2000 2010 2020 2030 2040 20 Agades 208,828 2.9 667,799 52.7 0.3 124,985 208,828 4.85 297 364 454 577 746 9 Diffa 198 091 2.6 156,906 12.4 1.2 167,389 189,091 1.15 266 315 380 466 582 7 Dosso 1,018,895 14 33,844 2.7 30.1 693,207 1,018,895 3.64 1,543 2,330 3,579 5,605 8,927 14,3 Maradi 1,389,433 19.2 41,796 3.3 33.2 949,747 1,398,433 3.59 2,101 3,157 4,827 7,522 11,923 19,1 Tillabéri 1,725,720 23.8 97,506 7.5 17.7 1,171,822 1,725,720 3.65 2,611 3,947 6,190 9,615 15,497 25,3 Tahoua 1,308,598 18 113,375 8.9 11.5 993,615 1,308,598 2.6 1,922 2,625 3,645 5,160 7,431 10,8 Zinder 1,411,061 19.5 155,778 12.3 9.1 1,002,225 1,411,061 3.23 2,111 3,065 4,525 6,810 10,425 16,1 Niger 7,251,626 100 1,267,000 100 5.7 5,102,990 7,251,626 3.32 10,851 15,803 23,449 35,754 55,530 87,6 P. urbain 656,203 1,114,020 5 P. rural 4,446,787 6,187,606 3.04 Tableau II.3. Principaux projets exécutés de 1990 à 2000, ou en attente de financement, avec un volet LCD ou GRN Intitulés des projets Source de financement Projet Tahoua Vert (phase 4) Pays Bas 925.000.000 Projet Utilisation des ressources naturelles de Kouré (PRUNKO) Union Européenne, Fonds Français de l'Environnement Mondial, SNV 820.000.000 Projet Participatif de Renforcement des Institutions Villageoises pour le Développement de l'Agriculture Pays Bas PRIVAT (phases 1 et 2) 1.969.500.00 Projet Téra-Nord Pays Bas 980.000.000 Projet d'Appui au Programme Cadre de Lutte contre la Pauvreté (DAP/PCLCP FENU / PNUD 14.877.404 U Projet de Lutte contre l'Ensablement des terres de cultures Zinder/Diffa FAO / PNUD 3.253.402 U Projet d'aménagement et de gestion des terroirs dans le sud du département de Maradi FAO 2.198.021 U TCP Appui à la Gestion des Gommeraies FAO 290.000 US$ Projet d'Appui au Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable (DAP/PNEDD) PNUD 4.365.710 U Programme d'Appui aux Initiatives de Gestion locale des Rôneraies (PAIGLR), Phases 1 à 3 Suisse 4.396.455.40 Programme d'appui à la gestion des ressources naturelles de l'Aïr et du Ténéré (PAGRNAT), Phases 1 + 2 Suisse / Danemark 2.750.000.00 Projet Energie II, Phases 1 et 2 Danemark 9.403.508.77 Projet Construction Sans Bois (PCSB) phases 1 et 2 Danemark 2.902.813.92 Projet de Gestion des Ressources Naturelles Maïné Soroa Danemark 521.700.000 Projet d'appui à la gestion des Ressources naturelles Danemark 156.049.980 Programme d'Education Environnementale Danemark 300.000.000 Projet Formation/réalisation des pares-feux Danemark 5.775.750 f c Projet d'aménagement des forêts Naturelles (BAD) Banque Africaine de Développement 7.500.000.00 Projet d'Appui à la formation et d'assistance en gestion de l'Environnement (PAFAGE) Italie 500.000.000 Projet Régional Parc du W Union Européenne 1.950.000.00 Projet Régional de Pêche Durable en Afrique de l'Ouest Grande Bretagne 34 000 000 Projet Intégré Keita ( Phases I à IV) Italie/FAO 82 300 000 U Projet de Gestion des Ressources Naturelles Banque Mondiale 42 700 000 U

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