Plan Stratégique Multisectoriel de Nutrition 2016-2025
Made 2016 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Organisation
- Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
- Country
- Mauritania
- Subjects
- Food and nutrition
- Keywords
- food safety and quality, policy/planning, food security, nutrition, risk assessment/management, capacity building, governance, early warning system, food fortification
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1 REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE Honneur – Fraternité - Justice Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) CONSEIL NATIONAL DE DEVELOPPEMENT DE LA NUTRITION Version Décembre 2015 PLAN STRATEGIQUE MULTISECTORIEL DE NUTRITION 2016-2025 Mauritanie, Avril 2016 2 SOMMAIRE Avant-propos ........................................................................................................................................... 3 Abréviations ............................................................................................................................................ 4 Résumé exécutif ...................................................................................................................................... 5 Introduction ............................................................................................................................................. 6 CHAPITRE I ............................................................................................................................................... 7 ANALYSE DE LA SITUATION ..................................................................................................................... 7 1.1 Contexte National ......................................................................................................................... 7 1.2. Analyse de la situation nutritionnelle des populations ............................................................... 7 1.3. Principales causes des taux élevés de malnutrition ................................................................... 10 1.4. Conséquences des taux élevés de malnutrition ........................................................................ 15 1.5. Analyse de la réponse nationale et défis ................................................................................... 16 CHAPITRE II ............................................................................................................................................ 19 ORIENTATIONS STRATEGIQUES ............................................................................................................. 19 2.1 Cadres de référence du plan stratégique multisectoriel de nutrition ........................................ 19 2.2. Vision .......................................................................................................................................... 19 2.3. But .............................................................................................................................................. 19 2.4 Objectifs spécifiques ................................................................................................................... 20 2.5 Principes directeurs ..................................................................................................................... 20 2.6. Groupes cibles et zones d’investissements prioritaires ............................................................. 20 2.7. Cadre d’action pour la lutte contre la malnutrition ................................................................... 21 2.8. Cadre commun de résultats ....................................................................................................... 22 CHAPITRE III ........................................................................................................................................... 29 MISE EN OEUVRE, FINANCEMENT ET CADRE DE SUIVI ET EVALUATION .............................................. 29 1. Cadre de mise en œuvre ............................................................................................................... 29 1.2. Stratégie de mise en œuvre ................................................................................................... 29 1.3. Principaux intervenants ......................................................................................................... 29 1.4 Dispositif national de coordination et de suivi ....................................................................... 31 2. Budgétisation et source de financement ...................................................................................... 32 3. Cadre de suivi et d’évaluation ....................................................................................................... 32 ANNEXE ................................................................................................................................................. 33 INDICATEURS ASSOCIES AU CADRE COMMUNUN DES RESULTATS ...................................................... 33 3 Avant-propos Une bonne nutrition soutien l’équité intergénérationnelle. Alors, que devons-nous faire différemment, si nous voulons garantir au couple mère-enfant une nutrition optimale ? La malnutrition constitue en Mauritanie un phénomène structurel, nécessitant une réponse coordonnée avec des interventions multisectorielles intégrées qu’il convient de passer à l’échelle. L’accès à une bonne nutrition a été longtemps prôné au nombre des droits humain, mais aujourd’hui l’exercice de cas d’investissement dans le domaine de la nutrition permet de générer des arguments pour amener les décideurs à mieux investir dans la nutrition et surtout d’adopter des politiques de gouvernance qui permettent de s’attaquer aux causes fondamentales de la malnutrition au niveau des pays. La légitimité du plan stratégique multisectoriel de nutrition vient des conséquences souvent irréversibles du double fardeau de la malnutrition, de la complexité de ses causes et de la nécessité d’y faire face selon une démarche multisectorielle, multidimensionnelle, multifactorielle, transdisciplinaire et multi acteurs. En effet, les activités spécifiques nutrition à haut impact, pour être efficaces et efficientes, devraient se concevoir et s’opérationnaliser en synergie avec des actions sensibles à la Nutrition dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement, la protection sociale, ou l’éducation pour garantir une efficience des stratégies de lutte contre la sous-alimentation ou la malnutrition et une pérennisation des acquis. Les progrès dans la réduction de la sous-nutrition dépendent du renforcement des systèmes de gouvernance de la nutrition. Il nous faut en Mauritanie adopter les bonnes pratiques de gouvernance de la nutrition à travers des structures et des systèmes au niveau horizontal (intersectorielle), et au niveau vertical (national et local) pour appuyer le passage à l’échelle des interventions de nutrition. C’est pourquoi, le Conseil National de Développement pour la Nutrition (CNDN), appuyé par ses Comités Techniques (CTP et CRC) a entrepris la révision du Plan d’Action Intégré de Nutrition (PAIN) sous forme de Plan Stratégique Multisectoriel Nutrition (PSMN) afin de : x guider le choix et la mise en œuvre des interventions sectorielles et intersectorielles ; ce qui aura pour impact de réduire la malnutrition, de freiner ainsi ce cycle récurrent de crises nutritionnelles et de renforcer la résilience des communautés face aux crises alimentaires et nutritionnelles. x offrir aux acteurs un cadre d’interventions consensuel multisectoriel et multipartite intégrant un cadre commun de résultats et une budgétisation des interventions spécifiques et sensibles à la nutrition pour la période 2016 – 2025 . Ce PSMN sera le cadre d’orientation pour tous les acteurs intervenant dans le domaine de la nutrition ; ainsi : 1) pour les Départements ministériels, il servira de base pour l’élaboration des plans d’actions spécifiques de chaque Département en conformité avec les responsabilités qui leur sont assignés; renforçant ainsi la redevabilité envers les résultats attendus ; 2) pour les acteurs communautaires et le secteur privé, il servira d’orientation dans les choix de zones, de cibles et d’actions dans un esprit de renforcement de l’action gouvernementale et de complémentarité entre leurs interventions ; 3) pour les Partenaires techniques et financiers, il sera la référence de leurs appuis et de leurs interventions en matière de nutrition en venant en appui et en complémentarité avec l’action des différents acteurs nationaux. 4 Le défi résidera dans notre capacité à traduire les options stratégiques en matière d’intervention de nutrition en plan d’action d’opérationnalisation qui conduira à l’impact. 5 Abréviations AME Allaitement Maternel Exclusif BM Banque Mondiale CII Collaboration Intra et Intersectorielle CIN Communication Intégrée en Nutrition CPD Communication Pour le Développement en Nutrition CRCN Commission Régionale de Coordination pour la nutrition CSA Commissariat pour la Sécurité Alimentaire CTP Comité Technique Permanent FAO Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture IMF Institutions de Micro-finances INRSP Institut National de Recherche en Santé Publique LQAS Lot Quality Assurance Sampling MA Ministère de l’Agriculture MASEF Ministère des Affaires Sociales de l’Enfant et de la Famille MESRS Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique MIDEC Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation MILDA Moustiquaire Imprégnée à Longue Durée d’Action MP Ministère des Pêches MS Ministère de la Santé ND Non Défini (nécessite une enquête /étude de base pour les valeurs des indicateurs concernés) OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non Gouvernementale ONS Office National de la Statistique OSC Organisations de la Société Civile PAM Programme Alimentaire Mondial PCMAS Prise en Charge de la Malnutrition Aiguë Sévère PFE Pratiques familiales essentielles PHA Pratiques d’Hygiène et d’Assainissement PTF Partenaires Techniques et Financiers TPI Traitement Préventif Intermittent UE Union Européenne CSPL Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté Unicef Fonds des Nations Unies pour l’Enfance 6 Résumé exécutif Suite à la validation technique 7 Introduction A l’image de la plupart des pays du Sahel, la malnutrition est un problème de santé publique en Mauritanie. En effet, au cours de la dernière décennie, les différentes formes de malnutrition ont connu des fluctuations assez importantes d’une année à l’autre et au cours d’une même année entre la période de soudure et celle post-récolte. Cette situation a connu son paroxysme en 2012 où certaines régions jusqu’ici épargnées ont connu une augmentation sans précèdent des taux de malnutrition aiguë globale. Par ailleurs, le retard de croissance reste au-dessus de 20% depuis 2008 dans quasiment toutes les régions du pays avec les régions du nord qui affichent les taux les plus élevés. A cela s’ajoute des carences en micronutriments affectant une bonne frange de la population. En contrepartie, l’action reste largement insuffisante, avec, à titre d’exemple, trois quart des enfants qui ne bénéficient pas d’allaitement maternel exclusif. Face à cette situation particulièrement préoccupante, le Gouvernement avec ses réformes socio économiques donnant la priorité au développement humain, à l’amélioration de la situation des plus démunis et de la situation nutritionnelle, a pris un réel engagement dans la lutte contre la malnutrition en prenant en compte le caractère multisectoriel et multi-causal de la malnutrition à travers l’adoption du texte mettant en place le Conseil National de Développement de la Nutrition (CNDN) et ses démembrements. Par ailleurs, le pays s’est aussi engagé à soutenir les initiatives dans le domaine du renforcement de la nutrition par son adhésion à l’initiative « Renewed Effort Againts Child Hunger » (REACH) et au mouvement « Scaling Up Nutrition » (SUN). En 2011, le Gouvernement de Mauritanie a élaboré un premier draft du Plan d’Action Intersectoriel de Nutrition (PAIN), couvrant la période de 2011 à 2015, en vue d’une mise à l’échelle des interventions en nutrition dans un cadre intégré et holistique. Ce Plan qui inclut 17 interventions, structurées en cinq domaines prioritaires s’adressent aux causes directes et sous jacentes de la malnutrition. Malgré l’engagement étatique et les efforts consentis pour la conduite d’une étude de « cas d’investissement » pour soutenir les efforts d’opérationnalisation du PAIN, sa mise en œuvre a tardé à se mettre en place. C’est pourquoi, sous les orientations du Comité Technique Permanent du Conseil National de Développement de la Nutrition, un processus de révision / actualisation du Plan d’Action Intersectoriel de Nutrition (PAIN) a été initié dans le cadre d’un Plan Stratégique Multisectoriel de Nutrition (PSMN). Il envisage, à travers une approche multisectorielle, identifier et regrouper les interventions spécifiques et sensibles à la nutrition afin d’apporter une réponse concertées aux causes directes et sous-jacentes de la malnutrition; il cherche à opérationnaliser et à mettre à l’échelle des interventions à impact prouvé selon une approche de gestion axée sur les résultats. 8 CHAPITRE I ANALYSE DE LA SITUATION 1.1 Contexte National La République Islamique de Mauritanie se trouve dans l’une des régions agro-écologiques les plus contraignantes de la planète. Pays sahélo-saharien, situé dans l’Ouest Africain sur un vaste territoire de 1.030.700 Km2, la Mauritanie dispose d’une façade maritime de 740 km. Il est caractérisé par un climat chaud et sec. Les précipitations y sont rares et la pluviométrie varie de 500 à 50 mm/an du Sud au Nord. Le fleuve Sénégal constitue le seul cours d‘eau permanent dans le pays. Sous l’effet des sécheresses récurrentes, sa végétation s’amenuise globalement en allant du Sud vers le Nord. Le désert qui avance à grand pas (de 10 km par an), occupe déjà les 3/4 du territoire national et occasionne une chute notable des rendements du secteur agropastoral, l'un des piliers de l'économie mauritanienne. Les crises alimentaires qui en découlent se manifestent avec plus ou moins d’acuité selon les zones, avec des conséquences notables sur le statut alimentaire et nutritionnel des populations. Le dernier recensement général de la population (RGPH) de 2013, estimait à 3.458.990 habitants, la population totale. Le taux de croissance démographique est de l’ordre de 2.9% par an, avec 18,5% d’enfants de moins de cinq ans et 23% de femmes en âge de procréer. Nouakchott, la capitale du pays abrite au moins 23% de la population totale, suivi de Hodh El Chargui 11%. Les Wilayas d’Inchiri et Tiris Zemmour étant les moins peuplées avec moins de 1% de la population totale. Le sexe ratio est de 0,97 avec 49% d’hommes et 51% de femmes. La population mauritanienne se compose de quatre grandes ethnies que sont les Arabes, les Pullars, les Soninkés et les Wolofs. La Mauritanie demeure un pays à faible niveau de développement humain (avec un IDH de 0,467soit 155è rang sur les 187 pays classés1). La Mauritanie est l’un des pays où les taux de mortalité maternelle, infantile et infanto juvénile sont les plus élevés. On estime la mortalité maternelle à 620 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes et la mortalité infanto juvénile à 118 pour 1000 avec 75 pour 1000 avant la 1ère année de vie2. Même si la tendance de ces indicateurs est à l’amélioration, le rythme de réduction des taux de mortalité est trop lent du fait entre autre des faiblesses du système de santé, de l’insuffisance d’utilisation des services préventifs et curatifs de santé, de la fréquence répétée des urgences et de la faible résilience des populations. 1.2. Analyse de la situation nutritionnelle des populations La prévalence de la malnutrition aiguë est marquée par une situation de crise avec des seuils qui dépassent 15% en juin-juillet dans certaines régions du Sud et Sud-Est du pays (Assaba, Brakna, Gorgol, Guidimakha, Hodh El Chargui et Hodh El Gharbi)3. Cette situation a connu son paroxysme 1Rapport mondial sur le développement humain de 2012 2 MICS4, 2011 3 Enquêtes SMART de 2008 à 2015 9 en 2012 où certaines régions jusqu’ici épargnées comme le Tagant ont connu une augmentation sans précèdent des taux de malnutrition aiguë globale. Bien que les années 2011 et 2012 soient considérées comme des années particulièrement difficiles, les tendances montrent que la situation est similaire aux années antérieures avec une augmentation des taux de malnutrition aiguë pendant la période de soudure suivi d’une accalmie pendant la période post-récolte. Figure 1: Evolution de la malnutrition aiguë entre les périodes de soudure et post-récolte de 2008 à 2015 (SMART). La constance de cette variation en dépit des interventions d’urgence montre que les facteurs causaux sont plus structurels que conjoncturelles, et justifie amplement la mise en œuvre d’une approche programmatique multisectorielle s’inscrivant à moyen et long terme. Aussi, la récente crise au Mali avec l’afflux de réfugiés sur le territoire national a contribué à déstructurer le tissu économique en aggravant la pression sur les maigres ressources naturelles et le pâturage donc sur le cheptel, principal source de revenu des régions du Sud Est du pays entrainant une insécurité alimentaire croissante et ses conséquences sur l’accès à une alimentation suffisante et de qualité. L’insuffisance pondérale a connu une baisse significative de 66% passant de 48% à 20,4% entre 1990 et 20154. Bien que la réduction ait été conforme à l’Objectif 1 des OMD, elle cache des disparités régionales avec les régions du Sud, Centre et Sud Est qui restent encore fortement affectées. Le retard de croissance connait un rythme de réduction moins marqué que celle du déficit pondéral depuis 2008. Il est évalué en 2015 à 21 % avec des situations critiques au niveau des Wilayas de Hodh el Chargui et Tagant où les prévalences sont comprises entre 30 et 40%. Certaines régions comme le Gorgol, le Trarza, Nouadhibou et Nouakchott ont des prévalences de malnutrition chroniques considérées comme acceptable selon l’OMS car inférieur à 20%.Les 4SMART 2015 1 0 régions restant sont en situation sérieuse de malnutrition chronique avec des prévalences comprises entre 20 et 30%. Figure 2 : Prévalence du retard de croissance par régions en Mauritanie (SMART, Juin 2015). En ce qui concerne les carences en micronutriments, très peu de données récentes sont disponibles : ¾ Au sujet de l’anémie, 71% des enfants de 6 à 59 mois étaient anémiques5 en période de soudure. Parmi ceux-ci, 28,5% étaient de forme légère, 40,0% de modérée et 3,1% de sévère. Toutes les régions avaient des taux d’anémie supérieure à 40%, seuil au-delà duquel la prévalence de l’anémie est considérée comme élevée. Les wilayas de Guidimakha (82,8%), du Hodh El Gharbi (81,7%) présentaient les taux les plus élevés alors que les taux les plus faibles se retrouvaient à Nouakchott (58,3%) et au Nord (55,4%). Cette prévalence de l’anémie était assez révélatrice du statut en micronutriments de la population en général et des enfants en particulier. ¾ Pour ce qui est de la carence en iode, 52,7 % des ménages disposent du sel iodé6. L’analyse quantitative par titrimétrie a montré une faible teneur moyenne d’iode dans ce sel (11,5 ppm) et une faible couverture des ménages (17,4 %) disposant du sel adéquatement iodé (≥ 15 ppm d’iode). Bien que le niveau de goitre ait régressé de 30,9% en 1995 à 9,3% en 2012, des disparités sont observées entre les milieux urbains (8,2%) et ruraux (10,3%) et entre filles (8,1%) et garçons (10,7%). ¾ Il n’existe pas d’enquête nationale documentant les carences en vitamine A ou d’autres micronutriments, cependant, des données partielles estiment qu’elles seraient fréquentes chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Il a été estimé à 48% chez les enfants en âge pré-scolaire en 20097. ¾ La Mauritanie fait face au double fardeau de la sous nutrition chez les enfants et l’obésité chez les adultes. L’obésité est perçue en Mauritanie comme un véritable problème de santé publique. L’aspect esthétique du surpoids motive le gavage des jeunes filles. Il consiste à contraindre des jeunes filles à avaler de très fortes quantités de nourriture dès 9 à 11 ans. Les conséquences médicales du gavage sont multiples, facilités par l’inactivité (maladies cardio-vasculaires, insuffisance rénale, arthrose, Apnée du sommeil, le diabète et l’hypertension artérielle). La tradition du gavage des jeunes filles tend à disparaître dans les zones urbaines, mais elle reste présente dans les zones rurales même si les sécheresses consécutives ont décimé les cheptels d’animaux. En effet, dans ces dernières années, les femmes et les filles se tournent vers d’autres méthodes encore plus drastiques, comme la prise de produits contenant de la cortisone, incluant ceux destinés à attribuer un gain de poids aux bovins; des sirops développant l’appétit et même des médicaments psychotropes. 5SMART juillet 2012 6Enquête sur les troubles dus à la carence en iode (TDCI), avril 2012 7 Global Nutrition Report ; Document de l'OMS de 2009 1 1 1.3. Principales causes des taux élevés de malnutrition La figure suivante montre le cadre d’analyse de la situation nutritionnelle développé lors de l’atelier national de validation du Cadre de résultats. Conformément au cadre conceptuel des causes de la malnutrition, il en ressort que les déterminants de la situation nutritionnelle en Mauritanie sont multisectorielles. 1 2 Seuils de m alnutrition aiguë dépassant les seuils d’urgence de 15% Persistance de l’insuffisance pondérale chez les enfants de m oins de 5 ans M alnutrition chronique reste encore élevée chez les enfants de m oins de 5 ans dépassant les seuils d’urgence Carence en m icronutrim ents (Prévalence élevée de l’aném ie chez < 5 ans et les FEA P, Prévalence élevée en goitre) A ccès lim ité à une alim entation en quantité et en qualité suffisantes Conditions environnem entales, sociales défavorables et Com portem ents d’alim entation inadéquats Insuffisance d’accès et d’utilisation des services préventifs et curatifs de santé et de nutrition par les enfants, les adolescentes et les fem m es Faible capacité de production A ccès insuffisant à l’alim entation A ccès financier lim ité - Faible revenu des m énages. Inaccessibilité G éographique (Capacité Insuffisante de transport, conservation, enclavem ent) Insuffisance de connaissances pratiques de nutrition, d’hygiène et de soins Faible niveau d’éducation / d’instruction des filles et des fem m es Faible im plication des com m unautés dans la prom otion des pratiques fam iliales essentielles A ccès insuffisant aux services de santé et N utrition (financier, géographique, etc.) Insuffisance d’intégration des services nutritionnels au sein des services préventifs et curatifs de santé Im portance des autres occasions m anquées de suivi dans les autres secteurs non santé Pauvreté Faible coordination, m ultisectorialité, suivi & évaluation A nalphabétism e et ignorance Catastrophes naturelles Insuffisance de m ise en œ uvre du Cadre Politique et législatif Faible Planification et gestion D épendance alim entaire Conditions vie contraignante (hygiène et assainissem ent, accès à l’eau, etc.) Pesanteurs socio culturels, tabous, etc. M orbidité et m ortalité élevées chez les enfants de m oins de 5 ans (IRA , Palu, D iarrhée, et autres infections… ) Im pact négatif sur les capacités cognitives et sur la productivité économ ique M orbidité et M ortalité m aternelles aggravées avec retard de croissance intra-utérine Insuffisance/faiblesse du systèm e d’alerte précoce Faible contrôle de qualité des alim ents Situation nutritionnelle des enfants et des fem m es en M auritanie 1 3 Au nombre des causes immédiates, on distingue (1) les pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants non encore optimales et (2) la fréquence des maladies : (1) Les pratiques inappropriées de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant sont parmi les obstacles majeurs au maintien d’un état nutritionnel adéquat, et contribuent aux niveaux élevés de malnutrition en Mauritanie. L’évolution des indicateurs clés d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant est inconsistante et très mitigée (Tableau 1). En effet, ces indicateurs connaissent une évolution favorable en dents de scie qui ne semble pas être lie à une intervention de renforcement et de passage à l’échelle des interventions de promotion des pratiques optimales d’ANJE. Ce qui laisse présager que des actions de consolidation sont nécessaire. Figure 3 : Evolution des pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant de 2008 à 20148 Certaines conditions socio-comportements ne sont pas favorables à l’adoption des pratiques optimales d’ANJE : � Faible niveau d’éducation / d’instruction des filles et des femmes � Surcharge de travail des femmes qui laisse peu de temps pour s'occuper des enfants � Pesanteurs socio culturels, tabous, etc. (2) Le profil épidémiologique du pays demeure marqué par la prédominance des maladies infectieuses et parasitaires. Le paludisme demeure la principale cause de maladie au niveau de la population avec des morbidités de 20,1% et 19,3% en milieu rural et urbain respectivement. Selon l’Enquête Permanente sur les Conditions de Vie des ménages de 2014, la diarrhée représente la deuxième cause avec 9,3% des 8 Enquête SMART de décembre de chaque année. 66 81 67 59 68 67 35 46 45 38 56 56 16 21 22 15 20 26 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Mise au sein précoce (%) Allaitement maternel exclusif (%) Alimentation minimale acceptable (%) 1 4 maladies affectant la population. Selon l’enquête SMART 2015, 16,6% des enfants de moins de 5 ans ont eu la diarrhée dans les deux semaines ayant précédées l’enquête. Au nombre des causes sous-jacentes, on distingue (1) l’insécurité alimentaire, (2) l’Insuffisance d’accès et d’utilisation des services préventifs et curatifs de santé et de nutrition par les enfants, les adolescentes et les femmes, (3) les mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement : (1) La période de soudure a un impact élevé sur la disponibilité des ressources alimentaires et les mécanismes de résilience des populations pour empêcher une dégradation de la situation nutritionnelle des enfants restent insuffisantes. Les résultats de la dernière enquête de suivi de la sécurité alimentaire des ménages de juillet 2013 révèlent que 23,7% de la population était en insécurité alimentaire soit pas moins de 800 000 personnes dont 190 000 en situation d’insécurité alimentaire sévère. Les Wilaya du Guidimakha (40%), Assaba (37,6%), Tagant (34,8%) et Gorgol (31,3%) enregistrent les taux d’insécurité alimentaire les plus élevés. Les autres facteurs limitant l’accès à une alimentation en qualité et en quantité suffisantes sont entre autres : la recherche limitée pour l’amélioration de la production animale et végétale, l’investissement limité dans les infrastructures de conservation et de transformation des productions alimentaires l’incapacité des producteurs à lutter contre les fléaux (oiseaux granivores, etc.) la faible capacité de production intensive d’aliments (animale et végétale) le faible contrôle de qualité des aliments l’accès limités à cause du coût élevé des aliments et du faible revenu des ménages, l’inaccessibilité géographique avec capacités insuffisantes de transport et de conservation, et enclavement de certaines zones (2) Le taux de couverture vaccinale contre la rougeole est de 78%9; (ii) la proportion de ménages qui disposent d’une moustiquaire est de 45,%. La densité des trois catégories de personnels sanitaires (médecins généralistes, de SFE et d’infirmiers ensembles) pour 10.000 habitants est restée durant les cinq dernières années en dessous de la norme de 23/10.000 habitants fixée comme seuil minimum requis pour l’offre de services de soins de santé maternelle et infantile. Cette densité théorique est passée de 7,6/10.000 habitants en 2011 à 11/10.000 habitants en 2016 et cache des grandes disparités entre les zones et les circonscriptions sanitaires du pays. Le suivi de la grossesse demeure insuffisant même si des progrès importants ont été réalisés si l’on sait que le taux de consultations prénatales est passé de 75,4% en 2007 à 84% en 2011. La carte sanitaire élaborée en 2014 a montré, l’existence de moughataa avec plusieurs structures sanitaires non pourvues par exemple en sage femme et d’autres avec peu de formations sanitaires pourvues de grands nombres de sage-femme. Ce qui porte un sérieux préjudice à la disponibilité même des services de santé de base. La dispersion spatiale de la population occasionnée par la 9 Rapport principal, évaluation du CSLP 2001-2015 ; juillet 2015 1 5 sédentarisation anarchique est un autre facteur qui vient compromettre aussi l’accessibilité aux personnels de santé qualifiés. En plus de l’insuffisance de la couverture en services de santé, l’accès insuffisant aux services de santé et nutrition (financier, géographique, etc.), les autres facteurs limitant sont entre autres : Ressources humaines compétentes en nutrition insuffisantes, Insuffisance d’intégration des services nutritionnels au sein des services préventifs et curatifs de santé, Importance des autres occasions manquées de suivi nutritionnel dans les autres secteurs non santé. (3) L’accès à une eau potable et à une hygiène convenable, et l’élimination efficaces des selles sont d’importants facteurs de propagation des maladies transmissibles (maladies hydriques, paludisme, …) qui peuvent affecter le statut nutritionnel des enfants. A l’échelle nationale, seuls 53% des ménages ont accès à l’eau potable avec forte disparité entre le milieu urbains et le milieu rural. La défécation à l’air libre et son corollaire de maladies diarrhéiques restent un problème de santé publique10. En effet, selon l’EPCV de 2014 le pourcentage de ménages déféquant à l’air libre est évalué à l’échelle du pays à 35 % avec un taux de 58 % en milieu rural et 12 % en milieu urbain. La promotion de l’assainissement individuel est portée par l’ATPC (Assainissement Total Piloté par la Communauté). Depuis le démarrage de la mise en œuvre de l’ATPC en 2009, environ 2 500 localités ont été certifiées « Fin de la Défécation à l’Air Libre – FDAL » sur environ 7 200 localités de 20 à 5 000 habitants éligibles à l’ATPC soit 33% de réalisation. A la fin 2015, il reste environ 5 100 localités non certifiées FDAL dans le pays, sans compter les zones péri-urbaines dans lesquelles la situation de l’assainissement individuelle n’est pas mise à jour. L’enquête MICS de 2011 a montré qu’à l’échelle du pays, un lieu spécifique pour le lavage des mains a pu être observé dans 53 % des ménages. Parmi ceux-ci, 56 % avait à la fois de l’eau et du savon à l’endroit désigné, 18 % avaient de l’eau, mais pas de savon, 8 % avaient un savon disponible, mais pas d’eau et 13 % n’avaient ni eau ni savon. Au total, deux tiers des ménages (66 %) ont du savon quelque part dans le logement. Cette proportion est plus grande dans le milieu urbain (79 % contre 57 % dans le milieu rural). Au nombre des causes structurelles des différentes formes de malnutrition, on distingue (1) La pauvreté, (2) l’analphabétisme et l’ignorance ; (3) Les catastrophes naturelles en particulier les sécheresses cycliques ; (4) La dépendance alimentaire avec une part considérable d’importation dans la couverture des besoins alimentaires du Pays ; (5) L’existence de monopole dans les importations de denrées alimentaires (6) L’insuffisance de mise en œuvre du Cadre Politique et législatif ; (7) La faible qualité de planification et de gestion. (8) Les difficultés dans la planification interdisciplinaire (insuffisance de cadres polyvalents) ; (9) Insuffisance du système d’alerte précoce 10 MICS4, 2011 1 6 (10) le manque de clarté dans l’établissement des priorités et dans l’attribution des responsabilités institutionnelles pour la mise en œuvre d’un plan d’action concerté en matière de nutrition pouvant avoir un impact réel sur les populations11. (11) L’insuffisance de la coordination, de la multisectorialité, du suivi & de l’évaluation. En dépit des retombées financières du pétrole et de l’exploitation minière, une frange importante de la population (31% en 201412) vit en dessous du seuil minimum de pauvreté et consomme moins de 2100 Kcal par jour ; « selon les différentes enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages (EPCV), la pauvreté monétaire a enregistré une diminution continue : 51% en 2000, 46,7% en 2004, 42% en 2008, soit … un rythme annuel moyen de régression d’environ 1,1 … et 31% en 2014, soit … un rythme annuel moyen de régression de 1,8% ; cette réduction a été plus forte dans le rural avec un taux moyen annuel de 2,5% contre seulement 0,7% en milieu urbain »13. L’urbanisation en Mauritanie s’accélère avec plus de la moitié de la population qui vit actuellement dans les villes. Contrairement aux ruraux, les citadins dépendent entièrement du revenu monétaire pour leur survie, ce qui entraîne des écarts importants de revenus et d’accès aux services sociaux de base entre les différentes couches socio-économiques. Malgré une évolution favorable de l’incidence de la pauvreté, celle-ci constitue encore le lit du développement de la malnutrition sous toutes ses formes dans ces communautés pauvres, plus vulnérables. L’analphabétisme et l’ignorance assez marqués dans ces groupes accentuent leur vulnérabilité nutritionnelle quand on se rappelle le lien fort, et qui n’est plus à démontrer, entre le niveau de scolarisation de la mère et l’état de santé de ses enfants en bas âge. En effet le taux net de scolarisation primaire est évalué à 61%. Le mariage avant l’âge de 15 est passé de 19% en 200714 à 14,8% en 201115), Par ailleurs, et compte tenu de sa situation géographique, la Mauritanie est le pays du Sahel le plus affecté par les variations saisonnières de la pluviométrie et donc de la sécheresse et de la désertification. Les cycles répétés de sécheresse et la dégradation des ressources naturelles affectent structurellement et profondément les capacités productives des populations dans un pays où l’agriculture est majoritairement traditionnelle et peu rentable. Depuis la grande sécheresse de 1973, de nombreux facteurs structurels et conjoncturels impactent la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables et les rendent incapables de reprendre une situation normale et donc de renforcer leur résilience à ces phénomènes cycliques. Plus spécifiquement, le Sahel a été affecté en 2011 par une sécheresse qui, en Mauritanie, s’est traduite par une baisse de la production agricole de plus de 50% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, d’importantes pertes de bétails dues à la raréfaction du pâturage et à l’assèchement des points d’eau. 11 Rapport d’évaluation globale du CSLP 2001-2015 12 Rapport principal, évaluation du CSLP 2001-2015 ; juillet 2015 13 Rapport principal, évaluation du CSLP 2001-2015 ; juillet 2015 14 MICS3, 2007 15 MICS4, 2011 1 7 1.4. Conséquences des taux élevés de malnutrition En l’absence d’études nationales dégageant des corrélations et des causalités, les données mondiales sont mises à profit pour supposer les conséquences de la malnutrition tant sur les individus que sur le Pays. Ce qui oblige les intervenants à prendre des mesures curatives ponctuelles. a. Au niveau individuel Responsable de plus de 3 millions de décès chez les enfants dans le monde et contribuant pour 35% de morbidité infantile16, la malnutrition serait donc responsable en partie du mauvais état de santé des enfants de moins de 5 ans et de la réduction lente des taux de mortalité infanto-juvénile. Pour les adolescentes victimes de malnutrition, le retard de croissance qui en découle – et donc la petite taille – expose cette future mère à des problèmes de santé lors des périodes de grossesse et d’accouchement. Par ailleurs, la malnutrition aurait pour conséquence un retard de développement psychomoteur et cognitif des enfants des milieux les plus défavorisés le plus souvent vivant en insécurité alimentaire ; ce qui entretient cet état de pauvreté à cause des ruptures scolaires et de la faible productivité des adultes, en particulier les mères souffrant de malnutrition (apports énergétiques insuffisants et carences en micronutriments (Fer, vitamine A et Iode). b. Au niveau national « La sous-nutrition est à la fois une conséquence et une cause de la pauvreté »17. La malnutrition a un coût économique lié à la fois (i) au coût de prise en charge de la ou les pathologies secondaires à l’état de malnutrition et (ii) au coût d’insuffisance de la productivité actuelle (adultes) ou future (enfants et adolescents) liée à cette situation. En 2011, il est estimé que la carence en vitamine A et en sels minéraux ferait perdre 38 millions de dollars au PIB du Pays18 ; le rapport mondial sur la nutrition19 de 2014 estime de 8% à 20% de perte de PIB secondaire aux carences en vitamine A et en sels minéraux dans les pays d’Afrique connaissant un lourd fardeau de la malnutrition, y compris la Mauritanie. Par ailleurs, l’amélioration de l’état nutritionnel stimule la croissance économique20. En effet, la malnutrition en étant une cause de pauvreté, sa prévention constitue une action d’amélioration de l’état de pauvreté, et donc aura un impact positif sur la croissance économique. 1.5. Analyse de la réponse nationale et défis 1.5.1. Principaux acquis 16 Lancet series on maternal and child undernutrition, 2008 17 Document de référence N°13, la lutte contre la sous-nutrition dans l’assistance extérieure, CUE, septembre 2011 18 Document de la Banque Mondiale 2011 19 Rapport Mondial sur la Nutrition - 2014 20 Document de référence N°13, la lutte contre la sous-nutrition dans l’assistance extérieure, CUE, septembre 2011 1 8 L’engagement politique du développement de la nutrition se traduit par les actions suivantes de renforcement de la gouvernance de la nutrition : 1) Création en 2010 du Conseil National de Développement de la Nutrition21 (CNDN) associé à un Comité Technique Permanant (CTP). 2) Adhésion de la Mauritanie au Mouvement international Scaling Up Nutrition (SUN) depuis le19 mai 2011. 3) Conduite d’une phase pilote avec l’Initiative REACH22. Il s´agit d´un partenariat multisectoriel entre le gouvernement, le Système des Nations Unies, la société civile et le secteur privé visant à éliminer la faim et la dénutrition chez les enfants à travers le renforcement des capacités étatiques en matière d’analyse, planification, coordination et de mobilisation de ressources. 4) l’élaboration d’une Politique Nationale de Développement de la Nutrition (PNDN) Par ailleurs, l’Etat mauritanien s’est engagé dans la mise en place de dispositifs et de mesures structurants pour la facilitation de l’accès et de l’utilisation d’infrastructures et d’environnements propices à l’amélioration du statut alimentaire et nutritionnel des populations intégrant les éléments suivants : x La loi d’orientation n°50-2001du 18 juillet 2001définissant l’éradication de la pauvreté comme la priorité première de toutes les politiques publiques dans un Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté adopté en 2001, puis révisé en 2006 et en 2011; x L’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable; x La mise en place par décret N°2002-17 du 31mars 2002 d’un Comité Interministériel pour les Situations d’Urgence (CISU); Au nombre des acquis programmatiques et institutionnels figure les éléments suivants : x De l’élaboration d’une stratégie nationale de sécurité alimentaire, x De l’analyse et la révision des curricula de nutrition à l’Université et dans les écoles de santé publique, x Renforcement du programme de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë, x Développement depuis 2007 d’une stratégie nationale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant x Maintien de couverture élevées et soutenue de supplémentation en vitamine A et de déparasitage chez les enfants, x De l’adoption du décret et de l’arrêté d’application pour l’enrichissement des aliments : huile et farine de blé tendre approuvé en 2010, x Existence d’un programme d’iodation du sel iodé, x l’introduction de nouvelles interventions telles que (i) la supplémentation des enfants avec des compléments nutritionnels prêts à l’emploi pendant la période de soudure (ii) et le pilotage des actions de transfert monétaire aux populations les plus démunies. 22Effort conjoint des Agences des Nations-Unies, de la société civile et du secteur privé pour assister les gouvernements dans le passage à l’échelle des interventions intégrées et coût-efficaces en Nutrition 1 9 x La conduite périodique d’études stratégiques pour une lisibilité et une visibilité de l’évolution des indicateurs de sécurité alimentaire et de nutrition ; il s’agit entre autre des enquêtes MISC, EDS, SMART et de l’étude sur le cas d’investissement en nutrition. 1.5.2. Défis Le niveau de couverture des interventions selon une approche multisectorielle reste encore limité. En effet, malgré les efforts du Gouvernement, l’amélioration du statut nutritionnel des populations n’est pas encore identifiée comme un objectif de planification de tous les secteurs de développement avec un niveau de financement approprié permettant d’infléchir ses effets délétères sur le bien-être de l’individu et le développement économique en général. Cette situation permet d’expliquer le faible niveau d’amélioration des indicateurs de nutrition et de pauvreté, rendant ainsi hypothétique l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) et ceux de l’assemblée mondiale de la santé de 2012. Ce présent plan stratégique se propose d’inciter à la mise en œuvre effective et à l’échelle des interventions directes et à renforcer les interventions sensibles à la nutrition qui sont souvent non optimisées en raison de défaillances d'engagement et de coordination. Le contexte d’intervention pour arriver à une situation optimale est très complexe avec la multiplicité des initiatives et d’acteurs. C’est pourquoi dans le domaine de la nutrition nous avons besoin d’acteurs qui ont non seulement de compétences techniques mais aussi de leadership (habilité à travailler avec et à travers les secteurs, gestion des relations, compétences collaborative, gérer la résistance au changement et la bipolarité, résilience positive face aux obstacles). De manière spécifique, les défis à relever par le Plan stratégique sont relatifs à : 1) l’insuffisance de synergies entre les différents partenaires ou parties prenantes du secteur de l’alimentation et de la nutrition ; ce qui se traduit assez souvent par (i) des interventions mal coordonnées et disparates et (ii) une utilisation peu rationnelle des ressources. Cela a eu pour conséquence une faible efficacité et un impact limité des actions en faveur des bénéficiaires ; 2) une approche conjoncturelle (de courts termes des interventions) de la nutrition dans certains programmes sectoriels qui se focalisent sur les situations d’urgence et donc, une absence de planification holistique, conduisant ainsi à des interventions à spectres et impacts limités ; 3) la verticalité des stratégies de bien des programmes avec une absence de la prise en compte de la nutrition comme un indicateur d’effet ou d’impact; 4) la faible compréhension des liens entre les stratégies de sécurité alimentaire nationale – d’éducation de base – d’eau et assainissement – de santé d’une part et d’autre part, leur connexion avec les stratégies de nutrition; 5) des besoins de motivation des planificateurs politiques sur les facteurs causaux de la malnutrition et ses conséquences sur le développent économique et social 2 0 du pays, afin de les impliquer dans la lutte holistique contre le double fardeau nutritionnel; 6) l’insuffisance en ressources adéquates (humaines, matérielles et financières) en matière de nutrition à tous les niveaux. Ceci rend difficile le travail au niveau communautaire et nécessite des actions immédiates et concertées entre gouvernement, secteur privé, Partenaires techniques et financiers, monde académique, associations professionnelles et autres parties prenantes pour leur amélioration; 7) la faiblesse du système d’information sur la malnutrition (rareté d’enquêtes fiables ou scientifiquement éprouvées générant des données désagrégées, système d'Information Sanitaire peu performant) ; 8) l'insuffisance du suivi- évaluation des actions menées en faveur de l’alimentation et de la nutrition; 9) la nécessité d’une amélioration de l’environnement législatif et réglementaire, afin de faire une place plus importante à la sécurité alimentaire et à la nutrition, notamment en ce qui concerne les allocations budgétaires ; 10) la prise en compte de l’opportunité qu’offre le processus de budgétisation du Cadre des Dépenses à Moyens-Terme (CDMT) et des Plans Annuels d’Opérations pour des lobbyings en faveur de l’accroissement du financement des programmes de nutrition, le Mouvement SUN. 2 1 CHAPITRE II ORIENTATIONS STRATEGIQUES 2.1 Cadres de référence du plan stratégique multisectoriel de nutrition Le plan s’inspire de cadres et directives visant l’amélioration de la nutrition des populations niveau international, sous régional et national : La Feuille de route 2016 - 2020 du Mouvement SUN qui assigne aux pays des compétences associées à des résultats pour mesurer ladite ambition. Les Objectifs de développement durable (ODD) dont l’objectif 2 vise à « Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable23 ». Les Objectifs de l’assemblée mondiale de la santé de 2012 qui fixe l’atteinte de 6 objectifs d’ici 2025 : (1) réduire de 40 % le nombre d’enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance, (2) réduire de 50 % l’anémie chez les femmes en âge de procréer, (3) réduire de 30 % l’insuffisance pondérale à la naissance., (4) pas d’augmentation du pourcentage d’enfants en surcharge pondérale, (5) porter les taux d’allaitement exclusif au sein au cours des six premiers mois de la vie à au moins 50 %, (6) Réduire et maintenir au-dessous de 5 % l’émaciation chez l’enfant. La stratégie régionale africaine de nutrition (ARNS) 2015-2025 qui réaffirme les objectifs les objectifs de l’assemblée mondiale de la santé de 2012. La Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (2016-2030) : l’amélioration de l’état de santé et du statut nutritionnel des groupes les plus vulnérables que représentent les femmes et les enfants pourraient être de bons indicateurs de cette vision ou objectif de prospérité partagée. 2.2. Vision La vision du Plan Stratégique Multisectoriel de Nutrition est celle d’une République Islamique de Mauritanie exempte de faim et de malnutrition, en particulier chez les plus vulnérables que sont les enfants, les adolescentes et les femmes, avec un développement cognitif maximal chez ses enfants et une participation active des hommes et des femmes à son développement socio-économique. 2.3. But Contribuer à assurer la survie et la qualité de vie des enfants à travers le cycle de vie et la mise en œuvre d’interventions multisectorielles. 23 http://www.association4d.org/wp-content/uploads/23.09.15 4D articles-agenda-2030-ODD.pdf 2 2 2.4 Objectifs spécifiques Le plan stratégique multisectoriel de nutrition se propose d’atteindre les objectifs spécifiques suivants d’ici 2025 : x La prévalence des enfants de faible poids de naissance est réduite de 30 % x La prévalence de la malnutrition aigüe sera réduite 13%24 à 5%, en période de soudure; x La prévalence de la malnutrition chronique sera réduite de 21%25 à 10%, x La prévalence de l’anémie chez les enfants (6 à 59 mois) et chez femmes en âge de reproduction sera réduite de 50%, c'est-à-dire, respectivement, de 71,6% et 72,626 à 35%. 2.5 Principes directeurs Pour être efficace, la mise en œuvre du PSMN sera guidée par : x l’engagement, l’appropriation et le leadership au plus haut niveau sur la vision et le but du PSNMN ; x le respect des engagements internationaux, régionaux et nationaux de la Mauritanie en matière de sécurité alimentaire, de nutrition et de gouvernance ; x le ciblage prioritaire des zones et des groupes les plus affectés par la faim et la malnutrition ; x la multisectorialité impliquant quatre groupes d’intervenants : les secteurs gouvernementaux, les acteurs privés, la société civile et les Partenaires techniques et financiers ; x l’approche communautaire avec implication des bénéficiaires dans les différentes étapes de gestion des programmes et projets de nutrition ; x la prise en compte du genre et de l’équité dans les différents programmes et projets de nutrition. 2.6. Groupes cibles et zones d’investissements prioritaires Tenant compte des orientations internationales trois groupes seront au centre des intérêts de ce Plan stratégique à travers le cycle de vie: x les femmes en âge de procréer avec un accent particulier pour les adolescentes ; x les femmes en grossesse, accouchées récentes ou allaitantes ; 24 Enquête SMART juillet 2015 25 Enquête SMART juillet 2015 26SMART juillet 2012 2 3 x les enfants de moins de 5 ans avec deux tranches distinctes en termes d’interventions prioritaires : ceux de 0 à 23 mois révolus, et ceux de 2 à 4 ans révolus. Concernant les zones prioritaires, le ciblage se basera sur l’évidence de l’analyse de la situation et sera périodiquement adapté à l’évolution de la situation épidémiologique et socio économique en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. 2.7. Cadre d’action pour la lutte contre la malnutrition27 27Inspiré du Cadre d’action relatif à la nutrition, Document de référence N°13, La lutte contre la sous-nutrition dans l’assistance extérieure : une approche intégrée par secteurs et modalités de l’aide, septembre 2011 Développement de l’éducation x Accès des filles à une éducation de qualité x CCC en faveur de l’ANJE x Intégration de la nutrition aux programmes scolaires et universitaires Fondements institutionnels et environnementaux x Engagement politique en faveur de la nutrition x Affectation de ressources nationales à la nutrition xMise en place de systèmes cohérents et efficaces : multisectorialité, coordination Eau, assainissement et hygiène x Augmentation de l’alimentation en l’eau x Amélioration de la qualité de l’eau x Prévention des maladies hydriques x Amélioration de l’hygiène de vie Accès aux aliments de qualité x Augmentation/diversification de la production alimentaire animale et végétale x Augmentation du pouvoir d’achat des ménages (activités génératrices de revenus ou transferts sociaux) x Augmentation des dépenses alimentaires x Stabilisation et renforcement de l’équité dans la fixation des prix des aliments Amélioration des soins de santé et de nutrition x Augmentation de l’accès à des soins de santé et de nutrition de qualité x Promotion de l’allaitement maternel x Accès aux services de vaccination x Supplémentation en micronutriments x Prise en charge de la MAS x Prévention et traitements des maladies infanto-juvéniles Les enfants et les mères ont accès à des aliments de qualité et en quantité suffisante Les mères adoptent des pratiques adéquates d’ANJE Les enfants et leurs mères vivent dans des conditions d’hygiène acceptables Les enfants et les mères bénéficient de soins adéquats de santé et de nutrition Réduction de la malnutrition de l’enfant, l’adolescente et la Mère Utilisation adéquate des aliments par les enfants et des mères Etat de santé adéquat des enfants, des adolescentes et des mères 2 4 2 5 2.8. Cadre com m un de résultats Les résultats attendus par axe stratégique identifié, à travers les im pacts, les effets et les produits attendus pour renverser la situation de la m alnutrition sont présentant dans le tableau ci-dessous. Les indicateurs associés au cadre com m un des résultats sont présentés en annexe. A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies A xe stratégique 1. D isponibilité, accès et consom m ation d’une alim entation suffisante de qualité Les enfants, les adolescentes et les m ères ont accès et consom m ent des alim ents de qualité et en quantité suffisante 1. La production alim entaire anim ale et végétale est suffisante et diversifiée pour prévenir les carences nutritionnelles 1) La production en céréales et en légum es est augm entée Sécurité alim entaire x Partenariat avec le secteur privé x Prom otion de l’innovation x Renforcem ent de capacités x Renforcem ent des systèm es x Prestation de services essentiels x Passage à l'échelle des interventions x Production, transform ation, distribution, tarification x Financem ent adéquat et pérenne 2) La production en viande anim ale et en lait est augm entée 3) La production en viande de poisson est augm entée 4) La politique nationale d’industrialisation a favorisé la transform ation locale du poisson, de la viande bovine, du lait de vache et de certaines céréales et légum es essentiels 5) Les m énages utilisent une alim entation diversifiée grâce aux program m es de com m unications sociales 6) Les alim ents m is sur le m arché sont soum is au contrôle de qualité 2. Les program m es de protection sociale contribuent à une alim entation équilibrée/variée des m énages, surtout des m em bres les plus vulnérables 1) Les m énages les plus dém unis bénéficient d’appuis financiers , vouchers renforçant leur sécurité alim entaire Protection sociale/Santé & N utrition 2) Les m énages urbains et ruraux sont touchés par des program m es de com m unication autour de l’im portance d'une alim entation variée dans la couverture des besoins 2 6 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies nutritionnels pour la santé et le développem ent du m énage nutritionnels pour la santé et le développem ent du m énage x Plaidoyer & com m unication institutionnel x Com m unication pour change social et de com portem ent x Participation com m unautaire x Coordination, renforcem ent de la m ultisectorialité x Recherche, suivi-évaluation x D écentralisation des interventions x Renforcem ent de l'im plication des collectivités locales x Recours à des organisations com m unautaires de base 3) Les augm entations des prix sont accom pagnées de contrem esures pour atténuer les conséquences négatives sur la sécurité nutritionnelle des m énages 2. A doption de pratiques adéquates d’alim entation du nourrisson et du jeune enfant (A N JE) 1) Les m ères adoptent des pratiques adéquates d’A N JE 1. Les nourrissons bénéficient d’un allaitem ent m aternel et d’une alim entation com plém entaire adaptés 1) U n paquet intégré de services d'A N JE est effectivem ent m ise en œ uvre au niveau com m unautaire Santé & N utrition / Sécurité alim entaire 2) Les m énages les plus dém unis ont des capacités de production vivrière pour atténuer l'im pact des périodes de soudures (m icro jardinage pour la disponibilité de produits m araichers à haute teneur nutritive, petit élevage am élioré) 3) Le cadre juridique est favorable à la prom otion et à la protection de l’allaitem ent m aternel 4) Les structures publiques, prim aires (PS et CS), secondaires (H R et CH R) et tertiaires (CH N x), disposent de personnels de santé form és sur la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel 5) Les 10 conditions de succès de l'allaitem ent m aternels sont m ises en œ uvre au niveau des structures publiques, prim aires (PS et CS), 2 7 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies secondaires (H R et CH R) et tertiaires (CH N x) x Partenariat entre les acteurs com m unautaires et le systèm e de santé x Renforcem ent de la gouvernance de la nutrition au niveau central et local x Contractualisation 6) Les fem m es en grossesse ou en post-partum ont bénéficié de CCC ciblées autour de la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel 2. La scolarisation des filles augm ente et prépare suffisam m ent les adolescentes aux com portem ents adéquats en m atière d’A N JE 1) La scolarisation des filles est régulièrem ent en augm entation Education 2) Les adolescentes se m arient pas plus tôt et term inent au m oins l'enseignem ent secondaire 3) Les fem m es bénéficient de l'alphabétisation 4) Les program m es scolaires prim aire et secondaire aussi bien que les cours inform els de préparation à un m étier intègrent systém atiquem ent des leçons relatives à la nutrition et aux PFE 3 : Conditions d’hygiène dans les m énages favorables à la nutrition Les enfants et leurs m ères vivent dans des conditions d’hygiène acceptables 1. Les m énages utilisent une source d’eau potable am éliorée 1. Les m énages ont accès à une source d’eau am éliorée Eau, hygiène, assainissem ent 2. Les m énages disposent de quantités suffisantes d’eau de qualité 2. Les m énages ont une hygiène de vie acceptable, ne les exposant pas aux m aladies (hydriques ou transm ises par les selles) ou aux 1. Les m énages ont accès à des installations sanitaires (latrines) am éliorées 2. Les conditions nécessaires à la prom otion du lavage des m ains sont assurées 3. Les risques de contam ination de l’environnem ent ont été définis et 2 8 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies autres contam inations prévenus, et m aîtrisés en cas d’apparition 4. A ccès et utilisation par les enfants, les adolescentes et les fem m es des services préventifs et curatifs de santé et de nutrition Les enfants, les adolescentes et les m ères bénéficient de soins adéquats de santé et de nutrition 1. Les enfants, les adolescentes et les m ères ont un accès géographique et financier à des services intégrés de santé et de nutrition répondant au besoin de suivi et de prise en charge 1. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R), ont les capacités nécessaires pour une offre adaptée de services intégrés de santé et de nutrition de qualité Santé & N utrition 2. Les services prioritaires de santé infantile et de nutrition sont gratuitem ent offerts aux enfants de m oins de 5 ans 2. Les m ères, les adolescentes et les enfants bénéficient de m esures de prévention et de contrôle des carences en m icronutrim ents 1. Le suivi prénatal et post-natal est m is à profit pour la supplém entation en fer, acide folique 2. Les enfants bénéficient de cam pagnes de supplém entation en vitam ine A et de déparasitage 3. La fortification à dom icile est introduite et passer à l'échelle en utilisant des systèm es de distribution adapté 4. Le secteur privé respecte le caractère obligatoire de la fortification de farine de blé en fer/acide folique, de l'huile en vitam ine A et le sel en iode 5. Les m esures de lutte contre le paludism e sont renforcées 6. Les m em bres des com m unautés sont conscients de la prévention de la carence en m icronutrim ents et des m esures de contrôle 2 9 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies 3. Les enfants atteints de M A M et de M A S sont pris en charge de m anière adéquate 1. Le protocole de prise en charge et de suivi des enfants atteints de M A M ou de M A S est régulièrem ent adapté au besoin et aux progrès scientifiques 2. Les com m unautés villageoises et les quartiers périurbains disposent de relais com m unautaires form és au dépistage et à la prise en charge com m unautaire des cas de m alnutrition 3. Les m em bres de la com m unauté connaissent les conséquences de la m alnutrition et peuvent identifier les signes précoces et de chercher un traitem ent im m édiat 4. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R), ont les capacités nécessaires pour une prise en charge et un suivi adéquats de la M A S 5. Les m em bres de la com m unauté connaissent les conséquences de la m alnutrition, les signes de danger et utilisent les services de Santé et les centres de prise en charge 6. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R) et com m unautaires, assurent le suivi, la prise en charge et le traitem ent des cas de m alnutrition aigüe (M A M et M A S). 5. Prévention et prise en charge du surpoids/obésité Les conséquences du surpoids 1. Les adolescents et les adultes adoptent des 1. Les adolescents et adultes ont bénéficié de CCC ciblées sur les dangers de la vie sédentaire et les Santé & N utrition 3 0 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies sont en réduction com portem ents en faveur d’un poids « adéquat » et de la réduction des conséquences du surpoids bénéfices d'une activité physique régulière. 2. Les adolescents et adultes ont accès à des périm ètres et des infrastructures adaptés pour la pratique d’activités physiques 3. Les adolescents et adultes ont bénéficié de CCC ciblées sur l’im portance d’une alim entation équilibrée 2. Les d’adultes présentant un surpoids/obésité bénéficient du suivi, d’accom pagnem ent et de pris en charge 1. Les adultes présentant un surpoids sont inform és sur l’im portance et le processus de suivi et de prise en charge 2. Les adultes présentant un surpoids ont accès à des structures de santé capables d’assurer le suivi et la prise en charge 6. Engagem ent, Pilotage, coordination, suivi et évaluation de l’action de nutrition Les effets des cinq axes sont atteints 1. D ispositif institutionnel de coordination et de suivi est fonctionnel et im plique les principaux intervenants de la nutrition 1. L’instance nationale de coordination est redynam isée, et si nécessaire réam énagée pour la rendre fonctionnelle Coordination m ultisectorielle 2. l’allocation budgétaire annuelle pour la nutrition est en progression constante dans les différents départem ents m inistériels 3. Les entités décentralisées de coordination sont m ises en place, et si nécessaire réam énagées pour répondre aux im pératifs nouveaux de l’action de nutrition et rendues fonctionnelles 3 1 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies 4. La situation nationale et les situations régionales de la m alnutrition sont régulièrem ent suivies par l’instance nationale de coordination et par les entités régionales et départem entales de coordination 5. U n systèm e d’alerte précoce est fonctionnel et perm et la m ise en œ uvre précoce d’une réponse adaptée (de prévention et de contrôle) en cas de catastrophe naturelle 6. U n plan de com m unication et de plaidoyer cohérent, harm onisé, et m ultisectoriel assurant le support politique et le changem ent de com portem ent pour une m eilleure nutrition est élaboré et m is en œ uvre. 2. Le Plan stratégique m ultisectoriel de nutrition est opérationnalisé à travers des Plans d’action sectoriels synergiques 1. Le processus d’élaboration des plans opérationnels sectoriels est validé, m is en œ uvre par les secteurs concernés en collaboration avec l’instance nationale de coordination et lesdits plans sont intégrés dans les plans d’action de ces secteurs 2. Les besoins d’assistance technique – nationale ou internationale – sont synthétisés dans un plan d’assistance technique validé et piloté par l’instance nationale de coordination 3. U n systèm e unique de suivi et évaluation 1. Le systèm e unifié de suivi et évaluation est adopté par l’instance nationale de coordination, form alisé 3 2 A xe stratégique Im pacts Effet Produits Secteurs clés Stratégies m ultisectoriel est m is en place et assure un contrôle régulier de la situation nutritionnelle et suivi efficace de l’action de nutrition et vulgarisé auprès des différents intervenants 2. U n plan de recherche est adopté et conjointem ent m is en œ uvre 3. Les principales inform ations stratégiques en relation avec la situation et l’action de nutrition sont périodiquem ent diffusées aux différents intervenants 3 3 CHAPITRE III MISE EN OEUVRE, FINANCEMENT ET CADRE DE SUIVI ET EVALUATION 1. Cadre de mise en œuvre Cette section vise à passer en revue les modalités de mise en œuvre du Plan stratégique tenant compte de la complexité de l’action de nutrition et de la nécessité d’une approche multisectorielle. 1.1. Pré-requis à la mise en œuvre La mise en œuvre efficace du Plan stratégique nécessite : x Un engagement politique et financier efficaces partant de l’impact négatif de la malnutrition sur le développement socio-économique du Pays et du retour d’investissement d’une action efficace en matière de nutrition ; x L’appropriation de ce Plan stratégique par les différents acteurs, en particulier les Départements Ministériels tant au niveau national que régional et local ; x La mise en place d’un cadre institutionnel garantissant une coordination, un suivi et évaluation efficaces. 1.2. Stratégie de mise en œuvre Le plan stratégique multisectoriel est un outil qui donne une orientation globale et des éléments essentiels pouvant guider les acteurs dans la planification de leurs interventions. Au niveau de chaque secteur impliqué, un plan de mise en œuvre plus détaillé devra être élaboré intégrant les tâches à accomplir suivant un timing précis (mensuel, trimestriel, etc.) selon le modèle sectoriel en vigueur. Pour faciliter le ciblage dans le Plan stratégique, et préparer la redevabilité dans l’atteinte des résultats, la colonne « secteurs clés » du cadre commun des résultats déterminent le ou les responsables de l’atteinte du dit produit ; en cas de plusieurs intervenants pour le même produit, la coordination prendra toute son importance en particulier au niveau opérationnel. Les plans opérationnels des secteurs rappelleront les effets et produits du Plan stratégique, et se concentreront à développer les actions, activités et tâches nécessaires et relevant de leurs responsabilités. 1.3. Principaux intervenants Cinq groupes d’acteurs sont impliqués dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du Plan stratégique. a. Le secteur gouvernemental Le texte mettant en place le Conseil national prévoyait déjà l’implication des Départements ou institutions en charge de la justice, des affaires étrangères et de la coopération, de l’intérieur et de la décentralisation, des finances, de l’enseignement fondamental, des affaires 3 4 islamiques, de la santé, de la pêche, du Commerce, de l’artisanat et du tourisme, du développement rural, de l’hydraulique et de l’assainissement, de l’industrie, de la communication, des affaires sociales, enfance et famille, de la sécurité alimentaire, des droits de l’homme et de l’ action humanitaire. Ces différents ministères ont chacun un rôle à jouer dans la mise en œuvre de ce Plan stratégique ou sa facilitation. b. Le secteur privé L’accès aux aliments de qualité dépendant essentiellement des entreprises privées de l’agroalimentaire, ces intervenants sont déjà représentés au sein du Conseil National et devraient jouer un rôle essentiel dans l’atteinte de certains résultats du Plan stratégique. Les sous-secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de la transformation et du commerce sont les principaux intervenants privés qui le feront à travers les Plans d’actions de leurs Départements de tutelle. c. Le Monde académique Au vu de l’insuffisance des données, la recherche en matière de nutrition constitue une des priorités du Plan stratégique ; mieux connaître sa situation pour mieux y répondre. C’est dans ce cadre que le monde académique prend toute son importance et qu’une collaboration plus étroite entre les autres secteurs et les institutions universitaires permettra de mieux orienter les actions et d’évaluer leur pertinence, leur efficacité et leur efficience. d. Le secteur de la société civile Les « associations de la société civile intervenant dans le domaine de la nutrition » sont prévues pour être représentées au sein du Conseil National. Au vu de la place occupée par la communication et l’accompagnement pour un changement des comportements, ces acteurs de la société civile seront appelés, à côté des acteurs communautaires, à jouer un rôle essentiel au niveau local. e. Les Partenaires techniques et financiers La diversité des domaines et des Départements concernés par l’action de nutrition justifie l’implication de la quasi-totalité des Partenaires techniques et financiers. Il faut citer à titre d’exemple l’OMS, l’UNICEF, l’UNFPA, le PNUD, la FAO, le PAM, l’ONUSIDA, l’UE, les coopérations bilatérales, les intervenants internationaux de la société civile. 3 5 1.4 Dispositif national de coordination et de suivi a. L’instance nationale de Coordination et de suivi La mise en œuvre de ce plan repose sur l'intégration d’un ensemble d’interventions relevant de plusieurs secteurs regroupés en plateforme multisectorielle dans le cadre d’une instance nationale, le CNDN. Selon le Décret N° 2010-20828, ce Conseil National de Développement de la Nutrition « a pour mission d’adopter la politique et les orientations stratégiques du Gouvernement en matière de nutrition » ; dans ce cadre, « il assure le plaidoyer pour la mobilisation des ressources et le suivi du développement de la nutrition ». Pour mener à bien sa mission, le CNDN « a pour attributions de créer un environnement institutionnel pouvant servir de cadre de discussion, d’ordonnancement et de coordination des démarches pour une participation effective dans la mise en œuvre de la politique définie ». Le même décret précise que le Conseil approuve les politiques et plans de nutrition et veille à leur prise en compte dans l’ensemble des stratégies nationales (CSLP, politiques sectorielles, …) ; par ailleurs, il est chargé de : x veiller à la multisectorialité et l’inter sectorialité de l’action de nutrition ; x assurer la mobilisation des ressources internes et externes nécessaires au développement de la nutrition et à leur utilisation efficiente ; x inciter chaque secteur à mener les actions qui lui sont spécifiques ; x assurer le suivi et l’évaluation des actions de nutrition ; x assurer l’arbitrage nécessaire dans le pilotage de l’action de nutrition. Le CNDN est présidé par le Premier Ministre et le Ministre des affaires économiques et du développement en assure la vice-présidence; ses réunions régulières sont semestrielles facilitant ainsi le suivi en mi-parcours annuel et la reprogrammation annuelle sur la base de l’évaluation annuelle. b. Les démembrements du CNDN Le CNDN est techniquement secondé par un Comité National Permanent du CNDN présidé par le Conseiller du Premier Ministre avec comme vice-président le représentant de la santé et comme membres les représentants techniques des Départements membres du CNDN ; une vice-présidence tournante engagerait davantage l’ensemble des secteurs. Ce CNP/CNDN assurer le suivi de la mise en œuvre du Plan stratégique grâce – entre autres instruments – à une réunion mensuelle qui s’élargit en cas de besoin à d’autres membres. Au niveau régional, la Commission Régionale de Coordination de la Nutrition (CRCN) est appelée à « donner les orientations, coordonner et suivre les actions pour le développement de la nutrition et assurer le plaidoyer et la mobilisation des ressources au niveau régional ». Elle est présidée par le Wali avec comme rapporteur, le Directeur Régional de l’Action Sanitaire (DRAS), et comme membres, les responsables des services régionaux des Départements et Institutions représentées au CNDN. 28 Décret Gouvernemental N° 2010-208 du 24 février 2010 3 6 2. Budgétisation et source de financement La finalisation des plans opérationnels sur la base des activités qui seront déroulées dans chaque secteur permettra d’estimer le cout global du plan stratégique multisectoriel de nutrition. Les sources de financement ciblées comprennent : le budget de l’état, des collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, les ONGs, les fondations du secteur privé et la responsabilité d’entreprise (secteur minier, télécommunications, banques etc.). 3. Cadre de suivi et d’évaluation Le système actuel de suivi et évaluation des actions de nutrition se compose de systèmes fragmentés entre les Départements ministériels, les acteurs de la société civile, les intervenants du privé et les partenaires techniques et financiers. Pour un suivi efficace de la mise en œuvre du Plan et une évaluation régulière des progrès vers l’atteinte des cibles d’effet et de produits, un système de suivi clair, intégré et multisectoriel de nutrition sera développé autour des entités de coordination et de suivi de la nutrition. 3.1. Cadre de performance et de redevabilité Le cadre de performance et de redevabilité s’appuiera sur les indicateurs associés au cadre commun des résultats sont présentés en annexe. 3.2. Cadre institutionnel Un suivi multisectoriel annuel sera établi sous le leadership de l’instance nationale de coordination, le CNDN. Tous les organismes d'exécution présenteront des rapports annuels sur l'état d'avancement et la performance des indicateurs cibles au CTP/CNDN qui le synthétisera dans un rapport annuel unique et le présentera au CNDN. Une revue annuelle permettra à l’ensemble des intervenants dans le cadre de la nutrition de prendre connaissance des actions menées et des progrès notés sur la voie de l’atteinte des résultats du Plan stratégique. Auparavant, chaque intervenant produira un rapport trimestriel d’avancement à la CRDN de la région d’intervention avec copie au CTP/CNDN ; ces CRDN et ce CTP/CNDN procèderont à l’analyse desdits rapports trimestriels et transmettront des synthèses semestrielles pour les réunions biannuelles du CNDN. Les systèmes d’information de la santé (SNIS), de l’éducation et des autres départements, ainsi que les études et recherches, mettront à disposition les données qui alimenteront ces différents rapports. Un manuel de procédures détaillera les différents circuits d’information et déterminera les différentes responsabilités dans la collecte, la synthèse, l’analyse et la diffusion de l’information stratégique. 3 7 A N N EXE IN D ICA TEU RS A SSO CIES A U CA D RE CO M M U N U N D ES RESU LTA TS Le processus d’élaboration a perm is, de m anière inclusive, d’adopter un cadre de résultats dégageant par axe stratégique les résultats attendus, les stratégies et les principaux intervenants. A xe stratégique N °1 : D isponibilité, accès durable et consom m ation d’une alim entation suffisante de qualité. Im pact du 1 er axe stratégique : Les enfants, les adolescentes et les m ères ont accès et consom m ent des alim ents de qualité et en quantité suffisante en toute periode Indicateurs de l’im pact D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’adolescentes, de fem m es et d’enfants bénéficiant d’un apport alim entaire m inim um acceptable 25,5% 29 40% Proportion des fem m es 15-49 ans qui consom m ent des alim ents appartenant au m oins à 5 des 10 groupes (M D D W ) Proportion d’enfants de 6 à 23 m ois ayant consom m é des alim ents appartenant à au m oins 4 groupes d’alim ents ou plus le jour précédent 33,7% 30 50% Proportion d’enfants de 6 à 23 m ois ayant reçu des alim ents riches ou enrichis en fer le jour précédent N D 30% 29 Enquête SM A RT décem bre 2014 30 Enquête SM A RT décem bre 2014 3 8 Effet 1.1. La production alim entaire anim ale et végétale est suffisante et diversifiée pour prévenir les carences nutritionnelles Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Part de couverture des besoins grâce à la production alim entaire nationale Chercher avec les agronom es un indice de diversification de la production alim entaire. 20% à 50% 31 75% au m inim um Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervena nts Produit 1.1.1. La production en céréales et en légum es est augm entée N iveau de production nationale en céréales 299 500 tonnes 32 N iveau de production nationale en légum es 47 600 tonnes 33 Produit 1.1.2. La production en viande anim ale et en lait est augm entée N iveau de production nationale en viande anim ale (ovins, caprins, bovins, cam elins et poulets) 109 201 34 tonnes N iveau de production nationale en lait 394 700 35 tonnes Produit 1.1.3. La production en viande de poisson est augm entée 31 Rapport d’évaluation globale du CSLP 2001-2015, M A ED , juillet 2015 32 D onnées FA O : http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342& lang=fr& country=136 33 D onnées FA O : http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342& lang=fr& country=136 34 D onnées FA O : 35 D onnées FA O : http://faostat.fao.org/desktopdefault.aspx?pageid=342& lang=fr& country=136 3 9 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervena nts N iveau de production nationale en poissons servant à la couverture des besoins alim entaires du pays 50 578 36 tonnes (dispo) Produit 1.1.4. La politique nationale d’industrialisation a favorisé la transform ation locale du poisson, de la viande bovine, du lait de vache et de certaines céréales et légum es essentiels La politique nationale de transform ation et de fortification des principales productions alim entaires nationales est m ise en œ uvre en étroite collaboration entre les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de la santé Produit 1.1.5. Les alim ents m is sur le m arché sont soum is au contrôle de qualité U ne politique nationale en m atière de contrôle de qualité des alim ents est m ise en œ uvre en étroite collaboration entre les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, du com m erce et de la santé % d’alim ents « traceurs » soum is régulièrem ent au contrôle de qualité 37 36 D onnées FA O : Profil de pêche, 2006 37 A doption de D irectives nationales définissant les types de contam ination couverts et la m éthodologie de contrôle de qualité y com pris les alim ents « traceurs » pour le suivi 4 0 Effet 1.2. Les program m es de protection sociale contribuent à une alim entation équilibrée/variée des m énages, surtout des m em bres les p lus vulnérables Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2020 Proportion de m énages ayant la capacité à satisfaire leurs besoins alim entaires de base Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 1.2.1. Les m énages les plus dém unis bénéficient d’appuis financiers et ou de vouchers renforçant leur pouvoir d’achat leur sécurité alim entaire Proportion de m énages atteints par des m esures de protection sociale qui incluent une com posante nutrition N om bre de m énages bénéficiant d’alim ents subventionnés (boutiques EM EL) Produit 1.2.2. Les m énages les m oins nantis sont touchés par des program m es de com m unication autour de l’im portance d'une alim entation variée dans la couverture des besoins nutritionnels pour la santé et le développem ent du m énage N om bre de secteurs m ettant en œ uvre des program m es de com m unication autour de l’im portance d'une alim entation variée en vue de la couverture des besoins nutritionnels pour la santé et le développem ent du m énage N om bre de m énages touchés par les program m es de com m unication autour de l’im portance d'une alim entation variée en vue de la couverture des besoins nutritionnels pour la santé et le développem ent du m énage Produit 1.2.3. Les augm entations des prix sont accom pagnées de contrem esures pour atténuer les conséquences négatives sur la sécurité nutritionnelle des m énages N om bre de sites m is en place et fonctionnels pour le suivi des prix Proportion des m énages qui consom m ent des alim ents dont le prix a été subventionnée par l'état 4 1 A xe stratégique N °2 : A doption de pratiques adéquates d’alim entation du nourrisson et du jeune enfant (AN JE) Im pact du 2 eaxe stratégique : Les m ères adoptent des pratiques adéquates d’A N JE Indicateur de l’im pact D onnée de base Cible en 2025 Taux de pratique d’allaitem ent m aternel exclusif chez les enfants de m oins de 6 m ois Taux d’alim entation m inim ale acceptable chez les enfants 6 – 23 m ois Effet 2.1. Les nourrissons bénéficient d’un allaitem ent m aternel et d’une alim entation com plém entaire adaptés Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’enfants nés au cours des 24 derniers m ois m is au sein dans l’heure qui suit la naissance 67,2% 39 90% Proportion de nourrissons de 0 à 6 m ois alim entés exclusivem ent au lait m aternel 55,6% 40 70% Proportion d’enfants de 12 à 17 m ois qui ont consom m é du lait m aternel le jour précédent 98,3% 41 99% Proportion de nourrissons de 6 à 8 m ois qui consom m ent des alim ents solides, sem i-solides ou m ous 60,9% 42 75% Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 2.1.1. U n paquet intégré de services d'A N JE est effectivem ent m ise en œ uvre au niveau com m unautaire 39 SM A RT décem bre 2014 40 SM A RT décem bre 2014 41 SM A RT décem bre 2014 42 SM A RT décem bre 2014 4 2 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Couverture com m unautaire d’un paquet intégré de service d’A N JE A D N om bre d’agents com m unautaire form és sur le paquet intégré des services d’A N JE A D Produit 2.1.2. Les m énages les plus dém unis ont des capacités de production vivrière pour atténuer l'im pact des périodes de soudures (m icro jardinage pour la disponibilité de produits m araichers à haute teneur nutritive, petit élevage am élioré) N om bre de fem m es form és et bénéficiant d’un appui financier pour m ettre en œ uvre son plan d’action de production vivrière A D N om bre de fem m es appuyés pour m ettre en œ uvre leur plan d’action de production vivrière et parviennent à donner les produits à leur enfants A D Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 2.1.3. Le cadre juridique est favorable à la prom otion et à la protection de l’allaitem ent m aternel Le Code national de prom otion et de protection de l’allaitem ent m aternel est adopté et m is en œ uvre en totale cohérence avec les engagem ents internationaux du Pays N on Proportion des violations du code qui ont été répertoriées et pour lesquelles des m esures ont été prises dans les 48/72 heures Produit 2.1.4. Les structures publiques, prim aires (PS et CS), secondaires (H R et CH R) et tertiaires (CH N x), disposent de personnels de santé form és sur la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel Proportion de personnels de santé chargés du suivi prénatal form és sur la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel 4 3 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Proportion de personnels de santé chargés du suivi de l’accouchem ent et du post-partum form és sur la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel Produit 2.1.5 Les 10 conditions de succès de l'allaitem ent m aternels sont m ises en œ uvre au niveau des structures publiques, prim aires (PS et CS), secondaires (H R et CH R) et tertiaires (CH N x) Proportion de structures publiques de soins (PS, CS et hôpitaux) ayant obtenu le label « am ie des bébés » Produit 2.1.6. Les fem m es en grossesse ou en post-partum ont bénéficié de CCC ciblées autour de la conduite et la protection de l’allaitem ent m aternel Proportion de séances de CPN intégrant les principaux m essages relatifs à l’allaitem ent m aternel Proportion de séances de CPoN intégrant les principaux m essages relatifs à l’allaitem ent m aternel Proportion d’accouchées orientées vers un groupe de soutien de l’allaitem ent m aternel 4 4 Effet 2.2. La scolarisation des filles augm ente et prépare suffisam m ent les adolescentes aux com portem ents adéquats en m atière d’A N JE Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion de filles ayant accès à une scolarisation (adaptée et de qualité) Proportion de cursus scolaires ou universitaires qui intègrent efficacem ent les PFE Proportion d’écoles assurant une CCC ciblant les m énages Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 2.2.1. La scolarisation des filles est régulièrem ent en augm entation Taux de scolarisation des filles 79,5% 45 A nn Stat O N S Proportion de filles achevant le cycle secondaire 23,7% 46 M ICS 2011 Produit 2.2.2. Les adolescentes se m arient pas plus tôt et term ine au m oins l'enseignem ent secondaire Taux de m ariage précoce Produit 2.2.3. Les fem m es bénéficient de l'alphabétisation Taux d’alphabétisation des fem m es Produit 2.2.4. Les program m es scolaires prim aire et secondaire aussi bien que les cours inform els de préparation à un m étier intègrent systém atiquem ent des leçons relatives à la nutrition et aux PFE Le contenu du program m e scolaire du prim aire et du secondaire intègre la nutrition avec un accent particulier sur l’A N JE et les PFE Proportion des enseignants form és en nutrition Proportion des écoles prim aires et secondaires ayant développé des approches de CCC grâce aux élèves paires éducateurs (garçons ou filles) 45 O N S, A nnuaire statistique 2014, D SPC/M EN , (taux net de scolarisation des filles en 2013-2014) 46 M ICS 4 2011 (taux net de scolarisation secondaire) 4 5 A xe stratégique N °3 : Conditions d’hygiène dans les m énages favorables à la nutrition Im pact du 3 eaxe stratégique : Les enfants et leurs m ères vivent dans des conditions d’hygiène acceptables Indicateurs de l’im pact D onnée de base Cible en 2020 Proportion de m énages disposant d’eau en quantité et en qualité suffisante Proportion de m ères se lavant les m ains après les selles et avant préparation des repas des enfants Proportion de m énages vivant dans des villages/quartiers jugés exem pts de défécation à l’air libre (FD A L) Effet 3.1. Les m énages utilisent une source d’eau potable am éliorée Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion de m énages utilisant une source d’eau am éliorée 70,1% 47 Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 3.1.1. Les m énages ont accès à une source d’eau am éliorée Proportion de m énages disposant sur place d’une source d’eau potable ou ayant besoin de m oins de 30 m in pour atteindre une source d’eau potable 41,7% M ICS 2011 Produit 3.1.2. Les m énages disposent de quantités suffisantes d’eau de qualité Proportion de m énages disposant d’au m oins 15l d’eau par personne et par jour pour la boisson, la cuisson et l’hygiène personnelle 47 Enquête SM A RT décem bre 2014 4 6 Effet 3.2. Les m énages ont une hygiène de vie acceptable, ne les exposant pas aux m aladies (hydriques ou transm ises par les selles) ou aux autres contam inations Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion de m énages utilisant, en cas de besoin, des installations sanitaires am éliorées (latrines) 32,3% 48 50% Proportion de m énages élim inant de m anière hygiénique les m atières fécales des enfants 20,3% 49 48% Proportion des m énages qui m ettent en œ uvre des m esures de protection des alim ents Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 3.2.1. Les m énages ont accès à des installations sanitaires (latrines) am éliorées Proportion de m énages ayant accès à des installations sanitaires (latrines) am éliorées Produit 3.2.2. Les conditions nécessaires à la prom otion du lavage des m ains sont assurées Proportion de m énages disposant d’un endroit réservé au lavage des m ains, et où se trouve de l’eau et du savon 56,3% M ICS 2011 Proportion de m énages disposant de savon à n’im porte quel endroit du logem ent 66,3% M ICS 2011 Produit 3.2.3. Les risques de contam ination de l’environnem ent ont été définis et prévenus, et m aîtrisés en cas d’apparition Les risques de contam ination de l’environnem ent définis en com m un accord entre les secteurs de l’industrie, de l’environnem ent et de la santé Proportion des risques de contam ination évités par rapport aux risques identifiés N om bre de m esures prises pour atténuer les effets des contam inations de l'environnem ent 48 M ICS 4 2011 49 M ICS 4 2011 4 7 3.4. A xe stratégique N °4 : A ccès et utilisation par les enfants, les adolescentes et les fem m es des services préventifs et curatifs de santé et de nutrition Im pact du 4 e axe stratégique : Les enfants, les adolescentes et les m ères bénéficient de soins adéquats de santé et de nutrition Indicateurs de l’im pact D onnée de base Cible en 2025 Prévalence du petit poids de naissance 34,7% 50 Prévalence de l’aném ie chez les fem m es enceintes 72,6% 51 Effet 4.1. Les enfants, les adolescentes et les m ères ont un accès géographique et financier à des services intégrés de santé et de nutrition répondant au besoin de suivi et de prise en charge Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Couverture sanitaire à m oins de 5 km 78% 52 Proportion de PS, de CS et d’hôpitaux intégrant un service de suivi et de prise en charge de la M A S Proportion d’enfants m alades de m oins de 5 ans couverts par la gratuité des soins o Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 4.1.1. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R), ont les capacités nécessaires pour une offre adaptée de services intégrés de santé et de nutrition de qualité Proportion de structures publiques prim aires (PS et CS) assurant des services intégrés de santé et de nutrition de qualité 50 M ICS 2011 51 SM A RT 2012 52 D PCIS/M S 4 8 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Proportion de structures publiques secondaires (H R et CH R) assurant des services intégrés de santé et de nutrition de qualité Produit 4.1.2. Les services prioritaires de santé infantile et de nutrition sont gratuitem ent offerts aux enfants de m oins de 5 ans La gratuité des services essentiels de santé et de nutrition 53est instaurée par le texte réglem entaire approprié Les m esures d’accom pagnem ent (en term es de sensibilisation, de budgets, d’outils, d’inform ation, … ) sont m ises en œ uvre de m anière appropriée Effet 4.2. Les m ères et les enfants bénéficient de m esures de prévention et de contrôle des carences en m icronutrim ents Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’enfants (12 à 59 m ois) qui reçoivent les antiparasitaires adaptés 77,4% 54 Proportion de fem m es qui reçoivent une dose de supplém ent en vitam ine A dans les six sem aines qui suivent l’accouchem ent Proportion d’enfants (6 à 59 m ois) qui ont bénéficié d’une ou de deux doses de supplém ent en vitam ine A dans l’année 83,9% 55 Proportion de fem m es qui ont reçu du fer et de l’acide folique durant la grossesse Proportion d’enfants (6 à 59 m ois) qui reçoivent des supplém ents de fer et d’acide folique 53 A définir 54 SM A RT décem bre 2014 55 SM A RT décem bre 2014 4 9 Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 4.2.1. Le suivi prénatal et post-natal est m is à profit pour la supplém entation en fer, acide folique et vitam ine A Proportion de fem m es enceintes bénéficiant de CPN et auxquelles est proposée une supplém entation en fer et acide folique Proportion de structures publiques de santé assurant le suivi prénatal et qui n’ont pas connu de ruptures de stocks de fer et acide folique durant l’année Proportion de fem m es accouchées bénéficiant de CPoN 56 et auxquelles est proposée une supplém entation en vitam ine A Proportion de structures publiques de santé assurant le suivi post natal et qui n’ont pas connu de ruptures de stocks de vitam ine A durant l’année Produit 4.2.2. Les enfants bénéficient de cam pagnes de supplém entation en vitam ine A et de déparasitage Proportion de circonscriptions sanitaires de m oughata (district) ayant organisé une ou deux cam pagnes de supplém entation en vitam ine A au profit des enfants de 6 à 59 m ois Proportion de circonscriptions sanitaires de m oughata (district) n’ayant pas connu de ruptures de stocks en vitam ine A durant l’année Proportion de circonscriptions sanitaires de m oughata (district) ayant organisé une ou deux cam pagnes de déparasitage au profit des enfants de 6 à 59 m ois Proportion de circonscriptions sanitaires de m oughata (district) n’ayant pas connu de ruptures de stocks en antiparasitaires durant l’année Produit 4.2.3. La fortification à dom icile est introduite et passer à l'échelle en utilisant des systèm es de distribution adapté Couverture des enfants 6 – 23 m ois bénéficiant de la fortification à dom icile au cours des 6 derniers m ois Produit 4.2.4. Le secteur privé respecte le caractère obligatoire de la fortification de farine de blé en fer/acide folique, de l'huile en vitam ine A et le sel en iode 56CPoN : Consultation post-natale 5 0 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Taux de pénétration de la farine de blé enrichie en fer/acide folique Taux de pénétration de l’huile industrielle enrichie en vitam ine A Proportion de m énages qui consom m ent du sel iodé (à teneur en iode de 15 ppm ) 12,2% 57 40% Produit 4.2.5. Les m esures de lutte contre le paludism e sont renforcées M orbidité au paludism e chez les enfants de m oins de 5 ans Pourcentage d’enfants de m oins de 5 ans qui dorm ent sous m oustiquaire Produit 4.2.6. Les m em bres des com m unautés sont conscients de la prévention de la carence en m icronutrim ents et des m esures de contrôle Pourcentage de m ère d’enfants qui connaissent au m oins un signe de l’aném ie Pourcentage de m ère d’enfants qui connaissent au m oins un signe de la carence en vitam ine A Pourcentage de m ère d’enfants qui connaissent au m oins un signe de la carence en iode b. Effet 4.3. Les enfants atteints de M A M et de M A S sont pris en charge de m anière adéquate Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’enfants souffrant d’une M A M bénéficiant de prise en charge et de suivi adéquats Proportion d’enfants souffrant d’une M A S bénéficiant de prise en charge et de suivi adéquats Proportion d’enfants atteints de M A S guéris Proportion d’enfants atteints de M A S en abandon Proportion d’enfants atteints de M A S décédés 57 Enquête SM A RT décem bre 2014 5 1 Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Produit 4.3.1. Le protocole de prise en charge et de suivi des enfants atteints de M A M ou de M A S est régulièrem ent adapté au besoin et aux avancées m ondiales Le protocole de prise en charge et de suivi des enfants atteints de M A M ou de M A S en vigueur est périodiquem ent révisé et adapté aux avancées m ondiales Produit 4.3.2. Les com m unautés villageoises et les quartiers périurbains disposent de relais com m unautaires form és au dépistage et à la prise en charge com m unautaire des cas de m alnutrition Proportion de com m unautés villageoises et de quartiers périurbains de plus de 40 m énages disposant d’au m oins un relais com m unautaire form é en suivi et prise en charge des cas de m alnutrition Proportion d'enfants dépistés pour la m alnutrition Proportion d'enfants déchargés par le program m e et bénéficiant d'un suivi au niveau com m unautaire Produit 4.3.3. Les m em bres de la com m unauté connaissent les conséquences de la m alnutrition et peuvent identifier les signes précoces et de chercher un traitem ent im m édiat Pourcentage de m ère d’enfants qui connaissent au m oins un signe de la m alnutrition aigue Produit 4.3.4. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R), ont les capacités nécessaires pour une prise en ch arge et un suivi adéquats de la M A S Proportion de structures publiques (prim aires et secondaires) disposant de lieux spécifiques dédiés à la prise en charge et au suivi de la M A S chez les enfants Proportion de structures publiques (prim aires et secondaires) disposant de personnels form és à la prise en charge et au suivi de la M A S chez les enfants Proportion de structures publiques (prim aires et secondaires) n’ayant pas connu de ruptures en intrants de prise en charge de la M A S chez les enfants 5 2 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Produit 4.3.5. Les structures publiques, prim aires (PS et CS) et secondaires (H R et CH R), assurent le suivi des cas de M A S am éliorés en M A M en collaboration avec des structures au niveau com m unautaire Proportion de structures publiques (prim aires et secondaires) agissant en com plém entarité avec des structures au niveau com m unautaire Proportion d’enfants souffrant d’une M A S avec état am élioré (M A M ) et orientés vers une structure com m unautaire de suivi 5 3 3.5. A xe stratégique N °5 : Prévention et prise en charge du surpoids/obésité Im pact du 5 e axe stratégique : Les conséquences du surpoids sont en réduction Indicateurs de l’im pact D onnée de base Cible en 2025 Prévalence du surpoids chez les adolescents Prévalence du surpoids chez les m oins de 5 ans 3,2% 58 c. Effet 5.1. Les adolescents et les adultes adoptent des com portem ents en faveur d’un poids « adéquat » et de la réduction des conséquences du surpoids Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’adolescents et d’adultes pratiquant périodiquem ent une activité physique Proportion d'adolescents et adultes qui ont changé leur style de vie et leur alim entation suite aux program m es de CCC Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 5.1.1. Les adolescents et adultes ont bénéficié de CCC ciblées sur les dangers de la vie sédentaire et les bénéfices d'une activité physique régulière. Proportion d’adolescents et d’adultes touchés par des program m es de CCC autour des dangers de la vie sédentaire et les bénéfices d'une activité physique régulière Produit 5.1.2. Les adolescents et adultes ont accès à des périm ètres et des infrastructures adaptés pour la pratique d’activités physiques Proportion d’adolescents et d’adultes ayant accès à des périm ètres et des infrastructures adaptés pour la pratique d’activités physiques Produit 5.1.3. Les adolescents et adultes ont bénéficié de CCC ciblées sur l’im portance d’une alim entation équilibrée 58 M ICS 2011 5 4 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Proportion d’adolescents et d’adultes touchés par des program m es de CCC ciblés sur l’im portance d’une alim entation équilibrée, riche en légum es et en fruits et pauvres en lipides et sucres sim ples Effet 5.2. Les d’adultes présentant un surpoids/obésité bénéficient du suivi, d’accom pagnem ent et de pris en charge Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Proportion d’adultes présentant un surpoids et régulièrem ent suivis et pris en charge par un personnel de santé qualifié Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2020 2025 Stratégies Principaux intervenants Produit 5.2.1. Les adultes présentant un surpoids sont inform és sur l’im portance et le processus de suivi et de prise en charge Proportion d’adultes présentant un surpoids, touchés par des program m es de com m unication autour du suivi et de la prise en charge du surpoids Produit 5.2.2. Les adultes présentant un surpoids ont accès à des structures de santé capables d’assurer le suivi et la prise en charge A ccès à m oins de 15 km d’une structure publique de santé (prim aire ou secondaire) disposant de personnels form és au suivi et à la prise en charge du surpoids 5 5 3.6. A xe stratégique N °6 : Engagem ent, Pilotage, coordination, suivi et évaluation de l’action de nutrition Im pact du 6 e axe stratégique : Les effets des cinq axes sont atteints Indicateurs de l’im pact D onnée de base Cible en 2025 Proportion du budget alloué à la nutrition N om bre de cadres des différents m inistères form és en nutrition Effet 6.1. D ispositif institutionnel de coordination et de suivi est fonctionnel et im plique les principaux intervenants de la nutrition Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 Le dispositif institutionnel de coordination et de suivi est fonctionnel Le dispositif institutionnel de coordination et de suivi im plique les principaux intervenants de la nutrition Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Produit 6.1.1. L’instance nationale de coordination est redynam isée, et si nécessaire réam énagée pour la rendre fonctionnelle % de réunions statutaires tenues par rapport à celles prévues et % de décisions m ises en oeuvre % de réunions tenues avec plus de trois quarts des m em bres statutaires Les groupes d’intervenants (gouvernem entaux, de la société civile, des PTF) disposent d’instances propres de coordination Produit 6.1.2. Les entités décentralisées de coordination sont m ises en place, et si nécessaire réam énagées pour répondre aux im pératifs nouveaux de l’action de nutrition et rendues fonctionnelles Les textes réglem entaires de m ise en place des entités décentralisées de coordination sont réactualisés et/ou vulgarisés 5 6 Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Chaque W ilaya et chaque m oughata dispose de son entité de coordination fonctionnelle59 Produit 6.1.3. La situation nationale et les situations régionales de la m alnutrition sont régulièrem ent suivies par l’instan ce nationale de coordination et par les entités régionales et départem entales de coordination Le rapport sem estriel sur la situation nationale de la m alnutrition est présenté à l’instance nationale de coordination et les m esures correctrices sont adoptées et leur m ise en œ uvre planifiée % de rapports sem estriels sur les situations régionales de la m alnutrition présentés aux entités régionales de coordination % de m esures correctrices adoptées effectivem ent m ises en œ uvre Produit 6.1.4. U n systèm e d’alerte précoce est fonctionnel et perm et la m ise en œ uvre précoce d’une réponse adaptée (de prévention et de contrôle) en cas de catastrophe naturelle Le systèm e d’alerte précoce est m is en place et dispose des m oyens hum ains et m atériels nécessaires U n plan de réponse aux catastrophes naturelles et aux crises alim entaires et adopté et vulgarisé 59 D éfinir une entité fonctionnelle 5 7 Effet 6.2. Le Plan stratégique m ultisectoriel de nutrition est opérationnalisé à travers des Plans d’action sectoriels synergiques Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 N om bre de secteurs ayant intégrés les objectifs et actions de nutrition du Plan stratégique dans leurs plans sectoriels propres Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Produit 6.2.1. Le processus d’élaboration des plans opérationnels sectoriels est validé, m is en œ uvre par les secteurs concernés en collaboration avec l’instance nationale de coordination et lesdits plans sont intégrés dans les plans d’action de ces secteurs U n plan d’élaboration et de validation des plans opérationnels sectoriels de nutrition est diffusé par l’instance nationale de coordination Les plans d’action des secteurs intégrant les plans opérationnels sectoriels de nutrition ont été présentés à l’instance nationale de coordination Produit 6.2.2. Les besoins d’assistance technique – nationale ou internationale – sont synthétisés dans un plan d’assistance technique validé et piloté par l’instance nationale de coordination Les secteurs qui le nécessitent ont bénéficié d’une assistance technique de qualité pour leur processus de planification opérationnelle 5 8 Effet 6.3. U n systèm e unique de suivi et évaluation m ultisectoriel est m is en place et assure un contrôle régulier de la situ ation nutritionnelle et suivi efficace de l’action de nutrition Indicateurs de l’effet D onnée de base Cible en 2025 U n systèm e unique de suivi et évaluation m ultisectoriel est m is en place U n systèm e unique de suivi et évaluation m ultisectoriel assure un contrôle régulier de la situation nutritionnelle et un suivi efficace de l’action de nutrition Î Produits, stratégies et principaux intervenants Produits / Indicateurs Situation actuelle Source 2019 2020 Stratégies Principaux intervenants Produit 6.3.1. Le systèm e unifié de suivi et évaluation est adopté par l’instance nationale de coordination, form alisé et vulgarisé auprès des différents intervenants % d’intervenants im pliqués dans le circuit de collecte de l’inform ation stratégique et dans le processus de synthèse, d’analyse et de diffusion des résultats % de chargés de collecte auprès des différents intervenants ayant les capacités techniques et m atérielles nécessaires pour assurer la production et la transm ission à tem ps des données les concernant % de chargés de suivi auprès des différents intervenants ayant les capacités techniques et m atérielles nécessaires pour assurer l’analyse et la diffusion de l’inform ation stratégique les concernant Produit 6.3.2. U n plan de recherche est adopté et conjointem ent m is en œ uvre Le plan de recherche répondant au besoin en inform ation stratégique sert de référence aux principales études m enées dans le cadre de la nutrition Produit 6.3.3. Les principales inform ations stratégiques en relation avec la situation et l’action de nutrition sont périodiquem ent diffusées aux différents intervenants Les données essentielles nécessaires au suivi et à l’évaluation du présent plan stratégique ont été diffusées aux différents intervenants en nutrition à travers les canaux les plus adaptés