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Laws of Mauritania

Contribution Déterminée nationale actualisée CDN 2021-2030. Résumé exécutif et rapport de synthèse

Made 2021-09-23 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Organisation
Permanent Interstate Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS)
Country
Mauritania
Subjects
Energy, Environment, Forestry, Land and soil, Waste and hazardous substances
Keywords
capacity building, climate change, data collection/reporting, water shortage/drought, education, emissions, financing, gender, innovation, investment, sustainable development, taxes, youth, wetlands, coastal zone management, erosion, flood, hazards, fiscal and market measures, afforestation/reforestation, forest management/forest conservation, desertification, soil conservation/soil improvement, soil pollution/quality, soil rehabilitation, pollution control, renewable energy, plastic, recycling/reuse, waste disposal, waste management

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  1. 3.1. Ambition d’atténuation de la Mauritanie ................................................................. 25

  2. 3.2. Ambitions sectorielles ............................................................................................ 25

  3. 3.3. Besoins en financement......................................................................................... 27

  4. 3.4. Comparaison CDN 2015 et CDN 2021-2030 actualisée......................................... 27

  5. 3.5. Clarté, transparence et compréhension de la CDN 2021-2030 .............................. 29 IV- Composante adaptation de la CDN ......................................................................... 39

  6. 4.1. Contexte de communication de l’action d’adaptation ............................................. 39

  7. 4.2 Vulnérabilité du pays au changement climatique .................................................... 39 4.3. Evaluation de la mise en œuvre des actions d’adaptation de la CDN-2015 ........... 40

  8. 4.4. Actions d’adaptation de la CDN 2021-2030 actualisée .......................................... 41

  9. 4.3. Besoins en financement pour l’adaptation.............................................................. 42 V- Les besoins en renforcement de capacités et en appui à la mise en œuvre ........ 44

  10. 5.1. Besoins institutionnels, législatifs et gouvernance.................................................. 44

  11. 5.2. Besoins en transfert de technologies ..................................................................... 44

  12. 5.3. Besoins en financements ....................................................................................... 44 VI. Mesure, Notification et Vérification (MNV - MRV en anglais : Monitoring, Reporting and Verification) et suivi-évaluation ........................................................... 45 VII. Synergie et mise en cohérence .............................................................................. 46 VII- Genre et jeunesse.................................................................................................... 46 VIII- Education et emplois.............................................................................................. 48 ANNEXES ........................................................................................................................... 49 Annexe no. 1 : Détails de mesures d’atténuation, conditionnées et non- conditionnées, par secteur............................................................................................ 49 Annexe no.2 : Liste des actions d’adaptation proposées par les secteurs ............... 57 Annexe no.3 : Portefeuille de projets GCF ................................................................... 63 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 4 CDN MAURITANIE LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Récapitulatif des besoins en financements de la CDN 2021-2030 actualisée ... 12 Tableau 2 : Mesures d’atténuation de la CDN 2021-2030 actualisées par secteur (Coût et potentiel cumulé de réduction pour la période) ............................................................. 14 Tableau 3 : Mesures d’adaptation de la CDN 2021-2030 actualisées par secteur .......Erreur ! Signet non défini. Tableau 4 : Données nationales .......................................................................................... 22 Tableau 5 : Répartition sectorielle de l’atténuation en 2030 ................................................. 26 Tableau 6 : Comparaison entre CDN 2015 et CDN 2021-2030 actualisée........................... 27 Tableau 7 : Information pour faciliter la clarté, la transparence et la compréhension de la CDN actualisée de la Mauritanie .................................................................................. 29 Tableau 8 : Répartition par secteur des besoins en financement de la CDN-2015 .............. 40 Tableau 9 : Projets d’adaptation en cours d’exécution ......................................................... 40 Tableau 10 : Les besoins en financement de la CDN 2021-2030 par secteur...................... 42 Tableau 11 : Récapitulatif des besoins en financements de la CDN .................................... 44 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Principales stratégies du cadre de planification du développement social, économique, culturel et environnemental (i.e. développement durable) de la Mauritanie 9 Figure 2 : Scénarii des émissions de GES en Mauritanie .................................................... 10 Figure 3 : Principales stratégies du cadre de planification du développement social, économique, culturel et environnemental de la Mauritanie (i.e. développement durable) ..................................................................................................................................... 24 Figure 4 : Scénarii des émissions de GES en Mauritanie, horizon 2030 .............................. 25 Figure 5 : Effort total d’atténuation en 2030 réparti par secteur ........................................... 26 Figure 6 : Répartition de l’effort total cumulé d’atténuation 2021-2030, conditionnel vs. non conditionnel .................................................................................................................. 27 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 5 CDN MAURITANIE LISTE DES ACRONYMES ET DES ABREVIATIONS $US Dollars des Etats Unis AFAT Agriculture, foresterie et autres affectations des terres AP Accord de Paris BAU Scénario « cours normal des affaires » pour « Business as usual » en anglais BM Banque mondiale CBD Convention de la diversité biologique CBIT Capacity building Initiative for transparency (Initiative pour le renforcement des capacités en matière de transparence) CCNUCC Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique CDN Contribution déterminée nationale CNULCD Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification CSLP Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté 2001-2015 DCEV Direction du climat et de l’économie verte FAO Food and Agriculture Organization FEM Fonds pour l’environnement mondial FIDA Fonds international pour le développement agricole FVC Fonds vert pour le climat – GCF en anglais pour Green ClimateFund GES Gaz à effet de serre LCD Lutte contre la désertification MEDD Ministère de l’environnement et du développement durable MVN Système de mesure, vérification et notification – MRV en anglais MW Mega Watts NDT Neutralité de la dégradation des terres ODD Objectif de développement durable PFS Points focaux sectoriels PIUP Procédés industriels et utilisation des produits PNA Programme national d’adaptation PTF Partenaires techniques et financiers SCAPP Stratégie nationale de croissance accélérée et de prospérité partagée 2016-2030 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 6 CDN MAURITANIE MESSAGES CLÉS DE LA CDN 2021-2030 Le total des émissions des GES de la Mauritanie représente 0,015% des émissions globales mondiales. La plus grande contribution à ce total d’émissions provient de l’AFAT et de l’énergie. Ces deuxsecteurs totalisent 99% des émissions. Le scénario de base « cours normal des affaires » calculé sur la base des données de croissance de la SCAPP montre que les émissions des gaz à effet de serre direct, exprimées en termes de potentiel de Réchauffement Global (PRG), sont globalement en nette progression, passant de 3481,213Gg Eq-CO2 en 1990 à9944,618 Gg Eq-CO2 en 2018, soit une augmentation de 185,67% (Source BUR2 2021). La Mauritanie appartient à l’une des régions du monde les plus vulnérables au changement climatique dont les effets affectent déjà tous les secteurs de son économie, ses écosystèmes et ses populations, en particulier, les femmes et les enfants. La Mauritanie est pleinement engagée dans la mise en œuvre de la CCNUCC et l’Accord de Paris pour contribuer aux efforts mondiaux de réduction des émissions globales deGES en mettant à la disposition de la Communauté mondiale tout le potentiel d’atténuation dont dispose le pays. Ce potentiel est constitué par l’énorme gisement de production d’énergie propre, éolienne et solaire. Ainsi, la CDN actualisée de la Mauritanie prévoit une réduction nette des émissions de GES à l’échelle de l’économie de 11% en 2030 par rapport au scénario de référence avec les moyens propres du pays soutenu par un appui international comparable à celui reçu jusqu’à 2020. Avec un appui plus conséquent, la Mauritanie pourrait assurer sa neutralité carbone, allant jusqu’à une réduction de 92% conditionnelle par rapport au BAU. Le coût global de cette ambition est estimé à 34255 Million US$ dont 635 Million US$ est inconditionnel soit 1,85%. Au regard de sa vulnérabilité extrême, la Mauritanie a élargi son ambition d’adaptation pour couvrir les axes suivants : protection et conservation des écosystèmes y compris les zones humides, gestion durable des parcours, conservation de la biodiversité, pêche et aquaculture, habitat et urbanisme, agriculture et sécurité alimentaire y compris l’amélioration génétique, santé, eau, gestion du littoral, prévention des événements climatiques extrêmes, infrastructures et éducation. Cet élargissement est basé sur le programme de préparation à l’accès au Fonds vert pour le climat (Readiness)et des résultats des premières études réalisées dans le cadre du processus d’élaboration du Programme national d’adaptation (PNA) du pays. Les besoins en financement des mesures d’adaptation sont de 10 626,46 millions de $USD dont 10174,63 millions $US conditionnels et 451,83 millions $US non-conditionnels. Outre les financements conditionnels requis pour assurer les ambitions d’atténuation et mettre en œuvre les actions d’adaptation du pays, la mise en œuvre de la CDN 2021-2030 de la Mauritanie nécessite des appuis en termes de renforcement de capacités de tous les acteurs du développement, d’intégration des aspects transversaux (genre, jeunesse, droits humains, emploi et éducation) et l’opérationnalisation d’un système de mesure, vérification et notification pour assurer le suivi et l’évaluation de l’action climatique. En harmonisant son processus d’élaboration avec celui de la SCAPP et en s’appuyant sur les stratégies et programmes sectoriels du pays, la CDN définit le cadre de la politique climatique du pays à l’horizon 2030. Elle offre un cadre de concertation et de dialogue à toutes les parties prenantes pour définir des programmes transformateurs, intégrés, inclusifs, propres et durables. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 7 CDN MAURITANIE PREMIERE PARTIE–RESUME EXECUTIF I- Introduction La Mauritanie est parmi les pays sahéliens les plus touchéspar les sécheresses récurrentes depuis 1968. La désertification qui en résulte est d’autant plus forteque l’effet du climat, conjugué à l’action de l’homme, entraîne des conséquences directes sur unmilieu déjà très précaire. La vulnérabilité du pays au changement climatique touche l’ensemble dessecteurs vitaux de l’économie nationale. En ratifiant la CCNUCC, la Mauritanie s’engage résolument dans le processus mondial de luttecontre le réchauffement climatique par la limitation des émissions de GES et la mise en place destratégies d’adaptation compatibles avec sa politique de développement durable. Elle réaffirme cet engagement en ratifiant l’Accord de Paris et soumet sa première Contribution déterminée nationale (CDN) en 2015.Bien que les émissions du pays constituent à peine 0,015% des émissions globales mondiales, la Mauritanie s’engagepar sa CDN à participer pleinement àl’effort de la communauté internationale, en mettant à disposition, sous forme conditionnelle, unpotentiel d’atténuation d’environ 33,56 millions de tonne Eq-CO2, soit 22,3%par rapport auxémissions projetées à la même année, selon le scénario de référence (cours normal des affaires), pendant la période 2020-2030. En 2015, le processus d’élaboration de la CDN s’effectue alors que le pays changeait de vision stratégique de développement en passant du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CLSP, 2001-2015) à la Stratégie nationale de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) dont le premier plan d’action quinquennal couvre la période de 2016 à 2020. En 2021, et en conformité avec le cycle quinquennal d’actualisation des CDN promu par l’Accord de Paris (AP), la Mauritanie actualise sa CDN en même temps qu’elle établit le bilan du premier plan quinquennal de mise en œuvre de la SCAPP qui doit donner lieu à ladéfinition du deuxième plan quinquennal 2021-2025. La concomitance des deux processus, SCAPP et CDN, assure la cohérence entre les deux cadres politiques et la synergie des programmes qui y sont inscrits. Alors que la SCAPP constitue la vision stratégique de développement de la Mauritanie pour la période 2016-2030 et sert de cadre de référence pour toutes les actions de développement entreprises par l’Etat, les organismes publics et socioprofessionnels ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF), la CDN sert de cadre de définition de la politique climatique du pays et d’instrument de sa mise en œuvre. Comme la SCAPP, elle intègre l’Agenda 2030 des Nations unies et les cibles classées prioritaires pour le pays parmi les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que les orientations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Elle tire la légitimité des ambitions d’atténuation qu’elle préconise et des actions d’adaptation qu’elle définit des stratégies sectorielles et thématiques dont elles sont issues. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 8 CDN MAURITANIE Figure 1 : Principales stratégies du cadre de planification du développement social, économique, culturel et environnemental (i.e. développement durable) de la Mauritanie II- Ambitions d’atténuation de la CDN 2021-2030 actualisée La CDN actualisée de la Mauritanie prévoit une réduction nette des émissions de GES à l’échelle de l’économie de 11% en 2030 (courbe verte) par rapport au scénario de référence (BAU, courbe bleue) avec les moyens propres du pays soutenu par un appui international comparable à celui reçu jusqu’à 2020. Avec un appui plus conséquent, la Mauritanie pourrait assurer la neutralité carbone de son économie, en réalisant une réduction de 92% (courbe rouge) par rapport au BAU. Le coût global de cette ambition est estimé à 34255 Million US$ dont 635 Million US$ est inconditionnel soit 1,85%. L’ambition d’atténuation couvre les quatre secteurs d’émissions (Energie, PIUP, AFAT et Déchets). Les efforts d’atténuation les plus importants reposent sur l’important potentiel d’énergies renouvelables du pays et les capacités d’augmentation de la part des énergies propres dans le mix énergétique pour atteindre plus de 13 GW renouvelables en 2030 mais aussi du secteur AFAT avec un potentiel axé sur la foresterieà travers des projets et programmes ambitieux (Grande muraille verte, programmes de régénération assistée des forêts, régénération des parcours et lutte contre la désertification), l’agroécologie et l’amélioration de la productivité de l’élevage Par rapport à la CDN de 2015, le secteur énergie passe en première place en termes de potentiel d’ambition, devant l’AFAT. En effet, et malgré les importants efforts consentis par le pays en termes de reboisement et de restauration des terres dégradées notamment dans le cadre du programme de la Grande muraille verte, les ambitions d’atténuation de la CDN- 2015 dans le secteur de l’Agriculture, foresterie et autres affectations des terres (secteur AFAT) de 10000 ha par an de reboisement n’ont pas été atteintes en raison de la faiblesse des financements extérieurs mobilisés. Sur la période considérée, 2015-2020, le maximum annuel qui a pu être atteint est de seulement 1800 ha (Source DPREM/MEDD). En revanche, les résultats atteints en termes de mix énergétique ont dépassé les efforts conditionnels prévus, passant de 18% en 2015à33,91% en 2018, avec une amélioration encore plus importante grâce à la mise en service du parc éolien de 100 MW de Boulenouar qui permet d’atteindre un mix énergétique de 48% en 2021. L’ambition d’atténuation du pays est composée au total de 55 mesures dont 33 mesures inconditionnelles d’une capacité totale de 1834,268 Gg Eq CO2par rapport au scenario de cours normal des affaires (BAU) et 22 mesures conditionnelles pour une réduction en 2030 de 16134,62 Gg Eq. CO2représentant une réduction de 92% par rapport au BAU. Ces mesures sont données dans le Tableau no. 2 (en détail en Annexe 1 Rapport synthèse). Figure 2 : Scénarii des émissions de GES en Mauritanie III- Actions d’adaptation préconisées par la CDN 2021-2030 D’une vulnérabilité extrême, la Mauritanie a élargi son ambition d’adaptation pour couvrir les axes suivants : protection et conservation des écosystèmes y compris les zones humides, gestion des parcours, conservation de la biodiversité, pêche et aquaculture, habitat et urbanisme, sécurité alimentaire y compris l’amélioration génétique, santé, infrastructures, éducation, et prévention des événements climatiques extrêmes. Cet élargissement est basé sur le programme de préparation à l’accès au Fonds vert pour le climat (Readiness) et des résultats des premières études réalisées dans le cadre du processus d’élaboration du Programme national d’adaptation (PNA) du pays. Les besoins en financement des mesures d’adaptation sont de 10626,46 millions de $USD dont 10174,63 millions $US conditionnels et 451,83millions $US non-conditionnels. Les actions préconisées sont détaillées dans le Tableau no.3. Pour relever les défis d’intégration du changement climatique dans les stratégies et politiques sectorielles, la mise en œuvre des actions d’adaptation identifiées doit être planifiéedans le cadre d’une approche intersectorielle et intégrée qui inclut toutes les parties prenantes et les secteurs concernés. Pour ce faire, la CDN 2021-2030 doit servir de cadre de concertation et de dialogue pour définir des programmes transformateurs qui répondent aux besoins de renforcement de la résilience des populations et des écosystèmes au regard de leur vulnérabilité au changement climatique. Les co-bénéfices des mesures d’atténuation pour l’adaptation et vice-versa ainsi que les synergies avec les autres cadres de planification du développement durable, en particulier les ODD, sont mis en évidence dans le mécanisme de financement et annexe 1 du document de synthèse. IV- Besoins en renforcement de capacités et appui à la mise en œuvre Outre l’appui financier exprimé en appui conditionnel pour les mesures d’atténuation et les actions d’adaptation, la CDN 2021-2030 définit les besoins en matière de renforcement de capacités, de transfert de technologies et de formation notamment pour l’éducation des jeunes. En termes de renforcement de capacités, la mise en place d’un système opérationnel de mesure, vérification et notification (MNV et MRV, en anglais) est une action prioritaire dans le processus de mise en œuvre de la CCNUCC et de l’Accord de Paris. La mise en place de ce système est obligatoire pour le pays (date butoir 2024 de remise du rapport biannuel de transparence- BTR intial). En outre, et bien que non contraignant pour le pays, l’élaboration d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la CDN est un prérequis pour le MNV/MRV. La Mauritanie a déjà fourni des efforts substantiels dans ce sens. La mise en place et l’institutionnalisation du réseau national des points focaux climat sectoriels (PFS), de la société civile et du secteur privé, en 2013, constitue une première étape. En septembre 2020, le Ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) a consolidé son dispositif institutionnel en instituant la Direction du climat et de l’économie verte (DCEV) pour coordonner l’ensemble du programme national sur le changement climatique. Ce dispositif institutionnel est consolidé par un réseaud’experts indépendants du milieu académique qui a contribué à l’élaboration de toutes les communications nationales, inventaires de GES et rapports biannuels actualisés, etc. requis dans le cadre des rapports à la CCNUCC. Nonobstant tous ces acquis, d’importantes lacunes persistent dans la collecte et le traitement des données nécessaires pour rendre compte d’une manière transparente et claire de la mise en œuvre des politiques, mesures et stratégies climatiques du pays. Ces lacunes ont été identifiées dans le cadre de la préparation du document d’identification du projet qui a été soumis au programme CBIT (Capacity Building Initiative for Transparency) du FEM-7 pour un montant total de 1263650 $US. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 11 CDN MAURITANIE Le projet permettra de définir les responsabilités des acteurs de la CDN, en particulier la manière dont les ministères autres que le MEDD participeront à la mise en œuvre de la CDN et au fonctionnement du système MRV. Les autres priorités en termes de renforcement de capacités pour la mise en œuvre de la CDN concernent la poursuite des efforts de préparation (Readiness) des départements sectoriels, du secteur privé et de la société civile. Elles concernent également l’intégration des dimensions transversales dans les programmes et projet climat. Ainsi, l’intégration des dimensions genre, jeunesse et droits humains est prévue dans tous les projets et programmes développés dans le cadre de la CDN en lui réservant une part de 10% du budget de chaque programme ou projet (Estimation basée sur l’appréciation du groupe expert Genre/jeunesse/emploi/éducation et du groupe de travail des experts se basant sur le programme de travail de Doha ainsi que l’accord de Paris en son article 12). De même, les aspects de création d’emplois et d’amélioration des cursus éducatifs pour la prise en charge des enjeux du changement climatique sont considérés parmi les priorités d’appui à la mise en œuvre de la CDN. Les évaluations des besoins en transfert de technologies ont été réalisées en 2017. Elles ont conduit à l’identification de deux secteurs prioritaires pour l’adaptation (agriculture, parcours et forêts) et deux secteurs prioritaires pour l’atténuation (énergie et déchets. Elles devront être mises à jour au regard des nouvelles options d’atténuation et d’adaptation retenues dans la CDN 2021-2030 actualisée. V- Besoins en financement de la CDN 2021-2030 et plan de financement Tableau 1 : Récapitulatif des besoins en financements de la CDN 2021-2030 actualisée Domaines CDN Financements Financements Total par Inconditionnels Conditionnels Domaine en million de $US Atténuation 635 33621 34256 Adaptation 451,83 10174,63 10626,46 Intégration genre, jeunesse et droits 45,183 1017,463 1062,646 humains Emplois et Education - 337,75 337,75 Renforcement des capacités - 279,37 279,37 Mise en place et opérationnalisation 1,263 650 1,263 650 du système de mesure, vérification et notification Total 1132,013 45429,213 46561,226 En Mauritanie, il n’y a pas de système de financement spécifiquement dédié au changement climatique. Le MEDD a développé plusieurs compétences en matière de mobilisation des financements climatiques auprès des fonds internationaux spécifiques (fonds vert pour le climat, fonds d’adaptation, fonds des banques multilatérales pour le développement, etc.) et des PTF. Cependant, des renforcements de capacités doivent être programmés pour favoriser les investissements du secteur privé, renforcer le système financier national à travers la contribution du système bancaire national au financement du développement durable en général et des actions climatiques, en particulier et, enfin, pour envisager des financements novateurs à travers par exemple la génération de nouvelles ressources fiscales à même de financer les actions climatiques. Aussi, la Mauritanie compte en plus de ses appuis financiers directs, soutenir ses besoins en financement de l’atténuation à travers : CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 12 CDN MAURITANIE La plateforme NAMA, notamment pour les programmes d’efficacité énergétique et énergie renouvelables. L’adoption et l’inclusion des marchés internationaux du carbone tels que le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) dans les accords post 2020 sur le climat conformément à l’Article 6 de l’Accord de ParisiCette approche vise la mise en place d’un prix sur le carbone pouvant servir comme moyen efficace pour refléter ces coûts tout en envoyant des signaux économiques et politiques clairs encourageant une décarbonisation rentable. Ces instruments, couplés à un régime comptable approprié (MNV/MRV), pourraient aider à financer certains investissements dans les infrastructures sobres en carbone et résilientes au changement climatique. Des options de développement sobres en carbone contenues dans sa CDN 2021, pourraient être financéespar le transfert international d’actifs carbone (résultat d’atténuation transférable au niveau international) en tenant compte des considérations d'intégrité de l'environnement et de transparence. Dans ce cadre, la Mauritanie compte satisfaire une partie de ses ambitions d’adaptation conditionnelles sur ce type de processus. Les récents contrats signés pour l’introduction des nouvelles techniques d’hydrogène vert constituent un exemple de ce type de mécanismes. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 13 CDN MAURITANIE Tableau 2 : Mesures d’atténuation de la CDN 2021-2030 actualisées par secteur (Coût et potentiel cumulé de réduction pour la période) Secteurs / Contributions Défis / Contraintes Mesures préconisées Sous-Secteurs aux efforts d’atténuation totale Energie – 37452,46 Gg Eq-CO2 dont 17,86% inconditionnel Energie renouvelable 31817,81 Gg Eq-CO2 dont 6,06% inconditionnel Efficacité énergétique –5634,65 Gg Eq-CO2 dont 84,62% inconditionnel ENERGIE 37452,46 Gg • Dépendance à l’énergie thermique • Part des Energies renouvelables (ER) en 2030 = 50,34% avec l’introduction (renouvelable Eq-CO2 soit (66% de la consommation totale Hydrogène Vert et le Desert to power (2030) ER = 93% avec une capacite de et efficacité (93,10%) d’énergie) carbone évité équivalente à l’émission nationale. énergétique) • • Absence de subvention de l’énergie Mise à jour de la législation pour encourager la production de l’énergie propre Potentiel faiblement exploité propre (en cours) et régulation de toutes les sociétés de production • Bâtiments fortement énergivores électrique • Prise de conscience très faible des • Programme de promotion de l’énergie solaire dans les bâtiments publics, l’énergie domestique/chauffage de l’eau, les écoles et les universités potentiels d’efficacité énergétique (concept note) • Perte dans les réseaux électriques • Desert to power G5 sahel (Programme Energie Sous-régional Sahel/BAD) Objectif : 30 MW. Financement acquis par le Fonds Vert (Hybridation de 46 mini réseaux diesel, ligne interconnexion Kayes-Kiffa et Nouakchott-Dakar, Opérationnalisation de l’autorité de régulation, actualisation du code électricité) • Programme de développement de l’Hydrogène vert (AMAN avec CWA) • Extension de la centrale éolienne de Nouakchott de 300 MW‘a 50 MW (soit 20 MW de plus). Eude réalisée. Financement acquis • Programme national de promotion de l’efficacité énergétique (équipements domestiques, éclairage, etc.) • Mise à jour de la réglementation sur la production de l’énergie propre (en cours) • Mise en place de deux centrales à gaz de 200 MW et 300 MW • Programme de connexion de 25 réseaux isolés au réseau électrique national. Minigrid/PNUD/Fonds Vert • Deux projets OMVS à l’étude (Koukoutamba et Gourbassi) - Secteurs / Contributions Défis / Contraintes Mesures préconisées Sous-Secteurs aux efforts d’atténuation totale Transport –92,65 Gg Eq-CO2 dont 5,21% inconditionnel Transport 92,65 Gg Eq- ▪ Vétusté du parc automobile • Réalisation du projet de tramway de Nouakchott. En phase étude (concept CO2 soit ▪ Faible couverture du transport public note) (0,23%) ▪ Absence de promotion des véhicules • Réalisation du projet du train de Sahel, G5 Sahel, tronçon Nouakchott – « propres » Sélibabi-Kayes. Phase étude (concept note) • Mesures fiscales (mesures incitatives import véhicules neufs) AFAT – 474,402 Gg Eq CO2 dont 37,24% inconditionnel Agriculture & 58,382 Gg Eq- • 17% PIB national ➢ Promotion de 6000 ha d’agriculture organique/agroécologie Elevage CO2 soit • Sécurité alimentaire ➢ Amélioration de l’alimentation du bétail pour l’augmentation de la productivité (0,14%) • Moins de 0,5% du territoire national et diminution des émissions du secteur de l’élevage (augmentation de la de terres arables matière de grâce dans le complément alimentaire de 1,5% à 3%) • Systèmes de production qui dégradent les sols et les ressources forestières • Elevage représente 80% du PIB agricole • 70,16% des émissions du secteur AFAT proviennent de l’élevage (Fermentation entérique et gestion du fumier) Foresterie et 418,02 Gg Eq- • Désertification et dégradation des ▪ Programme de lutte contre la dégradation des terres et des écosystèmes autres CO2 soit terres et écosystèmes agrosylvopastoraux, des ressources naturelles affectations des (1,04%) • Ensablement des infrastructures, des ▪ Programme Grande Muraille Verte : 10.000ha (soit 2000 ha/an pendant 5 ans) terres villes, et des zones humides ▪ Programme de reboisement et restauration des ressources forestières : 3000 • Erosion ha/an ▪ Régénération assistée des forêts : 5000 ha/an (gardiennage/protection et mise • Déforestation (46.000 ha/an) en défens/travaux CES et DRS. (Nouvelles mesures : financement à • Perte de la biodiversité rechercher). ▪ Régénération des parcours : 3000 ha/an ▪ Lutte contre la Désertification (LCD) : 10000 ha/an (mise en défens et CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 15 CDN MAURITANIE Secteurs / Contributions Défis / Contraintes Mesures préconisées Sous-Secteurs aux efforts d’atténuation totale ensemencement) Déchets – 1573,99 Gg Eq CO2 dont 0,56 % inconditionnel Déchets solides 1573,99 Gg Eq- • Système de gestion des déchets • Mise en en place d’une usine d’incinération des déchets et de production CO2 soit solides peu efficient d’énergie, 12 MW en Partenariat public-privé. (En cours d’étude) (3,91%) • Faible niveau de valorisation des déchets solides urbains • Faible niveau de collecte des déchets Industrie – 633,96 Gg Eq CO2 dont 55,56 inconditionnel Efficacité 633,96 Gg Eq- • Prise de conscience très faible du • Programme de promotion de l’efficacité énergétique (en cours de énergétique CO2 soit potentiel d’efficacité énergétique conception) dans l'industrie (1,58%) • Connexion au réseau électrique des entités autonomes pour récupérer le surplus électrique (dans les deux sens) (en cours de conception) • Auto génération thermique Le potentiel de cumul de réduction des GES 2021-2030 est de :40227,462 GgEq-CO2 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 16 CDN MAURITANIE Tableau 3 : Mesures d’adaptation de la CDN 2021-2030 actualisées par secteur Secteurs Aléas Vulnérabilités / Impacts Actions adaptation climatiques/Proje ctions Ressources Sécheresses plus • Désertification • Aménagement et création de forêts classées (20 forêts) naturelles fréquentes et plus • Dégradation des terres, des forêts • Ensemencement aérien (150.000 ha) sévères et des parcours • Aménagement et gestion des zones humides à travers l’approche adaptation Perturbation de la • Disparition de la faune sauvage / fondée sur les zones humides (ZH) (10 ZH) saison des pluies Biodiversité Augmentation de • Assèchement des zones humides la température Tempêtes de sable et poussière Pluies intenses plus sévères Littoral Montée du niveau • Incursions marines et remontée de • Fixation des dunes du cordon dunaire (500 ha) de la mer la nappe • Colmatage des brèches du cordon du littoral (11 brèches) • Erosion côtière • Mise en place d’un système de veille sur les risques d’inondation des villes côtières Agriculture Sécheresses plus • Baisse de la fertilité des sols • Mise en place d’un système d’assurance contre les risques climatiques fréquentes et plus • Baisse de la nappe dans les oasis • Développement de l’agriculture organique1/ agroécologie (6000 ha) sévères • Appauvrissement et perte de la - Perturbation de la fertilité des sols saison des pluies • Prolifération des ennemies de Tempêtes de culture (sésamie, etc.) • Exode rural 1 L’agriculture organique vise le développement d'exploitations qui sont viables et en harmonie avec l'environnement. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 17 CDN MAURITANIE Secteurs Aléas Vulnérabilités / Impacts Actions adaptation climatiques/Proje ctions sable et poussière • Insécurité alimentaire Augmentation de la température Pluies intenses plus sévères ; Elevage Sécheresses plus • Surpâturages et réduction des • Création de nouvelles fermes insémination artificielle (au moins 20 fréquentes et plus espaces pastoraux fermes) sévères • Baisse de la productivité pastorale Augmentation de • Dégradation de la santé animale • Miseen place de réserves pastorales (20.000 ha) la température ; • Baisse des revenus des pasteurs /Exode rural Pêche Perturbation de la • Sédimentation des plans d’eau • Développement de la pêche en zone rurale (20 sites) Continentale saison des pluies • Baisse de la production halieutique Augmentation de • Perte de revenus des populations • Aménagement de 1000 ha de plans d’eau sur (10) sites pilotes la température • Insécurité alimentaire Tempêtes de sable et poussière Eau & Sécheresses plus • Dégradation des ressources en eau • Amélioration de l’accès à l’eau pour au moins 10 villes et 100 villages Assainissement fréquentes et plus (qualité et quantité) • Assainissement des villes à haut risque d’inondation (Nouakchott, sévères • Baisse du niveau piézométrique Nouadhibou, Rosso, Atar et Kaédi) Perturbation de la • Déréglément du régime des oueds • Assainissement écologique et valorisation et réutilisations des boues de saison des pluies • Inondations vidange (10 sites) Pluies intenses • Dégradation des systèmes d’assainissement (autonomes ou CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 18 CDN MAURITANIE Secteurs Aléas Vulnérabilités / Impacts Actions adaptation climatiques/Proje ctions plus sévères connectés). • Accès à l’eau potable Habitat, Sécheresses plus • Accès aux services publics (eau, • 10 000 logements construits en milieu urbain défavorisé (dont 690 à NKC et Urbanisme et fréquentes et plus assainissement, habitat écolo 1010 dans les capitales régionales en 2021) ; Aménagement du sévères électricité, etc.) • 100 logements en matériaux locaux à N'diago (ville verte) ; territoire • 50 logements en matériaux locaux à Selibabi Augmentation de la température Tempêtes de sable et poussière Pluies intenses plus sévères Santé Sécheresses plus • Vents, fumées et poussières • Mise en place d’un programme de lutte contre les maladies à facteurs de fréquentes et plus • Canicule risque commun sévères • Maladies hydriques • Mise en place d’un réseau de surveillance et renforcement du système Perturbation de la • Malnutrition d’alerte précoce climat/sante/sécurité alimentaire saison des pluies Augmentation de la température Pluies intenses plus sévères Education/ • Mettre en place des programmes de recherche et d’études à long terme Enseignement pour renseigner les investissements futurs dans l’adaptation pour tous les Supérieur/ secteurs de développement prioritaires face aux enjeux de l’adaptation au CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 19 CDN MAURITANIE Secteurs Aléas Vulnérabilités / Impacts Actions adaptation climatiques/Proje ctions recherche changement climatique (Horizon 2030). • Mise en place d’une équipe de recherche sur la problématique l’adaptation au changement climatique Emploi • (SNJ- 2020-2030) : la création d’au moins 30 000 nouveaux emplois, par l’exploitation des nouvelles infrastructures de pêche, le développement et la diversification de l’agriculture et l’émergence d’une industrie substitution la création de 100 000 emplois. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 20 CDN MAURITANIE DEUXIEME PARTIE – DOCUMENT DE SYNTHESE I- Introduction Pays Non Annexe 1 de la CCNUCC, la Mauritanie appartient à la zone du Sahel africain la plus touchéepar les sécheresses récurrentes depuis 1968. La désertification qui résulte est d’autant plus forteque l’effet du climat, conjugué à l’action de l’homme, entraîne des conséquences directes sur unmilieu déjà très précaire. La vulnérabilité du pays au changement climatique touche l’ensemble dessecteurs vitaux de l’économie nationale. En ratifiant la CCNUCC, la Mauritanie s’engage résolument dans le processus mondial de luttecontre le réchauffement climatique par la limitation des émissions de GES et la mise en place destratégies d’adaptation compatibles avec sa politique de développement durable. Elle réaffirme cet engagement en ratifiant l’Accord de Paris et soumet sa première Contribution déterminée nationale (CDN) en 2015. Bien que les émissions du pays constituent à peine 0,015% des émissions globales mondiales, la Mauritanie s’engagepar sa CDN à participer pleinement àl’effort de la communauté internationale, en mettant à disposition, sous forme conditionnelle, unpotentiel d’atténuation d’environ 33,56 millions de tonne Eq-CO2, soit 22,3%par rapport auxémissions projetées à la même année, selon le scénario de référence (cours normal des affaires), pendant la période 2020-2030. Le rapport de l’OMM2 stipule que si la première série des CDNs n’était pleinement mise en œuvre cela entraînerait un réchauffement de 2,9 à 3,4 degrés C au cours du siècle. Une ambition accrue en matière d'atténuation est donc essentielle pour atteindre l'objectif de l'Accord de Paris afin de limiter le réchauffement bien en dessous de 2 degrés C, soit 1,5 degré C. Dans ce sens, l’article 4 de l’Accord de Paris, ainsi que les décisions 1/CP.19, 1/CP.20 et 1/CP.21 de la CCNUCCinstituent un cycle quinquennal d’actualisation des CDNs qui doit correspondre à une progression par rapport à la contribution déterminée au niveau national antérieure et à son niveau d'ambition le plus élevé possible. A l’échelle globale, l’actualisation de la CDN est l’occasion pour la communauté internationale d’améliorer la planification de l’adaptation et renforcer l’engagement et la transparence des pays en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre en vue d’atteindre les objectifs assignés par l’Accord de Paris et limiter la montée de la température mondiale à +1.5 C° à l’horizon 2050, par rapport à l’ère préindustrielle. Ainsi, la CDN 2021-2030 rend compte des efforts consentis par la Mauritanie pourcontribuer à la progression dans le temps des efforts globaux tout en reconnaissant son besoin en soutiensmultiformes (renforcement des capacités, accès aux technologies et financement) pour leur mise en œuvre effective. En effet, la Mauritanie vise à assumer une contribution d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) plus significative que celle de sa précédente et première CDN. De même, le pays entend raffermir ses efforts d’adaptation au changement climatique pour renforcer la résilience deses populations, écosystèmes et infrastructures les plus vulnérables aux aléas climatiques. Et ce, conformément à sa responsabilité et en totale harmonie avec les objectifs de saSCAPPqui constituent la vision stratégique de développement de la Mauritanie pour la période 2015-2030 et sert de cadre de référence pour toutes les actions de développement entreprises par l’Etat, les organismes publics et socioprofessionnels ainsi que les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) au cours de la période 2015-2030. Elle 2OMM (Organisation météorologique mondiale) et al. 2019.United In Science : High-levelsynthesis report of latest climate science information convened by the Science Advisory Groupof the UN Climate Action Summit 2019. Disponible à : https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/30023/climsci.pdf intègre l’Agenda 2030 et les cibles classées prioritaires pour le pays parmi les Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi que l’agenda 2063 de l’Union Africaine. A l’échelle nationale, l’actualisation de la CDN constitue pour la Mauritanie une opportunité pour renforcer l’intégration du changement climatique dans les politiques et stratégies de développement du pays en tirant les leçons de la mise en œuvre de la CDN-2015. En 2015, le processus d’élaboration de la CDN s’effectue alors que le pays changeait de vision stratégique de développement en passant du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CLSP, 2001-2005) à la Stratégie nationale de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) dont le premier plan d’action quinquennal couvre la période de 2016 à 2020. En 2021, et en conformité avec le cycle quinquennal d’actualisation des CDN promu par l’Accord de Paris (AP), la Mauritanie actualise sa CDN en même temps qu’elle établit le bilan du premier plan quinquennal de mise en œuvre de la SCAPP et la définition du deuxième plan quinquennal 2021-2025. La concomitance des deux processus, SCAPP et CDN, assure la cohérence entre les deux cadres politiques et la synergie des programmes qui y sont inscrits. Alors que la SCAPP constitue la vision stratégique de développement de la Mauritanie pour la période 2015-2030 et sert de cadre de référence pour toutes les actions de développement entreprises par l’Etat, les organismes publics et socioprofessionnels ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF), la CDN sert de cadre de définition de la politique climatique du pays et d’instrument de sa mise en œuvre. Comme la SCAPP, la CDN actualisée intègre l’Agenda 2030 des Nations unies et les cibles classées prioritaires pour le pays parmi les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que les orientations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Elle tire la légitimité des ambitions d’atténuation qu’elle préconise et des actions d’adaptation qu’elle définit des stratégies sectorielles et thématiques dont elles sont issues. Elle sert d’instrument de coordination entre les secteurs et de base pour les partenaires techniques et financiers (PTF) pour planifier l’intégration des questions climatiques dans leur cadre stratégique d’intervention dans le pays et des programmes et projets qu’ils y soutiennent. La vision de la CDN 2021-2030 actualiséede « Promouvoir un développement économique et social résilient au climat et la création d’emplois verts durables » porte un changement de base dans l’ambition de l’objectif de l’atténuation, passant d’un objectif de réduction des émissions GES de 22,3% dans la CDN 2015 vers une neutralité carbone d’ici 2030 dont une réduction de 11% inconditionnelde l’émission de l’année 2030 selon le scenario BAU. La Mauritanie considère la mise à jour de la CDN comme suffisamment juste et ambitieuse en ce qu’elle va au-delà de la proposition de stratégies et de programmes accordées aux PMA dans le paragraphe 6 de l’article 4 de l’Accord de Paris. Cette ambition est en mesure de contribuer à une économie à faible émission de carbone et résiliente au changement climatique d'ici 2030, conformément à la situation nationale et à la SCAPPà l’horizon 2030. II-Circonstances nationales Tableau 4 : Données nationales Superficie / longueur de côtes 1 030 000 km2 / 720 kilomètres de littoral (ONS)3 Sud : climat sahélien, chaud et semi-aride. Climat Nord : climat Saharien, chaud et aride à hyper aride (ONM)4 3 537 368 habitants, dont 54% de moins de 20 ans Population (RDHP 2013), 4 173 077 en 2020 (ONS) 3Office National de Statistiques 4 Office National de Météorologie CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 22 CDN MAURITANIE Population urbaine 48,30% en 2013 contre 52,8 % en 2020 (ONS) PIB 7,4 Mds USD en 2020 (MAEPSP)5, (BAD)6 PIB par habitant 1 392 USD fin 2019 (MAEPSP) Croissance du PIB 3,2% en 2020 contre une croissance de 6,3% anticipée avant lacrise COVID (MAEPSP) entre -2 et -6% prévu en 2021 Part de l’agriculture (y compris l'élevage) 17% (MAEPSP) dans le PIB Emissions en 2018 (année de référence) 9944,618 Gg éq-CO2 (RNI, 2020)7 Emissions en 2020 10 423 Gg Eq-CO2 (BUR, 2021) Emissions par habitant 2,5 tonnes Eq-CO2 par habitant en 2018 (RNI-BUR2) Emissions par habitant hors AFAT 2018 0,86 tonnes Eq-CO2 (RNI- BUR2) Accès à l’électricité 48 % des ménages (WB)8 Mix électrique actuel En 2015 hors opérateurs miniers : 13,80 % hydro, 17,40% ER et 68,80% thermique En 2020 hors opérateurs miniers : 16.73 % hydro, 17.67 % ER et 65,6 % thermique (DEME)9 L’élaboration de la première CDN en 2015 était concomitante à l’adoption de la SCAPP 2015-2030 porteuse d’une nouvelle vision du développement économique, social et environnemental de la Mauritanie basée sur les leçons acquises et les résultats obtenus de la mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP 2001-2015). En 2021, l’actualisation de la CDN intervient alors que le pays conduit le bilan du premier quinquennat de la mise en œuvre de la SCAPP (2015-2020) pour définir le plan d’action du second quinquennat (2021-2025). Elle intervient également dans un contexte de développement péjorée par la pandémie de la COVID-19 qui a frappé de plein fouet toute l’économie du pays, engendrant ainsi une crise sans précèdent. Au-delà du choc résultant des mesures de confinement et de la paralysie de l’activité économique, l’intégration économique mondiale a accentué l’ampleur d’une telle crise. Par ailleurs, les coûts des mesures sanitaires, sécuritaires et de prévention, associés à une conjoncture internationale peu favorable ont engendré des effets négatifs sur les finances publiques du pays. Pour faire face à ce choc exogène, le Gouvernement a mis en place un Plan national multisectoriel de riposte à la COVID-19 afin d'atténuer l'impact de la pandémie sur les populations, sur les secteurs économiques et le milieu naturel. Ce plan s’articule autour des piliers suivants : 1. Développement d'infrastructures de soutien à la croissance 2. Amélioration de l'offre sociale et soutien à la demande 3. Valorisation du potentiel des secteurs productifs et accélération de l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire 4. Appui au secteur privé (formel et informel) 5. Environnement et création d'Emplois 6. Gouvernance et mise en œuvre du programme. 5 Ministère des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs 6 Banque Africaine de Développement 7 Rapport National d'Inventaire des GES, MEDD 8 Banque mondiale 9 Direction de l'Electricité et de la Maitrise de l'Energie (DEME) CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 23 CDN MAURITANIE Figure 3 : Principales stratégies du cadre de planification du développement social, économique, culturel et environnemental de la Mauritanie (i.e. développement durable) III- Composante atténuation de la CDN

  13. 3.1. Ambition d’atténuation de la Mauritanie Ambition de la CDN 2021-2030 La CDN actualisée de la Mauritanie prévoit une réduction nette des émissions de GES à l’échelle de l’économie de 11% en 2030 (courbe verte) par rapport au scénario de référence (BAU, courbe bleue) avec les moyens propres du pays soutenu par un appui international comparable à celui reçu jusqu’à 2020. Avec un appui plus conséquent, la Mauritanie pourrait assurer sa neutralité carbone, allant jusqu’à une réduction de 92% (courbe rouge) par rapport au BAU. Le coût global de cette ambition est estimé à 34255 Million US$ dont 635 Million US$ est inconditionnel soit 1,85%. Figure 4 : Scénarii des émissions de GES en Mauritanie, horizon 2030 Le bilan de la mise en œuvre de la SCAPP durant le premier quinquennat 2015-2020 conduit àun changement de priorités : le secteur Agriculture/Foresterie/Affectation des Terres (AFAT) identifié comme principal secteur d’atténuation potentiel par la CDN 2015, a enregistré peu de progrès du fait du manque de financement mobilisé pour le secteur.Le financement inconditionnel malgré la volonté politique exprimée ces dernières années à travers des projets et programmes d’envergure (Grande muraille verte, Projets reforestation, projets dégradation des terres…) n’a pas permisd’atteindre l’objectif fixé de 10.000 ha par an tel que planifié dans la CDN 2015.Le maximum enregistré sur la période 2015-2020 est de 1800 ha pour une seule année,touteinterventionprise en considération. En revanche, les résultats atteints en termes de mix énergétique ont dépassé les efforts conditionnels prévus, passant de 33,91% en 2018 contre une part de 18% en 2015. Cette situation a été fortement améliorée avec la mise en service du parc éolien 100 MW de Boulenouar pour atteindre un mix de 48 % en 2021. Ainsi, l’ambition d’atténuation de la Mauritanie avancée dans sa CDN actualisée 2021-2030 bâtit sur ces résultats et repose sur l’important potentiel d’énergies renouvelables du pays. L’ambition inconditionnelle d’atténuation est composée de 33 mesures d’atténuation couvrant les 5 secteurs d’émissions avec une capacité de 1834 Gg Eq.CO2. L’ambition conditionnelle comporte 22 actions couvrant également tous les secteurs pour une réduction de 16008 GgEq-CO2 représentant une réduction de 92% par rapport au BAU.

  14. 3.2. Ambitions sectorielles Les émissions de GES en Mauritanie restent dominées par le secteur Agriculture/Foresterie/Affectation des Terres (AFAT), en particulier l’élevage qui comptabilise à lui seul 52,65% des émissions. Le secteur de l’énergie est la deuxième source d’émission. Le secteur Procédés Industriels et utilisation des produits PIUP est faiblement développé. Malgré sa faible participation dans le bilan des émissions des GES du pays, le secteur des déchets constitue un véritable défi de développement. Les déchets solides municipaux, industriels et commerciaux ont la particularité d’avoir une faible teneur en humidité (moins de 10%) ce qui en limite la fossilisation et le pays ne dispose pas de système d’assainissement collectif de base pour traiter les déchets liquides. Ainsi, la couverture d’accès à un assainissement collectif est de 1% à Nouakchott et 4% à Nouadhibou, les deux principales villes du pays. Nonobstant la faible contribution du pays dans les émissions globales de GES, la Mauritanie dispose d’un important potentiel d’atténuation notamment en termes d’énergies renouvelables et, dans une moindre mesure, dans le secteur AFAT et celui des déchets. Ainsi, les mesures d’atténuation identifiées dans la CDN 2021-2030 couvrent ces cinq secteurs de l’économie, elles sont listéesen Annexe no.1 avec leur contribution présentée dans le tableau no. 1 suivant. Tableau 5 : Répartition sectorielle de l’atténuation en 2030 Contribution aux Nombre de mesures efforts d’atténuation Inconditionnell Conditionnell Secteur Total totale du pays (Gg. es es Eq. CO2) en 2030 Energie, 17 052,98 GgEq-CO2 dont 9,27% inconditionnel, réparti en : • Génération 15385,48 (85,623%) 10 5 15 • Efficacité 4523,93 (8,82%) 14 5 19 énergétique • Transports 92,65 (0,46%) 3 5 8 Industrie 211,314 (1,176%) 1 1 2 Déchets 568,46 (6,164%) 1 2 3 AFAT, 136,13 GgEq-CO2 réparti en : • Agriculture 18,794 (0,105%) 2 1 3 • Foresterie 117,34 (0,653%) 2 3 5 Total 17968,888 33 22 55 Figure 5 : Effort total d’atténuation en 2030 réparti par secteur Le secteur de l’énergie domine l’ambition d’atténuation du pays avec 95,71% dont la génération électrique représente 92,8%. Dans ce cadre, la Mauritanie entend recourir à la CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 26 CDN MAURITANIE coopération volontaire au titre de l'article 6 de l'Accord de Paris pour atteindre une partie de cetobjectif.

  15. 3.3. Besoins en financement Le coût total des efforts d’atténuation de la Mauritanie est évalué à 34255,84 Mo $US dont 2% (634,61 Mo $US) non conditionnel et 98% (33621,23 Mo $US) conditionné à la mobilisation de ressources externes. Secteurs Financements Financements Total en Millions de Inconditionnels Conditionnels $US Energie 627,69 33428,61 34056,30 Industrie 0,70 1,40 2,10 Agriculture 0,21 1,21 1,42 Foresterie 5,40 16,10 21,50 Déchets 0,61 173,91 174,52 Total 634,61 33621,23 34255,84 inconditionnel 19,68% Conditionnel 80,32% Figure 6 : Répartition de l’effort totalcumulé d’atténuation 2021-2030, conditionnel vs. non conditionnel

  16. 3.4. Comparaison CDN 2015 et CDN 2021-2030 actualisée L’objectif d’atténuation de la CDN 2021-2030 est plus ambitieux que celui de la CDN 2015 en termes de réduction absolue de GES à l’horizon 2030 qui passe de 33 559,32 GgEqCO2 (2015) à 40 470,21 GgEqCO2 (2021) même si en pourcentage l’objectif inconditionnel peut paraître inférieur (11% en 2021 contre 12% en 2015), les 12% de 2015 est calculé sur un total de 22,3% de l’émission en 2030 ce qui fait environ 2,7% de l’émission en 2030. Pour mettre en exergue les améliorations apportées dans la mise à jour de la CDN, le tableau suivant présente la comparaison entre les CDN 2015 et 2021. Tableau 6 : Comparaison entre CDN 2015 et CDN 2021-2030 actualisée Composants CDN actuelle (2021) CDN initial (2015) d'amélioration Ambition d'atténuation Renforcer - Année de référence : 2018correspondant - Année de référence : l'objectif GES à l’année du plus récent inventaire des 2010(l’analyse comparative tient GES qui tient compte des réalisations de compte de l’actualisation des la CDN initiale données de l’année 2010 dans CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 27 CDN MAURITANIE l’inventaire de 2018) - Période d’engagement : 2021 – 2030 - Période d’engagement : 2020 – 2030 Objectif de la contribution d’atténuation : Objectif de la contribution - Niveau de réduction visé en 2030 : d’atténuation : neutralité carbone dont 11% - Niveau de réduction visé en 2030 inconditionnel. : 22.3 % dont 12% inconditionnel. - Réduction absolue des émissions en 2030 par rapport au BAU de la même année : 17 968 GgEqCO2soit 103% - Écart des émissions GES - Écart des émissions GES cumulé 2020 – cumulé 2020 – 2030, par rapport 2030, par rapport à l'objectif BAU de la à l'objectif BAU de la même même période : 40 470,21 GgEqCO2 période : 33 559,32 GgEqCO2 Renforcer ou - 55 mesures d'atténuation dans les - 18 mesures d'atténuation dans ajouter des secteurs suivants : les secteurs suivants : politiques et • Énergie (y inclus génération électrique, • Énergie (y inclus génération des actions : efficacité énergétique, distribution électrique, efficacité d'énergie, EE ménages & services, énergétique ménages, transport) avec 42 mesures dont 27 transport) avec 8 mesures inconditionnelles • Procédé industriel et • Procédé industriel et Utilisation des Utilisation des produits (PIUP) produits (PIUP) 2 mesures dont 1 2 mesures ; inconditionnelle ; • Agriculture (y compris • Agriculture (y compris l’élevage) l’élevage) Foresterie et Foresterie et Affectation des Terres Affectation des Terres (AFAT) (AFAT) 8 mesures dont 4 7 mesures inconditionnelles • Déchets 1 mesure • Déchets 3 mesures dont 1 - Répartition de l’objectif : inconditionnelle ; 33.14GgEq CO2 pour la période - Répartition de l’objectif : 40.470 GgEqCO2 2020-2030 dont 12% pour la période 2021-2030 dont 11% inconditionnelle sans aucune inconditionnelle.Cet objectif est composé séparation entre les mesures de 33 mesures inconditionnelles et 22 - Couverture des émissions : conditionnelles Émissions et absorptions - Couverture des émissions : cible à provenant des secteurs sources l'échelle de l'économie et puits des GES (Energie, - GES couverts : CO2, CH4, N2O PIUP, AFAT et Déchets) - GES couverts : CO2, CH4, N2O Renforcer ou La mise à jour de la CDN focalise sur le La première CDN reposait sur le ajouter une potentiel énergétique renouvelable dans la potentiel d’atténuation du secteur cible nouvelle vision stratégique du pays, y AFAT avec, en particulier, des sectorielle : compris des composantes technologiques actions de reboisement non prises en compte dans l’évaluation des d’envergure. besoins technologique telles que la production de l’hydrogène vert Aligner la mise La mise à jour de la CDN fait écho au bilan Pendant la préparation de la CDN en œuvre de la du premier quinquennat de mise en œuvre initiale, le pays était en phase de NDC avec les de la SCAPP 2016-2030, elle reste en transition stratégique en passant objectifs longs parfaite harmonie avec la SCAPP et les CSLP 2001-2015, vers SCAPP et termes des stratégies sectorielles qui en découlent. sesobjectifs à long terme. La stratégies Stratégie Nationale pour nationale et l’Environnement et le sectorielles Développement Durable (SNEDD) existantes : n’a été élaborée qu’en 2017. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 28 CDN MAURITANIE Mise en œuvre Ajouter des – La présentation détaillée des mesures Les Mesures sont présentées de actions ou des dans le document de référence (Rapport manière succincte dans le mesures pour national) comporte : document de référence renforcer la o les financements nécessaires ainsi que mise en les sources potentielles de financement. – Aucun plan de mise en œuvre œuvre : o les entités/institutions de mise en œuvre n’a été proposé. et de suivi sont identifiées. o Document de projet soumis au Programme CBIT pour la mise en place d’un système de mesure, vérification et notification, y compris les indicateurs de progrès de la mise en œuvre de la CDN

  17. 3.5. Clarté, transparence et compréhension de la CDN 2021-2030 Conformément aux lignes directrices de l’Annexe 1 de la Décision 4/CMA1 (Atténuation), les informations requises pour faciliter la clarté, la transparence et la compréhension de la CDN actualisée de la Mauritanie sont fournies dans le tableau suivant. Tableau 7 : Information pour faciliter la clarté, la transparence et la compréhension de la CDN actualisée de la Mauritanie 1. Informations quantifiées sur le point de référence, y compris, le cas échéant, une année de base a. Année(s)deréférence,année(s)debase,péri 2018 ode(s)de référence ou autre(s) point(s) dedépart. b. Informations quantifiables sur les L’indicateur de référence est quantifié sur la base des indicateurs de référence, leurs valeurs émissions nationales totales de gaz à effet de serre dans la ou les année(s) de (GES). référence,année(s)debase,période(s)de Pour l’année de référence 2018, Le niveau d’émission de référenceou autre(s) point(s) de départ l’année de référence était de 9944,618 GgEq CO2. et, le cas échéant, dans l’annéecible. c. Pour les stratégies, plans et actions NA visés au paragraphe 6 de l’article 4 de l’Accord de Paris, où les politiques et mesures en tant qu’éléments de contributionsdéterminéesauniveaunatio nal lorsquele paragraphe 1 (b) ci-dessus n’est pas applicable, les Partiesdoiventfournird’autresinformation s pertinentes. d.Cibleparrapportàl’indicateurderéféren UneréductionnettedesémissionsdeGESàl’échellede ce,exprimée numériquement, par l’économiede11% en2030 (ligne verte) exemple en pourcentage ou en quantité parrapportauscénariode référence (BAU ligne bleu), avec deréduction. les moyens propres du pays appuyés par un soutien international largement comparable à celui reçu jusqu’à2020. Avecunsoutienplusconséquentla Mauritaniepourraitaller jusqu’à une réduction des émissions assurant une neutralité carbone de l’ordre de 92,49%(ligne rouge)par rapport auBAU (cf. Figure no.1) e. Informations sur les sources de La quantification des indicateurs de référence a été basée données utilisées pour quantifier le (s) sur les données de l’inventaire national des émissions des point (s) de référence. GES communiqué dans le second rapport biennal actualisé en 2021. f.Informationssurlescirconstancesdansle L’inventairenationaldes GES est examiné dans le cadre de CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 29 CDN MAURITANIE squellesle l’ICA par la TTE, ensuivant les méthodologies et les lignes payspartiepeutmettreàjourlesvaleursde directrices du GIEC de 2006, le 30 Juin 2021 et en sindicateurs deréférence. utilisant les données nationales fournies dans le tableau no.3. Les informations sur les indicateurs de références ont été mises à jour suivant le niveau 1. Ces informations peuvent être mises à jour et recalculées au regard des améliorations méthodologiques continues ou de la mise à disposition d’informations pertinentes non disponibles auparavant. Les informations sur les mises à jour effectuées seront inclusesdanslesrapportspertinentsprésentés àlaCCNUCCet,à partir de 2024, dans les rapports biennaux sur la transparence. 2. Délais et/ou périodes de mise en œuvre a. Calendrieret/oupériodedemiseenœuvre 2021-2030 b. Qu’il s’agisse d’un objectif annuel ou Une seule année d’objectif : 2030 pluriannuel, selon le cas. 3. Périmètre et couverture a. Description générale de l’objectif Engagement inconditionnel de réduction des émissions d’atténuation. deGESde11%(1905GgEq-CO2)en2030comparé au scénario (BAU) avec les niveaux de soutien international en vigueur en 2020. Cette réduction pourra atteindre la neutralité carboneavec un soutien international plus important, permettant la mise en valeur d’une partie plus conséquente dupotentiel d’énergie renouvelable du pays. Cette réduction conditionnelle sera de 16008,045 GgEq-CO2soit 92,49% en2030comparé au scénario (BAU). b.Secteurs,gaz,catégoriesetpuitscouve L’engagement de laCDNprenden compte rtsparlacontribution déterminée au touteslesémissionsetlesabsorptionsanthropogéniques niveau national, y compris, tellesquerapportéesdansle rapport d’inventaire du lecaséchéant,conformémentauxlignesdi BUR2,etplusparticulièrement : rectricesdu GIEC. • Tous les secteurs, tels que définis par les lignes directrices 2006 du GIEC notamment : ▪ Energie ▪ ProcédésIndustrielsetUtilisationdesProduits(PIUP) ▪ Agriculture, Foresterie et Autres Affectations des Terres (AFAT) ▪ Déchets. • Lesgazàeffetdeserreinclusdansleslignesdirectrices 2006duGIECnotammentCO2,CH4,N2O,HFCs,NOx, SO2, COVNM, etCO. • Touteslescatégories qui se produisent sur le territoire national,tellesqu’ellessontinclusesdans leslignesdirectrices2006duGIECetfigurentdansleBUR2 de la Mauritanie. c. Comment le pays Partie a tenu • La CDN inclut toutes les catégories d’émissions ou compte des d’absorptions anthropiques estimées dans les inventaires paragraphes 31 c) et d) de la décision 1 de gaz à effet de serre. Aucune source, aucune activité et / CP.21. aucun puits qui était inclus danslaversionprécédentedelaCDNn’aétéexclu. • Les améliorations de l’inventaire GES ont été prises en compte dans la comparaison entre la CDN initiale et l’actuelle (cf. tableau no.2). CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 30 CDN MAURITANIE • Seules les catégories d’émissions anthropiques ou d’absorptions qui n’existent pas dans le pays sont excluent. • Le plus grand effort est mis sur le secteur de l’énergie car c’est lesecteur qui présente leplus grand potentiel d’atténuation, avec la plus grande probabilité de mise en œuvre. Cependant aucun secteur n’est exclu. L’analyse n’a pas été alignée sur les catégories clé de l’inventaire desGES. d.Co- Les co-bénéfices des mesures d’atténuation sur avantagesd’atténuationrésultantdesm l’adaptation et vice-versa ainsi que les synergies avec les esures d’adaptation et / ou des plans autres cadres de planification du développement durable, de diversification économique, y en particulier les ODD sont identifiés dans les tableaux compris la description des no.1 et 2 (dernière colonne) auxquels il convient d’ajouter projets,mesuresetinitiativesspécifiquesd d’autres co-bénéfices comme l’amélioration de la qualité esmesures d’adaptation et / ou des de l’air, les réductions potentielles en coûts pour les plans de diversification économique utilisateurs et la meilleure qualité de vie pour les desParties. populations. 4. Processus de planification a. Informations sur les processus de planification que le pays partie a entrepris pour préparer sa CDN et, le cas échéant, sur les plans de mise en œuvre du pays partie, y compris, le cas échéant : i. Arrangements institutionnels Processus d’actualisation de la CDN nationaux, participation Le processus d’actualisation de la CDN a été lancé,en dupublicetengagementaveclescommun 2021, il a comptéles principales étapes suivantes : autéslocales ▪ Janvier – avril 2021 : phase préparatoire etlespeuplesautochtones,d’unemanière ▪ Avril 2021 : lancement officiel du processus d’actualisation sensibleau genre. de la CDN lors d’un Conseil des ministres ▪ Mai – juin 2021 : réalisation d’une première série de consultations sectorielles pour statuer sur l’état d’avancement des actions d’atténuation et des objectifs d’adaptation inscrits dans la CDN 2015 et les principaux changements à apporter ▪ Juillet 2021 : échange élargi avecles diverses parties prenantes du secteur public, pourrecueillirlesdonnéesnécessairespour informer le processus technique d’actualisation de la CDN ▪ Fin juillet - début Aout 2021 :rédactionetprocessus de réajustement avec les secteurs publics ▪ Août2021 :restitutionofficielle delaCDNactualiséeau Réseau National des Points Focaux Changement Climatique, task-force qui inclut les représentants du secteur public, de la société civile et du secteur privé pour validation de la version provisoiredelaCDNactualisée. ▪ Septembre 2021 : Atelier national de validation de la CDN y inclus réception des commentaires de certains PTF (Banque mondiale, UNICEF et FAO) et autres acteurs ▪ La consultation et la concertation avec les échelles infranationales (régionale et locale) n’ont pas pu être réalisées du fait des contraintes de temps et de budget. Cependant, un programme pour la diffusion et la promotion de la CDN actualisée à ces échelles aussitôt son adoption par le Conseil des ministres, au mois de septembre 2021,est élaboré par la DCEV. Arrangementsinstitutionnelspourlamiseenœuvrede la CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 31 CDN MAURITANIE politiqueclimatique Dans un effort pour consolider les exigences de transparence de la CCNUCC, la Mauritanie a mis en place, en septembre 2020, une Direction du Climat et de l'Economie Verte (DCEV), au sein du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MEDD) afin de coordonner l'ensemble de son programme national sur le changement climatique. Cette instance est dirigée par un Directeur national, associé à un Directeur adjoint et à trois services nouvellement créés en charge respectivement de : la Vulnérabilité et l'Adaptation ; Activités et stratégies ; et IGES et d'atténuation. La Direction dispose également d’une unité chargée du traitement et de l’archivage des données et informations collectées, incluant les études et rapports sectoriels et thématiques. La DCEV s'appuie, par ailleurs, sur une task-force constituée par un réseau de points focaux sectoriels (PFS), représentants désignés des ministères de tutelle, de la société civile et des organisations du secteur privé. Ce réseau est composé de 38 membres dont 7 femmes. Des groupes de travail sectoriels ont été mise en place dans les ministères clés. Ils ont bénéficié de renforcement des capacités pour leur permettre de participer activement dans la préparation de l’actualisation de la CDN. Ce dispositif institutionnel est piloté par le point focal sectoriel au niveau ministériel et par la DCEV au niveau national. Le dispositif est complété par un réseau d’experts indépendants, issus du monde académique, pour contribuer à l’élaboration des études nécessaires ainsi que des rapports dus au titre de Partie à la CCNUCC. ii. Questions contextuelles, y compris, entre autres, le cas échéant : ii (a). Les circonstances nationales, Position géographique telles que la géographie, le climat, La Mauritanie est un pays côtier du nord-ouest africain, l’économie, le développement durable situé entre les latitudes septentrionales de 15 à 27 degrés et l’élimination de la pauvreté. et les longitudes occidentales de 5 et 17 degrés, avec une superficie totale de 1 030 700 km2. Le pays compte depuis 2015, 15 provinces ou Wilayat qui sont subdivisées en Moughataa (i.e. départements) subdivisées à leur tour en 218 communes. Au plan physique, la Mauritanie se caractérise par la platitude de son relief, avec des altitudes faibles, souvent inférieures à 500 m à l’exception de la Kédia d’Idjil qui culmine à 915 m. Les paysages sont caractérisés par la monotonie des plateaux tabulaires et des immenses étendues caillouteuses ou sableuses. Pays à dominante désertique, la Mauritanie dispose de grandes étendues pastorales et de seulement 0,5 % de terres arables, avec une population estimée à 4,2 million en 2020 avec une proportion urbaine de plus en plus importante (52,8 % en 2020 contre 48,3 % en 2013). La Mauritanie est totalement saharienne dans sa partie nord et sahélienne dans sa partie sud, elle se caractérise par un climat généralement chaud et sec marqué par des hivers relativement doux (avec des températures CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 32 CDN MAURITANIE minimales moyennes de 19 à 23°C) et des périodes d’hivernage très courtes (environ trois mois). En saison sèche, les températures dépassent le seuil de 40°C dans la quasi-totalité des régions du pays (exception faite de Dakhlet Nouadhibou). Climat Saharien au Nord et sahélien au Sud, généralement chaud et sec, doux en bordure de l'Océan Atlantique avec quatre mois de saison de pluie (de juin à septembre) Les précipitations annuelles moyennes varient entre 500 mm au Sud et moins de 50 mm au Nord du pays. Economie nationale La croissance économique a augmenté, de 3,6 % en 2018 à 6,3 % en 2019, sous l’effet du boom minier soutenu par une croissance modérée des secteurs non extractifs. Cette croissance a subi une contraction de 3,6 % en 2020 en raison de l’impact économique de la pandémie mondiale de coronavirus (COVID-19), pour atteindre 2% et-6% entre le dernier semestre de 2020 et le premier de 2021. Les risques liés à la pandémie viennent exacerber les aléas climatiques, le retard dans les réformes structurelles et l’insécurité régionale. Malgré la réussite de la première phase de la SCAPP (2016-2020), ces obstacles entravent la poursuite des réformes engagées. Le pays compte cependant sur un avenir meilleur avec la mise en exploitation d’autres ressources particulièrement énergétiques (gisement gazier, énergies renouvelables, etc.). Développement durable La SCAPP est une stratégie parapluie qui englobe tous les secteurs de développement du pays ; elle constitue le cadre de référence et de cohérence des politiques de développement socio-économique durable du pays. Concomitamment, et depuis quelques années, plusieurs stratégies sectorielles ont intégré la problématique du changement climatique en alignement au cadre de programmation nationale qu’était le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CLSP) qui a évolué, en 2016, en SCAPP dont, en particulier : ▪ La Stratégie nationale pour l’environnement et le développement durable (SNEDD) 2017-2021 ; ▪ La Stratégie de développement du secteur rural (SDSR) : horizon 2025 ▪ Le Plan national de développement agricole (PNDA) 2016-2025 ▪ Le Plan national de développement de l’élevage (PNDE) 2018-2025 ▪ La Stratégie de développement du secteur de l’eau et de l’assainissement (SNADEA, 2016-2030) ; ▪ La stratégie de gestion responsable pour un développement durable des pêches et de l’économie maritime, 2015-2019. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 33 CDN MAURITANIE ii (b). Meilleures pratiques et expérience La CDN a capitalisé sur les capacités analytiques, la liées à la préparation de la CDN. pratique participative, l'expérience, les outils et la base de connaissances qui ont été créés et améliorées durant les processus de préparation des documents habilitants du pays. Dans un cadre de concertation englobant l’ensemble des parties prenantes, 55 mesures d’atténuation sectorielles avec des objectifs quantifiables de réduction individuelle ont été identifiées. La mise en place et l’institutionnalisation du réseau national des points focaux sectoriels en2013 constitue une première étape dans la mise en œuvre d’un système MRV opérationneldevantpermettre le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la CDN. Pour ce faire, le pays compte sur l’appui du FEM à travers le financement de la CBIT pour la mise en place de son MRV national. L’expérience partagée dans la mise en œuvre de la CDN initiale où le secteur de l’énergie alors émergent était secondaire par rapport au secteur AFAT (premier secteur de l’émission GES dans le pays) et la participation active des PFS dans le processus de révision de la CDN conduit la Mauritanie a misé sur la valorisation deses potentialités énergétiques et deses ressources propres dans lerespect des objectifs du développement durable de l’Agenda 2030 des Nations unies tels que priorisés par le pays10. ii (c). Autres aspirations et priorités contextuelles reconnues lors de l’adhésion à l’Accord de Paris. b. Informations spécifiques applicables La Mauritanie participe activement àl’initiative « Desert to aux Parties, y compris les organisations Power » de la Banque africaine de développement d’intégration économique (BAD/G5 Sahel). Par ailleurs, elle vient de signer un régionaleetleursÉtatsmembres,quisontp protocole d'accord avec le -Global pour le développement arvenusà un accord pour agir de la nouvelle technologie d’hydrogène vert dans le cadre conjointement en vertu du paragraphe 2 du programme « Aman », qui prévoit le développement de de l’article 4 de l’Accord de Paris. 30 GW d'énergies solaire et éolienne. c.CommentlepayspartiepréparantsaCD Le rapport spécial du GIEC sur 1,5 degré a été utilisé Na-t-elleété informée par les résultats comme référence dans le processus d’élaboration de la du bilan mondial, CDN actualisée. conformémentauparagraphe9del’article 4del’Accord deParis. d.ChaquePartieayantuneCDNautitredel’article4del’AccorddeParisquiconsisteendesmesuresd’adaptatio n et/ou des plans de diversification économique aboutissant à des co-avantages d’atténuation conformes au paragraphe7del’article4del’AccorddeParisàsoumettredesinformationssur: i.Commentlesconséquenceséconomiqu NA esetsociales desmesuresderéponseont- ellesétéprisesencompte dansledéveloppementdelaCDN. ii.Projets,mesuresetactivitésspécifique Le pays a adhéré à l’initiative G5 SAHEL qui vise notamment sàmettreen œuvre pour contribuer aux le renforcement des capacités des pays membres àfaire face co-bénéfices d’atténuation, y compris des aux effets des changements climatiques ainsi que informations sur les plans d’adaptation qui l’amélioration de la résilience des populations victimes produisent également des co-bénéfices d’insécurité alimentaire. 10 Cf. en particulier la Revue nationale volontaire de la mise en œuvre des ODD présentée par la Mauritanie au Forum politique de haut niveau des Nations-unies en 2019. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 34 CDN MAURITANIE d’atténuation, qui peuvent couvrir, mais D’autres initiatives de développement durable sont sans s’y limiter, des secteurs clés, tels coordonnées par le CILSS en particulier les programmes que l’énergie, les ressources, l’eau, régionaux de développement du pastoralisme (PRAPS/WB) ressources côtières, établissements et le programme régional initiative Sahel (PARIIS/WB) qui humains et planification urbaine, vise l’amélioration de la maitrise de l’eau à travers l’irrigation. agriculture et foresterie; et des actions Le CILSS coordonne aussi le programme régional sur la de diversification économique, qui résilience au Sahel (P2RS/BAD) et celui sur la résilience, peuvent couvrir, mais sans s’y limiter, financé par la BID. des secteurs tels que la fabrication et Le MEDD contribue également au projet WACA (West Africa l’industrie, l’énergie et les mines, les Coastal Area) pour un montant global de 30 millions de USD transports et les communications, la construction, le tourisme,l’immobilier,l’agricultureetlapêc he. 5. Hypothèses et approches méthodologiques, y compris celles permettant d’estimer et de comptabiliser les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et, le cas échéant, les absorptions a. Hypothèses et approches La Mauritanie a comptabilisé les émissions et les absorptions méthodologiques utilisées pour anthropiques des GES conformément aux méthodes et aux comptabiliser les émissions et paramètres de mesure communs évalués par le GIEC et absorptions adoptés par la Conférence des Parties agissant comme anthropiquesdegazàeffetdeserrecorresp réunion des Parties à l’Accord de Paris, en utilisant les ondantàla contribution déterminée au lignesdirectrices2006duGIEC et le pouvoir de niveau national du pays réchauffement global à 100 ans (PRG100) du 4e rapport partie,conformémentauparagraphe31del d’évaluation du GIEC pour calculer les équivalents CO2. adécision1/CP.21 et aux orientations Toutes les catégories ont été incluses dans les émissions comptables adoptées parla CMA. de référence de l'INDC conformément à la Décision 1/CP.21. Il est prévu que l’approche figurant à l’annexe II de la décision 4 / CMA.1, sera utilisée durant l’actualisation de la CDN 2025 pour rendre compte des progrès accomplis dans l’atteinte de l’objectif de la CDN. b.Hypothèsesetapprochesméthodologiq La mise en œuvre prévue de la CBIT aboutira à la mise en uesutilisées place d’un MRV domestique en mesure de produire les pourrendrecomptedelamiseenœuvredes indicateurs de progrès qui seront intégrés dans le rapport politiques et mesures ou stratégies biennal sur la transparence. dans la contribution déterminée au niveaunational. c.Lecaséchéant,desinformations le pays L’inventaire actuel de la Mauritanie est soumis à la partie tiendra compte des méthodes et CCNUCC avec le BUR II conformément à la décision 24 / des orientations existantes au titre de la CP.19 et utilise les Lignes directrices 2006 du GIEC pour Convention pour comptabiliser les les inventaires nationaux de gaz à effet de serre et le émissions et absorptions anthropiques, Guide des bonnes pratiques 2003. conformément au paragraphe 14 de Dans sa comptabilisation des émissions et des l’article4del’AccorddeParis,lecaséchéan absorptions anthropiques correspondant à la CDN, la t. Mauritanie a fait de son maximum pour respecter les principes detransparence, exhaustivité, cohérence, comparabilité et exactitude, permettant de comptabiliser les émissions et absorptions anthropiques, conformément à l'article 4, paragraphe 14, de l'Accord de Paris. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 35 CDN MAURITANIE d.Méthodologiesetparamètresutilisésp Méthodologies : les lignes directrices 2006 du GIEC ont arGIECpour estimer les émissions et les été utilisées pour estimer les émissions et les absorptions absorptions anthropiques de gaz à effet de GES. deserre. Métrique : Les valeurs de potentiel de réchauffement global pour un horizon de 100 ans (PRG100) utilisées pour calculer les équivalents CO2, sont celles déterminées dans le quatrième rapport d’évaluation du GIEC (AR4) : PRG CO2 = 1 (par convention); PRG CH4 = 25. PRG N2O = 298. PRG HFCs = 1.5 - 14 800. e.Hypothèses,méthodologiesetapprochespropresausecteur,àlacatégorieouàl’activité,conforméme ntaux orientationsduGIEC,lecaséchéant,ycompris : i.Approchepourtraiterlesémissionsetlesa Toutes les émissions et absorptions déclarées dans bsorptions subséquentes des l’inventairedesGESdu BUR 2 de la Mauritaniesontprises perturbations naturelles sur les en compte danslaCDN,cependant que le pays ne dispose terresgérées. pas de données nécessairespour traiterles émissions des perturbationsnaturelles. ii.Approcheutiliséepourtenircomptedesé NA missionset desabsorptionsdesproduitsligneuxréc oltés. iii.Approcheutiliséepourtraiterleseffetsde Les effets de la structure des classes d’âge dans les lastructure forêts ne sont pas pris en compte. desclassesd’âgedanslesforêts. f. Autres hypothèses et approches méthodologiques utilisées pour comprendre la contribution déterminée au niveau national et, le cas échéant, estimer les émissions et absorptions correspondantes, notamment : i.Commentlesindicateursderéférence,le L’inventaire des émissions de GES de 2018 ainsi que les sniveauxde scénarios de référence et d’atténuation ont été réalisés référenceet/oulesniveauxderéférence,y suivant les lignes directrices du GIEC de 2006. compris,le cas échéant, les niveaux de Les scénarios de référence BAU et d’atténuation ont été référence spécifiques au élaborés en utilisant l’outil « Coût de réduction des gaz à secteur,àlacatégorieouàl’activité,sontco effet de serre » (GreenhouseGasAbatementCost Mode nstruits,y compris, par exemple, les GACMO) de la DTU à partir des données des Annuaires paramètres clés, les des statistiques nationales et sectorielles, des données hypothèses,lesdéfinitions,méthodologie sur les activités sectorielles et desanalysesprospectives s,sourcesde données et socio-économiques et démographiques. modèlesutilisés. ii. Pour les Parties dont les contributions NA déterminées au niveau national contiennent des éléments autres que les gaz à effet de serre, des informations sur les hypothèsesetlesapprochesméthodologi quesutilisées enrelationavecceséléments,lecaséchéa nt. iii. Pour les forçeurs climatiques inclus Pour les estimations des émissions de précurseurs, le dans les contributions déterminées au guide d'inventaire des émissions de polluants niveau national non couvertes par les atmosphériques EMEP/EEA 2005 de l'Agence lignes directrices du GIEC, des européenne pour l'environnement a été utilisé. informations sur la manière dont les CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 36 CDN MAURITANIE forçeurs climatiques sont estimés. iv. Informations techniques NA complémentaires, si nécessaire. g. L’intention d’utiliser la coopération La Mauritanie entend recourir à la coopération volontaire volontaire au titre de l’article 6 de au titre de l'article 6 de l'Accord de Paris pour atteindre l’Accord de Paris, le cas échéant. une partie de son objectif. Cf. ci-dessus Initiative « Desert to Power » de la BAD/G5 Sahel, et programme « Aman ». 6. Comment le pays partie considère que son CDN est juste et ambitieux à la lumière de sa situation nationale a.CommentlepaysPartieconsidèrequesaC La Mauritanie considère la mise à jour de la CDN comme DNestjusteetambitieuseàlalumièredesa suffisamment juste et ambitieuse pour contribuer à une situationnationale. économie à faible émission de carbone et résiliente au changement climatique d'ici 2030, conformément à sa situation nationale et à la SCAPP d'ici 2030. La vision de l’actuelle CDN porte un changement de base dans l’ambition de l’objectif de l’atténuation, passant d’un objectif de réduction des émissions GES de 22,3% dont 12% inconditionnel « CDN 2015 » vers une neutralité carbone d’ici 2030 dont 11%inconditionnel. b.Lesconsidérationsd’équité,ycomprislar Équité éflexionsur l’équité. La République Islamique de Mauritanie comme pays non annexe 1 moins avancée, contribue peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cependant qu’elle est exposée à une grande vulnérabilité aux impacts du changement climatique en raison de sa position géographique. Tenant compte des principes généraux et des dispositions de la Convention, en particulier ceux liés aux responsabilités communes mais différenciées et aux capacités respectives et à l'accès équitable à l'espace atmosphérique, la CDN de la Mauritanie est guidée par le souhait du pays de réduire la pauvreté, d'atteindre une économie résiliente au climat à faible émission de carbone, ainsi que d’assurer un développement durable pour devenir un pays à revenu intermédiaire élevé et prospère d'ici 2030, conformément à laVision stratégique du pays. La présente CDN constitue une contribution équitable au vu du contexte socio-économique et géographique particuliers au pays. La réussite de la mise en œuvre de la CDN de la Mauritanie est conditionnelle et dépendante du niveau de soutien à fournir par le biais de la Convention et d'autres accords multilatéraux et bilatéraux. c. Comment le pays Partie a traité le Conformément aux articles 4.2 et 4.11 de paragraphe 3 de l’article 4 de l’Accord l’AccorddeParis,auxparagraphes23et24deladécision de Paris. 1/CP.21etauxautresdispositionspertinentesdel’Accord, la Mauritanie présente une actualisation de sa contribution déterminée au niveau national (CDN 2) au titre de l’Accord de Paris pour la période 2021-2030, avec comme objectif la neutralité carbone. d. Comment le pays Partie a traité le L’actualisation de la CDN de la Mauritanie représente une paragraphe 4 de l’article 4 de l’Accord progression au-delà de sa CDN précédente, car elle CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 37 CDN MAURITANIE de Paris. focalise sur l’important potentiel du secteur de l’énergie en ressources renouvelables dans sa partie conditionnelle. La partie non-conditionnelle de la CDN compte commeobjectifabsolula réduction des émissions à l’échelle de l’économie commestipulédansl’Article4del’AccorddeParis, alors que la composante d'adaptation de la CDN, développe des actions devant permettre au pays le renforcement de la résilience des écosystèmes humains et physiques ainsi que celles de leur adaptation. e. Comment le pays Partie a traité le NA paragraphe 6 de l’article 4 de l’Accord de Paris. 7. Comment la CDN contribue-t-elle à la réalisation des objectifs de la Convention tels qu’énoncés en son article 2 a.CommentlaCDNcontribueàatteindrel’o Les engagements nationaux dans l’actuelle CDN bjectifdela actualisée sont en conformitéavec l’objectif de la CCNUCC Conventiontelqu’énoncéàsonarticle2. ainsi que l’objectif à long terme de l’Accord de Paris, comme expliqué aux points 6a et6b. b. Comment la CDN contribue à la Lessections4et6détaillentl’ambitiond’atténuationdans réalisation de l’article 2, paragraphe 1 a), l’actuelle CDN qui apportera une contribution à la et de l’article 4, paragraphe 1, de l’Accord réalisation de l’article2de l’Accord de Paris. de Paris. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 38 CDN MAURITANIE IV- Composante adaptation de la CDN

  18. 4.1. Contexte de communication de l’action d’adaptation Pays faiblement émetteur de GES, la Mauritanie, de par sa position géographique et son niveau de développement, est particulièrement vulnérable aux effets négatifs du changement climatique. Tous les secteurs de son économie sont déjà fortement impactés par la variabilité climatique et les projections climatiques montrent une exacerbation de ces phénomènes à l’avenir. La Mauritanie a inscrit l’adaptation au changement climatique parmi les priorités de ses stratégies et programmes de développement. En 2020, la Mauritanie a entrepris l’élaboration de son Programme d’adaptation national (PAN). Plusieurs études ont été réalisées pour évaluer les lacunes dans les secteurs de développement et identifier les axes prioritaires d’adaptation. Bien qu’une cartographie de la vulnérabilité au changement climatique n’ait pas encore été réalisée, les rapports sectoriels basés sur le jugement d’experts et la littérature mondiale attestent d’une forte vulnérabilité des populations et des écosystèmes du paysà la variabilité et au changement climatique. Cette vulnérabilité impose une réponse d’envergure et urgente de tous les secteurs de développement (cf. Tableau no.4). Conformément à l’Article 7, Paragraphe 11 de l’Accord de Paris et des dispositions A à D de l’Annexe 1 de la Décision 9/CMA1, la Mauritanie choisit de communiquer ses efforts d’adaptation dans la CDN comme une contribution à l’évaluation globale pour (i) élever le profil de son action d’adaptation dans son Agenda de développement, (ii) spécifier les besoins de soutien, y compris en matière d’information, de technologie, de renforcement de capacités et de ressources financières et (iii) faire de la CDN un outil de planification de son action d’adaptation. Le processus d’actualisation de la CDN est lié au processus d’élaboration du PAN. La gouvernance des deux processus est assurée par la Direction du climat et de l’économie verte ce qui en assurela synergie et la cohérence. La CDN actualisée constitue ainsi un outil de mise en œuvre de la planification stratégique de l’adaptation entreprise par le PNA qui est en cours.

  19. 4.2 Vulnérabilité du pays au changement climatique En Mauritanie, les Changements Climatiques (CC) se sont imposés avec force ces dernières décennies en Mauritanie. Une irrégularité au niveau des précipitations et de leur répartition spatio-temporelle, des températures de l’air de plus en plus élevées, des épisodes de sécheresses et d’inondations plus fréquents, une diminution des apports en eau par le fleuve, une dégradation notable des terres, une plus grande fragilité des écosystèmes et de leur dynamique. Ce sont là quelques éléments qui montrent que le climat en Mauritanie change avec pour conséquence une amplification des problèmes environnementaux posés à ce pays sahélo-saharien. Ces changements climatiques menacent en premier lieu le secteur primaire, l`agriculture, l`élevage, la pêche et l`exploitation des forêts, des secteurs clefs pour l’économie du pays. En Mauritanie, la santé, les infrastructures et l`industrie se trouvent aussi exposés aux changements climatiques.Aussi, la vie des populations en Mauritanie est-elle tributaire de ces changements. Au niveau du littoral, les études sur le changement climatique mettent en évidence que les conséquences des changements climatiques, avec l'élévation du niveau marin, se traduiraient par une exposition de grandes superficies de terres ainsi que les infrastructures qui y sont implantées aux risques d’inondation et de l’ensablement. Elle montre également que l’érosion côtière sera aggravée, notamment sur le littoral de Nouakchott où les modifications morphologiques sont déjà appréciables. La vulnérabilité de la Mauritanie au changement climatique est surtout due à ses caractéristiques climatiques, géographiques et démographiques. En effet, le territoire mauritanien est dans son entièreté situé dans la zone aride avec 75% en zone saharienne. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 39 CDN MAURITANIE Ceci est en partie une conséquence des effets des masses d’air qui balaient le pays. Ces masses d’air sont constituées de trois courants principaux qui soufflent tout au long de l’année : l’alizé maritime, l’alizé continental et la mousson estivale. Les masses d’air porteuses de précipitations sont l’alizé maritime et la mousson (FIT). De cette situation découle deux grandes zones climatiques : le Sahara et le Sahel avec chacune une nuance littorale et une nuance continentale. La bordure côtière pour chaque zone climatique est caractérisée par une humidité relativement importante et des écarts diurnes et annuels faibles alors que la partie continentale présente des écarts de températures (diurnes et annuels) plus importants et une aridité de l’air, extrême ; surtout dans la région saharienne qui connaît une très faible pluviométrie et une forte évaporation.

  20. 4.3. Evaluation de la mise en œuvre des actions d’adaptation de la CDN-2015 Partant des vulnérabilités constatées dans les secteurs, la première CDN-2015 a identifié une série de projets et programmes pour chaque secteur d’activités. La CDN de 2015 s’était fixée comme objectifs la mobilisation d’un montant de 9377,4 milliards de dollars (cf. Tableau no.7). Tableau 8 : Répartition par secteur des besoins en financement de la CDN-2015 Secteurs Besoins en millions de dollars Agriculture 843.00 Eau et Assainissement 1500.00 Elevage 36.40 Habitat, Urbanisme et Aménagement du Territoire 5000.00 Environnement et développement durable (Protection 133.00 Nature) Pêche et Economie Maritime 1644.00 Santé 221.00 Total 9 377.40 (Source CDN, 2015) La préparation du programme pays dans le cadre du Readiness du FVC a été l’occasion deréactualiser les projets prioritaires retenus par les différents secteurs. Ce programme a retenu 18 projets et programmes. A ces projets, s’ajoutent d’autres projets d’adaptation qui étaient en cours d’exécution. Ces projets se répartissent comme suit : ▪ Huit (08) projets en cours d’exécution ▪ Trois (03) projets en instance de démarrage ▪ Quatorze (14) projets en cours de formulation ou en conception L’enveloppe budgétaire de ces projets se répartit comme suit : ▪ Projets en cours :19,5 M. USD ▪ Projets en instance de démarrage : environ 6 M. USD D’autres projets sont en cours de formulation. Ce bilan montre qu’en termes de mobilisation de financement pour les besoins d’adaptation, l’objectif est loin d’être atteint. En effet, le financement climat mobilisé et mis en œuvre dans le domaine de l’environnement pour la période 2015-2020 est estimé à 157 millions USD. Le financement des projets soumis au FVC et le résultat du Programme prioritaire élargi du Président de la République permettront sans nul doute d’améliorer ces résultats. Tableau 9 : Projets d’adaptation en cours d’exécution Titre du Projet Source de Secteur Financement Projet d’investissement pour la résilience des BM/IDA Environnement CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 40 CDN MAURITANIE zones côtières, WACA, BM/IDA Projet Zones Humides, UICN/MEDD FPMA/FEM Environnement Projet Bassins Versants, FAO/MEDD FPMA/FEM Environnement Programme Régional d'Appui au Sahel BM Elevage (PRAPS), CILSS/MA Programme d’appui régional initiative BM Agriculture irrigation Sahel, PARISS Programme de renforcement de la résilience BAD Agriculture à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle récurrente au Sahel (P2RS), MA Développement d’un système de Prestation FPMA/FEM Environnement Améliorée et Innovante pour les moyens de subsistance résiliente au changement climatique (DIMS), PNUE/MEDD Amélioration des investissements du secteur FPMA/FEM/MHA Eau et de l'eau destinés à la résilience des Assainissement ressources pastorales et forestières des régions méridionales de Mauritanie (REVUWI), BAD/MHA Programme pour renforcer la résilience et DFID Environnement l’adaptation aux phénomènes extrêmes et aux catastrophes liées au climat, OXFAM et ACF Agence Nationale de la Grande Muraille Etat Environnement Verte Programme micro-financements Phase FEM Environnement opérationnelle 6 du FEM,SGP-PNUD Adaptation au CC des Villes côtières BMZ Environnement (ACCVC), GIZ/MEDD Adaptation au CC en Milieu Rural (ACCMR), BMZ / UE Environnement GIZ/MEDD Alliance Mondiale contre le CC, GIZ et UE Environnement PNUD/MEDD Amélioration de la résilience des Fonds pour Environnement communautés et de leur sécurité alimentaire l’Adaptation face aux effets néfastes du changement climatique (PARSACC), PAM/MEDD Renforcement des capacités, connaissances SCCF/FEM et technologies pour la résilience climatique des pays en développement vulnérables (STRC), PNUE/MEDD Projet de Développement Durable des Oasis, SCCF/FEM Agriculture FIDA/MA PASK II, FIDA/MA FPMA Agriculture (Source CCPNCC/MEDD)

  21. 4.4. Actions d’adaptation de la CDN 2021-2030 actualisée La proposition de projet de préparation de la Mauritanie (Readiness) élaboré avec le PNUE en 2018 a identifié un certain nombre de barrières institutionnelles à la planification de l’action d’adaptation. Parmi ces barrières, il convient de citer la collaboration limitée entre les départements sectoriels et les ministères et les autres parties-prenantes, le manque de clarté dans la définition des rôles et des responsabilités des différentes parties-prenantes, CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 41 CDN MAURITANIE l’absence d’une base de données centralisées pour un archivage systématique des données et des informations sur le changement climatique, l’absence d’une stratégie de financement. Par ailleurs, les rapports sectoriels du processus PAN cités ci-dessus montrent que l’une des principales lacunes d’adaptation au changement climatique réside dans le peu d’intégration de cette problématique dans les stratégies et plans d’actions sectoriels. En effet et nonobstant la mention explicite de la prise en compte du changement climatique dans les documents stratégiques et les planifications sectorielles, cette intégration sur le plan opérationnel de mise en œuvre est peu effective. Ces lacunes sont prises en compte dans l’élaboration du PNA qui identifie les priorités suivantes pour orienter les actions d’adaptation : ▪ Santé-climat ▪ Résilience Nouakchott / Incursions marines & Inondations ▪ Résilience villes côtières / Inondations ▪ Système assurances agriculteurs ▪ Développement périmètres villageois irrigués ▪ Promotion maraîchage et élevage ▪ Amélioration génétique des races locales ▪ Assurances pastorales et fonds calamités ▪ Zonage et couloirs de transhumance ▪ Résilience communautaire côtières ▪ Pêche continentale ▪ Eau & assainissement ▪ Eau potable 12 localités ▪ Eau potable 4 wilayas ▪ AEP / Postes eau 2580 localités de plus de 150 hab. En partant de ces priorités et des stratégies et programmes sectoriels examinés, les actions d’adaptation ont été identifiées, elles sont décrites dans le Tableau no.3. Bien que classées par secteur, leur mise en œuvre est prévue dans une perspective interdisciplinaire et intersectorielle qui recoupent les vulnérabilités des différents secteurs. Ainsi et sur la base des projets identifiés par les secteurs, la CDN a pour ambition d’être le cadre de concertation et de dialogue entre les parties prenantes pour définir des programmes transformateurs qui renforcent la résilience des populations ou/et des écosystèmes face aux aléas climatiques identifiés à moyen et long termes en faisant converger les actions sectorielles vers des programmes de développement intégré, inclusif, et intelligent face au climat. Un certain nombre de ces programmes et projets sont inscrits dans le programme du pays du Fonds vert pour le climat 2020-2025. Ils constituent un portefeuille d’actions (readiness, préparation de projets, investissements) total de 188 millions de $US pour les deux premières années.

  22. 4.3. Besoins en financement pour l’adaptation Tableau 10 : Les besoins en financement de la CDN 2021-2030 par secteur Secteurs Besoins en financement (en Millions $US) Inconditionnel Conditionnel Total Agriculture 56,04 775,48 831,52 Elevage 41,28 333,9 375,18 Environnement 26,21 658,68 684,89 Pêche 106,45 763,88 870,33 Eau & Assainissement 107,15 4005,09 4112,24 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 42 CDN MAURITANIE Habitat, Urbanisme et Aménagement du 65,77 3407,6 3473,37 Territoire Santé 48,93 230 278,93 TOTAL 451,83 10174,63 10626,46 Les besoins en financement des actions d’adaptation sont de 10626,46millions de $USD dont 10174,63 millions conditionnels et 451,83 millions USD non- conditionnels. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 43 CDN MAURITANIE V- Les besoins en renforcement de capacités et en appui à la mise en œuvre

  23. 5.1. Besoins institutionnels, législatifs et gouvernance Au niveau institutionnel, les lacunes sont (i) la faible implication des acteurs clés dans la mise en œuvre de l’accord de Paris (ii) le manque de clarté dans le partage des rôles et responsabilités entres les différents intervenants aux différents niveaux créant parfois des conflits institutionnels latents (iii) l’insuffisance des actions de formation, d’information et de sensibilisation sur le climat. Ces lacunes requièrent d’intervenir sur (i) la sensibilisation et la responsabilisation de tous les acteurs (ii) l’amélioration de la collaboration entre les acteurs à tous les niveaux (iii) l’amélioration et l’intensification des programmes de sensibilisation du public sur le climat. Le pays dispose maintenant de points focaux climat officiellement désignés au niveau de chaque département sectoriel ainsi que de points focaux genre. Ces points focaux ont été au centre des consultations et des concertations menées au cours du processus d’actualisation de la CDN 2021. Le MEDD a été récemment restructurée ce qui a permis d’avoir une nouvelle direction dénommée direction du climat et de l’économie verte qui comprend un directeur adjoint ainsi que trois services (cf. Tableau no.3 – 4-a-i). Des projets Readiness dans le programme pays d’accès au financement du FVC sont prévus pour renforcer les capacités institutionnels, scientifiques et techniques de certains acteurs spécifiques pour renforcer la gouvernance de la politique climat du pays (météorologie et données climatiques, ressources en eau, secteur privé, société civile, etc.). Le projet CBIT pour la mise en œuvre et l’opérationnalisation du système MNV permettra, par ailleurs et entre autres résultats attendus, de clarifier les responsabilités des acteurs notamment les départements ministériels autres que le MEDD dans la mise en œuvre de la CDN.

  24. 5.2. Besoins en transfert de technologies Les évaluations des besoins en transfert de technologies ont été réalisées en 2017. Elles ont conduit à l’identification de deux secteurs prioritaires pour l’adaptation (agriculture, parcours et forêts) et deux secteurs prioritaires pour l’atténuation (énergie et déchets), les besoins relatifs à l’introduction et la maîtrise des technologies innovantes dans ces secteurs sont détaillés dans le tableau suivant. Elles devront être mises à jour au regard des nouvelles options d’atténuation et d’adaptation retenues dans la CDN 2021-2030 actualisée.

  25. 5.3. Besoins en financements

  26. 5.3.1. Récapitulatif des besoins en financements de la CDN Tableau 11 : Récapitulatif des besoins en financements de la CDN Domaines CDN Financements Financements Total par Domaine Inconditionnels Conditionnels en million de $US Atténuation 635 33620 34255 Adaptation 451,83 10174,63 10626,46 Intégration genre et 45,183 1017,463 1062,646 jeunesse Emplois et - 337,75 337,75 Education Renforcement des - 279,37 279,37 capacités Mise en place et 1,263 650 1,263 650 opérationnalisation du système de mesure, vérification et notification Total 1132,013 45429,213 46561,226

  27. 5.3.2. Schéma de financement En Mauritanie, il n’y a pas de système de financement entièrement dédié au changement climatique. Certaines institutions internationales des niveaux multilatéral et bilatéral interviennent dans le cadre du renforcement de la résilience au climat en Mauritanie. Il s’agit de projets/programmes qui interviennent au niveau des secteurs primaires. Le pays bénéficie aussi de la possibilité de financements au niveau des fonds environnementaux spécifiques (fonds d’adaptation, fonds vert pour le climat, FEM, etc.). Le financement climat provient des ressources mobilisées par la sphère publique c'est-à-dire l’État, ses PTF et d’autres intervenants dans le domaine du développement tels que les ONG, les opérateurs et le système financier international. Bien qu’une analyse approfondie ne soit pas disponible, il faut relever qu’il existe une forte dépendance vis-à-vis des ressources extérieures pour les actions climatiques. • Financement de l’Etat – Le budget de l’Etat est focalisé sur le fonctionnement des administrations, les aménagements et l’entretien des infrastructures. Certaines activités présentant un caractère spécial (commercialisation des récoltes, approvisionnement en intrants, travaux d’aménagement, etc.) sont financées. • Financement des Partenaires Techniques et Financiers –Nonobstant les efforts consentis, la coordination entre les PTF mériterait d’être renforcée pour assurer un impact plus important à plus long terme. • Le Fond vert climat (GCF, pour Green ClimateFund) dans le cadre d’un projet de préparation du pays au financement climatique Fond vert climat (readiness) un programme pays a été élaboré, il a permis de présenter un portefeuille de projets (cf. tableau en annexe no.3) assortis de mesures d’accompagnement – readinesspour consolider les capacités nationales dans l’élaboration de projets bancables éligibles aux financements climatiques. • Financement des opérateurs et investisseurs privés- le secteur privé est très peu présent dans le financement climat. Une préparation du secteur à ce domaine est prévue dans le programme GCF du pays pour renforcer les capacités des entrepreneurs mauritaniens et leur permettre d’élaborer des investissements éligibles aux financements climatiques. • Système financier national : Le système financier existant est caractérisé par une faible contribution du système bancaire au financement du développement en général et du secteur rural, en particulier. • Système fiscal national :Il y a une absence de mécanismes s’appuyant sur la génération de ressources fiscales pour financer les actions climatiques dans le pays. Un renforcement de capacités dans ce domaine est fortement souhaité afin de contribuer à la mobilisation de ressources financières nationales pour des actions climat dans le pays. • Marchés internationaux : La Mauritanie entend recourir à la coopération volontaire au titre de l'article 6 de l'Accord de Paris pour atteindre une partie de son objectif d’atténuation en utilisant les mécanismes du marché carbone (tranformativecarbonassetfacility, etc.). Dans ce cadre, le pays envisage d’utiliser ces outils dans le développement et la gestion des projets NAMA sous le mécanisme MDP. VI. Mesure, Notification et Vérification (MNV - MRV en anglais : Monitoring, Reporting and Verification) et suivi-évaluation La Mauritanie a mis en place les structures institutionnelles nécessaires pour promouvoir, coordonner et renforcer son action d’atténuation et d’adaptation : mise en place d’une Direction du climat et de l’économie verte, task-force de points focaux sectoriels, de la société civile et du secteur privé, réseaux d’experts indépendants, élaboration de toutes les communications nationales, inventaires de GES et rapports biannuels, etc. requis dans le cadre du rapportage à la CCNUCC. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 45 CDN MAURITANIE Nonobstant tous ces efforts, la transparence des rapports sur les émissions de GES et sur les impacts des politiques et actions climatiques, est entravée par les principales lacunes et barrières suivantes11 : ▪ Lacunes et barrières institutionnelles dans la coordination des activités de lutte contre la dégradation de l'environnement et le changement climatique ; il convient de citer notamment l'absence de procédures de partage des données et le manque d'instructions en matière de protection des données ; les faiblesses de la coordination intersectorielle, régionale et nationale ainsi que les difficultés d'intégration du changement climatique dans la prise de décision et les politiques de développement ; ▪ Lacunes et obstacles juridiques, réglementaires et procéduraux dans l'établissement de mandats et d'outils de mise en œuvre appropriés ; notamment l'absence de mention du changement climatique dans le Code de l'environnement mauritanien et ses textes d'application ainsi que l'absence de documents réglementaires pour attribuer les mandats et les responsabilités en matière de MRV ; ▪ Manque de données et d'accès à l'information pour un système de S&E robuste et détaillé ; plus important encore, le manque de données sur les activités pour estimer les émissions et les absorptions de sources sélectionnées et le manque de facteurs d'émission spécifiques au pays ; ▪ Manque de capacités et d'expertise technique ; dont, entre autres, la faible capacité des structures productrices et détentrices de données sur les activités, l'insuffisance de l'expertise technique nationale tant quantitativement que qualitativement, et le caractère obsolète des systèmes de collecte, de traitement, de stockage et de transfert des données ; ▪ Les contraintes financières et les coûts associés à un système MRV ; notamment la faible contribution de l'État aux projets et initiatives sur le changement climatique et le manque de financement des projets de recherche liés au changement climatique ; Pour pallier ces lacunes et lever ces obstacles, la Mauritanie a élaboré une demande de financement au FEM pour mobiliser les ressources nécessaires en vue de l’institutionnalisation d’un MNV et le renforcement des capacités des secteurs et autres parties prenantes impliquées dans la collecte, le traitement et la gestion des données nécessaires. Ce projet est au stade de Project Identification Form (PIF) soumis au FEM-7 en août 2021. Son coût total est évalué à 1 263 650 $US. VII. Synergie et mise en cohérence Les objectifs et résultats attendus des axes prioritaires de la CDN 2021 sont en parfait alignement avec les objectifs de développement durable du pays et des ODD à l’horizon 2030. Mis en œuvre dans un cadre concerté et partenarial, ils répondent parfaitement aux dispositions prévues dans les conventions issues du processus de Rio-1992 (changement climatique, biodiversité et lutte contre la désertification). Le pays vient d’élaborer dans le cadre du projet PNA un Plan national de prévention des risques et catastrophes (PNPRC) en cours d’adoption qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de Sendai pour la réduction des risques et catastrophes (2015-2030). Les co-bénéfices des mesures d’atténuation préconisées et des actions d’adaptation identifiées ainsi que leur synergie avec la mise en œuvre des ODD sont identifiés dans les tableaux no. 1 & 2 en dernière colonne. VII- Genre et jeunesse Les principaux risques liés aux changements climatiques et leurs impacts en particulier sur les femmes et les jeunes se résument comme suit12 : 11 Evaluation des lacunes et barrières du système MRV en Mauritanie, PIF document pour le FEM, août 2021 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 46 CDN MAURITANIE ▪ Les épidémies, les épizooties, et le risque sanitaire en général (626 décès pour 100.000 naissances) ▪ L’insécurité alimentaire et le déficit agricole sont deux risques qui évoluent parallèlement avec le même impact et la même occurrence. ▪ La faiblesse du système éducatif et l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi est une des tensions majeures identifiées comme source de risques pour le pays (56,8% des filles sont alphabétisées contre 70% des garçons) ▪ Les jeunes sans formations ni diplômes représentent 44% des jeunes mauritaniens ▪ Le chômage des femmes et des jeunes (parmi les jeunes, le chômage est presque deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes : 20% contre 12%) ▪ Plus de 60% des chômeurs sont des jeunes ▪ L’occurrence des troubles sociaux liés à des problèmes de gouvernance ▪ L’urbanisation non maitrisée. L’impact du changement climatique notamment la sécheresse et ses corollaires, l’exode rural massif et la pauvreté, conduit à une pression sans précèdent sur l’offre publique des services de base notamment par les femmes et les jeunes qu’il est nécessaire de satisfaire. C’est pour prendre en charge ces besoins que la Mauritanie s’est dotée, dès 2015, de la Stratégie nationale d’institutionnalisation du genre (SNIG) pour promouvoir l’équité entre les hommes et les femmes et créer les conditions favorables à leur épanouissement aux niveaux politique, économique et social. La SNIG a pour objectif de veiller sur l’intégration du genre dans tous les secteurs de développement du pays afin de garantir la promotion des femmes et l’équité de genre. Le pays a également adopté une nouvelle stratégie de la jeunesse 2020-2030 qui vise à créer les conditions favorables à l’épanouissement d’une jeunesse ancrée dans les valeurs civiques nationales, à son insertion dans tous les secteurs de la vie sociale afin qu’elle devienne un véritable acteur du développement durable. La stratégie s’inscrit dans l’approche nationale de décentralisation et s’oriente vers une optimisation des impacts avec un ciblage plus important pour les plus vulnérables. La CDN entend renforcer la mise en œuvre de la SNIG et de la SNJ en veillant à la prise en compte de la dimension genre et jeunesse dans toutes les actions d’adaptation qui y sont préconisées. En particulier, les dimensions de Renforcement de la résilience des femmes rurales aux effets du changement climatique et de Développement d’approches communautaires d’adaptation au changement climatique doivent faire partie de toute action d’adaptation entreprise avec 10% minimum de la part du budget qui leur est imparti. Ainsi, l’intégration de la dimension genre et jeunesse requiert 1062,646 millions de $US (conditionnel et inconditionnel). Par ailleurs, le MEDD s’est engagée à la mise en œuvre du Plan d’action de LIMA et ses quatre objectifs à intégrer dans la CDN et dans le processus même d’élaboration de la CDN. Pour ce faire, un groupe de travail MEDD/MASEF/Expert genre de l’équipe a été mis en place au cours du processus d’actualisation de la CDN pour : ▪ Organiser une réunion d’information/sensibilisation et formation des experts thématiques et sectoriels sur la prise en compte de la dimension genre dans leur rapport sectoriel ▪ Lecture des rapports sectoriels pour voir si la dimension genre a bien été prise en compte ▪ Collaborer pour la collecte et le traitement de données. 12 Rapport de la BM sur la situation économique de la Mauritanie, 2021 et Stratégie Nationale de Jeunesse 2020-2024 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 47 CDN MAURITANIE VIII- Education et emplois Le marché du travail en Mauritanie souffre d’une transformation structurelle inversée où la main-d’œuvre s’est réorientée vers des secteurs peu productifs. La composition sectorielle de l’emploi est restée relativement inchangée au cours des dernières années. Selon les données de l’Enquête Nationale sur l’Emploi et le Secteur Informel en Mauritanie (ENESI) de 2012 et 2017, la population active totale était d’environ 735 000 personnes pour les deux années. En 2017, 30,4% de la population active travaillait dans le secteur primaire, 18.1% dans le secteur manufacturier, y compris les industries extractives et le BTP, et 51.4% dans les services.13 Au regard de la vulnérabilité sociale et de l’emploi, la transition juste des emplois est prise en compte dans la CDN actualisée 2021-2030 à travers la réorientation de la main d’œuvre vers des secteurs plus productifs basée sur : ▪ les mesures d’atténuation notamment dans le domaine des énergies renouvelables qui sont porteuses d’un fort potentiel de développement de métiers verts et de transformation des emplois précaires, ▪ la mise en œuvre des actions planifiées dans la Stratégie Nationale de la Jeunesse (SNJ- 2020- 2030) relatives à : o la politique en faveur de la jeunesse sur la formation et la création d’emplois durable et la responsabilisation o la créationd’au moins 30 000 nouveaux emplois, par l’exploitation des nouvelles infrastructures de pêche, le développement et la diversification de l’agriculture et l’émergence d’une industrie substitution o la création de 100 000 emplois. 13 Rapport sur la situation économique en Mauritanie – Renforcer l’éducation pour favoriser la cohésion sociale et soutenir le développement économique – Troisième édition – Juin 2020 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 48 CDN MAURITANIE ANNEXES Annexe no. 1 : Détails de mesures d’atténuation, conditionnées et non-conditionnées, par secteur N° Secteur Mesures Description 2020- Coûtsen 2030 2030 millions (Gg CO2) de $US 1 Agriculture organique Agriculture conventionnelle – 1,542 0,514 0,10467 agriculture vivrière (6000 ha. Horizon 2030 2 Supplément en matières Un régime alimentaire 10,14 3,38 0,1 grasses dans l'alimentation traditionnel pour ruminants, des ruminants contient 1,5-3% de matière sèche (DM%) de matières grasses. Avec chaque 1% de matières grasses ajoutées, les émissions de CH4 sont réduites d'environ 4% pour tous les ruminants. Les graisses supplémentaires peuvent augmenter le taux de croissance et le rendement laitier. Cette introduction sera dans l’ordre 4% de plus de matières grasses d’ici Agriculture 2030. 3 Couverture organique du Cultivé dans le but 44,7 14,9 1,21 sol / Agriculture de d'absorber le surplus d'azote conservation restant après la récolte de la culture principale ; augmenter la teneur en carbone organique du sol en diminuant la perte de carbone du sol due à l'érosion pendant la période de jachère ; réduction de la lixiviation du nitrogène (et des émissions de N2O subséquentes) et en réduisant la quantité de nitrogène qui doit être appliquée à la culture suivante (réduction de l'utilisation de fertilisants synthétiques) L’application de cette technique sera dans l’ordre de 10000 ha/an en 2030 Scénario total 56,382 18,794 1,41467 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 49 CDN MAURITANIE 4 Climatiseur résidentiel Amélioration de l’efficacité 18,72 6,24 0,8 efficace énergétique des climatiseurs selon les règles de performance énergétique et la promotion de la climatisation éco- énergétiques. Remplacement de la puissance d'entrée de 12000 Btu / h (1120 W) par celle de 9000 Btu / h (995 W) ou climatisation LED. Cette technologie est déjà présente dans le pays et pourra dominée la consommation en 2030 avec plus de 8000 unités. 5 Éclairage domestique Amélioration de l’efficacité 9,81 3,27 0,1 efficace avec LFC énergétique de l’éclairage domestique efficace avec les ampoules fluo-compactes 100 000 unité en 2030 6 Éclairage efficace avec Amélioration de l’efficacité 186,54 62,18 0,72 LED énergétique de l’éclairage domestique avec les EE Ménages ampoules LED 800 000 unité en 2030 7 Réfrigérateur efficace Promotion des appareils 54,18 18,06 3 d'efficacité énergétique selon les règles de performance énergétique avec 15000 réfrigérateurs éco-énergétiques. 8 Remplacement du LFC Amélioration de l’efficacité 24,69 8,23 0,8 avec les LED dans énergétique de l’éclairage l’éclairage domestique domestique avec le remplacement de 900 000 ampoules fluo-compactes avec des ampoules LED de la nouvelle génération (140 Lumen / Watt). 9 Poêles à charbon de bois Diffusion de 150 000 foyers 133,44 44,48 3 efficaces (foyer amélioré) améliorés d’ici 2030 10 GPL remplaçant le bois Diffusion de 170 000 Poêles 1048,02 349,34 5,1 à GPL d’ici 2030 11 Poêles électriques efficaces Diffusion de 10 000 Poêles 4,65 1,55 0,5 électriques efficaces d’ici 2030 12 Climatiseur résidentiel Mise en place d’un 10,92 5,46 0,7 efficace programme de promotion de la climatisation résidentiel efficace, le potentiel d’introduction de cette technique pourra atteindre CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 50 CDN MAURITANIE 15000 unités (soit 7000 unité de plus) 13 Réfrigérateur efficace Mise en place d’un 16,86 8,43 1,4 programme de promotion de la réfrigération éco énergétiques dans le secteur résidentiel, le potentiel d’introduction de cette technique pourra atteindre 22 000 unités (soit 7000 unités de plus) Biogaz dans les fermes La technologie de bio 45,1 22,55 0,55 rurales substituant le bois et digesteur est déjà présente le charbon dans la sous-région. Une alimentation du bio digesteur de 2 m3 composée principalement de la bouse de bétail et d'autres déchets organiques produira du biogaz utilisable à des fins de cuisson et de chauffage de l'eau chaude. La réalisation de 2000 Bio 14 digesteurs à l’horizon 2030 Scénario total 1552,93 529,79 16,67 15 Programme d’efficacité Réduction de la demande 352,22 70,444 0,7 énergétique dans le secteur énergétique du secteur de l’industrie industriel de 10 % à l’horizon EE Industrie 2030. 16 Programme d’efficacité Réduction de la demande 281,74 140,87 1,4 énergétique dans le secteur énergétique du secteur de l’industrie industriel de 20 % à l’horizon 2030. Scénario total 633,96 211,314 2,1 17 Éclairage de bureau Amélioration de l’efficacité 1,95 0,39 0,01 efficace avec LFC énergétique de l’éclairage des bureaux avec les ampoules fluo-compactes (1000 lampes) 18 Éclairage de bureau Amélioration de l’efficacité 1,1 0,22 0,01 efficace avec LED énergétique de l’éclairage des bureaux avec 5000 EE service ampoules LED 19 Lampadaires efficaces - Amélioration de l’efficacité 5,9 1,18 0,0404 tubes LED énergétique de l’éclairage public (3000 tubes LED) 20 Efficacité énergétique en Réduction de 20% de la 0,5 0,1 0,2 service demande énergétique des services particulièrement dans les nouveaux bâtiments (Nouvel immeuble à bureaux avec refroidissement central). CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 51 CDN MAURITANIE Scénario total 9,45 1,89 0,2604 21 Passer du fioul lourd au gaz Remplacement du fioul par 1308,9 261,78 0,921 naturel dans la centrale le gaz naturel dans la thermique dual centrale thermique dual (fioul/gaz) 180 MW de Nouakchott en 2025 EE offre 22 Nouvelle centrale électrique Mise en service d’une 27,85 5,57 184,2 à gaz naturel centrale électrique à gaz naturel de 200MW en 2025 23 Nouvelle centrale électrique L’installation d’une nouvelle 16,72 8,36 276,3 au gaz naturel centrale électrique à gaz naturel de 300MW Scénario total 1353,47 275,71 461,421 24 Réseaux électriques Le programme de 728,25 145,65 287,7 efficaces développement du réseau national électrique compte 4 lignes régionales moyenne tension et deux lignes transnationales de haute tension en cours d’exécution et d’autres lignes en programmation. Avec une capacité d’économie d’énergie de 300 GWh. 25 Connexion du réseau isolé Le programme de 1213,75 242,75 13,4 au réseau central développement du réseau national électrique vise la connexion de plus de 25 Distribution d'énergie réseaux isolés au réseau central avec une économie d’énergie de 900GWh. 26 Réseaux électriques Avec un soutien international 485,5 242,75 479,5 efficaces plus conséquent le programme de développement du réseau national pourrait réaliser à travers l’élargissement de la couverture une économie d’énergie de 500 GWh de plus. 27 Connexion du réseau isolé Avec un soutien international 291,3 145,65 8,1 au réseau central plus conséquent le programme de développement du réseau national pourrait réaliser à travers la connexion des centrales isolées une économie d’énergie de 300 GWh de plus. Scénario total 2718,8 776,8 788,7 28 Foreste Reboisement/Reforestation Augmenter annuellement les 73,35 14,67 2,4 superficies reboisées pour rie atteindre l’objectif de 3000 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 52 CDN MAURITANIE ha/an (DRPEM 2000ha et GMV 1000ha) en 2030 29 Régénération assistée des Augmenter annuellement les 91,65 18,33 3 forêts superficies restaurées pour atteindre l’objectif de 5000 ha/an 30 Reboisement sylvopastoral Activités de restauration 33 11 4,1 comportant des actionsbiologiques de reboisement et de régénération naturelle de 3000 ha/an 31 Reboisement Avec un soutien international 110,01 36,67 6 plus conséquent les superficies reboisées peuvent atteindre l’objectif de 10000 ha/an de plus dans le cadre des programmes régionaux. 32 Régénération assistée des Avec un soutien international 110,01 36,67 6 forêts plus conséquent les superficies restaurées peuvent atteindre l’objectif de 10000 ha/an de plus dans le cadre des programmes régionaux. Scénario total 117,34 117,34 21,5 33 Quota du pays à l’OMVS Le quota de la Mauritanie 721,15 144,23 dans la production Hydro hydroélectrique sera de l’ordre de 75MW avec l’entrée en service des nouvelles installations 34 Recyclage des plastiques Le processus de recyclage 8,76 2,19 0,61 du plastique comprend le lavage et la granulation. Cette technique est déjà présente, la production sera améliorée pour atteindre 2000 tonnes /an en 2030 35 Recyclage des plastiques Avec un soutien international 4,38 2,19 0,61 plus conséquent la Déchés production du recyclage du plastique pourra atteindre 4000 t/an en 2030 36 Installation d’une usine L’usine d´incinération sera 839,7 419,85 173,3 d´incinération d’une capacité de 600 tonnes/jour, et pourra générer 12MW. Ce procédé consiste à la réalisation des opérations suivantes : tri mécanique et broyage, séchage en aérobie et incinération suivant les plus CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 53 CDN MAURITANIE récentes normes d’hygiène. Scénario total 1573,99 568,46 174,52 37 Chauffe-eau solaire, Promotion d’installation des 12,88 3,22 1,892 résidentiel Chauffe-eau solaires résidentiels visant l’objectif de 4000 installation en 2030 38 PV solaires, grand réseau Poursuite et extension du 708,84 177,21 80 programme solaire pour atteindre une capacité cumulée installée de 100 MW en 2030 39 PV solaire maison Poursuite et extension du 12,76 3,19 3 programme solaire pour atteindre une capacité cumulée installée de 4000 kit-solaire/foyer en 2030 40 Mini-réseau hybride Poursuite et extension du 46,72 11,68 6 solaire/diesel programme d’hybridation solaire des mini réseaux isolés pour atteindre une capacité cumulée installée de 4MW/solaire 41 Lampes solaires à LED Diffusion d’environ 20000 9,4 1,88 0,4 lampes solaires à LED dans les zones rurales bénéficiant du programme PV solaire maison. Solaire 42 Lampadaires solaires Amélioration de l’efficacité 8,96 2,24 22,9 énergétique de l’éclairage public avec la réalisation de 5000 Lampadaires solaires 43 Chauffe-eau solaire, Avec un soutien international 7,23 7,23 4,257 résidentiel plus conséquent, la promotion d’installation des Chauffe-eau solaires résidentiels pourra atteindre un additif de 9000 unités de plus en 2030 44 PV solaires, grand réseau La Mauritanie vient de 17720,8 8860,4 10500 avec stockage (hydrogène signer un protocole vert) ambitieux de développement des ressources énergétiques renouvelable (programme hydrogène vert) avec la société américaine GWP Global. Dénommé « Aman », le projet prévoit le développement de 30 GW d'énergies solaire et éolienne pour alimenter des électrolyseurs en Mauritanie. Les centrales solaires et éoliennes seront installées CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 54 CDN MAURITANIE dans une zone désertique de 8500 km² dans le nord du pays.Un rapport examinant le potentiel de l'hydrogène bleu et vert (hydrogène à faible teneur en carbone) est en cours depréparation dans le cadre du Projet PADG pour le gouvernement mauritanien. Ce rapport évaluera le potentiel technique de la Mauritanie pour l'hydrogène bleu/vert et fournira des données pour une feuille de route nationale sur l'hydrogène à faible teneur en carbone, qui couvrira également les utilisations potentielles de l'hydrogène produit dans le pays au niveau national (industrie, mines, transport lourd, agriculture (engrais), chalutiers) et international (exportations d'ammoniac, etc.). Sur jugement consensuel de l’équipe (points focaux et experts) atteindre la capacité de 5GW solaire est envisageable en 2030. 45 PV solaire maison Avec un soutien international 23,92 23,92 22,5 plus conséquent, le programme solaire pourra atteindre une capacité additive cumulée installée de 30000 kit-solaire/foyer en 2030. Cette capacité trouve sa confirmation dans l'initiative « Desert to Power » de la Banque Africaine de Développement et du G5. Scénario total 18551,51 9090,97 10640,95 46 Restriction à l'importation La mise en application des 2,8 1,4 0 de voitures d'occasion restrictions pour limiter 47 Voitures à essence plus l’importation des véhicules 4,08 2,04 0 Transport efficaces de plus de 8 années en plus 48 Voitures diesel plus d’un système du bonus- 1,8 0,9 0 efficaces malus exonérant les voitures peu émettrices de CO2 et pénalisant les modèles dépassant l’âge limite ainsi les modèles polluants. CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 55 CDN MAURITANIE 49 Voitures au gaz naturel Promotion des voitures 5,34 2,67 2,7 hybrides : dans ce cadre, la 50 Voiture électrique mise en exploitation du 4,66 2,33 4,5 gisement gazier du pays prévue dans un proche avenir facilite la Pénétration des véhicules à gaz ainsi que des voitures électriques 51 Train du sahel L’étude du projet est en 0,12 0,12 8300 (marchandise) finalisation le recours au 52 Train du sahel (passagers) transport ferroviaire 17,73 17,73 463,7 remplacera en majeur partie le transport des marchandises et des personnes sur route. 53 Tramway de Nouakchott Dans le cadre d’amélioration 56,12 56,12 3600 du Transport Public Urbain et vue l’extension spatiale de la ville de Nouakchott, cette mesure est une solution de choix et présente une priorité. Scénario total 92,65 83,31 12370,9 54 Turbine éolienne connectée Il s’agit d’un projet Extension 1128,8 225,76 13 au réseau principal - on- de la centrale éolienne de shore Nouakchott de 20 MW. 55 Éoliennes on-shore avec Dans le cadre du 12137,5 6068,8 9764,4 stockage programme « Aman », qui prévoit le développement de 30 GW d'énergies solaire et Éolien éolienne pour alimenter des électrolyseurs en Mauritanie. Sur jugement consensuel de l’équipe (points focaux et experts) atteindre la capacité de 5GW éoliennes est envisageable en 2030. Scénario total 13266,3 6294,51 9777,4 39926,782 17968,89 34255,84 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 56 CDN MAURITANIE Annexe no.2 : Liste des actions d’adaptation proposées par les secteurs Secteur Environnement Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Programme National Intégré de Reboisement et de Gestion Programmes, Durable des Terres plans et actions ▪ Stratégie de la Grande Muraille verte 2022/2026 pour le ▪ Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée renforcement de la ▪ Stratégie Nationale de l’Environnement et du Développement Résilience du Durable (SNEDD) et son Plan d’Action secteur et ▪ Stratégie Nationale de Conservation des Zones Humides en l’adaptation au Mauritanie changement climatique ▪ Plan Directeur d’Aménagement du Littoral Mauritanien ▪ Plan d’Actions National d’adaptation (PANA) au changement climatique ▪ Etude de la vulnérabilité et Plan d’adaptation de la Région de Nouakchott face au changement climatique ▪ Stratégie de développement du secteur rural Horizon 2025 Objectifs à Renforcement de la résilience des écosystèmes et l’horizon 2030 conservation de la biodiversité : - Aménagement des forêts classées - Restauration et conservation sites d’intérêt écologique et biologique) - Mise en œuvre de l’approche Adaptation Fondée sur les écosystèmes (EbA en anglais) ; - Création d’emplois verts ; Neutralité de la dégradation des terres : - Lutte contre l’ensablement ; - Ensemencement aérien ; - Défense et restauration des sols Gestion durable et conservation des zones humides : - Aménagement des zones humides ; - Renforcement des rôles écologiques, biologiques et socioéconomiques des zones humides Protection du cordon dunaire du littoral, lutte contre l’érosion côtière et mise en place d’un système de veille sur les risques d’inondation des villes côtières -Fixation des dunes du cordon dunaire -Colmatage des brèches ; -Lutte contre l’érosion côtière (Ndiago, Nouakchott, Parc National du Banc d’Arguin et Nouadhibou) ; - Mise en place d’un système de veille sur les risques d’inondation des villes côtières Besoins en Conditionnels : 658,68 financements en Non conditionnels : 26,21 millions de USD Total : 684,89 Synergies ODD-13 / CNULCD (Neutralité de la dégradation des terres) ODD-15 / CBD / Cadre de Sendaï ODD-12 (Chaînes de valeur, produits forestiers et économie verte) Secteur Agriculture Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 57 CDN MAURITANIE Stratégies, ▪Déclaration de Politique Générale du Gouvernement. Programmes, ▪Stratégie Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité plans et actions Partagée (SCAPP) pour le ▪ Stratégie Nationale de Développement du Secteur Rural (SNDSR), renforcement de la 2015 – 2025 Résilience du ▪ Stratégie Nationale de Conservation des zones humides secteur et ▪ Plan d’Action National de Gestion des Risques de Catastrophes l’adaptation au ▪ Plan d’Action National de renforcement des Capacités en changement Réduction des Risques de Catastrophes et Préparation et climatique Réponse aux Urgences ▪ Plan National de Développement Agricole (PNDA) Objectifs à Amélioration de la productivité agricole et utilisation des l’horizon 2030 services climatiques ▪ Intensification et diversification de la production agricole irriguée ▪ Mise en place d’un système d’assurance des agriculteurs contre les risques agro-climatiques ▪ Appui à la promotion du maraîchage ▪ Développement de la filière semencière ▪ Amélioration des systèmes de productions pluviales ▪ Développement des périmètres irrigués villageois, Restauration de la fertilité des terres agricoles ▪ Agriculture organique ; ▪ Agroforesterie ; Besoins en Conditionnels :775,48 financements en Non Conditionnels : 56,04 millions de USD Total : 831,52 Synergies ODD 2.3 Secteur Elevage Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Plan National de Développement de l’Elevage Programmes, ▪ Stratégie Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité plans et actions Partagée (SCAPP) pour le ▪ Stratégie Nationale de Développement du Secteur Rural (SNDSR), renforcement de la 2015 – 2025 Résilience du ▪ Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire (SNSA) secteur et ▪ Stratégie Nationale de Conservation des zones humides l’adaptation au ▪ Plan d’Action National de Gestion des Risques de Catastrophes changement climatique ▪ Plan d’Action National de renforcement des Capacités en Réduction des Risques de Catastrophes et Préparation et Réponse aux Urgences Objectifs à Amélioration de la santé et de la productivité animales l’horizon 2030 ▪ Amélioration génétique ; ▪ Lutte contre les épizooties et les zoonoses ▪ Développement de filières ; ▪ Développement de la culture fourragère Aménagement et gestion des parcours : ▪ Gestion durable des ressources pastorales ▪ Aménagement des couloirs de transhumances ▪ Mise en place d’infrastructures Besoins en Conditionnels : 333,9 CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 58 CDN MAURITANIE financements en Non Conditionnels : 41,28 millions de USD Total : 375,18 Synergies Secteur Pêche Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Stratégie Nationale de Gestion Responsable pour un Programmes, Développement Durable du secteur des pêches et de l’économie plans et actions maritime 2015-2019 pour le ▪ Stratégie d’Aménagement et de Développement Durable et renforcement de la Intégré des Pêches Maritimes Résilience du ▪ Stratégie de la Croissance Accélérée et de la Prospérité Partagée secteur et (SCAPP) l’adaptation au ▪ Programme Elargi Prioritaire du Président de la République changement climatique ▪ Pro-pep pêche 202I Objectifs à Développement de la pêche et de la pisciculture en zone rurale l’horizon 2030 ▪ Aménagement des petits plans d’eau sur des sites pilotes ; ▪ Promotion d’une pêche responsable sur le lac de FoumGleita ; ▪ Renforcement de la sécurité alimentaire et réduction de la pauvreté ▪ Création d’un centre piscicole national Renforcement des capacités pour le suivi et la gestion des pêches continentales ; ▪ Etudes stratégiques en appui au processus de réforme institutionnelle ; ▪ Renforcement des capacités nationales en matière d’expertise, de suivi et de recherche en pêche continentale ▪ Mise en place d’un système d’information sur les pêches continentales Besoins en Conditionnels : 763,88 financement en Non conditionnels : 106,45 millions de USD Total : 870,33 Synergies ODD-14 - ODD-2 - ODD-1 Secteur Eau et Assainissement Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Stratégie Nationale de la Protection Sociale en Mauritanie Programmes, ▪ Stratégie Nationale d’Institutionnalisation du Genre plans et actions ▪ Programme National pour le Développement Agricole, horizon pour le 2025 renforcement de la ▪ Plan d’Action National d’Adaptation au changement climatique Résilience du ▪ Stratégie Nationale de Conservation des zones humides secteur et ▪ Stratégie nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité l’adaptation au Partagée changement climatique ▪ Stratégie du Secteur de l’Eau et de l’Assainissement ▪ Plan National agricole de développement ▪ Stratégie Nationale de Développement du Secteur Rural (SNDSR), 2015 – 2025 ▪ Stratégie Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable Objectifs à Amélioration de l’accès à l’eau l’horizon 2030 ▪ Adduction en eau potable HodhChargui, Hodh Gharbi, Kiffa, CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 59 CDN MAURITANIE Nouadhibou… ▪ Adduction en eau potable AftoutEssahli et eau potable Nouakchott Assainissement des villes à haut risque d’inondation ▪ Assainissement de Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Atar et Kaédi Besoins en Non Conditionnels : 107, 15 financement en Conditionnels : 4005,09 millions de USD Total : 4112,24 Synergies ODD-6 Secteur Habitat, Urbanisme et Aménagement du Territoire Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Plan d’actions DGATAR, 2021, Programmes, ▪ Plan d’actions DGHU, 2021 plans et actions ▪ Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de la Ville de pour le Nouakchott renforcement de la ▪ Stratégie nationale de l’environnement et du développement Résilience du durable et son plan d’action secteur et ▪ Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée l’adaptation au ▪ Loi n°2008-07 du 17 Mars 2008, portant Le Code de l’Urbanisme changement climatique ▪ Loi 001-2010, du 7 janvier 2010, portant approbation de la loi d’orientation de l’aménagement du territoire ▪ Décret 2020-11, du 12 février 2020 portant approbation du SDAU de Nouakchott, ▪ Etude de vulnérabilité et plan d’adaptation de la Région de Nouakchott face au changement climatique ▪ Evaluation des lacunes et besoins des stratégies, plans et programmes du secteur de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire en lien avec les enjeux de l’adaptation au changement climatique Objectifs à Amélioration de l’accès au logement des groupes vulnérables l’horizon 2030 ▪ Construction de logements avec des matériaux locaux résilients au climat ; ▪ Renforcement du regroupement des villages Mise en œuvre du schéma national d’aménagement du territoire ▪ Mise en place d’un système de planification et de gestion urbaine résilient au changement climatique ▪ Mise en place d’un schéma d’aménagement du territoire résilient au changement climatique ▪ Mise en œuvre du SDAU de la ville Nouakchott ; Besoins en Conditionnels : 3407,76 financement en Non conditionnels : 65,77 millions de USD Total : 3473,37 Synergies ODD-11 Santé Politiques, ▪ Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée Stratégies, ▪ Politique Nationale de Santé Horizon 2030 (PNS) Programmes, ▪ Plan national de développement de la santé (PNDS) plans et actions ▪ Plan National GDBM pour le CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 60 CDN MAURITANIE renforcement de la Résilience du secteur et l’adaptation au changement climatique Objectifs à Lutte contre les maladies à facteurs de risque commun l’horizon 2030 ▪ Lutte contre les maladies cardio-vasculaires, ▪ Lutte contre les maladies respiratoires, Amélioration de la santé des personnes vulnérables aux effets du changement climatique ▪ Renforcement du Programme Elargi de Vaccination (PEV) ▪ Renforcement de la lutte contre la malnutrition et les déficiences en micronutriments ▪ Développement et la mise en œuvre d’une stratégie de sante des femmes, des jeunes et des personnes âgées Besoins en Conditionnels : 230 financement en Non conditionnels : 48,93 millions de USD Total : 278,93 Synergie ODD 3 – ODD 10 Secteur Genre et Jeunesse Politiques, ▪ Programme Elargi prioritaire du Président de la République Stratégies, ▪ Stratégie Nationale d’Intégration du Genre Programmes, ▪ Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée plans et actions (SCAPP) pour le renforcement de la Résilience du secteur et l’adaptation au changement climatique Objectifs à Renforcement de la résilience des femmes rurales aux effets l’horizon 2030 du changement climatique ▪ Mise en place de mutuelles de santé communautaire au profit des femmes dans les wilayas de l’Assaba, du Brakna, du Gorgol et des deux Hodhs, conditionnelle ▪ Mise en place d’un fonds de financement d’AGR au profit des groupes vulnérables ; Développement d’approches communautaires d’adaptation au changement climatiques ▪ Employabilité des jeunes au niveau de neuf (9) Wilayas ; ▪ Prévention des risques et l’adoption de comportements responsables en matière de santé ; ▪ Lutte contre les pratiques addictives chez les jeunes ; ▪ Lutte contre l’exode rural et l’émigration Besoins en Conditionnels : 1017,463 financement en Non conditionnels : 45,183 millions de USD Total : 1062,646 Synergies ODD-4 - ODD-5 - ODD-8 – ODD-10 Emplois et Conditionnels : 337,75 éducation Non conditionnels : - CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 61 CDN MAURITANIE Total : 337,75 Renforcement des Conditionnels : 279,37 capacités Non conditionnels : Total : 279,37 MRV Conditionnels : 1,263650 (CBIT) CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 62 CDN MAURITANIE Annexe no.3 : Portefeuille de projets GCF Portefeuille GCF ▪ Sécurité en eau écosystème montagneux ADRAR (OSS-GWP – 10 Mo $US) ▪ Information sur le climat et alerte précoce (ONU-Env. – 20 Mo $US) ▪ Résilience des écosystèmes et des populations dans 4 pôles régionaux du Nord (ONU-Env. 22,5 Mo $US) ▪ Résilience des moyens de subsistance au CC et la sécurité alimentaire des communautés agro- sylvo-pastorales du Sud-Ouest (FAO, 34,5 Mo $US) ▪ Pôles verts résilience des écosystèmes et des systèmes de production agro-pastoraux (IUCN/5 Mo $US) ▪ Résilience des villes au CC et éco-construction (PNUD / 25 Mo $US) ▪ Gestion résiliente et approvisionnement en eau dans 2 Hodhs (PNUD / 23 Mo $US) ▪ Activité économique et fixation des populations dans les oasis (ADA-Maroc / 9,5 Mo $US) ▪ Résilience des populations autochtones dans le parc du banc d’Arguin (UICN) Programmes régionaux : ▪ Résilience des zones côtières, WACA/Res. IP – CCA, Banque Mondiale, 382 Mo $US ▪ Programme transfrontalier résilience des écosystèmes oasiens et moyens de subsistance, OSS, 60 Mo $US ▪ Projet régional électrification hors réseau, BIRD, 600 Mo$US ▪ Programme africain de financement des risques climatiques, FIDA, 421 Mo $US i (approche hybride pour définir des engagements climatiques internationaux, en fonction des circonstances nationales CDN). CONTRIBUTION DENTERMINEE AU NIVEAU NATIONAL 63 CDN MAURITANIE

Contribution Déterminée nationale actualisée CDN 2021-2030. Résumé exécutif et rapport de synthèse · Nelum