Politique de développement rizicole 2001-2010
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Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Organisation
- European Union
- Country
- Madagascar
- Subjects
- Food and nutrition, Cultivated plants
- Keywords
- food security, cereals/grains/rice, agricultural commodities, crops
- Categories
- agriculture
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0 REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Tanindrazana – Fahafahana - Fandrosoana Politique de Développement Rizicole Politique de développement rizicole 2001-2010 1 T A B L E D E M A T I E R E S 1) CADRE D'ELABORATION ET DE MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE .................................................................................................................................................................. 2 ENGAGEMENTS POLITIQUES ...................................................................................................................................... 2 CONSTATS SUR LES POLITIQUES PASSEES .................................................................................................................. 4 DIAGNOSTIC DE LA FILIERE RIZ ................................................................................................................................ 4 2) OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE RIZ .................................................................... 8 OBJECTIFS GLOBAUX ................................................................................................................................................. 8 RESULTATS ATTENDUS ..................................................................................................................................... 8 3) STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE ...................................................................................... 9 TRONC COMMUN D'INTERVENTIONS DE PORTEE NATIONALE ..................................................................................... 9 VOLET D'APPUI AUX POLES DE PRODUCTION ET D'APPROVISIONNEMENT (PPA) ....................................................... 9 VOLET D'APPUI SECURITE ALIMENTAIRE AUX ZONES VULNERABLES ET ENCLAVEES (SAVE) .............................. 10 4) BASES DES STRATEGIES REGIONALES ................................................................................................ 11 CIBLAGE DES POLES DE PRODUCTION ET D'APPROVISIONNEMENT ........................................................................... 11 CIBLAGE DES ZONES VULNERABLES ........................................................................................................................ 13 RESULTATS ATTENDUS PAR REGION ........................................................................................................... 13 5) MESURES ET ACTIONS A PRENDRE A COURT ET MOYEN TERME.............................................. 14 6) PILOTAGE DE LA FILIERE RIZ ................................................................................................................ 22 7) ANNEXES ........................................................................................................................................................ 23 ANNEXE 1 : EFFETS DU FACTEUR RISQUE SUR LE DEGRE DE PAUVRETE DES MENAGES EN 2000 .............................. 23 ANNEXE 2 : DEFINITION DES TERMES ET CONCEPTS DES TYPES DE RIZICULTURE .................................................... 24 ANNEXE 3 : RESULTATS ATTENDUS DE LA STRATEGIE DE RELANCE PAR REGION.................................................... 25 Politique de développement rizicole 2001-2010 2 1) CADRE D'ELABORATION ET DE MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE ENGAGEMENTS POLITIQUES Les engagements récents de l’Etat Malgache en matière de politique d’aide au monde rural, fournissent le cadre et les principes sur lesquels la politique rizicole peut s’appuyer. Ces engagements apparaissent principalement dans les textes suivants : � le Document de Stratégie sur la Réduction de la Pauvreté (DSRP), � le Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR) � la Politique Agricole et Alimentaire (PAA) définie par le MINAGRI (2001) � la lettre de politique de développement rural (avril 2001). Ces engagements illustrent le degré de priorité accordé au secteur, la cohérence d’ensemble et une volonté de réunir les conditions au développement de Madagascar. On y relève les préoccupations récurrentes d’améliorer la productivité agricole, de lutter contre la pauvreté, d’améliorer les revenus, de développer les infrastructures rurales, de revaloriser les cultures vivrières, de stimuler le secteur privé et le souci d’agir au plus près des réalités locales. L’ensemble de ces documents propose un cadre dans lequel doivent désormais s’inscrire des orientations de politique rizicole à la fois claires et volontaristes. Une version intérimaire du document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) a été établie en novembre 2000. La stratégie retenue par le Gouvernement vise des objectifs de croissance économique forte et une amélioration de la qualité de vie des populations. Les axes de la stratégie définis permettant d’atteindre ces objectifs reposent sur : � L’amélioration des performances économiques en y faisant participer les pauvres ; � Le développement des services essentiels de base (éducation, santé, eau potable, …) et l’élargissement des filets de sécurité au bénéfice des couches les plus vulnérables de la population; � La mise en place d’un cadre institutionnel favorable à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté et le renforcement des capacités pour améliorer la gouvernance et les relations entre l'Administration et les administrés Dans le cadre de cette stratégie, le milieu rural et la filière riz sont tout particulièrement concernés, d’une part en raison du caractère préoccupant de la pauvreté dans les campagnes, d’autre part parce que les objectifs de croissance économique et de réduction de la pauvreté ne seront pas atteints sans une politique adéquate sur la filière riz. Les objectifs globaux du DSRP consistent à réduire la pauvreté à Madagascar de 70 à 35% en l’an 2015 et portent sur (i) les défis en matière de croissance et d’investissement et (ii) l’amélioration de la qualité de la vie. Visant une croissance économique de plus de 6%, le DSRP sous-tend une croissance agricole de l'ordre de 4% sur 2001 2005. L'évolution du secteur riz est déterminante pour assurer une telle croissance agricole . La stratégie du Gouvernement pour aider les pauvres à prendre en main leur destin est de multiplier les chances pour chacun d’entre eux de gagner sa vie. Il faut pour cela fournir aux pauvres les moyens d’avoir des emplois, d’augmenter leurs revenus, leur donner accès à la terre et au crédit, et leur permettre de lancer de petites entreprises. Outre l’affectation budgétaire prioritaire en faveur de l’éducation primaire et de la santé de base, plusieurs pistes principales identifiées touchent directement la filière riz, principal employeurs malgache: � l’accroissement de la productivité du secteur agricole, notamment celle de l’agriculture à petite échelle, � l'accès des pauvres aux infrastructures (routes, transports, marchés ruraux, greniers communautaires, communication, énergie et eau potable), � la promotion des micro-crédits… � le développement des travaux et filières de production à haute intensité de main d'œuvre Politique de développement rizicole 2001-2010 3 En concordance avec les objectifs dans le DSRP, les objectifs assignés au développement rural dans la LPDR visent à : Assurer la sécurité alimentaire ; Contribuer à l’amélioration de la croissance économique ; Réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie en milieu rural ; Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles ; Promouvoir la formation et l’information en vue d’améliorer la production en milieu rural. Ces objectifs sont conformes aux politiques sectorielles et à la vision des acteurs centraux et régionaux du développement. Sur la base d’un processus global (prenant en compte tous les secteurs d’activité du monde rural) et participatif (associant tous les intervenants du développement rural), le Gouvernement a élaboré un Plan d’Action pour le Développement Rural (processus PADR). Ce plan d’action constitue le cadre général de mise en œuvre de la présente politique de développement rural. Il constitue le cadre de conception, de définition et d’orientation des stratégies et des programmes de développement rural. L’organisation du PADR a été institutionnalisée par décret et comprend un Comité Interministériel d’Orientation et de Validation (CIOV), une Equipe Permanente de Pilotage (EPP) et des Groupes Thématiques Centraux (GTC) et des Groupes de Travail de Développement Régional (GTDR). A l’échelon régional GTDR, cinq collèges d’acteurs locaux sont représentés: les services déconcentrés des Ministères concernés par le développement rural, les autorités décentralisées (élus communaux, députés, fonctionnaires de l’administration territoriale), les organisations non gouvernementales, les agences d’exécution de projet de développement rural et les organisations des producteurs. La mise en œuvre de la politique de développement rural au travers de cette démarche du PADR permet le décloisonnement des sous-secteurs du développement rural et particulièrement de l’administration, l’implication de tous les acteurs du développement rural et la prise en compte et l’expression des besoins émanant des régions et sous régions. Le processus permet également la mise en cohérence de toutes les interventions. Les premiers travaux au niveau national et régional dans le cadre de ce PADR ont permis d’élaborer le premier référentiel du Développement Rural. Ce référentiel définit les grandes orientations du développement rural, les axes stratégiques qui leur sont rattachés, des programmes issus de ces axes stratégiques ainsi que des actions priorisées. Sur cette base, chaque GTDR a élaboré son programme régional de développement rural (PRDR). L’actuel référentiel du Développement Rural comporte cinq grandes orientations (Annexe 1) : � Première orientation : Assurer une bonne gestion du monde rural par la définition et la mise en œuvre des réformes institutionnelles et du cadre réglementaire � Deuxième orientation : Inciter l’émergence des acteurs économiques, partenaires du développement rural � Troisième orientation : Accroître et promouvoir la production agricole avec une utilisation optimale ainsi qu’une gestion durable des ressources et des infrastructures � Quatrième orientation : Assurer une disponibilité alimentaire suffisante dans toutes les régions. � Cinquième orientation : Développer des infrastructures sociales en vue d’améliorer l’accès aux services sociaux Politique de développement rizicole 2001-2010 4 CONSTATS SUR LES POLITIQUES PASSEES Les premières mesures d’ajustement structurel dans le secteur rizicole ont recherché l’incitation à la production de paddy en favorisant l’augmentation des prix au producteur par le biais d’un relèvement forfaitaire 1 dans un premier temps puis de la libéralisation des prix et des circuits de commercialisation dans un second temps. Les dévaluations successives avant 1987 visaient initialement l’augmentation des prix des biens échangeables afin de relancer et de renforcer les substitutions aux importations. Après l’élimination des subventions en 1982 et le désengagement total de l’Etat de la commercialisation et malgré des épisodes de déprotection dus notamment à un souci de préserver la stabilité des prix locaux au moment de la période de soudure pendant les années à fort déficit, la taxation des importations reflétait la volonté de protéger la production locale. Fixée à 30% au début des années 90, la taxe passa à 10% en 1996, puis à 30%, 10% et 5% en 1999. La loi de finances 2000 a porté les tarifs d’importation à 35% 2 . Ces mesures sur les prix ont été accompagnées d’un désengagement progressif de l’Etat de la distribution des intrants et du secteur d’irrigation. Annoncé dès la deuxième moitié des années 80, le changement dans la distribution d’intrants reste pour le moment inachevé. En ce qui concerne l’irrigation, l’Etat s’est désengagé des GPI (Grands Périmètres Irrigués) en 1989. Le désengagement était motivé par la faillite de la gestion des systèmes d’irrigation fondés sur une prise en charge totale par l’Etat de la réhabilitation et de la maintenance des réseaux et par la restriction des dépenses publiques. Vers la fin des années 80, le rôle de l’Etat se bornait ainsi à la réhabilitation des réseaux et aux grands travaux tandis que les entretiens des canaux primaires et secondaires revenaient aux paysans à travers les AUE. La libéralisation des prix et le désengagement de l'Etat ont eu des résultats limités car les conditions d'une relance de la riziculture n’étaient pas réellement en place. La réponse de l’offre par rapport au prix a été décevante et cette politique des prix n’a pas été suffisante pour un retour à une croissance soutenue du fait de la structure non concurrentielle de la commercialisation et de l’enclavement des régions productrices (difficultés d’approvisionnement en intrants, coûts importants d’évacuation des produits), « les signaux de prix » atteignant ainsi difficilement les producteurs. DIAGNOSTIC DE LA FILIERE RIZ Un diagnostic approfondi de la filière riz et de ses perspectives de développement a été réalisé en 1999-2000 par l'UPDR avec l'appui de la FAO. Les points importants du diagnostic sont repris ci-dessous. Avec un Chiffre d’affaires monétarisé de 4883 milliards de fmg et un poids économique de 6630 milliards de fmg (intégrant l’approvisionnement non monétarisé), la filière d’approvisionnement en riz constitue la première activité économique de Madagascar en termes de volume, générant une valeur ajoutée de 2661 milliards de fmg en 1999. Elle contribue à hauteur de 12% au PIB en termes courants 3 et de 43% au PIB agricole (estimé à 27% du PIB global). En ce sens, les performances de la filière déterminent de manière significative les performances du secteur agricole. Cette valeur ajoutée est constituée à 74% de revenus d’exploitation (dont 1/3 environ équivaut à la rémunération de la main d’œuvre familiale 4), à 20% de salaires et à 6% de revenu foncier La riziculture à Madagascar est pratiquée par 1.721.000 exploitants. Si on intègre l’aval de la filière, 30.000 opérateurs dont la plupart sont pluri-fonctionnels (collecte, décorticage, vente en gros ou au détail), ce sont 1.750.000 opérateurs qui sont concernés, généralement chefs de ménage. Les revenus d’exploitation familiaux affectent ainsi, à raison de 5,7 personnes par ménage en moyenne, une population rurale et urbaine de près de 10 millions d’habitants. Le volume de travail généré simplement par la production rizicole (hors transformation, commercialisation) correspond à 242 millions de jours de travail par an, soit l’équivalent de 970 000 emplois à plein temps auxquels s’ajoutent près de 70 000 emplois salariés générés en aval de la production (transformation, commercialisation). 1 Dans le cadre de l’accord avec le FMI, les prix au producteur étaient relevés de 27% en 1982 et de 11% en 1985. 2 TVA : 20% ; TI : 15%. 3 PIB en termes courants 1999 : 23.000 Milliards de Fmg (INSTAT). 4 Evaluée au salaire agricole moyen. Politique de développement rizicole 2001-2010 5 La rémunération de l’ensemble des salariés agricoles et en aval représente 20% 5 de la valeur ajoutée directe. La filière est également génératrice d’emplois et distributrices de revenus en amont (commercialisation des intrants et de l’équipement / matériel) et dans les services d’appui au milieu rural. D'ici 2010, la population malgache devrait atteindre 19,3 millions d'habitants, soit une hausse de 32,1% par rapport à 1999 (2,57% de croissance annuelle sur 1999-2010, source: projections INSTAT 1999). Si on y compte aussi la demande couverte actuellement par le riz importé (10-11% du riz consommé à Madagascar), on peut tabler sur une capacité d'absorption additionnelle du marché national équivalente à près de 43% de la production nationale actuelle de riz sur base d'une consommation par habitant constante de 129 kg/an /habitant (équivalent à 118 kg/hab en ville et 134 kg/hab en zone rurale). Atouts de la riziculture La grande diversité des conditions de production est un facteur favorable. La variété des situations , des systèmes de culture et des itinéraires techniques, ainsi que le savoir faire des paysans malgaches , représentent des éléments très favorables permettant notamment au niveau global de réduire les risques de mauvaise récolte et de fournir une certaine souplesse d’intervention . Un niveau élevé de la demande et une certaine rigidité représentent des atouts , en tous cas une garantie de débouché. Même s’il est souhaitable de diversifier le régime alimentaire malgache , trop dépendant du riz , une demande élevée et assez peu élastique est un atout pour toute politique de développement du secteur ; non seulement elle offre une certaine garantie de débouché , mais on constate que les consommateurs affichent une préférence marquée pour le riz local ; 80% des ménages urbains seraient prêts à payer le riz local 20% de plus s’ils avaient le choix entre riz local et riz importé . Des potentialités connues et maîtrisables dans la plupart des situations . Les travaux de recherche et d’expérimentation depuis plusieurs décennies fournissent aujourd’hui des modèles d’intensification pour la grande majorité des systèmes de culture ; pour simplifier on peut dire que presque partout on «sait » obtenir une augmentation de rendement supérieure à 1t/ha dans des conditions financières acceptables6 . Des zones à excèdent structurel bien identifiées . C’est aussi un atout que d’avoir des bassins de production structurellement excédentaires ( Alaotra , basses vallées de l’Ouest,.. ) , à partir desquels on peut dynamiser des filières bien identifiées . Une adéquation entre les grands bassins de production et les fortes populations . Une telle adéquation est souvent la résultante de la localisation des populations en fonction des potentialités rizicoles , mais il est utile de la considérer comme un avantage structurel dès lors que l’on cherche à améliorer les performances du secteur commercial ; il s’agit surtout des Hauts Plateaux , mais aussi de l’Alaotra ; la principale exception est la côte Est dont la population s’est densifiée à partir des cultures d’exportation . Ce constat est intéressant dans la mesure où les flux interrégionaux ne représentent qu’un total de l’ordre de 180 000 tonnes de riz , soit 34% du total commercialisé et environ 10% du total produit ; à ce titre les circuits courts méritent peut-être qu’on leur accorde une certaine priorité par rapport aux circuits longs dans une perspective d’améliorations des performances commerciales . Un coût de revient économique bord champ compétitif . Il est remarquable que le prix de revient , en termes économiques , du paddy et/ou du riz malgache est compétitif au stade bord/champ par rapport aux productions concurrentes d’Asie . Il existe des potentialités pour exploiter davantage des niches d'exportation de riz malagasy haut de gamme (Marovoay) qui est apprécié sur le marché européen et dans l'Océan Indien Les atouts de la riziculture sont réels et crédibilisent une option de relance de cette filière sur laquelle les contraintes identifiées ci-après seront à lever. 5 Plus de 500 millions de Fmg. 6 sauf peut-être pour le tavy . Politique de développement rizicole 2001-2010 6 Contraintes de la riziculture malgache L’enclavement des zones productrices des produits vivriers en général et des zones rizicoles en particulier constitue un des blocages du développement du monde des agriculteurs. Rares sont les routes ou pistes qui sont accessibles toute l’année. Il en résulte une hausse des prix des intrants, une baisse des prix aux producteurs et une hausse des prix aux consommateurs. La dégradation des bassins versants dominant les périmètres rizicoles compromet d’une part la pérennité des infrastructures agricoles ( débit solide important dû aux produit d’érosion des bassins versants dénudés à cause de la pratique de tavy et de la déforestation incontrôlée d’où ensablement précoce des ouvrages d’art, etc.) D’autre part, les Associations des Usagers de l’Eau (AUE) ne sont pas toujours performantes. Le niveau d’équipement des riziculteurs est très limité. La riziculture améliorée ne concerne qu’1/4 des superficies rizicole et 45% de cette forme de riziculture se retrouve sur les Hauts Plateaux. La faible utilisation des intrants majeurs (engrais minéraux, semences sélectionnées, produits phyto-sanitaires) est liée à la fois à la mentalité paysanne, au prix de ces produits et à l’approvisionnement insuffisant des zones rizicoles du fait de l’état délabré des routes. Les techniques nécessaires pour permettre aux semences améliorées d’extérioriser leurs potentialités ne sont pas toujours mises en œuvre. L’apport des bonnes doses de fertilisation, une des exigences des variétés améliorées, n’est pas respecté. L’accès insuffisant au crédit est citée par les producteurs comme une des principales contraintes à une bonne campagne culturale, notamment à l’achat des intrants. Moins de 3% des riziculteurs ont bénéficié d’un crédit de campagne formel en 1999. La majorité des producteurs passe par le crédit informel (sous forme de prêts ou d’avance en intrants) au taux élevé. Le crédit apparaît comme une des contraintes économiques majeures pour la plupart des agents de la filière, freinant l’intensification pour les riziculteurs et la capacité de stockage pour les collecteurs, les décortiqueurs et les détaillants. Le niveau élevé d'incertitude et de risque dans l'agriculture malgache, dû au risque climatique, aux maladies et aux attaques des insectes est un facteur déterminant des rendements. Plus le facteur risque augmente, plus les rendements baissent ; les agriculteurs minimisent l'investissement et l'emploi d'intrants en situation de risque. Le degré de risque des activités paysannes7 affecte fortement les activités de production et le degré de pauvreté des ménages8 (revenu brut par tête, production de paddy par tête). L’insécurité foncière dans laquelle se trouvent nombre d’exploitations découle de plusieurs types de contraintes : la rareté des terres, le coût élevé d’acquisition des titres, la complexité de la procédure d’acquisition des terres, l'éloignement du service des Domaines et la durée du traitement des dossiers trop excessive. L’insécurité foncière décourage le comportement d’investisseur du riziculteur, a contrario de l’acquisition qui de plus le sécurise et lui facilite l’accès au crédit. Les infrastructures de marché sont déficientes dans les zones rurales et le riz local y est peu commercialisé en dehors de la période de récolte. Il en résulte l’absence de fluidité de la circulation des biens, des services et de l’information, et en particulier de transmission au long des sous-filières des variations de prix. Cette segmentation spatiale des marchés favorise surtout les opérateurs en aval et reflète la situation de rente et de spéculation qui s’est instaurée dans le secteur rizicole, même si celle-ci a régressé (mauvaise coordination verticale entre agents). 7 quantifié sur base des données des enquêtes du Réseau d'Observatoires Ruraux (ROR): Il a été procédé à l'établissement d'un indicateur multivariable cumulant les variables pondérées suivantes: (i) variable dégât du riz dans les champs et au stockage, (ii) dégat des autres cultures, (iii) existence de problèmes sur l'élevage, (iv) cession de foncier, (v) déclaration de litiges fonciers, (vi) occurrence de catalysmes naturels (cyclone, sécheresse, inondation, criquets), (vii) sentiment d' insécurité civile, (viii) évolution négative sols-nappe d'eau. 8 annexe 1 Politique de développement rizicole 2001-2010 7 Le dysfonctionnement persistant des marchés traduit les limites des politiques de libéralisation qui ont buté sur des contraintes portant sur les infrastructures et l’organisation sociale, ne permettant pas au marché de fonctionner avec efficacité, c’est-à-dire d’inciter les riziculteurs à améliorer leur productivité. En majorité les riziculteurs malgaches ne sont pas spécialisés dans la production de riz et ne reçoivent actuellement que de faibles sollicitations du marché. Un grand nombre d'entre eux poursuit essentiellement un objectif de satisfaction des besoins alimentaires familiaux. Mais qu’ils soient dans une situation de survie, d’auto-suffisance ou de création de surplus, les riziculteurs sont néanmoins pour la plupart dépendants du marché (par des ventes ou achats destinés à compléter leur production ou à couvrir des besoins saisonniers). La politique sectorielle s’est articulée autour des deux grands thèmes de la vulgarisation et de l’irrigation. Le Programme des Périmètres Irrigués (PPI) et le Programme National de Vulgarisation Agricole (PNVA) ont constitué les principales interventions de l’Etat malgache, avec l’aide des bailleurs de fonds. Des contraintes importantes comme l’aménagement des pistes rurales ou l’organisation des producteurs de la filière ont rencontré insuffisamment d’écho auprès des décideurs. La productivité des systèmes de production rizicoles malgaches demeure très affectée par le manque d'intensification et l'insuffisance de maîtrise d'eau en dépit des efforts déployés antérieurement sur la vulgarisation et l'intensification Politique de développement rizicole 2001-2010 8 2) OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE RIZ OBJECTIFS GLOBAUX Les objectifs de la politique de développement rizicole s'accordent étroitement avec ceux de la Lettre de Politique de développement rural et du PADR; ils visent à � Intensifier et moderniser la production rizicole, tout en tenant compte de la gestion des ressources naturelles � Organiser et améliorer les filières régionales d'approvisionnement rizicole en s'appuyant sur les pôles de production � Contribuer à la sécurité alimentaire dans toutes les régions; RESULTATS ATTENDUS Résultats attendus à l’horizon 2005 : 3,37 millions de tonnes de production Résultats attendus à l’horizon 2010 : 3,97 millions de tonnes de production. La LPDR cible une croissance de 4% du secteur agricole correspondant aux objectifs inscrits dans la DSRP (6,3% de croissance économique annuelle). Pour assurer de tels objectifs, la politique de Développement rizicole ne peut cibler moins de 3,3% de croissance annuelle de la production (43,6% d'augmentation à l'horizon 2010). Ceci correspond à une croissance de la production rizicole de l'ordre de 3,3% par an en s'appuyant sur une croissance moyenne annuelle des rendements de 1,9% par an sur le riz aquatique et de 1,6% pour le riz pluvial, une croissance respective des surfaces cultivés en riz aquatique et pluvial de 1,6% et 2,3% tout en réduisant puis stabilisant les surfaces en tavy ( Projections réalisées sur modèles de l’étude filière riz UPDR/FAO/2000). La totalité de l'augmentation des surfaces cultivées en aquatique sera assurée par l'augmentation de la part de riz aquatique9 en double culture (19% des surfaces en riz aquatique passant en double riziculture d'ici 2010 soit 1,6% de la surface aquatique chaque année). Cet effort d'intensification nécessitera une nette amélioration de la maîtrise de l'eau sur 222 000 ha de rizière aquatique (essentiellement sur le Nord ouest avec 197000 ha de rizières concernés et l'Est avec 101 000 ha de rizières avec des problèmes de drainage) A l'horizon 2005, il s'agit d'obtenir une croissance de la production brute de 21,5%, 11% de croissance en rendement10 et 9,5% d'augmentation des surfaces cultivées (accroissement du pourcentage de riz aquatique en double culture et accroissement des surfaces employées tous systèmes sauf tavy). Le rendement en riz aquatique va ainsi passer de 2150 kg à 2380 kg / ha. L'objectif de production est 3,37 millions de tonnes de paddy . A l'horizon 2010, il s'agit d'obtenir 43,6% d'augmentation du volume brut produit en paddy avec 21% de croissance des rendements11 et 18% d'augmentation des surfaces cultivées. Le rendement moyen ciblé en riz aquatique est de 2590 kg/ha. Ceci nécessitera une croissance en surface réelle de 28% en riz pluvial et une baisse de 36% des surfaces en tavy12 (stabilisation des zones en tavy et passage à une culture permanente générant l'abandon des surfaces en jachère). Sur base de l'évolution annuelle de la population agricole sur la même période (1,71%), la productivité par travailleur devra s'accroître de 1,6% par an (19% d'augmentation d'ici 2010). L'objectif de production est de près de 4 millions de tonnes de paddy13 ( 3,99 millions de tonnes). 9 Annexe 2 : définition des termes et concepts des types de riziculture 10 Avec 50% de la surface de riz aquatique en foule qui est transféré en riz aquatique SRA (+30% de rendement moyen sur 4 régions) , on génère une croissance du rendement moyen du riz aquatique de 11% 11 L'amélioration de la maîtrise d'eau (passage d'un mauvais à un bon degré de maîtrise d'eau estimé par les paysans) correspond aussi à des gains de rendement de 50% sur le Lac, de 20% dans le Centre Ouest, de 30% dans les hauts Plateaux et de 53% sur le Lac Alaotra (FAO UPDR Etude filière riz 2000) car la réduction du risque engendre parallèlement l'intensification de l'emploi d'intrants 12 On vise une réduction annuelle de 5% des surfaces en tavy (abandon / reboisement des jachères) contrecarré par le développement de surfaces permanentes de riz de montagne (fixation des surfaces en culture par riziculture sur couverture végétale SCV) correspondant à une croissance de l'intensité culturale . 13 Annexe 3 : Résultats attendus par région. Politique de développement rizicole 2001-2010 9 3) STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE Le gouvernement s'est engagé à passer d’une politique macro-économique de libéralisation et de désengagement de l’Etat, à une politique sectorielle équilibrée de développement de la filière riz où l’intervention publique facilite l’organisation de la filière et se met au service des opérateurs pour lever les blocages à l’augmentation de la production et des échanges. Les trois orientations stratégiques proposées poursuivent la finalité suivante : réunir les conditions favorables au fonctionnement d’un marché libre qui agisse efficacement en termes d’incitation pour les riziculteurs (améliorer leur capacité à produire, à produire de façon durable, à satisfaire leurs besoins alimentaires, à augmenter leurs revenus) et de stabilisation pour l’économie des consommateurs urbains et ruraux (disponibilité du riz, prix accessible, qualité requise). Etant donné la diversité des logiques et des performances des exploitations malgaches, la stratégie d'intervention s'orchestre en trois volets d'intervention qui seront mis en place simultanément. Ces trois volets d'intervention comprennent: � Tronc commun d'interventions de portée nationale � Volet d'appui aux pôles de production et d'approvisionnement (PPA) � Volet d'appui en sécurité alimentaire aux zones vulnérables et enclavées (SAVE) Le tronc commun comprend l'ensemble des actions de portée nationale non sujettes à un ciblage spatial spécifique tandis que les deux volets d'appui qui vont s'orchestrer dans chaque région dans une logique de complémentarité permettent de dispenser des actions d'appui adaptées au potentiel et aux capacités locales. TRONC COMMUN D'INTERVENTIONS DE PORTEE NATIONALE Le Gouvernement entend redonner aux prix de vente du paddy et du riz, leur caractère incitatif pour encourager les stratégies d’intensification. Toute politique de la filière riz devra rechercher une amélioration du fonctionnement du marché et un certain degré de stabilisation des prix au producteurs par un système adéquat de taxation du riz importé qui protège le marché national des fluctuations incessantes du marché international. Une amélioration de la performance du secteur rizicole en général consistera en une série d’actions visant d'abord l'amélioration des conditions de production, la productivité du travail, la diminution des coûts de production, une augmentation des performances techniques tout en préservant les ressources naturelles et une amélioration des conditions de commercialisation. La stratégie globale de relance de la production peut se conjuguer sur trois axes Axe a1 : Assurer un environnement économique et juridique favorable Axe a2 : Adapter le cadre institutionnel face au pluralisme d’acteurs Axe a3 : Intensifier et moderniser la production VOLET D'APPUI AUX POLES DE PRODUCTION ET D'APPROVISIONNEMENT (PPA) Cette stratégie se situe dans le contexte de la forte compétition entre riz national et riz importé. Elle vise à développer les échanges à partir de pôles actuellement excédentaires ou à fort potentiel de productivité. Il s’agit de concentrer les efforts d’intensification de la production et de modernisation sur plusieurs pôles correspondant à des zones de concentration de surfaces en riz aquatique (10000 -50000 Ha) où se localisent les riziculteurs les plus performants ou les plus à même de dégager des surplus. Ces exploitants sont bien placés pour mettre à profit un environnement économique amélioré. Le Volet d'appui aux pôles de production et d'approvisionnement (PPA) vise à augmenter la production pour mieux satisfaire les besoins des consommateurs urbains malgaches tout en développant l’activité économique et les emplois de la filière rizicole. On peut envisager aussi dans ce cadre de viser le marché d’exportation. Ce sont essentiellement les exploitants semi-spécialisés riz et déjà positionnés sur la vente, identifiés dans l’analyse des stratégies paysannes. L’objectif est ici de renforcer des sous-filières rizicoles intégrées. Politique de développement rizicole 2001-2010 10 A court ou à moyen terme, selon leur état actuel de développement, ces pôles pourraient bénéficier d’un dispositif reposant principalement sur les axes suivants en conformité avec le PADR : � Axe b1: Améliorer les conditions d'accès et l'infrastructure irriguée des pôles de production � Axe b2: Renforcer l'appui aux producteurs (recherche, conseil, crédit , intrants) pour améliorer la productivité rizicole � Axe b3: Renforcer la contractualisation entre les opérateurs et la dynamique de filière � Axe b4: Développer les échanges et viser le marché d’exportation. VOLET D'APPUI SECURITE ALIMENTAIRE AUX ZONES VULNERABLES ET ENCLAVEES (SAVE) La dynamique propre de la filière riz est issue du cumul de micro-stratégies paysannes et de petits opérateurs et reflète un comportement de résistance contre la pauvreté. Les comportements actuels sont largement tributaires d’une gestion à court terme : gestion du risque, minimisation des dépenses en achat d’intrants, maintien du troc dans les échanges qui ont bloqué l’innovation technique et organisationnelle. Il s’agit ici de contribuer à la lutte contre l’extrême pauvreté qui touche principalement le milieu rural malgache. La production de riz concernant plus de 90% des exploitations du pays, améliorer les conditions de production de ces exploitations devrait améliorer la situation alimentaire et les revenus d’un grand nombre de ménages ruraux. Cette stratégie vise en priorité à mieux assurer l’autosuffisance vivrière des ménages ruraux, à améliorer leur capacité à stocker leur récolte pour assurer la consommation familiale annuelle, à diversifier les productions agricoles. Une telle stratégie est complémentaire de la précédente. Elle aurait une portée nationale, couvrant l’ensemble de la filière riz (riziculteurs et autres opérateurs), en synergie étroite avec le PADR, avec un impact élargi aux salariés agricoles et aux petites exploitations. Elle serait plus systématiquement opérée dans les régions concentrant les micro-producteurs en situation d’autosubsistance telles que l’Est, le Nord et le Sud, mais elle ciblerait aussi ce type de riziculteurs, moins nombreux, dans les autres régions. Le Volet d'appui Sécurité alimentaire - Zones vulnérables comporte les axes d’intervention prioritaires suivants : � Axe c1 : Stabiliser la culture sur brûlis ( tavy , tetiky, hatsake) et préserver les ressources naturelles � Axe c2 : Promouvoir la monétarisation des échanges � Axe c3 : Favoriser la diversification agricole et réduire la dépendance en période de soudure � Axe c4 : Multiplier les activités génératrices de revenus chez les petits riziculteurs Politique de développement rizicole 2001-2010 11 4) BASES DES STRATEGIES REGIONALES CIBLAGE DES POLES DE PRODUCTION ET D'APPROVISIONNEMENT Ciblage des actions d'appui aux pôles de production et d'approvisionnement(volet PPA) Région rizicole GTDR Province Principaux pôles de production Superficie (Ha irrigables) A titre d’exemples (en ha) Nord Ouest 1. Marovoay Mahajanga 1. Marovoay 2. Ambato Boeni 22 642 4 920 Ambalabe : 1 500 Bekarara : 3 000 Manaratsandry : 2 324 Marovoay Karambo : 14 000 Madirovalo 3 000 Anjiajia : 1200 2. Betsiboka Mahajanga 3. Maeavatanana 2 040 Madirotelo : 1 000 3. Sofia Mahajanga 4. Antsohihy 5. Befandriana 6. Mandritsara 7. Bealanana 1 205 2 290 4 375 1 300 Ankaizina : 900 4. Melaky Mahajanga 8. Maintirano 9. Antsalova ( plaine de Bemaraha) 10. Besalampy 9 150 22 200 5 965 Betanatana : 2 500 Kingalahy : 1 500 Bemamba : 7 000 Sakomba : 3 000 Andranolava : 2 000 Ampamoty : 1 500 Mangorisabora : 2 000 Ankasakasa Tsiribay :1 500 5. Mahajanga Mahajanga 11. Basse Mahajamba 1 400 Nord 6. Diana Antsiranana 12. Ambilobe 13. Ambanja 14. Antsiranana II 8 000 14 067 4 227 Mahavavy : 8000 Bas Sambirano : 13 500 Andranofanjava : 800 Mahavanona :1 080 7. Sava Antsiranana 15. Cuvette d’Andapa 2 500 Est 8. Toamasina Toamasina 16. Maroantsetra 17. Soanierana Ivongo 18. Vavatenina 19. Brickaville 10 095 2 330 1 655 3 265 Mahavelona : 815 Ankofa : 1 200 Ankorefo : 1 445 Manjato : 850 Iazafo Nord : 1 270 Ambalahasina : 900 9. Mangoro Toamasina 20. Moramanga 21. Mahanoro 7 382 3 530 Nonoriana-Lanihay : 700 Amparihibe I : 1 000 Betsizaraina : 800 10. Atsimo Atsinanana Fianarantsoa 22. Manakara 2 950 Ambila/Marofarihy : 830 Alaotra 11. Alaotra Toamasina 23. Ambatondrazaka 24. Amparafaravola 25. Andilamena 29 575 38 446 5 235 Anony : 13 000 Didy : 3 000 PC15 : 4 000 , Andrangorona : 1 000 Nanamontana : 1 050 PC23 : 20700 PC 23 hors maille : 1 090 Sahamaloto : 8 513 Voditany : 2 000 Imamba-Ivavaka : 2 750 Andilamena : 2 885 Dihizana-Andrano : 1 450 Politique de développement rizicole 2001-2010 12 Région rizicole GTDR Province Principaux pôles de production Superficie (Ha irrigables) A titre d’exemples (en ha) Centre Ouest 12. Atsimo Andrefana Toliara 26. Ampanihy 27. Beroroha 28. Betioky 29. Sakaraha 30. Toliara II 3 100 2 400 17 925 2 670 20 160 Andranomilitsy : 1 000 Bevolo-Fanjakana : 1 400 Beavoha : 1 500 Ambohimavelona : 900 Belamoty : 1 200 Betakilotsy : 900 Bezaha : 800 Taheza : 8 000 Taheza rive gauche : 1 350 Maromandry : 1 000 Bas-Fiherenana : 4 500 Manombo-Andoharano : 8 000 Manombo-Ranozaza : 2 500 Ranozaza aval : 2 500 13. Menabe Toliara 31. Belo/Tsiribihana 32. Mahabo 33. Manja 34. Morondava 9 650 11 410 2 790 4 630 Bemarivo : 4 000 Bevolo : 800 Ankilizato : 900 Dabara :10 000 Vondrove : 1 000 Hellot : 3 000 14. Itasy Antananarivo 35. Arivonimamo 36. Miarinarivo 37. Tsiroanomandidy 4 440 3 517 Basse-Andromba : 1 000 Manalalondo : 980 Ifanja Nord : 1 000 Riziculture pluviale Hauts Plateaux 15. Vakinankaratra Antananarivo 38. Antanifotsy 39. Antsirabe 40. Betafo 41. Faratsiho 8 956 10 162 4 520 3 903 Ambatomiady : 2 000 Angodana : 1000 Sahanamalona : 1 000 Ambohibary : 2 620 Manandona : 1 190 Andranotobaka : 1 000 Nanohazana : 800 Iandratsay : 1 270 Ipongo : 950 Ambatofotsy : 1 350 Vinaninony : 1 375 16. Imerina Centrale Antananarivo 42. Ambatolampy 43. Ambohidratrimo 44. Andramasina 45. Anjozorobe 46. Tana Avaradrano 47. Manjakandriana 48. Tana Banlieue 3 675 6 092 4 491 8 753 2 000 6 084 2 578 Ambatolampy : 965 Merimandroso : 1 400 Anosibe : 1 500 Ambohitsinjorano : 2 500 Amparantanjona : 1 900 Alasoara : 1 100 Mantasoa : 800 Ambatofotsy : 800 17. Haute Matsiatra Fianarantsoa 49. Ambalavao 50. Ambohimasoa 5 095 6 482 Antsely : 1000 Manambolo : 800 Mananantanana : 960 Vatoraraka : 1600 Haute Ankona : 1 560 18. Horombe Fianarantsoa 19. Amorin’i Mania Fianarantsoa 51. Ambatofinandrahana 2 798 Soavina : 1 200 Sud 20. Tolanaro Toliara 52. Amboasary 4 160 Behara : 800 Tsivory Les stratégies régionales de mise en œuvre de la politique de développement rizicole sont spécifiées au niveau des GTDR dans le cadre de la mise en œuvre du PADR. La stratégie de chaque GTDR s'ajuste en fonction de l'existence et du poids relatif de ses pôles de production, de leurs besoins spécifiques en aménagement réhabilitation, routes et appuis techniques couverts par le volet PPA. Politique de développement rizicole 2001-2010 13 CIBLAGE DES ZONES VULNERABLES La délimitation des zones vulnérables affectées par le manque d'opportunités économiques, le développement de culture sur brûlis (tavy, hatsake, tetiky), l'enclavement et l'approvisionnement en céréales permettra de mieux cibler les appuis du volet SAVE. Comme zones vulnérables, il faut considérer: * Littoral Est du Nord au Sud * Zones des falaises ( Moramanga, Marolambo, Ifanadiana, Ikongo) * Zones Ivohibe Befotaka * Zone autour d’Akaranfantsika. Les problèmes identifiés dans ces zones (enclavement, dégradation des pistes, isolement, insécurité, manque d'appui agricole…) témoignent tous de l'implacable nécessité d'un développement économique pour s'y soustraire (dégradation écologique, pauvreté et conservation) La transition d'une économie rurale d'autosubsistance voir de cueillette ou de troc vers une économie de marché semble être la condition sine qua non à la réussite du développement durable. RESULTATS ATTENDUS PAR REGION La croissance des rendements présentée par région se base essentiellement sur un passage de l'ordre de 50% des surfaces aquatiques de repiquage en foule, en système de riziculture améliorée (SRA)14 (Toutes régions) et en système riziculture intensive ( SRI)15 (surtout Hauts Plateaux ) sous-entendant une croissance significative de l'emploi d'intrants. L’augmentation des surfaces cultivées en riz aquatique correspond à l'accroissement des superficies économiques induit par le développement de la double -riziculture (221 000 ha additionnels en double riziculture). Tout ceci ne pourra se réaliser sans une amélioration significative de la maîtrise de l'eau (527 000 ha de rizières à améliorer en aquatique). Elle intègre également les croissances de rendement et de surface sur riz pluvial (2,3% par an) et l'évolution du tavy. Cette politique sous-tend une véritable modernisation de la riziculture aquatique malgache avec un volume d'engrais multiplié par 3,3 (passage de 10kg/ha à 37 kg/ha), un volume de produits phyto-sanitaires multiplié par 3,6 et des volumes de semences améliorés et de fumier en croissance de 43 et 47%. Le soutien d'une telle dynamique exigera la disponibilité d'intrants sur les marché à prix incitatif. Cette politique devrait engendrer un besoin additionnel conséquent en travail agricole (équivalent de 236000 emplois16 à plein temps). Le volume de travail mobilisé sur la filière devrait croître de 26% d'ici 2010, soit une croissance plus forte que celle de la population agricole. Le niveau d'emploi du facteur travail pourrait augmenter de 186 HJ/ha jusque 202 HJ/ha. Il devrait être néanmoins réduit avec des efforts d'équipement au niveau paysan et la généralisation de l'emploi de produits phyto-sanitaires (réduction des besoins de travail en sarclage manuel) . La productivité du travail en termes de kg de paddy par jour va remonter de 12 kg à au moins 13,5 kg/jour (+13%) Comme on le voit ce cumul de projections régionales demeure au dessus de l'objectif de croissance annuel de la production rizicole de 3,3%; il correspond à une croissance de 3,35%. 14 passage de 190 000 ha SRA en 1999 à 670 000 ha en SRA en 2010 (12% de croissance annuelle des surfaces cultivés en SRA provenant d'une transformation des surfaces cultivées en repiquage en foule) 15 passage de 23000 ha estimés en SRI en 1999 à 63000 ha en 2010 (10% de croissance annuelle) 16 emploi à plein temps équivalent à 250 hommes - jours de travail par an Politique de développement rizicole 2001-2010 14 Il importe de noter l’importance des investissements et des efforts à prévoir pour améliorer la maîtrise de l'eau sur plus de 40% des surfaces en riz aquatique. 5) MESURES ET ACTIONS A PRENDRE A COURT ET MOYEN TERME L'ensemble des mesures et actions à actions à prendre est réparti en deux groupes distinguant les interventions réalisables à court terme de ceux qui se positionnent dans la durée (moyen terme). Ces mesures et actions sont réparties par volet et par axe d'intervention. La matrice développée sur les pages suivantes spécifie cette politique avec ses 3 volets et ses 10 axes, les mesures et actions avec un échéancier, une désignation des acteurs principaux . 15 Tableau 1 : Matrice des axes, actions et mesures de la politique de développement rizicole à court terme et moyen terme Axes Actions et mesures de court terme ( 2002 – 2004 ) Actions et mesures de moyen terme ( 2005 – 2010 ) Echéance Principaux acteurs TRONC COMMUN D’INTERVENTION DE PORTEE NATIONALE A1: Assurer un environnement économique favorable Mesures spécifiques riz : Structurelles : Etablir un inventaire-diagnostic complet des pôles de production par GTDR (potentiel et besoins en investissements) Mettre en place un plan d’aménagement identifiant les superficies à réhabiliter Institutionnelles : Inciter et sécuriser les investissements privés dans la production rizicole et dans les activités aval Actualiser les textes relatifs au transfert de gérance des infrastructures hydroagricoles Poursuivre la constitution des OP Créer une entité de pilotage de la filière riz Réhabiliter les infrastructures hydrauliques défaillantes (stations de pompage, équipements de base, canaux primaires et secondaires) avec une visée constante d’une meilleure maîtrise d’eau. Développer l’irrigation d’appoint (impluvium) Fin 2001 2002 2005 2006 2002 2002 Permanent Mi 2002 Etat, Bailleurs, Privés Etat, Bailleurs, Privés Etat, Bailleurs, GTDR, AUE GTDR Etat, privés Etat Etat, Soc civ Etat, privés Mesures d’accompagnement: Structurelles : Entretenir les routes nationales et les pistes principales pour les rendre praticables toute l’année Institutionnelles : Instaurer un système d'information – éducation communication des ruraux Aider à la mise en place d’un comité régional de soutien pour l’entretien des routes conformément aux dispositions prévues dans la charte routière Assurer la sécurité physique des biens et des personnes Economiques et commerciales : Poursuivre la mise en place de réseau de micro-crédit de proximité (intrants, équipements, stockage) Etudier un système d’assurances agricoles Institutionnelles : Rehausser le niveau de scolarisation des ruraux (alphabétisation fonctionnelle) Permanent Mi 2002 2002 Permanent 2002 2004 2005 Etat/FER, Bailleurs Etat, Soc civ Etat, Collectivités Décentralisées Etat Etat, Privés Etat, Privés Etat, Soc civ ² Politique de développement rizicole 2001-2010 16 A2: Adapter le cadre institutionnel d’exercice face au pluralisme d’acteurs Mesures spécifiques riz : Mesures d’accompagnement: Institutionnelles : Renforcer la capacité technique et financière des Communautés Décentralisés et des GTDR Revoir les textes régissant le partage des ressources locales et les dotations centrales entres communes, régions et provinces et contrôler son application Institutionnelles : Instaurer un cadre de collaboration plus étroite entre les ONG et l’Etat ainsi que les Institutions Internationales 2002-2005 2002 2005 Bailleurs Etat Etat ONG A3: Intensifier et moderniser la production Mesures spécifiques riz : Technique : promouvoir et diffuser des techniques culturales améliorées (SRI, SRA) exiger un minimum de technique culturale améliorée en contre partie des investissements au niveau des périmètres aménagés (Contrat programme) assurer la diffusion des variétés de semences améliorées réduire les pertes à la récolte et post-récolte Permanent Permanent Permanent Permanent Etat, Privés Etat, Bailleurs Privés, ONG Inter professi on OP Politique de développement rizicole 2001-2010 17 Mesures d’accompagnement: Institutionnelles : Fiscalité : maintenir l’exonération des taxes sur les intrants et les équipements agricoles maintenir les taxations modulables sur les importations de riz Foncier : actualiser la législation foncière pour faciliter l’acquisition des terres et mettre en place des structures d’accompagnement développer un système de bail pour les riziculteurs et revoir l’aspect juridique du métayage renforcer les capacités du Service des domaines pour clarifier la situation foncière et faciliter l’acquisition des terres Economiques et commerciales : renforcer le réseau privé de distribution d’engrais, de pesticides et de petits équipements agricoles mettre à la disposition des utilisateurs des engrais à coût réduit faciliter l’accès aux intrants promouvoir la mécanisation agricole (production, récolte, post-récolte, transformation) Techniques : promouvoir la fabrication locale d’intrants et de petits matériels agricoles Techniques : mettre au point des innovations techniques adaptées (besoins des paysans, accès financier) Fin 2002 Permanent 2002 2003 Fin 2002 2002 2002 2005 Permanent Permanent 2005 Etat Etat Etat Etat Privés Privés Privés Privés Etat Projets, Recherche, Privés Etat, Privés Etat Privés, Recherche, Projets Politique de développement rizicole 2001-2010 18 Axes Actions et mesures de court terme ( 2002 – 2004 ) Actions et mesures de moyen terme ( 2005 – 2010 ) VOLET POLES DE PRODUCTION ET D’ APPROVISIONNEMENT ( PPA ) B1: Améliorer les conditions d'accès des pôles de production Mesures spécifiques riz : Mesures d’accompagnement: Structurelles : Ouvrir de nouvelles pistes de desserte et d’évacuation vers les marchés ruraux 2007 Etat, Région B2: Renforcer l'appui aux producteurs (recherche, conseil, crédit , intrants) Mesures spécifiques riz : Institutionnelles : Réorganiser le système de vulgarisation en intégrant tous les opérateurs de la filière et mettre en place un réseau d’expérimentation en milieu paysan Mesures d’accompagnement: Institutionnelles : Faciliter et formaliser la création d’organisations professionnelles dans le milieu rural et assurer leur opérationnalité Economiques et commerciales : Obtenir à travers le groupement interprofessionnel des crédits à taux préférentiel destiné à financer les producteurs de riz 2002 2004 – 2008 2002 Etat, Opérateurs Etat, Privés, ONG Etat, ONG, Interprofessionnel, Bailleurs Politique de développement rizicole 2001-2010 19 B3: Renforcer la contractualisation entre les opérateurs Mesures spécifiques riz : Institutionnelles : S’appuyer sur les OP et l’interprofession pour générer une capacité propre de gestion de la filière Renforcer la formation des AUE pour améliorer leurs capacités de gestion et d’entretien des périmètres Mesures d’accompagnement: Institutionnelles : Mettre à profit la structure interprofessionnelle pour formaliser les contrats (approvisionnement, production , commercialisation, qualité), Créer un fonds interprofessionnel en vue de pérenniser les infrastructures physiques Fin 2002 2002 2004 – 2005 2004 Interprofessionnel, Collectivités Décentralisées Projets, AUE Interprofessionnel, Privés Interprofessionnel, Privés, Région Politique de développement rizicole 2001-2010 20 B4: Développer les échanges et viser le marché export Mesures spécifiques riz : Institutionnelles : Faire respecter les textes en vigueur : mise en place des unités de transformation, normes d’usinage…. Mettre en place un système d’information ( suivi de la filière, marchés, information des producteurs sur les débouchés) Relancer les Chambres d’Agriculture Economique et commerciale : Mettre une politique d’incitation ( prix en fonction de la qualité, et mise en place d’une structure) destinée à relancer la production de paddy de luxe voir de riz biologique Négocier des quotas d'exportation ( UE, COI, COMESA …) Mesures d’accompagnement Technique : Adapter la qualité ( recherche de variétés performantes) du riz à la demande du marché international dans certains sites à avantage comparatif Institutionnelles : Mettre en place une politique de promotion et d’accompagnement des exportations, Renforcer les actions de régulation des activités au sein de la filière en vue de formaliser les activités de collecte, de transformation et de commercialisation Politique de développement rizicole 2001-2010 21 Axes Actions et mesures de court terme ( 2002 – 2004 ) Actions et mesures de moyen terme ( 2005 – 2010 ) VOLET SECURITE ALIMENTAIRE AUX ZONES VULNERABLES ET ENCLAVEES ( SAVE ) C1: Sédentariser la culture sur brûlis (« tavy », tatiky, hatsake) et préserver les ressources naturelles Mesures spécifiques riz : Technique : Intensifier la riziculture de bas-fonds pratiquée dans les vallées forestières Mesures d’accompagnement: Technique : Diffuser les systèmes de gestion agrobiologique Mettre au point et vulgariser des itinéraires techniques de gestion durable de la fertilité Technique : Accompagner le processus de conversion du tavy en culture rizicole sur couverture végétale Assurer ou renouveler une couverture arboricole pérenne sur les zones fragilisées des bassins versants (réglementations et répressions sur les feux de brousse, plantation) C2: Promouvoir la monétarisation des échanges Mesures spécifiques riz : Mesures d’accompagnement: Structurelles : Susciter la création de marchés ruraux (infrastructures, stockage, logistique, organisation, greniers villageois) Economique et commerciale : Promouvoir le système de commercialisation groupée C3: Favoriser la diversification agricole et réduire la dépendance en période de soudure Mesures spécifiques riz : Structurelles : Contribuer à la multiplication des greniers communautaires villageois GCV Améliorer les techniques de stockage, assurer la formation en méthode de stockage et de conservation des aliments Mesures d’accompagnement: Techniques : Améliorer la production des autres cultures vivrières Favoriser la diversification des cultures et la pratique des cultures de contre saison Développer les produits porteurs à haute valeur ajoutée Economique et commerciale : Renforcer les dynamiques de filières régionales sur le maïs, la pomme de terre, le manioc, les cultures maraîchères….. Politique de développement rizicole 2001-2010 22 6) PILOTAGE DE LA FILIERE RIZ L'établissement d'une politique sectorielle de développement rizicole constitue la première étape d'un processus qui traduit la volonté du Gouvernement d'assurer dorénavant un véritable pilotage de la filière riz de manière à ajuster en temps voulu les différentes mesures concernant la politique de réhabilitation des aménagements (procédure de ciblage des investissements), la politique de prix et le degré de taxation du riz importé, la politique d'accès aux intrants, les modalités de gestion des périmètres (entretien) , les mesures d'incitation à l'intensification et la mécanisation auprès des producteurs et les mesures ciblant les opérateurs aval et l'approvisionnement continu des populations. L'implication effective de représentants des différents agents de filière et des ministères techniques est indispensable pour assurer un pilotage performant de la filière riz. En outre un certain degré de transparence est indispensable pour disposer d'un accès régulier à l'information sur les volumes d'importation (Douanes, Min. Commerce) et les prix pratiqués (niveau de taxes effectivement payés), les stocks des sociétés d'import-export et des principaux grossistes, les prix pratiqués sur les marchés régionaux , les volumes de production (MINAGRI)… Enfin le suivi de l'impact des accidents climatiques et biologiques (criquets, cyclones) permet de compléter le tableau informationnel. Ces informations permettront de moduler en temps réel les mesures à prendre. Aussi ,le gouvernement s'engage à créer une Unité de pilotage de la filière riz en liaison directe avec FOFIFA, le PADR, le MINAGRI, la Direction des Douanes, le Ministère du Commerce, le GEM, l’Université…, qui sera chargée de rassembler l'information nécessaire et d'organiser régulièrement des comités multi-partenaires de suivi . Politique de développement rizicole 2001-2010 23 7) ANNEXES ANNEXE 1 : EFFETS DU FACTEUR RISQUE SUR LE DEGRE DE PAUVRETE DES MENAGES EN 2000 Nb ménages Nb % Prod. paddy /membre kg Rev. disp./ membre 000 fmg Moyenne générale 6780 100% 184 831 Facteur risque (ROR) Risque nul Risque réduit Risque élevé Risque très élevé 2257 2427 952 1144 33% 36% 14% 17% 264 205 142 108 1095 831 687 646 Politique de développement rizicole 2001-2010 24 ANNEXE 2 : DEFINITION DES TERMES ET CONCEPTS DES TYPES DE RIZICULTURE Les concepts et définitions ci dessous ont été utilisés lors de l’étude UPDR/FAO/2000, intitulée « Diagnostic et perpectives de développement de la filière riz à Madagascar ». ➜ La riziculture « aquatique » en globe toute culture de riz qui se pratique sur sols de rizières sous une lame d’eau durant tout le cycle cultural. Suivant leur degré de maîtrise d’eau, ce type de riziculture peut être subdivisé en : Riziculture irriguée (irrigated rice), desservie par des infrastructures hydrauliques en bon état et disposant d’une parfaite maîtrise d’eau. Riziculture sans maîtrise d’eau, en raison soit de l’absence d’aménagement hydroagricoles soit de l’état défectueux des infrastructures existantes. De ce fait : * certaines rizières souffrent de sécheresse aiguë au début de la saison culturale lorsque la pluviométrie tarde à s’installer ( rainedfed lowland rice). * d’autres sont difficilement drainables et restent en permanence sous une hauteur d’eau plus ou moins importante tout le long du cycle ( deep water rice). ➜ La riziculture « pluviale » désignée quant à elle, toute culture de riz pratiquée, sur sol exondée d’un versant ou de la partie sommitale des collines, après une quelconque préparation de sol et dont l’alimentation hydrique est totalement assurée par la pluviométrie ➜ Est dénommée « riziculture de tavy », toute culture de riz pratiquée sans travail de sol préalable , sur sol exondé d’un versant ou de la partie sommitale des collines d’un écosystème forestier après défrichement et brûlis et dont l’alimentation hydrique à l’instar du riz pluvial est totalement assurée par la pluviométrie. Politique de développement rizicole 2001-2010 25 ANNEXE 3 : RESULTATS ATTENDUS DE LA STRATEGIE DE RELANCE PAR REGION 1999 2010 Nord Nord Ouest Centre Ouest Hauts Plateaux Est Lac Alaotra National Nord Nord Ouest Centre Ouest Hauts Plateaux Aquatique Rendement ( T/ Ha ) Pluvial Rendement ( T / Ha ) 1,5 0,79 1 ,37 0,75 1,96 1,17 3,18 2,56 1,73 1,65 2,64 1,96 2,15 1,25 1,92 1,05 1,71 1,05 2,49 1,40 3,84 2,89 Rendement moyen ( T / Ha ) 1,34 1,35 1,78 3,16 1,29 2,43 1 ,92 1,66 1,69 2,27 3,80 Production ( tonnes ) 248 000 362 000 445 000 1 010 000 357 000 360900 2 778 000 364 000 538 000 650 000 1 443 000 Nord Nord Ouest Centre Ouest Hauts Plateaux Est Lac Alaotra National Croissance rendement aquatique Croissance annuelle rendement aquatique 28,1 2,3 25,0 2,1 27,1 2,2 20,6 1,7 28,8 2,3 15,0 1,3 22,4 1,9 Croissance rendement pluvial Croissance annuelle rendement pluvial 33,8 2,7 39,3 3,1 19,0 1,6 13,0 1,1 10,0 0,9 10,0 0,9 19,1 1,6 Politique de développement rizicole 2001-2010 26 Croissance rendement moyen Croissance annuelle rendement moyen 24,1 2,0 24,9 2,0 27,3 2,2 20,1 1,7 30,2 2,4 16,1 1,4 23,4 1,9 Production Croissance globale( % ) Croissance annuelle ( % ) Production additionnelle ( tonnes ) 46,8 3,5 116 000 48,6 3,7 176 000 46,1 3,5 205 000 41,9 3,2 423 000 44,8 3,4 160 000 34,4 2,7 124 000 43,6 3,35 1 212 000 Volume additionnel Semences améliorées Engrais Fumier Phyto Travail ( équivalent emplois) 766 3 580 15 978 135 26 871 812 7 362 36 783 292 24 914 107 7 571 50 214 459 29 640 182 19 457 201 776 197 73 730 247 2 554 208 102 170 2 267 3 519 19 842 17 21 922 4 380 44 043 323 693 1 309 236 000 Surfaces A améliorer en maîtrise d’eau ( Ha ) Additive en pluvial ( Ha ) 41 589 10 583 130 063 2 901 100 054 16 794 123 037 3 507 83 461 839 49 331 4 028 527 534 38 652 Politique de développement rizicole 2001-2010 27