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Laws of Madagascar

Plan de Contingence pour le Grand Sud - Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle

Made 2013 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Organisation
European Union
Country
Madagascar
Subjects
Agricultural and rural development, Food and nutrition, Cultivated plants, Water, General
Keywords
equity, hazards, agricultural development, poverty, governance, food security, nutrition, processing/handling, transport/storage, data collection/reporting, early warning system, special dietary uses, breastfeeding/infant food, potable water, gender, plant production, cereals/grains/rice, seeds/planting material, crops, agricultural commodities, water supply
Categories
agriculture

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  1. 2.1. CONTEXTE GENERAL ET PROBLEMATIQUE DE LA SITUATION ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE DANS LE GRAND SUD. ... 5 2.1.1 Un environnement physique et climatique fragiles et austères .................................................. 5

  2. 2.1.2. Un contexte socio-économique de pauvreté ............................................................................... 6

  3. 2.1.3. Un contexte sécuritaire alarmant ................................................................................................ 7

  4. 2.1.4. Un potentiel productif degradé ................................................................................................... 7

  5. 2.2. CONCEPTS DE RISQUE ET VULNERABILITE DES POPULATIONS .............................................................................. 8 2.2.1. Les risques majeurs de catastrophes dans le Grand sud ........................................................ 8

  6. 2.2.2. Analyse de la vulnérabilité .................................................................................................... 10 2.2.3. Analyse de la capacité de réponse au niveau du Grand sud et au niveau national ............ 11

  7. 2.2.4. Prévision de la saison des pluies 2013-2014 ......................................................................... 12

  8. 2.2.5. Scénarios retenus dans le plan de contingence .................................................................... 14

  9. 2.2.5.1. METHODOLOGIE DANS L’ELABORATION DES SCENARIOS............................................................ 14

  10. 2.2.5.2. SCENARIOS RETENUS .................................................................................................................. 15 III. FONCTIONNEMENT OPERATIONNEL DU PLAN ............................................................................... 18

  11. 3.1. Objectifs du plan ............................................................................................................................ 18

  12. 3.2. Gestion de l’ensemble de la coordination..................................................................................... 18

  13. 3.2.1. Arrangement à la base et coordination globale ....................................................................... 18

  14. 3.3. Cadre des responsabilités sectorielles .......................................................................................... 19

  15. 3.3.1. Secteurs humanitaires dans le Grand sud ................................................................................. 20

  16. 3.3.2. Objectifs opérationnels des secteurs ......................................................................................... 22 3. 4. Système d’alerte, indicateurs d’alerte, seuils de déclenchement, évaluations et suivi des réponses ....................................................................................................................................................... 24

  17. 3.4.2. Association d’indicateurs d’alerte et seuils de déclenchement................................................ 25

  18. 3.4.3. Procédure de déclenchement du plan........................................................................................ 28

  19. 3.4.4. Déclaration de la fin d’une situation d’urgence ........................................................................ 28

  20. 3.4.5. Différents types d’évaluations ................................................................................................... 29

  21. 3.4.6. Suivi des réponses et gestion de l’information .......................................................................... 31

  22. 3.5. REPONSES SECTORIELLES .................................................................................................................. 32

  23. 3.5.1. Activités sectorielles clés ............................................................................................................ 32

  24. 3.5.2. Budget......................................................................................................................................... 36 IV. ANNEXES ........................................................................................................................................... 37 2 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 I. RÉSUMÉ ANALYTIQUE Contexte Madagascar, troisième Ile au monde de par sa taille, est exposée à de nombreuses catastrophes naturelles telles que les cyclones, les inondations, la sécheresse, les épidémies/pandémies, et les invasions acridiennes. Sa localisation dans le bassin sud-ouest de l’Océan Indien le met dans une première position de pays le plus exposé aux cyclones dans le continent Africain. Habité d’environ de 22 millions d’habitants, avec une superficie de 587.000 km², les cyclones et les inondations sont les aléas les plus fréquents au pays. Toutefois, l’extrême sud du pays appelé Grand sud est une zone aride qui ne reçoit en moyenne que 500 mm de pluies annuellement. Le Grand sud regroupe les régions Anosy, Androy et une partie de la région Atsimo Andrefana, composé de huit districts et où vivent environ 1.600.000 habitants. Cette zone, même en période de saison des pluies généralement entre octobre et mars, est victime d’une longue période de manque de pluies. La perte de la production agricole et le manque d’eau entrainent rapidement une flambée des prix des produits alimentaires et du prix d’eau. La pauvreté et la vulnérabilité de la population sont très élevées dans le Grand sud. Cette zone enregistre le taux de pauverté le plus élevé à Madagascar, pouvant atteindre jusqu’à 94% et les autres indicateurs socio-économiques sont les plus alarmants à Madagascar. Le taux brut de scolarisation n’atteint que 87,3%, le taux de malnutrition globale aigüe qui se situe entre 5,2% et 7,5%, est le plus élevé au pays, le taux d’insécurité alimentaire est de 75,9% à Atsimo Andrefana, 63,4% à Androy et 53,4% à Anosy1, le taux d’accès à l’eau potable et d’utilisation des installations d’assainissement tournent respectivement autour de 30-40% et 8-23%. De plus, avec les irrégularités des pluies, la période culturale ne suit plus le calendrier normal dans l’année, les gens cultivent au fure et à mesure de l’arrivée des pluies. En outre, le Grand sud est dépourvu des moyens logistiques adéquats. Les 851 km de route national qui relie tous les huits districts du Grand sud sont toutes en terre et sont dans un état très précaire ; les ports et les aéroports se trouvent loin de la zone aride ; seuls quatre districts sur huit disposent de station de service pour l’approvisionnement en fuel, aucun aéroport international n’est présent au cœur du Grand sud. Enfin, la zone est naturellement vulnérable : la plupart de la végétation n’est pas commestible, avec peu de présence de culture de substitution, ayant limité la stratégie d’adaptation de la population en période de crise d’insécurité alimentaire ou nutritionnelle ; le nombre des fleuves et rivières est très limité par rapport à l’étendue de la zone, et avec 20.000 km² seulement de bassin versant, ils s’assèchent complètement pendant la période d’étiage. Face à cette vulnérabilité accrue et cette pauverté extrême, les mécanismes d’adaptation de la population sont très limités et un manque de pluies même pendant une période courte entraine une situation d’insécurité alimentaire et/ou nutritionnelle appelée localement « kere ». Cependant, le Grand sud est caractérisé par cette stuation structurelle depuis des décennies mais pour certaines années, la situation se dégrade au point de provoquer une urgence ponctuelle ou prolongée. Les cas les plus récents sont ceux de 2006, de 2009 et de 2011. Le nombre de population nécessitant une intervention d’urgence immédiate atteignait 191.000 personnes sur 500.000 en situation d’insécurité alimentaire en 2009, et 200.000 personnes sur 720.000 en 2011. Par ailleurs, si habituellement la cause d’une urgence liée à l’insécurité alimentaire ou nutritionnelle est le manque de pluies, le contexte actuel présente des facteurs aggravants qui pourraient aussi provoquer une urgence dans le Grand sud. Il s’agit entre autre des impacts des attaques des criquets dans cette zone, ou du phénomène inhabituel de l’insécurité. Ceci étant, le présent Plan de contingence porte sur les situations d’urgence liées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, quelle qu’en soit la cause et les facteurs aggravants, il ne peut servir les interventions menées contre l’insécurité alimentaire structurelle et la vulnérabilité structurelle. . 1 Comprehensive Food Security and Vulnerability Assessment, PAM/FAO 2010. 3 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Eléments clés du plan. 1. Le plan prévoit trois scénarios de contingence : le scénario 1 correspond à une situation d’urgence modérée et sans forcément affecter tous les secteurs ; le scénario 2 à une situation d’urgence moyenne et le scénario 3 à une urgence extrême et qui affecte tous les secteurs humanitaires. Les hypothèses de planification par scénario se résument comme suit : moins de 200.000 personnes directement affectées pour le scénario 1, entre 200.000 à 350.000 personnes pour le scénario 2 et plus de 350.000 pour le scénario. 2. Le plan prévoit une association de sept (07) principaux indicateurs d’alerte en prévision d’une situation d’urgence et des seuils sont définis pour chaque scénario. L’atteinte d’un ou des seuil(s) entraine l’activation du plan mais selon les scénarios, cette activation peut être partielle ou totale. Une quinzaine d’indicateurs secondaires s’ajoute aux indicateurs principaux et leurs valeurs, si elles sont disponibles, pourront compléter les analyses. 3. Sur la base de ces indicateurs, quelques systèmes sectoriels de collecte d’information et de données sont déjà opérationnels ou en train d’être mis en place. La compilation et l’analyse des données se fait à deux niveaux : au niveau de chaque secteur et au niveau de la coordination. A défaut de présence du Bureau permanent du BNGRC sur terrain, et à défaut d’un système d’alerte précoce qui sera alimenté par les différents systèmes d’information sectoriels, la centralisation et la consolidation des analyses sectorielles pourra se faire à travers le cluster « Sécurité alimentaire et moyen de subsistance » déjà opérationnel sur place. Au niveau national, le BNGRC jouera ce rôle. 4. Le plan prévoit un mécanisme de coordination locale et spécifique au Grand sud, indépendamment de la coordination nationale. En effet, en plus de la coordination par région à travers les Comités Régionaux de Gestion des Risques et des Catastrophes (CRGRC), une plate- forme de coordination inter-régionale appelée Comité Inter-régional de GRC (CIRGRC) sera à mettre en place et qui a pour rôle de rassembler tous les acteurs humanitaires présents dans le Grand sud pour les questions relatives à la préparation et les réponses aux urgences. Cette plate- forme est prévue être coordonnée par un Bureau permanent du BNGRC, basé sur place, ou à défaut temporairement par le Cluster Sécurité alimentaire et Moyen de Subsistance Grand sud. Le cluster « Sécurité alimentaire et moyen de subsistance » peut jouer ce rôle de coordination en attendant la mise en place de toutes les structures de coordination prévues dans le présent plan. 5. Le plan prévoit une éventuelle utilisation d’une équipe inter-régionale pour conduire les premières investigations ou évaluation rapide multisectorielle. La constitution de cette équpe, ses termes de référence, sa formation feront encore l’objet d’un travail ultérieur. A défaut de cette équipe, l’appui et l’intervention d’une équipe nationale seront toujours nécessaires. 6. Sept secteurs sont considérés comme prioritaires dans ce plan et chaque secteur a élaboré son propore plan de réponse sectorielle (en annexe du plan). Il s’agit de l’Eau, hygiène et assainissement, Education, Logistique, Nutrition, Protection, Santé, Sécurité alimentaire et moyen de subsistance. Une situation d’urgence à l’insécurité alimentaire et/ou nutritionnelle dans le Grand sud ne provoque pas de déplacement interne de la population mais le secteur Habitat pourrait être appelé à intervenir par rapport aux impacts des facteurs aggravants. 4 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 II. ANALYSE DU CONTEXTE ET ÉVALUATION DES RISQUES

  25. 2.1. Contexte général et problématique de la situation alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud.

  26. 2.1.1 Un environnement physique et climatique fragiles et austères Située entre 11° 57' et 25° 30' de latitude sud et entre 43° 14' et 50° 27' de longitude est, à cheval sur le Tropique du Capricorne, Madagascar se trouve dans l’hémisphère Sud, dans le sud-ouest de l’Océan Indien, séparé de la côte sud-est de l’Afrique par le canal de Mozambique, à 350 km des ème côtes sud-est de l’Afrique. C’est la plus grande ile dans l’Océan Indien (et 3 au monde) avec une superficie de 587.000 km² et habité d’environ 20.097.000 habitants. ème Classé 3 pays le plus vulnérable au changement climatique dans le monde, la sècheresse est le deuxième risque de catastrophes identifié à Madagascar, après le cyclone et l’inondation. La zone d’extrême sud de Madagascar, appelée Grand sud, peuplée de 1.600.000 habitants, est composée de 104 communes réparties dans huit districts et trois régions (Anosy, Atsimo Andrefana et Androy). Le Grand sud est peuplé d’éthnies différentes, mais essentiellement l’Antanosy, l’Antandroy, le Mahafaly, le Vezo, et le Bara. C’est une zone aride, et est fréquemment frappée par une longue période de déficit de pluies qui est traditionnellement considérée comme une sécheresse. En moyenne, 600 mm de pluies seulement tombent dans cette zone annuellement. Carte n°1. Carte des isohyètes du Grand sud En outre, le Service de la météorologie a relevé pour le Grand Sud une petite élévation générale de la température sur une période d’un siècle, ainsi que des perturbations du climat, lesquelles perturbations peuvent être aggravées par les effets des changements climatiques. A titre d’exemple, les faits suivants sont observés sur 37 ans d’enregistrements à Ambovombe (dans le Grand Sud) pour une moyenne de 575 mm de précipitations annuelles : 22 années pour lesquelles les précipitations annuelles étaient supérieures à 500 mm ; 8 années pour lesquelles les précipitations annuelles ont varié de 400 à 500 mm et qui correspondent à des années de soudure alimentaire difficile ; et 7 années pour lesquelles les précipitations annuelles étaient inférieures à 400 mm et qui correspondent à des années de disette. Entre 2008 et 2010, les précipitations annuelles étaient en dessous de 400 mm et quatre récoltes successives ont été perdues entre 2008 et 2009. Ces faibles précipitations diminuent 5 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 2 significativement la production, et ont des impacts graves et prolongés sur la sécurité alimentaire. Les cours d’eau qui se tarissent, privent la population d’eau potable saine pour l’alimentation et la santé, accentuant encore sa vulnérabilité. Toutefois, cette zone aride a reçu exceptionnellement beaucoup de pluies pendant les trois dernières saisons cycloniques successives (de 2010 à 2013).

  27. 2.1.2. Un contexte socio-économique de pauvreté Madagascar dispose encore d’une croissance démographique élevée, estimé à 3,01%. La 3 mortalité infantile s’élève à 48 pour 1 000 pour les enfants moins de 5 ans, et l’espérance de vie 4 moyenne à la naissance est de 66,7 ans . La densité moyenne est de 34 habitants au km2, les Hautes Terres étant plus densément peuplées que les côtes. Madagascar est classée parmi les pays les moins avancés, à faible revenu et à déficit vivrier. En 2013, le taux à la pauvreté est estimé à 5 92% , ,c’est-à-dire la personnes qui vivent en dessous de 2 dollars américains par jour, ce taux était de 68% de 2005. 6 En 2011, l’Indicateur de Développement Humain (IDH) est de 0,480% (0,435 en 2010), Madagascar entre ainsi dans le groupe des pays à développement humain faible (IDH<0,5). Le taux 7 de croissance économique du PIB en 2010 était de 0,5%, le taux prévisionnel pour 2011 est de 1,6% . La crise socio-politique s’est traduite au niveau de la vie quotidienne par l’accroissement du taux de chômage, environ 336.000 emplois (directs et indirects) ont été perdus depuis le début de la crise politique en 2009. Dans le Grand sud, les taux de pauvreté dépassent la moyenne nationale et sont les plus élevés à Madagascar, ce taux atteint 90% pour la région d’Androy. Le secteur économique dans le Grand Sud est marqué, entre autres, par le manque d’investissements, de cadre incitatif pour le secteur privé, et de capacité locale pour la promotion de l’emploi. Les ressources humaines sont marquées par le faible niveau d’instruction et de qualification de la main-d’œuvre. La faible productivité de la main d’œuvre nuit à la compétitivité du secteur tourné vers l’exportation. Le tissu économique du Grand Sud est aussi marqué par les capacités limitées des mécanismes institutionnels de service. Parallèlement au démarrage des grands chantiers d’exploitation d’ilménite à Tolagnaro (la première grande ville du Grand sud), un port maritime supposé être un des plus grands de la sous- région de la SADC est opérationnel depuis 2009 pour servir dans un premier temps de port d’exportation de l’ilménite en question, pour devenir ensuite un port commercial au service de l’économie locale voire nationale. Les infrastructures sanitaires, scolaires, d’adduction d’eau potable et d’assainissement, restent quant à elles très insuffisantes. Les populations des trois régions sont parmi les plus vulnérables aux problèmes de santé à Madagascar. La population des villages éloignés d’un centre de santé sont exclus des services de santé de base, faute de disponibilité de services sanitaires mobiles et l’éloignement des formations sanitaires. Près de 60% de la population vit au-delà de 5km d’une formation sanitaire. Le Grand Sud connait des niveaux d’instruction très bas, et des taux de scolarisation et des résultats scolaires faibles. Il y a un fort taux de redoublement, et des tendances vers une forte déperdition scolaire, avec près d’un tiers d’élèves ne complétant pas le niveau d’éducation primaire Cette situation s’explique, entre autres, par la pauvreté quasi-généralisée des ménages, l’enclavement, les effets néfastes des catastrophes naturelles, l’éloignement et l’insuffisance des infrastructures, les manquements au niveau du corps enseignant ; la mauvaise qualité des services, et le faible accès à l’eau potable et à l’assainissement. S’ajoutent à ces facteurs, la faible importance accordée à l’éducation par les ménages, et l’attachement aux traditions, particulièrement en milieu rural, où le poids du contexte entraine une participation quasi obligatoire de tous les membres de la 2 80% de perte moyenne en production céréalière en 2009-10 selon le Crop Assessment PAM-FAO 3 Enquête démographique et sanitaire 2008-2009 4 Rapport Mondial sur le Développement Humain - PNUD 2011. 5 Banque Mondiale. 6 Rapport mondial sur le Développement Humain – PNUD 2011 7 INSTAT, Tableau de bord de l’Economie de Madagascar, Juillet 2012 6 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 famille et ce dès le plus jeune âge aux travaux (agricole, élevage, pêche..). Par ailleurs, il est constaté que le faible niveau d’instruction de la mère ou du chef de ménage influe négativement sur l’importance accordée à l’éducation formelle des enfants. Les facteurs hydriques prépondérants expliquent pourquoi la diarrhée, avec une prévalence élevée de 13,3 %, est une des principales causes de décès des enfants à Androy. Aussi, seulement 8,5 % des femmes de 15-49 ans connaissent le traitement SRO de la diarrhée à Androy alors que la moyenne nationale est de 41,6 %. Dans l’ensemble des zones côtières, le paludisme reste la principale cause de morbidité et de mortalité chez les enfants. Les faibles moyens de gestion des ressources en eau font que la population ne peut asseoir de bonnes pratiques faute d’approvisionnement en eau. Cette situation a été exacerbée par la forte augmentation du prix de l'eau, 13% entre 2009 et 2010. Certaines populations marchent de 10 à 15 km en moyenne pour trouver de l'eau.

  28. 2.1.3. Un contexte sécuritaire alarmant Le présent Plan de contingence qui, pour la toute première fois, porte sur des urgences liées surtout à la sécheresse, est élaboré dans un contexte de crise politique dans le pays et d’insécurité alarmante et inhabituelle dans la zone couverte par le Plan. La principale cause de cette insécurité est les vols des bovidés perpetrés par des bandits organisés traditionnellement connus sous le nom de « dahalo ». Ce phénomène existe depuis presque 50 ans mais il se présente actuellement sous une autre forme et a contraint une partie de la population de se déplacer vers des endroits plus en sécurité, d’abandonner leurs cultures et leurs moyens de subsitance. En octobre 2012, 542 bovins ont été volés, et 484 restitués alors qu’en septembre, plus de 2.000 bovins ont été volés et 75 seulement restitués. Les attaques sont meurtrières aussi bien du côté des forces de l’ordre que des dahalos. Même si le phénomène est localisé dans une partie du Grand sud, il entraîne un déplacement temporaire de population et des effets psychologiques au niveau des fermiers et des vendeurs. Depuis le mois de juin 2012, le nombre cumulé des personnes deplacées atteint environ 2,600 personnes, les districts les plus concernés sont Betroka, Amboasary et Tolagnaro (Fort Dauphin). La campagne agricole et les échanges commerciaux sont perturbés par peur d’être attaqué à tout moment. Malgré que ce changement soit supposé être ponctuel, on doit le considérer du moins comme un facteur aggravant car en amont d’une crise, il peut accélérer une dégradation d’une situation d’insécurité alimentaire ou nutritionnelle et en aval il peut être un facteur de blocage pour accéder aux populations affectées par une urgence.

  29. 2.1.4. Un potentiel productif degradé Dans le Grand Sud, l’effectif moyen des exploitations agricoles familiales est de 5,51 personnes pour une superficie moyenne de 0,87 ha. Du fait de la forte croissance démographique, de l’ordre de 3%, la taille de l’exploitation par actif est en voie de diminution. Cette diminution n’est cependant pas compensée par une augmentation de la productivité qui reste très faible. Le rendement moyen, entre 0,3t/ha - 0,5t/ha pour le riz, est parmi les plus bas au pays, et la production moyenne annuelle par ménage évaluée à 450 kg ne permet pas de couvrir leurs besoins alimentaires. Le système agricole, basé essentiellement sur la subsistance, est peu performant, et le revenu 8 agricole représente plus de 60% du revenu de la famille. Les populations rurales du Grand Sud (pour la plupart des agriculteurs mais aussi des éleveurs) sont ainsi particulièrement vulnérables, et leurs capacités d’adaptation restreintes. En outre, le manque de diversification des cultures avec la pratique agricoles mal adaptée augmente le risque d’insécurité alimentaire saisonnière et limite leur résilience aux chocs. Toutefois, la faiblesse des revenus surtout pour les ménages avec femme chef de famille et plusieurs enfants en charge influe négativement sur leur accessibilité. Bien qu’épine dorsale de l’économie du Sud, l’agriculture et l’élevage, à cause de leurs faiblesses, sont aussi source de vulnérabilité pour les populations qui ont des difficultés à assurer une sécurité alimentaire ou à augmenter leurs revenus par la valorisation des produits agricoles et d’élevage. Les 8 Situation de référence projet AROPA, CAETIC Développement, 2010 7 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 populations malgaches des zones vulnérables, et en particulier celles des Sud victimes des sécheresses à répétition, font face à de graves problèmes d’insécurité alimentaire et de malnutrition. Les principaux problèmes liés à l’insécurité alimentaire révèlent tout d’abord un manque de productivité agricole dû à la très faible surface cultivée, aux pratiques agricoles mal adaptées et à la difficulté de se procurer des intrants de qualité. De plus, Les stocks alimentaires assurent une autonomie alimentaire de seulement 3 mois dans le Sud, ne permettant pas aux ménages de faire face aux périodes de soudure. Enfin, la faiblesse des revenus dans le monde rural, en particulier pour les ménages dirigés par les femmes seules ne permet pas de compléter la ration alimentaire par des achats sur le marché. A Madagascar en général, l’insécurité alimentaire est également associée à la faiblesse de la capacité locale de réponse aux chocs, capacité souvent limitée par le mauvais état des infrastructures routières. Se retrouvant dès lors avec un choix moins nombreux de stratégies de survie, la population devient plus vulnérable aux aléas naturels. La dépendance des populations du Sud aux produits de la nature ne fait que renforcer la nécessité de prioriser une gestion efficace de l’environnement. Les forêts naturelles et les reboisements existants sont exploités de manière destructive. Par ailleurs, la croissance démographique va continuer à générer des pressions pour l'expansion agricole au moyen de conversion de forêt dans le cadre du système de production sur brûlis.

  30. 2.2. Concepts de risque et vulnérabilité des populations

  31. 2.2.1. Les risques majeurs de catastrophes dans le Grand sud Trois risques majeurs menacent en permanence le Grand sud et qui pourraient tous conduire à une situation d’insécurité alimentaire et/ou nutritionnelle. Le plus fréquent est le déficit de pluie, puis l’attaque acridienne et enfin les épidémies (malaria, Fièvre de la Vallée de Rift, Grippe AH1N1, etc). Deux risques secondaires, à savoir les incendies des maisons et l’épanchement pétrolier, (déversement d’hydrocarbures) affaiblissent les capacités des ménages et leurs moyens de subsistance pour faire face aux trois premiers risques. Par ailleurs, les cyclones et les inondations, même s’ils provoquent une situation d’urgence dans les premiers jours, sont plutôt des facteurs favorables pour la sécurité alimentaire de cette zone. Le tableau en dessous donne une synthèse des impacts des situations d’urgence majeures successives dans le Grand sud. Type de Blessées Personnes affectées Année Décès ou (directement ou Observations crise malades indirectement) Cyclone et 2011-2012 inondation 2010-2011 Essentiellement causé par le cyclone BINGIZA Sécheresse 2010-2011 0 - 720.000 Limitée dans les trois régions du Sud du (Grand sud pays du pays) 2009-2010 0 - 381.000 2006-2007 0 - 232.690 2002-2003 - - 600.000 1988-1989 - - 950.000 1981-1982 - - 1.000.000 Invasion 2013-2014 1.000.000 ha de terres acridienne agricoles menacées 2011-2012 - 0 2.000.000 personnes Risque d’extension vers une grande partie affectées du pays 250.000 ha de terres agricoles menacées 2010-2011 - 0 500.000 ha de terres Limité dans le Grand sud et sud-ouest du agricoles menacées pays (13.000 personnes affectées) Epidémie 2012 21 0 Malaria 2009 0 20 Grippe AH1N1 2008 0 Fièvre de la Vallée de Rift Epanchement 2009 18.615 Du côté de Faux Cap petrolier 8 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Crise de sécheresse : localisation des communes affectées (source : Système d’Alerte Précoce) 9 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  32. 2.2.2. Analyse de la vulnérabilité Plus de 65% des ménages dans une grande partie du Grand sud déclarent ayant été affecté par un 9 choc annuellement, soit le taux le plus élevé aiu pays . L’impact des catastrophes sur la population, surtout sur les personnes les plus vulnérables et dans les zones vulnérables, accentué par les effets de ce changement climatique, est exacerbé par les facteurs de vulnérabilité suivants.

  33. 2.2.2.1. Facteurs naturels et physiques de vulnérabilité o Le Grand sud de Madagascar est une zone aride, qui ne reçoit en moyenne qu’environ 500 mm de pluies. Pendant les années de sécheresse aigüe, les précipitations annuelles n’atteignent même pas 300 mm. o Le Grand sud ne dispose pas beaucoup de grandes rivières et fleuves, contrairement aux autres régions de Madagascar. Seules trois grandes rivières/fleuves (Onilahy, Menarandra et Mandrare) traversent l’ensemble de la zone d’une superficie totale d’environ 130.000 km². Les deux premières rivières dominent le Grand sud mais avec seulement un bassin versant d’environ 20.100 km², elles sont toutes endoréiques et s’assèchent complètement en période d’étiage. o Il y a deux grands types de sol dans le Grand sud : cristalline et sédimentaire. Dans la zone cristalline, il y quelques cours d’eau mais elles sont temporaires ; et dans la zone sédimentaire, il n’y a aucun écoulement en surface. o La végétation dans le Grand sud est composée essentiellement par des plantes non comestibles, à cause des conditions hydro-climatiques de la zone. Le « Raketa » ou cactus est la plante de ceuillette par excellence dans cette zone, les arbres fruitiers ne présentent pas beaucoup d’espèces. Cela limite énormément la stratégie d’adaptation de la population pendant la période de soudure et les rend facilement vulnérables à l’impact de la sécheresse. .

  34. 2.2.2.2. Facteurs socio-économique de vulnérabilité o Après chaque crise ou catastrophe, la situation socio-économique des ménages et de la communauté n’a pas été toujours rétablie à son niveau pré-crise pour différentes raisons (perte de terres agricoles à cause de l’ensablement, diminution de rendement de leurs plantations, infrastructures sociales de base non réhabilités/reconstruites dans les normes, etc). En effet, les impacts cumulés des catastrophes pendant plusieurs années ont beaucoup contribué à l’augmentation de la vulnérabilité de ces communautés. 10 o 68% des ménages vivent dans une situation d’insécurité alimentaire chronique. o Pour les trois régions du Grand sud, les chocs entraînent essentiellement des pertes de revenus. Plus de 90% des ménages ont subit des pertes de revenu dont les valeurs varient entre 400.000 à 650.000 Ariary par ménage par choc selon la région. o Concernant le secteur eau et assainissement, le Grand sud est très vulnérable à cause du très faible accès à l’eau potable et aux installations d’eau et assainissement. Dans la région d’Androy, moins de tiers de la population (28 %) ont accès à l’eau potable, avec une forte disparité entre milieu urbain (13%) et rural (33%). Il en est de même pour les deux autres régions, tous autour de 11 40% . L’accès à des installations d’assainissement adéquates est très critique : 8% seulement pour la région d’Androy, 23% pour Anosy et 14% Atsimo Andrefana. o La plupart des réservoirs d’eau ont été construits sans tenir compte des conditions climatiques de la région. Ces réservoirs ne supportent pas l’alteration des températures élevées (toujours en dessus de 30°C entre octobre et mars) et des pluies , se cassent et deviennent inutilisables régulièrement. 9 INSTAT/DSM/EPM/2010 10 CSFVA 2010 - PAM 11 Annuaire du secteur eau potable et assainissement 2012 du Ministère de l’Eau 10 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 o Les routes qui relient tous les districts, d’une longueur totale de 851 km et totalement en terre, se trouvent dans un état très précaire et sont très vulnérables à des coupures temporaires ou prolongées après le passage des pluies. Cette situation favorise la difficulté d’accès, aussi bien physique que financier, aux différents produits importés par la zone soit en période de pré-crise soit en pleine période de crise.

  35. 2.2.2.3. Vulnérabilité culturelle o En milieu urbain, la prédominance de mentalité d’individualisme, la recrudescence des fraudes et de corruption et la valeur de solidarité se perdent davantage. o En milieu rural, l’ancrage aux us et coutumes et les philosophies ancestrales sont les principaux facteurs entravant le développement ; par exemple, beaucoup de paysans pensent que les catastrophes sont des destins de Dieu.

  36. 2.2.3. Analyse de la capacité de réponse au niveau du Grand sud et au niveau national

  37. 2.2.3.1. Capacité institutionnelle Le Grand sud dispose selon les textes de trois Comités Locaux de Gestion des Risques et Catastrophes au niveau des trois régions qui le compose. Dans le cadre de l’approche par responsabilité sectorielle, certains clusters exitants au niveau national se sont décentralisés dans le Grand sud, entre autres les clusters sécurité alimentaire et l’eau, hygiène et assainissement. Ces deux clusters sont très actifs dans le Grand sud et pourraient constituer la base de la mise en place de la future plate-forme inter-régionale des acteurs humanitaires pour le Grand sud. En outre, le Grand sud est la première zone à Madagascar où l’on note la plus forte présence des acteurs humanitaires. 35 ONGs (nationales et internationales confondues) y sont présentes d’une manière permanente même si elles ne sont pas bien réparties géographiquement et sectoriellement ; et toutes les agences humanitaires du Système des Nations ont une présence permanente dans le zone (cf. Annexe 5b. Carte 3W dans le Grand sud). Enfin, des organismes gouvernementaux spécialisés existent et sont opérationnels dans le Grand sud pour contribuer à l’atténuation des effets de la sécheresse, ou d’autres crise, entre autre l’Adduction en Eau du Sud (AES) basé à Ambovombe et le Corps de Protection Civile (CPC) basé à Tolagnaro (Fort Dauphin). Toutes ces structures oeuvrent ensemble pour la préparation et les réponses aux urgences.

  38. 2.2.3.2. Capacités physiques  Magasin de stockage : les acteurs présents dans le Grand sud disposent de 6 grands magasins de stockage géographiquement bien répartis dans la zone, d’une capacité totale d’environ 10.130 tonnes.  Aéroport/aérodrome : il y a 14 aéroports/aérodromes encore fonctionnels dans le Grand sud. Deux sont des aéroports intérnationaux et le reste sont des aérodromes, de piste en terre, et peuvent recevoir des petits avions moins de 6 tonnes (cf Annexe 6a. Fiche technique des aéroports). En cas de non practicabilité prolongée des routes, pour diverses raisons (insécurité, inondation, etc), ces aérodromes servent des moyens rapides pour atteindre les districts enclavés.  Port maritime : Le Grand sud dispose de trois ports maritimes mais qui sont localisés dans les extrémités ouest et est à Toliara et à Tolagnaro (Fort Dauphin. En effet, tous les districts à l’intérieur ne sont pas accessibles par bâteau (cf Annexe 6b. Fiche technique des ports maritimes).  Route : Tous les districts du Grand sud sont accessibles par route pendant toute l’année, sauf en période de pluie abondante. 851 km de route les relie et malgré l’état précaire de ces routes, elles restent un élément logistique important. 11 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  39. 2.2.3.3. Capacité d’adaptation de la communauté La capacité d’adaptation de la population se mesure à son aptitude à atténuer l’impact d’une catastrophe. Cette capacité varie énormément en fonction du niveau de préparation de la population locale, de la fragilité de l’environnement, de la diversité des activités génératrices de revenus et de l’état des infrastructures sociales et routières. Les capacités d’adaptation sont évaluées sur une échelle allant de « très faible » à « très importante » et permettent d’identifier les populations qui n’ont pratiquement pas les moyens de faire face aux chocs externes et celles qui au contraire peuvent adapter facilement leur modes de consommation pour compenser les pertes. Par tradition, la communauté du Grand sud adopte différentes stratégies d’adaptation qui va du simple 12 à l’extrême selon le niveau de l’urgence :  intensification des ventes de bétail  intensification de la pêche  intensification de l’exploitation forestière  intensification du salariat agricole, du commerce et de l’artisanat  différentes aides par les migrants ou les familles  changement des habitudes alimentaires  migration des familles  endettement  ventes des biens (terres, etc) Cependant, ces capacités d’adaptation sont de plus en plus limitées car les sécheresses successives, accentuées par l’impact de la crise socio-politique actuelle, ont réduit de manière significative le capital productif de la population.

  40. 2.2.4. Prévision de la saison des pluies 2013-2014 Le risque de sécheresse est le premier auquel pourrait être confronté le Grand sud. Pour la saison cyclonique 2013-2014 en particulier, les prévisions météorologiques de la saison des pluies indiquent pour le Grand sud des pluies normales à supérieures à la normale entre octobre 2013 et mars 2014. 12 Enquête structurelle Grand sud – SIRSA – SAP 2005 12 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Prévision des précipitations dans la région de la SADC Prévisions SARCOF pour la période Prévisions SARCOF pour la période d’octobre à décembre 2013 de janvier à mars 2014 9. Sud-ouest et Sud de Madagascar : pluies normales à 8. Sud-ouest et Sud de Madagascar : pluies supérieures à la normale normales à supérieures à la normale Valeurs normales des précipitations d’octobre à mars – calculées entre 1971 et 2000 13 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  41. 2.2.5. Scénarios retenus dans le plan de contingence

  42. 2.2.5.1. Méthodologie dans l’élaboration des scénarios L’élaboration des scénarios dans le plan de contingence a été faite de la manière suivante, les résultats sont présentés dans la figure à côté. o Une étude et analyse des données historiques des dix dernières années qui SERIEUSE ont permis d’identifier les indicateurs significatifs liés aux crises et leurs IMPACTS SEVERES (REF : 2009-2010) dssou différentes valeurs qui correspondaient à des différents niveaux impacts des 25 à 75% >100% >50% >15% >150% -30 à -20 à >500% 1,3% à 12,5 à crises. -40% -30% 1,7% 13,6% o La variation des valeurs de ces indicateurs a été analysée dans le temps, sur une base de valeur mensuelle, et a permis de délimiter les périodes entre CRITIQUE IMPACTS MODERES (R EF : 2006-2007) lesquelles leurs valeurs par rapport à une situation normale sont significatives pour engendrer une crise. 50 à 100% ?? ?? ?? ?? ?? ?? ?? 0,9% 8,3 à o Les indicateurs nutritionnels, basés sur des enquêtes SMART, ont confirmé la 10,3% significativité de chaque indicateur analysé. o A l’issue de l’analyse, les valeurs des indicateurs pluviométriques sont surtout significatives entre le mois d’octobre et mars précédant la pério de d’une IMPACTS FAIBLES (REF : 2002-2003 ) crise ; tandis que les valeurs des indicateurs agricoles et prix sont 75 à 100% 75% 50% 15% 40-90% -10 à 0 à -15% 40% significatives entre février et mars précédant la période d’une crise. -25% o Selon les valeurs des indicateurs et les résultats des enquêtes nutritionnelles déclénchées au début d’une crise, trois niveaux de scénarios pourraient être distingués o L’analyse et les trois scénarios ont été présentés, discutés et validés pendant SOUDURE NORMALE = DONNEES DE REFERENCE l’atelier de l’initiation à la planification de contingence. 225mm 295mm 10-20% 20-30% 5% 20-25% -5à-15% -5à-15% 20% 0,8% 6,2% Pluie Pluie Maïs G Maïs P Riz Local Man Se Mouton Bovin SeauEau MAS MAG Qutt OND - JFM AUGME NTATION DES PRIX MOYENS FE VRIER - MARS TAUX MOYEN Limite de la méthodologie o Normalement, l’analyse des données historiques devraient se limiter sur les cinq dernières années mais vu que trois crises de sécheresse se sont succédées pendant cette période, les valeurs des indicateurs sont biaisés par ces crises et l’analyse a du utiliser les données des dix dernières années. o Le manque de données pour certaines années qui précèdent une crise n’a pas permis d’analyser tous les indicateurs d’une manière homogène. o Des facteurs aggravants pourraient impacter les valeurs de certains indicateurs, par exemple l’insécurité. En effet, il faut toujours tenir compte l’influence de ces facteurs aggravants dans les futrures analyse avant de se prononcer sur le niveau de scénario. 14 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  43. 2.2.5.2. Scénarios retenus CRITÈRES SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE (année de réf. : 2002-2003) (année de réf. : 2006-2007) (année de réf. : 2009-2010) Pluviométrie d’octobre à Données de base mars - comparée à la 75 à 100 % 50 à 100 % 25 à 75 % (moyenne sur 5 ans) moyenne sur 30 ans Augmentation du prix N/D moyen (de fév. à mars) du 10 à 20 % 75 % > 100 % (Non disponible) maïs grain Maïs poudre 20 à 30 % < 50 % N/D > 50 % Indicateurs relatifs aux Riz local 5% 15 % N/D > 15 % précédentes Manioc sec < 25 % 40 à 90 % N/D > 150 % crises Mouton - 5 à - 15 % - 10 à 25 % N/D - 30 à - 40 % Bovin - 5 à - 15 % - 15 % N/D - 20 à - 30 % Seau d’eau 20 % 40 % N/D > 500 % N/D MAS 0,8 % 0,9 % 1,3 à 1,7 % (Non disponible) MAG 6,2 % N/D 8,3 à 10,3 % 12,5 à 13,6 % Durée de l’urgence En général 12 mois : généralement de mai de l’année n jusqu’en avril de l’année n+1 WASH : d’août de l’année n à décembre de WASH : d’août de l’année n à WASH : de mai à décembre Durée de la phase d’urgence aigüe l’année n décembre de l’année n ÉDUCATION : de janvier de l’année n+1 à pour certains secteurs ÉDUCATION : de janvier de l’année n à septembre de l’année n+1 mars de l’année n+1 Nombre de communes 10 à 20 20 à 30 > 40 Étendue des Personnes touchées < 200.000 200.000 à 350.000 350.000 à 1million dégâts Femmes enceintes Enfants de moins de 5 ans < 10 % (< 20.000 enfants) 10 à 20 % (entre 40.000 et 105.000) > 20 % (au moins 120.000 enfants) • Accès et utilisation limitées de l’eau (diminution • Accès et utilisation limitées de l’eau • Accès et utilisation quasiment Impacts WASH de la quantité d’eau utilisée par personne) (diminution de la quantité d’eau inexistantes de l’eau sectoriels utilisée par personne : x • Diminution de l’adoption de bonnes pratiques • Absence de l’adoption de bonnes 15 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 CRITÈRES SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE (année de réf. : 2002-2003) (année de réf. : 2006-2007) (année de réf. : 2009-2010) d’hygiène (utilisation multiple de l’eau) litres/pers/j) pratiques d’hygiène (utilisation • Diminution de l’adoption de bonnes multiple de l’eau) pratiques d’hygiène (utilisation • Revenus réservés en grande partie à multiple de l’eau) l’approvisionnement en eau • Revenus réservés en grande partie à l’approvisionnement en eau • Pas d’impact significatif • Reprise difficile de la scolarité • Une vingtaine d’écoles qui sont non • Échec scolaire opérationnelles à cause de l’augmentation de la déperdition • Malnutrition et précarité de l’état scolaire liée à l’insécurité alimentaire Éducation sanitaire des élèves • Taux d’abandon scolaire supérieur à 40 % • 105.000 élèves sont privés de cours et sont psychologiquement affectés Logistique • Blocage temporaire de certaines routes dû au déplacement des dunes • La population éprouve des difficultés à honorer • L’impact de l’insécurité alimentaire • Risques épidémiques accrus : les frais requis auprès des établissements commence à être ressenti au niveau diarrhées, paludisme au décours des sanitaires de base de l’état nutritionnel des enfants de pluies, grippe, … Santé moins de 5 ans. • Surmortalité au sein de la population globale, notamment chez les enfants de moins de 5 ans. • Augmentation de la proportion des enfants à • Malnutrition aiguë sévère et • Mortalité chez les enfants de moins de Nutrition risque de malnutrition sensibilité aux maladies (IRA, 5 ans à cause de la malnutrition paludisme et diarrhée) • Re-semis pour rattraper la campagne agricole • Pénurie de semences • Décapitalisation intense • Légère augmentation du prix des denrées • Vente des petits ruminants à faible • Exode des ménages • Faible diminution de la production et prix • Pénurie d’aliments Sécurité alimentaire diminution des stocks au niveau des ménages • Rallongement de la période de soudure ; pas de stocks au niveau des ménages • Les impacts de l’insécurité alimentaire • Impacts graves de la malnutrition sur se font ressentir au sein des familles l’état psychologique des enfants et des Protection • Pas d’impact significatif et les problèmes d’exploitation des jeunes enfants commencent à apparaitre : • Augmentation inquiétante du nombre • Diminution de la protection des des enfants en situation d’exploitation à 16 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 CRITÈRES SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE (année de réf. : 2002-2003) (année de réf. : 2006-2007) (année de réf. : 2009-2010) enfants. cause de la situation • Exploitation des enfants au travail. • Augmentation de l`exploitation des • Exploitation sexuelle des jeunes enfants au travail. filles/femmes. • Augmentation de l`exploitation sexuelle • Risques élevés d`abus. des jeunes filles, femmes. • Risque de diminution de l`unité • Augmentation des risques de violences familiale basées sur le Genre, y compris la traite de personne. • Risque d`abus sous toutes ses formes liés à la baisse d`application de la loi vis- à-vis de la protection des personnes/familles vulnérables. • Augmentation des besoins d`appui psychosociaux des personnes /familles victimes/affectées. • Déplacement des familles. 17 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 III. FONCTIONNEMENT OPERATIONNEL DU PLAN

  44. 3.1. Objectifs du plan Le présent plan de contingence et les plans de réponses sectoriels ont été élaborés conformément à l’esprit de la Charte de l’action humanitaire qui réaffirme le droit des populations victimes de 13 catastrophes à la protection, à l’assistance et à vivre dans la dignité . Ce plan a pour but d’identifier les actions à mener : o Dans le cadre de la préparation de la réponse : désignation des points focaux ; identification des équipes d’évaluation ; estimation des besoins et des manques (pré-positionnements, moyens de réponse) ; identification des bénéficiaires potentiels ; actions d’information et de formation pour l’atténuation des impacts, etc. o Dans le cadre de la gestion de la réponse : • Organisation des premières évaluations d’urgence puis de la réponse immédiate pour restaurer des conditions de vie convenables aux populations. • Planification et coordination du processus de relèvement précoce qui, tout en renforçant le travail des travailleurs humanitaires (ce dès la phase d’urgence) et en établissant des bases solides pour le développement (en stabilisant la situation et en accélérant le retour à la vie normale). o Dans le cadre de la gestion de la situation d’après-crise : continuum, suivi et évaluation de la qualité des programmes menés ; évaluations du niveau de relèvement.

  45. 3.2. Gestion de l’ensemble de la coordination

  46. 3.2.1. Arrangement à la base et coordination globale Conformément aux textes relatifs à la gestion des risques et des catastrophes à Madagascar, le plan prévoit un mécanisme de coordination locale au niveau de chaque découpage administratif (région, 14 district, commune et fokontany ), et qui sont présidés par les Comités Locaux de Gestion des Risques et des Catastrophes (CLGRC) et qui ont pour rôle de coordonner toutes les activités de préparation et de réponses dans leurs territoires respectifs. La coordination opérationnelle locale se fait au niveau des districts, sous la coordination des Comités de district de GRC (CDGRC) présidé par le Chef de district. Chaque Comité Régional de GRC (CRGRC), présidé par le Chef de région, assure la coordination générale des CDGRC, la centralisation des informations et la prise des décisions majeures. Le Chef de région peut déléguer son mandat au Directeur de l’Administration Générale Territoriale (DAGT). Cependant, pour se doter d’une vision globale de la situation et d’une coordination globale adéquate pour l’ensemble du Grand Sud, il est prévu de mettre en place une « Plate-forme inter-régionale de coordination pour le Grand Sud », appelé Comité Inter-régional de de Gestion de Risque et de Catastrophe ou CIRGRC. Son rôle est de rassembler tous les acteurs humanitaires présents dans le Grand Sud autour des questions relatives à la préparation et à la réponse aux urgences. Il est prévu que cette plate-forme inter-régionale soit coordonnée par une antenne permanente du BNGRC établie sur place, ou à défaut par le Président du Comité régional de GRC de la région où les acteurs humanitaires se sont regroupés. Dans le Grand Sud, cette plate-forme inter-régionale jouera le rôle du Comité de réflexion des intervenants en catastrophe (CRIC) qui opère au niveau national. Le BNGRC assure la liaison directe de la Plate-forme inter-régionale avec le niveau national. Par contre, chaque CRGRC continue à jouer son rôle en dehors du CIRGRC et peut avoir une relation directe avec le BNGRC si la situation ne concerne que sa région. 13 Charte Humanitaire SPHERE, basée sur les principes et les dispositions du Droit humanitaire international, du droit international, des Droits de l’Homme, du droit relatif aux réfugiés et du « Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe ». 14 Fokontany : unité administrative de base à Madagascar, correspondant à un quartier en milieu urbain et à un petit village en milieu rural. 18 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Schéma de la structure de coordination et principales responsabilités de chaque niveau de coordination 19 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  47. 3.3. Cadre des responsabilités sectorielles

  48. 3.3.1. Secteurs humanitaires dans le Grand sud et points focaux sectoriels EAU & SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET NUTRITION SANTÉ PROTECTION ÉDUCATION LOGISTIQUE ASSAINISSEMENT MOYENS DE SUBSISTANCE DIRECTION LEAD AU SEIN Direction régionale Office régional Direction régionale du Direction régionale Direction régionale de la Direction régionale de Direction régionale DU MINISTÈRE IMPLIQUÉ de l'Eau de la Nutrition Développement rural de la Santé publique Protection et des Affaires sociales l'Éducation nationale des Travaux publics AES DRSP GENIE RURAL ORN Chef de District CISCO FID SERVICES DÉCONCENTRÉS FID SSD ORN Maires ZAP CPC DES MINISTÈRES/PROJETS ORN PSDR (MinAgri) FID DRS FID (Primature) CLUSTER LEAD UNICEF UNICEF FAO/PAM OMS (pas de présence) CRS UNICEF PAM CRM CARE International ACF UNICEF UNFPA ADRA CARE International CRS ADRA ADRA UNFPA CRM AIDE ET ACTION CARE International CRS CRS CRM UNICEF MEMBRES IDENTIFIÉS DE SIF ACF CARE International ADRA L’ÉQUIPE HUMANITAIRE/ Land O'Lake SALOHI SIF CRS PAYS ACF Land O'Lake CARITAS SALOHI SALOHI Land O'Lake AVSF MSF Land O'Lake ASOS QMM SAF FJKM GRET SAHI WWF TARATRA SAF FJKM SOMONTSOY TANY MAITSO KIOMBA FAFAFI ASSOCIATIONS, FIFARAFIA CG 27 ONG NATIONALES, TAMAFA HH SOCIÉTÉ CIVILE, ASOS CDD SECTEUR PRIVÉ RADIO Rondroho CSA RADIO cactus MADR MANAO SATRAHA AGEX ECAR AZAFADY 20 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 EAU, HYGIÈNE ET SECTEUR/CLUSTER ÉDUCATION HABITAT LOGISTIQUE NUTRITION PROTECTION SANTÉ SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ASSAINISSEMENT Dir Eau DREN CRM (Croix- DirTP (Direction ORN DirPAS DRSP DRDR MINISTÈRE LEAD AU Rouge régionale des (Direction régionale (Direction (Office régional de (Direction régionale de (Direction régionale de (Direction régionale du NIVEAU DU GRAND SUD de l’Eau) régionale de Malagasy) Travaux publics) la Nutrition) la Protection et des la Santé publique) Développement rural) l’Éducation DirT (Direction Affaires sociales) nationale) régionale du Transport) ANDRIATSIFOLAHINA DONAHA RANDRIANARIJAON TOVOHERY Aly RAHARSON Serge Dr BARIMANJATO RAKOTOARISATA Point focal Philippe Théodoret A Lucien Ascar Michel Andriambololona RÉGION 033 24 638 35 034 45 190 27 034 14 221 90 034 05 120 22 032 07 980 51 033 28 031 88 034 05 610 83 DE L’ANOSY Tél. theodoretdoudou@ya 033 71 229 01 hoo.fr crm.anosy orn_anosy raharsonserge@yahoo.fr Drspfrpanosy drdranosy@moov.mg E-mail @gmail.com @yahoo.fr @yahoo.fr BARIAHO RANDRIANJATOVO MONJA Manantsoa Dr MAHAVORY Jean REHOZOE Point focal Yves Christian RAFANOMEZANTSOA Mananjoro Armi Noël RÉGION 033 71 603 65 034 05 241 04 034 80 883 67 034 05 610 82 DE L’ANDROY Tél. 033 09 196 60 onn-androy Armi.monja@gmail.com ddrsandroyabv@yahoo.f rehozoe@yahoo.fr E-mail ; @yahoo.fr Point focal RAKOTOVELO Jux NAHORY Yvette SANA Gosinary RAKOTOHARO Tiaray Dr RAYMOND Daniel EDALY RÉGION 033 15 692 42 034 08 529 71 034 14 222 94 034 02 111 39 032 04 536 37 033 06 634 06 032 04 909 88 Tél. DE L’ATSIMO 034 05 692 42 033 02 026 51 033 14 311 99 ANDREFANA drs.atsimoandrefana juxsolinski@yahoo.co ornatmandref@mo tiarayeugenieannicka@y edaly@freenet.mg E-mail @unfpa.org m ov.mg ahoo.fr CLUSTER LEAD UNICEF UNICEF CRM PAM UNICEF CRS OMS PAM/FAO Point focal RAZAFIMAHATRATRA Enrique ALVAREZ (PAM) NOURIA Nirina • Enrique ALVAREZ (PAM) Rova • RAKOTONDRAMANANA Hery (FAO) AU NIVEAU 032 23 427 46 033 15 434 11 032 23 426 76 • 033 15 434 11 (Alvarez) DU GRAND SUD Tél. 033 23 426 76 • 032 05 564 20 (Rakotondramanana) rrazafimahatratra Enrique.Alvarez@wfp.or nnirina@unicef.org • Enrique.Alvarez@wfp.org E-mail @unicef.org g • bdemmny@gmail.com RAJAONALISON RANDIMBIARISO ANDRIANARIVELO Paola CORRADO Amal BENNAIM Dr RAKOTONDRAIBE Dr RAKOTONJANABELO • Louis Muhigirwa Point focal Sitraka N Jacky Mika Hilda Arthur • RAHARINJATOVO Arisoa AU NIVEAU Tél. 032 23 427 43 032 23 426 60 034 14 221 54 032 07 137 40 032 23 426 26 034 05 157 08 033 75 303 15 032 05 003 04 – 033 41 045 34 NATIONAL sdrajaonalison jrandimbiarison grc@crmada.org Paola.corrado abennaim hilda.rakotondraibe@crs rakotonl Louis.muhigirwa@fao.org E-mail @unicef.org @unicef.org @wfp.org @unicef.org .org @mg.afro.who.int Arisoa.raharinjatovo@wfp.org 21 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  49. 3.3.2. Objectifs opérationnels des secteurs Groupe sectoriel Objectifs opérationnels Nutrition • Eviter une détérioration du statut nutritionnel de la population touchée par la sécheresse • Mettre en place ou renforcer les services de dépistage et de prise en charge de la malnutrition aigüe • Etablir, à travers des enquêtes quantitatives, l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans • Organiser et mettre en œuvre la distribution d’aliments (farine) enrichis pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants en état de malnutrition modérée • Equiper les centres de santé en personnel formé, en aliments thérapeutiques et en médicaments pour la prise en charge de la malnutrition aigüe sévère Eau, hygiène et assainissement • Satisfaire les besoins en eau potable de la population touchée • Approvisionner en eau en quantité suffisante pour satisfaire les besoins en hygiène et assainissement de la population touchée • Faciliter l’élimination sans risques des excréments et déchets solides • Assurer de meilleures conditions d'hygiène à la population touchée Sécurité alimentaire et moyen • Relancer les activités agricoles suite à l’aléa (élevage, pisciculture, de subsistance infrastructures agricoles, équipement et outillages, cultures de bas-fonds) et réhabiliter les circuits d’approvisionnement en intrants et de commercialisation des produits.  Rétablir les réseaux des aménagements hydro-agricoles en priorisant les réseaux traditionnels endommagés (barrages et canaux en terre, siphons en bois, etc.)  Rétablir les principales pistes rurales d’approvisionnement des marchés pour la reprise des circuits des produits agricoles, essentiellement de rente (litchi, banane, vanille, poivre et café)  Rétablir les capacités matérielles de production pour la saison suivante (semences, intrants, petit matériels agricoles)  Rétablir les étangs de pisciculture ; Assurer la disponibilité d’alevins et d’équipements de pêche  Rétablir le cheptel de base (ovins, caprins, bovins, porcins) et celui du petit élevage (volailles, petits mammifères, apiculture)  Faire une enquête sur la production agricole et un diagnostic sur la sécurité alimentaire afin de prévoir une éventuelle crise ou difficulté alimentaire dans les prochains mois  Surveiller la sécurité alimentaire à travers une évaluation rapide initiale de la sécurité alimentaire.  Répondre aux besoins alimentaires immédiats des ménages qui ont perdu leurs moyens d’accès à la nourriture Santé • Assurer les soins d’urgence pour les personnes vulnérables • Orienter les stratégies d’intervention sur la base des évaluations et du suivi de la situation sanitaire selon les différentes étapes de la crise humanitaire • Assurer la surveillance, la prévention et la riposte aux maladies à potentiel épidémique et aux autres risques sanitaires majeurs en situation d’urgence dans les zones touchées • Assurer la disponibilité et l’accès gratuit aux services sanitaires essentiels aux populations touchées en portant une attention particulière aux groupes vulnérables et aux personnes à risques : soins de santé primaire, santé de la reproduction (MISP), maladies chroniques et santé mentale. • Établir une structure de coordination efficace des intervenants en matière de santé pour permettre une action coordonnée et efficiente vers les priorités et les besoins identifiés • Assurer la coordination avec les autres groupes sectoriels (WASH, Nutrition, Logistique, Protection…) Éducation • Rendre disponible les premières informations sur les dégâts • Opérationnaliser le dispositif pour la pédagogie d’urgence 22 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Groupe sectoriel Objectifs opérationnels  Accompagnement des élèves en déplacement ou accueillis dans les familles  Avec le soutien des partenaires « Protection », assurer le suivi psycho-social des élèves en difficulté, dont ceux qui ne reviendraient pas spontanément dans les centres d’enseignement  Assurer un suivi des examens qui étaient prévus pendant la période d’urgence et assurer une continuité pour les élèves touchés (transport, etc…) • Assurer la disponibilité de kits scolaires d’urgence : kits scolaires et kits récréatifs pour l’amélioration des conditions de travail des enfants • Assurer la disponibilité des données statistiques de l’évaluation approfondie au plus tard un mois et demi après la catastrophe, y compris celles sur le nombre de non-retour des élèves et / ou des enseignants • Procéder à la préparation psycho-sociale pour le retour à la vie scolaire • Poursuivre le renforcement des capacités en réduction des risques de catastrophe des acteurs de l’éducation au niveau déconcentré : enseignants, chefs ZAP, Equipe Cisco et DREN • Faire le suivi et l’évaluation des activités réalisées Logistique • Apporter le soutien et appui nécessaires pour que toutes les opérations d’évaluation et de secours d’urgence puissent optimiser l’utilisation de tous les moyens logistiques possibles.  Coordination et partage d’informations sur l’aspect logistique  Mobilisation des ressources ou appui externe au cas où le groupe sectoriel « Logistique » est activé pleinement  Inventorier et actualiser un maximum d’offres commerciales en matière de logistique, selon la disponibilité et les capacités de prestation des soumissionnaires d’offres  Mettre à la disposition de tous les autres secteurs les informations les plus actualisées possibles sur les offres existantes  Participer aux évaluations post-catastrophes  Appuyer et faciliter l’acheminement des moyens humains et matériels sur le terrain en temps opportun, en qualité et quantité optimales, au meilleur coût, et au bon endroit avec le minimum de risques possible. (procédure de dédouanement,…) Protection • Assurer la protection contre la discrimination, la négligence, l'exploitation, la violence et les abus commis sur les groupes les plus vulnérables touchés par la crise humanitaire • Mettre en place un système opérationnel de « protection » des populations touchées, dont les victimes de violences et d’abus, par une prise en charge respectueuse des normes humanitaires • S’assurer que les besoins de protection spécifiques aux personnes et groupes les plus vulnérables soient pris en compte avant, pendant et après les catastrophes • S’assurer que toutes les populations touchées, particulièrement les femmes, les enfants et les plus vulnérables, bénéficient d’une protection et assistance adéquates et gérés dans le respect des normes internationales • Surveiller, identifier, documenter, traiter et dénoncer les abus et violations des droits humains, particulièrement ceux commis sur les groupes les plus vulnérables aux impacts des crises et des catastrophes 23 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 3. 4. Système d’alerte, indicateurs d’alerte, seuils de déclenchement, évaluations et suivi des réponses

  50. 3.4.1. Système d’alerte précoce (SAP) La mise en œuvre de ce plan de contingence nécessite la mise en place d’un système de suivi des indicateurs d’alerte sur sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle des ménages et le suivi de la survenance des chocs. Ce suivi est généralement effectué à travers un système d’alerte précoce qui collecte régulièrement des informations et des données sur les indicateurs consensuellement retenus (voir chapitre 3.4.2.). La mission du Système d’alerte précoce se résume comme suit : 1. il détecte les anomalies liées aux indicateurs, comme les hausses vertigineuses et anormales des prix des denrées, les baisses drastiques des stocks qui peuvent alerter sur les causes émergentes d’insécurité alimentaire ; 2. il utilise des moyens modernes appropriés de collecte tels que les GIS (Geographical information System), les images satellitaires et les données météorologiques pour suivre l’évolution de la pluviométrie, de la biomasse et de la situation hydrologique qui concourent aux alertes sur les aléas naturels tels que la sécheresse, l’invasion acridienne ; 3. il permet de procéder à des prévisions sur l’avènement des chocs et des prévisions de 3 à 6 mois sur les éventuelles évolutions de la situation alimentaire des ménages ; ainsi les périodes particulièrement difficiles de soudure peuvent être annoncées d’avance et des mesures préventives prises, pour amoindrir les effets sur les ménages. 4. Lorsque le choc se manifeste, tel que l’avènement d’une sécheresse, la collecte et l’analyse des données sur des indicateurs permettent de suivre l’évolution du choc et préparer des réponses. Les systèmes d’alerte précoce contribuent et facilitent les évaluations rapides et approfondies qui clarifient l’état de la situation. Ce sont donc les informations et données collectées régulièrement par les systèmes d’alerte précoce, qui permettent d’évaluer l’ampleur des chocs et leurs effets sur les sources de nourriture, de revenus et de denses des ménages ; par ce sens, ils aident à la prise de décision telle que la déclaration de début d’une urgence, les types d’appui à apporter et la déclaration de la fin d’une urgence. A Madagascar, aucun système consensuel d’alerte précoce n’est opérationnel à ce jour. Lors de l’atelier de validation de ce plan de contingence, il a été convenu qu’il est nécessaire de mettre en place d’un vrai SAP et un comité restreint a été créé pour continuer les réflexions antérieures dans ce sens. En attendant, un SAP intermédiaire sera opérationnalisé sous la houlette du BNGRC et dont le fonctionnement se fera de la manière suivante : 1. Sur la base sept indicateurs principaux et des quinze indicateurs secondaires identifiés (page 28 et 29), dont la plupart sont déjà collectés à travers différents mécanismes, le BNGRC assure l’harmonisation de la méthodologie de collecte et la centralisation au CERVO. 2. Une rencontre régulière, de préférence mensuelle, sera convoquée par le BNGRC pour une analyse conjointe de la situation dans le Grand sud et ainsi pour détecter précocement une anomalie. 24 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – In

  51. 3.4.2. Association d’indicateurs d’ Parmi les 23 indicateurs d’alerte iden indicateurs (voir page 25) a été choi d’urgence qui selon les seuils correspo Le futur système d’alerte sur place permettant de calculer les valeurs de les justifications de ces sept indicateur o Leurs liens étroits et le  Le manque de pr dans le Grand sud  Le premier impact des cultures, ce q produits (indicate  Les stocks des mé alimentaire augme manioc, chèvre, m s’épuisent (indicat  En conséquence, pourrait augmente  Et les ménages ra dépenses liées à la o Les sept indicateurs so o Les sept indicateurs s d’information déjà en En plus des sept principaux indicat page 26) a été aussi identifiée, et son données relatives à ces indicateurs ad situation d’urgence dans le Grand sud PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Sept principaux indicateurs d’alerte à une situation d’urgence dans le Grand sud de Madagascar Seuils de déclenchement du plan Période Existence Fréquence de Secteurs Indicateurs d’alerte Source critique de de collecte Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 collecte collecte Service local de la 1. Pourcentage de précipitations comparées à Octobre à Oui 75 à 100% 50 à 100% 25 à 75% Météorologie Journalière la moyenne sur 30 ans (octobre à mars) mars CNA 2. Taux moyen d’augmentation annuelle du prix sur les marchés : Février et mars Hebdomadaire Riz local/importé (kpk) Oui/Non <15% 15%-25% >25% Février et mars Hebdomadaire Sécurité alimentaire Mais pille /grain (kpk) Oui/Non <25% 25% - 40% >40% ODR ou autre Février et mars Hebdomadaire système Manioc sec/frais (kg) Oui/Non <30% 30% - 40% >40% d’information à Février et mars Hebdomadaire mettre en place 3. Taux moyen de diminution annuelle du prix de chèvre (kg) et du mouton (kg) – Oui/Non <20% 20% - 40% >40% Février et mars Hebdomadaire chèvre/mouton moyenne Source informelle 4. Taux moyen d’augmentation annuelle du Octobre à Oui >40% 1>150% >400% mais fournie par Mensuelle prix du seau d’eau sur les marchés informels mars Wash AES 5. Diminution anormale de la production d’eau Oui 25%-40% 40-60% >60% AES et JIRAMA Saison sèche Journalière 6. Variation brusque du nombre d’admissions CRENAS Janvier à Nutrition Oui <50% 50 – 100% >100% Hebdomadaire dans les CRENAS/CRENI CRENI décembre Rapport de routine 7. Taux d’ordonnance servi (ordonnance Janvier à Santé Oui >75% 50-75% <50% auprès des centres Mensuelle honorée par le patient) décembre de santé 26 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 Une quinzaine d’indicateurs d’alerte additionnels de déclenchement d’une situation d’urgence Seuils de déclenchement du plan Période Existence de Fréquence de Secteurs Indicateurs d’alerte Source critique de collecte Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 collecte collecte 8. Fréquence de consommation des Investigation initiale Sur période Non 1fois/jour 2 fois/jour 3fois/jour Mensuelle aliments de disette comme repas ou enquête rapide courte 9. Nombre de jour dans la semaine Investigation initiale Screening Non 1-2jours 3jours >3jours dépourvu de diner pour les adultes ou enquête rapide de routine 10. Pourcentage de diminution des Fin de Sécurité Investigation initiale rendements agricoles de la production Non <20% 20% - 50% >50% campagne Annuelle alimentaire ou enquête rapide principale par rapport à la période normale agricole 11. % superficie ravagée par d’autres Pendant 12 Oui <20% 20-50% >50% CNA / DRDR Décade aléas et prédateurs (cultures vivrières) mois 12. Durée moyenne de stock des aliments Evaluation : Période de Non 2-3mois 1-2mois <1 mois Mensuelle au niveau des ménages (patate douce, etc) Investigation initiale récolte Période 13. Nombre de puits et de points d’eau taris Non 30%-60% 60-90% >90% DirEau (Maires) Mensuelle sèche Wash 14. Longueur moyenne du lit des rivières Investigation initiale Période endoréiques qui n’a pas d’eau par rapport Non 5-10km 10-20km >20km ou enquête rapide sèche au point de puisage habituel 15. Taux de malnutrition aiguë (poids ; Enquête SMART 10 – 14 sérieuse Nutrition taille pour SMART) et Screening périmètre Oui < 5% acceptable; 5 – 9% pauvre; Screening de Ponctuelle ≥15 critique brachiale) routine 16. Taux de mobilité moyen par commune du chef de ménage pour des raisons <25% 25-50% >50% économiques Réseau de Protection 17. Nombre de signalement de violence, protection de <5 5-10 >10 abus et exploitation à l’encontre des enfants cas/commune/mois cas/commune/mois cas/commune/mois l’enfant (commune) et des femmes 18. % des hommes migrants Non < 100/ commune 100<nb<300 Nb>300 19. Taux de fréquentation des consultations Rapport de routine Oui 20-30% 10-20% <10% Mensuelle externes (RMA) CSB Santé Rapport de routine Mensuelle ; 20. TMM5 Oui 1,5-2/10000/jour 2-4/10000/jour >4/10000/jour CSB / Rapport hebdomadaire en mensuel ASC cas d’épidémie 21 Nombre d’élèves inscrits au début de Dir école, ZAP, Octobre en Oui >70% <60% l’année scolaire CISCO décembre Education Dir école, ZAP, Décembre à 22. Taux de fréquentation scolaire Oui >60% 40%-60% <40% Mensuelle CISCO février 27 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  52. 3.4.3. Procédure de déclenchement du plan L’occurrence d’un scénario est liée à l’atteinte des seuils des sept indicateurs principaux. Cependant, dans la pratique, il est rare d’atteindre tous les seuils en même temps, certains seuils peuvent être atteints bien avant d’autres, même à l’intérieur d’un même scénario. Les principes de déclenchement se font en suivant les étapes suivantes : 1. A défaut du Comité Inter-régional de GRC, le BNGRC assure la centralisation et le suivi mensuel des différentes données collectées dans l’ensemble du Grand sud, pour calculer les valeurs des indicateurs d’alerte (voir Tableau. Indicateurs et seuils de déclenchement, pages 25 et 26). 2. Parallèlement sur le terrain, Chaque Président du CRGRC, appuyé par les Chefs des clusters, fait le même travail mais pour la région qui le concerne 3. Le(s) Chef(s) de fil de(s groupe(s) sectoriels(s) concerné(s) ou le système d’alerte en place demande la convocation d’une réunion du CRGRC de la région concernée si l’alerte ne concerne qu’une seule région ou du CIRGRC si l’alerte concerne plus d’une région, pour présenter la situation. 4. La CIRGRC recommande au BNGRC la déclaration officielle de l’atteinte d’un scénario et recommande au Premier Ministre la déclaration d’une situation d’urgence dans le Grand sud. 5. Le BNGRC, après consultation avec les acteurs nationaux et une évaluation initiale (voir tableau du processus des évaluations dans la page 28), fait la déclaration officielle de la crise et le scénario correspondant 6. Selon le niveau du scénario, le plan de contingence est activé partiellement ou totalement. Une activation partielle signifie une activation du nombre de secteur limité et une activation totale signifie l’activation intégrale de tous les secteurs. 7. Une fois le plan activé, la première activité conjointe consiste à conduire une évaluation conjointe des besoins réels, à travers une évaluation rapide multisectorielle et éventuellement une enquête SMART en fonction des recommandations de l’évaluation initiale 8. A l’issue de ces différentes évaluations, le BNGRC pourra demander l’appel à l’aide internationale si la capacité du CIRGRC et celle du CRIC sont dépassées. 9. Les secteurs concernés activent en même temps leurs plans sectoriels en réalisant les activités prévues dans leurs plans respectifs.

  53. 3.4.4. Déclaration de la fin d’une situation d’urgence La déclaration officielle de la fin de l’urgence se fera de la manière suivante : 10. Une évaluation de la qualité et des impacts des réponses est menée et cela montre que les indicateurs ont retrouvé leurs valeurs normales d’avant crise 11. Les conclusions de l’évaluation/enquête sont restituées et discutées avec le CIRGRC 12. Le CIRGRC recommande la déclaration de la fin de l’urgence 13. Le Premier Ministre, sur recommandation du BNGRC, déclare officiellement la fin de l’urgence. 28 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  54. 3.4.5. Différents types d’évaluations DEMARRAGE PAR RAPPORT A APPROCHE ET OUTILS TYPE D’EVALUATION OBJECTIF DURÉE PROBABLE QUI LEAD ET PARTICIPE L’URGENCE UTILISÉS INVESTIGATION INITIALE 1. Confirmer l’alerte lancée par le système d’alerte ou les Avant la déclaration de l’urgence < 1 semaine BNGRC lead Fiche d’évaluation systèmes d’information sur place initiale (à CONJOINTE : entre développer) 2. Sur la base des sept indicateurs d’alerte (page 25) et des techniciens sur le niveaux des seuils identifiés, déterminer le scénario terrain et correspondant à la situation appuyés par les techniciens nationaux 3. Permettre de décider si une évaluation rapide multisectorielle et/ou une enquête nutritionnelle est nécessaire ÉVALUATION RAPIDE 1. Quantifier les dégâts (bilan chiffré mais provisoire) et les A conduire si la situation est jugée A définir au BNGRC lead Enquête au niveau MULTI-SECTORIELLE besoins urgents pour sauver des vies grave et nécessite une moment de de la communauté, CONJOINTE : entre mobilisation globale de l’élaboration de focus group et 2. Orienter les évaluations devant être menées par les techniciens sur le ressources la fiche ménages différents secteurs terrain et d’évaluation Applicable aux scénarios 2 et 3 appuyés par les Fiche conjointe 3. Identifier les besoins d'urgence pour permettre de produire techniciens nationaux d’évaluation rapide un Flash Appeal et/ou, en cas de besoin, un CERF multisectorielle (à développer) ENQUÊTE 1. Evaluer la situation nutritionnelle des enfants moins de 5ans Peut être menée conjointement Dépend de MinSan/ONN lead Enquête par NUTRITIONNELLE ou pas avec l’évaluation rapide l’étendu de la échantillonnage 2. Confirmer le niveau de scénario Inter-sectorielle S.M.A.R.T. multisectorielle zone concernée (Nutrition et santé) Fiche SMART 3. Estimer les besoins d’intervention nutritionnelle EVALUATION DE LA FIN 1. Permettre de déclarer ou de se préparer à la fin de l’urgence Au moment où la situation est BNGRC lead Fiche conjointe DE L’URGENCE jugée atténuée d’évaluation (à CONJOINTE développer) ÉVALUATION DE LA 1. Évaluer l'efficacité et la qualité des réponses Dépend de l'exercice (ne Peut être leader par QUALITÉ ET DES nécessite pas forcément un Consultant 2. Tirer des leçons apprises pour les prochaines urgences IMPACTS DES RÉPONSES d'attendre la fin de la réponse) externe 29 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 30 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  55. 3.4.6. Suivi des réponses et gestion de l’information Un mécanisme de suivi de réponse sera mis en place et sera géré par un serveur accessible en ligne. Le système s’appelle « Activity Info » et est accessible à tous les acteurs humanitaires à différents niveaux. Les indicateurs listés dans l’annexe 3h qui ont été proposés par les secteurs humanitaires seront suivis à travers ce système. Les différentes réunions de coordination et de suivi, aussi bien au niveau national qu’au niveau du Grand sud utiliseront les différentes valeurs de ces indicateurs pour prendre des décisions. En matière de gestion de l’information, les types d’outils suivants seront produits pendant un cycle d’une situation d’urgence dans le Grand sud. Période de Fréquence de Responsable Type de produits production publication Cartographie des pré-positionnements Avant la crise Une fois BNGRC Cartographie des capacités de réponse Avant la crise Une fois BNGRC existantes dans le Grand sud Cartographie de la présence des acteurs Avant la crise Une fois BNGRC Cartographie de l’alerte : situation des Au moment de Une fois CIRGRC/BNGRC différentes communes l’alerte Cartes 3W des réponses Période de réponse Mensuelle CIRGRC/BNGRC Rapports de situation A partir de l’alerte Mensuelle BNGRC jusqu’à la fin de la réponse Contacts de tous les acteurs pendant les Période de réponse Mensuelle CIRGRC/BNGRC réponses Rapports des évaluations Apres chaque BNGRC/Clusters évaluation Communiqués de presse Au moment de BNGRC l’alerte Période de réponse A la fin de l’urgence Des manuels de procédures seront encore à développer pour décrire le processus à suivre pour l’élaboration de ces outils de gestion de l’information. 31 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  56. 3.5. Réponses sectorielles

  57. 3.5.1. Activités sectorielles clés SECTEURS SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE COORDINATION • Suivi régulier des indicateurs et publication des • Suivi régulier des indicateurs • Activation intégrale du Plan ET GESTION DE bulletins L’INFORMATION • Activation partielle du Plan de contingence • Appel à l’aide internationale • Renforcer la coordination inte-rclusters et • Faciliter la coordination des acteurs • Faciliter la coordination des acteurs l'approche cluster avec d'autres mécanismes de humanitaires pour assurer la prestation humanitaires pour assurer la prestation coordination et les structures gouvernementales appropriée, adéquate et opportune de l'aide appropriée, adéquate et opportune de l'aide pour assurer une utilisation efficace et efficiente humanitaire aux populations les plus touchées; humanitaire aux populations les plus touchées; des ressources et une approche stratégique • Renforcer la coordination inter-clusters et • Renforcer la coordination inter-clusters et commune. l'approche cluster avec d'autres mécanismes l'approche cluster avec d'autres mécanismes de coordination et les structures de coordination et les structures gouvernementales pour assurer une utilisation gouvernementales pour assurer une utilisation efficace et efficiente des ressources et une efficace et efficiente des ressources et une approche stratégique commune. approche stratégique commune. WASH • Outils d’évaluation • Outils d’évaluation • Outils d’évaluation • Matériels et équipements de transport d’eau • Matériels et équipements de transport d’eau • Matériels et équipements de transport d’eau • Approvisionnement très modéré en eau (15 • Approvisionnement localisée en eau (15 litres • Approvisionnement généralisée en eau (15 litres par jour) par jour) litres par jour) • IEC sur la promotion à l’hygiène et la prévention • IEC sur la promotion à l’hygiène et la • IEC sur promotion à l’hygiène et sur la des maladies d’origine hydrique (outils, etc.) prévention des maladies d’origine hydrique prévention des maladies d’origine hydrique (outils, etc.) (outils, etc.) • Construction de nouveaux points d’eau, de • Construction des nouveaux points d’eau de préférence forage équipé préférence forage équipé ÉDUCATION • Collecte plus régulière de données à travers la • Collecte plus régulière de données à travers la • Collecte plus régulière de données à travers la structure de l’éducation : évolution de la structure de l’éducation structure de l’éducation fréquentation scolaire 32 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 SECTEURS SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE • Renforcement des capacités des responsables de • Rendre plus fonctionnel le suivi de l’état de • Mise en place de cantines scolaire au niveau l’éducation au niveau des ZAP et des CISCO pour santé des élèves (santé scolaire, collaboration des écoles concernées la coordination et la gestion de l’information avec les secteurs Santé et WASH) • Possible mise en place de cantines scolaires localisées LOGISTIQUE • Cartographie des informations logistiques clés • Mise à jour de la capacité logistique sur place, notamment : l’état des routes et des ports ; les capacités disponibles en matière de transport ; les capacités disponibles en matière d’entreposage (entrepôts/points de stockage) ; la disponibilité de carburants ; etc. • Inventaire des moyens de transport disponibles au moment de la crise (charrettes, à dos d’homme, etc.) • Identification des possibilités d’achat de vivres (dans la localité et dans les zones limitrophes) SANTÉ • Evaluation sanitaire approfondie ; • Renforcement du fonds d’équité par des kits médicaux d’urgence au niveau des formations sanitaires ; • Suspension temporaire du système de • Evaluation initiale rapide (multisectorielle) ; • Prise en charge gratuite des cas chez les recouvrement des coûts dans les CSB ; • Suivi continu de la situation sanitaire ; groupes vulnérables (enfants de moins de 5a et • Stratégies mobile et avancée ; • Activation du fonds d’équité (sensibilisation à femmes enceintes) pendant une période une meilleure utilisation du fonds) ; déterminée (6 mois) • Renforcement de la santé communautaire ; • Renforcement de la surveillance hebdomadaire • Mise en œuvre de stratégies mobile et • Renforcement du PEV ; des maladies à potentiel épidémique. avancée ; • Système d’alerte et de riposte épidémique. • Renforcement du PEV ; • Système d’alerte et de riposte rapide aux épidémies NUTRITION • Mobilisation sociale (conscientisation, • Déclenchement d’une enquête ponctuelle • Déclenchement de l’urgence sensibilisation) sur l’ANJE selon l’approche Cycle (SMART) • Mobilisation sociale (conscientisation, de vie • Vérification de la disponibilité d’intrants et de sensibilisation) sur l’ANJE selon l’approche matériels sur les différents sites Cycle de vie 33 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 SECTEURS SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE • Dépistage actif de la malnutrition • Dépistage actif de la malnutrition • Renforcement de la prise en charge (structures • Renforcement de la prise en charge (structures de santé et structures communautaires, de santé et structures communautaires, ressources humaines, stratégies avancées, ressources humaines, stratégies avancées, mobiles et fixes) mobiles et fixes) • Distributions de vivres • Distributions de vivres • Réhabilitation • Réhabilitation SÉCURITÉ • Améliorer l’accès aux semences (si possible en En plus des activités prévues pour le Scénario 1 : En plus des activités prévues pour le Scénario 2 : ALIMENTAIRE utilisant les structures déjà en place) • Faciliter l’accès aux semences des cultures à • Distribuer gratuitement de la nourriture et des • Améliorer l’accès aux produits phytosanitaires cycle long semences aux bénéficiaires ciblés • Développer les cultures à cycle court (faciliter • Distribuer des vivres sous forme de « vivres • Pré-positionner des semences l’accès aux semences) contre travail » s’il y a pénurie sur les marchés • Améliorer les conditions de stockage (pré- ou « argent contre travail » si les marchés sont positionnement) approvisionnés (exemples de VCT utile à la sécurité alimentaire : mise en place de brise- • Faciliter l’accès aux produits permettant vents, de bandes anti-érosions, etc.) ou s’il y a d’améliorer l’état sanitaire du bétail dégradation des sources de revenu des familles • Favoriser l’accès aux petits matériels (charrues, vulnérables ou à risques d’insécurité pompes à pédale) alimentaire. PROTECTION • Mener une évaluation initiale et une évaluation • En plus des activités prévues pour le scenario • En plus des activités dans le scenario 2 : rapide (multisectorielle) 1: • Suivi de l`application, par d`autres • Mise à jour des listes des centres sociaux, des • Dénonciation et traitement des cas de secteurs/clusters, des principes de Protection réseaux de protection, des cliniques juridiques et violence, exploitation et abus dans leurs interventions. autres structures locales pouvant offrir des • Identification, réunification familiale des • Sensibilisation de la population locale sur la prises en charge psychosociales. enfants séparés de leur famille, séparation due protection les structures qui donne des prises • Saisir le mécanisme d`identification, et de suivi à la situation d’insécurité alimentaire en charge psychosociale. des victimes d`abus et d`exploitations. • Sensibiliser la population locale sur la • Action de plaidoyer sur l`application de loi • Renforcer la sensibilisation des autres protection de la famille (surtout les enfants, les protégeant la population locale sur toutes secteurs/clusters sur les principes de protection. jeunes filles), les structures qui donne des formes d`abus et exploitations (en particulier 34 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 SECTEURS SCÉNARIO 1 : IMPACT FAIBLE SCÉNARIO 2 : IMPACT MOYEN SCÉNARIO 3 : IMPACT SÉVÈRE • Partager le checklist de suivi d`application des prises en charge psychosociale. les enfants, les femmes, les handicapés). principes de Protection pour les autres secteurs / • Identification, et suivi des victimes d`abus et • Donner des assistances psychosociales et clusters d`exploitations juridiques aux familles affectées, enfants, • Dispatcher les supports IEC pour soutenir les • Donner des assistances psychosociales aux jeunes filles et femmes victimes d`abus et actions de support psychosociale. familles affectées, enfants, jeunes filles et exploitations. • Assurer que le mécanisme de coordination sur la femmes victimes d`abus et exploitations. • Suivi des personnes/familles déplacées. protection des enfants durant les situations • Renforcer la coordination locale des réponses. • Organiser une réunion de suivi mensuelle avec d’insécurité alimentaire soit bien en place et tous les acteurs (les partenaires locaux, les • Organiser une réunion de suivi mensuelle avec fonctionnel STDs, les autorités locales) et les autres tous les acteurs (les partenaires locaux, les • Collecte plus soutenue et régulière des données STDs, les autorités locales) et les autres clusters. à travers les bases communautaires et clusters. • Réunification familiale. institutionnelles des RPE pour la surveillance des problématiques de protection des enfants due à l’insécurité alimentaire • Renforcement des mécanismes clés de prévention et de protection déjà en place particulièrement pour les enfants en groupes d’enfants vulnérables. 35 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15

  58. 3.5.2. Budget La budgétisation du plan s’est basée sur les coûts opérationnels des plans sectoriels élaborés à partir des différentes phases : la phase d’alerte, la phase d’urgence aigüe et la phase relèvement précoce. Le budget présenté ci-après constitue le budget conjoint des groupes sectoriels et des clusters de l’équipe humanitaire et classé par scénario. NATURE DES GROUPE DISPONIBLES (pré- BESOINS BESOINS ADDITIONNELS BESOINS ADDITIONNELS BESOINS SECTORIEL positionnement) ADDITIONNELS USD - SCÉNARIO 2 USD - SCÉNARIO 3 USD USD - SCÉNARIO 1 Sécurité alimentaireet moyens de 0 3,588,609 7,177,218 10,000,000 subsistance Eau/ Assainissement 0 1,776,130 1,965,630 2,310,130 INTRANTS Education 0 0 5,740,932 REQUIS Logistique Perimetre brachial 400$ Perimetre brachial 400$ RUTF 495,000$ RUTF 495,000$ Nutrition 0 0 Medicaments 6,000$ Medicaments 6,000$ CSB et Huile 1,291,400$ CSB et Huile 1,291,400$ Protection 0 500 000 800 000 1 200 000 Santé 0 635,000 1,235,000 1,435,000 Sous-total des besoins en intrants 0 Agriculture & Sécurité alimentaire Eau/ Assainissement Education 44,764 47,943 Equipe d’enquêteurs PERSONNEL Nutrition 10,000$ REQUIS OU Equipe d’enquêteurs 10,000$ Agents de santé et Agents de santé et SERVICES communautaires 10,432$ communautaires 10,432$ DIVERS Equipe de distributeurs Equipe de distributeurs 2,028$ Mobilisation 2,028$ Nutritionniste 6,000$ sociale 56,310$ Nutritionniste 6,000$ Materiels anthropometriques Materiels 10,000$ anthropometriques Ordinateur 2,000$ 10,000$ Materiels de gestion 5,000$ Ordinateur 2,000$ Materiels de gestion 5,000$ Protection Sous-total des services divers TOTAL GÉNÉRAL 36 PLAN NATIONAL DE CONTINGENCE – Insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud 2013-15 IV. ANNEXES ANNEXES 1 : Informations générales Annexe 1a : Carte des délimitations administratives du Grand Sud Annexe 1b : Carte de densité de la population (par commune) Annexe 1c : Quelques terminologies clés pour le cas de sécheresse

  59. Annexe 1d : Carte de l’historique de la sécheresse dans le Grand Sud ANNEXES 2 : Activités de préparation, Plans sectoriels et Indicateurs de suivi Annexe 2a : Plan sectoriel Eau et assainissement Annexe 2b : Plan sectoriel Éducation Annexe 2c : Plan sectoriel Logistique Annexe 2d : Plan sectoriel Nutrition Annexe 2e : Plan sectoriel Protection Annexe 2f : Plan sectoriel Santé Annexe 2g : Plan sectoriel Sécurité alimentaire et Moyens de subsistance

  60. Annexe 2h : Indicateurs à suivre en cas de réponses ANNEXES 3 : 3W et ressources humaines disponibles Annexe 3a : Qui fait quoi où (3W)

  61. Annexe 3b : Disponibilité en ressources humaines dans le Grand sud ANNEXE 4 : Informations logistiques diverses Annexe 4a : Fiches techniques des aéroports (de l’État, privés et à usage restreint) Annexe 4b : Fiche technique des ports maritimes et fluviaux Annexe 4c : Fiche technique et vulnérabilité des axes routiers Annexe 4d : Carte des capacités logistiques dans le Grand sud

  62. Annexe 4e : Carte des circuits alternatifs de transport

  63. ANNEXE 5 : Abréviations et acronymes 37

Plan de Contingence pour le Grand Sud - Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle · Nelum