Lettre de Politique de Sécurité Alimentaire (LPSA), 2006
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Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Organisation
- European Union
- Country
- Madagascar
- Subjects
- Agricultural and rural development, Food and nutrition
- Keywords
- agricultural development, food security, local government, financial agricultural measures, cereals/grains/rice, capacity building, institution, property rights, non-governmental entity, cooperative/producer organization, subsidy/incentive, poverty, agricultural commodities, crops, governance, risk assessment/management, early warning system, nutrition, transport/storage, taxes, processing/handling
- Categories
- agriculture
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REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA Tonindrcn(llHJ -~ - Fandtoaocmo PRIMATURE Equlpe Pennanente de Pi/afore du Pian d'Act!on pour Ie Obte/oppement Rural Lettre de Politique de Securite Alimentaire (LPSA) Reduire I'extreme pauvrete et 10 (aim, Objectif du Millenaire pour Ie Developpement Version validee en Conseil du Gouvernement Ie 26 aout 2006 , I 11 AGR CSA DRDR DSRP EPM EPPIPADR GCV GTDR INSTAT IPPTE LPSA MAEP MDAT MEFB MENRES MICDSP MinEnvEF MIRA MTPC MTTP NEPAD ONN OP OPA PANSA PRD PIB PNDR RID ROR SA.N SAP SfRSA SNAP Di Ac St Nu Activite Generatrice de Revenus Centre de Services Agricoles Direction Regionale du Developpement Rural Document de Strategie pour la Reduction de laPauvrete Enquete Permanente aupres des Menages Equipe Permanente de Pilotage du Plan d' Action pour Ie Developpement Rural Grenier Communautaire Villageois Groupement de Travail pour Ie Developpement rural Regional fnstitut National de la Statistique Initiative des Pays Pauvres Tres Endettes Lettre de Politique de Securite A1imentaire Ministere de I' Agriculture, de I'Elevage et de la Peche Ministere de la Decentralisation et de I' Amenagement du Territoire Ministere de I'Economie, des Finances et du Budget Ministere de l'Education Nationale et de la Recherche Scientifique Ministere de !'Industrialisation, du Commerce et du Developpement du Secteur Prive Ministere de I'Environnement et des Eaux et Forets Ministere de l'Interieur et de la Reforme Administrative Ministere des Telecommunications, Postes et Communication Ministere du Transport et des Travaux Publics New Partenariat for African Development Office National de Nutrition Organisation Paysanne Organisation Professionnelle Agricole Plan d' Action National pour la Securite Alimentaire Programme Regional de Developpement Produit Interieur Brut Programme National pour Ie Developpement Rural Recherche / Developpement Reseau des Observatoires Ruraux Securite A1imentaire et Nutritionnelle Systeme d' A1erte Precoce Systeme d'Information Rurale et de Securite Alimentaire Systeme National d' Alerte precoce Disponibilite Accessibilite Stabilite Nutritionnel Liste des sigles et abreviations .............................................................................................. i Sommaire ... .......................................................................................................................... ii Preambule ............................................................ ................................................................ 1 Analyse de situation ......................................... ....................... ... ................. ......................... 2 Le contexte ... . . ...... 2 La problematique .. .. 3 Les enjeux et les defis .... ..... .. .... .. . 3 Nouvelle strategie de securite alimentaire .......................................................................... 4 L' objectif global . Les objectifs specifiques . Les orientations et les priorites . 4 .. 4 .... ... 4 Cadre de la mise reuvre ..... .......................................................... ........................................ 9 I Annexe ................................................................................................................................. 1 I J 11 I 00 0 Preambule . La presente Lettre de Politique de Securite Alimentaire (LPSA) concorde bien avec la Vision « Ma!lagascar, naturellement» et repond dans son integralite aux objectifs de base du Document de Strategie pour la Reduction de la Pauvrete ou DSRP. Le DSRP place la securite alimentaireparmi lespriorites nationalesetindiqueclairementsoncaracrereinterministerieL Le Madagascar Action Plan ou MAP qui Ie relayera incessamment prend aussi en consideration la securite alimentaire II travers plusieurs des engagements enoncCs. A cet egard, elle s'inscrit de fait dans les Objectifs du Millenaire pour Ie Developpement, d'une part pour reduire I'extreme pauvrete et la faim et d'autre part, pour assurer un environnement durable. Par aiileurs, elle s'insere parfaitement dans Ie nouveau Programme National de Developpement Rural (PNDR), base glob ale de developpement du secteur rural, au moyen de plusieurs orientations strategiques. Ainsi, eile fournit une vision claire des objectifs poursuivis par Ie Gouvernement dans Ie dornaine de la securite a1imentaire et nutritionneile, ainsi que des modalites privilegiees pour assurer I'efficacite des actions entreprises en vue d'atteindre ces objectifs. La securite alimentaire ici definie est la « sihlGlion caraclerisee par Ie fait que louie Ia population a en lout lemps un acces materiel el sOcio-economique garanti ii des aliments sans danger el nutritifs, en quantile suJfisanle pour couvrir les besoins physioIogiques, repondanl II ses preferences alimentaires, el lui permettanl une vie active el d'{Hre en bonne sante». (FAO,2000) Conyue en conformite avec I'esprit de reforme qui prevaut pour faire accelerer la croissance economique, a la fois selon un processus participarif et une demarche evolurive, la LPSA reprend les principaJes propositions du Plan d'action National pour la Securite Alimentaire (PA."ISA) Ce Plan d' action est en meme temps un cadre de coherence fournissant un eclairage sur I' adequation necessaire entre objectifs et ressources disponibles, et un cadre de ref erence, permettant une meilleure prise en compte des implications de la securite alimentaire et nutritionneile dans la politique de developpement economique en general, et dans la politi que de developpement rural en particulier. Le P ANSA a ete elabore cn harmonisation avec Ie Plan National de Nutrition et Ie Plan d' Action Environnemental La LPSA recentre et actualise I' ancienne strategie nationale de securite alimentaire (SANSA), objet du decret n097-1353 du 04 Decembre 1997. Elle preserve entierement la Politique Nationale de Nutrition (PNN) adoptee en Avril 2004 ainsi que Ie Plan National d' Action en Nutrition (PNAN) correspondant C' est un document officie! ill ' usage du public et destine II toutes les parties prenantes dans Ie domaine de la securite alimentaire II Madagascar. I Le contexte Situation economigue. La situation globale Ii Madagascar s' est nettement amelioree ces derrtieres aIlnees. L'IPPTE a progresse jusqu'li son point d'achcvement, permettant ainsi I' effacement d'une partie de la dette publique. La tendance de la croissance du PIB depuis 2003 se situe entre 5 et 6 % par an, soit superieur au taux d'augmentation demographique qui est de l'ordre de 2.8 % I'an. Cette croissance reste neanmoins insuffisante et inegale car un taux de croissance annuelle avoisinant 7 % est estime necessaire pour un impact elargi it toutes les couches de la population et une regression perceptible de la pauvrete. Le secteur agricole au sens large, qui represente plus de 40"10 du PIB et qui occupe plus de 60"10 de la population active, devrait montrer un taux de croissance regulier et superieur a I' accroissement demographique. Le taux de croissance du secteur agricole fixe Ii 4%, pourrait etre atteint sous condition de forte relance de la filiere riz et des autres denrees de base, ainsi que d'une large diversification des productions tournees vers les marches. Securite alimentaire. n s'agit d'une part de l'echelle globale, nationale ou regionale et d'autre part de I' echelle familiale ou individuelle. La premiere dimension renvoie aux objectifs de disponibilite et de stabilite des approvisionnements, lies notamment aux aleas climatiques et aux capacites de transfert. La deuxieme dimension est davantage liee it I' accessibilite des menages aux ressources alimentaires, it l'utilisation des aliments et it leur qualite nutritionnelle. Ainsi, it I' echelle globale, les disponibilites obtenues par production locale etlou par importation, devraient etre suffisantes pour satisfaire les besoins alimentaires de base de la population concernee tandis que it I'echelle familiale, chaque entite devrait disposer reellement des aliments necessaires it sa sante et a sa reproduction. En matiere de disponibi/ite a/imentaire, Madagascar dispose des ressources suffisantes, production nationale et importations de complement, pour nourrir sa population, notamment en termes de calories et de proteines. Toutefois, Ie niveau de satisfaction des be so ins energetiques, exprime en kilocalories par personne et par jour, devrait remonter pour atteindre les norrnes requises sur ce plan. La production des denrees de base, en particulier Ie riz, les huiles alimentaires et Ie sucre, devrait pouvoir soutenir la progression demographique, pour attenuer les risques de deficit et reduire les importations. Au plan territorial, la plupart des regions sont globalement autosuffisantes en termes de besoins energetiques mais de profondes disparites entre zones geographiques et categories sociales peuvent se deceler, vu aussi Ie lien tres net entre l'insecurite alimentaire, la densite de population et la degradation de I' environnement En termes de stabilite des approvisionnements, il y a lieu d' eviter les crises algueS ou chroniques, dues notamment (i) it l'irregularite des productions cerealieres et aux deticiences des circuits commerciaux; (ii) it l'enclavement de certains districts et communes; (iii) aux imperfections dans la politique d'importation ; (iv) it la survenue periodique de catastrophes naturelles auxquelles Ie pays dOlt faire face: cyclones, inondations, secheresse ou Invasions acridiennes. La population devrait rester a I' abri des ruptures d' approvisionnement, engendrees partiellement par des carences dans la prevention, dans Ie stockage etlou dans la regulation du marche. Conference de Maputo, Juillet 2CXl3 2 L' accessibilite a fa lIourriture se pn\sente sous deux formes, I' acces physique et J' acces socio-economique lesquels sont parfois etroitement lies. L' acces pbysique, surtout jusque au niveau de cenaines communes, est principalement relatif aux conditions de transpon terrestre; il est difficile notamment dans Ie cas de zones enclavees et dans Ie cas de dysfonctionnements du systeme de commercialisation. L'acces socioeconomique repose sur Ie pouvoir d'acbat des menages, notamment en periode de soudure lorsque les aliments habituellement consommes viennenLa manquer. faute deproductioD d'une quantite suffisantede denrees alimentaires, seul!' achat sur Ie marcbe peut garantir un certmn druit a /a nourriture. Aussi, les ressources monetaires des menages ruraux devraient-elles etre plus diversifiees pour permettre cet acces au marcbe. Les aspects lIutritionllels constituent aussi une dimension essentielle de la securite alimentaire. L'analyse des rations moyennes indique generalement de graves deficiences en lipides et souvent en protides ainsi qu ' en micronutriments (Vitamine A, fer, fluor) . Par consequent, la ration alimentIDre devrmt etre plus diversifiee et mieux equilibree. La malnutrition toucbe tant Ie milieu urbain que Ie milieu rural et toutes les couches sociales sont concemees II des degn\s divers. Un renforcement dans I'education de base et dans l'info rmation sur la nutrition s'avere par consequent necessaires pour remedier it La situation. Le Plan National d' Action pour la Nutrition indique les directives generales it cet egard. La problematique Les importantes ressources consenties pendant plusieurs annees vers Ie secteur rural en general, Ie secteur agricole et la riziculture en particulier, n'ont pas eu les resultats escomptes pour ameIiorer la securite alimentaire et nutritionnelle de la majorite de la population. Ce constat, largement partage, resson d'un etat des heux et d'une analyse qui interpelle tautes les parties prenantes. Les observations de terrain indiquent en effel cenains po.ints faibles tels que (i) une vision iI court terrne de la securite alimentaire et nutritionnelle, (ii) une dispersion des efforts, (iii) un defaut de capitalisation systematique des acquis, (iv) un caractere limite ou ponctuel des interventions, (v) une d6ficience des structures d'appui decentralisees/deconcentH!eS et (vi) un manque de suivi d' impact. Les en,jeux et les defis La securite ah mentaire ne se limite pas a la gestion de crises et it l' urgence mais doit veritablement faire partie de la politique de d6ve.loppement. Elle fait simultanement appel it quatre dimensions qui sont la disponi bilite, I' accessibilite, la stabilite et la qualite nutritionnelle. En ce sens, elle requiert des priorites dans les actions it mener et exige des resultats tangibles dans Ie contexte de d6veloppement rapide et durable qui prevau!. Les defis it relever sont (i) I'accroissement de la disponibilite alimentaire en denrees de base (riz, huiles alimentaires, proteines vegetales et animales), (i i) I'accessibilite alimentaire notamment pour les couches sociales vulnerables, (iii) I'amelioration de la stabilite des approvisionnements, (iv) la recherche d'une gualite nutritionnelle convenable pour la croissance generale. 3 I Axe de programmation n02 : Securiser fa production des denrees de base vegetates et animales. 11 s'agit de denrees de base susceptibles de se substituer partiellement au riz et constituer des calories moins coGteuses it produire, ainsi que des produits pouvant faire mieux equi librer les rations alimentaires. Les principaux programmes mettront I' accent sur i) I'utilisation de semences et de boutures ameliorees, d'animaux de race; ii) I' acces facilite aux intrants agricoles et d'elevage notamment les engrais ; iii) )'utilisation de petits materiels et equipements. de. production.etde .transformation; .. iv)la"prombtioh 'des systemes 'de 'semis direct sur couverture vegetale et des systemes altematifs au « tavy»; v) la relance de la production oleagineuse et de la production laitiere ; vi) la reprise de l'elevage d'animaux a cycle court. Axe de programma/ion n03: Accompagner les mouvements migratoires in/erregionaux. n s'agit d'une priorite qui peut se retrouver dans Ie cadre d'autres axes politiques; elle vise en particulier une meilleure adequation entre les ressources et les besoins. Une strategie d'accompagnement devra s'articuler autour de l'information, de la formation, du developpement d' infrastructures et de la securisation. Axe polilique nOZ. Renforcer les services d'appui aux producteurs. Les besoins en services technico--economiques (formation, information, conseil , recherche-developpement, appui aux OP) et d'acces aux approvisionnements agricoles et aux credits sont considerables. II s' agit ainsi de pouvoir etablir une interface entre les services techniques decentralises, la rechercheldeveloppement et les organisations paysannes Ii la base, en vue de repondre a la demande des producteurs. Le role et les fonctions de cette interface devraient etre de (i) foumir un cadre d'appui specifique aux intervenants; (ii) constituer un centre de reference tant au niveau de l'information que du renforcement des capacites humainesltechniques; (iii) capitaliser les acquis adaptes aux conditions locales; (iv) faciliter l'injection d'options techniques potentielles; et (v) assurer un suivi-evaluation participatif Axe de programmalion n°.J : Promouvoir des services agricoles durables par les Centres de services agricoles (CSA). La mise en pratique de cette approche par implantation de Centres de services agricoles (CSA) est deja entamee au niveau des districts . L' approche repose sur deux lignes strateg;ques (i) harmoniser I' of Ire de services au niveau des CSA; et (ii) structurer/organiser la demande de services agricoles de la part des producteurs Les principaux roles des CSA sont de (i) constituer un relais technico-economique, point local de reference permanent ; (ii) assurer la capitalisation des acquis techniques et economiques; (iii) dynamiser et renforcer la liaison entre la demande paysanne et I' offre des parten aires et prestataires de services; (iv) assurer la diffusion des informations; (v) assurer l'appui et Ie suivi technico- economique des investissements et prestations de services. En outre, Ie CSA faci litera Ie renforcement des OPA, la mise en ceuvre de la RiD, 1a mUltiplication de semences ameliorees, l'organisation de l'approvisionnement en intrants et la protessionnal isation des producteurs. Axe politique 11°3. Relliorcer les capacites humailles aux differellL~ lIiveaux. n s'agit de poursuivre la profonde reforme deja engagee face au besoin de restaurer rapidement la situation globale des ressources humaines oeuvrant dans Ie developpement rural, afin d'atteindre une efficacite dans la gestion courante et une capacite d'absorption des investissements, Cette indispensable reforme vise it i) reduire Ie personnel permanent il un niveau compatible avec les ressources budgetaires regulieres dispon ibles ; ii) redeployer Ie personnel en direction des regions, pour appliquer la decentralisation et la deconcentration, et reussir la regionalisation des Strategies de developpement; et iii) renforcer la capacite des ressources humaines en place dans leurs domaines de competences et leurs attributions. 5 I Axe de programma/ion n05 : Assurer la projessionnalisation des producteurs et des services techniques d'appui, Face aux besoins qui sont immenses, il s'agit d' investir fortement dans la formation de base sous peine de compromettre I'atteinte des objectifs de securite alimentaire. La nouvelle strategie de formation rurale, en cours d' elaboration, prevaudra it cet effeL Axe de programmation n06 : PromolJvoir I 'education nutritionnelle et la diversification de / 'alimentation. II s'agitd ' integrerlesnotions d 'alirnentation et . de nutrition dans. Ie . contenude prograi1Ul1es d'enseignement . Le developpement agricole a son role it jouer en complementarite et en synergie avec Ie Plan National d' Action en Nutrition (pNAN), La diversification de I'alimentation en faveur d'aliments perrnettant de combler les carences nutritionnelles, passe it la fo is par une augmentation de la demande pour des aliments plus diversifi es et plus riches (education nutritionnelle) et par une augmentation de l' offre de produits (developpement agricole), La promoton de jardins sco/aires qui associeraient systematiquement les aspects agricoles et nutritionnels est a poursuivre, L 'organisation de filieres /elles que lafiliere fait, envisagee pour la promotion d'aliments de complement, particulierement en direction des enfants en bas age, est II renforcer. Axe politique n04, Promouvoir une politique de stabilisation des marches. Les conditions de la commercialisation, s' agissant du commerce interieur comme du commerce exterieur, peuvent jouer un role important dans la regulation des approvisionnements en denrees alimentaires de base. C' est particulierement Ie cas pour .Ie riz, Ie mai's et les huiles alimentaires. Toute deregulation des marches, et notarnment les cycles de mouvements de prix, est generalement penalisante pour les operateurs, les producteurs et les consommateurs, Bien que debordant Iargement Ie cadre de la securite alimentaire, la polit i que en matiere de commerce exterieur peut, dans ce domaine specifique i) aider au developpement de la production nationale en denrees alimentaires de base ; et ii) faciliter la regulation des approvisionnements en periode normale comme en peri ode de crise. Dans Ie cadre d'un regime liberal et d'une economie ouverte sur I'exterieur, il s'agit notarnment de renforcer Ie role du secteur prive susceptible d' assurer les approvisionnements tant Ie marche local que Ie marche exterieur. Pour plus d'efficacite, la restauration de la confiance et du dialogue entre pouvoirs publics et operateurs prives est importante, La stabilisation des marches au niveau global implique une politique claire de desengagement de I'Etat et en meme temps une fiscalite suffisammem incitative pour les operateurs. Ceux-ei devront alors jouer pleinement leur role dans la regularisation des approvisionnements par les voies du commerce interieur et exterieur. Dans cette perspective, I' intervention du Gouvemement sur Ie marche doit rester exceptionnelle Deux axes sont indiques it eet egard , Axe de programma/ion n07 : Promouvoir fa stabilisation des approvisionnements au niFeau local. Le stockage, dans toutes ses dimensions, joue un role fondamental dans la regularite des approvisionnements Chaque type de stockage a une fa net ion propre : i) Ie stockage individuel ou familial assure l'approvisionnement quotidien entre la recolte et la soudure en zone rurale ; ii) Ie stockage inter.mediaire, au ni veau des commeryants ou des GCV assure I'essentiel des approvisionnements pendant la peri ode soudure; et iii) Ie stockage des grossistes, riziers et importateurs per.met d'approvisionner les viBes et de faire face aux situations de penurie regionale ou de crise nationale. La regulation des crises tant au niveau famil ial qu ' au niveau regional passe par un renfa rcement et une facilitation des systemes de stock age locaux, en particulier des systemes genis par les producteurs et leurs organisations. Outre une mei lleure maitrise de I' approvisionnemem, ces systemes permettent aux producteurs de mieux valoriser leur 6 L'objectif global A I'horizon 2015, il s'agit d'ameliorer durablement la situation de la securite alimentaire et nutritionnellepour les differentes couches de poplllati()n a Madagasc<lr, en coherence avec Ie premier Objectif du Millenaire pour Ie Developpement Les objectifs specifiques Atteindre un degre d'auto approvisionnement proche de 100% pour les denrees de base, Concretiser les options regionales dans I'amelioration de la securite alimentaire, Abaisser de 50% les effectifs des personnes vulnerables Ii la securite alimentaire et nutritionnelle. Les orientations et les priorites Les priorites de I'action publique doivent logiquement permettre de lever les principaux obstacles iI l' amelioration de la securite alimentaire e! deux grands ensembles de priorites constituent des choix raisonnes Ii eet egard. D'une part, les axes politiques qui concernen! une meilleure prise en consideration des implications de la securite alimentaire dans la definition des politiques de developpement rural ; et d'autre part, les llxes de progrllmmation qui vi sent it rendre les programmes et projets plus efficaces sur Ie terrain en termes de securite alimentaire. Axe politique n Ol, Dive/opper une politique de regiolllliisatioll de ill productiollllgricole. Le programme de decentralisationldeconcentration (PN2D) entame, les niformes institutionnelles dejil operees ou en cours, et la mise en ceuvre du PNDR sont autant d'occasions favorables pour asseoir une veritable regionalisation de la politique de securite alimentaire. II s'agit de differencier les politiques et I' allocation des ressources selon les regions, en fonction des potentialites de production, des besoins specifiques locaux et des capacites de reaction des operateurs. A eet egard, les principaux criteres a prendre en compte seron! i) les dynamiques de deveioppement propres aux regions qui exigent en consequence des politiques adapH~es el specifiques selon qu'il s'agisse de poles de surplus alimentaires, de zones d' autosubsistance ou de zones tres vulnerables ; e! ii) Ie role et les capaci!es des structures regionales (Regions, Communes, GTDR, services techniques, ) dont les responsabilites seront clarifiees. Trois axes de programmation sont susceptibles de guider I' action sur Ie terrain. Axe de programma/ioll nO J : Renforcer les prj/es lIationaliX et r/!gionaux de production rizicole . II s' agi l de resoudre definitivement Ie probleme de l'approvisionnement regulier en riz, et de faire en sorte que les importations deviennent une variable marginale de i'equilibre offre/demande , pour cela, I' accent sera mis dans les zones a fort potentiel de developpement de la production. Les objectifs seraient d'assurer un grand accroissement de la production nationale de paddy, grace Ii des techniques connues d'amelioration de la productivite, et en meme temps de doubler Ie taux tendanciel de croissance de la production. 4 production, notarnrnent en evitant de brader les cereales a la recolte et d' en racheter en periode de soudure ce qui engendrerait I' endettement. Differents modeles sont a promouvoir, notarnment en fonction de la population cible et de I'appui d' institutions de micro-finance. Axe de programmation n08 : Reduire les pertes post-n!COlle. La lutte contre les pertes post recolte constitue un moyen efficace pour stabil iser les approvisionnements en intervenant ditecteirterttsur Ie disponible local. LeSlOnnagespouvant etre preservespeoventequivalolr it des quantites considerables. II s'agit de chercher a reduire les pertes au ni veau des principales operations concemees: battage, decorticage et stockage. Les mesures a prendre dependent des regions. II est plus ruse par exemple d' encourager Ie decorticage mecanique au niveau des poles nationaux et regionaux de production, que dans les zones traditionnelles ou Ie pilonnage n'entraine aucun coilt monetaire direct .. Axe politique n05. Garantir l'acce.~ alimenlaire aux plus vulnerables. Le respect du droit a la nourrilure impJique aujourd 'hui plusieurs strategies comph!mentaires, et en particul ier la prevention des crises, I' aide alimentaire et Ie ciblage des appuis. L ' aide alimentaire joue un role important dans la prevention et la gestion des crises mais ne devrait pas aller cn augmentant. Deux axes paraissent essentiels sur ce plan. Axe de programmation n09: Promollvoir line politiqlle claire d 'aide alimenlaire et nulrifionne/le. II est apparu necessaire en effet i) de definir une strategie partagee en matiere d'aide alimentaire, au niveau global (priorites d'affectation entre les programmes) et au niveau de chaque sous- programme thematique (nutrition, vivres contre travail, cantines scolaires ... ) et ; (ii) d'assurer une meilleure coordination des interventions, aux niveaux national et regional Pour rendre plus efficace I'aide alimentaire, il s'agit de viser les objectifs su ivants i) ameJiorer les flux d'information; ii) rnieux articuler les programmes d'aide alimentaire avec les programmes de developpement durable; iii) renforcer Ie ro le des Communes dans Ie diagnostic et Ie ciblage de I' aide; et iv) mettre en place un dispositif et un mecanisme pour I'aide d'urgence, en cas de catastrophes. Axe de programmalion nOlO: Promollvoir fa diversification des activiles m rales el des revenus. L' insecuri le alimentaire et la vulnerabilite sont etroitement liees it la pauvrete qui frappe beaucoup Ie mil ieu ruraL Le developpement agricole doit d'abord profiter aux pauvres. II s' agit de renforcer la capacite de resistance aux chocs des systemes d' exploitation. Par ailleurs, il apparait que I'issue de la pauvrete rurale depend principalement d'activites agricoles specialisees y compris hors-sol et de revenus extra-agricoles. Les projets doivent facili ter Ie developpement d'activites generatrices de revenus (AGR), en partant d'une identitication claire de la demande et en appuyant la mise en relation entre producteurs et operateurs avec structuration de filieres et contractualisation. Axe politiqll e n06. Promollvoir llne poliriqll e d 'information e/ de sllivi d 'impact Dans la mesure ou beaucoup d' informations existent mais qu 'elles sont faiblement exploitees, des ameliorations sur ce p lan sont a apporter pour les progres futurs. II s'agit de mertre en place des dispositifs plus performants i) au niveau de la creation, de I' exploitation, de la diffusion et de la capitalisation de I'information ; et ii) au niveau du suivi d'impact, necessalre pour apprecier les elTels des projets sur la securite alimentaire et la durabilite. Axe de programmation nOl I : Harmoniser el consolider les di,\positif de collecle el de fraitemenl des informations. Diffe rents dispositi fs existent deja actuellement qu ' il s'agit de consolider et d'en harmoniser les methodologies. C' est indispensable pour disposer 7 d' infonnations fiables et regulieres venant completer les autres sources d' infonnation de I'INSTAT et les statistiques agricoles. En plus des indicateurs habituels concernant les previsions de recolte et les recoltes eUes-memes, des indicateurs plus specifiques it la securite alimentaire et nutritionnelle seront convenus. Axe de programmation n° 12 : Assurer un suivi coordorme de l 'impacl des interventions. Le PAt"fSAmet I'accent surJanecessitedemettre .en placeundispositif coordonnede suivi d' impact, distinct du suivi/evaluation habitue!. Une m6thodologie et un ensemble d' indicateurs seront mis au poinL Ce suivi d ' impact pourralt etre integre aux fonctions du SIRSA Un tableau de bord de la situation alimentaire sera tenu au niveau regional afin de permettre aux responsables de se teoir informes en permanence et de decider ou reagir au mieux et en temps utiles. 8 I I ,~'"'' I La Lettre de Politique de S6curite Alimentaire sera traduite en termes de programmes de developpement et de projets sur Ie terrain par la mise en reuvre du P ANSA dont Ie contenu a ete valide lors des ateliers de juin et de novembre 2005. En vertu des principes d' ajustement, d'appropriation et d'harmorusati0n, Ie PANS A indique aux parties prenantes des objectifs et Ull cadre sttaregique coheteuts pour leurs interventions,. Selon I'orientation des partenaires, les sites d'intervention et les situations prioritaires qui prevalent, les intervenants pourront inscrire leurs appuis, soit en matiere de s6curite alimentaire et nutritionnelle dans ses differents axes, soit de services dans un cadre global. Moda/ites de mise en ceuvre. Le plan d' action, considere comme cadre de reference, sera applique dans son contenu d'ensemble. II s'agit avant tout de respecter un certain nombre de priorites aux differents niveaux de responsabilite et en particulier dans I' elaboration des projets. A,lpects institutionnels. La garantie de la mise en reuvre du P ANSA doit etre assuree en permanence par I'EPPIPADR, renforcee dans ses ressources humaines et chargee de verifier la conformite des programmes avec les priorites enoncees. Aspects op<irationnels. L' accent sera mis sur deux aspects compIementaires. D'une part, la conception des interventions doit respecter les priorites et les recommandations du P ANSA, et d'autre part, Ie volume des investissements diriges vers Ie secteur du developpement rural en general et vers I' amelioration de la securite alimentaire en particulier doit s' accroitre conformement aux engagements it prendre et aux besoins d'une croissance acceleree. Les grandes lignes du PANSA prennent en compte: (i) (ii) (iii) (iv) (v) (vi) La reconnaissance de la COmillllile comme entite geographique de base d 'un projet pour eviter un caract ere trop ponctuel des interventions; La necessite d' etablir au depart un etat clair des conditions de securite alimentaire et nutritionnelle dans la zone d'intervention, ainsi que I'identification des groupes les plus vulnerables afin de pouvoir mieux apprecier les progres accomplis; L'implication des structures d6centraliseesldeconcentrees dans la formulation des interventions et leur mise en coherence avec les priorites regionales; L' ancrage imperatif de tout projet it une structure locale permanente : op, Chambres d'agriculture, GTDR . L'obligation d'avoir une composante relative au suivi d'impact du projet en termes de securite alimentaire, compo sante geree par une entite independante ; La mise en place au niveau du district d'un Centre de services agricoles (CSA), pilote par une plate-forme des partenaires du developpement locaL Coherence politique et coherence des appuis. Le P ANSA federe les differents soutiens accordes par les agences d'aide publique et privee au developpement afin de preserver la coherence et les orientations de la politi que de securite alimentaire et nutritionnelle. L' engagement pris dans Ie cadre du NEP AD3 par Ie Gouvemement sera plus effectif II s' agit d'accroitre les ressources dirigees vers Ie secteur rural au moins it 10% des ressources totales affectees au developpement. Une table ronde des partenaires sera envisagee it cet egard en vue de mobiliser les ressources necessaires au financement du programme. 9 I Mesures d'accompagnemenl du PANS A, Dans la mesure ou il est delicat de circonscrire les limites de la securite alimentaire, la definition des axes d'intervention repose principaJement sur les domaines specifiques qui y ont trait. Les autres politiques nationales qui ont cours sont considerees comme des donnees acquises pour y contribuer entierement : sante, enseignement, population, transport, finances rurales .. ,Le PANSA est conyu comme un etablissement de priorites ou il s'agit de faire des cboix et de les assumer. Par ailleurs, la securite alimentaire est considereeCOffimeune politique dedeye1opp.ementoit Faccent estmis plutot surte moyen terme et Ie long terme. Enfin, la diffusion des acquis en milieu paysan est egalement une condition de la reussite. Evaluation du PANSA. Pour les modes d'eyaluation, Ie PANSA fera I'objet de suivi regulier et sera soumis a des evaluations extemes, selon les normes babituelles de I' administration et de ses partenaires techniques et financiers . Des indicateurs de performance et d' impact seront convenus au prealable, afin de disposer d'elements statistiques de suiyi et d'orientation de la politi que de securite alimentaire. 10 I I 1 '~--& a.Ib~ Structure logi(Jue des ax.es de III LPSA <'-'., .. "" ... , .-L , .... ... ................ ........ ·· .. ··1 .. , ..... , ..... ................ -.......... .. ... , ........ -- . . ............. -- ......... ................ -....... .. .................. - .... -.... , .. --- ... --... - ......... "-'''-. '-. ... .... - ...... - ... - ....... -'. .. .. ·-f .......... · ......... · .. .. -.. ...... · .. · I Axes politiques Pnncrpaux axes strategrques Intervenants Axes de programmatlon (ou operationnels) de la SAN " j : 1m act attendu . l-m~~j:;t#;u;;e poiiilq"e ....... f·; · iili;;gr;;·tTor;del;; SAird;;;;STes"PI;;;;siledi;\ieioprenlent fbgionauxMDA (~~F'8 J~xe~e~J.~~;il;,~~:) prog arnmatiO'n at du financenlentdes iiWustis~H'i;;;ts-" . n-~c "§!..ri!Y. ! ~~O~~~~i:~i;;::~~/:e Ja 7'-A;f~~g~nd;~~~;~:!pl'es des institutlons'locales permanenles- - -- hlAEP", + ~jcole~ . . . . . . .. . .. - - -d-"" ---+ ! ~ . . MinEnvEF ... . ' . I .' ~ .. ".e!9!!~?~y.~!:.!~.~.,~9~~p!~~1 ~~~,!,~~:~~~ .. ~.~~~!,~.9(2!l~!~ ~." .. .. §~ ~f'e~.QB. . . ~ .!: ~~~E~,~~~J?61~~ !~~t~2.~~~~t.!"~2!"aux d~J!od~~~!!!i~!~9.~~ . . .. !.- . .-,~.J . ,; DeS€nclavement des zones de plOduction MTTP,/ 2. Securiser la oroduction des denr.es de base . • x x x '''1'' . f- , " .,., . - - . . . ,,' ... .. --- .. ::. .. E,~~,I~!~~~~.9,[r. ~.~~,l~~!!~.~~. ,P..~.r.~~,~!~~,~~~ .. ~~2 ,.~,~~~!~ .. .. " .. ,. ".'''' ,, ..... ... , .. .. ,. ,, .. . .. ~ ,, ?.:~CC~!!'p,~~n.~!, les ~lou~.~.~nts ~~9~~~!!es i~ferr~!.of1a~x •• " ,--, t i 7ienforc.' ies services ,/ Intensification des systemes de production et des fili,)res agricoles MAEP ,/ 4. Promouvoir des services agricoles durables (CSA), y 'compos'," .... ..... ...... ,; ... ...... " .. .... X ..... , .... X .... .. I d'applIi teclinico- .. . ... Icro rs~a.'1Ce de.}a pr ()(j~Ctio~. <l>?s(~l1 r~e~.~~"as. .. L ... ........... MENRES ,/ la RID i I I economiques aux ,/ Diversification des systemes de production agricoles {vegetaJes, ../ Ie service conseH technique I productellrs agricoles .. ",~,!,~i! ~ ~I.~~J?! ~g~~~~,' ... ~.~ ~.~g.I.~~-'. ,,:.:~L ..... .. .... ... .. ......... . ,,/ f'approvisionnement en semences ameliorees. lntrants, petits 1 v' ,Amehora~on de la capacite de resistance des systemes equipements etc. I d'exploitation aux chocs extemes et internes ./ racces paysan aux services de micro-finance I ; .. Cibl;;ge conceif~ de-ia-rocl;eiC1;€ ag;;cole .. iiLi"ii<..j,i·;;€lpr1V~e· sii,'" ,/ rapplli a la sbueturation paysanne ! les priorites de la SAN ,/ Renforcer Ie r61e des structures regionales et meltre en place les GSA all i niveau des districts I Reniorcer ie;-ressources'- ·~"J·-·"Frei;forcer--ies·ressoliCeS ·ilu;1·1aines·d~s--;a-vlCesd:appllj·-·- '-M"&iRfs '-- .. :;. 5, Professionnaiisa'ilon paysanne etdeSservices d;apjiii:-·---·-··-T··x--r--1-· x -1 \ hamaines aux differellts ,/ Professionna!isation des producteufs MAEP,,/ PrO/nouvolr la formation continue {en techniques. gestion . .. .} r x x ;-r-x I niveaux MmEnvEF vi' Relancer de I'enseignement technique et professionnel , -/ Promotion de l'ooucation flub'itionnelle et de la djversi fica~on de ./ 6. Promouvoir "education nutritionnelle et la diversification de I ~ .. I Regulariser fes marches I de denrees aJimentaires I G~ran'(j;"Facc'Js'-'" afimentaire aUf plus vulnerables x ral.nentatron (foll1lele el intollnelle) I'alimentation. I I I .J .,;~:~seel!.".'uvr~ .. 9:u~,. e~litrq~~~~~ er~nt~<!"'lP(Jf t~~P..or1 MICDSP, ... "'.. ASSLK~. ~I~"flSC~li te.:>.!!JJl~fi.eelstable ~1.1~. ~a.nsparenr:e.9 .. ~~~I~s . 1 J x I ,; Promouvoir la fluid/te des €chan,,,,s inlerieurs MIRA, MTTP ,; Ameliorella securit. et les infrastructules rouMres, de marche.... x ../ Stabiliser las approvisionnements au niveau local MAEP ,/ 7. Promouvoir la stabilisation des approvisionnements au niveau x x x x x local (greniers villageois) x x x x /.. .. !'r.~l?L!Y~ir.ril!t~!!~.~~"-.<l>?s ~li~~~ . .......... . .......... ........ .. ... .... . ... .. ...... ..... / ... ~ Red~ti.()11 des pertes Jl<lst:,eco!~transforf!1.tion , stoc~&.. . I x ,./ Promollvolr line aide alirnenlaire structuf€lie eemme outil de MAEP vi' 9, Promouvoir et financer une palit/que claire d'aide alimentalre let ;; .. ~~~~;~~~l~~~i'i;9'!.s~~~desc!~s ai~ii';l1trures =--= Cr;~1;/~~~!\: = ... / . ~~\~~~£t:e"des reServesfinancieres 120'" l"s"'inteNe/iiions d'lirfl"nce .... .Lr!. f-- x ./ Cibler les 3pptJIS alrnentaires suivant les specificites des zones et ONN ,/ 10, Promouvoir la diversification des activites rurales et des revenus x)( X "'ProrOOuvo{,z,;;;;poiWqu. . .. . ;.~~!O~j;!;SI~fiif~~~~~e{iib~~jteCie:·a;;traiiem.;iii·,.-t dedljjusjOi;..'E-PpjPADR-"'- "'7 11 . H~rmoi1fser et .consolider les differents dispositifs de collecte et ... x x -~ .. de I'informarion .t de SII/VI de I rnlorrnatlQn MAEP de traltement des Inform.trons de la SAN .. ............. ............ . ............ .. ............. ............ ............................... . ........ -........... - ...... . ......... .......... - ................. .... - - ..... -.-..... --. .. - - ..... -.------.... . 7.- - .... .. d'impacl ,; Mettre ell place un dlspositif ,,"ifie d'"valuation d'irnpact en termes EPPIPADR ,; 12. Assurer un suivi coordonne de l'impact des IPP en termes de SAN x x x x x x x .... ..... (j~ .. ~ft1L..... .. ... . ... . . ... ... .. .......... ....... . -........... .... .. -...... . ................. . .... -- - -..... .. -..--.. -- .. - ... -- - .-.- .... ...... - ....... - -.................... 1 ... ..... . ,/ Dlff\lSlOn de l'information aJimenta~e et I1Lltri tionnelle par les mass MTPC ./ Meth'e en place d'une celule d'information du public en matiere de SAN i x . .. 1. . ............. ..... . . ........... .. ....... .. ..... ...... ............. ............... .1 ............. .1 ......... J . ........ .1 .. . .... .1 12