Contribution prévue déterminée au plan national (CPDN), Cameroun, 2015
Made 2015 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Country
- Cameroon
- Subjects
- Agricultural and rural development, Air and atmosphere, Energy, Environment, Forestry, Waste and hazardous substances
- Keywords
- climate change, Indigenous Peoples, circular economy, emissions, air quality/air pollution, ozone layer, pollution control, energy conservation/energy production, renewable energy
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1. Contexte national Données clés Superficie (km2) 475 440 Climat Très variable selon les 5 zones agro-écologiques, cf. note de bas de page 2 Population (2013) 22 253 000 PNB (Mds US$ 2014) 32,5 PNB / hab (US$ 2013)(US$ PPA 2013) 1 308 (2 400) Part de l’agriculture dans le PIB et l’emploi total (2014) 20% et 60% Consommation énergie primaire (Mtep 2012) 6,98 Consommation d’énergie primaire / hab (tep 2012) 0.32 Part des énergies fossiles dans la consommation primaire (2012) 28% Part des énergies fossiles dans le bouquet électrique (2014) 46% Capacité électrique installée raccordée (2013) 1 400 MW Taux d’électrification 51% Sources : Sources nationales ; Banque mondiale ; Délégation UE à partir de diverses sources. La CPDN du Cameroun est ancrée dans la vision que le pays a dessinée pour son devenir à l’horizon de 2035 : celle de devenir un pays émergent. Cet objectif global s’accompagne d’un ensemble d’objectifs intermédiaires : (i) la réduction de la pauvreté ; (ii) l’atteinte du stade de pays à revenus intermédiaires, (iii) l’atteinte du stade de Nouveau Pays Industrialisé et (iv) la consolidation du processus démocratique et de l’unité nationale dans le respect de la diversité qui caractérise le pays. En termes économiques, cela impliquera notamment une croissance soutenue, une révolution agricole fondée sur l’augmentation de la productivité, et un doublement de la part du secteur secondaire dans la structure du PIB (de 19 à 38%). e Le Cameroun est un faible émetteur de GES (2 Communication nationale). Cette stratégie ambitieuse de développement se traduira par une hausse forte des émissions. Au travers de cette CPDN, le Cameroun entend réduire l’empreinte carbone de son développement sans ralentir sa croissance, en privilégiant des options d’atténuation présentant des cobénéfices élevés (Section 2 : Atténuation) ; renforcer la résilience du pays aux changements climatiques (Section 3 : Adaptation) ; mettre en cohérence ses politiques sectorielles et renforcer son dispositif et ses outils de mise en œuvre pour faciliter l’atteinte de ces objectifs (Section 4) ; et mobiliser à cet effet tous les moyens pertinents : financements, transferts de technologies et renforcement de capacités (Section 5). 1
2. Atténuation La Contribution du Cameroun Type de Un objectif de réduction des émissions assorti d’actions d’atténuation et d’adaptation contribution Objectif Réduction des émissions de GES à hauteur de 32% par rapport à un scénario de national à long référence pour l’année cible (2035), et conditionnée au soutien de la communauté terme sur les internationale sous forme de financement, d’actions de renforcements de capacité et de émissions de transfert de technologies. GES Année cible 2035 Année de 2010 référence Objectifs Scénario CPDN: (i) verdissement (intensification, sédentarisation) de la politique agricole ; sectoriels (ii) gestion durable des forêts (iii) augmentation de l’offre énergétique et amélioration de principaux l’efficacité énergétique; (iv) 25% d’énergie renouvelable dans le bouquet électrique à l’horizon 2035. Ambition de la L’objectif de réduction des émissions du Cameroun représente un effort significatif pour un Contribution pays dont les émissions sont insignifiantes à l’échelon international et dont le PIB par habitant se situe au 148ème rang mondial (2013, en base PPP). Equité de la La réduction de 32% en 2035 est du même ordre ou supérieure à celle proposée par des Contribution pays comparables ou de la sous-région. Ce niveau d’engagement tient compte des efforts accomplis ou en cours pour réduire les émissions / augmenter les puits de carbone (reboisement, gestion durable des forêts). Scenarii de référence et de développement sobre en carbone (CPDN) Les graphiques ci-après présentent (i) un scénario de référence dans lequel aucune intervention publique nouvelle ne vient tempérer les émissions liées au développement du Cameroun et (ii) un scenario CPDN de développement sobre en carbone (à PIB et niveau de développement identiques) montrant l’impact des grandes actions sectorielles d’atténuation. Ce scénario CPDN est conditionné au soutien de la communauté internationale sous forme de financement, d’actions de renforcements de capacité et de transfert de technologies. Dans le scénario de référence, les émissions de GES atteignent 104 MtCO2-équ. en 2035, soit une hausse de 166% par rapport à 2010. Dans le scénario CPDN, l’augmentation des émissions est contenue à 71 MtCO2-équ. en 2035, soit une hausse de 82% par rapport à 2010 (39 MtCO2-équ.). En d’autres termes, l’augmentation des émissions par rapport à l’année de base est réduite de moitié (32 contre 65 MtCO2-équ.). 2 Hypothèses et approches méthodologiques Type d’objectif Réduction en pourcentage par rapport aux émissions de l’année cible dans un scénario de référence. Couverture (du pays) Tout le pays. Gaz couverts Dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O) Secteurs/sources couverts Agriculture, Energie, Forêt, Déchets – (hors UTCATF pour l’objectif de réduction) Scénario de référence Ce scénario décrit l’évolution des émissions de GES à l’horizon 2035 par secteur d’activité en fonction des stratégies de développement actuelles. Scénario d’atténuation Ce scénario décrit l’évolution des émissions de GES à l’horizon 2035 sur la CPDN base d’orientations bas carbone dans les principaux secteurs d’activité, notamment énergie et agriculture. Sources pour les scénarii Données AIE, Banque mondiale, Enerdata, EDGAR, FAO, PNUE; Stratégies de développement (Cameroun Vision 2035, DSCE), Stratégies sectorielles (PDSE, PNIA, etc.). Pouvoir de réchauffement Les valeurs de PRG utilisées sont celles déterminées par le Groupe global (PRG) intergouvernemental des experts sur le climat (GIEC, AR4). Emissions de l’année de L’inventaire de l’année de référence est construit sur la base des données référence AIE, FAO et EDGAR. Données à revoir lors du prochain inventaire. Méthodologie de projection Le scénario de référence est construit en appliquant aux émissions des des émissions du scénario différents secteurs des hypothèses d’évolution dépendant des taux de de référence croissance sectoriels, de l’évolution de la population, du bouquet énergétique et de l’évolution tendancielle de l’efficacité du secteur. Méthodologie de projection Le scénario CPDN est construit en appliquant aux émissions sectorielles du pour le scénario CPDN scénario de référence une estimation des réductions découlant de la mise en place des Actions sectorielles – agriculture, forêt, déchets, énergie (par ex. bouquet électrique 25% EnR : 11% micro-hydro ; 7% biomasse ; 6% solaire PV ; 1% éolien). Approche concernant les Les émissions de ce secteur important au Cameroun devront faire l’objet émissions relatives à d’une analyse plus précise d’ici 2020 pour pouvoir être intégrées à l’objectif l’affectation des terres, les général. Cela pourra se faire grâce notamment à une meilleure changements d’affectation et connaissance des superficies par type de sols. la foresterie (UTCATF) Actions d’atténuation Le Cameroun entend mettre en œuvre les Actions d’atténuation suivantes, en cohérence avec ses orientations de développement. 3 Agriculture / Pêche / Elevage / Forêt Grands enjeux du secteur agriculture/élevage/pêche: (i) Recherche de l’autosuffisance, sécurité alimentaires, développement de l’agro-industrie et (ii) Amélioration de la productivité et de la compétitivité. Grands enjeux du secteur forestier : (i) Gestion durable des forêts par l’exploitation et valorisation des forêts productives dans le cadre de plans d'aménagement, (ii) Contribution à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté à travers la rétrocession d’une partie des recettes fiscales aux collectivités, la création d’emplois, la création de forêts communales dans le DFP et de forêts communautaires dans le DFnP (iii) Conservation de la biodiversité à travers le renforcement du réseau national d’aires protégées, (iv) Mise en cohérence du système foncier grâce aux plans de zonage. MESSAGE CLE : « L’agriculture a été et demeure le pilier de l’ambition d’émergence du pays mais il est possible et même nécessaire de limiter son impact carbone. La gestion durable des forets permettra d’augmenter le puits carbone. Cette croissance bas-carbone apportera d’importants cobénéfices (développement économique et social, création d’emplois, amélioration de l’environnement et de la santé, etc.).» Orientation Actions Analyse coûts-bénéfices 1) Mise en cohérence - Assurer la cohérence entre les plans de développement agricole et les stratégies Impacts sur les émissions de gaz à effet de de la planification et de limitation de la déforestation ou de la dégradation (processus REDD+) grâce au serre: de l’aménagement de Schéma national d’aménagement et du développement durable du territoire (prévu L’évaluation de l'impact de ces stratégies l’espace rural pour pour 2017) en concertation avec chacune des filières et les territoires ; agricoles ou forestières nécessiterait une développer - Créer les conditions favorables au développement du secteur en améliorant la collecte de données fiables et mesurables. Un l'agriculture tout en gouvernance en impliquant tous les acteurs concernés et en s’appuyant sur la exercice simplifié a toutefois pu être mené limitant la décentralisation, afin d’assurer de façon efficace et efficiente la planification, la pour évaluer les tendances: déforestation / programmation, la budgétisation, la mobilisation des financements, la mise en - Le scénario de référence, basé sur dégradation œuvre et le suivi-évaluation du développement du secteur rural ; l'hypothèse de croissance du secteur agricole, - Renforcer la gestion durable et la valorisation des forêts et de la biodiversité, aboutit à une multiplication par 3 des notamment grâce au suivi spatial des terres ; émissions de gaz à effet de serre du secteur - Favoriser la réhabilitation des terres dégradées et le reboisement des savanes en 2035 par rapport à l'année de référence. anthropiques, et renforcer les puits de carbone dans les forêts dégradées ; - Le scénario bas-carbone permettrait une - Développer les infrastructures de base qui permettront d’améliorer la logistique diminution de 33% des émissions en 2035 par des transports de produits agricoles, d’élevage et de pisciculture. rapport au scénario de référence. 2) Intensification d'une - Découpler la production agricole de la déforestation / dégradation via production agricole, l’intensification des pratiques agricoles durables sur l’environnement et Cobénéfices du développement agricole et animale et halieutique l’agroforesterie (notamment grâce à la sécurisation du foncier) ; de la stratégie de limitation de la respectueuse de - Favoriser l’utilisation de semences améliorées à haut rendement et résistantes déforestation: l'environnement et aux facteurs contraires de l’environnement (hors OGM et hybrides) ; - développement des infrastructures et mise à permettant de limiter - Développer les espèces à haut rendement, à cycle court et permettant de faire disposition d’équipements permettant une la déforestation / des rotations rapides ; amélioration de la qualité de vie, notamment dégradation - Renforcer les partenariats et collaborations pour améliorer la productivité des dans le milieu rural ; sols, la mise en œuvre d’innovations agricoles ; développer l’agriculture raisonnée, - amélioration de la productivité et de la conservatoire ou durable ; croissance agricole permettant l’amélioration - Développer une mécanisation efficiente de l'agriculture et améliorer les de la compétitivité, la création de richesses et infrastructures de transformation et de conditionnement afin de rallonger la chaîne la réduction de la pauvreté ; de valeur : - stimulation de la création d’industries 4 - Utiliser et valoriser durablement les ressources naturelles par la promotion légères à vocation agricole dans le milieu équilibrée de l’ensemble des filières, en tenant compte des contraintes de rural ; conservation de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. - effets positifs sur l’économie sociale : 3) Promotion des - Promouvoir l’intégration agriculture-élevage, l’agroforesterie, et l'agriculture de création d’emplois en milieu rural (création de pratiques permettant conservation en particulier au niveau des plantations communautaires et privées ; dizaines de milliers d’emplois formels par an d'améliorer les - Améliorer la productivité agricole à travers la valorisation optimale des ressources dans les dix prochaines années) ; capacités de en terres et en eau, l’amélioration du cadre de vie des producteurs ruraux et leur - la conservation de la biodiversité permet le production agricole et connexion aux marchés, l’amélioration de l’accès aux matériels, équipements et maintien de pools de gènes, d’espèces et valoriser les aux financements adaptés ; d’écosystèmes tout en contribuant à la ressources du milieu - Restaurer les sols organiques et promouvoir la recherche sur la gestion des création d’emplois ; ressources naturelles (notamment les sciences des sols et la physiologie - développement du capital humain pathologie et technologie post récolte) ; (encadrement, formation et organisation des - Adapter les calendriers culturaux, et les techniques de production producteurs, des éleveurs, des aquaculteurs - Limiter les émissions de méthane de la riziculture en réduisant au maximum la et des forestiers) ; submersion. - autonomisation des femmes et protection 4) Valorisation - Réduire la consommation non durable de bois de chauffage par exemple par la des populations vulnérables et minorités ; notamment gestion durable du bois-énergie ; les foyers améliorés, et la promotion de la - diminution de l’agriculture itinérante ; énergétique des méthanisation et/ou de la butanisation dans l'espace rural ; - amélioration de la situation alimentaire et ressources en milieu - Développer la production d’énergie à base de déchets agricoles, notamment par nutritionnelle ; rural yc les déchets la valorisation des cabosses de cacao, pommes d’anacarde, bagasses de canne à - développement des usages récréatifs de la sucre, mélasse, effluents de manioc, paille de riz pour la production des forêt ; briquettes ; etc. - meilleure résilience aux changements - Développer la production de compléments alimentaires pour animaux et poisson climatiques. et autres produits (ensilage, etc.) ; - Développer l’utilisation de fumiers améliorés par compostage. Coûts Le coût global de mise en œuvre du PNIA a été évalué à 15 000 milliards de FCFA (25 md US$) sur la période 2014-2020. Le coût global de mise en œuvre de la stratégie 2020 forêt et faune pour la période 2013-2017 est évalué à 388 mln US$. 5 Energie / Déchets Grands enjeux de l'énergie: (i) Améliorer l'accès des populations et des industries à l'électricité en quadruplant la capacité de production à l’horizon 2035 pour passer à 6GW ; (ii) accroître l'utilisation des énergies renouvelables dans la production d'électricité, surtout dans les zones difficilement raccordables au réseau électrique et (iii) faire de l’efficacité énergétique une priorité nationale. Grands enjeux des déchets: améliorer la salubrité urbaine notamment en faisant des déchets une ressource pour la production d’énergie MESSAGE CLE : « Porter à 25% la part des énergies renouvelables hors grande hydro dans le bouquet électrique en 2035 » Orientation Actions Analyse coûts-bénéfices 5) Maîtrise de la Transversales: Impacts sur les émissions de gaz à effet de consommation - Mettre en place d'une réglementation sur l'efficacité énergétique (EE) sur la serre: énergétique des base notamment du document « Politique Nationale, Stratégie et Plan d’Action L’évaluation de cet impact nécessiterait une systèmes par une pour l’Efficacité Energétique dans le secteur de l’électricité au Cameroun » évaluation détaillée. Un exercice simplifié a politique d'efficacité (2014) avec un objectif d’économies d’énergie de 2 250GWh correspondant à toutefois pu être mené pour évaluer les énergétique volontariste 450MW de capacité installée à l’horizon 2025 ; tendances: - Créer et opérationnaliser l’Agence de promotion et de rationalisation de - Le scénario de référence, basé sur les l’utilisation des énergies (APRUE) hypothèses de croissance des secteurs - Développer des incitations économiques pour promouvoir et lever les barrières consommateurs d'énergie, et d'évolution du à l'investissement dans l'EE ; bouquet énergétique à 2035, se traduit par un - Interconnecter les 3 réseaux (Nord, Sud et Est) du Cameroun pour optimiser le quasi triplement des émissions de gaz à effet transport et la distribution et réduire les pertes ; de serre énergétiques par rapport à l'année - Renforcer et promouvoir l'intégration et la participation du Cameroun dans le de référence, ainsi qu'à un doublement des marché sous régional de l'Energie, à travers l'interconnexion avec les autres émissions du secteur des déchets. pays de la sous-région, notamment le Pool énergétique d’Afrique Centrale - Le scénario bas-carbone, basé sur une (PEAC) et l’Afrique de l’Ouest via le Nigéria (WAPP). amélioration de l'efficacité énergétique du Industrie : système, et une évolution du bouquet - Encourager puis rendre obligatoires les audits énergétiques réguliers dans les énergétique, permettrait une réduction des grosses industries à forte intensité énergétique; émissions de 26% par rapport au scénario de - Sensibiliser et encourager les audits énergétiques dans les PME ; référence. - Optimiser les procédés via des technologies plus efficientes ainsi que par le lissage et l’effacement ; Cobénéfices de la stratégie énergie-déchet - Evaluer les potentiels de substitution ou d'optimisation (par exemple - amélioration de la productivité des cogénération ou valorisation) ; entreprises - Limiter les pertes (torchages, réseaux, gaspillage) par l’application des - stimulation de l’émergence de porteurs de réglementations, ainsi que par des normes, tarifications et incitations. projet énergétique (EE et EnR), ou ‘éco- Bâtiments : entrepreneuriat‘ - Réviser le code du bâtiment pour améliorer la performance énergétique par - dynamisation de l’économie locale : création des normes thermiques de construction et de rénovation, et un processus de d’emplois qualifiés et pour tous les profils certification ; - renforcement du capital humain du 6 - Former et organiser toute la chaîne de valeur à la construction/rénovation Cameroun (encadrement, formation et basse consommation ; organisation des filières). - Réglementer et imposer l’étiquetage des appareils électriques. - diminution des congestions et de la pollution Transport : limiter la mobilité contrainte et développer les offres de transport locale (notamment les polluants à courte bas-carbone durée de vie) - meilleur résilience aux changements - Promouvoir une approche intégrée du secteur et le développement du climatiques (diversification du bouquet transport bas-carbone via un Schéma national des infrastructures de transport ; électrique) - Intégrer une dimension énergie/climat dans les documents de planification territoriale afin de tenter de limiter les distances, de travailler sur la mixité Coûts fonctionnelle et de proposer des politiques de transport en commun efficiente ; Le montant total des investissements - Accompagner l’Etat et les collectivités territoriales dans l'élaboration de plans nécessaires pour la mise en œuvre du PDSE de développement de transport collectif intra et interurbain bas carbone (ex à l’horizon 2035 a été évalué à 8 270 md de tramway Yaoundé et Douala); FCFA (scénario médian). - Favoriser l'achat de véhicules peu polluants et la mise au rebut des plus Une évaluation simplifiée du coût de mise en polluants via des normes, incitations ou obligations. œuvre du bouquet électrique proposé dans le 6) Valorisation efficiente - Renforcer les politiques de gestion des déchets (d’ici à 2035, toutes les scénario bas carbone n'a pas montré de des ressources pour grandes villes devraient avoir des décharges aménagées avec au moins 70% surcoût financier significatif (en base LCOE) tendre vers une de captage de méthane) ; mais devra être précisée dans une étude économie circulaire - Promouvoir le développement d’une économie circulaire ; ultérieure. - Récupérer / utiliser les déchets agricoles et forestiers ; compostage ; - Valorisation / traitement des autres déchets (station d’épuration, boues de vidange, etc.). 7) Développement de la - Réaliser une évaluation exhaustive du potentiel des énergies renouvelables production d'énergie à (l’étude partielle d’Invest’€lec a recensé 262 sites de petite hydro et 25 sites de partir de sources biomasse-énergie pour un total cumulé de 284MW de capacité. 35 projets pilote renouvelables (23 hydro, 9 biomasse et 3 solaires PV) ont été identifiés ; - Adopter un plan de développement des énergies renouvelables portant à 25% la part des EnR dans le bouquet électrique à l’horizon 2035 ; - Mettre en place un cadre incitatif pour le développement des EnR (appel d'offre, tarifs de rachat, etc.) et lever les barrières à l'investissement (renforcement du cadre institutionnel, etc.) ; un projet de loi est à l’examen ; - Accélérer la mise en œuvre du Plan directeur d’électrification rurale développé par l’AER ; créer d’autres facilitations financières pour l’éclairage rural comme le Fonds d’électrification rurale (FER) ; promouvoir le développement des “mini- smart-grids“ en zone rurale ; - Créer une Agence de promotion des énergies renouvelables ; - Améliorer la collaboration entre les instances existantes (FEICOM, PNDP, et l’AER) pour le développement des projets communautaires en EnR. 7 Le schéma ci-dessous présente les hypothèses d’évolution du bouquet électrique dans les différents scenarii : Le schéma ci-dessous montre la part relative des différents secteurs dans l’atteinte de l’objectif global proposé: 8
3. Adaptation En juin 2015 le Cameroun a validé un Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC) qui inclut, entre autres, une évaluation des évolutions du climat dans 1 chacune des cinq zones agro-écologiques , une évaluation de la sensibilité, de la vulnérabilité et de la résilience sectorielles et géographiques, une stratégie d’intervention 2016-2025, une évaluation des pertes, risques et lacunes, un plan d’action quinquennal 2016-2020 décliné en 20 fiches-projets détaillées. La vision du PNACC est qu’en 2035, « les changements climatiques dans les cinq zones agro-écologiques du Cameroun sont complètement intégrés au développement durable du pays, réduisant ainsi sa vulnérabilité, et transformant même le problème des changements climatiques en une solution / opportunité de développement. Ainsi les Camerounais – particulièrement les femmes, les enfants et les personnes vulnérables – et les secteurs économiques du pays acquièrent une plus grande résilience et une plus grande capacité d’adaptation aux impacts négatifs des changements climatiques ». Afin d’atteindre ce résultat, le PNACC a présenté un programme stratégique basé sur 4 axes : Axe stratégique 1 : Améliorer les connaissances sur les changements climatiques Recommandations : Soutenir la recherche ; Affiner les scénarios climatiques, Vulgariser les informations climatiques ; Mettre en place un système d’observation, d’information et d’alerte ; Constituer une base de données pour les suivi d’indicateurs et le MRV. Axe stratégique 2 : Informer, éduquer et mobiliser la population camerounaise pour s’adapter aux changements climatiques Recommandations : Les communautés et les groupes vulnérables sont les cibles prioritaires ; Soutenir les actions de plaidoyers ; Mener des mobilisations communautaires ; Favoriser les actions d’IEC ; Utiliser les medias de proximité et traditionnels ; Partager les expériences d’adaptation. Axe stratégique 3 : Réduire la vulnérabilité aux changements climatiques dans les principaux secteurs et zones agro-écologiques du pays Recommandations : Evaluer les coûts ; Financer des études et mesures concrètes ; Concevoir des mécanismes financiers d’incitation. Axe stratégique 4 : Intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans les stratégies et politiques sectorielles nationales Recommandations : Prendre en compte l’adaptation dans les planifications et les budgétisations nationale et locales; Intégrer le CC dans le schéma d’Aménagement du Territoire ; Mener des études spécifiques pour mieux cerner les risques ; Participer aux échanges internationaux. Douze secteurs économiques ont été pris en compte dans chacune des 5 ZAE pour évaluer leur vulnérabilité aux paramètres précédents : - huit secteurs thématiques : Agriculture, Élevage, Pêche et aquaculture, Foresterie, sylviculture et faune, Eau, assainissement et santé, Énergie, mines et industries, Développement urbain et travaux publics, Tourisme ; - quatre secteurs transversaux, conformément à la DSCE : Éducation, recherche et formation professionnelle, Artisanat et économie sociale, Télécommunications, Genre, population vulnérable, protection sociale et solidarité nationale. 1 Le pays est divisé en 5 Zones agro-écologiques (ZAE) : 1 Zone soudano-sahélienne, 2 Zone des hautes savanes guinéennes, 3 Zone des hauts plateaux, 4 Zone à pluviométrie bimodale, 5 Zone à pluviométrie monomodale 9 L’analyse des impacts et la vulnérabilité par ZAE et par secteur nous montre que : - Les zones les plus vulnérables sont : la ZAE soudano sahélienne et la ZAE côtière à pluviométrie monomodale ; - Les secteurs les plus vulnérables sont (i) l’agriculture, et (ii) l’eau l’assainissement et la santé ; - Environ 320 000 personnes sont annuellement exposées aux catastrophes climatiques. La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 4 et 5, forte à moyenne dans le reste du pays mais avec des tendances fortes dans les massifs forestiers ou montagneux. Malgré la forte variabilité par ZAE, on peut estimer que pour les secteurs : - Agriculture : La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 1, 2 et 4, forte à moyenne dans le reste du pays (sécheresses, hausse des températures) ; - Élevage: La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 1, 2 et 3, forte à moyenne dans le reste du pays (sécheresses, hausse des températures) ; - Pêche et aquaculture : La vulnérabilité sera globalement forte à moyenne dans tout le pays, surtout dans les zones 5, 1, et 4, forte à moyenne dans le reste du pays (sécheresses, hausse des températures) ; - Foresterie, sylviculture et faune : La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 4 et 5, forte à moyenne dans le reste du pays mais avec des tendances fortes dans les massifs boisés (sécheresses, évènements extrêmes) ; - Eau, assainissement et santé : La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 4 et 5, forte à moyenne dans le reste du pays mais avec des tendances fortes dans les massifs boisés (sécheresse, inondations et mouvement de terrain) ; - Énergie, mines et industries : La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 5 et 2, forte à moyenne dans le reste du pays (précipitations, sècheresse, montée du niveau de la mer) ; - Développement urbain et travaux publics : La vulnérabilité sera globalement forte à très forte dans les zones 5 et 4, forte à moyenne dans le reste du pays (inondations, montée du niveau de la mer) ; - Tourisme : La vulnérabilité sera globalement moyenne à faible dans le pays, sauf dans les massifs montagneux et la zone 1 (Sècheresse). La stratégie d’intervention 2016-2025 (non chiffrée) débouche sur un plan d’action quinquennal préliminaire 2016-2020, décliné en 20 fiches programmes regroupées ci-après par thématiques générales. Les fiches 1 à 5 concernent des projets transversaux, les fiches 6 à 20 les projets sectoriels. En général le Maître d’ouvrage sera le MINEPAT, assisté par une ou plusieurs structures techniques (Ministère ou Comité de coordination interministériel) agissant en tant que Maître d’ouvrage délégué ou Maître d’œuvre. Les montants indiqués, soit 1,8 milliards de dollars sur 5 ans, sont indicatifs, basés 1) sur le montant de 16$ par an et 2 par habitant proposé par la Banque Mondiale pour l’Afrique Sub-saharienne et 2) sur la hiérarchie des priorités sectorielles du Gouvernement camerounais. Des études complémentaires permettront une ventilation de ces budgets en projets confiés aux divers partenaires : 2 Banque Mondiale, 2010, The cost to developing countries of adapting to climate change : New methods and estimates. 10 Maitre d'ouvrage délégué / Thématiques générales / Programmes mln $ % Maître d'œuvre Agriculture, Elevage, Pêche Programme 16 : Développement d’une agriculture intégrée et résiliente face aux effets des Comité de coordination changements climatiques: aménagement de l'espace, choix des techniques agronomiques et (MINADER, ministères intensification; Gestion des besoins en eau; développement de l'agriculture durable /conservatoire / sectoriels concernés et durable; gestion des pollutions hydriques; gestion et exploitation des déchets 385 21% structures faîtières) Programme 17 : Réduction de la vulnérabilité de l’élevage aux effets des changements climatiques (REVEECC): Gestion des pâturages, des points d'eau; Gestion de l'espace, cartographie des terroirs; MINEPDED et MINEPIA amélioration de l'agriculture itinérante; production fourragère Programme 18: Réduction des effets des changements climatiques sur le secteur halieutique: MINEPIA Adaptation de la pêche, de l'aquaculture, de la pisciculture Aménagement du territoire / gestion des risques Programme 01 : Mettre à niveau les systèmes nationaux de collecte de données hydro - MINTRANSPORT, MINATD, météorologiques, d’analyse, de prévision, d'information, d’alerte précoce, et renforcement des MINEPDED capacités Programme 02 : Actualisation des plans de contingence national, régionaux et départementaux, MINADT, MINEPDED, MINFI accroissement et opérationnalisation du fonds d’urgence Programme 03 : Développement des programmes Risques climatiques et Plan d’Affectation des Terres: Cartographie des terroirs; Schémas directeurs d’aménagement national, provinciaux, MINCAF départementaux, communautaires; Système de suivi. 600 33% Programme 05 : Protection et aménagement du littoral contre les effets des changements climatiques; MINEPDED, MINDEF, Restauration et gestion des mangroves; Utilisation des ressources; Adaptation des infrastructures MINEPIA et MINDCAF Programme 07 : Adaptation des référentiels techniques de construction des infrastructures aux effets MINTP, MINEPAT, MINMAP des changements climatiques et ONACC Programme 08 : Réduction de la vulnérabilité des populations urbaines aux effets des changements MINHDU climatiques Programme 09 : Amélioration de la gouvernance foncière locale en réponse aux changements MINDCAF, MINATD climatiques Energie, Industrie Programme 11 : Changements climatiques et gestion intégrée de déchets ménagers, collecte et 310 17% MINEPDED valorisation Programme 12 : Diversification de l’offre énergétique dans un contexte de changement climatique MINEE 11 Maitre d'ouvrage délégué / Thématiques générales / Programmes mln $ % Maître d'œuvre Programme 15 : Prise des changements climatiques dans le développement des activités touristiques et artisanales: Utilisation des ressources par l'artisanat (eau, RN, etc.); Développement et adaptation MINPMEESA et MINTOUL des sites touristiques Programme 20 : Prise en compte du changement climatique dans le développement des industries au Cameroun: gestion de l'espace, protection des zones à risque climatique; approvisionnements en MINEPDED, MINIMIDT énergies, eau, services; déchets et pollutions, émission de GES. Forêts Programme 19 : Réduction de la vulnérabilité des forêts aux changements climatiques au Cameroun: inventaires, gestion et conservation des blocs forestiers, reconstitution du couvert forestier, surtout 150 8% dans les zones sensibles (têtes de source, berges, etc.); agroforesterie villageoise; valorisation des MINFOF et MINEPDED déchets végétaux ; développement des transformations in situ; conservation de la biodiversité; gestion des trafics et du braconnage; gestion des feux de brousse Gestion des eaux / Santé / Social Programme 10 : Adaptation de la politique nationale genre et réduction de leur vulnérabilité au MINAS et MINPROF changement climatique Programme 13 : Renforcement et sécurisation de l’accès aux ressources en eau et aux services d’assainissement dans un contexte de changement climatique; sécurisation des services environnementaux; gestion des eaux de surface et des nappes phréatiques, protection des têtes de 300 16,5% MINEE source; Fixation des berges et des sols; Rôle des femmes; plans d'utilisation des eaux de surface ou de profondeur; luttes contre les pollutions (agricoles, industrielles, sanitaires, etc.); prévention des évènements extrêmes (inondations); conservation de la biodiversité aquatique Programme 14 : Renforcement des capacités d’adaptation du système de santé nationale face aux MINSANTE changements climatiques; Carte sanitaire; maladies émergentes; systèmes d'alerte Renforcement des capacités / Communication Programme 04 : Sensibilisation de la population, des professionnels, des administrations et des MINEPDED décideurs sur les effets des changements climatiques et sur les mesures à prendre 70 4% MINESUP, MINESEC, Programme 06 : Éducation, formation professionnelle et renforcement des capacités sur le changement climatique: curricula et outils pédagogiques, formations spécialisées; formation continue; MINEDUB, MINRESI, bourses d'études; appui à la recherche. MINEPDED, MINEFOP Totaux (2016-2020) 1 815 100% 12
4. Processus de planification, mise en œuvre et suivi de la CPDN Le Cameroun prendra les mesures suivantes pour mettre en œuvre cette CPDN, en assurer le suivi et le cas échéant l’actualisation. Description Objectif Cadre Intégrer les changements climatiques dans la Mise en cohérence des plans et institutionnel planification nationale et les politiques sectorielles politiques sectoriels avec les objectifs et Actions d’atténuation et d’adaptation Rendre opérationnel l’Observatoire national sur les Assurer une mise en œuvre changements climatiques (ONACC) créé en 2009. efficace d’une politique Le conseil d’orientation de l’ONACC est notamment en nationale transversale charge de la planification, de la coordination de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation de la CPDN ; l’ONACC est particulièrement en charge du suivi- évaluation. Evaluer l’impact climat de toute loi ou Intégrer le climat dans les politique/programme/projet public nouveau (étude processus de décision publique d’impact) Opérationnali Traduire la CPDN en programmes opérationnels basés Opérationnaliser la CPDN sation de la sur les stratégies sectorielles CPDN - Améliorer les systèmes d’établissement et de collecte Obtenir des données fiables sur des données sur les émissions (monitoring). les émissions de GES - Réalisation d’un inventaire annuel Etudes complémentaires (à réaliser après soumission Chiffrer et affiner la description de la CPDN) : des Actions d’atténuation et - affiner les coûts des Actions de la CPDN et quantifier d’adaptation de la CPDN leurs co-bénéfices - améliorer la connaissance de l’utilisation et la gestion des terres au Cameroun - évaluation du potentiel des énergies renouvelables - opérationnalisation du PNACC et options pour leur financement - évaluation de l’opportunité d’une fiscalité écologique Suivi- Indicateurs : Suivi de la mise en œuvre de la évaluation - émissions annuelles globales et sectorielles de GES CPDN (MRV) - intensité carbone du PIB et des principaux secteurs en 2015, 2020, 2025, 2030 et 2035 - capacité annuelle installée en énergies renouvelables - indicateurs d’adaptation et de vulnérabilité (à préciser) - suivi de l’affectation des terres agricoles Codage des dépenses liées aux changements Suivi des recettes et dépense climatiques (par ex. sur la base des ‘Rio Markers’ climat dans le budget national développés par OCDE-CAD) dans le budget de l’Etat Création d’un système de suivi de l’ensemble des Suivi des ressources et dépenses et financements liés au climat dépenses nationales globales liées au climat Communicati - campagne de communication fin 2015 sur CPDN et COP 21, en direction de la société on civile - mise en place d’un site internet dédié sur la politique nationale en matière de changement climatique / CPDN, où les indicateurs supra seront publiés Actualisation Périodicité : Révision à la lumière des résultats de la COP21, si nécessaire. Tous les 5 ans de la CPDN sauf indication contraire issue des COP 13
5. Moyens de mise en œuvre Financement Le Cameroun entend mobiliser les sources suivantes pour financer les Actions d’atténuation et d’adaptation de cette CPDN : Financements Le Cameroun entend mobiliser des financements privés internationaux ou privés domestiques pour le co-financement des Actions de cette CPDN, particulièrement celles pouvant générer une rentabilité financière acceptable pour le secteur privé. A cet effet, le Cameroun s’attachera à renforcer la capacité des marchés financiers et système bancaire domestiques à mobiliser et déployer l’épargne nationale notamment sur les projets concourant à un développement sobre en carbone et résilient au changement climatique, ainsi que l’attractivité du Cameroun pour les IDE (climat des investissements). Budget Le Cameroun augmentera ses financements budgétaires en faveur des national Actions de cette CPDN qui relèvent de la compétence de l’Etat et que ne pourrait pas financer l’assistance internationale. Cet effort de l’Etat peut prendre la forme soit de dépenses budgétaires directes soit transiter par des fonds spécifiques financés notamment à partir du budget de l’Etat. Bailleurs de Le Cameroun sollicitera l’appui des bailleurs de fonds et PTF (notamment fonds / PTF en dons et assistance technique) pour le financement des Actions de cette CPDN. Fonds vert Le Cameroun réfléchit à l’opportunité de mettre en place une entité pour le climat nationale éligible (accréditée) au FVC et autres organismes internationaux. Le Cameroun sollicitera aussi l’appui des entités régionales et multilatérales accréditées pour cofinancer les Actions de cette CPDN. Marchés du Le Cameroun soutient l'inclusion des marchés internationaux du carbone carbone dans un accord post 2020 sur le climat et propose qu’un tel instrument, couplé à un régime comptable approprié, puisse être utilisé pour aider à financer certains investissements dans les infrastructures sobres en carbone et résilientes au changement climatique. Le Cameroun considère que certaines des Actions de cette CPDN, ou des actions supplémentaires, pourraient être financées en tout ou en partie par le transfert international d’actifs carbone en veillant au respect des principes d'intégrité de l'environnement et de transparence. Autres L’opportunité de déployer des outils permettant de générer un signal prix instruments sur le coût social du carbone (marché ou taxe carbone) et ainsi économiques d’internaliser l’externalité carbone sera explorée Première La CPDN est déclinée en tranches quinquennales. Une première tranche tranche quinquennale d’Actions à financer sera présentée début 2016. quinquennale Renforce- Atténuation A tous les niveaux : lien entre développement, énergie et changement ment des climatique ; suivi/évaluation des activités capacités Décideurs : intérêts d’intégrer la réflexion énergie-climat dans toutes les politiques sectorielles Opérateurs: mise en œuvre du développement bas-carbone, par exemple : Agriculteurs : Pratiques agricoles permettant une intensification soutenable de la production ; modes de gestion et valorisation des résidus agricoles. Foresterie : Renforcement de la gestion durable des forêts, gouvernance, exploitation à faible impact, augmentation des taux de transformation, valorisation des déchets de la transformation. Energie : Gestion durable du bois énergie, construction, diffusion et utilisation des foyers et fours améliorés, mise en place de plantation à des fins de bois-énergie. Entrepreneurs : Les clefs du succès pour développer un projet d’énergie renouvelable en milieu rural ; valorisation de produits issus d’une 14 agriculture soutenable. Adaptation Informer, éduquer et communiquer sur les risques climatiques - Sensibiliser les populations sur les impacts du changement climatique - Développer les capacités des populations à anticiper les impacts et augmenter leur résilience Système de Gestion de l’Information Environnementale - Coordonner les activités de l’ONACC et de l’Observatoire national des risques (ONR) pour la prévision des évènements météorologiques et des impacts des changements climatiques. - Créer un réseau d’observation et de suivi de la dynamique du trait de côte à l’échelle nationale afin d’identifier les territoires à risque d’érosion côtière et examen d’un ou de plusieurs indicateurs traduisant la relation climat / érosion côtière. Renforcer la résilience des pratiques productives - Le renforcement des capacités des acteurs (surtout femmes jeunes et personnes âgées, peuples autochtones, agriculteurs, etc.) porte sur de nouveaux itinéraires techniques dans le cadre de modes de productions intensifiés et durables. Transferts de - Développement des partenariats entre les entreprises et les centres de recherche sur le technologie développement de solutions bas-carbone. et R&D - Meilleur accès à des outils (par exemple calage des cycles culturaux à la saison pluvieuse) 15
6. Annexes Principales abréviations AER Agence d’électrification rurale BAD Banque africaine de développement CC Changements climatiques CCNUCC Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique CES Conservation des eaux et du sol COP Conférence des Parties (à la CCNUCC) CPDN Contribution prévue déterminée au plan national (= INDC) DFP Domaine forestier permanent DFnP Domaine forestier non permanent DSCE Document de stratégie sur la croissance et l’emploi EE Efficacité énergétique EnR Energies renouvelables FAO Food and Agriculture Organization FCFA Franc CFA FEICOM Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale GES Gaz à effet de serre GIEC Groupe intergouvernemental des experts sur le climat IDE Investissements directs étrangers IFD Institutions financières de développement INDC Intended Nationally Determined Contribution (= CPDN) IREN Institut de recherche sur les énergies renouvelables LCOE Levelized cost of electricity MINADER Ministère de l’agriculture et du développement durable MINATD Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation MINEE Ministère de l’eau et de l’énergie MINEPAT Ministère de l’économie, du plan et de l’aménagement du territoire MINEPDED Ministère de l’environnement, de la protection de a nature et du développement durable MINEPIA Ministère de l’élevage, pêche et industrie animale MINHDU Ministère de l’habitat et du développement urbain MINFOF Ministère de la forêt et de la faune MINTRANS Ministère des transports Md Milliard Mln Million MtCO2-équ Millions de tonnes de dioxide de carbone ou équivalents Mtep Millions de tonnes d’équivalent pétrole NAMA Nationally Appropriate Mitigation Actions ONACC Observatoire national sur les changements climatiques OCDE Organisation pour la coopération économique et le développement PDSE Plan de développement long terme du secteur électrique PF Politique forestière et Plan stratégique de mise en œuvre PIB Produit intérieur brut PNDP Programme national de développement participatif PNUE Programme des nations unies pour l’environnement PPA Parité des pouvoirs d’achat PRG Pouvoir de réchauffement global PTF Partenaires techniques et financiers REDD+ Reduced Emissions from Deforestation and Forest Degradation UE Union européenne UNECA Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique US$ Dollar des Etats Unis UTCATF Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et forêts ZAE Zone agro-écologique 16 Sources Transversales Cameroun Vision 2035 Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) 1ère communication nationale du Cameroun 2ème communication nationale du Cameroun Loi N° 2013 / 004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Décret N° 2009/410 du 10 décembre 2009 portant création, organisation et fonctionnement de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques Document de stratégie de développement du secteur rural Inventaire national des GES 2013 Loi n°00211/008 du 06 mai 2011 d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire au Cameroun Stratégie et Plan d’action national pour la biodiversité version 2, 2012 Atténuation (général) Mesures d’atténuation, MINEPDED 2013 Energie Fiche pays Cameroun de la Délégation de l’UE Bilan des opportunités de projets de production décentralisée d’électricité identifiées par invest’€lec Elaboration de la stratégie sectorielle eau et énergie – Variables d’action domaine énergie, 2011 Projet de loi portant promotion et développement des énergies renouvelables au Cameroun Etat des lieux du cadre réglementaire du secteur des énergies renouvelables au Cameroun – Etude Global Village Cameroun, 2012 Livre Blanc de la CEEAC et de la CEMAC : Politique régionale pour un accès universel aux services énergétiques modernes et le développement économique et social 2014 - 2030 Plan d’Action National Energie pour la Réduction Pauvreté 2007 Plan Directeur Electrification Rurale, 2008 Politique nationale, stratégie et Plan d’Action pour l’Efficacité énerg. dans le secteur de l’électricité 2014 Projet Développement du Secteur de l’Energie : Mise à jour du plan de développement du secteur de l’électricité - Etude Economique et financière avec Annexes 2014 Understanding the Impact of Climate Change on Hydropower in Cameroon 2013 Transport Plan directeur routier du Cameroun - Plan directeur ferroviaire Forêt Composante REDD+_du PNDP 2013 Document R-PIN REDD+ du Cameroun, 2008 et Document R-PP REDD+ du Cameroun, 2013 Plan d’action national de lutte contre la désertification Loi n° 94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche 1994 Stratégie 2020 du sous secteur forêts et faune, 2012 Agriculture Document de stratégie du sous secteur élevage, pèches et industries animales Gestion durable des terres dans les plans de développement et élaboration des plans d’utilisation et de gestion durable des terres Plan national d’investissement agricole (PNIA) Projet d’amélioration de la compétitivité agricole (PACA) Adaptation Plan national d’adaptation aux changements climatiques, 2015 World Bank: The cost to developing countries of adapting to climate change : New methods and estimates, 2010 Etude de l’impact du changement climatique sur la Sanaga (Banque mondiale) Vulnérabilité des Zones agro-écologiques aux changements climatiques 17