Contributions Déterminées au Niveau National CDN 3.0
Made 2025-10 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Country
- Côte d’Ivoire
- Subjects
- Agricultural and rural development, Livestock, Energy, Environment, Food and nutrition, Forestry, Land and soil, Water, Waste and hazardous substances
- Keywords
- agricultural development, fertilizers/nutrients, animal production, ecofriendly products/ecofriendly processes, sustainable development, climate change, biodiversity, capacity building, circular economy, decentralization, emissions, enforcement/compliance, equity, erosion, financing, flood, gender, governance, green economy, innovation, local government, monitoring, public health, water shortage/drought, youth, coastal zone management, ecosystem conservation, hazards, food security, afforestation/reforestation, agro-forestry, land clearing, forest management/forest conservation, land-use planning, soil rehabilitation, basin/catchment/watershed, integrated management, inland waters, coal, natural gas, renewable energy, energy conservation/energy production, hazardous waste, organic waste, recycling/reuse, waste disposal, waste management
- Categories
- energy
Where to read it
Text
The law's own text, section by section, as held. Each section has its own link.
1.A.1.a Production hydroélectricité ; 83% centrales thermiques) pour obtenir la quantité projetée publique d’électricité Demande en électricité d’électricité produite par les centrales thermiques. et de chaleur › Application de l’hypothèse de la consommation thermique spécifique 2012 constantes pour obtenir la quantité projetée de combustibles consommée par les centrales thermiques, puis application de l’hypothèse du mix de combustibles 2012 constant (91% gaz naturel) pour répartir cette consommation entre le gaz naturel, le gasoil/diesel et les fiouls résiduels. Quantité de pétrole › Les données historiques ont été conservées sur la période 2012 -2022. traitée par la raffinerie › A partir de 2023 : Moyenne 2000-2022 pour projeter la quantité de pétrole traitée
1.A.1.b Raffinage de par la raffinerie. pétrole Consommation › Régression linéaire (temporelle) 2002-2022 pour projeter la consommation spécifique d’énergie spécifique d’énergie (un seul combustible : Fiouls résiduels).
1.A.1.c Fabrication de Quantité de Fiouls › Régression linéaire (temporelle) pour projeter la production de pétrole et LGN combustibles solides Résiduels brûlés dans et utilisation d’intensité sectorielle (TJ Fiouls Résiduels/TJ pétrole et LGN produits, et autres industries les autres industries moyenne 2010-2022) pour projeter la consommation de Fiouls Résiduels énergétiques énergétiques › Régression linéaire basée sur le PIB de l’industrie (1990-2012) pour projeter la
1.A.2 Industries Quantité totale quantité totale de combustibles consommés. manufacturières et de combustibles › Application de l’hypothèse du mix de combustibles 2012 constant pour répartir construction consommés ces consommations par type de combustibles (Gaz de pétrole liquéfié, Gasoil/ Diesel, Fiouls résiduels, Gaz naturel). Quantité de Kérosène › Régression linéaire (temporelle) 2015-2022 pour projeter la consommation de
1.A.3.a pour carburéacteur brûlé Kérosène pour carburéacteur dans l’aviation intérieure Quantité de Gasoil/Diesel brûlé dans le Transport › Régression linéaire simple basée sur le PIB 2010-2022 pour projeter la Routier et Quantité consommation totale de carburants et application de la structure de
1.A.3.b d’Essence automobile consommation de l’année 2022 pour répartir les consommations de carburant brûlée dans la Transport par énergie Routier Quantité de Gasoil/
1 — A.3.c Diesel brûlé le transport › Moyenne des années 2019-2022 reportée sur la période 2023-2035
1.A.3.c Diesel brûlé le transport › Moyenne des années 2019-2022 reportée sur la période 2023-2035 ferroviaire Quantité de Gasoil/Diesel
1.A.3.d brûlé pour la navigation › Moyenne des années 2019-2022 reportée sur la période 2023-2035 intérieure › Données historiques jusqu’en 2022 puis régression linéaire basée sur le PIB 1990- 2012 (ajustée pour passer par le point 2022) pour projeter la quantité totale de Quantité totale combustibles consommés.
1.A.4.a Commercial de combustibles et institutionnel consommés › Application de l’hypothèse du mix de combustible 2022 constant pour répartir ces consommations par type de combustibles (Gaz de pétrole liquéfié, Bois et déchet de bois, Charbon de bois, Autre biomasse).
1.A.4.b Consommation › Utilisation de l’intensité sectorielle (TJ/Million habitant) de l’année 2022 et les énergétique des projections démographiques pour projeter la consommation énergétique ménages toutes formes totale des ménages dans un premier temps et utilisation de la structure de d’énergie confondues consommation de l’année 2022 pour répartir la consommation totale par forme d’énergie pour les années 2023-2035
1.A.4.c Agriculture/ Quantité totale › Données historiques jusqu’en 2022, moyenne 1991-2022 pour 2023, puis Sylviculture/Pêche de combustibles AAGR 1991-2012 sur la période 2024-2035 pour projeter la quantité totale de consommés combustibles consommés (un seul combustible : Gasoil/Diesel).
1.B Emissions Quantité de Charbon de › Utilisation ratio historique (Tonnes de charbon de bois consommées /Million fugitives bois produite habitant) de l’année 2022 et les projections démographiques pour projeter la quantité totale de charbon de bois produite 43 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Le graphique suivant présente l’évolution globale obtenue pour l’énergie. Figure 5 BAU Energie : Evolution des émissions de GES en Gg CO2éq du secteur Energie Émissions Historiques L es émissions de GES issues du secteur de III.1.2.2 l’énergie en Côte d’Ivoire ont affiché une Scénario BAU pour le secteur PIUP croissance continue entre 1990 et 2022. Cette progression reflète l’essor progressif des activités énergétiques dans le pays, notamment à travers Dans le cadre de l’élaboration du scénario de l’urbanisation, l’industrialisation et l’augmentation de référence ou Business-As-Usual (BAU) pour le secteur la consommation de carburant dans les transports. Procédés Industriels et Utilisation de Produits (PIUP), On observe des inflexions légères à certains moments, la modélisation s’est appuyée sur deux principales traduisant des ralentissements ponctuels ou des catégories de sources d’émissions : réformes sectorielles. La catégorie 2.D Le scénario BAU, qui exclut l’impact des politiques et qui regroupe les émissions issues de l’utilisation de mesures d’atténuation postérieures à 2012, montre produits à base d’hydrocarbures, notamment : une hausse nette et rapide des émissions à partir de
2013. Selon cette trajectoire, les émissions du secteur — la consommation d’huiles lubrifiantes, pourraient atteindre environ 45 000 Gg CO2éq d’ici — la consommation de graisses, 2035, soit près du double des niveaux récents. Cela souligne le poids croissant du secteur de l’énergie — la consommation de cires. dans les émissions nationales en l’absence d’actions additionnelles. La catégorie 2.F.1.a, À partir de 2013, un écart croissant apparaît entre qui concerne l’utilisation des gaz fluorés (HFC, PFC, les émissions réellement observées et les émissions SF6, etc.), fréquemment utilisés dans les systèmes projetées selon le scénario BAU. Ce différentiel pourrait de climatisation, réfrigération, aérosols et certains traduire l’effet bénéfique des politiques d’atténuation procédés industriels. déjà mises en œuvre après 2012, mais également des gains d’efficacité énergétique, une diversification du Pour ces différentes sous-catégories, les projections mix énergétique ou une évolution des comportements dans le scénario BAU ont été construites sur la base de consommation. des tendances historiques des données d’activités, sans intégrer les effets des politiques ou mesures Le scénario BAU, qui exclut l’impact des politiques et d’atténuation mises en œuvre après le 31 décembre mesures d’atténuation postérieures à 2012, montre
2012. Les facteurs d’émissions constants utilisés dans une hausse nette et rapide des émissions à partir de l’inventaire national ont été conservés afin d’assurer la
2013. Selon cette trajectoire, les émissions du secteur cohérence avec les séries historiques. pourraient atteindre environ 55 millions de tonnes de CO2 équivalent d’ici 2035, soit près du double des niveaux récents. Cela souligne le poids croissant du secteur de l’énergie dans les émissions nationales en l’absence d’actions additionnelles. 44 Le graphique suivant présente l’évolution globale obtenue pour le secteur PIUP. Figure 6: BAU PIUP : Evolution des émissions de GES en Gg CO2éq du secteur PIUP Émissions Historiques D ans le scénario BAU, les émissions du secteur — La population animale (ruminants, non-ruminants, PIUP connaissent une progression rapide, etc.); passant d’environ 331,61 Gg CO2éq en 1990 — Les surfaces cultivées en rizière (émissions liées à la à 18 070,71 Gg CO2éq en 2022, soit une méthanisation des sols) ; hausse de plus de 5300 %. Cette augmentation est — Les apports d’engrais minéraux, notamment l’urée essentiellement due à la consommation de lubrifiants (source de N2O) ; (huiles de moteur et graisses), qui croît en parallèle avec la motorisation et l’industrialisation, ainsi que — Le chaulage, qui génère des émissions de CO2 ; par l’usage accru de cire de paraffine et de solvants — Les surfaces cultivées pour certaines cultures dans l’industrie cosmétique, alimentaire et chimique. spécifiques telles que le riz, le maïs et la canne à sucre ; Toutefois, la part la plus importante provient du — La superficie des savanes brûlées, contribuant aux sous-secteur réfrigération et climatisation, dont les émissions de CH4 et N2O. émissions progressent fortement avec l’urbanisation, la hausse des températures et l’essor du secteur tertiaire. Les périodes de référence sont les suivantes : Les gaz fluorés (HFC) utilisés dans ces équipements, ayant un pouvoir de réchauffement global de plusieurs — Historique : 1990–2012 milliers de fois supérieur à celui du CO2, représentent — Projection : 2013–2030 une source d’émissions critiques. Sans politiques de contrôle, ni technologies alternatives, les émissions de Trois approches méthodologiques de projection ont PIUP pourraient dépasser 35 409 Gg CO2éq d’ici 2030 et été utilisées pour estimer l’évolution future de ces atteindre plus de 35 483 Gg CO2éq en 2035, consolidant paramètres : ce secteur comme l’un des principaux contributeurs — Régression linéaire sur la période historique, lorsque les aux émissions nationales. tendances sont stables et corrélées ; — Taux de croissance annuel moyen (AAGR), calculé entre deux dates clés, pour extrapoler les données lorsque les III.1.2.3 séries présentent une évolution régulière ; Scénario BAU pour le secteur — Utilisation des données 2013–2022, dans les cas où les Agriculture tendances historiques sont peu représentatives ou trop irrégulières pour être extrapolées par des modèles simples. Le scénario Business-As-Usual (BAU) pour le secteur agricole a été élaboré à partir de la projection des principales données d’activité historiquement observées, susceptibles d’avoir un impact significatif sur les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces variables d’entrée comprennent : 45 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Le tableau suivant récapitule les méthodes appliquées selon les données : Tableau 9. Récapitulatif des méthodes de projection appliquées pour les principales données d’activité agricoles Catégorie Sous-catégorie Mode de projection - BAU Vaches laitières Régression linéaire 1990-2012 Autres bovins Régression linéaire 1990-2012 Données historiques 2013-2022 maintenues (tendance difficile à anticiper). Ovins Application ensuite du AAGR 1990-2012 Population animales Porcins AAGR 1996-2010 Données historiques 2013-2022 maintenues (tendance difficile à anticiper). Caprins Application ensuite du AAGR 1990-2012 Volailles AAGR 2005-2012 Données historiques jusqu’en 2014 (point le plus haut) puis maintien du Riz irrigué point 2014. On considère que les installations pour irrigation en place à cette Surfaces en rizière date sont maintenues. (ha) Riz inondé Données historiques 2013-2022 puis AAGR 2012-2017 Riz pluvial Données historiques 2013-2022 puis AAGR 2000-2012 Engrais minéraux AAGR 2008-2012 Engrais minéraux, Chaulage AAGR 1990-2012 (constant) urée, chaulage Urée AAGR 1990-2012 Maïs Données historiques 2013-2022 + AAGR 2005-2011 Surfaces Canne à sucre AAGR 1990-2012 Riz Surfaces brûlées Maïs Maintien de la part brûlée 2012 Canne à sucre Savane arborée AAGR 1990-2012 Savane prairie AAGR 1990-2012 Brûlage hors cultures Savane tropicale AAGR 1990-2012 Autre type de savanes arborées Pas de surface Figure 7 BAU Agriculture : Evolution des émissions de GES en Gg CO2éq du secteur Agriculture Émissions Historiques 46 L e graphique montre que les émissions agricoles intelligente, la gestion raisonnée des engrais et le de GES en Côte d’Ivoire sont restées relativement contrôle du brûlage des savanes représentent ainsi stables entre 1990 et 2012, oscillant entre 6 000 des leviers majeurs à renforcer. et 8 000 Gg CO2éq. Cette stabilité s’explique probablement par une croissance modérée de la production agricole et de l’élevage, ainsi que par des III.1.2.4- pratiques relativement constantes sur cette période. Quelques pics sont visibles dans les années 2000 et Scénario BAU pour le secteur Utilisation 2015, reflétant des années de production agricole des Terres, Changement d’Affectation plus intense ou des modifications dans les pratiques des Terres et Foresterie (UTCATF) agricoles (par exemple : usage accru d’intrants ou extension de rizières). Le scénario BAU du secteur Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie À partir de 2013, le scénario BAU projette une trajectoire (UTCATF) vise à projeter l’évolution des émissions et ascendante continue des émissions agricoles, absorptions nettes de gaz à effet de serre jusqu’en culminant à plus de 14 000 Gg CO2éq en 2035. Cette 2035, en supposant l’absence de nouvelles politiques augmentation progressive traduit une croissance d’atténuation après 2012. Cette projection repose sur prévue des facteurs d’émissions tels que les les tendances historiques observées entre 1990 et 2012, populations animales, les surfaces rizicoles, l’utilisation période qui sert de référence pour établir la dynamique d’engrais minéraux ou encore le brûlage de savanes. future. L’approche adoptée permet ainsi d’estimer les La trajectoire BAU repose sur une hypothèse d’absence émissions potentielles qui seraient générées dans un de politiques ou mesures additionnelles après 2012. contexte de continuité des pratiques passées, sans Ainsi, elle reflète l’impact attendu d’une intensification interventions supplémentaires. des activités agricoles dans un contexte de croissance démographique, sans prise en compte d’actions Les données sont structurées selon les principales d’atténuation nouvelles. catégories du secteur UTCATF, notamment les terres forestières, terres cultivées, prairies, terres humides, À partir de 2013, un écart significatif apparaît entre établissements, autres terres, produits ligneux récoltés les émissions observées et les projections BAU. Cela et catégories diverses. Chaque sous-catégorie dispose suggère que les émissions réelles ont été influencées de séries de données historiques et projetées, exprimées par des facteurs non intégrés dans le scénario de en tonnes équivalent CO2. Ce découpage offre une référence, notamment l’introduction de politiques vision détaillée des dynamiques par type d’occupation d’atténuation post-2012, l’amélioration de l’efficacité du sol, essentielle pour cibler les interventions futures. dans l’usage des intrants, ou des changements structurels dans le secteur agricole. Il est aussi Trois grandes approches sont mobilisées selon les possible que cet écart reflète des améliorations dans sous-catégories : la structuration des données ou des ralentissements ponctuels de certaines activités agricoles. — Régressions linéaires : utilisées lorsque les tendances historiques sont claires et stables. Ce graphique met en évidence la pertinence de disposer — Taux de croissance moyen (AAGR) : appliqué pour d’un scénario BAU robuste, servant de référence neutre extrapoler les données à partir de la croissance passée. pour évaluer l’efficacité des mesures d’atténuation mises en œuvre après 2012. Il montre également que, — Valeurs constantes : utilisées dans les cas où, soit les sans actions additionnelles, les émissions du secteur séries ne montrent pas de tendance marquée, soit les données sont insuffisantes pour modéliser une agricole pourraient plus que doubler d’ici 2035, ce croissance fiable. qui en fait un secteur prioritaire pour les politiques climatiques de la Côte d’Ivoire. L’agriculture climato- Le graphique suivant présente l’évolution globale obtenue pour le secteur UTCATF. Figure 8: BAU UTCATF : Evolution des émissions de GES en Gg CO2éq du secteur UTCATF Émissions Historiques 47 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE L es données historiques montrent une évolution III.1.2.5 marquée des émissions nettes du secteur Scénario BAU pour le secteur Déchets Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie (UTCATF). Dans les années 1990, le secteur affichait une capacité nette Dans le cadre de l’élaboration du scénario BAU pour le d’absorption du carbone, traduite par des émissions secteur des déchets, les projections ont été réalisées négatives. Cela reflétait un important stock forestier en s’appuyant sur les principales données d’activité capable de séquestrer plus de carbone que ce qui était influençant les émissions de gaz à effet de serre (GES) émis. au sein des différentes sous-catégories du secteur. Cependant, à partir de la fin des années 1990, cette Déchets solides ménagers et assimilés : capacité d’absorption s’est progressivement érodée, Pour cette composante, deux hypothèses clés ont été avec une hausse continue des émissions nettes. Cette mobilisés pour projeter les tendances d’émissions : tendance est probablement liée à une déforestation croissante, à la conversion des terres forestières — La population totale nationale, servant à estimer les en terres agricoles, et à la pression foncière dans volumes globaux de déchets et d’eaux usées générés. certaines zones du pays. Les émissions ont culminé — La population urbaine desservie par l’ANAGED (Agence vers 2015, atteignant environ 67 000 Gg CO2éq, avant Nationale de Gestion des Déchets), c’est-à-dire les villes de connaître un léger repli jusqu’en 2020. bénéficiant d’un service de collecte formel, qui permet d’estimer la part de déchets effectivement traitée par Le scénario BAU projette une trajectoire différente, dans le système formel. un contexte sans nouvelles politiques d’atténuation Déchets industriels et eaux usées domestiques, après 2012. Une hausse modérée des émissions est industrielles et excrétas : d’abord observée jusqu’en 2021, suivie d’une forte baisse entre 2022 et 2025, où les émissions chutent Pour les déchets et effluents issus des activités d’environ 66 000 Gg CO2éq à 41 000 Gg CO2éq. Cela industrielles, la projection repose sur trois éléments pourrait refléter l’effet de tendances naturelles ou des principaux : hypothèses de ralentissement de la déforestation dans — L’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB), en tant le modèle, bien qu’aucune nouvelle politique ne soit que proxy général de la croissance économique et supposée. industrielle. — La proportion des différentes classes économiques À partir de 2026, les émissions repartent légèrement à la utilisant les systèmes de traitement des eaux usées en hausse, pour atteindre environ 43 710 Gg CO2éq en 2035. milieux urbain et rural. Cette stabilisation suggère que, dans un scénario sans intervention supplémentaire, les émissions du secteur — La production spécifique de trois filières industrielles sélectionnées pour leur contribution significative aux pourraient se maintenir à un niveau relativement élevé, rejets liquides : sans jamais retrouver un rôle net de puits de carbone. — la fabrication de bière et de malt, Ce graphique met en évidence l’importance — la transformation du poisson, stratégique du secteur UTCATF dans la lutte contre — le raffinage du sucre. les changements climatiques en Côte d’Ivoire. Sans politiques d’atténuation renforcées, ce secteur restera Ces filières ont été choisies comme représentatives une source importante de GES. Il est donc essentiel pour la modélisation des émissions issues des eaux de renforcer les efforts de reforestation, de gestion usées industrielles. durable des terres, et de lutte contre la déforestation, si l’on souhaite inverser la tendance et restaurer le rôle Pour l’ensemble des autres paramètres non de puits de carbone du secteur. explicitement évoqués (facteurs d’émission, paramètres techniques, taux de traitement, etc.), il a été supposé qu’ils restent constants au fil du temps dans le scénario BAU, c’est-à-dire qu’aucune amélioration technologique ou modification des pratiques n’est anticipée après 2012. 48 Le tableau suivant récapitule les méthodes appliquées selon les données. Tableau 10. Récapitulatif des méthodes de projection appliquées pour les principales données d’activité du secteur déchets Données d’activité Mode de projection – BAU › Données de la population de l’Agence Nationale de la Statistique de Côte d’Ivoire › Utilisation directe des projections de la population réalisée par le Département des Affaires Population Economiques et Sociales des Nations Unies (Estimation population au 1er janvier) pour la période 2023-2035. › Accessible à : World Population Prospects Population des villes dont les déchets › Régression linéaire période 2012-2022 de la population cible en fonction de la population sont collectés par les structures totale du pays (R2 = 99.8%) agréées par l’ANAGED › Utilisation du taux de croissance annuel moyen calculé entre 2012 et 2022 (6.9% / an), PIB cohérent avec les projections du FMI. › https://www.imf.org/en/Countries/CIV#countrydata Production de bière et malt › Utilisation du taux de croissance annuel moyen calculé entre 1990 et 2022 (1.3%) › Valeur constante de 180 kt par an, identiques aux valeurs rapportées pour la période Préparation du poisson historique 2019-2022 Raffinage du sucre › Utilisation du taux de croissance annuel moyen calculé entre 1990 et 2022 (1.4%) Le graphique suivant présente l’évolution globale obtenue pour le secteur déchets. Figure 9: BAU Déchets : Évolution des émissions de GES en Gg CO2éq du secteur Émissions Historiques 49 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE D e 1990 à 2021, les émissions de gaz à effet de régulièrement jusqu’en 2035, atteignant les 8 000 Gg serre (GES) issues du secteur des déchets CO2éq à l’horizon de la projection. Cette hausse est en Côte d’Ivoire ont connu une croissance principalement tirée par l’évolution de la population régulière et continue. Cette augmentation est urbaine et la croissance du PIB industriel. principalement due à l’accroissement démographique, à l’urbanisation et au développement des activités Ce scénario BAU souligne le poids croissant du secteur industrielles. La tendance observée reflète l’impact des déchets dans le bilan carbone national. Il met croissant des déchets solides ménagers et assimilés et en évidence l’importance de mettre en œuvre des des eaux usées sur les émissions nationales. politiques ambitieuses de gestion durable des déchets, de valorisation circulaire des déchets et de traitement À partir de 2022, le scénario BAU prend le relais en des eaux usées afin d’infléchir cette trajectoire prolongeant la tendance haussière des émissions. ascendante des émissions. En l’absence de telles Cette projection suppose l’absence de nouvelles mesures, les émissions continueront d’augmenter mesures d’atténuation spécifiques au secteur des de manière mécanique, proportionnellement à la déchets. Les émissions continuent donc d’augmenter croissance démographique et économique. III.2. Objectif quantifié de réduction des émissions III.2.1 d’action climatique. L’objectif des CDN 3.0 s’inscrit dans une vision de développement bas carbone et résilient Description précise de la cible aux changements climatiques, visant à découpler la croissance économique soutenue de l’augmentation Les CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire réaffirment et renforcent des émissions de gaz à effet de serre. l’ambition nationale en matière d’atténuation avec un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 33,07% à l’horizon 2035 par rapport au scénario III.2.2 BAU. Cette cible se traduit par un abattement d’environ 3% supplémentaire par rapport aux engagements Mesures d’atténuation de la CDN 2.0, qui fixait une réduction de 30,41 % correspondant à 37 000 Gg CO2éq. À l’issue des consultations avec l’ensemble des parties prenantes, les contributions recueillies ont permis Cette ambition renforcée positionne la Côte d’Ivoire d’identifier les mesures d’atténuation ainsi que les parmi les pays africains les plus volontaristes en matière actions de suivi, présentées dans le tableau ci-après. 50 Tableau 11. Tableau des mesures d’atténuation Secteur Code Mesures d’atténuation Objectifs et Cible à Horizon 2035 Accroître l’accès des ménages à la cuisson propre par l’augmentation de › Atteindre un taux d’utilisation du GPL de 70 % un taux de M1 l’utilisation du GPL et à travers l’adoption foyers améliorés de 25 % d’ici 2035 des foyers améliorés à biomasse › Atteindre un taux d’éclairage LED de 100 % et un taux de Accélérer la transition vers l’éclairage LED M2 dans le secteur résidentiel réduction de l’intensité énergétique d’au moins 30 % d’ici 2035 Renforcer l’efficacité énergétique dans le › Atteindre un taux d’équipements conformes de 100% en résidentiel (appareils électroménagers) ciblant les foyers dirigés par les femmes et un taux de M3 en veillant à ce que les femmes aient un réduction de la consommation énergétique de 30 % d’ici accès équitable aux technologies et aux 2035 formations adéquates › Réaliser un taux d’économies d’énergie dans les bâtiments tertiaires d’au moins 30% par rapport à la Renforcer les pratiques d’efficacité consommation de référence de 2025, d’ici 2030 M4 énergétique dans le secteur public et Réduire le taux de l’intensité énergétique moyenne commercial (kWh/m²/an) des bâtiments tertiaires d’au moins 30% par rapport au niveau de 2025, d’ici 2035 Développer l’efficacité énergétique dans le › Réduire le taux de l’intensité énergétique de 30% d’ici M5 secteur industriel 2035 Éliminer progressivement les émissions › Réduire le taux des émissions fugitives de méthanes de M6 fugitives de méthanes dans les opérations 50% d’ici 2035 pétrolières et gazières Energie Moderniser la filière charbon de bois par › Atteindre un taux de remplacement des meules l’adoption de procédés de carbonisation M7 à haute efficacité énergétique et la traditionnelles par des fours améliorés d’au moins 45 % d’ici 2035 structuration des chaînes de valeur Porter la part des énergies renouvelables › Augmenter la capacité de génération en énergies (solaire, biomasse, hydroélectricité, éolien) M8 à 46,3% dans le mix électrique national d’ici renouvelables d’ici 2035 et à ce qu’elles représenteront 46,3 % du mix énergétique d’ici 2035 2035 › Atteindre un taux des déplacements motorisés couverts Promouvoir une mobilité urbaine durable M9 d’égale utilisation pour toutes et tous par des modes de transport collectif bas carbone d’au moins de 10% d’ici 2035 Mettre en œuvre le programme de › Atteindre un taux de véhicules importés conformes à la M10 renouvellement du parc automobile et de norme Euro VI de 60% d’ici 2035 mise à la casse › Atteindre une part de 12% d’importation en véhicules Favoriser l’introduction des véhicules M11 électriques (VE) dans le parc automobile électriques comme pourcentage de l’importation des voitures en général en Côte d’Ivoire, d’ici 2035. Promouvoir des carburants alternatifs pour › Atteindre un taux d’incorporation de 25% de biodiesel M12 la mobilité urbaine bas carbone issu de l’hévéa dans la flotte d’autobus d’ici 2030, › Atteindre un taux d’incorporation de 5 % de carburant Promouvoir Carburant aviation durable M13 (CAD) aviation durable (CAD) dans la consommation nationale de carburant aérien d’ici 2035 Renforcer le contrôle et la réduction › Réduire le taux de la consommation annuelle de HFC progressive des HFC utilisés dans les M14 équipements de climatisation et de d’au moins 70% d’ici 2035, par rapport à l’année de référence 2020 réfrigération Procédés Industriels et Utilisation des Produits (PIUP) Renforcer la réduction progressive des › Réduire le taux de la consommation annuelle de HFC réfrigérants à fort impact climatique (HFC M15 à fort PRG) utilisés dans les équipements d’ici 2035, d’au moins 50% par rapport à l’année de référence 2020 de climatisation et de réfrigération 51 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Secteur Code Mesures d’atténuation Objectifs et Cible à Horizon 2035 Mettre en œuvre des pratiques d’élevage durables et intelligentes face au climat › Atteindre au moins 70% des éleveurs.euses pratiquant M16 en donnant un accès équitable aux une ou plusieurs techniques durables et climato- financements et formation aux éleveurs et intelligentes d’ici 2035 éleveuses Adopter des pratiques de production › Atteindre un taux de superficies rizicoles adoptant des M17 rizicole intelligentes adaptées aux pratiques climato-intelligentes d’au moins 75% d’ici 2035 changements climatiques Optimiser l’utilisation des engrais › Atteindre un taux d’exploitant.e.s agricoles appliquant M18 organiques azotés dans les systèmes ces bonnes pratiques sur leurs parcelles d’au moins 70% Agriculture agricoles d’ici 2035 Interdire progressivement le brûlage à l’air › Réduire les superficies concernées par le brûlage M19 libre des résidus agricoles et promouvoir à l’air libre d’au moins de 90% par rapport à leur valorisation l’année de référence d’ici 2035 Maximiser les ressources dans la › Atteindre un niveau de maximisation des ressources transformation des produits agricoles dans la production et chaines de valeurs de et tout au long des chaines des valeurs : M20 Accroitre l’efficacité énergétique, réduire la produits agricoles d’au moins 50% de réduction en consommation d’énergie et d’eau et de perte en consommation d’eau, et réduire les pertes produits agricoles d’ici 2035 des produits. › Limiter à 550 000 ha la perte de couverture d’ici 2035 grâce à la protection de la biodiversité, des politiques Préserver et conserver la couverture M21 forestière et la biodiversité agricoles zéro déforestation, la mise en œuvre de la REDD+, une gouvernance forestière renforcée et la valorisation durable des produits forestiers. › Accroître les superficies forestières sur 1,5 million d’hectares, en déployant une approche de reboisement différenciée et adaptée aux besoins nationaux, d’ici Utilisation des 2035, incluant : Terres, Changement › - 200 000 ha de reboisements intensifs à forte densité d’Affectation des Réhabiliter et étendre les superficies dédiés au bois d’œuvre durable M22 forestières Terres et Foresterie › - 50 000 ha de forêts de bois énergie (UTCATF) › - 1 100 000 ha de reboisements à faible densité (agroforestiers) créés › - 150 000 ha de forêts mis en défens (régénération naturelle/assistée) Transformer progressivement les terres › Transformer 2 500 000 ha des terres agricoles des agricoles des principales filières (cacao, principales filières agricoles (cacao, anacarde, palmier M23 Anacarde, palmier à huile, Hévéa et les à huile, hévéa) en systèmes agroforestiers durables d’ici cultures vivrières) en systèmes agro- 2035 forestiers résilients et durables › Atteindre un taux de collecte de 85% des DSMA Renforcer la gestion efficace des déchets M24 solides ménagers et assimilés (DSMA) et de traitement conformément aux normes environnementales d’ici 2035 Promouvoir une économie circulaire › Atteindre un taux de valorisation des déchets produits M25 adaptée aux activités des hommes et des sur l’ensemble du territoire national au moins 25% d’ici femmes 2035 Développer des unités de méthanisation › Atteindre un taux de valorisation des déchets Déchets et de compostage pour la valorisation M26 des déchets organiques en impliquant les organiques collectés par méthanisation d’au moins 25% d’ici 2035 entreprises dirigées par les femmes › Atteindre un taux d’installations industrielles respectant Renforcer les systèmes de traitement pleinement les normes environnementales applicables des eaux usées et excrétas en favorisant M27 l’’emploi et la formation des femmes et à leurs rejets d’au moins 90% d’ici 2035 avec 30% des femmes et de jeunes technicien.ne.s impliqué(e)s dans des jeunes les stations d’épuration 52 III.2.1 sont disponibles. Chaque mesure intègre un système de suivi basé sur des indicateurs quantifiables, permettant Scénario d’atténuation le rapportage dans le cadre du système national de suivi des mesures et du Cadre de Transparence Renforcé de l’Accord de Paris. L III.2.1.1- Méthodologies de calcul et scénarios de référence La Côte d’Ivoire a adopté une approche différenciée es CDN 3.0 adoptent une méthodologie de pour structurer ses efforts de réduction des émissions calcul rigoureuse et transparente, s’appuyant de gaz à effet de serre, en distinguant les mesures dites sur les meilleures pratiques internationales inconditionnelles, que le pays s’engage à mettre en et les outils d’analyse les plus récents. œuvre, et les mesures conditionnelles, qui dépendent L’approche méthodologique garantit la comparabilité d’un appui international supplémentaire en matière internationale, la vérifiabilité des résultats et la de financement, de transfert de technologies et de robustesse des projections d’atténuation. renforcement des capacités. Cette distinction répond aux exigences de l’Accord de Paris, tout en reflétant les priorités nationales et les contraintes de mise en III.2.1.2- Scénario d’atténuation à l’échelle œuvre. nationale Le portefeuille de mesures s’appuie sur une évaluation L’analyse qui suit vise à interpréter la portée, les rigoureuse des potentiels d’atténuation sectoriels, objectifs et les implications de ces deux types de utilisant les facteurs d’émission du GIEC adaptés aux mesures. Les mesures retenues permettent de dégager conditions nationales lorsque des données spécifiques les trajectoires suivantes. Figure 10: Trajectoires d’émissions du scénario des mesures inconditionnelles et conditionnelles Émissions GES en Gg CO2eq Scenario avec PAM COND Émissions Historiques 53 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE L e scénario BAU pour la Côte d’Ivoire montre une hausse continue des émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, atteignant environ 156 374 Gg CO2éq en 2035 si aucune mesure additionnelle n’est appliquée, traduisant une trajectoire fortement émettrice et incompatible avec les objectifs climatiques internationaux. En comparaison, la mise en œuvre des politiques et mesures inconditionnelles ramènerait les émissions à environ 104 659 Gg CO2éq, tandis que l’application des mesures conditionnelles, soutenues par l’appui international, permettrait une réduction drastique à près de 40 199 Gg CO2éq, illustrant ainsi le potentiel considérable d’atténuation. L’analyse met également en évidence le rôle crucial du secteur Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie (UTCATF) dont l’inclusion ou l’exclusion modifie fortement les trajectoires, soulignant que seule une combinaison d’actions nationales renforcées et de soutien international peut permettre à la Côte d’Ivoire de s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris. Le scénario inconditionnel montre que la Côte d’Ivoire parviendrait à réduire ses émissions projetées de 33,07% en 2035 par rapport au scénario BAU. Cette réduction traduit un effort important à l’échelle nationale, mais qui reste limité au regard des objectifs internationaux, soulignant que les actions domestiques, bien que significatives, ne suffisent pas à elles seules pour placer le pays sur une trajectoire de neutralité carbone. En revanche, le scénario conditionnel révèle qu’avec un appui international supplémentaire en termes de financements, transferts technologiques et renforcement des capacités, la Côte d’Ivoire pourrait atteindre une réduction de près de 74,29% en 2035 par rapport au BAU. Ce niveau d’atténuation témoigne du fort potentiel climatique du pays, mais aussi de sa dépendance à la solidarité internationale pour mobiliser les moyens nécessaires à une transition bas carbone ambitieuse. En résumé, la comparaison entre les scénarios inconditionnel et conditionnel met en évidence que la Côte d’Ivoire peut amorcer une baisse notable de ses émissions, mais que la réalisation de son plein potentiel de réduction dépend largement de partenariats et d’un soutien accru de la communauté internationale. III.2.1.3 Scénario d’atténuation sectoriel Cette section s’attelle à présenter les contributions sectorielles à l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2025 à 2035 dans le tableau suivant. Il s’agit d’une comparaison entre les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre des scénarios inconditionnels/ conditionnels et ceux du BAU. 54 Tableau 12. : Ecart relatif (%) sectoriel à l’effort (inconditionnel et conditionnel) de réduction des émissions de GES (secteur vs. BAU) de 2025 à 2035 Catégorie Emissions Unités 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 Emissions BAU Gg CO2eq 106 484,66 111 312,97 116 613,62 122 276,71 129 200,22 135 963,06 141 944,27 146 693,82 151 292,58 153 595,62 156 373,88 Inconditionnel Gg CO2eq 75 261,09 77 419,56 80 992,16 85 712,98 90 953,75 96 468,65 99 274,17 102 605,79 104 104,35 104 033,68 104 659,00 Scénario Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 29,32 30,45 30,55 29,90 29,60 29,05 30,06 30,05 31,19 32,27 33,07 Conditionnel Gg CO2eq 66 749,50 61 779,37 59 494,08 57 168,69 55 765,87 53 625,80 49 709,25 47 492,28 45 126,41 42 701,87 40 199,48 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 37,32 44,50 48,98 53,25 56,84 60,56 64,98 67,62 70,17 72,20 74,29 Emissions BAU Gg CO2eq 32 694,38 34 479,71 36 357,84 38 333,92 40 413,43 42 602,11 44 906,06 47 331,73 49 885,91 52 575,80 55 409,00 Inconditionnel Gg CO2eq 29 407,38 29 429,88 31 073,04 33 092,46 35 183,39 37 197,24 38 144,19 40 124,20 41 995,64 43 905,78 45 838,80 Energie Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 10,05 14,65 14,54 13,67 12,94 12,69 15,06 15,23 15,82 16,49 17,27 Conditionnel Gg CO2eq 27 608,15 26 405,88 27 893,81 29 346,38 31 725,50 33 371,42 33 253,57 34 838,32 36 277,33 37 660,19 38 981,86 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 15,56 23,42 23,28 23,45 21,50 21,67 25,95 26,40 27,28 28,37 29,65 Emissions BAU Gg CO2eq 23 000,46 24 637,32 26 641,97 28 898,04 32 296,32 35 409,45 37 618,13 38 454,64 38 992,37 37 076,36 35 483,66 Inconditionnel Gg CO2eq 22 514,38 24 111,27 25 497,47 27 650,42 30 245,22 33 184,30 34 482,01 35 263,18 34 309,80 31 736,37 29 837,67 Procédés Industriels et Utilisation des Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 2,11 2,14 4,30 4,32 6,35 6,28 8,34 8,30 12,01 14,40 15,91 Produits (PIUP) Conditionnel Gg CO2eq 21 241,87 21 353,61 21 471,70 21 596,50 21 728,41 21 867,83 22 015,19 22 170,95 22 335,60 22 509,64 22 693,63 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 7,65 13,33 19,41 25,27 32,72 38,24 41,48 42,35 42,72 39,29 36,04 Emissions BAU Gg CO2eq 11 274,19 11 493,42 11 722,68 11 962,75 12 214,45 12 478,68 12 756,42 13 048,72 13 356,75 13 681,77 14 025,13 Inconditionnel Gg CO2eq 11 113,27 11 310,71 11 518,10 11 736,19 11 965,81 12 207,84 12 463,26 12 733,12 13 018,58 13 320,89 13 641,40 Agriculture Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 1,43 1,59 1,75 1,89 2,04 2,17 2,30 2,42 2,53 2,64 2,74 Conditionnel Gg CO2eq 10 742,83 10 745,18 10 750,23 10 758,18 10 769,23 10 783,59 10 801,49 10 823,15 10 848,82 10 878,73 10 913,12 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 4,71 6,51 8,30 10,07 11,83 13,58 15,33 17,06 18,78 20,49 22,19 Emissions BAU Gg CO2eq 33 378,68 34 418,44 35 458,20 36 497,95 37 537,71 38 577,47 39 608,25 40 639,03 41 669,82 42 700,60 43 717,60 Utilisation des Inconditionnel Gg CO2eq 6 688,46 7 050,74 7 413,02 7 775,30 8 137,58 8 499,86 8 853,17 9 206,47 9 559,78 9 913,09 10 252,61 Terres, Changement d’Affectation des Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 79,96 79,51 79,09 78,70 78,32 77,97 77,65 77,35 77,06 76,78 76,55 Terres et Foresterie (UTCATF) Conditionnel Gg CO2eq 2 285,05 -1 382,08 -5 049,21 -8 716,33 -12 383,46 -16 050,59 -19 726,69 -23 402,79 -27 078,89 -30 754,99 -34 444,88 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 93,15 104,02 114,24 123,88 132,99 141,61 149,80 157,59 164,98 172,02 178,79 Emissions BAU Gg CO2eq 6 136,95 6 284,08 6 432,94 6 584,05 6 738,31 6 895,35 7 055,41 7 219,69 7 387,72 7 561,09 7 738,49 Inconditionnel Gg CO2eq 5 537,61 5 516,95 5 490,52 5 458,60 5 421,75 5 379,41 5 331,55 5 278,82 5 220,55 5 157,55 5 088,52 Déchets Ecart relatif (incond. vs. BAU) % 9,77 12,21 14,65 17,09 19,54 21,98 24,43 26,88 29,33 31,79 34,24 Conditionnel Gg CO2eq 4 871,61 4 656,78 4 427,55 4 183,97 3 926,19 3 653,54 3 365,69 3 062,64 2 743,55 2 408,31 2 055,75 Ecart relatif (cond. vs. BAU) % 20,62 25,90 31,17 36,45 41,73 47,01 52,30 57,58 62,86 68,15 73,43 55 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE III.2.1.3.1- Scénario d’atténuation Energie émissions agricoles. Ainsi, ces mesures expliquent une L grande partie de l’écart observé entre le scénario BAU, marqué par une croissance continue des émissions a mise en œuvre des mesures du secteur Énergie agricoles, et les scénarios avec PAM, où l’adoption de constitue un levier essentiel de réduction des pratiques durables permet une stabilisation (INC) voire émissions de GES en Côte d’Ivoire. L’adoption de une réduction (COND) des émissions d’ici 2035. solutions de cuisson propre (GPL, foyers améliorés, biogaz) réduit significativement la pression sur la biomasse et diminue les émissions de CO2 et de CH4. III.2.1.3.4- Scénario d’atténuation Utilisation des La généralisation de l’éclairage LED et l’amélioration de Terres, Changement d’Affectation des Terres et l’efficacité énergétique dans les ménages, le tertiaire Foresterie (UTCATF) et l’industrie permettent de stabiliser la croissance de la demande en énergie et de réduire les émissions associées à la production électrique et à la combustion Le secteur UTCATF joue un rôle déterminant en tant fossile. Enfin, le contrôle des émissions fugitives de que puits de carbone. Les mesures de conservation, méthane dans la filière hydrocarbures apporte un gain de reboisement et d’agroforesterie permettent non supplémentaire en atténuation. seulement de limiter les pertes de couvert forestier, mais aussi d’augmenter la séquestration de CO2. Ainsi, ce secteur explique en grande partie l’écart marqué III.2.1.3.2- Scénario d’atténuation Procédés entre le scénario BAU (où la déforestation se poursuit) Industriels et Utilisation des Produits (PIUP) et les scénarios avec PAM, en particulier le conditionnel, qui intègre un potentiel massif de restauration (plus de 2,5 millions d’hectares). Le secteur UTCATF apparaît Les mesures du secteur PIUP ciblent principalement la donc comme le pilier de la neutralité carbone à long réduction progressive des HFC et des émissions issues terme. des procédés industriels et solvants. Leur mise en œuvre permet une baisse de 50 à 70% de la consommation de HFC d’ici 2035, contribuant ainsi à réduire fortement les III.2.1.3.5- Scénario d’atténuation Déchets émissions à fort pouvoir de réchauffement global. Ces actions expliquent l’écart croissant entre le scénario BAU et les scénarios avec PAM, particulièrement Les mesures du secteur Déchets ciblent la réduction marqué dans le scénario conditionnel. des émissions de méthane (CH4), principal GES de ce secteur, ainsi que du N2O. En améliorant la gestion des déchets solides, en promouvant l’économie III.2.1.3.3- Scénario d’atténuation Agriculture circulaire, en valorisant les biodéchets et en traitant les eaux usées, la Côte d’Ivoire peut réduire fortement les émissions projetées dans le BAU. Ces actions Les mesures du secteur Agriculture ciblent les expliquent la stabilisation progressive des émissions principales sources d’émissions : l’élevage, la riziculture, dans le scénario inconditionnel, et leur réduction l’usage des engrais et le brûlage des résidus. Leur mise notable dans le scénario conditionnel, surtout grâce à en œuvre permet de réduire sensiblement les émissions la méthanisation et au recyclage. de CH4 et N2O, qui représentent la majorité des 56 OBJECTIFS D’ADAPTATION 4. 57 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE IV.1. Présentation succincte des secteurs vulnérables aux changements climatiques L’initiative « 30x30 », un objectif mondial visant à la conservation de 30 % des terres et des océans d’ici 2030 L a vulnérabilité au changement climatique dans les mesures d’adaptation. Les projections correspond au degré d’exposition et de sensibilité climatiques suggèrent des modifications profondes d’un système face aux risques climatiques. Elle dans la structure et la répartition des écosystèmes résulte de l’interaction de plusieurs facteurs tropicaux. La hausse des températures, combinée à qui déterminent la capacité d’un secteur à subir les l’intensification des sécheresses, pourrait transformer impacts du climat. En Côte d’Ivoire, l’analyse porte les zones humides en écosystèmes plus secs, avec notamment sur l’agriculture, l’utilisation des terres et une substitution progressive des espèces végétales la foresterie, les ressources en eau, les zones côtières, et la perte d’habitats pour la faune. Ces changements la santé, les infrastructures et bâtiments et villes fragilisent les forêts naturelles et favorisent l’installation résilientes avec la prise en compte des questions d’espèces invasives, ce qui perturbe davantage les de genre, de biodiversité, d’économie circulaire et équilibres écologiques et constituent un risque majeur d’économie bleue de façon transversale. pour l’extinction des espèces. Certaines espèces jouent pourtant un rôle clé dans la fertilité des sols Les variations climatiques et la dégradation (notamment les fourmis, les vers de terre, et les environnementale influencent également la mobilité termites). Leur déclin pourrait entraîner une réduction humaine qui est considérée non seulement comme une de la productivité agricole en altérant la qualité des conséquence des pressions climatiques, mais aussi sols. Outre les facteurs climatiques, les pressions comme une stratégie d’adaptation et une contribution démographiques et économiques exacerbent la au renforcement de la résilience des communautés. déforestation, la dégradation des terres, et les feux Une étude menée par l’Organisation Internationale de brousse. Cette dynamique constitue une menace pour les Migrations en 2024 dans les régions du Poro directe pour la biodiversité nationale et pour les et du Tchologo (district des Savanes), de l’Indénié- services écosystémiques qui soutiennent l’économie Djuablin et du Sud-Comoé (district de la Comoé) du pays. La Côte d’Ivoire, en tant que signataire de révèle que 80% des populations interrogées constatent l’initiative « 30x30 » s’engage à mettre en œuvre des des changements environnementaux majeurs, tels que stratégies de conservation efficaces et équitables la dégradation des sols, les sécheresses récurrentes pour atteindre cet objectif. L’initiative « 30x30 » est un et l’assèchement des cours d’eau. Ces évolutions se objectif mondial visant à la conservation de 30 % des traduisent par l’appauvrissement des terres agricoles, terres et des océans de la planète d’ici 2030. Établi l’insécurité alimentaire, la pauvreté accrue, mais aussi dans le cadre du Cadre mondial pour la biodiversité par une augmentation des mobilités humaines. de Kunming-Montréal en 2022, il cherche à protéger et à gérer efficacement ces zones grâce à des aires Par ailleurs, la biodiversité, qui est un pilier fondamental protégées et à d’autres mesures de conservation de la résilience des écosystèmes naturels et humains, efficaces, tout en reconnaissant les droits des peuples a également été intégrée de manière transversale autochtones et des communautés locales. 58 Les CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire marquent une évolution majeure par Encadré l’intégration systématique des enjeux de biodiversité dans l’ensemble des mesures climatiques. Cette approche transversale répond aux recommandations des évaluations de l’IPBES sur les espèces exotiques envahissantes La Biodiversité et l’utilisation durable des espèces sauvages, formulées lors de l’atelier de consultation multipartite du 17 avril 2025. comme pilier Les consultations dans le cadre du projet BES-Net II ont révélé l’urgence d’une meilleure transversal des articulation entre science et politique publique. Les espèces exotiques envahissantes, responsables de 60% des extinctions mondiales, constituent une menace particulière CDN 3.0 pour l’Afrique de l’Ouest, nécessitant une prise en compte spécifique dans les stratégies climatiques nationales. L’intégration de la biodiversité s’appuie sur des innovations institutionnelles significatives. Les systèmes d’alerte précoce multirisques intègrent désormais le suivi des espèces exotiques envahissantes. La planification forestière s’élargit aux écosystèmes de savane, dépassant l’approche traditionnelle centrée sur les forêts denses. Une nouvelle mesure sur la gestion durable des zones de servitudes vise à réduire la contamination des sols et des eaux par les intrants chimiques. Cette innovation témoigne d’une approche systémique intégrant protection de la biodiversité et adaptation climatique. Focus sur les Solutions fondées sur la Nature (SfN) Ces CDN 3.0 généralisent l’adoption des SfN comme stratégie transversale de renforcement de la résilience climatique. Cette approche valorise les savoirs locaux et soutient les initiatives communautaires de conservation, créant des synergies entre adaptation, atténuation et préservation de la biodiversité. IV.1.1 diminuent depuis les années 1970, accentuant le risque de sécheresse. Ces évolutions rendent urgentes la mise Vulnérabilité du secteur « Agriculture » L en œuvre de mesures d’adaptation et d’atténuation pour protéger l’agriculture et renforcer les filières à e changement climatique, en modifiant les la base de la création de valeur et d’emplois futurs températures et la pluviométrie, accroît la notamment pour les femmes et les jeunes. vulnérabilité de l’agriculture ivoirienne. Il entraîne des périodes de croissance végétative plus En Côte d’Ivoire, le secteur de l’élevage est de plus en courtes, une biomasse réduite et une dégradation plus menacé par les effets du changement climatique, des terres arables, augmentant le stress hydrique sur notamment l’augmentation de la fréquence et les cultures. Les petits exploitants, dépendants des de l’intensité des sécheresses, ce qui entraine des pluies, subissent une variabilité accrue des conditions conséquences graves sur le cheptel national, la météorologiques et disposent de peu d’irrigation en sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des raison du faible équipement et des investissements éleveurs. limités. Selon le scénario RCP 6.0, le risque de sécheresse sur les terres cultivables pourrait passer de 0,2 à 7% en En période de sécheresse, les pâturages se dégradent, 2000 à 0,1 à 23% en 2080, avec des probabilités élevées rendant l’alimentation des animaux insuffisante, ce qui allant jusqu’à 54%. Les rendements des cultures entraîne une baisse de la productivité (lait, viande) et céréalières comme le maïs, le mil, le sorgho et le riz une augmentation de la mortalité animale. L’accès à devraient ainsi diminuer. l’eau devient également critique, avec la disparition progressive des points d’eau naturels. Les éleveurs L’agriculture ivoirienne, en particulier les cultures doivent alors parcourir de longues distances avec d’exportation comme le cacao, le café, le coton ou leurs animaux à la recherche de zones propices, les fruits tropicaux, est fortement exposée aux risques augmentant leur vulnérabilité au stress, aux maladies, climatiques. Les rendements pourraient baisser. et aux conflits avec les communautés agricoles. La Certaines cultures pourraient être abandonnées ou pêche et l’aquaculture sont également exposés à des disparaître, comme le café qui pourrait disparaître risques accrus : stress thermique, perturbation des d’ici 2030 sans réhabilitation des vergers. En plus cycles biologiques des espèces, et recrudescence des rendements, la qualité de récolte et stockage de maladies. Par ailleurs, les zones côtières, où se de certaines cultures clés pour l’économie comme concentrent 30 % de la population et 80 % des activités l’anacarde (perte de 40% de rendement dans certaines économiques, sont déjà confrontées à l’élévation zones, accroissement ailleurs - CIAT in PNUD, 2024) ou la du niveau de la mer et à l’érosion côtière, menaçant sécurité alimentaire comme le manioc seront altérées. directement les infrastructures et les moyens de Les températures devraient augmenter de +1,8 °C à subsistance. À l’échelle nationale, les changements +4,0 °C au XXIè siècle, entraînant des canicules plus climatiques pourraient faire basculer près d’un fréquentes et longues, tandis que les précipitations million de personnes supplémentaires dans l’extrême 59 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE pauvreté, exacerber le stress hydrique avec plus de 10% de la population exposée à des pénuries d’eau, et accroître les maladies liées à l’eau et à l’air, notamment dans les zones à forte densité humaine. Le tableau ci-après présente l’estimation de la vulnérabilité des différentes spéculations agricoles dans les différentes zones agro-climatiques réalisée sur la base de leurs sensibilités aux paramètres climatiques. Tableau 13. Synthèse de vulnérabilité climatique du secteur Agriculture en Côte d’Ivoire Zone Degré d’exposition au changement climatique Degré de sensibilité aux impacts Très forte exposition des systèmes de productions agricoles : Forte sensibilité des systèmes de productions agricoles : › baisse des pluies et raccourcissement des saisons Sub-soudanienne pluvieuses ; › la production vivrière est très affectée par la baisse des pluies ; › élévation de température ; (zone 1) › les cultures de rente sont moyennement › déficit hydrique élevé ; affectées par la sécheresse ; › dégradation et perte de la fertilité des sols, perte du › l’élevage est fortement affecté par le couvert végétal. dessèchement des cours d’eau. Forte exposition des systèmes de productions agricoles : Moyenne sensibilité des systèmes de productions agricoles : › baisse des pluies et raccourcissement des saisons Pré-forestière pluvieuses ; › la production vivrière est moyennement affectée par la baisse des pluies ; › élévation de température ; (zone 2) › les cultures de rente sont faiblement ou › déficit hydrique moyen à élevé ; moyennement affectées par la sécheresse ; › dégradation et perte de la fertilité des sols, perte du › l’élevage est moyennement affecté par le couvert végétal. dessèchement des cours d’eau. Forte exposition des systèmes de productions agricoles : Moyenne sensibilité des systèmes de productions agricoles : Moyenne forestière › baisse des pluies et raccourcissement des saisons pluvieuses ; › la production vivrière est faiblement affectée par la baisse des pluies ; (zone 3) › déficit hydrique moyen à élevé ; › les cultures de rente sont moyennement › dégradation et perte du couvert forestier. affectées par la sécheresse. Faible sensibilité des systèmes de productions Faible exposition des systèmes de productions agricoles : agricoles : Basse forestière › baisse des pluies et décalage des saisons pluvieuses ; › la production vivrière est faiblement affectée par › mauvaise répartition des pluies ; la baisse des pluies ; (zone 4) › dégradation et perte du couvert forestier ; › les cultures de rente sont faiblement affectées › pluies extrêmes et inondations ; par la sécheresse ; › élévation du niveau de la mer et érosion côtière. › la production halieutique est moyennement ou faiblement affectée. IV.1.2 l’érosion et dégradent la structure des sols, ainsi que l’augmentation des températures qui accélère Vulnérabilité du secteur « Utilisation des l’évapotranspiration et provoque une perte accrue Terres et Foresterie » L d’humidité dans les sols. Ces phénomènes entraînent une dégradation continue de la qualité des terres, e secteur de l’utilisation des terres en Côte une réduction des superficies arables et une baisse d’Ivoire constitue l’un des plus vulnérables face généralisée des rendements agricoles. Dans le Nord, au changement climatique, car il est à l’interface cette vulnérabilité se traduit par une désertification entre la production agricole, la préservation des progressive et un déficit hydrique chronique qui ressources naturelles et la sécurité alimentaire. Les fragilisent les cultures vivrières et les pâturages. terres agricoles sont fortement exposées aux aléas Dans le Centre, les terres sont soumises à la fois à climatiques tels que les sécheresses prolongées, qui une variabilité pluviométrique imprévisible et à une réduisent la disponibilité en eau et compromettent pression démographique intense, ce qui accentue la la productivité, les pluies extrêmes qui accentuent fragmentation des parcelles et pousse les agriculteurs 60 à exploiter des espaces marginaux peu fertiles. Dans les de puits de carbone, sont particulièrement affectées zones méridionales et forestières, la conversion rapide par cette dynamique, ce qui accroît indirectement la des forêts en terres agricoles, en particulier pour les vulnérabilité de l’ensemble du secteur de l’utilisation cultures de rente comme le cacao, accentue l’érosion, des terres. appauvrit les sols et compromet leur durabilité. Les conséquences de cette situation sont Les causes de cette vulnérabilité sont multiples. Sur le préoccupantes. Sur le plan agricole, la baisse de fertilité plan climatique, la variabilité accrue des précipitations des sols et l’érosion des terres entraînent une diminution et la hausse des températures moyennes projetées significative des rendements, compromettant à à l’horizon 2050 intensifient les risques de sécheresse la fois la sécurité alimentaire et les revenus des et de dégradation des sols. Sur le plan humain, les producteurs. Sur le plan écologique, la perte de forêts modes actuels d’utilisation des terres aggravent et de couvert végétal réduit la biodiversité, fragilise cette fragilité : la déforestation massive, la conversion les services écosystémiques et diminue la capacité des forêts en zones de cultures industrielles ou de séquestration du carbone. Sur le plan social, la vivrières, la pratique de la monoculture, l’absence de raréfaction des terres arables et l’augmentation de rotation culturale et l’exploitation sans repos épuisent la pression foncière intensifient les tensions entre rapidement les sols. L’extension agricole sur des agriculteurs, éleveurs et autres communautés rurales, terres marginales et la surexploitation entraînent un alimentant des conflits fonciers de plus en plus appauvrissement progressif qui, combiné à l’absence fréquents. La combinaison de ces impacts fragilise de mécanismes solides de sécurisation foncière, limite profondément la résilience des ménages ruraux et les investissements durables et crée une spirale de accroît leur dépendance à des soutiens extérieurs en dégradation. Les forêts, qui jouent un rôle essentiel cas de crise climatique. de régulation hydrique, de maintien de la fertilité et Tableau 14. Vulnérabilité par rapport aux risques climatiques du secteur Utilisation des terres et Foresterie Risques Danger(s) Exposition Sensibilité › Stress hydrique pour les › Cultures dépendantes de › Diminution des précipitations cultures la pluie moyennes annuelles › Réduction de la fertilité des › Faible diversification des Sécheresse prolongée sols › Hausse des températures (+1,5 °C à systèmes agricoles +1,69 °C d’ici 2050) › Baisse des rendements › Rendements vulnérables › Agriculture fortement pluviale agricoles au déficit hydrique › Inondation des terres cultivées › Dégradation rapide des › Variabilité accrue des saisons Pluies extrêmes et sols › Érosion des sols › Expansion agricole dans des zones inondations › Manque de techniques de › Perte de nutriments et de inondables gestion de l’eau et des sols semences › Évapotranspiration accrue › Systèmes de culture peu › Projection d’une hausse moyenne de › Désertification progressive adaptés à la chaleur Augmentation des +1,5 °C à +1,69 °C d’ici 2050 de certaines zones › Faible capacité températures › Extension des terres cultivées sur sols › Stress thermique sur les d’adaptation pauvres cultures technologique › Forte dépendance › Accroissement des tensions économique des ménages entre agriculteurs/éleveurs › Pression démographique croissante à l’agriculture Conflits liés aux terres et communautés › Rareté croissante des terres arables › Inégalités d’accès au › Risque de déplacements › Absence de titres fonciers sécurisés foncier forcés › Vulnérabilité sociale élevée › Faible adoption de › Baisse de productivité pratiques agricoles › Extension agricole sur terres Dégradation et perte durables › Érosion accrue marginales des sols › Insuffisance de fertilisation › Avancée de la désertification › Déforestation et surexploitation organique et conservation des sols 61 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE IV.1.3 vulnérabilité. La pollution agricole par lessivage des pesticides et engrais, les rejets industriels toxiques Vulnérabilité du secteur « Ressources en (soude, acides, huiles minérales), la contamination eau » L minière notamment par le mercure issu de l’orpaillage clandestin, et la pollution urbaine compromettent tant a Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel hydrique la quantité que la qualité des ressources disponibles. stratégique avec un réseau hydrographique L’impact démographique seul, même en l’absence dense comprenant quatre bassins versants d’aggravation des conditions climatiques, devrait nationaux (Bandama, Agnéby, Mé, San-Pédro) entraîner une baisse alarmante de 55% de la disponibilité et sept bassins fluviaux transfrontaliers (Volta Noire, de l’eau par habitant d’ici 2080 par rapport à l’an 2000. Bia, Comoé, Niger, Sassandra, Cavally et Nuon). Les Cette raréfaction progressive génère déjà des conflits ressources en eau souterraine, contenues dans les d’usage et d’accès à l’eau entre agriculteurs, éleveurs aquifères du socle précambrien couvrant 97,5% du et populations urbaines, particulièrement aigus en territoire et du bassin sédimentaire côtier (2,5%), période d’étiage. Les conséquences économiques constituent également une réserve vitale. Cependant, de cette crise hydrique sont considérables : selon les ces ressources subissent une pression croissante face estimations, les changements climatiques pourraient aux changements climatiques, caractérisés par une entraîner des pertes économiques comprises baisse progressive de la pluviométrie depuis les années entre 380 et 770 milliards de FCFA pour l’économie 1960-1970 et une hausse généralisée des températures ivoirienne d’ici 2040, compromettant ainsi les efforts de moyennes. développement du pays Dans les régions septentrionales, la récurrence des déficits pluviométriques génère des sécheresses de IV.1.4 plus en plus sévères et fréquentes. Cette dynamique Vulnérabilité du secteur « zones accentue considérablement la pression sur les nappes phréatiques déjà sollicitées et compromet côtières» gravement l’accès à l’eau potable pour les populations rurales, particulièrement vulnérables. Les données Environ deux tiers du littoral ivoirien sont aujourd’hui historiques révèlent qu’entre 1981 et 2000, environ affectés par l’érosion côtière, un phénomène aggravé 1,3 million de personnes (représentant 5,4% de la par l’action humaine et les changements climatiques. population nationale) ont été affectées annuellement Les causes anthropiques incluent la destruction des par les épisodes de sécheresse. Avec la croissance mangroves, la pression démographique, l’urbanisation, démographique soutenue et l’intensification des aléas les grands travaux d’infrastructure, l’extraction de climatiques, ce chiffre pourrait s’élever à 2,4 millions sable, la pollution industrielle et la surexploitation des de personnes, soit 7,9% de la population totale. La ressources halieutiques. Ces pratiques fragilisent les crise hydrique de Bouaké en 2018 illustre tragiquement écosystèmes côtiers, rendant les zones littorales plus cette vulnérabilité : la ville s’est retrouvée privée d’eau vulnérables aux aléas climatiques. courante pendant trois semaines consécutives, suite à la baisse drastique du niveau du réservoir de Loka, qui Le changement climatique, notamment l’élévation du assure normalement 70% de son approvisionnement. niveau de la mer due au réchauffement planétaire, amplifie l’érosion côtière. Cette dynamique entraîne À l’inverse, les régions méridionales, notamment le un recul progressif du trait de côte, accompagné Grand Abidjan et les zones côtières, font face à une de submersions marines dans certaines zones. La problématique diamétralement opposée mais tout combinaison des facteurs naturels et humains rend aussi préoccupante. Les épisodes de pluies extrêmes, le phénomène encore plus préoccupant, surtout de plus en plus intenses et imprévisibles, provoquent dans les zones où l’intervention humaine a modifié la des inondations récurrentes aux conséquences dynamique sédimentaire (barrages sur les fleuves, désastreuses. Ces événements dégradent sévèrement extractions incontrôlées, infrastructures côtières, etc.). les infrastructures d’assainissement déjà insuffisantes, contaminent les sources d’eau potable et créent des L’érosion côtière et les inondations constituent une conditions propices à la propagation de maladies menace directe pour les populations riveraines. Ces hydriques, menaçant directement la santé publique. aléas naturels engendrent des pertes humaines, des Les projections climatiques indiquent que ces destructions d’infrastructures, des glissements de phénomènes extrêmes pourraient s’intensifier, avec terrain et des perturbations économiques majeures. une augmentation de la fréquence et de l’intensité Certaines localités comme Grand-Lahou sont des précipitations torrentielles dans le sud, tandis particulièrement menacées. Par exemple, dans le que le nord connaîtrait des périodes de sécheresse village de Lahou Kpanda, la migration de l’embouchure prolongées. atteint une vitesse de 170 mètres par an, mettant en danger les habitations, les infrastructures locales Au-delà des impacts directs du changement et même les lieux de mémoire comme le cimetière, climatique, les ressources hydriques subissent des aujourd’hui submergé. pressions anthropiques multiples qui aggravent leur 62 Selon une étude OIM-CESEC (2024) menée dans le Si la dynamique actuelle se poursuit, plusieurs zones Sud-Comoé, du fait de l’avancée de la mer, environ six côtières seront envahies par la mer dans les décennies répondants sur dix révèlent avoir perdu ou abandonné à venir. Des territoires tels que les localités de Groguida leurs terres. En réaction à la perte de leur habitat, la et Likpiliassé, le parc d’Azagny, les berges du fleuve moitié des répondants (49%) indique que les victimes Bandama et des lagunes côtières sont en danger se sont déplacées au sein de leur localité, 29% affirment de disparition. Cette évolution pourrait redessiner la avoir changé de résidence tandis que 18,4% sont restés façade maritime du pays, avec l’île SICOR, la presqu’île sur place. Cette dynamique traduit l’importance de Braffedon et le parc d’Azagny qui deviendraient les la migration comme stratégie d’adaptation face à la nouvelles lignes côtières. perte de terres et à l’érosion côtière. Tableau 15. Vulnérabilité par rapport aux risques climatiques du secteur zones côtières Risques Danger(S) Exposition Sensibilité › Forte densité des populations à moins de › Destruction des › Fortes Précipitations ; 100 m du rivage ; écosystèmes de › Fortes températures › Fortes activités socio- mangroves atmosphériques ; économiques (activité › Extraction de ACTUEL portuaire, tourisme, sédiments en › Évènements météo-marins routes…) à moins de 100 m extrêmes (Fortes houles, zone littorale du rivage ; (anthropisation) Tempêtes / coup de vent, Vagues énergétiques). › Faible largeur des plages ; › Aménagement › Plaines côtières basses ; portuaire › Côtes sableuses ; › Perte de 27,19 Km2 de › Forte destruction la superficie totale aux des écosystèmes abords des cinq points mangroves Selon le › Augmentation de 3 à 6°C d’ici la chauds ; › Augmentation scénario RCP fin du 21ème siècle › Forte exposition des sites de l’extraction de 4.5 à l’horizon › Augmentation de la température Assoyam, Assoyam Beach sédiments en zone Erosion FUTUR 2050 atmosphérique de +1,5°C Hôtel, Beach Assinie, littorale côtière Asseoufoué, Moossou et › Extension des la piste d’accès à Azuretti aménagements sur la zone de Grand portuaires Bassam ; A l’horizon 2050, on aura une › Avancée régulière du trait forte érosion de côte sur l’ensemble de côtière avec la portion côtière ; › Forte destruction une perte de › Élévation de la température › Forte exposition des sites des écosystèmes 27,19 Km2 de la annuelle moyenne de 1,69 °C ; Saint Tropèze ; Beach mangroves superficie totale Selon le Augmentation de 9,55 mm Assinie, Hôtel l’Île aux › Augmentation aux abords scénario RCP des précipitations annuelles Langoustes, La différence de l’extraction de des cinq points 8.5 à l’horizon maximales ; Antilles, Le village de sédiments en zone chauds 2050 l’embouchure et Assinie littorale › Augmentation de 1205,50 mm les Beach à Assinie ; journées fraiches annuelles entre › Extension des 2040 et 2059. › Forte exposition des aménagements investissements logés à portuaires l’intérieur des 100 mètres du rivage au niveau de San-Pédro, Abidjan. 63 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Risques Danger(S) Exposition Sensibilité › Colmatage/ › Forte densité des fermeture saisonnier populations à moins de d’embouchure de 100 m du rivage ; fleuves › Évènements météo-marins Extraction de › Forte activité extrêmes sédiments en socioéconomique (Fortes houles, Tempêtes /coup zone littorale (activité portuaire, ACTUEL de vent, Vagues énergétiques) (anthropisation) aéroportuaire, tourisme, …) › Fortes précipitations Destruction des à moins de 100 mètres du écosystèmes de › Forte température rivage ; mangroves en zones atmosphérique › Faible largeur des plages ; basses ; › Plaines côtières basses ; › Erosion côtière ; › Côtes sableuses ; › Aménagements portuaires › Montée des eaux ; › Élévation de près de 30 cm ; › Élévation de 80 cm à 1,20 m dans les agglomérations de Grand-Bassam et d’Abidjan ; › Accentuation des évènements › Inondation de la › Élévation de la météo-marins extrêmes (Fortes commune de Treichville ; température, Les résultats houles, Tempêtes /coup de vent, › Submersion du côté Est de Augmentation de la selon le Vagues énergétiques) l’embouchure du fleuve salinité, Acidification scénario RCP › Forte précipitation ; Bandama (Braffedon) à des eaux, 4.5 à l’horizon › Fluctuation des températures Grand-Lahou en 2050 ; Hausse du niveau 2050 en zone côtière entre 27 et 27,5 et la circulation de › Au niveau d’Abidjan, la l’eau. Submersion degrés Celsius lagune Ébrié inondera marine l’aéroport FHB, Marcory résidentiel et centre, zone 4c, cité universitaire de FUTUR : A Vridi et une portion du l’horizon 2050, boulevard de Vridi ; on connaîtra › Au niveau de San-Pédro, sur l’ensemble la submersion affectera du littoral, une diverses infrastructures. augmentation d’Est à Ouest, avec une plus forte exposition des zones basses › Accentuation des évènements sableuses dans la météo-marins extrêmes portion Est › (Fortes houles, Tempêtes /coup de vent, Vagues énergétiques) › Forte précipitation ; › Augmentation de 1,5 degré Celsius de la température atmosphérique ; › Élévation de la › Augmentation des températures température, Les résultats en Afrique de l’Ouest de 2°C à › La superficie totale qui Augmentation de la selon le l’horizon 2050, et de près de 4 sera perdue aux abords salinité, Acidification scénario RCP degrés Celsius à l’horizon 2100 ; des 5 points chauds est des eaux, 8.5 estimée à 27,19 km2. Hausse du niveau › Fluctuation des températures et la circulation de en zone côtière entre 27 et 27,5 l’eau. degrés Celsius Augmentation du nombre de journées fraiches annuelles de 1205,50 mm en 2040-2059 ; › Augmentation des précipitations annuelles maximales sur 5 jours (25 ans) de 9,55 mm en 2040- 2059 64 IV.1.5 de maladies comme le paludisme pourraient s’étendre. Déjà, en 2015, on estimait l’incidence du paludisme à Vulnérabilité du secteur « Santé » L 349 cas pour 1 000 personnes à risque. Les épisodes de méningite, en particulier dans le nord, pourraient a santé en Côte d’Ivoire est de plus en plus devenir plus fréquents, tout comme la résurgence affectée par les conséquences du changement d’autres maladies à transmission vectorielle ou climatique, notamment les inondations, les hydrique. vagues de chaleur, les sécheresses et les tempêtes. Ces phénomènes aggravent les maladies Les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes. respiratoires, hydriques (comme la diarrhée), Selon les scénarios RCP, notamment le RCP 6.0, la part vectorielles (paludisme, dengue) et infectieuses (VIH/ de la population exposée à au moins une vague de SIDA, tuberculose). À cela s’ajoutent les blessures et chaleur par an pourrait passer de 9 % en 2000 à 31 % en décès liés aux événements extrêmes. 2080. La mortalité liée à la chaleur pourrait augmenter de façon significative, jusqu’à 7 décès par an pour Les effets du climat sur l’approvisionnement en eau et 100 000 habitants si aucune adaptation n’est mise en en aliments exposent davantage les populations à la place. faim et à la malnutrition, surtout dans les zones rurales du nord et de l’ouest. En 2016, 21,6 % des enfants de Le changement climatique risque de compromettre les moins de 5 ans souffraient de retard de croissance, et avancées sanitaires, y compris la Couverture Maladie 10,8 % de la population était en insécurité alimentaire. Universelle (CMU). Il amplifie les risques liés aux Le changement climatique risque d’accentuer ces maladies infectieuses, la malnutrition, l’accès difficile fragilités, en perturbant les productions agricoles et en aux soins, et les décès prématurés dus à des causes exacerbant les vulnérabilités nutritionnelles. climatiques. Les infrastructures sanitaires pourraient être endommagées par les catastrophes naturelles, et Avec la hausse des températures et les variations les systèmes de santé surchargés. pluviométriques, les périodes et zones de transmission Tableau 16. Vulnérabilité par rapport aux risques climatiques du secteur Santé Risques Danger(s) Exposition Sensibilité › - Élévation des Augmentation de la températures › - Femmes enceintes faiblesse du système Actuel immunitaire des enfants, › - Baisse de pluviométrie › - Enfants de moins de 5 ans des personnes âgées et › - Précipitation intense des femmes enceintes › - Hausse générale des températures d’environ 1°C › Augmentation du niveau d’ici à 2050 ; d’exposition dans les districts Selon le : Montagnes, Savanes, Augmentation de la › - Températures comprises Goh Djiboua, Sassandra, scénario faiblesse du système entre 27 et 28°C ; Marahoué, Bas-Sassandra ; RCP 4.5 à immunitaire des enfants, Risque de l’horizon › - Augmentation des des personnes âgées et › Niveau d’exposition moyen morbidité et Futur à l’horizon 2050 précipitations sur pour les districts d’Abidjan, des femmes enceintes de mortalité 2050, le risque l’ensemble du territoire, et Yamoussoukro et de palustre face au plus importante à l’ouest Dimbokro. paludisme sera avec plus de 2000 mm/an. très élevé sur › Hausse générale des l’ensemble du températures d’environ 1°C ; › Augmentation du niveau territoire d’exposition dans les Selon le › Températures au-dessus districts : Montagne, Savane, Augmentation de la scénario de 26 o C ; Goh Djiboua, Sassandra, faiblesse du système RCP 8.5 à › Augmentation des Marahoué, Bas-Sassandra ; immunitaire des enfants, l’horizon précipitations sur tout le des personnes âgées et 2050 › Niveau d’exposition moyen des femmes enceintes. territoire, en particulier à pour les districts d’Abidjan, l’ouest avec plus de 2000 Yamoussoukro et Dimbokro. mm en moyenne/an. 65 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Risques Danger(s) Exposition Sensibilité › Personnes n’ayant pas accès Mauvaise conservation à l’eau en quantité et en d’eau dans les ménages › Élévation des températures ACTUEL qualité suffisante Faibles niveaux de › Baisse de pluviométrie revenu et de qualité de › Enfants de moins de 5 ans et de personnes du 3eme âge l’alimentation › Stagnation du taux de › Hausse générale des raccordement au réseau températures d’environ 1o C d’eau potable à l’horizon d’ici à 2050 à l’exception du 2050 par rapport à la district de Bouaké ; situation actuel dans les Augmentation de la Selon le districts suivants : Montagnes, › Les températures seront Mauvaise conservation FUTUR scénario Savanes, Gô-Djiboua, comprises entre 27 et 28o C. d’eau dans les ménages RCP 4.5 à Sassandra Marahoué et Bas- › Augmentation des Accentuation des faibles l’horizon Sassandra ; Risque de précipitations sur niveaux de revenu et de 2050 morbidités l’ensemble du territoire et › Augmentation du taux de qualité de l’alimentation liées aux A l’horizon 2050, plus importante à l’ouest raccordement au réseau maladies le niveau du avec plus de 2000 mm de d’eau potable dans les risque sera plus pluies en moyenne par an. districts suivants : Abidjan, diarrhéiques élevé avec un Yamoussoukro, Dimbokro score de plus › Stagnation du taux de de 0,7 dans › Hausse générale des raccordement au réseau le district des températures d’environ 1o C d’eau potable à l’horizon montagnes, a l’exception du district de 2050 par rapport à la plus faible Bouaké ; situation actuelle dans les Augmentation de la dans le district Selon le › Températures moyennes districts suivants : Montagnes, Mauvaise conservation d’Abidjan et scénario au-dessus de 26o C ; Savanes, Lôh-Djiboua, d’eau dans les ménages élevé dans les RCP 8.5 à Sassandra Marahoué et Bas- Accentuation des faibles autres districts l’horizon › Augmentation des Sassandra ; niveaux de revenu et de 2050 précipitations sur l’ensemble du territoire et › Augmentation du taux de qualité de l’alimentation plus importante à l’ouest raccordement au réseau avec plus de 2000 mm en d’eau potable dans les moyenne par an. districts suivants : Abidjan, Yamoussoukro, Dimbokro. › Type d’habitation › Nombre de personnes favorable aux IRA n’ayant pas accès à l’eau (matériaux de en quantité et en qualité récupération, Banco) › Changement des suffisante ; › Fragilité du système précipitations › Taille du réseau routier non humanitaire ACTUEL › Augmentation des bitumé ; › Faible conservation de températures › Nombre d’habitants des l’eau dans le ménage › Humidité relative quartiers sans bitume ; › Faible niveau de › Nombre d’enfants de moins revenu et qualité de de 5 ans et de personnes du l’alimentation 3ème âge ; › Longue conservation de l’eau du ménage › Type d’habitation › Augmentation du nombre favorable aux IRA de personnes n’ayant pas (matériaux de › Hausse générale des accès à l’eau en quantité et récupération, Banco) températures d’environ 1 en qualité suffisante ; › forte fragilité du système Selon le degré Celsius d’ici à 2050 ; › Augmentation de la taille du humanitaire Risque de scénario › Augmentation des réseau routier non bitumé ; morbidité et › Augmentation de la RCP 4.5 à précipitations sur › Augmentation du nombre mauvaise conservation de décès liés l’horizon l’ensemble du territoire d’habitants des quartiers de l’eau dans le ménage aux IRA 2050 ivoirien et plus importante sans bitume ; FUTUR à l’ouest ; › Accentuation du faible › Augmentation du nombre niveau de revenu et › Humidité relative d’enfants de moins de 5 ans qualité de l’alimentation et de personnes du 3ème âge. › Longue conservation de l’eau du ménage A l’horizon 2050, le risque de › Type d’habitation morbidité et › Augmentation du nombre favorable aux IRA de décès liés de personnes n’ayant pas (matériaux de aux IRA seront accès à l’eau en quantité et récupération, Banco) › Hausse générale des inchangés en qualité suffisante ; températures d’environ 1 › forte fragilité du système Selon le degré Celsius ; Augmentation de la taille du humanitaire scénario réseau routier non bitumé RCP 8.5 à › Augmentation des Augmentation du nombre › Augmentation de la l’horizon précipitations sur d’habitants des quartiers mauvaise conservation 2050 l’ensemble du territoire sans bitume ; de l’eau dans le ménage ivoirien et plus importante Augmentation du nombre › Accentuation du faible à l’ouest. d’enfants de moins de 5 ans niveau de revenu et et de personnes du 3ème qualité de l’alimentation âge. Longue conservation de l’eau du ménage 66 IV.1.6 terrains urbains aux inondations au moins une fois par an. Parallèlement, l’augmentation des températures Vulnérabilité du secteur « et les vagues de chaleur dégradent rapidement les Infrastructures et Bâtiments » L chaussées, provoquant des fissures et une réduction de la durabilité des routes et ponts. L’exposition du PIB e secteur des infrastructures et des bâtiments aux vagues de chaleur pourrait passer de 7% en 2000 en Côte d’Ivoire subit de plein fouet les impacts à 31% selon le scénario RCP2.6 ou 27% selon le scénario des changements climatiques. Les fortes RCP6.0 d’ici 2080. précipitations, la hausse des températures, l’érosion côtière et les vents violents entraînent des Les infrastructures énergétiques présentent également dommages considérables sur les infrastructures une forte vulnérabilité. La variabilité des précipitations routières, ferroviaires, hydrauliques et les bâtiments. menace gravement la production d’hydroélectricité, Les inondations de juin 2018 à Abidjan illustrent cette secteur dont dépend 40% de l’approvisionnement vulnérabilité avec 18 milliards de FCFA de dommages énergétique national. Cette vulnérabilité est d’autant estimés, dont 57% concernaient les infrastructures, et plus critique que le pays a massivement investi dans des besoins de relèvement de 205 milliards de FCFA, des projets hydroélectriques d’envergure, notamment dont 52% pour les infrastructures. le barrage de Soubré qui constitue la plus grande infrastructure de ce type avec une capacité de 275 MW. Les zones urbaines, particulièrement Abidjan, font face à des défis majeurs. Les fortes précipitations La sensibilité de ces infrastructures est amplifiée par provoquent des inondations récurrentes des routes l’utilisation de matériaux peu résilients, un déficit et infrastructures hydrauliques, accompagnées de d’entretien, le non-respect des normes de construction glissements de terrain. Les projections indiquent inadéquates et un nombre réduit d’axes de transport une exposition croissante des grandes routes et des qui accroît la vulnérabilité systémique du secteur. Tableau 17. Vulnérabilité par rapport aux risques climatiques dans le secteur Infrastructures et bâtiments Risque(s) climatiques Impacts physiques Exposition Sensibilité › Déficit d’entretien des ouvrages de drainage Dégradation des Transport des biens et des › Qualité de l’entretien préventif des infrastructures et bâtiments personnes interrompus ouvrages d’assainissement › Altitude de l’infrastructure par rapport à Destruction des ouvrages Perturbation des activités son environnement Fortes pluies et hydrauliques socio-économiques › Bâtiments construits en zone à risque inondations (bassin d’orage, pieds des talus…) Interruption de la circulation Pertes en vies humaines › Non-respect des règles d’urbanisme et de construction › Urbanisation non contrôlée › Matériaux de construction utilisés non résilients Dégradation rapide des Condition de circulation infrastructures (routes et altérée (réduction de la › Utilisation de matériaux non résilients Fortes températures ponts) visibilité, …) › Type des infrastructures Pollution de l’air Impact sur la santé 67 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE IV.1.7 villes littorales comme Grand-Lahou et Sassandra sont particulièrement exposées à l’érosion côtière et Vulnérabilité du secteur « villes à l’élévation du niveau de la mer, avec des scénarios résilientes » L prévoyant la submersion d’infrastructures portuaires et de quartiers résidentiels, y compris l’aéroport Félix es collectivités territoriales en Côte d’Ivoire, Houphouët-Boigny à Abidjan d’ici 2050. incluant les communes, districts et régions, jouent un rôle central dans l’aménagement du territoire, Face à l’intensification prévue des aléas climatiques, la planification urbaine et le développement l’intégration des principes de résilience climatique local. Cependant, la majorité des plans directeurs dans les documents de planification territoriale devient actuels ne tiennent pas suffisamment compte des indispensable. Cependant, la faiblesse des capacités risques climatiques croissants tels que les inondations, locales et le manque d’outils méthodologiques pour les glissements de terrain, les sécheresses prolongées intégrer la résilience climatique dans la planification ou l’érosion côtière. Un point de référence en 2020 locale aggravent cette situation et nécessitent un indique que moins de 20% de ces plans intégraient des renforcement substantiel des capacités des autorités données climatiques ou des analyses de vulnérabilité, locales. exposant les zones urbaines et rurales à des impacts sévères : perte de biens, déplacement de populations, destruction d’infrastructures et dégradation des IV.1.8 services de base. Vulnérabilité du secteur « Genre et Les données de l’enquête menée par l’Organisation Equité » Internationale pour les Migrations (OIM) dans les districts de la Comoé et des Savanes montrent que Les femmes, les jeunes, les personnes en situation les populations se déplacent surtout à l’échelle interne de handicap et les personnes âgées sont dans un contexte de dégradation environnementale particulièrement exposées aux effets du changement et de changement climatique. Cela se traduit climatique, notamment les femmes du fait de leur essentiellement par une migration de travail en forte dépendance aux ressources naturelles, tout en provenance des zones affectées par la dégradation disposant de moins d’accès aux facteurs de production environnementale et le changement climatique vers essentiels comme la terre et le financement. Elles ne des zones mieux pourvues en ressources foncières, possèdent que moins de 20% des terres et bénéficient agricoles, halieutiques, hydriques, aurifères (pour de financements largement inférieurs à ceux accordés mener souvent les mêmes activités de production) ou aux hommes (97 % de moins), ce qui limite fortement vers les centres urbains (souvent ici une reconversion leurs capacités de résilience. Dans les régions du nord, professionnelle est indispensable). Cette migration cette vulnérabilité est exacerbée par les sécheresses interne joue ainsi un grand rôle dans les dynamiques récurrentes qui affectent l’agriculture pluviale, réduisent d’urbanisation que connaît la Côte d’Ivoire et qui est les rendements agricoles et aggravent l’insécurité essentiellement alimentée par l’afflux de populations alimentaire. Ces pressions climatiques accentuent provenant des espaces ruraux. aussi des risques sociaux : hausse du mariage précoce, alourdissement des tâches domestiques et Cette vulnérabilité est amplifiée par l’urbanisation plus grande exposition aux maladies liées à l’eau ou rapide et non planifiée qui entraîne l’expansion transmises par les vecteurs. Par ailleurs, les femmes des quartiers précaires et multiplie les problèmes sont peu intégrées dans les systèmes d’alerte précoce d’assainissement. Les habitations précaires sont et n’ont qu’un accès restreint aux technologies souvent construites dans des zones géographiques d’adaptation ou aux innovations climato-intelligentes. instables, notamment les berges de fleuves et les Cette marginalisation compromet non seulement leur zones côtières. L’insuffisance des infrastructures propre capacité d’adaptation, mais limite également d’assainissement, avec seulement 30% des ménages l’efficacité des politiques climatiques mises en œuvre urbains ayant accès à des installations adéquates à au niveau national. Abidjan, contribue aux inondations fréquentes. Les 68 IV.2. IV.3 Vision et objectifs globaux Objectifs sectoriels d’adaptation d’adaptation L a vision d’adaptation de la Côte d’Ivoire s’inscrit L’objectif à l’horizon 2035 du volet adaptation est dans une trajectoire de développement résilient de réduire la vulnérabilité et d’accroître la résilience et inclusif, capable de réduire la vulnérabilité des secteurs prioritaires à savoir : (i) Agriculture, (ii) des populations, des écosystèmes et des Ressources en eau, (iii) Santé Humaine, (iv) Zones secteurs socio-économiques aux effets néfastes des côtières, (v) Infrastructures et bâtiments, (vi) Villes changements climatiques. Cette vision ambitionne de : résilientes. Le genre, la biodiversité, l’économie circulaire, l’économie bleue et la mobilité humaine — Protéger les vies humaines et les moyens de subsistance, ont été intégrés comme des éléments transversaux. — Préserver les écosystèmes naturels et les ressources Les détails des mesures permettant de réduire la productives, vulnérabilité, de renforcer la résilience et les capacités d’adaptations des secteurs, des communautés locales — Réduire les risques climatiques dans les zones les plus et des acteurs nationaux, sont présentés dans la exposées, section suivante. — Prendre en compte les vulnérabilités différenciées des hommes/garçons, femmes/filles et autres sous catégories sociales, — Assurer une résilience systémique de l’économie IV.4. nationale d’ici à 2050. Les CDN endossent les orientations du PNA qui sont fixées Mesures prioritaires sur le même horizon temporel (ie. 2035) et qui couvre les mêmes secteurs prioritaires pour l’adaptation, avec sectorielles la prise en compte du genre de façon transversale. Le PNA se structure autour de quatre-vingt-cinq (85) options d’adaptation réparties en cinq (5) axes de mise À l’issue des consultations avec l’ensemble des parties en œuvre. Les actions prévues dans le PNA se reflètent prenantes nationales, les contributions recueillies ont ainsi dans les mesures sectorielles de ces CDN 3.0 (voir permis d’identifier les mesures d’adaptation ainsi l’alignement présenté dans le tableau des mesures de que les actions de suivi et les cibles à l’horizon 2035, suivi en annexe à ce document). présentées dans le tableau ci-dessous. Tableau 18. Tableau des mesures d’adaptation Axe du PNA Secteur Code Mesures Objectif d’adaptation Cible à Horizon 2035 associé Renforcer la mise en Améliorer la résilience œuvre de systèmes de des exploitations et des Atteindre un taux de 60 % des production agricole et filières agricoles face aux exploitants agricoles vulnérables filières intelligents face changements climatiques utilisant au moins une pratique A1 Axe 1 au climat en diffusant des pratiques climato-intelligente fondée sur agricoles et de transformation des données climatiques locales adaptées, efficaces et ou saisonnières d’ici 2035. Agriculture durables Préserver les stocks de Atteindre un taux de 100% des Améliorer la gestion poissons et les écosystèmes zones de pêche réglementées durable des ressources A2 aquatiques en mettant en disposant et appliquant un plan Axe 2 halieutiques marines et place des pratiques de pêche de gestion durable des pêches continentales durables d’ici 2035. Renforcer l’efficacité des Utilisation mécanismes de gestion Améliorer les dispositifs Atteindre 80 % de la superficie forestière afin d’assurer la des Terres et A3 de gestion durable des préservation, la restauration forestière nationale sous plan de Axe 1 Foresterie ressources forestières gestion durable d’ici 2035 et l’exploitation durable des ressources forestières 69 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Axe du PNA Secteur Code Mesures Objectif d’adaptation Cible à Horizon 2035 associé Atteindre un taux de 75% de Mettre en œuvre des Renforcer la disponibilité, couverture des bassins versants approches de gestion la qualité et l’accès à l’eau prioritaires du territoire national Ressource en A4 intégrée des ressources pour les populations, les avec des plans de gestion Axe 2 et 4 Eau en eau résilientes au écosystèmes et les secteurs intégrée des ressources en eau changement climatique vulnérables. intégrant les risques climatiques d’ici 2035 Réduire les risques sanitaires Atteindre un taux de couverture Renforcer les systèmes liés au changement géographique de 90 % du de surveillance, de climatique en améliorant territoire national par des prévention et de gestion A5 la détection précoce, la systèmes opérationnels de Axe 3 et 5 des maladies climato- prévention et la réponse face surveillance épidémiologique sensibles différenciées aux maladies sensibles aux des maladies climato-sensibles par sexe et par âge Santé variations climatiques d’ici 2035. Renforcer la mise Atteindre un taux de 60% Améliorer la capacité des en place des des établissements de santé établissements de santé à A6 établissements construits ou réhabilités Axe 2 faire face aux impacts du sanitaires résilients et intégrant des critères de changement climatique durables. résilience climatique d’ici 2035. Mettre en œuvre des solutions de restauration Atteindre un taux de 70% de des mangroves, des Protéger les écosystèmes couverture des zones côtières ouvrages de défense côtiers et les communautés A7 identifiées comme à risque Axe 2 et 6 et des mécanismes riveraines contre les aléas élevé par des ouvrages de d’alerte précoce, dans climatiques protection adaptés d’ici 2035 les zones côtières vulnérables Zones Côtières Atteindre un taux de 85% de Développer une croissance couverture des zones côtières économique durable par des stratégies locales ou Promouvoir l’Economie A8 basée sur la valorisation régionales d’économie bleue Axe 3 bleue responsable des ressources intégrées dans les plans de marines et aquatiques développement territorial d’ici 2035. Atteindre 60% des nouvelles Renforcer la durabilité et la infrastructures routières et Améliorer la résilience sécurité des infrastructures bâtiments publics construits ou Infrastructures des infrastructures A9 face aux aléas climatiques réhabilités conformément aux Axe 2 et bâtiments routières et des en intégrant des normes de normes nationales intégrant les bâtiments construction adaptées notions de résilience climatique d’ici 2035. Adapter la planification locale aux effets du changement Atteindre un taux d’au moins Intégrer le principe de climatique en intégrant des 60 % des collectivités locales résilience climatique Villes résilientes A10 dans la gouvernance données climatiques futures, disposant d’un plan directeur Axe 5 des analyses de vulnérabilité intégrant des considérations de locale et des mesures d’adaptation résilience climatique d’ici 2035 dans les plans directeurs Améliorer le pouvoir de Atteindre 900 500 femmes et Renforcer la résilience résilience des femmes et jeunes filles ayant bénéficié des femmes et des des jeunes filles par des d’investissement direct en jeunes filles actions transformatrices afin matière d’autonomisation et de Genre et équité A11 de lutter contre les impacts participation à des instances différenciés des aléas de décisions en lien avec les climatiques, en particulier, en mécanismes d’alerte précoce milieu rural d’ici 2035 70 IV.5 IV.5.2 Indicateurs du suivi de la mise en œuvre Suivi évaluation de des actions d’adaptation l’adaptation Dans le cadre de la CDN 3.0, des indicateurs pour L chaque sous-mesures de suivi ont été identifiés (section IV .4) afin de suivre l’évolution de la mise en e suivi-évaluation de l’adaptation reposera sur œuvre des mesures d’adaptation. Ces indicateurs un cadre commun du suivi des CDN 3.0 inclus seront suivis par des points focaux sectoriels. dans le système de suivi et de transparence de la Côte d’Ivoire coordonné par le Ministère en charge de l’Environnement, du Développement IV.5.3 Durable et de la Transition Écologique (Section VI). Le Suivi de l’efficacité de l’adaptation et de suivi et l’évaluation des mesures d’adaptation repose sur une mise à jour d’une étude approfondie du Centre la préparation du pays Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) visant à identifier et structurer La communauté de l’adaptation a encore du mal à des indicateurs clés proposées dans la Quatrième fournir des orientations spécifiques pour l’évaluation Communication Nationale de la Côte d’Ivoire. Les des résultats des actions d’adaptation, étant donné indicateurs des changements climatiques sont des les caractéristiques des mesures d’adaptation, qui valeurs mesurées, agrégées et obtenus sur la base de sont multiples, spécifiques au contexte et à long terme. données quantitatives ou qualitatives. Ces indicateurs Les pratiques courantes (composante S&E des PNA) se déclinent en trois objectifs spécifiques : définissent les performances, les résultats et l’impact en fonction d’un cadre de référence des résultats ou — Identifier la vulnérabilité ou le risque climatique et les d’une théorie du changement afin de suivre les progrès besoins d’adaptation ; accomplis dans la réalisation d’objectifs prédéfinis - — Suivre la mise en œuvre de l’adaptation ; généralement définis soit au niveau sectoriel, soit au niveau du programme. Dans le cadre des CDN 3.0, — Evaluer son efficacité et la préparation du pays pour des indicateurs de performances ont été définis pour faire face aux changements climatiques chacune des mesures sectorielles. Ces indicateurs sont désagrégés par sexe pour pouvoir suivre et évaluer IV.5.1 l’intégration effective du genre. Indicateur de suivi des besoins en termes d’adaptation Pour identifier les besoins d’adaptation et concevoir des actions en conséquence, la vulnérabilité spécifique du système considéré doit être analysée et les impacts potentiels liés au climat doivent être évalués. Des indicateurs peuvent être définis dans le cadre de ce processus pour caractériser les facteurs sur les paramètres climatiques impactant le système (changements de précipitations et de températures, occurrence d’événements extrêmes), des facteurs physiques (les caractéristiques du sol) et socio- économiques (le niveau de revenu des ménages), ainsi que des aspects politiques (les zones sujettes aux conflits). Ces indicateurs sont très spécifiques au contexte et peuvent être traités à différentes échelles en fonction des questions abordées par des méthodes combinées quantitatives et qualitatives. La quantification de la vulnérabilité ou du risque climatique peut se faire via des indices composites. Le risque climatique, tel que défini dans l’AR6 du GIEC, correspond à l’interaction de trois composantes : l’aléa climatique, l’exposition des populations, et la vulnérabilité (intégrant la sensibilité et la capacité d’adaptation). Des valeurs de référence peuvent être définies et régulièrement révisées, mais des objectifs ne sont pas systématiquement définis. 71 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Tableau 19. Indicateurs de performance pour le suivi des mesures d’adaptation sectorielle Secteur Indicateur(s) sélectionné(s) pour suivre l’avancée des mesures Taux désagrégé par sexe d’adoption des pratiques agricoles climato-intelligentes intégrant les données climatiques Agriculture Taux d’intégration des données climatiques dans les plans de gestion halieutique Utilisation des Terres et Pourcentage de la superficie forestière nationale effectivement couverte par un plan de gestion Foresterie durable mis en œuvre Taux de couverture des bassins versants prioritaires du territoire national avec des plans de gestion Ressource en Eau intégrés des ressources en eau intégrant les risques climatiques Taux de couverture géographique de 90 % du territoire national par des systèmes opérationnels de surveillance épidémiologique des maladies climato-sensibles d’ici 2035 Santé Taux des établissements de santé construits ou réhabilités intégrant des critères de résilience climatique d’ici 2035. Taux de couverture des zones côtières identifiées comme à risque élevé par des ouvrages de protection adaptés d’ici 2035 Taux de couverture des zones côtières par des stratégies locales ou régionales d’économie bleue Zones Côtières intégrées dans les plans de développement territorial Proportion des hommes/garçons et femmes/filles des communautés côtières ayant accru leur résilience économique face aux aléas climatiques grâce aux activités de l’économie bleue durable Infrastructure et bâtiments Taux d’infrastructures critiques situées en zones à risque climatique exemptes de dégradation Taux des collectivités locales disposant d’un plan directeur intégrant des considérations de résilience Villes résilientes climatique d’ici 2035 Nombre de femmes et jeunes filles ayant bénéficié d’investissement direct en matière Genre et équité d’autonomisation et de participation à des instances de décisions en lien avec les mécanismes d’alerte précoce d’ici 2035 E n complémentarité des indicateurs de Action : performance pour le suivi des mesures la mise en œuvre concrète d’interventions d’adaptation sectorielles, il est recommandé d’accorder (politiques, projets, actions) pour répondre aux défis une attention particulière aux aspects liés à la climatiques et la description de leurs principales gouvernance et l’évaluation de la préparation pour caractéristiques (aléa ciblé, type d’action, objectifs, faire face au changement climatique. L’approche de bénéficiaires, etc) ; Magnan qui a été adoptée, est un cadre conceptuel pour évaluer l’efficacité des stratégies d’adaptation Capacités : aux changements climatiques, reposant sur cinq dimensions d’adaptation interconnectées, à savoir : les ressources institutionnelles, techniques et financières nécessaires pour soutenir les efforts d’adaptation ; Connaissance des risques : l’évaluation et la compréhension des aléas climatiques Preuve de la réduction des risques climatiques : et des facteurs de vulnérabilités et d’exposition à différentes échelles ; la mesure de l’efficacité des actions en termes de réduction des impacts climatiques. Planification : Les indicateurs au niveau national ont été mis à jour l’intégration d’objectifs et des orientations stratégiques pour les CDN 3.0, afin de pouvoir piloter l’adaptation sur et financières de mise en œuvre dans les plans ces différentes dimensions. d’adaptation nationaux ; 72 Tableau 20. Cadre de suivi de l’efficacité nationale de l’adaptation et préparation du pays Dimension Indicateur Enjeux clé Nombre de systèmes d’alerte précoce multirisques en place et fonctionnels la Système d’information population Connaissance Proportion d’hommes/garçons et de femmes/filles ayant accès à des Sensibilisation / Communication des risques informations en temps et en heure sur le climat Nombre de stratégies de communication pour l’adaptation en place, Sensibilisation / Communication actualisée à intervalles réguliers et fonctionnelle Proportion de secteurs planifiant, budgétisant et mettant en œuvre des Intégration sectorielle mesures d’adaptation Proportion de collectivités, budgétisant et mettant en œuvre des mesures d’adaptation qui intègrent les questions de genre dans les documents de Intégration locale Planification planification locale Proportion de collectivités ayant développé un plan climat territorial intégrant une analyse des vulnérabilité/risques climatiques qui intègrent les questions Intégration locale de genre Taux d’exécution des mesures sectorielles Mise en œuvre Action % d’avancement par rapport aux objectifs ciblés Mise en œuvre Indicateurs de suivi des actions de mise en œuvre Mise en œuvre Part (en % et montant) des dépenses publiques pour l’adaptation par rapport Capacité financière au produit intérieur brut Part (en % et montant) des dépenses des budgets des collectivités dédiées à Capacité financière l’adaptation Part (en % et montant) des financements mobilisés pour l’adaptation par Capacité financière rapport aux besoins totaux dont % de financements privés mobilisés Capacités Nombre de programmes de recherche/thèses/publications scientifiques sur Recherches académiques et savoirs l’adaptation traditionnels Proportion de cursus de formation intégrant l’adaptation au changement Capacité humaine climatique et les questions de genre Nombre de structures ayant bénéficié de programme de renforcement de capacités adaptés à leurs besoins pour la mise en œuvre de l’adaptation dont Capacité humaine proportion des collectivités locales formées Nombre de décès, de personnes disparues et de personnes directement Réduction des risques de affectées, par an, attribués aux catastrophes induites d’aléas climatiques catastrophe Réduction des risques de Preuve de la Evolution des pertes et dommages attribués au changement climatique catastrophe réduction des risques Proportion de femmes occupant des postes de direction Genre/équité climatiques Indicateurs de performances sectoriels Mise en œuvre et performances Réduction de la vulnérabilité/risque Observation des évolutions des risques climatiques/vulnérabilités sectoriels climatique 73 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE MESURES TRANSVERSALES P lusieurs mesures transversales pour la mise en œuvre des CDN ont été définies via le processus de révision. Ces mesures, transversales au pilier adaptation et atténuation, répondent aux besoins de mise en œuvre présentés dans la partie suivante. Les mesures transversales (MT) ont été regroupées en six (06) mesures présentées dans les sections suivantes. 5. 74 V.1. V.3. Renforcement de la Mobilisation des gouvernance et de la financements décentralisation L La mise en œuvre des CDN 3.0 nécessitera un volume important de financement dont la mobilisation a loi-cadre sur les changements climatiques, proviendra de plusieurs actions à savoir : promulguée le 25 juin 2025, marque un tournant dans la gouvernance environnementale en — Mobiliser des ressources domestiques et externes via Côte d’Ivoire. Elle impose l’intégration des enjeux les mécanismes internationaux de financement climat et le marché carbone. climatiques dans les politiques publiques, confie aux collectivités locales la mise en œuvre des actions — Développer des financements territoriaux innovants: d’adaptation, et oblige les acteurs privés à réduire leurs intégration climat dans les budgets locaux, AVEC, émissions et à respecter les normes environnementales. taxation environnementale locale. La loi prévoit aussi des financements, des actions de sensibilisation et un suivi rigoureux pour une responsabilité partagée. D’autre part, dans le cadre V.4. de la territorialisation des CDN, un cadre national de gouvernance multi-niveaux sera mis en place pour Engagement des parties coordonner les actions entre l’État, les collectivités et les partenaires. Les sous-mesures impliqueront : prenantes — 1 / L’élaboration des décrets et arrêtés d’application pour la mise en œuvre de la loi cadre sur le changement Les consultations lors du processus de révision des CDN climatique ; la mise en place de mécanismes de suivi et de contrôle. ont permis de dégager plusieurs mesures permettant l’engagement renforcé des parties prenantes à savoir : — 2 / La création de cadres de dialogue territoriaux, l’élaboration et la mise en œuvre des Plans Climat Les collectivités territoriales : Territoriaux (PCT). via la création de guichets climat locaux/fonds dédiés; — 3 / L’intégration de la Commission Transition Juste l’inscription d’une ligne budgétaire obligatoire climat ; au sein du Conseil National de Dialogue Social ; la formation continue des élus et techniciens ; l’accès représentation inclusive et participation équitable à tous les niveaux. aux données locales. Le secteur privé : V.2. via les incitations fiscales/financières (crédits d’impôt, TVA réduite, crédits bonifiés, garanties) ; le guichet Intégration des questions unique pour projets climatiques ; les formations ciblées pour PME ; l’accès à des données fiables. de genre et d’inclusion Les jeunes et enfants : sociale via la création d’un Fonds national pour l’entrepreneuriat vert ; les quotas de représentation dans la gouvernance climatique ; la création d’une plateforme de dialogue Afin que la mise en œuvre des CDN 3.0 ne renforce jeunes-ministères ; le mentorat et les formations pas les inégalités de genre, le ministère de la Femme, (finance climat, projets verts, négociations) ; la mise la Direction du Genre et de l’Équité, la Plateforme en place d’un programme d’emplois verts et bleus ; la Nationale Genre et Changements Climatiques et les création de Conseils municipaux d’enfants. Points Focaux Genre s’engagent à appuyer les acteurs nationaux pour : V.5. — Intégrer les questions de réduction des inégalités, les concepts genre et l’écriture inclusive dans les objectifs et les outils de mise en œuvre de toutes les initiatives Transfert de technologies climatiques. La mise en œuvre des CDN passera par le transfert des — Désagréger systématiquement les indicateurs et cibles technologies à travers : de suivi par sexe et âge. — Appliquer la Budgétisation Sensible au Genre, en — La réalisation régulière des Évaluations des Besoins soutenant des actions spécifiques en faveur de Technologiques (EBT). l’autonomisation des femmes et des jeunes. — La mise à jour et mise en œuvre du Plan d’Action Technologique (PAT). 75 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE V.6. Renforcement des capacités La mise en œuvre des CDN nécessite un renforcement des capacités des acteurs en charge, qui se fera à travers : — L’élaboration et la mise en œuvre d’un plan national de renforcement de capacités ciblé. — Le déploiement d’une stratégie nationale de sensibilisation et d’éducation sur le changement climatique. 76 BESOINS DE MOYENS DE MISE EN ŒUVRE L a mise en œuvre des CDN repose sur une vision cohérente alignée avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire pour la période 2025–
2035. Cette démarche s’articule autour d’objectifs d’atténuation et d’adaptation clairement définis, tout en intégrant les priorités de développement durable du pays. L’opérationnalisation de cette vision repose sur une architecture institutionnelle conduite par le Ministère en charge de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique en coordination avec les ministères sectoriels impliqués. 6. 77 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE VI.1. VI.3. Renforcement des Besoins en financement politiques et de la climatique gouvernance L La mise en œuvre des CDN 3.0 nécessitera un volume important de financements, dont le montant est e succès de la mise en œuvre dépend fortement déterminé à l’issue des travaux de modélisation d’un cadre politique et institutionnel robuste. sectorielle et de consolidation des scénarios. Cette Cela inclut la consolidation des structures estimation intègre à la fois les coûts d’atténuation de coordination existantes, l’intégration des et d’adaptation, en tenant compte des nouvelles objectifs des CDN dans les cadres législatifs sectoriels ambitions, du périmètre élargi des secteurs couverts et la décentralisation des efforts climatiques à travers et des trajectoires mises à jour du scénario tendanciel les plans de développement locaux. Le renforcement (BAU). de la gouvernance s’accompagne également d’une meilleure planification, budgétisation et supervision Les financements attendus couvriront : des actions climat à tous les niveaux. — Les investissements structurants (infrastructures énergétiques bas carbone, projets agricoles et forestiers climato-intelligents, gestion durable des ressources en VI.2. eau, infrastructures résilientes et villes durables) ; Suivi, données et — Les programmes d’accompagnement (renforcement de capacités, recherche-développement, innovation, transferts de technologies) ; transparence — Les mesures de soutien socio-économique dans le cadre de la transition juste. La part inconditionnelle sera couverte par des Une composante essentielle de la mise en œuvre ressources diverses autant au niveau national (public, des CDN 3.0 est le développement ou l’amélioration privé, collectivités, etc) qu’international. de systèmes dits MNV et S&E efficaces de suivi pour toutes les actions d’atténuation et d’adaptation, La part conditionnelle reposera sur un appui respectivement. Ceux-ci permettent la mise à jour international accru à travers les mécanismes de régulière des inventaires de GES, la quantification financement climatique (Fonds Vert pour le Climat, d’indicateurs de performance sectoriels, et la Fonds d’Adaptation, Fonds pour l’Environnement constitution de bases de données fiables, entre autres. Mondial), les financements concessionnels des L’opérationnalisation de l’architecture de transparence banques de développement et des agences bilatérales, conforme au Cadre de Transparence Renforcé (ETF) les mécanismes de marché carbone et les partenariats est en cours grâce à l’action des différents partenaires, public-privé. ce qui permettra également de suivre et reporter les progrès dans l’implémentation de la CDN à travers les La Côte d’Ivoire entend également financer la mise en BTR et les tableaux CTF. œuvre de ses CDN 3.0 grâce aux marchés carbone, en tirant parti à la fois des mécanismes de l’article Des études spécifiques ont été produites par divers 6 de l’Accord de Paris et du marché volontaire. Avec projets récents pour évaluer les besoins en matière de la création du Bureau du Marché Carbone (BMC) en système MRV et de S&E en Côte d’Ivoire. 2024, le pays s’est doté d’un cadre institutionnel pour encadrer et valoriser les crédits carbones, renforcé par des dispositions spécifiques prévues dans la loi cadre sur les changements climatiques. 78 Tableau 21. : Tableau récapitulatif des coûts estimatifs de la mise en œuvre des CDN Estimation de Coût Estimation de Coût Stratégies Secteurs Conditionnelle FCFA Conditionnelle USD Inconditionnelle FCFA Inconditionnelle USD Total 9 440 307 220 080 16 857 691 464 5 660 820 482 400 10 108 608 004 Energie 6 255 417 220 080 11 170 387 893 5 601 129 682 400 10 002 017 290 PIUP 560 000 000 1 000 000 3 418 800 000 6 105 000 Atténuation Agriculture 66 390 000 000 118 553 571 0 0 UTCATF 1 511 440 000 000 2 699 000 000 6 272 000 000 11 200 000 Déchets 1 606 500 000 000 2 868 750 000 50 000 000 000 89 285 714 Total 17 536 628 600 000 31 315 408 214 287 560 000 000 513 500 000 Agriculture 9 396 562 000 000 16 779 575 000 185 200 000 000 330 714 286 Utilisation des terres 381 892 000 000 681 950 000 101 360 000 000 181 000 000 Ressource en Eau 1 912 500 000 000 3 415 178 571 0 0 Adaptation Santé 1 749 800 000 000 3 124 642 857 1 000 000 000 1 785 714 Zone Côtière 767 778 100 000 1 371 032 321 0 0 Infrastructure et bâtiments 3 082 056 500 000 5 503 672 321 0 0 Villes résilientes 145 000 000 000 258 928 571 0 0 Genre et Équité 101 040 000 000 180 428 571 0 0 TOTAL 26 976 935 820 080 48 173 099 679 5 948 380 482 400 10 622 108 004 Tableau 22. : Tableau estimatif par secteur et par Stratégie Estimation de Coût Estimation de Coût Stratégies Conditionnelle FCFA Conditionnelle USD Inconditionnelle FCFA Inconditionnelle USD Atténuation 9 440 307 220 080 16 857 691 464 5 660 820 482 400 10 108 608 004 Adaptation 17 536 628 600 000 31 315 408 214 287 560 000 000 513 500 000 TOTAL 26 976 935 820 080 48 173 099 679 5 948 380 482 400 10 622 108 004 TOTAL CONDITIONNELLE / 32 925 316 302 480 FCFA 58 795 207 683 USD INCONDITIONNELLE 79 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE L e coût de la biodiversité est estimé à environ 13,5 VI.6. milliards USD, reparti de manière transversale en adaptation et atténuation, sur les secteurs de l’agriculture, l’énergie, foresterie et utilisation des Priorisation et terres, ressource en eau, zones côtières, infrastructures et bâtiments. En agriculture, les mesures sont prévues planification pour l’adaptation des pratiques de production et Une feuille de route pluriannuelle est nécessaire pour l’amélioration de la gestion durable des ressources prioriser les besoins selon des critères de faisabilité, halieutiques marines et continentales et l’optimisation d’impact, d’urgence et de co-bénéfices. Chaque besoin de l’utilisation des engrais. identifié devra être associé à des objectifs, des acteurs responsables, un budget indicatif et un calendrier de Dans le secteur de l’énergie, les mesures prévues sont mise en œuvre. Une telle planification permettra de focalisées sur l’accès et l’augmentation de l’accès guider efficacement les partenaires techniques et des ménages à la cuisson propre par du GPL pour financiers dans leur soutien à la CDN. réduire la pression sur le bois en forêts. En foresterie, les mesures sont prévues pour préserver, conserver, et réhabiliter la couverture forestière et la biodiversité. Pour les ressources en eau, les mesures sont prévues VI.7. pour mettre en œuvre des approches intégrées des ressources en eau résilientes. Pour les zones côtières, Participation au marché les mesures sont pour des solutions de restauration et de défense des mangroves, et de mécanismes d’alerte carbone précoce dans les zones côtières. En infrastructure, les mesures concernent la création des parcs nationaux La Côte d’Ivoire entend également financer la mise en autour des infrastructures résilientes. œuvre de ses CDN 3.0 grâce aux marchés carbone, en tirant parti à la fois des mécanismes de l’article Le coût associé aux mesures spécifiques pour le genre 6 de l’Accord de Paris et du marché volontaire. Avec est estimé à environ 182,0 milliards USD répartis à la création du Bureau du Marché Carbone (BMC) en travers tous les secteurs d’adaptation, atténuation et 2024, le pays s’est doté d’un cadre institutionnel pour transversaux en plus d’un budget de 18 millions USD encadrer et valoriser les crédits carbones, renforcé par dédié aux projets d’autonomisation des femmes, de des dispositions spécifiques prévues dans la loi cadre renforcement de capacités et d’entreprenariat des sur les changements climatiques. femmes et des jeunes filles. VI.8. VI.4 Coopération Technologies prioritaires internationale et transfert La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement à contribuer Le déploiement de technologies adaptées, tant pour pleinement à l’Accord de Paris tout en reconnaissant l’atténuation que pour l’adaptation, est crucial. Celles- que la réalisation des CDN 3.0 nécessite un appui ci incluent les énergies renouvelables, les systèmes de international renforcé. Les priorités de coopération gestion des déchets, les pratiques agricoles climato- sont: intelligentes ou encore les infrastructures résilientes. Le — Mobilisation de financements prévisibles et accessibles pays devra renforcer sa coopération technique via des auprès des partenaires bilatéraux, multilatéraux et mécanismes comme le CTCN, tout en mettant à jour du secteur privé, alignés sur les priorités nationales son Plan d’Action Technologique (PAT) et l’Évaluation et le principe des responsabilités communes, mais des Besoins Technologiques (EBT). différenciées. — Transfert et diffusion de technologies via des partenariats avec des centres de recherche, des VI.5. universités et des entreprises spécialisées, permettant l’adaptation et la mise à l’échelle de solutions adaptées. Renforcement des — Coopération Sud-Sud et triangulaire pour l’échange d’expériences, le partage de bonnes pratiques et la capacités mutualisation d’outils et méthodes éprouvés dans des contextes similaires. La CDN exige un renforcement significatif des capacités — Facilitation de l’accès aux fonds climat et aux marchés à tous les niveaux : des institutions nationales aux carbone par un accompagnement technique dans la collectivités locales, en passant par les techniciens structuration et la certification de projets conformes aux standards internationaux. de terrain. Cela implique la formation sur les outils de transparence, l’intégration du climat dans les filières Cette coopération souhaitée s’inscrit dans une vision académiques, et la généralisation des campagnes de de partenariat équilibré, où l’effort national est soutenu sensibilisation. L’approche devra aussi être inclusive, par un appui externe stratégique, ciblé et durable, en intégrant la dimension genre, jeunesse et groupes permettant à la Côte d’Ivoire de relever ses ambitions vulnérables y compris les populations migrantes. climatiques tout en assurant un développement socio- économique inclusif, durable et résilient. 80 TRANSITION JUSTE : GARANTIR L’EQUITE SOCIALE DANS L’ACTION CLIMATIQUE L ’Accord de Paris souligne l’importance d’une transition juste, avec la création d’emplois décents et de qualité, conformément aux priorités nationales de développement. Les mesures sectorielles des CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire transformeront l’économie et le marché du travail, avec des impacts sur l’inclusion sociale et l’égalité de genre. Elles généreront des effets positifs, comme la création de richesse et d’emplois dans les secteurs verts et en transition (énergies renouvelables, gestion durable des déchets, agriculture et foresterie durables), tout en offrant l’opportunité de combler les déficits de travail décent. Cependant, la transition pourra entraîner des pertes d’emplois dans les secteurs incompatibles avec la préservation de l’environnement, et certaines actions d’adaptation peuvent avoir des impacts négatifs sur les populations. Une gestion efficace de ces effets et une intégration des considérations socio-économiques dans les politiques et investissements permettront d’optimiser la distribution des risques et bénéfices. 7. 81 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE VII.1. Renforcement de la gouvernance institutionnelle par l’intégration des structures en charge de la formation, Principe directeur pour la de l’emploi et de la protection sociale avec les acteurs en charge des programmes et stratégies sectoriels transition juste sur lesquels sont alignés les CDN ainsi que le secteur privé, les organisations patronales, les syndicats des S travailleurs et les collectivités territoriales. elon l’Organisation Internationale du Travail Développement des compétences à travers la (OIT), la transition juste consiste à « promouvoir formation des travailleurs en matière de compétences des économies écologiquement durables qui techniques nécessaires à la transition bas-carbone soient inclusives en créant des possibilités de et l’adaptation, la reconversion professionnelle dans travail décent et en réduisant les inégalités, sans que les secteurs en mutation et le renforcement des personne ne soit laissé de côté ». Ce concept concrétisé capacités des populations (y compris la jeunesse, dans la résolution 2023 de la Conférence Internationale les femmes et les populations migrantes) en matière du Travail, fournit un cadre d’orientation pour une d’entrepreneuriat vert. transition climatique qui prend en compte les risques, les opportunités et les impacts socio-économiques Promotion de mécanismes innovants de financement sur toutes les parties prenantes, en particulier les plus des initiatives vertes et des partenariats entre des vulnérables. Les Principes Directeurs pour la transition différents types de fournisseurs des capitaux. juste de l’OIT soulignent l’importance : — du dialogue social pour parvenir à un consensus sur les objectifs de durabilité, VII.3. — du respect des droits, y compris la liberté syndicale et la non-discrimination, Mesures transversales — de l’égalité de chances et d’opportunités entre les sexes dans les politiques environnementales, prioritaires — de la cohérence des politiques entre les domaines économiques, sociaux, environnementaux, et éducatifs, Les CDN 3.0 intègrent des mesures spécifiques pour — de la protection sociale pour accompagner les garantir l’équité sociale de la transition climatique : travailleurs affectés par la transition, — de l’adaptation des politiques aux contextes nationaux Protection sociale universelle par l’extension des et sectoriels, régimes de sécurité sociale (CMU, RSTI) aux travailleurs — de la coopération internationale pour soutenir les pays affectés par la transition, y compris les indépendants, en développement. les travailleurs de l’économie informelle et les plus vulnérables. Cette protection inclut des «mécanismes Il est essentiel pour une mise en œuvre réussie des CDN d’assurance adaptés (ex. assurance indicielle 3.0 d’évaluer les défis et les bénéfices liés aux mesures pour les producteurs agricoles, indemnisation des retenues, et d’anticiper leurs effets sur les personnes communautés déplacées dans les zones côtières ou les plus vulnérables afin d’orienter les ressources vers forestières et gestion de la réinstallation planifiée). ceux qui en ont le plus besoin et de minimiser les coûts sociaux par un accompagnement social plus juste et Emplois verts et décents à travers le lancement de plus efficace. programmes publics de création d’emplois verts à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) pour les groupes vulnérables (y compris les migrants) et le VII.2. soutien aux chaînes de valeur durable dans l’agriculture, la foresterie, les déchets et les infrastructures urbaines. Architecture stratégique Santé et sécurité au travail en s’assurant que les en quatre composantes politiques d’atténuation et d’adaptation, intégrant des changements dans les pratiques professionnelles, incluent systématiquement des volets SST et en mettant à jour la législation nationale sur la SST pour La stratégie de transition juste, qui sera élaborée prendre en compte le stress thermique, les risques dans le cadre du processus de mise en œuvre de biologiques liés aux changements écologiques. la CDN, pourrait s’articuler autour de quatre piliers fondamentaux : Egalité de genre et Inclusion par l’intégration d’une «approche genre dans tous les volets et les mesures Adaptation du cadre réglementaire pour assurer le sectorielles de la transition (politiques, financement, respect et la promotion des droits (liberté syndicale, emploi, accès foncier, formation)» et l’assurance négociation collective, non-discrimination, abolition du d’une représentation équitable des femmes dans les travail des enfants et du travail forcé) et l’application mécanismes décisionnels ainsi qu’un accès équitable des normes internationales du travail. et un contrôle des ressources et investissements. 82 La dégradation environnementale et le changement climatique Encadré : (notamment l’érosion côtière, les inondations et les sécheresses) ont un impact énorme sur la mobilité humaine en Côte d’Ivoire. Une étude menée par l’Organisation Internationale pour les Migrations en 2024 dans Inclusion de les régions du Poro et du Tchologo (district des Savanes), de l’Indénié-Djuablin et du Sud-Comoé (district de la Comoé) révèle que 80% des populations interrogées la mobilité constatent des changements environnementaux majeurs, tels que la dégradation humaine des sols, les sécheresses récurrentes et l’assèchement des cours d’eau. Ces évolutions se traduisent par l’appauvrissement des terres agricoles, l’insécurité alimentaire, la pauvreté accrue, mais aussi par une augmentation des mobilités humaines. Dans le Sud-Comoé, l’érosion côtière entraîne des déplacements forcés et des pertes massives de terres. Dans le district des Savanes, 60% des répondants indiquent que la raréfaction de l’eau constitue un facteur de mobilité vers des localités où l’accès à cette ressource est plus aisé. La migration de travail et interne, particulièrement répandue (près de 70 % des répondants), apparaît comme une réponse adaptative pour diversifier les revenus et sécuriser les moyens de subsistance. Cela se traduit essentiellement par une migration de travail en provenance des zones affectées par la dégradation environnementale et le changement climatique vers des zones mieux pourvues en ressources foncières, agricoles, halieutiques, hydriques, aurifères (pour mener souvent les mêmes activités de production) ou vers les centres urbains (souvent ici une reconversion professionnelle est indispensable). Selon une enquête de l’Outil de Suivi de la Transhumance (TTT) menée par l’OIM en avril et mai 2024 dans la région du Bounkani, 85% des informateurs clés considèrent le changement climatique comme un facteur déterminant de la transhumance, notamment à travers son impact sur l’accès à l’eau, et 55 % estiment que le manque d’eau contribue directement à l’augmentation des conflits. Les infrastructures communautaires subissent également une forte pression en raison de l’afflux de personnes déplacées et de troupeaux en provenance des pays voisins. Les effets conjugués du changement climatique et de l’insécurité ont perturbé les itinéraires traditionnels de transhumance. En conséquence, les éleveurs transhumants prolongent leurs séjours dans les communautés ivoiriennes, ce qui accroît la concurrence pour les terres fertiles et les points d’eau. Les femmes, plus dépendantes des ressources naturelles et moins mobiles, sont confrontées à une vulnérabilité accrue, soulignant la nécessité d’une approche sensible au genre dans les politiques climatiques. VII.4. Gouvernance inclusive et dialogue social L a mise en œuvre repose sur l’établissement de « mécanismes de dialogue social dans tous les secteurs impactés par la transition, en incluant les représentants du gouvernement, des employeurs, des travailleurs (formels et informels), ainsi que le dialogue avec d’autres parties prenantes telles que les communautés locales et les groupes vulnérables ». Cette approche reconnaît que « la transition juste n’est pas seulement un impératif de justice sociale: elle constitue également une condition de réussite économique» en favorisant «la paix sociale, la cohésion nationale, la productivité et l’innovation, tout en renforçant la résilience du tissu économique face aux perturbations climatiques et technologiques ». Dans le cadre de la gouvernance locale, la question de la territorialisation des CDN apparaît comme une impérieuse nécessité. L’encadré ci-après en présente les caractéristiques essentielles. 83 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Les CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire marquent une rupture paradigmatique Encadré : par l’intégration systématique de la dimension territoriale dans l’action climatique nationale ». Quoique beaucoup d’actions étaient prises en compte dans les CDN2.0, cette version va au-delà de la La décentralisation de l’action climatique. territorialisation L’institutionnalisation des Plans Climat Territoriaux (PCT) constitue l’innovation centrale des CDN 3.0. Ces instruments intégrés de planification articulent des CDN 3.0 - Le adaptation et atténuation à l’échelle locale, créant une cohérence stratégique entre politiques nationales et réalités territoriales. Cette approche bottom-up rôle stratégique complète efficacement la planification nationale traditionnelle. des collectivités La décentralisation des financements climatiques par la création de guichets locaux dédiés transforme l’architecture financière de l’action climatique. territoriales L’intégration des dépenses climatiques comme ligne budgétaire obligatoire des collectivités institutionnalise cette priorité dans la gestion publique locale. Au niveau sectoriel, on peut souligner que : + L’agriculture bénéficie d’une approche différenciée selon les zones agroécologiques. Le Nord privilégiera les systèmes pastoraux intelligents, tandis que les régions forestières développeront l’agroforesterie. La mise à disposition de données météorologiques locales aux exploitants renforce la pertinence des pratiques climato-intelligentes. + L’énergie adopte une stratégie territorialisée avec le développement prioritaire du solaire dans les zones rurales non connectées, particulièrement au Nord, Centre et Ouest. Les mini-centrales solaires et l’éclairage public autonome répondent aux besoins spécifiques de ces territoires. + La gestion des déchets s’appuie sur les écosystèmes locaux de transformation, valorisant les initiatives communautaires existantes. Les centres de compostage décentralisés dans les régions agricoles créent des synergies territoriales entre gestion des déchets urbains et besoins ruraux en fertilisants. + Les infrastructures intègrent désormais les spécificités climatiques locales. Les zones côtières développent des ouvrages de protection contre l’érosion, tandis que les régions du Nord renforcent les infrastructures routières face aux variations pluviométriques extrêmes. Mécanismes de gouvernance multi-niveaux La création d’un cadre national de coordination multi-niveaux harmonise l’action des ministères, collectivités, partenaires techniques et financiers. Cette architecture garantit la cohérence entre politiques nationales et initiatives locales, évitant les redondances et optimisant l’efficacité des interventions. Les cadres de dialogue multi-acteurs régionaux institutionnalisent la concertation territoriale, créant des espaces permanents d’échange entre élus, services déconcentrés, société civile et secteur privé. Cette gouvernance collaborative renforce l’appropriation locale des mesures climatiques. Financement et innovation territoriale Les solutions locales de financement, notamment les Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), mobilisent l’épargne locale pour les projets climatiques. La taxation environnementale locale applique le principe pollueur- payeur à l’échelle territoriale, créant des ressources dédiées à la transition écologique. Les systèmes MNV (Mesure, Notification, Vérification) locaux permettent un suivi territorial des progrès, alimentant les rapports nationaux tout en servant d’outils de pilotage pour les collectivités. Cette double fonction renforce la redevabilité locale et nationale. Cette territorialisation transforme fondamentalement l’approche climatique ivoirienne, passant d’une logique descendante à une co-construction territoriale. Elle positionne la Côte d’Ivoire comme précurseur africain de la décentralisation climatique, créant un modèle réplicable où chaque territoire devient acteur de sa propre résilience. 84 VII.4.1 Participation des Enfants et Jeunes aux CDN 3.0 L es CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire inaugurent une approche intergénérationnelle inédite par l’intégration structurée des voix des enfants et des jeunes dans l’élaboration des politiques climatiques nationales. Cette innovation démocratique répond à l’impératif de donner aux générations futures, premières concernées par les impacts climatiques, un rôle actif dans la définition des solutions. La Déclaration des Enfants pour leurs droits dans les CDN s’appuie sur les articles 14, 52, 53 et 54 du Code de l’environnement ivoirien et la Convention relative aux droits de l’enfant. Cette déclaration revendique une participation institutionnalisée aux processus décisionnels climatiques. Les enfants proposent des innovations démocratiques concrètes : création de Conseils municipaux d’enfants, consultations publiques adaptées, plateformes numériques interactives et intégration de modules de participation citoyenne dans les programmes scolaires. Ces propositions transforment la conception de la démocratie environnementale. Les jeunes identifient lucidement les freins à leur participation : manque de volonté politique, accès limité aux espaces décisionnels, contraintes financières et complexité des procédures. Cette analyse critique témoigne de leur maturité politique et de leur compréhension des enjeux institutionnels. Leurs solutions révèlent une vision systémique : création d’un fonds national pour l’agriculture jeune, développement de plateformes jeunes-gouvernement, institutionnalisation de leur participation via des mécanismes dédiés. Ces propositions restructurent fondamentalement l’interface entre générations dans les politiques publiques. 85 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE PROCESSUS D’ELABORATION 8. 86 VIII.1. VIII.3. Phase de préparation et Approche participative et d’organisation consultations menées L ’élaboration des CDN a commencé par la mise en L’élaboration des CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire a reposé place d’un cadre institutionnel clair. Cela implique sur une approche pleinement participative, visant à l’activation ou le renforcement de la structure garantir l’appropriation nationale et la représentativité nationale de coordination, la désignation de des priorités sectorielles. Ce processus a mobilisé points focaux sectoriels et la planification d’une un large éventail d’acteurs à travers une série de feuille de route opérationnelle. Cette phase inclut consultations nationales et sectorielles organisées également la mobilisation des ressources financières entre les mois d’avril et d’août 2025. via des partenaires financiers et techniques, ainsi que la dotation en outils techniques nécessaires à la La première étape a consisté en une consultation modélisation et aux analyses. nationale multisectorielle réunissant l’ensemble des secteurs concernés afin de dresser le bilan de la mise en œuvre des mesures prévues dans les CDN 2.0 et d’identifier, de manière concertée, les mesures VIII.2. prioritaires à intégrer dans les CDN 3.0. Cette rencontre Collecte et harmonisation a permis de consolider les acquis, de mesurer les écarts et d’orienter la formulation de nouvelles actions des données plus ambitieuses et adaptées aux défis actuels. Des consultations thématiques ciblées ont ensuite été organisées pour approfondir l’analyse et affiner les Une fois le cadre institutionnel établi, la seconde phase propositions de mesures sectorielles : a porté sur la collecte et le traitement des données sectorielles. Elle a consisté à rassembler les données Secteur café-cacao : historiques (GES, activité économique, indicateurs échanges avec les acteurs de la filière afin d’intégrer d’adaptation), en s’appuyant sur les derniers des mesures d’atténuation et d’adaptation liées à inventaires d’émissions. Ces données sont ensuite la production durable, à l’agroforesterie et à la lutte validées et harmonisées à travers des consultations contre la déforestation. techniques multisectorielles, en garantissant leur cohérence avec les rapports existants comme le BTR, les CN et les EBT. Les rencontres avec les acteurs de la filière café-cacao ont mis en exergue Encadré : un paradoxe qui demeure un défi important : pilier économique de la Côte d’Ivoire, mais l’un des principaux moteurs de la déforestation. Cette situation nécessite une transformation radicale vers l’agroforesterie quoique Acteurs de beaucoup d’actions sont déjà en cours. la filière Les objectifs quantifiés incluent la conversion de 2,5 millions d’hectares en systèmes agroforestiers, la distribution de 100 millions de plantes, et la réduction de 550 000 café-cacao hectares de pertes forestières d’ici 2035. Cette approche permettra de concilier production agricole et séquestration carbone grâce à une collaboration structurée entre acteurs publics, privés et communautés de producteurs. Cellule Économie Circulaire de la Primature : atelier dédié à la prise en compte systématique des principes de l’économie circulaire dans les mesures sectorielles, en particulier pour les secteurs des déchets, de l’agriculture et de l’énergie. 87 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Face à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles Encadré : et aux impacts de plus en plus visibles de la pollution, la Côte d’Ivoire voit son développement durable freiné par un modèle économique linéaire fondé sur le triptyque « produire - consommer Intégration de - jeter ». Dans ce contexte, l’économie circulaire apparaît comme une l’Economie réponse stratégique et transversale, permettant de transformer les modes de production et de consommation tout en favorisant la croissance verte, la Circulaire création d’emplois durables et la résilience économique. Les consultations portées par la Cellule Économie Circulaire de la Primature (CECP) visaient à renforcer l’intégration des principes de circularité dans les CDN 3.0, en alignant les mesures d’adaptation et d’atténuation avec les priorités nationales de durabilité. À l’issue de ces consultations, il a été notamment recommandé d’assurer l’intégration systématique des enjeux liés à l’économie circulaire dans les cadres stratégiques sectoriels, afin de renforcer l’impact des politiques climatiques et de garantir une meilleure gestion des ressources naturelles. Une attention particulière a été portée à la promotion de l’équité sociale, notamment à travers la dynamisation du secteur secondaire dans les villes par la création d’activités porteuses pour les jeunes et les femmes. L’adoption généralisée de solutions fondées sur l’économie circulaire dans l’ensemble des secteurs de développement est ainsi encouragée comme levier clé pour renforcer la résilience climatique de la Côte d’Ivoire. Collectivités Territoriales : concertations régionales visant à recueillir les priorités locales, renforcer la prise en compte des spécificités territoriales et favoriser l’appropriation des mesures par les acteurs de terrain. Les consultations des Collectivités Territoriales (CT) en juillet 2025, Encadré : qui ont réuni préfets, présidents de conseils régionaux, maires et représentants de la société civile, répondent à un constat partagé : le changement climatique impacte directement les territoires, Implication des exigeant des réponses localisées et adaptées aux spécificités géographiques, économiques et sociales de chaque région. Il a été ainsi révélé l’impératif Collectivités d’une décentralisation climatique effective, positionnant les territoires comme acteurs incontournables de la transition écologique. Territoriales Ces consultations ont abouti à la formulation d’une série de recommandations stratégiques visant à renforcer l’intégration des enjeux locaux dans la mise en œuvre de la CDN 3.0. Ainsi, il est notamment recommandé d’assurer une appropriation systématique des mesures climatiques au niveau local, en intégrant les spécificités des collectivités territoriales afin de maximiser l’efficacité des actions et la gestion durable des ressources naturelles. Les recommandations ont porté sur la révision et l’adaptation de nombreuses mesures existantes pour mieux refléter les réalités territoriales, notamment à travers la valorisation des ressources locales, le renforcement des capacités des acteurs décentralisés, le déploiement de technologies adaptées et la promotion d’infrastructures durables et résilientes. La nécessité d’affiner la précision technique des mesures a été soulignée, en particulier au regard des risques environnementaux croissants dans les territoires. Une attention particulière a été portée à la promotion de l’équité sociale, notamment par la dynamisation des économies locales via la création d’activités porteuses pour les jeunes et les femmes. L’intégration renforcée des territoires dans la mise en œuvre de la CDN 3.0 est ainsi encouragée comme un levier fondamental pour renforcer la résilience climatique de la Côte d’Ivoire. Secteur privé : séances de travail avec les entreprises, les chambres professionnelles et les organisations patronales pour intégrer des actions mobilisant l’investissement privé et stimulant l’innovation verte. 88 La Côte d’Ivoire est dotée d’un secteur privé mature, conscient des Encadré : enjeux climatiques et déterminé à jouer un rôle moteur. Les acteurs se positionnent comme des partenaires stratégiques, porteurs de solutions innovantes. Engagement Trois défis majeurs ont été identifiés lors des consultations : l’accès au financement du Secteur climatique qui constitue la préoccupation majeure, les dysfonctionnements dans l’application du décret de 2020 sur les énergies renouvelables, et le besoin Privé d’accompagnement technique pour les mécanismes bas carbone. Les solutions co-construites incluent des lignes de crédit vertes spécialisées, le renforcement du Bureau du Marché Carbone et un guichet unique d’information sur les financements. Jeunes : forum de concertation avec les organisations et réseaux de jeunesse afin d’assurer la prise en compte des préoccupations, initiatives et propositions portées par cette frange essentielle de la population, particulièrement engagée dans les solutions innovantes pour le climat. Dans un pays où les jeunes de moins de 35 ans représentent 77 Encadré : % de la population, leur implication dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques climatiques est non seulement stratégique, mais essentielle pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon Implication 2035. des jeunes Le Gnamblêlê Bootcamp organisé en 2025 a permis pour la première fois à 500 jeunes issus de toutes les régions du pays de s’exprimer directement sur les mesures dans la mise proposées dans les CDN 3.0 (adaptation et atténuation) et le SPANB. Les consultations ont mis en lumière leurs recommandations phares qui portent sur le renforcement en œuvre de l’éducation et de la formation, la facilitation de l’accès au financement et aux des CDN 3.0 ressources, l’institutionnalisation de la participation des jeunes, la promotion de l’innovation et des technologies vertes. Les jeunes ont lancé un appel au Gouvernement, aux Partenaires Techniques et Financiers, ainsi qu’au secteur privé en vue (i) d’intégrer systématiquement les jeunes dans les dispositifs de planification, de mise en œuvre et de suivi des CDN, (ii) d’allouer des ressources dédiées à l’entrepreneuriat et à l’innovation verte portée par les jeunes, (iii) de reconnaître la jeunesse comme un levier stratégique pour atteindre les objectifs climatiques et de biodiversité du pays. Genre et inclusion sociale : les acteurs institutionnels et non institutionnels engagés sur le nexus genre et climat ont été consultés conformément à l’engagement de la Côte d’Ivoire de prendre en compte de façon systématique les questions genre dans sa politique climatique. 89 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE La Côte d’Ivoire s’est engagée à planifier les questions relatives Encadré : aux inégalités sociales de genre comme un axe prioritaire et transversal dans ses politiques publiques de développement. A la croisée des enjeux et défis actuels de planification de son développement, la Engagement Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays, s’est résolument engagée à traiter les questions climatiques conformément à l’Accord de Paris. Le déploiement des national instruments de cette expression de sa volonté politique se traduit par la mise en autour du place de réformes institutionnelles, mais surtout par l’élaboration de documents de politiques notamment, les CDN 1.0, CDN 2.0, les CDN 3.0 et le Plan National nexus genre d’Adaptation. et climat Conscient de la transversalité des ODD 5 et 13, le MINEDDTE et le MFFE ont signé un MoU de collaboration afin de créer un environnement institutionnel favorable pour l’institutionnalisation et l’intégration systématique du nexus genre et climat dans la planification nationale, sectorielle et locale d’ici 2030. Ainsi, depuis 2020, les acteurs nationaux étatiques (ministères et structures sous tutelle, universités et centre de recherches) et non étatiques (ONG, Médias, collectivités) dont les capacités techniques ont été renforcées sur la question sont mis en réseau à travers la Plateforme Nationale Genre et Changements Climatiques. Aussi, l’élaboration de la Stratégie Nationale Genre et Changements Climatiques et l’intégration des questions climat dans la Politique Nationale sur l’Egalité, l’Equité et le Genre sont des outils d’orientations pour une prise en compte effective des besoins différenciés des hommes/garçons et femmes /filles et des sous- groupes sociaux au niveau stratégique et opérationnel. En s’appuyant sur ce cadre favorable, les acteurs engagés sur le nexus genre et climat avec l’appui des partenaires traduisent l’engagement politique à travers la production de connaissances, études, consultations, plaidoyer, formation et sensibilisation au niveau national, local et communautaire afin de réduire les inégalités sociales de genre face aux impacts du changement climatique. VIII.4. Secteur privé : entreprises, fédérations professionnelles, investisseurs Implication des différents et start-ups actives dans les filières bas carbone et les technologies propres. acteurs (gouvernement, Société civile : secteur privé, société ONG, associations environnementales, réseaux communautaires et organisations de terrain. civile). Collectivités territoriales : conseils régionaux, communes et structures locales Le processus a impliqué : impliquées dans la mise en œuvre des mesures. Institutions gouvernementales : Genre et inclusion sociale : ministères sectoriels, organes techniques et structures les acteurs institutionnels et non institutionnels spécialisées telles que la Direction de la Lutte contre engagés sur le nexus genre et climat ont été consultés les Changements Climatiques et de la Transition conformément à leurs activités et les perspectives Écologique, le Bureau du Marché Carbone et la Cellule d’actions. Économie Circulaire de la Primature. Jeunesse : Partenaires techniques et financiers (PTF) : organisations et mouvements de jeunes mobilisés apport d’un appui technique, méthodologique et pour les solutions innovantes et l’action climatique financier aux sectoriels pour l’identification et la formulation des mesures. 90 VIII.5. Démarche méthodologique suivie L a méthodologie adoptée a combiné analyse technique, concertation participative et validation institutionnelle : Évaluation des mesures de la CDN 2.0 sur la base des données de suivi, rapports sectoriels et bilans d’exécution. Consultation multisectorielle nationale pour identifier les mesures prioritaires des CDN 3.0. Propositions préliminaires des mesures par les groupes sectoriels, accompagnés par les PTF. Travail technique des experts nationaux pour affiner, harmoniser et consolider les mesures sectorielles, en intégrant les données d’inventaire GES, les scénarios BAU actualisés et les projections macroéconomiques. Consultations thématiques ciblées (café-cacao, économie circulaire, collectivités, secteur privé, jeunesse, société civile) pour affiner les propositions et intégrer les dimensions transversales. Consolidation et validation par le dispositif national de gouvernance climatique avant adoption officielle et soumission à la CCNUCC. Ce processus a permis de garantir que les CDN 3.0 reposent sur des bases techniques solides, reflètent les priorités nationales et intègrent de manière équilibrée atténuation, adaptation, économie circulaire et transition juste. 91 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE MODALITES DE SUIVI, DE TRANSPARENCE ET D’AMELIORATION 92 9. IX.1. IX.3. Comparaison CDN2.0 et Innovations sectorielles CDN3.0 et nouveaux domaines d’intervention L es CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire s’inscrivent dans la continuité des CDN 2.0 (2022) tout en marquant une évolution substantielle des ambitions climatiques nationales. Cette analyse IX.3.1 comparative identifie les principaux changements quantitatifs et qualitatifs entre les deux générations Secteur PIUP et transition énergétique de contributions nationales, permettant de mesurer la progression des engagements ivoiriens dans le cadre Les CDN 3.0 accordent une priorité explicite au secteur de l’Accord de Paris. Procédés Industriels et Utilisation de Produits (PIUP), absent des priorités spécifiques des CDN 2.0. L’objectif de réduction de 70% de la consommation de HFC d’ici 2035 positionne la Côte d’Ivoire en avance sur les IX.2. obligations de l’Amendement de Kigali. Évolution des objectifs Dans le secteur énergétique, l’ambition se précise avec d’atténuation et l’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 46,3% du mix électrique d’ici 2035. Les CDN 3.0 introduisent des mesures innovantes témoignant d’une architecture des mesures vision prospective : incorporation de 5% de carburants aviation durables, 12% de véhicules électriques dans les importations, et développement du biocarburant hévéa pour atteindre un taux d’incorporation de 25% Les CDN 3.0 rehaussent significativement l’ambition de diesel dans la flotte des autobus. d’atténuation, passant de 30,41% de réduction des émissions de GES à l’horizon 2030 (CDN 2.0) à 33,04% d’ici 2035. Cette progression de près de 3 points s’accompagne d’un horizon temporel étendu à 2035 IX.3.2 offrant une perspective de planification renforcée, avec Transformation du secteur forestier une vision prospective jusqu’en 2050 pour les mesures structurantes. Le secteur Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie (UTCATF) connaît L’architecture des mesures évolue vers une approche une évolution conceptuelle majeure, passant d’une plus ciblée et stratégique. Le portefeuille passe de 38 approche principalement conservatoire dans les CDN mesures (27 inconditionnelles et 11 conditionnelles) 2.0 vers un programme ambitieux de régénération dans les CDN 2.0 à 26 mesures dans les CDN 3.0. Cette active. Les CDN 3.0 prévoient la restauration de 1,5 rationalisation traduit une maturation dans la définition million d’hectares, incluant 250 000 hectares de des priorités sectorielles et une précision accrue reboisements de production et 1,1 million d’hectares des objectifs quantifiés, chaque secteur disposant agroforestiers. Parallèlement, 2,5 millions d’hectares désormais de cibles spécifiques et mesurables. de terres agricoles seront transformés en systèmes agroforestiers durables, intégrant adaptation et atténuation. 93 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE IX.3.3 des mécanismes de financement local innovants (guichets climat locaux, lignes budgétaires Extension et approfondissement du obligatoires pour les collectivités), transformant volet adaptation l’approche descendante traditionnelle en co- construction territoriale. ‘‘Infrastructures et bâtiments’’et IX.4. ‘‘Villes résilientes’’ intègrent les Architecture financière secteurs prioritaires dans les CDN 3.0 et mécanismes L es CDN 3.0 étendent significativement innovants le périmètre d’adaptation en intégrant deux nouveaux secteurs prioritaires : «Infrastructures et bâtiments» et «Villes L’évaluation financière révèle l’ampleur de résilientes», portant le nombre de secteurs de 5 à 6. l’ambition renforcée : les besoins passent de L’économie bleue est désormais intégrée comme 22 milliards USD (CDN 2.0) à 62,06 milliards USD dimension transversale avec un objectif de 85% de (CDN 3.0), soit une multiplication par 2,8. Cette couverture des zones côtières par des stratégies augmentation se répartit en 34,85 milliards USD d’économie bleue. pour l’adaptation et 27,22 milliards USD pour l’atténuation, reflétant l’extension du périmètre Cette extension s’accompagne d’une précision d’action et l’approfondissement des mesures remarquable des objectifs. Contrairement aux sectorielles. orientations générales des CDN 2.0, les CDN 3.0 établissent 11 objectifs d’adaptation avec des Les CDN 3.0 introduisent des mécanismes cibles quantifiées : 80% des exploitants vulnérables financiers innovants : création du Bureau du utilisant des pratiques climato-intelligentes Marché Carbone (BMC) pour valoriser les (agriculture), 75% de couverture des bassins crédits carbone, développement d’Associations versants par des plans de gestion intégrée Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) pour les (ressources en eau), 90% de couverture territoriale projets climatiques locaux, et mise en place d’une par des systèmes de surveillance épidémiologique taxation environnementale locale appliquant le (santé), et 70% des zones côtières à risque principe pollueur-payeur à l’échelle territoriale. couvertes par des ouvrages de protection adaptés. IX.3.4 IX.5. Innovations transversales : transition Intégration systémique juste, genre et territorialisation de la biodiversité et de Les CDN 3.0 introduisent des dimensions transversales absentes des CDN 2.0. Le principe de l’économie circulaire transition juste constitue une innovation majeure, structuré autour de quatre piliers : adaptation du cadre réglementaire, renforcement de la Les CDN 3.0 marquent une évolution conceptuelle gouvernance institutionnelle, développement en intégrant systématiquement la biodiversité des compétences et promotion de mécanismes comme pilier transversal, avec un investissement innovants de financement. Cette approche estimé à 13,5 milliards USD réparti entre les reconnaît explicitement les impacts sociaux de la secteurs agriculture, énergie, utilisation des terres, transition climatique. ressources en eau, zones côtières et infrastructures. Cette approche répond aux recommandations de L’intégration du genre évolue d’une mention l’IPBES et généralise les Solutions fondées sur la transversale vers une approche transformatrice Nature (SfN) comme stratégie d’intervention. systématisée. Les CDN 3.0 institutionnalisent la budgétisation sensible au genre, la désagrégation L’économie circulaire, absente des CDN 2.0, devient systématique des indicateurs par sexe et âge, et un levier transversal généralisé dans les CDN 3.0. l’engagement à réduire les inégalités comme Cette approche vise à transformer les modes de critère d’évaluation des politiques climatiques. production et de consommation pour décupler la croissance économique de la pression sur les La territorialisation représente une révolution dans ressources naturelles, répondant aux défis du l’approche de gouvernance climatique. Les CDN 3.0 modèle économique linéaire traditionnel. introduisent les Plans Climat Territoriaux (PCT) et 94 Tableau 23. : Comparaison synthétique entre CDN2.0 et CDN3.0 Critères CDN 2.0 (2022) CDN 3.0 (2025) Objectif d'atténuation 30,41% 33,07% Horizon temporel 2030 2035 5 secteurs : Energie, PIUP, Agriculture, 5 secteurs : Energie, PIUP, Agriculture, UTCATF, Secteurs d'atténuation UTCATF, déchets déchets Nombre de mesures d'atténuation 38 (27 inc. + 11 cond.) 93 (28 inc. + 65 cond.) 5 secteurs : Agriculture, Foresterie, Ressources en eau, Zones côtières et Santé) + + Genre, 5 secteurs : Agriculture, Foresterie, Emplois Verts, Transition Juste, Biodiversité, Secteurs d'adaptation Ressources en eau, Zones côtières et Economie Verte, Bleue, Circulaire, Santé) + Genre, Emplois Verts Infrastructures et Villes Résilientes Nombre de mesures d’adaptation 20 (non spécifié inc. / cond.) 51 (5 inc. + 46 cond.) Coût total 22 milliards USD ~59 milliards USD Approche genre Transversale mentionnée Approche transformatrice avec BSG Transition juste Non intégrée Pilier central avec 4 axes stratégiques Gouvernance territoriale Approche descendante Plans Climat Territoriaux + financement local Biodiversité Secteur forestier Intégration transversale Économie circulaire Non mentionnée Stratégie transversale généralisée Cadre institutionnel Instruments sectoriels Loi-cadre sur les changements climatiques Mécanismes de financement Financements traditionnels BMC + mécanismes territoriaux innovants Participation des jeunes Consultations ponctuelles Approche intergénérationnelle structurée Secteur PIUP Non priorisé explicitement Objectifs quantifiés HFC (-70% d'ici 2035) Énergies renouvelables 45% du mix électrique d'ici 2030 46,3% du mix électrique d'ici 2035 Reboisement/Agroforesterie Objectifs de conservation 1,5M ha reboisement + 2,5M ha agroforesterie Économie bleue Non intégrée 85% des zones côtières couvertes Système de transparence Mécanismes de base Portail officiel + alignement ETF L es CDN 3.0 marquent une évolution qualitative et IX.7. quantitative significative par rapport aux CDN 2.0. L’extension de l’horizon temporel, la rationalisation des mesures, l’intégration de nouveaux secteurs et Organisation dimensions transversales (transition juste, biodiversité, économie circulaire), ainsi que l’innovation dans les institutionnelle du système mécanismes de gouvernance et de financement témoignent d’une maturité institutionnelle renforcée. Cette évolution positionne la Côte d’Ivoire comme Le Système National de Transparence Climatique (SNTC) référence dans l’articulation entre ambition climatique repose sur une structure institutionnelle coordonnée et développement durable inclusif en Afrique. via le Portail Officiel des changements climatiques de la Côte d’Ivoire (https://changementsclimatiques. gouv.ci/). IX.6. Le Ministère de l’Environnement, du Développement Objectifs du dispositif de Durable et de la Transition Écologique à travers la Direction de la Lutte contre les Changements suivi et de transparence Climatiques et la Transition Ecologique (DLCCTE) assure la coordination technique. Des ministères sectoriels, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et des entités spécialisées appuient le suivi des Le système de suivi et de transparence vise à assurer données et indicateurs, notamment ceux relatifs aux le contrôle rigoureux de la mise en œuvre des mesures politiques d’atténuation, d’adaptation et aux soutiens d’atténuation et d’adaptation inscrites dans la CDN. financiers et technologiques. Il permet également de satisfaire aux exigences de l’Accord de Paris, notamment en ce qui concerne le cadre de transparence renforcé. Ce dispositif est conçu pour fournir des données fiables qui alimenteront les rapports biennaux de transparence (BTR), favoriseront l’apprentissage et appuieront les révisions futures de la CDN. 95 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE IX.8. Engagement à mettre à jour les CDN La Côte d’Ivoire s’engage à : — Actualiser régulièrement ses données d’inventaire national des GES et ses projections sectorielles, afin de refléter fidèlement les évolutions économiques, démographiques, technologiques et environnementales; — Renforcer progressivement l’ambition des objectifs d’atténuation et d’adaptation, en tenant compte des capacités nationales, des nouvelles opportunités technologiques et du soutien international mobilisé ; — Aligner les futures mises à jour avec les cycles quinquennaux prévus par l’Accord de Paris, conformément au principe de progression et de non- régression des engagements ; — Intégrer les enseignements tirés de la mise en œuvre des CDN 3.0, des bilans sectoriels et des évaluations indépendantes pour améliorer l’efficacité des mesures. IX.9. Mécanisme de suivi du progrès dans la réalisation des CDN L a Côte d’Ivoire renforcera son mécanisme de suivi conformément au Cadre de Transparence Renforcé de l’Accord de Paris, afin de produire et soumettre régulièrement son Biennal Transparency Report (BTR) à la CCNUCC. Ce mécanisme inclura : — La compilation et la vérification des données d’inventaire national des GES, couvrant tous les gaz visés par l’Accord de Paris. — Le suivi de la mise en œuvre et des résultats des mesures d’atténuation et d’adaptation prévues dans les CDN 3.0. — Le rapportage des flux financiers climatiques mobilisés, y compris les ressources domestiques et internationales, ainsi que le suivi des transferts de technologies et des activités de renforcement des capacités. — La documentation des co-bénéfices socio- économiques et environnementaux liés aux actions climatiques, en particulier en matière de création d’emplois, d’amélioration de la qualité de vie et de préservation des écosystèmes. Le processus de préparation des BTR sera participatif, impliquant les ministères sectoriels, les collectivités territoriales, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, afin de garantir la qualité, la transparence et la légitimité des informations transmises. 96 CONCLUSION L es présentes Contributions Déterminées au niveau National (CDN) traduisent l’engagement renouvelé de la Côte d’Ivoire à participer activement à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques, conformément à l’Accord de Paris. Elles s’inscrivent dans une dynamique de développement sobre en carbone, résilient et inclusif, en prenant en compte les priorités nationales, les réalités socio-économiques du pays, et les aspirations de développement durable. Les CDN 3.0 mettent en lumière des objectifs ambitieux d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, appuyés par des mesures concrètes, tant inconditionnelles que conditionnelles à un appui international renforcé. Elles soulignent également les vulnérabilités nationales face aux impacts climatiques et proposent une feuille de route claire en matière d’adaptation, dans les secteurs clés que sont l’agriculture, les ressources en eau, les zones côtières, la santé, les infrastructures et la biodiversité. La réussite de la mise en œuvre de ces CDN 3.0 repose sur la mobilisation effective de tous les acteurs : institutions publiques, secteur privé, société civile, partenaires techniques et financiers, et communautés locales. Elles nécessitent également des moyens accrus en termes de financement climat, de transfert de technologies, de renforcement des capacités, ainsi qu’un système de transparence robuste permettant le suivi, la mise à jour et l’amélioration continue des engagements pris. En définitive, ces CDN constituent une étape décisive vers la transformation du modèle de développement ivoirien, et reflète la volonté du pays de bâtir un avenir durable, équitable et résilient pour les générations présentes et futures. 97 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES Banque mondiale (2018). Rapport sur PNUD (2024). « Détermination du l’érosion côtière en Afrique de l’Ouest : potentiel d’impact des secteurs agricoles impacts économiques du changement prioritaires dans la CDN, le PNA et les climatique. Washington D.C. autres documents de planification de l’adaptation et de l’atténuation au changement climatique pour les secteurs CDC (Centers for Disease Control and de l’utilisation des terres et de l’agriculture Prevention) (2018). Country Profile: Côte en Côte d’Ivoire ». Rapport de référence. d’Ivoire Projet SCALA, janvier 2024, 101 p. GIEC (2021). Sixième Rapport PNUE / CTCN (2023). Évaluation des d’Évaluation (AR6) – Groupe d’experts besoins technologiques pour le climat – intergouvernemental sur l’évolution du Côte d’Ivoire. climat. WFP (World Food Programme) (2019). ANSAT (Agence National de la Comprehensive Food Security and Statistique) (2022). Annuaire statistique de Vulnerability Analysis: Côte d’Ivoire. la Côte d’Ivoire 2022. WHO (2022). Climate and Health IPCC (2006). 2006 IPCC Guidelines for Country Profile: Côte d’Ivoire. Organisation National Greenhouse Gas Inventories. Mondiale de la Santé. MINEDDTE (2021). Rapport sur UNFCCC (2022). Biennial Transparency la vulnérabilité côtière de la Côte Report Technical Review Guidance. d’Ivoire. Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique. UNFCCC (2018). Modalités, procédures et lignes directrices pour le cadre de transparence renforcé au titre de l’Accord ONU Environnement (2022). Adaptation de Paris. Gap Report 2022. Nairobi. PNA (2023-2030) : Plan National d’Adaptation, Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, République de Côte d’ivoire PNUD (2021). Analyse socioéconomique des impacts des changements climatiques sur les groupes vulnérables en Côte d’Ivoire. 98 ANNEXES Tableau 1 Tableau détaillé des mesures d’atténuation Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre M1 Accroître l’accès des ménages à la cuisson propre par l’augmentation de l’utilisation du GPL et à travers l’adoption des foyers améliorés à biomasse. Maintenir et renforcer En 2012, 21 % des le programme national ménages utilisaient Faciliter l’accès de subvention du GPL Atteindre 70 % de le GPL comme source des ménages aux Taux de ménages 2014- M1.1 déjà en cours, en vue pénétration du GPL d’énergie, tandis Inconditionnelle solutions propres et utilisateurs de GPL 2035 d’atteindre 70 % de d’ici 2035 que seulement 1 % abordables pénétration dans les disposaient de foyers ménages. améliorés Déploiement massif de foyers améliorés à Pourcentage de biomasse, en cohérence ménages équipés Atteindre 25 % de En 2012, seulement Réduire pression avec les objectifs du de foyers améliorés ménages utilisant des 1% des ménages 2014- M1.2 forestière et Conditionnelle Pacte National Énergie à biomasse par foyers améliorés à utilisaient des 2035 émissions CH4 ; CO2 et du Code de la rapport au total des biomasse d’ici 2035, foyers améliorés Bioénergie (2025), visant ménages, 25 % de foyers équipés Assurer l’adoption et l’entrée en vigueur Encadrer effective du Code de la Nombre de textes Mise en application Aucun texte n’a 2025– M1.3 durablement le bois- Conditionnelle Bioénergie en 2025 pour adoptés et appliqués effective en 2025 encore été pris 2035 énergie encadrer durablement la filière bois-énergie. M2 Accélérer la transition vers l’éclairage LED dans le secteur résidentiel Pourcentage de Réduire progressivement lampes inefficaces la mise en marché des Atteindre 100% de En 2020, plus de 70% retirées du marché lampes inefficaces, Réduire les lampes lampes inefficaces des lampes mises national par rapport 2023– M2.1 conformément à énergivores du retirées sur le en marché étaient Inconditionnelle au volume 2035 l’Arrêté interministériel marché marché en Côte encore des modèles total de N°140/2020 sur d’Ivoire d’ici 2035 inefficaces lampes mises en l’étiquetage énergétique. marché Renforcer les capacités financières du FONAME afin de Renforcer les ressources soutenir et accélérer financières du Fonds la mise en œuvre Le FONAME dispose National de la Maitrise Montant total Doter le FONAME d’au des politiques et de moins de 5% 2025– M2.2 de l’Energie (FONAME) mobilisé pour le moins 5 000 000 $ d’ici Inconditionnelle mesures d’efficacité des besoins en 2035 pour la mise en œuvre FONAME 2035 énergétique financement des mesures d’efficacité contribuant à la énergétique réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2020, il n’existe pas de mécanisme structuré Mettre en œuvre Pourcentage de d’accompagnement Soutenir l’acquisition des mécanismes ménages équipés Atteindre 100 % de financier (via le de technologies d’accompagnement de technologie LED ménages équipés FONAME ou autre) d’éclairage LED 2025- M2.3 via le FONAME afin de pour l’éclairage technologie LED pour soutenir l’accès Conditionnelle performantes grâce 2035 faciliter l’acquisition de performants grâce pour l’éclairage des ménages aux à des mécanismes technologies LED pour aux mécanismes performants d’ici 2035 technologies LED, et financiers incitatifs l’éclairage des ménages FONAME. les initiatives restent limitées, ce qui freine leur adoption à grande échelle 99 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre M3 Renforcer l’efficacité énergétique dans le résidentiel (équipements électroménagers) Réduire progressivement la mise en marché des appareils électroménagers En 2020, la inefficaces Pourcentage grande majorité conformément à l’arrêté d’appareils des appareils interministériel 140/ électroménagers 100 % des appareils électroménagers MPEER/MBPE/MCI du mis en marché électroménagers mis en marché en Réduire les appareils 27 Nov 2020 portant conformes aux mis en marché Côte d’Ivoire étaient électroménagers 2024– M3.1 modalité de l’étiquetage normes minimales conformes aux MEPS inefficaces et non Inconditionnelle énergivores du 2035 énergétique des de performance et à l’étiquetage soumis à l’étiquetage marché lampes électriques, énergétique énergétique énergétique, la des climatiseurs, (MEPS) et à d’ici 2035 réglementation des réfrigérateurs, l’étiquetage (Arrêté 140/2020) des congélateurs énergétique venant tout et des combinés juste d’être adoptée Réfrigérateurs- Congélateurs neufs et le PANEE En 2020, 0% Taux de ménages des ménages Mettre en place Atteindre au moins bénéficiaires des bénéficiaient de des mécanismes 70 % des ménages mécanismes mécanismes d’accompagnement Soutenir l’acquisition bénéficiaires d’ici d’accompagnement d’accompagnement afin de soutenir d’appareils 2035 grâce aux 2025– M3.2 via le FONAME pour l’achat Conditionnelle l’achat d’appareils électroménagers mécanismes 2035 pour l’acquisition d’appareils électroménagers performants d’accompagnement d’appareils électroménagers performants par les via les subventions électroménagers performants, car le ménages FONAME performants dispositif n’était pas encore opérationnel M4 Renforcer les pratiques d’efficacité énergétique dans le secteur public et commercial Renforcer le dispositif En 2020, moins Pourcentage de des audits énergétiques de 10 % des bâtiments publics 100 % des périodiques dans bâtiments publics et commerciaux bâtiments publics les services publics et commerciaux ayant réalisé un et commerciaux et commerciaux, en Côte d’Ivoire Identifier le potentiel audit énergétique auront réalisé des conformément à l’Arrêté avaient réalisé des 2024– M4.1 d’économies périodique audits énergétiques Inconditionnelle interministériel sur l’audit audits énergétiques 2035 d’énergie conformément périodiques énergétique obligatoire périodiques, le à l’Arrêté conformes à la (arrêté interministériel dispositif étant interministériel sur réglementation N°156/MMPE/MCLU/MT/ encore peu l’audit énergétique d’ici 2035 MINDDTE/MCI du 23 avril appliqué et peu obligatoire 2024) connu En 2020, aucun Accompagner la Améliorer la bâtiment n’avait mise en œuvre des performance fait l’objet d’un recommandations Nombre de 10 Bâtiments publics énergétique de audit énergétique 2024– M4.2 issues des audits bâtiments réhabilités réhabilités de manière Inconditionnelle 10 bâtiments conformément 2036 énergétiques des énergétiquement efficace administratifs aux dispositions établissements publics assujettis nationales rendant assujettis cet audit obligatoire. Moderniser les systèmes HVAC et d’éclairage dans les bâtiments publics et commerciaux, tout en intégrant des solutions d’efficacité énergétique passive (isolation thermique, ventilation naturelle, Réduire les Nb de services Réduire de 30 % orientation des Consommations consommations dans publics et l’intensité énergétique 2025– M4.3 bâtiments, matériaux moyennes secteur Conditionnelle les services publics et commerces du secteur tertiaire 2035 performants), et (2020) commerces modernisés d’ici 2035 promouvoir l’installation de systèmes de Gestion Technique des Bâtiments (GTB), conformément à l’Arrêté interministériel N°134/2020 sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment Réduction de 78% de Mettre en œuvre le l’intensité énergétique En 2020, l’éclairage Programme national de l’éclairage Réduire de 78 % public était d’amélioration de public d’ici 2035 Nombre de lampes l’intensité énergétique principalement 2025– M4.4 Conditionnelle l’efficacité énergétique (correspondant à efficaces installées de l’éclairage public assuré par des 2035 du parc national 100% d’utilisation d’ici 2035 lampes à sodium d’éclairage public des lampes basse haute pression (SHP) consommation) 100 Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre En 2023, aucun Contrat de Nb de CPE élaborés ; Performance Promouvoir les Elaborer et Mettre en Pourcentage de Énergétique (CPE) Contrats de œuvre des Contrats réduction de la Élaborer et mettre n’était encore mis Performance de Performance consommation en œuvre au en œuvre dans Énergétique (CPE) Énergétique (CPE) énergétique réalisée moins 40 Contrats les bâtiments et 2025- M4.5 garantissant Conditionnelle garantissant des dans les bâtiments/ de Performance secteurs ciblés, et 2035 des réductions réductions mesurables secteurs couverts Énergétique (CPE) d’ici aucune réduction mesurables de de consommation par des Contrats 2035. mesurable de la consommation énergétique. de Performance consommation énergétique. Énergétique énergétique n’avait été enregistrée à ce titre. M5 Développer l’efficacité énergétique dans le secteur industriel Mettre en œuvre et rendre effectif le dispositif d’audits énergétiques Pourcentage de sites obligatoires dans Identifier et industriels assujettis les sites industriels, exploiter le potentiel à l’audit obligatoire Atteindre 100 % de sites En 2023, moins de 10 2024- M5.1 conformément à d’économies conformément industriels audités d’ici % des sites industriels Inconditionnelle l’Arrêté interministériel d’énergie dans les à l’arrêté ayant 2035. avaient été audités 2030 sur l’audit énergétique sites industriels effectivement réalisé (arrêté interministériel un audit énergétique. N°156/MMPE/MCLU/MT/ MINDDTE/MCI du 23 avril 2024). Mettre en œuvre des mécanismes d’appui Soutenir l’acquisition En 2023, l’intensité via le FONAME pour d’équipements Pourcentage de Réduire moins de 30 % énergétique moderniser les procédés modernes à faible projets industriels l’intensité énergétique moyenne du secteur 2025- M5.2 industriels et réduire Conditionnelle intensité énergétique bénéficiant d’un moyenne du secteur industriel n’avait été 2035 l’intensité énergétique dans les procédés appui via le FONAME industriel d’ici 2035 réduite que de moins en vue d’atteindre une industriels de 5% réduction de 30 % de l’intensité énergétique. Promouvoir Favoriser l’adoption l’implémentation et la mise en œuvre Pourcentage Atteindre 20 % des systèmes de des systèmes de d’industries ayant des industries En 2020, moins de 1 management de management de implémenté avec un système 2023- M5.3 % des sites étaient Conditionnelle l’énergie (ISO 50001) l’énergie conformes un système de de management 2035 certifiés dans les grandes à la norme ISO 50001 management d’énergie opérationnel industries (ciment, agro- au sein des grandes d’énergie d’ici 2035 industrie, mines). industries M6 Éliminer progressivement les émissions fugitives de méthanes dans les opérations pétrolières et gazières. Nombre Identifier des d’installations En 2023, Aucun site principales sources inspectées n’a été inventorié, d’émissions fugitives Evaluer et réduire les (production, aucune source sur les installations niveaux d’émissions raffinage, traitement, d’émission n’a été de production, de Faire une cartographie fugitives de méthane stockage, distribution, identifiée au niveau 2026- M6.1 raffinage, de traitement, complète des sites Conditionnelle dans le secteur des centrales). national. 2035 de stockage et de potentiels d’émission hydrocarbures en Pourcentage Absence de base de distribution des Côte d’Ivoire. d’installations données centralisée hydrocarbures ainsi ayant fait l’objet sur les sources que les centrales d’un inventaire des d’émissions fugitives. thermoélectriques. sources d’émissions. Quantifier avec En 2024, Aucune précision les campagne nationale émissions fugitives Quantifier les émissions de quantification des de méthane sur fugitives de méthane émissions fugitives les sites identifiés Nombre de Atteindre 100 % de sur les sites identifiés de méthane. Par en utilisant des campagnes de sites de production, de 2026- M6.2 à partir d’appareils de contre, les premières Conditionnelle appareils de mesure mesures effectuées transport et stockage 2035 mesures haute précision campagnes de de haute précision, par site et par an. évalués d’ici 2035. en conformité avec les détection et de conformément normes internationales quantification aux normes menées par certains internationales opérateurs. reconnues. Établir une base de données fiable Compilation et et actualisée des traitement des données Evaluation complète émissions fugitives Rapport annuel recueillies sur le terrain des émissions de A ce jour, Absence de méthane de compilation 2026- M6.3 pour évaluer l’ampleur méthanes dans de rapport officiel au Conditionnelle pour renforcer la et d’analyse des 2035 des émissions et le secteur des niveau national. transparence et données. identifier les tendances hydrocarbures améliorer la gestion clés environnementale des sites concernés. 101 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre M7 Moderniser la filière charbon de bois par l’adoption de procédés de carbonisation à haute efficacité énergétique et la structuration des chaînes de valeur Remplacer progressivement les meules traditionnelles Pourcentage de En 2024, environ 10 par des meules charbon de bois Accroitre la part de la Atteindre au moins % de la production fours améliorés/ produit à l’aide production nationale 45% de la production nationale de semi-industriels, de meules fours de charbon réalisée nationale de charbon charbon de bois en 2023– M7.1 conformément à la améliorés Conditionnelle avec des techniques de bois réalisée avec Côte d’Ivoire était 2035 Stratégie de Valorisation améliorées de des meules fours réalisée à l’aide des Produits Forestiers Nombre de fours carbonisation améliorés d’ici 2030 de meules fours (SVPF, 2024), aux améliorés/semi- améliorés orientations du PANBE industriels installés (2021) et au futur Code de la Bioénergie (2025) Soutenir la diffusion des technologies d’efficacité énergétique en En 2024, environ 10% Accompagner la accompagnant la Atteindre au moins de la production diffusion de ces mise en œuvre de 45% de la production nationale de Nombre producteurs/ technologies à travers programmes pilotes nationale de charbon charbon de bois en 2024– M7.2 ONG (organisations) Conditionnelle des programmes pilotes et en mobilisant de bois réalisée avec Côte d’Ivoire était 2035 formés et le soutien des ONG ou l’appui d’ONG et des fours améliorés réalisée à l’aide d’organisations locales d’organisations d’ici 2031 de meules fours locales, afin de améliorés favoriser leur adoption à plus grande échelle Structurer et professionnaliser la Renforcer la filière bois-énergie gouvernance et par l’organisation la durabilité de la Atteindre au moins En 2024, moins de 5 des producteurs Pourcentage de filière bois-énergie 50 % des producteurs % des producteurs en coopératives et producteurs de bois- en organisant les de bois-énergie de bois-énergie 2025– M7.3 l’instauration d’un énergie organisés Conditionnelle producteurs en organisés en étaient organisés en 2035 système de certification en coopératives et coopératives et coopératives et coopératives garantissant l’efficacité certifiés en instaurant un certifiés d’ici 2035 et certifiés énergétique des mécanisme de procédés, la durabilité certification qualité de l’activité et la qualité des produits M8 Porter la part des énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydroélectricité, éolien) à 46,3% dans le mix électrique national d’ici 2035 Déployer 1 074 MW de En 2020, la capacité solaire photovoltaïque Atteindre une capacité installée en énergie à l’horizon 2035, installée de 1074 MW solaire Augmenter capacité Nombre AO lancés ; 2023– M8.1 conformément au Plan en énergie solaire photovoltaïque Inconditionnelle solaire MW sous PPA 2035 d’arrivée des ouvrages photovoltaïque d’ici en Côte d’Ivoire était de Production 2025- 2035. estimée à moins de 2030 1 MW Ajouter une capacité additionnelle de En 2020, la capacité 225 MW de solaire Atteindre une capacité installée en photovoltaïque à de 1299 MW de énergie solaire l’horizon 2035, soit Augmenter capacité Nombre AO lancés ; 2023– M8.2 capacité installée en photovoltaïque en Conditionnelle un total de 1299 MW solaire MW sous PPA 2035 solaire photovoltaïque Côte d’Ivoire était conformément au Plan d’ici 2035. estimée à moins de de développement de 1 MW nouveaux ouvrages 2025-2040 Réduire les émissions du secteur industriel Déployer une capacité En 2020, aucune par le recours à additionnelle de capacité solaire l’énergie solaire en Capacité Ajouter 1031 MW 1031 MW de solaire photovoltaïque en autoconsommation, installée en MW de capacité PV en photovoltaïque autoconsommation 2025- M8.3 tout en augmentant (autoconsommation autoconsommation Conditionnelle et biomasse en n’était déclarée 2035 la part des énergies PV Commerce et des commerces et autoproduction des dans les secteurs renouvelables dans industrie) industries commerces et industries du commerce et de la consommation d’ici 2035, l’industrie. énergétique nationale Accroître la capacité de production d’électricité à partir de sources renouvelables en En 2025, aucune installant 150 MW de Atteindre une capacité Installer 150 MW de capacité éolienne puissance éolienne installée de 150 MW 2023- M8.4 centrale éolienne d’ici MW éolien installé installée n’est Conditionnelle d’ici 2035, afin de en énergie éolienne 2035 2035 recensée dans le mix réduire les émissions d’ici 2035 électrique national de gaz à effet de serre du secteur de l’énergie, diversifier le mix électrique national 102 Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre Déployer 122 MW de Valoriser les capacité de production ressources biomasse En 2020, aucune d’électricité à partir de locales en installant Atteindre 122 MW de installation de la biomasse d’ici 2035, 122 MW de capacité MW biomasse capacité installée en production 2023– M8.5 Inconditionnelle en cohérence avec de production installés centrales biomasse d’électricité à partir 2035 le Plan d’arrivée des d’électricité à partir d’ici 2035 de la biomasse ouvrages de production de la biomasse d’ici n’était opérationnelle. 2025–2030 2035 Ajouter une capacité additionnelle de 77 MW de solaire En 2020, aucune Accroître la photovoltaïque à Atteindre 199 MW de capacité de valorisation l’horizon 2035, soit MW biomasse capacité installée en production 2023– M8.6 énergétique des Conditionnelle un total de 199 MW installés centrales biomasse d’électricité à partir 2035 résidus agricoles et conformément au Plan d’ici 2035 de la biomasse forestiers de développement de n’était installée nouveaux ouvrages 2025-2040 Construire 1 818 MW de grandes centrales Accroître la Pourcentage En 2020, 604 hydroélectriques d’ici capacité nationale de réalisation Atteindre 1 818 MW à MW de capacité 2023– M8.7 2035, en finalisant les Inconditionnelle de production des projets l’horizon 2035 hydroélectrique 2035 projets en cours et en d’électricité hydroélectriques étaient installés lançant de nouveaux barrage Atteindre une En 2020, la capacité capacité installée installée en solaire de 2,5 MWc en mini- photovoltaïque était réseaux solaires Augmenter la estimée à seulement photovoltaïques Installer 500 mini capacité solaire à MW solaire installés 330 kWc, reflétant un 2025– M8.8 d’ici 2035, en vue Inconditionnelle réseaux partir des mini- par an niveau encore très 2027 de renforcer l’accès réseaux faible de pénétration à l’électricité des énergies décarbonée pour les renouvelables zones non connectées décentralisées. au réseau national En 2022, la production d’électricité à Dispatcher les partir de sources Appliquer des règles centrales comme suit thermiques fossiles d’ordonnancement Donner priorité : Solaire (FullCapacity) était considérée priorisant les EnR (solaire Nombre de centrales 2023– M8.9 solaire, hydro, ; toutes catégorie des comme la priorité n°1 Inconditionnelle full Capacity, IPP priorité priorisées 2035 biomasse IPP (priorité 1) ; Hydro dans la planification 1, hydro priorité 2, (priorité 2) ; Centrales énergétique thermique priorité 3). thermiques (priorité 3) nationale, représentant la principale source du mix électrique. M9 Promouvoir une mobilité urbaine durable Mettre en service deux 1 ligne opérationnelle En 2020, aucune ligne Offrir des alternatives Nombre de lignes de Bus Rapid d’ici 2030 et 1 autre de Bus à Réseau Très M9.1 Transit (BRT) d’ici 2035 capacitaires, rapides passagers ligne opérationnelle Rapide (BRT) n’était 2028 Conditionnelle et propres transportés/an dans le Grand Abidjan. en 2035 opérationnelle Développer le Réduire la congestion transport urbain Nombre de En 2020, aucune liée à la circulation 1 ligne ferroviaire M9.2 durable, incluant la urbaine et les passagers urbaine d’ici 2030 ligne de Metro n’est 2028 Conditionnelle construction de la ligne 1 transportés/an opérationnelle émissions de GES du métro d’Abidjan Convertir 10% de la flotte progressivement la Nombre de lagunaire utilisent En 2020, la flotte flotte lagunaire vers des Décarboner le M9.3 technologies propres transport lagunaire passagers des énergies lagunaire est à 100 % 2035 Conditionnelle transportés/an renouvelables d’ici thermique (électrique, hybrides, 2035 GNV) Développement d’une ligne ferroviaire Réduire les émissions moderne pour Faible capacité de gaz à effet de Les grandes favoriser le report Nombre de ferroviaire actuelle serre en diminuant le agglomérations de modal du transport passagers et volume pour le transport de M9.4 de marchandises de transport routier au de frets transportés/ production sont reliées marchandises et 2035 Conditionnelle profit du transport par voie ferroviaire la route vers le rail et an passagers sur l’axe ferroviaire moins d’ici 2035 améliorer la mobilité identifié émetteur. entre les grandes agglomérations 103 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre M10 Mettre en œuvre le programme de renouvellement du parc automobile et de mise à la casse En 2020, la majorité du parc de véhicules Limiter à cinq (5) ans était constituée de l’âge des véhicules Nombre de véhicules 100% du parc modèles conformes d’occasion particulier Rajeunir le parc de moins de cinq automobile est rajeuni M10.1 et de dix (10) ans les automobile (05) ans dans le parc (Au plus cinq ans) d’ici aux normes Euro II 2017 Inconditionnelle et Euro III, avec des véhicules utilitaires, automobile 2035 niveaux d’émissions importés dans le pays élevés comparés aux standards actuels. En 2020, les carburants disponibles sur le Assurer, d’ici 2030, la Assurer la transition marché affichaient production nationale vers des carburants des teneurs en soufre de carburants à de meilleure qualité en élevées : 3 500 ppm Produire carburants ≤ Nombre de raffineries faible teneur en 2024– M10.2 produisant du gasoil pour le diesel et 150 Inconditionnelle 50 ppm soufre modernisées soufre, en alignement 2030 et de l’essence à faible ppm pour l’essence avec les standards teneur en soufre (≤ 50 super, dépassant internationaux (≤ 50 ppm). largement les seuils ppm). recommandés pour les véhicules à faibles émissions. En 2020, l’âge moyen du parc automobile dépassait 15 ans, Renouveler Proportion de 50 000 véhicules de traduisant un parc progressivement le parc Rajeunir le parc véhicules neufs dans 2018- M10.3 transport renouvèlent vieillissant à faible Conditionnelle automobile de transport automobile le parc automobile 2035 d’ici 2035 performance par des véhicules neufs de transport énergétique et à forte intensité d’émissions 10% du parc Nombre de En 2020 aucun Encourager la mise en automobile est Rajeunir le parc véhicules admis au véhicule renouvelé 2026- M10.4 œuvre du mécanisme renouvelé par le Conditionnelle automobile mécanisme de prime par le mécanisme de 2030 de prime à la casse mécanisme de prime à la casse prime à la casse à la casse d’ici 2035 M11 Favoriser l’introduction des véhicules électriques (VE) dans le parc automobile Élaborer et mettre en œuvre des mesures En 2020, aucune Améliorer la Nombre de mesures Des mesures incitatives (fiscales et mesure incitative liée M11.1 douanières) relatives compétitivité des VE incitatives mises en incitatives sont mises à l’importation de 2026 Inconditionnelle sur le marché œuvre en œuvre d’ici fin 2026 à l’importation de véhicule électrique véhicules électriques. Mettre en œuvre un Réduire les émissions Nombre d’autobus 5% du parc d’autobus En 2020, aucun projet d’implémentation M11.2 d’un système d’autobus de GES des autobus électriques en de la SOTRA est autobus de la SOTRA 2030 Conditionnelle de la SOTRA circulation/an électrique d’ici 2035 n’est électrique électrique à Abidjan par la SOTRA Mettre en œuvre un projet d’implantation 0,5% des VE du parc Favoriser En 2020, aucun VE d’une usine Nombre de VE automobile sont M11.3 d’assemblage de l’accessibilité des assemblés/an assemblés en CI d’ici électrique n’est 2030 Conditionnelle véhicules électriques assemblé en CI véhicules électriques en 2035 Côte d’Ivoire Déployer un réseau En 2020, aucune national d’infrastructures borne de recharge de recharge, en Installer bornes de Nombre de bornes Installer 100 bornes de M11.4 partenariat public-privé recharge fiables installées/an recharges publique pour 2030 Inconditionnelle véhicules électriques (PPP), aligné sur le Plan n’était installée de mobilité électrique. Déployer un réseau En 2020, aucune national d’infrastructures borne de recharge de recharge, en Installer bornes de Nombre de bornes Atteindre 2000 bornes 2026- M11.5 publique pour Conditionnelle partenariat public-privé recharge fiables installées/an d’ici (2035) 2035 véhicules électriques (PPP), aligné sur le Plan n’était installée de mobilité électrique. Accélérer l’adoption d’un système de Nombre d’engins Mettre en œuvre le transport électrique à 2 et 3 roues En 2020, aucun projet d’intégration de intégré reposant électriques utilisés véhicule électrique la mobilité électrique sur les énergies Atteindre 5000 engins pour les activités dans le parc M11.6 (engins à 2 et 3 renouvelables en économiques électriques à 2 et 3 automobile de 2028 Conditionnelle roues) à partir des vue de soutenir roues d’ici 2028 dans les zones l’administration solutions d’énergies les activités périurbaines de Côte publique renouvelables en CI économiques dans d’Ivoire. les zones périurbaines de Côte d’Ivoire. En 2020, aucun Nombre de VE véhicule électrique Intégrer des VE dans Accélérer l’adoption intégrés dans le Atteindre 5080 VE d’ici dans le parc M11.7 le parc automobile de d’un système de parc automobile 2030 automobile de 2030 Conditionnelle l’administration publique transport électrique de l’administration l’administration publique publique 104 Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre M12 Promouvoir des carburants alternatifs pour la mobilité urbaine bas carbone Développer une filière intégrée de production de biodiesel à partir de l’hévéa, alignée sur la politique agricole En 2020, aucune nationale et le Plan Développer chaîne Taux de biodiesel Atteindre 5 % unité de production M12.1 National d’Énergie approvisionnement produit/an d’incorporation (2030) de biodiesel n’était 2035 Inconditionnelle Durable, avec les fonds opérationnelle propres du pays pour la construction et l’opération des unités de transformation locales Réduire la Le parc d’autobus Favoriser l’utilisation du 25% de la flotte consommation Pourcentage de la SOTRA est biodiesel issu de l’hévéa d’autobus de la SOTRA M12.2 pour les autobus de la du diesel et des d’autobus roulant au roulent au biodiesel intégralement 2030 Conditionnelle émissions de GES biodiesel composé de SOTRA d’ici 2035 (CO2) moteurs diesel Adoption de décrets encadrant l’utilisation 1 Décret-cadre sur le de l’hydrogène vert développement de Absence actuelle de Développer un dans les transports l’hydrogène vert et ses cadre réglementaire Promouvoir l’intégration écosystème urbains, incluant les textes d’application spécifique M12.3 de l’hydrogène vert pour d’hydrogène vert normes techniques, 1 Décret spécifique sur Aucun standard 2035 Inconditionnelle les bus urbains pour le transport les conditions l’usage de l’hydrogène national sur l’usage urbain d’exploitation, et les vert dans le secteur de l’hydrogène modalités de suivi des transports des émissions M13 Promouvoir Carburant aviation durable (CAD) Atteindre, d’ici 2035, l’adoption officielle et l’entrée en vigueur d’un cadre réglementaire Mettre en place national spécifique au Absence actuelle de un environnement Développer un cadre Nombre de textes carburant d’aviation cadre réglementaire juridique et réglementaire et législatifs ou durable (CAD), spécifique normatif clair pour M13.1 normatif pour la la production, la réglementaires aligné sur les normes Aucun standard 2035 Inconditionnelle production et l’usage adoptés (lois, internationales national sur les certification et du CAD décrets, arrêtés) permettant de certifier biocarburants l’utilisation du CAD en la production et aéronautiques Côte d’Ivoire l’usage du CAD en Côte d’Ivoire, avec au moins un opérateur national ou régional en voie de conformité. Développer une En 2020, aucune capacité nationale de Produire carburant unité locale de Atteindre 5% de CAD production de carburant aviation durable en Quantité de CAD production de M13.2 aviation durable en CI pour l’aviation produite/an utilisé par les aéronefs carburant d’aviation 2035 Conditionnelle d’ici 2035 installant des unités nationale durable (CAD) locales n’était opérationnelle M14 Renforcer le contrôle et la réduction progressive des HFC utilisés dans les équipements de climatisation et de réfrigération Limiter l’usage des substances Mettre en œuvre de à fort pouvoir de Taux de mise en Réduire la En 2025, moins de façon efficiente les réchauffement œuvre des actions consommation de HFC 10% de réduction actions proposées 2021- M14.1 climatique et prévues dans le de 30% en 2035 par annuelle de la Inconditionnelle dans le planning établi 2035 favoriser leur planning national de rapport aux niveaux consommation de pour la réduction de la substitution par réduction des HFC de 2021 HFC consommation des HFC des alternatives écologiques. Faciliter l’accès à Atteindre une part de des équipements Part des 35% d’équipements Soutenir l’acquisition En 2025, environ 10% utilisant des fluides équipements à faible utilisant des fluides d’équipements utilisant des équipements frigorigènes à faible PRG dans le total frigorigènes à faible des fluides frigorigènes mis en service 2025- M14.2 PRG, à travers des des équipements PRG dans le parc total Inconditionnelle à faible Potentiel utilisent des fluides 2035 incitations, des frigorifiques et de d’équipements de de Réchauffement frigorigènes à faible subventions ou climatisation vendus réfrigération et de Global (PRG) PRG des partenariats ou installés climatisation techniques. d’ici 2035. M15 Renforcer la réduction progressive des réfrigérants à fort impact climatique (HFC à fort PRG) utilisés dans les équipements de climatisation et de réfrigération Assurer la traçabilité, Atteindre un taux En 2021, le taux de Renforcer le système la quantification Taux de couverture de disponibilité de disponibilité des de collecte et de et le contrôle des des secteurs 90 % des données données d’activité rapportage de données émissions diffuses émetteurs par un d’activité nécessaires est estimé à 2021- M15.1 pour permettre Conditionnelle issues des usages système national de à l’estimation des environ 50%, avec 2035 l’estimation des non combustibles collecte de données émissions de GES dans des disparités émissions des Gaz à des produits fossiles GES tous les secteurs clés importantes selon les Effet de Serre (GES). et solvants d’ici 2035. secteurs. 105 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre Transformer les modes de production D’ici 2035, 30% industrielle en des installations Favoriser le privilégiant des industrielles En 2025, environ 10% développement technologies à Taux d’industries devront utiliser des des installations et l’utilisation de faible émission et modernisées ou technologies plus industrielles 2021- M15.2 technologies de haute efficacité, reconverties avec propres et plus ont adopté des Inconditionnelle production plus propres contribuant ainsi aux des procédés moins efficaces, permettant technologies de 2035 et plus efficaces objectifs climatiques, polluants de réduire d’au moins production plus dans l’industrie à la protection de 30 % les émissions propres et efficaces l’environnement et à spécifiques de CO2 par la compétitivité tonne produite économique. En 2021, le taux de D’ici 2035, 50 % réutilisation ou de des installations Réduire les déchets et valorisation des industrielles devront optimiser l’utilisation déchets industriels Soutenir l’intégration des Taux de réutilisation intégrer des pratiques des ressources en Côte d’Ivoire était principes de l’économie ou de valorisation d’économie circulaire, 2021- M15.3 dans le secteur estimé à moins de Inconditionnelle circulaire dans les des déchets permettant de réduire 2035 industriel en intégrant 15%, en raison de procédés industriels industriels d’au moins 30% les les principes de capacités limitées émissions spécifiques l’économie circulaire de tri, de traitement de CO2 par tonne et d’infrastructures produite. adaptées. M16 Mettre en œuvre des pratiques d’élevage durables et intelligentes face au climat. Atteindre un taux Transformer les de valorisation d’au Le taux de Valoriser les déchets déchets animaux Taux de valorisation moins 50% des valorisation des d’animaux d’élevage en ressources utiles, des déchets déchets organiques déchets organiques 2025- M16.1 et d’abattage par telles que le compost Conditionnelle organiques d’origine d’origine animale à d’origine animale 2035 le compostage et et le biogaz, grâce animale des fins énergétiques, était estimé à moins la méthanisation. à des procédés de agricoles ou de 5% en 2021, valorisation industrielles d’ici 2035. Améliorer la productivité du secteur de l’élevage tout en réduisant son D’ici 2035, 50% des En 2022, environ 12% empreinte carbone, Promouvoir les systèmes exploitations d’élevage des exploitations en encourageant Taux d’adoption de d’élevage semi-intensifs devront avoir adopté d’élevage appliquent 2025- M16.2 l’adoption de pratiques d’élevage Conditionnelle et intensifs à faibles des systèmes semi- des systèmes semi- 2035 pratiques et de à faibles émissions émissions intensifs ou intensifs à intensifs ou intensifs systèmes d’élevage faibles émissions. à faibles émissions. modernes, efficaces et faiblement émetteurs de gaz à effet de serre. M17 Adopter des pratiques de production rizicole intelligentes adaptées aux changements climatiques. Optimiser la productivité rizicole en adoptant des techniques Atteindre un taux Le taux d’adoption d’irrigation alternée Taux de riziculteurs d’adoption de la de la technique dans les périmètres ayant adoptés la technique d’irrigation d’irrigation Introduire la technique 2025- M17.1 irrigués. technique d’irrigation alternée de 50% alternée parmi les Conditionnelle d’irrigation alternée 2035 Réduire les émissions alternée dans leurs dans les exploitations exploitations rizicoles de méthane issues exploitations rizicoles rizicoles irriguées d’ici irriguées était estimé de la riziculture 2035 à environ 10% en 2021 irriguée en favorisant une gestion de l’eau alternée Atteindre un taux En 2022, environ Taux d’adoption des d’adoption des Mettre en œuvre des 5% des exploitants Réduire les émissions systèmes de rotation systèmes de rotation systèmes de riziculture rizicoles utilisaient les 2025- M17.2 de GES issues de la ou d’association ou d’association Conditionnelle basés sur la rotation ou systèmes de rotation 2035 monoculture rizicole culturale par les culturale de 60% association culturale ou association riziculteurs parmi les exploitations culturale rizicoles d’ici 2035. M18 Optimiser l’utilisation des engrais organiques azotés dans les systèmes agricoles Améliorer la fertilité des sols, valoriser les déchets organiques et réduire la dépendance aux En 2024, moins de engrais chimiques. Quantité de compost D’ici 2035, 50% des Mettre en place des 10 % des exploitants Réduire les émissions produit et utilisée en exploitants agricoles 2025- M18.1 unités communautaires produisent et utilisent Conditionnelle de méthane et remplacement des devront produire et 2035 de compostage contrôlé activement du de protoxyde engrais chimiques utiliser du compost compost d’azote issues de la décomposition anarchique ou du brûlage des résidus agricoles 106 Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre En 2022, environ 7% des exploitations agricoles utilisaient un calendrier d’épandage adapté Atteindre un aux cycles végétatifs Quantité de Élaborer des fiches taux de 70% des des cultures et Rendre disponibles fiches d’itinéraires d’itinéraires techniques fiches d’itinéraires aux conditions 2025- M18.2 les fiches d’itinéraires techniques en Conditionnelle en régie fertilisation techniques existant agroécologiques 2035 techniques en régie régie fertilisation organique qui ont intégré la régie En 2025, 0 % des fertilisation organique organique (culture et fertilisation organique fiches d’itinéraires par agropole) d’ici 2035 techniques existant contiennent un calendrier d’épandage des engrais organiques Maximiser la productivité En 2022, environ 0 % agricole tout en des exploitations Taux de diffusion minimisant l’impact Atteindre un taux agricoles utilisaient des calendriers environnemental. de diffusion de 70% un calendrier Diffuser des calendriers d’épandage Réduire les émissions des calendriers d’épandage des 2025- M18.3 d’épandage des engrais des engrais Conditionnelle de protoxyde d’azote d’épandage auprès engrais organiques, 2035 organiques organiques auprès liées à une mauvaise des producteurs adapté aux des producteurs gestion des engrais agricoles d’ici 2035 cycles culturaux agricoles azotés en optimisant et aux conditions le moment et la climatiques quantité d’application Réduire les pertes en D’ici 2035, 65% Taux d’adoption En 2023, environ 8% macronutriments et des exploitations Promouvoir les des techniques des exploitations micronutriments par agricoles devront techniques innovantes innovantes agricoles volatilisation dans appliquer cette 2025- M18.4 d’incorporation directe d’incorporation pratiquaient Conditionnelle l’environnement et technique innovante 2035 des engrais organiques directe des engrais l’incorporation d’améliorer l’efficacité d’incorporation au sol organiques par les directe des engrais de l’engrais dans directe des producteurs organiques le sol engrais organiques M19 Interdire progressivement le brûlage à l’air libre des résidus agricoles et promouvoir leur valorisation durable Valoriser les résidus agricoles et limiter Atteindre un taux Développer des le recours aux de valorisation d’au unités locales de énergies polluantes Taux de valorisation En 2022, environ 5% moins 70% des résidus transformation des en mettant en place des résidus agricoles des résidus agricoles 2025- M19.1 agricoles disponibles Conditionnelle résidus agricoles en des unités locales disponibles dans les étaient valorisés 2035 dans les zones compost, biochar ou de valorisation zones d’intervention par ces procédés d’intervention briquettes combustibles produisant du d’ici 2035 compost, du biochar ou des briquettes Faciliter la valorisation des résidus agricoles en installant des plateformes locales de collecte et de stockage temporaire. En 2023, environ 6% D’ici 2035, avoir 80% Mettre en place Réduire les émissions des résidus agricoles des plateformes des plateformes de issues du brûlage ou Taux d’utilisation faisaient l’objet d’une de collecte et 2025- M19.2 collecte et de stockage de la décomposition des plateformes de collecte organisée Conditionnelle de stockage des 2035 temporaire des résidus anarchique des collecte mis en place et d’un stockage résidus agricoles agricoles résidus agricoles temporaire structuré fonctionnelles. en organisant avant valorisation leur collecte, leur stockage sécurisé et leur redistribution vers les unités de valorisation Intégrer l’interdiction D’ici 2035, 100 % des En 2022, environ 10% du brûlage dans Taux de collectivités collectivités locales Préserver la des collectivités les codes locaux de ou de villages ciblées devront avoir biodiversité des locales disposaient gestion foncière et disposant et intégré l’interdiction sols, limiter les d’un code local ou environnementale appliquant des du brûlage dans leurs 2025- M19.3 risques d’incendie d’un plan intégrant Inconditionnelle notamment via les Plans codes locaux plans de 2035 et instaurer des formellement de Développement incluant une clause développement pratiques agricoles l’interdiction Villageois et Plans d’interdiction du villageois et plans plus durables du brûlage des d’Aménagement brûlage d’aménagement résidus agricoles Agricole agricole M20 Préserver et conserver la couverture forestière et la biodiversité Lutter contre la dégradation au Maintenir le taux sein des forêts de couvert forestier Maintenir le niveau de classées les mieux Taux de couverture moyen dans les conservation du couvert conservées pour forestière (en forêts classées de 88 % en 2015 selon forestier des forêts 2025- M20.1 éviter les émissions %) au sein des catégories C1 d’une le PND MINEF pour la Inconditionnelle classées de catégories 2035 de GES associées à forêts classées de superficie totale de période 2026-2030 C1 (taux de dégradation la perte de biomasse, catégorie C1. 112 000 ha à un niveau inférieur à 25%) maintenir leurs stocks supérieur à 75% de de carbone et leur 2025-2035. biodiversité. 107 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre Préserver l’intégrité Taux annuel de Maintenir le niveau de écologique et la Taux annuel de Atteindre un taux de déforestation et de conservation du couvert biodiversité des déforestation et de déforestation net nul dégradation au sein 2025- M20.2 forestier des parcs aires protégées en dégradation (en %) au sein du réseau des des parcs nationaux Conditionnelle nationaux et réserves luttant contre les au sein des parcs parcs et réserves de et réserves en Côte 2035 naturelles (PNR) activités illégales qui nationaux et réserves. 2025-2035. d’Ivoire est d’environ menacent leur statut. 0,33 % par an Sécuriser les réservoirs de biodiversité importants et des Créer et rendre Nombre de nouvelles 4 Directions en 2025, Etendre le réseau des stocks de carbone opérationnelles 15 Réserves Naturelles selon la Direction de 2025- M20.3 Réserves Naturelles additionnels dans nouvelles Réserves Conditionnelle Volontaires (RNV) la Protection de la 2035 Volontaires (RNV) le domaine rural Naturelles Volontaires créées. Nature, MINEDDTE en impliquant les (RNV) de 2025-2035 communautés, la société civile et le secteur privé. Réduire les émissions Atteindre au moins Mettre en œuvre issues de la 10 000 000 ha de des programmes Superficie couverte En 2025, 4 000 000 ha déforestation et de territoire couvert 2025- M20.4 juridictionnels REDD+ à par les programmes sont couverts selon Conditionnelle la dégradation des par un programme 2035 travers des approches juridictionnels REDD+ le Projet PRE forêts à l’échelle de juridictionnel REDD+ de imbriquées grands paysages. 2025-2035. M21 Réhabiliter et étendre les superficies forestières Répondre aux besoins de l’industrie nationale du bois via des plantations Mettre en œuvre des Créer 200 000 ha durables dans les En 2025, 0 ha ne sont reboisements intensifs Superficie (ha) de de reboisements à forêts classées et les encore reboisés à à forte densité (1111 – reboisements à forte densité pour la 2020- M21.1 forêts du domaine forte densité pour la Conditionnelle 1600 pieds/ha) pour vocation de bois production durable 2035 rurales en vue de production durable la production de bois d’œuvre créée. de bois d’œuvre de réduire la pression sur de bois d’œuvre d’œuvre. 2025-2035. les forêts naturelles et de séquestrer du carbone à long terme. Fournir une source d’approvisionnement En 2025, 0 ha non durable en bois- Créer 50 000 ha de encore consacré à Créer des forêts dédiées énergie, afin de Superficie (ha) de forêts dédiées à la des forêts dédiées 2020- M21.2 à la production de bois- réduire la pression forêts à vocation de production durable de Conditionnelle à la production 2035 énergie durable. sur les forêts bois-énergie créées. bois-énergie de 2025 durable de bois- naturelles et de à 2035. énergie limiter la dégradation forestière. Introduire des arbres dans les agro-forêts et les Développer des paysages ruraux Mettre en place En 2025, 0 ha de reboisements à faible pour restaurer les Superficie (ha) de 1 100 000 ha de reboisements à densité (100 – 400 pieds/ sols et la biodiversité, reboisements à faible reboisements à faible faible densité en 2020- M21.3 ha) en partenariat avec Conditionnelle diversifier les revenus densité mise en densité en partenariat partenariat avec le 2035 le secteur privé dans des producteurs, place. avec le secteur privé secteur privé sont les agro-forêts et le et accroître la de 2025-2035. encore établis domaine rural. séquestration de carbone à grande échelle. Restaurer le couvert forestier et la Restaurer 150 000 ha Promouvoir la Superficie (ha) de biodiversité dans les de forêts dégradées restauration des forêts forêts dégradées En 2025, aucune zones dégradées, par la régénération 2020- M21.4 par la régénération restaurées par surface n’a encore Conditionnelle afin de reconstituer naturelle assistée et 2035 naturelle assistée et la régénération été restaurée les puits de carbone la mise en défens de mise en défens. naturelle assistée. et les corridors 2025-2035. écologiques. Restaurer les écosystèmes de mangroves Promouvoir la En 2025, aucune pour protéger le Superficie (ha) Restaurer 2 000 ha restauration des surface de 2025- M21.5 littoral, préserver la de mangroves d’écosystèmes de Conditionnelle écosystèmes de mangroves n’a 2035 biodiversité marine restaurées. mangroves 2025-2035 mangroves. encore été restaurée et séquestrer le «carbone bleu» à fort potentiel. 108 Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre Transformer progressivement les terres agricoles des principales filières (cacao, Anacarde, palmier à huile, Hévéa et les cultures vivrières) en systèmes agro- M22 forestiers résilients et durables Intégrer l’arbre dans les systèmes de production agricole Transformer pour accroître la progressivement les séquestration de 2 100 000 ha de terres agricoles des carbone dans la Superficie (en terres agricoles principales filières biomasse et les sols, ha) de terres transformées En 2024, 34 000 ha 2020- M22.1 (cacao, anacarde, tout en améliorant agricoles converties en systèmes sont déjà convertis Conditionnelle palmier à huile, hévéa la résilience des en systèmes agroforestiers selon le CCC 2035 et cultures vivrières) en exploitations face agroforestiers. durables de 2025- systèmes agro-forestiers au changement 2035. résilients et durables. climatique et en diversifiant les revenus des producteurs. Intégrer l’arbre dans les systèmes de production agricole Transformer pour accroître la progressivement les séquestration de 400 000 ha de terres agricoles des carbone dans la Superficie (en terres agricoles principales filières biomasse et les sols, ha) de terres transformées En 2024, 34 000 ha 2020- M22.2 (cacao, anacarde, tout en améliorant agricoles converties en systèmes sont déjà convertis Inconditionnelle palmier à huile, hévéa la résilience des en systèmes agroforestiers selon le CCC 2035 et cultures vivrières) en exploitations face agroforestiers. durables de 2025- systèmes agro-forestiers au changement 2035. résilients et durables. climatique et en diversifiant les revenus des producteurs. M23 Renforcer la gestion efficace des déchets solides ménagers et assimilés (DSMA). Réduire le brûlage à • Part des 10 décharges Construire et exploiter l’air libre des déchets déchets dirigés opérationnelles 2023 : 2 décharges des décharges non collectés ; vers décharges Capacité totale : 500 (Daloa 124 000 t/an, 2020- M23.1 contrôlées résilientes Inconditionnelle Réduire les risques contrôlées 000 t/an San-Pédro 184 000 2035 face au changement sanitaires et prévenir • Nombre et capacité Taux collecte : +10 t/an) climatique la pollution des décharges points (40% - 50%) 825 000 t/an Assurer une gestion Centre : 600 000 t/an • Part des déchets 2023 : CVET Construire et rendre durable par tri et Nord : 150 000 t/an traités en CVET Kossihouen opérationnels des CVET valorisation ; Équiper Ouest : 55 000 t/an 2020- M23.2 • Part communes opérationnel, études Inconditionnelle (Centre, Nord, Ouest, les communes Sassandra-M : 20 000 2035 avec équipements en cours pour 4 Sassandra-Marahoué) d’infrastructures t/an mécanisés nouveaux modernes Taux collecte : +16.5 points (50% - 66.5%) 3 CVET Réduire les inégalités • Nombre CVET supplémentaires Construire des régionales d’accès ; additionnels Capacité : 400 000 2020- M23.3 CVET dans d’autres 2023 : Non réalisés Conditionnelle Étendre la couverture • Taux de couverture t/an 2035 intercommunalités territoriale nationale Taux collecte : +8 points (66.5% - 74.5%) Réduire les impacts En 2022, environ 5% environnementaux D’ici 2035, 80% des Développer une filière des DEEE produits et sanitaires liés aux DEEE générés devront nationale de gestion Taux de valorisation étaient collectés DEEE en mettant être collectés et durable des déchets matière ou et traités dans des 2021- M23.4 en place une filière traités durablement Conditionnelle d’équipements énergétique des DEEE installations formelles 2035 nationale structurée au sein d’une filière électriques et collectés et conformes pour leur collecte, nationale organisée et électroniques (DEEE) aux standards tri, traitement et réglementée environnementaux. valorisation M24 Promouvoir une économie circulaire Réduire les émissions de gaz à effet de serre et valoriser les ressources D’ici 2035, 90% du énergétiques Part du biogaz biogaz produit En 2023, environ 20% en récupérant, capté et torché ou devra être récupéré, du biogaz généré par Récupérer, torcher et/ou torchant ou utilisant valorisé par rapport torché ou valorisé les CVET et Akouédo 2019- M24.1 valoriser le biogaz des le biogaz issu des Conditionnelle au biogaz total conformément était capté et torché 2035 CVET et à Akouédo déchets organiques généré dans les aux standards ou valorisé dans les Centres CVET et à Akouédo environnementaux énergétiquement de Valorisation et et climatiques d’Enfouissement Technique (CVET) et à la décharge d’Akouédo. 109 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Cible(s) et Point(s) de CODE Mesures Objectifs Indicateurs de mise Conditionnalité œuvre description référence en œuvre Atteindre d’ici 2035 un taux de valorisation Mise en place de En 2023, Moins de d’au moins 60% des filières viables de Réduire la pollution Taux de valorisation 10% des déchets déchets plastiques tri-récupération- liée aux déchets des déchets plastiques et 2020- M24.2 et papiers-cartons Conditionnelle recyclage-valorisation plastiques et papiers- plastiques et papiers-cartons sont 2035 collectés, par des déchets plastiques cartons papiers-cartons valorisés en Côte le recyclage, la et des papiers-cartons d’Ivoire. réutilisation ou la transformation locale. En 2023, Moins de Produire des Atteindre d’ici 2035 5% des déchets Mise en place de fertilisants naturels un taux d’au moins organiques collectés filières viables de qui améliorent la Taux de valorisation 50% des déchets en Côte d’Ivoire tri-récupération- fertilité des sols des déchets 2020- M24.3 organiques collectés sont valorisés Conditionnelle valorisation des avec du compost et organiques par 2035 valorisés par par compostage, déchets organiques par promouvoir la compostage compostage dans les malgré leur forte Compostage gestion écologique zones d’intervention proportion dans les des déchets ordures ménagères. En 2023, environ D’ici 2035, 80% des 18% des déchets déchets solides Mettre en place des solides ménagers et Réduire les volumes ménagers et assimilés centres intégrés Part des déchets assimilés collectés de déchets solides produits dans les de tri, traitement et solides ménagers et étaient traités dans ménagers et grandes villes devront 2020- M24.4 valorisation des déchets assimilés collectés des installations Inconditionnelle assimilés mis en être traités dans 2035 solides ménagers traités dans les partiellement décharge et limiter la des centres intégrés et assimilés dans centres intégrés intégrées (tri, pollution de l’air de tri, traitement les grandes villes compostage et valorisation des ou valorisation déchets ponctuelle) M25 Développer des unités de méthanisation pour la valorisation des déchets organiques • Nombre 5 000 biodigesteurs Produire biogaz pour biodigesteurs opérationnels Micro-méthanisation 2023 : <500 cuisson à petite • Part cantines Zones rurales et 2023- M25.1 dans cantines scolaires biodigesteurs Conditionnelle échelle ; Réduire équipées semi-urbaines≈5% 2035 et zones rurales (projets pilotes) dépendance au bois • Volume biogaz fermentes cibles rural produit valorisées • Taux couverture Grandes Unités de méthanisation Produire biogaz énergétique agglomérations 2023 : Études de 2023- M25.2 sur sites stratégiques à renouvelable ; Créer Conditionnelle • Volume biogaz prioritaires faisabilité 2035 fort potentiel compost et fertilisant produit Intégration avec CVET M26 Renforcer les systèmes de traitement des eaux usées et excreta 70% ménages DAA Réseau collectif Réduire risques • % ménages DAA raccordés 2023 : 40% raccordés, 2023- M26.1 DAA - Linéarisation et sanitaires ; Traiter raccordés Extension 100 km 2400 km réseau, 55 Conditionnelle raccordement eaux usées urbaines • Linéaire réseau (km) réseau10 stations stations 2035 relevage • Volume traité (m³/ 1 STEP Abidjan 2023 : Station Construction station Traiter eaux 2023- M26.2 an) 20% eaux usées DAA prétraitement Conditionnelle d’épuration à Abidjan collectées avant rejet 2035 • Conformité rejets traitées Koumassi 100 m³/jour 36 STBV Stations traitement et Transformer excreta • Nombre STBV 2023 : 6 STBV + 14 opérationnelles 2023- M26.3 valorisation boues de en ressources : Traiter • Volume boues en construction Conditionnelle 70% boues urbaines 2035 vidange (STBV) boues collectées traitées (PAGEMV) traitées Améliorer conditions 50 000 latrines double Latrines améliorées • Nombre latrines sanitaires rurales : fosse 2023 : 800 latrines 2023- M26.4 sensibles au climat - installées Conditionnelle Éliminer défécation <1% ménages ruraux réalisées 2035 ménages ruraux • % ménages équipés air libre équipés 150 000 latrines familiales Élimination défécation Valoriser matière • Nombre installations 20 000 biodigesteurs 2023 : 800 latrines 2023- M26.5 air libre - latrines organique : Produire • Quantité compost/ préfabriqués Conditionnelle double fosse 2035 compost/biodigesteurs biogaz domestique biogaz 2% ménages ruraux 7 000 latrines écoles Améliorer hygiène • Nombre écoles Latrines améliorées 7 000 latrines publique : Protéger équipées 2023 : Données non 2023- M26.6 dans écoles et centres centres santé 20% Conditionnelle populations • Nombre centres disponibles 2035 de santé établissements vulnérables santé équipés équipés 110 Tableau 2 Mesures de suivi d’adaptation Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre A1 Renforcer la mise en œuvre de systèmes de production agricole intelligents face au climat. Renforcer les mécanismes de sécurisation foncière Accroître la inclusifs et durables Atteindre un taux de En 2020, environ 1,8% sécurisation foncière pour favoriser les couverture d’au moins des zones rurales Nombre de dossiers rurale inclusive et investissements 28 % des zones rurales bénéficient d’un 2025- A1.1 de certificats fonciers Inconditionnelle durable comme agroforestiers, la par des dispositifs de dispositif formel ou 2035 soumis à signature levier de résilience gestion circulaire des sécurisation foncière communautaire de climatique/ terres, la régénération durable d’ici 2035 sécurisation foncière. des écosystèmes et la résilience climatique des territoires D’ici 2035, 40% Préserver les des exploitations écosystèmes, En 2023, environ 10% Nombre de projets agricoles ciblées Promouvoir une améliorer la résilience des exploitations prenant en compte des devront adopter des agriculture durable à des exploitations agricoles appliquaient 2023- A1.2 pratiques durables pratiques agricoles Conditionnelle travers la conservation agricoles et soutenir des pratiques 2035 Taux d’adoption des durables intégrant de la biodiversité les moyens de reconnues comme pratiques durables la conservation de subsistance des durables la biodiversité et la communautés rurales. circularité En 2022, environ 2% Taux de productivité D’ici 2030, 10% des Faciliter l’accès aux Sécuriser les des exploitations agricole maintenu exploitations agricoles producteurs. trices à revenus, encourager agricoles bénéficiaient ou amélioré sur les ciblées devront être 2023- A1.3 l’assurance indicielle l’investissement d’une couverture Inconditionnelle parcelles grâce aux couvertes par un 2035 et contre les risques agricole et renforcer la effective d’assurance pratiques agricoles contrat d’assurance climatiques capacité d’adaptation. indicielle contre les durables indicielle. risques climatiques Renforcer les aménagements En 2023, environ 12% Améliorer la Surface totale en D’ici 2035, 75% des hydroagricoles des aménagements productivité et ha d’aménagement aménagements et agropastoraux hydroagricoles la résilience des hydroagricole et nouveaux ou intégrant les et agropastoraux systèmes agricoles agropastorale intégrant réhabilités devront 2020- A1.4 technologies intégraient des Conditionnelle et pastoraux en des technologies intégrer des SbN et 2035 d’irrigation d’appoint solutions basées développant des d’irrigation d’appoint des technologies et incluant les sur la nature et infrastructures de manière durable et d’irrigation solutions basées sur des dispositifs hydroagricoles développés d’appoint la nature (SbN), la d’irrigation d’appoint circularité Améliorer la disponibilité des Le taux d’adoption Mettre au point des variétés de matériel des variétés de riz D’ici 2035, 50% des variétés végétales de production Nombre de variétés climatorésilientes 2025- A1.5 agriculteurs utilisent Conditionnelle résilientes aux aléas capable de résilientes produites en Côte d’Ivoire était 2035 des variétés résilientes climatiques répondre aux effets estimé à environ 10% du changement en 2021 climatique Taux d’augmentation En 2020, la Mettre en place des D’ici 2035, 50% des Achever la des rendements et de cartographie de formules d’engrais agriculteurs utilisant cartographie de la la production agricole la fertilité des sols 2025- A1.6 adaptées à chaque les engrais, tiennent Conditionnelle fertilité des sols au par l’utilisation du type d’environ 78% de la 2035 type de sol et de compte de la carte de plan national et formules d’engrais zone cacaoyère a été culture fertilité des sols adaptée au sol réalisée Optimiser la Atteindre un taux Renforcer la capacité productivité et d’adoption des des producteurs Taux d’adoption des Le taux d’adoption des la qualité rizicole normes SRP de 50% 2021- A1.7 sur les normes de normes SRP (Sustainable normes SRP est de 0% Conditionnelle en adoptant des parmi les exploitations 2035 production durable de Rice Platform) en 2021 pratiques culturales rizicoles irriguées d’ici Riz (Normes SRP) résilientes et optimales 2035 Réduire les pertes Réduire d’au moins post-récolte et 40% les pertes En 2020, les pertes Promouvoir des contribuer à améliorer post-récolte dans post-récolte dans Taux d’augmentation pratiques de les revenus des les filières agricoles les filières agricoles des revenus des conservation, producteurs.trices en prioritaires d’ici 2035, prioritaires en Côte producteurs.trices ou 2020- A1.8 de stockage, de diffusant des solutions grâce à l’adoption de d’Ivoire sont estimées Conditionnelle transformateurs.trices 2035 transformation et de innovantes et durables pratiques durables entre 30% et 60% selon engagés dans les commercialisation de conservation, différenciées de les produits, en raison pratiques promues innovante et durable de stockage, de conservation, de conditions de transformation et de de stockage et stockage inadéquates commercialisation de transformation. 111 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre Renforcer la résilience des exploitations rizicoles face aux effets du changement climatique en D’ici 2035, 70% des diffusant des variétés Le taux d’adoption superficies rizicoles Promouvoir l’adoption de riz tolérantes Taux d’adoption des des variétés de riz devront être cultivées de variétés de riz à la sécheresse, variétés de riz climato- climatorésilientes 2025- A1.9 avec des variétés Conditionnelle adaptées aux aléas aux inondations et résilientes par les en Côte d’Ivoire était 2035 résistantes aux aléas climatiques aux bioagresseurs riziculteurs estimé à environ 10% climatiques maladies, afin en 2021 majeurs. d’optimiser et sécuriser les rendements pour atteindre une sécurité alimentaire durable. Améliorer la gestion durable des ressources halieutiques A2 marines et continentales En 2023, environ 20% des zones de pêche Lutter contre la pêche D’ici 2035, 80% disposaient d’un Illégale, non déclarée des zones de système structuré et non règlementée pêche marines et de suivi scientifique Mettre en place des (INN) afin de prévenir continentales ciblées et de contrôle Proportion d’infraction 2020- A2.1 systèmes de suivi la surexploitation devront être couvertes régulier des stocks. Conditionnelle constatée 2035 contrôle des pêches. et favoriser la par un système Existence d’un régénération des opérationnel de suivi système de Contrôle, écosystèmes et de contrôle des Suivi et Surveillance aquatiques pêches. des pêches (CSS) au niveau maritime, depuis 2020. Garantir une gestion durable et équitable Atteindre un taux des ressources En 2020, moins de 20% de mise en œuvre halieutiques afin des mesures prévues Élaborer et d’au moins 75% des de préserver les dans les plans appliquer des plans Taux de mise en œuvre mesures prévues stocks, renforcer la d’aménagement 2020- A2.2 d’aménagement des mesures prévues dans les plans Conditionnelle gouvernance locale et participatif des 2035 participatif des dans les plans adoptés d’aménagement améliorer les moyens pêcheries adoptés pêcheries participatif des de subsistance en sont effectivement pêcheries adoptés veillant à intégrer mises en œuvre d’ici 2035. les principes de l’économie circulaire Développer un Renforcer la capacité Nombre de foyers de En 2024, le secteur des système intégré de détection maladies émergentes ressources animales de surveillance précoce, de suivi Nombre de zones et réémergences dispose d’un système épidémiologique des et de réponse aux couvertes par 2020- A2.3 détectées et notifiées de détection précoce Conditionnelle maladies animales et maladies animales et un système de 2035 dans les zones couvertes et de réaction rapide halieutiques sensibles halieutiques sensibles surveillance intégrée par les systèmes de face aux évènements aux variations aux variations surveillance sanitaires vétérinaires climatiques climatiques Proportion des zones D’ici 2035, 50 000 En 2023, environ 5000 Créer des aires protégées contribuant hectares d’aires hectares d’aires marines et Assurer la durabilité à la restauration marines et protégées étaient continentales de la pêche et la 2020- A2.4 des habitats et à la continentales dédiés spécifiquement Conditionnelle protégées dédiées conservation de la 2035 résilience climatique des protégées devront à la reproduction et à la reproduction biodiversité. ressources être créés, équipés et au repeuplement des et au repeuplement halieutiques gérés durablement espèces aquatiques Améliorer les dispositifs de gestion durable des ressources A3 forestières Préserver l’intégrité des massifs forestiers Atteindre 100% des Renforcer la protection En 2024, environ 25 % en améliorant les agro-forêts, forêts et la surveillance des agro-forêts, forêts capacités nationales Pourcentage de forêts classées et les des forêts naturelles classées et forêts du et communautaires (en ha) couvertes par un forêts du domaine 2025- A3.1 résiduelles dans le domaine rural en Côte Inconditionnelle de surveillance, dispositif de surveillance rural couvert par 2035 domaine rural, forêts d’Ivoire bénéficient de contrôle et de renforcée. un dispositif de classées et Agro- d’un dispositif de gestion participative surveillance renforcée forêts surveillance renforcée pour lutter contre les de 2025-2035. pressions illégales. Développer et opérationnaliser le Fournir en temps réel En 2025, le SNSF Le SNSF est 100% Système National des données fiables est partiellement État d’opérationnalité du opérationnel et couvre 2025- A3.2 Surveillance des pour le contrôle opérationnel et couvre Inconditionnelle système (%). l’ensemble du territoire 2035 Forêts (SNSF) et et le suivi de la environ 40 à 50 % du avant 2030. d’alertes précoces à la déforestation territoire national déforestation 112 Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre Eliminer la déforestation dans Atteindre 100% de Assurer l’alignement les chaines de En 2025, environ 30 % Superficie des filières traçabilité «zéro- des principales valeurs agricoles en des filières agricoles clés (cacao, hévéa, déforestation» pour chaînes de valeur assurant la traçabilité d’exportation (cacao, palmier à huile, les principales filières agricoles (cacao, et la conformité des café, hévéa, palmier 2025- A3.3 etc.) couvert par un agricoles d’exportation Conditionnelle café, hévéa palmier produits d’exportation à huile, anacarde) 2035 système de traçabilité (cacao, café, hévéa à huile, anacarde) avec les normes disposent d’une garantissant une origine palmier à huile, sur l’ambition zéro et engagements traçabilité « zéro- «zéro-déforestation». anacarde) de 2025- déforestation. nationaux et déforestation 2035. internationaux de durabilité. Améliorer la gouvernance forestière et assurer Renforcer la durabilité la légalité de des chaînes de valeur l’exploitation des des produits forestiers 100% de produits En 2025, environ 50 % produits forestiers Volume de ligneux et non ligneux forestiers des produits forestiers ligneux (bois) et non produits forestiers à travers la mise commercialisés issus commercialisés 2025- A3.4 ligneux (PFLN) ainsi commercialisés issus Conditionnelle en œuvre de l’APV de sources légales et proviennent de 2035 que leur valorisation de sources légales et FLEGT et la Stratégie durables vérifiées de sources légales et plus poussée, durables vérifiées. de valorisation des 2025-2035 durables vérifiées pour répondre produits forestiers aux exigences des (SVPF) marchés et préserver la ressource sur le long terme. Améliorer la capacité opérationnelle d’anticipation et d’intervention pour En 2025, le système limiter la propagation Mettre en place un Le système national national d’alerte des feux et atteindre État d’opérationnalité système national d’alerte précoce est précoce est l’objectif de réduction du système national 2025- A3.5 d’alerte précoce de 100% opérationnel et partiellement Conditionnelle des surfaces brûlées, d’alerte précoce sur les 2035 lutte contre les feux de couvre l’ensemble du opérationnel et protégeant ainsi les feux de brousse (%). brousse. territoire d’ici 2035. couvre environ 40% du stocks de carbone, territoire la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés. Assurer la disponibilité Atteindre une capacité Développer un en matériel végétal de de production programme de qualité pour atteindre annuelle de 40 millions En 2025, la capacité production de les objectifs nationaux de plants de haute Nombre de plants de de production semences et de plants de reboisement, qualité, avec un taux 2025- A3.6 haute qualité produits annuelle est proche Conditionnelle forestiers de haute tout en créant des de participation de 2035 annuellement. de 0 plant de haute qualité, en impliquant emplois verts et 60% d’entreprises qualité le secteur privé, les des opportunités dirigées par des jeunes et les femmes. économiques pour les femmes ou des jeunes jeunes et les femmes. de 2025-2035 Mettre en œuvre des approches de gestion intégrée des A4 ressources en eau résilientes au changement climatique Développer des infrastructures hydrauliques circulaires afin Pourcentage de Améliorer l’accès de sécuriser femmes et d’hommes En 2025, environ Atteindre au moins durable à l’eau et l’approvisionnement bénéficiant d’un accès 40% des zones 80% de couverture renforcer la sécurité pour les populations, équitable, amélioré et prioritaires bénéficient des zones prioritaires 2020- A4.1 hydrique des préserver les sécurisé à l’eau grâce d’infrastructures Conditionnelle en infrastructures 2035 populations, des écosystèmes (en à des infrastructures hydrauliques durables hydrauliques durables écosystèmes et des incluant les risques hydrauliques résilientes assurant un accès d’ici 2035 secteurs économiques liés aux EEE) et et circulaires aux aléas fiable à l’eau. soutenir les activités climatiques économiques face aux effets du changement climatique Développer des En 2020, environ 60% approches circulaires, des zones de captage Maintenir les services sexospécifiques et Réduire d’au moins et des sources d’eau écosystémiques, communautaires Taux de réduction de la 40% d’ici 2035 le taux stratégiques en Côte renforcer la résilience de restauration et dégradation des zones de dégradation des d’Ivoire sont affectées 2020- A4.2 au changement Conditionnelle de préservation de captage et des zones de captage et par des formes de 2035 climatique et garantir des ressources sources d’eau des sources d’eau dégradation (érosion, l’accès équitable à en eau renforçant stratégiques déforestation, l’eau. la protection des pollution, urbanisation écosystèmes non maîtrisée), 113 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre D’ici 2035, 90% des En 2023, environ Développer des stations hydro- Améliorer la prévision, 20% des stations mécanismes Taux d’intégration climatiques prévues la planification et la hydro-climatiques innovants de suivi des données hydro- devront être installées, prise de décision en existantes étaient 2020- A4.3 et de gestion climatiques dans les fonctionnelles et Conditionnelle matière de gestion de opérationnelles et 2035 des données et plans, politiques ou intégrées dans un l’eau et de résilience connectées à un informations hydro- décisions sectorielles système national climatique système structuré de climatiques innovant de suivi et de gestion des données diffusion des données Réduire d’au moins En 2023, les zones 60 % d’ici 2035 le urbaines prioritaires Améliorer la gestion taux d’inondations enregistraient des eaux pluviales sur ou de débordements en moyenne la base de normes Réduire les risques Taux d’intégration des récurrents dans les 10 événements techniques d’inondation solutions fondées sur zones urbaines et d’inondation 2020- A4.4 adaptées et sur des et protéger les la nature (SfN) et de Conditionnelle périurbaines équipées significatifs par 2035 principes de circularité infrastructures et les la circularité dans les de dispositifs de an, causant et d’intégration de populations ouvrages de drainage gestion des eaux des dommages solutions fondées pluviales conformes importants aux sur la nature aux normes infrastructures techniques adaptées. et aux populations En 2023, plusieurs ouvrages hydrauliques ne sont pas protégés juridiquement et se retrouvent envahis par des populations Proportion d’ouvrages Accroître de 40%, le et des activités de Sauvegarder les disposant d’un statut nombre de ressources nuisance qui les Assurer la protection infrastructures et foncier, de périmètre en eau et d’ouvrages rendent vulnérables, 2022- A4.5 des installations Conditionnelle assurer la continuité de protection et d’un hydrauliques occasionnant 2035 hydrauliques de leur exploitation dispositif de veille et de disposant d’un statut leur abandon et surveillance foncier la pollution des eaux de surface et souterraines, la privation en eau des activités socioéconomiques et des populations D’ici 2035, 50% Le code de l’eau de Impliquer les usagers des organes de 2023 prévoit la mise dans la gestion et la Proportion d’usagers gouvernance de la en place d’organes protection de sensibilisés et impliqués 2022- A4.6 Sensibiliser les usagers gestion des ressources de gestion de l’eau Conditionnelle la ressource et dans la gestion des 2035 en eau prévus par le au niveau national et des ouvrages de ressources en eau code de l’eau sont au niveau des bassins mobilisation fonctionnels hydrographiques Renforcer les systèmes de surveillance, de prévention et de A5 gestion des maladies climato-sensibles différenciées par sexe et par âge Réduire les risques Atteindre un taux sanitaires, la morbidité En 2020, moins de de couverture d’au et la mortalité 5 % des zones à Renforcer la moins 25% des zones associées aux Taux de réduction des vulnérabilité élevée en surveillance à vulnérabilité élevée maladies émergentes cas ou de la létalité des Côte d’Ivoire disposent des maladies par des systèmes 2020- A5.1 et réémergences maladies climato- de systèmes Conditionnelle climato-sensibles de surveillance 2035 dans les zones les sensibles dans les zones de surveillance émergentes et épidémiologique plus vulnérables cibles épidémiologique réémergences fonctionnels et aux impacts du fonctionnels intégrant intégrant les risques changement les risques climatiques climatiques d’ici 2035. climatique. Atteindre un taux En 2023, environ 10 % d’au moins 25% des établissements Taux d’amélioration de Construire, réhabiliter Améliorer l’accès d’établissements sanitaires disposaient l’accès équitable aux et équiper des équitable à des soins sanitaires construits, d’infrastructures soins dans les zones 2020- A5.2 établissements de qualité et assurer la réhabilités ou équipés intégrant des normes Conditionnelle vulnérables grâce 2035 sanitaires résilients et continuité des services selon des normes de résilience aux établissements durables de santé d’équité, de durabilité climatique et des réhabilités ou construits et de résilience solutions d’efficacité climatique d’ici 2035. énergétique En 2020, moins de Atteindre un taux 10 % des données d’utilisation d’au moins sanitaires, climatiques 50 % des données et environnementales Elaborer le Profil Pays Orienter les politiques Taux d’intégration du sanitaires, climatiques disponibles sont des maladies liées de santé publique Profil Pays dans les et environnementales effectivement 2020- A5.3 à l’environnement et les stratégies Conditionnelle politiques ou stratégies désagrégés par sexe intégrées et utilisées 2035 et au changement d’adaptation nationales santé-climat et par âge disponibles de manière croisée climatique climatique dans l’élaboration et dans les analyses de la mise à jour du Profil vulnérabilité sanitaire Pays d’ici 2035. liées au changement climatique 114 Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre Atteindre un taux de En 2020, aucun des Doter le système Détecter les niveaux Nombre de pôles disponibilité continue 10 Pôles Régionaux de santé (10 de pollution dans régionaux de santé d’au moins 30% d’Excellence Sanitaire Pôles Régionaux les pôles régionaux, dotés de systèmes des données sur la (PRES) ne dispose 2020- A5.4 d’Excellence Sanitaire alerter les populations Conditionnelle d’alerte sanitaire et de qualité de l’air dans de dispositifs 2035 (PRES) de dispositifs et les autorités en cas prévention des maladies les 10 Pôles Régionaux opérationnels de de mesures de la de dépassement des respiratoires d’Excellence Sanitaire mesure continue de la qualité de l’air seuils sanitaires (PRES) d’ici 2035 qualité de l’air, Renforcer la mise en place des établissements sanitaires A6 résilients et durables. Garantir la continuité et la sécurité des services de santé, protéger les patient.e.s Atteindre un taux de En 2020, moins de et le personnel couverture d’au moins 25% des centres de contre les risques Réhabiliter les centres 50 % des centres de santé prioritaires en climatiques, et assurer Taux de fonctionnalité de santé prioritaires santé prioritaires par Côte d’Ivoire disposent des infrastructures des centres de santé 2020- A6.1 selon des normes des interventions d’infrastructures Conditionnelle durables et réhabilités en période de 2035 de construction de réhabilitation réhabilitées et adaptées aux défis chocs climatiques résilientes respectant les normes résilientes au environnementaux de construction changement actuels et futurs résiliente d’ici 2035. climatique incluant le bouclage des flux de ressources (énergie, eau, matériaux, déchets) Atteindre au moins 50% d’établissements En 2020, moins de 15% Équiper les Renforcer leur sanitaires disposant des établissements Taux d’établissements établissements résilience face aux d’une autonomie sanitaires en Côte sanitaires équipés 2020- A6.2 sanitaires en sources coupures d’électricité énergétique partielle d’Ivoire disposent Conditionnelle en source d’énergie 2035 d’énergie renouvelable et réduire leur ou totale grâce à des d’une source d’énergie renouvelable (solaire, biomasse) empreinte carbone. sources d’énergies renouvelable renouvelables (solaire, opérationnelle biomasse) d’ici 2035. Atteindre un taux de couverture d’au En 2020, moins de 30% moins 60% des Intégrer des des établissements établissements dispositifs de Réduire les risques sanitaires en Côte Taux de traitement sanitaires par gestion des déchets sanitaires et d’Ivoire disposent d’un 2020- A6.3 sécurisé des déchets un système de Conditionnelle sanitaires conformes environnementaux liés système structuré et 2035 sanitaires produits gestion des déchets aux normes aux déchets sanitaires conforme aux normes biomédicaux environnementales pour la gestion des conforme aux normes déchets biomédicaux, environnementales et sanitaires d’ici 2035. Mettre en œuvre des solutions de restauration des A7 mangroves, des ouvrages de défense et des mécanismes d’alerte précoce, dans les zones côtières vulnérables Atteindre un taux de Renforcer le capital Disposer de capacités Taux d’acteurs et couverture d’au moins humain, les capacités pour prévenir les d’institutions dont 90% du littoral ivoirien En 2020, moins de matérielles et risques, anticiper les capacités ont été par des dispositifs 25% du littoral ivoirien financières des les catastrophes et renforcées aux aléas opérationnels de est couvert par des 2020- A7.1 Conditionnelle institutions face aux renforcer la résilience climatiques côtiers surveillance et dispositifs fonctionnels 2035 risques climatiques et des écosystèmes et grâce aux mesures d’alerte face aux de surveillance et évènements extrêmes des d’hommes et d’adaptation mises en risques climatiques et d’alerte climatique côtiers femmes du littoral place. événements extrêmes d’ici 2035. Protéger, restaurer et renforcer la résilience Renforcer la protection Atteindre un taux d’au des écosystèmes et la résilience de moins 35% des zones côtiers menacés l’écosystème côtier côtières ciblées ayant En 2020, moins par l’érosion, les face aux risques Proportion des zones adopté des solutions de 10% des zones submersions marines, climatiques et côtières vulnérables fondées sur la nature côtières vulnérables la salinisation et la 2020- A7.2 espèces exotiques couvertes par et la circularité pour en Côte d’Ivoire ont Conditionnelle prolifération d’espèces 2035 envahissantes à des mesures de lutter contre les mis en œuvre des envahissantes, travers les solutions protection renforcées risques climatiques et mesures de protection en combinant les fondées sur la nature les espèces exotiques renforcées solutions fondées et infrastructures envahissantes sur la nature (SbN) grises. d’ici 2035. et les infrastructures grises adaptées. Préserver la Atteindre un taux de En 2020, moins de 10% biodiversité marine et couverture d’au moins des zones marines Créer des Aires les ressources afin de Taux de mise en œuvre 30% des zones marines sensibles en Côte Marines Protégées renforcer la résilience des mesures prévues sensibles par des Aires 2020- A7.3 d’Ivoire sont couvertes Conditionnelle (AMP) et renforcer leur des écosystèmes dans les plans de Marines Protégées 2035 par des Aires Marines gestion durable côtiers face aux gestion des AMP (AMP) fonctionnelles Protégées (AMP) pressions humaines et et durablement opérationnelles climatiques. gérées d’ici 2035. 115 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre Préserver les fonctions En 2020, moins de écologiques des zones Atteindre un taux d’au Protéger, restaurer 30% des mesures humides en assurant moins 60% de mise en et gérer les zones prévues dans les leur protection, leur Taux de restauration œuvre effective des humides d’importance plans de gestion 2020- A7.4 restauration et leur écologique des zones mesures prévues dans Conditionnelle nationale et des sites RAMSAR en 2035 gestion durable, humides dégradées les plans de gestion internationale Côte d’Ivoire sont conformément aux des sites RAMSAR d’ici (RAMSAR) effectivement mises engagements de la 2035 en œuvre Convention de Ramsar A8 Promouvoir une Economie bleue durable Augmenter d’au Réduire la pression moins 40% d’ici 2035 la sur les ressources pression exercée sur Développer halieutiques naturelles les stocks halieutiques En 2020, moins de l’aquaculture durable Proportion des hommes en développant sauvages, grâce 5.5% de la production comme alternative et femmes ayant une aquaculture au développement nationale de poisson 2020- A8.1 à la surpêche avec adopter de systèmes Conditionnelle durable, fondée de l’aquaculture en Côte d’Ivoire 2035 des pratiques aquacoles résilients au sur la pisciculture durable (pisciculture provient de la respectueuses de la changement climatique continentale et continentale et production aquacole biodiversité. la mariculture mariculture) comme écologiques alternative à la surpêche. Aménager des infrastructures portuaires durables Renforcer la durabilité Atteindre un taux en réduisant En 2020, moins de 30% des infrastructures d’au moins 70% les pollutions, la des infrastructures 2020- Conditionnelle / A8.2 portuaires durables Taux d’infrastructures des infrastructures récupération des portuaires sont 2035 Inconditionnelle pour une transition durables aménagées. portuaires durables eaux usées, l’efficacité durables écologique et juste d’ici 2035. énergétique et la gestion des déchets maritimes. Porter à au moins Taux de contribution 25% d’ici 2035 la des activités bleues contribution des durables au revenu En 2020, la Renforcer la durabilité activités bleues des communautés contribution des des moyens de durables détenues Accroitre les moyens concernées en activités bleues subsistance des par les hommes de substances des respectant les principes durables au revenu communautés en et les femmes 2020- A8.3 communautés dans d’équité, d’inclusivité, des collectivités Conditionnelle matière d’économie (écotourisme, pêche 2035 une perspective de durabilité et de locales dans les zones bleue et les emplois durable, aquaculture durable résilience dans les côtières de Côte verts et bleus écologique, énergies plans d’investissement d’Ivoire est estimée à (écotourisme). marines) au revenu et les politiques de moins de 10% des collectivités développement de locales dans l’économie bleue les zones côtières. Améliorer la résilience des infrastructures routières et des A9 bâtiments En 2020, près de 70% Renforcer les D’ici 2035, au des routes et ponts fondations, les Taux de maintien de moins 60% des situés dans les zones Assurer leur structures de la fonctionnalité des infrastructures inondables en Côte durabilité et réduire chaussées et infrastructures routières routières nouvellement d’Ivoire subissent 2020- A9.1 les interruptions de Conditionnelle les systèmes de critiques après les construites ou régulièrement des 2035 service face aux aléas drainage des routes événements climatiques réhabilitées en zones interruptions de trafic climatiques. et ponts exposés aux extrêmes inondables sont ou des dégradations inondations praticables structurelles suite aux fortes pluies En 2023, moins de Taux de réduction Construire des D’ici 2035, 70% des 10% des nouveaux Réduire la de la consommation bâtiments publics nouveaux bâtiments bâtiments publics consommation énergétique dans les (écoles, hôpitaux, publics construits respectaient 2020- A9.2 énergétique et bâtiments publics marchés etc.,) selon devront intégrer les standards 2035 améliorer le confort bioclimatiques par des standards des standards bioclimatiques et des usagers rapport aux bâtiments bioclimatiques bioclimatiques d’efficacité conventionnels énergétique Aménager des parcs urbains dans les Accroître la couverture principales villes des végétale dans les Aménager au moins 31 Régions du pays, En 2023, moins de 10% zones urbaines Nombre de régions 60% de parcs urbains en vue de renforcer des zones urbaines 2020- A9.3 pour renforcer la bénéficiant d’un parc dans les principales Conditionnelle la résilience des villes disposent d’un parc 2035 résilience climatique urbain fonctionnel zones urbaines du face au changement urbain et sauvegarder la pays d’ici 2035. climatique, impliquant biodiversité urbaine les hommes, les femmes et les jeunes Atteindre un taux d’au En 2020, moins de Taux de prise en moins 80% de projets 20% des projets Mettre en place compte des résultats du d’infrastructures d’infrastructures Améliorer la prise un mécanisme mécanisme d’évaluation publiques évalués publiques en Côte de décision et la 2020- A9.4 d’évaluation de dans la planification, en matière de d’Ivoire font l’objet Conditionnelle planification des 2035 la résilience des le financement ou vulnérabilité d’une évaluation investissements infrastructures la réhabilitation des climatique avant formelle de leur infrastructures leur mise en vulnérabilité œuvre d’ici 2035. climatique 116 Période Initiatives de mise en Indicateur de Cible(s) et de mise CODE Mesures Objectifs Point(s) de référence Conditionnalité œuvre performance description en œuvre Intégrer le principe de résilience climatique dans les plans A10 directeurs des collectivités Réviser les outils Atteindre un taux d’au d’aménagement moins 75% des plans En 2020, moins de 20% territorial des directeurs existants Adapter des plans directeurs collectivités pour y Taux d’intégration des révisés pour intégrer l’aménagement du en vigueur en Côte intégrer des données mesures d’adaptation une analyse des 2020- A10.1 territoire aux impacts d’Ivoire intègrent des Conditionnelle climatiques, de genre ou de résilience dans les risques climatiques 2035 du changement données climatiques et de vulnérabilité, plans révisés et des mesures climatique ou des analyses de de migrations d’adaptation qui vulnérabilité, humaines (zones intègrent les questions transfrontalières) de genre d’ici 2035. En 2020, moins de 10 Élaborer des % des collectivités documents de Atteindre un taux de Intégrer les enjeux de Taux de collectivités disposent d’un planification (plans 90% de collectivités genre et de résilience disposant de document document de 2020- A10.2 d›adaptation ou plan disposant d’un Conditionnelle climatique dans le de planification planification intégrant 2035 climat) intégrant le document de développement local climatique les questions de genre et la résilience planification d’ici 2030. genre et de résilience climatique climatique Atteindre un taux de En 2020, aucun guide Elaborer et diffuser 100% de collectivités méthodologique Outiller les collectivités des guides disposant de guides officiel sur l’intégration territoriales pour méthodologiques méthodologiques de la résilience l’élaboration de Taux de collectivités pour l’élaboration pour l’élaboration climatique n’est 2020 A10.3 document de disposant de guides Conditionnelle de document de de documents de diffusé de manière 2035- planification intégrant méthodologiques planification intégrant planification intégrant systématique auprès les enjeux de genre et la dimension genre et les notions de genre des collectivités de climat climat et de résilience territoriales en Côte climatique. d’Ivoire Assurer le suivi régulier, l’évaluation En 2023, moins et l’amélioration de 5% des plans Mettre en place continue des mesures Atteindre au moins Taux des collectivités locaux intégraient un système de d’adaptation au 75% des collectivités disposant d’un système un cadre formel et suivi-évaluation des changement ciblées équipées d’un 2020- A10.4 de suivi-évaluation des opérationnel de suivi- Conditionnelle mesures d’adaptation climatique (qui dispositif de suivi- 2035 mesures d’adaptation évaluation des actions intégrées dans les répondent aux évaluation pleinement dans leurs plans locaux d’adaptation plans locaux questions de genre) fonctionnel d’ici 2035. au changement mises en œuvre climatique par les collectivités territoriales A11 Renforcer la résilience des femmes et des jeunes filles Renforcer les -Nombre de capacités coopératives de Environ 100 000 Atteindre au moins opérationnelles Soutenir la résilience femmes ayant obtenu femmes déjà 600 000 femmes des structures et l’autonomisation un financement vert engagées dans des de coopératives et organisations des femmes face -Nombre d’activités coopératives actives 2020- A11.1 féminines présentes Conditionnelle coopératives des aux impacts du génératives de revenus dans les féminines 2035 dans les secteurs verts, femmes, notamment changement créées présentes dans les bleus et technologies dans les secteurs climatique -Nombre d’unités de secteurs verts, bleus et d’ici à 2035 innovants verts, bleus transformation mises technologies et technologiques en place -Nombre de femmes et de jeunes ayant bénéficié Améliorer les Améliorer les de renforcement capacités et capacités de capacités sur Atteindre au moins En 2020, environ 5 000 connaissances des opérationnelles des l’économie verte et 200 000 de femmes femmes et jeunes femmes et des jeunes femmes et des jeunes l’économie bleue et de jeunes filles filles étaient engagées filles à promouvoir la 2020- A11.2 filles dans les secteurs -Nombre de femmes engagées dans les dans des activités Conditionnelle gestion durable des 2035 de l’agroforesterie, et de jeunes filles activités durables de durables de gestion ressources naturelles la pêche, la ayant obtenus des gestion des ressources des ressources (biodiversité, SfN) à pisciculture, énergies financements pour naturelles d’ici 2035 naturelles travers des stratégies renouvelables la production de endogènes pépinières d’arbres fruitiers et d’arbres à usage multiples Accroître la participation Atteindre au moins En 2020, on comptait Intégrer effective des femmes 500 de participation environ 100 femmes systématiquement Proportion des femmes dans les comités féminine dans les participant aux 2020- A11.3 les femmes dans les dans les comités de Conditionnelle nationaux, sectoriels instances de décisions instances de décision, 2035 mécanismes d’alerte recours d’alerte précoce et locaux de réponse principalement en principalement précoce aux catastrophes milieu rural d’ici à 2035 en milieu rural naturelles -Nombre de Start up et En 2020, environ d’entreprises de jeunes Atteindre au moins Renforcer les Soutenir 300 jeunes filles filles financés dans les 100 000 jeunes filles mécanismes d’appui l’entrepreneuriat étaient secteurs du recyclage, employées et/ou aux jeunes filles des jeunes filles employées et /ou transformation cheffes d’entreprises 2020 - A11.4 dans les métiers impliquées dans les cheffes d’entreprises Conditionnelle innovante dans les métiers verts, 2035 innovants face secteurs de résilience dans les métiers verts, -Nombre d’incubateurs, bleus, d’énergies aux changements aux changements bleus, des énergies programmes renouvelables et de climatiques climatiques renouvelables et spécifiques en faveur technologies des technologies des jeunes 117 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Tableau 3 Matrice des coûts détaillés de l’atténuation Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Montant Total 9 440 307 220 080 16 857 691 464 5 660 820 482 400 10 108 608 004 15 101 127 702 480 26 966 299 469 Accroître l’accès des ménages à la cuisson propre par l’augmentation M1 de l’utilisation du GPL et à travers 23 074 774 240 41 204 954 2 594 079 390 560 4 632 284 626 2 617 154 164 800 4 673 489 580 l’adoption des foyers améliorés à biomasse. Maintenir et renforcer le programme national de subvention du GPL déjà en M1.1 cours, en vue d’atteindre 70 2 594 079 390 560 4 632 284 626 2 594 079 390 560 4 632 284 626 % de pénétration dans les ménages. Déploiement massif de foyers améliorés à biomasse, en cohérence avec les objectifs M1.2 du Pacte National Énergie 22 271 404 960 39 770 366 22 271 404 960 39 770 366 et du Code de la Bioénergie (2025), visant 25 % de foyers équipés Assurer l’adoption et l’entrée en vigueur effective du Code M1.3 de la Bioénergie en 2025 pour 803 369 280 1 434 588 803 369 280 1 434 588 encadrer durablement la filière bois-énergie. Accélérer la transition vers l’éclairage M2 1 400 000 000 2 500 000 260 613 360 465 381 1 660 613 360 2 965 381 LED dans le secteur résidentiel Réduire progressivement la mise en marché des lampes inefficaces, conformément M2.1 à l’Arrêté interministériel 89 016 480 158 958 89 016 480 158 958 N°140/2020 sur l’étiquetage énergétique. Renforcer les ressources financières du Fonds National de la Maitrise de l’Energie M2.2 (FONAME) pour la mise 171 596 880 306 423 171 596 880 306 423 en œuvre des mesures d’efficacité énergétique Mettre en œuvre des mécanismes d’accompagnement via M2.3 le FONAME afin de faciliter 1 400 000 000 2 500 000 1 400 000 000 2 500 000 l’acquisition de technologies LED pour l’éclairage des ménages Renforcer l’efficacité énergétique M3 dans le résidentiel (équipements 47 633 600 000 85 060 000 1 512 000 000 2 700 000 49 145 600 000 87 760 000 électroménagers) Réduire progressivement la mise en marché des appareils électroménagers inefficaces conformément à l’arrêté interministériel 140/MPEER/MBPE/MCI du 27 Nov 2020 portant M3.1 modalité de l’étiquetage 1 512 000 000 2 700 000 1 512 000 000 2 700 000 énergétique des lampes électriques, des climatiseurs, des réfrigérateurs, des congélateurs et des combinés Réfrigérateurs- Congélateurs neufs et le PANEE Mettre en place des mécanismes d’accompagnement M3.2 afin de soutenir l’achat 47 633 600 000 85 060 000 47 633 600 000 85 060 000 d’appareils électroménagers performants par les ménages 118 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Renforcer les pratiques d’efficacité M4 énergétique dans le secteur public et 609 280 000 000 1 088 000 000 51 294 868 240 91 597 979 660 574 868 240 1 179 597 979 commercial Renforcer le dispositif des audits énergétiques périodiques dans les services publics et commerciaux, conformément à l’Arrêté M4.1 interministériel sur l’audit 1 568 000 000 2 800 000 1 568 000 000 2 800 000 énergétique obligatoire (arrêté interministériel N°156/ MMPE/MCLU/MT/MINDDTE/MCI du 23 avril 2024) Accompagner la mise en œuvre des recommandations issues M4.2 des audits énergétiques 49 726 868 240 88 797 979 49 726 868 240 88 797 979 des établissements publics assujettis Moderniser les systèmes HVAC et d’éclairage dans les bâtiments publics et commerciaux, tout en intégrant des solutions d’efficacité énergétique passive (isolation thermique, ventilation naturelle, M4.3 orientation des bâtiments, 9 520 000 000 17 000 000 9 520 000 000 17 000 000 matériaux performants), et promouvoir l’installation de systèmes de Gestion Technique des Bâtiments (GTB), conformément à l’Arrêté interministériel N°134/2020 sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment Mettre en œuvre le Programme national M4.4 d’amélioration de l’efficacité 574 000 000 000 1 025 000 000 574 000 000 000 1 025 000 000 énergétique du parc national d’éclairage public Elaborer et Mettre en œuvre des Contrats de Performance Énergétique M4.5 (CPE) garantissant des 25 760 000 000 46 000 000 25 760 000 000 46 000 000 réductions mesurables de consommation énergétique. Développer l’efficacité énergétique dans M5 31 360 000 000 56 000 000 1 604 904 000 2 865 900 32 964 904 000 58 865 900 le secteur industriel Mettre en œuvre et rendre effectif le dispositif d’audits énergétiques obligatoires dans les sites industriels, conformément à l’Arrêté M5.1 interministériel sur l’audit 1 604 904 000 2 865 900 1 604 904 000 2 865 900 énergétique (arrêté interministériel N°156/MMPE/ MCLU/MT/MINDDTE/MCI du 23 avril 2024). Mettre en œuvre des mécanismes d’appui via le FONAME pour moderniser les procédés industriels et M5.2 réduire l’intensité énergétique 30 800 000 000 55 000 000 30 800 000 000 55 000 000 en vue d’atteindre une réduction de 30 % de l’intensité énergétique. Promouvoir l’implémentation des systèmes de management de l’énergie M5.3 (ISO 50001) dans les grandes 560 000 000 1 000 000 560 000 000 1 000 000 industries (ciment, agro- industrie, mines). 119 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Éliminer progressivement les émissions M6 fugitives de méthanes dans les 10 640 000 000 19 000 000 0 0 10 640 000 000 19 000 000 opérations pétrolières et gazières. Identifier des principales sources d’émissions fugitives sur les installations de production, de raffinage, M6.1 de traitement, de stockage 8 400 000 000 15 000 000 8 400 000 000 15 000 000 et de distribution des hydrocarbures ainsi que les centrales thermoélectriques. Quantifier les émissions fugitives de méthane sur les sites identifiés à partir M6.2 d’appareils de mesures haute 728 000 000 1 300 000 728 000 000 1 300 000 précision en conformité avec les normes internationales Compilation et traitement des données recueillies sur le M6.3 terrain pour évaluer l’ampleur 1 512 000 000 2 700 000 1 512 000 000 2 700 000 des émissions et identifier les tendances clés Moderniser la filière charbon de bois par l’adoption de procédés de M7 carbonisation à haute efficacité 4 480 000 000 8 000 000 0 0 4 480 000 000 8 000 000 énergétique et la structuration des chaînes de valeur Remplacer progressivement les meules traditionnelles par des meules fours améliorés/semi-industriels, conformément à la Stratégie M7.1 de Valorisation des Produits 3 920 000 000 7 000 000 3 920 000 000 7 000 000 Forestiers (SVPF, 2024), aux orientations du PANBE (2021) et au futur Code de la Bioénergie (2025) Accompagner la diffusion de ces technologies à travers M7.2 des programmes pilotes 448 000 000 800 000 448 000 000 800 000 et le soutien des ONG ou d’organisations locales Structurer et professionnaliser la filière bois-énergie par l’organisation des producteurs en coopératives et l’instauration d’un système M7.3 de certification garantissant 112 000 000 200 000 112 000 000 200 000 l’efficacité énergétique des procédés, la durabilité de l’activité et la qualité des produits Porter la part des énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydroélectricité, M8 799 818 789 280 1 428 247 838 2 363 991 191 520 4 221 412 842 3 163 809 980 800 5 649 660 680 éolien) à 46,3% dans le mix électrique national d’ici 2035 Déployer 1 074 MW de solaire photovoltaïque à l’horizon M8.1 2035, conformément au Plan 284 961 849 200 508 860 445 284 961 849 200 508 860 445 d’arrivée des ouvrages de Production 2025-2030 Ajouter une capacité additionnelle de 225 MW de solaire photovoltaïque à l’horizon 2035, soit un total de M8.2 1299 MW conformément au 76 509 661 760 136 624 396 76 509 661 760 136 624 396 Plan de développement de nouveaux ouvrages 2025- 2040 Déployer une capacité additionnelle de 1031 MW de solaire photovoltaïque et M8.3 biomasse en autoproduction 554 400 000 000 990 000 000 554 400 000 000 990 000 000 des commerces et industries d’ici 2035 Installer 150 MW de centrale M8.4 éolienne d’ici 2035 155 658 720 277 962 155 658 720 277 962 120 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Déployer 122 MW de capacité de production d’électricité à partir de la biomasse d’ici M8.5 2035, en cohérence avec le 267 375 626 000 477 456 475 267 375 626 000 477 456 475 Plan d’arrivée des ouvrages de production 2025–2030 Ajouter une capacité additionnelle de 77 MW de solaire photovoltaïque à l’horizon 2035, soit un total de M8.6 199 MW conformément au 168 753 468 800 301 345 480 168 753 468 800 301 345 480 Plan de développement de nouveaux ouvrages 2025- 2040 Construire 1 818 MW de grandes centrales hydroélectriques d’ici 2035, M8.7 en finalisant les projets 1 790 509 272 720 3 197 337 987 1 790 509 272 720 3 197 337 987 en cours et en lançant de nouveaux barrages M8.8 Installer 500 mini réseaux 21 088 443 600 37 657 935 21 088 443 600 37 657 935 Appliquer des règles d’ordonnancement priorisant M8.9 les EnR (solaire full capacity, 56 000 000 100 000 56 000 000 100 000 IPP priorité 1, hydro priorité 2, thermique priorité 3). Promouvoir une mobilité urbaine M9 3 776 232 957 840 6 743 273 139 0 0 3 776 232 957 840 6 743 273 139 durable Mettre en service deux lignes de Bus Rapid Transit (BRT) M9.1 d’ici 2035 dans le Grand 428 624 622 160 765 401 111 428 624 622 160 765 401 111 Abidjan. Développer le transport urbain durable, incluant la M9.2 construction de la ligne 1 2 309 686 667 120 4 124 440 477 2 309 686 667 120 4 124 440 477 du métro d’Abidjan Convertir progressivement la flotte lagunaire vers M9.3 des technologies propres 161 678 066 480 288 710 833 161 678 066 480 288 710 833 (électriques, hybrides, GNV) Développement d’une ligne ferroviaire moderne pour favoriser le report modal du M9.4 transport de marchandises 876 243 602 080 1 564 720 718 876 243 602 080 1 564 720 718 de la route vers le rail et améliorer la mobilité entre les grandes agglomérations Mettre en œuvre le programme de M10 renouvellement du parc automobile et de 767 217 657 920 1 370 031 532 573 350 714 720 1 023 840 562 1 340 568 372 640 2 393 872 094 mise à la casse Limiter à cinq (5) ans l’âge des véhicules d’occasion M10.1 particulier et de dix (10) 448 000 000 800 000 448 000 000 800 000 ans les véhicules utilitaires, importés dans le pays Assurer la transition vers des carburants de meilleure M10.2 qualité en produisant du 572 902 714 720 1 023 040 562 572 902 714 720 1 023 040 562 gasoil et de l’essence à faible teneur en soufre (≤ 50 ppm). Renouveler progressivement le parc automobile de M10.3 transport par des véhicules 754 162 907 120 1 346 719 477 0 754 162 907 120 1 346 719 477 neufs Encourager la mise en œuvre M10.4 du mécanisme de prime à 13 054 750 800 23 312 055 0 13 054 750 800 23 312 055 la casse Favoriser l’introduction des véhicules M11 54 918 630 480 98 068 983 3 836 000 000 6 850 000 58 754 630 480 104 918 983 électriques (VE) dans le parc automobile Élaborer et mettre en œuvre des mesures incitatives M11.1 (fiscales et douanières) 3 276 000 000 5 850 000 3 276 000 000 5 850 000 relatives à l’importation de véhicules électriques. 121 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Mettre en œuvre un projet M11.2 d’implémentation d’un 16 800 000 000 30 000 000 16 800 000 000 30 000 000 système d’autobus électrique à Abidjan par la SOTRA Mettre en œuvre un projet d’implémentation d’une usine M11.3 d’assemblage de véhicules 199 937 360 357 031 199 937 360 357 031 électriques en Côte d’Ivoire Déployer un réseau national d’infrastructures de recharge, M11.4 en partenariat public-privé 560 000 000 1 000 000 560 000 000 1 000 000 (PPP), aligné sur le Plan de mobilité électrique. Déployer un réseau national d’infrastructures de recharge, M11.5 en partenariat public-privé 30 800 000 000 55 000 000 30 800 000 000 55 000 000 (PPP), aligné sur le Plan de mobilité électrique. Mettre en œuvre le projet d’intégration de la mobilité électrique (engins à 2 et 3 M11.6 roues) à partir des solutions 2 424 003 680 4 328 578 2 424 003 680 4 328 578 d’énergies renouvelables en CI Intégrer des VE dans M11.7 le parc automobile de 4 694 689 440 8 383 374 4 694 689 440 8 383 374 l’administration publique Promouvoir des carburants alternatifs M12 17 360 810 320 31 001 447 9 800 000 000 17 500 000 27 160 810 320 48 501 447 pour la mobilité urbaine bas carbone Développer une filière intégrée de production de biodiesel à partir de l’hévéa, alignée sur la politique agricole nationale et le Plan M12.1 National d’Énergie Durable, 1 400 000 000 2 500 000 1 400 000 000 2 500 000 avec les fonds propres du pays pour la construction et l’opération des unités de transformation locales Favoriser l’utilisation du M12.2 biodiesel issu de l’hévéa pour 17 360 810 320 31 001 447 17 360 810 320 31 001 447 les autobus de la SOTRA Promouvoir l’intégration de M12.3 l’hydrogène vert pour les bus 8 400 000 000 15 000 000 8 400 000 000 15 000 000 urbains Promouvoir Carburant aviation durable M13 112 000 000 000 200 000 000 1 400 000 000 2 500 000 113 400 000 000 202 500 000 (CAD) Développer un cadre réglementaire et normatif M13.1 pour la production et l’usage 1 400 000 000 2 500 000 1 400 000 000 2 500 000 du CAD Développer une capacité nationale de production de M13.2 carburant aviation durable 112 000 000 000 200 000 000 112 000 000 000 200 000 000 en installant des unités locales Renforcer le contrôle et la réduction progressive des HFC utilisés dans les M14 0 0 2 598 400 000 4 640 000 2 598 400 000 4 640 000 équipements de climatisation et de réfrigération Mettre en œuvre de façon efficiente les actions M14.1 proposées dans le planning 1 344 000 000 2 400 000 1 344 000 000 2 400 000 établi pour la réduction de la consommation des HFC Soutenir l’acquisition d’équipements utilisant des M14.2 fluides frigorigènes à faible 1 254 400 000 2 240 000 1 254 400 000 2 240 000 Potentiel de Réchauffement Global (PRG) 122 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Renforcer la réduction progressive des réfrigérants à fort impact climatique M15 (HFC à fort PRG) utilisés dans les 560 000 000 1 000 000 820 400 000 1 465 000 1 380 400 000 2 465 000 équipements de climatisation et de réfrigération Renforcer le système de collecte et de rapportage M15.1 de données pour permettre 560 000 000 1 000 000 560 000 000 1 000 000 l’estimation des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES). Favoriser le développement et l’utilisation de technologies M15.2 de production plus propres et 652 400 000 1 165 000 652 400 000 1 165 000 plus efficaces dans l’industrie Soutenir l’intégration des principes de l’économie M15.3 circulaire dans les 168 000 000 300 000 168 000 000 300 000 procédés industriels Mettre en œuvre des pratiques d’élevage M16 48 270 000 000 86 196 429 0 0 48 270 000 000 86 196 429 durables et intelligentes face au climat. Valoriser les déchets d’animaux d’élevage M16.1 et d’abattage par 2 500 000 000 4 464 286 2 500 000 000 4 464 286 le compostage et la méthanisation. Promouvoir les systèmes M16.2 d’élevage semi-intensifs et 27 650 000 000 49 375 000 27 650 000 000 49 375 000 intensifs à faibles émissions Adopter des pratiques de production M17 rizicole intelligentes adaptés aux 18 120 000 000 32 357 143 0 0 18 120 000 000 32 357 143 changements climatiques. Introduire la technique M17.1 d’irrigation alternée 120 000 000 214 286 120 000 000 214 286 Mettre en œuvre des systèmes de riziculture basés M17.2 sur la rotation ou association 18 000 000 000 32 142 857 18 000 000 000 32 142 857 culturale Optimiser l’utilisation des engrais M18 organiques azotés dans les systèmes 0 0 0 0 - - agricoles Mettre en place des unités M18.1 communautaires de - - compostage contrôlé Élaborer des fiches M18.2 d›itinéraires techniques en - - régie fertilisation organique Diffuser des calendriers M18.3 d’épandage des engrais - - organiques Promouvoir les techniques innovantes d’incorporation M18.4 directe des engrais - - organiques au sol Interdire progressivement le brûlage M19 à l’air libre des résidus agricoles et 0 0 0 0 - - promouvoir leur valorisation durable Développer des unités locales de transformation des M19.1 résidus agricoles en compost, - - biochar ou briquettes combustibles Mettre en place des plateformes de collecte et M19.2 de stockage temporaire des - - résidus agricoles Intégrer l’interdiction du brûlage dans les codes locaux de gestion foncière et environnementale M19.3 notamment via les Plans de - - Développement Villageois et Plans d’Aménagement Agricole 123 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Préserver et conserver la couverture M20 132 440 000 000 236 500 000 6 272 000 000 11 200 000 138 712 000 000 247 700 000 forestière et la biodiversité Maintenir le niveau de conservation du couvert M20.1 forestier des forêts classées 6 272 000 000 11 200 000 6 272 000 000 11 200 000 de catégories C1 (taux de dégradation inférieur à 25%) Maintenir le niveau de conservation du couvert M20.2 forestier des parcs nationaux 126 000 000 000 225 000 000 126 000 000 000 225 000 000 et réserves naturelles (PNR) Etendre le réseau des M20.3 Réserves Naturelles 840 000 000 1 500 000 840 000 000 1 500 000 Volontaires (RNV) Mettre en œuvre des programmes juridictionnels M20.4 REDD+ à travers des 5 600 000 000 10 000 000 5 600 000 000 10 000 000 approches imbriquées Réhabiliter et étendre les superficies 1 026 200 000 M21 1 832 500 000 0 0 1 026 200 000 000 1 832 500 000 forestières 000 Mettre en œuvre des reboisements intensifs à forte M21.1 densité (1111 – 1600 pieds/ha) 280 000 000 000 500 000 000 280 000 000 000 500 000 000 pour la production de bois d’œuvre. Créer des forêts dédiées à la M21.2 production de bois-énergie 56 000 000 000 100 000 000 56 000 000 000 100 000 000 durable. Développer des reboisements à faible densité (100 – 400 pieds/ha) en partenariat M21.3 avec le secteur privé dans 616 000 000 000 1 100 000 000 616 000 000 000 1 100 000 000 les agro-forêts et le domaine rural. Promouvoir la restauration des forêts par la régénération M21.4 naturelle assistée et la mise 63 000 000 000 112 500 000 63 000 000 000 112 500 000 en défens. Promouvoir la restauration M21.5 des écosystèmes de 11 200 000 000 20 000 000 11 200 000 000 20 000 000 mangroves. Transformer progressivement les terres agricoles des principales filières (cacao, M22 Anacarde, Palmier à huile, Hévéa et les 352 800 000 000 630 000 000 0 0 352 800 000 000 630 000 000 cultures vivrières) en systèmes agro- forestiers résilients et durables Transformer progressivement les terres agricoles des principales filières (cacao, M22.1 anacarde, palmier à huile, 352 800 000 000 630 000 000 352 800 000 000 630 000 000 hévéa et cultures vivrières) en systèmes agro-forestiers résilients et durables. Transformer progressivement les terres agricoles des principales filières (cacao, M22.2 anacarde, palmier à huile, 67 200 000 000 120 000 000 67 200 000 000 120 000 000 hévéa et cultures vivrières) en systèmes agro-forestiers résilients et durables. Renforcer la gestion efficace des M23 déchets solides ménagers et assimilés 98 000 000 000 175 000 000 50 000 000 000 89 285 714 148 000 000 000 264 285 714 (DSMA). Construire et exploiter des décharges contrôlées M23.1 résilientes face au 50 000 000 000 89 285 714 50 000 000 000 89 285 714 changement climatique Construire et rendre opérationnels des CVET M23.2 (Centre, Nord, Ouest, 90 000 000 000 160 714 286 90 000 000 000 160 714 286 Sassandra-Marahoué) Construire des CVET dans M23.3 d’autres intercommunalités - - 124 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Conditionnelle Inconditionnelle Code Mesures Initiatives de mise en œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Développer une filière nationale de gestion M23.4 durable des déchets 8 000 000 000 14 285 714 8 000 000 000 14 285 714 d’équipements électriques et électroniques (DEEE) M24 Promouvoir une économie circulaire 33 000 000 000 58 928 571 0 0 33 000 000 000 58 928 571 Récupérer, torcher et/ M24.1 ou valoriser le biogaz des 10 000 000 000 17 857 143 10 000 000 000 17 857 143 CVET et à Akouédo Mise en place de filières viables de tri-récupération- M24.2 recyclage-valorisation 13 000 000 000 23 214 286 13 000 000 000 23 214 286 des déchets plastiques et des papiers-cartons Mise en place de filières viables de tri-récupération- M24.3 valorisation des déchets 10 000 000 000 17 857 143 10 000 000 000 17 857 143 organiques par Compostage Mettre en place des centres intégrés de tri, traitement M24.4 et valorisation des déchets - - solides ménagers et assimilés dans les grandes villes Développer des unités de méthanisation M25 pour la valorisation des déchets 30 000 000 000 53 571 429 0 0 30 000 000 000 53 571 429 organiques Micro-méthanisation dans M25.1 cantines scolaires et zones 30 000 000 000 53 571 429 30 000 000 000 53 571 429 rurales Unités de méthanisation M25.2 sur sites stratégiques à fort - - potentiel Renforcer les systèmes de traitement 1 445 500 000 M26 2 581 250 000 0 0 1 445 500 000 000 2 581 250 000 des eaux usées et excreta 000 Réseau collectif DAA - M26.1 Linéarisation et raccordement 70 000 000 000 125 000 000 70 000 000 000 125 000 000 Construction station M26.2 d’épuration à Abidjan - - Stations traitement et M26.3 valorisation boues de - - vidange (STBV) Latrines améliorées sensibles M26.4 au climat - ménages ruraux 1 375 500 000 000 2 456 250 000 1 375 500 000 000 2 456 250 000 Élimination défécation air M26.5 libre - latrines compost/ - - biodigesteurs Latrines améliorées dans M26.6 écoles et centres de santé - - 125 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Tableau 4: Matrice des coûts détaillés de l’adaptation Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Initiatives de mise en Conditionnelle Inconditionnelle CODE Mesures œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) 17 536 628 600 000 31 315 408 214 287 560 000 000 513 500 000 17 824 188 600 000 31 828 908 214 Renforcer la mise en œuvre de A1 systèmes de production agricole 9 345 925 000 000 16 689 151 786 185 200 000 000 330 714 286 9 531 125 000 000 17 019 866 071 intelligents face au climat. Accroître la sécurisation foncière rurale inclusive A1.1 et durable comme levier 446 800 000 000 797 857 143 173 200 000 000 309 285 714 620 000 000 000 1 107 142 857 de résilience climatique Promouvoir une agriculture durable à A1.2 travers la conservation - - de la biodiversité Faciliter l’accès aux producteurs.trices à A1.3 l’assurance indicielle 12 000 000 000 21 428 571 12 000 000 000 21 428 571 et contre les risques climatiques Renforcer les aménagements hydroagricoles et agropastoraux intégrant A1.4 les technologies 125 000 000 223 214 125 000 000 223 214 d’irrigation d’appoint et incluant les solutions basées sur la nature (SbN), la circularité Mettre au point des variétés végétales A1.5 résilientes aux aléas - - climatiques Achever la cartographie A1.6 de la fertilité des sols au - - plan national Renforcer la capacité des producteurs sur les A1.7 normes de production 10 000 000 000 17 857 143 10 000 000 000 17 857 143 durable de Riz (Normes SRP) Promouvoir des pratiques de conservation, A1.8 de stockage, de 8 850 000 000 000 15 803 571 429 8 850 000 000 000 15 803 571 429 transformation et de commercialisation innovante et durable Promouvoir l’adoption de variétés de riz A1.9 adaptées aux aléas 39 000 000 000 69 642 857 39 000 000 000 69 642 857 climatiques Améliorer la gestion durable des A2 ressources halieutiques marines et 50 637 000 000 90 423 214 0 0 50 637 000 000 90 423 214 continentales Mettre en place des A2.1 systèmes de suivi 3 600 000 000 6 428 571 3 600 000 000 6 428 571 contrôle des pêches. Élaborer et appliquer des plans A2.2 d’aménagement 11 807 000 000 21 083 929 11 807 000 000 21 083 929 participatif des pêcheries Développer un système intégré de surveillance épidémiologique des A2.3 maladies animales 35 000 000 000 62 500 000 35 000 000 000 62 500 000 et halieutiques sensibles aux variations climatiques 126 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Initiatives de mise en Conditionnelle Inconditionnelle CODE Mesures œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Créer des aires marines et continentales A2.4 protégées dédiées 230 000 000 410 714 230 000 000 410 714 à la reproduction et au repeuplement Améliorer les dispositifs de gestion A3 381 892 000 000 681 950 000 101 360 000 000 181 000 000 483 252 000 000 862 950 000 durable des ressources forestières Renforcer la protection et la surveillance des forêts naturelles A3.1 résiduelles dans le 97 440 000 000 174 000 000 97 440 000 000 174 000 000 domaine rural, forêts classées et Agro-forêts Développer et opérationnaliser le Système National A3.2 Surveillance des 3 920 000 000 7 000 000 3 920 000 000 7 000 000 Forêts (SNSF) et d’alertes précoces à la déforestation Assurer l’alignement des principales chaînes de valeur agricoles (cacao, A3.3 café, hévéa palmier 84 000 000 000 150 000 000 84 000 000 000 150 000 000 à huile, anacarde) sur l’ambition zéro déforestation. Renforcer la durabilité des chaînes de valeur des produits forestiers ligneux et non ligneux A3.4 à travers la mise en 153 412 000 000 273 950 000 153 412 000 000 273 950 000 œuvre de l’APV FLEGT et la Stratégie de valorisation des produits forestiers (SVPF) Mettre en place un système national A3.5 d’alerte précoce de 14 560 000 000 26 000 000 14 560 000 000 26 000 000 lutte contre les feux de brousse. Développer un programme de production de semences et de plants A3.6 forestiers de haute 129 920 000 000 232 000 000 129 920 000 000 232 000 000 qualité, en impliquant le secteur privé, les jeunes et les femmes. Mettre en œuvre des approches de gestion intégrée des ressources A4 1 912 500 000 000 3 415 178 571 0 0 1 912 500 000 000 3 415 178 571 en eau résilientes au changement climatique Améliorer l’accès durable à l’eau et renforcer la sécurité A4.1 hydrique des 1 803 000 000 000 3 219 642 857 1 803 000 000 000 3 219 642 857 populations, des écosystèmes et des secteurs économiques Développer des approches circulaires, sexospécifiques et communautaires A4.2 de restauration et 46 000 000 000 82 142 857 46 000 000 000 82 142 857 de préservation des ressources en eau renforçant la protection des écosystèmes Développer des mécanismes innovants de suivi et de gestion A4.3 des données et 3 500 000 000 6 250 000 3 500 000 000 6 250 000 informations hydro- climatiques 127 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Initiatives de mise en Conditionnelle Inconditionnelle CODE Mesures œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Améliorer la gestion des eaux pluviales sur la base de normes techniques adaptées A4.4 et sur des principes 60 000 000 000 107 142 857 60 000 000 000 107 142 857 de circularité et d’intégration de solutions fondées sur la nature Assurer la protection A4.5 des installations 9 180 000 000 16 392 857 9 180 000 000 16 392 857 hydrauliques A4.6 Sensibiliser les usagers 450 000 000 803 571 450 000 000 803 571 Renforcer les systèmes de surveillance, de prévention et de A5 gestion des maladies climato- 1 369 800 000 000 2 446 071 429 1 000 000 000 1 785 714 1 370 800 000 000 2 447 857 143 sensibles différenciées par sexe et par âge Renforcer la surveillance des maladies A5.1 climato-sensibles 13 000 000 000 23 214 286 1 000 000 000 1 785 714 14 000 000 000 25 000 000 émergentes et réémergentes Construire, réhabiliter et équiper des A5.2 établissements 1 350 000 000 000 2 410 714 286 1 350 000 000 000 2 410 714 286 sanitaires résilients et durables Elaborer le Profil Pays des maladies liées à A5.3 l’environnement et au 800 000 000 1 428 571 800 000 000 1 428 571 changement climatique Doter le système de santé (10 Pôles Régionaux d’Excellence A5.4 Sanitaire (PRES) de 6 000 000 000 10 714 286 6 000 000 000 10 714 286 dispositifs de mesures de la qualité de l’air Renforcer la mise en place des A6 établissements sanitaires résilients 380 000 000 000 678 571 429 0 0 380 000 000 000 678 571 429 et durables. Réhabiliter les centres de santé prioritaires A6.1 selon des normes de 300 000 000 000 535 714 286 300 000 000 000 535 714 286 construction résilientes Équiper les établissements A6.2 sanitaires en sources 30 000 000 000 53 571 429 30 000 000 000 53 571 429 d’énergie renouvelable (solaire, biomasse) Intégrer des dispositifs de gestion des A6.3 déchets sanitaires 50 000 000 000 89 285 714 50 000 000 000 89 285 714 conformes aux normes environnementales Mettre en œuvre des solutions de restauration des mangroves, A7 des ouvrages de défense et des 175 746 550 000 313 833 125 0 0 175 746 550 000 313 833 125 mécanismes d’alerte précoce, dans les zones côtières vulnérables Renforcer le capital humain, les capacités matérielles et financières des A7.1 institutions face aux 61 120 000 000 109 142 857 61 120 000 000 109 142 857 risques climatiques et évènements extrêmes côtiers Renforcer la protection et la résilience de l’écosystème côtier face aux risques climatiques A7.2 et espèces exotiques 57 545 000 000 102 758 929 57 545 000 000 102 758 929 envahissantes à travers les solutions fondées sur la nature et infrastructures grises. 128 Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Initiatives de mise en Conditionnelle Inconditionnelle CODE Mesures œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Créer des Aires Marines Protégées (AMP) et A7.3 renforcer leur gestion 28 050 000 000 50 089 286 28 050 000 000 50 089 286 durable Protéger, restaurer et gérer les zones A7.4 humides d’importance 29 031 550 000 51 842 054 29 031 550 000 51 842 054 nationale et internationale (RAMSAR) Promouvoir une Economie bleue A8 592 031 550 000 1 057 199 196 0 0 592 031 550 000 1 057 199 196 durable Développer l’aquaculture durable comme alternative à A8.1 la surpêche avec des 77 000 000 000 137 500 000 77 000 000 000 137 500 000 pratiques respectueuses de la biodiversité. Aménager des infrastructures portuaires durables en réduisant les pollutions, A8.2 la récupération des 500 000 000 000 892 857 143 500 000 000 000 892 857 143 eaux usées, l’efficacité énergétique et la gestion des déchets maritimes. Renforcer la durabilité des moyens de subsistance des communautés en A8.3 matière d’économie 15 031 550 000 26 842 054 15 031 550 000 26 842 054 bleue et les emplois verts et bleus (écotourisme). Améliorer la résilience des A9 infrastructures routières et des 3 082 056 500 000 5 503 672 321 0 0 3 082 056 500 000 5 503 672 321 bâtiments Renforcer les fondations, les structures de chaussées et les A9.1 systèmes de drainage 3 047 000 000 000 5 441 071 429 3 047 000 000 000 5 441 071 429 des routes et ponts exposés aux inondations Construire des bâtiments publics (écoles, hôpitaux, A9.2 marchés etc.,) selon - - des standards bioclimatiques Aménager des parcs urbains dans les principales villes des 31 Régions du pays, en vue A9.3 de renforcer la résilience 35 056 500 000 62 600 893 35 056 500 000 62 600 893 des villes face au changement climatique, impliquant les hommes, les femmes et les jeunes Mettre en place un mécanisme d’évaluation A9.4 de la résilience des - - infrastructures Intégrer le principe de résilience A10 climatique dans les plans directeurs 145 000 000 000 258 928 571 0 0 145 000 000 000 258 928 571 des collectivités Réviser les outils d’aménagement territorial des collectivités pour y A10.1 intégrer des données 50 000 000 000 89 285 714 50 000 000 000 89 285 714 climatiques, de genre et de vulnérabilité, de migrations humaines (zones transfrontalières) Élaborer des documents de planification (plans d’adaptation, ou plan A10.2 climat) intégrant le 60 000 000 000 107 142 857 60 000 000 000 107 142 857 genre et la résilience climatique ; 129 CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU NATIONAL 3.0 DE LA CÔTE D’IVOIRE Estimation de Coût des mesures Estimation de Coût des mesures Coût Total des mesures Initiatives de mise en Conditionnelle Inconditionnelle CODE Mesures œuvre Devise nationale Devise nationale Devise nationale Dollar US Dollar US Dollar US (FCFA) (FCFA) (FCFA) Elaborer et diffuser des guides méthodologiques pour l’élaboration A10.3 de document de 10 000 000 000 17 857 143 10 000 000 000 17 857 143 planification intégrant la dimension genre et climat Mettre en place un système de suivi- A10.4 évaluation des mesures 25 000 000 000 44 642 857 25 000 000 000 44 642 857 d’adaptation intégrées dans les plans locaux Renforcer la résilience des femmes A11 101 040 000 000 180 428 571 0 0 101 040 000 000 180 428 571 et des jeunes filles Renforcer les capacités opérationnelles des structures et organisations A11.1 coopératives des 100 000 000 000 178 571 429 100 000 000 000 178 571 429 femmes, notamment dans les secteurs innovants verts, bleus et technologiques Améliorer les capacités et connaissances des femmes et des jeunes filles à promouvoir la A11.2 gestion durable des 500 000 000 892 857 500 000 000 892 857 ressources naturelles (biodiversité, SfN) à travers des stratégies endogènes Intégrer systématiquement A11.3 les femmes dans les 240 000 000 428 571 240 000 000 428 571 mécanismes d’alerte précoce Renforcer les mécanismes d’appui aux jeunes filles dans A11.4 les métiers innovants 300 000 000 535 714 300 000 000 535 714 face aux changements climatiques 130 Plateau-Cité Administrative, Tour A, 1er et 4ème Étages Tel: 27 20 23 99 00 / 27 20 23 99 03 www.environnement.gouv.ci CDN 3.0