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Laws of Central African Republic

Compact République Centrafricaine pour l'alimentation et l'agriculture

Made 2023 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Country
Central African Republic
Subjects
Agricultural and rural development, Livestock, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, Forestry, Cultivated plants
Keywords
agricultural commodities, agricultural development, capacity building, data collection/reporting, fertilizers/nutrients, financing, governance, innovation, investment, pesticides, post-harvest treatment, public private partnership (PPP), rural development, cooperative/producer organization, gender, institution, youth, sustainable development, animal production, fishery management and conservation, aquaculture, cereals/grains/rice, food assistance, food security, international trade, meat, milk/dairy products, nutrition, processing/handling, fruits/edible nuts, poverty, non-wood forest products, seeds/planting material, plant production
Categories
*, agriculture

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  1. Atrican Union Zn COMPACT REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE ~ a . | Résumé exécutif 1. Stratégie Le Pacte s’inscrit dans la vision globale définie par le gouvernement qui vise a reconstruire une agriculture productive, rentable, durable et créatrice de rich esses. || vise notamment 4 relancer les productions alimentaires (productions vegétales, animales et halieutiques) et 4 promouvoir l'intégration des produc tions au marché en mettant l’accent sur les filiéres prioritaires suivantes : (i) Productions végétales : mais, riz, manioc, arachide, cultures maraicheres et productions fruitiéeres. (ii) Productions animales : gros bétail (bovin), petit bétail (caprin) et volaille (poulet de chair). (iii) Ressources halieutiques (filiere péche, pisciculture). Plus précisement, la République centrafricaine (RCA) entend emblaver 215 000 hectares de cultures vivrieres (105 O00 ha de manioc, 56 000 ha de mais, 14 000 ha de riz, et 60 O00 ha d’arachide) en vue d’atteindre des surplus de production de 1,2 million de tonnes de manioc, 112 O00 tonnes de mais, 35 O00 tonnes de riz et 50 000 tonnes d’arachide. La mise en ceuvre du Pacte apportera les réponses idoines aux besoins alimen taires du pays, et permettra de réduire la dépendance du pays aux importations de denrées alimentaires, tout en creant plus d’emplois pour les jeunes et les femmes a travers la promotion de l’agrobusiness. 2. Engagement de financement Dans l'optique d’atteindre ces objectifs, le secteur agricole centrafricain néces site un financement basé sur les résultats de 210 millions de dollars américains dinvestissements supplementaires pour augmenter les rendements de 75%, et catalyser la création de 215 OOO hectares de terres agricoles suppléementaires et la transformation d’aliments d’au moins 50% de |a fourniture. 3. Engagement des partenaires Pour atteindre les objectifs susmentionnes, les partenaires devront doubler leurs efforts et optimiser l’effet de levier des opportunites nouvelles et existantes. La RCA entend mobiliser i) 100 millions de dollars aupres de la Banque africaine de développement, 100 millions de dollars aupres de la Banque mondiale, et 10 mil lions de dollars auprés de |’Union européenne. 4. Mécanisme de coordination La mise en ceuvre du Pacte se fera sous l’autorite du president de la République et sous la supervision du Premier ministre. Il sera créé un Conseil de suivi de la mise en ceuvre du Pacte. Sa composition et ses missions seront précisées par le gouvernement. Ce Conseil sera élargi aux partenaires du développement et aux représentants des organisations socio-professionnelles. Enfin, un organe de mise en ceuvre du Pacte rattaché au ministére de |’Agriculture sera mis en place. Table des matiéres Introduction et état des lieux Plans nationaux d’investissement agricole et progres realisés a ce jour Combler le déficit : que faire ? Contribution des partenaires aux principales 25 possibilites Un appel a l’action V7 Mise en oeuvre 29 Déclaration du Gouvernement et des partenaires 31 Introduction et état des lieux Introduction et état des lieux Le secteur agricole constitue l'un des principaux piliers de l'économie de la Répub lique centrafricaine (RCA), et offre un potentiel considérable, notamment l’agro-fon cier sous-exploite du fait d’une densité démographique territoriale inférieure a dix habitants au km?. Ce secteur joue un rdle vital pour le pays sur le plan économique, én vironnemental, politique et social. Apres le secteur des services, ce secteur contribue @ 34% du PIB sur la période 2009-2020. Le secteur agricole produit 75% denrées ali mentaires du pays et génere plus de 90% des revenus des ménages ruraux. Un tiers de la superficie du territoire (623 O00 km?) est réputée propice a |’agriculture et |’élevage, lequel represente a lui seul 15% du PIB. Avec une couverture végétale forestiére dense de 65 O00km*? au sud, qui fournit du bois d’ceuvre et des vastes savanes humides boisées au centre, et des savanes her bacées au nord du pays, sous un climat soudano-guinéen & soudano-sahélien (plu viométrie entre 1800 mm/an au sud et une moyenne 1 500 mm/an au nord), la RCA dispose d’un réseau hydrographique dense devant permettre des aménagements ag ricoles et énergétiques irrigués dans toutes les régions. Ces vastes savanes humides, stimees a neuf millions d’hectares de paturages naturels, accueillent annuellement des millions de tetes de betail saheliens en provenance du bassin du lac Tchad, en plus d'un troupeau de quatre millions de bovins résidents. Le petit 6levage de ruminants (caprins, ovins) et volailles y est prospeére. Le secteur agricole en RCA La République centrafricaine est rurale : Pagriculture et ’élevage sont deux secteurs economiques essentiels du pays. Ils emploient 75% de la population active et con tribuent 4 hauteur de 55% au PIB. La contribution du secteur agricole au PIB, qui était de 46% avant le début de la crise en 2012, est estimée actuellement a 30%. Malgré son recul récent, il représente 45% du PIB, 70% des emplois et plus de 75% de la consom mation alimentaire nationale. Environ 70% des ménages centrafricains ont des agricul teurs a leur téte. LES TAUX SONT A VERIFIER ! Lesystéme d’exploitation agricole dominant est la polyculture associée au petit elevage (caprins, ovins, porcins et volailles). Les exploitations se caractérisent par leur taille modeste, de 1,5 4 2 hectares, la pratique de cultures itinérantes sur brilis, des tech niques de production peu intensives (¢quipements rudimentaires, faible utilisation de semences améliorées et d’engrais) et de faibles rendements. Les types d’assolement combinent cultures perennes (café, palmier a huile, bananes) et manioc en zone for estiere, coton, manioc et cereales en zone de savanes, cereales seules en zone saheli enne. Les effectifs sont en moyenne de 5,6 personnes par exploitation agricole et de 2,5 actifs (ratio de 45% en nombre d’actifs sur nombre de personnes). Les cultures vivrigres occupent 663 OOO hectares et sont présentes dans presque toutes les exploitations agricoles. Elles sont dominées par le manioc, aliment de base de la population. Leur contribution dans PIB a été évaluée 4 212.8 milliards de FCFA en 2003, soit 31% du PIB. Malgré une disponibilite en terre evaluée a 15 millions d’hectares, dont seulement 700 000 ha sont mis en valeur chaque année, conséquence d’une faible densité démographique (six habitants au km2), diverses contraintes agronomiques et organisationnelles limitent leur essor. Lirrigation constitue une pratique relativement marginale en RCA malgreé |’6norme potentiel des vastes terres irrigables et la grande disponibilité d’eau de surface. En effet, la superficie totale irriguée est estimée a 655 hectares, dont 500 en cultures de contre-saison (bas-fonds et marais) et 135 hectares en maitrise totale ou partielle de l’eau, dont 69 ha effectivement cultives a la périphérie de Bangui. Malgré d'importantes potentialités agroécologiques, les performances du secteur ru ral restent faibles en raison d’importantes contraintes : difficultés d’accés aux intrants (semences, produits phytosanitaires, engrais) et aux outils de production, faible struc turation des acteurs et des filiéres, manque d’appui et d’accompagnement technique des producteurs et faible diffusion des techniques de transformation et de conserva tion. Les activites rurales restent dominées par une agriculture de subsistance exten sive et faiblement consommatrice d’intrants (semences ameéliorées, engrais, produits phytosanitaires). Environ 87% des ménages agricoles pratiquent la culture vivriere, et 99.2% utilisent des techniques culturales traditionnelles et pratiquent la culture plu viale. Il résulte de cette faible intensification, des superficies moyennes relativement faibles : 1,1 hectare en culture vivriére et de l’ordre de O,] ha pour les cultures industri elles. Les modes de production sont de moins en moins performants au fil des decennies, parallelement a la dégradation de la situation politique et sécuritaire. L’agriculture a connu une crise aigué, matérialisée par une chute de la productivité et des rendements de toutes les cultures, caractérisée par des tensions de plus en plus graves, voire des conflits, entre usagers de l’espace (cultivateurs, éleveurs, chasseurs, miniers). LVlagriculture centrafricaine continue de souffrir de la volatilité de la situation sécu ritaire, des déplacements recurrents de populations, des difficultés d’acces aux intrants et aux outils agricoles ainsi que des pluies diluviennes et de la maladie du manioc. Tous ces facteurs, endogénes et exogenes, créent les conditions favorables a l’insécurite alimentaire dans le pays. Situation actuelle de l’approvisionnement alimentaire Données sur la malnutrition La République centrafricaine est classée au 5°™ rang des pays les plus fragiles au monde (Fragile State Index 2022). Dans ce contexte, selon les analyses de la classifi cation intéegrée de la phase de sécurité alimentaire (IPC), environ 2,2 millions de per sonnes en RCA connaissent des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aigué classée en crise (phase 3 de |’IPC) ou pire, entre avril et aout 2022, en raison des conflits, des déplacements de population et des prix éleves des denrées alimentaires. La projection correspond a la période de soudure dans la plupart des zones agro-climatiques du pays. En |’absence d’une assistance alimentaire, on estime que 13% de la population est susceptible d’étre en situation d’urgence alimentaire (phase 4 de |'IPC). Dans la capi tale, Bangui, plus de 153 O00 personnes sont confrontées a une insecurité alimentaire aigué (phases 3 et 4 de l'IPC). Selon l’'analyse de l'UCNT, si des mesures diligentes ne sont pas prises, le pays encourt les risques suivants : i) des remous sociaux, notamment a Bangui, en reaction a la dégradation du niveau de vie de la population ; ii) une recrudescence des braquag es, vols a mains armées et agressions ; iii) des difficultés de déploiement des ser vices sécuritaires 4 travers le territoire iv) le développement des trafics en tous genres Cmines, bétails etc). Balance commerciale li¢ée au secteur agricole La RCA est un pays enclave, qui dépend principalement des ports camerounais de Douala et de Kribi pour son approvisionnement en produits essentiels de premiere ne cessité comme les denrées alimentaires et d’autres matériaux. Le pays importe jusqu’a 80% de ses besoins de consommation, dont un cinquieme est constitue de produits alimentaires, dont la farine de bleé, le riz, |’huile comestible, le sucre, le lait, le poisson, le poulet et les ceufs. Les approvisionnements alimentaires sur les marchés sont forte ment influencés par les importations, notamment en provenance du/ou via le Camer oun, le Tchad et la RDC. Les importations des denrées alimentaires en RCA s’expliquent également par les dif ficultés de production et de transformation auxquelles le pays fait face pour couvrir la demande alimentaire interne. Le niveau de transformation nationale des productions vegétales (mais, riz, manioc), animales (viande, lait, divers), forestiéres et halieutiques, est tres faible, obligeant le pays a importer des produits alimentaires. Ces importations representaient, en 2009, la part la plus importante des importations en valeur, pres de 30%. Les estimations realisées par la banque centrale de RCA évaluent désormais la part des importations alimentaires a4 pres de 50% des importations totales du pays. Objectif du Pacte de la RCA Le Pacte de la RCA pour l’alimentation et l’agriculture vise 4 relancer les productions alimentaires (productions végétales, animales et halieutiques) et a promouvoir |’in tégration au marché des productions en mettant l’accent sur les filiéres prioritaires ci-dessous : * Pour les productions végétales : mals, riz, manioc, et arachide ; cultures maraichéres ; productions fruitieres). . Pour les productions animales : gros bétail (bovin), petit bétail (caprin) et volaille (poulet de chair). * Pour les ressources halieutiques : filigre péche, pisciculture. Pour atteindre ses objectifs, le Pacte s’appuiera sur trois actions prioritaires : * Mobilisation d’investissements plus importants, plus nombreux et de meilleure qualité. . Transformation des chaines de valeur. . Transformation facilitée par le secteur public, mais dirigée par le secteur prive. Facteurs externes cles La pandemie de Covid-19, s'ajoutant a une situation socio-politique relativement diffi cile, a entrainé des ruptures dans les chaines logistiques mondiales et un choc d’offre, qui se caractérise par la hausse généralisée des prix. En RCA, cette hausse est ampli fiée par la demande, conséquence directe de la rapidité de la reprise post-Covid. Selon le bulletin n°3 de suivi hebdomadaire des prix de la Banque mondiale, l|CASEES et le Programme alimentaire mondial, l'impact de la crise sanitaire a ¢té mesuré sur plu sieurs marchés avec |'augmentation des prix du manioc en mars, par rapport a janvier QUELLE ANNEE ? : +67% & Boali, Yaloké (+40%), Batangafo (+33%), Bouar (+25%), Berberati (+25%), Bimbo (+17%) et Béegoua (+17%). Une baisse des disponibilites cé realiéres est egalement observée sur les marches de Birao, Bambari, Boda et Obo en raison notamment de la situation sécuritaire, des perturbations des flux d’approvision nement et de la taxation illegale des commercants, des transporteurs ainsi que de la population civile. Avec la guerre en Ukraine, le pays fait face & un nouveau choc d’offre lié a la flambée des prix des matiéres premiéres, notamment de I’énergie et des engrais. La pertur bation des circuits d’approvisionnement engendre aussi une hausse significative des prix des denrées alimentaires de 530%, voire 50%, dans certains cas. Cette flambee des prix pese lourdement sur les ménages vulnérables, notamment ceux dirigés par des femmes, ceux a faible revenu et 4 revenu journalier. Ceci constitue une menace impor tante pour les activités de production, en particulier la production agricole des petits exploitants. Il est a craindre qu’une nouvelle extension de la crise dans le contexte de la forte dépendance au commerce international n’amplifie le contexte de fragilité et d’in sécurité, entrainant une grave crise du cout de la vie et une instabilite dans les zones rurales. Productivite globale Estimations des ecarts d’approvisionnement a |’echelle nationale. Le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique se caractérise par son faible niveau de production en raison de la faiblesse de rendement par hectare et des superficies réduites par exploitant. Les rendements sont faibles, avoisinant en moyenne 33 a 45% du potentiel, pour la majorite des varietes disponibles des speculations pratiquees. L’offre nationale pour les spéculations majeures est respectivement de |’ordre 646 tonnes par an pour le manioc, 154,2 tonnes/an pour le mais et 41,7 tonnes/an pour le riz paddy (ministere du Plan, de |'Economie et de la Cooperation Internationale, 2010). Tableau 1: Approvisionnement en spéculations majeures (national) Approvisionnement a Principales Spéculations échelle nationale Mais Riz paddy Offre nationale’ (tonnes/ 646 154,2 4) 7 an) Demande nationale (tonnes/an) Ecarts (tonnes/an) TABLEAU INCOMPLET Niveau des importations et impact sur le budget alimentaire des ménages Compte tenu des difficultés de la production alimentaire nationale 4 couvrir la demande intérieure, la RCA est fortement dépendante des importations de produits alimentaires. Selon des données de l’AGVSA, 72 % des dépenses des ménages sont destinees a |’ali mentation, et le marché constitue leur principale source d’approvisionnement. Dans ce contexte, le fonctionnement des marchés et Il'évolution des prix ont un impact direct sur la capacité des ménages a répondre 4 leurs besoins alimentaires. Balance commerciale nationale Le deficit de la balance commerciale de la Republique centrafricaine, projeté pour la fin de l'année 2022, s’éleve 4 17,9 milliards de FCFA. En 2020, il était de 213,9 milliards de FCFA, et en 2021 de 192,5 milliards de FCFA. Dans son dernier rapport de politique monetaire, la Banque des Etats de l'Afrique centrale tablait sur un excedent commer cial ? de 242.3 milliards de FCFA a fin décembre 2022) la hausse des exportations d’or et de bois et la relative stabilité de la production de diamants bruts et taillés atant in suffisante pour compenser, en volume et en valeur, les importations de la RCA. PROB LEME SUR LES CHIFFRES DE LA BALANCE COMMERCIAL : DEFICIT OU EXCEDENT ? (plutdét un déficit) Productivité globale. Concernant les principales spéculations, les rendements sont les suivants : 800 ki los par hectare pour le mais, 1,5 t/ha pour le riz, huit tonnes par hectare pour le manioc, et 400 kilos/ha pour l’arachide. Pertes apres récolte et valeur ajoutee Niveau de pertes post-recolte En plus de la faible productivité agricole, la RCA fait face 4 d'importantes pertes post-réecolte observees a differents niveaux : i) perte a l’entreposage ; ii) perte au trans port ; iii) perte a l’usinage ; iv) perte a l'emballage ; v) perte a la vente. Capture de valeur insuffisante Les chaines de valeur pour les spéculations (manioc, mais et riz) restent tres limitees pour les raisons suivantes : i) les cultures vivriéres sont destinées a |’autoconsomma tion des ménages ; ii) les filieres sont peu structureées ; iii) la transformation des pro duits est limitée. Compte tenu de la faible capacité de ces spéculations a répondre a la demande in terieure, l'apport de ces produits a |’@conomie nationale demeure insuffisant de meme que leur incidence sur les revenus des producteurs et de leurs moyens d’existence. Pour résorber le déficit en produits vivriers et relever les defis de l’insécuritée alimen taire, la RCA devra consacrer une part conséquente de ses investissements au secteur agricole pour stimuler la production et aussi pour la transformation et la commercial isation des principales speculations dans une logique de chaines de valeur afin d’ex ploiter la demande sur les marches nationaux et internationaux. Manque d’acceés aux marchés L’accés limité aux marchés des produits agricoles 4 valeur ajoutée s’explique par une combinaison de facteurs : * La faible production (inadéquation entre l’offre et la demande). . Les pertes post-récolte en raison de lindisponibilité des technologies de trans formation et de consommation. . L’acces limité aux intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosani taires) et aux conseils agricoles de qualité, l’insuffisance et le mauvais état des infrastructures de production et de commercialisation agricoles. : La faible interconnectivite entre les différents maillons de la chaine des filiéres. Plans nationaux dinvestissement agricole et progres réalisés a ce jour Plans nationaux c’investissement agricole et progrés réalisés a ce jour Les grandes orientations strategiques de développement rural, de l’agriculture et de sécurité alimentaire (SDRASA) Dans la perspective de doubler la productivité des cultures et déployer des technolo gies agricoles a grande échelle en lien avec le développement des strategies d’infra structures, des marches et des cadres de financement necessaires a la production, des strategies et plans ont ete: * Strategie de développement rural, de l’agriculture et de sécurité alimentaire (SDRASA). . Document de politique agricole nationale (DPAN 2020-2030). . Politiques agricoles de |’Union africaine (Programme détaillé pour le développe ment de l’agriculture en Afrique) et de celles des Communautés économiques sous-réegionales, dont la Politique agricole commune de la Communauté economique des Etats de |’Afrique centrale et la Stratégie agricole commune de la Communauté économique et monétaire de |’Afrique centrale. Objectifs de production dans des chaines de valeur agricoles spécifiques La RCA a besoin d’aide et d’investissement pour emblaver 215 O00 hectares de cul tures vivrieres (105 OOO ha de manioc, 56 O00 ha de mais, 14 O00 ha de riz, 60 000 ha d’arachide) en vue d’atteindre des surplus de production de 112 O00 tonnes de mais, 35 O00 tonnes de riz paddy, 1,2 million de tonnes de manioc, et 50 000 tonnes d’arachide. Tableau : Objectifs de production dans les chaines de valeur agricoles spécifiques Chaine de valeur spécifiques Speculations Riz paddy Arachide Production en 2022 Production projetée en 2028 112 OOO 35 000 1,2 50 000 (tonnes) Pour la RCA, l'atteinte des objectifs de production nécessitera une feuille de route effi cace et efficiente axée sur les composantes suivantes : ° Une plus grande résilience : la RCA compte sur sa politique de vulgarisation ag ricole basée sur le développement et la performance du secteur agricole, favori sant le passage progressif et durable d'une agriculture de subsistance a faible productivité a une agriculture commerciale plus performante et rémunératrice afin d’apporter de solutions idoines aux problemes de: i) sécurité; ii) capacités institutionnelles limitées des services publics pour délivrer les services agricoles (ressources humaines, materielles, financieres) ; iii) faible présence des services de |'Etat au niveau régiona! et local ; v) enclavement des zones de production et aux probleémes de commercialisation ; vi) décapitalisation des exploitations agricoles ; vil) protection zoosanitaire et phytosanitaire ; viii) organisation des producteurs ; ix) conflits récurrents agriculteurs-éleveurs ; x) manque de travail remunerateur dans le secteur pour les jeunes désceuvres. * Des terres cultivées supplémentaires : dans l’objectif d’accroitre sa production agricole, la RCA prévoit d’augmenter de 215 OOO hectares ses superficies de cultures vivriéres (105 OOO ha de manioc, 56 OOO ha de mais, 14 OOO ha de riz, 60000 ha d’arachide). . Un niveau d’investissement agricole : dans |'optique d’atteindre les objectifs actualisés de production et de valeur ajoutée, le secteur agricole nécessitera un financement base sur les resultats de 210 millions de dollars américains d'inves tissements supplementaires pour augmenter les rendements de 75% et catalyser la création de 215 OOO hectares de terres agricoles supplémentaires et la trans formation d’aliments d’au moins 50% de la fourniture. Efforts et investissements de la RCA Dans le secteur agricole, plusieurs efforts qui concourent aux investissements ont été consentis : . En mai 2016, le gouvernement a sollicité l’'appui de l'ensemble des partenaires techniques et financiers dans le cadre du Plan de relevement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) et la tenue d’une table ronde du 16 novembre 2016 a Bruxelles. . Le DPAN, couvrant les secteurs de |’agriculture, de |’élevage et de la péche, passe en revue le contexte du secteur agricole, son role dans |’économie nationale, historique des stratégies de développement agricole, la place de l’agriculture dans le RCPCA, les potentialites, les contraintes et les conditions d’une relance durable du secteur. Indicateurs cles de performance agricole Selon la strategie du gouvernement, les indicateurs clés de performance dans le sec teur agricole peuvent s’appliquer au plan macroéconomique et en termes de sécurité alimentaire et nutritionnelle : * Part du secteur dans la création de la richesse nationale. . Productivite du travail. . Prévalence de |'insécurité alimentaire modérée ou grave dans la population selon léchelle. . Proportion d’enfants agés de 6 4 23 mois qui atteignent le régime alimentaire minimum acceptable. . Taux d’augmentation de la proportion de femmes ayant une diversité alimentaire minimale. * Proportion de la population sous-alimenteée. * Couts élevés des intrants et les semences sur les marchés internationaux. . Prévalence des structures artisanales avec un manque d’acteurs structures ne permettant pas une production a grande échelle. * Forte dépendance du pays aux importations avec un deficit commercial. . Faible niveau de transformation des produits. * Manque de productivité de l'appareil productif avec des installations vieillis santes et faiblement automatisées. Combler le déficit : que faire ? Combler le déficit : que faire ? Conséquences de l’inaction Si rien n'est fait, la situation actuelle pourrait s’aggraver et se traduire par : : Une absence de mesures énergiques et soutenues de relance de la production alimentaire conduisant 4 une détérioration de la sécurité alimentaire et nutri tionnelle des populations, notamment des personnes déplacees, avec une plus grande prévalence de |'insécurité des personnes et des biens. Cette alternative induirait des tensions sociales pouvant saper les initiatives de renforcement de la paix en RCA, . Des difficultés d’acces au financement (les acteurs du secteur e¢prouvent des cdif ficultés pour obtenir des préts). . Une trop grande prédominance de Etat dans le secteur. . Un manque d’infrastructures couvrant toute la chaine de valeur (de la production a la consommation). . Des difficultés d’acces au foncier (processus d’acquisition de terre long et com plexe). . Une main d’ceuvre limitee, faiblement qualifiee et couteuse. 7 Des difficultés d’accés a des semences de qualité adaptées au sol gabonais dus au faible developpement des filieres semencieres. . Des couts élevés des intrants et les semences sur les marchés internationaux. . Un secteur domineé par des structures artisanales avec un manque d’acteurs struc turés ne permettant pas une production a grande échelle. . Une forte dépendance du pays aux importations avec un déficit commercial. . Un faible niveau de transformation des produits. . Un manaque de productivite de l'appareil productif avec des installations vieillis santes et faiblement automatisées. Impacts positifs potentiels de la réalisation des objectifs du Pacte La mise en ceuvre du Pacte apportera certainement des reponses aux besoins alimen taires du pays, pour réduire la dépendance aux importations de denrées alimentaires, creer plus d’emplois pour les jeunes et les femmes a travers la promotion de l'agrobusiness, notamment par : . La participation et la responsabilisation de tous les acteurs selon leur mandat, un recentrage de ’Etat dans son réle réegalien permettant ainsi aux opérateurs prives d’avoir des marges de manoeuvre suffisantes pour exercer un role moteur dans la production, la transformation et la commercialisation. . Le partenariat public-prive (PPP) pour le développement d’un dialogue public-pri ve et comme mode de financement des investissements dans le secteur rural. . Le renforcement des capacités des acteurs et la mise 4 leur disposition des res sources requises. 13 » > i 14 . — — oe L’appui au développement des chaines de valeur et chaines d’approvisionnement, avec une priorité donnée aux interventions initiées par le secteur privée et orienté vers le marche. L’amélioration du potentiel agricole, pastoral et halieutique. Le développement des infrastructures commerciales visant 4 ameéliorer le lien entre les producteurs et le marche et la qualité des produits, et 4 réduire les couts et les délais de commercialisation. L’appui a la mise en place de mécanismes durables de fourniture de biens et ser vices agricoles, impliquant fortement le secteur privé. Fr 7 : ss 4 i Lead } ree be | ' a4 1 . i 7 a bh. i | a 4 ————— ae ee wien wi Contribution des partenaires aux principales possibilités Contribution des partenaires aux principales possibilités Pour atteindre les objectifs de production, les partenaires devront optimiser |’effet de levier des opportunites nouvelles et existantes. Il s’agira de faire plus de ce qui fonctionne, de manieére plus efficiente et efficace. Cartographie des partenaires De nombreux partenaires au développement bilateraux et multilateraux apportent leur appui aux efforts du gouvernement de la RCA dans la lutte contre I'insécurité alimen taire et la pauvrete en financant, sous forme de préts et de dons, plusieurs programmes et projets (liste exhaustive en annexe). Les principaux partenaires techniques et financiers sont la Banque mondiale, le Fonds monetaire international, la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds international pour le développement agricole, |'Union européenne, les Agences de cooperation francaise, suisse, allemande, chinoise, japonaise et indienne. Le gouvernement centrafricain bénéficie de l’assistance des agences des Nations unies, actives dans l’'amélioration des conditions de vies des populations et la lutte contre |'in securite alimentaire. Plusieurs institutions sous-régionales, régionales et continentales contribuent également aux programmes de développement rural, telles que la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique et monetaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT). Optimiser effet de levier des opportunités nouvelles et existantes Au regard de ces résultats, les legons apprises dans la mise en oeuvre des interven tions directes de l|’'Etat et dans l’exécution des programmes et projets d’appui a la production dusecteur agricole peuvent se résumer en des opportunites existantes, cohérentes par rapport aux objectifs du Pacte: . Strategies d’intervention orientées vers le marché et initi¢es par le secteur privé. Les interventions passées montrent que les investissements pour appuy er le secteur privé, y compris les OP, et le développement d’une agriculture commerciale sont plus efficaces si elles sont basees sur l’identification et evaluation des opportunites de marchés, et orientent les activités au niveau de la production et l’appui 4 la construction de chaines de valeur. . Approche intégrée vers le développement de chaines d’approvisionne ment. Les enseignements montrent que résoudre un probleme sur un segment specifique de filiere n’aboutit pas necessairement 4 l’amélioration des perfor mances de cette filigre si d'autres blocages persistent. Par conséquent, les interventions doivent 6tre structurées sur la base d’un diagnostic intégré, per mettant d’analyser tous les maillons des chaines d’approvisionnement, depuis la production jusqu’a la commercialisation, dans le but d’identifier les contraintes spécifiques et les goulets d’étranglement a leur développement. * Sécurisation des investissements dans les filieres comme facteur clé de succés. Les préoccupations du secteur privé pour son implication dans la promotion des filieres rurales reposent sur la nécessité d'une fonction d’arbitrage et d’encadre ment des relations au sein des filieres. Le partenariat public-privé reste un moyen efficace pour encourager l'investissement du secteur privé dans les filiéres si les investissements des programmes et projets sont bien ciblés. 17 » > i Projets d’investissement en RCA Ne Libellés des actions Coits Acteurs (dollar américain) Ol Projet d’urgence d’accroisse- MADR, MESA, MEF ment des productions des CP ICRA, ACDA, denrées alimentaires avec cing ANDE, ONASEM, volets # 40 000 000 CAT ; Plateforme — Productions vegétales. des producteurs. — Productions animales. — Ressources halieutiques. — Productions maraichéres et fruitieres. — Integration au marché des produits. 02 Programme semencier national MADR, MESA, aux fins de renforcer les ca- MEFCP national des semences , O3 Appui a l'amelioration de la qualité des services agricoles (ICRA, ACDA, ANDE, ONASEM, 30 000 000 MADR, MESA, MEF Plateformes des assises com- CP AERA AEDS, tai Se eee eae ANDE, ONASEM, munautalres CAT, Plateforme des producteurs 04 Création du Fonds competitif Gouvernement, ge recherche agricole pourl® | 29 990 000 MADR, MESA, MEF PP CP, MEDD, MESRIT, ICRA, Universités 05 Appui a la mise en ceuvre des reformes institutionnelles : 50 000 000 MADR. DPV. ON ; F MAP, CAT, ACDA — Office national de la protec- i ! ’ tion des végétaux (ONPV). ae ot poecdbetonag — Office national du matériel es prooucteurs agricole et pastoral (ON MAP). 06 Mise en ceuvre du systeme « voucher » (coupons) pour la A définir PTF fourniture d’engrais et des se mences de manioc, mais et riz. 07 Appui a la planification 2 000 000 Gouvernement ; strategique de la securite ali- MADR, MESA, mentaire et nutritionnelle. MEFCP, MEDD, MSP 08 Appui au développement du 20 000 000 MADR, MESA, capital humain et a la bonne MEFCP, MEDD, gouvernance : institutions de MESRIT, ISDR, formation (MADR, MESA, MEF- CTDR, ENS, ENEB CP, MEDD, CTDR, ISDR, ENEB, ENS) 09 Appui au controle de qualité 8 000 000 MADR, MESA, des produits agricoles et des MEFCP, ORCCPA : denrées alimentaires ACDA, ANDE, 10 Unité de coordination du dis- 20 000 000 positif du Pacte Total (dollar ameéricain) ralemelelem ele) 18 [0 Un appel a Paction Un appel a Paction La mise en ceuvre de ces projets d’investissement, a travers le Pacte de la République centrafricaine, permettra d’atteindre l'’autosuffisance alimentaire en focalisant ses ac tions sur des opportunites et des investissements exceptionnels : . Principales opportunites Le Pacte agricole de la RCA entend optimiser la performance des filieres mais, man ioc, riz et arachide en se concentrant sur les moyens d’atténuer les défis courants, considérés comme des opportunités nouvelles, capables d’améliorer les volumes de production et la productivite des filieres. La digitalisation de ce secteur, a travers notamment l’appui au mécanisme de suivi-éval uation, a la collecte et a l'analyse des données agricoles, a la diffusion d’informations météorologiques, a la mise en place de pratiques agricoles fondées sur l’exploitation de données, a l’accés des acteurs 4 l'information agricole, facilitera la prise de décision et le renforcement des liens entre les acteurs. La digitalisation va également permettre de renforcer la bonne gouvernance dans ce secteur et de promouvoir les investisse ments du secteur privé dans l’agriculture. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAfF) est une opportunite pour le secteur agricole de la RCA afin de mobiliser les investissements directs étrangers pour favoriser la productivité, developper l’agrobusiness et tirer les bénefices des innova tions technologiques. . Investissements exceptionnels nécessaires Des principales opportunités découleront des deéefis d’investissement necessaires 4 la realisation des objectifs du Pacte. Ces investissements exceptionnels se situent a plusieurs niveaux : * La participation et la responsabilisation de tous les acteurs selon leur mandat, un recentrage de l’'Etat dans son role régalien permettant ainsi aux opérateurs prives d’avoir des marges de manoeuvre suffisantes pour exercer un role moteur dans la production, la transformation et la commercialisation. * Le partenariat public-privé pour le développement d'un dialogue public-prive et comme mode de financement des investissements dans le secteur rural. . Le renforcement des capacitées des acteurs et la mise a leur disposition des res sources requises. . Liappui au développement des chaines de valeur et d’approvisionnement, avec une priorite donnee aux interventions initiges par le secteur prive et oriente vers le marche. . L'amélioration du potentiel agricole, pastoral et halieutique. * Le développement des infrastructures commerciales pour améliorer le lien entre les producteurs et le marché et la qualité des produits, et pour réduire les couts et déelais de commercialisation. . L’appui ala mise en place de meécanismes durables de fourniture de biens et services agricoles, impliquant fortement le secteur privé. 21 » > i Mise en oeuvre Afin de stimuler l’action et d’obtenir des résultats & grande échelle pour atteindre les objectifs du Pacte, une préparation des plans de mise en ceuvre post-Dakar 2 et av enants seront nécessaires. La mise en ceuvre du Pacte se fera sous |’autorité du président de la République, et sous la supervision du Premier ministre. Il sera créée un Conseil de suivi de la mise en ceuvre du Pacte national pour l’agriculture et l’alimentation CPNAA). Sa composition et ses missions seront précisées par le gouvernement. Ce Conseil sera élargi aux partenaires du développement et aux représentants des or ganisations socio-professionnelles. Un organe de mise en ceuvre du Pacte, rattaché au ministeére de |’Agriculture, sera mis en place. * Mobilisation des ressources et contrats de performance et de financement basés sur les résultats La mobilisation des ressources et les contrats de performance et de financement bases sur les résultats devront étre soigneusement évalués. En premier lieu, l’alignement sur les opportunites nouvelles et existantes et les options d'investissement exceptionnelles néecessaires, telles que définies dans le Pacte, doit primer sur l’alignement sur les procédures de financement des partenaires techniques et financiers. Ensuite, l'adéquation entre la strategie de mobilisation des ressources et |’atteinte des objectifs du Pacte sera systématiquement développée. Cette approche permettra de disposer de cadres de performance plus realistes, indispensables aux partenaires, avant de pouvoir envisager la planification des appuis budgétaires. La principale modalité de mise en ceuvre des actions en termes de priorités du Pacte sera une approche par projet. La gestion des financements basés sur les résultats, entrant dans le cadre des investissements exceptionnels, pourra rester specifique aux procédures de chaque partenaire financier impliqué. Pour une gestion plus flexible des contrats de performance, des « fonds communs » pourront étre développés, tout en offrant un cadre unique de mobilisation des crédits sur la base des résultats. La stratégie de mobilisation des ressources devrait s'’opérer sur la base des modalités et principes de partenariat, en s’inscrivant dans une démarche de consultation et de planification stratégique et programmatique multi-bailleurs. En conformite avec les objectifs 4 réaliser, les appuis aux différentes actions du Pacte pourront adopter, de maniere combinee, differentes modalites de financement : . Les fonds propres de Etat dela RCA (budgets de fonctionnement et d'investisse ment) sur la base des revenus publics nationaux. . Des financements directs ciblés vers les actions principales du Pacte, définis selon des modes de gestion spécifiques (approche par projet). * Un financement commun d’un groupe de bailleurs, qui pourra se faire sous plu sieurs formes, notamment par un panier commun, sous la gestion d’un ordonna teur national. 23 » > i 24 . Capacité de mise en ceuvre et solutions aux capacités limitées La capacitée de mise en ceuvre des actions du Pacte ainsi que les solutions aux capac ites limitées reposeront sur le dispositif institutionnel déja existant. . Risques et atténuation Les principaux risques susceptibles c’entraver la mise en ceuvre du Pacte sont lies a: i) la faible capacité institutionnelle et organisationnelle pour une planification et une mise en ceuvre efficiente des actions du Pacte ; ii) la faible capacitée de mobilisation des ressources financiéres internes et externes ; iii) la faible implication des parties prenantes quant au processus de mise en ceuvre du Pacte ; iv) la survenance de crises socio-politiques ; v) la persistance des crises ¢conomiques et financieres internatio nales ; vi) la crise énergétique et la volatiliteé des cours mondiaux des produits agri coles ; vii) la non-coordination des interventions et la non-maitrise des procédures des PFT et les lourdeurs dans l’acquisition constituant des risques pouvant jouer négative ment sur le respect du calendrier d’exécution du Pacte et de l’atteinte des résultats ; vill) la mauvaise gouvernance du secteur agricole et le faible niveau de transparence dans la gestion des Comités de coordination technique ; ix) la faible interconnectivite des acteurs dans le processus de transformation des chaines de valeur. Les mécanismes d’atténuation seront, dans la plupart des cas, bien identifies. Des solu tions existent, mais leur mise en ceuvre n’est pas toujours effective, soit par manque de ressources, soit par une insuffisance de compétence. Des actions relatives ij) a la rationalisation dans la gestion des ressources financieres et du potentiel organisationnel ; ii) 2 l'implication des acteurs locaux dans le processus de transformation des chaines de valeur 4 travers les actions de structuration et de formation des coopératives et des comités de gestion impliquant des femmes, et la promotion d’actions spécifiques pour l’agrobusiness permettant une meilleure exécu tion du Pacte ; iii) au développement d’un cadre incitatif 4 |'implication du secteur prive comme facilitateur des demarches PPP, sont des mesures d’attéenuation réalisables. Plus spécifiquement, la promotion des bonnes pratiques en matiere de financement agricole devra permettre d’atténuer les impacts négatifs liés a la faible capacite a mo biliser des investissements plus importants, plus nombreux et de meilleure qualite. Le Pacte prendra en compte un certain nombre de mesures qui devraient permettre d’atténuer l’impact négatif de sa mise en ceuvre. Declaration du Gouvernement et des partenaires Déclaration du Gouvernement et des partenaires Avec 210 millions de dollars américains d’investissement, la Republique centrafricaine pourrait realiser les objectifs de son Pacte et atteindre l’autosuffisance, génerant ainsi des progres significatifs vers la reduction du fardeau des importations et |’élimination de la pauvrete, de la faim et de la malnutrition. Pour atteindre cet objectif d'investissement sur le plan alimentaire et agricole, les dif férents partenaires s'engageront a mettre a disposition des financements selon un plan de mobilisation défini de facon participative et inclusive : * La Banque mondiale investira 100 millions de dollars. * La Banque africaine de développement engagera 100 millions d’UC et mobilisera des fonds supplementaires pour soutenir le Pacte. * L’Union européenne s'engagera 4 hauteur de 10 millions de dollars. 27 » > i SaaNnLIinaidsdV.1 La NOILVLNAWITV<1 aunod ANIVIIMAVULNAD anonmandad LOVdNOD

Compact République Centrafricaine pour l'alimentation et l'agriculture · Nelum