Plan stratégique d’investissement sur la gestion durable des terres (PSI/GDT) au Bénin
Made 2010-05 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Country
- Benin
- Subjects
- Land and soil
- Keywords
- sustainable development, soil conservation/soil improvement, soil pollution/quality, soil rehabilitation, poverty, policy/planning, early warning system, monitoring, investment, pollution control
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VERSION PROVISOIRE Mai 2010 Réalisé par le Cabinet GECA-PROSPECTIVE Organisation et Gestion des Ressources Humaines, Recherche et Evaluations, Formation « Gestion d’entreprise en Culture Africaine » CABINET GECA-PROSPECTIVE Sainte Rita, Lot 1293 tranche K 02 B.P. 1056 Cotonou – BENIN- Tél. : (229) 21-32 54-49 / 21-32-59-44 Fax : (229) 21-32-59-45 E-mail: contact@gecaprospective.com www.gecaprospective.com N° INSAE : 2979312094697 « L’excellence et la crédibilité dans tout ce que nous faisons » REPUBLIQUE DU BENIN Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles PN. : 03.2191.9-001.00 PLAN STRATEGIQUE D’INVESTISSEMENT SUR LA GESTION DURABLE DES TERRES (PSI/GDT) AU BENIN mailto:contact@gecaprospective.com http://www.gecaprospective.com/ 2 SIGLES ET ACRONYMES ABE Agence Béninoise de l’Environnement AGETIP Agence de Gestion des Travaux d’Intérêt Public AGR Activités Génératrices de Revenus ANCB Association Nationale des Communes du Bénin AVIGREF Association Villageoise de Gestion des Réserves de Faune BAD Banque Africaine de Développement BADEA Banque Arabe de Développement Economique BIT Bureau International du Travail BN Budget National CCC Communication pour un Changement de Comportement C.Com. Chef de la cellule de Communication CEB Communauté Electrique du Bénin CeCPA Centre Communal pour la Promotion Agricole CeRPA Centre Régional pour la Promotion Agricole CBDD Centre Béninois du développement Durable CCIB Chambre de Commerce et d‘Industrie du Bénin CENAGREF Centre National de Gestion des Réserves de Faune CENATEL Centre National de Télédétection et de Cartographie Environnementale CePED Centre de Partenariat et d’expertise pour le développement durable CNAB Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin CNDD Commission Nationale pour le Développement Durable CODIR Comité de Direction CREPPE Caisse Rurale d’Epargne et de Prêt pour la Protection de l’Environnement CSI Cadre Stratégique d’Investissement DAGRI Direction de l’Agriculture DAT Délégation à l’Aménagement du Territoire DDEPN Direction Départementale de l’Environnement et de la Protection de la Nature DGFRN Direction Générale des Forêts et des Ressources Naturelles DGR Direction du Génie Rural DPP Direction de la Programmation et de la Prospective DNMP Direction Nationale des Marchés Publics DSCRP Document de Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté DSRP1 Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté FAD Fonds Africain de Développement FC Forêt Classée 3 FEM Fonds pour l’Environnement Mondial FMLPM Fonds Multilatéral de Lutte pour le Protocole de Montréal FNE Fonds National pour l’Environnement GDT Gestion durable des terres GEF Global Environnement Facility GIRE Gestion Intégrée des Ressources en Eau GRN Gestion des ressources naturelles IDA Agence pour le Développement International IEC Information, Education et Communication IFN Inventaire Forestier National IGF Inspection Générale des Finances IGM Inspection Générale du Ministère IGN Institut Géographique National INRAB Institut National des Recherches Agricoles du Bénin JMES Journées Mensuelles pour un Environnement Sain MAEP Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche MCA-BENIN Millenium Challenge Account Bénin MDEF Ministère du Développement, de l’Economie et des Finances MDGLAAT Ministère de la Décentralisation, des Collectivités Locales et de l’Administration du Territoire MEHU Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme MEPN Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature MUHRFLEC Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la réforme Foncière et de la Lutte contre l’Erosion Côtière OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement ONAB Office National du Bois OSD Orientations Stratégiques pour le Développement ONG Organisation Non Gouvernementale OSN Ouémé Supérieur N’DALI PAC Programme d’Assistance aux Communes PAGEFCOM Programme d’Appui à la Gestion des Forêts Communales PAGS Programme Administration et Gestion des Services PAMF Programme d’Aménagement Participatif des Massifs Forestiers, d’Agoua, des Monts Kouffé et de Wari Maro PANA Plan d’Action National d’Adaptation aux changements climatiques PBFII Projet Bois de Feu Phase 2 PCC Plan de Consommation des Crédits 4 PGFTR Programme de Gestion des Forêts et Terroirs Riverains PLAGE Plans Locaux d’Actions et de Gestion de l’Environnement PNDCC Programme National de Développement Conduit par les Communautés PNGDRN Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles PNGE Programme National de Gestion de l’Environnement PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PNUE Programme des Nations Unies pour l’Environnement POP Polluants Organiques Persistants PPMA Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole PPM Plan de Passation des Marchés ProCGRN Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles PTA Plan de Travail Annuel PTF Partenaires Techniques et Financiers RN Ressources naturelles RIEEB Rapport Intégré sur l’Etat de l’Environnement du Bénin SAO Substance Appauvrissant la couche d’Ozone SDAC Schéma Directeur d'Aménagement de la Commune SCRP Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté SIG Système d’Informations Géographiques SIGFIP Système Intégré de Gestion des Finances Publiques SNG Structures Non Gouvernementales SONEB Société Nationale de l’Eau du Bénin UPE Unité de Protection de l’Environnement ZOC Zone d’Occupation Contrôlée 5 SOMMAIRE SIGLES ET ACRONYMES ................................................................................................................... 2 INTRODUCTION ................................................................................................................................. 7 1. CONTEXTE STRATEGIQUE, JUSTIFICATION ET METHODOLOGIE D’ELABORATION DU CSI/GDT 8 1.1. Contexte et Justification ........................................................................................................ 8 1.2. Méthodologie .......................................................................................................................... 9 2. ETAT DES LIEUX, DEFIS ET ENJEUX DU SECTEUR DE LA GDT AU BENIN .................................... 11 2.1. Bref aperçu sur le Bénin ...................................................................................................... 11 2.2. Etat des lieux sur les aspects politiques, réglementaires et institutionnels relatifs à la GDT au Bénin ...................................................................................................................... 12 2.3. Etat des lieux sur les écosystèmes du Bénin en rapport avec la GDT ............................. 16 2.4. Etat des lieux sur les technologies de GDT et leur niveau d’adoption ............................ 20 2.5. Etat des lieux sur les mécanismes actuels de financement de la GDT ........................... 21 2.6. Orientations stratégiques du CSI/GDT Bénin .................................................................. 23 3. LES STRATEGIES A METTRE EN ŒUVRE ........................................................................................ 32 3.1. Les objectifs .......................................................................................................................... 32 3.2. Les stratégies opérationnelles et priorités d’actions ......................................................... 33 3.3. Principes directeurs ............................................................................................................. 38 4. ANALYSE DE COHERENCE AVEC LES STRATEGIES NATIONALES ET SECTORIELLES .................. 40 4.1. Arrimage du CSI GDT avec les NLTPS, les OSD et les OMD ...................................... 40 4.2. Arrimage du CSI/GDT avec les politiques et programmes sectoriels de l’Environnement .................................................................................................................. 41 4.3. Arrimage du CSI GDT avec la politique sectorielle agricole : le PSRSA ....................... 44 4.4. Arrimage du CSI GDT avec les politiques d’Aménagement du territoire et d’Urbanisation ..................................................................................................................... 46 4.5. Arrimage du CSI GDT avec les politiques du secteur de l’Eau...................................... 48 5. MONTAGE INSTITUTIONNEL POUR LA GESTION DU CSI/GDT ET POUR L’AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE DU SECTEUR GDT AU BENIN. ............................................................................ 50 ANNEXES ............................................................................................................................................ 80 ANNEXE 1: LISTE DES PROJETS PIP 2008 MAEP (EN MILLIONS F CFA) ................................ 81 ANNEXE 2: .......................................................................................................................................... 85 6 LISTE DES TABLEAUX TABLEAU I: RAPPORT DES ZONES AGROECOLOGIQUES AVEC LA GDT ..................................................................................... 18 TABLEAU II : SYNTHESE DES PROBLEMATIQUES GDT .......................................................................................................... 25 TABLEAU III : ARRIMAGE DU CSI GDT AVEC LES NLTPS, LES OSD ET LES OMD..................................................................... 40 TABLEAU IV : ARRIMAGE DU CSI/GDT AVEC LES POLITIQUES ET PROGRAMMES SECTORIELS DE L’ENVIRONNEMENT ....................... 42 TABLEAU V : ARRIMAGE DU CSI GDT AVEC LA POLITIQUE SECTORIELLE AGRICOLE : LE PSRSA ................................................... 44 TABLEAU VI : PILIERS STRATEGIQUES LIES A LA GDT .......................................................................................................... 48 TABLEAU VII : CADRE LOGIQUE DU PROJET ...................................................................................................................... 52 TABLEAU VIII : TABLEAU DES INDICATEURS ET LEURS CIBLES ................................................................................................ 56 TABLEAU IX : PLAN OPERATIONNEL ................................................................................................................................ 58 TABLEAU X : BUDGET DETAILLE ................................................................................................................................ 65 LISTE DES FIGURES FIGURE 1 : REPARTITION DES ZAE PAR NIVEAU DE DEGRADATION DES SOLS .............................................................................. 8 FIGURE 2 : CARTE DES ZONES AGRO-ECOLOGIQUES DU BENIN ............................................................................................. 17 FIGURE 3 : REPARTITION PAR SOURCE DE FINANCEMENT DES DEUX PROGRAMMES DU MEPN-PIP 2008 .................................... 22 FIGURE 4 : SOURCE DE FINANCEMENT (%) ...................................................................................................................... 22 FIGURE 5 : SOURCES DE FINANCEMENT (%) ..................................................................................................................... 22 FIGURE 6 : ANCRAGE STRATEGIQUE DU PLAN STRATEGIQUE D’INVESTISSEMENT SUR LA GDT AU BENIN ....................................... 49 7 INTRODUCTION Le Bénin fait partie des pays à faible niveau de développement humain où l’on note une dégradation continue et inquiétante des ressources naturelles et des écosystèmes du fait de la pression exercée sur ceux-ci. La démographie est galopante et l’effet conjugué de la pauvreté et du faible investissement dans la régénération du potentiel des supports productifs (eau, sols, faune et flore) constituent indéniablement des indicateurs d’une dégradation des terres. Les documents de politiques et de stratégies de développement élaborés au Bénin ces dernières années (NLTPS, OSD, DSCRP, Agenda 21, PAE, etc.) ont unanimement reconnu que les bases matérielles et humaines du développement à long terme au Bénin sont précaires et nécessitent des stratégies de pérennisation de leurs potentiels, notamment les ressources foncières qui en fait sont inextensibles, en vue d’inverser les tendances critiques. Il est de plus en plus établi que la dégradation de l’environnement touche aussi bien les zones d’agriculture vivrière, et industrielle (cotonnière plus particulièrement), les zones d’élevage que les zones humides où la gestion intégrée des ressources en eau n’est pas encore une réalité. Les terres, les ressources forestières et pastorales et les plans d’eau dans les zones de pêcherie, paient aujourd’hui un lourd tribut dû à une exploitation abusive et irrationnelle. Cette situation peu reluisante, qui sera certainement de plus en plus exacerbée par les effets des changements climatiques, appelle nécessairement de nouvelles formes d’intervention pour prévenir et progressivement juguler la dégradation des terres. C’est ce qui justifie l’élaboration du présent Cadre stratégique d’investissement pour la gestion durable des terres. Pour ce faire, la démarche spécifique préconisée par le mécanisme de suivi de la Banque Mondiale sur l’initiative Terr’Africa a été suivie, à travers les phases clés suivantes : (i) phase d’analyse diagnostique (revue des documents et stratégies nationales ainsi que des acteurs et leurs fonctions), (ii) phase de planification et de définition d’actions prioritaires (concertation des acteurs, définition action prioritaires, auto planification des actions par les acteurs) ; (iii) phase d’élaboration du CSI/GDT (recensement des besoins et actions prioritaires, confection de la logique d’intervention, définition des arrangements institutionnels, définition des stratégies de mobilisation des ressources et du chronogramme d’exécution des activités sur une période de 5 ans). 8 1. CONTEXTE STRATEGIQUE, JUSTIFICATION ET METHODOLOGIE D’ELABORATION DU CSI/GDT 1.1. Contexte et Justification La dégradation continue du couvert végétal, la baisse drastique de la productivité des écosystèmes, l’érosion des sols, le comblement des cours d’eau, la déforestation et la désertification constituent le lot quotidien d’exploitation des ressources naturelles. Les chiffres existants1 feraient état d’un recul de la forêt et du couvert végétal au rythme annuel moyen de 1.000 Km2. Comme l’indique la figure ci-dessous, les huit zones agro écologiques du Bénin se dégradent à un rythme qui appelle une prise de conscience plurisectorielle et une coordination des actions de GDT. Figure 1 : Répartition des ZAE par niveau de dégradation des sols Sources : Sols et Fôrets : les sols et leurs potentialités agricoles, les essences forestières, Fiche technique, INRAB. (Documents du Benin, 1995, 68 p.) Ce graphique révèle que pour l’ensemble du Bénin, les zones fortement dégradées sont de l’ordre d’environ 29% et les zones moyennement dégradées sont de l’ordre de 33%. Les zones fortement dégradées sont beaucoup plus concentrées dans la zone 1 (extrême Nord) et la zone 2 (zone cotonnière du Borgou) et sur les terres de barre (les plateaux d’Allada, Abomey, Adja et Porto Novo, Sakété, Avrankou). Les 20% de terres fortement dégradées de la zone 4 (Ouest Atacora) comportent plus de 5% de terres extrêmement dégradées. 1 Selon le document des TDR de la mission 9 Il ressort de ces analyses que la quasi-totalité des huit zones agro écologiques sont touchées par la dégradation des sols au Bénin. Au vu de la persistance des pratiques qui sont à la base de ce phénomène, le niveau de dégradation actuel serait certainement plus élevé. Devant l’ampleur de cette situation le Bénin avait initié et exécuté des programmes spécifiques et des actions ponctuelles pour atténuer les risques encourus et ce, dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action environnemental (PAE). De même, il a contribué à l’approbation de l’ensemble des conventions internationales et leurs mécanismes de mise en œuvre, notamment la Convention de lutte contre la désertification (CLCD), la Convention sur la biodiversité (CBD) et la Convention sur les changements climatiques (la CCC) et a ratifié les accords et protocoles subséquents. Néanmoins force est de constater que les rapports d’évaluation de la mise en œuvre de ces différentes initiatives convergent tous à l’unanimité sur l’insuffisance des efforts fournis et le faible niveau de synergie institutionnelle qui limitent l’impact des politiques sectorielles qui elles aussi, n’appréhendaient pas toutes les dimensions intégrées de la gestion durable des terres (GDT) au Bénin. Dans ce contexte, le Bénin s’est à juste titre dans l’initiative TerrAfrica afin de capitaliser le savoir-faire et les connaissances qu’offre cette dynamique pour inverser progressivement les tendances lourdes et critiques qui profilent à l’horizon, à travers le développement des partenariats et la mobilisation des ressources nécessaires à la gestion durable des terres. L’élaboration du cadre stratégique d’investissement préliminaire objet du présent document, est considérée comme une première étape du processus en matière de GDT au Bénin. Cette initiative tire ainsi toute sa pertinence de ce qu’il constitue un moyen par lequel des objectifs communs de gestion durable des terres sont poursuivis dans une perspective intégrée et complète, en particulier pour ce qui est du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (CAADP/NEPAD) et du Plan d’action environnemental (PAE), ainsi que des plans d’action nationaux de l’UNCCD et les programmes d’action nationaux d’adaptation issus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. 1.2. Méthodologie Elle se décompose en quatre phases : Phase 1 : Analyse Diagnostique d’Etat des lieux sur le la Gestion durable des terres au Bénin. Revue documentaire Analyse du contexte interne et externe GDT au Bénin Identification des parties prenantes et acteurs aux niveaux macro, meso et micro Collecte de données à l’aide des outils WOCAT Inventaire des ressources disponibles (politiques, stratégiques, humaines, financières, matérielles, informationnelles et organisationnelles) sur la GDT au Bénin Cartographie essentielle de la GDT Phase 2 : Élaboration du cadre stratégique d’investissement préliminaire de gestion durable des terres au Bénin (CISP/GDT). 10 Dépouillement des fiches synoptiques et analyse Elaboration des matrices d’investissement préliminaire Matrice d’analyse écosystémique Matrice d’analyse technologique Matrice d’analyse politique et financière Matrice d’analyse institutionnelle Construction des options GDT Elaboration de l’avant projet du cadre stratégique d’investissement préliminaire. Phase N°3 : Validation de l’avant projet du CSIP/GDT Bénin par les parties prenantes et planification des actions opérationnelles du PSI/GDT. Identification de tous les acteurs parties prenantes à la GDT au Bénin. Présentation du CSIP/GDT Bénin Formulation de la vison du PSI/GDT par les acteurs Définition des domaines prioritaires et planification des actions au cours de l’atelier. Identification des niveaux de responsabilité et des chefs de file Phase 4 : Élaboration du document final du CSI/GDT et restitution au Comité de pilotage. Collecte des données complémentaires Elaboration du document du CSI/GDT Identification des indicateurs Entité administrative responsable de leurs mesures Elaboration du dispositif de suivi du financement du PSI/GDT 11 2. ETAT DES LIEUX, DEFIS ET ENJEUX DU SECTEUR DE LA GDT AU BENIN 2.1. Bref aperçu sur le Bénin Situé au Sud de l’Afrique Occidentale entre le 6ème et le 14ème degré de latitude Nord, et entre le 1er et le 4ème degré de longitude Est, le Bénin couvre une superficie de 112 622 km2 et présente un relief peu accidenté avec une seule région élevée située dans le nord-ouest du pays : la chaîne de l’Atacora. Le climat du Bénin est relativement sec au sud, au regard de la latitude. Les précipitations sont modestes avec des températures élevées et peu variables. Le climat se distingue de celui des autres pays par quatre zones à savoir : le climat subéquatorial, le climat subsoudanien, le climat soudanien et le climat soudanien de montagne de même type que le précédent caractérisé par des pluies fortes en raison des altitudes élevées. Le réseau hydrographique est bien fourni en lagunes, lacs, bas-fonds et plaines inondables d’environ 120 000 hectares de zones irrigables à qui il faut ajouter de nombreux autres plans d’eau constitués de lacs couvrant environ 34 800 à 44 800 ha (en période de crue). Les sols du Bénin sont caractérisés par une grande variabilité, tant au plan de leur nature, de leur fertilité que de leur répartition géographique. La surface totale cultivable représente 62,5 % de la superficie du pays, mais 20% seulement des surfaces cultivables sont effectivement exploitées, soit 12 % du territoire national. Le couvert végétal du Bénin présente une diversité agro-écologique assez marquée. Avec une population estimée en 2007 à plus de 8 millions d’habitants inégalement répartis sur la l’ensemble du territoire avec une forte concentration (60%) dans la partie méridionale (12% du territoire) le Bénin est sujet à de nombreux problèmes de pauvreté et d’environnement au cœur desquels se trouve la question de gestion durable des terre. Le taux de croissance annuel de la population est en moyenne de 3,2% avec une population urbaine en croissance plus rapide (5,2 %) que la population rurale (1,4%). Au plan économique, le Bénin compte parmi les pays les plus pauvres et est membre du groupe des pays les moins avancés (PMA) obtenant un classement de 0,431, soit le 162e sur 177 pays selon l’Indicateur du développement humain (IDH) du PNUD, et l’espérance de vie à la naissance est de 59,2 ans. Depuis son indépendance en 1960, la croissance économique du Bénin a été trop faible pour permettre une amélioration substantielle du niveau de vie des populations. Elle a été d’une moyenne de 2,8% entre 1960 et 1990 et a évolué en dents de scie de 1990 à 2005 autour d’une moyenne de 4,8%. L’agriculture, principale activité socio-économique d’environ 70% de la population active, contribue à hauteur de 38% à la formation du PIB. Elle reste pourtant tributaire d’une exploitation quasi minière et extractive d'un potentiel de 4,8 millions d'hectares de terres arables dont dispose le pays, du fait de la persistance des pratiques de cultures semi-itinérantes sur brûlis. Par ailleurs, le boom cotonnier enregistré au cours des dernières décennies a contribué à faire de l’agriculture un des secteurs clés responsables de la dégradation de l’environnement, non seulement à travers la grande consommation de terres en friche, mais aussi par la forte utilisation d’engrais minéraux et de pesticides dont les effets ne sont pas sans conséquences négatives sur les terres, constituant ainsi une profonde menace sur les zones ayant encore une disponibilité foncière. 12 L’élevage représente la deuxième principale activité socio-économique de la population rurale notamment dans la zone septentrionale où l’élevage bovin conserve son caractère extensif et transhumant, essentiellement basé sur l’exploitation des ressources pastorales naturelles (les prairies et parcours permanents font environ 4,9% des terres2 ). La gestion de ces ressources pastorales naturelles, ajoutée aux défrichements fréquents pour l’installation des champs de cultures vivrières et cotonnière, constituent les causes majeures d’allumage des feux de brousse, de destruction du couvert végétal chaque année (environ 100 000 ha/an) et de nombreuses autres formes de dégradation associées. L’utilisation des ressources naturelles s’effectue de façon générale dans un contexte problématique de la gestion durable des terres aggravé par : l’extrême dépendance de l’économie nationale du capital naturel ; la rapide croissance démographique ; l’extrême pauvreté qui génère des dégâts environnementaux estimés à 20 milliards /an; l’insuffisance d’informations sur les inventaires et les modes de gestion des ressources naturelles ; les pratiques peu convenables d’utilisation des terres ; l’adoption tardive du code foncier rural ; le caractère peu approprié de la tenure et des structures de propriété, l’insuffisance des informations sur l’économie environnementale ; l’inexistence de bases fiables pour la prise en compte des ressources naturelles dans les actions de développement et dans les prises de position/décisions ; l’allocation peu convenable des coûts de l’entretien et des avantages inhérents à l’utilisation des ressources naturelles ; la faible performance des mécanismes institutionnels de développement d’actions concertées ; etc. 2.2. Etat des lieux sur les aspects politiques, réglementaires et institutionnels relatifs à la GDT au Bénin Le cadre politique, réglementaire et institutionnel du Bénin en matière de gestion durable des terres est aujourd’hui bien fourni par l’existence de multiples textes législatifs et réglementaire depuis l’avènement de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro en juin 1992. Les Conventions qui s’en sont suivies, ont profondément marqué les cadres politique, stratégique, législatif et réglementaire 2 In Répertoire des indicateurs environnementaux du développement durable et de compendium statistiques au Bénin 13 relatifs à la gestion des ressources naturelles, avec des répercussions sur la gestion durable des terres (GDT), aussi bien sur le plan général que sectoriel. Fort des dispositions de sa Constitution du 11 décembre 1990 qui précise en son article 11 que «Toute personne a droit à un Environnement sain, satisfaisant et durable et a droit de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’Environnement », le Bénin a souscrit à plusieurs conventions et accords internationaux, notamment les trois Conventions Rio3avec la promulgation des lois y afférentes : Le point commun à ces trois conventions se trouve être ‘’le Développement durable’’ objet de l’Accord conclu le 21 mars 1994, entre la République du Bénin et le Royaume des Pays Bas. Plus particulièrement en relation avec la GDT, il est à noter : la loi-cadre sur l’environnement qui exige dans son Article 21 que « l’affectation et l’aménagement du sol à des fins agricoles, industrielles, urbaines ou autres, ainsi que les travaux de recherche ou d’exploitation des ressources du sous-sol pouvant porter atteinte à l’environnement béninois donnent lieu à une étude d’impact préalable » ; la loi portant organisation des Communes qui attribue à ces dernières, des compétences claires en matière (i) d’affectation des sols ; (ii) d’infrastructures hydrauliques et aménagements hydro-agricoles ; et (iii) d’entretien des plantations et la protection des ressources naturelles ; la loi portant régime foncier rural en République du Bénin qui s’appuie sur le « Plan Foncier Rural-PFR » qui permet de sécuriser les terres en milieu rural en a) offrant une reconnaissance légale aux droits fonciers établis ou acquis selon la coutume (Certificat rural) ; b) construisant un dispositif communal de gestion foncière rurale ; c) assurant une sécurité foncière aux producteurs pour stimuler l’investissement dans la production et l’entretien de la fertilité des terres. L’éventail de textes législatifs et réglementaires dont s’est doté le Bénin durant ces quinze dernières années devrait constituer des balises pour élaborer et mettre en œuvre des programmes et projets pouvant contribuer significativement à la gestion durable des terres, d’autant plus qu’elles orientent pour la plupart vers de nouvelles approches de gestion participative associant les populations. Toutefois, certains domaines restent à explorer davantage en raison des contraintes qui y persistent. Par exemple, les acteurs du sous-secteur élevage se demandent en quoi la Loi portant régime foncier rural et les outils comme le PFR et le Certificat foncier, aura amélioré la gestion des parcours de bétail et de la transhumance, d’autant plus que la Loi organique n° 87-031 du 21-9-1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux domestiques et de la transhumance, n’a pas encore connu la relecture nécessaire pour s’adapter aux réalités actuelles. Par ailleurs, ces instruments législatifs et réglementaires qui ont le mérite d’exister et de marquer une certaine volonté politique visant à inscrire le Bénin dans une vision partagée de 3 Il s’agit de (i) la Convention sur la Diversité Biologique, (ii) la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques et (iii) la Convention Internationale sur la Lutte Contre la Désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et /ou la désertification en particulier en Afrique 14 gestion durable des ressources naturelles – et donc implicitement des terres – se trouvent confrontés aux mêmes difficultés d’application que d’autres textes antérieurs, et qui ont pour noms : (i) procédures trop longues d’adoption ; (ii) retard considérable dans la prise de textes d’application ; (iii) insuffisance des dispositifs de vulgarisation et de suivi de la mise en œuvre4, (iv) manque de ressources adéquates5, etc. Les investigations ont montré que la plupart de ces textes sont le plus souvent mal connus ou pas du tout des acteurs concernés, s’ils ne sont pas simplement mis aux oubliettes. L’inconvénient majeur en est la persistance des délits ou mauvaises pratiques favorisant la dégradation des terre que ces textes sont censés combattre ou tout au moins atténuer, notamment la déforestation, les feux de brousse incontrôlés, les cultures sur brûlis, le labour des flancs de collines, le surpâturage, les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Place de la GDT dans les Politiques et stratégies générales de développement La vision prospective énoncée dans le document « Alafia Bénin 2025 » est de faire du Bénin en 2025, «un pays-phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social ». Les Etudes Nationales de Perspectives à Long terme qui fondent cette vision ont montré l’importance de la sécurité foncière pour les investissements sur les terres et ont particulièrement mis en relief la nécessité d’une meilleure gestion foncière, distinguant les zones naturelles agricoles, les zones agro pastorales, les domaines publics, commerciaux et privés. Dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) auxquels le Bénin a souscrit, la question relative à la GDT est abordée surtout dans l’OMD 7 : « Assurer un environnement durable ». L’indicateur retenu au Bénin concerne les superficies des terres protégées (en %) qui doivent partir de la valeur courante de 0,18% en 2004 pour atteindre une valeur cible OMD de 1% en 2015. L’analyse de la situation au niveau national, fait apparaître que, d’une façon générale, les progrès enregistrés ne permettent pas d’atteindre les principaux OMD au rythme d’évolution actuel6. La déclinaison de cet objectif 7 des OMD est ressortie dans les orientations stratégiques de développement (OSD, 2006-2011) que le Gouvernement a définies pour atteindre ses objectifs d’accélération de la croissance et de réduction de la pauvreté. Ces OSD sont au nombre de six, parmi lesquelles certaines abordent plus ou moins la question de GDT, notamment celles relatives (i) à la promotion du renouveau économique, (ii) au développement des infrastructures de qualité et (iii) au développement équilibré et durable de l’espace national visant la sécurisation et la fiabilisation de la propriété foncière et prenant appui sur les instruments du Code foncier rural. L’opérationnalisation des OSD pour l’horizon temporel 2007-2009 s’est faite à travers la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) en tant qu’outil de coordination pour impulser le partenariat entre les différents acteurs. La SCRP fait suite à la mise en œuvre du DSRP-1, dont l’évaluation avait conclu que la "pauvreté s’est accentuée 4 Les Décrets d’application de la loi portant régime foncier rural ne sont pris que partiellement, certains étant toujours attendus et les organes locaux de gestion foncière prévus ne sont pas encore fonctionnels 5 Le transfert des compétences et des ressources aux Communes pour leur permettre d’assumer pleinement les prérogatives inscrites dans la loi n°97-029 du 15 janvier 1999, n’est pas encore tout-à-fait une réalité. 6 Analyse rapportée dans le document SCRP 2007-2009, p. …. 15 beaucoup plus en milieu rural au Bénin, du fait, entre autres, de l’accélération de la dégradation des terres". C’est à ce titre que le Gouvernement a envisagé d’ « asseoir les bases d’un développement agricole durable » à travers: (i) la mise au point des outils de valorisation et de gestion de la ressource eau et du potentiel en terre; (ii) le développement de pôles agricoles selon les spécificités agroécologiques ; (iii) la sécurisation de la propriété foncière, l’actualisation des cartes d’aptitude culturale des sols et (iv) le reboisement à l’échelle nationale. Place de la GDT dans les Politiques et stratégies sectorielles de développement Que se soit dans le secteur de l’environnement que dans le secteur agricole, la place de la GDT est superficiellement perçue dans le dispositif stratégique existant. Dans le domaine de l’environnement, les stratégies environnementales comme l’Agenda 21, le PAE, la politique forestière, le Programme d’Action National de Lutte Contre la désertification (PAN/LCD) et autres conventions ratifiées n’ont pas mis un accent tout particulier sur la GDT. Dans le Plan stratégique du Ministère en charge de l’Environnement élaboré en septembre 2001 sur la base des options déjà définies le PAE et l’Agenda 21 National, un seul domaine sur les cinq7 porteurs des objectifs stratégiques a mis en relief quelques aspects liés à la GDT en mentionnant ‘’l’intégration de la dimension environnementale dans tout le processus de développement’’. L’évaluation du Plan stratégique réalisée en novembre 2006 a montré que les activités relatives à la diversité biologique et aux changements climatiques ont connu un très faible taux d’exécution et ceci, faute de financement. Par ailleurs, la plupart des Cellules environnementales mises en place dans les ministères sectoriels n’ont pas été opérationnelles, ce qui n’a pas permis d’apprécier le niveau réel d’intégration des préoccupations environnementales dans les politiques, stratégies, programmes et projets. La stratégie sectorielle actuelle repose essentiellement sur deux piliers à savoir : le Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE 2) dont la composante « Appui aux initiatives de gestion locale de l’environnement » est destinée à prendre en charge les problèmes de fertilité des sols, de désertification, de régression des zones de pâturage, etc., et le Programme National de Gestion durable des Ressources Naturelles (PNGDRN) qui vise l’élaboration de schéma directeur d’utilisation des sols, l’aménagement participatif et durable des forêts et aires protégées, etc. Dans le secteur agricole, la Déclaration de Politique de Développement Rural (DPDR) de 1999 a, parmi ses grandes orientations, mis l’accent sur la « Conservation du patrimoine écologique », qui prend en compte la gestion de la fertilité du sol par la mise au point de réponses adaptées aux problèmes de dégradation des ressources naturelles. Le Schéma Directeur du Développement Agricole et Rural (SDDAR)8, a décliné cette orientation à travers 7 (i) Environnement et Aménagement du Territoire ; (ii) Urbanisme et assainissement (iii) Habitat et Construction ; (iv) Topographie et cartographie et (v) Administration générale et gestion des services. 8 Le SDDAR a été élaboré en avril 2000 puis adopté en juillet 2001 16 des options stratégiques relatives: (i) aux droits à l’exploitation et à la gestion des ressources naturelles, notamment des terres ; (ii) aux droits à la propriété foncière (iii) aux incitations pour la remise en état les terres dégradées, etc. Actuellement, le document tenant lieu de cadre de référence des actions dans le secteur agricole est le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole au Bénin (PSRSA) qui, de façon spécifique vise à: (i) Contribuer à la croissance et à la sécurité alimentaire à travers une production efficace et une gestion durable des exploitations et (ii) Assurer la compétitivité et l’accès des produits aux marchés grâce à la promotion des filières agricoles. Les stratégies opérationnelles portent entre autres sur la disponibilité et l’accessibilité d’intrants améliorés, de la mécanisation adaptée, des connaissances professionnelles et innovations, d’aménagements agricoles opérationnels, ainsi que sur la sécurisation et gestion de l’accès au foncier. Dans les politiques et stratégies des autres secteurs, mention est faite de la Gestion durable des terres dans le Plan Stratégique (2009-2013) du MUHRFLEC à travers le « Programme Appui à la Gestion Urbaine (PAGU) », dont certains objectifs opérationnels ont trait au renforcement des capacités des acteurs de la gestion de la Réforme foncière, à l’élaboration d’un mécanisme de veille et de gestion des réserves foncières et à la promotion de l'aménagement et la mise en valeur des zones frontalières. La GDT est aussi présente dans les orientations stratégiques de la Déclaration de Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (DEPONAT) adoptée par le Gouvernement en novembre 2002 et assortie d’un document de Stratégie Opérationnelle (DSO-Livre blanc, novembre 2006). Le DSO devrait apporter une contribution aux réflexions sur la question GDT, puisqu’il y est question d’appuyer les Schémas Directeurs d’Aménagement des Communes (SDAC) et les Schémas Territoriaux d’Aménagement et de Développement (STAD) visant à planifier l’occupation de l’espace. 2.3. Etat des lieux sur les écosystèmes du Bénin en rapport avec la GDT Le Bénin est divisé en huit zones agroécologiques (représentées sur la carte ci-dessous, fig. 2) dont l’état des lieux en rapport avec la GDT est présenté dans le tableau I. 17 Figure 2 : Carte des zones agro-écologiques du Bénin 18 Tableau I: Rapport des zones agroécologiques avec la GDT Zones agroécologiques Situation Rapport avec la GDT Zone 1 : Zone soudano sahélienne de l'extrême nord (zone extrême Nord bénin) : Elle s'étend sur les deux communes de Malanville et de Karimama et couvre environ 6.000 km2 Zone exposée à une forte érosion ; Dégradation très prononcée des forêts ; Production chaotique ; divagation des bovins et dégâts d’animaux ; Constitution de fortes colonies nigériennes ; Désertification ; Non maîtrise des feux de brousse ; surpâturage ; enclavement ; pratiques culturales inappropriées Zone 2 : Zone soudanienne du nord-est (zone cotonnière du Nord-Bénin) Cette zone s’étend sur 20930 km2 et recouvre les communes de Banikoara, Kandi, Ségbana, Gogounou dans le département du Borgou, Kérou et l'extrême nord de Kouandé dans l'Atacora. Déforestation et Dégradation du couvert végétal et érosion très rapide des terres ; Problèmes d’eau ; Difficulté d’accès à la nappe d’eau ; Défrichements anarchiques ; braconnage dans les zones protégées Difficulté d’accès à la nappe d’eau Non maîtrise des filières Enclavement Zone 3 : Zone soudanienne du nord-bénin (zone cultures vivrières sud-Borgou) Elle s’étend sur 23442 km2 et est située au sud du département du Borgou (Communes de Kalalé, Sinendé, N'Dali, Nikki, Bembéréké, moitié nord de Tchaourou, Parakou) et le centre-Est de l'Atacora. Sols très sensibles au lessivage; situation mauvaise en eau ; transhumance dans les forêts classées ; Implantations de champs et de troupeaux dans les forêts classées Cours d’eau naturels en partie logés dans les forêts classées Zone 4 : Zone soudanienne du nord-ouest (zone Ouest-Atacora) Caractéristiques . Elle s'étend sur 31200 km² et couvre les communes de Ouaké, Djougou, Copargo, Natitingou, Toucountouna, Kobli, Matéri, Boukoumbé et Tanguiéta Végétation très dégradée. Sols ferrugineux dégradés avec une réserve en eau faible et une fertilité médiocre. Sols minéraux bruts inaptes à toutes cultures 19 Zones agroécologiques Situation Rapport avec la GDT Zone 5 : Zone soudano guinéenne de transition (zone cotonnière du centre Bénin) . Elle couvre environ 16.900 km² et abrite les communes de Djidja, Savalou, Dassa-zoumè, Savè, ouèssè, Aplahoué, Kétou, Parakou, Tchaourou et Bassila Zone entièrement occupée par des sols ferrugineux tropicaux lessivés ou appauvris Dégradation anthropique des sols concrétionnés à fragilité variables Techniques culturales destructrices ; Braconnage ; exploitation frauduleuse de bois dans les forêts classées et déstabilisation des bassins versants Zone 6 : Zone soudano guinéenne sur terre de barre (zone des terres de barre) La superficie totale est d'environ 10.500 km². La zone couvre l'ensemble de la zone géologique des "terres de barre". Sols profonds mais dégradés, avec une capacité de rétention pour l'eau faible ; Perte de fertilité des terres et Dégradation accentuée des écosystèmes Insécurité foncière plus prononcée; Fort prélèvement de flore et de faune (pharmacopée traditionnelle) Zone 7 : Zone soudano guinéenne sur les vertisols (zone de la dépression) Elle couvre environ 2.000 km² et correspond à la dépression d'argiles gonflantes de la Lama L'eau disponible dans ces sols est assez faible à cause de la forte énergie avec laquelle le sol retient l'eau ; Problèmes de drainage en seconde saison de pluie ; Dégradation du couvert végétal ; Sols difficiles à travailler ; Persistance des pratiques de feux de brousse ; Exploitation et carbonisation frauduleuse Zone 8 : zone sableuse littorale et fluvio-lacustre (zones des pêcheries) Elle couvre 3.500 km² environ et regroupe la bande sableuse côtière et les alluvions fluviales et lacustres du Mono, de l'Ouémé et de l'Atlantique. Elle couvre les communes d'Athiémé, Grand Popo, Comé, Ouidah, Abomey-Calavi, Sô Ava, Sèmè-Podji, Aguégué, Dangbo, Bono et Ouinhi Sols sableux pauvres en matière organique Faible capacité d'échange et faible pouvoir de rétention en eau. Ils ne peuvent être valorisés que par des espèces pérennes adaptées telles que le cocotier, l'Eucalyptus, le Filao, l'Acacia auriculiformis, l'anacardier etc. ; Erosion côtière ; Modification des plans d’eau ; Inondation ; Présence et fragilité des zones humides 20 2.4. Etat des lieux sur les technologies de GDT et leur niveau d’adoption Plusieurs technologies de GDT sont expérimentées au Bénin pour assurer la régénération de la fertilité des sols. Parmi ces dernières, on peut citer par catégories : les technologies traditionnelles, les technologies de fumure à base d’engrais chimique, les technologies de maintien de fertilité à base des légumineuses herbacées (Mucuna, Ashynomenae, Stylosanthes etc.) les technologies agroforestières à base de légumineuse ligneuse (Acacia, Moringa, glyricidia, Anterololium etc. .), les techniques de conservation de l’eau dans le sol (lutte anti érosive, labour en courbes de niveau, les pratiques GIRE autour des points d’eau, etc.), les technologies à base du compostage et d’utilisation du fumier, L’analyse des taux d’adoption et d’application de ces différentes technologies a fait l’objet de travaux d’enquêtes du Projet RAMR9. Sur l’ensemble des technologies proposées pour la gestion de la fertilité, on constate que celles suscitant plus d’intérêt pour les producteurs sont: (i) l’application de la fumure minérale; (ii) la préparation et l’utilisation du fumier; (iii) la fabrication et l’utilisation du compost ; (iv) la gestion des résidus de récolte; (v) l’assolement et la rotation des cultures; et (vi) la régénération par le mucuna. Les technologies agroforestières sont en majorité préférées dans le Sud pour la production du bois que pour la fertilisation proprement dite, tandis que certaines essences ligneuses telles que le moringa et le glyricidia s’intègrent aux pratiques culturales des régions du Centre et du Nord pour leurs rôles dans l’alimentation du bétail (moringa) et leur adéquation pour la culture de l’igname (glyricidia). Toutefois les résultats d’adoption sont encore largement en dessous des niveaux escomptés. Les techniques de rotation à base de légumineuses et de plantes fourragères ont été testées. L’intégration agriculture-élevage à travers ces différents essais ne mobilise pas les agriculteurs malgré des initiatives intéressantes de certains producteurs dans les régions du Nord principalement. Les techniques culturales recommandant un travail minimum du sol intègrent certains systèmes de culture dans le Centre et le Nord alors que la pratique de non travail du sol et de semis direct sous couverture végétale (SCV) était connue auparavant. Par contre les techniques culturales et les dispositifs de lutte antiérosive vulgarisés n’ont pas connu un niveau d’adoption élevé. En définitive de nombreuses initiatives et actions ont été développées au Bénin en matière de régénération de la fertilité des sols. Toutefois, à l’analyse l’on se rend à l’évidence que la 9 Etude sur la vulgarisation et l’adoption des technologies de gestion de la fertilité des sols. ALOHOU E. et HOUNYOVI A. Janvier 1999 INRAB/RAMR. 21 pertinence de l’ensemble de ces innovations par rapport aux préoccupations réelles des producteurs, n’est pas toujours établie. 2.5. Etat des lieux sur les mécanismes actuels de financement de la GDT Le Gouvernement du Bénin, avec l’appui des Partenaires techniques et financiers, a mis en œuvre plusieurs projets/programmes ayant des rapports directs ou indirects avec la GDT. (voir annexe1).En termes de financement, il faut reconnaître que c’est dans les secteurs de l’environnement et de l’agriculture que les actions les plus importantes touchant les questions de gestion durable des terres ont été mises en œuvre à travers des programmes d’investissements publics, aussi bien sur financement du budget national que sur des ressources extérieures. Au nombre des actions soutenues financièrement au cours de ces dernières années et portant sur les questions touchant la gestion durable des terres, l’on peut rappeler sans exhaustivité : Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) financé par la Banque Mondiale et mis en œuvre de 1992 à 1998. et relayé par le Programme de Gestion des Terroirs et des Ressources Naturelles (PGTRN) avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et la Coopération allemande (GTZ) ; Le Projet d’Appui au Développement des Systèmes d’Exploitation (PADSE) mis en œuvre dans les départements de l'Alibori, du Borgou, des Collines et du Zou de 1999 à 2006 sous financement AFD ; Le Projet de Plantations de Bois de Feu dans le sud Bénin (PBF- Phase 1 et 2) : Sur un cofinancement FAD-OPEP ; Le Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE-2) proposant des Plans Locaux d’Actions et de Gestion de l’Environnement (PLAGE), où figurent des aspects GDT. Le PNGE-2 est prévu pour une durée de sept ans, avec un coût global de 24,54 milliards de FCFA, dont 11,19 milliards (soit environ 46%) destinées à la Composante « Appui aux initiatives de gestion locale de l’environnement », qui pourrait prendre en charge les problèmes de baisse de fertilité des sols, de désertification, de régression des zones de pâturage, d’insécurité foncière, etc. Le Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles (PNGDRN) élaboré en Novembre 2008, vise à ‘’Contribuer à la croissance pour la réduction de la pauvreté par une gestion durable et intégrée des forêts et des ressources naturelles’’10. La GDT est prise en compte dans la déclinaison de certains axes Dans le secteur de l’environnement, plusieurs projets sont actuellement mis en œuvre par les différents programmes (PNGE et le PNGDRN) en rapport avec la GDT. Le financement de ces projets dépend en grande partie des partenaires techniques et financiers. A titre illustratif, la contribution du Budget national et des partenaires dans le budget alloué au MEPN, pour le PIP de l’année 2008 dans le cadre desdits programmes, se présente comme suit : 10 PNGDRN, Rapport Final (Novembre 2008) 22 Figure 3 : Répartition par source de financement des deux programmes du MEPN-PIP 2008 Figure 4 : Source de financement (%) du PNGE Figure 5 : Sources de financement (%) du PNGDRN Dans les allocations budgétaires du MEPN plafonnées à 17, 426 milliards FCFA pour l’année 2009, le montant attribué au PNGDRN s’élève à 12, 263 milliards de FCFA, soit 70% du budget, contre 17% pour le PNGE et 13% pour le PAGS. Les graphiques ci-dessus montrent que la contribution des partenaires est plus significative pour les projets du PNGDRN que pour les ceux du PNGE. On note une volonté affichée des partenaires à investir dans la gestion durable des ressources naturelles où les résultats sont plus visibles que dans la gestion au quotidien de l’environnement où les résultats sont très peu visibles et à long terme. Cette situation appelle au renforcement des initiatives comme le Fonds National pour l’Environnement (FNE) alimenté par des écotaxes prélevées dans le cadre de la lutte contre les pollutions et par des subventions accordées par l’État et les collectivités locales pour la protection de l’environnement. Ce fonds servirait alors à appuyer entre autres les programmes et projets relatifs à la protection de la protection de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la promotion des bonnes pratiques de gestion durable des RN et pourrait servir de mécanisme de financement des actions entrant dans le cadre de la GDT. Dans le secteur de l’agriculture, sur les 36 projets en cours au MAEP pour l’année 2009 (voir tableau annexe 1 et 2), on dénombre 21 projets comportant des volets ou des activités liés directement ou indirectement à la gestion durable des terres. Ce tableau ne donne qu’une indication du coût global par projet, sans pouvoir permettre d’évaluer de façon précise la part des budgets octroyés qui est consacrée à la GDT. La difficulté majeure à ce niveau tient du fait que les activités y afférentes sont le plus souvent disséminés dans les composantes ou sous composantes des projets et donc pris en compte dans leurs coûts globaux, sans quantification particulière. 23 En perspective, le Plan d’Actions du PSRSA pour l’horizon 2009-2015 (en cours de finalisation) met l’accent sur l’axe « Amélioration de la productivité agricole » qui concentre l’essentiel de ce qui doit être réalisé en relation avec la gestion durable des terres11, avec un coût estimé à une moyenne annuelle d’environ 157 milliards FCFA. 2.6. Orientations stratégiques du CSI/GDT Bénin 2.6.1. Analyse et synthèse des problématiques majeures L’analyse de la situation actuelle en matière de gestion durable des terres au Bénin a mis en relief des problématiques de divers ordres relatives au cadre législatif, politique et stratégique, à l’environnement institutionnel de mise en œuvre de la gestion durable des terres, ainsi que par rapport aux technologies utilisées et à la gestion des écosystèmes forestiers et des ressources en eau. L’on peut noter ce qui suit. La panoplie des textes législatifs et réglementaires pris par le Bénin en conformité avec les Accords et Conventions au plan régional et mondial, constitue des conditions favorables pour des politiques, stratégies, programmes/projets et actions en faveur de la GDT. Aussi beaucoup d’initiatives sont-elles prises au sein des organisations de la Société civile et dans l’Administration publique pour promouvoir un développement durable, notamment sur les questions de lutte contre la désertification, la dégradation des sols et plus récemment les effets des changements climatiques. Les différents documents de politique, stratégie, plan d’action et programme, plus particulièrement dans les secteurs du développement agricole et rural, de l’environnement et de la protection de la nature, ont souvent pris pour ancrage un ensemble de techniques et technologies s’inscrivant directement ou partiellement dans la GDT12, tout en mettant en relief l’importance des mécanismes institutionnels. Cependant, le rythme de dégradation des terres reste un problème de plus en plus préoccupant. Cette situation laisse à penser que les plans et stratégies de développement ne sont pas bien adaptés au vécu quotidien des acteurs et utilisateurs de la ressource terre à la base, ce qui limite l’impact des projets GRN sur le changement de comportement des populations à la base. L’adhésion de ces dernières aux actions de gestion durable des terres et à leur pérennisation ne pourrait donc être garantie qu’en fonction de l’intérêt propre qu’ils y trouvent sur le plan financier, économique ou social. L’importance souvent prônée pour les questions de développement durable et la priorité donnée à la gestion rationnelle des ressources naturelles et plus particulièrement la GDT, ne semblent pas se traduire de façon assez lisible par la mise en place de mesures d’accompagnement suffisamment incitatives13 pour surmonter les goulots d’étranglement assez nombreux tirant 11 Notamment l’accès au foncier, la fertilisation du sol, la mécanisation adaptée, la gestion de l’eau, les itinéraires techniques, etc 12 Aménagements de lutte antiérosive, mise en œuvre de différentes techniques de restauration de la fertilité des sols, lutte contre les feux de brousse, gestion de la transhumance, reboisements à buts multiples, régénération de forêts, maîtrise de l’eau, etc. 13 Les aspects d’accès aux intrants, de financement de l’agriculture, de crédits adaptés, d’accès aux marchés, etc. sont de plus en plus évoqués 24 leur origine de diverses sources et engager durablement les acteurs à la base aux actions subséquentes. Malgré l'engouement des acteurs par endroits à l'adoption de certaines technologies de conservation des eaux et du sol, le niveau d'intensification sur le terrain reste faible en raison de multiples contraintes, dont entre autres l’insuffisance de ressources humaines qualifiées pour une meilleure connaissance de l’état des ressources naturelles et des écosystèmes, l’inadéquation des technologies/ techniques de gestion avec la fragilité des écosystèmes, etc. Par ailleurs, les modalités de mise en œuvre des programmes et projets sont dans la plupart des cas marquées par une juxtaposition de différentes structures responsables sans un mécanisme fiable de coordination et de suivi entre les interventions sectorielles, ce qui aboutit à la dispersion et parfois la duplication des efforts. Une synthèse des problématiques majeures issues de l’analyse diagnostique est présentée dans le tableau ci-après : 25 Tableau II : Synthèse des problématiques GDT 26 Environnement législatif, institutionnel et politique de mise en œuvre de la GDT Gestion des écosystèmes forestiers et des ressources en eau en rapport avec la GDT Techniques et technologies GDT Concept GDT non spécifiquement indexé mais plutôt dilué dans la démarche globale de gestion des ressources naturelles Inexistence d’un cadre fonctionnel de concertation des acteurs impliqués dans la gestion des ressources naturelles Sous- information des utilisateurs sur les innovations technologiques de GDT générées Inexistence d’une politique nationale et d’’un véritable programme fédérateur des actions multisectorielles de GDT Retard fréquent des procédures de ratification des Accords et Conventions et délai souvent trop long d’élaboration et d’adoption des textes d’application Non maîtrise ou faible utilisation des outils clés de conservation durable des terres dans la démarche de planification des programmes et projets touchant les questions de GDT Faible implication des acteurs à la base dans la définition et la mise en œuvre des stratégies de gestion rationnelle des écosystèmes forestiers et des ressources en eau Déficit manifeste de connaissances sur l’état actuel et réel des ressources naturelles, notamment les eaux, les sols et les végétations subissant une forte pression anthropique Lenteur dans les procédures et l’adhésion des communautés dans la mise en œuvre des plans d’aménagement participatif des ressources naturelles Difficultés d’accès de la majorité des acteurs concernés aux divers intrants et équipements requis Faible intégration des systèmes d’élevage à l’agriculture Persistance de l’insécurité foncière, source de faible motivation des acteurs primaires à investir dans les actions de GDT Faible valorisation des produits issus des techniques et technologies GDT Effets dévastateurs des feux de végétation non contrôlés Faible perception du rôle des 27 Incompatibilité de la durée de vie des programmes/projets et des mécanismes subséquents de mise en œuvre avec le temps nécessaire à l’appréciation des effets GDT Absence ou insuffisance de coordination des actions, entre institutions et au sein de la même institution. Insuffisance de cohérence des approches d'intervention Problème de représentativité et de légitimité dû à la multiplicité des organisations des acteurs impliqués ou potentiels Motivation des Collectivités territoriales plus orientée vers les réalisations sociocommunautaires des projets et programmes au détriment des actions GDT Secteur privé encore peu actif dans la GDT Difficultés à cerner les phénomènes complexes des dynamiques migratoires intra et extra zones agro écologiques et leur prise en compte dans la définition des options GDT Absence de plans directeurs d’aménagement des Communes pouvant prévenir ou réglementer l’emprise des zones d’urbanisme sur les écosystèmes forestiers Accès inéquitable des acteurs aux ressources naturelles Faible suivi-évaluation du mécanisme de gestion des écosystèmes forestiers et des ressources en eau ; Non prise en compte des effets du changement climatique qui affecte négativement la gestion des ressources naturelles ; Insuffisance des moyens matériels et financiers dans la mise en œuvre des projets programmes de GDT collectivités locales dans l’identification et la diffusion des approches techniques et technologiques adaptées de GDT Cycle des programmes /projets et modes de financement inadaptés par rapport aux effets attendus de l’utilisation des techniques et technologiques adaptées de GDT Non capitalisation des diverses technologies GDT générées; Corrélation très forte entre la pauvreté et l’incapacité à adopter les innovations GDT Leçons à tirer Des cadres législatif, politique, stratégique et institutionnel plus adaptés sont donc nécessaires au Bénin en vue d’assurer la planification plus efficace d’actions de gestion des écosystèmes et plus spécifiquement celles de gestion durable des terres à l’échelle nationale, communale et locale, sur la base d’éléments essentiels et d’outils de décision permettant de faire face à moyen et long terme à la dégradation des terres. Il s’agit de susciter au sein des nombreux acteurs et partenaires qui existent actuellement une motivation réelle à prendre part activement à la résolution des problèmes relatifs à la gestion des ressources naturelles en général et plus particulièrement à la gestion durable des terres, aux fins d’une option d’investissement concertée et responsable en termes de paquets technologiques adaptés, d’organisations fonctionnelles, etc., pour la prévention de la dégradation et la restauration des terres dégradées. Ce pas important suppose tout d’abord l’identification plus précise des acteurs concernés et ensuite la détermination concertée (i) du mode de coordination pour une meilleure utilisation des ressources disponibles ou à mobiliser ; (ii) des moyens de suivi et de contrôle axés sur les résultats ; (iii) des mécanismes et processus-clé de capitalisation des expériences et acquis, 28 d’échange et de circulation d'information entre les diverses catégories d’acteurs et (iv) des mesures d’accompagnement nécessaires. La nécessité de garantir la complémentarité et de la synergie d’actions pour inverser de manière significative la tendance à la dégradation des terres et à la perte de leurs fonctions productives, est admise des diverses parties prenantes. Mais des pensées aux actes, de nombreuses interrogations sont soulevées, ayant trait pour l’essentiel : à l’implication des Collectivités territoriales dans le développement des technologies GDT nécessitant des efforts collectifs (gestion des plans d’eau, lutte anti-érosive, protection des berges des cours d’eau, lutte contre les feux de brousse et la déforestation, etc. ; au développement de partenariats soutenus14 par une forte adhésion communautaire à la base dans la prise de décision et dans les actions visant la gestion des écosystèmes et la mise en application des technologies et techniques GDT; à la mise en place des dispositions juridiques et institutionnelles favorisant la mise en œuvre efficiente des programmes intégrés de gestion des ressources en eau (GIRE) et de gestion durable des terres ; à la recherche de mécanismes efficaces pour assurer la mise en œuvre effective des différents plans d’aménagement des ressources naturelles ; aux dispositions pouvant influencer les transactions foncières15 dans le sens d’une gestion durable des terres et à la généralisation de l’outil PFR en vue de sécuriser les terres en zones rurales ; à l’accès des producteurs agricoles16 aux intrants et équipements utiles à la mise en application des technologies et techniques GDT ; à l’accès des acteurs aux informations nécessaires par des canaux d’information et de communication appropriés et à moindre coût ; à l’application des différents codes17 en faveur de la participation effective des groupes cibles marginalisés aux actions GDT ; à l’organisation de l’écoulement des produits issus des technologies de GDT (aspects économiques). 14 Entre les acteurs de la recherche et les acteurs à la base pour les itinéraires techniques adéquats (i.e. production et préservation de la biomasse) ; entre les acteurs à la base pour la mise en place des mécanismes consensuels de gestion des conflits (i.e. agriculteurs et éleveurs), gestion de la transhumance et la vaine pâture, acquisition de capital animal et de fumier 15 Les questions de vente anarchique des terres et comment contrôler et assurer la gestion durable des terres vendues 16 En termes de disponibilité et coût sur le marché local 17 Code des personnes et de la famille, Loi 2007 -03 du 16 /10 2007 portant régime foncier rural au Bénin 29 2.6.2. Formulation de la vision du CSI/GDT 2.6.2.1. Principaux enjeux et défis liés à la dégradation des terres L’analyse de la situation actuelle de la gestion des terres fait apparaître ci-après les principaux enjeux auxquels le Cadre stratégique d’investissement (CSI) du Bénin devra répondre dans les années à venir : Mise en place d’un environnement juridique, institutionnel et politique favorable à la promotion et aux investissements de la GDT ; Développement des modes de gestion des écosystèmes forestiers et des ressources en eau compatibles avec la GDT ; Maîtrise et adoption effective à la base des techniques et technologies GDT porteuses de valeur ajoutée. Il en ressort de façon particulière la nécessité de : développer des liens étroits de partenariat entre les diverses catégories d’acteurs18 dont les rôles et actions influencent le niveau de dégradation des terres, notamment dans le partage et la gestion des connaissances sur les facteurs de succès ou d’échec des actions de gestion durable, les mesures novatrices possibles et la planification concertée des actions ; instaurer la veille stratégique portant sur la maîtrise des facteurs de dégradation et la construction de réponses innovatrices aux besoins de gestion durable des terres, en vue d’adapter en conséquence les stratégies d’accompagnement des acteurs ; être à l’affût des progrès technologiques et expériences réussies en matière de GDT et encourager les principaux acteurs à s’en servir en combinaison avec leurs connaissances endogènes pour améliorer leurs pratiques et leurs revenus ; identifier les sources de financement des investissements requis pour la mise en œuvre de la GDT et mettre en place des mécanismes efficaces de mobilisation des ressources nécessaires et de leur utilisation à bon escient ; s’adapter aux nouvelles responsabilités liées à la gestion des effets des changements climatiques et du déclin de la biodiversité, facteurs d’accentuation de la dégradation des terres. Pour être en mesure de déployer une capacité de répondre efficacement aux enjeux ci-dessus, les défis majeurs à relever sont les suivants : pouvoir assurer la coordination efficace des activités des diverses structures et institutions impliquées directement ou indirectement dans la GDT, avec un ancrage institutionnel bien connu et accepté de tous, et des mécanismes clairs de pilotage de l’approche GDT ; 18 Notamment les populations locales, les Autorités administratives et traditionnelles, les institutions de recherche, les organisations de la société civile et les partenaires au développement 30 réussir l’intégration harmonieuse de la gestion durable des terres comme une thématique transversale prioritaire dans les politiques macroéconomiques, dans les principaux processus de coopération et plans de développement, ainsi que sa prise en compte effective dans les allocations budgétaires ; garantir l’existence et le respect des textes appropriés permettant de disposer d’un cadre législatif et réglementaire sécurisant et incitatif pour la GDT ; assurer la qualité et la disponibilité des connaissances et ressources humaines requises pour la mise en œuvre efficiente des stratégies GDT en réponse aux besoins nouveaux d’innovation dans toutes les sphères d’activités liées à l’utilisation durable de la ressource terre19 ; Engager les principaux acteurs dans des opérations de restauration des terres dégradées et de saine gestion des ressources foncières disponibles. 2.6.2.2. La vision GDT au Bénin Au regard des principaux enjeux vers lesquels doivent s’aligner les interventions en matière de gestion durable des terres au Bénin, la vision que les acteurs se proposent à véhiculer est ainsi formulée : « La GDT est au cœur des actions de développement économique et socio culturel, tournée vers la préservation et gestion durable des ressources naturelles, pour une production prospère de nourriture et de biens, bénéficiant des investissements nécessaires et procurant de la valeur ajoutée, engageant tous les acteurs concernés dans un partenariat actif, en appui à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté » Cette vision situe la GDT comme la base prioritaire de préservation des ressources productives et source de création de richesse pour les générations présentes et futures. Elle prend en compte la définition de la gestion durable des terres proposée par TerrAfrica (2005) comme étant “l’adoption de systèmes d’utilisation des terres qui, par des pratiques d’aménagement appropriées, permet aux usagers des terres d’optimiser les avantages économiques et sociaux tirés de la terre tout en conservant ou en renforçant les fonctions de soutien écologique des ressources’’. Elle se veut également en cohérence avec : d’une part, la vision stratégique de TerrAfrica qui englobe la productivité des terres, les moyens d’existence et la base de ressources naturelles de façon intégrée, et répond à deux Objectifs clés du Millénaire pour le développement: OMD 1 (Eradiquer la pauvreté extrême et la faim) et OMD 7 (garantir un environnement durable), 19 Innovations pour l’amélioration de la productivité des exploitations agricoles, la gestion participative des ressources forestières et pastorales, la gestion intégrée des ressources en eau, l’adaptation aux effets des changements climatiques, etc. 31 d’autre part, les Orientations stratégiques de développement (OSD 2006-2011) du Bénin mettent l’accent sur la nécessité d’ « asseoir les bases d’un développement agricole durable » à travers, entre autres, la « mise au point des outils de valorisation et de gestion de la ressource eau et du potentiel en terre ». La SCRP qui découle de ces OSD a indiqué clairement que l’accélération de la croissance doit s’appuyer sur une gestion rationnelle des ressources naturelles. Enfin, la vision ci-dessus formulée reconnaît au premier chef, le rôle essentiel du partenariat au niveau national et international et la nécessité d’une forte adhésion des communautés de base aux initiatives et actions sur les problématiques de dégradation des terres, d’adaptation aux changements climatiques, de lutte contre la désertification et de lutte contre la pauvreté. Le CSI/GDT au Bénin se distinguera de ce fait comme un cadre innovateur, qui s’appuie sur le partenariat entre les diverses catégories d’acteurs et qui prépare ces derniers à interagir en permanence, dans la recherche de solutions adaptées et viables, dans la prise de décision et dans la gestion directe des actions devant garantir la GDT. 32 3. LES STRATEGIES A METTRE EN ŒUVRE 3.1. Les objectifs 3.1.1. Objectif général L’objectif général est de créer les conditions optimales de mobilisation des différents acteurs et des ressources pour les actions de prévention et de lutte contre la dégradation des terres, de façon à préserver les bases productives et contribuer à la lutte contre la pauvreté. 3.1.2. Objectifs stratégiques La réalisation de cet objectif général du Cadre stratégique s’articulera autour des quatre axes stratégiques ci-après : Un cadre d’action inscrit dans la durée, attrayant et favorable à la GDT Des mécanismes efficaces de gestion des connaissances et un système d'information et de communication fonctionnel sur la GDT Des actions structurantes favorables à la promotion de la GDT Mesures d’accompagnement et appuis divers aux acteurs à la base 33 3.2. Les stratégies opérationnelles et priorités d’actions Les stratégies opérationnelles et priorités d’actions qui en découlent sont présentées comme suit : ORIENTATION 1 : Un cadre d’action inscrit dans la durée, attrayant et favorable à la GDT OBJECTIF STRATEGIQUE 1: Créer l’environnement institutionnel, juridique et politique propice de nature à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de gestion durable des terres STRATEGIES OPERATIONNELLES PRIORITES D’ACTION 1. Assurer l'intégration de la GDT dans les processus et systèmes clés de planification et d'investissement et une synergie dans les interventions y afférentes Intégrer de façon explicite la GDT dans les orientations et cadrages économiques et budgétaires à l'échelle nationale, sectorielle et locale Revisiter les Programmes d'investissements publics et les cadres de dépenses à moyen terme de façon à mieux cibler les points d'ancrage GDT en termes de financement et de contrôle de performance Renforcer les capacités des Communes pour l'intégration de la GDT dans les processus de planification, gestion et décision en matière de développement local Adapter les mécanismes et instruments existants selon l'approche de stratégie intégrée de financement en vue d'une mobilisation de ressources novatrices tenant compte du cycle des actions de promotion de la GDT Elaborer un programme fédérateur des actions GDT au niveau national avec des procédures de financement harmonisées et intégrant harmonieusement les aspects environnementaux, économiques et sociaux 2. Mettre en place des mécanismes institutionnels durables pour assurer de façon efficace la coordination et l'harmonisation des interventions et investissements pour la promotion de la GDT Développer le plaidoyer et la sensibilisation auprès des différentes catégories d'acteurs sur les enjeux de la dégradation des terres en vue de leur adhésion et implication effectives Concevoir et mettre en place un cadre institutionnel doté de mécanismes clairs pour la coordination des actions multisectorielles visant la GDT, le suivi de leur exécution et l’évaluation de leurs effets et impacts Mettre en place les organes de pilotage multi-représentatifs et renforcer la concertation des différentes parties prenantes à la mise en œuvre des stratégies GDT 34 3. Rendre le cadre législatif et réglementaire mieux adapté aux conditions de mise en œuvre efficiente des interventions de la GDT Accélérer les procédures de mise en conformité et/ou d'harmonisation des textes législatifs et réglementaires en matière de gestion des ressources naturelles (terres, forêts, eau, pâturage, etc.) Renforcer les mécanismes, processus et outils de diffusion/vulgarisation des textes législatifs et réglementaires statuant sur la préservation des ressources naturelles et la GDT Concourir à la mise en œuvre de la stratégie de sécurisation et de gestion de l'accès au foncier, à travers notamment l'appui à l'extension des Plans fonciers ruraux et à la généralisation de l'utilisation des outils de formalisation des transactions foncières Appuyer l'installation et le renforcement des organes de gestion foncière et les mécanismes de résolution des conflits sur les ressources naturelles ORIENTATION 2 : Des mécanismes efficaces de gestion des connaissances et un système d'information/communication fonctionnel sur la GDT OBJECTIF STRATEGIQUE 2 : Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations utiles aux acteurs à divers niveaux pour une planification fiable des interventions en matière de GDT STRATEGIES OPERATIONNELLES PRIORITES D’ACTION 2.1. Elargir les capacités de création et d'échange des connaissances sur les facteurs de dégradation des terres et les solutions possibles sur les plans technique et technologique Améliorer les connaissances actuelles par des études mieux ciblées sur le statut des différents types de terres et les contraintes et pesanteurs à l'adoption des pratiques GDT Mettre en place et assurer la gestion dynamique de bases de données sur les terres et autres ressources naturelles qui lui sont liées Assurer une plus grande disponibilité de ressources humaines qualifiées pouvant contribuer à l’amélioration des connaissances et à l'expansion de la GDT au niveau national et local Mettre en place un réseau d'équipes pluridisciplinaires pour renforcer et harmoniser les travaux de recherche sur les technologies GDT 35 Intégrer de façon spécifique la GDT dans le cursus de l’enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle 2.2. Mettre en place un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Développer des systèmes d’information géographique sur les ressources naturelles aux niveaux national, départemental et communal et former les principaux acteurs à leur utilisation Répertorier les sources et assurer la capitalisation et la diffusion des bonnes pratiques et expériences de gestion durable des sols, des ressources pastorales et forestières Appuyer la création des espaces d'apprentissage et des réseaux d'innovation au sein des communautés en vue d'échanges et de la diffusion des meilleures pratiques de GDT Mettre en œuvre une stratégie de Communication multi media adaptée aux différentes catégories d'acteurs et permettant de créer des espaces d'apprentissage, d'échanges et de diffusion des meilleures pratiques en matière de GDT Développer un système de suivi-évaluation participatif et basé sur des résultats par niveau (communal, départemental et national) pour la mise en œuvre et l'évaluation des programmes GDT 36 ORIENTATION 3 : Des actions structurantes favorables à la promotion de la GDT OBJECTIF STRATEGIQUE 3 : Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions concrètes visant la préservation et l'amélioration de la productivité des terres STRATEGIES OPERATIONNELLES PRIORITES D’ACTION 3.1. Préparer et rendre disponibles les outils de base permettant une planification efficace des interventions de lutte contre la dégradation des terres Confectionner des guides méthodologiques et normes technico-économiques de programmation, de budgétisation et d'évaluation des actions GDT Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources naturelles, assorti d'un plan de GDT Actualiser ou confectionner les documents et cartes de trame foncière, précisant le statut socio-foncier, le potentiel et les niveaux de dégradation des terres Réorienter la réalisation des Etudes d’impacts environnementales, sociales et économiques vers la prise en compte des aspects GDT et des mesures correctives y afférentes 3.2. Renforcer les processus et actions en cours ayant un lien avec la GDT et promouvoir les actions pilotes de protection et de réhabilitation des terres dégradées Assurer l'harmonisation et la mise en synergie des interventions liées à la GDT dans les stratégies et programmes sectoriels existants (PANA, PAN/GIRE, PGDRN, PSRSA, etc.) Définir et mettre en œuvre les modalités d'opérationnalisation des programmes, mécanismes et processus-clés liés à la GDT au niveau des Communes dans le cadre Développement Conduit par les Communautés Identifier et appuyer les initiatives locales de mise en œuvre concertée et de popularisation des modèles de GDT et soutenir les opérations pilotes de gestion intégrée des ressources agro-sylvo-pastorales Redynamiser et soutenir les structures locales de gestion des ressources naturelles (feux de brousse, aménagements forestiers, transhumance, etc.) et les organisations professionnelles agricoles engagées dans les interventions et processus en faveur de la GDT 37 Définir et mettre en application diverses mesures incitatives et actions promotionnelles visant à encourager l'adoption des pratiques de GDT (octroi de crédit, concours agricole, journée de l'agriculteur, valorisation du statut de producteur, etc.) ORIENTATION 4 : Mesures d’accompagnement et appuis divers aux acteurs à la base OBJECTIF STRATEGIQUE 4 : Susciter l'engouement des structures et acteurs concernés pour le développement des pratiques de GDT à la base, grâce au renforcement de leurs capacités STRATEGIES OPERATIONNELLES PRIORITES D’ACTION 4.1. Faciliter la disponibilité et l'accès de toutes les catégories d'acteurs concernées (hommes, femmes, jeunes) aux ressources productives en amont de la GDT Renforcer les mécanismes et dispositifs d'approvisionnement et de distribution pour améliorer la disponibilité et l'accessibilité des producteurs aux intrants, matériels et équipements nécessaires à la mise en œuvre des technologies GDT Renforcer l'offre de services appui-conseil aux producteurs selon le genre et la catégorie pour l'identification et l’utilisation raisonnée des itinéraires techniques et intrants spécifiques en GDT Définir et mettre en œuvre des mesures incitatives (fiscalité, renforcement de capacités, etc.) aux opérateurs économiques privés intervenant dans la GDT Développer le partenariat avec les institutions de financement pour une offre avantageuse de services financiers (crédit de campagne, crédit d'équipement, etc.) facilitant l'adoption des pratiques GDT 4.2. Promouvoir la valorisation des produits issus des pratiques de GDT Labéliser les produits générés par la GDT en vue d'une plus value substantielle aux acteurs qui la pratiquent ; Mettre en place de concert avec les différents partenaires des mécanismes destinés à faciliter l'accès aux marchés des produits issus de la GDT 38 3.3. Principes directeurs La GDT est par essence un domaine dans lequel aucune catégorie d’acteur prise isolément ne saurait conduire à elle seule les actions requises. Les avantages écologiques et socio économiques doivent faire l’objet d’attention de façon à ce que la mise en œuvre de la GDT ne génère pas des coûts d’opportunité élevés qui émousseraient significativement la motivation des populations à s’y engager. Elle contribue par ailleurs à d’autres approches et processus de développement durable dont elle ne peut être dissociée (agriculture durable, gestion intégrée des écosystèmes, gestion intégrée des ressources en eau, adaptation aux effets des changements climatiques, diversité biologique). Au regard de ces considérations, les principes directeurs qui doivent régir la mise en œuvre efficiente du CSI/GDT sont les suivants : i) Le consensus sur une vision commune des acteurs de la GDT Un fondement essentiel de la GDT est la reconnaissance du lien indissoluble entre les populations et les ressources naturelles dont elles sont tributaires pour la satisfaction des besoins d’ordre économique, social et culturel. Le consensus sur une vision commune favoriserait l’engagement aux actions et le développement des partenariats multisectoriels et interinstitutionnels aux niveaux international, régional, national et local. ii) La participation de tous les acteurs selon leurs rôles et responsabilités Le caractère multidimensionnel et multi-acteurs de la GDT implique sa conception et sa mise en œuvre selon une approche participative et inclusive de tous les acteurs concernés. Les champs d’intervention couverts ont trait forcément à des activités relevant à la fois des fonctions régaliennes sur lesquels l’Etat doit recentrer son rôle20, des fonctions à caractère commercial et de production21 exclusivement du ressort des opérateurs privés et des activités non exclusives22 qui sont pour le moment partagées entre l’Etat, les Collectivités locales, les opérateurs privés, les organisations professionnelles. La stratégie s’appuiera sur : la concertation et la consultation permanente par groupe d’acteurs institutionnels et entre différentes catégories d’acteurs, aux fins de l’implication totale et responsable de tous et de chacun dans les actions de GDT ; la définition des règles de jeu entre les différents acteurs institutionnels, le renforcement des compétences et des moyens permettant à chaque acteur d’assumer pleinement son mandat ; l’adhésion et la contribution de la communauté internationale. 20 Orientations politiques, planification, réglementation et contrôle 21 Production, transformation, commercialisation, approvisionnement en intrants et équipements, irrigation privée, etc. 22 Conseil, formation, appui à l’organisation, etc. 39 iii) Promotion de l’initiative privée et responsabilisation des acteurs dans un partenariat public-privé actif Il s’inscrit aussi dans le processus participatif ci-dessus, en vue de créer des passerelles d’actions communes aux acteurs privés et publics sur les différents sujets liés d’une façon générale à la protection de l’environnement, la réduction des impacts des changements climatiques et des catastrophes naturelles et de façon spécifique à la GDT, et ce dans le respect de leurs missions respectives et de leur autonomie. iv) La planification concertée et inscription de la GDT dans la décentralisation Ce principe vise l’intégration et la coordination des efforts du niveau international avec les processus de planification à l’échelle nationale et locale, le renforcement de dialogue avec les collectivités locales et l’appui à l’identification et à la valorisation des connaissances endogènes et des pratiques locales favorables à la GDT dans les communautés de base. v) La prise en compte de la diversité de situations des écosystèmes du pays dans l’approche de mise en œuvre du CSI/GDT : d’une part en vue des solutions appropriées aux problèmes de dégradation des terres selon leur ampleur dans chacune des huit zones agro-écologiques, ce qui permettrait la répartition efficiente des actions selon les priorités et utilisation judicieuse des ressources financières, d’autre part pour la recherche de synergie possible avec des actions et processus existants en relation avec la gestion des ressources et écosystèmes partagés avec les autres pays. vi) La recherche de la cohérence entre les programmes d’actions et investissements Cette cohérence doit s’établir entre les actions prioritaires de la GDT et les priorités définies dans le cadre des orientations stratégiques de développement au niveau national (OSD, OMD, SCRP) et sectoriel (notamment PSRSA, PNGDRN, etc.), de façon à harmoniser les investissements provenant de diverses sources (Gouvernement, PTF, secteur privé) dans un cadre stratégique global. vii) Un mécanisme efficient de Suivi-Evaluation Ce mécanisme devra être fondé sur les critères de réussite ou d’échec des pratiques et un système efficace de retour d’informations, pour permettre aux usagers des terres de mieux cerner les facteurs et l’impact de la dégradation des terres et aux décideurs d’orienter la conception et la mise en œuvre des actions futures de GDT et des investissements subséquents. 40 4. ANALYSE DE COHERENCE AVEC LES STRATEGIES NATIONALES ET SECTORIELLES Le Cadre Stratégique d’Investissement de la GDT (CSI/GDT) présente un arrimage cohérent avec les documents cadres de référence au niveau national et international et se veut un creuset d’harmonisation des stratégies opérationnelles directement ou indirectement liées à la gestion durable des terres, notamment dans certains secteurs-clés tels que l’Agriculture, l’Environnement, l’Eau, l’Urbanisme, etc. 4.1. Arrimage du CSI GDT avec les NLTPS, les OSD et les OMD Cet arrimage est établi comme le montre le tableau ci-après : Tableau III : Arrimage du CSI GDT avec les NLTPS, les OSD et les OMD Etudes Nationales de Perspectives à Long terme (NLTPS) Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) Orientations Stratégiques de Développement (OSD) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) O b je c ti fs v is é s Assurer la sécurité foncière pour les investissements sur les terres OMD 7 : Assurer un environnement durable 0SD 6 : Assurer un développement équilibré et durable de l’espace national Créer l’environnement institutionnel, juridique et politique propice de nature à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de gestion durable des terres P il ie r s st r a té g iq u e s li é s à l a G D T Une meilleure gestion foncière, distinguant les zones naturelles agricoles, les zones agro-pastorales, les domaines publics, commerciaux et privés Une meilleure protection des terres (indicateur au Bénin : taux des superficies des terres protégées) La sécurisation et la fiabilisation de la propriété foncière et prenant appui sur les instruments du Code foncier rural Intégration de la GDT dans les processus et systèmes clés de planification et d'investissement et une synergie dans les interventions Un cadre législatif et réglementaire mieux adapté aux conditions de mise en œuvre efficiente des interventions de la GDT Priorités d’action définies dans le CSI/GDT en relation avec les NLTPS, OMD et OSD Intégrer de façon explicite la GDT dans les orientations et cadrages économiques et budgétaires à toutes les échelles Elaborer un programme fédérateur des actions GDT au niveau national Concourir à la mise en œuvre de la stratégie de sécurisation et de gestion de l'accès au foncier, Appuyer l'installation et le renforcement des organes de gestion foncière et les mécanismes de résolution des conflits 41 4.2. Arrimage du CSI/GDT avec les politiques et programmes sectoriels de l’Environnement Les aspects liés à la gestion durable des terres sont pris en compte dans deux programmes majeurs du secteur Environnement élaborés en novembre 2008, à savoir le Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE) et le Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles (PNGDRN). Les activités prioritaires visant à répondre aux besoins immédiats d’adaptation aux effets néfastes des Changements Climatiques et à lutter contre la désertification, sont intégrées dans ces programmes. Les points d’ancrage du CSI/GDT dans ces programmes sectoriels se présentent dans le tableau suivant : 42 Tableau IV : Arrimage du CSI/GDT avec les politiques et programmes sectoriels de l’Environnement Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE) Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles (PNGDRN) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Objectifs visés Contribuer à la réduction des coûts de la dégradation environnementale et à l’amélioration des conditions de vie des populations Contribuer à la croissance pour la réduction de la pauvreté par une gestion durable et intégrée des forêts et des ressources naturelles Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations pour une planification fiable des actions GDT Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions concrètes GDT Susciter l'engouement des structures et acteurs concernés pour le développement des pratiques de GDT à la base Piliers stratégiques liés à la GDT Intégration de la dimension environnementale dans tous les secteurs d’activité Amélioration des capacités de gestion de l’environnement Appui aux initiatives de gestion locale de l’environnement Système d’information et de suivi de l’environnement Gestion intégrée des espaces côtiers biologiquement fragiles Amélioration du pilotage du secteur des forêts et des ressources naturelles Maintien des diverses fonctions environnementales, économiques et sociales des ressources forestières et fauniques Valorisation et gestion des ressources forestières et fauniques avec la participation des partenaires privés et des communautés riveraines Création et échange des connaissances sur les facteurs de dégradation des terres Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Mise à disposition des outils pour une planification efficace des actions GDT Disponibilité et accès des différentes catégories d'acteurs aux ressources productives en amont de la GDT Renforcement des processus et actions en cours et promotion des actions pilotes GDT Valorisation des produits issus des pratiques de GDT 43 Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE) Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles (PNGDRN) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Domaines d’action pertinents du PNGE et du PNGDRN touchant la GDT Priorités d’action définies dans le CSI/GDT liées à PNGE et PNGDRN Intégration de l’information environnementale de base et sensibilisation des acteurs Base de données de suivi des études d’impact Plans Locaux d’Actions et Gestion de l’Environnement (PLAGE) des Communes Indicateurs pertinents et expressifs sur les impacts environnementaux des actions de développement Schéma directeur national d’utilisation des sols Plans d’aménagement participatif et durable des forêts et aires protégées Gestion des feux de brousse, défrichements agricoles et pâturages Reboisement et de Restauration des Terres Améliorer les connaissances sur le statut des différents types de terres Mettre en place et assurer la gestion dynamique de bases de données sur les terres Développer des systèmes d’information géographique et former les principaux acteurs Assurer la capitalisation et la diffusion des bonnes pratiques de gestion durable des sols Réorienter les Etudes d’impacts environnementales vers les aspects GDT Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement avec un plan GDT Assurer l'harmonisation et la mise en synergie des stratégies et programmes liées à la GDT Renforcer l'accessibilité des producteurs aux intrants, matériels et équipements des technologies GDT Redynamiser et soutenir les structures locales de GRN et les OPA engagées dans la GDT Mettre en place des mécanismes facilitant l'accès aux marchés des produits issus de GDT 44 4.3. Arrimage du CSI GDT avec la politique sectorielle agricole : le PSRSA Le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole au Bénin (PSRSA) est fondé sur deux objectifs spécifiques et huit stratégies opérationnelles qui pour la plupart influencent de façon directe ou indirecte les différentes formes d’utilisation et de gestion des terres. La cohérence entre le CSI/GDT et le PSRSA, est indiquée dans le tableau ci-après : Tableau V : Arrimage du CSI GDT avec la politique sectorielle agricole : le PSRSA Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Objectifs visés Contribuer à la croissance et à la sécurité alimentaire à travers une production efficace et une gestion durable des exploitations Assurer la compétitivité et l’accès des productions et produits aux marchés Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations utiles pour une planification fiable des interventions GDT Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions de GDT Susciter l'engouement des structures et acteurs concernés pour le développement des pratiques de GDT à la base Créer l’environnement institutionnel, juridique et politique propice de nature à engager tous les acteurs dans des actions efficaces de GDT Piliers stratégiques liés à la GDT Intrants améliorés accessibles Mécanisation adaptée accessible Financement accessible Accès aux connaissances professionnelles/innovations Aménagement agricole opérationnel Sécurisation et gestion de l’accès au foncier Marchés accessibles Disponibilité et accès des différentes catégories d'acteurs aux ressources productives en amont de la GDT Renforcement des processus et actions en cours et promotion des actions pilotes liées à la GDT Mise à disposition des outils de planification efficace des actions GDT Création et échange des connaissances sur la dégradation des terres Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Un cadre législatif et réglementaire mieux adapté aux conditions de mise en œuvre efficiente des interventions de la GDT Valorisation des produits issus des pratiques de GDT 45 Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Domaines d’action pertinents du PSRSA touchant la GDT Promotion d’engrais spécifiques et engrais organiques pour une gestion durable de la fertilité des sols Normes et choix technologiques des travaux mécanisés en fonction des différents types de sol ; Adaptation des systèmes de production aux changements climatiques et promotion des aménagements hydro-agricoles Services financiers et mécanismes assuranciels de gestion des risques Schéma global d’aménagement du territoire basé sur la GIFS, des ressources en eau, des espaces agro-sylvo-pastoraux et des pêcheries Généralisation des plans fonciers ruraux et mise en fonction des organes locaux de gestion foncière Développement d’infrastructures adéquates et Observatoire sur les marchés Priorités d’action définies dans le CSI/GDT en relation avec le PSRSA Améliorer les connaissances sur le statut des différents types de terres Renforcer la disponibilité et l'accessibilité des producteurs aux intrants, matériels et équipements des technologies GDT Assurer la gestion dynamique de bases de données sur les terres Développer des systèmes d’information géographique (SIG) et former tous les acteurs concernés à leur utilisation Assurer la capitalisation et la diffusion des bonnes pratiques GDT Réorienter les Etudes d’impacts environnementales vers les aspects GDT Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement avec un plan GDT Assurer la mise en synergie des stratégies et programmes liées à la GDT Redynamiser et soutenir les structures locales de GRN et les OPA engagées dans la GDT Concourir à la mise en œuvre de la stratégie d’accès sécurisé au foncier Appuyer l'installation et le renforcement des organes de gestion foncière et des mécanismes de résolution des conflits Accélérer les procédures de mise en conformité et/ou d'harmonisation et de diffusion des textes sur les terres, forêts, eau, pâturage, etc. Mettre en place des mécanismes facilitant l'accès aux marchés des produits issus des pratiques de GDT 46 4.4. Arrimage du CSI GDT avec les politiques d’Aménagement du territoire et d’Urbanisation La contribution aux réflexions sur les questions relatives à la GDT en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisation est abordée, d’une part dans la Stratégie Opérationnelle de la Déclaration de Politique nationale d’aménagement du territoire (DSO/DEPONAT), d’autre part dans le « Programme Appui à la Gestion Urbaine (PAGU) » contenu dans le Plan Stratégique (2009-2013) du MUHRFLEC. Les points d’ancrage avec le CSI/GDT sont mis en relief comme suit : Document de Stratégie Opérationnelle (DSO) de la DEPONAT Programme Appui à la Gestion Urbaine (PAGU) du Plan Stratégique MUHRFLEC Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Objectifs visés Mettre en place les outils de coordination spatiale du développement économique et social Contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la réduction de la pauvreté Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations utiles pour une planification fiable des interventions GDT Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions concrètes GDT Piliers stratégiques liés à la GDT Développement équilibré des régions et départements Création de pôles de développement locaux Utilisation optimale des ressources naturelles Amélioration de la gouvernance foncière Sécurisation de l’accès au foncier Viabilisation et préservation de l'intégrité des frontières Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Mise à disposition des outils pour une planification efficace des actions GDT Renforcement des processus et actions en cours et promotion des actions pilotes liées à la GDT 47 Document de Stratégie Opérationnelle (DSO) de la DEPONAT Programme Appui à la Gestion Urbaine (PAGU) du Plan Stratégique MUHRFLEC Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Domaines d’action pertinents du PNGE et du PNGDRN touchant la GDT Appui aux Schémas Directeurs d’Aménagement des Communes (SDAC) et Schémas Territoriaux d’Aménagement et de Développement (STAD) Etablissement des Registres Fonciers Urbains (RFU) Code de l'aménagement et de l'urbanisme Coordination et suivi des interventions sur le foncier Mécanisme de veille et de gestion des réserves foncières Aménagement et mise en valeur des zones frontalières Priorités d’action définies dans le CSI/GDT en relation avec le DSO/DEPONAT et le PAGU/MUHRFLEC Améliorer les connaissances sur le statut des différents types de terres Concourir à la mise en œuvre de la stratégie de sécurisation et de gestion de l'accès au foncier, Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement avec un plan GDT Redynamiser et soutenir les structures locales de GRN et les OPA engagées dans la GDT Renforcer la disponibilité et l'accessibilité des producteurs aux intrants, matériels et équipements des technologies GDT Ces actions prioritaires du CSI/GDT s’intègrent également dans la poursuite et l’élargissement de la composante « Accès au foncier » du programme Millenium Challenge Account (MCA-Bénin), qui couvre différents volets dont entre autres, (i) la formalisation des droits de propriété foncière; (ii) l’appui à la transformation des actifs fonciers en capitaux utilisables et (iii) l’appui à la bonne gouvernance foncière. 48 4.5. Arrimage du CSI GDT avec les politiques du secteur de l’Eau Les axes stratégiques et actions prioritaires du CSI/GDT intègrent la mise en œuvre concertée et coordonnée de la politique nationale de l’eau, notamment la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Les points d’ancrage permettant d’assurer une cohérence des actions envisagées s’établissent comme suit : Tableau VI : Piliers stratégiques liés à la GDT Vision nationale de l’eau 2025 et Plan d’Action National de la GIRE (en cours) Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres (GDT) Renforcement des systèmes d’information sur les ressources en eau Mise au point des outils de valorisation et de gestion de la ressource eau et du potentiel en terre Création d’un environnement propice et incitatif au développement des infrastructures et systèmes fiables de maîtrise de l’eau dans le secteur agricole Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Mise à disposition des outils pour une planification efficace des actions GDT Renforcement des processus et actions en cours et promotion des actions pilotes liées à la GDT Facilitation de la disponibilité et de l'accès de toutes les catégories d'acteurs concernées (hommes, femmes, jeunes) aux ressources productives en amont de la GDT La figure suivante illustre à titre synthétique l’ancrage du cadre stratégique d’investissement sur la GDT dans les cadres stratégiques nationaux et sectoriels au Bénin. 49 Figure 6 : Ancrage stratégique du plan stratégique d’investissement sur la GDT au Bénin (NLTPS) Bénin 2025 Orientations Stratégiques de Développement (OSD) Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) Politiques sectorielles PSRSA, PNGDRN, PNGE2 Politique nationale de gestion des ressources en eau (PANGIRE et code de l’eau) Stratégies nationales d’urbanisation et d’aménagement du territoire Vision PSI/GDT Bénin Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) Politiques agricoles sous régionales CAADP, PAC/UEMOA PRIA/CEDEAO 50 5. MONTAGE INSTITUTIONNEL POUR LA GESTION DU CSI/GDT ET POUR L’AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE DU SECTEUR GDT AU BENIN. Structures de pilotage Composition Rôles Cadre de concertation politique et stratégique sur la GDT MEPN MAEP MURHFLEC MDGLAAT Ministère du Développement et de la Prospective. Représentant structures faitières des organisations paysannes et association d’usagers d’eau et des ressources naturelles. Représentant ANCB Représentant structures de recherche. Définition des stratégies et orientations politiques du CSI/GDT. Approuver les plans opérationnels annuels du comité de pilotage. Veiller à la cohérence du CSI/GDT avec les priorités nationales. Comité national de pilotage du CSI GDT Pool d’experts techniques pluridisciplinaire Approuver les plans d’action des coordinations régionales. Superviser l’exécution des engagements pris par les parties prenantes Faire les recommandations aux autorités compétentes dans le cadre de la mise en œuvre du plan investissement stratégique. Approuver les plans d’action régionaux. Coordination régionale de facilitation et de suivi des initiatives GDT Préfet Services déconcentrés concernés Associations communales d’exploitants et de transformateurs (trices) des RN Organisations professionnelles ou interprofessionnelles (Chambre d’Agriculture, Chambre des Métiers et de l’Artisanat, CCIB, …) Secteur privé (formel et informel) Etablissements publics concernés (ONAB, CENAGREF, CEB, SONEB, ..) Organisations syndicales représentatives ONGs Représentant association départementale des Communes. Elaborer les plans d’action régionaux Assurer l’exécution des plans régionaux Suivi de la mise en œuvre des plans d’action régionaux déclinés du CSI/GDT Produire les rapports périodiques au comité de pilotage 51 Niveau régional Niveau communal Niveau national Sectoriel Niveau national intersectoriel Comité technique de coordination Pool d’experts Privés ONGs MEPN MAEP MDPEAP MUHRFLEC Conseil Régional de coordination des initiatives GDT IF SCEPN CeCPA Conseil Communal de coordination des initiatives GDT MAEP MEPN Commissions Techniques Intersectorielles DPP MDGLAAT Cadre de concertation multiacteurs MUHRFLEC DG/CERPA Mairies Autres services déconcentrés concernés Autres acteurs locaux 52 Tableau VII : Cadre logique du projet Logique d’intervention Indicateurs objectivement vérifiables Source de vérification Objectif global : « Créer les conditions optimales de mobilisation des différents acteurs et des ressources pour les actions de prévention et de lutte contre la dégradation des terres, de façon à préserver les bases productives et contribuer à la lutte contre la pauvreté » Taux de dégradation de la couverture forestière nationale due à la production agricole. Taux de diminution des récoltes dû aux phénomènes climatiques extrêmes. Résultats des enquêtes de renseignement des indicateurs environnementaux de la SCRP 2010-2014. Hypothèses Objectif spécifique : 1. Créer l’environnement institutionnel, juridique et politique propice de nature à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de gestion durable des terres 2. Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations utiles aux acteurs à divers niveaux pour une planification fiable des interventions en matière de GDT. 3. Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions concrètes visant la préservation et l'amélioration de la productivité des terres. 4. Susciter l'engouement des structures et acteurs concernés 1- 01 cadre institutionnel de concertation multi acteur est mis en place pour coordonner la mise en œuvre des actions efficaces de GDT; 2- Date d’harmonisation des instruments juridiques et stratégiques des différents secteurs touchant à la GDT sont adoptés. 3- Niveau de fiabilité des inventaires actualisés et des données statistiques devant servir à la planification des interventions en matière de GDT. 4- Pourcentage de producteurs (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs) utilisant les intrants chimiques selon les prescriptions nationales. 5- Taux d’adoption des pratiques de GDT dans les secteurs de l’agriculture, d’urbanisation, des eaux et forêts conformément aux normes nationales etc. 6- Proportion superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux Le cadre institutionnel, juridique et politique mis en place ainsi que les animateurs de ce cadre, Les bénéficiaires des actions du projet impliqués dans la GDT et leurs témoignages ; Les documents et outils de renforcement de capacités des bénéficiaires encadrés par le projet Les statistiques de production agricoles Les sites de GDT mis en valeur Les documents internes d’évaluation Les rapports d’activités périodiques rédigés par l’équipe du projet Maintien de la diversité des cultures dans les exploitations agricoles Niveau de productivité des terres agricoles non dégradé Maintien ou accroisse ment des demandes des produits agricoles issus des pratiques de la GDT sur les marchés locaux. Personnel technique d’appui des structures d’Etat disponible et non dégradé. Partenaires stratégiques du projet encore opérationnels dans la zone d’intervention du projet 53 Logique d’intervention Indicateurs objectivement vérifiables Source de vérification pour le développement des pratiques de GDT à la base, grâce au renforcement de leurs capacités Résultats : R1.1 : Les informations sur les objectifs du PSI/GDT ont été diffusées, appropriées et internalisées par les différentes parties prenantes et les partenaires stratégiques dûment identifiés et répertoriés. 1.0.1- Un répertoire des parties prenantes, institutions et structures partenaires intervenant dans la zone du projet est connu et disponible. 1.0.2- Une étude de référence sur les indicateurs de base a été réalisée. 1.0.3- Au moins trois ateliers de sensibilisation et d’harmonisation du PSI/GDT avec les autres stratégies sectorielles sont tenus. Les partenaires stratégiques, les bénéficiaires touchés L’étude de référence réalisée Les rapports d’activités et actes des divers ateliers ou rencontres. R1.2 : L'intégration de la GDT dans les processus et systèmes clés de planification et d'investissement est assurée de même que la synergie dans les interventions y afférentes. 1.1.1- Nombre de stratégies sectorielles concernées qui ont été révisées avec intégration des systèmes clés de planification et d'investissement GDT. Les documents de planification sectorielle. Les rapports d’activités du PSI/GDT. Stabilité ou hausse sur les marchés locaux de la demande des principaux produits issus des pratiques de la GDT Conditions de transactions et de réalisation des échanges commerciaux entre acteurs des spéculations produites par les femmes améliorées R1.3 : La coordination et l'harmonisation des interventions et investissements pour la promotion de la GDT sont efficacement assurées au travers la mise en place des mécanismes institutionnels durables. 1.2.1- Au moins un mécanisme institutionnel fonctionnel a été mis en place et opérationnel pour la promotion des actions de la GDT. 1.2.2- Le cadre de concertation fédère au moins 75% des acteurs de tous les secteurs concernés par la promotion des actions de promotion de la GDT. Les témoignages des acteurs en charge de l’animation du cadre institutionnel de mise en œuvre Provenance sectorielle des adhérents au cadre de concertation. R1.4 : Les interventions de la GDT et leurs conditions de mise en œuvre sont mieux adaptées au cadre législatif et réglementaire. 1.3.1- Les conditions de mise en œuvre des interventions de la GDT sont définies et mises en cohérence au cadre législatif et réglementaire existant et y afférent. Les conditions définies de mise en œuvre des interventions de la GDT Le document sur le cadre législatif et règlementaire Les rapports d’activités 54 Logique d’intervention Indicateurs objectivement vérifiables Source de vérification R2.1 : Les capacités de création et d'échange des connaissances sur les facteurs de dégradation des terres et les solutions possibles sur les plans technique et technologique sont renforcées. 2.1.1- Pourcentage de structures de diffusion de connaissances sur la GDT renforcées 2.1.2- Nombre total des bénéficiaires d’initiatives diverses de transfert de connaissance sur les solutions techniques et technologies d’amélioration des terres dégradées Les témoignages des principaux bénéficiaires formés Les rapports d’activités et documents internes d’évaluation du projet R2.2 : Un système dynamique et accessible d'information et de communication sur la GDT est mis en place 2.2.1- Au moins un système dynamique et accessible d'information et de communication sur la GDT est mis en place et opérationnel. L’existence du support (hard et soft) de dissémination et du système d’information sur la GDT Les rapports d’activités R3.1 : Les outils de base permettant une planification efficace des interventions de lutte contre la dégradation des terres sont conçus, disponibles et accessibles 3.1.1- Nombre d’outils de planification des interventions de lutte contre la dégradation des terres qui ont été conçus, disponibles et accessibles. Les outils conçus et mis en place Les rapports d’activités et documents internes d’évaluation du projet R3.2 : Les processus et actions en cours ayant un lien avec la GDT sont renforcés et les actions pilotes de protection et de réhabilitation des terres dégradées sont promues 3.2.1- Au moins 01 processus et actions en cours ayant un lien avec la GDT sont annuellement renforcés et promues Nombre d’actions pilotes identifiées et appuyées par le PSI/GDT sur les processus en cours de protection et de réhabilitation des terres dégradées. Les bénéficiaires des actions identifiées et promues ainsi que leurs témoignages Les rapports d’activités et documents internes d’évaluation du projet R4.1 : La disponibilité et l'accès aux ressources productives sont facilités en amont de la GDT pour toutes les catégories d'acteurs concernées (hommes, femmes, jeunes). 4.1.1- Un fonds de financement des initiatives GDT est disponible et équitablement accessible à chaque catégorie d'acteurs concernés (hommes, femmes, jeunes) comme facilité d’accès aux ressources productives. Les bénéficiaires des facilités aux ressources productives dans le cadre de la GDT Nature et type des ressources productives et l’usage qui en est faite Les rapports d’activités et documents internes d’évaluation du projet 55 Logique d’intervention Indicateurs objectivement vérifiables Source de vérification R4.2 : Les produits issus des pratiques de la GDT sont valorisés et promus. 4.2.1- Pourcentage des produits issus des pratiques de la GDT vendus en commerce équitable. 4.2.2- Nombre de produits issus des pratiques de GDT sont labellisés. La nature et type de produits issus des pratiques de la GDT ; Les conventions ou contrats de partenarial dans le cadre du commerce équitable ; Liste des produits labellisés et les certifications obtenues Activités (confer plan d’action et tableau des cibles chiffrées pour le détail des activités déclinées par type de résultat) Moyens 1) Ressources humaines dont : Les comités de concertation aux niveaux national et régional Le task force en charge de la coordination et du suivi de l’exécution des activité 2) Ressources matérielles Moyens de déplacement Matériels informatiques Mobiliers et fournitures de bureau 3) Ressources financières Frais généraux de gestion Frais de fonctionnement Investissement Budget A spécifier plus tard Conditions favorables à la mobilisation des ressources internes et externes durables Conditions préalables Mobilisation & disponibilité des ressources de mise en œuvre du projet 56 Logique d’intervention Indicateurs objectivement vérifiables Source de vérification Autorisation d’organisation des activités du projet par les autorités administratives & locales des zones d’interventions du projet. Tableau VIII : Tableau des indicateurs et leurs cibles Indicateurs Cible chiffrée Mode de calcul Fréquences Sources de collecte Impact Taux de dégradation de la couverture forestière nationale due à la production agricole. D’ici 2014, les superficies agricoles dans les forêts classées et aires protégées diminuent de 50% par rapport à la valeur de référence (2010) Ratio entre Total Superficie forestière dégradée par les activités agricoles et Superficie totale des forêts Annuelle DGFRN CeRPA Taux de diminution des récoltes dû aux phénomènes climatiques extrêmes. L’indicateur passe de x % à x-15 % d’ici 2014. Xt = somme des pertes des récoltes lié à chaque phénomène climatique extrême par localité de manifestation de l’année t. Yt = volume des prévisions de récolte des localités sinistrées. It = Xt 100/ Yt Publication annuelle Rapports d’activité des CeRPA et des CeCPA Rapports d’enquêtes et d’études 57 Indicateurs Cible chiffrée Mode de calcul Fréquences Sources de collecte I = It - It0 It0 = situation de référence Proportion superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux L’indicateur passe de x % à x+50 % d’ici 2014 (à confirmer avec les données du PPMA). Soit 10% chaque année. Xt= superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux de l’année t Yt=superficie agricole totale mécanisée de l’année t I = X*100/Y 5ans DGFRN, PPMA, CERPA, DAGRI, INRAB, DGR, etc. Résultats Un cadre institutionnel de concertation multi acteur est mis en place pour coordonner la mise en œuvre des actions efficaces de GDT; Le cadre de concertation multi acteur sur la GDT est mis en place d’ici 2011 Constatation des actes constitutifs (décret ou arrêtés interministériels etc.) unique Rapports d’activité PSI/GDT Date d’harmonisation des instruments juridiques et stratégiques des différents secteurs touchant à la GDT. Cadre d’harmonisation (instrument juridiques et stratégique) mis en place d’ici 2012. Constatation des actes constitutifs (décret ou arrêtés interministériels etc.) unique Rapports d’activité PSI/GDT Niveau de fiabilité (% de d’actualisation et seuil de fiabilité) des inventaires actualisés et des données statistiques devant servir à la planification des interventions en matière de GDT. Les inventaires sur les ressources GDT sont actualisés à 50% avec un niveau de fiabilité relevée de X% à plus de 80% Assurance qualité des études d’inventaire sur les ressources annuel CENATEL, CSSE, DGFRN, INRAB, etc. Pourcentage de producteurs (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs) utilisant les intrants chimiques selon les prescriptions nationales. Au moins 50% des producteurs utilisant les intrants chimiques respectent les normes recommandées d’ici 2014 Effectif des producteurs utilisant les intrants chimique selon les prescriptions nationales / annuel Rapport CeRPA 58 Indicateurs Cible chiffrée Mode de calcul Fréquences Sources de collecte Effectif des producteurs utilisant les intrants chimiques Taux d’adoption des pratiques de GDT dans les secteurs de l’agriculture, d’urbanisation, des eaux et forêts conformément aux normes nationales etc. Au moins 50% des bonnes pratiques de GDT sont adoptées par secteur. Etude et enquête 5ans Rapports d’étude Tableau IX : Plan opérationnel Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 A1.0.1 : Prendre contact avec les diverses autorités locales et administratives (Mairie, préfectures, MAEP, MEPN, CeRPA, CeCPA, ONGs…) pour information sur le PSI/GDT Nombre d’ateliers 01 A1.0.2 : Organiser des ateliers de lancement et d’informations sur le PSI/GDT : objectifs, résultats, stratégies, cibles… Nombre d’ateliers 01 atelier A1.0.3 : Réaliser l’étude de référence sur les indicateurs du PSI/GDT. Un répertoire 01 répertoire typologique A1.0.5 : Appuyer l’identification et l’établissement de répertoire des institutions et structures partenaires stratégiques intervenant dans le domaine de la GDT. Un répertoire 01 répertoire typologique A1.0.6 : Mise en place des cadres de concertation de coordination des initiatives GDT au niveau national et régional. Date de mise en place 2ème semestre Activité 1.1.1 Plaidoyer pour l’intégration de façon explicite de la GDT dans les orientations et cadrages économiques et budgétaires à l'échelle nationale, sectorielle et locale. campagne 02 02 02 02 02 59 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 Activité 1.1.2 Revisiter les Programmes d'investissements publics et les cadres de dépenses à moyen terme de façon à mieux cibler les points d'ancrage GDT en termes de financement et de contrôle de performance Appui aux Ministères (atelier) 02 02 - - Activité 1.1.3 Renforcer les capacités des Communes pour l'intégration de la GDT dans les processus de planification, gestion et décision en matière de développement local Appui aux Communes atelier 02 02 Activité 1.1.4 Renforcer les capacités institutionnelles des structures de l’Administration publique concernées pour l'intégration de la GDT dans les processus de planification, gestion et décision en matière de GDT Ministère 02 02 Activité 1.1.5 Adapter les mécanismes et instruments existants selon l'approche de stratégie intégrée de financement en vue d'une mobilisation de ressources novatrices tenant compte du cycle des actions de promotion de la GDT Appui formation (atelier) 02 02 02 02 02 Activité 1.1.6 Elaborer un programme fédérateur des actions GDT au niveau national avec des procédures de financement intégrant harmonieusement les aspects environnementaux, économiques et sociaux 1 Document élaboré 01 Activité 1.2.1 Développer le plaidoyer et la sensibilisation auprès des différentes catégories d'acteurs sur les enjeux de la dégradation des terres en vue de leur adhésion et implication effectives Séance de plaidoyer 02 02 02 02 02 Activité 1.2.2 Concevoir et mettre en place les instruments d’harmonisation des textes et politiques relatifs à la GDT. Etude thématique 02 02 Activité 1.2.3 Mettre en place les organes de pilotage multi-représentatifs et renforcer la concertation des différentes parties prenantes à la mise en œuvre des stratégies GDT Nombre d’organes pilotes 03 60 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 Activités 1.3.1 Accélérer les procédures de mise en conformité et/ou d'harmonisation des textes législatifs et réglementaires en matière de gestion des ressources naturelles (terres, forêts, eau, pâturage, etc. Séance de plaidoyer 02 04 04 04 Activité 1.3.2 Renforcer les mécanismes, processus et outils de diffusion/vulgarisation des textes législatifs et réglementaires statuant sur la préservation des ressources naturelles et la GDT outils de diffusion 03 03 03 03 03 Activité 1.3.3 Concourir à la mise en œuvre de la stratégie de sécurisation et de gestion de l'accès au foncier, à travers notamment l'appui à l'extension des Plans fonciers ruraux et à la généralisation de l'utilisation des outils de formalisation des transactions foncières Nombre de communes 05 05 05 05 Activité 1.3.4 Appuyer l'installation et le renforcement des organes de gestion foncière et les mécanismes de résolution des conflits sur les ressources naturelles Appui aux Organes de gestion foncière 05 10 10 Activité 2.1.1 : Améliorer les connaissances actuelles par des études mieux ciblées sur le statut des différents types de terres et les contraintes et pesanteurs à l'adoption des pratiques GDT Nombre d’études 05 05 05 05 Activité 2.1.2 Mettre en place et assurer la gestion dynamique de bases de données sur les terres et autres ressources naturelles qui lui sont liées 1 Base de données 01 01 Activité 2.1.3 : Assurer une plus grande disponibilité de ressources humaines qualifiées pouvant contribuer à l’amélioration des connaissances et à l'expansion de la GDT au niveau national et local Personnes formées 50 100 200 200 Activité 2.1.4 : Mettre en place un réseau d'équipes pluridisciplinaires pour renforcer et harmoniser les travaux de recherche sur les technologies GDT 1 Réseau - - 01 - 61 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 Activité 2.1.5 : Intégrer de façon spécifique la GDT dans le cursus de l’enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle Un manuel - 01 01 01 Activité 2.2.1 : Développer des systèmes d’information géographique (SIG) sur les ressources naturelles aux niveaux national, départemental et communal 1 SIG 01 Activité 2.2.2 : Former les principaux acteurs concernés à l’utilisation des systèmes d’information géographique sur les ressources naturelles Nombre de bénéficiaires 50 100 Activité 2.2.3 : Répertorier les bonnes pratiques et expériences de gestion durable des sols, des ressources pastorales et forestières. 1 Répertoire (étude) 01 Activité 2.2.4 : Capitaliser et assurer la diffusion des bonnes pratiques et expériences de gestion durable des sols, des ressources pastorales et forestières. Emission Radio télévisée 02 02 02 03 03 Activité 2.2.5 Appuyer la création des espaces d'apprentissage et des réseaux d'innovation au sein des communautés en vue d'échanges et de la diffusion des meilleures pratiques de GDT Communes - 10 10 10 10 Activité 2.2.6 Mettre en œuvre une stratégie de Communication multi media adaptée aux différentes catégories d'acteurs et permettant de créer des espaces d'apprentissage, d'échanges et de diffusion des meilleures pratiques en matière de GDT Stratégie de communication 01 Activité 2.2.7 Développer un système de suivi-évaluation participatif et basé sur des résultats par niveau (communal, départemental et national) pour la mise en œuvre et l'évaluation des programmes GDT 1 système de suivi évaluation 1 Activité 2.2.8 Assurer la collecte des données et leurs traitements pour les besoins de S&E Document /support 01 01 01 01 62 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 Activité 2.2.9 Appuyer la capitalisation et la gestion des acquis étude 01 01 Activité 3.1.1 : Confectionner des guides méthodologiques et normes technico économiques de programmation, de budgétisation et d'évaluation des actions GDT Nombre de guides 01 01 Activité 3.1.2 : Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources naturelles, assorti d'un plan de GDT 1 schéma directeur d’aménagement 01 Activité 3.1.3 : Actualiser ou confectionner les documents et cartes de trame foncière, précisant le statut socio-foncier, le potentiel et les niveaux de dégradation des terres Cartes de trame foncière 01 Activité 3.1.4 : Réorienter la réalisation des Etudes d’impacts environnementales, sociales et économiques vers la prise en compte des aspects GDT et des mesures correctives y afférentes Un guide d’Etudes d’impacts intégrant aspects GDT 01 Activité 3.2.1 : Définir et mettre en œuvre les modalités d'opérationnalisation des programmes, mécanismes et processus-clés liés à la GDT au niveau des Communes dans le cadre du développement Conduit par les Communautés Guide de procédures ou d’itinéraire technique 01 Activité 3.2.2 : Identifier et appuyer les initiatives locales de mise en œuvre concertée et de popularisation des modèles de GDT et soutenir les opérations pilotes de gestion intégrée des ressources agro-sylvo pastorales Initiatives locales pilotes 02 03 03 03 Activité 3.2.3 : Redynamiser et soutenir les structures locales de gestion des ressources naturelles (feux de brousse, aménagements forestiers, transhumance, etc.) et les organisations professionnelles agricoles engagées dans les interventions et processus en faveur de la GDT Structures 25 50 50 50 Activité 3.2.4 : Initiatives incitatives 01 01 01 01 01 63 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 Définir et mettre en application diverses mesures incitatives et actions promotionnelles visant à encourager l'adoption des pratiques de GDT (octroi de crédit, concours agricole, journée de l'agriculteur, valorisation du statut de producteur, etc.) (fonds compétitif) Activité 3.3.1 : Appuyer la promotion de la gestion intégrée de la faune Activité 3.3.2 : Appuyer la mise en œuvre des systèmes améliorés de production agricole (défrichements contrôlés, agroforesterie et fertilité des sols) Guide +formation des acteurs 01 01 01 01 Activité 3.3.3 : Appuyer la gestion durable de la transhumance et des zones de pâturages Guide + séance de formation 01 01 01 01 Activité 3.3.4 : Appuyer le développement de la foresterie privée/ communale /communautaire/ urbaine guide 01 - - 01 Activité 3.3.5 : Appuyer le reboisement à usage public Guide aux communes 01 - - Activité 3.3.6 : Appuyer la promotion des filières d’exploitation durable des Produits Forestiers Non Ligneux Formation aux exploitants 01 01 01 01 Activité 3.3.7 : Appuyer la gestion contrôlée des feux de végétation guide 01 - - 01 Activité 3.3.8 : Appuyer la mise en œuvre des plans de gestions conservatoires des eaux et des sols (bassins hydrographiques) Initiatives démonstratives et visites d’échange 02 02 01 01 Activité 3.3.8 : Appuyer la mise en œuvre des plans d’aménagement participatif et durable des ressources naturelles. Plan d’aménagement - 02 02 Activité 4.1.1 : Renforcer les mécanismes et dispositifs d'approvisionnement et de distribution pour améliorer la disponibilité et l'accessibilité des Campagne de Plaidoyer 02 02 02 02 02 64 Années Objectifs-résultats-activités Unités 2011 2012 2013 2014 2015 producteurs aux intrants, matériels et équipements nécessaires à la mise en œuvre des technologies GDT Activité 4.1.2 : Renforcer l'offre de services appui-conseil aux producteurs selon le genre et la catégorie pour l'identification et l’utilisation raisonnée des itinéraires techniques et intrants spécifiques en GDT Guide et formation des formateurs 03 03 03 Activité 4.1.3 : Définir et mettre en œuvre des mesures incitatives (fiscalité, renforcement de capacités, etc.) aux opérateurs économiques privés intervenant dans la GDT plaidoyer 01 01 01 Activité 4.1.4 : Développer le partenariat avec les institutions de financement pour une offre avantageuse de services financiers (crédit de campagne, crédit d'équipement, etc.) facilitant l'adoption des pratiques GDT Un fonds autonome 01 Activité 4.2.1: Labéliser les produits générés par la GDT en vue d'une plus value substantielle aux acteurs qui la pratiquent ; Produit labélisé 05 05 05 Activité 4.2.2 : Mettre en place de concert avec les différents partenaires des mécanismes destinés à faciliter l'accès aux marchés des produits issus de la GDT argumentaire 02 02 02 02 65 Tableau X : BUDGET DETAILLE O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total OS1 Créer l’environnement institutionnel, juridique et politique propice de nature à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de gestion durable des terres 816 000 000 R1.0 56 000 000 A1.0.1 : Prendre contact avec les diverses autorités locales et administratives (Mairie, préfectures, MAEP, MEPN, CeRPA, CeCPA, ONGs…) pour information sur le PSI/GDT Nombre d’ateliers 01 10 000 000 10 000 000 A1.0.2 : Organiser des ateliers de lancement et d’informations sur le PSI/GDT : objectifs, résultats, stratégies, cibles… Nombre d’ateliers 01 atelier 10 000 000 10 000 000 A1.0.3 : Réaliser l’étude de référence sur les indicateurs du PSI/GDT. Un répertoire 01 répertoire typologique 25 000 000 25 000 000 A1.0.5 : Appuyer l’identification et l’établissement de répertoire des institutions et structures partenaires stratégiques intervenant dans le domaine de la GDT. Un répertoire 01 répertoire typologique 5 000 000 5 000 000 A1.0.6 : Mise en place des cadres de concertation de coordination des initiatives GDT au niveau national et régional. Date de mise en place 03 2 000 000 6 000 000 R1.1 130 000 000 A1.1.1 Activité 1.1.1 Plaidoyer pour l’intégration de façon explicite de la GDT dans les orientations et cadrages économiques et budgétaires à l'échelle nationale, sectorielle et locale. campagne 10 2 000 000 10 000 000 A1.1.2 Activité 1.1.2 Appui aux Ministères (atelier) 04 5 000 000 20 000 000 66 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total Revisiter les Programmes d'investissements publics et les cadres de dépenses à moyen terme de façon à mieux cibler les points d'ancrage GDT en termes de financement et de contrôle de performance Activité 1.1.3 Renforcer les capacités des Communes pour l'intégration de la GDT dans les processus de planification, gestion et décision en matière de développement local Appui aux Communes atelier 04 5 000 000 20 000 000 Activité 1.1.4 Renforcer les capacités institutionnelles des structures de l’Administration publique concernées pour l'intégration de la GDT dans les processus de planification, gestion et décision en matière de GDT Ministère 04 5 000 000 20 000 000 Activité 1.1.5 Adapter les mécanismes et instruments existants selon l'approche de stratégie intégrée de financement en vue d'une mobilisation de ressources novatrices tenant compte du cycle des actions de promotion de la GDT Appui formation (atelier) 10 4 000 000 40 000 000 Activité 1.1.6 Elaborer un programme fédérateur des actions GDT au niveau national avec des procédures de financement intégrant harmonieusement les aspects environnementaux, économiques et sociaux 1 Document élaboré 01 20 000 000 20 000 000 R1.2 97 000 000 A1.2.1 Activité 1.2.1 Développer le plaidoyer et la sensibilisation auprès des différentes catégories d'acteurs sur les enjeux de la dégradation des terres en vue de leur adhésion et implication effectives Séance de plaidoyer 10 2 000 000 20 000 000 A1.2.2 Activité 1.2.2 Concevoir et mettre en place les instruments d’harmonisation des textes et politiques relatifs à la GDT. Etude thématique 04 8 000 000 32 000 000 A1.2.3 Activité 1.2.3 Mettre en place les organes de pilotage multi-représentatifs fonctionnels et renforcer la concertation des différentes parties prenantes à la mise en œuvre des stratégies GDT Nombre d’organes pilotes fonctionnels 03 15 000 000 45 000 000 R1.3 533 000 000 A1.3.1 Activités 1.3.1 Accélérer les procédures de mise en conformité et/ou d'harmonisation des textes législatifs et réglementaires en matière de GRN (terres, forêts, eau, pâturage, etc. Séance de plaidoyer 14 2 000 000 28 000 000 67 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total A1.3.2 Activité 1.3.2 Renforcer les mécanismes, processus et outils de diffusion/vulgarisation des textes législatifs et réglementaires statuant sur la préservation des ressources naturelles et la GDT outils de diffusion 15 2 000 000 30 000 000 A1.3.3 Activité 1.3.3 Concourir à la mise en œuvre de la stratégie de sécurisation et de gestion de l'accès au foncier, à travers notamment l'appui à l'extension des Plans fonciers ruraux et à la généralisation de l'utilisation des outils de formalisation des transactions foncières Nombre de communes 10 45 000 000 450 000 000 A1.3.4 Activité 1.3.4 Appuyer l'installation et le renforcement des organes de gestion foncière et les mécanismes de résolution des conflits sur les ressources naturelles Appui aux Organes de gestion foncière 25 1 000 000 25 000 000 OS2 Assurer la disponibilité et l'accessibilité des connaissances, expériences et informations utiles aux acteurs à divers niveaux pour une planification fiable des interventions en matière de GDT. 417 400 000 R2.1 240 000 000 A2.1.1 Activité 2.1.1 : Améliorer les connaissances actuelles par des études mieux ciblées sur le statut des différents types de terres et les contraintes et pesanteurs à l'adoption des pratiques GDT Nombre d’études 20 5 000 000 100 000 000 A2.1.2 Activité 2.1.2 Mettre en place et assurer la gestion dynamique de bases de données sur les terres et autres ressources naturelles liées à elles Base de données 02 25 000 000 50 000 000 A2.1.3 Activité 2.1.3 : Assurer une plus grande disponibilité de ressources humaines qualifiées pouvant contribuer à l’amélioration des connaissances et à l'expansion de la GDT au niveau national et local Personnes formées 550 10 000 000 55 000 000 A2.1.4 Activité 2.1.4 : Mettre en place un réseau d'équipes pluridisciplinaires pour renforcer et harmoniser les travaux de recherche sur les technologies GDT 1 Réseau + subvention fonctionnement 01 35 000 000 35 000 000 Activité 2.1.5 : Intégrer de façon spécifique la GDT dans le cursus de l’enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle Manuel pédagogique 03 10 000 000 30 000 000 R2.2 177 400 000 A2.2.1 Activité 2.2.1 : SIG 01 50 000 000 50 000 000 68 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total Développer des systèmes d’information géographique (SIG) sur les ressources naturelles aux niveaux national, départemental et communal A2.2.2 Activité 2.2.2 : Former les principaux acteurs concernés à l’utilisation des systèmes d’information géographique sur les ressources naturelles Nombre de bénéficiaires 150 10 000 15 000 000 A2.2.3 Activité 2.2.3 : Répertorier les bonnes pratiques et expériences de gestion durable des sols, des ressources pastorales et forestières. 1 Répertoire (étude) 01 8 000 000 8 000 000 A2.2.4 Activité 2.2.4 : Capitaliser et assurer la diffusion des bonnes pratiques et expériences de gestion durable des sols, des ressources pastorales et forestières. Emission Radio télévisée 12 200 000 2 400 000 A2.2.5 Activité 2.2.5 Appuyer la création des espaces d'apprentissage et des réseaux d'innovation au sein des communautés en vue d'échanges et de la diffusion des meilleures pratiques de GDT Communes 40 300 000 12 000 000 A2.2.6 Activité 2.2.6 Mettre en œuvre une stratégie de Communication multi media adaptée aux différentes catégories d'acteurs et permettant de créer des espaces d'apprentissage, d'échanges et de diffusion des meilleures pratiques en matière de GDT Stratégie de communication 01 15 000 000 15 000 000 A2.2.7 Activité 2.2.7 Développer un système de suivi-évaluation participatif et basé sur des résultats par niveau (communal, départemental et national) pour la mise en œuvre et l'évaluation des programmes GDT 1 système de suivi évaluation 01 25 000 000 25 000 000 A2.2.8 Activité 2.2.8 Assurer la collecte des données et leurs traitements pour les besoins de S&E Document /support 04 5 000 000 20 000 000 A2.29 Activité 2.2.9 Appuyer la capitalisation et la gestion des acquis étude 02 15 000 000 30 000 000 OS3 Créer les conditions optimales pour faciliter la réalisation d'actions concrètes visant la préservation et l'amélioration de la productivité des terres. 367 000 000 R3.1 85 000 000 69 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total A3.1.1 Activité 3.1.1 : Confectionner des guides méthodologiques et normes technico-économiques de programmation, de budgétisation et d'évaluation des actions GDT Nombre de guides 02 15 000 000 30 000 000 A3.1.2 Activité 3.1.2 : Elaborer et mettre en œuvre un schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources naturelles, assorti d'un plan de GDT 1 schéma directeur d’aménagement 01 35 000 000 35 00 000 A3.1.3 Activité 3.1.3 : Actualiser ou confectionner les documents et cartes de trame foncière, précisant le statut socio foncier, le potentiel et les niveaux de dégradation des terres Cartes de trame foncière 01 15 000 000 15 000 000 A3.1.4 Activité 3.1.4 : Réorienter la réalisation des Etudes d’impacts environnementales, sociales et économiques vers la prise en compte des aspects GDT et des mesures correctives y afférentes Un guide d’Etudes d’impacts intégrant aspects GDT 01 5 000 000 5 000 000 R3.2 84 000 000 A3.2.1 Activité 3.2.1 : Définir et mettre en œuvre les modalités d'opérationnalisation des programmes, mécanismes et processus-clés liés à la GDT au niveau des Communes dans le cadre du développement Conduit par les Communautés Guide de procédures ou d’itinéraire technique 01 12 000 000 12 000 000 A3.2.2 Activité 3.2.2 : Identifier et appuyer les initiatives locales de mise en œuvre concertée et de popularisation des modèles de GDT et soutenir les opérations pilotes de gestion intégrée des ressources agro sylvo-pastorales Initiatives locales pilotes 11 2 000 000 22 000 000 A3.2.3 Activité 3.2.3 : Redynamiser et soutenir les structures locales de gestion des ressources naturelles (feux de brousse, aménagements forestiers, transhumance, etc.) et les organisations professionnelles agricoles engagées dans les interventions et processus en faveur de la GDT Structures 50 500 000 2 5 000 000 A.3.24 Activité 3.2.4 : Définir et mettre en application diverses mesures incitatives et actions promotionnelles visant à encourager l'adoption des pratiques de GDT (octroi de crédit, concours agricole, journée de l'agriculteur, valorisation du statut de producteur, etc.) Initiatives incitatives (fonds compétitif) 05 5 000 000 25 000 000 R3.3 198 000 000 70 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total A3.3.1 Activité 3.3.1 : Appuyer la promotion de la gestion intégrée de la faune Guide +formation des acteurs 04 8 000 000 32 000 000 A3.3.2 Activité 3.3.2 : Appuyer la mise en œuvre des systèmes améliorés de production agricole (défrichements contrôlés, agroforesterie et fertilité des sols) Guide + séance de formation 04 8 000 000 32 000 000 A3.3.3 Activité 3.3.3 : Appuyer la gestion durable de la transhumance et des zones de pâturages Guide +diffusion 02 4 000 000 8 000 000 A3.3.4 Activité 3.3.4 : Appuyer le développement de la foresterie privée/ communale /communautaire/ urbaine Guide aux communes 01 4 000 000 4 000 000 A3.3.5 Activité 3.3.5 : Appuyer le reboisement à usage public Formation aux exploitants 04 4 000 000 16 000 000 A.3.3.6 Activité 3.3.6 : Appuyer la promotion des filières d’exploitation durable des Produits Forestiers Non Ligneux Guide +diffusion 02 8 000 000 16 000 000 A.3.3.7 Activité 3.3.7 : Appuyer la gestion contrôlée des feux de végétation Initiatives démonstratives et visites d’échange 06 5 000 000 30 000 000 A.3.3.8 Activité 3.3.8 : Appuyer la mise en œuvre des plans pilotes de gestion conservatoires des eaux et des sols (bassins hydrographiques) Plan d’aménagement 04 15 000 000 60 000 000 OS4 Susciter l'engouement des structures et acteurs concernés pour le développement des pratiques de GDT à la base, grâce au renforcement de leurs capacités 335 500 000 R4.1 283 000 000 A4.1.1 Activité 4.1.1 : Renforcer les mécanismes et dispositifs d'approvisionnement et de distribution pour améliorer la disponibilité et l'accessibilité des producteurs aux intrants, matériels et équipements nécessaires à la mise en œuvre des technologies GDT plaidoyer 10 5 000 000 50 000 000 A4.2.2 Activité 4.1.2 : Renforcer l'offre de services appui-conseil aux producteurs selon le genre et la catégorie pour l'identification et l’utilisation raisonnée des itinéraires techniques et intrants spécifiques en GDT guide 09 2 000 000 18 000 000 A4.2.3 Activité 4.1.3 : plaidoyer 03 5 000 000 15 000 000 71 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total Définir et mettre en œuvre des mesures incitatives (fiscalité, renforcement de capacités, etc.) aux opérateurs économiques privés intervenant dans la GDT A4.2.4 Activité 4.1.4 : Développer le partenariat avec les institutions de financement pour une offre avantageuse de services financiers (crédit de campagne, crédit d'équipement, etc.) facilitant l'adoption des pratiques GDT fond forfait - 200 000 000 R4.2 52 500 000 A4.2.1 Activité 4.2.1: Labéliser les produits générés par la GDT en vue d'une plus value substantielle aux acteurs qui la pratiquent ; Produit labélisé 25 500 000 12 500 000 A4.2.2 Activité 4.2.2 : Mettre en place de concert avec les différents partenaires des mécanismes destinés à faciliter l'accès aux marchés des produits issus de la GDT argumentaire 08 5 000 000 40 000 000 Sous-total 1 1935 900000 2- Frais de gestion 154 000 000 2.1 Frais de communication téléphonique et internet Mois 60 250 000 15 000 000 2.2 Frais de consommation d'énergie électrique et d'eau Mois 60 300 000 1 8 000 000 2.3 Frais de location pour loyer bureaux Mois 60 400 000 24 000 000 2.4 Fournitures de bureau et de formation Mois 60 350 000 21 000 000 2.5 Frais d'entretien du parc automobile, informatique et des locaux loués Mois 60 500 000 30 000 000 2.6 Carburant et lubrifiants pour le parc automobile Mois 60 600 000 36 000 000 2.7 Frais d'assurance du parc automobile An 5 2 000 000 10 000 000 Sous-total 2 154 000 000 3- Investissement 75 300 000 3.1 Acquisition véhicules terrain et accesseoires Véhicule 2 18 000 000 36 000 000 3.2 Acquisition Motos terrain et accesseoires Moto 12 1 000 000 12 000 000 3.3 Mobilier de bureau Forfait - - 6 000 000 72 O/R A Résultats, activités et sous activités Unité Quantité Coût unitaire Coût Total 3.4 Parc ordinateur fixe (+imprimantes, onduleurs) Parc ordinat 12 1 000 000 12 000 000 3.5 Ordinateurs portatifs Ordi portatif 8 600 000 4 800 000 3.6 Appareil de photocopie Photocopieuse 3 1 500 000 4 500 000 Sous - total 3 75 300 000 4- RESSOURCES HUMAINES 288 226 000 4.0 Fonctionnement des comités de Coordination an 5 20 000 000 80 000 000 4.1 Spécialistes task force au niveau de la coordination an 5 40 000 000 200 000 000 4.3 Assistant administration et finance du programme 8 226 000 4.3.1 Salaire net mensuel Mois 36 180 000 6 480 000 4.3.2 Charges sociales et patronales Mois 36 36 000 1 296 000 4.3.3 Souscription à l'assurance maladie An 3 150 000 450 000 Sous - total 4 288 226 000 Total = Sous total 1+2+3+4 2 453 426 000 73 FICHE D’INDICATEURS N°1 Objectifs globaux et indicateurs OBJECTIF : Asseoir les bases du développement durable Indicateur Intitulé Les outils d’évaluation du développement durable sont intégrés à au moins 80% dans les programmes nationaux, sectoriels et locaux d’ici 2015. Définition C’est la moyenne pondérée des taux d’intégration de chaque outil d’évaluation du Développement Durable Unité de mesure % Discussion Les pondérations à utiliser varieront selon le niveau objet d’évaluation : Niveau stratégique : 40% Niveau opérationnel : 60% Variables Outils d’évaluation du développement durable Taux d’intégration de chaque outil Méthodes de collecte Etude Moyens nécessaires Valeurs de référence A déterminer Valeurs cibles 80% d’ici 2015 Structures responsables DGE, ABE Fréquence de publication Annuelle Niveau de désagrégation National Méthodologie de calcul Méthodes de détermination des indices Source des données de base Rapport d’évaluation de la Stratégie Nationale de Développement Durable et des Agendas 21 National et Locaux 74 FICHE D’INDICATEURS N° 1 Indicateur Intitulé Proportion superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux Définition C’est le rapport entre superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux et superficie agricole totale mécanisée. Unité de mesure Pourcentage (%) Discussion Par critères environnementaux nous entendons les normes retenues dans les études impacts PPMA et le CSSE (ex CENAP). Variables Superficie agricole totale mécanisée Superficie agricole mécanisée respectant les normes Méthodes de collecte Exploitation des rapports des campagnes des structures techniques du MAEP et du MEPN. Collecte de données statistiques complémentaires. Les revues annuelles inter sectorielles (MEPN/MAEP) Moyens nécessaires Coûts de collecte et d’analyse des données. Expertise. Moyens matériels Valeurs de références A déterminer (à partir d’une étude à réaliser en 2010). Exploitation du rapport d’étude d’impact environnemental du PPMA. Valeurs cibles L’indicateur passe de x % à x+50 % d’ici 2014 (à confirmer avec les données du PPMA). Soit 10% chaque année. Structures responsables DPP (MAEP/MEPN), OCS. Fréquence de publication Annuelle Niveau de désagrégation Communal, départemental et national. Méthodologie de calcul Xt= superficie agricole mécanisée respectant les critères environnementaux de l’année t Yt=superficie agricole totale mécanisée de l’année t I = X*100/Y Source des données de base DGFRN, PPMA, CERPA, DAGRI, INRAB, DGR, etc. Coût estimatif de l’indicateur (quelques éléments de coût) coût+données chiffrées) 2 000 000 de FCFA (à titre indicatif) 75 FICHE D’INDICATEURS N° 2 Indicateur Intitulé Taux de diminution des récoltes dû aux phénomènes climatiques extrêmes Définition Ce sont les pertes des récoltes liées aux phénomènes climatiques extrêmes (hausse ou baisse de la pluviométrie, inondations, sécheresse, invasions par les ravageurs,….) Unité de mesure Pourcentage (%) Discussion Par phénomènes climatiques extrêmes nous entendons la hausse ou baisse de la pluviométrie, inondations, sécheresse, invasions par les ravageurs,… Les diminutions de récolte sont les pertes seulement attribuables aux phénomènes ci-dessus cités. Variables Le volume total annuel des pertes des récoltes Le volume total annuel des pertes des récoltes liées à chaque phénomène climatique extrême par localité de manifestation. Le volume des prévisions de récolte. Méthodes de collecte Exploitation des rapports des campagnes des structures techniques du MAEP et du MEPN. Collecte de données statistiques complémentaires (sondage des sinistrés). Les revues annuelles inter sectorielles (MEPN/MAEP) sur les indicateurs conjoints. Moyens nécessaires Coûts de collecte et d’analyse des données. Coûts des sondages. Expertise. Valeurs de références A déterminer (à partir de la consolidation des données disponibles sur les 10 dernières années). Valeurs cibles L’indicateur passe de x % à x-15 % d’ici 2014. Structures responsables DPP (MAEP/MEPN), OCS, PANA Fréquence de publication Annuel Niveau de désagrégation Communal, départemental et national. Méthodologie de calcul Xt = somme des pertes des récoltes lié à chaque phénomène climatique extrême par localité de manifestation de l’année t. Yt = volume des prévisions de récolte des localités sinistrées. It = Xt 100/ Yt I = It - It0 It0 = situation de référence Source des données de base DGFRN, CeRPA, DAGRI, INRAB, DGR, DGE, ASECNA, etc. Coût estimatif de l’indicateur (quelques éléments de coût) coût+données chiffrées) 2 000 000 de FCFA (à titre indicatif) 76 FICHE D’INDICATEUR N°1 Indicateur Intitulé Taux de dégradation de la couverture forestière nationale due à la production agricole Définition Proportion de la superficie forestière (forêts classées) dégradée par les activités agricoles (agriculture, pêche, élevage) Unité de mesure Pourcentage (%) Discussion Connaître le rythme de dégradation forestière due aux activités agricoles Prendre des mesures pour réduire le niveau de dégradation en cas de hausse et vulgariser les bonnes pratiques agricoles en cas de baisse Défrichements non prévus par les plans d’aménagement Variables Superficie totale des forêts classées et domaines protégées Superficies dégradées dans les forêts classées (pratiques agricoles) Superficies dégradées dans les domaines protégés (pratiques agricoles) Méthodes de collecte Orthophotos plans Cartographies Enquêtes Moyens nécessaires Ressources humaines Moyens matériels Ressources financières Valeurs de référence Confère l’inventaire national forestier (PBFII et PGFTR) Rapports d’évaluation des plans d’aménagement Complément d’information par étude de référence Valeurs cibles D’ici 2014, les superficies agricoles dans les forêts classées et aires protégées diminuent de 50% par rapport à la valeur de référence (2010) Structures responsables 1-MEPN DGFRN (Chef de file) CENATEL 2-MAEP DAGRI D/Elevage D/Pêches Fréquence de publication Annuelle Niveau de désagrégation Forêt classée Méthodologie de calcul Superficie forestière dégradée par les activités agricoles Superficie totale des forêts 77 Source des données de base Rapports d’activité DGFRN (Cantonnements, Projets du secteur forestier, Inventaire Forestier National) CeRPA CeCPA CENATEL (Système d’Information Ecologique et Forestier) Coût estimatif de l’indicateur (quelques éléments de coût + données chiffrées PM 78 FICHE D’INDICATEUR N°2 Indicateur Intitulé Pourcentage de producteurs (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs) utilisant les intrants chimiques selon les prescriptions nationales Définition Proportion des producteurs utilisant les intrants chimiques (engrais, pesticides etc.) selon les normes réglementaires nationales Unité de mesure Pourcentage (%) Discussion Respect des prescriptions nationales en matière d’utilisation des intrants chimiques Vulgarisation de normes nationales à l’endroit des producteurs Variables Effectif total des producteurs Effectif de producteurs utilisant les intrants chimiques Effectif de producteurs respectant les normes d’utilisation des intrants chimiques Méthodes de collecte Enquêtes Etudes Moyens nécessaires Ressources humaines Moyens matériels Ressources financières Valeurs de référence A déterminer par une étude de référence Valeurs cibles Au moins 50% des producteurs utilisant les intrants chimiques respectent les normes recommandées d’ici 2014 Structures responsables MAEP DAGRI (Chef de file) D/Elevage D/Pêches MEPN DG/Environnement (Att : Point focal Polluants Organiques Persistants) Agence Béninoise pour l’Environnement MESRS (UAC et UP) FSA DGAT Fréquence de publication Annuelle Niveau de désagrégation Communal Départemental National 79 Méthodologie de calcul Effectif des producteurs utilisant les intrants chimique selon les prescriptions nationales / Effectif des producteurs utilisant les intrants chimiques Source des données de base Rapports d’activité CeRPA Rapports d’activité CeCPA Rapports d’enquêtes et d’études Coût estimatif de l’indicateur (quelques éléments de coût + données chiffrées P.M. 80 ANNEXES 81 ANNEXE 1: LISTE DES PROJETS PIP 2008 MAEP (En Millions F CFA) Programme 1 : Développement de l'Agriculture N° Sous-Programmes/Projets Source de financement Coût total actualisé Crédit voté 2007 Crédits de paiement 2008 1 Appui aux Programmes de Recherches Agricoles de l'Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (APRA/INRAB) Budget National 1 000 500 600 GTZ 1 180 85 500 DANIDA 2 048 400 356 FIDA 284 20 20 CIRAD 105 35 40 Sous-total 1 4 617 1 040 1 516 2 Projet de Diffusion du riz NERICA Budget National 228 70 75 FAD (Prêt) 1 184 400 257 FAT (Don) 106 21 22 Sous-total 2 1 518 491 354 3 Formation Participative en Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs des cultures à travers les Champs-Ecoles des Producteurs (GIPD/CEP) Budget National 18 0 0 Pays-Bas 1 194 300 400 Sous-total 3 1 212 300 400 4 Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Budget National 20 507,5 1 161 1 065 Installation des jeunes dans les vallées : Ouémé - Mono - Niger Budget National 500 Appui au développement de la filière semences Budget National 1 258,5 161 200 Investissements dans les régions Budget National 365 Sous-total 4 1 258,5 1 161 1 065 5 Programme d'Appui au Développement du Secteur Agricole Phase II (PADSA II) : 1- Composante A : Appui au Secteur Privé Agricole 2- Composante B : Financement rural 3- Composante C : Appui au Développement communal (annulé) 4- Composante D : Appui Institutionnel au MAEP 5- Composante E : Appui à la Recherche Développement Budget National 200 40 40 DANIDA 14 620,2 353 2 000,8 Sous-total 5 14 820,2 393 2 040,8 6 Programme de Développement des plantes à Racines et tubercules (PDRT) Budget National 1 493 100 750 FIDA 8 895 925 116 BOAD 2 500 370 125 Sous-total 6 12 888 1 395 991 7 Projet d'Appui au Développement Rural des Départements du Mono et du Couffo (PADMOC) Budget National 1 058 100 100 FAD 8 837 2 000 2 143,3 Sous-total 7 9 895 2 100 2 243,3 Budget National 2 082 100 100 82 8 Projet d'appui au développement rural de l'Ouémé (PADRO) FAD 9 258 2 000 3 000 Sous-total 8 11 340 2 100 3 100 9 Appui au Monde Rural de l'Atacora/Donga (PAMRAD) Budget National 418 100 61 Belgique 3 280 500 420 Sous-total 9 3 698 600 481 10 Programme d'Appui au Développement Rural (PADER) Budget National 951 75 100 FIDA 5 002 400 1 100 Sous-total 10 5 953 475 1 200 11 Projet de Sécurité Alimentaire par l'Intensification Agricole au Bénin (PSAIA) Budget National 1 301 75 100 BOAD 2 500 350 742 FAO 50 50 Sous-total 11 3 851 425 892 12 Projet d'Appui aux Dynamiques Productives (PADYP) Budget National 30 25 AFD 5 250 389 1 262 Sous-total 12 5 250 419 1 287 13 Appui à la Gestion de la Fertilité des Sols Budget National 1 063 200 150 Sous-total 13 1 063 200 150 14 Projet d’Appui à la Filière Coton-Textile dans les quatre pays de l'initiative sectorielle sur le Coton Budget National 709,125 25 FAD 6 100 500 Sous-total 14 6 809,125 525 15 Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles : Composante Contribution KFW KFW 2 575,89 1 000 Sous-total 15 2 575,89 1 000 16 Projet d'aménagement des petits périmètres irrigués Budget National 877 100 100 BID 5 000 450 1715 Sous-total 16 5 877 550 1 815 17 Aménagement hydro-agricole de la basse vallée du Fleuve Mono Budget National 2 206 300 300 BADEA 2 684 800 1 000 Sous-total 17 4 890 1 100 1 300 18 Aménagement hydro-agricole de la vallée du Niger : Périmètre de la Sota Budget National 1 160 300 260 OPEP 2 250 400 814 BADEA 2 390 700 1 334 Sous-total 18 5 800 1 400 2 408 19 Renouvellement de l'équipement du périmètre irrigué de Malanville Budget National 800 500 400 Sous-total 19 800 500 400 20 Programme d'aménagement et d'entretien des pistes dans le Borgou et le Zou Budget National 2 731 100 50 UE 5 575 0 1 300 AFD 6 300 0 0 Sous-total 20 14 606 100 1 350 21 Projet de Promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA) Budget National 2 072 545 10 500 Sous-total 21 2 072 545 10 500 83 TOTAUX PROGRAMME 1 Budget National 41 084,625 4 496 14 801 Extérieur 109 355,09 12 398 20 217,1 Total 150439,715 16 894 35 018,1 Programme 2 : Développement de l'Elevage N° Sous-Programmes/Projets Source de financement Coût total actualisé Crédit voté 2007 Crédits de paiement 2008 1 Appui au Développement de l'Aviculture Moderne (PADAM) Budget National 1 170 300 300 Sous-total 1 1 170 300 300 2 Projet d'Appui au Développement de l'Elevage (PADEL) Budget National 2 260,5 300 625 Sous-total 2 2 260,5 300 625 TOTAUX PROGRAMME 2 Budget National 4 285,5 850 925 Extérieur Total 4 285,5 850 925 Programme 3 : Développement de la Pêche et de l'Aquaculture N° Sous-Programmes/Projets Source de financement Coût total actualisé Crédit voté 2007 Crédits de paiement 2008 1 Appui au Développement Participatif de la Pêche Artisanale (PADPPA) Budget National 1 920 100 100 FIDA 6 950 300 425 FAD 6 470 300 425 Sous-total 1 15 340 700 950 2 Appui au Développement de la Pêche et de l'Aquaculture (PADPA) Budget National 5 000 300 250 Sous-total 2 5 000 300 250 3 Projet de Gestion Intégrée des Plantes Aquatiques Proliférantes en Afrique de l'Ouest (PGIPAP) Budget National 616 100 100 Don FAD 85,4 50 Prêt FAD 1 058,96 400 302 Sous-total 3 1 760,36 500 452 TOTAUX PROGRAMME 3 Budget National 7 536 500 450 Extérieur 14 564,36 1 000 1 202 Total 22 100,36 1 500 1 652 Programme 4 : Administration et Gestion du Secteur Agricole N° Sous-Programmes/Projets Source de financement Coût total actualisé Crédit voté 2007 Crédits de paiement 2008 1 Renforcement des Capacités de Planification et de Suivi du Secteur Agricole (RCPS) : Budget National 14 759,5 1 750 1 200 Japon 225 182 211 FAO Appui à la planification et suivi du secteur agricole 84 Appui à l'Elaboration d'un Système de Suivi Evaluation axé sur les résultats Appui à la Gestion des Ressources Humaines Appui à la Gestion des Ressources Financières et Matérielles Appui à l'Informatisation Intégrée du MAEP Appui à la mise en œuvre des conseils agricoles Etudes Promotion de l'Irrigation Privée au Bénin Appui au Développement Agricole de la Vallée de l’Ouémé Programme National de Sécurité Alimentaire Sous-total 1 14 984,5 1 932 1 411 2 Mise en place et renforcement des capacités des Centres Régionaux pour la Promotion Agricole (MPRC-CeRPA)/ Coordination Nationale et CeRPA Budget National 16 016 2 000 1 240 Sous-total 2 16 016 2 000 1 240 3 Construction et Equipement du Siège de l'INRAB Budget National 2 345 20 670 Sous-total 3 2 345 20 670 4 Recensement National de l'Agriculture Budget National 4 980 300 1 300 Sous-total 4 4 980 300 1 300 5 Installation des laboratoires de contrôle des normes pour l'exportation des produits halieutiques Budget National 1 800 600 580 Sous-total 5 1 800 600 580 6 Projet d’Appui à la Sécurisation des Revenus des exploitants Agricoles Budget National 225 Sous-total 6 225 7 Mise œuvre des fonctions critiques de l'Etat à la privatisation de la SONAPRA Budget National 100 Sous-total 7 100 TOTAUX PROGRAMME 4 Budget National 39 900,5 4 670 5 315 Extérieur 39 901 182 211 Projet terminé en 2007 : PAIMAF 542 101 Total 80 343,0 4 953 5 526 N.B. : Aspects GDT surlignés en vert 85 ANNEXE 2: Tableau 2 : Evolution des crédits ouverts en dépenses en capital (Programmes et Projets) pour le MAEP de 2008 à 2009 Projets du portefeuille PIP 2008-2010 Budget 2008 Prévisions 2009 (b) Ecarts (c)=(b)-(a) Observations Renforcement des Capacités de Planification et de Suivi du Secteur 1 411 000 600 000 -811 000 Mise en Place et Renforcement des Capacités des Centres Régionaux pour la Promotion Agricole 1 240 000 1 300 000 60 000 Construction et Equipement du Siège de l'Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) 670 000 500 000 -170 000 Recensement National de l'Agriculture 1 300 000 1 538 000 238 000 Installation des laboratoires de contrôle des normes pour l'exportation des produits halieutiques 580 000 500 000 -80 000 Projet d’Appui à la Sécurisation des Revenus des exploitants Agricoles 225 000 275 000 50 000 Mise œuvre des fonctions critiques de l'Etat à la privatisation de la SONAPRA 100 000 275 000 175 000 Fonds d'Etablissement de la Mutuelle de Prévoyance Agricole 800 000 800 000 Appui aux Programmes de Recherches Agricoles de l'Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (APRA/INRAB) 1 516 000 1 767 000 251 000 Aspects GDT Projet Multinational de Diffusion du riz NERICA 354 000 535 000 181 000,00 Aspects GDT Programme sous-régional de Formation Participative en Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs des cultures à travers les Champs-Ecoles des Producteurs (GIPD/CEP) 400 000 120 000 -280 000 Aspects GDT Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) / Création fermes semencières, Installation des Jeunes 1 065 000 800 000 -265 000 Aspects GDT Programme d'Appui au Développement du Secteur Agricole Phase II (PADSA II) 2 040 800 3 925 000 1 884 200 Programme de Développement des Plantes à Racines et Tubercules (PDRT) 991 000 275 000 -716 000 Projet d'Appui au Développement Rural du Mono et du Couffo (PADMOC) 2 243 300 1 708 000 -535 300 Projet d'appui au Développement rural de l'Ouémé (PADRO) 3 100 000 0 -3 100 000 Projet d'Appui au Monde Rural dans l'Atacora/Donga (PAMRAD) 481 000 0 -481 000 Programme d'Appui au Développement Rural (PADER) 1 200 000 2 100 000 900 000 Aspects GDT Projet de Sécurité Alimentaire par l'Intensification Agricole (PSAIA) 892 000 850 000 -42 000 Aspects GDT Projet d'Appui à la Dynamique Productive (PADYP) 1 287 000 1 388 000 101 000,0 86 Appui à la Gestion de la Fertilité des Sols 150 000 0 -150 000 Aspects GDT Projet d’Appui à la Filière Coton-Textile dans les quatre pays de l'initiative sectorielle sur le Coton 525 000 915 000 390 000 Aspects GDT Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles : Composante Contribution KFW 1 000 000 1 208 000 208 000 Aspects GDT Projet d'Aménagement des Petits Périmètres Irrigués (PAPPI) 1 815 000 1 330 000 -485 000 Aspects GDT Aménagement Hydro Agricole de la Basse Vallée du Fleuve Mono 1 300 000 1 300 000 0 Aspects GDT Aménagement Hydro agricole de la Vallée du Niger : Périmètre de la Sota 2 408 000 1 000 000 -1 408 000 Aspects GDT Renouvellement de l'équipement du périmètre irrigué de Malanville 400 000 400 000 0 Programme d'Aménagement et d'Entretien des Pistes Rurales dans le Borgou et le Zou 1 350 000 0 -1 350 000 Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA) 10 500 000 8 589 000 -1 911 000 Aspects GDT Projet d'Appui aux Filières Agricoles dans les Départements du Mono et du Couffo (FAFA) 1 458 000 1 458 000 Aspects GDT Programme d'Urgence d'Appui à la Sécurité Alimentaire (volets semences, engrais spécifiques et centrale d'achat d'intrants) 3 400 000 3 400 000 Aspects GDT Aménagement de la Vallée de l'Ouémé 982 000 982 000 Aspects GDT Appui à la Création des Fermes Semencières 501 000 501 000 Appui au Développement de l'Aviculture Moderne (PADAM) 300 000 255 000 -45 000 Projet d'Appui au Développement de l'Elevage (PADEL) 625 000 150 000 -475 000 Projet de Développement des Filières Lait et Viande (PAFILAV) 2 000 000 2 000 000 Aspects GDT Appui au Développement Participatif de la Pêche Artisanale (PADPPA) 950 000 3 122 000 2 172 000 Aspects GDT Appui au Développement de la Pêche et de l'Aquaculture (PADPAq) 250 000 210 000 -40 000 Aspects GDT Programme de Gestion Intégrée des Plantes Aquatiques Proliférantes en Afrique de l'Ouest (PGIPAP) 452 000 440 000 -12 000 Aspects GDT Projet d'Appui au Développement des Filières Halieutiques sur le Lac Ahémé (ADEFIH) 234 000 234 000 Aspects GDT Total : Dépenses en Capital 43 121 100 46 750 000 3 366 900 Budget National 21 491 000 23 473 000 1 982 000 Ressources Extérieures 21 630 100 23 277 000 1 646 900 87 Tableau 3 : Evolution des crédits ouverts en dépenses en capital (Programmes et Projets) pour le MEPN de 2008 à 2009 a) PNGE N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Observations Etat Dons Prêts 1 Programme National de Gestion de l'Environnement (PNGE) BN 53 963,000 1 000,000 1 000,000 0,000 GTZ 60,000 65,000 PNUE 10,000 0,000 FEM 50,000 50,000 FMLPM 10,000 20,000 PNUD 70,000 150,000 TOTAL 1 200,000 1 000,000 285,000 0,000 61 Personnel 24,000 24,000 62 Achats de biens et services 792,500 592,500 285,000 21 Immobilisations incorporelles 0,000 0,000 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 14,000 14,000 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 88,000 88,000 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 281,500 281,500 25 Acquisition des équipements militaires 0,000 0,000 26 Prises de participation - placements – cautionnement 0,000 0,000 27 Transfert en capital 0,000 0,000 2 Sous programme lutte contre la pollution atmosphérique BN 5 673,870 600,000 300,000 61 Personnel 20,000 20,000 62 Achats de biens et services 130,000 110,000 21 Immobilisations incorporelles 0,000 0,000 88 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Observations Etat Dons Prêts 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,000 0,000 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 0,000 0,000 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 450,000 170,000 25 Acquisition des équipements militaires 0,000 0,000 26 Prises de participation - placements – cautionnement 0,000 0,000 27 Transfert en capital 0,000 0,000 11 Projet d'Appui à l'Agglomération de Cotonou (PAACO) : Composante D: Lutte contre la pollution Atmosphérique BN 656,000 0,000 15,000 FFEM 656,000 200,000 200,000 AFD 656,000 200,000 200,000 61 Personnel 0,000 10,000 0,000 62 Achats de biens et services 0,000 5,000 0,000 21 Immobilisations incorporelles 0,000 0,000 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,000 0,000 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 0,000 0,000 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 400,000 400,000 25 Acquisition des équipements militaires 0,000 0,000 26 Prises de participation - placements – cautionnement 0,000 0,000 89 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Observations Etat Dons Prêts 27 Transfert en capital 0,000 0,000 13 Projet de Gestion Communautaire de la Biodiversité Marine et Côtière du Bénin BN 200,000 100,000 FEM (Don) 250,000 500,000 61 Personnel 4,250 22,000 62 Achats de biens et services 80,000 364,500 21 Immobilisations incorporelles 5,000 25,000 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 15,000 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 13,500 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 10,750 60,000 25 Acquisition des équipements militaires 0,000 26 Prises de participation - placements – cautionnement 0,000 27 Transfert en capital 0,000 b) PNGDRN N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 1 Projet d'aménagement des massifs forestiers d'Agoua, des Monts Kouffé et de Wari Maro (PAMF) BN 1 149,0 75,0 200,0 0,0 0,0 BADEA 4 329,0 700,0 0,0 0,0 700,0 FAD 8 223,0 700,0 0,0 0,0 0,0 61 Personnel 14,00 62 Achats de biens et services 86,00 40,00 90 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 21 Immobilisations incorporelles 0,00 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 10,00 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 90,00 660,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 0,00 0,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 0,00 27 Transfert en capital 0,00 0,00 2 Programme de Conservation et de Gestion des Parcs Nationaux (PCGPN) BN 2 124,0 75,0 100,0 UE 0,0 0,0 GTZ 200,0 0,0 61 Personnel 2,00 62 Achats de biens et services 23,00 21 Immobilisations incorporelles 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 30,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 45,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 27 Transfert en capital 0,00 3 Programme de Gestion des Forêts et Terroirs Riverains (PGFTR) BN 17 331,0 85,00 85,00 0,00 0,00 IDA 13 650,0 1 500 0,00 0,00 1 500,00 FEM/GEF 3 757,0 800,00 0,00 606,65 0,00 61 Personnel 5,00 22,70 108,00 91 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 62 Achats de biens et services 80,00 523,30 1 137,000 21 Immobilisations incorporelles 0,00 0,00 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 0,00 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 0,00 51,05 90,000 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 0,00 9,60 165,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 0,00 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 0,00 0,00 27 Transfert en capital 0,00 0,00 0,00 4 Projet bois de feu phase (PBF-2) BN 1 635,0 75,0 75,0 0,0 0,0 FAD 9 355,0 1 000,0 0,0 0,0 2 000,000 61 Personnel 18,00 165,00 62 Achats de biens et services 47,00 725,00 21 Immobilisations incorporelles 0,00 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 125,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 0,00 725,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 10,00 260,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 0,00 27 Transfert en capital 0,00 0,00 5 Programme de Conservation et de Gestion des Ressources Naturelles (ProCGRN) BN 985,0 50,0 75,0 RFA/GTZ 7 970,0 300,0 0,0 692,0 61 Personnel 5,00 166 92 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 62 Achats de biens et services 10,00 249,0 21 Immobilisations incorporelles 0,00 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 20,00 0,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 40,00 0,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 277 27 Transfert en capital 0,00 0 6 Projet d'Appui à la Gestion des Forêts Communales (PAGEFCOM) BN 6 591,0 350,0 350,0 0,0 0,0 FAD 26 533,0 2 011,960 0,0 0,0 2 333,0 FAD 1 225,0 0,0 2 063,0 0,0 61 Personnel 50,00 0,00 590,34 62 Achats de biens et services 95,00 471,88 1 393,15 21 Immobilisations incorporelles 0,00 0,00 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 1 591,12 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 120,00 0,00 70,08 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 85,00 0,00 279,43 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 0,00 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 0,00 0,00 27 Transfert en capital 0,00 0,00 0,00 64 Transfert aux ménages 0,00 0,00 0,00 7 Projet de construction du siège du CENAGREF BN 400,0 400,0 100,0 93 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 61 Personnel 3,00 62 Achats de biens et services 19,00 21 Immobilisations incorporelles 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 30,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 48,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 27 Transfert en capital 0,00 8 Programme Spécial de Reboisement et de Restauration des Terres (PSRRT) BN 10 000,0 359,0 400,0 61 Personnel 130,00 62 Achats de biens et services 160,00 21 Immobilisations incorporelles 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 60,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 50,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 0,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 27 Transfert en capital 0,00 9 Projet d'Appui au Développement des Aires Protégées BN 4 220,0 0,0 119,00 94 N° Libellés des projets Source Aut. de program. 2008 2009 Etat Dons Prêts 61 Personnel 10,00 62 Achats de biens et services 40,00 21 Immobilisations incorporelles 0,00 22 Acquisitions et aménagement des sols et sous-sols 0,00 23 Acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles 34,00 24 Acquisitions et grosses réparations du matériel et mobilier 35,00 25 Acquisition des équipements militaires 0,00 26 Prises de participation - placements cautionnement 0,00 27 Transfert en capital 0,00