Plan d'Action National des Energies Renouvelables (PANER), 2015
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- Language
- French
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- Country
- Benin
- Subjects
- Energy
- Keywords
- energy conservation/energy production, renewable energy, fuelwood, bioenergy, biofuel
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3.1 Objectifs pour les énergies renouvelables raccordées au réseau ........................................................... 16
3.2 Objectifs pour les énergies renouvelables hors réseau ........................................................................... 22
3.3 Applications d’énergies renouvelables pour les usages domestiques ..................................................... 28
3.3.1 Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson ............................................................................... 28
3.3.2 Chauffe-eau solaires thermiques...................................................................................................... 35
3.4 Biocarburants .......................................................................................................................................... 37
3.5 Indicateurs de Développement de Marchés ............................................................................................ 40 4 MESURES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS................................................................................................... 43
4.1 Tableau récapitulatif de toutes les politiques et mesures visant à promouvoir l'utilisation d’électricité, produite par des énergies renouvelables, raccordée au réseau et hors réseau, l’énergie domestique de cuisson, les chauffe- eau solaire et les biocarburants ........................................................................................................................ 43
4.2 Mesures spécifiques pour répondre aux exigences de la PERC ............................................................. 49
4.2.1 Procédures administratives et les planifications spatiales ................................................................ 49
4.2.2 Spécifications techniques ................................................................................................................. 50
4.2.3 Bâtiments ......................................................................................................................................... 50
4.2.4 Dispositions d'information ................................................................................................................. 50
4.2.5 Certification d’installateurs d’équipements d’EnR............................................................................. 51
4.2.6 Exploitation du réseau d'électricité ................................................................................................... 51
4.2.7 Exploitation du réseau électrique ..................................................................................................... 51
4.2.8 Applications à partir d’énergies renouvelables pour usage domestique ........................................... 52
4.2.9 Biocarburants - critères de durabilité et vérification de la conformité ............................................... 53
4.3 Régimes de soutien pour promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables appliqués par l'Etat membre ou un groupe d'Etats Membres ................................................................................................................................... 54
4.4 Mesures spécifiques pour promouvoir les foyers améliorés .................................................................... 55 3 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin La promotion des foyers améliorés est assurée par la GIZ, et les ONG comme l’OFEDI. ........................... 55
4.5 Mesures spécifiques pour promouvoir la production efficace du charbon de bois .................................. 55
4.6 Mesures spécifiques pour promouvoir les combustibles modernes alternatifs pour la cuisson ............... 55
4.7 Régimes de soutien pour promouvoir l'utilisation de biocarburants......................................................... 55 Le plan stratégique pour le développement et la promotion des biocarburants prévoit un renforcement des capacités de production (bi-éthanol, huile végétale), de stockage et des aménagements agricoles. .......... 55
4.8 Mesures spécifiques pour promouvoir l’utilisation d’énergie durable de la biomasse. ............................ 56
4.8.1 Utilisation de biomasse (residus forestiers, déchets municipaux, déchets de l’agriculture) ............. 57
4.8.2 Approvisionnement en biomasse ..................................................................................................... 59
4.8.3 Mesures visant à augmenter la disponibilité de la biomasse............................................................ 60 5 ARTICULATION AVEC LES INITIATIVES REGIONALES ....................................................................................... 60 6 Préparation des Plans d’Action Nationaux de l’Energie Renouvelable et de la mise en œuvre ............................... 61 ANNEXE I - DEFINITIONS DES TERMES UTILISES DANS LE PLAN D’ACTION .......................................................... 63 ANNEXE II –INITIATIVES REGIONALES DANS LE CADRE DES ENERGIES RENOUVELABLES ............................... 72 Liste des tableaux No Libellé Pages 01 Politiques nationales, plans d’action et programmes sur les ER et Accès à 7 l’Energie…................................................................................................................ 02 Objectifs pour les énergies renouvelables raccordées au réseau …………………. 10 03 Objectifs pour les énergies renouvelables hors réseau……………………............... 10 04 Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson………………………........................ 10 05 Objectifs pour les biocarburants……………………………………….......................... 10 06 Objectifs pour les chauffe-eau solaires………………………….................................. 11 07 Objectifs concernant la part des énergies renouvelables raccordées au réseau 11 électrique en 2010, 2020 et 2030………………………………................................... 08 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les centrales raccordées au 13 réseau électrique et fonctionnant à base d’énergies renouvelables (MW)………... 09 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour la production d’énergie 14 4 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin renouvelable raccordée au réseau (GWh)…………………………............................. 10 Objectifs d’accès au système électrique dans les zones rurales en matière 16 d’énergies renouvelables pour 2020 et 2030………………………............................ 11 Objectifs et trajectoires indicatifs de la population rurale desservie par des 17 systèmes d’énergies renouvelables……………………………………........................ 12 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives de la population rurale desservie par 18 des systèmes d’énergies renouvelables désagrégées par genre………………........ 13 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les systèmes hors réseau à base 19 d’énergies renouvelables………………………………....................................... 14 Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson………………………........................ 20 15 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour l’énergie domestique de 21 cuisson…………………………………………………………………………………….. 16 Objectifs nationaux et trajectoires indicatifs pour l’énergie domestique de cuisson 22 désagrégée par genre………………………………………….................................... 17 Objectifs pour les chauffe-eau solaires………………………………........................... 24 18 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les systèmes solaires 25 thermiques pour la production d’eauchaude………………………………………….. 19 Objectifs pour l’utilisation de biocarburants pour 2020 et 2030………………………. 26 20 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour l’utilisation de biocarburants…... 26 21 Investissements……………………………………………………………………………... 28 22 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives du nombre d’entreprises enregistrées 29 et évoluant dans le domaine des énregies renouvelables appartenant à des femmes et des hommes………………………………………………………………….. 23 Toutes les politiques et mesures pour les EnR raccordées au 30 réseau…………………. 24 Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les EnR hors réseau………………. 31 25 Aperçu de toutes les politiques et mesures pour l’energie domestique de cuisson…. 32 26 Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les Chauffe-eau 32 solaires…………… 27 Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les biocarburants…………………... 33 28 Aperçu de toutes les politiques et mesures de renforcement des capacités et 34 d’opérationnalisation (je ne connais pas le mot) des plans d’action…………………………………………………. 5 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 29 Projections de l’approvisionnement en bois (en kilotonnes)…………………………… 42 30 Projections de la consommation en bois (en kilotonnes)………………………………. 42 Liste des figures 1 EnR par abondance et zones agro 9 écologiques du Bénin 6 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 1. INTRODUCTION La Politique des Energies Renouvelables de la CEDEAO (PERC) et la Politique en matière d’Efficacité Energétique de la CEDEAO (PEEC) ont été adoptées par les Etats membres de la CEDEAO en octobre 2012 et par les Chefs d'Etat de la CEDEAO le 18 juillet 2013. Les documents d'orientation ont été préparés avec l'appui technique du Centre Régional de la CEDEAO pour les Energies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique (CEREEC) et un large éventail de partenaires internationaux (ONUDI, EUEI-PDF, FEM-SPWA, l’Autriche et l’Espagne). Les politiques incluent un minimum de cibles/objectifs et de scénarios pour les Energies Renouvelables (EnR) et l'Efficacité Energétique (EE) ainsi que les mesures, les normes et les incitations à mettre en œuvre aux niveaux régional et national. La PERC prévoit le développement des Plans d'Action Nationaux en matière d’Energies Renouvelables (PANER) par les quinze Etats membres de la CEDEAO à la fin de 2014. Les PANERs, dont la mise en œuvre sera quinquenale, contribueront à la réussite des cibles établies par la PERC régionale pour 2020 et 2030. Les PANERs sont établis par les Etats membres de la CEDEAO, en conformité avec le modèle qui a été élaboré par le CEREEC. Les PANERs contiennent des données de base sur le statu quo des politiques nationales en matière de dévelopement d’énergies renouvelables et propose des objectifs et cibles atteignables/accessibles, dont certains indicateurs sont désagregés par genre, et basés sur les potentiels nationaux et des évaluations socio-économiques. De plus, un exposé des lois concrètes, des incitations et mesures qui seront mises en œuvre par les pays afin d’atteindre les cibles sont inclus. La mise en œuvre des PANERs sera suivie par le Ministère de l’Energie, des Recherches Petrolières et Minières et du Développement des Energies Renouvelables (MERPMDER) et le CEREEC au nom de la commission de la CEDEAO selon une procédure de consultation continue. Le modèle des PANERs a été préparé avec l'assistance technique du CEREEC et de l'ONUDI. Le processus de la mise en oeuvre sera supporté par une multitude de partenaires, dont le Programme Stratégique du FEM pour l'Afrique de l'Ouest, la GIZ, l’IRENA, les gouvernements autrichien et espagnol. 7 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 2. RESUME DE LA POLITIQUE NATIONALE EN MATIERE D’ENERGIES RENOUVELABLES Résumons dans un tableau les politiques nationales, plans d’action et programmes. Tableau n°1 : Politiques nationales, plans d’action et programmes sur les ER et l’accès à l’Energie [1] Structure Date Gouvernemental Domaine Nom Description Statut d’approbation e de mise en oeuvre Valorisation optimale des ressources énergétiques en vue de la production de l’énergie électrique ; Adopté en Politique et stratégie Possibilité d’accès à l’électricité à des coûts bas pour la population ; DGE, SBEE et Conseil Mars 2004 énergétique du Benin CEB des Accélération de l’électrification des zones rurales ; Ministres Accroissement des capacités de production, des moyens de transport et de distribution. Adopté en -Document de Conseil Accès à politique Mars 2004 Il définit de façon globale la politique d’électrification rurale du Bénin. DGE et ABERME des l’énergie d’électrification rurale Ministres Développement du secteur de l’énergie à travers : Plan stratégique du Au niveau développement du La promotion de l’électrification rurale, de la maîtrise de l’énergie et des filières de la la SBEE, ABERME Octobre 2009 sectoriel secteur de léEnergie bioénergie ; et CEB au Bénin La mise en place d’une politique de tarification et de financement du secteur ; 8 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Structure Date Gouvernemental Domaine Nom Description Statut d’approbation e de mise en oeuvre Le développement des capacités institutionnelles et règlementaires et le renforcement des capacités des ressources humaines. Idem au Adopté en Politique et stratégie précédent Conseil Mars 2004 Idem au précédent énergétique du Benin des Ministres Plan stratégique du Validé au développement du Renforcer les capacités nationales de planification et de gestion du sous- secteur des combustibles Octobre 2009 DGE niveau secteur de l’énergie domestiques et de maitrise de la biomasse-énergie ; sectoriel au Bénin La vision de la politique Nationale de la Maîtrise de l’Energie (PONAME) est de « Faire de la maîtrise de l’énergie un levier d’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale et du bien-être Energies social ».Dans ces conditions, l’objectif global de la Politique Nationale de la Maîtrise de l’énergie est de Renouvelabl «Promouvoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables» Trois objectifs spécifiques sont es poursuivis par la Politique Nationale de la Maîtrise de l’énergie. Il s’agit : En cours D’optimiser l’offre de l’énergie ; -Politique Nationale Octobre 2009 de DGE, SBEE, de Maitrise de De rationaliser la consommation de l’énergie ; validation ABERME l’Energie (PONAME) au niveau De renforcer le cadre institutionnel et règlementaire du secteur de l’énergie. sectoriel Pour atteindre les différents objectifs de la PONAME, neuf axes stratégiques sont retenus : Promotion des énergies renouvelables ; Réduction des pertes d’énergie électrique ; 9 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Structure Date Gouvernemental Domaine Nom Description Statut d’approbation e de mise en oeuvre Promotion des usages modernes de la biomasse énergie ; Maîtrise de la demande de l’énergie électrique dans les secteurs de grande consommation ; Institution de l’audit énergétique obligatoire et périodique ; Régularisation du marché d’équipement électrique ; Renforcement des capacités et sensibilisation pour la maîtrise de l’énergie ; Amélioration du financement de la maîtrise de l’énergie ; Repositionnement des organes du cadre institutionnel du sous-secteur de la maîtrise de l’énergie. Développer la production et l’utilisation des biocarburants comme énergies endogènes de substitution dans les ménages. La vision de la Politique Nationale de la Maîtrise de l’Energie (PONAME) est de «Faire de la maîtrise de Document de l’énergie un levier d’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale et du bien-être social». Adopté en Politique et de stratégie pour la Conseil Pour atteindre les différents objectifs de la PONAME, neuf axes stratégiques sont retenus : DGE, ABERME promotion des filières des Mai 2012 de biocarburant au Promotion des énergies renouvelables ; Ministres Bénin et plans d’action Réduction des pertes d’énergie électrique ; Promotion des usages modernes de la biomasse énergie ; 10 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Structure Date Gouvernemental Domaine Nom Description Statut d’approbation e de mise en oeuvre Maîtrise de la demande de l’énergie électrique dans les secteurs de grande consommation ; Institution de l’audit énergétique obligatoire et périodique ; Régularisation du marché d’équipement électrique ; Renforcement des capacités et sensibilisation pour la maîtrise de l’énergie ; Amélioration du financement de la maîtrise de l’énergie ; Repositionnement des organes du cadre institutionnel du sous-secteur de la maîtrise de l’énergie ; Contribuer à l’augmentation du PIB du secteur agricole, à l’amélioration de la balance commerciale, à l’amélioration des revenus des producteurs agricoles et à la réduction de la pression sur le couvert forestier. Une nouvelle institution fut créée pour le développement des énergies renouveables. II s’agit de l’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique (ANADER). Elle fut créée par décret n°2014-376 du 25 Juin 2014, sa mission fondamentale est de faciliter la promotion effective et d’accélérer le développement des énergies renouvelables. L'objectif général de I'ANADER est de favoriser le développement des énergies renouvelables pour satisfaire les besoins énergétiques du Bénin, l'équité de l’accès aux services énergétiques et la maîtrise de l’énergie dans tous les secteurs d'activités en tenant compte : Des priorités nationales, et des avantages tirés d’un bouquet de mesures en faveur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique ; De la contribution des énergies renouvelables à la préservation de l'environnement grâce à une pression moinsforte sur les ressources naturelles et à la réduction de la déforestation et de la perte de biodiversité.Tenant également compte de leur contribution à la protection du climat, à la croissance économique et à la cohésion sociale ( lutte contre la pauvreté) , au développement durable, à l'accès à l'énergie et à la sécurité des approvisionnements énergétiques', au développement régional et à la responsabilité entre les générations. 11 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le potentiel du pays en énergies renouvelables est dense. Présentons un classement par abondance et par zones agro-écologiques. 12 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Figure n°1 : EnR par abondance et zones agro- écologiques du Bénin Source : PNUD 2010 « Projet développer le Bénin à partir des sources d’énergies renouvelables » 13 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 3. RESUME DES OBJECTIFS En tenant compte des différents projets en cours de réalisation au Bénin, le scenario choisi est le médian qui paraît plus réaliste. Tableau n°2 : Objectifs pour les énergies renouvelables raccordées au réseau Capacité installée en MW 2010 2020 2030 Capacité installée de centrales fonctionnant à base d’énergies 0,5 393,9 810,2 renouvelables en MW (incluant la moyenne et grande hydro) Part des énergies renouvelables en % de la capacité totale 0,25 10,55 18,83 installée (incluant la moyenne et grande hydro) Production d’énergie raccordée au réseau (GWh) 2010 2020 2030 Production électrique totale à base d’énergies renouvelables 86 1098,5 2412,2 en GWh (incluant la moyenne et grande hydro) Part des énergies renouvelables dans le mix électrique1 en % 20,5 64,7 35,14 (incluant la moyenne et grande hydro) Les objectifs prennent en compte la population raccordée au réseau par les énergies renouvelables alimentées par des mini-réseaux en pourcentage et celle desservie par les énergies renouvelables alimentées par des mini- réseaux en pourcentage. Tableau n°3 : Objectifs pour les énergies renouvelables hors réseau 2010 2020 2030 Part de la population rurale desservie par des systèmes hors réseau (mini-réseaux et systèmes autonomes) de services 0 2 5 électriques à base d’énergies renouvelables en % Les données sur les produits pétroliers sont issues des bilans 2010 à 2012 du SIE Bénin. Ainsi, les objectifs relatifs aux applications domestiques et les biocarburants sont sous régionaux c'est-à-dire, à partir de 2020, la part des biocarburants dans les mélanges serait de 5%. L’hypothèse de calcul a pris en compte le fait que la moitié des biocarburants consommés sont produits localement. Tableau n°4 : Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson 2010 2020 2030 1 Le mix électrique définit la répartition des différentes sources d’énergie primaire (charbon minéral, produit pétrolier, nucléaire, hydraulique, eolienne, solaire, et autres énergies renouvelables utilisées pour la production d’électricité) 14 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 2010 2020 2030 Part de la population utilisant des foyers améliorés en % 3,44 43,70 100 Proportion de charbon de bois produit par des technologies 0 60 100 de carbonisation efficace en % Consommation de combustibles modernes de substitution de cuisson (par ex. LPG, le biogaz et les foyers solaires) – 6,78 22,21 40,59 en % de la population* Tableau n°5 : Objectifs pour les biocarburants Biocarburants (1ère génération) 2010 2020 2030 Part d’éthanol dans la consommation d’essence (en %) 0 5 15 Part du biodiesel dans la consommation de gasoil et de DDO 0 5 10 (en %) Tableau n°6 Objectifs pour les chauffe-eau solaires Chauffe-eau solaires pour la production d’eau chaude sanitaire et d’eau chaude pour les processus industriels 2010 2020 2030 Nombre de maisons résidentielles avec des chauffe-eau 0 20 200 solaires installés Part des centres de santé communautaires, des maternités, et 0 20% 80% établissements scolaires avec des chauffe-eau solaires (en %) Part des industries agro‐alimentaires (utilisant l’eauchaude 0 10% 50% dans leur processus) avec des chauffe-eau solaires (en %) Part des hôtels utilisant des chauffe-eau solaires (en %) 0 25% 80% 4. OBJECTIFS ET TRAJECTOIRES DES ENERGIES RENOUVELABLES 15 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 4.1.Objectifs pour les énergies renouvelables raccordées au réseau En tenant compte des résultats compilés dans le tableau n°8 à travers le scénario médian, nous aboutissons aux objectifs consignés dans le tableau ci-après : Tableau n°7 : Objectifs concernant la part d’énergies renouvelables raccordées au réseau électrique en 2010, 2020 et 2030 Capacité installée en MW 2010 2020 2030 Capacité installée de centrales fonctionnant à base d’énergies 0,5 150 456 renouvelables en MW (à l’exclusion de la moyenne et grande hydro) Part des centrales fonctionnant à base d’énergies renouvelables en % de la capacité totale installée (à l’exclusion de la moyenne et grande 0,25 3,1 10,6 hydro) Capacité installée de centrales hydro-électriques à grande et moyenne 0 275,2 295,2 échelles en MW (plus de 30 MW) Proportion de centrales hydro-électriques à grande et moyenne 0 8,25 7,6 échelles en % de la capacité totale installée (plus de 30 MW) Capacité totale installée de centrales fonctionnant à base d’énergies 0,5 393,9 810,2 renouvelables en MW (incluant la moyenne et grande hydro) Proportion des énergies renouvelables en % de la capacité totale 0,25 10,55 18,83 installée (incluant la moyenne et grande hydro) Production d’énergie raccordée au réseau (GWh) 2010 2020 2030 Production d’électricité à base d’énergies renouvelables en GWh (à 0 344,5 1282,2 l’exclusion de la moyenne et grande hydro) Part des énergies renouvelables dans le mix électrique en % (à l’ 0 20,3 18,7 exclusion de la moyenne et grande hydro) Production d’électricité des centrales hydro-électriques à grande et 86 754 988 moyenne échelles en GWh (plus de 30 MW) Part des centrales hydro-électriques à grande et moyenne échelles 20,5 44,4 14,4 dans le mix électrique en % (plus de 30 MW) Production électrique totale à base d’énergies renouvelables en GWh 86 1098,5 2412,16 (incluant la moyenne et grande hydro) Part des énergies renouvelables dans le mix électrique en % (incluant 20,5 64,7 35,14 la moyenne et grande hydro) 16 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 17 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°8 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les centrales raccordées au réseau électrique et fonctionnant à base d’énergies renouvelables (MW) 2010 2013 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW MW Hydro (Total) 0,5 0,5 0,5 1,4 2,4 4,4 5,3 316,5 397,5 451,4 456 456,2 457,8 459,2 459,8 463,2 464,843 464,843 <100 kW – micro 100kW – 1000 kW – mini 0,5 0,5 0,5 1,4 2,4 4,4 5,3 8,7 10,5 11,7 16,3 16,5 18,1 19,5 20,1 23,5 25,143 25,143 1MW-30MW - petit 52,7 52,7 52,7 52,7 52,7 52,7 52,7 52,7 52,7 30MW-100MW-moyen 112 112 112 112 112 112 112 112 112 112 >100MW- grand 275 275 275 275 275 275 275 275 275 275 275 Dont pompage Solaire (Total) 0 0 0,2 0,3 20,56 20,86 40,96 50,186 50,286 50,386 50,486 150,536 227,636 150,686 150,786 150,923 150,923 227,923 Photovoltaïque- à petite échelle sur le sol ou en toiture 0,2 0,3 0,4 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2 1,25 1,35 1,4 1,5 1,6371 1,6371 1,6371 Photovoltaïque - à moyenne et grande échelle sur le sol 20,16 20,16 40,16 49,286 49,286 49,286 49,286 149,286 226,286 149,286 149,286 149,286 149,286 226,286 18 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Marées, vagues, océan Vent (Total) 0 0 0 0 0 10 10 20 20 20 20 30 30 30 30 40 40 40 Terrestre 10 10 20 20 20 20 30 30 30 30 40 40 40 En mer Bioénergie (Total) 0 0 0 0 20 20 40 40 50 60 70 80 90 100 100 110 110 110 Biodiesel 10 10 10 10 10 20 20 20 20 20 20 20 Déchets de l’agriculture 10 10 20 20 30 30 40 40 50 50 50 60 60 60 Déchets municipaux 10 10 10 10 10 20 20 20 20 30 30 30 30 30 Géothermie (Total) Capacité totale d’énergie renouvelable installée et raccordée au réseau 33,3 33,3 33,5 34,5 75,76 88,06 129,06 426,686 517,786 581,786 596,486 716,736 805,436 739,886 740,586 764,123 765,766 842,766 Tableau n°9 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour la production d’énergie renouvelable raccordée au réseau (GWh) 19 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 2010 2013 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh GWh 1217,0 Hydro (Total) 86 86 86 95 100,2 109 112,7 790,4 1034,4 1181,5 1187,2 1187,8 1191,5 1195,5 1197,8 1 1222,885 1222,885 <100 kW – micro 100kW – 1000 kW – mini 9 14,200 23 26,7 36,4 46,4 51,5 572 57,8 61,5 65,5 67,8 87,01 92,885 92,885 1MW-30MW - petit 142 142 142 142 142 142 142000 142 142 30MW-100MW- moyen 86 86 86 86 86 86 86 86 320 320 320 320 320 320 320 320 320 320 >100MW- grand 668 668 668 668 668 668 668 668 668 668 668 Dont pompage Solaire (Total) 0,3 0,4 35,56 35,96 52,06 68,06 68,160 68,26 68,46 268,56 568,76 268,86 268,96 269,15 269,15 569,15 Photovoltaïque- à petite échelle sur le sol ou en toiture 0,3 0,4 0,6 1 1,1 1,3 1,4 1,5 1,7 1,8 2 2,1 2,2 2,39 2,39 2,39 Photovoltaïque - à moyenne et grande échelle sur le sol 34,96 34,96 50,96 66,76 66,76 66,76 66,76 266,76 566,76 266,76 266,76 266,76 266,76 566,76 Marées, vagues, 20 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin océan Vent (Total) 50 50 100 100 100 100 150 150 150 150 200 200 200 Terrestre 50 50 100 100 100 100 150 150 150 150 200 200 200 En mer 140,06 280,12 420,12 Bioénergie (Total) 110 110 3 140,063 170,063 250,063 280,063 6 310,126 390,126 390,126 6 420,126 420,126 Biodiesel 0,063 0,063 0,063 0,063 0,063 0,126 0,126 0,126 0,126 0,126 0,126 0,126 Déchets de l’agriculture 30 30 60 60 90 90 120 120 150 150 150 180 180 180 Déchets municipaux 80 80 80 80 80 160 160 160 160 240 240 240 240 240 Géothermie (Total) Capacité totale d’énergie renouvelable installée et raccordée au 354,82 1886,4 2220,38 2004,48 2106,2 réseau 86 86 86,3 95,4 245,76 304,96 3 1098 ,52 1372,623 1599,823 1635,723 9 6 6 2006,886 9 2112,161 2412,161 21 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
4.2. Objectifs pour les énergies renouvelables hors réseau Tableau n°10 : Objectifs d’accès au système électrique dans les zones rurales en matière d’énergies renouvelables pour 2020 et 2030 2010 2020 2030 Population desservie par un système électrique en 2010 (en %) 54,1% 85,56% 100,00% Population raccordée au réseau en 2010 (en %) 27,36% 50% 75% Population raccordée aux mini-réseaux alimentés par les 0,5% 1% 3% énergies renouvelables en 2010 (en %) Population desservie par un système isolé d’énergies 0,9% 2,3% 5% renouvelables en 2010 (en %) Communautés rurales raccordées au réseau électrique en 2010 3,53% 12% 41% (en %) Ecoles raccordées au réseau électrique en 2010 (en %) 50% 65% 75% Centres de santé raccordés au réseau électrique en 2010 (en 50% 65% 75% %) Source : Estimation à partir des résultats du SIE 2010 22 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°11 : Objectifs et trajectoires indicatives de la population rurale desservie par des systèmes d’énergies renouvelables 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Population rurale totale (nombre 4759517 4951688 5075849 5135226 5192517 5251526 5308543 5363357 5415743 d’habitants) Population rurale desservie par un système 848316 1445893 1664878 1889763 2144509 2436708 2739208 3046387 3346929 électrique ( nombre d’habitants) Population rurale desservie par un système 17,8% 29,2% 32,8% 36,8% 41,3% 46,4% 51,6% 56,8% 61,8% électrique (en % du total) Population rurale desservie par un système d'énergies renouvelables (pur et hybride) (le 42836 49517 55834 61626 67503 78773 84937 123457 129978 nombre d’habitants) Population rurale desservie par un système d'énergies renouvelables (pur et hybride) (en 0,9% 1,0% 1,1% 1,2% 1,3% 1,5% 1,6% 2,3% 2,4% %) * ou l’année la plus récente pour laquelle il y a des données 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Population rurale totale ( nombre 5465465 5481771 5492637 5497648 5863656 5982311 6003521 6018963 6159873 d’habitants) Population rurale desservie par un système 3672792 3979766 4190882 4398118 4913744 5198628 5409172 5555033 5851879 électrique ( nombre d’habitants) Population rurale desservie par un système 67,2% 72,6% 76,3% 80,0% 83,8% 86,9% 90,1% 92,3% 95,0% électrique (en % du total) Population rurale desservie par un système 142102 186380 197534 203228 228683 275186 282166 288910 307994 d'énergies renouvelables (pur et hybride) ( 23 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin nombre d’habitants) Population rurale desservie par un système d'énergies renouvelables (pur et hybride) (en 2,6% 3,4% 3,6% 3,7% 3,9% 4,6% 4,7% 4,8% 5,0% %) Tableau n°12 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives de la population rurale desservie par des systèmes d’énergies renouvelables désagrégés par genre Années (2010 – 2021) 2010 2013 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 F H F H F H F H F H F H F H F H F H Population totale (nombre de femmes (F) et d’hommes 6 (H) 4419766 4244208 5093093 4890791 5455849 5239137 5646804 5 422 507 5824605 5 632132 6028466 5829256 6239462 6033280 6457844 6244445 6683868 463001 Population rurale desservie par un système 1191014 1143706 1379948 1325135 1647903 1582446 1873612 1799190,4 2103501 2033962 2377135 2298550 2664163 2576090 2965115 2867092 3280537 3172087 électrique (nombre de femmes et d’hommes) Femmes et d’hommes 26,9% 26,9% 29,2% 29,2% 32,8% 32,8% 36,8% 36,8% 41,3% 41,3% 46,4% 46,4% 51,6% 51,6% 56,8% 56,8% 61,8% 61,8% desservis par un système 24 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin électrique (%) Femmes et hommes desservis par un système d'énergies 69895 39778 38198 50931 48908 60014 57630 67762 61198 73217 79217 75720 85831 79532 92530 85650 99850 92212 renouvelables (pur et hybride) (nombre d’habitants) Femmes et hommes desservis par un système d'énergies 0,9% 0,9% 1% 1% 1,1% 1,1% 1,2% 1,2% 1,3% 1,3% 1,5% 1,5% 1,6% 1,6% 2,3% 2,3% 2,4% 2,4% renouvelables (pur et hybride (en %) Années (2022 – 2030) 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 F H F H F H F H F H F H F H F H F H Population totale 6663965 6943044 7140210 6943044 7386547 7182579 8761887 6317159 9068553 6538260 8189597 7963454 8476233 8242175 8772901 8530651 9079953 8829224 (nombre de 25 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin femmes (F) et d’hommes (H) Population rurale desservie par un système 3600767 3501851 3941593 3833314 4297826 4179762 4728207 4611526 5184614 5056670 5593504 5455469 6020281 5871714 6465603 6306047 7077599 6902941 électrique (nombre de femmes et d’hommes) Femmes et d’hommes desservis par 67,2% 67,2% 72,6% 72,6% 76,3% 76,3% 80,0% 80,0% 83,8% 83,8% 86,9% 86,9% 90,1% 90,1% 92,3% 92,3% 95,0% 95,0% un système électrique (%) Femmes et hommes desservis par un système d'énergies 109263 97519 122767 102645 165916 128573 174190 158190 198674 178992 212721 199319 238383 207382 262199 246171 282198 261461 renouvelables (pur et hybride) (nombre d’habitants) Femmes et hommes 2,6% 2,6% 3,4% 3,4% 3,6% 3,6% 3,7% 3,7% 3,9% 3,9% 4,6% 4,6% 4,7% 4,7% 4,8% 4,8% 5,0% 5,0% desservis par un système 26 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin d'énergies renouvelables (pur et hybride (en %) Tableau n°13 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les systèmes hors réseau à base d’énergies renouvelables 2010 2013 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Mini-réseaux alimentés uniquement par les énergies 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 renouvelables (en MW de capacité installée) PV et Pico-Hydro systèmes ruraux (MW) 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3 3 ,2 3,4 3,6 3,8 4 l (MW) Capacité totale d’énergies renouvelables 0 0 3 4,4 0 5,1 5,8 6,7 7,2 7,9 8,6 9,3 10 10,7 11,4 12,1 12,8 13,5 installées hors réseau (en MW) 27 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
4.3. Applications d’énergies renouvelables pour les usages domestiques
4.3.1. Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson Tableau n°14 : Objectifs pour l’énergie domestique de cuisson 2010 2020 2030 Part de la population utilisant des foyers améliorés en % 3,44 30 60 Proportion de charbon de bois produit par des technologies 6 ,9 10 41 de carbonisation efficace en % Consommation de combustibles modernes de substitution de cuisson (par ex. LPG, le biogaz et les foyers solaires) – 5 15 30 en % de la population 28 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Hypothèse de travail : Nous avons tenu compte des données démographiques du RGPH4 et aussi de la proportion du charbon produit par technique améliorée. En des données issues du Système d’Information pour l’Evaluation Permanente des Combustibles Domestiques (SIEP), nous avons constaté que le taux de pénétration des foyers améliorés en 2010 est de 3,5% et celui des combustibles alternatifs de 6,9%. Les objectifs sous-régionaux imposent un taux de pénétration respectivement de 8% et 100% en 2015 et 2030 pour les foyers améliorés puis de 10% et 41% en 2015 et 2030 pour les combustibles alternatifs. Tableau n°15 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour l’énergie domestique de cuisson 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Populatio n desservie de foyers 144899 215148 289042 448631 6155 704601 110489 1216855 298231 555839 783115 3668177 5300370 7978906 8955909 9978688 13339279 14708693 améliorés 6 1 3 3 603 0 73 3 (nombre d’habitan ts) Part de la populatio n utilisant les foyers améliorés 3,4% 6,0% 8% 15% 21% 29% 36% 44% 51% 58% 66% 72% 77% 82% 87% 92% 96% 100% ( en pourcent age de la populatio n totale) Productio 4584 n totale 305224 338533 362411 375014 388080 401186 414758 428814 443373 474297 490733 507784 525459 543790 562804 582527 602988 54 du 29 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin charbon de bois en tonnes Quantité de charbon de bois produit par des techniqu es de 3117 carbonis 67707 113901 139291 166320 194862 225154 257288 283759 341494 372957 406227 441385 478535 517780 559226 602988 48 ation efficace (rendeme nt supérieur à 25 %) en tonnes Proportio n de charbon de bois produit par 0,0% 20,0% 31% 37% 43% 49% 54% 60% 64% 68% 72% 76% 80% 84% 88% 92% 96% 100% techniqu es de productio n efficaces 30 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin (rendeme nt supérieur à 25%) en % Populatio n utilisant les carburant s alternatif s pour faire la 787438 121420 146190 172150 228054 2896 322334 468907 cuisson 587940 978894 1994207 2581050 3565574 3923541 4297838 5097886 5524921 5970855 4 5 4 2 3 290 7 6 moderne (GPL, le biogaz, les foyers solaires) (nombre d'habitant s) Consom mation de combusti bles 6,8% 85,0% 10% 12% 15% 17% 20% 22% 25% 27% 30% 32% 34% 35% 37% 39% 40% 41% moderne s de cuisson (par ex. Le GPL, 31 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin le biogaz, les foyers solaires) (en % de la populatio n totale) De façon analogue, en utilisant les données du SIEP, avec consommation spécifique du charbon (t/hbt/an) en zone rurale 0,13 et en zone urbaine 0,29 2010 2013 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Années (2010 – 2021) F H F H F H F H F H F H F H F H F H Nombre de femmes et d’hommes 152137 146094 283551 272288 399492 383623 739179 709818 1093821 1057660 1469501 1420922 1864914 1803263 2280858 2205456 2694727 2605643 desservis de foyers améliorés Foyers améliorés : mesurés en termes de % total de femmes et d’hommes utilisant les foyers 3,4% 3,4% 6,0% 6,0% 8% 8% 15% 15% 21% 21% 29% 29% 36% 36% 44% 44% 51% 51% améliorés (en % total de femmes et d’hommes) Production totale du charbon de bois en tonnes (desagregé par 155704 149520 172696 165837 184877 177534 191306 183707 197301,5 190778,9 203964,2 197221,4 210864,4 203893,5 218010,6 210804 225412,5 217960,7 genre) Production du charbon de bois par des techniques améliorées de carbonisation (rendement 34539 33167 58104 55796 71057 68234 84557,76 81762,4 99068,32 95793,26 114469,2 110685 130806,4 126482 144264 139494,8 supérieur à 25 %) en tonnes (desagregé par genre) 32 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Proportion de charbon de bois produit par des techniques de 0,0% 0,0% 20,0% 20,0% 31% 31% 37% 37% 43% 43% 49% 49% 54% 54% 60% 60% 64% 64% production efficaces en % (desagregé par genre) Nombre de femmes et d’hommes utilisant les carburants alternatifs pour la cuisson moderne (GPL, le 299927 288014 401697 385741 499364 479529 619404 594801 743237,1 718666,7 875217,8 846284,3 1013862 980345,2 1159436 1121107 1312215 1268835 biogaz, les foyers solaires) (Nombre de femmes et d’hommes) Consommation de combustibles modernes de cuisson (par ex. Le GPL, le biogaz, les foyers 6,8% 6,8% 8,5% 8,5% 10% 10% 12% 12% 15% 15% 17% 17% 20% 20% 22% 22% 25% 25% solaires) (en % total de femmes et d’hommes) Tableau n°16 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatifs pour l’énergie domestique de cuisson désagrégés par genre 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Années (2022 – 2030) F H F H F H F H F H F H F H F H F H 33 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Nombre de femmes et d’hommes 35720 40450 453389 44220 658631 3120665 3034938 3473941 3933893 5051675 4927012 5593504 5455469 6160287 6008266 6752963 7372499 7190563 desservis de foyers améliorés 69 13 7 11 6 Foyers améliorés : mesurés en termes de % total de femmes et d’hommes utilisant les foyers 58% 58% 66% 66% 72% 72% 77% 77% 82% 82% 87% 87% 92% 92% 96% 96% 99% 99% améliorés (en % total de femmes et d’hommes) Production totale du charbon de bois 232419, 226034, 24045 24878 25072 305260, en tonnes de charbon (desagregée en 233846 241949 257064 266012 259447 275292 268498 284917 277886 294902,4 287625 297728 2 4 1 3 0 6 genre) Production du charbon de bois par des techniques améliorées de 158045, 153703, 17312 18907 20057 305260, carbonisation (rendement supérieur à 168369 183881 205651 223450 217936 242257 236278 262124 255655 283106,3 276120 297728 25 %) en tonnes de charbon 1 4 5 5 6 6 (desagregée en genre) Proportion de charbon de bois produit par des techniques de production 68% 68% 72% 72% 76% 76% 80% 80% 84% 84% 88% 88% 92% 92% 96% 96% 100% 100% efficaces en % Nombre de femmes et d’hommes utilisant les carburants alternatifs pour 16341 18076 198627 19372 272794 la cuisson moderne (GPL, le biogaz, 1468313 1427977 1589228 1757959 2175765 2122073 2373828 2315248 2580787 2517099 2796972 3022725 2948131 les foyers solaires) (Nombre de 19 15 9 62 9 femmes et d’hommes) Consommation de combustibles modernes de cuisson (par ex. Le GPL, 27% 27% 30% 30% 32% 32% 34% 34% 35% 35% 37% 37% 39% 39% 40% 40% 41% 41% le biogaz, les foyers solaires) (en % total de femmes et d’hommes ) 34 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
4.3.2. Chauffe-eau solaires thermiques Tableau n°17 : Objectifs pour les chauffe-eau solaires L’objectif visé tient compte de la réalité du terrain. Chauffe-eau solaires pour la production d’eau chaude sanitaire et d’eau chaude pour les processus industriels 2010 2020 2030 Nombre de maisons résidentielles avec des chauffe-eau 0 20 200 solaires installés Part des centres de santé communautaires, des maternités, et 0 20% 80% établissements scolaires avec des chauffe-eau solaires en % Part des industries agro‐alimentaires (utilisant l’eau chaude 0 10% 50% dans leur processus) avec des chauffe-eau solaires (en %) Part des hôtels utilisant des chauffe-eau solaires (en %) 0 25% 80% 35 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°18 : Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour les systèmes solaires thermiques pour la production d’eau‐chaude 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Nombre de maisons résidentielles avec des 0 0 0 5 5 10 15 20 30 40 50 75 100 125 150 160 175 chauffe-eau solaires installés 200 Part des centres de santé communautaires, des maternités, et établissements scolaires 0 0 0 5 7 10 15 20 30 35 45 55 65 70 75 78 avec des chauffe-eau solaires (en %.) 80 Part des industries agro‐alimentaires (utilisant l’eauchaude dans leur processus) 0 0 0 3 5 7 8 10 12 15 20 24 30 35 38 41 46 avec des chauffe-eau solaires (en %) 50 Part des hôtels utilisant des chauffe-eau 0 0 0 2 5 10 15 25 30 35 40 50 55 60 65 70 75 solaires (en %) 80 Capacité totale d’énergie solaire thermique 0 0 0 4 7 10 12 15 20 24 28 33 35 38 40 43 46 installée (en MWth) 50 * ou l’année la plus récente pour laquelle il y a des données 36 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
4.4. Biocarburants Hypothèse de travail : Les objectifs sous-régionaux imposent un taux de mélange de 5% pour les biocarburants en 2020 et respectivement de 15% et 10% pour l’essence et le gasoil en 2030. Ce qui conduit aux tableaux ci-dessous. Tableau n°19 : Objectifs pour l’utilisation de biocarburants pour 2020 et 2030 Biocarburants (1ère génération) 2010 2020 2030 Ethanol en % de la consommation d’essence 0,0% 5,0% 15,0% Part du biodiesel dans la consommation de gazole et de DDO 0,0% 5,0% 10,0% (en %) Tableau n°20 ; Objectifs nationaux et trajectoires indicatives pour l’utilisation de biocarburants 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 Consommation nationale totale d’essence (en litres) 727257729 1164951654 1594854029 1866067971 2183403377 2554703462 2989145225 3497466266 4092230173 Consommation nationale totale de /diesel et de DDO 1196078951 1875466281 2536007997 2950323775 3433243067 3996173908 4652424806 5417521698 6309577832 (en litres) 37 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Production d’huile végétale brute ou de biodiesel (en 12680039 41304532 78964590 127877565 190749417 270876084 347026780 litres) Production nationale totale d’éthanol (en litres) 0 18660679 43668067 76641103 119565809 174873313 245533810 Consommation nationale totale d’huile végétale brute ou 25360079 82609065 157929181 255755130 381498834 541752169 694053561 de biodiesel (litres) Consommation nationale totale d’éthanol (litres) 0 37321359 87336135 153282207 239131618 349746626 491067620 Part d’éthanol dans la consommation d’essence en % 0,0% 0,0% 0,0% 1,0% 2,0% 3,0% 4,0% 5,0% 6,0% Part du biodiesel dans la consommation de diesel et de 0,0% 0,0% 0,5% 1,4% 2,3% 3,2% 4,1% 5,0% 5,5% DDO (en %) * ou l’année la plus récente pour laquelle il y a des données 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 105002385 122858634 143751440 4788137043 5602386811 6555104353 7669836899 8974136015 16819718500 Consommation nationale totale d’essence (en litres) 67 84 11 Consommation nationale totale de diesel et de DDO (en 157938490 184107183 214630299 7349725403 8562619255 9977024722 11626503635 13550214939 25023370992 litres) 54 69 55 Production d’huile végétale brute ou de biodiesel (en 134247717 165696465 203898784 440983524 556570251 698391730,5 871987772,7 1084017195 2502337099 litres) 0 3 6 38 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 126002862 159716225 201252016 335169593 448190944 589959391,8 766983689,9 987154961,6 2522957775 Production nationale totale d’éthanol (litres) 8 3 2 Consommation nationale totale d’huile végétale brute ou 268495433 331392930 407797569 881967048 1113140503 1396783461 1743975545 2168034390 5004674198 de biodiesel (litres) 9 6 1 252005725 319432450 402504032 670339186 896381889 1179918784 1533967380 1974309923 5045915550 Consommation nationale totale d’éthanol (litres) 6 6 3 Part d’éthanol dans la consommation d’essence (en %) 7,0% 8,0% 9,0% 10,0% 11,0% 12,0% 13,0% 14,0% 15,0% Part du biodiesel dans la consommation de diesel et de 6,0% 6,5% 7,0% 7,5% 8,0% 8,5% 9,0% 9,5% 10,0% DDO (en %) 39 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
4.5. Indicateurs de développement de marchés On a pris en compte les investissements issus de la table ronde de Paris en 2014, comme développé dans le tableur excel des scénarios. Tableau n°21 : Investissements 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 Petites centrales 10 000 10000 41750 41750 41750 41750 hydro-électriques Solaire 4750 10000 10000 15200 20000 50000 50000 50000 50000 Investissement total en EnR nouvellement installées en capacité Marées, vagues, électrique (en milliers d’euros) à l’exclusion des grandes et océan moyennes hydro. Vent 5000 5000 5000 5000 5000 5000 5000 5000 Bioénergie 45000 45000 12500 12500 12500 45000 45000 12500 12500 45000 32500 12500 12500 40 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Géothermie Investissement total en EnR 118950 139200 157450 194400 199200 187500 136750 67500 67500 45000 32500 17500 17500 0 0 0 nouvellement installées en capacité électrique (en milliers d’euros) incluant les grandes et moyennes hydro. 41 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°22 Objectifs nationaux et trajectoires indicatives du nombre d’entreprises enregistrées et évoluant dans le domaine des énregies renouvelables appartenant à des femmes et à des hommes (chiffres estimés à partir des données de la CCIB) 2010 2013* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 F H F H F H F H F H F H F H F H F H Nombre d’entreprises enregistrées évoluant dans le domaine des 4 8 4 9 6 15 7 20 10 22 12 25 15 28 15 28 16 32 énergies renouvelables appartenant à des femmes et à deshommes ou l’année la plus récente pour laquelle il y a des données * 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 F H F H F H F H F H F H F H F H F H Nombre d’entreprises enregistrées évoluant dans le domaine des 18 34 18 34 18 37 20 40 20 50 25 55 25 60 25 60 25 60 énergies renouvelables appartenant à des femmes et à des hommes 42 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 5. MESURES POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS
5.1. Tableau récapitulatif de toutes les politiques et mesures visant à promouvoir l'utilisation d’électricité issue d'énergies renouvelables raccordées au réseau et hors réseau, l’énergie domestique de cuisson, les chauffe-eau solaires et les biocarburants Tableau n°23 : Toutes les politiques et mesures pour les EnR raccordées au réseau Nom de la mesure Type de Résultats Groupe et/ou Existante ou Commencement mesure* attendus** activité prévue et fin de la ciblés*** mesure 1. Accroître la part Règlementaire Augmentation de la Investisseurs Existante et Phase des énergies et Financière capacité installée locaux et prévue opérationnelle renouvelables internationaux lancée en 2015- dans le mix Renforcement Renforcement de la 2021 énergétique du de capacité capacité des Acteurs locaux Bénin acteurs 2. Exonération des Réglémentaire Baisser le coût de Tout public Existante 1er janvier 2016 droits de doaune et Financière production et (et ?) et de la TVA sur ameliorer le taux 31 décembre les équipements d’accès des Pr évue 2030 d’énergie solaire populations à depuis le 1er l’énergie moderne janvier 2009 3. Organisation de Douce Information Tout public Existante Depuis 2009 conférences (PTF, internationales bi- Administration Est-ce la fin ou le annuelles sur publique, début ? l’Energie Solaire secteur privé, en Afrique scientifique, société civile…) 4. Amélioration du Règlementaire Promotion des Tous les Prévue 2016 cadre institutionnel énergies acteurs et règlementaire renouvelables pour les energies renouvelables 5. Mettre en place un Prévue 2016 groupe de cadres pour l’élaboration Règlementaire La loi sur les EnR ARE, DGE, d’un projet de loi et Financière et l’EE est élaborée SBEE, et est votée ABERME, 2018 sur les énergies renouvelables et ANADER, l'efficacité Gouvernement énergétique et et Assemblée 43 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin ensuite contribuer Nationale à faire voter la loi par l’Assemblée nationale. Elaborer et faire signer Décrets et Les décrets et ARE, DGE, Prévue 2018 à 2020 les décrets et arrêtés arrêtés relatifs à SBEE, arrêtés cette loi sont ABERME, d'application de la élaborés et signés ANADER, loi sur les EnR et Gouvernement l’EE et Assemblée Nationale 6. Créer et rendre Décrets et Ce fonds est créé ARE, DGE, Prévue 2018 à 2020 opérationnel le arrêtes et opérationnel SBEE, Fonds de ABERME, développement de ANADER, l’Energie qui Gouvernement comportera le et Assemblée FER, le FEnR et le Nationale Fonds de l’EE (FDE) 7. Créer et rendre Décrets et ARE, DGE, Prévue 2017 opérationnel le arrêtes SBEE, Fonds de Ce fonds est créé ABERME, développement et opérationnel ANADER, des énergies Gouvernement renouvelables et et Assemblée de l'EE. Nationale 8. Harmoniser la loi Règlementaire La loi est ARE, DGE, Prévue 2018 portant code de et financière harmonisée SBEE, l’électricité et la loi ABERME, sur les énergies ANADER, renouvelables en Gouvernement incluant les et Assemblée incitations fiscales Nationale, IPP et financières à accorder au secteur privé pour la production d'électricité à partir des sources renouvelables et la commercialisation des équipements d’EnRs . 44 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°24 : Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les EnR hors réseau Nom de la mesure Type de Resultats Groupe et/ou Existante ou Commencement mesure* attendus** activité prévue et fin de la ciblée*** mesure 1. Exonération des droits Règlémentaire Augmentation Tout public Existstante De 2013 à de doaune et de la et Financière de la capacité TVA sur les installée 2018 équipements d’énergie solaire depuis le 1er Renforcement janvier 2013 pour une de la capacité durée de 5 ans des acteurs 2. Organisation de Douce Information Tout public Existante Depuis 2009 conférences (PTF, internationales bi- Administration annuelles sur l’Energie publique, Solaire en Afrique secteur privé, scientifique, société civile…) Tableau n°25 : Aperçu de toutes les politiques et mesures pour l’energie domestique de cuisson Nom de la mesure Type de mesure* Résultats Groupe Existante Commencement attendus** et/ou ou et fin de la activité prévue mesure ciblés*** 1. Programme d’installation Technique et Mise à Population Existante En cours de mise des biodigesteurs financière disposition rurale en œuvre d’énergie de cuisson 2. Projet d’extension de la Technique et Mise en place Population Prévue En cours de consommation de gaz financière d’un urbaine et préparation butane dans le pays mecanisme rurale flexible d’acquisition de bonbonnes de gaz. 3. Projet d’accès aux Technique et Mise à Population Existante En cours de mise services energétiques financière disposition de urbaine et en œuvre foyers rurale améliorés à des tarifs acceptables 45 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Tableau n°26 : Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les chauffe-eau solaires Nom de la mesure Type de mesure* Resultats Groupe et/ou Existante Commencement attendus** activité ou prévue et fin de la mesure ciblée*** 1. Exonération des Règlémentaire et Augmentation Tout public Prévue 2016 droits de doaune et financière de la capacité de la TVA sur les installée équipements d’énergie solaire depuis le 1er janvier 2013 pour une durée de 5 ans 2. Promotion des Règlementaire et Promotion des Ménages Prévue A intégrer dans chauffe- eau solaires financière chauffe- eau l’étude sur les (résidences, hôtels, solaires Hôtels textes industries) reglementaires sur Industries les EnR – lancement de Centres de l’étude en 2016 santé Tableau n°27 : Aperçu de toutes les politiques et mesures pour les biocarburants Nom de la mesure Type de Résultats Groupe et/ou Existante Commencement mesure* attendus** activité ou et fin de la ciblés*** prévue mesure 1. Mise en œuvre de la stratégie Règlémentaire Promotion Tout public Existante Document nationale sur les politiques de des élaboré en 2008 biocarburants au Bénin biocarburants mais non mis en œuvre 2. Promotion du Jatropha comme Règlementaire / Promotion Promoteurs Existante Projet en cours source d’agrocarburant durable Financière des privés au Bénin biocarburants 3. Réalisation d’une étude de L’étude de Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours faisabilité pour l’installation de faisabilité pour Direction de complexes agro-industriels de l’installation de l’Agriculture, production de bioéthanol de complexes ANADER, capacité variant entre 200.000 et agro-industriels agriculteur, 1.200.000 m3 par an et définition de production IPP, ONG etc. des cahiers des charges pour de bioéthanol l’installation des unités de est réalisée et production à l’horizon 2025 le cahier des charges est disponible 46 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 4. Lancement d’appels d’offres Les appels Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours pour l’octroi de concessions d’offres pour Direction de d’implantation et d’exploitation l’octroi des l’Agriculture, des unités de production de concessions ANADER, bioéthanol pour le agriculteur, bioéthanol sont IPP, ONG etc. lancés 5. Attribution des concessions Les Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours d’implantation et d’exploitation concessions Direction de des unités de production de d’implantation l’Agriculture, bioéthanol et d’exploitation ANADER, des unités de agriculteur, production de IPP, ONG etc. bioéthanol sont attribuées 6. Mise en œuvre du projet Les ouvrages Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours d’implantation et d’exploitation de production Direction de des unités de production de de bioéthanol l’Agriculture, bioéthanol par le sont implantés ANADER, concessionnaire privé agriculteur, IPP,ONG etc. 7. Suivi du plan de mise en œuvre Rapport de Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours du projet d’implantation et suivi de mise Direction de d’exploitation des unités de en œuvre du l’Agriculture, production de bioéthanol projet ANADER, agriculteur, IPP, ONG etc. 8. Attribution des concessions Les Sectoriel DGE, Prévue En cours d’implantation et d’exploitation concessions Direction de des unités de production de d’implantation l’Agriculture, biodiesel ; et d’exploitation ANADER, des unités de agriculteur, production de IPP, ONG etc. biodiesel sont attribuées 9. Mise en service des ouvrages Les ouvrages Sectoriel DGE, Prévue Projet en cours de bioéthanol de bioéthanol Direction de sont mis en l’Agriculture, service ANADER, agriculteur, IPP, ONG etc. 10. Mise en œuvre du projet Les ouvrages Sectoriel DGE, Prévue En cours d’implantation et d’exploitation sont implantés Direction de des unités de production de l’Agriculture, biodiesel par le concessionnaire ANADER, privé agriculteur, IPP,ONG etc. 47 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 11. Signature d’un accord de Un accord de Sectoriel DGE, Prévue En cours partenariat pour la mise en place partenariat pour Direction de d’unités de production de la production de l’Agriculture, bioéthanol ; bioéthanol est ANADER, signé agriculteur, IPP,ONG etc. Tableau n°28 : Aperçu de toutes les politiques et mesures de renforcement des capacités et d’implementation des plans d’action Nom de la mesure Type de Résultats Groupe et/ou Existante Commencement et mesure* attendus** activité ou prévue fin de la mesure ciblés*** 1.Création et Règlémentaire Promotion des Administration Existante Mise en place en opérationnalisation et financière énergies publique 2014 d’une Agence renouvelables Nationale des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique 2.Renforcement des Financière Promotion des Administration Prévue A lancer dès capacités des énergies publique 2015/2016 diifférents acteurs par renouvelables la formation (capacité juridique, calculs économiques et financiers…) 3.Renforcement des Financière Promotion des Techniciens, Prévue Un projet de capacités des énergies ingénieurs certification des diifférents acteurs par renouvelables installateurs solaires la formation et la PV est initié par certification l’IRENA et l’UEMOA (techniciens, depuis 2014 avec ingénieurs…) une extension programmée à l’espace CEDEAO et à d’autres domaines que le PV 4.Renforcement des Douce Promotion des Organisations Prévue 2016 capcités de la société energies de la société civile renouvelables civile 5.Développer le Financière Le prospectus Consultant Prévue 2016 prospectus d’investissement d’investissement des est disponible CEREEC plans d’action 48 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 6.Informer et divulguer Administrative Les plans d’action ANADER Prévue 2016 les plans d’action et financière sont connus
5.2. Mesures spécifiques pour répondre aux exigences de la PERC
5.2.1. Procédures administratives et les planifications spatiales Selon le code benino-togolais de l'électricité et la loi n°2006-16 du 27 mars 2007 portant Code de l’électricité au Bénin, il y a effectivement deux conditions à remplir pour opérer en tant que promoteur indépendant d’électricité au Bénin : (I) signer un accord (de concession) avec le Gouvernement ; (II) signer une convention d’achat de l’électricité soit avec la CEB soit avec la SBEE. Cela s'applique à tous les promoteurs privés d’électricité quelle que soit la source d'énergie (renouvelable ou non). La deuxième condition constitue un obstacle sérieux, puisqu’il recommande fortement qu'un tiers soit impliqué dans la Convention d’achat de l’électricité. Il existe plusieurs obstacles dans le cadre de la production d’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables : .Le premier obstacle est l’absence de cadre juridique et réglementaire clair orienté vers le marché et de cadre juridique/réglementaire pour la production de l'électricité. L'absence d'un environnement favorable clair pour la production de l'électricité à base de la biomasse empêche le pays d'exploiter pleinement son potentiel identifié de ressources de biomasse à travers des investissements dans le secteur. Le problème au Bénin est que le pays manque d'un cadre national solide pour promouvoir les énergies renouvelables et qu’il y a un manque de capacités humaines pour soutenir le développement d'une industrie commercialement viable des énergies renouvelables. Actuellement, de nombreux problèmes empêchent le développement d'une industrie commercialement viable des énergies renouvelables au Bénin, malgré le fort potentiel. Aucune politique spécifique visant à promouvoir spécialement les énergies renouvelables n’a été mise en place. Il n'existe pas de cadre juridique ou règlementaire en vigueur pour les projets d'énergies renouvelables, ni de mécanisme accordant des tarifs préférentiels ou l'accès au réseau à des taux préférentiels pour les producteurs d'énergies renouvelables. Il y a des cadres spécifiques pour les grands projets hydroélectriques, qui ne sont pas encore pleinement applicables, et trop spécifiquement appropriés à ce type d'énergie. Le deuxième obstacle est le manque d’incitations financières appropriées pour la réduction des risques pour les promoteurs privés du secteur de l'énergie, incitations pouvant réduire les risques d’enlèvement pour la vente de l'énergie. Même si un environnement propice était mis en place pour les investissements privés dans le réseau électrique des ER au Bénin, il existerait toujours des risques importants d’enlèvement liés à la vente de toute énergie (en réseau) à la compagnie d'électricité (SBEE) par un promoteur privé. Le troisième obstacle est le manque de capacité technique pour gérer les centrales électriques à énergies renouvelables. Il y a un manque de capacités techniques liées à la planification, au développement, au financement et à l'exploitation de projets d'énergies renouvelables dans les secteurs public et privé au Bénin. En particulier, la capacité du secteur privé national est très faible. Certaines sources d'énergies renouvelables (éolienne, solaire, biomasse) sont perçues comme difficiles à gérer en raison de la variabilité de la production d'électricité. En outre, pour certaines sources de production d'énergies spécifiques, telles que la biomasse renouvelable, il faudra des personnes qualifiées pour gérer le système. 49 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le Quatrième obstacle est l'absence d'approche intégrant agriculture, terres et gestion forestière. Il n’existe pas de comptoir d’information spécifique dédié au conseil et à la promotion des énergies renouvelables mais ce déficit devrait être comblé par l’ANADER.
5.2.2. Spécifications techniques Dans l’état actuel des choses, il n’esiste pas de système de soutien à proprement parler pour la promotion des énergies renouvelables, excepté la loi de finances annuelle qui porte sur l’exonération des taxes sur le matériel d’équipements solaires. Toutefois, la mise en place de ce mécanimse sera intégrée dans les projets de textes reglémentaires et dans les projets (projets PV sur le toit par exemple). De plus un système de certification des installateurs sera mis en place pour garantir la qualité des installations. Nous recommandons qu’il soit établi un mécanisme de compensation des tarifs entre les milieux urbains et ruraux par la mise en place d’un fonds. 5.2.3.Bâtiments A ce jour, aucune référence n’est faite quant à l’utilisation des énérgies renouvelables dans les bâtiments. Toutefois un des volets du partenariat lancé en 2014 entre l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) et l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) à travers l’IFDD (Institut de la Francophonie pour le Développement Durable) porte sur l’adoption d’un code régional d’efficacité énergétique destiné à établir des standards minimum de consommation énergétique pour tout nouveau bâtiment construit ; une place de choix doit être accordée à l’utilisation des énergies renouvelables (PV sur le toit, chauffe-eau solaire…) dans l’élaboration de ce code régional qui sera décliné en code national. 5.2.4.Dispositions d'information Il existe des mécanismes institutionnels d’échanges et d’informations sur les programmes énergétiques à l’image de la Cellule de Coordination des Activités du Secteur de l’Energie (CCAS) au Bénin. Cette cellule a pour mission entre autres de suivre et de coordonner toutes les activités du secteur de l’énergie (veiller à la mise en œuvre des plans d’action, suivre la mise en œuvre des projets et programmes du secteur de l’énergie et des questions d’orientations stratégiques, faciliter la mise en œuvre des actions de collaboration entre les différentes structures et opérateurs du secteur de l’énergie etc.). Le Système d’Informations Enérgétiques (SIE) du Bénin qui est régulièrement publié permet de combler ce déficit. 50 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 5.2.5.Certification d’installateurs d’équipements d’EnR Le laboratoire de Recherche en Energies Renouvelables de l’Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi au Bénin assure la labellisation des équipements solaires. Il n’existe pas de processus de certifications pour d’autres types d’équipements, bien qu’il existe une réelle capacité d’expertise au niveau national pour cette activité. L’Agence Béninoise de Métrologie et de Contrôle de la Qualité (ABMCQ) sera associée au processus de certification des installatieurs et des équipements d’Energies Renouvelables. L’étiquetage énergétique des appareils électroménagers concerne en général des équipements à source conventionnelle, mais il sera important de l’élargir aux équipements utilisant des énergies renouvelables ; l’ABCQ qui est associée au processus d’élaboration du code régional soutenu par l’UEMOA pourra le proposer. Le projet de certification des installateurs solaires PV a été lancé courant 2014 sur initiative de l’UEMOA et de l’IRENA (Agence Internationale des Energies Renouvelables) ; Il est prévu une extension du projet dans l’ensemble des pays de la CEDEAO et à d’autres domaines que le PV seul/isolé. 5.2.6.Exploitation du réseau d'électricité Au Bénin à l’heure actuelle aucune source d’EnR ne produit de l’énergie à injecter sur le réseau. Toutefois, le contrat d’achat-vente d’électricité pourra préciser les conditions requises suivant le type d’EnR et la quantité d’énergie à injecter dans le réseau. Depuis 2014 le gouvernement du Bénin a fixé le prix de cession du kWh, toutes catégories d’EnR confondues, à 73 FCFA le kWh. 5.2.7.Exploitation du réseau électrique Le sous- secteur de l’électricité au Bénin est organisé en 2 segments comme suit : Le 1er segment qui est l’ensemble des périmètres gérés par la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) ; Le 2nd segment qui est l’ensemble des périmètres non situés dans le 1er segment et dont la gestion est assurée par l’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique (ANADER), l’Agence Beninoise d’Electrification Rurale et de Maîtrise d’Equipements (ABERME) et toute autre structure ayant obtenu une concession ou une autorisation conformément aux textes en vigueur. Les dispsoitions de la loi régissant le sous-secteur de l’électricité sont les suivantes : La production de l’électricité dans le 2nd segment du sous-secteur de l’électricité est ouverte à la concurrence pour les producteurs indépendants ; Le transport est soumis au monopole de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) sur l’ensemble du territoire national ; La distribution de l’électricité dans le 1er segment du sous-secteur de l’électricité relève du monopole accordé à la SBEE. 51 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin La licence de production d’électricité dans le 2nd segment est accordée par le Ministre en charge de l’Energie, après avis conforme de l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE). Au stade actuel, il n’existe pas de différenciation sur les dispositions en vigueur qui se rapportent à la source d’énergie de la production électrique. Toutefois, il est recommandé que les kits intelligents soient implantés dans le réseau pour gérer l’intégration intermittente des sources d’énergies des réseaux interconnectés.
5.2.8. Applications à partir d’énergies renouvelables pour usage domestique Foyers améliorés En ce qui concerne l’amélioration de l'accès des ménages aux foyers améliorés, il est envisagé d’atteindre à l’horizon 2015 un taux national de possession des ménages en foyers améliorés de 60%, soit 42% en milieu urbain et 71% en milieu rural (cibles des OMD). La réalisation de cet objectif permettra de réduire la demande de charbon de bois (surtout en milieu urbain) et de bois de feu et ainsi de réduire la pression sur le couvert végétal. Pour atteindre cet objectif, il est planifié, dans le cadre des Projets de Fourniture de Services d’Energie (PFSE) et du projet de Développement de l’Accès à l’Energie Moderne (DAEM), de faciliter l’accès des ménages aux foyers NANSU par la subvention de ceux-ci à hauteur de 30% de leur prix. A terme, 30.000 foyers améliorés seront promus dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Parakou, ville où est consommée la plus grande partie du charbon produit sur le territoire national. Carbonisation efficace Actuellement, on utilise malheureusement des meules à charbon non efficaces , malgré les nombreux programmes de promotion de la carbonisation efficace. Le rendement actuel des meules est de 12% contre les 25% considérés comme une carnonisation efficace. La promotion de la carbonisation efficace est au coeur de la stratégie de promotion des énergies domestiques ; elle devra toutefois être accompagnée de mesures relatives à la diffuson de foyers améliorés et à la promotion de l’utilisation du gaz butane ; la transition du bois énergie vers le charbon de bois doit être ralentie, à cause des efforts nécessaires pour atteindre la carbonisation efficace ; même s’il faut reconnaitre que le charbon de bois offre un meilleur confort par rapport au bois. Utilisation de combustibles modernes de cuisson Les combustibles modernes de cuisson recensés se présentent comme suit : Les foyers solaires : leur utilisation n’est pas répandue dans le pays, toutefois il convient de poursuivre une action de recherche-développement en vue de proposer des solutions adaptées aux besoins avec un modèle économique viable ; 52 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le biogaz : Le centre Songhai et la SNV en liaison avec la Direction Générale de l’Energie ont entrepris une vaste campagne d’implantation de biodigesteurs dans toutes les zones du Bénin à fort potentiel biomassique. De 1989 à 1994, cinq installations de digesteurs chinois : 7-10-15-40 m3 pour la cuisson utilisant les fientes de volailles, les bouses de bœuf, les déjections de porc et la jacinthe d’eau ont été implantés dans les villes de Porto-Novo, Savalou, Lokossa, Parakou et Kpomassè. Depuis 2010, sous l’égide des Centres Songhai et de la SNV, une centaine de digesteurs sont est installés à Savalou, Gogounou, Nikki, Banikoara, Kouandé, Parakou et Porto-Novo. Ces biodigesteurs fonctionnent à merveille ; La politique de promotion du gaz butane permet de limiter progressivement la consommation du bois et du charbon de bois. Dans le domaine de l’amélioration de l'accès des ménages aux équipements de cuisson au gaz, il est visé d’atteindre à la fin de l’année 2015 un taux national de possession en équipements de cuisson au gaz de 18%, soit 35% en milieu urbain et 8% en milieu rural (cibles des OMD). La réalisation de cet objectif permettra de réduire la demande de charbon bois surtout en milieu urbain et ce faisant de réduire la pression sur le couvert végétal. Pour atteindre cet objectif, il a été planifié, dans le cadre des projets de Fourniture des Services d’Energie (PFSE) et Développement de l’Accès à l’Energie Moderne (DAEM) soutenus par la Banque Mondiale, de faciliter l’accès des ménages aux équipements de cuisson au gaz par la subvention de ceux-ci à hauteur de 30% de leur prix. Cette activité est conduite dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi Lokossa, Bohicon et Parakou. Cette action contribue à faciliter l'accès de 24 000 ménages aux équipements de cuisson au gaz butane par l’octroi de subventions. D’autres actions de promotion de l’accès au gaz butane dans les ménages sont également projetées. Il s’agit notamment d’un projet visant la subvention de 10.000 équipements de cuisson au gaz dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou, Natitingou, Djougou, Malanville, Kandi et Lokossa par la Direction Générale des Forêts et Ressources Naturelles (DGFRN) du Ministère en charge de l’Environnement. 5.2.9.Biocarburants - critères de durabilité et vérification de la conformité Au Bénin depuis l’année 2008 Il existe un document de « Stratégie pour la Promotion des Filières du Biocarburant au Bénin » dont la vision est formulée comme suit : « Faire des filières de biocarburants, un facteur de croissance économique et de réduction de la pauvreté, à effets positifs sur les cultures alimentaires et sur l’environnement ». L’objectif global de la stratégie est de contribuer à l’augmentation du Produit Intérieur Brut du secteur agricole, et à l’amélioration de la balance commerciale, à l’augmentation des revenus des producteurs agricoles, et à la réduction des pressions sur le couvert forestier». La demande potentielle des biocarburants au Bénin pour les ménages est déterminée en se basant sur l’hypothèse d’une substitution progressive de la Biomasse (Bois de feu et charbon de bois) par l’éthanol, ce qui permettrait de réduire la pression sur le couvert végétal. Les taux de substitution projetés sont de 6% en 2020, 10% en 2025 et 15% en 2030. Partant de cette hypothèse de substitution, le Bénin devrait produire pour la consommation des ménages, 169 millions de litres d’éthanol en 2020, 330 millions en 2025 et 601 millions en 2030. 53 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le scénario retenu est donc celui de E10, c'est-à-dire 10% de mélange de l’éthanol à l’essence dans toutes les stations service du Bénin, à l’horizon 2030. Cet objectif sera réalisé progressivement de façon à assurer les investissements nécessaires dans les infrastructures de stockage et de distribution. Le scénario sera donc de démarrer à partir de 2020, les deux premières années de production avec un mélange de 5% pour 25% de la demande nationale. Ce mélange de 5% passera progressivement au cours des deux années suivantes à 50% et 100% du territoire national. Ainsi, en 4 ans, l’objectif de 5% de substitution sur toute l’étendue du territoire national aura été réalisé. Ensuite, à partir de 2025, on pourra passer à un mélange de 10% sur 25% du territoire pour les deux ans (le reste du territoire étant au taux de 5% de mélange), avant de passer au même taux pour 50%, 75% et 100% du territoire national les trois années suivantes. Ainsi en 2030, l’objectif de 10% et de 15% de substitution sur toute l’étendue du territoire national aurait été atteint. Jusqu’ici rien n’est fait pour la mise en œuvre de cette stratégie.
5.3. Régimes de soutien pour promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables appliqués par l'Etat membre ou un groupe d'Etats Membres Excepté l’exonération des droits de douane et de la TVA sur les équipements solaires, il n’existe pas d’autres soutiens spécifiques à la promotion des énergies. Le projet de texte sur les énergies renouvelables devra consacrer une place de choix au soutien de l’Etat pour la promotion des énergies renouvelables. Au niveau opérationnel, la création de l’ANADER doit permettre de traduire en actes concrets les actions de promotion des énergies renouvelables. Règlement pour lesénergies renouvelables raccordées au réseau Le règlement actuel se base sur les dispositions en vigueur pour le 2ND segment. Règlement concernant l'électrification rurale Depuis Mars 2014, il existe un document de politique d’électrification rural au Bénin.Il définit de façon globale la politique d’électrification rurale du Bénin.L’ABERME en collaboration avec la DGE et l’ANADER sont chargés de la mise en œuvre. L’extension au réseau électrique et àl’électricité décentralisée à partir des mini-réseaux et kit solaires sont pratiqués. Plus de 100 localités sont électrifiées par année. 54 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
5.4. Mesures spécifiques pour promouvoir les foyers améliorés La promotion des foyers améliorés est assurée par la GIZ, et les ONG comme l’OFEDI. Les mesures à encourager sont entre autres la sensibisation des ménages et la subvention à un fort pourcentage des foyers ameliorés.
5.5. Mesures spécifiques pour promouvoir la production efficace du charbon de bois La carbonisation efficace doit être relancée complètement à l’instigation du Ministère en charge de l’Environnement et dans une moindre mesure par celui en charge de l’energie. Tenant compte des rendements de transformation traditionnelle du bois de feu en charbon de bois (12%), la production du charbon est considérée comme prédatrice des ressources forestières naturelles. Bien que reconnue comme telle, l’activité n’est pas interdite au Bénin. Toutefois, des actions d’incitation sont menées en direction des communautés rurales pour les aider à produire durablement le charbon de bois en ayant recours à des technologies améliorées. De façon spécifique la CoForMO a formé fin 2013, grâce à l’appui du projet de Développement de l’Accès à l’Energie Moderne (DAEM), plus de 500 paysans carbonisateurs à l’utilisation de la meule casamançaise et a doté chacun des villages ciblés de matériel de production. Dans le cadre des autres projets touchant à la gestion des ressources forestières, des mesures similaires sont prises.
5.6. Mesures spécifiques pour promouvoir les combustibles modernes alternatifs pour la cuisson La promotion du gaz butane constitue une action prioriatire de la promotion des combustibles modernes alternatifs pour la cuisson. La promotion du biogaz est également retenue dans cette stratégie à travers l’action du Programme de l’ABERME, des Centres Songhai et de la SNV par la construction et la mise en service des biodigesteurs.
5.7. Régimes de soutien pour promouvoir l'utilisation de biocarburants Le plan stratégique pour le développement et la promotion des biocarburants prévoit un renforcement des capacités de production (bioéthanol, huile végétale), de stockage et des aménagements agricoles. La demande potentielle des biocarburants au Bénin pour les ménages est déterminée en se basant sur l’hypothèse d’une substitution progressive de la Biomasse (Bois de feu et charbon de bois) par l’éthanol, ce qui permettrait de réduire la pression sur le couvert végétal. Les taux de substitution projetés sont de 6% en 2020, 10% en 2025 et 15% en 2030. Partant de cette hypothèse de substitution, le Bénin devrait produire pour la consommation des ménages, 169 millions de litres d’éthanol en 2020, 330 millions en 2025 et 601 millions 2030. 55 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
5.8. Mesures spécifiques pour promouvoir l’utilisation d’énergie durable de la biomasse. Une action soutenue doit être accordée à la collecte des résidus issus du coton, du maïs, du mil, du riz, de l’arachide, des noix de coco et du palmier. Plusieurs projets nationaux ont permis de développer des actions relatives à la gestion des forêts et des activités de reboisement. Il s’agit notamment de projets suivants : Le projet d’Appui à la Gestion des Forêts Communales (PAGEFCOM) ; Le projet Bois de feu (PBFII) ; Le projet de Gestion des Forêts et des Terroirs Riverains ; Le projet de Fourniture de Services d’Energie et le projet de Développement de l’Accès à l’Energie Moderne. Le projet PAGEFCOM a permis l’installation de 150 ha de plantation de teck et de 150 ha de plantation de bois de chauffe. Ce projet est en cours dans chacune des vingt-trois Communes de sa zone d’intervention à savoir : Bantè, Dassa, Glazoué, Ouessè, Savalouu, Savè, Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Covè, Djidja, Ouinhi, Za- Kpota, Zagnanado, Zogbodomè, Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, Toffo, Tori Bossito, Allada, So-Ava, Zè. Projet Bois de Feu II Le projet Bois de Feu a permis de réaliser des travaux d’aménagements forestiers ainsi que des plantations de bois. Sur la période allant de 2006 à 2009, ce projet a contribué à des reboisements communaux et villageois par la promotion de plantations privées avoisinant 2500 ha. Ces superficies ont été réalisées par 2968 planteurs privés. Ce projet a également permis de procéder à une gestion durable des plantations domaniales, des plantations privées et des forêts protégées. Dans ce cadre il a permis de : Doter (élaboration, validation et adoption en Conseil des Ministres) quatre périmètres de reboisement de plans d’aménagement forestier participatif (PAP) des plantations domaniales à savoir : o Périmètres de reboisement de la Lama (commune de Toffo) ; o De Ouèdo (commune d’Abomey-Calavi) ; o De Pahou (commune de Ouidah) ; et o D’Itchèdè-Toffo (communes de Pobè et d’Adja-Ouèrè). ; Doter cinq forêts naturelles communautaires d’une superficie d’environ 299.000 ha de Plans d’Aménagement et de Gestion Simplifiés (PAGS) : o Zouzounkan (commune de Zagnanado et de Covè) ; o Fita-Agbado (à cheval sur les communes de Dassa-Zoumè & de Savalou) ; o Nonsina-son, (à cheval sur les communes de Ndali et de Pèrè) ; o Téfoungou (communes de Djougou et de Bassila) ; et 56 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin o Dahandé (commune de Toucountouna). Les projets de Fourniture de Service d’Energie et de Développement de l’Accès à l’Energie Moderne (PFSE et DAEM) du Ministère en charge de l’Energie Ce projet a permis de promouvoir l’intercommunalité pour la gestion durable des ressources forestières. Dans ce cadre il a appuyé cinq (05) communes qui abritent l’un des plus grands bassins d’approvisionnement en bois du Bénin à se constituer en association intercommunale dans le but de gérer durablement les ressources forestières disponibles sur leurs territoires, indépendamment des domaines forestiers classés par l’Etat. Les communes concernées sont celles de Dassa Zoumè, de Savè, de Tchaourou de Glazoué et de Ouèssè. Actuellement quatre nouvelles communes ont rejoint l’association intercommunale. Il s’agit des communes de Bassila, de Savalou de Djidja et de Bantè. Dans le cadre des activités de cette association intercommunale dénommée Communauté Forestière du Moyen Ouémé (CoForMO), cinq plans d’aménagement forestiers ont été élaborés pour chacune des cinq premières communes totalisant une superficie de 300.000 ha. Une deuxième série de plans d’aménagements sur 300.000 ha sera bientôt réalisée pour les quatre dernières communes ayant adhéré à l’association intercommunale. 5.8.1.Utilisation de biomasse (résidus forestiers, déchets municipaux, déchets de l’agriculture) Les grandes orientations et priorités de la politique forestière se présentent comme suit : Promotion de l’adhésion des populations à la gestion des ressources forestières et au développement des communautés à la base ; Gestion rationnelle des ressources forestières afin de garantir la pérennité du patrimoine forestier ; Conservation du patrimoine forestier et protection des ressources fauniques/ de la faune ; Renforcement du cadre institutionnel et réorganisation du service forestier. Ces orientations impliquent : uUne intégration des populations dans la gestion des ressources forestières pour la lutte contre la pauvreté, le développement de la foresterie rurale, la création d’activités génératrices de revenus, l’implication de la femme et la promotion de l’agroforesterie ; L’élaboration et la mise en œuvre des plans d’aménagement des forêts pour une exploitation rationnelle des ressources et une meilleure valorisation des produits forestiers ; lLa promotion du secteur privé au développement des ressources forestières ; La conservation et la protection des ressources forestières par le maintien d’un taux optimal de couverture forestière permanente, la protection et le développement des aires protégées, la contribution à la mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire et de planification de l’espace rural ; 57 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le renforcement des capacités d’intervention du service forestier pour une meilleure intégration de la politique du développement rural ; Le respect des textes législatifs du sous-secteur ; La mobilisation des moyens financiers nécessaires au développement du secteur forestier ; et La création d’un cadre de concertation intersectoriel, la promotion de la participation des ONG et autres structures d’appui au monde rural. Sur le plan juridique il existe plusieurs textes de loi qui permettent de cadrer la gestion des ressources forestières du pays. Parmi les plus importantes on peut citer : La loi 93 – 009 du 2 juillet 1993 portant sur le régime des forêts en République du Bénin ; La loi 2002 – 016 du 18 octobre 2004 portant sur le régime de la faune en République du Bénin ; La loi n° 97 – 029 du 15 janvier 1999 portant sur l’organisation des communes en République du Bénin ; L’arrêté interministériel N° 036/MEPN/MEF/DC/SGM/DGFRN/SA du 16 Mai 2008, portant sur les modalités de recouvrement et de répartition des taxes et redevances perçues en matière d’exploitation, de transport, de commerce, d’industrie et de contrôle des produits forestiers en République du Bénin. ; L’arrêté interministériel N°040/MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA du 29 juillet 2009, déterminant les types, modèles et modalités de délivrance et de contrôle de coupons de transport de bois en République du Bénin ; L’arrêté Interministériel N°041/MEPN/MDGLAAT/DG/SGM/DGFRN/SA du 29 juin 2009, portant sur les conditions d’agrément et les modalités d’organisation et de fonctionnement des Marchés Ruraux du Bois au Bénin ; La gestion des forêts et des ressources naturelles dans le domaine protégé met en général en jeu cinq (5) acteurs principaux qui sont : L’Etat représenté par les administrations en charge de la forêt, de l’energie, de l’agriculture et de la décentralisation ; Les collectivités territoriales décentralisées représentées par les communes de Dassa-Zoumè, Glazoué, Savè, Ouessè et Tchaourou, regroupées dans une association dénommée Communauté Forestière du Moyen Ouémé (CoForMO) ; Les Organisations Communautaires à la Base (OCB) organisées en Structures locales de gestion ; Les opérateurs du secteur privé qui constituent le maillon important de la commercialisation du bois énergie produit par les Organisations Communautaires à la Base à partir des forêts en aménagement ; Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui peuvent, sur sollicitation, assurer le rôle d’intermédiaires sociaux/ ou apporter leur appui en renforcement des capacités des communautés locales dans leurs rôles. 58 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Ces acteurs interviennent à des niveaux d’implication variés dans le cadre de la mise en œuvre de plans d’aménagement participatifs forestiers. Il existe une étude récente sur la cosommation de biomasse au Bénin. Cette étude se retrouve dans la description de la situation de référence du sous-secteur des combustibles domestiques dans le cadre de la conception et de la mise en place d'un Système d'Information pour l'Evaluation Permanente (SIEP) de l'évolution du sous-secteur des combustibles domestiques. Selon cette étude la consommation totale en boisénergie est de 10,98 kg/ménage /jour et celle en charbon de bois est de 4,081 kg/ménage/jour. La demande en bois de feu est évaluée à 2 374 kt/an et celle en charbon de bois à 384 kt/an en 2009 d’où l’estimation de la consommation dans le tableau suivant. Tableau n° 29 : Projections de l’approvisionnement en bois (en kilotonnes) 2010 2013* 2015 2020 2025 2030 L’approvisionnement total de bois (en 3564 3849 4157 4849 5655 6719 kilotonnes) L’approvisionnement total de bois pour la 3150 3401 3673 4285 4997 5951 production de bois énergie (en kilotonnes) L’approvisionnement total de bois pour la 414 448 484 564 658 768 carbonisation (en kilotonnes) Tableau n°30 : Projections de la consommation en bois (en kilotonnes) 2010 2012 2015 2020 2025 2030 La consommation totale (kilotonnes) 6 086 6617 6993 8011 9139 10851 La consommation de bois (kilotonnes) 3824 4 157 4393 5033 5742 6836 La consommation de bois pour la 2 262 2 460 2 600 2978 3 397 4015 carbonisation (kilotonnes) 5.8.2.Approvisionnement en biomasse Le bois de feu utilisé par les ménages provient principalement de l'auto-approvisionnement (55,1 %) et de l'achat 35,5 %. Selon le lieu de résidence, l'auto-approvisionnement constitue le mode d'approvisionnement dominant (66,9 % en milieu rural et 45,0 % en milieu urbain). L'achat vient en seconde position (25,0 % en milieu rural et 44,6 % en milieu urbain). L'importance de l'auto-approvisionnement en milieu urbain au Benin met en évidence le grand nombre de personnes vivant en zone périurbaine et ayant des habitudes de ruraux. L'auto- approvisionnement prédomine dans les départements de l'Atacora (89,7 %), du Couffo (83,4 %), du Borgou (75,6 %), de la Donga (74,9 %) et du Zou (72,1 %). Le niveau d'auto-approvisionnement est aussi influencé par le niveau de vie non monétaire (77,6 % des plus pauvres et 56,0 % des pauvres utilisant du bois de feu). 59 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin 5.8.3.Mesures visant à augmenter la disponibilité de la biomasse Biomasse forestière Les axes stratégiques d’intervention pour le développement du sous-secteur forestier sont : Assurer le maintien des diverses fonctions environnementales, économiques et sociales des peuplements forestiers ; Promouvoir de nouvelles filières de valorisation économique des ressources forestières ; Rechercher l’efficience dans la gestion du domaine classé de l’Etat ; Stabiliser la superficie forestière classée par le contrôle de son occupation ; Élargir la base d’approvisionnement du marché en bois d’œuvre ; Assurer un développement durable de la filière bois d’œuvre ; Mieux exercer le contrôle sur la gestion des ressources par la responsabilisation des acteurs non gouvernementaux ; Contribuer à la promotion de la foresterie urbaine pour améliorer l’environnement urbain ; Renforcer les capacités institutionnelles des différents acteurs non étatiques. Biomasse à partir des déchets de l’agriculture La maîtrise de la chaîne d’approvisionnement des résidus agricoles et des déchets agro-industriels est un atout fondamental pour la valorisation énergétique. Aussi est-il nécessaire de développer l’agriculture pour bénéficier de ces résidus. Les IPP utilisant ces biocombustibles pour la production d’électricité doivent s’impliquer dans la maîtrise de la chaîne. Les résidus d’exploitation forestière, les sciures issues des industries du bois pourront servir de résidus alternatifs aux résidus agricoles. 6. ARTICULATION AVEC LES INITIATIVES REGIONALES La région de la CEDEAO a une série d'initiatives régionales en cours dans le domaine des énergies renouvelables : Le Livre Blanc de la CEDEAO sur une politique régionale pour accroître l'accès aux services énergétiques dans les zones rurales et périurbaines d'ici 2015 ; La mise en place du CEREEC ; Adoption de la Politique d'Energies Renouvelables de la CEDEAO (PERC) avec des objectifs pour 2020 et 2030 ; 60 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le Programme de la CEDEAO sur la petite hydroélectricité ; Le Programme solaire thermique de la CEDEAO ; Le Cadre stratégique pour la bioénergie de la CEDEAO ; et Le Programme d'electrification rurale de la CEDEAO. Un résumé de ces initiatives régionales dans les énergies renouvelables peut être trouvé dans l 'Annexe II de ce plan. Outre les activités dans les énergies renouvelables, la région de la CEDEAO a également une série d’activités en cours dans le domaine de l’accès à l'énergie : Le Livre blanc de la CEDEAO sur une politique régionale pour accroître l'accès aux services énergétiques dans les zones périurbaines et les zones rurales d'ici à 201 ; Le Plan directeur des moyens de production et de transport d’energie électrique de la CEDEAO ; Le Gazoduc Ouest Africain (WAGP) ; Les projets d'électrification rurale de la CEDEAO. Un résumé des initiatives régionales sur l'accès de l'énergie peut aussi être trouvé dans l'Annexe II. Des synergies entre ces initiatives régionales et les mesures proposées dans ce plan doivent être créées. 7. Préparation des Plans d’Action nationaux de l’energie renouvelable et de la mise en œuvre Ce plan d’action a été élaboré en collaboration avec le groupe-pays Bénin et soutenu par le CEREEC. Dans cette mission le consultant est assisté par deux experts internationaux et un groupe d'experts du pays servant de comité de pilotage pour l’élaboration des plans d’actions. Ce groupe est établi suivant l’arrêté ministériel de l’année 2014 n°021/MERPMEDER/DC/SGM/CTJ/CTE/DRFM/DGE/SA portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la cellule de coordination de toutes les activités du secteur de l’énergie (CCASE). La cellule a pour mission entre autres de suivre et de coordonner toutes les activités du secteur de l’énergie (veiller à la mise en œuvre des plans d’action, suivre la mise en œuvre des projets et programmes du secteur de l’énergie et des questions d’orientations stratégiques, faciliter la mise en œuvre des actions de collaboration entre les différentes structures et opérateurs du secteur de l’énergie etc.). Il se réunit une fois par mois et en cas de nécessité sur convocation de son coordonnateur. La cellule peut faire appel à toute personne dont les compétences sont jugées nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Composition du groupe : Président : le Directeur Général de l’énergie Vice-président : le Directeur Général de l’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et l’Efficacité Energétique (ANADER) ; 1er Rapporteur : le Directeur des Energies Nouvelles et Renouvelables de la DGE ; 61 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin ème 2 Rapporteur : le Directeur de la Maîtrise d’Energie de l’ABERME Membres : - Le Directeur des Etudes, de la Statistique, de la Planification et de la Règlementation de la DGE ; - Le Directeur de l’Electricité de la DGE ; - Le Directeur de l’Administration et des Finances de la DGE ; - Le Directeur des Etudes et de la Planification de la SBEE ; - Le Coordonnateur du volet Biomasse au DAEM/DGE ; - Le Responsable Suivi Evaluation au DAEM/DGE ; - Le Responsable de la Cellule Efficacité Energétique au DAEM/DGE ; - Le Responsable de la Cellule Suivi-Evaluation de la DPP ; - Le représentant du Directeur Général de la Gestion des Changements Climatiques du Ministère en charge de l’Environnement ; - Le représentant du Directeur Général des Politiques de Développement du Ministère du Développement, de l'Analyse Economique et de la Prospective. 62 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
ANNEXE I - DEFINITIONS DES TERMES UTILISEES DANS LE PLAN D’ACTION Agrocombustible : Les combustibles solides obtenus à partir des récoltes et des résidus de récoltes et d'autres produits d’agricultures. Les résidus de la production agricole incluent les excréments solides, les résidus de viande et de poisson. Les agrocombustibles sont subdivisés entre la bagasse, les déchets animaux et d’autres matières végétales et résidus (voir les définitions de bagasse, les déchets animaux et autres résidus agricoles ). Déchets animaux : Les excréments d'animaux qui, une fois secs peuvent être utilisés directement comme combustible. Cela exclut les déchets de la fermentation anaérobique à cause de la fermentation anaérobquec. Les gaz résultant d’une fermentation anaérobique sont classés dans la catégorie des biogaz (voir le biogaz). Bagasse : Le combustible obtenu à partir de la fibre qui reste après l'extraction du jus lors de la fabrication du sucre. Biocarburant : Les carburants liquides ou gazeux produits à partir de la biomasse. Autres matières agricoles et résidus : Les biocarburants qui ne sont spécifiés nulle part ailleurs incluent la paille, les cosses végétales, les coquilles de noix, les broussailles, l’huile de marc d’olive et d'autres déchets provenant de la maintenance de la récolte et des usines de transformation. Biocarburants solides : Les combustibles solides à partir de la biomasse. Biocarburants liquides : Les combustibles liquides provenant de la biomasse et généralement utilisés comme carburants. Les biocarburants liquides comprennent du biodiesel et d'autres combustibles liquides (les définitions des bioessences, du biodiesel et d'autres combustibles liquides sont fournies ci-dessous). Biogazoline : Combustibles liquides provenant de la biomasse et utilisés dans des moteurs à combustion. Les exemples communs sont : bioéthanol ; biométhanol ; ETBE bio (éthyle-tertio-butyl-ether) ; et MTBE bio (le méthyle - tertio-butyl-ether). Biodiesel : Biocarburants liquides qui sont généralement modifiés chimiquement pour être utilisés comme carburants de moteur, soit directement, soit après mélange avec du gazole (pétrole). Les sources biologiques du biodiesel incluent, entre autres, les huiles végétales de colza (colza), de soja, de maïs, de palme, d'arachide ou de tournesol. Certains biocarburants liquides (huiles végétales) peuvent être utilisés sans modification chimique cependant leur utilisation nécessite la modification du moteur. Biodiesel en proportion de la consommation de mazout et du gazole (en %) : Le ou La PERC définit des 63 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin objectifs de consommation de biocarburants classiques (biocarburants 1ère génération) pour l’ensemble de la région de la CEDEAO. Un de ces objectifs concerne le biodiesel comme pourcentage de consommation de mazout et de gazole. Ce calcul est effectué en divisant la production d’huilesvégétales huiles/biocarburants par la consommation de gazole/DDO/mazout du pays. Autres biocarburants liquides : Biocarburants liquides qui ne sont pas mentionnés ailleurs. Biogaz : Gaz résultant de la fermentation anaérobique de la biomasse. Ces gaz sont composés principalement de méthane et de dioxyde de carbone et de gaz d'enfouissement, de gaz de boues d'épuration, et d'autres biogaz (vérifier les définitions de gaz d'enfouissement, de gaz de boues d'épuration et d’autres biogaz). Ils sont principalement utilisés comme carburants, mais peuvent être utilisés comme source d'alimentation de processus chimiques. C’est particulièrement pertinent pour les méthodes de cuisson ou dans le contexte des utilisations industrielles (par ex. les brasseries et les abattoirs). Gaz d'enfouissement : Le biogaz provenant de la fermentation anaérobique des matières organiques dans les décharges. Gaz de boues d'épuration : Le biogaz à partir de la fermentation anaérobique des matières organiques dans les décharges. Autres biogaz : Les biogaz non mentionnés ailleurs, notamment le gaz de synthèse produit à partir de de la biomasse. Biomasse : La proportion de produits biodégradables, des déchets et des résidus d'origine biologique de l’agriculture (incluant les substances végétales et animales), de la sylviculture ou des industries associées, notamment la pêche et l'aquaculture, ainsi que la partie biodégradable des déchets industriels et municipaux. Les utilisations de la biomasse pour la production d'énergie sont très diverses : elles couvrent l’utilisation de foyers traditionnels ouverts pour la cuisson jusqu’à l'utilisation plus moderne de granulés de bois pour la production d'électricité et de chaleur, ainsi que l'utilisation de biocarburants et de bioéthanol comme produit de substitution aux produits pétroliers pour les transports. Charge de base : La charge de base représente le niveau endessous duquel la demande d'électricité ne tombe jamais, c'est-à-dire un site avec une forte demande maximale de 750 kVA et dont la demande ne descend jamais en dessous de 250 kVA a une charge de base de 250 kVA. Les centrales hydroélectriques représentent une importante source d'énergie renouvelable pour fournir la charge de base dans la région de la CEDEAO. Leur contribution/intéerêet augmentera avec la mise en œuvre du pipeline du projet hydroélectrique de l’EEEOA (Echanges d’Energie Electrique Ouest- Africain). Charbon : Le résidu solide de la carbonisation de bois ou d’autres matières végétales par un processus de pyrolyse. La quantité de biomasse (généralement le bois) nécessaire pour produire une quantité donnée de charbon dépend essentiellement de trois facteurs : la densité du bois parental - Le facteur principal pour déterminer le rendement de charbon de bois c’est la densité du bois initialement. En effet, le poids de charbon de bois peut varier du simple au double suivant la densité initiale du bois de combustion à volume égal. le taux d'humidité – L’humidité du bois a également un effet notable sur les rendements – plus le bois est sec, plus grand le rendement ; les méthodes de carbonisation - Le charbon est produit dans des fosses couvertes de terre, dans des barils de pétrole, dans des fours en briques ou en acier et dans les ripostes. Les moyens les moins complexes entraînent généralement la perte de la poudre de charbon, la carbonisation incomplète du 64 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin bois et la combustion d’une partie du charbon de bois, ce qui diminue les rendements et produit des résultats faibles. Méthodes traditionnelles et inefficaces de carbonisation : Les anciennes méthodes de carbonisation incluent les fosses à ciel ouvert, les barils de pétrole et les fours à faible efficacité. Dans le CEDEAO, le charbon est produit principalement par ces méthodes traditionnelles en dehors du secteur industriel (par ex. les foyers et les fours ouverts) qui sont inefficaces (60-80% de l'énergie du bois est perdue) ; en outre on constate des impacts sur la santé et sur l'environnement. Carbonisation efficace : La carbonisation efficace est la terminologie utilisée dans ce modèle pour exprimer le charbon de bois produit par les méthodes modernes, plus efficaces que les méthodes traditionelles. Les méthodes modernes utilisent des récipients scellés qui fournissent une plus grande efficacité et donc des rendements plus elevés. Parmi les objectifs définis par la PERC pour la cuisson domestique, une des cibles est l’efficacité de la carbonisation : à partir de 60 % / 100% de la production de charbon devrait être améliorée par la technique de carbonisation (rendement >25% en 2020 et 2030, respectivement). Dans ce modèle, on demande à l’Etat Membre de définir sa cible et sa trajectoire pour la production de charbon efficace. C’est calculé en divisant la quantité de charbon de bois produit par la carbonisation améliorée avec un rendement supérieur à 25% par le total de charbon produit en tonnes. Conservation : La réduction de la consommation d'énergie grâce à l'accroissement de l'efficacité et/ou de la réduction de déchets. DDO (Distillate Diesel Oil) : Mazout ou combustible diesel utilisé pour les usages commerciaux Distribution et microgénération : L’électricité générée pour la distribution locale et non raccordée directement au réseau national. La microgénération est un terme généralement utilisé pour décrire la production d’électricité à une plus petite échelle. Appareils d'efficacité énergétique : Les appareils électriques ou les électroménagers qui exécutent leurs tâches en utilisant moins d'électricité que les appareils « normaux ». L'inefficacité énergétique est directement liée à la chaleur produite par les appareils. Par exemple, les ampoules à basse consommation utilisent la plus grande quantité de l'électricité à l’entrée pour éclairer, sans dégager de chaleur. L’inefficacité des climatiseurs dans la région CEDEAO est la cause majeure des « heures de pointe » dans la consommation pour la région. L'électricité : Le transfert d'énergie à travers les phénomènes physiques implique des charges électriques et leurs effets quand ces charges passent du repos au mouvement. L'électricité peut être générée grâce à des processus différents : par exemple par la conversion de l'énergie contenue dans une chute d’eau, du vent ou des vagues ou par la conversion directe du rayonnement solaire par un procédé photovoltaïque, dispositifs à semi- conducteurs (cellules solaires ; ou par la combustion de combustibles. Demande d'électricité : La consommation totale d'électricité en GWh ou MWh consommée annuellement par un pays. Cela inclut la demande du système complet, incluant les consommations incircuitals et les pertes. Accès à l'énergie : L’accès universel et à un prix abordable aux sources modernes d'énergies. Cela laisse supposer qu’iI existe des accès propres et sécurisés à des installations de cuisson, en abondonnant la cuisine traditionnelle qui utilise le bois ou le charbon. Cela implique également l'accès constant à l'électricité pour offrir aux communautés mal desservies des floyers, et la possibilité d’une vie moderne et d’un développement économique. Efficacité énergétique : Le ratio de rendement, ou de performance de sortie, des services, de marchandises ou d'énergie à l’entrée.pas clair L'efficacité énergétique d'un processus est améliorée s’il peut produire le même 65 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin service en consommant moins d'énergie. Les ampoules à basse consommation produisent la même quantité de lumière, mais utilisent jusqu'à 75% moins d'énergie. L'amélioration de l'efficacité énergétique contribue à la réduction de la consommation d'énergie. PERC : Politique en matière d'énergies renouvelables de la CEDEAO (PERC) Ethanol : Egalement appelé alcool éthylique, alcool pur, alcool de céréales ou alcool à boire, ce produit est un liquide volatile, inflammable et incolore à usages multiples , et utilisé comme carburant. Comme carburant, il est utilisé comme l’essence avec un additif (par ex. au Brésil, c’est le premier carburant utilisé). L'éthanol est également utilisé pour le chauffage domestique, car c’est un carburant qui présente peu de danger. L'éthanol comme part de la consommation d'essence : La PERC définit des cibles pour les biocarburants de première génération pour toute la région de la CEDEAO, et en particulier pour l'éthanol comme consommation. Ceci est calculé en divisant la quantité d'éthanol produite par la quantité d'essence consommée par le pays en %. Combustibles fossiles : Une source d'énergie formée dans la croûte terrestre à partir de matières organiques décomposées. Les combustibles fossiles les plus communs sont le mazout, le gazole, le charbon et le gaz naturel. Quelques pays de la CEDEAO dépendent hautement de la production d'électricité à partir de gazole. Bois‐énergie, les résidus de bois et les sous-produits : Le bois‐énergie ou bois de chauffe (sous forme de bûches, de broussailles, ou de granulés de bois) directement issu de la nature, de forêts gérées ou d’arbres autonomes. Egalement inclus sont les résidus de bois utilisés comme combustible et dans lesquels la composition initiale de bois est conservée. Dans la région de la CEDEAO, le bois de chauffe/bois-énergie constitue la source d'énergie principale pour le chauffage et la cuisson, cependant peu de statistiques sur le bois de chauffe() sont disponibles, car il est souvent produit et échangé de manière informelle. Raccordement au réseau : Un système (photovoltaïque, hydro, diesel, etc.) qui est raccordé à un réseau électrique centralisé (un réseau électrique). Production (électricité) : Elle réfère à la production d'électricité à partir des centrales électriques. Chaleur : La chaleur est un vecteur d'énergie essentiellement utilisé pour le chauffage d’espace domestique et les processus industriels. Système hybride : Un système produisant de l’électricité à partir de deux ou plusieurs sources d’énergie (par ex. une combinaison des éoliennes, d’un générateur diesel et d’un système photovoltaïque) Foyer de cuisine amélioré (aussi connu sous le nom de foyer propre/efficace) : Appareil conçu pour consommer moins de combustible et pour passer moins de temps à cuire. Pratique, il crée un environnement sans fumée, afin de réduire le volume de fumée produite par rapport aux méthodes cuisson traditionnelles, et ; permet ainsi de supprimer les effets négatifs sur la santé et l'environnement, liés aux foyers traditionnels. Les foyers traditionnels (cheminées et foyers rudimentaires utilisant des combustibles solides comme le bois, le charbon, les sous‐produits issus de l’agriculture et le fumier) sont inefficaces, malsains et dangereux, en raison de l'inhalation de la fumée âcre et des particules fines qu’ils émettent et qui peuvent mener à de graves problèmes de santé, pouvant entraîner la mort. Ces foyers traditionnels augmentent les pressions sur les écosystèmes comme sur les zones boisées et contribuent au changement climatique par le biais d’ émissions de gaz à effet de serre et de dioxide de carbone. Au sien de la PERC, des objectifs pour le déploiement de ces foyers de cuisson améliorés sont fixes, car la pression sur les zones boisées de la CEDEAO vont croître de manière exponentielle. Ainsi, la politique comprend l'interdiction des foyers peu efficaces après 2020, permettant à 100% de la population des zones urbaines d’utiliser le bois de haute efficacité et des foyers à charbon (avec une 66 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin efficacité de plus de 35 %) à partir de 2020 et 100% de la population rurale pour l’utilisation de foyers à haute efficacité à partir de la même date. Dans ce modèle ( demande de définir une cible de foyers améliorés mesurés en termes de % de la population qui utilise les foyers à haute efficacité. Il est calculé en divisant le nombre d'habitants qui utilisent les foyers améliorés par le nombre d'habitants total du pays. Capacité Installée : C’est la capacité contenue de charge évaluée d'une centrale électrique donnée, exprimée en mégawatts (le MW) pour l’approvisionnement d’électricité actif. Kilowatt (kW) : 1,000 watts Kilowatt-heure (kWh) : 1,000 heures de watts GPL : Gaz de Pétrole Liquéfié Charge : Dans un circuit électrique, ceci représente n'importe quel dispositif ou appareil qui utilise l’électricité (par ex. une ampoule ou une pompe à eau) Mégawatt-heure (MWh) : 1, 000,000 d'heures de watts Mini-réseaux : L’ensemble de générateurs d'électricité et peut-être, du stockage d'énergie raccordé à un réseau de distribution qui fournit la demande d'électricité entière d’un groupe local de clients. Cette livraison d'énergie est par contraste avec les systèmes de localités uniques (par ex. un kit solaire) où il n'existe aucun réseau de distribution raccordant les clients aux systèmes du réseau central, où l'énergie électrique est transmise sur de grandes distances livrée par de grands générateurs centraux et des générateurs locaux généralement incapables de satisfaire la demande locale. Les mini-réseaux sont particulièrement pertinents dans le contexte rural de la CEDEAO où les énergies renouvelables peuvent offrir une solution plus rentable. La PERC inclut des objectifs de mini-réseaux. Combustibles modernes de substitution (pour la cuisson) : Connus comme combustibles non-conventionnels ou avancés, ce sont des matériaux ou substances qui peuvent être utilisés comme combustibles pour la cuisson en dehors des combustibles solides conventionnels comme le charbon, le bois ‐énergie et le charbon de bois. Ces solutions couvrent le Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL), le biogaz, l'éthanol, l'énergie solaire (p. ex les fours solaires) et le kérosène. Dans ce modèle, les foyers améliorés ne sont pas considérés dans la catégorie ‘combustibles modernes de substitution’, et font l’objet d'une analyse séparée. Pertes non-techniques : Liées à la production électrique comprenant principalement le vol d'électricité, mais également des pertes en raison d’un manque de maintenance, d’erreurs de calcul et d’erreurs de comptabilité. Les pertes non-techniques sont provoquées par des acteurs externes du système énergétique ou sont causées par des charges et des conditions qui ne sont pas prises en compte dans les pertes techniques. Les pertes non- techniques sont plus difficiles à mesurer, car elles sont souvent perdues par les opérateurs du système et donc ne sont pas répertoriées dans les informations (est-ce l’idée ?) . Une réduction de ces pertes peut considérablement contribuer à l'amélioration de la sécurité énergétique dans de nombreux de pays de la CEDEAO. Éolienne en mer : Les projets éoliens installés en pleine mer, loin de la côte. Éolienne terrestre : Les parcs éoliens installés sur terre. Coûts d'exploitation : Les coûts d'utilisation d’un système. Pour les systèmes basés sur le combustible, ces prix incluent tous les prix du combustible sur la vie du système 67 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Applications hors réseau : Ceci correspond à une désignation pour les installations qui toutes produisent leur(s) énergie(s) propre(s) et ne sont raccordées à aucun réseau électrique externe, tel que le réseau électrique. Charge de pointe : La valeur maximale des capacités nécessaires pour faire face à la demande en période de pointe dans ce modèle, des pointes de charge se caractérisent pour une année donnée en MW (ceci inclut la charge de l'ensemble du système, incluant les consommations incircuital et les pertes). Installations solaires photovoltaïques : Un système d’éléments reliés entre eux pour la transformation de l’énergie solaire/rayon du soleil en électricité, incluant le déploiement, la balance des composants du système, et la charge électrique. Réseau d'énergie électrique : Un système de câbles à haute tension de puissance électrique déployée à travers une region. L'énergie renouvelable (RE) : "Énergies renouvelables" est un terme utilisé pour décrire l'énergie produite par des sources qui se régénèrent naturellement/renouvellent rapidement comme l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie géothermique, la bioénergie, les vagues, les marées et l’énergie'hydroélectrique. Les options d’énergies renouvelables – dans ce modèle les options d’énergies renouvelables se rapportentaux technologies d’énergies renouvelables suivantes :l'hydroélectricité qui comprend : o des centrales hydroélectriques à petite échelle dont la capacité maximale installée ne dépasse pas 30 MW : o des centrales hydroélectriques à moyenne échelle (capacité entre 30 MW et 100 MW) et à grande échelle (capacité supérieure à 100 MW) ; o dans la PERC, l'hydroélectricité est définie comme suit : jusqu’à 30MW à petite échelle, entre 30 MW et 100 MW à moyenne échelle, et plus de 100MW à grande échelle. la bioénergie, qui couvre trois domaines différents : o le bois‐énergie (bois de feu et charbon de bois) utilisé dans les foyers domestiques et pour les applications commerciales (les restaurants, les brasseries, les ateliers de poterie et les de forges). Les ressources excédentaires de bois‐énergie pourraient être utilisées pour la production d'énergie avec d’autres sources de biomasse. o les sous‐produits de l’agriculture pour la production d’énergie (les tiges, la paille, les cosses végétales, les coquilles de noix etc.). Lorsqu’ils sont récoltés sur un site agro‐industriel, ces sous‐produits permettent la production d’énergie. La production d’énergie peut également être générée par la production de biogaz produit à partir de déchets industriels ou urbains, les fumiers et les déjections animales (la concentration de ces ressources se trouve dans les laiteries, les abattoirs, les marché aux légumes et là où on élèvedu bétail . o les cultures énergétiques utilisées pour la production d’énergie ou de biocarburants durables (par ex. jatropha) offrent des perspectives intéressantes. La PERC considère que les biocarburants de deuxième génération ne rivalisent pas avec les cultures vivrières pour les terres disponibles et respectent les critères minimums suivants : la baisse du cycle de vie des GES, incluant le changement d'utilisation des terres, ainsi que les normes sociales. l'énergie éolienne (les applications raccordées aux réseaux ou hors réseaux) ; l'énergie solaire : PV, concentration d'énergie solaire (CSP) et le chauffage solaire (eau chauffée à l’énergie solaire) ; l’énergie marémotrice, les vagues, l’océan et la géothermie, bien qu'ils ne soient pas considérés dans la PERC comme options en matière de sources d'énergies renouvelables, ont été inclus dans ce modèle, car certains pays ont le potentiel disponible pour générer ces énergies.l'énergie géothermique 68 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin La part de l’énergie renouvelable dans la production électrique : Cela signifie le pourcentage d’énergie renouvelable utilisé à la pointe de charge mesurée. Dans ce modèle, le calcul demande de diviser la capacité d’énergie renouvelable installée dans une année donnée (MW/an) par la pointe de charge (MW/an) pour la même année. Il ya trois calculs différents à effectuer : (I) Options du PANER d’énergie renouvelable dans la production électrique globale en % à l’exclusion de moyennes et grandes centrales hydroélectriques ; (II) la part de demande électrique des grandes et moyennes centrales hydroélectriques et (III) la part de la pénétration totale d’énergie renouvelable en proportion de la demande électrique (incluant les moyennes et grandes centrales hydroélectriques). Pénétration d’énergies renouvelablespour la consommation d'électricité – C’est la part de la production d'électricité des énergies renouvelables par rapport à la consommation d'électricité totale pour une année donnée, mesurée en %. (Ce calcul se montre dans le modèle) Cette part s’obtient en divisant la production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables (en MWH/an) par la consommation (en MWh/an) pour la même année. Trois calculs différents sont effectués : (I) Options de PANER en matière de sources d'énergies renouvelables comme part de la consommation d'électricité hors les moyennes et grandes centrales hydroélectriques ; (II) la production d'hydroélectricité à grande ou moyenne échelles faisant partie de la consommation d'électricité ; et (III) la pénétration totale d’énergies renouvelables dans la consommation d'électricité (incluant les moyennes et grandes installations hydro-électriques). L'électrification de zones rurales : Fournir un service électrique régulier aux habitants de zones rurales de manière accessible Cela sous‐entend l’extension des réseaux dans les zones rurales, avec l’installation de systèmes autonomes, raccordés aux mini‐réseaux ou aux systèmes autonomes. La PERC couvre des cibles pour l'électrification des zones rurales. Population rurale en fonction des applications non raccordées aux réseaux (mini-réseaux et systèmes autonomes) : Suite aux définitions de la PERC, il se réfère à la population où il y a une demande pour les mini- réseaux et les systèmes décentralisés. Part de la population rurale avec accès aux ressources énergétiques renouvelables non raccordées aux réseaux (mini-réseaux et système autonomes) : Le pourcentage (en %) de la population rurale comme défini ci-dessus, qui a accès aux mini-réseaux et aux systèmes autonomes. Ce nombre est calculé en divisant le nombre d'habitants desservis par des applications (parvenant hors réseaux par le nombre d'habitants des zones rurales (comme indiqué ci-dessus). Les communautés rurales : Ceci représente les centres administratifs de zones rurales. Ce segment correspond à la population vivant dans des zones rurales incluant les villages dont la population est comprise entre 200 et 2 500 habitants et un nombre de villes plus importantes en raison de leur situation géographique périphérique situées loin du réseau national. La PERC se réfère ainsi à certaines localités rurales couramment hors réseau avant 2020 et qui pourraient être incluses dans l'extension du réseau lorsqu’elles deviendront plus importantes . Foyers solaires : Les foyers ou fours solaires sont des appareils qui utilisent l’énergie solaire (les rayons de soleil (en effet la chaleur du soleil)) pour chauffer, cuire ou pasteuriser la nourriture ou la boisson. Chauffe‐eau solaires : Il s’agit d’une technologie innovatrice et efficace, éprouvée depuis de nombreuses années. Dans ces systèmes, l'eau est chauffée par le soleil avec l’utilisation de collecteurs. Ces systèmes sont conçus pour fournir l'eau chaude pendant la plus grande partie de l'année. Ils peuvent contribuer à la réduction d’heures de pointe dans le contexte urbain. Par conséquent, cela peut être un outil efficace pour diminuer les coûts de l'énergie pour l’utilisation domestique, commercial et industriel comme pour les hôtels et les hôpitaux (par ex. les industries de boissons). 69 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Systèmes autonomes : Egalement connus comme sources d’énergie renouvelable pour les régions qui ne sont ni couvertes par les réseaux électriques, ni équipées d'un système de distribution. Les systèmes autonomes typiques comprennent une ou plusieurs méthodes de production d'électricité, le stockage de l'énergie, et la règlementation. Système de soutien : Cela correspond à n’importe quel instrument, système ou mécanisme appliqué par un pays ou un groupe de pays, dont le but est de promouvoir la consommation d’énergies renouvelables, de réduire le coût de l'énergie, de créer de la valeur ajoutée ou d'augmenter/ le volume d'énergie achetée, au moyen d'une obligation d'énergie renouvelable. Ceci inclut, mais sans se limiter à cela , des aides financières, des exonérations ou des réductions fiscales, des remboursements d'impôts, des régimes de soutien d’obligation d'énergies renouvelables, incluant celles qui utilisent les certificats verts, et les régimes de soutien direct aux prix incluant les tarifs de rachat et les paiements de primes. Des régimes de soutien pour la production d'énergies renouvelables : la production en fonction des incitations : o tarifs d’achat : C'est une politique de tarification stable qui favorise le déploiement de (res) ?sources d'énergies renouvelables. Le tarif d’achat offre une garantie de paiement aux producteurs d'énergie renouvelable pour la production d'électricité (en $ /kWh). Ces paiements sont généralement attribués à des contrats à long terme. o le système de quotas : C’est une politique d’approvisionnement énergétique qui accorde le générateur avec des certificats qui peuvent être vendus au marché ( sans aucune garantie de prix). o les systèmes de quota par des appels d'offres concurrentiels : C’est la fixation de quotas de production obligatoire pour les réserves d'énergies vertes. Ces quotas sont imposés sur la production d’électricité et/ou les compagnies de distribution (calculés comme un pourcentage de production/ventes). Les opérateurs peuvent atteindre ces obligations de trois manières : (I) en produisant leur propre électricité verte, (II) en achetant l'électricité conformément aux contrats à long terme et (III) en acquérant sur le marché financier les Certificats Verts » correspondant à un montant (ou correspondant à une quantité d'électricité exigée) exigé. o un système décentralisé de quotas de certificats verts vendus sur le marché également appelés Certificats Verts Echangeables (CVE/TGC) : Ceci représente la fixation de quotas obligatoires pour la production d'électricité verte. Ces quotas sont imposés sur la production d’électricité et/ou les compagnies de distribution (calculés comme pourcentage de production/vente). Les opérateurs peuvent atteindre ces obligations de trois manières : (I) en produisant leur propre électricité verte, (II) en achetant l'électricité sous contrats à long terme, et (III) par l'acquisition sur le marché financier des 'Certificats Verts » correspondant à un montant (ou correspondant à une quatitéd'électricité exigée) exigé. investissement dépendant des mesures incitatives : o les subventions de capital et de prêts : Les ressources financières pour permettre aux gouvernements d'accorder des subventions ou des prêts pour le développement de projets d'énergies renouvelables. Les subventions ne doivent pas être remboursées, tandis que les prêts, si. o les microcrédits : Ceci représente l'extension de prêts d’un petit motant (microcrédits) pour les emprunteurs pauvres qui n’ont ni emploi stable, ni historique de crédit vérifiable, ni parent pouvant se porter garant . o les exemptions de la TVA : Ceci permet aux ménages ou aux investisseurs de ne pas payer la TVA sur l'énergie renouvelable ou sur l'équipement d'efficacité énergétique. 70 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin L’énergie marémotrice : De la même manière que les systèmes éoliens, au lieu du vent qui fait tourner les éoliennes, le processus utilise le mouvement de l’eau créé par les marées. La prévisibilité des courants offre de grands avantages pour la production d'énergie marémotrice permettant aux développeurs de savoir exactement quand l’énergie sera produite. L'électricité peut également être générée par l'exploitation de l'énergie des vagues. L'énergie des vagues est une énergie marine qui utilise le mouvement de l'eau (de façon verticale située à la surface qui est ainsi converti en énergie électrique en faisant tourner un générateur. Pertes techniques : Les pertes liées à la production dont la cause est attribuée aux composants de systèmes électriques. Les pertes techniques sont des pertes naturelles (provoquées par l'action interne au système électrique), il s’agit surtout de la production d'énergie dissipée dans le circuit électrique, comme les lignes de transmission, les transformateurs, les systèmes de mesure, etc. Wattheure (Wh) : Une unité de mesure d'énergie électrique (égale à la production électrique multipliée par la longueur de temps (heures) que l’énergie est appliquée) Déchets : Selon les statistiques, les déchets correspondent aux déchets qui sont incinérés avec récupération de la chaleur dans des installations conçues pour déchets mélangés ou en co-combustion avec d'autres carburants. La chaleur peut être utilisée pour le chauffage ou pour la production d'énergie. Certains déchets sont des mélanges de matériaux de combustibles fossiles et de la biomasse origine Déchets industriels : Les déchets non renouvelables qui sont incinérés avec récupération de la chaleur dans des installations séparées de celles utilisées pour l'incinération de déchets municipaux. On compte parmi ces déchets les pneus, les résidus de produits chimiques industriels et de déchets dangereux veant du secteur médical parmi les exemples. La combustion comprend la co-combustion avec d'autres carburants. Les quantités (portions) de déchets industriels récupérés après incinération (de la chaleur) sont déclarés selon les biocarburants qui le décrivent le mieux Déchets municipaux : Les déchets ménagers ou urbains des services publics qui ressemblent aux déchets ménagers et qui sont recueillis dans les installations spécialement conçues pour le traitement de déchets mélangés en tenant compte de la récupération de combustibles liquides, de gaz ou de la chaleur. En conséquence, les déchets municipaux peuvent être triés en énergie renouvelable et non renouvelable. L’énergie éolienne : La conversion d'énergie du vent en énergie avec une éolienne. Les parcs éoliens peuvent être plantés sur terre ou en mer, avec ces derniers capables de profiter davantage des vents beaucoup plus forts et cohérents que sur la côte. 71 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin
ANNEXE II –INITIATIVES REGIONALES DANS LES ENERGIES RENOUVELABLES Le Livre blanc de la CEDEAO sur l'accès aux services énergétiques dans les zones périurbaines et les zones rurales d'ici à 2015 Le Livre blanc de la CEDEAO a été adopté en 2006 par les chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO en reconnaissance du rôle clé que joue l'énergie dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le livre blanc vise à fournir un accès à l'amélioration des combustibles de cuisson domestique et aux services d'électricité durable pour la majorité de la population d'ici à 2015. En outre, il prévoit qu'au moins 20% des nouveaux investissements dans la production d'électricité devraient provenir de ressources renouvelables disponibles localement, afin d'atteindre l'auto-suffisance, de réduire la vulnérabilité et de promouvoir le développement durable de l'environnement. Le Protocole de l'Energie de la CEDEAO Le Protocole de l'Energie de la CEDEAO est un texte juridique qui formalise le cadre juridique des entreprises dans le secteur de l'énergie qui a été modelé sur le Traité sur la Charte européenne de l'énergie. Il favorise l'investissement et le commerce en sécurisant les investissements étrangers directs dans le secteur de l'énergie. Les États membres de la CEDEAO ont achevé le processus de ratification du Protocole qui vise à fournir un cadre juridique et règlementaire pour toutes les initiatives et projets d'intégration énergétique régionale Le Cadre Stratégique de la Bioénergie de la CEDEAO Le Cadre stratégique de la CEDEAO bioénergies, adoptée par le Conseil de la CEDEAO des Ministres en juin 2013, vise à améliorer la production et l'utilisation durables de la Bioénergie dans la région pour lutter contre la pauvreté énergétique, en particulier pour les populations rurales et péri-urbaines, favoriser la sécurité alimentaire, préserver l'environnement, et permettre des investissements nationaux et étrangers. Le développement des plans d'action nationaux devrait prendre en considération les objectifs suivants : l'accès universel aux services énergétiques modernes, en particulier dans les zones rurales et péri- urbaines d'ici 2030 ; une mise à disposition plus durable et sûre des services énérgetiques domestiques de cuisson ainsi que la réalisation des objectifs du Livre blanc pour l'accès à des services énergétiques modernes d'ici 2020 accroître la sécurité alimentaire dans la région. promouvoir la transition de l'utilisation traditionnelle de la biomasse vers une production et l'utilisation de la bioénergie moderne et efficace ; élargir le dialogue régional et le peer-to-peer, apprendre à soutenir le développement de stratégies de bioénergie dans les États membres de la CEDEAO ; promouvoir la planification de la politique régionale pour la bioénergie harmonisée avec les politiques nationales ; sensibiliser et partager les expériences sur la production moderne de bioénergie durable qui favorise aussi la sécurité alimentaire ; créer un secteur de la bioénergie moderne, dynamique et durable qui favorise la croissance économique, le développement rural et la lutte contre la pauvreté. Le Programme de la CEDEAO sur la Petite Hydroélectricité 72 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Le Programme de la CEDEAO sur la Petite Hydroélectricité a été adopté par le Conseil des Ministres de la CEDEAO en juin 2013, et vise à contribuer à un meilleur accès aux services énergétiques modernes, abordables et fiables en créant un environnement propice aux investissements et au développement du marché de la petite hydroélectricité dans la région de la CEDEAO. Entre 2013 et 2018 les objectifs spécifiques du programme suivant seront atteints : au moins six pays de la CEDEAO auront amélioré leur cadre juridique (impact de réduction de la pauvreté de la petite hydroélectricité présent dans leur cadre juridique, définition de tarif de rachat, procédure d'autorisation transparente etc.) ; les États Membres de la CEDEAO intègrent la petite hydroélectricité dans leurs scénarios, leurs documents de planification et les allocations budgétaires ; les initiatives et projets nationaux sur la petite hydroélectricité comptent de plus en plus sur l'expertise locale du secteur public et privé (avec un soutien international limité). Au moins 1 000 experts sont formés. les lignes directrices de qualité sont utilisées et la qualité des propositions de projets de petite hydroélectricité et études de faisabilité sont améliorées. les outils de planification et toutes les autres publications concernant la petite hydroélectricité sont disponibles sur le site Web du CEREEC. un minimum de 35 projets supplémentaires de petite hydroélectricité par an sont développés jusqu'au niveau d’étude de faisabilité. La construction de 50 projets a commencé. Plus de financement est mobilisé, plus de projets peuvent être développés. au moins 10 entreprises ont éyé créées pour fournir divers services liés au développement de la petite hydroélectricité (la planification, l'exploitation, la réparation, etc.). les critères de durabilité et de compensation de la biodiversité seront inscrits dans la planification et la construction de petites centrales hydroélectriques. Le Programme d'Electrification Rurale de la CEDEAO La mise en œuvre du Programme d'Electrification Rurale de la CEDEAO se fera sur la base des quatre piliers principaux du programme de travail du CEREEC : soutien aux politiques (P) ; développement des Capacités (C) ; développement des Projets et Financement (D) ; gestion des Connaissances (K). Ces quatre piliers sont largement interconnectés et leur importance pour le développement de programmes au niveau du CEREEC est qu’ils permettent de planifier en prenant en compte tous les aspects nécessaires à une mise en œuvre réussie. Une initiative possible doit inclure des mécanismes politiques, des initiatives de renforcement des capacités, promouvoir le développement et le financement de projets spécifiques et la gestion des connaissances appropriées, en commençant par la sensibilisation et le partage des connaissances. Les principales activités qui seront entreprises par l'initiative d'électrification rurale impliquent d’ : 1. aider les États membres à mettre en place l'environnement propice et le cadre institutionnel pour les mini-réseaux. 73 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin soutenir les Etats Membres en matière d'analyse et de planification de l'électrification rurale par le Système d’information Géographique (SIG) soutenir l'identification des approches nationales personnalisées pour l'électrification rurale soutenir la mise en place du cadre institutionnel et législatif approprié promouvoir un environnement propice à la participation du secteur privé promouvoir la politique régionale sur l'électrification rurale 2. renforcer les capacités en matière de gestion durable, d’exploitation et de maintenance des systèmes existants assistance technique et formation entrepreneuriale pour renforcer les capacités de fabrication locale de composants mentorat pour les entrepreneurs appui aux activités préparatoires de projets appui aux gouvernements dans la mobilisation de fonds appui direct à la mise en œuvre par la facilité EREF Le Programme de la CEDEAO sur l'intégration du genre dans l’accès à l'énergie (CEDEAO-GEN) Le Programme de la CEDEAO sur l'intégration du genre dans l’accès à l'énergie (CEDEAO-GEN) a été créé dans le contexte suivant : le potentiel des femmes, dans la région de la CEDEAO, en tant que producteurs et fournisseurs de services énergétiques, est sous-utilisé et habiliter les femmes à contribuer de manière significative dans la mise en œuvre des politiques régionales adoptées en matière d’ efficacité énergétique et d’ énergies renouvelables est nécessaire pour la réalisation des objectifs d’énergie durable pour tous (SE4ALL) en Afrique de l'Ouest. En outre, le programme est fondé sur les principes de la politique du genre de la CEDEAO qui souligne la "nécessité d'élaborer des politiques et des programmes visant à fournir des sources d'énergies alternatives qui pourraient contribuer à la santé des femmes et également d'alléger leur temps de travail». Pour stimuler le développement des initiatives dirigées par des femmes d'affaires dans le secteur de l'énergie, CEREEC, grâce à l'appui de l'Agence espagnole pour la coopération internationale et du développement (AECID), a établi/fondé/créé le Fonds des femmes d'affaires de la CEDEAO. La CEREEC collaborera avec les États membres afin d'identifier et de soutenir, à travers le fonds, les projets énergétiques innovants mis en œuvre par les groupes de femmes et les associations. En plus de cela, la CEREEC aidera les États membres à établir des fonds semblables dans leurs pays respectifs Le Programme Solaire Thermique de la CEDEAO L'objectif global du Programme Solaire Thermique (SOLTRAIN) en Afrique de l'Ouest est de contribuer au changement d'un approvisionnement en énergie à base de combustibles fossiles vers un système d'approvisionnement énergétique durable, fondé sur les énergies renouvelables en général, mais sur la base d l’énergie solaire thermique en particulier. L'ensemble du projet sera coordonné par le CEREEC et la mise en œuvre technique par l’AEE INTEC en collaboration avec huit partenaires institutionnels de sept pays de l’Afrique de l’Ouest (le Cap Vert, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et la Sierra Leone). Le programme de renforcement des capacités et de démonstration du solaire thermique de la CEDEAO vise donc à supprimer les barrières existantes de sensibilisation, les obstacles politiques, technologiques, et de capacités qui limitent le déploiement de l'énergie solaire thermique dans les pays de la CEDEAO. Le programme contribuera également à accroître la stabilité du réseau et à'économiser les réserves nationales d'électricité vu que les systèmes solaires thermiques permettront de réduire considérablement le stress sur les réseaux électriques, grâce à l’utilisation d’énergie solaire . Le programme est lié aux objectifs des politiques régionales 74 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin en matière d'Energies Renouvelables et d’Efficacité Energétique adoptés par la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO en 2013. Les politiques régionales considèrent le solaire thermique comme une technologie durable à moindre coût et fixent des objectifs spécifiques pour son utilisation, afin de répondre aux besoins d'eau chaude sanitaire et industrielle de la région. Les objectifs de SOLTrain Afrique de l'Ouest sont : le renforcement des capacités par des cours de formation des formateurs théoriques et pratiques dans les universités et les écoles polytechniques sélectionnées dans le domaine du chauffage solaire de l'eau et le séchage solaire thermique Identifier, surveiller, analyser et améliorer les systèmes solaires thermiques existants avec les institutions partenaires (information pratique). support technique des producteurs locaux. concevoir et installer des systèmes solaires thermiques sur les institutions partenaires à des fins d'enseignement et de démonstration. les institutions partenaires vont offrir des formations aux entreprises nationales, aux installateurs, aux producteurs et aux autres institutions de formation dans leurs pays. l'installation de 200 systèmes de démonstration dans les institutions sociales comme les écoles et les hôpitaux concus par les institutions partenaires et installés par des praticiens nationaux formations pour les intervenants administratifs, politiques et financiers dans chaque pays installation d’un centre de test pour le solaire thermique dans l'un des pays Le Plan Directeur des Moyens de Production et de Transport d’Energie Electrique de la CEDEAO La Politique d’Energies Renouvelables de la CEDEAO est basée sur un scénario d’énergies renouvelables qui est totalement complémentaire à la stratégie de production de la CEDEAO et des produits nationaux classiques, à la fois comme une contribution significative à la production d'électricité en vrac et comme une contribution en vigueur à l'accès universel à l'énergie pour les zones rurales. Projets d'être développés dans le cadre de la génération de puissance d'énergie renouvelable doivent être mis en œuvre par la CEREEC. Le plan directeur des moyens de la Production et du Transport d’ Energie Electrique de la CEDEAO approuvé en septembre 2011, prévoit 30 projets de production d'électricité sélectionnés comme projets d'énergie prioritaire régionaux d'une capacité totale de 10,3 GW et un coût de 18 milliards de dollars (€ 15 milliards). La majeure partie de ces nouvelles capacités de production et de transport devrait être disponible ? de 2017 à 2019. Les projets sélectionnés sont basés principalement sur l'hydroélectricité de grande taille (21) avec 7 093 MW, sur le gaz naturel (3) avec 1 300 MW, sur le charbon (2) avec 1 075 MW et sur les énergies renouvelables (4) avec 800 MW. Il faut noter que certains projets sont déjà retardés, et que , par conséquent, le scénario proposé ne pourra probablement pas être réalisé comme prévu. Cela aurait de graves conséquences pour les pays et les pays importateurs s’appuyant sur les nouvelles grandes centrales hydroélectriques. Dans ce contexte, les technologies de RE pourraient assumer des rôles plus compétitifs. Les tableaux ci-dessous montrent les listes de projets (production et transport) destinés à la mise en œuvre régionale ou en tant que projets régionaux prioritaires : Tableau 1 : PROJETS REGIONAUX PRIORITAIRES DE PRODUCTION D’ELECTRICITE Projet Regional Capacité Production Annuel Cout Anné de Mise en d’Energie Service Centrale à Charbon 875MW 2532 Millions US $ 2016 75 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin de Sendou (Sénégal) Centrale 140 MW 565 GWh 329 Millions $ 2017 Hydroélectrique de Gouina Interconnexion Kayes (Mali)-Tambacounda (Sénégal) Parc Eolien ( 200 MW 318 Millions $ 2021 Sénégal- Gambie) Centrale Hydroélectrique de Boureya (OMVS) – Badoumbé (OMVS) – Balassa (OMVS) et Koukoutamba (OMVS) 1. Badoumbé 2. Balassa 70 MW 3. Boureya 181 MW 410 GWh 197 Millions $ 2017-2019 4. Koukoutamba 160 MW 401 GWh 171 Millions $ 2017-2019 (Mali) 281 MW 455 GWh 373 Millions $ 2021 455 GWh 404 Millions $ 2019-2021 Centrale 240 MW- 3 x 80 MW 946 GWh 267 Millions $ 2015 Hydroélectrique de Kaléta (Guinea) Centrale 128 MW- 4 x 32 MW 402 GWh 433 Millions $ 2017 Hydroélectrique de Sambangalou (Guinée) Centrale 93.3 MW 243 GWh 112 Millions $ 2012 Hydroélectrique de Digan (Guinéé) Centrale 515 MW 2518 GWh 796 Millions $ 2017-2019 Hydroélectrique de Souapiti (Guinée) 76 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Centrale 300MW 1435 GWh 377 Millions $ 2019-2021 Hydroélectrique d’Amaria (Guinée) Centrale 291MW 720 GWh 298 Millions $ 2012 Hydroélectrique de Grand Kinkon (Guinée) Centrale 135 MW 528 GWh 214 Millions $ 2019-2021 Hydroélectrique de Kassa (Guinée/Sierra Leone) Centrale 66 MW 435GWh 383 Millions $ 2015 Hydroélectrique de Mount Coffee (Liberia) Centrale 400 MW – 1560GWh 1560 GWh 520 Millions $ 2017-2019 Hydroélectrique de – 520 M$ Bumbuna (Sierra Leone) Centrale 60 MW 350GWh 170 Millions $ 2013 Hydroélectrique de Félou (Mali) Project Solaire de 150 150MW - 549 M$ 549 Millions $ 2019-2021 MW (Mali) Centrale 225 MW 912 GWh 578 Millions $ 2021 Hydroélectrique de Tiboto (Côte d’Ivoire) Centrale 90 MW 374 GWh 156 Millions $ 2017-2029 Hydroélectrique de Fomi (Guinée) Centrale 270MW 1120 GWh 620 Millions $ Hydroélectrique de Soubré (Côte d’Ivoire) Centrale thermique de 400 MW 356 Millions $ 2014 Aboadze (Ghana) Centrale 147 MW 366 GWh 333 Millions $ 2017 Hydroélectrique d’Adjaralla (Togo) Central de cycle 450 MW 401 Millions $ 2021 77 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin combiné au Togo (Togo) Central thermique de 450 MW 401 Millions $ 2014 Maria Gleta (Bénin) Projet Solaire 150 150MW 549 Millions $ 2017-2019 MW (Burkina Faso) Centrale 2600MW 11214 GWh 4000 Millions $ 2019-2021 Hydroélectrique de Mambilla (Nigeria) Centrale 700 MW 3019 GWh 1077 Millions $ 2017-2019 Hydroélectrique de Zungeru (Nigeria) Parc Eolien de 300 300 MW 477 Millions $ 2021 MW (Nigeria) Central a Charbon de 200 MW 573 Millions $ Salkadamna (Niger) Table 2 : PROJET REGIONAUX PRIORITAIRES DE TRANSPORT D’ELECTRICITE ET D’INTERCONNEXION Projet Longueur de la Ligne de Coûts Anné de Mise en Service transmission Interconnexion Kayes 280 km 65 Millions $ 2019 (Mali) –Tambacounda (Sénégal) pour l'évacuation de la centrale de Gouina (Mali) Ligne 225kV double terne Linsan (Guinée) - Manantali (Mali) 131 Millions $ 1er terne : 2017-2019 ; 2eme terne : 2019-2021 Renforcement du tronçon Manantali-Bamako- 151 Millions $ Sikasso (Mali) Ligne 225kV Bolgatanga(Ghana) – Bobo Diolasso (Burkina 78 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Faso)- 742 Km 230 Millions $ 2015 Bamako(Mali) Boucle OMVG 225 kV 1677 Km 576.5 Millions $ 2017 entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée- Bissau et la Guinée Renforcement du tronçon 141 Millions $ 2012 ouest de l’OMVG (seconde ligne) Ligne CLSG 225 kV 1060 km 430 Millions $ 2015 double terne Second terne de la ligne 1060 km 69 Millions $ 2017-2019 « CLSG» 225kV Ligne 225kV Ségou (Mali) 370 km 175 Millions $ 2012 - Ferkessédougou (Côte d’Ivoire) Ligne 225kV Buchanan 400 km 100 Millions $ 2019-2021 (Libéria) –San Pedro (Côte d’Ivoire) Ligne 225kV Linsan-Fomi 1350 km 550 Millions $ 2017-2029 – Fomi-Nzerekoré – Fomi-Bamako Ligne 225kV double terne 380 km 111 Millions $ 2019-2021 Fomi(Guinée) -Boundiali (Côte d’Ivoire) Renforcement de la ligne 196 km 69 Millions $ 2017-2019 225kV Soubré- Taabo (Côte d’Ivoire) Ligne 225 kV Bolgatanga 206 km 74 Millions $ 2013 (Ghana)–Ouagadougou (Burkina Faso) Ligne 330 kV entre 640 km 240 Millions $ 2017-2019 Prestea et Bolgatanga (Ghana) 79 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin Ligne 330 kV entre 832 km 540 Millions $ 2017-2019 Niamey (Niger)- Birnin Kebbi (Nigeria)- Malanville (Bénin)- Ouagadougou (Burkina Faso) Réseau 760 kV à travers 2700 km 2000 Millions $ 2019-2021 le Nigéria Projet « Dorsale Médiane 713 km 238 Millions $ 2019-2021 » 330kV Lignes double terne 330 120 km 39 Millions $ 2021 kV Sakete (Bénin) - Omotosho (Nigeria) Ligne 225kV 190 km 72 Millions $ 2019-2021 Salkadamna-Niamey (Niger) LE GAZODUC OUEST AFRICAIN (WAGP) Le projet de West African Gas Pipeline est un système international de transport de gaz qui transportera le gaz naturel propre, fiable et pas cher du Nigeria vers les clients au Bénin, au Togo et au Ghana. La proposition pour un pipeline de gaz naturel à travers l'Afrique de l'Ouest a été faite en 1982 par la Commission de la CEDEAO CEDEAO comme un objectif clé économique régional. La Banque mondiale a entrepris une étude qui a confirmé en 1992 la viabilité d'un pipeline de gaz naturel sur la base de vastes réserves de gaz naturel du Nigeria et des besoins énergétiques régionaux. Le plan a fait appel à à Chevron et à ses partenaires pour construire une ligne en mer 620-miles capable d'acheminer initialement 180 millions de pieds cubes de gaz nigérian par jour pour la vente aux centrales électriques et d'autres grands utilisateurs de gaz au Ghana, au Togo et au Bénin. Les principaux objectifs du plan directeur du gazoduc étaient : d’ encourager Royal Dutch Shell et Chevron à puiser dans une vaste ressource qui depuis le début de la production de pétrole dans les années 1960 a été gaspillée dans le processus de brûlage des gaz associés connu sous le nom de torchage. de fournir une source d'énergie économique dans une région privée d'électricité, en servant de système international de transport de gaz qui acheminera le gaz naturel propre, fiable et bon marché du Nigeria vers les clients au Bénin, au Togo et au Ghana.l’intégration économique et politique régionale Foster qui souteint la croissance économique, et en particulier le développement du marché de l'électricité en Afrique de l'Ouest. 1.1 Accord sur le projet 80 Plan d’Actions National des Energies Renouvelables du Bénin En 2000, les quatre pays concernés ont signé un accord intergouvernemental pour un cadre fiscal et règlementaire harmonisé pour la construction transfrontalière et l'exploitation du gazoduc. Les quatre nations et les pays d'Afrique de l'Ouest Pipeline Company (WAPCo) ont signé un accord de projet international (API) pour le développement du pipeline en 2003. La construction de la GAO a donc commencé en 2005 et en 2008, (la construction du gazoduc avait rempli et) le gaz a été introduit dans le pipeline. 1.2 L'avantage du projet Le projet est la solution de la sous-région pour apporter l'énergie nécessaire pour la croissance économique et tout en respectant l’environnement pour le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Pour résoudre les problèmes d'accès de l'énergie dans la sous-région, le GAO vise à atteindre les avantages suivants : assurer un approvisionnement à long terme d’un carburant abondant, propre et relativement moins cher du Nigeria au Ghana, au Togo et au Bénin ; le transfert des connaissances et des compétences techniques vers les agences publiques concernées, des consultants locaux, les entrepreneurs et leurs employés dans les quatre pays employer plus de 100 personnes qualifiées de la sous-région, sur la base d’une sélection concurrentielle. Ce nombre a été bien supérieur pendant la construction offrir un nouveau niveau de coopération régionale et l'intégration économique pour renforcer la stabilité régionale sous les auspices de la CEDEAO servir de catalyseur pour l'investissement direct étranger dans les pays du projet fournir des producteurs nigérians bénéficiant de revenus supplémentaires provenant de la vente de gaz associé à WAPCo pour fournir chacun des quatre pays avec des avantages fiscaux directs fournir en gaz les trois pays bénéficiaires avec des gains de carburant améliorer l'environnement régional en substituant le gaz naturel aux carburants moins désirables. Cela permettra également la réduction de torchage du gaz au Nigeria, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et de servir de tremplin dans les efforts de lutte contre la déforestation. 1.3 Mise en œuvre du projet La phase initiale de la mise en œuvre du projet a été achevée en 2008 reliant principalement un pipeline off- shore de Alagbado (Nigeria) à Takoradi (Ghana). La mise en service de l'oléoduc a commencé fin novembre 2008. Le gaz a été introduit dans le gazoduc offshore le 6 décembre 2008 à Takoradi (Nigeria). La mise en service sut un succès le 14 décembre 2008. La construction de la régulation et de la station de mesure de Takoradi a été achevée. 1.4 Les perspectives d'avenir Le projet a la perspective d'être prolongée de Takoradi au Ghana au Sénégal. Ce sera principalement un projet de développement off-shore et cela augmentera les projets d'électricité et de production et de distribution affectés à la région dans le plan directeur. 81