Priorités Résiliences Pays (PRP) 2016-2020
Made 2016 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Country
- Burkina Faso
- Subjects
- Agricultural and rural development, Livestock, Environment, Food and nutrition, Land and soil, Water
- Keywords
- agro-forestry, pastoralism, policy/planning, poverty, irrigation, sustainable development, water shortage/drought, animal production, hazards, risk assessment/management, desertification, climate change, food security, nutrition, social protection, early warning system, public health, governance, access-to-information, food fortification, water supply
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PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 4 SOMMAIRE SigleS et abréviationS…………………………………………………………………....6 résumé exécutif……………………………………………………………………………………9 i. introduction………………………………………………………………………..10 1.1. Bref rappel de la genèse de l’alliance…………………………………….10 1.2. déroulement du processus de dialogue inclusif au Burkina faso..…………………….…………………………………………….…….12 ii. revue et analySe deS racineS profondeS deS cauSeS de l’inSécurite alimentaire et nutritionnelle………………………....14 2.1 facteurs structurels de l’insécurite alimentaire et nutritionnelle…………………………………………………………………..14 2.2 facteurs conjoncturelles de l’insécurite alimentaire et nutritionnelle………………………………………………………………...…20 2.3 aperçu des actions déjà envisagées par le Burkina faso……………21 iii. ciblage et zoneS prioritaireS………………………………………….....…44 3.1 description / caractérisation des ciBles prioritaires (ménages, familles vulnéraBles)………………………………………………………........44 3.2. répartition géographique des populations vulnéraBles…………...47 iv. contenu deS prioritéS réSilience payS (prp-agir)……………………48 4.1 strategies resilience sur 20 ans………………………………………….........48 4.2 ciBles et zones prioritaires du prp……………………………………….......49 4.3 oBjectifs des prp-agir………………….………………………………………......50 4.4 resultats attendus des prp-agir……………………………………………....50 4.5. cadre logique des prp-agir du Burkina faso…………………………......51 4.6. financement des prp-agir du Burkina faso……………………………......56 v. mécaniSme de miSe œuvre deS prp-agir du burkina faSo……….....57 5.1. mécanisme de pilotage des prp-agir du Burkina faso……………....…57 5.2. mécanisme de coordination des prp-agir du Burkina faso….....……58 5.3. rôles respectifs des divers acteurs dans la mise en œuvre des prp-agir du Burkina faso……………………………………………………59 vi. evaluation deS riSqueS deS prp-agir du burkina faSo ………….…61 vii. bibliographie……………………………………………………………………..…62 viii. annexeS…………………………………………………………………………………63 8.1. situation de référence des indicateurs clés……………………......……63 8.2. carte générale des zones de moyens d’existence (zome) au Burkina faso…………………………………………………………….......……63 8.3. zones de moyens d’existence (zome) au Burkina faso…………….......64 8.4. arrêté portant mise en place de l’équipe technique nationale......67 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 5 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 6 SIGLES ET ABREVIATIONS acf action contre le faim agir alliance globale pour la résilience au sahel et en afrique de l’ouest agr activités génératrices de revenus agvsan analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition alg autorité de développement intégré du liptako gourma anje alimentation du nourrisson et du jeune enfant apfr attestation de possession foncière rurale arv anti rétro viraux cilss comité permanent inter etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel cnsa conseil national de sécurité alimentaire conasur conseil national des secours d’urgence et de réhabilitation core/sfr comité régional de sécurisation foncière en milieu rural cpf confédération paysanne du faso cra chambres régionales d’agriculture craddt commission régionale d’aménagement durable du territoire crsa comité régional de sécurité alimentaire csfva comprehensive food security and vulnerability analysis dgess direction générale des etudes et des statistiques sectorielles eds enquête démographique et de santé efsa emergency food security assessment eicvm enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages faarf fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes fao organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture fap femmes en âge de procréer fcfa franc de la communauté française d’afrique (1euro = 655,957fcfa) fape fonds d’appui à la promotion de l’emploi feWs net famine early Warning systems network fiaB fédération nationale des industries de l’agroalimentaire et de transformation du Burkina fasi fonds d’appui au secteur informel hea household economy approach = analyse de l’economie des ménages (aem) himo haute intensité de main d’œuvre insd institut national des statistiques et de la démographie mag malnutrition aigüe globale mahrh ministère de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques masa ministère de l’agriculture et de la sécurité alimentaire massn ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale mats ministère de l’administration territoriale et de la sécurité mcg malnutrition chronique meaha ministère de l’eau, des aménagements hydrauliques et de l’assainissement medd ministère de l’environnement et du développement durable mena ministère de l’education nationale et de l’alphabétisation mics multiple indicators cluster survey mrah ministère des ressources animales et halieutiques mrsi ministère de la recherche et de l’innovation nasan nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition omd objectifs du millénaire pour le développement opa organisation professionnelle agricole pam programme alimentaire mondial pnas politique nationale d’action sociale pndd politique nationale de développement durable pnds plan national de développement sanitaire pnps politique nationale de protection sociale pnrst politique nationale de recherche scientifique et technologique pnsan politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle pnsfmr politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 7 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 8 pnsr programme national du secteur rural pnud programme des nations unies pour le développement ptf partenaires techniques et financiers rgph recensement général de la population et de l’habitat rpca réseau de prévention des crises alimentaires sap système d’alerte précoce scadd stratégie de croissance accéléré et de développement durable se/cnsa secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire sfr service foncier rural sisa système d’information sur la sécurité alimentaire smart standardized monitoring and assessment for relief and transitions sns stock national de sécurité alimentaire sonagess société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire sp/cnps secrétariat permanent du conseil national de la protection sociale sp/conasur secrétariat permanent du conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation sp/conedd secrétariat permanent du conseil national de l’environnement et du développement durable sp/cpsa secrétariat permanent de la coordination des politiques sectorielles agricoles spai sous-produit agro industriel spong secrétariat permanent des organisations non gouvernementales sun scaling up nutrition ue union européenne uemoa union economique et monétaire ouest africain unicef fonds des nations unies pour l’enfance usaid united states agency for international development vads volontaires adjoints de sécurité vamu vulnérabilité alimentaire en milieu urbain zome zones de moyens d’existence RESUME EXECUTIF le Burkina faso a engagé le processus de dialogue inclusif pour l’élaboration des priorités résilience pays dans le cadre de l’alliance globale pour la résilience agir-sahel et afrique de l’ouest en mars 2014. l’équipe technique nationale pluridisciplinaire et multi-acteurs mise en place par arrêté ministériel, a permis de coordonner l’analyse des causes profondes des crises alimentaires et nutritionnelles au Burkina faso à travers la lecture croisée des politiques et programmes existants. ces travaux d’analyse ont permis de formuler les priorités résilience pays (prp-agir) du Burkina faso pour les cinq prochaines années. la vision des prp – agir du Burkina faso est la suivante : « A l’horizon 2035, la pauvreté des populations burkinabés et la vulnérabilité de leurs moyens de subsistance sont réduites de moitié, et elles jouissent d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable ». la réalisation de cette vision sera effective à travers la mise en œuvre successive de plans quinquennaux. les prp-agir cibleront le renforcement de la résilience de 10 872 289 individus à l’horizon 2025, dont 50% pour les 5 prochaines années, soit 5 500 000 personnes environ, réparties sur l’ensemble du territoire. en prenant en compte les politiques, programmes et projets en cours, ainsi que l’ampleur de la vulnérabilité et de la pauvreté des populations, les concertations ont permis de dégager des priorités d’interventions pour le renforcement de la résilience des ménages et des familles. ces priorités, au nombre de quatorze (14), sont regroupées selon leurs natures, autour des quatre piliers de l’alliance identifiées comme des composantes, les priorités étant elles-mêmes des sous composantes à partir desquelles seront développées plusieurs activités. les priorités résilience pays (prp-agir) du Burkina faso sont conçues pour renforcer la résilience des populations vulnérables, à travers (i) la dynamisation des politiques et stratégies pro-résilience existantes, (ii) l’identification et la mise en œuvre de nouvelles politiques et stratégies pro-résilience. elles constituent un outil d’opérationnalisation de la scadd et se déclinent en 4 piliers/compo santes. de façon spécifique, les prp-agir du Burkina faso devront permettre au terme des 5 ans (i) de restaurer et de renforcer les moyens d’existence et de protection sociale des plus vulnérables ; (ii) de renforcer la nutrition des ménages vulnérables ; (iii) d’améliorer durablement la production alimentaire, les revenus des ménages vulnérables et leur accès aux aliments ; (iv) de renforcer la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle. d’un coût global de 640, 609 milliards de francs cfa, les prp-agir seront financés par l’etat et ses partenaires au développement, les collectivités locales, le secteur privé, les organisations de la société civile, les ong et association de développement, les organisations professionnelles et les bénéficiaires près de 269,339 milliards de francs cfa ont été mobilisés soit un gap de 371, 270 milliards de francs cfa (58%) à rechercher. la mise en œuvre des priorités résiliences du Burkina faso va s’appuyer sur le mécanisme de dispositif du conseil national de sécurité alimentaire (expérimentée sur la conduite des mesures d’urgence), qui sera renforcée en compétences de pilotage d’actions de développement et élargi le cas échéant aux acteurs de la santé, de la nutrition, de l’action sociale, de l’éducation nationale, des infrastructures et du désenclavement. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 9 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 10 I. INTRODUCTION 1.1. Bref rappel de la genèse de l'alliance 1.1.1 les origines de l’alliance réunis à Bruxelles le 18 juin 2012 lors d’une consultation de haut niveau sur la crise alimentaire dans le sahel, les décideurs politiques sahéliens et ouest-africains et leurs partenaires de la commu nauté internationale se sont entendus sur le caractère chronique et structurel des facteurs sous-tendant les crises alimentaires et nutritionnelles qui affectent la résilience des ménages et familles les plus vulnérables. ils ont convenu de construire ensemble l’Alliance globale pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest (AGIR). la finalité de cette initiative à long terme est de mettre définitive ment fin au cycle de la faim et de la malnutrition. pour concrétiser ce partenariat, des consultations ont été menées dans le cadre du club du sahel et de l’afrique de l’ouest, avec l’ensemble des parties prenantes. les partenaires techniques et financiers se sont réunis à nouveau à Bruxelles le 23 juillet 2012, les organisations régionales sahéliennes et ouest-africaines le 10 septembre 2012 à abidjan, les producteurs agricoles, la société civile et le secteur privé le 22 octobre 2012 à ouagadougou. les 7 et 8 novembre 2012, toutes les parties prenantes se sont retrouvées à paris pour discuter du contenu d’une feuille de route de l’alliance. le 6 décembre 2012 à ouagadougou dans le cadre de la 28ème réunion annuelle du réseau de prévention des crises alimentaires (rpca), les parties prenantes de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (gouvernements sahéliens et ouest-africains, organisations inter gouvernementales, partenaires techniques et financiers bi- et multilatéraux, agences des nations unies, organisations paysannes, de producteurs agricoles et d’éleveurs, de la société civile et du secteur privé, organisa tions non gouvernementales, etc.) ont alors scellé l’Alliance globale pour la résilience au Sahel et Afrique de l’Ouest et ont à l’occasion, adopté une déclaration commune. suite à l’adoption de la feuille de route en avril 2013, les parties prenantes se sont accordées pour définir la résilience comme «La capacité des ménages, des familles et des systèmes vulnérables à faire face à l’incertitude et au risque de choc, à résister au choc et à y répondre efficacement, ainsi qu’à récupérer et à s’adapter de manière durable». cette définition invite à conjuguer dans une même démarche les réponses structurelles de développement à long terme et celles humanitaires à court terme. 1.1.2 les objectifs et les catégories prioritaires visées par l’alliance l’objectif global de l’alliance est de « réduire structurellement et de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle en accompagnant la mise en œuvre des politiques sahéliennes et ouest-africaines ». d’ici 20 ans, l’alliance vise l’objectif «faim zéro», à savoir l’éradication de la faim et de la malnutrition. s’appuyant sur les priorités de l’agenda régional de sécurité alimentaire et nutritionnel, l’alliance est centrée autour de quatre piliers stratégiques : l pilier 1 : améliorer la protection sociale des communautés et ménages vulnérables pour une sécurisation de leurs moyens d’existence l pilier 2 : renforcer la nutrition des ménages vulnérables, l pilier 3 : améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus des plus vulnérables et leur accès aux aliments, l pilier 4 : renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. les catégories de ménages visées par l’alliance sont: l agriculteurs vulnérables mal connectés au marché, souvent en insécurité foncière, exposés aux aléas climatiques, confrontés à la dégradation continue des ressources naturelles et aux problèmes d’accès aux services sociaux de base, services agricoles (y compris ceux financiers), disposant de faibles opportunités de diversification, et engloutis dans le cercle vicieux de la pauvreté et de l’endettement, l agro-pasteurs ou pasteurs, ainsi que les pêcheurs artisanaux, confrontés aux mêmes contraintes et risques que les agriculteurs vulnérables, et faisant aussi face l’érosion de leur capital productif (cheptel) ou de la ressource halieutique, l travailleurs pauvres en milieux urbain et rural, confrontés au manque et à la précarité de l’emploi et exposés au risque d’exploitation par les réseaux criminels et terroristes. dans ces trois catégories de ménages, un accent particulier devrait être porté sur les franges les plus vulnérables suivantes: i) enfants de moins de cinq ans; ii) femmes enceintes et mères allaitantes ; iii) femmes chef de ménage ; iv) personnes âgées ; v) personnes vivant avec le vih ; vi) personnes handicapées ; vii) personnes réfugiées, déplacées, rapatriées, retournées, etc. au terme de l’accomplissement de l’alliance, les indicateurs d’impacts escomptés sont : l prévalence de la malnutrition chronique globale (enfant de moins de 5 ans) inférieure à 20% ; l pourcentage de populations structurellement vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ; l indice globale de résilience des ménages (notamment ceux dirigés par les femmes), familles et communautés vulnérables. 1.1.3 les principes cardinaux de l’alliance la mise en œuvre de l’alliance est basée sur les principes suivants : l principe 1: compréhension commune de la résilience et du fil conducteur de l’approche pour y parvenir, notamment l’harmonie et la complémentarité entre les réponses à l’urgence (réponse aux chocs conjoncturels) et celles structurelles de développement. l’approche résilience implique trois éléments fondamentaux à savoir (i) lier les efforts humanitaires et de développement pour accroitre la résilience des ménages, familles et communautés PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 11 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 12 vulnérables ; (ii) aborder dans une même démarche les causes des crises alimentaires et nutritionnelles aigues et celles chroniques en aidant les ménages vulnérables à accroitre leurs revenus, accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base et à construire un patrimoine en renforçant durablement leurs moyens d’existence ; (iii) aider les ménages, familles vulnérables à sortir progressivement du cercle vicieux de la pauvreté et des crises ali mentaires et nutritionnelles chroniques. l principe 2 : ciblage prioritaire des ménages vulnérables : aider les ménages, familles vul nérables à sortir progressivement du cercle vicieux de la pauvreté et des crises alimentaires et nutritionnelles chroniques. l principe 3 : coordination intersectorielle et subsidiarité. à toutes les échelles et à toutes les étapes, promouvoir une approche intersectorielle inclusive et participative d’intervention im pliquant étroitement toutes les composantes sectorielles contribuant à la résilience : agriculture, élevage et pêche, environnement, affaires sociales, nutrition-santé, hygiène-eau assainissement, gestion des risques de catastrophes. 1.2. Déroulement du processus de dialogue inclusif au Burkina Faso pour mettre en œuvre l’alliance au Burkina faso, les actions organisationnelles ci-après ont été réalisées : l mise en place du cadre de dialogue et de pilotage du processus par arrêté ministériel n° 2014-012/masa/caB du 28 février 2014 portant création, attribution, composition et fonctionnement de l’equipe technique nationale de l’alliance globale pour la résilience au sahel et en afrique de l’ouest (etn-agir). l’etn-agir comprend les acteurs étatiques (masa, medd, mrah, meaha, mrsi, mena, mats, ms, massn, se/cnsa, sp/conasur, sp/cpsa), les collectivités territoriales (amBf), les organisations professionnelles agricoles (cpf), la société civile (spong), le secteur privé rural (fiaB) et les partenaires techniques et financiers (unicef, ue, allemagne). (cf. annexe 7.4). l organisation d’un atelier national de lancement le 20 mars 2014 à ouagadougou, avec la participation effective des acteurs clés ci-après : l’etat (masa, medd, marh, meaha, mrsi, ms, mena, massn), le secrétaire exécutif du cilss, le représentant du commissaire de l’uemoa, les ptf (coopération allemande; ue ; usaid ; unicef ; fao ; coopération Belge ; Boad ; alg), le représentant de la cellule technique régionale (ct-agir), les membres de l’etn-agir, les représentants du secteur privé rural, les représentants des organisations des producteurs, les représentants de la société civile (chambre d’agriculture, roppa, quelques ong, évoluant dans le domaine de la sécurité alimentaire), les représentants des collectivités territoriales. l elaboration et mise en œuvre d’une feuille de route pour cadrer les activités du processus dont : analyse intégrée des politiques et programmes, atelier technique pour l’élaboration du premier draft du prp-agir, organisation d’ateliers thématiques par axe prioritaire, afin de définir les indicateurs clés et la table des résultats, les coûts et le plan de financement, le cadre institutionnel de mise en œuvre, rédaction de la version provisoire du document de prp-agir, organisation d’ateliers régionaux d’appropriation et de validation du document de prp-agir, organisation de l’atelier national de validation du document de prp-agir. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 13 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 14 II Revue et analyse des racines profondes des causes de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle la sécurité alimentaire des ménages est affectée par des facteurs structurels et conjoncturels qui contribuent à accroitre leur vulnérabilité : l la première catégorie regroupe la dégradation des ressources naturelles, l’insécurité foncière, le niveau technique des exploitants, leur niveau d’équipements agricoles et la qualité de ces équipements, l’état de pauvreté des populations, l les facteurs conjoncturels de l’insécurité alimentaire sont relatifs aux variations annuelles de la pluviométrie, à l’impact de certaines catastrophes naturelles (les maladies, les attaques phytopathologiques, la déprédation des cultures…), aux défaillances des marchés, aux tensions sociales. 2.1. Les facteurs structurels de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle 2.1. les facteurs structurels affectant la disponibilité des aliments l la désertification et les changements climatiques le phénomène des changements climatiques se manifeste au Burkina faso par la baisse tendancielle du volume et de la qualité de la pluviométrie, limitant les performances des espèces végétales et animales et remettant en cause les traditionnelles méthodes et techniques de production. les inondations qui ont frappé le pays, ces dernières années, sont révélatrices des effets des changements climatiques au Burkina faso. elles entraînent régulièrement, le déplacement de nombreuses populations des localités touchées, avec leur corollaire de problèmes humanitaires. elles sont également, à l’origine d’importantes pertes économiques. en outre, on observe1 une tendance à l’aridification du climat au nord, par une diminution de la période de croissance végétale de 20 à 30 jours et le déplacement des isohyètes d’environ 100 km vers le sud par rapport aux années 60. l la dégradation de la ressource sol l’agriculture du Burkina faso est caractérisée par une faible productivité due entre autre à la baisse continue de la fertilité des sols. la pauvreté naturelle des sols en éléments minéraux de base (azote, potassium et phosphore) est aggravée par la pratique d’une agriculture extensive utilisant très peu d’engrais organiques et minéraux. l’état de dégradation est lié non seulement aux caractéristiques intrinsèques du sol mais aussi aux facteurs climatiques (ci-dessus décrits), anthropiques, socioéco nomiques et politiques. la progression de la dégradation des terres au Burkina faso est comprise entre 105 000 à 250 000 ha par an (scadd). 1 sp/conedd; troisième rapport sur l’état de l’environnement au Burkina faso ; décembre 2010 l le faible niveau d’organisation et de formation des producteurs. la volonté politique de promouvoir des organisations propres aux producteurs a été affirmée dès les années 1970 avec la mise en œuvre de la politique de développement communautaire. a la faveur des réformes économiques et institutionnelles entreprises au début des années 90, une dynamique nouvelle du monde rural a abouti à la constitution de plusieurs organisations de producteurs, dont 40 000 organisations paysannes de base régies par la loi 014/an/99 du 15 avril 1999 recensées en 2009. cette profusion d’organisations professionnelles a conduit à la formation de groupements, d’unions, de fédérations et de confédérations, dont notamment (i) la fédération nationale des groupements naam (fngn), et la confédération paysanne du faso (cpf). les organisations faîtières occupent une place très importante dans l’appui conseil du monde rural et contribuent pour beaucoup à la sécurité alimentaire du pays. afin d’améliorer leur efficacité, l’etat a adopté un cadre règlementaire pour l’organisation et la professionnalisation du secteur rural. ainsi, les chambres régionales d’agriculture (cra) ont été mises en place et constituent l’organisation faitière suprême regroupant tous les professionnels du développement des filières agro-sylvo-pastorales. cependant, en dépit des efforts fournis et des évolutions qu’elles ont connues, les organisations professionnelles agricoles connaissent des difficultés de gouvernance et restent marquées par une faible capacité à résoudre les problèmes majeurs en amont et en aval de la production. très peu ont en effet la capacité de fournir des services économiques à leurs membres, tels que l’approvisionne ment en intrants et en équipements, la commercialisation et la valorisation des produits. l la faiblesse du réseau de services de vulgarisation et d’appui-conseil agricoles plusieurs facteurs ont influencé la vulgarisation et l’appui conseil au niveau national dont les principaux sont2 : (i) le gel des recrutements intervenu suite au programme d’ajustement structurel dans le secteur agricole (pasa) qui a entraîné le rétrécissement du réseau d’encadrement au niveau de l’ensemble des services de vulgarisation des ministères du développement rural ; (ii) la faiblesse des financements des services de vulgarisation qui contribue à l’affaiblissement du système de vulgarisation publique. l le faible développement de l’agriculture irriguée sur un potentiel de 233 500 hectares de terres irrigables et 500 000 ha de bas-fonds facilement aménageables, seulement, 9% de ces terres sont aménagés et exploités, ce qui fait que l’agriculture irriguée ne représente que 0,6% des terres cultivées au Burkina faso (pnsr). l l’insécurité foncière la situation foncière en milieu rural au Burkina faso est caractérisée par : la compétition accrue et conflictuelle entre acteurs pour le contrôle et l’exploitation des terres et des ressources naturelles, PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 15 2 Burkina faso; ministère de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques ; snvaca- décembre 2010 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 16 la poursuite, voire l’intensification dans certaines régions, des migrations agricoles et des transhumances pastorales, le développement d’un processus de concentration des terres au niveau d’entrepreneurs ruraux dénommés agro businessmen ou nouveaux acteurs, la faible efficacité des mécanismes juridiques et institutionnels de gestion foncière et de gestion des conflits en milieu rural. la maîtrise de la question foncière rurale apparaît donc comme une urgente nécessité, et c’est pourquoi elle est traitée comme une priorité politique par les autorités publiques compétentes. l la faible intensification des productions végétales l’agriculture burkinabè est faiblement intensifiée et par conséquent, peu productive. les traits caractéristiques de cette faible intensification des productions végétales en particulier sont les suivants : la proportion des superficies ayant bénéficié de labour est passée d’environ 25% en 1993 à environ 55% en 2007. cet accroissement est toutefois lié à celui des superficies exploitées pour la production de coton, la dose brute d’engrais à l’hectare, toutes cultures confondues, est passée de 12 kg en 1993 à 40 kg en 2005. mais dans la même période, la dose brute d’engrais appliquée sur les céréales a évolué de 7 kg/ha à 24 kg/ha, seulement 15% des superficies bénéficient de semences de variétés améliorées, et cette proportion s’explique essentiellement par le fait que la quasi-totalité des semences de coton sont sélectionnées. les superficies sous céréales n’utilisent en moyenne que 2% de semences améliorées, le matériel agricole recensé lors du recensement général de la population et de l’habitat (rgph, 2006) à travers le module agricole est constitué de tracteurs, de charrues, de charrettes, et de motopompes. un ménage possède un matériel agricole lorsqu’il dispose d’au moins un des matériels ci-dessus cités. le taux d’équipement est estimé à 44% au niveau national, soit 630.338 ménages qui possèdent au moins un matériel agricole. l la faible intensification des productions animales les principales caractéristiques de l’élevage burkinabé sont : un cheptel numériquement important et diversifié, mais avec une faible productivité : l’insécurité alimentaire du bétail, la persistance de certaines affections, et la faible maîtrise des techniques de production expliquent la faible productivité et compétitivité de l’élevage au Burkina faso. la production laitière par vache est d’environ 110 litres de lait par lactation de 180 jours alors qu’en production intensive, elle peut atteindre au moins 800 litres en 300 jours. le poids moyen carcasse est actuellement de 113 kg pour le bovin, 8kg pour les caprins, 9kg pour les ovins et 29kg pour les porcins. la productivité numérique bovine est actuellement de 0,5 et celle des ovins de 0,99 (pnsr) ; des systèmes d’élevage essentiellement extensifs et très vulnérables aux conditions clima tiques dominées par la transhumance ou l’association agriculture-élevage, aux côtés desquels se développent progressivement des systèmes d’élevage améliorés, semi-intensifs et spéciali sés dans les zones péri urbaines. l la faible intensification des productions halieutiques les ressources halieutiques et aquacoles constituent de grandes potentialités de la majorité des zones susceptibles d’être érigées en pôles de croissance. la production halieutique qui est pour l’essentiel basée sur la capture contribue à la résilience des populations vulnérables notamment des femmes. cependant, un certain nombre de défis entravent l’intensification des productions halieutiques dont l’insuffisance de la semence piscicole, l’exploitation non-durable des ressources (surexploitation), la faible organisation des acteurs, l’insuffisance des aménagements et le faible équipement des exploitants. l le faible développement des infrastructures de stockage et de conservation les techniques et les infrastructures de stockage et de conservation post-récoltes sont peu dévelop pées et peu performantes, réduisant ainsi la compétitivité des exploitations et des filières agricoles. les pertes post récoltes peuvent atteindre 30% pour les céréales. l l’insuffisance de la fluidité et du fonctionnement des marchés les données de différentes études indiquent qu’en 2010, le taux de mise en marché des produits est très faible avec environ 6 à 9% pour les céréales (mil, sorgho, maïs, riz et fonio) et 40% pour les cul tures de rente. la transformation demeure encore embryonnaire et dominée par des unités artisanales et semi-industrielles. le système d’information sur les marchés reste peu efficace. les principaux défis à relever sont: (i) l’accroissement de la part de la production agricole mise sur le marché, en la faisant passer à 20% pour les céréales et à 80% pour les produits de rente; (ii) l’adoption et le res pect des normes de qualité, (iii) l’accès au financement et (iv) la modernisation des exploitations agricoles. l la forte incidence de la pauvreté le Burkina faso est classé au rang de 181ème sur 187 pays selon l’indice du développement humain (idh) 2014 publié par le pnud, et l’incidence de la pauvreté est estimée à 43,9% de la population (eicvm 2010). les principales caractéristiques de la pauvreté sont les suivantes : la pauvreté monétaire : les populations du Burkina faso sont majoritairement pauvres. en 2003, pour un seuil de pauvreté de 82 672 fcfa, l’incidence globale de la pauvreté a été de 46,4%. les résultats de l’enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages (eicvm) réalisée en 2010, font ressortir un repli de l’incidence de la pauvreté de 2,5 points de pourcen tage par rapport à 2003. ainsi donc, 43,9% de la population vit en-dessous du seuil courant de pauvreté, estimé à 108.454 fcfa. l’analyse selon le milieu de résidence fait ressortir que la pauvreté est essentiellement rurale. en effet, en milieu rural, 50,7% des populations vivent en-dessous du seuil de pauvreté contre 19,9% en milieu urbain. les régions les plus touchées par la pauvreté rurale sont celles du nord (68,1%), de l’est (62,2%) et de la Boucle du mouhoun (56%). PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 17 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 18 la pauvreté non monétaire : en plus de la pauvreté monétaire, les populations font également face à un important déficit social, perceptible dans plusieurs domaines. il s’agit de : 3 electricité : l’accès à l’électricité reste globalement faible au Burkina faso avec un taux moyen de 13,9% entre 2007 et 2009, avec toutefois des disparités entre le milieu urbain (46%) et le milieu rural (2%) ; 3 eau potable et assainissement : le taux d’accès à l’eau potable en 2012 était de 63 % en milieu rural et 84 % en milieu urbain. en matière d’assainissement, le taux d’accès était de 27% en milieu urbain et moins de 5% en milieu rural. ces faibles taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement augmentent les risques des maladies diarrhéiques et infectieuses ; 3 education, enseignement secondaire et supérieur, alphabétisation: le taux brut de scolarisation au primaire, est passé de 48,7% à 76% entre 2000 à 2010. en ce qui concerne l’enseignement secondaire, le taux de scolarisation est passé de 11,4% à 22,2% durant la même période cette progression a eu un effet sur l’enseignement supérieur qui a également connu une croissance sensible de l’offre. toutefois, avec 330 étudiants pour 100 000 habitants en 2008/2009, ces niveaux restent parmi les plus bas de la sous-région. le taux d’alphabétisation quant à lui est de 28,7% et demeure l’un des plus faibles au monde (insd-rgph, 2006) ; 3 Santé : l’état de santé de la population est caractérisé par une morbidité et une mortalité qui se situent parmi les plus élevées au monde. en effet, la mortalité infanto-juvénile est estimée à 129 pour 1000 naissances et la mortalité néonatale à 28 pour 1000 naissance vi vantes. la mortalité infanto-juvénile est plus élevée en milieu rural (156%) qu’en zone ur baine (104%). en outre, le taux de mortalité maternelle était de 341 pour 100000 naissances en 2010. les causes obstétricales directes sont responsables d’environ 80 pour cent de ces décès. l la forte croissance démographique le Burkina faso comptait 15.730.977 habitants en 2010 avec un taux de croissance démographique forte de 3,1% par an (insd). les principales caractéristiques de cette population composée de 52% de femmes et 48% d’hommes sont (i) sa jeunesse (les jeunes de moins de 15 ans représentent 47%), (ii) sa ruralité (77% vivent en milieu rural) et (iii) son fort taux d’analphabétisme. les projections démographiques prévoient 18 450 494 habitants en 2015 et 21 510181 d’habitants en 2025 ; ce qui engendre le risque que d’énormes ressources soient consacrées à des investissements sociaux, au détriment des investissements productifs (SCADD). 2.1.2. les facteurs structurels liés à l’utilisation des aliments (la nutrition) au plan nutritionnel, l’analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (agvsan) indique que : la situation nutritionnelle reste préoccupante avec des taux de malnutrition qui restent proches des seuils critiques de l’oms3. ainsi en 2014, le taux de malnutrition chronique était de 29,1% et plus d’un million d’enfants sont touchés par ce type de malnutrition dont les conséquences sont irréversibles et affectent significativement leurs capacités de résilience dans les années à venir. toujours en 2014, la prévalence de la malnutrition aiguë est de 8,6% dont 1,7% représente la malnutrition aiguë sévère. en outre, la prévalence de l’insuffisance pondérale est de 20,1% et est plus importante dans les régions du sahel, du nord, de l’est et du sud-ouest. les carences en micronutriments sont extrêmement courantes au Burkina faso. elles sont ma joritairement représentées par les carences en vitamine a, en iode, et en fer. en particulier, l’anémie souvent due à une déficience alimentaire entrainant un manque de fer touche 87,8% des enfants de 6-59 mois et 94,2% des enfants de 6-23 mois ainsi que 48,8% des femmes en âge de procréer ; entre 2009 et 2012, les régions avec les plus forts taux de malnutrition aigüe étaient le sahel, le nord, l’est, mais aussi le centre-nord. en 2014, le retard de croissance est le plus prévalent dans le sahel, l’est, le sud-ouest, les cascades et le nord, et l’insuffisance pondérale a la plus forte prévalence dans le sahel, le nord, l’est et le sud-ouest ; la sous-nutrition est liée à des causes sous-jacentes multifactorielles qui peuvent être classés en trois grands ensembles : alimentation, soins à l’enfant et santé incluant l’assainissement, eux même associés à des facteurs sociaux, économiques et politiques. un enfant atteint un état nutritionnel optimal quand il bénéficie des pratiques maternelles de soins et d’hygiène appropriées et quand il a accès à une alimentation abordable, diversifiée et riche en éléments nutritifs et à des services de santé adaptés, dans un environnement sain comprenant notamment l’eau potable, l’assainissement et de bonnes pratiques d’hygiène. . 2.1.3. les facteurs structurels liés au dispositif de pilotage de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le pilotage de la sécurité alimentaire est assuré par le conseil national de sécurité alimentaire (cnsa). le cnsa est présidé par le premier ministre et ses membres sont : l’etat, la société civile et les partenaires techniques et financiers (ptf). il est structuré au niveau central en organe d’orien tation (assemblée générale), en organe technique (comité technique), en organe d’exécution (se-cnsa), en structures déconcentrées aux niveaux régional, provincial, départemental et villageois (conseils régionaux, provinciaux, départementaux et villageois de sécurité alimentaire). pour l’accomplissement de ses missions, le se-cnsa bénéficie de l’appui de structures spécialisées qui animent et gèrent les outils et/ou instruments d’intervention. il s’agit de (i) la direction générale des etudes et des statistiques sectorielles (dgess) responsable du système d’information sur la sécurité alimentaire et de l’alerte précoce, (ii) le conseil national des secours d’urgence et de réhabilitation (conasur), gestionnaire du plan national d’organisation et de coordination des secours d’urgence et de réhabilitation (pnocsur), et (iii) la société nationale de gestion du stock de sécu rité alimentaire (sonagess), chargée de la gestion du stock national de sécurité alimentaire (sns). pour assurer la mise en œuvre des activités d’évaluation et de réponses planifiées par le dispositif, un certain nombre d’outils ont été mis en place dont (i) le plan national d’organisation et de coordi nation des secours d’urgence et de réhabilitation (volet sécurité alimentaire) ; (ii) le plan de réponse ; PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 19 3 les seuils critiques de l’oms en matière de malnutrition chronique est de 30%, de malnutrition aiguée est 10% et de l’insuffisance pondérale est de x% PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 20 (iii) le système d’information sur la sécurité alimentaire (sisa) et (iv) le fonds d’appui à la sécurité alimentaire (fasa) géré par le ct-cnsa. l les faiblesses relevées au niveau de ce dispositif national de sécurité alimentaire et nutritionnelle sont : inadéquation de l’ancrage institutionnel, faible capacité d’analyse (moyens humains et financiers), faible pertinence des outils de collecte et de capitalisation, difficultés d’identification, de ciblage et d’accès des zones et groupes vulnérables, faible participation des acteurs nationaux (etat & privés) au financement, difficultés de coordination. 2.2. Les facteurs conjoncturelles de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle 2.2.1 les aléas climatiques le pays subit de façon cyclique des perturbations météorologiques à l’origine de sècheresses et d’inondations. elles se traduisent par (i) une baisse de la production agricole qui s’accompagne le plus souvent d’une hausse mécanique du prix des denrées sur les marchés de consommation qui affectent en priorité les ménages les plus vulnérables, sensibles aux variations des prix des produits alimentaire, (ii) des pertes importantes en infrastructures publiques et logements, en superficies agricoles, et en vies humaines. 2.2.2 les maladies et les attaques de ravageurs sur les cultures les maladies et ravageurs (oiseaux granivores, rongeurs, chenilles, sautereaux, etc.) des cultures causent des dégâts considérables, pouvant engendrer dans certains cas des pertes en production s’élevant à plus de 30% de la production des ménages agricoles. ces pertes sont aggravées en cas d’invasion acridienne. 2.2.3 les fluctuations saisonnières des prix des denrées alimentaires compte tenu du faible développement des chaines de valeurs, les prix des denrées agricoles subissent de fortes fluctuations saisonnières liées à la période de récolte (septembre à décembre) où les prix sont très bas, et tout au long du reste de l’année où la demande est généralement supérieure à l’offre. en raison de leur précarité économique, les ménages vulnérables vendent souvent leurs produits au moment des récoltes, lorsque les prix sont au plus bas, pour répondre à des besoins immédiats, et sont obligés de les racheter plus tard, lorsque les prix sont élevés et que leurs stocks domestiques sont épuisés. ils tombent ainsi dans un engrenage de paupérisation conduisant à la misère. l’enclavement de certaines zones aggrave cette situation. 2.2.4 les conflits sociaux les populations chroniquement vulnérables dépendent fortement des ressources naturelles pour leur subsistance. ces ressources subissent toutefois une pression croissante due à des pratiques non du rables d’utilisation, à la pression démographique, à l’évolution des schémas migratoires et aux chan gements climatiques. il en résulte des conflits sociaux, des facteurs d’aggravation de l’insécurité alimentaire et la précarité des ménages vulnérables. l’insécurité foncière demeure également une source de conflit social. 2.2.5 les catastrophes d’ordre médico-sanitaire : épidémies, épizooties, etc. ces catastrophes sont imprévisibles et très handicapantes lorsqu’elles surviennent. les ménages vulnérables en sont plus durement impactés et tombent dans l’indigence. les épizooties constituent le type de catastrophe d’ordre médico-sanitaire les plus fréquents pour les ménages vulnérables au Burkina faso. en effet, le cheptel est confronté à de nombreuses pathologies dont certaines, (périp neumonie contagieuse bovine, maladie du newcastle, la peste porcine africaine, les pasteurelloses des petits ruminants) occasionnent des pertes économiques très importantes et constituent de ce fait, un véritable frein au développement de l’élevage. a titre d’exemple, la maladie de newcastle occasionne une mortalité annuelle d’environ 80% de volailles équivalant à une perte de plus de 30 milliards de francs cfa (pnsr). 2.2.6 autres facteurs conjoncturels d’autres facteurs non moins importants concourent à l’aggravation de la vulnérabilité des populations, notamment l’orpaillage (destruction des champs, dégradation de l’environnement, la déscolarisation, les maladies, l’indisponibilité de la main d’œuvre agricole etc.), l’extension des villes (dépossession des champs) et les conflits homme/faune (destruction des productions), les feux de brousses, la faible diversification des sources de revenus des populations vulnérables. 2.3.Aperçu des actions déjà envisagées par le Burkina Faso en rappel, l’alliance globale pour la résilience (agir), est centrée sur quatre piliers qui sont : l pilier 1 : améliorer la protection sociale des communautés et ménages vulnérables pour une sécurisation de leurs moyens d’existence, notamment à travers l’appui aux cadres stratégiques de protection sociale, aux réserves de sécurité alimentaire et aux mécanismes locaux de solidarité face aux crises alimentaires et nutritionnelles ; l pilier 2 : renforcer la nutrition des ménages vulnérables, notamment l’appui à la mise en œuvre de programmes de filets sociaux ciblés sur la nutrition, l’accès aux services sociaux de base (éducation, hygiène-eau-assainissement, prévention et soins de santé, planning familial, etc.), ainsi que la promotion de bonnes pratiques sanitaires et nutritionnelles ; PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 21 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 22 l pilier 3 : améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus des plus vulnérables et leur accès aux aliments , avec une priorité sur (i) les investissements agricoles ciblés sur les exploitants familiaux vulnérables, les agro-pasteurs et les pasteurs, en facilitant notamment l’accès équitable à la sécurité foncière et aux marchés ainsi que le développement des infrastructures, des sources de crédit, et des instruments de gestion du risque agricole ; (ii) la gestion durable des ressources naturelles ; (iii) la diversification, la promotion d’emplois et autres sources de revenus en milieu rural et urbain ; l pilier 4 : renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle , avec une attention particulière sur (i) l’appui au dispositif d’information et d’alerte précoce ; (ii) l’appui aux programmes d’adaptation au changement climatique et le renforcement des capacités en matière de réduction des risques de catastrophe; (iii) la gouvernance en matière de stratégies de population-développement, de « genre », de prévention et gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources naturelles; (iv) le renforcement des capacités de pilotage et de mise en œuvre des programmes des etats, des organisations inter-gouvernementales, de la société civile et du secteur privé; (v) l’appui au rpca et à la mise en œuvre de la charte pour la prévention et la gestion des crises alimentaires; et (vi) l’appui à la recherche-action, à l’innovation et à l’anticipation. compte tenu des multiples facteurs de vulnérabilité qui exposent les populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnel chronique, l’etat, avec l’appui de ses partenaires au développement, a pris des mesures de riposte à travers la définition de politiques, de programmes, de projets, et d’allocation de ressources. ainsi, en rapport avec les quatre piliers de l’alliance, la synthèse des principales actions en cours sont présentée dans les lignes qui suivent. 2.3.1 actions contribuant au pilier 1 de l’alliance 2.3.1.1 politiques et stratégies en cours en matière de promotion, de protection sociale et de la solidarité l la politique nationale de protection sociale (pnpS) l’objectif global poursuivi par la pnps est de contribuer au changement qualitatif des conditions de vie de toutes les couches sociales par (i) le développement de mécanismes adéquats de prévention et de couverture des risques majeurs et de gestion des chocs et (ii) l’extension de l’assurance sociale à toutes les catégories de travailleurs et l’élargissement de la gamme des prestations à tous les risques sociaux. de façon spécifique, il s’agira de : améliorer les mécanismes de transferts sociaux pour les plus pauvres et les plus vulnérables, améliorer l’accès des populations pauvres et des groupes vulnérables aux services sociaux de base, promouvoir et garantir une sécurité de l’emploi et l’accès à un revenu minimal aux populations, améliorer et étendre la couverture sociale aux travailleurs des secteurs informel et formel, améliorer la gouvernance en matière de protection sociale, renforcer les capacités de tous les acteurs. l Stratégie nationale de la promotion et de protection des personnes handicapées (Sn-3ph) la sn-3ph a pour objectif général de contribuer à la protection et à la promotion des personnes handicapées au Burkina faso. de façon spécifique, il s’agira de : protéger les personnes handicapées par la prise en charge de leurs besoins en matière de santé, d’accès aux infrastructures, à la communication et à l’information, promouvoir les personnes handicapées à travers l’éducation, le développement des opportunités économiques et la participation à la vie politique et sociale en vue de leur autonomisation. l la politique nationale d’actions sociale (pnaS) l’objectif général de la pnas est d’assurer la protection et la promotion sociale des groupes sociaux spécifiques et marginalisés et créer les conditions favorables à une consolidation de la solidarité au sein des populations. elle a pour objectifs spécifiques (i) améliorer les conditions de vie des familles, (ii) promouvoir la culture de la solidarité nationale, (iii) assurer la protection et la promotion des groupes spécifiques, (iv) contribuer à la lutte contre le vih/sida, (v) renforcer les capacités institutionnelles. l la politique nationale de la jeunesse du burkina faso (pnJ-bf) 2014-2023 la jeunesse constitue pour le Burkina faso, dans le contexte de la mondialisation économique, sociale et politique, une ressource précieuse, une force et un potentiel énorme de développement (compte tenu de leur poids numérique, leur force physique, leur esprit d’innovation, leur prédisposition au changement). cependant, cette jeunesse est confrontée à de multiples problèmes et défis majeurs qui entravent son épanouissement et freinent sa participation active au développement. face à cette situation et dans l’optique de lever ces contraintes, le Burkina faso s’est doté en 2008, d’une première politique nationale de jeunesse dont l’objectif général visait à assurer le bien-être des jeunes en faisant d’eux les acteurs et les bénéficiaires du développement national. la nouvelle politique nationale de la jeunesse du Burkina faso (pnj-Bf), pour la période 2014-2023 s’inscrit dans la consolidation des acquis de la décennie écoulée et asseoir les bases durables de la participation de sa jeunesse au développement socio-économique. cinq (5) objectifs stratégiques sous-tendent la politique nationale de la jeunesse. ce sont : l accroître les opportunités d’emplois, d’insertion socio-économique et d’autonomisation des jeunes ; l promouvoir l’accès des jeunes à un enseignement et à une formation techniques et professionnels (eftp) de qualité ; l améliorer l’accès des jeunes aux services de santé et à la protection sociale ; l renforcer les canaux de dialogue, d’écoute des jeunes et leur participation au développement et aux sphères de décision. l renforcer le dispositif d’appui, de planification, de partenariat et de coordination du secteur de la jeunesse. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 23 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 24 l politique nationale de l’emploi l’élaboration de la politique nationale de l’emploi procède d’une volonté forte du gouvernement, qui est celle de trouver des solutions innovantes et audacieuses au chômage des jeunes. la politique nationale de l’emploi répond à l’urgence et à la nécessité de forger des instruments d’analyse et des outils de décision susceptibles d’inscrire dans le temps les actions à mener afin de réduire de façon substantielle le chômage et la pauvreté. la politique nationale de l’emploi est un cadre conceptuel et pratique de toutes les interventions nationales dans le domaine de l’emploi. son objectif principal est d’accroître les opportunités d’emplois décents afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté au Burkina faso. en cela, elle répond au besoin d’améliorer la qualité des emplois sans oublier l’important défi de créer des emplois pour les nouveaux venus sur le marché de l’emploi. elle se fixe quatre objectifs stratégiques que sont: l créer un lien entre la politique de l’emploi et les autres politiques nationales ; l renforcer la dynamique de la création d’emplois ; l améliorer l’employabilité ; l améliorer l’organisation et le fonctionnement du marché du travail. l la politique nationale de l’enseignement et la formation technique et professionnelle la politique nationale d’eftp s’inscrit dans un contexte de réforme du système éducatif qui repose entre autres sur le principe d’obligation et de gratuité scolaires qui couvre la tranche d’âge de 6 à 16 ans et de restructuration dans le sens d’une meilleure intégration d’une part des ordres d’enseignement, et d’autre part, des sous-systèmes formel et non formel. la finalité de cette politique est d’élever le niveau de connaissances et de compétences de la population active et, plus particulièrement des jeunes, pour favoriser leur insertion dans les emplois d’aujourd’hui et les métiers porteurs de demain afin de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté. l’atteinte de la finalité que se fixe la politique nationale d’eftp engage à faire les choix stratégiques pertinents et cohérents ci – après : l mise en œuvre d’une diversité de parcours et de dispositifs publics et privés de développement des compétences ; l évolution d’une logique d’offre de formation à une logique de demande de formation ; l mise en œuvre des mécanismes d’accompagnement à l’emploi et à l’auto-emploi ; l institution de cadres ou dispositifs nationaux de reconnaissance des compétences acquises de manière formelle, non formelle et informelle l conduite d’une action conséquente de mise à niveau des professionnels dans le secteur de l’artisanat et de l’industrie ; l contribution à la formation en nombre suffisant des producteurs ruraux d’une part et d’autre part d’ingénieurs et de techniciens ; l mise en place de mécanismes de financement soutenable et durable à travers des partenariats de cofinancement public/privé/ptf l adoption d’un système de pilotage global cohérent et partenarial 2.3.1.2 politiques et stratégies en cours en matière d’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables : le plan national de développement sanitaire le plan national de développement sanitaire (pnds) découle de la politique sanitaire nationale dont le but est de contribuer au bien-être des populations. l’objectif général du plan est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations. les objectifs intermédiaires en matière d’amélioration de l’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables sont : l accroitre l’utilisation des services de santé et de nutrition de qualité en faveur de la population en général et des groupes spécifiques en particulier l renforcer les attitudes et les pratiques individuelles, familiales et communautaires favorables à la santé l réduire les mortalités et morbidités dues aux maladies transmissibles et non transmissibles. l rendre disponibles les produits de santé (médicaments, vaccins, produits médicaux et technologies) dans 95% des cas à tous les niveaux ; l assurer la disponibilité d’informations sanitaires de qualité à tous les niveaux ; l assurer l’accessibilité financière des populations aux soins essentiels de santé. 2.3.1.3 politiques et stratégies en cours en matière d’amélioration de l’accès aux services d’éducation pour les personnes vulnérables : le pdSeb le programme de développement stratégique de l’education de Base (pdseB) pour la période 2012 – 2021 a pour objectif global de contribuer à «former un citoyen responsable, créatif, producteur, ayant le sens des valeurs universelles et doté de compétences nécessaires pour soutenir le développement économique et social du pays ». pour atteindre cet objectif, les interventions seront centrées autour des actions suivantes : développement du préscolaire, réalisation de l’enseignement primaire universel en 2021, suppression du goulot d’étranglement entre le primaire et le post primaire (général et technique, formel et non formel) avec une équité fille/garçon, accélération de l’alphabétisation avec pour ambitions, d’une part, l’élimination de l’analphabétisme et d’autre part, l’alphabétisation/formation des jeunes et des femmes. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 25 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 26 Tableau 1 : Synthèse des projets et programmes en cours en matière de promotion de la protec tion sociale et de la solidarité au Burkina Faso. en termes de leçons apprises en matière de promotion de la protection sociale et de la solidarité, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence les bonnes pratiques suivantes : subventions aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence (sonu), gratuité des consultations prénatales et des soins de santé pour les enfants de 0 à 5 ans, subventions aux contraceptifs, existence de mécanisme de transferts sociaux aux ménages et aux personnes pauvres et vulnérables. 2.3.2 les actions contribuant au pilier 2 de l’alliance l la politique nationale de nutrition la pnn a pour but de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations. pour atteindre cet objectif, les actions spécifiques de la pnn sont entre autres : réduire la morbidité et la mortalité dues à la malnutrition protéino - énergétique et aux carences spécifiques, réduire la prévalence des maladies chroniques non transmissibles liées à la nutrition, améliorer l’offre de services en matière de nutrition dans les formations sanitaires, assurer la sécurité sanitaire et la qualité nutritionnelle des aliments, renforcer la coordination et la collaboration intra et intersectorielles en matière de nutrition, promouvoir la planification familiale. l programme national d’approvisionnement en eau potable et assainissement à l’horizon 2015 (pnaepa) en conformité avec le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (cslp) et les objectifs du millénaire pour le développement (omd) dans le secteur aepa, le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement (pnaepa) a pour objectif de réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes n’ayant pas un accès adéquat à l’eau potable et à l’assainissement en 2005. en milieu rural, les objectifs du pn-aepa sont : l fournir un accès adéquat à l’eau potable à 4 millions de personnes, qui fera progresser le taux d’accès à l’eau potable de 60 % en 2005 à 80 % en 2015 ; l fournir un accès adéquat à l’assainissement à 5,7 millions de personnes, qui fera progresser le taux d’accès à l’assainissement de 10 % en 2005 à 54 % en 2015. en milieu urbain, les objectifs du pn-aepa sont : l fournir un accès adéquat à l’eau potable à 1,8 million de personnes, qui fera progresser le taux d’accès à l’eau potable de 74 % en 2005 à 87 % en 2015 l fournir un accès adéquat à l’assainissement à 2,1 millions de personnes, qui fera progresser le taux d’accès à l’assainissement de 14 % en 2005 à 57 % en 2015. l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène à une échelle significative résultera aussi de la mise en œuvre du pn-aepa. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 27 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 28 Tableau 2 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière d’amélioration de l’état nutritionnel des populations Intitulés Complets Zones d'interventions Objectif Général Période de MO Minist ère Début Fin DPPM : Développement de phytomédicaments à partir de plantes médicinales et de l’ethnomédecine du Burkina Faso Toutes les 13 régions Développer des phytomédicaments (antipaludéens, antimicrobiens, antihypertenseurs) efficaces et élaborer des fiches techniques de vulgarisation à partir des résultats de la recherche sur la pharmacopée traditionnelle au Burkina Faso 2013 2017 MRSI BKF 6129 (PANGV) : Projet d'appui nutritionnel aux groupes vulnérables (appui à la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée) 7 régions : Boucle du Mouhoun, Centre Est, Centre Nord, Centre Ouest, EST, Nord et Sahel Toutes les provinces de ces 7 régions Contribuer à la réalisation des orientations stratégiques du PNDS 2011 - 2020 2010 2015 MS Lutte contre les carences en micronutriments : Fortification des aliments Toutes les 13 régions contribuer à lutter contre les carences en micronutriments 2007 en cours MS Supplémentation en micronutriments: supplémentation en vitamine A et déparasitage Toutes les 13 régions contribuer à lutter contre les carences en micronutriments 2006 en cours MS PNLTDCI : Programme national de lutte contre les troubles dues à la carence en iode Toutes les 13 régions contribuer à éliminer les TDCI 1992 en cours MS PPECMAS : Programme de prise en charge de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 0 à 5 ans Toutes les 13 régions corriger la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de 0 à 5 ans 2007 en cours MS BlanketFeeding 7régions : Boucle du Mouhoun, Centre Est, Centre Nord, Centre Ouest, EST, Nord et Sahel. Toutes les provinces de ces 7 régions Prévenir la malnutrition chez les enfants de 6 à 23 mois 2012 en cours MS Projet REGIS ER composante 3 Santé nutrition hygiène eau assainissement 4 Régions : Nord, Sahel, Centre Nord, Est. 8 provinces à travers ces quatre régions Les objectifs principaux de cette composante sont de contribuer à la réduction de la malnutrition maternelle et infantile à travers la promotion des pratiques optimales 2014 2017 MS Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement à l'horizon 2015 13 régions et toutes les provinces réduire de moitié d’ici à 2015 la proportion de personnes n’ayant pas un accès adéquat à l’eau potable et à l’assainissement en 2005 2006 2015 MEAHA Programme FASO (les Familles obtiennent des acquis durables) composante 2 Santé et nutrition 2 régions : Est et centre – nord ; 3 provinces (Namentenga, Gnagna et Komandjari) L’objectif principal de la composante est d’améliorer la santé et la nutrition du couple mère/enfant 2010 2017 MS Projet ViM (Victoire sur la malnutrition) composante 3 santé et nutrition 1 région : Centre nord 1 province : Sanmatenga L’objectif principal de la composante est de réduire la malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes 2011 2017 MS Plan de passage à l’échelle de promotion des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant 13 Régions Augmenter le taux de pratique de l’allaitement maternelle exclusive chez les enfants de moins de 6 mois et le taux de pratiques d’alimentation minimale acceptable chez les enfants de 6 à 23 mois 2013 2025 MS en termes de leçons apprises en matière d’amélioration de l’état nutritionnel des populations, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence les bonnes pratiques suivantes qui nécessitent d’être renforcées : les centres de récupération nutritionnelle (cren), la prise en charge de la malnutrition aigüe, la promotion des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (anje) notamment l’allaitement maternel exclusif et l’alimentation de complément adéquate, la production de farines enrichies à base de produits locaux, les cantines scolaires, l’enrichissement des aliments de grande consommation en micronutriments notamment les huiles en vitamine a, les farines en fer/acide folique et l’iodation du sel). 2.3.3 actions contribuant au pilier 3 de l’alliance 2.3.3.1 politiques et stratégies en cours en matière de sécurisation foncière en milieu rural l’axe 3 du pnsr est consacré au développement durable et gestion des ressources naturelles et l’action 1 du sous – programme 3- 2 consiste en la mise en œuvre de la politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (pnsfmr). il s’agira de (i) finaliser l’élaboration des textes juridiques d’opérationnalisation de la pnsfmr adoptée par décret n°2007-610/pres/pm/mah rhdu04/10/2007, en vue de leur application effective sur le terrain; (ii) diffuser les textes et les outils relatifs au foncier rural(iii) mettre en place le cadre institutionnel de gestion foncière rurale (agence nationale des terres rurales- antr-et fonds national de sécurisation foncière-fnsf-au niveau central, commissions foncières villageoises et commissions de conciliation foncière villageoise, service foncier rural au niveau de chaque commune rurale, instances locales de concertation foncière au niveau communal ou intercommunal, etc.);(iv) appuyer les communes dans la mise en œuvre de la pnsfmr (renforcement des capacités des acteurs, élaboration des chartes foncières locales, etc.); (v) suivre, évaluer et capitaliser les actions de sécurisation foncière en milieu rural; (vi) appuyer les structures centrales, déconcentrées et les organisations professionnelles et autres acteurs dans le cadre de la mise en œuvre de la pnsfmr ; le sous-programme 3-3 vise à créer un environnement sécurisé et favorable à une production animale durable. sa mise en œuvre devrait permettre de:(i) renforcer le cadre juridique et règlementaire de sécurisation des activités d’élevage;(ii) sécuriser et rendre fonctionnels, les espaces pastoraux; (iii) assurer l’accès durable à l’eau pour les animaux et les activités de production animale; et (iv) mettre en œuvre les mécanismes de prévention et de gestion des crises et vulnérabilités alimentaires du cheptel.. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 29 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 30 Tableau 3 : Synthèse des Projets et programmes encours en matière de sécurisation foncière en milieu rural en termes de leçons apprises en matière de sécurisation foncière en milieu rural, la mise en œuvre de divers projets de sécurisation foncière ont permis de retenir les bonnes pratiques suivantes : mise en place de structures nationales et locales (cona/ sfr, core/sfr, sfr) de mise en œuvre de la loi 034 – 2009 portant sécurisation foncière en rural, délivrance d’attestations de possessions foncières en milieu rural (apfr), immatriculation des terres aménagées par l’etat à son nom, mise à disposition des terres aux exploitants pour une utilisation productive sécurisée soit par cession définitive, soit par baux emphytéotiques. 2.3.3.2 politiques et stratégies en cours en matière de lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques l le programme national du secteur rural (pnSr) l’axe 3 du pnsr contribue entièrement à la lutte contre la désertification et l’adaptation des systèmes de production aux effets des changements climatiques à travers les sous-programmes suivants : (i) gouvernance environnementale et promotion du développement durable, (ii) gestion durable des eaux, des sols et sécurisation foncière en milieu rural, (iii) sécurisation et gestion durable des ressources pastorales, et (iv) développement des productions forestières, fauniques et halieutiques. l la politique nationale de la recherche scientifique et technologique (pnrSt) l’orientation de la pnrSt est de contribuer à l’amélioration de la sécurité et la souveraineté alimentaires par la mise au point de technologies permettant l’accroissement de la productivité agro-sylvo-pastorale, la préservation, le développement et l’exploitation durable des ressources na turelles pour le bien-être des populations. le programme1 intitulé « recherche scientifique et technologique » va générer des connaissances, innovations et technologies permettant entre autres une gestion durable des ressources naturelles. Tableau 4 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière de lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 31 Intitulés Complets Zones d'interventions Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin Projet de Sécurité alimentaire et d’amélioration de la productivité agricole dans les provinces de la Gnagna et de la Komondjoari (SAPA – GK) Région de l’Est : Dix (10) communes des provinces de la Gnagna et de la Komondjari. Contribuer à une amélioration de la fertilité des sols pour une sécurité alimentaire durable des ménages ruraux pauvres dans les provinces de la Gnagna et de la Komondjoari et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement 2012 2015 MASA Sous-programme de la région de la Boucle du Mouhoun du Programme National de Partenariat pour la Gestion Durable des Terres (CPP BMH) Région de la Boucle du Mouhoun : Province des Balés, Banwa, Kossi, Mouhoun, Nayala et Sourou, 47 communes Etablir des systèmes (coordonnés et décentralisés) de gestion durable des terres agro-sylvo-pastorales dans la région de la boucle du Mouhoun en vue de contribuer à la lutte contre la dégradation des terres et la pauvreté au Burkina Faso 2012 2016 MEDD Sous-programme Coordination Nationale du Programme National de Partenariat pour la Gestion Durable des Terres Toutes les provinces Améliorer de manière durable la productivité des ressources rurales par l’utilisation d’une approche intégrée et holistique et permettant au Burkina Faso d’atteindre ses objectifs de développement du millénaire relatifs à l’inversion de la tendance actuelle à la déperdition de ses ressources environnementales. 2010 2024 MEDD Sous-programme de la Région du Centre-Ouest du Programme National de Partenariat pour la Gestion Durable des Terres (CPP RCOS) Région du Centre Ouest : Provinces de la Sissili et du Ziro pour la phase 1 Etablir un système coordonné et décentralisé de gestion durable des terres agro-sylvo-pastorales dans la Région du Centre-Ouest et ce en renforcement de l'objectif global du programme national de partenariat pour la gestion durable des terres (CPP): 2013 2018 MEDD Programme d’appui au secteur forestier (PASF) Toutes les provinces Valoriser durablement les ressources forestières et contribuer au renforcement des bases d’un développement rural durable générateur d’une croissance forte et soutenue du secteur rural en vue de lutter efficacement contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire 2013 2017 MEDD Programme de Lutte Contre l’Ensablement dans le Bassin du Niger, Sous composante Burkina Faso (PLCE-BN) La région du Sahel : Provinces du Séno et de l’Oudalan Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations par le développement et la gestion participative et durable des ressources naturelles du bassin du Niger 2013 2015 MEDD PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 32 Intitulés Complets Zones d'interventions Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin Projet « Réhabilitation du Parc National des Deux Balé » Projet « Réhabilitation du Parc National des Deux Balé » Parc National des Deux Balé (Forêts Classées des Deux Balé et Dibon) et localités riveraines Réhabiliter le parc national des Deux Balé et à le doter d’infrastructures de base pour son développement au plan écologique et socio-économique 2012 2015 MEDD Projet ou programme PANA BKF-PNUD-FEM " Renforcement des capacités pour l'adaptation et pour la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques Toutes les provinces Renforcer la résilience (et la capacité d’adaptation) du Burkina Faso face aux risques liés aux changements climatiques dans le secteur agro-sylvo pastoral. 2009 (14-07 2009) 2013 MEDD Composante 2 « Interventions dans les aires protégées » du Programme d’Appui aux Parcs de l’Entente (PAPE/PNUD) Parc national d’Arly et Réserve de Biosphère Transfrontalière du W Province de la Tapoa Assurer une gestion coordonnée plus efficace et viable au niveau des institutions nationales des aires protégées du complexe WAP et leurs ressources animales et végétales. 202/12/ 011 2014 MEDD « Consolidation de la Gouvernance Environnementale Locale (COGEL) » Régions du Centre-nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun Contribuer à une croissance économique durable et pro-pauvre déclinée d’un des effets de l’UNDAF. 2 011 2015 MEDD «Second Inventaire Forestier National (IFN 2)» Toutes les provinces « participer à la gestion durable des ressources forestières à travers le renforcement des capacités pour la réalisation d'un second inventaire forestier national et la mise en place d’un dispositif national permanent de suivi-évaluation, prenant en compte la décentralisation » 2 010 2014 MEDD Promotion des Foyers énergétiquement efficaces pour la production de dolo Pabré, Saaba, Ziniaré, Zorgho, Kadiogo, Oubritenga, Ganzourgou réduire les gaz à effets de serre, développer un mécanisme d’accès au financement pour la construction des foyers améliorés, développer des grappes d’entrepreneurs, répliquer le projet par le marché carbone. 2 012 2015 MEDD Renforcement de l’information climatique et des systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et de l’adaptation aux changements climatiques au Burkina Faso (SAP-IC) Toutes les provinces Renforcer les capacités de suivi météorologique, climatologique et hydrologique, les systèmes d'alerte précoce et d'information disponibles pour répondre aux conditions météorologiques extrêmes et la planification de l'adaptation au changement climatique au Burkina Faso 2 014 2018 MEDD Projet d'Appui au Développement Durable de la Filière Karité (PADEFKA) Toutes les provinces « promouvoir une gestion durable de l’arbre et des produits du karité afin de contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée pour le développement durable (SCADD) au Burkina Faso » 2014 2018 MEDD Initiative Pauvreté Environnement Phase II (IPE II/BURKINA) Boulgou (Tenkodogo) et Séno (Dori) Boulgou, Séno Appui à l’opérationnalisation des politiques, plans et programmes qui intègrent à la fois les objectifs pauvreté et environnement, genre et changements climatiques dans le but d’améliorer le niveau de revenus et les conditions de vie des populations pauvres des pôles agricoles de Bagré , Samandéni et les zones minières d’Essakane, de Bisa Gold et du sud-ouest. 08-juil 14 2017 MEDD leçons apprises en matière de lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques. la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence: la mise en valeur des savoirs locaux tels que le zaï, la disponibilité de techniques de ces / drs et d’agroforesterie mises au point par la recherche, la promotion des produits forestiers non ligneux. 2.3.3.3 politiques et stratégies en cours en matière de renforcement des capacités des producteurs et des services d’appui-conseils en matière de politiques et stratégies en cours dans le domaine du renforcement des capacités des producteurs et des services d’appui – conseils, il ressort que l’organisation des acteurs du monde rural est traitée dans le pnsr, systématiquement au niveau de tous les sous-programmes. l’accrois sement des capacités techniques des acteurs est également la stratégie privilégiée de la politique nationale de développement durable (pndd). PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 33 Intitulés Complets Zones d'interventions Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin Programme d'Investissement Forestier Boucle du Mouhoun, Centre Sud, Est, Sud Ouest 32 communes rurales pour la plupart Promouvoir les politiques de développement nationales et d’appuyer la définition et la mise en œuvre de processus de gestion des ressources naturelles au niveau des communautés locales dans trente-deux (32) communes au Burkina Faso, pour la plupart rurales, de manière à renforcer les pratiques de développement de proximité durable et à contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des espaces boisés. 2014 2018 MEDD Programme National de Biodigesteurs du Burkina Faso phase 2 Territoire national focus sur les régions des Cascades, Hauts Bassins, Sud ouest, Boucle du Mouhoun, zone péri-urbaine de Ouagadougou L’objectif global du programme National de Biodigesteurs du Burkina Faso phase 2 vise la création d’un secteur permanent et multi-acteurs de construction de Biodigesteurs afin d’améliorer les conditions de vie, d’accroitre de manière durable la production agro-pastorales et de lutte contre la pauvreté. 2014 2019 MRAH Projet Réduction de la vulnérabilité des moyens d’existence dépendant des ressources naturelles dans deux paysages menacés par les effets des changements climatiques au Burkina Faso : le corridor forestier de la Boucle du Mouhoun(BdM) et des zones humides du bassin de la Mare d’Oursi (MdO) » ou « projet EBA/FEM », en abrégé Région de la Boucle du Mouhoun, Région du Sahel Réduire la vulnérabilité des communautés locales aux risques additionnels posés par les changements climatiques et renforcer leur résilience en mettant l’accent sur les secteurs de la gestion des ressources naturelles dans le corridor forestier de la Boucle du Mouhoun et les zones humides du bassin de la Mare d’Oursi. 2015 2017 MERH Projet « Renforcement de l’information climatique et des Systèmes d’alerte précoce en Afrique pour le développement de la résilience et de l’adaptation aux changements climatiques au BF (SAP-IC) » Territoire national Renforcer les capacités de suivi météorologique, climatologique et hydrologique, les systèmes d'alerte précoce et d'information disponibles pour répondre aux conditions météorologiques extrêmes et la planification de l'adaptation au changement climatique au Burkina Faso 2014 2018 MERH PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 34 Tableau 5 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière de renforcement des capa cités des producteurs et des services d’appui-conseils en termes de leçons apprises en matière de renforcement des capacités des producteurs et des services de vulgarisation, l’on retiendra : une liaison entre recherche - vulgarisation - production est indispensable pour une vulgarisation efficace et durable ; la recherche et la vulgarisation/appui conseil ont forcément un coût, que l’etat et les bénéficiaires (producteurs) se doivent de supporter ; la démarche de génération des technologies et des innovations doit prendre en compte (i) une maîtrise de l’identification et de l’expression de la demande par les producteurs eux-mêmes ; (ii) une appropriation de la maîtrise d’ouvrage par les producteurs. 2.3.3.4 politiques et stratégies en cours en matière d’intensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques l le programme national du secteur rural (pnSr) l’axe stratégique 1 est entièrement consacrée à l’intensification des productions agro pastorales à travers les sous programmes (i) développement durable des productions agricoles, (ii) amélioration de la productivité et de la compétitivité des productions animales, (iii) amélioration de la santé animale et de la santé publique vétérinaire, (iv) développement durable de l’hydraulique agricole. Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Minist ère Début Fin PNVACA : Programme National de Vulgarisation et d’Appui Conseil Agricoles 13 régions ; 45 provinces Contribuer au développement du secteur agricole pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et la croissance économique durable par la formation des acteurs impliqués dans le conseil rural, le transfert et la facilitation de l’adoption des technologies et le renforcement de la liaison recherche / développement 2011 2017 MASA PDOP-BF : Programme de Dynamisation des organisations Paysannes au Burkina Faso 13 régions ; 45 provinces Contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle à une croissance économique forte et à la réduction de la pauvreté au Burkina Faso à travers le renforcement des capacités des acteurs. 2011 2018 MAS A PDCPR : Programme de Dynamisation des Centres de Promotion rurale 13 régions ; 45 provinces Contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle à une croissance économique forte et à la réduction de la pauvreté au Burkina Faso à travers le renforcement des capacités des acteurs. 2011 2018 MASA Projet de renforcement des capacités de la FECOPAO (PRCF) Provinces des Balé et du Houet Les coopératives partenaires contribuent à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et à l’augmentation des revenus dans leurs zones d’action respectives par l’accroissement durable et diversifiées des productions Agricoles 2012 2015 MASA Programme de renforcement des Capacités Opérationnelle des Structures de contrôle et d’appui-conseil 13 régions ; 45 provinces Renforcer les capacités des structures de contrôle et d’appui-conseil pour les rendre plus opérationnelles. 2014 2016 MRAH Tableau 6 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière d’intensification des pro ductions agro – sylvo - pastorales et halieutiques PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 35 Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Minist ère Début Fin PIPA : Programme d’Intensification de la Production Agricole 13 régions ; 45 provinces Contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire par un mécanisme d’intensification des exploitations agricoles familiales janv-12 3116/12/ MASA PDCM : Programme de Développement des Cultures Maraîchères 13 régions ; 45 provinces Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural à travers la promotion de la production et de l’utilisation de semences maraîchères de qualité, le renforcement des capacités des acteurs de manière à assurer une plus grande disponibilité des produits maraîchers sur le marché national et international. 2011 2015 MASA PRMA : Programme de Renforcement de la Mécanisation Agricole 13 régions ; 45 provinces Contribuer à la sécurité alimentaire et à la croissance économique par la modernisation des exploitations agricoles familiales 2011 2015 MASA PDMA-SSH (TEAM 9) : Projet de Développement de la Mécanisation Agricole et de Soutien au Secteur Hydraulique 13 régions ; 45 provinces Contribuer à la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion d’un développement durable par l’accélération du processus de mécanisation des exploitations agricoles et l’intensification des activités agricoles. 2008 2015 MASA PADFTR : Programme d’Appui au Développement des Filières Tubercules et Racines 13 régions ; 45 provinces Contribuer au développement des filières porteuses tubercules et racines (igname, patate, manioc) 2012 2017 MASA Projet Résilience et croissance économique dans le Sahel-Croissance accélérée (REGIS AG/USAID) Sahel, Centre Nord et Est Renforcer les chaines de valeurs du Niébé, des petits ruminants et de la volaille dans les zones agro-pastorales et agricoles marginales du Niger et du Burkina Faso 2015 2020 MARH ASA/ USAID PPRP/CHINE : Projet de Production du Riz Pluvial, Phase 3 12 régions 35 provinces Accroître le revenu des riziculteurs et renforcer la sécurité alimentaire 2014 2016 MASA Programme d’appui aux filières agro-sylvo pastorales (PAFASP) 13 régions ; 45 provinces Accroître la compétitivité des filières Agro sylvo-pastorales ciblées sur les marchés nationaux et extérieurs en vue de contribuer à une croissance agricole partagée au Burkina Faso 2007 2014 MASA Projet d’Appui à la Productivité et à la Sécurité Alimentaire (PAPSA) 13 régions ; 45 provinces Améliorer la capacité des petits producteurs à accroître les productions vivrières et à assurer une plus grande disponibilité de ces produits sur les marchés toute l’année 2011 2015 MASA Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) 13 régions ; 45 provinces Contribuer à l’augmentation de la productivité agricole dans les filières majeures du Burkina Faso et qui sont en phase avec les priorités régionales. Aligner les priorités nationales et celles sous - régionales permet de garantir l’effet domino du projet 2012 2016 MASA Projet de développement rural intégré dans le Plateau Central (PDRI/PC) Région du Plateau Centrale Contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural dans la zone d’intervention par la sécurisation et le développement des activités agro-pastorales et halieutiques, en prenant en compte la protection de l’environnement. 2012 2016 MASA PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 36 Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Minist ère Début Fin Programme de Croissance Economique dans le Secteur Agricole (PCESA) Régions de Centre-Est, de l’Est, du Sahel, du Nord, du Centre-Ouest Contribuer à une augmentation de la productivité, des valeurs ajoutés et des revenus agricoles en vue de contribuer à une croissance économique nationale et une réduction de la pauvreté». 2013 2018 MASA Projet de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso (PSAN – BF) Nord, Centre Nord, Sahel, Boucle du Mouhoun, Est Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso et à l’atteinte de l’OMD1 d’ici 2015 2013 2017 MASA AGES : Améliorer la gestion de l’eau dans les systèmes de culture pluviale pour assurer la sécurité alimentaire au Burkina Faso : recherche et valorisation technologique 13 régions ; 45 provinces Contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté au Burkina Faso 2013 2015 MRSI Projet d’hydraulique pastorale 13 régions ; 45 provinces Amélioration de l’accès du bétail à l’eau et aux ressources pastorales. 2008 2016 MRAH Projet d’équipement des producteurs 13 régions ; 45 provinces Faciliter l’accès des acteurs des filières aux équipements et au financement de leur micro projet. 2010 2016 MRA Projet de renforcement des services vétérinaires 13 régions ; 45 provinces Renforcer la sécurité des services vétérinaires 2010 2016 MRA Projet d’amélioration de la Sécurité alimentaire du bétail 13 régions ; 45 provinces Sécuriser l’alimentation des animaux durant toute l’année à travers l’accroissement de la disponibilité de fourrages et d’aliments concentrés de qualité, en vue de répondre aux exigences : i) d’une augmentation de la productivité pour satisfaire une demande croissante en produits animaux, ii) d’une réussite des actions de lutte contre la pauvreté ; iii) d’un renforcement de l’économie nationale. 2014 2016 MRA Renforcement de la gestion des Périmètres Aquacoles d’Intérêt Economiques 11 régions 20 provinces Renforcer les capacités des PAIE pour une gestion durable des grandes pêcheries 2010 2016 MERH Promotion de l’aquaculture 13 régions ; 45 provinces Promouvoir l’aquaculture par la vulgarisation de techniques de production piscicole adaptées au contexte national et rentables. 2009 2016 MERH Projet de Renforcement de l’élevage laitier au Burkina Faso 3 régions 3 provinces Soutenir la consolidation de la politique d'expansion de l'élevage du bétail laitier du Burkina Faso, en visant le développement agricole, la sécurité alimentaire et la génération 2013 2016 MRAH d'emplois et de revenus. Programme National d’Act ions Intégré pour la prévention et le Contrôle de l’Influenza aviaire et humaine au Burkina Faso 13 régions ; 45 provinces Contribuer à l’amélioration de la santé publique et le développement de la filière avicole ; 2014 2016 MRAH Projet d’amélioration de l’élevage du zébu Azawak et de gestion durable des ressources pastorales (Azawak-Ressources Pastorales 6 régions 9 provinces Contribuer au développement durable et à la réduction de la pauvreté dans les zones d’intervention du projet. 2011 2015 MRAH Programme d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel (PRAPS) Hauts Bassins, Cascades, Boucle du Mouhoun, Nord, Sahel, Est Améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans des zones transfrontalières du Mali et du Niger et le long des axes de transhumance et d’améliorer la capacité du Burkina Faso à répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgences 2016 2021 MRA leçons apprises en matière d’intensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques. la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence : l la nécessité de subventionner les intrants agricoles au regard des faibles capacités financières des producteurs, l la nécessité interaction agriculture / élevage. elle permet d’augmenter la productivité et la rentabilité des cultures par l’utilisation accrue du travail et du fumier fournis par les animaux. en outre, une véritable intensification des productions animales nécessitera que l’agriculture burkinabé produise pour nourrir les animaux, l la nécessité de développer l’hydraulique agricole compte tenu de la forte dépendance des productions agro sylvo pastorales des aléas climatiques. 2.3.3.5. politiques et stratégies en cours en matière de développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale le sous-programme 4 de l’axe 1 du pnsr « développement durable de l’hydraulique agricole » du pnsr a pour objectif d’accroître les superficies en maîtrise d’eau en assurant la disponibilité en eaux de surface et souterraine, à travers les actions ci-après : aménagement/réhabilitation des périmètres irrigués et des bas-fonds: les prévisions portent sur l’aménagement de 17000 ha de nouveaux périmètres irrigués et de 35 000 ha de bas-fonds. en outre, environ 1500 ha de terres irriguées seront aussi réhabilités ; développement de petits ouvrages de mobilisation des eaux afin d’améliorer la disponibilité en eau d’irrigation à partir des petits ouvrages de captage et/ou de stockage de l’eau à des fins agricoles, il est prévu la réalisation de: (i)7000 puits maraîchers, (ii)105 boulis, (iii)10000 bassins de captage et/ou de collecte des eaux de ruissellement, (iv) de forages manuels, des PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 37 Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Minist ère Début Fin Projet Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire (PRRIA) Est, Centre Nord et Sahel Minimiser les impacts des sécheresses et de la famine qui dévastent les populations et entravent les progrès économiques et sociaux 2014 2018 MARHASA Programme de sécurité Alimentaire dans l’Est du Burkina Faso Est Contribuer à améliorer la sécurité alimentaire des populations de l’Est du Burkina Faso en développant leurs capacités de résilience face aux changements climatiques et aux aléas économiques 2015 2020 MARHASA Programme de renforcement de la résilience au Sahel (P2RS) Sahel Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté par le renforcement de la résilience des communautés rurales contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle 2014 2019 MARHASA Projet de gestion participative des ressources naturelles et de développement rural (NEER - TAMBA) Nord, Centre Nord et Est Améliorer les conditions de vie et les revenus des populations rurales les plus défavorisées dans la zone du Projet 2014 2018 MARHASA Renforcement de la gestion des Périmètres Aquacoles d’Intérêt Economiques (PAIE) L’ensemble des sites PAIE L’objectif global du projet vise le renforcement des capacités des PAIE pour une gestion durable des grandes pêcheries 2010 2019 MERH Promotion de l’aquaculture 45 provinces Promouvoir l’aquaculture par la vulgarisation de techniques de production piscicole adaptées au contexte national et rentables. 2015 2019 MER H PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 38 bassins de collecte des eaux de ruissellement ainsi que des actions de réhabilitation ; promotion des technologies innovantes d’irrigation. afin de promouvoir l’utilisation d’équi pements appropriés d’exhaure de l’eau pour l’irrigation, il sera acquis 5200 motos pompes et 46000 tubes pvc pour l’irrigation de complément. pour la promotion de la micro-irrigation, un appui sera apporté pour la recherche-développement à travers contrat-plan avec l’inera ; gestion des aménagements hydro-agricoles : il s’agira de renforcer les capacités des exploitants et des collectivités territoriales pour l’auto gestion de périmètres irrigués et des bas-fonds, afin de garantir leur durabilité ; mobilisation des ressources en eau de surface. il s’agira de réaliser 25 nouveaux barrages, et d’en réhabiliter 75 autres, afin de mobiliser l’eau pour l’irrigation, le bétail et les usages domestiques. Tableau 7 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière de développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale Intitulés Complets Zones d'interventi on Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin Programme d’Appui au Développement de l’Irrigation 13 régions 45 provinces Contribuer à une mise en œuvre efficace de la Stratégie Nationale de Développement Durable de l’Agriculture Irriguée 2014 2017 MASA PDIS : Programme de Développement de la Vallée de Samandéni 1 région 2 provinces Assurer la mobilisation des ressources en eau pour accroître la production agricole et énergétique en vue du développement socio économique et culturel de la haute et moyenne vallée du Mouhoun 2008 2016 MEAHA PVEN : Projet de Valorisation de l'Eau dans le Nord 3 régions 3 provinces Contribuer à la réduction de la pauvreté, en milieu rural, par l’accroissement des revenus agricoles et la création des emplois ruraux 2013 2016 MEAHA AHA-ALG III E : Projet d’aménagement hydro agricole du Liptako Gourma, phase III extension 3régions 5 provinces Contribuer à la réduction de la pauvreté, en milieu rural, par l’accroissement des revenus agricoles et la création des emplois ruraux et à réalisation de la sécurité alimentaire dans les régions que couvre le projet 2010 2015 MEAHA PDH-Soum : Projet de Développement Hydro Agricole du Soum 2 régions 3 provinces Améliorer sécurité alimentaire par la réduction du déficit céréalier et la lutte contre la pauvreté dans la zone du projet 2010 2014 MEAHA PDH Dangoumana : Projet de Développement Hydro Agricole de Dangoumana 1 région 1 province Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté des populations du Nord-Ouest 2011 2016 MEAHA PRBA/BZSB : Projet de Réhabilitation de Barrages et d’Aménagement de Périmètres et de Bas-fonds dans les provinces du Boulkiemdé, du Ziro, du Sanguié et des Balés au Burkina Faso 2 régions 4 provinces contribuer à la croissance économique durable du Burkina Faso par la sécurisation et l’amélioration des productions et revenus des producteurs de la zone d’intervention face aux changements climatiques 2012 2017 MEAHA PRVPB : Projet de réduction de la vulnérabilité des petits barrages aux changements climatiques 6 régions 10 provinces Contribuer la sécurisation alimentaire et la lutte contre la pauvreté par la mobilisation et la valorisation optimale de l’eau pour la production agro-sylvo-pastorale, tout en intégrant l’adaptation aux changements climatiques 2010 2015 MEAHA en termes de leçons apprises en matière de développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence les bonnes pratiques suivantes : suivi et capitalisation de l’expérience de réinstallation conduite dans le cadre de la mise en œuvre du compact mca-Burkina au sourou ; adoption en 2013 d’une politique nationale de gestion environnementale et sociale, prenant en compte les expériences menées au sourou avec l’appui du mca – B. 2.3.3.6. politiques et stratégies en cours en matière d’accroissement de la liaison production/marché l Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd) la problématique de la liaison production/marché est une priorité nationale dont les infrastructures de soutien, sont programmées au niveau de l’axe 1 de la scadd qui porte sur le « développement des piliers de la croissance » à travers la réalisation des infrastructures de transport pour désenclaver les zones difficiles d’accès, afin de les rendre accessibles en toute saison. l programme national du secteur rural (pnSr) l’axe 2 du pnsr est consacré à l’amélioration des revenus des populations rurales, à travers la promotion de la liaison production/marché. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 39 Intitulés Complets Zones d'interventi on Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin Projet de réhabilitation et confortement du barrage de la Comoé 1 région 1 province relever le revenu des populations et accélérer le développement des ressources humaines et du potentiel productif afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté. 2011 2014 MEAHA PRMV/ND : Programme de Restructuration et de Mise en Valeur 1 région 1 province Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans la zone de la Léraba par le développement de périmètres irrigués et l’intensification/diversification de la production agricole. 2013 2014 MEAHA Etude et travaux pour la réalisation d’aménagements de mille (1000) hectares de périmètres agro-sylvo pastoraux et halieutiques au BF 3 régions 5 provinces relever le revenu des populations et accélérer le développement des économies locales et humaines et du potentiel productif afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté et l’atténuation des impacts de la variabilité climatique. 2011 2017 MEAHA Projet de construction du barrage de Bambakari 1 région 1 province relever le revenu des populations et accélérer le développement des ressources humaines et du potentiel productif afin de contribuer à la lutte contre la pauvreté. 2009 2014 MEAHA PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 40 Tableau 8 : Synthèse des Projets et programme en cours en matière d’accroissement de la liai son production / marché en termes de leçons apprises en matière d’accroissement de la liaison production / marché, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence : la nécessité d’un accompagnement des acteurs de l’agro-alimentaire à travers la normalisation et le contrôle de qualité, la nécessité de faciliter l’accès aux financements pour les acteurs intervenant dans les différents maillons des chaînes de valeurs des filières agricoles, l’impact de la dynamique des foires régionales sur la liaison production - marché. Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin PADMA : Programme d’Appui au Développement des Marchés Agricoles 13 régions 45 provinces Contribuer à la compétitivité de l'Economie nationale à travers la commercialisation et la transformation des produits agricoles 2012 2018 MASA PPNQPAA : Programme de Promotion des Normes et de la Qualité des Produits Agricoles et Agroalimentaires 13 régions 45 provinces Contribuer à la compétitivité de l’économie nationale à travers l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies nationales visant à renforcer la capacité des entreprises agricoles en normes SPS et OTC 2012 2018 MASA PPM : Programme de Promotion de la Métrologie 13 régions 45 provinces Contribuer à la compétitivité de l’économie nationale à travers l’adoption par les entreprises agricoles, des mesures en rapport avec le Système International d’unités (SI), pour faciliter le commerce international 2011 2018 MASA PNIA: Programme National d’Infrastructures Agricoles 13 régions 45 provinces Contribuer à l’organisation des marchés des produits agricoles 2014 2018 MASA Projet de construction d’un nouvel abattoir frigorifique de Bobo Dioulasso 13 régions 45 provinces Contribuer à la lutte contre la pauvreté et augmenter la contribution de l’élevage à la formation du PIB. 2013 2015 MRAH Projet d’installation de deux abattoirs fixes pour bovins, petits ruminants et porcs dans les villes de Kaya et Ziniaré Centre – Nord : Sanmatenga Plateau Central : Oubritenga L’objectif global du projet est de contribuer à l’accroissement de la production de viande de qualité et en quantité dans les deux villes de Kaya et Ziniaré. 2014 2015 MRAH Projet d’installation de douze (12) abattoirs mobiles pour volailles dans les principales villes du Burkina Faso 7 régions : Kadiogo, Houet, Boulkiemdé, Yatenga, Kourittenga, Soum, Balés, Mouhoun Le projet vise à améliorer les conditions d’abattage de la volaille dans les principales villes du Burkina Faso, afin de mettre à la disposition de la population de la viande de bonne qualité. 2014 2015 MRAH 2.3.3.7. politiques et stratégies en cours en matière d’amélioration des revenus des populations vulnérables l le programme national du secteur rural (pnSr) l’axe stratégique 2 du pnsr, augmentation des revenus des populations rurale, a pour objectif de promouvoir la liaison production-marché dans l’optique d’améliorer les revenus des acteurs des filières agricoles (notamment les producteurs) de 5% à l’horizon 2015 d’une part, et les revenus des populations vulnérables d’autre part. l la politique nationale genre (png) la mise en œuvre des programmes d’accroissement des revenus des populations vulnérables prendra également en compte l’axe stratégique 2 de la png qui concerne la promotion des droits et opportu nités égaux aux femmes et aux hommes en matière d’accès et contrôle des ressources et de partage équitable des revenus. une attention particulière sera portée sur la réalisation des objectifs spécifiques ci-après : (i) promouvoir l’accès équitable aux facteurs de production (ressources naturelles, monétaires, technologiques, infrastructures et équipements) ; (ii) renforcer la formation profession nelle des hommes et des femmes à tous les niveaux, et (iii) développer des opportunités pour l’emploi, l’auto emploi et pour l’accroissement des revenus en tenant compte des spécificités de genre. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 41 Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin PDEA : Programme de Développement de l’Entreprenariat Agricole Contribuer à la promotion du développement de l’entreprenariat agricole au Burkina Faso 2010 2018 MASA PADFOP : Programme d’Appui au Développement des Filières Oléo-Protéagineux 13 régions 45 provinces Contribuer au développement des filières porteuses oléo protéagineux 2010 2017 MASA Projet d’appui aux filières agricoles (PROFIL) Régions : le Nord le Sahel, la Boucle du Mouhoun et le Centre Nord Réduire la pauvreté rurale en facilitant l’accès équitable des ruraux pauvres aux filières agricoles qui bénéficient de marchés porteurs. 2008 2015 MASA Programme d’Appui et de promotion du Secteur Privé en milieu Rural (PASPRU) Boucle de Mouhoun, des Cascades, des Hauts Bassins, du Nord, du Centre Nord, de l’Est et du Centre Est Contribuer à la réduction de la pauvreté rurale à travers le développement du secteur privé rural 2010 2017 MASA Programme de Développement de l’Agriculture/GIZ Régions Administratives de l’Est et du Sud-Ouest et la Province de la Sissili Réduction de la pauvreté des populations rurales à travers l’augmentation durable des revenus et de la base alimentaire des producteurs et productrices des 02 régions sélectionnées août-13 MASA Un ménage vulnérable, une vache laitière 5 régions : Plateau Central, Centre (communes rurales), Centre-Sud, Centre Ouest, Centre-Nord. L’objectif global visé par le PMVV est : « Améliorer les conditions de vie des ménages vulnérables à travers la promotion de l’élevage de vaches laitières en vue 2014 2020 MRAH Tableau 9 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière d’amélioration des revenus des populations vulnérables PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 42 en termes de leçons apprises en matière d’amélioration des revenus des populations vulnérables, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence les bonnes pratiques suivantes : l’approche chaînes de valeurs pour le développement des filières porteuses, l’appui au développement des activités péri urbaines (jardins potagers et élevages), la mise en place de divers fonds d’appui dont le fasi, le fape et le faarf. il a été aussi mis en évidence : la nécessité de faciliter l’accès aux financements pour les acteurs intervenant dans les diffé rents maillons des chaînes de valeurs des filières agricoles, la nécessité d’un accompagnement des acteurs de l’agro-alimentaire pour la normalisation et le contrôle de qualité nécessaires par la mise en place d’une agence Burkinabè de la norma lisation de la métrologie et de la qualité (aBnorm) par décret n° 2012 – 821 pres/pm/mef/mica du 08 octobre 2012. Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin d’accroître leurs revenus et lutter contre la malnutrition». Projet de développement de l’élevage laitier dans la zone péri urbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO) - Amélioration des revenus) 7 régions 9 provinces Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. 2013 2018 MRAH Promotion de l’aviculture traditionnelle améliorée au profit des jeunes et des femmes en milieu rural 13 régions 45 provinces Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables notamment, les jeunes et les femmes vivant en milieu rural. 2014 MRAH Projet d’Amélioration de la Gestion et de l’Exploitation Durable des Produits Forestiers Non Ligneux Centre, Centre Sud, Centre Est, Centre Ouest, Est, Plateau Central, Sahel Améliorer la gestion et l’exploitation des PFNL afin de contribuer à la sécurité alimentaire et à l’accroissement des revenus des ménages tout en préservant la biodiversité 20010 MEDD Intitulé exact de projet : « Projet CEJA/FAO » « Création d’opportunités d’emploi des jeunes dans le secteur agroalimentaire via des systèmes aquacoles et des chaines de valeur du manioc durables en Afrique de l’ouest – Composante Burkina Faso- », Bagré, Sourou, Yakouta, Zone périurbaine de Ougadougou Contribuer à la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté des jeunes ruraux à travers des emplois décents et des opportunités d’entreprenariat accrues et améliorées dans le secteur agroalimentaire tout en contribuant également au développement rural général des pays bénéficiaires 2015 2017 MERH 2.3.4 action contribuant au pilier 4 de l’alliance la politique nationale de sécurité alimentaire et nutrition (pnsan) est le principal instrument d’amélioration de la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle. l’axe stratégique 5 de la pnsan concerne le renforcement de la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers les objectifs spécifiques suivants ; (i) améliorer la gouvernance politique et institutionnelle, (ii) améliorer le système d’information sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, (iii) améliorer la gouvernance financière de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, (iv) développer l’assurance agricole. Tableau 10 : Synthèse des Projets et programmes en cours en matière d’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en termes de leçons apprises en matière d’amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la mise en œuvre des projets et programmes a permis de mettre en évidence des ac quis qui doivent être renforcés : existence du conasur, des coresur, coprosur et codsur, covisur, existence de plans de contingence dans certaines régions qui ont facilité le déploiement et la coordination des mesures d’urgences, création d’un stock d’intervention (si) qui permet de répondre aux besoins des populations en cas de déficits localisés, lorsque le niveau du déficit national ne permet pas de mobiliser le stock national de sécurité alimentaire (sns), création de boutiques témoins pour juguler la fluctuation des prix. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 43 Intitulés Complets Zones d'intervention Objectif Général Période de MO Ministère Début Fin SSAI : Stocks de Sécurité Alimentaire et d’Intervention 13 régions 45 provinces Contribuer à assurer la sécurité alimentaire du pays. 2005 2018 MASA PAM/BKF-200163 projet d’appui à l’économie rural dans le contexte de la sécurité alimentaire (PAER/CCC) 3 régions : SAHEL, NORD et EST Protéger et renforcer la résistance des communautés aux catastrophes naturelles liées aux changements climatiques grâce à des programmes de protection sociale et de création d'avoir productifs 2011 2015 MASA PLCF : Programme de Lutte Contre les Fléaux 13 régions 45 provinces Améliorer la sécurité alimentaire par l’augmentation de la production et la réduction des pertes causées par les nuisibles (acridiens, oiseaux granivores, insectes des denrées stockées, rongeurs, mouches des fruits etc.) 2011 2015 MASA PAMO-PNSR : Programme d’Appui à la Mise en Œuvre du PNSR 13 régions 45 provinces Contribuer à l’accroissement des productions agro-sylvo-pastorales par la mise en œuvre du PNSR 2014 2015 MASA PASA-SISA : Programme d’Appui aux Statistiques Agricole et au Système d’Information sur la Sécurité Alimentaire 13 régions 45 provinces Contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité alimentaire « volet Système d’Information sur la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle » 2010 2017 MASA PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 44 III. Ciblage et zones prioritaires 3.1 Description / caractérisation des cibles prioritaires (ménages, familles vulnérables) 3.1.1. les expériences de ciblage au burkina faso au niveau national, les expériences de ciblage conduites par l’etat (action sociale notamment), les partenaires techniques et financiers (fao, pam, ong humanitaires : acf, oxfam, crs, christian aid, etc.) ont été acquises dans des contextes d’intervention d’urgence ou de développement. elles visent à fournir l’aide à ceux pour lesquels les programmes ont été conçus. on distingue principalement trois types d’approches de ciblage (i) le ciblage des ménages pauvres et très pauvres selon les critères hea ; (ii) le ciblage géographique et (iii) le ciblage basé sur l’enquête sociale. 3.1.1.1. le ciblage des ménages pauvres et très pauvres selon les critères hea4 le ciblage des ménages pauvres et très pauvres selon les critères hea découle de l’approche globale hea qui est un cadre d’analyse de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence qui permet d’identifier les principaux déterminants socioéconomiques de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. ce ciblage permet une catégorisation des ménages et repose sur un recensement exhaustif des ménages permettant de cibler les ménages vulnérables sur la base de critères uniques pour la zone de moyens d’existence (zome). la zome est définie comme une zone géographique au sein de laquelle la majorité des ménages obtiennent leur revenu et leur nourriture à travers une combinaison de moyens similaires. on dénombre 9 zome au Burkina faso. les critères hea sont entre autres : l la propriété des terres (superficie, qualité, irrigation), propriété de bétails (grand bétail, petit ruminant, volaille, équin, etc.), l propriété d’équipement de production, taille/structure des ménages (rapport entre bras valides et dépendants jeunes et âgés), l niveau d’éducation/habilité des membres du ménage, statut/liaisons sociaux, types de sources de revenus, l position dans un système d’emploi (employeur, employé), possession d’autres biens. généralement, le hea classe les ménages d’une communauté en quatre groupes socio-économique que sont les très pauvres, les pauvres, les moyens et les nantis. ce type de ciblage comprend les étapes suivantes : l pré ciblage géographiques (basé sur les outcomes analysis), l assemblée générale villageoise d’information, d’adaptation des critères, de mise en place de comités, l pré ciblage des ménages, l traitement des listes et choix des bénéficiaires (au format excel), l vérification des données (par les visites à domicile) et (vi) validation de la liste définitive (par un comité de validation regroupant les personnes ressources de la localité ou en assemblée générale villageoise). 4 www.hea-sahel.org 3.1.1.2. le ciblage géographique ce type de ciblage est réalisé par les services du ministère en charge de l’agriculture à travers le système d’alerte précoce (sap) pour identifier les zones où la vulnérabilité est la plus prononcée ou ressentie (cas des zones à risques ou des zones de vulnérabilité issues de l’analyse du cadre harmonisé) et par des structures comme le pam à travers des évaluations (enquête efsa3, csfva4, enquête marché). au sein des zones ciblées, l’identification des individus ou des ménages est faite en associant des critères de vulnérabilité définis en vue de cibler un groupe spécifique au sein de la zone (ménages ayant une femme comme chef de ménage, ménages ayant au moins un malade chronique, ménages ayant au moins une personne handicapée inactive). d’autres critères tels la taille du ménage sont également intégrées pour le ciblage complémentaire. 3.1.1.3. le ciblage basé sur l’enquête sociale elle est utilisée par les services du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (massn). elle consiste à recueillir des informations sur les conditions de vie d’une personne en vue de lui apporter une assistance alimentaire et/ou non alimentaire. l’initiative de l’enquête sociale découle de l’examen par les travailleurs sociaux des dossiers des usagers qui viennent d’eux-mêmes ou qui ont été référés par une tierce personne ou une structure partenaire de l’action sociale. les conclusions des investigations permettent de déterminer le statut du cas social. cette approche d’auto ciblage est utilisée en situation normale. dans les situations d’urgence, elle est combinée à une fiche d’évaluation rapide des dégâts et des besoins. 3.1.1.4. les travaux en cours pour la mise au point d’un cadre harmonisé et consensuel de la définition de la vulnérabilité afin de mettre à la disposition de tous les acteurs, un instrument unique et partagé par tous, le gouver nement a décidé de l’élaboration d’une méthodologie harmonisée et consensuelle de la définition de la vulnérabilité au Burkina faso. cette démarche est en cours et conduite sous l’égide du secrétariat permanent du conseil national de la protection sociale (sp / cnps), structure de coordination de la mise en œuvre de la politique nationale de protection sociale. 3.1.2. les données les plus récentes disponibles sur les groupes vulnérables au burkina faso pour les besoins des prp, il a été convenu d’utiliser les données disponibles en matière d’insécurité alimentaire, de nutrition, et celles de pauvreté pour le ciblage des groupes et zones vulnérables. pour le milieu rural, les données proviennent : du ciblage des populations vulnérables fait par le ministère en charge de l’agriculture, selon la méthode hea5 en 2013, des données de l’analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (agvsan), réalisée par le ministère en charge de l’agriculture, feWs net, et le pam, publiée en juillet 2014. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 45 5 emergency food security assessment 6 comprehensive food security and vulnerability analysis 7 sigle anglais pour l’analyse economique des ménages (aem PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 46 pour le milieu urbain il s’agit d’une extrapolation à partir de l’enquête sur la vulnérabilité alimentaire en milieu urbain (vamu), publiée en mars 2014, et qui ne concerne que la ville de ouagadougou. 3.1.2.1. ciblage des populations vulnérables en milieu rural sur la base de l’enquête du ministère en charge de l’agriculture la méthode de ciblage des populations vulnérables en milieu rural sur la base de l’enquête du ministère en charge de l’agriculture utilise deux types de critères à savoir les critères de base de l’analyse de l’économie des ménages (hea) et les autres critères spécifiques de ciblage des ménages vulnérables l critères de base de l’analyse de l’économie des ménages (hea) les profils de vulnérabilité réalisés sur la base des études hea (en 2009 et 2012), ont montré que les ménages très pauvres et pauvres sont les plus exposés au risque d’insécurité alimentaire et présentent les caractéristiques suivantes : leurs productions agricoles ne couvrent généralement que 4 à 8 mois de leurs besoins : en conséquence, ils doivent recourir au marché pour combler le gap, surtout à un moment où les prix des céréales sont élevés (période de soudure), leurs moyens d’accès à l’alimentation sont limités : ils sont plus ou moins tributaires du travail agricole, rémunéré le plus souvent en nature (généralement des céréales), les membres actifs de leurs ménages, après les récoltes, migrent pour trouver du travail, les pauvres et très pauvres ont très peu de biens productifs suffisants pour leur permettre de produire les céréales nécessaires à leur consommation, les ménages pauvres et très pauvres ont une taille réduite avec très peu d’actifs. d’une manière globale, les informations essentielles pour appréhender leur vulnérabilité portent sur entre autres les variables suivantes : alimentation (le nombre de repas journalier, la qualité/diversification de l’alimentation, le nombre de mois de couverture des besoins céréaliers), possession de biens productifs et non productifs (terre, nature et taille du troupeau, équipements agricoles, moyens de locomotion, etc.), caractéristiques sociodémographiques (taille du ménage, âge, etc.). l autres critères spécifiques de ciblage des ménages vulnérables si l’on convient que les critères hea ci-dessus constituent la base, on pourrait leur adjoindre en fonction des spécificités, quelques critères dits catégoriels qui contribuent à fragiliser les moyens d’existence des ménages. il s’agit notamment de : la perte d’un actif dans le ménage, surtout lorsqu’il s’agit du chef de ménage. dans le cas spécifique où la femme ou l’enfant non majeur se retrouvent chef de ménage, le plus souvent sans ressources (terres, et autres facteurs de production) avec des enfants à bas-âge, le ménage est plus exposé au risque de vulnérabilité alimentaire ; la survenue d’une maladie (chronique) ou d’un accident grave (conduisant à un handicap) sont aussi source de vulnérabilité dans les ménages ; la présence dans le ménage d’enfants malnutris ; la précarité du cadre de vie (caractéristiques de l’habitat, source d’éclairage) ; l’incapacité totale de produire du fait de l’âge ou d’un handicap ; la présence d’orphelins ou autres enfants vulnérables, chefs de ménages ; l’absence de soutien financier et matériel endogène et/ou exogène ; la survenue d’un conflit. sur la base de la méthodologie et de la proportion de la population pauvre et très pauvre, le nombre po tentiel de personnes vulnérables est estimé à neuf million huit cent soixante-douze mille deux cents quatre-vingt-neuf (9 872 289). elles sont réparties dans un million deux cent onze mille six cent quarante-cinq (1 211 645) ménages. cette estimation exclut les ménages vulnérables des zones urbaines (chef lieux de province). 3.1.2.2. ciblage des populations vulnérables en milieu urbain à partir de l’enquête vamu de 2014 une enquête sur la vulnérabilité alimentaire en milieu urbain (vamu) a été organisée par la direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère de l’agriculture et de la sécurité alimentaire avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers (pam, fao, cilss, acf, feWs net, insd) à ouagadougou sur la période du 14 au 28 février 2014. l’objectif global de cette enquête était de caractériser la vulnérabilité alimentaire au niveau des ménages dans la ville de ouagadougou afin de contribuer aux analyses du système d’alerte précoce. de façon spécifique, il était question de (i) déterminer et de caractériser des profils de vulnérabilité urbaine dans la ville de ouagadougou ; (ii) d’analyser la répartition spatiale de la vulnérabilité alimentaire à ouagadougou, (iii) de décrire la situa tion nutritionnelle des enfants et des femmes et leur corrélation. et cela afin de participer significative ment à la réflexion nationale pour la prise en compte de la vulnérabilité alimentaire en milieu urbain. les résultats de l’enquête, indiquent que les ménages qui s’estiment en insécurité alimentaire représentent 58%. parmi eux, 30% se sentent en insécurité alimentaire grave, 16% en insécurité alimentaire modérée et 12% en insécurité alimentaire légère. seulement 42% des ménages s’estiment en sécurité alimentaire. Sur la base des résultats de cette enquête, on a estimé le nombre total de personnes vulnérables en milieu urbain à environ un million (1 000 000) pour l’ensemble des villes du burkina faso. 3.2. Répartition géographique des populations vulnérables le tableau ci-dessous présente la répartition géographique des populations vulnérables en milieu rural8, en prenant en compte les effectifs, les taux de malnutrition chronique et aigüe, ainsi que l’incidence de la pauvreté. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 47 8 les données disponibles ne permettent pas de présenter une répartition des populations urbaines vulnérables. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 48 IV. Contenu des Priorités résilience pays (PRP) 4.1. Stratégies résilience sur 20 ans 4.1.1 vision et objectifs stratégique à l’horizon 2035 les prp – agir du Burkina faso prennent en compte les politiques et stratégies de développement économique et social, notamment : l la vision définie par les assises nationales des etats généraux de l’agriculture et de la sécurité alimentaire(egasa) tenues en novembre 2011 ; l les politiques, stratégies et programmes en cours en matière de résilience au Burkina faso, et qui ont fait l’objet d’une lecture croisée par rapport aux points cardinaux de l’alliance globale pour la résilience ; l la déclaration des chefs d’état et de gouvernement de l’union africaine à malabo, en guinée équatoriale le 27 juin 2014 sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture en afrique pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie. la vision des prp – agir est la suivante : A l’horizon 2035, la pauvreté des populations burkinabés et la vulnérabilité de leurs moyens de subsistance sont réduites de moitié, et elles jouissent d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable. la réalisation de cette vision sera effective à travers la mise en œuvre successive de plans quinquennaux. 4.1.2 description de la stratégie résilience du burkina faso en prenant en compte les politiques, programmes et projets en cours, ainsi que l’ampleur de vulnérabilité et de pauvreté des populations, les concertations ont permis de dégager des priorités d’interventions pour le renforcement de la résilience des ménages et des familles. ces priorités, au nombre de quatorze (14), sont regroupées selon leurs natures, autour des quatre piliers de l’alliance identifiées comme des composantes, les priorités étant elles-mêmes des sous composantes à partir desquelles seront développées plusieurs activités. les priorités résilience pays (prp-agir) du Burkina faso sont conçues pour renforcer la résilience des populations vulnérables, à travers (i) la dynamisation des politiques et stratégies pro-résilience existantes, (ii) l’identification et la mise en œuvre de nouvelles politiques et stratégies pro-résilience. elles constituent un outil d’opérationnalisation de la scadd et se déclinent en 4 piliers/composantes. l composante /pilier 1 : améliorer la protection sociale des communautés et ménages vulnérables pour une sécurisation de leurs moyens d’existence les actions prioritaires sont : promotion de la protection sociale et la solidarité, amélioration de la capacité de réponse aux situations d’urgence, amélioration de l’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables, amélioration de l’accès aux services de l’éducation pour les personnes vulnérables. l composante/pilier 2 : renforcer la nutrition des personnes vulnérables les actions prioritaires définies au niveau de ce pilier sont les suivantes : amélioration de l’état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d’interventions spécifiques à la nutrition. amélioration de l’état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d’interventions sensibles à la nutrition l composante/pilier 3 : améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus et l’accès aux aliments les actions prioritaires de ce troisième pilier sont : intensification des productions agro sylvo pastorales et halieutiques, développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale, renforcement de la liaison production marché, amélioration des revenus des populations vulnérables, sécurisation foncière en milieu rural. lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques, l composante/pilier 4 : renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ce pilier compte deux actions prioritaires : amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, renforcement des systèmes d’information et de suivi. 4.2. Cibles et zones prioritaires du PRP les populations cibles des prp-agir sont reparties dans toutes les régions du Burkina faso. l’effectif total des populations vulnérables en milieux rural et urbain est estimé à dix millions huit cent soixante-douze mille deux cents quatre-vingt-neuf (10 872 289) personnes. pour le quinquennat 2015 – 2020, les actions que le gouvernement du Burkina faso entend mener avec les appuis de ses partenaires techniques et financiers concerneront 50% des populations pauvres et très pauvres au Burkina Faso, soit 5 500 000 personnes. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 49 cohérence des ciblages prioritaires avec la déclaration des chefs d’état et de gouvernement de l’union africaine à malabo le 27 juin 2014 ■ l’engagement vi des chefs d’etats et de gouvernement concerne le renforcement de la résilience des moyens de subsistance et des systèmes de production en afrique face aux aléas et autres risques liés au climat. cet engagement vise à réduire la vulnérabilité des moyens de subsistance des populations en renforçant la résilience des systèmes. a cette fin, ils ont décidé notamment de faire en sorte que, d’ici à 2025, au moins 30% des fermiers, éleveurs et pêcheurs puissent résister aux risques climatiques et météorologiques. ■ la population du Burkina faso est estimée en 2014 à 17 880 386 habitants. Un ciblage de 30% de cette population donne 5 364 116 habitants, très proche de l’effectif ci – dessus arrêté. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 50 4.3 Objectifs des PRP-AGIR l’objectif spécifique des prp-agir est de réduire structurellement et de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle de 50% des populations pauvres et très pauvres, soit 5 500 000 personnes vulnérables au Burkina faso (environ 700 000 ménages). 4.4 Résultats attendus des PRP 4.4.1 pilier 1 : les moyens d’existence et de protection sociale des plus vulnérables sont restaures et renforces cent mille (100 000) ménages burkinabés ont accès à des transferts sociaux (cash/nature/bons conditionnels et non conditionnels), la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle de 30 000 jeunes et femmes de 18 à 40 ans en milieu urbain est réduite par la création d’emplois de volontaires adjoints de sécurité (vads), la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle de 85 000 jeunes et femmes de 18 à 40 ans en mi lieu urbain et rural est réduite par la création d’emplois de haute intensité de main d’œuvre, la capacité de réponse aux situations d’urgence est améliorée grâce à un relèvement des niveaux de stocks alimentaires de sécurité, et une opérationnalisation du plan national multirisque de préparation et de réponses aux catastrophes, l’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables est amélioré, l’accès aux services de l’éducation pour les personnes vulnérables est amélioré. 4.4.2 pilier 2 : la nutrition des ménages vulnérables est renforcée l’état nutritionnel des populations est amélioré grâce à (i) un renforcement de la prise en charge des cas de malnutrition aigüe globale (sévère et modérée) ; (ii) un renforcement de la lutte contre les carences en micronutriments ; (iii) un renforcement de la promotion des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (anje) ; (iv) le passage à l’échelle d’interventions sensibles à la nutrition réputées efficaces dans des secteurs clefs (agriculture, eau, hygiène et assainissement, santé, education et protection sociale) ; (v) un renforcement du système de suivi évaluation et de la surveillance nutritionnelle. 4.4.3 pilier 3 : la production alimentaire, les revenus des ménages vulnérables et leur accès aux aliments sont améliorés durablement l’accès aux intrants (semences, engrais, pesticides) est facilité pour les petits producteurs éligibles, y compris les femmes, des aménagements de bas – fonds et des petits ouvrages de mobilisation des eaux (boulis, puits maraichers) sont réalisés au profit des ménages vulnérables, la liaison production marché est accrue grâce (i) aux appuis aux acteurs pour la construction et l’équipement d’infrastructures de transformation et de commercialisation et (ii) aux travaux d’entretien et de réhabilitation des infrastructures de transports existants, les revenus des populations vulnérables sont améliorés à travers (i) le renforcement des capacités des groupements féminins dans la mise en œuvre de leur agr, (ii) la promotion de l’aviculture traditionnelle améliorée et de l’élevage des petits ruminants au profit des ménages vulnérables, particulièrement en faveur des femmes, la sécurité foncière est assurée pour 50% des ménages vulnérables. des actions de lutte contre la désertification et d’adaptation aux effets des changements climatiques sont menées : récupération de terres dégradées, aménagements antiérosifs, 4.4.4 pilier 4 : la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle est renforcée la gouvernance institutionnelle de la sécurité alimentaire et nutritionnelle est renforcée grâce à (i) la mise au point d’une méthodologie consensuelle de ciblage des personnes et ménages vulnérables ; (ii) la création d’une base de données dynamique des personnes vulnérables ; (iii) le renforcement des structures chargées de l’orientation et du pilotage en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle ; (v) le renforcement des services d’alertes précoces et (vi) le renforcement de la surveillance nutritionnelle. 4.5. Cadre logique du PRP – AGIR /BF PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 51 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 52 Logique d’intervention Cibles Indicateurs objectivement vérifiables Sources et moyens de vérification Politique, Projet ou Programme de rattachement Coût en millions de FCFA Financement Acquis A rechercher Activité 1.2.3 : Apporter une assistance matérielle, alimentaire et financière aux personnes sinistrées (victimes d'inondations et de crises humanitaires) Toutes les personnes sinistrées Nombre de personnes sinistrées ayant bénéficiées d'assistance Rapport SP/CONASUR PNPS PNAS 5 000 0 5 000 Activité 1.2.4: Rendre opérationnel le plan national multirisque de préparation et de réponses aux catastrophes Toutes les régions Plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes Rapport SP/CONASUR PNPS 150 0 150 Sous total coût et financement pour la priorité 1.2 10 420 0 10 420 Priorité 1.3: Amélioration de l’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables Activité 1.3.1 : Promouvoir l'assurance maladie universelle au profit des couches vulnérables Assurance maladie universelle pour 1 000 000 personnes vulnérables Nombre de personnes vulnérables assurées Rapports MFPTSS (CNSS, CARFO ,Mutuelles) Politique à créer 12 000 0 12 000 Activité 1.3.2: Assurer la gratuité effective des soins de base pour les femmes enceintes, les enfants de 0 à 5 ans et les personnes indigentes 1000 000 de personnes vulnérables (femmes enceintes, enfants de 0 à 5 ans et personnes indigentes) Nombre de bénéficiaires Rapports d'activités PNS 9 600 9 600 0 Activité 1.3.3: Lutter contre le VIH (gratuité des ARV, PTME) Toutes les Personnes vivantes avec VIH Nombre de PV VIH justifiable de traitement de traitement ARV et qui sont sous ARV Rapports d'activités PNS 44 910 0 44 910 Sous total coût et financement pour la priorité 1.3 66 510 9 600 56 910 Priorité 1.4: Amélioration de l’accès aux services de l'éducation pour les personnes vulnérables Activité 1.4.1: Appuyer la mise en place des cantines scolaires dans toutes les écoles du BF Toutes les écoles du Burkina Faso Nombre d’écoles Rapports de suivi PDSEB 12 000 0 12 000 Activité 1.4.2: Transférer du matériel spécifique aux personnes en situation de handicap pour faciliter leur accès aux services de l'éducation Toutes les personnes en situation de handicaps Nombre de personnes ayant reçu du matériel Liste de bénéficiaires/Base de données PNPS PNAS 10 230 2000 8 230 Activité 1.4.3: Appuyer la promotion de la santé-hygiène et nutrition en milieu scolaire Toutes les écoles du Burkina Faso Nombres d’écoles Rapport de suivi PDSEB 15 000 0 15 000 Sous total coût et financement pour la priorité 1.4 22 230 2 000 20 230 Sous total coût et financement pour le pilier 1 291 660 166 600 125 060 Pilier 2: Renforcer la nutrition des ménages vulnérables Priorité 2.1. Amélioration de l'état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d'interventions spécifiques à la nutrition Activité 2.1.1. : Renforcer la prise en charge des cas de malnutrition aigüe globale (sévère et modérée) Le taux de malnutrition aigüe globale (MAG) passe de 8,6% en 2014 à 5% en 2020 Taux de MAG Enquêtes SMART et EDS PNN 70 000 10 000 60 000 Activité 2.1.2 : Renforcer la lutte contre les carences en micronutriments Maintenir le taux de couverture en vitamine A et déparasitant entre 80% et 100% ; Baisse de la prévalence de l’anémie chez les moins de 5 ans de 88% (2010) à Taux de couverture en vitamine A et en déparasitant ; Prévalence de l’anémie chez les moins de 5 ans ; Prévalence de l’anémie chez les FAP; Enquêtes SMART ; Rapports des campagnes nationales EDS Rapport de progrès PNN 11 637 362 11 275 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 53 Logique d’intervention Cibles Indicateurs objectivement vérifiables Sources et moyens de vérification Politique, Projet ou Programme de rattachement Coût en millions de FCFA Financement Acquis A rechercher 75% ; Baisse de la prévalence de l’anémie chez FAP de 49% (2010) à 40% Nombre de ménages qui consomment du sel iodé. Activité 2.1.3 : Renforcer la promotion des pratiques optimales d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) La prévalence de la malnutrition chronique (Retard de croissance) passe de 31,5% en 2013 à 25% en 2020. Prévalence de la malnutrition chronique ; Taux de pratiques d'allaitement maternel exclusif Diversité alimentaire minimum Enquêtes SMART, MICS et EDS PNN/plan de passage à l’échelle de l’ANJE 37 500 3 750 33 750 Sous total coût et financement pour la priorité 2.1 119 137 14 112 105 025 Priorité 2.2: Amélioration de l'état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d'interventions sensibles à la nutrition Activité 2.2.1. : Renforcer l’accès à l’hygiène, à l'eau potable et à l'assainissement 700 000 ménages ont accès à l’hygiène, à l'eau potable et à l'assainissement Taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain Taux d’accès à l’eau potable en milieu rural Taux d’accès à l’assainissement urbain Taux d’accès à l’assainissement rural Rapports bilans annuels PNSR, PN AEPA 11 000 0 11 000 Activité 2.2.2 : Renforcer la prévention et le traitement des maladies à haute morbidité et mortalité (paludisme, diarrhées, IRA, etc.) Des Kits de prévention de paludisme (Moustiquaires imprégnées) Kits d’hygiène sont donnés à au moins 80% des personnes vulnérables Des Kits de traitements du paludisme, prise en charge de la diarrhée et de la tuberculose au profit d’au moins 80% des enfants malades de moins de 5 ans et aux femmes enceintes malades Nombre de personnes vulnérables ayant reçus des kits Nombre d’enfants de moins 5 ans et de femmes en enceintes ayant reçu de kit de traitement ou pris en charge Rapports de campagnes ; Données de routine ; Rapports d’évaluation PNS 10 000 0 10 000 Sous total coût et financement pour la priorité 2.2 21 000 0 21 000 Sous total coût et financement pour le pilier 2 140 137 14 112 126 025 Pilier 3 : Améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus des plus vulnérables et leur accès aux aliments Priorité 3.1 : Intensification des productions agro sylvo pastorales et halieutiques Activité 3.1.1. Renforcer les capacités organisationnelles des producteurs et celles des services d’appui-conseil et de valorisation des technologies Toutes OPA, Toutes Filières, Comités locaux de l'eau Tous les services techniques d’appui Nombre d’OPA appuyées Nombre de filières appuyées Rapport d’activité PNSR PNSAN NASAN 7 585 874 6 711 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 54 Logique d’intervention Cibles Indicateurs objectivement vérifiables Sources et moyens de vérification Politique, Projet ou Programme de rattachement Coût en millions de FCFA Financement Acquis A rechercher Activité 3.1.2.Faciliter l'accès de la population vulnérable aux intrants et équipements agricoles (engrais, semences améliorées, fumure organique, charrues, charrettes et petits matériels, filets de pêche, barques aquacoles) ; Petits producteurs éligibles, y compris les femmes. Nombre de ménages vulnérables bénéficiaire des subventions aux intrants Rapports d’activités PNSR PNSAN NASAN 105 000 79 000 26 000 Activité 3.1.3. .Faciliter l'accès de la population vulnérable aux intrants zootechniques et vétérinaires 50 000 t de SPAI quantité de stock Rapports d’activités PNSR 4 000 0 4 000 Sous total coût et financement pour la priorité 3.1 116 585 79 874 36 711 Priorité 3.2 : Développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale Activité3.2.1.Aménager/réhabiliter des bas-fonds au profit des ménages vulnérables 4 000 ha de bas fond aménagés Superficies aménagées Nombre de ménages vulnérables bénéficiaires de parcelles aménagées Rapports PV de réception PNSR NASAN 4 000 0 4 000 Activité 3.2.2: Réaliser des petits ouvrages (boulis, puits maraichers) de mobilisation des eaux au profit des ménages vulnérables 100 boulis, 100 puits maraîchers Nombre de boulis réalisés Nombre puits réalisés Rapports PV de réception PNSR 1 000 0 1 000 Sous total coût et financement pour la priorité 3.2 5 000 0 5 000 Priorité 3.3 : Renforcement de la liaison production marché Activité 3.3.1 : Appuyer les acteurs pour la construction et l'équipement d'infrastructures de transformation et de commercialisation 30 infrastructures de transformation et de commercialisation Nombre d'infrastructures de chaque type réalisés Rapports PNSR 600 0 600 Activité 3.3.2. Entretenir les infrastructures de transports existantes 2 000 km Linéaire de piste PV de réception PNSR 600 0 600 Activité 3.3.3: Réhabiliter les infrastructures de transport existantes 1250 km Linéaire de piste PV de réception PNSR 12 500 0 12 500 Sous total coût et financement pour la priorité 3.3 13 700 0 13 700 Priorité 3.4 : Amélioration des revenus des populations vulnérables Activité 3.4.1: Renforcer les capacités des groupements féminins dans la mise en œuvre de leur AGR 300 groupements féminins Nombre de femmes formées Rapports d'activités PNSAN 3 000 0 3 000 Activité 3.4.2: Promouvoir l'élevage des petits ruminants au profit des ménages vulnérables, particulièrement en faveur des femmes 250 000 ménages Nombre de bénéficiaires Rapports d'activités PNSAN 9 000 0 9 000 Activité 3.4.3: Promouvoir l'aviculture traditionnelle améliorée au profit des ménages vulnérables, particulièrement en faveur des femmes 250 000 Ménages Nombre bénéficiaires Rapports d'activités PNSAN 5 000 0 5 000 Activité 3.4.3: Promouvoir la valorisation des PFNL au profit des femmes et des jeunes 250 000 personnes Nombre bénéficiaires Rapports d'activités PNSR PNSAN 5 000 0 5 000 Sous total coût et financement pour la priorité 3.4 22 000 0 22 000 Priorité 3.5: Sécurisation foncière en milieu rural Activité 3.5.1. Elaborer et adopter les textes d’application complémentaires de la loi 034 - 2009 et assurer la sensibilisation de tous les acteurs Textes d’application de la loi 034- 2009 Les autorités politiques et administratives, les femmes, les autorités coutumières et les propriétaires terriens. Rapports d'activités PNSR PNSFMR PNSAN NASAN 691 0 691 Décrets Statut des agents des services fonciers communaux Loi sur le règlement des conflits fonciers Indicateurs relatifs aux plans de communication, sessions d’information, Recueil des textes relatifs au foncier et la gestion des ressources naturelles pour les acteurs judiciaires PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 55 Logique d’intervention Cibles Indicateurs objectivement vérifiables Sources et moyens de vérification Politique, Projet ou Programme de rattachement Coût en millions de FCFA Financement Acquis A rechercher Activité 3.5.2. . Mettre en œuvre la loi 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier en milieu rural et ses décrets d’application pour aboutir à terme à la délivrance d’attestation de possessions foncières Rurale (APFR) dans des terroirs villageois Les structures et instances de gestion foncière Indicateurs relatifs aux Nombre de structures locales mise en place, formées et équipées ; PV d’installation PNSR PNSFMR PNSAN NASAN 5093 0 5093 Sous total coût et financement pour la priorité 3.5 5 784 0 5 784 Priorité 3.6 : Lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques Activité 3.6.1 : Récupérer des terres dégradées 25 000 ha Superficie de terres dégradées récupérées Rapports d’activités PNSR PNSAN PNDD 7 750 0 7 750 Activité 3.6.2: Réaliser des aménagements antiérosifs végétalisés 50 000 ha Superficie de terres aménagées en CES/DRS Rapports d’activités PNSR PNSAN PNDD 12 500 0 12 500 Sous total coût et financement pour la priorité 3.6 20 250 0 20 250 Sous total coût et financement pour le pilier 3 183 319 79 874 103 445 Pilier 4 : Renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle Priorité 4.1 Amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle Activité 4.1.1 : Finaliser la méthodologie de ciblage des ménages vulnérables et constituer des registres Tous les ménages vulnérables Document de méthodologie de ciblage des ménages vulnérables Texte d’adoption PNSAN PNPS 8 8 0 Activité 4.1.2 : Renforcer les capacités des structures chargées de l'orientation et du pilotage en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle Toutes les structures chargées de l'orientation et du pilotage en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle Nombre et types d’équipements acquis Nombre de formations organisées au profit du personnel Rapport d'activité, PV de réception PNSAN PNN 200 100 100 Activité 4.1.3 : Renforcer le plaidoyer auprès des secteurs sensibles pour une meilleure prise en compte de la nutrition 100% des acteurs des secteurs sensibles Nombre d’outils de plaidoyer développés Rapport et Compte rendu d’activités de plaidoyer ; Outils de plaidoyer développés PNN 50 0 50 Activité 4.1.4 : Renforcer les capacités des secteurs sensibles en matière de nutrition 80 % des acteurs clés Au moins un document pédagogique par secteur sensible Nombre d’acteurs clés formés Nombre de documents pédagogiques élaborés et diffusés Rapports de formations ; Documents pédagogiques PNN 6 000 0 6 000 Sous total coût et financement pour la priorité 4.1 6 258 108 6 150 Priorité 4.2 : Renforcement des systèmes d’information et de suivi sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle Activité 4.2.1 : Renforcer les capacités des services d'alerte précoce (SAP, cellule du cadre harmonisé, SIMb, SIMc) Tous les services d'alerte précoce Niveau de ressources humaines et matérielles acquises Rapports d’activités des services Rapports du SP/CNSAN PNSAN 13 575 8 145 5 430 Activité 4.2.2 : Créer une base de données dynamique des personnes vulnérables Tous les ménages vulnérables Disponibilité d'une base de données Rapports du SP/CNPS PNPS PNSAN 2 330 0 2 330 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 56 4.6. Financement du PRP – AGIR /BF d’un coût global de 640,609 milliards de francs cfa, les prp-agir seront financés par l’etat et ses partenaires au développement, les collectivités locales, le secteur privé, les organisations de la société civile, les ong et associations de développement, les organisations professionnelles et les bénéficiaires. les prp-agir sont mises en œuvre au moyens des projets et programmes en cours qui seront capitalisés et la conception et la mise en œuvre de nouveaux projets et programmes. dans ce cadre, 269,339 milliards de francs cfa ont été mobilisés soit un gap de 371,270 milliards de francs cfa (58%). Tableau 12 : Tableau synthèse du coût des PRP-AGIR Logique d’intervention Cibles Indicateurs objectivement vérifiables Sources et moyens de vérification Politique, Projet ou Programme de rattachement Coût en millions de FCFA Financement Acquis A rechercher Activité 4.2.3 : Appuyer annuellement la réalisation des enquêtes nutritionnelles nationales Tous les ménages vulnérables Disponibilité d’une base des données Rapports d’enquête PNN 1 500 500 1000 Activité 4.2.4 : Pilotage, coordination et suivi-évaluation Structures de coordination et de suivi-évaluation Dispositif de pilotage fonctionnel Rapport de suivi évaluation des PRP AGIR PRP-AGIR 1 830 0 1 830 Sous total coût et financement pour la priorité 4.2 19 235 8 645 10 590 Sous total coût et financement pour le pilier 4 25 493 8 753 16 740 Total PRP-AGIR 640 609 269 339 371 270 Coût en millions de FCFA Financement Logique d’intervention Acquis A rechercher Priorité 1.1. Promouvoir la protection sociale et la solidarité 192 500 155 000 37 500 Priorité 1.2: Amélioration de la capacité de réponse aux situations d'urgence 10 420 0 10 420 Priorité 1.3: Amélioration de l’accès aux services de santé pour les personnes vulnérables 66 510 9 600 56 910 Priorité 1.4: Amélioration de l’accès aux services de l'éducation pour les personnes vulnérables 22 230 2 000 20 230 Pilier 1 : Améliorer la protection sociale des communautés et ménages vulnérables pour une sécurisation de leurs moyens d'existence 291 660 166 600 125 060 Priorité 2.1. Amélioration de l'état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d'interventions spécifiques à la nutrition 119 137 14 112 105 025 Priorité 2.2: Amélioration de l'état nutritionnel des populations à travers la mise en œuvre d'interventions sensibles à la nutrition 21 000 0 21 000 Pilier 2: Renforcer la nutrition des ménages vulnérables 140 137 14 112 126 025 Priorité 3.1 : Intensification des productions agro sylvo pastorales et halieutiques 116 585 79 874 36 711 Priorité 3.2 : Développement durable de l’hydraulique agricole et pastorale 5 000 0 5 000 Priorité 3.3 : Renforcement de la liaison production marché 13 700 0 13 700 Priorité 3.4 : Amélioration des revenus des populations vulnérables 22 000 0 22 000 Priorité 3.5: Sécurisation foncière en milieu rural 5 784 0 5 784 Priorité 3.6 : Lutte contre la désertification et adaptation aux effets des changements climatiques 20 250 0 20 250 Pilier 3 : Améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus des plus vulnérables et leur accès aux aliments 183 319 79 874 103 445 Priorité 4.1 Amélioration de la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 6 258 108 6 150 Priorité 4.2 : Renforcement des systèmes d’information et de suivi sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle 19 235 8 645 10 590 Pilier 4 : Renforcer la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 25 473 8 753 16 740 Total PRP-AGIR 640 609 269 339 371 270 V. Mécanisme de mise œuvre des PRP-AGIR du Burkina Faso partant du principe clé de agir qui est de bâtir l’action sur les cadres déjà existants, la mise en œuvre des priorités résiliences du Burkina faso va s’appuyer sur le mécanisme de dispositif existant de pilotage de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (expérimentée sur la conduite des mesures d’urgence), qui sera renforcée en compétences de pilotage d’actions de développement et élargi le cas échéant aux acteurs de la santé, de la nutrition (incluant la dynamique du mouvement « scaling up nutrition » (sun) auquel le Burkina faso a adhéré en 2011 et qui vise à renforcer l’engagement national en matière de nutrition), de l’action sociale, de l’éducation nationale, des infrastructures et du désenclavement. aussi, la mise en œuvre du prp-agir s’appuiera sur les services techniques de l’etat dans le cadre de leurs missions régaliennes, les collectivités territoriales, et le secteur privé, y compris les producteurs et leurs organisations professionnelles. elle sera régie par un manuel d’exécution qui fixera les règles de travail entre ces acteurs et les instruments de gestion. 5.1 Mécanisme de pilotage des PRP – AGIR /BF la tutelle technique et administrative des prp-agir est assurée par les ministères en charge du secteur rural (agriculture, sécurité alimentaire, hydraulique et assainissement, environnement et ressources halieutiques, ressources animales,), les ministères de la santé, de l’action sociale et de la solidarité nationale, le ministère de l’éducation nationale, le ministère des infrastructures et du désenclavement. la tutelle financière est assurée par le ministère en charge des finances. le pilotage des prp-agir se fera aux échelles nationale et régionale. 5.1.1 pilotage à l’échelle nationale a l’échelle nationale, le pilotage et la gestion des prp-agir seront assurés par deux organes impliquant les différents groupes d’acteurs (publics et privés), aux niveaux politique, technique et opérationnel : l Le Comité d’orientation et de pilotage des PRP-AGIR est l’organe suprême d’orientation et de pilotage du programme. ses attributions sont décrites comme suit: (i) fixer le cadre d’exécution du programme ; (ii) donner les orientations fondamentales ; (iii) fixer les priorités et les objectifs stratégiques ; (iv) veiller au respect des orientations stratégiques ; (v) assurer les arbitrages sur les réorientations éventuelles ; (vi) proposer en cas de besoin, une modification du cadre d’exécution du programme. le cop/prp-agir est composé des premiers responsables des départements en charge du développement rural, de la santé, de l’action sociale, de l’éducation nationale, des infrastructures, de l’économie et des finances, de la recherche scientifique ainsi que les représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations de producteurs, du secteur privé agricole et de la société civile. les sessions de ce comité sont préparées par le secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (se/cnsa), avec l’appui de l’équipe technique national agir. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 57 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 58 l Le Comité technique interministériel des PRP-AGIR est l’organe chargé de faire des propositions d’orientation des prp-agir et de valider les options prioritaires. il a pour attributions de : (i) définir les orientations et actions à conduire par les prp-agir ; (ii) assu rer le suivi opérationnel des activités et en rendre compte au cop/prp-agir ; (iii) proposer des modifications jugées nécessaires à la réalisation des objectifs et finalités du programme ; présidé par le secrétaire général du ministère en charge de l’agriculture, il comprend : (i) les secrétaires généraux et autres responsables des autres ministères en charge du secteur rural, de la santé, de l’action sociale, de l’éducation nationale, de la recherche et de l’innovation ; (iii) des représentants des organisations paysannes, du secteur privé, de la société civile, des collectivités territoriales, des institutions de financement et des partenaires techniques et financiers. les sessions de ce comité sont préparées par le se/cnsa, avec l’appui de l’équipe technique national agir. 5.1.2 pilotage à l’échelle régionale a l’échelle régionale, le pilotage du programme sera assuré par un comité régional de coordination des priorités résiliences (crc/prp-agir), chargé de fixer les priorités et les orientations fondamentales en conformité avec celles définies à l’échelle nationale, et de veiller à leur respect. présidé par le gouverneur, il sera composé des premiers responsables de toutes les parties prenantes en matière de résilience au niveau régional. aussi, un comité technique régional des prp-agir (ctr/prp-agir) devra au préalable définir les orientations et actions à conduire, assurer le suivi opérationnel des activités et en rendre compte au crc/prp-agir. 5.2 Mécanisme de coordination des PRP-AGIR / Burkina Faso 5.2.1 coordination du programme le secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (se/cnsa), avec l’appui de l’etn-agir et en étroite collaboration avec les directions générales des etudes et de statistiques sectorielles (dgess) des ministères en charge du secteur rural, de la santé, de l’action sociale, de l’éducation nationale, infrastructure, assure la coordination et le suivi-évaluation de la mise en œuvre des prp-agir. dans chaque ministère, la dgess coordonne le suivi et l’évaluation des actions des programmes en partenariat avec les acteurs non étatiques. le se/cnsa, avec l’appui de l’etn-agir, assurera la coordination d’ensemble. il aura la charge d’intégrer les plans d’actions et rapports périodiques transmis par les dgess. il sera responsable pour analyser les informations ainsi agrégées, afin d’apprécier les progrès enregistrés et d’éclairer les décisions des instances décisionnelles quant aux mesures éventuelles à prendre. les différents acteurs et l’opinion publique seront tenus régulièrement informés des progrès enregistrés. 5.2.2 coordination des priorités résilience chaque priorité résilience qui sera mise en œuvre par un département ministériel, est placée sous la responsabilité d’un responsable de programme ou d’une direction générale qui a pour rôles de : (i) élaborer et faire approuver le plan de travail et budget annuel ou plan annuel de performance (pap); (ii) assurer la mise en œuvre des activités par les différents acteurs ; (iii) élaborer les rapports périodiques et le rapport annuel de performances du sous-programme ; (iv) assurer la gestion financière et matérielle, ainsi que la passation des marchés, dans le respect de la réglementation en vigueur. un cadre de concertation entre les acteurs directs concernés par la priorité résilience sera mis en place tout en tenant compte des cadres existants et fonctionnels. au niveau régional, la coordination des différentes priorités résiliences est assurée par les directeurs régionaux concernés conformément à leurs missions respectives. dans ces directions régionales, des cadres seront responsabilisés pour le suivi de la mise en œuvre des activités de chaque priorité résilience. aussi, dans chaque région, en cas de besoin, les acteurs par priorités résilience ou par ensemble des priorités résiliences pourront se retrouver dans un cadre de concertation. 5.3 Rôles respectifs des divers acteurs dans la mise en œuvre des PRP – AGIR /BF un manuel fixera les règles de partenariat entre les différents acteurs devant prendre part à la mise en œuvre des prp-agir. il s’agit des structures de l’etat, des collectivités locales, des commu nautés de base, des organisations professionnelles, des acteurs du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. les rôles de ces différents acteurs sont décrits ci-dessous : l’etat se concentrera sur ses fonctions régaliennes, lesquelles portent essentiellement sur la création des conditions favorables aux activités des acteurs publics et privés (y compris les producteurs et leurs organisations). il s’agit notamment de la réalisation des investissements structurants, du cadre réglementaire, de la fiscalité, du code des investissements, et de la facilitation des arrangements institutionnels à mettre en place pour garantir l’accès durable des usages aux intrants et autres services (irrigation, mécanisation, financement, transformation, commercialisation). les services techniques de l’etat assureront aussi le suivi-évaluation de la mise en œuvre des prp-agir. les collectivités territoriales et les communautés de base. dans la mise en œuvre des prp-agir, les collectivités territoriales et par conséquent, les populations à la base sont les maîtres d’ouvrage délégués des activités tenant compte des domaines transférés comme celui de l’eau potable et de l’assainissement pour lequel les collectivités territoriales assurent la maîtrise d’ouvrage : les collectivités territoriales assureront les fonctions ci-après : (i) l’élaboration et la mise en œuvre des plans régionaux et communaux ; (ii) contribution à l’aménagement de l’environne ment institutionnel du secteur ; (iii) participation à l’aménagement et à la gestion des ressources naturelles de leur ressort territorial ; (iv) exercice de la maîtrise d’ouvrage délégué dans le cadre de l’exécution des actions dans leurs ressorts territoriaux ; (vi) gestion transparente des ressources (humaines, matérielles et financières) transférées ou mises à disposition par l’etat; (vii) animation des cadres de concertation des différents acteurs intervenant dans le domaine de la résilience au niveau régional ou local ; (viii) participation au suivi-évaluation du processus ; PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 59 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 60 quant aux communautés de base, elles exerceront les responsabilités ci-après : (i) contribuer à la priorisation des besoins et actions ; (ii) initier des microprojets et assurer la maîtrise d’ouvrage de leur mise en œuvre ; (iii) participer à la gestion concertée des ressources naturelles de leurs terroirs ; (iv) contribuer au suivi-évaluation des réalisations des prp-agir. les organisations de producteurs et les chambres consulaires. les organisations paysannes faîtières, les organisations professionnelles des différentes filières de production et les chambres régionales d’agriculture (cra), auront pour rôles de participer : (i) au financement de certains projets (cofinancement des investissements à la base) ; (ii) aux mécanismes de concertation ; et (iii) au suivi-évaluation des actions sur le terrain. en outre, ces acteurs pourront mener des actions de formation-appui-conseil (en collaboration avec les services techniques concernés) et exécuter des opérations ou projets spécifiques. le secteur privé : les petites, moyennes et grandes entreprises privées joueront un rôle prépondérant dans la production, la transformation, la commercialisation des produits et l’offre de services divers aux usagers et aux clients institutionnels. les entrepreneurs cofinanceront certaines réalisations et participeront aux processus politiques, aux mécanismes de concertation et au suivi évaluation des réalisations du programme. les organisations de la Société civile (oSc) : elles pourront faire des plaidoyers, prester des services pour la mise en œuvre de certaines opérations et au financement des actions. elles contribueront au processus de suivi-évaluation et participeront aux mécanismes de concertation entre les acteurs, notamment à travers le cti et le cop du prp-agir. les partenaires techniques et financiers (ptf) : ce groupe d’acteurs regroupe les agences de coopération bilatérale et multilatérale (incluant les agences des nations unies), les organisations intergouvernementales (oig), régionales et les ong internationales ou nationales. leurs rôles sont décrits comme suit : (i) la participation au dialogue politique avec le gouvernement ; (ii) la participation à la concertation avec les différents acteurs ; (iii) l’assistance technique à la mise en œuvre des prp-agir ; (iv) la contribution à la mobilisation des ressources financières nécessaires et (v) participation au suivi-évaluation. VI. Evaluation des risques des PRP – AGIR dégradation du contexte socio-politique : la dégradation du contexte sociopolitique est un risque majeur car il conditionne la réussite des prp-agir. la stabilité du contexte sociopolitique est déterminante pour l’adhésion des populations, la confiance des partenaires techniques et financiers et la mobilisation des ressources financières. la bonne conduite de la transition et le retour à une vie constitutionnelle normale devraient permettre une mise en œuvre effective des prp-agir. aléas climatiques : les changements climatiques notamment la variabilité de la pluviosité qui se traduisent ces dernières années par des inondations et des sècheresses, peuvent fragiliser les moyens de subsistance des populations et aggraver la pauvreté rurale. le renforcement des mesures d’adaptation aux changements climatiques devraient permettre de lutter contre les effets néfastes des changements climatiques. faible mobilisation des ressources financières: la mobilisation effective des ressources financières complémentaires nécessaires pour boucler le financement des prp-agir déterminera dans une large mesure la réalisation des résultats attendus. la mobilisation conséquente des ressources propres de l’etat en faveur de la résilience et l’application effective de la déclaration de paris sur l’efficacité de l’aide publique au développement constituent une base pour l’atteinte des résultats des prp-agir. insécurité civile : les personnes vulnérables sont généralement les plus affectées dans les situations d’insécurité au regard de leur faible moyen de protection et de défense. le Burkina faso est actuel lement confronté à une monté de la délinquance et du grand banditisme. aussi, la radicalisation religieuse existante dans la sous-région peut affecter le Burkina faso. les déplacements de populations engendrés par ces genres d’évènements augmenteront la précarité de certaines populations. le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le banditisme et la radicalisation devra permettre de réduire l’occurrence de ce risque. instabilité institutionnelle : elle s’est manifestée ces dernières années par des regroupements/ scission des ministères et la mobilité de la ressource humaine et inhibant les dynamiques sectorielles. pour l’atteinte des résultats des prp-agir, le gouvernement devrait travailler à une meilleure stabilisation des institutions publiques et du personnel. non-maitrise de la croissance démographique : la croissance démographique du Burkina faso se caractérise par un fort taux de croissance annuel (3,1%). les résultats attendus des prp-agir pourraient être inhibés au vu du taux de précarité des populations rurales, la faible employabilité des jeunes et le faible développement des infrastructures socio-économiques si cette croissance démographique n’est pas maitrisée. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 61 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 62 VII. Bibliographie insd (2006), rapport sur le recensement général de la population et de l’habitat, 52p insd (2010), rapport de l’enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages (eicvm) mahrh (2006), programme national d’approvisionnement en eau potable et assainissement à l’horizon 2015 (pnaepa), 55p mahrh (2010), système national de vulgarisation et d’appui conseil agricoles (snvaca), 69p mahrh (2011), rapport etat généraux de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, 9p masa (2014), répertoire des projets et programmes, 76p masa (2014) analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (agvsan), 108p massn (2007) politique nationale d’actions sociale (pnas), 55p massn (2012) politique nationale de protection sociale 2013-2023 (pnps), 37p massn (2012), politique nationale de protection sociale (pnps), 61p massn (2014), répertoire des projets et programmes, 3p meaha (2014), répertoire des projets et programmes, 25p meaha (2014), répertoire des projets et programmes, 69p medd (2013), politique nationale de développement durable (pndd, 88p mef (2011), stratégie de croissance accélérée et de développement durable (scadd), 116p midt (2014), répertoire des projets et programmes mjfp (2014) politique nationale de la jeunesse du Burkina faso (pnj-Bf) 2014-202, 56p mpfg (2009) politique nationale genre (png), 56p mrah (2014), répertoire des projets et programmes, 29p mrsi (2012), politique nationale de la recherche scientifique et technologique (pnrst), 34p mrsi (2014), répertoire des projets et programmes, 4p ms (2007), politique nationale de nutrition (pnn), 33p ms (2011), plan national de développement sanitaire 56p ms (2011), politique nationale de santé, 22p ms (2013), plan de passage à l’échelle de promotion des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (anje), 84p ms (2014), répertoire des projets et programmes, 3p mje (2008), politique nationale de l’emploi, 54p messrs (2008), politique nationale de l’enseignement et la formation technique et professionnelle, 51p mena (2012), programme de développement stratégique de l’education de Base -2012 2021(pdseB), 125p sp/conedd (2010), troisième rapport sur l’état de l’environnement au Burkina faso, 208p sp/cpsa (2012), programme national du secteur rural, 83p massn (2012) stratégie nationale de la promotion et de protection des personnes handicapées (sn-3ph), 44p www.hea-sahel.org/consulté le 7 août 2015 VIII.Annexes 8.1 Situation de référence des indicateurs clés 8.2 Carte générale des zones de moyens d’existence (ZOME) au Burkina Faso PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 63 Piliers indicateurs Situation de référence Valeurs cibles en 2020 Années Valeurs Nombre de vulnérables ayant reçu des transferts conditionnels et non conditionnels 2013 500 000 2 500 000 Nombre de personnes vulnérables bénéficiant de l’assurance maladie universelle 2014 0 1 000 000 Nombre de femmes enceintes et allaitantes bénéficiant de la gratuité effective des soins de base 2014 0 300 000 Nombres d’enfants de 0 à 5 ans bénéficiant de la gratuité effective des soins de base 2014 0 600 000 Nombres de personnes indigentes bénéficiant de la gratuité effective des soins de base 2014 0 100 000 Nombre de personnes employés comme HIMO 2014 83 720 100 000 Nombre de personnes employés comme VADS 2014 30 000 100 000 taux de malnutrition aigüe globale (%) 2014 8,6 5 taux de couverture en vitamine A et déparasitant (%) 2014 80 100 Prévalence de l’anémie chez les moins de 5 ans (%) 2014 83 75 Prévalence de l’anémie chez les femmes en âge de procrées (%) 2014 62 50 Prévalence de la malnutrition chronique (%) 2014 29,1 25 Taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain (%) 2014 86 95 Taux d’accès à l’eau potable en milieu rural (%) 2014 63,54 85 Taux d'accès à l'assainissement en milieu urbain (%) 2014 29 65 Taux d'accès à l'assainissement en milieu rural (%) 2014 6 28 Taux de croissance annuelle du PIB agricole (%) 2014 5,20 14,7 Couverture des besoins céréaliers par la production nationale (%) 2014 121 130 Volume totale de la production céréalière 2014 4869 000 7 500 000 Pourcentage de ménages vulnérables ayant accès aux intrants agricoles (%) 2014 0 50 Quantité de lait produite (litres) 2014 200 000 000 300 000 000 Pilier 1 : Améliorer la protection sociale des communautés et ménages vulnérables pour une sécurisation de leurs moyens d'existence Pilier 2: Renforcer la nutrition des ménages vulnérables Pilier 3 : Améliorer durablement la productivité agricole et alimentaire, les revenus des plus vulnérables et leur accès aux aliments PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 64 la zome 1 est constituée de la région du sud ouest et des provinces de la sissili et du ziro. elle s’étend sur une superficie de 28 970 km² (10,56 % du territoire national). sa population est estimée à 675 288 habitants en 2005 (5,26 % de la population du Burkina faso), soit une densité d’environ 23,3 habitants/km². la région fait frontalière avec deux pays à l’est par la république du ghana et au sud par la république de la côte d’ivoire. la zome 2 ‘‘sud-ouest fruits, coton et céréales’’ est située à l’extrémité sud-ouest du pays. elle est formée de la presque totalité de la région des cascades et d’une bonne partie de la région des hauts-Bassins. la zome fait frontière avec la côte d’ivoire respectivement au sud et l’ouest. la zome 3 dénommée ouest coton et céréales est composée en partie par la région de la Boucle du mouhoun avec les provinces des Balé, et du mouhoun, la région des hauts Bassins avec la province du tuy, la région du sud-ouest avec les provinces du ioba et de la Bougouriba. la zome regroupe essentiellement six (06) communes rurales que sont : houndé, tuy, Boromo, dédougou, dano et diébougou. elle couvre envi ron 91 347km2 de superficie. la population de la zome 3 est estimée à environ 1 572 679 d’habi tants selon le recensement général de la population et de l’habitation de 2006. la zome 4 est constituée des provinces du Bazèga, du Boulkiemdé, de la kossi, du nayala, du passoré, du sanguié, de la sissili, du sourou et du ziro. elle s’étend sur une superficie de près de 26 002 km² (9 % du territoire national). sa popu lation est estimée à 1 228 410 habitants en 2005 (10% de la population du Burkina faso). la zome 4 fait frontière avec deux (02) pays voisins, le mali, la zone de moyen d’existence (zome 5) 8.3 Les zones de moyens d'existence (ZOME) au Burkina Faso la zome 5 est caractérisée par les céréales et le maraîchage occupe les régions du plateau central, du centre nord, une partie du nord, du centre sud, du centre-ouest et du centre-est. elle est li mitée au nord par la région du sahel et le mali, à l’est par la région de l’est, à l’ouest par les régions du centre-ouest et de la Boucle du mouhoun, au sud par les régions du centre-est et une partie du centre-sud, et elle renferme presque toute la zome 6 constituée de la région du centre. elle recoupe 12 provinces à savoir le lorum, le yatenga, le Bam, le kourwéogo, le namentenga, le kourit tenga, le zondoma, le passoré, le namentenga, l’oubritenga, le ganzourgou et le Bazèga. selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (rgph) en 2006, 503 433 ménages pour une population de 3309075 âmes peuplent cette zome. les femmes occupent 53,39 % de cette population dont 12,22 % vit en milieu urbain. la zome 6 est constituée par le périurbain de ouagadougou la zome 7 caractérisé par le bétail et céréales, occupe une partie des régions du sahel, de l’est, du centre nord et du nord (figure 1). elle est fronta lière à la république malienne et nigérienne. elle recoupe 08 provinces à savoir : le séno, le lorum, le soum, la gnagna, la komandjari, le yagha, le namentenga et le yatenga. sur la base du dernier rgph de 2006, cette zome compte 1.584.445 habitants répartis en 273.518 ménages. environ 4,86 % de cette population est urbaine. elle est composée d’environ 51 % de femmes. PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 65 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 66 la zome 8, caractérisé l’élevage transhu mant et mil est une composante de la région du sahel (la province l’oudalan et les communes de koutougou et falagountou). située à l’extrême nord du pays cette région est entre les 13° et 15° parallèles nord. la zome 9 dénommée : est et sud est céréales, elevage, forêt et faune, couvre des parties des régions de l’est, du centre-est et du centre-sud. elle fait frontière avec les zome 1, 5 et 7 et avec le niger, le ghana, le togo et le Bénin. en 2006, la population de cette zone était environ 2 333 860 habitants constitués de 377 502 ménages selon le recen sement général de la population et de l’habi tat (rgph). 8.4 Arrêté portant mise en place de l'Equipe Technique Nationale PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 67 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 68 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 69 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 70 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 71 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 72 PRIORITÉS RÉSILIENCES PAYS (PRP) 73 Achevé d’imprimer : OL Production - Tél : 70 23 15 58