Politique Nationale de santé (PNS), 2011
Made 2011 · Text as of 2026-10-01
Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.
About this law
- Language
- French
- Kind
- policy
- Country
- Burkina Faso
- Subjects
- General
- Keywords
- public health, capacity building, governance
Where to read it
No source link is recorded for this law.
Text
The law's own text, section by section, as held. Each section has its own link.
2.2.2. Prestati ons de services et de soins 6 --------------- 2. 2. 3. Ressources humaines pour la sante 7
2.2.4. Medicaments, consommables medicaux et vaccins 8 2. 2.5. Infrast ruct ures, equipements et materiels 8
2.2.6. Information sanitaire 9
2.2.7. Recherche pour la sante 10 2. 2.8. Fina ncemen t de la sante 10
2.3. Problemes prio.r itaires du systeme national de sante 12 III. ORIENTATIONS NA.TIONALES EN MATIERE DE SANTE _ _ _ 13 3.1. Vision - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 13 3. 2. Fondements, valeurs et principes 13
3.3. But de la Politique nationale de sante _ _ _ _ _ __ _____ 14
3.4. Orientations strategiques _ _ __ _ _ _ _ _ _ __ _____ 14
3.5. Resultats attendus de la mise en ceuvre de la Politique natio.n ale de sante _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 21 IV. MISE EN CEUVRE _ _ __ _ __ _ _ _ _ _ _ _ __ _____ 21 4 . 1 . Cadre demise en ceuvre - - - - - - - - - - - - - - - - - - 21 4. 2. Conditions de succes - - - - - - - - - - - - -- - - - - - 21 4. 3. Contraintes - - -- -- - - - - - - - - - - - -- -- -- 22 4. 4 . Menaces 22
4.5. Suivi et evaluation 22 II PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante En 2000, la communaute internationale a adopte la Declaration du millenaire et les Objectifs du mil lenaire pour le developpement (OMO) des Nations Unies, fixant 2015 comme date butoir pour atteindre les cibles. Trois des huit OMO sont directement lies a la sante. II s'agit des OMD 4, 5 et 6 formu les respectivement comme suit : reduire la morta lite infantile ; ameliorer la sante maternelle ; et combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies. Les pays de la Region africa ine de !'Organ isation mondiale de la sante (OMS) ont a fait la preuve de leur engagement realiser les OMO lies a la sante, notamment a travers la Declaration d'Abuja en 2001 des Chefs d'Etats et de gouvernement de la Communaute economique des Etats de l'Afrique de l'ouest invitant les pays d'a llouer au moins 15 % du budget de l'Etat au secteur de la sante et la Declaration de Ouagadougou en 2008 sur les soins de sante prima ires et les systemes de sante en Afrique . Le gouvernement burkinabe, convaincu que la sante est au cCEur du developpement, en a fait un des secteurs prioritaires. Naturellement, apres la premiere generation de politique sanitaire nationale et du plan national de developpement, adoptes respectivement en 2000 et 2001, un processus participatif et in clusif a permis apres une analyse approfondie de la situation sanitaire de disposer d'une politique nationale de sante . La vision de cette politique decoule de celle enoncee dans l'etude nationale prospective «Burkina 2025» : «une nation solidaire, de progres et de justice qu i conso lide son respect sur la scene internationale». De cette vision, celle de la sante se decline ainsi comme etant le meilleur etat de sante possible pour a !'ensemble de la population travers un systeme de sante national performant. La politique nationale de sante, qu i s'appuie sur des fondements, des valeurs et des principes, donne incontestablement les grandes orientations strateg iques du gouvernement en matiere de sante pour les prochaines annees. Sa mise en CEuvre se fera a travers des plans decennaux de developpement sanitaire sous la conduite du ministere charge de la sante et sous l'autorite du gouvernement. Outre, un engagement politique au plus haut niveau de l'Etat, un leadership affirme du gouvernement, un respect des valeurs et des principes ainsi qu'une adhesion de tous les acteurs, le succes de la mise en reuvre de la politique nationale de sante sera tributaire d'une mise en place effective de mecan ismes adequats de suivi, d'eva lu ation et de coordination des differentes interventions de sante. Cela necessitera egalement une collaboration notamment avec les autres departements ministeriels, le secteur prive, la societe civile, les ONGs et associations eu egard a la complexite des problemes de sante et au caractere a multisectoriel et multidisciplinaire des solutions y apporter. PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante Ill I LIST£ 'lJ'ES Slfi£'ES 'E'l' .'A:B'R:t'YI.'A.'11O:NS I ASC Agent de sante communautaire CAMEG Centra le d'achat des medicaments essentie ls generiques et des consomma bles medicaux CHR Centre hospitalier regional CHU Centre hospitalier universitaire CM Centre medical CMA Centre medical avec antenne chirurgicale CPN Consu ltation prenatale CSPS Centre de sante et de promotion sociale DRS Direction regionale de la sant e EDS Enquete demographique et de sante ENP Etude nationa le prospective IDH Indice de developpement humain IST Infection sexuellement transmissible OMO Objectif du millenaire pour le developpement OMS Organisation mondiale de la sante ONG Organisation non gouvernementale PCIME Prise en charge integree des maladies de l'enfant PIB Produit interieur brut PNDS Plan national de developpement sanitaire PNUD Programme des nations unies pour le developpement PTME Prevention de la transmission mere-enfant PvVIH Personne vivant avec le VIH RGPH Recensement general de la population et de !'habitat RHS Ressources humaines pour la sante SNIS Systeme national d'information sanitaire SONU Soins obstetricaux neonatals d'urgence UA Union africaine VAA Vaccin anti amaril VAR Vaccin ant i rougeoleux VAT Va ccin anti tetanique VIH/SIDA Vir us de l'immunodeficience humaine/Syndrome de l'immunodeficience acquise Minist ere de la Sant e IV PNS_version definitive_ 2011 INTRODUCTION Le systeme national de sante du Burkina Faso s'est construit progressivement depuis les annees 1960 a travers plusieurs reformes dont l'une des plus importantes est la mise en place du systeme de sante de district. Ces reformes ont ete operees pour accroitre la performance du systeme de sante, le gouvernement etant convaincu que la sante est une composante determinante du developpement. Compte tenu des changements importants intervenus dans le monde et plus particulierement dans la region africaine et au plan nationa l, ii s'est avere necessaire de reviser la politique sanitaire nationale adoptee en 2000 afin d'impulser une nouvelle dynamique au developpement sanitaire national. La revision de cette politique a ete realisee selon un processus participatif dont Jes principales etapes sont : i) !'analyse de la situation sanitaire nationale et sa validation pa r !'ensemble des parties prenantes au developpement sanitaire, ii) !'elaboration d'un projet de politique nationale de sante par un com ite technique appuye par Jes partenaires techniques et financiers, amende ensuite par !'ensemble des acteurs du systeme de sante, iii) la validation du document par le comite de pilotage du processus, et enfin iv) son adoption par le gouvernement. La vision du gouvernement en matiere de sante se decline comme etant le meilleur etat de sante possible pour !'ensemble de la population. La politique nationale de sante definit Jes grandes orientations nationales en matiere de sante. Son but est de contribuer au bien-etre des populations. L'impact attendu de la mise en a:uvre de cette politique est la reductio n significative des charges de morbidite et de mortalite generales et specifiques au sein de la population a travers !'implication de tous les secteurs et de tous Jes acteurs du developpement economique et social du Burkina Faso. PNS_vers ion definitive_ 2011 Ministere de la Sante 1 I. CONTEXTE GENERAL L'evolution de la situation dans le monde est marquee dans de nombreux pays par d'importants progres enregistres en matiere de sante. Toutefois, plusieurs crises (alimentaire, energetique, financiere et les changements climatiques) sont venues annihiler en partie les efforts de ces pays et reduire la portee des progres. C'est dans ce contexte que les Objectifs du millenaire pour le developpement (OMO), auxquels le Burkina Faso a souscrit, ont ete adoptes pou r accelerer la marche des Etats vers le progres social et economique. Dans le domaine du developpement sanitaire, le rapport sur la sante dans le monde 2008 de l'OMS indique que globalement, des progres ont ete rea lises dans la baisse des morbidites et des mortalites, l'accessibilite aux produits de a a sante, l'acces l'eau potable, l'assa inissement et aux soins prenataux. En depit de tous ces progres, ce rapport souligne que, «aujourd'hui, les populations ont a ete laissees la train e et le sentiment qui prevaut est que des occasions ont ete a manquees ... ». C'est pourquoi l'OMS, travers ce rapport mondial, considere que le renforcement des Soins de sante primaires (SSP) constitue la strategie la mieux adaptee «maintenant plus que jamais», pour surmonter efficacement les defis en rapport avec la mondialisation. C'est dans ce contexte qu'a ete adoptee en 2008 la Declaration de Ouagadougou sur les SSP et les systemes de sante en Afrique. Au plan national, le Burkina Faso, pays sahelien enclave, situe au creur de l'Afrique de l'Ouest sur une superficie de 274 200 km 2 , est caracterise par trois zones climatiques (sahelienne, nord soudanienne et sud soudanienne) avec un climat de type tropical comprenant une longue saison seche et une courte saison pluvieuse. Avec un fort taux d'accroissement demographique d'environ 3,1 % par an 1 • la population qui etait de 14 017 262 habitants en 2006 est estimee a 15 730 977 habitants 2 en 2010. La population est tres jeune car les moins de 15 ans representent plus de 46%. Les femmes representent 51, 7% de la population totale. Environ 77,30% de la population vit en milieu rural. Le taux a a brut de natalite est estime 46,0 %0, celui de la mortalite generale 11,8 % 0 et a a l'esperance de vie la naissance 56, 7 ans. L'indice synthetique de fecondite est de 6,2. Le Burkina Faso est aussi un pays de fortes migrations internes et surtout externes. L'economie du pays qui repose sur !'agriculture, reste par ailleurs marquee pa r son caractere faiblement diversifie et sa vulnerabilite aux chocs internes (a leas cl imatiques principalement) et externes (prix de l'energie et volatilite des prix pour les produits alimentaires). Avec un revenu par habitant de 300 $ US par an , le Burkina fait partie des pays les moins avances. Selon le dernier rapport du PNUD sur le developpement humain, II occupe le 161 eme rang sur 169 pays avec un IDH de 0,305 en 2010. S'a gissant des finances publiques, le niveau de pression fiscale reste fa ible malgre !'amelioration des recettes propres. I I est de 13% contre une norme communautaire de 17%. 1 2 RGPH 2006 IN D(2008), le Burkina en ch iffre VJ+ 2 PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante En 2008, la facture petroliere a lourdement pese sur les capacites d'i mportation du pays, avec 25,8% des importations tand is que la part des produ its alimentaires a represent e 12,5%. L'emploi est marque par la predominance du secteur agricole et du secteur informe l. En matiere de lutte contre la pauvrete, les performances macroeconom iques recentes ne se sont pas traduites pa r une reduction substantielle de la pa uvrete et des inegalites. L'incidence de la pauvrete estimee a 46,5 % en 2003 eta it a encore 42, 8% en 2008. En depit de ces faibles progres en ce qui concerne la reduction de la pauvret e monetaire, des progres substantiels ont ete enregistres dans les secteurs sociaux, notamment la sante y comp ris la lut te co ntre le VIH et le Sida, a !'education et l'acces l'eau potable. Dans les domaines politique et institution nel, le Bu rkina Faso a re noue avec le constitutionnal isme en 1991 qu i consacre un Etat democratique, un itaire, lak et avec le multipartisme, dans un environnement redevenu favorable aux reformes, a la m ise en reuvre des actions de developpement que facilite une st abilite pol it ique depuis deux decennies. Le pays s'est dote de referentie ls strateg iques t els que l'Etude nationale prospective (ENP) "Burkina 2025", la Strategie de croissance acce leree et de developpement durable (SCADD ) ainsi que le Schema national d'amenagement du territoire (SNAT). La vision pour le Burkina Faso, enoncee dans l'ENP "Burkina 2025 ", tradu it les ambitions de developpement que le pays se fixe pou r le long terme, a savoi r le defi de faire du Burkina Faso un pays emergent. II. SITUATION SANITAIRE
2.1. Etat de sante des populations Le profil epidemiologique du pays est marque par la persistance d'une forte charge de morbidite due aux endemo-epidemies y compris !'infection a VI H et a !'augmentation progressive du fardeau des ma lad ies non transmissibles. Aussi, la mortalite reste-t-elle encore elevee. En matiere de lutte contre les ma lad ies transmiss ibles, des resu ltats importa nts ont ete obtenus au cours des dix dernieres annees. II s'agit, entre autres, de la reduction de la letal ite due au paludisme grave chez les enfants de mains de 5 a ans qui est passee de 12% en 2000 3,3% en 2009. Concernant la tuberculose, le taux de succes au tra itement est passe de 64% en 2004 a 76,20% en 20 09. Cependant, la tuberculose et le pa lud isme demeurent encore des problemes de sante publique. Dans le domaine de la vaccination de routine , les couvertures vaccina les administratives ont augmente de fa~on significative entre 2000 et 2009, soit respectivement de 80% a 100%, de 57% a 100% , de 59% 95 % et a de 56% a 95% pour le BCG, le DTC3, le VAR et le VAA ; en outre, ii y a eu !'introduction de deux nouveaux vaccins (hepatite B et hemophi lus influenzae B). Pour ce qui est de la nutrition, la preva lence globa le de la ma lnutrit ion aigue revelee par l'enquete « Standardize mon itoring assessment of rel ief and trans itions (SMART) >> de septembre 2010 etait de 11% contre 21 % en 2003 . 3 PNS_version defin itive_ 2011 Ministere de la Sante Dans le domaine de la lutte centre le VIH, le Sida et les 1ST, les principal es actions ont concerne la prevention, la surveillance, la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH (PvVIH) marquee par la gratuite des ARV depuis janvier 2010. Le taux de seroprevalence du VIH a fortement baisse passa nt de a 4,8% en 2001 1,2% en 2010 3 • Par contre, les malad ies non transmissib les sont en augment ation. El les regroupent, entre autres, les affections cardio-vascu laires, les troubles et ma ladies menta les, les maladies met aboliques comme le diabete, la ma lnutriti on et autres carences nutritionnelles, les cancers. En depit des resultats obtenus, de nombreux defis restent a relever, notamment au niveau du renforcement des capacites des programmes existants de lutte centre les ma lad ies transmiss ibles et non transm issibles ainsi que !'elaboration et la m ise en reuvre de strateg ies complementaires. De plus, les accidents de la vo ie publique prennent de !'importance en tant que probleme de sante publique avec un fa rdea u de plu s en plus lourd en termes de mortalite, de morbidite y compris les hand icaps et des consequences socio-econom iques. Dans le domaine de la mortalite, bien que celle - ci ait ba isse, la situation sanitaire reste caracterisee par un taux de morta lite genera le et des taux de mortalites specifiques eleves; le taux brut de mortalite est de 11 ,8 pour mille , le tau x de mortalite infantile de 91,7 pour mille na issances vivantes et celu i de la morta lite infanto-j uveni le de 141,9 pour mille naissances vivantes 4 • Le ratio de mortalite maternelle est de 307,3 pour 100 000 na issances vivantes (ii etait de 484 pour 100 000 naissances vivant es selon l'EDS 1998). La mortal ite intra-hospitaliere des meres est passee de 257 pour 100 000 parturientes en a 2004 212 en 2007 5 • Toutefois, la morbidite et la mortalite pourraient co nna7tre une augmentation dans les annees a ven ir compte tenu du double fa rdeau epidemiolog ique si des mesures energiques n'etaient pas mises en oeuvre. Au total, la situation sanitaire du Burkina Faso a conn u une amelioration certa ine a ces dernieres annees ; ainsi l'esperance de vie la na issance est passee de 36, 7 a ans en 1960 57 ans en 2008, soit une augmentation de 20,3 ans. Ces phenomenes de sante s'expliquent par !'existence de nombreux a determinants dont ceux lies l'environnement (social, economique et physiq ue) , les facteurs biolog iques, les habitudes de vie et les capacites d'adapt ation, l'impact de la cro issance demographique sur le secteur de la sante.
2.2. Forces, faiblesses et defis du systeme national de sante L'analyse du systeme nationa l de sante, basee sur les piliers definis pa r l'OMS, a permis d'identifier ses forces et ses fa iblesses. 3 0 U SIDA 4 RGPH 2006 5 Annuaire statisriques Ministere de la ante 4 PNS_versi on defi nitive_ 2011 Ministere de la Sante
2.2.1. Leadership et gouvernance Le leadership du ministere de la sante s'est manifeste au cours de !'execution du PNDS 2001-2010, dans la definition de politiques et de normes, !'adoption de lois et autres conventions relatives ala sante, l'accroissement de ressources en faveur de la sante. Dans le doma ine de la gouvernance, le systeme de sante a enregistre des progres notables tant sur le plan organisationnel que fonctionnel. Le systeme national de sante comprend les sous-secteurs sanitaires public, prive et ce lui de la medecine et pharmacopee traditionnelles. Dans le sous-secteur sanitaire public, les principaux acquis sont essentiellement le renforcement de la decentralisation du systeme sanitaire entreprise depu is 1993 avec la mise en place du systeme de sante de district (63 districts en 2007), le renforcement des CMA/hopitaux de district et le developpement de la sante communautaire. La communalisation integrale aura une repercussion majeure dans le mode de gestion du systeme de sa nte a tous les niveaux. L'implication effective de tous les acteurs dans le developpement du systeme de sante, l'instauration des soins d'urgence, la subvention des prestations en faveur de la mere et de l'enfant, ont ameliore l'efficacite et !'utilisation des services de sante. En outre, plusieurs reformes ont ete operees telles que la reforme hospitaliere y compris l'instauration de la prise en charge des urgences sans prepaiement, la reforme pharmaceutique. La mise en ceuvre de la politique de contractua lisation dans le secteur de la sante et le financement base sur les resultats permettront de renforcer l'approche sectorielle, strategie adoptee pour la mise en reuvre du PNDS. La regulation du secteur de la sante a ete amelioree grace au renforcement des structures de controle a tous les niveaux du systeme de sante et la a collaboration avec les ordres professionnels. Le sous-secteur sanita ire prive de soins compte plus de 300 structures composees majoritairement de structures a but lucratif (81 %) et d'etablissements confess ionn els. Un cadre formel de concertation existe entre ce sous- secteur et le ministere de la sante. Le ministere de la sante a intensifie son appui au sous-secteur de la « medecine traditionnelle » et de la pharmacopee nationale ces dix dernieres annees ou environ 30 000 acteurs exercent de fa<;on autonome. Les actes majeurs poses dans ce domaine sont !'adoption de la politique nationale avec des textes reglementant l'exercice de la profession, la mise en place d'un cadre de co llaboration avec le sous-secteur sanitaire public, l'encadrement des tradipraticiens de sante et en fin, la mise sur le marche des medicaments traditionnels homologues. Malgre ces acquis, ii existe des insuffisances dans le fonctionnement des districts sanitaires urbains et ceux centres sur un CHR, une faible capacite gestionnaire des equipes des districts et des directions regionales, une faible capacite operationnelle de la Cellule d'appui a la decentralisation du systeme sanitaire dans le contexte de la communalisation integrale, une absence de coordination du systeme de soins au niveau des communes et d'un dispositif adequat de gestion des aspects sanitaires des catastrophes. En outre, le taux d'autofinancement des hopitaux est faible, la pharmacie hospitaliere n'est pas PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 5 mise en place, le med icament reste inaccessible fi nancierement a la maj orite de la population, ce qu i pourrait expliquer en partie la persistance de la vente illicite des med icaments. Le sous-secteur san itaire prive se developpe sans schema directeu r. I I est caracterise par une insuffisance d'application des t extes j uridiques et un non respect des normes relatives aux prestations de services. Le sous -secteur traditionnel de soins n'est pas structure et la pratique y est generalement individuelle. Dans le domaine du leadership et de la gouvernance, les defis maj eu rs releve r a sont, la regu lation et la normalisation dans le secteur, l'ame lioration de la collaboration intersectorielle et de la coordination des interventions et le renforcement du systeme nationa l de sante dans le contexte de la communalisation integra le.
2.2.2. Prestations de services et de soins Les prestations de services et de soins ont connu une amel ioration not ab le au cours de la decennie ecou lee; en temoignent l'offre du paquet mi nimum d'activ ites standard dans taus les CSPS fonctionnels, la hausse des ind icat eurs d'utilisation des services (0,21 nouveaux contacts pa r habitant et pa r an en 20 01 a a 0,56 en 2009), la couverture en CPN2 (de 57,4% en 2006 73,82% en 2009 ), le taux des accouchements assistes dans les formations sanita ires peripheri ques (de 34% en 2001 a 70,7% en 2009), les couvertures vaccinales pou r to us les antigenes, sont a 100% sauf pour le VAA, VAR et VAT2 qu i se situent nea nmoins au-de la de 90%, le taux de prevalence contraceptive a 28, 17% en 2008 . La PCIME cl inique couvre 86% des formations san itaires , la PTME/VIH est m ise en ceuvre dans 85% des formations sanita ires en 2009. Les services de prevention de l'infection a VIH et de la prise en cha rge globa le des PvVIH ont et e am eliores durant la periode 2006 - 2010, notamment grace al'instauration de la subvention des ARV. Des interventions specifiques ont ete developpees en faveur des groupes vulnerables (meres, enfants, jeunes, personnes agees, ... ). Dans le domaine de la sante communauta ire, !'adopti on de la stra tegie d'interventions integrees a base communautaire en matiere de sante constitue une avancee significative pour une meil leure participation des communautes la a prise en cha rge de leur sante. En matiere de nutrition, les interventions ant ete m ieux organisees a pa rtir de 2002. Un plan strategique de nutrition 2010-20 15 est m is en ceuv re et les activites de nutrition sont effectivement int egrees dans le paquet minimum d'activites des formations sanita ires . Par ai lleurs, le sous-secteur sanitaire prive de so ins joue un role appreciable da ns l'offre de soins notamment en milieu urbain. Malgre ces acqu is, des insuffisances subsistent dans la qua lite et !'uti lisation des services, dans la securisation de l'approvisionnement en produ its contra ceptifs , de reactifs et anesthesiques. On note aussi un faib le developpement de la PCIME communautaire, une dependance de la PTME/VIH aux financemen t s des partenaires t echn iques et financiers, une inega le repartit ion de l'offre de services PNS_ve rsion defi ni ti ve_ 2011 Ministere de la Sa nte 6 en matiere de VIH et SIDA, une absence de politique nationa le de services a base communautaire, une faible prise en compte des activites de nutrition dans les plans d'action des district s. En matiere de prestations de services, les defi s majeurs se rapportent a !'amelioration de la qualite des services et des soins, au renforcement des soins de sante communautaire, a la consolidat ion des acquis de la lutte contre le VIH et le SIDA et au renforcement de l'offre de soins pour les differents groupes de population, notamment les plus vu lnerables.
2.2.3. Ressources humaines pour la sante En matiere de ressources humaines, les effectifs des personnels de sante se sont accrus regu lierement au cours de la decennie atteignant 18 903 agents de la fonction publique en 2009. Globalement, le nombre de personnels specia listes a considerablement augmente. Les ratios personnel/habitants se sont ameliores ; en outre, 83,2% des CSPS remplissent les normes min imales en personne ls en 2009. Le sous-secteur sanitaire prive dispose d' un personnel permanen t ma is utilise a aussi des special istes temps partiel. La gestion des ressources humaines pour la sante (RHS) a connu une amelioration notable : debut d'informatisation , elaboration et actua lisation des instruments legislatifs, reglementaires et de gestion, reorgan isation de la gestion dans les services deconcentres. Par ailleurs, des mesures de motivation ont ete mises en reuvre en faveur des personnels . La repartition des personnels s'est amelioree grace a une meilleure application a des textes regissant les affectations et une regiona lisation des recrut ements de certaines categories de personnels. Les capacites des institutions de formation publiques et privees des personnels de sante se sont accrues. Celles-ci forment differents profils de personn els y compris certa ins specialistes. La formation de medecins en ch irurgie essentielle et en gestion des districts contribue a l'operationnalisation des dist ricts sanita ires. La formation continue des personnels sur le terra in est organ isee par les responsables des differents niveaux du systeme de sante. Malgre ces acquis, des insuffisances persistent. II s'agit notamment de l'insuffisance qualitative et quantitative du personnel, la fa ible motivati on des agents, l'inegale repartition des personnels de sante surtout entre les milieux urbain et rural. Les defis a re lever sont la miseala disposition du systeme de sante des RHS adequates en quantite et en qualite, leur gestion plus rationnelle en maitrisant les parametres de repartition et de motivation et en fin, !'amelioration des formations initiale et continue. 7 PNS_version defin itive_ 2011 M inist ere de la Sa nt e
2.2.4. Medicaments, consommables medicaux et vaccins Ces dern ieres annees, la disponibilite et l'accessibilite des produits de sante se sont ameliorees sign ificativement a travers la mise en ceuvre du PNDS 2001- 2010. Le systeme de distribution des medicaments a ete renforce par la deconcentration de la CAMEG, son ouverture au secteur prive, la fixation annuelle et la survei llance etroite des prix des medicaments. L'assurance qualite des produits de sante s'est amelioree par la mise en ceuvre d'un systeme a national de surveillance des effets in desirables des produ its de sante partir de 2008. En outre, la promotion de l'usage rationne l du medicament est effective a travers !'utilisation d'outils normatifs. Dans le doma in e de la medecine et pharmacopee traditionnelles, ii existe une production artisanale et semi - industri elle des medicaments a base de plantes avec la m ise sur le marche de medicaments homologues. L'amelioration du systeme de gestion des vaccins se traduit par !'absence de rupture en vaccins et consommables. Concernant les produ its sanguins, leur disponibilite a ete amelioree a travers le centre national et les centres regionaux de transfusion sangu ine, les banques de sang et laboratoires de certa ins serv ices hospitaliers. Les faiblesses constatees portent essentiel lemen t sur l'insuffisance de coord ination des filieres d'approvisionnement et de distribution des produ its pharmaceutiques dans le secteur de la sante, !'absence d'une strategie adequate en matiere de production pharmaceutique locale, les insuffisances dans !'uti lisation des outi ls de gestion du Programme elargi de vaccination et la fa iblesse du systeme de gestion des dechets issus de la vaccination sur le terrain. De plus, la production des produits sanguins labiles demeure insuffisa nte. Les defis res ident dans la mise en ceuvre de la politique pharmaceutique nationale revisee, une meilleure coord in ation des systemes d'approvisionnement des medicaments, le renforcement des capacites du centre national de transfusion sanguine et de ses demembrements ainsi que le ren forcement de !'immunisation universelle.
2.2.5. Infrastructures, equipements et materiels Les infrastructures, equipements et materiels des services de sa nte ont connu a un developpement notable taus les niveaux. Le nombre de CSPS a augmente, ce qui explique !'amelioration du rayon moyen d'action theorique des CSPS qui est passe de 9,18 km en 2001 a 7,49 Km en 2009. Le ratio habitant par CSPS est passe de 14177 habitants en 2001 9835 a habitants en 2009. Plusieurs structures hospital ieres ant ete renforcees. Ainsi , les CHR de Kaya et de Banfora ant ete reconstruits sur de nouveaux sites tandis que ceux de Tenkodogo et de Ouahigouya sont en cours de reconstruction. Par ailleurs, le processus de construction des CHR de Manga et de Ziniare ainsi que celui des hopitaux de district de Bittou et de Pouytenga ont ete amorces. En 2010, le 8 PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante I Centre hospitalier national Blaise COMPAORE de 600 lits a ete inaugure. Les services de maintenance existent au niveau des regions sanitaires et de certains districts. Toutefois, ii existe d'enormes disparites en matiere de couverture sanitaire aussi bien entre les regions sanitaires qu'a l'interieur des regions. Dans le domaine de la maintenance, ii existe une insuffisance de ressources humaines qualifiees, de materiels et de financement. Du reste, ii n'existe pas une politique en matiere d'equipement et de maintenance pour le secteur de la sante. Les defis auxquels ii faudra s'attaquer sont notamment, !'amelioration de l'accessibilite geographique des populations aux services de sante et la mise en ceuvre d'une politique d'equipement et de maintenance dans le secteur de la sante.
2.2.6. Information sanitaire Dans le domaine de !'information sanitaire, des progres ont ete realises. Ainsi, les capacites institutionnelles et organisationnelles ont ete renforcees a travers la creation de la Direction generale de !'information et des statistiques sanita ires (DGISS). Les ressources humaines du Systeme national d'information sanitaire (SNIS) ont augmente sensib lement en quantite et en qualite. Les principaux produits issus de la collecte et du traitement des donnees ant connu une amelioration notable depuis quelques annees (annuaires statistiques, tableau de bard, bu lletin d'epidemiologie et d'information sanitaire, comptes nationaux de la sante, rapports de progres, ... ). Le financement des activites du SNIS a ete ameliore par !'augmentation sensible de la part de l'Etat. Le service central de documentation du Ministere de la sante est inform atise et le processus de decentralisation est en cours. En depit de ces progres, la coordination des activites reste insuffisante, !'utilisation des donnees de !'information sanitaire est faible, les donnees de populations ne sont pas bien maitrisees et les donnees communautaires sont faiblement prises en compte; la collaboration entre le SNIS et les structures produisant des donnees demographiques d'une part et d'autre part entre le systeme national de recherche pour la sante est limitee. Enfin, en matiere de documentation, on constate un accroissement de plus en plus important de la masse d'archives non organisees dans les differents services rendant leur exploitation difficile. a Le defi majeur relever est !'amelioration de l'efficacite du systeme d'in formation sanitaire pour le rendre capable de soutenir la planification et la gestion des problemes de sante des populations, de maitriser les donnees relatives aux OMO en particulier et d'integrer effectivement les technologies de !'information et de la communication pour accroitre les performances du systeme nationa l de sante. 9 PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante
2.2.7. Recherche pour la sante Le departement de la sante accorde depuis quelques annees une importance au developpement de la recherche pour la sante. En termes d'acquis, c'est essentiellement !'amelioration de la coord ination des activites au sein des services de sante a travers le renforcement des capacites institutionnelles et organisationnelles. II s'agit essentiellement de la creation d'une structure de coordination au niveau de la Direction des etudes et de la planification, le ren fo rcement et la cre ation de structures de recherche (centre Muraz, centre national de reche rche et de formation sur le paludisme, centre de recherche en sante de Nouna , ... ). Le developpement de toutes ces institutions s'est accompagne par !'adoption de textes d'orientation et de planification, ainsi que de textes portant creation et fonctionnement des organes de regulation des questions d'ethique (comites d'ethique institutionnel et comite d'ethique de la recherche pour la sante) et le plan national de developpement de la recherche pour la sante 2011-2020. L'allocation de ressources financieres aux institutions de recherche par le budget de l'Etat et la creation du fonds d'appui a la recherche en sante (FARES) ont permis d'ameliorer les capacites de financement de la recherche pour la sante. La situation des personnels de recherche pour la sante se caracterise par une progression notable des effectifs. Concernant les mecanismes de gestion de la recherche et de diffusion des resultats de la recherche, les centres de recherche dans leur quasi-totalite disposent de conse ils scientifiques qu i ont essentiellement un role consultatif. II existe des mecanismes de diffusion et d'utilisation des resultats qui sont constitues principalement par le forum national sur la recherche scientifique et les in novations technologiques, les Journees des sciences de la sante de Bobo- Dioulasso et les journees scientifiques de Nouna, l'agence nationale pour la valorisation de la recherche, !'initiative EVIP/Net (Evidence policy network). Malgre ces acquis, ii subsiste des insuffisances. En effet, les activites de recherche au sein des services de sante restent insuffisamment coordonnees, les politiques et les pratiques en rapport avec le controle, la reglementation et !'evaluation eth ique de la recherche sont insuffisantes ; ii persiste une insuffisance de personnels dans ce domaine multidisciplinaire et complexe et de financement de la recherche. Enfin , !'absence de statut pour les chercheu rs relevant du ministere de la sante constitue une preoccupation reelle. a Le defi majeur relever reste le developpement d'une culture de recherche pou r faire de la recherche un outil du developpement socio-sanitaire a travers le renforcement du processus de prise de decision base sur les evidences et les experiences disponibles dans la definition des politiques de sante.
2.2.8. Financement de la sante La mise en ceuvre du PNDS 2001-2010 a mis l'accent sur la reduction de la barriere financiere a l'acces aux soins, notamment a travers !'amelioration de l'efficience des services de sante et la promotion des rnecanisrnes de partage des risques en rnatiere de sante. PNS_ve rsion definitive_ 2011 Ministere de la Sante 10 Au t it re des forces, on retient la diversificati on des sou rces de finance ment et !'augmentation progressive du volume de fi nancement. En effet, en matiere de fi nancements publics, le budget du Ministe re de la sante exprime en FCFA etait de 76 milliards en 2007, 83 m illiards en 2008 et 93 mil liards en 2009 , soit respectivement 9,66% , 10,80% et 11,54% du budget de l'Etat hors dettes et hors depenses communes interministerielles. La part du budget de la sante 6 pa r rapport au budget de l'Etat est passee de 11,61 % en 2007 a 15,46% en 2009 . S'agissant des ressources publiques allouees a la sant e, ii ressort des com pt es nationaux de sante qu 'elles ant evolue de fa<;on croissante entre 2003 et 2008, passant de 35 m il liards FCFA en 2003 a 79,56 mill iards FCFA en 2008. En val eur re lative, les parts des financement s publics par rapport aux depenses nati onales de sante sent passees de 25,5% en 2003 a 31 ,3% en 2008. Concernant les financements prives, la part contributive des menages au financement des depenses totales de sante est passee de 49 ,8% en 2003 a 38,4% en 2008. Pa r ailleurs, le sect eur de la sa nte benefi cie d'un apport relativement important des ONG et des associations . Les financements exterieu rs constituent la troisieme source de fin ance ment de la sante apres l'Etat et les menages. En outre, les mesures de gratuite et de subvention de certa ines prestati ons, la mise en ceuvre des programmes de fi lets sociaux de securite ainsi que les alternatives de financement et autres initiatives novat rices ( Decl aration de Paris sur l'efficacite de l'a ide au developpement, Partenariat international pou r la sa nte et initiatives connexes, harmon isation pour la sante en Afrique ... ) co nstituent des acqu is important s. II ex iste d'autres points forts tels, !' ut ilisation d'un cad re de depenses moyena terme (CDMT) sectoriel et de l'outil budgeti sation marginale pou r lever les goulots d'etranglement (MBB), !'existence d'un pan ier commun pour le fi nancement des plans d'actions des differentes structu res du Ministere de la sante, la m ise en ceuvre de la politique de financement de la sante, la realisation des audits financiers globaux des structures deconcent rees et les aud its des projets et programmes de developpement. Cependant, le financement de la sante demeure dependant de l'a ide exterieure et globalement insuffisant ; ainsi, la depense de sante par habitant est en de<;a a des 30 40 $US que r ecommande l'OMS. En outre, on note une fa ible cou verture en protection sociale, le dispositif fo rmel ne co uvrant qu'environ 11% de la population et le disposit if informel 1% ; par ailleurs, on note une faib le maitrise de !'ensemble des ressources financieres allouees au secteur de la sante . Les defis majeurs sont essentiel lement, !'amel iorati on de l'accessibil ite fi na nciere des populations aux services de sante en particulier les plus pauvres, ainsi que l'efficacite de la depense et la gestion ration nelle des resso urces allouees a la sante. 6 II s' agit de la sante au se ns large. Ministere de la Sante 11 PNS_version defin itive_ 2011
2.3. Problemes prioritaires du systeme national de sante Les problemes prioritaires issus de !'analyse de la situation sanitaire nationa le relevent des domaines ci- apres : • La gouvernance et le leadership Dans ce domaine, les problemes se rapportent a la collaboration intersectorielle et la coordination des interventions, a la regu lation et la normalisation dans le secteur de la sante, a la lutte contre la corruption, a la m ise en reuvre de la decentralisation dans le secteur de la sante et a la planification dans le secteur de la sante. • Les prestations de sante II s'agit notamment de problemes re levant de !'organisation et du fonctionnement des services de sante, de la qualite des services et des soins de sante dans les formations sanitaires, des soins de sante communauta ire, de la lutte contre le VIH et le SIDA, de l'offre de services de sante en fave ur des differents groupes de populations et surtout les plus vulnerables . • Les ressources humaines pour la sante II s'agit principalement de problemes lies a la satisfaction des besoins en ressources humaines en quantite et en qua lite ainsi qu 'a leur gestion. • Les medicaments, consommables medicaux et vaccins II s'agit essentiellement de problemes lies a la couverture des besoins en produits de sante, a la coordination des filieres d'approvisionnement et de distribution des produits pharmaceutiques ainsi qu 'a la qua lite et securite sanitaire des aliments. • Les infrastructures, equipements medicaux, logistique et maintenance Les problemes se rapportent a la couverture en infrastructures, aux equipem ents medicaux, a la logistique ainsi que la ma intenance. • Le systeme d'information sanitaire Dans ce domaine, le probleme priorita ire est en rapport avec la gestion des donnees du systeme d'information sanita ire. • La recherche pour la sante Les problemes prioritaires sont relatifs surtout a la diffusion et !'util isation des resultats de recherche dans le processus de prise de decision et ala coordination de la recherche au sein des services de sante . PNS_versi on defi nitive_ 2011 Ministere de la Sante 12 • Le finance m e nt de la sante Les problemes concernent surtout le vo lume et les mecanismes du financement a de la sante et la gestion des ressources financieres allouees la sante. Au total : un etat de sante de la population caracterise par une forte charge de morbidite et une surmorta lite chez la mere et l'enfant ; une faib le performance du systeme de sante en termes de gouvernance et de prestations de services ; des ressources humaines caracterisees par leur insuffisance en quantite et en qualite et leur gestion peu performante ; des equipements, infrastructures et produits de sante caracterises par leur insuffisance en couverture des besoins ; une qualite et securite sanitaire des aliments peu satisfa isantes ; une recherche pour la sante insuffisamment coordonnee et une faible utilisation des resu ltats pour la prise de decision ; une gestion peu performante du systeme d'information sanitaire ; un financement insuffisant de la sante et une gestion peu rationnelle des ressources allouees. III. ORIENTATIONS NATIONALES EN MATIERE DE SANTE
3.1. Vision La vision de la sante decou le de la v1s1on pour le Burkina Faso enoncee dans l'Etude nationale prospective Burkina 2025 : «une nation solidaire, de progres et de justice qui consolide son respect sur la scene internationale ». Cette vision de la sante se decl ine comme etant le meilleur etat de sante possible pour a !'ensemble de la population travers un systeme de sante national performant. 3. 2. Fondements, valeurs et principes La Con stitution reconnait la sante comme un droit fondamental, droit prea lable a la jouissance des autres droits fondamentaux. Par consequent, ii incombe a l'Etat de formuler et de mettre en ceuvre une politique nationale de sante pertinente et coherente ten ant compte des realites nationales et du contexte international. La politique nationale de sante repose egalement sur les engagements du gouvernement vis- a-vis de la communaute internationale de par son adhesion a des instruments juridiques en matiere de sante tels que la Declaration universelle des droits de l'Homme, le Pacte international relatif aux droits economiques, sociaux et culture ls, la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples, la a Convention relative aux droits de l'enfant, la Convention relative la lutte centre toutes les formes de discrimination a l'egard des femmes, la plate-forme de Beijing, la Declaration du millenaire pour le developpement, la Declaration des Chefs d'Etat de l'UA sur «la sante, base du developpement» et sur le SIDA, la Declaration de Paris et de Rome sur l'efficacite de l'aide publi que au developpement, la Declaration de Ouagadougou sur les soins de sante primaires et les systemes de sante en Afrique , la Declaration du forum mondial de Bamako 13 PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante sur la recherche et le developpement, la Declaration de Libreville su r la sante et l'environnement en Afrique. Au plan national, le pays a adopte des textes et politiques traduisant la volonte politique du gouvernement en faveur de la sante et du bien-etre des populations et qui sont, entre autres, le Code de la sante publique, le Code des personnes et de la famille, le Code de l'environnement et de l'eau, la politique nationale genre, la politique nationale Population, la loi sur la sante de la reproduction et a celle relative !'infection VIH.a Les valeurs qui sous-tendent la presente politique nationale de sante sont : l'equite, la justice sociale, la solidarite, !'obligation de rendre compte, l'ethique, la probite, le respect de l'identite culturelle des communautes et des droits des a usagers, le droit des popu lations !'information sur la sante ainsi que l'approche genre et la bonne gouvernance. Le Burkina Faso adhere aux principes des soins de sa nte primaires qui sont, entre autres, l'acceptabi lite, l'efficacite et l'efficience des soins de sante, la reactivite des services de sante, l'acces universe! aux soins, la coordination et la collaboration intersectorielles, la participation individuelle et collective.
3.3. But de la politique nationale de sante Le but de la politique nationale de sante est de contribuer au bien-etre des popu lations.
3.4. Orientations strategiques Orientation strategique 1 : Developpement du leadership et de la gouvernance dans le secteur de la sante Le developpement du leadership et de la gouvernance dans le secteur de la sante concernera les capacites institutionnelles et organisationnelles du system e de sante, la regulation des pratiques et la lutte contre la corruption, le processus de planification, la collaboration intersectorielle et la coordination des interventions. Le ministere de la sante etant responsab le de la sante au sein du gouvernement, ii se doit d'exercer un leadership fort pour impulser une dynamique au developpement sanitaire. A ce titre, ii apparait necessaire de renforcer son leadership dans la defin ition des pol itiques, !'elaboration de normes et de directives, l'instauration d'un climat favorable au developpement du systeme de sante, la coordination efficace des interventions liees a la sante et la col laboration intersectorielle dans le secteur. De plus, la culture du leadership sera developpee chez les responsables sanita ires aux differents ni veaux du systeme de sante. Pour promouvoir la bonne gouvernance sectorielle, ii apparait necessaire de creer des mecanismes qui instaurent !'obligation de rendre compte de la gesti on des affaires publiques dans une vision de transparence. Aussi, les performances du systeme national de sante en matiere de bonne gouvernance feront-elles l'objet d'eva luations systematiques pou r mesurer les progres accomplis. PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 14 Concernant le renforcement des capacites institutionnelles et organisationnelles du systeme de sante, ii s'ag ira d'ameliorer le cadre organique du ministere de la a sante et particul ierement les capacites gestionnaires pour les adapter sa vision a et sa m ission. Par ailleurs, les capacites operationnelles des districts sanitaires seront renforcees afin de les rendre plus performants. L'organisation de la sante en milieu urba in sera restructuree pour repondre aux besoins de sante des populations. Pour ce faire, ii sera cree dans chaque commune rurale, un ce ntre medical gere par un medecin afin d'ameliorer l'offre de services, la coordination et le suivi des activites de sante dans ces communes. En outre, un accent particulier sera mis sur les interventions de sante au niveau communautaire. Pour repondre aux exigences de la communalisation integrale, les personnels de sante et les agents de l'administration locale seront outilles afin de s'approprier les changements qui surviendront dans la gestion des services de sante. La collaboration intersectorielle et la coordination seront ameliorees traversa l'approfondissement du dia logue sectoriel, la dynamisation du partena riat avec les autres secteurs de developpement. Compte tenu de !'importance des sous- secteurs sanitaires prive et traditionnel, ii sera necessaire d'ameliorer la contribut ion et la coordination des in terventions de ces deux sous secteurs. Concernant la regulation des pratiques et la lutte contre la corruption dans le secteur de la sante, ii importe d'une part, d'ameliorer le cadre legislatif et reglementaire et d'autre part, de renforcer le systeme d'in spection et de controle ainsi que !'application des textes legislatifs et reglementaires existants ou d'elaborer des textes complementaires en s'appuyant sur le droit des patients en particulier le droit a !'in formation . En outre, un plan sectoriel de lutte centre la corruption sera mis en ceuvre conformement a la politique nationale de lutte centre la corruption. Enfin, pour permettre au systeme de sante de rempl ir ses missions de planification, ii sera indispensable d'ame liorer la qualite des outils normatifs de a planification, de suivi et d'evaluation taus les niveaux du systeme, de renforcer les competences des acteurs dans ce domaine. Un accent particulier sera mis sur la conduite de l'etude prospective sectorielle de sante et la promotion d'une a veritab le plan ification integree taus les niveaux, ce qui permettra d'integ rer les questions environnementales, du genre et des droits humains dans les politiques, strategies et plans du secteur de la sante. I I s'agira ega lement de travailler a rendre optimal le fonctionnement des organes de concertation et de su ivi de la mise en ceuvre des politiques, strategies et plans de sante ; pour ce fa ire, l'approche sectorielle sera renforcee pour assurer une bonne coordination et harmonisation des interventions des partenaires selon les principes de la decla ration de Paris sur l'efficacite de l'aide publique au developpement. Orientation strategique 2 : Amelioration des prestations de services de sante L'amelioration des prestations sanitaires entre dans le cadre global de l'acces universe! ades services de sante de qua lite. A ce titre, ii s'agira d'ameliorer l'offre de services de sante en faveur des populations en general et des groupes specifiques en particul ier. Dans ce cadre, ii sera delivre des paquets de prestations couvrant un eventa il complet et integre d'i nterventions cliniques PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 15 centrees sur le patient et de sante publique avec une consolidation du continuum de soins y compris au niveau communautaire. En outre, ii sera developpe des normes, protocoles et standards ainsi que des mecanismes qui assurent la redevabilite des prestataires. De meme, on procedera a une rationalisation de la prescription medicale, au renforcement des plateaux techniques des structures d'offre de soins. Par ailleu rs, ii sera developpe un paquet de services essentiels de sante tous a les niveaux en mettant en ceuvre des reformes en rapport avec la couverture universelle de soins. A cet effet, les competences des prestataires seront renforcees. Toutes ces actions seront entreprises dans le cadre du renforcement de la mise en ceuvre de la politique nationale d'assurance qualite. S'agissant du renforcement de l'offre de services de sante en faveur des groupes specifiques (meres, enfants, adolescents, jeunes et personnes agees), ii sera indispensable de mettre en ceuvre des strategies d'interventions a gain rapide ayant un haut impact sur l'atteinte des OMO lies a la sante ainsi que des a strategies visant la promotion des comportements moindre risque. Les services prioritaires arenforcer, sont entre autres, la sante maternelle et infantile, la planification familiale, la nutrition, la prise en charge des PvVIH . Ainsi, des actions strategiques integrees seront privilegiees. En plus, ii sera necessaire de recourir a des modeles efficaces de prestations de services qui util isent preferentiellement des systemes d'orientation et de recours efficaces et !'integ ration des services. En matiere de developpement de l'offre de services de sante au niveau communautaire, ii s'agira de reorganiser les interventions de sante communautaires pour repondre aux defis de la sante de l'individu, de la famille et de la collectivite. A cet effet, la strategie d'interventions integrees base a communautaire en matiere de sante sera revisee et mise en ceuvre. Concernant !'amelioration de l'offre de services de nutrition au niveau des formations sanitaires et au niveau communautaire, les actions de prise en charge et de surveillance nutritionnelle seront renforcees. Les prestations en matiere de nutrition seront integrees aux paquets d'activites des formations sanitaires. En outre, les activites de commun ication pour le changement de comportement en matiere de nutrition seront renforcees. Enfin, un plaidoyer sera developpe pour que les interventions prioritaires de nutrition soient prises en compte dans les politiques et programmes des autres secteurs de developpement du pays . Orientation strategique 3 : developpement des ressources humaines pour la sante La mise en ceuvre de cette strategie impliquera le renforcement de la plan ification, la rationalisation de la gestion et !'amelioration de la formation des ressources humaines pour la sante y compris pour le niveau communautaire. a Le renforcement de la planification consistera !'elaboration et la mise en ceuvre d'une politique et d'un plan de developpement des ressources humaines pour la sante. La politique de developpement des ressources humaines pour la sante indiquera les orientations relatives, entre autres, aux profils aformer, au recrutement, a la gestion des ressources humaines pour la sante, a la migration des personnels de sante et enfin aux mecanismes de coordination intra et intersectorielle pour leur formation adequate. PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 16 Le plan de developpement des ressources humaines pour la sante devra prevoir la production, la repartition et !'uti lisation des personnels en quantite et en qualite appropriees. Pour ce faire, des plans specifiques seront elabores ainsi que des outils de suivi et d'eva luation de la m ise en reuvre de ces plans. Ce plan devra s'integrer a la plan ification sanitaire et tenir egalement compt e des repercussions sur le budget de la sante et su r les autres ressources . La rationa lisation de la gestion des ressou rces huma ines pour la sante impliq uera la formu lation d'un plan de gestion des ressources humaines pou r la sante . La mi se en reuvre de ce plan necessitera le renforcement de la direction des resso urces humaines et des structures deconcentrees de gestion des ressou rces humai nes en personnels, en equipements et en log isti ques appropries pour, entre autres, assurer un suivi informatise de la gestion du personnel. II sera egalement necessaire de rendre fonctionnel l'observatoire des ressources huma ines . Dans le domaine de la formation, ii s'ag ira d'ameliorer !es formati ons init ia le et continue . L'amelioration de la fo rmation initia le passera par !'elaboration et la mise en reuvre d'un plan de formation visant a corriger les desequil ibres entre offre et demande de personnels. Un effort particu lier devra etre fa it pour la formation des personnels specialistes sur fi nancement du budget de l'Etat ainsi que pour le renforcement de la formation des agent s de sant e communa utaire. II s'agira aussi de mettre aux normes les institutions de formation et d'instit uer un cadre permanent de concertation entre le min istere de la sante et les ministeres de t ute lle des institutions nationales de fo rmation publiques et privees. Concernant la formation continue, ii sera indispensable d'elabor er une strat eg ie nationa le en la matiere avec des plans consolides de formation co nt inue a t ous les niveaux du systeme de sante. I I sera necessa ire de developper des strat eg ies appropriees pour la motivation et la retenti on des person nels t ant da ns le pays que dans leu rs postes de travail. Orientation strategique 4 : Promotion de la sante et lutte contre la maladie a La promotion de la sante et la lutte contre la malad ie seront assurees travers le renforcement des activites promotionnelles de sante, l'accroissement des performances des programmes existants de lutte centre les maladies transmissibles et non transmissib les, !'amelioration de la qua lite et de la securite sanitaire des aliments ainsi que le renforcement de !'i mmun isation unive rselle . Concernant le renforcement des activites promoti onne lles de sante, ii s'agira d'elaborer une strategie globa le de promotion de la sante en vue d'intensifier les activites de commun ication pour le changement de comportement ci blant les problemes pri oritaires de sante, d'ameliorer !'hyg iene et l'assainissement da ns le cadre de la co llaboration intersect orielle . La communication su r les determ ina nts de la sante en direction du public en vue d'induire des comportements favora bles a la sante sera amelioree. En outre, la sensibil isat ion des autres secteurs de developpement sera renforcee afin d'ameliorer leur impl ication et leur app ui en faveur de l'approche multisectorielle axee sur !'amelioration de la sante de la population. Les performances des programmes de lutte centre les ma lad ies transmiss ibles et non transmiss ibles seront ameliorees. II s'agira d 'elarg ir les interven tions desa PNS_versi on defi nitive_ 2011 Ministere de la Sante 17 pathologies comme le cancer, les maladies card iovasculaires, le diabete, la drepanocytose et autres ma ladies genetiques, et de renforce r les capacites des programmes existants. La lutte centre le VIH et le SIDA demeure une priorite pour le Gouvernement. Les strateg ies de lutte contre le VIH, le Sida et les IST, la tuberculose , le palud isme, les maladies diarrheiques, les I RA et la malnutrit ion seront renforcees en partlcu lier dans les domaines de la preventi on, de la prise en charge, de la coord ination et du leadership ainsi que de !'information strateg ique. L'amelioration de la qua lite et de la securite san itaire des aliments consistera a renforcer !'application de la legislation nationa le en matiere de controle de la qua li te des produ its de consommation te ls les ali ments, l'eau et autres bo isson s. A cet effet, le plateau technique du Laboratoire national de sante publique sera renforce . L'immunisation un iverselle sera renforcee a travers !'amelioration de la logistique, de la securite des injections ; les competences des acteurs seront renforcees. Un accent sera mis su r la qualite de la vaccination et des couve rtures vaccinales ainsi que !'introduction de nouveaux vaccins. Toutes ces interventions seront soutenues par !'int ensifica tion de la su rveill ance epidemiolog ique et la mise en ceuvre du Reg lement san itaire international. Orientation strategique 5 : Developpement des infrastructures, des equipements et des produits de sante Cette strategie sera rea lisee a travers le renforcement des infrastructures, des equipements et technologies, de la ma intenance et !'amel ioration de l'acces des a popu lations des produ its de sante efficaces et de qual ite. II s'ag ira de constru ire et d'equiper de nouvelles infrastructures t ant admin istratives que sanitaires repondant aux normes ; ii sera tenu compte des besoins conformement aux prev isions de la carte san itaire qu i sera regu lierement a mise jour pour les besoins de la planificati on sanitaire et de regulation de l'offre de soins. Par ailleurs, les infrastructures existantes y compris les laboratoires seront renforcees en personnel, en equ ipements t echniq ues et log isti ques . Des mesures seront prises pour developper les technolog ies de !'information et de commun ication et autres techno logies san itaires comme la te lesante. En outre, une politique de ma intenance et d'equipement sera elaboree et mise en ceuvre. L'amelioration de l'acces des populations a des produits de sante de qual ite consistera a renforcer le cad re institutionnel et juridique du secteur pharmaceutique, le management de la qualite des produits de sa nte, a coordonner les approvisionnements de produits de sante , a ameliorer leur disponibil ite et leur accessibilite, a promouvoir l'usage rationnel des prod uits de sante. En outre, ii faudra developper la recherche dans le domaine pharmaceutique et renforcer la cooperation pharmaceutique. Un accent sera mis sur la pharmacovigilance et la surveillance des resistances aux medica ments comme les antibiotiques, les antiviraux et les antipa rasita ires. Pour les produits sanguins, ii s'ag ira d'accro1tre leur production , de mettre en ceuvre !'assurance qualite et l'hemovig il ance a travers le renforcement des capacites du Centre nationa l de transfus ion sanguine et de ses demembre ments . PNS_ vers ion definit ive_ 20 11 Ministere de la Sante 18 Orientation strategique 6 : Amelioration de la gestion du systeme d'information sanitaire Cette strategie consistera en la mise en ceuvre du plan strategique de renforcement du systeme national d'information sanitaire. Ce plan prend en compte le renforcement de la production, le partage et !'utilisation de !'information san itaire de qualite par le developpement des productions statistiques, la realisation d'en quetes specifiques, !'amelioration de l'acces a !'information sanitaire, la mise en reseau des services de gestion du systeme national d'inform ation san itaire et la creation de bases de donnees de bonne qualite et accessibles. Un outil integre de traitement et de partage de !'information san itaire sera mis en place. Un accent particulier sera mis sur !'e laboration et la mise en ceuvre du schema directeur du systeme d'information hospitalier. II faudra ameliorer la qualite des donnees du systeme national d'information san itaire y compris leur exhaustivite a travers la validation des donnees au niveau regiona l et la pri se en compte des donnees produites dans les structures san itaires privees et au niveau communautaire. A cet effet, des mesures seront prises pour developper les technologies de !'information et de la communication et autres technologies san itaires afin d'ameliorer la production et la diffusion de I'information. Afin d'harmoniser les methodes et la frequence de production de !'information, des cadres de concertation regulieres avec les structures produisant des donnees demographiques et sociales comme l'Institut national de la statistique et de la demograph ie et l'Institut superieur des sciences de la population seront developpes. Orientation strategique 7 : Promotion de la recherche pour la sante La promotion de la recherche pour la sante passe par le renforcement des organes de coordination de la recherche au sein des services de sante et !'amelioration de la diffusion et de !'utilisation des resultats de la recherche pour la sante dans le processus de prise de decision. II s'agira d'ameliorer le cadre institutionnel de la coordination de la recherche au sein des services de sante , pa r le renforcement de ses competences institutionnelles et de ses ressources au niveau central, la mise en place des organes adequats de coordination de la recherche au niveau des regions sanitaires et le renforcement de la recherche au niveau operationnel. Les institutions de recherche existantes seront renforcees et de nouvelles institutions creees en fonction des besoins. II sera necessaire de rendre fonctionnels les cadres de concertation , les com ites d'ethique en sante et les conseils scientifiques existants, de mettre en place des reseaux themati ques et des reseaux entre les instituts de recherche, et de renforcer la collaboration entre le systeme d'information sanitaire et la recherche pour la sante pour une meilleure gestion de la connaissance. La collaboration et la cooperation entre les acteurs de la recherche seront renforcees et le partenariat public prive developpe. PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 19 Concernant !'amelioration de la diffusion et de !'utilisation des resultats de la recherche, un systeme national de valorisation des re sultats sera mis en place par la consol idation des mecanismes de diffusion et de promotion des resultats existants ainsi que des procedures de prise en compte des questions ethiques dans les projets de recherche. Aussi, un observatoire national sur !'utilisation des resultats de la recherche pour la sante sera-t-il cree et des mesures en faveur de la production nationale en matiere de recherche scientifique et d'inventions technologiques mises en ceuvre. De nouveaux domaines de recherche seront couverts pour enrichir les connaissances relatives certaines pathologies comme a les maladies non transmissibles et certa in es maladies genetiques. Un plaidoyer pour une meilleure prise en compte des resultats de la recherche dans la definition des politiques et programmes de sante sera developpe en direction des autorites sanitaires. Orientation strategique 8 : Accroissement du financement de la sante et amelioration de l'accessibilite fi nanciere des populations aux services de sa nte Cette strategie sera m ise en a:uvre travers !'amelioration de la mobilisation des a ressources additionnelles en faveur de la sante, la rationalisation de la gestion des ressources allouees la sante, la promotion des alternatives de financeme nt a de la sante, la reduction de la part des depenses des prestations et des medicaments supportee par Jes menages, en particulier ceux faible revenu. a Pour ameliorer la mobilisation des ressources financieres additionnelles en faveur de la sante, le partenariat national et international sera renforce tandis que le plaidoyer pour l'accroissement de la part du budget de l'Etat alloue la sante, a conformement a !'esprit de la declaration d'Abuja, sera poursuivi. Cette mobilisation des ressources addit ionnel les passe egalement par l'efficience du recouvrement des coOts ainsi que !'adoption et la promotion d'autres strategies ou init iatives innovantes. En matiere de rationalisation de la gestion des ressources allouees la sante, a celles -ci seront orientees davantage vers Jes interventions gain rapide pour a reduire !es morbidites et les mortalites specifiques . Des mesures seront prises pour garantir une repartition adequate des ressources financieres basee sur des criteres bien defin is. Les comportements conformes l'ethique professionnelle et a la gestion axee su r Jes resultats seront promus, les controles et Jes audits financiers renforces. L'elaboration des comptes nationaux de sante, des cadres de depense a moyen terme sera poursu ivie ainsi que la budgetisation marginale pour lever les goulots d'etranglements et Jes budgets programme. En vue de la promotion des alternatives de financement de la sante, le departement de la sante appuiera la mise en a:uvre de !'assurance maladie universelle dont le processus d'implantation est en cours. II s'agira aussi de susciter chez Jes popu lations la mise en place de mecanismes de partage des risques lies a la sante (micro-assurances, mutuelles, systemes de partage des coOts ... ). La reduction de la part contributive des menages aux couts des prestations et des medicaments s'operera travers la mise en place de mecanismes de fixation a !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!~ 20 PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante et de regulation des prix des actes et des medicaments essentiels, l'instauration de subventions voire !'exemption progressive de la participation des usagers, en particulier les plus pauvres, au financement des services de sante.
3.5. Resultats attendus de la mise en muvre de la politique nationale de sante La mise en ceuvre de la politique nationale de sante vise les resultats suivants : le leadership et la gouvernance dans le secteur de la sante sont renforces ; les services de sante sont plus performants et offrent des prestations de a sante de meilleure qualite toute la population aux differents niveaux du systeme de sante y compris au niveau communautaire ; les mortalites specifiques par rapport a leur niveau de base sont reduites 7 sign ificativement. La mise en ceuvre de la politique nationale de sante aura contribue une a augmentation significative de l'esperance de vie la naissance et a un meilleur a bien-etre des populations. IV. MISE EN <EUVRE La mise en reuvre de la Politique nationale de sante exploitera les conditions a meme d'assurer son succes ; elle devra tenir compte d'un certain nombre de contraintes et de menaces et s'appuyer sur des mecanismes appropries de su ivi et d'evaluation permettant de mesurer les resu ltats atteints.
4.1. Cadre demise en muvre a La Politique nationale de sante sera mise en reuvre travers des plans nationaux de developpement san itaire sous la conduite du ministere charge de la sante et sous l'autorite du Gouvernement. La mise en ceuvre im pliquera egalement !'ensemble des acteurs du developpement socio-sanitaire (societe civile, secteur prive, partenaires techniques et financiers, collectivites territoriales, communautes, ... ).
4.2. Conditions de succes Le succes de la mise en ceuvre de la Po litique nationale de sante passera par un engagement politique au plus haut niveau de l'Etat, un leadership affirme, le respect des va leurs et des principes et une adhesion de taus les acteurs. Par ai lleurs, ce succes est tributaire de la mise en place de mecanismes efficaces de coordination pour un meilleur alignement et harmonisation de l'aide au developpement, de suivi et d'evaluation adequats des differentes interventions dans le secteur de la sante . Cela necessitera egalement une collaborat ion notamment avec les autres departements ministeriels, les partena ires techniq ues 7 484 pour la mortalite maternelle, 81 pour la mortalite infantile, 184 pour la mortalite infanto-ju enile. PNS_version definitive_ 2011 Min istere de la Sante 21 et financiers, la societe civile, les ONG et associations intervenant dans le domaine de la sante.
4.3. Contraintes Les contraintes de la mise en reuvre de la Politique nationale de sante sont essentiellement liees au contexte de pauvrete dans lequel vit la majorite de la population, au faible niveau d'education des populations, ala persistance de pratiques nefastes a la sante. En outre, la complexite des determinants de la sante necessite une collaboration multisectorielle et pluridisciplinaire dans la resolution des problemes de sante. A cela, ii faut ajouter les contraintes internes au secteur de la sante en rapport avec les ressources.
4.4. Menaces La mise en reuvre de la Politique nationale de sante est soumise a certaines menaces telles que !'exacerbation de la crise financiere et alimentaire, le non respect des engagements des acteurs, la survenue de catastrophes, l'instabilite sociale et les crises institutionnelles au plan national et international.
4.5. Suivi et evaluation Le suivi et !'evaluation de la mise en ceuvre de la Politique nationale de sante se feront sous la responsabilite du ministere charge de la sante. A cet effet, des organes competents seront mis en place ; ii s'agira notamment d'une part, d'un secretariat permanent du plan national de developpement sanitaire, plan qui decoulera de cette politique et d'autre part, d'un organe multisectoriel de suivi de ce plan. PNS_version definitive_ 2011 Ministere de la Sante 22