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Laws of Burkina Faso

Plan d’Action National Multisectoriel de Lutte Contre la Résistance aux Antimicrobiens 2017-2020

Made 2017-05 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Country
Burkina Faso
Subjects
Livestock
Keywords
animal health, capacity building, pests/diseases, education, monitoring, policy/planning, public health, data collection/reporting, research, use restrictions, drugs, antimicrobial resistance (AMR)

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  1. 1 MINISTERE DE LA SANTE BURKINA FASO Unité - Progrès - Justice Version Mai 2017 PLAN D’ACTION NATIONAL MULTISECTORIEL DE LUTTE CONTRE LA RESISTANCE AUX ANTIMICROBIENS Octobre 2017 – Septembre 2020 2 Sommaire Glossaire UAM RAM DGSV DLNE SMPV DGS LNSP DCQM, SIP ARV CSPS CEDIM LAQE DPRE PSSLS IST CERBA TB CHU SS Abréviations et acronymes Utiliser le moins possible d’abréviations et d’acronymes, car ils rendent le document plus difficile à lire et à comprendre. 3 Préambule Texte présentant dans leurs grandes lignes les raisons de l’élaboration de ce plan et signé par les ministères concernés et d’autres autorités ayant contribué à cette élaboration. Dans l’ensemble du plan, utiliser un langage simple de manière à être compris de toute personne participant à sa mise en œuvre. Éviter de répéter trop souvent des mots comme « développer » et « mettre en œuvre » ; utiliser à la place un terme plus simple et plus précis comme « établir », « élaborer », « rédiger », « mettre en place » ou « faire ». Résumé d’orientation Résumé des principaux aspects traités dans ce document. 4 Méthodologie de rédaction ORIENTATION POUR L’ELABORATION DES PLANS D’ACTION NATIONAUX DE LUTTE OCNTRE LA RESISTANCE AUX ANTIMICRIBIENS * Analyse de la situation – GAP spécifiques Pays – ANALYSE FFOM Objectifs stratégiques clé du PAM de l ‘OMS Plan action national – Cadre conceptuelle et actions pays spécifiques 5 Introduction L’introduction peut s’inspirer des textes introductifs du Plan d’action mondial ou du plan d’action régional. Elle mentionne le contexte dans lequel apparaissent la RAM et les initiatives mondiales actuelles, la décision de l’Assemblée mondiale de la Santé de 2015, l’Approche « Une santé », l’Initiative et le plan d’action régionaux de l’OMS et des initiatives nationales. 1. Analyses de la situation et évaluation 1.1. Cadre institutionnel: institutions, directions et structures impliquées Au Burkina Faso, plusieurs départements ministériels sont impliqués dans l’utilisation des antimicrobiens (UAM) et/ou la gestion de la résistance aux antimicrobiens (RAM). Il s’agit du ministère en charge des ressources animales, du ministère en charge de la santé, du ministère en charge de l’agriculture, et du ministère en charge de l’environnement. 1.1.1. Le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques Au sein de ce ministère, la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) est la structure en charge de la santé animale. Elle comporte en sont son sein trois directions techniques dont : la direction de la santé publique vétérinaire et de la législation qui a pour mission le suivi des importations, de l’utilisation et des statistiques des médicaments vétérinaires et particulièrement le service du médicament, de la profession vétérinaire et de la législation (SMPVL) La Direction du laboratoire national d’élevage (DLNE) qui a pour mission le diagnostic des maladies animales. Dans cette direction, deux services sont impliqués dans la surveillance des résistances aux antimicrobiens à savoir le service de la bactériologie médicale et le service de la microbiologie alimentaire. 1.1.2. Le ministère de la santé Au niveau du ministère de la santé, deux (02) directions générales à savoir la Direction générale de la santé (DGS) et la direction générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DGPML) d’une part et les structures rattachées (hôpitaux universitaires et régionaux, Laboratoire national de santé public, Direction du contrôle de la qualité des médicaments, comité technique de quantification et de gestion des approvisionnements) d’autre part sont impliquées dans la gestion des RAM et de l’UAM. 6 ❖ Au niveau de la DGS : la Direction de la lutte contre la maladie (DLM) y intervient par le biais de la surveillance épidémiologique des infections microbiennes; la Direction des établissements de santé (DES) intervient dans la promotion de la qualité des soins et la sécurité des patients La Direction de la promotion de la santé (DPS) qui a pour principale mission, la sensibilision, la communication et l’éducation en matière de santé publique ; le Programme sectoriel santé de lutte contre le sida (PSSLS) dispose d’une unité de surveillance et de recherche qui coordonne les activités de surveillance des résistances à travers le suivi annuel des indicateurs d’alerte précoce et la promotion d’étude sur l’émergence des résistances aux antirétroviraux. ❖ Au niveau de la DGPML la Direction de la sécurisation des approvisionnements pharmaceutiques (DSAP) assure le suivi des importations des médicaments à usage humain y compris les antimicrobiens, leur contrôle qualité en collaboration avec le LNSP, et le suivi de la pharmacovigilance ; la Direction des laboratoires (DL) coordonne les activités relatives à la biologie médicale notamment l’évaluation externe de la qualité des laboratoires, la formation des biologistes et des techniciens ; le Centre de documentation et d’information sur le médicament (CEDIM) contribue à l’usage rationnel des antimicrobiens à travers les évaluations de leur utilisation, la diffusion d’information adéquate ou de recommandations à l’endroit des agents de santé et de la communauté ; Le Service d’inspection pharmaceutique (SIP) contribue à réduire la circulation d’antimicrobiens falsifiés, faussement étiquetés, substandards, sous-dosés ou de mauvaises qualités favorables à l’émergence des RAM ❖ Au niveau des centres hospitaliers régionaux et (CHR) et universitaires (CHU) Ils participent d’une part à la mise en œuvre de l’hygiène hospitalière et d’autre part à la surveillance épidémiologique des infections et des RAM grâce aux laboratoires de microbiologie dont ils disposent. 7 ❖ Au niveau de la coordination des approvisionnements en produits de santé Un comité technique de quantification et de gestion des approvisionnements des intrants paludisme, ARV et antituberculeux a été mis en place et est coordonné par la DGPML, ❖ Au niveau du laboratoire national de santé publique (LNSP) Il est assuré le contrôle qualité des médicaments, de l’eau de boisson et des denrées alimentaires et le diagnostic biologique médical ; ❖ Au niveau de la Direction du contrôle qualité des médicaments (DCQM) Il est assuré la coordination du contrôle qualité des médicaments. 1.1.3. Le ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques Au sein de ce ministère, la Direction générale des productions végétales (DGPV) à travers la Direction de la protection des végétaux et du Conditionnement est chargée du contrôle de l’utilisation des antimicrobiens et de la surveillance de leur résistance. 1.1.4. Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Au sein de la Direction générale de la préservation de l’environnement (DGPE) existent : Le laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement (LAQE) dont les actions sont : le suivi de la qualité de l’air, des sols et des eaux de surface et souterraines ; l’analyse des émissions, des déchets industriels, des échantillons d’eau et des sols lors des constats de pollution ; le renforcement des capacités des partenaires dans le domaine d’analyse de la qualité de l’environnement ; la réalisation de tests de détection des polluants organiques persistants (POPs), des métaux lourds et la biodégradabilité des sachets et emballages plastiques ; la conception et l’alimentation d’une base de données de suivi de la qualité de l’environnement. La Direction de prévention des pollutions et des risques environnementaux (DPRE) qui a pour champs d’actions : 8 la gestion des déchets notamment l’élaboration et la coordination de la mise en œuvre de la politique et de la stratégie, l’élaboration et le contrôle des normes de rejets dans les milieux récepteurs, la gestion durable ; la prévention des risques environnementaux par la conception et la vulgarisation de guides, l’application de la règlementation en vigueur en matière de pollution ; les conventions internationales en matière de couche d’ozone, produits chimiques et des déchets spéciaux ratifiés par le BF en assurant leur coordination et leur suivi ; Les industries en apportant l’appui conseil à la mise en place d’un SME et l’appui à la promotion des technologies propres. 1.2. Cadre juridique de la RAM : textes législatifs et règlementaires 1.2.1. Au ministère des ressources animales et halieutiques Le décret N°98-129/PRES/PM/MASSF du 6 Avril 1998 portant règlement de la pharmacie vétérinaire régi la production, l’importation, la distribution, la dispensation des produits vétérinaires ainsi que l’inspection des établissements vétérinaires. le Ministère ne dispose pas de textes spécifiques mentionnant la surveillance de l’utilisation des antimicrobiens, la prévention des RAM et la surveillance de la RAM. 1.2.2. Au Ministère de la santé Au ministère en charge de la santé humaine, en dehors de l’arrêté 2013 portant organisation de la DGPML qui mentionne le rôle du centre national des vigilances Forces ✓ Existence de structures chargées du suivi de l’utilisation des antimicrobiens au sein des différents départements ministériels impliqués dans la RAM ; Faiblesses ✓ Absence de structure de coordination de la RAM ✓ Faiblesse du système d’assurance qualité; ✓ Prolifération importante de médicaments falsifiés, faussement étiquetés, substandards, sous-dosés ou de mauvaises qualités y compris les antimicrobiens ; ✓ Absence de collaboration entre les différentes structures de surveillance des départements ministériels impliquées dans la RAM, 9 des produits de santé dans la surveillance des résistances aux antimicrobiens (Réf), l’utilisation des antimicrobiens, la prévention des RAM et la surveillance des RAM ne font pas l’objet de textes juridiques spécifiques. Cependant, la plupart des anti microbiens appartiennent à la liste « I » dans la classification des substances vénéneuses et obéissent à des règles standard de prescription et de dispensation. Certaines directives nationales sont à la base de dérogation à ces règles. C’est le cas de la dispensation sans ordonnance des antipaludiques (réf), la distribution communautaire de l’amoxicilline (réf) et le renouvellement des traitements ARV au niveau CSPS. Par ailleurs, il est constaté une faible application des règles de prescription et de dispensation des médicaments de la liste I y compris les antimicrobiens Outre les textes juridiques, plusieurs documents normatifs autres que (hormis) les directives de prise en charge du paludisme, du VIH et de la tuberculose, sont régulièrement élaborés et diffusés et participent à la promotion de l’usage rationnel des antimicrobiens. Il s’agit de la liste nationale des médicaments essentiels, du formulaire thérapeutique, de la lettre du CEDIM. Tous ces outils d’usage rationnel sont adressés essentiellement aux professionnels de santé. 1.2.3. Au ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques Au Burkina Faso la gestion des pesticides est régie par des textes législatifs et réglementaires qui sont en accord avec les textes internationaux et sous-régionaux qui ont été signés et/ou ratifiés. En attendant l’adoption de la nouvelle loi sur le contrôle des produits phytosanitaires transmis par le Gouvernement à l’assemblée nationale, c’est la loi N°006-98/AN du 26 mars 1998 portant modification de la loi N°041/96/ADP du 08 novembre 1996 instituant un contrôle des pesticides au Burkina Faso qui est en vigueur. Pour le contrôle des pesticides, il est mis en place une Commission Nationale de Contrôle des Pesticides (CNCP) par Décret N° 2005- 051 /PRES/PM/ MAHRH du 07 février 2005 portant modification du décret N°98-472/PRES/PM/AGRI du 02 décembre 1998. L’objectif de la CNCP est la mise en œuvre au plan national, des décisions et recommandations du comité sahélien des pesticides (CSP), organe du CILSS chargé de l’homologation. 10 1.2.4. Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Le décret 2001-185 PRES/PM/MEE portant fixation des normes de rejet des polluants dans l’air, l’eau et le sol et révisé partiellement en 2015 statuent sur les valeurs seuils des paramètres microbiologiques et de métaux lourds à respecter dans les eaux et en cas de rejet de polluants dans l’environnement. En attendant l’adoption des textes règlementaires, les différentes conventions en matière d’environnement ratifiées par le BF constituent des référentiels notamment dans l’importation des produits chimiques industriels (convention de Rotterdam), dans le transport des déchets (convention de Bâle), l’élimination des polluants organiques persistants ou POPs (convention de Stockholm). Il n’existe cependant pas de textes spécifiques aux antimicrobiens. 1.3. Activités de surveillance 1.3.1. Au ministère des ressources animales et halieutiques − La surveillance de la résistance aux antimicrobiens Le LNE à travers ses services de bactériologie médicale et de microbiologie alimentaire procède à différents types d’analyses à savoir: ▪ La recherche de résidus d’antibiotiques dans les denrées alimentaires d’origine animale, Forces ✓ Existence de textes règlementaires sur l’homologation des médicaments au niveau de la santé humaine et animale ✓ Existence de textes règlementaires sur le contrôle qualité des médicaments et le contrôle microbiologique des aliments Faiblesses ✓ Insuffisance de tests réglementaires et/ou de guide organisant la surveillance des RAM ✓ Faible application des règles de prescription et de dispensation des médicaments ✓ Insuffisance des textes règlementaires sur le rejet des résidus de médicaments y compris les antimicrobiens 11 ▪ L’analyse microbiologique des denrées alimentaires d’origine animales de façon routinière (lait et produits laitiers, œufs et ovoproduits, viandes et charcuteries, conserves….) ; ▪ La réalisation de façon routinière des examens de sensibilité afin d’identifier les germes responsables de pathologies animales et d’identifier les antibiotiques les plus actifs sur ces germes à travers les antibiogrammes. ▪ La réalisation des campagnes de surveillance actives et passives des principales pathologies animales (virus, bactéries, parasites). − Surveillance de l’utilisation des antimicrobiens La DSPVL à travers le service SMPVL : − organise des cadres de concertation entre les vétérinaires privés (grossistes, cliniciens) afin de réaliser un état des lieux sur l’existence et le développement accrue du marché parallèle des médicaments vétérinaires. − organise des audits et contrôles inopinés sur le terrain afin de saisir les médicaments existant sur le marché de façon illicite ; − réalise tous les deux ans une cartographie des pharmacies vétérinaires ; − et accorde les autorisations d’importations de médicaments vétérinaires au Burkina Faso. 1.3.2. Au ministère de la santé Le département en charge de la santé humaine met en œuvre plusieurs activités de surveillance de l’utilisation des antimicrobiens et des RAM ✓ La surveillance de la RAM Dans le cadre du diagnostic biologique de routine dans les formations sanitaires publiques et privées, les tests de sensibilité des bactéries aux antibiotiques sont réalisés pour une meilleure prise en charge des malades. Par ce canal et grâce aux études parcellaires, le profil des résistances est connu dans certains hôpitaux. 12 Des sorties de collecte ponctuelle des données sur les résistances aux antibactériens dans les laboratoires des CHR et CHU et les laboratoires privés ont été réalisés en 2016 par le centre national des vigilances des produits de santé. La direction des laboratoires (DL) a organisé en 2011 et 2015 des formations sur les tests de sensibilité aux antibiotiques au profit des technologistes biomédicaux et des biologistes des laboratoires publics et privés réalisant les examens cytobactériologiques y compris l’antibiogramme. Aussi, dans le cadre de l’évaluation externe de la qualité, chaque année un contrôle externe pour les cultures bactériologiques y compris l’antibiogramme est organisé en collaboration avec le LNR Méningites bactériennes. Des activités de surveillance des résistances aux antimicrobiens sont menées à travers d’enquetes/études ponctuelles : antibiotiques, antipaludiques, les antiviraux et les antituberculeux. ✓ Surveillance de l’utilisation des antimicrobiens Au niveau de la DGPML, les activités suivantes sont déployées dans le cadre la surveillance l’utilisation des antimicrobiens: − le contrôle des importations et de distribution des produits pharmaceutiques, − le contrôle qualité des médicaments, − les saisies de faux médicaments par l’inspection pharmaceutique en collaboration avec le comité national de lutte contre la drogue, − et la pharmacovigilance (défauts de qualité, efficacité et effets indésirables) 1.3.3. Au ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques ✓ La surveillance de la RAM Le suivi de la RAM est réalisé conjointement avec le comité sahélien des pesticides (CSP) qui dans le processus de l'homologation et de ré-homologation des antimicrobiens exige des tests qui prouvent que la cible ne présente pas une résistance au produit. 13 Aussi, il a été créé des centres de toxicovigilance jusqu’au niveau village. Ces centres sont chargés du suivi de la toxicité des pesticides et de la remontée des informations sur le comportement des agents pathogènes vis-à-vis des antimicrobiens. S’il y’a un constat d’une résistance aux antimicrobiens, le pays fait une notification au CSP qui prend les mesures idoines pour maintenir ou retirer le produit de la liste des produits homologués. Le contrôle microbiologique des denrées alimentaires est réalisé en collaboration avec le LNSP. Cependant les tests de sensibilité aux antimicrobiens ne sont pas effectués. ✓ Surveillance de l’utilisation des antimicrobiens Le Ministère en charge de l’agriculture dispose de 21 postes de contrôle phytosanitaire de veille sur les produits homologués ou non homologués. Un seul antibiotique est homologué (Hydroxyde de cuivre) dans l’agriculture et son utilisation reste faible par les producteurs (aucune importation en 2016). Par ailleurs, des fongicides sont utilisés surtout en traitement de semences (96.55% de l’utilisation de fongicide). 1.3.4. Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique ✓ La surveillance de la RAM Le laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement (LAQE)…analyse quotidiennement des échantillons d’eaux, de sol et d’air en vue de suivre leur qualité assurant par ricochet la surveillance de la RAM. Il n’existe cependant pas de tests de sensibilité aux antimicrobiens ✓ Surveillance de l’utilisation des antimicrobiens La (DPRE) contrôle l’importation de tout produit chimique à usage industriel (autre que agricole) au Burkina Faso. A cette fin, elle formule des avis selon les conditions d’utilisations, de stockage et transport sécurisés, et d’élimination écologiquement rationnelle des déchets et obsolètes des produits. Elle assure de ce fait une surveillance de l’UAM. 14 1.4. Capacités de laboratoires et normes disponibles au niveau national pour faire face à la RAM 1.4.1. Au Ministère des Ressources Animales et Halieutiques Le laboratoire national d’élevage (LNE) dispose de moyens humains pour la réalisation des analyses bactériologiques ; les tests de sensibilité bactériens sont réalisés uniquement par le LNE car les LRE ne sont pas tous fonctionnels et ne disposent d’aucun moyen de réalisation de ces tests. Cependant, le LNE est confronté au manque de réactifs (milieux de culture et disques d’antibiotiques), à l’insuffisance du renforcement des capacités des acteurs de ces tests et de ceux des LRE et à l’absence de référentiel national pour l’identification des germes et la réalisation des antibiogrammes . Dans le but d’identifier et de quantifier les résidus médicamenteux (antibiotiques) dans les denrées alimentaires d’origine animale et la recherche de résidus de pesticides dans le miel, des équipements (HPLC) ont été acquis. Ceux-ci restent non fonctionnels du fait de manque de réactifs et de la nécessité de renforcement des capacités des techniciens. 1.4.2. Au Ministère de la santé Forces ✓ Existence de réalisation de tests de sensibilité en routine dans les laboratoires de santé humaine et animale ✓ Existence de rapports d’importation des antimicrobiens ✓ Existence d’études/enquêtes ponctuelles sur la résistance aux antimicrobiens Faiblesses ✓ Insuffisance du suivi de la consommation et d’utilisation des antimicrobiens au sein des ministères ✓ Absence d’un système de gestion coordonnées des données de la résistance aux antimicrobiens ✓ Insuffisance d’activité de sensibilisation, d’information, d’éducation et communication au sujet de la RAM 15 Les laboratoires des CHU et de la plupart des CHR du Burkina Faso disposent des moyens pour la réalisation des analyses bactériologiques. Elles ont la capacité de tester la sensibilité de certains germes bactériens. Toutefois, l’absence d’un laboratoire de référence pour l’antibiorésistance ne permet pas le monitoring des résistances à l’échelle pays, la réalisation de contrôle de qualité des résultats, voire la constitution d’une souchethèque des souches BMR (bactéries multirésistantes) et la conservation de souches de référence. Il y a donc la nécessité de renforcer les capacités des laboratoires publics régionaux dans le cadre d’un dispositif organisé de surveillance des RAM. Les laboratoires de la santé humaine réalisant la culture bactériologique et les tests de sensibilité sont au nombre de 36 dont 06 CHU, 08 CHR 03 CMA, 03 structures rattachées et 17 laboratoires privées. Pour ce qui concerne le suivi des résistances aux ARV, il existe un laboratoire national de référence VIH qui n’est cependant pas encore qualifié par l’OMS pour faire les tests de résistance aux ARV. Les compétences et les équipements existent mais le LNR ne dispose pas de réactifs pour la réalisation des tests. Le LNR VIH accompagne le PSSLS IST dans la mise en œuvre de l’étude sur l’émergence de résistance du VIH aux ARV. Par ailleurs au centre Muraz et au CERBA des capacités techniques existent pour la détection des mutations associées aux résistances. Dans le cadre de la tuberculose des capacités techniques existent dans 10 structures sanitaires pour le diagnostic et le monitoring de la résistance à la rifampicine. Concernant les antiparasitaires, la résistance du plasmodium aux antipaludiques fait l’objet d’une surveillance par les centres de recherche (CNRFP, CRSN, UR Nanoro,…). 1.4.3. Au ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques Il faut noter que le Ministère de l’agriculture a recourt au Laboratoire National de Santé Publique et les laboratoires de l’Institut National de l’Environnement et de la Recherche Agronomique (INERA) et de l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT) pour les analyses microbiologiques des 16 aliments et des pesticides. Cependant les tests de sensibilité ne sont pas réalisés sur les germes isolés. 1.4.4. Le ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Le LAQE dispose d’équipements et de ressources humaines minimum pour des analyses microbiologiques de l’eau selon les normes requises. Cependant les microorganismes isolés ne sont pas soumis aux tests de sensibilité aux antimicrobiens. 1.5. Bilan et analyse des données de surveillance 1.5.1. Données de surveillance du ministère des ressources animales et halieutiques ✓ Données de consommation/distribution des antimicrobiens en santé animale Des registres d’importations, il ressort que les tétracyclines sont l’un des groupes d’antibiotiques les plus employés en médecine vétérinaire en raison de leur large spectre, de leurs nombreuses indications et de leur faible toxicité. Les 3 tétracyclines naturelles connues sont utilisées en médecine vétérinaire: tétracycline, oxytétracycline (Terramycine) et chlortétracycline (Auréomycine). Forces ✓ Existence de laboratoires réalisant les tests de sensibilité ✓ Existence de compétences et un minimum d’équipements pour les tests de sensibilité Faiblesses ✓ Absence d’un laboratoire de référence pour l’antibiorésistance ; ✓ Absence d’un référentiel pour la pratique de l’antibiogramme et des procédures ; ✓ Absence tests de sensibilité dans les analyses microbiologiques des aliments ; ✓ Absence tests de sensibilité des analyses microbiologiques de l’eau ; ✓ insuffisance d’intrants pour la réalisation des tests de sensibilité (milieux de culture et disques d’antibiotiques) 17 Des tableaux ci-dessous, il ressort que les vaccins occupent la première place dans les importations de produits vétérinaires, suivis des antiparasitaires et des antibiotiques. Tableau : part des vaccins dans les importations de médicaments vétérinaires Années Quantité (F CFA) Quantité totale importée % des importations de vaccins 2014 902 434 129,7 2 707 689 894 33,32% 2015 574 463 512,2 2 669 504 180 21,51% 2016 757 663 743,70 2 756 834 166,88 27,48% Tableau : part des antiparasitaires dans les importations de médicaments vétérinaires Années cout totale importation médicaments (FCFA) cout des antiparasitaires (FCFA) pourcentage des couts des antibiotiques (%) 2014 2 707 689 894 263 296 075,2 9 ,72 2015 2 669 504 180 518 287 745 19,41 2016 2 756 834 166,88 372 413 363,10 13,50 Source : rapports annuels de la DSPVL (2014 à 2016) 18 Tableau : Part des antibiotiques dans les importations de médicaments vétérinaires Années cout totale importation médicaments (Fcfa) cout des antibiotiques (Fcfa) pourcentage des couts des antibiotiques (%) 2014 2 707 689 894 139 909 500 5,17 2015 2 669 504 180 413 754 585,5 15,50 2016 2 756 834 166,88 330 825 894 12,0 Source : rapports annuels de la DSPVL (2014 à 2016) ✓ Médicaments vétérinaires saisis dans le cadre de l’inspection des services vétérinaires En 2016 l’inspection des services vétérinaires a effectué des contrôles qui ont permis de saisir des médicaments non homologués. Le tableau ci-dessous présente les familles de médicaments saisis Tableau : N° Groupes thérapeutiques Principes actifs saisis Observations 1 Antibiotiques Oxytetracycline Tylosine +sulfadimidine Chlortétracycline Tetracycline Procaïne penicillin Benzylpénicillinate de procaïne, dihydrostrptomicine sulfate Procaîne penicillin BP + Benzylpenicilline BP Benzilpenicilline 334 flacons de 100 ml + 202 flacons de 50ml + 98 boîtes d’au moins + 50 gélules chacun + 15 boîtes de 1000 gélules 19 N° Groupes thérapeutiques Principes actifs saisis Observations provenant de la chine du nigéria, de la France et de l’inde 2 Antiparasitaires Albendazole Fenbendazole Amitraz Levamisole Albendazole +ivermectine Albendazole +closantel Ivermectine Diminazéne acéturate Diminazene diacéturate +antipyrine Diminazene diacéturate+ phenazone 85 boîtes de 100 bolus + 93 boîtes de 50 bolus + 24 flacons de 100 ml + 181 flacons de 50 ml en provenance de la chine, nigeria, France, hollande, canada, inde, Belgique 3 Vaccins Pasteurella multocida type E6 B6 Clostridium chauvii 266 flacons de 50 doses en provenance du Sénégal et du Caméroun 20 N° Groupes thérapeutiques Principes actifs saisis Observations 4 Trypanocides Diacéturate de diminazène 136 boîtes de 10 doses + 171 sachets en provenance de la France et de l’Inde ✓ Données de surveillance au LNE Les données de la surveillance de routine au LNE existent mais ne sont pas analysées. Cependant une étude réalisée en 2016 a montré que sur 20 échantillons provenant de volailles, E. coli représentait 70% des germes identifiés suivie de Protéus mirabillis 15%, Salmonella gallinarum et Staphylococcus. Spp 10% des germes identifiés et enfin Shigella boydii 5%. En 2012, des analyses qualitatives pour la recherche de résidus médicamenteux (antibiotiques) dans les œufs et les reins de bovins commercialisés dans la ville de Ouagadougou ont montré la présence de résidus médicamenteux dans 25% des 100 œufs analysés et dans 20% des 50 échantillons de reins de bovins analysés au LNE. 1.5.2. Données de surveillance du ministère de la santé ✓ Données de consommation/distribution des antimicrobiens Les données d’utilisation des antimicrobiens par les patients au Burkina Faso ne sont pas connues. Toutefois, les statistiques d’importations annuelles disponibles permettent d’appréhender l’ampleur de l’utilisation des antimicrobiens. En 2015, le Burkina Faso a importé des antimicrobiens à hauteur de 52,797 milliards F CFA soit près de 50% du volume total financier des importations de produits pharmaceutiques. Les antibactériens et les antiparasitaires représentaient respectivement 17,984 milliards et 13,894 milliards de ces importations. 21 Les antibiotiques et antiparasitaires les plus importés en 2016 sont présenté dans le tableau ci-dessous. N° Denomination Commune Internationale Dosage 1 AMOXICILLINE 500 mg 2 SULFAMETHOXAZOLE+ TRIMETHOPRIME (400+80) mg 3 CIPROFLOXACINE 500 mg 4 METRONIDAZOLE 250 mg et 500 mg 5 ERYTHROMYCINE 500 mg 6 DOXYCYCLINE 100 mg 7 ALBENDAZOLE 400 mg 8 AZITHROMYCINE 250 mg 9 GRISEOFULVINE 250 mg 10 CEFTRIAXONE 1g Source : Rapport annuel des statistiques d’importation 2016. DGPML. ✓ Antimicrobiens saisis dans le cadre de l’inspection pharmaceutique Tableau : Situation des antimicrobiens saisis Année Activité Antimicrobiens saisis Observations 2011 Opération de saisie dénommée « Opération Cobra » à Ouagadougou (quantité saisie : 2 tonnes) Antibactériens: Amoxicilline, Ciprofloxacine, Norfloxacine, Azitromicine, Norfloxacine, cefalexine, Chlortétracycline, Cotrimoxazole 25% de la quantité saisie Antipaludiques: Chloroquine, Artésunate/Amodiaquine, 12% de la quantité saisie 2013 Opération de saisie dénommée « Opération épic » à Antibactériens: Amoxicilline, Métronidazole, Amoxicilline : 8600 gélules Ciprofloxacine : 22 Ouagadougou Ciprofloxacine 10250 comprimés Métronidazole : 4460 comprimés Antipaludiques : Sulfadoxine pyriméthamine, Amodiaquine, Artémether luméfantrine SP : 1155 comprimés ✓ Données de surveillance au laboratoire Dans le cadre de la surveillance de la résistance, les tests ont porté sur divers produits biologiques : urines, prélèvement vaginal, pus, fèces, sang. Les deux bactéries les plus fréquemment isolées quel que soit le produit pathologique sont Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Les données de routine sur les tests de sensibilité existent dans les 36 laboratoires de biologie médicale mais ne sont pas régulièrement analysées et interprétées. Les données collectées dans sept laboratoires de CHR en 2013 sont présentées dans le tableau ci-dessous. Tableau …: Prévalence des résistances antibactériennes en 2013 dans 7 CHR du Burkina Faso Désignation du germe Désignation de l’antibiotique Nombre de souches testées Nombre de souches résistantes Taux de résistance E. coli (avec céphalosporines de 3ème génération) ceftriaxone, cefixime, cefotaxime, cefalotine, cefalexine 472 144 30,5 E.coli (avec fluoroquinolones) y compris acide nalidixique ciprofloxacine, pefloxacine, norfloxacine, acide nalidixique, pefloxacine 515 123 23,9 23 K. pneumoniae (carbapanems) Imipinem 1 1 100,0 Salmonella spp(avec fluoroquinolones) ciprofloxacine, acide nalidixique 11 4 36,4 Shigellaspp (avec fluoroquinolones) ciprofloxacine, acide nalidixique 8 4 50,0 N. gonorrhoeae (céphalosporines de 3ème génération) Ceftriaxone 2 0 0,0 N. meningitidis (avec pénicillines) Amoxicilline 3 2 66,7 La figure ci-dessous montre le niveau de résistance comparé entre des souches d’entérobactéries isolées à partir des patients hospitalisés et des volontaires sains en milieu communautaire au Burkina Faso. 24 Figure: Pourcentage de résistance des entérobactéries productrices de betalactamases à spectre élargi à partir d’échantillons de volontaires sains (n=22) et de patients hospitalisés (n=47). Les germes isolés à partir d’échantillons de volontaires sains étaient plus fréquemment résistants au chloramphénicol et aux fluoroquinolones alors que ceux isolés des patients hospitalisés montraient une persistance plus importante aux tétracyclines et aux aminoglycosides. SANOU M. et al notaient en 2014, que la totalité des souches de E. coli isolées dans les péritonites, étaient sensibles à la colistine, le cefoxitine et à l’imipenème avec une sensibilité intermédiaire à la ceftriaxone (65.4%) et à la ciprofloxacine (65%) [10] En ce qui concerne les entérobactéries provenant des sites opératoires du Centre hospitalier Sourou Sanou (CHU SS), les taux de résistance étaient de 71% pour l’amoxicilline et de 64% pour l’amoxicilline + acide clavulanique en 2011. Quinze pour cent (15%) de l’ensemble des souches présentaient le phénotype bètalactamase à spectre élargi [8] Par ailleurs les staphylocoques des infections ostéo-articulaires non tuberculeuses mis en évidence au même CHU SS en 2011 étaient résistants à 82% à l’amoxicilline et 70% à l’amoxicilline +acide clavulanique. [7] Dans le cadre de la surveillance de la résistance primaire au Burkina Faso, une étude a été conduite chez les jeunes femmes enceinte (<25 ans) à Ouagadougou de mai 2008 à juin 2009 (SOMDA et al. Clin Infect Dis 2012). Sur 47 échantillons testés, trois (3) échantillons ont présenté de mutations conférant une résistance aux ARV. Le premier échantillon était résistant aux INTI avec les mutations M184I and G190A, le second était résistant aux INNTI avec la mutation Y181C et le 3ème était à la fois résistant aux INTI avec les mutations (K70R, M184I, T2115I/T, K219E) et aux INNTI avec les mutations (K103N, Y181C). Pour la tuberculose, il n’y a pas de données de résistance au niveau national. Une étude réalisée en 2016 a évalué la résistance de Mycobacterium tuberculosis à la rifampicine dans la ville de Bobo-Dioulasso. Sur 353 patients, la bacilloscopie, a 25 confirmé 82 cas de TB (23,23%). La culture a confirmé 92 cas, incluant tous les échantillons positifs à la microscopie. L’identification a permis de différencier 87 mycobactéries du groupe de la TB contre 5 mycobactéries non tuberculeuses. Le GeneXpert® a confirmé 93 cas de tuberculose. Vingt-neuf pour cent des cas étaient des tuberculoses à bacilles résistants à la rifampicine. En 2010, une étude de Sangaré et al. réalisée sur 416 souches de Mycobacterium tuberculosis provenant de 323 patients nouvellement dépistés et 93 antérieurement traités a révélé 12,4% de résistance à tout médicament et 3,4% de multi-résistance : INH (66.7%), RMP (51.6%), SM (44.1%), EMB (50.5%) and MDR (INH+RMP; 50.5%). Pour la surveillance de la résistance aux antiparasitaires, une étude de l’IRSS/Bobo montrait que l’efficacité des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) variait d’une région à l’autre allant de plus de 80% à Bobo-Dioulasso à 60% environ sur le site de Gaoua surtout en ce qui concerne l’Artémether+Lumefantrine. 1.5.2. Données de surveillance du ministère de l’agriculture Les données de surveillance de 2016 montrent : − aucun bactéricide n’a été importé ; − 24,6684 tonnes de produits contenant des fongicides dont 23,8184 tonnes constituent des insecticides-fongicides en traitement de semence et 0,850 tonne de fongicide pur. 1.5.3. Données de surveillance du ministère de l’environnement La DPRE contrôle l’importation de tout produit chimique à usage industriel au BF. A cette fin, elle formule des avis selon les conditions d’utilisations, de stockage et transport sécurisés, et d’élimination écologiquement rationnelle des déchets et des produits obsolètes. Elle assure de ce fait une surveillance de l’UAM. Tableau : Répartition de produits chimiques par secteur d’activité et selon leur dangerosité Secteur d’activité Nature Dangerosité des produits Quantité importée(en tonne) Industrie minière Irritant, corrosif, inflammable, toxique 11989 26 pour l’homme et l’environnement Irritant, corrosif, toxique 28412 Industrie agroalimentaire Corrosif, toxique 43507 nettoyage Corrosif, irritant, toxique 3246 Source : rapport semestriel du service environnement industriel et prévention des risques environnementaux de juillet à décembre 2016 1.6 La sensibilisation et les connaissances au sujet de la RAM par les professionnels de santé et la communauté En novembre 2015, l’OMS/Genève a lancé la campagne mondiale de lutte contre la résistance aux antimicrobiens. A la suite du siège, le Bureau régional de l’OMS/afro a organisé en mars 2016 une réunion d’information des points focaux pays sur le plan d’action mondial et le développement des stratégies de lutte. Au niveau du Bureau pays de l’OMS au Burkina Faso, les activités d’information et de sensibilisation suivantes ont été organisées : L’impression de 2000 posters d’information/sensibilisation à l’adresse des populations, des agents de santé et des décideurs ; L’impression de 350 tee-shirts/polo pour les agents du système des Nations Unies au Burkina Faso, les agents du ministère de la santé et les journalistes ; Forces ✓ Existence de données de routine de la RAM dans les laboratoires ✓ Suivi des importations ✓ Contrôle du marché par les inspections Faiblesses ✓ Absence de mécanisme de gestion des données ✓ Insuffisance du contrôle du marché ✓ Absence de données d’utilisation et de consommation des antimicrobiens ✓ Absence de dispositif d’information et de retro-information 27 L’organisation d’une table ronde animée par Madame le représentant de l’OMS/Burkina Faso ; L’organisation d’une émission radio interactive sur la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Au niveau pays les activités suivantes ont été menées : − une communication sur le phénomène de la résistance aux antimicrobiens à l’endroit des agents de santé à travers la lettre du CEDIM de mars 2015; − une réunion d’information des acteurs terrain en mars 2017 sur la résistance aux antimicrobiens ; − une formation sur l’évaluation de la consommation des antibiotiques en juillet 2016 − la participation à la rencontre sur la RAM et l’UAM à Harare au Zimbabwe en mars 2016 avec transmission du rapport de mission à Monsieur le ministre de la santé. − Participation à la formation portant sur la résistance aux antimicrobiens et épidémiologie en mars 2016 à Nairobi au Kenya 28 1.7. Données tirées d’études sur les pratiques des différents groupes sociaux et professionnels en rapport avec la RAM et l’utilisation (gestion) des antimicrobiens Des études ont été menées sur l’utilisation, la dispensation et la prescription des antibiotiques dans les services de santé. Une étude menée en 1999 sur 2040 femmes hospitalisées dans le service de Gynécologie - obstétrique du CHNYO, 1733 avaient reçu une prescription antibiotique soit un taux de prescription de 85 % et de 15.8% pour les nouveaux nés (156/1014). L’ensemble des patientes hospitalisées ont bénéficié d’une antibiothérapie initiale (API) de suspicion. Cette API a été modifiée une première fois dans 95.9% des cas puis une deuxième fois chez 24.1% des patientes. Enfin 2.5% des patientes ont connu une troisième modification de leur API. Sur 276 indications d'une antibiothérapie à visée curative, 45 (16,3 %) ont fait l'objet d'un examen bactériologique dont la plupart a été réalisé après les premières prescriptions d’antibiotiques. Une étude similaire réalisée en 2014 au CHUYO a montré l’absence de documentation avant l’instauration de la ceftriaxone. L’antibiothérapie a été jugée injustifiée, dans 20.9% des cas, impertinente dans 8.6% et appropriée dans 70% des cas. En rappel dans cette étude, la prescription des antibiotiques a été jugée « justifiée » lorsque une antibiothérapie était nécessaire ; « pertinente » lorsque le choix de la ceftriaxone ou des associations était correct, les schémas thérapeutiques adaptés au terrain [1]. Chez la femme enceinte, une étude au CHU YO indique que le principal motif de prescriptions d’antibiotiques était les cas de suspicions d’infections (40,70%). Forces ✓ Implication des autorités au niveau national ✓ Existence d’actions de sensibilisation sur la RAM Faiblesses ✓ Insuffisance des moyens de sensibilisation ✓ Faible implication du monde communautaire 29 L’antibiothérapie probabiliste semble être fréquente malgré l’absence de guide de prescription des antibiotiques au niveau local comme au niveau national. L’évaluation de l’usage rationnel des médicaments menée en 2015 par la DGPML montre que sur 1011 prescriptions, 53,91% contiennent au moins un antibiotique. Elle fait ressortir également une utilisation élevée des antibiotiques chez les enfants de moins de 5 ans dans les gastro-entérites (33/48) et les affections respiratoires hautes (17/20). Une enquête sur la prise en charge du paludisme par les pharmaciens d’officine à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, a montré que 71% des patients se sont rendu en officine sans ordonnance pour acheter un antipaludique. Une étude sur les pratiques de stérilisation dans les services de chirurgie du CHU YO a permis d’apprécier certains facteurs pouvant influencer la RAM comme l’hygiène hospitalière dont l’insuffisance dans la mise en œuvre contribue à propager les infections nosocomiales lesquelles sont le plus souvent associées à des résistances. Cette étude a révélé une hétérogénéité dans l’organisation, les moyens et pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux dans les services de chirurgie au CHUYO, ce qui pourrait contribuer à augmenter le risque infectieux en milieu hospitalier. Forces ✓ Existence d’études sur les comportements Faiblesses ✓ Très forte automédication par la population ; ✓ l’absence de guide de prescription des antibiotiques ✓ insuffisance de données sur le comportement des groupes sociaux et professionnels sur la RAM 30 2. Plan stratégique Objectif stratégique 1: Renforcer la surveillance et la recherche sur l’UAM et la RAM Surveillance globale Objectif 1 Mettre en place un système de surveillance national de l’UAM et la RAM Interventions stratégiques Activités 1.1. Organiser un système national de surveillance de la RAM 1.1.1. Rendre disponible un document décrivant l’organisation du système national de surveillance de l’UAM et de la RAM 1.1.2. Mettre en place une structure de coordination nationale pour la surveillance de l’UAM et de la RAM 1.2. Organiser un système national de surveillance de l’UAM 1.2.1. Former les agents aux méthodes d’étude de la consommation des antimicrobiens 1.2.2. Réaliser des études sur la consommation des antimicrobiens 1.2.3. Développer des applications mobiles pour renseigner la consommation des AM dans les officines pharmaceutiques vétérinaire et humaine 1.3. Implémenter des systèmes de gestion informatisée de la RAM et de l’UAM 1.3.1. mettre en place un logiciel de gestion de la RAM et de l’UAM 1.3.2. Equiper les laboratoires en matériels informatiques 1.3. 3. Déployer le logiciel de gestion de la RAM et de l’UAM dans les laboratoires et dans les sites 1.3.4. Former les utilisateurs à l’utilisation du logiciel 31 1.4. Assurer le suivi-évaluation de la surveillance de la RAM 1.4.1. Analyser les données compilées 1.4.2. Réaliser les supervisions des acteurs de la surveillance 1.4.3. Assurer le monitorage des données Capacités de laboratoire Objectif 2 Renforcer les capacités des laboratoires en vue de produire des données microbiologiques de haute qualité, permettant de prendre en charge les patients et d’appuyer les activités de surveillance dans les secteurs de la santé humaine, animale et de l’environnement. Interventions stratégiques Activités 2.1. Désigner un laboratoire national de référence pour la surveillance de la RAM. 2.1.1. Rédiger/ approuver les TDRs pour un laboratoire national de référence capable de mettre en œuvre des méthodes de confirmation et de caractérisation d’agents pathogènes spécifiques et d’organiser des dispositifs d’assurance de la qualité. 2.1.2. Equiper le laboratoire national de référence (LNR) RAM 2.1.3. Doter le LNR en réactifs et consommables 2.2. Mettre en place des procédures pour des analyses standardisées 2.2.1. Adopter un référentiel pour la réalisation de l’antibiogramme 2.2.2. Elaborer les procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques 2.2.3. Diffuser les procédures standards pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques 2.2.4. Former le personnel sur les procédures 32 2.2.5. Superviser l’application des procédures 2.3. Mettre à niveau les laboratoires sentinelles pour les tests de sensibilité 2.3.1. Désigner les laboratoires sentinelles 2.3.2. Equiper les laboratoires sentinelles 2.3.3. Former le personnel sur les procédures standard des tests microbiologiques 2.3.4. former le personnel sur les techniques de réalisation des antibiogrammes et l’interprétation des résultats 2.3.5 Doter les laboratoires sentinelles en réactifs et consommables Recherche et développement Objectif 3 Mettre en œuvre des projets de recherche prioritaire opérationnelle pour parvenir à un usage règlementé des agents antimicrobiens et à de meilleures pratiques dans la prévention des infections en santé humaine et animale. Interventions stratégiques Activités 3.1. Mettre en place un fond de soutien aux programmes et projets de recherche sur la RAM et la consommation des antimicrobiens 3.2. Création de bases de données scientifiques relatives à l’introduction et la persistance des antibiotiques chez l’animal et dans l’environnement 3 .1.1. Faire un plaidoyer pour l’acquisition de financement des activités de recherche 3.2.1. Conduire les études sur l’introduction, la persistance des antibiotiques chez l’animal et dans l’environnement 3.2.2. Réaliser une étude sur les modes d’introduction et de propagation (fumier/engrais de ferme ou élevage piscicole ; eaux, sols, produits agricoles…) des antibiotiques 33 3.2.3. Rechercher les résidus d’antimicrobiens dans les eaux, les sols, les denrées alimentaires d’origine animale et végétale 3.2.4. Réaliser des études comparatives de la sensibilité aux antimicrobiens des germes d’origine humaine et environnementale (germes de portage) 3.3. Promotion de bases scientifiques/évidence scientifique du diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro-entérites et infections méningées 3.3.1. Conduire une étude sur le diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro-entérites et infections méningées 3.3.2. Réaliser une étude impliquant la santé humaine et la santé animale sur le diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro-entérites et infections méningées 3.3.3. Diffuser les résultats (communication scientifique, thèse, bulletin d’information,…) 3.4. Evaluation des pratiques d’utilisation des antimicrobiens 3.4.1. Conduire des études sur les pratiques d’utilisation des antimicrobiens 34 Objectif stratégique 2: Réduire l’incidence des infections par des mesures efficaces de prévention (hygiène, vaccination, assainissement...) Prévention Objectif 4 Prévenir les infections associées aux soins Interventions stratégiques Activités 4.1. Surveillance des infections associées aux soins 4.1.1. Evaluer l’ampleur des infections nosocomiales en santé humaine 4.1.2. Assurer une surveillance passive des infections nosocomiales 4.2. Surveillance des infections microbienne en santé animale 4.2.1. Evaluer l’ampleur des infections microbiennes en santé animale 4.3. Mise en œuvre systématique des mesures de prévention contre les infections associées aux soins dans les hôpitaux et les établissements de soins ainsi que dans les cabinets et cliniques vétérinaires 4.3.1. Opérationnaliser des CLIN dans les hôpitaux 4.3.2. élaborer des standards et directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires 4.3.3. Superviser l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires 4.3.4. Développer la biosécurité (gestion des risques biologiques) dans les laboratoires Objectif 5 : Promouvoir la vaccination en santé humaine et animale 35 5.1. Mise en place de directives pour la vaccination en santé humaine et animale Étape importante : 5.1.1. Actualiser et diffuser le calendrier de vaccinal chez l’homme et les autres espèces animales 5.1.2. Etablir des directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale 5.1.3. Renforcer les capacités des acteurs de la santé humaine et animale sur la vaccination Objectif 6 : Promouvoir l’hygiène en milieu de soins et en communauté 6.1. Renforcement des mesures d’hygiène et de lutte contre les infections en santé humaine, santé animale, en environnement et en agriculture 6.1.1. Renforcer les capacités du personnel en hygiène hospitalière/PCI 6.1.2. sensibiliser les acteurs de santé sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale 6.1.3. Former les acteurs intervenants dans la gestion des déchets spéciaux 6.2. Renforcement des mesures d’hygiène au sein de la communauté 6.2.1. sensibiliser la communauté sur les mesures d’hygiène (lavage des mains, latrines…) 36 Objectif stratégique 3: Améliorer l’utilisation des médicaments antimicrobiens en santé humaine, animale et dans l’agriculture Usage rationnel Objectif 7 Promouvoir l’usage rationnel des antimicrobiens en santé humaine, animale et dans l’agriculture Interventions stratégiques Activités 7.1. Mise en place de directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens 7.1.1. Identifier des équipes d’experts pour l’élaboration des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens 7.1.2. Elaborer les directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens 7.1.3. Valider et diffuser les directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens 7.1.4. Superviser les prestataires sur l’application des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens 7.2. Renforcer les compétences des prestataires de santé sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale 7.2.1. Renforcer les compétences du personnel sur la prescription la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens 7.3. Renforcer la pharmacie hospitalière en matière de dispensation et d’utilisation des antimicrobiens 7.3.1. Améliorer la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine 7.4. Encadrement de la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale 7.2.1. Restreindre la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale 7.2.2. Définir et réviser annuellement une liste d’antimicrobiens à 37 prescription restreinte Accès à l’information/expertise sur l’UAM et la RAM Objectif 8 Renforcer l’accès à une expertise et des conseils spécifiques pour les professionnels de santé Interventions stratégiques Activités 8.1. Mise en place d’un système d’écoute et de conseils 8.1.1. Constituer un groupe d’experts (identification, capacitation, modalités et missions de travail) 8.1.2. Mettre en place un centre d’écoute 8.2. Mise en place d’une rétro-information sur les données scientifiques de l’UAM et de la RAM 8.2.1. mettre en place un comité de rédaction au sein de la commission nationale RAM 8.2.2. rédiger et diffuser la page spéciale RAM dans la lettre du CEDIM et dans d’autres revues 8.2.3. Développer d’autres mécanismes de retro-information (télévisions, radios, médias en ligne, etc.) 38 Objectif stratégique 4: Renforcer le cadre règlementaire de la lutte contre les RAM Objectif 9 Mettre en place les textes réglementaires sur la RAM Interventions stratégiques Activités 9.1. Développement des textes d’application des dispositions législatives règlementaires relatives à la prescription et la dispensation des antimicrobiens 9.1.1. Rendre disponible les textes règlementaires sur la prescription, la dispensation des antimicrobiens et les CLIN 9.1.2. mettre en place l’application des textes règlementaires sur la prescription et la dispensation des antimicrobiens 9.2. Renforcement des capacités fonctionnelles des organes de réglementation et de contrôle existants 9.2.1. Assurer le contrôle de l’application des textes règlementaires et la prise de sanction par les organes habilités (DGPML, ITSS, Direction générale services vétérinaires, Direction de la protection des végétaux et du conditionnement, laboratoire de l’analyse de la qualité de l’environnement,) 9.2.2: Assurer le contrôle de qualité systématique des antimicrobiens par les structures habilités (LNSP, DCQM, direction de la prévention des pollutions et des risques environnementaux) Objectif stratégique 5: Améliorer la sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens et la compréhension à travers la communication, l’éducation et la formation Sensibilisation et communication à propos des risques Objectif 10 Renforcer l’adhésion des acteurs sur l’utilisation rationnelle des antimicrobiens et la lutte contre la RAM 39 Interventions stratégiques Activités 10.1. Mise en place d’un programme de communication publique reposant sur une base factuelle et visant des acteurs de la santé humaine, animale et des secteurs environnementale et agro alimentaire 10.1.1. Évaluer les connaissances, aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM 10.1.2 élaborer un programme de communication publique sur l’UAM et la RAM 10.1.2. Exécuter le programme de communication Objectif 11 Améliorer les connaissances théoriques et pratiques des professionnels de santé-environnement sur l’UAM et la RAM 11.1. Intégration de l’UAM, la RAM et les sujets associés (hygiène en santé humaine, animale, végétale et environnement) dans les curricula de formation et dans la formation continue des professionnels 11.1.1. Réviser les curricula de formation en prenant en compte l’UAM et la RAM 11.1.2. Assurer la formation continue des professionnels sur l’UAM et la RAM 40 3. Plan opérationnel et budget Objectif stratégique 1: Renforcer la surveillance et la recherche sur l’UAM et la RAM Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur 1.1. Intervention stratégique : Organiser un système national de surveillance de la RAM Activité1.1.1. . Rendre disponible un document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM Sous-activité 1.1.1.1. Tenir un atelier d’élaboration du document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM x Kaya DGPML 6 469 050 Budget de l’Etat PTF Un atelier d’élaboration tenu Sous-activité 1.1.1.2. Tenir un atelier de validation du document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM x Ouagadougou DGPML 5 710 050 Budget de l’Etat atelier de validation tenu Sous-activité 1.1.1.3. Adopter le document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM x Ouagadougou Ministère de la santé PM PTF Existence de document adopté Sous-activité 1.1.1.4. Diffuser le document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM x Ouagadougou Ministère de la santé 2 500 000 Budget de l’Etat Nombre de document diffusé Activité 1.1.2. Mettre en place une structure de coordination nationale pour de la RAM 41 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Sous-activité 1.1.2.1. Identifier une structure de coordination de la surveillance de l’UAM et de la RAM x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat Existence d’une structure de coordination de la surveillance Sous-activité 1.1.2.2. Rédiger et valider un arrêté ministériel mettant en place la structure de coordination de la RAM, chargée de superviser le programme de surveillance de cette résistance, et notamment de collecter, de regrouper et d’échanger les données. x Ouagadougou Commission nationale RAM 840 000 PTF Nombre d’arrêtés ministériels validés Sous-activité 1.1.2.3. Désigner le coordonnateur de la surveillance, un point focal et un data manager dans chaque ministère (santé humaine, santé animale, environnement, agriculture) x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat Nombre de coordonnateur de la surveillance désigné ; Existence d’un point focal et d’un data manager dans chaque ministère Sous-activité 1.1.2.4. Définir les missions du coordonnateur de la x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Existence de définition des 42 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur surveillance et des points focaux ministériels missions du coordonnateur et des points focaux ministériels Intervention stratégique 1.2. Implémenter des systèmes de gestion informatisée de la RAM Activité 1.2.1. . mettre en place un logiciel de gestion de la RAM et de l’UAM Développer un logiciel pour la gestion de l’UAM x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Développer un logiciel pour la gestion de la RAM x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Assurer le paramétrage des données de la gestion de la RAM et de l’UAM avec ENDOS x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Proportion de données paramétrées Mettre en réseau les données de la RAM des départements ministériels concernés x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de départements mis en réseau Activité 1.2.2. Déployer le logiciel de gestion de la RAM et de l’UAM dans les laboratoires 43 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Acquérir du matériel informatique et péri-informatique x Ouagadougou Commission nationale RAM 15 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de matériel acquis Installer le logiciel de gestion de la RAM et de l’UAM x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de sites abritant le logiciel Former 30 acteurs à l’utilisation du logiciel x Ouagadougou Commission nationale RAM 3 521 850 Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs formés Superviser 10 utilisateurs du logiciel dans 5 structures x x Ouagadougou Commission nationale RAM 1 573 360 Budget de l’Etat PTF Nombre de supervisions Intervention stratégique 1.3. Assurer le suivi-évaluation de la surveillance de la RAM Activité 1.3.1. Réaliser les supervisions des acteurs de la surveillance Analyser les données compilées X X X Ouagadougou Commission nationale RAM PM Elaborer les outils de supervision des acteurs de la surveillance X X Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils élaborés Effectuer des sorties de supervision X X Ouagadougou Commission nationale RAM 3 146 720 Budget de l’Etat PTF Nombre de supervisions 44 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Assurer la retro-information de la supervision X X Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre de rétro informations réalisées Activité 1.3.2. Assurer le monitorage des données Organiser huit rencontres d’harmonisation des données de surveillance X x Ouagadougou Commission nationale RAM 24 274 200 Budget de l’Etat PTF Nombre de rencontres tenues Produire deux rapports statistiques trimestriels des données de surveillance (données RAM) X x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre de rapports Intervention stratégique 2.1. désigner un laboratoire national de référence pour la surveillance de la RAM Activité 2.1.1. Mandater un laboratoire national de référence pour la mise en œuvre des méthodes de confirmation et de caractérisation d’agents pathogènes spécifiques et les tests de sensibilité Tenir une session du comité d’experts de désignation des LNR pour le choix du LNR RAM x Ouagadougou Commission nationale RAM 776 400 Budget de l’Etat PTF Nombre de session du comité d’experts Organiser un atelier d’élaboration de textes règlementaires pour la mise en place du LNR RAM x Ouagadougou Commission nationale RAM 1 136 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’atelier d’élaboration des textes LNR RAM 45 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Activité 2.1.2. Equiper le LNR RAM Evaluer les besoins en équipement complémentaire et en réhabilitation x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipements à acquérir Acquérir les équipements, réactifs et consommables complémentaires X Ouagadougou Commission nationale RAM 200 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipements, de réactifs et consommables acquis Réhabiliter le LNR RAM X Ouagadougou Commission nationale RAM 25 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de structure réhabilitée Mettre en place une souche thèque X Ouagadougou Commission nationale RAM 7 500 000 Budget de l’Etat PTF existence d’une souche thèque Assurer la participation du LNR au contrôle de qualité externe en bactériologie X X Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Intervention stratégique 2.2. Mettre en place des procédures pour des analyses standardisées Activité 2.2.1. Elaborer et diffuser les procédures standards pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques Adopter un référentiel pour la réalisation de l’antibiogramme x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Référentiel pour l’antibiogramme 46 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur classique classique adopté Elaborer les procédures standards pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques x Kombissiri nationale RAM 7 372 000 Budget de l’Etat PTF Existence des procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques Diffuser le référentiel et des procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques x Ouagadougou Commission nationale RAM 600 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de structures ayant reçu le référentiel et les procédures Activité 2.2.2. Renforcer les compétences du personnel sur les procédures Former le personnel sur le référentiel de l’antibiogramme classique et les procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques x Ouagadougou Commission nationale RAM 11 010 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de sessions de formation Superviser les acteurs sur l’application du référentiel et des procédures standards pour x x x Régions Commission nationale RAM 29 886 060 Budget de l’Etat PTF Nombre de supervisions réalisées 47 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques Organiser un contrôle national de qualité de la réalisation de l’identification et de la réalisation de l’antibiogramme X X X 23 482 170 Intervention stratégique 2.3. Mettre à niveau les laboratoires sentinelles pour les tests de sensibilité Activité 2.3.1. Equiper les laboratoires Evaluer les besoins en équipement complémentaire et en réhabilitation x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipements à acquérir Acquérir les équipements, réactifs et consommables complémentaires x Ouagadougou Commission nationale RAM 500 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipements, de réactifs et consommables acquis Réhabiliter les laboratoires sentinelle désigné x Ouagadougou Commission nationale RAM 150 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de structure réhabilitée Activité 2.3.2. Renforcer les compétences du personnel sur les procédures 48 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Former le personnel des laboratoires sur le référentiel de l’antibiogramme classique et les procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques x Ouagadougou Commission nationale RAM 6 993 850 Budget de l’Etat PTF Superviser les acteurs sur l’application du référentiel et des procédures standards pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antibiotiques x x x Régions Commission nationale RAM 29 886 060 Budget de l’Etat PTF Intervention stratégique 3.1. Création de bases de données scientifiques relatives à l’introduction, à l’activité et à la persistance des antibiotiques chez l’homme et dans l’environnement Activité 3.1.1. Conduire des études sur l’introduction, la persistance et l’activité des antibiotiques chez l’homme et dans l’environnement réaliser une étude sur les modes d’introduction et de propagation (fumier/engrais de ferme ou élevage piscicole ; eaux, sols, produits agricoles…) des antibiotiques X Sites d’étude Commission nationale RAM 22 126 760 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée rechercher les résidus d’antimicrobiens dans les eaux, les sols, les denrées X Sites d’étude Commission nationale RAM 20 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée 49 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur alimentaires et d’origine animale réaliser des études comparatives de la sensibilité aux antimicrobiens des germes d’origine humaine et environnementale (germes de portage) x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Intervention stratégique 3.2. Promotion de bases scientifiques/évidence scientifique du diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro-entérites et infections méningées 3.2.1. Conduire une étude sur le diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro-entérites et infections méningées Réaliser une étude de prévalence des infections respiratoires, gastro entérite et méningées suspectes traitées par des antibiotiques en santé humaine x Sites d’étude Commission nationale RAM 9 695 880 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Mettre en place un fond de soutien aux programmes et projets de recherche sur la RAM X Ministère de la Santé PM Budget de l’Etat PTF 50 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Réaliser une étude impliquant la santé humaine et la santé animale sur le diagnostic étiologique des infections respiratoires, des gastro entérites x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Diffuser les résultats (communication scientifique, thèse ou mémoires, bulletin d’information,…) x Sites d’étude Commission nationale RAM 2 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de résultats diffusés Intervention stratégique 3.3. Evaluation des pratiques d’utilisation des antimicrobiens 3.3.1. Conduire des études sur les pratiques d’utilisation des antimicrobiens Etudier les comportements en matière de prescription et de dispensation des antibiotiques chez l’homme et chez l’animal x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée 51 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Caractériser sur le plan moléculaire les souches virales circulantes en santé animale Caractériser sur le plan moléculaire les mécanismes de résistances aux antibiotiques des bactéries multirésistantes (BMR) x x Sites d’étude Sites d’études Commission nationale RAM Commission RAM /LNR-Ram 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Evaluer les méthodes utilisées actuellement pour éliminer les antibiotiques et d’autres éléments traces présents dans les eaux usées x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Faire un état des lieux de l’utilisation des antibiotiques en santé animale x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée Evaluer le recours aux antibiotiques du marché illicite dans la communauté x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée 52 Sous-activité (Unité, Quantité) An 1 An 2 An 3 Lieu Entité responsable Autres structures responsables Coût (monnaie) Source de financement Indicateur Réaliser une étude de la qualité des antimicrobiens du marché licite x Sites d’étude Commission nationale RAM 20 500 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’étude réalisée diffuser les résultats des études x x x 2 500 000 Budget de l’Etat PTF Objectif stratégique 2: Réduire l’incidence des infections par des mesures efficaces de prévention (hygiène, vaccination, assainissement...) Intervention stratégique 4.1. Surveillance des infections associées (IAS) Activité 4.1.1. Evaluer l’ampleur des infections associées aux soins en santé humaine Formaliser la mise en place des comités d’hygiène et de gestion des antimicrobiens dans les CHU, CHR, x 1 425 000 Budget de l’Etat PTF 53 CMA Adapter le protocole d’enquête de surveillance des IAS x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’enquête réalisée Former les enquêteurs sur le protocole et les outils de collecte des données de l’enquête de prévalence des IAS x x Koudougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’enquête réalisée Réaliser une enquête annuelle sur la prévalence des IAS dans les CHU, CHR, CMA x x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 9 695 880 Budget de l’Etat PTF Nombre d’enquête réalisée Mettre en place des actions correctrices des résultats de l’enquête x x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 6 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’actions correctrices réalisées Activité 4.1.3. Assurer une surveillance passive des infections associées aux soins Sous-activité Tenir un atelier d’élaboration du document décrivant l’organisation de la surveillance passive x Kaya Commission nationale RAM 8 698 500 Budget de l’Etat PTF Nombre de document décrivant l’organisation de la surveillance des 54 des IAS IAS élaboré Sous-activité Tenir un atelier de validation du document décrivant l’organisation de la surveillance passive des IAS x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de document décrivant l’organisation de la surveillance des IAS validé Sous-activité Diffuser le document décrivant l’organisation de la surveillance passive des IAS (impression 3000 exemplaires, mise en ligne sur le site web DGPML, MS) x Régions Central Commission nationale RAM 12 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de document décrivant l’organisation de la surveillance des IAS diffusé Collecter et analyser des données sur les IAS en routine x x Régions Central CLIN 3 535 650 Budget de l’Etat PTF Taux de promptitude de la transmission des rapports Atelier de mise en commun et d’harmonisation 0des données collectées dans la surveillance de routine des IAS x x Ouagadougou Commission national 2 476 850 Budget de l’Etat PTF Mettre en place des actions correctrices des résultats de l’enquête x x x Régions Central CLIN 5 000 000 Budget de l’Etat PTF Taux de promptitude de la transmission des rapports Intervention stratégique 4.2. Mise en œuvre systématique des mesures de prévention contre les infections nosocomiales/associées aux soins et d’hygiène dans 55 les hôpitaux et les établissements de soins ainsi que dans les cabinets et cliniques vétérinaires Activité4.2.1. Evaluer l’ampleur des infections microbiennes en santé animale Réaliser une enquête annuelle sur la prévalence des IAS en santé animal x x x cabinets et cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 7 675 880 Budget de l’Etat PTF Nombre d’enquête réalisée Mettre en place des actions correctrices des résultats de l’enquête (budget approximatif pour accompagner les actions correctrices) x x x cabinets et cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 5 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’actions correctrices réalisées Intervention stratégique 4.3. Mise en œuvre systématique des mesures de prévention contre les infections nosocomiales/associées aux soins et d’hygiène dans les hôpitaux et les établissements de soins ainsi que dans les cabinets et cliniques vétérinaires Activité 4.3.1. Rendre opérationnel les CLIN dans les hôpitaux Evaluer le niveau de fonctionnalité des CLIN dans les hôpitaux (enquête d’évaluation par chaque structure et mise en commun des résultats) X CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 2 040 495 Budget de l’Etat PTF Nombre de structures évaluées Mettre en place des actions correctrices pour une meilleure fonctionnalité des CLIN (budget approximatif pour accompagner les X x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 5 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’actions correctrices mises en place 56 actions correctrices) Former les acteurs des hôpitaux sur l’organisation et le fonctionnement des CLIN (20 personnes par structure pour une formation in situ) x x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs formés Superviser les activités des CLIN (5 missions de supervision, 5 jours, 5 personnes pour toutes les structures) x x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs formés Formaliser la mise en place des CLIN dans les CHU, CHR, CMA x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs formés Mettre en place une coordination nationale des CLIN x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs formés Activité 4.3.2. élaborer des standards et directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Rédiger des standards et directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins x Kaya Commission nationale RAM 1 170 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de standards et directives rédigées Rédiger des standards et directives en matière d’hygiène pour cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires x Koudougou Commission nationale RAM 1 145 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de standards et directives rédigées 57 Organiser un atelier de validation des standards et directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires x x Ouagadougou Commission nationale RAM 3 921 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de standards et directives validées Diffuser les standards et directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires x x hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 12 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de standards et directives diffusées Activité 4.3.3. Superviser l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Elaborer et diffuser les outils de supervision de l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins x Ouagadougou Commission nationale RAM 13 145 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils élaborés et diffusés Elaborer et diffuser les outils de supervision de l’application des directives en matière d’hygiène pour les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires x Ouagadougou Commission nationale RAM 13 145 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils élaborés et diffusés 58 Effectuer des sorties de supervision (internes par les CLIN et externes par la commission RAM x x hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 29 886 060 Budget de l’Etat PTF Nombre de supervisions Assurer la rétro-information de la supervision x x hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre de rétro informations réalisées Activité 4.3.4. Développer la biosécurité (gestion des risques biologiques) dans les laboratoires d’analyse Evaluer la biosécurité dans les laboratoires d’analyse médicale et vétérinaire x Laboratoires Commission nationale RAM 9 962 020 Budget de l’Etat PTF Nombre de laboratoires évalués Evaluer la biosureté dans les laboratoires médicale et vétérinaire x Laboratoires Commission nationale RAM 9 962 020 Budget de l’Etat PTF Nombre de laboratoires évalués Elaborer des directives nationales de biosécurité et biosureté (cf. guide PCI) X x Tenkodogo Commission nationale RAM 3 921 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de guide élaboré et diffusé 59 Valider et diffuser des directives nationales de biosécurité et biosureté (cf. guide PCI) DGPML, MS) X x Tenkodogo Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de guide élaboré et diffusé Former 150 agents sur la gestion des risques biologiques et l’évaluation des risques dans les laboratoires x x Ouagadougou Bobo Kaya Tenkodogo Koudougou Commission nationale RAM 33 058 950 Budget de l’Etat PTF Nombre d’agents formés Intervention stratégique 5.1. Mise en place de directives pour la vaccination en santé humaine et animale 5.1.1. Actualiser et diffuser les programmes de vaccination chez les espèces animales Réviser les programmes de vaccination chez les différentes espèces animales x Ouahigouya Commission nationale RAM, DPV 3 921 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de programmes de vaccination révisés Organiser un atelier de validation des programmes de vaccination chez les différentes espèces animales (20 personnes x Ouagadougou Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de programmes de vaccination validés Diffuser les programmes de vaccination chez les différentes espèces animales (impression, mise ligne sur les sites web) x x x Directions de la santé animale, cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires Commission nationale RAM, DPV 12 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de programmes de vaccination diffusés 60 5.1.2. Etablir des directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale Elaborer des directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale x Manga Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de directives de vaccination élaborées Tenir un atelier de validation des directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale x Ouagadougou Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de directives de vaccination validées Adopter un texte règlementaire relatif aux directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale x Ouagadougou Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de texte règlementaire relatif aux directives de vaccination adopté Diffuser le texte règlementaire et les directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale (mise en ligne des textes site web DGPML, MS, MRA) x x Niveau national Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de textes règlementaires et directives de vaccination diffusés 5.2. Mise en œuvre les directives de vaccination pour les acteurs de la santé humaine et animale Former les acteurs de la santé humaine sur les directives de x Manga Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de directives de vaccination 61 vaccination (4 sessions de 30 personnes 2 jours) élaborées Former les acteurs de la santé animale sur les directives de vaccination (1 sessions de 30 personnes 2 jours) x Manga Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de directives de vaccination élaborées Sensibiliser la population sur la vaccination humaine et animale (réalisation de spot, d’émission, affiche) x Ouagadougou Commission nationale RAM, DPV Budget de l’Etat PTF Nombre de directives de vaccination validées Intervention stratégique 6.1. Renforcement des mesures d’hygiène et de lutte contre les infections en santé humaine, santé animale, en environnement et en agriculture Activité 6.1.1. Renforcer les capacités du personnel en hygiène hospitalière/PCI Elaborer les modules de formation des prestataires de soins en hygiène hospitalière (activité déjà réalisée) x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre de modules de formation élaborés Former les prestataires de soins en hygiène hospitalière (100 personnes en 5 sessions de 20 personnes en 5 jours par an) X x x CHU, CHR, CMA Cabinets et cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 20 220 950 Budget de l’Etat PTF Nombre de prestataires formés 62 Assurer la participation de 40 agents au diplôme universitaire « hygiène hospitalière et sécurité des patients » x x x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM 162 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’agents ayant participé au DIU Elaborer un guide de bonnes pratiques de stérilisation du matériel médical dans les hôpitaux (cf. guide PCI) x Koudougou Commission nationale RAM 1 145 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de guide élaboré Former les acteurs de la stérilisation sur le guide de bonnes pratiques de stérilisation x x Ouagadougou Commission nationale RAM 11 582 950 Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs de la stérilisation formés Activité 6.1.2. sensibiliser les acteurs de santé sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale Elaborer des outils de communication sur l’hygiène en santé humaine et animale x Tenkodogo Commission nationale RAM 2 850 850 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication élaborés Diffuser les outils de communication sur l’hygiène en santé humaine et animale x x National Commission nationale RAM, DCPM, DPS 3 400 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication diffusés Evaluer les besoins de structures de santé en équipement PCI x x National Commission nationale RAM, DCPM, DPS 11 086 760 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication diffusés 63 Doter les structures de soins en matériel et équipements pour PCI x x National Commission nationale RAM, DCPM, DPS 200 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication diffusés Organiser une campagne annuelle de sensibilisation sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale auprès des professionnels (lavage des mains, désinfection des mains, pratiques de stérilisation) x x National Commission nationale RAM 50 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de campagnes de sensibilisation réalisés 6.1.3. Former les acteurs intervenants dans la gestion des déchets spéciaux Recenser les acteurs intervenant dans la gestion des déchets biomédicaux x National Commission nationale RAM 1 500 000 Budget de l’Etat PTF Organiser des séances de formation au profit des acteurs intervenant dans la gestion des déchets biomédicaux x Ouagadougou Commission nationale RAM 4 500 000 Budget de l’Etat PTF Intervention stratégique 6.2. Renforcement des mesures d’hygiène au sein de la communauté Activité 6.2.1. sensibiliser la communauté sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale (lavage des mains, latrines…) 64 Elaborer des outils de communication sur l’hygiène en santé humaine et animale au sein de la communauté x Koupela Commission nationale RAM 2 850 850 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication élaborés Diffuser les outils de communication sur l’hygiène en santé humaine et animale au sein de la communauté (impression des affiches, prospectus, spot, émission télé radio) x x National Commission nationale RAM 3 400 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils de communication diffusés Organiser une campagne annuelle de sensibilisation sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale auprès de la communauté (lavage des mains, désinfection des mains, pratiques de stérilisation) x x National Commission nationale RAM 50 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de campagnes de sensibilisation réalisés Objectif stratégique 3: Améliorer l’utilisation des médicaments antimicrobiens en santé humaine, animale et dans l’agriculture Intervention stratégique 7.1. Développer des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens Activité 7.1.1. Mise en place des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens 65 Identifier des équipes d’experts pour l’élaboration des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens pour la santé animale et humaine x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipes d’experts identifiés Elaborer les directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens (20 personnes, 5 jours, impression) x Ouagadougou Commission nationale RAM 3 921 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens élaborées Valider et diffuser les directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens (30 personnes, 5 jours, impression) x Ouagadougou Commission nationale RAM 3 400 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens élaborées Renforcer la fonctionnalité des comités thérapeutiques x Ouagadougou Commission nationale RAM 3 600 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens élaborées Superviser l’application des directives sur la prescription, la dispensation et x x National Commission nationale RAM 29 886 060 Budget de l’Etat PTF Nombre de supervisions réalisées 66 l’utilisation d’antimicrobiens Intervention stratégique 7.2. Renforcer les compétences des prestataires de santé sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale Activité 7.2. Renforcer les compétences du personnel sur la prescription la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens Elaborer les modules de formation des prestataires sur la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM 5 036 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de modules de formation élaborés Former les prestataires de soins en X x CHU, CHR, CMA Cabinets et cliniques vétérinaires Commission nationale RAM 103 023 400 Budget de l’Etat PTF Nombre de prestataires formés Assurer la participation de 60 agents au diplôme universitaire « antibiologie et antibiothérapie » x x x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM 243 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’agents ayant participé au DIU Intervention stratégique 7.3. renforcer la pharmacie hospitalière en matière de dispensation et d’utilisation des antimicrobiens Activité 7.3.1. Améliorer la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine 67 Réaliser des études pilotes sur la dispensation nominative individuelle des antimicrobiens dans les hôpitaux x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 20 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de critères et modalités établies Implémenter la dispensation nominative individuelle des antimicrobiens dans les hôpitaux x x CHU, CHR, CMA Commission nationale RAM 10 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de critères et modalités établies Intervention stratégique 7.4. Encadrement de la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale Activité 7.2.1. Restreindre la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale Elaborer des critères et modalités de restriction de la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale x Koudougou Commission nationale RAM 5 036 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de critères et modalités établies Définir et réviser annuellement une liste d’antimicrobiens à prescription restreinte x x x Ouagadougou Commission nationale RAM 5 036 850 Budget de l’Etat PTF Nombre de listes d’antibiotique définies Diffuser semestriellement la liste des Antimicrobiens actifs et non actifs sur les différents pathogènes bactériens x x x Ouagadougou Commission nationale RAM 10 000 000 Budget de l’Etat PTF Quantité d’impression 68 isolés des laboratoires en santé humaine et animale (impression et mise en ligne) Intervention stratégique 8.1. Mise en place d’un système d’écoute et de conseils 8.1.1. Constituer un groupe d’experts pour l’animation du centre d’écoute et de conseils Identifier les experts pour l’animation du centre d’écoute et de conseils x Ouagadougou Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre d’experts identifiés Elaborer un manuel de procédures du centre d’écoute et de conseil (15 personnes ; 5 jours) x Dédougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de manuel de procédures du centre d’écoute élaboré Former les experts en communication (atelier de formation 25 personne ; 3 jours) x x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’experts formés en communication 8.1.2. Mettre en place un centre d’écoute Equiper le centre d’écoute (ligne téléphonique, documentation, outils informatiques, connexion internet), x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’équipement 69 (budget forfait) Former les animateurs de la permanence du centre d’écoute ( x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’animateurs formés Assurer le fonctionnement du centre d’écoute x x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Existence du centre d’écoute fonctionnel Intervention stratégique 8.2. Rétro-information sur les données scientifiques de l’UAM et de la RAM Activité 8.2.1. Produire de la rétro-information sur les données scientifiques UAM et RAM Mettre en place un comité de rédaction au sein de la commission nationale RAM x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de comité de rédaction mis en place Rédiger la page spéciale RAM x x x Ouagadougou Comité de rédaction Budget de l’Etat PTF Nombre de page spéciale RAM rédigée Diffuser la page spéciale RAM dans la lettre du CEDIM et dans d’autres revues, site internet x x x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de page spéciale RAM diffusée Développer d’autres mécanismes de retro-information x x x Ouagadougou Comité de rédaction Budget de l’Etat PTF Nombre de nouveaux mécanismes de rétro information 70 développés Objectif stratégique 4: Renforcer le cadre règlementaire de la lutte contre les RAM Intervention stratégique 9.1. Développement des textes règlementaires d’application des dispositions législatives relatives à la prescription et la dispensation des antimicrobiens Activité 9.1.1. Assurer l’application des textes règlementaires sur la prescription et la dispensation des antimicrobiens Diffuser les textes règlementaires sur la prescription et la dispensation des antimicrobiens x National Commission nationale RAM 15 050 000 Budget de l’Etat PTF Nombre de textes règlementaires diffusés Sensibiliser les acteurs sur la portée des textes règlementaires x x National Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’acteurs sensibilisés 71 Inspecter les structures sur l’application des textes règlementaires sur la prescription et la dispensation des antimicrobiens x x National Commission nationale RAM 15 578 668 Budget de l’Etat PTF Nombre de structures inspectées Intervention stratégique 9.2. Renforcement des capacités fonctionnelles des organes de règlementation et de contrôle existants Activité 9.2.1 assurer le contrôle de l'application des textes règlementaires et la prise de sanctions par les organes habilités (DGPML, ITSS, LNSP, Direction générale services vétérinaires, Direction de la protection des végétaux et du conditionnement, laboratoire de l’analyse de la qualité de l'environnement,) Réaliser des missions conjointes d’inspection des services de santé humaine, animale x x x National Commission nationale RAM 7 789 334 Budget de l’Etat PTF Nombre de missions conjointes réalisées organiser des opérations de saisie pour décourager les pratiques et les comportements qui contribuent à l’émergence et à la propagation des RAM x x x National Commission nationale RAM PM Budget de l’Etat PTF Nombre de missions conjointes réalisées Activité 9.2.2: Assurer le contrôle de qualité des antimicrobiens par les structures habilités (LNSP, DCQM, laboratoire de l’analyse de la qualité de l'environnement) Réaliser des tests de contrôle qualité au laboratoire (antimicrobiens et disques d’antibiotique) x x x national Commission nationale RAM 43 789 334 Budget de l’Etat PTF 100 échantillons d'antimicrobiens 72 Objectif stratégique 5: Améliorer la sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens et la compréhension à travers la communication, l’éducation et la formation Intervention stratégique 10.1. Mise en place d’un programme continu de communication publique reposant sur une base factuelle et visant des acteurs de la santé humaine, animale et du secteur agro-alimentaire Activité 10.1.1. Évaluer les connaissances, aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM Réaliser deux enquêtes sur les connaissances, aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM dans différents groupes sociaux et professionnels x x Sites d’étude Commission nationale RAM 28 887 800 Budget de l’Etat PTF Nombre d’enquêtes réalisées Activité 10.1.2. Mettre en place un programme de communication publique sur la RAM Elaborer un plan de communication publique sur la RAM x Gaoua Commission nationale RAM 10 952 336 Budget de l’Etat PTF Existence d’un plan de communication publique sur la RAM Concevoir les supports/outils de communication publique sur la RAM x Bobo Dioulasso Commission nationale RAM 1 000 000 Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils/supports conçus Diffuser les supports/outils de x x x National Commission nationale RAM 8 000 000 Budget de l’Etat Nombre d’outils/supports 73 communication publique sur la RAM PTF diffusés Activité 10.1.3. Exécuter le programme de communication Réaliser le plan de communication x x x National Budget de l’Etat PTF Organiser annuellement une campagne de sensibilisation d’une semaine sur l’UAM et la RAM x x x National Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre de campagnes de sensibilisation organisées Réviser les supports de communication x x Ouagadougou Commission nationale RAM Budget de l’Etat PTF Nombre d’outils/supports révisés Intervention stratégique 11.1. Intégration de l’UAM, la RAM et les sujets associés (hygiène en santé humaine et santé animale) dans les curricula de formation des professionnels Activité 11.1.1. Assurer la formation continue des professionnels sur l’UAM et la RAM Elaborer des modules de formation sur l’UAM et la RAM adaptés à chaque catégorie de professionnels x Koudougou Commission nationale RAM 9 056 936 Budget de l’Etat PTF Nombre de modules élaborés Organiser des sessions de formation sur les modules UAM et RAM au profit des professionnels de la santé x x Ouagadougou Commission nationale RAM 21 273 900 Budget de l’Etat PTF Nombre de professionnels formés sur l’UAM et la RAM 74 humaine Organiser des sessions de formation sur les modules UAM et RAM au profit des professionnels de la santé animale x x Ouagadougou Commission nationale RAM 21 273 900 Budget de l’Etat PTF Nombre de professionnels formés sur l’UAM et la RAM Organiser des sessions de formation sur les modules UAM et RAM au profit des professionnels de la santé végétale x x Ouagadougou Commission nationale RAM 21 273 900 Budget de l’Etat PTF Nombre de professionnels formés sur l’UAM et la RAM Organiser des sessions de formation sur les modules UAM et RAM au profit des professionnels de l’environnement x x Ouagadougou Commission nationale RAM 21 273 900 Budget de l’Etat PTF Nombre de professionnels formés sur l’UAM et la RAM 75 4. Plan de suivi d’évaluation Pour assurer une bonne efficacité dans la mise en œuvre du plan de lutte contre la résistance aux antimicrobiens, un plan de suivi et d’évaluation fondé sur les objectifs suivants a été élaboré: définir l’objectif et les domaines d’investigation avec les parties prenantes Identifier le type d’information et les indicateurs de performance à décrire pour assurer un bon suivi de sa mise en œuvre conformément aux objectifs préalablement retenus dans ledit plan ; développer des outils de collecte de données adaptés aux résultats attendus de la mise en œuvre de ce plan ; décrire le processus de collecte, d’analyse et de l’exploitation des données quotidiennes à collecter périodiquement pour la mise en œuvre du plan RAN; mettre à la disposition de l’autorité chargée de la prise de décisions correctives des informations pour orienter au fur et à mesure la mise en œuvre du plan. En plus d’une évaluation à mi-parcours qui sera réalisée ainsi qu’une évaluation finale, il sera organisé dans le cadre du suivi: les sorties conjointes avec les acteurs impliqués sous la responsabilité de la commission nationale de surveillance de la RAM, une revue annuelle et une revue à mi-parcours du plan dans la perspective d’avoir une vue d’ensemble de la mise en œuvre des activités planifiées. 76 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence Activité 1.1.1. . Rendre disponible un document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM Existence de document adopté Indicateur d’intrant/Formalisation de l’organisation du système national de surveillance de la RAM Oui Annuelle Rapport d’évaluation du plan d’action national et du plan opérationnel Production d’un groupe de travail ou d’experts Absence d’un document décrivant l’organisation du système national de surveillance de la RAM Activité 1.1.2. Mettre en place une structure de coordination nationale pour la surveillance de l’UAM et de la RAM Existence d’une structure de coordination de la surveillance Indicateur d’intrant/ Coordination et suivi des interventions de lutte contre la RAM Oui/Non Annuelle Rapport annuel d’activité de la coordination Audit Note technique et projet de décision rédigé et signé par les autorités compétentes Absence d’une structure de coordination nationale pour la surveillance de l’UAM et de la RAM Activité 1.2.1. . Développer des logiciels de gestion de la RAM et de l’UAM Nombre de logiciels de gestion de la RAM et de l’UAM développés Indicateur de processus/ Harmonisation de la collecte et de la gestion des données dans les différents ministères Pourcentage de réalisation de logiciels Trimestrielle Rapport de mise en place des logiciels prospection et acquisition de logiciels de gestion adaptée au RAM et UAM Absence de logiciels de gestion de la RAM et de l’UAM Activité 1.3.1. Réaliser les supervisions des acteurs de la surveillance Nombre de supervisions réalisées indicateur de processus/ Suivi de la mise en œuvre des activités de lutte contre la RAM Taux de réalisation des supervisions trimestrielle Rapport annuel d’activités de la coordination entretiens et observation des pratiques des acteurs Absence de supervisions 77 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence Activité 2.1.1. Mandater un laboratoire national de référence pour la mise en œuvre des méthodes de confirmation et de caractérisation d’agents pathogènes spécifiques et de l’organisation des supervisions formatives Existence d’un laboratoire national de référence indicateur de processus/ Définition des méthodes de confirmation et de caractérisation d’agents pathogènes spécifiques Oui/Non annuelle Rapport annuel d’activités de la coordination identifier et nommer des responsables du LNR qui travaillent selon les SOP et des MOP Absence d’un laboratoire national de référence Activité 2.2.1. Elaborer et diffuser les procédures standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antimicrobiens et de détermination des BMR Existence de procédure standard pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antimicrobiens Indicateur de processus/ Harmonisation des pratiques d’indentification des germes et la réalisation des tests de sensibilité des germes isolées dans les laboratoires Oui/Non annuelle Rapport annuel d’activités de la coordination Identifier les référentiels nationaux et internationaux pour élaborer les procédures et disponibles sur les sites Absence de procédures standards pour l’identification des germes et les tests de sensibilité aux antimicrobiens Activité 2.2.2. Renforcer les compétences du personnel sur les procédures Nbre de personnels formés sur les procédures indicateur de processus/ L’application des bonnes pratiques en matière d’identification des germes et des tests de sensibilité aux Nbre de personnel formé/nombre de personnel prévu annuelle Rapport de la commission de coordination Identification et formation du personnel 25 agents dans les laboratoires de biologie médicale et 5 agents formés en biologie animale Absence de 78 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence antimicrobiens formation dans les laboratoires d’analyse agro alimentaire 3.3.1. Conduire des études sur les pratiques d’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale Nombre d’études réalisées sur les pratiques d’utilisation des antimicrobiens indicateur de processus/ Disposer de données sur les pratiques d’utilisation des antimicrobiens Suivi évaluation Pourcentage d’études réalisées annuelle Rapports d’études Enquêtes/entretiens observations des pratiques Existence de données provenant d’études parcellaires Activité 4.1.3. Assurer une surveillance passive des infections nosocomiales Nombre de cas d’infections nosocomiales notifiés indicateur de processus/ Types de pathogènes présents en milieu hospitalier Nbre de cas notifié annuelle Rapport de surveillance Revue documentaires sur les enquêtes Absence de notification d’infection nosocomiale Activité 4.2.1. Rendre opérationnel les CLIN dans les hôpitaux Nombre de CLIN fonctionnel indicateur de processus/ Mise en œuvre des activités de suivi de l’utilisation des antimicrobiens, la lutte contre la RAM et la prévention des infections nosocomiales dans Proportion de clin fonctionnel annuelle Rapport de la commission Organisation de réunion de suivi des activités Absence de CLIN fonctionnels Activité 4.2.3. Superviser Nombre de structures indicateur de processus/ Evaluer la Pourcentage de structures annuelle Rapport d’activité de la entretiens, visites , Absence de données de 79 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires supervisées sur l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires mise en œuvre des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires supervisées sur l’application des directives en matière d’hygiène pour les hôpitaux, les établissements de soins, les cabinets médicaux et les cliniques vétérinaires commission de surveillance observation supervision Activité 6.1.1. Renforcer les capacités du personnel en hygiène hospitalière/PCI Nombre de personnel formé en hygiène hospitalière/PCI indicateur de processus/ Améliorer les bonnes pratiques d’hygiène en milieu hospitalière et en PCI Pourcentage de personnel formé annuelle Rapport de formations identification et formation des agents et HH Non disponibilité des données de formation Activité 6.1.2. sensibiliser les acteurs de santé sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale Nombre d’acteurs sensibilisés sur les mesures d’hygiène en santé humaine et animale indicateur de processus/ Améliorer l’application des mesures d’hygiène en santé humaine et animale Pourcentage de personnel sensibilisé annuelle Rapports de sensibilisation communication, tables rondes, réunions, focus groups avec les acteurs Non disponibilité des données de sensibilisation 80 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence Activité 7.1.1. Mettre en place des directives sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens Nombre de directives établies et diffusés sur la prescription, la dispensation et l’utilisation d’antimicrobiens indicateur de d’intrant/ Utilisation rationnelle des antimicrobiens Nombre de directives diffusés triennal Recueil des directives et des textes réglementaires en santé Rédiger les directives et faire valider Disponibilité d’un certains nombres de directives pour les programmes Activité 7.2.1. Restreindre la prescription, la dispensation et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale Nombre de restriction prise sur la prescription et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale indicateur de/ Usage rationnelle des antimicrobiens en santé humaine et animale Nombre d’antimicrobiens à prescription restreinte annuelle Arrêté portant restriction sur la prescription et l’utilisation des antimicrobiens en santé humaine et animale supervision, sanctions, Absence de données sur la restriction Activité 9.1.1. Rendre disponible les textes règlementaires sur la prescription, la dispensation des antimicrobiens et les CLIN Nombre de textes règlementaires sur la prescription, la dispensation des antimicrobiens et les CLIN adopté et diffusé indicateur de processus/ Prévention et surveillance des RAM Nombre de textes réglementaires établi annuelle Recueil des directives et des textes réglementaires en santé élaborer et valider et partager les textes Absence de textes règlementaire sur les CLIN 81 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence Activité 10.1.1. Évaluer les connaissances, aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM Nombre d’enquêtes réalisées sur les aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM indicateur de résultat/ Evaluation en quête de situation de référence sur les aptitudes et pratiques sur l’UAM et la RAM Pourcentage d’enquêtes réalisées annuelle Rapport d’enquête Evaluation normative Disponibilité de quelques études parcellaires réalisées Activité 10.1.2. Mettre en place un programme de communication publique sur la RAM Nombre d’activités de communication sur la RAM mise en œuvre indicateur de processus/ Sensibilisation des populations sur la problématique de la RAM Pourcentage d’activité de communication sur la RAM mis en œuvre annuelle Rapports de la commission élaborer un programme de communication et l’utiliser Quelques activités de communication sur la RAM mis en œuvre en 2016 (conférences de presse, affiches) Activité 11.1.1. Réviser les curricula de formation en prenant en compte l’UAM et la RAM Nombre de curricula prenant en compte l’UAM et la RAM indicateur de processus/ Amélioration de l’usage des antimicrobiens et de la surveillance des RAM par les professionnels Pourcentage de curricula révisé Annuelle Rapport de révision des curricula de formation Groupe de travail pour la révision Existence de modules peu développés sur l’UAM et la RAM Activité 11.1.2. Assurer la formation continue des professionnels sur l’UAM et la RAM Nombre de professionnels Formés indicateur de processus/ Amélioration de l’usage des antimicrobiens et de la surveillance des Pourcentage de professionnel Formé annuelle Rapport de formation Elaborer des modules identifier les gaps de connaissances à combler Absence de formation 82 Élément de planification (activité en lien avec le plan stratégique) Indicateur Type et finalité Valeur (calcul) Fréquence de la collecte des données Sources de données Méthodes d’évaluation de l’indicateur Référence RAM par les professionnels 83 Références 1. Youl E N H, Gnoula C, Ouédraogo M, Kabré B, Guissou I P. Antibiothérapie au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo. Analyse des pratiques de prescription de la ceftriaxone. J sci pharm biol 2014 ; 15, 1 : 12-22 2. YAMEOGO TENE MARCELINE. 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Plan d’Action National Multisectoriel de Lutte Contre la Résistance aux Antimicrobiens 2017-2020 · Nelum