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Laws of Burkina Faso

Décret N°2015-1189/PRESTRANS/PM/MERH/MEF du 22 octobre 2015 portant adoption du Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNA)

Made 2015-10-25 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
Regulation
Country
Burkina Faso
Subjects
Agricultural and rural development, Livestock, Air and atmosphere, Environment, Forestry, Land and soil, Cultivated plants, Water, Wild species and ecosystems
Keywords
policy/planning, climate change, medicinal plants
Categories
agriculture

Where to read it

Text

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  1. 28/4/2016 DECRETN°2015­1189/PRES­TRANS/PM/ MERH/MEF du 22 octobre 2015 portant adoption du Plan National d’Adaptation aux changements climati… http://www.legiburkina.bf/m/Sommaires JO/D%C3%A9cret 2015 01189%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20.htm 1/2 DECRETN°2015­1189/PRES­TRANS/PM/ MERH/MEF du 22 octobre 2015 portant adoption du Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNA). JO N°53 DU 31 DECEMBRE 2015 LE PRESIDENT DE LA TRANSITION, PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES, VU la Constitution ; VU la Charte de la Transition ; VU le décret n°2014­001/PRES­TRANS du 18 novembre 2014 portant nomination du Premier Ministre ; VU le décret n°2015­892/PRES­TRANS/PM du 19 juillet 2015 portant remaniement du gouvernement ; VU la loi n°002­2001/AN du 8 février 2001 portant Loi d’orientation sur l’eau au Burkina Faso ; VU la loi n°003­2011/AN du 05 avril 2011 portant Code forestier au Burkina Faso ; VU la loi n°006­2013/AN du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement au Burkina Faso ; VU le décret n° 2011­141/PRES/PM/MEF du 24 mars 2011 portant adoption de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable ; VU le décret n° 2015­681/PRES­TRANS/PM/MERH du 27 mai 2015 portant organisation du Ministère de l’Environnement et des Ressources Halieutiques ; Sur rapport du Ministre de l’Environnement et de l’Environnement et des Ressources Halieutiques ; Le Conseil des Ministres de la Transition entendu en sa séance du 02 septembre 2015 ; D E C R E T E ARTICLE 1: Est adopté le Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNA), dont le document est joint en annexe. ARTICLE 2 : Le Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques et le Ministre de l’Economie et des Finances, sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel du Faso. Ouagadougou, le 22 octobre 2015 Michel KAFANDO Le Premier Ministre Yacouba Isaac ZIDA Le Ministre de l’Economie 28/4/2016 DECRETN°2015­1189/PRES­TRANS/PM/ MERH/MEF du 22 octobre 2015 portant adoption du Plan National d’Adaptation aux changements climati… http://www.legiburkina.bf/m/Sommaires JO/D%C3%A9cret 2015 01189%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20.htm 2/2 et des Finances Jean Gustave SANON Le Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques Saïdou MAÏGA 1 PLAN NATIONAL D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES (PNA) DU BURKINA FASO Volume principal Version finale Juin 2015 MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES BURKINA FASO Unité - Progrès - Justice 2 SOMMAIRE SOMMAIRE 2 SIGLES ET ABREVIATIONS 4 LISTE DES TABLEAUX 7 LISTE DES FIGURES 8 LISTE DES ANNEXES 8 RESUME EXECUTIF 9 INTRODUCTION 20 1) CONTEXTE NATIONAL D’ELABORATION DU PNA 21 2) APPROCHE METHODOLOGIQUE 23 PREMIERE PARTIE : PHASE PREPARATOIRE, ANALYSE DIAGNOSTIQUE ET CONCLUSIONS DES EVALUATIONS SECTORIELLES 26 1.1 PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA ET CONSULTATIONS DES ACTEURS ..................................................................................................................... 27 1.2. IDENTIFICATION DES INFORMATIONS DISPONIBLES ET EVALUATION DES BESOINS EN CAPACITES POUR LE PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA ...................................................................................... 29 1.3 ELEMENTS DE SOLUTIONS AUX LACUNES ET FAIBLESSES CONSTATEES DANS LES CADRES D’INTERVENTION ................................... 30 1.4 ÉVALUATION DES BESOINS DE DEVELOPPEMENT ET DES VULNERABILITES CLIMATIQUES ....................................................................... 31 1.5. ANALYSE DES SCENARIOS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS ET FUTURS .............................................................................................. 32 1.6 ÉVALUATION DES VULNERABILITES CLIMATIQUES PAR SECTEUR DE DEVELOPPEMENT ............................................................................................ 42 DEUXIEME PARTIE : LE PLAN NATIONAL D'ADAPTATION 61 2.1. VISION ET ORIENTATIONS STRATEGIQUES ............................................ 62 2.2. OPTIONS D'ADAPTATION .............................................................................. 66 2.3 OPTIONS D’ADAPTATION PAR SECTEUR ................................................ 74 2.4 COUTS ET BENEFICES DES OPTIONS D’ADAPTATION ...................... 110 2.5 INTEGRATION DE L’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LES POLITIQUES ET STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT .................................................................................................. 112 2.6 OPERATIONNALISATION DU PLAN NATIONAL D’ADAPTATION ... 115 TROISIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE 123 3.1. DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE .......................... 124 3.2 LE CADRE REGLEMENTAIRE .................................................................... 125 3.3 MOBILISATION DES RESSOURCES TECHNIQUES ET FINANCIERES 126 3.4 STRATEGIE DE COMMUNICATION .......................................................... 127 3.4 RECHERCHE-DEVELOPPEMENT .............................................................. 127 QUATRIEME PARTIE : SUIVI-EVALUATION 129 3 4.1 IMPORTANCE DU SUIVI-EVALUATION .................................................. 130 4.2 RESSOURCES ET CAPACITES NECESSAIRES AU SUIVI EVALUATION ........................................................................................................... 130 4.3 METHODOLOGIE DE SUIVI-EVALUATION ............................................ 131 4.4 DISPOSITIF DE SUIVI-EVALUATION ........................................................ 134 4.5 PROCESSUS DE REVISION ET DE MISE A JOUR ................................... 134 4.6 EVALUATION EXTERNE .............................................................................. 135 CONCLUSION 136 GLOSSAIRE 138 ANNEXES 146 TABLE DES MATIERES 152 4 SIGLES ET ABREVIATIONS ACL Approche du cadre logique AEP Approvisionnement en eau potable AGR Activité génératrice de revenu AGRHYMET Centre régional d’applications agronomique, hydrologique et météorologique AMMA Analyse multidisciplinaire de la mousson africaine BAA Bureau d’assistance à l’auto construction BKF Burkina Faso CC Changement climatique CCC Communication pour le changement de comportement CCNUCC Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques CCIA Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat CEDEAO Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CES Conseil économique et social CES/DRS Conservation des eaux et des sols/défense et restauration des sols CIRDES Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide CNPB Conseil national du patronat burkinabè CNPE Comité National de Politique Economique CONEDD Conseil national pour l’environnement et le développement durable CR Compte-rendu CSSP Comité de Suivi de la Situation Pastorale DANIDA Agence danoise de développement international DCIME Division du développement des Compétences, de l’Information et du Monitoring de l’Environnement DEP Direction des études et de la planification DGMET Direction générale de la météorologie DSRP Document de stratégie de réduction de la pauvreté ETP Evapotranspiration potentielle FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FCFA Franc de la Communauté financière africaine FEM Fonds pour l’environnement mondial GAR gestion axée sur les résultats GDT Gestion durable des terres GES Gaz à effet de serre GIEC Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat GIRE Gestion intégrée des ressources en eau 5 ICRISAT Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides IEC Information-éducation-communication INSD Institut national de la statistique et de la démographie IOTA Installations, ouvrages, travaux et activités LAME Laboratoire d’analyses mathématiques des équations MASA Ministère de l’agriculture et de la sécurité alimentaire MCS Méningite cérébro-spinale MEDD Ministère de l’environnement et du développement durable MILDA Moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action MME Ministère des mines et de l’énergie MS Ministère de la santé OCDE Organisation de coopération et de développement économique ONG Organisation non gouvernementale ONPB Observatoire National sur le Pastoralisme Burkinabè OS Objectif spécifique OSC Organisation de la société civile PA Précipitation annuelle PAA Programme d'adaptation en Afrique PACE Projet d’Assurance Climatique des Eleveurs PAGIRE Plan d’action de gestion intégrée des ressources en eau PANA Programme d’action national d’adaptation à la variabilité et aux changements climatiques PCAE Politique commune d’amélioration de l’environnement PFNL Produit forestier non ligneux PIB Produit intérieur brut PJAS Précipitation Juillet-août-septembre PMA Pays les moins avancés PNA Plan national d’adaptation aux changements climatiques PNDS Plan national de développement sanitaire PNOCSUR Plan national d’organisation et de coordination des secours d’urgence et des réhabilitations PNS Politique nationale sanitaire PNUD Programme des Nations Unies pour le développement POS Plan d’occupation des sols PTF Partenaire technique et financier PV Procès-verbal RAF Réorganisation agraire et foncière RNA Régénération naturelle assistée SAGE Schéma d’aménagement et de gestion des eaux SAP Système d’Alerte Précoce 6 S&E Suivi-évaluation SCADD Stratégie de croissance accélérée et de développement durable SDAGE Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux SDAU Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme SEF Sahelian Eco-Farm SFD Système financier décentralisé SNAT Schéma national d’aménagement du territoire SONABEL Société nationale d’électricité du Burkina SPAI Sous-produit agro-industriel SP/CONEDD Secrétariat permanent du Conseil national pour l’environnement et le développement durable TIC Technologie de l’information et de la communication TICAD IV Quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique UCT University of Capetown UEMOA Union économique et monétaire ouest-africaine UNDAF Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement ZIPA Zone d’intensification des productions animales 7 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Convergences et divergences entre les PANA et les PNA .................................... 22 Tableau 2: Approche et stratégie nationale suivies pour l’élaboration du PNA ...................... 28 Tableau 3: Inventaire des capacités ....................................................................................... 29 Tableau 4 : Besoins en termes de capacités et éléments de solution ........................................ 30 Tableau 5 : Evaluation des vulnérabilités par axe stratégique de la SCADD .......................... 31 Tableau 6 : Evolution des températures extrêmes (période 1960-2011) ................................. 35 Tableau 7: Scénarios considérés pour les projections climatiques .......................................... 35 Tableau 8 : Projection des précipitations 2046-2065 et dispersions ........................................ 39 Tableau 9 : Projections des températures ................................................................................. 40 Tableau 10: Analyse de la vulnérabilité des secteurs d’exposition au Burkina Faso. ............. 43 Tableau 11: Vulnérabilité des groupes socio-économiques. .................................................... 44 Tableau 12 : Objectifs et mesures d’adaptation à court, moyen et long terme ........................ 67 Tableau 13: Plan d’action d’adaptation du secteur de l’agriculture ......................................... 77 Tableau 14 : Le PNA du secteur de l’élevage .......................................................................... 79 Tableau 15 : plan d’action pour l’adaptation à moyen et long terme du secteur de l’environnement et des ressources naturelles ........................................................................... 82 Tableau 16 : Options d’adaptation dans le secteur de l’énergie .............................................. 84 Tableau 17 : Plan d’action d’adaptation du secteur de l’énergie ............................................. 86 Tableau 18 : Potentiel d’adaptation aux changements climatiques ......................................... 88 Tableau 19 : Résumé des actions d’adaptation ....................................................................... 91 Tableau 20 : actions d’adaptation à long terme dans le sous-secteur des réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées .......................................................................................................... 93 Tableau 21 : actions à entreprendre dans le sous-secteur du bâtiment .................................... 95 Tableau 22 : Plan d’action d’adaptation du secteur des infrastructures et de l’habitat aux changements climatiques .......................................................................................................... 97 Tableau 23 : Plan d’action pour la prise en compte de la sécurité en eau .............................. 105 Tableau 24 : Synthèse des plans d’actions des différents secteurs de développement .......... 108 Tableau 25 : Coût estimatif des options d’adaptation à court, moyen et long terme ............ 110 Tableau 26 : Proposition d’une méthodologie d’intégration de l’adaptation dans l’élaboration des documents de politiques et stratégies ............................................................................... 114 Tableau 27 : Stratégie d’opérationnalisation du PNA ............................................................ 116 Tableau 28 : Plan de mesure de la performance du PNA ....................................................... 119 Tableau 29 Suivi des activités du PNA ................................................................................. 131 Tableau 30 : Suivi des résultats du PNA ................................................................................ 132 Tableau 31 : Suivi des impacts du PNA ................................................................................. 133 8 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Evolution de l’indice pluviométrique dans les pays sahéliens de 1950 à 2005 33 Figure 2 : Carte des zones climatiques du Burkina Faso 34 Figure 3: Tendances des Précipitations annuelles, scénario A2, 2046-2065 36 Figure 4 : Tendances des Précipitations annuelles, scénario B1, 2046-2065 37 Figure 5 : Tendances des PJAS scénario A2, 2046-2065 38 Figure 6 : Tendances des PJAS scénario B1, 2046-2065 38 LISTE DES ANNEXES Annexe 1 : liste des experts nationaux retenus pour la formulation du programme opérationnel ............................................................................................................................ 146 Annexe 2: Composition du Comité Technique de Suivi du PNA ......................................... 147 Annexe 3 : Participants à la formation sur le modèle T21 ..................................................... 148 Annexe 4 : Modèle T21 ......................................................................................................... 151 9 RESUME EXECUTIF Une analyse de l’évolution des Programmes d’action nationaux d’adaptation à la variabilité et aux changements climatiques (PANA) dans les Pays les moins avancés (PMA) permet de faire le constat suivant : les PANA, tant dans leur élaboration que dans leur mise en œuvre, ont connu beaucoup de difficultés : Retards dans leur élaboration ; Prise en compte insuffisante des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement ; Insuffisance de financement lors de leur mise en œuvre. Or, l’adaptation aux changements climatiques n’est plus un choix, mais représente une option obligatoire et incontournable pour la recherche d’un développement durable. En la matière, un processus d’implication inclusive et efficace de tous les acteurs concernés doit être mis en œuvre pour s’attaquer aux causes profondes des changements climatiques. A la différence de bon nombre de PMA, le Burkina Faso a l’avantage de disposer depuis 2007 de son PANA, mis en œuvre à travers trois projets avec l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Royaume du Danemark, du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et du Japon. Cette situation avantageuse a été capitalisée et mise à contribution lors de l’élaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA) qui est bâti, entre autres, sur les acquis des projets du PANA. Sur le plan général, les PANA n’ont pas véritablement convaincu les bailleurs de fonds quant à leur financement. A l’heure actuelle, il est reconnu l’impérieuse nécessité, en plus des PANA déjà adoptés pour répondre à des besoins urgents d’adaptation, d’adopter un nouveau cadre de programmation dénommé Plan national d’adaptation aux changements climatiques ou PNA. Cette nouvelle vision, adoptée par la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, aura non seulement l’avantage d’obtenir une plus grande prise en compte des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement, mais aussi d’emporter l’adhésion des bailleurs de fonds intervenant dans le financement de l’adaptation aux changements climatiques. En d’autres termes, les PNA auront en principe plus de chance que les PANA d’être financés et donc mis en œuvre. Les PNA ont pour objectifs de (i) réduire la vulnérabilité aux impacts des changements climatiques en développant des capacités d’adaptation et de résilience, (ii) faciliter l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques, d’une manière cohérente, dans des politiques, des programmes ou des activités, nouveaux ou déjà existants, dans des processus particuliers de planification du développement et des stratégies au sein de secteurs pertinents et à différents niveaux. Sa finalité est de déboucher sur un document de référence contenant des informations pratiques en vue d’aider à : 10 la réduction de la vulnérabilité des systèmes naturels, sociaux et économiques aux changements climatiques ; l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement actuelles ou à venir. La vision du PNA du Burkina Faso s’intitule comme suit : « Le Burkina Faso gère plus efficacement son développement économique et social grâce à la mise en œuvre de mécanismes de planification et de mesures prenant en compte la résilience et l’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2050 ». A partir de cette vision, les objectifs d’adaptation à long terme sont les suivants : protéger les piliers de la croissance accélérée ; assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable ; préserver les ressources en eau et améliorer l’accès à l’assainissement ; protéger les personnes et les biens contre les évènements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles ; protéger et améliorer le fonctionnement des écosystèmes naturels ; protéger et améliorer la santé des populations. Dans le but d’aider les PMA à une meilleure prise en compte des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement, la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en sa 17ème session tenue du 28 novembre au 11 décembre 2011 à Durban (Afrique du Sud), a adopté la décision 5/CP.17 relative aux plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques (PNA). En exécution de cette décision, le Burkina Faso a entrepris d’élaborer son PNA. Pour ce faire, une équipe d’experts constituée de manière plurisectorielle et tenant compte du genre, a été mise en place au niveau national pour formuler ledit PNA. Ces experts relèvent des secteurs et domaines suivants : (i) Agriculture, (ii) Productions animales, (iii) Environnement et ressources naturelles, (iv) Météorologie, (v) Energie, (vi) Santé, (vii) Infrastructures et habitat, (viii) Associations féminines, (ix) Organisations de la société civile. La liste de l’équipe d’experts est donnée en annexe. Dans le but de prendre en compte la sécurité en eau, le PNA a été enrichi avec les contributions écrites faites par le Partenariat ouest-africain de l’eau et le Partenariat national de l’eau du Burkina. En effet, ces derniers ont offert leurs services à la Coordination nationale des projets du PANA en mettant à sa disposition un consultant spécialiste de l’eau et en cofinançant les ateliers avec les acteurs. L’élaboration du PNA a fait l’objet d’une préparation rigoureuse aux plans institutionnel, technique et financier. Le Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) de l’Université de Ouagadougou (UO), avec l’appui du projet PANA-BKF-PNUD/Japon « Renforcement des capacités pour une meilleure prise en compte des préoccupations liées aux changements climatiques lors de la préparation et de la mise en œuvre des 11 plans, programmes et projets de développement», a dressé les projections climatiques pour le Burkina Faso à l’horizon 2100 et évalué la vulnérabilité des différents secteurs de développement. Le Ministère de l’environnement et du développement durable, à travers le Secrétariat permanent du Conseil national pour l’environnement et le développement durable (SP/CONEDD) a mis en place un Comité technique de suivi à l’élaboration du PNA. Pour chaque secteur de développement, il a été établi de façon précise et détaillée (i) la vulnérabilité structurelle, (ii) les domaines prioritaires d’adaptation, (iii) les mesures d’adaptation à court, moyen et long terme, (iv) un plan d’action d’adaptation sur cinq ans, (v) le coût des mesures d’adaptation pour une période allant de 1 à 15 ans. En définitive, le PNA du Burkina Faso est constitué (i) des plans d’adaptation par secteur de développement et (ii) d’un plan d’adaptation global pour l’ensemble du pays. La synthèse des plans d’actions des différents secteurs se présente comme suit : L es o bj ec tif s du p la n d’ ac tio n pa r s ec te ur s se p ré se nt en t c om m e su it : S ec te ur s de dé ve lo pp em en t O bj ec ti fs s pé ci fi qu es d u pl an d ’a ct io n A gr ic ul tu re O S 1 : R éc up ér er e t r es ta ur er la f er til ité d es te rr es d ég ra dé es O S 2 : A m él io re r l’ ac cè s de s pr od uc te ur s ag ri co le s au x fa ct eu rs d e pr od uc tio n ag ri co le s de b on ne q ua lit é (é qu ip em en ts , in tr an ts , te rr es , ré su lta ts d e re ch er ch es a gr ic ol es , e tc .) O S 3 : R en fo rc er la ré si lie nc e de s pa rt ie s pr en an te s fa ce a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O S 4 : D év el op pe r l es s ys tè m es d ’a le rt e pr éc oc e po ur u ne g es tio n ef fi ci en te d e la v ar ia bi lit é et d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s P ro du ct io ns a ni m al es O S 1 : R en fo rc er la s éc ur ité d es a ct iv ité s pa st or al es à tr av er s un e m ei lle ur e di ff us io n et u ne v al or is at io n de s in fo rm at io ns s ur le s re ss ou rc es p as to ra le s et le s co nd iti on s d’ ac cè s as so ci ée s O S 2 : S éc ur is er le c ap ita l a ni m al e n vu e de s ou te ni r d ur ab le m en t l ’é co no m ie p as to ra le e t r en fo rc er la ré si lie nc e de s ac te ur s po ur u ne s éc ur ité a lim en ta ir e du ra bl e au B ur ki na F as o O S 3 : A tté nu er la v ul né ra bi lit é cl im at iq ue d es p as te ur s et c on tr ib ue r a u dé ve lo pp em en t é co no m iq ue lo ca l. E nv ir on ne m en t e t re ss ou rc es n at ur el le s O S 1 : A cc ro îtr e la p ro du ct iv ité e t l a ré si lie nc e de s éc os ys tè m es O S 2 : A m él io re r l a co ns er va tio n de la b io di ve rs ité O S 3 : R en fo rc er la re ch er ch e et le s ui vi é co lo gi qu e O S 4 : A tté nu er le s ém is si on s de s G E S E ne rg ie O S 1 : R éd ui re le s ef fe ts d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s su r l e se ct eu r d e l’ én er gi e O S 2 : A ss ur er u ne o ff re d ur ab le e n én er gi e de c ui ss on O S 3 : R éd ui re le s co ns om m at io ns d ’é le ct ri ci té O S 4 : A m él io re r l a co nn ai ss an ce d es im pa ct s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s su r l e se ct eu r de l’ én er gi e 13 Se ct eu rs d e dé ve lo pp em en t O bj ec ti fs s pé ci fi qu es d u pl an d ’a ct io n Sa nt é O S 1 : A ss ur er le le ad er sh ip e t l a go uv er na nc e en m at iè re d ’a da pt at io n au x ef fe ts d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s da ns le s ec te ur d e la s an té O S 2 : R en fo rc er le s ca pa ci té s de s re ss ou rc es h um ai ne s en s an té d an s le d om ai ne d e l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 3 : A m él io re r l ’a le rt e pr éc oc e et la ré po ns e au x ph én om èn es li és a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O S 4 : A da pt er le s in fr as tr uc tu re s de s an té a ux e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s 0S 5 : R en fo rc er la re ch er ch e da ns le d om ai ne d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s In fr as tr uc tu re s et h ab it at O S 1 : Fa vo ri se r l’ ac cè s au l og em en t dé ce nt p ou r le s co uc he s so ci al es d éf av or is ée s à tr av er s le l og em en t lo ca tif , l’ ap pu i à l’ au to c on st ru ct io n et l a co ns tr uc tio n de s lo ge m en ts s oc ia ux O S 2 : R éa lis er d es é qu ip em en ts s oc io c ol le ct if s, d es i nf ra st ru ct ur es r ou tiè re s, h yd ra ul iq ue s, e t d’ év ac ua tio n de s ea ux p lu vi al es e t us ée s qu i so ie nt u til es e t ré si lie nt s à tr av er s un e bo nn e co nc ep tio n/ ré al is at io n et u n bo n en tr et ie n O S 3 :F ai re d es v ill es d u B ur ki na F as o de s pô le s de c ro is sa nc e éc on om iq ue e t d e dé ve lo pp em en t d ur ab le p ar la p ro m ot io n de l’ éc on om ie v er te Q ue st io ns tr an sv er sa le s O S 1 : C on tr ib ue r à a cc ro itr e la m aî tr is e de s pr ob lé m at iq ue s d’ en vi ro nn em en t e t d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s pa r le s m em br es d es a ss oc ia tio ns fé m in in es O S 2 : C on tr ib ue r à am él io re r la c ap ac ité d e ré si lie nc e de s m em br es d es a ss oc ia tio ns f ém in in es à t ra ve rs l a m is e en œ uv re d es a ct iv ité s gé né ra tr ic es d e re ve nu s O S 3 : D év el op pe r d es te ch no lo gi es d ’a da pt at io n te na nt c om pt e de s co nd iti on s de s as so ci at io ns fé m in in es à p ar tir d es c on na is sa nc es tr ad iti on ne lle s O S 4 : A m él io re r l a co nt ri bu tio n de s O SC p ou r u ne m ei lle ur e go uv er na nc e da ns la m is e en œ uv re d u PN A /C C a u B ur ki na F as o O S 5 : A ss ur er la d ur ab ili té d es in iti at iv es d e la s oc ié té c iv ile s ur l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 6 : C on tr ib ue r à l’ am él io ra tio n de l a pa rt ic ip at io n de s po pu la tio ns d an s le p ro ce ss us d e ré fl ex io n, d ’a na ly se e t de d éc is io n en m at iè re d ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s pa r l a pr od uc tio n, la d if fu si on e t l ’u til is at io n ef fi ca ce d e l’ in fo rm at io n is su e d’ ex pé ri en ce s no va tr ic es d es O SC . O S 7 :R en fo rc er la m ob ili sa tio n et la v al or is at io n de s re ss ou rc es e n ea u O S 8 : R en fo rc er la p ré se rv at io n et la p ro te ct io n de s re ss ou rc es e n ea u O S 9 : R en fo rc er la c on na is sa nc e su r le s re ss ou rc es e n ea u (s ur fa ce e t s ur to ut s ou te rr ai ne ) d an s le c on te xt e de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 10 : A m él io re r l ’a cc ès à l’ as sa in is se m en t 14 Q ua nt a u PN A g lo ba l p ou r l ’e ns em bl e du p ay s, il s e ré su m e co m m e su it : O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E P ro té ge r le s pi lie rs d e la c ro is sa nc e ac cé lé ré e : A gr ic ul tu re M is e en c ul tu re d e va ri ét és p ré co ce s ou ré si st an te s à la s éc he re ss e M is e en œ uv re d e te ch ni qu es d e co ns er va tio n de s ea ux e t d es s ol s (c or do ns p ie rr eu x, d ig ue tte s, di gu et te s fi ltr an te s, te rr as se s, d em i lu ne s, a gr of or es te ri e, fi xa tio n de s du ne s, e tc .) Pr om ot io n de la g es tio n du ra bl e de s te rr es (G D T ) A m él io ra tio n de l’ ac cè s à l’ in fo rm at io n cl im at iq ue M is e en p la ce d e l’ as su ra nc e ag ri co le C ou rt te rm e C ou rt te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e L on g te rm e E le va ge L ut te c on tr e le s fe ux d e br ou ss e po ur é vi te r la d es tr uc tio n de s ré se rv es f ou rr ag èr es d e sa is on sè ch e M is e en œ uv re d e bo nn es p ra tiq ue s zo ot ec hn iq ue s et p as to ra le s (h yd ra ul iq ue p as to ra le , g es tio n de s re ss ou rc es p as to ra le s, f au ch e et c on se rv at io n du f ou rr ag e, c ul tu re s fo ur ra gè re s, e ns ila ge , m ob ili té d u bé ta il et tr an sh um an ce , e tc .) Pr is e en c om pt e de l a va ri ab ili té c lim at iq ue d an s la c on ce pt io n de s pr oj et s et p ro gr am m es d e dé ve lo pp em en t p ar le s ac te ur s au m oy en d ’u n re nf or ce m en t d e le ur s ca pa ci té s Pr és er va tio n de l’ él ev ag e de s bo vi ns s év èr em en t m en ac és p ar la v ar ia bi lit é cl im at iq ue A do pt io n pa r l es é le ve ur s de te ch ni qu es d e pr od uc tio n an im al e ad ap té es a u cl im at c ha ud C ou rt te rm e C ou rt te rm e L on g te rm e L on g te rm e L on g te rm e F or es te ri e M is e en œ uv re d es b on ne s pr at iq ue s fo re st iè re s et a gr of or es tiè re s (c ou pe s él ec tiv e du b oi s de fe u, ré gé né ra tio n na tu re lle a ss is té e, d éf ri ch em en t c on tr ôl é, e tc .) G es tio n C om m un au ta ir e et P ar tic ip at iv e de s re ss ou rc es fo re st iè re s et fa un iq ue s E xp lo ita tio n ac cr ue e t d ur ab le d es p ro du its fo re st ie rs n on li gn eu x (P FN L ) C ou rt te rm e L on g te rm e M oy en te rm e E ne rg ie D iv er si fi ca tio n de s so ur ce s d’ én er gi e (s ol ai re , é ol ie n, b io ga z) R éa lis at io n de s sc hé m as d ’a m én ag em en t e t d e ge st io n de s ea ux d an s la z on e so ud an ie nn e où le s pr év is io ns c lim at iq ue s an no nc en t u ne lé gè re a ug m en ta tio n de la p lu vi om ét ri e Pr om ot io n de s te ch no lo gi es d ’é co no m ie d ’é ne rg ie d an s l’ in du st ri e et le b ât im en t Pr om ot io n de l’ ut ili sa tio n de s fo ye rs a m él io ré s po ur r éd ui re s ub st an tie lle m en t l a co ns om m at io n L on g te rm e L on g te rm e L on g te rm e C ou rt te rm e 15 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E de b oi s et d e ch ar bo n de b oi s Pr om ot io n de s én er gi es d e su bs tit ut io n co m m e le b ut an e et le b io ga z M oy en te rm e In fr as tr uc tu re s R es pe ct st ri ct de s no rm es de co ns tr uc tio n de s ba rr ag es et ou vr ag es hy dr au liq ue s, de s am én ag em en ts h yd ro a gr ic ol es , d e l’ ha bi ta t A ct ua lis at io n de s no rm es de co ns tr uc tio n de s ba rr ag es et ou vr ag es hy dr au liq ue s, de s am én ag em en ts h yd ro a gr ic ol es , d e l’ ha bi ta t A ss ai ni ss em en t e t d ra in ag e de s zo ne s in on da bl es Pr és er va tio n de s re ss ou rc es e n ea u et a m él io ra tio n de l’ ac cè s à l’ as sa in is se m en t Pr is e et m is e en a pp lic at io n ef fe ct iv e de l oi s et r èg le m en ts , s el on l es s itu at io ns , c on ce rn an t (i ) le s ré al is at io ns d’ in fr as tr uc tu re s hy dr au liq ue s, ro ut iè re s, d’ ét ab lis se m en ts hu m ai ns , (i i) l’ oc cu pa tio n de l ’e sp ac e en m ili eu u rb ai n et e n m ili eu r ur al e t en p ar tic ul ie r de s zo ne s in on da bl es , ( iii ) l es a ct iv ité s m in iè re s (l ’o rp ai lla ge ), (i v) le s ac tiv ité s in du st ri el le s D él oc al is at io n de s po pu la tio ns d es z on es s ub m er si bl es e t i no nd ab le s et le ur r éi ns ta lla tio n da ns de s zo ne s ap pr op ri ée s Pr om ot io n de s lo ge m en ts e t ci té s éc ol og iq ue s av ec f ai bl e co ns om m at io n d' én er gi e (p ou r la cl im at is at io n et l' éc la ir ag e) Pr om ot io n et v al or is at io n de s m at ér ia ux d e co ns tr uc tio n lo ca ux C ou rt te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e L on g te rm e C ou rt te rm e L on g te rm e M oy en te rm e A ss ur er u ne s éc ur it é al im en ta ir e et nu tr it io nn el le d ur ab le A cc ro is se m en t de l a ré si lie nc e de s co m m un au té s et d es m én ag es v ul né ra bl es à l ’i ns éc ur ité al im en ta ir e et n ut ri tio nn el le p ar le re nf or ce m en t d e le ur s m oy en s d’ ex is te nc e R éd uc tio n de m an iè re s tr uc tu re lle e t d ur ab le d e la v ul né ra bi lit é al im en ta ir e et n ut ri tio nn el le d es co m m un au té s et m én ag es v ul né ra bl es A m él io ra tio n de l a pr ot ec tio n so ci al e de s co m m un au té s et m én ag es v ul né ra bl es p ou r un e sé cu ri sa tio n de le ur s m oy en s d’ ex is te nc e C ap ita lis at io n et p ar ta ge d es i nn ov at io ns e t bo nn es p ra tiq ue s en a pp ui à la s éc ur ité a lim en ta ir e et n ut ri tio nn el le U til is at io n ac cr ue d es p ro du its fo re st ie rs n on li gn eu x co m m e co m pl ém en t a lim en ta ir e. M oy en te rm e L on g te rm e M oy en te rm e C ou rt te rm e M oy en te rm e P ré se rv er le s re ss ou rc es e n ea u et am él io re r l’ ac cè s à l’ as sa in is se m en t Su rv ei lla nc e de s re te nu es d ’e au ( di gu es d es b ar ra ge s, d éb its d ’e au , fo nc tio nn al ité d es v an ne s, et c. ) R éa lis at io n de r et en ue s d’ ea u : co ns tr uc tio n de p ui ts m od er ne s, d e fo ra ge s à gr an d dé bi t, de ba rr ag es ; a m én ag em en ts d e m ar es ; dé ri va tio n de c ou rs d ’e au C ou rt te rm e L on g te rm e 16 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E L ut te c on tr e l’ en sa bl em en t d es p la ns d ’e au D év el op pe m en t d e la g es tio n in té gr ée d es re ss ou rc es e n ea u (G IR E ) E la bo ra tio n de s ch ém as d ir ec te ur s d’ am én ag em en t e t d e ge st io n de s ea ux R éd uc tio n de la p én ib ili té d ’a cc ès d es f em m es à l’ ea u po ta bl e en p ér io de d e sé ch er es se p ar d es te ch no lo gi es a pp ro pr ié es L on g te rm e C ou rt te rm e C ou rt te rm e M oy en te rm e P ro té ge r le s pe rs on ne s et le s bi en s co nt re le s év èn em en ts c lim at iq ue s ex tr êm es e t l es c at as tr op he s na tu re lle s Pr is e en c om pt e de la ré si lie nc e da ns le s pr oj et s et p ro gr am m es d e dé ve lo pp em en t E la bo ra tio n de p la ns d e co nt in ge nc e au x ni ve au x ré gi on al e t lo ca l et d e pl an s de s ou tie n au x po pu la tio ns v ul né ra bl es Fi na nc em en t du ra bl e de l a pr év en tio n et d e la g es tio n de s ca ta st ro ph es e t cr is es h um an ita ir es pa r l ’é la bo ra tio n et la m is e en œ uv re d ’u ne s tr at ég ie d e fi na nc em en t a da pt ée R en fo rc em en t de s ca pa ci té s de s fe m m es p ar la d if fu si on d e bo nn es p ra tiq ue s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s U til is at io n de s fi le ts s oc ia ux e n fa ve ur d es p op ul at io ns v ul né ra bl es C ou rt te rm e M oy en te rm e L on g te rm e C ou rt te rm e C ou rt te rm e P ro té ge r et a m él io re r le fo nc ti on ne m en t d es é co sy st èm es na tu re ls D év el op pe m en t de l ’é du ca tio n en vi ro nn em en ta le a us si b ie n da ns l es s ys tè m es d ’e ns ei gn em en t fo rm el q ue le s sy st èm es d ’e ns ei gn em en t n on fo rm el M is e en œ uv re d e pr oj et s et p ro gr am m es d e re bo is em en t a ve c de s es se nc es lo ca le s D if fu si on d e te ch ni qu es d e lu tte a nt i ér os iv e R éh ab ili ta tio n et p ré se rv at io n de s zo ne s hu m id es M oy en te rm e L on g te rm e C ou rt te rm e L on g te rm e P ro té ge r et a m él io re r la s an té d es po pu la ti on s C on tr e la m én in gi te : V ac ci na tio n en a m on t d ès la n ot if ic at io n de s pr em ie rs c as O rg an is at io n de c am pa gn es r éa ct iv es é te nd ue s à l’ en se m bl e de s po pu la tio ns d an s le s zo ne s ép id ém iq ue s R en fo rc em en t d e la s ur ve ill an ce d e la m al ad ie p ar le s ys tè m e d’ in fo rm at io n gé og ra ph iq ue In te ns if ic at io n de s ca m pa gn es d e se ns ib ili sa tio n et d ’i nf or m at io n à l’ en dr oi t d es p op ul at io ns C on tr e le p al ud is m e : T ra ite m en t c or re ct d e to ut c as d e pa lu di sm e si m pl e av ec le s A C T T ra ite m en t pr év en tif i nt er m itt en t du p al ud is m e pa r la T PI c he z le s fe m m es e nc ei nt es e t le s en fa nt s, d is tr ib ut io n de m ou st iq ua ir e im pr ég né d ’i ns ec tic id e à lo ng ue d ur ée d ’a ct io n (M IL D A ) en c am pa gn e de m as se e t e n ro ut in e C o u rt te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e C ou rt te rm e M oy en te rm e 17 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E A ss ai ni ss em en t d es s ite s m ar éc ag eu x et d es e au x us ée s et e xc ré ta s L ut te c on tr e le s ve ct eu rs d u pa lu di sm e (P ul vé ri sa tio n in tr a do m ic ili ai re ( PI D ), co m m un ic at io n po ur u n ch an ge m en t de c om po rt em en t (C C C ) au n iv ea u de m as se s m éd ia s et d es r el ai s co m m un au ta ir es , t ra ite m en t d es g îte s la rv ai re s) M oy en te rm e L on g te rm e 18 Pour l’opérationnalisation du Plan national d’adaptation global, il est proposé ci-dessous une stratégie comprenant cinq (5) axes : Axe stratégique 1 : Le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques Axe stratégique 2 : Le renforcement des systèmes d’information Axe stratégique 3 : La mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables Axe stratégique 4 : La réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques Axe stratégique 5 : L’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement. Les coûts consolidés des mesures d’adaptation à court, moyen et long terme (1 à 15 ans) par secteur ou domaine de développement se résument comme suit : Secteur de développement (avec prise en compte des questions transversales) Coût estimatif en milliards FCFA Agriculture 1 313 Ressources animales 375 Environnement 375 Santé 188 Energie 1 126 Infrastructures et habitat 375 Sécurité en eau 101,75 TOTAL 3853,75 Concernant le cas spécifique du secteur de l’eau, il apparaît des éléments de transversalité. A cet effet, des investissements supplémentaires pourraient émerger des autres secteurs comme mentionnés dans le tableau ci-dessous. Actions proposées Montants en milliards CFA Etat de référence de la qualité de l’eau dans les espaces des agences de l’eau 2 Etudes pour la réalisation de barrages souterrains 1, 5 Utilisation des technologies de réduction de l’évaporation des plans d’eau 2, 5 Agriculture : Développer les systèmes d’irrigation d’appoint économes d’eau (bassin d’eau, impluviums) 1 Elevage : Amélioration de la production de fourrage à travers la mobilisation des eaux souterraines et de surface (réalisation de barrages souterrains, de bourgoutières) 1 19 Actions proposées Montants en milliards CFA Energie : Elaboration des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) pour l’identification des sites hydroélectriques (3 agences de l’eau) 0,5 Santé : Paludisme Traitement et assèchement des gîtes larvaires... Extension de la distribution des moustiquaires aux populations installées à proximité des plans et retenues d’eau… 0,5 0,5 Total 9,5 Le financement du PNA sera assuré à travers différentes sources : Budget national, Partenaires bilatéraux traditionnels ou émergents, Partenaires multilatéraux traditionnels ou émergents, Fondations internationales, Secteur privé, ONG et Réseaux d’ONG, Etc. Les organes de gouvernance à utiliser pour la coordination et le pilotage du PNA sont les suivants : Le Conseil national pour l’environnement et le développement durable (CONEDD) ; Le Secrétariat permanent du Conseil national pour l’environnement et le développement durable (SP/CONEDD). Pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle et atteindre ses objectifs, le PNA doit être complété ultérieurement par un système de suivi-évaluation rigoureux et une stratégie de communication opérationnelle. Le dispositif institutionnel de suivi et d'évaluation du PNA qui est exactement le même que celui de la SCADD comprend les instances suivantes : (i) la revue annuelle du PNA, (ii) les revues sectorielles et (iii) les revues régionales. En conclusion, l’on peut affirmer que malgré les conditions naturelles défavorables qu’il connaît, des solutions existent pour permettre au Burkina Faso d’évoluer vers un développement durable. Il s’agira pour les décideurs politiques de placer l’adaptation aux changements climatiques au cœur des politiques et stratégies de développement. Par ailleurs, tous les acteurs du développement que sont l’Etat, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations de la société civile, la communauté internationale, doivent s’unir dans l’action pour faire face aux effets des changements climatiques. En la matière, le PNA constitue un cadre de référence approprié permettant de fédérer les efforts de tous ces acteurs en vue d’aider le Burkina Faso à réduire sa vulnérabilité structurelle, accroître sa résilience et mieux gérer son développement. 20 INTRODUCTION Le Gouvernement du Burkina Faso avec l’appui du PNUD en tant qu’agence d'exécution du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) a initié en 2005 la formulation de son Programme d’Action National d’Adaptation à la variabilité et aux changements climatiques (PANA). En novembre 2007, le PANA a été adopté au niveau national. Par la suite, et sous le leadership du Ministère en charge de l’environnement et le PNUD, trois projets d'adaptation ont été élaborés et exécutés entre 2009 et 2014. A l’étape actuelle, il est attendu que le Burkina Faso dispose d’un document d’évaluation de l’efficacité et du coût des actions d’adaptation pour le moyen et le long terme concernant plusieurs secteurs et élaboré à partir des éléments suivants : L’analyse des scénarii des changements climatiques (CC) aux horizons de 2025 et 2050 selon des échelles locales où les données climatologiques sont disponibles ; L’analyse de la vulnérabilité aux CC des secteurs ciblés. Par ailleurs, dans le but d’aider les pays les moins avancés à une meilleure prise en compte des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement, la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en sa 17ème session tenue du 28 novembre au 11 décembre 2011 à Durban (Afrique du Sud), a adopté la décision 5/CP.17 relative aux PNA. La décision 5/CP.17 susmentionnée : « Invite les pays les moins avancés (PMA) parties à recourir aux lignes directrices et aux modalités figurant dans la présente décision, en fonction de leur situation nationale, pour élaborer leurs PNA ; Invite également les PMA parties à s’attacher à mettre en place des dispositifs institutionnels pour faciliter le processus lié à leur PNA, en s’appuyant sur les institutions existantes et en fonction de leur situation nationale ». En exécution de cette décision, le Burkina Faso a entrepris d’élaborer son PNA. Pour ce faire, une équipe d’experts constituée de manière plurisectorielle et tenant compte du genre et de la société civile, a été mise en place au niveau national pour formuler le PNA. Ces experts relèvent des secteurs et domaines suivants : (i) Agriculture, (ii) Productions animales, (iii) Environnement et ressources naturelles, (iv) Météorologie, (v) Energie, (vi) Santé, (vii) Infrastructures et habitat, (viii) Associations féminines, (ix) Organisations de la société civile. La liste de l’équipe d’experts est donnée en annexe. Dans le but de prendre suffisamment en compte la sécurité en eau, le PNA a été enrichi avec des contributions écrites faites par le Partenariat ouest-africain de l’eau et le Partenariat national de l’eau du Burkina. 21 En effet, ces deux partenaires ont offert leurs services à la Coordination nationale des projets du PANA en mettant à sa disposition un consultant spécialiste de l’eau et en cofinançant les ateliers avec les acteurs. 1) CONTEXTE NATIONAL D’ELABORATION DU PNA Le Burkina Faso, à l’instar de beaucoup d’autres pays en développement et de certains pays développés, a ratifié la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). L’implication de cette ratification pour la Communauté internationale était l’engagement de se préparer pour mieux cerner l’ampleur du phénomène des changements climatiques à travers des communications nationales, des politiques et mesures d’atténuation des gaz à effet de serre, des programmes d’adaptation aux changements climatiques et d’observation systématique sur le phénomène. Après la ratification du Protocole de Kyoto en mars 2005, le Burkina Faso s’est engagé dans le processus d’élaboration de son PANA. S’assignant pour objectif principal d’identifier les actions prioritaires fondées sur les besoins urgents et immédiats d’adaptation des populations vulnérables (populations rurales pauvres), le PANA a été adopté en novembre 2007 avec comme secteurs clés d’intervention : l’agriculture, les ressources en eau, les ressources animales et la foresterie/biodiversité. La ratification par le Burkina Faso de la CCNUCC lui a permis d’être éligible au Programme d'adaptation en Afrique (PAA) lancé par le PNUD, sur financement du gouvernement japonais. En effet, suite à la signature de la Convention en octobre 2008 entre le PNUD et le Japon pour la mise en œuvre du PAA, ce sont vingt (20) pays africains dont le Burkina Faso, qui ont bénéficié du financement de leur programme d’adaptation à la variabilité et aux changements climatiques. Cela a été rendu possible grâce à la quatrième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD IV) organisée en 2008. C’est en 2009, soit deux années après la validation de son PANA, que le Burkina Faso a bénéficié de l’appui du PNUD pour mobiliser des financements en vue de la mise en œuvre combinée de trois (3) projets qui sont les suivants : Renforcement des capacités pour l’adaptation et la réduction de la vulnérabilité aux changements climatiques au Burkina Faso, dénommé PANA-BKF-PNUD/FEM ; Adaptation aux changements climatiques en vue de l’amélioration de la sécurité humaine du Burkina Faso (PANA-BKF-PNUD/DANIDA) ; Renforcement des capacités pour une meilleure prise en compte des préoccupations liées aux adaptations aux changements climatiques lors de la préparation et de la mise en œuvre des plans, programmes et projets de développement (PANA-BKF PNUD/Japon). Il faut noter que ces trois projets ont eu un fonctionnement interdépendant pour assurer la réussite d’une meilleure implémentation de ceux-ci, car ils sont complémentaires et interviennent respectivement dans la sensibilisation sur les effets des changements 22 climatiques, le test de bonnes pratiques ou de paquets technologiques d’adaptation, et la planification stratégique prenant en compte l’adaptation aux changements climatiques. Une analyse de l’évolution des PANA dans les PMA a permis de faire le constat selon lequel, les PANA, tant dans leur élaboration que dans leur mise en œuvre, ont connu beaucoup de difficultés : retards dans leur élaboration ; prise en compte insuffisante des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement ; insuffisance de financement lors de leur mise en œuvre. Or, l’adaptation aux changements climatiques n’est plus un choix, mais représente une option incontournable pour la recherche d’un développement durable. En la matière, un processus d’implication inclusive et efficace de tous les acteurs concernés doit être mis en œuvre pour s’attaquer aux effets néfastes des changements climatiques. A l’heure actuelle, il est reconnu l’impérieuse nécessité de revoir fondamentalement le contenu des PANA et d’adopter un nouveau cadre de programmation dénommé Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA). Cette nouvelle vision a l’avantage d’obtenir une plus grande prise en compte des changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement. Pour mieux comprendre les résultats attendus du PNA, il est important de bien comprendre d’abord les convergences et les différences entre les PANA et les PNA. Les processus des PANA et des PNA, ont un but commun, celui de réduire la vulnérabilité aux impacts des changements climatiques en : minimisant, réduisant ou évitant les risques et améliorant la capacité de s’adapter aux changements climatiques. Cependant, les PANA et les PNA ont des objectifs différenciés qui se résument comme suit : Tableau 1 : Convergences et divergences entre les PANA et les PNA Processus des PANA Processus des PNA Besoins d’adaptation urgents et immédiats Objectifs d’adaptation à long terme Orientés vers les projets Orientés vers les politiques Unique Itératif Processus établi Processus flexible Impacts climatiques existants Impacts climatiques anticipés Les intrants au niveau de la communauté : source importante d’informations; de nouvelles recherches ne sont pas requises Diverses sources d’informations demandées, incluant intrants au niveau de la communauté, modèles climatiques, scénarios socioéconomiques, etc. Identification des besoins d’adaptation Identification et appui à la mise en œuvre efficace de mesures d’adaptation 23 Le processus d’élaboration du PNA du Burkina Faso prend en compte les éléments suivants : les résultats des analyses prospectives du climat ; l’évaluation de la vulnérabilité de différents secteurs aux changements climatiques menée par les institutions nationales et internationales ; les acquis des projets pilotes du PANA. 2) APPROCHE METHODOLOGIQUE Les éléments décrits aux paragraphes ci-après donnent une idée des activités entreprises lors de l’élaboration du PNA du Burkina-Faso. La planification de ces activités a été faite en tenant compte de la situation nationale du pays. La méthodologie d’élaboration des PNA comporte quatre (4) étapes appelées « éléments ». a) Travail préparatoire et prise en compte des lacunes Les activités entreprises dans le cadre de cet élément telles qu’énoncées dans la décision 5/CP.17 sont destinées à déterminer les insuffisances et les lacunes des cadres d’intervention, et à y remédier au besoin, de manière à appuyer l’élaboration de plans, programmes et politiques d’adaptation complets, entre autres, par les moyens suivants : recensement et évaluation des dispositifs institutionnels, des programmes, des politiques et des moyens de coordination d’ensemble et d’encadrement; évaluation des informations disponibles sur les incidences des changements climatiques, la vulnérabilité et l’adaptation, les mesures prises pour faire face à ces changements ainsi que les lacunes et les besoins, aux niveaux national et régional; des évaluations itératives complètes des besoins en matière de développement et des facteurs de vulnérabilité au climat. b) Éléments de la phase préparatoire Lors de l’élaboration des plans nationaux d’adaptation, il fallait veiller à déterminer les besoins spécifiques, les options et les priorités qui s’offrent à chaque pays selon une démarche qui lui est propre, en utilisant les services des institutions nationales et, le cas échéant, régionales, et à continuer de promouvoir de manière efficace des démarches participatives et soucieuses de l’égalité des sexes coordonnées avec les objectifs, politiques, plans et programmes en matière de développement durable. Les activités suivantes pourraient être envisagées : conception et élaboration de plans, programmes et politiques compte tenu de l’alinéa a du paragraphe 14 de la décision 1/CP.16, en vue de remédier aux lacunes et de répondre aux besoins mentionnés au paragraphe 1 ci-dessus ; évaluations des besoins d’adaptation à moyen et à long terme et, le cas échéant, des besoins en matière de développement et des facteurs de vulnérabilité au climat; 24 activités visant à intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans la planification du développement et la planification sectorielle aux niveaux national et infranational ; consultations multipartites de type participatif ; communication, sensibilisation et éducation. c) Stratégies de mise en œuvre Les activités menées dans le cadre des stratégies de mise en œuvre prendraient en considération les éléments suivants : hiérarchisation des activités en fonction des besoins en matière de développement, de la vulnérabilité aux changements climatiques et des risques liés à ces changements ; renforcement des cadres institutionnels et réglementaires à l’appui de l’adaptation; formation et coordination aux niveaux sectoriel et infranational ; diffusion d’informations sur le processus des plans nationaux d’adaptation, devant être mises à la disposition du public et du secrétariat de la Convention ; prise en compte d’autres cadres multilatéraux et initiatives et programmes internationaux pertinents, en vue d’exploiter et de compléter les plans d’adaptation existants. d) Notification, suivi et examen Ces activités, notamment les descriptifs des plans nationaux d’adaptation, pourraient être intégrés dans les stratégies et plans nationaux, s’il y a lieu. Dans le cadre de cet élément, les Parties devraient procéder régulièrement à un examen, dont elles détermineraient la périodicité : pour corriger les facteurs d’inefficacité, prendre en compte les résultats des nouvelles évaluations et des nouvelles connaissances scientifiques et appliquer les enseignements tirés des activités d’adaptation ; pour suivre et passer en revue les activités entreprises et fournir dans leurs communications nationales des informations sur les progrès accomplis et l’efficacité du processus des plans nationaux d’adaptation. L’élaboration du PNA résulte d’une approche participative et inclusive à travers la tenue d’une série d’ateliers consistant à : (i) informer les acteurs sectoriels sur le processus du PNA, (ii) recueillir leurs préoccupations pour la formulation du PNA, (iii) leur soumettre le projet de PNA pour validation. Le PNA est conçu en deux volumes : le volume principal contenant les principales composantes du PNA, et les PNA sectoriels donnant des informations détaillées sur l’adaptation aux changements climatiques dans les différents secteurs de développement susmentionnés. 25 Le présent document du PNA élaboré entre novembre 2012 et mai 2015 comporte quatre parties essentielles : 1) Phase préparatoire, analyse diagnostique et conclusions des évaluations sectorielles 2) Plan national d’adaptation 3) Mise en œuvre 4) Suivi-évaluation. 26 PREMIERE PARTIE : PHASE PREPARATOIRE, ANALYSE DIAGNOSTIQUE ET CONCLUSIONS DES EVALUATIONS SECTORIELLES 27 1.1 PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA ET CONSULTATIONS DES ACTEURS L’élaboration du PNA a fait l’objet d’une préparation rigoureuse aux plans institutionnel, technique et financier. Tout d’abord, le Burkina Faso a eu l’idée en octobre 2012 de formuler une stratégie à moyen et long terme d’adaptation aux changements climatiques dénommée PANA programmatique. Cette idée devait trouver sa concrétisation dans le cadre du projet PANA-BKF-PNUD/Japon « Renforcement des capacités pour une meilleure prise en compte des préoccupations liées aux changements climatiques lors de la préparation et de la mise en œuvre des plans, programmes et projets de développement ». Ce projet a permis, entre autres, au Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) de l’Université de Ouagadougou, de dresser les projections climatiques pour le Burkina Faso aux horizons 2021, 2050 et 2100 et d’évaluer la vulnérabilité des différents secteurs de développement. Grâce à ce projet, plusieurs cadres burkinabè en charge de la planification dans leurs ministères respectifs, ont pu être formés à la maîtrise du modèle dynamique multisectoriel T21 dans la perspective de la formulation du PANA programmatique. La liste des participants à cette formation est donnée en annexe. Le Ministère de l’environnement et du développement durable, à travers le SP/CONEDD et la Coordination nationale des projets du PANA a fait rédiger des termes de référence sur la base desquels neuf (9) experts nationaux et un expert Chef de Mission ont été recrutés. Pour se conformer aux directives de la CCNUCC, il a été retenu d’élaborer un PNA en lieu et place du PANA programmatique. Le Burkina Faso a pris une telle décision pour, d’une part, disposer d’un document adapté à ses conditions physiques et socio-économiques, et d’autre part, être entièrement en phase avec les recommandations de la CCNUCC. En outre, le PANA programmatique ne cadrait ni dans son appellation ni dans son contenu avec ce qui était proposé par la CCNUCC. A cet effet, il a été adopté une méthodologie et une feuille de route. Au plan institutionnel, le Secrétaire général du Ministère de l’environnement et du développement durable, par note de service N°1049/MEDD/SG du 22 novembre 2012, a mis en place un Comité technique de suivi interministériel dont le mandat est de piloter le processus d’élaboration du PNA. Plus spécifiquement, il est chargé de : suivre et évaluer tout le processus ; valider le plan de travail ; vider les consultants pour l’accès aux structures et aux documents ; pré-valider les rapports et autres documents élaborés. La présidence de ce comité est assurée par le Secrétaire permanent du CONEDD, et la vice présidence par le Directeur des études et de la planification (DEP) du MEDD. La liste des membres de ce comité est donnée en annexe. La consultation des acteurs a été bien conduite par secteur de développement à travers des ateliers. Ces acteurs ont eu à se pencher sur un document de base préparé par l’expert national en charge du secteur. Les ateliers ont été organisés dans le but : 28 d’informer les différents acteurs sur le processus d’élaboration du PNA ; d’identifier les impacts climatiques sur chaque secteur ; d’apprécier la vulnérabilité de chaque secteur ; de déterminer les besoins en matière de développement et d’adaptation aux changements climatiques ; de faciliter l’appropriation et l’opérationnalisation du PNA après son élaboration. Ce processus participatif et inclusif a permis d’enregistrer des contributions très riches de la part des acteurs. L’attention toute particulière portée sur la consultation des acteurs se justifie par la nature même du processus d’élaboration du PNA qui met l’accent sur la participation et l’inclusion de tous les acteurs concernés. La qualité du processus suivi est plus importante que celle du document produit en raison du rôle fondamental que les acteurs auront à jouer durant l’opérationnalisation du PNA. L’approche et la stratégie nationale suivies pour l’élaboration du PNA sont résumées dans le tableau 2 ci-dessous. Tableau 2: Approche et stratégie nationale suivies pour l’élaboration du PNA Extrants prévus pour le processus du PNA Plan d’adaptation aux changements climatiques par secteur de développement Plan d’adaptation national aux changements climatiques Arrangements institutionnels pour coordonner, conduire et suivre le processus du PNA Mise en place d’un comité technique de suivi interministériel présidé par le SP/CONEDD Supervision technique du SP/CONEDD Mise en place d’une équipe de neuf (9) experts nationaux correspondant à neuf (9) domaines spécialisés et d’un expert sénior chargé de la rédaction du PNA Processus de consultation des acteurs - Tenue de neuf (9) ateliers de consultation des acteurs à raison d’un atelier par secteur de développement :(i) Agriculture, (ii) Productions animales, (iii) Environnement et ressources naturelles, (iv) Météorologie, (v) Energie, (vi) Santé, (vii) Infrastructures et habitat, (viii) Associations féminines, (ix) Organisations de la société civile Tenue de quatre réunions du Comité technique de suivi Tenue d’un atelier national de validation du PNA Arrangements techniques et financiers Appui technique de la Coordination nationale des projets du PANA Financement du processus par la Coordination nationale des projets du PANA 29 1.2. IDENTIFICATION DES INFORMATIONS DISPONIBLES ET EVALUATION DES BESOINS EN CAPACITES POUR LE PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA Le processus d’élaboration du PNA prévoit l’identification des informations et des capacités disponibles et l’évaluation des besoins en capacités. Au niveau du Burkina Faso, la situation se présente comme suit : Tableau 3: Inventaire des capacités Capacités disponibles Besoin en termes de capacités Existence formelle au niveau national d’une structure compétente pour la gestion de l’environnement et du développement durable (SP/CONEDD) Base de données sur les impacts des changements climatiques pour chaque région du Burkina Existence d’une structure nationale en charge de la prévention et de la gestion des catastrophes et crises humanitaires dénommée Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) doté d’un Secrétariat permanent Renforcement des capacités en vue de mieux intégrer la dimension adaptation aux changements climatiques dans l’élaboration des plans de prévention, préparation et ripostes aux catastrophes Disponibilité d’une base de données sur les impacts des changements climatiques à partir des trois (3) projets du PANA Modèles climatiques mis à échelle réduite (régionale) Disponibilité de projections climatiques à long terme (horizon 2100) élaborées par le LAME Désignation par le Gouvernement d’un ministère compétent (par exemple le MEDD) pour impulser la révision des politiques sectorielles en vue d’une prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques Capacité nationale de maîtrise des outils T21, R-CLIMDEX, STATA, CROPWAT, E-Infrastructure Implication et mobilisation du secteur privé Capacités de la Direction générale de la météorologie (DGM) à fournir des informations climatiques et conseils agro météorologiques en temps réel Implication du Gouvernement par l’organisation d’un séminaire gouvernemental sur la base d’un document de communication sur le PNA Disponibilité à la Division du développement des Compétences, de l’Information et du Monitoring de l’Environnement (DCIME) d’un serveur à haute performance (32 000 Go pour le disque dur et 48 Go de RAM) Implication de l’Assemblée nationale et du Conseil économique et social (CES) par l’organisation d’ateliers de sensibilisation des députés et des conseillers du CES sur la base d’un document de communication sur le PNA Stockage et mise en ligne des informations sur l’environnement, les changements climatiques par la Division du développement des Compétences, de l’Information et du Monitoring de l’Environnement (DCIME) Implication de l’Assemblée nationale et du Conseil économique et social par l’organisation d’ateliers de sensibilisation des députés et des conseillers du CES sur la base d’un document de communication sur le PNA Existence d’un réseau de partenaires dans les différents ministères (DEP) Renforcement des capacités institutionnelles, financières, techniques et matérielles des DEP Disponibilité d’un guide d’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans les plans de travail et cycles de projet Renforcement des capacités institutionnelles, financières et matérielles des DEP Renforcement des capacités techniques en matière d’appropriation effective de ce guide Existence d’un réseau bien organisé d’organisations de la société civile (OSC) évoluant dans le domaine des changements climatiques Renforcement des capacités des acteurs impliqués Existence d’un réseau d’associations de femmes impliquées dans la lutte contre les changements climatiques 30 Cet inventaire des capacités a été fait par le SP/CONEDD sur la base d’un état des lieux réalisé dans les Directions des Etudes et de la Planification (DEP) de douze (12) ministères en matière d’intégration de la dimension adaptation au changement climatique dans les plans de travail et les cycles de projet. Ces ministères sont : le Ministère de l’agriculture et de l’hydraulique le Ministère de l’environnement et du développement durable ; le Ministère des ressources animales et halieutiques ; le Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation ; le Ministère des mines et de l’énergie ; le Ministère des transports, des postes et de l’économie numérique ; le Ministère de l’économie et des finances ; le Ministère des enseignements secondaire et supérieur ; le Ministère des infrastructures et du désenclavement ; le Ministère de l’habitat et de l’urbanisme ; le Ministère de la communication ; le Ministère de la santé. Cet inventaire n’a pas la prétention d’être exhaustif, mais a l’avantage de donner une bonne idée des informations et des capacités disponibles et de l’évaluation des besoins en capacités. 1.3 ELEMENTS DE SOLUTIONS AUX LACUNES ET FAIBLESSES CONSTATEES DANS LES CADRES D’INTERVENTION Suite à l’identification des lacunes et faiblesses pouvant entraver le processus normal de formulation du PNA, des besoins en termes de capacités assortis de propositions sont présentés dans le tableau 4 ci-dessous. Tableau 4 : Besoins en termes de capacités et éléments de solution Besoins en termes de capacités Eléments de solution Base de données sur les impacts des changements climatiques pour chaque région du Burkina Créer une base de données à accès libre sur les impacts des changements climatiques pour chaque région. Améliorer les bases de données existantes Modèles climatiques mis à échelle réduite (régionale) Elaborer des modèles climatiques par région Désignation par le Gouvernement d’un ministère compétent (par exemple le MEDD) pour impulser la révision des politiques sectorielles en vue d’une prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques Soumettre un rapport en Conseil des ministres par le Ministre de l’environnement et du développement durable Implication et mobilisation du secteur privé Organiser des ateliers d’information et de sensibilisation sur les impacts des changements climatiques sur l’économie à l’attention du secteur privé sous l’égide de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisans (CCIA) et du Conseil National du Patronat du Burkina Faso (CNPB) Implication du Gouvernement Organiser un séminaire gouvernemental sur la prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et 31 stratégies de développement Elaborer et mettre en œuvre un plan de renforcement des capacités des hauts cadres des départements ministériels sur la prise en compte des changements climatiques dans la planification du développement Implication de l’Assemblée nationale et du Conseil économique et social Organiser des ateliers d’information sur les changements climatiques à l’attention des groupes de travail spécialisés (réseaux, commissions) de l’Assemblée nationale et du CES. Renforcement des capacités institutionnelles, financières et matérielles des DEP Elaborer et mettre en œuvre un programme de renforcement des capacités institutionnelles, financières et matérielles des DEP 1.4 ÉVALUATION DES BESOINS DE DEVELOPPEMENT ET DES VULNERABILITES CLIMATIQUES A cette étape, il s’est agi de cibler les objectifs clés de développement qui sont sensibles au changement climatique et donc devraient bénéficier d’actions d’adaptation. Vu le nombre relativement élevé de documents de politiques et stratégies actuellement en cours de mise en œuvre, il a été retenu de mettre l’accent sur la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) qui est un document de politique macro-économique à partir duquel doivent découler toutes les politiques et stratégies sectorielles de développement. L’analyse a porté sur les quatre axes stratégiques de la SCADD. Par axe stratégique, il a été estimé l’impact ou le risque climatique, puis proposé des éléments de solution. La synthèse est présentée au tableau 5 ci-dessous : Tableau 5 : Evaluation des vulnérabilités par axe stratégique de la SCADD Axes stratégiques de la SCADD Impact ou risque climatique Proposition pour intégrer l’adaptation Axe 1 : Développement des piliers de la croissance accélérée (agriculture, élevage, foresterie, énergie, infrastructures) Fréquentes sécheresses et inondations pouvant réduire la production du secteur rural Intégrer l’adaptation dans les plans d’actions des politiques et stratégies sectorielles déclinées de la SCADD Axe 2 : Consolidation du capital humain et promotion de la protection sociale Hausse importante des températures maxima et minima et des situations alternées de sécheresse et d’excédent pluviométrique pouvant entraîner une aggravation de certaines maladies comme la méningite et le paludisme Prendre en compte l’adaptation aux changements climatiques dans les stratégies de santé à travers la révision des cadres et directives de planification existants Axe 3 : Renforcement de la bonne gouvernance Migration forcée des populations rurales et des animaux du fait des changements climatiques pouvant perturber l’aménagement du territoire et la gouvernance locale Revoir les documents de base du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et de la Réorganisation agraire et foncière (RAF) et faire prendre en compte l’adaptation aux changements climatiques Axe 4 : Prise en compte des priorités transversales dans les politiques et programmes de développement Dégradation de l’environnement pouvant rendre plus difficile l’accès équitable aux ressources naturelles et aux espaces de décision Mettre en œuvre la Politique nationale de développement durable ainsi que sa loi d’orientation Prendre en compte la Politique nationale genre et l’adaptation aux changements climatiques dans les projets et programmes de développement rural 32 Le même exercice a été fait pour chaque politique sectorielle dans le but d’évaluer les vulnérabilités et la prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques dans les différentes politiques sectorielles. C’est sur cette base qu’ont été élaborés les PNA sectoriels. 1.5. ANALYSE DES SCENARIOS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS ET FUTURS 1.5.1 Etudes réalisées par le Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) Depuis un peu plus d’une décennie, les questions climatiques sont au devant des réflexions relatives au développement comme principale contrainte ou source d’incertitude majeure. A partir des savoirs locaux et traditionnels, des activités d’adaptation se sont progressivement développées dans les milieux paysans, avec plus ou moins de succès, d’importance ou de visibilité. Ces techniques et pratiques traditionnelles ont été optimisées grâce à l’implication des chercheurs. Cependant, la prise en compte des questions climatiques dans les visions, orientations et instruments politiques à l’échelle nationale demeurent en deçà des besoins. En outre, elle reste dispersée et, pour l’essentiel informelle, hormis quelques interventions pilotes disséminées çà et là, par divers projets locaux de développement. Pour une intégration systématique puis systémique des données climatiques dans les visions, orientations et instruments politiques nationaux, une évaluation nationale du facteur climatique, au sens large, est indispensable. Dans le cadre de l’élaboration du PNA, le Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) de l’Université de Ouagadougou a réalisé des études de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. La première série de ces études porte sur les tendances climatiques 1980-2010 et la deuxième sur l’évaluation des risques et de la vulnérabilité aux changements climatiques. Cette deuxième étude dont il sera question ci-dessous tente d’apporter des éléments objectifs et reproductibles, pouvant être pris en compte ou documentés dans la planification stratégique du développement. 1.5.2 Contexte climatique mondial Selon le quatrième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), des hausses des températures, des sécheresses plus intenses et plus fréquentes, des baisses des précipitations par endroit ou encore une fonte des glaciers sont attendues dans les prochaines décennies. Les experts du GIEC se basent sur six scénarios d’émission de gaz à effet de serre plus ou moins polluants pour décrire le climat du futur, ce qui leur permet d'aboutir à leurs "meilleures estimations", c’est-à-dire un réchauffement global compris entre 1,8 et 4 degrés Celsius en 2100. Ils estiment en particulier qu’une hausse de +2°C est inéluctable d’ici la fin du siècle, quels que soient les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourront être déployés. 33 Ces projections indiquent que l’Afrique connaîtra des hausses de températures au cours du 21ème siècle, mais l’amplitude de ce réchauffement dépend à la fois du scénario socioéconomique et démographique considéré et du modèle de simulation climatique utilisé. Pour les précipitations il existe des divergences sur le signe du changement suivant les modèles (moins de 66% des modèles concordent sur le signe du changement dans la zone sahélienne). Ces changements climatiques auront des conséquences très importantes sur les ressources en eau, la biodiversité, le niveau de la mer, etc.et affecteront de nombreux secteurs d’activités (agriculture, tourisme, infrastructures, urbanisme, santé,…). 1.5.3. Situation climatique du Burkina Faso 1.5.3.1 Evolution des précipitations Au Burkina Faso les manifestations de la variabilité et des changements climatiques établies par la Direction Générale de la Météorologie Nationale (DGM) sont une réalité à l’instar des autres pays de la sous-région notamment en ce qui concerne la pluviométrie. La figure 1 ci-dessous décrit l’évolution de l’indice pluviométrique dans les pays sahéliens de 1950 à 2005 établie par le Centre régional AGRHYMET du CILSS basé à Niamey au Niger. Figure 1 : Evolution de l’indice pluviométrique dans les pays sahéliens de 1950 à 2005 Source : Centre régional AGRHYMET, Niamey (Niger) Selon cette figure, on distingue trois tendances majeures : de 1950 à 1970 : persistance d’années humides ; de 1970 à 1990 : persistance d’années sèches ; Equateur 10°N In d ic e d e p lu ie In d ic e d e p lu ie Persistance d’années humides Persistance d’années sèches Persistance d’années humides Persistance d’années sèches Alternance brusque entre année humide et année sèche Alternance brusque entre année humide et année sèche Alternance brusque entre année humide et année sèche 34 à partir de 1990 : alternance brusque entre année humide et année sèche. L’analyse de la DGM montre que la pluviométrie du Burkina Faso a connu des changements au cours du XXème siècle. Les données observées au cours de cette période indiquent : une tendance à la baisse du cumul pluviométrique annuel sur l’ensemble du pays ; une tendance à la baisse de l’indice sur le nombre de jours de pluie ; une tendance à la hausse du nombre de jours consécutifs sans pluie (46 à 57 jours par décennie dans les localités de Dédougou, Farakoba et Ouahigouya). Le Burkina Faso comporte trois zones climatiques illustrées par la figure 2 ci-dessous : Figure 2 : Carte des zones climatiques du Burkina Faso Dans les trois zones climatiques, la tendance des précipitations est à la baisse dans les stations météorologiques de référence de Dori (zone sahélienne), de Ouagadougou (zone soudano sahélienne) et de Bobo-Dioulasso (zone soudanienne) sur la période 1960-2011. Par ailleurs, une analyse des cumuls pluviométriques au pas de trente ans (valeurs normales) indique une migration du Nord vers le Sud des isohyètes 600 et 900 mm de 100 à 150 km environ de 1930 à 2010. Cependant, une analyse plus fine faite au pas décennal (tous les 10 ans) indique une remontée des isohyètes d’environ 50 km durant la période 2001-2010 dans les régions Sud, Centre-Sud et Nord-Ouest du pays. 6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 9 10 11 12 13 14 15 9 10 11 12 13 14 15 BANFORA BATIE BOBO-DIOULASSO BOGANDE BOROMO DEDOUGOU DIEBOUGOU DJIBO DORI FADA N GOURMA GAOUA KAYA KOUKA MAHADAGAMANGA MANGODARA OUAGADOUGOU AERO OUAHIGOUYA PO SOLENZO YAKO La tit ud e (e n° ) La tit ud e (e n° ) Longitude (en°) Longitude (en°) LEGENDE : Climat Sahélien Climat Soudano-sahélien Climat Soudanien 600 900 900 BENINTOGOGHANA COTE D' IVOIRE MALI Source : Direction Générale de la Météorologie ZONES CLIMATIQUES DU BURKINA FASO ( 1981 - 2010 ) 600 NIGER 35 1.5.3.2 Evolution de la température L’observation des températures extrêmes sur le long terme indique globalement une tendance à la hausse des jours chauds et des nuits chaudes à l’exception des régions du Sud-ouest où on relève une tendance à la baisse des nuits chaudes. Une analyse fine indique que les températures extrêmes annuelles (températures minimales annuelles et températures maximales annuelles) ont une tendance générale à la hausse aussi bien dans la zone soudanienne que dans la zone sahélienne (tableau 6).Cependant, cette hausse est plus marquée pour les températures minimales annuelles que pour les températures maximales annuelles. Tableau 6 : Evolution des températures extrêmes (période 1960-2011) Localités Variation des températures minimales annuelles Variation des températures maximales annuelles DORI +0.8 °C +0.3 °C OUAGA +0.8 °C +0.5 °C BOBO +0.6 °C +0.7 °C LAME, 2012 1.5.4 Projections climatiques sur le Burkina Faso Dans le cadre de ses études en lien avec les changements climatiques, le Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) de l’Université de Ouagadougou a considéré trois stations synoptiques représentatives des trois zones climatiques du Burkina Faso : Dori pour la zone sahélienne (14.03° N, 0.03° W ; altitude 276 m), Ouagadougou pour la zone soudano-sahélienne (12.35° N, 1.52° W ; altitude 306 m), Bobo-Dioulasso pour la zone soudanienne (11.17° N, 4.32° W ; altitude 460 m). Pour chacune de ces stations, il a été considéré, d’une part, les données historiques observées, et d’autre part, celles : des projections de cinq Modèles Climatiques Régionaux (CRCMs) du programme AMMA (Analyse Multidisciplinaire de la Mousson Africaine) suivant le scénario A1B ; des projections de neuf Modèles Climatiques Globaux (GCMs) par l’UCT (University of Cape Town) suivant les scénarios A2 et B1. Les scénarios utilisés par le LAME pour les projections climatiques sont décrit dans le tableau 7 ci-après : Tableau 7: Scénarios considérés pour les projections climatiques 36 Désignation du scénario Description du scénario Scénario A2 Le scénario A2 est le plus pessimiste des scénarios simule la situation sans aucune mesure de restriction des émissions de gaz à effet de serre. Dans ce scénario la concentration en CO2 en 2100 est de 840 ppm. Période 2046 à 2065, puis 2081 à 2100. Scénario B1 Le scénario B1 est plus optimiste, avec une concentration en CO2 en 2100 de 550 ppm. Période 2046 à 2065, puis 2081 à 2100. Scénario A1B Dans le scénario A1B, scénario intermédiaire, la concentration en CO2 en 2100 est de 770 ppm. Période 2021 à 2050 LAME, 2012 Les données considérées pour les projections climatiques concernent les précipitations (annuelles et de Juillet, Août et Septembre), les températures et les évapotranspirations. Pour les précipitations, les figures 3 et 4 et les figures 5 et 6 illustrent les scénarios A2 et B1, respectivement pour les précipitations annuelles (PA) et pour celles de juillet-août-septembre (PJAS). Figure 3: Tendances des Précipitations annuelles, scénario A2, 2046-2065 37 Figure 4 : Tendances des Précipitations annuelles, scénario B1, 2046-2065 LAME, 2012 38 Figure 5 : Tendances des PJAS scénario A2, 2046-2065 Figure 6 : Tendances des PJAS scénario B1, 2046-2065 LAME, 2012 Dans ces deux scénarios, pour les trois stations étudiées, aussi bien pour les PA que les PJAS, les tendances, pour la période 2046-2065 seraient stables ou à la baisse. Mais comparées à la situation de référence (1981-2010), les quantités de précipitations seront plus importantes selon A2, et moins importantes selon B1 (tableau 8). 39 T ab le au 8 : Pr oj ec tio n de s pr éc ip ita tio ns 2 04 6 20 65 e t d is pe rs io ns 19 81 2 01 0 A 2 (2 04 6 20 65 ) B 1 (2 04 6 20 65 ) B ob o O ua ga D or i B ob o O ua ga D or i B ob o O ua ga D or i P A 10 % 82 4 58 9 32 2 81 1 55 7 27 4 39 2 30 0 18 9 M éd ia ne 95 5 70 9 45 0 12 03 87 4 53 2 65 5 47 8 33 3 90 % 11 97 83 4 54 9 14 43 10 68 67 6 77 8 60 2 43 8 P JA S 10 % 50 4 38 2 24 7 92 9 67 9 38 3 52 1 38 6 24 9 M éd ia ne 62 2 51 1 34 2 11 92 89 4 52 3 68 0 51 1 34 4 90 % 78 0 64 2 44 5 14 24 10 91 67 1 77 8 61 9 42 1 L A M E , 2 01 2 PA : pr éc ip ita tio ns a nn ue lle s PJ A S : p ré ci pi ta tio ns d es m oi s de ju ill et a oû t se pt em br e 40 Pour le scénario A2, les augmentations portent principalement sur la moitié supérieure des valeurs, c'est-à-dire, à partir des médianes, suggérant une accentuation des extrêmes pluviométriques. Concernant les données de températures, tous les scénarios donnent une hausse pratiquement du même ordre à 0,5°C près, pour les stations étudiées, et à 1°C près pour les scénarios examinés. Tableau 9 : Projections des températures Evolution des températures Bobo Ouaga Hausse (maxima et minima) A2 : 2046-2065 de 1,5 à 3,5 °C Moy. de 2,5 °C de 2 à 3 °C Moy. de 2,5 °C Hausse (maxima et minima) B1 : 2046-2065 de 1 à 3 °C Moy. de 2 °C de 1 à 2,5 °C Moy. de 2 °C Hausse (maxima et minima) A1B : 2021-2050 1 à 1,8 °C Moy. de 1,5 °C de 1,7 à 2 °C LAME, 2012 En résumé, les constats sont les suivants : 1) Risque faible d’avoir moins de pluie, 2) Risque d’extension de la saison des pluies par le début et par la fin, avec moins de pluie en juillet-août et plus de pluie en septembre et octobre, 3) Risque de renforcement de la variabilité d’une année à l’autre, 4) Risques de pluies diluviennes plus fréquentes et les durées de poches de sécheresse ayant une plus forte variabilité en début et fin de saison, 5) Risque de hausse des températures maximales et minimales de 2,5°C à 5°C, 6) Risque de hausse significative de l’évapotranspiration potentielle (ETP) mensuelle (2 à 10 mm). Les conséquences prévisibles seront les suivantes : 1) La forte variabilité de la pluie d’une année sur l’autre et la hausse de l’évapotranspiration potentielle (ETP) feront peser des risques certains sur le bon déroulement du cycle de croissance des cultures pluviales ; 2) Des inondations plus fréquentes et plus graves sont à craindre, avec leurs effets destructeurs sur les infrastructures et l’habitat précaire, les pertes de récoltes et la destruction de la biodiversité dans les bas-fonds, ainsi que la recrudescence de maladies hydriques telles que le choléra et autres maladies parasitaires; 3) La croissance de l’ETP conjuguée aux activités anthropiques devrait accélérer la dégradation du couvert végétal, ce qui va diminuer la recharge de la nappe par infiltration. Par ailleurs, les eaux de surface seront soumises à une plus forte évaporation, et les cours d’eau pérennes auront tendance à disparaître avec les forêts galeries. Actuellement l’évaporation fait perdre plus de 60% de l’eau retenue dans les barrages ; 4) La capacité de régénération des formations forestières ne devrait plus arriver à compenser les prélèvements de bois pour des besoins en énergie ; 41 5) La raréfaction des pâturages et des étendues d’eau d’abreuvement devrait contraindre les activités pastorales à migrer de plus en plus loin vers le Sud ; 6) L’allongement de la saison des pluies va augmenter les cas de paludisme, et réduire la période sèche propice à la méningite, par contre celle-ci sera caractérisée par la hausse générale des températures ; 7) La consommation d’énergie électrique en climatisation devrait avoir une augmentation supplémentaire de 25% à 50% du seul fait de l’augmentation de la température compliquant la gestion de la production pendant les bouffées de chaleur. Le LAME a suggéré quelques pistes d’adaptation et d’atténuation, mais qui doivent être explorées et complétées par des études spécifiques, afin de prendre des décisions dans le cadre de politiques multisectorielles cohérentes : la constitution de stocks alimentaires de sécurité en quantités adéquates ; les pratiques d’utilisation rationnelle de l’eau (exemple : irrigation goutte à goutte) ; l’extension des pratiques de conservation des eaux et des sols ; la réduction de l’évaporation par la réalisation de retenues d’eau encaissées et l’utilisation de produits chimiques homologués spécifiquement fabriqués à cet effet; la recherche de spéculations à cycle court ; le développement des énergies renouvelables ; l’accroissement de l’efficacité énergétique ; le renforcement, le redimensionnement et l’extension des infrastructures ; l’accentuation des actions de prévention du paludisme et des maladies d’origine hydrique. Dans le cadre de l’élaboration du PNA, le LAME a déjà réalisé bon nombre de ces études spécifiques qui ont couvert l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la santé, les ressources en eau, les infrastructures et l’énergie. Ces études, pour être facilement exploitables, ont été synthétisées dans un volume unique. En conclusion : Les projections selon les deux scénarios font ressortir une extrême variabilité de la distribution des précipitations, une baisse relative des PJAS, un rallongement des saisons pluvieuses. Cela correspondrait à un éparpillement des précipitations et donc une baisse de leur efficacité. Même pour le scénario optimiste, l’augmentation des précipitations, la hausse des fréquences des extrêmes pluviométriques signifieraient un éparpillement des autres jours pluvieux. En outre, la récurrence des longues séquences sèches en hivernage deviendrait compromettante pour les cultures sensibles comme le maïs, le riz et les légumineuses. Cette situation va accroître, inévitablement, la part irriguée et semi irriguée de l’agriculture, d’où l’importance de la promotion des outils de suivi saisonnier des bilans hydriques (Cropwat de la FAO par exemple). 42 1.6 ÉVALUATION DES VULNERABILITES CLIMATIQUES PAR SECTEUR DE DEVELOPPEMENT 1.6.1 Concepts des vulnérabilités Le terme « vulnérabilité », a fait l’objet, sur le plan de sa définition, de grands débats scientifiques. De toutes les définitions proposées, nous retiendrons celles qui se rapprochent le plus de notre sujet d’étude, les changements climatiques et leurs conséquences environnementales et socio-économiques. La vulnérabilité désigne une série de circonstances prédominantes ou consécutives composées de facteurs physiques, socio-économiques, et/ou politiques, qui affectent négativement les aptitudes à faire face aux catastrophes. La vulnérabilité peut être d’ordre physique, social ou comportemental. La vulnérabilité désigne aussi la capacité de réponse de l’économie ou de la société pendant et après la survenue d’une catastrophe. De façon analytique, elle mesure la capacité d’une personne ou d’une communauté à anticiper, répondre, se réhabiliter lorsque surviennent des évènements graves comme les catastrophes naturelles ou les crises humanitaires, ou lorsque viennent à changer profondément les conditions et cadre de vie. En relation avec les changements climatiques, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC, 2007) définit la vulnérabilité comme « le degré auquel un système risque de subir ou d’être affecté négativement par les effets néfastes des changements climatiques, y compris la variabilité climatique et les phénomènes extrêmes. La vulnérabilité dépend du caractère, de l’ampleur et du rythme des changements climatiquesauxquels un système est exposé, ainsi que de sa sensibilité et de sa capacité d’adaptation». Le Plan national d’organisation et de coordination des secours d’urgence et des réhabilitations (PNOCSUR, 1999) du Burkina Faso donne la définition suivante de la vulnérabilité : « Etre vulnérable, c'est vivre dans des conditions si précaires que tout ce qui va mal ou tout ce qui peut changer la situation actuelle menace la survie même. La vulnérabilité résulte donc de la possibilité qu'un événement destructeur survienne contre lequel les populations vulnérables ne sont pas capables de se défendre. Elle peut avoir des origines physiques (types et lieux de construction) économiques (possession de bétail, champs, équipement, etc.), sociales (fragilités des enfants, malades, vieux, salariés, etc.) et culturelles (traditions)». 1.6.2 Agriculture La position géographique du Burkina Faso, au centre de la zone soudano sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, l’expose particulièrement aux effets néfastes de la variabilité et des 43 changements climatiques. En effet, le Burkina Faso se situe dans la zone où l’épuisement moyen annuel des terres agricoles est de 51 à 100 kg/ha de N+ P2O5 +K2O (FAO 19851). L’analyse de la vulnérabilité par secteur prioritaire à partir des enquêtes menées sur 60 villages étayés par des documents bibliographiques et du jugement d’experts est présentée au tableau 10 ci-dessous. Tableau 10: Analyse de la vulnérabilité des secteurs d’exposition au Burkina Faso. Ressource/ secteur Degré de l’impact Durée de l’impact Sévérité de l’impact Importance de la ressource/secteur EAU Elevé Elevé Elevé Très élevé AGRICULTURE Elevé Elevé Elevé Très élevée ELEVAGE Elevé à moyen Elevé à moyen Elevé à moyen Elevé FORESTERIE Elevé à moyen Elevé à moyen Elevé à moyen Elevé Sources : MECV, 2007 Il ressort de cette analyse que les secteurs de l’agriculture et de l’eau, étroitement liés et représentant les plus durement touchés par les changements climatiques, sont les plus vulnérables. Les études sur l’évaluation de la vulnérabilité et des capacités d’adaptation à la variabilité et aux changements climatiques ont mis en évidence, d’une part, les quatre secteurs clefs les plus vulnérables que sont l’agriculture, les ressources en eau, les ressources animales, la foresterie/biodiversité et, d’autre part, les groupes les plus vulnérables qui se retrouvent parmi les populations rurales pauvres (femmes, jeunes, petits producteurs agricoles). Les éléments de la vulnérabilité les plus fréquents, perceptibles au plan nutritionnel, économique sont, entre autres : La famine et ses conséquences nutritionnelles : l’incapacité à se nourrir correctement sur toute l’année ; certains producteurs n’ont qu’un seul repas par jour à certaines périodes critiques de l’année ; une telle situation aggrave l’état sanitaire et nutritionnel des populations ; La fragilisation de la base économique, enclenchant ainsi un processus d’appauvrissement : la baisse des rendements agricoles et la mortalité du cheptel survenant au rythme des chocs comme la sécheresse, réduisent non seulement les stocks alimentaires d’une année à l’autre, mais aussi les opportunités de revenus. La situation des femmes est à cet égard plus déplorable puisque celles-ci ne peuvent plus bénéficier de produits de la vente des ressources naturelles. La pauvreté est un indice de vulnérabilité aux changements climatiques. Les plus pauvres sont les plus vulnérables car ne disposant pas de ressources nécessaires pour y faire face. Selon les rapports publiés par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), la 1 PNA sectoriel Agriculture 44 pauvreté est plus présente en milieu rural où l’agriculture est pratiquée par la quasi-totalité des habitants. L‘indice de pauvreté en milieu rural est de 52,3 contre une moyenne nationale de 46,4. La pauvreté se conjugue également au féminin. Les femmes ont un indice de 47,1 contre 45,7 pour les hommes. Le tableau 11 ci-dessous donne une idée de la pauvreté en fonction de différents groupes socio-économiques. L’agriculture sera toujours un secteur économique très vulnérable aux changements climatiques. Les producteurs agricoles des zones rurales, les femmes et les enfants seront les groupes les plus exposés et des politiques volontaristes doivent être initiées en leur faveur. Il ressort que les agriculteurs sont les plus défavorisés. Parmi ces derniers, ce sont les ménages qui pratiquent l’agriculture de subsistance qui sont les plus touchés. C’est dire alors qu’une bonne proportion d’agriculteurs reste vulnérable aux changements climatiques. Tableau 11: Vulnérabilité des groupes socio-économiques. Groupes socio-économiques Incidence de pauvreté (P0) Profondeur (P1) Agriculture de subsistance 43.7 13 Agriculture progressive 36.4 10.5 Inactifs 28.7 8.3 Chômeurs 23.4 6.9 Autres actifs 14.4 3.5 Indépendants non agricoles 8.9 2 Salariés non protégés 7.8 1.5 Salariés protégés 1.3 3 Source : INSD, 2008 La baisse de la pluviométrie combinée avec la hausse de la température induira une baisse du rendement du mil (qui est une culture rustique) dans les sols à réserve en eau faible dans la zone sahélienne. En zone soudanienne, les rendements du mil, sorgho et maïs cultivé sur sol profond auront une tendance à la hausse du fait de la légère amélioration prévue de la pluviométrie du mois de juin et qui sera profitable à la réussite des semis. Par contre, dans cette même région et sur les sols à faible réserve en eau utile, les rendements du maïs vont fortement régresser du fait du déficit hydrique des mois de juillet, août et septembre. 1.6.3 Productions animales L’analyse de la vulnérabilité du secteur de l’élevage prendra en compte un élément particulier mais important pour les éleveurs. Il s’agit de la sensibilité qui, selon le Réseau des Organisations d’Eleveurs et Pasteurs de l’Afrique est l’exposition et la réactivité des populations à un milieu très contraignant en lien avec des pouvoirs publics n’assurant pas une protection suffisante des droits civiques et sociaux de leurs citoyens. 45 1.6.3.1 Sensibilité des moyens d’existence aux risques climatiques L’analyse de la sensibilité aux risques climatiques indique que la zone sahélienne est la plus exposée dans le domaine de l’élevage en termes de moyens et modes d’existence. Pour les ressources pastorales, les écarts de sensibilité aux risques climatiques semblent être non significatifs entre les différentes zones. Par conséquent, les pâturages pourront être soumis au même risque climatique et pourraient être un obstacle à la pratique pastorale visant à valoriser les complémentarités régionales. Mais, il est observé que l’activité d’élevage a plus de chance d’être moins soumise aux effets de la sévérité climatique dans la zone sud-soudanienne (Sud ouest). Cette zone connaîtra probablement une forte intégration de l’activité d’élevage du fait qu’il pourrait s’opérer une mutation dans la pratique du système agraire par simple transfert de l’activité d’embouche paysanne dans les exploitations agricoles. 1.6.3.2 Sensibilité des espèces animales à l’aridité du climat La sensibilité des espèces à la variabilité climatique au plan zootechnique serait liée à l’aptitude de l’animal à s’adapter aux ressources pastorales disponibles dans son écosystème. Les monogastriques comme la volaille, le porc se nourrissent de produits locaux et sont comparativement moins exposés que les ruminants tributaires des pâturages naturels. Ces derniers de par leurs caractéristiques biologiques n’ont pas les mêmes capacités à s’adapter face à l’aridification du climat. Les ovins sont des ruminants très exigeants sur le plan alimentaire. Ils ne peuvent ingérer les produits ligneux à plus de 30% de leur ration quotidienne et les fourrages herbacés doivent être fins et tendres pour qu’ils puissent les consommer. A cet effet, ils sont les premiers à être exposés au déficit fourrager. Les caprins sont très résistants et peuvent se nourrir à 70% de feuilles et de fruits des arbres, voire exclusivement durant un certain temps. Or, ces fourrages sont le plus souvent disponibles même en période de mauvaise pousse des pâturages herbacés. Ce qui confère aux caprins leur rôle d’assurance de la survie minimum des pasteurs en cas de sécheresse. Les bovins comme les ovins ne peuvent pas ingérer plus de 30 % de leur ration en produits ligneux en raison de la teneur en tanins des fourrages. Par contre, ils se contentent de fourrages grossiers et leur adaptation permet d’assimiler les pailles dures. Comme les dromadaires, ils ont la capacité de stocker les graisses dans une bosse. Mais leur principale adaptation réside dans leur capacité à mettre leur organisme en semi somnolence durant la saison chaude avec une dépense d’énergie et de production laitière la plus réduite et l’arrêt du processus de croissance ou moment où les fourrages sont rares. En période d’abondance de fourrage, il s’en suit une croissance compensatrice avec une reconstitution accélérée de son état d’embonpoint. 46 Les camelins ont une forte capacité à se passer d’abreuvement durant plusieurs semaines, s’il le faut et à ingérer des plantes dures voir des branches d’épineux. Ils ont aussi développé au cours de leur évolution la capacité de stocker les graisses et de les mobiliser en cas de besoin énergétique non couvert par le fourrage. 1.6.3.3 Vulnérabilité des animaux selon les types de scénarii climatiques Toutes les espèces animales ne sont pas exposées au même degré suivant les scénarii climatiques. Les scénarii climatiques les plus fréquents, et source de décapitalisation du bétail sont : la sécheresse provoquant le manque de pâturage, la baisse de la production agricole, les inondations et vents violents et les « coups de chaleur ». Dans les conditions de déficit fourrager et hydrique, les ovins et les bovins sont les plus exposés. En situation de mauvaises récoltes, les caprins et les porcins sont exposés au risque de vente et les aviculteurs sont obligés de réduire leurs effectifs ou de passer à la réforme. Dans les situations de coups de chaleur, la mortalité et la chute de ponte affectent les pondeuses. Les inondations sont responsables d’écroulement de poulaillers, de porcheries et d’enclos destinés aux petits ruminants. 1.6.3.4 Vulnérabilité des acteurs des systèmes de production face aux risques climatiques Les systèmes de production sont tous vulnérables aux risques climatiques, notamment au manque d’eau et de pâturage. Mais, il en existe qui s’adaptent mieux par leurs pratiques. Les pasteurs, de par leurs expériences solides, évoluent dans un système d’élevage transhumant et échappent le plus souvent au risque de manque d’eau et de pâturage. Les agropasteurs sont des acteurs sédentarisés et intégrant fortement les activités d’élevage à l’agriculture. Ils ont cette opportunité de constituer d’importants stocks fourragers. Mais, ils peuvent être limités dans la constitution de ces stocks fourragers en cas d’insuffisance de développement des pâturages et leur troupeau peut être exposé au risque de manque d’eau d’abreuvement. La vente du bétail est probable dans les situations de mauvaises récoltes pour le remboursement du crédit agricole. L’élevage villageois pratiqué par les plus pauvres et pauvres concerne la volaille, les petits ruminants et les porcs. Ce bétail est soumis à un risque de décapitalisation dans les situations de mauvaises récoltes et une perte des effectifs en cas d’inondation. L’embouche de saison sèche froide est compromise dans la situation d’une faible constitution de stocks fourragers et de cherté des sous-produits agro-industriels (SPAI). Les éleveurs de poulets modernes sont le plus souvent confrontés à la hausse du prix des céréales et une baisse significative de production dans les conditions de coups de chaleur. 1.6.3.5 Vulnérabilité des zones La vulnérabilité suivant les zones est la susceptibilité que l’activité d’élevage soit compromise par des effets directs ou indirects des aléas climatiques dans une localité donnée. Elle peut être aussi bien rurale qu’urbaine. En milieu périurbain, les élevages améliorés des villes 47 comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso sont exposés à la hausse des coûts de production, aux coups de chaleur et aux maladies animales émergeant avec la variation des facteurs climatiques et à la mauvaise gestion des ordures ménagères. Par contre en milieu rural, cette vulnérabilité est encore plus complexe avec des zones de déficit aigu de ressources pastorales accompagnées de conflits pastoraux, et des zones d’émergence ou de réémergence de foyers de maladies animales. Cette vulnérabilité spatiale présente une forme temporelle et concerne les périodes de mise en place des cultures pluviales et de contre saison, de récoltes et de crise aigüe en eau du bétail. Les zones les plus exposées au déficit fourrager sont celles des régions du Sahel, du Centre Nord, de l’Est, du Centre-est, du Nord et du Plateau-central. Par contre, la bande allant du Sud-est jusqu’au Sud-ouest connait une dégradation accélérée de ses ressources pastorales en période sèche compromettant ainsi la durée de séjour des transhumants. Les régions à risque de conflits pastoraux sont celles du Sud-ouest, des Cascades, du Centre sud, de la Boucle du Mouhoun et du Centre-est, car étant des sites d’accueil ou de transit des transhumants. La région du Centre-nord est devenue une zone à risque potentiel de conflits à cause de l’obstruction des couloirs d’accès aux points d’eau par les maraîchers et les orpailleurs. Le Sahel, en raison de ses nombreuses zones pastorales et du forage bien connu et dénommé « Forage Christine » renferme des sites de replis stratégiques de bétail en période sèche avec une forte probabilité d’existence de conflit pastoral lié à la gestion des infrastructures. 1.6.3.6 Vulnérabilité selon le genre La vulnérabilité selon le genre dans le sous-secteur de l’élevage pourrait affecter sévèrement la femme rurale en termes d’adhésion aux Organisations Professionnelles d’Eleveurs et de dépossession d’animaux suivant les analyses sociologiques et économiques. La possession des petits ruminants, des porcs, de la volaille et l’entretien des vaches en lactation sont à la charge des enfants et des femmes. Une fréquence de plus en plus rapprochée des poches de sécheresse accentuera la décapitalisation par vente des caprins et porcins. Les inondations seront la cause d’arrêt temporaire du petit élevage chez les femmes et les jeunes à cause du temps mis pour la reconstitution du capital de production. L’embouche paysanne de saison sèche froide qui est une activité féminine connaîtra une réduction de sa marge bénéficiaire liée au renchérissement des facteurs de production. Les femmes rurales qui initieront l’élevage en stabulation seront plus dépendantes de l’homme du fait que la construction du bâtiment et la possession de la terre reviennent à ce dernier. Les femmes peulh connaitront une baisse significative de leur source de revenu à cause de la faible quantité de lait disponible expliquée par la réduction de la taille de troupeau de bovins et de leur mobilité. L’élevage de porc familial fonctionnera au ralenti pour des raisons de faible disponibilité de la drêche locale. Enfin l’exploitation des bas-fonds en saison sèche exposera davantage l’élevage des ovins villageois au déficit aigu de fourrage en période de saison sèche critique. 48 1.6.4 Environnement et ressources naturelles Les précipitations au Burkina Faso ont globalement diminué de 1950 au milieu des années 1980 avant de remonter à partir des années 1990 pour se stabiliser, relativement, durant ces 20 dernières années (LAME, 2012). Selon la même source, depuis 1975, il y a eu une augmentation de température de l’ordre de 0,6°C soit 0,15° par décennie. Selon les différents scénarios climatiques développés par le LAME, ( 2012), jusqu’en 2050, il ne devrait pas y avoir moins de pluie, mais la saison des pluies devrait s’étendre par le début et par la fin, avec moins de pluie en juillet-août et plus de pluie en septembre et octobre, et d’une année sur l’autre la variabilité sera beaucoup plus forte. Les pluies diluviennes seront plus fréquentes et les durées de poches de sécheresse auront une plus forte variabilité en début et fin de saison. Les températures maximales et minimales devraient subir une hausse de 2,5°C à 5°C. L’évapotranspiration potentielle (ETP) mensuelle devrait également subir une hausse appréciable (2 à 10 mm). L’ensemble des changements à venir expose le secteur de l’environnement et des ressources naturelles à un certain nombre d’effets prévisibles qui sont : la diversité biologique et les écosystèmes : le rapport du GIEC en 2007 prévoit qu’environ 20 à 30% des espèces végétales et animales étudiées jusqu’ici connaîtront probablement un risque d’extinction si l’augmentation de température moyenne mondiale dépasse 1,5-2,5°C (les projections sur le Burkina prévoient 2,5 à 5°C d’augmentation). Pour une telle augmentation de la température et une croissance associée de la concentration atmosphérique en CO2, les projections montrent des changements importants dans la structure et la fonction des écosystèmes, les interactions écologiques entre les espèces, et les aires de répartition des espèces, avec des conséquences principalement négatives pour la biodiversité et les biens et services des écosystèmes. L’importance du phénomène commande qu’il soit réalisé une étude spécifique pour mieux comprendre ces chaînes de conséquences. la forte variabilité de la pluie d’une année sur l’autre et la hausse de l’ETP feront peser des risques certains sur le bon déroulement du cycle de croissance végétative des plantes (perte de biomasse). Il y a donc un risque que la capacité de régénération des formations forestières ne puisse plus compenser les prélèvements de bois pour des besoins en énergie ; des inondations plus fréquentes et plus graves sont à craindre, avec leurs effets destructeurs sur la biodiversité dans les bas-fonds, ainsi que la recrudescence de maladies hydriques auxquelles seront exposées la faune sauvage ; la croissance de l’ETP conjuguée aux activités anthropiques devrait accélérer la dégradation du couvert végétal, ce qui va diminuer la recharge de la nappe par infiltration. Par ailleurs les eaux de surface seront soumises à une plus forte évaporation, et les cours d’eau pérennes auront tendance à disparaître avec les forêts galeries. Actuellement l’évaporation fait perdre plus de 60% de l’eau retenue dans les 49 barrages, ce qui présente un risque pour l’activité de pisciculture, de sylviculture et d’élevage faunique, mais aussi un risque pour l’approvisionnement en eau potable et l’agriculture ; l’élévation de la température combinée à l’action des vents pourrait accélérer le processus de la désertification et accentuer le phénomène des feux de brousse et leur cortège de conséquences ; la variation interannuelle de la pluviométrie et les hausses de température expose la faune sauvage à la pénurie régulière d’eau dans les aires à vocation faunique. D’une manière générale, les risques déterminants et dominants semblent plus liés à des facteurs non climatiques pour ce secteur. Malgré le maintien ou l’amélioration des précipitations, les productions primaires déclinent d’année en année comme le montrent les études réalisées par le LAME, (2012). Ces risques, interagiraient avec des risques climatiques (baisse des précipitations) et compromettraient très gravement les productions primaires et les réseaux trophiques qui y trouvent leur fondement. En termes de vulnérabilité, l’évapotranspiration est le facteur climatique stimulant principal (tendance stable à haussière) qui vient renforcer les risques et compromettre la durabilité du développement des écosystèmes et des services qu’ils peuvent rendre aux communautés humaines. Pour ce qui est spécifiquement du secteur minier du Burkina Faso, lepotentiel est composé essentiellement, de l’or, du zinc, du manganèse, du calcaire, du nickel, du cuivre, du plomb, dudiamant,de l’antimoine. Les changements climatiques dont l’une des caractéristiques dans le contexte du Burkina Faso est l’augmentation de l’ampleur et de l’intensité des phénomènes extrêmes tels que les poches de sécheresse occasionnent des pressions exercées par les populations sur les ressources minières. En effet, parmi les solutions endogènes préconisées par les populations en réponse aux conséquences des sécheresses sur leurs moyens d’existence et de subsistance, se trouve la recherche de nouvelles sources de revenus à travers l’exploitation des sites miniers notamment la pratique d’orpaillage dont les conséquences sur l’environnement et la vie humaine est incontestable. Aussi, l’exploitation artisanale ou orpaillageinduit-elle des problèmes d’environnement (pollution, déforestation, utilisation des produits prohibés, etc.) qui devraient être prises en charge dans une perspective de gestion durable des ressources minières. 1.6.5 Energie Les membres du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) sont unanimes qu’une multitude de systèmes naturels sont touchés par les changements climatiques (GIEC, 2007) et la question a cessé d’être strictement scientifique concernant un avenir lointain pour devenir un enjeu actuel et impactant les politiques nationales. Le message des scientifiques ne laisse pas de place au doute quant au sens de ces modifications, même s’il existe encore des incertitudes sur leur ampleur. Quels que soient les 50 efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, des changements profonds sont désormais inéluctables, du fait de l’inertie du système climatique. Ceux-ci affecteront de nombreux secteurs dont le secteur de l’énergie qui a été classé en troisième position en termes de vulnérabilité aux changements climatiques (GIEC, 2007). Selon l’étude d’ « Analyse de vulnérabilité multisectorielle en vue de la formulation d’une stratégie nationale d’Adaptation aux Changements Climatiques à moyen et à long terme à l’horizon de 2025 et 2050 du Burkina Faso », du Millenium Institute (2012), les autres secteurs de l’économie (agriculture, élevage, santé, environnement, infrastructures et habitat etc.) mettent aussi de la pression sur le secteur de l’énergie qui devient un secteur important pour les politiques d’adaptation aux changements climatiques. Les variations climatiques observées et/ou projetées montrent : une légère diminution de la pluviométrie moyenne (une baisse de l'ordre de 150 mm pourrait être observée en 2025) ; mais c’est surtout la répartition spatio-temporelle qui sera affectée ; une légère augmentation des températures moyennes dans plusieurs centres urbains de près de 1°C : la tendance est à la hausse relative de 2,5°C pour l'ensemble du pays en 2025 ; une récurrence des situations météorologiques extrêmes (inondations, vents forts etc.) ; Ces prévisions pourraient affecter le secteur énergétique à travers : la baisse des ressources ligneuses : la biomasse constitue 85% de la consommation énergétique au plan national (MEDD, 2012). En dépit de l’accroissement de la production des énergies commerciales ou fossiles, on n’escompte pas une baisse dans l’utilisation de la biomasse due à la situation de précarité des populations et à la démographie galopante ; la diminution de la production hydroélectrique et de la production thermique : l’utilisation de la force hydraulique pour la production d’électricité est étroitement liée aux régimes des précipitations et des écoulements. La baisse de la pluviométrie ainsi que l’augmentation de la température et de l’évapotranspiration peuvent avoir des conséquences sur le potentiel de production hydroélectrique et la sécurité d’approvisionnement en électricité. De même, l’accroissement des phénomènes météorologiques externes (inondations, crues etc.) peut compromettre la sécurité des ouvrages et l’exploitation des centrales hydroélectriques. Avec les changements climatiques, il faut en outre s’attendre à une plus forte concurrence pour la ressource eau et à des exigences supplémentaires en ce qui concerne la gestion des retenues d’eau. La production d’électricité au Burkina est essentiellement d’origine thermique. En cas de hausse des températures, il peut être nécessaire d’agir pour deux raisons: d’une part, une température ambiante plus élevée diminue la performance et le rendement des centrales thermiques, d’autre part, la capacité de production peut être réduite si les capacités de refroidissement sont insuffisantes. 51 l’augmentation de la consommation d’hydrocarbures et de l’électricité : la hausse des températures peut engendrer une augmentation des consommations d’hydrocarbures liées à la baisse de rendement des moteurs thermiques utilisés dans le transport et dans l’industrie. Les tendances climatiques sont aux réchauffements pour les températures, (i) hausse de température, portée le plus souvent sur les minima, (ii) augmentation des fréquences des nuits et jours chauds, (iii) diminution des nuits et jours frais, (iv) réduction des écarts journaliers de température par le bas, etc. Tous ces changements pourraient entraîner une augmentation de la consommation d’énergie de plusieurs manières. des dommages récurrents sur les installations de transport et de distribution d’énergie : les infrastructures de transports et de stockage d’énergie peuvent être affectées à différents niveaux par les changements climatiques. L’augmentation des températures et la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes (grands vents surtout) peuvent constituer une menace pour la sécurité des installations électriques notamment des lignes. 1.6.6 Santé Pour ce qui concerne la vulnérabilité aux changements climatiques du secteur de la santé, on relève principalement les incidences de certaines maladies climato-sensibles en rapport avec les événements météorologiques. 1.6.6.1 Vulnérabilité due à la pluviométrie En rappel, les études sur les effets de changements climatiques réalisées par le LAME ont révélé des risques : d’extension de la saison des pluies par le début et par la fin, avec moins de pluies en juillet-août et plus de pluies en septembre et octobre ; de renforcement de la variabilité pluviométrique d’une année à l’autre ; de pluies diluviennes plus fréquentes ; de poches de sécheresse avec une plus forte variabilité en début et fin de saison ; de hausse des températures maximales et minimales de 2,5°C à 5°C ; de hausse significative de l’évapotranspiration mensuelle (2 à 10 mm). Les perturbations pluviométriques de type excédentaire, notamment les inondations, pourraient engendrer une menace pour la santé des populations du fait de la précarité actuelle des ouvrages hydrauliques et de la dégradation progressive de la qualité de l’eau, source de survenue de maladies d’origine hydrique telles que le choléra, les shigelloses et les salmonelloses. 52 Cette nouvelle situation créée par les inondations pourrait constituer une menace pour la sécurité alimentaire du fait de la destruction des récoltes avec pour corollaire une malnutrition accrue particulièrement chez les enfants. Le secteur de la santé sera également plus vulnérable aux conséquences directes des inondations telles les infections. Les maladies diarrhéiques qui constituent déjà une large portion des problèmes de santé au Burkina Faso pourraient augmenter en incidence. 1.6.6.2 Vulnérabilité due à la hausse de la température Selon les scenarii climatiques élaborés pour le Burkina Faso, il est prévu une augmentation des températures minimale et maximale dans toutes les zones climatiques. Une augmentation de la température aurait pour effet de raccourcir le temps de développement du parasite chez son vecteur, ce qui accroîtrait la capacité vectorielle de l’anophèle. Au vu de ces prédictions, il résulterait une plus grande exposition des populations due à l’augmentation de la transmission du paludisme. Le rapport du LAME sur la santé indique que les flambées de cas de paludisme se situent dans les périodes de forte humidité. Les températures sont légèrement en hausse durant ces périodes de l’année. D’autres observations du même genre conduisent à la conclusion que la chaleur permet aux anophèles qui transmettent le parasite de la maladie, de croître plus rapidement (William Ndegwa) ; les conditions humides augmentent leur espérance de vie et favorisent leur reproduction. Ces informations permettent de conclure qu’il y a une relation entre les pluies, les hausses de température et l’incidence du paludisme dans les trois zones climatiques du Burkina Faso. Par ailleurs, les températures caniculaires contribuent directement à la mortalité par maladies cardiovasculaires ou respiratoires en particulier chez les personnes âgées. En outre, la teneur de l’air en ozone et d’autres polluants pouvant exacerber les maladies cardiovasculaires et respiratoires, augmentent avec la hausse de la température. 1.6.6.3 Vulnérabilité due à d’autres facteurs D’autres facteurs tels que l’humidité et les poussières peuvent favoriser la survenue de certaines maladies. Pour ce qui concerne les épidémies de méningite cérébrospinale (MCS), elles surviennent durant la période sèche qui coïncide avec les périodes de faible humidité et des conditions poussiéreuses et disparaissent avec le début de la saison des pluies (Molesworth, 20032). 2 PNA Santé 53 Dans une étude réalisée au Burkina Faso, il est démontré que les épidémies de MCS surviennent en une période particulière de l’année, notamment les mois de janvier à mai, marquée par un climat sec et chaud (harmattan) ainsi que par de la poussière (Yaka3et al. 2008). Selon le rapport santé du LAME en 2012, l’élévation de la température et l’augmentation de la vitesse du vent correspondent à la période de notification de plus en plus élevé de cas de méningite (octobre à décembre). Plus la température baisse, plus l’humidité s’installe, plus le vent baisse en intensité, moins on a des cas de méningite. Cette période correspond à celle de juin à octobre. Un autre fait majeur constaté est que quand l’humidité baisse et que la température et le vent augmentent, on enregistre de plus en plus de cas de méningite. L’influence des changements climatiques sur le secteur de la santé sera plus forte dans les zones où les projections climatiques prévoient une hausse des températures et une baisse des précipitations. 1.6.7. Infrastructures et habitat 1.6.7.1 Vulnérabilité des routes et structures connexes Du constat fait par les études du LAME, il ressort actuellement que la non réalisation d'ouvrages de voirie (ouvrages d'assainissement) lors des lotissements constitue un vrai handicap à la préservation des infrastructures routières. Cette situation a pour conséquence un écoulement torrentiel des eaux de pluies produisant une importante action érosive du sol notamment du réseau de voirie déjà en mauvais état. Pendant la saison pluvieuse, les eaux de ruissellement entrainent des ravinements en bordure de chaussée et des arrachements de bitume en rive. Toujours selon le LAME, l’on va assister avec les changements climatiques, à des dégradations poussées des routes dues aux eaux de pluies, d’où la nécessité de mettre en œuvre des actions d’urgence consistant essentiellement à réhabiliter tous les ouvrages par la reconstitution des couches de chaussée emportées par les eaux. 1.6.7.2 Vulnérabilité des habitats Les projections climatiques issues des études du LAME laissent entrevoir que les nombres de jours pluvieux élevés et les longues saisons pluvieuses, auront des impacts négatifs sur les bâtiments surtout ceux en matériaux non définitifs comme les bâtiments en banco. Ceci s’explique par le fait que le banco est un matériau poreux qui absorbe de l’eau jusqu’à une limite ou elle n’en peut plus et donc s’écroule. En outre, pendant la saison des pluies, lorsque les précipitations arrivent avec une forte intensité, elles fragilisent les bâtiments surtout en banco. Le même impact sera observé lorsque la durée des saisons pluvieuses sera longue. Ainsi, les bâtiments, pour la plupart, se 3 PNA Santé 54 dégraderont sous l’effet d’un fort ruissellement de grandes quantités d’eau occasionné par la longue durée des saisons de pluies. Lorsqu’il tombe en une seule journée un maximum de précipitation, les habitats, tout comme les équipements socio collectifs peuvent céder sous l’effet de l’érosion causé par le ruissellement qui dans ce cas risque d’être abondant au point de provoquer une inondation. Le même genre d’impact pourrait être observé sur ces infrastructures si les précipitations maximales en cinq (5) jours consécutifs, les précipitations des jours très pluvieux et les précipitations des extrêmes pluvieux donnent des quantités importantes d’eau. Egalement si on a une longue durée des plus longues séquences de jours pluvieux consécutifs, un nombre élevé de jours de précipitation supérieur à 40 mm, on observera très probablement le même impact sur ces mêmes infrastructures. L’exposition au vent, et à l’humidité relative aident à déterminer les caractéristiques et la durabilité des habitats et des équipements socio collectifs. Lorsque les vents sont violents, les bâtiments et même les équipements socio collectifs peuvent s’écrouler ou s’endommager. L’effet de l’humidité se fera remarquer lorsqu’elle sera élevée. Alors dans ce cas, elle peut faire tomber les habitats en banco. En conclusion, il y a lieu de retenir que les changements climatiques soulèvent des enjeux importants pour plusieurs infrastructures, puisque leur conception est basée sur une analyse des données climatiques historiques, un modèle dont la pertinence est remise en question dans un contexte où les conditions climatiques évoluent. L’enjeu est d’autant plus grand que la durée de vie prévue des infrastructures dépasse souvent plusieurs décennies, les exposant ainsi à des conditions climatiques différentes de celles pour lesquelles elles ont été conçues. Plusieurs facteurs non-climatiques rendent les infrastructures encore plus sensibles aux changements climatiques, comme par exemple le vieillissement de l’environnement bâti, de mauvaises pratiques de planification et de conception, un manque d’entretien adéquat et les changements d’utilisation des infrastructures. L’aménagement du territoire, qui influence aussi le type et l'intensité de l’utilisation des infrastructures, est une autre composante essentielle qui déterminera l’ampleur et la gravité des impacts pour l’environnement bâti et les communautés. 1.6.8 Questions transversales Les questions transversales touchent principalement la prise en compte de la sécurité en eau, de la spécificité des femmes dans l’adaptation aux changements climatiques et l’implication des organisations de la société civile. Il est important de souligner que dans le cadre de l’élaboration du PNA, il a été expressément retenu de mettre l’accent sur les questions de sécurité en eau et de conditions des femmes, présentant des niveaux de vulnérabilité assez variés et interdépendants. 55 1.6.8.1 Vulnérabilité des ressources en eau Les manifestations de la variabilité et des changements climatiques sur les ressources en eau au Burkina Faso s’expriment à travers la pluviométrie et la température en termes de tendance de leur évolution dans les cycles de l’eau (en l’occurrence le cycle continental qui caractérise la zone sahélienne). La pluviométrie induite par l’évapotranspiration alimente les cours d’eau, pénètre dans le sous-sol et le flux d’eau s’écoule dans les aquifères qui se rapportent obligatoirement à une zone identifiable par les caractéristiques spatiales et temporelles appelée bassin versant hydrologique dont les limites sont déterminées par les lignes de crêtes. Les projections issues des études du LAME montrent dans le domaine des ressources en eau une diminution du volume d’eau annuel dans deux des quatre bassins versants du Burkina Faso et une augmentation dans les deux autres bassins. En 2050, les volumes d’eau connaîtront une nette diminution par rapport à la normale 1961-1990 sur l’ensemble des bassins du Burkina Faso. On observera en particulier une baisse de 68,9% pour la Comoé, de 73% pour le Mouhoun, de 29,9% pour le Nakanbé et de 41,4% pour le Niger. La vulnérabilité des ressources en eau se ressent également au niveau des aquifères. Ainsi, la vulnérabilité des eaux souterraines se présente sous forme de baisse des niveaux piézométriques, des eaux de subsurface (exploité par les puits à grand diamètre), des bas fonds et zones humides, des eaux profondes de certains aquifères dont d’alimentation est liée à l’infiltration efficace et interstitielle, l’assèchement des sources naturelles ou réduction très remarquable de leurs débits. La réduction de la pluviosité, l’évaporation, l’évapotranspiration, les écoulements et les infiltrations, l’érosion et la sédimentation sont des facteurs naturels de rareté de la ressource en eau au Burkina-Faso. Cette rareté va fortement influer sur la vulnérabilité des autres secteurs d’importance pour le développement du Burkina Faso face aux changements climatiques que sont : agriculture, élevage, environnement, énergie, santé, infrastructures et habitat. a) Agriculture La vulnérabilité des ressources en eau est perçue dans le secteur de l’agriculture en termes de baisse des rendements agricoles avec la réduction des stocks alimentaires et de pauvreté de plus en plus récurrente en milieu rural où l’agriculture de contre-saison est devenue un moyen d’adaptation des populations. La disponibilité des ressources en eau influence en grande partie la vulnérabilité de ce secteur. b) Elevage La vulnérabilité du secteur de l’élevage est tributaire de celle des ressources en eau en ce sens que la disponibilité de la ressource conditionne le développement du secteur. En effet, le système d’élevage actuel (sédentaire ou transhumant) est intimement lié à la présence de la ressource en eau et du pâturage fournis par les zones humides. Il va sans dire que de la vulnérabilité des ressources en eau résulte celle du secteur de l’élevage. 56 c) Environnement La vulnérabilité des ressources en eau dans le secteur de l’environnement peut compromettre l’équilibre des écosystèmes, et partant la diversité biologique. De même une vulnérabilité de l’environnement pourrait influencer la vulnérabilité des ressources en eau en ce sens que la dégradation du couvert végétal engendre la diminution de la recharge des nappes phréatiques par infiltration. En outre, cette vulnérabilité de l’environnement contribue à la dégradation des berges des cours et plans d’eau voire la disparition des zones humides. Aussi les zones humides en plus d’être des réservoirs de biodiversité, contribuent-ils à la recharge des aquifères, à l’épuration naturelle de l’eau et constituent un frein pour les inondations. La vulnérabilité du secteur de l’environnement et celle des ressources en eau sont interdépendantes. d) Energie La vulnérabilité des ressources en eau est ressentie dans le secteur de l’énergie surtout dans le volet énergie électrique. En effet, la vulnérabilité du secteur de l’énergie dans notre pays est influencée en partie par la disponibilité des ressources en eau qui alimentent les barrages hydro-électriques. Elle s’observe également dans une moindre mesure dans la consommation du bois-énergie car bon nombre de zones humides fournissent du bois de chauffe aux populations locales. e) Santé L’influence de la vulnérabilité des ressources en eau sur le secteur de la santé se manifeste à travers les perturbations pluviométriques de type excédentaire, notamment les inondations, qui pourraient engendrer une menace pour la santé des populations du fait de la précarité actuel des ouvrages hydrauliques et de la dégradation progressive de la qualité de l’eau, source de survenue de maladies d’origine hydrique telles que le choléra, les shigelloses et les salmonelloses. Les risques d’inondations pourraient constituer une menace pour la sécurité alimentaire du fait de la destruction des récoltes avec pour corollaire une malnutrition accrue particulièrement chez les enfants. Le secteur de la santé serait également plus vulnérable aux conséquences directes des inondations telles les infections et des maladies diarrhéiques. f) Infrastructure et habitat La vulnérabilité des ressources en eau dans ce secteur s’observe au niveau des ouvrages de voirie, des habitats et des ouvrages de mobilisation des ressources en eau. En effet, la non réalisation d’ouvrages de voirie (ouvrages d’assainissement) lors des lotissements constitue un vrai handicap à la préservation des infrastructures routières. Cette situation a pour conséquence un écoulement torrentiel des eaux de pluie produisant une importante action érosive du sol notamment du réseau de voirie déjà en mauvais état. Pendant la saison pluvieuse, les eaux de ruissellement entrainent des ravinements en bordure de chaussée et des arrachements de bitume en rive. 57 Au niveau des habitats, les projections climatiques issue des études du LAME laissent entrevoir que les nombres de jours pluvieux élevés et les précipitations violentes, auront des impacts négatifs sur les bâtiments surtout ceux en matériaux non définitifs comme les bâtiments en banco. Les bâtiments, pour la plupart, se dégraderont sous l’effet d’un fort ruissellement d’une grande quantité d’eau occasionné par la longue durée des saisons de pluies. g) Les Femmes et les Organisations de la société civile (OSC) L’influence de la vulnérabilité des ressources en eau concerne ici l’accès à l’eau (quantitativement et qualitativement) le bois-énergie et autres ressources de la forêt (difficulté d’approvisionnement) source de revenus pour les femmes. 1.6.8.2 Vulnérabilité des femmes dans l’accès aux ressources Les femmes sont plus vulnérables au changement climatique que les hommes. Elles perçoivent les variations du climat à partir de leur propre vécu et témoignent en ces termes : « on marche longtemps pour trouver du bois ; nos puits sont devenus secs ; on ne trouve plus de produits à vendre ; nos terres sont devenues improductives ; nous n’avons pas d’argent ; il ne pleut plus comme avant etc.». Tels sont les propos qui ont été enregistrés lors de l’enquête d’opinion réalisée en 2013 auprès des femmes dans le cadre de l’exercice d’élaboration du PNA. L’appréciation des effets des changements climatiques sur les femmes peut mieux s’évaluer à partir des secteurs où elles s’activent le plus, c’est-à-dire les ressources naturelles notamment la collecte de l’eau, du combustible, des produits forestiers non ligneux (PFNL) et l’agriculture. A cela s’ajoutent des facteurs d’aggravation de leur vulnérabilité tels que l’accès à l’éducation et le statut de la femme burkinabè. Cette vulnérabilité est ainsi décrite dans les principaux domaines ci-après. a) Accès à l’eau Les changements climatiques peuvent amplifier la pénurie actuelle d’eau. Les femmes, en grande partie responsables de la collecte de l’eau pour le ménage, sont plus sensibles aux changements saisonniers et climatiques qui influent sur la quantité. Dans ce contexte de pluviométrie variable, les femmes sont confrontées à de réelles difficultés en termes d’accès à l’eau, particulièrement dans les zones qui ne disposent pas assez de forages, de puits équipés, encore moins de branchement à un réseau de distribution. La collecte de l’eau devient dans ces conditions une corvée épuisante pour la consommation familiale et pour leurs différentes activités. Elle nécessite de la patience et du temps à cause des incessants aller et retour pour vérifier si le niveau de l’eau du puits atteint leur permet de puiser. En effet, le niveau de la nappe phréatique en baisse constante, a conduit au creusage en profondeur de la plupart des puits, qui atteignent 45 à 50 mètres, sans pour autant qu’ils soient normalement alimentés. Ce fait s’explique par la portée des variables du climat sur les ressources souterraines touchées par un processus de décharge en période de déficit des pluies. 58 Les femmes sont souvent obligées de faire de longues distances sans pour autant parvenir toujours à trouver de l’eau consommable, car plusieurs autres contraintes rendent difficiles la corvée, notamment la salinisation, les puits à sec, ou l’impureté de l’eau. Malgré le renforcement du potentiel technique avec la réalisation par l’Etat de forages et puits modernes, l’accès à l’eau pour les femmes reste un problème entier. Cela se répercute sur leur santé ainsi que sur celle des enfants à cause de la qualité de l’eau et de l’effort physique fourni. b) Bois-énergie et autres ressources de la forêt Le bois-énergie est encore la source principale d’énergie des ménages burkinabè malgré l’accroissement du taux d’utilisation du gaz butane qui constitue 7,8 % de l’énergie totale consommée. Paradoxalement, la réussite de la politique de promotion du gaz butane par l’Etat n’a pas profité aux femmes rurales. Les femmes rurales restent indéniablement attachées à la biomasse naturelle avec toutes les difficultés d’approvisionnement et les risques liés à leur santé et à celle de leurs enfants. Trouver du bois est devenu extrêmement difficile dans beaucoup de zones où les ressources forestières se sont dégradées. Les femmes sont ainsi amenées à se rabattre sur l’usage de combustibles non conventionnels (tels que la bouse de vaches, le plastique, les résidus de récoltes…), source de maladies et d’affections à répétition. L’absence de choix après de longues heures de parcours, explique cet état de fait. La forêt est aussi une source de revenus importante et productrice d’emplois (FAO, 2001). Bien que la forêt soit utile pour tout le monde, les femmes en dépendent davantage pour leur revenu et pour supporter leur famille (Byron et Arnold, 19974). L’apport des forêts est crucial pour les associations féminines du Burkina Faso tant en termes de moyens de subsistance (nourriture, bois de combustion et de construction, produits médicinaux, fruits, etc.) que pour la production de biens destinés à la vente (artisanat, bois de production, nourriture, etc.). Elles se sont organisées en groupements pour collecter et transformer les produits forestiers non ligneux (miel, noix, fruits, champignons, plantes médicinales…) leur permettant de produire des biens de consommation pour leur famille et pour la revente. La déforestation due à la production de bois-énergie et de charbon de bois ainsi que la surexploitation des produits forestiers non ligneux (PFNL) dans un contexte de changements climatiques sont des facteurs de dégradations des ressources végétales. Les conséquences en sont critiques pour les femmes qui, face à la contrainte d’accès au combustible, ne trouvent plus aussi d’opportunités commerciales avec la vente des produits tirés de la forêt, d’où l’amenuisement des entrées pécuniaires. Cela contribue certainement à les rendre particulièrement vulnérables économiquement. 4 PNA Environnement et ressources naturelles 59 Selon les études du LAME, dans le domaine de la foresterie, les estimations montrent qu’aux horizons temporels retenus, le potentiel de biomasse serait en nette régression passant près de 200 millions m3 en 1999 à seulement un peu plus de 110 millions m3 en 2050. c) Agriculture L’agriculture au Burkina Faso est pluviale à plus de 90% des surfaces cultivées, ce qui lui confère un caractère aléatoire suivant les années de bonne ou mauvaise pluviométrie. L’analyse de la vulnérabilité faite par le LAME permet de tirer des enseignements importants. Cette analyse de la vulnérabilité laisse entrevoir les impacts et les conséquences pour les femmes. En zone soudanienne, les risques relatifs aux quantités de précipitations et aux séquences sèches sont acceptables ou inexistants, en termes de longueur de cycle, pour toutes les cultures. Les vulnérabilités sont à des niveaux faibles et sont relatives à la hausse des ETP. Les opportunités sont également faibles et relatives aux quantités des précipitations, globalement favorables. Dans la zone soudano-sahélienne, les risques sont similaires à ceux de la zone soudanienne pour la station de Boromo, et dans une moindre mesure celle de Dédougou. Pour les deux autres stations, les risques sont plus importants. Ceuxassociés aux longueurs de saisons pluvieuses sont acceptables pour les cultures à cycles inférieurs à 90 jours, inacceptables pour les cycles plus longs. Les risques de pertes en phase de semis sont à des niveaux inacceptables pour les stations de Fada N'Gourma et Ouagadougou, tandis que ceux de la période de croissance sont inacceptables (>10%), sauf pour la station de Boromo. Concernant les vulnérabilités, les Stimuli Climatiques (paramètres interagissant potentiellement avec une unité d’exposition) en cause sont les hausses des séquences sèches et des ETP. Ces vulnérabilités sont à des valeurs moyennes pour les rendements des cultures comme l’igname, le coton, les activités de cultures de rente, de maraîchage et autres cultures de contre saison. Les opportunités, également de niveau moyen, sont relatives à la hausse du nombre de jours pluvieux et aux précipitations de juillet-août-septembre (JAS). Elles concernent les rendements agricoles et les activités de cultures vivrières. Ce contrebalancement opportunités/vulnérabilités permet de s’appuyer sur les unes pour faire face aux autres, notamment par les maitrises saisonnières de l’eau et le suivi des bilans hydriques par des outils appropriés. Dans la zone sahélienne, on enregistre des risques extrêmes pour l’agriculture, avec pour impacts des pertes pouvant dépasser 50% même pour des cultures à cycle inférieur à 65 jours. Ces risques sont relatifs aux quantités de précipitations, faibles et très variables, et aux séquences sèches pendant la période de semis et la phase de croissance végétative. 60 Par contre, il n’y a pas de vulnérabilité particulière identifiée au regard de l’évolution positive des paramètres climatiques. Les opportunités identifiées sont toutes de niveau moyen, et concernent les rendements des principales céréales, les activités de cultures vivrières et la productivité des terres agricoles. Cela, sous l’effet de la hausse des précipitations et des extrêmes pluviométriques. Ce qui ne doit pas faire perdre de vue que la situation de base est très défavorable. Les femmes sont actives à plus de 70% dans le secteur agricole où elles ne détiennent presque pas de terres (SCADD, 2010). Les femmes s’occupent en effet de cultiver le champ familial, leurs champs propres si elles en ont, les périmètres collectifs des groupements/associations de femmes. Elles mènent également des activités de transformation/commercialisation des produits agricoles. Elles effectuent par ailleurs, les activités champêtres et comptent uniquement sur leur force physique, sans équipements appropriés. Des équipements d’allègement des travaux ont été distribués dans le cadre de programmes, mais ces programmes n’ont pas intégré une vision de service énergétique tenant compte des conditions physiques de la femme. Dans un contexte de sécheresse, les travaux champêtres vont de plus en plus consommer une bonne partie du temps des femmes, elles n'auront pas assez de temps pour s'occuper de leurs associations ou d'autres activités rémunératrices de revenus alors que le rendement restera toujours faible. d) Autres facteurs aggravant la vulnérabilité des femmes Ces facteurs sont essentiellement liés au statut de la femme dans la société burkinabè et son faible accès à l’éducation et à l’information. Les femmes, bien qu’elles soient responsables de la collecte de l’eau et du bois-énergie, elles ne disposent pas d’un pouvoir de décision sur les ressources en eau et les forêts. Au Burkina Faso, à l’instar des autres pays sahéliens, le taux de scolarisation des filles est faible par rapport aux garçons. Sans accès à l’éducation, les femmes se retrouvent être désavantagées car exclues des discussions sur l’exploitation et la protection durable des ressources naturelles. 1.6.8.2 Rôle des organisations de la société civile (OSC) Une autre question transversale d’importance concerne le rôle des OSC dans l’adaptation aux changements climatiques. La vulnérabilité des OSC face aux changements climatiques s’analyse différemment en comparaison aux secteurs de développement aux contours bien délimités. En effet, les OSC ne constituent pas un secteur de développement à part mais ont un caractère transversal. En conséquence, les problèmes de vulnérabilité qu’elles connaissent se retrouvent pris en considération de différentes manières dans les autres secteurs de développement. 61 DEUXIEME PARTIE : LE PLAN NATIONAL D'ADAPTATION 62 Selon la CCNUCC, le PNA peut être constitué d’un plan d’adaptation global pour l’ensemble du pays ou de PNA sectoriel. L’option retenue par le Burkina Faso est de présenter les deux types de PNA. Si plus tard, les capacités de planification (ressources financières et matérielles et disponibilité de données désagrégées) du pays le permettent, il est recommandé d’élaborer un Plan Régional d’adaptation pour chaque région du Burkina Faso, ce qui permettra de gérer l’adaptation aux changements climatiques avec plus de précision et d’efficacité. 2.1. VISION ET ORIENTATIONS STRATEGIQUES 2.1.1 vision La vision du PNA du Burkina Faso s’intitule comme suit : « Le Burkina Faso gère plus efficacement son développement économique et social grâce à la mise en œuvre de mécanismes de planification et de mesures prenant en compte la résilience et l’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2050 ». 2.1.2 Fondements du PNA 2.1.2.1 Fondement sur le plan international Le PNA constitue une opportunité pouvant permettre d’établir une synergie avec un certain nombre d’accords internationaux sur l’environnement, notamment avec : la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ; la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification ; la Convention sur la diversité biologique ; la Convention de Ramsar sur les zones humides. Ces quatre conventions trouveront à travers le PNA un cadre d’opérationnalisation. A ces conventions, il faut ajouter la liste ci-dessous de principaux programmes et politiques environnementaux de l’Afrique de l’Ouest en relation avec les changements climatiques : la Politique environnementale de la CEDEAO ; la Politique commune d’amélioration de l’environnement de l’UEMOA (PCAE) ; la Politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest ; la Politique régionale sur l’accès aux services énergétiques des populations rurales et périurbaines pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement; la Politique forestière de la CEDEAO ; la Politique de prévention des catastrophes de la CEDEAO. le Programme d’action sous-régional de lutte contre la désertification en Afrique de l’Ouest et au Tchad ; le Programme d’action sous-régional de réduction de la vulnérabilité en Afrique de l’Ouest. 63 2.1.2.2 Fondements sur le plan national Le Burkina Faso s’est engagé depuis 2011 sur une nouvelle stratégie de développement qui vise l’accélération de la croissance et la promotion du développement durable, afin de mettre le pays sur la voie de l’émergence. Cette stratégie, dénommée Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) tire ses fondements de la Vision « Burkina 2025 », qui ambitionne de faire du Burkina Faso « une nation solidaire, de progrès et de justice, qui consolide son respect sur la scène internationale ». Elle s’appuie, entre autres, sur la nécessité d’intégrer dans les politiques publiques, les questions transversales prioritaires pour le développement que sont notamment : le genre, la population, l’environnement, l’aménagement du territoire et le renforcement des capacités. Sa vision à l’horizon 2015, intitulée «le Burkina Faso, une économie productive qui accélère la croissance, augmente le niveau de vie, améliore et préserve le cadre et le milieu de vie, au moyen d’une gouvernance avisée et performante», se focalise sur les priorités de croissance économique et les aspirations à une meilleure qualité de vie de la population. L'objectif global de la SCADD est de réaliser une croissance économique forte, soutenue et de qualité, génératrice d'effets multiplicateurs sur le niveau d'amélioration des revenus, la qualité de vie de la population et soucieuse du respect du principe de développement durable. La SCADD a retenu comme principaux piliers de la croissance accélérée l’agriculture, l’élevage, la foresterie, l’énergie et les infrastructures. Mais ces piliers seront influencés par les risques liés aux conditions naturelles. effet, les changements climatiques et les variabilités climatiques sont une réalité ; les inondations du 1er septembre 2009 survenues à Ouagadougou l’illustrent si bien. Aussi, l’activité agricole qui occupe près de 80% de la population active totale, est fortement tributaire des aléas climatiques. En même temps, les programmes d’adaptation envisagés, bénéficient de très peu de financement, l’adhésion des producteurs aux nouvelles méthodes de la culture intensive (utilisation d’engrais organiques et de semences améliorées, mécanisation) reste faible, la maîtrise de l’eau constitue encore un sujet de préoccupation. Autant d’éléments qui accentuent le risque et la menace que représentent les conditions climatiques. En définitive, les objectifs de la SCADD ne pourront être atteints sans la prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques de façon explicite dans le développement. Le PNA, pour plus d’utilité, doit être conçu de manière à accompagner et faciliter la mise en œuvre de la SCADD et des autres politiques et stratégies de développement à venir. Le PNA s’appuie également sur la Politique Nationale du Développement Durable et de sa Loi, qui ont pour but de définir le cadre global du développement durable ainsi que les orientations générales pour l’élaboration et l’encadrement des politiques sectorielles, des stratégies, plans et programme de développement tant au niveau national que décentralisé. 64 La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, en appui aux PMA pour l’élaboration de leurs PNA, propose une démarche pour la détermination des objectifs et mesures d’adaptation aux changements climatiques. En la matière, il faut se poser les deux questions fondamentales suivantes : 1) Quels aspects du développement sont les plus menacés par le changement climatique ? 2) Quelles seront la nature et l’ampleur des impacts ? La nature et l’ampleur des impacts des changements climatiques sur le développement socio économique du Burkina Faso ont été largement évoquées plus haut avec à l’appui les études menées par le LAME. Il s’agit maintenant de déterminer les aspects du développement les plus menacés par le changement climatique. Dans le contexte du Burkina Faso et en référence à la SCADD, ces aspects sont principalement les suivants : les piliers de la croissance accélérée: agriculture, élevage, foresterie, énergie et infrastructures ; la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; les ressources en eau ; la sécurité physique des personnes et des biens ; les écosystèmes naturels ; la santé. 2.1.3. Principes directeurs du PNA La mise en œuvre du PNA sera régie par les principes directeurs spécifiques suivants pour assurer l’appropriation et la durabilité des interventions par l’ensemble des acteurs. Ces principes directeurs s’appuient sur les principes directeurs édictés par certains documents de politique et d’orientation stratégiques au niveau national notamment la SCADD et la politique nationale de développement durable. Il s’agit de : 1. La participation : La mise en œuvre réussie du PNA requiert une large participation des acteurs. La mise à disposition et l’accès des parties prenantes aux informations et données scientifiques et techniques sont très essentiels pour orienter les choix d’intervention pratique. Les avis et priorités des bénéficiaires seront pris en compte dans la démarche d’opérationnalisation des options et des mesures d’adaptationpréconiséesen conformité avec la règlementation en vigueur. 2. La cohérence des interventions : Ce principe implique une conduite des actions de manière cohérente et concertée en vue d’obtenir des résultats plus probants. La cohérence est indispensable dans la mise en œuvre du PNA pour une conformité et une adéquation avec les priorités de développement définies au niveau national mais également les modalités d’intervention efficace requise. 65 3. la responsabilisation des acteurs : La responsabilisation des acteurs est une étape essentielle dans l’atteinte des résultats. Elle est la résultante de l’approche participative. Dans la perspective d’une efficacité et d’une efficience dans la réalisation des objectifs assignés au PNA, l’implication effective de tous les acteurs en vue de préparer et de conduire les actions conduisant au changement est indispensable. La responsabilisation a pour caractéristique essentielle d’impliquer et d’engager les acteurs commis à la mise en œuvre de la stratégie à des actions pertinentes à même d’engendrer des transformations de comportements. 4. Prise en compte du Genre :les options d’adaptation identifiées dans le PNA nécessitent pour plus de pertinence et d’impacts significatifs la participation des hommes et des femmes aux actions. Aussi, au regard de la vulnérabilité des femmes aux effets néfastes des changements climatiques plus accrue et de leur participation au développement, la prise en compte systématique du genre dans la réalisation des actions est-elle nécessaire. 5 L’équité : la recherche de l’équité notamment l’équité sociale et environnementale dans la mise en œuvre du PNA doit être de mise pour assurer la cohérence et la continuité la durabilité des interventions. Ce principe garantit la prise en compte des sensibilités régionales et de limiter les disparités et la concentration des interventions eu égard au fait que la question des changements climatiques transcendent les espaces territoriaux et limites agro-climatiques, administratives, etc. 6. Le Principe de partenariat : par l’institution d’un dialogue permanent entre les représentants des différents groupes d’acteurs du secteur. Le partenariat permettra la mise en synergie et le cofinancement des actions. Le partenariat va concerner les acteurs du public et du privé et également la société civile et les bénéficiaires des interventions programmées. Les interventions isolées et sectorielles ont en effet montré leurs insuffisances dans la recherche de la cohérence et de l’efficacité. 2.1.4. Caractéristiques du PNA du Burkina Faso Le processus des PNA renferme les caractéristiques suivantes : il est flexible : chaque pays peut sélectionner les étapes et les actions qui sont les plus pertinentes pour lui, dans l’ordre qui lui convient. Il peut aboutir à des extrants variables : selon les besoins, le PNA pourra consister en un seul document de planification nationale pour l’adaptation aux changements climatiques ou en plusieurs documents de planification sectorielle ; Il se déroule en continu : au fur et à mesure que des progrès sont réalisés dans la résolution des lacunes en matière de capacité, dans la mobilisation d’investissements et l’intégration des politiques, de nouvelles priorités émergent et il y a nécessité de les prendre en considération dans les plans de développement. Il est ambitieux : n’est pas limité par les ressources disponibles actuellement afin de rallier les partenaires et les bailleurs de fonds autour d’objectifs à long terme. 66 2.1.5. Objectifs Suivant les directives de la CCNUCC, les objectifs globaux des PNA se déclinent comme suit : Réduire la vulnérabilité aux impacts des changements climatiques en développant des capacités d’adaptation et de résilience ; Faciliter l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques, d’une manière cohérente, dans des politiques, programmes ou des activités, nouveaux ou déjà existants, dans des processus particuliers de planification du développement et des stratégies au sein de secteurs pertinents et à différents niveaux ; A partir de ces objectifs globaux, les objectifs spécifiques d’adaptation à long terme dans le contexte du Burkina Faso sont les suivants : Protéger les piliers de la croissance accélérée ; Assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable ; Préserver les ressources en eau et améliorer l’accès à l’assainissement ; Protéger les personnes et les biens contre les évènements climatiques extrêmes et les catastrophes naturelles ; Protéger et améliorer le fonctionnement des écosystèmes naturels ; Protéger et améliorer la santé des populations. 2.2. OPTIONS D'ADAPTATION Les mesures d’adaptation à court, moyen et long terme proposées conformément aux objectifs spécifiques ci-dessus sont répertoriées au tableau 25 ci-dessous : 67 T ab le au 1 2 :O bj ec tif s et m es ur es d ’a da pt at io n à co ur t, m oy en e t l on g te rm e O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E P ro té ge r le s pi lie rs de la cr oi ss an ce a cc él ér ée : A gr ic ul tu re M is e en c ul tu re d e va ri ét és p ré co ce s ou ré si st an te s à la s éc he re ss e C ou rt te rm e M is e en œ uv re d e te ch ni qu es d e co ns er va tio n de s ea ux e t de s so ls ( co rd on s pi er re ux , di gu et te s, d ig ue tte s fi ltr an te s, te rr as se s, d em i lu ne s, a gr of or es te ri e, fi xa tio n de s du ne s, e tc .) C ou rt te rm e Pr om ot io n de la g es tio n du ra bl e de s te rr es (G D T ) A m él io ra tio n de l’ ac cè s à l’ in fo rm at io n cl im at iq ue M oy en te rm e M oy en te rm e Pr at iq ue d e la g es tio n in té gr ée d e la fe rt ili té d es s ol s M oy en te rm e R en fo rc em en t de s ca pa ci té s d’ ut ili sa tio n de s do nn ée s m ét éo d an s la p la ni fi ca tio n de s ac tio ns d u se ct eu r ag ri co le M oy en te rm e M is e en œ uv re d e te ch ni qu es d ’i rr ig at io n éc on om es e n ea u C ou rt te rm e A da pt at io n de s sy st èm es d ’i rr ig at io n au p hé no m èn e d’ év ap ot ra ns pi ra tio n de s pl an s d’ ea u de s pé ri m èt re s am én ag és M oy en te rm e M is e en p la ce d e l’ as su ra nc e ag ri co le L on g te rm e A pp ui à la s ur ve ill an ce e t à la lu tte a nt ia cr id ie nn e C ou rt te rm e E le va ge L ut te c on tr e le s fe ux d e br ou ss e po ur é vi te r l a de st ru ct io n de s ré se rv es fo ur ra gè re s de s ai so n sè ch e C ou rt te rm e D él im ita tio n et a m én ag em en t d es z on es à v oc at io n pa st or al es M oy en te rm e A m én ag em en t d es p la ns e t p oi nt s d’ ea u pa st or au x L on g te rm e R eb oi se m en t d ’e sp èc es a pp ét ée s M oy en te rm e E la rg is se m en t d es p ar co ur s de p ât ur e L on g te rm e M is e en œ uv re de bo nn es pr at iq ue s zo ot ec hn iq ue s et pa st or al es ( hy dr au liq ue pa st or al e, ge st io n de s re ss ou rc es p as to ra le s, f au ch e et c on se rv at io n du f ou rr ag e, c ul tu re s fo ur ra gè re s, e ns ila ge , m ob ili té d u bé ta il et tr an sh um an ce , e tc .) C ou rt te rm e M ei lle ur e ge st io n de s m ou ve m en ts d e tr an sh um an ce L on g te rm e M ai nt ie n et re nf or ce m en t d ’u n cl im at d e bo nn e co ex is te nc e so ci al e en tr e le s ac te ur s L on g te rm e 68 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E Pr is e en c om pt e de la v ar ia bi lit é cl im at iq ue d an s la c on ce pt io n de s pr oj et s et p ro gr am m es d e dé ve lo pp em en t pa r l es a ct eu rs p ar le re nf or ce m en t d e le ur s ca pa ci té s M oy en te rm e Pr és er va tio n de s em pl oi s de s pa st eu rs p ou r u ne m ei lle ur e co nt ri bu tio n à l’ éc on om ie n at io na le M oy en te rm e Pr ot ec tio n du c ap ita l n at io na l d e pr od uc tio n an im al e co m m e ba se d e l’ éc on om ie p as to ra le M oy en te rm e Pr om ot io n de la d iv er si fi ca tio n de s so ur ce s de re ve nu s pa r l ’é le va ge M oy en te rm e M ai nt ie n du n iv ea u de c on so m m at io n de p ro du its a ni m au x sa in s M oy en te rm e R éa lis at io n d’ op ér at io ns d e dé st oc ka ge s tr at ég iq ue d ’a ni m au x en p ér io de d e so ud ur e al im en ta ir e du b ét ai l L on g te rm e C on tr ôl e de la m ob ili té d es b ov in s ve rs le s zo ne s de re pl is s tr at ég iq ue s en p ér io de s èc he c ri tiq ue L on g te rm e Pr és er va tio n de l’ él ev ag e de s bo vi ns s év èr em en t m en ac és p ar la v ar ia bi lit é cl im at iq ue L on g te rm e D év el op pe m en t d e la p ro du ct io n la iti èr e du ra bl e po ur la s éc ur ité a lim en ta ir e de s po pu la tio ns L on g te rm e Pr at iq ue d e l’ ag ro fo re st er ie d an s le s zo ne s d’ in te ns if ic at io n po ur u ne g es tio n du ra bl e de s re ss ou rc es na tu re lle s M oy en te rm e A do pt io n pa r l es é le ve ur s de te ch ni qu es d e pr od uc tio n an im al e ad ap té es a u cl im at c ha ud L on g te rm e Su iv i e t c on tr ôl e de s m al ad ie s an im al es tr an sf ro nt al iè re s. M oy en te rm e F or es te ri e M is e en œ uv re d es b on ne s pr at iq ue s fo re st iè re s et a gr of or es tiè re s (c ou pe s él ec tiv e du b oi s de f eu , ré gé né ra tio n na tu re lle a ss is té e, d éf ri ch em en t c on tr ôl é, e tc .) C ou rt te rm e G es tio n C om m un au ta ir e et P ar tic ip at iv e de s re ss ou rc es fo re st iè re s, fa un iq ue s et h al ie ut iq ue s L on g te rm e E xp lo ita tio n ac cr ue e t v al or is at io n du ra bl e de s pr od ui ts fo re st ie rs n on li gn eu x (P FN L ) Pr at iq ue d e l’ ag ro fo re st er ie p ou r u ne g es tio n du ra bl e de s re ss ou rc es n at ur el le s R éa lis at io n de s ch ém as d ’a pp ro vi si on ne m en t d ur ab le d es v ill es e n bo is é ne rg ie e t c ha rb on d e bo is L a pr ot ec tio n de s be rg es d es c ou rs e t p la ns d ’e au A ug m en te r l es e sp ac es a m én ag és e n fo rê ts p ou r l a sa tis fa ct io n de s be so in s de c ui ss on M oy en te rm e M oy en te rm e L on g te rm e M oy en te rm e M oy en te rm e E ne rg ie D év el op pe m en t d e l’ ef fi ca ci té é ne rg ét iq ue L on g te rm e In ve st is se m en ts d an s de s m ic ro c en tr al es d e pr od uc tio n hy dr oé le ct ri qu e L on g te rm e D iv er si fi ca tio n de s so ur ce s d’ én er gi e (s ol ai re , é ol ie n, b io ga z) M oy en te rm e R éa lis at io n de s sc hé m as d ’a m én ag em en t et d e ge st io n de s ea ux d an s la z on e so ud an ie nn e où le s pr év is io ns cl im at iq ue s an no nc en t u ne lé gè re a ug m en ta tio n de la p lu vi om ét ri e L on g te rm e 69 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E R en fo rc em en t d es o uv ra ge s hy dr o él ec tr iq ue s L on g te rm e Pr om ot io n de s te ch no lo gi es d ’é co no m ie d ’é ne rg ie d an s l’ in du st ri e et le b ât im en t L on g te rm e Pr om ot io n de l’ ut ili sa tio n de s fo ye rs a m él io ré s po ur r éd ui re s ub st an tie lle m en t l a co ns om m at io n de b oi s et d e ch ar bo n de b oi s C ou rt te rm e Pr om ot io n de s én er gi es d e su bs tit ut io n co m m e le b ut an e et le b io ga z M oy en te rm e Pr om ot io n de l’ ut ili sa tio n de la b io m as se (r és id us d e ré co lte ) s ou s fo rm e de b ri qu et te s L on g te rm e In fo rm at io n et se ns ib ili sa tio n de s ac te ur s/ co ns om m at eu rs su r le s éc on om ie s d’ én er gi e, le ch oi x de s éq ui pe m en ts th er m iq ue s (m ot eu rs , m ac hi ne s fr ig or if iq ue s) C ou rt te rm e R éd uc tio n de s be so in s de r ef ro id is se m en t da ns l es n ou ve au x bâ tim en ts g râ ce a ux t ec hn iq ue s de c on ce pt io n bi oc lim at iq ue L on g te rm e D év el op pe m en t et d if fu si on d e no uv el le s te ch no lo gi es d e co nd iti on ne m en t d’ ai r (c lim at is at io n so la ir e, cl im at is at io n pa r é va po ra tio n) L on g te rm e In fr as tr uc tu re s R es pe ct s tr ic t d es n or m es d e co ns tr uc tio n de s ba rr ag es e t o uv ra ge s hy dr au liq ue s, d es a m én ag em en ts h yd ro ag ri co le s, d e l’ ha bi ta t A ct ua lis at io n de s no rm es d e co ns tr uc tio n de s ba rr ag es e t ou vr ag es h yd ra ul iq ue s, d es a m én ag em en ts h yd ro ag ri co le s, d e l’ ha bi ta t A ss ai ni ss em en t e t d ra in ag e de s zo ne s in on da bl es Pr és er va tio n de s re ss ou rc es e n ea u et a m él io ra tio n de l’ ac cè s à l’ as sa in is se m en t C ou rt te rm e C ou rt te rm e C ou rt te rm e C ou rt te rm e Pr is e et m is e en a pp lic at io n ef fe ct iv e de lo is e t r èg le m en ts , s el on le s si tu at io ns , c on ce rn an t ( i) le s ré al is at io ns d’ in fr as tr uc tu re s hy dr au liq ue s, r ou tiè re s, d ’é ta bl is se m en ts h um ai ns , (i i) l ’o cc up at io n de l ’e sp ac e en m ili eu ur ba in e t e n m ili eu r ur al e t e n pa rt ic ul ie r de s zo ne s in on da bl es , ( iii ) le s ac tiv ité s m in iè re s (l ’o rp ai lla ge ), (i v) le s ac tiv ité s in du st ri el le s M oy en te rm e R es pe ct s tr ic t d es m es ur es ju ri di qu es (c od e de l’ ha bi ta t e t d e l’ ur ba ni sm e, S D A U , P O S, R A F… ) C ou rt te rm e D él oc al is at io n de s po pu la tio ns d es z on es s ub m er si bl es e t in on da bl es e t le ur r éi ns ta lla tio n da ns d es z on es ap pr op ri ée s M oy en te rm e C on st ru ct io n de s ha bi ta tio ns e n m at ér ia ux d éf in iti fs L on g te rm e Pr om ot io n de s m at ér ia ux lo ca ux p lu s ré si st an ts M oy en te rm e Pr om ot io n de s lo ge m en ts e t ci té s éc ol og iq ue s av ec f ai bl e co ns om m at io n d' én er gi e (p ou r la c lim at is at io n et L on g te rm e 70 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E l'é cl ai ra ge ) Pr om ot io n e t v al or is at io n de s m at ér ia ux d e co ns tr uc tio n lo ca ux C ou rt te rm e L im ita tio n de la p ro lif ér at io n de s qu ar tie rs s po nt an és , p ré ca ir es e t i ns al ub re s Pr ot ec tio n de s be rg es d es b ar ra ge s M oy en te rm e M oy en te rm e A ss ur er u ne s éc ur it é al im en ta ir e et n ut ri ti on ne lle d ur ab le A cc ro is se m en t de l a ré si lie nc e de s co m m un au té s et d es m én ag es v ul né ra bl es à l ’i ns éc ur ité a lim en ta ir e et nu tr iti on ne lle p ar le re nf or ce m en t d e le ur s m oy en s d’ ex is te nc e M oy en te rm e R éd uc tio n de m an iè re st ru ct ur el le et du ra bl e de la vu ln ér ab ili té al im en ta ir e et nu tr iti on ne lle de s co m m un au té s et m én ag es v ul né ra bl es L on g te rm e A m él io ra tio n de l a pr ot ec tio n so ci al e de s co m m un au té s et m én ag es v ul né ra bl es p ou r un e sé cu ri sa tio n de le ur s m oy en s d’ ex is te nc e M oy en te rm e R éa lis at io n de b an qu es d e cé ré al es à l’ éc he lle v ill ag eo is e M oy en te rm e R éa lis at io n d’ in fr as tr uc tu re s de s to ck ag e de c ér éa le s à l’ éc he lle ré gi on al e et n at io na le L on g te rm e M ai nt ie n de m an iè re d ur ab le d ’u n Sy st èm e d’ A le rt e Pr éc oc e (S A P) fo nc tio nn el e t e ff ic ie nt M oy en te rm e R en fo rc em en t d e la g ou ve rn an ce d e la s éc ur ité a lim en ta ir e et n ut ri tio nn el le à l’ éc he lle n at io na le , r ég io na le e t lo ca le M oy en te rm e A pp ui à l’ op ér at io nn al ité d es s tr uc tu re s lo ca le s de p ré ve nt io n et d e ge st io n de s cr is es a lim en ta ir es C ou rt te rm e C ap ita lis at io n et pa rt ag e de s in no va tio ns et bo nn es pr at iq ue s en ap pu i à la sé cu ri té al im en ta ir e et nu tr iti on ne lle C ou rt te rm e A m él io ra tio n de s m ét ho de s de tr an sf or m at io n et d e co ns er va tio n de s al im en ts M oy en te rm e U til is at io n ac cr ue d es p ro du its fo re st ie rs n on li gn eu x co m m e co m pl ém en t a lim en ta ir e M oy en te rm e P ré se rv er le s re ss ou rc es e n ea u et am él io re r l’ ac cè s à l’ as sa in is se m en t Su rv ei lla nc e de s re te nu es d ’e au (d ig ue s de s ba rr ag es , d éb its d ’e au , f on ct io nn al ité d es v an ne s, e tc .) C ou rt te rm e R éa lis at io n de r et en ue s d’ ea u : co ns tr uc tio n de p ui ts m od er ne s, d e fo ra ge s à gr an d dé bi t, de b ar ra ge s; am én ag em en ts d e m ar es ; dé ri va tio n de c ou rs d ’e au L on g te rm e L ut te c on tr e l’ en sa bl em en t d es p la ns d ’e au L on g te rm e R éd uc tio n de s co ns om m at io ns d ’e au p ou r l es u sa ge s do m es tiq ue s (a rr os ag es , p is ci ne s) lo rs d es p én ur ie s C ou rt te rm e U til is at io n pl us e ff ic ie nt e de l’ ea u C ou rt te rm e 71 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E D év el op pe m en t d e la g es tio n in té gr ée d es re ss ou rc es e n ea u (G IR E ) E la bo ra tio n de s ch ém as d ir ec te ur s d’ am én ag em en t e t d e ge st io n de s ea ux C ou rt te rm e C ou rt te rm e R éd uc tio n de la p én ib ili té d ’a cc ès d es f em m es à l’ ea u po ta bl e en p ér io de d e sé ch er es se p ar d es te ch no lo gi es ap pr op ri ée s M oy en te rm e R éa lis at io n d’ in fr as tr uc tu re s d’ as sa in is se m en t e n m ili eu u rb ai n et ru ra l R en fo rc em en t d es c on na is sa nc es s ur le s re ss ou rc es e n ea u da ns u n co nt ex te d e ch an ge m en ts c lim at iq ue s L on g te rm e P ro té ge r le s pe rs on ne s et le s bi en s co nt re le s év èn em en ts cl im at iq ue s ex tr êm es et le s ca ta st ro ph es n at ur el le s Pr is e en c om pt e de la ré si lie nc e d an s le s pr oj et s et p ro gr am m es d e dé ve lo pp em en t C ou rt te rm e Su iv i d e la v ul né ra bi lit é de s po pu la tio ns e t z on es à ri sq ue s C ou rt te rm e Se ns ib ili sa tio n de s po pu la tio ns s ur le s ri sq ue s po te nt ie ls C ou rt te rm e D év el op pe m en t d e m éc an is m es fi na nc ie rs o n no n fi na nc ie rs c on ce rn an t l ’a ss ur an ce e t l a so lid ar ité M oy en te rm e M is e en œ uv re d e pr og ra m m es c om m un au ta ir es d e fo rm at io n su r l e ch an ge m en t c lim at iq ue M oy en te rm e In cl us io n du th èm e du c ha ng em en t c lim at iq ue d an s le s pr og ra m m es s co la ir es n at io na ux M oy en te rm e In te ns if ic at io n de la re ch er ch e sc ie nt if iq ue s ur le s ch an ge m en ts c lim at iq ue s M oy en te rm e Pr is e de m es ur es j ur id iq ue s, r ég le m en ta ir es e t or ga ni sa tio nn el le s ap pr op ri ée s po ur a tté nu er l es i m pa ct s de s in on da tio ns d on t l ’a m pl eu r e t l a fr éq ue nc e de vr ai en t a ug m en te r a ve c le s ch an ge m en ts c lim at iq ue s M oy en te rm e Pr is e en c om pt e de s ri sq ue s et d es c at as tr op he s da ns le s pr og ra m m es d ’e ns ei gn em en t e t d e re ch er ch e M oy en te rm e Se ns ib ili sa tio n et é du ca tio n du p ub lic s ur l a sé cu ri té e t la r és ili en ce a ux c at as tr op he s na tu re lle s et c ri se s hu m an ita ir es C ou rt te rm e E la bo ra tio n de p la ns d e co nt in ge nc e au x ni ve au x ré gi on al e t lo ca l et d e pl an s de s ou tie n au x po pu la tio ns vu ln ér ab le s M oy en te rm e Fi na nc em en t du ra bl e de la pr év en tio n et de la ge st io n de s ca ta st ro ph es et cr is es hu m an ita ir es pa r l’ él ab or at io n et la m is e en œ uv re d ’u ne s tr at ég ie d e fi na nc em en t a da pt ée L on g te rm e In té gr at io n de la ré du ct io n de s ri sq ue s da ns le s pr og ra m m es d e dé ve lo pp em en t M oy en te rm e Id en tif ic at io n et c ar to gr ap hi e de s zo ne s à ri sq ue M oy en te rm e D él oc al is at io n de s po pu la tio ns d es z on es s ub m er si bl es e t i no nd ab le s L on g te rm e D év el op pe m en t e t p ro m ot io n de l’ ut ili sa tio n d’ ou til s d’ ai de à la d éc is io n po ur la g es tio n de s ri sq ue s lié s au x M oy en te rm e 72 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E ch an ge m en ts c lim at iq ue s C ré at io n et u til is at io n de s ys tè m es d ’a ss ur an ce c on tr e le s ch an ge m en ts c lim at iq ue s L on g te rm e R en fo rc em en t d es c ap ac ité s de s fe m m es p ar la d if fu si on d e bo nn es p ra tiq ue s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s C ou rt te rm e A cc ro is se m en t de la ré si lie nc e de s fe m m es au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s pa r la cr éa tio n d’ ac tiv ité s gé né ra tr ic es d e re ve nu s M oy en te rm e U til is at io n de s fi le ts s oc ia ux e n fa ve ur d es p op ul at io ns v ul né ra bl es C ou rt te rm e P ro té ge r et am él io re r le fo nc ti on ne m en t de s éc os ys tè m es na tu re ls D év el op pe m en t de l ’é du ca tio n en vi ro nn em en ta le a us si b ie n da ns l es s ys tè m es d ’e ns ei gn em en t fo rm el q ue le s sy st èm es d ’e ns ei gn em en t no n fo rm el M oy en te rm e M is e en œ uv re d e pr oj et s et p ro gr am m es d e re bo is em en t a ve c de s es se nc es lo ca le s L on g te rm e D if fu si on d e te ch ni qu es d e lu tte a nt i ér os iv e C ou rt te rm e G es tio n in té gr ée d es b as si ns h yd ro gr ap hi qu es L on g te rm e R éh ab ili ta tio n de s ba ss in s en va sé s et re co ns tit ut io n de s ba ss in s ve rs an ts L on g te rm e Pl an ta tio n d’ es pè ce s lig ne us es e t h er ba cé es fi xa tr ic es d es ra vi ne s M oy en te rm e R éh ab ili ta tio n et p ré se rv at io n de s zo ne s hu m id es D év el op pe r d es p ro gr am m es d e re ch er ch e su r l a ré si lie nc e de s es pè ce s fo re st iè re s, fa un iq ue s et h al ie ut iq ue s L on g te rm e P ro té ge r et a m él io re r la s an té d es po pu la ti on s C on tr e la m én in gi te : V ac ci na tio n en a m on t d ès la n ot if ic at io n de s pr em ie rs c as C ou rt te rm e O rg an is at io n de c am pa gn es ré ac tiv es é te nd ue s à l’ en se m bl e de s po pu la tio ns d an s le s zo ne s ép id ém iq ue s M oy en te rm e R en fo rc em en t d e la s ur ve ill an ce d e la m al ad ie p ar le s ys tè m e d’ in fo rm at io n gé og ra ph iq ue M oy en te rm e In te ns if ic at io n de s ca m pa gn es d e se ns ib ili sa tio n et d ’i nf or m at io n à l’ en dr oi t d es p op ul at io ns M oy en te rm e Fi na nc em en t l es a ct iv ité s de re ch er ch e da ns c e do m ai ne M oy en te rm e A cc ro is se m en t d es fi na nc em en ts p ou r l a lu tte c on tr e le s ép id ém ie s de m én in gi te M oy en te rm e C on tr e le p al ud is m e : T ra ite m en t c or re ct d e to ut c as d e pa lu di sm e si m pl e av ec le s A C T C ou rt te rm e 73 O B JE C T IF S D ’A D A P T A T IO N A C O U R T , M O Y E N E T L O N G T E R M E M E SU R E S D ’A D A P T A T IO N P R E C O N IS E E S A P P L IC A B IL IT E S U R L E C O U R T , M O Y E N O U L O N G T E R M E T ra ite m en t pr év en tif i nt er m itt en t du p al ud is m e pa r la T PI c he z le s fe m m es e nc ei nt es e t le s en fa nt s, di st ri bu tio n d e m ou st iq ua ir e im pr ég né d ’i ns ec tic id e à lo ng ue d ur ée d ’a ct io n (M IL D A ) en c am pa gn e de m as se e t e n ro ut in e A ss ai ni ss em en t d es s ite s m ar éc ag eu x et d es e au x us ée s et e xc ré ta s M oy en te rm e M oy en te rm e L ut te c on tr e le s ve ct eu rs d u pa lu di sm e (P ul vé ri sa tio n in tr a do m ic ili ai re ( PI D ), co m m un ic at io n po ur u n ch an ge m en t de c om po rt em en t (C C C ) au n iv ea u de m as se s m éd ia s et d es r el ai s co m m un au ta ir es , tr ai te m en t de s gî te s la rv ai re s) L on g te rm e C om m un ic at io n po ur un ch an ge m en t de co m po rt em en t au ni ve au de m as se s m éd ia s et de s re la is co m m un au ta ir es C ou rt te rm e E nc ou ra ge m en t d e to ut es le s fe m m es e nc ei nt es à f ré qu en te r le s se rv ic es s an té m at er ne lle e t in fa nt ile s (S M I) po ur la c on su lta tio n pr én at al e. C ou rt te rm e Pr om ot io n de l’ hy gi èn e de l’ ha bi ta t e t d e l’ en vi ro nn em en t. M oy en te rm e Su rv ei lla nc e ép id ém io lo gi qu e, s ui vi , é va lu at io n et re ch er ch e L on g te rm e 74 2.3 OPTIONS D’ADAPTATION PAR SECTEUR 2.3.1. Agriculture 2.3.1.1 Détermination des besoins d’adaptation à long terme Les besoins d’adaptation à long terme incluent des options telles que l’amélioration des systèmes de gestion de la ressource en eau, l’adoption de nouvelles technologies, le renforcement des capacités des acteurs et la diversification vers d’autres secteurs économiques, il s’agit notamment de : adapter les types de spéculations au climat et ainsi abandonner certaines cultures au profit d’autres plus résistantes aux chocs climatiques et à rentabilité élevée; mettre l’accent sur la recherche et les innovations technologiques qui doivent permettre aux agriculteurs de faire face aux changements climatiques ; élaborer des schémas d’aménagement et de gestion des eaux ; promouvoir les technologies performantes de conservation des produits post-récolte ; développer des technologies pour lutter contre l’érosion des sols et la désertification ; améliorer l’accès aux crédits pour les agriculteurs pour qu’ils acquièrent les technologies et les équipements nécessaires à l’adaptation ; assurer des formations des acteurs sur des thématiques émergentes. 2.3.1.2 Domaines prioritaires d’adaptation Les effets néfastes attendus des changements climatiques appellent des actions ciblées en vue de les réduire. En fonction des chocs climatiques prévisibles et de leurs impacts, les actions d’adaptation proposées sont les suivantes : a) Restaurer la fertilité des sols afin de limiter leur dégradation continue récupération des terres dégradées par le sous-solage et reboisement ; pratique des techniques CES/DRS ; mise en œuvre de la gestion durable des terres (GDT). b) Améliorer la productivité agricole adoption de systèmes productivistes (intensification des systèmes de production) ; utilisation de variétés adaptées (production de semences à cycles courts) ; amélioration de la sécurité foncière pour la gestion et la conservation des terres ; promouvoir des systèmes d’irrigation à économie d’eau ; développement de la pratique des cultures de contre saison (maraichage et cultures irriguées). 75 c) Renforcer les capacités de résilience des populations victimes des catastrophes (inondations, sécheresse, attaques massives de prédateurs, etc.) : installation des parcelles de cultures en dehors des lits des barrages ou des fleuves ; renforcement des capacités d’utilisation des données météorologiques ; anticipation sur les catastrophes qui peuvent affecter le secteur agricole ; organisation plus efficace des secours d’urgence aux populations victimes. d) Rechercher les voies et moyens pour pallier à l’élévation de la température L’augmentation des températures occasionne une demande accrue en eau. En raison de l’équilibre entre les précipitations et l’accroissement de l’évapotranspiration, les disettes d’eau seront plus fréquentes. En vue de limiter l'impact de la diminution continuelle de la ressource en eau, il est souvent fait recours à la mise en place de systèmes en vue : de la réduction de pertes diverses (par évaporation et infiltration) des lacs et retenues d'eau ; de l’augmentation des capacités de stockage (réservoirs/cuves à stockage, impluviums etc..) ; du développement d’un système de suivi des impacts de l’élévation de la température sur le niveau des barrages (maîtriser mieux l’évapotranspiration) ; de l’adaptation des systèmes d’irrigation au phénomène d’évapotranspiration des plans d’eau des périmètres aménagés, e) Lutter contre les vents violents et autres vents de sable, par le : développement de technologies de protection plus adaptées aux différentes zones agro climatiques (haies vives ou brises vents) ; renforcement des capacités d’utilisation des données météo dans la planification des actions du secteur agricole. Pour ce qui relève directement de la restauration des sols en vue de l’amélioration de la production alimentaire, les principales mesures d’adaptation préconisées porteront sur : la diversification des cultures ; l’ajustement des cycles de production ; la construction de diguettes antiérosives (cordons pierreux) ; l’utilisation du Zaї (traditionnel, mécanique, amélioré) ; l’utilisation des demi-lunes ; l’application de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) ; les plantations d’arbres ; l’utilisation des bandes enherbées ; l’utilisation des haies vives ; l’emploi de la fumure organique ; la mise en défens des terres pour limiter l’action dévastatrice des feux de brousse ; l’utilisation du système de paillage ; le Sahelian Eco-Farm (SEF), une innovation développée récemment par l’ICRISAT au Niger. 76 2.3.1.3 Plan d’action d’adaptation aux changements climatiques pour le secteur agricole En référence aux projections climatiques établies par le LAME, il est proposé ci-dessous un plan d’adaptation pour le secteur de l’agriculture. L’objectif global de ce plan d’action est de « rendre les exploitations agricoles familiales plus résilientes par la réalisation d’actions d’adaptation aux changements climatiques». Il s’articule autour de quatre (4) objectifs spécifiques présentés au tableau 12 ci-dessous : 77 T ab le au 1 3: P la n d’ ac tio n d’ ad ap ta tio n du s ec te ur d e l’ ag ri cu ltu re O bj ec ti f g lo ba l : r en dr e le s ex pl oi ta ti on s ag ri co le s fa m ili al es p lu s ré si lie nt es p ar la r éa lis at io n d’ ac ti on s d’ ad ap ta ti on a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se O S 1 : ré cu pé re r et re st au re r la fe rt ili té d es te rr es d ég ra dé es L es te rr es dé gr ad ée s so nt ré cu pé ré es e t le ur f er til ité e st re st au ré e T au x de ré cu pé ra tio n et de re st au ra tio n de la fe rt ili té de s te rr es d ég ra dé es R ap po rt s te ch ni qu es d u M A SA B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M A SA e t de s O PA Si te w eb d u M A SA D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 2 : am él io re r l’ ac cè s de s pr od uc te ur s ag ri co le s au x fa ct eu rs de pr od uc ti on ag ri co le s de bo nn e qu al it é (é qu ip em en ts , in tr an ts , te rr es , ré su lt at s de re ch er ch es ag ri co le s, e tc .) L ’a cc ès d es p ro du ct eu rs a ux fa ct eu rs de pr od uc tio n en qu an tit é et en qu al ité es t am é l io ré T au x d’ ac cè s de s pr od uc te ur s au x : in tr an ts a gr ic ol es , éq ui pe m en ts a gr ic ol es , cr éd it ag ri co le R ap po rt s te ch ni qu es d u M A SA B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M A SA , de s O PA e t d es S FD Si te w eb d u M A SA D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 3 : re nf or ce r la ré si lie nc e de s pa rt ie s pr en an te s fa ce au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L a ré si lie nc e de s pa rt ie s pr en an te s es t re nf or cé e fa ce au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s T ec hn iq ue s de pr od uc tio n ad ap té es au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s gé né ré es T au x d’ ad op tio n de s te ch ni qu es d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s te ch ni qu es d u M A SA e t d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M A SA e t de s O PA Si te w eb d u M A SA D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 4 : dé ve lo pp er le s sy st èm es d’ al er te pr éc oc e po ur un e ge st io n ef fi ci en te de la va ri ab ili té et de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s D es s ys tè m es d ’a le rt e pr éc oc e fo nc tio nn el s po ur u ne g es tio n ef fi ci en te d e la v ar ia bi lit é et de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt m is e n œ uv re E ff ic ac ité de s sy st èm es d’ al er te pr éc oc e dé ve lo pp és . C ap ac ité s d’ an tic ip at io n de s po pu la tio ns v ul né ra bl es f ac e à la va ri ab ili té et au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s te ch ni qu es d u M A SA e t d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M A SA e t de s O PA Si te w eb d u M A SA D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s 78 2.3.2 Productions animales En ce qui concerne l’élevage, les propositions d’adaptation sont faites en considérant l’analyse des impacts des changements climatiques dans le sous-secteur et le scénario B1 plus réaliste : « les destinations de transhumance se renforceraient vers les zones au sud du pays ou se déporteraient vers les pays côtiers, avec les risques de conflits que cela comporte. Cependant, le caractère sporadique ou aléatoire des activités agricoles, respectivement dans le sahel et le soudano-sahélien, tel que cela résulte de l’analyse du secteur agricole, ouvrirait, par des abandons de terres agricoles, des espaces pour l’élevage dans toute la moitié nord du pays. Le Sahel pourrait devenir, en pratique, une zone exclusive d’élevage et de production fourragère intentionnelle ou indirecte (cultures n’ayant pas bouclé leur cycle). Les facteurs de vulnérabilité resteraient toujours les températures pour le naissage et la production de lait, et la baisse des précipitations pour les productions fourragères, les parcours et les circuits de transhumance ». Dans un tel contexte les défis à relever seraient : le renforcement de la préparation de la réponse rapide face aux effets des changements climatiques ; le renforcement des capacités de résilience des ménages pauvres face aux changements climatiques ; la dynamisation des moyens d’existence dans les zones de production. Pour l’adaptation aux changements climatiques, il est proposé les trois projets suivants : Projet 1 : Observatoire National sur le Pastoralisme Burkinabè (ONPB) Projet 2 : Projet d’Assurance Climatique des Eleveurs (PACE) Projet 3 : Projet de mise en place de trois Zones d’Intensification des Productions Animales (ZIPA). Cette forme de présentation est celle qui a été approuvée par le Ministère des ressources animales et halieutiques dans son PNA sectoriel. Ces projets sont présentés de façon plus précise dans les paragraphes ci-dessous. Dans ce PNA global et pour un besoin de synthèse, il est uniquement fait cas des objectifs spécifiques et des résultats à court terme et à long terme. De plus amples détails peuvent être obtenus dans le PNA du secteur de l’élevage. 79 Tableau 14 : Le PNA du secteur de l’élevage Projet 1 : Observatoire National sur le Pastoralisme Burkinabè (ONPB) Objectif global Renforcer la sécurité des activités pastorales à travers une meilleure diffusion et une valorisation des informations sur les ressources pastorales et les conditions d’accès associées. Objectifs spécifiques Améliorer l’accès à l’information pastorale en temps réel ; Assurer une meilleure connaissance des principaux circuits utilisés par les transhumants. Améliorer la communication sur l’activité pastorale ; Contribuer au maintien de la paix sociale par la réduction des tensions sociales dans les zones en raison de conflit pastoral. Rendre fonctionnels les principaux dispositifs d’alerte dans le domaine pastoral. Résultats à court terme Un Bureau en charge de l’ONPB est mis en place et fonctionne, Un site Web de l’ONPB est mis en place et fonctionne. Des rapports et bulletins périodiques d’information sur le pastoralisme sont disponibles. Un Comité de Suivi de la Situation Pastorale (CSSP) est mis en place et fonctionne. Des cartes sur les pistes de transhumance et les foyers de maladies émergentes sont élaborées et/ou actualisées. Des outils de gestion et de traitement du risque climatique dans le domaine de l’élevage sont utilisés. Les capacités matérielles et humaines des principaux dispositifs centraux et du laboratoire national d’élevage sont renforcées. Des émissions radio et télé sur les expériences de gestion des crises pastorales sont réalisées et diffusées. Des produits SMS sur le prix du bétail et les zones de risque pastoral sont diffusés. Résultats à long terme Les mouvements de transhumance sont mieux gérés. Le climat de bonne coexistence sociale est maintenu et renforcé. Les acteurs en charge de la planification intègrent mieux les aspects de variabilité et des changements climatiques dans la conception des projets et programmes de développement. Les emplois des pasteurs sont préservés et l’activité pastorale contribue mieux à l’économie nationale. Projet 2 : Projet d’Assurance Climatique des Eleveurs (PACE) Objectif global Sécuriser le capital animal en vue de soutenir durablement l’économie pastorale et renforcer la résilience des acteurs pour une sécurité alimentaire durable au Burkina Faso. Objectifs spécifiques Appuyer la reconstitution des noyaux de reproduction des ménages après un évènement climatique. Assurer la survie du noyau de reproduction par une meilleure couverture sanitaire. Réduire les pertes économiques liées au bétail par une meilleure anticipation aux crises pastorales. Soutenir la production du lait et des œufs dans les élevages en période de pic de chaleur. Protéger la santé du consommateur des denrées d’origine animale périssables à la chaleur. Résultats à court terme La possession d’animaux par an chez 5 000 ménages les plus pauvres est assurée. Les pertes économiques par mortalités d’animaux sont atténuées, Le bradage d’animaux sur les marchés à bétail lors des situations conjoncturelles est atténué. L’adhésion des éleveurs à des associations et la déclaration des maladies animales sont améliorées. La mortalité d’animaux dans les foyers de maladies animales émergentes est réduite. La perte des reproducteurs par carence d’aliments est réduite, Les élevages s’adaptent mieux aux effets de la chaleur, La santé des consommateurs des produits d’origine animale est protégée. Résultats à long terme le capital national de production animale comme base de l’économie pastorale est protégé. la diversification des sources de revenus par l’élevage est assurée. le niveau de consommation de produits animaux sains est maintenu. l’offre d’animaux est toujours abondante sur les marchés nationaux de production. 80 Projet 3 : Projet de mise en place de trois Zones d’Intensification des Productions Animales (ZIPA) Objectif global Atténuer la vulnérabilité climatique des pasteurs et contribuer au développement économique local. Objectifs spécifiques Aménager et équiper trois zones stratégiques pour la période sèche critique. Accroître l’offre et le format des ruminants domestiques dans les ZIPA. Protéger les emplois des pasteurs et favoriser leur insertion socio-économique. Réduire la grande mobilité du bétail sur le territoire national et transfrontalier. Transférer le paquet technologique aux éleveurs pour un élevage plus intensif. Développer des bassins laitiers dans les ZIPA. Résultats à court terme Les trois zones d’intensification des productions animales sont créées et fonctionnent. Les trois ZIPA disposent des infrastructures pastorales et socio-économiques adaptées. Un barrage pastoral existe dans chaque ZIPA. Les pâturages sont aménagés et entretenus par un système d’irrigation en saison sèche. La production fourragère est pratiquée par 80 % des éleveurs, La production de semences fourragères améliorées est assurée dans les ZIPA. Les stocks fourragers sont constitués pour la période sèche critique, Les campagnes de vaccinations et de déparasitage des animaux sont annuellement conduites. Les techniques d’élevage moderne sont enseignées aux éleveurs dans les centres de formation. Résultats à long terme Les trois pôles de croissance économique axés sur l’élevage des ruminants domestiques existent. La mobilité des bovins est contrôlée vers les zones de replis stratégiques en période sèche critique. L’élevage des bovins sévèrement menacés par la variabilité climatique est préservé. La production laitière durable est assurée pour la sécurité alimentaire des populations. L’agroforesterie est menée dans les zones d’intensification pour une gestion durable des ressources naturelles. Les éleveurs adoptent des techniques de production animale adaptées au climat chaud. Les cadres logiques de ces projets sont donnés en annexe (PNA sectoriel élevage). 81 2.3.3 Environnement et ressources naturelles 2.3.3.1 Détermination des domaines d’adaptation à moyen et long terme Les domaines d’adaptation à moyen et long et terme sont au nombre de quatre : 1) Amélioration de la productivité et de la résilience des écosystèmes. 2) Conservation de la biodiversité. 3) Recherche et suivi écologique. 4) Atténuation des gaz à effet de serre (GES). 2.3.3.2 Détermination des actions d’adaptation à moyen et long terme Le tableau 13 ci-après contient les actions à entreprendre par domaine prioritaire d’adaptation. 82 T ab le au 1 5 : p la n d’ ac tio n po ur l’ ad ap ta tio n à m oy en e t l on g te rm e du s ec te ur d e l’ en vi ro nn em en t e t d es re ss ou rc es n at ur el le s O bj ec ti f g lo ba l : a ss ur er d e m an iè re d ur ab le la c on se rv at io n de s re ss ou rc es n at ur el le s O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se O S 1 : A cc ro ît re la pr od uc ti vi té et la ré si lie nc e de s éc os ys tè m es L a pr od uc tio n en b io m as se d es f or êt s es t ac cr ue e t l es te ch no lo gi es n ou ve lle s da ns la fi liè re b oi s én er gi e so nt p ro m ue s L a ge st io n du ra bl e de s te rr es e st a m él io ré e L es bo nn es pr at iq ue s de pê ch e et d’ aq ua cu ltu re s on t a pp liq ué es T au x d’ év ol ut io n de l a bi om as se de s fo rê ts T au x de ré cu pé ra tio n et de re st au ra tio n de la fe rt ili té de s te rr es d ég ra dé es E vo lu tio n de s re te nu es d’ ea u em po is so nn ée s su iv ie s pa r l ’E ta t R ap po rt s te ch ni qu es d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M E D D Si te w eb d u M E D D D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 2 : A m él io re r la co ns er va ti on de la bi od iv er si té la b io di ve rs ité (f or êt , fa un e, e tc .) es t am él io ré e et p ré se rv ée d es ri sq ue s lié s au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s » E vo lu tio n de s es pè ce s vé gé ta le s et a ni m al es p ré se rv ée s R ap po rt s te ch ni qu es d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M E D D Si te w eb d u M E D D D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 3 : R en fo rc er la re ch er ch e et le su iv i éc ol og iq ue U n di sp os iti f pe rm an en t de re ch er ch e dé ve lo pp em en t su r l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t m is e n pl ac e et fo nc tio nn e L e su iv i pe rm an en t de s im pa ct s de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s su r le s éc os ys tè m es n at ur el s es t a ss ur é T au x d’ ad op tio n de s te ch ni qu es d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s te ch ni qu es d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M E D D Si te w eb d u M E D D D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s O S 4 : A tt én ue r le s ém is si on s de s G E S D es m es ur es d e ré du ct io n de s po llu tio ns e n m ili eu u rb ai n et l ’o bs er va to ir e na tio na l de l’ en vi ro nn em en t e t d es r is qu es n at ur el s so nt m is e n pl ac e T au x de r éd uc tio n de s ém is si on s de s G E S R ap po rt s te ch ni qu es d u M E D D B ul le tin s d’ in fo rm at io n du M E D D Si te w eb d u M E D D D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s C ol la bo ra tio n de s ac te ur s 83 2.3.4. Energie 2.3.4.1 Détermination des options d’adaptation La production thermique et hydroélectrique, le solaire photovoltaïque, les ressources ligneuses, les installations de transport et de stockage d’énergie, la demande en électricité pourraient être perturbés voire pénalisés par le changement du climat. Les mesures d’adaptation à court, moyen et long terme sont résumées dans le tableau 14 ci-dessous : 84 T ab le au 1 6 : O pt io ns d ’a da pt at io n da ns le s ec te ur d e l’ én er gi e D om ai ne s co nc er né s M es ur es p ro po sé es P ro du ct io n d’ hy dr oé le ct ri ci té M et tr e en p la ce u n sy st èm e de v ei lle /a le rt e pr éc oc e cl im at iq ue ; D iv er si fi er le s so ur ce s d’ ap pr ov is io nn em en t e n él ec tr ic ité à tr av er s le d év el op pe m en t d es a ut re s fo rm es d ’é ne rg ie s re no uv el ab le s (l e so la ir e, la b io m as se e t l’ éo lie n) ; M et tr e en v al eu r l e po te nt ie l h yd ra ul iq ue d an s la z on e so ud an ie nn e où le s pr év is io ns a nn on ce nt u ne lé gè re a ug m en ta tio n de la p lu vi om ét ri e; R en fo rc er la s éc ur ité d es b ar ra ge s co nt re le s cr ue s et le s in on da tio ns p ar u n re sp ec t s tr ic t d es n or m es d e co ns tr uc tio n ; St oc ke r l ’é ne rg ie s ou s fo rm e hy dr au liq ue p ar la c on se rv at io n et la ré ut ili sa tio n de l’ ea u tu rb in ée ; R en fo rc er a u be so in le s ou vr ag es h yd ro él ec tr iq ue s ; E la bo re r d es s ch ém as d ’a m én ag em en t et d e ge st io n de s ea ux . P ro du ct io n th er m iq ue d’ él ec tr ic ité D iv er si fi er le s so ur ce s de p ro du ct io n d’ él ec tr ic ité p ar le s in te rc on ne xi on s et le d év el op pe m en t d ’é ne rg ie s re no uv el ab le s ; Pr om ou vo ir le s te ch no lo gi es d ’é co no m ie s d’ én er gi es d an s l’ in du st ri e et d an s le b ât im en t ; G ér er a u m ie ux le s pé ri od es d e po in te d ’é le ct ri ci té . D im in ut io n de s én er gi es lig ne us es Pr om ou vo ir l ’u til is at io n de s fo ye rs a m él io ré s po ur r éd ui re s ub st an tie lle m en t la c on so m m at io n de b oi s et d e ch ar bo n de b oi s et a m él io re r le s co nd iti on s de cu is so n da ns le s m én ag es ; Pr om ou vo ir le s én er gi es d e su bs tit ut io n co m m e le b ut an e et le b io ga z ; Pr om ou vo ir l’ ut ili sa tio n de la b io m as se d éc he ts a gr ic ol es s ou s fo rm e de b ri qu et te s. In fr as tr uc tu re s de tr an sp or t e t de s to ck ag e d’ én er gi e R en fo rc er le s ca pa ci té s de s in gé ni eu rs e t d es te ch ni ci en s in te rv en an t d an s l’ in gé ni er ie , l e co nt rô le e t l ’e xp lo ita tio n de s ou vr ag es s ur l es p ro bl ém at iq ue s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s et le ur s ef fe ts ; R en fo rc er le s lig ne s de tr an sp or t d ’é le ct ri ci té ; M et tr e en p la ce u n co m ité d e re le ct ur e de s co de s et n or m es p ou r m ie ux le s ad ap te r a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s ; M et tr e en p la ce d es é qu ip es d ’i nt er ve nt io n ra pi de d ot ée s de m oy en s su ff is an ts p ou r p al lie r d an s le s m ei lle ur s dé la is a ux s itu at io ns d ’u rg en ce . M ai tr is e de s co ns om m at io ns d’ én er gi e R en fo rc er l ’i nf or m at io n et l a se ns ib ili sa tio n de s ac te ur s/ co ns om m at eu rs s ur l es é co no m ie s d’ én er gi e, l e ch oi x de s éq ui pe m en ts t he rm iq ue s (m ot eu rs , m ac hi ne s fr ig or if iq ue s) ; R éd ui re le s co ns om m at io ns d e l’ él ec tr ic ité d an s le s se ct eu rs r és id en tie ls e t i nd us tr ie ls ; R éd ui re le s be so in s de re fr oi di ss em en t d an s le s no uv ea ux b ât im en ts g râ ce a ux te ch ni qu es d e co nc ep tio n bi oc lim at iq ue ; E la bo re r e t a do pt er u ne ré gl em en ta tio n th er m iq ue d u bâ tim en t ; D év el op pe r e t d if fu se r d e no uv el le s te ch no lo gi es d e co nd iti on ne m en t d ’a ir (c lim at is at io n so la ir e, c lim at is at io n pa r é va po ra ti on ) ; D év el op pe r l es é ne rg ie s de s ub st itu tio n au x hy dr oc ar bu re s da ns le s m ot eu rs (l es b io ca rb ur an ts , b io ga z, e tc .) D év el op pe r l es tr an sp or ts e n co m m un ; In st au re r l es jo ur né es c on tin ue s. 85 2.3.4.2 Proposition d’un plan d’adaptation pour le secteur Le plan d’action d’adaptation du secteur de l’énergie pour les cinq (5) prochaines années comporte un objectif global et quatre (4) objectifs spécifiques. L’objectif global est d’Assurer de manière satisfaisante la production et la distribution de l’énergie. Le contenu de ce plan d’action est donné au tableau 15 ci-dessous. 86 T ab le au 1 7 : P la n d’ ac tio n d’ ad ap ta tio n du s ec te ur d e l’ én er gi e O bj ec ti f g lo ba l : A ss ur er d e m an iè re s at is fa is an te la p ro du ct io n et la d is tr ib ut io n de l’ én er gi e O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s So ur ce s de v ér if ic at io n H yp ot hè se s et r is qu es O S 1 : R éd ui re l es e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s su r le se ct eu r d e l’ én er gi e L es a ct eu rs d u se ct eu r de l ’é ne rg ie s on t m ie ux in fo rm és su r le ph én om èn e de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s le n om br e de p er so nn es in fo rm ée s et s en si bi lis ée s R ap po rt s d’ ac tiv ité s du M M E D is po ni bi lit é de fi na nc em en t B on ne co op ér at io n de s ac te ur s E ng ag em en t de s au to ri té s po lit iq ue s L e ph én om èn e de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t pr is e n co m pt e da ns l ’é la bo ra tio n et l a m is e en œ uv re d e la p ol iti qu e de l’ én er gi e Pl an s d’ ac tio n, pr oj et s et pr og ra m m es pr en an t en c om pt e le ph én om èn e de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s d’ ac tiv ité s du M M E 1, 8 m ill io ns fo ye rs a m él io ré s so nt d if fu sé s en m ili eu ru ra l d ur an t l es c in q pr oc ha in es a nn ée s T au x de pé né tr at io n de s fo ye rs am él io ré s R ap po rt s d’ en qu êt es D is po ni bi lit é de fi na nc em en t B on ne co op ér at io n de s ac te ur s E ng ag em en t de s au to ri té s po lit iq ue s O S 2 : A ss ur er un e of fr e du ra bl e en é ne rg ie d e cu is so n L a co ns om m at io n de g az b ut an e es t p ro m ue T au x de p én ét ra tio n du g az b ut an e pa r l es m én ag es R ap po rt s d’ en qu êt es O S 3 : R éd ui re le s co ns om m at io ns d ’é le ct ri ci té L es po pu la tio ns so nt se ns ib ili sé es su r le s éc on om ie s d’ én er gi e E vo lu tio n de s co ns om m at io ns d’ él ec tr ic ité R ap po rt s d’ ac tiv ité s de la SO N A B E L R ap po rt s d’ ét ud es D is po ni bi lit é de fi na nc em en t B on ne co op ér at io n de s ac te ur s E ng ag em en t de s au to ri té s po lit iq ue s D es a ct io ns d ’i nf or m at io n et d e se ns ib ili sa tio n su r le s éc on om ie s d’ én er gi es s on t ré al is ée s po ur l es co ns om m at eu rs Po ur ce nt ag e d’ én er gi e éc on om is é R ap po rt s d’ ac tiv ité s de la SO N A B E L R ap po rt s d’ ét ud es 20 bâ tim en ts ad m in is tr at if s ch oi si s à tit re ex pé ri m en ta l so nt éq ui pé s en sy st èm e de cl im at is at io n so la ir e (m ac hi ne s à ab so rp tio n) e t e n cl im at is at io n pa r é va po ra tio n T au x de pé né tr at io n de la cl im at is at io n so la ir e et de la cl im at is at io n pa r é va po ra tio n R ap po rt s d’ ét ud es O S 4 : A m él io re r la co nn ai ss an ce d es i m pa ct s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s su r le se ct eu r d e l’ én er gi e L es p ré vi si on s cl im at iq ue s so nt p lu s af fi né es e t m is es à la d is po si tio n de s ac te ur s cl és d u se ct eu r T au x d’ ut ili sa tio n de s pr év is io ns cl im at iq ue s R ap po rt s d’ ac tiv ité s du M M E R ap po rt s de re ch er ch e du M R SI D is po ni bi lit é de fi na nc em en t B on ne co op ér at io n de s ac te ur s E ng ag em en t de s au to ri té s po lit iq ue s Im pl ic at io n de s ch er ch eu rs L e po te nt ie l so la ir e, é ol ie n et h yd ro él ec tr iq ue e st m ie ux é va lu é da ns le c on te xt e de s C C R ap po rt d ’é tu de d is po ni bl e R ap po rt s d’ ac tiv ité s du M M E R ap po rt s de re ch er ch e du M R SI D e no uv el le s te ch no lo gi es m ie ux a da pt ée s au x C C s on t d év el op pé es e t u til is ée s E ff ic ac ité de s no uv el le s te ch no lo gi es R ap po rt s d’ ac tiv ité s du M M E R ap po rt s de re ch er ch e du M R SI R ap po rt s d’ ét ud es 87 2.3.5. Santé 2.3.5.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme Au Burkina Faso, les besoins en matière de développement dans le domaine de la santé s’articulent autour des huit (8) orientations stratégiques de la Politique nationale de santé (PNS). Ces orientations stratégiques déclinées en actions dans le Plan national de développement sanitaire (PNDS) ne prennent pas suffisamment en compte la question des changements climatiques. En effet, la plupart des plans d’actions élaborés dans le secteur de la santé ne prennent en compte les données de projection sur les changements climatiques et leurs impacts potentiels. L’étude du LAME sur les projections climatiques menée en 2012 prévoit une hausse importante des températures maxima et minima et des situations alternées de sécheresse et d’excédent pluviométrique au cours des 30 à 50 prochaines années. Les conséquences qui en résultent sont, entre autres, la vulnérabilité de la population à travers une aggravation de certaines maladies comme la méningite et le paludisme. Le tableau 16 ci-dessous propose les besoins d’adaptation en fonction des orientations stratégiques du PNDS. 88 T ab le au 1 8 : Po te nt ie l d ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s O ri en ta ti on s st ra té gi qu es du P N D S A xe s d’ in te rv en ti on d u P N D S A ct io ns p ri or it ai re s du P N D S Im pa ct o u ri sq ue c lim at iq ue ( lié C C ) P ot en ti el p ou r in té gr er l’ ad ap ta ti on D év el op pe m en t du l ea de rs hi p et d e la g ou ve rn an ce d an s le se ct eu r d e la s an té R en fo rc em en t de la co or di na tio n in te rn e de s in te rv en tio ns d u M in is tè re d e la sa nt é A m él io re r le di sp os iti f de pl an if ic at io n au s ei n du M in is tè re d e la s an té ( M S) e n te na nt c om pt e du ge nr e et d e l’ éq ui té L es co ns éq ue nc es de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s (a ug m en ta tio n de l’ in ci de nc e de c er ta in es m al ad ie s co m m e la d ia rr hé e, le p al ud is m e, la m én in gi te , l a ro ug eo le , la m al nu tr iti on ..) po ur ra ie nt pe rt ur be r le s po lit iq ue s et d is po si tif s de pl an if ic at io n ac tu el s. In té gr er l es q ue st io ns d e ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s po lit iq ue s, st ra té gi es e t di sp os iti fs d e pl an if ic at io n R en fo rc em en t de la co lla bo ra tio n in te rs ec to ri el le e t du p ar te na ri at d an s le s ec te ur d e la s an té M et tr e en p la ce /r en fo rc er l es c ad re s ap pr op ri és de co nc er ta tio n, de pl an if ic at io n de dé ve lo pp em en t sa ni ta ir es e nt re l e M S et l es a ut re s ac te ur s à to us le s ni ve au x L es co ns éq ue nc es de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s po ur ra ie nt re nd re in ap pr op ri és l es c ad re s de c on ce rt at io n ac tu el le s. In té gr er l es q ue st io ns d es c ha ng em en ts cl im at iq ue s da ns l a co or di na tio n in te r se ct or ie lle e n m at iè re d e ge st io n de s ri sq ue s D év el op pe m en t de s re ss ou rc es h um ai ne s en s an té M is e à di sp os iti on d e re ss ou rc es hu m ai ne s de qu al ité po ur la sa nt é E la bo re r un e st ra té gi e na tio na le d e fo rm at io n co nt in ue av ec de s pl an s co ns ol id és d e fo rm at io n co nt in ue à to us le s ni ve au x du s ys tè m e de s an té L es c on na is sa nc es d u pe rs on ne l de s an té po ur ra ie nt ê tr e in su ff is an te s po ur f ai re fa ce au x ef fe ts de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s In té gr er l es q ue st io ns d e ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns la fo rm at io n du pe rs on ne l d e sa nt é Pr om ot io n de l a sa nt é et d e la lu tte c on tr e la m al ad ie R en fo rc em en t de la co m m un ic at io n po ur le ch an ge m en t d e co m po rt em en t M et tr e en œ uv re de s pl an s de co m m un ic at io n po ur la s an té L es e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s po ur ra ie nt re nd re pl us vu ln ér ab le s le s po pu la tio ns Pr en dr e le s ef fe ts de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s st ra té gi es de co m m un ic at io n po ur l e ch an ge m en t de co m po rt em en t R en fo rc em en t de l a lu tte c on tr e le s m al ad ie s tr an sm is si bl es R en fo rc er l e sy st èm e de s ur ve ill an ce à to us le s ni ve au x L es e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s (h au ss e de s te m pé ra tu re s, in on da tio ns ) po ur ra ie nt fa vo ri se r la su rv en ue de s ép id ém ie s (r ou ge ol e, c ho lé ra , m én in gi te ) et d e ce rt ai ne s m al ad ie s (p al ud is m e) In té gr er le s ef fe ts de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s ou til s de p ré vi si on et d e ré po ns e 89 O ri en ta ti on s st ra té gi qu es d u P N D S A xe s d’ in te rv en ti on d u P N D S A ct io ns p ri or it ai re s du P N D S Im pa ct o u ri sq ue c lim at iq ue ( lié C C ) P ot en ti el p ou r in té gr er l’ ad ap ta ti on D év el op pe m en t de s in fr as tr uc tu re s, le s éq ui pe m en ts e t l es p ro du its d e sa nt é R en fo rc em en t de s in fr as tr uc tu re s C on st ru ir e de s no uv el le s in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es ré po nd an t au x no rm es p ar n iv ea u L a su rv en ue d es i no nd at io ns p ou rr ai en t en do m m ag er ce rt ai ne s in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es In té gr er l es e ff et s de s ph én om èn es l ié s au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s da ns l a co nc ep tio n et la ré al is at io n de s in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es Pr om ot io n de la re ch er ch e po ur la s an té R en fo rc em en t de s ca pa ci té s in st itu tio nn el le s et op ér at io nn el le s du M S da ns l e do m ai ne d e la re ch er ch e R en fo rc er le s ca pa ci té s op ér at io nn el le s du M S en m at iè re d e re ch er ch e M od if ic at io n de la dy na m iq ue de tr an sm is si on de s m al ad ie s cl im at o se ns ib le s Pr en dr e en co m pt e le s qu es tio ns de ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s th èm es d e re ch er ch e en s an té A cc ro is se m en t du fi na nc em en t de l a sa nt é et d e l’ ac ce ss ib ili té fi na nc iè re de s po pu la tio ns au x se rv ic es de sa nt é M ob ili sa tio n de s re ss ou rc es fi na nc iè re s en fa ve ur d e la s an té Fa ir e le pl ai do ye r po ur l’ ac cr oi ss em en t de l a pa rt d u bu dg et de l’ E ta t a llo ué à la s an té G es tio n de s ri sq ue s et c at as tr op he s lie s au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s po ur ra it gr ev er le s bu dg et s al lo ué s à la s an té Pr en dr e en c om pt e la g es tio n de s e ff et s de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns l’ al lo ca tio n du b ud ge t de l ’E ta t à la sa nt é 90 2.3.5.2 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour le secteur de la santé Le plan d’action proposé comporte un objectif général et cinq (5) objectifs spécifiques qui sont ci-dessous détaillés. L’objectif général est d’assurer l’adaptation du secteur de la santé aux changements climatiques, pour une meilleure protection de la population. Ce plan d’action est présenté au tableau 17 ci-dessous : 91 T ab le au 1 9 : R és um é de s ac tio ns d ’a da pt at io n O ri en ta ti on s st ra té gi qu es O bj ec ti fs s pé ci fi qu es A xe s d’ in te rv en ti on A ct io ns d ’a da pt at io n Im pa ct s et r és ul ta ts at te nd us In di ca te ur s D év el op pe m en t du le ad er sh ip et de la go uv er na nc e da ns l e se ct eu r de la s an té A ss ur er l e le ad er sh ip e t la go uv er na nc e en m at iè re d’ ad ap ta tio n au x ef fe ts d es ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s ec te ur d e la s an té R en fo rc em en t de la co or di na tio n Pr en dr e en c om pt e le s qu es tio ns de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s st ra té gi es d e sa nt é L es qu es tio ns de ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt in té gr ée s da ns le s st ra té gi es d e sa nt é St ra té gi es na tio na le s de sa nt é pr en an t en c om pt e le s ch an ge m en ts cl im at iq ue s di sp on ib le R en fo rc er la c ol la bo ra tio n da ns le d om ai ne d u cl im at e t l a sa nt é L a co lla bo ra tio n in te rs ec to ri el le es t am él io ré e E xi st en ce d’ un ca dr e de co nc er ta tio n fo nc tio nn el D év el op pe m en t de s re ss ou rc es hu m ai ne s en sa nt é R en fo rc er l es c ap ac ité s de s re ss ou rc es hu m ai ne s en sa nt é M is e à di sp os iti on de re ss ou rc es hu m ai ne s de qu al ité p ou r l a sa nt é R en fo rc er le s co m pé te nc es du pe rs on ne l su r le s m al ad ie s se ns ib le s au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s D es fo rm at io ns su r le s ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt p ri se s en c om pt e E xi st en ce d’ un pl an de fo rm at io n L es co m pé te nc es du pe rs on ne l so nt re nf or cé es da ns le do m ai ne de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s N om br e de p er so nn el fo rm é Pr om ot io n de l a sa nt é et d e la lu tte c on tr e la m al ad ie A m él io re r la d ét ec tio n et l a ré po ns e au x ph én om èn es lié s au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R en fo rc em en t de la co m m un ic at io n po ur le ch an ge m en t d e co m po rt em en t D év el op pe r un e st ra té gi e de co m m un ic at io n po ur l ’a da pt at io n au x ef fe ts de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s L es po pu la tio ns so nt se ns ib ili sé es a ux e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s St ra té gi e de c om m un ic at io n di sp on ib le E xi st en ce de su pp or ts de se ns ib ili sa tio n R en fo rc em en t de la lu tte co nt re le s m al ad ie s cl im at o dé pe nd an te s R en fo rc er le s ca pa ci té s de pr év is io n et de ré po ns es au x ph én om èn es lié s au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L es c ap ac ité s de p ré vi si on et de ré po ns es au x ph én om èn es lié s au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt a m él io ré es L es o ut ils d e pr év is io n et d e ré po ns e so nt d is po ni bl es D év el op pe m en t de s in fr as tr uc tu re s, de s éq ui pe m en ts e t de s pr od ui ts de s an té A da pt er le s in fr as tr uc tu re s de sa nt é au x ef fe ts de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s R en fo rc em en t de s in fr as tr uc tu re s R éa lis er de s in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es a da pt ée s au x ef fe ts d es ch an ge m en ts c lim at iq ue s L es in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es so nt ad ap té es au x ef fe ts d es c ha ng em en ts cl im at iq ue s L a co ns tr uc tio n de s in fr as tr uc tu re s sa ni ta ir es tie nn en t co m pt e de s ri sq ue s lie s au x de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s Pr om ot io n de la re ch er ch e po ur la s an té R en fo rc er l a re ch er ch e da ns le d om ai ne d es c ha ng em en ts cl im at iq ue s R en fo rc em en t d e la re ch er ch e D év el op pe r la re ch er ch e su r la sa nt é et le s ch an ge m en ts cl im at iq ue s L es e ff et s de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s su r la sa nt é s on t m ie ux c on nu s N om br es d ’é tu de s ré al is ée s su r la th ém at iq ue sa nt é ch an ge m en ts c lim at iq ue s 92 2.3.6. Infrastructures et habitat 2.3.6.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme Les besoins d’adaptation aux changements climatiques du secteur des infrastructures et de l’habitat sont les suivants : Dans le sous-secteur des réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées : adaptation des caniveaux à travers le dimensionnement de nouvelles infrastructures qui ne doivent plus être utilisées pour drainer les eaux usées ni pour y déverser les ordures et être des bouchons pendant les fortes pluies, sensibilisation des usagers à l’entretien des ouvrages, couverture des ouvrages pour éviter le dépôt des ordures pendant les pluies. Dans le sous-secteur des infrastructures de mobilisation et de distribution des ressources en eau (barrages et retenues d’eau de surface et souterraines, puits et forages, stations de pompage et réseaux de distribution), les aspects ci-dessous listés sont à prendre en considération pour l’adaptation aux changements climatiques : Le besoin d’adaptation concernera le dimensionnement adapté des infrastructures en fonction des besoins, le risque étant encore une fois que ces infrastructures ne soient pas utilisées comme des dépotoirs d’ordures. A court terme, il s’agira d’observer les impacts des CC, réaliser des actions d’information, et à moyen et long terme, de faire de la recherche sur les impacts des CC sur les réseaux, et proposer de normes burkinabé adaptées. Dans le sous-secteur des routes et structures connexes : Respect strict et actualisation de la règlementation en vigueur en ce qui concerne les études d’impact environnemental et les normes de construction des voies ; Prise en compte adéquate des besoins de transport et de mobilité dans la programmation et la réalisation des voies ; Ouverture de voies dans les aménagements urbains. Dans le sous-secteur du bâtiment (logements et équipements socio-collectifs): Financement de projets écologiques ; Construction de bâtiments consommant moins d’énergie dans les systèmes de climatisation ou ne nécessitant aucun équipement de climatisation ou de faibles puissances. 2.3.6.2 Domaines prioritaires d’adaptation Dans le sous-secteur des réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées, l’objectif visé est de garantir un cadre de vie sain où tous les citoyens ont accès à des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et usées qui soient durables et robustes vis-à-vis des effets du changement climatique. Les actions majeures à long terme sont résumées au tableau 18 ci-dessous : 93 T ab le au 2 0 : ac tio ns d ’a da pt at io n à lo ng te rm e da ns le s ou s se ct eu r d es ré se au x d’ ea ux p lu vi al es e t d ’e au x us ée s A ct io ns d e re ch er ch e A ct io ns d ’i ng én ie ri e/ ex pe rt is e A ct io ns d e pl ai do ye r C am pa gn es d ’I E C D ot at io n du pa ys en no rm es co nt ex tu al is ée s C on te xt ua lis at io n de s ou til s et le s fo rm ul es d e di m en si on ne m en t M ei lle ur e m aî tr is e de s di ff ér en ts pa ra m èt re s de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s su r le s ré se au x d’ ea ux pl uv ia le s et d ’e au x u sé es D ot at io n de s co lle ct iv ité s lo ca le s d’ ou til s, d e ré se au x d’ ea ux p lu vi al es e t us ée s A cc ro is se m en t / de ns if ic at io n de s ré se au x d’ ea ux pl uv ia le s et d’ ea ux us ée s M ai tr is e de l’ oc cu pa tio n de s so ls Fo rm at io n de re ss ou rc es hu m ai ne s qu al if ié es M is e en pl ac e de sy st èm es d’ al er te pr éc oc e de s ca ta st ro ph es ( in on da tio ns ) po ur m in im is er le s dé gâ ts Pl ai do ye r au pr ès d es d éc id eu rs n at io na ux et t er ri to ri au x af in d e pr om ou vo ir d es ac tio ns c on cr èt es Pl ai do ye r au pr ès d es P T F po ur a llé ge r le s pr oc éd ur es d ’a cq ui si tio n de s fo nd s/ fi na nc em en ts au pr of it de s pe rs on ne s vu ln ér ab le s Pl ai do ye r au pr ès de s m in is tè re s po ur ac cé lé re r l e tr ai te m en t d es d os si er s Se ns ib ili sa tio n de s po pu la tio ns , de s re la is c om m un au ta ir es s ur l es b on ne s pr at iq ue s/ m an iè re s d’ ut ili sa tio n et d’ en tr et ie n de s ou vr ag es d’ ea ux pl uv ia le s et d ’e au x us ée s L ’é du ca tio n à l’ éc oc ito ye nn et é 94 Dans le sous-secteur des infrastructures de mobilisation et de distribution des ressources en eau, les actions suivantes sont proposées : Actualiser les normes et méthodes de dimensionnement des ouvrages hydrauliques (barrages, ouvrages routiers, réseaux d’irrigation) : encourager la recherche scientifique pour l’élaboration de nouvelles normes, densifier les réseaux de collecte et d’archives et de gestion des bases de données hydrologiques ; Appliquer la GIRE : vulgariser de nouvelles techniques d’irrigation (goutte-à-goutte, réduction des pertes d’eau dans les canalisations d’AEP et d’irrigation, réduire les effets de l’évaporation, protéger les ouvrages de captage, de stockage et de distribution. Dans le sous-secteur des routes et structures connexes, les actions à entreprendre sont les suivantes : 1) Améliorer et appliquer la règlementation ; 2) Actualiser les normes de construction des infrastructures routières ; 3) Planifier l’occupation de l’espace urbain : Elaborer les Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) Elaborer les plans d’occupation des sols (POS) 4) Elaborer un manuel de procédures pour les infrastructures routières ; 5) Mener la concertation entre les acteurs 6) Entreprendre les projets d’infrastructures en lien avec les documents de référence. Dans le sous-secteur du bâtiment (logements et équipements socio-collectifs), les actions suivantes sont à privilégier : 95 T ab le au 2 1 : ac tio ns à e nt re pr en dr e da ns le s ou s se ct eu r d u bâ tim en t 1 P la ni fi ca ti on e t p ro gr am m at io n de s ac ti on s pr io ri ta ir es A ct ua lis at io n de s ou til s de p la ni fi ca tio n (S D A U e t P O S) e n pr en an t e n co m pt e le s ch an ge m en ts c lim at iq ue s ; E la bo ra tio n de s PO S de s au tr es v ill es d u pa ys ; R es tr uc tu ra tio n de s zo ne s d’ ha bi ta t s po nt an é pr év ue p ou r l ’h ab ita t p ar le s do cu m en ts d e pl an if ic at io n ; A m én ag em en t e t p ro te ct io n de s zo ne s in on da bl es ; R éa lis at io n d’ ét ud e de p ro gr am m at io n ur ba in e, a rc hi te ct ur al e et e nv ir on ne m en ta le p ou r t ou t p ro je t d ’a m én ag em en t u rb ai n et a rc hi te ct ur al . 2 R ec he rc he , M at ér ia ux e t N or m es d e co ns tr uc ti on e t a pp lic at io n de s no uv el le s te ch no lo gi es d e co ns tr uc ti on E la bo ra tio n d’ un c od e de q ua lit é én er gé tiq ue d an s le b ât im en t ; R ec he rc he e t a pp lic at io n su r l es é ne rg ie s re no uv el ab le s ; Pr om ot io n de l’ én er gi e so la ir e da ns le s zo ne s dé fa vo ri sé es e t p ou r l es é qu ip em en ts s oc ia ux d e pr ox im ité ; E la bo ra tio n d’ un g ui de d e co ns tr uc tio n en m at ér ia ux a pp ro pr ié s (c ar ac té ri sa tio n et te ch ni qu es ) ; R en fo rc em en t d es c ap ac ité s de p ré vi si on s m ét éo ro lo gi qu e ; 3 Su iv i e t é va lu at io n de s ac ti on s pr io ri ta ir es R en fo rc em en t du c on tr ôl e de s am én ag em en ts à t ra ve rs l a m is e en p la ce d e br ig ad es m ul tif on ct io nn el le s de c on tr ôl e de l ’o cc up at io n de s zo ne s in on da bl es e t se ns ib le s ; E nt re tie n de s ou vr ag es d e dr ai na ge d es e au x pl uv ia le s et u sé es d es v ill es ; V ia bi lis at io n de z on es a m én ag ée s ; Su iv i d u re sp ec t d es d is po si tio ns d u C od e de l’ U rb an is m e et d e la C on st ru ct io n 4 C om m un ic at io n Se ns ib ili sa tio n de s ac te ur s au re sp ec t d es d is po si tio ns d u C od e de l’ U rb an is m e et d e la C on st ru ct io n ; Se ns ib ili sa tio n de s po pu la tio ns s ur le s en je ux d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s ; In te rd ic tio n de la p ro du ct io n, d e l’ im po rt at io n de s em ba lla ge s pl as tiq ue s, e t l eu r r em pl ac em en t p ar le s em ba lla ge s bi od ég ra da bl es . 96 2.3.6.3 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour le secteur des infrastructures et de l’habitat Le plan d’action proposé pour le secteur des infrastructures et de l’habitat est présenté au tableau 20 ci-dessous : 97 T ab le au 2 2 : P la n d’ ac tio n d’ ad ap ta tio n du s ec te ur d es in fr as tr uc tu re s et d e l’ ha bi ta t a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O bj ec ti f g lo ba l : A cc ro ît re la r és ili en ce d es p op ul at io ns e t de l’ en vi ro nn em en t b ât i a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s (C C ) e n vu e d’ at te in dr e un d év el op pe m en t d ur ab le O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se /r is qu e O S 1 : F av or is er l’ ac cè s au lo ge m en t dé ce nt p ou r le s co uc he s so ci al es d éf av or is ée s à tr av er s le lo ge m en t lo ca ti f, l’ ap pu i à l’ au to co ns tr uc ti on e t la c on st ru ct io n de s lo ge m en ts s oc ia ux L ’a cc ès a u lo ge m en t d éc en t p ou r to us es t as su ré à tr av er s le lo ge m en t lo ca tif , l’ ap pu i à l’ au to c on st ru ct io n et la co ns tr uc tio n de s lo ge m en ts so ci au x N om br e de lo ge m en ts so ci au x ré al is és N om br e de p er so nn es a ya nt b én éf ic ié d’ un ap pu i po ur ré al is er le ur s lo ge m en ts a u B ur ea u d’ as si st an ce à l’ au to c on st ru ct io n (B A A ) T au x de fr éq ue nt at io n du B A A C oû t m oy en de ré al is at io n d’ un lo ge m en t N iv ea u d’ ap pl ic at io n de la ré gl em en ta tio n su r l e lo ge m en t l oc at if N iv ea u de l a re ch er ch e en m at iè re d e m at ér ia ux et de te ch ni qu es co ns tr uc tiv es a pp ro pr ié es Fa ci lit é da ns l’ ac qu is iti on d’ un lo ge m en t D oc um en t d e pr oj et A tte st at io n de r em is es d e cl és d e lo ge m en ts R ap po rt s du B A A C on st at ph ys iq ue de l’ ex éc ut io n de s lo ge m en ts (p ho to s) R ég le m en ta tio n su r le lo ge m en t lo ca tif p ri vé L e fi na nc em en t e st d is po ni bl e L e pe rs on ne l qu al if ié es t di sp on ib le L es au to co ns tr uc te ur s fr éq ue nt en t l e B A A L es ba ill eu rs ap pl iq ue nt la ré gl em en ta tio n O S 2 : R éa lis er d es é qu ip em en ts so ci o co lle ct if s, d es i nf ra st ru ct ur es ro ut iè re s, hy dr au liq ue s, et d’ év ac ua ti on d es e au x pl uv ia le s et us ée s qu i s oi en t ut ile s et r és ili en ts à tr av er s un e bo nn e co nc ep ti on /r éa lis at io n et un bo n en tr et ie n L es é qu ip em en ts d ’i nf ra st ru ct ur es e t de su pe rs tr uc tu re s so nt bi en pl an if ié es e t co nç ue s, b ie n ré al is ée s, bi en e nt re te nu es e t d ur ab le s D ur ée de vi e m oy en ne de s éq ui pe m en ts Q ua lit é de s éq ui pe m en ts ré si st an ts au x ef fe ts d es C C N om br e de ré un io ns de se ns ib ili sa tio n te nu es N or m es m is es à jo ur Q ua lit é de s ré su lta ts is su s de la re ch er ch e en m at iè re d e m at ér ia ux e t de te ch ni qu es co ns tr uc tiv es ap pr op ri ée s D oc um en ts de pl an if ic at io n (S N A T , S D A U , P O S) D os si er s d’ A pp el s l’ O ff re s A tte st at io ns de bo nn e fi n de s tr av au x PV d e ré ce pt io n dé fi ni tiv e PV d e ré un io n de s en si bi lis at io n N or m es L e fi na nc em en t e st d is po ni bl e L e pe rs on ne l te ch ni qu e es t di sp on ib le L es m ar ch és o nt é té e xé cu té s da ns le s rè gl es d e l’ ar t L ’a dh és io n de la po pu la tio n es t a cq ui se O S 3 :F ai re d es v ill es d u B ur ki na L e rô le de pô le s de cr oi ss an ce E vo lu tio n du ta ux de pa uv re té D oc um en ts de pl an if ic at io n L a cr éd ib ili té d es i nv es tis se ur s 98 O bj ec ti f g lo ba l : A cc ro ît re la r és ili en ce d es p op ul at io ns e t de l’ en vi ro nn em en t b ât i a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s (C C ) e n vu e d’ at te in dr e un d év el op pe m en t d ur ab le O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se /r is qu e F as o de s pô le s de cr oi ss an ce éc on om iq ue e t de d év el op pe m en t du ra bl e éc on om iq ue e t de d év el op pe m en t de s vi lle s du B ur ki na F as o es t r ec on nu L a lu tte c on tr e la p au vr et é ur ba in e es t as su ré e ur ba in e N om br e de pr oj et s / d’ in ve st is se m en ts da ns le s vi lle s se co nd ai re s N om br e de v ill es a ya nt b én éf ic ié d e pr oj et s de d év el op pe m en t N om br e de qu ar tie rs an ci en s ré ha bi lit és E vo lu tio n de l’ ex od e ru ra l N om br e de tit re s de pr op ri ét é fo nc iè re oc tr oy és au x co uc he s dé fa vo ri sé es (S N A T , SD A U , PO S, Pl an s de ci rc ul at io n) D oc um en ts d e pr oj et s C R de s ré un io ns av ec le s co m m un au té s C on st at ph ys iq ue de l’ ex éc ut io n de s pr oj et s Sc hé m as di re ct eu rs d’ am én ag em en t et d e ge st io n de s ea ux Sc hé m as d’ am én ag em en t et de ge st io n de s ea ux et de to us le s ac te ur s es t m aî tr is ée L e fi na nc em en t e st d is po ni bl e L ’a dh és io n de la po pu la tio n es t a cq ui se 99 2.3.7 Prise en compte des questions transversales Dans le cadre du PNA global, il a été retenu pour le traitement des questions transversales de mettre l’accent sur la sécurité en eau et particulièrement sur les femmes et les organisations de la société de la société civile. Deux expertes nationales faisant partie des neuf (9), experts nationaux ont été retenues par le SP/CONEDD pour animer les concertations avec les acteurs concernés et recueillir leurs contributions au PNA global. 2.3.7.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme des femmes Les bonnes pratiques d’adaptation prenant en compte les conditions des femmes au Burkina Faso sont peu nombreuses. La majorité de ces pratiques d’adaptation ignore en partie leur situation de personnes vulnérables par rapport aux hommes. Dans cette situation les besoins d’adaptation des femmes aux changements climatiques peuvent se présenter de la façon suivante : Besoin d’éducation et de formation : promouvoir l’éducation et la formation des femmes permettra de les éclairer davantage sur les problématiques des changements climatiques et la gestion durable des terres d’une manière générale ; Besoin d’accès aux techniques d’adaptation qui tiennent compte suffisamment de l’approche genre, pour ne pas accentuer les inégalités entre hommes et les femmes ; Besoin d’accès aux espaces de décision : intégrer les femmes et les associations de femmes dans les comités de pilotage des projets et des instances de décision au niveau local permet leur pleine participation à l’élaboration et à l’exécution des plans de développement à tous les échelons y compris ceux portant sur l’adaptation aux changements climatiques ; Besoin d’accessibilité aux foyers améliorés, à l’énergie solaire et éolienne des femmes rurales. 2.3.7.2 Domaines prioritaires d’adaptation des femmes Compte tenu des projections sur le déficit pluviométrique et l’augmentation de la température, des mesures d’adaptation à long terme doivent être envisagées en vue de minimiser les effets pervers de ces changements sur les activités des femmes. A cet effet, plusieurs options d’adaptation sont possibles et les plus pertinentes d’entre elles sont les suivantes : Option 1 : Renforcement des capacités des associations de femmes sur les bonnes pratiques d’adaptation aux changements climatiques ; Option 2: Amélioration de l’accessibilité des femmes à l’eau potable lors des pénuries d’eau ; Sensibiliser les femmes sur les valeurs nutritionnelles des PFNL pour une meilleure préservation et valorisation des espèces pourvoyeuses 100 Renforcer les capacités techniques des femmes sur les bonnes pratiques de cueillette, de transformation et sur les dispositions pour assurer la régénération naturelle et assistée Option 3: Promotion des activités génératrices de revenus en faveur des femmes. 2.3.7.3 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour les femmes En considérant l’analyse des impacts des changements climatiques dans les secteurs majeurs d’intervention des associations de femmes les projets suivants sont proposés pour leur adaptation aux changements climatiques : 1) Formation/information/sensibilisation des associations féminines ; 2) Renforcer la résilience et la capacité d’adaptation aux changements climatiques des associations féminines par la mise en œuvre des AGR ; 3) Recherche sur les bonnes pratiques d’adaptation avantageuses et à la portée des femmes. Projet 1 : Formation/information/sensibilisation des associations féminines Objectif global Accroitre la maîtrise des problématiques d’environnement et des changements climatiques par les membres des associations féminines. Objectifs spécifiques Renforcer les capacités en alphabétisation initiale des femmes membres des associations dans les domaines des PFNL, du maraichage, du bois énergie, de la pharmacopée traditionnelle, de la gestion des déchets ménagers et de l’assainissement, de la transformation des produits issus de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage. Sensibiliser les femmes pour une participation effective à la gouvernance locale. Renforcer les capacités des femmes et des hommes en genre et en leadership féminin. Résultats à court terme (0 5 ans) Les capacités en alphabétisation initiale des femmes membres des associations dans les domaines des PFNL, du maraichage, du bois énergie, de la pharmacopée traditionnelle, de la gestion des déchets ménagers et de l’assainissement, de la transformation des produits issus de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage sont renforcées. Les capacités des femmes membres des associations féminines sont renforcées à travers l’application des bonnes pratiques d’adaptation (PFNL, bois énergie, déchets, agriculture, etc.) aux des changements climatiques. Résultats à moyen terme (5- 10 ans) Les femmes des associations féminines participent efficacement à la gouvernance locale. Les femmes des associations féminines sont formées en genre et en leadership féminin. Résultats à long terme (au- delà de 15 ans) Les femmes sont outillées pour améliorer leur résilience face aux changements climatiques. 101 Projet 2 : Renforcer la résilience et la capacité d’adaptation aux changements climatiques des associations féminines par la mise en œuvre des AGR Objectif global Améliorer la capacité de résilience des membres des associations féminines à travers la mise en œuvre des activités génératrices de revenus. Objectifs spécifiques Renforcer les capacités des associations féminines dans la conduite d’activités génératrices de revenus pour leur autonomisation. Assurer la maîtrise de l’eau d’irrigation dans les sites maraîchers à travers la réhabilitation des puits et forages. Améliorer la qualité nutritionnelle des groupes les plus vulnérables (femmes et enfants) à travers la disponibilité des produits en quantité et qualité suffisante. Doter les femmes en équipements appropriés et technologies appropriées pour mener à bien leurs activités. Accroître les productions céréalière et maraichère pour contribuer à la sécurité alimentaire. Résultats à court terme (0-5 ans) Les puits et forages sont protégés et exploités Les revenus des femmes sont accrus. L’autonomisation des femmes est améliorée. Les sites maraîchers sont réhabilités. Les femmes sont dotées d’équipements et technologies appropriés pour mener à bien leurs activités. Les productions céréalière et maraichère sont améliorées pour assurer la sécurité alimentaire. Le cadre de vie des zones urbaines et périurbaines est assaini et les déchets ménagers sont bien gérés. Résultats à moyen terme (5- 10 ans) L’état nutritionnel des groupes les plus vulnérables (femmes et enfants) est amélioré. Les revenus des femmes sont accrus. L’autonomisation des femmes est réalisée. Les ressources naturelles sont protégées. Résultats à long terme (au- delà de 15 ans) La capacité de résilience des femmes face aux changements climatiques est accrue à travers la mise en œuvre des AGR. 102 Projet 3 : Recherche sur les bonnes pratiques d’adaptation avantageuses et à la portée des femmes Objectif global Développer des technologies d’adaptation tenant compte des conditions des associations de femmes à partir des connaissances traditionnelles. Objectifs spécifiques Tenir compte des connaissances traditionnelles locales dans les stratégies de recherche pour améliorer les pratiques d’adaptation des femmes aux changements climatiques. Vulgariser des technologies améliorées qui soient physiquement moins contraignantes et moins onéreuses dans leur mise en œuvre Résultats à court terme (0-5 ans) Des recherches basées sur des connaissances traditionnelles en matière d’adaptation des femmes sont réalisées auprès des populations. Des technologies améliorées à l’intention des femmes sont identifiées. Résultats à moyen terme (5- 10 ans) Les pratiques d’adaptation des femmes aux changements climatiques sont améliorées. Des technologies améliorées tenant compte des conditions des femmes sont vulgarisées. Résultats à long terme (au- delà de 15 ans) Les capacités de résilience des femmes face aux changements climatiques sont accrues à travers l’adoption de nouvelles technologies. Cette présentation du plan d’action d’adaptation aux changements climatiques pour les femmes a pour but essentiel de mettre en exergue les actions majeures qui y sont contenues. Sur le plan pratique, ces actions seront opérationnalisées à travers les plans d’actions des différents secteurs de développement. 2.3.7.4. Prise en compte des organisations de la société civile En ce qui concerne les OSC, il s’agit surtout de voir comment elles pourraient accompagner sur le long terme la mise en œuvre du PNA. A cet effet, il est proposé un plan d’action constitué de trois projets : Projet 1 : Amélioration et renforcement de la participation des OSC aux prises de décisions sur les questions d’adaptation aux changements climatiques. Projet 2 : Renforcement de la durabilité des initiatives d’adaptation aux changements climatiques de la société civile. Projet 3 : Capitalisation et diffusion des meilleures pratiques d’adaptation aux changements climatiques des OSC. 103 Les objectifs et résultats attendus de ces projets sont ci-dessous développés: Projet 1 : Amélioration et renforcement de la participation des OSC aux prises de décisions sur les questions d’adaptation aux changements climatiques Objectif global Améliorer la contribution des OSC pour une meilleure gouvernance dans la mise en œuvre du PNA/CC au Burkina Faso. Objectifs spécifiques Renforcer les capacités d’intervention des organisations de la société civile en matière d’adaptation aux changements climatiques. Résultats à court terme Au moins cinquante (50) OSC disposent des ressources nécessaires pour alimenter la réflexion et les prises de décisions sur les questions d’adaptation aux changements climatiques aux niveaux local, régional et national d’ici fin 2018. Résultats à moyen terme Au moins cinq propositions des OSC sont intégrées dans les politiques nationales sur les questions d’adaptation aux changements climatiques d’ici fin 2023. Résultats à long terme Au moins dix propositions des OSC sont intégrées dans les politiques nationales sur les questions d’adaptation aux changements climatiques d’ici fin 2028. Projet 2 : Renforcement de la durabilité des initiatives d’adaptation aux changements climatiques de la société civile Objectif global Assurer la durabilité des initiatives de la société civile sur l’adaptation aux changements climatiques. Objectifs spécifiques Renforcer la durabilité des initiatives d’adaptation aux changements climatiques mises en œuvre par les OSC et les communautés rurales dans les treize (13) régions du Burkina Faso. Résultats à court terme Au moins deux cents (200) micro projets de consolidation des acquis et de développement d’initiatives innovatrices des OSC sur l’adaptation aux changements climatiques au niveau national sont mis en œuvre d’ici fin 2018. Résultats à moyen terme Au moins trois cents (300) micro projets de consolidation des acquis et de développement d’initiatives innovatrices des OSC sur l’adaptation aux changements climatiques au niveau national sont mis en œuvre d’ici fin du 2023. Résultats à long terme Au moins cinq cents (500) micro projets de consolidation des acquis et de développement d’initiatives innovatrices des OSC sur l’adaptation aux changements climatiques au niveau national sont mis en œuvre d’ici fin du 2028. 104 Projet 3 : Capitalisation et diffusion des meilleures pratiques d’adaptation des aux changements climatiques des OSC. Objectif global Contribuer à l’amélioration de la participation des populations dans le processus de réflexion, d’analyse et de décision en matière d’adaptation aux changements climatiques par la production, la diffusion et l’utilisation efficace de l’information issue d’expériences novatrices des OSC. Objectifs spécifiques Capitaliser au niveau national les expériences en matière d’adaptation aux changements climatiques des OSC et diffuser les leçons et les bonnes pratiquespar des outils et des canaux appropriés. Résultats à court terme Les expériences pertinentes et innovantes des organisations de la société civile en matière d’adaptation aux changements climatiques dans cinq (5) régions sont capitalisées, validées de façon participative et diffusées par des outils et canaux d’information et de vulgarisation appropriés d’ici fin 2018. Résultats à moyen terme Les expériences pertinentes et innovantes des organisations de la société civile en matière d’adaptation aux changements climatiques dans huit (8) régions sont capitalisées, validées de façon participative et diffusées par des outils et canaux d’information et de vulgarisation appropriés d’ici fin 2023. Résultats à long terme Les expériences pertinentes et innovantes des organisations de la société civile en matière d’adaptation aux changements climatiques dans les treize (13) régions sont capitalisées, validés de façon participative et diffusées par des outils et canaux d’information et de vulgarisation appropriés d’ici fin 2028. Tout comme pour le plan d’action d’adaptation des femmes aux changements climatiques, celui des OSC sera aussi mis en œuvre à travers les plans d’actions des différents secteurs de développement. 2.3.7.5 Prise en compte de la sécurité en eau Au titre des questions transversales, il est indispensable de prendre en compte la sécurité en eau. Cela se justifie par le fait que les plans susmentionnés ne peuvent se réaliser sans l’existence d’une véritable sécurité en eau. Même si globalement, les plans d’action sectoriels, dans leurs objectifs spécifiques ou actions, traitent de la sécurité en eau, il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire de proposer un plan d’action qui couvre cette préoccupation de façon complète. Le plan d’action ci-dessous esquissé a pour objectif global de « Préserver les ressources en eau contre les effets néfastes des changements climatiques ». Cet objectif global est articulé en quatre (4) objectifs spécifiques développés au tableau 21 ci-dessous : 10 5 T ab le au 2 3 : P la n d’ ac tio n po ur la p ri se e n co m pt e de la s éc ur ité e n ea u O bj ec ti f g lo ba l : P ré se rv er le s re ss ou rc es e n ea u co nt re le s ef fe ts n éf as te s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se /r is qu e O S 1 : R en fo rc er la m ob ili sa tio n et la va lo ri sa tio n de s re ss ou rc es en e au le s no uv el le s no rm es de di m en si on ne m en t de s in fr as tr uc tu re s de m ob ili sa tio n et de va lo ri sa tio n de s re ss ou rc es e n ea u en f on ct io n du C C so nt é ta bl ie s L es in fr as tr uc tu re s de m ob ili sa tio n de s ea ux (b ar ra ge s) s on t r éh ab ili té es L es in fr as tr uc tu re s de v al or is at io n de s re ss ou rc es e n ea u (p ér im èt re s ir ri gu és ) so nt ré ha bi l it ée s D e no uv ea ux o uv ra ge s de m ob ili sa tio n de s re ss ou rc es e n ea u ad ap té a ux e ff et s de s C C s on t r éa lis és D e no uv ea ux o uv ra ge s de v al or is at io n de s re ss ou rc es e n ea u (p ér im èt re s ir ri gu és ) a da pt é au x ef fe ts d es C C s on t ré al is és L es c ap ac ité s de s ac te ur s su r l a su rv ei lla nc e et l’ en tr et ie n de s ba rr ag es et d es p ér im èt re s ir ri gu és s on t re nf or cé es D es fo ra ge s à gr os d éb it s on t r éa lis és D es sy st èm es de tr an sp or t d’ ea u éc on om e so nt d év el op pé s L ’e xi st en ce d u do cu m en t s ur le s no uv el le s no rm es L e no m br e de ba rr ag es dé gr ad és ré ha bi lit és L e no m br e de p ér im èt re s ir ri gu és ré ha bi lit és L e no m br e de n ou ve au x ba rr ag es ré al is és L e no m br e de n ou ve au x pé ri m èt re s ir ri gu és ré al is és L e no m br e d’ ac te ur s fo rm és p ou r l e su iv i e t l ’e nt re tie n de s ou vr ag es hy dr au liq ue s L e no m br e de b ar ra ge s et d e pé ri m èt re s ir ri gu és s ui vi s L e no m br e de b ar ra ge s et d e pé ri m èt re s ir ri gu és e nt re te nu s (a ct io ns p ré ve nt iv es ) L e no m br e de fo ra ge s à gr os d éb it N om br e d’ in fr as tr uc tu re s de tr an sp or t d’ ea u éc on om e ré al is ée s R ap po rt d e l’ ét ud e su r l es n ou ve lle s no rm es L es ra pp or ts d ’é tu de s du m in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u L es P ro cè s V er ba ux d e ré ce pt io n de s tr av au x L es fi ch es d e su iv i e t d e co lle ct e de do nn ée s L es ra pp or ts d e sy nt hè se L es fi ch es d e su iv i e t d e co lle ct e de do nn ée s R ap po rt s d’ ac tiv ité s A cc om pa gn em en t de l’ E ta t et de s pa rt en ai re s te ch ni qu es et fi na nc ie rs A dh és io n et im pl ic at io n de s ac te ur s O S 2 :R en fo rc er la pr és er va tio n et la pr ot ec tio n de s re ss ou rc es en e au L es s ch ém as d ir ec te ur s d’ am én ag em en t et d e ge st io n de s ea ux (S D A G E ) s on t él ab or és e t m is e n œ uv re D es te ch no lo gi es ép ro uv ée s de ré du ct io n de l’ év ap or at io n so nt m is es e n N om br e de sc hé m as di re ct eu rs d’ am én ag em en t et d e ge st io n de s ea ux él ab or é R ap po rt s d’ ét ud es s pé ci fi qu es d u M in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u R ap po rt s d’ ét ud es s pé ci fi qu es d u M in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u A dh és io n et co lla bo ra tio n de s ac te ur s co nc er né s 10 6 O bj ec ti f g lo ba l : P ré se rv er le s re ss ou rc es e n ea u co nt re le s ef fe ts n éf as te s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts In di ca te ur s M oy en e t s ou rc e de v ér if ic at io n H yp ot hè se /r is qu e œ uv re L es p er te s en e au d es g ra nd s ba rr ag es e t re te nu es d ’e au s on t m aî tr is ée s L a ré gl em en ta tio n en m at iè re d’ In st al la tio ns , ou vr ag es , tr av au x et ac tiv ité s (I O T A ) es t vu lg ar is ée et re sp ec té e T au x de r éd uc tio n de s pe rt es d ’e au p ar év ap or at io n T au x de r éd uc tio n de s fu ite s d’ ea u de s gr an ds b ar ra ge s et re te nu es d ’e au Po ur ce nt ag e de s IO T A r éa lis és s el on l a rè gl em en ta tio n T au x de m is e en œ uv re de s pr oj et s/ pr og ra m m es pl ur i an nu el s de s SD A G E Si te w eb : w w w .e au . B ur ki na R ap po rt te ch ni qu e de la D G R E s ur le re sp ec t d e la ré gl em en ta tio n en m at iè re d’ IO T A R ap po rt d e su iv i de l a m is e en œ uv re d es S D A G E (S P/ PA G IR E ) A cc om pa gn em en t de l’ E ta t et de s pa rt en ai re s te ch ni qu es et fi na nc ie rs D is po ni bi lit é de s re ss ou rc es fi na nc iè re s O S3 : R en fo rc er la co nn ai ss an ce su r le s re ss ou rc es e n ea u (s ur fa ce et s ur to ut s ou te rr ai ne ) da ns le co nt ex te de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s L a co nn ai ss an ce s ur le s re ss ou rc es e n ea u, d an s le c on te xt e de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s, e st re nf or cé e L e no m br e de s ta tio ns ( hy dr om ét ri qu es , pi éz om ét ri qu es , p lu vi om ét ri qu es e t qu al ité d e l’ ea u) s ui vi es L e no m br e de s ta tio ns e xi st an te s ré ha bi lit ée s et s ui vi es L e no m br e de n ou ve lle s st at io ns c ré ée s et s ui vi es L es ra pp or ts d ’é tu de s du m in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u L es fi ch es d e su iv i e t d e co lle ct e de do nn ée s L es ra pp or ts d e sy nt hè se A cc om pa gn em en t d e l’ E ta t e t d es p ar te na ir es te ch ni qu es e t f in an ci er s A dh és io n et im pl ic at io n de s ac te ur s O S 4 : A m él io re r l’ ac cè s à l’ as sa in is se m en t L es zo ne s re co nn ue s in on da bl es s on t d ra in ée s L es si te s m ar éc ag eu x so nt as sa in is L es e au x us ée s et e xc ré ta s so nt co lle ct és e t v al or is és L es p op ul at io ns r iv er ai ne s de s si te s de s pl an s et re te nu es d’ ea u so nt p ro té gé es c on tr e le s m al ad ie s hy dr iq ue s T au x de ré du ct io n de s su pe rf ic ie s de s zo ne s in on da bl es Su pe rf ic ie s as sa in ie s T au x d’ év ol ut io n de s vo lu m es d’ ea ux us ée s et ex cr ét as co lle ct és e t v al or is és T au x de r éd uc tio n de s m al ad ie s hy dr iq ue s R ap po rt d’ ét ud e su r la m is e en œ uv re e ff ec tiv e R ap po rt s d’ ét ud es s pé ci fi qu es d u M in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u R ap po rt s d’ ét ud es s pé ci fi qu es d u M in is tè re e n ch ar ge d e l’ ea u Si te w eb : w w w .e au . B ur ki na R ap po rt s te ch ni qu es d u M in is tè re de la s an té A dh és io n et co lla bo ra tio n de s ac te ur s co nc er né s A cc om pa gn em en t de l’ E ta t et de s pa rt en ai re s te ch ni qu es e t f in an ci er s 107 2.3.8 Synthèse des plans d’actions sectoriels Les plans d’action des différents secteurs de développement y compris les questions transversales se résument comme suit : 10 8 T ab le au 2 4 : S yn th ès e de s pl an s d’ ac tio ns d es d if fé re nt s se ct eu rs d e dé ve lo pp em en t Se ct eu rs d e dé ve lo pp em en t O bj ec ti fs s pé ci fi qu es d u pl an d ’a ct io n A gr ic ul tu re O S 1 : R es ta ur er la f er til ité d es te rr es d ég ra dé es O S 2 : A m él io re r l’ ac cè s de s pr od uc te ur s ag ri co le s au x fa ct eu rs d e pr od uc tio n ag ri co le s de b on ne q ua lit é (é qu ip em en ts , i nt ra nt s, te rr es , r és ul ta ts d e re ch er ch es a gr ic ol es , e tc .) O S 3 : R en fo rc er la ré si lie nc e de s pa rt ie s pr en an te s fa ce a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O S 4 : D év el op pe r l es s ys tè m es d ’a le rt e pr éc oc e po ur u ne g es tio n ef fi ci en te d e la v ar ia bi lit é et d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s P ro du ct io ns a ni m al es O S 1 : R en fo rc er la s éc ur ité d es a ct iv ité s pa st or al es à tr av er s un e m ei lle ur e di ff us io n et u ne v al or is at io n de s in fo rm at io ns s ur le s re ss ou rc es pa st or al es e t l es c on di tio ns d ’a cc ès a ss oc ié es O S 2 : S éc ur is er le c ap ita l a ni m al e n vu e de s ou te ni r d ur ab le m en t l ’é co no m ie p as to ra le e t r en fo rc er la ré si lie nc e de s ac te ur s po ur u ne s éc ur ité al im en ta ir e du ra bl e au B ur ki na F as o O S 3 : A tté nu er la v ul né ra bi lit é cl im at iq ue d es p as te ur s et c on tr ib ue r a u dé ve lo pp em en t é co no m iq ue lo ca l. E nv ir on ne m en t e t r es so ur ce s na tu re lle s O S 1 : A cc ro îtr e la p ro du ct iv ité e t l a ré si lie nc e de s éc os ys tè m es O S 2 : A m él io re r l a co ns er va tio n de la b io di ve rs ité O S 3 : R en fo rc er la re ch er ch e et le s ui vi é co lo gi qu e O S 4 : A tté nu er le s ém is si on s de s G E S E ne rg ie O S 1 : R éd ui re le s ef fe ts d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s su r l e se ct eu r d e l’ én er gi e O S 2 : A ss ur er u ne o ff re d ur ab le e n én er gi e de c ui ss on O S 3 : R éd ui re le s co ns om m at io ns d ’é le ct ri ci té O S 4 : A m él io re r l a co nn ai ss an ce d es im pa ct s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s su r l e se ct eu r de l’ én er gi e Sa nt é 10 9 Se ct eu rs d e dé ve lo pp em en t O bj ec ti fs s pé ci fi qu es d u pl an d ’a ct io n O S 1 : A ss ur er le le ad er sh ip e t l a go uv er na nc e en m at iè re d ’a da pt at io n au x ef fe ts d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s da ns le s ec te ur d e la s an té O S 2 : R en fo rc er le s ca pa ci té s de s re ss ou rc es h um ai ne s en s an té d an s le d om ai ne d e l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 3 : A m él io re r l ’a le rt e pr éc oc e et la ré po ns e au x ph én om èn es li és a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s O S 4 : A da pt er le s in fr as tr uc tu re s de s an té a ux e ff et s de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s 0S 5 : R en fo rc er la re ch er ch e da ns le d om ai ne d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s In fr as tr uc tu re s et h ab it at O S 1 : F av or is er l’ ac cè s au lo ge m en t d éc en t p ou r le s co uc he s so ci al es d éf av or is ée s à tr av er s le lo ge m en t l oc at if , l ’a pp ui à l’ au to c on st ru ct io n et la co ns tr uc tio n de s lo ge m en ts s oc ia ux O S 2 : R éa lis er d es é qu ip em en ts s oc io c ol le ct if s, d es in fr as tr uc tu re s ro ut iè re s, h yd ra ul iq ue s, e t d ’é va cu at io n de s ea ux p lu vi al es e t us ée s qu i s oi en t ut ile s et ré si lie nt s à tr av er s un e bo nn e co nc ep tio n/ ré al is at io n et u n bo n en tr et ie n O S 3 :F ai re d es v ill es d u B ur ki na F as o de s pô le s de c ro is sa nc e éc on om iq ue e t d e dé ve lo pp em en t d ur ab le p ar la p ro m ot io n de l’ éc on om ie v er te Q ue st io ns tr an sv er sa le s O S 1 : A cc ro itr e la m aî tr is e de s pr ob lé m at iq ue s d’ en vi ro nn em en t e t d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s pa r l es m em br es d es a ss oc ia tio ns fé m in in es O S 2 : A m él io re r l a ca pa ci té d e ré si lie nc e de s m em br es d es a ss oc ia tio ns fé m in in es à tr av er s la m is e en œ uv re d es a ct iv ité s gé né ra tr ic es d e re ve nu s O S 3 : D év el op pe r d es te ch no lo gi es d ’a da pt at io n te na nt c om pt e de s co nd iti on s de s as so ci at io ns fé m in in es à p ar tir d es c on na is sa nc es tr ad iti on ne lle s O S 4 : A m él io re r l a co nt ri bu tio n de s O SC p ou r u ne m ei lle ur e go uv er na nc e da ns la m is e en œ uv re d u PN A /C C a u B ur ki na F as o O S 5 : A ss ur er la d ur ab ili té d es in iti at iv es d e la s oc ié té c iv ile s ur l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 6 : C on tr ib ue r à l’ am él io ra tio n de l a pa rt ic ip at io n de s po pu la tio ns d an s le p ro ce ss us d e ré fl ex io n, d ’a na ly se e t de d éc is io n en m at iè re d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s pa r la p ro du ct io n, la d if fu si on e t l ’u til is at io n ef fi ca ce d e l’ in fo rm at io n is su e d’ ex pé ri en ce s no va tr ic es d es O SC . O S 7 :R en fo rc er l a m ob ili sa tio n et la v al or is at io n de s re ss ou rc es e n ea u O S 8 : R en fo rc er la p ré se rv at io n et la p ro te ct io n de s re ss ou rc es e n ea u O S 9 : R en fo rc er la c on na is sa nc e su r le s re ss ou rc es e n ea u (s ur fa ce e t s ur to ut s ou te rr ai ne ) d an s le c on te xt e de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s O S 10 : A m él io re r l ’a cc ès à l’ as sa in is se m en t 110 2.4 COUTS ET BENEFICES DES OPTIONS D’ADAPTATION Dans le déroulement du processus d’élaboration du PNA, plusieurs hauts cadres provenant de différentes institutions de l’Etat ont bénéficié en 2012 d’une formation sur l’utilisation de l’outil de modélisation multisectoriel T21 avec l’appui du Millenium Institute basé à Washington. Il s’agit d’un outil de simulation dynamique conçu pour aider à la planification du développement à long terme. Il intègre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement et fournit des informations sur l’impact potentiel des politiques de développement. Une description synthétique du modèle T21 est donnée en annexe. Ce renforcement des capacités des cadres burkinabè a, entre autres, permis de déterminer le poids relatif des financements à allouer aux différents secteurs de développement au Burkina Faso pour faire face aux effets des changements climatiques. Sur cette base, des options d’adaptation aux changements climatiques à court, moyen et long terme (1 à 15 ans) ont été proposées pour chacun des secteurs de développement concernés par le PNA. Leurs coûts respectifs consolidés à court, moyen et long terme sont ainsi qu’il suit : Tableau 25 : Coût estimatif des options d’adaptation à court, moyen et long terme Secteur de développement Coût estimatif en milliards FCFA Agriculture 1 313 Ressources animales 375 Environnement 375 Santé 188 Energie 1 126 Infrastructures et habitat 375 Sécurité en eau 101,75 TOTAL 3853,75 La vulnérabilité des différents secteurs de développement aux changements climatiques est intimement liée à l’eau. En référence au cycle global de l’eau on peut relever que la prise en compte de la question de l’eau dans les plans d’actions sectoriels leur conférera une pertinence certaine pour une adaptation plus efficace, ce qui conforte la quête d’un développement économique et social durable. Dans le contexte du PNA, le coût de l’adaptation ne doit pas constituer un élément dissuasif à la recherche de financement. Le plus important est de parvenir à un rapport bénéfice/coût 111 maximal lors de la mise en œuvre de ces mesures. Bien que coûteuses, ces mesures d’adaptation permettront de tirer de nombreux bénéfices pour le développement du Burkina Faso, dont les principaux sont ci-dessous résumés : renforcement de la résilience de l’agriculture et des écosystèmes ; sécurisation des activités pastorales et développement durable de l’économie pastorale ; atténuation des gaz à effet de serre ; meilleure protection sanitaire de la population ; meilleure accès des femmes aux ressources naturelles et aux espaces de décision ; etc. De façon plus précise, les bénéfices économiques et sociaux attendus de la mise en œuvre du PNA sont les suivants : 1) Un accroissement de production et des revenus des populations rurales : la mise en œuvre du PNA va contribuer à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels, sociaux et économiques, ce qui va induire un accroissement de la production agro sylvo-pastorale et des revenus monétaires agricoles des populations. 2) Une forte contribution au PIB : la réduction de la vulnérabilité des systèmes naturels, sociaux et économiques va conforter la croissance de la valeur ajoutée de chaque secteur de l’économie, et sa contribution au Produit intérieur brut (PIB). 3) Une création d’emplois verts décents : les conditions de production deviendront propices aux investissements, et les investissements réalisés favoriseront la création d’emplois aussi bien au niveau du secteur public que du secteur privé, notamment pour la jeunesse. C’est donc dire qu’il sera alors possible de parvenir à une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. 4) Des effets d’entrainement pour le reste de l’économie : les différents secteurs de développement concernés par le PNA représentent les secteurs-clés, donc les locomotives du développement du Burkina Faso.Les performances de ces secteurs clés auront un effet d’entrainement évident sur les autres secteurs de l’économie tels que l’industrie, le commerce et le tourisme. L’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles faite en 2011 dans le cadre du Projet Initiative pauvreté-environnement au Burkina Faso a clairement mis en évidence que l’environnement a un prix et sa dégradation un coût5. Cela est constatable à travers l’importance économique des activités du secteur primaire qui représentaient 44,61% du PIB (évaluation de 2008). L’évaluation économique des dommages environnementaux et inefficiences révèle que le coût annuel de la dégradation de l’environnement au Burkina Faso 5 MEF, MEDD, PNUD 2011 : Evaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles au Burkina Faso 112 pour l’année 2008 était compris entre 18 et 22% du PIB, dont 0,5% des changements climatiques (sur la base uniquement de la valeur des émissions des gaz à effet de serre). Les conclusions de l’Analyse de vulnérabilité multisectorielle en vue de la formulation d’une stratégie nationale d’adaptation aux changements climatiques à moyen et long terme à l’horizon 2025 et 2050 du Burkina Faso faite en 2012 par le Millenium Institute lors de la formation des cadres burkinabè sur le modèle T21 sont ainsi qu’il suit : L’impact des changements climatiques est multisectoriel ; L’impact des changements climatiques est grave ; La perte cumulée en PIB est d’environ 28 à 55 milliards US$01 jusqu'à 2050 cela par rapport au scénario sans changement climatique ; Les coûts de l’adaptation se situent entre 0,6% et 1,5% du PIB chaque année au Burkina Faso ; Les coûts de l’adaptation par rapport aux bénéfices de l’adaptation sont minimes ; Le retard de la mise en œuvre des stratégies d’adaptation augmente les coûts de manière non-linéaire. La prise en considération de ces constats et conclusions dans le cadre du PNA permettra d’accélérer la croissance économique du Burkina Faso en verdissant l’économie du pays. 2.5 INTEGRATION DE L’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LES POLITIQUES ET STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT L’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement est indispensable et doit être conduite de manière volontariste. En ce qui concerne les politiques et stratégies actuellement en vigueur, qu’elles aient un caractère macro-économique ou sectoriel, il y a lieu de procéder à leur relecture en vue d’une prise en compte effective et convenable de l’adaptation aux changements climatiques. S’agissant des politiques et stratégies de développement à venir, leur élaboration doit nécessairement prendre en compte l’adaptation aux changements climatiques. L’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans la planification nationale ou sectorielle est un exercice de longue durée qui doit être mené de façon méthodique. A cet effet, il est recommandé au Gouvernement d’adopter et de mettre en œuvre une méthodologie et un chronogramme de relecture des politiques, stratégies, plans et programmes de développement nationaux déjà adoptés. La Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques propose une méthodologie pratique pour l’intégration de l’adaptation dans le développement. Cette méthodologie comprend les composantes suivantes : 1) Les étapes pour intégrer l’adaptation dans la planification du développement ; 2) L’identification des politiques, plans et programmes de développement nationaux ; 113 3) L’intégration de l’adaptation aux différents stades du cycle d’élaboration des politiques nationales ; 4) L’identification et la mobilisation des parties prenantes ; 5) La création de cadres permettant d’intégrer l’adaptation dans le développement. 2.5.1 Les étapes pour intégrer l’adaptation dans la planification du développement Six étapes sont définies pour intégrer l’adaptation dans le développement : 1) Comprendre comment le climat actuel est pertinent pour les politiques, plans et programmes aux niveaux national, sectoriel, régional ou de celui des entités d’exécution, et comment ces politiques, plans ou programmes sont sensibles au climat actuel ; 2) Utiliser les ressources facilement disponibles pour évaluer les impacts sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique; 3) Identifier et évaluer la probabilité et les conséquences de certains risques liés au climat ; 4) Identifier les possibilités de faire face aux risques d'origine climatique dans le cadre des pratiques de gestion existantes, ou en ajustant les politiques et les programmes concernés ; 5) Mettre en œuvre des mesures spécifiques pour intégrer l'adaptation dans les politiques, plans ou programmes ; 6) Identifier et gérer les défis et les opportunités. 2.5.2 L’identification des politiques, plans et programmes de développement nationaux L’identification des politiques, stratégies, plans et programmes de développement nationaux peut se faire à partir des sources d’informations suivantes : vision nationale (par ex. vision 2020) ; développement national et stratégies ou plans de croissance économique ; objectifs de développement nationaux à moyen et long terme (tels que les Objectifs du Millénaire pour le Développement) ; politiques, stratégies et plans nationaux portant sur les secteurs clés vulnérables (tels que l'agriculture, l'eau, les zones humides ou la santé) et les questions transversales telles que le changement climatique, y compris les approches sectorielles ; documents nationaux de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) ; Politiques nationales en matière de gouvernance et de conseils communautaires ; autres politiques pertinentes de collecte et de gestion des données et informations, de préparation aux catastrophes et de réduction des risques ; stratégies et plans d'action des agences multilatérales (Stratégie d'aide par pays de la Banque Mondiale, Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement [UNDAF], etc.) ; 114 activités et stratégies de coopération bilatérale notamment les programmes indicatifs de coopération (PIC) de certaines agences de développement. 2.5.3 L’intégration de l’adaptation aux différents stades du cycle d’élaboration des politiques nationales En la matière, la démarche proposée se décline comme l’indique le tableau suivant : Tableau 26 : Proposition d’une méthodologie d’intégration de l’adaptation dans l’élaboration des documents de politiques et stratégies Étape de la formulation des politiques Reconnaissance claire des risques climatiques et de la nécessité de l'adaptation dans les politiques pertinentes; Appliquer une approche climatique dans la formulation de la politique et de la stratégie. Étape de la planification Appliquer une approche climatique aux propositions de plans sectoriels ; Action proactive sur les programmes ou projets visant spécifiquement à permettre l'adaptation au changement climatique. Attribution des ressources Réaffecter les fonds vers les secteurs ou les régions particulièrement vulnérables ; Financer certains plans ou activités d'adaptation. Mise en œuvre Traduction des priorités et des allocations budgétaires de niveau national dans les plans et budgets sectoriels et locaux au niveau gouvernemental. 2.5.4 L’identification et la mobilisation des parties prenantes Les parties prenantes diffèrent en fonction de l'ampleur et de la nature des activités d'adaptation - c'est-à-dire en fonction des principales menaces, etc. A cet effet, il est suggéré l’approche suivante : établir des partenariats avec les organismes gouvernementaux concernés et les autres parties prenantes (organisations communautaires, ONG, groupes de pression, etc.) ; identifier et impliquer le ministère, l'organisme ou l'organisation dont relèvent pour l’essentiel la responsabilité et la coordination de l'activité en question. 2.5.5 La création de cadres permettant d’intégrer l’adaptation dans le développement L’intégration réussie de l’adaptation dans le développement nécessite des cadres législatifs et réglementaires adéquats. Il s’agit notamment des : Lois/actes relatifs aux changements climatiques, Lois/actes relatifs à l'environnement, Règlements régissant la coordination des institutions, Lois sur l'utilisation durable ou la protection des ressources naturelles. 115 2.6 OPERATIONNALISATION DU PLAN NATIONAL D’ADAPTATION Pour l’opérationnalisation du Plan national d’adaptation, il est proposé ci-dessous une stratégie comprenant cinq (5) axes : Axe stratégique 1 : Le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques ; Axe stratégique 2 : Le renforcement des systèmes d’information ; Axe stratégique 3 : La mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables ; Axe stratégique 4 : La réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques ; Axe stratégique 5 : L’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement. Chaque axe stratégique comporte des objectifs spécifiques, des résultats et des indicateurs. Cette stratégie est détaillée au tableau 27 ci-dessous : 11 6 T ab le au 2 7 : S tr at ég ie d ’o pé ra tio nn al is at io n du P N A O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de r en de m en t So ur ce s de s do nn ée s H yp ot hè se s et r is qu es A X E S T R A T E G IQ U E 1 : L e re nf or ce m en t d es c ap ac it és à lo ng te rm e de s ca dr es in st it ut io nn el s im pl iq ué s da ns l’ ad ap ta ti on a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s A cc ro îtr e le s ca pa ci té s te ch ni qu es , hu m ai ne s e t f in an ci èr es d u SP /C O N E D D e t de s st ru ct ur es o pé ra tio nn el le s U n pr og ra m m e de re nf or ce m en t de s ca pa ci té s du S P/ C O N E D D e t d es s tr uc tu re s op ér at io nn el le s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t dé ve lo pp é et m is e n œ uv re D is po ni bi lit é d’ un pr og ra m m e de re nf or ce m en t de s ca pa ci té s du SP /C O N E D D et de s st ru ct ur es op ér at io nn el le s Q ua lit é de s ra pp or ts te ch ni qu es et fi na nc ie rs p ro du its p ar le S P/ C O N E D D D oc um en t du pr og ra m m e de re nf or ce m en t d es c ap ac ité s R ap po rt s de fo rm at io n R ap po rt s d’ év al ua tio n du SP /C O N E D D In st ab ili té p ol iti qu e C ha ng em en ts in st itu tio nn el s In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t R en fo rc er le s ca pa ci té s de s ca dr es in st itu tio nn el s im pl iq ué s da ns l a ge st io n de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s D es m éc an is m es de pl an if ic at io n dy na m iq ue s et à lo ng te rm e pr en an t en co m pt e l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt m is e n œ uv re R éf ér en ce s fa ite s à l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s da ns le s do cu m en ts d e po lit iq ue s et s tr at ég ie s de dé ve lo pp em en t D oc um en ts de po lit iq ue s et st ra té gi es d e dé ve lo pp em en t In st ab ili té p ol iti qu e C ha ng em en ts in st itu tio nn el s In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t L es ré po ns es au x pr ob lè m es lié s à l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s so nt a pp or té es à b on ne d at e T au x de sa tis fa ct io n de s vi ct im es de s ef fe ts né fa st es de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s d’ év al ua tio n L es ri sq ue s lié s à la va ri ab ili té et au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s so nt m ie ux g ér és C ap ac ité s d’ an tic ip at io n de s ca dr es in st itu tio nn el s im pl iq ué s da ns l a ge st io n de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s d’ év al ua tio n A X E S T R A T E G IQ U E 2 : L e re nf or ce m en t d es s ys tè m es d ’i nf or m at io n A m él io re r la c on na is sa nc e de l ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t m ie ux c on nu e et d oc um en té e E xi st en ce d’ un e ba se de do nn ée s fo nc tio nn el le su r l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R ap po rt s du S P/ C O N E D D Si te w eb d u SP /C O N E D D Si te w eb : w w w .e au .B ur ki na In st ab ili té p ol iti qu e C ha ng em en ts in st itu tio nn el s In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t R en dr e fo nc tio nn el le sy st èm e d’ al er te pr éc oc e ex is ta nt L e sy st èm e d’ al er te p ré co ce e st e ff ic ie nt L ’a m él io ra tio n de la ca pa ci té d’ an tic ip at io n du S A P R ap po rt s d’ év al ua tio n In st ab ili té p ol iti qu e C ha ng em en ts in st itu tio nn el s In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t D év el op pe r ch ez le s ci to ye ns u ne c ul tu re d e la ré si lie nc e et de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L es c ito ye ns a do pt en t pr og re ss iv em en t un e at tit ud e av is ée e t re sp on sa bl e v is à v is d e la va ri ab ili té et de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s T au x d’ ad op tio n de bo nn es pr at iq ue s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s R ap po rt s d’ év al ua tio n Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e In st ab ili té p ol iti qu e 11 7 O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de r en de m en t So ur ce s de s do nn ée s H yp ot hè se s et r is qu es A X E S T R A T E G IQ U E 3 : L a m is e en œ uv re d e m éc an is m es fi na nc ie rs e ff ic ac es e t d ur ab le s R en fo rc er l es c ap ac ité s et l e le ad er sh ip d u B ur ki na Fa so po ur la m ob ili sa tio n de s re ss ou rc es fi na nc iè re s po ur co uv ri r le s be so in s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s L es r es so ur ce s fi na nc iè re s po ur c ou vr ir l es be so in s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt a cc ru es T au x d’ ac cr oi ss em en t de s re ss ou rc es fi na nc iè re s m ob ili sé es C on ve nt io ns de fi na nc em en t si gn ée s Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e M an qu e de co nt in ui té da ns le s en ga ge m en ts p ol iti qu es p ri s In st ab ili té p ol iti qu e In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t A ss ur er du ra bl em en t le fi na nc em en t de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s au B ur ki na F as o L e B ur ki na Fa so di sp os e de re ss ou rc es fi na nc iè re s st ab le s et du ra bl es po ur le fi na nc em en t de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R es so ur ce s fi na nc iè re s di sp on ib le s E xi st en ce d’ un m éc an is m e de fi na nc em en t d ur ab le C on ve nt io ns de fi na nc em en t si gn ée s C on tr ib ut io n fi na nc iè re à l’ ea u pa yé e Pr in ci pe s pr él ev eu rs et po llu eu rs /p ay eu rs a pp liq ué s O ut ils d e fi na nc em en t (F IE , R SE , Fo nd s ve rt , E M O FA B ) Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e M an qu e de co nt in ui té da ns le s en ga ge m en ts p ol iti qu es p ri s In st ab ili té p ol iti qu e In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t L e B ur ki na Fa so di sp os e de re ss ou rc es fi na nc iè re s st ab le s et d ur ab le s po ur a ss ur er la ré ha bi lit at io n/ re lè ve m en t de s vi ct im es de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s A X E S T R A T E G IQ U E 4 : L a ré du ct io n de la v ul né ra bi lit é gl ob al e du p ay s au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R éd ui re la vu ln ér ab ili té st ru ct ur el le de s po pu la tio ns e t z on es à ri sq ue s L a vu ln ér ab ili té s tr uc tu re lle d es p op ul at io ns et z on es à ri sq ue s es t m ie ux m aî tr is ée T au x de ré du ct io n du no m br e de pe rs on ne s et de zo ne s st ru ct ur el le m en t vu ln ér ab le s R ap po rt s du S P/ C O N E D D R ap po rt s d’ ac tiv ité s de s pr oj et s R ap po rt s d’ ét ud es ou d’ en qu êt es Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e M an qu e de co nt in ui té da ns le s en ga ge m en ts p ol iti qu es p ri s In st ab ili té p ol iti qu e In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t A cc ro îtr e la pr is e en co m pt e de la ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et en vi ro nn em en ta ux da ns le s po lit iq ue s, pr oj et s et p ro gr am m es d e dé ve lo pp em en t L a ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et en vi ro nn em en ta ux e st d oc um en té e da ns l es po lit iq ue s, pr oj et s et pr og ra m m es de dé ve lo pp em en t R éf ér en ce s fa ite s à la ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et e nv ir on ne m en ta ux d an s le s po lit iq ue s, p ro je ts e t pr og ra m m es d e dé ve lo pp em en t R ap po rt s du S P/ C O N E D D Si te w eb d u SP /C O N E D Si te w eb : w w w .e au .B ur ki na R ap po rt s d’ év al ua tio n R ap po rt s E IE et E E S de s pr oj et s et p ro gr am m es R ap po rt d ’a ud it R ap po rt d e m is e en œ uv re d es PG E S Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e M an qu e de co nt in ui té da ns le s en ga ge m en ts p ol iti qu es p ri s In st ab ili té p ol iti qu e In su ff is an ce d e l’ ac co m pa gn em en t de s PT F et d e l’ E ta t A X E S T R A T E G IQ U E 5 : L ’i nt ég ra ti on s ys té m at iq ue d e l’ ad ap ta ti on a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s da ns le s po lit iq ue s et s tr at ég ie s de d év el op pe m en t D év el op pe r au pr ès d es p er so nn es e n ch ar ge de s ét ud es e t de l a pl an if ic at io n le r éf le xe de l a pr is e en c om pt e de l ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t pr is e en c om pt e da ns l es d oc um en ts d e po lit iq ue s et s tr at ég ie s de d év el op pe m en t R ec on na is sa nc e de la qu al ité de s do cu m en ts d e po lit iq ue s et s tr at ég ie s de dé ve lo pp em en t R ap po rt s de s ac te ur s du dé ve lo pp em en t Fa ib le e ng ag em en t p ol iti qu e In st ab ili té p ol iti qu e 118 2.6.1 Mesure de la performance du Plan national d’adaptation L’efficacité de la stratégie d’opérationnalisation du PNA a besoin d’être suivi de façon méthodique. A cet effet, il est proposé un plan de mesure de la performance décrit au tableau 28 ci-dessous : 11 9 T ab le au 2 8 : P la n de m es ur e de la p er fo rm an ce d u PN A O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de re nd em en t So ur ce s de s do nn ée s M ét ho de d e co lle ct e de s do nn ée s F ré qu en ce d e la co lle ct e de s do nn ée s R es po ns ab le d e la co lle ct e de s do nn ée s A X E S T R A T E G IQ U E 1 : L e re nf or ce m en t d es c ap ac it és à lo ng te rm e de s ca dr es in st it ut io nn el s im pl iq ué s da ns l’ ad ap ta ti on a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s A cc ro îtr e le s ca pa ci té s te ch ni qu es , hu m ai ne s e t fi na nc iè re s du SP /C O N E D D U n pr og ra m m e de re nf or ce m en t de s ca pa ci té s du SP /C O N E D D et de s st ru ct ur es op ér at io nn el le s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s es t dé ve lo pp é et m is en œ uv re D is po ni bi lit é d’ un pr og ra m m e de re nf or ce m en t de s ca pa ci té s du SP /C O N E D D Q ua lit é de s ra pp or ts te ch ni qu es et fi na nc ie rs pr od ui ts pa r le SP /C O N E D D D oc um en t du p ro gr am m e de re nf or ce m en t de s ca pa ci té s R ap po rt s de fo rm at io n R ap po rt s d’ év al ua tio n du SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D C on su lta tio n Si te w eb SP /C O N E D D E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls R en fo rc er le s ca pa ci té s de s ca dr es i ns tit ut io nn el s im pl iq ué s da ns l a ge st io n de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s D es m éc an is m es de pl an if ic at io n dy na m iq ue s et à l on g te rm e pr en an t en co m pt e l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt m is e n œ uv re L es ré po ns es au x pr ob lè m es lié s à l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt ap po rt ée s à bo nn e da te L es ri sq ue s lié s à la va ri ab ili té et au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt m ie ux g ér és R éf ér en ce s fa ite s à l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s da ns le s do cu m en ts de po lit iq ue s et s tr at ég ie s de dé ve lo pp em en t T au x de s at is fa ct io n de s vi ct im es de s ef fe ts né fa st es de s ch an ge m en ts c lim at iq ue C ap ac ité s d’ an tic ip at io n de s ca dr es i ns tit ut io nn el s im pl iq ué s da ns la g es tio n de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s D oc um en ts de po lit iq ue s et st ra té gi es de dé ve lo pp em en t R ap po rt s d’ év al ua tio n R ap po rt s d’ év al ua tio n C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D C on su lta tio n Si te w eb SP /C O N E D D E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls A X E S T R A T E G IQ U E 2 : L e re nf or ce m en t d es s ys tè m es d ’i nf or m at io n A m él io re r l a co nn ai ss an ce de l’ ad ap ta tio n au x L ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s E xi st en ce d ’u ne b as e de do nn ée s fo nc tio nn el le R ap po rt s du S P/ C O N E D D S ite w eb d u SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du A nn ue lle C el lu le de su iv i év al ua tio n du 12 0 O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de re nd em en t So ur ce s de s do nn ée s M ét ho de d e co lle ct e de s do nn ée s F ré qu en ce d e la co lle ct e de s do nn ée s R es po ns ab le d e la co lle ct e de s do nn ée s ch an ge m en ts c lim at iq ue s es t m ie ux co nn ue et do cu m en té e su r l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D C on su lta tio n Si te w eb SP /C O N E D D SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls R en dr e fo nc tio nn el le sy st èm e d’ al er te pr éc oc e ex is ta nt L e sy st èm e d’ al er te pr éc oc e es t e ff ic ie nt L ’a m él io ra tio n de la ca pa ci té d’ an tic ip at io n du S A P R ap po rt s d’ év al ua tio n C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du S A P E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls D év el op pe r ch ez le s ci to ye ns u ne c ul tu re d e la ré si lie nc e et de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L es ci to ye ns ad op te nt pr og re ss iv em en t un e at tit ud e av is ée et re sp on sa bl e v is à v is d e la va ri ab ili té et de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s T au x d’ ad op tio n de bo nn es pr at iq ue s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R ap po rt s d’ év al ua tio n C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls A X E S T R A T E G IQ U E 3 : L a m is e en œ uv re d e m éc an is m es fi na nc ie rs e ff ic ac es e t d ur ab le s R en fo rc er l es c ap ac ité s et le l ea de rs hi p du B ur ki na Fa so p ou r la m ob ili sa tio n de s re ss ou rc es f in an ci èr es po ur co uv ri r le s be so in s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L es r es so ur ce s fi na nc iè re s po ur co uv ri r le s be so in s d’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s so nt a cc ru es T au x d’ ac cr oi ss em en t de s re ss ou rc es fi na nc iè re s m ob ili sé es C on ve nt io ns de fi na nc em en t s ig né es C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s SP /C O N E D D C on su lta tio n du Jo ur na l of fi ci el C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D A nn ue lle C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls A ss ur er du ra bl em en t le fi na nc em en t de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s au B ur ki na F as o L e B ur ki na Fa so di sp os e de re ss ou rc es fi na nc iè re s st ab le s et d ur ab le s po ur l e fi na nc em en t de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R es so ur ce s fi na nc iè re s di sp on ib le s C on ve nt io ns de fi na nc em en t s ig né es C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s du SP /C O N E D D C on su lta tio n du Jo ur na l of fi ci el C on su lta tio n de s ra pp or ts A nn ue lle C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls 12 1 O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de re nd em en t So ur ce s de s do nn ée s M ét ho de d e co lle ct e de s do nn ée s F ré qu en ce d e la co lle ct e de s do nn ée s R es po ns ab le d e la co lle ct e de s do nn ée s L e B ur ki na Fa so di sp os e de re ss ou rc es fi na nc iè re s st ab le s et du ra bl es po ur as su re r la ré ha bi lit at io n/ re lè ve m en t de s vi ct im es de s ch an ge m en ts c lim at iq ue s de s ré un io ns d u C O N E D D A X E S T R A T E G IQ U E 4 : L a ré du ct io n de la v ul né ra bi lit é gl ob al e du p ay s au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s R éd ui re la vu ln ér ab ili té st ru ct ur el le de s po pu la tio ns et zo ne s à ri sq ue s L a vu ln ér ab ili té st ru ct ur el le de s po pu la tio ns et zo ne s à ri sq ue s es t m ie ux m aî tr is ée T au x de ré du ct io n du no m br e de p er so nn es e t de z on es s tr uc tu re lle m en t vu ln ér ab le s R ap po rt s du S P/ C O N E D D R ap po rt s d’ ac tiv ité s de s pr oj et s R ap po rt s d’ ét ud es ou d’ en qu êt es C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D C on su lta tio n Si te w eb SP /C O N E D D E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls A cc ro îtr e la pr is e en co m pt e la ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et en vi ro nn em en ta ux da ns le s po lit iq ue s, pr oj et s et pr og ra m m es de dé ve lo pp em en t L a ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et en vi ro nn em en ta ux es t do cu m en té e da ns le s po lit iq ue s, pr oj et s et pr og ra m m es de dé ve lo pp em en t R éf ér en ce s fa ite s à la ré du ct io n de s ri sq ue s so ci au x et en vi ro nn em en ta ux da ns le s po lit iq ue s, p ro je ts e t pr og ra m m es de dé ve lo pp em en t R ap po rt s du S P/ C O N E D D S ite w eb d u SP /C O N E D R ap po rt s d’ év al ua tio n C on su lta tio n de s ra pp or ts d’ ac tiv ité s SP /C O N E D D C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ré un io ns d u C O N E D D C on su lta tio n Si te w eb SP /C O N E D D E tu de s po nc tu el le s A nn ue lle T ou s le s de ux a ns C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls A X E S T R A T E G IQ U E 5 : L ’i nt ég ra ti on s ys té m at iq ue d e l’ ad ap ta ti on a ux c ha ng em en ts c lim at iq ue s da ns le s po lit iq ue s et s tr at ég ie s de d év el op pe m en t A m él io re r l a co nn ai ss an ce du ph én om èn e de s ch an ge m en ts cl im at iq ue s pa r le s dé ci de ur s po lit iq ue s L es m em br es du G ou ve rn em en t so nt m ie ux in fo rm és s ur l ’i m pa ct d es ch an ge m en ts cl im at iq ue s su r l e dé ve lo pp em en t U n ch ro no gr am m e de ré vi si on d es d oc um en ts d e po lit iq ue s et s tr at ég ie s de D oc um en ts d e po lit iq ue s et st ra té gi es de dé ve lo pp em en t fa is an t ré fé re nc e à l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s C om pt es re nd us de s se ss io ns du C on se il de s M in is tr es C on su lta tio n de s co m pt es re nd us de s se ss io ns du C on se il de s M in is tr es A nn ue lle C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls 12 2 O bj ec ti fs s pé ci fi qu es R és ul ta ts a tt en du s In di ca te ur s de re nd em en t So ur ce s de s do nn ée s M ét ho de d e co lle ct e de s do nn ée s F ré qu en ce d e la co lle ct e de s do nn ée s R es po ns ab le d e la co lle ct e de s do nn ée s dé ve lo pp em en t e st a do pt é D év el op pe r au pr ès de s pe rs on ne s en c ha rg e de s ét ud es et de la pl an if ic at io n le r éf le xe d e la pr is e en co m pt e de l’ ad ap ta tio n au x ch an ge m en ts c lim at iq ue s L ’a da pt at io n au x ch an ge m en ts cl im at iq ue s es t pr is e en c om pt e da ns le s do cu m en ts de po lit iq ue s et s tr at ég ie s de dé ve lo pp em en t R ec on na is sa nc e de la qu al ité d es d oc um en ts d e po lit iq ue s et s tr at ég ie s de dé ve lo pp em en t R ap po rt s de s ac te ur s du dé ve lo pp em en t C on su lta tio n de s ra pp or ts de s ac te ur s du dé ve lo pp em en t A nn ue lle C el lu le de su iv i év al ua tio n du SP /C O N E D D C or re sp on da nt s su iv i év al ua tio n se ct or ie ls 123 TROISIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE 124 3.1. DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE 3.1.1 Les organes Le PNA a besoin d’une gouvernance efficace pour produire ses effets. En outre, vu le caractère permanent des changements climatiques, une veille stratégique continue doit être observée afin d’éviter des situations dramatiques. Dans l’attente des textes d’application de la Loi N° 008-2014/AN du 8 avril 2014 portant loi d’orientation sur le développement durable au Burkina Faso, les organes de gouvernance à utiliser pour la coordination et le pilotage du PNA sont ainsi qu’il suit : le Conseil national pour l’environnement et le développement durable (CONEDD) ; le Secrétariat permanent du Conseil national pour l’environnement et le développement durable (SP/CONEDD) ; les Commissions spécialisées (CS) du CONEDD En clair, il n’est pas utile de créer de nouvelles structures, mais plutôt de bâtir sur l’existant. En ce qui concerne la coordination et le pilotage du PNA, le CONEDD aura pour missions spécifiques de : superviser la mise en œuvre du PNA ; examiner et approuver les programmes d’activités et projets de budgets ; examiner et approuver les rapports de résultats, les rapports d’activités et les rapports financiers ; initier ou commander toute étude en rapport avec l’adaptation aux changements climatiques ; prendre toute initiative et faire toute suggestion de nature à promouvoir une meilleure prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement. Dans cet ordre d’idées, le SP/CONEDD aura, entre autres, pour rôles : d’assurer le secrétariat du CONEDD ; de préparer les réunions statutaires du CONEDD ; de dresser les procès-verbaux ou comptes rendus des réunions statutaires du CONEDD ; d’animer le CONEDD. Quant aux Commissions Spécialisées, leurs rôles seront fonction des préoccupations spécifiques qui se présenteront au cours de la mise en œuvre du PNA. Du reste la Commission spécialisée Changement climatique et prévention des catastrophes, fonctionnelle depuis la 3ème Conférence du CONEDD en 2009 sera mise à contribution. 125 3.1.2. Les instances Le dispositif institutionnel de suivi et d'évaluation du PNA comprendra les instances suivantes : (i) la revue annuelle du PNA, (ii) les revues sectorielles et (iii) les revues régionales. La revue annuelle valide les projets de rapport de performances de l’année antérieure, le rapport d’évaluation d’impact qui est produit au moins tous les trois ans, et le projet de matrice des performances des années à venir. Les revues sectorielles se tiennent deux fois dans l'année et leurs rapports alimentent la revue annuelle du PNA. Elles comprennent une revue sectorielle à mi-parcours et une revue sectorielle annuelle. Au cours de la revue sectorielle à mi-parcours, il est examiné le bilan à mi-parcours de l'année n, les actions à entreprendre pour corriger les insuffisances constatées dans la mise en œuvre du PNA et la définition des priorités pour les années ultérieures. Les revues régionales servent statutairement à valider les actions des plans régionaux de développement cohérentes avec les priorités de la SCADD et à faire le bilan de leur mise en œuvre. A l’image des revues sectorielles, deux sessions au moins se tiennent dans l’année et leurs rapports validés alimentent la revue annuelle de la SCADD. Dans le cas du suivi du PNA, les revues régionales permettront de s’assurer de la bonne prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques dans les plans locaux de développement (plans régionaux et plans communaux de développement). 3.1.3 La concertation entre le Gouvernement et ses partenaires En se basant sur les instances statutaires susmentionnées, il faudra maintenir la concertation entre le Gouvernement et ses PTF sur le PNA. La première concertation entre ce groupe d’acteurs pourrait être la table ronde des bailleurs de fonds pour la mobilisation des ressources financières. Cette table ronde sera suivie d’autres concertations pour faire le point des financements mobilisés, des progrès accomplis, des difficultés rencontrées et des propositions de solutions. Pour ce qui concerne par exemple les concertations entre le Gouvernement et les ONG et associations, il est recommandé de mettre à contribution la structure créée par Décret N° 2011-296/PRES/PM/MEF/MATD du 13 mai 2011 portant création, attributions, organisation et fonctionnement d’un cadre de concertation entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales/Associations de développement. 3.2 LE CADRE REGLEMENTAIRE Le PNA vise à orienter et faciliter la prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement. Il va influer sur la méthodologie de planification à long terme du développement au Burkina Faso. Pour cette raison, il importe que le PNA soit adopté par décret pris en Conseil des Ministres. Des arrêtés 126 d’application de ce décret viendront préciser les modalités d’opérationnalisation du PNA dans les différents secteurs de développement. 3.3 MOBILISATION DES RESSOURCES TECHNIQUES ET FINANCIERES En ce qui concerne le financement du PNA, les sources ci-dessous peuvent être citées : Budget national ; Partenaires bilatéraux traditionnels ou émergents ; Partenaires multilatéraux traditionnels ou émergents ; Fondations internationales ; Secteur privé (Compagnies minières, Sociétés travaillant dans les énergies renouvelables et non renouvelables, etc.) ; OSC (Réseaux d’ONG, Associations, etc.) ; Etc. En tout état de cause, le Ministre en charge de l’économie et des finances sera le principal artisan de la mobilisation des ressources financières en collaboration avec les responsables des différents secteurs. La tenue d’une table ronde des bailleurs de fonds est recommandée ; elle permettra de documenter les engagements financiers des différents partenaires techniques et financiers intéressés à accompagner la mise en œuvre du PNA. Cependant, quelques mesures devront être prises pour que cette table ronde puisse atteindre ses objectifs. Il s’agit des mesures ci-après : 1) Mesures d’appui politiques et techniques Ces mesures consistent à : Identifier un PTF comme chef de file de l’exercice ; Elaborer et mettre en œuvre une stratégie de mobilisation des bailleurs de fonds ; Elaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication. 2) Mesures de mobilisation et de sensibilisation Il s’agira d’organiser des missions : auprès des pays de l’OCDE, notamment des pays scandinaves et du Japon ; auprès de fondations privées et d’ONG internationales. 3) Tenue de la Table Ronde et suivi des engagements pris De façon pratique, il est suggéré : d’organiser et tenir une table ronde à Ouagadougou ; d’établir un tableau de bord des engagements financiers et techniques pris ; d’assurer le suivi des engagements issus de la table ronde. 127 3.4 STRATEGIE DE COMMUNICATION L’opérationnalisation réussie du PNA passe par une communication active. Cette communication a pour but de favoriser l’appropriation du PNA par les populations et les partenaires au développement. Elle sera prioritairement orientée sur les décideurs nationaux, régionaux et locaux, puis en direction de (i) l'administration centrale et déconcentrée, (ii) des collectivités territoriales, (iii) de la société civile et du secteur privé, (iv) des professionnels de la communication et des médias, (v) des éducateurs, (vi) des chercheurs, (vii) des femmes, (viii) de la jeunesse, (ix) des PTF, (x) des leaders d'opinion et autorités coutumières et religieuses, (xi) des communautés de base en campagne et en ville. La communication sur le PNA pourra se faire de différentes manières, notamment par l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), l'exploitation des structures et facilités du Ministère chargé de la communication et de la presse privée, la valorisation des canaux de communication traditionnels, y compris les concertations directes avec les acteurs. Un accent particulier sera mis sur l’utilisation des langues nationales car elles permettent de parvenir à la fois à une communication de masse et de proximité. Une communication spécifique en direction de la communauté internationale doit être également entretenue pour soutenir notamment les efforts de mobilisation des ressources financières en faveur de la mise en œuvre du PNA. Dans tous les cas, il sera indispensable de développer une stratégie de communication pour permettre une meilleure diffusion du PNA à tous les niveaux. 3.4 RECHERCHE-DEVELOPPEMENT Même si le phénomène des changements climatiques n’a rien de nouveau, force est de constater qu’il suscite aujourd’hui un regain d’intérêt parce que l’ampleur et le rythme des changements climatiques actuels sont alarmants. Pourquoi les changements climatiques attirent-ils autant d’attention et suscitent-ils autant d’inquiétudes dans toutes les régions du monde ? La première raison est que même si les changements climatiques n’ont rien de nouveau, le constat a été fait que le taux de changement s’est accéléré ces dernières décennies. Ensuite, la gravité des répercussions environnementales et des incidences économiques est devenue de plus en plus claire. Enfin, partout dans le monde, les populations commencent à subir les contrecoups de ce phénomène sur leur propre vie et leur propre milieu, y compris les effets sur leur santé et leur bien-être. Le Burkina Faso est d’autant plus concerné qu’il se situe au cœur du Sahel, l’une des régions au monde les plus vulnérables aux changements climatiques. A ce titre, la formulation des PNA par les Pays les moins avancés (PMA) comme le Burkina Faso trouve sa justification. Pour que le PNA soit mis en œuvre de façon réussie, la recherche-développement a un rôle important à jouer dans le domaine de la connaissance et de la gestion du phénomène des 128 changements climatiques. Les changements climatiques font l’objet de recherche par un certain nombre de centres d’excellence au Burkina Faso. De façon non exhaustive, on peut citer les centres et institutions suivants : le Centre national de semences forestières (CNSF) ; le Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES) ; le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) ; l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE) ; l’Université de Ouagadougou ; l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso ; le Centre international pour la recherche forestière (CIFOR). Malgré ces efforts déjà en cours, il est nécessaire d’aller plus loin. La recherche sur les changements climatiques doit prendre en compte les trois options fondamentales de la lutte contre les changements climatiques, à savoir : la production de connaissances scientifiques ; l’atténuation et l’adaptation. Dans le cas spécifique du PNA, il s’agit de conduire des programmes de recherche d’accompagnement permettant d’avoir une bonne connaissance du phénomène et de répondre à des questions pratiques telles que : l’analyse de la vulnérabilité des différentes régions du Burkina Faso en vue de définir les mesures d’adaptation par région ; les impacts prévisionnels des changements climatiques sur les secteurs-clés du développement du Burkina Faso ; les liens entre climat et société ; la prévention des catastrophes environnementales ; les nouvelles variétés adaptées aux changements climatiques ; l’agroforesterie ; la séquestration du carbone ; les maladies émergentes et ré-émergentes dues au climat ; etc. 129 QUATRIEME PARTIE : SUIVI-EVALUATION 130 Cette partie traitant du suivi-évaluation du PNA aborde successivement les aspects suivants : l’importance du suivi-évaluation ; les ressources et les capacités nécessaires au suivi-évaluation ; la méthodologie du suivi-évaluation ; le dispositif du suivi-évaluation ; le processus de révision et de mise à jour ; l’évaluation externe. 4.1 IMPORTANCE DU SUIVI-EVALUATION Le suivi-évaluation revêt un rôle important dans le processus de mise en œuvre du PNA. En effet, il permet de : donner à tout moment une vision actualisée de l’état d’avancement du PNA pour aider les organes de supervision du PNA à prendre chaque fois que de besoin les décisions nécessaires ; faire des recommandations aidant à pallier les insuffisances constatées dans la mise en œuvre du PNA ; accroître l’efficacité et l’efficience des activités en vue de l’atteinte des résultats attendus ; donner de la visibilité au PNA tout au long de sa mise en œuvre. Pour toutes raisons, le suivi-évaluation mérite une attention particulière et doit bénéficier des moyens nécessaires à sa réalisation. 4.2 RESSOURCES ET CAPACITES NECESSAIRES AU SUIVI - EVALUATION Ces ressources et capacités nécessaires sont ainsi qu’il suit : Ressources humaines : la cellule du suivi-évaluation au sein du SP/CONEDD sera renforcée par au moins trois (3) personnes additionnelles qui seront chargées du traitement des informations collectées auprès des ministères et institutions concernés les questions d’adaptation aux changements climatiques. Toutefois, les capacités du personnel doivent être régulièrement renforcées pour répondre aux défis du moment. Moyens techniques : ces moyens techniques à acquérir sont constitués essentiellement d’un manuel et d’un logiciel de suivi-évaluation, et d’ordinateurs. Pour ce qui concerne la conception du manuel et du logiciel de suivi-évaluation, il est recommandé de recourir aux services d’un consultant ou d’un cabinet spécialisé. Mais en attendant que cela soit effectif, il est proposé plus loin une méthodologie simple et pratique pour la conduite du suivi-évaluation. Ressources financières : des ressources financières doivent être mobilisées conséquemment pour le dispositif de suivi-évaluation. Pour renforcer la capacité de mobilisation dans ce sens, il sera prévu environ 10% sur le coût de chaque projet opérationnel du PNA spécifiquement pour le suivi-évaluation. 131 4.3 METHODOLOGIE DE SUIVI-EVALUATION Cette méthodologie est basée essentiellement sur le suivi-évaluation du plan de mesure de la performance du PNA illustré au tableau 29 ci-dessus relatif au Plan de mesure de la performance du PNA global. En rappel, ce tableau donne par axe stratégique du PNA, les objectifs spécifiques, les résultats attendus, les indicateurs de rendement, les sources des données, la méthode de collecte des données, la fréquence de collecte des données et les responsables de la collecte des données. Il est proposé ci-dessous des tableaux de synthèse permettant de renseigner régulièrement de l’état d’avancement du PNA qui pourraient faire l’objet d’amélioration en fonction des situations : Tableau 29 : Suivi des activités du PNA Activités prévues par axe stratégique Activités réalisées Taux d’exécution (%) Activités non réalisées Explication des écarts Axe stratégique 1 : Le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques Activité 1: Activité 2 : Activité n : Axe stratégique 2 : Le renforcement des systèmes d’information Activité 1: Activité 2 : Activité n : Axe stratégique 3 : La mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables Activité 1: Activité 2 : Activité n : Axe stratégique 4 : La réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques Axe stratégique 5 : L’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement Activité 1: Activité 2 : Activité n : 132 Tableau 30 : Suivi des résultats du PNA Résultats Intitulé de l’indicateur Unité de mesure Niveau prévu Niveau de réalisation à la date du ….. AXE STRATEGIQUE 1 : Le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques Résultat 1 : Résultat 2 : Résultat n : AXE STRATEGIQUE 2 : Le renforcement des systèmes d’information Résultat 1 : Résultat 2 : Résultat n : AXE STRATEGIQUE 3 : La mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables Résultat 1 : Résultat 2 : Résultat n : AXE STRATEGIQUE 4 : La réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques Résultat 1 : Résultat 2 : Résultat n : AXE STRATEGIQUE 5 : L’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement Résultat 1 : Résultat 2 : Résultat n : 133 Tableau 31 : Suivi des impacts du PNA Objectifs Intitulé des indicateurs Unité de mesure Niveau prévu Niveau de réalisation à la date du ….. AXE STRATEGIQUE 1 : Le renforcement des capacités à long terme des cadres institutionnels impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques Objectif spécifique 1 : Objectif spécifique 2 : Objectif spécifique n : AXE STRATEGIQUE 2 : Le renforcement des systèmes d’information Objectif spécifique 1 : Objectif spécifique 2 : Objectif spécifique n : AXE STRATEGIQUE 3 : La mise en œuvre de mécanismes financiers efficaces et durables Objectif spécifique 1 : Objectif spécifique 2 : Objectif spécifique n : AXE STRATEGIQUE 4 : La réduction de la vulnérabilité globale du pays aux changements climatiques Objectif spécifique 1 : Objectif spécifique 2 : Objectif spécifique n : AXE STRATEGIQUE 5 : L’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques et stratégies de développement Objectif spécifique 1 : Objectif spécifique 2 : Objectif spécifique n : 134 4.4 DISPOSITIF DE SUIVI-EVALUATION Le dispositif de suivi-évaluation comprendra deux entités : la cellule de suivi-évaluation du SP/CONEDD : elle sera chargée de renseigner l’état de mise en œuvre de l’ensemble du PNA et pour cela, sera renforcée en moyens humains, techniques et financiers. Elle aura à administrer une base de données capable d’informer le Gouvernement et tous les acteurs intéressés sur la performance mesurée du PNA. les correspondants de suivi-évaluation dans les secteurs ministériels couverts par le PNA : ils travailleront en relation avec la cellule de suivi-évaluation du SP/CONEDD en alimentant sa base de données avec les informations sur l’évolution du PNA par secteur. La cellule de suivi-évaluation du SP/CONEDD ainsi que les correspondants de suivi évaluation dans les secteurs ministériels couverts par le PNA vont produire des rapports périodiques et des documents de communication sur l’évolution du PNA destinés aux décideurs et au grand public. 4.5 PROCESSUS DE REVISION ET DE MISE A JOUR Les changements climatiques prennent des formes diverses et peuvent produire des effets variés au fil du temps. Cela signifie que le PNA doit faire l’objet d’une mise à jour et d’une actualisation au bout d’un certain temps de mise en œuvre. C’est ainsi qu’une relecture doit être effectuée en cas de nécessité pour prendre en compte les progrès réalisés, les nouveaux enjeux et défis en matière d’adaptation, le contexte social et économique, l’environnement des politiques et des engagements nationaux et internationaux de l’Etat. Les modalités de révision peuvent être de deux types : une révision périodique tous les cinq (5) ans : le fait déclencheur pourra être la recherche d’une plus grande efficacité du PNA ; une révision selon nécessité : les faits déclencheurs pourront être la nature des résultats obtenus de l’adaptation, l’efficacité des mesures d’adaptation mises en application, les variations observées dans les projections climatiques initiales, l’évolution de la vulnérabilité des secteurs de développement, etc. Mais quelle que soit l’évolution de la mise en œuvre du PNA, une révision tous les cinq ans s’impose afin de maximiser sa contribution au développement durable du pays. Dans cette perspective, le PNA devra s’inscrire dans un processus continu de planification du développement au niveau national qui appelle à la concertation permanente entre les acteurs concernés. Enfin, la mise à jour du PNA doit se faire de manière participative et inclusive. 135 4.6 EVALUATION EXTERNE Au terme du premier plan d’action quinquennal d’exécution du PNA, il est recommandé de procéder à des évaluations externes indépendantes. Ces évaluations externes doivent rendre compte des enseignements tirés des expériences vécues dans le cadre de la mise en œuvre du premier plan d’action quinquennal du PNA. Elles seront donc des opérations spécifiques visant à apprécier systématiquement et de manière objective les progrès dans la réalisation des effets attendus du PNA. On y distinguera trois types d’évaluation : 1) Une évaluation à mi-parcours centrée sur l’efficacité et l’efficience du premier plan d’action quinquennal du PNA. Elle interviendra à la fin de la première moitié de la vie du plan d’action ; 2) Une évaluation de fin de phase pour apprécier les résultats atteints. Elle permettra aussi de prendre des décisions pour la bonne exécution du deuxième plan d’action quinquennal du PNA. Elle se déroulera à la fin du premier plan d’action quinquennal ; 3) Une évaluation rétrospective pour mesurer les impacts, les enseignements tirés et la durabilité des résultats. L’intérêt d’une telle évaluation est également de fournir des bases utiles à l’élaboration de politiques et stratégies ultérieures. Elle peut être réalisée deux années ou plus après la fin du premier plan d’action quinquennal du PNA. Le système de suivi-évaluation proposé, même s’il vise à rendre compte du fonctionnement et des résultats du PNA, viendra s’inscrire dans le système de suivi-évaluation du SP/CONEDD et le consolider. 136 CONCLUSION Le Burkina Faso, de par sa position géographique constitue l’un des pays les plus vulnérables aux changements climatiques au monde. En effet, selon des informations scientifiques récentes disponibles, durant les prochaines années, le climat au Sahel sera perturbé et singulièrement marqué par une grande variabilité alternant sécheresses et inondations. Les changements climatiques, dans le contexte du Burkina Faso, reste caractérisé par une migration plus ou moins sensible des isohyètes, une migration sensible des isothermes, la forte variabilité de la pluviosité, l’augmentation de l’ampleur et de l’intensité des extrêmes climatiques tels que les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur, les vents violents et les vents de poussière. Sur cette base, le Burkina Faso est exposé à des catastrophes et calamités naturelles qui peuvent avoir des effets imprévisibles sur l’environnement, les populations et l’économie du pays. Les catastrophes intervenues ces dernières années et plus particulièrement les inondations de 2009 survenues à Ouagadougou, manifestation probable du phénomène des changements climatiques, ont occasionné d’importants dégâts aux plans humain, de la santé, de l’éducation, de l’habitat, des moyens de production, de l’approvisionnement en eau potable, des infrastructures routières, hydro-agricole, etc. Les études réalisées dans le cadre de la formulation du présent PNA ont également indiqué que l’environnement et les ressources naturelles, l’énergie, l’agriculture, les productions animales, la santé, les infrastructures et l’habitat, sont les secteurs les plus vulnérables aux changements climatiques à moyen et à long terme. Cependant, malgré cet état de vulnérabilité et des conditions naturelles défavorables, des solutions existent pour permettre au Burkina Faso d’évoluer vers un développement durable. Pour ce faire, les décideurs politiques devraient placer l’adaptation aux changements climatiques au cœur des politiques et stratégies de développement. Par ailleurs, tous les autres acteurs au développement que sont les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations de la société civile, la communauté internationale, doivent s’unir dans l’action pour faire face aux effets des changements climatiques. En la matière, le PNA constitue un cadre de référence approprié permettant de fédérer les efforts des différents acteurs en vue de permettre au Burkina Faso de réduire sa vulnérabilité structurelle, et d’accroître sa résilience et mieux gérer son développement. Les réponses aux effets néfastes attendus des changements climatiques vont de ce point de vue nécessiter une mobilisation des acteurs à tous les niveaux. Cette mobilisation aura pour objectifs, entre autres, (i) de faciliter la disponibilité des ressources humaines en lien avec les implications des changements climatiques pour chacun de ces secteurs, (1) de renforcer les capacités des principaux acteurs et (iii) d’apporter des réponses aux coûts d’adaptation évalués pour ces secteurs vulnérables à moyen et à long terme. Pour ce faire, des actions fortes méritent d’être entreprises et menées par le Burkina Faso notamment : 137 l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie nationale d’apprentissage sur les changements climatiques ; le renforcement des synergies entre les intervenants dans le domaine des changements climatiques (chercheurs, services techniques de l’Etat, producteurs, privé, ONG et associations…) ; le renforcement des actions de formation et de sensibilisation des populations sur les implications des changements climatiques pour leurs moyens d’existence et de subsistance ; des rencontres périodiques entre l’Etat et ses différents partenaires pour l’opérationnalisation du présent PNA ; la mise en place d’un Comité de suivi de la mise en œuvre du PNA. 138 GLOSSAIRE6 Adaptation L’ajustement dans les systèmes naturels ou humains en réponse à des changements climatiques actuels ou attendus, ou à leurs effets, qui atténue les dommages ou en valorise les bénéfices. Aléas naturels ou climatiques Processus ou phénomène naturel/climatique qui peutcauser des pertes de vies humaines, desblessures ou d’autres effets sur la santé, desdommages aux biens, la perte de moyens desubsistance et de services, des perturbationssocio-économiques, ou des dommages àl’environnement. Alerte rapide Ensemble des capacités nécessaires pourproduire et diffuser en temps opportunet utile des bulletins d’alerte permettant à des individus, des communautés et des organisations menacées par un danger, de se préparer et d’agir de façon appropriéeen temps utile pour réduire le risque dedommage ou de perte. Atténuation Ensemble des mesures ou des politiques prises pour réduire les émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en partant des sources d’émissions ou en piégeantle carbone déjà présent dans l’atmosphère dans des aménagements naturels ou artificiels appelés puits de séquestration de carbone, par exemple les forêts. Capacité d’adaptation Capacité d’un système naturel ou humain à s’adapter aux changements climatiques (notamment la variabilité du climat et les phénomènes extrêmes), de façon à atténuer les dommages potentiels, à tirer profit des possibilités offertes et à faire face aux conséquences des changements climatiques anthropiques. Changement climatique Modification du climat attribué directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui est observée sur une longue période. Développement de capacités Processus par lequel les personnes, les organisations et la société stimulent et développent leurs compétences au fil du temps, pour atteindre des objectifs économiques et sociaux, y compris par l’amélioration des connaissances, des systèmes et des institutions. Effets néfastes des changements climatiques 6Extrait du lexique des mots et expressions liés aux changements climatiques, Projets PANA, 2012 139 Les modifications de l’environnement physique ou des biotes dues à des changements climatiques et qui exercent des effets nocifs significatifs sur la composition, la résistance ou la productivité des écosystèmes naturels et aménagés, sur le fonctionnement des systèmes socio économiques ou sur la santé et le bien-être de l’homme Emissions La libération de gaz à effet de serre ou de précurseurs de tels gaz dans l’atmosphère au-dessus d’une zone et au cours d’une période donnée. Gaz à effet de serre – GES Gaz de l’atmosphère, à la fois naturel et anthropique, qui absorbe et émet un rayonnement thermique et une radiation infrarouge, émis par la surface de la Terre, l’atmosphère elle même, et par les nuages (exemple : gaz carbonique, le méthane, l’oxyde nitreux, l’ozone, la vapeur d’eau, les composés chloré ou fluorés…). Mesures d’adaptation Mesures pour parer aux impacts ou incidences des changements climatiques. Mesures d’atténuation Moyens permettant d’éviter ou de diminuer l’importance d’un impact, généralement pour des modifications au projet ou aux modalités. Mesures préventives Actions devant permettre d’éliminer ou de réduire le danger des changements climatiques à un niveau acceptable. Modèle climatique Représentation numérique du système climatique, fondée sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques de ses composantes, leurs interactions et les processus de rétroaction et qui tient compte de la totalité ou d’une partie de ses propriétés connues. Prévention Ensemble d’activités permettant d’évitercomplètement l’impact négatif desaléas, et de minimiser les catastrophesenvironnementales, technologiques etbiologiques qui leur sont associées. Prévision Déclaration ou estimation statistique définieconcernant la probabilité d’un événement àvenir ou de conditions spécifiques pour unezone déterminée. Projection Indication de l’évolution future possible d’une grandeur ou d’unensemble de grandeurs, souvent calculée à l’aide d’un modèle. Lesprojections se distinguent des prévisions en ce sens qu’elles reposentsur des hypothèses concernant par exemple l’évolution des 140 conditionssocioéconomiques ou des techniques qui peuvent ou non seconcrétiser et qu’elles sont donc sujettes à une forte incertitude. Résilience Capacité d’un système, une communautéou une société exposée aux risques derésister, d’absorber, d’accueillir et de corriger les effets d’un danger, en temps opportunet de manière efficace, notamment parla préservation et la restauration de sesstructures essentielles et de ses fonctions debase. Capacité d’un système social ou écologique d’absorber des perturbations tout en conservant sa structure de base et ses modes de fonctionnement, la capacité de s’organiser et la capacité de s’adapter au stress et aux changements. Risque de catastrophe Potentiel de catastrophe, en termesde vies humaines, des états de santé, desmoyens de subsistance, des biens et services,qui pourraient se produire au sein d’unecommunauté ou une société, dans le futur. Scénario climatique Représentation vraisemblable et souvent simplifiée du climat futur, fondée sur un ensemble intrinsèquement cohérent de relations climatologiques et établie expressément pour déterminer les conséquences possibles des changements climatiques anthropiques, qui sert souvent à alimenter les modèles d’impact. Les projections climatiques servent fréquemment de matière première aux scénarios climatiques, quoique ces derniers nécessitent généralement desinformations supplémentaires, par exemple sur le climat observé actuellement. Scénario de changement climatique Différence entre un scénario climatique et le climat actuel. Sensibilité Capacité d'un système à réagir à une transformation des conditions climatiques, par exemple : degré de modification de la composition, de la structure et du fonctionnement d'un écosystème et notamment de sa productivité primaire, par rapport à une variation de température ou de précipitation donnée. Système climatique Ensemble englobant l’atmosphère, l’hydrosphère, la biosphère et la géosphère, ainsi que leurs interactions. Vulnérabilité Les caractéristiques et les circonstances d’une communauté ou d’un système qui le rendent susceptible de subir les effets d’un danger. La vulnérabilité définit la mesure dans laquelle un système peut être dégrade ou endommage par l'évolution du climat. elle dépend non seulement de la sensibilité, mais aussi de l'adaptabilité du système a de nouvelles conditions climatiques. Cette notion combine le niveau de menace physique d'une société et sa capacité d'adaptation. 141 BIBLIOGRAPHIE BIKIENGA I. M., 2013 : Rapport de capitalisation du Projet PANA- BKF-PNUD/Japon. 29 pages. BIKIENGA I. M., 2013 : Rapport de capitalisation du Projet PANA- BKF-PNUD/FEM : Renforcement des capacités pour l’adaptation de la vulnérabilité aux changements climatiques. 44 pages. BIKIENGA I.M., GARANE A., 2012 : Etude sur la prévention et la gestion des catastrophes et crises humanitaires au Burkina Faso. Tome I : Contexte général des catastrophes et crises humanitaires au Burkina Faso. Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale. Ouagadougou. Burkina Faso. 126 pages. BIKIENGA I.M., GARANE A., 2012 : Etude sur la prévention et la gestion des catastrophes et crises humanitaires au Burkina Faso. Tome II : Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques et catastrophes au Burkina Faso. Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale. Ouagadougou. Burkina Faso. 33 pages. BIKIENGA I.M., GARANE A., 2012 : Etude sur la prévention et la gestion des catastrophes et crises humanitaires au Burkina Faso. Tome III : Loi d’orientation relative à la prévention des risques et catastrophes au Burkina Faso. Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale. Ouagadougou. Burkina Faso. 42 pages. BURKINA FASO 2011 : Stratégie de croissance accélérée et de développement durable 2011-2015. Ouagadougou. BURKINA FASO. 116 pages. Coordination nationale des projets du PANA : Rapports d’activités des années 2010, 2011, 2012. Document du Projet PANA-BKF-PNUD/FEM. 79 pages. Document du Projet PANA-BKF-PNUD/Japon. Renforcement des capacités pour une meilleure prise en compte des préoccupations liées aux adaptations aux changements climatiques lors de la préparation et de la mise en œuvre des plans, programmes et projets de développement.31 pages. GIEC, 2007, Bilan 2007 des changements climatiques, contributions des groupes de travail 1, 2 et 3 au 4ème Rapport d’évaluation du Groupe d’Experts Intergouvermental sur l’Evolution du Climat, GIEC, Génève, Suisse, 2008, 114 pages KABORE T.B., KABORE T. M, TRAORE S., 2012: Evaluation à mi-parcours du Projet PANA-BKF/FEM. Version finale. 90 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Tendances climatiques 1980-2010. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 114 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Données climatiques. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 68 pages. 142 LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Projections de scénarios climatiques au Burkina Faso. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 59 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Analyse sociologique des catastrophes naturelles. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 38 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport santé. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 77 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport environnement. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 118 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport agriculture et élevage. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 111 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Bassins hydrographiques et ressources en eau. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 14 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport énergie. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 107 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Géologie et bassin minier. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 12 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport infrastructures. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 40 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Changements climatiques et vulnérabilité sociale au Burkina Faso : approche interdisciplinaire des impacts et des mesures d’adaptation sur les populations vulnérables. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 22 pages. 143 LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Evaluation des risques et de la vulnérabilité : secteurs environnement, agriculture et élevage. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 90 pages. LAME, 2012 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Evaluation des risques et de la vulnérabilité : ressources en eau et infrastructures. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 27 pages. LAME, 2013 : Elaboration du PANA programmatique du Burkina Faso. Etudes de modélisation climatique, d’évaluation des risques et d’analyse de la vulnérabilité aux changements climatiques. Evaluation des risques et de la vulnérabilité aux changements climatiques. Rapport de synthèse. Université de Ouagadougou. BURKINA FASO. 193 pages. MECV, 2007, Programme d’Action National d’Adaptation à la variabilité et aux changements Climatiques (PANA) du Burkina Faso, 76 pages MEDD, 2012, Programme d’investissement forestier, 70 pages. MEF, MEDD, PNUD, 2011 : Projet Initiative pauvreté. Evaluation économique del’environnement et des ressources naturelles au Burkina Faso. 163 pages. Millenium Institute, 2012, Elaboration du PANA Programmatique du Burkina Faso : Analyse de vulnérabilité multisectorielle en vue de la formulation d’une stratégie nationale d’adaptation aux changements climatiques à moyen et à long terme à l’horizon 2025 et 2050, Rapport final, 70 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Agriculture. Ouagadougou. BURKINA FASO. 116 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport Ressources animales. Ouagadougou. BURKINA FASO. 79 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Environnement et ressources naturelles. Ouagadougou. BURKINA FASO. 58 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Santé. Ouagadougou. BURKINA FASO. 56 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Energie. Ouagadougou. BURKINA FASO. 80 pages. 144 SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Infrastructures et habitat. Ouagadougou. BURKINA FASO. 46 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Associations féminines. Ouagadougou. BURKINA FASO. 75 pages. SP/CONEDD, 2013 : Elaboration du Plan national d’adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Rapport sectoriel Organisations de la société civile. Ouagadougou. BURKINA FASO. 83 pages. THIEBA D., OUATTARA I., 2013 : Evaluation finale du programme d’adaptation en Afrique (PAA). Burkina Faso : PANA-BKF-PNUD/Japon. Version finale. 71 pages UNFCCC, 2013 : Ateliers de formation 2012-2013 du Groupe d’experts des PMA. YAKA, P., 2008 :« Rôles des facteurs climatiques et environnementaux dans l’apparition et la prédiction des épidémies de méningite cérébro-spinale en zone sahélo-soudanienne de l’Afrique de l’Ouest ; cas du Burkina Faso et du Niger », lundi 21 avril 2008. Paris : Université Pierre et Marie Curie, thèse de Doctorat. 145 PNA SECTORIELS CONSULTES : Agriculture, Elevage, Environnement et ressources naturels, Santé, Energie, Infrastructures et habitat, Associations féminines, Organisations de la société civile. AUTRES DOCUMENTS CONSULTES : Rapport du Partenariat national de l’eau du Burkina, 2014 : Plan national d’adaptation aux changements climatiques au Burkina Faso. Prise en compte de la sécurité en eau. 34 pages. MEAHA, 2014 : Contribution à l’amélioration du plan national d’adaptation aux changements climatiques secteur eau et assainissement, Ministères de l’Eau, des Aménagements Hydrauliques et de l’Assainissement (MEAHA). 8 pages. 146 ANNEXES Annexe 1:liste des experts nationaux retenus pour la formulation du programme opérationnel Secteurs/structures Nom et prénom contacts Environnement et RN Rigobert BAYALA rigobertbayala@hotmail.com 76 86 36 36, 70 54 02 62 Agriculture Dr OUEDRAOGO Souleymane ouedsouley@hotmail.com / 70278473 Productions animales SOME Désiré adesiresome@yahoo.fr / 70248429 Santé Dr S. KOUANDA sekouanda@yahoo.fr Météorologie GARANE Ali Jacques ajgarane@yahoo.fr / 76674595 Infrastructure et habitat Sanou Valérie goungoungavalerie@yahoo.fr; 76 68 09 99, 78 88 58 69 Coalition OSC/CC Mme KI /THIOMBIANO Colette colettekithiombiano@yahoo.fr / 70356680 Associations Féminines Mme SOME Madjelia dao.ebou@yahoo.com / 70266509 SP/CONEDD/PFCC KABORE Augustin kabaugustino@yahoo.fr / 70124485 Energie YABRE D. Isaac yabrosis@gmail.com 70 73 81 79 147 Annexe 2:Composition du ComitéTechnique de Suivi du PNA 148 Annexe 3 : Participants à la formation sur le modèle T21 1. Équipe restreinte N° Nom et Prénom(s) Structure Téléphone Mail 1 TRAORE Seydou Eric Université de Ouagadougou 70.20.37.64 eric.seydou.traore@2ie-edu.org 2 BATHIEBO D. Joseph Université de Ouagadougou 76.65.09.42 jbathiebo@univ-ouaga.bf 3 NIANGAO Issaka INSD 71.40.52.92 niangaoiss@yahoo.fr 4 ZOUGOURI Remi SP/CONEDD / DCIME 70.16.82.65 zkremi@yahoo.fr 5 COMPAORE Halidou INERA 70-32-97-89 halidou21@yahoo.fr 6 PARE Lassina DGPER / DPSAA 70.28.80.26 parelas@yahoo.fr 7 YAKA Pascal DGM / Météo 75-40-00-11 pascal yaka@yahoo.fr 8 BAMOGO Célestin MRA / DGPSE 70.56.65.97 bamocelest@yahoo.fr 9 ZEBA Abdoulaye DEP/MMCE 70.09.90.41 abdallah zeba@yahoo.fr 10 BAYILI Gilbert UO / LAME 70-10-50-48 bgilbert8@yahoo.fr 11 ILBOUDO Pierre Claver 2iE 70-29-61-73 iclav@yahoo.fr 12 TELLIANO David LAME / 2iE 79-03-36-94 davtal181@gmail.com 13 KAM Sami LAME / 2iE 78-73-26-55 sami.kam@live.fr 14 SANKARA T. Bakari Université de Ouagadougou 78.24.74.93 sankbak82@yahoo.fr 15 BANI SAMARI Saïdou Université de Ouagadougou 78-05-77-27 Saidou.bani@yahoo.fr 16 TIMACK NGOM CLUVA St-Louis leontimack@yahoo.fr 17 Youssoufou OUEDRAOGO Université de Ouagadougou 75-97-81-22 yissfu@gmail.com 18 SEYDOU TOURE Equipe UO LAME 70-25-42-93 seydout@yahoo.fr 149 2. Personnes ressources impliquées dans la collecte des données N° Secteur Personnes ressources Structure Contact Téléphone Mail 1. ENERGIE COMPAORE K. Ablassé DGM 78.82.24.20 ablasse c@hotmail.com 2. OUEDRAOGO Aimé Evariste DGM 76.56.70.12 aimsonoued4@yahoo.fr 3. SANTE OUEDRAOGO Boureima DGISS/Min. Santé 70.35.46.16 boureimao-2001@yahoo.fr Abdoulaye Coulibaly DGISS/Min. Santé banasira2006@yahoo.fr 4. EAU BIKIENGA Issa Martin Min. Agri. Et Hydraulique 70.26.07.58 Issa bikienga@yahoo.fr 5. TERRES et INFRASTRUCTU RES MIDIOUR Sami SE/SG/MHU 78.81.65.35 mid sami@yahoo.fr 6. 7. ENVIRONNEMEN T BOMBIRI Paul DEES/MEDD 70.25.45.62 pbombiri@yahoo.fr 8. BELEMSOBGO Urbain MEDD 50.30.77.51 ubelemsobgo@yahoo.fr 9. SIDIBE Norbert Environnemen t – DCIME norbertsidibe@yahoo.fr 10. CLIMAT Michel P. Nikiema DGM 78.90.19.52 michel78us@yahoo.fr 150 3. Points focaux des différents secteurs N° Nom & prénom(s) secteur- structure Tél Mail 1. MIDJIOU Sami Infrastructures - SE/SG/MHU 78.81.65.35 mid sami@yahoo.fr 2. Bikienga Issa Martin DG Ressource en Eau 3. DIANE Aboubacar Le Secrétaire Permanent du CONASUR du MASSN 70.32.37.79 bubazi@yahoo.fr 4. KABORE Augustin SP/CONEDD 70.12.44.85 kabaugustino@yahoo.fr 4. Cellule T21/CEDEAO/Burkina Faso N° Nom & prénom(s) secteur- structure Coordonnées 1. TASSIMBEDO Tapsoba M. Beatrice Secrétaire Permanent du CNPE/PCD MEF/CNPE CMS 912 Ouaga CMS11 Tel : +226 50 30 80 87 / +221 77 39 75 115 Fax : 226 50 30 80 84 E-mail: tasbea@yahoo.fr 2. Mamoudou SEBEGO Economiste ME. Direction Générale de l’Economie et de la Planification. Tel et Fax: +226 50 30 80 84 Seb ahmed79@yahoo.fr 3. Samuel T. KABORE Consultant National PCD Université de Ouagadougou 03 BP 7021 Ouaga 01 Tel:+(226) 70 28 71 16 E-mail: stkabore@yahoo.fr / samuel.kabore@univ ouaga.bf 4. Seyni DA Macro Économiste au CNPE CNPE, MEF, 11 BP 912 CMS 11 Ouagadougou Tel: 226 50 30 80 87/ 50 30 58 34 / 70 42 09 16 Fax: +226 50 30 80 84 E-mail: dasseyni@yahoo.fr 5. Salifou NABELEMA Chargé des Etudes Economiques BCEAO Ouaga, 01 BP 356 Ouaga 01 Tel: +226 50 30 60 15 Fax: +226 50 31 01 22 E-mail: snabelema@bceao.int 6. Issaka NIANGAO Ingénieur Statisticien Economiste (INSD) 01 BP 374 Ouagadougou Tel: +226 50 32 42 60 Fax: +226 50 32 61 59 E-mail: insdbf@yahoo.fr 151 Annexe 4 : Modèle T21 DESCRIPTION DU MODELE T21, SELON LE MILLENIUM INSTITUTE A WASHNINGTON Le modèle « Threshold21 » (T21) est un modèle basé sur la méthode de Dynamique des systèmes qui a été conçu comme un outil pour soutenir la planification nationale du développement. Il permet une analyse dynamique des effets de différentes politiques et de changements structurels sur de différents indicateurs principaux de développement. Il permet donc de faire une analyse intégrée qui prend en compte les liens entre les secteurs économiques, sociaux et environnementaux à moyen et long terme. Le modèle T21 supporte l’analyse compréhensive et intégrée des défis du développement. Cela inclut l’analyse des problèmes tels que la réduction de la pauvreté, la croissance économique et le suivi-évaluation des politiques et programmes créés pour résoudre ces problèmes. En particulier, le modèle T21 peut bien supporter l’analyse de plans de développement sur le moyen et le long terme, et génère des projections pour presque tous les indicateurs des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le modèle T21 est basé sur la méthode de la Dynamique des systèmes pour la planification intégrale et participative du développement. Cela veut dire que le modèle : Intègre les facteurs économiques, sociaux et environnementaux ; Représente les éléments importants de complexité – rétroaction (relation de feedback), non-linéarité et retard – qui sont fondamentaux pour la compréhension convenable des questions de développement ; Est transparent de par sa structure, ses hypothèses, ses équations et sa base de données, et constitue un outil d’analyse participatif pour atteindre un consensus au niveau des débats sur les politiques ; Est suffisamment flexible pour être personnalisé à différents utilisateurs qualifiés et sur la base des spécificités des pays ; Stimule les conséquences des politiques alternatives à moyen et long terme ; Permet facilement la comparaison entre le scénario de base et soutient les méthodes analytiques avancées, comme l’analyse de sensibilité et l’optimisation. 152 TABLE DES MATIERES SIGLES ET ABREVIATIONS 4 LISTE DES TABLEAUX 7 LISTE DES FIGURES 8 LISTE DES ANNEXES 8 RESUME EXECUTIF 9 PREMIERE PARTIE : PHASE PREPARATOIRE, ANALYSE DIAGNOSTIQUE ET CONCLUSIONS DES EVALUATIONS SECTORIELLES 26 1.1 PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA ET CONSULTATIONS DES ACTEURS 27 1.2. IDENTIFICATION DES INFORMATIONS DISPONIBLES ET EVALUATION DES BESOINS EN CAPACITES POUR LE PROCESSUS D’ELABORATION DU PNA 29 1.3 ELEMENTS DE SOLUTIONS AUX LACUNES ET FAIBLESSES CONSTATEES DANS LES CADRES D’INTERVENTION 30 1.4 ÉVALUATION DES BESOINS DE DEVELOPPEMENT ET DES VULNERABILITES CLIMATIQUES 31 1.5. ANALYSE DES SCENARIOS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS ET FUTURS 32 1.5.1 Etudes réalisées par le Laboratoire d’analyses mathématiques des équations (LAME) 32 1.5.2 Contexte climatique mondial 32 1.5.3 Situation climatique du Burkina Faso 33 1.5.3.1 Evolution des précipitations ........................................................................ 33 1.5.3.2 Evolution de la température 35 1.5.4 Projections climatiques sur le Burkina Faso 35 1.6 ÉVALUATION DES VULNERABILITES CLIMATIQUES PAR SECTEUR DE DEVELOPPEMENT 42 1.6.1 Concepts des vulnérabilités ................................................................................. 42 1.6.2 Agriculture ............................................................................................................ 42 1.6.3 Productions animales ........................................................................................... 44 1.6.3.1 Sensibilité des moyens d’existence aux risques climatiques 45 1.6.3.2 Sensibilité des espèces animales à l’aridité du climat 45 1.6.3.3 Vulnérabilité des animaux selon les types de scénarii climatiques 46 1.6.3.4 Vulnérabilité des acteurs des systèmes de production face aux risques climatiques 46 1.6.3.5 Vulnérabilité des zones 46 1.6.3.6 Vulnérabilité selon le genre 47 1.6.4 Environnement et ressources naturelles ............................................................ 48 1.6.5 Energie .................................................................................................................. 49 1.6.6 Santé ...................................................................................................................... 51 153 1.6.6.1 Vulnérabilité due à la pluviométrie 51 1.6.6.2 Vulnérabilité due à la hausse de la température 52 1.6.6.3 Vulnérabilité due à d’autres facteurs 52 1.6.7 Infrastructures et habitat .................................................................................... 53 1.6.7.1 Vulnérabilité des routes et structures connexes 53 1.6.7.2 Vulnérabilité des habitats 53 1.6.8 Questions transversales ....................................................................................... 54 1.6.8.1 Vulnérabilité des ressources en eau 55 1.6.8.2 Vulnérabilité des femmes dans l’accès aux ressources 57 a) Accès à l’eau 57 b) Bois-énergie et autres ressources de la forêt 58 c) Agriculture 59 1.6.8.2 Rôle des organisations de la société civile (OSC) 60 DEUXIEME PARTIE : LE PLAN NATIONAL D'ADAPTATION 61 2.1 VISION ET ORIENTATIONS STRATEGIQUES 62 2.1.1 vision ...................................................................................................................... 62 2.1.2 Fondements du PNA ............................................................................................ 62 2.1.2.1 Fondement sur le plan international 62 2.1.2.2 Fondements sur le plan national 63 2.1.3. Principes directeurs du PNA ....................................................................... 64 2.1.4. Caractéristiques du PNA du Burkina Faso ................................................ 65 2.1.5. Objectifs ......................................................................................................... 66 2.2. OPTIONS D'ADAPTATION 66 2.3 OPTIONS D’ADAPTATION PAR SECTEUR 74 2.3.1 Agriculture ............................................................................................................ 74 2.3.1.1 Détermination des besoins d’adaptation à long terme 74 2.3.1.2 Domaines prioritaires d’adaptation 74 2.3.1.3 Plan d’action d’adaptation aux changements climatiques pour le secteur agricole 76 2.3.2 Productions animales ........................................................................................... 78 2.3.3 Environnement et ressources naturelles ............................................................ 81 2.3.3.1 Détermination des domaines d’adaptation à moyen et long terme 81 2.3.3.2 Détermination des actions d’adaptation à moyen et long terme 81 2.3.4 Energie .................................................................................................................. 83 2.3.4.1 Détermination des options d’adaptation 83 2.3.4.2 Proposition d’un plan d’adaptation pour le secteur 85 2.3.5 Santé ...................................................................................................................... 87 2.3.5.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme 87 2.3.5.2 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour le secteur de la santé 90 2.3.6 Infrastructures et habitat .................................................................................... 92 2.3.6.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme 92 2.3.6.2 Domaines prioritaires d’adaptation 92 2.3.6.3 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour le secteur des infrastructures et de l’habitat 96 2.3.7 Prise en compte des questions transversales ..................................................... 99 2.3.7.1 Détermination des besoins d’adaptation à moyen et long terme des femmes 99 2.3.7.2 Domaines prioritaires d’adaptation des femmes 99 154 2.3.7.3 Proposition d’un plan d’action d’adaptation pour les femmes 100 2.3.7.4 Prise en compte des organisations de la société civile 102 2.3.7.5 Prise en compte de la sécurité en eau 104 2.3.8 Synthèse des plans d’actions sectoriels ............................................................ 107 2.4 COUTS ET BENEFICES DES OPTIONS D’ADAPTATION 110 2.5 INTEGRATION DE L’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LES POLITIQUES ET STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT 112 2.5.1 Les étapes pour intégrer l’adaptation dans la planification du développement 113 2.5.2 L’identification des politiques, plans et programmes de développement nationaux ..................................................................................................................... 113 2.5.3 L’intégration de l’adaptation aux différents stades du cycle d’élaboration des politiques nationales ................................................................................................... 114 2.5.4 L’identification et la mobilisation des parties prenantes ............................... 114 2.5.5 La création de cadres permettant d’intégrer l’adaptation dans le développement ............................................................................................................. 114 2.6 OPERATIONNALISATION DU PLAN NATIONAL D’ADAPTATION 115 2.6.1 Mesure de la performance du Plan national d’adaptation ............................ 118 TROISIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE 123 3.1. DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DE MISE EN ŒUVRE 124 3.1.1 Les organes ......................................................................................................... 124 3.1.2. Les instances ................................................................................................ 125 3.1.3 La concertation entre le Gouvernement et ses partenaires ............................ 125 3.2 LE CADRE REGLEMENTAIRE 125 3.3 MOBILISATION DES RESSOURCES TECHNIQUES ET FINANCIERES 126 3.4 STRATEGIE DE COMMUNICATION 127 3.4 RECHERCHE-DEVELOPPEMENT 127 QUATRIEME PARTIE : SUIVI-EVALUATION 129 4.1 IMPORTANCE DU SUIVI-EVALUATION 130 4.2 RESSOURCES ET CAPACITES NECESSAIRES AU SUIVI - EVALUATION 130 4.3 METHODOLOGIE DE SUIVI-EVALUATION 131 4.4 DISPOSITIF DE SUIVI-EVALUATION 134 4.5 PROCESSUS DE REVISION ET DE MISE A JOUR 134 4.6 EVALUATION EXTERNE 135 CONCLUSION 136 GLOSSAIRE 138 BIBLIOGRAPHIE 141 ANNEXES 146 TABLE DES MATIERES 152 155

Décret N°2015-1189/PRESTRANS/PM/MERH/MEF du 22 octobre 2015 portant adoption du Plan National d’Adaptation aux changements climatiques (PNA) · Nelum