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Laws of Tunisia

Plan d’action National de Lutte Contre la Resistance aux Antimicrobiens en Tunisie 2019-2023

Made 2019 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Country
Tunisia
Subjects
Livestock
Keywords
animal feed/feedstuffs, animal health, animal production, biosafety, pests/diseases, education, feed additives, institution, monitoring, public health, data collection/reporting, research, risk assessment/management, hygiene/sanitary procedures, use restrictions, vaccination, drugs, One Health approach, antimicrobial resistance (AMR), governance

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  1. 1 | P a g e PLAN D’ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA RESISTANCE AUX ANTIMICROBIENS EN TUNISIE 2019-2023 2 | P a g e Plan d’action national 2019-2023 Préface La résistance bactérienne aux antibiotiques est devenue un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, décrite par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « une crise qui doit être gérée avec l’extrême urgence ». Les antibiotiques constituaient depuis leur découverte en 1928 un outil incontournable en santé publique. Néanmoins, leur usage excessif et leur mésusage aussi bien en médecine humaine qu’animale, couplés à un manque d’hygiène au niveau des structures sanitaires, ont engendré l’émergence de bactéries multirésistantes, compromettant notre capacité à traiter les maladies infectieuses courantes, et conduisant à une morbidité et une mortalité significatives. L’antibiorésistance, jointe à une absence quasi complète de nouveaux antibiotiques, est devenue actuellement l’une des plus graves menaces de la santé mondiale. C’est ainsi qu’en 2015, l’OMS a publié un plan d’action mondial contre la résistance aux antimicrobiens, réalisé en coopération étroite avec ses partenaires, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). L’OMS a recommandé à tous les états membres d’élaborer et de mettre en œuvre des plans d’action intersectoriels, spécifiques à chaque pays. La Tunisie n’a pas été épargnée par ce phénomène. Conscientes de la menace, les autorités nationales ont aussitôt mis en place un comité technique de lutte contre l’antibiorésistance, multidisciplinaire, ayant pour mission d’établir une stratégie nationale. 3 | P a g e Grâce aux nombreuses consultations nationales et à l’appui des experts de l’OMS, un plan d’action national aligné au plan d’action mondial de l’OMS a été mis en place pour le quinquennat 2019-2023, répondant aux quatre objectifs généraux suivants : Sensibiliser le grand public et les professionnels de la santé humaine et animale aux enjeux individuels et collectifs liés au mésusage des antibiotiques et aux risques de l’antibiorésistance. Renforcer la base des connaissances, fondée sur la surveillance de la résistance bactérienne et la recherche. Réduire l'incidence de l'infection grâce à des mesures efficaces d'assainissement, d'hygiène et de prévention. Rationaliser l’usage des antibiotiques en santé humaine et animale. La Tunisie s'est engagée à mettre en œuvre ce plan d'action national à travers une démarche multisectorielle et ce, selon l’approche « One Health » intégrant santé humaine, animale et environnement. Nous sommes conscients que la lutte contre l’antibiorésistance est un combat de longue haleine, et qu’un engagement aux niveaux politique, technique et communautaire reste le garant de la réussite de la stratégie nationale de lutte contre ce fléau. Cette réussite se traduira par une baisse des niveaux de résistances bactériennes, et une efficacité plus durable des antibiotiques actuellement disponibles, sécurisant ainsi la santé du citoyen, à qui cette stratégie nationale est dédiée. Monsieur le Ministre de l’Agriculture, Madame la Ministre de la Santé des Ressources Hydrauliques et de la Pêche 4 | P a g e Table des matières Abréviations et acronymes...........................................................................................................5-6 Résumé.........................................................................................................................................7-8 Introduction.............................................................................................................................. 9-15 Analyses de situation et réponse du pays.................................................................................16-17 Plan stratégique........................................................................................................................18-27 Plan opérationnel......................................................................................................................28-59 Plan de suivi et d'évaluation.....................................................................................................60-80 Références...............................................................................................................................81-82 5 | P a g e Abréviations et acronymes AMS Antimicrobial Stewardship ANCSEP Agence Nationale de Contrôle Sanitaire et Environnemental des Produits ATB Antibiotique ATEP Association Tunisienne des Étudiants en Pharmacie BMR Bactéries Multi-Résistantes BPE Bonnes Pratiques de l’Elevage CLIAS Comité de Lutte contre les Infections Associées aux Soins CNAM Caisse Nationale d’Assurance Maladie CNC Centre National de Coordination CNMVT Chambre Nationale du Médicament Vétérinaire de Tunisie CNOMVT Conseil National de l’Ordre des Médecins Vétérinaires de Tunisie CNOPT Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie CNPV Centre National de Pharmacovigilance CNR Centre National de Référence CNVZ Centre National de Veille Zoo-sanitaire CQE Contrôle de Qualité Externe CQI Contrôle de Qualité Interne CNLRAM Comité National de Lutte contre la Résistance aux Antimicrobiens CTV Comité Technique de Vaccination CSNVLPT Chambre Syndicale Nationale des Vétérinaires Libres Praticiens de Tunisie DAS Déchets d’Activités de Soins DDJ Dose Définie Journalière DGPA Direction Générale de Production Agricole DGS Direction Générale de la Santé DGSSP Direction Générale des Structures Sanitaires Publiques DHMPE Direction de l’Hygiène du Milieu et de la Protection de l’Environnement DGSV Direction Générale des Services Vétérinaires DMSU Direction de Médecine Scolaire et Universitaire DPC Développement Professionnel Continu DPM Direction de la Pharmacie et du Médicament DRS Direction Régionale de la Santé DSSB Direction des Soins de Santé de Base ENMV Ecole Nationale de Médecine Vétérinaire PEV Programme Élargi de Vaccination EPS Etablissement Public de Santé ESSTS Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de la Santé IRESA Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles RESA Etablissement de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricole FAO Food and Agriculture Organization of the United Nations FPHM Faculté de Pharmacie de Monastir GIP Groupements Inter Professionnels 6 | P a g e GLASS Global Antimicrobial Surveillance System GTVT Groupement Technique Vétérinaire de Tunisie IAS Infections Associées aux Soins IPC Infection Prevention and Control INEAQA Instance Nationale d’Évaluation, d'Assurance Qualité et d'Accréditation INAES Instance Nationale d'Accréditation et d’évaluation en Santé INS Institut National de la Statistique INSP Institut National De Santé Publique IPP Institut Pasteur de Paris IPT Institut Pasteur de Tunis IRVT Institut de Recherche Vétérinaire de Tunisie ISST Institut de Santé et de Sécurité au Travail LNCM Laboratoire National de Contrôle des Médicaments IVSA International Veterinary Student Association LNR Laboratoire National de Référence LU Laboratoire Universitaire MDO Maladies à Déclaration Obligatoire MARHP Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche ME Ministère de l’Education MEvt Ministère de l'Environnement MESRS Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique MS Ministère de La Santé MTCEN Ministère des Technologies de La Communication et de l'Economie Numérique ONGs Organisations Non Gouvernementales OIE Organisation Mondiale de la Santé Animale OMS Organisation Mondiale de la Santé ONMNE Observatoire National des Maladies Nouvelles et Émergentes PAN Plan d’Action National PNB Plan National de Biosécurité PNV Programme National de Vaccination RAM Résistance Antimicrobienne SA Société Anonyme SARL Société Anonyme à Responsabilité Limitée SSPT Société des Sciences Pharmaceutiques De Tunisie STBC Société Tunisienne de Biologie Clinique STM Société Tunisienne de Microbiologie STOS Société Tunisienne d’Odonto-Stomatologie STPI Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse SSTMVA Société Scientifique Tunisienne de Médecine Vétérinaire Aviaire TADS Tunisian Association of Dental Students TUNAC Tunisian Accreditation Council UJC Unité Juridique et du Contentieux ULBM Unité des Laboratoires de Biologie Médicale VCP Vaccin Conjugué anti-Pneumococcique 3S Association des Etudiants en Médecine Dentaire 7 | P a g e Résumé La résistance aux antimicrobiens (RAM) est un problème mondial qui n’a pas épargné la Tunisie. Notre pays a déjà entamé la lutte contre la RAM notamment dans les domaines de la surveillance microbiologique, de la prévention contre l’infection dans les hôpitaux et des programmes de vaccination. Outre ce travail accompli par le ministère de la santé (MS), le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche (MARHP) a mis en place depuis l’an 2000 des plans de surveillance et des plans de contrôle des résidus chimiques, y compris les antibiotiques, dans les denrées alimentaires d’origine animale. Partant de cet acquis, la Tunisie s’est pleinement engagée dans l’élaboration d’un Plan d’Action National (PAN) de lutte contre la RAM , conformément au plan mondial sur la RAM publié par l’ organisation mondiale de la santé humaine (O.M.S) en 2015 et réalisé en coopération étroite avec ses partenaires L’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE ) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ce plan reconnait la nécessité de traiter le défi de la RAM à travers l’approche « Une seule santé » qui souligne l’interconnexion des santés humaine, animale et des écosystèmes. Les problématiques et les solutions sont perçues sous l’angle d’une collaboration multisectorielle entre les parties prenantes de tous les secteurs. Les programmes de prévention de la RAM déjà en cours ont permis de fournir des données précieuses sur l’étendue de la problématique tant en santé humaine qu’animale. La solution nécessite donc le profond engagement des ministères concernés et des professionnels de la santé ayant une expertise dans ce domaine. Une approche participative alliant santé humaine et animale, a été adoptée pour intégrer le travail fragmenté dans un PAN, élaboré selon une stratégie "one health", grâce à un groupe d’experts, multidisciplinaire qui a été constitué, pour superviser et coordonner les différentes étapes du PAN. Le plan mondial de lutte contre la RAM répond à 5 objectifs majeurs : • Objectif 1. Mieux faire connaître et comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens grâce à une communication, une éducation et une formation efficaces. • Objectif 2. Renforcer les connaissances et les bases factuelles par la surveillance et la recherche. 8 | P a g e • Objectif 3. Réduire l’incidence des infections par des mesures efficaces d’assainissement, d’hygiène et de prévention des infections. • Objectif 4. Optimiser l’usage des médicaments antimicrobiens en santé humaine et animale. • Objectif 5. Dégager les arguments économiques en faveur d’investissements durables qui tiennent compte des besoins du pays et accroître les investissements dans la mise au point de nouveaux médicaments, outils diagnostiques, vaccins et autres interventions. La Tunisie a élaboré un PAN qui répond aux priorités nationales et adapté aux spécificités et aux conditions du pays tout en optimisant les initiatives existantes. Ainsi, ce PAN a répondu aux 4 premiers objectifs du plan mondial de lutte contre la RAM et a comporté quatre axes. Concernant le premier axe, l’information du grand public et des autres communautés, sur la RAM et ses conséquences ainsi que sur les moyens de la contrôler nécessitera une stratégie de communication adaptée Quant à l’axe de la surveillance de la RAM et la mise à niveau des laboratoires de microbiologie, une unité nationale de surveillance sera créée ainsi qu’un laboratoire national de référence qui apportera son appui technique aux autres laboratoires dans le système de surveillance de la résistance bactérienne et la standardisation des données recueillies, selon les normes internationales. Pour le troisième axe relatif à la prévention de l’infection en milieux communautaire et hospitalier, il a été prévu la vaccination des adultes et le renforcement des programmes de vaccination des enfants, ainsi que le renforcement des programmes d’Infection Prevention and Control (IPC), avec une structure et des prérogatives bien définies ,faisant partie des organigrammes des hôpitaux . En santé animale, le renforcement de la biosécurité ainsi que l’amélioration de la disponibilité des vaccins ont été prévus. Concernant l’axe se rapportant à l’usage rationnel des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire, il a été souligné le rôle important à jouer par les sociétés savantes, dans la mise en place de protocoles thérapeutiques des principales pathologies communautaires, clairs et concis, d’application aisée. Il a été mis l’accent aussi sur la nécessité de renforcer et appliquer les textes de loi existants. 9 | P a g e Introduction L’antibiorésistance constitue actuellement un problème de santé publique en Tunisie. En effet, depuis une quinzaine d’années, notre pays fait face à un accroissement global des résistances bactériennes aux agents antimicrobiens. Ce phénomène qui concerne également la majorité des pays, est dû à l’apparition et l’extension de nouveaux mécanismes de résistance, rendant inefficaces les traitements actuellement disponibles. Ceci s’explique par une surexposition des bactéries aux antibiotiques en lien direct avec la surconsommation et le mauvais usage des antimicrobiens, réduisant ainsi l’arsenal thérapeutique disponible. Cette situation, associée au ralentissement de la recherche de nouveaux antibiotiques à l’échelle mondiale, conduit à des difficultés thérapeutiques, surtout pour les malades les plus vulnérables, conduisant à une augmentation des infections liées aux soins. L’antibiorésistance est un problème universel qui réclame une action coordonnée entre les différents secteurs et acteurs concernés, notamment les filières animales, l’environnement, la filière agricole, le milieu scolaire, la santé au travail, etc. La maitrise de cette antibiorésistance doit s’appuyer sur une approche globale du phénomène pour mettre en place des mesures inter sectorielles. En santé humaine, la surveillance de la résistance antimicrobienne a montré que la résistance de E. coli aux céphalosporines de 3ème génération s’est accrue de 2004 à 2014,passant de 4 à 17%.1 (Figure 1) La résistance aux carbapenems des entérobactéries qui n’existait pas avant 2004,a augmenté progressivement chez Klebsiella pneumoniae pour atteindre 6% en 2014.1 (Figure 2) De même, la résistance aux carbapenems chez Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter baumannii a augmenté au fil du temps.1 (Figure 2) Cette résistance n’épargne pas les cocci Gram positif, notamment les staphylocoques, ayant développé une résistance à la méthicilline (Figure 3). 10 | P a g e Figure 1. Pourcentage de résistance aux céphalosporines de troisième génération chez E. coli, Klebsiella pneumoniae et Pseudomonas aeruginosa (2004-2014) * Les données du Laboratoire sur l’antibiorésistance en Tunisie (LART)1 Figure 2. Pourcentage de résistance aux carbapenems chez E. coli, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter baumannii au cours des années en Tunisie * Les données du Laboratoire sur l’antibiorésistance en Tunisie (LART)1 11 | P a g e Figure 3. Pourcentage de résistance à l'oxacilline chez Staphylococcus aureus, résistance à la vancomycine chez Enterococcus spp., et Streptococcus pneumoniae à sensibilité diminuée à la pénicilline en Tunisie SARM = Staphylococcus aureus Résistant à la Méthicilline, ERV: Entérocoques Résistants a la vancomycine, et Streptococcus pneumoniae pénicilline non sensible. * Les données du Laboratoire sur l’antibiorésistance en Tunisie (LART)1 En santé animale, plusieurs études ont montré des résistances importantes dans certains secteurs de l’élevage notamment en aviculture où le taux de souches d’Escherichia coli résistantes aux céphalosporines de 3ème génération est de 30% en moyenne (Maamar et al, 2016)7. Des résistances impliquant des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu ont également été décrites dans des cas de mammites bovines (Grami et al. 2014)8 , (Saidani et al, 2018)9, de diarrhées du veau et chez des chiens atteints ou non de pathologie digestive, souvent associées à une résistance plasmidique à la colistine (laboratoire de microbiologie de l’ENMV).10Une résistance importante à plusieurs antibiotiques comme la tétracycline et les fluoroquinolones est également notée chez diverses espèces animales. Les figures 4, 5, 6 et 7 ci-dessous décrivent la résistance d’Escherichia coli isolées de bovins et de poulets de chair. 12 | P a g e Figure 4 : Résistance de souches intestinales d’Escherichia coli isolées de bovins sains et de veaux à diarrhée (Ecole Nationale de Médecine Vétérinaire, 2017-2019)10 Figure 5 : Résistance de souches d’Escherichia coli isolées de cas de mammites bovines (Saidani et al, 2018)9 13 | P a g e Figure 6 : Résistance de souches d’Escherichia coli isolées de cas de colibacillose aviaire (Baltagi, ENMV, 2019) 11,10 Figure 7 : Taux de souches d’Escherichia coli productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE) isolées de poulets de chair (7, 12,13,14,15) 14 | P a g e Conscientes de ce phénomène, les autorités nationales ont appelé à la mise au point d’un plan d’action national pour préserver l’efficacité des antibiotiques. Dans ce cadre, le concept d’ «un monde, une seule santé : One Health », mis en œuvre grâce à la collaboration tripartite OMS, OIE et FAO, et concrétisé par le plan global de l’OMS, le plan d’action de la FAO et par la stratégie de lutte contre l’antibiorésistance de l’OIE, résume l’approche à mettre en œuvre pour contrecarrer l’antibiorésistance. Cette menace sanitaire qui est perçue comme l’une des grandes priorités de santé, a amené l’OMS à émettre en mai 2015 un plan d’action global et à recommander à tous les états membres d’élaborer un plan intersectoriel. De même, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), soutenue par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’OMS au sein de leur collaboration tripartite, a été chargée de créer et de maintenir une base de données mondiale sur l’utilisation des agents antimicrobiens chez les animaux. Les partenaires de l’OIE s’accordent à dire que cette réalisation constitue une étape majeure dans les efforts menés au niveau mondial pour maîtriser l’antibiorésistance. La Tunisie a adhéré à ces recommandations et a créé en 2015 un « comité technique de lutte contre l’antibiorésistance » en vue d’élaborer un plan d’action national qui a vu le jour grâce à la collaboration de différentes experts nationaux et internationaux, et à l’appui de l’OMS, la FAO et l’OIE. Ce plan ambitieux nécessite la mobilisation de toutes les parties impliquées, notamment : 1- La population, les patients et leurs proches, afin qu’ils comprennent que les antibiotiques ne guérissent pas toutes les maladies, et que leur mésusage risque de compromettre leur efficacité. 2- Les prescripteurs de ville et l’ensemble des acteurs de soins afin qu’ils utilisent à bon escient ces antibiotiques. 3- Les établissements de santé et médico-sociaux afin qu’ils mettent en place des structures leur permettant de maitriser la diffusion des bactéries multirésistantes. 4- Les organismes en charge de la surveillance, de la formation et de la mise en place de recommandations. 15 | P a g e 5- Les intervenants en santé animale et santé publique vétérinaire qui sont les vétérinaires privés, les para-professionnels vétérinaires, les fabricants et revendeurs de médicaments vétérinaires, les éleveurs et les propriétaires d’animaux 6- Les experts qui concourent à éclairer les décisions en santé publique dans le domaine de l’utilisation des antibiotiques et de la lutte contre les résistances bactériennes. 7- Les agences régionales de santé (Directions régionales, DSSB) et les services vétérinaires régionaux (Arrondissements de Production Animale) chargés de piloter la mise en œuvre régionale du plan d’action et d’en assurer le suivi 8- Les ministères de la santé, de l’agriculture et de l’environnement, principaux décideurs. L’enjeu pour la maitrise de l’antibiorésistance est majeur, économique, social, sanitaire et environnemental. Le succès du plan national pour la lutte contre l’antibiorésistance nécessite une coordination efficace des différents intervenants et une volonté politique sans faille. 16 | P a g e Analyses de situation et réponse du pays La Tunisie s’est déjà engagée dans la lutte contre la pandémie de la résistance aux antimicrobiens. Beaucoup de travail a déjà été effectué mais de manière fragmentée. De nombreux points forts sont présents dans ce projet, ce qui aidera à mettre en place un plan réaliste. Les lacunes et les faiblesses identifiées permettront d’établir des objectifs et un plan de travail pour ce projet national. Les points positifs résident d’abord dans l’engagement du gouvernement dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens en faisant de ce projet national un de ses objectifs stratégiques comme l’a annoncé le ministre de la santé, son excellence Imed Hammami, lors due l’inauguration de l’atelier OMS/Tunisie pour la lutte contre la RAM à Tunis le 8 février 2018.4 Dans son discours, le ministre a promis d’aider au financement de ce projet en lui allouant un budget spécifique .4 En plus de l’engagement dans ce projet des représentants du gouvernement, des chefs de file dans les domaines scientifique, médical, pharmaceutique et vétérinaire, appartenant aux secteurs public et privé, ont également manifesté leur implication durant les deux jours de l’atelier. Au niveau structurel, le Comité Technique pour la Lutte contre l’Antibiorésistance a été créé le 2 janvier 2015 par arrêté du ministre de la santé. Il est dirigé par le professeur Badreddine Kilani, infectiologue au service des maladies infectieuses de l’hôpital La Rabta. Ce comité est consultatif. Il est composé d’experts bénévoles : infectiologues ,praticiens généraux, réanimateurs, microbiologistes, vétérinaires , pharmaciens, des représentants des ordres nationaux des médecins, des vétérinaires, des pharmaciens et de la médecine dentaire, les doyens des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire et de médecine vétérinaire, les sociétés savantes scientifiques et les représentants des ministères concernés. Parallèlement, le ministère de l’Agriculture a créé le 10 avril 2018 un comité scientifique pour la lutte contre l’antibiorésistance et l’utilisation raisonnée et prudente des médicaments vétérinaires par décision ministérielle. Les membres de ce comité, en collaboration avec d’autres éminents universitaires et scientifiques, ont déjà mené plusieurs actions à des niveaux différents des quatre axes du plan, à savoir, la sensibilisation publique, professionnelle et officielle aux dangers de la résistance antimicrobienne , l’importance de la surveillance de la résistance antimicrobienne, la prévention et le contrôle de l’infection, et l’usage rationnel des agents antimicrobiens en médecine humaine et vétérinaire . 17 | P a g e Des campagnes de sensibilisation aux dangers de la résistance des agents microbiens ont été précédemment menées. Néanmoins, il persiste une insuffisance au niveau des connaissances et de la sensibilisation dans les différents secteurs sur la RAM par manque de ressources. Des rapports concernant la résistance antimicrobienne sont déjà disponibles sur le site de la Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse depuis 1999,1 et la Tunisie a commencé à rendre compte au GLASS des niveaux de résistance aux antibiotiques ,à partir de 11 laboratoires représentatifs à l’échelle nationale (dernier rapport du GLASS , janvier 2018).5 Un guide national de standardisation des méthodes opérationnelles normalisées dans les laboratoires de microbiologie a été élaboré, ainsi que la planification d’un contrôle annuel national de la qualité, aujourd’hui obligatoire dans tous les laboratoires . Des efforts en matière d’éducation dans les laboratoires des hôpitaux sont aujourd’hui déployés. L’intégration de toutes ces activités, nécessite de prévoir en Tunisie un laboratoire de référence central, ayant pour missions de confirmer la résistance aux antimicrobiens, assurer la déclaration et la surveillance de la résistance bactérienne et apporter un appui technique aux laboratoires de microbiologie dans le système de surveillance de la résistance bactérienne. Concernant la prévention et le contrôle de l’infection, la STPI a mené plusieurs travaux sur ce sujet. Plusieurs enquêtes nationales sur les infections nosocomiales ont été menées .6 Malgré l’importance de ces efforts, la fragmentation du travail, l’hétérogénéité des programmes de lutte contre ces infections dans les établissements de soins publics et privés, et le manque de coordination entre les diverses équipes de travail, constituent une défaillance majeure dans la prévention et le contrôle de l’infection. Concernant l’usage des agents antimicrobiens dans le monde humain et animal, la législation existe mais a besoin d’être actualisée, renforcée et appliquée. En santé animale, il y a un manque de données précises sur les sources d’approvisionnement des antimicrobiens et le suivi de leur utilisation .Le soutien et l’engagement de l’OMS, FAO et l’OIE, ainsi que la collaboration des institutions scientifiques européennes, et les ONGs telles qu’ATEP, IVSA, TADS, constituent, pour la Tunisie des opportunités majeures pour le développement et la concrétisation du plan d’action national relatif à la RAM. 18 | P a g e Partie I Plan stratégique Partie I: Plan Stratégique 19 | P a g e Plan d’action global / Axe 1: sensibilisation du grand public et des professionnels de la santé humaine et animale les aux enjeux individuels et collectifs liés au mésusage des antibiotiques et au problème de l’antibiorésistance , à travers la communication, l’éducation et la formation Objectif 1. Sensibilisation et communication sur l’antibiorésistance et les antibiotiques Interventions stratégiques Activités Faits importants 1.1. Sensibilisation auprès du grand public 1.1.1. Etablir un plan de communication stratégique pour la sensibilisation du grand public 1.1.2. Production des spots de sensibilisation éducatifs et de matériel médiatique pour les chaînes télévisées et les stations de Radio 1.1.3. Diffuser le matériel de sensibilisation au niveau des lieux de rassemblement (écoles, universités et grandes surfaces, foires et marchés aux bestiaux…) 1.1.4. Créer des pages web sur divers réseaux sociaux : (sites, Facebook, Twitter, YouTube …) 1.1.5 Solliciter les « Leaders d’opinion » pour rédiger des articles de presse sur la RAM 1.1.6. Diffuser des SMS de sensibilisation à travers les sociétés de télécommunication nationales 1.1.7. Diffuser des séquences vidéo sur les les risques inhérents au mésusage des antibiotiques et à la RAM dans les établissements sanitaires et les Caisses nationales d’assurance maladie (CNAM) 1.1.8. Imprimer le slogan de la campagne de sensibilisation contre la RAM sur les sachets de dispensation des médicaments au niveau des officines et des pharmacies des structures sanitaires publiques et sur des affiches dans les cabinets et les cliniques vétérinaires 1.2. Sensibilisation des intervenants en santé animale et santé publique vétérinaire à savoir : Vétérinaires (privés et étatiques) Para-professionnels vétérinaires Fabricants et revendeurs de médicaments vétérinaires. Eleveurs / Propriétaires 1.2.1- Etablir un plan de communication stratégique spécifique pour chaque public cible Partie I: Plan Stratégique 20 | P a g e 1.3. Commerçants et intermédiaires d’animaux vivants 1.3.1- Etablir un plan de communication stratégique spécifique 1.4. Abattoirs/ Bouchers 1.4.1- Etablir un plan de communication stratégique spécifique Objectif 2. Renforcer les connaissances sur l'antibiorésistance et les risques qui lui sont liés en mettant à jour les programmes de formation initiale et continue 2.1. Révision et mise à jour du programme actuel des études médicales, dentaires, pharmaceutiques, vétérinaires et paramédicales et ingénieurie en phytosanitaire. 2.1.1. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans les diverses universités de médecine humaine, vétérinaire, dentaire et de pharmacie 2.1.2. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans les divers instituts paramédicaux 2.1.3. Intégrer et harmoniser les modules de la RAM aussi bien dans les programmes actuels des écoles d’agriculture que dans les instituts de l’industrie alimentaire 2.1.4. Sensibiliser sur le risque du mésusage des ATB dans les programmes des écoles d’agriculture et les instituts de l’industrie alimentaire 2.2 Intégration des modules sur la RAM dans le programme de DPC médical, paramédical et pharmaceutique 2.2.1. Développer les modules sur la résistance antimicrobienne par les experts respectifs 2.2.2. Harmoniser et standardiser le contenu de ces modules 2.2.3. Intégrer les études sur la RAM dans les programmes de partenariat entre les facultés de médecine et les hôpitaux régionaux 2. 3. Intégration de la formation sur l’antibiorésistance dans le programme d’enseignement scolaire 2.3.1. Préparer des supports pédagogiques (prospectus, brochures...) 2.3.2. Intégrer l’enseignement sur les bactéries, les antibiotiques et la résistance antimicrobienne dans les programmes des sciences naturelles. 2.4. Inclure la formation sur l’antibiorésistance dans les critères d’accréditation des facultés, des instituts paramédicaux et des différentes structures de soins 2.4.1. Définir le programme de la RAM comme critère d’accréditation, dans les facultés, les instituts paramédicaux et les structures des soins médicaux Objectif 3.Promouvoir et planifier des activités de communication et de changement de comportement sur la RAM et les risques correspondants 3.1. Etablir un plan de plaidoyer ciblant les décideurs politiques et les secteurs concernés, tels que le ministère des affaires sociales, les ONGs, les sociétés savantes et membres du Parlement 3.1.1. Sélectionner les experts à partir du Comité National Technique et ce, en vue d’établir le plan de plaidoyer 3.1.2. Développer le plan de plaidoyer y compris : les objectifs, les groupes cibles, les activités, le budget 3.1.3. Développer les plans de plaidoyer qui tiennent compte des spécificités de divers secteurs concernés Partie I: Plan Stratégique 21 | P a g e 3.2. Etablir un plan de changement de comportement touchant l’aspect socio économique et culturel concernant la RAM 3.2.1. Mener une enquête de base sur les facteurs affectant les comportements liés à l’usage de l’ATB 3.2.2. Dresser une liste d’interventions et d’activités correspondant aux résultats de cette étude de base (personnes cibles, meilleures chaînes pour les atteindre, type de communication et contenus des messages) Plan d’action global / Axe 2: Renforcer la base de connaissances fondée sur la surveillance de la résistance bactérienne et la recherche Objectif 4. Etablissement du système national de surveillance et de suivi de la résistance 4.1. Créer un CNC (Centre National de coordination) 4.1.1. Officialiser la désignation 4.1.2. Définir les termes de référence 4.1.3. Définir les missions 4.1.4. Prévoir le budget nécessaire Obtenir du personnel dédié Prévoir les locaux, équipements et matériel informatique, Former le personnel 4.1.5. Collaborer avec des organisations internationale ou nationale en vue d’une évaluation externe du CNC 4.2. Désigner un comité multidisciplinaire du CNC 4.2.1. Etablir les critères de choix des membres du comité 4.2.2. Officialiser le comité Objectif 5. Mise à niveau des laboratoires 5.1. Désigner un LNR dans le secteur humain et environnemental 5.1.1. Etablir les critères de choix du laboratoire 5.1.2. Officialiser la désignation du LNR 5.1.3. Mettre en place un contrôle de qualité externe 5.2. Désigner de 3 laboratoires régionaux 5.2.1. Etablir les critères de choix des laboratoires 5.2.2. Officialiser la désignation 5.2.3. Participer au contrôle de qualité externe (CQE) 5.3. Désigner les sites de surveillance dans le secteur humain 5.3.1. Etablir les critères de choix du site 5.3.2. Officialiser la désignation 5.5. Désigner les sites de surveillance dans le domaine vétérinaire 5.5.1. Etablir les critères de choix du site 5.5.2. Officialiser la désignation 5.5.3. Renforcer les plans de surveillance et de contrôle microbiologique dans les denrées alimentaires et chez les animaux 5.5.4. Mettre en place un plan de surveillance de la résistance aux antibiotiques Partie I: Plan Stratégique 22 | P a g e 5.6. Créer un système de notification national (humain et vétérinaire et environnemental ) des resistances bacteriennes 5.6.1. Règlementer la notification dans les 2 secteurs 5.6.2. Dresser la liste prioritaire 5.6.3. Établir les critères de notifications 5.6.4. Prévoir le budget nécessaire 5.6.5. Désigner les centres de confirmation 5.6.6. Assurer le transport des souches 5.7. Mettre à niveau les laboratoires existants (humains et vétérinaires) 5.7.1. Dresser un checklist pour l’auto-évaluation des laboratoires 5.7.2. Planifier la mise à niveau de chaque laboratoire en fonction des résultats 5.7.3. Prévoir le budget en fonction des priorités d’intervention Informatisation Obtention de personnel formation continue acquisition et maintenance des équipements Achat groupé de réactifs Achat des souches de référence pour mettre en place le contrôle qualité interne dans tous les laboratoires (diagnostic et recherche) 5.7.4. Appliquer les actions recommandées au moins aux 12 LU + 2 laboratoires du domaine vétérinaire 5.8. Désigner des laboratoires régionaux vétérinaires 5.8.1. Etablir les critères de choix des laboratoires 5.8.2. Officialiser la désignation 5.8.3. Participer au contrôle de qualité externe (CQE) 5.8.4. Accréditation des laboratoires Objectif 6. Diriger la recherche sur le plan épidémiologique 6.1. Diriger la recherche épidémiologique dans le domaine de la résistance bactérienne dans les différents secteurs 6.1.1. Planifier les axes prioritaires 6.1.2. Désigner les laboratoires par axe de recherche (par germe) 6.1.3. Assurer les besoins humains et matériels 6.1.4. Collaborer avec les autres partenaires (nationaux et internationaux) Objectif 7. Renforcer le système du contrôle de qualité 7.1. Renforcer le système du contrôle de qualité 7.1.1. Obtenir du personnel 7.1.2. Acheter le matériel et les réactifs nécessaires 7.1.3. Former les laboratoires participants à la préparation du contrôle de qualité aux standards internationaux 7.1.4. Former l’équipe qui assure l’interprétation et le rendu des résultats. Partie I: Plan Stratégique 23 | P a g e Plan d’action global / Axe 3: Réduire l'incidence de l'infection grâce à des mesures efficaces d'assainissement, d'hygiène et de prévention Objectif 8. Mettre en place une structure nationale pour l’hygiène, la prévention et le contrôle des infections nosocomiales 8.1. Mise en place d’une structure nationale dédiée à la prévention et au contrôle de l’infection en milieu de soins 8.1.1. Créer une structure dédiée à la prévention et au contrôle de l’infection au sein du MS 8.1.2. Généraliser les services d’hygiène et sécurité de soins au sein de tous les établissements de santé publics (établissements de santé et hôpitaux régionaux) et privés. 8.2. Elaboration des guides et procédures relatifs à la prévention et au contrôle des infections associées aux soins (IAS) 8.2.1. Elaborer et actualiser, valider, imprimer et diffuser des guides relatifs à la prévention et au contrôle des IAS (précautions standards et complémentaires, gestion des dispositifs médicaux, bon usage des antiseptiques, gestion des déchets d’activités de soins, gestion du linge, contrôle microbiologique de l’environnement de soins, …). 8.2.2. Organiser des cycles de formation au profit de tous les professionnels de santé impliqués dans la prévention et le contrôle des IAS. 8.2.3. Mettre en place des mesures d’accompagnement pour l’application des mesures et pratiques prévues par les guides/procédures (mise en place des unités centrales de stérilisation conformément à la réglementation en vigueur pour appliquer les bonnes pratiques de stérilisation, mise en place des équipements et fourniture de consommable pour une meilleure observance de l’hygiène des mains en milieu de soins,…) 8.3. Formation et renforcement des capacités en matière de prévention et de contrôle des IAS des professionnels de santé futurs et en exercice 8.3.1. Formation de base: Intégrer des modules relatifs à la prévention et au contrôle des IAS dans les cursus de formation de base des futurs professionnels de santé (personnel médical, juxta-médical et paramédical, ingénieur sanitaire, …). 8.3.2. Formation spécialisée: Instaurer des masters professionnels et des certificats d’études complémentaires dans le domaine de prévention et de contrôle des IAS au profit des futurs professionnels de santé et des professionnels en activité. 8.3.3. Formation continue: Préparer et exécuter un programme de formation continue à l’échelle nationale, régionale et locale au profit du personnel de santé en exercice. 8.4. Surveillance des IAS 8.4.1. Mettre en place un réseau national de surveillance des IAS 8.4.2. Réaliser une enquête de surveillance des IAS à l’échelle nationale au moins une fois tous les 5 ans et annuellement par les établissements de santé 8.4.3. Elaborer un guide de surveillance des IAS. 8.4.4. Organiser des cycles de formation sur le protocole de surveillance des IAS. 8.4.5. Mettre en place un protocole de signalement et de transfert des patients porteurs d’une IAS due à une BMR. 8.5. Suivi et évaluation 8.5.1 Evaluer les ressources et les pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS par l’organisation d’audits réguliers 8.5.2 Evaluer le programme national de prévention et de contrôle des IAS sur la base des Partie I: Plan Stratégique 24 | P a g e indicateurs. Objectif 8 bis : Renforcer la biosécurité en milieu vétérinaire par la mise à niveau des bâtiments d’élevage des animaux 8 bis-1 : Renforcer les mesures zootechniques 8 bis-1-1. Sensibiliser les éleveurs sur l’intérêt du respect des normes zootechniques, notamment dans l’amélioration des performances de l’élevage : (guides, brochures, réunions, séminaires…). et développer un référentiel sur les normes zootechniques 8 bis-1.2. Actualiser et/ou mettre en place des cahiers des charges / chartes sanitaires pour chaque type d’élevage concernant les mesures zootechniques et les règles de biosécurité et accompagner les éleveurs pour leur réalisation. 8 bis-1.3. Mettre en place les systèmes d’encouragement pour la mise aux normes. 8 bis-1.4. Mettre en place un système d’indemnisation pour certaines pathologies pour encourager leur déclaration par les éleveurs. 8 bis-1.5. Mettre en place les systèmes de contrôle et de sanctions 8bis- 1.6. Mettre en place un système performant de contrôle des mouvements des animaux avec les informations relatives à leur état sanitaire 8 bis-2 : Réduire la contamination de l’environnement 8 bis-2.1. -Améliorer la gestion des effluents d’élevage et sensibiliser les éleveurs sur les bonnes pratiques de gestion de ces effluents. 8 bis-2.2. -Améliorer les opérations de nettoyage et de désinfection des bâtiments et du matériel d’élevage et respecter la durée du vide sanitaire après ces opérations. 8 bis-2.3. Mise en place d’un système d’équarrissage et de gestion des déchets Objectif 9. Améliorer la médecine préventive dans la communauté: Les Vaccins 9.1. Prévenir les infections évitables par le vaccin dans la collectivité et les structures sanitaires 9.1.1. Améliorer la capacité du programme d’immunisation nationale de manière à couvrir toutes les activités de vaccination ciblant les enfants et les adultes 9.1.2. Introduire le vaccin conjugué anti-pneumococcique dans le calendrier national de vaccination systématique pour des nourrissons 9.1.3. Promouvoir la vaccination anti-coqueluche des adultes et des adolescents 9.1.4. Promouvoir la vaccination antigrippe des personnes à risque de formes graves 9.1.5. Promouvoir la vaccination (hors vaccin anti-grippal), des personnes à risque de formes graves, y compris les patients fréquemment hospitalisés 9.1.6. Promouvoir la vaccination des professionnels de la santé 9.2. Améliorer la disponibilité des vaccins vétérinaires et optimiser leur usage 9.2.2. Réduire les délais de l’évaluation analytique au niveau du LNCM en renforçant l’équipe des évaluateurs (pour les vaccins). 9.2.3. Revoir la procédure de gestion des stocks et des importations des vaccins au niveau de la PCT pour éviter les ruptures et garantir une liberté de prescription. 9.2.4. encourager l'usage des vaccins antibactériens (salmonelle, mycoplasme…) 9.2.5. réglementer l'usage des autovaccins Partie I: Plan Stratégique 25 | P a g e Plan d’action global / Axe 4: Rationaliser l’usage des ATB en santé humaine et animale Objectif 10. Garantir un accès continu aux ATB de haute qualité 10.1. Continuer d’assurer des ATB de haute qualité 10.1.1. Renforcer les procédures d’enregistrement et de suivi des médicaments y compris le post-marketing en santé humaine 10.1.2. Garantir des procédures claires et transparentes pour l’enregistrement des médicaments vétérinaires 10.2. Renforcer la chaîne d’approvisionnement en produits pharmaceutiques y compris le système d’achat, de distribution et de gestion. 10.2.1. Mettre en place un système qualité à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement des médicaments : stockage, transport, dates de péremption…. 10.2.2. Mettre en place des seuils critiques des quantités en stock pour prévenir les ruptures 10.2.3. Améliorer la gestion et la prévision des besoins en ATB «essentiels» au niveau de la PCT 10.2.4. Assurer une meilleure répartition au niveau des différents dépôts régionaux des pharmaciens grossistes répartiteurs 10.2.5. Anticiper les actions à mettre en œuvre en cas de rupture (mise à disposition d’un guide qui définit les alternatives thérapeutiques) 10.2.6. Améliorer la communication entre les différents intervenants sur toute la chaine d’approvisionnement par des alertes informatisées (en cas de ruptures). 10.2.7. Réglementer les délais de notifications par les fabricants des ruptures de stock 10.2.8. Réviser la Loi 73-55 du 3 août 1973 organisant les professions pharmaceutiques pour le bon usage des antibiotiques et appliquer la Loi 92-75 du 3 août 1992 modifiant et complétant la Loi 73-55 du 3 août 1973 organisant les professions pharmaceutiques dans le domaine vétérinaire 10.3. Améliorer l'accessibilité aux ATB à usage vétérinaire 10.3.1. Appliquer la Loi 92-75 du 3 août 1992 modifiant et complétant la Loi 73-55 du 3 août 1973 organisant les professions pharmaceutiques. 10.3.2. Tenir compte des spécificités des produits vétérinaires au niveau de la CAM et des commissions d’octroi des AMM différentes de celles des médicaments humains (durée d’action, LMR, conditionnement, seringabilité….). 10.3.3. Revoir le mode d’achat (approvisionnement, enregistrement….) pour certains médicaments vétérinaires notamment ceux destinés aux animaux de compagnie et les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). 10.4. Améliorer l'accessibilité aux ATB à usage humain 10.4.1. Révision périodique de la nomenclature hospitalière en fonction de l’évolution des résistances bactériennes, des protocoles nationaux et des nouvelles molécules 10.4.2: Garantir un prix abordable et une prise en charge efficiente par la CNAM pour les antibiotiques dont la prescription est justifiée selon la règlementation en vigueur, afin d'améliorer l'accessibilité à un traitement complet Partie I: Plan Stratégique 26 | P a g e Objectif 11. Assurer un suivi régulier de la consommation des ATB en santé humaine et animale 11.1. Suivi régulier de la consommation des ATB 11.1.1. Améliorer la mise à niveau du système de surveillance de la consommation des ATB humains 11.1.2. Mettre en place un système de mesure et de surveillance de la consommation de la matière première importée et des produits importés et fabriquée ainsi que l’usage des ATB vétérinaires 11.1.3. Etablir la méthodologie de collecte et d'interprétation des données relatives à la consommation des ATB en santé animale Objectif 12. Garantir un usage rationnel des antibiotiques en santé humaine 12.1. Promouvoir la mise en place de « stewardship programs » dans les structures de soins 12.1.1. Institutionnaliser des comités de stewardship au niveau des différents hôpitaux par des textes réglementaires. 12.1.2. Définir la composition et les missions de comités de stewardship 12.1.3. Etablir des mesures restrictives pour certains antibiotiques (liste limitative) 12.2. Elaborer les protocoles thérapeutiques 12.2.1. Mettre en place un comité de pilotage pour la rédaction des protocoles 12.2.2. Mettre en place un système de diffusion des protocoles 12.3. Veiller à Assurer l'application des protocoles 12.3.1. Définir les missions réglementaires et administratives pour les thérapeutiques dans le secteur public et privé 12.3.2. Prise en charge par la CNAM de l'antibiothérapie dans le cadre de protocoles thérapeutiques validés appuyés par des mécanismes d'évaluation normatifs 12.4. Limiter l’utilisation des ATB en milieu communautaire humain 12.4.1. Limiter l'automédication. Veiller à l'application stricte de la réglementation concernant la délivrance non autorisée d'ATB (JORT 1969) en milieu humain et vétérinaire Nomination des médecins référents (infectiologues ou réanimateurs si possible) dans les structures de soins publiques et privées Créer des services de maladies infectieuses dans tous les centres hospitalo-universitaires Constituer des équipes mobiles opérationnelles en infectiologie aussi appelées "infectiologues itinérants" dans les autres hôpitaux. Objectif 13. Garantir un usage rationnel et prudent des antibiotiques en santé animale 13.1. Promouvoir la mise en place de « stewardship programs » 13.1.1. Institutionnaliser des comités de stewardship 13.1.2. Définir la composition et les missions de comités de stewardship 13.2. Limiter l’utilisation des ATB à usage vétérinaire 13.2.1. Nomination des médecins vétérinaires référents 13.2.2. Elaborer une liste des ATB critiques en conformité avec la liste élaborée par l’OIE dans le chapitre 6.10 du code sanitaire pour les animaux terrestres 13.2.3. Etablir des mesures restrictives pour certains antibiotiques 13.3. Sécuriser la distribution des ATB dans le monde vétérinaire 13.3.1. Lutter contre le marché parallèle, créer une commission interministérielle 13.3.2. Appliquer la loi en terme de prescription/ délivrance des ordonnances et mettre en Partie I: Plan Stratégique 27 | P a g e place un système de traçabilité 13.3.3. Lutter contre la vente directe des ATB aux éleveurs par certains industriels. Mettre en place d’un système de traçabilité 13.3.4. Reprofiler et harmoniser les prix publics des médicaments vétérinaires pour éviter les approches strictement commerciales 13.3.5. Amender et réviser la législation sur la distribution du médicament vétérinaire 13.3. Améliorer la prévention et réduire les infections en renforçant le maillage du territoire par des médecins vétérinaires 13.3.1. Développer et pérenniser le mandat sanitaire et élargir ses missions 13.3.2. Développer les cabinets vétérinaires de groupe 13.3.3.Renforcer le maillage le territoire par les vétérinaires privés 13.4. Réglementer / mettre à jour la réglementation sur les compléments alimentaires, produits nutritionnels et additifs alimentaires 13.4.1. Réglementer et encadrer les produits nutritionnels et les compléments alimentaires 13.4.2. Réviser et mettre à jour les textes réglementaires concernant les additifs 13.4.3. Mettre en place les procédures applicables à l’utilisation des additifs alimentaires vétérinaires Partie II: Plan Opérationnel 28 | P a g e Partie II Plan opérationnel Partie II: Plan Opérationnel 29 | P a g e Activité NB Entités responsables Date Source de financement Coût Résultats attendus Indicateurs de suivi Axe 1: Sensibilisation du grand public et des professionnels de la santé humaine et animale aux enjeux individuels et collectifs liés au mésusage des antibiotiques et au problème de l’antibiorésistance , à travers la communication, l’éducation et la formation Intervention stratégique.1.1Sensibilisation auprès du grand public 1.1.1. Etablir un plan de communication stratégique pour la sensibilisation du grand public 1 CNLRAM MS OMS DPM DGSV GTVT Première année du plan MS *> 80% du public est au courant de la RAM et comprend mieux les bonnes pratiques d'ABT *Journalistes sensibilisés Le plan de communication est rédigé et mis en œuvre Le niveau de sensibilisation et de connaissances de la résistance aux antimicrobiens est amélioré parmi le public 1.1.1.1. Mener deux enquêtes d'évaluation sur le niveau de connaissances des ATB et la résistance aux ATB chez les personnes ciblées 2 CNLRAM INSP 2019 première enquête et fin 2021 deuxième enquête Le niveau de connaissances des ATB et de la résistance aux ATB s’élève d'ici la fin du plan Les deux enquêtes sont menées et les résultats sont disponibles 1.1.1.2. Organiser des campagnes d'information et d'éducation auprès du grand public pour les sensibiliser aux enjeux de l'automédication Deux fois par an (1/ gouvernorat) CNLRAM MS, autres parties prenantes concernées En cours Les groupes cibles sont bien informés des conséquences du mésusage des ATB et de l'auto médication sur la santé humaine et animale Le matériel des campagnes est produit et diffusé Partie II: Plan Opérationnel 30 | P a g e 1.1.2. Produire des spots de sensibilisation éducatifs et de matériel médiatique pour les chaînes télévisées et les stations de Radio 6 spots TV 6 spots radio chaque année CNLRAM MS, OMS, MARHP, autres organismes concernés À partir de l'année 1 La couverture du grand public a atteint toute la République Les chaînes de télévision et les stations de radio diffusent des spots sur la RAM. La sensibilisation aux problèmes de RAM chez le grand public est améliorée 1.1.3. Diffuser le matériel de sensibilisation au niveau des lieux de rassemblement (écoles, universités et grandes surfaces A identifier en fonction des écoles cibles, des foires du livre et des rassemblements CNLRAM . MS, ME, ONGs MESRS MARHP À partir de l'année 1 Les élèves et d'autres communautés comme les jeunes reçoivent des messages clés sur la RAM et sur l'utilisation de des ATB 1.1.4. Créer des pages web sur divers réseaux sociaux : (sites, Facebook, Twitter, YouTube …) À identifier en fonction du nombre de parties prenantes CNLRAM. ME , MARHP ,MEvt, Associations d'étudiants en médecine et médecine véterinaire À partir de l'année 1 Chaque intervenant dispose d’une page Web sur la RAM 1.1.5 Solliciter les « Leaders d’opinion pour écrire des articles de presse sur la RAM Une fois par mois CNLRAM MS, ME, MARHP ,MEvt, MESRS Associations Médicales En cours Le public reçoit des informations factuelles sur la problèmes liés à la RAM Partie II: Plan Opérationnel 31 | P a g e 1.1.6. Diffuser des SMS de sensibilisation à travers les sociétés de télécommunication nationales Pendant les événements annuels CNLRAM Société nationale de télécommunicati on MTCEN Première année du plan Tous les utilisateurs mobiles sont informés par des messages clés sur les ATB et RAM 1.1.7. Diffuser des séquences vidéo sur les risques inhérents au mésusage des antibiotiques et à la RAM dans les établissements sanitaires et les Caisses nationales d’assurance maladie (CNAM) Une fois par jour CNLRAM MS CNAM MARHP À partir de l'année 1 MS CNAM Diffusion de spots vidéo dans tous les établissements de santé et bureaux de la CNAM Le nombre d'établissements de santé et de bureaux de la CNAM ayant mis en place l'activité 1.1.8. Imprimer le slogan de la campagne de sensibilisation contre la RAM sur les sachets de dispensation des médicaments au niveau officines et des pharmacies des structures sanitaires publiques À identifier avec le nombre de structures de santé publique et de pharmacies privées CNLRAM MS MEvt CNOPT ATPH À identifier avec le nombre de structures de santé publique et de pharmacies privées MS MEvt Pharmacies privées Toutes les structures de santé publique et les pharmacies privées adhèrent à l'activité Le nombre de structures de santé publique et de pharmacies privées adhérant à l'activité Partie II: Plan Opérationnel 32 | P a g e Intervention stratégique 1.2. Amélioration de la sensibilisation et renforcement des capacités des groupes communautaires spécifiques tels que les journalistes, les éleveurs et les professionnels de la santé humaine et animale 1.2.1. Etablir et mettre en œuvre des plans de formation pour les formateurs qui vont assurer la sensibilisation auprès des professionnels de la santé humaine et animale Deux fois par an CNLRAM MS MARHP MEvt À partir de l'année 1 MS MA OIE FAO OMS MEvt Les professionnels de la santé humaine et animale sont au courant des problèmes de RAM Nombre de fournisseurs de soins de santé participants pour la santé humaine et animale 1.2.1.1. Organiser des ateliers pour les formateurs dédiés à la connaissance de la résistance aux antimicrobiens et aux compétences de communication Deux fois par an CNLRAM MS MESRS MARHP MEvt ONGs À partir de l'année 1 MS MESRS MEvt MARHP Les formateurs sur les compétences en matière de connaissances et de communication sur la RAM sont disponibles Nombre de stagiaires formés 1.2.1.2. Production de matériel éducatif comprenant des lignes directrices, des dépliants, des vidéos sur la santé humaine et animale ... Une fois par an CNLRAM MS MESRS MARHP MEvt ONGs À partir de l'année 1 MS MESRS MARHP MEvt FAO OIE , OMS Le matériel éducatif disponible Un matériel éducatif est produit et diffusé 1.2.1.3. Formation des professionnels de la santé animale et humaine sur les lieux de travail sur la prévention des infections et des mesures de contrôle pour limiter la dissémination des infections bactériennes Quatre fois par an CNLRAM MS MESRS MARHP MEvt ONGs À partir de l'année 1 MS MESRS MARHP MEvt FAO OIE OMS Les professionnels de la santé animale et humaine sont formés sur les lieux de travail Nombre de participants de professionnels de la santé humaine et animale Partie II: Plan Opérationnel 33 | P a g e 1.2.1.4. Partage d'affiches, sur leur lieu de travail) Continu CNLRAM MS MARHP CNOPT MEvt ONGs À partir de l'année 1 MS MESRS MARHP MEvt FAO OIE OMS Des affiches et des dépliants sont diffusés dans tous les lieux de travail pertinents Nombre de lieux de travail pertinents ayant reçu le matériel de sensibilisation 1.2.1.5. Plaider en faveur de l'établissement d'un accord interprofessionnel entre les vétérinaires et les pharmaciens pour la délivrance d'ATB 1 CNLRAM CNOPT CNOMV Première année du plan Gratuit Tous les médicaments vétérinaires sont dispensés avec une prescription médicale Niveau d'utilisation de la prescription médicale pour les médicaments vétérinaires délivrés 1.2.2. Mener des ateliers périodiques consacrés à la sensibilisation des journalistes à la RAM Deux fois par an CNLRAM MS (Département des médias du MS) MARHP MEvt ONGs À partir de l'année 1 MS MARHP MEvt FAO OIE OMS MTCEN Le personnel des medias est au courant des problèmes de la RAM Nombre de membres du personnel des médias ayant participé aux ateliers 1.2.2.1. Organiser des séances d'information dédiés aux médias sur la résistance aux antimicrobiens autour des événements nationaux et internationaux comme la semaine mondiale de sensibilisation à l'ATB Pourra être identifié avec le nombre d'événements pertinents des activités de RAM CNLRAM MS (Département des médias de MS) MARHP MEvt MTCEN ONGs À partir de l'année 1 MS MARHP MEvt FAO OIE OMS MTCEN Le personnel des medias est au courant des problèmes de la RAM Nombre de membres du personnel des médias ayant participé à la formation 1.2.3. Développer la sensibilisation des éleveurs aux risques de la RAM et du mésusage Deux fois par an CNLRAM MS (Département des médias de À partir de l'année 1 MS MARHP MEvt FAO Les éleveurs sont conscients et impliqués Les éleveurs sont conscients et impliqués Partie II: Plan Opérationnel 34 | P a g e des ATB MS) MARHP et les organisations professionnelles de l'agriculture MEvt ONGs Personnel des médias formés OIE OMS 1.2.3.1. Planifier des campagnes de sensibilisation et de promotion des BPE, y compris suivre les prescriptions vétérinaires des antibiotiques , à travers le matériel de communication Trois fois par an CNLRAM MS (Département des médias de MS) MARHP et les organisations professionnelles de l'agriculture MEvt ONGs Personnel des médias formés À partir de l'année 1 MARHP FAO OIE Les campagnes de sensibilisation sont mises en œuvre Niveau d'amélioration de l'utilisation des BPE par les éleveurs 1.2.4. Améliorer la sensibilisation des organisations de protection des consommateurs à la sécurité des produits animaux Trois fois par an CNLRAM MARHP et organisations professionnelles agricoles MS ONGs MTCEN CNOMV À partir de l'année 1 MARHP MS FAO OIE OMS les membres de l'organisation de protection des consommateurs sont conscients et impliqués Niveau de sensibilisation et amélioration de la capacité des organisations de protection des consommateurs 1.2.5. Veiller à l’application de la loi Quatre fois par an CNLRAM MS À partir de l'année 1 MS MESRS Les assistants de pharmacie privés Pourcentage des antibiotiques Partie II: Plan Opérationnel 35 | P a g e concernant la dispensation des ATB sans ordonnance, médicale et ce, via la sensibilisation aux problèmes inhérents au mésusage des antibiotiques. MARHP CNOPT MEvt ONGs MARHP MEvt FAO OIE OMS sont au courant des problèmes de distribution d'ATB sans prescription médicale dispensés sans ordonnance médicale Intervention stratégique. 2.1. Révision et mise à jour du programme actuel des études médicales, dentaires, pharmaceutiques, vétérinaires et paramédicales 2.1.1. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans les diverses universités de médecine humaine, vétérinaire, dentaire et de pharmacie 1 CNLRAM MS MESRS MARHP À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Toutes les universités concernées ont mis en place des modules harmonisés sur la RAM et les sujets connexes Le programme de RAM est renforcé et inclus dans le programme médical actuel 2.1.2. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans divers instituts paramédicaux 1 CNLRAM MS MESRS MARHP À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Tous les instituts concernés ont mis en place des modules harmonisés sur la RAM et les sujets connexes Le programme de RAM est renforcé et inclus dans le programme paramédical actuel 2.1.3. Intégrer et harmoniser les modules de la RAM aussi bien dans les programmes actuels des écoles d’agriculture que dans les instituts de l’industrie alimentaire 1 CNLRAM MS MESRS MARHP À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Tous les instituts concernés ont mis en place des modules harmonisés sur la RAM et les sujets connexes Le curriculum RAM est inclus dans les curricula actuels Partie II: Plan Opérationnel 36 | P a g e Intervention stratégique 2.2 Intégration des modules sur la RAM dans le contenu des études postuniversitaires médicales, paramédicales et pharmaceutiques 2.2.1. Développer les modules sur la résistance antimicrobienne par les experts respectifs 2.2.2. Harmoniser et standardiser le contenu de ces modules Chaque deux ans CNLRAM MESRS MS MARHP INAES Collège des spécialités ESSTS À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Les modules sont établis Les modules sont préparés et approuvés 2.2.3. Intégrer les études sur la RAM dans les programmes de partenariat entre les Facultés de médecine et les hôpitaux régionaux 2.2.4. Rendre disponibles les modules RAM à travers les établissements correspondants A identifier par chaque faculté CNLRAM MESRS MS MARHP Facultés de médecine À partir de l’année 1 MESRS MS Les modules sont mis en place dans des programmes de partenariat Nombre de modules enseignés / année Intervention stratégique 2.3. L’intégration de la RAM et des sujets correspondants adoptés dans le contenu d’études postuniversitaires, dans les professions correspondantes et leur mise à jour régulière 2.3.1. Développer les modules sur la résistance antimicrobienne par les experts respectifs 2.3.2. Harmoniser et standardiser le contenu des études de manière à le rendre conforme aux politiques Chaque deux ans CNLRAM MESRS MS MARHP INAES À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Les modules sont établis Les modules sont préparés et approuvés Partie II: Plan Opérationnel 37 | P a g e 2.3.3. Intégrer ces études dans les programmes de partenariat entre les Facultés de médecine et les hôpitaux régionaux A identifier par chaque faculté CNLRAM MESRS MS Facultés de médecine, À partir de l’année 1 MESRS MS OMS Les modules sont mis en place dans des programmes de partenariat Nombre de modules / année Intervention stratégique 2.4. Intégration de la formation sur l’antibiorésistance dans le programme d’enseignement scolaire 2.3.1 Préparer des supports pédagogiques (prospectus, brochures...) 2.3.2. Intégrer l’enseignement sur les bactéries, les ATB et la RAM dans les programmes des sciences Naturelles. une fois par an MS ME CNLRAM À partir de l’année 1 ME MS FAO OIE OMS 100% des écoles primaires et secondaires adhérent à cette activité Nombre d'élèves éduqués ... Intervention stratégique 2.5. Inclure la formation sur l’antibiorésistance dans le programme Assurance-Qualité des facultés , des instituts paramédicaux et des différentes structures de soins 2.4.1. Définir le programme de la RAM comme critère d’accréditation, dans les facultés, les instituts paramédicaux et les structures de soins médicaux 1 CNLRAM MS MESRS MARHP IEAQA INEAS ESSTS À partir de l’année 1 MESRS MARHP MS FAO OIE OMS Toutes les structures concernées ont inclus le programme de RAM comme critère pour les programmes d'accréditation Nombre de structures ayant inclus le programme de RAM comme critère pour les programmes d'accréditation Intervention stratégique 3.1. Etablir un plan de plaidoyer ciblant les décideurs et les secteurs correspondants, tels que le ministère des affaires sociales, les ONGs, les associations scientifiques et les parlementaires 3.1.1. Sélectionner les experts à partir du Comité National Technique et ce, en vue d’établir le plan de plaidoyer 1 Président du CNLRAM 2018 Gratuit Les experts sont sélectionnés Le Comité de communication est mis en place Partie II: Plan Opérationnel 38 | P a g e 3.1.2. Développer le plan de plaidoyer y compris : *les objectifs *les groupes cibles *les activités *le budget 1 CNLRAM Chef du gouvernement MAS MS ONGs MARHP ME À la première année du plan Chef du gouverneme nt MS MARHP MEvt Le plan de plaidoyer est établi Plan de plaidoyer disponible Intervention stratégique 3.2. Etablir un plan de changement des conduites adapté au contexte socio-économique et culturel concernant la RAM 3.2.1. Mener une étude de base sur les facteurs impactant les comportements 1 CNLRAM MS MARHP MAS ONGS À la première année du plan MS MARHP MAS OMS FAO OIE L'enquête est réalisée Facteurs identifiés affectant les comportements 3.2.2. Dresser une liste d’interventions et d’activités correspondant aux résultats de cette étude de base À identifier avec les résultats de l'enquête CNLRAM MS MARHP MAS ONGs À la première année du plan MS MARHP MAS OMS FAO OIE Chaque personne ciblée a reçu des messages spécifiques Nombre de personnes rejointes(atteintes, ciblées ?° Axe 2: Renforcer la base de connaissances fondée sur la surveillance et la recherche Intervention stratégique 4.1. Créer un Centre National de Coordination( CNC) 4.1.1. Désignation officielle MS < 1 an Nomination Acte juridique publié 4.1.2. Termes de référence ULBM < 1an Les termes de référence sont rédigés et approuvés 4.1.3. Définir les missions ULBM Liste rédigée et approuvée 4.1.4. Prévoir le budget nécessaire MS, Ministère des finances, 2 ans Le CNC est fonctionnel Rapports d’activités, bulletins Partie II: Plan Opérationnel 39 | P a g e Obtenir du personnel dédié locaux et équipements et matériel informatique, formation du personnel OMS, MARHP, Ministère de la défense, MEvt, autres… d’information, nombre de recrutés, nombre de formation… 4.1.5. Prévoir une collaboration avec des organisations internationales ou nationales pour faire une évaluation externe du CNC OMS, OIE, MS, INAES, TUNAC PNB 3 ans Les conventions et contrats sont établis Rapport d’évaluation achevé Intervention stratégique 4.2. Désigner un comité multidisciplinaire 4.2.1. Etablir les critères de choix des membres du comité MS CNLRAM < 1an Nomination Acte juridique publié 4.2.2. Officialiser le comité MS < 1an Acte juridique publié Intervention stratégique 5.1. Désigner un Laboratoire national de référence( LNR )dans le secteur humain et environnement 5.1.1. Etablir les critères de choix du laboratoire CNC PNB < 1 an Rédigés et approuvés 5.1.2. Officialiser la désignation du LNR MS < 1 an Nomination Acte juridique publié 5.1.3. Participer au contrôle de qualité externe (CQE) OMS < 1an Les souches de contrôle sont reçues Nombre de CQE reçus Intervention stratégique 5.2. Désigner de 3 laboratoires régionaux 5.2.1. Etablir les critères de choix des laboratoires CNC, PNB < 1 an Les critères sont rédigés et approuvés 5.2.2. Officialiser la désignation MS < 1 an Nomination Acte juridique publié 5.2.3. Participer au contrôle de qualité externe (CQE) OMS < 1an Les souches de contrôle sont reçues Nombre de CQE reçus Partie II: Plan Opérationnel 40 | P a g e Intervention stratégique 5.3. Désigner les sites de surveillance dans le secteur humain 5.3.1. Etablir les critères de choix du site CNC PNB < 1 an Les critères sont rédigés et approuvés 5.3.2. Officialiser la désignation MS < 1 an Nomination Acte juridique publié Intervention stratégique 5.4. Désigner un Laboratoire national de référence (LNR )dans le domaine vétérinaire et environnement 5.4.1. Etablir les critères de choix du laboratoire MARHP, CNC PNB < 1an Les critères sont rédigés et approuvés 5.4.2. Officialiser la désignation du LNR Nomination Acte juridique publié 5.4.3. Participer au contrôle de qualité externe (CQE) OMS < 1an Réception des souches de contrôle Nombre de CQE reçus Intervention stratégique 5.5. Désigner les sites de surveillance dans le domaine vétérinaire 5.5.1. Etablir les critères de choix du site MARHP, CNC < 1an Les critères sont rédigés et approuvés 5.5.2. Officialiser la désignation MARHP < 1an La nomination est faite Acte juridique publié 5.5.3. Renforcer les plans de surveillance et de contrôle microbiologique dans les denrées alimentaires et chez les animaux MARHP < 1an Les plans sont renforcés Nombre de plans renforcés 5.5.4. Mise en place d’un plan de surveillance de la résistance aux antibiotiques MARHP < 1an Le plan est mis en place Application du plan Intervention stratégique 5.6. Créer un système de notification national (humain et vétérinaire) 5.6.1. Règlementer la notification dans les 2 secteurs MARHP, MS < 1 an La notification est réglementée Acte juridique publié Partie II: Plan Opérationnel 41 | P a g e 5.6.2. Dresser la liste prioritaire MARHP, MS <1 an La liste est dressée 5.6.3. Établir les critères de notifications MARHP, MS < 1 an Les critères sont rédigés et approuvés 5.6.4. Prévoir le budget nécessaire MARHP, MS < 1 an Le budget est estimé 5.6.5. Désigner les centres de confirmation MARHP, MS < 1 an Les centres sont nommés 5.6.6. Assurer le transport MARHP, MS < 1 an Le transport est conforme aux normes internationales Intervention stratégique 5.7. Mise à niveau des laboratoires existants (humains et vétérinaires) 5.7.1. Dresser une check list pour auto-évaluation des laboratoires ULBM, < 1 an La liste est rédigée et approuvée Nombre de laboratoires ayant fait leur autoévaluation 5.7.2. Planifier la mise à niveau de chaque laboratoire en fonction des résultats ULBM 1 an Plan 5.7.3. Prévoir le budget en fonction des priorités d’intervention Informatisation Obtention de personnel formation continue acquisition et maintenance des équipements Achat groupé de réactifs MS, Ministère des finances, OMS, MARHP, Ministère de la défense, MEvt autres… 1 an Le budget est estimé Partie II: Plan Opérationnel 42 | P a g e Achat des souches de référence pour mettre en place le Contrôle Qualité interne dans tous les laboratoires (diagnostic et recherche) 5.7.4. Appliquer les actions recommandées au moins aux 12 LU + 2 laboratoires du domaine vétérinaire MS, CNLRAM 3 ans L’alignement aux normes internationales est réalisé Nombre de laboratoires complètement mis à niveau Intervention stratégique 6.1. Diriger la recherche sur le plan épidémiologique dans le domaine de la résistance bactérienne dans les différents secteurs 6.1.1. Planifier les axes prioritaires CNC, PNB direction de la recherche médicale (MS) <1 an Les axes sont définis 6.1.2. Désigner les laboratoires par axe de recherche (par germe) CNC, PNB direction de la recherche médicale (MS) <1 an Les laboratoires sont désignés par circulaire Acte juridique émis 6.1.3. Assurer les besoins humains et matériel Facultés, Universités, MS, MARHP instituts, MESRS, OMS; OIE 2 ans Le personnel est recruté et le matériel et réactifs sont achetés Nombre de publications 6.1.4. Collaborer avec les autres partenaires (nationaux et internationaux) CNC, PNB direction de la recherche médicale (MS) 2 ans Les informations sur les résultats retrouvés sont disponibles Nombre de publications multisectorielles, Nombre de séminaires ou de conférences Nb de rapports Partie II: Plan Opérationnel 43 | P a g e Intervention stratégique 7.1. Renforcer le système du contrôle de qualité 7.1.1. Obtention du personnel MS 2 ans Nombre de personnel 7.1.2. Achat du matériel et des réactifs nécessaires MS 2 ans Nombre de matériel et réactifs reçus 7.1.3. Former les laboratoires participants à la préparation du CQ aux standards internationaux OMS 1 an Les laboratoires sont formés Nombre de séminaires 7.1.4. Former toute l’équipe qui assure l’interprétation et le rendu des résultats. OMS 1 an L’équipe est formée Nombre de résultats rendus conformes aux standards internationaux Axe 3: Réduire l'incidence de l'infection grâce à des mesures efficaces d'assainissement, d'hygiène et de prévention Intervention stratégique. 8.1. Mise en place d’une structure nationale dédiée à la prévention et au contrôle de l’infection en milieu de soins 8.1.1. Créer une structure dédiée à la prévention et au contrôle de l’infection au sein du MS Acteurs ou entité responsable 2018-2019 MS Structure mise en place et fonctionnelle Texte(s) règlementaire(s) portant création des structures à l’échelle centrale, régionale et au sein des établissements publié, Structures mises en place et fonctionnelles 8.1.2. Généraliser les services d’hygiène et sécurité de soins au sein de tous les MS (DHMPE, UJC 2018-2019 Les services sont mis en place et fonctionnels Texte(s) règlementaire(s) portant création des structures à l’échelle Partie II: Plan Opérationnel 44 | P a g e établissements de santé publics et privés centrale, régionale et au sein des établissements publics, Structures mises en place et fonctionnelles Intervention stratégique. 8.2. Elaboration des guides/procédures relatives à la prévention et au contrôle des infections associées aux soins (IAS) 8.2.1. Elaboration/ actualisation, validation, impression et diffusion des Guides relatifs à la prévention et au contrôle des IAS MS OMS 2018-2020 -MS OMS Les guides sont élaborés/actualisé s, validés, imprimés et diffusés Nombre des bénéficiaires parmi le personnel concerné 8.2.2. Organisation des cycles de formation au profit de tous les professionnels de santé impliqués dans la prévention et le contrôle des IAS. MS Unité IPC DHMPE 2019-2020 -MS Unité IPC OMS Nombre des bénéficiaires des cycles de formation 8.2.3. Mise en place des mesures d’accompagnement pour l’application des mesures et pratiques prévues par les guides/procédures MS Unité IPC DHMPE 2019-2023 MS Unité IPC Unités centrales de stérilisation créées au sein des EPS et des Hôpitaux Régionaux, Equipements et consommable de l’hygiène des mains mis à la disposition du personnel de soins,… Nombre des établissements hospitaliers disposant des unités centrales de stérilisation, Taux d’observance de l’hygiène des mains Partie II: Plan Opérationnel 45 | P a g e Intervention stratégique. 8.3. Formation et renforcement des capacités en matière de prévention et de contrôle des IAS des professionnels de santé futurs et en exercice 8.3.1. Formation de Base : Intégration des modules relatifs à la prévention et au contrôle des IAS dans les cursus de formation de base des futurs professionnels de santé MS Unité IPCI DHMPE, Direction de l’Equipement, Direction des Bâtiments, DGSSP – DRS 2019-2023 MS, Unité IPC MESRS MARHP Les module(s) relatifs à la prévention et au contrôle des IAS intégrés au sein des programmes de formation de base sont dispensés Etablissements d’enseignement supérieur ayant intégré dans leurs programmes d’enseignement des modules relatifs à la prévention et au contrôle des IAS 8.3.2. Formation spécialisée: Mise en place des masters professionnels et des certificats d’études complémentaires (CEC) dans le domaine de prévention et de contrôle des IAS au profit des professionnels de santé en formation et en exercice MS Unité IPC MESRS, Facultés de Médecine, de Médecine Dentaire et de Pharmacie, DGSSP 2019-2020 MS Unité IPC MESRS MARHP Master(s) et CEC (s) relatifs à la prévention et au contrôle des IAS mis en place au sein des établissements concernés Etablissements d’enseignement supérieur ayant mis en place des masters et CEC relatifs à la prévention et au contrôle des IAS, Nombre de professionnels inscrits aux masters et CEC 8.3.3. Formation continue : Préparer et exécuter un programme de formation continue à l’échelle nationale, régionale et locale au profit du personnel de santé en exercice. MS Unité IPC MESRS Facultés de Médecine, de Médecine Dentaire et de Pharmacie, ESSTS ERESA 2019-2023 MS Unité IPC OMS Cycles de formation dans le domaine de la prévention et du contrôle des IAS organisés au profit des professionnels de santé en activité Nombre des cycles de formation organisés, Nombre du personnel ayant bénéficié des cycles de formation, Bonnes pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS appliquées Partie II: Plan Opérationnel 46 | P a g e Intervention stratégique. 8.4. Surveillance des infections associées aux soins 8.4.1. Mise en place d’un réseau national de surveillance des IAS MS Unité IPC DHMPE, DRS 2018-2020 - MS Réseau National de Surveillance des IAS mis en place Nombre d’établissements de santé et de laboratoires associés au réseau 8.4.2. Réalisation d’une enquête de surveillance des IAS à l’échelle nationale au moins une fois tous les 5 ans et par les établissements hospitaliers publics (EPS, hôpitaux Régionaux et Hôpitaux de Circonscription) et privés, Annuellement MS DGS Unité IPC DGSSP DHMPE DSSB ONMNE Etablissements hospitaliers publics et privés Laboratoires d’analyses 2018-2023 -MS Unité IPC Cliniques privées OMS Enquêtes de surveillance des IAS réalisées au moins une fois tous les 5 ans à l’échelle nationale et Annuelle pour chaque établissement hospitalier public et privés 3ème Enquête Nationale de Prévalence des IAS réalisée, Nombre des établissements hospitaliers ayant réalisé Annuellement des enquêtes de surveillance des IAS. Enquêtes menées conformément au guide de surveillance des IAS 8.4.3. Elaboration d’un guide de surveillance des IAS. MS Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP Etablissements hospitaliers publics et privés 2018-2019 -MS Unité IPC OMS Guide de surveillance des IAS élaboré, validé, imprimé et diffusé Nombre des bénéficiaires parmi le personnel concerné, 8.4.4. Organisation de cycles de formation sur le protocole de surveillance des IAS. MS Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP 2019-2020 -MS Unité IPC OMS Cycles de formation organisés Nombre des bénéficiaires parmi le personnel concerné, Degré d’amélioration des Partie II: Plan Opérationnel 47 | P a g e compétences du personnel en matière de surveillance des IAS 8.4.5 Mise en place d’un protocole de signalement et de transfert des patients porteurs d’une IAS due à une BMR. Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP 2019-2020 MS Unité IPC Protocole élaboré et appliqué Nombre des établissements hospitaliers appliquant le protocole Intervention stratégique. 8.5. Suivi et évaluation 8.5.1. Suivi et évaluation des ressources et des pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS par l’organisation des audits réguliers 2020-2023 - Unité IPC DHMPE DRS MS Unité IPC Ressources et pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS évaluées et les mesures correctives identifiées Rapports de suivi et d’évaluation établis et adressés aux départements et établissements concernés, Degré de mise en application des mesures correctives 8.5.2. Evaluation du programme national de prévention et de contrôle des IAS 2020-2023 -MS DGS, Unité IPC DHMPE, DGSSP, ONMNE, MESRS MS Unité IPC MESRS OMS Programme national de prévention et de contrôle des IAS évalué à mi chemin, mis à jour en fonction des résultats et des contraintes identifiées et évalué au Rapports d’évaluation à mi-chemin et au terme du programme établis et adressés aux départements et établissements concernés Partie II: Plan Opérationnel 48 | P a g e terme de 5 ans Objectif 8 bis : Renforcer la biosécurité en milieu vétérinaire par la mise à niveau des bâtiments d’élevage des animaux 8 bis-1 : Renforcer les mesures zootechniques : Renforcer le respect des normes zootechniques relatives à l’ambiance, l'eau de boisson l’environnement (biosécurité) Mettre à niveau les bâtiments d'élevage Mettre en place un système d'agrément pour les bâtiments autres qu'en aviculture Réaliser et contrôler les opérations de nettoyage et de désinfection des élevages Prendre des dispositions particulières en cas de déclaration de maladies contagieuses MARHP DGSV GIP Vétérinaires privés 2019 Eleveurs 0 Maitrise des conditions d'ambiance et de conduite de l'élevage dans les bâtiments d'élevage et des conditions de biosécurité Amélioration des performances de l'élevage Amélioration des performances Nombres d'éleveurs qui adhèrent au programme Amélioration des performances de l'élevage 8 bis-2 : Réduire la contamination de l'environnement Améliorer la gestion des effluents d'élevage DGSV GIP GTVT 2020 Protection de l'environnement et de la Santé publique vétérinaire Nombre de formations, Nombre d'éleveurs formés, Nombre d'élevages utilisant les techniques adaptées Partie II: Plan Opérationnel 49 | P a g e Intervention stratégique. 9.1. Prévenir les infections évitables du vaccin dans la collectivité et les centres de santé 9.1.1. Améliorer la capacité du programme d’immunisation nationale de manière à couvrir toutes les activités de vaccination ciblant les enfants et les adultes 9.1.1.1. Renforcer le personnel central du PNV 9.1.1.2. Elargir les prérogatives du PNV pour inclure la vaccination des adultes MS 2018 2019 MS Coût des ressources humaines supplémenta ires Politique de vaccination cohérente, activités coordonnées et données disponibles Mise en place de l'équipe de gestion incluant les compétences requises (médecins, pharmaciens, techniciens de la chaîne du froid, informaticiens ...) 9.1.2. Introduire le vaccin conjugué antipneumococcique dans le calendrier national de vaccination systématique pour nourrissons 9.1.2.1. Acquisition du vaccin + mise à jour des enregistrements de données + formation sur la modalité de gestion des vaccins 9.1.2.2. Début de la vaccination avec VCP MS (Répertoire des soins de santé primaires PEV 3eme trimestre 2018 4eme trimestre 2018 MS 30 millions de dinars / an Diminution de l'utilisation de l'ATB pour les infections des voies respiratoires chez les enfants d'âge préscolaire Réduction de la résistance aux pneumocoques * Couverture des enfants <1 an avec 3 doses de VCP * Incidence notifiée de la méningite due au pneumocoque *% de souches isolées de S. pneumoniae avec une sensibilité réduite à ATB Partie II: Plan Opérationnel 50 | P a g e 9.1.3. Promouvoir la vaccination anti coqueluche des adultes et des adolescents 9.1.3.1. Surveillance et étude sur l'épidémiologie de la coqueluche et développement d'une stratégie adaptée de vaccination des adultes 9.1.3.2. Mise en œuvre du calendrier de vaccination des adultes (+ enfants plus âgés) avec le vaccin anticoquelucheux acellulaire CTV, DSSB, ONME, site surveillance + Laboratoire de réference PNV-DSSB DMSU 2019 2020 MS + OMS MS + OMS Inclus dans la surveillance Coût du vaccin: 7 à 15 millions de dinars / an Réduction de la transmission adulte de la coqueluche sévère chez les nourrissons avant la vaccination Réduction des infections respiratoires atypiques traitées par ATB chez les adolescents et les adultes Rapport sur la mise à jour de la stratégie de vaccination contre la coqueluche adoptée par CTV Couverture des adultes et des adolescents par le vaccin anticoquelucheux * Nombre de cas confirmés de coqueluche / année 9.1.4. Promouvoir la vaccination antigrippe des personnes à risque de formes graves 9.1.4.1. Évaluation de la stratégie actuelle et de sa mise à jour 9.1.4.2. Mise en œuvre de la stratégie actualisée de vaccination antigrippale MS - CTV DSSB, ONME… PEV médecine du travail ... 2018 2019 OMS MS Consultant 10 000 $ Coût du vaccin: 106 dinars + coût de la sensibilisati on Réduire l'incidence des formes graves de la grippe Réduire les infections respiratoires virales traitées avec ATB Réduire l'incidence des formes graves de la grippe Réduire les infections respiratoires virales traitées avec AB Partie II: Plan Opérationnel 51 | P a g e 9.1.5. Promouvoir la vaccination ( en dehors de la grippe) des personnes exposées au risque, y compris les patients fréquemment hospitalisées 9.1.5.1. Évaluation de la situation actuelle et développement de recommandations 9.1.5.2. Mise en place de la vaccination des personnes ciblées Groupe de travail identifié par la CTV (experts nationaux en matière de Prévention et maladies infectieuses ...) hôpitaux PEV 2019 2020 MS Coût en fonction de la stratégie identifiée Réduction de l'utilisation de l'AB chez les personnes à risque, y compris les patients hospitalisés fréquents Évaluation et recommandations adoptées par CTV Nombre d'hospitalisations pour des infections évitables par la vaccination chez des individus ciblés 9.1.6. Promouvoir la vaccination des professionnels de la sante 9.1.6.1. Évaluation de la stratégie actuelle et de sa mise à jour 9.1.6.2. Mise en œuvre de la stratégie actualisée de vaccination des agents de santé Consultant MS (ISST + CTV, + médecine du travail dans les hôpitaux) 2018 2019 OMS MS consultant 10 000 $ Estimation du coût des vaccins par consultant (sous activité précédente 9.1.6.2) Diminution de l'incidence des infections nosocomiales ciblées par la vaccination Mise à jour du calendrier de vaccination du personnel de santé Taux de couverture du personnel de santé ciblé par le nouveau calendrier de vaccination 9.2. Améliorer la disponibilité des vaccins vétérinaires et optimiser leur usage 9.2.1.Augmenter la réactivité des décideurs lors d’apparition de DPM LNCM ANCSEP 2019 0 Meilleure disponibilité des vaccins et éviter Nombre de jours de pénurie et rupture en vaccin Partie II: Plan Opérationnel 52 | P a g e nouvelles pathologies. Alléger les procédures de contrôle et de libération des vaccins en distinguant le produit vétérinaire du produit humain en instaurant des contrôles en post marketing PCT DGSV les ruptures de vaccins 9.2.2. Elargir l'usage des vaccins antibactériens (salmonelle, mycoplasme…) 9.2.3. Autoriser l'usage des autovaccins MS DPM DGSV 2020 0 Limiter l'usage des ATB Quantités d'ATB utilisés 9.2.4.Développer les systèmes et les opérations d'autocontrôle de la vaccination 9.2.5.Mettre à jour les protocoles de vaccination ENMV DGSV, GTVT, RVT CNOMVT, Société scientifique avicole 2019 0 Meilleure protection des animaux d'élevage Nombre de formations, nombre de veterinaires formés, performance d’élevage, nombre d'auto contrôles Partie II: Plan Opérationnel 53 | P a g e 9.2. Améliorer les procédures d'octroi des AMM S'assurer du service médical rendu 9.2.7 Réduire les délais d'instruction des dossiers pour accélérer la mise à disposition de nouveaux vaccins 9.2.8 Finaliser le guide d'enregistrement des MV Diffuser le guide Former les pharmaciens responsables 9.2.9 Renforcer les capacités et les moyens humains matériels au niveau du LNCM et de la DPM et à la PCT DPM LNCM CNMVT 2019 0 Mise à disposition des vétérinaires des nouvelles technologies et de meilleurs outils thérapeutiques Délais d’instruction des dossiers d’AMM Nombre d’AMM Axe 4: Rationaliser l’usage des ATB en santé humaine et animale Intervention stratégique. 10.1. Assurer des antibiotiques de haute qualité 10.1.1. Renforcer les procédures d'enregistrement et de suivi des médicaments y compris le post marketing DPM DIP 2020 MS L'arrêté concernant l’exigence de la bioéquivalence disponible Partie II: Plan Opérationnel 54 | P a g e 10.1.2. Clarifier les procédures d'enregistrement des médicaments vétérinaires DPM LNCM CNMVT 2018 Edition d'un guide d'enregistrement du médicament vétérinaire Intervention stratégique. 10.2. Renforcer la chaîne d'approvisionnement en produits pharmaceutiques y compris le système d'achat, de distribution et de gestion 10.2.1. Mettre en place un système qualité à tous les niveaux de la chaine d’approvisionnement des médicaments: stockage, transport, dates de péremption... PCT 2021 MS Système Qualité mis en place 10.2.2. Mise en place des seuils critiques des quantités en stock pour prévenir les ruptures PCT 2019 Diminution des ruptures Existence des seuils critiques 10.2.3. Améliorer la gestion et la prévision des besoins en ATB 'essentiel' au niveau de la PCT PCT 2019 Diminution des ruptures Existence des prévisions en ATB essentiels 10.2.4. Assurer une meilleure répartition au niveau des différents dépôts régionaux PCT 2019 Diminution des ruptures Existence d'une procédure décrivant le processus 10.2.5. Anticiper les actions à mettre en œuvre en cas de rupture (mise à disposition d'un guide qui définit les alternatives thérapeutiques) DPM PCT 2019 Guide disponible Partie II: Plan Opérationnel 55 | P a g e 10.2.6. Améliorer la communication entre les différents intervenants sur toute la chaine d'approvisionnement par des alertes informatisées (en cas de ruptures) PCT 2019 Présence d'un système de communication efficace 10.2.7. Réglementer les délais de notifications par les fabricants des ruptures de stock par une circulaire DPM 2019 Acte juridique publié 10.2.8. Réviser la loi 73 CAMR 2022 Présence des points concernant l'antibiorésistance dans la loi Intervention stratégique. 10.3. Améliorer l'accessibilité aux ATB à usage humain 10.3.1. Révision périodique de la nomenclature hospitalière en fonction de l'évolution des résistances bactériennes, des protocoles nationaux et des nouvelles molécules DPM En cours (tous les deux ans) Révision tous les deux ans 10.3.2.l'accessibilité à un traitement complet par la garantie d’ un prix abordable et une prise en charge efficiente par la CNAM pour les ATB dont la prescription est justifiée selon la réglementation en vigueur MS MAS 2023 Texte réglementaire publié Partie II: Plan Opérationnel 56 | P a g e Intervention stratégique. 11.1. Suivi régulier de la consommation des ATB 11.1.1. Améliorer la mise à niveau du système de surveillance de la consommation des ATB humains DPM 2019 Rapport annuel de la consommation des ATB en santé humaine 11.1.2. Mettre en place un système de mesure et de surveillance de la consommation des ATB vétérinaires DPM 2019 Présence du système 11.1.3. Etablir la méthodologie de collecte et d'interprétation des données relatives à la consommation des ATB en santé animale MS MARHP 2019 Rapport annuel de la consommation des ATB en santé animale Intervention stratégique. 12.1. Promouvoir la mise en place d’ antimicrobial stewardship program dans les structures de soins 12.1.1. Institutionnaliser des comités de stewardship au niveau des différents hôpitaux par la parution de textes réglementaires. MS CAMR 2019 Publication du texte 12.1.2. Définir la composition et les missions de comités de stewardship CAMR 2019 Nombre des hôpitaux ayant des comités 12.1.3. Etablir des mesures restrictives pour certains antibiotiques (liste limitative) DPM Comités stewardship 2020 Nombre de mesure restrictive établie Partie II: Plan Opérationnel 57 | P a g e Intervention stratégique. 12.2. Elaborer les protocoles thérapeutiques 12.2.1. Mettre en place un comité de pilotage pour la rédaction des protocoles pour l’usage des antibiotiques dans les différents syndromes infectieux CAMR 2019 Nombre de protocoles rédigés 12.2.2. Mettre en place un système de diffusion des protocoles CAMR 2019 Existence de procédure de diffusion Nombre de protocoles diffusés Intervention stratégique. 12.3. Veiller à l'application des protocoles thérapeutiques dans le secteur public et privé 12.3.1. Définir les missions réglementaires et administratives pour la nomination des médecins référents (infectiologues ou réanimateurs) dans les structures de soins publiques et privées Créer des services de maladies infectieuses dans les grands CHU. Nommer des équipes mobiles opérationnelles en infectiologie MS CAMR 2020 Nombre de structures de soins disposant d'un référent 12.3.2. Prise en charge par la CNAM de l'antibiothérapie dans le cadre de protocoles thérapeutiques validés appuyés par des mécanismes d'évaluation CNAM MS Dès la validation des protocoles Nombre d'ordonnances conformes aux protocoles thérapeutiques Partie II: Plan Opérationnel 58 | P a g e normatifs. Intervention stratégique. 12.4. Limiter l'utilisation des ATB en milieu communautaire humain et vétérinaire 12.4.1. Limiter l'automédication. Veiller à l'application stricte de la réglementation concernant la délivrance non autorisée d'ATB (JORT 1969) en milieu humain et vétérinaire DPM DIP CNOPT 2019 Nombre de visite d'inspecteurs Nombre de rapports d'inspection conformes Intervention stratégique. 13.1. Limiter l'utilisation des antibiotiques à usage vétérinaire 13.1.1. Elaborer une liste des ATB critiques DGSV DPM 2019 Publication du texte Intervention stratégique. 13.2. Sécuriser la distribution des ATB dans le monde vétérinaire 13.2.1. Lutter contre le marché parallèle, créer une commission interministérielle DPM DGSV 2019 Arrêté MS/MA 13.2.2. Lutter contre la délivrance sans ordonnances Mise en place d'un système de traçabilité DPM DIP CNOPT CNOMVT 2019 Nombre de visite d'inspecteurs Nombre de rapports d'inspection conformes 13.2.3. Lutter contre la vente directe des ATB aux éleveurs par certains industriels Mettre en place un système de traçabilité DPM DIP DGSV CNMVT 2019 Nombre de visite d'inspecteurs Nombre de rapports d'inspection conformes 13.2.4. Reprofilage et harmonisation des prix publics des médicaments vétérinaires pour éviter les approches strictement commerciales Ministère du commerce MARHP CNMVT 2019 Projet mis en place 13.2.5. Amender/Réviser MS 2020 Amendements ou Partie II: Plan Opérationnel 59 | P a g e la législation sur la distribution du médicament vétérinaire MARHP révisions effectués Intervention stratégique. 13.3. Améliorer la prévention et réduire les infections en renforçant le maillage du territoire par des médecins vétérinaires 13.3.1. Développer le mandat sanitaire MARHP 2019 Nombre de mandatés 13.3.2. Développer les cabinets vétérinaires de groupe CNOMVT 2020 Adaptation des formes juridiques (SARL, SA) à l'exercice libéral Intervention stratégique. 13.4. Réglementer/mettre à jour la réglementation sur les compléments alimentaires, produits nutritionnels et additifs alimentaires 13.4.1. Légiférer les produits nutritionnels et les compléments alimentaires MARHP MS 2020 Texte juridique publié 13.4.2. Réviser les textes réglementaires concernant les additifs DGSV DGPA DPM 2019 Textes juridiques révisés 13.4.3. Mettre en place les procédures applicables à l'utilisation des additifs alimentaires vétérinaires DPM DGSV DGPA 2019 Guide d’additifs alimentaires disponible Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 60 | P a g e Partie III Plan de Suivi et Evaluation Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 61 | P a g e Elément de planification (activité liée au plan stratégique) Indicateur Objectif Calcul Collecte de données de fréquence La source de données Méthode Baseline Exécution générale du plan Évaluation des investissements nécessaires à la mise en œuvre du PAN Évaluation des investissements disponible S & E des intrants Oui/non Annuelle Informateur clé au ministère des finances Rapport d’évaluation des investissements nécessaires Absence d’évaluation Faire appel à des experts compétents pour identifier les lacunes dans les connaissances et les thèmes de recherche potentiels Projet de programme de recherche élaboré S & E des intrants Oui/Non Annuelle Informateur clé au ministère de la santé Entretien avec l’informateur clé Absence de programme de recherche Axe 1: Améliorer, à travers la communication, la sensibilisation sur la RAM et les questions connexes auprès du grand public et des professionnels œuvrant dans le domaine de la santé humaine et animale et d’autres groupes respectifs Intervention stratégique 1: Sensibilisation et la communication du risque 1.1.1. Etablir un plan de communication stratégique pour la sensibilisation du public Un plan de communication développé Input nombre Annuelle CNLRAM MS Rapports Réunions Interviews Aucun plan disponible 1.1.1.1. Mener des enquêtes d’évaluation sur le niveau de connaissances sur les ATB et la résistance aux ATB chez les personnes ciblées Le plan de communication est rédigé et mis en œuvre Niveau de sensibilisation et la connaissance de la résistance aux antimicrobiens ainsi que le niveau Input Résultat nombre pourcentage Annuelle CNLRAM INS INAS Rapports d’enquête Minutes des réunions Aucune enquête disponible Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 62 | P a g e de changement de comportement vers l’utilisation des antibiotiques améliorés parmi le public 1.1.1.2. Organiser des campagnes d'information et d'éducation auprès du grand public pour les sensibiliser aux enjeux de l'automédication. Les matériels des campagnes sont produits et diffusés Input Nombre Annuelle CNLRAM MS MARHP ONGs Rapport annuel Procès-verbaux des réunions Aucune campagne d'éducation disponible 1.1.1.3. Organiser des activités autour des événements annuels mondiaux et nationaux sur la lutte contre la résistance aux ATB Les matériels sont produits, les activités sont organisées autour des événements Input Nombre Annuelle CNLRAM MS MARHP OIE FAO OMS Rapport annuel Procès-verbaux des réunions Nombre limité d'activités disponibles 1.1.2. Production des spots de sensibilisation éducatifs et matériels pour les chaînes télévisées et radiophoniques Matériel de sensibilisation Les spots TV et radio sont disponibles Output Nombre Deux fois par mois CNLRAM Département des médias (MS et organismes pertinents) Réunions et rapports Un nombre limité de places sont disponibles Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 63 | P a g e 1.1.3. Diffuser des renseignements aux divers lieux de rassemblement (écoles, universités et grands espaces) Le matériel d'information comme les brochures et les dépliants sont largement diffusés dans les écoles, les centres commerciaux et autres collectivités Output Nombre 4 fois par an CNLRAM MS MARHP MESRS ME MAS MEvt Enregistrement des matériaux diffusés Aucune référence disponible 1.1.4. Créer des pages web sur divers réseaux sociaux : (sites, Facebook, Twitter, Youtube) Les pages Web sont établies et régulièrement alimentées avec des informations sur la RAM Output Nombre Une fois par mois CNLRAM MS MARHP MEvt Et les secteurs pertinents Rapports de suivi mensuels Aucune référence disponible 1.1.5. Recueillir les opinions des leaders pour écrire des articles de presse sur la RAM Des articles sont publiés régulièrement dans des journaux et des magazines bien connus Output Nombre 4 fois par an CNLRAM MS (Département des médias) MARHP (Département des médias) MEvt (Département Médias) Rapport Aucune référence disponible 1.1.6. Diffuser des SMS de sensibilisation à travers les sociétés de télécommunication nationales Nombre d'abonnés ayant reçu un SMS Output Pourcentage Dépend de la fréquence des événements de sensibilisatio n CNLRAM MTCEN Sociétés nationales de télécommunication Enregistrement des SMS reçus Aucune référence disponible 1.1.7. Diffuser des clips vidéo sur les questions de l’ATB dans les institutions Nombre d'établissements de santé et de Input Nombre Annuelle CNLRAM MS MAS Rapport annuel Aucune référence disponible Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 64 | P a g e sanitaires et les Caisses nationales d’assurance maladie (CNAM) bureaux de la CNAM ayant mis en place l'activité 1.1.8. Mettre en valeur la RAM en inscrivant le slogan de la campagne sur les sacs de répartition des médicaments Nombre de structures de santé publique et de pharmacies privées adhérant à l'activité Input Nombre Deux fois par an CNLRAM MS CNOPT Rapports semestriels Aucune référence disponible 1.2. L’amélioration de la sensibilisation et le renforcement des capacités des groupes communautaires spécifiques tels que les médias, les éleveurs et les professionnels de la santé humaine et animale Niveau d'augmentation de la sensibilisation et amélioration des capacités parmi les groupes cibles Résultat Pourcentage Deux fois par an Basé sur les constatations de l’enquête et de l'après-enquête Entrevues en profondeur Les enquêtes d'évaluation Aucune référence disponible 1.2.1. Etablir et mettre en œuvre des plans de formation à la sensibilisation auprès des professionnels œuvrant dans le domaine de la santé humaine et animale Nombre de prestataires de soins de santé participants pour la santé humaine et animale Input Nombre Deux fois par an CNLRAM MS MARHP MEvt 1.2.1.1. Perpetuer l’organisation d’ateliers dédiés à la connaissance de la résistance aux antimicrobiens et aux compétences de communication Nombre de stagiaires formés Output Nombre Deux fois par an CNLRAM MS MESRS MARHP MEvt ONGs 1.2.1.2. Production de matériel éducatif Du matériel éducatif est Output Nombre de personnes Une fois par an CNLRAM MS Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 65 | P a g e comprenant des lignes directrices, des dépliants, des vidéos sur la santé humaine et animale ... produit et diffusé ayant reçu du matériel éducatif MESRS MARHP MEvt ONGs 1.2.1.3. Formation des professionnels de la santé animale et humaine sur les lieux de travail à l'importance de la prévention des infections et des mesures de contrôle pour limiter la dissémination des infections bactériennes. Niveau d'amélioration de la capacité des professionnels de la santé animale et humaine dans le domaine de la RAM Résultat Pourcentage Annuelle Visites de terrain sur les lieux de travail Entrevues en profondeur Enquête MS 1.2.1.4. Formation des assistants de pharmacies privées pour s'abstenir de délivrer les ATB sans prescription médicale tel que stipulé par la loi Niveau d'amélioration en s'abstenant de dispenser l'ATB sans prescription médicale Résultat Pourcentage Deux fois par an Visites sur le terrain dans des pharmacies privées Entrevues Enquête MS et CNOPT) 1.2.1.5. Partage d'affiches, de flyers, etc. sur leur lieu de travail) Nombre de lieux de travail pertinents ayant reçu le matériel de sensibilisation Output Nombre Deux fois par an CNLRAM MS MARHP MEvt ONGs 1.2.1.6. Plaider pour l'établissement d'un accord interprofessionnel entre les vétérinaires et les pharmaciens sur la délivrance d'ATB Niveau d'utilisation de la prescription médicale pour les médicaments vétérinaires délivrés résultat pourcentage Une fois par an CNLRAM CNOPT DIP DPM 1.2.2. Perpetuer l’organisation d’ateliers Nombre de membres du Input Nombre Une fois par an CNLRAM MTCEN Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 66 | P a g e consacrés à la sensibilisation à la RAM du personnel des médias personnel des médias participants MS (Département des médias) MARHP (Département des médias) MEvt (Département des médias 1.2.2.1. Organiser des séances d'information à l'intention des médias sur les activités de mesure liées à la résistance aux antimicrobiens comme la Semaine mondiale de sensibilisation à l'ATB Nombre de membres du personnel des médias participants Input Nombre Dépend de la fréquence des événements de sensibilisatio n CNLRAM MTCEN MS (Département des médias) MARHP (Département des médias) MEvt (Département des médias) 1.2.3. Développer la sensibilisation des éleveurs aux questions liées à la RAM Nombre d'éleveurs sensibilisés et conscients Output Nombre Deux fois par an CNLRAM MS (Département des médias du MS MARHP et Organisations professionnelles MEvt ONGs 1.2.3.1. Planifier des campagnes de sensibilisation et de promotion des bonnes pratiques d'élevage, y compris suivre les prescriptions vétérinaires des ATB à travers le matériel de communication Niveau d'amélioration de l'utilisation de la GBP par les éleveurs Résultat pourcentage Une fois par an Visites de terrain sur les lieux de travail Entrevues en profondeur Enquête MS CNLRAM MARHP et organisations professionnelles agricoles ONGs Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 67 | P a g e 1.2.4. Améliorer la sensibilisation des organisations de protection des consommateurs à la sûreté des produits animaux Niveau de sensibilisation et amélioration de la capacité des organisations de protection des consommateurs Résultat pourcentage Une fois par an Résultats de sondages en ligne et postérieurs Entrevues en profondeur MARHP et organisations professionnelles agricoles MS ONG MTCEN CNOMV Intervention stratégique 2. La consolidation des connaissances de la RAM et des sujets correspondants en mettant à jour le programme des professionnels de santé 2.1.1. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans diverses facultés de médecine, de médecine vétérinaire, de médecine dentaire et de pharmacie Le programme de RAM est renforcé et inclus dans le programme médical actuel Output Nombre d'institut de formation Annuelle CNLRAM MESRS Rapports Rapport Aucune référence disponible 2.1.2. Harmoniser et standardiser les objectifs et les messages dans divers instituts paramédicaux Le programme de RAM est renforcé et inclus dans le programme paramédical actuel Output Nombre d'institut de formation Annuelle CNLRAM MESRS M de l'éducation professionnelle et du travail Rapports Rapport Aucune référence disponible 2.1.3. Intégrer et harmoniser les modules de la RAM aussi bien dans les programmes actuels d’agriculture que dans les instituts de l’industrie alimentaire Le curriculum RAM est inclus dans les curricula actuels Output Nombre d'institut de formation Annuelle CNLRAM MESRS Ministère de l'éducation professionnelle et du travail Rapports Rapport Aucune référence disponible Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 68 | P a g e 2.2.1. Etablir des directives de bonne pratique en vue de leur distribution Des lignes directrices sont préparées et distribuées dans toutes les structures pertinentes Input Nombre Annuelle CNLRAM MESRS Rapport Aucune référence disponible 2.2.2. Gérer des ateliers et des séminaires sur la meilleure pratique d’enseignement concernant la RAM Nombre d'enseignants formés Output Nombre Annuelle CNLRAM MESRS Rapport Aucune référence disponible 2.3.1. Développer les modules sur la résistance antimicrobienne par les experts respectifs 2.3.2. Harmoniser et standardiser le contenu des études de manière à le rendre conforme aux politiques Les modules sont préparés et approuvés Output Nombre Annuelle CNLRAM MESRS (structures pertinentes) Rapport Aucune référence disponible 2.3.3. Intégrer ces études dans les programmes de partenariat entre la Faculté de médecine Tunis et les hôpitaux régionaux Nombre de modules enseignés / année Input Nombre Annuelle CNLRAM MS MESRS Rapport annuel Nombre limité d'activités disponibles 2.3.5.Évaluation de la sensibilisation et des connaissances parmi différents groupes sociaux et professionnels Niveau de sensibilisation par groupe cible Évaluation, en quête de référence, résultats du suivi et de l’évaluation Scores de sensibilisation stratifiés par groupe cible (indicateur composite) Référence, conformémen t au calendrier des campagnes de sensibilisatio n (biannuelle) Rapport de l’enquête de référence, rapports des enquêtes après intervention Enquête sur la sensibilisation Mesuré dans l’enquête de référence Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 69 | P a g e 2.3.6. Inclure la RAM et les sujets associés dans les programmes d’enseignement supérieur du premier cycle à l’intention des professionnels de la santé humaine et animale, de l’industrie alimentaire et de l’agriculture Programme révisé à la disposition de groupes professionnels cibles S & E des intrants Oui/Non Nombre de programmes/ Nombre de groupes professionnels à cibler Annuelle Informateur clé au MEvt Entretien avec l’informateur clé Absence de programme traitant de la RAM et des sujets associés 2.4.2. Intégrer l’enseignement sur les bactéries, les ATB et la RAM dans les programmes de biologie Nombre d'élèves éduqués Output Nombre Annuelle CNLRAM ME Rapport annuel Nombre limité d'activités disponibles 2.5.1. Intégrer le programme de la RAM en guise de critère pour les programmes d’accréditation, dans les facultés, les instituts paramédicaux et les structures des soins médicaux Nombre de structures qui ont inclus le programme de RAM comme critère pour les programmes d'accréditation Output Nombre Annuelle CNLRAM MESRS Rapport annuel Aucune référence disponible Intervention stratégique 3. La recommandation et la planification des activités de changement des conduites et de communication sur la RAM et les sujets correspondants 3.2.1. Sélectionner les experts à partir du Comité National Technique et ce, en vue d’établir le plan de promotion Comité de communication mis en place Input Nombre Annuelle CNLRAM Rapport annuel Comité national technique disponible 3.2.2. Développer le plan de promotion y compris : *les objectifs *les groupes ciblés *les activités *le budget Plan de plaidoyer disponible Output Nombre Annuelle CNLRAM Chef du gouvernement MAS MS ONGs Rapport annuel Aucune référence disponible Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 70 | P a g e MARHP ME Ministère des finances 3.2.1. Mener une étude de base sur les facteurs impactant les conduites liées à l’usage de l’ATB Facteurs identifiés affectant les comportements Input Nombre Annuelle CNLRAM MS MARHP MEVT ONGs Annuel enquêtes Aucune référence disponible 3.2.2. Dresser une liste d’interventions et d’activités correspondant aux résultats de cette étude de base (personnes ciblées, les meilleurs circuits pour les atteindre, type de communication et le contenu des messages) Nombre de personnes rejointes Output Nombre Annuelle CNLRAM MS MARHP MEVT (département des médias connexes) ONGs MAS Rapport annuel Aucune référence disponible Axe 2: Renforcer la base de connaissances fondée sur la surveillance et la recherche Intervention stratégique 4. Etablissement du système national de surveillance et de suivi de la résistance Désignation officielle 4.1.1. CNC 5.1.2. LNR Humain 5.2.2. Régionaux 5.4.2. LNR dans le domaine -vétérinaire Emission d’une circulaire conjointe output Oui /non 1x Bureau d’ordre central du MS, M agriculture 0 4.1.4 Prévoir les budgets nécessaires pour le CNC et la mise à niveau des laboratoires Rapports d’activités, bulletins d’information, nb de recrutés, Nb de procès Oui /non 1 fois/an Journal official de la république tunisienne 0 Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 71 | P a g e formation… Intervention stratégique 5. Mise à niveau des laboratoires 5.1.1. Rédiger et approuver un mandat pour un laboratoire national de référence. Mandat du laboratoire national de référence rédigé et approuvé S & E des intrants Oui/Non Annuelle Informateur clé au ministère de la santé Rapport de mise en œuvre du programme de surveillance Absence de mandat pour le laboratoire national de référence 5.6. Création d’un système de notification Exercice de simulation procès Nb de notifications Délai de notification 1 fois/an Nb de sites participants Epitec (ONMNE) MDO (DSSB) 5.7.1. S’aligner aux standards internationaux Audit output % 1 fois/an 50% laboratoires ciblés 0 Intervention stratégique 6. Diriger la recherche sur le plan épidémiologique 6.1.2. Désigner les laboratoires par axes prioritaires de recherche Nb de laboratoires, de personnel, matériel reçu, nb de séminaires procès % 1 fois/an 50% laboratoires ciblés Etudes mono centriques 6.1.4. Rédiger et approuver un mandat pour un centre de coordination nationale pour la surveillance de la RAM Mandat du centre de coordination national rédigé et approuvé S & E des intrants Oui/Non Annuelle Informateur clé au ministère de la santé Rapport de mise en œuvre du programme de surveillance de la RAM Absence de mandat pour le centre de coordination national Intervention stratégique 7. Renforcer le système du contrôle de qualité 7.1.3. Formation pour la préparation du CNQE Nb de personnel formé, Nb de séminaires procès % 1 fois/an Attestations, liste des présents CNQ externe actuel Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 72 | P a g e Axe 3: Réduire l'incidence de l'infection grâce à des mesures efficaces d'assainissement, d'hygiène et de prévention Intervention stratégique 8. Hygiène, prévention et contrôle des infections nosocomiales 8.1.1. Créer une structure dédiée à l’IPC au sein du MS Structure dédiée à la prévention et au contrôle de l’infection créée au sein du MS affiliée à la DGS Oui/Non - Unité de Juridique et Contentieux (UJC) du MS Contact avec l’UJC Absence d’une structure dédiée à l’IPC à l’échelle centrale 8.1.1.1. Rédiger et approuver un mandat pour une unité de coordination nationale de la lutte contre l’infection. Mandat de l’unité de lutte contre l’infection rédigé et approuvé S & E des intrants Oui/Non Annuelle Informateur clé au ministère de la santé Rapport de mise en œuvre du programme de lutte contre l’infection Absence de mandat pour l’unité de lutte contre l’infection 8.1.2. Créer un service dédié à l’IPC relevant des directions régionales de santé Service dédié à l’IPC créé au sein de chaque DRS Oui/Non (Nombre des régions ayant créé le service Annuelle -UJC (Ministère de la Santé) DRS Contact avec l’UJC Absence d’un service dédié à l’IPC à l’échelle régionale 8.1.3. Généraliser les services d’hygiène et sécurité de soins au sein de tous les établissements de santé publics (établissements publics de santé et hôpitaux régionaux) et privés Services d’hygiène et sécurité de soins généralisés dans tous les établissements de santé publics et privés Oui/Non (Nombre des établissements ayant créé le service) Annuelle - UJC (Ministère de la Santé) DRS Contact avec l’UJC et les DRS Absence des services d’hygiène et sécurité de soins dans la majorité des établissements de santé publics et privés 8.2.1. Elaboration/ actualisation, validation, impression et diffusion des guides relatifs à l’IPC Guides élaborés / actualisés, validés, imprimés et diffusés Oui/Non Nombre des aspects et bénéficiaires couverts par les guides Annuelle DHMPE Rapport annuel sur le programme de l’IPC Manque des guides/procédures relatifs à l’IPC (plusieurs aspects non couverts, des guides/procédures nécessitent la mise à jour) Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 73 | P a g e 8.2.2. Organisation des cycles de formation sur les guides Cycles de formation organisés Oui/Non Nombre des cycles et bénéficiaires Annuelle Unité IPC DRS DHMPE Contact avec l’Unité IPC la DHMPE et les DRS Compétences du personnel en matière de l’IPC nécessitent le renforcement 8.2.3. Mise en place des mesures d’accompagnement pour l’application des mesures et pratiques prévues par les guides/procédures Mesures d’accompagnement pour l’application des mesures et pratiques prévues par les guides mises en œuvre Oui/Non Nombre des établissements ayant mis en place des mesures D’accompagne ment (Unités de stérilisation, équipements de l’hygiène des mains,…) Annuelle -Unité IPC DGSSP Direction des Bâtiments Direction des Equipements DHMPE DRS DGSSP et DRS La mise en application des bonnes pratiques relatives à l’IPC nécessitent des mesures d’accompagne ment (infrastructure inadéquate, manque d’équipements,..) 8.3.1. Formation de Base : Intégration des modules relatifs à la prévention et au contrôle des IAS dans les cursus de formation de base des futurs professionnels de santé Programmes de formation de base révisés à la faveur de l’intégration des modules relatifs à l’IPC au profit des futurs professionnels de santé Etablissements d’enseignement supérieur ayant intégré dans leurs programmes des modules relatifs à l’IPC Annuelle MESRS Contact avec le département clé Au MESRS Programmes de formation de base des futurs professionnels de santé inadéquats 8.3.1.1. Inclure l’hygiène et la lutte contre l’infection dans les programmes d’enseignement supérieur du premier cycle à l’intention des professionnels de la santé animale Programmes révisés à la disposition des groupes professionnels cibles S & E des intrants Oui/Non Nombre de programmes/ Nombre de groupes professionnels à cibler Annuelle Informateur clé au ministère de l’agriculture Entretien avec l’informateur clé Absence de programme traitant de l’hygiène et de la lutte contre l’infection Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 74 | P a g e 8.3.1.2. Estimation des connaissances en matière d’hygiène personnelle dans différents groupes sociaux Niveau de connaissance parmi les groupes cibles Évaluation, en quête de référence S & E des extrants Scores de connaissances stratifiés par groupe cible (indicateur composite) Référence Biannuelle Rapport d’enquête de référence Rapports des enquêtes après intervention Enquête sur les connaissances Mesuré par l’enquête de référence 8.3.2. Formation spécialisée: Mise en place des masters professionnels et CEC dans le domaine de prévention et de contrôle des IAS au profit des futurs professionnels de santé et du personnel en activités. Masters professionnels et CEC dans le domaine de l’IPC mis en place et accessibles pour les professionnels de santé en formation et en exercice Nombre des Etablissements d’enseignement supérieur ayant mis en place des masters et CEC relatifs à l’IPC Nombre des futurs professionnels et du personnel en activités inscrits aux masters et CEC Annuelle MESRS Contact avec le département clé Au MESRS Programmes de formation de base des futurs professionnels de santé inadéquats 8.3.3. Formation continue: Préparer et exécuter un programme de formation continue à l’échelle nationale, régionale et locale au profit du personnel de santé en exercice. Cycles de formation dans le domaine de l’IPC organisés au profit des professionnels de santé en activités Nombre des cycles de formation organisés, Nombre du personnel ayant bénéficié des cycles de formation, Bonnes pratiques relatives à l’IPC appliquées Annuelle Unité IPC DHMPE Rapport annuel sur le programme de l’IPC Absence d’un plan de formation continue dans le domaine de l’IPC Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 75 | P a g e 8.4.1. Mise en place d’un réseau national de surveillance des IAS Réseau national de surveillance des IAS mis en place Nombre des établissements de santé et de laboratoires associés au réseau Annuelle DGS Contact avec la DGS Absence d’un réseau national de surveillance des IAS 8.4.2. Réalisation d’une enquête de surveillance des IAS à l’échelle nationale au moins une fois tous les 5 ans et par les établissements hospitaliers publics (EPS, hôpitaux Régionaux et Hôpitaux de Circonscription) et privés Annuelle Enquêtes de surveillance des IAS réalisées au moins une fois tous les 5 ans à l’échelle nationale et Annuelle pour chaque établissement hospitalier public et privés Oui/ Non (3ème Enquête Nationale de Prévalence des IAS), Nombre des établissements hospitaliers ayant réalisé Annuelle des enquêtes de surveillance des IAS, Taux des IAS Annuelle (enquêtes au niveau des établissement s) Tous les 5 ans (enquête nationale) Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP Rapports des résultats des enquêtes menées Quasi absence des enquêtes de surveillance des IAS 8.4.3. Elaboration d’un guide de surveillance des IAS. Guide de surveillance des IAS élaboré, validé, imprimé et diffusé Oui/Non Nombre des bénéficiaires parmi le personnel concerné Annuelle -Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP Contact avec l’ONMNE, Unité IPC DHMPE, DGSSP Absence d’un guide de surveillance des IAS 8.4.4. Organisation des cycles de formation sur le protocole de surveillance des IAS. Cycles de formation organisés Nombre des bénéficiaires parmi le personnel concerné, Degré d’amélioration des Annuelle - Unité IPC ONMNE DHMPE DGSSP Contact avec l’ONMNE, Unité IPC DHMPE, DGSSP, DRS Manque en matière de formation sur la surveillance des IAS Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 76 | P a g e compétences du personnel en matière de surveillance des IAS 8.4.5. Mise en place d’un protocole de signalement et de transfert des patients porteurs d’une IAS due à une BMR. Protocole élaboré et correctement appliqué Nombre des établissements hospitaliers appliquant le protocole DGSSP DRS Unité IPC Etablissements hospitaliers publics et privés Contact avec DGSSP Unité IPC Chambre Syndicale Nationale des Cliniques Privées Absence d’un protocole de signalisation et de transfert des patients porteurs d’une IAS due à une BMR 8.5.1. Suivi et évaluation des ressources et des pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS Ressources et pratiques relatives à la prévention et au contrôle des IAS évaluées et les mesures correctives identifiées Taux de conformité des ressources (infrastructure, équipements et consommables pour le traitement des dispositifs médicaux, gestion des déchets d’activités des soins, hygiène des mains, gestion du linge,…) Taux de conformité des pratiques (taux d’observance de l’hygiène des mains,…) Annuelle - Unité IPC DHMPE DRS Rapports des audits, de suivi et d’évaluation adressés aux départements et établissements concernés L’évaluation des ressources et des pratiques en relation avec l’IPC nécessite le renforcement Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 77 | P a g e 8.5.2. Evaluation du programme national de prévention et de contrôle des IAS Programme national de l’IPC évalué à mi chemin, mis à jour en fonction des résultats et des contraintes identifiées et évalué au terme de 5 ans* Taux d’exécution et de réussite du programme national de l’IPC A mi-chemin du programme (2020), Au terme du programme (2023) MS : DGS, Unité IPC DHMPE, DGSSP, ONMNE) MESRS Rapports d’évaluation à mi-chemin et finale du programme de l’IPC Le programme national de l’IPC nécessite l’évaluation à mi-chemin et au terme de son exécution Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 78 | P a g e Intervention stratégique 9. Améliorer la médecine préventive dans la communauté: Les Vaccins 9.1.1. Introduire le vaccin conjugué antipneumococcique dans le calendrier national de vaccination systématique pour nourrissons *% Couverture des enfants <1 an avec 3 doses de VCP *% de souches isolées de S. pneumoniae avec une sensibilité réduite à ATB Évaluation du résultat Indicateur d'impact % % Annuelle Annuelle Programme national de vaccination Laboratoire de référence en bactériologie Collecte de données administratives et enquête tous les 5 ans Système de surveillance VCP utilisé uniquement dans le secteur privé En 2014, les taux de résistance à la pénicilline G: 60,9%, et à l'amoxicilline 42% 9.1.2. Promouvoir la vaccination anti coqueluche des adultes et des adolescents *Couverture des adultes et des adolescents par le vaccin anticoquelucheux Suivi et évaluation des résultats % Annuelle Programme national de vaccination et annuaire des écoles de santé Données administratives collectées + enquête tous les 5 ans Nombre de vaccination des adultes et des adolescents contre le vaccin anticoquelucheux 9.1.3. Promouvoir la vaccination antigrippe des personnes à risque de formes sévères *Couverture des personnes ciblées à risque de complications liées à la grippe *Couverture d'un agent de santé ciblé par un vaccin antigrippal Suivi et évaluation des résultats M et E; des résultats % % Annuelle Annuelle * Informateur clé au ministère de la santé (hôpitaux et services ambulatoires pour les maladies chroniques) * Hygiène et services de santé au travail des hôpitaux Recueil administratif régulier + Enquêtes périodiques Collecte de données administratives + enquête La couverture actuelle sera identifiée par la sous-activité 9.1.4.1. Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 79 | P a g e Axe 4: Rationaliser l’usage des ATB en santé humaine et animale Intervention stratégique 10. Renforcer la chaîne d’approvisionnement en produits pharmaceutiques y compris le système d’achat, de distribution et de gestion 10.2.1. Mettre en place un système de gestion de la qualité pour la chaîne d’approvisionnement en médicaments Système de gestion de la qualité constitué et introduit S & E des intrants Oui/non Annuelle Informateur clé à l’agence de réglementation du médicament Entretien avec l’informateur clé Absence de système de gestion de la qualité 10.2.1.1. Rédiger des mandats génériques pour les comités et les équipes multidisciplinaires de gestion des antimicrobiens. Mandats des comités de gestion des antimicrobiens rédigés et approuvés S & E des intrants Oui/non Annuelle Informateur clé au ministère de la santé Entretien avec l’informateur clé Absence de mandat pour les comités de gestion des antimicrobiens Intervention stratégique 11. Suivi régulier de la consommation des ATB en santé humaine 11.1.1. Diminuer la quantité d’antibiotiques restrictifs dans les hôpitaux 11.1.2. Rationaliser l’utilisation des antimicrobiens chez l’homme dans les hôpitaux Quantité d’antibiotiques dispenses dans les hôpitaux DDJ Nombre d’hôpitaux avec des programmes AMS Indicateur de résultat Processus DDJ/ nombre de patients jours Nombre d’hôpitaux qui ont un programme de AMS/ nombre total d’hôpitaux Annuel Par an Les hôpitaux MS Collection d’information Contrôle annuel de comité médical Intervention stratégique 12. Garantir un usage rationnel des antibiotiques en santé humaine et animale 12.2.1. Élaborer des politiques concernant l’utilisation des antibiotiques d’importance Politique élaborée et introduite S & E des intrants Oui/non Annuelle Informateur clé au ministère de l’agriculture Entretien avec l’informateur clé Absence de politique Partie III: Plan de Suivi et Evaluation 80 | P a g e critique 12.2.2. Contrôler la dispensation des antimicrobiens chez l’homme dans la communauté Quantité d’ATB dispenses suite à une ordonnance Processus Nombre d’ATB dispenses par prescription/ nombre total d’ATB dispenses 6 mois PCT, et les pharmacies. Survey de contrôle régulier des pharmacies. Echantillonnage Intervention stratégique 13. Evaluer la consommation des AB et planifier le circuit des AB en santé animale 13.2.1. Etude de l‘état des lieux concernant la consommation des ATB dans le monde vétérinaire en cas de pathologie animale et dans l’élevage Rapport d’un projet de recherche élaborée en ce qui concerne la consommation des ATB dans le monde vétérinaire Output Oui/Non Annuel 1er rapport début 2019 MARHP Projet de recherches Absence d’évaluation 13.2.2. Etude de l’état des lieux des circuits de procuration des ATB dans le monde vétérinaire Rapport d’un projet de recherche élaborée en ce qui concerne les sources de procuration des ATB dans le monde vétérinaire Output Oui/Non Une fois Début 2019 MARHP Ministère de l’industrie. Projet de recherches Absence d’évaluation 13.2.3. et 13.2.4. Révision de la réglementation de la vente et l’achat des ATB dans le monde vétérinaire Rapport d’un projet de recherche élaborée en ce qui concerne les lois et règlementations de l’achat et la vente des ATB dans le monde vétérinaire Output Oui/Non Une fois Début 2019 MARHP Ministère de l’industrie. Projet de recherches Absence d’informations précises Références 81 | P a g e Références 1. Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse. Résistance bactérienne. Disponible sur: https://www.infectiologie.org.tn/resistance.php 2. World Health Organization. WHO country assessment tool on the uses and sources for human resources for health (HRH) data. 2012. Disponible sur: http://www.who.int/hrh/statistics /survey use source/en/ 3. World Health Organization. WHO Global action plan for antimicrobial resistance based on the One Health Approach. 2015. Disponible sur: http://www.wpro.who.int/entity/drug resistance/resources/global action plan eng.pdf 4. Discours du ministre joint en annexe 1. 5. World Health Organization. Global antimicrobial resistance surveillance system (GLASS) report. 2018. Disponible sur: http://www.who.int/glass/resources/publications/early-implementation report/en/ 6. Hedfi M, Khouni H, Massoudi Y, Abdelhadi C, Sassi K, Chouchen A. Epidémiologie des infections nosocomiales: A propos de 70 cas. La Tunisie Médicale. 2016;94(07):401-406. 7. Maamar E, Hammami S, Alonso CA, Dakhli N, Abbassi MS, Ferjani S, Hamzaoui Z, Saidani M, Torres C, Boutiba-Ben Boubaker I, 2016. High prevalence of extended-spectrum and plasmidic AmpC beta-lactamase-producing Escherichia coli from poultry in Tunisia. Int J Food Microbiol. 231:69-75. 8. Grami R, Mansour W, Mehri W, Bouallègue O, Boujaâfar N, Madec JY, Haenni M. Impact of food animal trade on the spread of mcr-1-mediated colistin resistance, Tunisia, July 2015. Euro Surveill. 2016; 21(8):30144. doi: 10.2807/1560-7917.ES.2016.21.8.30144 9. Saidani M, Messadi L, Soudani A, Daaloul-Jedidi M, Châtre P, Ben Chehida F, Mamlouk A, Mahjoub W, Madec JY, Haenni M, 2018. Epidemiology, Antimicrobial Resistance, and ESBL producing Enterobacteriaceae in Clinical Bovine Mastitis in Tunisia. Microb Drug Resist. 24(8):1242-1248. 10. Ecole Nationale de Médecine Vétérinaire, 2017-2019. Résultats non publiés du laboratoire de microbiologie, issus de plusieurs thèses de doctorat en médecine vétérinaire 11. Baltagi M, 2019. Etude de l’antibiorésistance de souches d'Escherichia coli isolées de poulets de chair malades et détection de souches productrices de bêta-lactamases à spectre étendu. Thèse de doctorat en médecine vétérinaire, Ecole nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, 120p. 12. Hammami W, 2016. Etude de la prévalence des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3ème génération dans des élevages de poulets de chair de la région de Sfax, Tunisie. Thèse de doctorat en médecine vétérinaire, Ecole nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, 96p https://www.infectiologie.org.tn/resistance.php https://www.infectiologie.org.tn/resistance.php http://www.who.int/hrh/statistics%20/survey use source/en/ http://www.who.int/hrh/statistics%20/survey use source/en/ http://www.who.int/hrh/statistics%20/survey use source/en/ http://www.who.int/hrh/statistics%20/survey use source/en/ http://www.wpro.who.int/entity/drug resistance/resources/global action plan eng.pdf http://www.wpro.who.int/entity/drug resistance/resources/global action plan eng.pdf http://www.who.int/glass/resources/publications/early-implementation-report/en/ http://www.who.int/glass/resources/publications/early-implementation-report/en/ http://www.who.int/glass/resources/publications/early-implementation-report/en/ http://www.who.int/glass/resources/publications/early-implementation-report/en/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27220012 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27220012 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27220012 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27220012 https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Wejdene+Mansour&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Wejdene+Mansour&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Wahib+Mehri&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Wahib+Mehri&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Olfa+Bouall%C3%A8gue&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Olfa+Bouall%C3%A8gue&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Noureddine+Bouja%C3%A2far&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Noureddine+Bouja%C3%A2far&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Jean-Yves+Madec&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Jean-Yves+Madec&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Marisa+Haenni&option1=author&noRedirect=true https://www.eurosurveillance.org/search?value1=Marisa+Haenni&option1=author&noRedirect=true Références 82 | P a g e 13. Kilani H, Abbassi MS, Ferjani S, Mansouri R, Sghaier S, Ben Salem R, Jaouani I, Douja G, Brahim S, Hammami S, Ben Chehida N, Boubaker IB. 2015. Occurrence of bla CTX-M-1, qnrB1 and virulence genes in avian ESBL-producing Escherichia coli isolates from Tunisia. Front Cell Infect Microbiol. 5;5:38. doi: 10.3389/fcimb.2015.00038. 14. Mnif B, Ktari S, Rhimi FM, Hammami A. 2012. Extensive dissemination of CTX-M-1- and CMY-2-producing Escherichia coli in poultry farms in Tunisia. Lett Appl Microbiol., 55(6):407 13. doi: 10.1111/j.1472-765X.2012.03309. 15. Chaouechi A. 2017. Etude de l’antibiorésistance des souches d'Escherichia coli isolées de poulets de chair et recherche de souches productrices de bêta-lactamases à spectre étendu dans des élevages du grand Tunis et du gouvernorat de Nabeul. Thèse de doctorat en médecine vétérinaire, Ecole nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, 112p https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26000252 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26000252 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26000252 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Mnif%20B%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Mnif%20B%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Ktari%20S%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Ktari%20S%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Rhimi%20FM%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Rhimi%20FM%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Hammami%20A%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Hammami%20A%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor uid=22966763 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=mnif+2012+poultry https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=mnif+2012+poultry

Plan d’action National de Lutte Contre la Resistance aux Antimicrobiens en Tunisie 2019-2023 · Nelum