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Laws of Congo - Kinshasa

Plan de Riposte contre la Chenille Legionnaire d'automne en République Démocratique du Congo

Made 2018-11 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
policy
Country
Congo - Kinshasa
Subjects
Food and nutrition, Cultivated plants, General
Keywords
financing, food assistance, food security, capacity building, cereals/grains/rice, data collection/reporting, early warning system, education, international cooperation, monitoring, pesticides, pests/diseases, policy/planning, research, plant protection, crops, agricultural commodities
Categories
agriculture

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  1. 1. Sensibilisation : Identification correcte du ravageur avant toute intervention. Ceci nécessite une grande sensibilisation et une formation des acteurs à différents niveaux.

  2. 2. Lutte culturale : bonnes pratiques agricoles ; Avertissement agricole : système d’alerte précoce (prévision de la période d’éclosion des œufs).

  3. 3. La lutte biologique : l’usage des parasitoïdes et prédateurs, des agents pathogènes, des extraits des plantes à actions biocides, les variétés tolérantes et résistantes devrait être envisagé ;

  4. 4. La lutte mécanique et physique : implique la destruction des plantes infestées, le ramassage des chenilles sur plantes. Ce moyen de lutte devrait être encouragé, de manière à utiliser la CLA comme base alimentaire pour les humains et comme additif alimentaire pour les animaux. L’incinération des résidus de récolte. À l’échelle des producteurs A l’échelle des petits producteurs, en RDC, quelques moyens de lutte sont utilisés, bien qu’ayant une faible efficacité. La lutte chimique n’est pas accessible aux petits producteurs de maïs à cause de son coût. Mais en cas d’utilisation de pesticides chimiques, ceux-ci sont non appropriés et posent des problèmes de santé publique. Néanmoins, bien que de manière faible, les agriculteurs font parfois recours à l’usage de pesticides de synthèse comme le Méthomyl, le Deltamétrine, le Cypermetrine et certains Pyréthrinoïdes. La lutte mécanique utilisée, est spécifiquement, le ramassage des chenilles, la destruction des plantes infestées et leur incinération. L’usage des certaines substances non conventionnelles telles que la cendre, la farine blanche, les huiles alimentaires sont utilisées. A travers deux projets pilotes de coopération technique (TCP-FAO) basés sur le programme cadre de la FAO, une initiative urgente de gestion de la CLA et de restauration des 12 capacités productives des ménages agricoles a été mise en place. Dans ce cadre, certaines plantes à action biocides ont été identifiées et testées pour leur efficacité vis à vis de la CLA (Azadirachta indica, Tephrosia vogelii, Datura stramonium, Thévitia neriifolia, etc.), notamment dans la province du Sud-Ubangi (Libenge). Des bio-essais menés sur la variété congolaise de maïs Mudishi 1 (QPM) ont montré que l’application des extraits aqueux de Tephrosia vogelii à la dose de 3kg/10l, de Azadirachta indica à la dose de 5kg/10l et une combinaison de Thévitia neriifolia et Azadirachta indica permettent de réduire sensiblement les attaques de la CLA. D’autres espèces d’insectes prédateurs et/ou parasites ont tout aussi été observées sans avoir pu être évalué leur efficacité pour la lutte contre la CLA. Il s’agit d’espèces de fourmis rouges, de Forficulidae (Forficula spp), etc. En outre il a été observé qu’une combinaison adéquate des bonnes pratiques culturales et de l’utilisation des extrais aqueux des plantes à actions biocides permettait de diminuer l’incidence de la CLA de 40% soit de 62% à 22% sur les parcelles testées. Les essais variétaux sur la résistance et/ou la tolérance de quelques variétés de maïs vis-à-vis de la CLA n’ont donné aucun résultat intéressant. A l’échelle du pays Les seules actions menées au stade actuel sur la CLA restent la simple évaluation de la distribution spatiale du ravageur. Le pays ne dispose pas encore, à proprement parlé d’un plan stratégique de riposte contre la CLA. Néanmoins, des réunions de concertations entre différentes parties prenantes, le gouvernement congolais et les partenaires techniques et financiers ont eu lieu en 2017 et 2018. Ainsi, des enquêtes conjointes ont été menées pour établir la situation de la CLA en RDC. L’usage, à grande échelle des pathogènes comme Bacillucis thuringiensis dans la lutte contre la CLA, ainsi que celui des pesticides chimiques de synthèse, comme FORTENZA DUO n’ont pas encore été initié dans le pays. I. 3. Province (s) d’intervention prioritaire (s) En considérant les deux premiers foyers d’infestation, la gravité de la situation évaluée sur base d’une échelle de 1-5, l’importance alimentaire du maïs, ainsi que la progression actuelle des attaques de la CLA, les provinces prioritaires en termes d’intervention sont : I.4. Actions mises en œuvre en RDC depuis l’apparition du ravageur en RDC (leçons apprises). Les efforts consentis en RDC, à ce jour, pour la surveillance de la CLA restent insuffisants. Depuis l’apparition de la CLA en 2016, la RDC a participé à des réunions de concertation avec les partenaires techniques et financiers. Sur le plan Africain, elle a participé à l’élaboration du Plan Africain de riposte contre la CLA et du plan stratégique de gestion de la CLA au niveau sous régional. Au niveau national, Le ministère de l’Agriculture en collaboration avec la représentation de la FAO en RDC, ont organisé la réunion du groupe Inter bailleurs pour l’agriculture et le Développement Rural (GIBADER), d’abord en juillet 2017 et ensuite en juin 2018 ; réunion au cours de laquelle toutes les parties ont été conscientisées sur la gravité des attaques de la CLA et de l’urgence d’intervention cordonnée. De manière plus détaillée, (1) la situation actuelle des infestations de la CLA a été présentée, (2) l’évolution spatiale des infestations cartographiée, (3) les actions pilotes en cours (TCP-FAO), (4) les actions 13 prioritaires et urgentes à mettre en œuvre, (5) l’engagement de différents partenaires, ont été discutés. Au niveau technique, en plus des TCP mise en œuvre par la FAO, des missions conjointes FAO-PAM-Gouvernement Congolais ont été réalisées en 2016, 2017 et une dernière mission en cours, en 2018 pour évaluer non seulement la campagne agricole, mais aussi le niveau d’attaques de la CLA sur 40 axes du pays. Par ailleurs, les actions de sensibilisation des agriculteurs via des médias et radio rurales ont été lancées, plus de 100 radios communautaires ont relayées l’information dans les quatre langues nationales, au cours de derniers mois. D’autres partenaires techniques comme l’USAID ont mis en place de matériel de communication sur la CLA et ménage des efforts pour la sélection des génotypes tolérants et adapté au contexte de la RDC. I.5. Perspectives évolutives des infestations En se référant aux prévisions climatiques (températures et précipitations) et à l’ensemble du processus évolutif des infestations de la CLA en RDC, il semble d’une part, que les attaques de la CLA s’amplifient au cours de l’année culturale à venir 2017-2018 (dès septembre 2018) et 2019 si aucune action de grande envergure n’est entreprise. Les régions fortement attaquées actuellement sont la province du Sud-Ubangi, Nord-Ubangi, Lualaba, Kasaï central du Haut-Katanga et Sud-Kivu. Il se pourrait que les zones à très haute incidence d’attaques pour la prochaine saison soit les quatre provinces du centre de la RDC, la province du Kasaï, de Sankuru, de la Tshopo et de la Tshuapa, où les populations de la CLA, originaires du Sud et de l’Ouest vont se rencontrer. Ces zones devraient constituer de provinces prioritaires en matière d’intervention en RDC. D’autre part, sans des actions concrètes à grande échelle, non seulement la sécurité alimentaire du pays est fortement menacée, le niveau de pauvreté des populations rurales va s’accroitre, la République Démocratique du Congo restera le réservoir par excellence de ce ravageur en Afrique Centrale. 14 CHAPITRE II : STRATEGIE D’INTERVENTION POUR LA LUTTE CONTRE LA CHENILLE LÉGIONNAIRE D’AUTOMNE (Spodoptera frugiperda) en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO VOLET AGRONOMIQUE II.1.1. Axe 1 Surveillance, Suivi et Prévision des infestations de la Chenille Légionnaire d’Automne La surveillance des organismes nuisibles est une fonction essentielle d’une organisation nationale de la protection des végétaux. Un système de surveillance des organismes nuisibles judicieusement géré, coordonné et disposant de ressources adéquates permet de savoir à quel moment un organisme nuisible s’est introduit dans son pays et de prendre les mesures qui s’imposent. Agir tôt avant que ces organismes ne s’implantent et aient un impact néfaste est une mesure décisive pour protéger les ressources végétales et l’économie d’un pays. S’agissant de la surveillance de CLA, un système d’alerte a été établi reprenant les principales actions ci-après : Action 1 : Répertoire des experts devant intervenir dans la surveillance Action 2 : Mise en place du système d’alerte précoce Action 3 : Acquisition des pièges à phérormone pour le piégeage de la CLA Action4 : Acquisition et développement des outils (affiches, poster, banderoles, guide) de la sensibilisation sur la gestion de la CLA sur les 145 territoires Action5 : Traduction et diffusion des outils de sensibilisation Action 6 : Organisation de Master en protection des cultures dans différentes zones écologiques de la RDC et installation de laboratoire Le tableau 1 reprend les actions, les partenaires, les collaborateurs nécessaires ainsi que les coûts y relatifs. Ces actions devront être réalisées à court et moyen termes. La figure 1 résume le système d’alerte et de surveillance des infestations de la Chenille légionnaire d’automne préconisé dans le cadre de ce plan national de riposte. 15 Tableau 1. Actions relatives à la surveillance de la CLA : activités, Indicateurs, partenaires, coût, institutions responsables, échéancier Objectif Activités Indicateurs Institution Institution partenaire Cout (en $ Echéance Responsable US)

  5. 1. Répertorier les experts devant Nombre d’experts SG MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, 5.000 CT intervenir dans la surveillance répertoriés, en raison de ONPV Banque Mondiale, FIDA, 4/province, dans les OPs, CABI, KOIKA, JIKA, domaines de Universités et Institutions l’entomologie, des recherches. phytopathologie, génétique, agroéconomie

  6. 2. Mettre en place un système Nombre d’alertes SG PAM, FAO, USAID, BAD, 950.000 CT d’alerte précoce ( dévéloppement d’une enregistrés MINAGRI/DPPV, Banque Mondiale, FIDA, ligne verte) IP/MINAGRI, OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Nombre des Personnes IPAPELs, CAID Universités et Institutions 2.1. Former les personnes ressources ressources formés (en des recherches. Développer les (ITAPEL, CAID, inspecteurs raison de 1 personne pour 1. 500.000 MT systèmes de phytosanitaires aux frontières, 3 CEP, 33 /territoire surveillance, suivi Organisation des producteurs) dans la et prévisions pour connaissance de la biologie, écologie l’identification et la gestion de la CLA . précoce et les 2.2. Former des agriculteurs sur Nombre d’agriculteurs SG MINAGRI/ PAM, FAO, USAID, BAD, 980. 000 CT actions contre la l’identification de la CLA suivant formés (soit 435000, en ONPV Banque Mondiale, FIDA, CLA l’approche CEP, dans la raison de 3000 ménages/ OPs, CABI, KOIKA, JIKA, reconnaissance de : Les Dégâts ; Les territoires, regroupés en Universités et Institutions pertes ; L’écart des prix ; Les stocks ; 100 CEP des recherches. 900 000 MT Le Moyens de subsistance ; Le Calcul de revenu et Calcul des dépenses. 2.3. Acquérir et développement des outils Nombre des téléphones MINAGRI / ONPV, PAM, FAO, USAID, BAD, 560.000 CT du système d’alerte ( achat téléphone achetés, des formulaires CAID Banque Mondiale, FIDA, en raison de 5 téléphone/territoire, élaborés et disponible OPs, CABI, KOIKA, JIKA, élaboration formulaire, Payement dans la base des données, Universités et Institutions 300. 000 MT licence de la plateforme d’agrégation Nombre d’appels des recherches. de données, Mise en place de la ligne enregistrés sur la ligne verte Gestion de la base de données. verte. 16 2.4. Former des personnes ressource dans Nombre des personnes MINAGRI/ONPV, PAM, FAO, USAID, BAD, 500 000 CT l’utilisation des outils de système ressources formées dans CAID Banque Mondiale, FIDA, d’alerte ; l’utilisation des outils de OPs, CABI, KOIKA, JIKA, 260 000 MT système d’alerte Universités et Institutions des recherches. 2.5. Acquérir des outils de prélèvement Nombre d’outils acquis MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 250 000 CT des échantillons de la CLA Banque Mondiale, FIDA, OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions 900.000 MT des recherches.

  7. 3. Acquérir des pièges à phérormone Nombre des pièges à MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 200.000 CT pour déterminer la dynamique de la phérormone disponible Banque Mondiale, FIDA, CLA OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches.

  8. 4. Acquérir et développer des outils Nombre d’outils et support MINAGRI/ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 500. 000 CT (affiches, poster, banderoles, guide) acquis et développés Banque Mondiale, FIDA, de la sensibilisation sur la gestion de OPs, CABI, KOIKA, JIKA, la CLA sur les 145 territoires Universités et Institutions des recherches.

  9. 5. Traduire et diffuser des outils de Nombre d’outils traduits et MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 50 000 CT sensibilisation diffusés en 4 langues et SNV Banque Mondiale, FIDA, nationales OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches.

  10. 6. Organiser de Master en protection des Nombre de master formé MIN ESU/ Fac PAM, FAO, USAID, BAD, 500 000 MT cultures dans différentes zones et des laboratoires Agro et MINAGRI Banque Mondiale, FIDA, écologiques de la RDC et installer de installés. / ONPV OPs, CABI, KOIKA, JIKA, laboratoire Universités et Institutions des recherches. TOTAL 8.055.000 17 Figure 1 : Schéma indiquant le système d’alerte et de surveillance des infestations de la Chenille légionnaire d’automne préconisé dans le cadre de ce plan national de riposte Laboratoire d’analyse Agriculteurs 5 2 5 2 Personnes ressources - ITAPELs - CAID 1 Agriculteurs - Responsable OPs - Adminstrateurs Territoriaux 1 3 2 1 4 Task force Agriculteurs National

  11. 1. Alerte par les agriculteurs via la ligne verte

  12. 2. Prospection du champ, collecte des données via FAMEWS, ODK et pose des pièges lumineux

  13. 3. Transmission des données et analyse par Task force

  14. 4. Proposition des solutions d’urgence en concertation entre personnes ressources et Task force

  15. 5. Analyse des données et résultat de laboratoire 18 II.1.2. Axe 2 : Gestion de la Chenille Légionnaire d’Automne A. Prévention La gestion durable de la Chenille Légionnaire d’Automne (CLA) commence par la prévention. Il y a des mesures que les agriculteurs peuvent prendre avant ou pendant le semis pour réduire l’infestation et l’impact de la CLA sur leurs cultures. Dans la gestion de la CLA, les premières étapes sont :

  16. 1. Utilisation des semences résistantes/tolérantes : la semence doit bien germer et correspondre à la variété que l’agriculteur veut semer. Elle doit également être exempte de tout bio-agresseur.

  17. 2. Organisation des semis précoces (éviter les semis tardifs ou échelonnés). Le semis tardif attire plus des noctuelles qui viennent chercher un lieu de ponte.

  18. 3. Augmentation de la diversité végétale (association des cultures) dans les parcelles. L’association, dans un même champ, du manioc, igname ou d’autres cultures au maïs sert de barrière à la propagation des chenilles. Certaines espèces végétales repoussent les femelles adultes. C’est le cas, par exemple, de la technologie du «Push-Pull», développé au Kenya par ICIPE. B. Actions de lutte contre la Chenille Légionnaire d’Automne (Spodoptera frugiperda) Une gestion efficace et durable de la CLA nécessite une certaine règlementation et des mesures à prendre en considération. Les mesures à prendre doivent tenir compte du niveau d’attaque mais aussi du coût de traitement. Ainsi ; on peut recourir aux mesures génétiques et culturales, biologiques, chimiques et mécaniques. Les mesures génétiques consistent en l’utilisation des semences résistantes/tolérantes ainsi que des bonnes pratiques culturales. Celles biologiques font recours aux parasitoïdes, prédateurs et agents pathogènes. Les mesures chimiques utilisent les pesticides de synthèse. Les principales actions de lutte contre la CLA sont : Action 1 : Évaluer des perceptions des producteurs sur la CLA Action 2 : Élaborer, publier et diffuser le manuel et guide de terrain (affiches et fiches techniques) Action 3: Former des OP, agents de terrain et producteurs (identification, gestion) Action 4 : Identifier, multiplier, contrôler, certifier et distribue des variétés résistantes/tolérant existantes (en fonction des zones agro-écologiques Action 5 : Importer et distribuer les semences des variétés résistantes/tolérantes à la CLA Action 6 : Installer de parcelle de démonstration des bonnes pratiques agricoles (BPA) Action 7 : Adapter et adopter la pratique Push-Pull Action 8 : Prospecter et identifier les ennemis naturels de la CLA Action 9 : Échange de matériels biologiques avec d’autres institutions internationales de recherche Action 10 : Conduite des essais d’introduction des ennemis naturels Action 11 : Identifier et valoriser les pratiques locales efficaces Action 12 : Inventorier les bio-pesticides et pesticides botaniques existants Action 13 : Évaluer l’efficacité et de la toxicité des bio-pesticides et pesticides botaniques existants Action 14 : Diffusion de la liste des pesticides homologués aux parties prenantes Action 15 : Entreprendre les démarches pour l’homologation des pesticides Action16 : Évaluer l’efficacité et la toxicité des pesticides homologués par les autres organisations régionales Action17 : Vulgariser des pesticides avérés efficaces sur la CLA Action 18 : Utiliser des filets anti insectes Le tableau 2 présente les actions retenues dans la cadre de la lutte contre la CLA en République Démocratique du Congo, les partenaires et collaborateurs nécessaires ainsi que les coûts y relatifs. Ces actions devront être réalisées à court et moyen termes. 19 Tableau 2 : Actions relatives à la gestion de la CLA en RDC, activités, Indicateurs, partenaires, coût, institutions responsables, échéancier Objectifs Activités Indicateur objectivement Institution responsable Institutions partenaires Budget ($) Échéance vérifiable Evaluer les connaissances Nombres des personnes MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 180.000 CT

  19. 1. Améliorer les des producteurs sur la enquêtées Banque Mondiale, FIDA, connaissances gestion de la CLA OPs, CABI, KOIKA, JIKA, existantes sur la Universités et Institutions gestion de la CLA des recherches. Identifier les espèces et Nombre espèces identifiées et MINAGRI / ONPV et PAM, FAO, USAID, BAD, 350 000 CMT Adapter la pratique Push- de champ de Universités et Institutions Banque Mondiale, FIDA, Pull démonstration installés de recherche OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches.

  20. 2. Mettre en Identifier les ennemis Nombre d’ennemis naturels MINAGRI / ONPV et PAM, FAO, USAID, BAD, 250 000 CMLT application les naturels de la CLA identifiés Université et Institutions Banque Mondiale, FIDA, options de de recherche OPs, CABI, KOIKA, JIKA, contrôle sur la CLA Universités et Institutions des recherches. Conduire des essais Nombre d’essais réalisés Universités, Institutions PAM, FAO, USAID, BAD, 250 000 CMT d’introduction des ennemis de recherche Banque Mondiale, FIDA, naturels dans la gestion OPs, CABI, KOIKA, JIKA, contre la CLA Universités et Institutions des recherches. Inventorier les bio Nombre des bio pesticides et MINAGRI / ONPV, PAM, FAO, USAID, BAD, 200 000 CT pesticides et pesticides pesticides botaniques Universités et Institutions Banque Mondiale, FIDA, botaniques existants inventoriés de recherche OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. Évaluer l’efficacité et la Nombre d’essais réalisés sur MINAGRI / ONPV, PAM, FAO, USAID, BAD, 624 000 MT toxicité des bio-pesticides l’efficacité et la toxicité des Universités, Institutions Banque Mondiale, FIDA, et pesticides botaniques pesticides botaniques et bio- de recherche, Clinique OPs, CABI, KOIKA, JIKA, existants pesticides des Plantes de Kinshasa 20 Universités et Institutions des recherches. Homologuer les pesticides Nombre des pesticides MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 180 000 MT pour la lutte contre la CLA homologués Banque Mondiale, FIDA, OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. Diffuser la liste des Existence de la liste des MINAGRI / ONPV PAM, FAO, USAID, BAD, 150 000 CT pesticides homologués. pesticides homologués Banque Mondiale, FIDA, OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. Evaluer l’efficacité et la Nombre d’essais réalisés MINAGRI, Universités et PAM, FAO, USAID, BAD, 624 000 CMLT toxicité des pesticides Institutions de recherche Banque Mondiale, FIDA, homologués par les autres OPs, CABI, KOIKA, JIKA, organisations régionales Universités et Institutions des recherches. Vulgariser des pesticides Nombre de pesticides MINAGRI / ONPV et PAM, FAO, USAID, BAD, 100 000 CMT avérés efficaces contre la vulgarisés SNV Banque Mondiale, FIDA, CLA OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. TOTAL 2 658 .000 Nous Disons : deux millions six cent cinquante-huit mille dollars américains 21 II.1.3. Axe 3 : Coordination des activités de lutte contre la Chenille Légionnaire d’Automne, Communication et Sensibilisation La RDC dispose d’un cadre de concertation créé en 2010 par arrêté ministériel n°00179/CAB/MIN/AGRI/2010. Pour la coordination de la lutte contre les maladies et ravageurs des principales cultures. Différentes institutions engagées à différents niveaux (identification, recherche, encadrement des paysans, production des semences) participent à des échanges d’informations. Cette commission devrait être redynamisée. La liste des institutions appartenant à la Commission Nationale de Coordination des activités de lutte contre les maladies et ravageurs des principales cultures est reprise dans ledit arrêté. Il faudrait que le Gouvernement central instruise les provinces afin d’améliorer la coordination et la responsabilité des différents partenaires en appui aux services spécialisés des ministères provinciaux. S’agissant de la lutte contre la CLA au niveau africain, la FAO a été désignée pour la coordination des actions. C’est à ce titre qu’en RDC, la FAO s’engage de manière concrète à coordonner les actions de lutte contre la CLA qui seront mise en œuvre dans le cadre de ce plan de riposte. Les principales actions relatives à la coordination de la lutte contre la CLA sont : Action 1 : Élaborer une stratégie nationale coordonnée et un plan d'action pour la recherche et la gestion de CLA Action 2 : Conduire des activités de plaidoyer et de sensibilisation auprès des autorités sur CLA conformément à la réglementation nationale et internationale ; Action 3 : Faciliter la communication coordonnée entre les parties prenantes ; Action 4 : Créer un portail web central pour servir d’‘archivage et d’échange d’informations sur la CLA au niveau national, sous régional et international ; Action 5 : Organiser des réunions mensuelles des plateformes de coordination nationale et provinciale ; Action 6 : S’assurer du renforcement des capacités des acteurs au niveau national, provincial, territorial et local pour la gestion de CLA ; Action 7 : Créer et organiser les groupes de travail thématiques dans la recherche des solutions durables contre la CLA ; Action 8 : Faire le plaidoyer pour la mobilisation des ressources au sein du gouvernement et auprès des PTFs ; Action 9 : Mettre en place un groupe de travail sur la communication au niveau national et provincial Action 10 : Définir le curricula de vulgarisation Action 11 : Élaborer des outils de vulgarisation (guide, brochures, dépliants, etc.) ; Action 12 : Traduire les outils de vulgarisation en langues locales ; Action 13 : Mettre en place un système d’information de marchés agricoles (SIMA) Action 14 : Élaborer du matériel de formation audiovisuel sur l'identification, la biologie et l'écologie de la CLA et sur les grands principes de lutte ; Action 15 : Lancer des campagnes médiatiques (stations de radio rurales, clubs Dimitra, émissions radiotélévisées ; 22 Action 16 : Organiser des groupes WhatsApp au profit des intervenants, Internet et réseaux sociaux) aux niveaux national, provincial, territorial et local ; Action 17 : Former 145 journalistes locaux Action 18 : Élaborer du matériel technique de formation ; Action 19 : Identifier et former les maitres formateurs (15/territoire) ; Action 20 : Organiser les formations des techniciens facilitateurs dans chaque territoire (30/Terr) ; Action 21 : Accompagner la mise en œuvre/conduite des champs-Ecoles dans chaque territoire ; Action 22 : Créer des programmes pédagogiques et du matériel de formation en vue d’introduire la question de la légionnaire d'automne dans les programmes des écoles pratiques d'agriculture (analyse agro-éco systémique, expérimentation et sujets de cours) ; Action 23 : Élaborer et dispenser des cours de perfectionnement à l'intention de formateurs référents et de facilitateurs travaillant dans des écoles pratiques d'agriculture Action 24 : Organiser des visites d'échange d’expérience entre agriculteurs et des réunions d'agriculteurs Action 25 : Faciliter l'élaboration de plans de lutte collectifs là où il existe des écoles pratiques d'agriculture Action 26 : Collecter des données de référence ; Action 27 : Produire des outils de suivi-évaluation ; Action 28 : Faire le suivi-évaluation des activités programmées et réalisées Le tableau 3 présente les actions relatives à la coordination des actions de lutte contre la CL en République Démocratique du Congo, les partenaires et collaborateurs nécessaires ainsi que les coûts y relatifs. Ces actions devront être réalisées à court et moyen termes 23 Tableau 3 : Actions relatives à la coordination des actions de lutte contre la CLA en RDC. OBJECTIFS ACTIVITES INDICATEURS INSTITUTIONS INSTITUTIONS PARTENAIRES COUTS($US) ECHEANCE RESPONSABLES 1 Coordination • Élaborer une stratégie nationale Le plan élaboré, MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, 50.000 CT 1.1. Coordonner coordonnée et un plan d'action validé et publié ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, les efforts entre pour la recherche et la gestion de CABI, KOIKA, JIKA, Universités différentes CLA ; et Institutions des recherches. organisations • Conduire des activités de Nombre des PAM, FAO, USAID, BAD, nationales pour plaidoyer et de sensibilisation plaidoyers et MINAGRI / 200.000 CT Banque Mondiale, FIDA, OPs, lutter contre la auprès des autorités au sujet de rencontres ONPV CABI, KOIKA, JIKA, Universités CLA. la CLA effectués et Institutions des recherches. • Faciliter la communication entre Procès-verbaux des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, les parties prenantes ; réunions ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, 150.000 CT CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. • Créer un portail web central pour servir d’‘archivage et d’échange Nombre des visites MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, d’informations sur la CLA au hebdomadaires au ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, 25.000 CT niveau national, sous régional et portail CABI, KOIKA, JIKA, Universités international ; et Institutions des recherches. Organiser des réunions mensuelles des plateformes de Procès-verbaux des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, coordination nationale et réunions ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, 120.000 CMLT provinciale ; CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches. S’assurer du besoin de renforcement des capacités des Nombre des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, acteurs au niveau national, besoins exprimés ; ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, 600.000 CMLT provincial, territorial et local CABI, KOIKA, JIKA, Universités pour la gestion de CLA ; et Institutions des recherches. 24 . Créer et organiser les groupes Nombre des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, 500.000 CMLT de travail thématiques dans la groupes ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, recherche des solutions durables thématiques crées CABI, KOIKA, JIKA, Universités contre la CLA ; et organisés ; et Institutions des recherches. . Étendre l’Initiative Plantwise par Nombre des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, l’essaimage des cliniques rurales cliniques rurales ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, 150.000 CMLT des plantes dans les territoires. des plantes CABI, KOIKA, JIKA, Universités Plantwise essaimé et Institutions des recherches. . Créer des programmes Nombre des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, BAD, 250.000 CMLT pédagogiques et du matériel de programmes ONPV Banque Mondiale, FIDA, OPs, formation en vue d’introduire la pédagogiques et du CABI, KOIKA, JIKA, Universités question de la légionnaire matériel de et Institutions des recherches d'automne dans les programmes formation crées des écoles pratiques d'agriculture (analyse agro-éco systémique, expérimentation et sujets de cours) ; TOTAL 2.095 000 25 II.3.1. Axe 1 : Évaluation de l’impact de la Chenille Légionnaire d’Automne Dans l’optique d’une riposte contre un ravageur émergent il est important d’évaluer régulièrement l`incidence et de la sévérité en vue de déterminer sa dynamique le niveau de réduction de la production et le risque de l’insécurité alimentaire. Pour lutter contre la CLA, les actions ci-après sont retenues : Action 1. Évaluer l'impact des pesticides utilisés pour lutter contre la chenille légionnaire sur la santé humaine Action 2. Collecter des données de référence ; Action 3. Produire des outils de suivi-évaluation Action 4 Faire le suivi-évaluation des activités programmées et réalisées Action 5. Développer, testés et Valider les outils de suivi et évaluation des pertes et les utilisateurs de ces outils formés. Action6. Quantifier et publier le niveau des pertes de production chaque saison à la récolte Action 7. L’impact de l’infestation sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des ménages est évalué Action 8. Les besoins d’assistances des ménages victimes de la CLA pour la relance de la production et leur alimentation sont quantifiés et partagés avec les PTF Action 9. Évaluer les activités transfrontalières et Analyser le mouvement de végétaux, produit végétaux et autres articles règlementés sur les frontière de la RDC. 26 Tableau 4 : Actions relatives à l’évaluation de l’impact de la CLA en RDC. Objectifs Activités Indicateur Institutions Institutions partenaires Coût (USD) Echéance responsables

  21. 1. Evaluer l’impact de la Chenille Légionnaire Évaluer l'impact des Nombre des MINAGRI/ONPV PAM, FAO, USAID, CM d’Automne après riposte pesticides utilisés pour lutter personnes BAD, Banque Mondiale, 300 000 contre la chenille légionnaire recensées FIDA, OPs, CABI, sur la santé humaine KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches Collecter des données de Base des MINAGRI / PAM, FAO, USAID, 900 000 CML référence ; données de ONPV BAD, Banque Mondiale, référence FIDA, OPs, CABI, constituée KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches Assurer le suivi et évaluation des solutions de lutte testées dans le cadre des écoles Nombre d’outils MINAGRI / PAM, FAO, USAID, 150.000 CMLT pratiques d'agriculture, de CEP et tirer parti . Produire des outils de suivi- de suivi- ONPV BAD, Banque Mondiale, des résultats par l'intermédiaire de la évaluation ; évaluation FIDA, OPs, CABI, plateforme nationale produits KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches Niveau MINAGRI / PAM, FAO, USAID, 300 .000 CMLT d’exécution des ONPV BAD, Banque Mondiale, . Faire le suivi-évaluation des activités FIDA, OPs, CABI, activités programmées et KOIKA, JIKA, Universités réalisées et Institutions des recherches 27 Mettre à disposition des données fiables Nombre d’outils MINAGRI / PAM, FAO, USAID, 170.000 CT pour la prise de décision (options de réponse disponibles ONPV BAD, Banque Mondiale, et d’appui à la restauration de la sécurité Nombre des FIDA, OPs, CABI, alimentaire et des moyens d’existences) personnes KOIKA, JIKA, Universités formées par et Institutions des catégorie et recherches genre Nombre d’étude MINAGRI / PAM, FAO, USAID, réalisée et de ONPV BAD, Banque Mondiale, 200 000 CM rapport publiés FIDA, OPs, CABI, KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches Nombre d’étude MINAGRI / PAM, FAO, USAID, CM réalisée et de ONPV, CAID BAD, Banque Mondiale, rapport publiés FIDA, OPs, CABI, 180 0000 KOIKA, JIKA, Universités et Institutions des recherches Une évaluation MINAGRI / PAM, FAO, USAID, CM rapide des ONPV, CAID BAD, Banque Mondiale, 200 000 besoins est FIDA, OPs, CABI, réalisée et un KOIKA, JIKA, Universités plan de réponse et Institutions des formulé / diffusé. recherches Total 2.400. 000 28 II.3.2. Axe 2 : Mobilisation des ressources pour la lutte contre la CLA Objectif global de cet axe est de rendre disponible les ressources nécessaires pour réaliser le plan de riposte suivant les grands axes retenus à savoir :

  22. 1. La surveillance de la CLA ;

  23. 2. La Gestion de la CLA ;

  24. 3. La Coordination, la communication et sensibilisation ;

  25. 4. L’évaluation de l’impact de la CLA ;

  26. 5. La Mobilisation des ressources pour lutter contre la CLA.

  27. 6. Humanitaire et réhabilitation des capacités de production des ménages agricoles touchés par la crise Cet axe sera partie intégrante de la coordination et aura pour tâche régulière de faire le plaidoyer pour mobiliser les ressources nécessaires pour mettre en œuvre notre plan de riposte. La stratégie de travail consistera en l’identification des cibles potentielles (Bailleurs potentiels) qui peuvent être regroupés en 4 catégories à savoir :

  28. 1. Le Pouvoir public ;

  29. 2. Les partenaires techniques et financiers habituels ;

  30. 3. La coopération régionale et internationale ;

  31. 4. Autres ressources disponibles au niveau régional ou international dans le cadre de la lutte contre les maladies et ravageurs des cultures.

  32. 1. Au Pouvoir public La Commission recommande que les activités soient initiées au niveau du Ministère de l’agriculture pour que la lutte contre la CLA puisse avoir un budget conséquent pour lutter contre ce fléau qui menace la sécurité alimentaire et le revenu de la population. Un plaidoyer sera aussi adressé au niveau de l’assemblée nationale et du Senat pour conscientiser les parlementaires congolais, autorités budgétaires à prendre conscience de ce fléau et les amener à budgétiser cette dépense.

  33. 2. Les Partenaires techniques et financiers actuels. La FAO, le PAM, la Banque Mondiale, l’USAID, etc. seront contactés régulièrement pour les amener à soutenir l’une ou l’autre activité planifiée à travers des TDR ou notes conceptuelles qui vont constituer des soubassements au gouvernement pour initier des lettres de demande d’appui ou qui peuvent permettre générer de financement par différents projets.

  34. 3. La Coopération Régionale et Internationale Il existe plusieurs opportunités au niveau régionale qui financent la lutte contre les pandémies diverses dans les organisations régionales comme la SADEC seront contactées en leur présentant notre plan d’action afin de les pousser à financer l’une ou l’autre maillon de ce plan. Dans le cadre du plaidoyer, la commission va encourager la rédaction des TDR et sous projets qui seront en ligne avec le plan d’action pour permettre la mise en œuvre de ce plan. Certaines Ambassades seront contactées pour le financement de l’un ou l’autre axe du Plan de Riposte selon la spécificité du bailleur (Recherche, urgences humanitaires, Infrastructures de base, etc.) ;

  35. 4. Autres Ressources La Commission s’attellera à identifier régulièrement les nouvelles sources de financement au niveau national, régional et international. La Commission tient à souligner que le plan de riposte de la CLA est un Cadre de Programmation Pays pour la lutte contre la CLA. Elle encourage les différents acteurs de s’y inspirer pour la mobilisation des ressources pour sa mise en œuvre. 29 Objectif Activités Indicateur Institution Institutions partenaires Cout ($) Echéance Responsable 5.1. Mobiliser les 5.1. Poursuivre la recherche sur les ressources pour la options prometteuses de contrôle, et Nombre d’option de Universités et PAM, FAO, USAID, BAD, recherche à court, moyen sur le système de résistance et de contrôle adoptée Centres de Banque Mondiale, FIDA, 300.000 MLT et à long terme culture des plantes hôtes recherche OPs, CABI, KOIKA, JIKA, MINAGRI Universités et Institutions des recherches 5.2. Mobiliser les 5.2.1. Communication de masse Nombre d’element audi MINAGRI/SNV 300.000 CT ressources pour la (Affiches, tissus, SMS, Médias, etc.) diffusés PAM, FAO, USAID, BAD, sensibilisation, la Nombre de formation Banque Mondiale, FIDA, communication et la 5.2.2. Formation des agents de dispensés MINAGRI OPs, CABI, KOIKA, JIKA, 170.000 CT formation vulgarisation (organiser les ateliers de Universités et Institutions formation : 2 personnes par Territoire) Nombre de cep des recherches installées 5.2.3. Création et animation des CEP MINAGRI/SNV 350.000 CT (Formation des Formateurs au niveau national et kits CEP) 5.3. Mobiliser les 5.3.1. Modèles de migration de la CLA Nombre de modèle Universités et 150.000 MT ressources pour la mise en place Centres de PAM, FAO, USAID, BAD, surveillance et l’alerte 5.3.2. Recherche et partage de recherche Banque Mondiale, FIDA, précoce connaissances (organiser les ateliers) Nombre des ateliers Universités et OPs, CABI, KOIKA, JIKA, 250.000 MT d’échange Centres de Universités et Institutions 5.3.3. Harmonisation de l’alerte précoce d’information organiser recherche des recherches et la collecte des données Nombre d’alerte 5.3.4. Instruments d’assurance pour enregistrés Universités et 100.000 CT petits agriculteurs (assurance perte Centres de PAM, FAO, USAID, BAD, récoltes, indemnisation en cas de Nombre des recherche Banque Mondiale, FIDA, sinistres, appui en intrants) agriculteurs assurés MINAGRI OPs, CABI, KOIKA, JIKA, 500.000 MT Universités et Institutions des recherches 5.4. Mobiliser les 5.4.1. Mise en œuvre des activités de Une coordination FAO, MINAGRI Universités et Institutions 100.000 CT ressources pour la coordination au niveau national nationale fonctionnelle des recherches Coordination et la Gestion 5.4.2. Établissement et mise en œuvre Mécanisme de 30 au niveau national d’un mécanisme de coordination actif coordination mise ne au niveau national place 5. 5. Mobiliser les 5.5.1. Plaidoyer sur la mobilisation des Nombre des institutions ressources financières ressources contactés 5.5.1.1. Organiser les « Gibader » à MINAGRI FAO, PAM 40.000 CT Kinshasa Nombre de réunion 5.5.1.2. Organiser les voyages et orgnaisé MINAGRI, FAO, PAM 50.000 CT conférences à l’intérieur et à l’étranger pour le plaidoyer du plan Nombre des visiteurs 5.5.1.3. Créer un site WEB pour la du site web MINAGRI FAO, PAM 60.000 CT mobilisation des fonds Nombre d’alerte Voir l’axe 5.5.2. Surveillance, suivi et alerte au enregistré MINAGRI concerné niveau national et provincial 5.5.3. Compilation et analyse, Voir axe publication, diffusion de l’information Nombre de publication MINAGRI concerné 5.5.4. Acquisition du matériel et équipements de surveillance au niveau Nombre MINAGRI Voir axe national concerné 5.5.5. Gestion de la CLA 5.5.6. Infrastructure Voir 5.5.6.1. Inventorier les infrastructures concerné CT de base en provinces 50.000 5.5.6.2. Réhabiliter les infrastructures CT de base 1.000.000 Détruites CT 5.5.6.3. Équiper les Bâtiments 800.000 réhabilités TOTAL 4.220.000 31 VOLET HUMANITAIRE II.4. Axe 1 : Restauration de la capacité de production des ménages agricoles et réponse urgente aux besoins alimentaires Les résultats des prospections pour l’évaluation de la campagne agricoles 2017-2018, à travers une mission conjointe du Ministère de l’Agriculture, du PAM et de la FAO, en République Démocratique du Congo, ont montrés que les ménages agricoles ayant perdu leurs production, suite aux infestations de la CLA, perdent en même temps les semences pour replanter les nouvelles superficies de champ. Ceci entraine une situation alimentaire critique, suite à crainte d’enregistrer des nouvelles pertes. L’objectif de ce volet humanitaire est d’intervenir, sous deux stratégies complémentaires sur les ménages agricoles des régions fortement infestées. Il s’agit d’appuyer environ 30.000 ménages agricoles reparties dans 15 territoires du pays. Concernant la réhabilitation urgente de besoin alimentaire, dans le même ordre d’idée que la restauration de la capacité de production des ménages agricoles, cette activité vise la distribution de l’aide alimentaire d’urgence à environ 2000 ménages agricoles de 15 territoires les plus touché par les infestations de la chenille légionnaire D’Automne. Les familles bénéficiaires seront sélectionnées en fonctions des critères qui seront établis par l’institution responsable de l’activité. Mais tiendra particulièrement compte du niveau d’infestation de la chenille légionnaire d’automne enregistré par le dit ménage. Activité 1 : Distribution de Kit de production (comprenant semence de maïs, etc.) Activité 2 : Distribution de l’aide alimentaire d’urgence Objectif Activités Indicateur Institution Institutions Cout ($) Échéance Responsable partenaires Restaurer la Distribution de Très capacité de Kit de Environ FAO, PAM, ONG locales, 4.000.000 cours production des production 30.000 Kit de MINAGRI Ministères de termes ménages (comprenant production l’agricultures agricoles semence de distribué maïs, etc.) Distribution de Environ ONG locales, Très Réhabiliter de l’aide 15.000 FAO, PAM, Ministères de 4.000.000 cours manière urgente alimentaire ménages ont MINAGRI l’agricultures termes la situation d’urgence bénéficié de alimentaire des l’aide ménages alimentaire agricoles touchés d’urgence TOTAL 8.000.000 32 BUDGET TOTAL DU PLAN NATIONAL DE RIPOSTE CONTRE LA CHENILLE LEGIONNAIRE D’AUTOMNE AXE Résultats chronogramme Budget AXE 1. Surveillance, La réponse rapide et 2019 -2024 8.055.000 Suivi et Prévision des adaptée à la lutte contre la infestations de la Chenille chenille d’automne (CLA) Légionnaire d’Automne est efficacement coordonnée AXE 2. Gestion de la Les dégâts et pertes sont 2019 -2024 2.658.000 Chenille Légionnaire durablement maintenus à d’Automne un seuil économiquement acceptable AXE 3. Coordination des Le public est régulièrement 2019 -2024 2.095.000 activités de lutte contre la informé/sensibilisé de la Chenille Légionnaire menace CLA et des d’Automne, mesures de contrôle Communication et nécessaires en mettant en Sensibilisation avant la prévention AXE 4. Évaluation de Des données fiables sont 2019-2024 2.400.000 l’impact de la Chenille disponibles pour la prise de Légionnaire d’Automne décision (options de réponse et d’appui à la restauration de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence AXE 5. Mobilisation des La réponse rapide et 2019 -2024 4.220.000 ressources pour la lutte adaptée à la lutte contre la contre la CLA chenille d’automne (CLA) est efficacement coordonnée AXE 6. Restauration de la Capacité de production 2019 seulement 8.000.000 capacité de production des ménages agricoles et réponse urgente aux besoins alimentaires TOTAL GENERAL 27.428.000 33 Ont participés à la validation de ce Plan National de Riposte contre la Chenille Légionnaire d’Automne (Spodoptora frugiperda) N° NOMS Expertise INSTITUTIONS 1 ANAGABE Eugénie Chargé de lostique 2 PHEMBA PHEZO Expert Pathosystèmes Manioc et Bananier 3 SENGA JOLI Consultant FAO FAO 4 KOKO NZENZA Expert en approche champs écoles paysan 5 Pr. Lyna F.T. MUKWA Phytopathologiste/ Virologie / Pathosystème Bananier 6 SAIID Catherine Chargé du Programme VAM PAM 8 MALKA MUHINDO Cartographe / Programme VAM 10 Jean Pierre LONUMBA Conseiller du Ministre de l’Agriculture CABINET DU MINISTRE 11 TATA HANGI Expert Entomologiste/ ravageurs exotiques IITA 12 LUKOMBO Expert Entomologiste/ ravageurs exotiques 13 KIBANGULA Alfred Expert Ministère de l’Agriculture PARRSA 14 Daniel DIBWE Améliorateur/ Céréales- légumineuse INERA 15 Pr KALONJI Adrien Phytopathologiste/ Virologie / Pathosystème Caféier 16 Pr TSHILENGE Djim Phytopathologiste/ Mycologue/ Pathosystème Caféier UNIVERSITES 17 Pr MUDIBU JUSTIN Améliorateur légumineuses/ Haricot-Soja 18 Pr Marcel MUENGULA Phytovirologie Tropicale, Pathosystème Manioc 19 Pr KABASELE Professeur UPN 20 Joël MUKENDI MUKENDI Spécialise en protection des plantes tropicales et CLINIQUE DES subtropicales PLANTES DE 21 Florent ADAKATE Phytopathologiste KINSHASA 22 Pr. David BUGEME Expert Entomologiste/ arachnides et ravageurs UNILU exotiques 23 Papy NSEVOLO Expert Entomologiste/ Insectes comestibles UPN UNILU 24 Pr Godefroid MONDE Phytovirologie Tropicale, Pathosystème Manioc UNIKIS 25 Pr. BISIMWA Espoire Phytovirologie Tropicale / expert Pathosystème UCB Manioc- Bamisia Tabacci) 26 Pr. Lucien KIMUNI Améliorateur céréales / Maïs-Riz 27 MAMBA Damas Protection des végétaux et Normes phytosanitaire 28 CISHUGI Justin Expert direction de production et protection des végétaux DPPV 29 BUSHABU Gauthier Point Focal Chenille Légionnaire/ MINAGRI 30 TSHISAMBU Jean louis Direction de production et Protection des végétaux 31 MFINDA Paul Système d’information Géographique appliqué aux DPPV/SIG maladies et ravageurs 32 Christian TEBILA Homologation des pesticides DPPV/ Pesticides 33 KABALA Godefroid Direction de production et Protection des végétaux PLANTWISE 34 KATUMBA MAX Cellule d’analyse des Indicateurs de développement CAID 35 Cédric IDUMBA Cellule d’analyse des Indicateurs de développement 36 TUTALA Henry Centre Agricole CENTRE AGRICOLE 37 BULAPE Divine Service National de Vulgarisation SNV 38 Louis TSHIMWANGA Service National de Vulgarisation 39 Charles MWEMA Secrétariat Généralement du Ministère de l’Agriculture SECRETARIAT 40 NTUMBA Georges Corps des inspecteurs du MINAGRI GENERAL 41 Jean LUFIMPU Expert du Service de statistiques agricoles SNSA 42 BALANGA Roger Expert Service national des semences SENASEM 43 David DOMBELE Expert Service National de pesticides et intrants SENAFIC connexes 44 Xavier FARAY Expert en communication FAO-CD 34 © Ce document a été réalisé par le Ministère de l’Agriculture, avec l’appui technique de la FAO et du PAM Coordination Évariste Bushabu Bupeming : Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture Membre du comité de rédaction Max Katumbi, expert de la CAID Damas Mamba Mamba, Direction de Production et Protection des végétaux, Ministère de L’Agriculture Godefroid Monde, Institut Facultaire des Sciences Agronomique de Yangambi Espoir Bisimwa, Université Catholique de Bukavu Adrien Kalonji-Mbuyi, Faculté des Sciences Agronomiques, Université de Kinshasa Marcel Muengula, Faculté des Sciences Agronomiques, Université de Kinshasa Djim Tshilenge, Faculté des Sciences Agronomiques, Université de Kinshasa Justin Mudibu : Expert en amélioration des plantes : Université Pédagogique Nationale Lucien Nyembo Kimuni, Faculté des sciences Agronomique, Université de Lubumbashi Willy Tata Hangy, Institut International agriculture Tropical Malka Muhindo :, Programme Alimentaire Mondiale Lyna Mukwa Fama Tongo, Expert FAO et Point focal Chenille Légionnaire d’Automne FAO en République Démocratique du Congo ; Secrétariat technique Joly Sanga, Joel Mukendi, Godet Kabala, Justin Cishugi Comité de relecture et révision linguistique -Justin Cishugi, Papy Nsevolo Communication Xavier F., Service de Communication FAO-CD © Ministère de l’Agriculture Boulevard du 30 juin Kinshasa/Gombe République démocratique du Congo 35

Plan de Riposte contre la Chenille Legionnaire d'automne en République Démocratique du Congo · Nelum