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Laws of Burundi

Décret n°100-98 du 28 mars 2011 portant réorganisation du ministère du commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme

Made 2011-03-28 · Text as of 2026-10-01

Public law and official guidance, published as research. Not legal, tax or financial advice.

About this law

Language
French
Kind
Regulation
Country
Burundi
Subjects
Agricultural and rural development, Food and nutrition
Keywords
institution, governance

Where to read it

Text

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  1. http://www.presidence.gov.bi/ REPUBLIQUE DU BURUNDI DECRET N°100-98 DU 28 MARS 2011 PORTANT REORGANISATION DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE, DES POSTES ET DU TOURISME. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Vu la Constitution de la République du Burundi ; Vu la Loi n° 1/004 du 23 mars 1996 portant Organisation Générale de l’Administration ; Vu le Décret n° 100/058 du 15 juillet 1978 portant création d’un service de gestion des personnels au sein de chaque ministère ; Vu le Décret n° 100/037 du 28 juillet 1998 portant Organisation et Composition d’un Cabinet ministériel ; Vu le Décret n° 100/02 du 29 août 2010 portant Nomination des Membres du Gouvernement ; Vu le Décret n° 100/008 du 13 septembre 2010 portant Structure, Fonctionnement et Missions du Gouvernement de la République du Burundi ; Revu le Décret n° 100/134 du 24 décembre 2005 portant Réorganisation du Ministère du Commerce et de l’Industrie ; Revu le Décret n° 100/286 du 12 octobre 2007 portant Réorganisation du Ministère des Transports, Postes et Télécommunications ; Sur proposition du Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme ; Le Conseil des Ministres ayant délibéré ; DECRETE : CHAPITRE I : DES MISSIONS GENERALES Article 1 : Le Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme a pour missions principales de : concevoir et exécuter la politique nationale en matière de commerce, d’industrie, de postes, de tourisme et d’artisanat ; élaborer des stratégies de promotion et de développement du commerce, d’industrie, des postes et du tourisme ; garantir l’accomplissement du service postal universel ; élaborer et mettre en œuvre des stratégies d’élargissement et de modernisation du réseau postal national ; assurer un environnement propice au développement des affaires notamment par une législation susceptible d’attirer les investissements ; procéder à des analyses des marchés régionaux et internationaux pour un meilleur approvisionnement du pays et identifier les marchés pour l’exportation des produits aussi bien traditionnels que non traditionnels ; définir la politique d’approvisionnement régulier du pays en produits stratégiques de première nécessité ; assurer la régulation et le contrôle des prix de certains produits stratégiques ; assurer autant que possible l’application des taux de marge agréés pour limiter les spéculations des entreprises en situation de monopole et d’oligopole ; étudier les voies et moyens appropriés pour promouvoir les exportations et améliorer la balance commerciale du pays ; assurer le contrôle et la normalisation de la qualité des produits et arrêter des mesures de protection de la propriété industrielle ; promouvoir, en collaboration avec les autres ministères concernés, le commerce intérieur par la redynamisation et la modernisation des infrastructures des centres de négoce ; renforcer l’intégration du Burundi dans le système commercial régional et international ; assurer la coordination des activités de promotion industrielle menées par les institutions nationales, régionales et internationales notamment dans le secteur de l’agro-industrie ; promouvoir la création des emplois dans le secteur industriel et favoriser le transfert des technologies nouvelles ; promouvoir le développement et défendre les intérêts du secteur privé dans ses domaines de compétence ; représenter les intérêts des secteurs public et privé dans le système du Commerce International ; coordonner toutes les activités d’assistance et d’aides liées au commerce ; http://www.presidence.gov.bi/ promouvoir, en collaboration avec les autres ministères concernés, un artisanat porteur et rémunérateur, soutenu par le micro crédit ; encadrer, en collaboration avec les autres Ministères concernés, les artisans et les groupes d’artisans pour une production de qualité ; promouvoir l’artisanat en une valeur ajoutée à la production et au développement et élaborer une politique et des stratégies de recherche des débouchés tant internes qu’externes ; participer, en collaboration avec les autres ministères concernés, à l’identification, à l’aménagement et à la réhabilitation des sites touristiques ; assurer la promotion des infrastructures hôtelières et soutenir les initiatives privées dans l’industrie touristique ; valoriser, sur le plan touristique, en collaboration le Ministère ayant la culture dans ses attributions, les différents produits culturels du Burundi ; promouvoir la formation dans les domaines de compétence du ministère ; assurer le suivi et la mise en application des accords conclus dans les domaines de compétence ; élaborer et assurer le suivi des projets d’investissement du ministère ; assurer le suivi des entreprises sous tutelle. CHAPITRE II : DE L’ORGANISATION ET DES ATTRIBUTIONS SECTION 1 : DE L’ORGANISATION Article 2 : Pour réaliser ses missions, le Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme dispose de services de l’Administration Centrale ; de services rattachés et d’organismes personnalisés sous tutelle. Ces organismes sont régis par des textes spécifiques. Article 3 : Les services de l’Administration centrale comprennent : le Cabinet du Ministre ; trois Directions Générales, à savoir : la Direction Générale du Commerce ; la Direction Générale de l’Industrie ; la Direction Générale de l’Artisanat. Article 4 : Le Cabinet du Ministre comprend : un Chef de Cabinet ; des Conseillers au Cabinet ; un service chargé de la gestion des ressources humaines ; un service de contrôle interne ; un service chargé des TIC, de la documentation et des archives ; une cellule chargée de la gestion des Marchés Publics ; une cellule chargée des questions de la Communauté Est-Africaine ; une cellule chargée de la gestion du patrimoine ; un Secrétariat. Article 5 : Sont placés sous la tutelle du Ministre les organismes suivants : l’Office National du Tourisme (ONT) ; le Bureau Burundais de Normalisation et Contrôle de la Qualité (BBN) ; la Régie Nationale des Postes (RNP). Article 6 : Sont également rattachées au Cabinet du Ministre les Sociétés mixtes suivantes : La Société Sucrière du Mosso (SOSUMO) ; Les Brasseries et Limonaderies du Burundi (BRARUDI). Article 7 : Sont également placées sous la supervision du Cabinet du Ministre les entreprises sous convention suivantes : Afritextile SA ; Société Hôtelière et Touristique du Burundi (SHTB) ; Parc Pétrolier de Gitega (PPG) ; Silos de stockage de Buterere et de Zege. Article 8 : Relèvent aussi du Cabinet du Ministre les entreprises en liquidation suivantes : la Verrerie du Burundi (VERRUNDI) ; la Burundi Coffee Company (BCC) ; ’Office National Pharmaceutique (ONAPHA). Article 9 : Chaque Direction Générale est organisée en Départements Structurés en autant de services que de besoin. L’organisation et les attributions de ces services relèvent de la compétence du Ministre. Article 10 : La Direction Générale du Commerce comprend : le Département du Commerce Intérieur ; le département du Commerce Extérieur. Article 11 : La Direction Générale de l’Industrie comprend : le Département de la Propriété Industrielle ; le Département du développement Industriel. Article 12 : La Direction Générale de l’Artisanat comprend : le Département de la recherche et de la Vulgarisation des technologies ; le Département de la Production Artisanale. SECTION 2 : DES ATTRIBUTIONS §1. DU CABINET DU MINISTRE Article 13 : Les missions et attributions du Cabinet du Ministre sont fixées conformément au décret n° 100/037 du 28 juillet 1998 portant organisation et composition d’un Cabinet ministériel. §2. DES DIRECTIONS GENERALES Article 14 : La Direction Générale du Commerce a pour missions notamment de : participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière de commerce et veiller à sa mise en application ; créer et entretenir l’éthique des affaires ; promouvoir les échanges interrégionaux au niveau national et international ; mettre en place une politique d’approvisionnement du pays en produits stratégiques et de première nécessité ; participer au processus d’intégration économique du pays dans le cadre des organisations régionales ; préparer et participer aux négociations commerciales, régionales et multilatérales ; initier les réformes législatives pour améliorer et adapter l’environnement légal et réglementaire des affaires. Article 15 : Le Département du Commerce Intérieur est chargé notamment de : participer à l’élaboration de la politique de Commerce Intérieur ; élaborer une stratégie d’implantation, de réhabilitation et de développement des centres de négoce ; tenir à jour le fichier des commerçants et des activités commerciales ; assurer l’encadrement, la formation et l’information commerciale des opérateurs économiques ; favoriser la libéralisation et la modernisation de l’activité économique ; promouvoir le commerce interprovincial ; assurer le suivi de l’activité économique pour maintenir une bonne éthique dans les affaires par une concurrence saine et loyale ; protéger les producteurs et les consommateurs par un suivi des prix des produits stratégiques ; promouvoir des associations de consommateurs pour la défense de leurs intérêts ; assurer le suivi de la tenue régulière des documents commerciaux par les commerçants ; s’assurer de la disponibilité sur le marché des produits stratégiques et de première nécessité ; collaborer avec les associations professionnelles du secteur privé pour le développement de leurs activités ; tenir à jour le registre des prix de revient des produits stratégiques et de première nécessite importées ou fabriqués localement ; prendre des mesures de simplification des formalités et procédures du Commerce Intérieur ; participer à la lutte contre la fraude ; élaborer une stratégie pour l’évolution du secteur informel vers le secteur formel. Article 16 : Le Département du Commerce Extérieur est chargé notamment de : participer à l’élaboration de la politique du commerce extérieur ; étudier les voies et moyens d’améliorer la balance commerciale du pays par la promotion, la diversification des exportations et la rationalisation des importations ; identifier les nouveaux produits exportables et rechercher les marchés à l’exportation ; assurer le suivi des accords internationaux en matière de commerce ; assurer un cadre légal et institutionnel approprié pour la promotion des exportations ; promouvoir les échanges commerciaux au niveau régional analyser la demande et l’offre des produits importés et exportés ; définir une politique d’approvisionnement régulier en produits de première nécessité et identifier les difficultés d’acheminement des produits ; collaborer avec toute autre institution concernée pour un encadrement adéquat du commerce extérieur ; prendre des mesures pour la simplification des formalités et procédures du commerce extérieur ; tenir à jour le registre national des importateurs et exportateurs ; assurer le suivi des entreprises franches ; participer à l’identification et à l’élimination des barrières tarifaires et non tarifaires ; s’assurer que le commerce transfrontalier informel devienne formel ; s’assurer que les retombées de l’intégration régionale parviennent jusqu’aux petites entités commerciales ; renforcer les capacités organisationnelles et institutionnelles des commerçants transfrontaliers ; lutter contre les pratiques commerciales restrictives ; participer à la lutte contre la contrefaçon et le piratage. Article 17 : La Direction Générale de l’Industrie a pour missions notamment de : participer à l’élaboration de la politique nationale d’industrialisation ; participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière d’Industrie et de propriété industrielle ; concevoir les stratégies et les mesures d’exécution de cette politique ; collaborer avec les Organisations régionales et Internationales du domaine industriel ainsi que les Organisations Africaines et Mondiales de la propriété Intellectuelle ; promouvoir et protéger les droits de propriété industrielle ; participer aux activités de promotion des investissements du secteur industriel ; collaborer avec les organisations d’intégration régionale en matière de promotion et du Développement du secteur industriel ; assurer le suivi des entreprises industrielles. Article 18 : Le Département de la Propriété Industrielle est chargé notamment de : participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière de propriété industrielle ; analyser les dossiers de demande de protection des droits de propriété participer à la lutte contre la contrefaçon et le piratage ; recevoir et enregistrer les actes affectant les droits de propriété industrielle ; tenir à jour les registres des différents titres de propriété industrielle et assurer dans les délais la publication des titres délivrés ; mette à jour et diffuser les informations échangées avec les autres offices de propriété industrielle ; proposer au Gouvernement l’adhésion aux traités internationaux ou régionaux concernant la propriété industrielle ; encadrer les usagers de la propriété industrielle telle que les inventeurs, chercheurs, universités et Institutions de recherche ; promouvoir le savoir-faire par la diffusion de nouvelles technologies à travers les contrats de licence ; sensibiliser, vulgariser et promouvoir la propriété industrielle auprès des opérateurs économiques ; inciter les entreprises à exploiter les brevets tombés dans le domaine public (c’est-à-dire les brevets dont la durée de protection a expirée) ; veiller à l’harmonisation des redevances d’enregistrement des titres de propriété industrielle conformément aux pratiques de la Communauté Est Africaine. Article 19 : Le Département du Développement Industriel est chargé notamment de : participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière d’industrie ; encadrer le secteur industriel en identifiant les contraintes auxquelles se heurtent les entreprises industrielles et en y apportant des solutions appropriées ; participer à l’identification des filières industrielles porteuses à proposer aux investisseurs potentiels ; promouvoir de nouveaux projets notamment par le suivi et l’appui à la création des petites et moyennes industries et l’amélioration de l’environnement économique ; promouvoir la recherche, l’acquisition et le transfert des technologies à proposer aux investisseurs ; assister les promoteurs tant au niveau des études qu’au démarrage des projets ; assurer le suivi et l’évolution de l’activité industrielle par la collecte, le traitement et la diffusion des statistiques industrielles ; procéder à la simplification des procédures administratives ; proposer au Gouvernement la création de mécanismes ou institutions susceptibles d’appuyer le développement du secteur industriel ; promouvoir des projets industriels de transformation de matières premières locales s’assurer du respect des normes environnementales lors de l’agrément de nouvelles industries ; proposer des actions visant notamment à améliorer l’efficacité des incitations au développement du secteur industriel ; assurer la promotion des investissements du secteur industriel en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements ; participer à l’élaboration d’études sur l’aménagement de zones industrielles ; assurer le suivi des activités et des projets d’intégration régionale du secteur industriel. Article 20 : La Direction Générale de l’Artisanat a pour missions de : participer à l’élaboration de la politique sectorielle en matière d’artisanat et veiller à sa mise en application ; élaborer une stratégie nationale de développement de l’artisanat ; planifier et coordonner les activités relatives à la promotion et au développement de l’Artisanat ; promouvoir la micro-entreprise artisanale et la création des emplois dans le secteur artisanal afin de permettre à celui –ci de contribuer au développement du pays ; organiser et encadrer la production artisanale de grande valeur ajoutée en qualité et en quantité tant au niveau du secteur structuré que non structuré notamment à travers les centres de promotion de l’artisanat ; renforcer les capacités des artisans et micro-entrepreneurs. Article 21 : Le Département de la Recherche et de la Vulgarisation des technologies est appelé à : promouvoir la recherche et la vulgarisation des technologies artisanales ; collecter les technologies artisanales utilisées au Burundi, évaluer leurs performance et entreprendre leur amélioration ; identifier les technologies mises au point ailleurs et en informer les artisans en vue d’une éventuelle adaptation au Burundi ; vulgariser les technologies appropriées en collaboration avec les collectivités locales et les autres partenaires ; collaborer avec les autres services et institutions tant publics que privés menant des actions de recherches technologiques. Article 22 : Le Département de la Production Artisanale a pour missions de : encadrer, en collaboration avec les autres services et intervenants dans le secteur artisanal, les artisans et les groupements d’artisans en assistance-conseil et en commercialisation de leurs produits ; organiser, en collaboration avec les autres services et intervenants dans le secteur artisanal, des actions de promotion de l’artisanat et de micro-entreprise artisanale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; identifier les sources de matières premières et autres intrants pour la diversification et le développement des produits artisanaux ; encadrer les artisans en groupements et en associations d’artisans en vue d’accroitre la production en quantité et en qualité ; prospecter les marchés des produits artisanaux tant au niveau local qu’à l’étranger ; tenir à jour le registre des artisans professionnels et des unités et micro-entreprises artisanales. CHAPITRE III : DES DISPOSITIONS FINALES Article 23 : Toutes dispositions antérieures contraires au présent décret sont abrogées. Article 24 : La Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme est chargée de l’exécution du présent décret qui entre en vigueur le jour de sa signature. Fait à Bujumbura, le 28 mars 2011, Pierre NKURUNZIZA. PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, LE DEUXIEME VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Dr. Ir. Gervais RUFYIKIRI. LA MINISTRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE, DES POSTES ET DU TOURISME, Victoire NDIKUMANA.

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