Stratégie nationale de développement de la filière semences riz, juillet 2016
صدر في 2016 · النص بتاريخ 2026-10-01
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عن هذا القانون
- اللغة
- French
- النوع
- policy
- المنظمة
- European Union
- الدولة
- مدغشقر
- الموضوعات
- Agricultural and rural development, Cultivated plants
- الكلمات المفتاحية
- agricultural development, cereals/grains/rice, food security, processing/handling, irrigation, governance, agricultural commodities, crops, seeds/planting material, plant production
- الفئات
- agriculture
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MINISTERE AUPRES DE LA PRESIDENCE EN CHARGE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ELEVAGE STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE SEMENCES RIZ A MADAGASCAR JUILLET 2016 2 RESUME EXECUTIF La place du riz comme culture stratégique pour Madagascar et l’importance du sous-secteur Semences Riz dans le développement de la Riziculture ont amené le Gouvernement et les acteurs de la filière riz à se pencher sur ce sous-secteur en saisissant l’opportunité offerte par l’initiative CARD. Cette initiative vise à atteindre au moins un doublement de la production rizicole en Afrique sub-saharienne, mais pour Madagascar, l’objectif a été rehaussé au triplement de la production de riz, depuis 2008. Ainsi, en complémentarité avec les autres stratégies de développement de la filière Riz, telles la Stratégie Nationale sur la Mécanisation Rurale, la stratégie sur les Engrais, la stratégie sur le Financement rural, … la Stratégie Nationale sur les Semences Riz a été démarrée en Mai 2013. Le pays dispose de potentiels variétaux énormes, d’immenses surfaces exploitables en riz, mais la productivité du riz demeure en général insuffisante pour diverses raisons dont, entre autres, la faible utilisation de semences certifiées par les producteurs. Le présent document fait un état des lieux quasi-exhaustif de la filière semences riz, et présente aussi bien les faiblesses et lacunes que les forces et opportunités de ce sous-secteur pour Madagascar. L’analyse des gaps a conduit à retenir la vision et les objectifs suivants pour la Stratégie nationale de développement des Semences Riz ou SNSR : Vision : « Des semences de riz de qualité contrôlées et compétitives sont utilisées par tous les riziculteurs de Madagascar, et sont exportées sur les marchés régionaux » Objectif global : « Promouvoir la production et l’utilisation de semences de riz de qualité, en quantité suffisante et répondant aux besoins des riziculteurs et des marchés régionaux » Objectifs spécifiques : Asseoir les bases juridiques et institutionnelles des systèmes semenciers Atteindre un niveau de production planifiée de semences conformes aux exigences nationales et régionales Parvenir à l’utilisation de semences de qualité par tous les riziculteurs 3 Aussi les principes stratégiques retenus sont fondés sur : • la conformité avec l’esprit de la Stratégie Nationale sur les Semences • le respect de la loi et des règlementations en vigueur • l’artculation avec les autres politiques sous-sectorielles et sectorielles du développement agricole • la compatibilité avec le système des semences harmonisé à l’échelle régionale dont Madagascar est intégré Et les orientations stratégiques seront axées : En matière delégislation, sur l’instauration d’un environnement incitatif et sécurisant pour le développement de la filière semence.Il s’agit de : • Mettre en place les structures et cadres règlementaires afin de gagner la confiance des acteurs, des investisseurs et des partenaires techniques et financiers ; • Mettre en œuvre un système de communication permettant de diffuser les informations nécessaires à toutes les parties prenantes y comprris le secteur informel et de recueillir un feedback. En matière de production, sur la conduite en professionnel de la production des semences. Il faut alors : • Investir dans le capital humain , l’infrastructure et l’équipement capables de satisfaire les besoins nationaux et de répondre aux exigences des clients régionaux et internationaux ; • Développer un système assurance qualité pour une politique de production de qualité, en quantité et bien contrôlée En matière d’offre et de distribution, sur l’utilisation généralisée des semences de qualité. Il est primordial de : • Promouvoir la distribution de proximité des semences certifiées ; • Mettre en place un mécanisme qui garantit l’accès et l’achat des semences produites 4 TABLE DES MATIERES RESUME EXECUTIF ....................................................................................................................................... 2 LES ZONES AGRO-ECOLOGIQUES DE MADAGASCAR ..................................................................... 6 ACRONYMES ET ABREVIATIONS .............................................................................................................. 7 1. REVUE DU SECTEUR RIZICOLENATIONAL................................................................................................... 10 2. REVUE DU SOUS SECTEUR SEMENCES RIZ NATIONAL .............................................................................. 12 2.1. Législation, Politiques, Institutions et Aspects de Planification ...................................................... 12 2.1.1 Législation et politiques .................................................................................................................... 13 2.1.2 Cadre institutionnel ........................................................................................................................... 14 2.1.2.1 Institutions intervenant dans la filière ....................................................................................... 14 2.1.2.2 Partenaires techniques et financiers ........................................................................................... 14 2.1.3 Aspect planification .......................................................................................................................... 15 2.2. Production de semences ................................................................................................................... 15 2.2.1 Atouts de la production de semences ................................................................................................ 15 2.2.2 Système de production des semences suivant leurs catégories ......................................................... 16 2.2.2.1 Schéma de production de semences ........................................................................................... 16 2.2.2.2 La recherche variétale................................................................................................................. 17 2.2.2.3 La production de semences de prébase et de base ...................................................................... 17 2.2.2.4 La multiplication de semences certifiées .................................................................................... 17 2.3. Contrôle de qualité ............................................................................................................................ 19 2.3.1. Rôles et responsabilités des services de contrôle et de certification ..................................... 19 2.3.2. Procédures et méthodes d’inspection des parcelles semencières ......................................... 20 2.3.3. Procédures et méthodes d’analyses des semences au laboratoire ......................................... 20 2.3.4. Ressources humaines impliquées dans l’assurance qualité des semences ............................. 21 2.3.5. Programme de formation .......................................................................................................... 22 2.4. Approvisionnement ........................................................................................................................... 22 2.4.1. Atouts et opportunités .................................................................................................................. 22 2.4.2. Mécanisme d’approvisionnement et d’acquisition de semences ................................................ 23 2.4.3. Les acteurs de la chaîne d’approvisionnement ........................................................................... 24 3. PROBLEMES ET ENJEUX DU SOUS-SECTEUR SEMENCES RIZ ..................................................................... 24 4. ENJEUX ET DEFIS DE LA SNSR ..................................................................................................................... 28 4.1 Défis en matière de Législation, Politiques, Institutions et Planification relatifs à l’Enjeu 1 ......... 28 4.2 Défis en matière de Production et de Contrôle de Qualité relatifs à l’Enjeu 2 ............................... 28 5 4.3 Défis en matière d’approvisionnement/offres relatifs à l’enjeu 3 .................................................. 29 5. CADRAGE, VISION ET OBJECTIFS DE LA SNSR ............................................................................................ 29 5.1 Cadre de la Stratégie de développement du sous secteur Semences Riz.............................................. 29 5.2 Vision du secteur Semences Riz ........................................................................................................ 30 5.3 Objectif global .................................................................................................................................... 30 5.4 Objectifs spécifiques .......................................................................................................................... 30 5.5 Structures de mise en œuvre ............................................................................................................ 30 6. STRATEGIES ET PRIORITÉS ......................................................................................................................... 32 6.1 Principes et orientations stratégiques ................................................................................................... 32 6.1.1 Principes ............................................................................................................................................... 32 6.1.2 Orientations stratégiques .................................................................................................................... 32 6.2 Détermination des Objectifs de production et estimation des Gaps .............................................. 33 6.3 Interventions possibles, options et zones prioritaires ..................................................................... 35 6.3.1 Pour la Législation, Politique et aspect institutionnel .................................................................. 36 6.3.2 Pour le Contrôle et l’Inspection ..................................................................................................... 36 6.3.3 Pour la Production ......................................................................................................................... 36 6.3.4 Pour l’Offre et la Distribution/Approvisionnement ..................................................................... 37 ANNEXES ......................................................................................................................................................... 38 Annexe 1 : Evolution par région de la production rizicole (2005-2013) ........................................................ 39 Annexe 2 : Textes législatifs et règlementaires régissant le sous secteur « semences » .............................. 40 Annexe 3 :Partenaires techniques et financiers oeuvrant dans le sous secteur « semences riz » ................... 41 Annexe 4 :Les variétés de riz recommandées à Madagscar et carte variétale ................................................ 43 Annexe 5: Production de semences par Établissement semencier : 2010, 2011et 2012 ................................ 45 Annexe 6 : Quantités des semences produites par variété de 2010 à 2012 .................................................... 47 Annexe 7 : Procédures et méthodes d’inspection des parcelles de semences ................................................ 49 Annexe 8 : Normes d’inspection des parcelles ............................................................................................... 51 Annexe 9 : Normes de pureté variétale au laboratoire .................................................................................. 52 Annexe 10 : Procédures et méthodes d’analyses des semences au laboratoire .............................................. 52 Annexe 11 : Ressources humaines impliquées dans la qualité des semences- Année 2013 .......................... 53 Annexe12 : Gaps en Ressources humaines .................................................................................................... 54 Annexe13 : Acteurs de la chaîne d’approvisionnement pour toutes variétés (subsistance et marché) ......... 56 Annexe 14 : Site de localisation des Centres de Recherche, CMS et GPS .................................................... 57 6 LES ZONES AGRO-ECOLOGIQUES DE MADAGASCAR En considérant la localisation géographique, l’étendue de régions homologues et la combinaison des facteurs climatiques et édaphiques, une dizaine de zones agroécologiques ont été identifiées selon les paramètres suivants: • Pluviométrie • Altitude • Température moyenne • Types de sols prédominants • Principales cultures • Principales contraintes 7 ACRONYMES ET ABREVIATIONS AD2M Projet d’Appui au Développement de Menabe et du Melaky AFSTA African Seed Trade Association (Association Africaine du Commerce des Semences) AGRIVET Société des produits Agricoles et Vétérinaires AMPROSEM Association Malgache pour la Promotion des Semences et plants ANCOS Agence Nationale de Contrôle Officiel des Semences et Plants AUE Association des Usagers de l'Eau BAD Banque Africaine pour le Développement BM Banque Mondiale BVPI Bassins Versants Périmètres Irrigués CAADP Comprehensive Africa Agriculture Development Programme CARD Coalition for African Rice Development CFAMA Centre de Formation et d’Application du Machinisme Agricole CIRAD Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement CMS Centre Multiplicateur de Semences COMESA Common Market in East and South Africa CONASEM Conseil National des Semences CRS Catholic Relief Services CS Contre saison CSA Centre de Services Agricoles CTAC Comité Technique d’Admission au Catalogue DAJ Direction des Affaires Juridiques DAOMAR Direction d’Appui aux Organisations du Monde Agricole et Rural DHS Distinction, Homogénéité, Stabilité DIRAGRI Directionde l’Agriculture DONATA Dissemination of New Agricultural Technologies for Africa DPV Direction de la Protection des Végétaux DRDA Direction Régionale de Développement Rural EAF Exploitation Agricole Familiale EPIC Etablissement Public d’Intérêt Commercial ES Etablissement Semencier FAO Food and Agriculture Organisation FIFAMANOR Fiompiana Fambolena Malagasy Norveziana(Coopération Malgacho-norvégienne pour l'Elevage et l'Agriculture FOFIFA Foibe Fikarohana ampiharina amin’ny Fampandrosoana ny eny Ambanivohitra (Centre National de Recherche Appliquée au Développement Rural) GC Grande campagne GPS Groupement de Paysans Semenciers IMF Institution de Micro Finance IRRI International Rice Research Institute ISTA International Seed Testing Association JICA Agence Japonaise de Coopération Internationale LNS Laboratoire National des Semences MME Mauvaise maîtrise d’eau 8 MinAgri Ministère de l’Agriculture OCDE Organisation de Coopération pour le Développement Economique OGM Organisme Génétiquement Modifié ONG Organisation Non Gouvernementale OP Organisation Paysanne PAM Programme Alimentaire Mondial PCPRIZ Plate-forme de Concertation et de Pilotage Riz PRBM Projet de Réhabilitation du Bas Mangoky PSAEP Programme Sectoriel Agriculture Elevage Pêche SADC Southern African Development Community SAVA Région de Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa SdMAD Semis Direct de Madagascar SEEDLAN Sehatra Ezaka Doria Laniera (ex-CMS Laniera Paddy) SNDR Stratégie Nationale pour le Développement Rizicole SOA Structuration des Orientations Agricoles SOC Service Officiel de Contrôle des semences et plants UPOV Union pour la Protection des Obtentions Végétales VAT Valeur Agronomique et Technologique 9 GLOSSAIRE Semences et plants : Tout matériel végétal destiné à la reproduction sexuée ou asexuée provenant d’une multiplication à l’identique de graines, de parties de plants : de plants, d’une variété ou d’un cultivar, ou d’un clone d’une espèce donnée Cultivar ou Variété : Groupe de plantes cultivées qui peuvent être distinguées par une ou plusieurs importantes caractéristiques d’ordre morphologique, physiologique, cytologique, chimique ou autre de n’importe quelle autre variété et qui ; lors de leur reproduction (sexuée ou asexuée) ou de leur reconstitution, conservant leurs caractéristiques propres Semence de souche : Semence tirée d’un processus d’amélioration génétique capable de reproduire l’identité d’une variété, qui a été maintenue et multipliée par son sélectionneur ou, en cas d’impossibilité, par un autre, et à partir de laquelle sont produites les semences de pré base Semence de pré-base :Semence obtenue à partir de la semence de souche, qui a été produite sous la surveillance de son sélectionneur, ou, en cas d’impossibilité, d’un autre, et à partir de laquelle sont produites les semences de base Semence de base : Semence obtenue de la semence de pré-base, a été produite sous la surveillance de son sélectionneur ou, en cas d’impossibilité, d’un autre, soumise à une procédure de certification, ayant satisfait aux conditions minimales requises et est destinée à la production de semence certifiée Semence certifiée : Semence qui provient de la semence de base, a été soumise à une procédure de certification et satisfait aux conditions minimales requises Obtenteur : La personne qui a créé ou qui a découvert et mis au point une variété 10 1. REVUE DU SECTEUR RIZICOLENATIONAL Le secteur rizicole joue un rôle clé dans l’économie de Madagascar. Le taux de croissance de la production rizicole affiche une tendance similaire au PIB national. Autrement dit, le secteur rizicole est un moteur de l’économie malgache. Il contribue à 12% du PIB et à 43% du PIB agricole.Le riz est cultivé par 88% des ménages agricoles en représentant 32% de leurs revenus en 2001 pour passer à 48% en 2010. Aussi joue-t-il un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté qui est surtout rurale à Madagascar. En effet, le riz représente l’aliment de base pour la grande majorité des malgaches. Sa consommation est élevée et est évaluée en moyenne à 138 kg/hbt/an en milieu rural et 118 kg/hbt/an enmilieu urbain (UPDR/FAO 1999-2000).Avec un taux d’autoconsommation de plus de 70%, le secteur rizicole contribue à améliorer la sécurité alimentaire. Madagascar est classé 19ème au niveau mondial avec une production de 4 737 965 t de paddy en 2012, mais elle n’arrivait pas à suivre l’augmentation de la population dont le taux d’accroissement est de 3%. Durant la décade 2001 à 2011 cette tendance s’est améliorée avec en moyenne un gain de rendement de 4,9% et de superficie de 4%. Les perspectives d’augmentation de la production sont réelles avec la combinaison des gains au niveau de la productivité par l’utilisation de semences améliorées qui contribue jusqu’à 30% selon la FAO à l’augmentation de la production et l’extension des superficies cultivées. Tableau 1 : Production rizicole (2004-2013) Source : DSAPSE/Min Agri Malgré les investissements réalisés dans la filière riz par les gouvernements successifs et ses potentialités agro-écologiques, Madagascar importe chaque année en moyenne 250 000 T de riz 0 1 000 000 2 000 000 3 000 000 4 000 000 5 000 000 6 000 000 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Evolution de la production de paddy (T) 11 blanc. Mais il faut reconnaître que l’état d’enclavement de certaines zones productrices de riz (exemple de la zone d’Ankaizina dans la région de Sofia) rend difficile voire impossible à certaines periodes l’évacuation des excédents de production potentiellement destinés aux zones de consommation. Afin de développer le secteur rizicole des politiques nationales ont été élaborées et la Stratégie Nationale de développement Rizicole (SNDR) a été mis en cohérence avec les quatre piliers du CAADP en 2011 avant d’être intégrée complètement dans le PSAEP en 2013. Objectif global de la SNDR La SNDR a pour objectifs globaux de : Contribuer à la sécurité alimentaire dans toutes les régions Contribuer à l’amélioration de la croissance économique Améliorer les revenus et la situation des acteurs de la filière Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques de la SNDR consistent à satisfaire la consommation intérieure et à s’ouvrir au marché d’exportation à travers l’augmentation de la production nationale et la professionnalisation des producteurs.Pour y parvenir, la programmation de production ci-après a été retenue. Tableau 2 : Projection de production (période du 2008 – 2020) LIBELLES Évolution des valeurs par année 2014 2016 2017 2018 2019 2020 Rendement moyen/ha 2,4 2,3 2,5 2,7 3,0 3,3 Superficie totale économique en Ha 1 650 000 1 815 000 1 907 000 2 023 400 2 162 080 2 321 496 Production rizicole (t) 3 900 000 4 191 000 4 770 990 5 531 499 6 481 704 7 747 904 GC Superficie irriguées après travaux d'aménagement (Ha) 500 000 510 000 550 000 610 000 680 000 750 000 Rendement 3,3 3,3 3,6 4,0 4,4 5,0 Production par an GC 1 650 000 1 683 000 1 996 500 2 435 730 2 986 764 3 750 000 CS Superficie irriguées après travaux d'aménagement (Ha) 250 000 255 000 275 000 305 000 340 000 375 000 Rendement 3,0 3,0 3,3 3,6 4,0 4,4 Production par an CS 750 000 765 000 907 500 1 107 150 1 357 620 1 647 113 Superficie à MME (Ha) 600 000 690 000 650 000 590 000 520 000 450 000 Rendement 1,9 1,9 2,0 2,1 2,2 2,3 Production par an MME 1 140 000 1 311 000 1 296 750 1 235 903 1 143 734 1 039 258 Superficie pluviale (Ha) 300 000 360 000 432 000 518 400 622 080 746 496 Rendement 1,2 1,2 1,3 1,5 1,6 1,8 Production par an Pluviale 360 000 432 000 570 240 752 717 993 586 1 311 534 12 L’adoption de la SNDR a permis de retenir quatre axes stratégiques qui sont : (i) Renforcement de la recherche rizicole, (ii) Augmentation de la production rizicole, (iii) Amélioration des perfomances en phases de récolte et post récolte et (iv) Promotion de la commercialisation du riz. Des projets et programmes pour le développement de la filière rizicole pouvant contribuer à la mise en œuvre de la SNDR ont été identifiés. Après priorisation des « gaps » en investissements,des notes conceptuelles de projet ont été élaborées en vue de rechercher d’éventuel financement et présentées à la plateforme des bailleurs de fonds et aux autres acteurs de la filière Riz. La vision de la SNDR pour les semences rizicoles ambitionne de disposer « de produits agricoles malgaches compétitifs, en abondance et de bonne renommée ». Son objectif est de « soutenir sur le long terme le développement du secteur agricole et agro-alimentaire et de contribuer ainsi, à la réduction de la pauvreté et à l’essor de l’économie nationale ». Il s’agit à cet effet de « promouvoir l’utilisation des variétés améliorées pour atteindre un développement rapide et harmonieux du marché des semences ». Pour ce faire, un des créneaux principaux demeure la professionnalisation de la filière semencière et l’utilisation de semences de qualité. Les indicateurs de résultats escomptés sont les suivants : ₋ Surfaces emblavées avec des semences améliorées : augmentation de 5-10% de lasurface totale ; ₋ Rendement : augmentation de 10 à 50% selon les types etsystèmes de culture et selon les régions. 2. REVUE DU SOUS SECTEUR SEMENCES RIZ NATIONAL 2.1. Législation, Politiques, Institutions et Aspects de Planification Madagascar possède un certain nombre d’atouts institutionnels (organismes, structure, législation, réglementations, pratiques, etc…) pour réussir le développement de l’industrie semencière de riz. Les textes règlementaires existent pour le sous-secteur semencieret des structures sont mises en place pour la mise en œuvre de la politique semencière. La mise en place de l’Agence Nationale de Contrôle Officiel des Semences et Plants (ANCOS) confirme la volonté politique de l’Etat de renforcer les dispositifs d’inspection et de contrôle pour faire appliquer la réglementation en vigueur . Des techniciens des établissements semenciers et paysans sont formés sur la législation et les textes réglementaires et des efforts de redynamisation du sous-secteur semencier ont été initiés dans certaines régions (Amoron’i Mania, Alaotra Mangoro,Analamanga,Androy, Anosy,Bongolava,Haute Matsiatra, Itasy, Vakinankaratra). 13 2.1.1 Législation et politiques En matière de législation, le sous secteur « semences » est régi par des textes législatifs et réglementaires (Annexe 2) : La loi semencière n° 94-038 promulguée en 1995, répartissant les rôles entre le secteur public et le secteur privé; Les règlements techniques sur la production, le contrôle, la certification et la commercialisation des semences et plants de toutes les cultures validés en 2000. Le premier décret d’application sur les institutions chargées de la mise en œuvre de la loi en 2006 dont le Conseil National des Semences (CONASEM) immédiatement mis en place et ayant contribué à l’élaboration du « Document de Stratégie Nationale sur les Semences » Le décret réglementant l’inscription des variétés sur le Catalogue National des variétés en 2010 Le décret instituantl’Agence Nationale de Contrôle Officiel des Semences et Plants (ANCOS) en Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) L’ordonnance relative à la légalisation phytosanitaire complétée par un décret d'application et des arrêtés dont les objectifs visent à organiser sur le territoire de Madagascar la protection phytosanitaire qu'exige le développement de l'agriculture nationale en règlementant l’importation des végétaux et des produits végétaux et fixant les mesures de quarantaine et les conditions de détention en quarantaine végétale. Ces textes sont cependant insuffisamment diffusés et loin d’être appliqués malgré les efforts déployés par l’Etat. Les acteurs de la filière mal informés ne les respectent pas de manière effective, surtout les établissements semenciers distributeurs de semences où les fraudes et falsifications sont fréquentes. En matière de politiques agricoles, quelques faits ont marqué le développement rizicole : ₋ La semence a figuré en premier parmi les cinq piliers de la politique de la Révolution Verte initiée en 2007, et visait l’ augmentation substantielle de la production, compte tenu de l’impact direct des semences améliorées sur le rendement des cultures et en conséquence sur l’accroissement de la production agricole. ₋ Par la mise en œuvre du PSAEP, Madagascar, dans sa projection en 2025,s’appuierasur une production agricole compétitive et durable, intégrant des exploitations familiales et des unités industrielles modernisées pour assurer la sécurité alimentaire et conquérir les marchés d’exportation. ₋ A travers les services qui seront mis en place, les exploitants familiaux et les groupements de producteurs moderniseront leurs outils et amélioreront la qualité et la quantité de leur production. 14 2.1.2 Cadre institutionnel 2.1.2.1 Institutions intervenant dans la filière Plusieurs institutions se partagent les compétences dans le sous-secteur « semences » selon leurs rôles et attributions respectifs : Le FOFIFA assure l’amélioration variétale, organisme étatique de recherche s'occupant du riz , de la production de semences de souche et de pré-base. Actuellement, pour des raisons pratiques dont le souci de qualité dont l’entité est le garant de l’authenticité des variétés, et par l’ insuffisance de capacité technique des autres établissements semenciers à en produire, il produit également des semences de base. Les établissements producteurs et distributeurs de semences (CMS, Compagnies semencières, Coopératives) installés progressivement après le désengagement de l’Etat du secteur de production et de commercialisation assurent la production des semences de base et avec les GPS (Groupement de Paysans Semenciers) les semences certifiées. Les opérateurs privés opèrent aussi dans la distribution de semences, mais en général, chaque centre etentreprise de production vendent directement leurs semencesà leurs propres points de vente ou via des revendeurs. L’Agence Nationale de Contrôle Officiel des Semences et Plants (ANCOS) est l’institution responsable de l’inspection des semences.Elle garantit la qualité des semences circulant sur le territoire national. Le Conseil National des Semences (CONASEM) analyse la politique semencière au niveau national et régional et propose des conseils en matière de promotion et diffusion des semences, tandis que l’Association des Professionnels des Semences à Madagascar (AMPROSEM), la Plateforme de Concertation et Pilotage du Riz (PCPRiz) et la « Tranoben’ny Tantsaha (Chambre d’Agriculture) organisent et animent l’ensemble de la profession. En aval de ces structures se trouvent les organismes qui interviennent dans les situations d’urgence, les ONG et projets, et les entités politiques qui absorbent une grande partie des semences produites. 2.1.2.2 Partenaires techniques et financiers Le sous-secteur semencier a bénéficié des appuis des partenaires techniques et financiers via des programmes et projets semenciers , ou par l’intégration d’un « volet semences » dans leurs activités de développement (Annexe 3). En matière d’amélioration variétale A Madagascar, la sélection variétale est effectuée essentiellement par le FOFIFA et l’amélioration se fait à partir du germoplasme local et des lignées avancées provenant des instituts de recherche internationaux (IRRI, CIRAD, AfricaRice…). 15 En matière de multiplication de semences Des projets de développement financés par les partenaires financiers conventionnels ont comporté systématiquement un appui au volet semences. Citons de manière non exhaustive : la JICA (PAPRIZ), la Banque Mondiale ( BVPI, PURSAPS), la FAO (SOA, AINA,SAIRRC),UE (Asara), BAD (PRBM, PHRD), FIDA (AD2M, AROPA, FORMAPROD), Union Européenne (ASARA) … et des ONG internationales telles que FERT (appui à CRAM, FITAME, AFDI, APDIP,…), GRET (CTAS, HOBA) dont les interventions consistent en général à l’appui direct à la production de semences par des Groupements de Paysans Semenciers (GPS) et à l’adoption et à l’ utilisation par les agriculteurs des semences de qualité. En matière d’intégration régionale La SADC et le COMESA /ACTESA ont harmonisé les réglementations sur les semences dans leurs sous régions respectives et les laboratoires d’analyses des semences et de quarantaine végétale des pays membres de COMESA dont Madagascar, ont été dotés d’équipements pour la mise en œuvre de cette harmonisation. 2.1.3 Aspect planification La planification de la production selon des besoins bien identifiés ou suivant un calendrier préétabli fait défaut actuellement à cause de l’absence de coordination dans l’ensemble du sous secteur: Au niveau de la Recherche, chaque centre/station de recherche a son propre plan de production par catégorie de semences(souche, pré-base et base) suivant les conventions passées avec les organismes et les projets de développement. Les autres établissements semenciers produisentles semences de base et/ou certifiées selon le bilan de l’année écoulée et les demandes ponctuelles perçues . Au niveau du Ministère de l’Agriculture, l’objectif de production de semences certifiées est fixé à partir de la quantité des lots de semences de riz certifiées par l’ANCOS qui est environ de 1 000 T par an depuis l’année 2009. 2.2. Production de semences 2.2.1 Atouts de la production de semences Au niveau de la production, les principaux atouts sont l’existence des éléments pertinents suivants : la réglementation sur la production de semences les structures chargées de la production dont des chercheurs spécialisés en riz dans des centres de recherche régionaux , quelques centres multiplicateurs de semences (CMS), des Groupements de Paysans semenciers(GPS) et des Coopératives productrices de semences dans la majorité des régions. 16 une large gamme de variétés de riz adaptées à toutes les zones agroécologiques (Annexe 4 ) 2.2.2 Système de production des semences suivant leurs catégories La production de semences est réglementée par le décret n° 2010-1009 dont l’arrêté fixant les normes applicables en matière de semences de riz est en cours d’élaboration. Dans ses articles, cet arrêté définit les acteurs habilités à produire et à contrôler chaque catégorie de semences et les dispositions légales régissant chaque étape de la production. 2.2.2.1 Schéma de production de semences Conformément à la législation semencière la production de semences doit suivre le principe de la filiation tel que présenté dans le schémasuivant : Semence de souche (GO) Sélection conservatrice Semence de pré base (G1 –G2- G3) Semence de base (G4) Semence certifiée (R1 –R2) Semence de souche G0 Le FOFIFA est en charge de la production des semences de souche. Pour le riz irrigué les meilleures panicules, uniformes sont prélevées et chaque panicule est semée sur une ligne de 5m, (disposition en cigogne), tandis que pour le riz pluvial, la production se fait sur de plus grandes surfaces : 1 panicule est semée sur 1 ligne, (les parcelles de G0, G1 sont séparées). Les semences de souche pour la prochaine saison sont sélectionnées à partir des parcelles de semences de souche. Semence de pré base G1 G2 Le FOFIFA produit les semences de prébase à partir des semences de souche. Pour le riz irrigué, un plant par poquet est planté. En fonction de la demande, la multiplication pourrait continuer jusqu’en G3.Tandis que pour le riz pluvial, le semis se fait en poquet de 3 à 4 grains suivi d’un démariage avant tallage. Le SdMad et la Coopérative Andri-ko produisent des variétés polyaptitudes (type SEBOTA), Semence de base G4 Les centres semenciers (CMS Sakay, CFAMA et FIFAMANOR), la Coopérative Andri-ko et le SdMad produisent les semences de base à partir des semences de prébase fournies par le FOFIFA ou par le CIRAD pour le type SEBOTA Semences certifiées R1 et R2 Les semences certifiées R1 et R2 sont produites par les CMS, les GPS, les Coopératives et les Sociétés privées. Elles sont issues de semences de base G4. En rappel les semences certifiées R2 sont la descendance des semences certifiées R1 mais produites selon les mêmes normes. 17 2.2.2.2 La recherche variétale Le FOFIFA dispose plusieurs Centres et Stations de recherche localisés dans les différentes zones agroécologiques de Madagascar. Faute de moyens, ces installations ne fonctionnent plus normalement. Les collections végétales et la banque de gènes à Mahitsy souffre d’une absence de budget de fonctionnement pour leur maintenance. Néanmoins, grâce aux réseaux d’infrastructure de recherche, le riz a fait l’objet de recherches concernant la création de variétés adaptées aux différentes contraintes écologiques et un certain nombre de variétés satisfaisantes sont diffusées actuellement. Les variétés vulgarisées sont présentées dans les tableaux en Annexe 4. 2.2.2.3 La production de semences de prébase et de base Quatre centres régionaux de recherche du FOFIFA sont spécialisés dans la production de semences de pré-base et de base et quelques compagnies semencières produisent aussi leurs propres variétés, mais force est de constater que ces productions ne satisfont pas aux besoins en semences de pré base et de base. Due à l’insuffisance de financement, le FOFIFA ne produit ces catégories de semences que sur commandepasséeau moins une année au préalable. 2.2.2.4 La multiplication de semences certifiées Les établissements semenciers (CMS, GPS et entreprises semencières) produisent les semences certifiées afin d’assurer l’accès durable des riziculteurs à un matériel vegétal de qualité. La production de semences certifiées est encore insuffisante et emblave à peine 8% des superficies rizicoles. En riziculture irriguée, le taux de renouvellement adopté par les paysans est en moyenne de 2 ans pour les semences améliorées contre 4 à 8 ans pour les semences fermières. Par contre pour la riziculture pluviale les agriculteurs achètent, en général, chaque année de nouvelles semences carles récoltes de riz pluvial arrivent à une période où le prix du riz sur le marché est encore élevé et les agriculteurs préfèrent vendre toute leur production quitte à acheter du riz de consommation après, donc il ne reste plus de riz grains pour les prochaines semailles. La carte suivante montre les superficies et les quantités de semences certifiées produites en 2012 par zone agro-écologique et par variété : 18 REGION NORD (SAVA) Irrigué : X265 17.4 T 8.65Ha 2787 Soamalandy 2.5T 1Ha TAHIA 5T 2Ha 4012 Tsemaka 2.5T 1Ha TOX V5 69.5T 20.1Ha REGION MOYEN EST Irrigué : X265 17.3T 11.74Ha 2787 Soamalandy 4.466T 3.5Ha 4012 Tsemaka 33.639T 13.755Ha TAHIA 3T 1.5Ha X1648 2.44T 5.5Ha X1649 9.43T 6.6Ha FOFIFA 160 18.9T 11.45Ha MK34 65.944T 52.4Ha MK X 1.5T 0.25Ha ONJY 0.3T 0.25Ha DISTA 6.728T 2.49Ha X235 6T 2Ha Pluvial : B22 37T 18.1Ha FOFIFA154 5T 2Ha Espadon 2.75T 1.8Ha PRIMAVERA 5.9T 2.36Ha SEBOTA63 13T 2Ha SEBOTA67 5T 0.5Ha SEBOTA70 26.4T 12.3Ha SEBOTA88 0.5T 0.5Ha SEBOTA231 2T 0.75Ha SEBOTA235 1T 0.25Ha SEBOTA239 13.15T 4.8Ha REGION HAUTE TERRE CENTRALE (Analamanga, Vakinankaratra) Irrigué : X265 9.925 T 3.97Ha FOFIFA160 2.3T 0.92Ha CHOMRONG DHAN 0.21T 0.084Ha C 507 1373 0.07T 0.28Ha FOFIFA 159 0.18T 0.072Ha FOFIFA 161 0.22T 0.088Ha FOFIFA 167 0.12T 0.048Ha FOFIFA 171 0.24T 0.096Ha FOFIFA 172 0.186T 0.072Ha SCRID 6- 2-42- M 0.25T 0.1Ha Pluvial: B22 5T 3Ha FOFIFA 159 3.45T 1.38Ha CHOMRONG DHAN 12.693T 5.07Ha FOFIFA 172 9.68T 3.872Ha FOFIFA 167 1.592T 0.63Ha FOFIFA 171 0.38T 0.152Ha 3737 0.2T 0.08Ha REGION SUD EST Irrigué : X265 9.925 T 3.97Ha MIHARY 28.5T 12.5Ha REGION MOYEN OUEST Irrigué : X265 23.44T 9.376Ha Tsipala fotsy 0.5T 0.25Ha X1648 0.8T 0.3Ha Ambalalava 2.5T 0.4Ha Vary manitra 0.3T 0.12Ha X243 9.18T 3.6Ha 1632 4T 1.6Ha FOFIFA160 13.49T 5.396Ha Vary lavamaintisomotra 5T 2Ha Sandramadio 3T 1.2Ha SOAMEVA 6T 2.4Ha MR 10 309 1.39T 0.566Ha Rojomena (RJCR) 1.4T 0.56Ha Rojomena (RJCV) 0.05T 0.02Ha RV 2009 9.82T 3.928Ha RV 2509 3.5T 1.4Ha X915 0.41T 0.164Ha Pluvial: B22 2.835T 1.134Ha SEBOTA 43 0.45T 0.18Ha SEBOTA 70 5T 2Ha SEBOTA 406 0.35T 0.14Ha PP82 0.1T 0.04Ha PK X 20 0.1T 0.04Ha REGION NORD EST (Analanjirofo) Irrigué : X265 41.62 T 16.648Ha MIHARY 1.2T 0.48Ha REGION CENTRE OUEST Irrigué : X265 65.76T 26.304Ha FOFIFA 161 0.8T 0.32Ha Pluvial: SEBOTA 70 4.5T 1.5Ha D’après cette carte, la variété X265 prédomine en superficie cultivée, en quantité produite et présence spatiale dans le bas-fonds irrigué. Cette variété est produite dans presque toutes les zones agroécologiques grâce à ses caractères plastiques, cependant chaque région comprend d’autres variétés spécifiques comme la MK 34 et la Tsemaka pour la région Moyen Est, la TOX V5 pour le Nord, la FOFIFA 160 et la X243 pour le Moyen Ouest et la variété Mihary pour la côte Est. Pour le haut plateau pluvial, les variétés B22 et Sebota 70 sont les plus multipliées en termes de superficie et de quantité. Notons que les variétés Sebota, par leurs caractères polyaptitudes, sont surtout utilisées dans les rizières à mauvaise maîtrise d’eau (RMME) et en cultures sous couverture végétale (SCV) dans le cadre de l’agriculture de conservation. Les autres variétés produites annuellement par les établissements semenciers, en proportion moins importante, entrent dans les choix variétaux des paysans qui les consomment en général soit pour la qualité organoleptique, soit pour la couleur rouge ou blanche du caryopse, soit pour le type de technique post-récolte (battage,…) qui influe aussi sur la qualité du produit. 19 2.3. Contrôle de qualité 2.3.1. Rôles et responsabilités des services de contrôle et de certification Contrôle : La loi a institué au sein du Ministère de l’Agriculture , une autorité désignée qui est l’ANCOS, seule entité habilitée à procéder au contrôle de la qualité des semences et à la certification. Elle est chargée de la surveillance et de la vérification du respect des itinéraires techniques, de l’organisation de la production et du conditionnement des semences, depuis la production de semences de prébase jusqu’à la distribution des semences de culture. Pour cela, elle veille à l’application des textes relatifs à la législation semencière, fondés sur les principes de prescriptions minimales. Inspection : Au niveau de chaque DRDA (19 régions sur les 22), au moinsdeux inspecteurs ou contrôleurs semenciers ont été formés par l’ANCOS et sont opérationnels. Ils assurent les inspections aux champs et le prélèvement des échantillons et dispensent des informations/formations sur les législations régissant les semences, les procédures de certification et les conditions d’agrément des établissements semenciers (production, distribution) aux différents acteurs de la filière. Ces activités de police et de formation influent fortement sur le niveau de qualité des semences et sur la mentalité des acteurs semenciers et les agriculteurs. Les échantillons de semences sont acheminés au laboratoire national de semences (LNS) à l’ANCOS où ils sont testés. Des bulletins d’analyses sont délivrés à l’issue de ces tests. Les établissements semenciers contribuent au coût de réalisation des services pour les impératifs de contrôle en vue de la certification des semences. Pour certaines interventions, des organismes d’encadrement et des projets prennent en charge le déplacement et les indemnités des inspecteurs semenciers. Autres attributions de l’ANCOS : Toujours conformément aux réglementations en vigueur, l’ANCOS octroie des agréments d’une durée de trois ans, renouvelables, aux établisements semenciers avant leur admission aux activités semencières et les procédures y afférentes sont en cours actuellement. Elle procède également à l’homologation des variétés, activité qui s’est concrétisée en 2010 par l’élaboration du premier Catalogue National des Espèces et Variétés des Plantes admises à être multipliées sur le territoire national. Les fiches de ce catalogue présentent les principales caractéristiques morphologiques et agronomiques utiles pour l’inspection des semences mais les inscriptions des variétés à ce premier catalogue ont été faites sans les exigences des tests de DHS et VAT du fait que ces variétés ont été diffusées depuis longtemps et adoptées par les agriculteurs. La notion d’homologation et de tests DHS et VAT est assez récente pour l’agence. 20 2.3.2. Procédures et méthodes d’inspection des parcelles semencières Les procédures en vigueur sont conformes à celles de l’OCDE (Organisation de Coopérationpour le Développement Economique) et réglementées par le décret n° 2010-1009 du 14.12.10 sur la production, le contrôle, la commercialisation et la certification des semences . Les inspections des parcelles semencières se déroulent comme suit: • Les inspecteurs/contrôleurs s’assurent d’être accompagnés du propriétaire du champ à contrôler, soit du multiplicateur de semences ou de son représentant, à leur arrivée. • Avant de pénétrer dans le champ, ils vérifient la limite exacte du champ de multiplication et les informations mentionnées dans la déclaration de cultures, notamment la variété annoncée et le précédent cultural. Dans le champ, les inspecteurs/contrôleurs s’assurent que les plantes présentent dans l’ensemble les caractéristiques de la variété décrites dans le registre, puis ils examinent les bordures du champ pour vérifier que les exigences d’isolement sont satisfaites. • Ils procèdent ensuite à une inspection complète du champ et évaluent l’état d’enherbement ainsi que l’état phytosanitaire; en cas de besoin, ils font appel à l’expertise des agents de la Protection des végétaux pour l’identification de certaines maladies. Le nombre de plantes à examiner est défini dans les règlements spécifiques, ils comptabilisent les plantes non conformes aux caractéristiques de la variété. S’il est dénombré de plantes hors-types supérieurs au seuil toléré pour l’espèce, le champ doit être refusé. • Après inspection, un rapport d’inspection est rédigé avec décision d’accepter ou de refuser le champ, ou encore de recommander des mesures correctives complémentaires avant de prendre la décision finale. 2.3.3. Procédures et méthodes d’analyses des semences au laboratoire Toujours conformément au décret n° 2010-1009, tout lot de semences présenté à la certification fait l’objet d’une analyse. Ces analyses effectuées au LNS à Nanisana Antananarivoconcernent (i) la pureté spécifique qui est la proportion en poids des diverses espèces de semences et de particules inertes constituant l’échantillon ; (ii) la pureté variétale ou la proportion des grains qui sont différents sur le plan morphologique, physiologique, cytologique ou chimique, par rapport à un échantillon de référence ; (iii) la teneur en eau ; (iv) le taux de germination et (v) 21 l’état sanitaire. Elles sont conduites selon les règles de l’ISTA (International Seed Testing Association)malgé que le LNS n’est pas encore accrédité par cet organisme. Les normes de pureté spécifique et variétale sont précisées dans les tableaux en Annexe 3. 2.3.4. Ressources humaines impliquées dans l’assurance qualité des semences Les ressources humaines contribuant dans l’assurance qualité des semences sont très réduites dans l’ensemble de la filière. Le tableau suivant montre l’effectif actuel du personnel technique selon l’entité impliquée. Tableau 3 : Situation actuelle du personnel technique ACTIVITES EFFECTIFACTUEL RECHERCHE Chercheurs 10 Techniciens 6 PRODUCTION CMS Sakay 2 CFAMA Antsirabe 2 FIFAMANOR 1 Autres CMS 0 Sociétés privées 7 136 GPS 26 Coopératives 4 CONTROLE ET INSPECTION Inspecteurs/Contrôleurs 32 Analystes 1 Aide-analystes 1 En matière de recherche, les chercheurs ont dans la majorité de niveau doctorat, PhD ou ingéniorat en agronomie, tandis que les techniciens ont la licence en biologie. Concernant l’inspection des semences, trois ingénieurs assurent les prérogatives du service au niveau central de l’ANCOS. Une trentaine d’inspecteurs/contrôleurs sont opérationnels au niveau des DRDA (19) pour réaliser les inspections aux champs et prélever les 22 échantillons. Ils sont soit des ingénieurs d’agriculture soit des adjoints techniques agricoles ayant entre 2 à 25 ans d’expériences en matière de contrôle de qualité des semences. 2.3.5. Programme de formation Quelques stages de perfectionnement ont été organisés à l’endroit des techniciens et cadres semenciers. Les formations sont dispensées selon les besoins des régions et la disponibilité de financement. La stratégie est de former ensemble les inspecteurs/contrôleurs/techniciens /encadreurs d’une part et les producteurs d’autre part. Le programme de formation, théorique et pratique, couvre plusieurs modules relatifs à la technologie semencière, au contrôle et à la certification des semences et s’étale sur une campagne entière pour permettre l’observation de tous les aspects de production. Les formateurs sont constitués généralement par les responsables centraux du contrôle et de la certification des semences et quelquefois appuyés par des consultants internationaux pour les ateliers. 2.4. Approvisionnement 2.4.1. Atouts et opportunités Des atouts sont perceptibles en terme d’approvisionnement ou d’offres de semences de riz. Les demandes et les offres existent bien qu’elles soient souvent en inadéquation. L’agriculture nationale s’oriente de plus en plus vers le marché et l’approvisionnement en semences de qualité constitue un maillon important du développement agricole. En effet, les agriculteurs, sous la pression du marché exigeant des produits de qualité et répondant à des normes précises, ont compris que l’emploi des semences certifiées est un des moyens permettant d’accéder aux débouchés potentiels tels que les usines locales et l’exportation. Aussi, la vente des semences a largement progressé sous différentes formes : Le secteur privé, dont les revendeurs d’intrants agricoles, s’implique dans la distribution de semences même si la couverture reste faible. La présence de coopératives assurant la vente de semences, même en nombre réduit, constitue un service de proximité nécessaire. La production de jeunes plants de riz en pépinière pour approvisionner les fermes environnantes lors des périodes de repiquage, s’est développée dans certains CMS (Sakay, SEEDLAN). 23 2.4.2. Mécanisme d’approvisionnement et d’acquisition de semences L’approvisionnement et l’acquisition de semences diffèrent selon les zones et les modalités d’intervention des organismes opérant dans le sous-secteur. Quelques exemples de réussite méritent d’être mentionnés : La couverture spatiale de la distribution des semences a été améliorée au niveau de certains Districts par la mise en place des CSA dans le cadre de partenariat CSA/FRDA/Opérateurs économiques, tel que présenté dans le schéma suivant : Les producteurs de semences certifiées mettent en consignation vente une partie de leur production aux revendeurs. Les CSA et/ou les OPA jouent le rôle d’interface entre utilisateurs et producteurs en centralisant les besoins. Des prestataires de service qui sont des organismes de développement appuient les agriculteurs à la préparation des dossiers d’acquisition des semences dans le cas de contrat avec les IMF. Les revendeurs représentent les producteurs semenciers car leurs points de vente sont plus accessibles aux utilisateurs. Mais les producteurs vendent aussi la plupart du temps leur production directement aux utilisateurs Des possibilités sont offertes aux EAF (Exploitations Agricoles Familiales) par les IMF(Institutions de Micro Finance),concernant l’acquisition de semences : crédits de campagne ou« faisance valoir » ou « crédit agricole ». Ce type de crédit est destiné au financement de la main-d’œuvre, de l’engrais, des produits phytosanitaires et des semences et le prix des semences représenteenviron1à 2% des coûts totaux de production. 24 Des actions de marketing entreprises avec l’appui des projets de la FAO sur la côte Est de Madagascar (emballages différenciés, parcelles de démonstration, tests de nouvelles variétés, etc.) et de JICA (PAPRIZ) sur les hautes terres centrales, (VCD, DVD, affiches, posters, animations en place publique, spots télévisés ou radiophoniques, parcelles de démonstration, …),a largement fait progresser la vente des semences dans leurs zones d’intervention. 2.4.3. Les acteurs de la chaîne d’approvisionnement Les centres de recherche du FOFIFA fournissent les semences de prébase aux CMS (Sakay, CFAMA) ou autres établissements agréés pour cette activité (coopératives ayant les compétences requises ou ONG ayant l’autorisation des obtenteurs, par exemple le SdMad pour les variétés SEBOTA. Ces derniers à leur tour approvisionnent en semences de base les GPS qui assurent la distribution des semences certifiées. Dans la pratique, ces centres de recherche et les CMS produisent les trois catégories de semences (pré-base, base, certifiée) et les vendent directement au niveau des centres, de leurs points de vente ou des revendeurs (Annexe 12). 3. PROBLEMES ET ENJEUX DU SOUS-SECTEUR SEMENCES RIZ Afin de procéder à l’analyse SWOT de la filière semences Riz, les approches méthodologiques suivantes ont été adoptées : Collectes de données Ateliers et réunions périodiques Consultation des acteurs nationaux et régionaux Échanges avec des personnes ressources nationales et internationales Semaines de travail de la task force élargie Les tableaux des annexes 12 et 14 donnent les situations et les gaps en ressources humaines, en centres de recherche et en poste de production (CMS et GPS). Analyse SWOT FORCES/OPPORTUNITES FAIBLESSES/MENACES Aspect législation, politiques, institutions et planification Législation ₋ Législation et structures institutionnelles en place Législation Méconnaissance et non-respect des textes législatifs par les acteurs (surtout revendeurs et utilisateurs) à cause de l’insuffisance de sensibilisation et d’information sur la législation semencière entrainant un non respect ou des lacunes dans son application (douanes, introduction des dons….) Règlementations jugées trop rigides par les acteurs Non considération dans les règlements techniques semenciers de l’agriculture de conservation, de l’agriculture biologique et des OGM Textes règlementaires en instance de publication 25 Politique Faible implication de l’Etat dans la recherche Manque de mesures d’accompagnement pour les semences de riz bien que le riz soit un produit stratégique Absence de politique de prix Non mise en œuvre de la stratégie nationale semencière Insuffisance d’environnement favorable et motivant Insuffisance de budget et inadéquation du système de gestion administratif (retard de déblocage de financement) Institution Non opérationnalité des entités prévues par la loi (CONASEM et ses comités techniques) Faible participation du secteur privé (sociétés nationales ou étrangères) aux activités semencières, Manque d’initiative des semenciers à s’ériger en union ou en fédération. Manque de dynamisme des associations des professionnels des semences Planification Manque de coordination du sous secteur Incohérence des besoins théoriques et besoins solvables Méconnaissance des besoins réels en semences des agriculteurs par les établissements semenciers (variété, quantité) Manque d’initiative des associations professionnelles (AMPROSEM, Plateforme,…) pour planifier les activités semencières Aspect production Bases de l’industrie semencière relativement mises en place : FOFIFA, ANCOS, DRDA, CSA, projets et organismes de développement, producteurs de semences (sociétés privées, CMS, GPS, PS, Coopératives) Existence de techniciens encadreurs Effort de redynamisation du sous-secteur semencier dans certaines régions (Analamanga, Alaotra Mangoro, Haute Matsiatra) Formation des chercheurs sur la Infrastructures, équipements Infrastructure et équipement ne répondant plus aux besoins et normes : pour la production de semences de pré-base pour la recherche ; magasin de stockage, matériels agricoles et matériels roulants pour les autres établissements semenciers. Matériels de conditionnement encore manuels pour les paysans semenciers Dégradation des aménagements hydro-agricoles dans certains centres de recherche et dans la plupart des CMS réduisant les superficies exploitables et bouleversant le calendrier agricole ou encore les exposant à l’inondation (ex, Anosy/Fianarantsoa, Tsararano/Marovoay, Mahabo/Morondava, Behara/Amboasary) Manque de terrain pour FOFIFA dans certaines régions (ex à Haute Matsiatra) Problème de fertilité de sols et de fertilisation (disponibilité, coût, dosage) Etablissements semenciers Agrément des établissements semenciers non effectif (Producteurs, distributeurs) Mauvaise répartition géographique des producteurs de semences (nombre) Manque de professionnalisme et de connaissances entrepreneuriales 26 purification des semences dans le cadre du projet PAPRIZ avec application immédiate dans chaque Centre de recherche Existence de plusieurs bassins de production rizicole. Présence de producteurs semenciers à grande capacité de production. Appui des Groupement des paysans par les projets Naissance de pôles de croissance pouvant absorber du riz de luxe des producteurs de semences Prévalence des risques associés au business des semences Insuffisance de personnel qualifié (techniciens encadreurs) pour le suivi des GPS Prébase et base Insuffisance de nouvelles lignées tolérantes aux stress biotiques et abiotiques Manque de coordination dans la production de semences de base Centres de production ne couvrant pas les zones agroécologiques Manque de semences de base pour les « variétés locales » Aspect contrôle et inspection Opérationnalité de l’ANCOS Application effective des réglementations Harmonisation régionale des réglementations sur les semences. Enregistrement des variétés locales. Capacité d’intervention de l’ANCOS limitée par les moyens humains, matériels et financiers Insuffisance d’infrastructures (bâtiments,…) et d’équipements de laboratoire Documents et outils de travail non mis à jour (catalogue, manuel de procédures et manuel qualité) Insuffisance de flux d’information entre l’ANCOS et les établissements semenciers Lourdeur administrative ne motivant pas le personnel Aspect offre Existence de structure accessible pour les informations et l’encadrement (DRDA, ONG, projets...) Potentiel d’utilisation de semences certifiées élevé Vente en totalité des semences certifiées produites au niveau des GPS et PS Existence de revendeurs ayant une capacité technique et Infrastructure et équipements Insuffisance et vétusté des infrastructures et des équipements (magasins de stockage, laboratoire, matériels de post-récolte et de conditionnement, matériels roulants…) des fournitures (emballages adéquats…) conformes aux normes des établissements semenciers conformes aux normes dans les établissements semenciers Utilisation des semences Faible taux d’utilisation de semences certifiées Passage au second plan des semences de riz par rapport aux autres intrants Faible taux de renouvellement des semences surtout pour le riz irrigué Consommation des semences certifiées invendues Manque de connaissances de l’intérêt de l’utilisation des semences certifiées par les riziculteurs Embarras de choix de variétés dû à leur nombre élevé 27 des infrastructures suffisantes Existence de différents événements favorisant la promotion de semences certifiées (FIER-MADA, Foires, ...) Existence d’organismes de conseils agricoles (CSA, CIRDR, ONG, ...) Échanges de paddy de consommation avec des semences entre les paysans Manque de vulgarisation de la bonne pratique Distribution et commercialisation Retard des agréments des revendeurs Distribution de semences de mauvaise qualité pour les secours d’urgence (variétés non adaptées, normes non-conformes) Absence de traçabilité des semences sur les étalages (étiquettes non adéquates,…) Mévente au niveau des établissements semenciers (CMS, GPS, Sociétés,…) Manœuvres frauduleux de certains revendeurs (semences frauduleuses, réutilisation des emballages, réensachage,…) Approvisionnement Embarras de choix de variétés dû à leur nombre élevé Inexistence de stocks de sécurité de semences Insuffisance de l’offre en semences de base Insuffisance/absence des points d’approvisionnement de proximité (semences de base et certifiées) Manque de semences dans les zones enclavées Prix des semences Faible pouvoir d’achat des paysans Prix des semences relatifs à ceux du paddy Achat de semences de riz non attractif par rapport à celui des semences de légumes à cause de la faiblesse de renouvellement de semences de riz et de la méconnaissance de l’utilisation de semences améliorées dans certaines régions Achat à bon marché de semences informelles par les paysans Prix des semences très élevés et en continuelle augmentation Marketing Actions marketing peu développées au niveau des établissements semenciers (prospection de clientèle, parcelle de démonstration…). Manque de visibilité pour la diffusion des semences Aspect organisationnel Existence du secteur formel Association professionnelle en semences reconnue sur le plan régional (AMPROSEM). Existence du secteur informel Manque de financement (i) pour l’acquisition d'intrants par les paysans (semences, engrais, pesticides), (ii) pour la mise en place de points de vente de proximité par les revendeurs Impossibilité de contracter des prêts bancaires pour les métayers les rendant moins intéressés pour l’usage de semences améliorées Problèmes de recouvrement pour la distribution de semences dans les zones enclavées Insuffisance de coordination au niveau du circuit d’approvisionnement Manque de communication entre les utilisateurs et les producteurs de semences Problème de compréhension sur les actions à entreprendre : juridique, économique,… Insuffisance de fonds de roulement des producteurs de semences Insuffisance de vulgarisation des semences améliorées 28 4. ENJEUX ET DEFIS DE LA SNSR Les enjeux de la SNSR liés à aux trois aspects du sous secteur semences rizicoles, sont d’arriver à : Enjeu 1 : Instauration d’un environnement incitatif et sécurisant pour le developpement de la filière semence Enjeu 2 : Conduite en professionnel de la production des semences Enjeu 3 : Utilisation généralisée des semences de qualité 4.1 Défis en matière de Législation, Politiques, Institutions et Planification relatifs à l’Enjeu 1 Défi 1.1. Mettre en place les structures et textes règlementaires afin de gagner la confiance des acteurs, des investisseurs et des partenaires techniques et financiers La mobilisation des personnes ressources ainsi que desmoyens financiers sont les facteurs clés de la réussite de la présente stratégie. La volonté politique de l’Etat doit se traduire par des actions concrètes de mise en place de cadre réglementaire, d’information, de communication, de plaidoyer, de lobbying pour la concrétisation des actions planifiées. Défi 1.2. Mettre en œuvre un système de communication permettant de diffuser les informations nécessaires à toutes les parties prenanteset de recueillir un feedback L’efficacité d’un système de communication se traduit par la fluiditédes informations techniques et organisationnelles dans les deux sens entre producteurs de semences et utilisateurs mais également avec les autres acteurs de la filière y compris le secteur informel. 4.2 Défis en matière de Production et de Contrôle de Qualité relatifs à l’Enjeu 2 Défi 2.1. Investir dans le capital humain , l’infrastructure et l’équipement afin de satisfaire les besoins nationaux et de répondre aux exigences des clients régionaux et internationaux Il s’agit de mobiliser les ressources nécessaires pour produire en qualité et quantité suffisantes. Les producteurs seront alors motivés pour produire plus et pour la consommation locale et pour le marché régional ( SADC, COMESA, COI)en respectant les normes exigées par ces derniers. Défi 2.2. Mettre en place un mécanisme durable qui garantit la vente des semences certifiées en impliquant éventuellement, d’une manière provisoire, l’Etat. La principale motivation des producteurs de semences est l’assurance que sa production soit vendue. Il est important de créer un levier suffisant pour amorcer une logique d’investissement continu au niveau des producteurs. Autrement, les semences seront mises sur le marché comme paddy ordinaire. Sans pour autant évoluer vers une situation 29 monopsone (monopole de l’achat des semences par l’Etat), on peut développer un mécanisme financier qui achète la production à un prix donné en attendant la vente totale de la production. 4.3 Défis en matière d’approvisionnement/offres relatifs à l’enjeu 3 Défi 3.1. Résoudre le plus rapidement possible d’ici la phase de croisière (2018) les facteurs bloquant pour le développement de la force de vente des distributeurs en les impliquant dans la mise en œuvre de la stratégie à travers la plateforme Les producteurs vendent la plupart du temps leur production directement aux utilisateurs. A ce stade les problèmes majeurs dans la distribution des semences certifiées se traduisent par l’insuffisance d’infrastructures comme les équipements de traitements post-récolte et de conditionnement, les magasins de stockage répondant aux normes et l’absence d’un réseau de distribution. La force de vente des distributeurs est l’autre facteur de réussite de cette stratégie. Tant que cette force de vente n’est pas réelle et effective, les impacts de la présente stratégie seront limités. Les ONG et projets à vocation non lucrative ne pourront pas indéfiniment jouer le rôle de distributeurs. Défi 3.2. Mettre en place un mécanisme qui garantit et facilitel’accès et l’achat des semences produites Le mécanisme à mettre en place doit avoir une force persuasive faisant appel à des techniques de marketing éprouvées en matière des semences. 5. CADRAGE, VISION ET OBJECTIFS DE LA SNSR 5.1 Cadre de la Stratégie de développement du sous secteur Semences Riz La présente stratégie est le document cadre de la politique en matière de semences rizicoles. Elle servira de référence à toute intervention dans le cadre du développement des semences riz à Madagascaren complément à la SNDR et à la Stratégie Nationale Semencière SNS de 2008 dont l’objectif est de soutenir sur le long terme le développement du secteur agricole et agro alimentaire, et contribuer ainsi à la réduction de la pauvreté et à l’essor de l’économie nationale. Ainsi des principes stratégiques sont définis pour guider les interventions possibles. En bref c’est une « révolution semencière » qu’on va mettre en œuvre. 30 5.2 Vision du secteur Semences Riz La présente vision a précédé la détermination des objectifs et résultats, précisant la raison d’être de la stratégie elle-même : « Des semences de riz de qualité contrôlée et compétitives sont utilisées par tous les riziculteurs de Madagascar, et sont exportées sur les marchés régionaux. » Elle a permis une définition claire des résultats souhaités tout en respectant les principes définis plus loin. 5.3 Objectif global La SNDR s’est fixée un objectif de production de7.747.904 tonnes de paddy d’ici 2020. Ainsi les besoins en semences R1 sont de 33.055 tonnes si les agriculteurs renouvellent leurs semences tous les 3 ans. La SNSR se propose de satisfaire environ 30% de ces besoins, soit 10.000 tonnesde semences R1 d’ici 2020 le secteur informel continuant d’assurer l’approvisionnement du reste. L’objectif global de la SNSR est : « Promouvoir la production et l’utilisation de semences de riz de qualité, en quantité suffisante et répondant aux besoins des riziculteurs et des marchés régionaux » 5.4 Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques de la SNSR sont de : • Asseoir les bases juridiques et institutionnelles des systèmes semenciers • Atteindre un niveau de production planifiée de semences conformes aux exigences nationales et régionales • Parvenir à l’utilisation de semences de qualité par tous les riziculteurs 5.5 Structures de mise en œuvre La SNSR sera mise en œuvre principalement par les structures suivantes : le MinAgri et ses structures décentralisées l’ANCOS le FOFIFA la plateforme spécifique au sous-secteur semences riz et les établissements semenciers 1° LeMinistère en charge de l’Agriculture , par le biais desdirections concernées et les Ministères en charge du commerce, de l’industrie, de l’aménagement du territoire, l’ANCOS, les plateformes,les établissements bancaires etles IMF et les établissements semenciersauront les attributions suivantes : 31 Pilotage de la SNSR qui consistera à : • Assurer l'application et le suivi de la mise en œuvre de la stratégie ; • Coordonner toutes les opérations relatives à la promotion et à l’utilisation des semences • Créer des conditions favorables pour intéresser les investisseurs privés nationaux et étrangers dans un business rentable de production de semences. • Procéder au suivi-évaluation du programme de mise en œuvre de la stratégie • Evaluer périodiquement l’ensemble de la filière Recherche de financement qui consistera à : • Elaborer des dossiers de requêtes de financement • Mettre en place un mécanisme de financement pérénne 2° L’ANCOS en collaboration avec les directions et services du MinAgri (production agricole, vulgarisation, contrôle phytosanitaire, ..), et les établissements semenciersassurera les fonctions de: Régulation et réglementation: • Faire appliquer les lois et réglementations en vigueur • Assurer une large diffusion des textes et réglementations et leur mise à jour • Adhérer aux institutions internationales sur les semences (UPOV, ISTA) Homologation des variétés : • Tester les variétés soumises à l’homologation • Enregistrer les nouvelles variétés • Gérer le Catalogue National des variétés Contrôle, d’inspection et de certification: • Assurer les inspections des champs semenciers, des magasins de stockage et des étalages • Faire le contrôle au laboratoire • Certifier les semences • Faire accréditer le Laboratoire National des Semences Formation pour renforcer les capacités techniques des établissements semenciers. Sensibilisation, information et communication 3° Le FOFIFAa pour fonction la Recherche donc, la sélection conservatrice et la multiplication des semences de souche, de pré-base et éventuellement de base. 4° Les autres établissements semenciersexécuteront les fonctions de production, de vulgarisation, d’encadrement, de distribution et de commercialisation : 32 ₋ Produire et commercialiser les semences de base (CMS et sociétés semencières) et les semences de cultures de qualité (CMS, sociétés semencières et GPS) ₋ Promouvoir l’utilisation des semences de qualité ₋ Mettre en œuvre un plan de marketing 6. STRATEGIES ET PRIORITÉS 6.1 Principes et orientations stratégiques 6.1.1 Principes La mise en œuvre de la Stratégie Nationale sur les Semences Rizicoles est fondée sur les principes suivants : : • la conformité avec l’esprit de la Stratégie Nationale sur les Semences • le respect de la loi et des règlementations en vigueur • l’artculation avec les autres politiques sous-sectorielles et sectorielles du développement agricole • la compatibilité avec le système des semences harmonisé à l’échelle régionale dont Madagascar est intégré 6.1.2 Orientations stratégiques Et les orientations stratégiques seront axées : En matière de législation, sur l’instauration d’un environnement incitatif et sécurisant pour le développement de la filière semence.Il s’agit de : • Mettre en place les structures et cadres règlementaires afin de gagner la confiance des acteurs, des investisseurs et des partenaires techniques et financiers ; • Mettre en œuvre un système de communication permettant de diffuser les informations nécessaires à toutes les parties prenantes y comprris le secteur informel et de recueillir un feedback. En matière de production, sur la conduite en professionnel de la production des semences. Il faut alors : • Investir dans le capital humain , l’infrastructure et l’équipement capables de satisfaire les besoins nationaux et de répondre aux exigences des clients régionaux et internationaux ; 33 • Développer un système assurance qualité pour une politique de production de qualité, en quantité et bien contrôlée En matière d’offre et de distribution, sur l’utilisation généralisée des semences de qualité. Il est primordial de : • Promouvoir la distribution de proximité des semences certifiées ; • Mettre en place un mécanisme qui garantit l’accès et l’achat des semences produites 6.2 Détermination des Objectifs de production et estimation des Gaps En terme de production : Comme il a été mentionné en supra, l’objectif en 2020 est de produire 10 000 tonnes de semences de riz R1, en supposant que les paysans renouvellent leurs semences tous les trois ans. Cette production de semences R1 a été planifiée pour atteindre une phase de croisière en 2018 avec une production de 4 300 tonnes de R1 et une augmentation de 50% de 2017 à 2018. C’est le temps nécessaire pour mettre en place les infrastructures nécessaires, identifier et former les acteurs de la filière semences et mettre en place l’environnement favorable aux investissements du secteur privé dans le sous secteur. En terme de superficie : L’objectif est de produire les 10 000 tonnes de semences cerifiées R1 sur une superficie de 3759Ha en 2020 avec des variétés recommandées différemment s’il s’agit de bas-fonds( riziculture de grande saison et de contre saison irriguée), de riziculture à mauvaise maîtrise d’eau (RMME) ou de hauts plateaux pluviaux (Tanety). Tableau 4 : Projection de production de semences de riz par catégorie Catégorie de semences Organismes impliqués Année 2014 Année 2016 Année 2017 Année 2018 Année 2019 Année 2020 Semences de Souche (T) Recherche Semences Prébases (T) Recherche 4,68 4,30 7,27 9,83 Semences de Base (T) Recherche,CMS, Sté semencières 25,65 53,7 112,4 190,7 258,1 Semences Certifiées R1(T) CMS,Sté semencières, Coopératives, GPS 853 1064,5 2126,0 4302,5 7417,0 10000,0 34 Les établissements producteurs La production sera répartie entre les établissements semenciers opérationnels dont : les établissements semenciers sous tutelle directe du MinAgri : CFAMA, FIFAMANOR, CMS Sakay, CMS Marofarihy les établissements semenciers sous location gérance : SCAA, SEEDLAN, CMS Tsararano/Marovoay, CMS Mahabo, CMSBehara, les établissements semenciers privés dont les sociétés semencières, les coopératives et les ONG : Société Castells, Coopérative Andri-ko, MATAGRI, SDMad les établissements semenciers formés par les GPS encadrés par des organismes de développement (ex Réseau SOA), des projets et des programmes (PAPRIZ, AROPA, AD2M, PRBM,FORMAPROD,…) D’autres établissements semenciers potentiels (CMS ou autres) sont à identifier, à créer ou à réhabiliter (Annexe 14) Par rapport à la production actuelle qui est de 1.000 TM/année, l’écart entre les objectifs de2020 et la production actuelle est résumée dans le tableau suivant : Tableau 5 : Ecarts de production à combler en 2020 Semences de souche Semences prébase Semences de base Semences certifiées Objectifs en 2020(T) 0,65 9,83 258,1 10000 Production en 2014 (T) année de référence 0,2 4,68 25,65 853 Ecarts à combler d’ici 2020(T) 0,45 5,15 232,45 9147 Selon la projection, le besoin en semences pour la production de l’année X sera produite en année X-1 En terme de superficie, l’écart à combler d’ici 2020 est repris dans le tableau qui suit : 35 Tableau 6 :Ecarts de superficie à combler en 2020 Superficie Semences de souche Semences pré-base Semences de base Semences certifiées Objectif 2020(Ha) p.m 6 ,7 145 3759 Superficie en 2014(Ha) année de référence p.m 3 17,3 267 Ecarts à combler d’ici 2020(Ha) p.m 3,7 127,7 3492 La reconduction des semences de souche ne pose aucun problème car selon le modèle de sélection conservtrice, les superficies nécessaires sont très faibles. 6.3 Interventions possibles, options et zones prioritaires Les lignes d’actions qui suivent résument les interventions possibles et options pour la mise en œuvre de la présente stratégie : Priorisation et mapping des zones d’intervention Mise en place de la plateforme de concertation Communication et lobbying auprès des décideurs Réhabilitation et/ou création, équipement des stations de recherche et des centres de multiplication de semences par pôle de production rizicole Création d’ un cadre incitatif pour permettre aux opérateurs privés de s’intéresser au secteur semencier Organisation et professionnalisation de la filière semence riz Structuration et encadrement des GPS en Coopératives par région Programme de vulgarisation et d’incitation pour l’utilisation des semences Le plan d’investissement pour le secteur semences riz sera élaboré sur ces bases. Les zones prioritaires : La multiplication de semences se fera dans les différentes zones agroécologiques existantes mais la stratégie prévoit par ordre de priorité d’intervenir : dans les zones aménagées des grands bassins de production rizicole et les ZIA où la demande est forte et plus facile à structurer dans les bas-fonds à bonne maîtrise d’eau dans les plateaux pluviaux dans les bas-fonds à mauvaise maîtrise d’eau (MME) 36 6.3.1 Pour la Législation, Politique et aspect institutionnel Les options proposées sont les suivantes : • Créer une plateforme de coordination, d’orientation politique, de planification de la filièreet de lobbying auprès des instances de décision et des bailleurs de fonds • Mettre en place un système d’information/communication efficace et mettre en réseau les acteurs de la filère (réunions périodiques, visite échange,, création de page web, forum ) • Prioriser la recherche appliquée • Vulgariser et faire appliquer la loi et les réglementations avec des mesures d’accompagnement incitatives • Définir une politique de financement de la filière (crédits, subventions, etc…) et promouvoir l’éducation financière et l’accès au service financier de tous les acteurs • Améliorer les infrastructures et équipements • Redynamiser et restructurer le système de vulgarisation agricole(thèmes semences, collaboration avec les Communes, renouvellement des semences au plus tous les trois ans, bonnes pratiques,…) • Valoriser et pérenniser les acquis des projets en matière de développement de la filière semences (ex de PAPRiz,…) 6.3.2 Pour le Contrôle et l’Inspection Les options proposées sont les suivantes : • Assister l’ANCOS pour son installation en tant que structure autonome, la doter de budget suffisant,de nouvelles infrastructures, de matériels et des équipements • Elaborer et mettre en œuvre un programme de renforcement de capacité du personnel semencier de l’ensemble du sous secteur • Agréer tous les établissements semenciers (recherche, multiplication et distribution) • Mettre en place un système de gestion des bases de données en semences • Harmoniser les règlementations techniques avec celles appliquées au niveau régional (SADC, COMESA,COI) • Renforcer les contrôles de qualité des semences au niveau des distributeurs 6.3.3 Pour la Production Les options possibles pour les aspects de la production sont les suivantes : • Renforcer les capacités des établissements semenciers (dotation en moyens humains,infrastructures, matériels, financement,terrain,appui pour les analyses de sols… ) • Réhabiliter et/ou créer des centres de multiplication par pôle de production rizicole 37 • Intégrer dans le programme de formation périodique des établissements semenciers l’entrepreneuriat et le marketing en plus des thèmes techniques • Elaborer des plans triénaux de production et assurer la disponibilité des différentes catégories de semences ( prébase , base et certifiée) avec une traçabilité fiable • Prioriser la recherche sur les variétés à cycle court et celles résistantes aux stress biotiques et abiotiques • Développer la production de variéts locales de riz de qualité (Rojomena , Dista, …) en les intégrant dans le processus de production de semences • Intégrer systématiquement la production de semences au sein des structures paysannes (AUE, OP,...) en y érigeant des GPS • Motiver les producteurs de semences en organisant périodiquement des compétitions et en primant les gagnants avec des équipements spécifiques aux semences • Inciter les CMS à raffermir le système contractuel avec les paysans producteurs de semences • Inciter le secteur informel à intégrer le formel • Sensibiliser et informer les utilisateurs de semences informelles sur l’utilisation de semences certifiées etleur donner l’occasion de les essayer (dotation, échange avec du paddy, système voucher …) 6.3.4 Pour l’Offre et la Distribution/Approvisionnement Les options possibles sont les suivantes : • Organiser la distribution des semences à l’échelle nationale (vente directe aux utilisateurs, revendeurs locaux, distributeurs agréés ou contractuels …) et améliorer l’approvisionnement de proximité • Réduire la distorsion entre l’offre et la demande par l’appui au secteur privé par l’organisation d’une étude de marché unique • Professionnaliser les commerçants et distributeurs par des formations (réglementations techniques sur la commercialisation et le marketing des semences) • Renforcer le système d’information en temps réel (prix, demande, offre ), en utilisant les réseauxdéjà opérationnels (inter CSA, bazar net, Tranoben’ny Tantsaha…) • Adopter des systèmes de commercialisation incitatifs : propositiond’au moins deux variétés au choix des utilisateurs , achats groupés, prix fixes/prix subventionnés, ciblage de la clientèle selon la typologie des utilisateurs (EAF1, EAF2 et EAF3), organisation de rencontres périodiques entre les acteurs semenciers (foires semencières régionales et locales,…) • Inclure systèmatiquement des volets semences dans tout programme de développement en visant l’adoption du renouvellement des semences tous les trois ans au maximum ; • Améliorer la gestion des semences distribuées dans les mesures d’urgence : iintroduction de variétés adaptées dans les zones sinistrées 38 ANNEXES 39 Annexe 1 : Evolution par région de la production rizicole (2005-2013) REGION 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 PRODUCTION (en tonne) Analamanga 278 307 286 660 295 010 252 325 292 700 289 965 234 315 281 178 301 118 Vakinankaratra 278 578 286 940 295 290 416 180 485 980 552 335 487 755 585 306 661 255 Itasy 203 975 210 090 216 210 227 025 263 350 272 910 299 825 346 081 377 243 Bongolava 123 999 127 720 131 440 138 010 160 090 165 910 199 090 238 908 200 645 Haute Matsiatra 236 776 243 880 250 980 307 690 356 920 392 575 331 315 366 517 222 726 Amoron' I Mania 102 267 105 335 108 400 131 680 152 750 167 340 148 585 162 462 135 534 VatovavyFitov inany 187 601 190 230 198 860 189 880 236 700 209 315 129 615 143 653 115 085 Ihorombe 44 521 45 860 47 190 41 830 48 530 47 540 42 790 41 125 21 072 AtsimoAtsinan ana 116 119 110 600 123 090 116 935 135 640 127 825 90 765 86 264 47 935 Atsinanana 117 486 121 010 124 535 130 760 171 970 169 895 112 185 99 396 96 385 Analanjirofo 95 549 95 415 101 280 106 350 124 510 130 315 105 395 119 018 128 861 AlaotraMangor o 435 204 448 250 461 320 470 900 504 900 520 740 425 350 506 810 342 888 Boeny 170 685 177 810 180 925 217 110 261 850 272 880 334 000 247 689 129 782 Sofia 282 462 292 940 299 410 344 320 416 410 426 670 392 070 383 522 143 274 Betsiboka 90 662 92 980 96 100 110 520 131 270 136 945 141 200 141 200 72 752 Melaky 52 848 54 430 55 775 64 140 74 405 79 370 65 445 75 474 55 053 AtsimoAndref ana 150 443 161 010 159 470 183 390 212 730 217 060 196 300 158 947 139 370 Androy 24 705 23 770 26 190 27 400 31 780 32 900 40 710 40 122 29 198 Anosy 58 549 62 210 62 060 74 470 86 390 93 310 134 375 94 063 74 100 Menabe 85 618 88 100 90 750 104 370 121 070 129 330 139 120 149 736 108 211 Diana 104 514 107 650 110 780 99 710 115 660 113 860 94 910 105 792 78 104 Sava 151 591 155 040 160 690 159 180 154 830 188 975 155 070 177 387 130 035 Madagascar 3 392 459 3 487 930 3 595 755 3 914 175 4 540 435 4 737 965 4 300 185 4 550 649 3 610 626 Source : DSAPSE/Min Agri 40 Annexe 2 : Textes législatifs et règlementaires régissant le sous secteur « semences » DÉNOMINATION Numéro DATE Législation Loi semencière 94-038 03.01.95 Projet de loi relative à la protection des obtentions végétales 2010 Décrets et Réglementations Décret relatif aux organismes charges de la mise en œuvre de la politique semencière 2006-618 22.08.06 Règlements Techniques sur la Production, le Contrôle et la certification des semences 2000 Décret portant mise en place du Catalogue National des Espèces et Variétés de Plantes Cultivées (CNEV) 2010-0958 30.11.10 Décret portant réglementation de la Production, du Contrôle, de la Certification et de la Commercialisation des semences 2010-1009 14.12.10 Décret portant création de l’Agence Nationale de Contrôle Officiel des Semences et Plants (ANCOS), fixant ses pouvoirs, compétences et attributions 2013-537 16.07.13 Document de Stratégie Nationale Semencière 2008 Décrets et arrêtés relatifs à la législation phytosanitaire Ordonnance relative à la législation Phytosanitaire de Madagascar 86-013 17-09-1986 Décret relatif à l’application de l’ordonnance 86-310 23-09-1986 Arrêté règlementant l’importation des végétaux et des produits végétaux 4736/2002 07-10-2002 Arrêté fixant les mesures de quarantaine et les conditions de détention en quarantaine végétale 4735/2002 07-10-2002 41 Annexe 3 :Partenaires techniques et financiers oeuvrant dans le sous secteur « semences riz » ORGANISME/ ENTITE Partenaires pour la mise en œuvre But Activités relatives aux semences ETAT /RPI Projet Semences et engrais Mettre à la disposition des producteurs des semences améliorées Mettre à la disposition des producteurs des engrais Achat et distribution de semences améliorées (dépôt et vente subventionnée aux DRDA) ETAT /RPI Projet d'amélioration des pertes post récoltes 2009-2016 Mettre à la disposition des producteurs des semences améliorées Achat et distribution de semences améliorées (dépôt et vente subventionnée aux DRDA) BANQUE MONDIALE Projet de Soutien au Développement Rural(PSDR) Mettre à la disposition des producteurs des semences améliorées/ Mettre à la disposition des producteurs des engrais Mettre à la disposition des producteurs des matériels agricoles Renforcer les capacités techniques des paysans/groupements semenciers/ Suivre l’approvisionnement des engrais Suivre la mise à disposition des matériels et leur utilisation. JICA Projet PAPRIZ (Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole sur les hautes terres centrales) Objectif global : La production rizicole sur les hautes terres centrales est augmentée Objectif du projet : La production rizicole est augmentée dans les sites modèles Objectif spécifique : Les systèmes de sélection variétale, de multiplication et de distribution de semences ont promus dans le cadre du projet ₋ Etudier la situation actuelle et les problèmes de sélection de variétés , de multiplication , de distribution et d’inspection des semences ₋ Améliorer le système de sélection variétale ₋ Fournir une orientation technique aux producteurs semenciers (Centre Multiplicateurs de Semences, groupements de Paysans Semenciers et le secteur privé) ₋ Etablir le modèle d’inspection de semences dans les régions focales ₋ Proposer des systèmes de distribution de semences dans la zone cible FIDA Projet d’Appui au Développement de Menabe et du Melaky (AD2M) Diversifier les activités agricoles ₋ Renforcer les capacités techniques des paysans semenciers ₋ Faire contrôler les semences produites Projet « Appui au Renforcement des Organisations Paysannes et Services Agricoles » (AROPA) Objectif du Projet Renforcer les organisations professionnelles agricoles pour améliorer les revenus et réduire la vulnérabilité des petits producteurs Composante 2 : Développement de l’intermédiation et des marchés des services Sous – composante 2.1: Développement de l’accès aux services et soutien aux CSA (au niveau local et district Sous - composante 2.2 : Appui au développement régional de services Composante 3 : Appui au financement de la production et 42 aux services des services agricoles Sous - composante 3.2 : Financement des services et des activités productives au niveau régional et local FAO Projet « Approche Sécurité alimentaire et moyens de réduction des risques de catastrophe » (SAIRRC) Renforcer la résilience des ménages face à l’insécurité alimentaire Production de semences riz à cycle court par les GPS Replicabilité et accessibilité des GPS au système de production de semences SQD Augmentation des superficies consacrées à la production des semences à cycle court BANQUE MONDIALE Projet BVPI (Bassins versants / Périmètres Irrigués)* COMPOSANTE A : Développement de l’Agriculture commerciale Objectif : • Amélioration de la production du riz irrigué et du Riz pluvial dans les zones du Projet : Andapa, Itasy, AlaotraMangoro, Marovoay • Augmentation durable la production agricole dans quatre bassins versants à haut potentiel de développement et les périmètres associés par : la protection des ressources naturelles dans les BV et les PI l’augmentation de la production et la pérennisation des infrastructures hydro agricoles, la promotion des partenariats public privé, une diversification des spéculations vers les marchés. Appui et encadrement technique des OP • Approvisionnement en intrants agricoles (semences et engrais) • Financement de GPS : De SP 2008-2009 – CS 2013 : 105 Ha riz • Financement de sous-projets d’intensification agricole (avec utilisation de semences améliorées) De SP 2008 – CS 2013 : 3 445 Ha SRI à environ 10 kg/ha 4 570 Ha SRA à environ 30 kg/ha COMESA ACTESA (Alliance for Commodity Trade in Eastern and Southern Africa) Harmoniser les réglementations sur les semences dans la région afin que les semences de qualité puissent circuler et atteindre les agriculteurs pour qu’ils puissent augmenter leur productivité et par conséquent leur revenu Dotation d’équipements de laboratoire d’analyse de semences pour le Service Officiel de Contrôle des Semences (SOC) et le Service de Quarantaine et de l’Inspection aux Frontières (SQIF) 43 Annexe 4 :Les variétés de riz recommandées à Madagscar et carte variétale Variétés de riz irrigué Variétés de riz pluvial 3914 : Mailaka(X265) 3290 : IRAT 112 4127 : Mahadigny (X360) NERICA 4 1888 : Tsipala A 3737 : Telorirana 2787 : Soamalandy 3872 :Fotsiambo (B22) 3912 : X243=Kelimamokatra 3895 :Mahavonjy (NDR80) 4012 : Tsemaka 4178 : FOFIFA 159 4182 : Manjamena 4355 : FOFIFA 161 4354 : FOFIFA 160 4362: FOFIFA 167 DISTA 4368: Chomrong Dhan IR 64 4369: FOFIFA 171 Mihary: Variété introduite du Vietnam 4370 : FOFIFA 172 MK 34 7184 : FOFIFA 173 MKX PRIMAVERA TOX 3233 (Asara° SEBOTA 68 X 372 : Kelimirefaka X398: Tsiresindrano 3308 X1649 RV 2009 TAHIA 44 45 Annexe 5: Production de semences par Établissement semencier : 2010, 2011et 2012 ANNEE 2010 Production totale/quantité approvisionnée (T) Nom des stations de production Quantité produite par station (T) Surface cultivée par station (ha) Sem de base 20 FOFIFA/CALA 18 CFAMA Antsirabe 2 Semences certifiées 600 FOFIFA Kianjasoa 34 FOFIFA/CALA 2 0,5 FIFAMANOR 3,89 3 Coopérative ANDRI-KO 134 Castell's Madagascar 29 10 SD Mad 81 CFAMA Antsirabe 56 CLAM Fianarantsoa 3 3 CMS SAKAY 33 GPS Andapa 1 0,5 GPS Itasy 39 GPS Manakara 78 GPS Mirana /Sakay 44 GPS Vakinankaratra 61 PS AlaotraMangoro 5 1,5 ANNEE 2011 Production totale/ quantité approvisionnée (T) Nom des stations de production Quantité produite par station (T) Surface cultivée par station (ha) Semences prébase 55,5 FIFAMANOR 4,5 CFAMA Antsirabe 7,5 GPS Itasy 3 Castell's Madagascar 2 1,5 SD Mad 30 13,6 GPS Itasy 3 ANDRI-KO 5 3 GPS Vakinankaratra 0,5 Semences de base 21 FOFIFA/CALA Semences certifiées 530 ANDRI-KO 32 8 Castell's Madagascar 29 9,25 CFAMA Antsirabe 12 46 ANNEE 2012 Production totale/ quantité approvisionnée( T) Nom des stations de production Quantité produite par station (T) Surface cultivée par station (ha) Semences de souche Station de Kianjasoa (G0) 0,21 0,07 Station de Kianjasoa (SCV) (G0) 0,1 0,06 Station de Mahitsy (G0+G1) 2,8 Semences prébase Station de Kianjasoa (G1+G2) 4 1,8 Station de Kianjasoa (SCV) (G1+G2) 4,8 1,4 FOFIFA/CALA 1,44 SRR Antsirabe(G1+G2) 0,27 CASTELLS 49,6 14,3 CFAMA 4,3 0,7 Semences de base FOFIFA/CALA 4 2,5 FIFAMANOR 0,91 0,25 Semences certifiées ANDRI-KO 128 45,5 CFAMA 2,5 1,6 FIFAMANOR 4,5 3,6 SCAA 89,8 41 CMS Sakay 62 31,5 SEEDLAN 13,3 3,5 RELHARF AGRO 8,65 4,2 AGRISUD 1,25 0,9 YUHAN’S 35,5 27,75 GPS 134,3 66,5 ASSOCIATIONS 64 23,5 COOPERATIVES 12,5 5,5 CLAM Fianarantsoa 16 Coop Vonona Haute Matsiatra 24 12,7 FIFAMANOR 17 4,5 FOFIFA/CALA 6,5 2,6 GPS AlaotraMangoro 36,5 18,4 GPS Analanjirofo 43 GPS Bongolava 13,5 0,55 GPS Itasy 33,5 GPS KLI 49 GPS Vakinankaratra 12,5 GPS VatovavyFitovinany 44,5 25,5 MATAGRI 13,5 2,5 SCAA Anosiboribory 90,5 97,03 SdMad 48 47 Annexe 6 : Quantités des semences produites par variété de 2010 à 2012 Système 2010 2011 2012 Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) Bas fonds irrigué 1347 0,7 1632 4 2727 3,75 1632 0,9 3308 0,5 2787 4,5 3308 5,3 2787 4,5 Angaka 4,5 4012(Tsemaka) 14 4012(Tsemaka) 39 Angikamena 2 Angaka 2 Ambalavala 2,5 Dista 23,5 Dista 5 Dista 6,7 FOFIFA 160 60 Dombolo 3 FOFIFA 160 32,7 IR64 10 FOFIFA 160 7 Mihary 29,7 Kalila 3 IR 64 4,35 MK34 75 Mahasarika 2 Mihary 0,6 MKX 5,5 Mahavonjy 2,25 MK34 15,7 MR 10890 1,39 Mamoriaka 4 MKX 5,5 Rojomena 1 ,45 Manakombe 4 MR 10890 1,8 RV 2009 9,82 Mihary 9 MR 1039 0 ,54 RV 2509 3,5 MK34 97 MR 325 1 ,4 Sandramadio 6 MKX 5,5 Rv 2509 0,5 Soameva 3 MR 10890 1,39 TAHIA 11 TAHIA 3 Polaine 3,5 X 265 247,7 Varilava maintisomotra 5 RJCR 2,15 3737 11,1 X 1649 9,43 Rojomena 1 ,45 X 1648 3,24 RV 2509 0,85 X235 5 Sandramadio 1,56 X243 9 ,18 Soameva 3 X 265 159 TAHIA 10,8 3737 11,1 Tox V5 2,1 Tsaravanga 2,8 Tsemaka (4012) 93,5 Tsimangadiango na 3 Tsipalafohy 6 VL Laniera 4 VL maintisomotra 5 Vinanibe 1 X243 6 X265 174 48 Système 2010 2011 2012 Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) 1649X 6 X235 5 X915 0,7 Système 2010 2011 2012 Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) Nom des variétés Quantité produite (T) Haut plateau pluvial B22 B22 40,825 B22 73 Chomrong dhan 12,84 Chomrong dhan 9,89 Chomrong dhan 3,8 ESPADON 3 ,8 ESPADON 4,23 FOFIFA 151 0,25 FOFIFA 154 8,12 FOFIFA 154 3,45 FOFIFA 152 0,25 FOFIFA 159 27,23 FOFIFA 159 6 FOFIFA 161 15,7 FOFIFA 161 33,188 FOFIFA 161 13 FOFIFA 154 4 FOFIFA 167 4,62 FOFIFA 171 7,19 FOFIFA 159 1,3 FOFIFA 168 3,762 FOFIFA 172 2,16 FOFIFA 171 1,7 FOFIFA 172 9,2 PRIMAVERA 8,46 FOFIFA 172 3,2 NERICA 2 5 SEBOTA 231 13,15 FOFIFA 173 0,7 NERICA 4 28,5 SEBOTA 43 6,5 Nerica2 6 PRIMAVERA 3 ,5 SEBOTA 63 5 Nerica4 15 SEBOTA 48 2,2 SEBOTA 67 4,5 PRIMAVERA 21,2 SEBOTA 63 10 SEBOTA 70 28,9 SEBOTA 281 3 SEBOTA 67 1,5 SEBOTA 88 2 SEBOTA 68 16,7 SEBOTA 68 33,5 SEBOTA 63 24 SEBOTA 70 18,5 SEBOTA 239 19 SEBOTA 87 2 SEBOTA 70 143,6 SEBOTA 88 2 SEBOTA 403 1,5 SEBOTA 406 8 PKX20 0 ,4 SCRID006 0 ,7 3737 6 49 Annexe 7 : Procédures et méthodes d’inspection des parcelles de semences ₋ Le nombre minimal de contrôles est de 2, réalisés aux stades prescrits : le 1er avant la montaison et le second avant la récolte ₋ L'inspecteur/contrôleur doit s'être assuré qu'il est accompagné par le propriétaire de la rizière à contrôler ou par son représentant et notamment l’encadreur technique. ₋ Si le tiers au moins de la rizière a subi une verse telle que les comptages deviennent difficiles ou même impossibles, toute la rizière sera éliminée à moins que l'inspecteur juge que les plantes pourront se redresser avant la maturité. ₋ Si la direction des lignes de semis le permet, l'inspecteur circulera dans la rizière de manière à avoir le soleil sur le côté ou dans son dos; il procèdera aux contrôles de préférence après l'évaporation de la rosée. ₋ Pendant les contrôles, les règles de l'échantillonnage au hasard seront toujours appliquées. ₋ A la suite d'un choix au hasard, un comptage peut débuter par toute plante de n’importe quelle ligne partant d’un quelconque côté de la rizière et être dirigé dans l'une ou l'autre direction de cette ligne. ₋ Lorsque plusieurs contrôles doivent être faits sur la même multiplication, les commencer chaque fois à partir d'un point différent de la rizière. ₋ Chaque contrôle doit concerner tous les facteurs nuisibles qui sont décelables. ₋ Pour tous les contrôles, seul le nombre exactement prescrit de comptages sera exécuté. Même s’il apparaît nettement, au cours d'un contrôle que la culture inspectée ne satisfera pas aux normes exigées, les comptages prévus pour ce contrôle devront être exécutés normalement ainsi que les relevés et observations. ₋ Pour une culture susceptible d'être en partie éliminée, à cause d'un mauvais isolement, les contrôles ultérieurs devront être exécutés, suivant les prescriptions, aussi bien sur la partie mal isolée que sur celle qui l’est correctement. ₋ Les déplacements de plante en plante et de ligne en ligne doivent être exécutés de telle sorte que la même plante ou le même épi ou la même panicule ne soient pas décomptés deux fois. ₋ L'inspecteur/contrôleur ne tiendra pas compte des espaces vides, qui seront éliminés du parcours des distances prescrites pour l'exécution de comptages. ₋ Lors des contrôles, il pourra être détecté des portions de la rizière ou des lignes, normalement exclues des comptages, où la densité des plantes polluantes est plus forte; il faudra alors faire des observations et des comptages indépendants pour ces parties qui seront précisément localisées sur le plan du champ. ₋ Toute plante, toute panicule, tout épi arrachés, ne devront pas être abandonnés dans le champ s'ils risquent de propager une infestation. Ils devront être ramassés, rassemblés, transportés loin de la rizière et détruits. ₋ Si un premier contrôle révèle que la culture ne satisfait pas à l'une des normes exigées, il ne faudra en faire un second que si le pourcentage des plantes (ou épis ou panicules) nuisibles, révélé par le premier contrôle reste inférieur ou égal au double du niveau de tolérance. Ce second contrôle sera inutile dans le cas où le double du niveau toléré est dépassé. ₋ Même si deux contrôles successifs montrent qu'une rizière ne satisfait pas à l'une des normes, il est nécessaire de poursuivre les contrôles pour toutes les autres normes. 50 ₋ Si, d’après les résultats de deux contrôles successifs, une culture ne satisfait pas aux normes, les contrôles ultérieurs seront inutiles tant que les plantes (ou épis ou panicules) dangereuses n'auront pas été éliminées. Si, malgré les éliminations, la culture ne satisfait pas aux normes, la rizière sera refusée. ₋ Si, d'après les résultats de deux contrôles successifs, il apparaît qu'une culture ne satisfait pas aux normes prescrites mais qu'elle pourrait être acceptée sous réserve de faire exécuter les éliminations nécessaires, ces dernières doivent être permises et recommandées. Un contrôle supplémentaire confirmera l'état satisfaisant ou non de la culture. ₋ Si des plantes dangereuses sont très localisées sur certaines parties de la rizière et si leur élimination apparaît facilement réalisable, l'inspecteur passera dans les lignes contaminées. Il fera ses comptages et établira un plan précis de ces parties de la rizière ₋ Si le multiplicateur (ou son représentant) refuse de signer, mention en sera faite par l'inspecteur/contrôleur dans son rapport. 51 Annexe 8 : Normes d’inspection des parcelles Organisations/ institutions en charge de l’inspection Fréquence et chronométrag e des inspections Eléments pour inspection Méthodes d’inspection Norme de qualité pour l’inspection Semences prébase Min.Agri/ ANCOS 2 fois Avant montaison Avant récolte Isolement Observation/ Notation 3m Etat cultural Observation Bon développement Propreté Observation Présence de plantes adventices Etat sanitaire Observation/ Echantillonnage Présence de maladies transmissibles par les semences ou autres maladies graves Pureté variétale Observation /Comptage des hors-type Présence de moins de 1% de hors-type Semences de base Min.Agri/ ANCOS 2 fois Avant montaison Avant récolte Isolement Observation/ Notation 3m Etat cultural Observation Bon développement Propreté Observation Présence de plantes adventices Etat sanitaire Observation/ Echantillonnag e Présence de maladies transmissibles par les semences ou autres maladies graves Pureté variétale Observation/ Comptage des hors-types Présence de moins de 1% de hors-type Semences certifies Min.Agri/ ANCOS 2 fois Avant montaison Avant récolte Isolement Observation/ Notation 1m Etat cultural Observation Bon développement Propreté Observation Présence de plantes adventices Etat sanitaire Observation/E chantillonnage Présence de maladies transmissibles par les semences ou autres maladies graves Pureté varietale Observatio/ Comptage des hors-type Présence de moins de 2% de hors-type 52 Annexe 9 : Normes de pureté variétale au laboratoire Annexe 10 : Procédures et méthodes d’analyses des semences au laboratoire Organisations/ institutions en charge de l’inspection Eléments pour l’inspection Méthodes d’inspection Norme de qualité pour l’inspection Sem de souche FOFIFA Semences pré-base ANCOS /DIVISION LABORATOIRE Taux de germination Inspection par les analystes 400 semences prises au hasard sont mises à germer à la surface de deux couches de papier buvard dans des boites transparentes, à 28°C Le comptage des plantules ou l’appréciation des plantules se fait au 7eme jour et au 14eme jour 80 % min Pureté spécifique Inspection par les analystes Séparation des trois composants de l’échantillon de travail : semences pures, matières inertes et autres semences ( autres espèces) 98 %min Pureté variétale Inspection par les analystes Examen d’un échantillon de travail de 100g de semences pour visualiser les autres variétés selon leurs caractères morphologiques et leur couleur 999 ‰min Teneur en eau Inspection par les analystes Détermination de la teneur en eau avec humidimètre par lecture directe 13,5%max Semences de base ANCOS /DIVISION LABORATOIRE Taux de germination Inspection par les analystes 400 semences prises au hasard sont mises à germer à la surface de deux couches de papier buvard dans des 80 % min Normes de pureté Pureté spécifique Pureté variétale Semences de souche 100% 1000‰ Semences pré-base ≥99% ≥999‰ Semences de base ≥99% ≥997‰ Semences certifies ≥98% ≥980‰ 53 boites transparentes, à 28°C Le comptage des plantules ou l’appréciation des plantules se fait au 7eme jour et au 14eme jour Pureté spécifique Inspection par les analystes Séparation des trois composants de l’échantillon de travail : semences pures , matières inertes et autres semences( autres espèces) 98 %min Pureté variétale Inspection par les analystes Examen d’un échantillon de travail de 100g de semences pour visualiser les autres varieties selon leurs caractères morphologiques et leur couleur 997 ‰min Teneur en eau Inspection par les analystes Détermination de la teneur en eau avec humidimètre par lecture directe 13,5%max Semences certifiées ANCOS /DIVISION LABORATOIRE Taux de germination Inspection par les analystes 400 semences prises au hasard sont mises à germer à la surface de deux couches de papier buvard dans des boites transparente, à 28°C Le comptage des plantules ou l’appréciation des plantules se fait au 7eme jour et au 14eme jour 80 % minimum Pureté spécifique Inspection par les analystes Séparation des trois composants de l’échantillon de travail : semences pures, matières inertes et autres semences( autres espèces) 95% min Pureté variétale Inspection par les analystes Examen d’un échantillon de travail de 100g de semences pour visualiser les autres variétés selon leurs caractères morphologiques et leur couleur 980 ‰min Teneur en eau Inspection par les analystes Détermination de la teneur en eau avec humidimètre par lecture directe 13,5 % max Annexe 11 : Ressources humaines impliquées dans la qualité des semences- Année 2013 Nb Capacité des inspecteurs Superfi Zones Moyens de Budget par 54 ins pecteu rs Connaissance ( remarques) Expérience (remarques) cies de terres couvert es par inspecte ur géographiqu es couvertes par inspecteur transport ( remarques) inspecteur (remarques) Semences prébases 25 Ingénieur d’Agriculture Adjoint technique 2-16 ans 10 Ha 3 Régions (Analamanga , Alaotra Mangoro, Vakinankarat ra) Voiture (Pas toujours disponible) Carburant l’établisseme nt semencier ou par l’organisme promoteur Indemnité et carburant pris en charge par l’établissement semencier ou par l’organisme promoteur (non suffisant) Semences de base 25 Ingénieur d’Agriculture Adjoint technique 2-15 ans 10 Ha 4 Régions (Analamanga AlaotraMang oro, Vakinankarat ra, Haute Matsiatra) Voiture Moto (Pas toujours disponibles) Indemnité et carburant pris en charge par l’établissement semencier ou par l’organisme promoteur (non suffisant Semences certifiées 25 Ingénieur d’Agriculture Adjoint technique 2-15 ans 5-150 Ha 9 Régions (Analamanga , AlaotraMang oro, Vakinankarat ra, Haute Matsiatra, Bongolava, Itasy, Analanjirofo, Vatovavy Fitovinanany , SAVA) Voiture Moto (Pas toujours disponi bles) Indemnité et carburant pris en charge par l’établissement semencier ou par l’organisme promoteur (non suffisant) Total 25 Annexe12 : Gaps en Ressources humaines 55 ENTITE ACTUEL OBJECTIFS ECARTS RECHERCHE Chercheurs 10 20 10 Techniciens 6 40 34 PRODUCTION (Etablissements semenciers: CMS, Stés privées, GPS) CMS Sakay 2 4 2 CFAMA Antsirabe 2 4 2 FIFAMANOR 1 2 1 Autres CMS 0 18 18 Sociétés privées 7 14 7 136 GPS 26 39 13 Coopératives 4 4 0 CONTROLE ET INSPECTION Inspecteurs/Contrôleurs 31 68 37 Analystes 1 8 7 Aide-analystes 1 2 1 56 Annexe13 : Acteurs de la chaîne d’approvisionnement pour toutes variétés (subsistance et marché) Stakeholder Rôles joués Développement/ Production/ approvisionnement semences de souche Centres de Recherche Sélection conservatrice Multiplication et maintenance Production/ approvisionnement semences pré- base Centres de Recherche Multiplication et maintenance Production/ approvisionnement semences de base Centres de recherche, Centre Multiplicateurs de Semences (CMS), Sociétés semencières, Coopératives Acquisition de semences de base auprès des Centres de Recherche Production et multiplication de semences Production Semences certifiées Centres Multiplicateurs de Semences (CMS), Sociétés semencières, Coopératives, GPS Production et multiplication de semences Distribution des semences Centres Multiplicateurs de Semences (CMS), Sociétés semencières, Coopératives, GPS Vente directe aux stations ou à leurs points de vente, ou par l’intermédiaire de distributeurs Financement Centres Multiplicateurs de Semences (CMS), Sociétés semencières, Coopératives, GPS Auto-financement Autres Banque BOA, FAO (via les sous-projets), FRDA, IMF Financement campagne 57 Annexe 14 : Site de localisation des Centres de Recherche, CMS et GPS (Situation actuelle, objectifs et gap)