Stratégie nationale de gestion des éléphants en République de Guinée,2007-2016
صدر في 2007 · النص بتاريخ 2026-10-01
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عن هذا القانون
- اللغة
- French
- النوع
- policy
- المنظمة
- Sub-Regional Fisheries Commission
- الدولة
- غينيا
- الموضوعات
- Wild species and ecosystems
- الكلمات المفتاحية
- wild fauna, management/conservation, protection of habitats, dangerous animal/harmful animal, governance, data collection/reporting, international cooperation, biodiversity
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MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE, DE L’ENVIRONNEMENT, DES EAUX ET FORETS REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité SSTTRRAATTEEGGIIEE NNAATTIIOONNAALLEE DDEE GGEESSTTIIOONN DDEESS EELLEEPPHHAANNTTSS EENN RREEPPUUBBLLIIQQUUEE DDEE GGUUIINNEEEE DIRECTION NATIONALE DES EAUX ET FORETS US FISH and WILDLIFE SERVICE Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 1 Remerciements L'élaboration de cette stratégie nationale de conservation des éléphants a été rendue possible grâce à l'effort conjugué des experts nationaux et ceux d'autres pays avec la collaboration des communautés locales, des élus locaux, des sages, de la société civile et des ONG nationales et internationales impliquées dans la gestion des ressources naturelles. Le Gouvernement guinéen adresse ses remerciements à tous en mettant un accent particulier sur les personnes physiques et/ou morales ci-après United States Fish and Wildlife Service (USFWS) pour son appui financier qui a permis la tenue de l'atelier sur la stratégie de conservation des éléphants ; Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique en Guinée qui, avec ses collaborateurs ont assuré une liaison constante entre nous et I'USFWS ; Le Groupe de Spécialistes de l'éléphant d'Afrique (GSEAf) de la Commission de la Sauvegarde des Espèces de l'UICN (Union Mondiale pour la Nature), pour son assistance technique dans l'élaboration de la stratégie ; Le Programme MIKE dont les efforts de suivi des éléphants dans le site MIKE en Guinée, a permis d'avoir des données fiables sur les éléphants-en Guinée ; Des représentants et experts des pays amis avec lesquels nous avons en partage des populations d'éléphants à savoir : La Côte d'Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, le Sénégal, qui ont pris une part active dans l'élaboration de la présente stratégie ; Les ONGs surtout Guinée Ecologie (G.E) pour la facilitation, l'animation des travaux de synthèse et pour sa grande contribution dans la rédaction du document final ; A tous les Ministères dont les représentants ont pris une part active lors des travaux de l'atelier sur la stratégie de conservation des éléphants en Guinée ; Au comité de rédaction qui a mis à la disposition du Gouvernement guinéen un document très digestible Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 2 SOMMAIRE Abréviations, acronymes et sigles :………………………………………………………. 4 Résumé :……………………………………………………………………………………. 5 Introduction:………………………………………………………………………………… 7 Indexe des tableaux :……………………………………………………………………….10 Indexe des cartes :………………………………………………………………………….10 Indexe des photos :…………………………………………………………………………10 PREMIERE PARTIE : Contexte général de la conservation en Guinée :……… 11 A – Données générales sur la Guinée :…………………………………………………. 12 1- Situation :…………………………………………………………………………….. 12 2- Population :…………………………………………………………………………… 13 3- Cadre administratif :…………………………………………………………………. 13 4- Situation environnementale :………………………………………………………….. 13 4-1 Climat :…………………………………………………………………………………. 13 4-2 Relief : …………………………………………………………………………………. 13 4-3 Géologie :……………………………………………………………………………… 13 4-4 Hydrographie :………………………………………………………………………… 13 4-5 Végétation :……………………………………………………………………………. 14 4-6 Biodiversité :……………………………………………………………………………14 B- Situation de la conservation de l’éléphant en Guinée :……………………………. 14 1- Cadre institutionnel :…………………………………………………………………… 14 2- Cadre réglementaire et législatif :……………………………………………………. 15 3- Présentation des habitats :……………………………………………………………. 16 4- Données sur les effectifs :…………………………………………………………….. 18 5-Problématique :…………………………………………………………………………..19 5- 1 les Menaces liées aux faiblesses législatives et institutionnelles de gestion :…20 5- 2 Menaces liées à la destruction de l’habitat :……………………………………….20 5- 3 Conflit homme/éléphant :…………………………………………………………….20 5-4 Braconnage :………………………………………………………………………….. 24 6- Importance des éléphants en Guinée DEUXIEME PARTIE : Elaboration de la stratégie de gestion durable des éléphants :…………………………………………………………………………………25 A – Méthodologie et plan de travail : ……………………………………………………26 B- Présentation du cadre logique :………………………………………………………27 TROIXIEME PARTIE : Programme de gestion durable des éléphants 2007-2016 ;………………………………………………………………………… ….. 29 A- Présentation du programme national 20072016 :………………………………… 30 B- Prévision du coût du plan d’opération :……………………………………………. 37 Conclusion………………………………………………………………………………... 41 Bibliographie :…………………………………………………………………………..…42 Annexe :……………………………………………………………………………………44 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 3 LISTES DES ABREVIATIONS, SIGLES et ACRONYMES ACGP : Administration et Contrôle des Grands projets AFD: Agence Française de Développement AGIR: Programme d’Appui à la Gestion Intégrée des Ressources Naturelles BAD: Banque Africaine de Développement BM: Banque Mondiale CDB: Convention sur la Diversité Biologique CEDEAO: Communauté Economique pour le Développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest CENAFOD : Centre Africain pour la Formation au Développement CENAGAP : Centre National de Gestion des Aires protégées CF/N’Z : Centre Forestier de N’Zérékoré CI : Conservation International CILSS : Comité Inter Etat de Lutte Contre la Sècheresse au Sahel CITES : Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction CL: Collectivités locales CLD: Convention sur la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse CMS: Convention sur les Espèces Migratrices DNEF: Direction nationale des eaux et Forêts ETIS: Elephant Trade Information System EUPD: Entraide Universitaire pour le Développement FAO: Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FEM: Fonds Mondial pour la Nature FFI: Fauna and Flora International GE: Guinée-Ecologie GSEAf: Groupe de Spécialistes de l’éléphant d’Afrique GTZ: Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit KfW: Kreditanstalt für Wiederaufbau LPDA : Lettre de Politique de Développement Agricole MAEEEF: Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement des Eaux et Forêts MC : Ministère du Commerce MCSIC : Ministère de la Culture du Sport et de l’Instruction Civique MD : Ministère de la Défense MEN : Ministère de l’Education Nationale MiEnv : Ministère de l’Environnement MI : Ministère de l’intérieur MIKE: Monitoring of Illegal Killing of Elephant MRU: Mano River Union MS : Ministère de la Sécurité MTHA : Ministère du Tourisme, de l’Hôtellerie et Artisanat MJ : Ministère de la Justice NC : Nature Conservancy OMVG: Organisation de Mise en Valeur du fleuve Gambie OMVS : Organisation de Mise en Valeur du fleuve Sénégal Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 4 ONG: Organisation Non Gouvernementale PEGRN : Projet Elargi de Gestion des Ressources Naturelles PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement PNUD: Programme des Nations Unies pour le Développement TRAFFIC: Wildlife Trade Information Network UA: Union Africaine UE: Union Européenne UICN: Union Mondiale pour la Nature UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture USAID: United States Agency for International Development USFWS: United States Fish and Wildlife Service OGUIB: Office Guinéen du Bois WRI: World Resources Institute WWF: World Wide Fund for Nature Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 5 RESUME: En adoptant sa politique forestière en 1988, notre pays s’est fixé les huit (8) grands principes suivants dans le cadre du plan d’action forestier tropical: 1. Organisation de l’économie forestière; 2. Son inscription dans les objectifs généraux du pays; 3. Assurer la pérennité du patrimoine national de ressources naturelles renouvelables; 4. Appliquer et aménager les espaces qui doivent être consacrés de façon permanente à la forêt; 5. Appliquer les meilleures méthodes pour fournir le maximum de biens et de services pour une durée illimitée; 6. Aider et contrôler dans leurs divers aspects l’exploitation, la transformation et la commercialisation des produits issus des forêts; 7. Associer étroitement l’ensemble de l’administration, des entreprises, associations, collectivités et tous les citoyens à la politique forestière; 8. Faire fonctionner efficacement les instruments de cette politique. En application de cette politique, notre pays a élaboré en 1987 et 1988 les codes de faune et forestier. Beaucoup d’autres dispositions juridiques ont été prises dans d’autres secteurs du pays en vue de garantir la protection des ressources naturelles renouvelables dont il faut noter entre autres: le code de l’Environnement, le code de l’Eau etc. La Guinée a adhéré et ratifié des conventions internationales: CITES, CMS, Ramsar, l’Accord AEWA ainsi que l’UICN. Elle a activement participé au sommet de la Terre à Rio en 1992 dont elle a été le 2ème Etat africain à ratifier la Convention. Avec le retour massif des éléphants en provenance des pays frères en proie à une guerre civile (le Liberia et la Sierra Leone) un arrêté a été pris pour suspendre la grande chasse pour une période de cinq ans renouvelable. Toutes ces dispositions prouvent à suffisance que notre pays est fidèle à ses engagements et oeuvre toujours de concert avec les autres pays du monde pour atteindre des objectifs de conservation durable. Après l’adoption de la stratégie de conservation des Chimpanzés en 2005, celle concernant les éléphants vient pour prouver à suffisance notre engagement politique. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 6 La Guinée qui possède une condition naturelle favorable à l’épanouissement des pachydermes dont elle avait une importante population a vu cette espèce disparaître jusqu’à atteindre un seuil critique qui poussait à un pessimisme soutenant leur disparut ion totale. C’est avec une réelle satisfaction que leur réapparition dans les années 1992 a été perçue dans notre pays. C’est pour quoi l’élaboration d’une stratégie nationale pour leur conservation bénéficie d’un soutien sans faille de toute la nation entière. Actuellement notre pays dispose de 214 éléphants inventoriés en 2005 (Barnes et al. 2005) dans la forêt classée du massif de Ziama. Leur présence est également signalée dans plusieurs parties du pays. Les menaces qui pèsent sur les éléphants sont bien connues : la destruction de l’habitat par, les feux de brousse, l’exploitation forestière, les défrichements culturaux et autres activités socio-économiques entraînant sa fragmentation, la chasse et l’abattage pour l’ivoire et autres sous produits, etc. Notre stratégie de conservation des éléphants s’est fixée pour objectif global, de contribuer à la conservation de la biodiversité et pour objectif spécifique l’accroissement du nombre des éléphants pour constituer une population viable dans des habitats améliorés. La présente stratégie vise les résultats suivants : Réduction du braconnage; Réduction des conflits Homme- Eléphant; Amélioration de l’habitat; Collecte de données fiables pour la gestion des éléphants; Renforcement et application de la loi ; Valorisation de l’éléphant; Amélioration des capacités institutionnelles ; Renforcement de la coopération sous régionale de gestion des éléphants. Pour chaque résultat, des activités à mettre en œuvre pour atteindre ce résultat, ont été identifiées de manière participative. La présente stratégie est élaborée pour une durée de dix ans (2007 à 2016) avec un budget indicatif de 8.817.000 dollars américains pour sa mise en oeuvre. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 7 INTRODUCTION L’éléphant est une espèce emblématique de la faune guinéenne qui de tout temps a été objet de convoitises des chercheurs d’ivoire. C’est pourquoi, l’espèce était considérée comme presque éteinte en Guinée à cause de la chasse incontrôlée pour l’ivoire. D’après des renseignements concordants, les derniers spécimens ont été abattus dans les années soixante dix. Ce n’est qu’à partir de 1990 et plus précisément à la suite des guerres civiles dans certains pays voisins, en l’occurrence le Liberia et la Sierra Leone, qu’un déplacement massif des éléphants s’est opéré vers notre pays dans la r réserve de la Biosphère de Ziama au sud en Guinée Forestière (Donner la référence s’i y en a). Avec ce retour dans leur habitat d’autrefois, les éléphants ont trouvé toutes les conditions naturelles favorables à leur épanouissement. Ce retour des éléphants s’est accompagné par un choc entre les populations riveraines de la réserve et les éléphants générant ainsi des conflits homme-éléphant. L’administration forestière a est confrontée à des difficultés pour atténuer les conflits qui en sont résultés. Au regard de ces conflits, LE Gouvernement guinéen s’est rendu compte que leur atténuation durable ne peut se réaliser qu’à travers un programme cohérent de gestion des éléphants. C’est dans ce cadre que s’est tenu à Conakry du 13 au 15 décembre 2004 un atelier Organisé par le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage, des Eaux et Forêts à travers la Direction Nationale des Eaux et Forêts avec l’appui financier du Département Fish and Wildlife Service des Etats-Unis d’Amérique pour la formulation de la stratégie nationale de conservation de l’éléphant en Guinée qui a été facilité par Mamadou Saliou Diallo (Guinée Ecologie) avec pour objectif de dégager les enjeux de la conservation de l’éléphant en Guinée et de définir les contours et les priorités d’une stratégie nationale. Une quarantaine de personnes appartenant à quinze structures nationales et quatre participants venus de l’extérieur de la Guinée dont un représentant de l’UICN/SSC/Groupe de Spécialistes de l’Eléphant d’Afrique, une représentante de la Côte d’Ivoire, un représentant du Libéria et un représentant du Sénégal ont pris part aux travaux de l’Atelier. La méthodologie utilisée pour l’élaboration du cadre logique a été la démarche ZOPP de planification stratégique par objectif qui a permis d’impliquer tous les participants dans la recherche des réponses aux quinze questions-clés ci-après : i. Pourquoi une stratégie de conservation de l’éléphant en Guinée ? ii. Quelles sont les parties concernées par la conservation de l’éléphant en Guinée ? iii. Quelles sont les attentes et les craintes des différentes parties concernées vis-à-vis d’une stratégie nationale de conservation de l’espèce ? Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 8 iv. Quelles sont les pressions/menaces sur l’éléphant en Guinée ? v. Quelles sont les causes de ces pressions/menaces ? vi. Quelles sont les solutions qu’il faut apporter pour réduire/enrayer les pressions/menaces identifiées ? vii. Quels sont les objectifs, résultats et activités à réaliser pour une conservation durable de l’éléphant en Guinée ? viii.Quels sont les indicateurs objectivement vérifiables de l’atteinte des résultats ? ix. Quels seraient les rôles et les responsabilités des différentes parties prenantes dans la mise en oeuvre de la stratégie nationale de conservation de l’éléphant en Guinée ? x. Quelle doit être la durée optimum d’un programme de conservation de l’éléphant en Guinée ? xi. Quelle doit être la durée moyenne des plans d’action opérationnels ? xii. Quels pourront être les coûts approximatifs de ces plans d’action ? xiii.Quelles sont les sources potentielles de financement des diverses activités inscrites dans les plans d’action ? xiv.Comment seront gérés ces plans d’action ? xv. Comment sera assurée la pérennité du programme de conservation de l’éléphant en Guinée ? Les travaux de l’Atelier ont effectivement permis de faire l’identification et l’analyse des principales parties concernées ainsi que des problèmes à résoudre, leurs causes et conséquences. Des approches de solutions à planifier dans le but d’assurer la conservation durable de l’éléphant en Guinée ont été proposées, discutées, amendées et adoptées. L’ensemble des réflexions de cet Atelier de Conakry constitue la base sur laquelle a été préparé le présent document initial de stratégie et de plan d’action pour la conservation de l’éléphant en Guinée dont le sommaire comporte entre autres les parties ci-après : 1. Introduction 2. Contexte général de la conservation en Guinée Données sur la Guinée 3. Situation de la conservation des éléphants en Guinée Cadre institutionnel juridique et réglementaire 4. Elaboration de la stratégie de gestion durable des éléphants en Guinée Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 9 Méthodologie Cadre logique Programme de gestion durable des éléphants 2007-2016 Présentation du programme nationale de 10 ans Coûts approximatifs. 5. Bibliographie. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 10 INDEX DES TABLEAUX : 1- Quelques données sur les conflits homme – éléphants………………..22 2- Des données sur quelques cas de braconnage…………………………24 INDEX DES CARTES : 1- Carte administrative de la Guinée………………………………………….13 2- Cartes des aires protégées de Guinée ……………………………………18 3- Carte de conflit homme-éléphant au Ziama……………………………….23 INDEX DES PHOTOS 1- Photos de type d’habitat des éléphants dans le ZIAMA (Macenta)………… 2- Photo d’arbre marqué par les éléphants………………………………………20 3- Photo d’arbre fruitier déraciné par les éléphants à la recherche des fruits..21 4- Photo de Bananiers cassés par des éléphants au alentour d’Irié …………22 5- Photo de défense d’un éléphant abattu illégalement (MACENTA)…………24 6- Photo jeune manguier germé dans des crottes d’éléphant…………………..25 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 11 PREMIERE PARTIE CONTEXTE GENERALE DE LA CONSERVATION EN REPUBLIQUE DE GUINEE Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 12 A - DONNEES GENERALES SUR LA REPUBLIQUE DE GUINEE 1- Situation géographique : La République de Guinée est située au sud-ouest de l’Afrique Occidentale entre le 7 05 et 12 51 de latitude Nord et 7 30 et 15 10 de longitude ouest. C’est un pays côtier avec 300 km de littoral atlantique, à mi-chemin de l’équateur et du tropique du Cancer. Elle couvre une superficie de 245.857 Km2. Elle est limitée à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Sud par la Sierra Leone et le Liberia, à l’Est par la Côte d’Ivoire et la république du Mali et au Nord par la guinée Bissau ; le Sénégal et le Mali. 2- Population Sa population est estimée à 8.510.000 habitants dont 52,5 % de femmes et 47,5 % d’hommes. Cette population est extrêmement jeune : 44,7% des personnes ont moins de 15 ans et 4,8% seulement des individus sont âgés de 65 ans ou plus. De fait un guinéen sur deux a moins de 18 ans. La population croît au taux annuel de 3,1%. La densité moyenne de la population est de 30 habitants au km2. L’espérance de vie est de 45 ans avec un taux de natalité de 44/1000. Taux d’alphabétisation adulte : 25% Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 13 Religion : Islam, Christianisme, Animisme Langue officielle: Français 3- Cadre administratif Capitale : Conakry Subdivision administrative : 33 préfectures, 5 communes urbaines, 7 gouvernorats, 333 sous préfectures ou Communauté Rurale de développement 4- Situation environnementale 4-1 Climat : Le climat est dominé par le déplacement des masses d’air tropicales, avec une alternance de saison des pluies et saison sèche. On distingue quatre types de climats : un climat guinéen forestier dans le Sud-Est, 1.700 a 2.700 mm, avec moins de 2 mois secs ; un climat guinéen maritime, avec un contraste accentue entre les saisons, 2.500 a 4.500 mm, et 5-6 mois secs, dans la bande côtière ; un climat soudanien qui domine sur l ensemble Nord-Est du pays, avec une pluviométrie décroissante de 2.500 a 1.250 mm, et une saison sèche de plus en plus longue de 3 a 7 mois du Sud vers le Nord ; enfin, par suite de l altitude, un climat foutanien de même style que le précèdent, mais avec des températures plus fraîches, des déficits de saturation parfois plus bas et des brouillards en saison sèche. 4- 2 Relief : Le relief est très contraste. Les estuaires et les plaines littorales basses sont dominés par les falaises escarpées de schistes et des grès de la bordure du massif du Fouta Djallon. Le plateau central de celui-ci qui monte doucement vers le Nord est compartimenté par des vallées profondes alimentées par des ravins abrupts. Les grandes pénéplaines du nord-ouest et surtout du Nord-Est donnent de vastes interfluves de collines de quelques grandes vallées, tandis qu au Sud, une chaîne complexe de massifs orientes N.O.-S.E. se termine en région très accidentée vers les frontières du Liberia et de la Cote d Ivoire avec le sommet le plus culminant les Monts Nimba 1752m. 4-3 Géologie La diversité des roches mères, les contrastes dus au relief et les influences climatiques, donnent des sols relativement variés. A côté des sols hydromorphes dans les vallées, les bas-fonds et la mangrove des sols squelettiques d’éboulis ou d’affleurement, la quasi-totalité du pays est couverte par des sols ferralitiques avec de nombreux sous classes selon leur teneur en concrétions et gravillons et leur degré de rajeunissement. 4-4 Hydrographie La République de Guinée à un réseau hydrographique très dense réunit en 23 bassins fluviaux dont 14 sont internationaux. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 14 Les plus grands cours d’eaux sont : le Niger, la Gambie, le Sénégal. 4-5 Végétation Le territoire guinéen relève de 4 grands domaines géo-botaniques. le domaine de la forêt dense humide, le domaine de la forêt sèche le domaine des savanes guinéens et soudano guinéenne la mangrove. 4-6 Biodiversité La flore et la faune guinéenne sont très riches en raison même de la multitude des sites écologiques répartis dans les quatre régions naturelles. On trouve en Guinée presque toute la gamme de biomes propres à la zone subtropicale. 3077 espèces végétales et 3273 espèces animales sont recensées et réparties dans les différents écosystèmes, parmi lesquels : les plantes inférieures : Elles constituent un domaine mal connu par la Monographie Nationale (1997). Toutefois, il est signalé l’existence de 86 algues, 100 espèces de Bactéries, 124 espèces de champignons, 18 espèces de lichens et 31 espèces de virus. Les végétaux supérieurs : ils sont mieux connus. On y compte 11 Gypnospermes (3 cycedeceae et 8 pinaceae) et 2833 Augiospermes (2.067 Dicotylèdones et 766 Monocotyledones). Le nombre des plantes endémiques de la Guinée s’élève à 88 espèces. La faune : la Monographie nationale (1997), fait état de 3273 espèces avec une nette prédominance des insectes (1.117 espèces). Viennent ensuite les amphibiens (76 espèces), les reptiles (140 espèces), les oiseaux (518 espèces) et les mammifères (260 espèces). Malgré le grand nombre des espèces recensées, la monographie nationale ne fait mention que d’une seule espèce endémique de l’ordre des coléoptères de la famille des coccinenidae : Diomus guilavogui. B- SITUATION DE LA CONSERVATION DE L’ELEPHANT EN GUINEE 1- Cadre institutionnel Le Décret N D/070/PRG/SGG du 5 Mai 1997, portant organisation du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, des Eaux et Forêts note dans ses dispositions la gestion de la faune en général et celle de l’éléphant en particulier. La Direction Nationale des Eaux et Forêts demeure le service technique chargé de la mise en oeuvre de la politique Gouvernementale en la matière. Pour assurer cette politique, la DNEF dont le siège est à Conakry, est représentée par des services déconcentrés à l’intérieur du pays : Inspection régionale de l’Agriculture et de l’Environnement ; Direction Préfectorale du Développement Rural et de l’Environnement ; Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 15 Section Préfectorale des Eaux et Forêts ; Cantonnement Forestier. Le Centre Nationale de Gestion des Aire Protégées, rattaché au Ministère de l’Environnement et qui est un établissement public à autonomie financière est aussi impliqué dans le suivi des Eléphants et de leurs habitats. Des ONG et autres personnes morales sont impliquées dans la gestion de l’Eléphant. La Direction Nationale des Eaux et Forêts est en manque de ressource humaine qualifiée suffisante et de moyens matériels pour mener très bien sa mission. 2- Cadre réglementaire et législatif En Guinée la gestion de la faune est régie par des arrêtés, décret et loi dont les plus importants sont : la Loi L/99/013/An du 22 Juin 1999, portant code forestier ; la Loi L/97/038/AN/97 du 9 Décembre 1997, portant promulgation du code protection de la faune sauvage et réglementant de la chasse ; Arrêté n°1997/96/MAEF du 19 Mars 1996, portant suspension de la grande chasse ; Décret n° D/070/PRG/SGG du 5 Mai 1997 portant organisation du Ministère de l’Agriculture, Elevage des Eaux et Forêts. Sur le plant international, la République de Guinée a ratifié des instruments juridiques dont entre autres : Conservation sur le Commerce International des espèces de Faune et de Flore menacées d’Extinction (CITES) ou Convention de Washington le 20/12/1981 ; Convention sur la Biodiversité le 09/02/1993 ; Conservation relative aux Zones Humides d’Importance Internationale particulièrement comme habitat de la sauvagine, ou Convention de Ramsar le 24/09/1992 ; Convention de la Faune et de la Flore à l’état naturel ou Convention de Londres 14/01/1986 ; Union International pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (UICN) le 24/09/1992 ; Convention Africaine sur la Conservation de la Nature et de ses ressources naturelles ou Convention d’Alger le 12/12/1989 ; Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 16 Convention sur les Espèces Migratrices (CMS) le 24/09/1992 ; Convention sur les changements climatiques 1er /03/1993. 3- Présentation des habitats des éléphants En Guinée, les éléphants vivent généralement dans les forêts classées où ils partagent le même habitat avec d’autres espèces animales, telle que les céphalophes, les antilopes royales, les guib harnachés, le bongo, le potamochère, l’hippopotame nain, le chevrotain aquatique, la panthère, le lion etc… La réserve de Ziama est la principale aire de répartition des éléphants du pays. La sous espèce d’éléphant identifié est l’éléphant de forêt, Loxodonta africana cyclotis (MATSCHIE 1900). Les inventaires de la faune qui ont été effectués à Ziama, principales zones de répartition des éléphants ont donné les résultats suivants • Mammifères…………………..133 espèces • Oiseaux………………………..353 espèces • Reptiles………………………….62 espèces Source : rapport mission de l’atelier sur la gestion durable des éléphants au ZIAMA (C. SAGNO et O. R. DIALLO) C’est seulement dans le Ziama en Guinée Forestière (Macenta) que la présence des éléphants est confirmée et où des inventaires ont été réalisés grâce à l’appui financier de la KFW allemande et tout dernièrement par la CITES à travers son programme de suivie MIKE. Le Ziama couvre une superficie de 119.000 ha dont 40% de la superficie à intégrer le réseau des réserves de biosphère en 1981. Cette réserve possède un plan d’aménagement qui couvre 457,7 km2 soit 38,4% de la superficie de Ziama et s’étend dans la zone hors forêt classée, au sud de Boussédou, Gboda, et à l’Est d’Irié, Malwéta (Voir carte de répartition) Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 17 Carte des forêts classées en Guinée Les forêts classées, au nombre de 156, occupent 4,38% de la superficie du pays, soit 1.186.611 ha. L’habitat type des éléphants dans le ZIAMA (Macenta) Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 18 Actuellement les éléphants sont répartis dans le sud-est avec des migrations ponctuelles vers le Pic de Fon au Nord et dans les sous préfectures de Kouankan et de Fassankoni respectivement au Nord et au Sud. En dehors de Ziama, il existe d’autres zones, dans lesquelles la présence des éléphants est signalée, mais aucune étude n’a été conduite pour confirmer leur présence. Les zones concernées sont les suivantes: La Forêt de Sansalé en Basse Guinée (Boké), zone transfrontalière Guinée-Guinée Bissau. Elle constitue une zone transfrontalière qui se prolonge dans la forêt de Cantanhez en Guinée Bissau. La Forêt de Pinselli : Forêt classée en 1945 ayant une superficie de 13.000 ha. Elle est pratiquement défrichée à l’exception des berges des rivières Kaba et Pinselli à l’intérieur qui bordés de forêts galeries reliques où sont abondants Afzelia africana, Eryyrophlaeum guineense, khaya senegalensis etc. Cette forêt est relativement pauvre en ressource faunique mais on y rencontre tout de même quelques espèces telles les Chimpanzés, colobes, patas, cercopithèques, phacochères, céphalophes et hippopotames. La forêt de Tetini Lola en Guinée Forestière : classée en 1955. Sa végétation est essentiellement la savane arborée avec des galeries forestières composées de : Chlorophora regia, Terminalia superba, khaya grandifolia, etc. Sa faune se compose de céphalophes, buffles, phacochères, d’antilopes et de petits gibires. Madina Oula en Basse Guinée (Kindia) Très peu d’information sont disponibles concernant cette forêt, mais des informations persistantes font état de la présence des éléphants dans cette zone. Ces populations sont dans leur ensemble isolé des autres éléphants de l’Afrique de l’Ouest, excepté ceux du Liberia avec lesquels des échanges sont suspectés à travers un mouvement transfrontalier au sud-ouest de la forêt de Ziama. Une des caractéristiques importantes de ces populations est leur vulnérabilité, étant donné que les effectifs sont relativement réduits. 4- Données sur les effectifs Depuis le retour des éléphants à la suite des guerres dans certains pays voisins, des inventaires ont été effectués dont : en 1991 par Dr. Bruzler……………………………….108 individus en 1996 par Dr Bruzler ……………………………… 141 individus en 2000 par WWF …………………………………… 200 individus Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 19 Celui effectué par Dr. 2005 par Dr. RICHARD Barnes et Najui AWO au compte du programme MIKE est de 214 éléphants ; Source : CF N’zérékoré 5- Problématique Comment conserver une population réduite et parvenir à son épanouissement est la plus grande problématique en matière de gestion durable des éléphants en guinée. Au regard des travaux de Berger (1990) sur les ongulés (Ovis canadensis) aux Etats-Unis, de Sukumar (119) sur les éléphants d’Asie (Elephant maximus), de Hal et Martin (1992) sur les éléphants d’Afrique de l’Ouest (Loxodonta africana africana et Loxodonta africana cyclotis), ont permis de montrer les risques potentiels de pertes de variabilités génétiques et d’adaptation aux changements survenus dans les habitats naturels auxquelles sont exposées les petites populations d’éléphants et d’ongulés. Si beaucoup de menaces d’origines diverses pèsent pour la survie des éléphants en guinée, celles qui sont les plus importantes sont les suivantes : 5- 1 les Menaces liées aux faiblesses institutionnelle et législatives : l’insuffisance de données sur l’éléphant ; l’insuffisance de collaboration au niveau national, régional et international ; la faiblesse des institutions chargées de l’application de la législation ; le manque de législation adéquate pour la gestion des éléphants ; le manque d’engagement politique à certains niveaux. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 20 5- 2 Menaces liées à la destruction de l’habitat exploitation artisanale et industrielle abusive ; culture itinérante ; les feux de brousse ; fragmentation de l’habitat manque de planning dans la gestion des terres /forêts ; manque d’étude des différents habitats ; exploitation minière clandestine. 5- 3 Conflit homme/éléphant Pied d’arbre sauvage déraciné par des éléphants à la recherche des fruits Malgré les efforts fournis par le CF N’Z/EPIC le phénomène reste toujours une cause des menaces qui pèsent sur la population d’éléphants en république de Guinée. La statistique ci-dessous en est une preuve. Nombre de champs touchés ANNEE VILLAGE 7 9 15 12 9 6 1996 1997 1997 1998 1998 1998 Irié Bôo Irié Irié Malweta Noborotono Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 21 2 3 1 25 18 1998 1998 1998 1999 1999 Boussedou Mamadidou Makabo Irié Bôo Bananiers détruits par des éléphants Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 22 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 23 5-4 Braconnage Ce phénomène qui avait éprouvé la population d’éléphants dès leur retour dans le massif de Ziama1993 est toujours d’actualité. Malgré les dispositions prises des cas de braconnage sont signalés. Nombre d’éléphants abattus ANNEE VILLAGE 1 1 1 1 1 1 1996 1997 1997 1997 1998 1999 Malweta Irié Bôo Gboda Mamadidou Irié Ivoire d’éléphant saisi avec des braconniers Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 24 6- Importance des éléphants en Guinée L’éléphant joue un rôle important dans la nature : Par son régime alimentaire frugivore et ses déplacements journaliers (6 km en moyenne) , il contribue à la dissémination des graines de plusieurs espèces de plantes ; Il facilite la germination de certaines espèces de graines après leur transit par le tube digestif ; Jeune pousse de manguier dans les crottes d’éléphant Certains animaux se nourrissent des graines contenues dans le crottes d’éléphants (céphalophes, rongeurs, oiseaux, etc.), tandis que d’autres y nichent (myriapodes, coléoptères, etc.). Elles enrichissent le sol en qualité d’engrais verts. Au delà de son rôle écologique, l’éléphant fait l’objet de convoitise à cause de son ivoire, et autres sous produit. En Guinée particulièrement, les crottes, la peau, le sperme sont utilisés par les populations humaines pour des besoins thérapeutiques et pour d’autres usages. A cela s’ajoute le rôle joué par l’éléphant dans l’économie, en tant que potentiel de développement touristique. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 25 DEUXIEME PARTIE ELABORATION DE LA STRATEGIE DE GESTION DURABLE DES ELEPHANTS A – METHODOLOGIE ET PLAN DE TRAVAIL La méthode de planification par objectifs (ZOPP) a été utilisée tout au long de l’atelier. Cela a Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 26 permis de ressortir la plupart des problèmes à prendre en considération dans la formulation du cadre logique. Sous la base des problèmes identifiés, des objectifs ont été formulés, puis des résultats pour atteindre les objectifs ont été établis. Pour atteindre les résultats visés, une série d’activités à mettre en œuvre a été identifiée. Pour mesurer les progrès dans la mise en œuvre de la stratégie, des indicateurs, des sources de vérification ainsi que des facteurs externes pouvant influencer le succès de la mise en œuvre ont été définis. En plus un plan d’opération de dix ans assorti d’un budget indicatif a été associé. Problèmes identifiés 1- La dégradation de l’habitat est freinée ; 2- Le braconnage est réduit ; 3- Les données et informations sur les éléphants sont collectées ; 4- Les lois et règlements sont améliorées et appliquées ; 5- L’éléphant est valorisé ; 6- Les conflits hommes/Eléphants sont résolus ; 7- Les capacités institutionnelles sont renforcées ; 8- La collaboration Sous-régionale est développée. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 27 B- CADRE LOGIQUE DE LA CONSERVATION DES ELEPHANTS EN GUINEE Objectif Global : La Biodiversité en Guinée est conservée Objectif Spécifique Le nombre d’éléphants a augmenté et de nouveaux habitats sont identifiés avec des populations viables Résultats Indicateurs Sources de vérification Facteurs externes R1 : Le braconnage est réduit Le nombre d’éléphants braconnés a diminué de 45% pendant les quatre premières années Rapports d’activité des conservateurs et des chefs de site MIKE Conflits armés R2 : Les conflits homme-éléphant sont réduits Diminution des plaintes des victimes de 60% PV de constats Adaptation de la gestion des terroirs à la nouvelle situation R3 : L’habitat est amélioré L’habitat a augmenté de 60% et les conditions d’existence des éléphants y sont autant améliorées Rapports d’activité des conservateurs Catastrophe naturelle R4 : Des données adéquates pour une gestion durable des éléphants sont disponibles Le nombre des spécialistes qui consultent la base de données a augmenté après quatre ans Rapport des gestionnaires de données Troubles politiques R5 : L’éléphant est mieux valorisé L’écotourisme commence à se développer dans les sites dès la 5ème année Le rapport des conservateurs des sites, Le rapport de l’ONT Trouble politique R6 : La législation en matière de conservation des éléphants est renforcée et appliquée Les procès verbaux sont correctement rédigés et les condamnations sont à 80% prononcées et exécutées conformément à la législation Rapports des conservateurs et des chefs de section des eaux et forêts R7 : Les capacités institutionnelles de conservation des éléphants sont renforcées Les bases de données sur les éléphants sont régulièrement mises à jour, Les corridors de transhumances sont rétablis à 95% dès la 6ème année Rapports d’activité des conservateurs Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 28 R8 : La coopération sous régionale de gestion des éléphants est renforcée Toutes les stratégies de gestion transfrontière sont opérationnelles après 4 ans. Rapport des rencontres périodiques entre les gestionnaires des pays Situation socio-politique dans chaque pays et entre les pays Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 29 TROIXIEME PARTIE PROGRAMME DE GESTION DURABLE DES ELEPHANTS Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 30 A- Présentation du programme national de 10 ANS (2007-2016) Résultat 1 : La Dégradation de l’habitat est réduite N° Activités Période d’Exécutions/délais Respon sables Acteurs Internes Acteurs Externes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1-1 Inclure la gestion des Eléphants dans le plan d’aménagement du Massif de Ziama DNEF SPE /Forêts de Macenta CF/N’Zéré koré ; MIKE, UNICEF USFWS, UICN ; WWF, CI 1-2 Stopper la colonisation illégale de l’habitat DNEF SPE/Forêts CF/N’Zéré koré 1-3 Identifier les nouveaux habitats DNEF SPE/Forêts CF/N’Zéré koré ; CNAGAP, USFWS UICN ; MI KE, CI ; WWF, NC 1-4 Restaurer les couloires de migration DNEF SPE/Forêts, AGIR CNAGAP, USWFS UICN, MIKE, USWFS 1-5 Renforcer le Statut des nouveaux habitats DNEF SE/Forêts M/Justice Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 31 Résultats 2 : Le Braconnage est réduit N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsabl e Acteurs Internes Acteurs Externes 2-1 Renforcer le contrôle sur les armes et munitions DNEF SPE/Forêts M/Intérieur, M/ défense 2-2 Cerner la filière de commerce des produits en vue de mettre fin à la pratique DNEF SPE/Forêts M/Commer ce, M/Intérieur 2-3 Former les agents de contrôle et les équiper DNEF Enatef, M/Défense 2-4 Impliquer Douane et le Police de l’Air et de frontière dans la lutte contre le braconnage Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 32 Résultat 3 : Les donnés et informations sur les Eléphants sont collectés N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsabl e Acteurs Internes Acteurs Externes 3-1 Identifier et inventorier les sites et aires de répartitions DNEF CENAGAP ; CPE/forêts CF/N’Zérékoré, USWFS, MIKE, ONGs 3-2 Actualiser la connaissance sur les aires de répartition des Eléphants DNEF CF/N’Zérékoré, AGIR USWFS, UICN 3-3 Développer la recherche DNEF GSefA, MIKE, USWFS 3-4 Renforcer des capacités techniques et scientifiques DNEF USWFS, MIKE, UICN, CI 3-5 Mettre en place un Système d’information sur les Eléphants DNEF CF/N’Zérékoré, CENAGAP, USWFS, ?IKE, GSefA Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 33 Résultats 4 : Les lois et règlements sont améliorés et appliqués N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsabl e Acteurs Internes Acteurs Externes 4-1 Créer une législation spécifique pour la gestion des Eléphants DNEF M/justice 4-2 Impliquer et renforcer la capacité des agents du service Judiciaire DNEF M/Justice ; M/I ntérieur, M/Défense 4-3 Traduire les textes législatifs en Langues Nationales et les vulgariser DNEF M/Information, M/éducation Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 34 Résultat 5 : L’Eléphant est valorisé N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsabl e Acteurs Internes Acteurs Externes 5-1 Développer l’écotourisme DNEF M/Touris me, 5-2 Améliorer les pratiques de conservation des l’Eléphants DNEF USWFS, UICN ? MIKE Résultat 6 : Les conflits homme/Eléphants sont résolus N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsabl e Acteurs Internes Acteurs Externes 6-1 Apprécier les conflits et évaluer leur nature DNEF CSE/Forêts CF/N’Zérékoré , Communauté Locale 6-2 Mettre en place une plate forme de concertation et de règlement des conflits DNEF CSE/Forêts CF/N’Zérékoré , Communauté locale 6-3 Prévenir les conflits par la prise de dispositions adéquates DNEF CSE/Forêts CF/N’Zérékoré , Communauté locale Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 35 Résultat 7 : Les capacités institutionnelles sont renforcées N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsable Acteurs Internes Acteurs Externes 7-1 Améliorer le cadre de gestion DNEF CENAGAP, CF/N’Zérékoré 7-2 Mettre en place un mécanisme de financement durable M/Plan, M/ Ec. Finance, USWFS Résultat 8 : La Coopération sous régionale est développée N° Activités Période d’Exécutions/Délais Responsab le Acteurs Internes Acteurs Externes 8-1 Initier des Projets de gestion des populations transfrontalières DNEF Etats voisins, MRU, CEDEAO, OMVG 8-2 Développer les accords sous régionaux pour la gestion des populations transfrontalières Etats voisins, MRU, CEDEAO, OMVG Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 36 D - Prévision du coût du plan d’opération N° Description Coût Sous activité Coût activité Coût résultat R 01 L’HABITAT EST AMELIORE 1.177.901,1 A01 Inclure la gestion des Eléphants dans le plan d’aménagement du Massif de Ziama 228.580 SA 01 Identification des zones de prédilection des éléphants dans le massif 150.000 SA 02 Sensibilisation les populations des enclaves et celles riveraines 78.000 SA 03 Formation des équipes de surveillance A02 Stopper la colonisation illégale de l’habitat 55.800 SA 01 Recensement des différents occupants des habitats 30.800 SA02 Organisation des contrôles périodiques 25.000 A03 Identifier les nouveaux habitats 225.000 SA01 Exploration les zones signalées abriter des éléphants 200.000 SA02 Organisation des enquêtes 25.000 A04 Restaurer les couloires de migration 323.450 SA01 Exploration des couloirs de migration signalés 130.000 SA02 Elaboration de la carte des couloirs 103.000 SA03 Identification des entraves existantes dans les couloirs 12.450 SA04 Sensibilisation des différents occupants 78.000 A05 Renforcer le Statut des nouveaux habitats 345.071,10 SA01 Procéder au bornage des nouveaux habitats 85.230 SA02 Faire la carte des nouveaux habitats 103.000 SA03 Procéder à leur classement 156.841,10 R02 LE BRACONNAGE EST REDUIT A01 Renforcer le contrôle sur les armes et munitions 35.014,4 SA01 Réaliser l’enquête sur la filière d’importation des armes et munitions 15.000 SA02 Veiller aux conditions d’attribution des permis de port d’arme 5.000 SA03 Renforcer la loi en matière de chasse 15.014,4 A02 Cerner la filière de commerce des produits en vue de mettre fin à la pratique Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 37 SA01 Réaliser une enquête sur l’utilisation des sous produits de l’éléphant et les sources d’approvisionnement 25.000 115.500 224.514,4 SA02 Initier des mesures de reconversion des acteurs de la filière dans d’autres activités génératrices de biens 75.500 SA03 Mettre en place une équipe de surveillance continue et de lutte contre le commerce des produits de l’éléphant 15.000 A03 Mettre en place une équipe opérationnelle d’agents de lutte contre le braconnage 69.000 SA01 Recruter et former les agents de surveillance SA02 Equiper l’équipe de surveillance SA02 Créer une synergie entre effort de l’équipe de surveillance et celui des communautés locales 39.000 A04 Impliquer la Douane, la Police de l’Air et de frontière dans la lutte contre le braconnage 35.000 SA01 Organiser des ateliers de formation 25.000 SA02 Identifier les pools d’attraction des commerçants de produits de l’éléphant 10.000 R03 LES DONNEES EI INFORMATIONS SUR LES ELEPHANTS SONT COLLECTEES 1.269.304 A01 Actualiser la connaissance sur les aires de répartition des Eléphants 145.000 SA01 Organiser des explorations régulières des habitats 85.000 SA02 Recueillir des informations sur la dynamique des populations 60.000 A2 Développer la recherche 350.000 SA01 Elaborer et mettre en œuvre un programme de recherche 200.000 SA02 Organiser des études pour identifier des besoins de recherche 75.000 SA03 Créer des partenariats avec des institutions spécialisées 75.000 A3 Renforcer des activités de sauvegarde des éléphants 553.600 SA01 Identifier les populations menacées 150.000 SA02 Suivre l’état des corridors de migration 403.000 A4 Capitaliser des informations sur les Eléphants 220.704 SA01 Créer une unité opérationnelle de gestion des informations 70.000 SA02 Mettre en place un système de collecte des informations 120.000 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 38 SA03 Réaliser une étude pour la création d’une base de données 30.704 R04 LES LOIS ET REGLEMENT SONT AMELIORES ET APPLIQUES 222006,5 A01 Créer une législation spécifique pour la gestion des Eléphants 86.003 SA01 Elaborer un cadre juridique et législatif spécifique pour la protection des éléphants 61.003 SA02 Vulgariser les textes en vigueur 25.000 A02 Impliquer et renforcer la capacité des agents du service Judiciaire 66.000,5 SA01 Organiser des ateliers de formation 50.000 SA02 Améliorer la collaboration entre les acteurs judiciaires à tous les nivaux 16.000,5 A03 Traduire les textes législatifs en Langues Nationales et les vulgariser 40.003 SA01 Traduire les textes en Nko 5.001 SA02 Traduire les textes en caractère arabe harmonisé 5.001 SA03 Traduire les textes avec le caractère alphabet latin 5.001 SA04 Vulgariser les textes traduits 25.000 A04 Veiller à l’application des textes 30.000 SA01 Suivre l’exécution des procès verbaux sur les délits de 5.000 SA02 Motiver les agents 25.000 R05 L’ELEPHANT EST VALORISE A01 Développer le tourisme 646.552,5 SA01 Inventorier les sites d’intérêt touristique 35.000 566.550 SA02 Aménager les sites touristiques 170.000 SA03 Développer les infrastructures de communication 306.000 SA04 Développer le programme d’éducation et de communication 25.000 SA05 Promouvoir le tourisme écologique sur les sites à éléphant 30.550 A02 Renforcer les pratiques de conservation des éléphants SA01 Inventorier et promouvoir les pratiques socio-culturelles favorables à la conservation des éléphants 20.002,5 80.002,5 SA02 Encourager et soutenir les associations de soutien à la conservation des éléphants 60.000 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 39 R06 LES C0NFLITS HOMME/ELEPHANT SONT REDUITS A01 Apprécier les conflits et évaluer leur nature SA01 Apprécier les conflits et déterminer leur nature 31.618,6 31.618,6 A02 Mettre en place une plate forme de concertation et de règlement des conflits SA01 Organiser les comités de gestion des conflits 40.000 150.000 608.918,6 SA02 Créer un cadre de concertation entre les comités 50.000 SA03 Elaborer des textes juridiques pour le règlement des conflits 60.000 A03 Organiser la prévention des conflits SA01 Renforcer les mesures riveraines autour des habitats des éléphants 307.000 427.300 SA02 Organiser et équiper des équipes d’intervention rapides spécialisées dans la maîtrise des animaux à problème 90.000 SA03 Appuyer le savoir faire traditionnel de gestion des animaux à problème 30.000 R07 LES CAPACITES INSTITUTIONNELLES SONT RENFORCEES A01 Améliorer le cadre de gestion 4.398906,9 SA01 Etudier les insuffisances des institutions de gestion et proposer un amendement 173.306,9 3.373.906,9 SA2 Mettre en place un personnel compétent et motivé 3.200.600 A02 Mettre en place un mécanisme de financement durable SA01 Mener des études pour la création d’une fondation 25.000 1.025.000 SA2 Mobiliser le montant du financement prévu 1.000.000 R08 LA COOPERATION SOUS REGIONALE EST DEVELOPPEE A01 Initier les projets de gestion des populations transfrontalières 297.806 SA01 Protéger les corridors transfrontaliers 75.000 217.806 SA02 Renforcer la capacité des gestionnaires des populations transfrontalières 142.000 A02 Développer les accords sous régionaux pour la gestion des populations transfrontalières SA01 Faciliter la concertation entre les gestionnaires sous-régionaux des populations 50.000 80.000 SA02 Elaborer des accords de collaboration entre les pays ayant en partage des populations 30.000 Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 40 CONCLUSION La présente stratégie mise en place par la république de Guinée, témoigne de la volonté du pays à s’inscrire dans la logique de la conservation de la diversité biologique en général et des espèces menacées en particulier, notamment les éléphants. Cet outil de gestion des éléphants devrait pouvoir servir au niveau national de cadre de référence pour le développement des actions concrètes de conservation et de gestion des éléphants du pays. Pour parvenir aux objectifs fixés, il y a un besoin de mobilisation des ressources en terme d’expertise et de finance. La Guinée seule, malgré sa volonté manifeste ne peut y parvenir sans le concours de ses partenaires techniques et financiers. Il y a donc un grand besoin de support au niveau national de la part des acteurs locaux et au niveau international de la part des partenaires au développement. Compte tenu de l’ampleur des besoins, il importe que les projets en cours d’exécution ou en développement intègrent la mise en œuvre de la stratégie dans leur programme, en attendant la mobilisations des ressources extérieures dont l’acquisition met souvent beaucoup de temps. Les Organisations Non Gouvernementales impliquées dans la conservation devraient pouvoir jouer un rôle important dans la mise en œuvre de cette initiative à la fois sur le terrain et dans la mobilisation des ressources. Les institutions internationales en charge de la conservation ont également une part importante dans le succès pour l’obtention des résultats attendus et devraient assister financièrement et techniquement la Guinée en facilitant son accès aux ressources disponibles pour la conservation et en fournissant l’expertise nécessaire pour les actions de terrain. Enfin, le Gouvernement de Guinée devrait analyser les possibilités d’accroître de manière significative les budgets des services en charge de la faune pour permettre l’exécution des actions urgentes sur le terrain en attendant les appuis ci-dessus évoqués. Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 41 BIBLIOGRAPHIE AfESG (1999) Strategy for the Conservation of West African Elephants. 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Heinemann, Londo Stratégie Nationale de Conservation de l’Eléphant 43 LISTE DES PARTICIPANTS N° Prénoms et Nom Institutions 1 Mme Christine SAGNO DFPN 2 Mr. Mohamed DIANE DFPN 3 Mr. Bakary KEITA DFPN 4 Mr. Mamadou DIA DFPN 5 Mr. Oumar Rafiou DIALLO DFPN 6 Mr. Soumaoro KANTE UICN 7 Mr. Ousmane DIALO DFPN 8 Mme Fadima Soua KANDE DFPN 9 Mr. Mamady III CAMARA MI 10 Mr. Mamadou Aliou BARRY MJ 11 Mr. Thierno Oumar DIALLO ACGP 12 Mr. Namory KEITA MinEnv 13 Mme Kamissa BALDE OGUIB 14 Mr. Mohamed Lamine KEITA DNEF 15 Mr. Abou CISSE MATD 16 Mr. Abou CAMARA MD 17 Mr. Aliou CAMARA DNEF 18 Mr. Mamadou Korka DIALLO SEF/Kindia 1ç Mr. Sitan Sékou TOURE DNEF 20 Mr. El hadj Amadou DIALLO MJ 21 Mr. Kankou Moussa CAMARA Cabinet MAEEF 22 Mr. Alseny Conakry CAMARA JB 23 Mr. Ibrahima BANGOURA CF/N’Z 24 Mr. Ibrahima Sory BANGA GE 25 Mlle. Bintou KOUYATE DNEF 26 Aboubacar CONDE AFD 27 Dr. Diarra DIAWARA CITES 28 Mr. Nankouman SANGARE FEM 29 Mr. Thierno Daouda DIALLO DNEF 30 Mr. Lamine SEBOGO GSEAf/Ougadougou 31 Mr. Aboubacar SY Sénégal 32 Mme Elvire Joêlle ZOUZOU Cöte d’Ivoire 33 Mr Theo V. FREEMAN Liberia 34 Mr. Zaoro LAMAH MS 35 Mr. Seinkoun Mady KEITA SEF/N’Zérékoré 36 Mr. Cécé Papa CONDE CF/N’Z 37 Mr. Fangana DORE SEF/Lola 38 Mr. Sana SAMBY SEF/Mamou 39 Mr. mamadouba SOUMAH SEF/Kindia 40 Mr. Cheick Mohamed SYLLA AGIR 41 Mr. Saran Lanciné KONATE AGIR 42 Mr. babady FOFANA DNEF 43 Sidiki CISSE ASSOANE 44 ¨Mr. Mamady FOFANA MEN