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قوانين غينيا

Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) 2018 - 2025

صدر في 2018-01-31 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
الدولة
غينيا
الموضوعات
Agricultural and rural development, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, Forestry, Land and soil, Cultivated plants, Water, Wild species and ecosystems, General
الكلمات المفتاحية
social protection, gender, sustainable use, agricultural development, family farming, climate change, hazards, smallholders/peasants, public participation, education, innovation, sustainable development, investment, farming, early warning system, right to food, food security, nutrition, food sovereignty, school feeding, breastfeeding/infant food, traceability, food safety and quality, food loss and waste, international trade, human rights, food fortification, afforestation/reforestation, forest management/forest conservation, soil rehabilitation, soil conservation/soil improvement, plant production, seeds/planting material, genetic resources, post-harvest treatment, integrated management, governance, policy/planning, protected area, ecosystem conservation, biodiversity
الفئات
*, agriculture

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  1. 1.2. LE PROGRAMME DÉTAILLÉ DE DÉVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE AFRICAINE (PDDAA), LA DÉCLARATION DE MALABO ET LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (ODD) 14

  2. 1.3. LE PROCESSUS DE FORMULATION DU PNIASAN EN GUINÉE 15 2. PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA POLITIQUE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE (PNDA) 18 2.1. BILAN DU PNIASA DE PREMIÈRE GÉNÉRATION ET SITUATION DU SECTEUR AGRICOLE 18 2.1.1. Investissement agricole, croissance et réduction de la pauvreté 18 2.1.2. Croissance inclusive et développement des chaines de valeur 18

  3. 2.1.3. Commerce régional intra-africain 19

  4. 2.1.4. Genre en agriculture 20

  5. 2.1.5. Nutrition et sécurité alimentaire 20

  6. 2.1.6. Agriculture intelligente face au climat 21 2.1.7. Responsabilité mutuelle et arrangement institutionnel 21

  7. 2.2. LA VISION DE LA PNDA 22

  8. 2.3. LES OBJECTIFS DE LA PNDA 22

  9. 2.4. LES AXES STRATÉGIQUES DE LA PNDA 23 3. PRESENTATION DU PNIASAN 2018 - 2025 24

  10. 3.1. FONCTIONS ET CHAMPS COUVERTS PAR LE PNIASAN 24

  11. 3.2. PRIORITÉS DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE POUR LA PÉRIODE 2018-2025 25 Domaines d’investissement prioritaires du PASANDAD 25 Productivité et production des filières Agricoles aux horizons 2020 et 2025 26 Appuis aux Exploitations Agricoles Familiales et au secteur privé 28 Pôles de Développement Agricole et territorialisation de la PNDA 28

  12. 3.3. PRESENTATION DETAILLEE DU PNIASAN 2018-2025 30 PROGRAMME 1 : Accroissement de la productivité des principales spéculations Agricoles 30 PROGRAMME 2 : Amélioration de l’accès aux marchés porteurs et de la structuration des chaines de valeurs des principales filières Agricoles 37 PROGRAMME 3 : Renforcement de la résilience du secteur Agricole et amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables 42 PROGRAMME 4 : Développement du capital humain et promotion des jeunes et des femmes dans le secteur Agricole 46 PROGRAMME 5 : Amélioration de la gouvernance et soutien au secteur Agricole 48 4. EVALUATION DES COUTS ET DES BESOINS ADDITIONNELS DE FINANCEMENT DU PNIASAN 52

  13. 4.1. ESTIMATION DES COUTS DE MISE EN ŒUVRE DU PNIASAN 52

  14. 4.2. INTEGRATION DES FINANCEMENTS EN COURS ET EN PERSPECTIVE 54 i PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Répartition et projection du financement intérieur de l’Etat 55 Estimation des financements extérieurs des projets et programmes en cours 56 4.3. EVALUATION DES BESOINS EN FINANCEMENTS ADDITIONNELS (GAPS) 57

  15. 4.4. STRATEGIE DE MOBILISATION DES RESSOURCES 58 5. IMPACTS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX 59

  16. 5.1. IMPACT SUR LA REDUCTION DE LA PAUVRETE 59

  17. 5.2. IMPACT SUR L’ERADICATION DE LA FAIM 59

  18. 5.3. IMPACT SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET LES REVENUS 60

  19. 5.4. IMPACT SUR L’EMPLOI 60

  20. 5.5. ESTIMATION DES PRODUCTIONS GENEREES 61 Estimation des valeurs brutes cumulées des productions végétales 61 Estimation des valeurs brutes cumulées des productions animales 62 Estimation des valeurs brutes cumulées des productions halieutiques 63 Estimation des valeurs brutes cumulées de l’ensemble des productions Agricoles 63

  21. 5.6. IMPACTS SUR LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE 64 Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine végétale 64 Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine animale 65 Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine halieutique 66

  22. 5.7. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX 66

  23. 5.8. IMPACTS SOCIAUX 67

  24. 5.9. RISQUES, MENACES ET MESURES D’ATTENUATION 67 6. OPERATIONALISATION DU PNIASAN ET MODALITES DE MISE EN OEUVRE 69

  25. 6.1. PROGRAMME ACCELERE DE SECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE ET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DURABLE (PASANDAD) 70

  26. 6.2. AUTRES PROJETS AGRICOLES EN COURS ET EN PERSPECTIVE 70

  27. 6.3. MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS PAR LE SECTEUR PRIVE 71 6.4. MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT PAR L’ETAT 72

  28. 6.5. ROLE DES COLLECTIVITES LOCALES 72 7. DISPOSITIF D’ORIENTATION, DE PILOTAGE ET DE SUIVI EVALUATION 73 7.1. CADRE INSTITUTIONNEL D’ORIENTATION ET DE PILOTAGE DU PNIASAN 73

  29. 7.2. DISPOSITIF DE SUIVI ÉVALUATIONS GLOBAL AXÉ VERS LES RÉSULTATS (SEGAR) 75 Les acteurs du SEGAR 76 Le Cadre de Résultats du PNIASAN 77 8. ANNEXES 87 8.1. COMPOSITION DU COMITÉ DE PILOTAGE DE LA FORMULATION DE LA PNDA ET DU PNIASAN 87 8.2. COMPOSITION DES GROUPES DE TRAVAIL DE LA FORMULATION DE LA PNDA ET DU PNIASAN 87

  30. 8.3. COÛTS DÉTAILLÉS DU PNIASAN 90 ii PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Etapes de la formulation de la PNDA et du PNIASAN 16 TABLEAU 2 : STRUCTURE DU PNIASAN DE LA GUINEE ............................................................................................... 24 TABLEAU 3 : OBJECTIFS DE RENDEMENT ET DE PRODUCTION DES PRINCIPALES PRODUCTIONS VEGETALES .................. 26 TABLEAU 4 : OBJECTIFS DE PRODUCTIVITE ET DE PRODUCTION DES PRINCIPALES PRODUCTIONS ANIMALES ................. 27 TABLEAU 5 : OBJECTIFS DE PRODUCTION DES PRINCIPALES PRODUCTIONS HALIEUTIQUES........................................... 27 TABLEAU 6 : OBJECTIFS DU SOUS-SECTEUR ENVIRONNEMENT ET FORETS..................................................................... 28 TABLEAU 7 : COUTS DE MISE EN ŒUVRE DU PNIASAN PAR CATEGORIE D’ACTEUR (EN MILLIONS DE GNF) .......... 52 TABLEAU 8 : COUTS ANNUELS DE MISE EN ŒUVRE DU PNIASAN PAR ACTEUR (EN MILLIONS DE GNF) ................. 54 TABLEAU 9 : PROJECTIONS DU BUDGET INTERIEUR (TITRES 2 À 5) DES MINISTÈRES DU SECTEUR AGRICOLE (EN MILLIONS DE GNF) .......................................................................................................................................... 55 TABLEAU 10 : ESTIMATION DES FINANCEMENTS INTERIEURS CUMULES DES QUATRE MINISTERES SECTORIELS PAR PROGRAMME DU PNIASAN (EN MILLIONS DE GNF) ...................................................................................... 55 TABLEAU 11 : ESTIMATION DES RESSOURCES INTERNES ANNUELLES EN FONCTION DES TAUX D’EXECUTION BUDGETAIRE (EN MILLIONS DE GNF) ............................................................................................................... 56 TABLEAU 12 : REPARTITION DES PROJETS DU SECTEUR AGRICOLE PAR PROGRAMME DU PNIASAN (EN MILLIONS DE GNF) ............................................................................................................................................................... 56 TABLEAU 13 : ESTIMATION DU BUDGET ACQUIS DES MINISTÈRES SECTORIELS PAR PROGRAMME DU PNIASAN (EN MILLIONS DE GNF) .......................................................................................................................................... 57 TABLEAU 14 : ESTIMATION DES GAPS DE FINANCEMENT DES MINISTÈRES DU SECTEUR AGRICOLE (EN MILLIONS DE GNF) ............................................................................................................................................................... 57 TABLEAU 15 : VARIATION DE L’INCIDENCE DE LA PAUVRETE 2015-2025 (%) .......................................................... 59 TABLEAU 16 : VARIATION DU NOMBRE DE PAUVRE 2015-2025 ................................................................................ 59 TABLEAU 17 : VARIATION DE L’INCIDENCE DE LA FAIM 2015-2025 (%) .................................................................. 60 TABLEAU 18 : VARIATION DU NOMBRE DE PERSONNE TOUCHEE PAR LA FAIM 2015-2025 ........................................ 60 TABLEAU 19 : CROISSANCE DU PIB (ANNUEL %) ..................................................................................................... 60 TABLEAU 20 : NIVEAU D’EMPLOI EN 2025 ................................................................................................................ 60 TABLEAU 21 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES SUR LA PERIODE 2018- 2020. ................................................................................................................................................................ 61 TABLEAU 22 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES SUR LA PERIODE 2021- 2025. ................................................................................................................................................................ 61 TABLEAU 23 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS ANIMALES SUR LA PERIODE 2018- 2020 ................................................................................................................................................................. 62 TABLEAU 24 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS ANIMALES SUR LA PERIODE 2021- 2025 ................................................................................................................................................................. 62 TABLEAU 25 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS HALIEUTIQUES SUR LA PERIODE 2017-2021 ....................................................................................................................................................... 63 TABLEAU 26 : PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES DES PRODUCTIONS HALIEUTIQUES SUR LA PERIODE 2021-2025 ....................................................................................................................................................... 63 TABLEAU 27 : SYNTHESE DES PRODUCTIONS CUMULEES ET VALEURS BRUTES SUR LA PERIODE 2018-2025 ............. 63 TABLEAU 28 : PROJECTION DEMOGRAPHIQUE DE LA POPULATION GUINEE SUR LA PERIODE 2018-2025 ................... 64 TABLEAU 29 : TAUX DE COUVERTURE DES BESOINS EN DENREE ALIMENTAIRES D’ORIGINE VEGETALE .................... 64 TABLEAU 30: TAUX DE COUVERTURE DES BESOINS( NORMES FAO, OMS) EN DENREES D’ORIGINE ANIMALE ......... 65 TABLEAU 31 : TAUX DE COUVERTURE DES BESOINS (NORMES FAO) EN DENREES D’ORIGINE HALIEUTIQUE ............ 66 TABLEAU 32 : LISTE DES PROJETS EN COURS DE MISE EN ŒUVRE (EN MILLIONS DE GNF) ....................................... 70 TABLEAU 33 : CADRE DE RESULTAT DU PNIASAN 2017-2021 ................................................................................ 79 TABLEAU 34 : MATRICE D’INDICATEURS DU PNIASAN .............................................................................................. 86 iii PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente LISTE DES FIGURES FIGURE 1 : ENGAGEMENTS ET OBJECTIFS FIXES PAR LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT REUNIS EN 2014 A MALABO 15 FIGURE 2 : DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DE FORMULATION DE LA PNDA/PNIASAN 16 FIGURE 3 : CARTOGRAPHIE DES PÔLES DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE EN RÉPUBLIQUE DE GUINÉE 29 FIGURE 4 : REPARTITION DES COUTS GLOBAUX DU PNIASAN PAR CATEGORIE D’ACTEUR 53 FIGURE 5 : REPARTITION DES COUTS GLOBAUX DU PNIASAN PAR PROGRAMME 53 FIGURE 6 : REPARTITION DES COUTS ANNUELS GLOBAUX DU PNIASAN EN MILLIONS DE GNF 54 FIGURE 7 : REPARTITION DU VOLUME DE FINANCEMENT DES PROJETS PAR PROGRAMME ET PAR MINISTERE (EN %) 56 FIGURE 8 : PROPORTION DU GAP DE FINANCEMENT DU PNIASAN 58 FIGURE 9 : SCHEMA D’OPERATIONNALISATION DU PNIASAN 69 FIGURE 10 : SCHEMA DU DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DU PNIASAN 74 FIGURE 11 : OUTILS ET ACTEURS DU SEGAR 76 iv PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ACC Adaptation aux Changements Climatiques AFD Agence Française de Développement AGIR Alliance Globale pour des Initiatives de Résilience AIC Agriculture Intelligente face au Climat ANAMIF Agence Nationale de la Microfinance ANASA Agence Nationale des Statistiques Agricoles et Alimentaires ANPROCA Direction Nationale de la Promotion Rurale et du Conseil Agricole BAD Banque Africaine de Développement BADEA Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique BID Banque Islamique de Développement BM Banque Mondiale BP Budget Programme BSD Bureau de Stratégie et de Développement CDMT Cadre des Dépenses à Moyen Terme CEDEAO Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest CH Cadre Harmonisé CILSS Comité Inter-états de lutte contre la sécheresse au Sahel CNSAN Conseil National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle CNOP Comité National d’Orientation et de Pilotage CR Cadre de Résultats DAF Division des Affaires Financières DNA Direction Nationale de l’Agriculture DNAAHP Direction Nationale de l’Alimentation Animale et de l’Hydraulique Pastorale DNB Direction Nationale du Budget DNGR Direction Nationale du Génie Rural DNPIA Direction Nationale des productions et Industries Animales DNSV Direction Nationale des Services Vétérinaires DRH Division des Ressources Humaines DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté EAF Exploitation Agricole Familiale ECOWAP Politique agricole régionale de l’Afrique de l’Ouest FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FIDA Fonds International pour le Développement de l’Agriculture GAR Gestion Axée sur les Résultats GDT Gestion Durable des Terres GIE Groupement d’Intérêt Economique GRN Gestion des Ressources Naturelles IRAG Institut de Recherche Agronomique de Guinée LORLF Loi organique relative aux lois de finances v PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente MA Ministère de l’Agriculture MEEF Ministère de l'Environnement, des Eaux et Forêts MEPA Ministère de l’Elevage et des Productions Animales MPAEM Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime NA Non Applicable ND Données Non Disponibles NEPAD Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique ODD Objectif de Développement Durable OG Objectif Global OIP Organisation Inter Professionnelle OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement ONG Organisation Non Gouvernementale Office National de contrôle Sanitaire des produits de la Pêche et de ONSPA l’Aquaculture OP Organisation Paysanne OPE Organisations Professionnelles d’Eleveurs PASAG Projet d’Appui au Secteur Agricole de la Guinée Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de PASANDAD Développement Agricole Durable PCF Plan de Convergence Forestier PDDAA Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique PFNL Produits Forestiers Non Ligneux PIB Produit Intérieur Brut PIBA Produit Intérieur Brut Agricole PME Petites et Moyennes Entreprises PMI Petites et Moyennes Industries PNAAFA Programme National d’Appui aux Acteurs des Filières Agricoles PNDA Politique Nationale de Développement Agricole PNDES Plan National de Développement Economique et Social PNIASA Programme National d’Investissement Agricole du Bénin Plan National d’Investissements Agricoles et de Sécurité Alimentaire et PNIASAN Nutritionnelle PTF Partenaire Technique Financier PTFM Plate-forme Multifonctionnelle RCSA Revue Conjointe Annuelle du Secteur Agricole SAP Système d’Alerte Précoce SEGAR Suivi Evaluation Global Axé vers les Résultats SGM Secrétaire Général du Ministère SIM Système d’Information sur les Marchés SIPAG Système d'Information sur les Produits Alimentaires en Guinée UICT Unité Interministérielle de Coordination Technique vi PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente RESUME EXECUTIF La République de Guinée s’est dotée d’une vision Guinée 2040 qui ambitionne à l’horizon 2040, de construire un pays émergent et prospère, maître de son destin, assurant un niveau élevé de bien-être à ses populations et garantissant l’avenir des générations futures. Pour ce faire, le Pays se fixe comme finalités : - de mieux valoriser son capital humain afin de se donner toutes les chances de progresser vers l’émergence ; - de diversifier son économie afin de la rendre plus compétitive, créatrice d’emplois décents avec des pôles économiques, un secteur minier parfaitement intégré et un secteur privé moteur de croissance et de progrès ; et - d’améliorer significativement sa gouvernance économique avec une administration publique performante au service du développement et de la population guinéenne. Il s’agit de bâtir une Guinée ouverte, respectée, contribuant pleinement aux dynamiques et mutations à l’échelle sous régionale, régionale et mondiale. La concrétisation de cette Vision doit s’appuyer sur les politiques et sur une série de plan nationaux de développement qui traduiront les finalités de la Vision pour définir d’une manière opérationnelle les objectifs quantifiés, les priorités sectorielles, les moyens matériels et financiers à mobiliser, les plans d’action et les échéanciers de mise en œuvre. Dans cette perspective, l’Etat guinéen s’est doté d’un Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui vise à poser les bases de la transformation structurelle de l’économie nationale afin de mettre le pays sur la croissance créatrice de richesse et d’emplois et sur la trajectoire de l’émergence. Dans le secteur Agricole, le gouvernement a donc entrepris une revue de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) dont le processus a mobilisé les différents groupes d’acteurs concernés autour de l’élaboration du bilan-diagnostic des politiques et de la définition de nouvelles orientations. La Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) fait l’objet d’un document spécifique qui développe - Un bilan-diagnostic du secteur agricole en Guinée : cette partie comprend (i) un profil du secteur agricole en Guinée exposant les problèmes de développement agricole du pays, basé sur une description exhaustive et une analyse causale permettant de fixer les déterminants de la situation actuelle, (ii) les leçons tirées de la Politique Agricole mise en œuvre sur la période précédente (PNDA vision 2015) et (iii) la description de l’évolution de l’environnement international en termes d’opportunités et de menaces pour le secteur Agricole guinéen. - Les orientations nationales de développement Agricole en Guinée pour la période 2018-2025 : cette partie décline, à partir de la Vision, les objectifs et les axes stratégiques ainsi que le Cadre général de mise en œuvre de la PNDA. La mise en œuvre de la PNDA sera faite à travers son cadre de planification stratégique sur la période considérée (2018 – 2025), à savoir le Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN). Le PNIASAN 2018 – 2025 prend en compte les besoins, les acquis, les besoins additionnels de financement (gap) à couvrir pour l’investissement et le fonctionnement du secteur de l’Agriculture1 durable et de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle sur une période de huit ans. Le PNIASAN fédère l’ensemble des Projets et Programmes en cours et en perspective dans le secteur (Etat et Privés). Il prend 1 Conformément à la Loi d’Orientation Agricole (LOA) le terme « Agriculture » avec A majuscule se rapporte aux sous-secteurs de l'agriculture au sens large, notamment les productions végétales, animales, halieutiques et l'environnement et l’artisanat lié au secteur primaire. vii PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente en compte les ressources intérieures de l’Etat, les financements des Partenaires Techniques et Financiers ainsi que les contributions du secteur privé et de la société civile. Sur la période 2018 – 2020, il vise notamment à mobiliser les ressources additionnelles nécessaires la mise en œuvre effective du Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable de la Guinée, (PASANDAD), dans une stratégie de territorialisation du développement Agricole. Le PNIASAN génère les Cadres des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) et les Budgets-Programmes du Ministère de l’Agriculture (MA), du Ministère de l’Elevage et des Productions Animales (MEPA), du Ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (MPAEM) et du Ministère de l’environnement, des Eaux et des Forêts (MEEF). Il permet d’informer l’ensemble des parties prenantes sur les progrès accomplis dans une logique d’approche sectorielle et constitue un outil d’alignement et d’harmonisation de l’ensemble des interventions en cours d’exécution et en préparation. Le PNIASAN prend particulièrement en compte les domaines transversaux tels que les dimensions genre, environnementale et sociale pour renforcer l’efficacité et la durabilité des actions à entreprendre. Le PNIASAN est donc un outil de portée globale, formulé au cours d’un processus participatif et inclusif. Il est structuré en cinq programmes, 19 composantes et 88 actions. Programmes Composantes Composante 1.1 : Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (productions végétales, animales, halieutiques, forestières et fauniques) PROGRAMME 1 : Accroissement de la Composante 1.2 : Renforcement de l’accessibilité aux autres types productivité des principales d’intrants Agricoles (végétales, animales, halieutiques, forestiers et spéculations par fauniques) l'amélioration des pratiques Composante 1.3 : Développement d’une mécanisation adaptée et Agricoles et la accessible des activités Agricoles modernisation des Composante 1.4 : Promotion des aménagements hydro-agricoles, infrastructures et pastoraux, halieutiques, forestiers et fauniques aménagements productifs Composante 1.5 : Développement des innovations technologiques et amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la recherche Composante 2.1 : Amélioration de la connaissance des marchés porteurs par le renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les marchés (SIM) PROGRAMME 2 : Amélioration de l’accès aux Composante 2.2 : Développement d’infrastructures adéquates pour le marchés porteurs et de la stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des structuration des chaines de productions Agricoles et des infrastructures de désenclavement valeurs des principales Composante 2.3 : Renforcement de la structuration des différents filières Agricoles segments des chaines de valeurs des principales filières Agricoles Composante 2.4 : Amélioration du cadre institutionnel et réglementaire pour la valorisation des produits Agricoles guinéens PROGRAMME 3 : Composante 3.1 : Régénération, restauration et gestion durable des Renforcement de la ressources naturelles résilience du secteur Composante 3.2 : Promotion du Développement Durable et Agricole et amélioration de Adaptation au Changement Climatique la sécurité alimentaire et Composante 3.3 : Renforcement de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle des nutritionnelle populations vulnérables Composante 3.4 : Instauration d’un système de protection sociale dans le secteur Agricole viii PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Programmes Composantes PROGRAMME 4 : Composante 4.1 : Formation professionnelle et professionnalisation Développement du capital des exploitations Agricoles de type familial humain et promotion des Composante 4.2 : Promotion de l'employabilité des jeunes et des jeunes et des femmes dans femmes dans le secteur Agricole et autonomisation des femmes le secteur Agricole rurales Composante 5.1 : Gestion des ressources humaines, financières et matérielles des ministères sous-sectoriels au niveau central et PROGRAMME 5 : déconcentré Amélioration de la gouvernance et soutien au Composante 5.2: Pilotage et gouvernance du secteur Agricole secteur Agricole Composante 5.3 : Promotion de la sécurité foncière Composante 5.4 : Développement de mécanismes de financement Agricole L’évaluation des coûts de mise en œuvre a été réalisée grâce à l’implication des acteurs étatiques (Bureaux de Stratégie et Développement -BSD, IRAG et directions centrales des quatre ministères), des acteurs non étatiques et du secteur privé dont les besoins de financement ont été intégrés dans le PNIASAN. Plusieurs d’ateliers ont ainsi été organisés afin de prendre en considération l’ensemble des besoins prioritaires de chaque partie prenante correspondants aux objectifs définis dans la PNDA. Le chiffrage s’est effectué en trois étapes successives : (i) l’estimation détaillée des besoins (coûts) de mise en œuvre par catégorie d’acteurs (Etat, PTF, Privés et autres acteurs non étatiques), (ii) l’estimation des financements acquis (budget intérieur et financement extérieur) et (iii) le calcul des besoins additionnels de financement (gaps) nécessaires à l’atteinte des objectifs sectoriels à l’horizon 2025. En tenant compte d’un taux d’inflation moyen de 2,5 %, le coût global du PNIASAN, incluant les contributions (investissement et fonctionnement) de l’Etat, des PTF et du secteur privé, pour la période 2018 - 2025 a ainsi été estimé à 36 270 milliards de Francs Guinéens (voir tableau ci-après en Millions de GNF). Programme Global MA MEPA MPAEM MEEF Privés Productivité 26.776.871 9.987.461 1.140.421 999.626 1.048.927 13.600.436 Accès au marché 2.559.753 1.369.976 278.670 178.898 173.897 558.312 Résilience et SAN 2.625.317 296.810 92.717 408.632 1.816.238 10.920 Capital humain 460.356 131.042 113.915 111.385 104.014 0 Gouvernance 3.847.909 2.225.661 410.241 347.679 864.327 0 Total PNIASAN 36 270 206 14 010 949 2 035 964 2 046 220 4 007 404 14 169 669 Proportion 100% 38,6% 5,6% 5,6% 11,0% 39,1% L’estimation des financements « acquis » a été réalisé en deux étapes afin d’avoir une estimation réaliste des financements intérieurs et extérieurs acquis et en perspective dans le secteur Agricole. La première étape s’est attachée à faire une projection des financements intérieurs sur base de la moyenne des budgets 2016 et 2017 des quatre ministères (MA, MEPA, MPAEM et MEEF). Ensuite, il a été réalisé un inventaire des financement extérieurs (FINEX), c’est-à-dire des projets et programmes financés par les PTF) afin de chiffrer le volume global de financement effectivement disponible sur la période 2018 à 2025. C’est ensuite sur cette base que les besoins additionnels (gaps de financement) des quatre ministères du secteur Agricole ont été calculés sur la période 2018-2025, en prenant en compte deux hypothèses liées au taux d’exécution budgétaire. Ces besoins totaux additionnels de financement se situent entre 16 103 et 14 841 milliards de GNF et représentent respectivement 44,4 % et 40,9 % du coût du global du PNIASAN 2018-2025. Les besoins de financement concernent essentiellement le Programme 1 couvrant la Productivité (avec les infrastructures structurantes et l’amélioration de l’accès aux intrants). L’ampleur des besoins additionnels doit être mise en relation avec le volume de financement des Projets et Programmes en préparation (près de 1 300 milliards de GNF) ainsi qu’avec les perspectives futures de ix PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente financement actuellement en préparation avec les principaux Partenaires Techniques et Financiers de l’Etat guinéen pour près de 8 000 milliards de GNF. Notons enfin que, dans le même temps, la contribution potentielle du secteur privé est évaluée à plus de 14 169 milliards de GNF. La stratégie de mobilisation des ressources additionnelles nécessaires reposera sur trois piliers majeurs : A. L’amélioration des taux de consommation budgétaire : le gap de financement varie de 16 103 à 14 841milliards de GNF en considérant les hypothèses de 100% et 75% de taux d’exécution budgétaire. Le gap réel se situera entre ces deux valeurs et les efforts du Gouvernement en termes d’amélioration de la gestion des finances publiques devra s’intensifier afin de tendre vers un taux supérieur à 90%. B. L’amélioration de l’attractivité du secteur pour inciter des investissements privés : la contribution potentielle attendue du secteur privé, chiffrée à plus de 14 800 milliards de GNF. L’amélioration du climat des affaires et du cadre juridique et réglementaire s’avère donc être déterminants pour l’exécution du PNIASAN. C. La mobilisation de financement auprès des mécanismes innovants. Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l'Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques Cette stratégie de mobilisation des ressources doit être soutenue par un Plan de Communication permettant d’améliorer la visibilité et la lisibilité des actions menées au sein du secteur Agricole d’une part et l’accès des usagers à toutes les informations sur le secteur Agricole d’autre part (devoir d’information et de redevabilité). Les impacts attendus du PNIASAN sont axés sur des objectifs de la déclaration de Malabo, portant sur la réduction de la pauvreté et l’élimination de la faim. Afin de pouvoir les approcher, il a été procédé à une estimation des production Agricoles brutes et des valeurs de production cumulées générées sur la période 2018 à 2025. Parallèlement, il a également été estimé le niveau de couverture des populations guinéennes par rapport aux principaux produits Agricoles. La valeur brute de toute la production Agricole (végétale, animale et halieutique) s’élève à environ 507 450 milliards de GNF sur la période de mise en œuvre du PNIASAN 2018-2025. L’essentiel de cette valeur brute provient de la production végétale avec 81,1 % du total, suivie des productions animales avec 15,1 % et des productions halieutiques avec 3,8 % de la valeur totale. Bien qu’elle ne soit qu’indicative, cette valeur cumulée de 507 450 milliards de GNF peut utilement être mise en relation avec le coût estimatif global de la mise en œuvre du PNIASAN 2018 – 2025 qui est de 36 270 milliards de GNF. L’opérationnalisation du PNIASAN repose sur : (i) la participation et l’inclusion de toutes les parties prenantes, (ii) la décentralisation et la territorialisation des actions ; (iii) le dialogue avec les partenaires intervenants dans le secteur et (iv) la bonne gouvernance et l’équité ainsi que la reddition des comptes. Le PNIASAN, cadre de planification stratégique de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA), procède d’une démarche qui s’inscrit dans la durée et qui se fonde sur un certain nombre d’actions structurantes et d’instruments institutionnels, de pilotage et de financement. Le PNIASAN sera donc opérationnalisé à travers la mise en œuvre d’une large gamme d’actions concrètes qui se répartissent entre : 1. le programme d’investissement agricole prioritaire du Gouvernement, c’est-à-dire le Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD) ; x PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 2. le portefeuille de projet et programmes en cours d’exécution des quatre ministères du secteur Agricole (MA, MEPA, MPAEM et MEEF), ainsi que les projets et programmes sous tutelle d’autres ministères qui ont un impact significatif sur le secteur Agricole ; 3. les missions devant être remplies par les Ministères en charge de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Environnement, qui accompagnement l’ensemble des acteurs ; 4. les actions de production, de transformation, de commercialisation relevant des acteurs du secteur privé (Exploitations Agricoles Familiales, PME/PMI Agricoles, grandes entreprises, opérateurs agroalimentaires etc.) ; et 5. les infrastructures structurantes communautaires pour lesquelles les Collectivités Locales (communes) ont un rôle déterminant en exerçant leur mission de maîtrise d’ouvrage du développement local. Le cadre institutionnel de mise en œuvre de la PNDA/PNIASAN, constitue un cadre privilégié où tous les acteurs privés et publics pourront se retrouver, échanger et s’assurer que chacun joue efficacement son rôle. L’organisation de ce cadre porte essentiellement sur la construction d’un dispositif inclusif de dialogue politique sur le développement du secteur Agricole, tant au niveau régional qu’au niveau national. Ce cadre de dialogue implique trois niveaux : (i) un niveau sous-sectoriel, (ii) un niveau sectoriel (entre les acteurs des quatre sous-secteurs) et (iii) un niveau intersectoriel (entre le secteur agricole et les autres secteurs). Dans chaque niveau, l’inclusion du dialogue reposera sur la participation effective des principaux groupes d’acteurs : (i) Etat, (ii) Société Civile et Acteurs Non Etatiques, (iii) Secteur Privé Agricole (y compris les Organisations Professionnelles Agricoles, notamment les fédérations structurées autour de la chambre nationale d’agriculture) et(iv) Partenaires Techniques et Financiers. En plus de ce cadre de dialogue, la gouvernance du secteur s’appuiera sur trois mécanismes : 1. Une Communication conjointe trimestrielle des ministres en charge du secteur Agricole au conseil des ministres, qui permet d’informer les plus hautes autorités sur le processus de mise en œuvre ; 2. Un Conseil interministériel semestriel sur la mise en œuvre de la PNDA, sous l’égide du Premier Ministre, qui sera un cadre de préparation de la Revue Conjointe Annuelle du Secteur Agricole ; 3. Une Revue Conjointe du Secteur Agricole (RCSA) et un Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la Présidence du Chef de l’Etat. Ceux-ci serviront de tremplin vers la revue biennale par les pairs de la Déclaration de Malabo. Le CSA intègre le Conseil Supérieur du Développement Agricole et le Conseil National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle. Ce cadre de dialogue de haut niveau complète le dispositif opérationnel de suivi de la mise en œuvre du PNIASAN ; il privilégiera (i) la participation de tous les acteurs, la primauté des relations horizontales, (ii) la répartition claire des rôles et des responsabilités, (iii) le Partenariat Public Privé, (iv) le recentrage et le renforcement de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, (v) la responsabilisation des acteurs selon leurs mandats et (vi) la reddition des comptes. La coordination et le pilotage de la mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN est assurée par le Conseil National d’Orientation et de Pilotage (CNOP) sur lequel repose le fonctionnement du cadre institutionnel. Le Conseil National d’Orientation et de Pilotage (CNOP) est l’organe d’orientation et de régulation stratégique de la politique nationale du développement du secteur Agricole, il est présidé par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale et co-présidé par les Ministres en charge de l’agriculture, de l’élevage, de la Pêche et les représentants des Organisations de la Société Civile et des Organisations Professionnelles Agricoles. Le CNOP est doté d’un Secrétariat Technique, composé des quatre BSD du secteur Agricole et coordonné par le BSD du Ministère de l’Agriculture. Le ST/CNOP est chargée (i) d’analyser les implications techniques des orientations du CNOP, (ii) de veiller à la mise en œuvre et au suivi des recommandations et décisions du CNOP, (iii) de servir d’interface entre le CNOP et les services techniques des ministères sectoriels (MA, MEPA, MPAEM et MEFF) et des autres ministères impliqués xi PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente dans la mise en œuvre du PNIASAN et (iv) de préparer les sessions du CNOP et de suivi du secteur Agricole. Le dispositif de suivi-évaluation doit être orienté vers les résultats avec pour objectif de donner une vision globale des performances du secteur Agricole et d’informer les décideurs politiques des actions à entreprendre pour améliorer la mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN 2018 -2025. Le diagnostic du dispositif de suivi-évaluation du PSRSA/PNIA avait fait ressortir des points faibles qui se situaient essentiellement au niveau des institutions chargées de l’animer. Pour éviter une dispersion des efforts et des budgets, le dispositif de suivi-évaluation de la PNDA/PNIASAN est bâti sur les structures nationales dont les missions sont clairement définies. Le dispositif de Suivi Evaluation Global Axé sur les Résultats (SEGAR) sera basé sur une approche inclusive des différentes catégories d’acteurs et s’appliquera à deux niveaux interconnectés : (i) le niveau stratégique qui suit le cadre de planification stratégique du secteur (PNIASAN) et mesure le niveau de performance global et (ii) le niveau opérationnel qui assure le suivi et l’évaluation des performances de l’ensemble des programmes et des projets mis en œuvre sur le terrain et des ministères sectoriels. Enfin, Ce dispositif s’intègre harmonieusement dans une dynamique nationale et régionale (SAKSS et RESAKSS). xii PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 1. Introduction

  31. 1.1. La vision Guinée 2040 et le Plan National de Développement Economique et Social La République de Guinée s’est dotée d’une vision Guinée 2040 qui ambitionne à l’horizon 2040, de construire un pays émergent et prospère, maître de son destin, assurant un niveau élevé de bien-être à ses populations et garantissant l’avenir des générations futures. Pour ce faire, le Pays se fixe comme finalités : - de mieux valoriser son capital humain afin de se donner toutes les chances de progresser vers l’émergence ; - de diversifier son économie afin de la rendre plus compétitive, créatrice d’emplois décents avec des pôles économiques, un secteur minier parfaitement intégré et un secteur privé moteur de croissance et de progrès ; et - d’améliorer significativement sa gouvernance économique avec une administration publique performante au service du développement et de la population guinéenne. Il s’agit de bâtir une Guinée ouverte, respectée, contribuant pleinement aux dynamiques et mutations à l’échelle sous régionale, régionale et mondiale. La concrétisation de cette Vision doit s’appuyer sur les politiques et sur une série de plan nationaux de développement qui traduiront les finalités de la Vision pour définir d’une manière opérationnelle les objectifs quantifiés, les priorités sectorielles, les moyens matériels et financiers à mobiliser, les plans d’action et les échéanciers de mise en œuvre. Dans cette perspective, l’Etat guinéen s’est doté d’un Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui vise à poser les bases de la transformation structurelle de l’économie nationale afin de mettre le pays sur la croissance créatrice de richesse et d’emplois et sur la trajectoire de l’émergence. Les principales orientations du PNDES pour le secteur agricole s’articulent autour de la promotion d’une agriculture durable et productive, garantissant la sécurité alimentaire. Ainsi, le PNDES fixe pour le secteur Agricole les cibles suivantes : (i) « la productivité du secteur primaire est accrue (doubler la productivité du secteur primaire entre 2014 et 2020) ; (ii) la sécurité alimentaire est assurée (baisser l’incidence de pauvreté alimentaire de 18,2% en 2012 à 9,7% en 2020) ; et (iii) l’agriculture durable est promue (maintenir la densité d’utilisation de pesticides agricoles à 0,3 kg/ha, réduire l’empreinte agricole sur l’environnement et faire baisser la proportion des superficies agricoles détruites par des catastrophes naturelles (inondations, sècheresse et attaque acridienne) de 0,11% en 2013 à 0% en 2020) ». Dans le secteur Agricole, le gouvernement a donc entrepris une revue de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) dont le processus a mobilisé les différents groupes d’acteurs concernés autour de l’élaboration du bilan-diagnostic des politiques et de la définition de nouvelles orientations. La Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) fait l’objet d’un document spécifique qui développe - Un bilan-diagnostic du secteur agricole en Guinée : cette partie comprend (i) un profil du secteur agricole en Guinée exposant les problèmes de développement agricole du pays, basé sur une description exhaustive et une analyse causale permettant de fixer les déterminants de la situation actuelle, (ii) les leçons tirées de la Politique Agricole mise en œuvre sur la période précédente (PNDA vision 2015) en matière de forces et de faiblesses et (iii) la description de l’évolution de l’environnement international en termes d’opportunités et de menaces pour le secteur Agricole guinéen. - Les orientations nationales de développement Agricole en Guinée pour la période 2018-2025 : cette partie décline, à partir de la Vision, les objectifs et les axes stratégiques ainsi que le Cadre général de mise en œuvre de la PNDA (principes, instruments, système harmonisé de suivi évaluation etc.). 13 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente La mise en œuvre de la PNDA sera faite à travers son cadre de planification stratégique sur la période considérée (2018 – 2025).

  32. 1.2. Le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), la Déclaration de Malabo et les Objectifs de Développement Durable (ODD) En adoptant « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD), les dirigeants africains ont doté le continent d’orientations stratégiques majeures pour son développement. Le volet agricole du NEPAD est traduit dans le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) qui sert de cadre de référence pour la conception et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement agricole dans l’ensemble des pays du continent. Il s’était fixé comme objectif global « d’aider les pays africains à atteindre un degré plus élevé de croissance économique grâce à un développement axé sur l’agriculture » pour ainsi contribuer à « éradiquer la faim et à réduire la pauvreté grâce à l’agriculture » (CAADP, 2013). Le PDDAA bénéficie d’une volonté forte des chefs d’États africains et de gouvernement, clairement déclinée à travers la Déclaration de Maputo en 2003, notamment l’engagement de consacrer au moins 10% des dépenses publiques au financement du secteur agricole. Le PDDAA a retenu quatre piliers, pour accélérer la croissance agricole, réduire la pauvreté et atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle : - Pilier 1 : Accroitre de façon durable les superficies cultivées et desservies par des systèmes fiables de maîtrise de l’eau. - Pilier 2 : Améliorer les infrastructures rurales et les capacités commerciales pour faciliter l’accès aux marchés. - Pilier 3 : Augmenter les approvisionnements alimentaires, réduire la faim, améliorer les réponses en cas d’urgence alimentaire. - Pilier 4 : Améliorer la recherche agricole, la diffusion et l’adoption des technologies. Le PDDAA encourage les pays membres de l’Union Africaine « à concevoir les stratégies nationales de développement agricole en prenant explicitement en compte les complémentarités et les échanges commerciaux régionaux ». C’est dans cet esprit que l’Union Africaine et ses dirigeants (Chefs d’Etats et de Gouvernement) ont adopté, en Juin 2014, la Déclaration de Malabo pour la mise en œuvre d’un programme de transformation agricole et de sécurité alimentaire en Afrique au cours de la décennie 2015-2025. Cette Déclaration est caractérisée par sept engagements qui devraient concourir à l’obtention, en 2025, d’un ensemble de résultats communs à tous les pays du continent. La Déclaration de Malabo intègre également, la mise en place de mécanismes de financement innovants et la participation du secteur privé dans le développement agricole du continent (voir encadré ci-après). 1. Le réengagement aux principes et valeurs du processus PDDAA 2. Le réengagement à améliorer le financement des investissements dans l’agriculture : (a) Le respecter de l’objectif de 10% des dépenses publiques (b) L'opérationnalisation de la Banque africaine d'investissement 3. L’engagement à éradiquer la faim d'ici à 2025 : (a) Au moins doubler la productivité (en mettant l'accent sur les intrants, l'irrigation, la mécanisation) (b) Réduire le PHL au moins de moitié (c) Nutrition : réduire le retard de croissance à 10% 4. L’engagement à réduire de moitié la pauvreté d'ici à 2025, par à une croissance et une transformation agricoles inclusives : (a) Soutenir la croissance du secteur agricole dans le PIB annuel à moins 6% (b) Mettre en place et/ou renforcer les partenariats inclusifs entre les secteurs public et privé pour des chaînes de valeur d’au moins cinq produits agricoles prioritaires qui ont une forte liaison avec les petites exploitations agricoles 14 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente (c) Créer des opportunités d'emploi pour au moins 30% des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles (d) Entrée et participation préférentiel les des femmes et des jeunes dans l'agro-industrie lucrative et attractive 5. La volonté de promouvoir le commerce intra-africain des produits agricoles de base et des services connexes : (e) Tripler le commerce intra-africain des produits agricoles (f) Accélérer la Zone de libre-échange continental et la transition vers un système continental de tarif extérieur commun 6. Engagement à renforcer la résistance dans les moyens de subsistance et les systèmes de production à la variabilité du climat et autres chocs connexes : (g) S’assurer que d’ici à 2025 au moins 30% des ménages d’agriculteurs /d’éleveurs résistent à ces chocs (h) Augmenter les investissements for des initiatives renforçant la résilience, y compris la sécurité sociale des travailleurs ruraux, et des autres groupes sociaux vulnérables, ainsi que les écosystèmes sensibles (i) Intégrer la gestion des risques et la résilience dans les politiques, stratégies et plans d’investissement 7. Engagement à la responsabilité mutuelle par rapport aux actions et aux résultats : (a) À travers le cadre des résultats du PDDAA - effectuer une procédure d’évaluation biennale des produits agricoles Source : Union africaine, 22e Session ordinaire, 30-31 janvier 2014, Addis-Abeba, Éthiopie, note conceptuelle : « 2014, Année de l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique, marquant le 10e anniversaire de l'adoption du programme de développement agricole (PDDAA) ». Figure 1 : Engagements et objectifs fixés par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement réunis en 2014 à Malabo Par ailleurs, la Déclaration de Malabo prévoit l’adoption d’un système de suivi évaluation permettant de mesurer et publier les progrès réalisés, en se basant sur le Cadre de résultats du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA). Ce cadre de résultats est intégralement repris dans la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de la République de Guinée. L’année 2015, qui était l’échéance pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), a également été marquée par la définition de nouveaux objectifs de développement par la communauté internationale. En effet, malgré le fait que les OMD ont contribué à une accélération sans précédent de la diminution de la pauvreté dans les pays en développement, des limites ont été notées. Aussi, la communauté internationale a estimé que la vision des OMD ne répond plus aujourd’hui aux enjeux mondiaux, marqués par (i) l’accroissement des inégalités, (ii) une vulnérabilité croissante des populations face aux changements climatiques et (iii) l’épuisement des ressources de notre planète. C’est à la lumière de ces nouveaux enjeux que le Sommet des Nations unies pour le développement durable, tenu en septembre 2015, a défini des Objectifs de Développement Durable (ODD) qui sont portés par l'Organisation des Nations Unies, et dont le but est le développement international. Il s’agit de 17 ODD, assortis de 169 cibles ou sous-objectifs, portant sur la période 2015-2030.

  33. 1.3. Le processus de formulation du PNIASAN en Guinée Le processus de formulation du PNIASAN de la Guinée couplé à celui de la révision de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) a mobilisé les acteurs du secteur Agricole sur une période qui s’est étalée sur près d’une année et demi. Les différentes étapes qui ont conduit à la validation sont synthétisées au tableau ci-après. 15 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Tableau 1 : Etapes de la formulation de la PNDA et du PNIASAN Activités Période / Echéance Atelier de lancement Mars 2016 Bilan du PNIASA Avril – mai 2016 Validation du Bilan du PNIASA Juin 2016 Conception des instances (dispositif de formulation) Juin 2016 Cadrage stratégique Juin 2016 Atelier de planification stratégique Juin 2016 Finalisation des rapports de bilan Juillet 2016 Finalisation du document de cadrage stratégique (profil pays) Juillet 2016 Renforcement des capacités des acteurs (y compris appropriation) Septembre 2016 Ateliers thématiques Septembre – octobre 2016 Rédaction des documents PNDA et PNIASAN Février – juillet 2017 Partage des documents PNDA et PNIASAN avec les PTF Juillet 2017 Partage des documents PNDA et PNIASAN et amendement avec Août 2017 les ANE Validations régionales et préfectorales PNDA et PNIASAN Octobre 2017 Tenue de l’atelier de validation Décembre 2017 Suite à l’atelier de lancement, le processus a été initié par la création d’un Comité de pilotage de la formulation du PNIASAN a eu un ancrage multiple. En effet, il a été créé par un arrêté conjoint entre les quatre ministres en charge du secteur Agricole (MA, MEEF, MEPA et MPAEM), qui en ont assuré la présidence alternée. Ce comité de pilotage est composé (i) des administrations gouvernementales (y compris les ministres des autres secteurs), (ii) des organisations de la société civile (y compris les associations des producteurs) et (iii) des organisations du secteur privé (y compris les organisations professionnelles agricoles). Le schéma ci-dessous illustre le dispositif de formulation du PNIASAN. Figure 2 : Dispositif institutionnel de formulation de la PNDA/PNIASAN En vue d’une inclusion et de prendre en compte les spécificités propres à chaque acteur, des groupes de travail pluridisciplinaires et multisectoriels ont été créés pour travailler autour de six thèmes 16 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente prioritaires : (i) Développer l’accès aux marchés porteurs (y compris chaînes de valeurs et commerce intra régional, (ii) Augmenter la productivité, (iii) Améliorer la gouvernance du secteur agricole, (iv) Changements climatiques, Protection Sociale, Résilience, (v) Emploi jeunes et genre et (vi) Nutrition. A l’échelle nationale, les ministères en charge du secteur agricole et les acteurs non gouvernementaux ont mobilisé des ressources financières pour abriter les travaux des groupes thématiques qui ont duré quinze jours avec une participation de plus de 80 personnes représentants les structures gouvernementales et les organisations de la société civile et du secteur privé. En plus de ces ressources internes, le gouvernement a bénéficié du soutien de différents PTF (FAO, USAID, IFPRI, HubRural et Banque Mondiale) qui ont mis à disposition des experts et financé la tenue de différents ateliers. 17 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 2. PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA POLITIQUE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE (PNDA) Le diagnostic du secteur agricole en Guinée combiné à l’analyse de l’environnement international a clairement mis en exergue les principaux enjeux à relever en vue d'améliorer la contribution du secteur agricole au développement économique et social du pays, notamment en termes de sécurité alimentaire, d’équilibre de la balance commerciale agroalimentaire et de résilience des systèmes de production. Au regard de ces enjeux, d’importants défis sont à relever au cours des dix prochaines années : (i) un meilleur accès aux marchés porteurs, (ii) une amélioration significative de la productivité Agricole et (ii) une augmentation de l’efficacité de la Gouvernance sectorielle.

  34. 2.1. Bilan du PNIASA de première génération et situation du secteur agricole

  35. 2.1.1. Investissement agricole, croissance et réduction de la pauvreté Le secteur agricole a porté la croissance économique pendant la période de mise en œuvre du PNIA. Cette croissance a contribué à une réduction substantielle de la pauvreté extrême, mais n’a pas été suffisante pour inverser la tendance à la hausse de la pauvreté globale. Les dépenses agricoles publiques ont augmenté d’environ 3,9% en moyenne par an pendant la période de mise en œuvre du PNIA, ce qui représente 1,5 points de pourcentage de plus que le taux de croissance de la période avant PNIA. Cependant, la part de l’agriculture dans les dépenses publiques totales a baissé au cours de la période du PNIA par rapport à la période avant-PNIA. La valeur ajoutée agricole par actif agricole et par hectare de terres arables était plus faible pendant la période PNIA comparé à la période de référence. Les niveaux de rendement et de production sont restés relativement constants entre les deux périodes pour les principales cultures. En revanche, la production agricole a légèrement augmenté tirée par l’augmentation de la production agricole non- alimentaire, et dans une certaine mesure, celle de la production du riz. Le taux de croissance de la valeur ajoutée totale a doublé pendant la période PNIA par rapport à la période avant PNIA. Le taux de croissance de la valeur ajoutée agricole par habitant a augmenté rapidement, passant de 0,3% à 2,6% entre la période pré- et post-PNIA. La croissance du PIB global par habitant a stagné au cours des deux périodes. Ainsi, la croissance de l’économie a été portée par la croissance du secteur agricole. Cependant, une faible croissance des revenus entre la période de pré- et post PNIA a été constatée. La création d’emplois par an est plus élevée (29,8% en moyenne) pendant la post-PNIA comparé à celle de la pré-PNIA. Alors que l’incidence de la pauvreté extrême a chuté drastiquement de 59,7% à 35,3% ; le taux de pauvreté au seuil national de pauvreté a légèrement augmenté. La pauvreté rurale a également augmenté.

  36. 2.1.2. Croissance inclusive et développement des chaines de valeur Les produits stratégiques identifiés pour la Guinée sont : le riz, les palmiers, les arachides, le maïs, le manioc, les mangues, le fonio, les légumes, la viande de bovins, la canne à sucre, les plantains, les agrumes et le poisson. Les prochaines discussions portent sur les cinq premiers produits prioritaires sus-énumérés. Le riz est l'aliment le plus consommé en termes d'apport calorique. La Guinée importe le quart de sa consommation nationale de riz. Le riz est consommé sous diverses formes, mais le riz étuvé est la forme la plus importante avec une forte concentration en nutriments. Par ailleurs, la Guinée est fortement dépendante de l’extérieur en matière d’huile de palme. Les importations en la matière sont 18 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente largement supérieures à la production nationale, ce qui montre un écart à combler en termes d'autosuffisance dans cet oléagineux. L'arachide est principalement consommée sous forme transformée (huile) et peut présenter un intérêt pour la politique agricole. Contrairement à l’huile de palme, les importations de maïs et d'arachide sont faibles. Un examen des superficies ensemencées permet d'identifier les zones prioritaires d'intervention pour le développement de la chaîne de valeur. Les principales zones de culture sont les régions de Kankan et Nzérékoré. L'arachide, le maïs et le riz suivent des tendances similaires, avec Nzérékoré, Kankan, Faranah et Boké comme principales zones récoltées. Les régions où le riz est le plus largement cultivé sont Kankan, suivi par Nzérékoré et Boké, qui représentent 70% de la superficie plantée en céréales. Kankan est une région clé pour la production d'arachides, avec près de 28% de la superficie récoltée du pays. Le manioc reste la spécialité de la région de Nzérékoré. Malgré sa superficie élevée (29% de la superficie récoltée en riz du pays), la région de Kankan représente un faible rendement pour le riz, soit environ 1,1 tonne à l’hectare, par rapport à d'autres localités telles que Kindia, Labé ou Mamou. La même observation peut également être faite pour le maïs, où le rendement dans la région de Kankan est faible. En ce qui concerne le manioc, la même remarque apparaît pour la région de Nzérékoré, en comparaison avec d'autres régions du pays. En utiliser le pourcentage d'agriculteurs appartenant à une coopérative comme mesure de l'accès au marché, les conditions sont relativement bonnes pour l’ensemble des cultures. Les agriculteurs des régions de Nzérékoré et de Kindia ont les meilleurs accès. En revanche, les pires conditions d’accès au marché sont révélées pour les agriculteurs des régions de Labé et de Boké. En comparant les cultures, les producteurs de maïs semblent être bien connectés aux marchés par rapport aux autres, et les cultivateurs d'arachides semblent être moins connectés.

  37. 2.1.3. Commerce régional intra-africain La Guinée a été un importateur net de produits agricoles au cours des périodes pré- et post- PNIA avec une augmentation du déficit commercial dans la dernière période. En effet, les importations nettes de produits agricoles en provenance des autres pays africaines sont passées de 3,7 millions de dollars US en moyenne entre 2003-2007 à 83,2 millions de dollars US entre 2010-2014. Les importations du pays ont presque triplé entre les deux périodes, tandis que les exportations des produits agricoles n’ont progressé que 20% en moyenne entre les deux périodes. La Guinée importe les produits laitiers, la farine de blé, le tabac, les préparations à base de céréales, et les préparations pour soupes ou bouillons. Le pays exporte le café, les fruits, et le poisson. La participation de la Guinée au commerce intra-africain des produits agricoles et alimentaires s’est relativement améliorée entre les périodes pré- et post- PNIA. En effet, la part des marchés africains dans les exportations guinéennes est restée stable entre 33,3% et 34,5%, tandis que l’origine africaine dans ses importations agricoles a gagné 5 points de pourcentage en passant de 15,2% entre 2003-2007 à 20,0% sur la deuxième période. Les marchés africains constituent une destination de choix pour les exportations de riz, de farine de blé, des produits laitiers, du tabac, et des viandes et abats comestibles. L’Afrique reste un partenaire privilégié de la Guinée pour ses importations des produits agricoles comme la farine de blé, les extraits et essences de café, et les préparations pour soupes ou bouillons. La Guinée a maintenu un avantage comparatif sur les périodes pré- et post PNIA pour des produits comme le café, le cacao, et le poisson. En plus de ces produits, le pays présente un avantage comparatif pour les fruits comestibles sur la deuxième période. Par contre, la Guinée a enregistré un 19 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente recul en termes d’avantage comparatif sur la deuxième période pour les préparations pour soupes ou bouillons. La volatilité des prix est une mesure indirecte d’intégration des marchés par le commerce. La moyenne de la volatilité des prix domestiques des denrées alimentaires de la Guinée est passée de 13,6 pendant la période de 2003 à 2007 à 5,2 pendant la période des PNIA. Ainsi, l’indice moyen a diminué de 61,5% entre les deux périodes. Ce qui montre que le prix des produits alimentaires a été plus stable pendant la période de mise en œuvre du PNIA. La Guinée dépend fortement des importations pour les produits comme la tomate et l’oignon. Le pays est moins dépendant du marché international pour le riz et l’huile de palme pour la satisfaction de ses besoins intérieurs. Les produits comme le maïs, le manioc, la patate douce, et les plantains dépendent exclusivement de la production locale.

  38. 2.1.4. Genre en agriculture Sur la base de l’Indice d’Autonomisation des Femmes dans l’Agriculture (IAFA), seul 0,5% des femmes actives en agriculture étaient considérées comme autonomisées dans l’agriculture en 2016. Les femmes représentent 53,3% de la main d’œuvre agricole et sont actives tout au long du processus de production agricole. Elles consacrent 80% de leur temps de travail à l’agriculture. Malgré leur solide contribution à la production agricole, les femmes ont un accès limité aux ressources productives, tel que la terre, ce qui limite leur autonomie. Elles contrôlent rarement les ressources engagées dans la production. Les hommes détiennent l’accès aux basses terres pendant la période de production de la saison des pluies. Pendant la saison des pluies, les femmes fournissent de la main d’œuvre pour la préparation des terres et l’entretien des cultures dans les champs en basses terres et en hautes terres dans lesquels les hommes cultivent des produits de base. Les femmes ont généralement accès aux zones de basses terres après la saison des pluies, une fois que le riz est récolté ; ce qui limite leur production à des légumineuses, de l’arachide et des légumes et fruits pendant la saison. Les vergers fournissent des opportunités aux femmes pour une production à plus petite échelle et plus intensive de manioc, taro, feuilles de patate, gombo, gingembre et différents arbres fruitiers. Le contrôle de ces cultures peut offrir aux femmes des opportunités de commerce, ainsi que des opportunités de traitement des excédents de production, bien que ce type d’activités augmente généralement leur charge de travail. Les femmes et les enfants sont généralement responsables de la gestion des petits ruminants du ménage et de la volaille. Cependant, si ce travail devient particulièrement lucratif (augmentation de la production ou des prix), les hommes en assument la responsabilité et la gestion. Les femmes sont fortement représentées dans les activités de la pêche artisanale et maritime, mais gagnent moins que les hommes car elles n’assurent que la vente du poisson. Les femmes n’ont pas de moyen de production (pirogues ou bateaux). Leur rôle dans la pêche est promu à travers les organisations de commerce formelles qui sont de plus en plus reconnues au niveau national.

  39. 2.1.5. Nutrition et sécurité alimentaire La prévalence de la sous-alimentation (pourcentage de population en-dessous du niveau minimum de consommation énergétique journalière) a baissé pendant la période PNIA par rapport à la période pré- PNIA. Le taux de sous-alimentation s’établi à 16,4% en 2016. 20 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Les données anthropométriques des enfants de moins de 5 ans révèlent une faible baisse de la malnutrition entre les périodes pré- et post PNIA. En effet, la prévalence de l’insuffisance pondérale et du retard de croissance a baissé respectivement de 4 et 8 points de pourcentage. L’amaigrissement est resté relativement stable au cours des deux périodes. Toutefois, les taux d’insuffisance pondérale, de retard de croissance, et d’amaigrissement restaient élevés en 2016, respectivement à 18%, 32%, et 8%. La proportion d’enfants anémiés s’établissait à 77% en 2005 et 76% en 2012. Le pourcentage des enfants bénéficiant d’un régime alimentaire minimum acceptable a été estimé à 4% en 2015 et 2% en 2016. En 2005, environ 14% des femmes présentaient un faible indice de masse corporelle (IMC), et une proportion identique était en surpoids. En 2012, 12% des femmes ont un faible IMC et 19% sont en surpoids. La prévalence de l’anémie parmi les femmes a baissé de 53% en 2005 à 49% en 2012.

  40. 2.1.6. Agriculture intelligente face au climat L’analyse des informations sur les zones de cultures de 2005 et les précipitations annuelles, il ressort que la vulnérabilité de la population rurale face au climat a augmenté de 77% entre les périodes 1991- 2000 et 2006-2015. La Guinée passe d’une situation de faible vulnérabilité en 1991-2000 à une situation de moyenne vulnérabilité en 2006-2015 en termes d’exposition de la population rurale au choc climat. Les cultures irriguées représentaient moins de 1% des terres cultivées en 2000. La culture de l’hévéa était la culture la plus irriguée (16% de la surface emblavée) suivie par le riz (2,2% de la surface emblavée). D’autres cultures irriguées incluent la banane (0,8%) et l’huile de palme (0,3%). La Guinée ne dispose pas de lignes budgétaires pour répondre aux besoins en dépenses pour le renforcement de la résilience. Le taux de couverture sociale est estimé à moins de 3% de la population (DSPR, 2011-2012). L’indice de développement humain durable de la Guinée pour 2011 s’établit à 0,605. Le pays est classé 138ème sur 185 pays et territoires.

  41. 2.1.7. Responsabilité mutuelle et arrangement institutionnel La Guinée se classe parmi les pays disposant de plus faible niveau de capacité pour les méthodes et pratiques statistiques en Afrique selon l’Indicateurs de Capacité des Statistiques Agricoles développé par la BAD. Sur les périodes pré- et post-PNIA, la Guinée n’a pas atteint la cible d’investissement national d’au moins 1% du PIB agricole fixée par le NEPAD. Entre les périodes pré- et post-PNIA, une légère augmentation du ratio d’intensité des dépenses en R&D agricole a été noté. Cette amélioration serait due à la politique de production des semences au cours de la période post-PNIA en vue d’améliorer la productivité agricole. Le nombre de chercheurs agricoles pour 100.000 agriculteurs a peu changé sur les deux périodes. Bien que l’Agence Nationale de Promotion Rurale et de Conseil Agricole (ANPROCA) favorise et appui la structuration des producteurs dans les différentes zones de production et leur assure un appui-conseil, seul 26% des agriculteurs ont accès aux services de conseils agricoles. Le PNIA de la Guinée a été développé en 2010 et renforcé par le Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) en 2012. Cependant, les instruments tels que le nœud SAKSS et la RCA qui accompagnent sa mise en œuvre ne sont pas encore fonctionnels. La composition et les activités du comité directeur pour la mise en œuvre des PNIA/PNIASA ont été 21 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente établies en Guinée, mais son fonctionnement reste un défi. Ainsi, les mécanismes et plateformes institutionnalisés pour la responsabilisation mutuelle et la revue par les pairs ont été inclusifs à 47,2%.

  42. 2.2. La vision de la PNDA La vision de la PNDA consiste à faire de la Guinée une puissance Agricole émergente en 2025 où les exploitants agricoles et autres entrepreneurs créent, gèrent et développent leurs affaires dans les différentes chaines de valeurs Agricoles, dans une logique de développement durable. Elle se fonde la prise en compte des disparités de genre et de capacités entre les différents groupes d’acteurs, mais aussi des spécificités sous-sectorielles et territoriales. Cette vision s’inscrit dans une dynamique de progrès durable et résilient, en l’ajustant à la vision Guinée 2040, au Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), à la politique agricole de la CEDEAO (ECOWAP), au Programme Détaillé de Développement e l’Agriculture Africaine (PDDAA) et aux Objectifs de Développement Durable (ODD). En parfaite cohérence avec la Loi d’Orientation Agricole (LOA) qui consacre le droit à la sécurité alimentaire pour tous, la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) vise à promouvoir un secteur Agricole moderne, durable et compétitif, fondé sur l'efficacité et l'efficience des exploitations Agricoles familiales ainsi que la promotion des entreprises Agricoles grâce à l'implication du secteur privé.

  43. 2.3. Les objectifs de la PNDA L’objectif général de la PNDA à l’horizon 2025 est accroitre la contribution du secteur agricole à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la réduction de la pauvreté des populations guinéennes. Cet objectif général passe par (i) la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et péri urbain, (ii) la modernisation de l’Agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie, (iii) la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, (iv) l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique et (v) l’aménagement Agricole équilibré et cohérent du territoire. Plus spécifiquement, la PNDA vise (i) la création d’emplois et la réduction de l’exode rural, (ii) l’amélioration du cadre et des conditions de vie en milieu rural, (iii) l’amélioration des revenus des producteurs, (iv) l’augmentation de la couverture forestière et herbacée, (v) la restauration et la préservation de la biodiversité, (vi) la maîtrise et la mobilisation des ressources en eau de surface et souterraine, (vii) la protection des exploitations Agricoles contre les risques Agricoles, (viii) la protection des exploitations de production Agricole contre les pratiques non soutenables ou contraire aux règles des marchés nationaux, sous régionaux et la structuration de la profession Agricole, (ix) l’amélioration de la qualité des produits agricoles, (x) la production des produits exportables et la conquête de marchés étrangers et (xi) l’utilisation de l’espace rural à des fins Agricoles en harmonie avec les autres usages. Dans le cadre de l’augmentation de la productivité, il s’agira de porter les rendements des principales spéculations agro-sylvo-pastorales et halieutiques à des niveaux des pays africains les plus performants, pour induire ainsi une baisse des coûts de production, tout en améliorant la qualité et obtenir des gains de compétitivité. En ce qui concerne l’amélioration de l’accès aux marchés porteurs, il sera mis en œuvre une stratégie intégrée qui combine le développement de systèmes d’information performants sur les marchés incluant l’intelligence économique, le développement des infrastructures de mise en marché et la structuration des chaines de valeur. En vue d’un meilleur pilotage sectoriel, l’Etat mettra en œuvre des réformes et des mesures politiques centrées sur l’efficacité de la coordination et du suivi évaluation et la promotion d’un environnement favorable au développement et à l’épanouissement des affaires dans le secteur Agricole. De manière plus précise, dans les dix prochaines années, il est attendu une augmentation de 50% de la contribution du secteur agricole à l’économie nationale (formation du PIB), sous-tendue par une 22 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente croissance moyenne annuelle de 7% de la valeur ajoutée agricole, avec une hausse de 50% du commerce agricole dont 75% en direction des pays de la région. Cette évolution sera variable selon les sous-secteurs, dans la mesure où les opportunités ne sont pas partout identiques. Ces résultats macroéconomiques reposeront sur des transformations du secteur traduites par l’augmentation des infrastructures agricoles dans les différents segments des chaines de valeurs, la généralisation des contrats d’achat pour la commercialisation des principaux produits agricoles et un relèvement significatif des compétences et capacités des producteurs et de leurs organisations.

  44. 2.4. Les axes stratégiques de la PNDA En conséquence la PNDA s’articule autour de trois axes stratégiques essentiels :  Axe stratégique n°1 : Accroissement de la productivité des principales spéculations agricoles par l’amélioration des pratiques Agricoles et la modernisation des infrastructures et aménagements productifs.  Axe stratégique n°2 : Amélioration de l’accès aux marchés porteurs et de la structuration des différents segments des chaines de valeurs des principales filières Agricoles.  Axe stratégique n°3 : Amélioration de la gouvernance du secteur Agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en termes de pilotage, de suivi-évaluation, de renforcement du capital humain nutrition, de résilience et d’adaptation aux changements climatiques. Enfin, la PNDA privilégie la promotion de partenariats et la création de marchés communs au sein des grands ensembles économiques sous régionaux, régionaux et internationaux. Elle veille scrupuleusement à sa cohérence avec la politique de décentralisation et celle de la politique Agricole commune de la CEDEAO (ECOWAP) qui constitue le cadre régional intégrateur. La mise en œuvre de la PNDA sera faite à travers le Plan National d’Investissement Agricole de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) sur une période de huit ans (2018 – 2025). Le PNIASAN succédera donc au PNIASA 2013 – 2017 et coïncidera avec les programmations nationale et continentale avec une échéance intermédiaire en 2020 et une échéance finale en 2025. L’engagement du Gouvernement guinéen et de ses Partenaires Techniques et Financiers (PTF) doit se traduire par une augmentation continue de la part du budget national allouée au secteur, qui se situera à plus de 10 % en moyenne annuelle sur la période, conformément à la Déclaration de Malabo. 23 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 3. PRESENTATION DU PNIASAN 2018 - 2025

  45. 3.1. Fonctions et champs couverts par le PNIASAN Le PNIASAN 2018 – 2025 est défini comme étant le cadre de planification et de coordination stratégique de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) à l’horizon 2025. Il prend en compte les besoins, les acquis, les besoins additionnels de financement (gap) à couvrir pour l’investissement et le fonctionnement du secteur de l’Agriculture2 durable et de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle sur une période de huit ans. Le PNIASAN fédère l’ensemble des Projets et Programmes en cours et en perspective dans le secteur (Etat et Privés). Il prend en compte les ressources intérieures de l’Etat, les financements des Partenaires Techniques et Financiers ainsi que les contributions du secteur privé et de la société civile. Sur la période 2018 – 2020, il vise notamment à mobiliser les ressources additionnelles nécessaires la mise en œuvre effective du Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable de la Guinée, (PASANDAD), dans une stratégie de territorialisation du développement Agricole. Le PNIASAN génère les Cadres des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) et les Budgets-Programmes du Ministère de l’Agriculture (MA), du Ministère de l’Elevage et des Productions Animales (MEPA), du Ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (MPAEM) et du Ministère de l’environnement, des Eaux et des Forêts (MEEF). Il permet d’informer l’ensemble des parties prenantes sur les progrès accomplis dans une logique d’approche sectorielle et constitue un outil d’alignement et d’harmonisation de l’ensemble des interventions en cours d’exécution et en préparation. Le PNIASAN prend particulièrement en compte les domaines transversaux tels que les dimensions genre, environnementale et sociale pour renforcer l’efficacité et la durabilité des actions à entreprendre. Le PNIASAN est donc un outil de portée globale, formulé au cours d’un processus participatif et inclusif. Il est structuré en cinq programmes, 19 composantes et 88 actions (tableau 2). Tableau 2 : Structure du PNIASAN de la Guinée Programmes Composantes Composante 1.1 : Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (productions végétales, animales, halieutiques, forestières et fauniques) PROGRAMME 1 : Accroissement de la Composante 1.2 : Renforcement de l’accessibilité aux autres types productivité des principales d’intrants Agricoles (végétales, animales, halieutiques, forestiers et spéculations par fauniques) l'amélioration des pratiques Composante 1.3 : Développement d’une mécanisation adaptée et Agricoles et la accessible des activités Agricoles modernisation des Composante 1.4 : Promotion des aménagements hydro-agricoles, infrastructures et pastoraux, halieutiques, forestiers et fauniques aménagements productifs Composante 1.5 : Développement des innovations technologiques et amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la recherche 2 Conformément à la Loi d’Orientation Agricole (LOA) le terme « Agriculture » avec A majuscule se rapporte aux sous-secteurs de l'agriculture au sens large, notamment les productions végétales, animales, halieutiques et l'environnement et l’artisanat lié au secteur primaire. 24 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Programmes Composantes Composante 2.1 : Amélioration de la connaissance des marchés porteurs par le renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les marchés (SIM) PROGRAMME 2 : Amélioration de l’accès aux Composante 2.2 : Développement d’infrastructures adéquates pour le marchés porteurs et de la stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des structuration des chaines de productions Agricoles et des infrastructures de désenclavement valeurs des principales Composante 2.3 : Renforcement de la structuration des différents filières Agricoles segments des chaines de valeurs des principales filières Agricoles Composante 2.4 : Amélioration du cadre institutionnel et réglementaire pour la valorisation des produits Agricoles guinéens PROGRAMME 3 : Composante 3.1 : Régénération, restauration et gestion durable des Renforcement de la ressources naturelles résilience du secteur Composante 3.2 : Promotion du Développement Durable et Agricole et amélioration de Adaptation au Changement Climatique la sécurité alimentaire et Composante 3.3 : Renforcement de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle des nutritionnelle populations vulnérables Composante 3.4 : Instauration d’un système de protection sociale dans le secteur Agricole PROGRAMME 4 : Composante 4.1 : Formation professionnelle et professionnalisation Développement du capital des exploitations Agricoles de type familial humain et promotion des Composante 4.2 : Promotion de l'employabilité des jeunes et des jeunes et des femmes dans femmes dans le secteur Agricole et autonomisation des femmes le secteur Agricole rurales Composante 5.1 : Gestion des ressources humaines, financières et matérielles des ministères sous-sectoriels au niveau central et PROGRAMME 5 : déconcentré Amélioration de la gouvernance et soutien au Composante 5.2: Pilotage et gouvernance du secteur Agricole secteur Agricole Composante 5.3 : Promotion de la sécurité foncière Composante 5.4 : Développement de mécanismes de financement Agricole

  46. 3.2. Priorités de développement agricole pour la période 2018-2025 La formulation du PNIASAN 2018 – 2025 a été précédée d’une modélisation qui a permis d’identifier les filières Agricoles porteuses de croissance rapide pour accélérer la transformation de l’Agriculture nationale, lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et contribuer efficacement au renforcement de la résilience des populations vulnérables. Cette modélisation, dont les résultats sont détaillés dans le document de PNDA, a permis de confirmer les priorités de développement Agricoles du Programme Accéléré, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD) à l’échéance 2020 et de les mettre en perspective à l’horizon 2025. Domaines d’investissement prioritaires du PASANDAD Le Président de la République a initié le Programme Accéléré, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD) pour la période 2016-2020, avec sa particularité de l’adoption d’une approche multisectorielle et multidimensionnelle. Ce programme 25 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente intègre l’ensemble des secteurs agricoles et non agricoles qui concourent à la lutte contre l’insécurité alimentaire et pour la première fois contre aussi la malnutrition et la sous-alimentation. Le PASANDAD vise, à l’horizon 2020, une croissance annuelle du secteur primaire de 6,5% et une réduction de l’incidence de la pauvreté alimentaire de 18,2% en 2012 à 9,1%. Ces objectifs doivent être atteints à travers : (i) la promotion de la mécanisation et l’intensification de l’agriculture vivrière, (ii) le renforcement des capacités des petites exploitations, (iii) la promotion de la transformation, de la conservation et de la commercialisation des produits agricoles, halieutiques, forestiers et d’élevage. Sur le plan de la prise en charge des effets des changements climatiques, le programme vise notamment à maintenir le niveau d’utilisation des pesticides agricoles à 0,3 kg/ha, à réduire l’impact des activités agricoles sur l’environnement par : (i) un développement et une vulgarisation des normes environnementales dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique ; (ii) le renforcement de la gestion des espaces pastoraux et de la transhumance, (iii) la promotion des techniques d’adaptation aux changements climatiques dans les activités agro-sylvo-pastorales. En vue d’atteindre ces objectifs, le PASANDAD sera mis en œuvre à travers une approche filière qui va promouvoir simultanément l’ensemble des segments de la filière, de la production à la mise en marché avec une attention particulière aux activités de transformation des produits Agricoles. Ce Programme est structuré en cinq composantes : (i) Amélioration de l’Environnement favorable aux développements des filières Agricoles, (ii) Dynamisation des filières Agricoles, (iii) Promotion de la nutrition et du genre, (iv) Gestion durable des ressources naturelles et (v) Gouvernance du PASANDAD. L’intégralité des thématiques, des cibles et des coûts de mise en œuvre des différents volets Agricoles du PASANDAD correspondant à la période 2018 – 2020 a été intégré dans le PNIASAN 2018 -2025. Productivité et production des filières Agricoles aux horizons 2020 et 2025 A travers une analyse basée sur des critères pédoclimatiques et socioéconomiques, la modélisation a mise en exergue huit produits prioritaires : le riz, les fruits et légumes, les produits de l’élevage à cycle court (viande de mouton, de chèvre, de porc et de poulet, œufs), les produits de la production bovine (viande et lait), le poisson ainsi que les Produits Forestiers non Ligneux. Les autres spéculations seront cependant également fortement appuyées au côté des filières prioritaires car elles contribuent significativement, mais à des degrés divers, à la croissance Agricole et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations guinéennes, tout en générant des revenus supplémentaires aux petits producteurs, et principalement aux productrices. Le maïs, l’anacarde, le coton, l’huile de palme, le café et le cacao contribuent de manière non négligeable à la croissance de l’économique nationale. Certaines de ces filières constituent des filières locomotives pour les Pôles de Développement Agricole où elles sont le plus développées et constituent des sources potentielles de croissance pour les communes rurales. Le fonio, le mil et le sorgho, l’igname et le manioc participent à la diversification de l’agriculture nationale, gage de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et justifient les appuis à apporter pour soutenir leur développement aux côtés des filières bénéficiant d’investissements plus significatifs. Les tableaux 3 à 5 présentent les cibles visées à l’horizon 2020 et 2025 en matière de productivité et de production des principales filières végétales, animales, halieutiques et forestières. Tableau 3 : Objectifs de rendement et de production des principales productions végétales Rendement en kg par hectare Production annuelle totale en tonnes Référence Cible 2020 Cible 2025 Référence Cible 2020 Cible 2025 Spéculation 2015 (kg/ha) (kg/ha) (kg/ha) 2015 (tonnes) (tonnes) (tonnes) Riz 1.170 1.865 3.000 2.100.586 3 072 938 4.635.462 Maïs 1.230 1.450 3.000 727.308 903.532 1.297.138 26 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Fonio 780 825 900 473.334 502.306 554.586 Mangue 5.000 15.000 25.000 1.000 2.723 11.964 Aubergine 15.000 20.000 22.000 34.470 42.109 58.785 Choux 30.000 40.000 45.000 162.000 197.901 276.272 Pomme de terre 18.000 24.000 28.000 50.000 61.081 85.269 Piment 13.500 14.500 16.500 3.225 3.940 5.500 Tomate 26.000 30.000 35.000 467.675 597.356 898.219 Gombo 9.000 11.000 15.000 140.130 171.184 238.975 Manioc 7.910 9.000 15.000 1.506.659 2.550.670. 2.969.429 Igname 8.200 8.500 9.000 112.722 137.702 192.234 Oignon 20.000 25.000 28.000 20.880 24.171 30.849 Arachide 790 820 950 489.850 567.063 723.732 Ananas 30.000 50.000 60.000 11.280 38.070 83.376 Café 800 825 850 100.950 110.311 127.880 Cacao 500 525 600 3.000 3.375 4.106 Coton fibre 399 425 480 5.195 6.187 8.280 Anacarde 325 350 400 32.500 37.623 48.017 Palmier à huile 7.000 8.000 9.000 251.615 295.560 336.000 Source : Rapport ANASA 2015, PASADAD pour les cibles 2020, BES Tableau 4 : Objectifs de productivité et de production des principales productions animales Viande Effectifs (têtes) Productions de viande (tonnes) Référence Référence Espèces 2020 2025 2020 2025 2016 2016 Bovins 6.758.561 7.486.247 8.596.190 84.863 96.011 117.940 Ovins/caprins 5.231.536 6.781.628 8.086.863 23.105 28.067 38.817 Porcins 127.104 154.214 583.985 1.920 28.067 12.264 Volaille 30.115.978 38.020.729 61.738.395 14.583 29.243 41.982 Total viande - - - 124.471 181.389 211.002 Production d'œufs (tonnes) Référence 2016 2020 2025 Volailles locales 632 798 2.000 Pondeuses 22.170 49.132 78.413 Total 22.802 49.930 80.413 Production de lait (tonnes) Référence 2016 2020 2025 Total 192.001 198.974 253.947 Production de miel (tonnes) Référence 2016 2020 2025 Total 3.839 27.644 77.748 Source : BSD et DNPIA du MEPA 2017, TCP/GUI/3503 pour le miel Tableau 5 : Objectifs de production des principales productions halieutiques Type de production Référence 2016 2020 2025 Pêche maritime (t) 82.000 94.925 121.151 Pêche continentale (t) 39.600 42.024 46.398 Pisciculture (t) 396 1.559 3.880 Total (tonnes) 121.996 138.508 171.429 Source : BSD MPAEM ; Rapport annuel du MPAEM 2016 27 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Tableau 6 : Objectifs du sous-secteur environnement et forêts Intitulé de la cible Référence 2015 2020 2025 Taux de couverture forestière 25,9% 28,0% 30,5% Réduire la proportion d'espèce végétales et 5,4% 5,0% 4,0% animales menacées Superficie forestière mise en defens 5,0% 7,5% 10,0% Population utilisant des foyers améliorés 5,0% 7,5% 15,0% Nombre de permis de coupe de bois 100 150 200 d'œuvre délivrés Nombre cumulé de filières des Produits 1 5 10 Forestier Non Ligneux (PFNL) structurées Source : BSD MEEF, 2017 Appuis aux Exploitations Agricoles Familiales et au secteur privé Conformément à la Loi d’Orientation Agricole, la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) vise à promouvoir un secteur Agricole moderne, durable et compétitif, fondé sur l'efficacité et l'efficience des Exploitations Agricoles Familiales ainsi que la promotion des entreprises Agricoles grâce à l'implication du secteur privé. L’Etat apportera son soutien aux Exploitations Agricoles Familiales (EAF) pour leur permettre d’aller vers une professionnalisation progressive. Il s’agira pour l’Etat de soutenir les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) afin de leur permettre de rendre des services économiques à leurs membres, notamment en termes de facilitation d’accès aux intrants et équipements de qualité, aux crédits et assurances Agricoles et aux informations sur le marché. Ces appuis aux Exploitations Agricoles permettront de renforcer leur rôle central et essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Pays et renforcer la résilience des populations vulnérables. Le secteur privé devra s’investir dans la création des entreprises Agricoles et agro-alimentaires (y compris les Petites et Moyennes Entreprises - PME), pour améliorer le niveau de transformation des produits Agricoles et leur conférer plus de valeur ajoutée. Des investissements Agricoles structurants seront mis en place grâce au Partenariat Public-Privé (PPP). La mise en œuvre de la PNDA s’appuiera donc à la fois sur les Exploitations Agricoles Familiales et sur le secteur privé (PME et entreprises agroalimentaires), en renforçant leurs complémentarités et en favorisant leur intégration dans les Chaînes de Valeurs inclusives et leurs connexions aux marchés. Pour ce faire, l’Etat doit améliorer l’environnement institutionnel, promouvoir la formation, la recherche, l’appui conseil, investir dans les grandes infrastructures structurantes (pistes de désenclavement, aménagements hydroagricoles, construction/rénovation des marchés, etc.) et faciliter l’accès à la terre et aux financements. Pôles de Développement Agricole et territorialisation de la PNDA Il est attendu en Guinée que le processus de décentralisation soit accéléré pour déboucher, dans un proche avenir, sur des collectivités locales fortes et porteuses de responsabilités effectives dans la conception et la mise en œuvre d’actions de développement local. Dans cette perspective, la PNDA et son PNIASAN intègrent la prise en compte des initiatives locales de développement. Toutefois, la territorialisation de la PNDA passera par la promotion des agropôles. Leur aménagement reposera sur des avantages comparatifs basés sur la combinaison des facteurs agronomiques, socioéconomiques et géographiques. Dans chaque agropole, une ou plusieurs des spéculations prioritaires sera/seront promue(s) et y servira/serviront de locomotive(s) du développement agro- sylvo-pastoral. Le développement des filières de la pêche et de l’aquaculture sera également pris en considération. 28 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente L’agropôle intègre, au-delà des aménagements de production, des installations de services (y compris des services de loisirs et de tourisme). Dans cette perspective, l’écotourisme deviendra un instrument central de promotion du développement agricole, notamment pour l’attractivité du secteur vis-à-vis des jeunes et des investisseurs. Les différents pôles de développement agricole ainsi que leurs spéculations locomotives (liste non exhaustive) sont représentés à la figure 1. Figure 3 : Cartographie des Pôles de Développement Agricole en République de Guinée 29 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente

  47. 3.3. Présentation détaillée du PNIASAN 2018-2025 PROGRAMME 1 : Accroissement de la productivité des principales spéculations Agricoles Conformément aux orientations développées dans la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA), l’accroissement de la production et de la productivité s’effectuera par l'amélioration des pratiques Agricoles et la modernisation des infrastructures et aménagements productifs. Le programme comporte les cinq composantes suivantes : (i) renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité, (ii) renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles, (iii) développement d’une mécanisation adaptée et accessible des activités Agricoles, (iv) promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux, halieutiques, forestiers et fauniques et (v) développement des innovations technologiques et l’amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la recherche. Composante 1.1. Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (productions végétales, animales, halieutiques, forestières et fauniques) La disponibilité et l’accès aux semences de qualité constituent un des défis majeurs à relever afin d’atteindre les objectifs fixés par la PNDA. Dans ce cadre, les actions et mécanismes à mettre en œuvre pour garantir une disponibilité et une accessibilité permanentes à des semences végétales, animales, halieutiques, forestières et faunique à haut rendement et résistantes aux chocs climatiques sont déclinées pour chaque sous-secteur à travers les actions suivantes : Action 1.1.1. : Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation, à la conservation et au stockage des semences et plants améliorés des différentes productions végétales Les semences végétales sont importantes dans la production de toutes les des spéculations agricoles pratiquées en Guinée, avec un accent particulier sur les filières prioritaires. Ainsi, pour faciliter leur disponibilité et accessibilité les activités suivantes peuvent être envisagées : (i) élaboration des plans de production de semences par variété au regard des recommandations techniques de la recherche agricole et des projections de besoins des filières prioritaires, (ii) production des semences de pré-base et de base par l’Institut de Recherches Agronomique de Guinée (IRAG) et dans les fermes semencières, (iii) organisation des circuits de distribution par le secteur privé et les OPA en fonction des différentes spéculations et zones géographiques concernées, (iv) identification et mise en œuvre de dispositions fiscales incitatives pour certains types de semences (par exemple les semences maraîchères importées), (v) vulgarisation des itinéraires techniques appropriés pour développer la demande en semences améliorées, et (vi) appui à l'installation et à l'équipement des infrastructures de conservation et de stockage des semences. Dans le cadre de la production de semences et des fertilisants et produits phytosanitaires, l’Etat mettra en œuvre des dispositions qui faciliteront la création et le développement d’entreprises spécialisées, tout en assignant à la recherche un rôle fondamental. Action 1.1.2. : Mise en œuvre de la stratégie pour la gestion des ressources génétiques animales (y compris l'appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences animales) L’amélioration des productions et de la productivité animales, passe nécessairement par la mise en œuvre de programmes adaptés d’amélioration génétique des races locales. Vu que l’adaptation des races étrangères est souvent incertaine et coûteuse à maints égards, l’amélioration génétique des races locales doit constituer un axe prioritaire pour augmenter la productivité de l’élevage guinéen. A cet effet, l’amélioration génétique sera envisagée dans le double but d’augmenter la productivité des races locales à travers des croisements entre celles-ci et des races étrangères plus productives et de conserver en « races pures » les races endémiques rustiques et trypanotolérantes (bovins et petits ruminants). L’élaboration d’une Stratégie Nationale de conservation, de sélection et d’amélioration génétique des espèces animales autochtones sera effectuée avec l’appui du Bureau International des Ressources 30 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Animales (BIRA) en collaboration avec les Pays limitrophes. Ainsi, les activités indicatives suivantes sont envisagées : (i) opérationnalisation du centre d’insémination artificielle pour l’obtention d’animaux performants par les producteurs en partenariat avec l'IRAG et les organisations professionnelles du sous-secteur de l’élevage, (ii) la mise en place d'un relais au travers des fermes privées d’élevage pour la démultiplication des activités de production de semences animales et géniteurs, (iii) la mise en place des aménagements conséquents et l’assainissement des fermes d’élevage et (iv) l’appui aux accouveurs privés pour le renforcement de leurs capacités de production locale de poussins d’un jour. Action 1.1.3. : Appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des alevins (y compris l'amélioration génétique) La mise à disposition d’alevins de qualité est essentielle au développement effectif de la pisciculture et aux empoissonnements des milieux naturels. Les activités envisagées sont (i) la mise en place des fermes de production d’alevins performants en collaboration avec des pisciculteurs individuels et leurs organisations dans les zones propices à la pisciculture et/ou celles disposant de plans d’eau à empoissonner, (ii) la mise en place d'un système performant de stockage et de conservation et de sélection des souches d'espèces aquacoles en lien avec la recherche, (iii) la mise à niveau des écloseries existantes et/ou l’appui à l’installation de nouvelles écloseries de grande capacité de production, (iv) l’appui au transport des alevins et (v) l’introduction de souches améliorées. Action 1.1.4. : Appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences et plants forestiers Cette action porte sur les activités relatives à (i) l’appui aux pépiniéristes pour le renforcement des actions de reboisement et de restauration des écosystèmes dégradés, (ii) la promotion des espèces locales, (iii) la conservation des espèces forestières autochtones et (vi) la création d’une banque de semences locales. Action 1.1.5. : Renforcement du processus de contrôle et de certification des semences végétales, animales, halieutiques, forestières et fauniques En ce qui concerne la certification de la qualité des semences mises sur le marché, les activités suivantes ont été identifiées (i) pour les semences végétales (mise à jour du catalogue semencier ; amélioration du dispositif de contrôle au niveau de la production et de l’importation des semences ; renforcement du dispositif de certification, de commercialisation des semences végétales et des procédures de certification des distributeurs agréés ; mobilisation de la recherche pour la sauvegarde du patrimoine des espèces végétales guinéennes et l’adaptation des semences aux besoins des utilisateurs ; suivi de l’évolution de l’utilisation des OGM en Guinée et proposition de nouvelles mesures éventuelles; mise au point des variétés adaptées aux technologies de transformation), (ii) pour les semences animales (renforcement de la surveillance sanitaire et épidémiologique au niveau national et amélioration du dispositif de contrôle en développant les capacités d’analyse des laboratoires vétérinaires et des organismes de certification ; poursuite des actions pilotes en matière d’introduction, d'adaptation, de multiplication et de diffusion de géniteurs bovins, ovins, caprins, volailles et porcins améliorés en liaison avec l'IRAG et les autres acteurs ; identification et mise en œuvre des mesures fiscales incitatives au profit des éleveurs et agro-éleveurs et mobilisation des outils financiers nécessaires pour l’importation de souches améliorées), (iii) pour les alevins il s’agira de concevoir et mettre en œuvre un processus de certification des alevins ainsi que (iv) pour les semences forestières et fauniques. Composante 1.2. Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles (végétales, animales, halieutiques, forestiers et fauniques) Le faible niveau d'équipement et la difficulté d'accès aux intrants Agricoles entravent la productivité et la compétitivité des systèmes de productions Agricoles. En vue de préserver la compétitivité des productions Agricoles nationales contre les distorsions du marché international, des subventions ou arrangements spécifiques sont accordés aux producteurs et au secteur privé Agricole pour l'acquisition 31 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente des facteurs de productions. Les conditions d'octroi des subventions ou à l’occurrence des arrangements, leur nature et leur ampleur sont déterminées par des textes règlementaires impliquant les ministères en charge du secteur Agricole, du commerce et des finances. L'Etat crée les conditions de compétitivité pour l'implantation par le secteur privé national d'unités industrielles et artisanales pour la production locale des équipements et des intrants Agricoles. Les matières premières entrant dans la production des équipements et des intrants Agricoles par les unités de production nationale bénéficient de mesures fiscales favorables à l'importation sous certaines conditions définies par voie règlementaire. Action 1.2.1. : Appui à la production et à la distribution des engrais (organiques et minéraux) et produits phytosanitaires pour les filières végétales et renforcement de la protection phytosanitaire L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des intrants comportera les activités suivantes : (i) élaboration du plan d’approvisionnement et de distribution des intrants spécifiques au regard des recommandations techniques de la recherche agricole et des projections de besoins des filières prioritaires, (ii) amélioration de la disponibilité et de l’accès aux intrants par les producteurs, notamment ceux des zones enclavées par le biais de la mise en place de réseaux de distribution de proximité, à la charge du secteur privé, (iii) financement des campagnes agricoles pour permettre aux exploitants d’avoir les disponibilités voulues à bonne date pour l’adoption des intrants améliorés, (iv) promotion de l’information pour une meilleure connaissance des intrants, (v) appui à la production d’engrais spécifiques et autres intrants biologiques pour une gestion durable de la fertilité des sols et (vi) l’appui à l'installation et à l'équipement des infrastructures de conservation et de stockage des intrants agricoles. Action 1.2.2. : Appui à la production et à la distribution des intrants d'élevage et des produits vétérinaires et renforcement de la santé animale et santé publique vétérinaire Au-delà des mesures directes destinées à faciliter l’adoption des produits vétérinaires par les producteurs, l’Etat aura à (i) appuyer l’organisation des réseaux de distributeurs de façon à ce que les éleveurs aient accès à un approvisionnement de proximité, (ii) renforcer le corps d’inspecteurs chargés du suivi, de l’application des textes et de la sensibilisation/formation de tous les distributeurs de médicaments vétérinaires, (iii) renforcer les laboratoires de contrôle de qualité des médicaments vétérinaires de compétence nationale, (v) combler le vide juridique relatif à l’organisation de la filière des médicaments vétérinaires et (vi) harmoniser la législation pharmaceutique vétérinaire nationale avec la législation de la sous-région en la matière. Pour leur part, les vétérinaires distributeurs privés devront, par le biais de leurs familles professionnelles (i) s’assurer que les distributeurs agréés sont les seuls à avoir la charge de la distribution de médicaments vétérinaires, (ii) vérifier les sources d’approvisionnement en médicaments vétérinaires pour s’assurer de leur qualité et de leur traçabilité et (iii) aider les pouvoirs publics dans l’assainissement du marché des médicaments vétérinaires. Dans le souci d’intégrer aux systèmes d’élevage, les aliments et compléments alimentaires en tant que facteurs de production, les principales activités à mener sont (i) la mise au point par la recherche des itinéraires techniques adaptés aux cultures fourragères, (ii) l’élaboration et la diffusion de la nomenclature agréée des aliments et compléments alimentaires pour animaux aux plans national, sous régional et international et (iii) la professionnalisation des distributeurs. Action 1.2.3. : Appui à la production et à la distribution des intrants de pêche et d'aquaculture (matériels, aliments et produits d’élevage de poisson) Pour éviter l’importation des aliments de poissons avec des coûts élevés, les activités suivantes sont prévues : (i) le renforcement des capacités des structures productrices d'aliments poissons de qualité, (ii) la facilitation de l'accès des acteurs aux intrants aquacoles (équipements spécifiques), (iii) la facilitation de l’installation d’unités de production et (iv) la mise à disposition d’un catalogue des aliments et matériels contrôlés, testés et autorisés. Action 1.2.4. : Appui à la production et à la distribution des intrants pour les produits forestiers ligneux et non ligneux et fauniques 32 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Une stratégie spécifique de subvention à la production et à la distribution des intrants spécifiques au sous-secteur sera développée en lien avec les actions de gestion durable des ressources forestières et fauniques. Action 1.2.5. : Réglementation et contrôle de la qualité des autres intrants, équipements et produits Agricoles Les systèmes de productions Agricoles s'inscrivent dans une dynamique respectueuse de l'environnement. A cet effet, l'Etat met en place un système de suivi et de contrôle de la qualité et de l'utilisation rationnelle des équipements et des intrants afin de préserver l'environnement, notamment la qualité des eaux, des sols, et des produits Agricoles destinés au marché. Les activités porteront sur (i) l’actualisation et l’adoption des textes réglementaires et (ii) l’exercice effectif des missions régalienne de contrôle par les services centraux et déconcentré des quatre ministères du secteur Agricole (MA, MEPA, MPAEM et MEEF). Composante 1.3 : Développement d’une mécanisation adaptée et accessible des activités Agricoles En ce qui concerne la modernisation des outils de travail des exploitations agro-sylvo-pastorales et halieutiques, l’accent sera mis sur trois points clés : (i) la conception et l’opérationnalisation d’une Stratégie Nationale de Mécanisation Agricole, (ii) la disponibilité de matériels Agricoles adaptés à travers la production locale, l’importation et la distribution et (iii) la maintenance et la réparation du matériel Agricole. Action 1.3.1. : Développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des maillons des filières de production végétale L’Etat développera des instruments et mettra en œuvre des mesures pour permettre aux différents acteurs des filières végétales d’acquérir des équipements et matériels agricoles à des conditions favorables. Ces mesures porteront à la fois sur les facilités d’importations et sur l’encouragement d’initiatives locales de production d’équipements et d’outillage agricoles. La mécanisation sera fondée sur l’application d’un calendrier agricole rigoureux permettant de réaliser au moins trois cycles de production par an. En matière de disponibilité de matériels agricoles, l’approche vise à (i) suivre, tester, expérimenter et évaluer les matériels fabriqués localement en vue de leur amélioration, de leur homologation et de leur vulgarisation, (ii) rassembler les normes de travail pour chaque catégorie de matériel, (iii) procéder aux études technico-économiques subséquentes y compris les études d’impact environnemental, (iv) promouvoir les matériels et équipements agricoles et de transformation et les fabricants locaux, (v) faciliter l'acquisition des matières premières et des pièces importées destinées à la fabrication de matériel agricole au niveau local et (vi) rendre opérationnel le centre de montage des machines agricoles. En matière de maintenance et de réparation, il s’agira (i) d’assurer la formation spécifique des artisans dans le domaine de la production et de la maintenance des équipements agricoles, (ii) de développer les services de proximité et de (iii) faciliter l'acquisition des pièces de rechange pour le matériel importé. Action 1.3.2. : Mécanisation et modernisation des exploitations d'élevage et promotion de la traction animale Les activités porteront sur la subvention et l’acquisition de matériels permettant la mécanisation et la modernisation des exploitations d’élevage (automatisation des lignes d’alimentation et d’abreuvement, matériel de traite, silos etc.). La culture attelée reste essentielle dans la modernisation de l’agriculture familiale et l’intensification durable des systèmes de production. Les activités envisagées concernent (i) la réhabilitation et l’équipement et le fonctionnement de centres de culture attelée et (ii) le renforcement des capacités des structures privées pour la confection et la mise à disposition du matériel de culture attelée. Action 1.3.3. : Modernisation et mécanisation des équipements et matériels appropriés de pêche et d'aquaculture 33 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Pour le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture, les activités visent à (i) faciliter l'accès des acteurs aux équipements et au matériel approprié (de pêche, d’analyse d’eau et de transport de poisson) adaptés aux opérations de production, (ii) réaliser les études pour la stratégie d'introduction des outils de halage dans les communautés de pêches maritimes et (iii) la modernisation des matériels de pêche artisanales (pirogue motorisées notamment). Action 1.3.4. : Modernisation et mécanisation des équipements et matériels de production forestière Les activités porteront sur la subvention et l’acquisition de matériels permettant la mécanisation et la modernisation des exploitations forestières (tant pour les produits ligneux que non ligneux). Composante 1.4 : Promotion des aménagements à vocation Agricole (hydro-agricoles, pastoraux, halieutiques, forestiers et fauniques) L’une des contraintes majeures au développement durable de l’Agriculture et à la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle est la faiblesse des infrastructures qui permettent d’améliorer les productions Agricoles. L’état des lieux a montré que moins de 9,1% du potentiel des terres irrigables ont fait l’objet d’aménagement. Ce constat de faible valorisation du potentiel des ressources naturelles est valable pour les productions d’élevage et de pêche. Compte tenu du rôle de ces investissements dans l’accroissement de la productivité Agricole et de la forte demande des différents producteurs respectifs pour ces investissements, il est prévu de procéder à une augmentation sensible des aménagements hydro-agricoles, des pâturages, et des mares et étangs. Le Schéma d'Aménagement du Territoire National, en fonction de la vocation des terres et des critères économiques de choix, définit l'occupation des sols, dont l'implantation des différents types d'aménagement à vocation Agricole. L'Etat, le secteur privé, les organisations de producteurs, les collectivités locales, sont les acteurs essentiels qui participent à la programmation et la prise en charge des coûts de réalisation et de maintenance des aménagements. Action 1.4.1. : Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous- secteur de l'agriculture (infrastructures de mobilisation des eaux de surface, aménagement des plaines et bas-fonds, irrigation de proximité, grands périmètres irrigués) Conformément aux différentes études réalisées dans le cadre de la formulation du PASASNAD notamment, le développement durable de l’agriculture irriguée se fera en conformité avec les différents systèmes de production : (i) les plaines en mangroves et arrières mangroves (essentiellement consacrée à la riziculture), (ii) les plaines alluviales fluviales à vocation maraichère, (iii) les plaines alluviales fluviales à vocation rizicole, (iv) les bas-fonds et (v) les jardins maraichers. Les types d’aménagement qui en résultent sont la confection de casiers suivant les courbes de niveau et planage avec ou sans ajout de drains pour évacuer les excès d’eau, comportant un réseau d’approvisionnement et de distribution d’eau combinée à une petite retenue d’eau permettant une maîtrise totale d’eau pendant toute l’année. Lors des aménagements, les aspects techniques, agricoles et environnementaux seront systématiquement pris en considération. Il s’agira notamment de l’élaboration d’un plan de gestion environnemental et social (PGES), de la formation des exploitants dans le domaine de la gestion des irrigations, de l’obligation faite pour tout périmètre de disposer d’un statut interne prévoyant la responsabilisation des exploitants dans la gestion, l’entretien et la maintenance des équipements collectifs et des réseaux primaires et de la réalisation d’une enquête foncière des terres à aménager. De manière indicative, il est planifié d’aménager au cours de la période 2018 – 2025, 24 000 hectares soit 14 000 hectares de nouveaux aménagements et 10 000 hectares de réhabilitation Action 1.4.2. : Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous- secteur élevage L’élaboration et la mise en œuvre du programme national d'aménagement et de gestion des espaces pastoraux mettra en cohérence les investissements réalisés. Les principales activités envisagées dans ce domaine concernent entre autres (i) l’appui à la réalisation d’aménagements d’hydraulique pastorale (micro-barrages en terre, mares aménagées par surcreusement et autres points d’eau), (ii) l’appui à 34 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente l'aménagement des aires de pâturage et des parcours naturels, (iii) l’installation de 5 000 ha de parcelles fourragères, (iv) l’aménagement et le balisage des couloirs de transhumance, (v) l’appui à la gestion concertée de la transhumance pour prévenir et gérer les conflits agriculteurs-éleveurs et (vi) la construction des postes de contrôle d'entrées des troupeaux transhumants. Au niveau de la promotion des filières avicoles il est également envisagé d’appuyer l’installation de centres avicoles privés. Action 1.4.3. : Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous- secteur de la pêche et de l'aquaculture Les activités envisagées dans cette action concernent (i) la construction d’un port de pêche industrielle et d’entrepôts frigorifiques, (ii) la mise en place d’une flotte nationale de pêche industrielle, (iii) la mise en place d’une centrale d’avitaillement en intrants de pêche, (iv) la valorisation des retenues d’eau, des mares, des barrages et des périmètres irrigués et (v) les différents aménagements d’étangs piscicoles et des fermes aquacoles. Action 1.4.4. : Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous- secteur des productions forestières et fauniques Le faible niveau d’aménagement des espaces d’exploitation forestière a clairement été identifié comme étant une entrave majeure à la gestion durable des ressources forestières et fauniques. L’action concernera (i) l’aménagement des aires protégées et forêts classées et communautaires, (ii) la mise en place et la gestion d’infrastructures de récolte, de layons de débardage, de pistes et moyens de transport ainsi que d’aires de dépôts et (iii) l’aménagement d’infrastructures écotouristiques et de conservation de la biodiversité. Composante 1.5 : Développement des innovations technologiques et amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la recherche La composante porte essentiellement sur la recherche agricole au service du développement et sur la promotion de d’appui conseil et le renforcement des capacités techniques des producteurs Agricoles. Action 1.5.1. : Mise en œuvre du Plan Stratégique de la Recherche Agricole pour le Développement (PSRAD) et développement de la recherche dans les sous-secteurs de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture et des productions forestières et fauniques Les axes constitutifs du PSRAD 2015 – 2022 sont dédiés (i) au renforcement des capacités des ressources humaines» à travers notamment le recrutement, la formation du personnel, (ii) à la production d’innovations agricoles et agroalimentaires», (iii) à la mise en œuvre des activités prioritaires de recherche organisées autour des technologies agroalimentaires, des écosystèmes et leurs interactions avec les sociétés rurales et périurbaines ainsi que les chantiers miniers, de la génétique et l’écophysiologie des productions végétales et animales, de l’intensification des productions végétales et animales et de la construction d’innovations techniques et organisationnelles, (iv) à l’amélioration durable de l’impact des innovations agricoles éprouvées sous l’angle de l’amélioration du niveau de diffusion et d’adoption des innovations agricoles éprouvées, (v) à la gestion des infrastructures et équipements de recherche et de communication pour le développement, (vi) à la stratégie du financement durable de la recherche agricole et (vii) à la gestion et mise en œuvre du PSRAD. Le Plan stratégique sera désagrégé en Plan de travail et budget annuel (PTBA) par les équipes chargées de la mise en œuvre pratique des programmes de recherche. Parallèlement, les ministères en charge de l’élevage, de la pêche et de l’environnement pourront contribuer au développement de la recherche dans leur sous-secteurs respectifs. Action 1.5.2. : Appui conseil et renforcement des capacités techniques des producteurs des différentes filières végétales (respect du calendrier cultural, amélioration des itinéraires techniques etc.) et des capacités de gestion des exploitations agricoles Les mesures d’accompagnement suivantes seront prises : (i) appui aux structures de recherche et de vulgarisation pour la mise au point et le transfert des spécifications techniques en termes de 35 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente fertilisation, de traitements phytosanitaires et de stockage, (ii) clarification du cadre réglementaire national en prenant pour base le cadre réglementaire sous régional aux fins d’identification et de mise en œuvre de dispositions fiscales incitatives, (iii) mise à disposition de la nomenclature agréée aux plans national, sous régional, régional et international aux acteurs des filières d’approvisionnement d’intrants, (iv) professionnalisation des distributeurs à travers leur formation, leur certification et la structuration de leurs familles professionnelles, (v) évaluation des effets et impacts des intrants sur l’environnement et la prise de mesures d’atténuation et (vi) développement et mise œuvre de mesures d’atténuation des impacts et promotion d’intrants biologiques. Action 1.5.3. : Appui conseil et renforcement des capacités techniques de production des éleveurs des différents systèmes de production animale et des capacités de gestion des exploitations d'élevage L’augmentation de la productivité passera par l’amélioration de l’offre de services à l’élevage consistera à : (i) renforcer les capacités des structures composant le dispositif d’appui-conseils, (ii) développer la recherche zootechnique sur la base des contraintes réelles identifiées dans les exploitations d’élevage, (iii) renforcer le système d’information de l’élevage et (iv) renforcer le dispositif de santé animale. En ce qui concerne le développement des élevages semi-intensifs, les actions porteront essentiellement sur le développement d’itinéraires techniques améliorés pour intensifier les productions à cycle court (ateliers de démonstration d'embouche de petits ruminants, formation des emboucheurs, formation des encadreurs des fermes avicoles, création de centres d'appui et formation aux différentes filières de l'élevage, formation d’agents communautaires de santé animale et d’élevage. Concernant le développement des élevages de bovins, il s’agira de : (i) renforcer les capacités des acteurs en leur fournissant des itinéraires techniques adaptés, (ii) développer des itinéraires techniques améliorés pour intensifier les systèmes de production (ateliers de démonstration d'embouche, formation d’emboucheurs, promotion de l’habitat amélioré), (iii) institutionnaliser l’approche « gestion de terroirs villageois » pour une gestion participative et équitable de l’espace rural en vue de réduire les conflits entre agriculteurs et éleveurs, (iv) promouvoir le système amélioré de production laitière (production de métis par croisement, mise en place de mini-laiteries et laiteries) et (v) mettre en œuvre des programmes de recherche et de transfert des innovations sur la filière. Action 1.5.4. : Appui conseil et renforcement des capacités techniques des pêcheurs et pisciculteurs pour une gestion durable des ressources halieutiques et des capacités de gestion des exploitations Le renforcement des capacités des OP de pêche vise l’amélioration durable de leurs conditions de vie à travers la performance des objectifs et actions spécifiques, l’adaptation à leur environnement dynamique, le développement des compétences individuelles et collectives pour le bon fonctionnement de leur organisation. Cela prend en compte l’alphabétisation, l’accès aux ressources financières et aux technologies et la responsabilisation environnementale et sociale. Action 1.5.5. : Appui conseil et renforcement des capacités techniques des professionnels des produits forestiers ligneux, non ligneux et fauniques pour l'adoption généralisée des bonnes pratiques d’exploitation forestière et faunique et des capacités de gestion des exploitations En Guinée, les forêts jouent un rôle important à la fois pour l’économie et pour la préservation des écosystèmes et la lutte contre le changement climatique. Cependant, depuis quelques années on assiste à une diminution progressive des forêts à un rythme inquiétant. Ceci a conduit les autorités nationales à placer les problèmes de l’environnement au centre de leurs préoccupations. Pour faire face à cette situation, les autorités ont pris un certain nombre de mesures à travers la mise en œuvre des politiques nationales et régionales. Ces mesures ont permis d’élaborer des outils de gestion qui ont eu une avancée significative en matière de gestion des forêts. Par ailleurs, la CEDEAO a aussi développé avec ses Etats membre un Plan de Convergence Forestier (PCF) qui fait la promotion des techniques les plus rentables facilement accessibles et dont l’impact potentiel est le plus élevé. Ce PCF prend en compte un certain nombre d’aspects transversaux : (i) approche participative en tenant compte des différences culturelles, (ii) gouvernance locale, (iii) recherche d’accompagnement, (iv) promotion de l’initiative privée, (v) approche écosystémique. La présente composante est initiée pour développer ces outils et poursuivre la lutte contre les problèmes environnementaux et les changements climatiques. 36 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente PROGRAMME 2 : Amélioration de l’accès aux marchés porteurs et de la structuration des chaines de valeurs des principales filières Agricoles Le deuxième Programme du PNIASAN vise à améliorer l’accès aux différents marchés porteurs sur le plan national, régional et international et à mieux structurer les chaines de valeur. Le Programme repose sur (i) l’amélioration de la connaissance des marchés porteurs par le renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les marchés, (ii) le développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des productions Agricoles et des infrastructures de désenclavement, (iii) le renforcement de la structuration des différents segments des chaines de valeurs des principales filières Agricoles et (iv) l’amélioration du cadre institutionnel et réglementaire pour la valorisation des produits Agricoles guinéens. Composante 2.1 : Amélioration de la connaissance des marchés porteurs par le renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les marchés (SIM) L’amélioration de la connaissance des marchés porteurs se fera essentiellement à travers le renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les marchés dans chacun des sous- secteurs. Pour mettre en œuvre ces mesures relatives à l’amélioration ou la mise en place de ces systèmes d’informations, une étude d’envergure sera réalisée sous l’égide des ministères en charge du secteur rural. Celle-ci devra faire un diagnostic exhaustif et fournir des orientations appropriées pour le développement d’un système fiable et durable d’information sur les marchés. Action 2.1.1. : Renforcement des capacités opérationnelles du SIPAG (Système d'Information sur Produits alimentaires en Guinée) Les activités viseront à renforcer les capacités opérationnelles du SIPAG et étendre la collecte des données sur l’ensemble du territoire et sur une large gamme de spéculations agricoles particulièrement les produits stratégiques retenus dans la PNDA. Le SIPAG mettra à la disposition des acteurs des informations fiables et actualisées sur les marchés nationaux et internationaux en termes de volumes disponibles, de prix moyens pratiqués, de tendance mensuelle, de besoins faiblement satisfaits. La collecte et la diffusion des informations devront s’appuyer sur des innovations en matière de dispositifs et de canaux. Action 2.1.2. : Renforcement des capacités opérationnelles du SIM-Bétail Il s’agira de relancer le SIM-Bétail et l’étendre à l’ensemble des volets ciblés et aux divers produits animaux sur les marchés forains, ainsi qu’aux produits à l’importation et à l’exportation. Le SIM- Bétail doit permettre une meilleure connaissance des termes de l’échange à travers une alerte précoce et la transparence des prix. Il devra constituer spécifiquement pour les éleveurs un outil d’information sur la dynamique des marchés afin de leur permettre de saisir les opportunités, de se positionner par rapport à la demande et d'avoir les moyens de négocier face à leurs partenaires, intermédiaires et commerçants qui disposent de réseaux performants en la matière. Finalement, il devra permettre d’engager ces acteurs dans une voie de normalisation des circuits de commercialisation en vue de leur évolution vers des systèmes régionaux. Il fournira aux opérateurs de commercialisation, des informations sur les volumes, les prix des produits animaux, ainsi que les flux commerciaux intérieurs et extérieurs. Action 2.1.3. : Mise en place du SIM-Pêche Aquaculture Le sous-secteur de la pêche doit également posséder un système d’information spécifique. Le SIM- Pêche Aquaculture sera basé sur : (i) la maitrise de la collecte des données et la production des statistiques, (ii) l’amélioration de la qualité des données et leur disponibilité et (iii) la fluidité des circuits d’informations. Il sera l’unique source d’information sur les filières de la pêche nationale, les besoins en ressources halieutiques, les opportunités et autres informations utiles. Action 2.1.4. : Mise en place du SIM-Produits forestiers ligneux et non ligneux 37 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Le sous-secteur des produits forestiers ligneux et non ligneux développera un système d’information intégrant les différentes spéculations et leurs produits dérivés et les informations relatives aux acteurs de chacune des filières. Composante 2.2 : Développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des productions Agricoles Le défaut d’infrastructures de conditionnement et de distribution des produits Agricoles constitue une contrainte majeure à laquelle cette composante répondra en développant des actions portant sur le stockage, la conservation, la transformation, la commercialisation et la distribution des productions agrosylvopastorale, halieutique et forestières. Parallèlement, le schéma d'aménagement du territoire national définit les routes et pistes rurales et les autres infrastructures stratégiques et structurantes pour faciliter l'accès aux marchés de la production Agricole nationale. La politique de développement des infrastructures rurales à vocation Agricole visant à faciliter, sécuriser et valoriser les productions Agricoles est élaborée en concertation avec l'ensemble des acteurs Agricoles qui participent à sa mise en œuvre. Action 2.2.1. : Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation/distribution des productions agricoles Les activités envisagées ont pour objectifs (i) d’améliorer les infrastructures marchandes collectives, comme les installations de collecte, d’empaquetage et de commercialisation (centres de collecte, tri et conditionnement, marchés de gros, magasins de stockage et de conservation, etc.) et (ii) d’appuyer la mise en place des petites et moyennes unités modernes de transformation des produits d'origine végétale. Action 2.2.2. : Construction et/ou réhabilitation des infrastructures d'abattage, de conservation, de transformation, de commercialisation des produits animaux et d'origine animale L’action vise une amélioration des infrastructures de commercialisation du bétail et de la viande pour une meilleure sécurité sanitaire des denrées alimentaires d’origine animale. Les activités suivantes sont envisagées : (i) la réhabilitation des 33 abattoirs et 33 boucheries préfectorales, (ii) la construction de 50 aires d’abattage, 39 marchés à bétail dont 5 frontaliers, 7 marchés de petits ruminants dans les capitales régionales, 10 charcuteries de démonstration, (iii) la construction de 3 marchés de petits ruminants à Conakry, (iv) la construction de 7 marchés de volaille dans les capitales régionales, 10 aires de séchage de cuirs et peaux et 60 aires d’abattage de porcins en Guinée forestière et en Basse Guinée. Des activités spécifiques seront également menées pour la mise en place de réseaux de collecte du lait frais doté de mini-laiteries. Au niveau de l’apiculture, il s’agira d’appuyer l’installation de mielleries et de centres de traitement et de contrôle de qualité des produits de la ruche pour les organisations professionnelles d’apiculteurs. Action 2.2.3. : Construction et/ou réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques Cette action concernera la construction et/ou la réhabilitation (i) des quais de débarquement, (ii) de complexes frigorifiques (y compris les unités de production de glace), (iii) les aires de transformation (salage et fumage), (iv) les marchés à poisson ainsi que (vi) la construction d’infrastructures d’accueil et de ravitaillement en pêche artisanale et continentale. Action 2.2.4. : Construction et/ou réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits forestiers ligneux et non ligneux Il n’existe pas d’infrastructures de transformation des produits forestiers. Toutefois, des transformations artisanales, notamment de produits forestiers non ligneux, se font à l’échelle familiale ou associative dont la qualité et la quantité ne favorisent pas un meilleur accès au marché international et ne satisfont pas les besoins nationaux. Il n’existe pas de système moderne de conservation longue 38 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente durée de ces produits forestiers non ligneux, outre la réfrigération dont la durée n’excède pas deux jours et subit les aléas des dessertes en énergie. Il n’existe pas non plus d’espaces spécifiques dédiés pour la commercialisation des produits forestiers, sauf le bois qui dispose de plusieurs marchés. Toutefois, on identifie, au sein de certains marchés, des points de vente notamment pour le karité, le miel, la viande de brousse. L’action comportera par conséquent des activités portant sur la construction et/ou réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits forestiers ligneux et non ligneux Action 2.2.5. : Construction de plateformes intégrées d’échanges dans les régions frontalières En plus de ces infrastructures spécifiques aux sous-secteurs, des plateformes intégrées d’échanges seront créées en fonction des besoins et des spécificités zonales notamment dans les régions frontalières. La construction de plateformes a pour objectif de promouvoir le commerce sous-régional avec les pays limitrophes à travers (i) une meilleure organisation de l’offre et de la demande, (ii) une plus grande diversification des produits et (iii) un meilleur contrôle de la qualité des produits Agricoles. Du point de vue de la promotion du commerce transfrontalier de bétail et de produits animaux, le marché régional de Gaoual (Kounsitel) sera soutenu afin de renforcer les échanges. Les plateformes intégrées d’échange pourront être mises à profit pour formaliser les flux entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Action 2.2.6. : Réalisation et entretien des infrastructures de désenclavement Les difficultés d’écoulement des produits et les coûts élevés de transport, des zones de production vers les centres de transformation et de consommation constituent des contraintes majeures au développement de toutes les filières Agricoles. Le désenclavement des zones de production par la construction de routes et la mise en place d’un système efficient et efficace de transport des produits est indispensable pour la promotion des filières Agricoles. Les activités porteront sur la construction, la réhabilitation et l’entretien des piste rurales et ouvrages de franchissement. Composante 2.3 : Renforcement de la structuration des différents segments des chaines de valeurs des principales filières Agricoles L'Etat, en collaboration avec les acteurs concernés, met en œuvre une politique de promotion des filières Agricoles basée sur une meilleure organisation de la production, de la conservation, de la transformation, de la commercialisation et des marchés, ainsi que la responsabilisation effective des principaux acteurs de la filière, l’augmentation et la sécurisation des revenus des exploitants Agricoles. La structuration des différents segments des chaînes de valeur des productions végétales, animales, halieutiques et forestières fera l’objet d’actions spécifiques, avec un modèle d’organisation de type « Agrégation », qui sera mise en œuvre sous la maîtrise d’ouvrage des quatre ministères sectoriels (MA, MEPA, MPAEM et MEEF). Il s’agira de promouvoir les activités de production, de commercialisation et de transformation des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques, dans un cadre contractuel. Ceci à l’avantage (i) d’assurer l’existence d’une demande solvable, (ii) d’améliorer la qualité des produits offerts qui peut être spécifiée dans le cadre du contrat, (iii) de garantir la disponibilité de matières premières pour les unités de transformation, (iv) de permettre une répartition plus équitable des valeurs ajoutées et d’assurer ainsi la viabilité de la filière. Action 2.3.1. : Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation des chaînes de valeur des produits végétaux Il s’agira pour les services compétents du Ministère de l’Agriculture (MA) de développer une large gamme d’activités en direction des organisations professionnelles en matière (i) de statut, (ii) d’organisation professionnelle, (iii) de capacités managériales, (iv) de marketing et de stratégies commerciales et de négociation. 39 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Action 2.3.2. : Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation des chaînes de valeur des produits animaux De la même manière, il s’agira le Ministère de l’Elevage et des Productions Animales (MEPA) développera pour les acteurs du secteur de l’élevage des activités relatives (i) à la définition des statuts, (ii) à l’organisation professionnelle, (iii) au renforcement des capacités managériales et (iv) au développement des techniques de marketing et des stratégies commerciales et de négociation. Action 2.3.3. : Structuration des Segments approvisionnement en intrants, production, transformation, commercialisation et consommation des chaînes de valeur des produits halieutiques Le Ministère de de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (MPAEM) procèdera de même en direction des organisations professionnelles du secteurs de la pêche et de la pisciculture en matière (i) de statut, (ii) d’organisation professionnelle, (iii) de capacités managériales, (iv) de marketing et de stratégies commerciales et de négociation. Action 2.3.4. : Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation des chaînes de valeur des produits forestiers Il s’agira pour les services compétents du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts (MEEF) de développer une large gamme d’activités en direction des organisations professionnelles en matière (i) de statut, (ii) d’organisation professionnelle, (iii) de capacités managériales, (iv) de marketing et de stratégies commerciales et de négociation. Action 2.3.5. : Renforcement des capacités des différentes catégories d'acteurs pour le renforcement des faîtières régionales, nationales et l'émergence des interprofessions (intégration entre les segments et développement de tables filières) Il existe en Guinée plusieurs types d’organisations des acteurs des filières Agricoles, notamment, des Associations, Fédérations, Confédérations et Unions. Il s’agit notamment de la Fédération des producteurs de riz de la Guinée forestière (FEPRORI-GF), la Fédération des unions maraichères de la Haute Guinée (FUMA-HG), la Fédération régionale des producteurs de palmier à huile et hévéa (FEREPPAH), la Confédération nationale des éleveurs de Guinée (CONEG), l’Union nationale des aviculteurs de Guinée (UNAG), l’Union nationale de femmes fumeuses de poissons (UNFFP), la Fédération des entreprises de pêche industrielle (FEPI), l’Union nationale des pêcheurs artisans de guinée (UNPAG) etc. Le problème de ces organisations est qu’elles ne s’adressent généralement qu’à un segment de la filière, c'est-à-dire, la production. La stratégie envisagée vise à opérer une transformation structurelle pour disposer des organisations reliées entre elles dans les différents segments. Il s’agira aussi de rendre les organisations plus fonctionnelles par des appuis financiers et la formation. Un décret pris en Conseil des ministres fixe les modalités de création et d'enregistrement des organisations professionnelles et interprofessionnelles Agricoles. Deux orientations majeures sont retenues : (i) le développement des organisations interprofessionnelles par produits stratégiques et (ii) la promotion de tables filières pour promouvoir un dialogue permanent entre les acteurs au sein du cœur de fonctionnement des chaines de valeurs mais aussi entre ces acteurs et ceux des niveaux macro et méso. Composante 2.4 : Amélioration du cadre institutionnel et réglementaire pour la valorisation des produits Agricoles guinéens L'Agriculture guinéenne est soumise aux règles internationales du commerce mondial, particulièrement des produits Agricoles. Le marché est libre, compétitif et exigeant en niveau de qualité et de normes de sécurité, et de sécurité sanitaire. Toutefois l’Etat au besoin et en concertation avec la profession Agricole et les autres acteurs du secteur privé prendra des mesures appropriées conformément aux termes des clauses spéciales de sauvegarde de l’OMC pour protéger les marchés nationaux des produits Agricoles. La qualité des produits Agricoles, leur origine, leur mode de 40 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente production et leurs conditions de sécurité sanitaire doivent respecter les normes qui permettent notamment de déterminer leur traçabilité. Il s’agira également de mettre en adéquation la réglementation nationale et l’acte uniforme de l’OHADA, notamment en ce qui concerne (i) le statut d’exploitation familiale de la Loi d’Orientation Agricole (LOA) et celui d’entreprenant de l’OHADA et (ii) le statut d’organisation des producteurs de la LOA et celui de la coopérative et de société coopérative de l’OHADA. Action 2.4.1. : Promotion du processus de certification et de labellisation des produits Agricoles guinéens et renforcement du processus de certification des forêts et du bois La promotion des produits Agricoles repose sur leur qualité, leur identification, leur sécurisation au plan sanitaire et sur des modes de production respectueux de l'environnement. L’Etat encourage donc la démarche qualité et la labellisation pour l'ensemble des produits alimentaires et agro-alimentaires mis sur le marché. Les services publics compétents définissent les modalités de labellisation, les normes des produits et les mécanismes d'information des consommateurs et cela, en collaboration avec les exploitants, les associations de défense des consommateurs et organisations interprofessionnelles Agricoles reconnues. Plus spécifiquement dans le sous-secteur des productions forestières, le MEEF renforcera le processus de certification des forêts et du bois en étroite collaboration avec les communautés locales et les opérateurs économiques des filières concernées. Action 2.4.2. : Renforcement de la législation, des contrôles des normes phytosanitaires des végétaux et des produits végétaux L’action portera sur l’aspect législatif et réglementaire mais également sur les capacités effectives du Ministère de l’Agriculture (MA) à contrôler les normes phytosanitaires des végétaux et produits végétaux. La mise en place d’un système efficace de contrôle des normes commerciales vise à améliorer la qualité des produits et leur condition sanitaire en vue du respect des normes du commerce international. La mesure connexe est le renforcement des capacités du laboratoire accrédité et des acteurs aux bonnes pratiques de production et de transformation. Action 2.4.3. : Renforcement de la législation et des contrôles des normes sanitaires des établissements de production, de traitement, de transformation et de conservation des produits animaux Le même type d’action sera développée par les services compétents du Ministère de l’Elevage pour assurer un meilleur contrôle des produits d’origine animale. Dans cette perspective, un accent particulier sera mis sur les laboratoires de contrôle. Action 2.4.4. : Renforcement de la législation, des contrôles des normes sanitaires des établissements de production et de transformation des produits halieutiques Le Ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (MPAEM) mènera des actions aux objectifs analogues à ceux des autres ministères sectoriels, avec un renforcement spécifique de l’Office National de contrôle Sanitaire des produits de la Pêche et de l’Aquaculture ONSPA, notamment l’opérationnalisation du siège et du laboratoire. Action 2.4.5. : Renforcement de la législation, des contrôles des normes sanitaires des établissements de production et de transformation des PFNL et fauniques Les activités du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts (MEEF) porteront sur le développement d’une législation spécifique relative aux Produits Forestiers Non Ligneux ainsi qu’au contrôle effectif des produits fauniques avec une attention particulière à la viande de brousse. Action 2.4.6. : Renforcement du cadre législatif et réglementaire favorable à la mise en place et au développement des contrats de Partenariat Public Privé (PPP) Dans le développement des chaînes de valeurs chaque acteur devra pleinement jouer son rôle afin que le PPP soit efficace et que chaque acteur y défende ses intérêts, en synergie avec les processus en 41 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente cours de l’Agence pour la Promotion des Investissements Privés (APIP). L’amélioration de l’environnement des affaires par la prise de mesures spécifiques (accessibilité et performance du système juridique, réduction des coûts et durée d’établissement des entreprises Agricoles, sécurisation des droits de propriété etc.) ainsi que le développement des politiques cohérentes de promotion des chaînes de valeur constituent la ligne directrice de cette activité. A cet effet, deux activités essentielles sont planifiées : (i) le renforcement du cadre réglementaire et législatif favorable à la mise en place et au développement et (ii) la prise de mesures incitatives complémentaires visant à appuyer le secteur privé. L’approche constituera un outil d’attraction de l’investissement privé tant national qu’international et un mécanisme d’intégration des exploitants familiaux dans les chaines de valeurs agro-industrielles et agro-commerciales. PROGRAMME 3 : Renforcement de la résilience du secteur Agricole et amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables Conformément aux orientations de la LOA, l'Etat protège l’intégrité de l'espace naturel national dans les limites reconnues internationalement et préserve l’ensemble des ressources naturelles dans cet espace géographique. Il légifère sur les droits et obligations applicables aux différentes ressources naturelles, y compris ceux des individus membres des différentes communautés vivant sur le territoire national. A cet effet, toute utilisation des ressources naturelles à des fins Agricoles est conditionnée par un plan d'aménagement et de gestion de l'espace Agricole, en cohérence avec le schéma d'aménagement du territoire, dûment approuvé par les autorités compétentes Parallèlement, ce troisième programme vise à renforcer la résilience des populations face aux crises alimentaires et nutritionnelles. L’analyse diagnostique des causes structurelles et conjoncturelles de la vulnérabilité des populations permettra de repérer les zones à risques et les groupes cibles les plus vulnérables. Un système de protection spécifique sera mis en place pour doter d’une assurance les acteurs des chaines de valeur Agricoles, notamment les plus vulnérables. Dans ce cadre, les initiatives en cours, telles que l’Alliance Globale pour les Initiatives de Résilience (AGIR), Programme des Filets Sociaux seront renforcés par la PNDA, tout en encourageant des initiatives complémentaires. Composante 3.1 : Régénération, restauration et gestion durable des ressources naturelles La gestion durable des ressources naturelles est une thématique transversale essentielle qui soutient toute la mise en œuvre de la PNDA. La viabilité et la durabilité des actions du PNIASAN reposent très largement sur la prise en compte effective des problématiques de gestion durable des terres et des écosystèmes aquatiques et terrestres. La composante repose sur cinq actions complémentaires : (i) la promotion des mesures de Gestion Durable des Terres (ii) l’amélioration de la gestion durable des espaces pastoraux (iii) le renforcement de la gestion durable des ressources halieutiques (iv) la gestion durable des ressources forestières et fauniques et la gestion de la biodiversité et (v) l’amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Action 3.1.1. : Promotion des mesures de Gestion Durable des Terres et prise en compte de la GDT dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur agricole Les activités viseront à soutenir (i) la création d’un cadre institutionnel, juridique et politique propice à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de GDT, (ii) l’adoption de textes juridiques relatifs aux mécanismes visant à encourager la mise en œuvre des mesures de protection et de réhabilitation des sols, (iii) la mise en place des mécanismes institutionnels durables pour assurer la coordination et l'harmonisation des interventions de GDT et (iv) la mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT. Action 3.1.2. : Amélioration de la gestion durable des espaces pastoraux et à la gestion concertée de la transhumance 42 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Cette action vise à développer des zones pastorales sécurisées à travers le pays pour permettre une sédentarisation de l’élevage des ruminants, la réduction de la divagation des animaux et la création des conditions durables pour l’amélioration de la productivité du bétail. Ces zones pastorales permettront de sécuriser l’élevage et réduire de façon significative les conflits récurrents d’occupation de l’espace rural, notamment entre les éleveurs et les agriculteurs. Il est prévu de réaliser au sein de ces espaces des aménagements pastoraux composés d’infrastructures d’hydraulique pastorale et de pâturages améliorés. Des comités de gestion de ces infrastructures et des comités de gestion de conflits seront mis en place pour assurer d’une part l’entretien des infrastructures et régler au niveau communautaire les conflits éventuels qui naîtront entre les différents utilisateurs des espaces aménagés. Action 3.1.3. : Renforcement de la gestion durable des ressources halieutiques (y compris la promotion des pratiques de gestion durable et le renforcement des capacités de surveillance) L'objectif est de promouvoir la gestion durable des ressources en s'appuyant sur une approche écosystémique : (i) identification et analyse des enjeux majeurs (ii) amélioration de la base de connaissances sur les ressources, (iii) surveillance renforcée des zones de pêche maritimes et continentales, (iv) meilleure application des dispositions réglementaires et législatives, politiques et institutionnelles et (v) développement d’approche institutionnelle relative à l’aménagement des pêcheries, au suivi, contrôle et surveillance de l’effort de pêche, à l'évaluation et au rapportage à l'échelle des deux grands écosystèmes marins qui couvrent les côtes guinéennes (Grand Ecosystème Marin du Golfe de Guinée et Grand Ecosystème Marin du Courant des Canaries). Il s’agira également de faire la promotion de techniques appropriées de pêche avec un ensemble d’actions visant à pratiquer la pêche dans le respect de la réglementation en vigueur, du temps de pêche, des normes autorisées pour les engins de pêche et de la taille minimale autorisée des captures. Des activités porteront également sur (i) le renforcement du système de gestion de déchets des localités situées sur les côtes marines, (ii) la promotion d’un transport maritime et d’une pêche propre, (iii) le renforcement des capacités institutionnelles, juridiques et humaines en matière de gestion des écosystèmes marins et (iv) le renforcement du système de gestion des aires marines protégées et écosystèmes marins. Action 3.1.4. : Gestion durable des ressources forestières et fauniques et gestion de la biodiversité Il s’agira notamment d’entreprendre un renforcement des mesures (i) de reboisement des zones dégradées (en particulier des zones minières), des têtes de sources, des berges des cours d’eau et des bassins versants, mise en défens des zones classées (forets et aires protégées), (ii) de protection des ressources en produits forestiers non ligneux, (iii) de promotion d’aires protégées, y compris les aires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC) et (iv) de renforcement de la lutte contre les feux de brousse. Parallèlement, l’élaboration des plans d’aménagement des forêts et aires protégées en vue de leur gestion durable et la surveillance des ressources forestières et fauniques seront également essentielles. Action 3.1.5. : Amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) La Guinée a développé depuis quelques années sa feuille de route de GIRE sous la maîtrise d’ouvrage du Ministre de l'Hydraulique et de l'Energie, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Eau (en cours d’élaboration) et de son plan d’action de développement (PAGIRE). Les ministères du secteur Agricole pourront intervenir dans le cadre de ce partenariat dans les domaines d’intervention qui leur sont spécifiques. Composante 3.2 : Promotion du Développement Durable et Adaptation au Changement Climatique Sur le plan de la prise en charge des effets des changements climatiques, le programme vise notamment à maintenir le niveau d’utilisation des pesticides agricoles à 0,3 kg/ha, à réduire l’impact des activités agricoles sur l’environnement par : (i) un développement et une vulgarisation des normes environnementales dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique ; (ii) le renforcement de la gestion des espaces pastoraux et de la transhumance, (iii) la promotion des techniques d’adaptation aux changements climatiques dans les activités agro-sylvo-pastorales. Cinq actions majeures sont prévues : 43 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Action 3.2.1. : Intégration des questions environnementales dans les référentiels de planification publics et privé Il s’agira de concrétiser l’engagement pris par la Guinée de mettre en œuvre, entre autres, les trois conventions du Sommet de la Terre : la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (UNCBD), la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), et la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUDCC). Il s’agira également de de renforcer les capacités juridiques, institutionnelles et opérationnelles en matière de gestion durable de l’environnement. Action 3.2.2. : Plaidoyer et mobilisation de la finance climat Le PNIASAN intégrera les obligations de la COP22 ainsi que les ODD afférent à la protection de la diversité biologique, au changement climatique et à la lutte contre la dégradation des terres. Des activités spécifiques seront développées afin de mobiliser des financements conséquents au niveau du Fond vert pour le climat. Action 3.2.3. : Veille environnementale Les activités envisagées porteront sur (i) la réalisation des travaux d’inventaire forestier et faunique en vue de connaitre les ressources disponibles dans toutes les régions naturelles, (ii) la promotion de techniques d’exploitation forestières appropriées, (iii) le suivi rapproché de la protection des espèces rares et la promotion des espèces peu ou pas connues pour éviter l’écrémage des écosystèmes, (iv) la promotion de la protection de la faune sauvage et de la réglementation de la chasse, (v) l’observation des règles et des normes de sécurité, de diamètre de coupe, de pente de terrain, de protection des cours d’eau, d’habitat de la faune et (vi) l’appui à l’organisation, à la formation et à l’équipement des professionnels du bois et des PFNL. Action 3.2.4. : Promotion des pratiques d'adaptation aux changements climatiques et d'Agriculture intelligente face au climat Les activités humaines sont le principal moteur des processus de dégradation des terres et de changement climatique. Bien qu’elles soient extrêmement complexes et difficiles à prévoir, les interactions entre les changements climatiques et la dégradation des terres affecteront probablement diverses fonctions de l’écosystème et les services qu’elles fournissent. Elles auront une incidence importante sur la production alimentaire, les moyens de subsistance et le bien être humain. Les activités retenues dans cette action concernent (i) la réalisation d’un inventaire des techniques endogènes d’ACC, (ii) la capitalisation des bonnes des pratiques endogènes d’adaptation aux changements climatiques et (iii) la diffusion des techniques modernes et des bonnes pratiques endogènes d’ACC. La promotion de l’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) revêt une importance particulière. A cet effet, les principales activités à mener sont (i) l’élaboration d’une stratégie nationale de promotion de l’AIC, (ii) la promotion du transfert des pratiques et technologies de l’AIC entre la recherche et les utilisateurs et (iii) la mise en place et le développement d'une plateforme des acteurs de l’AIC. Action 3.2.5. : Promotion de l’éducation environnementale Il s’agira, dans le cadre de la veille environnementale, de procéder (i) au renforcement des capacités techniques et humaines en matière de protection de l’environnement, (ii) au développement d’un système efficace d’éducation environnementale et (iii) à la promotion de la conformité environnementale. Composante 3.3 : Renforcement de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle Cette composante est essentielle dans l’atteinte des objectifs assignés la Politique Nationale de Développement Agricole. La composante comporte deux actions couvrant la dimension conjoncturelle 44 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente de la sécurité alimentaire et quatre actions plus spécifiquement orientées sur la lutte contre la malnutrition chronique. En ce qui concerne les activités de lutte contre la malnutrition, les différentes actions se feront en étroite collaboration et sous la supervision du Ministère de la Santé. Action 3.3.1. : Contribution à la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (CNSAN) et opérationnalisation du système d’information et d’alerte précoce Le PNIASAN s’inscrit pleinement dans l’opérationnalisation des mécanismes, instruments et initiatives validés par la CEDEAO, le CILSS et leurs partenaires et auxquels la Guinée a souscrit. Les activités portent sur la participation active des ministères sectoriels au Conseil National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (CNSAN) et aux sessions du Cadre Harmonisé d’analyse et d’identification des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest (CH) dans le cadre du cycle de veille du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) et du Dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires (PREGEC). Action 3.3.2. : Gestion des stocks de sécurité alimentaire et contribution à la conception et à la mise en œuvre des plans de contingence et des plans nationaux de réponse (PNR) Les activités concernent la constitution des stocks alimentaires nationaux en nature et en numéraire ainsi qu’à la contribution aux stocks régionaux. Il s’agira également de procéder à l’institutionnalisation des plans de contingence et des plans nationaux de réponse (PNR) pour faire face aux éventuelles menaces d’insécurité alimentaire et nutritionnelle identifiées par le Cadre Harmonisé. Action 3.3.3. : Favoriser l’adoption des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles par l’éducation nutritionnelle Les activités envisagées sont relatives à (i) la diffusion des technologies appropriées de conservation et de transformation des produits agricoles visant à optimiser leurs valeurs nutritionnelles, (ii) l’appui à la mise en œuvre et la pérennisation de la stratégie d’iodation universelle du sel, (iii) la sensibilisation des vendeuses des produit agro-alimentaires et des aliments de rue sur l’observance des bonnes pratiques d’hygiènes et de distribution, (iv) l’appui à l’installation des jardins familiaux pour l’autoconsommation, (v) l’appui à l’élevage des espèces animales à cycle court dans les ménages pour l’autoconsommation, (vi) l’appui au développement des jardins dans les écoles à cantine et (vii) l’adoption de bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles par des campagnes d’information, d’éducation et de communication (IEC) à destination des groupes vulnérables. Action 3.3.4 : Renforcement de la production et de la promotion de spéculations riches en nutriments La promotion de la production, de la conservation et du stockage des aliments riches en micronutriments nécessite (i) la vulgarisation des techniques de production, (ii) l’amélioration des techniques de conservation et des technologies de transformation, des infrastructures de stockage et de commercialisation et des techniques culinaires. La vulgarisation des techniques d’enrichissement des aliments locaux en micronutriments en intensifiant la production des aliments vecteurs et en créant des unités de biofortification, notamment en fer, en vitamine A et en zinc. Action 3.3.5. : Amélioration du cadre de vie (hygiène et assainissement) L’amélioration du cadre de vie est une action primordiale dans l’atteinte de la sécurité nutritionnelle des populations guinéennes. L’action correspond à (i) la gestion de la Pollution et des nuisances, (ii) la promotion de l’hygiène et de l’assainissement et (iii) à la gestion des déchets. Cette action correspond à un programme spécifique du MEEF. Action 3.3.6. : Prise en compte des actions de lutte contre la malnutrition dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur Agricole 45 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente La Guinée a souscrit à l’initiative REACH et au mouvement SUN en 2013 avec pour objectif de voir sa politique nationale d’alimentation et de nutrition intégrer de manière évidente l’approche multisectorielle comme stratégie de base pour répondre à la problématique de lutte contre la malnutrition. C’est au regard de ce choix stratégique, conforme à l’objectif faim zéro de l’initiative AGIR, que la PNDA intègre la dimension nutrition dans ses programmes et projets pour contribuer à la prévention et à l’éradication de la malnutrition dans le pays. Les activités concerneront ; (i) la participation aux réunions de planification et (ii) le plaidoyer en direction des élus et décideurs politiques. En ce qui concerne les questions liées à la lutte contre la malnutrition, le PNIASAN préconise une prise en compte de ces activités dans chaque nouvelle intervention, à travers l’inclusion systématique des indicateurs nutrition (assortis de valeurs cibles) dans la logique d’intervention des nouveaux projets et programmes. Composante 3.4 : Instauration d’un système de protection sociale dans le secteur Agricole Face aux défis de protection sociale et au regard des apports du secteur Agricole dans le développement socioéconomique du pays, le PNIASAN intègre la dimension de la protection sociale pour assurer une contribution plus significative du secteur à la croissance nationale, et accélérer l’éradication de l’extrême pauvreté. Action 3.4.1. : Promotion des filets sociaux productifs de sécurité au profit des personnes vulnérables Cette action aura pour activité principale l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de filets sociaux de sécurité alimentaire et nutritionnelle en faveur des couches vulnérables. Ceci permettra d’une part de garantir le seuil de survie pour les plus pauvres et assurer ainsi leur intégration dans le système productif et d’autre part de garantir le seuil de protection pour les pauvres par le renforcement de leur résilience, en protégeant leurs moyens de production et en favorisant leur promotion sociale et économique. Action 3.4.2. : Développement des assurances Agricoles L’atteinte de l’objectif d’une Agriculture moderne passe par la mise en place de mécanismes assurantiels pour assurer et sécuriser les acteurs du secteur (producteurs, institutions de financement, etc.) contre les risques inhérents à l’exercice des activités de production (risques liés aux aléas naturels). Il conviendra par conséquent de promouvoir la culture d’assurance dans le secteur Agricole. Les activités envisagées dans cette action concernent essentiellement les études de faisabilité pour la mise en place et l’opérationnalisation d’une Structure nationale d’assurances Agricoles. Action 3.4.3. : Développement d'un fonds de calamités Un fonds de gestion des calamités naturelles sera mis en place par l’Etat pour permettre la gestion des risques Agricoles non assurables par les institutions d’assurance Agricole (inondations, invasion des criquets pèlerins, épizooties et autres catastrophes). Pour ce faire, il s’agira de mener les activités suivantes : (i) mise en œuvre d’une étude sur le fonds de gestion des calamités, (ii) mise en place et opérationnalisation du Fonds de Gestion des Calamités Agricoles et prise d’actes administratifs pour le processus de création du fonds et (iii) accompagnement financier (subvention et crédit) des groupes ayant subis des chocs climatiques. PROGRAMME 4 : Développement du capital humain et promotion des jeunes et des femmes dans le secteur Agricole La faiblesse du système de formation agricole a clairement été identifiée comme étant une contrainte majeure à la modernisation et à la professionnalisation des exploitations Agricoles. Les déficiences concernent principalement l’inadéquation des curriculums et la faible diversité de l’offre de formation agricole. Il existe cependant un système de formation agricole allant des écoles nationales (d’agriculture, d’élevage et eaux et forêts) aux instituts universitaires Agronomiques. Les formations diplômantes qui y sont données mettent plus l’accent sur les aspects théoriques que pratiques (à 46 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente l’exception des écoles des eaux et forêts), et bien souvent en décalage avec les besoins de l’Agriculture guinéenne. Le programme « développement du capital humain » a donc pour objectif d’améliorer, de renforcer et de diversifier le dispositif actuel, en le rendant plus efficace. Selon la FAO, « en Afrique sub-saharienne, les femmes représentent près de la moitié de la main d’œuvre agricole. Mais, compte tenu des discriminations qu’elles subissent sur les plans social, culturel, etc., elles n’ont pas souvent accès à la terre, aux connaissances, aux biens de production, aux intrants, aux technologies et aux instances décisionnelles nécessaires pour accroître la productivité agricole et les revenus ». Ce quatrième programme du PNIASAN vise par conséquent à renforcer spécifiquement l’entreprenariat féminin et l’autonomisation des femmes dans le secteur Agricole. Composante 4.1 : Formation professionnelle et professionnalisation des exploitations Agricoles de type familial Le dispositif de formation professionnelle agricole et rurale actuel comprenant une Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF), un Centre d’Education à l’Environnement pour le Développement (CEED) et quatre écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). La composante repose sur quatre actions visant à améliorer et renforcer les différents centres de formation et une action visant plus spécifiquement la professionnalisation des exploitations Agricole familiales. Action 4.1.1. : Amélioration et renforcement des dispositifs de formation Agricole A l’image du Cadre stratégique pour la formation agricole et le renforcement des compétences (AESIF) élaboré par l’Union Africaine suite à la Déclaration de Malabo sur le PDDAA, la PNIASAN 2018-2025 s’appuiera sur une Stratégie de transformation conséquente de l’Education et de la Formation Agricole dans le but de rehausser en nombre et en qualité la main d’œuvre nécessaire pour la modernisation de son secteur agricole. Pour évoluer vers cet objectif, le dispositif national de formation professionnelle actuel du pays sera mis à contribution. Action 4.1.2. : Amélioration et renforcement du dispositif de formation en élevage et en médecine vétérinaire Les activités porteront sur (i) l’appui au CFEL de Labé, (ii) l’appui aux centres d'appui à l'élevage, (iii) l’appui aux instituts supérieurs et (iv) l’opérationnalisation d’un centre de formation pour les apiculteurs. Action 4.1.3. : Amélioration et renforcement du dispositif de formation dans le sous-secteur EEF Les activités envisagées porteront essentiellement sur (i) la création de l'Ecole Nationale des conservateurs de la nature et (ii) la réhabilitation du centre de formation Niokolo-Badiar. Action 4.1.4. : Mise en place d'un Centre de formation piscicole et d'un Centre de formation des pêcheurs artisans professionnels Les besoins en formation professionnelle dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture sont également très importants pour assurer la professionnalisation et la modernisation du sous-secteur. Les activités porteront donc sur la conception et l’opérationnalisation (i) d’un centre de formation piscicole et (ii) d'un Centre de formation des pêcheurs artisans professionnels. Action 4.1.5. : Professionnalisation des Exploitations Agricoles Familiales (EAF) et appui aux OP La professionnalisation des exploitations agricoles de type familial apparait aujourd’hui comme la meilleure option pour la croissance et la réduction de la pauvreté. Ainsi, pour assurer un véritable changement structurel au niveau du secteur Agricole, il apparaît nécessaire de mettre en œuvre des activités susceptibles d’amener une masse critique d’exploitations agricoles de type familial dans une dynamique de professionnalisation qui assure la bonne planification, la bonne gestion financière, la 47 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente bonne gestion des risques, la bonne organisation et la bonne négociation orientée marché. Les différentes activités spécifiques aux quatre sous-secteurs seront mises en œuvre par chaque ministère du secteur Agricole (MA, MEPA, MPAEM et MEEF). Composante 4.2 : Promotion de l'employabilité des jeunes et des femmes dans le secteur Agricole et autonomisation des femmes rurales Au-delà des difficultés ressenties par l’ensemble des populations rurales, la femme reste spécifiquement confrontée à de multiples contraintes liées essentiellement à son accès limité aux ressources productives et à l’emploi, son très faible niveau d’éducation/formation, sa faible participation aux organes de prise décision et la méconnaissance de ses droits. Ces contraintes limitent l’autonomisation des femmes et de leurs exploitations agricoles. Quatre actions complémentaires ont été donc définies afin lever les principales contraintes. Le Gouvernement a initié dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale Industrielle, la mise en place de Plate-forme Multifonctionnelle (PTFM). La PTFM est une forme d’organisation qui se présente comme un levier important pour l’amélioration des conditions de vie à travers l’autonomisation des femmes et l’employabilité des jeunes. Action 4.2.1. : Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat Agricole des jeunes Une synergie avec le secteur privé qui sera développée à travers son implication dans la définition de la stratégie et des programmes de formation en fonction notamment des besoins des entreprises évoluant dans le secteur agricole. Il est également envisagé (i) la mise en place de mécanismes de financement innovants et durables de la formation et de formation et d’installation des jeunes cadres formés dans le secteur Agricole et (ii) la mise en place de mécanismes et de mesures d’accompagnement favorisant l’auto-emploi et l’entreprenariat des jeunes formés dans le secteur Agricole. Action 4.2.2. : Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat Agricole des femmes rurales Les PTFM seront également un levier important pour l’amélioration de la visibilité économique de la femme, à travers l’émergence d’un entreprenariat féminin et la consolidation des activités génératrices de revenus par la mise en œuvre de mesures particulières qui favorisent l’accès des femmes au crédit. Elle apparaît comme l’un des principaux outils adaptés à la promotion féminine à travers ses dimensions : (i) l’accès à la force motrice pour l’allègement des travaux féminins et (ii) la création de micro entreprises génératrice d’emploi et de revenu adapté aux conditions féminines. Action 4.2.3. : Amélioration de l’accès des femmes aux ressources et aux connaissances Les activités identifiées visent à (i) renforcer les programmes d’éducation et de formation professionnelle des femmes rurales, (ii) promouvoir davantage la scolarisation et la formation durable des filles en milieu rural, (iii) promouvoir le développement et le transfert des technologies appropriées en faveur des femmes, (iv) développer l’information et la communication en faveur des femmes rurales pour un changement social et (v) renforcer les capacités d’organisation des femmes rurales et leur participation au sein des organisations paysannes. Action 4.2.4. : Renforcement des capacités d’action des jeunes et femmes rurales De plus, il s’agira également de développer un environnement institutionnel et juridique favorable en (i) assurant la prise en compte de l’approche genre dans tous les processus de planification, budgétisation, exécution et suivi-évaluation des projets et programmes initiés dans le secteur, (ii) assurant l’appui institutionnel requis pour rendre l’Agriculture accessible, attrayante et rémunératrice pour les femmes rurales, (iii) soutenant l’émergence des femmes rurales et leur participation aux prises de décisions et (iv) en apportant un appui à l’amélioration du statut juridique des femmes rurales. PROGRAMME 5 : Amélioration de la gouvernance et soutien au secteur Agricole 48 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Ce programme transversal de soutien au différentes structures et services du secteur Agricole repose sur quatre composantes prioritaires : (i) la gestion des ressources humaines, financières et matérielles des quatre ministères du secteur Agricole, (ii) le pilotage et la gouvernance du secteur Agricole, (iii) Promotion de la sécurité foncière et (iv) le développement de mécanismes de financement Agricole. Composante 5.1 : Gestion des ressources humaines, financières et matérielles des ministères sous- sectoriels au niveau central et déconcentré Cette composante regroupe les titres T2. Personnel/traitement & salaires, T3. Fonctionnement/Bien et services et T4. Subventions & Transferts courants, liés au fonctionnement des ministères en charge de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement : Action 5.1.1. : Fonctionnement institutionnel du MA Action 5.1.2. : Fonctionnement institutionnel du MEPA Action 5.1.3. : Fonctionnement institutionnel du MPAEM Action 5.1.4. : Fonctionnement institutionnel du MEEF Composante 5.2: Pilotage et gouvernance du secteur Agricole Le Pilotage et la Gouvernance sectorielle portent essentiellement sur la construction d’un cadre inclusif de dialogue politique sur le développement du secteur Agricole. Ce cadre implique trois niveaux : (i) un dialogue sous-sectoriel, (ii) un dialogue sectoriel (entre les acteurs des quatre sous- secteurs) et (iii) un dialogue intersectoriel (entre le secteur agricole et les autres secteurs). Dans les trois niveaux, le dialogue reposera sur la participation effective des principaux groupes d’acteurs : Gouvernement (tous les services techniques de l’état, y compris ceux décentralisés et déconcentrés), Société Civile et Acteurs Non Etatiques (y compris les associations des producteurs à but non lucratif), Secteur Privé (y compris les organisations professionnelles agricoles, notamment les fédérations structurées autour de la chambre nationale d’agriculture) et Partenaires Techniques et Financiers. Cette composante repose sur (i) le dispositif national de statistiques, (ii) les dispositifs de communication et d’information, (iii) les dispositifs de suivi-évaluation des sous-secteurs, (iv) le renforcement la gestion, de la coordination du secteur Agricole et (v) la mise en œuvre des réformes et de la LOA. Action 5.2.1. : Appui au dispositif national de statistiques agro-sylvo-pastorales et halieutiques Les statistiques représentent un instrument primordial pour permettre un suivi et une évaluation fiable des progrès réalisés dans le secteur Agricole. L’évaluation des politiques, stratégies et des différentes actions engagées dans la mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN nécessite la disponibilité de ces données. Afin d’offrir une meilleure visibilité à l’Agriculture guinéenne et réaliser des projections pour l’avenir, plusieurs activités sont nécessaires et méritent d’être opérationnalisées sous l’autorité de l’Agence Nationale des Statistiques Agricoles et Alimentaires (ANASA). Il s’agit de (i) la réalisation du Recensement National de l’Agriculture, (ii) la réalisation annuelle des enquêtes statistiques agricoles (végétal, animal et halieutique), (iii) l’élaboration annuelle des comptes économiques du secteur Agricole, (iv) la mise en place d’un Système d’Information Géographique Agricole et (v) le renforcement de l'unité de collecte de données de la pisciculture et de la pêche maritime et continentale. Action 5.2.2. : Communication et information sur le secteur Agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (gestion des connaissances, TIC etc.) Dans ce cadre, l’Etat mettra en œuvre des mesures d’optimisation des opportunités offertes par la pénétration des nouvelles technologies, particulièrement la téléphonie mobile dont le taux de pénétration se situerait, selon le rapport 2016 de l’ARTP, à 97 %, avec un total de 10,71 millions d’abonnés (en 2016) avec une couverture d’internet d’environ 32 %. Action 5.2.3. : Renforcement des dispositifs de suivi et évaluation des sous-secteurs 49 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Conformément aux dispositifs décrits dans le Manuel de Suivi Evaluation du PNIASAN axé sur les résultats, il s’agira de permettre aux BSD et aux services déconcentrés des quatre ministères d’exercer pleinement leurs prérogatives de suivi et d’évaluation des projets et programmes et d’opérationnaliser les outils de suivi de performance liés à la GAR et à la mise en place des Budgets-Programmes ministériels. Action 5.2.4. : Renforcement de la gestion, de la coordination et du suivi-évaluation du secteur Agricole Le suivi évaluation global orienté vers les résultats du secteur Agricole est une action de première importance pour offrir aux décideurs les éléments d’information et de réorientation de la PNDA. Le dispositif de suivi évaluation s’adosse au dispositif national de statistiques Agricoles et s’applique au niveau stratégique (évaluation annuelle du cadre de résultats du PNIASAN) et opérationnel, au niveau des projets et programmes du secteur Agricole et des structures des ministères sectoriels. Le dispositif de suivi évaluation inclut les différentes catégories d’acteurs étatiques et non étatiques. Il constitue un élément central dans la démarche de Gestion Axée sur les Résultats et dans la reddition des comptes. La poursuite de l’organisation des revues participatives du secteur en impliquant activement tous les acteurs y compris les autres ministères sectoriels sera spécifiquement renforcée. Action 5.2.5. : Mise en œuvre de la LOA et renforcement/harmonisation des législations sous- sectorielles Pour permettre à l’arsenal juridique, réglementaire et institutionnel de jouer véritablement son rôle, il faudra adopter et promulguer la Loi d’Orientation Agricole (LOA). Celle-ci vise à tracer les nouvelles perspectives d'une Agriculture moderne, durable et compétitive et créer les conditions d'émergence d'un Agro-business soutenu principalement par la production Agricole nationale. Elle recherche finalement dans un environnement concurrentiel et un climat des affaires assaini, à promouvoir la souveraineté et la sécurité alimentaires du pays, ainsi que la réduction de la pauvreté dans un esprit d'équité. Une harmonisation des législations sous-sectorielles est nécessaire afin de renforcer la législation/réglementation du secteur à travers la relecture des lois, codes et textes d’application, notamment le code de l’Elevage et des produits animaux, le code pastoral, le code de l’environnement, le code de l’eau, les codes de la pêche maritime, continentale et de l’aquaculture et le code des collectivités. Il s’agira également de veiller à leur mise en application et prendre en compte les accords multilatéraux et régionaux dans la mise en œuvre de la PNDA. Composante 5.3 : Promotion de la sécurité foncière La réforme du foncier agricole et rural est l’une des priorités du PNIASAN. L’objectif est de créer un cadre favorable à une valorisation sécurisée et durable des ressources agricoles, pastorales, halieutiques et forestières pour la sécurité alimentaire et la prospérité économique du Pays. Le forum national sur le foncier agricole et rural organisé en juillet 2016 a permis de valider, par un consensus large associant tous les groupes d’acteurs concernés, le cheminement à suivre pour avancer vers une réforme du foncier agricole et rural. La composante comporte les deux actions suivantes : Action 5.3.1. : Mise en œuvre de la feuille de route du foncier rural et développement des outils de sécurisation foncière Cette action, déjà entamée, sera développée durant la période 2018 – 2020 conformément aux activités identifiées dans la feuille de route du foncier rural. Les différents outils de sécurisation foncière seront conçus, validés et opérationnalisés au cours des différentes phases : (i) phase institutionnelle, visant à mettre en place le comité de pilotage et le comité technique, (ii) phase opérationnelle immédiate, destinée à traiter des sujets urgents, ne pouvant attendre la future législation foncière, (iii) phase préparatoire, au cours de laquelle des études complémentaires seront menées et visant à aider les acteurs à entrer dans les débats, (iv) phase d’élaboration de la politique foncière, pendant laquelle seront mis en débat les grandes orientations et principes de la réforme foncière, à travers des ateliers au niveau intercommunal, régional et national Action 5.3.2. : Mise en œuvre de la Loi Foncière Rurale 50 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente La phase d’élaboration de la loi foncière permettra de traduire les choix affirmés dans la politique foncière en outils et instruments législatifs (loi, décrets d’application). Les premières étapes de la mise en œuvre et du suivi permettront ensuite de tester des dispositifs et d’évaluer la mise en œuvre de la loi à travers des projets pilotes, afin d’apporter les ajustements nécessaires. Composante 5.4 : Développement de mécanismes de financement Agricole Le financement du secteur Agricole reste une préoccupation transversale pour le développement agricole. Elle s’exprime tout au long des segments des chaînes de valeurs des différentes filières Agricoles (approvisionnement en intrants de production, production, conservation, transformation, transport, mise en marché, etc.). La réalisation de cette composante comporte les cinq actions suivantes : Action 5.4.1. : Mise en place du Fonds de Développement Agricole (FDA) Différentes études seront menées lors de la période 2018-2020 afin de définir plus précisément les modalités techniques, juridiques et financières. La pertinence de maintenir de nombreux fonds de financement sous-sectoriels ou de les réunir dans un Fonds unique doté de différents guichets sera débattue avec l’ensemble des parties prenantes Action 5.4.2. : Opérationnalisation du Fonds de Développement Agricole et du Fonds d'Appui au secteur privé de la Pêche et de l'Aquaculture (FASPA) Le Fonds National de développement Agricole a pour objet (i) le financement des activités de recherche Agricole, de renforcement des capacités à travers l'appui conseil et la formation en matière Agricole, (ii) l'installation des femmes et des jeunes exploitants Agricoles, (iii) le financement des activités de préservation de l’environnement, d’intensification et de diversification des productions Agricoles, (iv) la facilitation de l’accès aux crédits Agricoles, (v) l’appui à la promotion de la commercialisation, de la transformation et des exportations des produits Agricoles et (vi) la participation à la protection des exploitants Agricoles contre les risques auprès des agences d’assurance et de réassurance. En ce qui concerne les autres sous-secteurs, les actions suivantes sont envisagées : Action 5.4.3. : Mise en place du Fonds de Développement de l'Elevage Action 5.4.4. : Opérationnalisation du Fonds de Développement de l'Elevage Action 5.4.5. : Opérationnalisation du Fonds Forestier National et du Fonds de sauvegarde pour l'Environnement 51 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 4. EVALUATION DES COUTS ET DES BESOINS ADDITIONNELS DE FINANCEMENT DU PNIASAN L’évaluation des coûts a été réalisée grâce à l’implication des acteurs étatiques (Bureaux de Stratégie et Développement - BSD, IRAG et directions centrales des quatre ministères), des acteurs non étatiques et du secteur privé dont les besoins de financement ont été intégrés dans le PNIASAN. Plusieurs d’ateliers ont ainsi été organisés afin de prendre en considération l’ensemble des besoins prioritaires de chaque partie prenante correspondants aux objectifs définis dans la PNDA. Le chiffrage s’est effectué en trois étapes successives : (i) l’estimation détaillée des besoins (coûts) de mise en œuvre par catégorie d’acteurs (Etat, PTF, Privés et autres acteurs non étatiques), (ii) l’estimation des financements acquis (budget intérieur et financement extérieur) et (iii) le calcul des besoins additionnels de financement (gaps) nécessaires à l’atteinte des objectifs sectoriels à l’horizon 2025.

  48. 4.1. Estimation des coûts de mise en œuvre du PNIASAN La méthode utilisée pour le chiffrage a été la planification par objectif sans contrainte budgétaire. L’estimation des coûts nécessaires à la mise en œuvre détaillée de l’ensemble des actions et activités a été réalisée, sur la base des coûts unitaires moyens des activités, en deux phases successives. Dans une première étape, l’évaluation du coût des activités a été effectuée en prenant en considération (i) le chiffrage détaillé réalisé lors de la formulation du PASANDAD, (ii) les chiffrages renseignés dans les plans d’action et stratégies sous-sectorielles, et (iii) les éléments renseignés dans les lois de finance 2016 et 2017 pour les coûts de personnel et de fonctionnement. Les données manquantes ont fait l’objet d’évaluations spécifiques réalisées par les quatre BSD. La deuxième étape a consisté à définir des coûts unitaires annuels moyens pour chaque action sur la base des coûts détaillés des activités correspondantes définis lors de la phase précédente. Des cibles ont ensuite été planifiées année par année jusqu’en 2025 pour chaque action afin d’atteindre les objectifs sectoriels. Les besoins de financement relatifs à chaque maître d’ouvrage ont été définis pour toutes les actions afin de bien différencier les coûts incombant à l’Etat (MA, MEPA, MPAEM et MEEF) de ceux qui relèvent du secteur privé (Exploitations Familiales Agricoles, entreprises agricoles, opérateurs de transformation et de commercialisation, fournisseurs d’intrants, ONG etc.). Enfin, les calculs ont été réalisés pour agréger les coûts des actions par composante et définir le coût estimatif global des cinq Programmes pour atteindre les objectifs du secteur Agricole à l’horizon 2025 (tels que définis lors du travail de modélisation pour atteindre les cibles du PDDAA). En tenant compte d’un taux d’inflation moyen de 2,5 %, le coût global du PNIASAN, incluant les contributions (investissement et fonctionnement) de l’Etat, des PTF et du secteur privé, pour la période 2018 - 2025 a ainsi été estimé à 36 270 milliards de Francs Guinéens (voir tableau 6 exprimé en Millions de GNF). Tableau 7 : Coûts de mise en œuvre du PNIASAN par catégorie d’acteur (en Millions de GNF) Programme Global MA MEPA MPAEM MEEF Privés Productivité 26.776.871 9.987.461 1.140.421 999.626 1.048.927 13.600.436 Accès au marché 2.559.753 1.369.976 278.670 178.898 173.897 558.312 Résilience et SAN 2.625.317 296.810 92.717 408.632 1.816.238 10.920 Capital humain 460.356 131.042 113.915 111.385 104.014 0 Gouvernance 3.847.909 2.225.661 410.241 347.679 864.327 0 Total PNIASAN 36 270 206 14 010 949 2 035 964 2 046 220 4 007 404 14 169 669 Proportion 100% 38,6% 5,6% 5,6% 11,0% 39,1% 52 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Par ailleurs, la répartition des coûts du PNIASAN montre que les besoins des quatre ministères du secteur sont de l’ordre de 22 100 soit 61 % (38,6 % pour le MA, 5,6% pour le MEPA, 5,6% pour le MPAEM et 11% pour le MEEF) tandis que la contribution potentielle des opérateurs privés est de près de 14 170 milliards de GNF,soit 39 % (voir figure 4). Figure 4 : Répartition des coûts globaux du PNIASAN par catégorie d’acteur Le coût global de plus de 36 000 milliards de GNF peut paraitre important ; néanmoins, s’il est réparti sur la population totale (13 610 959 habitants à l’horizon 2025), il ne représente que 2 665 000 GNF par habitant, soit environ 333 000 Francs guinéens par personne et par an. La répartition du budget global (figure 5) montre clairement que l’essentiel des financements (26 777 milliards de GNF– 74 %) est requis pour le Programme 1 portant sur l’amélioration de la productivité des filières Agricoles. Ceci s’explique aisément par l’ampleur des besoins en investissement pour les infrastructures structurantes (aménagements hydro-agricoles, pastoraux et aquacoles etc.) et pour les intrants (principalement les semences et les engrais). Il faut également souligner qu’une part significative de ces coûts sera financée par le secteur privé (51 %) et que l’état ne financera que les mesures d’accompagnement dans le cadre du recentrage sur ses missions. Figure 5 : Répartition des coûts globaux du PNIASAN par Programme Le Programme 5 « Amélioration de la gouvernance et soutien au secteur Agricole » représente 11 % du coût total (3 848 milliards de GNF). Ce Programme intègre les besoins de fonctionnement (salaires, charges sociales, équipements, etc.) de l’ensemble des quatre ministères sectoriels tant au niveau central qu’au niveau déconcentré et des organismes sous-tutelle. Ce programme est donc supporté à 100 % par l’Etat dans la mesure où il couvre essentiellement les missions régaliennes de ces départements. 53 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Le Programme 2 portant sur l’amélioration de l’accès aux marchés porteur et de la structuration des chaines de valeur requiert un financement de 2 560 milliards de GNF, financés à près de 22 % par le secteur privé. Le renforcement de la résilience et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Programme 3) représente 7 % des besoins totaux (2 625 milliards de GNF), essentiellement financé par l’Etat. Enfin le Programme 4 visant le développement du capital humain est chiffrée à 460 milliards de GNF, entièrement comptabilisée sur le budget de l’Etat. La ventilation des coûts annuels incombant au quatre ministères (MA, MEPA, MPAEM, MEEF) et aux acteurs privés est détaillée au tableau 7. La planification a été effectuée de 2018 à 2025 en prenant en considération la nécessaire progressivité des investissements. Les volumes de financement programmés pour les années 2018 et 2019 sont moins importants et correspondent aux phases de mobilisation des ressources et de réalisation des études préliminaires à la mise en place d’investissements massifs. La portion la plus importante de l’effort de financement est, par conséquent, programmée pour les années 2020 à 2022 avant de diminuer légèrement sur les trois dernières années de mise en œuvre (figure 2). Tableau 8 : Coûts annuels de mise en œuvre du PNIASAN par acteur (en Millions de GNF) Année Acteur 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 MA 1.057.730 1.617.727 2.226.020 2.519.927 2.610.881 1.956.615 1.796.500 1.415.326 MEPA 128.371 184.678 245.131 280.280 287.579 238.380 219.273 173.601 MPAEM 154.163 205.320 252.662 281.943 293.642 247.580 234.838 197.173 MEEF 384.356 436.080 494.181 526.283 541.400 495.762 491.282 469.627 Privés 834.978 1.311.373 2.080.118 2.427.322 2.497.153 1.638.768 1.497.989 1.318.194 TOTAL 2.559.598 3.755.178 5.298.112 6.035.755 6.230.655 4.577.105 4.239.882 3.573.921 Figure 6 : Répartition des coûts annuels globaux du PNIASAN en Millions de GNF

  49. 4.2. Intégration des financements en cours et en perspective L’inventaire a été réalisé en deux étapes afin d’avoir une estimation réaliste des financements intérieurs et extérieurs acquis et en perspective dans le secteur Agricole. La première étape s’est attachée à faire une projection des financements intérieurs sur base de la moyenne des budgets 2016 et 2017 des quatre ministères (MA, MEPA, MPAEM et MEEF). Ensuite, il a été réalisé un inventaire des financements extérieurs (FINEX), c’est-à-dire des projets et programmes financés par les PTF) afin de chiffrer le volume global de financement effectivement disponible sur la période 2018 à 2025. 54 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Répartition et projection du financement intérieur de l’Etat Pour les acquis en termes de financements intérieurs, les estimations se basent sur la moyenne des budgets 2016 et 2017. A cet effet, les titres suivants ont été pris en considération : T2. Personnel/traitement & salaires, T3. Fonctionnement/Bien et services, T4. Subventions & Transferts courants et T5. Investissement/Dépenses en capital du BND. Il a ensuite été appliqué le taux d’accroissement annuel de 8 % en prix courants entre 2018 et 2021 correspondant à l’atteinte des objectifs de Malabo tels que fixés dans la PNDA. Sous réserve de disponibilité de trésorerie, les financements intérieurs cumulés pour la période considérée peuvent être estimés à 5 045 milliards de GNF (tableau 8). La répartition des financements intérieurs entre les cinq Programmes du PNIASAN a été calculée sur la base d’une clé indicative de répartition (tableau 9). Tableau 9 : Projections du budget intérieur (Titres 2 à 5) des ministères du secteur Agricole (en Millions de GNF) Total des ministères sectoriels sur la période 2018-2025 5.045.042 Total des ministères sectoriels sur la période 2018-2020 1.539.795 Total des ministères sectoriels sur la période 2021-2025 3.505.247 Total du ministère de l'agriculture (MA) sur la période 2018-2025 3.387.118 Total du ministère de l'agriculture sur la période 2018-2020 1.033.781 Total du ministère de l'agriculture sur la période 2021-2025 2.353.337 Total du ministère de l'élevage (MEPA) sur la période 2018-2025 197.121 Total du ministère de l'élevage sur la période 2018-2020 60.163 Total du ministère de l'élevage sur la période 2021-2025 136.958 Total du ministère de la pêche (MPAEM) sur la période 2018-2025 418.423 Total du ministère de la pêche sur la période 2018-2020 127.707 Total du ministère de la pêche sur la période 2021-2025 290.716 Total du ministère de l'environnement (MEEF) sur la période 2018-2025 1.042.381 Total du ministère de l'environnement sur la période 2018-2020 318.145 Total du ministère de l'environnement sur la période 2021-2025 724.236 Tableau 10 : Estimation des financements intérieurs cumulés des quatre ministères sectoriels par Programme du PNIASAN (en Millions de GNF) Programmes du PNIASAN Budgets prévisionnels Répartition P1 : Productivité 1.935.121 38,4% P2 : Accès au marché 436.762 8,7% P3 : Résilience et SAN 504.504 10,0% P4 : Capital humain 150.639 3,0% P5 : Gouvernance 2.018.017 40,0% PNIASAN 2018 -2025 5.045.042 100 % En tenant compte des niveaux actuels des dépenses et pour donner plus de réalisme aux prévisions, trois hypothèses ont été formulées concernant les taux annuels d’exécution des budgets, sur la base des taux moyens des ministères du secteur Agricole sur la période 2013-2015 qui se situe à 68,5 % (Source : MB/DNB/DNSI /MEF/DNIP/DAF/consultant ; juillet 2016). La première hypothèse (dite hypothèse basse) considère un taux d’exécution budgétaire de 50%, la deuxième (hypothèse intermédiaire) envisage un taux de 75 % tandis que la troisième (hypothèse haute) mise sur un taux théorique de 100 %. Les ressources internes vraisemblablement disponibles varient donc de 2 522 à 5 045 milliards de GNF sur la période 2018 à 2025 en fonction de ces trois hypothèses, avec un objectif clairement affiché de s’approcher au plus près du taux maximum (tableau 10). 55 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Tableau 11 : Estimation des ressources internes annuelles en fonction des taux d’exécution budgétaire (en millions de GNF) Taux Cumul d’exécution 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2018 à budgétaire 2025 Hypothèse 237.154 256.127 276.617 298.746 322.646 348.457 376.334 406.441 2.522.521 basse 50 % Hypothèse 355.731 384.190 414.925 448.119 483.969 522.686 564.501 609.661 3.783.782 basse 75 % Hypothèse 512.253 553.233 597.492 645.291 696.915 752.668 812.881 474.308 5.045.042 haute 100 % Estimation des financements extérieurs des projets et programmes en cours Le recensement des projets et programmes s’est essentiellement basé sur les informations fournies par les BSD des quatre ministères du secteur Agricole. L’analyse des objectifs, résultats et activités a concerné les 23 projets en cours d’exécution (14 projets rattachés MA, 1 projet au MEPA, 4 projets au MPAEM, 3 projets rattachés au MEEF et 1 projet rattaché au Ministère du commerce). Elle a permis de répartir les montants des financements acquis sur la période 2018 - 2025 entre les cinq Programmes du PNIASAN. Il en résulte que les financements sur ressources externes actuellement acquis s’élèvent à 2 213,5 milliards de GNF. Aucune hypothèse liée aux taux d’exécution budgétaire n’a été prise en compte pour les projets et programmes car les taux finaux des projets sont généralement proches de 100 %. Tableau 12 : Répartition des projets du secteur Agricole par Programme du PNIASAN (en Millions de GNF) Programme du Total secteur Autres MA MEPA MPAEM MEEF PNIASAN 2018-2025 ministères P1 : Productivité 903.936 856.764 7.500 16.314 21.107 2.250 P2 : Accès au marché 677.042 628.371 0 16.314 21.107 11.250 P3 : Résilience et SAN 205.920 157.627 0 26.436 21.107 750 P4 : Capital humain 193.563 154.046 1.500 16.910 21.107 0 P5 : Gouvernance 233.052 192.690 1.000 17.505 21.107 750 Total 2018 -2025 2.213.513 1.989.499 10.000 93.479 105.536 15.000 Figure 7 : Répartition du volume de financement des projets par Programme et par Ministère (en %) L’analyse de la répartition des financements acquis sur la période d’exécution du PNIASAN indique que les projets et programmes couvrent essentiellement le Programme 1 relatif à la productivité des filières Agricoles, avec 35 % des financements. Une répartition équilibrée entre les quatre autres Programme peut être observée (tableau 11 et figure 5). Cette répartition entre les différents Programmes du PNIASAN doit cependant être interprétée de manière très indicative du fait de l’extrême variabilité des logiques d’intervention des projets en cours. 56 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Le cumul des financements extérieurs et intérieurs acquis (en millions de GNF) ainsi que leur répartition par Programme du PNIASAN est présenté au tableau 12. Le financement total acquis se situe dans une fourchette comprise entre 5 045 et 7 258 milliards de GNF suivant les hypothèses liées aux taux d’exécution budgétaire. Tableau 13 : Estimation du budget acquis des Ministères sectoriels par Programme du PNIASAN (en Millions de GNF) Programme du Projets et Budget intérieur Total budgets acquis PNIASAN Programmes Hyp. 75% Hyp. 100% Hyp. 75% Hyp. 100% P1 : Productivité 903.936 1.451.341 1.935.121 2.355.276 2.839.056 P2 : Accès au marché 677.042 327.571 436.762 1.004.614 1.113.804 P3 : Résilience et SAN 205.920 378.378 504.504 584.299 710.425 P4 : Capital humain 193.563 112.979 150.639 306.542 344.202 P5 : Gouvernance 233.052 1.513.513 2.018.017 1.746.565 2.251.069 Total 2018-2025 2.213.513 3.783.782 5.045.042 5.997.295 7.258.556

  50. 4.3. Evaluation des besoins en financements additionnels (gaps) Sur la base de l’estimation des financements acquis et des coûts de mise en œuvre, les besoins additionnels (gaps de financement) des quatre ministères du secteur Agricole ont été calculés par Programme du PNIASAN sur la période 2018-2025 (tableau 14), en prenant en compte deux hypothèses liées au taux d’exécution budgétaire. Tableau 14 : Estimation des gaps de financement des Ministères du secteur Agricole (en Millions de GNF) Besoins Total budgets acquis Budgets additionnel (gap) Programmes du Ministères PNIASAN Hyp. 75% Hyp. 100% Hyp. 75% Hyp. 100% sectoriels P1 : Productivité 13.176.434 2.355.276 2.839.056 10.821.158 10.337.378 P2 : Accès au marché 2.001.441 1.004.614 1.113.804 996.827 887.637 P3 : Résilience et SAN 2.614.397 584.299 710.425 2.030.099 1.903.973 P4 : Capital humain 460.356 306.542 344.202 153.814 116.154 P5 : Gouvernance 3.847.909 1.746.565 2.251.069 2.101.344 1.596.840 Total 22.100.537 5.997.295 7.258.556 16.103.242 14.841.982 Les besoins totaux additionnels de financement des Ministères du secteur Agricole se situent entre 16 103 et 14 841 milliards de GNF et représentent respectivement 44,4 % et 40,9 % du coût du global du PNIASAN 2018-2025. Les besoins de financement concernent essentiellement le Programme 1 couvrant la Productivité (avec les infrastructures structurantes et l’amélioration de l’accès aux intrants). L’ampleur des besoins additionnels doit être mise en relation avec le volume de financement des Projets et Programmes en préparation (près de 1 300 milliards de GNF) ainsi qu’avec les perspectives futures de financement actuellement en préparation avec les principaux Partenaires Techniques et Financiers de l’Etat guinéen pour près de 8 000 milliards de GNF. Notons enfin que, dans le même temps, la contribution potentielle du secteur privé est évaluée à plus de 14 169 milliards de GNF (figure 8). 57 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Figure 8 : Proportion du Gap de financement du PNIASAN L’ensemble des calculs (coûts, acquis des projets/programmes, projections budgétaires, gaps, objectifs de production, valorisation des productions, cadre de résultats) a été programmé dans une matrice spécifique PNIASAN. Cette matrice doit faire l’objet d’actualisations régulières par le Comité de Pilotage et d’Orientation du PNIASAN et les BSD des quatre ministères sectoriels pour intégrer les nouvelles données (budgets exécutés, nouvelles conventions de financement etc.), corriger les informations incomplètes et constituer ainsi un outil central de suivi du secteur.

  51. 4.4. Stratégie de mobilisation des ressources La stratégie de mobilisation des ressources additionnelles nécessaires reposera sur trois piliers majeurs : A. L’amélioration des taux de consommation budgétaire : le gap de financement varie de 16 103 à 14 841milliards de GNF en considérant les hypothèses de 100% et 75% de taux d’exécution budgétaire. Le gap réel se situera entre ces deux valeurs et les efforts du Gouvernement en termes d’amélioration de la gestion des finances publiques devra s’intensifier afin de tendre vers un taux supérieur à 90%. B. L’amélioration de l’attractivité du secteur pour inciter des investissements privés : la contribution potentielle attendue du secteur privé, chiffrée à plus de 14 800 milliards de GNF. L’amélioration du climat des affaires et du cadre juridique et réglementaire s’avère donc être déterminants pour l’exécution du PNIASAN. C. La mobilisation de financement auprès des mécanismes innovants. Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l'Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques Cette stratégie de mobilisation des ressources doit être soutenue par un Plan de Communication permettant d’améliorer la visibilité et la lisibilité des actions menées au sein du secteur Agricole d’une part et l’accès des usagers à toutes les informations sur le secteur Agricole par différents canaux multimédias d’autre part (devoir d’information et de redevabilité). 58 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 5. IMPACTS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX Les impacts attendus du PNIASAN sont axés sur des objectifs de la déclaration de Malabo, portant sur la réduction de la pauvreté et l’élimination de la faim ; sur l’accélération de la croissance économique et des revenus ; sur l’emploi. De même, il a été procédé à une estimation des productions Agricoles brutes et des valeurs de production cumulées générées sur la période 2018 à 2025. Parallèlement, il a également été estimé le niveau de couverture des populations guinéennes par rapport aux principaux produits Agricoles.

  52. 5.1. Impact sur la réduction de la pauvreté La mise en œuvre du PNIASAN contribuerait à réduire de moitié l’incidence de la pauvreté, c’est-à- dire la proportion de la population sous le seuil de pauvreté national. Dans cette perspective, l’incidence de la pauvreté passerait de 56% à 28% entre 2015 et 2025, soit une baisse de 50% entre les deux périodes. En absence du PNIASAN, l’incidence de la pauvreté s’établirait à 50% en 2025, soit une baisse de 11% entre 2015 et 2025. Avec l’accroissement de la population entre 2015 et 2025, le faible recul de l’incidence de la pauvreté ne sera suffisant pour réduire le nombre de personnes affectées par le phénomène. En effet, le nombre de pauvres augmenterait d’environ 1,5 million en absence du PNIASAN. En revanche, près de 2 millions de personnes sortirait de la pauvreté au cours de la même période avec la mise en œuvre du PNIASAN. Avec la mise en œuvre du PNIASAN, la réduction de la pauvreté toucherait majoritairement la population rurale, avec 76% des personnes qui sortiraient de la pauvreté entre 2015 et 2025. Il faut note que les ruraux ont une forte contribution à la pauvreté à l’année de référence 2015, avec 72% des personnes touchées par la pauvreté. Tableau 15 : Variation de l’incidence de la pauvreté 2015-2025 (%) Scenario sans PNIASAN Scenario avec PNIASAN National -11.1 -50.0 Rural -8.7 -47.6 Urbain -18.8 -56.6 Tableau 16 : Variation du nombre de pauvre 2015-2025 Scenario sans PNIASAN Scenario avec PNIASAN National 1 521 063 -1 968 494 Rural 847 014 -1 486 302 Urbain 674 049 -482 192

  53. 5.2. Impact sur l’éradication de la faim La mise en œuvre du PNIASAN devrait contribuer à éradiquer la faim en 2025. Environ 18% de la population serait touchée par la faim en année de référence (2015), soit un peu plus de 2 millions de personnes. Dans la continuité, c’est-à-dire en absence du PNIASAN, la faim toucherait davantage de personne en 2025, soit 1,8 millions de personnes en milieu rural et 0,5 million de personnes en milieu urbain. Ainsi la population rurale serait majoritairement concernée par la réduction de l’extrême pauvreté et la faim entre 2015 et 2025, soit 79% des personnes qui sortent de la situation de famine. 59 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Tableau 17 : Variation de l’incidence de la faim 2015-2025 (%) Scenario sans PNIASAN Scenario avec PNIASAN National -17.2 -99.0 Rural -13.4 -98.9 Urbain -30.0 -99.3 Tableau 18 : Variation du nombre de personne touchée par la faim 2015-2025 Scenario sans PNIASAN Scenario avec PNIASAN National 278 803 -2 041 563 Rural 198 331 -1 606 837 Urbain 80 471 -434 726

  54. 5.3. Impact sur la croissance économique et les revenus La réduction de moitié de la pauvreté et l’éradication de la faim résulteraient d’une accélération de la croissance économique de 5,0% en moyenne annuelle entre 2015 et 2025. Avec la mise en œuvre du PNIASAN, la croissance serait tirée par le secteur agricole avec un taux annuel de 8,6% en moyenne au cours de la période 2015-2025. Le secteur agricole contribuerait à hauteur de 35% à la création de richesse au cours de la période indiquée. L’agriculture gênerait une richesse additionnelle d’environ 8 600 milliards de GNF, en valeur constante de 2015, comparé au scenario sans PNIASA. Le revenu par habitant (PIB par habitant) atteindrait 4,9 millions de GNF en 2025 avec le PNIASAN, contre 3,7 millions en absence du PNIASAN, soit un accroissement de 31%. L’accélération de la croissance économique de 5% en moyenne annuelle avec la mise en œuvre du PNIASAN ne suffirait pas pour éliminer la faim en 2025. Cette dernière nécessiterait une croissance plus inclusive à travers l’extension de l’assistance sociale à environ 1,1 million de personnes touchées par la faim (soit 7% de la population) entre 2015 et 2025. L’assistance sociale serait destinée principalement à la population rurale pour 82% des bénéficiaires. Tableau 19 : Croissance du PIB (annuel %) Scenario sans PNIASAN Scenario avec PNIASAN Economie nationale 2.3 5.0 Agriculture 3.6 8.6 Non-agriculture 1.4 4.8

  55. 5.4. Impact sur l’emploi La mise en œuvre du PNIASAN contribuerait à la création d’emplois tant dans le secteur agricole que ceux non-agricoles. Le taux d’emploi de la force de travail, c’est-à-dire, la population de plus de 15 ans, passerait de 72% à 88%. La création d’emplois pourrait doubler dans l’ensemble de l’économie, et atteindre presque quatre fois son niveau sans PNIASAN dans l’agriculture. Tableau 20 : Niveau d’emploi en 2025 Scenario sans Scenario avec PNIASAN PNIASAN Taux d'emploi (%) 71.5 87.7 Nombre d'emplois créés par an, économie nationale, 202 655 389 941 60 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente dont : o Agriculture 7 766 29 382 o Agroalimentaire 10 610 16 816

  56. 5.5. Estimation des productions générées Les productions des principales spéculations concernées ont été calculées à partir des objectifs de rendement et/ou de production sur base des études de modélisation réalisées lors de la formulation de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA). Les productions cumulées sur les huit années du PNIASAN ont été valorisées en prenant comme prix unitaire les prix moyens du marché pratiqués dernières années. Ces valeurs constituent des ordres de grandeur et sont des valeurs brutes qui ne prennent pas en compte les valeurs ajoutées des autres maillons des filières considérées. Elles ne tiennent pas compte non plus des pertes post-récoltes ou post-production. Les valeurs obtenues sont présentées pour les périodes 2018 - 2020 et 2021 – 2025. Estimation des valeurs brutes cumulées des productions végétales Les tableaux 15 et 16 présentent les prix moyens des marchés, les productions cumulées et leurs valeurs brutes estimées sur les périodes 2018-2020 et 2021 – 2025. Tableau 21 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions végétales sur la période 2018- 2020. Prix moyen marché Production cumulée 18-20 Valeur production cumulée Spéculation (GNF/tonne) (en tonnes) (en Francs Guinéens) Riz 2.500.000 7.705.766 19.264.415.725.686 Maïs 4.822.000 2.525.884 12.179.811.987.687 Fonio 5.000.000 1.477.563 7.387.816.005.360 Mangue 750.000 5.473 4.104.375.000 Aubergine 2.000.000 118.348 236.696.700.770 Choux 2.000.000 556.206 1.112.412.692.916 Pomme de terre 6.843.000 171.669 1.174.728.403.954 Piment 7.500.000 11.073 83.044.697.561 Tomate 6.000.000 1.655.342 9.932.053.610.456 Gombo 6.000.000 481.118 2.886.710.938.117 Manioc 8.500.000 5.172.922 43.969.833.523.818 Igname 8.500.000 387.017 3.289.641.235.656 Oignon 6.676.000 69.115 461.414.477.160 Arachide 4.500.000 1.621.465 7.296.591.290.625 Ananas 1.520.000 80.370 122.162.400.000 Café 10.000.000 321.387 3.213.871.456.500 Cacao 10.000.000 9.739 97.393.920.000 Coton fibre 11.250.000 17.531 197.225.213.850 Anacarde 5.500.000 107.579 591.684.843.750 Palmier à huile 9.049.000 754.845 6.830.592.405.000 Total PV - - 112.615.309.521.268 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Tableau 22 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions végétales sur la période 2021- 2025. Spéculation Prix moyen marché Production cumulée 21-25 Valeur production cumulée 61 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente (GNF/tonne) (en tonnes) (en Francs Guinéens) Riz 3.000.000 19.202.921 57.608.761.924.807 Maïs 5.786.400 5.641.675 32.644.988.405.199 Fonio 6.000.000 2.666.300 15.997.800.556.450 Mangue 900.000 39.402 35.461.625.977 Aubergine 2.400.000 258.350 620.040.983.794 Choux 2.400.000 1.214.179 2.914.030.733.235 Pomme de terre 8.211.600 374.747 3.077.270.417.828 Piment 9.000.000 24.171 217.540.488.766 Tomate 7.200.000 3.840.421 27.651.028.225.120 Gombo 7.200.000 1.050.265 7.561.909.752.744 Manioc 10.200.000 11.292.311 115.181.575.182.999 Igname 10.200.000 844.844 8.617.409.458.795 Oignon 8.011.200 140.239 1.123.484.703.575 Arachide 5.400.000 3.290.048 17.766.258.123.734 Ananas 1.824.000 319.425 582.630.857.453 Café 12.000.000 603.225 7.238.695.415.225 Cacao 12.000.000 19.009 228.107.927.179 Coton fibre 13.500.000 36.971 499.111.961.584 Anacarde 6.600.000 218.284 1.440.676.234.048 Palmier à huile 10.858.800 1.258.075 13.661.184.810.000 Total Prod. végétales - - 298.838.886.855.700 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Sur la période 2018-2025, la valeur cumulée brute de la production des principales filières de production végétale s’élève à environ 411.454 milliards de GNF. La valeur brute cumulée du manioc arrive en première position, même si cette valeur doit être fortement relativisée du fait de l’importance significative des pertes post récolte. Le riz arrive en deuxième position suivi du maïs et des productions maraichères. Estimation des valeurs brutes cumulées des productions animales En ce qui concerne les productions animales, la valeur brute cumulée des productions de viande, de lait, d’œufs et de miel s’élève à environ 76 604 milliards de GNF dont 44 159 milliards (58 %) pour la viande (tableaux 17 et 18). Ces valeurs brutes n’ont pas pris en compte les prélèvements familiaux et les pertes post-production. Tableau 23 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions animales sur la période 2018- 2020 Prix moyen marché Production cumulée Valeur production cumulée (en Spéculation (GNF/tonne) 18-20 (en tonnes) Francs Guinéens) Viande bovine 26.100.000 276.580 7.218.726.428.772 Viande ovine/caprine 35.000.000 79.025 2.765.876.137.819 Viande porcine 25.000.000 19.081 477.025.000.000 Viande de volaille 38.000.000 61.086 2.321.284.674.400 Sous total viande - 435.772 12.782.912.240.991 Lait 12.500.000 588.974 7.362.175.000.000 Œufs 23.400.000 119.930 2.806.362.000.000 Miel 21.000.000 55.644 1.168.524.000.000 Total - - 22.951.449.240.991 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Tableau 24 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions animales sur la période 2021- 2025 62 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Prix moyen marché Production cumulée Valeur production cumulée (en Spéculation (GNF/tonne) 21-25 (en tonnes) Francs Guinéens) Viande bovine 31.320.000 544.038 17.039.282.184.711 Viande ovine/caprine 35.000.000 171.194 5.991.773.205.191 Viande porcine 25.000.000 56.260 1.406.498.271.458 Viande de volaille 38.000.000 182.594 6.938.567.700.496 Sous total viande - 954.086 31.376.121.361.856 Lait 12.500.000 1.154.430 14.430.372.499.430 Œufs 23.400.000 335.310 7.846.263.530.820 Miel 21.000.000 277.748 5.832.708.000.000 Total - - 53.652.757.392.106 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Estimation des valeurs brutes cumulées des productions halieutiques En huit années, la production totale cumulée de poissons provenant de la pêche et de la pisciculture est de 398 239 tonnes pour une valeur brute d’environ 19 392 milliards de GNF, dont seulement 199 milliards pour les produits de la pisciculture (Clarias et Tilapia). Cette valeur ne prend pas en compte les pertes post-capture (tableaux 18 et 19). Tableau 25 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions halieutiques sur la période 2017-2021 Productions Prix moyen marché Production cumulée Valeur production cumulée halieutiques (GNF/tonne) 18-20 (en tonnes) (en Francs Guinéens) Pêche maritime 14.500.000 271.430,3 3.935.738.625.000 Pêche continentale 14.500.000 123.615,7 1.792.427.313.600 Pisciculture 10.000.000 3.192,8 31.927.500.000 Total - 398.239 5.760.093.438.600 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Tableau 26 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions halieutiques sur la période 2021-2025 Productions Prix moyen marché Production cumulée Valeur production cumulée halieutiques (GNF/tonne) 21-25 (en tonnes) (en Francs Guinéens) Pêche maritime 17.400.000,0 550.748,0 9.583.015.621.162,9 Pêche continentale 17.400.000,0 223.067,6 3.881.376.397.855,9 Pisciculture 12.000.000,0 13.924,0 167.087.733.120,0 Total - 787.740 13.631.479.752.139 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Estimation des valeurs brutes cumulées de l’ensemble des productions Agricoles La valeur brute de toute la production Agricole (végétale, animale et halieutique) s’élève à environ 507 450 milliards de GNF sur la période de mise en œuvre du PNIASAN 2018-2025. L’essentiel de cette valeur brute provient de la production végétale avec 81,1 % du total, suivie des productions animales avec 15,1 % et des productions halieutiques avec 3,8 % de la valeur totale (tableau 20). Tableau 27 : Synthèse des productions cumulées et valeurs brutes sur la période 2018-2025 Type de production Valeurs brutes (milliards de GNF) Proportion Productions végétales 411.454 81,1 % Productions animales 76.604 15,1 % Productions halieutiques 19.392 3,8 % Total Général 507.450 100 % 63 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Bien qu’elle ne soit qu’indicative, cette valeur cumulée de 507 450 milliards de GNF peut utilement être mise en relation avec le coût estimatif global de la mise en œuvre du PNIASAN 2018 – 2025 qui est de 36 270 milliards de GNF. Enfin, il faut souligner que cette valeur ne tient pas compte de la valeur ajoutée des différentes filières et que les données disponibles n’ont pas permis d’avoir une estimation des valeurs générées par les productions forestières (ligneuses et non ligneuses) et fauniques alors qu’elles peuvent également contribuer significativement à la création de la richesse nationale.

  57. 5.6. Impacts sur la souveraineté alimentaire La population guinéenne est estimée à 10 751 336 habitants en 2015 (valeur RGPH 3, 2014, officialisée par le Décret du 31/12/2015). Cette population est majoritairement jeune (jeune, avec 86,33% qui ont moins de 45 ans et 44,9% ont moins de15 ans et féminine (52 %), avec un taux de croissance moyen de 2,9% (RGPH 2014, PNDES). Elle est essentiellement rurale (84%). Comme cela a été souligné dans la PNDA, cette croissance démographique rapide accroit les besoins sociaux (éducation, santé, etc.) et alimente les problèmes liés à l’autosuffisance alimentaire et à l’insertion sur le marché du travail. Les productions de denrées alimentaires d’origine végétale, animale et halieutique, prévues par le PNIASAN vont contribuer à couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels de la population ainsi que les besoins des unités de transformation agro-industrielle nationales. L’excédent fera l’objet d’exportation notamment vers les pays limitrophes, notamment vers la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, la Sierra Leone et le Libéria. Les éléments pris en compte pour estimer les taux de couverture sont la production brute totale, l’estimation des pertes post-récoltes/production/capture et les habitudes et/ou normes de consommation. Les calculs ont également tenu compte des projections issues des résultats officiels du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 3) de 2014 (tableau 22). Tableau 28 : Projection démographique de la population guinée sur la période 2018-2025 Année 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 Population 11.798.094 12.140.238 12.492.305 12.854.582 13.227.365 13.610.959 13.610.959 13.610.959 Source : RGPH 3, 2014 Décret du 31/12/2015 et PNDES (2,9%) Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine végétale Pour les principales denrées alimentaires d’origine végétale, les taux de couverture des besoins par la production utile en 2020 et en 2025 apparaissent dans le tableau 23. Tableau 29 : Taux de couverture des besoins en denrée alimentaires d’origine végétale 2020 2025 Consommation Disponible Consommation Disponible Taux de Taux de Produit annuelle par annuel par annuelle par annuel par couverture couverture pers. (kg) pers. (kg) pers. (kg) pers. (kg) Riz blanc 125 127,9 102,4% 125 203,7 162,9% Maïs 25 56,6 226,5% 25 78,9 315,6% Tomate/oignon/gombo 60 41,2 68,7% 60 72,9 121,6% Manioc 50 95,8 191,5% 50 151,0 302,0% Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Avec la mise en œuvre des actions prévues dans le PNIASAN, les taux de couverture des besoins de consommation vont être globalement très largement couverts et permettront de dégager d’importants surplus pour les agro-industries, pour l’alimentation animale et pour l’exportation. En effet : 64 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente - le taux de couverture des besoins de consommation du riz (sur une base de 125 kg de riz blanc par personne et par an) passera de 85,7% en 2015 à 162,9 % en 2025. Cette amélioration renforce la souveraineté alimentaire du pays pour cette denrée alimentaire qui a pris au fil des années une importance grandissante dans les habitudes alimentaires des populations, notamment celles des centres urbains. Combinée à une amélioration continue de la qualité de la production telle que prévue dans la PNDA, la production rizicole permettra également améliorer la balance commerciale ; - le taux de couverture des besoins de consommation en maïs passera de 193 % en 2015 à 315 % en 2025. Cette augmentation considérable du disponible est la résultante de l’augmentation de productivité et de la réduction des pertes après récolte qui passeront de 15 à 8 % en 2025. Les surplus seront utilisés à d’autres fins comme la fabrication de provende pour les animaux, l’industrie agroalimentaire et exportés dans les pays de la sous-région, notamment ceux du Sahel où la demande est soutenue; - le taux de couverture des principaux légumes (tomate, du gombo et oignon) passe de 53% en 2015 à 121 % en 2025 (sur une base de 60 kg par personne et par an avec un taux de pertes après récolte de 30 %) , renforçant en conséquence la souveraineté alimentaire pour cette filières prioritaires. Cette amélioration du taux de couverture des besoins en cultures maraîchères va contribuer à diminuer les importations saisonnières et alimenter les petites unités de transformation et de valorisation des produits maraichers ; et - le taux de couverture des besoins de consommation du manioc passe de 153 % en 2015 à 302 % en 2025, permettant ainsi de dégager davantage de surplus de production pour l’exportation et le secteur agro-industriel. Ces projections théoriques confortent clairement la vision de la PNDA de faire du secteur Agricole guinéen un important moteur de l’économie nationale. Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine animale A l’instar de la production végétale, l’amélioration de la productivité et de la production des denrées alimentaires d’origine animale va également permettre de réduire les sorties de devises pour l’importation desdites denrées et par conséquent de rééquilibrer la balance commerciale. Mais l’un des objectifs essentiels de cette amélioration de la production des denrées alimentaires d’origine animale est la sécurité alimentaire et nutritionnelle, compte tenu de l’importance des protéines animales. C’est pourquoi, les taux de couverture des besoins des populations en ces denrées ont été calculés par rapport aux normes de la FAO et de l’OMS, en tenant compte des projections démographiques (tableau 21) et en considérant des taux de perte post production de 7,5 % pour la viande, 5 % pour les œufs et 20 % pour le lait. Le tableau 24 présente, de manière indicative, l’évolution des taux de couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine animale aux horizons 2020 et 2025. Tableau 30: Taux de couverture des besoins( normes FAO, OMS) en denrées d’origine animale 2020 2025 Besoins Disponible Besoins Disponible Taux de Taux de Produits alimentaires annuel par alimentaires annuel par couverture couverture (kg/hbt/an) pers. (kg) (kg/hbt/an) pers. (kg) Viande 20 12,08 60,4% 20 14,34 71,7% Lait 50 12,74 25,5% 50 14,93 29,9% Œufs 2 3,80 189,9% 2 5,61 280,6% Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Le choix des filières viande, lait et œufs ainsi que toutes les mesures d’amélioration de la productivité et de la production de ces filières est très pertinent du fait des nombreux défis à relever pour atteindre les objectifs sectoriels. Néanmoins, en dépit de la mise en œuvre des actions prévues, il convient de souligner que : 65 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente - le taux de couverture des besoins alimentaires en viande de la population guinéenne par la production nationale passera de 51 % en 2018 à 71 % en 2021. Toutefois, cette progression très significative ne permettra pas de totalement satisfaire les besoins et nécessitera de poursuivre l’importation de viande ; - le taux de couverture des besoins de la population en lait par la production nationale passera de 25,5 % en 2018 à 30% en 2025, représentant un peu moins du tiers des besoins. Des efforts conséquents devront être consentis pour réduire les taux de perte post production. A terme, les importations de lait seront encore nécessaires pour combler la différence à l’horizon 2025 ; et - le taux de couverture des besoins de la population en œufs par la production nationale passera de 51,5% en 2017 à 280 % en 2025, c’est-à-dire une couverture de près de trois fois les besoins nationaux. Il faut souligner ici que la production d’œufs de l’aviculture traditionnelle est également prise en compte. Cette production importante devra donc nécessairement être exportée vers les pays limitrophes ou, à défaut être sérieusement revue à la baisse au profit de la production de poulet de chair. Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine halieutique En ce qui concerne les produits d’origine halieutique, les taux de couverture des besoins de la population par la production nationale aux horizons 2020 et 2025 sont renseignés dans le tableau 25. Tableau 31 : Taux de couverture des besoins (normes FAO) en denrées d’origine halieutique 2020 2025 Besoins Disponible Besoins Disponible Taux de Taux de Produits alimentaires annuel par alimentaires annuel par couverture couverture (kg/hbt/an) pers. (kg) (kg/hbt/an) pers. (kg) Pêche maritime NA 6,84 NA NA 8,01 NA artisanale Pêche continentale NA 3,03 NA NA 3,07 NA Pisciculture NA 0,11 NA NA 0,26 NA Total 20 9,98 49,9 % 20 11,34 56,7 % Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Malgré les objectifs ambitieux inscrits dans la PNDA pour passer les niveaux de production en pisciculture de moins de 400 tonnes en 2016 à près 3 900 tonnes en 2025, le taux de couverture des besoins de la population par la production nationale (pêche et pisciculture) passera de 49,2% en 2016 à 56,7% en 2025, en tablant sur un taux moyen de perte post capture de 10 %. Dans la mesure où il n’est pas envisagé d’accroitre la pression sur le stock halieutique national, les marges de progression ultérieures reposeront donc essentiellement sur le développement de l’aquaculture et la réduction des pertes post capture.

  58. 5.7. Impacts environnementaux La mise en œuvre des actions de restauration et gestion durable des terres (GDT) ainsi que la promotion de l’agroforesterie vont augmenter la séquestration du carbone. Néanmoins, certaines actions spécifiques pourraient avoir un impact négatif sur l’environnement. Il s’agit des projets et actions d’aménagements hydro agricoles, des constructions d’infrastructures rurales (pistes ou de voies d’accès, magasins de stockage), de la mécanisation de l’Agriculture et de l’utilisation plus importantes de produits phytosanitaires. L’augmentation des superficies agricoles, consécutive à la création de nouvelles zones de cultures, l’aménagement de nouvelles plaines agricoles et le développement des cultures irriguées sont susceptibles d’entrainer la déforestation et la destruction de formations végétales qui constituent des réservoirs importants pour la biodiversité. Les aménagements hydro agricoles et le développement de l’agriculture irriguée pourront conduire à la perturbation du régime des cours d’eau et à l’érosion des berges et bassins versants si les mesures appropriées ne sont pas prises (voir mesures GIRE). Il faudra aussi considérer l’éventualité d’une 66 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente contamination et d’une pollution des eaux de surface et souterraines induites par l’utilisation intensive d’engrais et de pesticides. Dans le souci de préserver l’environnement, des dispositions sont envisagées pour diminuer la pression sur les ressources naturelles et promouvoir de bonnes pratiques agroécologiques. Conformément aux exigences des textes sur l’environnement, lorsque cela est requis, il sera réalisé avant leur mise en œuvre, une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) assortie d’un Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES) ou une Notice d’impact Environnemental selon les cas. Les projets/programmes devront se doter d’un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES).

  59. 5.8. Impacts sociaux La mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN aura des impacts positifs sur les niveaux de pauvreté et la promotion de l’emploi en milieu rural ainsi que sur l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations guinéennes. En effet, l’accroissement de la productivité et de la production, la structuration des chaînes de valeurs Agricoles, l’introduction de petites unités de transformation agroalimentaires (notamment les PTFM), la réalisation des infrastructures hydro-agricoles et de désenclavement, la construction des infrastructures marchandes auront pour effets immédiats une réduction de la pénibilité des travaux Agricoles et de transformations agroalimentaires, la création d’emplois en milieu rural surtout en faveur des jeunes, une augmentation des revenus des ménages ruraux, une amélioration de l’accès aux services sociaux (éducation et santé). Il en résultera une amélioration des conditions de vie et une réduction de l’incidence de la pauvreté. L’approche du PNIASAN préconise des appuis spécifiques aux femmes et aux jeunes pour leur permettre d’avoir un meilleur accès aux ressources productives et aux marchés. Les éventuels effets négatifs au niveau social de la mise en œuvre du PNIASAN seront pris en compte dans les PGES.

  60. 5.9. Risques, menaces et mesures d’atténuation Il existe un certain nombre de risques susceptibles d’entraver l’opérationnalisation du PNIASAN. Ces risques sont d’ordre et de nature très divers. Les risques liés aux changements climatiques sont les plus évidents dans la mesure où ils se manifestent de manière continue à travers les inondations et les périodes de sécheresse qui occasionnent périodiquement des pertes de récoltes importantes. Les mécanismes d’atténuation des risques indiqués existent et leur mise en œuvre va nécessiter de mobiliser des ressources humaines et financières. Les actions inscrites dans le Programme 3 ainsi que les actions de maîtrise de l’eau (Programme 1) pour limiter les effets des aléas climatiques sont à inscrire au titre des mécanismes d’atténuation des risques climatiques. Plus spécifiquement, la promotion des pratiques de l’Agriculture Intelligente face au Climat doit permettre d’atténuer les impacts négatifs des changements climatiques et améliorer significativement la résilience des ménages ruraux. Il convient également de citer un certain nombre de menaces potentielles à la bonne mise en œuvre de la PNDA et à l’opérationnalisation du PNIASAN. Risques Mesures d’atténuation Conflits sur le foncier Mise en place d’un dispositif de sécurisation foncière, basée sur un aménagement du territoire agricole du pays, avec des mécanismes de gestion des terroirs et une mutualisation des ressources entre propriétaires terriens et investisseurs Aléas climatiques Mise en œuvre de stratégie de gestions des risques agricoles, assortie d’un dispositif institutionnel et organisationnel pour la gestion des risques agricole (mécanismes d’anticipation, renforcement des capacités des acteurs sur l’utilisation des TIC 67 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Risques Mesures d’atténuation pour rendre disponibilité de l’information climatique, promotion de l’assurance agricole ; mise en œuvre de plan de contingence) Développement de techniques appropriées de maîtrise de l’eau. Défaillance des services Implication des structures étatiques et de toutes les parties étatiques liés à un défaut de prenantes dans le processus de mise en œuvre de la PNDA compétences mais aussi à des (Instances de pilotages, exécution de certaines actions), fondée sur divergences entre groupes des questions techniques et non politiques. d’obédience différente Mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités, basée sur les missions des différentes structures. Adoption du principe de la subsidiarité pour une meilleure distribution des rôles Retard dans la mobilisation des Élaboration d’une stratégie appropriée de financement, assorti ressources pour le paiement des d’un plan de mobilisation des ressources. prestataires, pouvant influer sur À cela s’ajoute des dispositions particulières pour l’efficacité dans les délais de réalisation des les comptes rendus financiers, anticipation des demandes de actions provisions Défaillance dans les marchés Promotion de (i) l’approche chaine de valeur pour une meilleure agricoles nationaux et intégration des différents segments, mais aussi des différents internationaux acteurs des trois niveaux (Macro, Méso et Micro), (ii) une approche marché pilotée par la demande (sur la base d’un marché et d’une clientèle ciblée d’avance). Insuffisances des prestataires de Rigueur dans la sélection des prestataires (appel d'offre, cahier de services, pouvant entrainer des prescriptions techniques, etc.). retards dans les délais de Planification rigoureuse dans la gestion des contrats. réalisations Conflits au sein des Application de principe d’équité dans la Responsabilisation des communautés ; communautés dans les choix d'action, de transparence dans la gestion des réalisations des futurs projets. Pollution et nuisance Evaluation de l’Impact Environnemental et mise en œuvre de plan environnementales des actions de gestion environnementale + Mise en œuvre de bonnes pratiques du PNIASAN (Intoxication liée de gestion de la fertilité des sols et de contrôle phytosanitaire et de à l’utilisation des produits contrôle post récolte (vérification des résidus). chimiques) Volatilité des cours mondiaux Augmentation du taux de transformation des matières premières et des produits agricoles et amélioration de la compétitivité de la production locale. envahissement par des produits extra africains subventionnés Faible capacité de mobilisation Mise en place d’une stratégie de mobilisation des ressources basée des ressources financières sur (i) la mobilisation de financement auprès des mécanismes externes innovants, (ii) l’organisation d’une table ronde (business meeting) autour du PNIASAN et du PASANDAD et (iii) l’amélioration de l’attractivité du secteur pour inciter des investissements privés étrangers. Non coordination des Développement d’un cadre cohérent de planification et de suivi interventions et non évaluation du PNIASAN favorisant toutes les modalités de mise harmonisation des procédures en œuvre et organisation des revues sectorielles annuelles des PTF dans leur appui au conjointes des acteurs du secteur. développement 68 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 6. OPERATIONALISATION DU PNIASAN ET MODALITES DE MISE EN OEUVRE L’opérationnalisation du PNIASAN exige la cohérence des politiques sectorielles qui impactent le secteur Agricole. Les principes fondamentaux pour sa mise en œuvre seront basés sur : (i) la participation et l’inclusion de toutes les parties prenantes, (ii) la décentralisation et la territorialisation des actions ; (iii) le dialogue avec les partenaires intervenants dans le secteur et (iv) la bonne gouvernance et l’équité ainsi que la reddition des comptes. Le PNIASAN, cadre de planification stratégique de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA), procède d’une démarche qui s’inscrit dans la durée et qui se fonde sur un certain nombre d’actions structurantes et d’instruments institutionnels, de pilotage et de financement. Le PNIASAN sera donc opérationnalisé (figure 9) à travers la mise en œuvre d’une large gamme d’actions concrètes qui se répartissent entre : 1. le programme d’investissement agricole prioritaire du Gouvernement, c’est-à-dire le Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD) ; 2. le portefeuille de projet et programmes en cours d’exécution des quatre ministères du secteur Agricole (MA, MEPA, MPAEM et MEEF), ainsi que les projets et programmes sous tutelle d’autres ministères qui ont un impact significatif sur le secteur Agricole ; 3. les missions devant être remplies par les Ministères en charge de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Environnement, qui accompagnent l’ensemble des acteurs ; 4. les actions de production, de transformation, de commercialisation relevant des acteurs du secteur privé (Exploitations Agricoles Familiales, PME/PMI Agricoles, grandes entreprises, opérateurs agroalimentaires etc.) ; et 5. les infrastructures structurantes communautaires pour lesquelles les Collectivités Locales (communes) ont un rôle déterminant en exerçant leur mission de maîtrise d’ouvrage du développement local. Figure 9 : Schéma d’opérationnalisation du PNIASAN 69 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente

  61. 6.1. Programme accéléré de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de développement agricole durable (PASANDAD) Le PASANDAD 2016 -2020 est mis en œuvre à travers une approche filière qui va promouvoir simultanément l’ensemble des segments de la filière, de la production à la mise en marché avec une attention particulière aux activités de transformation des produits agricoles. Ce Programme est structuré en cinq Composantes : 1) Composante Amélioration de l’Environnement favorable aux développements des filières Agricoles : le but de cette composante est de réaliser des investissements structurants (maîtrise de l’eau, mécanisation, desserte en eau-électricité, désenclavement, etc.) dont l’insuffisance est à l’origine des problèmes de développement des filières et du manque de compétitivité des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques. La Composante concerne aussi l’amélioration du cadre institutionnel pour la bonne marche des affaires (amélioration du commerce, amélioration des industries, amélioration du foncier rural). 2) Composante Dynamisation des filières Agricoles : il s’agit ici d’améliorer le mode de fonctionnement des acteurs des filières Agricoles en les restructurant, en les agrégeant tout au long des différentes chaines de valeur, en faisant la promotion de la contractualisation dans la réalisation des activités ; la Composante prend aussi en charge les besoins de promotion de l’intensification de la production des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques durant chacune des campagnes de 2016 à 2020 (intrants et équipements agricoles) ; elle prend en charge la promotion des activités de commercialisation de conservation, de stockage et de transformation. La Composante prend également en charge le renforcement des capacités des acteurs et des services d’encadrement et de recherche, aussi bien en termes de formation qu’en terme d’appuis institutionnels. 3) Composante Promotion de la nutrition et du genre : la Composante porte sur (i) l’amélioration de l’état nutritionnel de la population par la prévention, la lutte contre les maladies nutritionnelles, la protection nutritionnelle en situation d’urgence et l’amélioration du système d’information sur la nutrition et (ii) sur la promotion du genre, le Programme va d’une part accorder une attention particulière à la promotion de la performance des filières dans lesquelles opèrent les femmes et les jeunes et d’autre part améliorer le statut de la femme par des actions de plaidoyer et de communication, en vue de promouvoir leur rôle les prises de décision et leur propriété foncière. 4) Composante Gestion durable des ressources naturelles : cette Composante vise à promouvoir le développement durable des écosystèmes forestiers et fauniques à travers : la promotion d’une bonne gouvernance au service du développement durable, la gestion des écosystèmes terrestres et la gestion des océans et des ressources marines. 5) Composante Gouvernance du PASANDAD : le programme est placé sous l'autorité du Ministre du Plan et de la Coopération Internationale (MPCI) avec un cadre institutionnel comprenant (i) le Comité d’orientation et de Pilotage (COP) et (ii) des structures d’exécution. Le coût total du Programme est estimé à 16 122 Milliards de GNF dont environ 10 000 milliards de GNF pour les volets Agricoles sur la période 2018 2020.

  62. 6.2. Autres projets Agricoles en cours et en perspective Le tableau 27 présente la liste des 23 projets Agricoles qui sont mis en œuvre pour un budget acquis de 2 213 milliards de GNF sur la période 2018 - 2025 (tableau 27). Tableau 32 : Liste des projets en cours de mise en œuvre (en Millions de GNF) Titre du projet PTF Budget 18 -25 Ministère de l’Agriculture (MA) Réhabilitation pistes rurales (Ebola) Banque Mondiale 27.028 Désenclavement des pistes des domaines de la Rizipisciculture AFD 180.000 en Guinée Forestière et de la Riziculture en Basse Guinée 70 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Titre du projet PTF Budget 18 -25 Projet d'aménagement hydroagricole de 200 ha et 300 ha Maroc 28.193 Projet régional de lutte et de contrôle des mouches des fruits AFD, UE 29.375 Projet développement Riz en Basse Guinée Saritem AFD 180.000 Projet de partenariat pour le Développement de système rizicole durable en Afrique Subsaharienne Vénézuela/FAO 1.021 (GCP/RAF/489/VEN) Programme National d'appui à la filière Agricole (PNAFA) FIDA. OFID 181.976 Basse Guinée et Faranah Projet de Développement Rural Intégré (Horticulture et Forages) dans les Régions de Kindia, Mamou, Faranah et BADEA. OFID 368.000 Kankan Programme d'Appui au Développement du Pole G (PADAG) Abou Dhabi 276.000 Projet d'Appui au Développement Agricole zone Kindia et Belgique 49.998 Mamou (DAKMA) Programme de Productivité Agricole en Afrique de l'Ouest Banque Mondiale 208.300 (WAAPPAAO- GUINEE) Projet Services Agricoles Guinée (Feed the future) USAID 276.000 Recensement National de l'Agriculture et de l'Elevage AFD. FAO 46.000 Projet d'Appui au Secteur Agricole de Guinée (PASAG) Banque Mondiale 100.808 Ministère de l’Elevage et des Productions Animales (MEPA) Projet régional santé animale FAO 10.000 Ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (MPAEC) Grand Ecosystème marin du courant des Canaries (CCLME) 10 bailleurs 11.908 Projet de rizipisciculture en Haute Guinée et en Guinée AFD/UE 22.800 forestière Projet d'aménagement de deux points de débarquement Bonfi Royaume du 11.271 et Téminetaye Maroc Programme Régional des Pêche en Afrique de l'Ouest - Guinée 47.500 Banque Mondiale (PRAO - Guinée) Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts (MEFF) Renforcement de la résilience des moyens d’existence des communautés agricoles face au Changement Climatique des FEM/PNUD 8.699 Préfectures de Gaoual, Koundara et Mali Création d’un marché pour le développement et l’utilisation 18.478 FEM/PNUD des ressources de biogaz en Guinée Adaptation basée sur les Écosystèmes des communautés 78.359 FEM/PNUD vulnérables de la région de la Haute Guinée Ministère du Commerce Programme de Développement de la filière mangue 15.000 (PRODEFIMA) Enfin, d’autres projets sont mis en œuvre sous la tutelle d’autres ministères, par des ONG ou encore directement par les PTF. Cette liste de projet est appelée à évoluer considérablement au cours de la période 2018 – 2025 avec des financements extérieurs très conséquents.

  63. 6.3. Mise en œuvre des actions par le secteur privé Le secteur privé, constitué d’exploitations agricoles familiales regroupées au sein des OPA, de PME/PMI Agricoles, d’unités agroalimentaires et de grandes exploitations agricoles, sont les acteurs majeurs pour l’atteinte des résultats du PNIASAN. En effet, les exploitations familiales et les grandes exploitations agricoles sont celles qui consentent les investissements productifs en capital et en travail nécessaires à la mise en œuvre des actions inscrites dans le PNIASAN. 71 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Le secteur privé couvre une gamme très variée d’activités dans le domaine de la production et de la productivité, parmi lesquelles il convient de citer : (i) le renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (tant pour les productions végétales qu’animales, halieutiques et forestières), (ii) le renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles, (iii) le développement de la mécanisation des activités Agricoles, (iv) la promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux, halieutiques, forestiers et fauniques et (v) le développement des innovations technologiques et l’amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la recherche. Dans le domaine de la structuration et de la promotion des chaînes de valeur, le secteur privé intervient fortement dans (i) le développement d’infrastructures pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des productions Agricoles, (ii) l’entretien des infrastructures de désenclavement, (iii) la structuration des différents segments des chaines de valeurs des filières Agricoles et (iv) la mise en place et le développement des Partenariats Public Privé (PPP). Enfin, dans le domaine du développement du capital humain, le secteur privé doit être fortement impliqué dans la formation professionnelle, la professionnalisation des exploitations Agricoles et la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes. Leur implication dans les différents mécanismes de financements prévus sera également un élément clé. Les différents acteurs du secteur privé bénéficieront des mesures d’accompagnement de l’Etat dans le cadre de l’opérationnalisation de la PNDA

  64. 6.4. Mise en œuvre des mesures d’accompagnement par l’Etat Au-delà de ses missions régaliennes, l’Etat aura donc un de catalyseur pour faciliter les investissements privés et rendre attractif le secteur. A cet effet, il met en place les mesures pour faciliter l’accès aux intrants de qualité (semences, engrais, pesticides), faciliter l’accès aux financements agricoles (garantie et bonification des taux d’intérêt), sécuriser l’accès au foncier et plus généralement toutes les mesures d’amélioration du climat des affaires. Sur le plan politique, les réformes cherchent à engager l’Etat dans un rôle d’impulsion de de la transformation du secteur agricole. Ainsi, l’ensemble des mesures ci-après entre dans le cadre global de l’amélioration du Climat des affaires dans le secteur agricole. Dès 2018, six réformes politiques seront mise en œuvre, permettant de créer les fondements de la transformation du secteur agricole et d’une Guinée Puissance agricole en 2025 : (i) Réforme politique 1 : Statut des entreprises agricoles, (ii) Réforme politique 2 : opérationnalisation de la LOA, (iii) Réforme politique 3 : Sécurisation foncière et des investissements Agricoles, (iv) Réforme politique 4 : Protection sociale des ruraux, (v) Réforme politique 5 : Assurance Agricole et (vi) Réforme politique 6 : Financement du secteur agricole.

  65. 6.5. Rôle des collectivités locales Le Code des collectivités locales définit les domaines de compétences propres de celles-ci, notamment dans le secteur Agricole et le régime foncier des collectivités locales en adéquation avec le code foncier. L'Etat procèdera au transfert de ressources et de compétences en matière de gestion des ressources forestières, fauniques, ichtyologiques et floristiques aux collectivités locales comme prévu par le code des collectivités locales. A ce titre, elles sont responsables de la gestion des ressources naturelles dans leur ressort territorial. A ce titre, elles veillent à la gestion durable des ressources naturelles en rapport avec les autres acteurs agricoles. Les collectivités locales sont parties prenantes de la conception et de l'élaboration de la politique nationale de développement Agricole, à ce titre, elles assurent la maîtrise d'ouvrage des investissements Agricoles planifiés dans leurs Programmes de développement local. Elles participent au financement des activités Agricoles au moyen de fonds qui leurs sont propres dont les impôts établis par la loi à leur profit. 72 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente 7. DISPOSITIF D’ORIENTATION, DE PILOTAGE ET DE SUIVI EVALUATION

  66. 7.1. Cadre institutionnel d’orientation et de pilotage du PNIASAN Le cadre institutionnel de mise en œuvre du PNIASAN, constitue un cadre privilégié où tous les acteurs privés et publics pourront se retrouver, échanger et s’assurer que chacun joue efficacement son rôle. L’organisation de ce cadre porte essentiellement sur la construction d’un dispositif inclusif de dialogue politique sur le développement du secteur Agricole, tant au niveau régional qu’au niveau national. Ce cadre de dialogue implique trois niveaux : (i) un niveau sous-sectoriel, (ii) un niveau sectoriel (entre les acteurs des quatre sous-secteurs) et (iii) un niveau intersectoriel (entre le secteur agricole et les autres secteurs). Dans chaque niveau, l’inclusion du dialogue reposera sur la participation effective des principaux groupes d’acteurs : (i) Etat, (ii) Société Civile et Acteurs Non Etatiques, (iii) Secteur Privé Agricole (y compris les Organisations Professionnelles Agricoles, notamment les fédérations structurées autour de la chambre nationale d’agriculture) et(iv) Partenaires Techniques et Financiers. En plus de ce cadre de dialogue, la gouvernance du secteur s’appuiera sur trois mécanismes : 4. Une Communication conjointe trimestrielle des ministres en charge du secteur Agricole au conseil des ministres, qui permet d’informer les plus hautes autorités sur le processus de mise en œuvre ; 5. Un Conseil interministériel semestriel sur la mise en œuvre du PNIASAN, sous l’égide du Premier Ministre, qui sera un cadre de préparation de la Revue Conjointe du Secteur Agricole ; 6. Une Revue Conjointe du Secteur Agricole (RCSA) et un Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la Présidence du Chef de l’Etat. Ceux-ci serviront de tremplin vers la revue biennale par les pairs de la Déclaration de Malabo. Le CSA intègre le Conseil Supérieur du Développement Agricole et le Conseil National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle. Ce cadre de dialogue de haut niveau complète le dispositif opérationnel de suivi de la mise en œuvre de la PNDA/PNIASAN ; il privilégiera (i) la participation de tous les acteurs, la primauté des relations horizontales, (ii) la répartition claire des rôles et des responsabilités, (iii) le Partenariat Public Privé, (iv) le recentrage et le renforcement de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, (v) la responsabilisation des acteurs selon leurs mandats et (vi) la reddition des comptes. La coordination et le pilotage de la mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN est assurée par le Conseil National d’Orientation et de Pilotage (CNOP) sur lequel repose le fonctionnement du cadre institutionnel. Le Conseil National d’Orientation et de Pilotage (CNOP) est l’organe d’orientation et de régulation stratégique de la politique nationale du développement du secteur Agricole, il est présidé par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale et co-présidé par les Ministres en charge de l’agriculture, de l’élevage, de la Pêche et les représentants des Organisations de la Société Civile et des Organisations Professionnelles Agricoles. Le CNOP est doté d’un Secrétariat Technique, composé des quatre BSD du secteur Agricole et coordonné par le BSD du Ministère de l’Agriculture. Le ST/CNOP est chargée (i) d’analyser les implications techniques des orientations du CNOP, (ii) de veiller à la mise en œuvre et au suivi des recommandations et décisions du CNOP, (iii) de servir d’interface entre le CNOP et les services techniques des ministères sectoriels (MA, MEPA, MPAEM et MEFF) et des autres ministères impliqués dans la mise en œuvre de la PNDA/PNIASAN et (iv) de préparer les sessions du CNOP et de suivi du secteur Agricole. Le dialogue politique au niveau régional sera développé de manière analogue et complémentaire au niveau central avec des comités régionaux d’orientation et de pilotage (Concertations Régionales des Acteurs du Développement Rural – CRADER) qui se réuniront trimestriellement et seront en charge de la préparation des Revues Sectorielles conjointes dans les Régions. 73 PNIASAN 2018 – 2025 de la République de Guinée – Version finale – 31 janvier 2018 Une Guinée Agricole émergente Pilotage PNDA/PNIASAN Dialogue politique niveau national Dialogue politique niveau régional Instances Composition Instances Composition REVUE SECTORIELLE Haut niveau politique : PRG, Revues sectorielle Gouverneur, DR STD, Elus locaux et CONJOINTE - RSCA Ministres, ANE, PTF régionales Présidents régionaux des ANE, PTF Comité Régional Directeurs STD, Elus locaux et Cessions trimestrielles MPCI, Ministères d’Orientation et de Pilotage Présidents des ANE, PTF du CNOP sectoriels et ANE/OPA (CRADER) Information Orientations Information DISPOSITIF DE SUIVI EVALUATION GLOBAL AXE SUR LES RESULTATS du PNIASAN Mise en œuvre PNIASAN Figure 10 : Schéma du dispositif institutionnel du PNIASAN 74 Une Guinée Agricole émergente

  67. 7.2. Dispositif de Suivi Évaluations Global Axé vers les Résultats (SEGAR) Le dispositif global de suivi-évaluation doit être orienté vers les résultats avec pour objectif de donner une vision globale des performances du secteur Agricole et d’informer les décideurs politiques des actions à entreprendre pour améliorer la mise en œuvre de la PNDA et de son PNIASAN 2018 -2025. Le diagnostic du dispositif de suivi-évaluation du PSRSA/PNIA avait fait ressortir des points faibles qui se situaient essentiellement au niveau des institutions chargées de l’animer. Pour éviter une dispersion des efforts et des budgets, le dispositif de suivi-évaluation de la PNDA/PNIASAN est bâti sur les structures nationales dont les missions sont clairement définies. Le dispositif institutionnel de suivi-évaluation sera basé sur une approche inclusive des différentes catégories d’acteurs et s’appliquera à deux niveaux interconnectés : 1) Le niveau stratégique qui suit le cadre de planification stratégique du secteur (PNIASAN) et mesure le niveau de performance global. Ce niveau d’analyse concerne essentiellement le suivi des indicateurs clés du Cadre de Résultats mais également le suivi budgétaire et financier du PNIASAN. Il se basera sur le dispositif statistique de suivi des indicateurs sectoriels à travers l’utilisation de tableaux de bord du Cadre de Résultats du PNIASAN. Le suivi stratégique sera assuré par le Secrétariat Technique du Comité National d’Orientation et de Pilotage (ST/CNOP). Le Cadre de Résultats (CR) du PNIASAN de la République de Guinée spécifie pour chaque niveau, des indicateurs assortis d’une situation de référence et de valeurs cibles à l’horizon 2025. Le CR du PNIASAN offre des correspondances claires avec le Cadre de Résultats continental du PDDAA 2015 – 2025 2) Le niveau opérationnel qui assure le suivi et l’évaluation des performances de l’ensemble des programmes et des projets mis en œuvre sur le terrain dans les quatre sous-secteurs et dans le cadre de la GAR (CDMT, PAP et RAP). L’ensemble des projets et programmes du secteur possèdent leur dispositif de suivi-évaluation interne qui permet d’effectuer un suivi rapproché de l’évolution de la mise en œuvre de leurs activités au niveau national et déconcentré (régions et départements). En tant que points focaux, ces unités de SE internes doivent transmettre régulièrement les informations aux quatre Bureaux de Stratégie et de Développement (BSD) sous-sectoriels (BSD/MA, BSD/MEPA, BSD/MPAEM et BSD/MEEF) pour la consolidation et la capitalisation des résultats. Les BSD devront également exécuter des missions de suivi- évaluation externe aux projets en vue d’apprécier périodiquement leur état d’avancement physique et financier. Le suivi de la bonne exécution des missions des Ministères sectoriels sera effectué par les différentes directions sous la coordination du Secrétariat Général. La fonction de contrôle est assurée par les Inspections Générales des Ministère. Les outils de mesure de la performance développée dans le cadre des budgets-programmes (Projet Annuel de Performance (PAP) et Rapport Annuel de Performance (RAP) compléteront le dispositif de Suivi-Evaluation. L’ensemble des informations est consolidé et capitalisé par les BSD en vue de l’organisation des Revues de Performance des ministérielles et de la Revue Conjointe Annuelle du Secteur Agricole. Le Manuel de suivi évaluation du PNIASAN fixera l’ensemble des processus et outils conduisant à un Suivi Evaluation Global Axé vers les Résultats du secteur Agricole (SEGAR). Parallèlement, le Conseil National de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (CNSAN) assurera le suivi et l’évaluation des interventions transversales de SAN et en informera régulièrement le ST/CNOP. Les deux niveaux d’évaluation sont donc complémentaires et permettent une analyse croisée de l’évolution de l’opérationnalisation du PNIASAN. Ils alimentent la Revue sectorielle annuelle conjointe Etat-PTF-Privés et Société civile qui vise à faire le point sur la situation du secteur au cours de l’année écoulée et d’en étudier les perspectives. Le Secrétariat Technique joue un rôle d’appui technique aux côtés des autres acteurs du suivi-évaluation afin de préparer la revue annuelle, qui informe le CNOP. 75 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Les acteurs du SEGAR Le Décret 044/PRG/SGG du 27 mars 2015, portant création, attributions, organisation et fonctionnement des Bureaux de Stratégie et de Développement (BSD) confère aux quatre BSD du secteur Agricole (BSD/MA, BSD/MEPA, BSD/MPAEM et BSD/MEEF) un rôle moteur central dans le dispositif de Suivi Evaluation Global Axé sur les Résultats. Ce rôle se développera pleinement tant dans leur sous-secteur respectif qu’au niveau sectoriel, au sein du Secrétariat Technique du Comité National d’Orientation et de Pilotage (ST/CNOP). Placés sous l’autorité de leur Ministre, les BSD ont pour mission d’assurer la coordination de l’ensemble des activités liées à la conception, à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de la politique de développement de leur Ministère, en rapport avec les directions techniques et le Ministère du Plan. A ce titre, ils sont en charge de (i) conduire les études prospectives de leur Ministère, (ii) définir les objectifs et stratégies sectorielles, (iii) participer à l’élaboration des Plans Nationaux de Développement, (iv) assurer la coordination des activités des différentes structures du Département en matière de statistiques, de planification, de programmation et de suivi- évaluation, (v) assurer la programmation, le contrôle et le suivi-évaluation des projets d’investissement, (vi) analyser et émettre des avis sur les études de faisabilité des projets et programmes, (vii) assurer la pérennité et la production des statistiques sectorielles et des indicateurs sectoriels, (viii) assurer la conception et la mise en œuvre des études sectorielles, (ix) participer à la recherche de partenariat et de financement des projets et programmes, (x) vulgariser les nouvelles méthodes et approches en matière de planification sectorielle et (xi) élaborer les bilans semestriels et annuel d’exécution des volets sectoriels du Plan National de Développement et du Programme d’Investissement. La figure ci-après schématise les dispositifs permettant d’alimenter les deux niveaux et conduisant à l’organisation de la Revue Sectorielle Conjointe du secteur Agricole. Figure 11 : Outils et acteurs du SEGAR Le dispositif de suivi évaluation du secteur s’intègre harmonieusement dans une dynamique nationale et régionale. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du PNIASAN, il est prévu le renforcement du système de suivi-évaluation national à travers le « Strategic Analysis and Knowledge Support System » (SAKSS), qui est en connexion avec le système régional, le RESAKSS. Le SAKSS procèdera annuellement au suivi de l’ensemble des indicateurs du cadre de résultats national et les mettra en lien avec les indicateurs régionaux de la CEDEAO et contribuera 76 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente spécifiquement aux Revues Biennales par les pairs de la Déclaration de Malabo. C’est également dans ce cadre que des études de référence seront réalisées pour créer une base de connaissances sur les principales chaines de valeurs du secteur agricole, ayant un haut potentiel de contribution à la croissance du secteur. Le Cadre de Résultats du PNIASAN Le Cadre de Résultats du PNIASAN est un outil complexe et exhaustif qui doit être renseigné par de nombreuses sources issues de dispositifs nationaux et régionaux. Un nombre significatif d’indicateurs (notamment ceux relatifs à la situation macro-économique et à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle) possèdent des méthodologies normalisées de mesure et sont régulièrement chiffrés et diffusés. D’autres indicateurs nécessitent, par contre, des appuis méthodologique et financiers et un renforcement de capacités dans la durée : il s’agit notamment des indicateurs liés aux niveaux de production qui seront développés dans le cadre de la relance du système des statistiques Agricoles (mise en place du Recensement National de l’Agriculture et de l’Elevage – RNAE et des Enquêtes Agricoles de Conjonctures – EAC).  Les indicateurs du niveau politique Le Cadre de Résultats (CR) du PNIASAN de la République de Guinée spécifie pour chaque niveau, des indicateurs assortis d’une situation de référence et de valeurs cibles à l’horizon 2025. Le CR du PNIASAN offre des correspondances claires avec le Cadre de Résultats continental du PDDAA 2015 – 2025 et qui identifie trois niveaux de résultats :  Le niveau 1 qui détermine contribution du secteur Agricole au développement national et son impact sur la croissance économique et sur la réduction de la pauvreté (création de richesses, sécurité alimentaire et nutritionnelle, création d’emplois, résilience des ménages ruraux). Ce niveau correspond aux objectifs sectoriels de la PNDA/PNIASAN.  Le niveau 2 qui mesure l’évolution des performances du secteur dans une logique de développement durable (production et productivité des filières, accès aux marchés, chaines de valeurs et gestion durable des ressources naturelles). Ce niveau correspond aux trois premiers Programmes du PNIASAN.  Le niveau 3 qui concerne l’évolution de la transformation du secteur par le renforcement de l’ensemble des acteurs et des institutions du secteur agricole (développement du capital humain, amélioration de la gouvernance et du climat des affaires, mise en place de dispositifs de suivi- évaluation sectoriels, capacités d’inclusion des acteurs non étatiques, financement etc.). Ce troisième niveau correspond aux Programmes 4 et 5 du PNIASAN. Le nombre d’indicateurs du Cadre de Résultats (tableau 27) est volontairement restreint à une trentaine d’indicateurs clés pour la majorité desquels une situation de référence existe et qui pourront être renseignés annuellement. Le CR sera l’outil central utilisé par le CNOP pour informer l’ensemble des acteurs de l’évolution du secteur Agricole. Objectifs sectoriels de la PNDA Accroitre la contribution du secteur agricole à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la réduction de la pauvreté des populations guinéennes par (i) la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et péri urbain, (ii) la modernisation de Code l’Agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie, (iii) la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles, (iv) l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique et (v) l’aménagement Agricole équilibré et cohérent du territoire. Indicateurs d'impact de la PNDA (niveau 1) Situation de référence Cible 2025 Maintenir une croissance I1 Taux de croissance du PIB Agricole <4% annuelle du PIB agricole d'au moins 6% I2 Proportion de la Population vivant en 64,7 % (2012) < 30 % 77 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente dessous du seuil national de pauvreté (%) en milieu rural (INS) Taux annuel d’accroissement des I3 revenus moyens des ménages ruraux et <5% > 10 % Indice d’inégalité des revenus (INS) Taux de prévalence de la malnutrition I4 31,2 % (2012) < 20 % chronique des enfants < 5 ans (INS) Solde de la balance commerciale Agricole - 3 363,9 milliards I5 0 FMG (Sections I, II, III, IV, VIII et IX de la FMG nomenclature SH – valeur CAF 2015) Programme n°1 Objectif : Accroitre la productivité des principales spéculations par l'amélioration des pratiques Agricoles et la modernisation des infrastructures et aménagements productifs Indicateurs d’évolution des performances du Situation de référence Cible 2025 secteur Agricole guinéen (niveau 2) IR- Taux d’accroissement des rendements Voir tableaux détaillés 3 à 5 du PNIASAN 1.1 des principales filières Agricoles IR- Taux d’accroissement des productions Voir tableaux détaillés 3 à 5 du PNIASAN 1.2 brutes des principales filières AEPE Taux de couverture des besoins en IR- produits de l’AEPE par les productions Voir tableaux détaillés 1.3 nationales Taux de croissance de la superficie ou IR- des ménages utilisant les nouvelles ND > 10 % 1.4 technologies Programme n°2 Objectif : Améliorer l’accès aux marchés porteurs et la structuration des chaines de valeurs des principales filières Agricoles Indicateurs d’évolution des performances du Situation de référence Cible 2025 secteur Agricole guinéen (niveau 2) Riz : 15 % Riz : 7,5 % Tomate/oignon/gombo : 35 % Tomate/oignon/gombo : 15 % IR- Taux des pertes post production pour les Produits carnés : 7,5 % Produits carnés : < 5 % 2.1 filières Agricoles Produits halieutiques : Produits halieutiques : 5 15% % IR- Taux d’accroissement du volume des ND 6 % par an 2.2 exportations végétales IR- Nombre cumulé d'emplois créés dans les - 350 000 2.3 chaînes de valeur prioritaires IR- Nombre de produits agricoles disposant - 10 2.4 d’un label de qualité IR- Taux de croissance de la valeur des 0 4 2.5 exportations agricoles Programme n°3 Objectif : Renforcer la résilience du secteur Agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables Indicateurs d’évolution des performances du Situation de référence Cible 2025 secteur Agricole guinéen (niveau 2) IR- Part de la superficie agricole sous les < 10 % > 35 % 3.1 pratiques de gestion durable de la terre IR- Superficie forestière mise en defens 5% 10 % 3.2 IR- Nombre de personnes en insécurité Phase 3 (crise) : 109 989 Diminution de 50 % 3.3 alimentaire (phase 2 à 5 du Cadre personnes en mai 2017 et 78 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Harmonisé - CH2) en situation courante Phase 2 (sous pression) : 1 415 012 personnes Pourcentage de producteurs IR- bénéficiaires d’un système de protection <5% > 35 % 3.4 sociale Programme n°4 Objectif : Développer le capital humain et assurer la promotion des jeunes et des femmes dans le secteur Agricole Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 3 Situation de référence Cible 2021 du PDDAA) IR- Nombre de plan d’affaire des jeunes et ND 15 000 4.1 des femmes financés IR- Niveau de représentativité des femmes < 10 % > 35 % 4.2 dans les instances de gouvernance IR- Nombre de jeunes et de femmes formés ND 4.3 Programme n°5 Objectif : Améliorer la gouvernance et assurer le soutien au secteur Agricole Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 3 Situation de référence Cible 2025 du PDDAA) Régularité dans la production des IR- 4 PTAB et 4 RAP par informations fiables et de qualité sur la 0

  68. 5.1 Ministère et par an performance du secteur agricole (RAP et IR- Nombre de Revues Conjointes 8 0

  69. 5.2 Annuelles du Secteur Agricole (RCSA) (1 revue par an) IR- Volume cumulé d'investissement du ND 14 170 milliards de GNF

  70. 5.3 Secteur Privé dans le secteur Part des dépenses publiques en IR- agriculture (% du total de la dépense <5% > 10 % 5.4 publique) IR- Proportion du budget de consacré à la 3% 7% 5.5 recherche Tableau 33 : Cadre de résultat du PNIASAN 2017-2021 79 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente  Les indicateurs détaillés du PDDAA/NEPAD Une matrice détaillée normalisée existe également afin de mesurer l’évolution du secteur Agricole guinéen et établir des liens et bases de comparaison communes avec les niveaux continental et sous régional (CEDEAO). Les tableaux-ci après reprennent les trois niveaux d’indicateurs du CR des PNIASAN. Niveau 1 : OBJECTIF RESULTAT INDICATEUR MESURE SOURCE Taux de réduction du niveau de l’extrême pauvreté, au

  71. 1.1.1.1 Malabo seuil alimentaire (% de la population) Taux de réduction du niveau de pauvreté, au seuil

  72. 1.1.1 Niveau de pauvreté 1.1.1.2 Malabo national de pauvreté (% de la population) Taux de réduction du niveau de pauvreté, au seuil

  73. 1.1.1.3 Malabo

  74. 1.1 Accroitre les international de pauvreté (% de la population) opportunités 1.1.2.4 PIB par habitant (prix constant devise locale) Malabo économiques et 1.1.2 Niveau de revenu Dépenses de consommation finale des ménages par

  75. 1.1.2.5 Malabo réduire les habitant (prix constants devise locale) niveaux de 1.1.3.6 Taux d'emploi Malabo pauvreté 1.1.3 Niveau d’emploi Nombre d'emplois créés par an par tranche d'âge et

  76. 1.1.3.7 Malabo sexe 1. Contribuer à la 1.1.4.8 Indice de Gini Malabo réduction de la 1.1.4.9 Part du quintile le plus pauvre dans le revenu national CEDEAO pauvreté, la faim et 1.1.4 Inégalités économiques Part du quintile le plus pauvre les dépenses la malnutrition 1.1.4.10 CEDEAO alimentaires Prévalence de la sous- 1.2.5 1.2.5.11 Proportion de la population sous-alimentée (%) Malabo alimentation Dépendance aux

  77. 1.2 Ratio des importations et la consommation alimentaire, 1.2.6 importations 1.2.6.12 CEDEAO Amélioration de ensemble et principaux produits alimentaires (%) alimentaires la sécurité et la Prévalence de l'amaigrissement (% d'enfants de moins résilience 1.2.7.13 Malabo Prévalence de la de 5 ans) alimentaire et 1.2.7 1.2.7.14 Prévalence du retard de croissance Malabo malnutrition nutritionnelle

  78. 1.2.7.15 Prévalence de l'insuffisance pondérale Malabo Diversité alimentaire au Nombre d’enfants âgés de 6 à 23 mois satisfaisant au 1.2.8 1.2.8.16 Malabo sein de la population régime alimentaire minimum acceptable 80 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Taux de croissance de la proportion des femmes avec

  79. 1.2.8.17 Malabo une Diversité Alimentaire Minimale (%) Taux de croissance de la proportion des hommes avec

  80. 1.2.8.18 CEDEAO une Diversité Alimentaire Minimale (%) Résilience des ménages agricoles, pastoraux et Proportion de ménages agricoles, pastoraux et de 1.2.9 des pêcheurs face aux 1.2.9.19 pêcheurs résistant aux chocs climatiques et Malabo chocs climatiques et météorologiques météorologiques Classement du pays sur Valeur de l’indice de développement durable humain

  81. 1.2.10.20 CEDEAO la base de l’indice de pour le pays 1.2.10 développement durable Classement du pays sur la base de la valeur de l’indice

  82. 1.2.10.21 CEDEAO humain de développement durable humain Niveau 2 : OBJECTIF RESULTAT INDICATEUR MESURE SOURCE Taux de croissance de la valeur ajoutée (valeur 2.1.1.1 constante) de l'agriculture et ses sous-secteurs, Malabo Valeur ajoutée de 2.1.1 variation annuelle en pourcentage l’agriculture Contribution de l'agriculture à l'objectif global de

  83. 2.1.1.2 Malabo 2.1 réduction de la pauvreté (%) Augmentation 2.1.2.3 Indice de la production agricole (2004-2006=100) Malabo des niveaux 2.1.2 Production de Niveau de production pour (au moins) les 5 produits

  84. 2.1.2.4 National 2. Augmenter actuels de l’agriculture prioritaires (unité de mesure) durablement la production et de Taux de croissance de la valeur ajoutée de l'agriculture

  85. 2.1.3.5 Malabo croissance agricole productivité par travailleur agricole (%) et le commerce Productivité de Taux de croissance de la valeur ajoutée agricole par 2.1.3 2.1.3.6 Malabo agricole l’agriculture hectare de terres arables agricoles Taux de croissance du rendement pour (au moins) les 5

  86. 2.1.3.7 Malabo produits prioritaires nationaux

  87. 2.2 Taux de croissance de la valeur des échanges Accroissement Commerce intra-africain 2.2.4.8 commerciaux des produits et services agricoles avec Malabo du commerce 2.2.4 des produits et services l’Afrique, en valeurs constants régional intra- agricoles Part du commerce régional intra-africain dans le

  88. 2.2.4.9 Malabo africain et commerce agricole total 81 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente meilleur Rapport des exportations agricoles et du PIB agricole

  89. 2.2.5.10 Malabo fonctionnement (%) des marchés Part des produits agricoles transformés dans les Exportations de produits 2.2.5.11 CEDEAO nationaux et 2.2.5 exportations totales de produits agricoles (%) agricoles régionaux Rapport des exportations et des importations de 2.2.5.12 produits agricoles, ensemble et principaux produits National agricoles, y compris le riz Indice de volatilité du prix local des denrées

  90. 2.2.6.13 Malabo alimentaires Volatilité du prix local 2.2.6.14 Indice de facilitation des échanges commerciaux Malabo 2.2.6 des produits alimentaires Prix de parité à l’importation et à l’exportation pour

  91. 2.2.6.15 (au moins) les 5 produits prioritaires, régional intra- National africain et extra-africain Lignes budgétaires sur la protection sociale en 2.3.7.16 pourcentage de l’ensemble des besoins en ressources Malabo

  92. 2.3.7 Protection sociale pour la couverture des groupes sociaux vulnérables Proportion de la population bénéficiant de filets 2.3 2.3.7.17 National sociaux de protection, assistance et assurance sociale Amélioration de Existence de lignes budgétaires gouvernementales la gestion des prêtes à répondre aux besoins en dépenses pour les risques dans Investissements pour le 2.3.8.18 Malabo interventions humanitaires et les initiatives de l’agriculture renforcement de la 2.3.8 renforcement de la résilience résilience du système Part du budget public consacrée à répondre aux productif 2.3.8.19 interventions humanitaires et les initiatives de National renforcement de la résilience

  93. 2.4 Améliorer la gestion des ressources naturelles pour Résilience aux risques Pourcentage des terres agricoles sous les pratiques de 2.4.9 2.4.9.20 Malabo un climatiques gestion durable des terres développement durable de l’agriculture 82 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Niveau 3 : OBJECTIF RESULTAT INDICATEUR MESURE SOURCE Chaines de valeur agricole inclusives Nombre cumulé de chaînes de valeur agricoles 3.1.1 3.1.1.1 National

  94. 3.1 Expandre développées et établis, par 1000 agriculteurs l’agro-industrie opérationnelles et développer Pertes post-récolte pour Taux de changement des pertes post-récolte pour (au les chaines de 3.1.2 (au moins) les 5 produits 3.1.2.2 Malabo moins) les 5 produits prioritaires nationaux valeur inclusive prioritaires nationaux 3. Développer pour les femmes Emploi des jeunes dans Proportion de jeunes bénéficiant de nouvelles 3.1.3 3.1.3.3 Malabo l’accès aux et les jeunes l'agriculture opportunités d'emploi dans les filières agricoles marchés porteurs Participation des femmes Proportion de femmes rurales autonomisées dans 3.1.4 3.1.4.4 Malabo dans l’agriculture l'agriculture

  95. 3.2 Améliorer Politiques régionales à Proportion des politiques régionales adoptées au 3.2.5 3.2.5.5 Malabo l’adoption des adopter au niveau national niveau national politiques et instruments Instruments régionaux à Proportion d'instruments régionaux adoptés au niveau 3.2.6 3.2.6.6 Malabo régionaux au adopter au niveau national national niveau national Proportion de ménages agricoles possédant des titres

  96. 4.3.7.7 Malabo fonciers sécurisés Consommation d'engrais (kilogramme de nutriments

  97. 4.3.7.8 Malabo par hectare de terres arables) Accès aux intrants et aux

  98. 4.3 Promouvoir 4.3.7 Taux de croissance de la superficie des zones 4. Augmenter la technologies agricoles 4.3.7.9 Malabo des systèmes de irriguées par rapport à sa valeur en 2000 productivité et la production Taux de croissance du ratio d'intrants agricoles de production agricole intensive 4.3.7.10 qualité fournis (semences, race, alevins) par rapport au Malabo besoin total national en intrants du produit (en%)

  99. 4.3.7.11 Nombre de professionnels, par 1 000 agriculteurs National Accès aux services de

  100. 4.3.8 Proportion d'agriculteurs ayant accès aux services de conseils agricoles 4.3.7.12 Malabo conseils agricoles 83 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente OBJECTIF RESULTAT INDICATEUR MESURE SOURCE Taux d’accroissement des dépenses publiques

  101. 5.4.9.13 Malabo consacrées à l’agriculture, constant devise locale (%) Dépenses publiques Part des dépenses publiques consacrées à l'agriculture 5.4.9 consacrées à 5.4.9.14 Malabo dans les dépenses publiques totales (%) l‘agriculture Ratio des dépenses publiques consacrées à l'agriculture

  102. 5.4.9.15 Malabo et de la valeur ajoutée agricole (%) Taux d’accroissement de l’aide publique au

  103. 5.4.10.16 Malabo développement consacrée à l’agriculture (%) Aide publique au Part de l’aide publique au développement consacrée à

  104. 5.4 Augmenter développement 5.4.10 5.4.10.17 l'agriculture dans le montant total de l’aide publique au Malabo les consacrée à développement (%) investissements l'agriculture Montant de l’aide publique au développement publics et privés 5.4.10.18 Malabo déboursé par rapport aux engagements (%) dans Pourcentage des prêts des banques commerciales l'agriculture 5.4.11.19 Malabo octroyés au secteur de l'agriculture 5 Améliorer la Ratio de l'investissement privé local à l'investissement

  105. 5.4.11.20 Malabo gouvernance du public dans l'agriculture système agricole et Investissements privés Proportion d'hommes et de femmes engagés dans 5.4.11 5.4.11.21 CEDEAO alimentaire dans l’agriculture l'agriculture ayant accès aux services financiers Taux d’accroissement de l'investissement direct privé

  106. 5.4.11.22 Malabo étranger dans l'agriculture Ratio de l'investissement direct privé étranger à

  107. 5.4.11.23 Malabo l'investissement public dans l'agriculture Organes de

  108. 5.5 Améliorer coordination l'alignement et multisectoriel et Existence d’organes de coordination multisectoriel et des partenariats 5.5.12 organisme multipartite 5.5.12.24 organisme multipartite entièrement établis et Malabo multipartites entièrement établis et opérationnels au niveau national autour des opérationnels au politiques et niveau national programmes Partenariat public Nombre de chaînes de valeur des produits agricoles agricoles privés (PPP) inclusifs 5.5.13 5.5.13.25 prioritaires pour lesquelles un PPP est établi avec un Malabo adoptés pour les chaînes de lien étroit à l'agriculture des petits exploitants valeur des produits de 84 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente base Investissements dans Valeur cumulée des investissements dans les PPP 5.5.14 les partenariats public 5.5.14.26 Malabo agricoles, par 10000 agriculteurs privé (PPP) Ressources publiques dans les dépenses Part des ressources publiques dans les dépenses totales 5.5.15 5.5.15.27 Malabo totales affectées au affectées au PNIASAN PNIASAN Ressources des partenaires internationaux de Part des ressources des partenaires internationaux de 5.5.16 développement dans 5.5.16.28 développement dans les dépenses totales affectées au Malabo les dépenses totales PNIASAN affectées au PNIASAN OBJECTIF RESULTAT INDICATEUR MESURE SOURCE

  109. 5.6 Appuyer les politiques et Politiques et mécanismes institutions fondées sur institutionnels des données probantes Existence de politiques axées sur des données de planification 5.6.17 qui appuient la 5.6.17.28 probantes, des institutions d’appui, et des ressources Malabo et de mise en planification et la mise humaines adéquates œuvre du en œuvre du 5 Améliorer la PNIASAN PNIASAN gouvernance du système agricole et 5.7 Améliorer Processus PNIASAN 5.7.18 5.7.18.29 Indice d’achèvement du processus PDDAA Malabo alimentaire (suite) l’efficacité et entièrement achevé l’inclusivité des Composition du comité de pilotage pour la mise en

  110. 5.7.19.30 Malabo processus de œuvre du PNIASAN Comité de pilotage planification et 5.7.19 pour la mise en œuvre de mise en Nombre d’activités réalisées par le comité de pilotage du PNIASAN 5.7.19.31 Malabo œuvre du par rapport au nombre d’activités prévues PNIASAN

  111. 5.8 Améliorer 5.8.20 Système de suivi- 5.8.20.32 Existence d’un système performant de suivi-évaluation Malabo 85 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente l'efficacité et la évaluation de du secteur agriculture responsabilisatio l’agriculture n des performant Institutions, y Revue conjointe du Nombre de revue conjointe du secteur agricole 5.8.21 5.8.21.33 Malabo compris secteur agricole réalisées par rapport au nombre initialement prévu l'amélioration Mécanismes et du système de plateformes inclusifs suivi-évaluation institutionnalisés pour Existence de mécanismes et plateformes inclusifs des politiques et 5.8.22 la responsabilité 5.8.22.34 institutionnalisés pour la responsabilité mutuelle et Malabo des mutuelle et l'évaluation par les pairs engagements l'évaluation par les pairs

  112. 5.9 Améliorer la Capacité à produire et capacité à utiliser des données Indice de capacité de production et d'utilisation des 5.9.23 5.9.23.35 Malabo produire et statistiques et de données et des informations statistiques agricoles utiliser des l’information données Dispositif SAKSS 5.9.24 5.9.24.36 Existence de dispositif SAKSS opérationnel Malabo statistiques, de opérationnel l’information, de la connaissance et Dépenses totales liées Ratio des dépenses totales liées à la recherche agricole 5.9.25 5.9.25.37 Malabo des innovations à la recherche agricole et du PIB agricole relatives au secteur agricole Tableau 34 : Matrice d’indicateurs du PNIASAN 86 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente 8. ANNEXES

  113. 8.1. Composition du Comité de Pilotage de la formulation de la PNDA et du PNIASAN Groupes d’acteurs Structures représentées Ministère du Plan et de la Coopération Ministère du Plan et de la Internationale Coopération Internationale Ministère de l’Action Sociale, de la Ministère de la Santé Promotion Féminine et de l’Enfance Ministère du Commerce Conseiller du Premier Ministre en charge du développement rural Ministère de la Jeunesse BSD Ministère des Travaux Publics Ministère de l’Hydraulique et de BSD Ministère de l’Élevage et des l’Énergie Productions Animales Membres statutaires Ministère de l’Industrie et des PME et BSD Ministère des Pêches, de étatiques du secteur Privé l’Aquaculture et de l’Économie Maritime Ministère de l’Enseignement BSD Ministère de l’Environnement, Technique, de la Formation des Eaux et Forêts Professionnelle, de l’Emploi et du Travail Ministère de l’Enseignement Supérieur Direction Nationale du Plan et de la et de la Recherche Scientifique Prospective du Ministère du plan et de la Coopération Internationale Commission Développement Rural de Confédération Nationale des l’Assemblée Nationale Pêcheurs Artisans de Guinée (CONAPEG) Chambre Nationale d’Agriculture ONG féminines du secteur rural Membres statutaires Confédération Nationale des Organisations de jeunes de Guinée non étatiques Organisations Paysannes de Guinée (CNOPG) Confédération Nationale des Éleveurs Secrétaire Exécutif de la plateforme de Guinée (CONEG) du secteur privé

  114. 8.2. Composition des groupes de travail de la formulation de la PNDA et du PNIASAN Thèmes Groupes d’acteurs Structures représentées Agriculture BSD, DNA, Elevage BSD, DNPIA Pêche BSD, ONSPA Développer l’accès Commerce DNCI aux marchés Industrie DNPME, BSD porteurs (y compris Société civile CNOSCG chaines de valeurs et Secteur privé Plateforme du Secteur privé et commerce intra Organisation patronale représentative régional) CNA CONEG CONAPEG CNOPG 87 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente APIP Agriculture BSD, DNA, IRAG, ANPROCA, SNPV-DS Elevage BSD, DNPIA, DNSV, CFEL, DNAAHP Pêche BSD, DNP, DNPM, CNSHB/DNPCA Enseignement technique BSD, DNET Augmenter la Société civile productivité Secteur privé Plateforme du Secteur privé et Organisation patronale représentative CNOPG CONEG CONAPEG Chambre Nationale d’Agriculture Agriculture BSD, SNFR, DNA Elevage BSD, DNPIA, DNSV, Conseiller chargé de la Santé animale Pêche BSD, Conseiller juridique Environnement, Eaux et Forêts BSD, BGEEE Améliorer la Enseignement technique BSD, DNET gouvernance du Plan et Coopération DNPP, INS secteur agricole Société civile Secteur privé Plateforme du Secteur privé et Organisation patronale CNOPG Chambre Nationale d’Agriculture Agriculture DNA, IRAG, AGIR, DNGR Elevage DNPIA, DNSV, DNAAHP Changements Pêche BSD, CNSHB climatiques, Environnement, Eaux et Forêts BSD, BGEEE, DNE, DNEF résilience et Société civile protection sociale Secteur privé Plateforme du Secteur privé et Organisation patronale représentative CNOPG Chambre Nationale d’Agriculture Agriculture DNA, IRAG, ANPROCA Elevage Conseiller chargé des productions animales, BSD Pêche Conseiller économique BSD Enseignement technique Jeunesse Emploi des jeunes Action Sociale dans le secteur Environnement, Eaux et Forêts BSD, BGEEE, DNE, DNEF agricole et Genre CONASOC (Mamady Keïta) ONG Société civile Jeunes ; ONG Femmes Plateforme du Secteur privé et Secteur privé Organisation patronale représentative Plateforme secteur privé Organisation patronale CNOPG Chambre Nationale d’Agriculture Agriculture Nutrition Elevage BSD Pêche ONSPA/DNPM 88 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Santé Société civile CNOPG CONEG PAM HKI Chambre Nationale d’Agriculture Secteur privé 89 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente

  115. 8.3. Coûts détaillés du PNIASAN FINANCEMENT PUBLIC (ETAT et PTF) Privés, TOTAL EAF, ONG PNIASAN MA MEPA MPAEM MEEF etc. Accroissement de la productivité des principales spéculations par PROGRAMME 1 l'amélioration des pratiques Agricoles et la modernisation des 9.148.837 1.044.171 916.000 961.000 12.454.651 24.524.659 infrastructures et aménagements productifs Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et Composante 1.1. plants de qualité (productions végétales, animales, halieutiques, 407.775 52.803 16.000 77.000 1.159.642 1.713.220 forestières et fauniques) Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation, à la Action 1.1.1 conservation et au stockage des semences et plants améliorés des 400.175 0 0 0 933.742 1.333.917 différentes productions végétales Mise en œuvre de la stratégie pour la gestion des ressources Action 1.1.2 génétiques animales (y compris l'appui à la production, à la 0 49.500 0 0 115.500 165.000 disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences animales) Appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des alevins (y Action 1.1.3 0 0 15.000 35.000 50.000 compris l'amélioration génétique) 0 Appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences Action 1.1.4 0 0 0 75.000 75.000 150.000 et plants forestiers Renforcement du processus de contrôle et de certification des Action 1.1.5 7.600 3.303 1.000 2.000 400 14.303 semences végétales, animales, halieutiques, forestières et fauniques Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles Composante 1.2. 5.984.404 258.780 254.000 404.000 7.126.118 14.027.302 (végétaux, animaux, halieutiques, forestiers et fauniques) Appui à la production et à la distribution des engrais spécifiques Action 1.2.1 (organiques et minéraux) et produits phytosanitaires pour les filières 5.976.404 0 0 0 6.220.338 12.196.742 végétales et renforcement de la protection phytosanitaire Appui à la production et à la distribution des intrants d'élevage et des Action 1.2.2 produits vétérinaires et renforcement de la santé animale et santé 0 255.780 0 0 255.780 511.560 publique vétérinaire Appui à la production et à la distribution des intrants de pêche et Action 1.2.3 0 0 250.000 0 250.000 500.000 d'aquaculture (matériels, aliments et produits d’élevage de poisson) Appui à la production et à la distribution des intrants pour les produits Action 1.2.4 0 0 0 400.000 400.000 800.000 forestiers ligneux et non ligneux et fauniques 90 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Réglementation et contrôle de la qualité des autres intrants, Action 1.2.5 8.000 3.000 4.000 4.000 0 19.000 équipements et produits Agricoles Développement d’une mécanisation adaptée et accessible des activités Composante 1.3. 863.738 128.000 100.000 100.000 3.491.214 4.682.952 Agricoles Développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des Action 1.3.1 863.738 0 0 0 2.591.214 3.454.952 maillons des filières de production végétale Mécanisation et modernisation des exploitations d'élevage et Action 1.3.2 0 128.000 0 0 300.000 428.000 promotion de la traction animale Modernisation et mécanisation des équipements et matériels Action 1.3.3 0 0 100.000 0 300.000 400.000 appropriés de pêche et d'aquaculture Modernisation et mécanisation des équipements et matériels de Action 1.3.4 0 0 0 100.000 300.000 400.000 production forestière Promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux, Composante 1.4. halieutiques, forestiers et fauniques et des infrastructures de 1.449.540 490.272 406.000 280.000 665.176 3.290.988 désenclavement Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous-secteur de l'agriculture (infrastructures de Action 1.4.1 1.449.540 0 0 0 161.060 1.610.600 mobilisation des eaux de surface, aménagement des plaines et bas- fonds, irrigation de proximité, grands périmètres irrigués) Développement et gestion durable des aménagements et Action 1.4.2 infrastructures dans le sous-secteur élevage (hydraulique et 0 490.272 0 0 210.116 700.388 aménagements pastoraux, complexes avicoles etc.) Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous-secteur de la pêche et de l'aquaculture Action 1.4.3 (port de pêche, flotte nationale de pêche industrielle, valorisation des 0 0 406.000 0 174.000 580.000 retenues d’eau, des mares et des barrages, aménagement d’étangs piscicoles) Développement et gestion durable des aménagements et infrastructures dans le sous-secteur des productions forestières et Action 1.4.4 fauniques (aménagement des aires protégées et forêts classées et 0 0 0 280.000 120.000 400.000 communautaires, infrastructures de récolte, layons de débardage, pistes et moyens de transport, aires de dépôt…) Développement des innovations technologiques et amélioration de Composante 1.5. l’accès aux connaissances professionnelles et aux résultats de la 443.380 114.316 140.000 100.000 12.500 810.196 recherche Mise en œuvre du Plan Stratégique de la Recherche Agricole et Action 1.5.1 développement de la recherche dans les sous-secteurs de l'élevage, de 205.880 75.000 100.000 50.000 0 430.880 la pêche et de l'aquaculture et des productions forestières et fauniques 91 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Appui conseil et renforcement des capacités techniques des producteurs des différentes filières végétales (respect du calendrier Action 1.5.2 237.500 0 0 0 12.500 250.000 cultural, amélioration des itinéraires techniques etc.) et des capacités de gestion des exploitations agricoles Appui conseil et renforcement des capacités techniques de production Action 1.5.3 des éleveurs des différents systèmes de production animale et des 0 39.316 0 0 0 39.316 capacités de gestion des exploitations d'élevage Appui conseil et renforcement des capacités techniques des pêcheurs Action 1.5.4 et pisciculteurs pour une gestion durable des ressources halieutiques et 0 0 40.000 0 0 40.000 des capacités de gestion des exploitations Appui conseil et renforcement des capacités techniques des professionnels des produits forestiers ligneux, non ligneux et Action 1.5.5 fauniques pour l'adoption généralisée des bonnes pratiques 0 0 0 50.000 0 50.000 d’exploitation forestière et faunique et des capacités de gestion des exploitations Amélioration de l’accès aux marchés porteurs et de la structuration PROGRAMME 2 1.256.200 255.356 165.700 159.400 511.941 2.348.597 des chaines de valeurs des principales filières Agricoles Amélioration de la connaissance des marchés porteurs par le Composante 2.1. renforcement et la mise en place de systèmes d’informations sur les 16.000 14.422 5.000 8.000 0 43.422 marchés (SIM) Renforcement des capacités opérationnelles du SIPAG (Système Action 2.1.1 16.000 0 0 0 0 16.000 d'information sur les marchés agricoles) Action 2.1.2 Renforcement des capacités opérationnelles du SIM-Bétail 0 14.422 0 0 0 14.422 Action 2.1.3 Mise en place du SIM-Pêche Aquaculture 0 0 5.000 0 0 5.000 Action 2.1.4 Mise en place du SIM-Produits forestiers ligneux et non ligneux 0 0 0 8.000 0 8.000 Développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la Composante 2.2. conservation, la transformation et la mise en marché des productions 1.208.800 167.879 120.000 125.000 492.879 2.114.558 Agricoles Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de Action 2.2.1 conservation, de transformation et de commercialisation/distribution 168.000 0 0 0 72.000 240.000 des productions agricoles Construction et/ou réhabilitation des infrastructures d'abattage, de Action 2.2.2 conservation, de transformation, de commercialisation et de contrôle 0 167.879 0 0 167.879 335.758 de qualité des produits animaux et d'origine animale Construction et/ou réhabilitation des infrastructures de stockage, de Action 2.2.3 0 0 120.000 0 120.000 240.000 conservation, de transformation et de commercialisation des produits 92 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente halieutiques (quais de débarquement, complexes frigorifiques, aires de transformation, marchés à poisson etc.) Construction et/ou réhabilitation des infrastructures de stockage, de Action 2.2.4 conservation, de transformation et de commercialisation des produits 0 0 0 125.000 125.000 250.000 forestiers ligneux et non ligneux Construction de plateformes intégrées d’échanges dans les régions Action 2.2.5 4.000 0 0 0 4.000 frontalières Réalisation et entretien des infrastructures de désenclavement (pistes Action 2.2.6 1.036.800 0 0 0 8.000 1.044.800 rurales, ouvrages de franchissement etc.) Renforcement de la structuration des différents segments des chaines Composante 2.3. 18.400 63.055 9.200 14.400 19.062 124.117 de valeurs des principales filières Agricoles Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation (statut, Action 2.3.1 organisation professionnelle, capacités managériales, marketing et 14.400 0 0 0 1.600 16.000 stratégies commerciales, négociation...) des CdV des produits agricoles Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation (statut, Action 2.3.2 organisation professionnelle, capacités managériales, marketing et 0 59.055 0 0 6.562 65.617 stratégies commerciales, négociation...) des CdV des produits animaux Structuration des Segments approvisionnement en intrants, production, transformation, commercialisation et consommation Action 2.3.3 (statut, organisation professionnelle, capacités managériales, 0 0 7.200 0 800 8.000 marketing et stratégies commerciales, négociation...) des CdV des produits halieutiques Structuration des Segments approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation (statut, Action 2.3.4 organisation professionnelle, capacités managériales, marketing et 0 0 0 14.400 1.600 16.000 stratégies commerciales, négociation...) des CdV des produits forestiers Renforcement des capacités des différentes catégories d'acteurs pour le renforcement des faîtières régionales, nationales et l'émergence des Action 2.3.5 4.000 4.000 2.000 0 8.500 18.500 interprofessions (intégration entre les segments et développement de tables filières) Amélioration du cadre institutionnel et réglementaire pour la Composante 2.4. 13.000 10.000 31.500 12.000 0 66.500 valorisation des produits Agricoles guinéens 93 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Promotion du processus de certification et de labellisation des produits Action 2.4.1 Agricoles guinéens (signes distinctifs de qualité) et renforcement du 4.000 1.000 500 8.000 0 13.500 processus de certification des forêts et du bois Renforcement de la législation, des contrôles des normes Action 2.4.2 8.000 0 0 0 0 8.000 phytosanitaires des végétaux et des produits végétaux Renforcement de la législation et des contrôles des normes sanitaires Action 2.4.3 des établissements de production, de traitement, de transformation et 0 8.000 0 0 0 8.000 de conservation des produits animaux Renforcement de la législation, des contrôles des normes sanitaires Action 2.4.4 des établissements de production et de transformation des produits 0 0 30.000 0 0 30.000 halieutiques Renforcement de la législation, des contrôles des normes sanitaires Action 2.4.5 des établissements de production et de transformation des PFNL et 0 0 0 4.000 0 4.000 fauniques Renforcement du cadre législatif et réglementaire favorable à la mise Action 2.4.6 1.000 1.000 1.000 0 3.000 en place et au développement des contrats PPP Renforcement de la résilience du secteur Agricole et amélioration de PROGRAMME 3 271.800 84.905 374.200 1.663.200 10.000 2.404.105 la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables Composante 3.1. Régénération, restauration et gestion durable des ressources naturelles 122.400 43.105 350.000 800.000 10.000 1.325.505 Promotion des mesures de Gestion Durable des Terres et prise en Action 3.1.1 compte de la GDT dans les processus de planification et de mise en 120.000 0 0 0 0 120.000 œuvre des actions du secteur agricole Amélioration de la gestion durable des espaces pastoraux (notamment Action 3.1.2 0 43.105 0 0 0 43.105 la gestion des conflits agriculteurs éleveurs) Renforcement de la gestion durable des ressources halieutiques (y Action 3.1.3 compris la promotion des pratiques de gestion durable et le 0 0 350.000 0 0 350.000 renforcement des capacités de surveillance) Gestion durable des ressources forestières et fauniques et gestion de la Action 3.1.4 biodiversité (y compris la surveillance des ressources forestières et 0 0 0 800.000 10.000 810.000 fauniques) Action 3.1.5 Amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) 2.400 0 0 0 0 2.400 Promotion du Développement Durable et Adaptation au Changement Composante 3.2. 27.000 5.000 5.000 390.000 0 427.000 Climatique Intégration des questions environnementales dans les référentiels de Action 3.2.1 0 0 0 10.000 0 10.000 planification publics et privé Action 3.2.2 Plaidoyer et mobilisation de la finance climat 15.000 5.000 5.000 20.000 0 45.000 Action 3.2.3 Veille environnementale 0 0 0 10.000 0 10.000 94 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Promotion des pratiques d'adaptation aux changements climatiques et Action 3.2.4 12.000 0 0 300.000 0 312.000 d'Agriculture intelligente face au climat Action 3.2.5 Promotion de l’éducation environnementale 0 0 0 50.000 0 50.000 Composante 3.3. Renforcement de la Sécurité alimentaire et nutritionnelle 90.400 18.400 16.800 369.200 0 494.800 Contribution à la gouvernance de la sécurité alimentaire et Action 3.3.1 nutritionnelle (CNSAN) et opérationnalisation du système 40.000 8.000 8.000 4.000 0 60.000 d’information et d’alerte précoce Gestion des stocks de sécurité alimentaire et contribution à la Action 3.3.2 conception et à la mise en œuvre des plans de contingence et des plans 40.000 0 0 0 0 40.000 nationaux de réponse (PNR) Favoriser l’adoption des bonnes pratiques alimentaires et Action 3.3.3 8.000 8.000 8.000 4.000 0 28.000 nutritionnelles par l’éducation nutritionnelle Renforcement de la production et de la promotion de spéculations Action 3.3.4 1.600 1.600 0 400 0 3.600 riches en nutriments (y compris la biofortification) Action 3.3.5 Amélioration du cadre de vie (hygiène et assainissement) 0 0 0 360.000 0 360.000 Prise en compte des actions de lutte contre la malnutrition dans les Action 3.3.6 processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur 800 800 800 800 0 3.200 Agricole Instauration d’un système de protection sociale dans le secteur Composante 3.4. 32.000 18.400 2.400 104.000 0 156.800 Agricole Promotion des filets sociaux productifs de sécurité au profit des Action 3.4.1 personnes vulnérables (y compris les activités génératrices de 4.000 400 400 0 0 4.800 revenus) Action 3.4.2 Développement des assurances Agricoles 4.000 2.000 2.000 4.000 0 12.000 Action 3.4.3 Développement d'un fonds de calamités 24.000 16.000 0 100.000 0 140.000 Développement du capital humain et promotion des jeunes et des PROGRAMME 4 120.000 104.316 102.000 95.250 0 421.566 femmes dans le secteur Agricole Formation professionnelle et professionnalisation des exploitations Composante 4.1. 40.000 64.316 98.000 91.250 0 293.566 Agricoles de type familial Action 4.1.1 Amélioration et renforcement des dispositifs de formation Agricole 16.000 5.000 10.000 10.000 0 41.000 Amélioration et renforcement du dispositif de formation en élevage et Action 4.1.2 en médecine vétérinaire (appui au CFEL de Labé, aux centres d'appui 0 20.000 0 0 0 20.000 à l'élevage et aux instituts supérieurs) Amélioration et renforcement du dispositif de formation dans le sous- Action 4.1.3 secteur EEF (création de l'Ecole Nationale des conservateurs de la 0 0 73.250 0 73.250 nature, réhabilitation du centre de formation Niokolo-Badiar) 0 95 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Mise en place d'un Centre de formation piscicole et d'un Centre de Action 4.1.4 0 0 80.000 0 0 80.000 formation des pêcheurs artisans professionnels Professionnalisation des Exploitations Agricoles Familiales (EAF) et Action 4.1.5 24.000 39.316 8.000 8.000 0 79.316 appui aux OP et OIP Promotion de l'employabilité des jeunes et des femmes dans le secteur Composante 4.2. 80.000 40.000 4.000 4.000 0 128.000 Agricole et autonomisation des femmes rurales Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat Agricole des Action 4.2.1 20.000 10.000 1.600 1.600 0 33.200 jeunes Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat Agricole des Action 4.2.2 20.000 10.000 1.600 1.600 0 33.200 femmes rurales Amélioration de l’accès des femmes aux ressources et aux Action 4.2.3 20.000 10.000 400 400 0 30.800 connaissances Action 4.2.4 Renforcement des capacités d’action des jeunes et femmes rurales 20.000 10.000 400 400 0 30.800 PROGRAMME 5 Amélioration de la gouvernance et soutien au secteur Agricole 2.040.000 375.090 317.800 791.800 0 3.524.690 Gestion des ressources humaines, financières et matérielles des Composante 5.1. 1.800.000 280.000 280.000 720.000 0 3.080.000 ministères sous-sectoriels au niveau central et déconcentré Action 5.1.1 Fonctionnement institutionnel du MA 1.800.000 0 0 0 0 1.800.000 Action 5.1.2 Fonctionnement institutionnel du MEPA 0 280.000 0 0 0 280.000 Action 5.1.3 Fonctionnement institutionnel du MPAEM 0 0 280.000 0 0 280.000 Action 5.1.4 Fonctionnement institutionnel du MEEF 0 0 0 720.000 0 720.000 Composante 5.2. Pilotage et gouvernance du secteur Agricole 132.000 42.090 17.800 21.800 0 213.690 Appui au dispositif national de statistiques agro-sylvo-pastorales et Action 5.2.1 100.000 28.290 4.000 8.000 0 140.290 halieutiques Communication et information sur le secteur Agricole et de la sécurité Action 5.2.2 4.000 4.000 4.000 4.000 0 16.000 alimentaire et nutritionnelle (gestion des connaissances, TIC etc.) Action 5.2.3 Renforcement des dispositifs de suivi et évaluation des sous-secteurs 16.000 8.000 8.000 8.000 0 40.000 Renforcement de la gestion, de la coordination et du suivi-évaluation Action 5.2.4 8.000 800 800 800 0 10.400 du secteur Agricole Mise en œuvre de la LOA et renforcement/harmonisation des Action 5.2.5 4.000 1.000 1.000 1.000 0 7.000 législations sous-sectorielles Composante 5.3. Promotion de la sécurité foncière 55.000 0 0 0 0 55.000 Mise en œuvre de la feuille de route du foncier rural et développement Action 5.3.1 25.000 0 0 0 0 25.000 des outils de sécurisation foncière Action 5.3.2 Mise en œuvre de la Loi Foncière rurale 30.000 0 0 0 0 30.000 96 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP Une Guinée Agricole émergente Composante 5.4. Développement de mécanismes de financement Agricole 53.000 53.000 20.000 50.000 0 176.000 Action 5.4.1 Mise en place du Fonds de Développement Agricole 3.000 0 0 0 0 3.000 Opérationnalisation du Fonds de Développement Agricole et du Fonds Action 5.4.2 50.000 0 20.000 0 0 70.000 d'Appui au secteur privé de la Pêche et de l'Aquaculture (FASPA) Action 5.4.3 Mise en place du Fonds de Développement de l'Elevage 0 3.000 0 0 0 3.000 Action 5.4.4 Opérationnalisation du Fonds de Développement de l'Elevage 0 50.000 0 0 0 50.000 Opérationnalisation du Fonds Forestier National et du Fonds de Action 5.4.5 0 0 0 50.000 0 50.000 sauvegarde pour l'Environnement TOTAL MA MEPA MPAEM MEEF PRIVES PNIASAN COUT TOTAL DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA PNDA ENTRE 2018 - 2025 (A COUTS CONSTANTS) 12.836.837 1.863.838 1.875.700 3.670.650 12.976.592 33.223.617 38,6% 5,6% 5,6% 11,0% 39,1% 100,0% COUT TOTAL DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA PNDA ENTRE 2018 – 2025 AVEC UNE INFLATION ANNUELLE DE 2,5% Programme Global PNIASAN MA MEPA MPAEM MEEF Privés Productivité 26.776.871 9.987.461 1.140.421 999.626 1.048.927 13.600.436 Accès au marché 2.559.753 1.369.976 278.670 178.898 173.897 558.312 Résilience et SAN 2.625.317 296.810 92.717 408.632 1.816.238 10.920 Capital humain 460.356 131.042 113.915 111.385 104.014 0 Gouvernance 3.847.909 2.225.661 410.241 347.679 864.327 0 Total 36.270.206 14.010.949 2.035.964 2.046.220 4.007.404 14.169.669 Proportion 100% 38,6% 5,6% 5,6% 11,0% 39,1% 97 Manuel de Suivi Evaluation Axé sur les Résultats du PNIASAN 2018 – 2020 VP

Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) 2018 - 2025 · Nelum