تخطَّ إلى المحتوى
Nelum
قوانين الغابون

Plan de Relance de l’Economie 2017-2019

صدر في 2017 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
المنظمة
European Union
الدولة
الغابون
الموضوعات
Agricultural and rural development, Fisheries and aquaculture, Forestry, Mineral resources, Water
الكلمات المفتاحية
policy/planning, poverty, forest management/forest conservation, timber, timber extraction/logging, water resources management, water supply, sustainable development, minerals, mining
الفئات
metals-base, metals-precious, minerals-critical

أين تقرؤه

    لا يوجد رابط مصدر مسجل لهذا القانون.

النص

نص القانون نفسه، مادةً مادة، كما هو محفوظ. لكل مادة رابطها.

  1. 1.1 Evolution des finances publiques ............................................................................................................ 9

  2. 1.2 Le Produit Intérieur Brut ....................................................................................................................... 11

  3. 1.3 La balance des paiements .................................................................................................................... 13

  4. 1.4 La situation monétaire .......................................................................................................................... 15

  5. 1.5 L’emploi et les prix ............................................................................................................................... 16 2- Des efforts d’ajustement et de reformes qui ont permis de contenir les effets de la crise ................. 16 3- Un nouvel élan de réforme est nécessaire pour relancer l’économie ................................................... 17 CHAPITRE 2 ...................................................................................................................................... 18 1. Programme 1 : Optimiser les recettes et le financement de l’économie…..…………………………22

  6. 1.1 Renforcer le recouvrement des recettes non pétrolières ....................................................................... 22

  7. 1.2 La soutenabilité de la dette publique .................................................................................................... 23

  8. 1.3 L’assainissement et le renforcement du système financier public ......................................................... 23 2. Programme 2 : Maîtriser les dépenses………………………………...…..…………………………25

  9. 2.1 La maîtrise des dépenses courantes .................................................................................................... 25

  10. 2.2 La maîtrise de la masse salariale ......................................................................................................... 25

  11. 2.3 La restructuration des Services Publics Personnalisés .......................................................................... 25

  12. 2.4 L’apurement de la dette intérieure et extérieure ................................................................................... 27

  13. 2.5 La programmation triennale des investissements publics ..................................................................... 27

  14. 2.6 L’équilibre des comptes sociaux........................................................................................................... 35 3. Programme 3 : Renforcer la compétitivité des filières « moteurs de croissance » …..………………36

  15. 3.1 Renforcer la compétitivité de la filière bois ........................................................................................... 37

  16. 3.2 Renforcer la compétitivité des filières agricoles .................................................................................... 39

  17. 3.3 Renforcer la compétitivité de la filière pêche ........................................................................................ 41

  18. 3.4 Renforcer la compétitivité des filières minières..................................................................................... 43

  19. 3.5 Renforcer la compétitivité de la filière hydrocarbures ........................................................................... 45

  20. 3.6 Renforcer la compétitivité de la filière du bâtiment ............................................................................... 47

  21. 3.7 Renforcer la compétitivité de la filière numérique ................................................................................. 49

  22. 3.8 Renforcer la compétitivité de la filière du tourisme ............................................................................... 51 3 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 4. Programme 4 : Améliorer le cadre des affaires pour faciliter l’initiative privée….…..………………53

  23. 4.1 La réforme du cadre de l’investissement .............................................................................................. 53

  24. 4.2 La réforme du dispositif national de formation professionnelle ............................................................. 53

  25. 4.3 L’accompagnement des investisseurs .................................................................................................. 54 5. Programme 5 : Améliorer la qualité des services aux citoyens……………….….…..………………55

  26. 5.1 Le Plan d’Urgence de l’Education ......................................................................................................... 55

  27. 5.2 La réforme de la gouvernance du système de santé ............................................................................. 55

  28. 5.3 Le plan d’urgence de l’Eau et de l’Energie ............................................................................................ 56 CHAPITRE 3 ...................................................................................................................................... 57 1- UN DISPOSITIF DE MISE EN ŒUVRE ORIENTE RESULTATS. ..................................................................... 58 Rôle des différents acteurs ......................................................................................................................... 59 2- UN PLAN DE FINANCEMENT SOUTENABLE ............................................................................................... 63

  29. 2.1 Le financement des réformes ............................................................................................................... 64

  30. 2.2 Le financement des projets .................................................................................................................. 64

  31. 2.3 Le Besoin de financement .................................................................................................................... 64 3-UNE METHODE POUR MAITRISER LA CONDUITE DU CHANGEMENT ......................................................... 65 ANNEXES : CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE TRIENNAL ............................................ 68 4 Le motPlan dudePremier ministre, Relance de l’Economie 2017 - 2019 Chef du Gouvernement En me confiant la direction du 1er Gouvernement de son 2nd septennat, prenant la mesure des défis et des leçons du scrutin du 27 août 2016, le Chef de l’Etat m’a prescrit une feuille de route claire : poursuivre la mise en œuvre du PSGE tout en y apportant des corrections nécessaires qu’imposent les difficultés économiques depuis 2015 et prendre des mesures concrètes pour améliorer le bien-être des populations. Notre ambitieux programme de développement, le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), a été contrarié par l’affaiblissement de nos capacités budgétaires consécutif à la baisse des cours des matières premières, notamment du pétrole. Les effets de la crise économique sont visibles à travers l’accumulation des impayés sur la dette publique, les retards sur l’exécution des travaux publics, des destructions d’emplois dans certains secteurs et le recul de la croissance économique. Celle-ci est ainsi passée d’une moyenne de 6,3% sur la période 2010-2013 à 3,9% en 2015 et 2,3% projetée en 2016. Le Président de la République a pris la mesure de cette crise et anticipé ses effets en décidant dès 2015 de mesures visant à épargner au Gabon les affres de la récession. La diversification de la base productive amorcée depuis 2010 a contribué à maintenir une croissance positive bien qu’en recul depuis 2015. L’effondrement des cours du pétrole conforte les pouvoirs publics dans leur stratégie de diversification de la base productive de l’économie gabonaise. En conséquence, le Gouvernement a opté de maintenir le cap des réformes. C’est le sens du Plan de relance économique triennal 2017-2019 que le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre. En effet, le Gouvernement a entrepris d’impulser une dynamique nouvelle à la mise en œuvre du PSGE au cours des 3 prochaines années à travers des mesures de relance qui consacrent le renforcement de l’efficacité de la dépense publique, l’optimisation et l’utilisation plus rationnelle des ressources budgétaires, le développement des infrastructures et la promotion du secteur privé comme leviers de la diversification et de la transformation de l’économie. Notre objectif à travers la mise en œuvre du PRE, c’est de générer, par une plus grande implication du secteur privé, une croissance durable et inclusive capable de transformer en profondeur notre économie. Par la réduction du train de vie de l’Etat qui préserve les filets sociaux, le Gouvernement veut s’assurer des marges budgétaires qui garantissent la mise en place des conditions favorables aux investissements privés. L’accompagnement des milieux d’affaires est plus que jamais souhaité pour favoriser la création de plus richesse, de plus de croissance inclusive et partant de plus d’emplois notamment au profit des jeunes. Avec les réformes initiées au cours du dernier septennat, notre pays est devenu plus attractif pour les investisseurs. Le développement de la Zone Economique Spéciale de Nkok en est la parfaite illustration. Parce que le volume des investissements directs se situe encore en deçà de nos attentes, l’amélioration de l’environnement des affaires demeure une constante préoccupation du Plan de relance économique. 5 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 La restauration de la confiance des opérateurs économiques et de nos partenaires extérieurs se situe au cœur des objectifs du Plan de relance sur la base duquel repose l’action gouvernementale au cours des trois prochaines années. Ainsi, la viabilité des finances publiques, le traitement de la dette, l’amélioration du fonctionnement de l’Administration tournée vers la performance, l’amélioration de l’employabilité et de la qualité de l’enseignement, figurent au centre de nos préoccupations. Ces mesures retenues entre autres, encourageraient nos partenaires à se saisir de nombreuses opportunités d’investissement dont regorge le Gabon. Pour autant, le partenariat avec les investisseurs doit désormais s’établir sur de nouveaux mécanismes. Parallèlement à la nécessaire promotion de la bonne gouvernance, il nous faut développer les partenariats publics privés qui impulseraient les efforts de modernisation des infrastructures et de développement du capital humain. Par ailleurs, les interventions des investisseurs ne sauraient être tributaires principalement des régimes fiscaux préférentiels ou dérogatoires qui ont contribué à la fragilisation du cadre budgétaire, privant ainsi l’Etat d’énormes ressources pour financer le développement. La nécessaire modernisation du dispositif fiscal avec la création de l’Office Gabonais des Recettes va de pair avec une gestion optimale des dépenses fiscales. La stratégie du Gouvernement au titre du PRE est de procéder à un meilleur ciblage des secteurs bénéficiaires et susciter chez les bénéficiaires, le réinvestissement des économies d’impôts réalisés dans l’économie nationale. Notre programme de développement s’inscrit également dans un cadre sous-régional marqué par la volonté des dirigeants des pays membres de la CEMAC à implémenter, avec l’appui du Fonds monétaire international, des actions de sortie de crise et des conditions d’une relance vertueuse et durable des économies. Le PRE est tourné en priorité vers la satisfaction des besoins de nos populations. Les perspectives de croissance à moyen terme du Gabon sont robustes pour espérer améliorer de manière significative les indicateurs de développement humain. Libérer les énergies et le potentiel de croissance, offrir l’espérance aux jeunes, faire du Gabon une terre d’opportunités profitables pour tous. Tel est le sens à donner à mon engagement à mettre en place, sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’Etat, le Plan de relance Economique triennal 2017-2019. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Emmanuel ISSOZE NGONDET 6 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 RÉSUMÉ EXÉCUTIF Le Plan de Relance de l’Economie (PRE) met en œuvre le Plan Stratégique Gabon Emergent sur la période 2017 – 2019, en tenant compte des contraintes du contexte socioéconomique. Le PRE vise à accélérer la diversification économique et l’impact social des politiques publiques menées, en inscrivant les finances publiques dans une trajectoire de soutenabilité. PRINCIPAUX)OBJECTIFS)DU)PLAN)DE)RELANCE)DE)L)’ECONOMIE Equilibre des finances publiques -c Dificit public infirieur Dette publique infirieure a a§ e du PIB ~------i' Taux de croissance cible de§ Relance et diversification ® ------; de l'economie >-------<' Solde de la balance des paiements +ao@ emplois cries sur la pirlOde Reduction de la pauvrete -1 00 § Gabonais Economiquement faibles 7 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 CHAPITRE 1 SORTIR DE LA SPIRALE DE RALENTISSEMENT DE L’ECONOMIE 8 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Depuis 2010, la politique de développement 1. Le Gabon est confronté à une économique du Gabon repose sur la mise en dégradation de ses agrégats œuvre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE). Le PSGE décline les grandes macroéconomiques depuis 2014 orientations fixées par le Président de la A partir du second semestre 2014, les prix du République dans la conduite des politiques pétrole ont enregistré une forte baisse sur le publiques jusqu’en 2025. marché international, suite à une surabondance Dans ce cadre, le Gouvernement a engagé un de l’offre par rapport à la demande. A cela ambitieux programme de transformation s’ajoute le ralentissement de l’économie économique et sociale, dont la mise en œuvre mondiale, en particulier celle de la Chine et des vise principalement la diversification des pays émergents (Brésil, Inde, etc.), la faiblesse sources de croissance à travers la de la croissance économique en Europe, où la transformation progressive des ressources crise financière et les politiques d’austérité naturelles minières, agricoles et halieutiques et budgétaire ont plombé l’activité économique. la durabilité environnementale. Ce processus de Cette baisse de la demande a également diversification a été accompagné par le impacté les ventes des autres produits de base développement des infrastructures de transport, exportés par le Gabon, comme le manganèse, de communications et énergétiques, une le bois et le Caoutchouc. ressource humaine de qualité et des services performants. Parallèlement, le Gouvernement a Dans ce contexte, le prix brut gabonais a chuté plus que doublé le budget d’investissement en de 50% en 2015 par rapport à 2014 et de 18% moyenne sur la période 2010-2014, par rapport en 2016. Ces évolutions défavorables se sont aux cinq années précédentes. traduites par une baisse des recettes Suite à ces efforts d’investissement sans budgétaires, un recul des investissements précédent, l’économie gabonaise a connu une publics et privés (notamment dans le secteur croissance soutenue sur cinq ans. Le taux de pétrolier) et un ralentissement de la croissance, croissance réel annuel moyen a été d’environ une dégradation du solde de la balance des 6% sur la période 2010-2014, résultant paiements, une baisse des avoirs extérieurs et essentiellement des performances du secteur des pertes d’emplois dans certains secteurs hors pétrole (+6,6% de croissance moyenne) qui d’activité. a compensé celles du secteur pétrole dont l’évolution a été quasi nulle (0,3% de croissance

  32. 1.1 Evolution des finances publiques moyenne). Le niveau élevé du prix du pétrole jusqu’au Les recettes : milieu de l’année 2014, avait notamment permis La baisse des cours du pétrole a entrainé une d’avoir une balance des opérations courantes chute des recettes budgétaires, notamment des excédentaire et d’accumuler des surplus ressources courantes, induisant un ajustement budgétaires importants. des dépenses publiques, avec pour conséquence une priorisation et une déprogrammation de certains projets financés sur fonds propres. 9 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 En 2016, selon les premières estimations de Les dépenses d’investissement clôture, les recettes totales s’établiraient à Au cours de la période 2009-2014, les 1541,5 milliards de FCFA, contre 1797,3 investissements publics exécutés ont atteint le milliards de FCFA en 2015, soit une baisse de montant cumulé de 4567,6 milliards de FCFA 14,2%. Les recettes mobilisées en 2015 étaient soit environ 29% du budget prévisionnel cumulé déjà en baisse de 23,5% par rapport à 2014. Ce de l’Etat Gabonais sur la même période (contre repli est dû à la contraction conjointe des 43% pour le budget cumulé exécuté de recettes pétrolières et non pétrolières. fonctionnement). En 2015, le cumul des investissements publics a baissé de 30,1%. En 2016, le niveau des investissements publics est Les recettes hors pétrole ; remonté de 12,4%, suite aux dépenses Les recettes hors pétrole s’établiraient à 1077,1 d’équipement en rapport avec la préparation de milliards de FCFA, soit un recul de 9,8% en 2016 la CAN 2017. après -13,9% en 2015. Elles atteindraient un taux d’exécution de 74,6% sur une prévision budgétaire de 1443,1 milliards de FCFA. La Les autres dépenses contraction des recettes hors pétrole s’explique Les autres dépenses ont fortement augmenté par le ralentissement de l’activité économique en par rapport à leur niveau de 2015 suite 2015 et 2016 par rapport aux années particulièrement à l’amélioration des dépenses précédentes. du FER pour s’établir à 48,3 milliards de FCFA (+191%). Les dépenses de l’Etat En 2016, les dépenses budgétaires ont enregistré une hausse de 6,4% à 2051,3 milliards de FCFA après un premier repli de 14,0% en 2015. Hors paiement d’intérêt, elles baisseraient de 17,7%. ! Les dépenses de fonctionnement Les dépenses de fonctionnement ont quelque peu progressé de 0,3% du fait du renforcement des dépenses en biens et services (+8,6%) et en dépit du repli des transferts et subventions (- 10,5%) en 2016. 10 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Graphique n°1 : Evolution des recettes et des dépenses budgétaires 3000 2500 ~2000 ,,., "' 1!1500 .!! Recettestotales .E • Oepenses totale .,ClOOO 500 0 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Source : Direction Générale des Comptes Publics et du Trésor Les années 2015 et 2016 confirment la tendance FCFA, (hors avances statutaires BEAC) soit un à la baisse des ressources et dépenses de l’Etat taux d’endettement de 37,3%. Gabonais, entamée en 2013. La contraction des ressources est à l’origine de la dégradation du 1.2 Le Produit Intérieur Brut déficit budgétaire globale en 2016. Il devrait Après quatre années de croissance soutenue, s’établir à -7,5% du PIB en 2016 et à -4,6% en (6% en moyenne entre 2010 et 2014), 2017. l’économie gabonaise a enregistré un Le déficit primaire hors pétrole s’est également ralentissement en 2015 avec une progression de dégradé en 2015 et 2016. Il est passé de 10,6% l'activité économique de 3,9%. à -14,1% du PIB hors pétrole en 2016. Cette situation s’explique essentiellement par le En 2016, avec un taux de croissance faible ralentissement de l’activité économique en 2015 d’environ 2,7%, l’activité économique est restée et 2016. atone dans un contexte de baisse de la production pétrolière (-4,2%) malgré une légère !La dette publique L’accroissement des dépenses publiques et la remontée des prix des produits pétroliers. La baisse sensible des revenus pétroliers se sont croissance du secteur non pétrolier est estimée traduits par une progression rapide de la dette à 3,7% en 2016. publique, qui est passée de 20% en 2012 à près Du fait de la faiblesse des prix du pétrole, les de 40% du PIB en 2015, ainsi que par une recettes pétrolières ne couvrent pas les accumulation importante des arriérés de dépenses courantes. Selon les estimations, le paiements (voir document en annexe). déficit budgétaire global devrait s’établir à 7,5% A fin décembre 2016, l’encours de la dette totale du PIB en 2016 du Gabon s’établirait à 3 159,2 milliards de 11 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Graphique N°2: Évolution du taux de croissance du PIB 2008·2009 : ·2" 2010-2014 : 6'6 2015-2016 : 3% 111- 120 ti 4' 100 ,,OOK lm ~ f ~ ~ J i 40 § : ~---,----f-------,.-----,..---..----.----..-----,,-----+ 2009 2010 ,..._Cours au peuoJe (en$) 20U 2OU 2013 2O1A lOlS ---crolssance ,conomlque Source : Direction Générale de l’Economie et de la Politique Fiscale (DGEPF) 2016 u = 'o°°" Le PIB par secteur d’activité (offre) Le PIB par la demande Au niveau sectoriel, le secteur primaire a Du point de vue de l’emploi, la demande globale enregistré de faibles résultats, comparativement a progressé de 1,0% en 2016, en raison de la aux secteurs secondaire et tertiaire. En effet, la faiblesse de l’accroissement de la croissance du secteur primaire (+0,3%) a été consommation totale (+0,4%) dans un contexte marquée par le repli de l’activité pétrolière (- de légère hausse des prix, malgré la hausse de 4,2%) et minière (-15,6%), malgré une 2% l’investissement total, tiré par progression significative de l’agriculture l’investissement public (7,7%) dopé par les (+20,2%) et de l’exploitation forestière (+10,0%). travaux de préparation de la CAN, alors que l’investissement privé a quasiment stagné L’embellie des activités du secteur secondaire (+0,2%). (+3,6%) s’expliquerait par la bonne tenue de la presque totalité de ses branches à l’exception 1.3 La balance des paiements des BTP et des services pétroliers. Trois branches se sont illustrées avec des taux de En 2016, le déficit du solde global amorcé croissance élevés : l’industrie minière (+92,0%), depuis 2014, s’est davantage aggravé pour les autres industries (+8,0%) et le raffinage s’établir à -553,3 milliards en 2016, contre -212,6 (+8,8%). milliards en 2015 et -93,4 milliards en 2014. Cette évolution a été le résultat de la Le secteur tertiaire bien qu’en ralentissement, a détérioration du solde courant, en dépit d’une enregistré une croissance de 4,9%. Les amélioration du solde des mouvements de communications et les services bancaires ont capitaux. été les secteurs moteurs (+6,0% et +6,4% respectivement), malgré la baisse du commerce. La chute des cours des principales matières premières engendrée depuis le milieu de l’année 2014, a impacté considérablement la balance courante qui s’est fortement dégradée, atteignant -357,4 milliards de FCFA, du fait de la 12 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 baisse observée sur le solde positif de la Balance Commerciale. En effet, l’excédent commercial en forte diminution, s’est situé à 1 240,1 milliards de FCFA contre 1 668,6 milliards de FCFA en 2015. Cette évolution est liée à une baisse plus que proportionnelle des exportations par rapport aux importations. Les exportations en valeurs se sont établies à 2 712,7 milliards, en recul de 18,2% par rapport à 2015, suite à la baisse des exportations pétrolières (2 494,3 milliards contre 1 977,5 milliards de FCFA), dans un contexte de dépréciation des prix du brut, malgré l’amélioration des ventes de bois sciés (+33,3%). Les importations ont baissé de 10,6% à 1 472,5 milliards contre 1 646,5 milliards en 2015, suite à la baisse des approvisionnements en nouveaux outils et équipement notamment pour les besoins des secteurs pétroliers et miniers. Tableau N°1 : Evolution prévisionnelle de la balance commerciale En milliards de 2015 2016 2017 Var 16/15 FCFA Exportations (fob) 3 315,1 2 712,7 3 023,6 -18,2% Pétrole 2 494,3 1 977,5 2 140,7 -20,7% Manganèse 420,6 277,3 364,5 -34,1% Or 9,3 12,4 12,4 33,3% Bois 292,5 334,6 362,0 14,4% Autres 98,5 110,9 144,0 12,6% Importations (fob) 1 646,5 1 472,5 1 563,4 -10,6% Balance 1 668,6 1 240,1 1 460,2 -25,7% commerciale Taux de couverture 201,3% 184,2% 193,4% -8,5% Source : Banque des Etats d’Afrique Centrale Le déficit de la balance des services quant à lui, s’est élevé -829,8 milliards en amélioration par rapport à 2015 (–874,6 milliards de FCFA). Cette situation s’explique par l’amélioration des entrées de devises liées à la quasi-totalité des services, à exception des "autres assurances". La balance des revenus s’est consolidée, passant de -712,4 milliards en 2015 à -620,8 milliards en 2016, suite essentiellement à la diminution de la rémunération des capitaux relatifs aux investissements. Le solde déficitaire des transferts courants est resté quasiment stable à 143,2 milliards en 2015 contre 147,0 milliards en 2016, en corrélation avec les transferts privés. L’orientation positive de la balance des capitaux en 2016 (passage d’un solde déficitaire à un solde excédentaire) provient, en grande partie, d’une diminution des sorties au titre des autres investissements. De leur côté, les flux des investissements directs étrangers (IDE), se sont inscrits en hausse de 72,5% à 410,6 milliards de FCFA contre 238,1 milliards en 2015, en rapport avec l’amélioration des investissements, notamment dans le secteur des industries du bois de la métallurgie. 13 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Tableau N°2 : Evolution prévisionnelle de la balance globale En milliards de FCFA 2015 2016 2017 Var 16/15 1- Transactions courantes -61,5 -357,4 -202,9 481,1% - balance commerciale 1668,6 1240,1 1460,2 -25,7% - balance des services -874,6 -829,8 -824,9 -5,1% - balance des revenus -712,4 -620,8 -686,4 -12,9% - balance des transferts -143,2 -147,0 -151,8 2,6% 2- Balance des capitaux -89,2 145,1 328,1 -262,7% - Investissements directs 238,1 410,6 457,8 72,5% - Autres investissements -327,3 -265,5 -129,7 -18,9% Secteur privé -599,4 -521,6 -403,6 -13,0% Secteur public 288,9 288,3 260,0 -0,2% Banques -16,8 -32,2 13,9 91,4% commerciales 3- Erreurs et Omissions -61,9 -341,1 0,0 451,1% BALANCE GLOBALE -212,6 -553,3 125,2 160,3% Source : Banque des Etats d’Afrique Centrale Sur la période 2017 – 2019, la balance de paiements amorcerait une orientation positive, suite à l’amélioration de la quasi-totalité des comptes, excepté le compte des revenus et des transferts. Le solde déficitaire de la balance courante s’améliorerait de 45,0% sur la période. Cette évolution résulterait d’un raffermissement du solde commerciale (+17,9%), dans un contexte marqué par la hausse des ventes des principales matières premières (manganèse, pétrole, bois et or) et ce, malgré l’aggravation du déficit du solde de la balance des services et des revenus. Le solde du mouvement des capitaux devrait être conforté en 2017 par les secteurs hors pétrole (agriculture, industrie métallurgiques, bois), en liaison avec la remonté du niveau des IDE de 11,5% à 457,8 milliards de FCFA, malgré le ralentissement attendu entre 2018 et 2019. 14 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  33. 1.4 La situation monétaire Au plan monétaire, l’évolution de la situation au Gabon s’est caractérisée par un affaiblissement des avoirs extérieurs nets sur les trois dernières années et une dégradation de la position nette créditrice de l’Etat. Tableau N°4 : Evolution des principaux agrégats monétaires Var% déc(14% déc(15% déc(15% 2016/201 Année% 5% %% )) (En)milliards)de)FCFA)) )) ) Avoirs%extérieurs%nets% 1307,9% 1119,1% 460,1% (59%% !!!!!Banque!centrale! 1221,6! 1001,1! 371,2! 363%! !!!!!Banques!commerciales! 86,4! 118,0! 88,9! 325%! Crédit%intérieur% 1133,5% 1304,3% 1708,3% +31%% !!!Créances!nettes!sur!l'Etat! 3170,5! 63,9! 597,2! 3! !!!Crédits!à!l'économie! 1304! 1240,3! 1111,1! 310%! Masse%Monnaie%% 2191,8% 2180% 2030,2% (7%% !!!Monnaie!fiduciaire! 402,3! 370,4! 358,5! 33%! !!!Dépôts! 1789,5! 1809,6! 1671,7! 38%! Source : Estimations Préliminaires Beac En effet, les avoirs extérieurs nets se sont 1.5 L’emploi et les prix fortement contractés, passant de 1303,8 milliards de FCFA à fin 2014 à 460,1 milliards de L’emploi FCFA en décembre 2016. Par conséquent, le taux de couverture extérieure de la monnaie a Entre 2009 et 2014, l’emploi au Gabon avait perdu 28 points au cours de la période de progressé de 47,5% en glissement. Dans la référence, pour avoisiner à 60% en décembre fonction publique, les fonctionnaires ont vu leur 2016. nombre augmenter de 49,6% tandis que les effectifs des sociétés, ont progressé de 44,6% Les crédits intérieurs ont enregistré un sur la même période. raffermissement, essentiellement tirés par la forte hausse des créances nettes sur l’Etat, Cependant, le ralentissement de l’activité passant de -170,5 milliards de FCFA en économique observé depuis 2015 a eu un décembre 2014 à +63,9 milliards de FCFA en impact négatif sur le marché de l’emploi, décembre 2015 et 597,2 milliards de FCFA en essentiellement dans le secteur privé, où on a décembre 2016. Les crédits à l’économie quant enregistré une baisse des effectifs de 2,6% en à eux, se sont contractés de 10% à 1111,1 2015. Les secteurs les plus affectés sont le milliards de FCFA en décembre 2016. pétrole (-16,2%), les BTP (-18,7%), les transports et télécommunication (-3,4%) et les autres industries (-9,8%), malgré les hausses dans les secteurs du bois et de l'agriculture. En 15 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 2015, le nombre d’employés du secteur public a quasiment stagné (+0,1). La réduction des dépenses Les prix Face à la baisse des recettes budgétaires ! occasionnée par la réduction des prix du pétrole, Jusqu’en 2013, le Gabon a maintenu son taux le Gouvernement a ajusté à la baisse le niveau d’inflation en dessous du critère de convergence de certaines dépenses. En effet, la loi de CEMAC, établi à 3%. Cependant, en 2014, les finances rectificative 2014 a été l'occasion de prix au Gabon ont fortement cru (+4,7%), suite réduire de près de 50% le niveau des dépenses la hausse des prix des biens et services publiques d'investissement comparativement au fondamentaux tels que le logement et l’électricité niveau affiché dans la loi de finance initiale 2014. (+7%), le transport (+4,8%) et l’habillement Ensuite, en 2015, les dépenses budgétaires se (+9,8%). sont inscrites en repli de 14,0% par rapport à l'année 2014, suite à une réduction de 30,1% En 2015, l'inflation a été négative (-0,3%) à la des investissements publics. Il importe suite de la baisse du coût du logement, des également de relever les efforts consentis en télécommunications et des services et biens de 2015 pour contenir les dépenses sur les Biens et santé. Services (-9%) ainsi que celles sur les transferts Sur la base de l’observé des onze premiers mois et subventions (-21%). La hausse de 6,4% de l’année, le taux d’inflation, évalué à partir de enregistrée en 2016 résulte de la progression l’évolution de l’Indice Harmonisé des Prix à la des investissements en vue de faire face aux Consommation (IHPC), se situerait à 1,1% en investissements liés à l’organisation de la CAN. 2016 contre -0,3% l’année précédente. Cette La suppression des subventions sur les évolution est liée aux efforts déployés par les produits pétroliers. autorités en termes de maitrise de l’inflation à travers le maintien de la politique de « lutte Entre 2011 et 2015, les montants de la contre la vie chère ». subvention liée à la consommation des produits pétroliers et au Soutien à l’Activité du Raffinage 2- Des efforts d’ajustement et (SAR) a fortement augmenté, dépassant même de reformes qui ont permis de 220 milliards de FCFA en 2013. contenir les effets de la crise Afin de réduire la charge sur le budget de l’Etat de la subvention liée aux produits pétroliers, le Face à la dégradation du contexte économique Gouvernement a décidé en février 2015 de international et aux effets négatif sur le cadre supprimer les subventions sur l'essence et le budgétaire, monétaire et la position extérieure, gasoil vendus sur le territoire national, tout en le Gouvernement a initié un ensemble de maintenant celles relatives au pétrole lampant et mesures visant à résorber les déséquilibres. au gaz butane, compte tenu de leur impact Parmi celles-ci, figurent la rationalisation et la social. La mise en œuvre de cette décision a été baisse des dépenses courantes, la mise en effective en février 2016. A fin 2016, la place d'un Fonds de stabilisation en vue de subvention ne devrait représenter que 45 prévenir les conséquences d’un nouveau milliards de FCFA et 19 milliards en 2017. retournement de conjoncture et la suppression des subventions sur les produits pétroliers. 16 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 La mise en place d’une caisse de dans la loi de finances permet d'alimenter la stabilisation « caisse de stabilisation ». Notons que le Gabon est le premier pays dans la zone CEMAC, à Dans un contexte de forte variabilité des prix du mettre en place un tel mécanisme. Néanmoins, pétrole et pour mieux stabiliser le financement l'évolution de la conjoncture n'a pas permis une des projets d’investissements, le Gouvernement alimentation significative de ce Fonds. a décidé en 2015, de créer une caisse de stabilisation des recettes pétrolières. Le gap (si positif) entre le prix réel de vente et le prix projeté 3- Un nouvel élan de réforme est nécessaire pour relancer l’économie La baisse des prix du pétrole a entraîné une Compte tenu de cette situation, le gouvernement dégradation de l’équilibre des finances a entrepris d’impulser une dynamique nouvelle publiques, qui s’est fait ressentir sur la au cours des 3 prochaines années, à travers des commande publique et s’est traduite par un un mesures de relance qui consacrent l’ajustement ralentissement de la croissance économique. budgétaire, le développement des Cette dernière est ainsi passée d’une moyenne infrastructures, le renforcement de la de 6,3% sur la période 2010-2013 à 3,9% en compétitivité des filières, l’amélioration du cadre 2015 et 2,9% projetée en 2016. des affaires et la promotion de l’initiative privée comme leviers de la diversification et de la Dans le même temps, on observe une transformation de l’économie. dégradation des comptes monétaires avec une forte contraction des réserves extérieures ainsi Outre le renforcement de l’efficacité de la qu'une détérioration des comptes extérieurs. dépense publique par une utilisation plus rationnelle des ressources budgétaires, le plan Ces performances économiques ne permettent de relance vise non seulement à assurer une pas de faire baisser significativement le taux de croissance durable et inclusive capable de chômage et d’atteindre efficacement les transformer en profondeur notre économie, mais principaux objectifs du Plan Stratégique Gabon également à relancer l’investissement à travers Emergent (PSGE). une plus grande implication du secteur privé. 17 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 CHAPITRE 2 2017 – 2019 : UN PLAN DE RELANCE DE L’ECONOMIE POUR ACCELERER LA TRANSFORMATION DU PAYS 18 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Le Plan de Relance de l’Economie sur la période 2017 – 2019 poursuit les objectifs suivants : -! Rétablir durablement l’équilibre des finances publiques, en : o! ramenant le déficit budgétaire à un niveau inférieur à 3% du PIB dans les trois ans, o! sortant progressivement d’une dépendance trop importante des finances publiques aux recettes pétrolières, en faisant passer les recettes non pétrolières de 12,5% à 16,3% d’ici à 2019 ; -! Maîtriser le niveau d’endettement public du pays, en le maintenant sur la période 2017 – 2019 à 40% du PIB. -! Redynamiser la création de richesses et d’emplois, en : o! ramenant le taux de croissance du PIB au niveau cible de 5% d’ici à 2019 ; o! créant au moins 30 000 emplois dans le secteur privé en trois ans ; o! renouant avec un solde positif de la balance des paiements, avec une valeur des exportations gabonaises supérieure à la valeur des importations o! renforçant durablement la compétitivité des filières moteur de croissance, dans le cadre d’une relation partenariale inédite entre le secteur privé et le secteur public. -! Réduire la pauvreté et améliorer le bien-être des population, en : o! réduisant de 100 000 le nombre de Gabonais Economiquement Faibles (adulte dont le niveau de revenu est inférieur à 150 000 FCFA par mois) o! Améliorant les conditions d’apprentissage d’au moins 8000 élèves, en construisant plus de 160 salles de classe o! Améliorant les conditions d’apprentissage de 15 000 étudiants en enseignement supérieur et formation professionnelle, à travers la réhabilitation des 3 universités et la mise en service ou réhabilitation de près d’une dizaine de centres de formation professionnelle. o! Améliorant les soins de santé via la réforme de la gouvernance du dispositif national de santé o! Optimiser l’ensemble des services administratifs aux citoyens et le pilotage des politiques publiques, par la mise en place de l’identifiant numérique unique des personnes physiques, morales et du patrimoine. o! Garantir la continuité de l’approvisionnement en eau et en électricité des grands centres urbains. Pour atteindre ces objectifs, les axes stratégiques du PRE s'articulent autour de cinq programmes d’actions phares : •! l’optimisation des recettes et le financement de l’économie ; 19 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 •! la maîtrise des dépenses publiques ; •! le renforcement de la compétitivité des filières •! l’amélioration du cadre des affaires •! la qualité des services aux citoyens. 23 groupes projets, qui réunissent des actions autour d’une thématique cohérente, sont rattachés à ces cinq programmes phares, comme décrit dans le graphique ci-dessous : Graphique N°3 : Vue d’ensemble du Plan de Relance de l’Economie Formation Plan d' urg nc professionnelle courantes Education Renforcement du Foret - Bois et employab1l1M recouvrement des Mai trise de la Agriculture Reforme de la recettes masse salarlale Accompagnement gouvernance Peche des invest1sseurs Restructuration ho pitali • r des SPP I Soutenabillte de Mines Cadre de Plan d'urgence la dette Apurement de la Hydrocarbures Eau & Energie l'inv stiss m nt dett interieur Assainlssement et Numerique renforcement du Programmation des lnvestissements Tourisme sy t m financi r public Equilibre des comptes sociaux Pour réussir ce programme d’actions ambitieux, le Plan de Relance de l’Economie a été bâti autour de quatre grands principes : 1.! Garantir l’orthodoxie de gestion : le déséquilibre des finances publiques s’explique en partie par le non-respect des règles de gestion publique inscrit en droit public gabonais, dans la passation des marchés publics, la gestion des projets d’infrastructures, la gouvernance des services publics personnalisés, la collecte des recettes publiques. Aussi, le respect scrupuleux des règles de bonne gestion et le renforcement, au besoin, des règles garantissant l’orthodoxie de gestion, est un principal cardinal qui oriente les actions du Plan de Relance de l’Economie. Leur application et strict respect contribuera au rétablissement de l’équilibre des finances publiques et au renforcement de la confiance dans la signature et les engagements de l’Etat. 20 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 2.! Promouvoir les solutions innovantes de financement et de gestion des politiques publiques : les contraintes de trésorerie de l’Etat ne doivent pas conduire au renoncement de l’action publique. Au contraire, elles doivent pousser à identifier des solutions innovantes qui apporteront des gains de productivité à l’action publique (ex : mise en place de l’identifiant numérique unique), élargiront le panel de solutions de financement à sa disposition (ex : recours accru et mieux régulé aux Partenariats Publics Privés) et, de manière générale, amélioreront la performance de l’action publique et la qualité des services rendus aux citoyens. 3.! Renforcer l’impact social de l’action publique : le plan de relance de l’économie vise à améliorer la qualité de vie des citoyens gabonais et ainsi à renforcer le pacte social national. Aussi, les actions du PRE seront systématiquement priorisées en fonction de leur impact sur le bien-être immédiat des Gabonais(es). La mise en œuvre des actions privilégiera également les solutions ayant le plus d’effets sur la création d’emplois locaux et l’amélioration des conditions de vie de la population. 4.! Privilégier la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, la cohérence et la célérité de l’action. La particularité du Plan de Relance de l’Economie est d’avoir conçu en détail un dispositif de mise en œuvre qui garantisse la mobilisation des parties prenantes clés à la réussite des actions, au sein de l’administration comme auprès du secteur privé et de la société civile. Ce dispositif s’inscrit dans un processus de travail rationalisé qui vise à concilier la collégialité à la cohérence et la célérité dans les prises de décisions et l’action. 21 Programme phare N°1 : Optimiser les recettes et Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 le financement de l’économie La politique du Gouvernement en matière de et de maîtriser les dépenses fiscales, d’autre finances publiques a pour objectif final d’assurer part. Elles concernent aussi bien la fiscalité l’équilibre des comptes tout en préservant une intérieure que de celle de porte. approche d’investissement favorable à la croissance économique. Les réformes décisives Au niveau de la fiscalité intérieure, les actions qui seront mises en œuvre permettraient de visées portent sur (i) l’application du précompte placer les finances publiques sur une trajectoire IRPP au cordon douanier, la fiscalisation du viable à moyen et long termes, en ramenant le patrimoine immobilier, (ii) la régulation du déficit budgétaire à 3% à l’horizon 2019. secteur informel par la poursuite des campagnes de sensibilisation et de taxation des Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement va contribuables exerçant dans les marchés et (i) renforcer le recouvrement des recettes zones commerciales, (iii) les campagnes intérieures, (ii) maitriser les dépenses de d’immatriculation à la TVA des opérateurs fonctionnement et procéder à la repriorisation économiques, (iv) la mise en place des grilles des dépenses d’investissement en faveur de d’analyse risques pour le contrôle fiscal, le celles ayant un impact significatif sur la remboursement de TVA et le recouvrement, (v) croissance ainsi que (iii) consolider la l’opérationnalisation de la brigade mixte de soutenabilité de la dette. contrôle Impôt-Douanes, (vi) la spécialisation des brigades de vérification pour un contrôle par

  34. 1.1 Renforcer le recouvrement des recettes secteur d’activité et la poursuite du renforcement non pétrolières des capacités techniques des Vérificateur. Le poids des recettes non pétrolières passera de 12,5% du PIB en 2016 à 16,3% en 2019. En Au niveau de la fiscalité de porte, les mesures effet, le Gouvernement va mettre en œuvre des porteront notamment sur (i) l’assouplissement actions en vue de mobiliser davantage le de 3 à 5 ans de la mesure d’interdiction potentiel de ses recettes propres. Ces actions d’importer les véhicules et (ii) la taxation de vont porter sur (i) l’élargissement de l’assiette certains produits à l’exportation. fiscale et la lutte contre la fraude, (ii) Outre ces mesures, le Gouvernement procédera l’amélioration et la réorganisation des services à la révision de la liste des produits exonérés et de collecte des recettes, (iii) l’amélioration de la re-fiscalisation d’autres produits retenus au l’action en recouvrement, (iv) le renforcement du titre des actions visant la lutte contre la vie chère. contrôle interne et (v) la cession des Une évaluation des conventions fiscales participations de l’Etat au capital de certaines préférentielles sera menée afin de cerner leur sociétés. pertinence économique, en vue des possibles L’élargissement de l’assiette fiscale et la réaménagements. L’objectif est de réduire en lutte contre la fraude 2017 et 2018 de manière significative le manque à gagner induit par les exemptions fiscales et Cette mesure devrait permettre d’atteindre un douanières. plus grand nombre de contribuables, d’une part, 22 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 L’amélioration et la réorganisation des infrastructures d’énergie. Parallèlement, le services Gouvernement privilégiera le financement de ses projets stratégiques à travers des Le Gouvernement va poursuivre et achever la Partenariats Publics Privés à chaque fois que dématérialisation des déclarations et la cela sera possible, en mobilisant ses sécurisation des impôts et taxes à travers le instruments financiers comme le Fonds projet e-t@x. Ce système sera complété par la Gabonais d’Investissement Stratégique, voire la mise en place d’une procédure de paiement des Caisse des Dépôts et Consignation, pour porter impôts par téléphone mobile (projet mobit@x). l’investissement aux côtés des partenaires Un système d’information commun à l’ensemble privés. des régies financières et de sécurité sociale sera mis en place. Le gouvernement vise à renforcer 1.3 L’assainissement et le renforcement du les capacités techniques et opérationnelles système financier public des services en charge du recouvrement. De même, des actions seront mises en œuvre en Le Gouvernement entend lever un emprunt vue d’apurer les régimes suspensifs dans tous public et solliciter des partenaires financiers les bureaux centraux des douanes. privés pour apporter une solution durable à la situation critique connue par trois banques Le renforcement du contrôle interne publiques : la Banque Postale, la Banque de l’Habitat du Gabon et la Banque Gabonaise de Il s’agira au niveau de la Direction Générale des Développement. Ces banques ont été placées Douanes et Droits Indirects de rendre sous administration provisoire par la opérationnelle l’Inspection des Services. Au Commission Bancaire d’Afrique Centrale niveau de la Direction Générale des Impôts, (COBAC) au regard des difficultés qu’elles l’objectif visé est de créer une Cellule rencontrent. Le Gouvernement veillera à la stratégique et de réaliser des missions d’audit et reconstitution des avoirs des épargnants de ces de contrôle interne. trois banques, à l’assainissement de leur bilan, ainsi qu’à la mise en place d’une structure

  35. 1.2 La soutenabilité de la dette publique publique unique dédiée au financement du développement. Le ratio d’endettement s’est dégradé comparativement au seuil stratégique fixé par La mise en place d'instruments sains et les Autorités gabonaise à 40% du PIB. Il passe adaptés au financement de l'économie doit en effet de 16,9% du PIB en 2011 à 37,5% du permettre de mieux faire face au contexte PIB en 2015, même s’il demeure encore en actuel de resserrement des conditions de dessous du seuil communautaire. Le financement sur les marchés de capitaux Gouvernement entend maîtriser le niveau internationaux. La mise en œuvre du Plan de d’endettement autour du seuil actuel de 40% du Relance requiert en effet une extension des PIB. Dans ce cadre, la politique d’endettement leviers disponibles de financement de sera orientée vers des emprunts à maturité l’économie et des projets de développement. longue et à taux concessionnel. Les ressources mobilisées dans ce cadre seront essentiellement Dans cette optique, le Gouvernement va orientées au profit des secteurs sociaux, de la s’atteler à mener les réformes suivantes : Santé, de l’Agriculture, des routes et des 23 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 •! opérationnalisation d’une Caisse de •! la promotion et l'encadrement des Refinancement de l’Habitat ; structures de microfinance dans le •! mise en place d’une cellule PPP et cadre de la stratégie nationale y relative; renforcement des capacités de l’Etat •! une meilleure régulation des structures dans la négociation et la gestion des de change manuel et de transferts Partenariats-Publics Privés ; d'argent; •! mise en place d’un fonds de •! l’ouverture du capital des entreprises développement provincial et permettrait une animation et un renforcement des modalités développement du marché financier; d’autofinancement des collectivités •! l'assouplissement des mécanismes de locales ; refinancement des établissements de •! création d'un fonds de refinancement de crédit dans le cadre de discussions avec PME/PMI avec l'appui de la Banque la Banque des Etats de l'Afrique Islamique de Développement (BID). Centrale; •! réforme du FGIS, de la GOC, de la •! l'amélioration du financement des PME CDC, de la SEM et de la Société de à travers une approche de sélection des Patrimoine du Service Public, de l’eau projets bancables ainsi que l'élaboration potable, de l’énergie électrique et de d'un plan d'action pour le l’assainissement dans le but que ces développement des instruments structures génèrent des revenus financiers non bancaires (Affacturage, réguliers par la valorisation des actifs Crédit-Bail, Capital investissement) afin placés sous leur gestion ; de diversifier les instruments de •! réforme de la gouvernance et des financement pour le secteur privé. modalités de financement du FNAS ; Afin de renforcer l’implication du secteur privé Parallèlement, il importe de rappeler que la dans le processus de transformation politique du gouvernement vise à améliorer : (i) économique, une cession des participations le taux de bancarisation ; (ii) l’efficacité du de l’Etat au capital des sociétés non système de garantie ; (iii) l’information et la performantes ou non stratégiques, sera gestion du risque dans les opérations de crédit ; réalisée. Cette opération permettra d'ouvrir le (iv) le développement des instruments financiers capital aux opérateurs privés, de limiter la non bancaires au profit des entreprises et ; (v) le présence de l’Etat dans le secteur productif et de développement du marché financier. lui apporter des ressources supplémentaires Des structures comme la SNI et la SNLS dans le Afin d'accompagner ses ambitions de logement, la SOGATRA dans le secteur transformation de la base productive de pétrolier, la SNBG dans l’industrie du bois seront l’économie, le gouvernement entend promouvoir concernées. l’approfondissement du secteur financier à travers une amélioration du dispositif de gouvernance et d’inclusion financière. Aussi, les actions suivantes seront-elles envisagées : 24 Programme phare Plan de Relance N°2 : Maîtriser de l’Economie les dépenses publiques 2017 - 2019

  36. 2.1 La maîtrise des dépenses courantes programme d’évaluation des finances publiques (PEFA). La réduction des déséquilibres des comptes publics sera obtenue par des efforts de maîtrise Concernant les dépenses des biens et et de compression des dépenses courantes, tout services, le Gouvernement va mettre en place en limitant celles d’investissement à un niveau une centrale d’achat en vue de l’égalité des compatible avec les ressources et la capacité chances d’accès à la commande publique et de d’absorption de notre économie. la réduction des coûts. Par l’effet de la massification de la commande publique, le Dans la suite de la suspension de certaines Gouvernement compte générer une économie subventions en 2015 et 2016, cette stratégie d’au moins 10% sur les dépenses courantes de veillera toutefois à préserver les dépenses l’Etat d’ici 2019. sociales, tout en renforçant leur efficacité. De même, des efforts seront consentis pour En effet, le mouvement de contraction des rationaliser les dépenses au titre des baux recettes de 30,8% du PIB en 2011 à 21,2% en administratifs, maîtriser les consommations et 2015, ne s’accompagne pas d’une maîtrise des dépenses en énergie et en eau de l’Etat, dans le dépenses publiques. Ces dernières demeurent cadre de la redynamisation des activités du stables à 25% du PIB sur les deux périodes Programme Efficacité Eau et Energie. Un effort mentionnées, entrainant ainsi une dégradation en termes d'économie sera également demandé du déficit budgétaire de 5,4% du PIB en 2011 à aux Institutions constitutionnelles. -7,4% du PIB en 2015. Malgré la forte maitrise des dépenses des Enfin, au titre des subventions, la subvention à subventions liées au carburant qui passent de la farine sera supprimée dès 2017. 229,2 milliards de FCFA à 79,7 milliards de

  37. 2.2 La maîtrise de la masse salariale FCFA entre les deux périodes et la forte baisse des dépenses d’investissement (de 995,4 L’objectif du Gouvernement est de ramener le milliards de FCFA en 2011 à 423,4 milliards de niveau des dépenses liées à la rémunération FCFA en 2015), la stabilité des dépenses est des agents publics de 65% des recettes fiscales due aux dépenses salariales dont le ratio en actuellement à moins de 40% des recettes pourcentage des recettes fiscales (critère fiscales d’ici au début de la décennie 2020. CEMAC) est passé de 41,2% à 65,7%. Pour ce faire, le Gouvernement devra procéder Le programme du Gouvernement vise à rétablir sur la période 2017 – 2019 à une série de la soutenabilité des finances à moyen et long réforme permettant d’améliorer la maîtrise de cette dépense. Parmi elles, les premières termes en ramenant le déficit budgétaire à moins orientations d’action concernent : de 3% du PIB d'ici 2019. De ce fait, le Gouvernement va réduire ses dépenses et •! le gel des recrutements de opérer une meilleure programmation de celles- fonctionnaires en dehors des secteurs ci. A ce titre, l’accélération de la mise œuvre en de services publics prioritaires œuvre de la Budgétisation par Objectif de (éducation, santé) ; Programme (BOP) et, plus largement, des recommandations du FMI dans le cadre du 25 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 •! la mise à la retraite systématique des Cette multiplication des SPP, et notamment des 1200 agents et des contractuels ayant agences publiques, ne s’est pas toujours atteint l’âge limite ; accompagnée du respect des règles de •! l'assainissement du fichier de la solde gouvernance de ces structures, ni de la mise en notamment par l’éradication des place d’un contrôle de gestion et d’évaluation de situations de double solde et des la performance rigoureux. emplois non conformes aux règles de La rationalisation des dépenses de transferts recrutement fixées par le statut général et subventions passera d’une part par la de la fonction publique ; révision des subventions accordées, sur la base •! l'audit de la perception de la prime de de l’évaluation des rapports d’activité et états logement et de l'indemnité de transport ; financiers des SPP et, d’autre part, •! le plafonnement/encadrement des l’assujettissement de ces subventions à un salaires des dirigeants et mandataires contrat de performance. sociaux de structures publiques ; •! l'encadrement des fonctions de cabinet; Le Gouvernement procédera à la rationalisation •! l'identification des agents en position de des Services Publics Personnalisés qui n’ont mise à disposition avec solde. pas prouvé leur efficacité ou la capacité à avoir un modèle économique qui leur garantisse un Ces mesures devraient se traduire en année minimum d’autonomie de financement. A ce pleine par un gain de l'ordre de 20 milliards de titre, les actions suivantes seront engagées : FCFA. Par ailleurs, le Gouvernement va réactiver le dispositif de départs volontaires des •! Supprimer l’ACCOPA, l’ORIAM et fonctionnaires après avoir repensé le modèle l’ONALA pour créer l’Agence économique du processus, en vue de s’assurer Gabonaise de Développement Agricole, de son efficacité. Pour toutes ces réformes, les ainsi qu'un Conseil National de Autorités bénéficieront de l’assistance technique Régulation Agricole (structure paritaire de la Banque Mondiale. public / privé) ; •! Fusionner l’ANINF et TDG ; S'agissant de la Main d'œuvre non permanente •! Réformer la SPIN ; (MONP), les recommandations du Contrôle •! Réformer l'ANUTTC pour recentrer d'Etat seront mises en œuvre pour une meilleure l’agence sur la fonction d’exécution et lui gestion de cette catégorie d'agents du secteur enlever les responsabilités de public. planification, pour une plus grande efficacité dans l’attribution des titres

  38. 2.3 La restructuration des Services Publics Personnalisés fonciers ; •! Réformer l’ANAC et sortir de la black Les Services Publics Personnalisés (SPP) liste de l’UE et de l’OACI. désignent des organismes publics assurant une •! suppression des fonds sectoriels mission de service public et jouissant d’une n’ayant pas prouvé leur efficacité ; personnalité juridique distincte de celle de l’Etat. Bien que ce statut existe depuis les années Dans le cadre de la mise en œuvre d’une 1980, leur nombre s’est multiplié au cours de la nouvelle loi sur la concurrence, l’Autorité dernière décennie. Nationale de la Concurrence qui sera créée 26 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 donnera son avis au Gouvernement sur l’octroi Pour mettre fin à cette accumulation, un compte de toute nouvelle subvention. TVA sera ouvert à la Banque Centrale et permettra de rembourser la TVA courante.

  39. 2.4 L’apurement de la dette intérieure et extérieure S’agissant des arriérés de crédit de TVA, des négociations seront menées avec des Les contraintes de trésorerie inhérentes à la entreprises pour apurer le stock en cours sur baisse des recettes publiques se sont traduites une période de 3 ans. par l’accumulation des arriérés aussi bien sur la dette intérieure que sur la dette extérieure. Le 2.5 La programmation triennale des Gouvernement s'engage à les apurer. La investissements publics stratégie nationale d'apurement de ces arriérés Au titre des dépenses d’investissement, le combine une restructuration de la dette publique Gouvernement a élaboré concomitamment au extérieure, un nouvel audit des instances du Plan de Relance de l’Economie une Trésor, une titrisation partielle de la dette programmation triennale des dépenses intérieure, un emprunt public et un dialogue d’investissement publics sur la période 2017- renforcé avec les opérateurs privés, afin 2019. d’arrêter un calendrier concerté d’apurement progressif de ces dettes. La programmation triennale des investissements fait suite à un état des lieux de Ainsi, il s’agira donc de procéder à la titrisation l’ensemble des engagements financiers de l’Etat d'une partie de la dette domestique après un sur des investissements publics. Cet état des audit de cette dernière. Ensuite le lieux a permis de constater que le niveau des Gouvernement instaurera un dialogue avec les engagements pris par l’Etat sur des projets opérateurs privés permettant d'aboutir à des d’investissements dépassait sa capacité accords avec les différents regroupements financière réelle sur les trois prochaines années. d’entreprises sur un moratoire sur la dette intérieure et au respect des engagements Aussi, le Gouvernement a procédé à une re- financiers ainsi pris. priorisation des investissements, tenant compte des critères d’avancement des projets déjà Dans le même temps, des efforts pour le respect engagés, d’impact social et économique de ces des engagements extérieurs seront maintenus. projets, d’équilibre territoriaux, de respect du Dans ce cadre particulièrement, une partie de cadre de préparation des projets (existence l'appui budgétaire attendu des partenaires d’étude de faisabilité revue par les services de économiques et financiers internationaux sera l’Etat, contrôle des prix, appel d’offre public), de affectée à l'apurement des arriérés de dette plan de financement attractif. extérieure. Parallèlement, le Gouvernement va négocier avec les partenaires extérieurs en vue En tenant compte des orientations stratégiques de la restructuration de sa dette extérieure. du Plan de Relance de l’Economie et du cadrage macroéconomique et budgétaire triennal, la Les disfonctionnements intervenus dans le programmation triennale des investissements mécanisme de TVA se traduisent actuellement clarifie les engagements de l’Etat au titre des par une importante accumulation d’arriérés. investissements publics. 27 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Dans l’optique d’une gestion orthodoxe des dépenses publiques en investissements, le Gouvernement s’engage à réduire le nombre de marchés publics attribués par entente directe avec l'objectif qu’ils n’atteignent pas plus de 15% de la valeur globale des marchés publics, comme le prévoit le code des marchés publics. Ces dernières années, les ententes directes ont toutefois représentées près de 70% de la valeur totale des marchés publics. Pour atteindre cet objectif, les procédures d’exception et d’urgence souvent invoquées, vont être mieux précisées et mieux encadrées. Enfin, le seuil de sous-traitance par les PME/PMI dans les marchés publics sera également respecté. Graphique N°4 : Panorama des investissements retenus dans la programmation triennale - - - - - - - , 1. Finalisation des travaux routters 5. Travaux de construction debarra1es prioritaires : hydro,lectrlques : • Tra!Qons R 1 - Chutes de l'lmperatrice (+80 MW) - Pat-Gentil - Onilol.lA - Ngoulmendjim (+73 MW} - OVan- Makokou • Alembe - LastouMle - Dibwan,gui (+30 MW) • Voiries de Libieville • Rfse u de t n port d'" ctricit 6. Programme natlonal de construction II 2. Travaux d assalnissement et de d'6tabllssements de formation "'1•• 4 • •r.a,, professlonnelle volries urbalnes aPat-Gentn ec u1reY111e - · ~-' ~ 7. Aminagement des Zones cfAmtnagement Con0tft6es prtoritaires de 3. Programme de construction d'6coles Ubrevilleet Pm-Gentil / et salles de classe • Llb11vlle et Port• -Elabor~on des Schemas Directeurs Gtntll (AFD) d'AmAnagement Urbalns et Plans <fOocupatlon des SOis deS capltates J)"ovincl ales ~==-::;;:;;;;;--: 4. Programme de construction des 8. S6curlsatlon de l'approvtslonnement cant111 de santt de proxlmtt6 (AFD) en eau de Llb11vllle : - Usine de traltement d'eau - Canallsafioos La finalisation des tronçons routiers prioritaires : Le Conseil Présidentiel sur les Infrastructures d’avril 2017 a retenu pour principe de trouver des financements externes à taux conventionnés et inscrits de manière soutenables dans la programmation budgétaire, pour l’ensemble des projets routiers jugés prioritaires de l’Etat, afin d’en garantir l’exécution diligente. Aussi, les projets routiers faisant l’objet d’un financement sur ressources propres du budget de l’Etat verront leur modèle de financement remanié et, pour certains, seront reprogrammés dans le temps. Sur la période 2017 – 2019, la priorité a été donnée à la finalisation de la « route économique » (linéaire du Transgabonais), notamment la Route Nationale 1 qui relie Libreville et la province de l’Estuaire au reste du territoire national, puis la Route Nationale 3 qui permet d’accéder à Franceville, en passant par Lastourville dans l’Ogooué-Lolo. L’Etat entend restructurer le modèle de financement des différents tronçons routiers (PK5 – PK12 ; PK12 – Ntoum ; Ntoum – PK75) afin de s’assurer de la mobilisation diligente des ressources nécessaires à la finalisation de cette route stratégique. Dès 2017, le nouveau 28 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 modèle de financement sera bouclé afin de garantir que l’ensemble des travaux soient terminés avant 2019. Le Gouvernement fait également du bitumage de la RN3, notamment sur le tronçon reliant Alembé – Mikouyi - Carrefour Leroy – Lastourville, une priorité des trois prochaines années. Le bitumage de ce tronçon doit permettre de finaliser la route économique du corridor d’infrastructures dit du Transgabonais, reliant Libreville à Franceville. Une solution de financement extérieur conventionné sera négociée pour la réalisation de cet axe prioritaire du Schéma Directeur National des Infrastructures. Enfin, des négociations seront également engagées dans le cadre de la coopération avec la République populaire de Chine pour le financement du tronçon Ovan – Makokou. Les routes Port-Gentil – Omboué et Forasol – Mbega, dans l’Ogooué – Maritime, bénéficient déjà de financements extérieurs préférentiels de la part de China Export-Import Bank. Elles continueront à s’exécuter et seront terminées d’ici à 2018. Au total, la finalisation de ces routes nationales prioritaires ajoutera 600 km au linéaire bitumé existant d’ici à 2019, soit pratiquement autant que ce qui a été réalisé lors du précédent septennat (672 km), mais à un coût mieux maîtrisé. En 10 ans, l’Etat Gabonais aura bitumé plus de routes nationales que ce qui avait été fait depuis l’indépendance (900 km de routes nationales bitumées en 2009). Les autres chantiers routiers initiés et financés sur ressources propres gabonaises et considérés non prioritaires sur la période 2017 – 2019 feront l’objet de procédures de restructuration de leur plan de financement, pour assurer leur soutenabilité. C’est le cas de tronçons comme Ndende – Tchibanga (91 km) ou encore Moanda – Bakoumba (30 km). Par ailleurs, le Ministère des Infrastructures sollicitera le secteur privé pour la mise en place de partenariats innovants, visant à la construction de 14 centres de pesage / péages sur les principaux axes routiers économiques du pays. Ces stations génèreront des revenus qui faciliteront l’entretien routier et la construction de nouvelles routes. Des conventions de PPP dans ce sens seront signées durant la période 2017 – 2019. Les travaux d’assainissement et de voirie urbaine à Port-Gentil et Libreville sont également une priorité du programme triennal d’investissement. Ces travaux visent l’amélioration du cadre de vie et du bien-être des 850 000 habitants des deux principales villes du pays. Ces travaux s’inscrivent dans la logique de rationalisation de l’ordre urbanistique de ces villes, et s’intègreront dans le cadre des Schémas Directeurs d’Aménagement Urbain de ces deux villes, qui seront également réalisés durant la période 2017 – 2019. A Libreville, les travaux porteront sur le bitumage de plus de 100 km de voieries urbaines secondaires dans les quartiers populaires. Le volet assainissement concernera l’aménagement prioritaire sur la période 2017 - 2019 des bassins versants de Nzeng-Ayong, de Lowe – IAI et de Terre Nouvelle. L’aménagement du bassin versant de Gué-Gué fera l’objet d’une reprogrammation, en accord avec le bailleur. Le plan d’investissement triennal prévoit également des ressources pour la finalisation de la station de traitement des eaux usées d’Angondjé, la construction d’un 29 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 ouvrage d’assainissement à Plein-Ciel et d’un autre à Nzeng-Ayong, ainsi que le curage des autres canaux de Libreville, Owendo et Akanda, avec l’installation de grilles pour les lits de rivière. A Port-Gentil, les travaux consistent à aménager neuf canaux de canalisation des eaux pluviales. Cette infrastructure mettre fin aux inondations qui, chaque année, causent des désagréments très importants à la population. Dans le cadre d’une convention de financement avec l’Agence Française de Développement, près de 60 milliards de FCFA seront investis les trois prochaines années pour mener à bien ce chantier qui redéfinira l’urbanisme de la capitale économique gabonaise. Afin de surmonter les problèmes de manque de classes et de mobiliers scolaires disponibles pour accueillir les élèves, qui a perturbé la rentrée scolaire 2016-2017, le Gouvernement entend mener dans le cadre du PRE un Plan d’Urgence de l’Education, dont une dimension importante concerne des travaux d’infrastructure pour la construction ou l’extension d’établissements scolaires à Libreville et Port-Gentil, où le déficit entre le nombre d’étudiants et les infrastructures d’accueil est le plus important. Une convention de financement signée avec l’AFD permettra durant la période triennale de construire 160 nouvelles salles de classes, qui accueilleront et amélioreront les conditions d’apprentissage de 8000 élèves. Le Gouvernement programmera également une enveloppe importante pour l’achat de table-bancs fabriqués au cluster du meuble de Nkok, afin d’améliorer le mobilier scolaire dans les établissements publics, tout en assurant des débouchés aux PME nationales de la troisième transformation du bois. Le programme de construction de salles de classe lié au financement de l’AFD ne suffira pas à résorber le gap entre les nouvelles promotions d’élèves et les capacités d’accueil des infrastructures scolaires. Aussi, le Gouvernement mènera une promotion active des investissements privés directs ou dans le cadre de PPP pour la construction d’écoles répondant aux standards réglementaires. Des financements extérieurs préférentiels seront également sollicité auprès des bailleurs, et les pouvoirs publics travailleront à libérer des emprises foncières en milieu urbain pour accueillir ces futurs établissements scolaires. Après des investissements conséquents lors du précédent septennat pour la construction de nouveaux hôpitaux, le Gouvernement entend privilégier pour les trois prochaines années la construction de centre de santé de proximité, afin de renforcer la base de la pyramide sanitaire et améliorer la qualité des services de santé de proximité aux populations. Une trentaine de centres de santé seront construits sur la période, à Libreville et Port-Gentil. Ces centres de santé permettront de prendre en charge les consultations et traitement courants de la médecine généraliste, ce qui aura pour effet de soulager les services des centres hospitaliers universitaires, qui pourront se concentrer sur leurs spécialités. Cet investissement prioritaire s’inscrit dans la volonté des autorités d’améliorer significativement la qualité des services de soins délivrés à la population. 30 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 La construction de barrages hydroélectriques demeure une priorité gouvernementale. La disponibilité de l’énergie est un impératif pour le bien-être des populations qui ont besoin d’avoir accès à l’électricité de manière continue et à prix compétitif, en milieu urbain comme en milieu rural. C’est également un impératif pour la compétitivité économique du pays, le renforcement du tissu industriel étant en grande partie conditionné par l’augmentation de la production énergétique. La construction des barrages hydroélectriques est très intensive en capital. Aussi, le Gouvernement privilégie des Partenariats Publics Privés pour les financer. Dans ce cadre, un partenariat avec Eranove va permettre le démarrage en 2018 de la construction des barrages de Ngoulmendjim dans l’Estuaire (+73 MW) et de Dibwangui dans la Ngounié (+30 MW). Un autre PPP signé avec le fonds d’investissement Meridiam permettra l’extension aval du barrage de Kinguélé dans l’Estuaire, pour une augmentation des capacités de production de l’ordre de 30 MW. Pour faire face à la hausse de la demande des ménages et des entreprises, l’Etat a également souscrit un emprunt auprès de China Export-Import Bank, pour la construction du barrage des Chutes de l’Impératrice dans la Ngounié (+80 MW), dont les travaux démarreront en 2018. A partir de 2020, cette convention prévoit également le lancement des travaux relatifs à la construction du barrage de Fé 2 (46 MW), dans le Woleu-Ntem. Au total, ces différents projets qui s’appuient sur des conventions de financement établies, permettront d’augmenter les capacités de production nationales de 260 MW, soit plus que lors du précédent septennat (+242 MW), qui représentait déjà une augmentation significative au regard de la production totale d’énergie en 2009 (369 MW). Les conventions de financement avec les partenaires privés et les bailleurs prévoient également le renforcement des lignes de transport électrique entre les lieux de production et les centres urbains de consommation. Un important réseau interconnecté devrait ainsi relier la Ngounié à la province de l’Estuaire, permettant d’alimenter la zone de Nkok et Libreville. Le Gouvernement financera également dans le cadre du programme triennal des infrastructures l’étude de faisabilité technique, économique et environnementale du barrage hydroélectrique de Booué, qui présente le plus fort potentiel de production au Gabon, estimé au minimum autour de 400 MW. Sur la base de cette étude de faisabilité, l’Etat engagera des discussions avec des partenaires privés pour la mise en place d’un Partenariat Public Privé structurant pour l’indépendance énergétique du Gabon, la compétitivité de son économie et l’accès universelle à l’électricité. Dans le domaine du transport et de l’amélioration de la chaîne logistique du pays, la réhabilitation du Transgabonais est un chantier prioritaire du programme triennal. 26 milliards de FCFA seront mobilisés directement par l’Etat, dans le cadre d’une convention de financement avec l’AFD, pour remettre à niveau l’infrastructure du rail gabonais. Parallèlement à cet investissement consenti par l’Etat, la société concessionnaire de la ligne de chemin de fer, la SETRAG, investira également pour la rénovation de la superstructure 31 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 (ballast, traverses et rail). Ces différents travaux visent à sécuriser le déplacement ferroviaire des marchandises et des personnes sur cet axe économique central pour le pays, et améliorer la productivité des circulations, qui doit passer de 8 à 16 trains pouvant circuler chaque jour sur la ligne. Les travaux démarreront sur la période 2017-2019 mais ne s’achèveront qu’en 2023. Dans sa volonté de renforcer la qualité de la dépense publique en infrastructures, le Gouvernement a prévu un budget significatif dédié à la réalisation d’études de faisabilité technique et financière pour les infrastructures susceptibles d’être financées par des partenariats publics-privés. 13 milliards de FCFA ont sont dédiés aux études sectorielles, initiative inédite dans la gestion publique au Gabon. Ces études porteront sur les conditions de faisabilité de tronçons routiers (Alembé – Lastourville ; Makokou – Okondja ; Kougouleu-Medouneu-Sam-Bibasse ; Ombooué-Yombi ; Franceville-Andjogo-Okondja ; Ntoum-Cocobeach), sur des infrastructures d’assainissement comme le centre d’enfouissement et de traitement des déchets du PK27, ou encore l’extension du réseau de chemin de fer. Plusieurs études financées sur fonds publics porteront sur le cadre d’aménagement urbain. Ainsi, le programme triennal financera l’élaboration de Schéma Directeurs d’Aménagement Urbains pour l’ensemble des capitales provinciales. Les villes de Libreville et Port-Gentil se verront également dotées de Plan d’Occupation des Sols précis, qui encadreront l’ensemble des constructions et des aménagements urbains, quartier par quartier, en respectant les principes d’aménagement urbains définis dans le Smart Code. Ces cadres de planification urbaine, prévus par la nouvelle loi portant réglementation de l’urbanisme, adoptée en 2017, seront appliqués avec rigueur. Ils permettront notamment de localiser des emprises foncières pour la promotion des investissements dans les secteurs sociaux clés (éducation, santé), pour les projets économiques prioritaires, mais surtout pour la promotion auprès de grands promoteurs immobiliers de Zones d’Aménagement Concertés dans les agglomérations de Libreville et de Port-Gentil. Les ZAC s’inscrivent dans le cadre de PPP pour la création de nouveaux quartiers qui contribuent de manière déterminante à l’offre de logement, y compris de logements sociaux. Le programme triennal d’investissement laisse une large part à l’investissement privé dans le cadre de partenariats publics privés. Tenant compte des ressources publiques limitées, le Gouvernement entend privilégier cette solution innovante de financement pour toutes les infrastructures génératrices de revenus directs. Plusieurs projets démarrés ou conçus avec un plan de financement exclusivement porté par les ressources propres budgétaires ont ainsi été reprogrammés dans le cadre de PPP. Pour certains, des partenaires privés ont déjà été identifiés. Pour une part encore plus importante, le Gouvernement devra convaincre de nouveaux partenaires à co-investir à ses côtés pour la finalisation ou le démarrage des travaux des infrastructures considérées comme stratégiques et prioritaires. 32 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Au titre des infrastructures financées sur ressources propres, considérées comme stratégiques mais dont le modèle de financement devrait évoluer vers des PPP, avec une forte implication d’opérateurs privés dans l’investissement initial puis l’exploitation du projet, plusieurs centres de formations professionnels, écoles d’enseignement technique ou supérieur sont concernés. C’est le cas de l’Ecole du Bois de Booué, de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts de Makokou, du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement agricole de Mouila, de l’Ecole des métiers agricoles d’Oyem (ancienne Ecole Nationale du Développement Rural), du lycée technique de Bikélé, de l’Ecole du tourisme du Cap-Esterias, du centre d’expérimentation aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration de Nzeng-Ayong (hôtel Héliconia), ou encore de l’Ecole Supérieure de Commerce de Port-Gentil. En suivant le modèle des centres de formation professionnelle comme l’Institut du Pétrole de Port-Gentil ou l’Ecole des Mines et de la Métallurgie de Moanda, des conventions PPP seront signées avec des opérateurs des filières économiques concernées par la spécialisation des différents établissements, dans un modèle qui leur laisse une large part dans la définition du programme pédagogique, l’accueil des étudiants en apprentissage pratique par les entreprises du secteur. Par ailleurs, l’Etat mobilisera sa contrepartie financière dans le cadre d’une convention de partenariat avec la Chine visant à la création de trois nouveaux Centres de Formation Professionnelle et de Perfectionnement à Nkok, Franceville et Port-Gentil, dans les métiers de la mécanique, de la logistique ou encore de la construction. Ces CFPP devraient accueillir dès 2020 plusieurs milliers d’étudiants en apprentissage. Plusieurs partenaires au développement comme la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, ont signé ou entendent signer des conventions de financement préférentiel pour soutenir l’employabilité des jeunes au Gabon et améliorer les conditions d’apprentissage dans les centres de formation professionnelle. Ces ressources, intégrées dans la programmation triennale des investissements, vont contribuer à rééquiper les plateaux techniques et réhabiliter les centres de formation professionnel et lycées techniques existant, renforcer et étendre les programmes d’employabilité comme « Un jeune = un métier », ainsi que réformer les curricula de formation et développement de programmes d’apprentissage dual, avec 4 jours d’immersion en entreprises des apprenants et un jour de cours théorique en classe. Le projet de construction d’une usine de traitement d’eau à Kango, nécessaire à la sécurisation de l’approvisionnement en eau de Libreville, devrait également être financée dans le cadre d’un PPP. Le plan de financement initial de ce projet prévoyait de mobiliser les ressources propres gabonaises, puis un emprunt auprès d’une banque internationale. Le coût élevé du projet dans le contexte actuel de restriction budgétaire a conduit à privilégier une solution avec un opérateur privé capable de financer l’investissement initial puis d’exploiter cette infrastructure productive. Cette 33 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 solution devrait permettre à ce projet de voir enfin le jour, après plusieurs années de blocage faute de ressources. Le financement PPP concernera également les canalisations reliant Kango à Ntoum pour l’acheminement de la production d’eau de l’usine. Le Gouvernement poursuivra par ailleurs son programme d’investissement dans le cadre du véhicule de financement innovant de PPP, Gabon Special Economic Zone (GSEZ). Depuis sa mise en place en 2011, ce véhicule d’investissement commun entre l’Etat Gabonais et la société Olam, rejoint désormais dans l’actionnariat par l’African Finance Corporation, a investi 477 milliards de FCFA via son portefeuille de projet. Graphique N°5 : Panorama des investissements PPP réalisés par GSEZ Projets finalises Projets en cours de travaux ZES de Nkok Terminal multimodal d'Owendo ZES de l'lle Mandji Terminal de Canalisations d'eau et Reservoir de stockage de vrac d'Owendo reseau d'electricrte a carburant Libreville Nouvel Projets avec etudes de r----". aeroport de faisabilite terminees L---y"' Libreville La finalisation des quatre projets en cours de travaux du portefeuille GSEZ, décrits dans le graphique ci- dessus, mobilisera 587 milliards de FCFA, dont la majeure partie sera dépensée sur la période 2017 – 2019. De nouveaux partenariats stratégiques catalytiques en matière d’investissements via PPP seront noués durant la période 2017 – 2019 avec des fonds d’investissements souverains ou privés, afin d’accélérer le niveau global des investissements et compenser la réduction partielle des investissements publics par un niveau d’investissements privés beaucoup plus soutenu, en direction d’infrastructures productives qui créent des richesses et contribuent au renforcement de la compétitivité globale de l’économie. 34 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  40. 2.6 L’équilibre des comptes sociaux nombre trop élevé d’assurés qui ne contribuent Le régime gabonais de sécurité sociale est en pas en termes de ressources et qui alourdissent difficulté en ce qui concerne le recouvrement la facture de l’assistance médicale. des cotisations, la gestion des branches ainsi que la gestion de la couverture maladie. Au regard de ces défis conjoncturels et En effet, en ce qui concerne la CNSS, en 2014, structurels posés, l’objectif principal du PRE en les cotisations perçues ont considérablement ce qui concerne la sécurité sociale est de rétablir baissé en raison de la fermeture de près de 700 l’équilibre des comptes sociaux afin d’accroître entreprises répertoriées. Ce défaut en la soutenabilité de l’assistance sociale. L’atteinte ressources, couplé aux créances non de cet objectif permettrait de diversifier les droits recouvrées du fait principalement de la dette de sociaux accordés par l’Etat. Pour atteindre cet l’Etat, la crise pétrolière et bien d’autres facteurs, objectif, le PRE projette : causent un déficit financier au sein de la CNSS. •! de garantir le reversement par l’Etat des La CNAMGS dispose de trois fonds destinés à cotisations sociales des agents publics la couverture sanitaire des travailleurs du ainsi que la contribution employeur, secteur privé (FONDS 1), des agents publics pour rétablir l’équilibre de gestion du (FONDS 2), ainsi que des gabonais FONDS 2 ; économiquement faibles (FONDS 3). •! de procéder à un apurement de la dette de l’Etat vis-à-vis des organismes de D’un côté, le fonds des agents publics connaît sécurité sociale ; certaines difficultés ; principalement en raison •! d’améliorer le recouvrement des des longs délais d’attente des reversements des cotisations par la mise en place d’un soldes et des longs délais de paiement de la système d’information et de gestion contribution de l’Etat. Ces facteurs ont entraîné entre la CNSS et les opérateurs d’importants arriérés de paiements qui économiques ; entraînent un déséquilibre du fonds. D’un autre •! de redéfinir la notion de Gabonais côté, le FONDS 3 comprend 333 896 Gabonais Economiquement Faibles, afin de économiquement faibles (GEF) assurés rendre plus restrictive l’homologation à principaux, 1 299 conjoints et 237 621 enfants. ce statut et procéder à un apurement du Ce fonds est alimenté par la redevance sur la fichier des GEF ; téléphonie mobile (remplacée depuis le 25 Mars •! de créer un FONDS 4 pour les 2017 par la contribution spéciale de solidarité) travailleurs indépendants, les artisans et ainsi que par la taxe sur les transferts de fonds plus globalement le secteur informel. à l’étranger. Le principal défi de ce fond est le 35 Programme phare N°3 : Renforcer la compétitivité des filières Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 « moteur de croissance » Le Plan de Relance de l’Economie vise à accélérer la diversification économique du Gabon, développant des filières qui équilibrent la contribution actuelle au PIB des secteurs rentiers que sont l’extraction d’hydrocarbures et des mines. Ces filières sont qualifiées de « moteur de croissance » dans la mesure où elles ont vocation à représenter une part croissante des exportations du pays, à gagner des parts de marché et remonter les chaînes de valeur au niveau international, du fait d’un certain seuil de compétitivité. Au regard de ses dotations naturelles et des caractéristiques du marché national et international, 8 filières ont été identifiées comme particulièrement stratégiques. Pour renforcer leur compétitivité, le Gouvernement entend s’inscrire dans une coopération ouverte avec le secteur privé, dans le cadre d’une démarche de renforcement de la compétitivité filière articulé en cinq étapes : i)! un diagnostic de la situation actuelle de la filière, tant au niveau national qu’international, pour en comprendre les opportunités, les menaces, les forces et les faiblesses et partager une lecture commune de la situation entre le secteur public et le secteur privé ; ii)! la convergence de points de vue entre les opérateurs de la filière et l’administration publique autour d’objectifs sectoriels partagés, qui fassent converger des efforts communs autour de cibles clairement identifiées ; iii)! une analyse approfondie des besoins des consommateurs, nationaux et internationaux, afin d’identifier les segments clients à fort potentiel et mieux calibrer le positionnement marché de la production nationale ; iv)! la formulation d’un positionnement marché unique, suite à une analyse fine de la compétition internationale, qui permette de concilier les objectifs sectoriels avec les besoins des consommateurs et la nécessité de se distinguer par un positionnement compétitif différenciant ; v)! définir un plan d’action commun entre les opérateurs privés nationaux, internationaux et l’administration publique, où chacun intervient dans le domaine qui relève de ses compétences à l’amélioration globale de la compétitivité de la filière et à la concrétisation du positionnement marché unique défini collégialement ; L’objectif visé, pour chacune des 10 filières stratégiques, est de parvenir à des engagements réciproques entre le Gouvernement et les opérateurs privés nationaux et internationaux, pour redynamiser les investissements productifs, faciliter l’initiative privée, et accélérer la création de richesses et d’emplois. Ces engagements seront rendus publics dans le cadre du Haut Conseil pour l’Investissement, présidé par le Président de la République. 36 Plan3.1 Renforcer de Relance la compétitivité de l’Economie de la filière bois 2017 - 2019 La filière forêt - bois emploie un peu plus de 12 000 personnes au Gabon pour une surface exploitée de 14 millions d’hectares de forêt. Elle est la deuxième activité de valorisation de ressources naturelles, après le pétrole : elle pèse 4% du PIB du pays, et 60% des exportations hors pétrole. Toutefois, au regard de la surface exploitée, les résultats des filières forêt – bois demeurent très en deçà de pays comparables. Ainsi, en Asie du Sud Est, la Malaisie exploite une surface moindre de forêt tropicale (12,5 millions d’hectares), mais sa filière emploie 347 000 personnes. Cette différence s’explique en grande partie par le faible niveau d’industrialisation et la faible compétitivité de la filière au Gabon. Le potentiel de croissance de cette filière historique demeure donc très important. L’objectif du Plan Stratégique Gabon Emergent pour la filière forêt- bois est de créer plus de valeur avec moins de ressources, afin de contenir les externalités négatives de l’activité sur l’environnement (déforestation) tout en augmentant sa capacité de créations de richesses et d’emplois. Cet objectif est atteignable en appliquant les règles de gestion durable des concessions forestières, en transformant sur place toute la ressource prélevée, en améliorant le rendement matière de la production et en la focalisant sur les produits à plus forte valeur ajoutée, comme les meubles. L’arrivée de nouveaux investisseurs et le renforcement de l’écosystème d’opérateurs existants sera à ce titre une priorité. Afin d'encourager la transformation locale des grumes et accroitre la valeur ajoutée du secteur, le Gouvernement a pris un certain nombre de mesures dont l'interdiction des exportations de grumes en 2010 et la création de la zone économique spéciale de Nkok. Celles-ci se sont traduites par des évolutions positives telles que la hausse de la production et de la valeur des bois débités et de sciages. Néanmoins les efforts doivent être poursuivis. Les mesures d’appui à la compétitivité de la filière doivent permettre 37 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 d’améliorer la rentabilité des opérateurs et leur capacité à réinvestir dans l’optimisation de leur outil de production. Les filières forêt-bois n’en sont encore qu’au début de leur transformation. Ainsi, du fait de l’absence de système national de traçabilité du bois, prérequis à l’homologation FLEGT, la production nationale peine désormais à s’exporter en dehors des marchés asiatiques. Le plan de compétitivité filière visera à améliorer la coopération entre les opérateurs de la filière, a initié des projets ayant un intérêt pour l’ensemble de la filière comme le système national de traçabilité du bois ou encore l’école du bois de Booué, ainsi qu’a amélioré la régulation du secteur par l’Etat. Une politique active de promotion et de facilitation des investissements sera également menée dans l’optique d’attirer des opérateurs majeurs du marché international à venir établir des unités de transformation dans les zones privilégiées de Booué (1ère transformation, proche de la ressource), de Nkok et de Port-Gentil. Parmi les mesures prioritaires pré-identifiées : •! Contrôle de la productivité des concessions forestières et non réattribution des permis aux opérateurs sous-performants ; •! Application des mesures incitatives à la transformation du bois décidées en 2012 (régime fiscal dérogatoire du droit commun afin de soutenir l'effort d'investissement) •! Mise en place du système national de traçabilité du bois parallèlement à la création d'un label bois du Gabon afin de dynamiser le commerce et rendre le bois gabonais plus compétitif tout en contribuant au contrôle de l'exploitation illégale ; •! Création d’une bourse nationale du bois, gérée par un opérateur privé indépendant •! Restructuration de la Société Nationale des Bois du Gabon •! Généralisation du contrôle de l'aménagement forestier (CAF) afin de s'assurer du respect et de l’application de l’ensemble des dispositions légales prévues au Code forestier, depuis l’attribution des permis forestiers jusqu’à leur mise en exploitation ; •! Promotion de l’investissement productif en 2ème et 3ème transformation du Bois à Nkok pour une meilleure valorisation des produits ; •! Promotion de l’investissement pour la mise en valeur des produits connexes du bois (papier, etc.) ; •! Adoption du nouveau code forestier et de ses textes d’application 38 3.2 de Plan Renforcer Relance delal’Economie compétitivité 2017 - des 2019filières agricoles La redynamisation du secteur agricole est au centre du PSGE, tant dans ses composantes Gabon Vert que Gabon Industriel, pour la composante agroindustrie. Avec plus de 10 000 emplois agricoles créés sur la période 2009 – 2016, l’agriculture a été une contributrice déterminante à la redynamisation des créations d’emplois au Gabon. Depuis 2009, quatre initiatives ont matérialisé la grande offensive agricole pour le retour des Gabonais vers la terre : i) un investissement massif dans l’hévéaculture et le palmier à huile, ii) le programme GRAINE qui facilite l’accès au foncier agricole, à un appui technique et financier aux populations rurales, dans le cadres de coopératives agricoles, iii) le PRODIAG qui promeut l’agriculture et l’élevage périurbains et enfin, iv) le développement de nouvelles activités agroindustrielles comme la production d’huile de palme, pour mieux intégrer la filière et lui apporter de nouveaux débouchés économiques à forte valeur ajoutée. Le Plan de Relance de l’Economie, dans son volet agricole, vise à substituer la moitié des importations alimentaires, qui s’élèvent en 2016 à plus de 350 milliards de FCFA par an. La sécurité alimentaire du pays sera atteinte via la production locale des quantités nécessaires pour répondre à la demande nationale en bananes, manioc et légumes. Ce faisant, la poursuite des programmes de promotion de l’agriculture et les plans de compétitivité filière pour les différentes spéculations végétales et animales (café, cacao, manioc, banane, hévéa, ovin, porcins, bovins, etc.) dynamiseront l’investissement privé et la création de plusieurs milliers d’emplois agricoles. 39 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 L’identification des terres agricoles et la délivrance aux opérateurs de titres fonciers et d’agréments d’exploitants agricoles est un préalable pour renforcer l’écosystème agricole national. Au niveau réglementaire, la création du statut de zone franche agricole offrira des incitations fortes aux investisseurs. Ces zones agricoles seront établies à proximité de villages et villes existantes, pour faciliter l’implication des populations aux activités agricoles. Les travaux d’aménagement seront concentrés dans les zones franches agricoles. Dès 2017, deux zones franches agricoles devraient voir le jour et seront aménagées par la SOTRADER, à Mouila et à Franceville, qui couvriront une superficie d’environ 5000 hectares. Ces frais d’aménagement seront, en grande partie, supportés par les investisseurs privés nationaux et internationaux. L’Etat accompagnera toutefois ce mouvement en orientant prioritairement les programmes d’investissements en infrastructures rurales (eau, électricité, santé, éducation) à l’intérieur de ces zones agricoles, qui deviendront de nouveaux centres de vie ruraux. En concertation étroite avec les opérateurs et les coopératives rurales, le Gouvernement entend mener les initiatives suivantes : •! Campagne nationale de régularisation du foncier agricole ; •! Campagne nationale de distribution des agréments techniques aux exploitants agricoles, leur donnant droit aux facilités liées ; •! Mise en place d’un fonds agricole, abondé par l’épargne des agriculteurs •! Création du statut de zone franche agricole •! Mise à disposition de foncier agricole dans le cadre du Plan National d’Affectation du Territoire •! Aménagement des zones franches agricoles •! Création de nouveaux centres de distribution pour la commercialisation des produits vivriers locaux •! Accélération du programme GRAINE et campagnes de sensibilisation pour augmenter le nombre de volontaires au programme et leur implication active pour des rendements optimaux ; •! Promotion active des investissements agroindustriels •! Mise en service du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement de Mouila sur les métiers agricoles. •! Distribution des semences et intrants, et accompagnement technique pour la relance des cultures de café et cacao. 40 3.3 Plan deRenforcer la compétitivité Relance de l’Economie de la filière pêche 2017 - 2019 Le Gabon dispose d’un potentiel halieutique très important. Fort de ses 850 km de littoral maritime, de ses 20 000 km2 de bassins naturels propices au développement de l’aquaculture et d’une biomasse très diversifiée, le pays a tous les atouts pour être autosuffisant dans sa consommation alimentaire et exporter ses produits. Historiquement, le secteur s’est toutefois caractérisé par la prédominance de la pêche artisanale (maritime et continentale) et la très faible capacité de l’Etat à contrôler les captures et réguler l’activité des pêcheurs industriels présents dans ses eaux territoriales. De ce fait, la contribution de la pêche à l’économie est restée anecdotique, de l’ordre de 1,2% du PIB. La production halieutique nationale ne couvre pas les besoins alimentaires du pays, qui importe des produits de la mer pour une valeur annuelle moyenne de 15,5 milliards de FCFA, supérieure à ses exportations (environ 10 milliards de FCFA par an). Les Gabonais sont les premiers consommateurs de poisson en Afrique centrale, avec une consommation moyenne annuelle de 40 kg / habitant. L'orientation stratégique par le PSGE est de doubler la production et de tripler les revenus générés dans la filière pêche d’ici 2025."Cette augmentation des revenus passe par le débarquement sur le sol national de 100% des captures de pêche réalisées dans les eaux territoriales gabonaises, et par la transformation locale d’une proportion significative des captures en produits de grande consommation, pour le marché national et international. Une meilleure régulation du secteur et de ses pratiques de pêche doit permettre d’atteindre ces résultats tout en limitant la pression sur les ressources halieutiques. L’absence d’infrastructures de débarquement pour les bateaux de pêche artisanale et surtout industrielle 41 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 a obéré jusqu’à présent les perspectives économiques de la filière. Ainsi, pour le cas de la pêche au thon en eaux gabonaises, l’accord signé avec l’Union Européenne prévoit qu’un minimum de 30% du thon péché sur nos côtes soit débarqué au Gabon. Toutefois, fautes d’infrastructures permettant le débarquement de ces captures, cet accord n’est pas applicable aujourd’hui, ce qui entraîne un manque à gagner significatif pour le pays. Pour remédier à cette situation, le Gouvernement fait de la construction d’infrastructures de débarquement de pêche une priorité des opérations d’agrandissement des ports d’Owendo et de Port-Gentil. Le prérequis de l’infrastructure de débarquement permettra de donner un nouvel élan aux partenariats stratégiques avec les opérateurs de la filière, notamment pour la relance des unités de transformation des produits de la pêche. Le Gouvernement entend également encourager l’investissement privé dans le secteur, pour renforcer la grappe d’activités de services connexes à la pêche (froid industriel, mareyage, production de farines de poisson, écloseries…) Une promotion active de l’investissement dans des unités d’aquaculture sera également menée, afin de redynamiser la production sans faire pression sur la biomasse en milieux naturels. L’augmentation de la production aquacole contribuera à faire baisser le prix du poisson et à générer des revenus en zones rurales, dans le Moyen Ogooué, l’Ogooué Maritime, la Nyanga ou encore l’Estuaire. La redynamisation de la pêche et de l’aquaculture sera menée dans un cadre rigoureux de gestion durable de la biomasse et des écosystèmes. L’extension des missions de l’Agence Nationale de Préservation de la Nature et le renforcement des capacités de l’Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture contribueront à contrôler le respect des normes de durabilité auxquels les opérateurs privés seront soumis, en trouvant un équilibre pour préserver la compétitivité et la rentabilité des filières pêches et aquaculture. Cet équilibre est une préoccupation constante du Conseil National de la Mer, présidé par le Président de la République, dont le but est de garantir une exploitation harmonieuse des ressources marines. Le Gouvernement souhaite promouvoir la pêche gabonaise en favorisant à la fois le renforcement des moyens d’action de l’Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture (ANPA) et la promotion des stations piscicoles propices aux investissements productifs. A cette fin, le Gouvernement envisagera les mesures suivantes : •! Opérationnalisation de l’infrastructure de débarquement de la pêche industrielle au port d’Owendo •! Renforcement des capacités de l’infrastructure de débarquement et de conditionnement du CAPAL •! Incitation et contrôle du débarquement effectif de plus de 30% des captures de pêche des thoniers européens sur le sol gabonais. •! Promotion de l’investissement dans les stations piscicoles : la Peyrie (Libreville), Moupia (Franceville), Koulamoutou, Oyem, Ecloserie de Mbolet (Lambaréné) ; •! Appui au développement d’écloseries •! Renforcement des capacités de l’Agence Nationale de Préservation de la Nature pour la lutte contre la pêche illégale non-déclarée ou non réglementaire, par le contrôle des zones de pêche ; •! Renforcement des capacités et de l’autofinancement de l’Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture, recentré sur la régulation des opérateurs de la filière. 42

  41. 3.4 Renforcer la compétitivité des filières minières Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Le Gabon dispose d’un sous-sol riche en ressources minérales (manganèse, fer, or, phosphate, potasse, uranium, niobium, tantale, terres rares etc.). Pourtant, jusqu’en 2009, le secteur minier reposait essentiellement sur l’exploitation du manganèse et contribuait faiblement à l’économie (4% du PIB, 1,3% des recettes budgétaires hors pétrole, 1500 emplois formels). Le PSGE a marqué une nouvelle ambition : faire du secteur minier et métallurgique un pilier majeur de l’économie gabonaise, en diversifiant l’exploitation des minerais (fer, or, phosphate, terres rares, matériaux de construction, en plus du manganèse) et en améliorant la valeur ajoutée du secteur par la transformation locale. L'objectif est, d'une part, de tripler d’ici 2020, la valeur ajoutée de la filière, en valorisant localement 35% de la production de minerai de manganèse et d'autre part, de créer un grand pôle économique dans la zone de Moanda – Franceville, pourvoyeur de 30 000 emplois. Un nouveau Code Minier plus attractif et qui préserve mieux les intérêts Gabonais a été mis en place en 2015, qui marque une évolution majeure dans la réglementation du secteur. Ce nouveau code minier permet notamment des avancées en matière de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des activités minières. Il introduit une fiscalité plus flexible en phase d’exploitation et la promotion des PME et PMI à travers une règle de préférence nationale. 43 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Deux projets de rang mondial ont été initiés et doivent être parachevés : Belinga et Maboumines. Belinga est l’un des rares gisements de fer à haute teneur de classe mondiale connus, non encore exploité. L’Etat a contracté une assistance technique pour caractériser le potentiel minier et économique du site, afin de négocier au mieux, avec des opérateurs de rang mondial, la co-exploitation de ce gisement miniers, dans un plan d’affaire et un cahier des charges environnementales et sociales qui correspondent aux priorités stratégiques du Gabon. L’exploitation du gisement de Bélinga doit permettre de développer une industrie métallurgique compétitive dans la production de pellets de fer. Des milliers d’emplois seront ainsi créés dans la province rurale de l’Ogooué- Ivindo. Maboumines s’annonce comme un projet minier de classe mondiale dans la valorisation des terres rares. Le gisement polymétallique de Mabounié, situé à une quarantaine de kilomètres de Lambaréné, est richement doté mais présente des contraintes techniques et financières fortes pour arriver à une valorisation durable. Fruit d’un partenariat entre l’Etat Gabonais et le groupe ERAMET, ce projet d’ampleur, est aujourd’hui dans une phase initiale de développement. De nouveaux investisseurs pourraient y être associés. Le Gouvernement entend dynamiser l’exploration minière et améliorer l’intensité capitalistique des opérateurs dans l’extraction de l’or alluvionnaire, qui dispose d’un potentiel important encore sous- valorisé. Une promotion active des investissements sera menée pour la transformation locale du manganèse, afin d’atteindre l’objectif fixé par le PSGE de 30% de transformation de la ressource nationale produite annuellement. A cette fin, le Gouvernement est attaché au développement des mines sur le territoire et entend mettre en œuvre les mesures suivantes : •! Mise en ligne du cadastre minier ; •! Promotion de l’investissement dans la transformation locale du manganèse afin de renforcer le cluster de Moanda-Franceville ; •! Promotion de l’investissement dans l’exploitation de l’or alluvionnaire ; •! Renforcement de la gouvernance (CA réguliers et Contrat d’Objectifs de Performance) et autonomisation financière accrue de la SEM ; Signature d’un protocole d’accord entre la SEM et l’entreprise australienne Core Mining pour l’évacuation de sa production de la mine de fer d’Avouma (Congo) par le Gabon (terminal minéralier d’Owendo); •! Attribution à la SEM des permis d’exploration du gisement d’or de Minkébé et de fer de Bélinga, en vue de la finalisation des travaux d’exploration (potentiel PPP avec des investisseurs privés qui apporteraient les fonds nécessaires à ces travaux); •! Recapitalisation avec l'apport de nouveaux investisseurs du projet Maboumine •! Attribution à la SEM des permis d’exploration du gisement d’or de Minkébé et de fer de Bélinga, en vue de la finalisation des travaux d’exploration (potentiel PPP avec des investisseurs privés qui apporteraient les fonds nécessaires à ces travaux); •! Recapitalisation avec l'apport de nouveaux investisseurs du projet Maboumine 44

  42. 3.5 Renforcer Plan de Relancela decompétitivité l’Economie 2017de la filière hydrocarbures - 2019 Bien que le Gabon ait choisi de diversifier son économie pour dépendre le moins possible de la volatilité des cours du pétrole, le secteur des hydrocarbures doit continuer son expansion et favoriser l’afflux de nouveaux investisseurs internationaux, en particulier dans l’exploitation du gaz. La Stratégie Nationale d’Industrialisation prévoit la remontée de la chaîne de valeur de la filière, avec le développement d’industries pétrochimiques, dans le cluster de Port-Gentil. Cette industrialisation rendra le pays moins dépendant des fluctuations des cours de baril de pétrole brut. La production de pétrole brute étant déclinante, du fait du vieillissement des champs pétroliers onshore exploités actuellement, les perspectives de la filière dépendent également de la redynamisation de l’exploration et de l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers. Le bassin sédimentaire en eaux profondes du Gabon se situe dans un continuum du Golfe de Guinée, où plusieurs découvertes importantes de gisements pétroliers exploitables ont été réalisées ces dernières années, notamment en République du Congo et en Angola. Il est à ce titre fort probable que des découvertes soient faites et débouchent sur de nouveaux gisements exploitables au Gabon également. Cette perspective aura été suffisamment attractive pour convaincre plusieurs nouveaux investisseurs de référence à s’engager au Gabon depuis 2013. Ces nouveaux gisements, en offshore profonds, constitueraient une alternative aux gisements actuels, qui se situent pour la plupart sur le territoire terrestre. 45 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Aussi, tout en favorisant l’exploitation offshore du pétrole, le Gouvernement soutiendra le développement de la production de gaz naturel et son usage industriel, notamment dans la métallurgie, la pétrochimie et la production d’électricité. L’exploitation du gaz viendrait renforcer l’écosystème d’activités du secteur des hydrocarbures, dans le cadre d’un cluster pétrochimique à Port-Gentil. Le Gouvernement a travaillé étroitement avec les acteurs du secteur pour développer le contenu local dans les activités de sous-traitance des majors pétroliers et favoriser l’émergence de PME gabonaises fortes. Par ailleurs, des négociations sont en cours avec des partenaires privés pour la création d’une Zone Economique Spéciale à l’Ile Mandji, plateforme logistique pour le développement d’une filière pétrochimique. De premiers investissements productifs sont en phase avancée de préparation, dont une unité de production d’engrais azotés composés (NPK) et une nouvelle raffinerie de pétrole. L’ensemble de ces initiatives permettront, au-delà de la simple extraction et commercialisation de pétrole brut, de faire émerger une filière pétrochimique nationale forte. Le Gouvernement engagera un dialogue ouvert avec l’ensemble des opérateurs de la filière, confrontée à une crise majeure depuis la chute des cours du pétrole de 2014, pour en renforcer la compétitivité et redynamiser l’investissement productif. Au titre des actions qui lui incombent, le Gouvernement prévoit notamment les mesures suivantes : •! Renforcement de la gouvernance (CA réguliers et Contrat d’Objectifs de Performance) et autonomisation financière accrue de Gabon Oil Company ; •! Promotion de l’investissement dans l’exploitation du gaz ; •! Promotion de l’investissement dans l’exploitation des produits dérivés du pétrole et du gaz dans la ZERP de l’Ile Mandji. •! Adoption de la stratégie nationale de développement de l’exploitation du gaz 46 3.6 PlanRenforcer la compétitivité de Relance de l’Economie 2017 de la filière du bâtiment - 2019 Le Gabon est un pays urbanisé à 85%, l’un des taux les plus élevés d’Afrique et du monde. Toutefois, le déficit d’aménagement urbain et l’environnement des affaires lié au foncier et aux opérations de construction n’ont pas permis de pleinement développer le potentiel de la filière du bâtiment, malgré une demande solvable non négligeable des ménages et des opérateurs institutionnels, au premier rang desquels l’Etat. En 2016, l’Etat a ainsi dépensé près de 30 milliards de FCFA pour la location de bureaux, principalement à Libreville et Port-Gentil. Le déficit de logements pour les ménages est quant à lui évalué à plus de 200 000 logements, principalement dans le segment du logement social à loyer ou coût d’achat modéré, pour les ménages les plus modestes. Le Gouvernement entend inscrire la redynamisation de la filière bâtiment dans le cadre d’une stratégie de réaménagement urbain de Libreville et de Port-Gentil, les capitales politique et économique du pays. 47 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Libreville, en plein développement, dispose de nombreux atouts et ressources pour attirer les investisseurs internationaux et nationaux et s’imposer, dans la compétition internationale des villes africaines qui attirent les talents et les capitaux, comme un hub des affaires, des loisirs et du tourisme en Afrique centrale. ` Le Plan de Relance de l’Economie entend favoriser un écosystème et des modèles d’affaires qui redynamisent la promotion immobilière à Libreville et Port-Gentil, dans le but de faciliter l’accès au logement social pour les ménages et accroître l’offre d’immobilier de bureaux pour améliorer les conditions de travail des administrations et des entreprises. Dans le cadre du plan de compétitivité filière bâtiment, une stratégie globale en termes d’offre immobilière, de services, d’équipements publics, d’infrastructures et de cadres juridique et fiscal favorables aux investissements et aux activités commerciales et industrielles, sera mise en place. Outre la restructuration ou le renforcement des capacités des agences dédiées à l’urbanisme ainsi que l'opérationnalisation d'une Caisse de refinancement de l'habitat pour mobiliser les ressources longues nécessaires à ce secteur, le Gouvernement prévoit la promotion de l’investissement privé à travers notamment des PPP, dans le cadre de Zones d’Aménagement Concerté. En concertation avec les opérateurs du secteur, le Gouvernement compte mettre en œuvre les mesures suivantes : •! Adoption d’une nouvelle loi portant réglementation de l’urbanisme. •! Elaboration et adoption des Schémas Directeurs d’Aménagement Urbains (SDAU) et Plans d’Occupation des Sols (POS) des villes de Libreville, Port-Gentil et Lambaréné ; •! Sécurisation du foncier urbain pour la promotion de l’investissement privé dans des Zones d’Aménagement Concerté dans les agglomérations de Libreville et Port-Gentil ; •! Récupération par l’Etat des emprises foncières attribuées irrégulièrement à des SCI le long de la RN1 et des corridors stratégiques ; •! Opérationnalisation d’une Caisse de Refinancement de l’Habitat, en impliquant le secteur financier national et international •! Cession à des opérateurs privés des projets immobiliers publics à l’arrêt, faute de disponibilités de capitaux (PPP ou cessions à prix coûtant des investissements), dans le but de relancer le secteur du logement. •! Simplification des procédures administratives de délivrance des titres fonciers autour du guichet unique du foncier. •! Financement de nouveaux immeubles, dans l’optique de créer des complexes administratifs de l’Etat, en utilisant le budget des baux administratifs pour des contrats de location-achat de nouveaux bâtiments à Libreville. 48

  43. 3.7 Renforcer Plan lal’Economie de Relance de compétitivité 2017 -de la filière numérique 2019 Le PSGE ambitionne de faire du Gabon un pôle d’excellence de services à forte valeur ajoutée et un pionnier de la Révolution numérique d’ici 2025. L’éclosion de nouveaux services à forte valeur ajoutée, liés à l’économie numérique, offrira de nouvelles opportunités d’emplois à des milliers de jeunes Gabonais dans les années à venir. Le Gouvernement, qui a massivement investi dans la construction d’infrastructures numériques, via notamment la connexion aux câbles sous-marins ACE et la pose de la fibre optique terrestre, entend miser sur l’économie numérique pour en faire un moteur de croissance et un accélérateur des autres secteurs économiques. L’économie numérique, qui comprend les télécommunications, l’audiovisuel, les logiciels, les services informatiques et les services à la personne et aux entreprises en ligne, représente le secteur le plus dynamique de l’économie mondiale. Dans la majorité des pays développés, son taux de croissance est le double de celui de l’économie dans sa globalité. Le développement des services numériques s’appuie sur la préexistence d’un écosystème dynamique et entrepreneurial. L’Etat a un rôle important à jouer pour accélérer le renforcement de l’écosystème national du numérique, en i) recourant aux opérateurs mobile-money pour ses transferts automatiques d’argent 49 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 (salaires, bourses, pensions, aides sociales en ce qui concerne les dépenses ; contraventions, taxes, en ce qui concerne les recettes à recouvrer), en ii) sollicitant des entreprises privées nationales pour accélérer le développement de services d’e-gouvernement, iii) en contribuant au renforcement de l’offre éducative et de formation professionnelle aux métiers du numérique et iv) en soutenant directement les jeunes start-up gabonaises du numérique, via des incubateurs, des fonds d’amorçage, des concours récompensant l’innovation numérique. L’encadrement normatif du secteur, ainsi que l’existence d’identifiants numériques uniques pour les personnes, les entreprises et les biens patrimoniaux concourent également, de manière déterminante, au développement des activités numériques marchandes. Le Gouvernement gabonais ambitionne de généraliser l’identification numérique unique des personnes physiques, morales, et des biens patrimoniaux, référencés dans le cadre de Grands Registres de l’Etat, qui formeront le socle d’un système d’information pays intégré, qui sera un accélérateur de la révolution numérique du Gabon. Ce système d’information pays permettra un suivi fiable de l’ensemble des personnes physiques et des opérateurs économiques du pays. Cette étape essentielle à la modernisation de l’administration et à l’amélioration du contrôle des activités économiques constituera une avancée majeure. Le système d’information pays intégré et la valorisation de ses données permettront de contribuer directement à (i) la réduction du secteur informel, (ii) au renforcement des capacités de pilotage des politiques publiques et (iii) à l’amélioration de la connaissance du patrimoine de l’Etat et de la valorisation de ses actifs. Pour les opérateurs économiques, les identifiants numériques uniques des personnes physiques et morales sécuriseront les transactions commerciales et faciliteront le développement des e-services et m-services. Soutenue par un plan de compétitivité filière, les prochaines années devraient voir une accélération soutenue de l’entreprenariat et l’émergence de champions nationaux de l’économie numérique, créant au passage des milliers d’emplois pour les jeunes. Parmi les actions phares qui contribueront à cette dynamique, figurent notamment : •! L’adoption du cadre de régulation de l’économie numérique, sur la signature numérique, la cybersécurité, la protection des données personnelles ou encore les activités commerciales en ligne ; •! La mise en place effective des 3 grands registres, avec les identifiants uniques des personnes physiques, morales et du patrimoine physique •! La restructuration de l’Institut Africain d’Informatique, pour en faire un pôle de référence internationale de formation aux métiers du numérique •! La révision du cadre juridique pour attirer de nouveaux investisseurs pour la fourniture de fibre optique à domicile, afin de démocratiser l’accès à internet ; •! Le développement d’un incubateur des start-up gabonaises du numérique •! La mise en place d’un fonds d’amorçage pour les entrepreneurs du numérique •! La mise en place d’un datacenter national (PPP) ; •! Le déploiement national de la Télévision Numérique Terrestre ; 50

  44. 3.8 Renforcer la compétitivité de la filière du tourisme Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Le Gabon est doté d’un important potentiel touristique. Le pays est couvert à 80% par une forêt tropicale humide parmi les mieux préservées au monde et riche de sa biodiversité. Le pays abrite une faune et une flore uniques : il accueille la plus grande concentration d’éléphants de forêt d’Afrique, de très nombreuses espèces d’oiseaux, de reptiles et de mammifères. A ce titre, le Gabon est une destination d’exception pour les touristes à la recherche de sites naturels originaux et préservés. Ce patrimoine naturel est particulièrement mis en valeur au sein des 13 parcs nationaux, créés en 2002 dans le cadre d’une politique volontariste de préservation de la biodiversité du pays. Le Gabon a pour ambition de devenir la première destination touristique liée au tourisme durable et le carrefour de l’Afrique Centrale en matière de tourisme d’affaires et d’évènementiel. Le PSGE entend faire du tourisme un axe important de la diversification de l’économie gabonaise. Pour cela, les segments écotourisme, tourisme d’affaires et évènementiel seront développés de façon complémentaire. Le développement de ces différents types de tourisme est en effet indispensable pour que ce secteur devienne un véritable moteur de croissance. L’écotourisme, qui est l’un des segments les plus dynamiques du tourisme mondial, est une offre de niche qui aura un fort impact en termes de notoriété et d’image. Le Gabon dispose aussi d’atouts importants pour développer son tourisme domestique et valoriser ses cultures et son artisanat. Le développement du tourisme domestique (clientèle gabonaise et expatriés présents au Gabon) permettra d’améliorer progressivement l’offre touristique nationale par 51 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 un effet d’apprentissage et d’entraînement, avant d’être exposée à une clientèle internationale plus exigeante. Différents évènements rendent la destination Gabon plus visible à l’international. L’évènementiel et l’organisation de séminaires d’entreprises fait partie des segments considérés stratégiques du tourisme gabonais. L’organisation des Coupes d’Afrique des Nations en 2012 et 2017, la création d’évènements sportifs comme le Marathon du Gabon ou la Tropicale Amissa BONGO, le New York Forum Africa, qui s’est imposé comme un rendez-vous incontournable des affaires internationales vers l’Afrique. A court terme, ces évènements ont permis d’attirer des touristes dont la venue profite aux hôteliers et à l’ensemble des prestataires de services connexes (transport, loisirs, commerce, artisanat, communication...). A moyen terme, ces évènements améliorent la notoriété et l’attractivité du Gabon. Au final, la capacité du pays à attirer des capitaux, des talents et des touristes s’en trouve renforcée. Le Gouvernement entend faciliter le renforcement de l’offre touristique, via la simplification de la procédure d’obtention des visas, l’ouverture à la concurrence des lignes de transport aérien pour faire diminuer le prix de la destination, ainsi que des mesures d’exemptions fiscales et de facilitation d’accès au foncier pour les investisseurs dans l’hôtellerie et les produits touristiques. Ces mesures visent à faciliter l’investissement privé pour structurer une offre touristique autour des sites naturels d’exception que compte le pays, et développer des circuits aux standards d’exigence de la clientèle internationale, avec des produits phares comme l’observation des gorilles, des mandrills, des tortues luth ou encore des éléphants, buffles et hippopotames qui se baignent dans la mer. Le Gabon, qui dispose d’une combinaison assez rare de forêt tropicale, savanes et plages paradisiaques, offre des spectacles uniques d’observation de la nature, qui lui donnent les atouts nécessaires pour s’imposer comme une destination reconnue de l’écotourisme au niveau mondial, pour peu que le pays réussisse à développer des circuits et produits touristiques de qualité. Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement entent s’engager dans une démarche de collaboration forte avec le secteur privé national et international, afin de renforcer son offre touristique et d’améliorer sa visibilité comme destination, sur les trois segments stratégiques que sont l’écotourisme, le tourisme d’affaires et d’évènementiel. Les mesures suivantes seront mises en œuvre : •! Adoption d’un nouveau code du tourisme •! Promotion des investissements pour le développement de lodges et circuit touristique d’écotourisme de référence internationale •! Programmes d’habituation des animaux pour le développement de produits touristiques (gorilles, mandrills, bongo, etc.) •! Formation de guides touristiques nationaux •! Mise en place d’une Commission pour déterminer et valoriser les sites de patrimoine historique ;" •! Restructuration de l’offre hôtelière de l’Etat ; •! Renforcement des capacités des tour-opérateurs nationaux ; •! Généralisation du système d’homologation des hôtels •! Création d’un centre de formation professionnel et de perfectionnement aux métiers de l’hôtellerie •! Promotion marketing de la destination touristique Gabon. 52 Programme phare Plan N°4 :de de Relance Améliorer l’Economiele cadre 2017 des affaires - 2019 pour faciliter l’initiative privée Au-delà des différentes mesures spécifiques •! le renforcement de la lutte contre le précédemment énoncées visant à améliorer le blanchiment d’argent ; climat des affaires dans chaque filière « moteur de croissance », le Gouvernement entend 4.2 La réforme du dispositif national de engager des actions transverses pour favoriser formation professionnelle l'initiative privée. ! Le dispositif national d’enseignement technique Le PSGE et singulièrement le PRE consacrent et de formation professionnelle manque de le secteur privé comme levier de la moyens et peine à doter les jeunes des transformation économique et social du Gabon. compétences attendues par les entreprises. Les A cet effet, la stratégie du Gouvernement est de taux d’insertion des jeunes sont particulièrement restaurer la confiance des opérateurs faibles et ces derniers continuent à privilégier économiques et garantir les conditions qui des filières d’enseignement académique rendent plus attractif l’environnement des généraliste, quand la demande des entreprises affaires. se situe de plus en plus sur des profils techniques. Pour toutes ces raisons, la réforme Pour atteindre ces objectifs, les actions à mener du dispositif national d’enseignement technique touchent aussi bien les aspects relatifs au cadre et de formation professionnel est une priorité. juridique (différents Codes), l’amélioration de l’adéquation entre la formation professionnelle et Cette réforme structurelle porte sur le passage les besoins en compétences des entreprises, d’un modèle d’enseignement théorique à un que l’accompagnement des investisseurs et des modèle d’enseignement dual, où les élèves entrepreneurs. passent 4 jours sur 5 en apprentissage en

  45. 4.1 La réforme du cadre de l’investissement entreprise, sous la supervision d’un mentor dédié, qui s’assure du transfert des savoirs-faire La modernisation du cadre juridique va porter techniques et professionnels liés à leur métier. notamment sur : La réforme vise une refonte des curricula de •! l’actualisation de la charte nationale formation, une réforme du modèle de des investissements, en vue de gouvernance et de financement des renforcer l'attractivité de notre établissements d’enseignement technique et de économie. Cette réécriture doit tenir formation professionnelle, qui donne une place compte du contexte de concurrence sur plus importante au secteur privé et aux les potentiels investissements directs organisations professionnelles sectorielles dans privés. la gouvernance et la gestion de ces •! la réforme du système judiciaire afin établissements. Des assises de la formation de sécuriser d’avantage les professionnelle viendront, en 2017, acter la investissements, notamment à travers réorientation de ce modèle et préciser les la mise en place de la chambre mesures suivantes : d’arbitrage ; ! •! la mise en place d’une politique d’immigration du développement ; 53 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 •! la réforme de la gouvernance du •! l’opérationnalisation effective du guichet système d’enseignement technique et unique des entreprises afin de réduire de formation professionnelle, qui octroie les formalités de création et de un rôle accru aux branches d’activité demandes d’agréments des entreprises sectorielle et aux opérateurs privés ; dans la validation des programmes de •! l’animation du Haut Conseil pour formation des établissements agréés, l’Investissement, cadre de dialogue ainsi que dans la gouvernance et la permanent entre l'administration et les gestion de ces établissements de opérateurs privés. Il s'agira, dans ce formation professionnelle ; cadre d'échange, de promouvoir des •! la création du Fonds Mutuel pour la actions visant à encourager et à assainir Formation Professionnelle et l’Emploi ; l’environnement des affaires au Gabon ; •! le réaménagement des curricula de •! la création de nouveaux produits formation dans le cadre d’un mode financiers facilitant la mobilisation de d’enseignement dual (formation en l’épargne privée nationale et alternance et apprentissage) internationale pour les investissements •! la mise en place de nouveaux PPP pour productifs et sociaux (écoles, cliniques, la gestion d’établissements de formation logements sociaux) prioritaires ; professionnelle et d’enseignement •! la poursuite des négociations avec les technique. opérateurs pétroliers sur le rapatriement des ressources pétrolières notamment 4.3!L’accompagnement des les fonds de remise en état des sites investisseurs pétroliers ; •! la poursuite de la mise en œuvre du Par ailleurs, le Gouvernement entend mener des Plan National de Développement des réformes qui conduiront à la facilitation de Statistiques avec l'appui de la Banque l’initiative privée, parmi lesquelles : Mondiale ; 54 Programme pharedeN°5 Plan de Relance : Améliorer l’Economie 2017 -la qualité des services aux 2019 citoyens

  46. 5.1 Le Plan d’Urgence de l’Education 4.! Optimiser les statistiques sur le L’objectif du Gouvernement est d’apporter une système éducatif pour en améliorer le réponse structurante pour améliorer la qualité de pilotage. Un système fiable et pérenne service de l’école publique républicaine, en de collecte des indicateurs de agissant sur quatre dimensions : performance du système éducatif sera mis en place. 1.! Améliorer la qualité de l’enseignement pour l’intégralité des Le Plan d’Urgence de l’Education a été bâti élèves du Gabon, notamment à travers autour de trois grands principes : i) la volonté de le programme de Transformation capitaliser sur des initiatives ayant déjà fait leurs des Etablissements scolaires et la preuves, afin d’engranger des résultats rapides ; mise en place d’un système pré- ii) la nécessité de focaliser les ressources primaire de qualité.Le programme de financières sur des efforts ciblés et transformation des établissements vise intégralement coordonnés, afin d’éviter le à donner un rôle plus important aux gaspillage de salle de classes sans enseignants proviseurs des établissements, afin de ou d’enseignants sans salle de classe ; iii) la régler les problèmes locaux qui volonté d’y associer de nouveaux bailleurs de peuvent l’être avec une mobilisation fonds ou investisseurs privés pour renforcer la minime de ressources, du dialogue, de dynamique lancée. la conciliation et un management de qualité. 5.2 La réforme de la gouvernance du système de santé 2.! Résorber le déficit en enseignants, en recrutant plus de mille professeurs, La politique nationale de santé promue par le notamment dans les matières Gouvernement vise à doter le Gabon d’un scientifiques, nécessaires à système de santé performant, accessible à tous l’encadrement optimal des élèves sur la et reposant sur la stratégie des soins de santé période 2017 – 2019. Le dispositif primaires. national de formation des enseignants sera également réformé pour combler Après avoir mené des efforts conséquents en ce gap dans la durée. terme de construction de nouvelles infrastructures hospitalières, qui seront 3.! Accélérer les constructions de poursuivis sur le segment centre de santé de classe et le renforcement des proximité sur la période 2017 – 2019, le équipements en mobilier scolaire, pour Gouvernement considère la réforme de la garantir les conditions d’accueil gouvernance du système national de santé une minimale des nouveaux apprenants, prérequis indispensable à l’amélioration pour faire en sorte que le maximum significative des soins apportés aux citoyens. d’élève par salle de classe soit de 50 en 2019, contre 70 aujourd’hui. A ce titre, les actions suivantes seront menées : Opérationnaliser un fichier de suivi des besoins, pour une carte scolaire •! Révision de l’organisation du Ministère dynamique, et mettre en place des de la Santé solutions rapides « hors constructions » •! Nomination dans le cadre d’un (notamment aménagement des processus de recrutement horaires d’ouverture des écoles).  méritocratique des responsables 55 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 managériaux du ministère et des entités Un montage PPP innovant avec un ou des sous tutelle ; opérateurs spécialistes du domaine devrait •! Actualisation des normes, directives, et permettre de relever ce défi. Ce projet ne devrait protocoles nationaux toutefois se matérialiser et entrer en service pas •! Renforcement de la gouvernance avant trois ans. hospitalière et de l’autonomie de gestion des hôpitaux Des mesures d’urgence seront menées sur la •! Mise en place de contrats PPP de gestion en concession d’hôpitaux période 2017 – 2019 afin de garantir que publics et appel d’offre international l’agglomération de Libreville ne connaisse pas pour le recrutement de sociétés de pénurie majeure d’approvisionnement en concessionnaires. eau. Ces mesures incluent la réparation du •! Développement d’un Système National réseau de distribution d’eau à Libreville, qui est d’Information sanitaire pour vétuste et inefficient, entraînant de pertes l’amélioration de la performance des importantes en eau non distribuée aux soins •! Opérationnalisation d’un processus de consommateurs. De nouveaux forages à Ntoum planification sanitaire nationale. et à proximité de Libreville seront également réalisés. Surtout, le Gouvernement suivra de

  47. 5.3 Le plan d’urgence de l’Eau et de l’Energie très près l’évolution des indices de production, de distribution et de consommation d’eau pour L’accès à des services réguliers et de qualité de prévenir toute situation préjudiciable. distribution d’eau et d’électricité est un service essentiel auquel tous les Gabonais et En ce qui concerne l’énergie, la programmation Gabonaises ont droit. Il s’agit de satisfaire un des investissements prévoit le renforcement de besoin de commodités de base. Cet accès l’infrastructure de production, dans le cadre de universel dépend de trois éléments conjoints : i) PPP avec le secteur privé, ainsi que l’extension des infrastructures de production d’énergie et et l’amélioration du réseau national de transport d’eau qui couvrent plus que la demande de d’électricité. Ces nouvelles infrastructures ne consommation de la population ; ii) un réseau de seront toutefois opérationnelles que dans 4 ans transport efficient entre les lieux de production et au moins. les lieux de consommation ; iii) un réseau de Des mesures de court terme devront être prises distribution de qualité qui apporte, avec le moins pour combler d’éventuel gap créés par de déperdition et le plus de sécurité possible, l’augmentation constante de la demande et la l’eau et l’électricité entre les réseaux de rigidité à court terme de l’augmentation des transport et les lieux d’habitation des capacités de production et transport d’électricité. consommateurs. Ces différentes mesures contribueront de La situation la plus critique en matière d’accès à manière significative à améliorer la qualité des l’eau se pose dans la province de l’Estuaire et services de distribution d’eau et d’électricité en dans l’agglomération de Libreville. L’ouverture milieu urbain, en réduisant les délestages d’une nouvelle usine de traitement d’eau qui intempestifs qui nuisent à la qualité de vie des alimentera l’agglomération de Libreville d’au habitants. Elles permettront également de faire moins 140 000 m2 d’eau par jour doit apporter un pas significatif vers l’universalisation de une réponse structurelle à ce déficit annoncé. l’accès à l’eau et l’électricité en milieu rural. 56 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 CHAPITRE 3 MAITRISER LA REFORME : L’art de la méthode 57 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 1- UN DISPOSITIF DE MISE EN ŒUVRE ORIENTE RESULTATS. Le Plan de Relance de l’Economie constitue un vaste programme de réformes et d’actions coordonnées entre l’administration publique et les opérateurs privés. Près de 170 mesures, de niveaux de complexité variables, ont été pré-identifiées à ce stade. D’autres mesures viendront s’y ajouter ces trois prochaines années. La mise en œuvre du PRE constitue à ce titre un défi particulièrement important pour le Gouvernement. En effet, au-delà du suivi des nombreuses mesures, l’enjeu consiste à atteindre les grands objectifs de résultats attendus du PRE, au titre du rééquilibrage des finances publiques, de l’accélération de la diversification économique, de la création d’emplois et de richesses. L’expérience de mise en œuvre du PSGE depuis 2009 a démontré amplement les nombreux goulots d’étranglement auquel le Gouvernement se trouve confronté dans la mise en œuvre d’un programme de réforme ambitieux. Aussi, le Plan de Relance de l’Economie s’appuiera sur un dispositif nouveau d’organisation, de démarche et d’outils qui viseront à optimiser la mise en œuvre et à en maximiser les chances de succès. Afin de réduire le risque d’éparpillement du travail gouvernemental, les principaux instruments de planification opérationnelle et financière que sont les Projets Annuels de Performances (PAP) et le Programme de Travail Gouvernemental (PTG) seront alignés au plan d’action du PRE. Des lettres de mission seront envoyées par le Premier Ministre à chaque ministre acteur de la mise en œuvre du PRE, afin de lui réitérer et clarifier les attentes de résultat et les grandes orientations qui conduiront son action. Ces lettres de mission constitueront le cadre du dialogue de gestion de la performance de ces ministères et serviront de référentiel pour l’évaluation de la performance des membres du Gouvernement et responsables administratifs impliqués dans le Plan de Relance de l’Economie. Chaque semestre et chaque année, une évaluation de la performance dans l’exécution du Plan de Relance de l’Economie, au regard des objectifs de résultat attendus, sera menée. Elle donnera lieu à des récompenses et sanctions des acteurs clés du dispositif de mise en œuvre, en fonction de leurs résultats. 58 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Rôle des différents acteurs Le Premier ministre est le garant de la réussite Premier ministre, de la bonne préparation des du Plan de Relance de l’Economie. Il rend projets, de leur prise en charge effective. Elle compte des avancées et résultats obtenus au mène le suivi de l’exécution des projets et évalue Parlement ainsi qu’au Président de la l’impact des actions menées, au regard des République. Il nomme les responsables de objectifs de résultat attendus. Elle produit des programmes et les responsables de chantiers de rapports d’avancement et d’appréciation réformes. Il assigne, dans le cadre d’une lettre trimestriels à l’attention du Premier ministre et de mission, des objectifs de résultat et des répond à toutes demandes d’analyse qu’il orientations aux responsables de programme de exprimerait. Elle coordonne la communication réforme. Il procède aux arbitrages autant que sur l’exécution du Plan de Relance de nécessaire pour l’exécution des réformes et l’Economie.!! projets qui concourent à l’atteinte des objectifs du PRE. Il évalue et sanctionne la qualité de Chacun des 5 grands programmes de réforme l’action et des résultats obtenus par les compte un comité de pilotage sectoriel, qui responsables de programme et les réunit les ministres directement concernés par la responsables de chantiers de réforme.!! thématique. Chaque comité de pilotage est présidé par un ministre disposant de l’autorité et Le Conseil interministériel de pilotage du de l’expertise nécessaires pour mobiliser PRE est composé de l’ensemble des ministres l’administration publique et les parties prenantes impliqués dans la mise en œuvre du Plan de dans le cadre d’une démarche de travail Relance de l’Economie. Placé sous l’autorité du efficiente et orientée autour d’objectifs Premier Ministre, ce conseil est chargé du suivi communs. Ce ministre supervise les travaux de la mise en œuvre du PRE et d’effectuer les préparatoires au comité de pilotage. arbitrages nécessaires. Il dispose de deux rapporteurs : le Ministre de l’Economie, de la Les présidents de comités de pilotage sectoriel Prospective et de la Programmation du sont les interlocuteurs directs du Premier Développement Durable (rapporteur 1) et le ministre quant à l’exécution du Plan de Relance Ministre de la Promotion des Investissements de l’Economie. Toutefois, l’ensemble des privés, du Commerce, du Tourisme et de membres du Gouvernement est concerné et l’Industrie (rapporteur 2). impliqué dans la mise en œuvre du Plan de Relance de l’Economie. Chaque ministre, sur la La cellule d’appui technique est composée de base de la lettre de mission que le Premier membres désignés du cabinet du Premier ministre lui adressera, devra élaborer une feuille ministre, du Secrétariat Général du de route et un plan d’actions priorisées pour Gouvernement, du BCPSGE et d’experts matérialiser les attentes exprimées. Ils font état individuels. Elle a pour rôle d’orienter la prise de au Premier ministre des besoins en ressources décision du Premier ministre, en proposant les (humaines, financières, techniques) nécessaires lettres de mission et objectifs assignés aux à l’accomplissement de leur mission. Ils responsables de programmes de réforme, les mobilisent les ressources qui leur sont affectées orientations de démarche méthodologique et de de manière efficiente pour atteindre les résultats normalisation de la conduite des projets. La attendus. Les responsables de programmes de cellule technique s’assure, sous l’autorité du réforme rendent compte tous les trimestres de 59 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 l’état d’avancement de leur feuille de route et financières, humaines et matérielles pour la sollicitent l’arbitrage du Premier ministre si mise en œuvre de la feuille de route. nécessaire. Ils nomment et peuvent demander le remplacement des coordonnateurs des groupes de projet placés sous leur autorité et 23 chantiers de réformes ont ainsi été identifiés supervision. et sont rattachés aux cinq programmes de Les coordonnateurs de groupe de projets réformes. Les chefs de projets sont des cadres sont chargés, sous l’autorité des comités de opérationnels disposant des compétences et pilotage sectoriels des programmes PRE de ressources leur permettant de réaliser les décliner un plan d’actions et une feuille de route actions qui leur sont confiées. indiquant : i) les différentes activités à mener Ils mobilisent l’ensemble des parties prenantes pour la réalisation de chaque projet, ii) les indispensables à la réussite de leurs actions et à responsables désignés et acteurs (publics et l’atteinte des objectifs qui leur sont assignés par privés) à associer au groupe de travail pour la les responsables de programmes de réformes. mise en œuvre de ces activités, iii) les livrables Ils rendent compte au comité de pilotage du liés à la réalisation des activités, iv) les dates programme de réformes une fois par mois à jalons auxquelles ces livrables sont attendus, v) travers un compte rendu de l’état d’avancement la cartographie des risques liés à la mise en de leurs feuilles de route et sollicitent les œuvre des activités, vi) un plan de gestion du arbitrages et appuis nécessaires. changement et de maîtrise des risques identifiés, vii) l’état des besoins en ressources ! Figure N°2 : La démarche de mise en œuvre du Plan de Relance de l’Economie Janvier - Fevrier 17 Mars - Avril 17 2017 - 2019 2017 - 2019 ~ - -~-aa-dc-rr':_g_e_ - ~)~ _ 2__~_~_=r_;_g_e_ _">- -3- E _x_e_cu- t-io_n_~)~>- - -C-lo_t_u-re- - ~> • Definition des • Elaboration de l a • M ise en coherence • Bilan du projet objectifs et feuille de route et du des Plans de Trava il • Eva l uati on de la indicateurs de calendr-ier de mise en M i nisteriel, du condu i te du projet reussite (PM) ceuvre du Programme de programme {RP) Trava il • Elaboration des Gouvernemental et lettres de mission • Preparati on des des PAP budgetaires (PM) projets de retorme • M ise en ceuvre des • Nomination des • Elaborati on du plan activites responsables de detaille des activites prog ramme e t a mener pour chaque • Transmissio n des res pon sa bles de action retenue et de informations sur chantier (PM) leur seq uencement l'etat d ' avancement (RC) de !'executi on du projet • Ex pression des besoins et mobilisation des ressources (RP) Suivi / Reporting ) ~----------~ • Consolidation des informations s ur l e niveau d ' avancement des projets et programmes • Suivi periodique des indicateurs d'impact des projets et programmes • Producti on de rapports trimestrie ls sur l'etat d ' avancement et l'i mpact du P lan de Re l ance de l' Econom ie 60 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 L’étape du cadrage macro est celle où le projets expriment les besoins nécessaires à la Premier ministre, sur proposition de la cellule mise en œuvre de leur plan d’action et les d’appui technique, définit les objectifs précis responsables de programme s’assurent de la attendus de la part des différents responsables mobilisation de ces moyens. L’ensemble de ces de programme, en vue de contribuer à la documents de travail – fiches projets et feuille de réussite globale du Plan de Relance de route par chantier – sont soumis à validation du l’Economie. Des lettres de mission précisant les Premier ministre. grandes orientations de réformes et les indicateurs de réussite attendus sont élaborées. A l’étape d’exécution, la cellule appui Au regard de ses attentes, le Premier ministre technique s’assure de l’alignement du choisit les personnes ressources les mieux à Programme de Travail Gouvernemental et des même d’y répondre en qualité de responsable Plans Annuels de Performance, qui sont les de programmes et de chefs de projets. Une fois principaux processus de gestion opérationnelle nommées, ces personnes se voient remettre et budgétaire de l’Etat, avec les feuilles de route leur lettre de mission par le!Premier ministre qui de mise en œuvre des différents programmes du leur exprime ses attentes.!! Plan de Relance de l’Economie. L’objectif est de ! s’assurer que le travail récurrent du L’étape du cadrage micro voit chaque Gouvernement soit aligné avec les priorités responsable de programme définir, sur la base identifiées dans le cadre de l’exécution du Plan de la lettre de mission qui lui a été remise, une de Relance de l’Economie. feuille de route triennale pour remplir ses Sur la base des feuilles de route et fiches projets objectifs sur son périmètre de responsabilité. Le validées par le Premier ministre, les chefs de responsable de programme priorise les actions projets exécutent les activités identifiées dans le pré-identifiées en fonction de leur criticité pour la calendrier prévu. Ils mobilisent l’ensemble des réussite du programme, de leur degré de parties prenantes et des ressources nécessaires complexité et de leur niveau d’avancement. Le à la réussite de leurs projets. Ils saisissent les responsable de programme s’approprie sa responsables de programme, lesquels peuvent feuille de route et peut la détailler et préciser au se tourner vers le Premier ministre au besoin, niveau des différents chantiers qui lui sont pour obtenir les arbitrages nécessaires à rattachés. Sur la base des orientations des l’avancée des travaux. Au minimum une!fois par responsables de programme, les chefs de mois, les!chefs de projets rendent compte aux projets préparent (TDR, faisabilité technique et responsables de programme de l’état financière si nécessaire) et précisent les projets d’avancement de leurs actions et de l’atteinte prioritaires en identifiant l’ensemble des activités des résultats attendus. Ces informations sont et des parties prenantes à associer pour leur également transmises à la cellule d’appui bonne exécution. technique. A l’occasion de ces points mensuels, les chefs de projets sollicitent les validations Une fiche projet est produite pour chaque action nécessaires et signalent les éventuelles devant être menée dans les six mois à venir. La difficultés pouvant menacer l’atteinte des fiche projet détermine les conditions précises de objectifs. Les responsables de programme mise en œuvre des actions ainsi que leur s’assurent de l’alignement des actions en cours chronogramme et les indicateurs de réussite qui avec les attentes du Premier ministre. y sont rattachés. Sur cette base, les chefs de 61 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 Tous les trois mois, les responsables de Les outils de gestion du Plan de Relance de programme rendent compte au Premier ministre l’Economie! de l’état d’avancement des projets sous leur responsabilité et des impacts de leur action, Dans le cadre de l’exécution du Plan de Relance relativement aux objectifs de résultats attendus. de l’Economie, les outils et documents suivants Ils sollicitent les validations nécessaires et organiseront le travail des parties prenantes : signalent les éventuelles difficultés pouvant menacer l’atteinte des objectifs.! Le Premier •! La lettre de mission du Premier ministre ministre exprime son appréciation de l’avancée aux responsables de programmes de des actions et se réserve l’opportunité réformes d’exprimer de nouvelles orientations. •! La feuille de route avec les actions La clôture des actions marque la fin de la mise priorisées pour chaque programme de en œuvre des activités prévues. Elle permet de réformes, définie par le responsable faire un bilan sur les modalités de mise en œuvre (validée par le Premier ministre) de l’action et d’analyser son impact au regard •! La fiche projet de chaque action menée, des attentes exprimées. Les informations de qui en précise les contours d’exécution clôture de projet sont transmises à la cellule d’appui technique du Premier ministre pour et la préparation selon les normes consolidation. La clôture de certaines actions qualité en vigueur (validée par le doit permettre de focaliser l’équipe sur la Premier ministre) préparation et la programmation des nouveaux •! Le Programme de Travail projets prévus dans la feuille de route. Gouvernement trimestriel et annuel, qui Le suivi et reporting est une action continue qui inscrit les feuilles de route dans le relève de la responsabilité de la cellule d’appui processus de gestion courante du technique au Premier ministre. La cellule reçoit Gouvernement tous les mois, de la part des responsables de •! Le Plan Annuel de Performance qui chantier,!l’information sur l’état d’avancement et l’impact de l’exécution des projets, selon un aligne les attentes exprimées par le canevas de renseignement qui leur aura été Premier ministre dans l’évaluation de la présenté au préalable. Cette information est performance budgétaire des!différents! renseignée dans une plateforme de suivi des ministères impliqués dans la mise en projets, consultable par les principaux! œuvre du PER responsables de la mise en œuvre du Plan!de •! Le rapport mensuel de suivi de Relance de l’Economie. Tous les trimestres, en préparation des séances de travail entre le l’exécution du PER pour chacun des 22 Premier ministre et les responsables de chantiers de réforme (élaboré par les programme, la cellule d’appui technique produit responsables de chantier à l’attention un rapport d’état d’avancement de l’exécution des responsables de programme) des projets. A la fin de l’année, la cellule produit •! Le rapport trimestriel d’état un rapport d’évaluation de la performance des d’avancement de l’exécution des 5 différents programmes de réforme, qui permettra au Premier ministre d’évaluer et de sanctionner programmes de réforme (élaboré par la (positivement / négativement) l’ensemble des cellule d’appui technique, présentés par personnes responsabilisées dans la mise en le chef de projets au Premier ministre œuvre du Plan de Relance de l’Economie. qui l’apprécie). •! Le rapport annuel de performance du PER qui évalue l’atteinte des objectifs 62 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 attendus et formule des •! sur la masse salariale, les réformes recommandations pour améliorer pouvant rapidement être mises en l’impact des politiques menées. œuvre se traduiraient par un gain de 22 milliards de FCFA comparativement aux réalisations de 2016. •! les dépenses de biens et services: -19 2- UN PLAN DE FINANCEMENT milliards de FCFA. SOUTENABLE o! la mise en place d'une centrale d'achat pour réduire les dépenses courantes de l'Etat Le programme de relance de l’économie de près de 10%; gabonaise accorde une place prépondérante à o! la rationalisation des baux l’implication du secteur privé, seul ou sous forme administratifs avec la création de Gabon Patrimoine de PPP. Ce choix permet de réduire l’effort de Immobilier; l’investissement public sur la période visée. Il o! la maîtrise des consommations permet également de garantir par la suite, une et dépenses en énergie et en gestion optimale des investissements eau de l’Etat, dans le cadre de programmés, orientée vers la rentabilité. la redynamisation des activités du Programme Efficacité Eau et Cette implication du secteur privé concerne Energie. aussi bien le secteur productif que les infrastructures, tels que : •! les transferts et subventions: - 14,9 -! Le renforcement de l’outil portuaire, milliards de FCFA. grâce à des investissements réalisés o! la rationalisation des services par le groupe OLAM qui réalise personnalisés de l'Etat et la l’extension du port d’Owendo avec la réduction de leur budget; o! la suppression de la subvention construction de nouveaux quais et d’un de la farine; port minéralier ; o! le retour de l'attribution de la -! La réhabilitation du chemin de fer bourse d'étude au mérite et conduite par la SETRAG. prise en compte des conditions sociales (moyenne, âge, filière L'objectif est de ramener le déficit budgétaire à et patrimoine des parents); un niveau inférieur à 3% du PIB en 2019 contre plus de 5% du PIB en 2016. Les principales reformes porteront sur : Le renforcement des recettes de l’Etat : L'impact attendu de ces réformes est une hausse des recettes hors pétrole de 173,3 milliards de FCFA en 2017 par rapport à 2016. Cette hausse serait de 91,8 milliards de FCFA en 2018 et de 228 milliards de FCFA 2019. La maîtrise des dépenses : Les économies attendues au niveau des dépenses en 2017 se chiffrent à 55,9 milliards de FCFA et se décomposent de la manière suivante : 63 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  48. 2.1 Le financement des réformes fait apparaitre un besoin de financement de 384,6 milliards de FCFA en 2017 et 318,8 Le coût de la mise en œuvre des réformes en milliards de FCA en 2018, pour lesquels des 2017 s'établit à 138 milliards de FCFA se ressources supplémentaires sont à rechercher. décomposent de la manière suivante: Il convient de noter que pour 2017, le cadrage •! réformes au niveau des Biens et prend déjà en compte l'appui budgétaire de la Services: 7,6 milliards de FCFA; Banque Africaine de Développement (BAD) •! investissement: 37,28 milliards de ainsi que la tranche de 2017 de l'apport de la FCFA en 2017; Banque Mondiale. Pour l'exercice 2018, un •! autres dépenses : 90 milliards de FCFA appui budgétaire d'un montant de 60 milliards de en 2017 dont FCFA de la part de la Banque Mondiale a été o! 42 milliards pour la pris en compte. restructuration de Postebank; o! 2 milliards de FCFA pour celle Le gap de financement de l'année 2017 pourrait de la BHG être comblé par les actions suivantes: o! 11 milliards de FCFA pour celle •! étudier avec les créanciers la possibilité de la BGD. de restructurer la dette publique afin de libérer des marges de manœuvre pour La dette publique : La relance économique le budget de l'Etat; suppose de soulager la trésorerie des entreprises. L'analyse des engagements de •! procéder à une titrisation de la dette l'Etat fait ressortir un niveau des arriérées de intérieure notamment pour étaler le dette de 775 milliards de FCFA qui se paiement du coût des réformes liées au décomposent de la manière suivante: secteur bancaire; •! TVA : 348 milliards de FCFA ; •! auditer les instances du Trésor afin •! Instances du Trésor: 180 milliards de d'assainir la base de données; FCFA; •! mobiliser des ressources additionnelles •! Arriérés de dette: 274,7 milliards de avec l'aide du Fonds Monétaire FCFA dont 195,5 milliards de FCFA sur International et de la Banque Mondiale, la dette extérieure et 79,2 milliards de pour combler le besoin résiduel de FCFA sur la dette intérieure. financement. Nonobstant un accord avec le FMI, la réussite du

  49. 2.2 Le financement des projets PRE pourrait être contrariée par des risques concernant notamment le retournement de la Le soutien exceptionnel à l’investissement : conjoncture, la résistance aux changements et Le coût estimatif des différents projets la faible appropriation, la faible mobilisation des d'investissement avoisine 3000 milliards de ressources budgétaires, les lenteurs dans la FCFA dont près de 1250 milliards de FCFA de formalisation des mesures et dans la mise en participation de l'Etat sur 3 ans, soit un budget œuvre des réformes sur l’environnement des moyen annuel de 410 milliards de FCFA. affaires et la modernisation de l’Administration publique.

  50. 2.3 Le Besoin de financement La prise en compte des différents coûts et économies dans le cadrage macroéconomique 64 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 3-UNE METHODE POUR MAITRISER LA CONDUITE DU CHANGEMENT Le Plan de Relance de l’Economie est une Afin de maximiser les chances de succès des œuvre ambitieuse de réforme structurelle du réformes structurelles, les responsables de Gabon, dans le cadre des orientations du Plan programmes et responsables de chantiers Stratégique Gabon Emergent. A ce titre, le PRE adopteront une démarche réfléchie de conduite sera confronté aux résistances au changement du changement. Cette démarche s’inscrira dans d’acteurs naturellement enclin à l’inertie ou à la le respect de quatre principes cardinaux, décrits préservation d’habitudes et d’intérêts ci-dessous : incompatibles avec les changements souhaités. Figure N°3 : Les 4 principes cardinaux de la conduite du changement Communtque-r sur l'ambttlon Identifier ~s acteun d*s pour la r•usslte t '" Vlnlltti llllfndUj des prOIJ'..nrMS / proJeu et les 1nt*trer i\ IMISllf su, Its ~ees qut l'~proJet Clteouleront MS r•forrnes Mo iv..- lts acteun c..s a partlclper au Pr ven1r Its cr•lnteJ procesws Rassurl!r ~s parties lc»n r, fonMr •t ~ r des r du prenantl'S cii.ntement ~ Its dttr-, nteJ DoMl!r de la vlslb Ut• et de composantes de 111 ~ t e ,. prnlslb 1tl Rentorcer l'IICll'le$-1on <lff • Mi: n entr I• fll du 01111oaue .i de •• act etn 5P(IMOrs du ped.lfOlle .wee les acteurs restst~ts •u c~ment chaniflnent Communique, sur les Ident lttl!r ~s points de blocase et les SUCCH pour smdll!r de mesurl!S de contoumement nouv.liej IIC!MtlOns Rtstf< a l'kout• •t prtt ai r e *"°!Uf< 1a Lt'Vlf proe,t1Sf~IMnl In mtthOde pour s·~er 1UX misunces et r•ltCMCti, SC:tpt~ •t 1nnov r dins In meswts pour Its 1n«t1e pour COfMllincr. Cle eontourner. noUYHUX .aeurs Le dispositif de pilotage du PRE sera vigilant sur les éléments indispensables à la réussite de tout processus de changement, en mettant un accent particulière sur la communication pour lever les appréhensions, le renforcement de la méritocratie pour développer la confiance et avec des quick wins pour renforcer l’adhésion. Le calendrier d’action tiendra compte du niveau de complexité des réformes à mener, notamment en terme de résistance au changement de la part des parties prenantes. Comme indiqué dans le schéma ci-dessous, l’action portera tout d’abord sur des succès rapides du fait d’une faisabilité technique et d’un potentiel de blocage moindre. Parallèlement à ces actions quick wins, dont les succès renforceront la crédibilité de la démarche du Plan de Relance de l’Economie, des réformes plus complexes ou polémiques seront menées par étapes, 65 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 chacune faisant l’objet d’un traitement « gestion du changement » complet, de sorte à pouvoir progressivement impulser des changements qui, mis en cohérence, se révèleront être des réformes transformatives. Enfin, les acquis des quick wins et des actions de transformation permettront d’engager des réformes de plus grande envergure. Figure N°4 : Modèle de priorisation des réformes •Cl> > -Cl> LIJ .., -QI -o~ , / .evolution >< .!! o~e , ' f=,"'\ a. E · ~~~ (SUr la base des quick wins et 0 V .,, QI c'!}' Transformation des actions de transfonnatlon, ::, ft! / (Reforme plus des refomes QI > complexe, d'une plus z Quick Wins men er par etape vaste portee successives. en sont mcnecs commen~ant pas qui apporteront fReforme les sujets les des applicable mains potem1q changements rapidement et de sorte ane pas d mod ' l ) suscitant peu de creerune :a a) resistances) resis ance ·nutilet Bas Eleve Impact du changement Le calendrier de réformes et de projets productifs et d’infrastructures à mener de 2017 à 2019 dessinera ainsi, progressivement, les contours d’un changement de modèle, en accélérant la conversion du modèle économique et social basé sur la rente à un modèle productif compétitif. Figure N°5 : Illustration du calendrier de réforme 2017 2019 66 Pl:TITIVITI; FIUERE Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 67 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 ANNEXES : CADRAGE MACROECONOMIQUE ET BUDGETAIRE TRIENNAL 68 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  51. ANNEXE 1: Tableau des principales hypothèses 2016 2017 2015 2018 2019 Rev Mai-2017 Est (1) 2016/2015 LFI (2) (3)/(2) (3)/(1) (3) Production petroliere (en m illions de tonnes) 11,922 11, -3,7% 11,10 11,06 -0,3% -3,7% 10, 7 10,71 Production de petrole (en millio ns de Ba rils) 7,028 ,84 -3,7% 1,03 80,76 -0,3% -3,7 % 79,34 7 ,15 Prix d u baril d u petrole gabonais ( en U ) ,1 40,6 -15,7% 40,0 43,0 7,5% 6,0% 45,0 47,0 Exportation de manganese (en millier de tonnes) 3905, 3 404,4 -12, % 4 7,0 4 701,3 2,5% ,1 % 4900,0 5145,0 Prix de vente de manganese (en$ 5/tonne) 134,6 136,6 1,5% 110,5 157,7 42,7% 15,4% 157,7 157,7 Production de l'Or (en tonne) 1,5 1,0 -30,7% 1,5 1,5 0,0% 47,1 % 1,5 1,5 Prix de vente de l'O r ( US/ l'once) 1160,1 1 2 ,3 7,6% 1132,0 1 211,9 7,1 % -2,9% 1225,0 1 251,4 Production d u gaz (en millier de m3) 466,4 530,1 13,6% 565,2 - 6,6% 622,3 1,4 Prix de vente de gaz ($USD/ m3) 0,13 0,13 -3,4 % 0,17 - 36,4% 0,21 0,24 Taux de change 591,6 59'3,1 0,3% 580,0 600,0 3,4% 1,2% 600,0 600,0 Prod uction de Manganese 4179,5 3586,2 -14,2% 4650,0 4650,0 0,0% 29,7% 5000,0 5250,0 Comilog 4005,2 3586,2 -10,5% 4000,0 4000,0 0,0% 11,5 % 3900,0 3900,0 O CMHZ 174,4 - -100,0% 350,0 400,0 14,3% - 800,0 800,0 Nouvelle Gabon Mining (NGM) - - - 300,0 250,0 -16,7% - 300,0 550,0 Production ind ustrie miniere (milliers d e tonne ) 16,4 19,3 17,9% 63,0 54,7 -13,2% 1 ,7% 63,0 63,0 ilico ma ngane e (m illier de tonnes) 14,5 14,1 -2, % 50,0 42,3 -15,4 % 199,1 % 50,0 50,0 Manganese metal (millier de tonnes) 1, 5,1 1 ,3 % 13,0 12,4 ,7% 141,2% 13,0 13,0 69 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  52. ANNEXE 2: Tableau des Coûts de la réforme pour 2017 III.#Coût#de#la#réforme 138,08 Titre#3#:#Dépenses#de#biens#et#services 7,60 Office&Gabonais&des&Recettes&(OGR) 1,00 Provision&pour&restructurations 5,00 Centrale&d'achat 0,50 Optimisation&des&recettes&fiscales 0,42 Elargissement&de&l'assiette&fiscale 0,30 Renforcement&des&capacités&techniques&et&matérielles& 0,38 Titre#4#:#Dépenses#de#transferts 2,20 Soutien&aux&prix&des&produits&raffinés 2,20 Titre#5#:#Dépenses#d'investissement 37,28 Office&Gabonais&des&Recettes&(OGR):&Bâtiment 5,00 Modernisation&du&système&d'information&de&l'Administration&des&Douanes 5,00 Véhicules&opérationnels&Douanes 2,11 Autres&réformes&PRE 5,00 Dématérialisation&des&données&fiscales& 1,70 Renforcement&des&capacités&techniques&et&matérielles&(DGI) 0,64 Projets&PRE 17,83 Accélération+programme+GRAINE 2,00 Commande+mobilier+scolaire+en+bois 5,00 Barrages+hydroélectriques+Impératrice 6,00 Sécurisation+du+foncier+urbain+pour+la+promotion+de+l’investissement+privé+dans+des+Zone 1,50 Usine+de+traitement+d’eau+(Estuaire)+et+extension+du+réseau+de+transport+et+stockage+d’ea 2,33 Renforcement+de+l’offre+de+formation+aux+métiers+agricoles+(CFPP+Mouila+et+ENDR+à+Oyem 1,00 Titre#6#:#Autres#dépenses 90,00 Contentieux&sur&reprogrammation&des&investissements 35,00 Restructuration&Postebank&(avoirs&+&7milliards&de&droits) 42,00 Plan&social&BHG 2,00 Restructuration&BGD 11,00 Programme#des#Départs#Volontaires#et#Anticipés#(PDVRA)#:#Etudes 1,00 Total#coût#de#la#réforme 138,08 70 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  53. ANNEXE 3 : Tableau des Gains attendus en 2017 2017 I.'Ressources'nouvelles 220,87 Cession'des'actifs'de'l'Etat 75,00 Effet'OGR'(10%'à'partir'de'2019) Autres'ressources'('dont'BAD,'BM) 145,87 II.'Economies'sur'réduction'de'dépenses 43,42 Titre'2':'Dépenses'de'personnel 2,00 Solde'permanente 2,00 Titre'3':'Dépenses'de'biens'et'services 19,00 Programme'GRAINE'yc'fonctionnement'comité'de'pilotage 0,63 Baux'administratifs 2,91 Vacations'autres'établissements 0,31 Convention'SODEXHO'(Alimentation'des'Etudiants) 2,07 CERMEL 1,50 Appui'à'la'mobilisation'des'recettes'hors'pétrole 2,89 Autres'biens'et'services 8,69 Institutions 5,25 Administration 3,44 Titre'4':'Dépenses'de'transferts 14,91 Sécurité'et'souveraineté 2,00 ANPN 1,00 Subvention'SMAG 5,00 Institut'Pasteur 0,30 Subvention'AGEOS 0,13 ANGTI 1,48 Fonds'Forestier'National''' 0,13 UCET 0,30 CNOGEMCNI' 0,40 CTH 0,10 ONPDF 0,25 LBTPG 0,10 Subventions'Autres'activités''de'la'Jeunesse'y'compris'transferts'aux'associations 0,15 BCPSGE 0,50 BHG,'BGD'&'Fonds'de'garantie'pour'le'logement 0,18 Autres'transferts 2,91 Titre'5':'Dépenses'd'investissement 5,50 MSH 5,50 Titre'6':'Autres'Dépenses' 2,00 Sénat 1,00 Assemblée'Nationale 1,00 Total'ressources'nouvelles 264,29 71 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  54. ANNEXE 4: Tableau des principaux indicateurs macroéconomiques !Table!1.!Gabon:!Selected!Econom ic!Indicators,!2014–22! 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 ((( (Prel.( (Proj.( (Annual(percent(chang e,(unless(otherwise(indicated) Real(sector GDP(at(constant(prices 4.4 3.9 2.1 1.0 2.7 4.1 4.6 4.8 5.0 O il 1.8 4.0 >2.7 >2.4 >0.4 0.0 0.2 0.7 0.7 o/w$primary$oil >0.3 8.6 >3.7 >3.7 >1.8 >1.5 >1.5 >1.3 >1.5 N on>oil 5.1 3.8 3.3 1.7 3.3 5.0 5.5 5.5 5.8 GDP(deflator >1.0 >8.9 >4.3 2.5 0.6 1.5 1.0 1.4 1.6 O il >6.3 >20.2 >11.9 9.9 >0.1 >0.9 0.0 2.0 1.9 Primary(oil >6.4 >24.3 >16.1 16.3 >0.2 >2.0 >0.7 1.0 1.8 Consumer(prices Yearly(averag e 4.5 >0.1 2.1 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 End(of(period 1.7 >1.2 4.1 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 External(sector Exports,(f.o.b.( >8.5 >26.8 >19.2 23.3 1.5 3.1 10.6 7.6 7.3 Imports,(f.o.b.( >6.7 >0.9 >21.4 20.7 >2.7 2.4 >0.2 0.6 3.8 Terms(of(trade((deterioration= (–() >9.2 >44.8 >10.0 23.5 >2.5 >3.9 >2.1 >1.0 >0.2 Central(g overnment(finance( Total(revenue >2.7 >32.8 >20.8 13.3 3.9 6.6 6.0 7.0 6.5 O il(revenue >8.3 >54.4 >29.9 22.9 >1.8 >3.2 2.3 >0.3 0.3 Total(expenditure >29.1 >11.4 >4.0 4.3 >5.7 3.4 4.1 3.5 5.3 (Percent(of(GDP,(unless(otherwise(indicated) (N on>oil(primary(balance((in(percent(of(non>oil(GDP)( >11.5 >9.0 >11.0 >8.9 >6.0 >4.3 >3.6 >2.5 >2.0 O verall(balance((commitment(basis) 6.0 >1.0 ( >5.0 >3.3 >1.2 >0.6 >0.3 0.4 0.6 O verall(balance((cash(basis) 2.3 >4.0 ( >6.6 >4.6 >2.3 >0.6 >0.1 0.4 0.6 Total(public(debt 34.1 44.7 ( 64.2 64.6 63.8 61.5 57.1 52.8 49.5 o/w$statutory$advances$from$BEAC 2.9 5.3 5.4 5.0 4.3 3.5 2.8 2.2 1.6 Gross(national(saving s( 43.4 29.3 24.1 24.6 26.1 27.5 30.5 32.2 33.2 Gross(fixed(investment 36.0 34.9 34.2 33.8 33.4 34.1 33.4 32.2 30.8 o/w$private 29.3 29.9 29.3 28.9 28.4 29.1 28.4 27.2 25.8 public 6.7 5.0 4.9 4.9 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 Current(account(balance( 7.3 >5.6 >10.1 >9.2 >7.3 >6.6 >2.8 0.0 2.4 excl.(larg e(ag ri>industry(projects(1/ 8.4 >3.6 >7.9 ( >6.5 >4.1 >3.7 >1.3 >0.1 1.5 Gross(official(reserves(imputed(to(Gabon((in(billions(of(US$) 2.49 1.69 ( 0.59 0.85 1.11 1.50 1.83 2.10 2.41 Gross(official(reserves(imputed(to(Gabon((months(of(imports) 5.3 4.2 1.3 1.9 ((((((((2.5 3.2 3.9 4.4 5.0 (CFA(francs(billion,(unless(otherwise(indicated) Mem orandum *item s* N ominal(GDP( 8,988 8,503 8,311 8,598 8,880 9,378 9,910 10,528 11,229 N ominal(non>oil(GDP 5,581 5,676 5,885 5,995 6,289 6,812 7,339 7,886 8,518 N ational(currency(per(U.S.(Dollar((averag e) 494 591 593 .. .. .. .. .. .. O il(prices((WEO ,(U.S.(Dollar/BBL) 96 51 43 55 55 54 54 54 55 Sources:(Gabonese(authorities(and(IMF(staff(estimates(and(projections. 1/(Current(account(excluding (net(trade(chang es(related(to(larg e(direct(investment(in(the(ag ri>industry(sector. 72 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  55. ANNEXE 5: Tableau résumé du cadrage budgétaire Retour--Menu l TABLEAU,RESUME,DU,CADRAGE,BUDGETAIRE, Historique Projections Historique Projections 2017, 2017, 2017, 2017, RESSOURCES 2015 2016 2016,exe 2017 sans, avec, 2018 2019 2020 2021 CHARGES 2015 2016 2016,exe 2017 sans, avec, 2018 2019 2020 2021 PRE PRE PRE PRE Ressources,intérieures 1788,9 1995,6 1494,6 1808,4 1677,5 1730,7 1837,9 2081,9 2213,0 2357,4 Charges,financières,de,la,dette,(Intérêts)125,4 180,2 207,0 198,5 198,5 257,6 236,9 232,3 236,8 218,9 Recettes,pétrolières 540,6 600,7 464,4 478,6 540,3 527,1 542,4 558,5 574,0 589,0 Intérieurs 23,8 37,8 64,6 44,7 44,7 64,6 67,4 58,9 60,2 42,1 Transfert8SOGARA 25,7 75,4 50,0 58,9 56,0 53,3 55,8 58,3 60,8 63,3 Extérieurs 101,6 142,4 142,4 153,8 153,8 193,0 169,6 173,4 176,6 176,9 Recettes,hors,pétrole 1248,3 1394,9 1030,3 1329,8 1137,2 1203,6 1295,4 1523,4 1639,0 1768,4 Dépenses,de,personnel,(salaires,et,rémunérations) 732,7 732,2 732,2 712,0 712,0 710,0 710,0 710,0 710,0 710,0 Impôts8directs 410,8 516,1 306,4 443,8 354,9 370,1 392,7 427,2 447,1 485,0 Dépenses,de,Biens,et,Services 299,0 319,7 329,8 246,2 246,2 233,6 238,4 240,2 243,7 248,1 Impôts8indirects 321,2 349,1 306,2 383,8 351,3 363,1 397,1 487,6 546,8 596,7 dont%Remboursement%TVA 60,0 94,1 67,8 70,0 70,0 70,0 68,5 65,5 64,0 60,0 TVA 246,8 310,0 240,2 292,2 274,0 285,1 316,8 392,7 441,0 471,1 Dépenses,de,Transferts, 302,7 349,2 288,4 241,0 241,0 199,2 208,5 207,1 213,7 231,2 Douanes8 402,5 407,8 277,2 368,3 299,3 333,5 366,4 429,4 454,0 476,5 dont%Soutien%aux%prix%des%carburants 25,7 70,9 45,0 16,6 16,6 18,6 19,5 20,4 21,2 22,1 dont%TVA 183,2 0,0 115,0 141,8 118,6 130,4 142,2 167,2 177,2 186,3 Soutien%aux%activités%de%raffinage%(SAR)0,0 12,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 88888Autres8 113,7 122,0 140,5 133,8 131,6 137,0 139,3 179,2 191,1 210,2 Dépenses,d'investissement 596,7 562,8 494,0 392,1 392,1 444,6 454,8 477,0 532,2 656,8 Total,Recettes,du,budget,général 1788,9 1995,6 1494,6 1808,4 1677,5 1730,7 1837,9 2081,9 2213,0 2357,4 Financées8sur8Ressources8internes 318,5 180,6 351,6 116,7 116,7 148,5 177,8 251,6 382,9 539,7 Recettes,affectées,aux,Comptes,d'affectations,spéciales 44,9 48,2 46,8 50,0 50,0 50,0 53,1 56,1 58,2 58,2 Financées8sur8Ressources8externes 278,2 382,1 142,4 275,4 275,4 296,0 277,0 225,4 149,2 117,1 Prélèvement8(Pensions) 20,8 24,1 22,7 25,4 25,4 25,4 28,4 31,2 33,3 33,3 Autres,dépenses 12,0 8,0 0,0 6,0 6,0 95,0 28,0 26,0 26,0 8,0 Contributions8(prestations8familiales) 24,1 24,1 24,1 24,6 24,6 24,6 24,7 24,8 24,8 24,8 Total,Recettes,affectées,aux,comptes,spéciaux 44,9 48,2 46,8 50,0 50,0 50,0 53,1 56,1 58,2 58,2 Total,Recettes,du,Budget,de,l'Etat 1833,9 2043,9 1541,5 1858,4 1727,5 1780,7 1890,9 2138,0 2271,1 2415,6 Total,Dépenses,du,Budget,de,l'Etat 2068,6 2152,2 2051,3 1795,9 1795,9 1940,0 1876,6 1892,6 1962,4 2073,0 Solde,primaire, U142,2 31,7 U341,5 262,6 134,9 170,5 254,7 469,8 530,6 522,2 Solde,global,(base,ordonnancements) U267,7 U148,5 U548,4 64,1 U63,6 U87,1 17,8 237,5 293,8 303,3 Ressources,extérieures 278,2 382,1 142,4 519,1 519,1 686,0 337,0 225,4 149,2 117,1 Solde,global,(base,caisse) U365,6 U229,2 U729,6 4,1 U123,6 U383,2 U213,5 237,5 293,8 303,3 Appuis8budgétaires8globaux 0,0 0,0 0,0 243,7 243,7 389,9 60,0 0,0 0,0 0,0 Tirages8(Finex) 278,2 382,1 142,4 275,4 275,4 296,0 277,0 225,4 149,2 117,1 Amortissements 384,1 314,4 415,4 586,7 586,7 852,5 499,4 522,0 502,2 497,5 Emissions,de,titres,publics,et,Autres,fiancements 539,2 200,0 651,5 100,0 100,0 200,0 100,0 100,0 100,0 100,0 DGD 332,2 314,4 391,9 533,2 533,2 828,7 475,3 497,4 492,6 497,5 Bons%du%Trésor%Assimilables%(BTA) 51,9 0,0 23,5 53,5 53,5 23,8 24,2 24,6 9,6 0,0 Cessions,d'actifs 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 75,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Prêts,,Avances,,Dépôts,&,Autres,dépenses 55,8 30,5 0,0 30,5 30,8 30,5 30,5 30,5 30,5 30,5 Règlement,arriérés,fiscaux 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 15,6 15,6 15,6 15,6 15,6 Réduction,d'arriérés 97,9 80,7 199,0 60,0 60,0 296,1 231,2 0,0 0,0 0,0 Autres,charges,de,trésorerie 44,9 48,2 35,2 4,4 1,2 22,8 24,6 33,9 41,0 47,3 Total,Ressources,de,financements,et,de,trésorerie 817,4 582,1 793,9 619,1 619,1 976,6 452,6 341,0 264,8 232,7 Total,Charges,de,financements,et,de,trésorerie 582,7 473,9 649,5 681,6 678,7 1201,9 785,8 586,4 573,6 575,3 Gap,(,U,Déficit,/,+,exédent) 0,0 0,0 U365,4 0,0 U128,0 U384,6 U318,8 0,0 0,0 0,0 Dépôt,=,Gap 174,2 100,0 551,5 0,0 128,0 384,6 318,8 0,0 0,0 0,0 Total,Général,Ressources,de,l'Etat 2651,2 2626,0 2335,4 2477,5 2346,6 2757,3 2343,6 2479,0 2536,0 2648,3 Total,Général,Charges,de,l'Etat 2651,3 2626,0 2700,8 2477,5 2474,7 3141,9 2662,3 2479,0 2536,0 2648,3 Total,Général,Ressources,(hors,comptes,spéciaux) 2606,3 2577,8 2288,6 2427,5 2296,6 2707,3 2290,5 2422,9 2477,8 2590,1IITotal,Général,des,Charges,(hors,comptes,spéciaux) 2606,3 2577,8 2654,0 2427,5 2424,7 3091,9 2609,3 2422,9 2477,8 2590,1 73 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  56. ANNEXE 6 : Tableau résumé des projections du secteur réel II TORIQUI PROJE 10 2016 20 17 20 14 20 15 Estimation Ecart EA-art 20 18 20 19 2020 202 1 P LFI (2) PLFR (3) lai 20 17(1) (3)-(2) (3)-(1) ISe-cteur primaire 1.7% 7.8°/4 --0,2"/4 5.9°/4 2.7% 2.9 -3,2 3.8% 3.9'1/. 5..2% 5.5% Agnculture. Elevage. Peche 7.1 % 9.0"/o 12.4% 16.5% 12.7'¼ 0.3 -3,7 14.2% 13.1% 12.1 % II.I% Agnculture 6.9% 9.3% 13.9% 18.1% 14.6'1/o 0.7 -3,5 15.8% 14.2% 12.8% 11.3% Vivtiere 8.3% 9.8% 14.7% 18.0"/o 15.0"/o 0.3 -3,0 16.0"/o 14.0"/o 12.0"/o 10.0"/o Rente ,7°1.1 3. 1% 3.2% 20.0"/o 9.0"/o 5.8 - 11,0 12.0"/o 17 .O"/o 25.0"I. 30.0"/. hasse et Elevage 3.5% 8.0"/o 2.7% 5.0"/o 3.0"/o 0.3 -1,0 4.5% 5.0"/o 5.0"/o 5.0"/o Peche 12.4% 7.0"/o 7.5% 8.0"/o 2.5% -5,0 -5,5 5.5% 8.0"/. 10.0"/o 14.0"/o Explollation fo resuere 21.5% 5.3% 8.5% 13.0"/o 7.0"/o - 1,5 -6,0 6.5% 5,5% 5,0"/o 5.0"/o Petrole brut -0,3% 8.6% -3,7%, - 1,5% -3,7%, 0.0 -2,1 - 1, °lit - 1,5% · 1,5°/c, -0, 1%, Min -6, '¾1 0.0"/o - 14,2% 24.0"/o 22.5% 36.7 - 1,5 7.5% 5.0"/o 21.9"/o 14.8% Gaz 36.7% 6.6% 13.6% -0,3%, - 14,0 -0,3 -28,7% 65.8% 31.6% 41.2% ISe-cteur secondaire 1.8% - 1,4¾ 3..2 % 3.3•;. 1.5% - 1,7 - 1,8 5.5% 7.1% 6.4 % 1.0•1. Industries agro-alimentaires. boissons 14.5% ..O,Jo/i, 6.5% 9.5% 8.0"/o 1.5 - 1,5 15.0"/o 25.0"/o 15.0"/o 15.0"/o lndustrie du bots 28.5% 6.4% 17.7% 7.0"/o 7.0"/o - 10,7 0.0 6.5% 5.5% 5.5% 5.5% lndustrie miniere 0.0"/o 0.0"/o 17.9% 20.0"/o 18.0"/o 0.1 -2,0 16.0"/o 15.0"/o 14.0"/o 13.0"/o Autres industr ies - 1, 1%, - 1,Jo/i, 12.3% 11.7% 1.5% - 10, - 10,2 5.5% 6.5% 6.5% 7.0"/o Ratlinage -2,9%, 11.4% 11.0"/. 8.1% -17,7%, -2 ,7 -25, 9.1% 2.5% 2.0"/o 1.0"/o Electncite. Eau 12.8% 4 .5% 3.2% 9.5% 4.0"/o 0.8 -5,5 5.5% 6.5% 6.0"/o 10.0"/o BTP - 10, '¾, ·3,7o/r1 - 1, 1% · 1,7o/r, · 1,4o/i, -0,3 0.4 3.5% 3.8% 4.4% 5.3% Recherche, services perroliers 5.8% -3,9'¾, - 1, 1% ..(),5o/i, 0.1 % 1.2 0.6 3.0"/o 3.2% 4.0"/o 4.0"/o ISe-cteur tertiaire 6.4% 5,7°/4 5.0 % 4.7% 0.8% -4,3 -4,0 4.4% 5.7% 6.3% 6.6°/4 Transports & ommunicatton 8.3% 12.7% 5.9"/4 7.4% 4.3% - 1,6 -3, 1 6.1% 6.6% 7.1 % 6.5% T ranspon 5.3% 6.5% 3.4% 7.5% 6 .0"/4 2.6 - 1,5 7.5% 8.0"/o 8.5% 7.0"/o Communications II.I% 18.2% 7.9% 7.3% 3.0"/o -4,9 -4,3 5.0"/o 5.5% 6.0"/o 6.0"/o ervices 4 .7% -0,2% 3.4% 3.0"/o 0.1 % -3,3 -2,9 3,0"/o 5.0"/o 6,0"/o 7.0"/o Commerce 3.4% -0,7% -0,4% 3.7% 0.1% 0.6 -3,5 3.5% 4.5% 6.0"/o 6.5% Services banra1res, as urances 8.6% 6.4% 6.6% 3.5% 0.5% -6, 1 -3,0 3,7% 4 .5% 5,5% 5.5% !Services non marchands 5.8% 4.4 % --0, 1¾ 3.8°/4 --0,4 ¾ --0,2 -4,2 0.0% 0.0% 0.0% 1.6% Education 149.8% 4.9"/o .O, lo/i, 5.5% 1.0"/o I.I -4,5 1.0"/o 1.5% 1.5% 2.0"/4 ante 136.9"/4 4 .5% -0,6% 3.8% 1.5% 2.1 -2,3 OJ% 0 .5% 0.5% 1.0"/o Autres service non marchand -25,6%, 4.2% -0, 1%, 3.0"/o - 1,5%, - 1,4 -4,5 -0,6%, -1,0% - 1,0% 1.5% PI B au coilt des facteu rs 4..2 % 4.3% 2.3% 4.5% 1.1 % - 1,2 ..J,4 3.6% 4.4% 49% 5.5% DTI et TVA 5.7% 0.6% -0, 1% 4.5% 1.1 % 1.3 -3,4 3.6% 4.4% 4 .9% 5.5% P l B au coilt d u mare he 4.3% 3.9% 2. 1% 4.5% 1. 1% - 1,0 ..J,4 3.6% 4.4% 4 .9% 5.5% Pour memoire: PIB total 4.3% 3.9% 2. 1•1. 4.5•;. 1. 1% - 1,0 -3,4 3.6% 4.4% 4.9% 5.5% PIB petrole .0,3°/i, 8.6% -3,7% - 1.5% ·3,7%, 0.0 ·1,2 · 1,8°/i, · 1,5o/c, · l ,So/c, -0, 1'¾, PIB hors nerrole 5.0"/o 3.2% 2.9"/4 5.3% 1.8% - 1,2 -3,5 4.3% 5.2% 5.6% 6.2% 74 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019

  57. ANNEXE 7 : Tableau résumé de la programmation triennale des investissements 2017 2018 2019 Proportion8 Total SECTEUR RG FINEX TOTAL RG FINEX TOTAL RG FINEX TOTAL du8total AGRICULTURE 0,57 1,50 2,07 1,00 1,00 2,00 1,00 1,00 2,00 6,07 0,39 ASSAINISSEMENT 12,00 27,62 39,62 16,93 37,22 54,15 3,04 34,04 37,08 130,85 8,43 BATIMENTS9PUBLICS/AMENAGEMENT 1,00 0,00 1,00 1,00 0,00 1,00 10,00 0,00 10,00 12,00 0,77 DEFENSE9NATIONALE 6,00 10,09 16,09 6,41 5,00 11,41 3,00 4,00 7,00 34,50 2,22 EAU 6,61 10,00 16,61 12,00 6,13 18,13 4,70 10,30 15,00 49,74 3,21 ENERGIE 1,60 0,00 1,60 13,00 33,70 46,70 4,82 66,24 71,07 119,37 7,69 ENSEIGNEMENT9SUPERIEUR 2,80 0,00 2,80 6,00 0,00 6,00 7,00 0,00 7,00 15,80 1,02 EQUIPEMENTS9ADMINISTRATIFS 8,00 0,00 8,00 8,00 0,00 8,00 0,00 0,00 0,00 16,00 1,03 EDUCATION 18,69 11,00 29,69 17,61 21,68 39,28 18,10 43,26 61,36 130,33 8,40 FONDS9D'ETUDES 1,45 0,00 1,45 6,07 0,00 6,07 6,58 0,00 6,58 14,09 0,91 FORMATION9PRO 7,78 31,00 38,78 4,85 47,19 52,04 3,40 61,20 64,60 155,42 10,02 INSTITUTIONS 1,70 0,00 1,70 7,00 0,00 7,00 9,50 0,00 9,50 18,20 1,17 INVESTISSEMENT9PROVINCIAL 18,00 0,00 18,00 18,00 0,00 18,00 18,00 0,00 18,00 54,00 3,48 PILOTAGE9ECONOMIQUE 3,14 4,90 8,04 4,25 10,00 14,25 2,50 7,50 10,00 32,29 2,08 REHABILITATION9ROUTES9RURALES 0,00 11,93 11,93 0,00 16,95 16,95 0,00 20,82 20,82 49,69 3,20 ROUTES9NATIONALES 12,27 118,44 130,71 5,76 166,61 172,37 3,38 123,35 126,73 429,81 27,70 VOIRIES9DE9LIBREVILLE 11,59 25,17 36,76 19,02 27,17 46,19 4,92 20,00 24,92 107,87 6,95 SANTE 11,57 3,00 14,07 6,50 4,00 10,50 14,83 21,13 34,96 59,53 3,84 SECURITE9INTERIEURE 2,89 0,00 2,89 5,43 0,00 5,43 5,00 0,00 5,00 13,32 0,86 SPORT 0,50 8,00 8,50 0,50 8,00 8,50 5,32 0,00 5,32 22,32 1,44 NUMERIQUECTIC 0,25 14,83 15,08 0,95 17,20 18,15 0,95 17,32 18,27 51,49 3,32 TRANSPORT 0,00 8,53 8,53 0,00 8,75 8,75 0,00 8,75 8,75 26,02 1,68 LOGEMENT 0,60 0,00 0,60 1,65 0,00 1,65 0,65 0,00 0,65 2,90 0,19 Total 129,00 286,00 414,50 161,92 410,58 572,50 126,69 438,90 564,59 1551,60 100,00 75 Plan de Relance de l’Economie 2017 - 2019 76

Plan de Relance de l’Economie 2017-2019 · Nelum