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قوانين الكاميرون

Plan d’action national de gestion des zones marine et côtière, 2010

صدر في 2010 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
المنظمة
European Union
الدولة
الكاميرون
الموضوعات
Agricultural and rural development, Livestock, Energy, Fisheries and aquaculture, Forestry, Sea, Water
الكلمات المفتاحية
agricultural land, integrated management, climate change, risk assessment/management, animal production, coastal zone management, fishery management and conservation, sustainable use, mariculture, aquaculture, monitoring, marine fisheries, forest management/forest conservation, afforestation/reforestation, wetlands, energy conservation/energy production, pollution control, erosion, governance

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  1. 2005 Est chargé de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de l’aménagement du territoire, de la protection civile, de l’organisation des collectivités locales dont il assure la tutelle et de la décentralisation. MINDEF Est chargé de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de défense nationale MINDAF Décret n°2005/168 du 27 mai 2005 Est chargé de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques domaniales et foncières MINFOF Est chargé de la gestion du patrimoine forestier. A ce titre, il assure la conception de la Décret N°2005/099 politique forestière et veille à l’exécution de toutes les opérations relatives à du 06 avril 2005 et ses modificatifs l’aménagement des. subséquents MINEFI Est chargé de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de finance publique Est chargé de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en MINSANTE matière de protection de la santé publique et du milieu naturel contre les pollutions diverses MINEPAT Mission : est chargé de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation de Décret N° 2008/220, du 04 juillet 2008 la politique du gouvernement en matière d’aménagement du territoire. MINIMIDT : Décret n°2005/260 du Mission : est chargé de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation de 15 juillet 2005 la politique industrielle et des stratégies de développement technologiques dans les différents secteur de l’économie nationale. 19 I.3.1.6. Organismes d’appui technique et financier Il existe en ce qui concerne la gestion de la zone côtière plusieurs organismes d’appui qui sont généralement les acteurs de terrain notamment : - le Centre Spécialisé de Recherche sur les Ecosystèmes Marins (CERECOMA) - la station spécialisée de Recherche Halieutique et Océanographique de Limbé - le Centre Régional de Recherche d’Ekona ; - les Universités de Douala et de Buéa ; - l’antenne de Recherche Géologique et Minière d’Ekona ; - la Mission de Développement de la Pêche Artisanale Maritime (MIDEPECAM) ; - Caisse de Développement de la Pêche Artisanale Maritime (CDPM) - le Fonds National de l’Environnement et de Développement Durable (FNEDD) : ce fonds centralise les contributions financières provenant de l’Etat, des donateurs bi/multilatéraux et des privés pour la réalisation des projets et programmes identifiés dans le cadre de ses stratégies environnementales ; - le Fonds Spécial de Développement des Forêts (FSDF) ; - le Fonds Spécial de Développement de la Faune ; - la Mission d’Etudes et de l’Aménagement de l’Océan (MEAO) ; - la Mission de Développement du Sud Ouest (SOWEDA) I.3.1.7. Institutions de concertation et de coordination Parmi cette catégorie, on peut mentionner : i) Commission Nationale Consultative de l’Environnement et de Développement Durable (CNCEDD) La CNCEDD a pour mission de veiller ou assurer une large participation de toutes les parties prenantes à savoir les ONG, les Associations ‘le secteur privé, les associations professionnelles, les Groupes d’Initiatives Communes (GIC) mais aussi la mise en application des politiques et stratégies de la gestion de l’Environnement. 20 ii) Comité Interministériel de l’Environnement Le Comité Interministériel de l’Environnement doit s’assurer de la collaboration de tous les départements ministériels à la mise en œuvre de la politique de la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement. iii) Comités Régionaux de l’Environnement Les Comités Régionaux de l’Environnement sont chargés au niveau de leur région de la mise en œuvre et du suivi des projets et programmes. Ils doivent assurer au niveau régional la participation (,) c'est-à- dire l’implication de toutes les parties prenantes à la gestion environnementale. Au niveau de chaque région, ils sont animés par des structures représentant le Ministère de l’Environnement telle que la Délégation Régionale de l’Environnement et de la Protection de la Nature et composés de représentants des parties prenantes concernées notamment des services techniques de l’Administration et missions de développement du secteur privé, de la société civile et ONG locales, des communautés territoriales décentralisées, des Projets etc.… I.3.1.8. Institutions de mise en œuvre Les différents organes et structures ou institutions chargés de la mise en œuvre des Projets et Programmes relatifs à la gestion des écosystèmes marins et côtiers sont : i) les points focaux La majorité des points focaux des conventions internationales y relatives relèvent du Ministère en charge de l’Environnement à quelques exceptions près. Ces points focaux assurent la liaison entre les différents secrétariats des conventions et ce ministère ou d’autres concernés et assistent aux diverses conférences internationales. ii) les Ministères sectoriels La politique de l’environnement et particulièrement de la gestion des écosystèmes marins et côtiers est mise en œuvre par l’ensemble des ministères sectoriels partenaires dont les activités et les programmes concourent à la gestion desdits écosystèmes (Tableau I) 21 I.3.2. Cadre Politique Depuis la fin des années 1980, le Cameroun s’est engagé simultanément dans un certain nombre de réformes, de ses stratégies et politiques de développement, de son cadre juridique et réglementaire et de ses institutions. La nouvelle constitution de janvier 1996 est basée sur plusieurs principes fondamentaux, à savoir : (i) la démocratisation pour une meilleure participation de toutes les parties prenantes aux processus de planification et de décision ; (ii) la libération de l’économie, le désengagement de l’Etat des fonctions de production et commercialisation, le recentrage de son rôle sur les fonctions régaliennes et la promotion de l’initiative et du secteur privé ; (iv) la décentralisation, rendue effective par la loi adoptée en 2004 et qui prévoit le transfert d’un certains nombre de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales décentralisées. Un accent est également mis sur la Gouvernance et la lutte contre la corruption, à travers la mise en œuvre du Programme National de Gouvernance (PNG) adopté en 2000. A l’heure actuelle, toutes les stratégies et politique de développement sectorielles s’inscrivent dans le cadre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) adopté en 2003, qui constitue le cadre de référence de toute intervention en matière de développement au Cameroun. Le développement durable et la prise en compte des questions environnementales ont été renforcés à la suite du sommet de Rio de 1992 et de l’engagement du Cameroun, à travers l’élaboration d’un Plan National de gestion de l’Environnement (PNGE) adopté en 1996 et l’adhésion aux diverses conventions issues de Rio. Il s’agit de : (i) la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification (CCD), (ii) la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB), (iii) la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Le Cameroun a ratifié d’autres conventions internationales et sous-régionales majeures à savoir la convention de Ramsar sur les zones humides, la Convention CITES sur les espèces menacées, la Convention d’Abidjan de 1981 sur la coopération en matière de protection et valorisation des milieux marins et côtiers de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Convention de MARPOL 73/78 sur la pollution marine, le Protocole de Kyoto,la Convention Internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC, 1990) etc. 22 I.3.2.1. Politique nationale de développement durable et de lutte contre la pauvreté Le Cameroun dispose de plusieurs stratégies et programmes qui ciblent le développement durable. Parmi les principales, on peut citer : le document de stratégie de Réduction de la pauvreté (DSRP), le plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE), le Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural (DSDSR), le Programme National de Développement Participatif (PNDP), le Programme Sectoriel Forêt et Environnement (PFSE) et le Plan d’Action National Energie pour la Réduction de la Pauvreté (PANERP). i) Document de stratégie de Réduction de la Pauvreté Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) a été élaboré en 2003dans le cadre de la deuxième génération des programmes d’ajustement structurel. Il place la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) au centre de toutes les préoccupations et priorités nationales en matière de développement économique et social. Il constitue le cadre intégré macro-économique et sectoriel dont l’éducation, la santé, le secteur rural et les infrastructures de base. Parmi ses axes prioritaires d’intervention, on peut citer : (i) la promotion d’un cadre macro-économique stable ; (ii) le renforcement de la croissance par la diversification de l’économie et des revenus non pétroliers ; (iii) la dynamisation du secteur privé comme moteur de croissance ; (iv) le développement des infrastructures de base, la gestion des ressources naturelles et la protection de l’environnement ; (v) l’accélération de l’intégration régionale dans le cadre de la CEMAC ; (vi) le renforcement des ressources humaines, du secteur social et de l’insertion des groupes défavorisés dans le circuit économique et (vii) l’amélioration du cadre institutionnel, de la gestion des affaires publiques et de la gouvernance. ii) Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) Le document de stratégie pour la croissance et l’emploi adopté en 2009 fixe la vision à long terme sur l’accélération de la croissance économique, la création d’emplois formels et la réduction de la pauvreté. iii) Plan National de Gestion de l’Environnement Adopté en 1996 à la suite d’un long processus participatif de planification, le plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE) constitue le cadre de référence en matière de planification des actions de 23 gestion de l’environnement. Le PNGE identifie les zones marines et côtières comme des zones écologiquement fragile et nécessitant une protection intégrale à travers une gestion soutenue de ses ressources. Pour les zones marines et côtières, le PNGE a adopté les stratégies suivantes: (i) prévention et contrôle de la pollution (source tellurique et marine); (ii) contrôle de l’érosion côtière; (iii) renforcement de la capacité des populations locales pour la gestion des écosystèmes marins et côtiers (iv) Prenant en compte les options politiques des instruments régionaux et internationaux Le PNGE, actuellement en voie d’actualisation en vue de le rendre plus opérationnel, compte 16 axes d’intervention dont : (i) l’agriculture durable et la protection des sols ; (ii) la gestion des pâturages et des productions animales ; (iii) la gestion des ressources forestières et de la filière bois ; (iv) la gestion des ressources en eau et (v) la prise en compte de l’approche genre. iv) Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural Dans le cadre du processus d’élaboration du DSRP, le Gouvernement a développé une Stratégie intégrée de développement rural à travers l’élaboration d’un Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural (DSDSR). Cette stratégie vise le développement durable à travers l’amélioration de la productivité et de la production agricole, la modernisation des exploitations et la recherche de débouchés nationaux et internationaux pour les produits agricoles et forestiers. Elle s’articule autour de cinq domaines prioritaires : (i) le développement local ; (ii) le développement des productions ; (iii) l’appui institutionnel ; (iv) la gestion durable des ressources naturelles et (v) les modalités et mécanismes de financement du secteur rural. Le développement local dont le Programme National de Développement Participatif (PNDP) et le Programme d’Appui au Développement Communautaire (PADC) constituent le cadre opérationnel. Il vise plus spécifiquement (i) le renforcement des capacités des communautés et communes en vue de leur permettre de prendre en charge la problématique de développement local ; (ii) l’appui à la réalisation d’infrastructures communautaires en vue de lever les contraintes au niveau local ; (iii) la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus et (iv) la participation effective des acteurs à la base au processus de développement local dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation. 24 La gestion des ressources naturelles vise à concilier l’amélioration de la production et la gestion durable des ressources naturelles et à encourager toutes les initiatives en faveur du développement durable à travers : (i) la coordination et la mise en œuvre d’une gestion concertée des ressources naturelles renouvelables ; (ii) la préservation et la restauration des potentiels de production (protection/restauration de la fertilité des sols, conservation de la ressource en eau, protection restauration des pâturages, conservation de la biodiversité, etc.) et (iii) l’assurance d’une gestion locale des infrastructures rurales collectives v) Programme National de Développement Participatif Elaboré dans le cadre du DSRP et outil de la politique de décentralisation, le Programme National de Développement Participatif (PNDP) vise à définir et mettre en place des mécanismes de responsabilisation des communautés à la base et des collectivités décentralisées en vue de les rendre acteurs de leur propre développement. Il se propose de développer une synergie fonctionnelle de partenariats entre les communautés à la base, l’Etat, la société civile, les ONG et les bailleurs de fonds. Il vise à promouvoir un développement équitable, efficace et durable au sein des populations rurales. Les principaux bénéficiaires du PNDP sont les communautés et/ou organisations de base, les quartiers, les collectivités territoriales décentralisées, les associations, les groupements mixtes, etc. Le programme qui devra s’étendre sur une période de quinze ans sera réalisé en trois phrases de manière à couvrir progressivement l’ensemble du territoire. Il comprend quatre composantes qui sont : (i) le Fonds d’appui au développement des communautés rurales ; (ii) l’appui aux communes dans le cadre progressif du processus de décentralisation ; (iii) le renforcement des capacités au niveau local et (iv) le suivi-évaluation et la communication. En relation avec la désertification, il met en œuvre un programme de gestion durable des terres. vi) Programme Sectoriel Forêt et Environnement Initié par le Gouvernement en 1999, le Programme Sectoriel Forêt et Environnement (PSFE) est devenu opérationnel entre 2005-2006. Il a été conçu comme un programme national de développement sectoriel d’une durée de dix ans. Ouvert au financement de tous les bailleurs de fonds, aux 25 contributions du secteur privé et de la société civile, il vise la mise en place d’un cadre cohérent pour toute intervention concourant à la mise en œuvre de la politique forestière et faunique du Cameroun. A travers le PSFE, le gouvernement entend disposer d’un tableau de bord lui permettant d’assurer le suivi et le contrôle efficaces des exploitations forestières. Il s’articule autour de cinq composantes à savoir : (i) la gestion environnementale des activités forestières (ii) la valorisation et la transformation des produits forestiers non ligneux ; (iii) la conservation de la biodiversité et la valorisation des produits fauniques ; (iv) la gestion communautaire des ressources forestières et fauniques et (v) le renforcement institutionnel, la formation et la recherche. Les activités et projets qui y sont inscrits sont dérivés en grande partie du Plan d’Action Forestier National (PAFN), du Plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE) et du plan d’Action d’Urgence (PAU). Le reboisement et la gestion durable des ressources bois/énergie en constituent les axes d’intervention majeurs qui seront mis en œuvre à travers : (i) la relance du programme national des plantations de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Forestier (ANAFOR) et (ii) les initiatives pilotes de mise en place des schémas directeurs d’approvisionnement en bois/énergie des centres urbains dans la zone septentrionale du pays (zone déficitaire). Les actions prévues dans le cadre de la lutte contre la désertification notamment au Nord sont pour l’essentiel des actions de reforestation et d’aménagement des ressources forestières. Le plan d’Action Energie pour la Réduction de la Pauvreté (PANERP) a été validé et adopté en 2005 après vii) Plan d’Action Energie pour la Réduction de la Pauvreté (PANERP) Une large concertation entre les structures techniques concernées, la société civile, les opérateurs privés, les collectivités décentralisées et les partenaires au développement. Il s’appuie sur le lien étroit qui existe entre accès à des services énergétiques modernes et réduction de la pression sur la biomasse, notamment dans la zone septentrionale, ainsi que sur le lien entre pauvreté et pression sur les ressources naturelles. Outre un système de péréquation au plan national, il vise entre autres à optimiser l’utilisation de la biomasse, à contribuer à la recherche pour le développement et à promouvoir les énergies alternatives. Dans le cadre de l’intégration sous-régionale, le Cameroun est également partie prenante de plusieurs initiatives visant la gestion de l’environnement, la gestion des ressources forestières et la lutte contre la désertification. Parmi ces initiatives, on peut citer notamment le plan d’Action d’Urgence, le plan de 26 Convergence de la COMIFAC et le Programme d’Action sous régionale de lutte contre la Désertification en Afrique centrale (PASR-AC). Au plan international, le Cameroun souscrit au NEPAD et a ratifié plusieurs Conventions internationales visant entre autres la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles. viii) Plan d’Action d’Urgence Le Plan d’Action d’Urgence du Cameroun (PAU) résulte de la mise en œuvre des résolutions du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique Centrale tenu à Yaoundé en 1999 (qui sont également soutenues par la résolution des Nations Unies n°54/214). Il est la concrétisation des engagements politiques du Gouvernement camerounais au niveau national et sous-régional en faveur d’une gestion durable des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo. A Travers le PSFE, il devrait permettre le passage d’un programme d’urgence à un programme prioritaire et de devenir plus tard un programme dit "normal" du Ministère en charge des forêts. Il comprend plusieurs volets principaux à savoir : (i) l’assainissement effectif du secteur forestier ; (ii) la lutte contre le braconnage ; (iii) l’implication et la responsabilisation des populations locales et (iv) la coordination gouvernementale transversale. ix) Plan de Convergence /COMIFAC et PASR-AC Élabore en 2000, suite au Sommet des Chefs d’Etats de Yaoundé et actualisé en 2005, le plan de Convergence de la COMIFAC constitue un cadre de référence des interventions forestières au niveau national et de la sous-région Afrique centrale. Il vise entre autre l’harmonisation des politiques forestières et fiscales nationales et compte dix axes stratégiques dont un axe traitant de l’aménagement des écosystèmes forestiers et du reboisement. Chaque pays membre de la COMIFAC a élaboré et validé sa composante nationale du plan de convergence. Le COMIFAC a été responsabilisée pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’Action Sous-Régional de lutte Contre la Désertification pour l’Afrique Centrale (PASR-AC). Ce plan en cours d’élaboration doit prendre en compte et appuyer les initiatives nationales et traiter plus spécifiquement de la gestion des ressources transfrontalières. Il vise le développement des synergies entre les pays de la Sous-région en matière de lutte contre la désertification. 27 x) Initiative dans le cadre du NEPAD Le Plan d’Action Environnemental de l’Afrique Centrale du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) comprend : (i) la lutte contre la dégradation des sols, la sécheresse et la désertification ; (ii) la conservation et l’utilisation durable des ressources forestières ; (iii) la lutte contre le changement climatique et (iv) la conservation et la gestion transfrontalières des ressources naturelles. Ce plan d’action couvre aussi les questions transversales (renforcement des capacités, population, santé et environnement durable ; commerce, évaluation et alerte précoces pour les désastres ; banque de données environnementales du NEPAD). xi) Autres plans, programmes, stratégies et projets D’autres plans programmes ou stratégies nationales ont également été développés, notamment : - la Stratégie et Plan d’Action National sur la Biodiversité (NBSAP), - le Plan d’Action National de lutte contre la Désertification (PAN/LCD) ; - la Communication Nationale Initiale sur les Changements Climatiques ; - le Plan d’Action National de lutte contre les Pollutions marines d’origine terrestre ; le programme de Développement Intégré de la Côte Atlantique (PDICA) Le Cameroun est également partie prenante à plusieurs processus régionaux dont l’objectif est la gestion durable des ressources côtières, notamment : - CEFDHAC: Conférence sur les Ecosystèmes Forestiers Denses et Humides d’Afrique Centrale - CARPE: Central Africa Programme on Environment - COMIFAC: Conférence des Ministres en charge des Forêts d’Afrique Centrale - ECOFAC: Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale - MAB: Man and Biosphere - OCFSA: Organisation pour la Conservation de la Faune en Afrique - PAFT: Programme d’Action Forestier Tropical - RAPAC: Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale - RAM: Réseau Africain des Mangroves - FEDEC: Fondation pour l’Environnement et le Développement au Cameroun 28 I.3.3. Cadre juridique et réglementaire Le cadre juridique et réglementaire relatif à la gestion des zones côtières est complexe. Il regroupe : I.3.3.1. Textes législatifs a) Les lois La loi cadre n° 96/12 de 1996 sur la gestion de l’Environnement fixe le cadre global de la gestion de l’Environnement. Cette loi contient les mécanismes de renforcement, les principes directeurs, la politique nationale et les mesures stratégiques, les directives pour la gestion sectorielle et transectorielle en ce qui concerne la protection de l’environnement côtier, la gestion des ressources côtières et le développement durable. La loi cadre sur la gestion de l’environnement développe des mécanismes pertinents pour les études d’impact environnemental (chapitre 1); classe les établissements (section 2); protection des récepteurs environnementaux (chapitre 3), eaux intérieures et plaines inondées (article 25), protection de la côte et des eaux marines (section 3), protection des sols et du sous -sol (section 4). La loi n° 96/14 du 5 août 1996 régule le transport des hydrocarbures gazeux et liquides par oléoduc à travers le territoire national à partir des pays voisins. La loi n° 94/001 du 20 janvier 1994 porte régime des forêts, de la faune et de la pêche ; elle définit les parcs nationaux et les réserves. Dans son article 30 sur les forêts communautaires, cette loi donne la possibilité aux mairies locales de faire des demandes de titre sur les terres forestières dont les limites et les objectifs de gestion sont définis. Cette importante mesure est un outil précieux pour les mairies locales qui font face aux défis pour réduire la pression sur les terres et pour planifier l’avenir sans difficultés. D’après cette loi, le MINEPIA doit mettre en place un programme de suivi et de contrôle. Ainsi, le MINEPIA a créé une Brigade de Contrôle et Surveillance des activités de pêche suite au décret 2005/152 du 4 mai 2005. Il s’agit d’une sous-direction au sein de la Direction des Pêches et Aquaculture. La Brigade est chargée de : - Contrôle et Surveillance des activités de pêche; - Contrôle du respect de la réglementation en matière de pêche; - la Surveillance des zones de pêche et des périodes de repos biologique ; - de l’organisation et du suivi de la protection des ressources halieutiques; le contrôle des 29 engins et techniques de pêche, des tailles commerciales des espèces cible; le suivi des débarquements des produits de la pêche des unités de pêche autorisées. Depuis sa création en 2005, le MINEPIA a acheté pour les patrouilles en mer et le plan d’eau, les équipements suivants pour le Contrôle et la Surveillance: • une vedette en fibre de verre de 6m de Longueur Hors Tout propulsée par deux moteurs hors bord de 85 Cv ; • 10 pirogues en fibre de verre propulsées par des moteurs hors bord de 25 CV pour le Littoral ; le Sud et le Sud Ouest. Un système de suivi des navires par satellite Argos permet de suivre les bateaux à partir d’ordinateur de bureau ou portable pour obtenir la position des bateaux en temps réel. Il existe une nouvelle loi des pêches et aquaculture financée par un TCP de la FAO, depuis 2004 ; mais qui n’est pas toujours promulguée La loi n° 89/027 du 29 décembre 1989 porte sur les déchets toxiques et dangereux. La loi n° 84/03 du 04 juillet 1984 portant cadre des investissements. La loi n° 83/16 du 21 juillet 1983 réglemente la police à l’intérieur des domaines portuaires. La loi n° 81/13 du 27 décembre 1981 porte régime des forêts, de la faune et de la pêche (loi révisée). La loi n° 80/23 du 27 novembre 1980 porte création d’une taxe sur les carrières. La loi n° 80/22 du 14 juillet 1980 porte répression des atteintes à la propriété foncière et domaniale. La loi n° 79/14 du 30 juin 1979 complète la loi n° 73/16. La loi n° 78/14 du 29 décembre 1978 fixe l’assiette, le taux et le mode de recouvrement des droits fixés redevances et taxes mineures. La loi n° 76/16 du 08 juillet 1976 fixe les frais d’inspection et de contrôle des établissements dangereux, insalubres et incommodes. La loi 73/16 du 07 décembre 1973 porte régime des eaux de sources et des eaux minérales. La loi n° 74/23 du 05 décembre 1974 porte organisation communale. La loi n° 67/LF/91 du 12 juin 1967 porte code pénal. La loi n° 67/LF/25 du 03 novembre 1967 modifie l’article 5 du Code de la Marine Marchande Camerounaise. 30 La loi n° 64/LF/29 du 13 novembre 1964 porte protection de la santé publique. La loi n° 64/LF/2 du 06 avril 1964 fixe l’assiette, les taux et le mode de recouvrement des droits fixés redevances et taxes mineures. La loi n° 64/LF/3 du 06 avril 1964 porte régime des substances minérales avec le décret d’application No 68/DF-224 du 6 avril 1964 La loi n° 63/20 du 19 juin 1963 réglemente la police à l’intérieur des domaines portuaires. La loi n° 63/LF-22 du 19 juin 1963 organise la protection des mouvements, objets d’art et suites. La loi n° 63/17 du 19 juin 1963 complète certaines dispositions de la Marine Marchande Camerounaise. La loi n° 63/14 du 19 juin 1963 porte Code répressif de la pêche maritime. La loi n° 99/006 du 14 avril 1998 sur les activités touristiques et son décret d’application n° 99/443/PM du 25 mars 1999 définissent la création d’une commission nationale technique dont le but est d’autoriser la création de nouvelles facilités touristiques ; elle donne des possibilités en son article 49 la création d’une agence communale de tourisme. La loi n° 92/06 du 14 août 1992 relative aux sociétés coopérative et Groupes d’Initiatives Communes. La loi n° 98/00 du 14 avril 1998 porte régime de l’eau. Cette loi règle les principes de gestion environnementale et la protection de la santé publique directement liée au régime de l’eau ; elle insiste sur : - la protection des eaux contre la pollution - la préservation des ressources et la qualité des eaux pour la consommation humaine - des sanctions pour le non respect des provisions de cette loi. La loi n° 98/021du 24 décembre 1998 sur l’organisation du secteur portuaire et le décret d’application organisent et créent les ports autonomes de Douala, Kribi, Limbé et Garoua La loi n° 39/PJL/AN du 20 Nov. 1974 fixe la limite des eaux territoriales de R.U. Cameroun b) Ordonnances (i) Ordonnance n° 90/007 du 08 novembre 1990 relative au nouveau Code des Investissements. (ii) Ordonnance n° 90/001 du 29 janvier 1990 portant régime de la zone franche industrielle ; (iii) Ordonnance n° 77/2 du 10 janvier 1977 modifiant l’ordonnance n° 79/2 ; (iv) Ordonnance n° 74/2 du 06 juillet 1974 fixant le régime domanial ; (v) Ordonnance n° 62/OF-30 du 31 mars 1962 portant Code de la marine marchande ; (vi) Ordonnance n° 62-OF-30 du 31 mars1962 portant code de marine marchande Camerounaise. 31 I.3.3.2. Textes Réglementaires a) Décrets Décret no 2005/0577/PM du 23 février 2005 fixant les modalités de réalisation des études d’impact Environnemental Décret n° 95/1466 du 20 juillet 1995 fixant certaines modalités d’application au régime de la faune Décret n° 95/413 du 20 juin 1995 fixant certaines modalités d’application au régime de la pêche ; Décret n° 94/436/PM du 23 août 1994 fixant les modalités d’application au régime des forêts; Décret n° 94/259/PM du 31 mai 1994 portant création d’une commission nationale consultative pour l’environnement et le développement durable ; Décret n° 90/1477 du 09 novembre 1990 portant réglementation de l’exploitation des carrières ; Décret n° 85/12078 du 26 septembre 1985 portant réglementation de la police et d’exploitation dans les domaines portuaires ; Décret n° 83/661 du 17 novembre 1983 réglementant le transport des substances toxiques dangereuses; Décret n° 83/410 du 29 août 1983 fixant les conditions de préparation, de détention d’importation et d’exportation de vente et d’utilisation des radios-éléments artificiels ; Décret n° 83/171 du 12 avril 1983 portant le régime de la pêche ; Décret n° 83/171 du 12 avril portant le régime de la pêche ; Décret n° 83/170 du 12 avril portant le régime de la faune ; Décret n° 83/169 du 12 avril portant régime des forêts ; Décret n° 81/298 du 23 juillet 1981 portant organisation de la MAEL ; Décret n° 78/076 du 11 mars 1978 portant réglementation des Parcs Nationaux ; Décret n° 78/036 du 30 janvier 1978 portant réglementation des carrières ; Décret no 77/528 du 23 décembre 1977 réglementant le stockage et la distribution des produits pétrolières Décret n° 76/372 du 02 septembre 1976 portant réglementation des établissements dangereux, insalubres ou incommodes ; Décret n° 76/214 du 4 juin 1976 portant réglementation des substances vénéneuses ; 32 Décret n° 75/536 du 17 juillet fixant les modalités d’inspection sanitaire des produits de pêche ; Décret n° 72/233 du 17 juillet 1972 portant création de la mission d’Etude pour l’Aménagement du Littoral (MAEL) ; Décret n° 62/DF/216 du 25 juin 1962 définissant les lignes à partir desquelles dans les golfes-baies et rades sont comptées les eaux territoriales Camerounaises ; Décret n° 64/DF/48 du 29 janvier 1964 fixant les circonscriptions maritimes Camerounaises ; Décret n° 62/DF/236 du 07 juillet 1962 définissant les limites de zones de navigations à la pêche ; Décret n° 62/DF/ 275 portant réglementation des enquêtes sur les naufrages abordages et autres accidents de navigation ; Décret 75/528 du 16 juillet 1975portant réglementation de et d’exploitation en matière d’élevage et de industries animales ; Décret 92/455/PM du 23 Novembre 92 fixant les modalités d’applications de la loi No. 92/06 du 14 Aout 92 relatives aux sociétés coopératives et groupes d’initiatives communes ; Décret n° 75/528 du 16 juillet 1975 définissant les modalités d’exploitation des bateaux de pêche à moteur au Cameroun ; Décret n° 82/406 du 6 Sept 1982 portant publication du protocole d’accord de la pêche entre la République Unie du Cameroun et la République du Guinée Equatoriale ; Décret n° 83/661 du 27 Décembre 1983 réglementant les substances vénéneuses ; Décret n° 86/711 du 14 juin 1986 fixant les modalités d’inspection sanitaire et vétérinaire ; Décret n° 74/991 du 16 Décembre 1974 portant création de la caisse de développement de la pêche maritime ; Décret n°77/363 du 19 sept 1977 portant création pour la mission de développement de la pêche artisanale maritime (MIDEPECAM). b) Arrêtés Arrêté n° 37 du 1er octobre 1937 fixant les règles générales et de salubrité publique à appliquer dans le territoire du Cameroun sous mandat français ; Arrêté n° 446 du 21 juin 1956 modifiant l’article 84 bis de l’Arrêté n° 37 du 1er janvier 1937 ; Arrêté n° 000/30/MINEF/DPM du 10 octobre 1975 portant définition des normes exigibles pour les établissements d’exploitation des produits de pêche ; 33 Arrêté n° 14/A/MSAP du03 septembre 1976 fixant la liste des substances vénéneuses destinées à la médecine humaine et vétérinaire inscrites au titre du Titre III du décret n° 76/214 ; Arrêté n° 013/MINEM/DMG/SL du 19 avril 1977 portant nomenclature des établissements dangereux insalubres ou incommodes ; Arrêté n° 17/MINEM du 21 octobre 1976 déterminant les conditions d’application du décret n° 76/372 du 02 septembre 1976 ; Arrêté n° 51/MINDIC/GI du 28 septembre 1990 fixant les modalités d’application d l’ordonnance n° 90/001 portant régime de la ZFI ; Arrêté n° 3563 du 28 octobre 1959 réglementant la police à l’intérieur du Combinat portuaire/Bonabéri et sur les plans d’eau en dépendant ; Arrête n° 278/ MTMPT du 26 Nov. 1963 instituant un certificat de capacité pour la conduite de pirogue à moteur ; Arrête n° 09/MTMPT du 08 juin 1968 réglementant l’immatriculation pirogues et embarcation similaires non autorisées ; Arrête n° 030/MINEL/CBM du 10 oct. 1975 portant définition des normes exigible pour l’exploitation les produits de la pêche maritime ; Arrête n°17/MINEPIA du 29 septembre 1987 portant organisation et fixant les modalités de fonctionnement du centre de pêche ; c) Décisions Décision n° 6069/MINTP du 8 mars 2005 fixant les différentes catégories des opérateurs dont les activités sont liées aux études d’impact environnemental Décision n°457/MINEPIA /CDPM du 13septembre 1983portantconstatation du transfert des stations aquacoles au MINAGRI ; Décision n° 108/MINEPIA/CDPM du 12 mai 1988 portant transfert de matériels et équipements de pêches continentales et de piscicultures. d) Circulaires La note circulaire n° D.69/NG/DMPHD/SHPA du 20 août 1980 est relative à la collecte, le transport, le traitement des déchets industriels, des ordures ménagères et des matières de vidanges sanitaires. e) Notes de service La note de service n° 043/MINEPIA/DIRPEC du 03 octobre 1983 détermine l’attribution volontaire du corps de la paix, expert en pêche ; 34 La note de service n° 059/MINEPIA/DIRPEC du 08 octobre 1983 détermine l’attribution de moniteur piscicole ; La note de service n° 50/MINEPIA/DIRPEC du 12 août 1987 Explicite les fonctions de moniteur de pêche. La mise en œuvre de ces différents instruments a été handicapée et retardée par plusieurs facteurs tels que: (i) le cadre légal incomplet ; (ii) les textes légaux inadéquats ; (iii) les lacunes dans les instruments de régulation ; (iv) le manque d’une logistique adéquate pour appliquer la loi ; (v) la faible capacité humaine et financière ; (vi) l’apport international insuffisant ; Il y a par conséquent une urgence et une nécessité d’actualiser la législation nationale sur la gestion de la zone côtière. Pour une gestion soutenue de la zone côtière au Cameroun, une analyse détaillée du cadre juridique avec l’identification des lacunes et des propositions pour son amélioration est faite (Tableau II). Les amendements vont permettre de réaliser les actions suivantes: (i) Promulguer des lois spécifiques sur des écosystèmes fragiles comme les mangroves et les estuaires ; (ii) Actualiser et renforcer les lois existant pour la sauvegarder, la protection de l’environnement et la perte de la biodiversité ; (iii) Renforcer le programme d’évaluation d’impact environnemental ; (iv) Faire le suivi et cartographier des zones à haut risques ; (v) Restaurer les zones dégradées à travers la reforestation ; (vi) Mener la sensibilisation du publique sur les problématiques environnementales et les besoins de conservation et d’utilisation durable des ressources naturelles ; (vii) Apporter un financement adéquat ou un mécanisme financier efficace pour appuyer les programmes/activités qui assurent un environnement sain et une utilisation durable des ressources ; (viii) Promouvoir la recherche, la collecte des données et information sur la gestion de la côte. 35 TABLEAU II. ANALYSE DU CADRE JURIDIQUE NATIONAL Législation Contenu principal de la législation Lacunes identifiées Propositions d’amendement pour l'amélioration -Comité Interministériel pour -Inviter aux réunions d’évaluation l’Environnement (CIE) - les services déconcentrés ne sont des impacts environnementaux un -Commission Nationale Consultative pour pas concernés, alors qu’ils sont à responsable au niveau régional pour l’Environnement et le Développement la base sur le terrain évaluer une étude d’impact par un Loi Cadre sur Durable (CNCEDD) -Manque de texte d’application opérateur économique de sa région l’Environnement (loi n° - Fond National pour l’Environnement et le -Manque de texte d’application - publication des textes 96/12 du 5 Août 1996) Développement Durable (FNEDD) sur la protection de la biodiversité d’application précisant les -Protection de l’atmosphère et des mangroves modalités d’utilisation de ces fonds -Protection des eaux continentales et des - publication des textes plaines inondables d’application sur la protection des -Protection du littoral et des eaux marines zones marine et côtière -Protection de la nature et la biodiversité -Types de forêts, de pêche Plan National de Gestion de Identifie les écosystèmes marins et côtiers -Aucun article spécifique sur -Procéder à une révision en incluant l’Environnement (PNGE) comme zone écologique très fragile l’exploitation des mangroves les mangroves adopté en 1996 nécessitant une protection - Aucune attention au tourisme et -Inclure le tourisme et les facilités les facilités côtières pour les côtières de loisir loisirs (i) Gestion et conservation des ressources -Contrôle inefficace et mise en Loi n° 94/01 du 20 janvier halieutiques : interdit l’utilisation des œuvre pour la zone de protection 1994 sur le Régime des filets de petites mailles non règlementés et contrôle de la pollution -Réviser pour inclure la stratégie de Forêts, de la Pêche et de la (ii) Mariculture et pisciculture -Aucune maille n’est donnée pour gestion les repos biologique Faune (iii) Création des établissements de pêche chaque espèce exploitée -Donner les mailles par espèce (iv) Infrastructures et sanctions -Les problèmes de surveillance ne exploitée (v) Protection de la zone commune sont pas clairs -Mettre en place un programme de réservée à la pêche artisanale (3 milles - Aucune attention spécifique sur suivi et de contrôle nautiques) les mangroves (vi) Interdit la pêche avec des engins inappropriés comme les explosifs Ordonnance n° 62/OF/30 du -Transport des produits inflammables Renforcer les mesures de contrôle 31 mars 1962 sur le Code de explosifs ou dangereux Mesures de contrôle inefficaces 36 Législation Contenu principal de la législation Lacunes identifiées Propositions d’amendement pour l'amélioration la Marine Marchande -Interdire les pêches avec les explosifs Loi n° 64/DF/162 du 26 mai -Recherche sur les hydrocarbures liquides et -Rien n’est dit sur la protection de -Prendre en compte la protection de 1964 fixant les modalités de gazeux l’environnement pendant le forage l’environnement dans le texte recherche, d’exploitation et - Transport des hydrocarbures gazeux ou et la prospection pétrolière d’application de transport des liquides à travers l’oléoduc -Aucune responsabilité -Préciser les responsabilités de hydrocarbures liquides et -Fixant les modalités de recherche minière et déterminée en cas d’accident chaque partie prenante à prendre en gazeux pétrolière à l’intérieure du territoire national. compte dans le texte d’application Loi n° 78/14 du 29 -Application inefficace -Renforcer l’application décembre 1978 complétée -rien sur la protection de -Inclure dans le texte d’application par la loi n° 64/LF/du 6 -Recherche et exploitation par les sociétés l’environnement en relation avec les mesures à prendre pour la avril 1964 sur le régime des pétrolières l’exploitation des ressources protection de l'environnement lors substances minérales minérales de l’exploitation des substances minérales Loi n° 83/16 du 21 juillet Prévention des incendies et des pollutions -Trop large pour les problèmes de Proposer un texte spécifique pour 1983 régulant les des eaux avec des pénalités pour les fautifs pollution l’environnement marin inspections dans le domaine portier -Interdit l’introduction des déchets Loi n° 89/27 du 29 dangereux dans le territoire national -Trop large Proposer un texte spécifique pour décembre 1989 sur les -Considère comme toxiques ou déchets -Aucune mesure pour le suivi et le l’environnement marin déchets dangereux et dangereux: déchets contenant : des contrôle de cette déclaration des -Inclure les mesures de suivi et de toxiques substances inflammables, explosives, entreprises contrôle de la déclaration des radioactives entreprises sur leurs déchets -Demande aux entreprises de déclarer le volume et la nature des déchets toxiques ou dangereux produits et assurer leur élimination Loi n° 78-23 du 29 Considère comme offense la pollution de La responsabilité de la population La participation de la population décembre 1978 sur la l’eau, l’introduction des espèces étrangères n’est pas clarifiée dans la loi locale à prendre en compte dans le protection des parcs texte d’application nationaux 37 I.3.4. Economie nationale, situation financière et planification I.3.4.1. Introduction Le pays est sorti récemment d’une longue période de crise économique avec l’imposition par les Institutions de Bretton Woods, des plans d’ajustement structurel (PAS) qui ont remplacé les plans quinquennaux, l’annulation de la dette extérieure du pays dans le cadre de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). Plusieurs secteurs bénéficient de cette annulation de dette notamment le secteur environnement/Forêt à travers le Programme Sectoriel Forêt Environnement (PSFE), l’agriculture, la santé, l’éducation… Les planifications sectorielles respectent les grandes orientations contenues dans les différents documents de stratégies notamment le Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté (DSRP), remplacé récemment par le Document de Stratégie de la Croissance et l’Emploi (DSCE), le Plan National de Gestion de l’Environnement (PNGE), le volet Environnement du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD), le Plan d’Action Forestier National (PAFN), la Stratégie et Plan d’Action National sur la Biodiversité (NBSAP), la Communication Nationale Initiale sur les Changements Climatiques, le Document de Stratégie de Développement du Secteur Rural. L’analyse des différents budgets de l’Etat ressort une faible contribution de ceux-ci au développement de la zone côtière. Le Cameroun du fait de sa situation de pays pauvres très endettés, continue à être placé sous les programmes d’ajustement structurel. Ceci a contraint l’Etat à réduire son train de vie. I.3.4.2. Contexte socio-économique La zone côtière du Cameroun est caractérisée par deux phénomènes de contradictions dont l’abondante richesse des ressources naturelles et biologiques et la pauvreté criarde des populations notamment les populations autochtones et locales. La pression démographique dans la zone côtière est due à un taux de naissance élevé (2,6%), une forte immigration et l’exode rural. Le taux d’inflation au Cameroun en 2009 était de 3,2%, le solde du compte courant est resté déficitaire. Le taux de croissance économique qui était de 2,9% en 2008, a baissé à 2% en 2009 ; ceci est dû à la détérioration de la balance commerciale, la crise économique et financière mondiale et la crise alimentaire. Le gouvernement prévoit un taux de croissance économique réel du PIB à 3,5% en 2010 ; pour y parvenir, il est prévu l’incitation du secteur agricole notamment les productions prioritaires, (maïs, riz, manioc, pomme de terre, palmier à huile et banane plantain). La zone côtière est productrice de certains produits 38 prioritaires comme le manioc, le palmier à huile, la banane plantain et pourra bénéficier de ces mesures d’incitation. L’amélioration du niveau des salaires et les nouveaux recrutements dans la fonction publique ont contribué à relever le pouvoir d’achat des camerounais et à augmenter la consommation des biens et services. Le nouveau gouvernement formé en 2009 a pris l’engagement d’améliorer le niveau de vie des camerounais, de renforcer la lutte continue contre la corruption, la modernisation et la mise en place d’un organe chargé de l’organisation, la gestion et la supervision de l’ensemble du processus électoral et référendaire. En 2009, le gouvernement a également amélioré l’offre en matière de santé, d’emploi, d’éducation par l’augmentation du nombre de facultés dans les universités d’Etat et des grandes écoles de formation. Pour le commerce international, le gouvernement a introduit un système de suivi des marchandises en transit via le GPS. La zone côtière a subi un fort taux élevé du chômage du à la perte d’emploi dans le secteur d’exploitation forestière. Tous ces facteurs macroéconomiques ont un impact sur la zone côtière qui contribue de manière significative dans l’économie nationale du Cameroun à travers sa richesse richesse en ressources naturelles (Tableau III). Le Cameroun est classe entre le bas de la tranche des pays à développement humain moyen et le haut de la tranche des pays à faible développement humain, avec un indicateur de développement humain (IDH) qui se situe entre 0,422 en 1975 et 0,523 en 2007 (PNUD,2007). Dans le Rapport du Développement Humain (RMDH) de 2009, le Cameroun occupe la 153 ème place sur 182 pays classés contre le rang de 144ème sur 177 pays classés dans le RMDH de 2007/2008. I.3.4.3. Population Le Cameroun est une terre de rencontre dont les populations sont constituées de plusieurs ethnies. Le recensement de 2005 donne pour le Cameroun une population totale de 19 406 000 habitants. Le Cameroun est un pays fortement urbanisé comparé à d’autres pays de l’Afrique Centrale. La plupart des centres urbains sont localisés dans la zone côtière qui héberge près de 60% du tissu industriel national. Cette zone côtière touche trois régions : le sud, le littoral et le sud-ouest ; le recensement de 2005 donne une population totale de 4 460 997 pour les trois régions avec une population des départements côtiers de 2 820 470 soit environ 15% de la population nationale. .Cette population côtière augmente rapidement comparé au reste du pays avec un taux de croissance variant entre 2 et 6% avec 70% des activités économiques nationales. Le taux d’urbanisation atteint 80% en zone côtière alors que la moyenne nationale est d’environ 50%. Cette croissance rapide crée une pression significative sur l’environnement littoral 39 TABLEAU III. INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES GLOBAUX DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN Cameroun Indicateurs Ville Capitale Politique Yaoundé Ville capital économique Douala Villes côtières Douala, Limbé, Kribi, Edéa, Tiko, Ekondo Titi, Campo Longueur de la zone côtière (km 402 Superficie du plateau continental (km2) 10600 Superficie de la Zone Economique Exclusive ZEE (km2) 15400 La superficie du territoire national Country surface area (km2) 475,000 Longueur de la côte (km) 402km Zone Economique Exclusive (km2) 15,400 Zones couverte par les mangroves (km2) 4,860 La Population totale (2000) x 106 19,4 Pop. Total estimée (taux de croissance démographique en 2015) x 106) 20,2 Taux de croissance économique (2000) (%) 2,77 Densité de la Population (hab. /km2) 33 Taux d’urbanisation (%) 47 Esperance de vie 1995-2000 (années) 50,0 Taux de mortalité enfantine (%o) 2004 144 Taux de mortalité maternelle en %o (1998- 2004) 430 à 669 morts pour 100000 Taux d’alphabétisation (%) 75,4 Produit intérieur brut (PIB) en (1998) (Million $) 8701 PIB/habitant (2000) ($) 1022 PIB/Secteur d’activité : • Agriculture 42.4 • Industrie 21.6 • Services 35.9 Population sans accès a l’eau potable en 2000 (%) 38 Indicateur de la pauvreté (%) 30,7 Pourcentage de la Population vivant avec moins de un $ par jour 64,4 Indicateur du développement humain (IDH) – 2000 0,512 Poids de la dette en 2000 (% du PIB) 6,3 Sources : Travaux de recherche et Rapport Mondial sur le Développement Humain : 2008/2009 Les densités les plus élevées se rencontrent dans la zone côtière dans les régions de Limbé et de Douala (Figure 2). Les projections de la population de la zone côtière en 2025 et 2050 sont faites à partir des chiffres du recensement de 2005 sous l’hypothèse de la variante moyenne de la Division de la population des Nations Unies dont les caractéristiques se résument à une mortalité normale prenant en compte l’impact du VIH/SIDA, une évolution de la fécondité moyenne et la migration internationale normale1. 1 Source: Population Division of the Department of Economic and Social Affairs of the United Nations Secretariat, World Population Prospects: The 2008 Revision, http://esa.un.org/unpp, Monday, May 31, 2010. 40 Figure 2. Densité de la population en zone côtière en 2005(Ngouanet 2010) La distribution de la population projetée au niveau des départements et des arrondissements sur la base des proportions de l’hypothèse forte de la constance des poids régionaux actuels (Tableau IV). 41 TABLEAU IV. POPULATION DE LA REGION COTIERE EN 2005 ET PROJECTION EN 2025 ET 2050 Circonscription administrative 2005 2025 2050 REGION DU SUD 634655 953208 1322496 NIETE 23921 35928 49847 BIPINDI 14118 21204 29419 CAMPO 6923 10398 14426 KRIBI 93246 140049 194306 REGION DU LITTORAL 2510263 3812832 5289984 DIBOMBARI 17141 26035 36122 DIZANGUE 17086 25952 36006 EDEA 88481 134394 186460 MOUANKO 9162 13916 19307 DOUALA 1 223214 339039 470388 DOUALA 2 261407 397050 550874 DOUALA 3 646347 981735 1362075 DOUALA 4 250626 380675 528155 DOUALA 5 544919 827676 1148331 MANOKA 5464 8299 11515 REGION DU SUD-OUEST 1316079 1985850 2755200 BUEA 131325 198158 274928 WEST COAST (IDENAU) 12725 19201 26640 LIMBE 118210 178369 247472 TIKO 117884 177877 246789 MBONGE 115692 174569 242200 BAMUSSO 19230 29016 40258 EKONDO - TITI 56503 85258 118289 DIKOME BALUE 13364 20165 27977 IDABATO 3482 5254 7290 ISANGELE 3476 5245 7277 KOMBO ABEDIMO 2146 3238 4493 KOMBO ITINDI 2958 4463 6193 MUNDEMBA 14385 21706 30115 TOKO 7035 10615 14728 Les projections de la population de la zone côtière en 2025 et 2050 sont faites à partir des chiffres du recensement de 2005 sous l’hypothèse de la variante moyenne de la Division de la population des Nations Unies ont les caractéristiques se résument à une mortalité normale prenant en compte l’impact du VIH/SIDA, une évolution de la fécondité moyenne et la migration internationale normale2. 2 Source: Population Division of the Department of Economic and Social Affairs of the United Nations Secretariat, World Population Prospects: The 2008 Revision, http://esa.un.org/unpp, Monday, May 31, 2010. 42 I.3.4.4. Activités socio-économiques i) Agriculture et élevage Le secteur agricole camerounais contribue à hauteur de 30% au produit intérieur brut, 70% des revenus d’exportation et au trois-quarts de l’emploi national. La plupart des pratiques agricoles (petite et grande échelle) sont pratiquées dans la zone côtière avec la production des denrées alimentaire comme les céréales, les tubercules qui sont consommés localement alors que les produits de rente sont destinés a à l’export. Plusieurs industries engagées dans le secteur agricole sont installées dans la zone côtière et produisent en grande quantité des produits de rente. Elles sont la CDC, la SOCAPALM, l’HEVECAM, la FERME SUISSE, la PAMOL, la DELMONTE (Photo 1) et la SAFACAM produisant l’hévéa (10%), l’huile de palme (29.8%), bananes (21.2%), les ananas (31%) de la production nationale Photo 1. Plantation de bananier de DELMONTE, Tiko Dans la zone côtière, certaines parties des terres constituent des sols fertiles notamment les riches sols volcaniques, très favorables à la production vivrière. Ceux-ci incluent la zone au tour du Mont Cameroun où on rencontre à plusieurs endroits les produits vivriers tels que le plantain, la banane, le macabo, le manioc, les ignames, les patates douces, les fruits (ananas, avocats, mangues, oranges, pamplemousse, safous, légumes et canne à sucre) ainsi que les produits de rente (cacao, café, thé, hévéa et palmier à huile) qui sont exportés dans d’autres régions du pays ou à l’extérieur. La faiblesse du secteur agricole dans cette région inclut le manque d’équipement tels que les tracteurs, le manque 43 d’intrants tels que les semences, l’engrais et les pesticides, le manque d’infrastructures de transport, de stockage et de transformation des produits vivriers et ceux de rentes. Quelques efforts (quels sont ces efforts) dans le domaine de l’aquaculture sont actuellement faits dans le secteur de la pêche avec objectif de repeupler le stock de certains espèces du poisson menaces de disparition. La situation globale de l’export et l’import au Cameroun qui a été relevé ci-dessus révèle qu’il y a un excédent des importations sur l’exportation, ce qui a contribué au déficit de la balance commerciale. Pour ce qui est de la production sous régionale des produits vivriers entre le Cameroun, le Nigeria et les autres pays de l’Afrique centrale, le Cameroun reste le grenier de cette sous-région en exportant plusieurs variétés des produits vivriers vers ces pays. Malgré cette situation relative de sécurité alimentaire, le Cameroun est prédisposé à recevoir de l’aide alimentaire internationale destinée à certaines parties du pays frappées par les catastrophes naturelles (des inondations de certaines villes côtières) des insuffisances alimentaires (cas de la partie nord du pays). La zone côtière pour sa part enregistre une grande importation des produits vivriers des autres régions du pays à cause de la grande concentration de la population due à sa spécificité de zone industrielles et l’inadaptation de ses sols à certains types de produits agricoles tels que le riz, les pommes de terre, le haricot, le maïs, etc. Plusieurs marchés locaux et transfrontaliers existent dans la zone côtière servant les populations locales et celles des pays voisins. Plusieurs produits font l’objet d’échanges dans ces lieux et la monnaie utilisée est le franc cfa et le naira. Plusieurs activités menées par des opérateurs économiques individuels ou en groupes contribuent à faciliter le mouvement des personnes à fournir des biens et services aux populations dans la zone côtière. Ces services se reflètent dans le domaine de transport en commun par les véhicules servant de taxi, le transport en car public reliant les villes et les campagnes des zones côtières, les motos taxis couramment appelés bendskin, les camions transportant des marchandises ou du sable et gravier pour la construction, les grumiers transportant du bois pour les usines de transformation ou pour le port destiné à l’exportation ; le commerce (l’achat et la vente des marchandises), la construction des maisons d’habitation ou à usage commercial, la construction des routes et ponts reliant les villes aux villages, des activités portuaires comme l’exportation et l’importation des marchandises de diverses origines. La production animale moyenne annuelle fournit 36kg de protéine aux camerounais. La zone côtière connait une production à dominance du petit élevage des ruminants tels que les chèvres, les moutons, les porcs et la volaille. Des milliers des bœufs sont amenés des régions du grand nord pour la 44 consommation locale en zone côtière. L’un des abattoirs principaux installés dans la zone côtière est situé dans la ville industrielle de Douala. Ici, près de 180 têtes de bœufs sont égorgés tous les jours pendant une période de 22 jours chaque mois. Chaque tête d’animale produit 7 litres de sang et 30kg du contenu intestinal (Angwe et Gabche, 1997). Une petite proportion du sang, soit 5% est utilisé dans la production des aliments pour l’élevage alors que le reste est versé dans le tributaire du fleuve Wouri qui se jette dans la mer au sud-ouest de Douala. Les contenus intestinaux sont jetés sur un site près de l’abattoir où des fermiers collectent une partie pour utilisation comme engrais. ii) Pêche Les activités de pêche dans la zone côtière du Cameroun sont composées de la pêche artisanale et la pêche industrielle. Plus de 24.000 pêcheurs artisanaux maritimes sont impliquées dans la pêche artisanale (Folack et Njifonjou, 1995). L’évolution de la production sur les cinq dernières années en matière de pêche a fait l’objet d’une analyse (Tableau V). La production provient des petits pélagiques tels que la Sardinela et Ethmalosa, Tilapia et des petits Clupéidés des eaux douces. La pêche industrielle concerne notamment la famille des sciaenidea et les crevettes telles que penaeus notalis. Les produits halieutiques sont très sollicités en zones côtières (Photo 2) Photo 2.Vente de poisson au débarcadère du Lycée de Kribi (FOLACK, 2010) D’après les résultats de la croisade du bateau de recherche océanographique, il existe des stocks importants de cette espèce Arriomma Sp qui pourrait améliorer les rendements de la pêche chalutière (Krakstaad, 2004, 2005, 2006) ; 45 TABLEAU V : ESTIMATION DU NIVEAU D’EXPLOITATION DES PRODUITS DANS LA PECHE INDUSTRIELLE ENTRE 2006-2009 2006 2007* 2008 2009 Nombre de Crevettiers 43 65 65 60 Production /Poissons /Crevettiers 6256500 9457500 9457500 8730000 Crevettes 774000 1170000 1170000 1080000 Production Chalutiers 1253867 147360 134090 654120 Total Poissons 7510367 9604860 9591590 9384120 Nombre de bateaux 51 78 75 80 Effort de pêche en jours de mer 2550 19500 18750 20000 La baisse du stock des différentes espèces du poisson constitue un problème majeur transfrontalier. Car les gouvernements des pays concernés manquent de capacité pour mettre en œuvre les différentes résolutions des sommets mondiaux liés à la conservation du poisson. L’on peut citer le Sommet mondial sur le Développement Durable de 2002 qui a invité tous les Etats à créer des réseaux représentatifs des aires protégées marines à la date butoir de 2012 ; le Traite dit « UN Fish Stock » et la Convention sur la Diversité Biologique (8ème Conférence des Parties) qui invitent les Etats et les Organisation régionales des pêcheries à créer les aires protégées marines et développer la coordination institutionnelle et une réponse intégrée aux menaces sur la biodiversité marine et côtière. Ces résolutions ont connu très peu d’application de la part des pays du GEM-CG (Grand Ecosystème Marin du Courant de Guinée). Aussi, les pays concernés manquent de capacité pour collecter et assurer le suivi des informations sur les navires de pêche ou ceux impliqués dans le transport illégal des déchets (alors qu’ils sont parties contractantes aux différentes conventions telles que la convention de Bale sur le mouvement transfrontalier des déchets et leurs effets toxiques, la convention de Stockholm sur les Polluants organiques Persistants, la Convention de Rotterdam sur l’Accord Préalable en connaissance de cause, procédure pour certains pesticides hasardeux dans le domaine du commerce international, la convention d’Abidjan sur la coopération et la protection des zones côtières en Afrique de l’ouest et du Centre, etc. 46 iii) Activités portuaires Le port maritime de Douala constitue le principal port dans la zone côtière du Cameroun. Il est à la base du trafic maritime et connait une augmentation régulière du transport des marchandises (Tableau VI). Il a été constaté que le volume des importations augmente alors que le volume des exportations est en régression. Ceci incite à une d’engagement en vue de développer d’une part un autre port et le port naturel de Limbé abandonné après l’époque coloniale et d’autre part de créer un port en eau profonde a à Kribi. Le volume du transport maritime entre le Cameroun et d’autres pays africain est très faible avec des estimations de moins de 10% du total du trafic effectué par le port de Douala pour une période de dix ans. TABLEAU VI. EVOLUTION DU TRAFIC DES MARCHANDISES AU PORT DE DOUALA Totaux Unité de 1996 1997 1998 1999 2000 mesure Bateaux entrant \ quittant Nombre 1157 1159 1154 1284 1215 le port Marchandises exportées Tonnage 2188023 2477512 2839700 990027 3210211 Marchandises importées Tonnage 1967018 2347331 2280549 337899 2152689 Net Tonnage 6043 5773 6342 7310 7267 iv) Tourisme Le Cameroun est doté d’une grande diversité ethnique, culturelle et sociale, avec plusieurs types de paysage (la forêt dense équatoriale, la savane du type soudanais, les hauts plateaux de l’ouest) et une abondante diversité faunique. La zone côtière constitue un attrait touristique à cause de l’existence de plusieurs plages de sable blanc (Photo 3 et 4) et noir, des lacs (Osa près d’Edéa), des creeks, des rochers massifs. Le Mont Cameroun avec ses laves provenant des éruptions (photo 5) constitue également un attrait touristique de la Côte Sud parmi tant d’autres. La pollution provenant des déchets d’origine terrestre et des autres activités touristiques constitue une menace qui plane sur les plages camerounaises et la biodiversité côtière et marine. 47 Photo 3 : Plages de Kribi menacées par l’érosion côtière, mais constituant un attrait touristique important (FOLACK, 2010) Des activités touristiques intensives sont menées dans la zone côtière notamment dans les plages du sable blanc de Kribi, aux Rochers de Loups, au Mont Cameroun, dans les jardins botaniques et zoologiques de Limbé, les lacs, les zones de mangrove, les laves de Bakingili à Limbé, les chutes de Lobé (Photo 6) et les belles plages de Kribi (photo 3). Un opérateur économique vient d’aménager un complexe sportif dans les rives du Moungo (Complexe Sportif Kajih). Ce lieu fournit plusieurs types d’attraction touristique et physique. Malgré les atouts offerts par les villes de Douala, Kribi et Limbé, le tourisme côtier reste un domaine très peu développé et organisé au Cameroun. Les activités touristiques dans la zone se limitent en ce moment au voyage des vacances (Limbé et Kribi) et voyages d’affaires (Limbé et Douala). Le long de la côte, des établissements hôteliers et des auberges sont construits par les promoteurs touristiques. Ceux-ci contiennent 1600 chambres et offrent 2.615 lits. La majorité de ces hôtels sont concentrés à Douala, Kribi et Limbé. Cette offre est en dessous de la demande et pose un problème de disponibilité de chambres pendant les périodes de fête ou en saison touristique. Certains facteurs naturels constituent un frein aux activités touristiques dans la région côtière. Il s’agit du soleil limité et période de la saison sèche très courte ; des accidents de natation occasionnés par les vents du sud-ouest et les courants, le manque d’organisation et l’état de développement chaotique sans aucun respect des normes relatives au domaine public de l’état par des opérateurs économiques. 48 Photo 4. Plages de Lolabé situées à 25 km de Kribi (FOLACK, 2007) Photo 5. Coulées de laves du mont Cameroun à Bakingili près de Limbé (FOLACK, 2002), 49 Photo 6. Chutes de la Lobé aux environs de Kribi, important site touristique pour la région de Kribi-Campo (FOLACK, 2007) v) Activités industrielles Les industries de transformation au Cameroun contribuent pour 21.6% du PIB du pays (Atlas Mondial 2000). Celles situées en zone côtière couvrent 60% de la production nationale et peuvent être classées comme suit : • les industries de transformation alimentaire et des boissons alcoolisées et non alcoolisées qui incluent les brasseries, les chocolatiers, la transformation du cacao, les abattoirs, et la transformation de la farine ; • les industries de Textile qui incluent le tissage, la teinture, finissage et fabrication du textile • les industries de production chimique telles que les savonneries, celles transformant de l’hévéa, les produits plastiques, la peinture, de l’encre, les parfumeries et autres produits cosmétiques ; • les industries de la production du carburant et des produits pétroliers, l’huile brute, les raffineries et mélange des huiles brutes ; 50 • les industries de métallurgie qui incluent celles chargées de la fonte d’aluminium, le roulage d’aluminium, les fonderies et les travaux des métaux lourds, la transformation du fer et des métaux non ferraille ; • les industries de transformation du bois qui incluent celles de l’abattage du bois, les usines de transformation du bois et des meubles. La conséquence immédiate de la concentration des industries dans cette région est l’augmentation de la population qui accentue le problème de la gestion des déchets provenant des activités humaines et industrielles (Tableau 7 VII). Le problème de la gestion des déchets solides pose un risque sur la santé des populations riveraines. Les déchets solides sont à l’origine d’obstruction du système de drainage ce qui provoque des inondations et augmente le taux des maladies d’origine hydrique. La collecte et la décharge des déchets solides sont mal organisées et le plus souvent, les déchets sont déversés directement dans les caniveaux. Le taux élevé des déchets en DBO5 et en DCO sont indicatif du haut niveau du risque sur la santé de la population vivant dans la zone. Plusieurs industries de transformation émettent de la fumée et des particules dans l’atmosphère qui contribuent à un taux élevé de la pollution atmosphérique dans la zone côtière. Le pétrole brut constitue un problème de persistance et de la bioaccumulation dans l’environnement côtier. Pour cette raison, une attention particulière sera donnée à l’industrie pétrolière/raffinage dans cette région. Les activités de l’industrie pétrolière en amont et en aval incluent l’exploration, l’extraction, la production, le stockage, le transport à travers les oléoducs et les tankers. 51 TABLEAU VII. IDENTIFICATION DE QUELQUES INDUSTRIES EN ZONE COTIERE CAMEROUNAISE No Nom de l’industrie Localisation Déchets générés Type

  2. 1 Brasseries du Cameroun Bali/Z.I Bassa Liquides/Solides Brasserie

  3. 2 Guinness Cameroon Z.I Bassa Liquides/Solides Boisson sucre/ brasserie

  4. 3 SIACC Brasserie Z.I Liquides/Solides Brewerybrasserie Bojongo/B’beri

  5. 4 Fermencam Z.I Bonaberi Liquides/Solides Alcool /vins

  6. 5 Camlait Z.I Bassa Liquides laitier

  7. 6 C.D.C Mondoni Mondoni Liquides/solides l’huile de palme

  8. 7 C.D.C Idenau Idenau Liquides/solides l’huile de palme

  9. 8 Maya et Cie Z.I Bonaberi Liquides l’huile de palme raffine

  10. 9 Nosuca Z.I Bonaberi Liquides/Solides Sucre

  11. 10 Pamol Lobe Lobé Liquides/Solides l’huile de palme

  12. 11 Pamol Ndian Ndian Liquides/Solides l’huile de palme

  13. 12 Socapalm Dibombari Liquides/Solides l’huile de palme

  14. 13 Chococam Z.I Bassa Liquides/Solides chocolatier

  15. 14 Sic-Cacao Z.I Bassa Liquides/Solides cacao

  16. 15 Sodepa Z.I Ndobo/B’beri Liquides/Solides Abattage

  17. 16 S.M C Z.I Bassa Liquides Farine

  18. 17 Cicam Z.I Bassa Liquides/Solides textile

  19. 18 Sicabo Z.I Bassa Liquides/Solides textile

  20. 20 C.E.P Z.I Bassa Liquides peinture

  21. 21 C.C.C Z.I Bassa Liquides détergent

  22. 22 Korescam Z.I Bonaberi Liquides/Solides imprimerie

  23. 23 Metrop.Plastics Z.I Ombe Liquides/Solides plastiques

  24. 24 Parfumerie Gandour Z.I Bonaberi Liquides fragrance

  25. 25 Socaver Z.I Bassa Liquides minoterie

  26. 26 Sopicam Z.I Bonaberi Liquides/Solides pesticides

  27. 27 C.D.C Rubber Tiko Liquides Caouthouc

  28. 28 Unalor Z.I Bassa Liquides/Solides allumettes

  29. 29 Cimencam Z.I Bonaberi Liquides cimenterie

  30. 30 SONARA Limbé Liquides/Solides raffinage du pétrole brut

  31. 31 S.C.D.P Bonaberi Gaz stockage du gaz

  32. 33 S.C.D.P Bessengue/Deido Liquides stockage du produit raffiné

  33. 34 C.N.I.C Ports area Liquides/Solides Shipyard le quai

  34. 35 Alucam Edéa Liquides/Solides aluminium

  35. 36 Alubassa Edéa Liquides/Solides aluminium

  36. 37 Steelcam Rollform Likomba-Tiko Solides metal

  37. 38 Alpicam Z.I Bonaberi Solides transformation du bois

  38. 39 Hevecam Nyeté Liquides/Solides cautchouc

  39. 40 Ferme Suisse Kribi Liquides/Solides l’huile de palme

  40. 41 SAFACAM Edéa/Dizangue solides Production du papier

  41. 42 COTCO Kribi/Douala liquides Carburant

  42. 43 L’exploration/exploitation petroliere Douala liquides Carburant et lubrifiants offshore (par TOTAL, PERENCO, PECTEN,EXXON, elf, ETC.

  43. 44 Exploitation du sable et gravier Douala solides extraction du sable et (sociétés SATOM, RAZEL, BUNS gravier

  44. 45 Les industries de l’exploitation et Douala, Campo, solides Bois transformation du bois Limbé et Ekondo WIJMA, FORESTIERE DE CAMPO Titi etc. 52 En outre, il existe des infrastructures pour la plateforme de construction et de maintenance et réparation, les plateformes de redynamisation et la manutention des marchandises, le renouvellement des plateformes, et mise en cales sèches. Il existe trois sites pour la production offshore qui sont le Terminal de Kole, celui de Moudi et celui d‘Ebomé. Il existe une raffinerie à Limbé (SONARA) (Photo 7) avec trois sites de dépôt à Douala (Bessengué, Bonaberi et au Port). Très récemment, TOTAL FINA et ELF ont construit au port de Douala une unité de récupération et de recyclage des lubrifiants. Il est à noter que le Chantier Naval Industriel du Cameroun (CNIC) au port entreprend des travaux de construction, des réparations des bateaux et du fret. Une extension de ce chantier naval existe à Limbé. Ce projet fournira des facilités pour tout équipement mobile lourd qui devrait constituer un problème s’il était détenu par le port de Douala. A côté de cela, il y aura un dépôt pétrolier, fruit de la coopération entre le gouvernement et un opérateur économique privé dont les négociations sont en cours de finalisation. La construction de l’Oléoduc Tchad Cameroun, d’une distance de 1070km du Doba au Tchad se termine à Kribi avec une plateforme Flottante de Stockage et de Déchargement (TFSD) de la société COTCO (Photo 8). L’ensemble de ces projets constituent une source potentielle de menaces liées à la dégradation de l’environnement côtier si les mesures d’atténuation de leurs impacts ne sont pas prises en considération à temps. Photo 7. Société Nationale de Raffinage (SONARA) de Limbé (FOLACK, 2010) 53 vi) Activités socio-culturelles Le Cameroun est un état laïc et encourage la liberté de foi et de sa pratique. Pour ce faire, plusieurs types de religions cohabitent avec l’animisme dans le pays en général et dans la zone côtière en particulier. Parmi ces groupes religieux les plus importants sont le christianisme, les musulmanes, et les animistes. Leurs pratiques religieuses se font dans les églises, les moquées et les sites sacrés pour les animistes. Photo 8. Terminal Flottant de Stockage et de Déchargement (TFSD) COTCO; en arrière-plan le navire enleveur Sea Starnavire (CPSP, 2004) Plusieurs lieux sacrés comme les forêts, les zones humides, habitats rocheux sont utilisés par les populations locales côtières comme lieux de pratique spirituelle et culturelle. Les églises, mosquées et sites sacrés jouent un rôle primordial dans le renforcement du tissu social au Cameroun tout en garantissant la paix entre les peuples et l’unité parmi les camerounais en général et les peuples côtiers en particulier. vii) Activités éducatives et recherche La zone côtière est nantie des établissements scolaires constitués des écoles primaires, secondaires et lycées. Cette zone dispose de deux universités d’Etat dont l’Université de Buéa et celle de Douala ainsi que plusieurs institutions supérieures de formation. Il est à déplorer le taux élevé de déperdition scolaire des filles par rapport aux garçons dans la zone. 54 Les chefferies traditionnelles constituent des systèmes de leadership local des peuples de différents groupes ethniques au Cameroun. Les chefs traditionnels sont soit élus ou désignés selon l’héritage pour représenter leurs populations, les administrer et assurer le lien entre ces populations et leurs ancêtres (en effectuant certains rites). Au Cameroun, ils sont les auxiliaires à l’administration et sont classés en trois catégories. Plusieurs villages de la zone côtière sont dotés de chefferies traditionnelles et la classification en catégorie dépend de l’importance de la communauté selon plusieurs critères. Ces chefs habitent souvent dans des palais. Ceux de la zone côtière ne sont pas aussi bien organisés comme leurs confrères dans la partie savane ou sahel du pays. Néanmoins, ils disposent d’une organisation commune qui englobe les chefs traditionnels de chaque région de la zone côtière. Le taux très élevé de la mortalité enfantine et maternelle au Cameroun est du au fait que plusieurs naissances sont faits en dehors des centres de santé. En outre, plusieurs femmes enceintes ne sont pas consultées lors de la période de grossesse par des travailleurs médicaux. Dans la plupart des centres de santé, il y a un médecin pour 40.000 personnes. Les sages-femmes tradi-praticiennes jouent le rôle que devraient jouer les agents de santé formées, la distance qui sépare les villages de la plupart des centres de santé étant très longue. La plupart des naissances et des décès infantiles ou maternels en dehors des centres de santé ne sont pas enregistrés. Le mariage par définition selon le code civil est une union entre un homme et une femme célébré devant l’officier d’état civil. Dans les zones côtières comme dans la plupart des villages camerounais, des mariages sont effectués selon la tradition en présence des représentants des familles des époux, en dehors des centres d’état civil. La conséquence de ce fait est que plusieurs ménages sont constitués des unions libres dans la zone côtière avec un taux de stabilité très réduit. Cette situation est souvent source de conflit social. Récemment, le Ministre des Affaires Sociales a procédé à la légalisation massive des unions libres afin de diminuer le phénomène des unions libres. Dans les villages des zones côtières, les morts sont enterrés devant leurs domiciles, alors que dans les villes, ils sont enterrés dans des cimetières appartenant aux communes, aux églises ou aux mosquées. Cette situation permet aux vivants de visiter les sites où les morts sont enterrés. 55 Les cérémonies culturelles de la plupart des groupes ethniques sont identiques. Lors des cérémonies traditionnelles et culturelles, les représentants des populations locales se jettent dans la mer ou des fleuves et ressortent après quelques minutes. Ces représentants sont porteurs des messages des dieux et des ancêtres devinant l’avenir. Des sacrifices sont faits dans la mer, dans certains sites des fleuves et autres zones humides, les forêts et roches considérés comme des sites sacrés. La plupart des peuples côtiers croient à l’existence des fées de mer appelées sirènes, à qui des cérémonies d’apaisement sont faites afin d’éviter qu’elles se fâchent et causent la mort par noyade des pêcheurs ou des enfants des populations riveraines. viii) Problèmes transfrontaliers La zone côtière constitue le lieu par excellence de la communication transfrontalière par route, par fleuve, par la mer (maritime) et par avion. Le mouvement des personnes et de biens est d’autant plus facile, car le Cameroun est membre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale qui dispose d’un système de monnaie commun et promeut la libre circulation des personnes entre les pays membres. Des accords bilatéraux entre le Cameroun et le Nigeria facilitent le mouvement des personnes et des biens entre les deux pays. Le transport entre les villes transfrontalières est assuré par les véhicules de transport commun, les bateaux, les pirogues et les avions. Les fleuves tels que le Cross River, le Ntem lient le Cameroun et le Nigeria d’une part et le Cameroun à la Guinée Equatoriale d’autre part. Le transport maritime dans l’océan atlantique permet d’assurer la liaison entre les pays côtière de la région malgré le fait que plusieurs accidents sont enregistrés ces derniers temps, occasionnant des pertes en vies humaines. Les causes de ces accidents sont souvent attribuées à l’état vertueux des bateaux, au manque de technologie moderne, à la surcharge et aux tempêtes tropicales. L’écosystème du bassin du Congo regroupe les six pays suivants : le Cameroun, le Gabon, le Congo, le Tchad, le Congo Démocratique et la Guinée Equatoriale. Il couvre la zone d’afro- montagne forestière de l’ouest du Cameroun à la forêt dense de l’est du Congo Démocratique et constitue le deuxième massif forestier mondial après le bassin de l’Amazonie. La région fait l’objet d’un traité de conservation de l’écosystème qui est la Déclaration des Chefs d’Etat de Yaoundé. Ce traité est adopté lors du sommet des chefs d’Etats de la sous-région de l’Afrique en mars 1999. 56 Malgré le statut de conservation de cet écosystème qui a permis la création de plusieurs aires protégées transfrontalière, la gestion de ces aires protégées est confrontée aux problèmes d’exploitation illégale du bois, de braconnage, d’extraction des minerais dans les aires protégées, de conversion de la couverture végétale pour l’agriculture (culture du palmiers à huile), de construction des infrastructures routières, de pression démographiques pour ne citer que ceux-ci. Ces activités modifient les autres services offerts par l’écosystème aux populations locales en particulier et à l’humanité en général tels que la séquestration du carbone, la nourriture, l’énergie, la médecine traditionnelle, la fourniture en eau parmi tant d’autres. Les populations locales du bassin du Congo ont joué un rôle prépondérant dans la conservation de l’écosystème (qui règle le système climatique mondial) à travers des efforts de sacrifices qui ne sont pas toujours pris en compte. Néanmoins, ces populations reçoivent quelques appuis sous forme de financement des projets dans les zones côtières en particulier qui améliore le niveau de vie des populations. Il est question d’augmenter le financement qui doit servir de motivation pour la conservation, compenser les efforts fournis et de détourner l’attention des activités contribuant à la dégradation de l’environnement côtier. La plupart des peuples vivant dans les zones côtières frontalières disposent des cultures similaires à celles des peuples des pays voisins. C’est le cas des peuples de la zone côtière de la région du sud : le groupe ethnique dit les fang dont certains membres sont de nationalité camerounaises et d’autres des Equato-guinéens ; les peuples bakas ou pygmées dont une partie du groupe ethnique se trouve au Cameroun, les autres au Gabon et au Congo Démocratique, le peuple bayang dans la région du sud-ouest et les populations de la zone de cross river au Nigeria, les similarités de la culture des peuples douala (région de Littoral) et bakweri et ceux de la côte de la République Démocratique de Congo. La présence de ces groupes constitue un facteur qui contribue à l’unité des pays limitrophes. L’absence d’une organisation interétatique œuvrant dans le domaine de la promotion de la culture entre les pays voisins constitue un handicap pour le développement de la culture transfrontalière. Plusieurs conflits transfrontiers enregistrés dans la zone côtière frontalière ont eu pour cause la gestion des ressources naturelles. L’on peut citer le conflit du presqu’île Bakassi qui émanait de la gestion des terres et du pétrole qui a occasionné des pertes en vies humaines et qui a été réglé par 57 l’Accord de Green Tree ; des conflits entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale d’une part et entre le Cameroun et le Gabon d’autre part, dus à l’immigration illégale, des conflits entre le Congo démocratique et ses voisins causé par la convoitise de la richesse des ressources naturelles du Congo démocratiques . Les activités de conservation au niveau des aires protégées telles que le parc national de Campo Ma’an, la réserve de Douala Edéa, le parc national de Korup, Takamanda, permettent une protection sommaire de certaines espèces fauniques et floristiques. Les activités de braconnage constituent un grand frein à la conservation dans ces aires protégées. Aussi l’envahissement des parcs par les populations riveraines constitue une cause de conflit. Les Infrastructures sociales et culturelles telles que les écoles les hôpitaux, les aires de jeux, les marchés, les églises, les mosquées existent dans les grands centres d’agglomération. La plupart des villes ont l’accès à l’eau potable et à l’électricité. ix) Infrastructures de communication dans la zone Il s’agit des réseaux routiers, fluviaux, ferroviaires, télécommunications, aéroportuaires et portuaires qui constituent les atouts majeurs de la zone côtière. Trois compagnies assurent des liens de communication téléphonique dans le pays en général et dans la zone côtière en particulier. Il s’agit de la CAMTEL, MTN et ORANGE. x) Les institutions bancaires Les institutions bancaires (Banques classiques, établissements de micro- finance) existent en grand nombre dans la zone côtière et facilitent les opérations bancaires allant des échanges monétaires au paiement des titres, les prêts, l’épargne et les placements à terme. Le volume du financement existant dans la zone côtière est très important par rapport au total national. Parmi les grandes banques, l’on peut citer la SCB, la BICEC, la SGBC, la Standard Chartered Bank, la National Financial Credit, la BCC, l’Afriland First Bank, Union Bank, United Bank of Africa, Atlantic Bank, etc. Parmi les établissements de micro-finance, il existe un grand nombre tels que la CCC, First Trust, UNICS, Epargne et Credit d’Afrique, etc. 58 CHAPITRE II. IMPORTANCE DU GEM-CG AU NIVEAU NATIONAL II.1. Introduction La zone côtière du Cameroun abrite une variété des ressources naturelles (vivantes et non vivantes). Les ressources vivantes sont constituées par les végétaux et les animaux tandis que les minéraux constituent les ressources non vivantes. Les végétaux comprennent : les forêts littorales, les mangroves et les plantes microscopiques (phytoplancton et macro algues) les ressources animales (poissons, mammifères, reptiles et animaux microscopiques comme le zooplancton et benthos etc.). Ces ressources se trouvent dans une variété d’habitats importants tels que: les plages sableux et rocheux, zones humides, estuaires, mangroves etc. le long de la zone côtière. Pour une gestion durable, de ces habitats et leurs ressources dans un contexte régional comme prescrite par le projet Grand Ecosystème Marin du Courant de Guinée (GEM-CG), une approche éco systémique est impérative ; ceci nécessite des données au niveau national concernant leur importance et leur niveau de dégradation. Il s’agit ici de décrire les écosystèmes et les ressources marines et côtières tout en identifiant les problèmes majeurs rencontrés. Cette information ajoutée à celle d’autres états de la région sera utile pour élucider des actions de prévention efficaces pour assurer une gestion intégrée et durable du GEM-CG. II.2. Brève description des ressources naturelles et des écosystèmes côtiers II.2.1. Ressources végétales Les macrophytes de la zone côtière et les mangroves ont été largement décrites (Valet, 1973 et 1975). On y trouve plus de 600 espèces. La flore de mangroves est constituée de 9 familles, 14 genres et 16 espèces. Ces ressources végétales sont en voie de surexploitation. En effet, elles sont intensément exploitées pour le bois de construction et pour fumer les poissons. 59 II.2.2. Ressources halieutiques Les ressources halieutiques non marines camerounaises compte 27 familles et 232 espèces parmi lesquelles 18 espèces sont d’une importance économique pour les poissons non marins et plus de 150 espèces pour les poissons marins (Kamdem, 1998); Brummett et al., 1999; Fish base, 2005). Les ressources halieutiques contribuent pour 1.7% au PIB. Ces ressources sont en état de dégradation à cause d’une surexploitation. On y trouve aussi quelques mammifères tels que le lamantin (Trichechus senegalensis) et au moins cinq espèces de tortues marines (espèces en danger de disparition) qui viennent pondre sur les plages (Fretey, 1999). II.2.3. Ressources minérales Sur la côte camerounaise, on peut citer l’ilménite, l’olivine, le Syénite, le fer, l’eau minérale et de nombreux gisements de pétrole et de gaz naturels. L’extraction et la transformation de ces minéraux, surtout le pétrole ne sont pas surveillées, ni contrôlées et contribuent en grande partie à la pollution chimique des eaux marines dans la côte camerounaise. II.2.4. Fonctions et stabilité de la biodiversité écosystémique Le Cameroun appartient au sous-système du Golfe de Guinée Centrale qui est un des quatre sous- systèmes définis dans le Grand Ecosystème Marin (GEM). Ce système s’étend de Cotonou au Cap Lopez au Gabon y compris les iles de Bioko, Sao Tomé et Principe. Cette région est caractérisée par une stabilité thermale et une forte picnocline. Elle dépend en grande partie des apports des sels nutritifs par les eaux continentales. Il n‘y a pas de phénomène d’upwelling comme dans les autres systèmes (Tilot et King, 1993). La zone côtière du Cameroun est généralement basse avec beaucoup de marécages et des mangroves. II existe un certain nombre de plages barrières qui séparent les mangroves de la mer et une Gamme variée d’habitats/écotones parmi lesquels on trouve : (i) les zones humides, (ii) les plages sableuses, (iii) les plages rocheuses, (iv) les mangroves et les zones marécageuses. Ces écosystèmes sont très instables et subissent les effets d’origine humaine. 60 II.2.4.1. Zones Humides Les principales zones humides le long de la côte camerounaise sont: le bassin de Ndian, l’estuaire du Wouri et de la Sanaga. Les activités de l’homme sont intenses dans l’estuaire du Wouri et de la Sanaga surtout la pêche et la coupe des mangroves pour le fumage de poisson. Le bassin de Ndian est moins peuplé mais subi les mêmes menaces. Les industries pétrolières et d’exploitation du gaz sont implantées dans la région de Rio Del Rey et présentent un danger potentiel pour la conservation et la protection des ressources vivantes. La forêt de mangrove couvre environs 4860 km2. Cette forêt est composée en principe de 12 familles et 21 espèces végétales: Rhizophoracées, Avicenniacées, Combrétacées, Papilionacées, Adiantacées, Graminées, Palmacées Mimosacées Loganiacées, portederiacées Cypéracées et Moracées. Les mangroves constituent une importante zone de frayère pour un grand nombre d’espèces de poissons. Actuellement, la forêt de mangrove est menacée par une surexploitation (bois de construction, bois de fumage de poissons et bois de chauffe etc.) et d’autres activités humaines. Au Cameroun, environs 28% des mangroves de l’estuaire du Wouri sont détruits (Isebor, 1999). Plusieurs activités humaines réalisées dans la zone côtière déstabilisent l’écosystème de mangroves avec un impact négatif sur la santé de cet écosystème II.2.4.2. Habitat sableux Les plages sableuses sont essentiellement dans la région du sud et constituent des zones de reproduction des tortues marines. Cette zone subit aussi les effets des vagues et des fortes marées qui rendent la navigation extrêmement dangereuse. II.2.4.3. Plages rocheuses Les plages rocheuses sont limitées entre Idenau et Limbé dans la région du Sud-Ouest où se trouve le mont Cameroun ; cette zone est caractérisée par un sable noir dû au volcan du mont Cameroun. Dans la zone sud, entre Kribi et Campo, on rencontre également des effleurements rocheux alternant avec des plages de sable . 61 II.3. Aspects ayant une importance significative dans le développement futur du GEM-CG Pour l’avenir du Grand Ecosystème Marin du courant de Guinée, les défis suivant seront à relever : i) La Gestion durable et l’utilisation des ressources vivantes ; ii) La restauration des habitats dégradés; iii) Le contrôle et la surveillance de la pollution marine et côtière II.4. Problématiques majeures justifiant le Plan d’Action National (PAN) II.4.1. Description de l’environnement II.4.1.1. Aspects physiques et géomorphologiques Le plateau continental couvre une superficie d’environ 10 600 km2 et une Zone Economique Exclusive de 15 400 km2 (Satia, 1993). Il descend graduellement à 30, 50 et 100 m de profondeur (Morin et Kueté, 1989 ; Zogning et Kueté, 1985, Boye et al. 1974). La partie septentrionale a une largeur moyenne de 25 miles nautiques, tandis que la portion méridionale est étroite (15 miles nautiques). Son relief montre deux zones distinctes séparées par une parallèle qui passe par l’embouchure du fleuve Lokoundjé. Au niveau de Rio Del Rey, la pente est douce avec une chute de 130m de profondeur. Deux accidents de terrain ont été identifiés dans cette zone : un banc rocheux au nord de l’embouchure de la Sanaga et une série de butes aux environs de l’île de Bioko (en Guinée Equatoriale). A partir de la frontière avec le Nigeria à Njangassa, la côte est basse et est dominée par des formations marécageuses et des mangroves; entre Njangassa et Limbé où le Mont Cameroun surplombe la mer (4095m). La côte est rocheuse avec les plages de sable noir volcanique alternant avec des affleurements rocheux. Entre Tiko et le fleuve Nyong, la côte est de nouveau basse avec des formations de mangrove ; enfin entre le fleuve Nyong et la rivière Ntem à Campo, la côte est haute et présente des plages de sables blancs alternant avec des affleurements rocheux. Cette partie de la côte est très touristique avec les chutes de la Lobé où un fleuve se jette en mer par une chute, le rocher de Loup au niveau d’Ebodjé entre Kribi et Campo, l’île Djipikar et la réserve de Campo Ma’an. 62 La côte camerounaise comprend trois bassins sédimentaires de différentes dimensions. Ce sont les bassins de Campo-Kribi, de Douala et de Rio Del Rey en allant du sud au nord. Le bassin de Campo- Kribi couvre une superficie d’environ 45 km2 (1 à 3 km de large et 25 km de long). Il est localisé au nord du fleuve Ntem et ses fossiles lui confèrent un grand intérêt paléogéographique ; la côte altimétrique du bassin est d’une trentaine, voire la centaine de mètres. Les variations du gradient topographique enregistrées au large sont le reflet de celles observées à terre ; ceci s’explique notamment par de nombreuses failles récentes parallèles à la côte et de plusieurs mètres de rejet vertical dans le socle. Ces failles sont associées à la formation du bassin du Congo, de la chute de la Lobé, du Ntem et de Bongola. Les bassins de Douala et de Rio Del Rey forment un ensemble appelé bassin de Douala Rio Del Rey et qui s’étend entre les latitudes 2° et 5° nord dont 7 000 km2 pour le bassin de Douala situé à l’Est et 2 500 km2 pour le bassin de Rio Del Rey situé à l’ouest. Cet ensemble a la forme d’un triangle isocèle dont le sommet est centré à Yabassi. La hauteur du triangle correspond à la largeur maximale du bassin (50 à 60 km). Le relief a conservé les empreintes des phénomènes tectoniques cassantes qui ont découpé la zone de flexion en marches d’escaliers. L’isobathe 200 m au large de Douala est sensiblement à la même distance de la côte (40 km) qu’au large de Kribi-Campo. Par contre, au large de Rio Del Rey, cette isobathe s’étend jusqu’à 80 km de la plage ; le plateau continental y est deux fois plus large qu’au Sud-Est ou on trouve une autre formation tectonique (le Mont Cameroun). Cette montagne s’étends dans l’océan jusqu’aux îles de Fernando Po, Sao Tome et Pagalu. Le réseau fluvial côtier est très dense et est subdivisé en trois grandes zones hydrologiques (Tableau VIII). La circulation des eaux est faible, ce qui entraîne un taux de sédimentation élevé surtout au niveau des estuaires. Environ 145 milliards de m3 d’eaux douces sont déversées chaque année dans l’océan Atlantique à partir des côtes camerounaises (Boye et al., 1974; Zogning et Kueté, 1985; Morin et Kueté, 1989). Ces rivières transportent les déchets d’origine humaine et industrielle. 63 TABLEAU VIII. RESEAU FLUVIAL COTIER ET QUANTITES D’EAUX DEVERSEES EN MER (ANGWE ET GABCHE, 1997, MODIFIE) Nom du Longueur Surface Crues Débit Volume d’eaux Zone fleuve (Km) drainée ( m3s-1) ( m3s-1) douces déversées en (km2) mer 109m3 par an Ouest Cross River 160 800 7570 171-7570 - Ndian 246 Mémé 300 Dibamba 150 2400 480 480 - Moungo 150 2420 236 27,5-236 8 Wouri 250 82000 1 425 49-1425 16 Sanaga Sanaga 890 135000 7 570 500-5001 65 Sud Nyong 800 14000 376 25,7-376 - Lokoundjé 185 - Kienké 100 - Lobé 80 1900 Ntem 460 31000 764 50-764 - Estuaire Rio Del Rey - - - - 20 Eau de pluies - - - - 5.4 . En ce qui concerne les sols, les grandes zones pédologiques en zone côtière sont les suivantes: - Les sols de la basse plaine maritime sont à tendance hydromorphe sur alluvions marines qui portent la mangrove ; il s’agit notamment des régions de l’estuaire du Cameroun, de Rio Del Rey et des embouchures de la Sanaga et du Nyong, de la plaine de Tiko. - Les sols du bassin sédimentaire (à l’exclusion des coulées basaltiques) sont des sols jaunes ferralitiques typiques sur roche mère gréseuse. A texture sableuse ou sablo argileuse, perméables, en général profonds, ils présentent un potentiel organique et minéral déficient qui limite leurs aptitudes agricoles à des cultures peu exigeantes telles que le palmier à huile et l’hévéa ou des cultures vivrières extensives ; - Les sols ferralitiques jaunes sur gneiss occupent la majeure partie de la région. Peu humifères, ils présentent une texture sablo-argileuse en surface, argilo-sableuse ou argileuse en profondeur, sous l’effet d’un lessivage intense. A cet horizon meuble succède un horizon d’accumulation hétérogène, à concrétions ferrugineuses parfois cimentées en cuirasse ; on atteint ensuite la roche altérée. Les autres caractéristiques communes à ces sols sont leur faible teneur en matières organiques (3 à 4% en surface, 0,75% en profondeur), un pH acide et une faible capacité d’échange due à l’abondance des hydroxydes de fer, d’alumine. Les diverses variantes que présentent ces sols sur gneiss sont liées à la topographie locale. 64 II.4.1.2. Climat Le climat côtier du Cameroun à l’image de celui du Golfe de Guinée est influencé par l’équateur météorologique, qui est le point de convergence des masses d’air issues de l’anticyclone des Açores (Atlantique nord) et de celui de Sainte Hélène (Atlantique sud). Le long de la côte, l’intensité de la pluviométrie croît du sud au nord avec des valeurs particulières au niveau de Debundscha situé au pied du mont Cameroun où on enregistre des valeurs annuelles de 11 000 mm. On observe des moyennes annuelles de 3 000 mm à Kribi, 4 000 mm à Douala et 6 000 mm à Rio Del Rey. On distingue en général: − une grande saison sèche qui va de novembre à février, − une petite saison des pluies de mars à mi-juin, − une petite saison sèche de mi-juin à mi-août et − une grande saison de pluie de mi-août à mi-novembre Le climat côtier est également caractérisé par la mousson guinéenne de prédominance Sud et les vents du secteur Sud-est. On enregistre des vitesses moyennes mensuelles de l’ordre de 2 m/s à la station météorologique de Kribi pour la période de 1996 à 2005. Ces vitesses atteignent exceptionnellement 18m/s ; c’est le cas observé en avril 1993 ; en général elles varient entre 0,5 et 2m/s. II.4.1.3. Océanographie II.4.1.3.1. Courants, marées et vagues Sur les côtes du Cameroun, les marées sont de type semi diurne avec des amplitudes variant entre 0,3 m et 2,7 m de hauteur selon la localité. La propagation des vagues et des marées de reflux est énorme, mais a été très peu étudiée. Elles sont estimées à 10 millions de m3 pour la Dibamba et 50 millions pour le Wouri (Olivery, 1986; Morin et Kueté, 1989). Les courants de marées sont généralement observés et ont été décrits par Longhurst (1962). Ces courants sont parfois violents et vont de 1 à 1,5m/s pour le flux et jusqu’à 2,6m/s pour le reflux. Selon les observations de Chaubert et Garraud (1977), les houles sont de direction sud sud-ouest et sont d’origine lointaine. Leur origine résulte du double obstacle constitué par l’Ile de Bioko et l’élargissement du plateau continental au niveau de Rio Del Rey. Au niveau des côtes du Cameroun, on observe un phénomène d’accumulation des eaux dit « pilling » responsable du relèvement du niveau de la mer; ce gonflement qui se manifeste surtout depuis 65 l’île de Bioko à la Sanaga est aussi dû à l’accumulation sur la plateforme d’eaux entraînées par le courant de sub surface équatorial dit Courant de Lomonosov et dont l’axe horizontal établi vers 100 m de profondeur diverge en atteignant le plateau continental. II.4.1.3.2. Hydrologie et qualité des eaux Les variations des paramètres physico-chimiques (température, salinité, nitrates, Phosphates, oxygène dissous) sont modérées le long de la côte camerounaise. Le taux d’oxygène varie entre 2 et 9mg/l, la température de surface varie entre 25 et 31°C et la salinité de surface entre 23 ppt et 32 ppt (Guillou et Cazes, 2006). Le taux de nitrates, phosphates, nitrites et ammoniaque varie entre 0-0,5mg/l, 0.25- 1mg/l, <0.3mg/l et 0-0.5mg/l respectivement. Pour les polluants chimiques, les PCB ont des valeurs plus élevées suivis de DDT; ces valeurs sont d’autre part plus élevées comparées à celles signalées en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les quantités de charges polluantes sont estimées en tonnes par an rejetées dans le milieu marin à 100 486 048 pour les déchets industriels solides et 253 198 pour les déchets industriels liquides (Angwe et Gabche, 1997). Le long de la côte camerounaise le taux d’oxygène dissous varie entre 2 et 9 mg/l. Dans la région de Rio Del Rey la salinité est faible pour une eau de mer. Elle est comprise entre 1.9 et 3.5% et l’oxygène dissous entre 2 et 2.9 mg/l (Guillou et Cazes, 2006). La hausse de salinité dans certains endroits peut être due à un faible apport d’eaux douces (par exemple dans la région de Kribi comparée avec celle de Limbé proche de l’estuaire de Wouri). D’autre part les recherches menées à bord du bateau Norvégien Dr Fridjof Nansen le long de la côte camerounaise ont enregistré entre Juin et Juillet, 2006 près de la surface, des températures de 28.8 °C à Limbe, 29.2 °dans l’estuaire de Wouri, 28.6 °C à Kribi et 28.4 °C à Campo près de le frontière avec la Guinée Equatoriale (Kraksatd et al. 2006)). Pour la même période la salinité était de 28ppt, 23ppt, 31ppt et 32ppt respectivement pour les quatre régions. Si on compare ceci avec les années précédentes, on constate qu’il y a généralement une augmentation de la température et de la salinité le long de la côte camerounaise entre 2004 et 2006 à cause probablement du changement climatique (Tableau IX). 66 TABLEAU IX. TEMPERATURE ET LA SALINITE DANS LA REGION DE DOUALA, KRIBI ET CAMPO (KRAKSTAD ET AL., 2006; GUILLOU ET CAZES, 2006) 2004 2005 2006 Localités Température Salinité Température Salinité Température Salinité (°C) (ppt) (°C) (ppt) (°C) (ppt) Limbe 27.5 23 26.8 19 28.8 28 Estuaire du 27.4 23 27.2 17 29.2 23 Wouri Kribi 27.2 27 27.4 30 28.6 31 Campo 27.2 30 27.3 34 28.4 32 Rio Del Rey 27 1.9-3.5% La figure 3 montre la distribution verticale de la salinité, de l’oxygène dissous et de la température au niveau de Kribi et Campo, données enregistrées sur le même bateau lors de la campagne. Le taux de nitrates, phosphates, nitrites et ammoniaque varie entre 0-0,5 mg/l, 0.25-1 mg/l, <0.3 mg/l et 0-0.5 mg/l respectivement (Tableau X) Ces valeurs sont plus élevées dans certains endroits. Elles sont plus élevées à Limbé qu’à Kribi notamment pour le nitrate, phosphate et l’ammoniaque (Krakstad et al. 2006). Le phosphate est trop faible dans la région de Rio Del Rey (0.04 mg/l) tandis que la concentration d’azote est très significative (1.3 mg/l) (Guillou et Cazes, 2006). Les valeurs pour les nitrates et les phosphates sont trop fortes comparées au standard internationale (40 ug/l et 50 µg/l respectivement) et nationale tel que recommandé par le Ministère des Mines et de l’Energie du Cameroun pour les ressources halieutiques et la vie aquatique. Ces fortes valeurs selon Ekane et Oben (2001) indiquent une faible pollution. Les nitrates et les phosphates proviennent des activités agricoles avec l’utilisation des engrais et d’autres produits chimiques par les grandes sociétés agricoles comme la Cameroon Development Corporation (CDC) à Limbé, HEVECAM et SOCAPALM aux environs de Kribi. 67 Campo 838 836 838 836 838 836 100 Depth (m) 200 300 400 T°C S‰ O2 ml/l Kribi 862 863 862 31.0 863 862 863 100 35.6 Depth (m) 200 1.5 300 35.0 2.0 400 34.8 t°C S‰ 1.5 O2 ml/l Figure 3: Distribution verticale de la température, de la salinité et de l’Oxygène dissous dans les eaux de Kribi et de Campo (Kraksatd et al., 2006) Ces activités sont beaucoup plus intensifiées dans la région de Limbé, ce qui justifie les concentrations plus élevées enregistrées dans cette région. D’autres sources comprennent les animaux domestiques, les pirogues des Supers Tankers et des chalutiers de pêche, les détergents, les eaux usées domestiques, les décharges atmosphériques etc. Selon les rapports de l’UNESCO, un changement insignifiant des concentrations de certaines substances chimiques peut apporter un grand changement sur les paramètres biologiques des eaux. Les fortes concentrations de nitrates doivent avoir changé l’équilibre écologique des eaux dans les environnements marins créant ainsi des conditions favorables à la prolifération des algues. 68 TABLEAU X. CONCENTRATIONS EN NITRATES, NITRITES, PHOSPHATES, AMMONIAQUE ET OXYGENE DISSOUS A LIMBE ET KRIBI Mois N-NO3 P-PO4 N-NO2 N-NH3 Salinité Température Oxygène mg/l mg/l mg/l mg/l Ppt °C mg/l Port de Bota Limbe 2006 May 0 0.5 <0.3 0.5 23 27.5 5 June 0 0.5 <0.3 0.5 23 27.5 5 July 0 1 <0.1 0 21 27 5 August 0 2.0 <0.3 0 20 27 5 September 1 2 0.5 21 28 2 October 1 1 <0.3 1 27 29.5 2 November 0 1 <0.3 1 29 31 2 December <0.3 0.25 <0.3 0 29 30 5 Port de Kribi 2006 May June 0 0.5 <0.3 0 31 25 8 July 0 0.5 <0.3 0.5 29 24 5 August 0 0.5 <0.3 0.5 29 26 5 September 0 0.5 <0.3 0.5 30 25 8 October 0 0.5 <0.3 0.5 31 26 8 November 0 0.5 <0.3 0.5 31 26 8 December 0 0.5 <0.3 0.5 32 26 8 Ngoe Kribi 2006 May June 0.5 1 <0.3 0.5 31 28 8 July 0 0.25 <0.3 0.5 29 25 8 August 0 0.25 <0.3 0.5 29 25 8 September 0 0.25 <0.3 0.5 30 26 8 October 0 0.5 <0.3 0.5 31 26 9 November 0 1 <0.3 0.5 31 27 9 December 0 0.5 <0.3 0.5 32 27 9 Port de Bota Limbe 2007 May 0 0.5 <0.1 0.5 24 27.5 5 June 0 0.5 <0.1 0.5 23 27.5 5 July 0 1 <0.1 0 21 27 5 August 0 2.0 <0.3 0 20 27 5 September 1 2 <0.3 0.5 21 28 2 October 1 1 <0.3 0 27 30 5 November 0 0.5 <0.3 0 29 31 5 December 0 0.5 <0.3 0.5 29 30 5 Port de Bota Limbe 2008 May 0 0.1 <0.3 0.5 24 31 5 June 0 0.1 <0.3 0 24 31 2 July 0 0.1 <0.3 0 23 31.5 2 August 0 0.25 <0.3 0.5 22 29 5 September 0 0.25 <0.3 0 23 29.5 5 October 0 0.25 <0.3 0.5 29 31 5 November 0 0.25 <0.3 0 29 31.5 5 December 0 0.25 <0.3 0 29 31 5 69 II.4.1.4. Ressources naturelles et paysage côtier La zone côtière contient d’énormes ressources biologiques et minérales suscitant un grand intérêt pour les populations locales d’une part et les grands opérateurs économiques nationaux et étrangers d’autre part. II.4.1.4.1. Paysage côtier Du nord au sud, on distingue au niveau de la zone côtière les forêts primaires de mangrove de Rio Del Rey et des Bouches du Cameroun (estuaire du Wouri) qui se prolongent au niveau de l’estuaire de la Sanaga avec des poches à l’embouchure du Nyong et du Ntem. Entre l’embouchure de la Sanaga et celle de la Lokoundjé, les forêts littorales jeunes et adultes quelque fois marécageuses dominent la réserve de Douala-Edéa. En allant vers l’intérieure du pays, nous n’avons plus que des forêts secondaires à plusieurs niveaux de dégradation suivant l’importance des activités anthropiques. Ce type de végétation va également dominer le paysage de la bande côtière jusqu’à Campo. Les espaces agro-forestiers sont aménagés non loin des habitations le long des différentes routes (Mudemba Ekondo Titi, Edéa-Kribi, Kribi Bipindi, Kribi Akom II), définissant ainsi un paysage qui s’apparente beaucoup plus aux savanes. Les complexes agro-industriels d’hévéa et de palmier à huile sont beaucoup plus concentrés, notamment à Idenau, Tiko, Dibombari, Dizangué, au niveau du pont sur le Nyong (SOCAPALM et FERME SUISSE), à l’Est et au Sud-est de Kribi (SOPCAPALM et HEVECAM). Les forêts primaires de basse et moyenne altitude se présentent sous forme de complexes denses et humides parfois inaccessibles sur les hauts reliefs côtiers. On les retrouve en grande partie sur la chaîne de Nkolebengue dans le Parc National de Campo-Ma’an et sur celle de Ngovayang au nord de Bipindi. Les forêts montagnardes de haute altitude se rencontrent au niveau du Mont Cameroun dans la côte Ouest. II.4.1. 4.2. Ressources biologiques et leur état d’exploitation i) Ressources végétales côtières Les ressources végétales de la zone côtière sont constituées de macrophytes de mangroves et de la forêt littorale. Les macrophytes ont été largement décrites par Valet (1973 et 1975). Les mangroves camerounaises ont encore d’énormes potentialités malgré une destruction de près du tiers dans la 70 région de Douala. Elles couvrent une superficie d’environ 2700 km2 (Valet, 1973) et sont des abris intéressants pour de nombreuses espèces de poissons et autres animaux aquatiques ; ce sont en effet des zones de frayères pour plusieurs poissons et crevettes ; ce sont également des sites favorables à l’aquaculture et à l’écotourisme ; les principales espèces floristiques des mangroves sont les palétuviers, notamment Rhizophora racemosa qui occupe près de 90% de la superficie des mangroves, Rhizophora harrisonii, Avicennia germinans et autres plantes marécageuses comme Nypa fruticans, Pandanus candalabrum etc. Ces espèces sont exploitées pour le bois de chauffage et de fumage de poissons dans les campements de pêche, pour la construction des habitations et de matériels de pêche ainsi que pour des raisons médicales. Selon Letouzey (1985), le terme forêt atlantique inclut la forêt biafrenne et la forêt littorale ; dans la partie méridionale de la côte, la forêt est humide, verdoyante avec trois étages (arbres, arbustes et herbes) avec plus de 600 espèces dont les plus caractéristiques sont : Lophira alata, Saccoglotis gabonensis, Octoknema dinklagei (Villiers, 1974), Cynometra hanke, Cola edulis. Entre Limbé et Idenau, il y a la forêt montagnarde de basse altitude, suivie de la forêt du Mont Cameroun où les espèces caractéristiques sont : Nuxia congesta, Podocarpus rapenea, Sygiumstaudii, Prunus africana, Nephrolepis purnicicola, Arthropteris cameroonensis, Phymatosorus nolapendria, Pityrogramma calomelanos etc. Dans la partie septentrionale, on a trouvé dans la réserve de Korup une espèce Salacia sp, une nouvelle espèce de liane pour la science et plusieurs autres espèces à intérêt économique et pharmaceutique, notamment Lavigeria macrocarpa, Pararistolochia sp. Ancistrocladus koruppensis, Dortenia manii. ii) Ressources végétales marines (macroalgues et phytoplancton) Il s’agit des algues macroscopiques qui se rencontrent sur les rochers dans la zone intertidale et dans la mer à différentes profondeurs. Le tableau XI donne la liste des espèces caractéristiques rencontrées sur les côtes du Cameroun avec une description de leur écologie (John et al., 2001). Les études sur le phytoplancton sont rares. E & D et Hydracs (2010), Wiafe et Fridt (1997) dans des études préliminaires dénombrent 32 genres et 47 espèces. Les diatomées constituent le groupe le plus diversifié, avec 32 espèces, suivies des algues bleues avec 8 espèces, puis les dinoflagellés avec 7 espèces. Folack (1989) distingue plusieurs groupes phytoplanctoniques en fonction de la salinité et de la diversité spécifique dans la région de Kribi. 71 TABLEAU XI. ESPECES DE MACROALGUES RENCONTREES LE LONG DE LA COTE CAMEROUNAISE (APRES STEPHENSON ET STEPHENSON, 1972) Algae of the midlittoral zone Algae of the infralittoral fringe Turf-forming species Species forming felts on boulders Gymnogongrus nigricans; Herposiphonia densa Ceranium tenuissimum; Gigartina acicularis Lyngbya majuscule; Ptercladia pinnata Herposiphonia second; Polysiphonia sp. Low level species Species in wave sheltered environment Bryopsis sp ;Chaetomorpha sp Acanthophora spicifera ; Callithamnion spp. Champia parvula ;Dictyota sp Dictyota sp ; Gigartina acicularis Padina sp; Pocockielia variegate Hypnea musciformis: Padina sp Struvea anastomosans Pocokiella variegate: Sargassum vulgare Deep shade species Sphacellaria spp. Bostrychia radicans;Bostrychia tenella Lophosiphonia obscura ;Marrayella periclados iii) Ressources animales Dans la forêt littorale, la faune est très riche et diversifiée. Dans la côte nord et sud, on distingue les mammifères représentés par des céphalophus (Cephalophus callpigus, C. dorsalis, C. monticola, C. silvicultor), des bovidés, Genus neotrapa, une rare espèce de cerf musqué aquatique (Hyemoschus aquaticus). Les primates comprennent des Perodicticus potto et P. calabarensis, quatre palagos (Euoncus elegantulus, Galago alleni, Galago senegalensis et Galoides demdovi), des singes de la famille des cercopithécidées et colobidées avec plus de 20 espèces, tandis que les Pongidées ne sont représentées que par Pan trogotydes (Chimpanzé) et Gorilla gorilla (gorille). Mentionnons également le civet (Verra civeta), le phacochère (Phacochorus aehiopicus), le potamochorus (Potamochorus mainertshageni), le daman (Procavia sp). Des pangolins et autres Phollidotées sont également présents. Dans les eaux de la Sanaga, particulièrement au niveau de l’embouchure, il y a le Trichechus senegalensis, mammifère herbivore aquatique ressemblant au phoque et peut peser jusqu’à 400 kg, communément appelé lamantin. Parmi les rongeurs, il y a les rats de Gabie (Crycetomys emini), les porcs épics (Atherurus africanus) et des porcs de baie (Thryonomyx swindrianus). Dans la partie ouest de la côte et dans l’île de Djipikar au sud, on rencontre encore les éléphants de forêt (Loxodonta africana cyclotis). Dans la partie ouest, on rencontre une faune endémique constituée de :Potomogale velox, Aonyx capensis, Lutra maculicollis, Potomochoerus porcus, Hyemoschus aquancus, Tragealphus spekei, Cephalophus syviculor, Osteolaems tetraspis Les oiseaux sont bien représentés dans la forêt littorale, on peut citer : Xema sabina, Oceanites oceanicus, Tringa, Calocris, Limosa, Charadrius ; les perroquets sont représentés par Ceralogymna atrata, Bycanistes albobialis, Tockus fisciatus, Psittacus erithracus et Corythaeola cristata. Des pigeons et des hérons peuvent être ajoutés à ce groupe. D’autres groupes d’animaux comprennent les crocodiles, particulièrement le crocodile à 72 longue gueule particulièrement chassé pour sa peau et sa chair ; les tortues de petites tailles sont également représentées. Les sauriens sont représentés par Rampholeum spectrum, Chameleo quadricornis et Chameleo montium ; cette dernière espèce est endémique au Mont Cameroun. Des ophidiens sont représentés par 150 espèces de serpents, parmi lesquels Pithon sebae, Boulangerina annulata, Bitis gabonica, et Dendroaspis viridis. Parmi les amphibiens, on compte plus de 200 espèces dont 75 au moins sont endémiques à la forêt littorale. Dans la région d’Edéa, on rencontre les grenouilles géantes qui peuvent mesurer jusqu’à 30cm et peser plus de 2,4kg. Des invertébrés sont également diversifiés dans la forêt littorale, on trouve ainsi plusieurs espèces d’insectes, des arachnides et des myriapodes, particulièrement au niveau de la canopée des feuilles. Wiwo (2007) a observé un totale de 300 espèces d’oiseaux côtiers avec une espèce nouvelle pour la faune camerounaise (“yellow legged gull”, Larus cachinans). Les espèces fréquemment rencontrées sont les “Stilts”, Pied Avocets et un grand nombre de Pélicans blancs. Un total de 18326 oiseaux a été enregistré pendant cette étude sous divisée en 65 paléarctiques et espèces afro tropicales. Le nombre total d’oiseaux aquatiques trouvés pour le Cameroun est compris entre 31 000 et 61 0000 (Wiwo, 2007). iv) Ressources halieutiques marines Il s’agit essentiellement de la faune pélagique (zooplancton essentiellement) et de la macrofaune benthique; les poissons et autres ressources halieutiques. Les ressources halieutiques marines camerounaises sont estimées à près de 120 000 t par an (Scet, 1979) ; les espèces exploitées sont essentiellement constituées des poissons pélagiques (Sardinella maderensis et Etmalosa fimbriata) (63%), des démersaux (19%), des crevettes d’estuaires (Palaemon hastatus) (16%) et des crevettes profondes (2%) (Sheve et al. 1992). Leur distribution écologique a été décrite par Crosnier (1964). Les études sur les pêcheries maritimes camerounaises ont commencé en 1912. Plusieurs études ont été ensuite réalisées notamment celles de Djama (1992) ; Folack (1995) ; Folack et Njifonjou (1995), Njifonjou (1999). Ces études ont contribué à la description des pêcheries artisanales maritimes et des facteurs socio-économiques qui les gouvernent. On dénombre environ 24 136 pêcheurs artisanaux sur le littoral camerounais et utilisant divers types de pirogues et d’engins de pêche (Tableau XII). Les études ont été menées sur la croissance, la reproduction et la nutrition de quelques espèces cibles ; ces études réalisées par Youmbi et al. (1991), Gabche et Hockey (1995) incluent également les estimations des paramètres de croissance et indiquent que les mâles de S. maderensis dominent les femelles, la taille où 50% des individus sont matures est de 19,1cm pour les mâles et 17,43cm pour les femelles ; la taille à la première maturité sexuelle est de 16,5cm. 73 TABLEAU XII. PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA PECHE ARTISANALE MARITIME AU CAMEROUN (FOLACK ET NJIFONJOU, 1995) (TABLEAU ANCIEN A REMPLACER PAR DES DONNEES RECENTES DE L’ENQUETE DE 2009 Région Number Vessels Number fishermen Number fishing gears total % Tota Cam Strange % BG SGN Drift PS BS ST motor l rs Cam N Net Fako 1 476 46.75 4 813 4095 18.53 489 1253 81 23 11 5 329 908 Ndian 2 668 16.79 9387 84 9303 0.89 701 1362 0 0 3 16 933 Ocean 715 31.61 942 751 191 79.72 449 366 5 0 9 0 Sanaga 639 53.36 2415 1321 1004 54.7 216 369 62 25 191 17 Maritim Wouri 1 837 15.30 6484 1182 5 302 18.23 439 3731 740 11 1 2196 Total 7 335 27.07 24 4151 19 985 17.19 229 7071 888 59 215 24475 136 4 Notes : FMF= Filet maillant de fond ; FMS= Filet maillant de surface ; FMD= Filet maillant dérivant ; ST= senne tournante et coulissante ; SP= Senne de Plage ; PC=Filet à crevettes (Ngoto) 74 Les principales espèces de poissons exploitées dans les eaux marines camerounaises et leur écologie sont représentées au Tableau XIII TABLEAU XIII. PRINCIPALES ESPECES DE POISSONS EXPLOITEES DANS LES EAUX MARINES CAMEROUNAISES N° Famille Nom scientifique Nom Local Exploitation

  45. 1 Sardinella maderensis Stron Kanda Commercial

  46. 2 Clupeidae Ethmallosa fimbriata Bonga

  47. 3 Illisha sfricana Menyanya

  48. 4 Pellonula sp. Njangjang mote

  49. 5 Pseudotolithus typus Mussobo Commercial

  50. 6 Scianidae Pseudotolithus senegalensis

  51. 7 Pseudotolithus elongatus

  52. 8 Umbrina sp.

  53. 9 Polynemidae Galeodes decadactylus Shine nose Commercial

  54. 10 Pentanemius quinquarius Commercial

  55. 11 Polydactylus quadrififlis Commercial

  56. 12 Carangidae Caranx hippos Commercial

  57. 13 Trachynotus sp

  58. 14 Chloroscombrus chrysurus Commercial

  59. 15 Ariidae Arius sp Mud fish Commercial

  60. 16 Chrysichthys nigrodigitatus Mud fish

  61. 16 Mugilidae Liza falcipins Mullet

  62. 18 Mugil sp. Mullet Commercial

  63. 19 Trichiuridae Trichiurus lepturus Snake fish Commercial

  64. 20 Cynoglossidae Cynoglossus sp Sole Commercial 21 . Sphyraenidae Sphyraena piscatorium Barracuda

  65. 22 Sphyraena sp.

  66. 23 Scombridae Scomberomorus tritor Nyanga fish

  67. 24 Dasyatidae Dasyatias margarita. Coverpot

  68. 25 Lutjanidae Lutjanus agennes

  69. 26 Lutjanus sp. Crustaceans Shrimps

  70. 28 Penaeus notialis Big njanga Commercial

  71. 29 Nematopalaemon hastatus Njanga Commercial

  72. 30 Parapenaeus atlantica Red njanga

  73. 31 Penaeus monodon Gambas Commercial Gastropods

  74. 32 Anadara senilis

  75. 33 Sepia sp.

  76. 34 Mytilus tenuistriatus (Sea Snails) Others

  77. 35 Periopthalmus hoelferi Mudskipper

  78. 36 Tympanotonus fuscatus Periwinkle commercial 75 Les études récentes effectuées par Fretey (1999), Fretey et al. (2001) sur les tortues marines ont révélé la présence d’au moins cinq espèces de tortues marines sur les côtes camerounaises : - la tortue verte, (Chelonia mydas), - la tortue imbriquée, (Eretmochelys imbricata), - la tortue olivâtre, (Lepidochelys olivacea ), - la tortue luth, (Dermochelys coriacea), - la tortue caouanne (Caretta caretta) Les mammifères marins sont rares, néanmoins on trouve quelques dauphins et le lamantin (Trichechus senegalensis). v) Ressources halieutiques non marines Il s’agit de décrire les ressources halieutiques des cours d’eau de la partie côtière depuis le Rio Del Rey jusqu’à Campo: notamment les espèces, les quantités pêchées, leur état d’exploitation et les perspectives de développement. La diversité halieutique le long de la côte a été largement décrite par Kamdem Toham (1998) ; Brummett et al. (1999) ; Tiotsop (2005) ; WWF (1989); Nguenga (2002), Vivien (1991), Brummet et Teugels (2004), Schlieven (1996) etc. On compte 27 familles et 232 espèces parmi lesquelles 18 espèces sont d’une importance économique capitale, notamment Heterotis niloticus et Clarias spp. Chrysichthys spp. Mormyrus spp, Synodontis spp, Labeo sp, Brycinus macrolepidotus, Lates niltoticus La production des cours d’eau côtiers est très peu connue (Figure 4). Il s’agit de la la production du poisson dans les eaux continentales y compris la zone côtière (SOWEDA, 2005). Les espèces sont constituées essentiellement de Tilapia spp. Labeo sp., Clarias sp., Mormyrus spp., Mugil sp., Brycinus sp. Les prises sont dominées par le tilapia spp. On constate que le Ndian a la production la plus élevée en poisons d’eau douce dans l’ensemble. La plupart des rivières sont également caractérisées par les crevettes du genre Macrobrachium sp (augmenter la taille de la police) dont la SOWEDA (2005). Ensuite Gabche et al. (2001) ont étudié les taux d’exploitation du Macrobrachium sp dans la Lobé à Kribi et dans les rivières Ombe/Mungo. Ils trouvent des taux de 0.07 et 0.41 respectivement. Ces faibles taux expliquent une sous exploitation de cette espèce. Dans les rivières, l’état de la production est faible parce qu’il n’existe pas de pêcheurs professionnels comme pour la pêche artisanale maritime. La plupart des pêcheurs sont généralement des agriculteurs qui pratiquent la pêche comme activité alternative, ce qui explique 76 ce niveau de production faible. Il y a aussi le manque d’équipements et de matériels appropriés de pêche. CONTRIBUTION DES DEPARTEMENTS AUX CAPTURES Fako 5,1% Kupe-Manenguba 12,8% Lebialem Ndian 8,3% 49,4% Manyu 13,7% Meme 10,8% Figure 4. Production halieutique non marine en zone côtière dans la région du Sud-Ouest vi) Etat d’exploitation La zone côtière et marine contient d’énormes ressources biologiques dont l’état d’exploitation et la biodiversité associée ont été décrits par Folack (2001) (Tableau XIV). • Ressources minérales Plusieurs études et estimations menées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) dans les années 60 révèlent d’énormes potentialités en ressources minérales en zone côtière et marine au Cameroun. On peut citer les minéraux comme l’ilménite à la Pointe de Souelaba (331 000 t), à Londji (137 000t) ; de l’olivine près de Idenau, de Syénite à Eboundja entre Kribi et Campo, du fer de Kribi (300millions de tonnes) des sources d’eau minérales de Muyuka près de Buea et à Bakingili dans le sud-ouest et à Njombé dans le littoral ; des nodules poly métalliques ont été signalées dans les eaux profondes, mais leur évaluation précise n’a pas encore été faite ; on estime à plus de 200 000 t de sable et de gravier localisés dans la zone de Manoka près de Douala. 77 TABLEAU XIV. ETAT D’EXPLOITATION DES RESSOURCES BIOLOGIQUES DANS LA ZONE MARINE ET COTIERE AU CAMEROUN ET BIODIVERSITE ASSOCIEE (FOLACK, 2001) Diversité Etat d’exploitation Causes Espèces de mangrove Surexploitées dans Utilisées comme bois de chauffage et de Rhizophora racemosa, R. harrisonii, Avicennia la fumage de poisson, matériels de germinans, Nypa fruticans, Pandanus région de Rio Del construction des habitations et de candelabrum Rey, Tiko, Douala fabrication de matériels de pêche et utilisées Mouanko pour des vertus médicinales Espèces de la forêt littorale Essentiellement pour des vertus Lophira alata, Saccoglotis gabonensis, médicinales, l’alimentation et pour Cynometra hanke, Cola edulis, Nuxia Surexploitées l’horticulture (Dortenia) congesta, Podocarbus rapanea, Prunus africana, Lavigeria macrocarpa, Salacia sp., Ancistrocladus koruppensis, Dortenia sp. Espèces de poissons pélagiques Exploitation Exploitation artisanale, campements de Sardinella maderensis, Ethmalosa fimbriata modérée pêche souvent enclavés, ce qui limite la distribution des captures Espèces de poissons démersaux Augmentation de l’effort de pêche, non Pseudotolithus typus (bar) P. senegalensis respect de la législation/surveillance (bar) insuffisante, demande croissante des Galeoides decadactylus, Pteroscion peli Surexploitées produits de pêche, emploi des techniques Brachydeuterus auritus, Pseudotolithus de pêche inappropriées elongatus (bar) Arius spp ,Drepane africana, Dentex angolensis,D. congolensis,Epinephelus aeneus,Pentanemus quinquarius, Lutjanus dentatus,L. goreensis, Cynoglossus spp Espèces de crustacés surexploitées Augmentation de l’effort de pêche et Paleamon hastatus (nematopaleamon) valeur Penaeus marchande très élevée duorarum, Euparopeus africanus Espèces des mollusques Sous- exploitées Manque d’intérêt dû aux habitudes Purpura yetus, P.collifera, Sepia officialis, alimentaires, technologies d’exploitation Mytilus tenuistriatus, Crassostrea gasar, C. rufa peu développées, faible valeur marchande • Hydrocarbures et gaz naturels Le Cameroun possède trois bassins sédimentaires côtiers : Rio Del Rey, Douala et Kribi Campo ; les gisements de pétrole ont été découverts dans ces bassins ; les gisements de pétrole sont estimés à près de 30 millions de tonnes et celles de gaz à près de 160 milliards de mètres cubes. Le gaz naturel existe aussi sous forme de condensas et gaz associés ; la grande portion de gaz est contenue dans le pétrole brut et est séparée plus tard au cours du raffinage pour produire le gaz liquéfié à 78 usage domestique. Plusieurs sociétés opèrent au Cameroun dans le domaine de l’exploration et de l’exploitation pétrolière II.4.1.4.3. Ressources vulnérables à protéger • Mammifères La faune des mammifères est très diversifiée ; on compte au moins 144 espèces et 29 familles (DFID, 1998 ; WWF, 1989). Environ 15 espèces sont menacées, notamment les Cecopithecidae : Cercocebus torquatus, Mandrillus leucophaeus, Cercopithecus erythrotis, C. nictitans, C. pogonais, C. preussi ; Pongidae : Pan troglodytes chimpanzee ; Lutrinae : Aonyx capensis, Lutra maculicollis ; Potamogalidae :potamogale velox, Manidae (black belly pangolin : Manis tetradactylus), Elephantidae :loxodonta africana cyclotis ; Bovidae : Cephalus ogilbyi, Suidae : potamochoerus procus et le lamantin ouest africain : trichechus senegalensis., ce dernier est endémique au Lac Ossa. • Oiseaux Au total 252 espèces d’oiseaux ont été observées dans le parc de Korup et ses environs (WWF, 1989). La seule espèce identifiée comme menacée est Picathartes oreas. La région du mont Cameroun a été identifiée par le Conseil International pour la Préservation des Oiseaux comme une zone endémique critique pour la préservation des oiseaux (Bibby et al. 1992 cited in DFID, 1989). 28 espèces apparaissent dans la région dont 9 sont classées menacées et 6 vulnérables. 4 espèces ont été identifiées dans le mont lui-même comme en danger, il s’agit notamment de : Malaconatus gladiator, Picathartes oreas, Ploceus batesi et Francolinus camerunensis • Reptiles, Cétacées et autres mammifères Les "espèces phares" de la région littorale sont incontestablement les tortues marines déclarées en danger et inscrit dans le Livre Rouge de l’UICN. Ce sont des animaux qui pondent régulièrement sur les plages de sable du Cameroun. Chelonia mydas, Eretmochelys imbricate, Lepidochelys olivacea, Dermochelys coriacea sont en danger ou en danger critique (WWF, 2005, IUCN, 1995). Ce sont des espèces fortement migratrices. On trouve aussi des lamantins dans le lac Ossa (Trichechus senegalensis). Les cétacées ne sont pas encore enregistrées dans la côte camerounaise 79 mais il est possible que celles qui vivent dans les eaux gabonaises migrent de temps en temps dans la zone côtière camerounaise. Toutes les cétacées sont en danger. • Poissons La liste des espèces menacées dans la zone côtière est présentée au Tableau XV. Au total 12 familles et 16 espèces sont citées avec leur statut de protection TABLEAU XV. ESPECES DE POISSONS MENACEES OU EN DANGER (FISH BASE, 2004; IUCN 1995). Espèces Nom commun Statut Family Rhincodontidae Whale shark Vulnerable Rhincodon typus Smith, 1828 - Family Lamnidae Mackerel sharks or Vulnerable Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) white sharks Near threatened Isurus oxyrinchus Rafinesque, 1810 - Family Odontaspididae Sand tigers Vulnerable Carcharias taurus Rafinesque, 1810 Family Carchahinidae Requiem sharks Vulnerable Carcharhinus limbatus (Muller & Henle, 1839) Family Centrophoridae Vulnerable Centrophorus granulosus (Bloch & Schneider, 1801) - Family Dalatiidae Sleeper sharks Data deficient Dalatias licha (Bonnaterre, 1788) - Family Pristidae Saw fishes Endangered Pristis microdon Latham, 1794 Endangered Pristis pectinata Latham, 1794 Critically Endangered Pristis pristis (Linnaeus, 1758) Family Myliobatidae Eagle and Manta rays Data deficient Aetobatus narinari ( Euphrasen, 1790) - Family Syngnathidae Pipefishes and Sea vulnerable Hippocampus hippocampus (Linnaeus, 1758) horses Family Gobiidae (Gobies) known from Data deficient Bathygobius burtoni (O’ Shaughnessy, 1875) Victoria - Family Scombridae Mackerels, Tunas Data deficient Thunnus alalunga ( Bonnaterre, 1788) Vulnerable Thunnus obessus (Lowe, 1839) - Family Serranidae Sea basses, Groupers Critically endangered Epinephelus itajara (Geofrey St Hilaire, 1809) 80 II.4.1.5. Ecosystèmes vulnérables à protéger La Côte Nord comporte un nombre non négligeable de sites fragiles. En dehors de nombreuses mangroves situées dans les zones estuariennes du Wouri, de la Sanaga et du Nyong, les écosystèmes ou sites vulnérables à protéger sont : - La réserve de faune de Douala-Edéa. Cette aire protégée est en cours de transformation en parc naturel, à travers un processus de déclassement de certaines zones fortement anthropisées du fait des activités humaines (foresterie et chasse) et l’incorporation d’autres zones plus vierges de même superficie dans les nouvelles limites, de manière à conserver une unité de dimension identique, soit 150.000 hectares. Cette mutation permettra de mieux assurer la protection et la gestion des espèces endémiques et des mangroves; - Le Lac Ossa, d’une superficie de 10.000 hectares environ près de Dizangué est considéré comme une réserve naturelle, site écologique et touristique spéciale du fait de la présence des lamantins (mammifère endémique à ce lac). Les actions de conservation doivent retenir l’attention des pouvoirs publics - Les plages de Yoyo, à 20 km de Mouanko, plages de sables fins blancs et encore très peu exposées aux pollutions urbaines ou industrielles; Les îles de Biako, Badangué, Souélaba ; Le Parc national Debo, projet en cours de création et susceptible de couvrir une partie de la Sanaga Maritime et du Nkam Il y a plusieurs écosystèmes côtiers à protéger dans la côte ouest, notamment les mangroves de Tiko et de Rio Del Rey (UICN, 1987 ; Banque Mondiale, 1993a)., la réserve forestière de la rivière Mokoko près de Idenau, (9,100ha); la réserve forestière de Bamboko (26,667ha), la réserve forestière du sud Bakundu (19,425ha), la réserve forestière de Moungo (4,622ha), la réserve forestière de Muyuka (5,000ha) et la réserve forestière du lac Barombi Mbo (855ha), le parc national de Korup (85,675ha créé en 1937) . Au niveau de la côte sud, on compte le parc national de Campo Ma’an, les plages d’Ebodjé zone par excellence de reproduction des tortues marines 81 II.4.1.6. Aires marines/côtières protégées Le Tableau XVI présente les caractéristiques des aires protégées rencontrées dans la zone côtière au Cameroun ; le Cameroun n’a pas encore créé des aires protégées marines au sens strict du terme. Le Cameroun à ce jour n’a pas encore créé une aire protégée marine. TABLEAU XVI. AIRES PROTEGEES COTIERES AU CAMEROUN Pays Aire protégée côtière Caractéristiques Réserve faunique de A l’embouchure de la Sanaga (entre la Sanaga Douala-Edéa et la Nyong). (World Bank 1993s, Robinson et De Graaf 1992), les mangroves d’estuaire le Cameroun long de la côte, avec les lamantins ; la forêt Réserve/Parc National de dense côtière Campo Maan Ici on trouve: la forêt marécageuse, les mangroves au niveau de l’estuaire de Ntem,. les lamantins, la forêt dense côtière II.4.1.7. Points chauds de la pollution Les pollutions d’origine marine sont dues aux activités qui se déroulent en mer; le Cameroun est producteur de pétrole; ainsi dans le milieu marin camerounais, il se déroule d’intenses activités d’exploration et d’exploitation de pétrole et de transport d’hydrocarbures. Les activités pétrolières vont donc générer des pollutions à partir des opérations de forage d’exploration et de production, des poses d’oléoducs en mer. Les forages et les travaux maritimes libèrent des boues de forage ou de dragage. La pollution résultant du transport maritime et des produits pétroliers est effective sur les côtes camerounaises ; la situation du Cameroun sur la route pétrolière des bateaux du moyen Orient vers l’Europe va intensifier cette pollution. Trois origines peuvent être ainsi identifiées: • Les décharges domestiques des navires en transit dans les ports 82 • La pollution par les hydrocarbures due aux pertes de pétrole brut pendant le transport ou lors de chargement ou de déchargement, aux suintement naturels tels observés à la Pointe de Souelaba et à Londji-Kribi, aux accidents en mer des pétroliers et au lavage volontaire des cuves de ces derniers au détriment de la convention de Marpol • Le fonctionnement des bateaux et pirogue de pêche Plusieurs études menées sur la pollution (E & D et Hydracs, 2010), Guillou et Cazes (2006),) ont montré que les points chauds sont: la péninsule de Bakassi, Port de la SONARA à Limbé, Ebomé à Kribi, Souelaba, la région de Kribi avec le terminal flottant de déchargement et de stockage du pétrole brut Tchadien (Tableau XVII) 83 TABLEAU XVII. IDENTIFICATION DES POINTS CHAUDS DE LA POLLUTION (E&D ET HYDRACS, 2010) Côte Sud Côte Ouest Côte Nord Valeurs Limites Paramètre Estuaire E. Ba- Port. Port Bouches Port Estuaire. Port Estuaire Londji Ebome Banque Ntem Nyong mousso Limbe Tiko Moungo Douala Wouri Bonabéri Sanaga Mondiale (1) 1056 1123,2 950,4 - 960 968,8 597,2 480 DCO - - - - 250 (3) 680 680 713 440 660 1231 1549 875 Phosphate (1)- - 2,61 - 2,66 - 4,00 4,51 - 2,66 2,47 - 2,0 (1)>1000 >1000 190 >1000 >1000 >1000 >1000 - - MES - - - 50 (3)680 1000 800 1600 100 300 800 300 1000 Cuivre (1)4,01 1,17 5,55 1,58 - - - - - - - - 0,5 Chrome H. (1)1,70 0,276 - 0,52 0,43 0,35 1,29 0,32 2,14 - - - 0,1 Zinc (1)- - 2,49 - 11,18 2,49 2,95 - - - - - 2,0 Plomb (1)0,44 0,72 - - 0,52 - 0,41 0,36 - - - - 0,1 Nickel (1)1,31 1,30 0,96 - - 1,12 - - - - - - 0,5 (1)- 98000 87000 - - - 53000 - 151000 186000 154000 36000 Coliformes (2)- 20000 28000 314000 272 103 - 196000 190000 104000 256000 - 10 000 (3)58000 - 93000 72000 000 000 86000 44000 - - - - Points chauds de la pollution: Londji , Ebome, Ntem, Bamousso, Port Limbe, Port Tiko, Embouchure Moungo (DCO, MES, Chrome H., Plomb , Cuivre et Nickel); Estuaire du Nyong(MES ,Cuivre et Chrome H.); (Coliformes dans toutes les zones sauf Bamousso) (1),(2),(3) sont les campagnes) 84 II.5. Problématiques environnementales justifiant le PAN Il s’agit ici d’analyser dans une matrice de cadre logique les problèmes transfrontaliers justifiant le Plan d’Action National (PAN) en identifiant leurs causes immédiates et originales. Les principaux problèmes ci-dessous identifiés sont analysés dans le Tableau XVIII  Absence de coordination dans la gestion de la zone côtière ;  Baisse de la production halieutique ;  Perte de l’intégrité des écosystèmes côtiers (changement de la composition spécifique, vulnérabilité des espèces et de la biodiversité, introduction des espèces envahissantes) ;  Détérioration de la qualité des eaux (Pollution des eaux marines par les hydrocarbures, pollutions par les autres sources telles que les pesticides, les déchets municipaux les effluents industriels, eutrophisation)  Destruction des habitats naturels (mangroves, etc.) incluant la détérioration du fond marin ;  Erosion de la bande côtière ;  Problèmes fonciers (occupation anarchique de la bande côtière, problème de distribution des terres, perte des terres par les populations) ;  Insuffisance de spécialistes de la biologie marine (développer des stratégies de formation des spécialistes de la biologie marine) ;  Réduction de la zone de pêche artisanale par les activités pétrolières ;  Insuffisance de sensibilisation des parties prenantes à la protection des mangroves ;  Insuffisance de l’application des lois et règlements existants sur la gestion de la zone côtière;  Inadéquation entre les lois sur la gestion de la bande côtière ;  Non maîtrise de la croissance de la population côtière ;  Déficit de culture scientifique et technique des citoyens sur les problèmes côtiers. Autres • Non maîtrise de la croissance de la population côtière • Réduction de la zone de pêche artisanale par les activités pétrolières • Insuffisance de cultures scientifique et technique associée aux savoirs et savoir-faire endogènes des peuples côtiers 85 TABLEAU XVIII. PROBLEMES TRANSFRONTALIERS ET ANALYSE EN CHAINE DES CAUSES Indentification des Causes immédiates Causes premières problèmes - Non-respect des normes de pêche ; - Pauvreté généralisée - Pêche illégale par les bateaux de pêche étrangers ; - boom démographique, - Surexploitation des crustacées - sur exploitation du stock géniteurs, Exploitation - Utilisation des techniques inappropriées de pêche (mailles - de pêche dans les frayères, destruction des mangroves, irrationnelle des filets non réglementaires, usage des produits chimiques -pour lapollution diverses ressources pêche, - Non-respect de la législation en matière de pêche ; halieutiques et - pêche dans les zones de frayère…) - Manque de connaissance en matière du potentiel des ressources d’autres ressources - Augmentation de l’effort de pêche halieutiques et aquatiques, aquatiques vivantes - Absence des stratégies pour augmenter le stock du poisson - et Manque de mise en œuvre de traités multilatéraux en matière de du crustacée (mariculture, aquaculture) etc. pêche ; - Augmentation de la demande nationale et internationale du poisson et crustacées, - Manque des alternatives des sources de revenue pour les populations riveraines ; - Coût élevé du poison sur le marché, - Traitement inadéquate au niveau des sources des décharge- Une économie globale appauvrie, - Pollution microbienne des eaux, - Utilisation des technologies inappropriées ; Dégradation de la - Eutrophication, - cadre légal inapproprié, qualité des eaux - Décharge des déchets solides et effluents liquides non - traitées, absence des infrastructures de traitement des déchets ; marines - Manque de technologies pour le traitement des déchets, - Pression démographiques, - Manque de financement adéquat pour le traitement des eaux ; - Déversement des eaux usées dans la nature ; - déversement des déchets en provenance des abattoirs et autres activités terrestres dans les rivières ; - Le réchauffement de la terre (les effets du changement climatique), - Manque de renforcement de l’application de la législation en vigueur ; - Non-respect de la législation en vigueur - Déversement ou rejet de déchets industriels et domestiques,- absence de prise en compte des aspects environnementaux dans - déversement des effluents liquides ou solides non contrôlés les politiques, Pollutions marines - Utilisations incontrôlées des pesticides et autres produits- non-respect de la réglementation et des conventions, et côtières chimiques, - absence de la sensibilisation environnementale, - Accidents lors du transport des produits pétroliers, - pauvreté de la population locale, - déversement des eaux ballasts en mer - cout élève des techniques de traitement des déchets/effluents ; - émissions des CO2 dans l’atmosphère - industrialisation et pratiques non appropriées d’utilisation des - non-respect de la réglementation et des normes terres ; 86 Indentification des Causes immédiates Causes premières problèmes environnementales (projets côtiers réalisés sans EIE/AE) ,- Absence d’une politique de gestion intégrée des zones côtières, - manque de sensibilisation, - Croissance démographique, - urbanisation incontrôlée ; - Absence d’une politique de gestion intégrée des zones côtières, - Utilisation des mangroves (palétuvier) comme bois d’œuvre - et Insuffisances de connaissances relatives à l’écologie des Destruction des comme bois de chauffe et pour le fumage du poisson, la mangroves, mangroves construction d’habitat et fabrication du matériel de pêche - Manque de contrôles - Exploitation des carrières de sable et de gravier dans les - Manque d’éducation et de sensibilisation mangroves - Pression des populations sur les ressources - Pauvreté - Traditions/cultures - Pollution (rejets non contrôlé des déchets industriels, déversements des hydrocarbures, - non-respect de la réglementation et des normes environnementales (projets réalisés sans EIE/AE), - L’urbanisation incontrôlée ; - Absence d’une politique de gestion intégrée des zones côtières, Contraintes du - Manque de mécanisme efficace de coordination entre les - Absence de politique de gestion de la côte cadre institutionnel, différentes institutions étatiques, interétatiques, représentants - des Absence de mécanisme efficace de financement des activités en financement populations locales ou régionales ; zone côtière inadéquat et - Absence de mécanisme de résolution des conflits entre les- Insuffisance des ressources humaines en qualité et en quantité environnement multiples usagers des ressources côtières, - Planification inadéquate économique - Manque d’intégration de la participation effective des - Absence d’un organisme spécifique pour la gestion de la zone défavorable populations locales et riveraines des zones côtières dans la côtière gestion des zones côtières - Non implication effective de la population locale dans la gestion de la côte 87 II.6. Revue des plans d’action sectoriels nationaux actuels (voir I.3.2 traitant le cadre politique) II.7. Lacunes dans les connaissances et obstacles potentiels aux succès II.7.1. Obstacles politiques et Institutionnels L’absence des actions consensuelles constitue un des problèmes majeurs de la gestion de ladite zone côtière. Il est également important de relever que le fait que les actions ne sont pas coordonnées dans cette partie du territoire permet d’assister à un double emploi des activités et à un conflit de compétence. II.7.1.1. Obstacles politiques Sur le plan politique, les obstacles au succès relevés sont : • Le manque de volonté politique des gouvernants pour la mise en œuvre de certains plans et programmes ; • L’affectation des budgets inadéquate dans les projets et programmes ; • La désignation de certains responsables non expérimentés dans les postes de travail stratégiques ; • La désignation des responsables dont le profil ne correspond pas au profil du poste de travail ; • La prise des mauvaises décisions ou décisions inappropriées ; • La lenteur dans la prise de décisions ; • Le retard dans le paiement des contributions du Cameroun pour les conventions et accords internationaux auxquels le Cameroun est parti. 88 I1.7.1.2. Obstacles institutionnels Sur le plan institutionnel on peut noter : • L’absence des actions consensuelles due à l’inexistence d’un cadre de concertation entre les différentes institutions impliquées dans la gestion de la zone côtière au Cameroun. Cette situation constitue un problème et obstacle majeur à la gestion de ladite zone ; • Le chevauchement de compétences institutionnelles. Deux ou trois départements ministériels, par leurs textes organiques peuvent se voir attribuer les mêmes compétences. Cette situation va entraîner sur le terrain des conflits de compétence, voir même un double emploi pour la réalisation d’une même activité ; • L’absence des activités de suivi – évaluation des activités des projets ou programmes en cours de réalisation. • Absence d’un mécanisme efficace ou structure opérationnelle de coordination II.7.1.3. Obstacles économiques, sociaux et culturels L’un des facteurs qui entrave le développement dans la zone est le taux très élevé de la mortalité infantile et maternelle. Pour avoir une population qui pourrait contribuer au développement de la côte, il faut d’abord que les enfants vivent après naissance, que les mères ne meurent plus en donnant naissance. Plusieurs stratégies sont adoptées par le gouvernement dans le cadre des atteints des OMDs mais les résultats concrets sont attendus. La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption constituent des facteurs contribuant à motiver les investisseurs pour introduire le capital étranger au Cameroun. La situation de bonne gouvernance au Cameroun notamment dans le domaine de la gestion des ressources naturelles a fait l’objet de plusieurs rapports indiquant des pratiques peu orthodoxes. Depuis que le Cameroun a été classé par le Transparency International comme l’un des pays les plus corrompus du monde, les mesures suivantes ont été prises par le gouvernement : l’adoption du plan national de gouvernance (PNG) en 2001 avec l’objectif d’améliorer la gouvernance et de lutter contre la corruption, le renforcement de la gestion des finances publiques, la transparence, le compte rendu, la participation de la société civile dans les affaires publiques, l’amélioration du système judiciaire et de la situation des droits de l’homme. 89 Ces mesures ont été intégrées dans le document de réduction de la pauvreté et de relance de l’emploi. Plusieurs autres structures ont été créées tels que le Ministère en charge du contrôle supérieur de l’Etat, la Chambre des Comptes placée au sein de la Cour suprême (qui fonctionne depuis 2006) ; L l’agence Nationale chargée des investigations financière ; l’Agence chargée de Régulation des Marches Publics, la création de la Commission nationale d’Anti-corruption (placée sur la tutelle du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la commission d’élection au Cameroun, la loi n° 2006/03 du 25 Avril 2006 sur la déclaration des biens des hauts fonctionnaires et des entreprises parapubliques. Dans une vaste campagne de lutte contre la corruption et de détournement des biens publics, récemment le gouvernement a traduit devant les juridictions plusieurs personnes parmi lesquelles figuraient des anciens ministres. Certains ont été condamnés aux peines d’emprisonnement alors que les procès contres certains se poursuivent. La situation de l’extrême pauvreté qui frappe les zones rurales camerounaises en général et côtières en particulier contribue à la pression sur les ressources naturelles (l’exploitation des mangroves, la pêche avec des filets dont les mailles ne respectent pas la norme, l’extraction du sable des plages) par les populations riveraines pour palier à leurs besoins. Le taux élevé de la criminalité, la prostitution des jeunes, le taux élevé des infections de VIH/SIDA, la consommation de la drogue, le fairmania, constituent des maux auxquels le gouvernement est confronté. Ces facteurs qui trouvent leurs souches de la pauvreté, constituent des contraintes pour le développement de la zone. Malgré l’ensemble de ces mesures, le Cameroun continue d’enregistrer une baisse dans la performance lors de l’évaluation de la gouvernance pour la période 2006-2007. Des facteurs tels que la période minimale pour démarrer une affaire au Cameroun (qui est de 37 jours comparée à 02 jours au Canada et en Australie), la faible protection des investisseurs, des procédures complexes et la mauvaise humeur des fonctionnaires contribuent à faire du pays une destination peu attrayant pour les investisseurs étrangers. Pour l’adoption des politiques, législations et plans d’action stratégique sectorielle, le Cameroun se distingue comme l’un des meilleurs pays dans le domaine. Plusieurs lois adoptées trouvent leurs sources des conventions et Traités internationaux ratifiés dans le domaine de la gestion des ressources naturelles. Le problème majeur rencontré par le gouvernement réside dans le renforcement de la mise 90 en œuvre et l’application. Ceci constitue une contrainte majeure pour la mise en œuvre des actions dans la zone côtière liées à la gestion intégrée de cette zone. II.7.1.4. Capacité humaine inadéquate Les capacités humaines sont inadéquates à cause des problèmes suivants : - Absence de plan de carrière - Gèle des recrutements - Technologie inadéquate - Absence ou planification inefficace des plans de formation II.7.1.5. Obstacles financiers Le Cameroun dépend beaucoup de l’appui des bailleurs de fonds avec très peu de financement propre (inscrits dans les budgets étatiques et effectivement débloqués) en faveur des activités liées à la gestion de l’écosystème côtier. 91 Chapitre III STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU PLAN D’ACTION NATIONAL (PAN) Introduction Constat sur la gestion des ressources naturelles et de ce constat il ressort que la gestion des ressources naturelles n’est pas durable, ce qui rejoint Analyse globale de la gestion des ressources naturelles et « Dr Kenneth Shermann (Père fondateur du concept des GEM) pour qui la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers doit se faire selon une approche ecosystémique et se traduire en bénéfices tangibles sous la forme de : • Restauration des captures dans les pêches ; • Réduction de la pollution • Amélioration de la santé humaine ; • Réhabilitation de l’environnement côtier III.1. Vision Les grands écosystèmes (GEM) sont de grands zones d’océan supérieures à 200 000 km2 (77 220 mi2) qui encerclent chaque continent et des grandes iles ou des chaines d’iles. Chaque grand écosystème présente une bathymétrie distincte (profondeur), hydrographie (marées, courants, conditions physiques et des eaux océaniques), et productivité biologique dont les populations animales et végétales sont inextricablement liées à travers la chaine alimentaire. La vision doit être bien déclinée par rapport aux objectifs millénaires du développement : OMD 7 Assurer un environnement durable ; et OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement. La vision doit être déclinée à trois niveaux : • Vision à court terme : cinq ans 92 • Vision à moyen terme : 10 ans • Vision à long terme : plus de 10 ans. Cinq modules constituent le grand écosystème: i. la productivité biologique; ii. le poisson et les pêches; iii. la pollution et -la santé et les iv. les aspects socio-économiques v. la gouvernance Ces modules accompagnent chacun des 64 grands écosystèmes dont celui du Golfe de Guinée. 7 grands écosystèmes sont en Afrique : les Agulhas, le Benguela, les Canaries, la Guinée, la Méditerranée, la mer rouge et la somalie. • Le module de productivité décrit la disponibilité des nutriments et de productivité ; • Le module poisson-pêche couvre l’état et les changements dans les populations de poisson et leur biomasse ; • Le module de pollution et santé définit les types et niveaux de pression des polluants tels que les sédiments ou l’excès de nutriments ; • Le module de socio-économie spécifie la taille et la portée des activités humaines et les différentes manières dont l’homme exploite ou gère les ressources ; • Le module gouvernance analyse les lois et règlements ainsi que les différentes entités responsables de la gestion des ressources et de l’application des lois ; Ces cinq modules aident les scientifiques et les gestionnaires à comprendre et à intégrer les éléments de suivi- évaluation et de gestion des grands écosystèmes. Ces cinq modules offrent un cadre conceptuel pour la science appliquée à la gestion à l’échelle de l’écosystème. Alors que pendant longtemps les écologistes ont étudié le concept d’écosystème, le concept de Grand écosystème montre comment exploiter au mieux les zones de grands océans pour une productivité biologique durable. La particularité de Dr Sherman est d’avoir associé les connaissances de la biogéographie, l’océanographie et l’écologie pour caractériser les océans. Alors que les approches antérieures étaient focalisées à une vision sectorielle, l’approche Grand Ecosystème intègre une approche interdisciplinaire des écosystèmes océaniques 93 du monde. L’autre innovation du concept LME est de permettre aux gestionnaires des ressources de caractériser et de développer des approches de gestion à l’échelle de l’écosystème, vastes zones d’océans traversant une ou plusieurs frontières nationales, offrant ainsi une base de coopération entre les pays qui les partagent. III.2. Principes directeurs III.2.1. Principes adoptés pour les étapes de développement du PAN - Participation effective de tous les acteurs clés notamment les communautés locales, les administrations locale, les opérateurs du secteur privé, la société civile. - Approche éco systémique ; - Exploitation du TDA et du SAP ; - Principe de précaution ; - Consultation des experts nationaux ; - Sensibilisation des différentes parties prenantes ; - Prise en compte du concept de lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ; III.2.2. Principes adoptés pour l’étape de mise en œuvre du PAN - Coordination des activités ; - Participation effective de tous les acteurs clés notamment les communautés locales, les administrations locale, les opérateurs du secteur privé, la société civile ; - Suivi évaluation ; - Rapports périodiques ; - Prise en compte du concept de lutte contre la pauvreté et l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ; - Approche éco systémique ; 94 III.2.3. Activités entreprises à l’étape d’analyse/analytique - Définition des termes de référence des groupes de travail ; - Formation des groupes de travail thématique ; - Définition des critères de prioritisation ; - Analyse et prioritisation des problèmes de la zone côtière ; - Recherche documentaire par les experts pour compléter les données et informations disponibles ; III.2.4. Activités entreprises à l’étape d’élaboration des stratégies - Analyse des différentes stratégies nationales sectorielles existantes afin de ressortir les lacunes, les points forts, les opportunités relatives à la gestion de la zone côtière. - Prise en compte des problématiques prioritaires pour définir les objectifs à court et à long terme du plan ; - Identification des projets dont la mise en œuvre aiderait à résoudre les problèmes identifiés ; - Sensibilisation, information, éducation et formation des parties prenantes III.3. Processus utilisés pour développer le PAN III.3.1. Activités entreprises à l’étape préparatoire - Sélection et recrutement des experts nationaux ; - Préparation de l’atelier de lancement de l’élaboration du PAN; - (Identification et invitation des parties prenantes) - Organisation proprement dite de l’atelier de lancement : 95 III.3.2. Critères utilisés pour prioritiser les actions Le tableau XIX présente la matrice de prioritisation. Sa confection a été basée sur l’importance de l’action par rapport à l’impact socio-économique, à l’impact sur l’équilibre des écosystèmes, l’impact sur la sécurité alimentaire et sur la santé humaine. Les impacts sont numérotés de 1 à 5 dont : (1) très élevé ; (2) élevé; (3) moyen ; (4) Faible ; (5) pas d’impact significatif. Ainsi, les actions prioritaires à prendre par ordre de priorité concernent : 1) la détérioration de la qualité des eaux 2) la Baisse de la production halieutique 3) la Perte de l’intégrité des écosystèmes côtiers 4) la destruction des habitats naturels 5) l’érosion des côtes TABLEAU XIX. MATRICE DE PRIORITISATION DES PROBLEMES N° Problèmes identifiés Impact Equilibre Sécurité Santé Total socio- des alimentaire économique écosystèmes

  79. 1 Absence de coordination 1 5 5 5 16 dans la gestion de la zone côtière

  80. 2 Baisse de la production 1 2 1 1 5 halieutique

  81. 3 Perte de l’intégrité des 1 1 2 3 7 écosystèmes côtiers

  82. 4 Détérioration de la 1 1 1 1 4 qualité des eaux

  83. 5 Destruction des habitats 2 1 3 4 10 naturels

  84. 6 Erosion de la bande 2 1 4 4 11 côtière

  85. 7 Problèmes fonciers 1 5 2 5 13

  86. 8 Insuffisance de 4 5 5 5 19 spécialistes de la biologie marine

  87. 9 Réduction de la zone de 1 5 1 3 10 pêche artisanale par les activités pétrolières

  88. 10 Insuffisance de 1 5 3 5 14 sensibilisation et information des parties 96 N° Problèmes identifiés Impact Equilibre Sécurité Santé Total socio- des alimentaire économique écosystèmes prenantes à la protection des mangroves

  89. 11 Insuffisance de 5 5 5 5 20 l’application des lois et règlements existants sur la gestion de la zone côtière

  90. 12 Inadéquation entre les 5 5 5 5 20 lois sur la gestion de la bande côtière

  91. 13 Non maîtrise de la 1 2 1 2 6 croissance de la population côtière

  92. 14 Insuffisance de cultures 2 1 4 5 12 scientifiques et techniques associées aux savoirs et savoirs faire endogènes des peuples côtiers Légende : 1: Très haute priorité ; 2 : priorité élevée ; 3 : priorité moyenne ; 4 : priorité faible ; 5 : pas important III.4. Actions stratégiques du Plan d’Action national (PAN) Le Plan d’Action National intègre les problématiques décrites précédemment en identifiant les projets, les activités, les parties prenantes, les coûts et les critères de performance pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des activités identifiées (Tableau XX). III.4.1. Stratégies à long terme pour résoudre les causes premières - Développement des activités alternatives génératrices de revenus ; - Restauration des mangroves - Promotion de la gestion durable des mangroves - Création des aires protégées marines - Surveillance et contrôle des activités de pêches ; - Promotion de la gestion durable des ressources halieutiques 97 - Lutte contre l’érosion côtière - Lutte contre la pollution des eaux - Promotion de la bonne gouvernance (mise en place d’un cadre de concertation des acteurs impliqués dans la gestion de la côte); III.4.2. Actions immédiates/court terme pour résoudre les causes premières - Régénération des sites dégradés de mangroves - Renforcement du contrôle et de la surveillance des pêcheries - Promotion de l’aquaculture côtière et de la mariculture; - Contrôle et réduction des effluents/rejets industriels en mer ; - Surveillance et contrôle des pollutions dues aux hydrocarbures et aux eaux de ballast; III.4.3. Stratégies de mobilisation des ressources - Inscription des programmes et projets relatifs à la gestion des zones côtières dans la feuille de route des départements ministériels impliqués ; - Prise en compte et financement par les promoteurs, des programmes de gestion durable des zones côtières dans les études d’impact environnemental et audits environnementaux. - Organisation des tables rondes des bailleurs de fonds nationaux et internationaux - Recherche d’autres sources de financement par des contacts bilatéraux ou multilatéraux III.4.4. Mécanismes pour l’action - Diffusion et vulgarisation du PAN - Décentralisation de la mise en œuvre des activités du plan (Formation des comités locaux de gestion et de coordination) - Promotion de la participation de toutes les parties prenantes (désignation des représentants des parties prenantes dans les comités locaux de gestion des zones côtières) - Mise en place d’un mécanisme transparent de gestion des fonds - Mise en place d’un système efficace de suivi-évaluation des activités 98 III.4.5. Mécanisme de suivi et d’évaluation du projet III.4.5.1. Suivi a) Suivi interne : Le suivi est fait régulièrement par la structure responsable du projet et par d’autres partenaires trois fois par an ; l’équipe de suivi interne est composée de : - Un chef d’équipe - Deux structures ministérielles - Une structure parapublique - Une commune/secteur privé/ONG/GIC b) Suivi externe Le suivi est fait deux fois par an via une équipe composée de : - Bailleurs - 4 membres de l’équipe de suivi interne - Un représentant de la structure responsable du projet III.4.5.1.Evaluation - Elaboration du document du projet - Evaluation mi parcours - Suivi des tendances d’impacts - Evaluation d’impacts du projet - Rapport final du projet III.4.5. Cadre logique pour la mise en œuvre des actions et projets identifiés Le Tableau XX présente le cadre logique pour la mise en œuvre des actions prioritaires identifiées 99 TABLEAU XX.CADRE LOGIQUE POUR LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS PRIORITAIRES IDENTIFIEES Objectif spécifique 1 : Assurer une gestion et utilisation durable des ressources halieutiques et d’autres ressources aquatiques vivantes Résultat 1: Exploitation rationnelle des ressources halieutiques et d’autres ressources aquatiques vivantes est assurée Résultats Activités Résultats attendus Indicateurs de Périodes d’exécution Sources de Structures Autres Coût Stratégiques performance vérification Responsables partenaires (en milliers de FCFA 2011 2012 2013 2014 2015 Projet 1. 1: - Révision et renforcement de Systèmes juridique et - Augmentation des stocks - Rapports d’activités MINEPIA - MINRESI 1500 000 Promotion de la l’application des normes institutionnel améliorés de ressources disponibles ; - MINEP gestion et de juridiques existantes et fonctionnel halieutiques - Rapports - MINT l’utilisation durable - Mise en place des mesures d’évaluation - MINDEF des ressources incitatives pour l’implication - Augmentation de 20% de disponibles - MINFOF halieutiques et de toutes les parties Les populations l’effectif des nationaux - Communes d’autres ressources prenantes (pêcheurs locales bénéficient des dans les activités de - ONG aquatiques vivantes nationaux et autres) mesures incitatives et pêche - Sensibilisation des parties un cadre de - les infractions sont prenantes sur la valeur et concertation établi et réduites au moins à l’importance de la fonctionnel 50%. conservation des ressources halieutiques et autres Forte implication des -Au moins 25% ressources aquatiques nationaux dans les d’augmentation des vivantes activités de pêche stocks de - Renforcement des capacités (artisanale et ressources (Recherche, équipement, industrielle) halieutiques. formation et financement) pour la gestion rationnelle des Restauration effective Au moins 80% des ressources halieutiques et des stocks de activités se font de autres ressources façon durable. Surveillance et contrôle des halieutiques épuisées - Les exportation activités de pêches Conservation effective anarchique sont (exportation anarchique, de la biodiversité réduites au moins pêche illicite…) marine et côtière de 30%. Institution des périodes de Restauration des - -Au moins 100 activités repos biologique pour la habitats dégradés et génératrices de revenues pêche des espèces en voie sont mises en places, Développement des autres de disparition fonctionnent et sont activités génératrices de rentables revenus (aquaculture Les connaissances côtière et de la mariculture…) traditionnelles des populations locales sont prises en compte dans la gestion durable des 100 ressources halieutiques Résultats Activités Résultats attendus Indicateurs de Périodes d’exécution Sources de Structures Autres Coût Stratégiques performance vérification Responsables partenaires (en milliers 2011 2012 2013 2014 2015 de FCFA Projet 1. 2: Création Identification des zones Liste des espèces - Nombre et superficie des Décrets portant MINFOF - MINEP 1 650 des aires protégées vulnérables et les espèces menacées établie aires protégées créées création des aires - MINDAF 000 marines et côtières menacées - Nombre de plans protégées - MINATD Aménagement des aires Au moins trois aires d’aménagement rédigés disponibles - MINEPAT protégées créées et protégées marines - Nombre d’espèces Rapports d’activités - Communes reconstitution du stock des créées reconstituées et disponibles - ONG espèces menacées réhabilitées Rapports Promotion de l’écotourisme - -Augmentation du d’évaluation Renforcement des efforts de Plans d’aménagement nombre de touristes disponibles conservation ex-situ élaborés et au moins 50%. disponibles - Au moins cinq site de conservation ex- situ créés et fonctionnels. Objectif spécifique 2 : Réduire les impacts négatifs des activités humaines sur l’écosystème marin et côtier Résultat 2 : Un écosystème marin et côtier sain et fournissant les services écosystémiques Projet 2.1. : Gestion Promotion des pratiques Au moins 30% Nette amélioration des - Liste des agriculteurs MINADER MINFOF 1000 000 intégrée et durable agroforestières durables d’agriculteurs rendements agricoles ; pratiquant MINEP des terres agricoles Lutte contre l’exploitation pratiquent Nombre de contrevenants l’agroforesterie MINDAF et de la couverture illégale des carrières de sable l’agroforesterie ; interpellés et sanctionnés ; disponibles ; MINEPAT végétale et des pierres Plan de lutte contre Nombre et superficie des - Rapports d’activités ONG l’exploitation des parcelles agroforesteries disponibles ; MINIMIDT Gestion durable des carrières existant et créées - Rapports MINRESI ressources végétales et opérationnel ; -Au moins 50% des d’évaluation minières Exploitation agriculteurs mettent disponibles rationnelle ; en place et - PV de constatation Couverture végétale pratiquent des infractions réhabilité l’agroforesterie, existants Exploitation des -au moins 10% de ressources végétales rendement et minière agricoles sont 101 réglementée améliores. Au moins 80% des contrevenants sont interpellés et sanctionnés ; -Au moins 80% du couvert végétal dégradé et réhabilité, et les sites miniers exploités sont restaurés. Projet 2.2. : Contrôle Renforcer l’application textes Liste des sources de Qualité de l’eau - Rapports d’activités MINEP - MINT 2 000 000 et réduction des relatifs aux EIE ; pollution améliorée ; disponibles - MINRESI sources de Actualisation l’inventaire des inventoriées (au moins - Rapports - MINDEF pollution d’origine sources de pollution en zone 75% des sources de Nombre de promoteurs d’évaluation - MINEE pétrolière et des côtière ; pollution sont utilisant les meilleures disponibles - MINDUH eaux de ballast Stimuler la recherche dans le identifiées) ; pratiques de gestion de - PV de constatation - MINEPAT domaine de la pollution et déchets des infractions - ONG marine côtière ; Réduction en quantité existants - Sociétés Lutte et contrôle de la du niveau de rejets Nombre d’ateliers de pollution côtière ; des substances renforcement de capacités Contrôle des activités polluantes dans les organisés polluantes des sociétés agro- zones marines industrielles ; côtières ; - Au moins 75% Renforcement des capacités des sources de des promoteurs d’industries Au moins 60% des pollution sont sur l’utilisation des promoteurs mettent en identifiées et substances moins polluantes place des dispositifs documentées. (technologies nouvelles permettant une -Au moins 80% des appropriées) ; meilleure gestion de contrevenants ne Sensibilisation des parties leurs déchets respectant pas la prenantes à la protection de réglementation sont l’environnement marin et sectionnées côtier (assainissement des au moins 80% des plages…) ; promoteurs utilisent Promotion d’un les meilleures environnement politique, pratiques de gestion législatif et institutionnel des déchets. porteurs Les sociétés Application des conventions agroindustrielles pertinentes de l’IMO redussent leur niveau de pollution d’au moins 50%. -Au moins 70% des parties prenantes sont informées et éduquées sur la nécessiter de 102 protéger l’environnement côtier. -Le taux de participation et l’intérêt des parties prenantes pour la protection de l’environnement augmentent de 10%. -au moins 80% des contrevenants aux règles établies par les conventions de l’IMO sont punis. Projet 2.3 : Lutte et Protection des berges Au moins 150 km de -Au moins 150 km - Rapports d’activités MINEP - MINEE 700 000 contrôle de Exploitation contrôlée des côte protégée de côte sont disponibles - MINFOF l’érosion côtière carrières de sable et pierre ; Réhabilitation des protégés de - Rapports - ONG Lutte contre la zones côtières l’avancée de d’évaluation déforestation et l’occupation dégradées l’érosion côtière. disponibles anarchique des terres ; -Au moins 70% d’exploitants des pierres et de sables respectent les normes - au moins 70% des contrevenants sont punis. Au moins 70% des exploitants illégaux des forêts sont punis Projet 2. 4: Sensibilisation des acteurs Restauration d’au -Nombre de personnes - Rapports d’activités MINEP - MINFOF 2 500 000 Régénération des Reboisement des superficies moins 30 % de la formées et utilisant les disponibles - MINDAF écosystèmes de dégradées superficie de zones de techniques améliorées de - Rapports - MINIMIDT mangroves Développement des activités mangrove dégradé fumage d’évaluation - MINEPIA alternatives génératrices de Au moins 20% des -Au moins 70% des disponibles revenus en faveur des exploitants de acteurs sont populations concernées mangroves converties sensibilisés sur Renforcement des capacités dans d’autres l’importance de la sur les techniques de activités ; régénération des régénération Au moins 50% de écosystèmes de Promotion des fumoirs et femmes utilisent les mangroves. foyers améliorés; fumoirs et foyers -Une superficie d’au Aménagement des zones améliorés moins 10% de 103 dégradées de mangroves non mangroves favorables à la régénération dégradées est restaurée chaque année. -Au moins 5% des exploitants de mangroves converties dans d’autres activités chaque année. -Au moins 70% des femmes ont accès aux fumoirs et/ou foyers améliorés -Au moins 30% des zones dégradées de mangroves non favorables à la régénération sont aménagées. -Au moins 10% de NYPA Palm sont éliminés chaque année. Objectif spécifique 3 : Lutter contre les changements climatiques en zone côtière Résultat : Projet 3.1 : Lutte Sensibilisation des -Au moins 70% de contre l’exploitation communautés locales sur les la population est anarchique des dispositions de gestion conscient et forêts littorales communautaire des forêts respecte les textes Mise sur pied des systèmes en vigueurs sur la de gestion communautaire conservation des des mangroves et des forêts forêts côtières communautaires. Promotion des reboisements -Un manuel de côtiers procédures pour la Vulgarisation des foyers gestion des forets améliorés communautaires existe et est appliqué. -Au moins 10000 espèces de plantes sélectionnées sont plantées et 80% de taux de réussi est constaté chaque année. 104 Projet 3.2 : Evaluation des stocks de -Le niveau de Développement carbone dans les mangroves carbone est connu REDD dans les Suivi de la dynamique et publié. zones de spatiale du couvert végétal -Les données sur la mangroves des mangroves par couverture végétale des télédétection mangroves sont établies et publiées périodiquement. Projet 3.3: Développement des sources d’énergie renouvelables Objectif spécifique 4 : Développement des activités alternatives génératrices de revenus Résultat : Projet 3.3 : Promotion des élevages non conventionnels 105 REFERENCES Angwe C.A, Gabche C.E, 1997. 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  93. ANNEXE 1 INTEGRATED COASTAL MANAGEMENT PLAN (ICAM PLAN) FOR THE KRIBI-CAMPO AREA IN CAMEROON Lead Time Financial Objective Action Organization Who needs to commit frame* aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years Component A: Governance and capacity building Goal A1: To ensure meaningful public participation and to promote partnerships between government private sector and civil society in order to foster co- responsibility in coastal management A1.1 Promote 1. Promote an open, facilitative MINEPAT; MINFOF; Long term Main actions meaningful public and inclusive, transparency MINEP MINEPIA; MINEPIA are meeting participation in public participation process MINDAF; MINDUH Long term 100 000 and talks all planning and 2. Involve disadvantaged MINATD ; MINTP; management communities and groups (e.g.; MINT; MINTOUR ; efforts women, pygmies) in coastal MINFIB ; NGOS Short term undertaking in actions MUNICIPALITIES ; the Kribi Campo 3. Promote traditional knowledge area A.1.2 Develop 1. develop public awareness on the MINEP; MINFOF; Short term Meetings and partnerships need of partnership MINEPAT MINEPIA 150 000 training between 2. Encourage community – MINDAF; MINDUH Short term government, civil generated projects and actions MINATD ; society, private 3. Explore alternative mechanisms NGOS;MINTP; MINT ; Long term sector in coastal for partnership ranging from co- MINTOUR ; MINFIB ; management management to public private MUNICIPALITIES ; partnerships 1. Develop a public awareness MINFOF; MINEPIA; Long term 100 000 Feasibility A.1.3 Develop programme on the sense of MINEP MINDAF; MINDUH studies and and encourage responsibility MINATD ; MINTP; Short term workshops, co-responsibility 2. Establish a system in which the MINT ; consultancies cost remedying damaged or NGOS;MINTOUR ; degraded coastal habitats be MINFIB borne by those responsible for MUNICIPALITIES ; such actions 111 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years Goal A2: To promote public awareness about the coast and educate and train coastal stakeholders to ensure more effective coastal planning and management A.2.1 Develop 1. Enhance public awareness on MINEP; MINFOF; Short term Consultancies and implement a the value and the importance of MINCOM MINEPIA; MINDAF; work and public coastal maintaining its diversity, health INDUH;MINATD 100 000 workshops awareness and productivity MINTP; MINT ; programme MINTOUR ; MINFIB MUNICIPALITIES ; NGOS A.2.2 Develop 1. Include coastal management MINFOF; MINEPIA; Long term Consultancies and implement topics in Curriculum MINEP MINEP 250 000 to develop education and 2. Provide basic training MINDAF; MINDUH Short term programme training opportunities designed to MINATD;MINTP; MINT ; workshop to programme for promote practical on the ground MINTOUR ; MINFIB present all stakeholders skills development MUNICIPALITIES ; Short term programme, 3. Develop dialogue with all NGOS ; elaboration of stakeholders education and implementati training efforts on mechanisms Goal A3: To promote a cooperative, coordinated and integrated coastal planning and management approach A.3.1. Take in 1. adopt risk-averse and MINEP; MINFOF; Long term Sensitization account in all precautionary approach under MINEPAT MINEPIA; MINEPIA 50 000 and planning and conditions of uncertainty MINDAF;MINDUH Long term information management 2. Enhance rights for economic MINATD; MINTP; Workshops efforts the development through ecological MINT; MINTOUR; INC and training interrelationshi and social responsibilities MINFIB ; NGOS of coastal ps between the MUNICIPALITIES ; managers land, sea and air and between coastal ecosystems and 112 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years human users A.3.2. Provide 1. Provide adequate finances on MINEP; MINFOF; Long term Consultancies adequate and ongoing basis MINEPAT MINEPIA; MINDAF; 300 000 to develop financial support 2. Ensure that government MINDUH; Short term the and suitable institutions with sectoral MINATD;MINTP; MINT programme, trained and responsibilities fulfill them MINTOUR ;MINFIB Short term suitable experienced 3. Investigate sustainable financial MUNICIPALITIES Short term financial personnel and mechanisms NGOS mechanisms appropriate 4. Develop and implement a ,meetings equipment for coastal capacity building with potential coastal planning programme to ensure that donors and management coastal management staff acquire the knowledge skills to carry out their responsibility effectively A.3.3. Promote 1. Promote coastal management MINEPAT; MINFOF; Long term Reviewed proactive and styles that are flexible, learning MINEP MINEPIA; MINDAF coastal effective self- oriented and cost effective MINDUH; MINATD Short term 250 000 legislation, regulation and 2. Draw lessons from traditional MINTP; Short term meetings, collective management practices MINT ;MINTOUR ; concertation, responsibility 3. Establish a system in which MINFIB ;MUNICIPALITI through incentives and penalties are in ES ; NGOS combination of proportion to possible regulation and consequences of coastal economic activities instruments A.3.4. Establish 1. Coordinate and integrate all MINEPAT; MINFOF; Long term 200 000 Meetings and institutional coastal management activities MINEP MINEPIA; MINDAF sensitization arrangements 2. Establish alliances between state MINDUH; MINATD Short term to create or 113 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years which promote organs on an issue by issue basis MINTP; MINT establish dialogue, in order to improve dialogue, MINTOUR ; MINFIB Short term alliance cooperation , cooperative, coordination and MUNICIPALITIES ; coordination and integration NGOS integration 3. Update where necessary legal and regulatory procedures and provisions 1. Establish appropriate MINEP; MINFOF; Short term institutional arrangements to MINATD MINEPIA; MINDAF; resolve coastal conflicts MINDUH; MINATD; Short term 200 0 A.3.5. Resolve 2. Promote accessible, voluntary, MINTP; MINT conflicts in a fair and time and cost efficient MINTOUR ; MINFIB ; Long term collaborative, conflict resolution procedures MINEPAT ; NGOS problem solving, 3. Encourage independent and MUNICIPALITIES Long term consensus impartial third parties for building manner assisting in resolving coastal conflicts 4. Encourage arbitration when consensus-based conflict resolution mechanisms fail A.3.6. Design an 1. Develop a user-friendly cost- MINEP; MINFOF; 200 000 Equipment effective and effective local information MINCOM MINEPIA; and training accessible system to aid coastal MINDAF;MINDUH; Short term of personnel information stakeholders and make MINATD;MINTP; MINT system provisions to ensure that all MINTOUR ; MINEPAT stakeholders have access to MINFIB; information MUNICIPALITIES ; NGOS Goal A4: To conduct coastal planning and management activities in a manner that promotes learning through continuous research, monitoring, review and adaptation 1. Develop and implement, Short term Surveys, A.4.1. Develop monitored and reviewed a MINEP; MINFOF; fieldwork on and implement a dedicated coastal management MINEPAT MINEPIA; MINDAF data dedicated coastal initiatives MINDUH; MINATD Short term collection, 114 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years management 2. Regularly update legislation MINTP; MINT 300 000 preparation initiatives and 3. Prepare management guidelines MINTOUR Short term of guidelines adapted through and performance standards to MINFIB ; INC etc. a process of assist the implementation of the MUNICIPALITIES Long term continuous policy NGOS ; MINRESI research, 4. Promote adaptive management monitoring, and learning approach Long term review and 5. Develop and support a research adaptation programme in order to promote Long term better coastal management 6. Establish a monitoring Long term programme to assess the extent to which the policy is consistently and effectively implemented 7. Publish regularly a report on the state of the cost A.4.2. 1. Make provision to ensure MINEP; MINFOF; Promote adequate and sustainable MINEPIA; MINDAF 250 000 strategic, financing for coastal MINEPAT MINDUH; MINATD Long term focused and management activities MINTP; MINT practicable 2. Establish and implement local MINTOUR Short term coastal demonstrative projects to MINFIB ; planning and demonstrate the effectiveness MUNICIPALITIES management of integrated coastal NGOS Short term activities management and to investigate the practical implementation 3. Initially focus efforts on a limited number of priority coastal issues and phase new coastal management activities in over time 115 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years Goal A5: To fulfill international and trans-boundary responsibilities A.5.1. Enter 1. Ratify coastal planning and MINFOF; MINEPIA; Short term into and management conventions, MINEP MINDAF; MINREX fulfill protocols and agreements MINDUH; MINATD Short term 50 000 international relevant to Cameroon MINTP; MINT travel and conventions, 2. Investigate possible benefits of MINTOUR ; NGOS inter protocols Cameroon’s participation in MINFIB ; MINEPAT cooperation and initiatives such as United MUNICIPALITIES agreements Nations Regional Seas related to Programme coastal management and that Cameroon is party A.5.2. Develop 1. Establish and maintain cordial MINEP; MINFOF; Long term Travels and cordial relations relations with Equatorial Guinea MINEPIA; MINDAF 50 000 meetings with Equatorial to promote consistency in MINDUH; MINATD Short term Guinea whose coastal management efforts MINREX MINTP; MINT activities affect 2. Develop a mechanism for MINTOUR Long term diversity of experiences sharing with other MINFIB ; MINEPAT ecosystems, coastal African countries and MUNICIPALITIES notably within international organizations NGOS the management involved in coastal planning of the Campo 3. Promote exchange on Ma’an National technology, monitoring and park research amongst the international coastal research and management community 116 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years COMPONENT B: POLLUTION CONTROL AND WASTE MANAGEMENT Goal B1: To implement pollution control and waste management measures in order to prevent, minimize and control harmful discharges into the coastal environment 1. Monitor waste discharge into MINEPIA 250 000 Report B.1.1. Prevent the coastal environment MINT;MINIMIDT preparation, discharge of all 2. Document and give annual MINEP MINMEE, SNH, PORT Long term field work, land based statement on quantity and AUTHORITIES; PRIVATE equipment point and quality of waste SECTORS diffuse sources 3. Coordinate pollution control MUNICIPALITIES Long term to end up in activities NGOS; MINATD coastal 4. Encourage treatment of Short term ecosystem pollution discharges at sources Short term 5. Create economic incentives to promote waste minimization, re- use and recycling 6. Establish cooperative arrangement between port authorities and local municipalities B.1.2. Prevent 1. Implement international protocol MINT Short term Visit and marine pollutants and agreements to which MINIMIDT 50 000 control of and waste Cameroon is a party MINEP MINMEE, SNH, PORT ships products from 2. Control of discharge of AUTHORITIES, Long term ship operation hazardous, toxic waste MUNICIPALITIES and maintenance substances, ballast water from PRIVATE SECTORS into coastal ship (ship board waste)and waste NGOS waters products from ship maintenance such as abrasive blasting material, paint removers B.1.3. Implement 1. Develop and update a local MINATD;MINT Meetings, adequate and disaster contingency plan and MINIMIDT Short term technical effective identify key roles and MINEP MINMEE, SNH, PORT 250 000 work to 117 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years anticipatory and responsibilities AUTHORITIES, Short term identify risk reactive 2. Oblige high pollution risk MUNICIPALITIES Short term area, mapping measures to industries to have an emergency NGOS; PRIVATE work etc. reduce adverse plan and code of conduct SECTORS effects of human- 3. Establish a cost clean up and induced coastal rehabilitation and penalties pollution imposed on polluters disasters and hazards B.1.4. Control the 1. Survey of existing sources of Many discharge of pollution and assess their level Short term offshore oil pollutants to 2. Technical control of waste MINRESI and gas coastal and discharges MINEP MINEPAT Long term 300 000 exploration marine 3. Make obligatory EIA MINEPIA Long term and environment 4. Implement the use of clean MINT Long term exploitation technology Long term companies in 5. Establish a pollution monitoring Short term area system Also agro- 6. Rehabilitation of degraded area plantation Goal B.2. To manage polluting activities to ensure that they have minimal adverse impact on the health of coastal communities and coastal environment B.2.1. Implement 1. Establish a waste discharge MINIMIDT; NGOS Elaboration of pollution control permits system MINEP MINMEE; SNH, PORT Short term 250 000 standards and waste 2. Establish relevant indicators for AUTHORITIES; PRIVATE Short term management the monitoring of the pollution SECTORS measures status of sensitive ecosystems MUNICIPALITIES; COMPONENT C: COASTAL DEVELOPMENT AND LAND USE PLANNING Goal C1 To promote the biodiversity, vitality and long term viability of coastal economies giving preference to these that are endemic to the coast 1. Protect and enhance MINATD; MINEPAT characteristics and qualities that MINEP; MINTP C.1.1. Promote provide the lifestyle Local MINDAF; MINDUH Short term 500 000 118 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years long term opportunities with aim to municipalities MINFOF; MINRESI development encourage appropriate local MINTOUR; PRIVATE Short term potential of Kribi- economic development SECTORS Campo coastal 2. Develop opportunities that Long term area increase local job prospects through promotion of small, Long term medium and micro enterprise 3. Provide the necessary infrastructure, services and amenities required for the long term development of coastal localities 4. Enhance rights, ecological and social responsibility C. 1.2. Provide 1.Improve public facilities Local MINATD; MINEPAT Short term adequate and 2. Minimize adverse impacts on municipalities MINEP; MINTP 300 000 accessible public coastal ecosystems MINDAF; MINDUH Long term facilities at 3. Promote sustainable financing MINFOF; MINRESI Short term appropriate mechanisms MINTOUR Long term coastal locations 4. Promote public –private partnership 5. Improve status of beach access road and landing site infrastructure Goal C2. To alleviate coastal poverty through proactive coastal development initiatives that generate sustainable livelihood options C.2.1.Identifiy 1. Encourage coastal development MINEP; MINFOF Long term opportunities proposals that address coastal MINADER that seek to poverty MINEPIA MINRESI Short term 300 000 eliminate coastal 2. Diversify economic opportunities for PRIVATE SECTOR Short poverty poor coastal communities MUNICIPALITIES term 3. Promote food security in poor 119 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years marginalized coastal communities Goal C3 To maintain an appropriate balance between built, rural and wilderness coastal areas C.3.1. Promote MINEP; MINFOF Short term nodal 1. Introduce creative mechanisms MINDUH MINADER 150 000 development to to prevent the negative impacts of MINTOUR; MINDAF sustain economic sprawl of ribbon development HOLTEL OWNERS potential and MINATD; MINATD protect the MUNICIPALITIES aesthetic, amenity, cultural and ecological value C.3.2. Identify 1. Protect and sustainable manage MINDUH MINEP; MINFOF Long term areas of high potential agricultural and MINADER 50 000 agricultural and commercial forestry land MINTOUR; MINDAF commercial HOLTEL OWNERS forestry potential MUNICIPALITIES C. 3.3.Identify 1. Integrate coastal planning efforts MINDUH MINEP,; MINFOF Short term and promote into existing local planning and MINADER; MINATD 50 000 distinctively development framework MINTOUR; MINDAF coastal HOLTEL OWNERS development opportunities C.3.4.Design new 1 .Introduce mechanisms and MINEP, MINFOF Short term structures in incentives to reward property MINADER; undeveloped owners who retain the visual MINATD;MINTOUR Long term 150 000 areas in a beauty and natural characteristics MINDAF manner that of the coast MINDUH HOLTEL OWNERS retain their visual 2. Maintain landscape value as an MUNICIPALITIES beauty asset 120 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years Goal C4. To design and manage coastal settlements to be in harmony with local aesthetic, amenity, biophysical and cultural opportunities and constraints C.4.1 Design and 1. Integrate aesthetic and visual Long term built form of consideration into planning MINEP; MINFOF coastal 2. Establish a buffer zone between MINADER Short term settlements in the shore and physical MINTOUR 250 000 harmony with the development MINDAF Long term characteristics of 3. Design coastal settlements to HOLTEL OWNERS the locality promote a sense of community MINATD Long term where possible MUNICIPALITIE 4. Promote local architectural styles MINDUH Short term and the use of local material and Short term labor Long term 5. Setting major roads back to the sea shore and to orienting minor roads perpendicular to the sea shore at suitable locations 6. Upgrade informal coastal settlements in order to improve quality of life of coastal communities 7. Manage and protect historical coastal settlements C.4.2 Promote 1. Control and minimize clearance MINDUH MINEP; MINFOF Long term and enhance the of indigenous vegetation MINADER 100 000 socio-economic 2. Rehabilitate and replace MINTOUR; MINDAF Short term benefits of the degraded vegetation HOLTEL OWNERS Short term coastal setting 3. Manage pedestrian and vehicle MINATD Long term and the diversity access to the coast during peak MUNICIPALITIE activity period 4. Promote local community involvement in coastal management 121 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years COMPONENT D: FISHERIES RESOURCES MANAGEMENT Goal D1: Contribute to achieving a lasting balance between fisheries resources and their exploitation D.1.1. Promote 1. Survey of fishing gear (number MINEPIA MINEFI Short term In legislation Gear restriction and size) MINRESI 100 000 only for some 2. Set fish size and mesh size limits MINEP species but for all target species MINATD not applied 3. Implement BRD and TED 4. Time and area closure D.1.2.Institutiona 1. Form socio-Professional groups MINEPIA MINFIB Long term 25 000 Absent in lize Quota 2. Institute Individual quotas (IQs) MINRESI Short term legislation or group quotas 3. - Monitor and control catches D.1.3.Establish 1. Survey of sensitive habitat MINEPIA MINRESI Long-term 150 000 Mentioned in area and 2. Evaluate gonad maturation MINFIB legislation but seasonal closure studies for target species MINADER not defined 3. Implement closed area/seasons MINEP 4. Provide access to IGA 5. Create marine reserves 6. Reenforce monitoring and control D.1.4. Establish 1. Implement Fishery-Independent MINRESI MINEPIA Medium 75 000 Programme Biological Monitoring (data on larvae ) MINFIB term existing but monitoring 2. Fishery-dependent Monitoring MINEPAT requires programs (stock assessment: data on catch MINEP reenforcemen and effort, biological data, CPUE, t financially MSY etc. and economic and monitoring)). manpower 3. Implement habitat monitoring (pollution, deforestation etc.) D.1.5. . Establish Implement Fishery-Independent MINEPIA Medium 75 000 Programme Biological Monitoring (data on larvae ) MINFI term existing but monitoring Fishery-dependent Monitoring MINEPAT requires 122 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years programs (stock assessment: data on catch MINRESI reenforcemen and effort, biological data, CPUE, t financially MSY etc. and economic and monitoring)). manpower Collect on a regular basis fisheries statistics) D.1.6. . Limit Create fishing groups MINEPIA MINRESI Long term 45 000 No measures access Institute user right measures (access MINFIB yet. The and withdrawal rights) (e.g. through MINPLADAT fishery is restricted licensing and territorial open access use rights (TURFs) presently D.1.7. Build capacity building on VMS MINEPIA MINRESI Short term 120 000 VMS system Strengthen MCS Training, Sensitize and involve MINDEF existing but fishers in monitoring MINTRANS not functional Make operational existing satellite- MINEPAT based Vessel Monitoring System MINT D.1.8.. Regulate Institute closed area and closed MINEPIA MINRESI Medium 95 000 To be fishing effort seasons, MINEPAT term implemented Reinforce monitoring from create IGAs legislation D.1.9. Promote Identify stakeholders in the fishery MINEPIA MINRESI Long-term 110 000 Absence of Co-management sector MINEFI this system Establish appropriate co- MINEPAT management strategies NGOs Build capacity on co-management Provide technical support, credit, marketing assistance and, critically, enabling legislation Goal D2: To improve on technical conditions of fish processing and marketing D.2.1.Promote Survey of existing processing and MINRESI MINEPIA short-term 85 000 IRAD has Capacity building marketing MINEPAT improved and vulgarize Create socio-Professional groups NGOs oven existing Sensitize and train on improved technology 123 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years technologies handling and processing and and local ice packaging technologies (chorkor containers ovens etc.) and provided Vulgarize improved technology training (chorkor ovens, ice boxes etc.) Train on marketing of fresh and smoked products COMPONENT E :MANAGEMENT OF MANGROVE, COASTAL FOREST AND WILDLIFE WITHIN THE KRIBI CAMPO AREA Goal E1: To ensure the sustainable management and conservation of mangrove, coastal forest resources and wildlife within the Kribi Campo area 1. Elaborate a land use plan and MINEP; INTOUR E.1.1 Create and map showing key conservation MINPAT; MINADER Short term establish key priority areas MINLLPA; MINUDH Long term 100 000 conservation 2. Create and establish key MINFOF MINRESI; MINFIB Long term priority areas conservation areas with the MINCOM; participation of the local AUTHORITIES Long term community for the propagation of MUNICIPALITIES; wildlife, protection and NGOS; LOCAL management of fragile habitats COMMUNITIES and ecosystems. 3. Create and establish a mangrove sanctuary for full protection of mangrove communities and ecosystems 4 Produce a management plan for each of the identified conservation area 1. Develop a strategy for an MINEP; MINTOUR E.1.2 Protect and effective and efficient control MINPAT; MINADER Short term control the system MINDEF; MINUDH Short term 100 000 exploitation of 2. Reinforce the MINFOF and MINFOF MINEPIA; MINFIB Short term wildlife, conservation game guards MINCOM; mangrove and control facilities and capacity AUTHORITIES 124 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years forestry .3 Organize and put in place an MUNICIPALITIES resources equipped, trained and functional NGOS; LOCAL Village Vigilante Groups COMMUNITIES 4. Carry out sensitization and environmental education activities E.1.3 Carry out 1. Establish permanent plots and MINEP; MINRESI Long term research and wildlife monitoring transects in MINTOUR; MINPAT; Short term monitoring order to study and monitor high MINMEE; MINLLPA; Long term 200 000 activities conservation value wildlife and MINFOF MINUDH; MINADER plant species MINEPIA; MINFIB 2. Carry out regular wildlife, MINCOM; botanical, ecological, AUTHORITIES socioeconomic surveys MUNICIPALITIES; 3 Development and establish sound NGOS; LOCAL data bases for the effective COMMUNITIES management and utilization of existing information E.1.4 Promote 1 Develop and put in place MINEP; MINTOUR Short term Organization participative mechanisms for the participative MINPAT; MINMEE of meetings, management and management of the park, the MINADER; MINEPIA 50 000 training and community coastal area and their MINFOF MINDEF; MINUDH sensitization development surroundings MINTRANS; MINFIB; Long term on the 2 Promote the creation and AUTHORITIES; importance of sustainable management of MUNICIPALITIES; park community forest NGOS; LOCAL management COMMUNITIES issues 125 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years COMPONENT F TOURISM MANAGEMENT Goal F1: To ensure a sustainable tourism management in the Kribi Campo coastal area in order to increase income from tourism activities by developing appropriate tourist infrastructure and actions in an ecologically sensitive and financially viable manner. 1 Develop a strategy for the long- MINEP; MINFOF 100 000 F.1.1 Develop a term management of tourism MINEPAT; MINMEE Long term local policy and a and ecotourism in the area MINLLPA;MINUDH Long term master plan for 2 Coordinate tourism and MINTOUR MINTRANS tourism sector ecotourism activities MINFIB; MINCOM Short term 3 Inventory and management of MINREX; AUTHORITIES; principal tourist attractions in MUNICIPALITIES NGOS; the national park, the coastal LOCAL COMMUNITIES area and their surroundings F.1.2 Develop and 1 Produce brochures, fact sheets implement an and other items that will MINEP; MINFOF Short term effective enhance visitor appreciation of MINTOUR MINPAT; MINMEE 200 000 marketing the tourist potentials and MINTRANS Short term strategy in order attractions MINFIB; MINCOM to increase 2 Develop links with private tour MINREX; AUTHORITIES Short term incomes and jobs operators and travel agents MUNICIPALITIES opportunities 3 Establish and develop a Tourist NGOS; LOCAL Long term Information Centre COMMUNITIES 4 Develop and promote ecotourism Long term and sustainable viable incomes generating tourism activities Long term 5. Development and Valorization of tourist sites Long term 6. Promote the tourism potentials of the area using regional and national media 7. Promote Cameroon image overseas and create facilities for visa entry to Cameroon 126 Lead Time Financial * Objective Action Organization Who needs to commit frame aspects Observations (x 1000FCFA) For 5 years F.1.3 Develop 1 Improve the quality of existing MINTOUR MINFOF;MINMEE Long term 300 000 appropriate infrastructures MINEP; MINPAT touristic 2 Develop and establish new MINTRANS Short term infrastructures infrastructures such as art craft MINFIB; MINCOM and amenities and cultural centres, tourist MINREX; NGOS observation areas, rainforest AUTHORITIES trails, hiking trails, loop trails, MUNICIPALITIES; Long term campsites wildlife viewing and LOCAL COMMUNITIES sport hunting infrastructure 3 Ensure the improvement of road, water and electricity facilities 127

  94. ANNEXE 2. FICHES PROJETS Projet 1. Promotion de la gestion et de l’utilisation durable des ressources halieutiques Contexte et problème On constate actuellement dans la zone côtière camerounaise une exploitation irrationnelle des ressources halieutiques et d’autres ressources aquatique vivantes. Ceci est lié surtout au non respect des normes de pêche, utilisation des techniques inappropriées de pêche, augmentation de l’effort de pêche, boom démographique, destruction des mangroves, insuffisance de connaissance en matière de gestion des ressources, manque de source de source de revenu alternatif pour les communautés côtières, perte de la biodiversité, importante perte post-capture lié mauvaise conservation et transformation des produits de pêches etc. Résultats attendus - Exploitation durable des ressources halieutiques assurées ; - Système juridique et institutionnel amélioré et fonctionnel ; - Forte implication des nationaux dans les activités de pêche ; - Restauration effective des ressources halieutiques épuisées Activités à mener • Révision et renforcement de l’application des normes juridiques existantes • Mise en place des mesures incitatives pour l’implication de toutes les parties prenantes (pêcheurs nationaux et autres) • Sensibilisation des parties prenantes sur la valeur et l’importance de la conservation des ressources halieutiques et autres ressources aquatiques vivantes • Renforcement des capacités (Recherche, équipement, formation et financement) pour la gestion rationnelle des ressources halieutiques et autres • Surveillance et contrôle des activités de pêches (exportation anarchique, pêche illicite, conflit en pêche artisanale et pêche halieutique…) • Institution des périodes de repos biologique pour la pêche • Développement des autres activités génératrices de revenus (aquaculture côtière et de la mariculture…) Conditions de succès et facteurs de risque • Financement disponible et à temps • Implication de toutes les parties prenantes • Mécanisme de suivi-évaluation Facteurs de risque • Indisponibilité ou insuffisance du financement en temps opportun • Faible ou non implication de toutes les parties prenantes • Absence ou inefficacité du mécanisme de suivi-évaluation • Mauvaise gouvernance du projet 128 Stratégie de durabilité -Inclure les activités dans les programmes nationaux des administrations impliquées Stratégie pour la mobilisation des ressources et cofinancement • Inscription des programmes et projets relatifs à la gestion des zones côtières dans la feuille de route des départements ministériels impliqués ; • Prise en compte et financement par les promoteurs, des programmes de gestion durable des zones côtières dans les études d’impact environnemental et audits environnementaux ; • Organisation des tables rondes des bailleurs de fonds nationaux et internationaux ; • Recherche d’autres sources de financement par des contacts bilatéraux ou multilatéraux. Stratégie de vulgarisation des acquis - Organisation des ateliers de restitution ; - Organisations des journées portes-ouvertes ; - Médiatisation - Elaboration des fiches techniques 129 Cadre logique Titre du Projet : Promotion de la gestion et de l’utilisation durable des ressources halieutiques Objectif spécifique 1 : Assurer une gestion et utilisation durable des ressources halieutiques et d’autres ressources aquatiques vivantes Activités Résultats attendus Indicateurs de Périodes Sources de Structures Autres Coût performance d’exécution vérification Responsables partenaires (milliers FCFA) - Révision et renforcement de - Exploitation durable - Augmentation 2011 2012 2013 Rapports MINEPIA MINRESI 1 500 000 l’application des normes juridiques des ressources du stock de d’activités Universités existantes halieutiques ressources disponibles ; MINEP - Mise en place des mesures assurées ; halieutiques MINT incitatives pour l’implication de - Système juridique et - Augmentation MINDEF toutes les parties prenantes institutionnel des captures Rapports MINFOF (pêcheurs nationaux et autres) amélioré et - Augmentation d’évaluation Communes - Sensibilisation des parties fonctionnel ; des pêcheurs disponibles - ONG prenantes sur la valeur et - Forte implication des nationaux de Associations l’importance de la conservation nationaux dans les 20% des pêcheurs des ressources halieutiques et activités de pêche ; autres ressources aquatiques - Restauration vivantes effective des - Renforcement des capacités ressources (Recherche, équipement, halieutiques épuisées formation et financement) pour la gestion rationnelle des ressources halieutiques et autres Surveillance et contrôle des activités de pêches (exportation anarchique, pêche illicite, conflit en pêche artisanale et pêche halieutique…) Institution des périodes de repos biologique pour la pêche Développement des autres activités génératrices de revenus (aquaculture côtière et de la mariculture…) 130 Projet 2 : Promotion des activités génératrices de revenu Problème et justification du projet Le problème qui se pose est celui de la non-diversification des sources de revenu pour les communautés côtières, ce qui les rend vulnérable quand la ressource principale qui est le poisson n’est pas disponible. Il est donc nécessaire de développer des activités agricoles, pastorales, artisanales, etc. en fonction des sites. Résultats attendus - Sources de revenus diversifiées - Amélioration des conditions de vie des populations - Amélioration de la production halieutique Activités à mener - Sensibilisation des populations sur l’importance des activités alternatives génératrices de revenu - Sélection des zones et des activités à promouvoir - Formation des groupes socioprofessionnels sélectionnés en fonction des activités - Formation sur la gestion des revenus ; - Suivi-évaluation Conditions de succès et facteurs de risque - Volonté des populations - Financement disponible et à temps - Mécanisme de suivi-évaluation Facteurs de risque - Manque de volonté de la population - Indisponibilité ou insuffisance du financement en temps opportun ; - Faible ou non implication de toutes les parties prenantes ; - Absence ou inefficacité du mécanisme de suivi-évaluation ; Stratégie de durabilité - Appui continu par les structures spécialisées l’Etat des groupes en place orientées vers la promotion des activités sélectionnées - Autofinancement Stratégie pour la mobilisation des ressources et cofinancement - Inscription des programmes et projets relatifs à la gestion des zones côtières dans la feuille de route des départements ministériels impliqués ; - Organisation des tables rondes des bailleurs de fonds nationaux et internationaux ; - Recherche d’autres sources de financement par des contacts bilatéraux ou multilatéraux ; - Facilitation de l’accès au crédit 131 Stratégie de vulgarisation des acquis - Organisation des ateliers de restitution ; - Organisations des journées portes-ouvertes ; - Médiatisation - Elaboration des fiches techniques 132 Cadre logique Titre du Projet : Promotion des activités génératrices de revenu Objectif : Diversifier les revenus des populations des zones côtières Activités Résultats Indicateurs Périodes d’exécution Sources de Structures Autres Coût attendus de vérification Responsabl partenaires ( milliers performance es FCFA) - Sensibilisation des - Abondance - Diversificati 2011 2012 2013 - Rapports -MINEPIA MINRESI 1 500 000 populations sur l’importance d’autres sources on des d’activités -MINADER Universités des activités alternatives de revenus sources de disponibles ; - MPME (MINESUP) génératrices de revenu - Amélioration revenu MINEP - Sélection des zones et des des conditions - Augmentati MINT activités à promouvoir de vie des on des - Rapports MINDEF - Formation des groupes populations captures d’évaluation MINFOF socioprofessionnels - Amélioration de - Augmentati disponibles Communes sélectionnés en fonction des la production on des ONG activités halieutique revenus Associations - Formation sur la gestion des des pêcheurs revenus ; - Suivi-évaluation 133 Projet 3. Création des Aires Protégées marines et côtières Contexte et problème Forte dégradation de l’environnement marin et côtier due à la pression anthropique et aux pollutions diverses ; conséquence : menace sur la biodiversité, diminution des ressources et des revenus des populations Objectifs Objectif Global : Protection et conservation de la biodiversité marine et côtière Objectifs spécifiques • Réduction de la pression anthropique sur les ressources halieutiques ; • Reconstitution des espèces menacées ; • Identification des zones et espèces vulnérables existant dans le milieu ; • Elaboration des textes de création des AP ; • Elaboration des plans d’aménagement. Résultats attendu • Liste des espèces menacées établie ; • Des Aires Protégée Marines et Côtières sont créées ; • Des plans d’aménagement sont élaborés et disponibles. Indicateurs de rendement • Nombre d’espèces menacées identifiées (pourcentage) • Nombres d’AP marines et côtières créées ; • Nombre de plans d’aménagement disponibles. Activités à mener • Procéder à un inventaire multi ressources dans la zone côtière et marine du Cameroun ; • Procéder à la délimitation des AP ; • Elaborer les textes de création des AP ; • Elaborer les plans d’aménagement des AP ; • Sensibiliser des populations en permanence. • Ces activités doivent être menées en parfaite collaboration avec tous les acteurs concernés y compris les femmes et les jeunes. 134 Conditions de succès/facteurs de risque • Conflits autour des litiges fonciers et forestiers ; • Non implication des populations autochtones ; • Absence de volonté politique ; • Conflits de compétences entre les ministères. ; • Conflits sur l’utilisation des ressources. Institution leader : Ministère en charge des forêts Autres partenaires : MINEP, MINATD, MINEPAT, MINRESI, MINEPIA, MINDEF, Communes, Associations et ONG, etc. Durée : 03 ans (2011-2O13) Bénéficiaires : populations riveraines Mécanisme de suivi évaluation : Produire des rapports trimestriels pour faciliter le suivi évaluation du projet Stratégies pour la durabilité Implication des populations dans toutes les phases du projet afin de leur permettre de s’approprier le projet : de la conception au suivi évaluation. Stratégies pour la mobilisation des ressources et cofinancements La recherche des financements additionnels. Décomposer le projet par composante chiffrée, activité chiffrée, Stratégies de vulgarisation des acquis : Atelier de présentation/média/supports de communication (affiches, banderoles, dépliants, etc.) Impacts du projet Préservation des espèces et amélioration des conditions de vie des populations Liens avec les programmes FEM Ces objectifs spécifiques cadrent avec les objectifs stratégiques de la Convention des Nations Unies sur la Biodiversité dont les projets y relatifs sont éligibles au FEM. Liens avec les cadres stratégiques nationaux (NBSAP) Le projet s’inscrit en droite des objectifs du NBSAP. Cadre logique 135 Projet 4. Gestion intégrée de la zone côtière de la Péninsule de Bakassi Contexte et Problème Suite au retrait des forces d’occupation nigériane de la péninsule de Bakassi, le gouvernement camerounais et ses partenaires au développement réfléchissent sur les meilleures stratégies pouvant permettre à court, moyen et long terme le développement harmonieux et durable de l’ensemble de la Péninsule de Bakassi. Les populations de la zone sont à 95% nigériane qui pratiquent une activité de pêche. Tous les produits de la pêche sont séchés à partir du bois prélevé de manière anarchique dans les mangroves ; une partie est exportée vers le Nigéria pour servir de bois de chauffe. Cette activité de coupe de bois s’est accentuée au cours des 10 dernières années. Au cours de la même période la zone a connue une surexploitation du stock de poissons. Au regard de cette pression sur les ressources naturelles, il se pose déjà de problème de gestion de ces ressources. Certaines études menées dans la zone relève d’innombrables contraintes dont la levée est indispensable à la matérialisation de la présence du Cameroun dans la zone et le développement harmonieux et durable de l’ensemble de la région. La Péninsule de Bakassi Peninsular est une zone riche en pétrole avec plusieurs compagnies menant des activités d’exploration et d’exploitation. Ceci va surement créer des problèmes de gestion des hydrocarbures et d’utilisation des terres et un flux de population à la recherche de travail. De plus la zone est aussi vulnérable aux pollutions pétrolières pouvant provenir des pays voisins Le Développement dans cette zone est encore à l’état embryonnaire ; elle a besoins d’infrastructures comme les routes, les habitations. Ceci est important car permettra de réduire l’exode rural et des conflits entre les populations Justification du projet Parmi ces contraintes de gestion durable de ressources on peut citer : • l’insuffisance des études scientifiques sur l’évaluation des stocks halieutiques et le risque de surexploitation des stocks de poissons ; • la destruction des frayères par des engins traînants (chalut à bœuf), la pêche dans les zones interdites et le non respect de la réglementation en matière de pêche; • l’exploitation irrationnelle et intensive de la mangrove pour le fumage du poisson et la crevette à cause de l’utilisation des fumoirs traditionnels source de fumée nocive et de déperdition d’énergie ; • la faible implication des communautés locales dans la gestion des ressources naturelles ; • l’utilisation rampante des méthodes de pêche destructive, le non respect de la législation en matière de pêche ; • l’existence des risques importants de pollution de l’environnement marin et côtier liés aux activités d’exploration et de production pétrolières qui prolifèrent dans la région ; • le rétrécissement de la terre ferme sous l’effet de l’érosion marine, l’ensablement et le relèvement du niveau de la mer; 136 Il est donc nécessaire d’avoir un plan de gestion intégrée de la zone côtière de la Péninsule de Bakassi Objectif global Conserver et promouvoir l’utilisation durable des ressources existantes de la Péninsule de Bakassi au Cameroun pour l’amélioration de la qualité de l’environnement et de la vie des populations Objectifs spécifiques Composantes Objectifs majeures 1. Mise en place d’une unité de gestion et de coordination du projet 2. Renforcement du cadre legal et institutionnel pour donner plus d’autorité aux I. Gouvernance femmes et aux jeunes et renforcement 3. Promouvoir une coopération, un partenariat et la collaboration entre les des capacités départements efficaces et effectifs entre l’Etat, le secteur privé et la société civile 4. Développer un programme de l’éducation environnementale pour renforcer building l’éducation environnementale de base et court terme ou informatique de base 5. Renforcer les capacités existantes et augmenter la capacité locale pour mener la gestion et la formation dans la Péninsule de Bakassi II. Contrôle de 6. Mise en œuvre des mesures du contrôle de la pollution et de la gestion des la pollution et déchets dans le but de minimiser les rejets en zone côtière gestion des 7. Réduire les impacts de la pollution en zone côtière et leur habileté à supporter les Déchets bénéfices des utilisateurs humains 8. Plan de gestion des stocks de poissons et protection des zones de pêche 9. Gestion des mangroves à travers la regeneration et les aires protégées 10. Réduire la pauvreté de la Péninsule et de la zone côtière à travers des initiatives II. proactives qui génèrent des options du bienêtre durable Développement 11. Préserver, protéger ou promouvoir les ressources culturelles et historiques et planification de la Péninsule 12. Développer un programme à long terme pour la gestion durable de la zone côtière et de ses ressources V. Gestion des 13. Développer le réseau existant de données et d’information et les systèmes de données et de gestion à travers le renforcement des capacités, l’amélioration des infrastructures et l’information la gestion institutionnelle Activités à mener Pour assurer la gestion rationnelle et durable des ressources halieutiques et de la mangrove 137 • Identifier et baliser les zones protégées ; • Renforcer le dispositif actuel de collecte des données statistiques ; • Former les acteurs en gestion rationnelle des ressources naturelles locales ; • Constituer et encadrer les comités de surveillance participative ; • Equiper les comités de surveillance de la logistique nécessaire ; • Renforcer le dispositif actuel de contrôle et de surveillance des eaux ; • Négocier une convention sectorielle de coopération en pêche avec le Nigeria ; • Conduire des évaluations des stocks halieutiques tous les 10 ans ; • Conserver et promouvoir l’utilisation soutenue des ressources existantes dans la zone de Bakassi • Suivi des pollutions provenant des activités d’exploration et de production du pétrole • Elaborer des nouvelles législations et mettre en place un mécanisme de coordination parmi les différents secteurs impliqués dans l’utilisation de la zone côtière • Générer les mécanismes pour résoudre les conflits • Pourvoir des informations scientifiques techniques et adéquates aux décideurs • Mettre en place des politiques réalistes et simples pour l’éducation et la participation du public • Pourvoir une plateforme pour le Cameroun et la réplicabilité dans d’autres pays pour tester l’efficacité du concept GIZC • Placer la zone sur une base solide de Développement durable • Réduire la pauvreté et améliorer le bienêtre des populations Résultats Indicateurs Information de base Rapport montrant des aires protégées, données statistiques, nombre de personnel formé, comité de suivi Zones de pêche à protéger balisées Nombre de zones de pêche protégées Nombre des espèces nouvelles identifies Taux de repeuplement des espèces en cours de disparition Densité des espèces pêchées Zones de mangrove à protéger délimitée Surface des zones à protéger Densité des espèces en cours de disparition Taux de couverture végétale Formation et renforcement des capacités Nombre de personnes formées Résolution des conflits Nombre de conflits Réduction de la pauvreté/amélioration du Salaries bienêtre Suivi des pollutions Nombre de cas de pollution Composantes du projet Le projet va se dérouler dans la Péninsule de Bakassi et comportera les composantes suivantes: I. Gouvernance, institution et renforcement des capacités II. Gestion des ressources côtières: pêche et mangroves III. Gestion et planification côtières IV. Contrôle de la pollution et gestion des déchets V. Gestion des données et de l’information 138 Condition de succès/réussite /facteurs de risque  Volonté politique du gouvernement camerounais  Absence de conflits  Infrastructures améliorées  Recasement des populations camerounaises Stratégie de durabilité du projet  Implication de la population locale à toutes les phases du projet  Sensibilisation et conscientisation pendant les phases du projet  Le Projet va renforcer la formation  Le projet va promouvoir la croissance de la conscientisation et l’engagement au niveau politique et de prise de décision sur les questions de gestion des côtes affectant tous les acteurs  Les informations de base, les outils et les modèles de gestion vont être suffisamment augmentés  Le projet va renforcer la coopération existante entre les institutions concernées  Finalement, le projet pourra fournir des leçons qui peuvent être adaptées à d’autres pays de la région du courant de guinée. Tout ceci sera documenté et disponible Stratégie pour la mobilisation de ressources et cofinancement • FEM • Gouvernement Camerounais • Le Gouvernement doit présenter ce projet et recherché les financements des autres partenaires de Développement Stratégie de vulgarisation des acquis  Media,  Atelier de présentation,  Affiches  Publications 139 2. Cadre Logique Logique d’intervention Indicateurs de performance Sources de verification Risques et suppositions Objectif global • Plan de gestion côtière • Plan de gestion adopté • Volonté politique continuant à donner la effectif au bout d’un an par tous les concernés priorité au développement durable et à la Conserver et promouvoir • Vie standard des • Niveau de revenue des gestion rationnelle de l’environnement l’utilisation durable des communautés côtières au communautés côtières côtier ressources existantes de la bout de deux ans • Niveau de production des • Les changements économiques , politiques Péninsule de Bakassi au • Production des ressources ressources côtières et sociaux pouvant affecter l’engagement Cameroun pour l’amélioration de côtières du gouvernement envers le projet la qualité de l’environnement et de la vie des populations 1. Mise en place d’une unité de • une unité de gestion et de • Documents provenant de • Définition claire des responsabilités et gestion et de coordination du coordination mise en place l’unité de coordination motivation du personnel du projet va projet au bout de 6 mois disponibles faciliter le démarrage en douceur du projet 2. Renforcement du cadre legal et • Dispositions des lois et • Niveau d’implication des • Capacité et volonté des femmes et des institutionnel pour donner plus règlements concernant le femmes aux activités du jeunes à participer d’autorité aux femmes et aux renforcement des femmes et projet jeunes des jeunes 3. Promouvoir une coopération, • Les facilités et services sont • Nombre de sites un partenariat et la pourvus régulièrement à disposant de facilités et collaboration entre les divers sites des services un an après départements efficaces et • Revendications réduites des le démarrage du projet effectifs entre l’Etat, le secteur concernés au sujet de l’accès • Nombre de • L’engagement total de tous les concernés privé et la société civile à la côte revendications des va garantir le succès du projet • Réunions de contact entre concernés l’Etat, le secteur privé et la société civile 140 4. Développer un programme de • Nombre d’ateliers de • Volonté des acteurs principaux à participer l’éducation environnementale formation par an entièrement aux activités du projet pour renforcer l’éducation • Ateliers de formation • Nombre des gens formés environnementale de base et organises au bout d’un an • Nombre de sessions de court terme ou informatique de conscientisation par an base 5. Renforcer les capacités • Organisation des ateliers de • Nombre d’ateliers par an existantes et augmenter la formation sur l’éducation et • Disponibilité des facilités capacité locale pour mener la la conscientisation du public de formation • Habilité du projet de développer un bon gestion et la formation dans la pour les gestionnaires de la • Nombre de campagnes de programme d’éducation et de formation Péninsule de Bakassi côte et autres concernés sensibilisation par an 6. Mise en œuvre des mesures du • Installation des poubelles • Nombre de sites avec contrôle de la pollution et de la publiques au bout de 2 ans poubelles gestion des déchets dans le but • Un système effectif de • Etat de proprété des de minimiser les rejets en zone collecte des Déchets de plage plages côtière au bout d’un an • Lois sur les pollutions • Promulguer la législation sur renforcées • Capacité des communautés locales à la pollution • Nombre de pollueurs adhérer aux mesures de control de pollution • Renforcer les pénalités pour sanctionnés par an adoptées les pollueurs • Quantité de Déchets • Facilités de réception et de reçus /traits Traitement des Déchets 7. Réduire les impacts de la • Etat de santé des • Nombre de cas avec les • Habilité des communautés locales à voir pollution en zone côtière et leur communautés côtières maladies dues aux le bénéfice à long terme de la réduction habileté à supporter les • Etat des écosystèmes côtiers pollutions des pollutions bénéfices des utilisateurs • Etat de la biodiversité humains 8. Plan de gestion des stocks de • Liste des agglomérations • Liste de contrôle • Etat d’adhésion des communautés poissons et protection des côtières établies en un an disponible locales au type d’agglomération propose zones de pêche • Plan de gestion des • Plan de gestion • Adoption par les populations locales du agglomérations côtières disponible plan d’urgence établi au bout d’un an • Plan d’urgence effectif 141 • Un plan d’urgence est établi au bout de deux ans 9. Gestion des mangroves à • Nombre d’activités • Volonté et capacité de la population à travers la regeneration et les génératrices de revenus adopter des activités identifiées aires protégées Activités génératrices de par an revenus • Niveau de revenue 10. Réduire la pauvreté de la • Activités conjointes entre • Collaboration effective • Les informations de base existantes sont Péninsule et de la zone côtière à concernés et institutions entre les concernés et documentées et circulées travers des initiatives proactives • Mécanismes d’information les institutions • Les données et informations générées qui génèrent des options du qui facilitent les procédures • Taux de Développement par le projet sont publiées bienêtre durable approuvées en planification des agglomérations côtière côtières 11. Préserver, protéger ou • Les ressources côtières • Nombre de telles • Capacité et volonté des communautés promouvoir les ressources historiques et culturelles sont ressources et activités locales à adopter les options de culturelles et historiques identifies et préservées identifies et préservées réduction de la pauvreté au bout de 3 ans • Adhésion de la population aux initiatives de préservation des ressources historiques et culturelles 12. Développer le réseau existant • Infrastructures mises en place • Infrastructures disponible • Gouvernement engagé à développer le de données et d’information et les pour les centres et réseaux pour au bout d’un an centre de données et d’information systèmes de gestion à travers le la gestion des données et de • Nombre d’ateliers de • Fonds suffisant pour la formation du renforcement des capacités, l’information formation organises par an personnel • Organisation d’ateliers de • Nombre de formés par an l’amélioration des infrastructures formation pour le personnel du et la gestion institutionnelle centre de gestion des données et information 142 Budget détaillé Code Activités Total 20 11 2012 2013 Total $ des MM $ MM $ MM $ MM $ FEM OTHER activités I. Gouvernance, institution et renforcement des capacités 1.2.1 Coordinateur technique national 36 180.000 12 60.000 12 60.000 12 60.000 120.000 60.000 1.2.2 Personnel local 24 120.000 8 40.000 8 40.000 8 40.000 18.000 102.000 1.1 Expert ressource humaine 4 20.000 2 10.000 2 10.000 - - 20.000 - 1.3 Equipement des bureaux - 100.000 - 50.000 - 30.000 - 20.000 25.000 75.000 2.1 Consultant en matière légale 4 20.000 2 10.000 2 10.000 - - 20.000 - 2.2 Ateliers 18 90.000 6 30.000 6 30.000 6 30.000 18.000 72.000 2.3 Sous traitants 10 50.000 4 20.000 4 20.000 2 10.000 40.000 10.000 3.1-3.3 Réunions / séminaires 18 90.000 6 30.000 6 30.000 6 30.000 30.000 60.000 4.1 Appui aux ONGs pour le programme de - 45.000 - 15.000 - 15.000 - 15.000 30.000 15.000 conscientisation 4.2 Programme des médias 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - 4.3 Consultant en relation publique 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - 5.1 Consultant en renforcement des capacités 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - 5.2 Ateliers GIZC (3) - 45.000 - 15.000 - 15.000 - 15.000 15.000 30.000 5.3 Formation (court terme) 10 50.000 4 20.000 4 20.000 2 10.000 30.000 20.000 TOTAL 855.000 315.000 295.000 245.000 411.000 444.000 II. Control de la pollution et gestion des déchets 6.1.1 Consultants en suivi des pollutions des 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - plages 6.1.2 Activités de suivi des pollutions des plages 24 120.000 8 40.000 8 40.000 8 40.000 40.000 80.000 6.2. Consultant en renforcement de politique, 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - de standard 6.3 Consultants en plan d’urgence des 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - déversements des hydrocarbures 6.4. Analyse de la qualité des eaux 12 60.000 2 10.000 5 25.000 5 25.000 30.000 30.000 6.5. Renforcer les capacités des laboratoires 12 60.000 4 20.000 4 20.000 4 20.000 30.000 30.000 143 existants 7.1 Sous traitants 12 60.000 5 25.000 5 25.000 2 10.000 40.000 20.000 7.2 Suivi des effluents industriels 12 60.000 2 10.000 5 25.000 5 25.000 24.000 36.000 7.3 Construction des facilités dans les plages - 60.000 - 10.000 - 25.000 - 25.000 15.000 45.000 TOTAL 465.000 130.000 175.000 160.000 224.000 241.000 III. Développement et planification de la Péninsule 8.1 Consultants en évaluation des 6 30.000 2 10.000 2 10.000 2 10.000 25.000 5.000 agglomérations 8.2 Inventaire des points chauds 3 15.000 2 10.000 1 5.000 - - 15.000 - 8.3 Consultants en établissement des plans 18 90.000 9 45.000 6 30.000 3 15.000 30.000 60.000 d’urgence 8.4. Suivi des activités de coupe et de 6 30.000 2 10.000 2 10.000 2 10.000 15.000 15.000 déforestation 9.1 Identification des opportunités 3 15.000 1 5.000 1 5.000 - - 10.000 5.000 9.2 Appui aux ONGs - 60.000 - 15.000 - 20.000 - 25.000 40.000 20.000 TOTAL 240.000 95.000 80.000 60.000 135.000 105.000 IV. Gestion des ressources péninsulaires et côtières 10.1. Consultants en sociologie/biologie 6 30.000 2 10.000 2 10.000 2 10.000 20.000 10.000 10.2 Appui aux ONGs pour la conservation 18 90.000 4 20.000 6 30.000 8 40.000 40.000 50.000 11.1 Consultants 6 30.000 3 15.000 3 15.000 - - 20.000 10.000 11.2 Approches GIZC/personne ressource pour 18 90.000 6 30.000 6 30.000 6 30.000 30.000 60.000 l’atelier de formation TOTAL 240.000 75.000 85.000 80.000 110.000 130.000 V. Gestion des données et information 12.1. Consultant en système d’information 3 15.000 1 5.000 1 5.000 1 5.000 15.000 - 12.2 Infrastructure (sous traitants) - 100.000 - 50.000 - 30.000 - 20.000 50.000 50.000 12.3. Formation/ateliers - 80.000 - 30.000 - 25.000 - 25.000 50.000 30.000 TOTAL 195.000 85.000 60.000 50.000 115.000 80.000 GRAND TOTAL 1.995.000 780.000 760.000 625.000 995.000 1.000.000 144

Plan d’action national de gestion des zones marine et côtière, 2010 · Nelum