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قوانين ساحل العاج

Contributions Déterminées au niveau National (CDN-COTE D’IVOIRE)

صدر في 2022-03 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
المنظمة
European Union
الدولة
ساحل العاج
الموضوعات
Agricultural and rural development, Livestock, Air and atmosphere, Energy, Environment, Land and soil, Water, Waste and hazardous substances
الكلمات المفتاحية
agricultural development, climate change, food security, animal production, air quality/air pollution, biodiversity, coastal zone management, water shortage/drought, emissions, financing, gender, soil conservation/soil improvement, sustainable development, pollution control, afforestation/reforestation, land clearing, desertification, hazards, groundwater, surface water, water resources management, public health, coal, energy conservation/energy production, natural gas, renewable energy, recycling/reuse, waste disposal, waste management
الفئات
energy

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  1. 1.1. Scenario de référence 14

  2. 1.2. Objectif global : mesures inconditionnelles et conditionnelles 14

  3. 1.3. Répartition sectorielle 15

  4. 1.4. Co-bénéfices de l'atténuation des polluants climatiques de courte durée de vie (SLCP) et des autres polluants atmosphériques 15 CHAPITRE 2 : ADAPTATION 20

  5. 2.1. Impacts et vulnérabilité 20

  6. 2.2. Objectifs à l’horizon 2030 21

  7. 2.3. Effets du changement climatique sur les secteurs prioritaires 21

  8. 2.4. Secteurs prioritaires et leurs objectifs 21

  9. 2.5. Obstacles et lacunes des mesures d’adaptation des secteurs prioritaires 22

  10. 2.6. Plan National d’Adaptation (PNA) 22 CHAPITRE 3 : MISE EN OEUVRE DES CONTRIBUTIONS DETERMINEES AU NIVEAU NATIONAL 25

  11. 3.1. Dispositif de gouvernance des CDN 25

  12. 3.2. Plans de mise en œuvre et suivi des CDN 25

  13. 3.2.1. Sources et mécanismes de financement 25

  14. 3.2.2. Plan de partenariat pour la mise en œuvre des CDN 26

  15. 3.3. Budget global des CDN 26

  16. 3.3.1. Méthodologie d’estimation des coûts 26

  17. 3.3.2. Coût global des CDN 27 ANNEXES 28 05 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Projections des émissions totales de Gaz à Effet de Serre (GES) de 2012 à 2030 pour le scénario de base (unité : millions de tonnes équivalent CO2) 15 Figure 2 : Trajectoires inconditionnelles et conditionnelles des émissions de GES résultant de la mise en œuvre de mesures d'atténuation visant les émissions de GES, de SLCP et de polluants atmosphériques (unité : millions de tonnes équivalent CO2) 15 Figure 3 : Partenaires de mise en œuvre des CDN (adapté au plan de partenariat) 25 Figure 4 : Répartition des ressources entre l’adaptation et l’atténuation pour la mise en œuvre des CDN de la Côte d’Ivoire 26 LISTE DES TABLEAUX Tableau I : Grandes priorités sectorielles de la Côte d’Ivoire 11 Tableau II : Nombre de mesures d’atténuation par secteur 15 Tableau III : Répartition entre secteurs de l’effort global d’atténuation (inconditionnelle et conditionnelle) en 2030 (unité : millions de tonnes équivalent CO2) 16 06 SIGLES ET ACRONYMES AFAT Agriculture Foresterie et Autres utilisation des Terres AFD Agence Française de Développement AMCC+ Alliance Mondiale contre les Changements Climatiques + BAD Banque Africaine de Développement BaU Business as Usual (Scénario de référence) BIT Bureau International du Travail BOAD Banque Ouest Africaine pour le Développement CAEP Climate Action Enhancement Package (Initiative pour l’amélioration de l’action climatique) CCNUCC Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques CCAC Climate and Clean Air Coalition (Coalition pour le Climat et l’Air Pur) CDN Contributions Déterminées au niveau National CEDEAO Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest CGECI Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire CH4 Méthane CO2 Dioxyde de carbone COP Conference Of Parties (Conférence des Parties) DGTTC Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation DLCC Direction de la Lutte contre les Changements Climatiques DEVRSO Direction de l’Economie Verte et de la Responsabilité Sociétale des Organisations FAO Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation FAT Foresterie et Autres Affectations des Terres FEM Fonds pour l’Environnement Mondial FIDA Fonds International de Développement Agricole FVC Fonds Vert pour le Climat GES Gaz à Effet de Serre GGGI Global Green Growth Institute (Institut Mondial pour la Croissance Verte) GIEC Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat GIZ Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH (Agence Allemande pour la Coopération Internationale) GUA Guichet Unique Automobile HFC Hydrofluorocarbure IISD Institut International de Développement Durable LEAP Low Emission Analysis Platform (Plateforme d’Analyse des Émissions bas Carbone) MEF Ministère de l’Economie et des Finances MINEF Ministère des Eaux et Forêts MINEDD Ministère de l’Environnement et du Développement Durable MPD Ministère du Plan et du Développement MoU Memorandum of Understanding (Mémorandum d’Entente) NDC Partnership Partenariat pour la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National N2O Oxyde nitreux ou Peroxyde d’azote ODD Objectifs de Développement Durable OMS Organisation Mondiale de la Santé OIPR Office Ivoirien des Parcs et Réserves ONUDI Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel PIAIC Presidential Initiative for Artificial Intelligence and Computing (Initiative Présidentielle pour l'Intelligence Artificielle et l'Informatique) PIB Produit Intérieur Brut PNA Plan National d’Adaptation PND Plan National de Développement PNGEC Programme National de Gestion de l’Environnement Côtier PNIA Programme National d’Investissement Agricole PNGDS Programme National de Gestion des Déchets Solides PNS Plan National de la Salubrité PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PNUE Programme des Nations Unies pour l’Environnement PTF Partenaires Techniques et Financiers REDD+ Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre dues à la déforestation et à la Dégradation des Forêts SICTA Société Ivoirienne de Contrôle Technique Automobiles et Industriels SLCP Short Lived Climate Pollutants (Polluants Climatiques de Courte Durée de Vie) SPREF Stratégie de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts TCN Troisième Communication Nationale UE Union Européenne UNCDF United Nations Capital Development Fund (Fonds d’Equipement des Nations Unies) 07 RESUME EXECUTIF En 2015, la Côte d’Ivoire s’est engagée, à travers ses internationaux supplémentaires. Ainsi, pour les premières Contributions Déterminées au niveau secteurs de l'énergie, des déchets et de l'agriculture, National (CDN) en prélude à la COP21 de Paris, à l'ambition d'atténuation des GES pourrait passer d'une réduire ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de réduction globale des émissions de 13,2 à 17,2 millions 28,25%, soit un abattement d’environ dix (10) millions de tonnes équivalent CO2 en 2030 par rapport au de tonnes équivalent CO2 à l’horizon 2030 par rapport scénario de référence. au Business as Usual ou scénario de référence. En outre, l'inclusion de mesures supplémentaires dans L’évaluation desdites CDN a révélé quelques insuffi- le secteur de la Foresterie et autres Affectations des sances notamment la non prise en compte de la fores- Terres pourrait porter l'ambition globale d'atténuation terie dans les estimations et le manque de dispositif de des GES à une réduction de 98,95 % des émissions suivi-évaluation des performances au regard des enga- totales en 2030 par rapport au scénario de référence, gements climatiques du pays. Ainsi, conformément aux engageant résolument le pays vers la neutralité carbone exigences de l’Accord de Paris, l’Etat de Côte d’Ivoire a à partir de 2030. procédé à une révision de ses CDN en actualisant les efforts de réduction des GES (atténuation) ainsi que Le volet atténuation comprend trente-huit (38) mesures l’évaluation de sa vulnérabilité et des options dont vingt-sept (27) inconditionnelles et onze (11) d’adaptation face aux changements climatiques. conditionnelles dont la mise en œuvre est estimée à environ dix (10) milliards de dollar US$. Ce processus de révision, démarré en février 2020, a permis une large consultation des parties prenantes S’agissant du volet adaptation, il vise à atteindre à nationales stratégiques notamment les ministères clés, l’horizon 2030 une réduction de la forte vulnérabilité et le secteur privé, la société civile et les collectivités à accroître la résilience des secteurs identifiés que térritoriales. A l’issue de ces consultations, la Côte sont : les ressources en eau, l’agriculture, l’élevage et d'Ivoire rehausse son ambition climatique à 30,41% l’aquaculture, la foresterie, l’utilisation des terres, la santé ainsi que les zones côtières. La mise en œuvre correspondant à un abattement de trente-sept (37) des mesures d’adaptation est évaluée à environ douze millions de tonnes équivalent CO2 des émissions de Gaz (12) milliards de dollar US$. à Effet de Serre (GES) de tous les secteurs, y compris la Foresterie et les autres Affectations des Terres (FAT), à Au-delà des volets atténuation et adaptation, la l’horizon 2030 par rapport au nouveau scénario de révision des CDN a également pris en compte des référence. Cette contribution inconditionnelle se aspects transversaux tels que les emplois verts et la compose d'une réduction de 13,2 millions de tonnes transition juste, le genre, les collectivités territoriales, des émissions de GES résultant de la mise en œuvre et les polluants climatiques de courte durée de vie de mesures dans les secteurs de l'énergie, des déchets (SLCP) dont la réduction permettrait en plus, d’éviter et de l'agriculture (correspondant à une réduction de plus de 7 000 décès prématurés par an à l’horizon 10,5% des émissions nationales totales de GES en 2030 par rapport au scénario de référence), et d'une 2030. réduction de 23,8 millions de tonnes des émissions de GES résultant de la mise en œuvre de mesures dans le Aussi, la mise en œuvre de ces CDN s’appuiera t-elle secteur de la Foresterie et les autres Affectations des sur (i) un plan d’investissement qui permettra de Terres (correspondant à une réduction de 19,6% des préciser les coûts et de mobiliser tous les moyens émissions nationales totales de GES en 2030 par adéquats tant au niveau national qu’international, (ii) un plan de partenariat qui mettra en exergue les besoins rapport au scénario de référence). sectoriels clés, (iii) un plan de suivi-évaluation pour une mise en œuvre optimale et efficiente des mesures La Côte d'Ivoire pourrait accroître son ambition en définies et, (iv) une stratégie de communication pour matière d'atténuation des émissions de GES, à vulgariser les résultats. condition de bénéficier de soutiens financiers 08 CONTRIBUTIONS DETERMINEES AU NIVEAU NATIONAL DE LA COTE D’IVOIRE SITUATION NATIONALE EN MATIERE CO2 en 2030 par rapport au nouveau scénario de DE CHANGEMENT CLIMATIQUE référence. Cette contribution inconditionnelle s’appuie sur la mise en œuvre des vingt-sept (27) mesures sur les Ambition de la Côte d’Ivoire trente-huit (38) mesures d’atténuation évaluées dans le cadre de cette révision. La Côte d'Ivoire pourrait L’Accord de Paris, en tant que nouvel instrument univer- accroître son ambition en matière d'atténuation des sel de mise en œuvre de la Convention-Cadre des émissions de GES, à condition de bénéficier de niveaux Nations Unies sur les Changements Climatiques appropriés de soutiens financiers internationaux. En (CCNUCC), s’est fixé comme objectif de limiter l’aug- effet, l'inclusion de onze (11) mesures conditionnelles mentation du réchauffement à 2°C, voire 1,5°C à l’hori- supplémentaires dans la mise en œuvre des CDN zon 2100. Au regard de cet objectif, les pays ont pris des pourrait porter l'ambition globale d'atténuation des GES engagements qui devraient être révisés périodiquement à une réduction de 98,95% des émissions totales en chaque cinq (5) ans. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire, à 2030 par rapport au scénario de référence, engageant l’instar des pays-parties à la Convention-Cadre des ainsi résolument le pays vers la neutralité carbone à Nations Unies sur les Changements Climatiques, a partir de 2030. élaboré et soumis, en 2015 ses Contributions Détermi- nées au niveau National (CDN). Celles-ci prévoyaient S’agissant du volet adaptation, il vise à atteindre à essentiellement : i) une réduction de 28,25% des émis- l’horizon 2030 une réduction de la vulnérabilité et un sions de Gaz à Effet de Serre (GES) d’ici 2030 par renforcement de la résilience des secteurs identifiés que rapport à un scénario de référence ; et ii) l’amélioration sont : les ressources en eau, l’agriculture, l’élevage et de la résilience de onze (11) secteurs stratégiques de l’aquaculture, la foresterie, l’utilisation des terres, la développement vulnérables aux changements clima- santé ainsi que les zones côtières. tiques. Le pays a ainsi marqué sa volonté de s’engager sur une trajectoire de développement bas carbone et Ainsi, la nouvelle CDN de la Côte d’Ivoire représente une résilient aux changements climatiques. contribution beaucoup plus ambitieuse et équilibrée des efforts que le pays entend entreprendre pour contribuer Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, à l’effort mondial. S’appuyant sur les conclusions des la Côte d’Ivoire apporte des éléments de réponses aux récents rapports du Groupe d’experts Intergouverne- insuffisances identifiées dans ses premières CDN à la mental sur l’Evolution du Climat (GIEC), la Côte d’Ivoire faveur de son processus de revision. En effet, l’une des élargit l’éventail des mesures et secteurs considérés difficultés majeures des premières CDN était l’impossibi- ainsi que les gaz ciblés, permettant de rehausser de près lité de faire un suivi et une évaluation des initiatives de quatre (4) fois (10 millions vs 37 millions équivalent mises en œuvre en lien avec l’objectif final. Par cette CO² , l’ambition initiale de réduction des Gaz à Effet Serre révision, le pays entend réitérer sa volonté de réduire (GES) tout en dégageant les perspectives pour l’atteinte l’empreinte carbone de son développement en privilé- de la neutralité carbone et le développement durable à giant les mesures d’atténuation, en renforçant sa partir de 2030. résilience face aux changements climatiques et en déve- loppant une stratégie cohérente de mise en œuvre. Le Engagements de la Côte d’Ivoire pays entend également renforcer son dispositif de plani- fication et de suivi de ses engagements sous l’Accord de La Côte d’Ivoire à l’instar des pays Parties à la Conven- Paris en vue d’une mise en œuvre effective de sa tion-Cadre des Nations Unies sur les Changements politique climatique. Climatiques (CCNUCC), ne cesse de réitérer son engage- ment à œuvrer avec l’ensemble des pays à l’atteinte des La nouvelle contribution de la Côte d'Ivoire, fruit d’un objectifs de ladite Convention, inscrits en son Article 2 et processus inclusif et participatif, présente une ambition renforcé par l’Article 2 de l’Accord de Paris sur le climat. inconditionnelle de 30,41% correspondant à un abatte- Ainsi, l’action de la Côte d’Ivoire en matière de ment de trente-sept (37) millions de tonnes équivalent changement climatique s’articule autour d’une vision 09 commune qui est de "mettre en place un cadre de lendemain de l’adoption de l’Accord de Paris, l’encadre- développement socio-économique durable qui intègre ment de l’action climatique en Côte d’Ivoire prend un les défis des changements climatiques dans tous les tournant décisif par la création d’une Direction centrale secteurs et qui contribue à l’amélioration des conditions en charge de la Lutte contre les Changements de vie des populations et leur résilience". Climatiques (DLCC) en 2016 en vue de coordonner l’action climatique. En effet, depuis 1994, le pays a adhéré aux protocoles et plans d’actions internationaux visant la mise en œuvre Ce qui réaffirme la volonté de la Côte d’Ivoire d’élever les opérationnelle de la Convention. Laquelle adhésion s’est changements climatiques au rang de priorité nationale. manifestée par la ratification de la Convention-Cadre des D’ailleurs, en élaborant le Plan National de Développe- Nations Unies sur les Changements Climatiques (1994) ment (PND) 2021-2025 qui est le document de et de ses protocoles notamment le Protocole de Kyoto référence en matière de planification du développement (2007) et l’Accord de Paris (2016). national, l’Etat a consacré l’un des six (06) axes prioritaires notamment l’axe 5 à la lutte contre les Cet engagement s’est traduit par la mise en place en changements climatiques. 2005, d’une Autorité Nationale en charge du Mécanisme pour un Développement Propre (AN-MDP) issu du Le présent document des CDN révisées se veut un outil protocole de Kyoto. Ensuite, en 2011, l’Etat de Côte d’aide à l’identification et à l’évaluation des besoins et d’Ivoire a adhéré au Mécanisme de Réduction des Emis- moyens d’intégration des actions de lutte contre les sions de Gaz à Effet de Serre, issues de la Déforestation changements climatiques dans les plans et politiques et de la Dégradation des Forêts (REDD+). Cet engage- sectoriels (voir Tableau I). ment s’est ensuite consolidé en 2012, par la création d’un Programme National de lutte contre les Change- Malgré cette volonté politique manifeste, beaucoup reste ments Climatiques (PNCC) suivi par l’adhésion en 2013 à faire tant au niveau de la mobilisation des acteurs à la Coalition pour le Climat et l’Air Pur (CCAC) en vue de publics et privés qu’au plan de l’opérationnalisation de la réduction des polluants climatiques de courte durée politiques et stratégies d’atténuation et d’adaptation aux de vie (SLCP). En 2015, le pays s’est engagé dans le changements climatiques y compris les questions liées processus du Plan National d’Adaptation (PNA). Au au genre (voir Encadré 1 et 2). ENCADRE 1 PRISE EN COMPTE DES QUESTIONS LIEES AU GENRE DANS L'ACTION CLIMATIQUE EN COTE D'IVOIRE Afin de prendre en compte les questions liées au genre dans l’action climatique conformément aux dispositions de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD), a développé des initiatives de mobilisation et d’engagement des parties prenantes clés au niveau national, lesquelles ont abouti à l’élaboration en 2019 d’une Stratégie Nationale Genre et Changements Climatiques (2020-2024). Il faut noter, entre autres, la mise en place de mécanismes de discussion, de partage d’expériences et de renforcement des capacités sur le lien entre le genre et le climat qui ont conduit à un « dialogue structuré ». Cette dynamique est renforcée par un Mémorandum d’Entente (MoU) signé par le Ministre de l’Environnement et du Dévelop- pement Durable et la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le 25 octobre 2021. Cet engagement politique de haut niveau vise à renforcer le processus de plaidoyer pour l’intégration systématique du nexus genre et climat dans les planifications sectorielles, les documents stratégiques et de politique au niveau national. Dans le cadre de l’intégration de la thématique genre et climat, la prise en compte du genre se fait de façon transversale à tous les secteurs prioritaires identifiés dans le cadre des CDN. Ainsi, il s’agit d’analyser : (i) en matière d’atténuation, la responsabilité différenciée des hommes et des femmes dans les mécanismes d’émissions et/ou de réduction des Gaz à Effet de Serre et (ii) en matière d’adaptation, la situation différenciée des hommes et des femmes en lien avec les risques de vulnérabilité et les chaînes d’impact afin de renforcer le volet genre dans le Plan National d’Adaptation. 10 TABLEAU I : LES GRANDES PRIORITES SECTORIELLES DE LA COTE D’IVOIRE VOLETS SECTEURS PRINCIPAUX ENJEUX • Améliorer l'accès des populations à l'électricité et à l'énergie à un prix accessible ; • Accroître l'utilisation des énergies renouvelables dans la production d'électricité ; Energie • Améliorer l’efficacité énergétique ; Atténuation • Renouveler et diversifier le parc automobile ivoirien ; • Promouvoir le transport de masse. • Améliorer la collecte des déchets et la salubrité urbaine ; Déchets • Assurer la gestion durable et la valorisation des déchets. • Rechercher l’autosuffisance et la sécurité alimentaire ; Agriculture • Améliorer la productivité et la compétitivité. Foresterie • Réduire significativement la déforestation ; • Accroitre le stock carbone. Agriculture, Forêts et utilisation des terres ; • Réduire la vulnérabilité des populations ; Adaptation • Accroitre la résilience aux changements climatiques. Ressources en eau, Santé et Zones côtières. ENCADRE 2 POINTS SAILLANTS DES CDN REVISEES EN MATIERE D’ATTENUATION L’objectif global actualisé de la Côte d’Ivoire représente une réduction des émissions de GES à l’échelle de son économie de 30,41 % en 2030 par rapport au scénario de référence, en se servant des moyens nationaux, et une réduction conditionnelle de 98,95 % à l’horizon 2030 par rapport au scénario de référence, sous réserve d'un soutien financier international approprié. Le scénario d’atténuation menant à l’objectif global de 30,41% dont la mise en œuvre est estimée à dix (10) milliards de dollars US$ pourrait créer environ 34800 emplois dans tous les secteurs. EN MATIERE D’ADAPTATION L’adaptation est une priorité pour la Côte d’Ivoire au regard de sa grande vulnérabilité aux impacts du changement climatique. Le coût de la mise en œuvre des programmes d’adaptation dans les secteurs les plus affectés est estimé à près de 12 milliards de dollars US$. Les secteurs prioritaires concernés sont les ressources en eau, l’agriculture y compris l’élevage et l’aquaculture, la foresterie et l’utilisation des terres, la santé et les zones côtières. Les mesures d’adaptations aux nombres de vingt (20) pourraient créer 580 000 à 870 000 emplois. ASPECTS TRANSVERSAUX La prise en compte des aspects transversaux tels que le genre, la territorialisation de l’action climatique, les emplois verts, la santé et la pollution de l’air dans la mise en œuvre des CDN engendrerait des co-bénéfices importants. Ainsi, la prise en compte du genre peut significativement améliorer la gouvernance climatique notamment en milieu rural. Quant à la territoria- lisation des CDN, elle permettra d’intégrer les préoccupations climatiques dans les plans, politiques et stratégies de dévelop- pement local. S’agissant des emplois verts, ils constituent une double aubaine par la participation à la réduction du chômage d’une part, et le développement d’un modèle économique plus respectueux de l’environnement et de l’être humain d’autre part. Enfin, la réduction des polluants climatiques de courte durée de vie (SLCP) permettrait en plus de contribuer significati- 11 vement à l’atténuation des GES, d’éviter plus de 7 000 décès prématurés dus à l’exposition aux particules fines à l’horizon 2030, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air, la santé des populations et au développement durable. FINANCEMENT ET FLUX D’INVESTISSEMENT La mise en œuvre des CDN nécessite des investissements importants qui surpassent la capacité de l’Etat ivoirien. Elle requiert donc une coopération renforcée entre l’Etat ivoirien, le secteur privé et les institutions financières internationales y compris les nouveaux mécanismes financiers climatiques tels que le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et les instruments financiers des banques multilatérales de développement. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire considère, comme étant primordiale, la mise en place de mécanismes de marché et non marché de façon à favoriser la coopération entre les pays, tel que prévu à l’article 6 de l’Accord de Paris notamment, en réduisant les coûts totaux pour atteindre l’objectif de limitation de la hausse des températures édicté à l’article 2 dudit Accord. ABANDON DU CHARBON COMME SOURCE D’ENERGIE La construction de la centrale à charbon de San-Pedro était l’un des derniers grands projets liés à l’utilisation du charbon comme source d’énergie en Afrique. Avec une capacité initiale de 1400 MW réduite ensuite à 700 MW, elle devrait voir le jour en 2024. La centrale était censée approvisionner en électricité les infrastructures industrielles de San-Pedro ainsi qu’une grande partie de la Côte d’Ivoire. Cependant, compte tenu des enjeux envirronnementaux et climatiques, le combustible gaz naturel a été subsituté au charbon. L’abandon du combustible charbon réitère clairement la nouvelle vision de la Côte d’Ivoire de privilégier les énergies propres en vue d’aller vers un modèle économique bas carbone. 12 13 CHAPITRE 1 : ATTENUATION Le développement économique de la Côte d’Ivoire l’année de base 2012 et l’année cible 2030 pour tous les repose sur l’accroissement et l’intensification de la scenarios afin d’assurer un meilleur suivi de la mise en production agricole, la transformation agro-industrielle, œuvre de nos CDN. La Figure 1 présente le scénario de le développement du transport, du commerce et des référence global des émissions de GES de l’ensemble services. Cette impérieuse nécessité de développement des secteurs pour la période 2012-2030. n’entache en rien la volonté politique du pays à contri- buer à la réduction des émissions de GES par la préser- Une description complète des méthodes et des vation de l’environnement et l’accélération de l’utilisa- approches sectorielles utilisées pour quantifier les tion des énergies propres. Cette volonté est traduite sources et les puits de GES de tous les secteurs est dans des plans stratégiques sectoriels et des stratégies fournie dans le rapport " Évaluation intégrée des Gaz à nationales sur lesquels les CDN révisées s’appuient. Effet de Serre, des polluants climatiques à courte durée de vie et des polluants atmosphériques en Côte d'Ivoire:

  18. 1.1. SCENARIO DE REFERENCE Recommandations pour la révision des CDN ", qui Les objectifs d’atténuation des CDN révisées sont expri- résume l'évaluation de l'atténuation des GES réalisée més par rapport à un scénario de référence correspon- pour informer cette mise à jour des CDN. dant à une évolution des émissions de GES à l’horizon 2030, partant de l’année 2012 comme l’année de base. 1.2. OBJECTIF GLOBAL : MESURES INCONDITIONNELLES ET CONDITIONNELLES Ce choix se justifie par deux raisons principales : Le scénario des mesures inconditionnelles d’atténua- tion comprend vingt-sept (27) mesures sur lesquelles • 2012 est l’année la plus récente ayant servi à la Côte d’Ivoire s’engage dans le cadre de ses CDN l’élaboration des inventaires de GES dans la tenant compte de ses circonstances et capacités Troisième Communication Nationale (TCN). Cepen- nationales. Quant aux mesures conditionnelles dant, selon le premier rapport biennal actualisé de la d’atténuation, elles sont au nombre de onze (11). Leur Côte d’Ivoire (BUR1), les inventaires des émissions mise en œuvre est tributaire de soutiens et appuis de GES ont été évalués sur la période 1990-2014. financiers extérieurs accrus. Les données des années 2013 et 2014 dans le secteur Energie n’étant pas disponibles, elles ont Les CDN révisées présentent un objectif inconditionnel par conséquent été reconstituées. d’atténuation de 30,41% correspondant à un abatte- ment de trente-sept (37) millions de tonnes équiva- • 2012 est l’année de base de la première version lent CO2 à l’horizon 2030 par rapport au scénario de des CDN de la Côte d’Ivoire qui n’incluait pas la référence ; tandis que l’objectif conditionnel est porté à foresterie. Sur cette base, 2012 constitue une 98,95% (mesures inconditionnelles et conditionnelles) référence de comparaison entre les deux versions à l’horizon 2030 par rapport au scénario de référence. des CDN. Ce nouvel objectif marque une augmentation exception- nelle de l’ambition d’atténuation par rapport à la Le scénario de référence reflète un taux de croissance première version des CDN tout en dégageant les pers- démographique d'environ 2,5 % par an et un taux de pectives pour l’atteinte de la neutralité carbone à croissance économique d'environ 6 % par an, confor- l’horizon 2030. L’ensemble des mesures permettant mément à la croissance historique récente du PIB en d’atteindre cet objectif global d’atténuation est présenté Côte d'Ivoire. dans l’Annexe I. L’année cible de notre nouvelle ambition demeurera 2030 en accord avec les CDN initiales. Cependant, les émissions de GES seront évaluées chaque année entre 14 Figure 1 : Projections des émissions totales de Gaz à Effet de Serre (GES) de 2012 à 2030 pour le scénario de référence (unité : millions de tonnes équivalent CO2) -37 millions teqCO2 (30,41%) Millions de tonnes eq CO2 -120 millions teqCO2 (98,95%) Figure 2 : Trajectoires inconditionnelles et conditionnelles des émissions de GES résultant de la mise en œuvre de mesures d'atténuation visant les émissions de GES, (unité : millions de tonnes équivalent CO2).

  19. 1.3. REPARTITION SECTORIELLE (27) mesures inconditionnelles, plusieurs sont déjà Les CDN révisées comprennent trente-huit (38) partiellement ou totalement mises en œuvre. Celles-ci mesures d’atténuation (vingt-sept (27) mesures incon- continueront d’atténuer les émissions de GES sur ditionnelles et onze (11) mesures conditionnelles) la période 2020-2030. comme indiqué en Annexe I. Concernant les vingt-sept TABLEAU II: NOMBRE DE MESURES D’ATTENUATION PAR SECTEUR MESURES MESURES SECTEURS TOTAL INCONDITIONNELLES CONDITIONNELLES Energie 17 7 24 Déchets 4 1 5 Agriculture 3 2 5 Foresterie 2 1 3 Procédés Industriels 1 0 1 Total 27 11 38 15 Bien que la transition vers une économie sobre en de la moitié de l’effort national d’atténuation à l’horizon carbone soit un projet transversal reposant sur un large 2030, se positionnant comme un levier essentiel pour la éventail de mesures d’atténuation dans tous les décarbonisation et l’atteinte de la neutralité carbone. secteurs, les secteurs de la foresterie, de l’énergie, des Les détails de l’ensemble des mesures, toutes catégo- déchets et de l’agriculture demeurent le fer de lance de ries confondues, sont présentés en annexe I. Le tableau la décarbonation de l’économie ivoirienne. III présente la répartition par secteur de l’effort global d’atténuation, toutes catégories confondues. Cependant le secteur de la Foresterie et autres Affectation des Terres (FAT) représente largement plus TABLEAU III : REPARTITION ENTRE SECTEURS DE L’EFFORT GLOBAL D’ATTENUATION (INCONDITIONNELLE ET CONDITIONNELLE) EN 2030 (MILLIONS DE TONNES EQUIVALENT CO2) EMISSION DE GES BASELINE EMISSION EMISSION DE GES MESURES EMISSION DE GES 2012 DE GES 2030 MESURES INCONDITION- INCONDITIONNELLES + SECTEUR (MILLIONS DE TONNES NELLES 2030 (MILLIONS (MILLIONS DE TONNES CONDITIONNELLES ÉQUIVALENT CO2) DE TONNES ÉQUIVALENT ÉQUIVALENT CO2) (MILLIONS DE TONNES CO2) ÉQUIVALENT CO2) ENERGIE 18.00 39.91 28.51 (-28.55%) 24.88 (-37.66%) AGRICULTURE 3.98 6.83 5.85 (-14.31%) 5.48 (-19.76%) DECHETS 3.34 6.10 5.31 (-12.96%) 5.31 (-12.96%) FORESTERIE 58.01 68.58 44.81 (-34.65%) -34.41 (-150.18%) TOTAL (SANS FORESTERIE) 25.34 52.86 39.7 (-24.91%) 35.69 (-32.49%) TOTAL (AVEC FORESTERIE) 83.35 121.44 84.51 (-30.41%) 1.27 (-98.95%)

  20. 1.4. CO-BENEFICES DE L'ATTENUATION DES En tant que membre de la Coalition pour le Climat et POLLUANTS CLIMATIQUES DE COURTE DUREE l'Air Pur (CCAC) depuis 2013, la Côte d'Ivoire s'est DE VIE (SLCP) ET DES AUTRES POLLUANTS engagée à prendre des mesures intégrées qui ATMOSPHÉRIQUES améliorent simultanément la qualité de l'air en Côte En entreprenant l'évaluation de l'atténuation des GES d'Ivoire, tout en atténuant le changement climatique. En pour cette mise à jour des CDN, la réduction des émis- 2020, la Côte d'Ivoire a publié son plan national de sions de polluants climatiques de courte durée de vie réduction des polluants climatiques de courte durée de (SLCP) et de polluants atmosphériques résultant de la vie. Ce plan identifiait 16 mesures spécifiques ciblant mise en œuvre des mesures d'atténuation a également les principales sources de polluants atmosphériques et été quantifiée. La Côte d'Ivoire prend acte des résultats de polluants climatiques de courte durée de vie, du rapport 2018 du Groupe d'experts Intergouverne- susceptibles de réduire considérablement les mental sur l'Evolution du Climat (GIEC) sur le réchauf- émissions de carbone noir, de méthane, de particules fement de la planète à 1,5 degré Celcius, qui indique fines, mais aussi de réduire simultanément le dioxyde qu'il n'y a aucune voie pour limiter l'augmentation de la de carbone. température à moins de 1,5 °C sans des réductions à grande échelle des polluants climatiques de courte La mise en œuvre du plan national de réduction des durée de vie comme le méthane, le carbone noir et les polluants climatiques de courte durée de vie de la Côte hydrofluorocarbures. La population de la Côte d'Ivoire d'Ivoire pourrait donc contribuer de manière subit également les effets des émissions de polluants substantielle à la réalisation des objectifs actualisés climatiques à courte durée de vie et de polluants atmos- décrits dans ces CDN. phériques sur sa santé, en raison de l'exposition à des niveaux élevés de pollution intérieure et extérieure. L'évaluation de l'atténuation des GES pour cette mise à jour des CDN a intégré certaines des mesures Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d'atténuation incluses dans le plan national de de 34 000 décès prématurés par an en Côte d'Ivoire réduction des polluants climatiques de courte durée de sont associés à l'exposition à la pollution vie. En conséquence, la mise en œuvre des CDN atmosphérique. révisées de la Côte d'Ivoire devrait permettre d'obtenir 16 des avantages substantiels en matière de réduction des mettre en œuvre l'amendement de Kigali. Ces réduc- polluants climatiques de courte durée de vie et des tions d'émissions seraient encore accrues après 2030, polluants atmosphériques, en générales et conformément au calendrier d'élimination progressive d'amélioration de la qualité de l'air et de santé publique. de HFC prévu par l'amendement de Kigali. Ainsi les CDN révisées devraient permettre, par rapport En raison de la réduction simultanée des SLCP et des au scénario de référence, de réduire : polluants atmosphériques en plus des GES au fur et à mesure que la Côte d'Ivoire met en œuvre ses CDN, les • Les émissions de carbone noir (BC) de 58% en 2030 ; effets d’amélioration de la qualité de l'air intérieur et • Les émissions de méthane (CH4) de 30 % en 2030 ; extérieur ont été estimés à environ 7 000 décès préma- • Les émissions de particules (PM) de 64 % en 2030 ; turés évités par an en 2030, améliorant ainsi considéra- blement la santé publique. Les principales mesures • Les émissions des oxydes d'azote (NOx) de 42% en d'atténuation des CDN révisées de la Côte d'Ivoire qui 2030. conduisent à des réductions substantielles des SLCP et d'autres polluants atmosphériques sont présentées à En outre, les émissions de HydroFluoroCarbures (HFC) l'annexe I. seraient réduites de 20 %en 2030 par rapport au scénario de référence, car la Côte d'Ivoire commence à ENCADRE 3 : VOLET ATTENUATION COMPARAISON CDN 2015 / CDN REVISEES Dans les CDN de la Côte d'Ivoire, l’objectif de réduction des émissions de GES en 2030 était d’environ dix (10) millions de tonnes équivalent CO2 par rapport au scénario de référence de 2015. Cet objectif correspondait à un abattement de 28,25%. Ces réductions d'émissions étaient réparties entre sept (07) secteurs (Production d'électricité, Transport, Industrie, Approvisionnement en énergie, Bâtiments, Agriculture, Déchets). Cependant, plusieurs sources clés et secteurs transversaux stratégiques n'étaient pas inclus dans les CDN de 2015 et ont été pris en compte dans cette révision des CDN. Les principales différences entre les CDN révisées et les CDN de 2015 sont les suivantes : • Les sept (07) secteurs considérés dans le volet atténuation des CDN de 2015 pour évaluer les émissions de GES ont été regroupés en quatre (04) secteurs stratégiques que sont : Energie (production d’électricité, transport, industrie et bâtiments), Déchets, Agriculture et Foresterie ; • L'inclusion du secteur de la Foresterie et autres Affectations des Terres fournit une bonne base pour accroitre davantage l'ambition d'atténuation des GES, par la réalisation des objectifs de la Stratégie de Préservation, de Réhabili- tation et d’Extension des Forêts de la Côte d'Ivoire ; • La prise en compte du nouveau plan directeur de production et de transport d’électricité consacrant l’abandon du charbon au profit du gaz naturel comme une source d’énergie pour la future centrale thermique de San-Pédro ; • Les efforts de réduction chiffrés à environ 10 millions de tonnes équivalent CO2 (28,25%) ont évolués. Dans les CDN révisées, l’ensemble des mesures inconditionnelles sans la foresterie représente 13,2 millions de tonnes équivalent CO2 (25 %) de réduction des GES par rapport au nouveau niveau de référence (sans les émissions du secteur FAT) ; En ajoutant la foresterie, les efforts de réduction représentent trente-sept (37) millions de tonnes équivalent CO2 (30,41 %) de réduction par rapport au nouveau scénario de référence ; 17 • Dans les CDN révisées, il est prévu d’actualiser et de mettre en œuvre le plan national de réduction des SLCP. Cette réduction pourrait renforcer l'ambition d'atténuation ainsi qu'offrir des co-bénéfices substantiels pour l'amélioration qualitative de l'air et de la santé humaine (plus de 7 000 décès prématurés évités par an à l’horizon 2030) grâce une réduction de la pollution atmosphérique ; • Outre les réductions de méthane et de HFC qui contribuent à l'atténuation globale des GES, les émissions de polluants atmosphériques tels que carbone noir, les oxydes d’azote et les particules fines peuvent être réduites considérablement grâce à la mise en œuvre de mesures d'atténuation notamment le passage à des combustibles plus propres pour la cuisson, le transport, la production d’électricité et les industries ; • Les secteurs stratégiques comme les Emplois verts, la Territorialisation et le Genre ont permis de ressortir les co-bénéfices et d’apporter une valeur ajoutée qualitative aux mesures définies dans les CDN révisées. 18 19 CHAPITRE 2 : ADAPTATION

  21. 2.1. IMPACTS ET VULNERABILITE (i) Agriculture, élevage, aquaculture ; Classée 144ème sur 169 pays pour son indice ND- (ii) Forêts et utilisation des terres ; GAIN, la Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus (iii) Ressources en eau; vulnérables aux changements climatiques du fait de sa (iv) Santé ; situation géographique, de sa structuration écono- (v) Zones côtières. mique et sa faible préparation à faire face aux effets néfastes des changements climatiques. L’agriculture, Le genre, la biodiversité et la territorialisation sont représentant ¼ du PIB du pays et plus de la moitié des considérés comme des priorités transversales à tous emplois, constitue l’une des principales sources les secteurs. L’ensemble des mesures permettant de d’émission de Gaz à Effet de Serre. Elle est par ailleurs réduire la vulnérabilité, de renforcer la résilience et les négativement impactée par la hausse des températures capacités adaptations des secteurs, des communautés et le changement du régime des précipitations avec des locales et des acteurs nationaux est présenté dans répercussions négatives sur la productivité agricole et l’annexe 2. plus généralement sur la sécurité alimentaire. De plus, à l’échelle de l’Afrique, la superficie des terres 2.3. EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR arides et semi-arides pourrait augmenter de 5 à 8 % LES SECTEURS PRIORITAIRES d’ici à 2080 1. Les plaines côtières littorales, abritant En Côte d’Ivoire, les répercussions négatives des chan- 30 % de la population ivoirienne et 80% des activités gements climatiques sont perceptibles dans de nom- économiques du pays, subissent déjà fortement les breux secteurs dont les principaux sont les suivants : effets néfastes des changements climatiques qui accen- tuent l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière • Agriculture, élevage, aquaculture : (i) modifica- mettant ainsi en péril les vies humaines, en particulier tion du calendrier agricole, baisse des volumes de pour les personnes vivant sur le littoral. production pour certaines cultures, (ii) change- ments des zones climatiques favorables aux A l’échelle du pays, les changements climatiques cultures, (iii) dégradation et diminution des pâtu- menacent de faire basculer près d’un million d’ivoiriens rages et augmentation des risques de mortalité du supplémentaires dans l’extrême pauvreté 2 , d’augmen- bétail. ter le risque de stress hydrique, avec de plus en plus de régions qui devraient voir plus de 10 % de leur popula- • Forêts et utilisation des terres : (i) dépérissement tion en pénurie d'eau, et d’augmenter la recrudescence des forêts, (ii) augmentation du risque de feux de des maladies associées à l’air et à l’eau 3 parmi les forêts et augmentation de la dégradation des sols et populations sensibles. Les femmes sont particulière- de la désertification qui vont renforcer les inégalités ment vulnérables aux conséquences négatives du chan- de genre surtout en matière d’accès aux terres gement climatique du fait de la division du travail et des arables. rôles de genre, des disparités économiques et des déséquilibres de pénibilité et de temps dédié aux tâches • Ressources en eau : (i) baisse de la disponibilité domestiques qui pénalisent leurs opportunités en eau de surface pour les fleuves Bandama et d’adaptation. Sassandra, (ii) forte baisse de la charge en eaux souterraines, (iii) augmentation de l’évapotranspira-

  22. 2.2. OBJECTIFS A L’HORIZON 2030 tion des eaux de surface (notamment dans la L’objectif à l’horizon 2030 du volet adaptation est de Comoé), (iv) mauvaise répartition spatio-temporelle réduire la vulnérabilité et d’accroître la résilience des des ressources en eau et augmentation des risques cinq (5) secteurs identifiés comme prioritaires à de sécheresse. savoir : 1 GIEC, 2007 : Bilan 2007 des changements climatiques. Contribution des Groupes de travail I, II et III au quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [Équipe de rédaction principale, Pachauri, R.K. et Reisinger, A. (publié sous la direction de~)]. GIEC, Genève, Suisse, …, 103 pages 2 Banque Mondiale, 2018. Rapport annuel 2018 de la Banque mondiale. Washington, DC: World Bank. World Bank. https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/30326 License : CC BY-NC-ND 3.0 IGO.” 3 CIMA, UNISDR (2018). Profil de Risque de Catastrophe en Côte d'Ivoire. 20 • Santé : (i) augmentation de la température de l'air, • Santé : (i) faible mémoire institutionnelle en couplé avec la sécheresse et la poussière (sable, termes d'archivage des données, (ii) faible propor- pollen…) peut entraîner la recrudescence ou le tion du budget de l’Etat allouée au secteur de la développement de maladies respiratoires (asthme) santé, (iii) faible diffusion et application des procé- et cardiovasculaires, (ii) augmentation des vagues dures de gestion des infrastructures et équipements de chaleur extrêmes avec des effets intenses sur les de la santé, (iv) insuffisance de personnel médical, femmes enceintes et les femmes en phase de (v) insuffisance des systèmes d’alerte épidémiolo- ménopause, (iii) variabilité de - fortes - précipita- giques pour anticiper les maladies liées au climat, tions pourraient amplifier les risques de maladies (vi) faible connaissance sur les liens entre vectorielles (paludisme, dengue), et l’insuffisance changement climatique et santé. de canaux d’évacuation, peut être vectrice de bactéries entraînant des maladies d’origine hydrique • Zones côtières : (i) faible prise en compte des et diarrhéiques (choléra). mesures d’adaptation dans les zones côtières liées au coût élevé des infrastructures à construires, (ii) • Zones côtières : (i) intensification de l’érosion action destructrice de l’homme sur les écosystèmes côtière ces dernières décennies en Côte d'Ivoire telles que les mangroves, (iii) instabilité des avec une érosion préoccupante de la côte basse embouchures. sablonneuse enregistrant des vitesses de recul de la ligne de rivage de l'ordre de 1 à 3 mètres voire plus 2.5. MESURES D’ADAPTATION DANS LES SECTEURS par endroits (Abidjan, Grand-Lahou), (ii) augmenta- PRIORITAIRES tion des risques d’inondations et de submersions Les mesures identifiées dans les différents secteurs marine. prioritaires du volet adaptation sont les suivantes :

  23. 2.4. OBSTACLES ET LACUNES DANS LES SECTEURS • Agriculture, élevage, aquaculture : (i) mettre en PRIORITAIRES place des mesures de protection contre les risques Les principaux obstacles et lacunes rencontrés dans la climatiques, (ii) promouvoir les pratiques agricoles mise en œuvre des mesures d’adaptation concernent protectrices des sols, (iii) soutenir des systèmes les secteurs suivants : agropastoraux et halieutiques intelligents face au climat et protecteurs des ressources naturelles. • Agriculture, élevage, aquaculture : (i) insuffi- sance de sensibilisation et de formation des agricul- • Forêts et utilisation des terres : (i) améliorer la teurs en termes de commercialisation des produits gouvernance foncière, (ii) renforcer la protection agricoles (organisation), (ii) non prise en compte des forêts et lutter contre la dégradation des terres, des besoins spécifiques des femmes dans les (iii) restaurer les terres et forêts dégradées. programmes d’encadrement technique, (iii) non-maitrise des ressources en eau, (iv) faible • Ressources en eau : (i) appuyer la Gestion accès aux biofertilisants et manque de planification, Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), (ii) renfor- (v) insuffisance de données d’observation et de cer les transferts de technologies pour une services climatiques appropriés. meilleure gestion des ressources en eau. • Forêts et utilisation des terres : (i) pratiques • Santé : (i) renforcer la surveillance des maladies anthropiques inadaptées, (ii) insuffisance de sensibles liées au changement climatique, (ii) capacités techniques, de ressources financières de renforcer les capacités techniques pour faire face à structures étatiques et des communautés, (iii) une récrudescense des maladies liées au change- précarité du système foncier engendrant des ments climatique, (iii) renforcer les capacités conflits fonciers, (iv) faible connaissances sur les institutionnelles et la collaboration intersectorielle. sols. • Zones côtières : (i) renforcement des capacités techniques et financières des institutions et de • Ressources en eau : (i) difficultés de coordination toutes les parties prenantes pour la gestion intégrée entre les agences étatiques, (ii) insuffisance en des zones côtières, (ii) mise en place d’un système matière d’informations fiables et pertinentes notam- d’alertes précoces, (iii) soutenir les communautés ment en termes de réseaux hydrométriques les plus vulnérables à travers des investissements fonctionnels et de réseaux hydrométéorologiques. physiques et sociaux. 21

  24. 2.6. PLAN NATIONAL D’ADAPTATION (PNA) la structuration de l’approche verticale de l’adaptation La loi d’orientation sur le développement durable et sur la durabilité de certaines interventions. N°2014-390 du 20 juin 2014 fournit une base juridique au PNA qui s’inscrit dans une approche plus large et En outre la faisabilité de certains instruments finan- intégrée de la protection de l'environnement et du déve ciers, appliqués à l’adaptation, telle que l’assurance loppement durable. climatique sont réalisés. Plusieurs consultations ont été engagées sur le volet Genre et ont abouti à la mise en Ainsi en 2015, année de soumission des premières place d’une plate-forme genre et changements CDN du pays, le processus PNA a démarré par des climatique et à l’élaboration d’un plaidoyer à l’attention consultations en vue de l’élaboration d’une feuille de du Ministère de l’Environnement et du Développement route avec le soutien du programme d'appui mondial au Durable et du Ministère en charge de la Femme, de la PNA. En mars 2017, une proposition de projet de Famille et de l’Enfant. Ce plaidoyer a abouti à la renforcement de l’intégration de l’adaptation aux chan- signature d’un Mémorandum d’Entente sur le genre et gements climatiques dans la planification du dévelop- les changements climatiques, en 2020 entre les deux pement en Côte d’Ivoire fût soumise au Fonds Vert ministères. Climat via la fenêtre « Readiness Adaptation », approuvée en février 2019. Des ateliers de formation sur la base de programmes ciblés ont été déployés. L’amélioration du cadre institu- Ainsi, plusieurs activités ont été entreprises en prélude tionnel à travers une meilleure connaissance sur les à l’élaboration du PNA. Il s’agit d’études spécifiques sur mandants liés au processus PNA a été engagée. Des l’adaptation, le secteur privé, les rôles et responsabili- analyses sur le dispositif Mesure-Notification-Vérifica- tés des acteurs dans le cycle d’élaboration et de mise en tion (MNV) pour l’adaptation ont été engagées. Les œuvre du PNA, les guides méthodologiques et les limites, les gaps, les obstacles, les opportunités, les rapports d’évaluation des risques climatiques, de quan- leçons apprises, les bonnes pratiques et les perspec- tification des impacts et des coûts des options d’adap- tives seront également identifiés. A terme, le PNA sera tation. Des synergies avec d’autres partenaires disponible en 2022, en complément du volet adaptation techniques et financiers sont en cours, en vue de des présentes CDN. l’élaboration de projets structurants sur l’adaptation, de ENCADRE 4 : VOLET ADAPTATION COMPARAISON CDN2015 / CDN REVISEES Dans le cadre de la révision des CDN de la Côte d'Ivoire, une mise à jour des secteurs vulnérables a été effectuée sur la base des quatre (4) critères suivants : l’indice ND-GAIN de l’Université Notre Dame (Notre Dame Globale Adaptation Initiative), les études de vulnérabilités sectorielles, les priorités politiques et les perceptions des acteurs de territoire sur les vulnérabilités sectorielles. Ainsi, dans les CDN révisées cinq secteurs (05) vulnérables ont été identifiés comme prioritaires pour lesquels le renforcement de la résilience est primordial : • Agriculture, élevage et aquaculture ; • Forêts et utilisation des terres ; • Ressources en eau ; • Santé ; • Zones côtières. Ensuite, pour chacun de ces 5 secteurs vulnérables prioritaires, ont été déclinés des axes stratégiques et actions prioritaires. Les objectifs d’adaptation par secteur ont été établis sur les bases des politiques sectorielles afin de garantir la cohérence et la vision à long terme. Enfin, les synergies avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), entre autres, l’ODD 2 Lutte contre la faim, l’ODD 3 Santé et Bien-être et l’ODD 5 Egalité entre les sexes ont été mises en évidence. 22 23 CHAPITRE 3 : MISE EN OEUVRE DES CONTRIBUTIONS DETERMINEES AU NIVEAU NATIONAL

  25. 3.1. DISPOSITIF DE GOUVERNANCE DES CDN tion et d’adaptation de ses CDN révisées au moyen de En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre des CDN est placée diverses sources. sous l’égide du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Pour le fonctionnement Sources endogènes efficace d’un dispositif de gouvernance des CDN, une attention particulière doit être accordée aux principes • Budget national : il s’agira de mobiliser des suivants : ressources financières à travers l’alignement des mesures des CDN avec les plans nationaux de déve- Le principe d’inclusion : tous les acteurs intervenant loppement ainsi que l’inscription de ces mesures dans la lutte contre les changements climatiques aux programmes d’investissements publics. doivent être associés à la mise en œuvre des CDN ; • Finance privée : la participation du secteur privé au financement de la mise en œuvre des CDN Le principe de l’appropriation : tous les acteurs inter- constitue un élément essentiel. Elle permettra venant dans la lutte contre les changements clima- notamment de développer des financements tiques doivent s’investir davantage dans la mise en innovants tels que les marchés carbones locaux. œuvre des CDN ; Sources exogènes Le principe de coordination : les rôles et responsabili- tés de tous les acteurs intervenant dans la lutte contre • Finance climatique : le développement de la les changements climatiques doivent être clairement finance climatique internationale constitue un réel définis. espoir pour les pays en développement et la Côte d’Ivoire en particulier. L’accroissement de la capitali-

  26. 3.2. PLANS DE MISE EN ŒUVRE ET DE sation des fonds climat tels que le Fonds Vert Climat SUIVI DES CDN (FVC) et le Fonds pour l’Adaptation (FA) ainsi que Le processus de révision des CDN inclut l’élaboration les décaissements en direction des pays en d’un plan d’investissement assorti d’une stratégie de développement constituent une attente primordiale. mobilisation des ressources. Ces documents viendront apporter plus de précisions sur les coûts estimatifs • Partenaires techniques et financiers : l’accompa- mentionnés dans le budget global des CDN de la Côte gnement des partenaires techniques et financiers à d’Ivoire. Pour la mise en œuvre des CDN, il est la réalisation des ambitions environnementales de la également prévu la mise en place d’un cadre de suivi et Côte d’Ivoire a été déterminant depuis les premières évaluation. Les résultats de ce processus de révision évaluations environnementales ayant abouti à indiquent la nécessité d’impliquer des acteurs de trois l’élaboration du Plan National d’Action pour niveaux dans le suivi de la mise en œuvre que sont : le l’Environnement (PNAE) de 1994, en passant par niveau politique, le niveau technique et le niveau l’évaluation environnementale post-conflit de 2015, administratif. Aussi, dans le but de diffuser les acquis jusqu’à l’élaboration des Contributions Déterminées en matière de changement climatique, une stratégie de au niveau National (CDN) de 2022. Le maintien et le communication sera t-elle élaborée. Cette stratégie renforcement de ces appuis sont plus que permettra de mieux communiquer en vue sensibiliser, nécessaires au regard des urgences liées à l’atteinte de diffuser l’information climatique aux populations et des objectifs climatiques dans les prochaines de présenter les résultats des CDN. décennies.

  27. 3.2.1. SOURCES ET MECANISMES DE Autres instruments économiques : la Côte d’Ivoire, à FINANCEMENT l’instar d’autres pays entend diversifier ses instruments La Côte d’Ivoire entend financer les mesures d’atténua- économiques pour le financement de ses actions environnementales et climatiques. A ce titre, elle s’est 24 récemment engagée dans un processus de préparation autour de quatre (4 ) piliers stratégiques. Cette mise en et d’émission d’obligations vertes sur les marchés œuvre s’étend sur la période de 2022-2030 et sous-régionaux et internationaux. mobilisera plusieurs acteurs et partenaires de mise en œuvre (Figure 3).

  28. 3.2.2. PLAN DE PARTENARIAT POUR LA MISE EN ŒUVRE DES CDN Le plan de partenariat (annexe 3), développé par le pays dans le cadre du partenariat mondial pour la mise œuvre des CDN (NDC Partnership), identifie les partenaires d’appui à la mise en œuvre et au suivi des CDN. Ce plan a défini des mesures et une planification concrète pour la mise en œuvre desdites mesures 1 2 3 4 GOUVERNANCE MISE EN ŒUVRE COMMUNICATION GENRE ET STRATÉGIE DES CDN - Primature, - Ministère de - Primature, - Ministère de - Ministère de l’Environnement - Ministère de l’Environnement l’Environnement et du et du Développement l’Environnement et du Développement Développement Durable, et du Développement Durable, Durable, - Ministères Sectoriels, Durable, - Ministère de la - Ministère de - Secteur Privé, - Ministère de la Famille de la Femme l’Economie et des - Organisations de la Communication, et de l’Enfant, Finances, Société Civile. - Secteur Privé, - Observatoire National - Ministère du Plan et - Organisations de la de l’Equité et du du Développement, Société Civile. Genre, - Ministères sectoriels. - Secteur Privé, - Organisations de la Société Civile. Ministère de l’Environnement et État ivoirien du Développement Partenaires Techniques Partenaires Techniques Durable Partenaires Partenaires Techniques et Financiers et Financiers Techniques et Financiers et Financiers AGENCES DE MISE EN ŒUVRE PARTENAIRES FINANCIERS Figure 3 : Partenaires de mise en œuvre des CDN 25

  29. 3.3. BUDGET GLOBAL DES CDN Cependant cette première estimation des coûts a mis en

  30. 3.3.1. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS exergue un besoin de renforcement des éléments de Malgré les contraintes d’ordre techniques et méthodo- prospective à court et moyen termes (horizons 2030 et logiques, il est important de pouvoir chiffrer au mieux 2050) et d’identification des besoins en financement les engagements pris dans les CDN révisées. A ce titre, dans les secteurs prioritaires, en particulier pour le un premier chiffrage qui a pour vocation de donner un secteur de la santé qui a fait l’objet de peu d’études. ordre de grandeur des investissements nécessaires Ainsi, le plan d’investissement viendra affiner les coûts pour réaliser les engagements pris dans ces CDN a été des actions contenues dans les CDN. réalisé. Pour cela, les coûts des actions prioritaires ont été estimés à partir de : (i) une revue des documents de 3.3.2. COÛT GLOBAL DES CDN politique et programme budgétisés existants, (ii) une Le coût global pour la mise en œuvre des CDN révisées revue des coûts des projets existants et en cours de représente une enveloppe budgétaire totale d’environ préparation et (iii) des consultations des parties vingt-deux (22) milliards de dollars US$. Ils sont prenantes. répartis de la façon suivante : A titre d’exemple, le coût de la dégradation des zones • Dix (10) milliards de dollars US$ pour le volet côtières en Côte d’Ivoire, selon une évaluation de la atténuation, soit 5 000 milliards de FCFA* ; Banque Mondiale, s’élèverait à 1,985 millions (soit 992 • Douze (12) milliards de dollars US$ soit 6 000 500 000 000 de FCFA)* de dollars par an. Tandis que les milliards de FCFA*. coûts des dommages d’une élévation de 20 cm du niveau de la mer d’ici 2050 dans la seule ville d’Abidjan, évalué dans le cadre du programme WACA, a été estimé à environ 460 milliards de FCFA par an. 12 Milliards en US$ Budget adaptation 10 Milliards en US$ Budget atténuation Figure 4 : Répartition des ressources entre l’adaptation et l’atténuation pour la mise en œuvre des CDN de la Côte d'Ivoire. La mise à jour des CDN de la Côte d’Ivoire a été un processus participatif et inclusif qui a nécessité beaucoup d’informations pour améliorer la clarté, la transparence et la compréhension de ce document des CDN révisées (cf annexe 5). (*) Avec une parité de 1 dollar = 500 FCFA 26 ANNEXES 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 DIRECTION DE LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Contributions Déterminées au niveau National (CDN-COTE D’IVOIRE) · Nelum