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قوانين الكونغو - برازافيل

Décret nº 2008-129 portant approbation du programme national pour la sécurité alimentaire 2008-2012

صدر في 2008-06-23 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
لائحة
المنظمة
Central African Forest Commission (COMIFAC)
الدولة
الكونغو - برازافيل
الموضوعات
Agricultural and rural development, Food and nutrition
الكلمات المفتاحية
agricultural development, agricultural extension, farming, financial agricultural measures, policy/planning, food security

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  1. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offlelel de la Republtque du Congo 1129 Article premier : est approuve le programme national pour la securtte allmentaire 2008-2012, dont le texte est annexe au present decret. Article 2 : Le present decret sera publie au Journal officiel et communique partout 011 hesoin sera. Fait a Brazzaville, le 23 juln 2008 Par le President de la Republtque, Denis SASSOU N'GUESSO 1£ ministre de l'agriculture et de l'elevage, Rigobert MABOUNDOU 1£ ministre de l'economie. des finances et du budget, Pacifique ISSOIBEKA PROGRAMME NATIONAL POUR LA SEcURITE ALIMENTAIRE 2008·2012 SIGLES ET ABREVIATIONS M1NISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE D6cret 2008-129 du 23 juin 2008 portant approba tion du programme national pour la secunte alimentaire 2008 2012, Le President de la Republique, Vu Ia Constitution; Vu te decret n° 2007-615 du 30 decembre 2007 portant nomi nationdes membres du Gouvernement. En Conseil des mmtstres, Decrete : SIGLES CAlC CERAG CRAL CRVZ CSA CSGCA CVTA EAC FAO FIDA FSA I.E,C MAEP MIL MIN MIR MUCODEC OCC OCV ONG ONSA SIGNIFICATION Credit pour l'Agriculture, l'Industrie et le Commerce Centre d'Etudes sur l'Ameltoratton Ocnctique des Plants Tropicaux Centre de Recherche Agronomique de Loudima Centre de Recherche Veterinatre et Zootechnique Commissariat a la Securite Altmentaire comite de Sulvi et de Gestion des Crises Alimentaires Centre de Vulgarisatlon de Techniques Agricoles Enquete Agricole de Conjoncture Organisation des Nations Unies pour l'Altmentation et l'Agriculture Fonds International pour le Developpement de l'Agrtculture Fonds de Soutien a l'Agriculture Information, Education et Communication Mintstere de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Peche Marches d'Interet Local Marches d'Interet National Marches d'Interet Regional Mutuelles Congolaises d'Epargne et de Credit Office du Cafe Cacao Office desCultures vivneres Organisation Non Gouvernementale Office National de la Securite Al1mentaire 1130 Journal offtclel de la Republtque du Congo NO 27 - 2008 L'analyse de cette situation d'insecurtte alimentaire revele que les faiblesses du secteur agricole resultent de plusieursfacteurs : Situee en Afrique centrale, la Republique du Congo s'eterui sur une superficie de 342,000 km2 , Sa population est de trois ma lions et demi d'habitants, dont 48% d'lwmmes et 52% de femmes. Elle est inegalement rcpartic entre la ville (57%) ct la campagne (43%). A cause justement de nombreuses contraintes de son agricul ture, le pays est oblige, depuis plusieurs annees, de vivre d'im portation de denrees alimentaires, Le montant de lafacture liee a cette dependance est esttmee ces derniers temps a plus de cent (lOU) miUiards de francs CFA par annee. Ce qui contraste enormement avec le potentiel dont dispose le pays au plan agropastoral et halieutique. 1£ pays figure parmi lee plus arroses du continent africain. et dispose de dix (10) millions d'hectares de terres cultivables dont a peine 2% sont mises en valeur. Le Congo beneftcie de nom breux atouts et potentialites pour le developpement de son agri culture. Mais, malgre cet enorme potentie~ son economie est actuellement basee essentiellement sur l'exploitation du bois et dupetrole. L'objectifglobal du PNSA est de contribuer a In resolution de ce paradoxe notoire entre des potentialites naturelles, si immenses, du pays et l'etat d'insecurite alimentalre et de pauvrete qui sont devenues chroniques. Vaincre lafaim, combattre l'insecurite ali mentaire et reduire la pauvrete constituent le but du PNSA. les Objectifs du MiUenaire pour le Developpement le Sammet Mondial de l'Alimentation ; La D~claration des ChefS d'Etat et de Gouvernement de l'Union A.fricatne sur l'agriculture, au sommet de Maputo (2003) ; les propres preoccupations du Gouvernement exprimees dans sa strategie de lutte contre la pauixete (cf. DSRP), a tra vers laquelle le secteur agricole et rural est appele ajouer un role important. tion des circuits de commercialisation l'insl.!tJlsance des infrastructures de transformation, de conservation ou de stockage ; l'inexistence des structures appropriees de credit ; . Au plan organisationnel : Ie bas niveau d'organisation des producteurs et autres acteurs impliques dans le developpement agricole etfou. rural ; . Au planjinancier : lafaiblesse du soutienftnancicr : l'ab~ sence d'appuiftscal et douanier, l'absence de mecanismes de ftnancement du secteur. C'cst ainsi que, pour apporter une solution it ces dYferents blocages, le Gouvernement a adopte, en novembre 2003, les Strategies de Developpement Agricole 2004-2013. Cette volonte du Gouvernement, insptree par Ie projet de societe du President de la Repubuque « La Nouvelle Esperance ',prend aussi appui sur les imperaiifs monces par : En effet, le PNSA prend apput, en plus de la volonte du Gouvernement, sur les acquis du Programme Special pour la 8ecurUe Alimentaire (PSSA) auquelle pays a adhere en 1999 et dont les activites sont eifectives dans certains departements du pays. Ces actions concernent la maitrise de l'eau, l'intens!fica tion des cultures vivrieres, la divers!fication des productions et l'analyse des contraintes. Malgre les quelques faiblesses con smrees, ces actions commencent deja a generer des resultats encourageants. Elles meritent reellement d'etre ameliorees. con solidees et poursuivies. Parce que la faim prive les etres humatns de leur potentiel de trava~ aifaiblit les capacites d'apprentissage des enfanis, depossede les pays pauvres de l'un de leurs biens les plus pre cieux : la ressource humaine, le developpement de l'agriculture (mieux encore la realisation de l'autosujJlsance et de la securtte alimentaires) constitue une avenue prometteuse pour le Congo dans sa lutte contre la pauvrete. Pour le Gouvernement, le Programme National pour la 8ecurite Alimentaire (PNSA), quifait Z'objet du present rapport de formu lation, s'inscrit bel et bien dans le cadre des actions a mettre en reuvre, en vue de reduire le niveau eleve de la dependance ali~ mentaire et de Lutter contre la pauvrete, surtout en milieu rural RESUME EXECUTIF : Projet d'Appui a la Commercialisation et aux Initiatives Locales Petites et Moyennes Entreprlses Agricoles Programme National pour la Sec-Ilrite Alimentaire Projet de Developpement Rural Programme Special pour la Securtte Alimentaire Programme d'Urgence et de Relance des Acttvttes Communautaires Systeme d'Information et de Cartographie sur l'Insecurite Alimentaire et la Vulnerabillte Service National de Reboisement Equipe Villageoise d'Encadrement Association pour le Developpement des Communautes Rurales Actions Secours d'Urgence Association Terre et Village Forum des Jeunes Entrepreneurs Congolais Association pour l'Unite et la Solidarite des Peuples de la Basse Alima PACIL PURAC PRODER PSSA PMEA PNSA SNR EVE ADECOR ASU ATV FJEC AUSPA . Au plan technique : la faiblesse de la productivite du tra vaa agricole : Au plan institutionnel : l'inejJkacite des services ojJkiels d'appui et d'encadrement ; l'implication timide des ONGs et des prives dans le developpement agricole et rural ; Au plan economique : l' enclavement des zones de produc tion, ce qui rend difftcile I'acces aux marches ; l'inorganisa SICIAV Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtctel de la Republtque du Congo 1131 Ses obJectifs specifiques sont l'accroissement de la production agro-pastorale et halieutique nationale groce a une innovation technologique, incluant cgalement l'introduction des intrants de qualtte ; le renforcement des capacites des acteurs ; l'amelioration de la commercialisation, de la transformation, du stoclcage et de la conservation des produits ; la mise en place et le reriforcement du dispositif de suivi, d'alerte et de reaction rapide ; l'a.melioration des revenus et du niveau de vie des produc teurs ruraux, surtout des femmes et des jeunes ; la diversiflcation des sources de revenu des ruraux ; la garantie de la disponibUtte des denrees alimentaires la protection de l' environnement et la conservation des ressources naturelles. Laformulation comme la mise en reuvre du PNSA se basent sur une approche participative qui implique l'ensemble des acteurs sur toute la ligne, deputs laformulationJusqu'c'i l'evaluation des activttes, en passant par le choix et l'execution des sous-pro grammes et leurs composantes. Cette approche vise reellement une pieine participation de tous les acteurs (des producteurs d la base surtout), aftn de susctter une dynamique plus e.fflcace et meiUeure au point de vue qualttatij, capable de garantir la dura bilite des actions du programme. L'apport du PNSA, au cours des cinq (5) premieres annees de sa mise en reuvre, consistera donc a mettre en reuvre, en synergie avec les autres programmes et/ou projets, un disposttif tech nique et organisationnel devant favoriser l'auto-initiative de developpement a la base. A ce suiet. des efforts soutenus sont attendus notamment du Gouvernement en vue de la mobUisa tion des ressources indispensables a la mise en reuvre du PNSA. Les principaux benejkiaires du programme sont : les produc teurs a la base, les ONGs, les operateurs prives, les structures d'appui du secteur public. En tenant compte des quatre principaux aspects de la securite alimentaire, a savoir : la disponibilite, la stabUite, l'accessibUtte et l'utUisation e.fflciente des approvisionnements alimentaires, le PNSA regroupe ses interventions, outre le valet suivi-evaluation, dans les sous-programmes suivants : 1- Valorisation des ressources naturelles de base. 2- Intensiflcation des cultures. 3- Productions urbaines et periurbaines. 4- Diversiflcation des systemes de production. 5- Commercialisation et transformation des produits. 6- Sante et nutrition. 7- Stock national de securUe alimentaire et disposttif de veale, d'alerte et reponses aux crises. 8- Mesures d'accompagnement. 9- Cadre institutionnel et appui a la mise en reuvre. Chaque sous-programme comprend : objectifs, contenu, actions a mener, localisation et corlt. Globalement, les resultats attendus de la mise en reuvre du pro gramme sont : amenagement hydro-agricole de 3.000 hectares enfaveur de 13.905 famUles bene.ftciaires soit : 239 hectares pour le maraichage 461 hectares pour la pisciculture ; 1.000 hectares pour la rtziculture irriguee 1.300 hectares pour les autres cultures vivrteres. emblavement d'une superjkie totale pour toutes les cultures (vivrteres et maraicheres) de 92.168 hectares (y compris les surfaces amenaqees}, avec le concours de 239.660 prOOuc teurs; implantation des vergers pour une superftcie globale de 5.000 hectares au profit de 10.000 benejkiaires ; formation et installation de 2.000 acteurs dans l'activite des micro:Jardins ; creation de 26.270 unttes d'elevuyE:! vi.llugeols, toutes especes confondues (poules, petits ruminants, pore, pintades, canards, pigeons, aulacodes) ; constructiOn ou rehabilitatiOn de 15.375 etangs, soti 461,25 hectares pour 5125 benejkiaires a raison de trois (3) etangs par benejkiaire ; creation de 500 unites de peones de reference ; installation de 4.950 petites unites de transformation moulins afoufou, decortiqueuses de paddy, presses a huile, broyeurs - melangeurs, etc. ; installation de 1000 ruches ameliorees au profit de 200 apiculteurs ; implantation dejardins scolaires au profit de 500 ecoles pour ' une superficte totale de 250 hectares; sott 0,5 hectare par ecole ; amenagement de 86 aires d'abattages dans les chefs-lieux de districts ; construction d'infrastructures d'eau potable, a raison de 200 sources amenaqees ; 200 pults ameliores ; 100 citernes en ferro-ciment 20 forages. construction de 150 hangars de stockage de produtts aqri coles (dont 100 au niveau primaire et 50 au ntveau secon daire), 15 chambresfroides dans les bassins de peche et 800 sUDs familiaux ; rehabilitation de 500 km de pistes rurales. Le tableau ci-apres decri: de mantere syntMtique les sous-pro grammes, leurs composenzes, teurs objecttfli, acttvitcli et coati) respectifs. TABLEAU DE SYNTHESE (PROGRAMME NATIONAL POUR IA SECURITE ALIMENTAIRE) ..... C;; t-j 1.2. Gestion de lafertUite des sols 2. Intensification des I 2.1. Cultures vwrteres cultures (13,93% du coilt total duPNSA) 1. Valorisation des I 1.1. Maitrise de l'eau ressources naturelles debase (11,59% du coill total duPNSA) 3. Productions I 3.1. Mara'ichage urbaines et periurbaines (14,74% du coilt total duPNSA} c, i t go i» ~ 't:l §. f g g 405.875 336.250 5.881.040 4.554.891 Couts (milliers CFA) Activites Etudes de faisabilite : amenaqetneni et mise en valeur de 420 ha de petits perimetres de 20 a30 ha en moyenne : construction de dnq (5) barrages de retenue d'eau pour la petite irrigation et les cultures de decrue : omenaqemeni de 250 mini-periIrrEtres de 3 a5 ha; araison de 5 perimetres par village. Mise en place d'un memnisme d'encadrement des producteurs : adequat I - mise en place d'un circuit adapte d'approvislonnement en materiel et outUlage de production: formali.on des producteurs en parli.culier a l'utUisationjudici.euse des errgrais etpesticides. Objeetifs Valoriser les eaux de surface (cours d'eau temporaires et permanents) a travers les realisations des amimagements hydro agncoles, afin de favoJiser la secunsaiion; la dwersifl.cation et l'intensification des productions agricoles. IntroduiTe et vulgariser des semences - lntroduction des semences c€realieres selectionnees de qualite, adaptees aux selectio1lTl2es de quali1e, et de bouiures de differentes zones agro-ecologiques : plantes a memes et tubercules productives et promouvoiT la production de semences adaptees aux conditions agro-ecologiques du ameliorees par les producteurs, leurs pays: organisations, et les pnves : - clwix des sit£s de multiplication dans chaque appuyer les organisations de producteurs zone agro-ecologi.que : pour l'approvisionnement etlou lafabricatJon - fimTlfltlon, apput et suivi des paysans d'outils de production: multiplicateurs: proposer des itineraires techniques intensifs - appui aweproducteurs pour l'approvisionnernent appropJiables par les producteurs : ou la fabrication locale d'outils de production poursutvre l'introductlon, l'evaluation et la adaptes: diffusion de vartetes perJormantes de - adaptation et vulgaJisation des i1:in€raiTes tubercules et plantes a racine deja enqaqees techniques producli.jS et des r~renli.els par la recherche avec l'apput de la FAD: techniques. coUecter et identifier des ecotypes locaux productifs de plantes a racines et tubercules. Former les producteurs a la maitrise des - Adaptation et vulgaJisation des techniques techniques simples et peu coilleuses : simples et peu coilleuses de maintien de la promouvoiT l'utilisation rationneUe de la jertilite des sols : fumure minerale et organomin€rale : - mise enplace des sites de demonstration: promouvoiT l'utUisation des plantes de - fi.aboration des guides et procedures couverture, fixatrices d'azote, et des plantes techniques pour la production et I'utilisation des fourrageres. engrais organiques. Creer les conditions d'une relance de la .fi1ike: developper un mecanisme d'opprovisionnement en tntrants; favoriser la mise en place d'infrastructures de stockage. Composantes/VoletsSous-Programme 2i: t-j "'!, t-j o 1il Sous-Programme 4. Diversification des systemesde production (25,5896 du coiJ.t total duPNSA) Composantes/Volets 3.2. IJeveloppement des productions antmales 3.2.1. Aviculture 3.2.2. Petits ruminants 3.2.3. Productions porcines 3.2.4. Elevage non conventionnel 4.1. IJeveloppement des productions antmales 4.1.1. Aviculture 4.1.2. Petit ruminants 4.1.3. Productions porcines 4.2. Pisdculure et pedu: artisanale 4.3. Apiculture Objeetifs Protnouooir I' aviculture traditionneUe amelioree en milieux urbain et periurbain : mettre en place des dispositifs pour Ie con.trf>le de la maladie de Newcasl1.e : former des veterinaires prives : promouaotr et developper des elevages prives semi-intensifs d'embouche ovine et caprine: promol11Joir l'utilisation e.fficiente des residus des recoltes et des sous-ptoduiis agroindustriels : promouvoir la mise en place des unites d'elevage d'au1acodes. Promouvoir l'aviculture traditionneUe amelioree en milieu rural : mettre en place des dispositifs pour Ie con.trf>le de la maladie de Newcasl1.e ; former des veterinaires prives : promouvoir et developper des elevages prives semi-intensifs d'embouche ovine: promouvoir l'utilisation efficiente des residus des recoltes et des sous-produits agroindustriels. Preserver les ecosystemes halieutiques. et amenager en partenariat de co-gestion des pecnene«; valoriser les produits de lapeche e t de l' aquaculture: reriforcer les capacites d'intervention des institutions d'appui et de suivL Promouvoir la.fil.iere apicole a travers le reriforcement des capacites techniques et organisationneUes des apiculteurs dans les domaines de la production. de la conservation. du stockage et de la commercialisation de leurs produits. Aetivites Implantation des Wlites d'elevage de volailles. petits ruminants, pores et aulacodes : production ou importation des vaccins et formation des vaccinateurs : formation et recyclage des agents techniques: appui aux opemieurs prives intervenant dans Ie domaine. Implantation des unites d'elevage de volailles, petits ruminants et pores : production des vaccins etformation des vaccinateurs : formation et recyclage des agents techniques : appui aux operateurs prives intervenant d.aTIs Ie domaine. Exploitation de sitesfavorables a l'aquaculture semi intensive ou intensive: caracterisation et suivi des ecosystemes aquatiques : sensibilisation pour l'elaboration du code pour une peche responsable, et l'utilisation d'engins legaux et performants : renforcement des capacites organisationneUes des groupements de pecheurs : vulgarisation des techniques a.m.eliDrees de transformation: am.eJ.ioration des irifrastructures de vente et de stockage du l1oisson. Mise enplace des WliteS de production equipees de technologies ameliorees : renforcement des capacites de gestion au niveau des structures de production et de transformation: formation des apiculteurs a lafabrication des ruches ameliorees ou modernes (ruches kenyanes) : Encadrement des aJ)iculteurs. Couts (miDien CFA) 5.818.227 4.541.097 3.195.400 1.147,250 ~ 1 U> i tv o o 00 [ o i3l [ go iii W i go o o ~o ...... ...... 1:5 Sous-Programme C(IIJlposantes/Volets Objectifs Activites Couts (mWiers CFA) 4.4. Agroforesterie et - Diversifier les especesjruit:ieres existantes - Appuial'organisation des 1.916.665 arbor1cu1ture fruiti.ere et ereerdes forets communautaires. producteurs/transformateurs : rehabilitation etlou. creation des paresa bois: miseen placed'un dispositifd'encadremeni et de formation: distribution des plants. 5. Commercialisation 5.1. Stockage et conseroation - Amelioration des conditions de stockageet - Appuiala creation des banquesde cereales et tran!iformation 5.2. Transformation de conseroation des produits : (magasins) et ala constitution de stocks 2.810.000 5. 3. Commercialisation - promouvoir des technologies simpleset cerealiers : (6,6eJ6 du coii: total du adaptees de valorisation des produits - actions de sensibilisation des paysans aune PNSA) locaux: meilleure gestion des stocksfamiliaux: aeet un environnementfavorable pourun - fomw.tion des acteurs selectionnes aux meilleur ecoulement des produitsagril:oles. technologies de valorisation des produits locaux : appuial'installation des bene.fici.aires des activit.es de transformation: refection et developpement des infrastructures rout:ieres : promotion des sysremes d'information sur les marches. 6. Santeet 6.1. Jardins scolaires - Am.eliorer les connaissances, les attitudes - Organisation des ateliers d'information et de Education et les competence» des elevesen ce qui sensibilisation : 252.300 nutritionnelle coru:eme l'exploitation desjardins potagers; - fomw.tion des enseignants encadreurs ou promouvoir la production. la distribution et pointsfocaux sur les techniques agricoles. (5,6596 du couttotal du la consommation des vanetes de legumes et d'elevage et de nutrition: PNSA) defruits riches en micro-nutriments. - miseadisposition des moyens de production: creation desjardins etfetmes dans les ecoles. 6.2. Microjardins et cultures - Lutter contre la pQI1vrete et la malnutrition: - Organisation des reunions de sensibilisation : 400.272 hydroporuques - promouvoir la production. la distribution et - identification des acteurs en micro-Jardins ; la consommation des vanetes de legumes - organisation des seninairee de formation: riches en elements nutrilifs : - installation des acteursformes : vulgariser les microjardins - formation des encadreurs de base ; hydroponiques ; - miseala disposition des acteurs de moyens rendre disponibles et reguliers les de production; legumes de qualite. - creation de jardins referentiels ; miseen place d'un systeme de distribution des produits des microjardins ; miseen place d'une structure communautaire, chargee de la preparation des fertilisants et de leurvente: suivi et evaluation des activites en micro jardins. ........ :€ c, i t 1i" lil ~ i g g ~ l-:l ~ l-:l o o 00 Sous-Programme Commposantes/Volets Objectifs Activites Couts (mUliers CFA) 6.3. Hydrcrulique villageoise -Accroitre Ie tauxd'acce.s al'eaupotable des - Etudes de jaisabilite ; populations de certains Deportements du - etudes geophysiques ; 1.890.000 Pays; - realisation des ouvrages : suivi et maintenance des equipements d'exhaure. 6.4. Education nutritionneUe - Mettre en place un system.e e.ffl.cace - Elaboration et mise en amvre d'un plan de d'iT!fiJrmation. education et communi.mtion dissemination des iriformatiDns quantitatives 841.600 (I.E.C)en vue d'ameliorer la oonnaissance des sur les consequencesjonctionnelles de la decideurs et des populations sur les problemes malnutrition; alimentaires et nutritionnels au ni.veau - mise en place d' un groupe de soutien a individuel et des menages, ainsi que leurs liens l' allaitement au niveau de chaque village des avec l'etat de sante. departements concernes ; developpement et vulgarisation des recettes jaites avec des aliments de haute valeur nutritive et localement disponibles ; organisation des seances d'lEC en direction des personnes alfectees et irifectees par le VIR/SIDA 7. Aide alimentaire et 7.1. Reriforcement du cadre - Mettre enplace et renjorcer le dispositjf de - Preparations des textes leglslatjfs et des dispositij de reUle, ins litutionnel veille et d'alerte; manuels; d'alerte et 7.2 Mise en place d'un - mettre en place un disposilijd'alerte et de - mise en place d'un disposilijde collecte et de 4.233.000 reponses sysreme d'alerte precoce prevention des catastrophes ; traitement des donnees ; aux crises 7.3 Amelioration des capacites - terforcer les capacites institutionnelles de - elaboration des rapports et cartes de des systemes d'injormation coordination en matiere de gestion des crises vulnerabilite ; (10,03% du colli total 7.4 Amelioration des enquetes alimentaires a l'echeUe locale, regionale et - elaboration et mise en reuvre d'un plan duPNSA) agricoles nationale ; d'actionsur les sysremes d'iriformation sur la 7.5 Decentralisation du - proceder au calibrage optimal du stock securiie alimentaire ; sysreme de suivi physique ; - preparation et lancement du recensement de 7.6. Aide alimentaire et stock - mettre en place un stockfinancier devant l'agriculture et de l'elevage; de securite alimentaire servir aufinancement des actions de - acquisition des equipements adequats et des prevention et de gestion des crises outils injormatiques ; alimentaires ; - etude pour la definition du niveau optimum renjorcer les capacites institutionnelles de du stock physique national de securite coordination en matiere de gestion des crises alimentaire ; alimentaires. - conception et mise en place d 'un stock fmancier; analyse dujonctionnement des structures de coordination et de gestion des crises alimentaires. 8. Mesures 8.1. Commercialisation et - Mise en place d'un mecanisme permettant - Creation des conditions javorables au d'accompagnement distribution des intrants de reruire disponibles et accessibles les developpement de l'activite dans le secteur 815.000 ~ I c.o i ~ o o co c, i o Ell 5: ?r iii ~ 1 '@ ~ @' g .... (;; 01 Sous-Programme Composantes/Volets Objectifs Aetivites Couts (mUliers CrA) intrants agril:oles et veterinaires aux prive: (5,89%du cout total du producteurs. - pOUJSuite des actions de responsabilisation et PNSA) de reriforcement des capac/tes des organisations de producteurs : appui d la pronwtiDn des jeunes ruraux scolarises pour aeer un rtseau. de distribution d 'tmranis. 8.2. Finances rurales - Mettre en place unsyst.emeflexible de - Responsabilisation des organisations Montant detaille des jinancement du secteur agricole dote d'un paysannes: besoins en credit mecanisme appropne de recouvrement des - formation pratique en gestionflnanci.ere. reparti dans les prets contractes. coilts des d11ferentes composantes. 8.3. Recherche, vulgarisaoon. - Pronwuvoir un rn.ecanisme de coordination - Miseenplace, sur une base concertee. en reriforcement des capacites, entre la recherche, la vulgarisation, les ONGs milieu reel des champs-ecoles : valorisation des competences specialisees et les organisations paysannes : - mise en place dans chaque zone 2.171.000 locales au niveau des - j>rmer les agents de lJulgarisation et des agroecolog;que d'une equipe de recherche departements et ONGs specialisees pour un meilleur appui d adaptative : responsabilisatiDn de chacun laformation des producteurs et de leurs - mise en place d'un mecanisme e1firoce de des acteurs eoneemes organisations ; coordination entre les services et organismes former les producteurs en s'appuyant sur charges de la recherche et de la vulgarisation : les champs ecoles ; - elaboration de referentiels techniques, de guides et de procedures techniques. 8.4 Communication - informer et sensibiliser les producteurs. organisation des emissions radiodtffusees ou televisees : prqjection des documentaires dans les sites. 9. Appui d fa mise en - Assurer une bonne coordination d lafois - Mise enplace d'une structure de pilotage d amure du Programme des dYferents minist.eres et des partenaires meme de javoriser une synergie effective entre au developpement concernes, et induire des toutes les actions menees enfaueu: de la 2.504.000 (5,93% du cou: total du synergies QlJec les programmes en cours securite alimentaire par les services publics PNSA) dans le rneme domaine. (m/nisteres et projets), les ONGs et les acteurs prives. TOTAL GENERAL 42.213.767 .... ~ I o EB R g ill ~ 't:ls f @" g ~ IV "l, t-) o o 00 Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offictel de la Republtque du Congo 1137 1- INTRODUCTION : Pendant pres de vingt ans, de 1965 a 1985, l'agnculture con golaise s'est caractensee par une forte implication de l'Etat dans les differentes fonctions y relatives. Malheureusement, cette implication avait omts d'asseoir les bases d'une promo tion de la petite exploitation paysanne qui se retrouve aujour d'hui en proie a plusieurs blocages. Apres le desengagement de I'Etat du secteur productlf, la con sequence immediate est que la production paysanne se revele incapable de satisfaire les besoms nationaux en produits ali mentaires. Ce qui a conduit aux niveaux galopants des impor tations qui depassent ces demieres annees cent (100) milliards de F.CFA par an. n s'agit la d'une situation insoutenable qui contraste avec Ie potentiel du pays dans le domaine agroalimentaire. En effet, le Congo dispose de terres cultivables esttmees a dix (10) millions d'hectares, d'un immense reseau hydrographique, d'une importante pluviometne, de riches paturages, d'une ressource humaine adequate dont une valortsatlon assidue devrait met tre le pays a l'abrt de cette dependance altmentaire massive. A cause de ce decltn de I'agrlculture, (secteur dont le developpement auralt pu servir de moteur au developpement economlque du pays), Ie Congo connait une situation d'tnsecu rite alimentaire et de pauvrete nototre, tant dans les villes que dans les campagnes. C'est pour faire face a la rnontee vertigineuse de ces deux fleaux que le Gouvernement a adopte une serie de mesures contenues dans lee stratcgtcs de relance du secteur agropas toral et halieutique. Pour cela, il s'est appuye sur les differents engagements auxquels le pays a souscnts, a savoir : les Objectlfs du Millenalre pour Ie Developpement, le Sommet Mondial de l'Alimentation, la Declaration de Maputo relatif au volet agrtcole du NEPAD. Au plan interne, ces mesures de relance du secteur productlf agrtcole s'apputent egalement sur la strategic nationale de reduction de la pauvrete (en cours d'elaboratton), a travers laquelle l'agrtculture est appelee a jouer un role capital, non seulement pour lutter contre la pau vrete, le chomage, l'msecurtte alimentaire, mats aussi pour diversifier les bases de l'economle nationale. L'agriculture reste done, de ce fait, au cceur des strategies vtsant a ameliorer la situation alimentaire et la prospertte des zones rurales, pourvu que sa perennlte soit assuree a long terme par I'adoption de pratiques de gestion durable des ressources naturelles, d'une intensification, d'une diversifica tion et d'une valorisatton des productions nationales par l'ln troduction d'mnovations technologiques simples, mais adap tees aux dlfferentes zones agroecologtques et l'usage des intrants de qualite, Pour ce falre, il faut assurer une mobilisation des ressources humaines, matenelles et fmancieres. Ce qui exige une redy namisation des actlvttes de commercialisation, une ameliora tion des conditions de stockage, de conservation et de transfor mation, une facilitation de l'acces au credit, une reactivation de la recherche et de la vulgartsation, un renforcement des capacites des acteurs a tous les niveaux, alnsi que le soutien efflcace de l'Etat dans son role regalten et le concours des partenaires au developpement, C'est dans ce sens qu'est concu Ie Programme National pour la Securite Alimentaire (PNSA), dont la mise en oeuvre poursuit comme objectlf principal : vaincre la faim et combattre I'in securite alimentaire, par une maximisation de la production nationale. Pour attelndre cet objectlf, Ie programme s'appuie sur une approche participative avec I'implication et la partici pation soutenues de tous les acteurs : les producteurs a la base, les collectivises locales, les ONGs, les prives, les struc tures decentralisees de l'administration et les partenaire::s au developpement. Etant entendu que la securtte alimentaire est un concept qui vise a garantir aux menages et aux individus, la dtspontblltte et/ou l'acces permanent a une alimentation suffisante et de quallte nutritive adequate, le PNSA rejoint les preoccupations du Gouvernement en matiere de developpement agropastoral et halieutique qui sont, entre autres : la redynamisation et/ou la revalorisation de la production nationale ; la reduction des niveaux d'tmportation des prodults alimen taires ; l'amehoranon de la securtte alimentaire ; la reduction de la pauvrete par l'augmentatlon substantielle des revenus, et ramenoranon du niveau de vte des popula tions, les populations rurales surtout : le renforcement des capacltes tant des cadres, des exploitants que des organisations agncoles a la base et leur professionnalisation ; la lutte contre le chomage, etc. Le PNSA, etape fondamentale dans la lutte contre la pauvrete, vteera prtorttairement les zones les plus eenstblee et Ies popu lations les plus vulnerables en proie a des problemes d'tnsecu rite alimentaire. A cet effet, il s'executera en parfaite synergle avec les autres programmes ou projets ayant des objectifs ou actrvttes similaires. Les actions a mener dans Ie cadre du PNSA visent done a la fois les aspects quantitatlfs et qualitatlfs de la production dans le but d'assurer aux populations la disponi billte, et l'accessfblllte des denrees alimentaires a tout moment et en tout lieu. n- CONTEXTE : 2.1. CADRE GENERAL Sltuee en Afrique centrale, et couvrant une superficie de 342.000 km-, la Republique du Congo s'etend sur 1.200 km de part et d'autre de l'Equateur, dc 5°5' sud a 3°30' nord, entre le 12° et Ie 18° de longitude est. Le pays est limite au nord par Ie Cameroun et la Republlque Centrafrtcame, au sud par l'Angola, a l'est par la Republtque Democratique du Congo et a l'ouest par le Gabon et l'ocean Atlantique. 11 s'ouvre par une facade de 170 km de long sur l'ocean Atlantique. Son relief se caractertse par une basse zone alluvtale au nord (Cuvette con golaise) qui occupe le tiers du terrttoire national, une zone de hauts plateaux et de collines au centre, la zone du plateau des cataractes au sud, de la vallee du Niart et du massif du Chaillu a l'ouest, la chaine montagneuse du Mayombe a l'ex treme ouest et enfln la plaine cottere qui ouvre le pays a l'ocean, De par sa position geographique, la Republique du Congo con stitue l'une des prtncipales portes d'entree et de sortie de l'Afrique centrale : ce qui lui confere Ie statut de pays de tran sit. Place sous l'influence du cltmat equatorial au nord, sub tropical au centre et tropical humide au sud-ouest, le pays connait deux grandes satsons : une salson seche de juln a septembre et une satson des plules d'octobre a mal avec une interruption de decembre a fevrter, Le Congo figure parmi les pays les plus arroses du continent africain, grace a une importante pluvtometrte annuelle com prise entre 1200 et 2000 mm, et un vaste reseau hydro graphique organise autour de deux bassins prtncipaux : le bassin du fleuve Congo au nord et celui du Kouilou-Niart au sud-ouest. La foret et la savane se partagent le terntotre national a raison de vingt deux (22) millions d'hectares pour la foret et douze (12) millions d'hectares pour la savane. La population du Congo est actuellement de trois millions et demi d'habitants, dont 48% d'hommes et 52% de femmes. La densite moyenne est de 8,7 habitants au km2• Toutefois, la population est inegalement repartie entre la campagne (430/0) et la ville (57%). Ce qui est une consequence immediate de 1138 Journal offtelel de 1a Republique du Congo W 27 - 2008 l'exode rural. Avec un taux moyen annuel de croissance demo graphique de 3,8% et une esperance de vle a la nalssance estlmee a 48,6 ans, la population congolaise est relativement jeune, avec envlron 56% d'indivldus de moins de vlngt (20) ans. Le Congo dispose pourtant de nombreux atouts et potentialttes pour son developpement : mais son economie repose aujour d'hui essenttellement sur l'explottatton de ses ressources naturelles, principalement le bois et le petrole qui contribuent a hauteur de 65% au PIB et de 98% aux exportations. L'econornie se caractense egalement de nos jours par un developpement spectaculatre du secteur informel. con sequence d'une crise qui sevit dans le pays depuis au moins deux decennies. En effet. au cours des annees 70 et de la premiere mottle des annees 80, l'economle congolaise s'est tllustree par une forte implication de l'Etat dans les acttvttes de production. Ce qui a donne lieu a l'essor d'un vaste secteur d'entreprises publiques qui, grace aux subventions du Tresor Public, ont contrtbue Ii creer de nombreux emplois. 2.2. CADRE SECTORlEL De par sa position geographlque et grace a l'Immenslte de son reseau hydrographique, Ii l'importance de sa pluvtometrte, Ii la dtsponibtltte de ses terres cultivables (10.000.000 hectares) et aux paturages abondants, le Congo dispose d'un grand poten tiel agropastoral et halieutique qui peut faire de lui l'un des greniers de la sous-regton, Depuis la disparition des fermes et entreprises d'Etat, le secteur agncole repose essentiellement sur l'agnculture farm liale qui exploite a peine 2% des terres cultivables, se servant de techniques et outils rudimentaires. On esttme a pres de 145.000 le nombre d'exploitations tami liales pour un effectif d'envlron 230.000 actifs. Et les femmes representent plus de 70% de ceux-ci. Les cultures vtvrteres [manioc, mats, arachide, pomme de terre, haricot, tgname, banane plantain ... ) occupent 75% des terres mtses en culture. De toutes ces cultures, seuls le ma nioc et la banane plantain connaissent une sensible augmen tation des niveaux de production. Pour les autres cultures comme le paddy et les cultures de rente (cafe, cacao, palmier Ii huile), la tendance est a la baisse. Par ailleurs, l'elevage n'est present qu'a travers Ie pettt rumi nant, la volaille et Ie pore. L'elevage du gros betail qui, vers les annees 1990, atteignalt deja des niveaux encourageants vlent d'etre fretne par les conflits armes que le pays a connus. Dans le domaine de la peche et de l'aquaculture, ron note egalement une grande faiblesse de la production nationale. S'agissant de la peche artisanale, malgre un potentiel exploitable esurne entre 88.000 et 100.000 tonnes par an, les captures ne depassent pas les 13.000 tonnes par an. Les prtn cipaux bassins de cette activite sont dans la Cuvette congolaise et Ie Kouilou/Niari. Le nombre de pratiquants avotsme les 28.000 personnes. La peche maritime industrielle est exercee par des armements bases a Pointe-Noire, exploitant au total pres de quarante (40) navtrcs. On estime a 14.000 tonnes la capture annuelle dont 1000 tonnes de crevettes. La peche maritime artisanale occupe 3.000 pecheurs et produit pres de 12.300 tonnes de poissons par an. L'aquaculture, quijusqu'ici n'est pratiquee qu'a travers la pisciculture, a connu ces derniers temps un recul specta culaire. Bref, l'agriculture congolaise, bien qu'occupant pres de 40% de la population active du pays ne contribue qu'li peine 6% au PIB et de 1 Ii 2% aux exportations du pays. Suite Ii la disparition des structures etatiques, ce secteur se heurte a present a plusieurs dtfflcultes dont les prtnctpales sont l'absence d'une commercialisation efficace et permanente des produits agncoles comme au temps des offices de l'Etat (office lies cultures vtvrteres pour le mais. le haricot. I'arachlde. la pomme de terre et le paddy ; office du cafe et du cacao). Parmi les consequences qui s'en sont sutvtes, on note la chute bru tale des niveaux de production, le decouragement des produc teurs qui se sont replies sur des acnvttes d'autosubsistance. D'une maniere generale, la commercialisation des produits se heurte aujourd'hut a d'enormes difflcultes. Aux difflcultes llees a la communication s'ajoute malheureusement l'absence d'operateurs prtves qui auraient pu se substltuer aux offices de l'Etat. Dans ce meme cadre, il faut aussi noter que l'absence d'operateurs prtves peut etre due aux difflcultes de transport et de financement, Ii la multipltctte et au taux eleve des taxes. Ce qui amene les operateurs a juger l'activtte nsquee et peu rentable; le poisson est, quant Ii lui, commercialise sous les formes fumee ou salee par manque de structures approprtees de con servation dans les zones de peche ; la faiblesse de la productivite qui se tradutt vlsiblement par la predominance des petits exploitants dont les capacttes operationnelles sont tres reduttes (outillage et techniques rudi mentaires, moyens de conservation ou de stockage peu perfor mants, difflcultes d'acces au credit, etc.). A tout ceci s'ajoute la faiblesse des services d'encadrement, de la recherche agrtcole et de vulgartsatton ; une autre difflculte a laquelle l'agnculture se heurte aujour d'hui est ltee au mauvats Hat des voies de communication [ter restres ou fluvlales). En effet, depuis plusieurs annees, ces dtf ferentes votes souffrent d'un manque d'entretien regulier ; le secteur agrtcole ne benencie pas d'un appui fiscal et douanler susceptible d'attirer les operateurs pnves. A cela s'a joutent les tracassertes administratives qui empechent l'emer gence des initiatives dans le secteur, bloquant ainsl l'eclosion du professtonnalrsrne ; l'inexlstence des structures de credit agrtcole constltue egale ment une autre contrainte qui freine le developpement des acnvnes du secteur, bien que ron note la presence de quelques etablissements de microfinances, domines par le reseau de Mutuelles Congolaises d'Epargne et de Credit (MUCODEC) avec ses trente-trois (33) agences ouvertes sur l'ensemble du territolre nauonal, mats qui ne financent pas lou tres peu) le secteur agrtcole. Dans ce domaine tous les espotrs se fondent sur la creation prochaine par les pouvoirs publics d'un fonds de soutien Ii l'agriculture. l'incidence du regime foncier peu securtsant, meme si la question ne se pose pas de la meme maniere dans tout le pays. De toutes ces dtfftcultes, la commercialisation constituc vcrtta blement le noeud qui, s'il peut etre defait, pourrait atsement relancer l'agrtculture congolaise, en redonnant d'abord con fiance non seulement aux petits producteurs a la base, mats aussi aux neoruraux qui pourraient ainsi s'tntereeser a l'acti vtte agncole. C'est la raison pour laquelle, dans le but de lever ces con traintes qui entravent l'epanoutssement du secteur productif agncole, le Gouvernement a elabore et adopte les Strategies de Developpement Agricole pour la pertode 2004-2013. Dans ce document, des actions sont clairement Identtflees, 11 s'agtt de l'appui financier, fiscal et douanier Ii l'agnculture ; l'ouverture et/ou la rehabilitation des voles de desserte vtl lageotse ; l'appui technique aux exploitants ; l'appui Ii la recherche agricole ; la garantie de l'acces des exploitants a la terre. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtcielde la Republique du Congo 1139 Sulvant la demarche preconieee par le Gouvernement, la mise en oeuvre de ces actions va obetr aux principes sutvants : la participation des beneftctaires au developpement communau talre, l'appui aux organisations paysannes a la base, I'eta bllssement de synergies et de partenariats possibles avec l'im plication des collectivttes locales, tous les mtntsteres con cernes, les structures decentrallsees du pouvoir public, les operateurs prtves et la societe civile. Aujourd'hui, plusieurs activites sont deja amorcees, qul vont dans le sens d'une contribution a la mise en oeuvre des actions ct-dessus enoncees, notamment : la creation d'un fonds de soutien Ii l'agrtculture, dont la mise en place ne saurait tarder, la rehabilitation des pistes (cf. PURAC), la mise en oeuvre du Projet de Developpement Rural (PRODER) Plateaux - Cuvette Ouest - Cuvette avec l'appui financier du FIDA ; la negoctanon avec la Banque Mondiale en vue du flnancement d'un projet de rehabilitation du secteur agrtcole, la formulation avec l'appui du FIDA d'un projet d'appui a la commercialisation et aux ini tiatives locales (PACIL) dans les departements du Niari, de la Bouenza et de la Lekoumou : l'execution des acttvttes de la phase pilote du Programme Special pour la Securlte Alimentaire (PSSA) avec le conseil technique de la FAO ; la rehabilitation de certaines structures de production de l'Etat transformees en centres d'appul technique, etc. 2.3. CADREINSTITUTIONNEL Le ministere de l'agriculture, de l'61evage et de la piche (MAEP) : suivant le decret n° 2003-180 du 8 aout 2003, ce mtnistere est charge de la mise en eeuvre de la politique gou vernementale en matiere de developpement agropastoral et halieutique. Outre les directions rattachees au cabinet et l'inspection generate, il comprend les trois directions generales speciallsees (Agriculture, Elevage, Peche et Aquaculture), les organismes sous tutelle et les structures decentrallsees, Il convient tout de meme de noter l'existence au sein de la direction generate d'une direction chargee du genie rural, machinisme et equlpement agncole. Les principaux organismes sous tutelle sont : la caisse de stabilisation des prtx des produits agrtcoles et forestiers, le centre national de semences ameliorees, le cen tre de vulgartsatton des techniques agrtcoles, le centre natio nal d'etudes des sols, les centres d'appui techniques bovins (Dihesse et Boundjt), la societe d'etudes et de promotion (SEP Developpement) . Le ministere de la recherche scientifique et tech nOlogique : U est charge de deflrnr et d'executer la politique du Gouvernement en matiere de recherche scientifique et tech nologtque. Dans le cadre de la recherche agrtcole, il dispose de certains organtsmes qui lui sont rattaches, 11 s'agtt du centre de recherche agronomique de Loudima (CRAL) , le centre de recherche vetertnaire et zootechnique (CRVZ) et le centre d'etudes sur l'amelioration genetlque des plantes tropicales (CERAG). . Le ministere de l'6conomie forestiere et de l'enmon nement : il est charge de la gestion et de la conservation des forets, de la faune et des eaux. 11 est egalement charge de la protection de l'environnement, et vellle pour cela a l'utilisation durable des ressources naturelles. 11 comprend en son sein deux directions generales (economte forestiere et environ nement), des structures decentrahsees, et des organismes sous tutelle dont le service national de reboisement (SNR) ; l'implicatlon de celui-cl dans le PNSA est indispensable pour les volets agroforesterte et apiculture, I.e ministere de l'equipement et des travaux publics: ce ministere a la responsabilite de la gestion de l'ensemble du reseau routier. 11 concoit et execute la politique du gouverne ment en matiere de travaux publics. 11 est, de ce fait, charge de l'entretien routler y compris les pistes agricoles et forestieres dont la programmation de la rehabilitation et de l'entretlen se fait de commun accord avec Ie ministere de l'agriculture. Le minist6re de la sante et de la population : U assure la tutelle technique et administrative de la mise en ceuvre de la politique nationale de sante, qui repose sur des axes strategtques tels que la promotion et la protection de la sante, la garantie de l'accessfbtlite aux soins et services, I'mtegratton des acttvttes, la decentralisation du systeme de sante, etc. Le ministere comprend deux directions generales (sante et population), une tnspectton generale. des organtsmes sous tutelle et des structures decentralisees. Parmi les maladies qui preoccupent le mimstere de la sante, on note ausst les ma ladies dues aux carences nutritionnelles et dont l'evaluation a fait l'objet d'une enquete en 1999-2000. Cette enquete a revele que la malnutrition constitue l'une des maladies les plus frequentes, tant a la campagne qu'en milieu urbain. . Le ministere de l'administration du terrltoire et de la d6centra1isation : tl est charge de l'administratlon du terri toire et de la mise en ceuvre de la decentralisation. C'est le mlntstere de tutelle des autorites deconcentrees (prefet, sous prefet, ..) et des autorttes decentraltsees (president du conseil departemental, president du conseil municipal). Leur implica tion dans la mise en oeuvre de ce programme est deflnie par la loi n° 10-2003 du 6 fevrier 2003 portant transfert de compe tences aux collecttvites locales dans les domames tels que la vulgansatton agncole ; la protection des zones reservees a l'agrtculture ; l'apput aux acttvttes agropastorales et halieutlques, ainsi que l'entretien des routes d'interet local. Le ministere de la promotion de 1a femme : ce mmlstere intervient dans l'encadrement des femmes a travers des acti vttes ou micro-projets de production, de transformation ou meme de commerciaiisation. 11 est a noter que les femmes representent environ 70% des actifs agrtcoles, Elles jouent par consequent un role cardinal dans la production agncole et la securtte alimentaire. Le ministere des sports et du red6ploiement de la jeunesse : ce mmtstere est charge, entre autres, de favoriser l'epanoutssement de la jeunesse dans les domames soclocul turel, economique, scientifique et technique. Au plan economtque, ll est charge, notamment. de susciter et de pro mouvoir l'esprit d'initiative et de responsabilisation des jeunes, de favoriser leur participation a la realisation de projets de developpement socto-economtque, d'oeuvrer, en collaboration avec les administrations et/ou organtsmes specialises, a l'ln sertion ou reinsertion des jeunes desceuvres et des dtplornes sans emploi. Le secteur prive : d'une manlere generale, le secteur prtve n'est pas tres lmplique dans le domame agropastoral et halieu tique (surtout dans le volet production), a l'exception de quelques armateurs qui interviennent dans la peche indus trielle maritime. La production agrtcole ou pastorale reste, pour pres de 95%, l'oeuvre des petits producteurs a la base. A ceux-ct s'ajoutent les quelques fermiers ou individus que l'on rencontre autour des villes ou des grands pe-ntres rrrbatris. Par contre, dans le volet commercial, on note une presence plus ou moins significative des commercants qui interviennent dans la col1ecte des produits agricoles. dans l'importation et la vente de l'outUlage et/ou intrants agrtcoles. Quelques petites et moyennes entreprises (PME) partictpent aussi, bien que timidement. a la vie du secteur rural (travaux publics, bureaux d'etudes. transformation de prodults. etc.). Le mouvement associatif : bien que le mouvement soit ancien et present dans le pays, force est de constater, la plu part du temps, que beaucoup d'associations ne sont pas viables. Environ 2/3 de celles qUi sont enregistrees sont inac tives ou dissoutes peu de temps apres. A ce niveau, il se pose reellement un probleme de capacites manageriales et/ou d'ob jectifs clairement deftnis. Les organisations non gouvernementales (ONGs) : elles sont concentrees ou ont leur siege dans les villes principale 1140 Journal offtclel de la Republique du Congo N° 27 - 2008 ment, et n'existent a l'interieur du pays qu'au travers de leurs antennes. D'une manlere globale, beaucoup d'ONGs sont jeunes, peu experimentees et depourvues de moyens logts tiques. Cependant, on note que parmi elles, certaines ont acquis une experience acceptable, leur permettant de servtr d'tnterrnedialres techniques ou meme financiers aupres des partenaires au developpement. C'est le cas d'Agri-Congo, Caritas, ADECOR, CONADEC, ASU, ACIR, A1V, FEFCO, FJEC, AUSPA, etc. In - ETAT DE LA SECURITE ALIMENTAIRE 3.1. SITUATION ALlMENTAIRE Pour la majeure partie de la population congolaise, le droit a l'alimentatlon n'est pas encore garantt, et la realisation de la secunte alimentaire du pays constitue encore un deft majeur sl ron se refere a la definition de ce concept par le Sommet Mondial de l'Alimentation de 1996, a savotr : un etat OU. tous les etres humains ont, a tout moment, un acces physique et economtque a une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfatre leurs besoms energettques et leurs preferences allmentaires pour mener une vie same et active ». En effet, les indicateurs sur le prom de pauvrete au Congo revelerrt que 67% de personnes vtvent en dessous du seull d'un dollar EU par jour, et que le 1/3 de la population congolaise souffre de falm. Selon Ie rapport de la Republique du Congo au Sommet Mondial de l'Alimentation, cmq ans apres, tenu en juin 2002, le nombrc de pcrsonnes soue-alfmentees s'elevait a 900.000 Indivldus en 1996, puis a 1.400.000 en 1998-1999 suite aux guerres repetitives. En l'an 2000, ce nombre est descendu a environ 800.000 personnes. En depit de l'existence d'immenses espaces cultivables (10 mil lions d'hectares), des paturages naturels abondants, une facade maritime et des cours d'eau poissonneux amst que des conditions climatiques favorables a la realisation de deux cycles annuels d'agrtculture pluvtale, Ie secteur de l'agrtcul ture, de l'elevage et de la peche est loin d'assurer l'autosuf fisance alimentaire de la population (sauf pour Ie manioc). tel que resume ci-apres pour les principales speculations : le manioc et le plantain, aliments de base des Congolais, sont culttves sur l'ensemble du territoire (surtout le ma nioc), et leur niveau d'autosuffisance alimentaire est presque atteint (97% pour le plantain), voire legerement depasse (104% pour Ie manioc). Cependant. cette situation tend a se degrader car on assiste maintenant a une degenerescence avancee du materiel vegetal, suite aux diverses maladies du manioc Ivirose, bacteriose, pourrtture, mosalque, cochenille) ; la production cerealiere locale (nz, matsl ne satisfalt pas la consommation nationale : par exemple, la production de mals ne couvre pas les besoins des hommes et des animaux ; quant au nz, la production est mstgruftante malgre l'exis tence de zones de production et de tradition de production rizicole. Le Congo tmporte aujourd'hui la presque totalite du riz consomme ; Ie niveau d'autosuffisance en arachide, haricot et soja, pnn cipales sources d'apport en proteines vegetales n'est que de 25% pour l'arachide, 6% pour Ie haricot et nul pour Ie soja ; la production de legumes et de fruits pourrait atteindre un niveau d'autosuffisance satisfaisant, st les problemes phy tosanitaires, de conservation et d'evacuatton qui la carac tertsent etalent resolus ; Ie deficit animalier du pays est tres important, et se mant feste d'une mantere visible par un apport insuffisant en protetnes caractertsant la malnutrition. La disponlbiltte en produits d'elevage (viandes rouges, blanches et oeufs de tables) est de l'ordre de 10% seulement ; les productions halieutiques, dominees essentiellement par les produits de peche maritime puis continentale, donnent un taux d'autosuffisance de 41%. Dans ces conditions, pour couvrir les besoins alimentaires des populations, Ie pays fait de facon chrontque recours aux importations alimentaires qui s'elevent a pres de 120 milliards de francs CFA. Ces importations se sont accrues dans le temps. De 31 milliards en 1990, elles ont atteint 92 milliards en 2002, et sont plus importantes pour les produits carnes, les cereales, les farines et feculents, les legumes, les huiles et graisses. 3.2. SITUATION NUTRITIONNELLE La malnutrition est tres manifeste au niveau des couches les plus vulnerables (enfants, femmes encetntes, personnes du trotsteme age, menages a bas revenus) et se traduit par : un faible poids a la naissance qui affecte 15% des nouveau nes ; un retard de croissance et une maigreur pour 30% des enfants ; une insuffisance ponderale pour 16% des enfants de moms de 5 ans ; une insuffisance en fer et acide folique pour 70% des meres encemtes, Les dtspontbilttes energettques quotidiennes assurees par la production natlonale sont en deca des recommandatlons du corntte mtxte OMS/FAO pour l'Afrtque. Ces recommandations sont de : 2.393 kilocalories, 59 grammes de proteines et 9% de kilocalories protetnlques contre des recommandations de 2.400 ktlocalortes/personne/jour, une ration protetrnque de 70 grannuea/personne/jour avec 12% de kilocalortes pro teiniques. En definitive, les principaux problemes nutrition nels du Congo sont lies a la malnutrition proteino-energettque, auxquels se greffent des carences specfflques en nutriments (fer, vitamine A, tode, etc.) Enfin, les problemes nutritionnels du Congo s'expliquent par unc disponibilite alimentaire insuffisante liee a ; la Iaib lesse de la production agropastorale et halieutique locale, l'insuffisance des revenus, l'absence d'une culture de con servation, de transformation et de stockage de vivres et la satsonnaltte de l'offre en produits ; une ignorance des questions nutritionnelles par les popula tions et le recours a des habitudes alimentaires Inadequates. Pour faire face a cette situation desastreuse, Ie Gouvemement a adhere au PSSA depuis aout 2000, et s'est engage a faire par ticiper pleinement ses populations beneflclatres dans la con duite des projets et programmes en vue de la realisation de la secunte alimentaire. 3.3. RESULTATS ET IMPACTS PROVlSOIRES DU PROGRAMME SPECIAL POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE La manifestation de l'tnteret du Congo a participer au PSSA remonte a juin 1999. Apres une formulation en 2000, suivie en 2001 de la signature des deux accords (accord UTF/001/PRC et accord tripartite de cooperation Sud-Sud), Ie PSSA n'a com mence ses acttvttes sur Ie terrain qu'a partir de janvier 2003, en s'appuyant sur les composantes sulvantes a) la maitrise de l'eau ; b) l'Intenslflcatton des cultures vtvrteres: c) la diversification des systemes de production d) l'analyse des contraintes, le SUM-evaluation. Le financement de l'actuelle phase pilote dont la fin est atten due pour decembre 2006 est assure par le Gouvernement con golats et par la FAO notamment a travers son programme de cooperation technique (TCP 2903 pour l'appui a la maitrtse de l'eau ; TCP 2904 pour l'appui a 180 diversification). Bien qu'une evaluation des actrvttes de cette phase pilote n'ait pas encore ete faite, on est en droit de dire que, malgre les fat Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtclel de la Republtque du Congo 1141 les technologies innovantes promues aupres des paysans ont permis d'obtenir des rendements moyens globalement sans fatsants, tel qu'indtque dans le tableau ci-dessous : blesses enregtstrees par le projet [faiblesse de nature finan clere et organisationnelle ayant entraine un demarrage tardif des campagnes agrtcoles), quelques resultats assez encour ageants ont pu etre obtenus a ce jour : Cultures Arachide Mais Soja Riz Paddy Source : PSSA Rendements traditionnels (en kg/hal 300 500 500 a 700 800 Rendements obtenus avec les innovations (en kg/hal 600 800 1.360 2.200 Oyo, Boundji et Ngoko (departement de la Cuvette centrale) : Ewo, Etoumbt, Mbomo, Kelle (department de la Cuvette ouest) : Le nombre de beneflciaires selon les composantes est le sui vant : Intensification des cultures : 1.684 dont 1.123 femmes et 561 hommes, repartls dans 12 groupements de cultures maraicheres et 47 groupements de cultures vivneres : . Diversification des systemes de production : petit elevage : 144 beneflctatres dont 88 hommes et 56 femmes: pisciculture : 50 beneflciaires dont 40 hommes et 10 femmes ; transformation des prodults : 150 personnes dont 120 femmes et 30 hommes. Micro-jardins : 149 beneftctatres dont 104 hommes et 45 femmes. Le programme a appuye un total de 2.177 beneflclalres directs dont 1309 hommes et 868 femmes. grace a la realisation de quelques ouvrages hydroagricoles (putts, bassins, dlgues et barrages, ctternes, reseau de dis tribution etc.), des centres maraichers ont ete crees et arne nages, Certains beneftctalres de ces installations ne cachent pas leur joie de trouver desormals une occupation rernuneratrtce ; des tests de rtziculture trnguee ont ete menes et reussts a Oyou-Gamboma (district d'Ewo) et a Brazzaville (les abords de la nvtere Tsteme a Mffiou) : l'Introductlon de l'elevage de la pintade suectte un engouc ment de beaucoup de personnes qui manifestent leur desir de figurer parmi les beneflctatres : l'installation d'un atelier, qui sert desormals de centre de formation eur les technlqucs de transformation des pro duits agncoles, ou une premiere vague de quarante (40) femmes viennent de beneflcier d'une formation. Certaines parmi elles commencent a s'installer a leur compte : la formation reuseie des beneflciatres sur les techniques de fabrication de la pierre a lecher : la vulgartsation de la technique d'extraction de lait de soja et sa transformation en fromage ; le renouvellement de la souche du Tilapia nilotica a partir de l'tmportation de quelques gentteurs et alevins de la Cote d'Ivoire. Grace a cette action, certaines stations ptsctcoles de l'Etat ont ete reprises en partie, et remises a des groupe ments de pisciculteurs (cas des stations d'Ewo et de Madmgou). Le nombre d'etangs mts en place etalt de trente huit (38) en avril 2005 pour une superflcie globale de 11.700 m2 : l'introduction et la vulgartsation de la technique des miero jardins et des cultures hydropontques qui passionnent actuellement beaucoup de candidats, parmi lesquels les femmes, les jeunes, les retrattes, La production moyenne au metre carre de certaines cultures avoisine les previsions bibliographiques (1,5 kg/m2 pour le cas des endives). Pour d'autres cultures, les resultats sont nettement supeneurs : cas de la laitue, la baselle, la morelle (verte et notre), l'ama rante : l'installation des pharmacies vetertnalres villageoises et la formation des auxiliaires en sante animale de base con stituent egalement des elements importants conduisant vers l'auto developpemerrt des communautes villageoises. Ces acquis mentent d'etre sauvegardes, capltaltses et approfondis. Toutes ces acttvttes ont ete menees dans setze (16) sites : Pointe-Noire et Tchtamba-Nzasst (departement du Kouilou) ; Dolisie, Mossendjo et Kimongo (departement du Niart) : Kingoma/Madtngou (departement de la Bouenza) ; Ignie (departement du Pool) : Lekana (departement des Plateaux) : L'analyse des resultats atteints et des obstacles rencontres lors de la mise en place du PSSA (deeenclavement des bassins de production, commercialisation, transformation, conservation et stockage des produits) ont permis a la cellule de coordina tion de falre les recommandations ci-apres, a prendre en con sideration dans le cadre du PNSA : appui aux beneflctatres : appui aux ONG ; recherche de partenartat et mise en synergte avec le PAM pour soutenir les actions de cantonnement villageois : appui aux artisans pour la fabrication et/ou la reparation de petites machines destinees a la transformation des pro duits : la necessite, pour les unites d'elevage, de comptabiliser toutes les acttvttes relatives a la mise en place de ces unites, et de conslderer le cout global comme un credit a rembour ser par exemple sur une pertode de quatre (4) ans. apres une pertode de grace d'un an ; les resultats probants obtenus dans certains domaines avec la cooperation vietnamienne, militent en faveur d'une reconduction de la cooperation Sud-Sud dans le cadre du PNSA et dans les disciplines ou l'expertlse nationale fait defaut. 9.4. CONTRAINTES A LA SECURITE ALIMENTAIRE Comme tndtque ct-avant, Ie Congo dispose d'un enorme poten tiel agropastoral et halieutlque, qu'll sufflratt de mettre en valeur, pour pouvoir atteindre un niveau sattsfatsant d'auto suffisance et de secunte alimentaires. Apparemment, les con traintes ala securtte altmentaire sont ici surtout d'ordre Insti tutionnel et organisationnel, meme s'll en existe egalement quelques unes au plan des voies de communication. Au plan institutionnel La principale contrainte est la fat blesse des capacttes operatlonnelles du mlnistere charge du secteur agrtcole, meme s'Il presente l'avantage de regrouper en son sem, contrairement a d'autres pays, les trois volets de la production rurale : la production vegetale, l'elevage et la peche. Cette faiblesse est essentiellement due : (1) au manque de ressources financieres aUouees d Z'encadrement : (ii) au vieU lissement du personnel, et done aux departs massifs a la retraite. Aussi, le rmntstere de I'agriculture se vide veritable ment. Certains postes, a l'inteneur du pays, sont aujourd'hul sans animateurs. Si d'ici a einq (5) ans des recrutements ne sont pas autorises au niveau de la fonction publique au bene fice de l'agnculture, on court le risque certain de rendre pra tiquement tnoperationnel ce mmtstere. Ce qui equlvaudrait a sa fermeture. 1142 Journal offtciel de la Republ1que du Congo NO 27 - 2008 Au plan institutionnel, on note egalement l'absenee d'une poli tique clairement deflnle en matiere de secunte alimentaire et d'un organe charge speciflquement de conduire cette poltttque, Au plan organisationnel. La production agrtcole est jus qu'ici I'oeuvre des petits producteurs a la base qui, eux-memes, ne sont pas bien organises : et ne disposent pas de capacites suffisantes pour pretendre arriver a la professionnalisation dans dlfferentee flheres. La faiblesse de la commercialisation constitue egalement une autre raison de demotlvatton. A cect s'ajoute l'absence d'un secteur prtve dynamique qui aurait pu imprimer un effet d'entrainement. Au plan des communications. A ce nrveau, la contrainte la plus serteuse est l'enclavement de l'espace rural. qui isole les grands bassins de production, En effet, bien que Ie Congo soit reeonnu, grace a sa position geographique. comme pays de transit pour ses voisins, 11 se pose au niveau interne un manque reel d'entretlen des voies de communication. Comme consequence immediate de l'enclavement. les prix de transport sont tres eleves, tant pour le chemin de fer que les transports terrestres ou t1uviaux. Ce qui influence consequemment les couts de production. A tout ceci s'ajoutent aussi la fraglltte et la relative pauvrete des sols, merne si la dtsponfbtllte fonciere ne constitue pas encore un facteur limitant de la production (a peine 2% seule ment des terres sont exploitees). IV- LE PROGRAMME NATIONAL DE SECURITE ALIMENTAIRE (PNSA) 4.1. JUSTIFICATION Depuis plusieurs annees, a cause des faiblesses de son agri culture, le Congo est oblige d'importer d'enormes quantttes de denrees alimentaires pour satisfatre les besoins de sa popula tion. A ce propos, on note egalement que le montant de la fac ture due a cette dependance est sans cesse croissant : de 15,1 milliards de francs CFA par an vers les annees 1980,11 se situe actuellement a plus d'une centaine de milliards de francs CFA par annee, Cette situation constitue un vrai drame a cause du contraste avec le potentiel agncole du pays, dont une mise en valeur, bien organtsee, sufflralt pour produire de la nourrtture en abondance et faire plus tard du Congo un pays exportateur de produits agricoles. Pour le moment. 11 convient de signaler qu'en matiere de developpernent humain, le Congo est classe au 140eme rang mondial parmi 175 pays, et figure egalement parmi les pays d'Afrtque les plus endettes, Le diagnostic de la situation revele que les principaux fretns du secteur agrtcole aujourd'hui sont de plusieurs ordres : Au plan technique : la faiblesse de la producttvite du travail agricole due a l'utlltsatlon de moyens de production rudtmen taires, a la non utilisation d'intrants performants et a la non maitrise de l'eau : Au plan lnstitutionnel : l'mefflcacite des services offlciels d'appui et d'encadrement agncole, la timlde implication des ONG et des prtves dans le developpement rural : Au plan 6conomique : l'enclavement des zones de produc tion qui rend difficile l'acces au rnarche : rmorgamsauon des circuits de commercialisation, de distribution, de transforma tion et/ou de conservation ; l'inexistence de structures appro prtees de credits ; Au plan financier : la faiblesse du soutien financier, l'absence d'appul fiscal et douanler, Justement pour remedter a cette situation, Ie Gouvernement a adopte en sa reunion du 19 novembre 2003, les strategies de relance de la production agncole 2004-2013. 11 convient de signaler que ces strategies visent la levee de ses contraintes au developpement agrtcole, afin de faciliter le redemarrage de la production nationale. 11 s'agtt bien pour le Gouvernement de revaloriser l'agrtculture, en vue de relever les defls ct-apres la lutte contre la pauvrete : la realisation de l'autosuffisance et de la securtte ahmen taires ; l'ameltoratlon df>S revenus et du niveau de vie des popula tions rurales ; la reduction des coats de produtts agrtcoles : la contribution notable des secteurs agropastoral et halieu tique a l'economte nationale. Pour cela, la redynamisation du secteur productif agrtcole doit s'appuyer sur une intensification et une diversification de la production, dont l'Etat doit pouvoir assurer l'impulsion a tra vers un soutien et des appuis multiformes et consequents, L'objectif ainsi vise est d'alder a fatre face aux deux grands enjeux strategiques qui sont : I, la reduction de la dependance alimentatre et. par con sequent, la participation a la restauration des equtlfbres macro-economtques : 2. la creation d'emplois durables, ce qui aurait pour effet bene fique, en plus de I'ameltoration des conditions de vie des paysans, la reduction du chomage et la fixation des jeunes dans les zones rurales. Le Gouvernement pense aussi mettre en place des politiques spectflques pour favortser le desenclavement des zones rurales, la promotion de PMEA, et de cooperatives diverses, basees sur les acttvites agncoles : Ie renforcement des capa cites operationnelles des producteurs, l'appui financier, tlscal et douanter, l'apput technique aux exploitants, l'acces a la terre, etc., en se basant sur: la participation des beneflciaires au developpement com munautaire : l'appui aux organisations de base ; la mise en synergie et l'etabltssement de partenariats entre les dlfferents intervenants sur Ie terrain : la definition des cadres juridiques et des codes approprtes, 4.2. OBJECTIFS L'objectif fondamental du PNSA est d'aider le Congo a arnello rer sa secunte alimentaire, grace a une augmentation rapide de la producttvtte et de la production, une amelioration et une diversification de la production vtvrtere en lea associant a d'autres mesures devant assurer aux populations un acces adequat a des denrees alimentaires de quallte, tout en preser vant les ressources de base. Pour ce fatre, le PNSA se fixe comme objectifs spectflques de 1) ameliorer la production vegetale, animale et halieutique par (i) un re'1Jorcement des capaciies des producteurs agricoles ; (Ii] lU1. apport de nouveUes teclmologies adaptees pour la production. la transformation et la conseroation : (iii) une utilisation d'intrants de qunlite ; et (tv) une maibise des prindpauxfacteurs de produc tion (l'eau, lafertUite des sols, I'acces a la terre) ; 2) renforcer les capacites des acteurs a tous les niveaux ; 3) ameliorer la commercialisation et la transformation des pro duits ; 4) ameltorer les revenus monetaires des ruraux et diversifier leurs sources de revenu ; 5) mettre en place et renforcer le dispositif de sutvt, d'alerte et de reaction rapide ; 6) amehorer aussi bien la quantrte que la qualite de la produc tion nationale, afin de reduire la dependance alimentaire ; et amellorer la situation nutritionnelle : 7) favoriser la protection de l'environnement et la conservation des ressources naturelles par l'adoption de nouvelles tech niques de production adaptees et durables. Du jeudi 3 jul1let 2008 Journal offtctel de la Republtque du Congo 1143 4.3. APPROCHE ET CONCEPTION DU PROGRAMME PROBLEMATIQUE La secunte al1mentalre au Cungo est fortement dependante des productions agrtcoles, animales et halieutiques nationales. Cependant, celles-cl ne parviennent pas a couvrir de maniere adequate les besoins de la population. Le fatble niveau de per formance de l'agrtculture influence la disponibilite alimentnire dans le pays ainsi que la situation nutrttionnelle. Le nombre de personnes sous-alimentees au Congo est estime entre 1998 et 2005 a environ 32% de la population totale. 11 faut en effet ajoutcr aux facteure initlaux la faiblesse du pouvoir d'achat des menages qui ne couvre plus leurs besoins. L'Inefficacite des systemes de transfert tnter-regionaux et de distribution des denrees alimentaires limite egalement la regulante des approvisionnements entre les campagnes et les villes. Par consequent, le PNSA s'inscrtt dans une approche qui vise a renverser cette tendance, et a retabllr les equllibres neces saires pour garantir la securtte alimentaire des populations. APPROCHE CONCEPTUELLE La strategle de formulation du PNSA est fondee sur l'analyse du contexte et des potentialltes de chaque region du Congo a assurer la secunte al1mentaire ; et les capacttes institution nelles et organisationnelles existantes. Tout le processus (for mulation et strategte de mise en oeuvre) est condutt suivant une approche participative, impllquant l'ensemble des acteurs concernes (groupements et associations de producteurs et de services, paysans, eleveurs. ONG, institutions de recherche et de developpement, services techniques et admmlstratifs de l'Etat, les partenaires au developpement etc.). Le contenu du Programme et sa mise en oeuvre sont bases sur la consolidation des acquis des programmes et projets nationaux portant sur la secunte alimentatre, y comprts ies initiatives des partenaires portant sur le meme domaine. C'est ainsi que le PNSA tntegre les acquis du PSSA et ceux d'autres programmes similaires. C'est sur cette base qu'ont ete deftnis un cadre strategique, des objectifs epectftques, des sous-pro grammes prtorttalres et, un plan d'investissement oriente vers l'amelioratlon de la secunte al1mentalre. Enfln, la condutte de la formulation, qui est essentiellement menee par des capacites nationales, lalsse presager une appro prtation durable. L'engagement du Gouvernement a mobillser des ressources necessaires Ihumatnes. rnatertelles et ftnan cieres) pour la mise en oeuvre et le suivi du programme est un gage pour atteindre 1'objectif prtncipal de secunte alimentaire et de reduction de la pauvrete sur l'ensemble du terrttoire national. De meme, la strategte de mise en oeuvre sera axee sur la participation des services decentralises des mmtsteres con cernes et rappel aux ONGs locales et les organisations de pro dueteura, afln d'augmenter les chances de durabtlite du Programme. 4.4. BENEFIClAIRES Les prtncipaux beneflctalres du programme sont les petits producteurs (agrtculteurs, eleveurs, pecheurs, pis otculteurs. transformateurs de prodults, transporteurs et com mercants) ; les institutions publlques et pnvees (un appui leur sera apporte apres identlfication des besoins) ; les femmes et les jeunes, compte tenu de leur situation spe clfique. Bref, Ie nombre global des beneffctaires directs est estime a pres de 300.000 personnes, auxquelles il faut ajouter les dlf ferentes institutions d'appui et les pnves ainsi que 1'ensemble des consommateure congolats, 4.5. LOCALISATION Le present programme se propose de couvrir tous les departe ments administratlfs du pays. Les zones preclses d'lmplanta tion seront deflnles au fur et a mesure, en fonction de leur degre de vulnerabilite et d'Insecurite alimentalre, des initia tives prtses par les communautes de base et les collectrvttes decentralisees. Le Comite d'Ortentation se chargera de veiller strictement au choix des zones les plus prtorttaires. 4.6. CONTENU DU PROGRAMME SOUS-PROGRAMME 1 : VALORlSATlON DES RESSOURCES NATURELLES DE BASE : Composante 1.1. : MAlTRlSE DE L'EAU Dans le sous-secteur de l'agrtculture trnguee, ron note que les ressources hydroagrtcoles du pays constituent un potentiel tres eleve, estime a400.000 hectares. Cependant, Ia superncie trnguee ne depasse pas les 100 hectares. Les surfaces irrtguees par pompage sont celles des ceintures maratcheres amenagees par Agrt-Congo, le Centre de Vulgartsation de Techniques Agrtcoles (CVTA) de Kombe. Elles couvrent environ une cinquantaine d'hectares. La plupart des petits exploitants, travaillant dans les zones pertpheriques des grands centres urbalns. utlllsent en general une irrigation artisanale a base d'outils rudimentaires (arrosotrs, seaux...). OBJECTIFS Cette composante complete et renforce les actions prevues dans Ie cadre des autres composantes : la securtsatton, 1'1n tcnsificatlon et In diversification des productions agrtcoles. L'objectif principal poursuivi est d'augmenter les superficies beneflctant d'amenagements hydroagrtcoles, et de renforcer les capacttes locales de mise en valeur et d'entretien des amenage ments. Ainst, tous les sites retenus pour le maraichage pourront bene ficier des infrastructures de maitrtse d'eau, en precontsant I'usage des technologies localement maitrtsables. La deuxierne sphere d'intervention va concerner les amenagements plsci coles. La troisteme sphere va porter sur 1'extension de la tech nologie de la riziculture trrtguee, et la quatrteme sphere portera sur l'trrtgation des cultures vivrteres. RESULTATS ATTENDUS Les resultats attendus de la composante maitrtse de 1'eau sont les sutvants : des donnees flables, permettant le lancement des appels d'offre, sont disponibles ; 150 ouvrages pour le maraichage sont construits ; 15.375 etangs sont constrults ; 1.000 hectares de riziculture irnguee sont amenages en petits penmetres de 0,5 ha ; 1.300 hectares de cultures vtvneres sont amenages en petits pertmetres de 0,5 ha ; 260 motopompes sont acquises, et effectivement utilisees. ACTIVITES Les actions de la composante vtsent l'amenagement et la mise en valeur de petits pertmetres irrigues de taille allant de 0,5 a 5 hectares et des etangs de 300 m", facilcment maitrtsables par les organisations de producteurs. Les prtncipales acttvttes a mener et les resultats attendus, dans le cadre de la mise en ceuvre de cette composante, sont : la realisation d'infrastructures de collecte et de distrtbution d'eau pour les cultures maraicheres (238,75 hectares), soit 1144 Journal offiele1 de la Republlque du Congo W 27 - 2008 30 ouvrages par an l'amenagement de 461,25 hectares d'etangs, en raison de 92,25 hectares par an et pour un total de 1.025 exploitants ; I'amenagement et la mise en valeur de 1.000 hectares de riziculture trnguee en petits pertmetres de 0,5 hectare par exploitant ; l'trrtgatton de 1.300 hectares de cultures vtvrieres en petits penmetres de 0,5 hectare par exploitant ; l'apput Ii l'acqutsttton de 260 motopompes ; la mise en place de comites de gestion des ouvrages et la formation des usagers ; Ie suivi post-projet (maintenance des equtpements et fonc tionnement des i'quipes de gestion). COUTS Le cout de la composante mattrtse de l'eau pour la periode des clnq (5) ans, est de quatre milliards cinq cent cinquante quatre millions huit cent quatre vtngt onze mille (4.554.891.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La gestion des pertmetres amenages doit etre assuree par les populations beneflclaires. appuyees dans un premier temps par les structures d'encadrement (services publics, ONGs). Les travaux de terrassement. les fouilles, l'installation souterraine des PVC d'Irrtgatton dotvent etre realises par des tacherons, de facon a mtntmtser leur coat de realisation. Composante 1.2. : GESTION DE LA FERTILITE DES SOLS Les sols du Congo sont, le plus souvent ferralitiques, tres fra giles, acides et sensibles aux erosions hydriques et/ou eolien nes (fort lessivage et appauvrissement en elements minerauxl. 11s sont hydromorphes dans la Cuvette congolaise. Leur mise en valeur necesstte des techniques speclales de conservation et d'amenagement. Les terres cultivables sont evaluees a dix (10) millions d'hectares (FAO, 1996 et 2001). OBJECTIFS Au Congo, les agrtculteurs ne disposent pas de moyens finan ciers suffisants pour I'acquisition d'engrals chimtques, et ne gligent par ailleurs (surtout pour les cultures vtvrieres) de met tre en valeur la fumure organique. Les problemes de baisse de fertillte des sols sont en grande partie dus a l'erosion hydrique des terres, a la destruction de la biomasse par les feux de brousse (chasse), et a la pratique de l'agrtculture itinerante sur bnllis. Le systeme de culture extensif, base sur la jachere, qut perme ttait jadls de regenerer la fertlllte des sols, connait ses lmutes ces dernieres annees a cause de la baisse de la duree de celle ci. La gestton de la fertilite des sols Impliquera done des inter ventions a dlfferents niveaux : les agrtculteurs a l'echelle de leurs parcelles et de leur exploitation ; les autres acteurs de l'espace rural : eleveurs et chasseurs. L'objectif de cette composante est de mettre a la disposition des producteurs, des techniques simples et peu couteuses de gesnon de la fertiltte des sols, adaptees ala dtversite des situa tions agraires et approprtables, permettant d'accroitre durablement les rendements des cultures tout en conservant les ressources naturelles de base. De mantere speciftque. la composante se chargera de : mettre en place et former les producteurs a la maitrise des techniques simples et peu couteuses de gestion de la ferti lite des sols, combinant les ouvrages legers de lutte contre l'erosion et l'apport de la matiere organique a l'echelle de la parcelle ; promouvoir l'utUisation rationnelle de la fumure mmerale et organique; promouvoir l'utilisation de plantes de couverture, fixatrices d'azote, et de plantes fourrageres pour l'ameltoratton durable de la fertihte des sols et des rendeuients ; et l'mte gration agnculture-elevage ; favonser une prise de conscience par les producteurs, con duisant a un changement de comportement dans le domame de la gestion des reesources naturelles, partl culterement sur : la necessite d'ameliorer et de conserver la fertfltte des sols. les mefaits de la pratique de l'agriculture ttmerante sur brulis, et l'importance de lutter contre les feux de brousse et I'eroston. RESULTATS ATTENDUS mise en place de dispositifs et techniques simples, peu cou teux et adaptes aux conditions physiques des terroirs pour lutter contre l'eroston ; les producteurs sont formes, maitrtsent, et s'approprient ces techniques ; l'erosion a l'echelle de la parcelle est maitrlsee et les sols conserves; des dispositifs et procedures techniques de production de matieres fertilisantes (mmerales et organiques). adaptes a la dlverslte des exploitations et des conditions locales, sont mis en place ; les producteurs sont formes et martrtsent ces techniques de production ; les plantes de couverture, fixatrices d'azote, sont connues et leurs semences sont disponibles et accessibles aux pro ducteurs ; les jacheres de courte duree sont ameltorees ; l'utilisation du feu de brousse est reglementee les sols et l'ensemble des ressources naturelles de base sont geres de manlere durable et reproductible. ACTIVITES La composante comportera les activttes suivantes adaptation et vulgarlsation des techniques simples et peu couteuses de maintenance de fertlllte des sols ; mise en place des sites de demonstration pour la promotion de l'utilisation rationnelle d'engrais chirniques, de fertilisa tion organique et de plantes flxatrlces d'azote : adaptation et vulgartsation des techniques de conservation des sols et de protection de l'envtronnement, pour une agri culture durable ; sensibilisation et formation des producteurs sur les mefaits de la pratique de l'agriculture lttnerante sur bnllis et des feux de brousse ; sensibilisation et formation des producteurs sur les me thodes de prevention des facteurs accelerant l'erosion et les pertes de ferttlite, les techniques de conservation des sols a l'echelle de la parcelle ; elaboration des guides et procedures techniques pour la production et l'utilisation des engrais organlques. afln d'ap puyer ceux qut voudraient produire de tels engrats. BENEFICIAIRES Les principaux beneflctatres sont ; les producteurs; les ONGs ; les structures d'appui et de vulgartsatton les autres acteurs (eleveurs et chasseurs). COUTS Le cout total de la sous-composante gestion de la fertilite des sols s'eleve a trois cents trente six millions deux cents cinquante mille (336.250.000) francs CFA. MISE EN <EUVRE La mise en oeuvre de la composante sera basee sur la senslbl Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtclel de la Republique du Congo 1145 lisation et la formation des producteurs, le cholx des exploita tions pilotes, et la mise en place des parcelles de demonstra tion. SOUS PROGRAMME 2 : INTENSIFICATION DES CULTURES L'agriculture congolaise est dominee par un secteur paysan, compose de petites exploitations dispersees, utilisant un outil lage rudimentaire et des methodes traditionnelles de produc tion, Les rendements sont falbles, et la production nationale ne couvre pas les besoins nationaux, Le secteur agncole congolais a subi de plein fouet le change ment de politique de l'Etat dans le domaine de la production (abandon des domaines et societes etattques] et de desengage ment (fermeture des offices de commercialisation, des entre prises agroalimentaires et des structures d'approvisionnement en intrants) ; amst que les effets des conflits annes de 1997 a 2000, Le faible niveau de performance du secteur agricole iniluence directement la dtspontbthte alimentaire dans Ie pays, ainsi que la situation nutritionnelle de la population. De 1998 a 2000, environ 32% de la population totale etatt sous-alimentee. L'intensification envisagee permettra d'augmenter et d'amelio rer la production agricole, et par consequent de reduire le deficit alimentalre et de contribuer a la resolution du probleme de la malnutrition. Pour ce faire, U faudra, en plus des ttmeratres techniques intensifs, produire et mettre a la dtspo sition des producteurs des semences selecttonnees de qualite, a la fots pour les cultures trnguees et pour les cultures plu vtales, Un apput consequent sera aussi envisage en faveur des producteurs de semences, inc1uant Ie stockage, le controle de qualite et la certification. Le sous-programme intensincanon des cultures s'articule autour des cultures vtvneres dont : les cultures a grames (cereales entre autres) les plantes a racines et tubercules. Composante 2.1. : CULTURES A GRAINE L'arachide, le haricot, le sesame viennent completer les pro dints al1mentaires de base du Congo. Les importations s'elevent a 539 millions de FCFA pour l'arachide et 4.737.885 FCFA pour le haricot. Ces importations auxquelles s'ajoutent celles du riz et du mais montrent l'inadequatton entre les besoins et le falble nlveau de production au plan national. Par consequent, la securtte alimentaire ne peut etre envtsagee sans une perspective d'accroissement durable de la production nationale, basee sur une intensification ratsonnee de ces cul tures. De meme, une place de cholx dolt etre reservee a la culture de soja, en raison de son importance dans l'alimentation tant humaine qu'animale. OBJECTIF L'objectif de la composante est d'identifier la production des cultures a graine, notamment l'arachide, le haricot, le paddy, le mais. le soja, le sesame etc., grace a l'utilisation de semences ameliorees de qualite, d'ttmeraires techniques productifs et economtquement viables, voire une mecanteation adaptee. RESULTATS ATTENDUS les semences de vartetes ameltorees et productives sont introduites ; 53.412 exploitants seront formes et suivis sur l'intensifica tion des cultures a graine et exploiteront 0,5 hectare cha cun: 500 riziculteurs formes vont beneflcler des infrastructures de collecte et de distribution d'eau et occuperont chacun 0,5 hectare; les paysans et/ou groupements multiplicateurs de semences, formes et qualifies, sont disponibles en nombre suffisant dans chaque zone agroecologtque, prenant en compte les differents systemes de production ; les paysans er/ou groupements multiplicateurs de semences maitrisent les techniques de traitement et de stockage ; les semences selecttonnees de qualite sont disponibles et accessibles ; des varietes, adaptees aux exigences organoleptiques des consommateurs des dlfferentes zones agro-ecologtques, sont tdentiflees ainsi que les systemes de production cor respondants ; les semences de ces vanetes sont dlsponibles et accessibles dans chaque zone agroecologtque: les rendements des tubercules et cultures a graine et, a racine ont augmente de tacon significative ; plus de la mottle des organisations paysannes encadrees par Ie PNSA cultivent la meme parcelle pendant plus de cinq (5) ans, avant de l'abandonner en jachere ; des outlls de production adaptes sont identifies, lntrodutts et sont accessibles a au moins 25% des producteurs ; 2.600 exploitants en cultures vtvrteres vont beneftcier de l'irrigation sur des penmetres de 0,5 hectare par exploitant. ACTMTES Les principales acttvttes de la composante consistent a la fourniture des semences des vartetes ameliorees aux pro ducteurs ; la formation des paysans multiplicateurs ; l'mtensiflcatton de la culture des vanetesa grame, en appli quant des ttmeratres techniques intensifs, economtquement viables, et appropriables par les producteurs ; l'appui aux producteurs et/ou groupements pour leur approvtstonnement en outus adaptes. BENEFICIAIRES Le projet couvre l'ensemble du territoire national. A l'mterteur de chaque zone, il prendra en compte les dlfferents systemes de productions, et recommandera des innovations aux dif ferents types d'exploitation. Les beneflctaires seront constltues des producteurs, des ONG et autres prtves, et des structures d'apput et de vulgarisation. COUT Le cout total de la sous-composante intensification des cul tures a graine s'eleve a deux milliards deux cent quatre treize millions six cent solxante cinq mille (2.293.665.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La strategie de mise en oeuvre de cette composante est basee sur un partenariat etroit entre la recherche, les organisations paysannes, les ONG et autres prtves, les institutions etatlques d'encadrement et de formation. Composante 2.2. : TUBERCULES ET PLANTES A RACINE Les tubercules et les plantes a racine cultivees au Congo sont : I'lgname, le tarot, la patate douce, la pomme de terre et le manioc. Le manioc constitue a lui seul l'aliment de base des congolais 11 est consomme sous plusieurs formes. Sa culture couvre tout le territoire national, et constitue un bon produit de rente pour les paysans, Malheureusement, cette culture est aujourd'hui l'objet de beaucoup d'attaques, principalement de la mosaique africaine du manioc qui est devenue une pandemie, reduisant ainsi la production de IOT/ha a 2T/ha. Les autres tubercules 1146 Journal offtclel de la Republique du Congo W 27 - 2008 et plantes a racine sont aussi tres prlses par les congolats, L'intensification de la culture des tubercules et plantes a racine, constitue aiors un des piliers forts du PNSA du Congo. La forte demande des producteurs en materiel vegetal perfor mant (exemple de la pomme de terre) et l'existence de debouches potentiels offrent des opportumtes certaines pour ces cultures. OBJECTIF La composante vise la promotion et l'intensification de ces cul tures dans le pays. Son objectif principal est de promouvoir et d'accroitre la producttvtte des systemes de production a base de tubercules et de plantes a racine, et de developper les acti vttes connexes generatrtces de revenus chez les producteurs pratiquant ces cultures. Ainsi, la composante s'attellera a : promouvoir et developper la culture des tubercules et des plantes a racine dans les differentes zones agroecologtques ; diversifier les sous-produits de qualite, et ameltorer le revenu des producteurs par des technologies modernes de transformation. RESULTATS ATTENDUS en dehors des vanetes ameltorees existantes, d'autres vartetes de manioc et d'igname sont introduites. un materiel vegetal performant, sam et adapte a la dtverslte des situations agro ecologiques est disponible et accessible aux producteurs ; 20 a 25% des producteurs des zones du projet cultivent chaque annee du materiel vegetal ameltore ; les rendements des tubercules et des plantes a racine ont augmente : le revenu des producteurs est amellore ; les productions sont effectivement commerciallsees les sous-produits de qualtte, sams et hygienrquement acceptables pour les consommateurs, sont disponlbles a prix abordables au plus grand nombre ; les unites de transformation, economlquement viables, sont creees ; 30.500 exploitants sont suivts dans le cadre de la produc tion des tubercules et des cultures a racine, et a raison de 0,5 hectare par exploitant. ACTMTES Les principales activltes a mener, dans le cadre de cette sous composante, consisteront en : l'introduction et la diffusion d'un materiel vegetal performant et sam, a partir des pays et institutions partenaires, et sa multiplication sur les sites primaires de multiplication ; l'1dentification, avec la participation des producteurs, de sites secondaires et de parcelles de multiplication du materiel vegetal ; lc choix des villages et des EVE pour In mise en place des champs-eccles et des parcelles de demonstration, sans oublier l'organtsatton des visites inter paysannes ; la formation des producteurs sur les technologtes modernes de transformation, l'hygiene liee a la transformation, et l'u tilisation et l'entretien des equtpements ; le renforcement des capacltes des producteurs en marke ting et en gestion d'unite de transformation ; la collecte, Ie traitement, l'analyse et la diffusion des don nees, amst que la redaction des rapports et des referentiels techniques, BENEFICIAIRES Les principaux beneflctaires de cette composante sont les producteurs et leurs organisations, notamment les femmes, les jeunes et les personnes vulnerables ; les agents des structures d'encadrement et de formation, les ONGs et autres operateurs prtves, partenaires du projet qui beneftcieront des dlfferentes formations, des referenttels techniques, ainsi que de moyens de travail dans le cadre du partenariat. COUT: Le cout total de la sous-composante tubercules et plantes a racine est de trois milliards cinq cent quatre vingt sept millions (3.587.000.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE la strategie de mise en eeuvre du projet est centree sur un partenariat fort entre la recherche, les institutions etattques de formation et d'encadrement. la direction departementale du mlnlstere de l'agrtculture, les ONGs et autres prtves partenalres, amst que les producteurs eux-memes, orga nises en groupements associatifs ; la forte implication des producteurs permettra de multi plier utilement les champs-eccles et, par le processus des visites inter paysanne, de prendre en compte les chotx, les preoccupations et le savoir-fatre des producteurs dans la promotion de cette culture ; les ONGs et autres prtves dans les Iocahtes, apporteront leur experience dans la fabrication locale des equtpements agncoles de transformation et conservation, pour une meilleure valorisatlon des recoltes ; la collecte, le traitement et l'analyse des donnees, suivts de la redaction des rapports et des referenttels techniques, permettront d'assurer une plus large diffusion et adapta tion des resultats de cette composante du programme. SUUS-PROGRAMME 3 : PRODUCTIONS URBAINES ET PERIURBAINES COmp08aBte 3.1 : MARAICHAGE EN ZONES URBAINES ET PERIURBAINES PROBLEMATIQUE Les cultures maraicheres se pratiquent generalement dans les bas-fonds des zones urbaines et periurbalnes. Dans le cas du Congo, ces zones correspondent aux chefs-lleux de departe ments et de district amst qu'aux communes. Le climat permet de produire une gamme vartee de legumes (legumes exotiques et legumes locaux). Malgre la falble maitrtse des techniques de production et le caractere rudimentaire du materiel utilise, ces cultures sont bien rentables. En effet, une etude aupres des maraichers de la capitale economlque, Pointe-Noire, fait ressortir des revenus variant entre 2 a 5 millions FCFA par an sur un hectare (culture de choux). La production locale est quelque peu meconnue, mats d'apres le service de statistiques agrtcoles (donnees recue1llies aupres du mmtstere du commerce), le Congo importe les legumes suivants : tomates, polreau, pots, haricot vert en conserve, legumes feu1lles de Kinshasa, pour une quantlte de 27.678 tonnes valant 2,14 milliards de francs CFA par an (importation en volume des legumes de 1998 a 2002). La production des legumes frats n'arrtve pas a satisfaire les besoms des populations urbatnes, Ce qui se traduit par des importations qui contribuent a des sorties de devises. Le maraichage constitue une source importante de revenu, surtout pour les jeunes dtplomes sans emploi. Toutefois, cette production se heurte aux difflcultes sutvantes : problemes d'acquisition de semences et cout eleve de celles ci ; cout eleve des engrals et produits phytosanitaires non maitrise de l'eau ; inexistence de structures de conservation probleme foncier. Du jeudt 3 juillet 2008 Journal offtctel de la Republique du Congo 1147 OBJECTIF L'objectif global de cette composante est de contribuer a la reduction de la pauvrete en milieu urbaln. Une action bien cfblee dans ce domaine contribuera a redutre le nombre de personnes sous-altmentees a Brazzaville, evalue en 2000 a 32% de la population totale. Pour y parvenir, les objectifs spe cifiques suivants dotvent etre realises : creer les conditions d'un environnement favorable pour les cultures maraicheres au Congo : concevoir et developper un mecanisme adequat d'approvt stonnernent en tntrants. pour les rendre accessibles aux producteurs d'une mamere durable (credit, circuit de distri bution etc.) : favortser la mise en place d'infrastructures de stockage adaptees aux spectflcites des produtts maraichers pour le marche tnterteur : faclltter l'installation d'unttes de transformation par des mesures incitatives : ainst des etudes sur les opportunites d'affaires devront etre reahsees, en vue de capter l'tnteret des operateurs prives capables d'Investir ; rendre operationnelle, a la fin du projet, une unite de trans formation pour les principaux produits maratchers par zone specialtsee. LOCALISATION Tel qu'Indlque dans le document sur les strategies de developpement agncole (2004-2013), les zones urbalnes et perturbames vtsees en prtortte par cette composante sont celles de Brazzaville, Pointe Noire, Delisle, Nkayi, Ouesso, Mossendlo, et les chefs-lieux des departements. RESULTATS ATTENDUS 470 familles ou beneflctatres individuels sont tnstalles sur 239 hectares a raison de 0,5 hectare par famille : les connalssances sur la flliere maraichere periurbalne sont mtses a jour ; 75 a 90% des maraichers perturbams identifies, sont effec tivement encadres : I'approvtstonnement en materiel et outillage de production est assure, et le circuit mts en place est fonctionnel : les producteurs encadres sont formes et maitrisent l'utilisa tton des engrats et pestictdes : les produits rnaraichers periurbalns sont presentee selon les normes de quallte : les circuits de commercialisation sont ameliores, et les pos sibilltes d'exportation explorees. ACTIVITES realisation des infrastructures de collecte et de distribution d'eau pour les cultures maraicheres (238,75 hectares). sott tente (30) ouvrages par an ; mise ajour des connaissances sur la flliere du maraichage perturbam : • mise en place d'un mecanisme d'encadrement des produc teurs ; mise en place d'un circuit adapte d'approvisionnement en materiel et outillage de production ; formation des producteurs a l'utilisation judlcieuse des engrais et pesticides : amelioration des circuits de commercialisation Interteure, voire d'exportation des produits maratchers en zone CEMAC BENEFICWRES les maraichers periurbalns sont les beneflciaires directs de la sous-composante a travers l'organtsanon, l'amelioration et la commercialisation assurees de leurs productions, ainsi que l'ameltoratton substanttelle de leurs revenus ; les femmes revendeuses constituent le second groupe de beneflctaires par leurs acttvttes : la population. en general. profitera de l'amelloration de la quallte de la nourriture et de la dispontbihte de produits maraichers a prix abordables ; les agents des structures d'encadrement, les ONGs et les prtves beneflcieront des moyens de travail du programme et surtout des guides de procedures techniques. COUT Le cout de la composante « productions maraicheres en zones urbaines et penurbatnes- est esttme a quatre cent ctnq mil lions hutt cent quatre vtngt mille (405.880.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE la mise en eeuvre de la composante sera basee sur les organisations des producteurs dont elle suscitera la crea tion la ou elles n'existent pas, et apputera Ie renforcement de celles qui existent ; la direction departementale du mimstere de l'agriculture ainsi que les agents de la cooperation sud-sud, en charge du maraichage, pourront assurer l'encadrement technique et la formation des maraichers sur les sites identifies par le PNSA : Ie partenartat devra etre etabli avec les institutions suscep tlbles de contribuer a l'amelloration du circuit de commer cialisation existant et a la recherche de nouveaux debouches. Composante 3.2. PRODUCTIONS ANIMALES EN MILIEU URBAIN ET PERlURBAIN Les activttes d'elevage, et particullerement le petit elevage, jouent un role important dans la strategte de lutte pour la secunte alimentaire et contre la pauvrete. Elles constituent non seulement une source de prodults d'une haute valeur nutritive Iviande, oeufs, etc.), mais ausst une source de revenus et d'opportunttes d'emplots pour les jeunes deseeu vres, les dtplomes sans emplot, les femmes, etc, Ces acttvttes trouvent leur pletne justification dans Ie contexte du Congo qui souffre d'un important deficit en produits d'ort gme antmale, en raison d'une production natlonale tres falble. Cette composante peut etre subdtvtsee en trois (3) sous-com posantes : sous-composante avtculture, sous-composante petits ruminants, et sous-composante productions porcmes. OBJECTIFS GENERAUX Les actions envtsagees dans Ie cadre de cette composante vtsent l'augmentatton de la production nationale des produits d'origine animale (viande et ceufs). a travers un appui adequat aux petits producteurs. Outre, l'augmentatton de la produc tion, cette demarche permettra ausst une creation d'emplois et une diversification des revenus. L'approche strategique retenue est la mise en place de petites unites d'elevage devant servtr de modele de diffusion de tech niques arneliorees d'elevage, et auxquelles le projet apportera un appui sous forme de prets remboursables en nature ou en espece. Les acttvttes prevues sont stmllalres a celles considerees en milieu rural, mats avec les differences ci-apres : la prtortte est accordee aux zones urbaines et perturbatnes l'essentiel des unites de volailles et de pores (70%) est a installer dans les zones urbaines et perturbatnes contre 300;{) en zone rurale ; la situation est tout a fait differente en ce qui concerne les unites d'elevage de petits ruminants qui seront tnstallees en majortte (80%) en zones rurales, compte tenu de la dispont biltte en paturages naturels, et 20% en zones urbaines et periurbalnes. 1148 OBJECTIFS SPECIFIQUES Journal offlctel de la Republtque du Congo teneur d'une cour cloturee de 50 m2. NO 27 - 2008 promotion de l'elevage traditionnel amehore en zones urbaine et perturbame: augmentation de la production et des revenus ; appui aux prtves pour la distrtbution d'intrants ; formation des beneflctalres ; soutien a la formation des associations professionnelles de producteurs. RESULTATS ATTENDUS VolaWes. Mise en place de : 7.400 unites d'elevage de poules locales 2.900 unites d'elevage de pintades 500 unites d'elevage de canards unites d'elevage de pigeons. Petits ruminants (ovins. caprins). Mise en place de 1.700 unites d'elevage de petits ruminants. Porcins. Mise en place de : unites d'elevage de pores. ACTIVITES identification des sites et des beneftctatres sensibilisation et fourniture aux beneftctaires des plans type de construction des installations d'elevage ; acquisition et livraison aux beneftclaires du materiel d'ap put a la construction des locaux d'elevage, ainsi que du materiel d'elevage ; construction des locaux d'elevage : acquisition et livraison d'intrants d'elevage et de produits vetertnaires ; formation des beneflctatres et assainissement du milieu achat et llvralson des animaux reproducteurs suivi et evaluation des actrvttes. COUT Le emit total de la composante « productions animales en zones urbaines et periurbaines » est estime a cinq milliards huit cent vingt millions (5.820.000.000) de francs CFA. La description des trois sous-composantes (aviculture, petits ruminants et productions porcines) qui constituent la com posante Productions animales en zones urbaines et pertur baines est faite ct-apres Sous-composante 3.2.1. : AVICULTURE Comparee a l'aviculture moderne ou semt-moderne, l'avicul ture traditionnelle (villageoise) est la plus repandue dans le pays, car elle est pratiquee a la fots dans les villes et dans les campagnes. L'espece la plus elevee est la poule locale. Les autres especes comme Ie canard, la pintade, Ie pigeon, l'oie, etc. ne sont elevees qu'en tres petits nombres. A l'mstar dc beaucoup d'autres pays afrtcains, Ie Congo manque cruelle ment de statistiques ftables sur le cheptel avicole national. Quatre (4) especes sont retenues dans Ie cadre du PNSA : Ie poulet, la pintade, le canard et le pigeon. Le mode d'elevage preconlse est la seml-liberte (un poulailler, plus une cour clo turee) pour reduire les depenses liees a l'alimentation. L'unlte d'elevage comprendra : pour les poules : un poulailler de 15 m2 pour les parentaux, une poussmtere de 10 m2 , et une cour cloturee de 300 m2 : pour les pintades : un poulailler de 20 m2 pour les parentaux, une poussinlere de 15 m2, et une cour cloturee de 400 m2 ; pour les canards : elle sera identique a celle des poules ; pour les pigeons : un pigeonnier de 10 m2 place a l'in Toutes les installations seront construites avec des matertaux locaux disponibles en abondance dans la zone de projet. OBJECTIFS GENERAUX contrtbution ala lutte contre la pauvrete et a la diversifica tion des revenus ; contrtbution a l'augmentation de la production nationale et au renforcement de la secunte alimentaire ; amelioration de la situation nutrttionnelle locale et natlonale. OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion de l'elevage avicole traditionne1 arneliore par la vulgartsation de techniques performantes d'elevage ; promotion d'un secteur prtve dynamique pour la commer cialisation des intrants vetennaires et d'elevage: formation des auxiliaires locaux en sante anlmale de base, pour assurer les soins de proximtte (vaccination, depara sitage). RESULTATS ATTENDUS installation de : * 7.400 unites d'elevage de poules locales * 2.900 unites d'elevage de pintades * 500 unites d'elevage de canards ; * 1.000 unites d'elevage de pigeons. ACTIVITES A REALISER appui a la construction des locaux d'elevage et a l'achat de volailles reproductrtces : formation a la conduite des elevages traditionnels ameliores ; formation des auxiliaires en sante animale de base ; appui a l'installation des pharmacies vetertnaires locales ; soutien a la formation des associations professionnelles suivi et evaluation des acttvttes, COUT Le emit total de cette sous-composante est de trois milliards huit soixante dix millions (3.870.000.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La realisation de cette composante demandera une respons abilisation entlere des communautes villageoises, et l'implica tion veritable des agents de terrain, des ONGs et des prtves. Le role des cornmunautes villageoises sera determinant dans la sensibilisation et la selection des beneflctaires demonstra teurs. Les agents de terrain des services decentralises de l'Etat alnsl que les ONG tntervtendront dans Ie suivi, l'encadrement et la formation des beneflctaires pour Ie renforcement de leurs capacttes operattonnelles. Les prtves devront s'impliquer dans la commercialisation des tntrants et meme de la production, qui sont deux facteurs importants dans la mise en oeuvre de la flltere avicole. Sous-composante 3.2.2. : PETITS RUMINANTS L'elevage de petits ruminants est pratique dans presque tous les departements du Congo. Le mode d'elevage predominant est la divagation. Les races elevees sont de petit gabartt et de faible productivlte. Le PNSA compte rationaliser cet elevage en apportant quelques ameliorations d'ordre technique (habitat, alimentation, sante, etc.). L'unlte type d'elevage de petits ruminants comprendra une bergerte ou une chevrerie de 30 m2 et un enclos de 500 m2. Du jeudt 3 juillet 2008 Journal offtctel de la Republique du Congo 1149 OBJECTD'S GENERAUX contribution Ii la production nationale de viande rouge et a la reduction des importations ; contribution a la lutte contre la pauvrete Pot a la diversifica tion des revenus ; amelioration de la situation nutritionnelle locale et nationale. OBJECTIFS SPECIFIQUES developpement de l'elevage traditionnel ameliore, d'ovins et de caprins, par la diffusion de techniques ameliorees d'ele vage ; promotion de reseaux locaux de distribution d'intrants d'elevage et de produits vetertnalres ; RESULTATS ATTENDUS installation de 1.700 unites d'elevage de petits ruminants (ovins ou caprtnsl. ACTIVITES A REALlSER appui a la construction des locaux d'elevage et a l'achat des animaux de reproduction : formation des beneftctatres et agents d'encadrement a la conduite des elevages traditionnels amellores : soutlen Ii la formation des associations professionnelles suivi et evaluation des actrvttes. COUT Le cout de cette sous-composante est de six cent vingt un mn lions ctnq cent soixante mille (621.560.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La strategie de mise en ceuvre de la sous-composante petits ruminants sera basee sur l'action conjuguee d'une part, de la coordination du programme et des agents des services decen trallses du mtrustere de l'agrtculture ; et d'autre part, des communautes locales, des autorttes locales, des ONGs et prtves. L'observation du prtnctpe de la chaine de « soltdante communautaire • permettra une durabihte des acttvites, dans la meeure OU elle aidera a tntereseer les nouveaux beneflciaires au fur et Ii mesure que se fera le remboursement du pret. Sous-composante 3.2.3. : PRODUCTIONS PORCINES L'elevage de pore n'est pas tres developpe dans le pays. On le rencontre dans les departements de la Bouenza, du Pool, des Plateaux, du Niari et autour des grandes YUles : Brazzaville et Pointe-Noire. La race la plus repandue est la« Large White • qui est exploitee dans des porcheries amellorees. 11 extste aussi des elevages villageois lies principalement a la race locale de type tberique. Le PNSA fera la promotion de l'elevage traditionnel ameliore dans les zones rurales, urbaines et perturbatnes, basee sur le principe de -semt-ltberte•. L'unlte type d'elevage porctn com prendra une porcherie de 31,5 m 2 et une cour cloturee de 400 m2. OBJECTIFS GENERAUX contribution Ii l'augmentation de la production nationale de vtande et reduction des importations : contribution a la lutte contre la pauvrete et a la diversifica tion des revenue ; amelioration de la situation nutritionnelle de la population et de securtte altmentatre du pays. OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion de l'elevage porctn traditionnel amehore, a tra vers un appui a I'installation des unites pilotes d'elevage: developpement de reseaux locaux de distribution d'lntrants d'elevage et de produits vetertnaires ; promotion des acttvttes de la transformation de la viande porcine. RESULTAT ATTENDU creation de 1.000 unites d'elevage de pores. ACTIVITES A REALlSER : appui a la construction des installations d'elevage et a l'ac quisition des animaux de reproduction ; formation des beneflcialres et des agents d'encadrement ; appui a l'installation des pharmacies vetennaires villa geotses ; soutien a la creation d'assoctations professionnelles formation des auxiliaires locaux en sante ammale. COUT: Le cout total de la sous-composante est de neuf cent seize mil lions huit cent quatre mille (916.804.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE Les communautes locales de base constituent le premier niveau de la chaine de mise en oeuvre de la sous-composante. Elles seront responsabthsees dans le chotx des premiers bene ficiaires des unites d'elevage, qui sera valide plus tard par les autorttes locales et la coordination du programme. Grace au prtncipe de remboursement du pret obtenu, il sera possible de perenniser les acuvttes engagees dans le cadre de ce pro gramme. Sous-compoBante 3.2.4. : DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE NON CONVENTIONNEL Parmi les elevages non conventionnels, on retiendra surtout celui des aulacodes (agoutis). Ce type d'elevage est pratique de facon artisanale dans le pays, au sol ou en battertes. L'experience la plus recente sous forme sernt-moderne est celle Imtlee au cours de l'annee 2002 dans le cadre du projet sous regional intttule «Developpement d'Alternatives au Braconnage en Afrique centrale (DABAC). Finance par l'Unton Europeenne, le projet avait pour prtncipaux objectifs la diffu sion de l'aulacode par l'installation d'eleveurs en zones perlur baines au Gabon, au Cameroun et au Congo. Le projet a permis de relancer la station de Tchimbamfouka a Pointe-Noire et de creer celle de Kombe aBrazzaville, avec Agri Congo comme agent d'execution. Au 31 juliet 2004, les deux stations comptaient deja 324 gentteurs. Le PNSA se propose, par consequent, de developper l'elevage de l'aulacode en zone urbaine et periurbaine. Chaque unite d'elevage d'aulacodes comprendra une aulacoderte constituee d'un petit batiment en matenaux locaux et de cages en bat teries faites de matertaux de recuperation. Le cheptel de fon dation sera constttue de huit (8) tetes a raison de sept (7) femelles et un (1) male. OBJECTIFS GENERAUX contribution a l'augmentation de la production nationale de vtande et reduction des importations ; contrtbution Ii la diversification des revenus et a la lutte contre la pauvrete ; amelioration de la situation nutritionnelle de la population et de la secunte alimentaire du pays. OBJECTIFS SPECIFIQUES developpement de l'elevage des aulacodes, a travers l'appui a l'installation d'unltes d'elevage en zones urbaine et pert 1150 Journal offtelel de la Republique du Congo N° 27 - 2008 urbame promotion de reseaux de distribution d'intrants d'elevage et de produits vetennatres. RESULTAT ATTENDU creation de 1.000 unites d'elevage d'aulacodes. ACTIVITES A REALISER appul a la construction des installations d'elevage et l'ac quisition des animaux de reproduction ; formation des eleveurs et des agents d'encadrement apput Ii la creation d'associatlons professionnelles. COUTS Le coat global de cette sous-composante est de quatre cent deux millions (402.000.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE Le chotx des beneflciaires d'unltes d'elevage d'aulacodes con stituera la premiere etape dans la mise en place de cette com posante. Du choix des premiers beneflctaires dependra en effet la reusstte du projet, car Ie remboursement du pret (octroye aux producteurs en nature ou en especesl par ces demiers permettra de servir d'autres membres des groupements. Les autontes locales ainsi que les agents d'encadrement du mi nistere de l'agriculture aideront a la realisation du meilleur choix, tandis que Agri-Congo appuiera le projet en matiere de formation des producteurs. SOUS-PROGRAMME 4 : DIVERSIFICATION DES SYSTEMES DE PRODUCTION Composante 4.1. : DEVELOPPEMENT DES PRODUCTIONS ANIMALES EN MILIEU RURAL Les activites d'elevage, et partlcullerement le petit elevage, jouent un role important dans la strategie de lutte pour la securtte alimentaire et contre la pauvrete. Elles constituent. non seulement, une source de produits d'une haute valeur nutritive (vtande, oeufs, etc.), mats aussi une source de revenus et d'opportunites d'emplois pour les jeunes desceu vres, les diplomes sans emploi, les femmes. etc. Ces acttvttes trouvent leur pleine justification dans le contexte du Congo qui souffre d'un important deficit en produits d'ori gme animale, en raison d'une production nationale tres fatble. Le pays fait, par ailleurs, face a un probleme crucial d'emplois desjeunes. A l'instar des activttes prevues en milieu urbain et perturbatn, cette composante est aussi subdtvtsee en trois (3) sous-com posantes : sous-composante s aviculture -, sous-composante « petits ruminants ", et sous-composante « productions porcines -. OBJECTIFS GENERAUX Outre une contribution a l'accrotssement de la production locale de produits d'ongme animale (viande et ceufs) a travers un appui adequat aux petits producteurs, la composante • developpement des productions animales en milieu rural " vise l'augmentation et la creation d'emplois, ainsi que la diver sification des revenus des populations rurales. A l'instar de la sous-composante similaire envtsagee dans le sous-programme relatif aux productions en zones urbaines et perturbaines. l'approche strategrque retenue ici repose aussi sur: la mise en place de petites unites d'elevage, devant servir de modele de diffusion des techniques amehorees d'elevage ; l'apput que le projet apportera a ces unites d'elevage sous forme de prets remboursables en nature ou en espece. OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion de l'elevage villageois ameliore ; augmentation de la production et des revenus appui aux prtves pour la distrtbutton d'tntrants : formation des beneftctalres ; soutien a la formation des associations professionnelles des producteurs. RESULTATS ATTENDUS VolaWes. Mise en place de : 3.100 unites d'elevage de poules locales 1.200 unites d'elevage de pintades 200 unites d'elevage de canards 400 unites d'elevage de pigeons. Petits ruminants (ovins - caprins). Mise en place de 6.500 unites d'elevage de petits ruminants. PorclDs. Mise en place de : 370 unites d'elevage de pores, ACTIVITES identification des sites et des beneflctatres sensibilisation et foumiture aux beneflciatres de plans type de construction des installations d'elevage: acquisition et livraison aux beneftctaires du materiel d'ap pui a la constructton des locaux d'elevage, ainsi que du materiel d'elevage: construction des locaux d'elevage ; acquisition et livraison des intrants d'elevage et vetennalres formation des hi>ni>flciaires et assainissement du milieu achat et livratson des animaux reproducteurs : suivi et evaluation des acttvttes ; formation des auxiliaires locaux en sante animale de base mise en place des pharmacies vetennaires locales. COUT Le cout total de la composante « productions animales en zone rurale - est esttme a quatre milliards cinq cent quarante un millions quatre vingt dix sept mille (4,541.097.000) de francs CFA. La description detaillee de la composante « productions ani males en zone rurale ", avec ses sous-composantes (sous composante aviculture ; sous-composante petits ruminants ; et sous-composante productions porcinesl. est faite ci-apres. Soua-composante 4.1.1. : AViCULTURE Comparee a l'aviculture moderne ou semi-moderne. l'avicul ture traditionnelle (villageoise) est la plus repandue dans le pays, car elle est prattquee a la fots dans les villes et dans les campagnes. Cependant, le pays manque cruellement de statts tiques fiables sur le cheptel avtcole national. On satt, toutefois, que l'espece la plus elevee est la poule locale. Les autres especes comme le canard, la pintade, te pigeon, l'oie, etc. ne sont elevees qu'en petit nombre. Aussi, quatre especes sont retenues dans le cadre du PNSA : le poulet, la pintade, le canard et Ie pigeon. Le mode d'elevage precornse est la semi llberte (poulailler avec une cour cloturee) pour reduire les depenses liees a l'ali mentation. L'unlte d'elevage comprendra : pour les poules : un poulailler pour parentaux de 15 m2, une poussmlere de 10 m2. et une cour cloturee de 300 m2 ; pour les pintades : un poulailler pour parentaux de 20 m2, une poussmiere de 15 m2, et une cour cloturee de 400 m2 ; Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtc1elde la Republrque du Congo 1151 pour les canards : elle sera identique a celle des poules ; pour les pigeons : un ptgeonnier de 10 m2, place a l'tn terteur d'une cour cloturee de 50 m2, Toutes lcs Installations seront construites avec des rnatertaux locaux dtsponibles dans la zone du projet. OBJECTIFS GENERAUX contribution a la lutte contre la pauvrete et a la diversIfica tion des revenus ; contribution a l'augmentation de la production nationale et au rcnforcement de la securtte alimentaire ; amelioration de la situation nutritionnelle locale et nationale. OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion de l'elevage avicole villageois ameliore, par la vul gansatton de techniques performantes d'elevage ; promotion d'un seeteur prtve dynamique pour la commer cialisation des intrants vetertnaires et d'elevage ; formation d'auxiliaires villageols en sante animale de base pour les sotns de proxirmte (vaccination, deparasttagel, RESULTATS ATTENDUS installation de 3.100 unites d'elevage de poules locales 1.200 unites d'elevage de pintades 200 unites d'elevage de canards 400 unites d'elevage de pigeons. ACTMTES A REALlSER appui a In construction des locaux d'elevage et a l'achat de volailles reproductrtces ; formation a la conduite des elevages villageois ameliores ; formation des auxiliaires en sante animale de base ; appui a l'insta1lation des pharmacies vetertnaires villa geotses : soutien a la formation des associations professionnelles suivi et evaluation des activites. COUT Le cout de la sous composante est de un milliard six sol.xante un millions neuf cent quarante un mille (1.661.941.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La realisation de cette composante demandera une respons abilisation entlere des communautes villageoises et l'lmpllca tion veritable des agents de terrain, des ONGs et des prtves. Le role des communautes villageoises sera determinant dans la sensibilisation et la selection des beneflciaires demonstra teurs. Les agents de terrain des services decentraltses de l'Etat et les ONGs interviendront dans le suivi, l'encadrement et la forma tion des beneflciaires pour le renforcement de leurs capacttes operanonnelles. Les prtves devront s'impliquer dans la com mercialisation des intrants et dans la production. deux fac teurs importants de la mise en reuvre de la flliere avicole. Sous composante 4.1.2. : PETITS RUMINANTS L'elevage de petits ruminants est pratique dans presque tous les departements du Congo. Le mode d'elevage predominant est la divagation. Les races elevees sont de petit format et de faible producttvtte. Le PNSA compte rationaliser cet elevage en apportant quelques ameliorations d'ordre technique (habitat, alimentation, sante, etc.l, L'unlte type d'elevage de petits ruminants comprendra une bergerte ou une chevrerie de 30 m2 et un enelos de 500 m2, OBJECTIFS GENERAUX contribution a Ia production nanonale des vtandes rouges et a la reduction des importations : contribution ala lutte contre la pauvrete et a la diversIfica non des revenus ; amelioration de la situation nutriUunnelle locale et nationale ; OBJECTIFS SPECIFIQUES developpement de l'elevage d'ovtns et de capnns villageois amehore, par la diffusion de techniques performantes d'elevage ; promotion de reseaux locaux de distribution d'intrants vetermatres et d'elevage: RESULTAT ATTENDU installation de 6.500 unites d'elevage de petits ruminants (ovms ou capnns). ACTIVITES A REALlSER appui a la construction des locaux d'elevage et a l'achat des ammaux de reproduction ; formation des benenctaires et agents d'encadrement a la conduite des elevages villageois ameltores .; soutien a la formation des associations professionnelles suivi et evaluation des acttvttes. COUT Le cout total de la sous composante est de deux milliards quatre cent quatre vmgt six mtlltons deux cent quarante mille (2.486.240.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La strategte de mise en reuvre de la sous-composante « petits ruminants » sera basee sur l'action conjuguee d'une part, de la coordination du programme et les agents des services decentraltses du mmistere de l'agrtculture ; et d'autre part, des communautes villageoises, des autontes locales, des ONG et prtves, L'observation du prtnctpe de la chaine de « solidartte communautaire »permettra une durabtlite des acttvttes, dans la mesure OU 1"'111'" aidera a tnteresser de nouveaux beneftci aires, au fur et a mesure que se fera le remboursement du pret, Sous-composante 4.1.3. : PRODUCTIONS PORCINES L'elevage de pores n'est pas tres developpe dans le pays. On Ie rencontre dans les departements de la Bouenza, du Pool, des Plateaux, du Niart et autour des grandee vtlles comme Brazzaville et Pointe-Noire. La race la plus repandue est la « Large White » qui est exploitee dans des porcheries ameliorees. 11 existe aussi des elevages vtllageots lies prtnct paiement a la race locale de type Iberlque. Le PNSA fera la promotion de l'elevage villageois ameliore dans les zones rurales, urbaines et penurbames, base sur le prtncipe de -semi-uoertes. L'untte type d'elevage porcin com prendra une porcherie de 31,5 m2 et une cour cloturee de 400 m 2. OBJECTIFS GENERAUX contribution a l'augmentation de la production nationale de viande et reduction des importations ; contribution a la lutte contre la pauvrete et a la diversifi cation des revenus ; amelioration de la situation nutritionnelle de la population .......r'f52 et de la securtte alimentaire du pays. Journal offlcJel de la Republique du Congo OBJECTIFS SPECIFIQUES W 27·2008 OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion de l'elevage porcin villageois amehore, a travers un appul a l'mstallatton des unites d'etevage ptlotes ; developpement de reseaux loeaux de distrtbutlon d'mtrants vetermatres et d'elevage. RESULTAT ATTENDU creation de 370 unites d'elevage de pores. ACTIVITES A REALlSER appui a la construction des installations d'elevage et a l'ac qutsttton des animaux de reproduction ; formation des benencsures et des agents d'encadrement ; appui a l'1nstallatlon des pharmacies vetertnatres villa geotses ; soutten a la creation d'associattons professionnelles. COUT Le COlit de la sous-composante est de trois cent quatre vtngt douze m11l1ons neuf cent vlngt mUle (392. 920.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE Les communautes vtllageolses de base constitueront Ie premier nrveau du schema de mise en oeuvre de la sous-composante. Elles seront responsabtltsees dans Ie chotx des premiers bene ftctatres des unites d'elevage, qui sera valide plus tard par les autontes locales et la coordination du programme. Grace au prtncipe de remboursement du pret obtenu, 11 sera possible de perenntser les acttvttes engagees dans Ie cadre de ce pro gramme. Composante 4.2. : PISCICULTURE ET PECHE ARTISANALE L'acttvtte ptsctcole, tres prattquee au Congo, consiste surtout en I'elevage du tIlapia n1lotica qui demeure de loin l'espece la plus repandue. Le PNSA va poursutvre l'action de relance de la ptsctculture dans Ies etangs, entreprtse par Ie PSSA en appor tant aux plsclculteurs l'appui en materiel (brouettes. pelles, haches etc.), les alevtns et la formation, en vue de la construc tion ou la rehabilitation de leurs etangs. En plus du tIlapia nllottca, on peut envtsager l'elevage d'autres especes telles que : Distichodus Sp. (Mboto) ; Barhus Occidental1s (Mopongo) Eutropius Nilotlcus (LUangwa) Lates NUoticus (Capitaine) ; Ophtocephalus (NSinga) ; Heterobranchus bidersal1s (Nsouni). S'agissant de la peche arnsanale, elle est fane en mer, dans les fleuves, les rrvieres, les lacs et les marecages, En general, elle est prattquee suivant des techniques et des engtns arttsanaux, Le programme devra favortser, a travers un appui au secteur prtve, l'approvtsionnement des pecheurs en materiel et equlpement de peche, 11 faudra egalement developper un sys teme d'entretien et de reparation desdits equipements. OBJECTIFS GENERAUX contnbunon a l'augmentatton de la production halieutique nationale et a la secunte alimentatre ; contribution a la diversification des revenus et a la lutte contre la pauvrete ; amelioration de la situation nutritionnelle nationale et reduction des importations. preservation des stocks hal1eutlques : promotion des unites ptsctcoles ameliorees et des unites de peche de reference, grace a un appul aux beneflciaires vtsant l'acquisition du matenel et des mtrants, amst que la formation; formation de reseaux locaux de fourniture d'intrants, d'en tretlen et de reparation de materiel de peche ; creation d'associatlons professtonnelles dynamiques ; promotion d'urutes d'entretien et de reparation de materiel de peche. RESULTATS ATTENDUS construction et/ou rehabilitation de 15.375 Hangs, soit une superficie de 461,25 hectares; creation de 500 unites de peche de reference (une unite de reference est constltuee de dix personnes). ACTIVITES A REALlSER production d'alevins de bonne quallte ; identification des sites aquacoles, information et sensibtlt sation des ptsctculteurs et pecheurs ; apput aux beneflctalres pour l'acqulsitlon du materiel et des intrants de peche ou de pisciculture; formation des beneftctatres pour Ie renforcement de leurs capacttes operattonnelles ; appui a l'orgamsation de reseaux locaux de distribution d'mtrants ainsi que d'entretien et reparation des equtpements de peche ; amelioration des peehes dans les petits plans d'eau. COUT Le coot total de la composante « pisciculture et peche artt sanale » est de 3 milliards cent quatre vlngt dix millions (3.190.000.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La mise en ceuvre de cette composante, notamment en ce qui concerne la peche, demandera une forte implication du secteur prtve, car les acttvttes d'approvtsionnement en materiel et equtpement de peche ainsl que celles relatives a l'entretien et la reparation des engms de peche lui incombent. Une comple mentartte sera egalement recherehee avec les autres projets ou institutions d'appui au sous secteur aquaculture et peche arti sanale, comme Ie PRODER, le PURAC, l'IPHD, Ie PMEDP, etc. Compoeante 4.3. : APICULTURE Le mtel constitue pratiquement un produit de cueillette au Congo. II est recolte pour l'essentiel dans le departement de la Lfkouala, et evacue vers Brazzaville, l'un des grands centres de consommation de ce produtt. Bien qu'ayant donne des resultats satlsfaisants, les essais d'installation de ruches amehorees n'ont pas ete poursutvts. L'expertence rnertte d'etre renouvelee, pour donner une impul sion nouvelle a l'aplculture qui peut contribuer a diversifier les revenus des exploitants. OBJECTIF GENERAL L'obJectif prtneipal de la composante « apiculture - est la pro motion de la fthere aptcole, a travers le renforcement des capaeites techniques et organisationnelles des apiculteurs dans les domaines de la production, de la recolte, de la conser vation, de la transformation et de la commercialisation des prodults de la ruche (mtel, eire, gelee royale, etc.). OBJECTIFS SPECIFIQUES promotion des unites apicoles dont l'aetivite est basee sur Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offlciel de la Republique du Congo 1153 l'exploitation de ruches modernes et l'utilisation de tech niques ameliorees de recolte, d'extraction, de conservation et de transformation du mtel et des autres produits de la ruche; renforcement des capacttes operanonnelles des acteurs ; promotion des associations professionnelles dynamiques. RESULTATS ATTENDUS installation de 5.000 ruches ameliorees et/ou modernes au profit de 500 apiculteurs (soit en moyenne 10 ruches par apiculteur) ; installation d'infrastructures et d'equlpements de miellerie pour le traitement collectif des produits de la ruche dans les zones d'exploitation apicole ; valorisation des produits de la ruche (mtel, eire, gelee royale, propolts, etc.) par leur transformation en bougie, bolssons, conflserte, pattsserte, produits cosmettques et les produits de soins et d'hygiene, etc. ACTIVITES A REALlSER identification des zones d'intervention a vocation apicole information et sensibtltsation des beneflcialres ; appui a la creation de groupements d'apiculteurs. au suivi de leur formation en techniques modernes d'apiculture par des moniteurs/animateurs des zones apicoles ; appui a la conception et a la fabrication de ruches arneltorees et/ou modernes ainsi qu'a l'acquisition du petit materiel necessatre ; acquisition des outils et vetements pour les ruchers, des equtpements de miellerie collectives, des infrastructures et equlpements de valorisatlon des prodults de la ruche. ainsi que des emballages ; appui a la creation de reseaux locaux pour l'approvision nement en ces materiels sus-cites et en intrants ; mise en place des arbres et vergers rnelltferes, en synergle avec les volets agroforesterte et arboriculture forestiere ; appui a l'organisation d'un systeme de collecte et de com mercialisation des produits de la ruche. COUT Un budget de 1 milliard quatre cent solxante dix millions (1.470.000.000) de francs CFA sera necessatre, pour realtser les acttvttes prevues dans le cadre de cette composante. MISE EN CEUVRE Les beneftctaires des unites apicoles seront : soit des mdtvt dualltes (petits exploitants villageots et operateurs de moyenne et grande dimension), soit des groupements. Tout l'appui qui leur sera apporte constituera un credit a rembourser. Les operateurs prtves de la flltere de moyenne et grande dimension et les ONGs seront egalement tmpllques, notamment dans les domaines de la fourniture de petit materiel, la formation, la transformation et la commercialisation de la production apt cole. Pour la mise en place des infrastructures et equtpements de valortsation des produits de la ruche, le PNSA devra appuyer la formation des operateurs tnteresses, y compris les voyages d'etudes et la recherche de partenaires. De son cote, le Fonds de soutien a l'agriculture sera charge de flnancer ces opera tions de valorisation. Compo.ante 4.4 : AGROFORESTERIE ET ARBORICULTURE FRUITIERE Sous-composante 4.4.1.: ARBORICULTURE FRUITIERE OBJECTIFS L'obJectif de la sous-composante est de promouvoir et d'ac croitre la production d'arbres fruitiers dans les differents departements du Congo. 11 s'agit de : la creation d'un verger communautaire dans les localttes touchees par le PNSApour une superficie de cinq (5) hectares avec dix (10) planteurs par locahte ; soit 0,5 ha /planteur ; l'appui a la mise en place des peptnieres sur les sites iden tifies par le PNSA ; la formation et l'appui aux planteurs ; la diversification des especes fruttieres existantes par les techniques de greffage, l'introduction de nouvelles especes, et la valorisation de la production par des techniques de transformation et de conservation. RESULTATS ATTENDUS la mise en place d'un verger communautaire sur 5.000 hectares au profit de 10.000 planteurs ; la mise en place des peptnteres en milieu producteur. ACTIVITES A REALlSER Les prtncipales acttvites a mener dans le cadre de cette sous composante consisteront en : l'identlfication des pepinlertstes la formation des peptnlertstes ; la rnise en place des pepmieres dans les localites Identiflees l'identification des planteurs : la distribution des plants aux planteurs ; le suivi-evaluatlon par la cellule nationale de coordination, a travers les techniciens bases dans les dlfferents departe ments. COUT Le oout total de cette sous-cornposante est de neuf cent seize millions six cent soixante dix (916.670.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La strategte de mise en eeuvre est basee sur une approche par ticipative entre les producteurs et le dispositif de formation et d'encadrement autour des peptnteres, constttue par la Direction Departemerrtale de l'Agriculture et la cellule nationale de coordination. . un manuel de procedure, incluant le programme de pro duction, sera etabli : les peptrueres serviront de site de formation pour les planteurs, en ce qui concerne les greffages ; un encadrement sera fourni, aupres de chaque champ com munautaire, pour la conduite du verger : les ONGs et autres operateurs prtves apporteront leur experience dans le domatne de la transformation et la con servation. pour une meilleure valortsation de la production. Sous-compo.ante 4.4.2.: AGROFORESTERIE Les arbres participent au maintien de la ferttllte par la fixation du sol et l'absorption de I'humidite et des elements nutrttifs. Les essences suivantes jouent un grand role dans la secunte alimentaire au Congo : le bananier peut servir comme brise-vent dans une planta tion. Apres Ie manioc, 11 constitue un element de base dans l'alimentation des congolais; le palmier a huile, dont les notx et l'hulle sont tres prtsees par les Congolais : l'acacia peut etre culttve pour la production du miel ; le mortnga : plante a usages multiples Ifourrage, btogaz, agent nettoyant domestique, teinture, engram vert). Cette plante d'introduction recente au Congo mertte, dans le cadre de la lutte contre la pauvrete et la malnutrition. une large vulgarisation de sa culture et de son utilisation. OBJECTIFS rehabtliter les pares de multiplication extstants, et en creer 1154 Journal offlciel de la Republ1que du Congo NO 27 - 2008 de nouveaux diversifier les especes frultieres assurer la couverture nationale en protetnes d'ongtne vege tale; approvisionner les collectlvites urbaines en bois de chauffe et bois d'oeuvre. RESULTAT ATTENDU creation de forets communautaires (environ 400) pour une superficie totale de 2.500 hectares. ACTIVITES A REALISER appui a l'organisation des producteurs et des transforma teurs, et a la mise en place des plantations villageoises et perturbaines ; rehabilitation et creation de pares de multiplication ; mise en place d'un dispositif d'encadrement et de forma tion. Ces interventions concernent aussi bien l'agroforesterte que la foresterie communautaire. COUT 2.500 hectares, avec un cout de mise en place a l'hectare de 400.000 FCFA, soit un milliard (1.000.000.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La mise en oeuvre de cette composante extge une etude prea lable, afln de determiner les zones agro-ecologiques OU elle sera reallsee. Pour CP. qui est du Mortnga, il serait bon que sa vulgartsation tntegre l'arboriculture. Il Yaura au total 2.500 hectares en 5 ans, soit 500 hectares a amenager par an, a raison de 25 hectares p::lr dtstrtct et par an, pour 20 districts (avec au moins 4 sites d'intervention par district), SOUS-PROGRAMME 5: COMMERCIALISATION ET TRANSFORMATION Composante s.r. : STOCKAGE ET CONSERVATION Sous-comp08ante 5.1.1. : STOCKAGE ET CONSERVATION DES PRODUITS D'ORlGlNE VEGETALE Le stockage performant des produits allmentaires et leur eventuelle transformation dans la zone de production sont deux acttvttes susceptibles d'augrnenter la valeur marchande de ces produits, et d'accroitre ainsile revenu des producteurs. La conservation en bonne condition (emballage approprte, ven tilation suffisante, absence de parasites, etc.l des produits per met de reduire les pertes, et de differer In periode de vente pour beneflcler de la hausse des prix du marche. L'organtsation vil lageotse du stockage des aliments de base permettra egale ment d'eviter des ventes precoces, suivies d'achat onereux en periode de soudure. OBJECTIF Cette composante a pour objeetif d'apporter un appui a l'amelloration des conditions de stockage et de conservation des produits d'ortglne vegetale, ACTIVITES A REALISER Dans le cadre de cette composante les activites a mener sont les suivantes : appui a la construction (en materiaux locaux) des magasins et hangars de stockage et des silos villageois ; sensibllisation des paysans a une meilleure gestion des stocks familiaux formation des paysans a la gesnon des stocks anmentaires ; amelioration des techniques de conservation et de stockage des aliments au niveau de l'exploitation. MISE EN <EUVRE La demarche a entreprendre dans le domaine consiste a orga ntser localement Ies producteurs pour un meilleur stockage de leur production. Les magasms de stockage a installer seront construits en matenaux locaux par les groupements, alors que Ie programme assurera l'approvtstormement en matenaux non disponibles sur place. Les denrees a conserver seront fournies par les membres des groupements (stockage Indtvtduell, et/ou achetees par les groupements (stockage collectlf). Ces groupe ments et les producteurs individuels beneflcteront d'un appui du PNSA pour une formation portant sur l'organlsatlon et la gestion de stocks. Sous-composante 5.1.2. : CONSERVATION DES PRODUCTIONS D'ORlGINE ANIMALE ET HALlEUTIQUE Les produits d'origlne animale sont souvent conserves par salaison, sechage et par I'action du froid. L'emballage souvent utilise est le sac en jute, en sisal ou toute autre fibre vegetate pour les viandes boucanees et poissons fumes ou seches ; une methode qui laisse a desirer, car, ces sacs etant permeables, les viandes et les poissons peuvent etre attaques par les souris, les mouches et autres insectes. Ainsi, une attention particuliere sera accordee aux connais sances techniques et agroaumentaires des produtts, ann de choisir les moyens de conservation les plus adaptes, OBJECTIF Compte tenu de son importance, l'objectif cle sera de mettre a l'annee longue a la disposition des consommateurs des ali ments sams et de haute valeur nutritive. ACTIVITES A REALISER Au Congo, l'abattage n'est generalement pas fait dans les con ditions requises d'hygiene. En outre, la methode de conserva tion laisse parfois a deslrer (congelation suivie de decongela tion puis de re-congelanonl, lei, les activttes vont consister : a la mise a la disposition des populations, au ntveau des chefs-lieux de district et des grands centres urbains, des aires d'abattage ; au renforcement les capacites des producteurs sur les tech niques de conservation ; au choix d'emballages appropnes pour le transport des viandes et des poissons. COUT Le cout total de cette composante (infrastructures de stockage et conservation des produits d'ortgtne vegetate, animale et halieutique) est estime a un milliard cent cinquante millions (1.150.000.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE Elle consistera surtout a suivre et assister les producteurs de viandes et de poissons pour une meilleure conservation de ces denrees, Du jeudl 3 jul11et 2008 Journal offtclel de la Republique du Congo 1155 Composante 5.2. : TRANSFORMATION Sous-composante 5.2.1: TRANSFORMATION DES PRODUITS D'ORIGINE VEGETALE. ANIMALE ET HALIEUTIQUE Les actrvttes de traitement, de transformation Industrtelle et de conditionnement des produits d'ongme vegetale sont tres peu developpees, compte tenu du faible volume des productions, des couts eleves des equrpements, et des dtfftcultes d'acces au credit. Les fruits subissent en general des transformations par les femmes en jus de fruit, confiture et strop. Ce qui facilite leur conservation et procure une valeur ajoutee, en cas de commer cialisation. Pour les autres produits, cette transformation se fait de maniere archaique et comme suit : dans certaines zones de grande production, les femmes transforment le gombo ainsi que le ptment en les faisant secher et ecraser par des techniques traditionnelles ; parmi les raclnes et tubercules (manioc, patate douce, igname), seulle manioc est transforme Ii grande echelle en fartne, en chicouangue (pain de manioc) et cossettes de manioc. La transformation en gart et amidon n'est pas encore tres vulgartsee. ACTIVITES A REALlSER a) Installation, au profit des cornmunautes vtllageotses, des materiels et equtpements ct-apres sous forme d'unlte de ser vice: des petits moullns Ii foufou motonses et mobiles des decortiqueuses de paddy ; des presses Ii huile artisanales ; des broyeurs melangeurs pour la fabrtcation d'allments des materiels appropries pour la transformation de fruits en jus; du materiel appropne pour les produits halieutiques des arres d'abattage. b) Mise en place de petites unites de service dans les localltes tdentiflees par le PNSA et sutvt de ces unites. COUT Le cout total de cette composante est evalue Ii un milliard ctnq cent dix millions (1.510.000.000) de francs CFA. Composante 5.3. : COMMERCIALISATION Le desengagement de l'Etat de tout ce qui p~ut etre confle au secteur prtve, a entraine la fermeture des structures etatiques qui s'occupalent de la commercialisation, telles que l'Office des Cultures Vlvrteres (OCV) et l'Office du Cafe Cacao (OCC). La commercialisation de la production nationale est aujour d'hul assuree en partie par le secteur prtve (volaille, viande, legumes) et dans une molndre mesure par les producteurs eux-memes. Mats. dans l'ensemble, lls ne contrtbuent que tres imparfaitement Ii l'approvisionnement des centres urbains. La fafble fluidite des denrees alimentaires entre les centres de production et les lieux de consommation est due essenttelle ment aux raisons suivantes : couts de transport eleves, dus au rnauvais etat des routes et des pistes rurales des bassins de production vers les lieux d'approvisionnement et de vente. et a divers autres frelns tels que les frats de barrieres et charges administra tives ; insuffisance de la concurrence entre commercants, due Ii la difflculte d'acces des nouveaux operateurs aux credits d'equipement et de campagne (ressources monetaires, entrepots ou magasm de stockage) ; dispersion de la production commercialisable et organtsa tion inadequate des producteurs faiblesse du pouvolr d'achat des menages insuffisance d'!nformation sur les marches (prix, quantites disponibles dans les differentes zones). OBJECTIF La composante commercialisation vise Ii creer un environ nement favorable pour un meilleur ecoulement des produits agrtcoles. ACTIVITES A REALISER Les acttvttes Ii mener consisteront Ii : appui l'emergence des cooperatives de commercialisation des produits agncoles ; facilitation Ii l'acces au credit de commercialisation ; elaboration d'un cadre reglementatre concernant l'acttvite de commercialisation des produits agncoles ; mise en place des marches d'interet national, regional et local (MIN, MIR, MIL) ; mise en place des Installations collectives de commerciali sation (aires d'abattage, chambres froldes, hangar ou ma gastn de stockagel ; rehabilitation des voies de desserte villageoise. 11 s'aglt surtout de ptstes additionnelles, car l'essentiel du desen clavement doit etre prts en compte par le programme national rouner, COUT Le cout de la composante est estlme Ii cent clnquante millions (150.000.000) de francs CFA pour appuyer les efforts cornmu nautaires des populations, surtout en matiere de rehabilitation des voies de desserte villageolse (750 KIn pour les 5 ans), MISE EN CEUVRE L'ouverture et la rehabilitation des voies secondaires et pistes rurales agrtcoles, ainsi que les installations collectives de com mercialisation (aires abattage d'anlmaux, entrepots de stock age, chambres froides capables de conserver des quantltes importantes de produits, assurant amst une regulation des marches et une dlsponfblllte hors saison). pourraient permet tre l'emergence d'un secteur prtve dynamique pouvant s'occu per de la commercialisation. Les organisations paysannes pourront faire le cantonnage villageols, en vue de la rehabilitation des pistes rurales de desserte. La mise en place raplde d'un fonds special d'incltation aux acttvttes agricoles et a la production alimentaire, tel que prevu dans les strategies de developpement agncole 2004 2013, pourraient faciliter l'acces des pnves aux credits pour l'achat des produits. SOUS-PROGRAMlHE 6 : SANTE ET EDUCATION NUTRITIONNELLE La sous-altrnentatton et la malnutrition constttuent les prlncl paux problemes de sante qui affectent les couches les plus vul nerables de la population congolaise (les enfants, les femmes encelntes, les personnes du 3e age). Ils decoulent d'une ali mentation insuffisante et desequtlibree. 11 ressort, de l'analyse faite par le PNUD sur le developpement humain en situation de post conflit en 2002, que la situation nutritionnelle de la population congolaise se caracterrse par des prevalences de malnutrttion elevees, tant en zone rurale qu'en zone urbame. Elle se traduit par un faible poids Ii la naissance qui affecte 15% des nouveau-nee, un retard de croissance et une malgreur pour 30% des enfants, une insuff isance ponderale pour 160/0 des enfants de molns de cmq (5) ans, et une insuffisance en fer et acide folique pour 70% des meres encelntes. 1156 Journal offtciel de la Republique du Congo W 27 - 2008 Cette situation est due a l'acces limite aux denrees alimen taires et aux habitudes ahmentaires Inadequates. Elle est egalement due a l'acces limite des populations aux soms de sante de base, au faible niveau d'informatlon, ainsi qu'a l'in satisfaction des besoms fondamentaux de base, surtout pour une frange importante de la population. L'amelioration de la situation nutritionnelle de la population congolaise, en particulier des enfants, passe par la lutte con tre la malnutrition protetno-energetique, I'anemle nutrition nelle, l'avttaminose A, les maladies dues a la carence en iode et la sous-altmentation, avec comme resultat escornpte une reduction de la morbidite elevee et de la mortalite. Composante 6.1. : JARDINS SCOLAIRES OBJECTIFS Les jardins scolaires ont pour objectif fondamental d'ameliorer la situation alimentaire et nutritionnelle des eleves des eta blissements scolaires, ainsi que leurs connaissances en matiere de production agricole. Us vtsent speciflquement a : ameliorer les connaissances et les attitudes des eleves du primaire et du secondaire vis-a-vis de l'exploitation agrtcole Uardins potagers, vergers, cultures vivrieres) ; anieltorer la nutrition, la securlte altmentalre des menages, et proteger l'envtronnement, afin de preparer les enfants a l'age adulte a devenir des citoyens actifs et productifs : promouvoir la production. la distribution et la consomma tion de legumes, fruits, et cultures vtvrieres riches en ele ments nutritifs dans le but de diversifier l'acces a l'alimen tation et completer la ration alimentaire : augmenter les inscriptions et l'asslduite des enfants dans les eccles, reduire le taux d'absenteisme, contribuer a l'ameltoratton de la capactte de concentration et d'assimila tion des eleves, en soulageant en partie la farm dont 11s sont vtctimes du fait de la pauvrete de leurs parents ; permettre aux eccles d'avoir des revenus, generes par la vente des produits agrtcoles. RESULTATS ATTENDUS Les resultats attendus de cette composante sont 11 ateliers d'information et de sensibillsation sont orga nises au niveau national : la pratique des jardins scolaires est largement vulgansee dans les etabllssernents scolaires du pays ; 10.000 eleves sont Inltles aux techniques agrtcoles chaque annee ; 50.000 eleves sont Inittes aux techniques a la fin des cinq (5) ans : developpemerit du maraichage dans les etabltssements sco laires primaires et secondaires : amenagement et mise en valeur de jardlns scolaires de 250 hectares, a raison de 5000 m2 (0,5 hal par ecole : mise au point d'un systeme de conservation et de distribu tion des produits issus des jardins et des champs scolaires. ACTIVITES A REALlSER Les actlvttes relatives a cette composante sont les suivantes organisation d'ateliers de sensibillsation au niveau de chaque departement (communes. chefs-lieux des districts) retenu pour les actlvttes de la composante. Ces ateliers rassembleront les directeurs des ecoles, les ensetgnants, les representants des colleotivites locales, les ONG, les comites des parents d'eleves : reunion de programmation des acttvttes de la composante. Cette reunion regroupe les techniciens des mlnisteres impliques dans l'execution des activttes de la composante, afin de decider du contenu des acnvttes a realiser, des modahtes et du calendrier d'executlon ; Iormatlon des encadreuns ou points Iocaux SUI' les tech niques agncoles (elevage, techniques culturales) et la nutri tion ; acquisition et apport des moyens de production (semences agrtcoles, petit outtllage, engrats, pesticides biologiques, animaux d'elevage) ; creation des potagers, des champs et des cantines scolaires : mise en place d'un systeme de distribution des produits Issus des jardins, des champs et de l'elevage, mtegrant les modahtes de collecte, de transformation et de mise en vente : suivt et evaluation des actfvites sur Ie terrain : elaboration des referentlels techniques (gUides) sur les jardins scolaires. BENEFICIAIRES Les beneflclatres de cette composante sont les eleves des eta bllssements scolalres retenus, Le programme concerne pres de 50.000 eleves dans les onze [l l] departements du pays, a rai son de 10.000 eleves par an. Les ensetgnants beneftcieront egalement d'une formation sur les cultures maraicheres. vtvneres et fruttteres, com Le cout de la composante • Jardins scolaires » est estime a deux cent cinquante deux millions trois cent mille (252.300.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La mise en oeuvre de la composante se realisera dans tous les departements du pays et pourrait beneflcter d'un soutien du PAM, a travers son programme alimentaire de distribution de vtvres dans les etabllssements scolaires. Les crtteres de choix des eccles sont les suivants : disponibilite d'espaces cultivables (au moins I a 2 hal adhesion des enseignants et des parents d'eleves a l'acti vtte, Composante 6.2. : M1CRO-JARDINS ET CULTURES HYDROPONIQUES OBJECTIFS L'objectif global des micro-jardins et cultures hydroponiques est de contribuer a la lutte contre la pauvrete et la malnutri tion, grace a une diversification des sources de revenu et a une meilleure alimentation des populations congolatses en zones urbaine et perturbame, 11 s'agtt spectftquement de promouvoir la production et la consommation des legumes frais et de qualite au niveau des menages ; vulgariser largement les micros jardins hydroponiques dans les familles ; rendre disponibles des legumes de qualite a moindre cout sur de petites surfaces accessibles. Du jeudi 3 jui1let 2008 Journal offlc1elde la Republique du Congo 1157 RESULTATS ATTENDUS Les resultats attendus au terme des cmq annees sont les sui vants : 2.000 personnes formees en mtcro-jardtns 2.000 mtcro-jardins, d'une superficie de 5 m2 chacun, soit lO.OOOm2 ; 50 encadreurs de base sont formes ; 11 jardins referentiels sont crees ; des structures communautaires, chargees de la preparation des ferullsants et de leur vente, sont creees, soit une struc ture par departement. ACTMTES A REALISER Les actlvites a mener sont les suivantes : organisation de reunions de sensibilisation au niveau de ehaque departement ; organisation de sessions de formation sur les techniques ameliorees des cultures hors sol dans les chefs lieux des departements et dans les communes ; acquisition et fourniture du materiel aux producteurs (bacs de cultures, substrat, semences agrtcoles, fertllisants, pes ticides biologiques ; installation des producteurs formes ; formation des encadreurs de base ou points focaux sur les techniques de mtcro-jardlns ; mise a la disposition des acteurs des moyens de production. Il s'agtt des bacs de cultures, du substrat, des semences agrtcoles, des fertthsants, et des pesticides biologiques : creation des jardins referentiels dans les chefs-lieux des departements ; mise en place d'un systeme de distribution des produits issus des micro-jardtns. cornprenant des modahtes de col lecte et de mise en vente ; mise en place d'une structure communautaire chargee de la preparation des fertilisants et de la vente ; suivi et evaluation des acttvttes des micro-jardins. BENEFICIAIRES La composante ciblera toute personne desireuse de produire des legumes de qualite chez elle (les femmes, les diplomes sans emploi, les personnes admises a la retraite, les membres des ONG de developpement agrtcole, les associations feminines, les communautes religteuses). COUTS Le cout de la composante « rntcro-jardins et cultures hydro poniques - est esttme a quatre cent millions sept cent vingt mille (400.720.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La mise en oeuvre de la composante se realisera dans les departements et dans les grandes agglomerations du pays, les chefs-heux et les communes. La strategie qui sera utilisee pour la mise en oeuvre de cette composante est la suivante vulgartsatton des techniques des cultures hors sol promotion de la creation de jardins referentiels communau taires au niveau des grandee communes qut servtront de lieux d'observation et d'apprentissage pratique pour les beneflctatres sur la production, la recolte, la consommation et la commercialisation des legumes ; mise a la disposmon des nenenciaires de moyens de pro duction sous forme d'un pret remboursable, pour aider I'tnstallanon de nouveaux producteurs. Composante 6.3. : HYDRAULIQUE VlLLAGEOISE Malgre la relative abondance des ressources en eau souter raine et les efforts consentis jusqu'a ce jour par le Gouvernement dans le secteur de l'eau potable, le niveau de la desserte reste encore tres bas. La question essentielIe est l'approvisionnement en eau saine. Sur une demande esttmee a 100.000.000 m3, seuls 36.000.000 m3 sont foumis a la population, soit un taux de couverture des besoins de 36% (source P.P.C.). Les besoins ruraux sont plus Importants. En effet, I'evaluatlon effectuee en 1996, dans le cadre de la mise en oeuvre de l'initiative « Afrique 2000 -, estimait a 69% le taux de desserte en eau potable en milieu urbain et 11% en milieu rural' L'incldence dans le pays de la mortalite et de la morbldtte, dues aux maladies d'origme hydrique (telle que diarrhees, flevres typhoides et paratyphoides, cholera, et hepatlte infectieuse etc.), pourratt etre attenuee, grace a l'approvistonnement en eau same des populations rurales. OBJECTIFS GENERAUX amellorer les conditions sanitaires et hygientques de la po pulation rurale ; assurer l'approvisionnement permanent en eau potable. OBJECTIFS SPECIFIQUES assainir l'environnement tmmedtat des points amenages, ann de preserver la quallte de l'eau a consommer et sa pota bilite ; alleger le travail de la femme. en prevoyant des techniques simples de putsage ; augmenter le temps de travail et le rendement des popula tions, en reduisant l'incidence de certaines maladies d'on gme hydrique ; reduire le temps de parcours entre le village et le point de puisagc (rcecau de distribution). RESULTATS ATTENDUS 200 sources d'eau potable sont arnenagees 200 puits sont construits et equipes de pompes manuelles 20 forages, equipes de pompes manuelles, sont construits 100 citemes ou impluvium sont construits. ACTMTES A REALISER Les acttvttes a mener sont : captage et l'amenagement des sources d'eau potable construction de puits par havage et par forage ; construction de citernes en ferrociment ou impluvium pour la collecte des eaux de pluies : mise en place des comites de gestton des ouvrages et leur formation; suivi post projet (maintenance des ouvrages et fonctton nement des comites de gestionl. COUTS Le cout de la composante hydraulique vtllageotse est de 1 mil liard trois cent quatre vingt dix millions (1.390.000.000) de francs CFA. MISE EN CEUVRE La mise en oeuvre se fera de mantere participative, en implt quant les beneflctaires : contribution villageoise en main d'oeuvre locale et en materiaux (sable, gravier, bois.), ann de minimiser le cout de realisation des ouvrages. Ces ouvrages seront realises par des entreprtses et/ou ONG spectaltsees, La cellule technique de la maitrise de l'eau aura la charge de la supervision des travaux. 1158 Journal officiel de la Republique du Congo W 27 - 2008 Les comites de gestion des ouvrages seront appuyes par des structures decentrallsees de l'Etat ou des ONG pour assurer l'entretien quotidien desdits ouvrages. Composante 6.4 : EDUCATION NUTRlTIONNELLE OBJECTIF L'objectlf de la composante est de contribuer a la reduction de la morbtdite et de la mortante des populations vulnerabtes, par l'amelloration de leur etat nutritionnel et la mise en place d'un systeme efficace d'Informatlon, education et communication (I.E.C.) en vue de sensibiliser les dectdeurs et les populations sur les problemes alimentatres et nutntionnets au mveau mdi viduel et des menages. RESULTATS ATTENDUS Les resultats attendus sont : le plan de dissemination des informations quantitatives sur les consequences fonctionnelles de la malnutrition (en ter mes de deces, maladie, deficit tntellectuel et perte de pro ductrvtte) est elabore et mis en pratique ; Ie personnel de sante est forme dans les departements con cernes par la gestion de la lactation ; le systeme de surveillance nutritionnelle, de collecte et d'analyse des donnees de l'etat nutritionnel des enfants est mis en place, et rendu operattonnel ; la collecte et l'analyse des donnees relatives a la supple mentation en micro-nutriments sont realisees dans les departements ; des compagnes d'information sont orgamsees sur la pro duction et la transformation des fruits et legumes riches en vitamtne A et fer ; les collecttvttes locales, les leaders des organisations com munautaires, les agents sociaux font la promotion de la production et de la consommation des aliments riches en vitamtne A, en fer, amst que I'utlllsation du sel alimentaire tode. ACTIVITES A REALISER elaboration et mise en oeuvre d'un plan de dissemination des informations quantitatives sur les consequences fonc tionnelles de la malnutrition en termes de deces, de ma ladies, de deficit tntellectuel et de perte de productivite ; contribution a la reduction de la prevalence de la malnutri tion protemo-energettque chez les enfants de 0 a 5 ans, par la formation du personnel de sante des departements con cernes sur la gestion de la lactation ; mise en place d'un systerne de surveillance nutritionnelle par la collecte et l'analyse des donnees sur l'etat nutrition nel des enfants de 0 a 5 ans, frequentant les centres de sante infantile sur la recuperation nutritionnelle ; collecte et analyse des donnees relatives a la supplementa tion en micro-nutriments dans les departements impliques dans le programme ; organisation des enquetes nutrttionnelles dans les departe ments concernes par le programme ; promotion d'une alimentation equlllbree chez les femmes encetntes et les enfants en developpement, grace ala vul gartsation des recettes a base de produits alimentaires de haute valeur nutritive et localement disponibles ; realisation des seances hebdomadaires de demonstration nutrttionnelle au nrveau des centres de sante infantile, en uti lisant les aliments riches en micro nutriments et localement dispontbles (aliment rtche en Fer, Vitamine A et lode) ; elaboration et dissemination de guides de nutrition appliquee, a partir d'aliments disponibles dans le departe ment; organisation de seances de formation, d'educatlon et de commurncauon en direction des personnes affectees par Ie VIH/SIDA sur les liens entre la nutrition et l'etat de sante. BENEFICIAIRES 1.000 menages seront directement concemes par la com posante, a raison de ctnq personnes par menage, soit 5.000 personnes touchees par an et 25.000 personnes au bout de 5 ans. COUTS La composante « nutrtuon » a un coat global estlme a trois cent quarante un millions cmq cent mille (341.500.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE Les elements constitutlfs de la strategte de mise en oeuvre de la composante sont indiques ct-apres : l'Information, l'education et la communication (I.E.C.) en direction des populations, a travers les differents medias Oournaux, radios, television) ; le plaidoyer aupres des decideurs et des leaders a tous les niveaux. pour un engagement fort en faveur de la nutrition ; le developpement de synergies entre les secteurs sante et education; la formation a tous les niveaux des participants aux acti vttes en nutrition ; le sutvt-evaluation des interventions par une supervision frequente, SOUS-PROGRAMME 7 : AIDE ALIMENTAIRE ET DlSPOSITIF DE VEILLE, ALERTE ET REPONSE AUX CRISES Au Congo, il n'exlste pas encore un dispositif institutionnel specialise pour coordonner une politique gouvernementale de prevision et de prevention des crises alimentaires ou des catas trophes naturelles. Cela explique l'tnexistence d'un stock de securtte alimentaire qui permettrait au pays de commencer a faire face aux eventuelles crises alimentaires, en attendant l'arrtvee des importations commerciales ou d'une aide de l'ex terteur, .Jusqu'a present l'aide alimentaire, en cas de cnse, ne releve que des prestations des agences des Nations Unies (PAM, HCR, UNICEF). n s'agira pour le Gouvernement, de prendre les mesures necessaires pour la mise en place d'un dispositlf de veille, d'alerte precoce et de gestion des crises, dont notam ment un stock de secunte. Ce stock pourra exister sous forme physique (stock alimentaire) et ftnanciere (enveloppe flnanciere reservee a cet effet). OBJECTIFS Ce sous programme a pour objectif global l'amelioratton du dispositif de prevention et de gestion des crises alimentaires. De facon plus spectflque, il s'agtt de : creer un dispositif de prevention et de gestion des crises ali mentaires, prenant en compte les dtfferentes formes de risque allmentaire ; contribuer a l'amelioration du systeme d'information et d'alerte precoce, Les objectlfs seront realises, a travers les composantes ci-apres Composante 7,1 : Etabllssement d'un disposrur de gestion des crises alimentaires ; Sous-composante 7.1.1 : Decentralisation du dtsposttif de gestion des crises ; Sous-composante 7.1.2 : Etablissement d'un stock national de securtte alimentaire. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtc1el de la Repubhque du Congo 1159 Composante 7.2 : Amelioration du systeme d'information et d'alerte precoce : Sous-composante 7.2.1 : Amelioration du systeme d'informa tion sur les marches : Sous-composante 7.2.2: Amelioration des enquetes agricoles de conjoncture. Composante 7.1 : ETABLISSEMENT D'UN DISPOSITIF DE GESTION DES CRISES ALlMENTAIRES L'objectif vise est la mise en place d'un organe de concertation et de gestion des crises alimentaires. Cet organe aura egale ment pour mandat de superviser le fonctionnement du dispost tif de vellle et d'alerte rapide. A cet effet, il est recommande de mettre en place un Comlte de SuM et de Gestion des Crises A1imentaires (CSGCA), qui est une sorte de cormte paritaire de gestion des crises alimentaires et de supervision du fonctionnement du dispositif de veille et d'alerte rapide. Les statuts et mode de fonctionnement peu vent s'Insptrer de ceux d'un organe similaire au Tchad. Le CSGCA comprendrait les representants des services mi nisterlels concernes par la situation conjoncturelle de la secu rite altmentaire, des collecttvites decentrahsees, de Ia societe civile et des ONG, ainsi que les representants des partenaires au developpement. Le Representant de la Presidence de la Republique ; Le Representant du Cabinet du Premier Ministre Le Mlntstere du Plan et de l'Amenagement du Terrttotre, de I'Integration Economique et du NEPAD ; Le Mintstere de l'Agriculture, de l'Elevage et des Peches ; Le Ministere de l'Economie Forestiere et de l'Environnement Le Mtnistere de I'Econornie des Finances et du Budget ; Le Minlstere de l'Administration du Territoire et de la Decentralisation ; Le Mmtstere de l'Energte et de l'Hydraulique ; Le Mtnistere de l'Enseignement primaire charge de I'Alphabetisatlon ; Le Mintstere de l'Equipement et des Travaux Publics Le Mtnlstere de la Sante et de la Population ; Le Mtmstere de la Promotion de la Femme ; Le Mmistere des Sports et du Redeploiernent de la Jeunesse L'organisation taittere des associations de producteurs La Chambre de commerce L'Association des maires Le Collectif des Organisations non gouvernementales Les representants des partenaires bilateraux et multi lateraux ; Le CSGCA sera le principal organe de pilotage de la conception et du suivi des interventions en matiere de crises ahmentaires. Il aura pour mission de : promouvoir la concertation et la coordination des actions portant sur la prevention et la gestion des crises alimen taires, ainsi que la constitution, l'utilisation et la reconsti tution du stock national (physique et financier) de securtte alimentaire ; mettre en place un systeme effectif de controle du fonction nement du disposttif de vetlle, d'alerte et de gestion des crises alimentaires (systeme d'alerte precoce, gestion du stock national de secunte altmentatre, distributions d'aides alimentaires) . veiller a l'implication de tous les acteurs et partenaires au developpement, intervenant dans le domaine de la gestion des crises alimentaires ; valider les rapports annuels portant sur la secunte et les bilans alimentaires. superviser les operations de distribution des aides altmen taires ; Le CSGCA pourrait mettre en place en son sein un comlte technique de sulvi plus leger, qui peut se reunlr plus reguliere ment. Conformement a l'csprit de la decentralisation de l'administra tion territoriale, Ie CSGCA pourrait disposer d'antennes au niveau des communes et departements, en vue de decentra liser la prevention et la gestion des crises alimentaires et responsabiliser les collecttvttes locales dans ce domaine. Le Cornlte technique pourrait egalement etre represente au niveau decentralise. Les actions prevues porteront principalement sur la prepara tion, en vue de leur adoption par les services competents, des pTinclpaux textes legtslatifs et reglementatres devant regir le fonctionnement du CSGCA. Il en est de merne pour l'elabora tion des reglements mterteurs et des manuels de procedures necessaires pour garantir la bonne gouvernance du Comite. Sous-composante 7.1.1 : DECENTRALISATION DU DISPOSITIF DE PREVENTION ET DE GESTION DES CRISES ALlMENTAIRES L'objectif vise est de renforcer les capacites des communes dans la prevention et la gestion des crises alimentaires. La principale activtte qui sera menee dans ce contexte est l'elabo ration de plans locaux et communaux de prevention ct la gcs tion des crises alimentaires. Cela pourrait etre fait, dans un premier temps, dans une centaine de communes, Identlflees comme les plus vulnerables. Sous-composante 7.1.2 : ETABUSSEMENT D'UN STOCK NATIONAL DE SECURITE ALIMENTAIRE Cette eoue-composantc a pour objectif la constitution d'un stock national de secunte alimentaire, compose d'un stock physique que d'un stock financier, sufftsant pour faire face aux crises alimentaires. Les actions concemeront prtnctpalement : l'execution d'une etude de fatsabilite. conduisant a la fixa tion du niveau optimal du stock national de securtte ali mentaire: la constitution effective du stock : l'acquisition d'un logiciel performant de gestion des stocks ; l'elaboration de manuels de procedures pour le destockage des produits et la reconstitution du stock physique et financier a son niveau initial. Composante 7.2 : MISE EN PLACE D'UN SYSTEME D'ALERTE PRECOCE L'objectif vise est de mettre en place un Systeme d'Alerte Precoce (SAP), capable de donner dans les delats requis une evaluation precise de la situation alimentaire dans toutes les communes, en particul1er pour lee zones lee plus vulnerobles. Ce systeme d'alerte preventive aura pour role principal de prevotr les catastrophes, afin que des dispositions idoines soient pnses a temps par les dectdeurs, les populations et les collectrvites decentraltsees, en vue d'en attenuer les effets. Il s'agtra d'etablir un reseau de collecte et de traitement de don nees, permettant d'anticiper les crises agncoles et alimentaires, grace au suivl : (I) de l'evolution des cultures pour en estimer les recoltes futures ; (ti) du niveau des stocks existants ; (iii) des flux commerciaux et des prix au niveau national, regional et international ; et (iv) de tous les autres symptOmes avant coureurs (ventes inhabituelles, menaces d'invasions par des ravageurs et des maladies transfrontalieres, variations clima tiques pouvant entrainer une secheresse ou des inondations, consommation de produits de cueillette, etc.). Les actions prevues porteront sur : l'elaboratton d'une base de donnees structurelles pour les 1160 Journal offtctel de la Republique du Congo W 27 - 2008 communes a couvnr au depart par le SAP l'adaptation de la methodologie du SAP au sutvi des zones urbaines ; l'elaboratlon de la carte de vulnerabtlite ; Sous-composante 7.2.1 : AMELIORATION DU SYSTEME D'INFORMATION SUR LES MARCHES L'objectif global vise par cette sous-composante est l'ameliora tion du systeme d'information sur les marches existant. Cet objectif sera realise a travers les prtncipales actrvttes sui vantes : extension, par les services concernes des Mtmsteres de l'Agriculture et du Commerce, du suivi des prix a l'ensem ble des produits agrtcoles d'ortgme vegetale et animale ; elaboration et application d'une methodologie de sutvt rap proche des prix ; diffusion des prix collectes a tous les utilisateurs, a travers differents supports mediatlques tels que l'Intemet, la presse ecrtte et les radios de proxtmite. Ces actions seront developpees sur un echanttllon represen tatif de marches SoU8-composante 7.2.2: AMELIORATION DES ENQUETES AGRICOLES L'objectif vise est d'amener le Minlstere de l'agrtculture et les services charges des statistiques agrtcoles et econormques a mener plus regulterement des enquetes agrtcoles de conjonc ture, et ales rendre plus fiables et mteux adaptees aux modes de consommation alimentaire. Les actions suivantes contribueront a l'atteinte de cet objectif : adoption d'un formulaire permettant de mener conjotnte ment les enquetes agncoles de conjoncture (EAC) et l'etab lissement d'un bilan alimentaire ; elargtssement de la base de sondage de l'EAC a un echan tillon reellement representatif. Le cout total des actions precontsees pour ameliorer le disposi tif de veille, d'alerte rapide et de reponse aux crises est de qua tre milliards deux cent trente millions (4.230.000.000) de francs CFA. SOUS-PROG.RAMME 8 : MESURES D'ACCOMPAGNEMENT DUPNSA Composante 8.1. : COMMERCIALISATION ET DISTRIBUTION DES INTRANTS OBJECTIFS L'importation et la distribution des intrants agncoles, halieu tiques, veterinatres et d'elevage sont faibles au Congo. Le bas niveau de ces importations confirme la faiblesse des investisse ments dans le secteur agncole. Les contraintes Identiflees dans la distribution des intrants agrtcoles, halieutiques, vetertnaires et d'elevage sont relatives aux taxes douanieres elevees, qui ont des repercussions sur les prix de vente desdits produits. L'irnplication des prtves est faible. car les magasins ne sont tmplantes que dans les grands centres urbains, alors qu'une demande s'exprtme aussi en zone rurale. L'objectif de la composante est done de mettre en place un mecanisme permettant de rendre disponible et accessible les intrants aux producteurs, contribuant ainsi a l'accroissement de la production et de la producttvtte dans le secteur rural. RESULTATS ATTENDUS les circuits de commercialisation et de distribution des intrants sont ameltores les organisations des producteurs formes sont responsabi lisees dans l'approvisionnement en intrants, avec des capacites renforcees ; un cadre incitatif pour les operateurs prtves est mis en place, afin de developper les activites de distribution des intrants a des prix abordables ; des ruraux sont organises et professtonnalises dans la dis tribution des intrants. ACTIVITES A REALISER Les acnvttes suivantes seront considerees, Ii savoir encourager les initiatives prtvees de fabrication locale et de distribution d'intrants et equtpements de bonne qualite a des prix acceptables ; renforcer les capacites des operateurs par une assistance en encadrement, formation, et financement pour le demar rage des actrvttes (exemple : appui Ii la mise en place des pharmacies vtllageoises, des points de vente d'intrants agrt coles ...) ; appuyer la promotion des ruraux pour creer un reseau dense de distribution d'intrants ; mettre en place un cadre incitatif, permettant d'encourager les operateurs prtves Ii s'adonner Ii l'activtte de distribution des intrants a des prix abordables. BENEFICIAIRES Les prtncipaux benenciatres de cette composante sont les pro ducteurs et leurs associations, les operateurs economtques, et les ruraux en general. Les structures de recherche, d'encadrement et de formation (prrvees ou publiques) seront des beneflctalres tndtrects, a tra vers I'amelloratlon des conditions d'appllcatton et d'adoptlon de leurs messages techniques. COUT La composante a un cout global estlme a trois cent quinze mil lions (315.000.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE Les operateurs prtves ne vont souvent que vers les lieux OU la demande est forte, penalisant ainsi les zones OU el1e est tres falble. Afin de pallier a ce desequllibre, le PNSA peut inciter et appuyer les producteurs Ii grouper leurs besoins, et a s'organtser en centrale d'achat. Arnst, ils pourraient s'approvisionner eux memes en intrants chez les grosststes de la capitale ou a l'ex terteur du pays. L'appul portera en premier lieu sur une mise de depart pour le lancement de l'activite, mise dont les modalltes de rembourse ment seront dlscutees et arretees de commun accord entre le PNSA et les producteurs. En second lieu, il s'agtra de mettre en oeuvre, avec le concours des operateurs pnves ou des ONG, une formation portant sur l'utilisation et la gestion des dif ferents types d'intrants. Composante 8.2. : FINANCES ET INFRASTRUCTURES RURALES L'absence de mecantsmes appropnes de financement des actrvttes agrtcoles constitue l'un des problemes majeurs auquel fait face le secteur agrtcole congolais. En effet, la situ ation de la majorite des petits producteurs agncoles, evoluant dans les regions en tnsecurite alimentaire structurel ou chronique. est caracterisee par un falble acces au financement des acttvites de production, transformation et commercialisa tion des produtts agncoles et alimentaires. Cela sert de justifi cation a la necesstte pour le PNSAde contribuer, en s'appuyant Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offlelel de la Republtque du Congo 1161 sur les SFD, Ii l'amelioration de l'acces des producteurs aux finances rurales. Pour ce falre, un appui du PNSA Ii l'amelio ration de l'acces aux finances rurales est necessaire. La plupart des experiences qui ont ete tentees pour organiser le secteur bancaire agrtcole congolais se sont soldees par des echecs. La dermere en date est le Credit Rural qui a fini par devenir Credit pour l'Agriculture, l'Industrie et le Commerce (CAlC), avant sa privatisation (cf. les strategies de developpe ment agncole 2004-2013). 11 existe aujourd'hut un reseau national de micro-finances con stttue des Mutuelles Congolatses d'Epargne et de Credit (MUCODEC), des caisses feminines d'epargne et de credit mutuel, de la mutuelle de solidarite au Congo, etc. Mais ces structures ne sont pas presentee dans tout le pays, et ne sont pas non plus ouvertes au credit agrtcole. Le gouvernement a recemment pris la decision de mettre en place un Fonds de Soutien al'Agriculture (FSA)qui sera charge de : moblliser les ressources nationales et exterteures, en vue de ftnancer les acnvites de developpement agrtcole ; veiller Ii l'application des mesures de soutien fiscales et douanleres edtctees par le Gouvernement (exoneration pen dant 5 ans minimum de tous les intrants agrtcolesl ; participer au financement des structures d'encadrement, de vulgarisation et de recherche ; et Ii l'equipement des Departements ; financer et rechercher des partenaires pour la mise en place d'installations collectives de commercialisation (abattoirs, entrepots de stockage, chambres froides etc.) ; soutenir les projets de developpement des fllteres ; etc. OBJECTIFS L'objectil de la composante « finances et infrastructures rurales - est de mettre en place un systeme adapte et accessi ble de financement des acttvttes agropastorales et halieu tiques, dote d'un mecanisme efflcace de recouvrement des prets contractes. ACTIVITES A REALISER La premiere action a mener dans ce cadre est de veiller a la mise en place effective du Fonds national de soutien Ii l'agrt culture dont une partie pourrait effectivement (par exemple a travers la garantie et la bonification des taux des credits) ser vir a l'approvtstonnement en materiels, equtpements et intrants destines Ii l'intensification des productions agro-sylvo pastorales et halieutiques; ainsi que pour les acttvttes de transformation, conservation, stockage et commercialisation de la production. L'arttculatton avec les SFD et les Banques doit etre recherchee des le demarrage du programme. La seconde action conslste Ii la mise en place d'un Fonds de clevd.uppement communuumtre qui servtra a flnancer, sur la base des besoms identifies par les communautes elles-memes, les infrastructures communes qui ne peuvent etre flnancees par les communautes toutes seules ou qui ne sont pas prevues par le Fonds de soutien a l'agrtculture. 11 peut s'agir de : infrastructures rurales : marches ruraux de petite et moyenne taille, plstes d'acces (notamment la trentaine de pistes agncoles non prises en compte par le Fonds routier dans le cadre du Plan national des transports, mats comptabtltsee dans la composante commercialisation ct-dessus, les puits et forages) ; pares Ii bois communautaires ; appui aux actrvttes generatrtcee de revenus comme la fa brication et/ou la reparation d'outils agrtcoles ; acquisition de decorttqueuses, de batteuses et de silos metalltques ; boutiques d'intrants pour un meilleur approvisionnement en intrants et materiels agrtcoles. Les autres actions prevues sont mise au point de mecantsmes approprtes d'octroi et de rem boursement de credit ; apput Ii la structuration des organisations paysannes ; formation des organisations paysannes en gestion flnan ctere. COUT L'acqutsttton de la plupart des intrants (semences, engrats, produits phytosanitaires, materiel vegetal et animal, etc.) se fera sous forme de credits, dont les montants sont comptabil tses et ventiles dans les dlfferentes sous composantes. Cependant. pour mieux apprehender l'importance relative des activites de credit et du role qui sera devolu aux services financiers, ces dlfferentes rubriques sont recapitulees dans le tableau de l'annexe 2. Le emit total de la composante « finances et infrastructures rurales - est de dix sept milliards trois cent quatre vingt dix millions (I7.390.000.oo0) de francs CFA. MISE EN <EUVRE La strategie de mise en oeuvre de cette composante repose sur l'incitation a la creation de structures locales de micro-finance, et la responsabilite enttere des organisations paysannes dans la gestion fmanctere des credits pour l'acquisition de biens et services aux flns de production, transformation et commercia lisation des produits agrtcoles. Cette demarche vise la durabi lite des acttvttes tnttiees dans le cadre du PNSA. Compoaante 8.3. : RECHERCHE. VULGARISATION. RENFORCEMENT DES CAPACITES ET DES CBAMPS-ECOLES OBJECTIF L'ameltoratlon de la performance des producteurs et de leurs associations, ainsi que la mise en ceuvre harmonieuse du PNSA en vue d'atteindre pleinement les objectifs fixes, ne peu vent etre obtenues sans un dtsposttif de recherche adapte et une vulgarisation active, agissant en interaction et avec la par ticipation de l'ensemble des acteurs. La relation forte entre les services de recherche et de vulgan sation et les producteurs permet, en plus de la formation des agents des orgarnsmes d'encadrement et des producteurs, la prise en compte de la demande formulee par les beneftciaires dans l'ortentatlon de la recherche et du savotr-faire local et une evaluation participative. Le tout concourt a l'appropriation de la demarche et des innovations proposees, mais aussi a la reproducttbtlite des actions. L'objectif de cette composante est de mettre en oeuvre. dans le cadre des mesures d'accompagnement, un mecanisme de coor dination efflcace entre la recherche, la vulgartsation, les ONG, et les producteurs pour un meilleur appui aces derniers, a1nsi qu'a leurs organisations. Plus speciftquement, il s'agit de : promouvoir un mecanisme de coordination entre la recherche, la vulgartsatlon, les ONG specialises et les organisations paysannes ; former les agents de vulgartsatton et des ONG specialtsees. pour un meilleur appui Ii la formation des producteurs et de leurs organisations ; former les producteurs par rapport Ii la demande et en s'ap puyant sur les champs-eccles ; informer et sensiblliser le maximum de producteurs, en se basant sur les ouills de communication et des guides et procedures techniques. ACTIVITES A REALISER mise en place, sur une base concertee et en milieu reel, des champs-eccles dans les dlfferentes zones agro-ecologlques, 1162 Journal offtctel de la Repubhque du Congo W 27 - 2008 en fonction des innovations proposees. Ces champs-eccles servtront de dispositif approprie de formation des produc teurs et de leurs organisations ; mise en place, dans la mesure du possible dans chaque zone agro-ecologtque, une equlpe de recherche adaptative ; mise en place un mecanisme efficace de coordination entre les services et organismes charges de la recherche et de la vulgartsatton, les ONG speciallsees et les organisations paysannes ; formation des agents de vulgarisatton aux techniques de communication, de vulgartsatton, d'anlmatton et d'evalua tion participative rapide ; formation des producteurs en gestion des OP et dans d'autres domatnes, en fonction de la demande ; organisation des emissions a la radio (rurale) et a la televi sion, alnsi que des publi-reportages dans les journaux ; elaboration des referentiels, guides et procedures tech niques. COUTS Les couts afferents a cette composante s'elevent a deux cent cmquante millions (250.000.000) de francs CFA pour l'appui a la recherche, un milliard (1.000.000.000) de francs CFA pour le renforcement des capacites et les champs ecoles, et a sept cent vingt un millions (721.000.000) de francs CFA pour l'ap put a la vuigansanon. A cela, U conviendrait d'ajouter les dlfferentes acttvttes de for mation prevues ea et la dans les dtfferentes composantes, dont la mise en oeuvre correcte est condttionnee par des activttes prealables de formation. MISE EN <EUVRE La mise en ceuvre de cette composante tiendra absolument compte du processus de decentralisation en cours. La coordi nation entre la recherche, la vulgansatton et les producteurs doit se concevoir a differents rnvearrx. Toutefois, pour y parve nir et afin de la rendre veritablement operationnelle, l'1mplica tion du ntveau central dolt etre fortement recherchee, compte tenu du clolsonnement existant du secteur. Un tel mecanisme decoulera atsement de la decentralisation des dlfferents servi ces (recherche, vulgartsation et formation essentiellement), et d'un renforcement des relations locales avec les ONGs operant dans chaque zone et les organisations paysannes. Le mecanis me de coordination et la mise en oeuvre doivent essentielle ment viser l'adaptation et l'orientation de la recherche et de la vulgarisatton par la demande. Seule la prise en compte des preoccupations et de la demande des producteurs et l'adapta tion des dispositifs aux realites locales garantiront l'approprta tion des innovations. La formation et le renforcement global des capacttes des organisations paysannes feront de ces parte naires de potentiels clients pouvant, a terme, payer pour les services qu'tls solliciteront. CompOSaDte 8,4. ; COMMUNICATION PROBLEMATIQUE L'uttltsation de la communication part du principe que le developpement en general, et le developpement rural en parti culier, suppose une participation active et consciente de ceux qui doivent en beneflcter, Cette participation dit etre a tous les stades du processus d'execution du projet ou programme de developpement. En ettet, le developpernent ne peut se reanser, sans un change ment de mentalites et de comportements de la population con cernee, Par rapport au du monde rural, la communication devient un Imperatif, en raison des cornportements, aptitudes et pratiques des paysans, souvent enclins aux traditions et au conservatisme. Elle induit chez les populations un change ment d'attitude a l'egard du progres, tout en garantissant la promotion de leurs savoir et savolr-faire. 11 s'agtt done d'utlliser de facon systematique et organtsee la communication, au moyen d'auxiliaires audiovisuels, des medias et des relations interpersonnelles. OBJECTIFS Le volet communication dans le PNSA a pour objectifs essen tiels de : favoriser l'echange d'informations entre les dtfferents acteurs du programme ; sensibUiser et de mobUiser les populations concernees ; responsab1l1ser les populations visees ; renforcer les competences (transfert de savoir et de savolr faire, formation technique, etc.). RESULTATS ATTENDUS Les resultats attendus sont : les populations ctbles sont lnformees des differentes arti culations du projet ; des « focus group • sont mts en place ; des interviews et entretiens sont organises dans la zone du projet ; les paysannes et les paysans se sont appropries le projet ; les cibles secondaires (leaders communautaires) ont prts le relais de sensib1l1sation. ACTIVITES A REALISER Les actlvltes prevues sont les suivantes : identification des besoins en communication selection des groupes cibles organisation des « focus group " entretiens semi-struc tures et interviews ; definition des types d'approches appropriees pour chaque clble ; elaboration des messages des ; choix des canaux et supports de communication les plus approprtes ; diffusion des messages par les canaux identifies planning des activttes suivi et evaluation. COUT Sur les ctnq annees du programme, le budget global de la com posante « communication • est esttme a deux cent millions (200.000.000) de francs CFA. MISE EN <EUVRE a)- Elle doit d'abord terur compte : des groupes et acteurs qui ont un role a jouer dans le pro jet, en les associant au travail comme partenaires ; des organes de presse existant dans la zone du projet, et les mettre a contribution. b)-Ensuite pour plus d'efftcactte, il serait souhaitable de projeter l'1mplantation d'une radio rurale dans la zone du projet, et favoriser la diffusion des programmes en langues locales; publier un bulletin de liaison, en vue d'un echange d'tnfor matrons entre les differents maillons de la chaine. cl-Enfln, U serait necessalre d'tmpliquer la radio rurale congo laise, en quallte d'institution qui assurera Ie leadership et la coordination de toutes celles qui interviendront dans l'execu tion des activites. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offieiel de la Republique du Congo 1163 Le cout total de l'ensemble du sous programme 8 sur les « mesures d'accompagnement - se chiffre aun total de 2,49 mil liards de francs CFA, soit 5,95% du cout total du PNSA. SOUS-PROGRAMME 9 : APPUI A LA MISE EN <EUVRE DU PNSA ET ARRANGEMENTS INSl1TUTIONNELS A. STRATEGIE DE MISE EN <EUVRE La strategie de mise en oeuvre du Programme sera basee sur le principe du « faire faire •. Etant donne la dimension rnultisec torielle de la secunte alnnentaire, toutes les competences nationales et departementales (ou locales) doivent etre mises a contribution, a savolr : les pouvotrs publics, les collectrvttes decentraltsees, les organisations de producteurs, la societe civile (ONGs et bureaux d'etudesl, les prtves, A cet egard, le PNSA doit se doter, pour sa mise en oeuvre, d'une structure de pilotage suffisamment representant, en vue de favortser la participation de tous a l'orientation et a l'execu tion du programme. Toutefois, en tenant compte des dlfflcultes qui ont entrave la bonne execution de la phase pilote du PSSA, les acttvttes sui vantes (dites preparatotres) merttent d'etre prealablement menees, 11 s'agtt de : (i) la mobUisation effective des jonds ; (ti) la mise en place de la totalite du disposittj institutionnel ; (ill) la mise au point des structures d'hebergement des cooperants ; et [Iv] la tenue d'un atelier de lancement impliquant tous les acteurs. B, CADRE INSTITUTIONNEL Le caractere multisectoriel et transversal du programme Indtque bien qu'un grand nombre d'acteurs sur le terrttoire national sera Implique. Pour que le programme s'tnsere bien dans la strategie nationale de reduction de la pauvrete (ce qui necesslte une bonne orientation pohtique). la mise en oeuvre du PNSA doit obeir au principe de participation de tous, a tous les niveaux. Pour cela, Il faut : un comite national de pilotage ou d'orientation qui dott se situer Ii un niveau Intermintsteriel ou un Commissariat a la Securite Alimentaire ; un comtte technique national de sulvl, qui devra rassembler les experts des differents mtntsteres Impliques dans la problematique de la securtte alimentaire. 11 sera ausst elar gi aux representants des differents partenaires au developpement, de la societe civile, des prtves, des produc teurs ; une cellule nationale de coordination qui sera l'organe d'execution du programme. Par ailleurs, dans le souci de renforcer I'efflcacite du comlte technique national de sutvt, on pourra proceder a la designa tion d'un point focal du PNSA dans chaque mtntstere tmpltque, La composition et les attributions de chacun de ces trois organes institutionnels seront deflnles par des textes regie mentaires C. STRUCTURE DE MISE EN CEUVRE La mise en oeuvre du PNSA sera conftee a une cellule natlonale de coordination qui sera basee a Brazzaville et placee sous la tutelle de la Prtmature ou du Commlssartat a la Securlte Alimentaire, en cas de creation de ce dernier, ou encore elle continuerait d'etre logee au sein du Mmlstere de l'Agriculture et de l'Elevage. La cellule nationale de coordination disposera d'antennes departementales et communales qui seront chargees d'elabor er et de falre executer les plans departementaux et cornmu naux de secunte altmentatre, alnst que les programmes de tra vail annuels, prealablement valides par les comites departe mentaux et communaux respectifs de suivi du programme et acceptes par le comtte technique national. La cellule nationale de coordination pourra etre formee par une equtpe pluridisciplinaire et cornposee de : un coordonnateur national : un responsable du sons-programme valortsation des ressources de base : un responsable du sons-programme intensification des cul tures vtvneres : un responsable du sons-programme dtverslftcation des sys temes de production : un responsable du sons-programme sante et nutrition un responsable administratif et financier un responsable en sufvt-evaluatlon ; un comptable : le personnel d'appul (secretalres, chauffeurs, planton, agent d'entretien). Pour assister les responsables des sons-programmes dans l'executlon de leurs taches, on peut leur adjoindre a chacun un ou des collaborateurs selon les besoins. Dans chaque departement et commune, et en tenant compte des actlvttes a mener, il sera organise autour du premier responsable du departement et de la commune une equlpe departementale ou communale de technlctens specialises (cadres en acttvtte ou consultants locaux) qui auront la charge d'animer les projets. D. PARTENARIAT ET COOPERATION SUD-SUD Comme lors de la phase pilote du PNSA, le concours des parte naires dans la mise en oeuvre de ce vaste et ambitieux pro gramme est plus qu'indispensable. 11 s'agit donc, en plus d'as socier le soutien technique et organtsattonnel que peut apporter la FAO et I'aide de la cooperation sud-sud, de sol llclter l'intervention ou la participation des donateurs et des ba1lleurs de fonds pour appuyer l'effort financier que le pays doit foumtr, S'agissant plus spectflquement de la cooperation Sud-Sud, l'on ne devra recourir qu'a une expertise pour laquelle le pays ne dispose pas de competences locales. A ce sujet, les domaines de cooperation qui ont pu etre identifies sont : la maitrise de l'eau, la riziculture Irriguee, la transformation des produits et la gestion de la fertilite des sols. Par a1lleurs, au plan local, toutes les formes possibles de partenariat devront egalement etre recherchees avec les opera teurs du secteur prtve, les ONG, Ies associations et organisa tions professionnelles, pour que la realisation du programme ne releve pas uniquement des agents de l'Etat. E. COUTS DE FONCTIONNEMENT DE LA CELLULE NATIONALE DE COORDINATION Le cout estimatif du budget de fonctionnement de la cellule nationale de coordination s'eleve a deux milliards cinq cent quatre millions (2.504.000.000) de francs CFA (5,93% du cout total du PNSA), sott : 570 millions de francs CFA pour les equlpements 1.592 millions de francs CFA pour les frais de fonction nement de la cellule : 342 millions de francs CFA pour la cooperation sud-sud. 1164 Journal offtctel de la Republlque du Congo W 27 - 2008 v- COOTS ESTlMATIFS ET FlNANCEMENT DU PROGRAMME 6.1. COUT DU PROGRAMME Le coat estimatif global du programme est de quarante deux milliards deux cent trelze millions sept cent solxante sept milles francs CFA (42.213.767.000 FCFA,) repartts entre les differents sons-programmes, tel qu'indique dans les tableaux ct-apres. Tableau synoptique (Montants en milliers de FCFA) Designation Coots % du caut Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee" Annee6 Total total Sous-proaramme 1 898549 868549 1065486 1 161 455 897 103 4891 141 11,590/0 Sous-programme 2 946 950 1062540 1 117780 1363170 1390600 5881040 13,93% Sous-programme 3 1 155405 1 155405 1 118165 1412894 1382234 6224102 14,74% Sous-programme 4 1886 198 2 141373 2 173588 2375151 2224 101 10 800 412 25,58% Sous-programme 5 555000 680000 630000 545000 400 000 2810000 6,660/0 Sous-nrozramme 6 455450 544000 480550 489200 414872 2384072 5,65% Sous-prcgramme 7 2599000 411 500 411 500 405500 405500 4233000 10,03% Sous-programme 8 465200 518700 510200 477700 514200 2486000 5,890/0 Sous-programme 9 846 000 418000 418000 406000 416000 2504000 5,930/0 Total ~eneraI 9807 762 7800 067 7926289 8636070 8044610 42213767 100,00% Tableau Resume des coUts (Montants en milliers de FCFA) %du Couts caut %du Sous Desi ation Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee4 Annee 6 Total total pr e ComPOS8llte 1.1 Maitrise de l'eau Total Composante 1004 1 100 4664 Maitrise de l'eau 807299 807299 236 206 836863 891 93,13% Compos8llte 1.2 Gestion de la fertllite des sols Sous total Compo88llte 1.2 91260 61260 61260 61260 61260 336260 6,87% Total Sous-programme 1066 1161 4891 1 898649 868649 486 466 897103 141 11,69% 100,00% %du Couts caut % du Sous Designation Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee 4 Annee 6 Total total programme Composante 2.1 Culture vivrieres. Sous-camposante 2.1.1 Culture a es S/total SoUB- 2293 39,00% com osante 2.1.1 374960 433066 466030 603620 627100 666 Sous-composante2.1.2 Plantes aracines et tubercule Sous total Compo88llte 3687 2.1.2 672000 629476 682760 869660 863600 376 61,00% Total Sous-programme 1062 1117 1363 1390 6881 2 946960 640 780 170 600 040 13,93010 100,00% Du jeudl 3 juillel 2008 Journal offtclel de la Republique du Congo 1165 %du Designation Colits colit % du SoUll Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee 4 Annee 5 Total total programme Comp08ante 9.1; 81176 81176 81176 81176 81176 406876 6,62% Productions maraicheres (materiels et intrants) Comp08ante 3.2 Productions animales en zone urbaine et 6rt.urbaine Total SoUll- 663158 663158 625918 962815 962815 3877 composante3.2.1 863 AvicultlD'e Total Sous-eompolHlllte 131200 131200 131200 119720 108 240 621560 etits ruminants Total Soull-Composante 199472 199472 199472 168 784 149604 916804 eIev eporcin Total 8/composante eIevage non conventionnel (aulacode) 80400 80400 80400 80400 80400 402000 Total Composante 3.2. 1074 1074 1096 1991 1901 G 818 99,4SOA. Production animale en 230 230 990 719 059 227 zones urbaines et eriurbainell 1155 1155 1118 1412 1382 6224 14,74% 100,00% 405 405 165 894 234 102 %du Designation Colits colit % du SOUll Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee4 Annee G Total total progranune CompOllante 4.1 Developpement des productions animales en miUeu rural Total SoUll-composante 284210 284 210 268250 412635 412635 1661 AvicultlD'e 941 Total SoUll-composante 624800 524 800 524800 478880 432960 2486 eUts ruminants 240 Total Soull-ComposBJIte 85488 85488 85488 72396 64116 392916 elev e orcin Total Composante 4.1. 894498 894498 878538 963851 909711 4641 42,05% Production animale en 097 milieu rural CompOllante 4.2. Pisciculture et peehe artisanale Total Sous-composante 979900 Pisciculture 174250 174250 174250 228575 228575 Total Sous-composante 504100 454100 419100 419100 419100 2215 4.2.2 Peche artiBanale 500 Total eomposante 4.2 678350 628350 593350 647675 647675 3195 29,59% Pisciculture et peche 400 artisanale Total ccmpoeante 4.3 1147 Apiculture 113350 171025 226700 288625 347550 250 10,62% Composanfe 4.4. AgroforeBterie et Arboriculture fruitiere Sou composante 4.4.1 Arboriculture &uitiere Sou total de la SOU8 com osante 4.4.1 247500 275000 275000 119165 916665 1166 Journal officlel de la Republlque du Congo W 27 - 2008 So~co~poeante4.4.2 foresterie So1l8 total de la 80118 - 1000 com osante 4.4.2 200000 200000 200000 200000 200000 000 Total Compoll8llte 4.4. 200000 447500 475000 475000 319185 1918 17,75% Agroforellterie et 885 Arboriculture fruitiere Total SoU8-proJl)'amme 1888 2141 2173 2375 2224 10800 l00,OOO,i) 4 198 373 588 151 101 412 25,580/0 %du Desienation Codts caut %duSoU8 Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee 4 Annee 5 Total total pr e ~p08ante 5.1 Infrastructures de Btockaae et de cOll8ervation Total co~p08ante5.1 1150 197500 297500 285000 235000 135000 000 40,93% Co~p08ante5.2 Transformation des produits d'origine vegetale,~e et halieuti e) Total ~p08ante5.2 1510 337500 332500 295000 290000 255000 000 53,74% Co~p08ante 5.3 Col1Ulle1'cialisation Total ~p08ante5.3 20000 50000 50000 20000 10000 150000 5,34% Commercialisation Total Sous Programme 555000 680000 630000 545000 400000 2810 5 000 8,88% 100,000/0 %du Designation Codts cout % du So118 Annee 1 Annee 2 Annee S Annee4 Annee 5 Total total pr anune Co~p08ante8.1. Jardins Scolaires Total Co osante 8.1 45700 47700 50200 52000 58700 252300 10,58% ~p08ante8.2. Micro jardins et cultures hydroponiques Total Co osante 6.2 83750 91800 99850 103700 21172 400 272 18,79% 1390 Total Co oll8llte 6.3 278000 278000 278000 278000 278000 000 58,300,i) ~p08ante 8.4 Education nutritionnelle Total Co osante 8.4 48000 128500 52500 55500 59000 341500 14,32% Total Sous-programme 2384 8 455450 544000 480550 489200 414872 072 5,85% l00,OOO,i) %du Couts caut %duSous Designation Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee 4 Annee 5 Total total programme Co~p08ante7.1 Renforcement du cadre institutionnel Sous total Composante 1210 7.1 330000 220000 220000 220000 220000 000 28,58% Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtelel de la Republique du Congo 1167 Composante 7.2 8ystem.e d'Alerte Precoce Suus total COIIlpolNUlte 7.2 35000 6000 6000 47000 1,11% Composante 7.3 AmeJioration du System.e d'information de marche Sous total Composante 7.3 45500 25500 25500 25500 25500 147500 3,48"/0 Composante 7.4 Ametioration des enquetes aari,coles Suus total ComP088llte 7.4 158500 130000 130 000 130 000 130 000 678500 16,03% Composante 7.5 Decentralisation du 8'ystem.e de suivi Sous total Com.polJ8Jlte 150000 7.5 30000 30000 30000 30000 30000 3,54% Composante 7.6 Aide d'urilence Sous total Composante 2000 2000 7.6 000 000 47,25% Total Sous-programme 2599 4233 7 000 411 500 411500 405500 405500 000 10,03% 100,00% %du Designation Coots cout % du Sous Annee 1 Annee 2 Annee 3 Annee 4 Annee 5 Total total programme Composante 8.1 56000 62500 64000 40500 92000 315000 12,67% Approvisionnement en intrants Composante 8.2 Financeli ruraleli Composante 8.3 Recherche, vu1garisation, renforcement des capacites, champs ecoles 8.3.1 Sous-compo88llte A ui Ii la recherche 50000 50000 50000 50000 50000 250 000 8.3.2 Sous-eompo88llte Renforcement des capacites, champs ecoles Total Sous-Composante 175000 222000 212000 203000 188000 1 000 renforcement des 000 capacites, champs ecoles 8.3.3 Sous-eompo88llte Appui ala arisation 8/total Appui a 1a vu1 arisation 144 200 144200 144 200 144200 144 200 721000 Total Composante 8.3 1971 369200 416200 406200 397200 382200 000 79,28% COIUPOSlinte 8.4 Communication 40000 40000 40000 40000 40000 200000 8,05% Total Sous -programme 2486 8 465200 518700 510200 477700 514200 000 5,89% 100,00% 1168 Journal offic1elde la Republ1que du Congo N° 27 - 2008 Designation Coots .Annee 1 Annee 2 Annee 9 AImee 4 Annee 6 Total %du colit total 63,68% 1592 000267600 914600 324600 337600 347600 Composan.te 9.1: FonetionnementsOus totaf---+----+----+------1----.+---+----=-=::+------1------1 Fonetionnement Composante 9.2 : Cooperation sud-sud 8/Total Cooperation sud-sud 68400 68400 68400 68400 68400 342000 13,66% 610000 36000 26000 670000 22,76% Total Sou.program.me 9 846 000 418 000 418 000 406 000 416 000 2604 000 5,93% 100,00% 9807 752 7800 067 7925 269 8636 070 8044 610 42213 767 100,00% 15.2. FINANCEMENT DU PROGRAMME et enfin le rapport d'achevement. Eu egard a l'accroissement de l'insecurtte allmentaire et ala menace permanente de la pauvrete dans le pays, le finance ment du PNSA constitue une urgence, devant laquelle le Gouvernement doit se mobiliser pour reunir les fonds neces saires a sa mise en oeuvre. Malgre la bonne volonte du Gouvernement et son desir de con tribuer de maniere significative, grace aux ressources emanant de l'exploitation du petrole et du bois, le bouclage du plan de ftnancernent necessite la mobilisation de ressources addition nelles pouvant provenir tant des partenaires au developpe ment que des autres acteurs (producteurs beneflciaires du PNSA et organisations de la societe civile). A cet effet, une reu nion de consultation des partenaires devra etre organtsee apres l'approbation du document de programme durant l'ate lif"r national de validation. RAPPORTS D'AVANCEMENT Ces rapports produits sur une base semestrielle et annuelle feront le pomt des progres realises dans la mise en oeuvre des actrvites prevues dans les plans annuels de travail. Us donne ront egalement une idee des obstacles rencontres et des solu tions preconlsees. AUDITS ANNUELS Les comptes ouverts pour la gestion des ressources mobtllsees en faveur du PNSA seront audites chaque annee par un audi teur externe dont le rapport sera soumis aux dtfferents orga nes d'ortentatton et de coordination du programme ainsi qu'aux partenaires techniques et financiers du PNSA. REVUE A MI-PARCOURS VI RAPPORT ET SUIVI-EVALUATION DU PNSA 6.1. RAPPORTS ET REVUES La cellule de coordination du programme aura a fournir des rapports semestriels et un rapport annuel sur les activltes et l'execution du budget et du programme d'action annuel. Le coordonnateur national du programme aura la responsabtlite de preparer et soumettre les dlfferents rapports necessatres pour le suivi et l'evaluation du programme : un rapport de demarrage du projet, trois mois apres l'atelier de lancement, les rapports semestrtels, les rapports de survt-evaluatton. les rapports de revue a mt-parcours de chacune des deux phases U est prevu une evaluation du projet a mt-parcours, afin de verifier la pertinence des strategies et des actions entreprises au cours des deux premieres annees, tirer les lecons et propo ser les correctifs necessaires. Arnst, au milieu de la trotsteme annee apres le debut de la premiere phase de ctnq ans, un rap port technique sur les resultats obtenus a mt-chemm sera pro duit en preparation d'une mission multipartite de revue a mi parcours. Ce rapport sera base sur les informations recueillies dans le cadre du systeme de suivl-evaluation. La mission conjointe de revue lmpliquera l'Etat Congolais et les differents partenaires techniques et financiers ayant contribue sigruflca tivement a la mise en oeuvre du PNSA. Independamment de la Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtelel de la Republique du Congo 1169 revue a mt-parcours, des revues techniques peuvent etre entreprtses chaque fois que necessalre. RAPPORT D'ACBEVEMENT ET EVALUATION FINALE Une evaluation, en fin de programme (annee 5), permettra d'a nalyser et de ttrer les enseignements des actions menees et des resultats obtenus. Cet exerclce permettra alors de proposer, aux acteurs organises des differentes ftheres, les orientations et ies actions a. entreprendre pour eonsolider et developper les acquis du programme. L'evaluation des resultats et des impacts prehmmatres du programme sera effectuee par une equlpe d'experts Independants, dont le rapport fera l'objet d'une mission multipartite composee des representants du Gouvernement et des differents partenalres techniques et financiers du programme ainst que des beneftctalres. 6,2. SUIVI ET EVALUATION 6.2.1 : PROCESSUS DE SUIVI-EVALUATION Les differents sous programmes a mettre en oeuvre dans le cadre du PNSA feront l'objet d'un suivi-evaluatlon ayant pour objet de suivre l'execution de toutes les activltes, d'evaluer la participation des differents acteurs sur le terraln et d'estimer l'impact des projets, en particulier sur l'amelioration de la secunte alimentalre et le nrveau de pauvrete aussi bien dans les zones d'intervention que dans l'ensemble du pays. L'objectif majeur du systeme de sutvt est de generer des infor mations fiables sur la mise en oeuvre du programme et l'impact des technologies demontrees sur la securlte altmentalre des beneftctatres, la conservation des ressources naturelles, et l'e quite des genres. Par consequent, le suivi dott concerner a la fois l'evaluation quantitative et qualitative des acttvttes et la performance de la structure de gestion. Les reactions des beneflclaires et les observations in situ sont des outlls lmpor tants dans l'analyse. Aussi, dans le hut de guider revaluation. des enquetes sont necessalres pour etablir la situation de depart, precedant la mise en oeuvre du programme. Le sutvt concernera les aspects survants : . Activites realisees dans le cadre des sous-programmes, composantes et sous-composantes qui les constituent. Il s'agtt de connaitre l'etat de realisation des dlfferentes actlvttes au mveau physique et financier. Ce travail devra etre mene en collaboration avec tous les acteurs participant aux projets; . Suivi participatif(participation des beneflciaires). Il s'a git d'associer les dlfferents acteurs, afln de connartre la post tion des populations participant aux projets sur les differentes activites entreprises, Ce travail pourra etre mene dans le cadre des cellules regionales, departementalee, soue-prefccto rales et communes creees pour assurer le suivi/evaluation. Il faudra s'assurer que ces organes au nlveau des collecnvttes decentraltsees (commune, departement) regroupent bien les representants des services publics, des associations de pro ducteurs et de la societe civile. impacts des projets. Ce travail necessttera la realisation d'une etude de base de la zone d'intervention, afin de con naitre la situation de reference avant le demarrage des projets. Puis les donnees concernant les indicateurs retenus seront relevees, afin d'evaluer l'impact des projets. Ce travail devra prendre parttcullerement en compte l'evolutlon de la pauvrete, Dans ce contexte, le Comrte de pilotage et le Comlte technique seront appeles a apporter leur contribution pour le sutvt-eva luation, alnsi que les mecantsmes internes de suivi existants au sein de certains ministeres. 6.2.2. INDICATEURS CLES DE SUIVI ET EVALUATION En plus de l'enquete pour la determination de la situation de reference, 11 convient egalement de s'entendre sur les indica teurs a utiliser pour le suivi et l'evaluation des impacts, relies aux objectifs du programme et de ses composantes. Quelques uns de ces lndlcateurs, suivant les grands domalnes d'inter vention identifies, sont Indiques cl-apres : MAlTRlSE DE L'EAU superficies rehabtlitees ou nouvellement amenagees, trnguees et mises en valeur (taux de mise en valeur) par les exploitants ; taille des parcelles trnguees par exploitant ; disponibilite d'eau d'irrigation au niveau de la parcelle nombre d'hectares adequatement trngues nombre de putts fores : nombre d'trngants par penmetre superficie moyenne par trriguant debit disponible pour l'trrtgation par perimetre ou groupe motopompe : consommation d'eau par campagne et par culture cout de l'eau pompee : cout total de l'amenagement des bas-fonds taux de recouvrement des redevances de l'eau pour l'trrtga tion : cultures trrtguees par campagne et par annee ; participation des beneflclalres aux actlvttes d'entretien et de gestion des penmetres trrtgues ; superficies en bas-fonds amenagees et mises en valeur par les producteurs : nombre de comites de gestion des bas-fonds fonctionnels ; nombre de comites d'irrigants et d'usagers de l'eau consti tues et operationnels ; • nfveau de paiement des redevances au sein de ces comites : nombre d'organlsattons paysannes tmpliquees dans la ges tion de la ferttltte des sols : amelioration de la fertilite des sols. superftcies protegees et ameltorees par les producteurs nombre d'attribution apres amenagement, en precisant le nombre de femmes beneflctaires : cultures pratrquees, rendements par culture avant et apres amenagement, 1170 Journal offtelel de la Republique du Congo W 27 - 2008 Indicateurs d'impact : composante intenllification Activite Indicateura d'impact Prise de conscience de la cornmunaute - Nombre de groupements d'Interet constltues Nombre d'adherents Demandes d'assistance Participation des classes sociales desavantagees - Nombre de groupements de femmes constltues Nombre de groupements de [eunes Nombre d'adherents Dernandes d'assistance Utilisation accrue des intrants - Quantite d'intrants reellement utilisee par hectare et Boutures amellorees par culture Semences ameltorees - Superficie sur laquelle des engrats organlques et chimiques et des pesticides ont He appllquees Nombre de recoltes par annee Amelioration des rendements des cultures - Mesure des rendements physiques par culture kg/ha Fiche de culture (ha) - benefice financier Volume des productions agrtcoles Developpement et croissance de la plante; tolerance et resistance aux maladies Augmentation des revenus agricoles Estimation (evaluation des revenus des exploitations retenues) Reorientation des systemes de cultures Estimation du nombre de producteurs ayant applique les recommandations Dtsponfblllte de prodults vtvners a la pertode de Dlsponlbtllte alimentaire pendant la soudure soudure et acces facile aux produits Accrotssement de l'emplot Ralenussement de l'exode rural Demonstrations - Nombre de parcelles mises en place Nombre de visites sur les parcelles Nombre de themes presentee et experimentes Nombre de producteurs assistants aux demonstrations Nombre de champs d'adoption Demandes d'appul pour la diffusion des themes Rendements et reeultats obtenus sur les parcelles de demonstration Formation - Nombre de journees Nombre de modules diffuses Nombre de personnes formees par module Profil initial et acquls. Indicateur d'impact : compos8Jlte diversification Activite Prise de conscience de la cornmunaute Participation des classes sociales desavantagees Adoption des systernes demontres Utilisation accrue des intrants Coefficients techniques Sante animale Coefficients economtques Indicateura d'impact Nombre de groupements de producteurs et de productrices constltues (par type d'activite liee a la diversification) Nombre de comites vlllageois d'eleveurs operattonnels Nombre d'adherents Demandes d'assistance, Nombre de groupements de femmes constttues Nombre de groupements de jeunes Nombre d'adherents Demandes d'assistance. Nombre de nouvelles unites etablles (selon les activttes ltees a la composante) Nombre de nouvelles technologies amehorees adoptees Montant des investissements consentis par les oroducteurs et nroductrtces, Quantite d'intrants reellernent utlllsee par hectare ou par unite d'elevaae ou d'installation de pisciculture. Accroissement des rendements des cultures et du nombre d'antmaux vivant tatlle moyenne des troupeaux production de poissons commercialisables par Hang Augmentation de la production de vlande, d'oeufs, de rniel et derives, et de notssons, Nombre de consultations aupres des vetertnalres mesures d'hygiene adoptees par les producteurs et productrices dans la conduite de l'elevage Abreuvement des animaux vaccination Nombre d'anlmaux vaccines Deparasttages Taux de mortaltte des anlmaux Soins Nombre d'animaux abattus. Auamentation les revenus familiaux Du Jeudi 3 Juillet 2008 Journal offlciel de la Republlque du Congo 1171 Activite Indicateurs d'impact Vente de produits selon les activttes de la composante, et parttcullerement evolution des ventes Nornbre et montant des acttvltes de fonds d'appui aux petites operations proposees par les eleveurs Niveau de remboursement des credits lies a I'activite. Demonstrations Nombrc de parcelles ou d'unltea d'elevage mises en place Type et nombre d'unltes de transformation en demonstration, mode de gestion Nombre de visttes sur Ies sites de demonstration Nombre de themes presentee Nombre de producteurs assistant aux demonstrations Demandes d'appui pour la diffusion des themes Rendements et resultats obtenus sur les sites de demonstrations, Formation - Nombre de journees de formation Nombre de modules diffuses Nombre de personnes formees par module prom initial et proftl acauis. Habitat des animaux - Nombre d'habitats amellores, construits pour les animaux. INFRASTRUCTURES RURALES ET DE MARCHES Nombre de putta/Iorages rehabllltes ou constrults pour l'al imentation humaine par village ; Nombre de comites d'usagers de ces infrastructures qui sont operattonnels ; Nombre de km de ptstes rehabtlttees ou construites ; Nombre de marches et de structures de stockage rehabilitee (ou construits) qui sont fonctionnels ; Nombre d'associations de commercialisation ou de transfor mations rntsee en place; Nombre et acttvites des micros-caisses de credit qui sont fonctionnelles ; Nombre et acttvites des organisations paysannes Nombre de centres. IMPACT ENVIRONNEMENTAL Nombre de plans de gestion des espaces ruraux en activtte. INTRODUCTION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET APPUIS AUXORGASATIONS PAYSANNES ET AUX PRODUCTEURS Augmentation du nombre de membres des organisations paysannes, participant aux demonstrations. Amelioration de la capactte organisationnelle des groupe ments paysans. Nombre de sessions de formation organisees pour les pro ducteurs et les agents de vulgartsation. Nombre de producteurs et d'agents de vulgartsation formes a 1'utilisation des technologies - amellorees. Nombre d'agriculteurs devenus competents dans l'utUisa tion des technologies ameltorees, Nombre et performance des essais techniques etablis. Comparaison des resultats obtenus des techniques ameliorees et des pratiques paysannes, pour les com posantes maitrtse et gestion de l'eau, intensification des cultures vtvrteres, et diversification des systemes de pro duction. Taux d'adoption pour chacune des technologies amellorees demontrees. Contraintes a l'adoption des technologies demontrees. Augmentation des prets pour l'adoption des technologies demontrees, TRANSFORMATION ET COMMERCIALISATION Augmentation du nombre d'unites de transformation et de conservation, Augmentation du nombre d'unites de stockage des produits agrtcoles. Quantite de produits stockes et transformes. Prix des produits transformes, COMMUNICATION Nombre de structures installees de diffusion des informa tions. Nombre de personnes touchees par les informations dif fusees. Nombre de groupements disposant d'un systeme d'informa tion qui est operationnel. Nombre de messages sur la securtte alimentaire diffuses. Taux d'approprtation des messages sur la secunte alimen taire, Nombre de messages emts par les producteurs. IMPACT GENERAL Accroissement du revenu et de l'epargne des producteurs. Taux de couverture des besoins alimentaires et ameliora tion de la securtte altmentatre, Etat nutrttionnel (evaluation de l'etat nutritionnel). Tendances de l'emploi et de la migration au niveau des sites. Participation effective des producteurs a la planification, mise en oeuvre et evaluation des acttvttes des differentes composantes. Taux de remboursement des prets contractes pour 1'adop non des technologies amehorees. Etablissement de synergle avec d'autres projets dans le domaine de la securtte alimentaire et du developpement agrtcole. Baisse du prix des aliments sur les marches. Accroissement de la demande des producteurs pour des biens et services, produits a l'exterieur des exploitations agrtcoles. Augmentation de l'approvisionnement des marches locaux en cereales, tubercules, viande, legumes, fruits, mlel, bois, poissons, etc. VII- R1SQUES Les prtncipaux risques du PNSA. identifies a ce stade, sont entre autres : l'absence de dynamisme du secteur prtve, dans la fonction de collecte et distribution de produits agrtcoles, pourrait 1172 Journal offtclel de la Republlque du Congo W 27 - 2008 constituer un handicap pour la mise en ceuvre de la com poeante «appui a la commercialisation >, Le Gouvernement doit creer un environnement incitatif, en vue d'attirer Ie secteur pnve dans l'exercice de cette fonc tion. A cet effet, Il importe d'eradlquer les tracassertes adminislratlves et de prendre toutes les mesuree sueceptl bles d'encourager l'initiative pnvee ; en ce qui concerne la mise en oeuvre du PNSA. I'experience passee a mts a jour certaines falblesses de I'Etat telles que: (1) le retard Important dans le deblocage des fonds de con tre partie nationale pour Ie financement des projets, et l'ln suffisance de ces fonds ; (ii) les dlfftcultes pour assurer Ie paiement des echeances de prets, ce qui entraine l'arret des decatssemente des fonds sur les projets en cours (FIDA ; AFD ; BDEAC), Les differentes autontes concernees ont toutes reitere leur volonte d'evtter une repetition de ces manquements, et a travers Ie fonds de soutien Ii l'agrlcul ture, le Gouvernement a l'intention de contribuer grande ment et de maniere continue au financement du PNSA. le possible manque de qualification des prestataires de service qui seront sous-contractes pour l'executlon de cer taines actrvttes du Programme; Ie vieillissement et le depart a la retraite du personnel d'en cadrement a la base pourrait constituer un seneux handi cap dans la mise en oeuvre, l'animation et Ie suivi du pro gramme, si un renouvellement dudit personnel n'est pas assure dans I'Irnmediat. Dans tous les cas, Ie renforcement des capacites operattonnelles de ce personnel s'avere indis pensable ; Ia reusstte du PNSA est condltlonnee non seulement par l'implication effective des acteurs, mais aussi et surtout par son approprtation par les beneflcialres. Cela aug menterait les chances d'atteindre les objectifs fixes, et assurer la durabilite du programme, C'est en cela que la composante communication devtent un outil indispensable de travail. eu egard aux comportements, attitudes et pra tiques des paysans souvent enclins au conservatisme ; le manque de credit a constttue un veritable frein au financement du secteur. Dans ce contexte, la mise en place du fonds de soutien a la relance des acttvttes agropastorales et halieutiques devtent une urgence ; la mise en oeuvre du PNSA devrait obligatotrement etre precedee par une etape preparatotre pour evtter une repeti tion des derapages qui ont ete enregtstrees lors de l'execu tion du PNSA (la non mise en place ou Ie non fonction nement de certaines structures prevues telles que le Cornite de pilotage, le Comite Interminlstertel de suivi technique. les cellules de coordination locale), Ainsi, il faudralt, comme prealable au demarrage du Programme, que Ie Comite national de pilotage deja cree par decret prestdentiel orga nise ses premieres reunions, VDJ- REFORMES DE POLITIQUES ET MESURES PREALABLES Afin de donner la chance au programme d'atteindre ses objec tifs de securtte alimentaire, certaines mesures prtorttaires d'or dre incitatif et de soutien Ii l'environnement agrtcole merit eraient d'etre prtses par Ie Gouvernement. 8.1. MESURES INCITATIVES En vue de rendre rentables et attrayantes, pour les Investls seurs, les acnvttes agrtcoles, d'elevage et de peche, I'Etat doit : proceder Ii l'exoneration de taxes fiscales et douanieres les intrants et equlpements d'agriculture, d'elevage et de peche (engrats, sernences, plants, produits phyto et zoo-sani taires, outlllage de peche et d'elevage, tracteurs, charrues, etc.) pour favortser une intensification progressive de I'agri culture. Cette mesure est susceptible d'inciter les opera teurs prtves a exercer les fonctions de distributeurs d'In trants et outillage. Cette acttvtte fait aujourd'hui largement defaut dans les campagnes ; de meme Ie Gouvernement doit a eradtquer les tracassertes administratives pour permettre au secteur prtve de jouer Ie role de collecteur et distributeur des produits agrtcoles, d'elevage et de peche, Ainsi, un soutien marque a la mise en oeuvre de la composante « appui a la commercialisation » serait assure ; souterur les services d'appui et d'encadrement des produc teurs (vulgartsatton, formation. recherche) en renforcant leurs effectifs, en assurant leur formation et en les dotant de moyens d'intervention efficaces. Ce soutien a pour avan tage la mise a disposition d'un encadrement de quallte aux producteurs. Ces services disponibles favortseratent l'adop tion rapide des techniques par les exploitants, et amelior eraient ainsi leur productivtte et leurs performances. 8.2. MESURES DE 80UTIEN POUR UN ENVIRON NEMENT FAVORABLE A ce niveau I'Etat est tenu de : veiller a une flnttton adequate de l'execution, en cours, des programmes de rehabilitation et d'entretien des pistes agrt coles et voies nautiques en cours aftn de redutre les couts de transport et favortser l'ecoulement des produits agrt coles, d'elevage, et de peche de bonne qualite ; accelerer la mise en place du fonds de soutien a l'agrtcul ture (dont les textes d'application sont en cours d'elabora tionl, et Ie rendre fonctionnel ; encourager les operateurs pnves a investir dans Ie secteur de la transformation des produits agrtcoles, d'elevage, et de peche en leur accordant des facilites et en assurant leur for mation. si possible. La promotion de ces unites de transfor mation est vivement souhaitee. IX- DURABILITE DU PROGRAMME La durabilite des actions du programme est llee au degre de leur approprtation par les beneflctatres, Cette approprtation ne peut etre factlltee que dans le cadre d'une approche participa tive. L'approprtation sera plus consequente, si les actions entreprises dans les programmes tiennent compte des besoins et des aspirations de la population beneftciaire et de son impli cation dans la realisation des travaux d'amenagernents ; ainsi que dans la sensibilisation et la formation des organisations socio-professionnelles a la gestion et a l'entretien des infra structures a realiser. L'apprentissage par l'action, Ie partenartat avec les institu tions. et la mise en oeuvre d'un cadre de politiques favorables sont des elements fondamentaux pour la durabiltte du pro gramme. Pour garantir une veritable durabthte des actions entreprises dans Ie programme et evtter ou minimiser les rtsques d'echecs, il faut tenir compte des considerations ci-apres : les systemes traditionnels de production et Ie savotr-faire local doivent etre etudles profondement avant Ie demarrage des activites : les populations locales doivent recevoir une formation pour qu'elles deviennent des formateurs et responsables du pro jet, aftn qu'elles s'en approprtent ; une technologie facile a manier et moms onereuse doit etre pnvtlegiee dans le choix des techniques ; Ie poisson n'etant qu'un produit de l'ecosysteme, la durabi lite des ressources halieutiques est liee a une gestton same des ecosystemes. Par consequent, une exploitation rationnelle des ecosystemes permettra Ie maintien des ressources halieutiques pour les generations presentee et futures; la politique d'amenagement et de mise en valeur doit etre renovee et onentee vers des techniques d'irrigation a couts moderes, economtquement rentables, maitrisables par les beneflctatres et susceptibles d'etre gerees durablement ; la gestion rationnelle et durable des ressources en sol et en eau est devenue une tmperteuse necessite, compte tenu de la croissance demographlque tres rapide qui se traduit par Du jeudl 3 juillet 2008 Journal offielel de la Republique du Congo 1173 une tres forte pression sur les ressources. Elle passe par une meilleure connaiseance du secteur de l'irrigation ; a cet effet, des documents normatifs sur la conception et la gestion des penmetres devront etre elabores et des schemas d'amenagement des terroirs et des bassins fluviaux etabhs ; le code de l'eau et Ie code foncier qui sont des textes indis pensables a une gestton rationnelle et durable des ressources naturelles (sols, eau) doivent etre amellores pour les adapter aux situations locales ; la minimisation des impacts neganfs globaux de l'irrigation, en particulier sur la sante et la pollution diffuse. Annexe 1 : Co,it. d6taW6• .,~; ;.~r;:;L::;>.:·,\;;<~ l~"J~l{m;t\~J~J~ J" ':;::;~'J' Coal () Antilt CoOlS %duc06t %duSoas DesirnAlion Unilt Unil. An.1 An.2 An.J An•• An.S TOIII Annkl Annk2 AnnkJ Annk4 Annk5 TOIlI lotal ramllle ComoosanlC 1.1 Mlltrise deI'tau AI EvalUJlion etllobiliution des I'eS!OlIItCS entlU Jour 80 187.! 187·~ 187,5 1875 187·~ 625 15000 15000 10000 5000 5000 50000, A2 Inrrutructuft decollette etde distribution d'tlu hi 1.637,5 4775 4775 477S 4775 4775 238.75 78191 78191 78191 78191 78191 390953 A3 A"l2ement Discialle 31 Etudes defaisabilite ha 200 92 25 9225 92,25 9225 92,25 46125 18450 18450 18450 18450 18450 92250 3.2 InveslissemenlS ettravaux hi 600 92.25 9225 92 25 92,2S 92,25 461 S 55350 S5 J50 m50 55350 55350 276750 3.3 Fonctionncmenl ha 30 9225 9225 9215 9215 92 25 461 5 2768 2768 2768 2768 2768 13838 3.4 ADDui alamise en ct\lvre ha 100 9225 92.25 9225 9225 92.25 461 S 9225 9225 9225 9225 9225 46125 3.S Formation Pers 50 10.000 10.000 10.000 10.000 10.000 50.000 10000 10000 10000 10000 10000 50000 SollSTOIII 95793 95793 95m 95'793 95793 478963 A4 AmMI2tJIIcnl rizicolc 4.1 Eludes de faisabilite ha 200 tOO 20 250 250 200 1.000 20000 20000 40000 50000 50000 180000 4.2 lnvcstissements etUlVlUX hi 1.6375 100 20 250 250 200 1.000 163750 163750 327SOO 409375 409 375 1473750 4.3 Fonclionnemcnl ha 81875 100 20 250 250 200 1.000 8188 8188 16375 20469 20469 73687 4.4 ADDU! alamise enct\lVTC ha 100 tOO 20 250 2S0 200 1.000 10000 10000 20000 2S000 25000 90000 4.5 FormaIionIVulrarisation Pers 50 200 20 250 250 200 1.000 10000 10000 10000 10000 10000 50000 Sous total 211 938 211938 413875 514844 514844 1867437 AS Irrililion des cullumyivritrtS 5.1 Ettuioemcnl dc$ rtseaux d'irrillliion ha 9476 JOO 300 300 300 100 1.300 284 280 284280 284280 284 280 94760 1231880 S.2 Foumilure des molo-DOIlIllCs ha 8683 60 60 60 60 20 260 52098 52098 52098 52098 17266 225658 S.3 Travaux d'~na2ement ha 200 )00 300 300 300 100 1.300 60000 60000 60000 60000 20000 260000 5.4 FormaiionIVulrarisation Pel'S SO 200 ZOO ZOO ZOO 200 1.000 10000 10000 10000 10000 10000 50000 SollS TOIlI 406378 406318 406 378 406378 142026 1161538 Total ComPOSlnle Maltrise deI'eau 807299 807299 1004236 1100205 835853 4554891 93,13% CoOl uantitl CoOts 0/,du coOt % du Sous Dlsirnation Unile Unit. An. 1 An.2 An.3 An.4 An.5 Tolal Annle I Annle 2 Annle 3 Annle 4 Annle 5 TOlal lotal IDrot....... Composanle 1.2 Galion delafertilite B1Parcellesde demonstration et ha 600 2C 2C 2C 2C 2C IOC 1200c 12000 12 OOC 12000 12 OOC 60000 chamos B2 Formation des oroducteurs Him 50 200 200 200 200 200 1.000 B3 Approvisionnement en engrais chimiques SOOklha 400 320 320 320 320 320 1.600 10000 10000 10000 10000 10000 50000 B4 Conscrvallon dessols et lune centre I'erosion Ha 800 320 320 320 320 320 1.600 16000 16000 16000 16000 16000 80000 B5 Semcnccs leaumineuses 80KaIba 80 200 200 200 200 200 1.000 16000 16000 16000 16000 16000 80000 86Production demaneres oroniQues 150tlha 1125 20 20 20 20 20 800 2250 2250 2250 2250 2250 11250 B7 Procedures etsuides oratioues I kit 1.500 20 20 .~O .~ . .. 20 100 30000 30000 B8 Fonds documentaires 5.000 I 1 I 1 I 5 5000 ---"5000 5000 5000 5000 25000 SoUl tolal Com nle 1.2 9[ 250 61250 6[250 61250 61250 336 250 6.8'1% Total SoUl Prol!nmme I 898549 868549 1065486 1161455 897103 4891141 U.s9% 100.00% Coots '/0ducoOl %duSous Daination Unile Unit An. I An. 2 An. 3 A•. 4 An. 5 TOIllI Annle I Annee2 Annee3 Annle4 AnneeS Total total IOfU....UU Ccompounle 2.\.Culture l gnlna Production des semences Ha 60 4350 484 5390 5760 6300 26705 304 SOO 339150 377300 403200 44\ 000 t 1165 ISO Materiels wicoles elintrants lot 40 1.000 1.500 1.000 1.500 1.050 6050 40000 60000 40000 60000 42000 242000 Annui • la recherche forCail 30450 33915 37730 40320 44100 186515 SlIOIII Comoosanle 2.1. 374950 433065 455030 503510 527100 2293665 '39,00% Com ......nte 2.2. rl.nl~' rKin~ et lubereule Production demateriel vegetal ha SO 10400 11445 12050 15630 15700 65225 520()()( S72 250 60250( 781 5()() 785000 326125C IADDui .11 r.........che forCail 5200c 57225 60 2S 7815 78500 326125 SolIS Total Comoosanle 2.2. 572000 629475 662750 859650 863 SOO 3587375 6100% Tolal Sous PrOl!nmme 2 946950 1062540 1117 780 1363170 1390600 S881040 [393% 10000% 1174 Journal offlctel de la Republ1que du Congo NO 27 - 2008 CoG. OUlntirf CoG" ./. du collt Y. da Sous Unili V.it.. An~ An.3 A•• 4 A.. S Totol Annie I Annee 2 Annk3 Annk4 AnnkS Total lota~~~.~3J.tlt2 .',-,- i' ~~,>. ,! ,'.," . . :'-~.or', -. ,">, ...' " " " 'i 'J>< CoO. u••titf CoOIll % du coit .,...d. Sout DtiiIPnllliOn ueue Unit A.n. I "'n.1 "'n. 3 ...... An. 5 Togi Annft I Annfe2 Anneel Ann~ .. Annef S TOlal tOtal IDr rao...". Compounle 3.1: Productions Ita 17 47,75 47,7 47,75 47,75 47,75 :138,75 81 175 8117 8117 8117 8117 40587 6,51% mlralehl.... Iml,trlcls .. int'ranlll) Ie CompoNnte 3.2 Produclio", ....... IIII!C en zone urbaine et pt';·urbaine Sous ..mllOUnle3.1.1. A.i.ul'u,. 3.2.1.1.E....... d. lei Unilt d'tl"""". 2100 2100 2100 2100 2100 10,500 ConslTU<tion des ooultlillers 4200 4200 4200 4200 4100 8,100 147000 147000 147000 176400 176400 '193800 MlU!rieI crt......1te<hnioue 73500 73500 73500 88 :zoo II ZOO 376 Produill~naires 36750 36750 36750 51450 51450 213150 AnimlLlx de renmduction 46200 46200 19600 19600 19600 151.200 82320 81320 45010 45010 45010 199880 A1imenlation 101900 101900 101900 117600 117600 543900 So.. 11 441410 441410 405l3lJ 478730 478730 2247630 ~d" 820 810 820 820 810 4,100 Con tail.... 1640 1640 1640 1640 1640 8,200 40110 40180 40110 45910 45910 211380 MoltJiel crtl........1lechnioue 34440 34440 34440 40180 40180 183610 Produits~terinaires 17220 17120 17220 22960 22960 97580 Animauxde reorodu<:tion 8200 8200 8200 2740 2740 30010 61992 61992 61992 24913 24913 235801 Alimentation 40180 40180 40180 45910 45910 111380 SaUl,ota12 194011 194011 194011 1'19893 179893 941812 3.2.1.3.E...... d...nlnls Unilt d'tl.""•• 140 140 140 140 140 700 Construction de noulaill.rs 280 280 280 280 280 1400 5880 5880 5880 68liO 6860 31360 Mathiel d"~levaft et leehnial1e 2450 450 2450 2940 2940 13230 Produits vet4rinaires 1470 1470 \470 1960 1960 8330 Animaux de renroduetion 840 840 840 280 280 ]080 ] 528 3528 ] 528 1]72 1372 13328 Alim.ntation 2450 2450 2450 2940 2940 13230 Souslolll13 IS 778 15778 15778 16072 16072 79478 :U.I.4. E...... d. oi..... Unlltd't ...... 2110 280 280 280 280 :400 Construction de DOulaillers 280 280 280 280 280 1400 ]920 3920 3920 4900 4900 11 S60 Mat~ri.1 d·~IOV1l.' et loehn,au. 1960 1960 1960 2940 2940 11760 Produits veterinaires 1]72 1 ]72 1 ]72 1960 1960 8036 Animal,l.X de reoroduction 1680 1680 1680 560 560 6160 706 706 706 274400 274400 550917 Alim<ontacion '040 2940 2940 3920 3920 16660 Sou. total 4 10898 10898 10898 288120 288120 608933 Toral Sou.-compounteJ.2.1 AYKultun 663151 663151 625918 96281! 96281 3877 863 CaUl uanlilt Couts V.du cout 'f, duSous oai.nation Unitt Uni,. An. 1 Ao.1 An. 3 An.4 An.5 Total Aon~1 Anoft1 Anoft3 Anoft4 Ann~5 Total 10101 profrallmt Sous eomponnlt 3.1.2. Eleva,e d. loetits ruminanll United'tlevue 1640 1640 1640 1640 1640 8200 Construction des ber.erieslehevr, 1640 1640 1640 1640 1640 8200 19680 19680 19680 22960 22960 104960 MatlO.1d'elevue et techniQue 24600 24600 24600 27180 27880 1%9560 Prod it, vettOntUres 11480 11480 11480 14760 14760 63960 Animauxde renroduclion 9840 9840 9840 4920 3280 37720 '904() 59040 '904() 34440 22960 234520 AlimentatiOll 16400 16400 16400 19680 19680 88560 Joltl SOUl oomponntt P.lib 131200 131200 131200 119720 108240 621560 ruminaDb "' SOUl comnounl. 3.2.3. Ekvl2e oorcin United'el.vue 274 274 274 274 274 1370 Constructiondes eerehenes 274 274 274 274 274 1370 16303 16303 16303 17262 17262 83433 Materield·tl.....e ellel:hniollO 5154 5754 5754 7672 7672 32606 Produitsvettrin.irel 6713 6713 6713 9590 9590 39319 Animauxde reoroductian 822 822 822 411 274 3151 103S72 103572 103S72 57 500 38360 406 616 Alimentation 67130 67130 67130 76720 76720 354 830 Tolal Sleompount. &.ole portin 199472 19947 199472 168784 149604 916804 SOUl eomposank 3.14. Elevag. non eOllvenlinnnel (aulaeode) Nombre de .enil.urs oarexnloilal1l5 10 Nambred••I!niteurs annuels suiets 2000 2000 2000 2000 2000 10000 Nombr. cr.xDloilal1tl nombre 100 20C 200 200 200 1000 Achatdes anim.ux 5II'el 8 16000 16000 16000 16000 16000 80000 A nombre [2 2400 2400 2400 2400 2400 12000 Aliment.:ion nombre 40 8000 8000 8000 8000 8000 40000 Can'ltUctiondeseneles(aulacocleries) nombre 180 200 200 200 200 200 : 000 36000 36000 36000 36000 36000 180000 Materield'1!1.vage et Iel:hnique nomllr. 80 16000 16000 16000 16000 16000 80000 Forrnalion des producteUB nombre 10 2000 2000 2000 2000 2000 10000 Tot.1 SJeompounte il..IS. non <tIn.enlionnel(aulacode) 80400 80400 80400 80400 80400 402 000 TOlalCompasante 3.2. Production t 014:l3O 1014230 1036990 1331719 1301059 5818127 93,48% animaleen zones urbaines et ptri· urbain.. TOlalSous Programme 3 t 155405 1\55405 I 118165 1412894 1382234 '6124102 14,74'f, 100,00';' Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtclel de la Republlque du Congo 1175 CoQ. .....~" ·Ou"n.i.f COQ," -I. du coOt -;. du Sous Dftie.n.tion Unitf Unit. An. I An.2 An.J An.4 A0.5 TOIII Ann&1 Ann&2 Ann&J Ann&4 Ann&5 Total 10.11 1.,,...ralftlM- <.. ~,:<>-,:"'''-~. .~~.. .4... ,"coa, ••dlf CoOts % d-u~oAt % du Sou.Of.ionllion Unilf UnlL An. I An. 2 An.J A0.4 1.0.5 Tolll Ann&1 Ano&2 AnoHJ Ann&4 Ann&5 To'"1 10111 IrMn•••COIlIpounle 4.1 Df>'tloppeftletll des produelloaonnl...los .. m"leu runl So... comoosnnlt 4.1.1. AvlcullUft ".I.Lt. EIeYI" dt BOulos Unilt d'flevue 2100 2100 2100 2100 2100 10.500 ConltnlCtion des noulaillen 4200 4200 4200 4200 4200 8.200 6300Q 63 OOQ 6300Q 15600 15600 340200 Maltriel d·tlevue e\ te<:hni JI500 JI500 31500 31800 31800 110100 Pl'Ilduitsvethinainos 15150 IS 150 15150 22050 22050 91J50 Animaux de renroduccion 46200 46200 19600 19600 19600 151.200 35280 J5210 19320 19320 19320 128530 Alimenlllian 44100 44100 44100 50400 50400 233100 1-. II EleYltrede Ies 189630 189630 113610 105 110 205170 963270 4.1.1.2. EleYntrcdc Dlnbllla Unilt d'tlevue 820 820 820 820 820 4.100 ConSINClionIIa """11m",,, 1640 1640 1640 1640 1640 8.200 17220 17220 17220 19680 19680 91030 Mathiel d'fle et te<:hniQue 14760 14760 14760 17220 17 220 78710 Pracluitsvetmnainos 7380 7380 7380 9840 9840 41820 AnitlWlxde reproduclion 8200 820C 8200 2140 2740 30080 26S68 26 568 26568 10617 10617 101058 Alimentation 17220 17220 17220 19680 19680 91030 SoUl 12 Plnlilla 83148 83148 83148 71091 71091 403638 4.1.1.3. EleYue d. Clnlrdl Unilf d·flev..e 140 140 140 140 140 100 COftSINction de ooulaillers 280 280 280 2"" 280 1400 2520 2520 1$20 2940 2940 13440 Mathiel d'flevlOe et techniQue 1050 1050 10SO 1260 1260 5670 Produits \'~nnaJres 630 630 630 840 840 H70 Animauxde remnduction 840 840 840 280 280 3080 I SI2 1512 1512 S88 S88 5711 Alimentalion 1050 1050 1050 1260 1260 5610 SoUl totnl3 ennl""s 6762 6762 6162 6888 6888 34062 4.1.1.4. EIeYI.. d. D"eons Unltf d'Clevnae 280 280 280 280 280 1400 Construction de DOulaillers 280 280 280 280 210 1400 1680 1680 1680 2100 2100 9240 Mathiel d'elevl2t! cttechniaue 840 840 840 1260 1260 5040 Produits vel~rinaires 588 588 518 840 840 3444 Animouxde reproduction 1680 1680 1680 S60 560 6160 302 302 302 117 600 117600 1J6107 Alimentation 1260 1260 1260 1680 1680 7t40 SoUl 10111 4 Pieeons 4670 4670 4670 123480 123480 160971 TOIlI Sous-compos.nle A\'iculture 184 210 2841U 268250 411635 411635 .1661941 CoIlr OUlnlili COOlS Y. du coOt Y. dn SoUl Oisitnllion Unitt Unit. An. I An.2 An.3 "n.4 An.S Total Ann&1 "nn&2 Ann«3 Ann&4 AnneS Tot.1 tOUlJ f,U'qr.Mm. Souscompounlt 4.1.2. Elevlge d. I)fIIIS rumlnlnts Unitf d'tleYll2e 1640 1640 1640 1640 1640 8200 Construclion des belllericslcMvrcries 1640 1640 1640 1640 1640 8200 78720 18720 78720 91840 91840 419840 Materield'ilev...e et techniaue 98400 98400 98400 III 520 1II 520 518240 Produits vilirinsires 45920 45920 45920 59040 59040 2551140 Animauxde \'fDfoduelion 9840 91140 9840 4920 3280 37720 236160 236160 236160 131760 91840 938080 Alimcnlll1lon 65600 65600 6S6OO 78720 78720 3~240 TOIllI SoUl composnnlc pelilS 514800 524800 514800 478880 432960 1486140 rullliDlnU Sous composnnlt 4.1.3. Elevlge porein Unili d'ileYaoe 214 214 274 274 274 1370 COIISIruction des POrcheries 274 274 274 274 274 1310 6987 6987 6987 7398 7398 35757 Mlltriel d'tlevue e\ te<:hnioue 2466 2466 2466 3288 3288 13974 Pro,hl)t3 vtttrineires 2877 2817 2871 4110 4110 16851 Animauxde reproduction 822 822 822 411 274 3151 44388 44388 44388 24660 16440 14264 A1imentnlion 28170 28170 28170 32880 32880 151070 1'0111 SleOlllpounle Btvnge portin 85481 85481 85481 72334 641H 392 916 ToIIl Compounle 4.1. Production 894498 894498 878 S38 963851 909 ?11 4541091 42.04% •. ,runl CODlpounte 4.1.l'iKlculturc ci pfebt artila ••le Sous composnnlc 4.2.1 Pildeulture (CoestrucllonlRfhabllilation IIa itnntrll nombre 3015 3075 3015 3075 3075 15.375 sunerficie ha 92 25 9225 92.25 92 25 92 25 46125 pi5ciculteulS 1025 1025 1025 102S 1025 5.125 Pelil outiliaRecl materiel technicue 51250 51250 51250 61500 61500 276150 AJeyins 46125 46125 46125 64 515 64 575 267525 Alimcnlll1ion 7681S 76875 76 87S 102500 102500 43C61.~ Tolli Sous-comDOlanlc Pisciculture 1742~ 174250 174250 128515 228 575 979900 1176 Journal offlc1el de la Republique du Congo NO 27 - 2008 CDllI oanlilt CuO.. %duco6t %4. l>&iunOllon UnlIt Unit. An.I Ao.2 An. 3 An. 4 An. 5 TuUl. Annte I Annte2 Annte3 Aante4 Annte 5 To..1 tOCl1 Ib~r• .,.... ISoul coau,o"nl< 4.2.2 ......... o"lIonol. Uni~de ..ech. UP) 100 100 100 100 100 m okheul" 1000 '001) 1000 1000 1000 5000 .....•--~ ldentillcation des UP 50000 SO000 Ma~n.1 et 6<!uiDemenl de oeche 400000 400000 400000 400000 400000 2000000 Sensibilisotion des pech.u," sur Ie . codede conduil. pou, uae peche ,esponsable ~ 35000 35000 70000 Distribution mattn.1 8100 8100 8100 8100 8100 40500 t:nQlOrtllllenl 11000 ccmn Toeal S"-COm.....nl< 4.2.2 Pk... S04 100 454 100 419100 419100 419100 2215500 al1i1a..l. .,, Tota.composaa.e ..2 Pisc:I...lture et 67113llU 6Jl13llU 5933llU 647675 647675 3"5 29,59% \lkhe al1i1anate Com.....nle 4.3. Apiculture ConSl~tiondes rue.... uni~ 8295 500 75<1 1000 1250 I sao 5000 41475 62213 829SO 103688 124425 4147SO Petit m*riel4k trav.at ieultc\U' "7S SO 7S 100 12S ISO SOIl 44 37' 6656 887SO 110938 133125 Uc'750 MI.nerio uni~ 2000 5 8 10 12 15 SO 10000 16000 20000 24000 30000 100000 Conditionnement 17500 26250 35000 50000 60000 18I7SO Total OtlmDOSante 4.3 A.i<ulture 1133SO 111025 226100 281615 341550 11412SO ICI.62% Compoaantc .... A.ro(of'eSterie et Arborlculture frul'itre SOus eom......1.4.4.1 Arborlcollure InJlt~re SuDel'fici. *eeuvrir fho h. 135 I sao 1sao 650 5000 Planteut'S • installer nombre 27 3000 3000 1300 10000 Achlll des nlants ha 106333 143550 159 SOO 159m 69 116 SlI665 Achats olltiJIues et intrants kits 2475 27 3000 3000 1300 10000 66825 742SO 742SO 32 175 147500 Flais d. dislribution fofail 1375 2700 3000 3000 1300 10000 37125 412SO 41250 17 87S 137m Sou. loeal d.Ja IOU' com.....a •• 4.4. 247500 275000 275000 119165 916665 SoUl .om""sanle 4.4.2 Aurofores..rl. ..Derfi.ie *.mt.....r SOO SO( 500 sao SOlI zseo coGI des am~nl2ements h. 400 200000 200000 200 000 200000 200 000 1000000 Sou. lotal de I. SOUl comPO..nte 4.4. 200000 200000 200000 200000 200000 1000000 Tot•• Compos.nte 4.4. AI,olo,es'.ro 200000 447500 415000 47S000 319165 .916665 17,15% Total SOUl PMOramm~ 4 1886\98 2 141 373 2173588 2375151 2214 101 10800411 2558"1. 10000-;. CoAts %du coOl %du Sous I>&i ion Unlit Unit. An. I An.2 An.3 An. 4 An. 5 T A..te 1 Annk:.r nte 3 . Anote4m~S TOI.' loUIl BI':,J}/ CDllI uanli~ CoOts %ducoOI %duSous 1>&12n.llon Unilt Unil. An.1 An.2 An.3 An. 4 An.5 TOUlI Annte I Annte 2 Annte 3 Annte 4 Annte 5 Total 10UlI ftrDltnJlune Composan.5.1 Inlrall"..lu.... d. stoekue .. de conservation HanItllS ou maaasins nbre 1000 40 40 40 40 40 200 40000 40000 40000 40000 40000 200000 Chambres Froides nbre 2000 I S 5 5 5 15 100000 100000 100000 300000 Silos familiaux nm SOlI 200 200 200 200 200 800 000 100000 100000 50000 50000 400000 C.iS5eSisolhermes nbre 2SO ISO ISO ISO 100 100 600 37500 37 SOlI 25000 25000 25000 ISO000 c;en02laces nm SOlI 40 40 40 40 40 20 20000 20000 20000 20000 20000 100000 Tot.1 com....nl. 5.1 197500 297500 285000 235000 135 000 1 ISO000 4092·/0 Compo..nt. 5.2 Transformation des produi .. d'orlgin. vtam... a.imale" halicvliqu.) Moulins*foufou nbre 400 225 225 225 225 225 1125 90000 90000 90000 90000 90000 450000 Presses i huil. nbr. 600 ISO ISO 100 100 50 5SO 90000 90000 60000 60000 30000 330 000 Dtcortioueuses de Daddy nbre 500 U 15 10 to 10 60 r seo 7500 SOOO 5000 5000 30000 Brov.urs de lUIin. nbre 7SO 80 80 80 80 80 400 60000 60000 60000 60000 60000 300000 Unilts de transform.tion des fruilS 101 400 100 100 100 100 100 500 40000 40000 40000 40000 40000 200000 Fou," amtliorts nm 200 SO 50 50 50 50 2SO 10000 10000 10000 10000 10000 50000 Dessieateurs solaires nbt< 250 40 40 40 40 40 200 10000 10000 10000 10000 10000 50000 Aires d'ab&tta2c br. 5.000 6 6 4 1 2 20 30000 25000 20000 15000 10000 100000 Total.omoounte s.2 331500 332500 295000 290000 255000 1510000 53,74% Com....n.. 5.3 Commercialisation RehtbiliUlion desDistes uricoles Km 200 100 2511 2511 100 50 7SO 20000 50000 SO000 20000 10000 SO000 Total eomponftte tl I 20000 SO000 50000 20000 10000 ISO000 5,34% Total SoUl P"",ramme 5 555000 680000 630000 545000 400000 2810000 6.66% 100.0001. CDllt u.ntllt CoAts % du coOt % du So.. I>&ian.tlon UniU\ Uolt. An.1 An.2 An. 3 An. 4 An. 5 Total Anate I Annte2 Annte3 Annte4 Annte 5 Totol 101.1 tDtHr."JH Com....n.. 6.1. J.rdl.. Stolaires Pent outill... Kit 100 100 100 100 100 SOlI 14000 IS 000 16000 16 SOO 11500 79000 Intranli Kil 100 100 100 100 100 SOlI 15000 IS 700 16200 17000 18500 82400 S.nsibilisa,ion 01 ldenlifieation Nb,. 100 100 100 100 100 SOOO 16700 17000 18000 18 SOlI 20700 90900 TOI.I ComPO..nte 6.J 45700 47700 SO200 52000 56700 252300 10.58"1. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal officlel de la Republique du Congo 1177 CoOt U.ntit~ COo" % ducotlt '!I.. du Soli'S l>esi.n.tion Unitt UniL An. 1 An.2 An.3 An.4 An.5 Total Annhl Annh2 Annh3 Annh4 Annh5 Tota' total .rOlr.","'e Compos.nt.6.2. Mic....j.nllns of .ultu .... hydroPClniQu.. Motttielde formation Kit 36 36 36 36 36 180 28000 28500 30000 30500 7000 124000 Matm., d·in".II.,ion Kit 2400 2400 241111 22</1 ~,( 10000 365111' 37000 )7500 380QQ 8(1(l(l 157000 ~, .. Substral Iattrite m3 m3 45 45 45 40 12 187 7500 8000 8500 7000 \800 32800 Cecued'anlChid. sacs sac 1500 1500 '1500 1400 344 6244 750 800 850 700 172 3272 IntranlS s.me-s (kit) • 24000 24500 2s000 24500 20.000 136.000 2000 2500 3500 3000 800 11800 eomr>osants nutritifS IKRl K. 3120 3200 3200 3200 3200 16.000 e SUO 12000 16000 22000 2'00 59000 l'lIlduitsnhvlosaniwreOCRl K. 208 208 208 208 208 1040 2500 3000 3500 2500 900 12400 Totol Com nle 6.2 I 83750 91100 99850 103700 21172 400212 16,79% COIII......nle 6.JHvdnuliege C nblft: eram~ment dessourc;;C$ nbrc 40 40 40 40 40 200 40000 40000 40000 40000 40000 200000 Construction dOloui" nbre 40 40 40 40 40 200 68000 68000 68000 68000 68000 340000 Construction imoluvium nbte 20 20 20 20 20 100 74000 74000 74000 74000 74000 370000 F..... nbte 4 4 4 4 4 20 96000 96000 96000 96000 96000 480000 TOIII COmDOUnle 6.J 200 200 200 200 200 1000 278000 278000 278000 278000 278000 1390000 58,30"1. Compounl.6.4 Educotlon nutritiollnelle F.nou&$ Nbte 20 20 20 20 20 100 12000 12500 13000 14000 15000 66500 Sensibili..tion Nbte \0 10 \0 \0 10 50 8000 8sooo 9500 10000 11000 123500 Identification Nbre 10 10 10 10 10 SO 13000 13500 14000 14500 IS000 70000 l'.auillOlllent eI fournilures Kil 20 20 20 20 20 100 IS 000 ISSOO 16000 11000 18000 81500 TOIIICom......nle 6.4 48000 126500 52500 55500 59000 341500 14.33"1. Total Sou. Proonmme 6 4554S0 544000 480W 489200 414872 2384072 5.65% 10000% 1Il::~~~r;~~Jr;i:?~~\ ~ J~ . ~ :~ ~<~~~aS;~,:b A~:.,Z: ... - . ~i ~) .\ 'M1 I \~ '> ,: ~): :.!;:,.i~ ~~ '. ., s , .' i ~, ./ .~~ ~>~~1; ;~\j~: ~:\. t;~;~~~~~ <~'~ ~ ~:' ,.:~:'l,tt~~~ ~t '" -,=1'~ ' .. ' . ~,,/ !, ~ ,~ .. .~~~~'#' ~ .. ~~ CoOl nlitt C.... %du ....l %d.Sous DtsInation Unitt UniL A.. I An. 2 An.3 An.4 An.S TOIII Annfe I Annh2 Annh3 Annh4 AnnhS TOI.1 total IrMr.......e Compollllle 7.1 RenfoRemenl du cod", InstilutiOnn.1 Prl!nllllllion d.. lexteset manuel. 10000 10000 Appui au Fonctionnemenl du Comit<! de suivi 20000 20000 20000 , 20000 20000 100000 Appui .r~uipemenl et au ronctionnement de rOflieonatIonal de Stc."lt a1imenlAire (ou commissariat) 300000 200000 200000 200000 200000 I 100000 SousTotal ComDOUnle 7.1 330000 220000 220000 220000 220000 1210000 28.59% CoOt Cu.ntitl C"1S "I. du coOt -I. du SaU! Dtsir:n.lion Unitt Unit. An. I An.2 An.3 An.4 An.S Totol Anllhl Anllh2 Annh3 Annft4 Annh5 Total 10111 Irot:r....e Compounle 7.2Syslem. d'AI.n. Prteoce ADoui • la miseen olacedu SAP 2S000 6000 6000 37000 AdantatiDn de lam<!thodolotzie lUX 10000 10000 SO... ·Total Com""""nte '.2 ' 35000 6000 6000 47000 111% Compount. 7.3 Amtllonllon du Systemed'lnformalion de marthe Elaboration dune mtthololliedesuivi Irannmc:~ 20000 20000 Suivides nri. 12SOO 12500 12500 12SOO 12500 62500 DitTusion des donneessur 105 on' 13000 13000 13000 13000 13000 6S000 SOu..Tolal Comoounle 7.3 45500 2S5OO 2SSOO 2SSOO 25500 1~7 500 348% Com.......1e 7•• Am'llorotion d. Elaboration d'unecartede vulntrabilit<! IS 000 15000 Etudedu bilanalimenlaire 13SOO 13500 EnDuetes lWicolesd. cenicnemre 130000 130000 130000 130000 130000 650000 SOu..TOIIICom.....nl. 7.4 158500 130000 130000 130000 130000 678500 1603% ~...~.~ Compounl.7.S Dh.ntrolisallon dU" Sy.t~me de .uivi Appuidu SAPau. communespour 30000 30000 30000 30000 30000 ISO 000 <!Iaborer des planscommunaux SoUl--Total ComN1unte-7.5 30000 30000 30000 30000 30000 150000 3.54% ComllClSlnt. 7.6 Aid. d'u"'...c. StocknhvsiQu. 1000000 1000000 SlockFinancier 1000000 1000000 Sou..Tntal {'n....."..nle 7.6 2000000 2000000 47.25% Totll SJor..romme 7 2599000 411500 411500 4OSSOO 405500 4233000 1003% 100,00% ~~'~ •"I. du Sousl>esir:nllion Unitt UnlL An. I An.2 An.3 An.4 An.S Total Annhl Annh2 Anllh3 Annh4 AnnhS TOIlI lolal IDrotr,r.."ne Composonte8.1 Approvislonnemenlen S60CM 6f5Oii 64CKM 40500 92CKM , 315000 12,6''''' ;".~".. Comoossnl.8.2 Finances rural.. 1178 Journal offtelel de la Republtque du Congo W 27 - 2008 COOl OOlntit~ CoGls %dutoGt %duSous Daianation Unil~ UniL An.1 An. 2 AL3 All.. An.S -TOIllI An" 1 Annk2 Annk3 Anak. AnnkS TOIII total I....,. .... Composanlt 8.3Rtthtrche, VUI&l"lIlloo, rtn(or«mtnt des c&paclds, ehamos ~Ics 8.3.1 SooHompoaante Appul 1 I, rtdlerche 5000e 50000 50001 50000 50000 250000 8.3.2 Soul-composante Renfon:emenl . desc&lllICidI, WilDS ~Ics V-4'tlIIdes • fwanw 25000 35000 25000 15000 100000 Fonnllion desICteurs 100000 100000 100000 100000 100000 500000 Ethance d'expaienc:e entre orodutteulS 37000 37000 38000 38000 150000 Implantation desChllftRSales 50000 50000 50000 50000 '0000 250000 TOIII SlCompounte lU(oreeIlIeDl des 175000 222000 212000 203000 188000 1000000 caplclds, chintpI koIcs U.3 SoUHOIDpountf Appui .11 vUlgarisation Eoui ntales 79200 79200 79200 79200 79200 396000 CoosultllUs nltionaux 30000 30000 30000 30000 30000 150000 Consultants intemllionaux 3'000 35000 35000 35000 35000 I?! 000 Sliotal Appu; ... VUlgarisalion 144100 144100 144200 144200 144200 721 000 ToIIl'omllBUnte 8.3 36'200 .16200 406200 397200 J82200 1971000 7\1.28% Comooslnte 8•• Communication 40000 40000 40000 40000 40000 200000 8OS"h TOlll' SoUl P.......... . 465200 51.,M 510200 477100 514200 2486000 5.89". 100.00% r COOl I Ouantilt I CoOts I ~. ducoOt/% duSoUl Ofti nltlon unll~ .iIAL~1 ~OII . Annte2 nnk4T An1tilifj Wlliir••' ·~",i~,.c CoGl uantitt CoOls "I.ducoGt %duSoUl Delinltlon Unilt UniL ALI An. 2 An.3 An•• An.5 Tolli Annkl Anate2 Aank3 Aaak. AaakS TOIII tollI ,Fanl1l Com nl. ,.I: Fon<lionnemtnl Fl1is de nelSOnnel 117600 117600 117600 117600 117600 S88 000 Foumiture etmal~els de bureau 20000 25000 25000 25000 25000 120000 Carbur&nt etlubrifianlS 20000 20000 20000 20000 20000 100000 Entrelien etrMamion 15000 20000 25000 30000 35000 125000 Pikes derechanl!e 30000 35000 40000 40000 145000 Teliohone eau ilectriciti Counier 10000 10000 10000 10000 10000 50000 Vovues ll'intirieur 45000 52000 52000 55000 60000 264000 Rappon suivi-ivaluatiOll .0000 40000 40000 40000 40000 200000 S1tolll Fonctioanemeal 267600 314600 324600 337600 ~7600 1592000 63.58% ComDOllnte 9.2: Coo~nll;on sud-sud Expert, chefdelamission 9000 9000 9000 9000 9000 45000 Techniciens riziculture 19800 19800 19800 19800 19800 99000 Teehniciens maltrise deI'eau 19800 19800 19800 19800 19800 99000 Tcchniciens entransformalion 19800 19800 19800 19800 19800 99000 SITotalC~l'ItioD Sud-Sud 68400 68400 68400 68400 68400 ~2000 1366% ComDOllnte 9.3Eauioemenls Hilux double cabine 130000 130000 Vihicule de liaison 20000 20000 MOlo YamahCl 125 250000 250000 Moteur han bord +oil'O\luc 10000 10000 Outils infonnatiaues 30000 30000 Malinels et mobiliers de bureau 20000 20000 EGuioernenls teehniOU6 50000 35000 25000 110000 SItoIlI Eaulaemenls 510000 35000 25000 570000 22,76% TOlal S1pl'02nmm. 9 846000 418000 418000 406000 .16000 2504000 5.93% 100.00% TOIlI~ainl 9807752 7800067 7925269 8636070 8044610 42213767 10000"1. Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offlciel de la Republique du Congo Annexe 2 Finances rurales (Credits) 1179 DftI nafJon Unite Unit. An. 1 An. 2 An. 3 An. 4 An. S ToW AnnH 1 AnnH Z AnnH 3 Ann... 4 Ann ... S ToW Com ........te 1.1 MoilrIH d. I'••u AS 1rr1ndon d.. cultures mrlira '.2 Fcurniture desmoIO-D<lII1OOS ba 8683 60 60 60 60 20 260 '2098 '2098 '2098 52098 17266 225658 .4·,:'" .. . ·~{M~·. :::·...:~~n~~~~· ....~ . ~ .:: " ~ .;:::ij:::1:+~:.. ....~ to ':V ComDOllllteZ.1 Cultareovlvrie... Soao comoounte 2.1,1. Cu1tureIa MaUriel, Amioot. et intranta 101 40 1.000 1.500 1.000 1.500 1.050 6050 40000 60000 40 000 60000 42000 242000 !;~ :.~~~~ .:';.:::.~~~. ;:<~.~~*~~::. ::;~,:;:~~' :~~,{ ';~~•.. , ):~. 'J~::W"W'. ......."". CoAt OuInI1ti Coila DelI nodon Unite Unit An. I An. 2 AL3 An. 4 An. 5 ToI<II AnnHl AnnH2 AnnH3 AnnH4 AnnHS ToI<II Compooute 3.1: Production. maroI.ht..... ha 17 47.75 47,75 47.75 47,75 47,75 231,75 81175 81175 11175 81175 81175 405875 (moteJ1e.. et IntnDto) ComDOallte 3.2 PrCNluctl.oftlanbnalea en Soao com 3.Z,l. Avlculture 3.2.1.1. E1n d. ooulea U~.r'I.v.... 2100 2100 2100 2100 2100 10.'00 Construction de. pOulam... 4200 4200 4200 4200 4200 8.200 147000 147000 147000 176400 176400 793800 Matm.1 .roll.v.... et techninu. 73500 73 500 73500 88200 18200 396900 Produiu vetMinaires 36 "0 36750 36750 51450 51450 213 ISO Animauxde remocluction 46200 46200 19600 19600 19600 151.200 82320 82320 45080 45080 45080 299880 Alimentation 102900 102900 102900 117600 117600 S43 900 l.2. t.2. EIft..OIl! doll!! nlntJul.n UniUd'oiJ.v.... 820 820 820 820 820 4.100 Consttuc:tion des ooulaillera 1640 1640 1640 1640 1640 8.200 40 180 40180 40 180 45920 45920 212380 Matm.1 d'ol.va•• et technique 34440 34440 34440 40180 40180 183680 Produits veterina.ircs 17220 17220 17220 22960 22960 97S80 Animaux de reproduction 8200 8200 8200 2740 2740 30080 61992 61992 6199~ 24913 24913 235802 AJimentation 40180 40 180 40 180 45920 4'920 %12380 3.2.1.3. E\ev... d.....ard. UniU d'oleva•• 140 140 140 140 140 700 Construction de noulam... 280 280 280 280 280 1400 5880 '180 , 880 6860 6860 31360 Materiel d'.levan et technlaue 24'0 24'0 2450 2940 2940 13230 Produiu v6lmnaires 1470 1470 1470 1960 1960 8330 Animaux de rcoroduction 840 840 840 280 280 3080 3528 3528 3528 1372 1372 13328 Alimentation 24'0 2450 24S0 2940 2940 13 230 3.2.1.4. Eleva.. d. nl••ons Unate d'elevaae 280 280 280 280 280 1400 COlUtnlction ~ pout.iIlen aso zso zso 2aO 280 1400 3920 3920 3920 4900 4900 21 !l6O Materi.1 .rolevaa. et techninue 1960 1960 1960 2940 2940 11760 Produits ~erinaires 1372 1372 1372 1960 1960 8036 Ammeux de reercduetion 1680 1680 1680 560 560 6160 706 706 706 274400 274400 SSO917 Alimentation 2940 2940 2940 3920 3920 16660 So...omDO.UIte 3.3.2. Elev.... d. neUa UniU.r~leva•• 1640 1640 1640 1640 1640 8200 Consuuction des bereeriee/chevr. 1640 1640 1640 1640 1640 8200 19680 19680 19680 22960 22960 104960 Motmel e'etev... et technique 24600 24600 24600 27880 27880 129560 Produitsveterinaires 11 480 11480 11480 14760 14760 63960 Animaux do reorodl,lctiOD 9840 9840 9840 4920 3280 37720 59040 '9040 '9040 34440 22960 %34520 Alimentation 16400 16400 16400 19680 19680 88560 Sou. com""aante 3.2.3. E1.va•• aoreln Unite d·".vaae 274 274 274 274 274 1370 Construction des pcrcheries 274 274 274 274 274 1370 16303 16303 16303 17262 17262 83433 Materiel d'6leva2e et teclmioue 5754 5754 5 "4 7672 7672 32606 Produill Wterinaires 6713 6713 6713 9 S90 9'90 39319 Anirnaux de reproduction 822 822 822 411 274 3151 103572 103572 103 572 57540 38360 406616 Alimentation 67130 67130 67130 76720 76720 354830 So... co ...no ....te 3.2.4. Eleva..e non Nombrc de eeniteu.. nor .>mloitants 10 Nombre de .Onit.u," annu.l. su'C!'ts 2000 2000 2000 2000 2000 10000 Nombre d'exnloitants nombre 200 200 200 200 200 1000 Achat des animaux suiet 8 16000 16000 16000 16000 16000 80000 Achat des I'f"oduitl veterinaires nombre 12 2400 2400 2400 2400 2400 12 000 Alimentation nombre 40 8000 8000 8000 8000 8000 40000 Constructiondes enclos aulacoderies nombre 180 200 200 200 200 200 1000 36000 36000 36000 36000 36000 1110000 Materiel (felevaRe et technique nornbre 80 16000 16000 16000 16000 16000 80000 CoGt OwmtIU coat. \)h.....Uon Unite Unit. An. 1 An.Z An. 3 An. 4 An. 5 ToW AnnHl Annt.2 .o\.IIMe3 Ann~.4 AnnH5 Total ComnlHl8J1te 4.1 Develolt~ent del SoUl .omDOllll11t. 4.1.1. AvkuIture 4.1.1.1. Eleva•• d. DOuI.. Unito d'~I.va•• 2100 2100 2100 2100 2100 10.500 Construction des pOulaille.. 4200 4200 4200 4200 4200 8.200 63000 63000 63000 75 600 75 600 340200 Matmol d'oleva.. et technique 31500 31500 31500 37800 37800 170100 Produite vetennaircs 15750 15750 15750 22050 22050 91350 Animaux de reorodJJction 46200 46200 19600 19600 19600 151.200 35280 35280 19320 19320 19320 128520 Alimentation 44100 44100 44100 SO400 50400 233100 4.1.1.2. Elevall'c de nlnW" U80 Journal offlciel de la Republique du Congo NO 27 - 2008 Unite d'elev.... 820 820 820 820 820 4.100 Construetion deaDOul.i1Ien 1640 1640 1640 1640 1640 8.200 17220 17220 17220 19680 19680 91020 Materiel d'elevas. ct techniau. 14760 14760 14760 17220 17220 78720 Produi.. v6t6rinaireo 7380 7380 7380 9840 9840 41820 Animaux dereoroduetion 8200 8200 8200 2740 2740 30080 26 '68 26'68 26'68 10677 10677 1011lSl AlimlCntation 17220 17220 17220 19680 19650 910%0 4.1.1.3, EIev••• d........... Unite cr.I...... 140 140 140 140 140 700 ConotNction de DOul.iIIen 280 280 280 280 280 1400 2'20 2520 2520 2940 2940 13440 M.teri.1 d'elev.g. et techni.u. t 0'0 10SO 10'0 1260 1260 5670 I--:p!oouits vOterinai.... 630 630 630 840 .~~r--~ ~.mAnimauxdC'~ction 840 840 840 280 280 3080 1512 1'12 '1'12 iii 57U Alimnatioo 10'0 10'0 10'0 1260 1260 5670 4.1.1.4. Elna......... Unitecrel...... 280 280 280 280 280 1400 ConotNction de ooulaiUcn 280 280 280 280 280 1400 1680 1680 1680 2100 2100 9240 MatCriol d'clovaacocttodlniauc; 840 840 840 1260 1260 ~040 Produitl-.u.... 588 588 '88 840 840 3444 Animauxde reeroductiOll 1680 1680 1680 560 '60 6160 302 302 302 117600 117600 236107 Alimentation 1260 1260 1260 1680 1680 7140 SoUI ••m....ante 4.1.2. I'Hvaft de Unite d'el..... 1640 1640 1640 1640 1640 8200 Coostruction dea beraerieslch.vrcri.. 1640 1640 1640 1640 1640 8200 78720 78720 78720 91840 91840 419840 M.teri.1 d'el..... et techniaue 98400 98400 98400 111 '20 1\1 520 518240 ProduitJ vitirinaira 4'920 4'920 45920 59040 '9040 ZS5840 Animauxde reoroduction 9840 9840 9840 4920 3280 37720 236160 236160 236160 137760 91840 931080 Alimentation 65600 65600 65600 78720 78720 354 240 So....om......... 4.1.3. Eleva•• rein Unite crel...... 274 274 274 274 274 1370 Construction des oorcheries 274 274 274 274 274 1370 6987 6987 6987 7398 7398 35757 M.teri.l cr.lev... et technique 2466 2466 2466 3288 3288 13974 Produits v6tOrinaim 2877 2877 2877 4110 4110 1611S1 Animauxde ,.."roduction 822 822 822 411 274 31'1 44388 44 388 44388 24660 16440 174164 Alimentation 28770 28770 28770 32880 32880 152 070 C.m........te 4.1. Plaeleulture et nkh. SoUlc:ompounte 4.2.2 Piche artlsanale Materiel et eeuieement deo&:he 400000 400000 400000 400 000 400 000 2000000 Distribution materiel 8100 8100 8100 8100 8100 40SOO Com .........e 4.3. A.ku1ture .. , --------s Miellerie unite 2000 8 10 12 I' '0 10000 16000 20000 14000 30000 100000 Conditionnement 17500 262'0 3'000 50000 60000 188 750 Comnou.nte 4.4. Al!lrororesurle et So... comDO te 4.4.1 Arborieulture A<h.1deeolants its 1063331 143'SO 1'9500 159 '00 69116 53166S AohatsoutiU..... et intrants kits 24751 I 2700 3000 3000 1300 10000 66 825 742'0 74250 32175 Z47 SOO ::~~~~.~~ :¢ {~': ;. ~ , ": .t..::~if ..~:· :u :.,..>,~~ /: . "~~~ , ..... , .'. , " :.... : ;:::::::'.;t:~~~ ··~~:i~~::-::~:%::f::~'0~@)V. rid"wi~~J::'::*,~~"X'" Collt OIUntit. Collts DallIIlIlIan Unite Unit. An.1 AIL2 AIL3 An.4 An. 5 T.taI AnnHl Annie 2 Annie 3 Ann•• 4 AnnH5 Total ComDOSllllC 5.1Inf'nqlrudura dc atO£ul!C Han.......u ma...ins nbre 1000 40 40 40 40 40 200 40000 40000 40000 40000 40000 200000 Chamllm froidee nbr. 2000 I 5 5 s s I' 100000 100 000 100 000 300000 Sil.. famili.ux obre 500 200 200 200 200 200 800 100000 100000 100 000 SO 000 50000 400000 Caisscsisothennes nbre 2S0 150 150 1'0 100 100 600 37'00 37500 25000 25000 2S 000 150000 Om ••I.... nbre '00 40 40 40 40 40 20 20000 20000 20000 20000 20000 100000 ComDOaanteS.2Transf.rmad.n d.. Mouli.. Afoufou nbre 400 22' 225 22' 225 22' 112' 90000 90 000 90000 90000 90000 4'0000 Ahuile nbre 600 150 150 100 100 50 550 90000 90000 60000 60000 30000 330000 Deccrticueu... de oaddy nbre 500 IS l' 10 10 10 60 7500 7500 '000 '000 '000 30000 Broy.un de orai.. nbre 750 80 80 80 80 80 400 60000 60000 60000 60000 60000 300 000 Unite. de transfonnation deafruits lot 400 100 100 100 100 100 '00 40000 40000 40000 40000 40000 200000 Fours am61ioris nbre 200 '0 '0 50 50 '0 2'0 10000 10000 10 000 10000 10000 50000 Dcuicateun solaires nbre 2'0 40 40 40 40 40 200 10000 10000 10 000 10000 10 000 '0000 Airesd'aballa" obre 5.000 6 6 4 3 2 20 30000 25000 20000 15 000 10000 100000 :~~::.t.:;: ;~. :!!.., h.M l:1"<,';,;,," ::"~~~~Jii~!!~~~W~~lm~~ ;'l~1l!~$~ ...·!~!:~';i~~@!:~~i ., .......... ...~..:'~ c .' ' :; t]~~1~ ~:~t:;!§1i:~;~~M~=:;!~M~~mi!:;;Wji!:m~!::~~~;~!!ft:#:!'f$.~:i !ftr~;g:mW:;;M!5f*:~i~ Collt OlwrtIU C.Ob Dfalonad.n UnItO Unit. An. 1 An. 2 AIL3 An. 4 AIL5 Total Annie 1 AnnH1 Annie 3 Annee4 Atuu!.5 Total Com ......te 6.1. Mlcl'Q- ardlna et cultures Intrants Somen... (kitl I 24000 24500 25000 24500 20.000 136.000 2000 2500 3500 3000 800 11 800 Comoosanlsnutritifs K.l Kg 3120 3200 3200 3200 3200 16.000 6500 12000 16000 22000 2 SOO 59 000 Produits ohvt....itaireIK.l Kg 208 208 208 208 208 1040 2500 3000 3500 2500 900 12400 C.llt Quantltf C.Ob De.lonatl.n Unit. Unit. AIL! An. 2 AIL3 AIL4 An.5 Tatal Anneel AnnH2 Ann•• 3 AnnOe4 Annee5 Total ComJlOlanto 8.1 Approvblonn.m.nt on 56000 62 sao 64000 40SOO 92 000 315000 lntranta Comp .....te 8.2 Financ .. rural•• Tot81 du Yolet cr6dit 3177801 3&30728 34&08&1 379&813 3434802 17388472 pourcentaae eu total 41,19% Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtelel de la Republique du Congo Annexe 3 : Renforcement des capacit6s et vulgarlsation 1181 .. YH "'''''1'~WW{l!!Wlrig .~ .. .. .~ ','oJ: .~ '.: .:::~ .";:~ 't Collt Ouandt* Collb DeoI""atlon Unitt Unit. An. I An. 1 An. 3 An. 4 An. 5 Total I Anne. 1 Annie 3 Annie 4 Annie 5 Total Composante 1.1 M.ttrise de l'e.u ~nUementoiKko.e~ 3.S Formation POTS SO 10.000 10.000 10.000 10.000 10.000 SO.OOO 10000 10000 10000 10000 10000 50000 A4Am&laoment rIzlcol. 4.5 FormationIVulaarisation Po" SO 200 200 2S0 2S0 200 1.000 10000 10000 10000 10000 10000 50000 AS IrrI.adon d.. cullum vlvrltl"C2J S.4 FonnationlVuloarisation Po" SO 200 200 200 200 200 1.000 10000 10000 10000 10000 10000 50000 Com ante 1.1Geltlon d... r.rtlHt* d.1 ..,Is B 1 PaJ"(OC:UC5 de demonstration ct h. 600 20 20 20 20 20 100 12000 12000 12000 12000 12000 60000 champs 82 Formation des oroducteun Him SO 200 200 200 200 200 1.000 87 Procedures et guide. pratique. licit I.SOO 20 20 20 20 20 100 30000 30000 B8 Fond$. doc-umcntairos 5.000 1 1 1 t 1 5 '000 '000 '000 j 000 , 000 ~:SUUu "'»:: .l s .:' }'~'!~ ,,< ·W:····· , . 'Y '~1 .• :; 'l' ,"<," ~. "*'{ , x . }::~~: 4:* .~ 1'A:,·;,:,: a ,.; ;lli ':: ... ";Nl~l\; CoOt QllOftdt* CoOb Dal""atlon Unit. Unit. An. I An. 2 An. 3 An. 4 An. 5 Total Annie I Annie 2 Ann•• J 4 Annie 5 Total SoUl <OII1oo.lnt. 4.2.2Pkh. Sensibilisation des pacheurs sur Ie codede conduite pour une pache responsablc 3S 000 3S 000 70000 Encadrement 11000 11000 u ooo 11000 11000 55000 CoOt Quandt. CoOt. De.im,.tion Unl•• Unit. An. 1 An.] An. 3 An. 4 An. S Total AnrnI.l Ann" Z Annec3 Arwee" Anni:eS Tul.1 Composante 6.1. Jardina Scolalres Sensibilisation et Identification Nbre 100 100 100 100 100 SOOO 16700 17000 18000 18 SOO 20700 90900 COIllIlV'to••nt.eo6.2. Mkro .rdv-••t Mllene) d. formation I Kit I ~M\'fMMt4.4il@.igM:§WM@iMiMlimt·, Desiltlllllion Comoosante 7.5Decentralisation Appui duSAP aux communes pour elaborer des plans communaux Unite I 361 36 361 361 36 1801 28000 285001 30000 30500 70001 1240001 I I I I I I I I I I I ".J, ....' '.' " '.' 'l-~ .... " : . 'r-" (,;.,. , Cullt Quantile Cools Unit. An. I An.2 An.3 An.4 An.5 Total Annee 1 Annee2 Annee3 Annee 4 Annee5 Total 30000 30000 30000 30000 30000 150000 Collt Quantile Collis Des.il!llalion 8.3.2Suus-composante Renforcement descapacites, cham\lS ecoles Unite Unit An.1 An.2 An. 3 An.4 An.5 Total Annee 1 Annee 2 Annee3 Annee 4 Annee 5 Total Vovaszes d'cludes al'elranaer Formation des aeteurs Ethanae d'exoeriencc entre Implantation des champs eccles TutalSlCumDosante renforcement 8.3.3 Suus-composante Appuiala YUlgarlsation Eouioes deeartementales Consultants nationaux Consultants inlemalionaux 25 000 100000 SO 000 175000 79200 30000 35000 35000 100000 37000 50000 222000 79200 30000 35000 25000 100000 37000 SO 000 212000 79200 30000 35000 15000 100000 38000 50000 203000 79200 30000 35000 100000 38000 so 000 188000 79200 30000 35000 100000 SOD 000 ISO 000 250000 1000000 396000 150000 175000 Total Renforcemenl des capacltes, vulgarlsalion Pourcentage 691 900 756700 704200 687 200 635900 3475900 8.23% 1182 Journal offtciel de 1a Republlque du Congo Annexe 4 : Appul a 1a recherche W 27·2008 CoOt QIlantite CoOtI Desi£nation tnllt Unil An. 1 An. 1 An. 3 An. 4 An.S Toll! Annte 1 Annte1 Annte3 Annte4 AnnteS Tolll ComlJOSll\le 2.1.Cultures vivrieres Sous comOOSlDle 2.1.1. Culture i l!I'aines I Aooui alarecherche forfait 30450 33915 37730 40320 44100 186 SIS Comooslnte l.l. Pllnles i racines rlcines I ABDUl i 1a recherche forfait 52000 57225 60250 78150 78500 326125 ;'1'+' CoOl Qluntilt CoOls Desi&nation Unite Unit. An. I An.1 An.3 An.4 An.5 Total AM«I AM«1 AM«3 Annte4 AM«S Total ComposlDle 8.3 Recherche, vulgarilltion, renforcemenl des ClPlcites, champs tcoIes 8.3.1 Sous-composlDle Appui i II recherche SO 000 SO 000 50000 50000 SO 000 250 000 ~ -"Toll! 1314S0 141140 147980 168 470 172600 761640 Pourcentl!c 1,81% Resum6 des codts CoCll owiiiiii CoOb %dacoOt Dalnatlon Unlli UaIl. AIL I An, 2 AIL 3 An, 4 An, 5 ToIa! AnMeI AnIIH2 AM.. 3 AM~e4 AM.. 5 Total lolaI Com)lOllll!e l.l MaItriIt d. I'eaa TotIICom Malt..... del'.la 807299 807299 1004236 1100205 835853 4554891 ComDOllftIe 1.2Gestlond.1a r.rtIIlU d.. 1011 Souo toIoI Com I.2 91250 61150 61150 61150 61150 336250 TotII So... Prolromme I 898549 llQI549 1065486 1161455 897103 4891141 1159% Deoltnatlon CcomDO.onle 2.1.Calture Biroine. Unlli Cotlt Unit An, I An, 3 AIL 4 Cotltl TotII AnMeI AM«2 AM.. 3 AM.. 4 ~e5 #REF! #REF! % ducollt Total lota1 #REF! #REF! SltotalComDOllftIe 2.1. ComDOOonle 2.Z. Planlel Bndne. et tuberade SoldTotIICom 2.1. TotII Sou Proel'llllllllf 2 374950 433065 455030 503520 527100 2293665 572000 619475 662750 859650 863500 3587 375 946950 I 062540 1117 780 1363170 1390600 5 881040 13,93'10 Deslmatlon .~.;- '. '<::. • " CoOt Unite Unit AIL I An, 2 OulDtIU An, 3 AIL 4 An, 5 CotltI '10 ducoQt TotII AM.. I ADnOe 2 AM.. 3 ADnOe 4 AM.. 5 Total lota1 Comnounle3.1:ProdactlODl moralch~ .... ba 17 47,75 4775 47,75 47,75 47,75 238,75 81175 81175 81175 81175 81175 405875 ~ ~"-' 6631511 6631511 615918 961815 962815 3 877863 131200 131100 131200 119720 108240 621560 199471 199472 199471 168784 149604 916804 80400 80400 80400 80400 80400 402000 1074230 1074230 1036990 1331719 1301059 5818227 HREF! #REF! #REFI #REF! 1155405 1155405 1118165 1411894 1381234 6224102 14,74'10 ComJlOllDIe 3.2 ProductlonsllJlimal.. enlone arbolneet ""'·arhalne TotalSoUl-COlllDOllllIe 3.2.1A.kalture TotIISo... COIIIDOIIftIe P.tlts runtiJtontI ToW Sleom • DOI'<In TotIISleomJlOllDIe ~kv"le noncon.entlOllllfI (InIaeode) TotIICompowtle3.2.ProdactlonllJIimaI. en TotalSou.Pro.1'IIIIlIIlf 3 De.lInltion Unlti CoOt Unit. An.I An,Z Qwntlli An.3 AD.4 An,S ... ~ ToIa! AnMeI Ann.. 2 coats AM.. , ~4 AM"S %ducoiit ToW lota1 ComJlOllDIe 4.1D~eloppement d.. productions onimalel.n mllIeu run! TotalSoUO-almDOllftIe A.lcaltare ToW SoUl com......1e fl•• ",",lnlDlo TotalSleomPOWlIe tI..... norcln 284210 524800 85488 284210 524800 85488 268250 524800 85488 412635 478880 72336 412635 432960 64116 1661941 Z486240 392916 Du jeudi 3 juillet 2008 Journal offtclel de la Republique du Congo 1183 T01lll CompoAlllC 4.1. I'mu<ll............. CD fl')44911 8944911 1I'l8~8 9631l!l1 909711 4541097 mDlearul'lll Co It 4.1. PIIdcaItu... <tokh••11lJluI* TololSout 1741!O 1741!O 1742!O 228575 228575 979900 Toh1 Seaat-<om........te 4.:1.2 • !041oo 454100 419100 419100 419100 211SSOO Tolal ......poAIIIC 4.% Plldeulture et ....... 6783!O 6283!0 5933!O 647675 647675 j i9ii400 .1'IIIaD* Toh1...-.4.3A............. 1133!O 171025 226700 288625 347 S!O 11472!O c............. U. Aarofo.....rIe et Arl""tcu1ll1re ~re Soul COIIlIIOADIe 4.4.1 ArlIorIeuIture rruItIOre Soul lotald... 101II com-. 4.4.1 247500 275000 275000 119165 916665 Sout <om I. 4.4.2 A.....r......rio Soul Iotal d... SOUl e.... . 4.4.% ZOO 000 ZOO 000 ZOO 000 zoo 000 200000 1000000 Total Composlllll. 4.4. AlJ"Ofo.....rio et 200000 447500 475000 475000 319165 1916665 Arborlcllllure rrultlOre To1III I'"",........... 11861,. 2141373 2173 Sll8 2375151 2224101 10800412 2S.SlI% ".;.: t>.• Co/lt 0... die CoGII %d.coOl DOalpadon Unite Unit. AILI AIL2 AIL3 An. 4 An. 5 Total Aunfe I AJmft2 AmlH3 AmlH 4 Aunfe5 Total IataI Com....... 5.11ul'raotructurtl d. stoc1Ian et de Tolal e 5.l 197500 297 500 285000 135000 135000 1150000 ComDOllllll. 5.2 Tnnorormallon dOl .rodulta Total com . 5.1 337500 332500 295000 290000 255000 1510000 ComllOUlllt 5.3COIIURfl'ClaIlatlon Total <ompoAlllC5.3Conunerdallutlon 10000 50000 50000 20000 10000 150000 Total So•• Proo ......... 5 SSSOOO 680000 630000 545000 400000 2810000 6.66". S'-'''' ·:<::~r.i~'.lm '.~~~.:...*' .$:•• ... ~, . ~: :"':;j~' ~:.: ," :':..~:%.;'. .~{:~~ .:'.,' .. ~, Colli Owntltf Colllll %duc061 DaI.MIl... Unite Unit. An. I An. 2 AIL3 AIL4 An. 5 Total AJmft I Anuf.2 AnnH3 AnDH4 Aunfe5 Total Iotal Com.......... 6.1. J ....... sco...... . .. Total Com ......l. 6.1 45700 47700 50200 SHOO 56700 251 JUO ComllOUlllt 6.2. Micro· .rdinl.1 cult.... Total Com 6.2 83750 91800 99R!O 103700 211n 400Zn Com . 6.3 HvdraaJla ... .w.. TotaICom 6.3 ZOO ZOO 200 ZOO 100 1000 Z78000 278000 Z78000 278000 178000 1390 000 Comno . 6.4 Ed.tIltlon nutridonneU. Total Com 6.4 48000 126500 52500 55500 59000 341500 Total So.. Pro.......... 6 4554SO 544000 480550 489200 414871 2384072 5.6S% ~. ~. ... ""', ?" • w • '.~< : ,,' : • ~:'" . ':''''-'''''1' ;> .:~~.; ,~'" :.<~~::;:;t-'*·1~m:~*&~tf.',' CollI DwmlIU CoGII % durollt DUImatIon UnItf Unit. AILI An.I AIL3 AIL4 AILS Tolal 1 2 Am..3 AJmft4 Amfe5 Tolal loIa/ Com 1e 7.1 ttenforcementdu ...... InIllludo Sou ToIa/ Com 7.1 330000 110000 220000 110000 210000 1110000 Com 7.1 SYStfm. d'AI.... Pricoc. 8011I-Total C.............. 7.1 35000 6000 6000 47000 Compo 7.3 Amflloratlon du SyRime d'lnfonnadon .. marchi So..-Tolal Com I. 7.3 4!5OO 15500 25SOO 15500 25500 147 sou Com ....... 7.4 AmOUoratlond•• enqutta ••riool.. o--·"le7.4 .. 1S85OO 130000 130000 130000 130000 678 sou Com Ie 7.5 Dfc.nlra1lladoud. Syste..... wM So..·ToIa/ ComDOllanlt7.5 30000 30000 30000 30000 30000 ISO000 Comnounte 7.6 AWe .'uN'ence So..-ToIa/ C 7.6 1000000 2000000 Tolal SlDrolramme 7 2599000 411 500 411 500 4OS5OO 405500 4233000 10.03% Colll Out .1IU Collis %durollt Dat....1Ion Unite Unit. An. I AIL2 AIL3 AIL4 AILS ToIa/ Amfel AmHI AnM.3 AnD... AunfeS ToIa/ lolal ComDOlllllle8.1A••rovlJlolUl......t en Intnulll 56000 6Z5OO 64000 40500 92000 315000 Comnounte 8.2 FInances nara!r. ComDOWlI.8.3 R.rherch. vuluJ1..t1on. 1184 Journal officlelde la Republtque du Congo N° 27 - 2008 UI SouI-com-.ntr .bnulala ....ben:... so 000 50000 so 000 so 000 so 000 250000 1.3.2So....om-me Renr...........t des TolIISICompollllll rtnfOl'tflllelll dn 175000 mooo 211000 200000 118000 1000000 ClpadtOs, dwnpI kolts 8.JJ all .....1IriIIIlOA SItotI1AllIIlIlaIaVaI..-"" 144200 144200 144200 144200 144200 721000 TotIICOIII-8.J 369200 416200 406200 397200 382200 1971000 ComOOlllllIe 8.4Colllllll.tClllon 40000 40000 40000 40000 40000 200000 TotIISoasP 8 46S200 518700 510200 477700 514200 2486000 5,89% i£:;~~i~W~1<~f:~~~~/;~';':~m!~~1"':irY:J~"/~~1i~~:~/v~~~~i?~~~~Y~·J';4 ~.~~ CoAt OUlIIlIti CoGtt %duco6t DaI!ullon Uulte Ullll. ALI AL2 Aa.3 Aa.4 AIL 5 TOUI AnnHI AnnH2 AnnH3 AnnH4 Annft5 TOUI lcJCal Compooante 9.l: Fondl-m SItotI1F~ 267600 314600 324600 337600 347600 1592000 ComllO 9.1 : Coo"'nIIon 1IId-aud srrOUl COOlltl'ltlou SulI-Sud 68400 iii 400 iii 400 iii 400 68400 342000 Compooante 9J S/loloI EGul-u ~100ll0 35000 2~ 000 ~oooo TotIISlo 9 846000 418000 418000 40'000 416000 2!04000 5.93% I NREFI NREFI NREFI NREF! NUFI NREFl NUF! NRIlF! NREF! NREFI NUIlI NItEFI #ItEFI #RIl.F! #RIl.F1 NRRFI TotIIGftnI 9807752 78000'7 7925269 8636070 8044610 4ZZ13767 lOO.OO·~

Décret nº 2008-129 portant approbation du programme national pour la sécurité alimentaire 2008-2012 · Nelum