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Plan National d’Investissements Agricoles et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle PNIASAN 2017-2021

صدر في 2017 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
الدولة
بنين
الموضوعات
Agricultural and rural development, Livestock, Food and nutrition, Fisheries and aquaculture, Cultivated plants
الكلمات المفتاحية
agricultural development, food security, risk assessment/management, hazards, climate change, sustainable development, financial agricultural measures, gender, geographical indication, animal production, fishery management and conservation, nutrition, food sovereignty, plant production
الفئات
agriculture

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  1. 23 Deuxième partie : Plan National d’Investissements Agricoles et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle de seconde génération (PNIASAN, 2017 – 2021) 24 5. PRESENTATION DU PNIA DE DEUXIEME GENERATION 5.1. FONCTIONS ET CHAMPS COUVERTS PAR LE PNIASAN 2017 - 2021 Le PNIASAN 2017 – 2021 est un PNIA de deuxième génération ; il est défini comme étant le cadre de planification et de coordination stratégique pour le secteur de l’Agriculture5 durable et de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle. Il prend en compte les besoins, les acquis, les besoins additionnels de financement (gap) à couvrir pour l’investissement et le fonctionnement du secteur sur une période de cinq ans (2017 - 2021). Le PNIASAN fédère l’ensemble des Projets et Programmes en cours et en perspective dans le secteur (Etat et Privés). Il prend en compte les ressources intérieures de l’Etat, les financements des Partenaires Techniques et Financiers ainsi que les contributions du secteur privé et de la société civile. Il vise notamment à mobiliser les ressources additionnelles nécessaires à la mise en œuvre effective du PAG volet Agriculture et des mesures d’accompagnement, dans une stratégie de territorialisation du développement agricole et de décentralisation. Le PNIASAN génère la chaine PPBS (Planification, Programmation, Budgétisation, Suivi) dans le domaine couvert par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et permet d’informer l’ensemble des parties prenantes sur les progrès accomplis dans le secteur. Le PNIA de deuxième génération est donc un outil de portée globale, formulé au cours d’un processus participatif et inclusif. Il est structuré en cinq axes prioritaires, 23 composantes et 93 actions (tableau 8). Le PNIASAN prend en compte les domaines transversaux tels que les dimensions genre, environnementale et sociale pour assurer la durabilité des réalisations. Tableau 8 : Structure du PNIASAN du Bénin Axes stratégiques Composantes Axe 1 : Amélioration de la productivité et de la production des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières agricoles prioritaires Composante 1.1 : Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (productions végétales, animales et halieutiques) Composante 1.2 : Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles Composante 1.3 : Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible pour les hommes et les femmes Composante 1.4 : Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques pour les hommes et les femmes Composante 1.5 : Promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux et infrastructures de désenclavement Axe 2 : Promotion et structuration équitable des Chaînes de Valeur Ajoutée (CVA) des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières prioritaires au profit des Hommes et des Femmes Composante 2.1 : Développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché Composante 2.2 : Renforcement du dispositif de contrôle des normes commerciales Composante 2.3 : Identification et valorisation des opportunités d’affaires Composante 2.4 : Mise en place des Indications Géographiques Composante 2.5 : Renforcement des capacités des acteurs en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise Composante 2.6 : Renforcement du Partenariat Public Privé (PPP) Axe 3 : Renforcement de la résilience face aux changements climatiques Composante 3.1 : Innovations agricoles au profit des hommes et des femmes pour la résilience face au changement climatique et son atténuation Composante 3.2 : Gestion durable des terres et des écosystèmes aquatiques pour 5 Le terme « Agriculture » couvre l’ensemble des activités économiques du secteur Agricole et péri Agricole notamment les productions végétales, animales, halieutiques, la transformation, le transport, le commerce, la distribution et d’autres services Agricoles, ainsi que leurs fonctions sociales et environnementales. 25 Axes stratégiques Composantes et amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables les hommes et les femmes Composante 3.3 : Sécurisation et gestion de l’accès au foncier au profit des hommes et des femmes Composante 3.4 : Promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, hommes et femmes Axe 4 : Amélioration de la gouvernance et des systèmes d’informations du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle Composante 4.1 : Appui à la mise en œuvre des réformes du secteur et soutien aux services du MAEP Composante 4.2 : Amélioration du système d’information du secteur agricole (statistiques, e-agriculture, systèmes d’informations, suivi évaluation et coordination du secteur) Composante 4.3 : Professionnalisation des exploitations agricoles de type familial et promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes Composante 4.4 : Promotion du genre dans le secteur agricole Axe 5 : Mise en place de mécanismes de financements et d’assurances adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs Composante 5.1 : Opérationnalisation du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) Composante 5.2: Renforcement des mécanismes assurantiels dans le secteur agricole Composante 5.3 : Gestion des calamités dans le secteur agricole Composante 5.4 : Renforcement du Fonds d'Appui au Développement des communes, volet agriculture (FADeC-Agriculture) 5.2. PRIORITÉS DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE POUR LA PERIODE 2017-2021 La formulation du PNIASAN n’a pas été précédée d’une modélisation. Néanmoins, des options à moyen terme devant permettre d’atteindre les objectifs des cinq premières années du PSDSA, ont été identifiées afin de favoriser une croissance rapide des différents sous-secteurs. Dans ce cadre, aussi bien les filières agricoles devant bénéficier d’investissement massif tel que signalé dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) que les autres types de filières agricoles, sont considérées par les acteurs du secteur, comme des priorités de développement agricole. 5.2.1. Filières et sous-secteurs d’investissement massif du PAG Le PNIASAN 2017-2021 met d’abord l’accent sur les filières retenues dans le PAG. Le tableau 9 donne un aperçu de ces filières et sous-secteurs devant bénéficier d’investissements massifs dans le cadre des projets phares du PAG au cours des cinq prochaines années. Tableau 9 : Objectifs des filières et sous-secteurs du PAG Filières /sous-secteur Objectifs quantitatifs à atteindre en 5 ans 1. Filières à haute valeur ajoutée Ananas Améliorer les rendements de 60 à 80 tonnes par ha et porter le niveau de l’exportation à 24 000 tonnes vers l’UE Anacarde Transformer localement au moins 50% des noix brutes à l’horizon 2021 Produits maraîchers Augmenter la production des cultures maraîchères de grande consommation de 25% 2. Filières conventionnelles Riz Augmenter le rendement de 4 à 5 T par ha et améliorer la production de riz blanc à 385 000 T par an Maïs Améliorer le rendement à 1,5T/ha et augmenter la production de maïs grain à 1 800 000 T de maïs grain à l’horizon 2021 Manioc Améliorer le rendement à 20T/ha 3. Filières animales Viande Améliorer la production de viande à 104 000 T 26 Filières /sous-secteur Objectifs quantitatifs à atteindre en 5 ans Lait Augmenter à 172 000 T la production de lait de vache d’ici 2021 Œufs de table Améliorer la disponibilité en œufs de table à 25 000 T d’œufs à l’horizon 2021 4. Productions halieutiques Pisciculture continentale Produire environ 20 000 T de poisson en 5 ans. 5. Aménagements hydroagricoles Ha aménagé et barrages à construire Faire l’aménagement de19 232 ha et construire 11 barrages Km de piste aménagé Réaliser l’aménagement de 690 km de pistes dont 40km de digue-pistes et construire une dizaine de débarcadères Jeunes à installer Procéder à l’installation de 2 500 jeunes entrepreneurs agricoles 6. Développement de l’irrigation Retenue d’eau La réhabilitation de 120 retenues d’eau réalisée avec 56 constructions Ha irrigués L’irrigation de 11 000 ha de périmètres rizicoles avec 300 ha en polyculture 7. Mécanisation agricole Ha à mécaniser Les opérations culturales seront mécanisées sur 300 000 ha à l’horizon 2021 sur une emblavure estimée à 3 000 000 ha, soit une amélioration de 10%. Source : Extrait du PAG agricole, 2016 5.2.2. Autres filières à promouvoir Les autres filières végétales telles que le soja, le karité, le palmier à huile, l'igname, la patate douce, les légumineuses, les agrumes, la banane plantain, les plantes aromatiques ainsi que les filières d'élevage non conventionnel telles que le lapin, l’aulacode ou l’escargot sont retenues au côté des filières prioritaires. Elles contribuent significativement, mais à des degrés divers, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations béninoises tout en générant des revenus supplémentaires aux petits producteurs, et principalement aux productrices. Le soja, le karité, l’huile de palme et l’igname contribuent de manière non négligeable à la croissance de l’économique nationale. Certaines de ces filières constituent des filières locomotives pour les Pôles de Développement Agricole (PDA) où elles sont le plus développées et constituent des sources potentielles de croissance pour les communes rurales. Cette situation concerne les agrumes dans le Zou et le Couffo, le palmier à huile dans l’Ouémé et le Plateau, le karité dans les départements du Nord, le soja dans les Zou-Collines, le Borgou, la Donga et l’Atacora. Ces filières agricoles participent à la diversification de l’agriculture nationale, gage de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et justifient les appuis à apporter pour soutenir leur développement aux côtés des filières phares bénéficiant d’investissements massifs. 5.2.3. Appuis aux Exploitations Agricoles Familiales et au secteur privé L’Etat apportera son soutien aux Exploitations Agricoles Familiales (EAF) pour leur permettre d’aller vers une professionnalisation progressive. Il s’agira pour leurs organisations d’améliorer la fourniture des services économiques à leurs membres, notamment en termes de facilitation d’accès aux intrants de qualité (y compris les intrants biologiques), aux crédits et assurances agricoles et aux informations sur le marché. Ces appuis aux Exploitations Agricoles permettront de renforcer leur rôle central et essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Pays et renforcer la résilience des populations vulnérables. Le secteur privé devra s’investir dans la création des entreprises agricoles et agro-alimentaires (y compris les Petites et Moyennes Entreprises, PME), pour améliorer le niveau de transformation des produits agricoles et leur conférer plus de valeur ajoutée. Des investissements agricoles structurants seront mis en place grâce au Partenariat Public-Privé (PPP). Ceci permettra de créer des emplois et d’améliorer la balance commerciale, voire les recettes fiscales. 27 La mise en œuvre du PSDSA s’appuiera donc à la fois sur les Exploitations Agricoles Familiales et sur le secteur privé (PME et entreprises agroalimentaires), en renforçant leurs complémentarités et en favorisant leur intégration dans les Chaînes de Valeurs Ajoutées inclusives et leurs connexions aux marchés. Pour ce faire, l’Etat doit améliorer l’environnement institutionnel, promouvoir la formation, la recherche, l’appui conseil, investir dans les grandes infrastructures structurantes (pistes de désenclavement, aménagements hydroagricoles, construction/rénovation des marchés, etc.) et faciliter l’accès à la terre et aux financements. 5.2.4. Pôles de Développement Agricole comme champs d’intervention La nouvelle approche de développement agricole du Gouvernement passe par la promotion de Pôles de Développement Agricole (PDA) au côté des douze Direction Départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (DDAEP). Chaque DDAEP devra exercer pleinement ses missions régaliennes notamment de contrôle, de régulation, de mise en œuvre de la politique de l’Etat, incarné par le MAEP. Les pôles de développement agricole participent à : (i) une stratégie de territorialisation du développement agricole pour mieux valoriser les potentialités locales ; (ii) un moyen de concrétisation de la vision « Investir pour une agriculture de grande envergure », à travers un dispositif proche de la base pour la mise en œuvre des programmes spécifiques par filière, avec des structures opérationnelles plus adaptées aux caractéristiques de chaque zone ou région du pays. Dans ce cadre, des filières porteuses seront déclinées en projets structurants cohérents dont le pilotage et la coordination seront assurés par une ATDA (Agence Territoriale de Développement Agrico-le) au niveau de chaque pôle. Cette agence sera animée par une équipe opérationnelle de gestion. 28 5.3. PRÉSENTATION DÉTAILLÉE DU PNIASAN 2017-2021 5.3.1. Axe 1: Amélioration de la productivité et de la production des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières agricoles prioritaires Les tableaux 10 à 12 présentent les cibles visées à l’horizon 2021 en matière de productivité et de production des principales filières végétales, animales et halieutiques. Tableau 10 : Objectifs de rendement et de production des principales productions végétales Spéculation Rendement en kg par hectare Production annuelle Moyenne 2011 - 2015 Cible 2021 Accroissement Moyenne 2011 - 2015 Cible 2021 Accroissement Coton 883 1 500 70% 228 150 470 896 106% Ananas 59 049 80 000 35% 308 241 502 413 63% Anacarde 325 600 85% 112 498 200 034 78% Tomate 7 432 9 000 21% 288 944 361 111 25% Piment 2 604 3 000 15% 65 048 81 295 25% Pomme de terre 13 093 15 000 15% 5 600 6 999 25% Riz 3 311 5 000 51% 216 688 385 806 78% Maïs 1 347 1 500 11% 1 265 549 1 800 911 42% Manioc 13 931 20 000 44% 3 624 918 5 297 428 46% Oignon 21 105 24 000 14% 79 204 98 986 25% Gombo 3 526 4 000 13% 50 928 63 648 25% Légumes feuilles 5 423 6 000 11% 59 766 74 693 25% Source : DSA, PAG, rapport évaluation du PSRSA 2016 Tableau 11 : Objectifs de productivité et de production des principales productions animales Production de viande Poids carcasse en kg Production de viande (tonnes) Accroissement Moyenne 13-15 Cible 2021 Moyenne 13-15 Cible 2021 2015-2021 Bovins 140,0 160,0 37 785 50 000 32,3% Ovins/caprins 9,0 11,0 8 427 15 000 78,0% Porcins 20,0 40,0 5 172 10 000 93,3% Poulet local 0,7 1,0 11 731 25 000 113,1% Autres - - 3 607 4 001 10,9% Total viande - - 66 722 104 000 55,9% Production laitière Litre par lactation Production de lait (t) Accroissement 2016 2021 Moyenne 12-15 2021 2016-221 Total lait 200 297 108 708 172 000 58,2% Production d’œufs de table Nombre d’œufs/poule/an Production d'œufs (tonnes) Accroissement 2016 2021 Moyenne 12-15 2021 2016-221 Total œuf 275 290 13 093 25 000 90,9% Source : DSA, PAG, DE 2016 Tableau 12 : Objectifs de production des principales productions halieutiques à l’horizon 2021 Type de production Moy. 13-15 2017 2018 2019 2020 2021 Accroissement Pêche maritime artisanale (t) 14 021 17 000 18 000 19 000 20 000 20 000 17,6% Pêche continentale (t) 26 028 26 000 27 000 27 000 27 000 28000 7,7% Pisciculture, y compris les grandes unités (t) 5 400 7 020 9 126 11 864 15 423 20 050 185,6% Total (tonnes) 45 449 50 020 54 126 57 864 62 423 68 050 49,7% Source : DSA, PAG, DPH 2016 29 Composante 1.1. Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (productions végétales, animales et halieutiques) La disponibilité et l’accès aux semences de qualité constituent un des défis majeurs à relever afin d’atteindre les objectifs fixés par le secteur agricole. Dans ce cadre, les actions et mécanismes à mettre en œuvre pour garantir une disponibilité et une accessibilité permanentes à des semences végétales, animales et halieutiques à haut rendement et résistantes aux chocs climatiques sont déclinées pour chaque catégorie de semences à travers les actions suivantes : Action 1.1.1. : Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences et plants améliorés des différentes productions végétales prioritaires Les semences végétales sont importantes dans la production de toutes les des spéculations agricoles pratiquées au Bénin, avec un accent particulier sur les filières prioritaires. Ainsi, pour faciliter leur disponibilité et accessibilité les activités suivantes seront envisagées : (i) élaboration des plans de production de semences par variété au regard des recommandations techniques de la recherche agricole et des projections de besoins des filières prioritaires, (ii) production des semences de pré-base et de base par l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) et la Direction de la Production Végétale (DPV) dans les fermes semencières, (iii) organisation des circuits de distribution par le secteur privé et les OPA en fonction des différentes spéculations et zones géographiques concernées, (iv) identification et mise en œuvre de dispositions fiscales incitatives pour certains types de semences (par exemple les semences maraîchères importées), (v) vulgarisation des itinéraires techniques appropriés pour développer la demande en semences améliorées, (vi) facilitation de l’accès au financement des producteurs et distributeurs de semences et (vii) appui à l'installation et à l'équipement des infrastructures de conservation et de stockage des semences. Action 1.1.2. : Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences animales Tout comme les semences végétales, les semences animales sont d’une grande importante pour la production de meilleures races d’animaux. Ainsi, les activités à mener sont : (i) l’opérationnalisation du centre d’insémination artificielle pour l’obtention d’animaux performants par les producteurs (ce centre fera des prestations en matière d’insémination et de suivi sanitaire des animaux sur une base de récupération des coûts et travaillera en partenariat avec l'INRAB et les autres acteurs du Système National de Recherche Agricole (SNRA)), (ii) le renforcement des fermes d’élevage pour la sélection des géniteurs et les croisements d’animaux, (iii) la mise en place d'un relais au travers des fermes privées d’élevage pour la démultiplication des activités de production de semences animales et géniteurs, (iv) la mise en place des aménagements conséquents et l’assainissement des fermes d’élevage et (v) l’appui aux accouveurs privés pour le renforcement de leurs capacités de production locale de poussins d’un jour. Action 1.1.3. : Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences halieutiques Les semences halieutiques sont déterminantes pour le développement de l’aquaculture. Les activités envisagées sont (i) la mise en place des fermes de production d’alevins performants en collaboration avec des pisciculteurs individuels et leurs organisations dans les zones propices à la pisciculture et/ou celles disposant de plans d’eau à empoissonner, (ii) la mise en place des fermes de production de juvéniles de crevette en relation avec les producteurs de crevettes, (iii) la mise en place d'un système performant de stockage et de conservation des souches d'espèces aquacoles en lien avec la recherche et (iv) la mise à niveau des écloseries existantes. Action 1.1.4. : Renforcement du processus de certification des semences végétales, animales et halieutiques En ce qui concerne la certification de la qualité des semences mises sur le marché, les activités suivantes ont été identifiées (i) pour les semences végétales (mise à jour du catalogue semencier en 30 concordance avec celui de l’UEMOA ; amélioration du dispositif de contrôle au niveau de la production et de l’importation des semences ; renforcement du dispositif de certification, de commercialisation des semences végétales et des procédures de certification des distributeurs agréés ; mobilisation de la recherche pour la sauvegarde du patrimoine génétique béninois et l’adaptation des semences aux besoins des utilisateurs ; suivi de l’évolution de la situation du moratoire relatif à l’introduction des OGM au Bénin et proposition de nouvelles mesures éventuelles; accélération de l’adoption du Plan Stratégique de Développement du sous-secteur Semence Riz ; mise au point des variétés adaptées aux technologies de transformation), (ii) pour les semences animales (renforcement de la surveillance sanitaire et épidémiologique au niveau national et amélioration du dispositif de contrôle en développant les capacités d’analyse des laboratoires vétérinaires nationaux ; poursuite des actions pilotes en matière d’introduction, d'adaptation, de multiplication et de diffusion de géniteurs bovins, ovins, caprins, volailles et porcins améliorés en liaison avec l'INRAB et les autres acteurs ; identification et mise en œuvre des mesures fiscales incitatives au profit des éleveurs et agro-éleveurs et mobilisation des outils financiers nécessaires pour l’importation de souches améliorées) et (iii) pour les semences aquacoles (renforcement du processus de certification des semences; appui à l’installation de nouvelles écloseries de grande capacité de production; facilitation de l'accès des acteurs aux équipements et au matériel (moyens de transport d’alevins); renforcement des capacités des acteurs aquacoles pour leur permettre de disposer du savoir et du savoir- faire). Composante 1.2. Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants Agricoles Action 1.2.1. : Appui à la production et à la distribution des engrais spécifiques et produits phytosanitaires pour les filières végétales prioritaires L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité des intrants comportera les activités suivantes : (i) élaboration du Plan d’approvisionnement et de distribution des intrants spécifiques au regard des recommandations techniques de la recherche agricole et des projections de besoins des filières prioritaires, (ii) amélioration de la disponibilité et de l’accès aux intrants par les producteurs, notamment ceux des zones enclavées par le biais de la mise en place de réseaux de distribution de proximité, à la charge du secteur privé, (iii) financement des campagnes agricoles pour permettre aux exploitants d’avoir les disponibilités voulues à bonne date pour l’adoption des intrants améliorés, (iv) promotion de l’information pour une meilleure connaissance des intrants, (v) appui à la production d’engrais spécifiques et autres intrants biologiques pour une gestion durable de la fertilité des sols et (vi) l’appui à l'installation et à l'équipement des infrastructures de conservation et de stockage des intrants agricoles. Les mesures d’accompagnement suivantes seront prises : (i) appui aux structures de recherche et de vulgarisation pour la mise au point et le transfert des spécifications techniques en termes de fertilisation, de traitements phytosanitaires et de stockage, (ii) clarification du cadre réglementaire national en prenant pour base le cadre réglementaire sous régional aux fins d’identification et de mise en œuvre de dispositions fiscales incitatives, (iii) mise à disposition de la nomenclature agréée aux plans national, sous régional, régional et international aux acteurs des filières d’approvisionnement d’intrants, (iv) professionnalisation des distributeurs à travers leur formation, leur certification et la structuration de leurs familles professionnelles, (v) évaluation des effets et impacts des intrants sur l’environnement et la prise de mesures d’atténuation et (vi) développement et mise œuvre de mesures d’atténuation des impacts et promotion d’intrants biologiques. Action 1.2.2. : Appui à la production et à la distribution des intrants animaux et produits vétérinaires Au-delà des mesures directes destinées à faciliter l’adoption des produits vétérinaires chimiques par les producteurs, l’Etat aura à (i) rendre disponible les outils financiers en faveur des professionnels privés pour la distribution des médicaments vétérinaires, (ii) appuyer l’organisation des réseaux de distributeurs de façon à ce que les éleveurs aient accès à un approvisionnement de proximité, (iii) renforcer le corps d’inspecteurs chargés du suivi, de l’application des textes et de la sensibilisation/formation de tous les distributeurs de médicaments vétérinaires, (iv) renforcer les 31 laboratoires de contrôle de qualité des médicaments vétérinaires de compétence nationale, (v) combler le vide juridique relatif à l’organisation de la filière des médicaments vétérinaires et (vi) harmoniser la législation pharmaceutique vétérinaire nationale avec la législation de la sous-région en la matière. Pour leur part, les vétérinaires distributeurs privés devront, par le biais de leurs familles professionnelles (i) s’assurer que les distributeurs agréés sont les seuls à avoir la charge de la distribution de médicaments vétérinaires et non l’ensemble des commerçants, comme c’est le cas actuellement, (ii) vérifier les sources d’approvisionnement en médicaments vétérinaires pour s’assurer de leur qualité et de leur traçabilité et (iii) aider les pouvoirs publics dans l’assainissement du marché des médicaments vétérinaires. La disponibilité des produits vétérinaires biologiques et leur accessibilité sont encore limitées. Ils ont un caractère hautement périssable, à toutes les étapes de leur manipulation. Leur promotion passera par (i) la professionnalisation des distributeurs, (ii) la mise à disposition des distributeurs de la nomenclature agréée au plan national, sous régional et international, (iii) la facilitation de la mobilisation d’outils financiers en faveur des professionnels privés pour la distribution des produits vétérinaires biologiques et (iv) le respect des normes internationales relatives à la conservation des vaccins. Dans le souci d’intégrer aux systèmes d’élevage, les aliments et compléments alimentaires en tant que facteurs de production, les principales activités à mener sont (i) la mise au point par la recherche des itinéraires techniques adaptés aux cultures fourragères, (ii) l’élaboration et la diffusion de la nomenclature agréée des aliments et compléments alimentaires pour animaux aux plans national, sous régional et international et (iii) la professionnalisation des distributeurs. Action 1.2.3. : Appui à la production et à la distribution des intrants halieutiques (aliments et produits d’élevage de poisson) Pour éviter l’importation des aliments de poissons extrudés avec des coûts élevés, les activités suivantes sont prévues : (i) renforcement des capacités des structures productrices d'aliments poissons de qualité, (ii) facilitation de l'accès des acteurs aux intrants aquacoles (équipements spécifiques), (iii) facilitation de l’installation de trois unités de production d’une capacité minimale de 10 tonnes par jour, (iv) mise en place d’un système de contrôle des importations à travers des autorisations et des analyses bromatologiques et (v) mise à disposition d’un catalogue des aliments contrôlés, testés et autorisés. Composante 1.3 : Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible pour les hommes et les femmes En ce qui concerne la modernisation des outils de travail des exploitations agricoles, l’accent sera mis sur trois points clés : (i) la révision de la Stratégie Nationale de Mécanisation Agricole et l’opérationnalisation de son cadre institutionnel, (ii) la disponibilité de matériels agricoles adaptés à travers la production locale, l’importation et la distribution et (iii) la maintenance et la réparation du matériel agricole. Il s’agira également de prendre en compte la mécanisation agricole adaptée lors de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale (SNFAR). En matière de disponibilité de matériels agricoles, l’approche vise à (i) suivre, tester, expérimenter et évaluer les matériels fabriqués localement en vue de leur amélioration, de leur homologation et de leur vulgarisation, (ii) rassembler les normes de travail pour chaque catégorie de matériel, (iii) procéder aux études technico-économiques subséquentes y compris les études d’impact environnemental, (iv) promouvoir les matériels et équipements agricoles et de transformation et les fabricants locaux, (v) faciliter l'acquisition des matières premières et des pièces importées destinées à la fabrication de matériel agricole au niveau local et (vi) rendre opérationnel le centre de montage des machines agricoles. En matière de maintenance et de réparation, il s’agira (i) d’assurer la formation spécifique des artisans dans le domaine de la production et de la maintenance des équipements agricoles, (ii) de développer les services de proximité et de (iii) faciliter l'acquisition des pièces de rechange pour le matériel importé. 32 Action 1.3.1. : Développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des maillons des filières de production végétale Il s’agira d’évaluer les besoins en matériel de production et de transformation des produits agricoles, et mettre à jour annuellement la base de données sur ces matériels. Les principales activités envisagées dans ce domaine d’intervention concernent (i) la réalisation des opérations agricoles, (ii) la promotion de la petite et de la grande motorisation, (iii) l’appui à l'essouchement des exploitations agricoles, (iv) la mécanisation des opérations de post récolte, (v) l’appui à la mise en place des centres de séchage et des silos et (vi) le soutien à l’expertise locale en matière de mécanisation agricole à travers l’appui aux équipementiers (COBEMAG, SONGHAÏ, Atelier Steinmetz, CAMEMEC, EPAC-UAC, etc.). Action 1.3.2. : Développement de la culture attelée La culture attelée reste essentielle dans la modernisation de l’agriculture familiale et l’intensification durable des systèmes de production. Les activités envisagées concernent (i) la réhabilitation et l’équipement du centre de culture attelée de Boko, (ii) le renforcement des capacités et l’appui au fonctionnement du centre de culture attelée de Boko et (iii) le renforcement des capacités des structures privées (dont la COBEMAG) pour la confection et la mise à disposition du matériel de culture attelée. Action 1.3.3. : Modernisation et mécanisation des équipements et matériels de pêche et d’aquaculture Pour le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture, les activités visent à (i) faciliter l'accès des acteurs aux équipements et au matériel (moyens de transport d’alevins et de poissons de taille marchande, tracteurs, distributeurs automatiques d’aliments, etc.) adaptés aux opérations de production du poisson de pisciculture par l’exonération ou la subvention, (ii) réaliser les études pour la stratégie d'introduction des outils de halage dans les communautés de pêches maritimes et (iii) mettre en place des équipements de halage dans les campements de pêche maritime. Action 1.3.4. : Création et opérationnalisation des Centres d'Exploitation des Matériels Agricoles (CEMA) Il s’agira d’appuyer l’INRAB pour l'homologation des matériels et équipements agricoles de production et de post-production, de promouvoir les Coopératives d'Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA) et de réorienter les Centres de Mécanisation Agricole (CeMA) sur leur rôle de formation. Les activités envisagées portent sur (i) le renforcement des Centres d'Exploitation des Matériels Agricoles (CEMA), (ii) l’appui à la conception, l'expérimentation et l'homologation des équipements agricoles et (iii) la réhabilitation et l’équipement du centre de Niaouli (Allada). Composante 1.4 : Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques pour les hommes et les femmes Les principaux domaines d’actions retenus dans la stratégie opérationnelle pour l’accès aux connaissances porteront sur l’actualisation de la Stratégie Nationale de Conseil Agricole en lien avec l’approche promotion des filières basée sur les CVA. La recherche agricole s’orientera résolument vers le développement à travers (i) la génération de technologies mieux adaptées pour les filières à promouvoir, en termes de productivité, d’adaptation aux risques climatiques, de revenus monétaires et de préservation de l’environnement, (ii) la production des semences de qualité, (iii) la mise en place des itinéraires techniques appropriées et les bonnes pratiques agricoles, (iv) l’élaboration des calendriers agricoles adaptés aux variabilités climatiques, (v) la mise en place des technologies et techniques de stockage et de conservation et des procédés de transformation, (vi) le renforcement de système de prévisions et des alertes agro météorologiques et climatiques, (vii) l’appui à la recherche liée aux biotechnologies agricoles et à la bioénergie, (viii) le suivi permanent du fonctionnement du secteur agricole et du marché régional des produits agricoles, (ix) la détermination des goulots d’étranglement des stratégies de développement agricole par l’analyse des instruments de politique agricole, et (x) la mise en place d’un programme 33 spécial d’investissement pour le renouvellement des infrastructures et des équipements de la recherche agricole, ainsi que pour le développement des ressources humaines. Le conseil agricole est un processus d’accompagnement de l’exploitation et des producteurs. Il comporte cinq types de conseil : le Conseil Technique Spécialisé (CTS), le Conseil de Gestion aux Exploitations Agricoles (CGEA), le Conseil à l’Accès au Marché (CAM), le Conseil à l’Organisation et à la Planification Locale (COPL) et le Conseil à l’Alimentation et à la Nutrition Appliquée (CANA). La vulgarisation, de pair avec le conseil agricole, offre au producteur un large éventail d’options dans lequel il pourra puiser pour répondre à ses objectifs personnels. La formation agricole est un processus de transfert plus général des connaissances aux acteurs à différents niveaux. Elle permettra aux écoles de formation d’agriculture d’être en phase avec l’évolution des besoins des utilisateurs pour ce qui est de leurs curriculums. Les capacités des centres de formation aux métiers de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (appui logistique aux centres de promotion rurale et aux centres de formation nutritionnelle) seront renforcées dans le cadre de la Plateforme Nationale des Innovations dans le Secteur Agricole. Toutes les actions envisagées s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale (SNFAR) et de son plan d’actions. Action 1.4.1. : Mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Conseil Agricole et renforcement du dispositif de formation agricole Les activités portent sur : (i) l’actualisation de la stratégie nationale de conseil agricole, (ii) la mise en œuvre des différents types de Conseil agricole, la réalisation de la typologie des exploitations agricoles par zone agroécologique, (iii) la mise en œuvre de la recherche-développement et la pré-vulgarisation des technologies générées par la recherche, (iv) la formation continue et le recyclage des agents d’encadrement sur les techniques de production, conservation, transformation et de mise en marché, (v) l’installation des unités de Démonstration et des champs écoles, (vi) l’organisation des Ateliers Mensuels de Revue de Technologie (AMRT) sur les innovations mises au point par la recherche pour le développement des filières prioritaires, (vii) le renforcement des capacités des agents d’encadrement sur les techniques d’utilisation des TIC en conseil agricole (e-conseil) et (viii) la création des fermes écoles pour les entrepreneurs agricoles. Action 1.4.2. : Renforcement des capacités techniques de production des différentes filières végétales prioritaires et en gestion des exploitations Les activités couvrent (i) la formation des producteurs à la gestion entrepreneuriale des exploitations agricoles et (ii) l’appui à l'acquisition et à l'installation des infrastructures, matériels et équipements au profit des exploitants. Action 1.4.3. : Renforcement des capacités techniques de production des différentes filières animales et de gestion des exploitations d'élevage Il s’agira d’activités liées (i) au renforcement des capacités techniques des différentes catégories d’éleveurs, pasteurs et agro-éleveurs à la gestion entrepreneuriale des exploitations d’élevage et (ii) au renforcement spécifique des agents techniques du sous-secteur en gestion des entreprises. Action 1.4.4. : Renforcement des capacités techniques des pisciculteurs Les activités concerneront : (i) la formation des pisciculteurs, mareyeuses en techniques d’élevage et de transformation et de gestion, (ii) le renforcement des capacités des acteurs aquacoles en savoir et savoir-faire, (iii) le développement des mécanismes et outils de partage de connaissances et des innovations technologiques entre aquaculteurs et (iv) l’élaboration et la diffusion des émissions radios dédiées aux préoccupations des pêcheurs. 34 Composante 1.5 : Promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux, aquacoles et des infrastructures de désenclavement La République du Bénin dispose d’importantes ressources naturelles (l’eau et la terre) pour assurer son développement économique et social. Mais faute d’une stratégie opérationnelle de promotion agricole conséquente, notamment pour ce qui est des aménagements agricoles (y compris les pistes) dont le secteur agricole a grand besoin, l’agriculture béninoise demeure globalement à ce jour, sujette aux aléas climatiques. Les producteurs sont soumis au rythme saisonnier avec des productions aléatoires évoluant en dents de scie, subissant ainsi d’énormes pertes. Les ressources en eau, abondantes au plan général, sont mal réparties sur le territoire national. Elles font en général l’objet de diverses menaces et contraintes d’ordre naturel et anthropique qui compromettent la durabilité de l’accès à l’eau à des fins de productions végétale, animale et halieutique. Par ailleurs, une analyse de l’évolution de la fertilité des sols a montré des états de pauvreté et de dégradation progressive inquiétante. En effet, la plupart des systèmes de cultures utilisés aboutissent à brève échéance à la dégradation de la structure physique des sols, se traduisant par une baisse des réserves en matière organique par érosion et sur minéralisation qui, en retour, augmente le risque d’érosion des terres. Au regard de cette problématique, l’aménagement et la gestion des espaces agro-sylvo-pastoraux et des pêcheries, sont d’une impérieuse nécessité pour le maintien, le développement et l’intensification de l’activité agricole. Le résultat attendu de cette stratégie est de parvenir à des aménagements opérationnels pour un développement agricole soutenu et durable, par une gestion rationnelle des terres, des zones d’élevage et des pêcheries. Les actions subséquentes sont à replacer dans le cadre des politiques plus générales d’aménagement du territoire, de gestion et de conservation du potentiel naturel de production, en accordant une considération particulière à la nécessité d’adapter les systèmes de production aux besoins issus des Changements Climatiques. Pour la mise en place des aménagements hydro-agricoles, l’objectif visé est d’améliorer durablement la productivité et la production agricole en conformité avec le schéma directeur d’aménagement du territoire auquel il serait utile d’adjoindre un schéma de développement socio-économique du territoire. Le but visé est la maîtrise de l’eau pour l’accroissement de la productivité agricole tout en garantissant la sauvegarde des écosystèmes aquatiques et la durabilité de l’accès à l’eau. Les actions à cet égard s’inscriront dans le cadre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) adoptée en février 1998. Sur la base des leçons tirées de l’échec de l’exploitation par l’Etat des « grands aménagements », l’option stratégique fondamentale arrêtée, dans le cadre de la GIRE, est la promotion des aménagements durables de taille modeste, gérables de façon autonome et reproductibles par les organisations paysannes et la promotion de l’irrigation privée au profit des entreprises agricoles formelles de grande taille et des Groupements d’Intérêt Economique (GIE) à vocation de production agricole. Dans ce sens, l’Etat a fait le choix d’une évolution suivant deux axes majeurs : (i) les projets de micro aménagements au profit des petites exploitations essentiellement de type familial, (ii) les projets de grands aménagements destinés à accompagner de grandes exploitations agricoles ou entreprises agricoles formelles. La préoccupation principale dans ce domaine est celui d’une optimisation des coûts d’investissement, d’une valorisation optimale des potentialités hydro-agricoles des différentes vallées et autres bassins de production et d’une valorisation des investissements consentis dans la mise en place des anciens périmètres irrigués et des ouvrages de retenue d’eau. Action 1.5.1. : Appui à la réalisation des infrastructures de mobilisation des eaux de surface et d'aménagement des bas-fonds Les activités concernées couvrent (i) la réhabilitation des anciennes retenues d'eau, (ii) la construction de nouvelles retenues d'eau agropastorales et (iii) l’appui à l'aménagement durable des bas-fonds avec la maitrise partielle de l'eau. Action 1.5.2. : Appui à la réalisation de grands périmètres irrigués dans les vallées et les grands bassins hydrographiques Les principales activités porteront essentiellement sur (i) l’appui à la réhabilitation, à la valorisation et au renforcement de la capacité de gestion des périmètres collectifs et (ii) l’aménagement des vallées de 35 l’Ouémé, du Niger, du Mono, du Couffo et de la Pendjari ainsi que divers autres grands bassins de production, articulé sur des filières prioritaires spécifiques. Action 1.5.3. : Appui à la promotion des petits périmètres irrigués pour l'agriculture Cette action reposera sur (i) l’appui à la promotion des petits et micro-périmètres irrigués pour l'agriculture périurbaine, (ii) l’appui à la mise en place des infrastructures et matériels d’irrigation d’appoint au profit des agriculteurs, (iii) la promotion des aménagements pilotes pour les autres cultures, en l’occurrence les productions horticoles et (iv) l’appui à l’aménagement des petits périmètres pour le développement de la riziculture et la promotion du maraîchage intensif. Action 1.5.4. : Appui aux aménagements pastoraux Les principales activités envisagées dans ce domaine concernent entre autres (i) l’appui à la réalisation d’aménagements d’hydraulique pastorale (micro-barrages en terre, mares aménagées par surcreusement et autres points d’eau), (ii) l’appui à l'aménagement des aires de pâturage et des parcours naturels, (iii) l’installation de 5 000 ha de parcelles fourragères, (iv) l’aménagement et le balisage des couloirs de transhumance, (v) l’appui à la gestion concertée de la transhumance pour prévenir et gérer les conflits agriculteurs-éleveurs et (vi) la construction des postes de contrôle d'entrées des troupeaux transhumants. Action 1.5.5. : Promotion et opérationnalisation d'aménagements aquacoles Il est envisagé ici d’appuyer (i) l’installation de 500 ha d’aménagement piscicoles, (ii) la mise en place d’infrastructures piscicoles (cages flottantes de 24 m3, enclos de 240 m², bassins 24 m3 et bacs hors-sol d’1 m3) et (iii) la construction d’embarcadères et de débarcadères. Action 1.5.6. : Désenclavement des zones de production La situation du transport rural au Bénin reste préoccupante au regard du mauvais état des pistes de desserte rurale et agricoles. Les besoins, estimés à plus de 15 000 km de pistes, ne sont pour le moment satisfaits qu’à hauteur de 35%, alors que la mise en place des intrants dans les zones de production et l’évacuation des produits agricoles vers les marchés en temps réel, sont des conditions critiques pour le développement des filières agricoles. Les activités à ce niveau seront menées dans le cadre du Conseil National du Transport Rural (CNTR) en tant qu’organe de régulation dans la coordination des activités du transport rural. Elles porteront sur : (i) la définition des axes et le choix des priorités, de concert avec les Communes, sur les travaux à effectuer en matière de construction ou de réhabilitation des pistes de desserte rurale et agricoles et autres voies d’accès des populations aux aménagements et aux infrastructures socioéconomiques, (ii) la réalisation de pistes et ouvrages agricoles pour le désenclavement des vallées et autres bassins de production afin de faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés, (iii) la mise en place des modalités d’exécution contribuant à la réduction des coûts de transport, la recherche et la mise en œuvre des conditions de pérennisation et (iv) la réhabilitation, la modernisation, l’expansion et l’entretien des routes et voies d’accès. Action 1.5.7. : Appui à la valorisation agricole et durable des aménagements existants Les activités identifiées portent sur : (i) l’assainissement des terres actuellement exploitées par la réalisation des fossés, digues et curage des drains, (ii) l’aménagement des superficies déjà étudiées, (iii) la réalisation des travaux de réhabilitation du périmètre de Tangbédji, (iv) les études techniques d’aménagement des bas-fonds et (v) l’appui à l’organisation et à la professionnalisation des acteurs autour des périmètres aménages. 36 5.3.2. Axe 2 : Promotion et structuration équitable des Chaînes de Valeur Ajoutée L’atteinte du résultat stratégique de la compétitivité des chaines de valeur appelle les six domaines d’actions prioritaires suivants : (i) le développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché, (ii) le renforcement du dispositif de contrôle des normes commerciales, (iii) l’identification des opportunités d’affaires, (iv) la mise en place des Indications Géographiques , (v) le renforcement des capacités des acteurs en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise et (vi) le renforcement du Partenariat Public Privé (PPP). Composante 2.1 : Développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché La politique nationale de développement du commerce au Bénin a retenu, entre autres, de promouvoir le développement des infrastructures de base et les installations marchandes collectives pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché des produits agricoles. Les actions de la composante portent sur le renforcement des infrastructures de communication et la construction/réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des filières végétales, animales et halieutiques. Action 2.1.1. : Renforcement des infrastructures de communication Les principales activités sont relatives à (i) la mise en réseau des structures du MAEP avec une connexion basée sur la fibre optique, (ii) la mise à l’échelle du système de call center pour l’assistance aux producteurs (renseignements généraux) au niveau des PDA, (iii) la mise en place d’un laboratoire électronique, (iv) la mise en place d’un serveur vocal en langues locales à l’échelle nationale et (v) la mise en place d’un système de suivi en ligne des exploitations agricoles. Action 2.1.2. : Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des productions végétales Les activités envisagées ont pour objectifs (i) d’améliorer les infrastructures marchandes collectives, comme les installations de collecte, d’empaquetage et de commercialisation (centres de collecte, tri et conditionnement, marchés de gros, magasins de stockage et de conservation, etc.), (ii) améliorer les infrastructures énergétiques pour un meilleur accès à l’énergie durable et (iii) appuyer la mise en place des petites et moyennes unités modernes de transformation des produits d'origine végétale. Action 2.1.3. : Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits animaux Les activités portent sur : (i) la réhabilitation et l’appui au fonctionnement de l'abattoir de Cotonou Porto-Novo, (ii) la construction, l’équipement et l’appui au fonctionnement de nouveaux abattoirs (Calavi, Parakou et Bohicon), (iii) la construction, l’équipement et l’appui au fonctionnement de mini abattoirs pour volailles (Calavi, Tori et Missereté), (iv) la construction, l’équipement et l’appui au fonctionnement d'un grand abattoir pour volailles (Atlantique), (v) l’installation d'une unité de production de saucisses à base de poulets de chair du Bénin, (vi) l’installation d'une unité de production d'alvéoles en carton, (vii) l’installation d'une unité de production d'engrais organique à base des fientes de volaille, (viii) l’appui à l'acquisition des moyens logistiques spécifiques aux abattoirs (camionnettes frigorifiques), (ix) la construction des marchés à bétail, (x) la construction des marchés à volailles, (xi) l’appui à l'acquisition des bétaillères pour les marchés à bétail et (xii) l’appui à la mise en place des complexes de transformation des produits animaux. La majeure partie de ces investissements sont du domaine des opérateurs privés. Action 2.1.4. : Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques Cette action regroupe les activités relatives à (i) l’appui à la mise en place des complexes de transformation des produits halieutiques, (ii) le renforcement des capacités de conservation des 37 mareyeuses du Port de Pêche Artisanale de Cotonou (POPAC), (iii) l’appui à la fourniture d'énergie, (iv) la réhabilitation et l’appui au fonctionnement des équipements de conservation et de froid du POPAC et (v) le renforcement des capacités de transformation des mareyeuses du POPAC. Composante 2.2 : Renforcement du dispositif de contrôle des normes commerciales La mise en place d’un système efficace de contrôle des normes commerciales vise à améliorer la qualité des produits et leur condition sanitaire en vue du respect des normes du commerce international. La mesure connexe est le renforcement des capacités du laboratoire accrédité et des acteurs aux bonnes pratiques de production et de transformation. Action 2.2.1. : Restructuration de l'infrastructure et du système de gestion de la qualité Les activités concernent : (i) l’élaboration/actualisation d'un référentiel de normes de qualité pour les produits de sept filières prioritaires, (ii) l’équipement des structures de définition des normes, de contrôle de qualité et de certification, (iii) l’équipement des laboratoires périphériques contribuant à la définition des normes, de contrôle de qualité et de certification, (iv) la réhabilitation du laboratoire de la DANA, (v) le renforcement des compétences des acteurs du système de définition des normes, de contrôle de qualité et de certification, (vi) l’appui à l'accréditation des structures de définition et de contrôle des normes et (vii) le renforcement de la chaine de commandement du contrôle. Action 2.2.2. : Vulgarisation des textes réglementaires en matière de production, transformation et commercialisation La finalité est d’assurer l’élaboration/actualisation et la diffusion des normes et règlements des produits d’exportation béninois, notamment les produits sensibles (comme le riz et le maïs) retenus dans le cadre des négociations avec l’OMC. Les activités portent sur (i) la communication et diffusion des textes réglementaires en matière de production, transformation et commercialisation auprès des acteurs à différents niveaux (producteurs, OPA, transformateurs, exportateurs) et (ii) le renforcement des capacités des acteurs à différents niveaux sur les normes de qualité, les normes sanitaires et la traçabilité. Composante 2.3 : Identification et valorisation des opportunités d’affaires L’objectif de cette composante est de faciliter l’accès aux informations commerciales sur les conditions de vente des produits agricoles. A cet effet, trois actions stratégiques sont identifiées : Action 2.3.1. : Appui au renforcement des liens d’affaires entre les familles professionnelles des filières agricoles Le but est de promouvoir les productions et leurs produits dérivés à valeur ajoutée en favorisant leur articulation aux différents marchés rémunérateurs. Pour y parvenir, le partenariat au sein de la « chaîne de valeur » entre tous les acteurs opérant sur différents maillons sera appuyé par des mécanismes appropriés de gestion des contrats et des prix. Ceci permettra aux producteurs d’accéder, au travers de leurs partenaires, à l’appui technique, aux marchés, aux informations et aux financements requis. Il conviendra que les acteurs des filières prioritaires s’organisent par la création de leurs familles professionnelles et de leurs interprofessions. La question des emballages spécialisés sera traitée avec une attention particulière ; la fabrication locale de ces emballages sera promue. Les aspects de standardisation et de labellisation des produits commercialisables seront également intégrés. Action 2.3.2. : Renforcement des OPA en matière de gestion de l’offre et de mise en marché des produits L’une des options stratégiques de la politique de développement du commerce est la valorisation de l’information sur les opportunités offertes par les marchés d’écoulement. Le but est de permettre aux producteurs locaux de saisir ces opportunités en substituant leurs produits aux produits importés. Cette 38 action sera complétée par le renforcement des OPA en matière de gestion de l’offre et de mise en marché des produits. Action 2.3.3. : Mise en place des observatoires sur les marchés des produits agricoles pour les filières prioritaires Les principaux acteurs du commerce des produits agricoles doivent avoir accès aux données relatives aux prix, quantités et à la qualité des produits mis sur le marché. Ceci nécessite la conception et la mise en œuvre d'un système d'informations commerciales fiable qui soit d’accès facile et immédiat. Dans ce contexte, en complément de systèmes déjà en cours (Système d’Information sur le Marché (SIM), le registre des filières, etc.), la création d’observatoires sur les marchés des produits agricoles doit être envisagée. Ces observatoires seront gérés par les familles d’acteurs (publics et privés) des filières concernées. Composante 2.4 : Mise en place des Indications Géographiques (signes distinctifs de qualité et de valorisation des produits locaux) Les pays membres de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) se sont engagés à prendre en compte dans les politiques commerciales et de développement rural la promotion et la protection des Indications Géographiques. Ils se sont également engagés à mettre en place au plan national un cadre institutionnel et règlementaire approprié. Depuis 2009, le Bénin a mis en place un cadre institutionnel doté d’un secrétariat permanent et a démarré le processus de mise en place des IG pour quelques produits avec l’appui de l’OAPI. L’Union Africaine a reconnu le rôle des IG comme outil important de développement des filières agricoles et de développement local. Suite à l’atelier international de Cotonou tenu en mai 2016 pour élaborer une stratégie de développement des Indications Géographiques, il a été recommandé aux pays membres de poursuivre le processus et de démarrer la mise en œuvre des actions retenues, notamment : Action 2.4.1. : Dynamisation des organes en charge de la promotion des IG Les activités concernent (i) l’élaboration du manuel de procédures administrative, financières, comptables et opérationnelles du Secrétariat Permanent du Comité National de Mise en Place des IG (SP/CoNaMP-IG) et (ii) l’élaboration du Plan Stratégique de Développement des IG au Bénin. Action 2.4.2. : Renforcement des capacités des acteurs de promotion des IG Il s’agira essentiellement (i) d’élaborer le plan de formation du personnel et (ii) d’organiser des séances d’information, de sensibilisation et de formation au profit de tous les acteurs. Action 2.4.3. : Mise en œuvre du processus de qualification en IG des produits identifiés Il s’agira (i) de cibler un nombre restreint de produits phares au rang desquels ont été identifiés l’ananas « pain de sucre », le gari sohoui, l’agonlinmi (huile d’arachide), le wagashi (fromage peulh), le zomi (huile de palme) et le beurre de karité et (ii) mener le processus de qualification de ces produits. Action 2.4.4. : Elaboration, financement et mise en œuvre d'un programme de recherche sur les IG Il s’agira de mener les différentes études nécessaires au processus de certification. Composante 2.5 : Renforcement des capacités des acteurs en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise La politique nationale de développement du commerce a également retenu au titre de ses options stratégiques, de renforcer les capacités des ressources humaines en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise, ainsi que les capacités institutionnelles et organisationnelles correspondantes. Il s’agit de : Action 2.5.1. : Appui aux acteurs pour le choix et l'adoption de formes juridiques d'entreprises 39 Action 2.5.2. : Renforcement des capacités managériales des promoteurs d'entreprises agricoles et agro-industrielles Cette action portera sur la mise en place d’un dispositif devant permettre aux acteurs de respecter les procédés et processus qui garantissent l’observance des normes et standards établis exigés par les différents marchés d’écoulement. Action 2.5.3. : Renforcement des capacités techniques des acteurs clés pour la mise en marché de leur produit (marketing et stratégies commerciales, négociation) L’action portera sur le développement de programmes de formation des OPA et des opérateurs privés en matière de négociation de contrats, de marketing et d’établissement de partenariats. L’appui à la mise en place de cadres de concertation et de plateformes entre l’Etat, les OPA et le secteur privé facilitera le dialogue sur le choix et les modalités de développement des filières prioritaires et l’établissement de partenariats publics-privés pour les interventions requises. Action 2.5.4. : Renforcement des capacités organisationnelles des familles d'acteurs pour l'émergence des interprofessions Outre le renforcement des capacités des interprofessions existantes (coton, anacarde, ananas, aviculture moderne), les acteurs seront appuyés pour mettre en place des interprofessions au niveau des filières maïs, riz, maraichage, karité, manioc, viande et lait. Action 2.5.5. : Elaboration d'un plan d'actions pour la conservation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles Cette action mobilisera l’ensemble des acteurs en vue de disposer d’un document consensuel dont la mise en œuvre permettra de rendre compétitifs les produits béninois. Ce plan servira de base pour les initiatives locales et nationales en matière de conservation, transformation, conditionnement et commercialisation des produits agricoles. Composante 2.6 : Renforcement du Partenariat Public Privé (PPP) pour le développement des chaînes de valeur ajoutée Dans le développement des chaînes de valeurs ajoutées (CVA) chaque acteur devra pleinement jouer son rôle afin que le PPP soit efficace et que chaque acteur trouve ses intérêts. L’amélioration de l’environnement des affaires par la prise de mesures spécifiques (accessibilité et performance du système juridique, réduction des coûts et durée d’établissement des entreprises agricoles, la sécurisation des droits de propriété etc.) ainsi que le développement des politiques cohérentes de promotion des CVA constituent la ligne directrice de cette composante. A cet effet, deux activités essentielles sont planifiées : Action 2.6.1. : Renforcement du cadre réglementaire et législatif favorable à la mise en place et au développement des contrats PPP Cette action vise l’élaboration et l’adoption des décrets d'application de la loi sur les PPP. Action 2.6.2. : Appui aux initiatives privées conformes aux orientations politiques définies Il s’agit de mesures incitatives complémentaires visant à appuyer le secteur privé dans les PDA. 5.3.3. Axe 3 : Renforcement de la résilience face aux changements climatiques et amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables Les événements climatiques extrêmes deviennent plus fréquents et graves ; les producteurs béninois doivent à présent y faire face en plus des évènements climatiques récurrents à court terme (sécheresses, inondations, répartition aléatoire des pluies etc.). Dans cette optique, il s’agira de promouvoir des innovations capables d’atténuer les chocs issus des changements climatiques afin de 40 permettre aux Exploitations Agricoles Familiales de garantir la disponibilité et la durabilité des productions agricoles nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire des populations. Parallèlement des actions spécifiques de lutte contre la malnutrition doivent être développées à grande échelle afin d’améliorer significativement la sécurité nutritionnelle des populations les plus vulnérables. Les quatre composantes de cet axe prioritaire concerneront donc (i) les innovations agricoles au profit des hommes et des femmes pour la résilience face au changement climatique et son atténuation, (ii) la gestion durable des terres et des écosystèmes aquatiques, (iii) la sécurisation et la gestion de l’accès au foncier et (iv) l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations les plus vulnérables. Composante 3.1 : Innovations agricoles au profit des hommes et des femmes pour la résilience face au changement climatique et son atténuation Le développement et la vulgarisation des divers systèmes de production devant permettre l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de ses effets est une priorité importante. Action 3.1.1. : Promotion de l’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) et des mesures de sauvegarde environnementale Les activités humaines sont le principal moteur des processus de dégradation des terres, de désertification et de changement climatique. Bien qu’elles soient extrêmement complexes et difficiles à prévoir, les interactions entre les changements climatiques et la dégradation des terres affecteront probablement diverses fonctions de l’écosystème et les services qu’elles fournissent. Elles auront une incidence importante sur la production alimentaire, les moyens de subsistance et le bien être humain. Face à un tel défi, la promotion de l’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) revêt une importance particulière. A cet effet, les principales activités à mener sont (i) l’élaboration d’une stratégie nationale de promotion de l’AIC pour le Bénin, (ii) la promotion du transfert des pratiques et technologies de l’AIC entre la recherche et les utilisateurs et (iii) la mise en place et le développement d'une plateforme des acteurs de l’AIC. Action 3.1.2. : Identification et sélection des meilleures variétés/espèces en fonction des zones agro écologiques La résilience des systèmes agricoles passera, notamment par la mise au point de variétés à cycle court et adaptées aux extrêmes des aléas climatiques. Les activités identifiées concernent (i) la mise au point et la diffusion de variétés de riz tolérantes à la sécheresse ou à l'inondation, (ii) la mise au point et la diffusion de variétés de maïs tolérantes à la sécheresse et (iii) la diffusion des paquets technologiques en milieu paysan. Action 3.1.3. : Vulgarisation et appui à la mise en œuvre des systèmes de production limitant les émissions de gaz à effet de serre et la promotion de l’agriculture biologique et écologique Les activités portent sur la promotion des systèmes de production agricole limitant les émissions de gaz à effet de serre, l’agroforesterie et la promotion de l’agriculture biologique et écologique. La promotion de l’apiculture contribuera à la préservation de la biodiversité. Action 3.1.4. : Capitalisation et diffusion des techniques modernes et les bonnes pratiques endogènes d’Adaptation aux Changements Climatiques (ACC) Les activités retenues dans cette action concernent (i) la réalisation d’un inventaire des techniques endogènes d’ACC, (ii) la capitalisation des bonnes des pratiques endogènes d’adaptation aux changements climatiques et (iii) la diffusion des techniques modernes et des bonnes pratiques endogènes d’ACC. Composante 3.2 : Gestion Durable des Terres (GDT) et des écosystèmes aquatiques La gestion durable des ressources naturelles est une thématique transversale essentielle qui soutient toute la mise en œuvre du PSDSA. La viabilité et la durabilité des actions du PNIASAN reposent très 41 largement sur la prise en compte effective des problématiques de gestion durable des terres et des écosystèmes aquatiques et terrestres. La composante s’appuie sur les actions suivantes : Action 3.2.1. : Amélioration du cadre politique, institutionnel, législatif et règlementaire de la mise en œuvre de la Gestion Durable des Terres (GDT) Les activités viseront à soutenir (i) la création d’un cadre institutionnel, juridique et politique propice à engager tous les acteurs dans la recherche et la mise en œuvre des actions efficaces de GDT, (ii) l’adoption de textes juridiques relatifs aux mécanismes visant à encourager la mise en œuvre des mesures de protection et de réhabilitation des sols, (iii) la mise en place des mécanismes institutionnels durables pour assurer la coordination et l'harmonisation des interventions de GDT et (iv) la mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT. Action 3.2.2. : Promotion à grande échelle des mesures de GDT Il s’agira notamment d’appuyer le Comité National de Lutte Contre la Désertification (CNLCD) dans la mise en œuvre du Plan Stratégique d’Investissement pour la gestion durable des terres (PSI-GDT) et plus spécifiquement les activités relatives à (i) la promotion de l’agroforesterie, (ii) la gestion intégrée de la fertilité des sols, (iii) la mise en œuvre à grande échelle des mesures de conservation des eaux et des sols et (iv) la gestion intégrée des ressources en eau. Action 3.2.3. : Prise en compte de la GDT dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur agricole Cette action concerne essentiellement (i) l’intégration de la GDT dans la planification communale lors de l’élaboration du plan communal de développement de 3ème génération, (ii) le plaidoyer en direction des élus et décideurs politiques, (iii) l’appui aux intercommunalités pour le renforcement de capacités en matière de GDT, (iv) l’intégration de la GDT et l'ACC dans la formation professionnelle agricole et dans l'enseignement primaire et secondaire et (v) le renforcement de l'accessibilité aux connaissances, expériences et informations utiles aux acteurs à divers niveaux pour une planification fiable des interventions en matière de GDT. Action 3.2.4. : Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT Un nombre important d’activités a été identifié : (i) l’actualisation de la carte des sols du Bénin en mettant en exergue les zones dégradées et leur niveau de fertilité, (ii) l’appui à la célébration des journées internationales des Sols et de lutte contre la désertification, (iii) l’étude sur l’économie de la dégradation des terres (Economics for Land Degradation), (iv) l’appui au processus de Land Degradation Neutrality, (vi) la capitalisation et diffusion des techniques et directives pour la gestion durable des terres et (vii) la réalisation de la carte nationale des pâturages naturels. Action 3.2.5. : Amélioration de la gestion des écosystèmes aquatiques La gestion durable des ressources halieutiques doit se traduire par l’adoption de bonnes pratiques de protection et de sauvegarde des plans d’eau. Cette action sera sous-tendue par les activités relatives à (i) l’appui à la mise en œuvre de la loi cadre relative à la pêche et à l'aquaculture en République du Bénin, (ii) l’appui à l'aménagement et la gestion durable des pêcheries par l'actualisation et la mise en œuvre des plans de gestion des plans d'eau (PGPE) et (iii) l’appui au repeuplement des plans d'eau. Action 3.2.6. : Amélioration de la gestion de l'effort (intensité) de pêche à la senne de plage Cette amélioration est impérative pour préserver la ressource et atteindre dans la durée les objectifs de production assignés au sous-secteur. Pour ce faire, les activités concerneront (i) l’instauration des périodes de repos biologique, (ii) la constitution d'un répertoire des pratiques de repos existants, (iii) la mise en œuvre de la réglementation sur le maillage, (iv) la création d’aires marines protégées (AMP), (v) la réorganisation du comité de surveillance, contrôle et suivi de la réglementation et (vi) la mise en œuvre de la surveillance participative des pêcheries artisanales. 42 Composante 3.3 : Sécurisation et gestion de l’accès au foncier au profit des hommes et des femmes La question foncière représente un enjeu politique, économique, social et culturel majeur. La sécurisation foncière (droits d’usage ou de propriété) est incontournable pour permettre aux agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, pisciculteurs et exploitants forestiers, d’investir en toute confiance sur des terres qu’ils pourront valoriser durablement. Compte tenu de la complexité du sujet, il est nécessaire de définir et de mettre en œuvre des outils devant concrétiser, conformément à la loi n° 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin, des avancées significatives du point de vue de la reconnaissance du droit d’usage, des titres de propriété, de la sécurisation de l’exploitation dans les espaces partagés ou encore de la transmission du patrimoine. Dans ce cadre les actions ci-après devront être mises en œuvre : Action 3.3.1. : Généralisation des Plans Fonciers Ruraux sur toute l’étendue du territoire national Il s’agira de (i) contribuer à la réalisation du cadastre par la mise en œuvre de la politique foncière relevant du champ de compétence du MAEP, (ii) d’appuyer la diffusion du Code Foncier et Domanial et de ses textes d'application et d’élaborer les projets de décrets d’application complémentaires du Code Foncier et Domanial (CFD). Action 3.3.2. : Promotion de l’usage des outils de formalisation foncière Les activités concernent (i) l’appui à l'édition et à la mise en place des outils de transactions foncières et (ii) les sensibilisations des ayants droits et des usagers des terres agricoles sur les outils de transactions foncières. Action 3.3.3. : Réalisation de la typologie des bas-fonds relevant du domaine public de l’Etat Sont concernées ici les activités portant sur (i) l’élaboration de la méthodologie de réalisation de la typologie des bas-fonds relevant du domaine public de l’Etat, (ii) la réalisation de la typologie des bas fonds relevant du domaine public de l’Etat et (iii) la conception d'un répertoire des terres agricoles non ou insuffisamment mises en valeur. Action 3.3.4. : Appui aux Communes dans l’identification, la préservation et la sécurisation des espaces agricoles et pastoraux Les activités identifiées sont (i) la définition de la méthodologie d’identification des espaces agricoles ruraux et urbains dans les Schémas Directeurs d’Aménagement des Communes (SDAC) et (ii) l’élaboration et/ou l’actualisation des SDAC intégrant le mécanisme de préservation et de sécurisation des espaces agricoles et pastoraux. Composante 3.4 : Promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, hommes et femmes Le Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition (CAN) assure la coordination, le suivi et l’évaluation des interventions inscrites dans le Plan Stratégique de Développement de l’Alimentation et de la Nutrition (PSDAN). Il est composé de membres provenant des ministères sectoriels, du monde académique, des communes, du secteur privé, des OPA et de la société civile. Le MAEP a élaboré un plan d’action d’alimentation et de nutrition dans le secteur agricole qui vise à opérationnaliser le PSDAN en mettant la nutrition au cœur du développement du secteur. Cette approche se concrétisera en : (i) renforçant le développement institutionnel du secteur de l’alimentation et de la nutrition, (ii) garantissant à chaque individu un statut nutritionnel satisfaisant à travers l’amélioration de la disponibilité, de l’accès et de l’utilisation d’aliments nutritifs, (iii) accordant une attention particulière aux groupes vulnérables tels que les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes et allaitantes et les adolescentes et (iv) diffusant les actions favorables au passage à l’échelle et à leur pérennisation. 43 Action 3.4.1. : Mise en œuvre de la stratégie alimentaire de réduction de la malnutrition Les différentes activités identifiées portent sur : (i) l’élaboration et la mise en œuvre d'un plan de communication en alimentation et en nutrition, (ii) le renforcement des capacités des agents techniques chargés de mettre en œuvre les conseils en alimentation et en nutrition, (iii) l’organisation des séances d’Information, Education, Communication pour un Changement de Comportement (IECCC) sur les bonnes pratiques de distribution des repas en fonction des besoins et de la vulnérabilité des membres individuels du ménage, (iv) l’organisation des séances d’IECCC sur les techniques de préparation et d’administration des aliments de compléments à haute valeur nutritive et diversifiés et (vi) l’organisation des séances d’IECCC sur l’alimentation adéquate des enfants de la naissance à cinq ans, des filles adolescentes, des femmes enceintes et des femmes allaitantes. Action 3.4.2. : Valorisation des produits alimentaires locaux dans la lutte contre la malnutrition Les activités envisagées sont relatives à (i) la diffusion des technologies appropriées de conservation et de transformation des produits agricoles visant à optimiser leurs valeurs nutritionnelles, (ii) l’appui à la mise en œuvre et la pérennisation de la stratégie d’iodation universelle du sel, (iii) la sensibilisation des vendeuses des produit agro-alimentaires et des aliments de rue sur l’observance des bonnes pratiques d’hygiènes et de distribution, (iv) l’appui à l’installation des jardins familiaux pour l’autoconsommation, (v) l’appui à l’élevage des espèces animales non conventionnelles et à cycle court dans les ménages pour l’autoconsommation, (vi) l’appui au développement des jardins dans les écoles à cantine et (vii) l’élaboration et diffusion des outils et méthodes sur la combinaison des produits locaux pour une alimentation équilibrée. Action 3.4.3. : Mise en œuvre de la stratégie de fortification Les activités portent sur (i) la formation des techniciens de laboratoire sur les méthodes de dosage des micronutriments dans les aliments, (ii) la formation des transformateurs sur les techniques de fortification des aliments locaux, (iii) le recensement des sources d’approvisionnement en prémix de qualité pour la fortification et la mise à disposition des producteurs de sel et des industriels et (iv) la mise en œuvre de recherches opérationnelles en matière de fortification alimentaire en fer, en vitamine A et en zinc. Action 3.4.4. : Renforcement de l’alimentation et de la nutrition dans le secteur agricole Les activités envisagées visent à (i) mettre en place et opérationnaliser un système de surveillance nutritionnelle dans le secteur agricole et (ii) organiser des concertations trimestrielles entre les partenaires en alimentation et nutrition en milieu communautaire. Action 3.4.5. : Mise en place des banques alimentaires et des filets sociaux adaptés aux groupes vulnérables Cette action comporte notamment les activités (i) d’appui à la mise en place de banques de vivre (céréales, légumineuses etc.), (ii) d’appui à la constitution des banques fourragères (foin et ensilage) avec l’appui à la création d'entreprises de jeunes dans la production, la conservation et la commercialisation des fourrages et (iii) la mise en place de filets sociaux pour le renforcement de la résilience des populations vulnérables. Action 3.4.6. : Prise en compte des actions de lutte contre la malnutrition dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur agricole Les activités concerneront ; (i) la participation aux réunions de planification aux niveaux national, départemental et communal et (ii) le plaidoyer en direction des élus et décideurs politiques. En ce qui concerne les questions liées à la lutte contre la malnutrition, le PSDSA préconise une prise en compte de ces activités dans chaque nouvelle intervention, à travers l’inclusion systématique des 44 indicateurs nutrition6 (assortis de valeurs cibles) dans la logique d’intervention des nouveaux projets et programmes. 5.3.4. Axe 4 : Amélioration de la gouvernance et des systèmes d’informations du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle Les quatre composantes de cet axe prioritaire concernent (i) l’appui à la mise en œuvre des réformes du secteur et le soutien aux services du MAEP, (ii) l’amélioration du système d’information du secteur agricole, (iii) la professionnalisation des exploitations familiales et la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et (iv) la promotion du genre dans le secteur. Composante 4.1. : Appui à la mise en œuvre des réformes du secteur et soutien aux services du MAEP Le Décret N°422 du 20 juillet 2016 portant attribution, organisation et fonctionnement (AOF) du MAEP fixe comme missions au ministère de concevoir, coordonner, mettre en œuvre, suivre et évaluer la politique de l’Etat en matière d’amélioration de la production, des revenus des producteurs dans les secteurs agriculture, élevage et pêche, conformément à la vision du Gouvernement. Cette composante couvre le fonctionnement de l’ensemble des services du MAEP, tant au niveau central qu’au niveau déconcentré. Il comprend les actions suivantes : Action 4.1.1. : Fonctionnement des organismes sous tutelle Cette action couvre les ressources allouées aux organismes sous tutelle en termes de (i) dépenses de personnel, (ii) achats de biens et services et (iii) autres transferts courants. Action 4.1.2. : Fonctionnement des services du niveau central Cette action couvre les ressources allouées aux services et directions du niveau central en termes de (i) dépenses de personnel, (ii) achats de biens et services et (iii) autres transferts courants. Action 4.1.3. : Appui aux services du niveau déconcentré Cette action couvre les ressources allouées aux structures déconcentrées en termes de (i) dépenses de personnel, (ii) achats de biens et services et (iii) autres transferts courants. Les missions et attributions des douze Directions Départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (DDAEP) consistent à (i) mettre en œuvre la politique agricole propre à améliorer l’environnement technique, économique et social des exploitations et des entreprises agricoles au niveau départemental, (ii) coordonner les interventions des acteurs publics et privés du secteur agricole au niveau départemental et (iii) assurer la mise en place, le suivi et contrôle des normes techniques des infrastructures d’aménagement et d’équipement agricole. Action 4.1.4. : Appui à l'opérationnalisation des ATDA dans les sept Pôles de Développement Agricole (PDA) L’appui sera effectué par le Secrétariat Général du MAEP et les directions centrales et techniques afin de renforcer les capacités techniques des ATDA. Les missions et attributions des ATDA selon le décret n° 2017-101 du 27 février 2017, consistent à (i) mettre en œuvre la politique agricole propre à promouvoir les filières porteuses spécifiques aux Pôles de Développement Agricole (PDA), (ii) initier des actions permettant de s’assurer que les objectifs du gouvernement en matière de promotion des filières et du développement des territoires soient réalisés et produisent des résultats et effets visibles, (iii) faciliter l’accès des producteurs aux facteurs de production, (iv) mettre en place ou renforcer les infrastructures agricoles structurantes, (v) faciliter l’accès des acteurs des filières aux informations et innovations ainsi qu’au conseil agricole et (vi) suivre de façon rapprochée les acteurs dans l’application effective des innovations introduites. 6 Ces indicateurs doivent être analogues à ceux mentionnés dans le PSDAN. 45 Les sept Pôles de Développement Agricole (PDA) retenus et les filières identifiées sont : (i) PDA1 : Vallée du Niger (riz, maraîchage, bovin, ovin, caprin, volaille), (ii) PDA2 : Alibori Sud - Borgou Nord et 2KP (coton, maïs, sorgho, soja, bovin, ovin, caprin et volaille), (iii) PDA3 : Atacora Ouest (coton, riz, maïs, manguier, légumineuses, bovin, ovin, caprin et volaille) ; (iv) PDA4 : Borgou Sud, Donga et Collines (anacarde, coton, maïs, riz, niébé, soja, arachide, manioc, igname, manguier, bovin, ovin, caprin et volaille) ; (v) PDA5 : Zou et Couffo (agrumes, mangue, palmier à huile, riz, maïs, niébé, arachide, petit élevage) ; (iv) PDA6 : Plateau (palmier à huile, maïs, manioc et riz) ; et (vii) PDA7 : Ouémé, Atlantique et Mono (aquaculture, ananas, riz, maraîchage, maïs, manioc, palmier à huile, petit élevage). Composante 4.2. : Amélioration du système d’information du secteur agricole (statistiques, e agriculture, systèmes d’informations, suivi évaluation et coordination du secteur) Action 4.2.1. : Appui au dispositif national de statistiques agricoles Les statistiques représentent un instrument primordial pour permettre un suivi et une évaluation fiable des progrès réalisés dans le secteur agricole. L’évaluation des politiques, stratégies et des différentes actions engagées dans la mise en œuvre du PSDSA nécessite la disponibilité de ces données. Afin d’offrir une meilleure visibilité à l’agriculture béninoise et réaliser des projections pour l’avenir, plusieurs activités sont nécessaires et méritent d’être opérationnalisées. Il s’agit de (i) la réalisation du Recensement National de l’Agriculture, (ii) la réalisation annuelle des enquêtes statistiques agricoles (végétal, animal et halieutique), (iii) l’élaboration annuelle des comptes économiques du secteur agricole, (iv) la mise en place d’un système d’information sur les marchés, (v) la mise en place d’un Système d’Information Géographique Agricole (SIGA) y compris le système de prévisions et des alertes agro-météorologiques et climatiques et le renforcement de l'unité de collecte de données de la pêche maritime et continentale. Action 4.2.2. : Promotion et développement des services agricoles par les TIC (e-Agriculture) La vulgarisation et le conseil agricole sont des facteurs essentiels du développement qui permettent aux acteurs d'adopter librement des comportements positifs à l'égard des innovations. Ils devront reposer sur une forte utilisation des TIC pour pallier le déficit en personnel du dispositif de vulgarisation, caractérisé par un faible taux d’encadrement technique des producteurs à la base (20 à 25%). Les TIC permettront également la traçabilité des produits agricoles, la vente et les achats de produits agricoles en ligne, la vente et les achats de produits agricoles via le téléphone portable. La promotion de e-agriculture passera par les activités suivantes : (i) appui au fonctionnement du système de call center pour l’assistance aux producteurs (renseignements généraux) au niveau des pôles de développement, (ii) appui au fonctionnement du laboratoire électronique, (iii) réalisation et diffusion à travers des équipes mobiles, de documentaires pour la démonstration d’itinéraires techniques et de pratiques agricoles réussies par filière prioritaire, (iv) appui au fonctionnement du serveur vocal pour l’assistance aux producteurs en langues locales, (v) appui au fonctionnement du système de suivi en ligne des exploitations agricoles, (vi) élaboration d'un document de stratégie de promotion du e Agriculture dans une approche participative, (vii) appui au fonctionnement du mécanisme de diffusion des alertes SMS et des prix des produits agricoles aux acteurs et (viii) modernisation du mécanisme de collecte de données par l'usage d'une application web et des terminaux mobiles (Smartphone). Action 4.2.3. : Communication sur le secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle La communication sur le secteur permet de rendre plus visible le secteur particulièrement les acteurs, les actions menées et les résultats majeurs de développement obtenus en relation avec les ressources financières, matérielles et humaines mobilisées. Dans ce cadre et pour une communication efficace et efficience sur le secteur, les activités ci-après sont envisagées : (i) organisation d’une table ronde (business meeting) pour la mobilisation du financement du gap du PNIASAN, (ii) organisation de séances d’internalisation du PSDSA, du PNIASAN et du PAG au niveau central et déconcentré, (iii) production et diffusion de documentaires et émissions radio et télévisées en français et en langues nationales sur le PSDSA, le PNIASAN et le PAG, (iv) organisation annuelle des journées dédiées aux 46 acteurs du secteur agricole et attribution de prix de distinction aux plus méritants et (v) organisation de foires par sous-secteur ou par filière phare. Action 4.2.4. : Suivi et évaluation du secteur agricole Le suivi évaluation global orienté vers les résultats du secteur agricole est une action de première importance pour offrir aux décideurs les éléments d’information et de réorientation de la politique sectorielle. Le dispositif de suivi évaluation s’adosse au dispositif national de statistiques agricoles et s’applique au niveau stratégique (évaluation annuelle du cadre de résultats du PNIASAN) et opérationnel, au niveau des projets et programmes du PAG Agriculture (projets phares et projets prioritaires) et des structures du MAEP. Le dispositif de suivi évaluation inclut les différentes catégories d’acteurs étatiques et non étatiques. Il constitue un élément central dans la démarche de gestion axée sur les résultats et dans la reddition des comptes. La poursuite de l’organisation des revues participatives du secteur en impliquant activement tous les acteurs y compris les autres ministères sectoriels sera spécifiquement renforcée. Action 4.2.5. : Amélioration de la qualité, de la gestion et de la coordination du secteur De nombreuses catégories d’acteurs interviennent dans le secteur agricole : Etat, Organisations Professionnelles Agricoles, Collectivités Décentralisées, Organisations de la Société Civile et Secteur Privé, PTF etc. La coordination générale des actions dans le secteur reste cependant du ressort de l’Etat. L’existence du cadre institutionnel d’intervention (CNOS) qui intègre tous les acteurs et les autres ministères sectoriels devra permettre la convergence des actions favorables au développement du secteur agricole. La bonne fonctionnalité du CNOS et de ses structures déconcentrées (CDéS – Conseil Départemental de Suivi) et commune (CCoS – Conseil Communal de Suivi) représente un défi auquel il faudra veiller. Action 4.2.6. : Actualisation/élaboration de la politique agricole et de ses instruments de mise en œuvre (loi d’orientation agricole, code pastoral, code de l’élevage, AOF du MAEP, loi sur les interprofessions, etc.) Le processus d’élaboration de la LOASAN (Loi d’Orientation Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnel) est un processus long, participatif et inclusif dont l’utilité est avérée pour donner des orientations à long terme dans le secteur. Le processus de conception et d’adoption des décrets d’application peut s’étaler sur plusieurs années. Il s’agira donc de définir un cadre légal devant orienter les futurs documents de politique agricole. Composante 4.3 : Professionnalisation des exploitations agricoles de type familial et promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes Actions 4.3.1. : Professionnalisation des Exploitations Agricoles Familiales (EAF) La professionnalisation des exploitations agricoles de type familial apparait aujourd’hui comme la meilleure option pour la croissance et la réduction de la pauvreté. Ainsi, pour assurer un véritable changement structurel au niveau du secteur agricole, il apparaît nécessaire de mettre en œuvre des actions susceptibles d’amener une masse critique d’exploitations agricoles de type familial dans une dynamique de professionnalisation qui assure la bonne planification, la bonne gestion financière, la bonne gestion des risques, la bonne organisation et la bonne négociation orientée marché. Pour y parvenir, les activités portent sur (i) la promotion de l’Ecole d’Entrepreneuriat Agricole (EEA), (ii) la conception participative et la diffusion à grande échelle d’outils modernes et simplifiés de gestion, (iii) la promotion à grande échelle d’outils de développement des liens d’affaire tels que l’agriculture contractuelle et le pôle d’entreprises agricoles (clusters agricoles) et (iv) la formation professionnelle en adéquation avec les besoins d’emplois des jeunes dans le secteur agricole et des chantiers de mise à niveau des acteurs des chaines de valeur. 47 Actions 4.3.2. : Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat agricole La promotion de l’entrepreneuriat agricole vise principalement à faciliter la création et le développement d’entreprises agricoles modernes par l’incubation en agro-business et le suivi des jeunes et des femmes entrepreneurs. Cette promotion passe par (i) l’incubation cyclique des entrepreneurs agricoles pour l’élaboration de business plans bancables, (ii) la mise en place d’un mécanisme de suivi appui conseil des jeunes entrepreneurs, (iii) le renforcement des capacités techniques et financières des entrepreneurs agricoles en activité et (iv) le renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat agricole. Composante 4.4 : Promotion du genre dans le secteur agricole Au-delà des difficultés ressenties par l’ensemble des populations rurales, la femme reste spécifiquement confrontée à de multiples contraintes liées essentiellement à son accès limité aux ressources productives et à l’emploi, son très faible niveau d’éducation/formation, sa faible participation aux organes de prise décision et la méconnaissance de ses droits. Ces contraintes limitent l’autonomisation des femmes et de leurs exploitations agricoles. La Politique de Promotion des Femmes dans le Secteur Agricole et Rural doit se concrétiser par : (i) l’égalité des genres, (ii) la vision transversale des questions liées au genre, (iii) la collaboration avec d’autres structures et le partage de responsabilités avec tous les acteurs et (iv) la communication pour le changement des comportements. Pour inverser les tendances d’inégalité persistantes sur les questions du genre, les actions suivantes sont proposées : Actions 4.4.1. : Amélioration de l’accès des femmes aux ressources Cette action comporte les activités suivantes : (i) favoriser l’accès des femmes rurales à la terre de façon sécurisante, (ii) rendre le crédit plus accessible aux femmes rurales, (iii) améliorer l’accès des femmes rurales aux intrants agricoles, (iv) promouvoir la valorisation des productions agricoles au profit des femmes rurales et (v) favoriser l’accès des femmes rurales aux emplois rémunérateurs Actions 4.4.2. : Renforcement des capacités d’action des femmes rurales Les activités identifiées visent à (i) renforcer les programmes d’éducation et de formation professionnelle des femmes rurales, (ii) promouvoir davantage la scolarisation et la formation durable des filles en milieu rural, (iii) promouvoir le développement et le transfert des technologies appropriées en faveur des femmes, (iv) développer l’information et la communication en faveur des femmes rurales pour un changement social et (v) renforcer les capacités d’organisation des femmes rurales et leur participation au sein des organisations paysannes. De plus, il s’agira également de développer un environnement institutionnel et juridique favorable en (i) assurant la prise en compte de l’approche genre dans tous les processus de planification, budgétisation, exécution et suivi-évaluation des projets et programmes initiés dans le secteur, (ii) assurant l’appui institutionnel requis pour rendre l’agriculture accessible, attrayante et rémunératrice pour les femmes rurales, (iii) soutenant l’émergence des femmes rurales et leur participation aux prises de décisions et (iv) en apportant un appui à l’amélioration du statut juridique des femmes rurales. 5.3.5. Axe 5 : Mise en place de mécanismes de financements et d’assurances adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs Le financement du secteur agricole reste une préoccupation transversale pour le développement agricole. Elle s’exprime tout au long des chaînes de valeurs des différentes filières agricoles (approvisionnement en intrants de production, production, conservation, transformation, transport, mise en marché, etc.). La réalisation de cet axe prioritaire repose sur quatre composantes : (i) l’opérationnalisation du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) en synergie avec les autres fonds et instruments de financement, (ii) le renforcement des mécanismes assurantiels dans le 48 secteur agricole, (iii) la gestion des calamités dans le secteur agricole et (iv) le renforcement du Fonds d'Appui au Développement des communes, volet agriculture (FADeC-Agriculture). Composante 5.1 : Opérationnalisation du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) Le FNDA créé par décret N°2014-100 du 31 janvier 2014 est au cœur de la stratégie d’appui au financement agricole. Il est actuellement doté de trois guichets dont l’opérationnalisation s’avère indispensable pour la mise en œuvre du PSDSA/PNIASAN. Cette composante regroupe les actions suivantes : Action 5.1.1. : Opérationnalisation du Guichet 1 : subventions aux investissements agricoles L’objectif du Guichet 1 est de mettre en place des mécanismes financiers adéquats pour faciliter un accès permanent au financement de projets d’investissements portés par les exploitants et/ou entrepreneurs agricoles privés ou autres promoteurs publics porteurs de projets d’investissements structurants d’intérêt général. Le guichet 1 comporte deux sous-guichets : (i) le sous-guichet 1.1. : Fonds d’Investissements Agricoles Structurants d’intérêt public orientés vers l’Entrepreneuriat Agricole et (ii) le sous-guichet 1.2. : Fonds d’Investissements Agricoles à caractère privé. Le Guichet 1 représente 20 % du budget total du FNDA. Action 5.1.2. : Opérationnalisation du Guichet 2 : accès aux services non financiers L’objectif du Guichet 2 est de soutenir, sous forme de subventions, l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles et de leurs organisations aux services non financiers de recherche, d’appui- conseil, de pré-vulgarisation, de formation, de renforcement de capacités, d’appui institutionnel et d’assistance technique. Le guichet 2 comporte trois sous-guichets :(i) le sous-guichet 2.1. : Fonds de Recherche Agricole Appliquée et de Vulgarisation, (ii) le sous-guichet 2.2. : Fonds de Facilitation et de Renforcement des Capacités et (iii) le sous-guichet 2.3. : Fonds d’appui à la Certification et à la mise en Marché. 15% du budget global du FNDA sont consacrés au Guichet 2. Action 5.1.3. : Opérationnalisation du Guichet 3 (accès aux services financiers) L’objectif est de permettre aux petits exploitants familiaux et entrepreneurs agricoles d’accéder, auprès des banques et des institutions de microfinance, à des crédits aux conditions adaptées aux besoins et aux contraintes spécifiques du secteur agricole. Le guichet 3 comporte trois sous-guichets : (i) Le sous-guichet 3.1. : Fonds de Garantie Interbancaire pour le refinancement entre Institutions Financières ; (ii) Le sous-guichet 3.2. : Fonds de Garantie pour l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles aux crédits ;(iii) Le sous-guichet 3.3. : Fonds de Facilitation et de Bonification de taux d’intérêt. Le Guichet 3 est doté de 55% du budget global du FNDA. Action 5.1.4. : Fonctionnement du FNDA Il s’agira de doter le fonds en ressources humaines et matérielles adéquates. Le fonctionnement du FNDA est limité statutairement à 10% du budget global. Action 5.1.5. : Plaidoyer pour l’abondement du sous guichet Recherches Agricole et Agro-alimentaire (RAA) Afin de permettre à la recherche agricole de jouer son rôle de levier et de moteur du développement agricole, il est nécessaire de mettre en place un dispositif devant assurer un financement durable et continu des activités de recherche. A cet effet, le financement de la Recherche Agricole et Agroalimentaire à travers le sous-guichet 2.1. du FNDA devient une priorité. Les activités prévues concernent : (i) le plaidoyer et lobbying pour le respect de l’engagement de Malabo relatif au 4% du budget du secteur agricole à la recherche et (ii) le plaidoyer et lobbying pour la diversification des ressources d’abondement du sous-guichet 2.1. 49 Action 5.1.6. Appui à la création d’une Banque de Développement Agricole La Banque de Développement Agricole a pour mission de promouvoir le développement des entreprises des secteurs agricoles et para-agricoles. Son processus de création a démarré par la réalisation d’une étude de faisabilité et la mobilisation antérieure d’un capital social dont le montant n’avait pas atteint le seuil requis conformément aux directives en vigueur. Sa mise en place reposera sur un partenariat public-privé avec un système de gestion privé. Les institutions de développement pourront être invitées à prendre part au capital. Composante 5.2: Renforcement des mécanismes assurantiels dans le secteur agricole L’atteinte de l’objectif d’une agriculture moderne passe par la mise en place de mécanismes assurantiels pour assurer et sécuriser les acteurs du secteur (producteurs, institutions de financement, etc.) contre les risques inhérents à l’exercice des activités de production (risques liés aux aléas naturels). C’est pour gérer ces risques que les acteurs ont initié la création de l’AMAB dont les résultats n’ont pas encore été à la hauteur des attentes du fait de l’inexistence de la culture d’assurance dans le secteur agricole. Il convient alors de promouvoir la culture d’assurance dans le secteur d’une part et de renforcer financièrement et techniquement l’AMAB. Les actions à mener pour ces mécanismes assurantiels sont : Action 5.2.1. : Relèvement à 3 milliards d’ici à 2018 du fonds d’établissement Action 5.2.2. : Promotion de la culture d’assurance : sensibilisation des producteurs, développement de mécanismes filières etc. Action 5.2.3. : Appui à l'accessibilité des primes d’assurance à payer par les producteurs : appui de l’Etat pour la subvention des primes Action 5.2.4. : Appui institutionnel : renforcement des capacités techniques, communication, synergie avec les Structures en charge du financement du secteur agricole pour la souscription d’une assurance agricole etc. Action 5.2.5. : Incitation des ménages agricoles à souscrire aux systèmes d’assurance (santé, récoltes et bétails) Composante 5.3 : Gestion des calamités dans le secteur agricole Un fonds de gestion des calamités naturelles sera mis en place par l’Etat pour permettre la gestion des risques agricoles non assurables par les institutions d’assurance agricole (inondations, invasion des criquets pèlerins, épizooties et autres catastrophes). Les ressources financières seront logées auprès du FNDA assorties de mécanismes de son approvisionnement durable. Pour ce faire, il s’agira de mener les actions ci-dessous : Action 5.3.1. : Validation des résultats de l’étude sur le fonds de gestion des calamités Action 5.3.2. : Mise en place et l’opérationnalisation du Fonds de Gestion des Calamités agricoles et prise d’actes administratifs pour le processus de création du fonds Action 5.3.3. : Accompagnement financier (subvention et crédit) des groupes ayant subis des chocs climatiques Composante 5.4 : Renforcement du Fonds d'Appui au Développement des communes, volet agriculture (FADeC-Agriculture) Afin de permettre aux communes de jouer leur rôle de levier du développement de l’économie locale, il a été institué le FADeC-Agriculture pour assurer à l’échelle de chaque commune des investissements structurants de concert avec les acteurs locaux du secteur agricole. Le FADeC Agriculture prend en compte les spécificités du secteur agricole. Il constitue une dotation financière destinée à la promotion des activités agricoles pour la réalisation des investissements structurants dans le secteur agricole. Le principe de « subsidiarité » guide la mise en œuvre du FADeC Agriculture. A cet effet, la démarche vise à établir la mission de la commune en tant que maître d’ouvrage et 50 renforcer son autonomie en lui donnant la liberté dans le choix de la nature des investissements à réaliser. Au regard de l’intérêt et de l’importance de ce fonds, il est nécessaire de le renforcer à travers les actions suivantes Action 5.4.1. : Appui aux communes pour une meilleure utilisation des Fonds FADeC Agriculture Action 5.4.2. : Renforcement des capacités des communes pour le montage de projets de développement agricole Action 5.4.3. : Dotation du Fonds 51 6. EVALUATION DES COUTS ET DES BESOINS ADDITIONNELS DE FINANCEMENT DU PNIASAN L’évaluation des coûts a été réalisée grâce à l’implication des acteurs étatiques, des acteurs non étatiques et du secteur privé dont les besoins de financement ont été intégrés dans le PNIASAN. Une série d’ateliers participatifs ont ainsi été organisés afin de prendre en considération l’ensemble des besoins prioritaires de chaque partie prenante. Le chiffrage s’est effectué en trois étapes successives : (i) l’estimation détaillée des coûts de mise en œuvre par catégorie d’acteurs (Etat, PTF, Privés et autres acteurs non étatiques), (ii) l’estimation des financements acquis (budget intérieur et financement des PTF) et (iii) le calcul des besoins additionnels de financement (gaps) nécessaires à l’atteinte des objectifs sectoriels à l’horizon 2021. 6.1. ESTIMATION DES COÛTS DE MISE EN ŒUVRE DU PNIASAN La méthode utilisée pour le chiffrage (costing) a été la planification par objectif sans contrainte budgétaire. L’estimation des coûts nécessaires à la mise en œuvre détaillée de l’ensemble des actions et activités a été réalisée, sur la base des coûts unitaires moyens, lors d’un atelier de synthèse organisé à Bohicon en décembre 2016. Sur cette base, la dernière étape s’est déroulée en février et mars 2017. Elle a consisté à définir des coûts unitaires moyens annuels pour chaque action sur la base des coûts détaillés correspondants définis lors de l’étape précédente. Des cibles ont ensuite été planifiées année par année jusqu’en 2021 pour chaque action et composante afin d’atteindre les objectifs sectoriels. Le niveau de financement de chaque catégorie d’acteurs a été défini pour toutes les actions afin de bien différencier les coûts incombant à l’Etat (MAEP et autres Ministères impliqués dans le PNIASAN) et ses PTF, de ceux qui relèvent du secteur privé (Exploitations Familiales Agricoles, entreprises agricoles, opérateurs de transformation et de commercialisation, fournisseurs d’intrants etc.). Enfin, les calculs ont été réalisés pour agréger les coûts des actions par composante et définir le coût estimatif global des cinq axes prioritaires pour atteindre les objectifs du secteur agricole à l’horizon 2021. En tenant compte d’un taux d’inflation moyen de 2,5 %, le coût global du PNIASAN, incluant les contributions (investissement et fonctionnement) de l’Etat, des PTF et du secteur privé, pour la période 2017 - 2021 a ainsi été estimé à de 1 569 milliards de FCFA (voir tableau 13 exprimé en Millions de FCFA). Tableau 13 : Coûts de mise en œuvre du PNIASAN par axe et par catégorie d’acteur (en M de FCFA) Axes prioritaires Global PNIASAN Etat et PTF MAEP Autres ministères Privés A1 Productivité 1 058 940,67 291 265,56 131 992,78 635 682,33 A2 CVA 73 165,22 40 507,26 480,96 32 176,99 A3 Résilience SAN 125 733,51 111 286,64 13 972,90 473,97 A4 Gouvernance 273 338,39 244 474,58 7 972,08 20 891,73 A5 Financement 38 538,99 38 538,99 0,00 0,00 Total 1 569 716,78 726 073,03 154 418,72 689 225,02 Proportion 100 % 46,26 % 9,84 % 43,91 % Le coût global de 1 569 milliards de FCFA peut paraitre important ; néanmoins, s’il est réparti sur la population totale (13 146 869 habitants à l’horizon 2021), il ne représente que 119 340 FCFA par habitant, soit environ 23 900 FCFA par personne et par an. Par ailleurs, la répartition des coûts du PNIASAN montre que les besoins du MAEP sont de l’ordre de 726 milliards de FCFA (46 %) tandis que ceux des opérateurs privés est également très 52 significative (plus de 689 milliards de FCFA soit 44 %). L’implication des autres ministères (infrastructures, cadre de vie, économie et finances, eau, commerce, santé, affaires sociales notamment) est évaluée à environ 154 milliards de FCFA (soit près de 10% %). Figure 1 : Répartition des coûts globaux du PNIASAN par axe prioritaire La répartition entre les axes prioritaires (figure 1) montre clairement que l’essentiel des financements (1 059 milliards FCFA) est requis pour l’axe 1 portant sur l’amélioration de la production et de la productivité des filières prioritaires. Ceci s’explique aisément par l’ampleur des besoins en investissement pour les infrastructures structurantes (aménagements hydro-agricoles, pastoraux et aquacoles, marchés, désenclavement des zones de production, etc.) et pour les intrants (principalement les semences et les engrais). Il faut également souligner qu’une part significative de ces coûts sera financée par le secteur privé (plus de 60 %) et que l’état ne financera que les mesures d’accompagnement dans le cadre du recentrage sur ses missions. L’axe 4 « Amélioration équitable de la gouvernance et des systèmes d’informations du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle » représente 17 % du coût total (273 milliards de FCFA). Cet axe est financé à près de 89 % par le MAEP dans la mesure où il couvre essentiellement les missions régaliennes du ministère. Il intègre par conséquent les besoins de fonctionnement (salaires, charges sociales, équipements, etc.) de l’ensemble des services du MAEP, tant au niveau central qu’au niveau déconcentré et des organismes sous-tutelle. Le renforcement de la résilience et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables (axe prioritaire 3) occupe également une place importante des besoins totaux (125,73 milliards de FCFA), essentiellement financée par le MAEP. La promotion et la structuration des Chaines de Valeur Ajoutée des produits des filières prioritaires (axe 2) requiert un financement de 73,16 milliards financé à près de 55 % par le secteur privé. Enfin la mise en place des mécanismes de financement et d’assurances adaptés et accessibles (axe 5) est chiffrée à 38,53 milliards de FCFA, entièrement comptabilisée sur le budget du MAEP. La ventilation des coûts annuels incombant au MAEP est détaillée au tableau 14. La planification pour l’année 2017 correspond au volume de financement prévu dans la Loi des finances 2017, tandis que la partie la plus importante de l’effort de financement est programmée pour les années 2018 et 2019 avant de baisser légèrement sur les deux dernières années de mise en œuvre. La répartition temporelle des coûts globaux du PNIASAN suit la même tendance (figure 2). Tableau 14 : Coûts annuels de mise en œuvre du PNIASAN - MAEP et ses PTF (en M de FCFA) MAEP ANNEE 2017-2021 2017 2018 2019 2020 2021 726 073,03 104 806,11 156 423,33 166 344,71 147 556,09 150 942,79 53 Figure 2 : Répartition des coûts annuels globaux du PNIASAN en M de FCFA 6.2. INTÉGRATION DES FINANCEMENTS EN COURS ET EN PERSPECTIVE L’inventaire a été réalisé en deux étapes afin d’avoir une estimation réaliste des financements acquis et en perspective dans le secteur agricole. La première étape s’est attachée à faire une projection des financements intérieurs sur base du budget 2017 du MAEP. Ensuite, il a été réalisé un inventaire des projets et programmes financés par les PTF afin de chiffrer le volume de financement disponible sur la période 2017 à 2021. 6.2.1. Répartition et projection du financement intérieur de l’Etat (budget du MAEP) Pour les acquis en termes de financements intérieurs, les estimations se basent sur le budget 2017 (tableau 15) et sur les prévisions d’allocations du Cadre des Dépenses à Moyen Terme. Tableau 15 : Budget 2017 du MAEP (en M de FCFA) Etat PTF Total MAEP Services centraux/décentralisés 39 016,830 415,00 39 431,83 FADEC Investissement 1 300,00 07 1 300,00 Programmes et Projets 31 432,16 33 658,60 65 090,77 Total général 71 748,99 34 073,60 105 822,59 En adoptant un taux d’accroissement annuel de 7,5 % en prix courants entre 2018 et 2021 et sous réserve de disponibilité de trésorerie, les financements intérieurs cumulés pour la période considérée peuvent être estimés à 416,746 milliards de FCFA. La répartition des financements intérieurs entre les cinq axes du PNIASAN a été calculée sur la base d’une clé indicative de répartition (tableau 16). Tableau 16 : Estimation des financements intérieurs cumulés du MAEP par axe (en M de FCFA) Axes prioritaires Budgets prévisionnels Répartition A1 Productivité 170 865,95 41,00% A2 CVA 4 167,46 1,00% A3 Résilience SAN 41 674,62 10,00% A4 Gouvernance 187 535,79 45,00% A5 Financement 12 502,39 3,00% PNIASAN 2017 -2021 416 746,21 100 % En tenant compte des niveaux actuels des dépenses et pour donner plus de réalisme aux prévisions, deux hypothèses ont été formulées concernant les taux annuels de décaissement et de consommation budgétaires (tableau 17), sur la base des taux moyens des trois dernières années qui se situe à 85% (sur base ordonnancement). 7 Les ressources du FADeC Investissement au titre du budget 2017 sont logées dans le budget du MDGL. 54 Tableau 17 : Estimation des ressources internes annuelles du MAEP en fonction des taux d’exécution budgétaire (en M de FCFA) Taux de consommation budgétaire 2017 2018 2019 2020 2021 2017 - 2021 Hypothèse basse 75 % 53 811,7 57 847,6 62 186,2 66 850,2 71 863,9 312 559,6 Hypothèse haute 100 % 71 748,9 77 130,2 82 914,9 89 133,5 95 818,5 416 746,2 La première hypothèse (dite hypothèse basse) envisage un taux de 75 % tandis que la deuxième (hypothèse haute) mise sur un taux théorique de 100 % de consommation du budget voté. Les ressources internes disponibles varient donc de 312 à 416 milliards de FCFA sur la période 2017 à 2021. Le montant effectif se situera entre ces deux valeurs, avec un objectif clairement affiché de s’approcher au plus près du taux maximum. 6.2.2. Estimation des financements extérieurs des projets et programmes en cours Le recensement des projets et programmes s’est essentiellement basé sur les informations fournies par la Cellule de Suivi Évaluation et Capitalisation de la DPP. L’analyse des objectifs, résultats et activités a concerné les 25 projets prioritaires en cours d’exécution (non compris le FADeC Investissement et le Règlement décompte des projets clôturés, qui portent le nombre les projets prioritaires à 27) ainsi que les trois projets régis par contrat d’exécution avec le MAEP. Elle a permis de répartir entre les cinq axes du PNIASAN les montants des financements acquis sur la période 2017 - 2021. Il en résulte que les financements sur ressources externes actuellement acquis s’élèvent à 214 milliards de FCFA. Aucune hypothèse liée aux taux d’exécution budgétaire n’a été prise en compte pour les projets et programmes car les taux finaux des projets sont généralement proches de 100 %. L’analyse de la répartition des financements acquis sur la période d’exécution du PNIASAN indique que les projets et programmes couvrent essentiellement l’axe 1 relatif à la production et à la productivité des filières prioritaires, avec 42 % des financements. Il est également à remarquer que l’axe 3 relatif à la résilience et la sécurité alimentaire et nutritionnelle représente environ 21 % des financements en cours (tableau 18 et figure 3). Cette répartition entre les différents axes du PNIASAN doit être interprétée de manière indicative du fait de l’extrême variabilité des logiques d’intervention des projets en cours. Tableau 18 : Répartition des projets du MAEP par axe et par Programme du MAEP (en M de FCFA) Axes prioritaires Total MAEP Programme Agriculture Programme Elevage Programme Pêche Programme Soutien A1 Productivité 90 564,05 84 664,05 2 700,00 3 200,00 0 A2 CVA 21 744,55 20 444,55 900,00 400,00 0 A3 Résilience SAN 45 169,20 26 993,40 0 0 18 175,80 A4 Gouvernance 35 857,40 18 750,00 450,00 400,00 16 257,40 A5 Financement 20 675,80 17 424,00 450,00 0 2 801,80 Total 214 011,00 168 276,00 4 500,00 4 000,00 37 235,00 Figure 3 : Répartition du volume de financement des projets par axe et par Programme du MAEP 55 Le cumul des financements extérieurs et intérieurs acquis (en millions de FCFA) ainsi que leur répartition par axe prioritaire est présenté au tableau 19. Le financement total acquis se situe dans une fourchette comprise entre 526 et 630 milliards de FCFA suivant les hypothèses liées aux taux de consommation budgétaire. Tableau 19 : Estimation du budget acquis du MAEP par axe du PNIASAN sur la période 2017 – 2021 (en M de FCFA) Axes prioritaires du PNISAN Projets et Programmes Budget intérieur Total budgets acquis Hyp. basse Hyp. haute Hyp. basse Hyp. haute A1 Productivité 90 564,05 129 712,26 172 949,68 220 276,31 263 513,73 A2 CVA 21 744,55 1 562,79 2 083,73 23 307,34 23 828,28 A3 Résilience SAN 45 169,20 31 255,97 41 674,62 76 425,16 86 843,82 A4 Gouvernance 35 857,40 142 214,65 189 619,53 178 072,04 225 476,93 A5 Financement 20 675,80 7 813,99 10 418,66 28 489,79 31 094,45 Total 214 011,00 312 559,65 416 746,21 526 570,64 630 757,21 6.3. EVALUATION DES BESOINS EN FINANCEMENTS ADDITIONNELS (GAPS) Sur la base de l’estimation des financements acquis et des coûts de mise en œuvre, les besoins additionnels (gaps de financement) du MAEP ont été calculés par axe du PNIASAN sur la période 2017-2021 (tableau 20). Tableau 20 : Estimation des gaps de financement du MAEP (en M de FCFA) Axes prioritaires du PNIASAN Besoins MAEP Total budgets acquis Budgets additionnel (gap) Hyp. basse Hyp. haute Hyp. basse Hyp. haute A1 Productivité 291 265,56 220 276,31 263 513,73 70 989,25 27 751,83 A2 CVA 40 507,26 23 307,34 23 828,28 17 199,90 16 678,97 A3 Résilience SAN 111 286,64 76 425,16 86 843,82 34 861,48 24 442,83 A4 Gouvernance 244 474,58 178 072,04 225 476,93 66 402,54 18 997,65 A5 Financement 38 538,99 28 489,79 31 094,45 10 049,19 7 444,53 Total 726 073,03 526 570,64 630 757,21 199 502,37 95 315,81 Les besoins totaux additionnels de financement du MAEP se situent entre 95 et 199 milliards de FCFA et représentent respectivement 13 % et 28 % du coût global du PNIASAN (volet MAEP). Les besoins de financement concernent essentiellement l’axe productivité (avec les infrastructures structurantes et l’amélioration de l’accès aux intrants), l’axe résilience (avec les aspects liés à GDT et au foncier) et l’axe relatif à la gouvernance sectorielle. Notons enfin que les contributions attendues des autres ministères s’élèvent à 154 milliards de FCFA tandis que la contribution potentielle du secteur privé se chiffre à plus de 689 milliards de FCFA (dont la contribution du secteur privé aux projets phares du PAG Agriculture). Figure 4 : Proportion du Gap de financement du PNIASAN - volet MAEP 56 L’ensemble des calculs (coûts, acquis des projets/programmes, projections budgétaires, gaps, objectifs de production, valorisation des productions, cadre de résultats) a été programmé dans une matrice spécifique. Cette matrice doit faire l’objet d’actualisations régulières par le Secrétariat technique du CNOS et la DPP du MAEP pour intégrer les nouvelles données (budgets exécutés, nouvelles conventions de financement etc.), corriger les informations incomplètes et constituer ainsi un outil central de suivi du secteur. 6.4. STRATÉGIE DE MOBILISATION DES RESSOURCES Le processus de chiffrage détaillé du PNIASAN sur la période 2017-2021 a permis de définir les besoins globaux de financement pour atteindre les objectifs que les acteurs du secteur agricole se sont assignés à l’horizon 2021. L’ensemble des projets et programmes en cours et en préparation (projets prioritaires et projets phares) ainsi que les projections du budget intérieur (avec des hypothèses liées aux taux de consommation budgétaire) ont été chiffrés afin d’établir les ressources intérieures et extérieures déjà disponibles. C’est sur cette base que des besoins additionnels de financement (gap) ont été calculés. Il s’agira donc de mobiliser les efforts de l’ensemble des partenaires publics et privés, intérieurs et extérieurs pour le financement du PNIASAN et partant le plan national d’investissement prioritaire du Gouvernement, à savoir le PAG Agriculture. La stratégie de mobilisation des ressources additionnelles nécessaires reposera sur trois piliers majeurs : A. L’amélioration des taux de consommation budgétaire : le gap de financement varie de 95 à 199 milliards de FCFA en considérant les hypothèses de 100% et 75% de taux de consommation budgétaire. Le gap réel se situera entre ces deux valeurs et les efforts du Gouvernement en termes d’amélioration de la gestion des finances publiques devra s’intensifier afin de tendre vers un taux supérieur à 90%. B. L’amélioration de l’attractivité du secteur pour inciter des investissements privés : la contribution potentielle attendue du secteur privé, chiffrée à plus de 689 milliards de FCFA dont 504,8 milliards pour les cinq projets phares du PAG Agriculture. L’amélioration du climat des affaires et du cadre juridique et réglementaire s’avère donc être déterminants pour l’exécution du PNIASAN. C. L’organisation d’une table ronde (business meeting) autour du PSDSA/PNIASAN : il s’agira de réunir l’ensemble des parties prenantes afin de mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre efficace et efficiente de l’ensemble des actions prioritaires planifiées pour la période 2017-2021 (au premier rang desquelles le PAG Agriculture). Cette stratégie de mobilisation des ressources doit être soutenue par un plan de communication permettant d’améliorer la visibilité et la lisibilité des actions menées au sein du secteur agricole d’une part et l’accès des usagers à toutes les informations sur le secteur agricole par différents canaux multimédias d’autre part. 57 7. IMPACTS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX 7.1. ESTIMATION DES PRODUCTIONS GÉNÉRÉES Les productions des principales spéculations concernées ont été calculées à partir des objectifs de rendement et/ou de production inscrits dans les documents de stratégies de développement des filières et dans le Programme d’Actions du Gouvernement. L’évolution des tendances courantes des productions et des rendements sur les dix dernières années a également été utilisée. Les productions cumulées sur les cinq années du plan ont été valorisées en prenant comme prix unitaire les prix moyens du marché pratiqués ces cinq dernières années. Ces valeurs constituent des ordres de grandeurs et sont des valeurs brutes qui ne prennent pas en compte les valeurs ajoutées des autres maillons des filières considérées. Elles ne tiennent pas compte non plus des pertes post-récoltes ou post-production. 7.1.1. Estimation des valeurs brutes cumulées des productions végétales Le tableau 21 présente les prix moyens des marchés, les productions cumulées sur la période 2017 2021 et leurs valeurs brutes estimées. Tableau 21 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions végétales sur la période 2017 2021. Spéculation Prix moyen du marché (FCFA/tonne) Production cumulée 2017 -2021 (tonnes) Valeur production cumulée 2017-2021 (FCFA) Coton 260 000 1 544 407 401 545 750 075 Ananas 100 000 1 729 447 172 944 654 574 Anacarde 350 000 807 042 282 464 810 189 Tomate 150 000 1 352 873 202 930 984 551 Piment 250 000 304 563 76 140 790 159 Pomme de terre 650 000 26 220 17 042 951 432 Riz 375 000 1 281 624 480 609 163 538 Maïs 164 000 6 402 425 1 049 997 743 385 Manioc 150 000 18 563 908 2 784 586 178 847 Oignon 175 000 370 843 64 897 592 557 Gombo 75 000 238 451 17 883 861 892 Légumes feuilles 75 000 279 832 20 987 411 441 Total - - 5 572 031 892 640 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Sur la période 2017-2021, la valeur cumulée brute de la production des principales filières de production végétale s’élève à environ 5 572 milliards de FCFA. La valeur brute cumulée du manioc seul s’élève à 2 784 milliards (près de 50% du total), ce qui illustre bien la place essentielle du manioc en termes de sécurité alimentaire et de sources de revenus pour les acteurs. Le maïs arrive en deuxième position suivi du riz et du coton. 7.1.2. Estimation des valeurs brutes cumulées des productions animales En ce qui concerne les productions animales, la valeur brute cumulée des productions de viande, de lait et d’œufs s’élève à environ 1 340 milliards de FCFA dont 981 milliards (73%) pour la viande (tableau 22). Ces valeurs brutes n’ont pas pris en compte les prélèvements familiaux et les pertes post production. 58 Tableau 22 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions animales sur la période 2017 2021 Spéculation Prix moyen du marché (FCFA/tonne) Production cumulée 2017 -2021 (tonnes) Valeur production cumulée 2017-2021 (FCFA) Viande bovine 2 250 000 223 270 502 356 973 983 Viande ovine/caprine 2 500 000 58 012 145 029 316 172 Viande porcine 2 150 000 37 251 80 090 153 250 Viande de volaille 2 250 000 89 325 200 981 425 506 Autres 2 750 000 19 188 52 766 852 406 Sous total viande - 427 046 981 224 721 318 Lait 400 000 713 800 285 520 192 446 Œufs 835 000 87 212 72 821 627 004 Total - - 1 339 566 540 768 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 7.1.3. Estimation des valeurs brutes cumulées des productions halieutiques En cinq années, la production totale cumulée de poissons provenant de la pêche et de la pisciculture est de 292 483 tonnes pour une valeur brute d’environ 607 milliards de FCFA, dont environ 110 milliards pour les produits de la pisciculture (Clarias et Tilapia). Cette valeur ne prend pas en compte les pertes post-capture (tableau 23). Tableau 23 : Productions cumulées et valeurs brutes des productions halieutiques sur la période 2017-2021 Productions halieutiques Prix moyen du marché (FCFA/tonne) Production cumulée 2017 -2021 (tonnes) Valeur production cumulée 2017-2021 (FCFA) Pêche maritime (toutes espèces) 3 500 000 94 000 329 000 000 000 Pêche continentale (toutes espèces) 1 250 000 135 000 168 750 000 000 Clarias 1 500 000 34 916 52 373 475 000 Tilapia 2 000 000 28 567 57 134 700 000 Total - 292 483 607 258 175 000 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 La valeur brute de toute la production végétale, animale et halieutique s’élève à environ 7 418 milliards de FCFA sur la période de mise en œuvre du PNIASAN. L’essentiel de cette valeur brute provient de la production végétale avec 74% du total, suivie des productions animales avec 18 % et des productions halieutiques avec 8 % de la valeur totale (tableau 24). Tableau 24 : Synthèse des productions cumulées et valeurs brutes sur la période 2017-2021 Type de production Valeurs brutes (FCFA) % Productions végétales 5 471 151 603 287 74 Productions animales 1 339 566 540 768 18 Productions halieutiques 607 258 175 000 8 Total Général 7 417 976 319 055 100 Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 59 7.2. IMPACTS SUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE Les productions de denrées alimentaires d’origine végétale, animale et halieutique prévues par le PSDSA/PNIASAN vont contribuer à couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels de la population ainsi que les besoins des unités de transformation agro-industrielle nationale. L’excédent fera l’objet d’exportation notamment vers les pays limitrophes, le Nigéria et les pays de l’hinterland. Les éléments pris en compte pour estimer les taux de couverture sont la production totale, les pertes post-récoltes/production/capture et les habitudes et/ou normes de consommation. Les calculs ont également tenu compte des projections démographiques issues du RGPH4 de 2013. 7.2.1. Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine végétale Pour les principales denrées alimentaires d’origine végétale, les taux de couverture des besoins par la production utile entre 2017 et 2021 apparaissent dans le tableau 25. Tableau 25 : Taux de couverture des besoins en denrée alimentaires d’origine végétale 2017 2021 Produit Consommation annuelle par pers. (kg) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Consommation annuelle par pers. (kg) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Maïs 71 98,6 138,9% 71 121,9 171,7% Riz 30 16,9 56,3% 30 26,1 87,1% Manioc 96 182,7 190,3% 96 302,2 314,8% Tomate/oignons Gombo 30 21,0 70,1% 30 29,9 99,6% Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Avec la mise en œuvre des actions prévues dans le PNIASAN, les taux de couverture des besoins de consommation vont s’améliorer entre 2017 et 2021. En effet : le taux de couverture des besoins de consommation en maïs, retenue comme filière conventionnelle au PAG, passera de 138,9% en 2017 à 171,7% en 2021. Les surplus seront utilisés à d’autres fins comme la fabrication de provende pour les animaux ou même exportés dans les pays de la sous-région, notamment ceux du Sahel où la demande est soutenue; le taux de couverture des besoins de consommation du riz passera de 56,3% en 2017 à 87,1% en 2021. Cette amélioration renforce la souveraineté alimentaire du pays pour cette denrée alimentaire qui a pris au fil des années une importance grandissante dans les habitudes alimentaires des populations, notamment celles des centres urbains. Elle va améliorer la balance commerciale en diminuant les importantes sorties de devises servant à l’importation du riz, retenu comme filière conventionnelle au PAG ; le taux de couverture des besoins de consommation du manioc (filière conventionnelle retenue au PAG) passe de 190,3% en 2017 à 314,8% en 2021, permettant ainsi de dégager davantage de surplus de production pour l’exportation vers le Nigéria, les pays de l’hinterland mais aussi vers les pays de l’Afrique centrale et la Chine ; et le taux de couverture de la tomate, du gombo et de l’oignon passe de 70,1% en 2017 à 99,6% en 2021, renforçant en conséquence la souveraineté alimentaire pour cette filière retenue comme filière à haute valeur ajoutée dans le PAG. Cette amélioration du taux de couverture des besoins en cultures maraîchères va contribuer à diminuer les importations saisonnières. 7.2.2. Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine animale A l’instar de la production végétale, l’amélioration de la productivité et de la production des denrées alimentaires d’origine animale va également permettre de réduire les sorties de devises pour l’importation desdites denrées et par conséquent de rééquilibrer la balance commerciale. Mais l’un 60 des objectifs essentiels de cette amélioration de la production des denrées alimentaires d’origine animale est la sécurité alimentaire et nutritionnelle, compte tenu de l’importance des protéines animales. C’est pourquoi, les taux de couverture des besoins des populations en ces denrées ont été calculés par rapport aux normes de la FAO et de l’OMS. Le tableau 26 présente l’évolution des taux de couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine animale entre 2017 et 2021. Tableau 26: Taux de couverture des besoins(normes FAO, OMS) en denrées d’origine animale 2017 2021 Produits Besoins alimentaires (kg/hbt/an) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Besoins alimentaires (kg/hbt/an) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Viande 21 6,11 29,1% 21 7,91 37,7% Lait 50 10,25 20,5% 50 13,08 26,2% Œufs 2 1,03 51,5% 2 1,90 95,1% Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Le choix des filières viande, lait et œufs dans le PAG au titre des projets phares ainsi que toutes les mesures d’amélioration de la productivité et de la production de ces filières est très pertinent du fait des nombreux défis à relever pour atteindre les objectifs sectoriels. Néanmoins, en dépit de la mise en œuvre des actions prévues, il convient de souligner que : le taux de couverture des besoins alimentaires en viande de la population béninoise par la production nationale passera de 29,1% en 2017 à 37,7% en 2021. Toutefois, cette progression ne permettra pas de satisfaire les besoins en vue d’atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle et nécessitera de poursuivre l’importation de viande ; le taux de couverture des besoins de la population en lait par la production nationale passera de 20,5% en 2017 à 26,2% en 2021, représentant environ le quart des besoins. Les importations de lait seront encore nécessaires pour combler la différence; et le taux de couverture des besoins de la population en œufs par la production nationale passera de 51,5% en 2017 à 95,1% en 2021, c’est-à-dire une couverture presque totale des besoins nationaux. Il faut souligner ici que la production d’œufs de l’aviculture traditionnelle n’est pas prise en compte (faute de statistiques fiables) alors qu’elle constitue un apport significatif en milieu rural. 7.2.3. Couverture des besoins des populations en denrées alimentaires d’origine halieutique En ce qui concerne les produits d’origine halieutique, les taux de couverture des besoins de la population par la production nationale entre 2017 et 2021 sont renseignés dans le tableau 27. Tableau 27 : Taux de couverture des besoins (normes FAO) en denrées d’origine halieutique 2017 2021 Produits Besoins alimentaires (kg/hbt/an) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Besoins alimentaires (kg/hbt/an) Disponible annuel par pers. (kg) Taux de couverture Pêche maritime artisanale NA 1,48 NA NA 1,52 NA Pêche continentale NA 2,27 NA NA 2,13 NA Pisciculture NA 0,61 NA NA 1,53 NA Total 30 4,37 14,5 % 30 5,18 17,3 % Source : Estimations, Matrice PNIASAN, 2017 Malgré les objectifs élevés inscrits dans le PAG pour passer les niveaux de production en pisciculture de moins de 5 000 tonnes à 20 000 tonnes, le taux de couverture des besoins de la population par la production nationale (pêche et pisciculture) ne passera que de 14,5% à 17,3%. 61 7.3. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX La mise en œuvre des actions de restauration et gestion durable des terres ainsi que la promotion de l’agroforesterie vont augmenter la séquestration du carbone. Néanmoins, certaines actions spécifiques pourraient avoir un impact négatif sur l’environnement. Il s’agit des projets et actions d’aménagements hydro agricoles, des constructions d’infrastructures rurales (pistes ou de voies d’accès, magasins de stockage), de la mécanisation de l’agriculture et de l’utilisation plus importantes de produits phytosanitaires. L’augmentation des superficies agricoles, consécutive à la création de nouvelles zones de cultures, l’aménagement de nouvelles plaines agricoles et le développement des cultures irriguées sont susceptibles d’entrainer la déforestation et la destruction de formations végétales qui constituent des réservoirs importants pour la biodiversité. Les aménagements hydro agricoles et le développement de l’agriculture irriguée pourront conduire à la perturbation du régime des cours d’eau et à l’érosion des berges et bassins versants si les mesures appropriées ne sont pas prises. Il faudra aussi considérer l’éventualité d’une contamination et d’une pollution des eaux de surface et souterraines induites par l’utilisation intensive d’engrais et de pesticides. Dans le souci de préserver l’environnement, des dispositions sont envisagées dans le plan pour diminuer la pression sur les ressources naturelles et promouvoir de bonnes pratiques agroécologiques. Conformément aux exigences de la loi-cadre sur l’environnement, lorsque cela est requis, il sera réalisé avant leur mise en œuvre, une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) assortie d’un Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES) ou une Notice d’impact Environnemental selon les cas. Les projets/programmes devront se doter d’un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES). 7.4. IMPACTS SOCIAUX La mise en œuvre des actions et projets du PNIASAN aura des impacts positifs sur la situation de la pauvreté et la promotion de l’emploi en milieu rural et, l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. En effet, l’accroissement de la productivité et de la production, la structuration des chaînes de valeurs agricoles, l’introduction de petites unités de transformation agroalimentaires, la réalisation des infrastructures hydro-agricoles et de désenclavement, la construction des infrastructures marchandes auront pour effets immédiats une réduction de la pénibilité des travaux agricoles et de transformations agroalimentaires, la création d’emplois en milieu rural surtout en faveur des jeunes, une augmentation des revenus des ménages ruraux, une amélioration de l’accès aux services sociaux (éducation et santé). Il en résultera une amélioration des conditions de vie et une réduction de l’incidence de la pauvreté. L’approche du PNIASAN préconise des appuis spécifiques aux femmes et aux jeunes pour leur permettre d’avoir un meilleur accès aux ressources productives et aux marchés. Les éventuels effets négatifs au niveau social de la mise en œuvre du PNIASAN seront pris en compte dans les PGES. 7.5. RISQUES, MENACES ET MESURES D’ATTÉNUATION Il existe un certain nombre de risques susceptibles d’entraver l’opérationnalisation du PNIASAN. Ces risques sont d’ordres et de nature très divers. Les risques liés aux changements climatiques sont les plus évidents dans la mesure où ils se manifestent de manière continue à travers les inondations et les périodes de sécheresse qui occasionnent périodiquement des pertes de récoltes importantes. Les mécanismes d’atténuation des risques indiqués existent et leur mise en œuvre va nécessiter de mobiliser des ressources humaines et financières. Les actions inscrites à l’axe 3 ainsi que les actions de maîtrise de l’eau pour limiter les effets des aléas climatiques sont à inscrire au titre des mécanismes d’atténuation des risques climatiques. Plus spécifiquement, la promotion des pratiques de l’agriculture intelligente face au climat doit permettre d’atténuer les impacts négatifs des changements climatiques et améliorer significativement la résilience des ménages ruraux. Il convient également de citer un certain nombre de menaces potentielles à la bonne mise en œuvre du PSDSA et à l’opérationnalisation du PNIASAN. 62 Ces risques et menaces potentiels sont synthétisés et analysés à trois niveaux : (i) les risques contextuels, (ii) les risques liés à la programmation et (iii) les risques institutionnels. Pour chaque risque identifié, des mesures d’atténuation ont été définies afin de minimiser le risque résiduel (tableau 28). Tableau 28 :Matrice d’évaluation des risques et des mesures d’atténuation Risque Probabilité du risque Impact du risque Elément de réponse au risque Risque résiduel Premier niveau : risques contextuels Persistance des effets de variabilité climatique (déficit pluviométrique, extrêmes sécheresses et inondations) Forte Majeur Mise en œuvre des actions d’adaptation au changement climatique Mise à disposition d’informations climatiques de qualité Actions liées à la gestion durable des ressources naturelles Moyen Recrudescence des attaques parasitaires et maladies des plantes Moyenne Majeur Mise en œuvre des actions de contrôle phytosanitaire par l’utilisation des pesticides chimiques et biologiques Faible Prédominance de maladies majeures liées à la non maîtrise des flux transfrontaliers des animaux Faible Majeur Respect des mesures de contrôle zoosanitaire au niveau des postes frontaliers Faible Volatilité des cours mondiaux des produits agricoles Forte Majeur Augmentation du taux de transformation des matières premières Moyen Envahissement de nos marchés par des produits extra africains subventionnés Forte Majeur Amélioration de la compétitivité de la production locale Moyen Survenance des crises alimentaires Moyenne Majeur Constitution des stocks de sécurité alimentaire Faible Non-respect des accords commerciaux régionaux par certains pays Forte Modéré Faire respecter les accords commerciaux par des actions de lobbying Moyen Pollution et nuisance environnementales des actions du PNIASAN Faible Modéré Evaluation de l’Impact Environnemental et mise en œuvre de plan de gestion environnementale + Mise en œuvre de bonnes pratiques de gestion de la fertilité des sols et de contrôle phytosanitaire Faible Deuxième niveau : risques liés à la programmation et risques budgétaires Faible capacité institutionnelle et humaine des acteurs pour une planification et une mise en œuvre efficiente des projets Moyenne Majeur Mise en œuvre d’actions de formation et de renforcement de capacités des acteurs Faible Faible niveau de consommation budgétaire Moyenne Majeur Mise en place des mesures d’amélioration de la gestion des finances publiques Faible 63 Risque Probabilité du risque Impact du risque Elément de réponse au risque Risque résiduel Troisième niveau : risques institutionnels Non coordination des interventions et non harmonisation des procédures des PTF dans leur appui au développement Forte Modéré Tenue régulière des sessions du CNOS Organisation des revues sectorielles annuelles conjointes des acteurs du secteur Désignation de Points Focaux du MAEP pour chaque PTF Faible capacité de mobilisation des ressources financières externes Moyen Majeur Organisation du business meeting et mobilisation permanente de nouveaux financements Développement d’un cadre cohérent de planification et de suivi évaluation du PNIASAN favorisant toutes les modalités de mise en œuvre des financements y compris les appuis budgétaires sectoriels Instabilité institutionnelle (rythme de changement des Ministres) Faible Majeur Faire fonctionner les organes de suivi-évaluation du PNIASAN (CNOS et DPP) Mauvaise gouvernance et faible niveau de transparence dans la gestion administrative Faible Majeur Respecter les procédures de passation des marchés 64 8. OPERATIONALISATION DU PNIASAN ET MODALITES DE MISE EN OEUVRE L’opérationnalisation du PNIASAN exige la cohérence des politiques sectorielles qui impactent le secteur agricole. Les principes fondamentaux pour sa mise en œuvre seront basés sur : (i) la participation et l’inclusion de toutes les parties prenantes, (ii) la décentralisation et la territorialisation des actions ; (iii) le dialogue avec les partenaires intervenants dans le secteur et (iv) la bonne gouvernance et l’équité ainsi que la reddition des comptes. 8.1. OPERATIONNALISATION DU PNIASAN 2017 -2021 Le PNIASAN, cadre de planification stratégique du Plan Stratégique de Développement du Secteur Agricole (PSDSA), procède d’une démarche qui s’inscrit dans la durée et qui se fonde sur un certain nombre d’actions structurantes et d’instruments institutionnels, de pilotage et de financement. Le PNIASAN sera donc opérationnalisé (figure 5) à travers la mise en œuvre d’une large gamme d’actions concrètes qui se répartissent entre : 1. le programme d’investissement agricole prioritaire du Gouvernement, c’est-à-dire les cinq projets phares du secteur agricole inscrits dans le PAG; 2. les projets prioritaires agricoles en cours d’exécution inscrits dans le PAG qui sont sous la tutelle du MAEP, ainsi que les projets et programmes sous tutelle d’autres ministères qui ont un impact significatif sur le secteur agricole ; 3. les missions devant être remplies par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et qui accompagnement l’ensemble des acteurs ; et 4. les actions de production, de transformation, de commercialisation relevant des acteurs du secteur privé (exploitations agricoles familiales, PME agricoles, grandes entreprises, opérateurs agroalimentaires etc.). Figure 5 : Schéma d’opérationnalisation du PNIASAN 65 8.2. PROJETS PHARES DU PAG AGRICULTURE 2017-2021 Dans le cadre du PAG Agricole, cinq projets phares seront mis en œuvre et plusieurs filières agricoles sont concernées à savoir les filières ananas, anacarde et cultures maraîchères considérées comme filières à haute valeur ajoutée, les filières maïs, riz et manioc considérées comme filières conventionnelles, les filières aquacoles et les filières viande, lait et œufs de table. Le projet phare de mise en valeur de la basse et moyenne vallée de l’Ouémé va probablement prendre en compte nombre de ces filières suscitées mais pourrait aussi permettre de développer d’autres filières agricoles de la zone. Le tableau 29 présente la liste des projets agricoles phares du PAG 2017-2021 et leur budget prévisionnel, répartis entre les contributions de l’Etat et du secteur privé. Tableau 29 : Liste et budgets prévisionnels (en M de FCFA) des projets phares du PAG Titre du projet 2017-2021 (M FCFA) 2017 2018 2019 2020 2021 Filières HVA (ananas, anacarde, produits maraichers) 170 000 7 790 17 210 67 000 60 000 18 000 Filières conventionnelles (riz, maïs, manioc) 158 900 3 670 6 445 60 170 71 725 16 890 Aquaculture continentale 60 000 5 600 14 900 18 000 15 500 6 000 Mise en valeur de la basse et moyenne vallée de l’Ouémé 133 400 2 530 25 410 51 520 40 100 13 840 Viande, lait et œufs de table 67 000 1 170 10 755 25 350 22 975 6 750 Total 589 300 20 760 74 720 222 040 210 300 61 480 Financement public 84 520 - - - 37 800 46 720 Financement privé 504 780 20 760 74 720 222 040 172 500 14 760 Source : Document du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG : 2017-2021), 2017 Le coût total des projets phares est de 589,3 milliards de FCFA dont seulement 84,52 milliards de financement public, soit 14,34% et 504,78 milliards de financement privé soit 85,66% du coût total. La formulation de ces projets permettra de structurer les actions prévues suivant les cinq axes du PNIASAN afin d’assurer une parfaite harmonisation avec les axes prioritaires du PSDSA. 8.3. PROJETS PRIORITAIRES AGRICOLES Le tableau 30 présente la liste des 30 projets prioritaires agricoles qui sont mis en œuvre pour un budget acquis de 214 milliards de FCFA. Tableau 30 : Liste des projets agricoles prioritaires du Programme Agricole (M de FCFA) Titre du projet Sigles PTF Total Programme Agriculture Programme d'Appui à la Croissance Economique Rurale PACER BOAD, FIDA, PNUD, FAO 6 935,00 Projet d'Appui au Développement du Maraîchage PADMAR FIDA 14 303,00 Projet d’Appui à la Diversification Agricole PADA IDA, GFRP 3 000,00 Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest PPAAO BM 1 900,00 Projet d'Appui aux Infrastructures Agricoles dans la Vallée de l'Ouémé PAIA-VO BAD 7 105,00 Appui aux programmes de recherches pour la génération de technologies d’Adaptation et de Résilience des Filières Agricoles aux Changements Climatiques ARFACC FEM, CORAF 3 804,00 66 Titre du projet Sigles PTF Total Programme d'Amélioration de la Productivité Agricole des Petits Exploitants PAPAPE BID 70 405,00 Projet d'Aménagement des Périmètres Irrigués en Milieu Rural PDPIM BID 9 515,00 Projet de Sécurité Alimentaire par l'Aménagement de Bas fonds et le Renforcement des capacités de Stockage au Bénin PSAAB BOAD 2 972,00 Programme de Promotion de l'Agriculture ProAgri GIZ, KfW 5 005,00 Projet d'Appui à la production vivrière dans l'Alibori, le Borgou et les Collines PAPVIRE ABC GASFP, BAD 10 086,00 Aménagement hydro-agricole de la basse vallée du Fleuve Mono PAHV Mono BADEA 1 925,00 Projet d'Appui au Développement de l'Agriculture dans les Collines PADAC AFD 65 80,00 Programme d'Appui aux Développement des filières Agricoles PROFI CTB 11 255,00 Projet de Développement Agricole des Communes du Bénin PDAC Budget national 1 375,00 Projet de sécurité alimentaire par l'intensification agricole au Bénin PSAIA BOAD 3 500,00 Programme National de Promotion des Filières Agricoles au Bénin PNPFA Budget national 2 500,00 Programme Elevage Projet d’Appui aux Filières Lait et Viande PAFILAV BAD 4 500,00 Programme pêche et aquaculture Projet de vulgarisation de la pêche et de l'Aquaculture Continentale PROVAC JICA 4 000,00 Programme pilotage et Soutien aux services du Secteur Projet d'Appui au renforcement des capacités d'interventions des Centres Agricoles Régionaux pour le Développement Rural PARCI CARDER) Budget national 2 856,00 Projet d'Appui à la planification et au Suivi du Secteur Agricole PAPSSA 1 800,00 Recensement National de l'Agriculture RNA 3 000,00 Projet Multisectoriel de l’Alimentation, de la Santé et de la Nutrition PMASN 10 515,00 Projet d’Appui au Soutien des Revenus des Exploitants Agricoles Phase 2 PASREA II Budget national 2 002,00 Projet d'Appui à la Promotion des Services Financiers Ruraux Adaptés PAPSFRA FIDA 3 286,00 Programme d'Appui Multi-acteurs pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans l'Atacora AMSANA FBSA 1 000,00 Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire, Centres d'innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire et Sécurité Alimentaire et renforcement de la résilience ProSOL ProCIVA ProSAR GIZ 8 512,00 Enfin, d’autres projets sont mis en œuvre sous la tutelle d’autres ministères, par des ONG ou encore directement par les PTF. On peut notamment citer : Les projets de la coopération bénino-allemande tels que le ProPFR et le Projet d’adaptation de l’Agriculture au Changement Climatique (PACC) ; 67 Le programme d’Appui au Secteur du Développement Rural (PASDER), le Programme de Développement des Infrastructure économiques marchandes (PDIEM) et le Programme d’Appui au plaidoyer des organisations socioprofessionnelles agricole et artisanes (AP-OSP), le Programme d’Appui à l’Entreprenariat privé (PAEP) et le Programme d’Appui à la Formation Professionnelle Agricole et Artisane (PAFPAA) de la Coopération Suisse (DDC) ; Le portefeuille de projets de la FAO ; Les projets d’investissements structurants du portefeuille de l’UNCDF ; Le Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (PARASEP - UE et AFD) ; et Le projet Approche Communale pour le Marché Agricole au Bénin (ACMA Pays-Bas et IFDC). 8.4. MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS PAR LE SECTEUR PRIVÉ Le secteur privé, constitué d’exploitations agricoles familiales regroupées au sein des OPA, de PME agricoles, d’unités agroalimentaires et de grandes exploitations agricoles, sont les acteurs majeurs pour l’atteinte des résultats du PNIASAN. En effet, les exploitations familiales et les grandes exploitations agricoles sont celles qui consentent les investissements productifs en capital et en travail nécessaires à la mise en œuvre des actions inscrites dans le PNIASAN. Le secteur privé couvre une gamme très variée d’activités dans le domaine de la production et de la productivité, parmi lesquelles il convient de citer : (i) le renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (tant pour les productions végétales qu’animales et halieutiques), (ii) le renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants agricoles, (iii) la mécanisation adaptée des activités agricoles, (iv) l’amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques et (v) l’installation et la gestion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux et aquacoles ainsi que des infrastructures de désenclavement. Dans le domaine de la structuration et de la promotion des chaînes de valeur ajoutée, le secteur privé intervient fortement (i) dans la construction et la réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des productions agricoles, (ii) dans le renforcement des capacités des acteurs en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise, ainsi que les capacités institutionnelles et organisationnelles correspondantes (émergence des interprofessions) et (iii) dans le développement de partenariats public-privé. Enfin, dans le domaine de la gouvernance du secteur agricole, le secteur privé est fortement impliqué dans la professionnalisation des exploitations agricoles de type familial et la promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes. Leur implication dans les différents mécanismes de financements prévus est également un élément clé. Les différents acteurs du secteur privé bénéficieront des mesures d’accompagnement de l’Etat dans le cadre de l’opérationnalisation du PSDSA/PNIASAN. 8.5. MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT PAR L’ETAT Selon l’option d’économie libérale adoptée depuis l’historique Conférence des forces vives de la nation en Février 1990, l’Etat au Bénin se concentre sur ses fonctions régaliennes que sont : la coordination, la régulation, la facilitation, la veille, le contrôle, la fourniture des biens et services publics. Il assume ces fonctions directement, à travers ses services centraux et déconcentrés, et/ou en partenariat avec les autres acteurs, ou s’assure qu’elles sont menées à bien par d’autres acteurs agréés. Le Décret N°422 du 20 juillet 2016 portant attribution, organisation et fonctionnement (AOF) du MAEP fixe clairement pour mission au ministère de concevoir, coordonner, mettre en œuvre, suivre et évaluer la politique de l’Etat en matière d’amélioration de la production, des revenus des producteurs dans les secteurs agriculture, élevage et pêche, conformément à la vision du Gouvernement. Ces missions seront bien entendu menées en synergie avec les autres Ministères intervenant dans le champ couvert par le PSDSA/PNIASAN. 68 L’Etat aura donc un rôle de catalyseur pour faciliter les investissements privés et rendre attractif le secteur. A cet effet, il met en place les mesures pour faciliter l’accès aux intrants de qualité (semences, engrais, pesticides), faciliter l’accès aux financements agricoles (garantie et bonification des taux d’intérêt), sécuriser l’accès au foncier et plus généralement toutes les mesures d’amélioration du climat des affaires. La mise en place des réformes dans une logique d’aménagement du territoire, de décentralisation et de déconcentration des services impliquera de nouvelles modalités d’intervention en fonction des domaines de compétence couverts par les ATDA (production – transformation – commercialisation) et par les DDAEP (surveillance – contrôle – intervention – suivi évaluation) telles que présenté à la figure 6. Figure 6 : Implication des nouvelles réformes pour les structures d’accompagnement et d’appui Afin de s’assurer d’une cohérence d’ensemble et d’une synergie d’intervention dans la coordination et la mise en œuvre du PSDSA/PNIASAN, il s’avère important de préciser les structures de l’Etat qui devront apporter leurs appuis aux acteurs de mise en œuvre pour les différentes actions du PNIASAN comme indiqué dans l’annexe 4. 8.6. ROLE DES COMMUNES DANS LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR Conformément aux dispositions des textes de lois de la décentralisation dont la Politique Nationale de Décentralisation et de Déconcentration (PONADeC), les 77 communes du pays sont des acteurs importants du développement local. Elles sont compétentes pour élaborer et mettre en œuvre des plans de développement communal (PDC), des plans d’aménagement (schéma directeur d’aménagement, plans fonciers ruraux, plans d’occupation et d’affectation des sols), pour programmer des investissements et fournir des services. Dans le cadre de la mise en œuvre du PSDSA/PNIASAN, les communes seront donc renforcées afin de leur permettre d’exercer leur mission de maîtrise d’ouvrage, en leur donnant un rôle déterminant dans le choix de la nature des investissements à réaliser. C’est dans cette optique que le MAEP s’est engagé depuis 2008 dans la mise en place d’un mécanisme national de financement des investissements agricoles des communes dénommé « FADeC affecté à l’Agriculture ». Les communes joueront également un rôle important dans le dispositif d’orientation, de pilotage et de suivi-évaluation du PNIASAN au niveau local. 69 9. DISPOSITIF D’ORIENTATION, DE PILOTAGE ET DE SUIVI EVALUATION 9.1. CADRE INSTITUTIONNEL D’ORIENTATION ET DE PILOTAGE DU PNIASAN Le cadre institutionnel de mise en œuvre du PSDSA, constitue un cadre privilégié où tous les acteurs privés et publics pourront se retrouver, échanger et s’assurer que chacun joue efficacement son rôle. Les différentes catégories d’acteurs sont (i) l’Etat, à travers le MAEP et les autres ministères intervenant dans le secteur, (ii) les collectivités locales et territoriales, (iii) les Organisations des Producteurs Agricoles à travers la PNOPPA, (iv) le Réseau de Chambres d’Agriculture du Bénin, (v) le secteur privé (CCIB, Patronat, etc.), (vi) les ONG et la Société Civile à travers la PASCiB et (vii) les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Le cadre privilégiera (i) la participation de tous les acteurs, la primauté des relations horizontales, (ii) la répartition claire des rôles et des responsabilités, (iii) le Partenariat Public Privé, (iv) le recentrage et le renforcement de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, (v) la responsabilisation des acteurs selon leurs mandats et (vi) la reddition des comptes. La répartition des rôles porte essentiellement sur les fonctions régaliennes, les fonctions partagées, les fonctions économiques et les fonctions de veille citoyenne et de gouvernance. La coordination de la mise en œuvre du PSDSA/PNIASAN est assurée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avec l’appui du Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) sur lequel repose le fonctionnement du cadre institutionnel. Le Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) est l’organe d’orientation et de régulation stratégique de la politique nationale du développement du secteur agricole, soutenu par des Conseils Départementaux de Suivi (CDéS) et des Conseils Communaux de Suivi (CCoS). Le CNOS est doté d’une autonomie de gestion et ses structures déconcentrées donnent des avis motivés sur toutes les questions relatives aux politiques et stratégies du secteur agricole. Il est composé des représentants des parties prenantes du secteur : Etat, collectivités locales et territoriales (ANCB), Organisations des Producteurs Agricoles (PNOPPA), Réseau de Chambres d’Agriculture, secteur privé marchand (CCIB, UCIMB, APBEF, Patronat, etc.), Société Civile (PASCiB) et PTF. Le CNOS est doté d’un Secrétariat Technique Permanent (STP/CNOS) chargé (i) d’analyser les implications techniques des orientations du CNOS, (ii) de veiller à la mise en œuvre et au suivi des recommandations et décisions du CNOS, (iii) de servir d’interface entre le CNOS et les services techniques du MAEP et des autres ministères impliqués dans la mise en œuvre du PSDSA et (iv) de préparer les sessions du CNOS et de suivi du secteur agricole. 9.2. DISPOSITIF GLOBAL DE SUIVI-EVALUATION Le dispositif global de suivi-évaluation doit être orienté vers les résultats avec pour objectif de donner une vision globale des performances du secteur agricole et d’informer les décideurs politiques des actions à entreprendre pour améliorer la mise en œuvre du PSDSA. Le diagnostic du dispositif de suivi-évaluation du PSRSA/PNIA avait fait ressortir des points faibles qui se situaient essentiellement au niveau des institutions chargées de l’animer. Pour éviter une dispersion des efforts et des budgets, le dispositif de suivi-évaluation du PSDSA/PNIASAN est bâti sur les structures nationales dont les missions sont clairement définies. Le dispositif institutionnel de suivi-évaluation sera basé sur une approche inclusive des différentes catégories d’acteurs et s’appliquera à deux niveaux distincts (figure 7) : 1. Le niveau stratégique qui suit le cadre de planification stratégique du secteur (PNIASAN) et mesure le niveau de performance. 2. Le niveau opérationnel qui assure le suivi et l’évaluation des performances de l’ensemble des programmes et des projets mis en œuvre sur le terrain ainsi que des performances du MAEP. 70 Ces deux niveaux d’évaluation sont complémentaires et permettent une analyse croisée de l’évolution de l’opérationnalisation du PNIASAN. Ils alimentent la Revue sectorielle annuelle conjointe Etat PTF-Privés et Société civile qui vise à faire le point sur la situation du secteur au cours de l’année écoulée et d’en étudier les perspectives. Le STP/CNOS joue un rôle d’appui technique aux côtés des autres acteurs du suivi-évaluation afin de préparer la revue annuelle, qui informe le CNOS. Figure 7 : Schéma du dispositif d’orientation, de pilotage et de suivi évaluation 9.2.1. Le suivi évaluation du niveau stratégique Ce niveau d’analyse concerne essentiellement le suivi des indicateurs clés du Cadre de Résultats mais également le suivi budgétaire et financier du PNIASAN. Il se basera sur le dispositif statistique de suivi des indicateurs sectoriels à travers l’utilisation de tableaux de bord du Cadre de Résultats du PNIASAN et l’appui à l’organisation de la revue sectorielle conjointe. Il sera assuré par le CNOS au niveau national et par les CDéS et CCoS au niveau départemental et communal. Le Cadre de Résultats (CR) du PNIASAN du Bénin spécifie pour chaque niveau, des indicateurs assortis d’une situation de référence et de valeurs cibles à l’horizon 2021. Le CR du PNIASAN offre des correspondances claires avec le Cadre de Résultats continental du PDDAA 2014 – 20248, qui identifie trois niveaux de résultats : Le niveau 1 qui détermine l’impact du secteur agricole sur la croissance économique et sur la réduction de la pauvreté (création de richesses, sécurité alimentaire et nutritionnelle, création d’emplois, résilience des ménages ruraux). Ce niveau correspond aux objectifs sectoriels du PSDSA/PNIASAN. 8 Sustaining the CAADP Momentum: 2014 – 2024; The CAADP 10-Year Results Framework 71 Le niveau 2 qui mesure la modernisation du secteur dans une logique de développement durable (production et productivité des filières, accès aux marchés, chaines de valeurs et gestion durable des ressources naturelles). Ce niveau correspond aux trois premiers axes prioritaires du PSDSA. Le niveau 3 qui concerne le renforcement systémique de l’ensemble des acteurs et des institutions du secteur agricole (amélioration de la gouvernance et du climat des affaires, mise en place de dispositifs de suivi-évaluation sectoriels, capacités d’inclusion des acteurs non étatiques, financement etc.). Ce troisième niveau correspond aux axes 4 et 5 du PSDSA. Le nombre d’indicateurs du Cadre de Résultats (tableau 31) est volontairement restreint à une vingtaine d’indicateurs clés pour la majorité desquels une situation de référence existe et qui pourront être renseignés annuellement. Le CR sera l’outil central utilisé par le CNOS pour informer l’ensemble des acteurs de l’évolution du secteur agricole. Tableau 31 : Cadre de résultat du PNIASAN 2017-2021 Code Objectifs sectoriels Améliorer les performances de l’Agriculture béninoise, pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, de contribuer au développement économique et social des hommes et femmes du Bénin et l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) Indicateurs d'impact (indicateur de niveau 1 du PDDAA) Situation de référence Cible I1 Taux de croissance du PIB agricole9 4,1 % (2015) Maintenir une croissance annuelle du PIB agricole d'au moins 6% I2 Incidence de pauvreté des ménages ruraux (désagrégé par genre)10 43,6 % (2015) 30 % I3 Taux annuel d’accroissement des revenus moyens des ménages ruraux (si possible désagrégé par genre)11 7,5 % I4 Taux de prévalence de la malnutrition chronique des enfants < 5 ans12 34 % (2013) 24 % I5 Solde de la balance commerciale agricole13 551,348 milliards de FCFA (moyenne 2013 – 2016) 400 milliards de FCFA Axe stratégique n°1 Amélioration de la productivité et de la production des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières agricoles prioritaires Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 2 du PDDAA) Situation de référence Cible 2021 IR-1.1 Taux d’accroissement des rendements des principales filières AEP (désagrégé par genre)14 Voir tableaux 10 à 12 Voir tableaux 10 à 12 IR-1.2 Taux d’accroissement des productions brutes des principales filières AEP (désagrégé par genre)15 Voir tableaux 10 à 12 Voir tableaux 10 à 12 9 Source INSAE 10 Source EMICOV 2015 11 Source EMICOV 2015 12 Source Source AGVSA 2013 13 Source INSAE, calcul DPP/MAEP 14 Source PAG, matrice PNIASAN/MAEP 72 IR-1.3 Taux de couverture des besoins en produits de l’AEP par les productions nationales16 Voir tableaux 25 à 27 Voir tableaux 25 à 27 Axe stratégique n°2 Promotion et structuration équitable des Chaînes de Valeurs Ajoutées des filières prioritaires, Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 2 du PDDAA) Situation de référence Cible 2021 IR-2.1 Taux des pertes post production pour les filières de l'AEP17 Maïs : 15 % Riz : 15 % Manioc : 45 % Tomate/gombo/oignon : 45 % Maïs : 11 % Riz : 11 % Manioc : 25 % Tomate/gombo/oignon : 25 % Elevage : -10 % Pêche : - 25 % IR-2.2 Taux d’accroissement du volume des exportations végétales (anacarde, ananas, coton)18 Anacarde : 106% Ananas : 63% Coton : 78% IR-2.3 Taux de transformation locale de l'anacarde19 5% 50% IR-2.4 Nombre de partenariats public-privé inclusifs formalisés et mis en œuvre dans les CVA prioritaires20 2 15 IR-2.5 Nombre cumul’ d'emplois créés dans les chaînes de valeur prioritaires (désagrégé par genre)21 147 000 dont 30 % pour les femmes IR-2.6 Nombre de produits agricoles disposant d’une Indication Géographique (IG) 0 4 Axe stratégique n°3 Renforcement de la résilience des populations vulnérables hommes et femmes face aux changements climatiques Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 2 du PDDAA) Situation de référence Cible 2021 IR-3.1 Nombre de personnes en insécurité alimentaire (phase 2 à 5 du Cadre Harmonisé - CH2) 22 Phase 3 (cri e) : 34.241 personnes en octobre 2016 et Phase 2 (sous pression): 1.377.811 personnes Diminution de 50 % IR-3.2 Proportion des ménages avec une pauvre diversité de la diète (SDAM<4)23 (moyenne nationale) 6 % 3 % IR-3.3 Taux des exploitations agricoles ayant adopté au moins une pratique de gestion durable des terres24 10% 60 % 15 Source PAG, matrice PNIASAN/MAEP 16 Source matrice PNIASAN/MAEP 17 Source matrice PNIASAN/ MAEP 18 Source matrice PNIASAN/MAEP 19 Source PAG 20 Source DPP/MAEP 21 Source PAG 22 Source Cadre Harmonisé - CILLS 23 Source AGVSA 2013 73 IR-3.4 Nombre de villages disposant de PFR certifié25 383 (2016) 850 Axe stratégique n°4 Amélioration équitable de la gouvernance (renforcement institutionnel et coordination intersectorielle à différentes échelles) du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 3 du PDDAA) Situation de référence Cible 2021 IR-4.1 Régularité dans la production des informations fiables et de qualité sur la performance du secteur agricole26 Rapport Annuel de Performance (RAP) du MAEP RAP du MAEP Rapports semestriels et annuels du CNOS IR-4.2 Nombre de revue sectorielles conjointes Etat-PTF-Privé-OSC-OPA27 Tenu’ d'une revue par an au niveau national Tenu’ d'une revue par an au niveau national et des 7 pôles PDA et/ou 12 Départements IR-4.3 Volume cumul’ d'investissement du Secteur Privé dans le secteur 28 113,47 milliards de FCFA (2014) 689 milliards de FCFA IR-4.4 Part des dépenses publiques en agriculture (% du total de la dépense publique)29 6,9 % (2015) Plus de 10% IR-4.5 Niveau de représentativité des femmes dans les instances de gouvernance30 8 % 25 % Axe stratégique n°5 Mise en place de mécanismes de financements et d’assurance adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs des maillons des filières agricoles y compris les femmes, les jeunes et primo-entrepreneurs Indicateurs de résultats (indicateurs de niveau 3 du PDDAA) Situation de référence Cible 2021 IR-5.1 Volume de financement cumulé mis en place par le FNDA (ventilé par Guichet) 0 15 milliards FCFA IR-5.2 Nombre de produits/services assurantiels développés au profit des exploitations agricoles31 8 25 IR-5.3 Volume de financement du Fonds de Gestion des Calamités agricoles 0 5 à 10 milliards de FCFA IR-5.4 Nombre de plan d’affaire des jeunes et des femmes financés32 1 242 5 000 IR-5.5 Proportion du budget du MAEP consacré à la recherche 3,4 % (2016) 7 % 24 Source DPP/MAEP, Pro Sol 25 Source DLROPEA 26 Rapports MAEP 27 Rapports MAEP 28 Source DPP/MAEP 29 Source MAEP 30 Source DLROPEA 31 Source AMAP 32 Source FNPEEJ (mars 2016) 74 Source : Matrice PNIASAN, 2017 9.2.2. Le suivi évaluation du niveau opérationnel L’ensemble des projets et programmes du secteur possèdent leur dispositif de suivi-évaluation interne qui permet d’effectuer un suivi rapproché de l’évolution de la mise en œuvre de leurs activités. En tant que points focaux, ces unités de SE internes transmettent régulièrement les informations à la Cellule de Suivi Evaluation (CSE) de la DPP-MAEP pour la consolidation et la capitalisation des résultats. La DPP exécute également des missions de suivi-évaluation externe des projets en vue d’apprécier périodiquement leur état d’avancement physique et financier. En ce qui concerne les projets phares du PAG Agriculture, la DPP transmet les résultats au Comité de Suivi des Projets Phares (CSPP) du Bureau d’Analyse et d’Investigation (BAI). Pour les projets prioritaires, les résultats sont transmis par la DPP au Comité de Suivi et d’Evaluation (CSE) de la Direction Générale de la Programmation et du Suivi des Investissements Publics (DGPSIP) du Ministère du Plan et du Développement (MPD). Le suivi de la bonne exécution des missions du MAEP sera effectué par les différentes directions sous la coordination du Secrétariat Général. La fonction de contrôle est assurée par l’Inspection Générale du Ministère. Les outils de mesure de la performance développée dans le cadre des budgets programmes (Projet Annuel de Performance (PAP) et Rapport Annuel de Performance (RAP) du MAEP) compléteront le dispositif de Suivi-Evaluation. L’ensemble des informations est consolidé et capitalisé par la DPP en vue de l’organisation de la revue sectorielle conjointe, présidée par le Ministre de l’Agriculture. Au niveau départemental, deux Services de la DDAEP sont les points focaux de la DPP en matière de Planification, de Suivi-Evaluation et d’administration de la base de données. Il s’agit du : Service de la Programmation et de la Coordination des Interventions (SPCI) ; et Service de l’Enquête, de la Statistique, du Suivi Evaluation et de la Capitalisation (SESSEC). Les Directions de l’Analyse de Programmation et de Suivi des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) doivent aussi alimenter la base de données de la DPP. Le dispositif veillera à impliquer la Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin (CNAB), les OPA, la société civile, le secteur privé et les Communes dans le suivi et l’évaluation des projets et programmes de développement agricole. Le contrôle citoyen sera assuré par la Plateforme des Acteurs de la Société Civile du Bénin (PASCiB). Le Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition (CAN) assure le suivi et l’évaluation des interventions 9.2.3. Intégration du dispositif sectoriel dans une dynamique nationale et régionale Le dispositif de suivi évaluation du secteur s’intègre harmonieusement dans une dynamique nationale et régionale. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du PNIASAN, il est prévu le renforcement du système de suivi-évaluation national à travers le « Strategic Analysis and Knowledge Support System » (SAKSS), installé au niveau de la DPP/MAEP, qui est en connexion avec le système régional, le RESAKSS. 75 10. ANNEXES 10.1. ANNEXE 1 : RÉSUMÉ DE LA MÉTHODOLOGIE Dates Activité Extrants Janvier 2016 à novembre 2016 Revue documentaire 1. Eléments d’évaluation du PSRSA et de diagnostic du secteur 2. TDR travaux groupes thématiques 23 -25 mai 2016 Atelier méthodologique de lancement du processus d’élaboration du nouveau document de stratégie du secteur agricole avec tous les acteurs du secteur agricole 3. Note conceptuelle du processus d’évaluation du PSRSA 4. Note Conceptuelle du processus d’élaboration du PSDSA 5. Rapport de l’atelier méthodologique 6. Projet d’arrêté créant le Comité de Pilotage du processus créé 7. Rapports d’atelier 08/06/2016 et 23 25 mai 2016 Restitution de l’atelier régional de lancement : renforcement de capacité sur le guide d’élaboration des PNIA de 2ème génération Préparation de la mise en œuvre de la feuille de route y compris mobilisation ressources : Prise de contact avec les autorités ministérielles et équipe pays Budgétisation du processus de formulation Concertation avec les ANE Mise en place du dispositif de pilotage Juillet 2015, mai juin 2016 Elaboration du draft 1 du rapport d’évaluation du PSRSA par la DPP et pré-validé avec les ANE 8. Rapport provisoire d’évaluation interne participative 9. Rapport final d’évaluation interne participative 25 au 29 Juillet 2016 Retraite de relecture et de validation du rapport provisoire d’évaluation 08-12/08/2016 Finalisation du rapport d’évaluation sur la base des outputs de l’atelier de relecture 15 au 22/08/2016 Rédaction du draft pré 0 du PSDSA par le Comité Technique actualisation 10. Document final PSDSA 2025 et PNIA 2017-2021 11. Document du pacte national de partenariat 12. Document de plan de communication 13. Rapports d’étape (dont phase de validation) 30/08 au 02/09/2016 Retraite de rédaction du draft 0 du PSDSA 13 au 16/09/2016 Retraite de rédaction du draft 1 du PSDSA et du draft 0 du PNIASAN 20-22/09/2016 Identification et intégration des actions intelligentes face au climat dans le PSDSA/PNIASAN 76 Dates Activité Extrants 22 au 23/09/2016 Retraite de toilettage du draft 1 du PSDSA (A partir du 26/09/2016 mais intensément du 05 au 13/10/2016) Communication sur le drat 2 du PSDSA et le draft 1 du PNIASAN, recueil et prise en compte des amendements des acteurs 10/10/2016 au 30/11/2016 Travaux techniques sur le détail des actions en vue de déterminer les éléments de coûts et de quantité avec l’appui d’un Consultant FAO 14 au 16/12/2016 Atelier de costing des actions du PNIASAN 2017-2021 13 au 16/03/2017 Retraite de finalisation du document du PSDSA/PNAISAN 20 et 21/04/2017 Atelier national de validation du PSDSA/PNIASAN et de renouvellement du pacte Elaboration des stratégies de mobilisation des ressources, de communication autour du PNIASAN et de suivi-évaluation du PNIASAN 77 10.2. ANNEXE 2: EVOLUTION EFFECTIFS DES CHEPTELS ANIMAUX DE 2011 2015 Source: DPA/MAEP, 2015 10.3. Annexe 3 : Processus de formulation des axes stratégiques et des objectifs du PSDSA 2017-2021 Problèmes majeurs Défis sous-jacents Axes stratégiques Faible niveau des productivités et des productions nationales Composante 1.1 : Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences de qualité (végétales, animales et halieutiques)  appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences et plants améliorées des différentes cultures agricoles (céréales, légumineuses, tubercules et racines, maraîchers,…);  appui à l'installation et à l'équipement des infrastructures de conservation et de stockage des intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosanitaires etc.)  appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences animales  appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences halieutiques  mise au point et diffusion des variétés à cycle court et tolérantes à la sécheresse ou à l'inondation.  renforcement du processus de certification des semences; Composante 1.2 : Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants agricoles (végétales, animales et halieutiques) Axe 1 : Amélioration des productivités et productions des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières agricoles prioritaires 78 Problèmes majeurs Défis sous-jacents Axes stratégiques  Appui à la production et à la distribution des intrants agricoles (engrais spécifiques et produits phytosanitaires) en qualité et en quantité suffisante et à temps  Appui à la production et à la distribution des intrants animaux et produits vétérinaires en qualité et en quantité suffisante et à temps Appui à la production et à la distribution des intrants halieutiques (aliments et produits d’élevage) en qualité et en quantité suffisante et à temps Composante 1.3: Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible  développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des maillons des filières agricoles (production, transformation, conservation et stockage, commercialisation,…) ;  appui à l'essouchement des exploitations agricoles;  appui à la création des fermes-écoles et des Centres d'Exploitation des Matériels Agricoles (CEMA);  appui à l'expérimentation et à l'homologation des équipements agricoles ;  appui à l'installation des infrastructures de conservation et de transformation des produits agricoles;  appui à la réalisation des opérations agricoles Composante 1.4 : Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques  renforcement des capacités techniques d’élevage et de gestion des exploitations piscicoles au profit des pisciculteurs ;  renforcement des capacités techniques de production et de gestion des producteurs des différentes filières agricoles prioritaires (ananas, anacarde, maïs, riz, maraîchage)  renforcement des capacités techniques d’élevage et de gestion des exploitations d’élevage au profit des éleveurs, pasteurs et agro-éleveurs ;  renforcement des capacités des prestataires de soins vétérinaires dans la démarche norme et qualité des services de soins à rendre aux éleveurs, pasteurs et agro éleveurs;  promotion et formation à l’utilisation des techniques améliorées de reproduction des élevages (ruminants, volaille) ;  promotion de la production de fourrages d’animaux (ruminants) ainsi que les techniques de stockage et conservation à des fins d’utilisation en saison sèche;  appui à la promotion et au développement des élevages non conventionnels ;  renforcement des capacités techniques de gestion des exploitations piscicoles au profit des pisciculteurs ;  appui à la vulgarisation des techniques d’exploitation rationnelle des plans et retenues d’eau y compris dans les communautés disposant de ces potentialités mais peu habituées à la pêche.  vulgarisation des pratiques culturales limitant les pertes d’eau par évaporation et par écoulement ;  Mise en œuvre des différents types de Conseil agricole y compris l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) en lien avec les typologies des exploitations agricoles; Composante 1.5: Promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux et infrastructures de désenclavements appui à la valorisation agricole et durable de la basse et moyenne vallée de l'Ouémé  appui à la réhabilitation des anciens périmètres aménagés ;  appui à la réalisation des infrastructures de mobilisation des eaux de surface;  appui à la réalisation de périmètres irrigués dans les vallées et les bassins hydrographiques;  appui à l'aménagement durable des bas-fonds avec la maitrise partielle de l'eau ;  appui à la promotion des petits et micro-périmètres irrigués pour l'agriculture périurbaine;  appui à la réalisation et la diversification des points d’abreuvement des animaux en saison sèche ;  appui à l'élaboration du schéma directeur d’aménagement du territoire au niveau national, régional et communal ou à l’échelle des bassins hydrographiques, et à l’élaboration des plans de gestion des espaces agro-sylvo-pastoraux et les pêcheries,  appui à la mise en œuvre de manière concertée des plans d’aménagements du territoire et des plans de gestion des espaces agro-sylvo-pastoraux et des pêcheries pour la promotion agricole ;  appui au développement et à la diffusion les pratiques de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).  Appui à la réalisation des infrastructures de désenclavements  appui à la valorisation agricole et durable de la basse et moyenne vallée de l'Ouémé 79 Problèmes majeurs Défis sous-jacents Axes stratégiques Composante 1.6: Appui à la gestion intégrée de la fertilité des sols  appui au développement et à la diffusion des pratiques de gestion intégrée de la fertilité des sols ;  appui à l'actualisation de la carte de fertilité des sols ; Environnement peu favorable à la promotion et à la structuration des Chaînes de Valeur Ajoutées (production, transformation, normalisation et standardisation, labellisation, cadre de concertation et commercialisation des produits agricoles, indications géographiques des filières prioritaires  organisation et promotion des mises en marché des produits agricoles notamment la vente groupée;  promotion, la valorisation et la diversification des produits de transformation agricole (végétaux, animaux, halieutiques) ;  renforcement des capacités des acteurs de transformation agroalimentaire à la production de denrées alimentaires respectant les normes de qualité et de traçabilité sur le marché ;  renforcement des capacités des acteurs de commercialisation sur les techniques améliorées de stockage, de conservation de produits agricoles (végétaux, animaux et halieutiques) ;  promotion de l’approvisionnement et de la distribution des emballages adaptés aux produits de transformation agroalimentaire;  réalisation des infrastructures et équipements adaptés et améliorés de stockage et conservation au profit des petits exploitants familiaux et leurs diverses organisations ;  renforcement des capacités des acteurs à l’intérieur d’une même filière pour le développement des relations durables et formelles d’affaires (contractualisation);  Prise de mesures incitatives à la consommation de produits agricoles locaux et limitant ceux d’importation notamment des produits carnés appui au renforcement et au développement du système d’informations sur les marchés (SIM) et son extension à l’ensemble des filières agricoles prioritaires ainsi que la mise en place des mécanismes de son opérationnalisation ;  Réfection et aménagement des pistes de dessertes rurales surtout des zones de fortes productions agricoles pour leur désenclavement;  Réduction des tracasseries routières ; Axe 2 : structuration des Chaines de Valeur Ajoutées (production, transformation, normalisation et standardisation, labellisation, cadre de concertation et commercialisation des produits agricoles, indications géographiques des filières prioritaires Faibles capacités de résilience des populations vulnérables en matière d’alimentation et nutrition en milieu communautaire, et face aux effets de changements climatiques, de la dégradation des terres et de la gestion des risques  repositionnement de l’alimentation et de la nutrition au cœur du développement pour plus de visibilité afin de lutter contre le double fardeau de la malnutrition  capitalisation et diffusion des expériences et pratiques endogènes d’adaptation à la variabilité et aux effets de changements climatiques ainsi que les résultats innovants de recherche dans le domaine ;  ;  Promotion des systèmes de production de l’agriculture intelligente face aux changements climatiques ( gestion durable des sols, faible émission voire nulle des gaz à effet de serre;  renforcement des capacités des acteurs de la recherche pour la mise au point d’innovations technologiques y compris les semences, résilientes et/ou tolérantes à la variabilité climatique ;  renforcement du contrôle de la qualité et des normes admises et tolérables pour les pesticides chimiques importés et à leur utilisation sur le terrain ;  promotion et renforcement des initiatives de la gestion durable des terres (GIFS, CES, GIRE) ;  Gestion durable des pêcheries, des plans d’eau et des berges  Lutte contre les espèces envahissantes des plans d’eau et leur valorisation  la clarification des droits de propriété foncière à travers l’extension des PFR, et  la généralisation de l’utilisation par tous les acteurs des outils de formalisation des transactions foncières. l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies d’adaptation aux changements climatiques pour la gestion des terres et de l’eau à l’échelle communale ou intercommunale ; la mise en place d’un système d’alerte précoce pour la sécurité alimentaire ;  Mise au point et adaptation de nouvelles technologies aux conditions locales et aux défis climatiques et environnementaux  Axe 3 : renforcement de la résilience des populations vulnérables (alimentation, nutrition, filets sociaux gestion durable des terres, adaptation aux changements climatiques, gestion des risques) Faible niveau de gouvernance (institutionnel et coordination intersectorielle) à différentes échelles du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle  renforcement de la structuration et l’organisation des OPA conformément aux dispositions juridiques;  gouvernance au sein des OPA et développement effectif des services économiques à leurs membres;  synergie d’actions intra et intersectorielle ;  dynamisation des cadres de concertation entre les différents groupes d’acteurs des filières agricoles;  prise de mesures incitatives pour les investissements dans le secteur agricole notamment une fiscalité de développement au sein du secteur ( mesures d’exonération sur les matériels et équipements agricoles à l’import) ; Disponibilité de données statistiques agricoles fiables ;  amélioration du système d’informations techniques et économiques à l’intérieur des filières agricoles (mise en place d’un système pérenne de collecte et d’analyse de données statistiques sur la production, transformation, commercialisation, sur les filières agricoles prioritaires) ;  promotion et développement du e-agriculture (utilisation des TIC) en vue de faciliter l’accès des acteurs du secteur (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, pisciculteurs, commerçants, transformateurs,…) aux divers types d’informations collectées et Axe 4 : amélioration de la gouvernance (renforcement institutionnel et coordination intersectorielle à différentes échelles) du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 80 Problèmes majeurs Défis sous-jacents Axes stratégiques traitées sur les filières agricoles prioritaires (statistiques agricoles, informations techniques, économique, de marché,…) ;  Gestion efficace de la transhumance ;  appui aux communes pour la réalisation de leur plan d’aménagement du territoire en y définissant les zones d’exploitation réservées à l’agriculture, les couleurs de transhumance, les réserves forestières,….  amélioration des taux de couverture en ccalories, protéiques et en oligoéléments essentiels (fer, vitamines A, iode);  réduction des taux de croissance chronique; aiguë et pondérale des enfants de 0 à 5 ans;  réduction du taux d'obésité des groupes vulnérables;  amélioration de la protection sociale et des filets sociaux des ménages vulnérables. Financement inadapté et peu accessible aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs des maillons des filières agricoles y compris les femmes, les jeunes et les néo entrepreneurs  amélioration par les institutions de financement (fonds d’appui et/ou de soutien, SFD, banques et autres structures de financement, ), des conditions favorables d’accès aux crédits pour les producteurs/trices (agriculteurs/trices, éleveurs, pêcheurs, pisciculteurs, commerçants/tes, transformateurs/trices,…) ;  promotion et opérationnalisation effective d’autres instruments de financement adaptés aux besoins des petits exploitants familiaux agricoles et aux moyennes et grandes entreprises opérant dans le secteur agricole (Fonds spécial de soutien aux filières agricoles, crédits à taux préférentiels, subvention par l’Etat…) ;  ssouscription des petits/petites exploitants/tes familiaux/liales agricoles au mécanisme d’assurance agricole existant localement. Axe 5 : mise en place de financements adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs des maillons des filières agricoles y compris les femmes, les jeunes et néo entrepreneurs Source : Conception et synthèse de l’équipe de rédaction, 2016 81 10.4. Annexe 4 : Les problèmes majeurs du secteur agricole et les contraintes correspondantes Problèmes majeurs Contraintes (faiblesses et/ou menaces) correspondantes Niveau encore faible de production et de la productivité des produits agricoles, pastoraux et halieutiques des filières agricoles prioritaires  faible approvisionnement et distribution des intrants agricoles (engrais spécifiques et produits phytosanitaires) ;  faible disponibilité et utilisation des semences améliorées des cultures ;  faible mécanisation des systèmes agricoles ;  insuffisance des aménagements hydroagricoles et ceux existants sont faiblement valorisés ;  faible approvisionnement et distribution des intrants animaux et produits vétérinaires ;  persistance de certaines maladies et mortalité élevée dans les élevages ;  offre des produits animaux, insuffisants pour les besoins de consommation nationale;  faible maîtrise des techniques améliorées de reproduction des élevages (ruminants, volaille) ;  faible productivité laitière des vaches ;  difficultés d’alimentation et d’abreuvement des animaux en saison sèche ;  faible maîtrise de la gestion des bœufs de trait ;  faible niveau d’intensification et de diversification des productions et produits animaux ;  faible approvisionnement et distribution des intrants halieutiques ;  faible utilisation des résidus agro-industriels pour l’alimentation des poissons ;  faible connaissance des systèmes d’exploitation des plans d’eau et retenues ;  méconnaissance de la pratique de pêche par certaines communautés ;  faible productivité des plans d’eau ;  faible intégration et productivité des systèmes agricoles (culture, élevage, bois, ..). Environnement pas suffisamment favorable à la structuration des chaines de valeur (transformation, normalisation et standardisation, cadre de concertation et commercialisation des produits agricoles, pastoraux et halieutiques des filières prioritaires  faible organisation de la commercialisation/marchés ;  faible diversification des produits agricoles ;  faible valorisation et diversification des produits de transformation ;  faible développement de la transformation des productions agricoles (végétaux, animaux, halieutiques, …) ;  insuffisance des relations contractuelles d’affaires entre acteurs d’une même filière ;  concurrence des importations de produits carnés (viande, volaille, lait,..) importés aux productions locales ;  concurrence des importations de poissons aux productions locales (insuffisantes) ;  les techniques de conservation, de transformation et d’emballage des produits de pêche peu adaptées ;  insuffisance de planification, de suivi, d’information et de statistiques sur les marchés et la gestion durable des filières ;  fluctuation du prix des matières premières et leur pénurie par moment ;  variations non maîtrisées du prix des produits agricoles et denrées alimentaires ;  absence de planification du déstockage des élevages ;  coût encore élevé des facteurs de production agroalimentaire (électricité, eau, téléphone, équipements…) ;  faible praticabilité des axes routiers doublée par endroit des tracasseries routières. Capacités de résilience encore faible des populations vulnérables face aux effets de changements climatiques, de la dégradation des terres et de la gestion des  capacités d’adaptation encore faibles des acteurs à la base des filières agricoles face aux effets de changement climatique ;  accentuation de l’érosion des espaces agricoles exploités ;  augmentation de la pression sur les ressources naturelles (terre, eaux, pâturage…)  forte utilisation de pesticides chimiques pour le cotonnier, les produits maraîchers et autres vivriers, aux conséquences néfastes sur la faune, la flore et la santé humaine ;  dégradation de la faune, de la flore et de la fertilité des sols dans presque toutes les zones 82 Problèmes majeurs Contraintes (faiblesses et/ou menaces) correspondantes risques) agro écologiques du pays,  mauvaises pratiques agricoles et sociales autour des plans d’eau (déboisement, labour, utilisation de pesticides, lessives et vaisselle....) ;  diminution des stocks halieutiques et de la diversité biologique des plans d’eau ;  colonisation des plans d’eau par la jacinthe d’eau ;  comblement des bas-fonds et plans d’eau ;  utilisation des engins prohibés ;  mauvaise pratique des feux de végétation. Niveau de gouvernance à différentes échelles du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle encore faible (institutionnel et coordination intersectorielle)  faible organisation des OPA et persistance par endroit de problèmes de gouvernance : intérêts égoïstes et les conflits de leadership entre membres des OPA faîtières ;  insuffisance des services économiques aux membres par les OPA faîtières;  synergie d’actions encore faible dans les interventions en faveur du secteur agricole : intra et intersectorielle ;  insuffisance de concertation et de synergie entre les différents acteurs des filières agricoles;  mesures incitatives encore insuffisantes pour les investissements dans le secteur agricole notamment une fiscalité du développement au sein du secteur, des mesures d’exonération à l’importation ;  faible accès des acteurs agricoles à la base aux informations techniques et économiques sur les filières agricoles ;  faible valorisation des NTIC dans la promotion des filières et le développement du secteur agricole ;  conflits entre agriculteurs et éleveurs ;  absence / inadéquation de domaines d’exploitation réservés à l’activité. Financement encore inadapté et peu accessible aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs des maillons des filières agricoles y compris les femmes, les jeunes et les néo entrepreneurs  faible accès et inadaptation des crédits au financement agricole ;  insuffisance de moyens financiers pour les femmes transformatrices et les agroindustriels pour faire des stocks conséquents de matières premières et des produits de vente ;  priorité au financement notamment de la commercialisation des produits de rente (coton, anacarde…) par les banques et autres institutions financières que pour les cultures vivrières ;  faible propension des populations rurales et particulièrement des producteurs agricoles, à l’assurance agricole ;  insuffisance de garantie ou de sûretés réelles suffisamment fiables à présenter par les producteurs agricoles pour l’accès aux crédits. Source : Conception et synthèse de l’équipe de rédaction, 2017 83 10.5. Annexe 5 : Répartition des missions de coordination et de mise en œuvre des actions du PNIASAN entre les différents acteurs Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères Axe 1 Amélioration de la productivité et de la production des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières agricoles prioritaires 275.913.049.450 124.184.000.000 603.284.788.700 1.003.381.838.150 Composante 1.1. Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences et plants de qualité (végétales, animales et halieutiques) 45.674.541.950 0 122.110.971.200 167.785.513.150 Activité 1.1.1 Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences et plants améliorés des différentes productions végétales prioritaires 1.916.062.000 0 101.160.171.200 103.076.233.200 DPV INRAB et autres institutions de recherche, DQIF, PNOPPA, PASCiB, CNA-B DDAEP, ATDA, SONAPRA Activité 1.1.2 Appui à la production, à la disponibilité, à l’utilisation et au stockage des semences animales 22.607.279.950 0 1.293.000.000 23.900.279.950 DE INRAB et autres institutions de recherche, ADMA , PNOPPA, PASCiB, CNA-B, SONAPRA Activité 1.1.3 Appui à la production, à la disponibilité et à l’utilisation des semences halieutiques 17.295.200.000 0 19.657.800.000 36.953.000.000 DPH DPH, INRAB, DQIFE, privés Activité 1.1.4 Renforcement du processus de certification des semences végétales, animales et halieutiques 3.856.000.000 0 0 3.856.000.000 DPV, DE et DPH DQIFE,PNOPPA, PASCiB, CNA B, REDAD, DDAEP, ABSSA, INRAB Composante 1.2. Renforcement de l’accessibilité aux autres types d’intrants agricoles (végétales, animales et halieutiques) 8.617.887.500 0 354.801.437.500 363.419.325.000 Activité 1.2.1 Appui à la production et à la distribution des engrais spécifiques et produits phytosanitaires pour les filières végétales prioritaires 755.000.000 0 332.700.775.000 333.455.775.000 DPV INRAB et autres institutions de recherche, DQIF, PNOPPA, PASCiB, CNA-B DDAEP, ATDA, SONAPRA Activité 1.2.2 Appui à la production et à la distribution des intrants animaux et produits vétérinaires 716.000.000 0 0 716.000.000 DE INRAB et autres institutions de recherche, ADMA , PNOPPA, PASCiB, CNA-B, SONAPRA Activité 1.2.3 Appui à la production et à la distribution des intrants halieutiques (aliments et produits d’élevage de poisson) 7.146.887.500 0 22.100.662.500 29.247.550.000 DPH DPH, INRAB, DQIFE, privés Composante 1.3. Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible pour les hommes et les femmes 17.363.750.000 0 50.531.250.000 67.895.000.000 Activité 1.3.1 Développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des maillons des filières de production végétale 16.093.750.000 0 48.581.250.000 64.675.000.000 DGR INRAB et autres institutions de recherche, PNOPPA, DDAEP, ATDA, PASCiB, CNA-B, CCIB, COBEMAG, CUMA Activité 1.3.2 Développement de la culture attelée 320.000.000 0 0 320.000.000 DGR INRAB et autres institutions de recherche, DE, PNOPPA, DDAEP, ATDA, PASCiB, CNA-B, CCIB, COBEMAG, CUMA, Centre BOCO Activité 1.3.3 Modernisation et mécanisation des équipements et matériels de pêche et de pisciculture 660.000.000 0 1.950.000.000 2.610.000.000 DGR INRAB et autres institutions de recherche, DPH, PNOPPA, DDAEP, ATDA, PASCiB, CNA-B, 84 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères CCIB, COBEMAG, CUMA, Centre BOCO Activité 1.3.4 Création et opérationnalisation des Centres d'Exploitation des Matériels Agricoles (CEMA) 290.000.000 0 0 290.000.000 DGR INRAB et autres institutions de recherche, PNOPPA, DDAEP, ATDA, CNA-B, COBEMAG, CUMA Composante 1.4. Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques pour les hommes et les femmes 3.706.500.000 0 1.700.000.000 5.406.500.000 Activité 1.4.1 Mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Conseil Agricole en lien avec les ATDA et DDAEP 2.450.000.000 0 1.600.000.000 4.050.000.000 DQIFE DPV, DE, DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD, DIP, DPP, ONGs Activité 1.4.2 Renforcement des capacités techniques de production des différentes filières végétales prioritaires et en gestion des exploitations 429.500.000 0 100.000.000 529.500.000 DQIFE DPV, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD, DIP, DPP, ONGs Activité 1.4.3 Renforcement des capacités techniques de production des différentes filières animales et de gestion des exploitations d'élevage 200.000.000 0 0 200.000.000 DQIFE DE, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD, DIP, DPP, ONGs Activité 1.4.4 Renforcement des capacités techniques des pisciculteurs 627.000.000 0 0 627.000.000 DQIFE DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD, DIP, DPP, ONGs Composante 1.5. Promotion des aménagements hydro-agricoles, pastoraux et infrastructures de désenclavement 200.550.370.000 124.184.000.000 74.141.130.000 398.875.500.000 Activité 1.5.1 Appui à la réalisation des infrastructures de mobilisation des eaux de surface et d'aménagement des bas-fonds 5.240.000.000 0 1.310.000.000 6.550.000.000 DGR DE, DPV, DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, CCIB, Mairie Activité 1.5.2 Appui à la réalisation de grands périmètres irrigués dans les vallées et les bassins hydrographiques du Niger et du Mono 56.266.000.000 0 0 56.266.000.000 DGR DE, DPV, DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, CCIB Activité 1.5.3 Appui à la promotion des petits périmètres irrigués pour l'agriculture 63.000.000.000 0 27.000.000.000 90.000.000.000 DGR DE, DPV, DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B Activité 1.5.4 Appui aux aménagements pastoraux 1.959.370.000 0 1.821.130.000 3.780.500.000 DGR DE, DPV, DPH, ATDA, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B Activité 1.5.5 Promotion et opérationnalisation d'aménagements aquacoles 3.000.000.000 0 12.000.000.000 15.000.000.000 DPH ADMA, INRAB et autres institutions de recherche, PNOPPA, CARDER, PASCiB, CNAB, CCIB Activité 1.5.6 Appui à la réalisation des infrastructures de désenclavement 36.760.000.000 124.184.000.000 12.360.000.000 173.304.000.000 DGR ATDA, PNOPPA, PASCiB, CNA , Mairies Activité 1.5.7 Appui à la valorisation agricole et durable des aménagements existants 34.325.000.000 0 19.650.000.000 53.975.000.000 ATDA DGR, DE, DPV, DPH, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, Mairies Axe 2 Promotion et structuration équitable des Chaînes de Valeurs Ajoutée des produits végétaux, animaux et halieutiques des filières prioritaires 38.914.250.000 457.500.000 30.670.450.000 70.042.200.000 85 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères Composante 2.1. Développement d’infrastructures adéquates pour le stockage, la conservation, la transformation et la mise en marché au profit des Hommes et des Femmes 14.742.750.000 0 27.285.450.000 42.028.200.000 Activité 2.1.1 Renforcement des infrastructures de communication 2.100.000.000 0 0 2.100.000.000 DIP DDAEP; MENC, DAF, PTF, DPP, ATDA Activité 2.1.2 Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des productions végétales 5.197.500.000 0 13.667.500.000 18.865.000.000 ATDA DPV, DQIFE, DDAEP, INRAB, mairies, DPP Activité 2.1.3 Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits animaux 4.668.800.000 0 13.599.200.000 18.268.000.000 ATDA DE, DQIFE, DDAEP, INRAB, mairies, DPP Activité 2.1.4 Construction et réhabilitation des infrastructures de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques 2.776.450.000 0 18.750.000 2.795.200.000 ATDA DPH, DQIFE, DDAEP, INRAB, mairies, DPP Composante 2.2. Renforcement du dispositif de contrôle des normes commerciales 2.890.000.000 0 0 2.890.000.000 Activité 2.2.1 Restructuration de l'infrastructure et du système de gestion de la qualité 2.650.000.000 0 0 2.650.000.000 SGM DPV, DE, DPH, DQIFE, DDAEP, ATDA, INRAB, Mairies, INRAB, LCSSA, ABSSA, ABeNor, DANA, DGR, DAF, DE, DPH, DQIFE, ABNMCQ, INSTITUT D'ACCREDITATION, APIEx Activité 2.2.2 Vulgarisation des textes réglementaires en matière de production, transformation et commercialisation 240.000.000 0 0 240.000.000 DLROPEA DPV, DE, DPH, DANA, ABSSA, DQIFE, DPP, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B Composante 2.3. Identification des opportunités d’affaires (accès aux informations commerciales pour hommes et femmes) 1.992.500.000 457.500.000 0 2.450.000.000 Activité 2.3.1 Appui au renforcement des liens d’affaires entre les familles professionnelles des filières agricoles 1.680.000.000 420.000.000 0 2.100.000.000 CNAB APIEx, MICA, CCIB, DLROPEA, DPV, DE, DPH, DPP Activité 2.3.2 Renforcement des OPA en matière de gestion de l’offre et de mise en marché des produits. 112.500.000 37.500.000 0 150.000.000 DQIFE PNOPPA, PASCiB, CNA-B, DLROPEA, DPP, APIEx Activité 2.3.3 Mise en place des observatoires sur les marchés des produits agricoles pour les filières prioritaires 200.000.000 0 0 200.000.000 DPP DIP, ONASA, DSA, SONAPRA, ANE, PTF, DQIFE, CARDER Composante 2.4. Mise en place des Indications Géographiques (signes distinctifs de qualité/ valorisation des produits locaux pour hommes et femmes) 423.000.000 0 0 423.000.000 Activité 2.4.1 Dynamisation des organes en charge de la promotion des IG 25.000.000 0 0 25.000.000 SP/CoNaMP-IG Structures Membres CoNaMP-IG Activité 2.4.2 Renforcement des capacités des acteurs de promotion des IG 196.000.000 0 0 196.000.000 SP/CoNaMP-IG DQIFE, DPP, DPV, DPH, DE, DLROPEA, Membre comité IG Activité 2.4.3 Mise en œuvre du processus de qualification en IG des produits identifiés (tels que l’ananas, le karité, la gari sohoui, Agonlinmi, zomi, le wagashi, etc.) 200.000.000 0 0 200.000.000 SP/CoNaMP-IG Membres comité IG, INRAB Activité 2.4.4 Elaboration, financement et mise en œuvre d'un programme de recherche 2.000.000 0 0 2.000.000 SP/CoNaMP-IG membres comité IG, INRAB 86 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères sur les IG Composante 2.5. Renforcement des capacités des acteurs en matière d’analyse et de formulation des stratégies commerciales d’entreprise, ainsi que les capacités institutionnelles et organisationnelles correspondantes 3.460.000.000 0 865.000.000 4.325.000.000 Activité 2.5.1 Appui aux acteurs pour le choix et l'adoption de formes juridiques d'entreprises 1.120.000.000 0 280.000.000 1.400.000.000 DLROPEA DE, DPV, DPH, PNOPPA, PASCIB, CCIB, ATDA, CNA-B, REDAD Activité 2.5.2 Renforcement des capacités managériales des promoteurs d'entreprises agricoles et agro-industrielles 1.120.000.000 0 280.000.000 1.400.000.000 DQIFE DE, DPV, DPH, ATDA, MICA PNOPPA; PASCIB, CNA-B, REDAD Activité 2.5.3 Renforcement des capacités techniques des acteurs clés pour la mise en marché de leur produit (marketing et stratégies commerciales, négociation…) 1.120.000.000 0 280.000.000 1.400.000.000 DQIFE DE, DPV, DPH, ATDA, CCIB, REDAD, PNOPPA; PASCIB, CNAB Activité 2.5.4 Renforcement des capacités organisationnelles des familles d'acteurs pour l'émergence des interprofessions 80.000.000 0 20.000.000 100.000.000 PNOPPA DE, DPV, DPH, DLROPEA, PTF, DDAEP Activité 2.5.5 Elaboration d'un plan d'actions pour la conservation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles 20.000.000 0 5.000.000 25.000.000 DPP DE, DPV, DPH, REDAD, PNOPPA, CCIB, CNA-B, INRAB, Composante 2.6. Renforcement du partenariat public-privé pour le développement des chaînes de valeurs ajoutées (CVA) 15.406.000.000 0 2.520.000.000 17.926.000.000 Activité 2.6.1 Renforcement du cadre réglementaire et législatif favorable à la mise en place et au développement des contrats PPP 1.126.000.000 0 0 1.126.000.000 DLROPEA DE, DPV, DPH, DPP, CCIB, Assemblée Nationale, PNOPPA, DPP Activité 2.6.2 Appui aux initiatives privées conformes aux orientations politiques définies 14.280.000.000 0 2.520.000.000 16.800.000.000 DLROPEA DE, DPV, DPH, DPP, CCIB, CNAB, PNOPPA Axe 3 Renforcement de la résilience face aux changements climatiques et amélioration de la SAN des populations vulnérables 105.594.550.000 13.577.000.000 450.000.000 119.622.510.000 Composante 3.1. Innovations agricoles au profit des hommes et des femmes pour la résilience face au changement climatique et son atténuation 2.681.000.000 528.000.000 0 3.209.000.000 Activité 3.1.1 Promotion de l’agriculture intelligente face au climat 29.000.000 0 0 29.000.000 DPP DE, DPV, DPH, INRAB, DSA, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD, ABE, Cellule FEM, MCVDD Activité 3.1.2 Identification et sélection des meilleures variétés/espèces en fonction des zones agro écologiques 350.000.000 0 0 350.000.000 INRAB DE, DPV, DPH, DPP, INRAB, DSA, PNOPPA, PASCiB, CNAB, REDAD Activité 3.1.3 Vulgarisation et appui à la mise en œuvre des systèmes de production limitant les émissions de gaz à effet de serre 2.112.000.000 528.000.000 0 2.640.000.000 DQIFE DPP, DE, DPH, DPV, INRAB, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD Activité 3.1.4 Capitalisation et diffusion des techniques modernes et les bonnes pratiques endogènes d’adaptation aux CC 190.000.000 0 0 190.000.000 DPP DQIFE, INRAB, DPV, DE, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD 87 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères Composante 3.2. Gestion durable des terres et des écosystèmes aquatiques pour les hommes et les femmes 74.426.880.000 9.976.000.000 250.000.000 84.653.840.000 Activité 3.2.1 Amélioration du cadre politique, institutionnel, législatif et règlementaire de la mise en œuvre de la GDT 1.049.000.000 291.000.000 0 1.340.000.000 DPP DLROPEA, DPV, DGR, DQIFE, Communes/Collectivités MCVDD, ABE Activité 3.2.2 Promotion à grande échelle des mesures de GDT 23.975.000.000 9.525.000.000 0 33.500.000.000 DQIFE DPP, DLROPEA, DPV, DGR, DQIFE, Communes/Collectivités MCVDD, ABE, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, REDAD Activité 3.2.3 Prise en compte de la gestion durable des terres dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur agricole 1.800.000.000 0 0 1.800.000.000 DPP DLROPEA, DPV, DGR, DQIFE, Communes/Collectivités MCVDD, ABE Activité 3.2.4 Mise en place d’un système d'information et de communication dynamique et accessible sur la GDT 680.000.000 0 0 680.000.000 MCVDD DIP, INRAB, DPV, DPP, MCVDD, PASCiB, PNOPPA, CNAB, Communes et Collectivités, ONG, REDAD Activité 3.2.5 Amélioration de la gestion des écosystèmes aquatiques 46.000.000.000 0 250.000.000 46.250.000.000 MCVDD DPP, MCVDD, DDAEP, Communes Activité 3.2.6 Amélioration de la gestion de l'effort (intensité) de pêche à la senne de plage 922.880.000 160.000.000 0 1.083.840.000 DPH DDAEP, DQIFE, DIP, PASCiB, CNA-B, PNOPPA, ONG, Collectivités Composante 3.3. Sécurisation et gestion de l’accès au foncier au profit des hommes et des femmes 14.847.770.000 770.000.000 0 15.617.770.000 Activité 3.3.1 Généralisation des Plans Fonciers Ruraux sur toute l’étendue du territoire national 14.469.000.000 0 0 14.469.000.000 DLROPEA ANDF, DPP, MCVDD, Communes, PNOPPA PASCiB CNA-B, REDAD Activité 3.3.2 Promotion de l’usage des outils de formalisation foncière 154.770.000 0 0 154.770.000 DLROPEA DPP, ANDF, DGR, Activité 3.3.3 Réalisation de la typologie des bas-fonds relevant du domaine public de l’état 214.000.000 0 0 214.000.000 ANDF DPP, DLROPEA, DGR Activité 3.3.5 Appui aux Communes dans l’identification, la préservation et la sécurisation des espaces agricoles et pastoraux 10.000.000 770.000.000 0 780.000.000 DLROPEA ANDF, DPP, FADEC Agric. Composante 3.4. Promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, hommes et femmes 13.638.900.000 2.303.000.000 200.000.000 16.141.900.000 Activité 3.4.1 Mise en œuvre de la stratégie alimentaire de réduction de la malnutrition 1.121.900.000 0 0 1.121.900.000 SGM DANA, CAN, DQIFE, DDAEP, ATDA, DPP, MS, Ministère des Affaires Sociales, ONG, DDAEP, CNA-B, Secteur privé, MEMP, CCC, CNOS, Association de consommateur, ABSSA Activité 3.4.2 Valorisation des produits alimentaires locaux dans la lutte contre la malnutrition 5.970.000.000 550.000.000 200.000.000 6.720.000.000 DANA CAN, DDAEP, DQIFE Activité 3.4.3 Mise en œuvre de la stratégie de fortification 412.000.000 103.000.000 0 515.000.000 DANA CBFA, DDAEP, ABSSA Activité 3.4.4 Renforcement de l’alimentation et de la nutrition dans le secteur agricole 1.080.000.000 0 0 1.080.000.000 DANA CAN, DQIFE, DDAEP, ATDA, 88 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères DPP, DSA, DIP, MS, Ministère des Affaires Sociales, ONG, DDAEP, CNA-B, Secteur privé, MEMP, CCC, CNOS, Association de consommateur, ABSSA Activité 3.4.5 Mise en place des banques alimentaires et des filets sociaux adaptés aux groupes vulnérables 2.880.000.000 1.650.000.000 0 4.530.000.000 CTSAGSA DANA, CAN, DE, DPV, DPH, ABE/ MCVDD/DGCC, ANPC Activité 3.4.6 Prise en compte des actions de lutte contre la malnutrition dans les processus de planification et de mise en œuvre des actions du secteur agricole 2.175.000.000 0 0 2.175.000.000 DPP DANA, CAN, CARDER, DGR, DQIFE, ProSOL, Communes/Collectivités Axe 4 Amélioration équitable de la gouvernance et des systèmes d’informations (renforcement institutionnel et coordination intersectorielle à différentes échelles) du secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 234.791.095.000 8.225.000.000 20.784.000.000 263.800.095.000 Composante 4.1. Appui à la mise en œuvre des réformes du secteur et soutien aux services du MAEP 204.058.095.000 0 0 204.058.095.000 Activité 4.1.1 Appui au fonctionnement des organismes sous tutelle 71.206.870.000 0 0 71.206.870.000 DC SGM et toutes les directions centrales et techniques Activité 4.1.2 Appui aux services centraux 53.433.425.000 0 0 53.433.425.000 DC SGM et toutes les directions centrales et techniques Activité 4.1.3 Appui au services déconcentrés (DDAEP etc.) 51.417.800.000 0 0 51.417.800.000 DC SGM et toutes les directions centrales et techniques, DDAEP Activité 4.1.4 Appui à l'opérationnalisation de sept pôles de développement agricole (ATDA) 28.000.000.000 0 0 28.000.000.000 DC SGM et toutes les directions centrales et techniques, ATDA Composante 4.2. Amélioration du système d’information du secteur agricole (statistiques, e agriculture, systèmes d’informations, suivi évaluation et coordination du secteur) 18.450.000.000 0 0 18.450.000.000 Activité 4.2.1 Appui au dispositif national de statistiques agricoles 10.150.000.000 0 0 10.150.000.000 DSA INSAE, DPP, DIP, INRAB, DE, DPV, DE, DDAEP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B, INSAE, Communes Activité 4.2.2 Promotion et développement des services agricoles par les TIC (e Agriculture) 1.763.000.000 0 0 1.763.000.000 DIP DQIFE, INRAB, DPP, DDAEP, ATDA Activité 4.2.3 Communication sur le secteur agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 2.087.000.000 0 0 2.087.000.000 DIP DQIFE, INRAB, DPP, DDAEP, ATDA Activité 4.2.4 Suivi et évaluation du secteur agricole 2.600.000.000 0 0 2.600.000.000 DPP STP/CNOS, BAI, MPD, DSA, DIP, DE, DPV, DPH, DANA, CNA-B, PNOPPA, PASCiB, Secteur privé Activité 4.2.5 Amélioration de la qualité, de la gestion et de la coordination du secteur 1.710.000.000 0 0 1.710.000.000 CNOS Structures membres du CNOS Activité 4.2.6 Actualisation/élaboration de la politique agricole et de ses instruments de mise en œuvre (loi d’orientation agricole, code pastoral, code de l’élevage, AOF du MAEP, loi sur les interprofessions, etc.) 140.000.000 0 0 140.000.000 SGM DPP, STP/CNOS Toutes les directions centrales et techniques, CNA-B, PNOPPA, PASCiB 89 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères Composante 4.3. Professionnalisation des exploitations agricoles de type familial et promotion de l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes 4.734.000.000 1.950.000.000 20.784.000.000 27.468.000.000 Activité 4.3.1 Professionnalisation des Exploitations Agricoles Familiales (EAF) 2.640.000.000 0 2.640.000.000 5.280.000.000 PNOPPA DLROPEA, DQIFE, CNA-B, Communes, Activité 4.3.2 Renforcement des structures d’appui à l’entrepreneuriat agricole 2.094.000.000 1.950.000.000 18.144.000.000 22.188.000.000 SGM Directions centrales et techniques, Centres de promotion Entreprenariat Agricole, Fonds, Agences Composante 4.4. Promotion du genre dans le secteur agricole 7.549.000.000 6.275.000.000 0 13.824.000.000 Activité 4.4.1 Amélioration de l’accès des femmes aux ressources 5.974.000.000 5.025.000.000 0 10.999.000.000 DPP DAF/MAEP, ATDA, Ministère en charge de la famille Activité 4.4.2 Renforcement des capacités d’action des femmes rurales 1.575.000.000 1.250.000.000 0 2.825.000.000 MAIRIE DLROPEA, DPP, DIP, PNOPPA, PASCiB, CNA-B Axe 5 Mise en place de mécanismes de financements et d’assurances adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs des maillons des filières agricoles y compris les femmes, les jeunes et primo-entrepreneurs 36.601.500.000 0 0 36.601.500.000 Composante 5.1. Opérationnalisation du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) 15.040.000.000 0 0 15.040.000.000 Activité 5.1.1 Opérationnalisation du Guichet 1 (subventions aux investissements agricoles) 3.000.000.000 0 0 3.000.000.000 FNDA MEF, DPP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, CCIB Activité 5.1.2 Opérationnalisation du Guichet 2 (accès aux services non financiers) 2.250.000.000 0 0 2.250.000.000 FNDA MEF, DPP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, CCIB Activité 5.1.3 Opérationnalisation du Guichet 3 (accès aux services financiers) 8.250.000.000 0 0 8.250.000.000 FNDA MEF, DPP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, CCIB Activité 5.1.4 Fonctionnement du FNDA 1.500.000.000 0 0 1.500.000.000 FNDA MEF, DPP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, CCIB Activité 5.1.5 Plaidoyer pour l'abondement du sous guichet Recherches Agricole et Agro-alimentaire (RAA) 20.000.000 0 0 20.000.000 INRAB FNDA, MEF, DPP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, CCIB Activité 5.1.6 Appui à l'opérationnalisation de la Banque de Développement Agricole 20.000.000 0 0 20.000.000 DPP/MAEP Structure financière, ANE, DAF/MAEP, FNM, AMAB Composante 5.2. Renforcement des mécanismes assurantiels dans le secteur agricole 5.508.000.000 0 0 5.508.000.000 Activité 5.2.1 Relèvement du fonds d’établissement 2.200.000.000 0 0 2.200.000.000 DPP/MAEP DAF, AMAB, MEF Activité 5.2.2 Promotion de la culture d’assurance 231.000.000 0 0 231.000.000 AMAB MAEP, PNOPPA, CNA-B, PASCiB, Médias Activité 5.2.3 Appui à l'accessibilité des primes d’assurance à payer par les Producteurs 2.500.000.000 0 0 2.500.000.000 MEF AMAB, PNOPPA, Interprofessions, CNA-B, interprofession Activité 5.2.4 Appui institutionnel 500.000.000 0 0 500.000.000 AMAB MAEP, Service Météo, DPP, Table filière, Interprofession, 90 Code Intitulé BUGET NATIONAL (ETAT et PTF) Privés, EFA, OPA TOTAL PNIASAN Structure Responsable Autres acteurs MAEP (Budget intérieur et PTF) Autres Ministères CNA-B Activité 5.2.5 Incitation des ménages agricoles à souscrire aux systèmes d’assurance (santé, récoltes et bétails) 77.000.000 0 0 77.000.000 AMAB FNDA, ONS, DLROPEA, Direction des Assurances/MEF Composante 5.3. Gestion des calamités dans le secteur agricole 5.038.000.000 0 0 5.038.000.000 Activité 5.4.1 Valider les résultats de l’étude sur le fonds de gestion des calamités 8.000.000 0 0 8.000.000 FNDA AMAB, DAF/MAEP, FNM, AMAB, DPP Activité 5.4.2 Mettre en place et opérationnaliser le Fonds de Gestion des Calamités agricoles 30.000.000 0 0 30.000.000 FNDA ANE, DAF/MAEP, FNM, AMAB Activité 5.4.3 Accompagnement financier (subvention et crédit) des groupes ayant subis des chocs climatiques 5.000.000.000 0 0 5.000.000.000 FNDA DE, DPV, DPH, MCVDD/ABE/DGCC, FNEC, ANPC, AMAB, Projets/Programmes Composante 5.4. Renforcement du Fonds d'Appui au Développement des communes, volet agriculture (FADeC-Agriculture) 11.015.500.000 0 0 11.015.500.000 Activité 5.4.1 Appui aux communes pour une meilleure orientation des Fonds FADeC Agriculture 38.500.000 0 0 38.500.000 SGM/MAEP DPP, ANE, mairies Activité 5.4.2 Renforcement des capacités des communes pour le montage de projets de développement agricole 77.000.000 0 0 77.000.000 SGM/MAEP DPP, ANE, DDAEP, AGENCES, mairies Activité 5.4.3 Dotation du Fonds 10.900.000.000 0 0 10.900.000.000 SGM/MAEP DPP, ANE, mairies COUT TOTAL DE LA MISE EN ŒUVRE DU PSDSA ENTRE 2017 - 2021 (A COUTS CONSTANTS) MAEP AUTRES MIN PRIVES TOTAL PNIASAN 691.814.444.450 146.443.500.000 655.189.238.700 1.493.448.143.150 COUT TOTAL DE LA MISE EN ŒUVRE DU PSDSA ENTRE 2017 - 2021 (en intégrant un taux d’inflation de 2,5 % par an) MAEP AUTRES MIN PRIVES TOTAL PNIASAN 726.073.030.028 154.418.725.327 689.225.023.421 1.569.716.778.777 91 10.6. Annexe 6 : Fiches de synthèse des principales filières 9.6.1 : SYNTHESE DE LA FILIERE ANACARDE, Mai 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Production nationale (2015) : t 100 000 Rendement moyen (actuel) : kg/ha 150 - 350 Objectif 2021 (PSDSA) : (%) transformation de la production nationale 50 - 75 Superficie emblavée (estimation) : ha 200 000 Nombre de producteurs (estimation): 200 000 Taille moyenne des exploitations : ha 1 Nombre d’unités semi-industrielles de transformation de noix de cajou (2015) 7 Capacité (t) & taux (%) de transformation de la noix brute (estimation, 2015): 11.500 & 5,10 Production d’amandes blanches en 2015 (t) 3000 Volume anacarde exporté (2014) : t et (%) : 113 130 & 12033 Prix moy. au producteur courant (FCFA/kg) 100 et 350 Prix moy au producteur en 2015 (F CFA/kg) 300 - 700 Prix planché campagne 2017 (FCFA/kg) : 500 Source : DSA/MAEP, INSAE, B2A APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE Départements Plantations privées Plantations domaniales Total Pourcentage Estimation des plantations en 2008 Atacora/Donga 6 226,25 1 498,50 7 724,75 29,67 5 6 373 Borgou/Alibori 1 565,93 1 831,00 3 396,93 13,05 24 795 Zou/Collines 12 439,89 1 868,45 14 308,34 54,96 104 424 Mono/Couffo 18,5 18,5 0,07 133 Ouémé/Plateau 585,42 585,42 2,25 4 275 Total (t) 20 835,99 5 197,95 26 033,94 100 190 000 Sources : Sedjro (2002), Matthess et al. (2008) • Grandes ou bassins de production de l’anacarde sont le Zou Collines qui possède de 55% des plantations d’anacarde. Elle est suivie de l’Atacora-Donga (30%) et du Borgou-Alibori (13%). Les terres favorables à l’anacarde sont comprises approximativement entre les parallèles 7°/20’ nord (parallèle passant par Kétou au sud du Bénin) et 10°/50’ nord (parallèle passant par Gogounou au du nord-Bénin). Cette bande géographique exclut l’emprise de la chaîne Atacora au nord ouest du Bénin (Tandjiékpon et al. 2005) 33 10-15% des noix exportées du Bénin proviendraient des pays voisins (Nigeria…) 92 • Les Communes productrices de cajou se classent en trois grandes zones : o La zone très favorable (17 communes), à savoir : Bantè, Ouèssè, Bembèrèkè, Kalalé, N’Dali, Pèrèrè, Nikki, Parakou, Sinendé, Tchaourou, Bassila, Ouaké, Djougou, Copargo, Kouandé, Péhunco et Natitingou. Cette zone comprend environ 87% des vergers d’anacardiers du Bénin o La zone favorable (14 communes) : Dassa, Glazoué, Savalou, Savè, Abomey, Bohicon, Djidja, Zakpota, Covè, Zagnanado, Gogounou, Klouékanmè, Aplahoué et Kétou. Elle possède environ 11% des vergers d’anacardier du pays o La zone passablement favorable (9 communes) : Boukoumbé, Cobly, Kèrou, Matéri, Tanguiéta, Toucountouna, Zogbodomey, Ségbana et Kandi. Elle abrite 2% de l’ensemble des vergers d’anacardiers du pays) Emplois créés (estimations) • 60.000 ménages agricoles et plus de 200 000 acteurs (commerce, transformation et exportation) • Le maillon production de la filière anacarde sollicite une main d’œuvre salariée importante pour les activités d’entretien des plantations. La filière anacarde offre des opportunités d’emploi et de revenus aux femmes Contribution de la filière à la richesse agricole et nationale • La filière anacarde contribue à 3% au PNB du Bénin et à 7% au PNB agricole du Bénin (2e après le coton). Elle représente 8% des recettes d'exportation du Bénin Place des femmes dans la filière • Les femmes s’occupent du ramassage des noix, de leur transport des champs aux villages. Elles sont organisées en groupements de transformation artisanale des noix de cajou. On les retrouve aussi au niveau de la commercialisation et de la transformation. Dans les unités de transformations installées, la main d’œuvre est souvent constituée à plus de 90% de femmes Contribution à la sécurité alimentaire • L’appui à la filière anacarde constitue une stratégie de lutte contre la pauvreté au niveau des femmes qui font partie des plus vulnérables en milieu rural du Bénin 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • Le Bénin se classe 9ème exportateur de noix de cajou dans le monde (après avoir été dans le Top 5 en 2013) et 3ème/4ème plus grand exportateur de noix de cajou en Afrique • Grande motivation des producteurs pour l’anacarde qui se présente comme une alternative au coton • Existence de vastes domaines favorables à l’augmentation des superficies et des possibilités d’amélioration de la productivité (il est possible de porter les rendements actuels qui se situent entre 150 et 350 kg à l’hectare à au moins 500 kg/ha34) 2.2. PRODUCTION, RENDEMENT, SUPERFICIES • Fournisseurs d’intrants spécifiques : o Pépiniéristes et producteurs de plants améliorés, équipementiers, fournisseurs d’outils et de matériels d’entretiens + sacheries • Producteurs (catégories) : o Petits Producteurs (Superficie : inférieur à 5 ha) o Grands producteurs (Superficie : supérieur à 5 ha) La production d’anacarde est réalisée dans un système agro-forestier en association avec d’autres cultures annuelles comme le coton, l’igname, le maïs, le manioc, l’arachide, le sorgho. Les productions de noix d’anacarde couvrent la période de janvier à avril 34 Le rendement moyen de l’anacardier au Ghana se situe aujourd’hui à 800 kg/ha en moyenne, avec du matériel végétal en provenance du Bénin 93 • Evolution de la production et de l’exportation des noix de cajou Année Production totale NBC (t) Volume exporté 2009 110 600 132 720 2010 87 800 105 360 2011 112 241 133 596 2012 131 928 149 704 2013 124 000 148 800 2014 94 275 113 130 2015 100 000 ND Source : B2A Chute de la production nationale à partir de 2013 du fait de la faible pluviométrie • Rendements : ils sont encore très faible au bénin : 150 – 350 kg/ha et pourrait être améliorés dans le futur • Utilisation d’intrants agricole : La production de l’anacarde se fait presque sans intrants spécifiques (engrais et produits phytosanitaires) 2.3. Transformation L’amande comestible au centre de la noix d’anacarde constitue le principal sous-produit qui est assez prisé pour ses usages multiples. On distingue deux grandes catégories d’unités de transformation de noix d’anacarde : o Les unités individuelles ou de groupements de transformation artisanale de capacité très modeste de moins de 20 tonnes/ an produisant des amandes grillées pour le marché o Les unités de type industriel et semi-industriel : Le Bénin dispose, en fin 2015, sur investissements privés, de six unités de transformation des noix brutes en amandes blanches pour l’exportation. L’usine de Fludor sa. ; avec une capacité installée de 30.000 t (mais 15.000 t immédiatement opérationnelle) vient de s’y ajouter, portant ainsi la capacité cumulée de transformation à 28.000 tonnes Unités de transformation des noix brutes en amandes blanches pour l’exportation Nom de l’usine Capacité installée(T) Zone d’implantation LUMIERE 2000 Tchèti KAKE 5 3000 Savalou NAD & Co 1500 Badékparou UPS 1500 Calavi TOLARO GLOBAL 3000 Tourou AFOKANTAN 2000 Tchaourou FLUDOR 15000 Bohicon TOTAL 28.000 Source : B2A, iCA, CNTC 2.4. COMMERCIALISATIO N • Acteurs de la commercialisation : o Collecteurs : 30 à 40 collecteurs pour 1 grossiste o Grossistes : Environ une vingtaine de grossistes (reliés aux exportateurs) qui entretiennent d’autres acheteurs intermédiaires estimés à plus de 200 au Bénin o Exportateur de noix : Sociétés indopakistanaises d’exportation de la noix brute (Société NOMAX, Société SAKSON, BABSON, AGRO-Bénin, Asia-Trading, BPS Bénin…) • Circuit de commercialisation des produits de la filière anacarde Noix brute : Amandes : Prix d’achat des noix et amandes de cajou : Pendant une décennie, le prix plancher fixé par la Commission nationale de fixation des prix a oscillé entre 150 et 200 FCFA le kg de noix. Sur le marché international, la valeur à la consommation varie selon les périodes entre 7 500 à 15 000 FCFA/kg pour les amandes, ce qui justifie tout l’intérêt accordé à cette CVA. Actuellement les prix plancher tourne autour de 500 compte tenue de l’environnement économique actuel en faveur des noix de cajou. 94 2.5. ECONOMIE DE LA FILIERE • Valeur de l’offre locale brute : Estimation de la valeur de la noix de cajou brute produite au Bénin = 51 millions $ (30,6 milliards F CFA), B2A (2016) • Valeur des exportations et importations : En 2014, 113 130 tonnes de noix de cajou sont exportés du Bénin contre une production nationale de 94 275 tonnes (soit un surplus de 18 855 tonnes ou 20% en provenance des pays voisins tels que le Nigeria). La valeur des noix de cajou exportée en 2014 est environ 56 565 000 000 FCFA (à 500 F/kg de noix) • Les principales CVA de la filière : CVA1 noix de cajou brute d’exportation, CVA2 Amandes brutes d’exportation, CVA3 amandes torréfiées d’exportation 2.6. ORGANISATION DE LA FILIERE L'interprofession de la filière anacarde (IFA Bénin) a été mise en place le 22 juin 2016 à Bohicon au cours d'une assemblée générale constitutive. Elle est constituée par les familles d’acteurs ci-dessous : o la Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde (FENAPAB) o La Fédération Nationale des Acheteurs professionnels de Produits Agricoles et Tropicaux (FENAPAT) o Le Conseil National des Exportateurs de Cajou du Bénin (CoNEC) qui regroupe les exportateurs de noix d’anacarde Cartographie simplifiée - filière anacarde au Bénin • Marges réalisées par les acteurs et leur répartition au sein de la CVA Source : Données de D. SOHINTO (2008) et Graphe réalisé par P. ONIBON En général, ce sont les agriculteurs qui contribuent le plus à la création de la valeur ajoutée par la filière anacarde suivi par les exportateurs, puis les transformateurs 2.7. IMPACT SOCIAL L’accès difficile des femmes à la terre, limite leur présence dans le maillon production de l’anacarde. Mais dans le maillon de 95 la transformation, la main d’œuvre utilisée est quasi-féminine. 2.8. IMPACT ENVIRONNEMENTAL • Cette filière contribue à la réduction des émissions de C02, à la réduction de la destruction des plantations par feux de brousse, à l’économie d’eau, à la diminution de l’érosion dans les plantations. La culture de l’anacardier a un impact écologique positif. Elle permet de protéger, conserver et de reconstituer les terres 3. ANALYSE FFOM DE LA FILIERE Forces Faiblesses Au niveau de la production : • Existence d’un Programme de Recherches Forestières (PRF/INRAB) en faveur des innovations sur l’anacarde • Disponibilité des ressources foncières pour la production d’anacarde Au niveau de la production : • Faible productivité par arbre et par hectare • Mauvaise qualité du matériel de stockage • Faible échelle du Système collectif de mise en marché/vente Au niveau de la transformation : • Intérêt de plus en plus croissant des privés pour la transformation des noix de cajou pour l’exportation (Cas récent de Fludor SA) • Au niveau de la transformation • Faible appui de l’Etat dans la viabilisation des sites d’implantation des usines de transformation • Lenteur dans l’obtention de l’agrément dans la zone franche industrielle • Faible contrôle des produits par les structures étatiques compétentes • Difficulté d’approvisionnement des usines en noix brutes • Manque d’informations sur l’offre et la demande d’emballage au plan national Au niveau de la commercialisation : • • Grande volatilité des prix • Manque de sacherie propre • Absence de terminal d’entreposage des noix et d’une centrale d’achat • Tracasseries routières engendrant beaucoup de faux frais (jusqu’à début 2016) Au niveau transversal • Au niveau transversal • Absence d’un environnement juridique et réglementaire • Inadaptation du mécanisme actuel de fixation du prix des noix brutes • Difficile accès au financement approprié • Inexistence jusqu’à une époque récente d’un Système d’information sur le marché/SIM Au niveau économique : • Au plan niveau économique • Au niveau de l’organisation de la filière • Mise en place récente de l’interprofession de la filière anacarde (IFA-Bénin) Au niveau de l’organisation de la filière • Niveau d’organisation des familles d’acteurs et des relations d’affaires entres elles encore faible OPPORTUNITES MENACES Sur le développement de l’activité et inclusion des populations vulnérables • Amélioration des capacités des services agricoles et celles des organisations des producteurs impliqués • création d’emplois ; • augmentation de revenus (lutte contre la pauvreté) Sur les petits producteurs / familles vulnérables • L’augmentation des champs d’anacarde pourrait avoir un impact négatif sur la production des céréales (maïs), ce qui peut compromettre l’autosuffisance alimentaire des populations pauvres En termes de durabilité des pratiques / effet améliorant sur les conditions agroécologiques ▪ Les plantations d’anacarde ont des effets positifs sur l’environnement : lutte contre l’érosion. Elles obligent les populations rurales à lutter contre les feux de brousse sauvages Menaces sur l’environnement liées au développement de la filière ▪ Pas de menace majeure sur l’environnement pour le moment 96 Cartes d’aptitude des zones de production de noix de cajou Source : iCA 2010 97 9.6.2 : SYNTHESE DE LA FILIERE ANANAS, Mai 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Production nationale en 2014 : t 431 713 Rendement moyen : Kg/ha pour PS* et CL** 36 410 et 45 590 Objectif 2021 (PSDSA) : rendement (kg/ha) et niveau de l’exportation vers l’UE (t) 80 000 & 24 000 Superficie emblavée en 2015) : ha 5 146 Nombre de producteurs 13 300 Volume d’ananas exporté (2014) : t et (%) 4026 et (1) Prix moy. au producteur Prix moy dans les marchés primaires en 2016 (F CFA/kg) Consommation par habitant en kg/an Sources : DSA/MAEP, INSAE, B2A * Pain de sucre (PS) ** Cayenne Lisse (CL) APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE • Principale zone de production d’ananas : le bassin de production d’ananas est situé au Sud-Bénin, notamment dans le Pôle de Développement Agricole N°7, plus précisément dans le Département de l’Atlantique • Cinq (05) principales Communes détiennent la quasi-totalité (98%) de la production actuelle (2014) : Zè (43%), Toffo (22%), Abomey-Calavi (19%), Allada (11%) et Tori-Bossito (5%). Ouidah, Kpomassê, Sakété, Houéyogbé, Bopa, Lokossa sont actuellement des zones marginales de productions et peuvent devenir dans le futur des zones d’extension de production d’ananas Emplois créés (estimations) • 15000 à 25000 emplois directs et temporaires (MAEP/Giz 2008). La culture d’ananas contribue à l’absorption du chômage Contribution de la filière à la richesse agricole et nationale • Environ 1,2% du (PIB) national ou 4 ,3 % du PIB agricole : 3ème position derrière le coton (25% du PIB) et l’anacarde (7,4% du PIB Agricole) (INSAE, 201435) Place des femmes dans la filière • Forte de représentativité des femmes dans le commerce de l’ananas Contribution à la sécurité alimentaire • De par sa forte valeur en nutriments, la consommation de l’ananas contribue à l’équilibre alimentaire et nutritionnel des populations 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • Des conditions édaphiques et climatiques du Sud- Bénin propices à la culture de l’ananas et lui confèrent de bonnes qualités organoleptiques • Existence d’une volonté politique du Gouvernement pour la promotion de la filière ananas : lancement du Label Ananas Pain de sucre du Bénin • Existence de grands marchés potentiels dans la sous-région (Nigéria, Pays Sahéliens) et de marchés frontaliers (Sèmè-Kraké, Hillakondji et Malanville) pour le transit vers les pays voisins 35 http://www.insae-bj.org/production-agricole.html et B2A 98 • Existence de plusieurs projets / programmes d’appui à la filière (PACER/ProCAR, PADA/ProCAD, CTB /UE, 2SCALE/ IFDC, Parteners For Development, PASEREA, etc.) • Proximité du Port et de l’Aéroport des grandes zones de production 2.2. PRODUCTION, RENDEMENT, SUPERFICIES • Fournisseurs d’intrants spécifiques : Deux types d’engrais sont utilisés : urée (46%, 400 kg/ha) et le sulfate (100%, 1,2 t/ha). Le circuit d’approvisionnement en intrants spécifiques pour l’ananas n’est pas organisé : difficultés d’identifier des acteurs de ce maillon (MAEP/Giz, 2008 et PADA, 2014). Les producteurs font recours aux circuits informels • Producteurs (catégories) : o Petits producteurs exploitant entre 0,5 à 1ha représente 70 % des producteurs d’ananas (10 500) o Producteurs moyens 1à 5ha : 25% des producteurs d’ananas (3500) o Gros producteurs (plus de 5ha) : 5% des producteurs d’ananas (1000) Evolution des productions, superficies et rendements d’ananas : On note une tendance à la baisse de la production depuis 2012. Mais, la production nationale a connu une évolution remarquable en passant de 51 151 tonnes en 2000 à 431 713 tonnes en 2014 soit un accroissement de 743,9% en 15 ans (DSA/MAEP & B2A, 2016) Source : DSA/MAEP • Principales variétés de maïs cultivées : Cayenne Lisse (CL) et Pain de Sucre (PS) • Rendements moyen : 36,41 t/ha pour le Pain de Sucre et 45,59 t/ha la Cayenne Lisse (LEED, 2016) dans l’Atlantique ; contre 50 et 60 t/ha en 2009-2010 et 80 t/ha en 2011-2012 (PADA, 2014). C’est donc possible de réaliser des rendements moyens potentiels de 65 et 80 t / ha respectivement pour le pain de sucre et la Cayenne lisse (B2A) • Utilisation d’intrants agricole : Les intrants spécifiques les plus utilisés dans la production de l’ananas concernent surtout l’engrais (sulfate de potasse + urée), les rejets, les régulateurs de croissance (éthrel) et les produits phytosanitaires 2.3. TRANSFORMATION • Acteurs et produits de la transformation d’ananas : o Transformateurs disposant infrastructure appropriée (atelier, bureaux, magasins de stockage pour les intrants et les produits finis : 24,39% o Transformateurs ayant aménagé une concession réservée uniquement à l’activité (sans bureau, ni de magasin de stockage) : environ 58,54%; o les transformateurs de maison’’ (17,% environ), qui réalisent l’activité dans leurs cours ou dans leurs cuisines Quantités transformées : environ 23% de la production nationale (99 294 t) 2.4. COMMERCIALISATION/ EXPORTATION • Acteurs de la commercialisation : o Collecteurs (3000 agents collecteurs : 10-15 collecteur pour 1 grossiste; o Grossistes (environ 500-1000 agents) o Détaillants (environ 5000 agents) o Transporteurs (500 chauffeurs de « véhicules bâchés » et 10 gros porteurs o Gros exportateurs (75% du volume total exporté) : SATOLA, FRUIT D’OR, FRUIT TILLOU o Petits exportateurs (25% du volume total exporté) : EXOLUXE, GOLDEN…. o Transformateurs : plusieurs unités de transformation artisanales et semi-modernes (CSFT, COPRATO, SAIT SA, Centre Amazone…) propose une gamme de produits variés tels que l’ananas séché, l’ananas en jus, l’ananas en sirop et en confiture (Pagor, Tiana, Sandy, Milena, Fugis, Amazone, Cyrius, Ira, Juana, Allochéou) 99 • Distribution de la production nationale d’ananas PRODUCTION NATIONALE (100%) FRUITS D’ANANAS FRAIS (77% du volume national) PRODUITS DE TRANSFORMATION (23% du volume) Exportation vers la sous-région Nigéria, mali, Burkina, Niger (40%) Exportation de fruits frais vers UE (1 2% : Rungis/ France) Consommatio n locale (35%) Ananas séché exporté (8%) Unités locales de transformation (15%) Source : MAEP/Giz (2008) La grande partie de l’ananas béninois est consommée dans la sous-région (Nigeria et pays de l’hinterland) et au niveau national. • Prix pratiqués Marché local Marché de transformation Marché d’exportation vers l’UE Cayenne Lisse Mode de vente Par quarantaine Au poids Au poids Prix unitaires 1000 – 10 000 FCFA 80 000 FCFA/tonne 120 000 FCFA/tonne Pain de sucre Mode de vente Par camionnette 404 bâchée (2 à 3 t de fruits) Au poids Au poids Prix unitaires 80 000 à 200 000 F 60 000 FCFA par tonne 70 à 80 000 FCFA par tonne Source : GERME ONG Allada, 2017 2.5. ECONOMIE DE LA FILIERE • Valeur de l’offre locale brute (2015) : 128 605 965 784 FCFA (pour 1 286 060 tonnes de maïs au prix planché de de 100 FCFA/kg) • Valeur des exportations : L’exportation d’ananas du Bénin vers l’Europe est passée de 460,97 tonnes en 2000 à 4026,311 tonnes 2014, soit une évolution de 773,4 % en 15 ans (B2A). Mais cette quantité d’ananas exporté est encore très faible. Elle représente seulement 1% de la production nationale • Marques locales de jus d’ananas (les plus rencontrées sur le marché béninois) : Millena, - Tiana, - Amazone,- Allotchéou,- Songhaï, Cocopass, etc. • Les principales CVA de la filière ananas : CVA 1 : Ananas frais sur le marché européen, CVA 2 : Ananas frais sur le marché local et régional, CVA 3 : Ananas séché pour le marché européen et CVA 4 : Jus d’ananas sur le marché local 2.6. ORGANISATION • Le RéPAB est l’organisation des producteurs d’ananas (environ 1600 producteurs membres). Il fédère les UCPA d’Abomey-Calavi, Allada, Kpomassê, Toffo et Tori-Bossito, qui à leur tour fédèrent chacune des GVPA de base (niveau village) • Les transformateurs d’ananas se sont regroupés au sein de l’Association Nationale des transformateurs d’Ananas du Bénin (ANatrAB) : environ 200 entreprises artisanales et semi industrielles (PADA, 2014). 100 Cartographie simplifiée - filière ananas Liens à vue Commande ou contrat Production contractuelle Production contractuelle contre paiement Imprimeurs (Etiquête et fiches) Importateurs (Fournit cartons) Grands Producteurs Petits Producteurs Importateurs (Solider, Claro, Oxfam, intermarchés) Transformateur-Exportateurs et Exportateurs Camionneur Equipe de sécheurs Producteur-Transformateurs (individuel, familial) Transitaires Douaniers Banques Eq. de palletisage Compagnie Aérienne EX SONAPRA Fournisseurs (sachets, bouteilles, capsules ) Multiplicateurs de rejets Producteurs d'ananas agréé MAEP MIC Restaurants, Hôtels Grossistes Garguoteries Services Ménages Détaillants Source : Données documentaires (reprises par P. ONIBON, 2017) • Marges réalisées par les acteurs et leur répartition au sein de la CVA La CVA 1 Ananas frais sur Europe a un potentiel très élevé à créer de richesse et de revenu La CVA 2 : Ananas frais sur marché local et régional a un revenu aléatoire. Elle est adaptée aux petits producteurs non intégrés aux normes du marché européen La CVA 3 : Ananas séché pour le marché européen a un potentiel de création revenu très élevé La CVA 4 : Jus d’ananas sur le marché local possède une forte potentialité à créer d’emploi, et un niveau relativement acceptable en matière de richesse créée au niveau local Source : Giz/MAEP, 2008 ; données reprises par P. ONIBON 2.7. IMPACT SOCIAL Les femmes rurales du département de l’Atlantique représentent 15 à 30% des petits exploitants producteurs d’ananas. Elles constituent également une contribution de plus de 40% de la main d’œuvre agricole mobilisée sur les plantations d’ananas. Par ailleurs, les secteurs de collecte, de transformation et de commercialisation aux niveaux local et régional constituent les domaines de prédilection du contrôle des acteurs féminins 2.8. IMPACT ENVIRONNEMENTAL La culture d’ananas d’une façon générale présente des risques de dégradation de sols et d’utilisation intensive des intrants chimiques dont les effets néfastes ne sont plus à démontrer 3. ANALYSE FFOM DE LA FILIERE Forces Faiblesses Au niveau de la production : • Au moins 18 ans d’expériences des producteurs dans la production d’ananas • Existence de technologies avérées pour la filière (engrais spécifique, technique d’épuration variétale, dose d’utilisation d’éthéphon…) • Au niveau de la production : • Dégénérescence du matériel génétique • Manque de plants sains et de bonne qualité et le nombre limité de producteurs de gourmands commerciaux de qualité • Rareté des intrants spécifiques notamment le sulfate de potasse • Coût élevé des engrais et produits phytosanitaires • Insuffisance d’appui-conseil aux producteurs • Faible maîtrise des techniques culturales surtout par petits producteurs (les plus nombreux) 101 Au niveau de la transformation • Existence des technologies améliorées (sublimation, séchoirs tunnels cartiers) Au niveau de la transformation • Accès limité aux équipements et emballages modernes ainsi qu’au marché des infrastructures • Utilisation de technologie rudimentaire dans la production du jus (largement dominée par « l’industrie familiale ») • Absence de label Bénin • Faible niveau de qualification de la main d’œuvre • Non diffusion de la fiche technique sur le séchage de l’ananas béninois • Faible capacité managériale des promoteurs • Insuffisance de contrôle (interne et externe) de la qualité Au niveau de la commercialisation/exportation • Forte demande de l’ananas béninois à l’export à des prix incitatifs (1129 $ contre 421 $ pour la Côte d’Ivoire et 411 $ pour Costa Rica) • Existence du produit toute l’année • Existence de 500 grossistes, 5000 détaillants et 10 à 15 collecteurs par grossiste • Forte de représentativité des femmes dans le commerce Au niveau de la commercialisation/exportation • Absence d’une organisation rationnelle de la commercialisation surtout vers le marché extérieur • Inexistence d’une règle de fonctionnement au sein de la famille des exportateurs • Coût élevé du fret aérien • Bradage des fruits destinés à l’exportation sur le marché local à faute des ruptures de stock d’emballages • Absence de liens d’affaires entre distributeurs d’intrants, les producteurs et les exportateurs Au niveau économique • Au niveau économique • Au niveau de l’organisation de la filière • Au niveau de l’organisation de la filière • Faible niveau d’organisation des producteurs à la base • Difficultés de fonctionnement de la Table filière ananas OPPORTUNITES MENACES Sur le développement de l’activité et inclusion des populations vulnérables • Sur les petits producteurs / familles vulnérables • Insécurité foncière • Faible connaissance de l’ananas verts par les consommateurs européens • Disparition progressive du groupe variétal Cayenne lisse • Déficit hydrique non compensé par l’irrigation ; • Baisse de la fertilité des sols • Forte concurrence du Costa Rica et du Ghana • Dépréciation des produits due à la qualité phytosanitaire douteuse • Difficultés d’accès de l’ananas béninois au marché nigérian En termes de durabilité des pratiques / effet améliorant sur les conditions agroécologiques ▪ Conditions climatiques et édaphiques favorables ▪ Promotion de l’ananas biologique qui semble être plus rentable que l’ananas conventionnel Menaces sur l’environnement liées au développement de la filière ▪ Ze Toffo Allada Ouidah Abomey-CalaviKpomasse Tori-Bossito S N EW 8 0 8 16 Kilometers 39 0 0 0 0 39 0 0 0 0 40 0 0 0 0 40 0 0 0 0 41 0 0 0 0 41 0 0 0 0 42 0 0 0 0 42 0 0 0 0 43 0 0 0 0 43 0 0 0 0 7 2 0 0 0 0 7 2 0 0 0 0 7 3 0 0 0 0 7 3 0 0 0 0 7 4 0 0 0 0 7 4 0 0 0 0 7 5 0 0 0 0 7 5 0 0 0 0 7 6 0 0 0 0 7 6 0 0 0 0 7 7 0 0 0 0 7 7 0 0 0 0 Zone de production de l'ananas BENIN Carte des principales communes productrices d’ananas 102 9.6.3 : SYNTHESE DE LA FILIERE MAÏS, Juin 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Production nationale moyenne (2011-2015) : t 1 265 549 Rendement moyen (2011-2015) : kg/ha 1347 Objectif 2021 (PSDSA) : t et kg/ha 1 800 911 et, 1500 Superficie moyenne emblavée (2011-2015) : ha 940 840 Nombre de producteurs (dont 95 % de petits exploitants cultivant moins de 2 ha) : Environ 550 000 Volume maïs exporté (2015) : t et (%) : 515,045 & 0,04%) Prix moy. au producteur (PDA 2, 2016) FCFA/kg 86 Prix moy dans les marchés primaires en 2016 (F CFA/kg) 164 Consommation par habitant en kg/an 69 Sources : DSA/MAEP, INSAE, B2A APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE • Principale zone de production du maïs : bassin cotonnier au Nord-Bénin (PDA 2 : Borgou-Alibori : 36% de la production nationale), suivi de : • PDA 4 (Borgou, Sud Donga, Collines) : 20% • PDA 7 (Ouémé-Atlantique et Ouémé) : 15% • PDA 6 (Plateau) : 14% • Gros Départements de production : Alibori, Borgou, Atacora et Plateau • Grandes Communes productrices du maïs : Kétou, Banikoara, Ouèssè, Aplahoué, Kèrou et Zé. Elles produisent ensemble environ 29,5% de la production nationale (B2A, 2016) Emplois créés (estimations) • Plus de 600 000 emplois directs et plus d’un million d’emplois indirects en lien avec ses multiples types de transformation (traditionnelle ou industrielle) Contribution de la filière à la richesse agricole et nationale • Plus de 100 milliards de FCFA au PNB et plus de 40 000 milliard FCFA à la création de la richesse nationale (9 % environ du PIB agricole) entre 2005 et 2009, ONS/MAEP, 2011 Place des femmes dans la filière • • Forte présence des femmes dans la transformation, stockage, conservation et commercialisation du maïs Contribution à la sécurité alimentaire • Première base alimentaire des béninois/plus de 70 % des populations du Sud et du Centre-Bénin, se nourrissent quotidiennement du maïs • Utilisation du maïs dans la production d’aliments de sevrage pour les enfants 103 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • Principale céréale cultivée au Bénin : 78,3% de toute la production céréalière, et, 52,6 % du total des emblavures (2015) • 43 mets locaux sont faits à base de maïs et contribuent à la satisfaction des besoins alimentaires de base de la population • Intégration du maïs à plus de 60 % dans les provendes de volailles en aviculture intensive 2.2. PRODUCTION, RENDEMENT, SUPERFICIES • Producteurs (catégories) : o Petits producteurs traditionnels (moins de 2 ha, rendement faible : 0,8t/ha) o Producteurs moyens (+ 2ha, fumure minérale, variétés améliorées, rendement : 1,5-3 t/ha) o Grands producteurs du Nord-Bénin (plus de 10 ha, fertilisation complète, variétés hybrides, mécanisation, rendement : 5t/ha) • Evolution des productions, superficies et rendements du maïs Année 2011 2012 2013 2014 2015 Rendement 1 422 1 251 1 383 1 399 1 281 Superficie 820 157 938 846 973 453 968 030 1 003 715 Production 1 165 957 1 174 563 1 345 821 1 354 344 1 286 060 Source : DSA/MAEP Accroissement de la production et des superficies de maïs suivi d’une baisse tendancielle de la production en 2015 • Principales variétés de maïs cultivées : les variétés locales sont largement cultivées. Les variétés améliorées vulgarisées sont : DMR, TZPB-SR, EVDT-80, ES-W, QPMFaaba36. 4 037 tonnes de semences améliorée de maïs ont été mises en place en 2015 ; ce qui représente 48,5% des besoins. • Rendements : Les plus forts rendements du maïs sont obtenus dans les régions du nord et dans la vallée de l’Ouémé • Utilisation d’intrants agricole : depuis 2008, l’engrais spécifique maïs (N80, 5-P22, 5-K20) est de plus en plus utilisé sur les variétés améliorées et locales par certains exploitants. 2.3. TRANSFORMATION • Acteurs et produits de la transformation du maïs : o Transformateurs et transformatrices artisanaux (meuniers/petites unités de production de farine ordinaire et de gambarilifin) o les minoteries industrielles produisant des farines standardisées pour la consommation humaine (SOCIA‐Bénin, UBETA, AGROTECHNIC, Michel-Ange etc.) o les unités de fabrication de biscuits o les usines de fabrication de bière utilisant le gritz (SOBEBRA) o les unités de fabrication de boissons locales à base de maïs o les fabricantes d’akassa, mawê, aklui, yéké ou couscous de maïs, ablo, galettes et divers autres mets à base de maïs • Quantités transformées : environ 50 000 T/an de maïs utilisé dans la fabrication de provendes de poulets (UNAP-Bénin) 36 Analyse de la rentabilité économique de 5 chaines de valeur ajoutée maïs (David SOHINTO, Marius S. AÏNA, 2011) 104 2.4. COMMERCIALISATION • Acteurs de la commercialisation : Le circuit le plus long pour le maïs grain local est celui qui part du producteur au consommateur par l’intermédiaire des collecteurs locaux, des collecteurs-grossistes, des semi-grossistes et des détaillants Marchés d’écoulement et principaux circuits de distribution o Au plan national, huit marchés constituent les principaux pôles de convoyage du maïs des zones de production vers les centres de commercialisation : marchés de Malanville, Kandi, Parakou et Djougou, Glazoué, Dantokpa, Ouando, Kétou et Azovè. o Des marchés de collecte primaire sont localisés dans les zones rurales de production du maïs. o Ces transactions se font dans un circuit quasi informel rendant difficile une réelle appréhension des tonnages quotidiennement écoulés • Prix d’achat du Mais Les prix moyens mensuels du maïs grains dans les marchés du Bénin ont faiblement fluctué entre 2012 et 2016 : 153 FCFA/kg en moyenne. En 2014, il a connu une baisse à 129 FCFA/Kg. L’ONASA pratique un prix d’achat au producteur de 170 FCFA/kg tandis que les grandes usines de transformation industrielle pratiquent un prix d’achat plus bas de 100 FCFA/kg en raison de la non-homogénéité du maïs grain livré sur les marchés Source : INSAE, 2016 2.5. ECONOMIE DE LA FILIERE • Valeur de l’offre locale brute (2015) : 128 605 965 784 FCFA (pour 1 286 060 tonnes de maïs au prix planché de de 100 FCFA/kg) • Valeur des exportations (2013) : 6 316 850 kg de maïs pour une valeur de 1 318 408 225 FCFA (INSAE, 2013) au Niger • Valeur des importations : 1 107 253 kg de maïs pour une valeur de 386 306 711 FCFA (INSAE, 2013). Cette importation provient en grande partie d’Argentine (39%), du Brésil (23%), des Emirats Arabes Unis (23%) et des Etats-Unis (9%). • Les principales CVA du maïs : CVA 1 : Maïs jaune pour usine d’aliment de bétail pour le marché local, CVA 2 : Maïs grain pour le marché local, CVA 3 : Maïs grain pour le marché sous régional, CVA 4 : Farine améliorée de maïs (infantile, adulte, malades) pour le marché local, régional et international, CVA 5 : Gritz de maïs pour la brasserie 2.6. ORGANISATION DE LA FILIERE • Les organisations professionnelles de la filière sont surtout constituées par les Groupements de producteurs de maïs grain et de semences de maïs. Les organisations des acteurs des maillons post-récolte (stockage, conservation et commercialisation) sont assurées en grande partie par les acteurs du secteur privé mais également par l’ONASA 105 • Cartographie simplifiée - filière maïs au Bénin Légende : Liens à vue Commande ou contrat Acteurs privés Acteurs étatiques Source : Données documentaires (reprises), P. ONIBON, 2017 • Marges réalisées par les acteurs et leur répartition au sein de la CVA Pour toutes les CVA, ce sont les producteurs qui tirent le plus faible revenu (11% CVA1, 14% CVA2, 13 CVA3, 3% CVA4, 29% CVA5 C’est la CVA farine améliorée qui possède le grand potentiel de création de valeur ajoutée (745F/kg) suivie de la CVA Gritz pour brasserie sur marché local (170F /kg) et maïs jaune pour l’aliment de bétail (165F/kg). Source: D. SOHINTO & M. AINA (2011) 2.7. IMPACT SOCIAL • La filière maïs est pourvoyeur de petits emplois au profit des bonnes dames des ménages. Toutefois, les femmes agricultrices ont des difficultés à la terre pour la culture du maïs 2.8. IMPACT ENVIRONNEMENTAL • Pression supplémentaire sur les ressources naturelles (déboisement) lors de l’installation de la culture du maïs • Utilisation du bois comme source d’énergie dans la transformation du maïs • La mauvaise conservation du maïs produit aflatoxines qui ont des conséquences sur la santé 3. ANALYSE FFOM DE LA FILIERE Forces Faiblesses Au niveau de la production : • Large gamme de conditions climatiques favorables à la culture du maïs • Existence de variétés locales et des variétés améliorées adaptées aux conditions agro écologiques des localités • Existence de paquets technologiques pour l’obtention de rendements élevés et l’accroissement de sa productivité • Présence de multiplicateurs paysans pour la semence de maïs Au niveau de la production : • Sols fortement dégradés • Difficulté de l’accès à la terre surtout pour les femmes • Mauvais approvisionnement en intrants des localités loin des grands centres • Coût élevé des intrants • Rendement à l’hectare encore faible au niveau national • Insuffisance de l’intégration agriculture-élevage pour assurer un surplus de valeur ajoutée aux paysans producteurs Au niveau de la transformation / commercialisation : Au niveau de la transformation / commercialisation : 106 • Développement d’unités de transformation (broyage, provenderies) • Présence dans certaines régions de grandes industries utilisant le maïs (farine améliorée) ; • Développement de l’élevage intensif et semi- intensif (aviculture) • Nombre élevé d’intermédiaires commerciaux • Manque d’informations sur le marché extérieur et sur la politique des exportations et des transformations au niveau des producteurs Au niveau économique : • La production du maïs est compétitive dans toutes les régions du pays sauf dans le Zou Au niveau économique • Faible revenu des agriculteurs du fait du niveau faible des rendements et du prix payé aux producteurs Au niveau de l’organisation de la filière • Début de structuration et d’organisation des acteurs • Ventes d’intrants par des opérateurs privés • Existence des PTF soutenant la promotion de la filière Au niveau de l’organisation de la filière • Faible structuration et organisation de la filière maïs • Faible accès producteurs aux machines agricoles du fait de la faible organisation de la filière maïs OPPORTUNITES MENACES Sur le développement de l’activité et inclusion des populations vulnérables • forte présence des bonnes dames dans les maillons aval de la filière Sur les petits producteurs / familles vulnérables • Faible accès des femmes aux terres et aux autres facteurs de production de maïs (engrais, semences, etc.) En termes de durabilité des pratiques / effet améliorant sur les conditions agroécologiques ▪ Diffusion des pratiques de séchage solaire du maïs dans les techniques de conservation; ▪ Diffusion des greniers locaux améliorés pour le stockage du maïs grain Menaces sur l’environnement liées au développement de la filière ▪ Aggravation de l’érosion dans les champs par endroit et baisse de la fertilité des sols ▪ Contraintes biologiques liées aux insectes (foreurs de tige et d'épis et prédateurs des denrées stockées) et les mauvaises herbes, dont principalement le striga 107 Cartes : Rendements du maïs au cours des campagnes agricoles 2015-2016 et 2014-2015 108 9.6.4 : SYNTHESE DE LA FILIERE RIZ, Juin 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Production nationale moyenne riz paddy (2011-2015) : t 216 688 (soit : 151 682 t37 de riz cargo) Rendement moyen (2011-2015) : kg/ha 3 311 Objectif 2021 (PSDSA) : t et kg/ha 385 806, et 5 000 Superficie moyenne emblavée (2011-2015) : ha 65 935 Nombre de producteurs (estimés/CCR-B, 2011) : 68780 (42% Femmes) organisés en 315 groupements Volume officiel riz cargo exporté (2014) : t et (%) : 12 370 (6%) Prix moy. au producteur (2016) FCFA/kg ????? Prix moy dans les marchés primaires en 2016 (F CFA/kg) 361 Consommation du riz : kg/hbt/an 45,7 Sources : DSA/MAEP, INSAE, ADRAO APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE Les principaux bassins rizicoles du pays sont localisés dans quatre zones agroécologiques ou pôles de développement agricole : PDA 1 (Karimama et Malanville) : 32% PDA 4 (Alibori Sud, Borgou Nord et les 2KP) : 21% et PDA 3 (Atacora Ouest) : 15%. Cf. Figure 1. Grandes communes productrices du riz • Malanville, Glazoué, Boukoumbé, Banikoara, Dassa-Zoumè, Kandi et Karimama. En 2015, ces sept communes ont produit ensemble environ 64% de la production nationale (Statistiques DSA, 2016). La Commune de Malanville a produit elle seule 27% de la production rizicole nationale de 2015. Principaux acteurs de la transformation • On distingue quatre (04) types de transformateurs à savoir : les transformateurs, les producteurs transformateurs, les collecteurs-transformateurs et les grossistes transformateurs Création d’emplois • La filière riz emploie environ 70.000 (68780 en 2010) producteurs dont 42% femmes Place des femmes dans la filière • La filière riz se développe autour d’une forte complémentarité homme-femme au niveau de tous les maillons. Les femmes évoluent aux côtés des hommes au sein de 1195 groupements officiels dénombrés dans toutes les régions. Contribution à la sécurité alimentaire • Au Bénin, les habitudes alimentaires des populations ont été modifiées et le riz est aujourd'hui consommé au quotidien tant en milieu rural qu’en milieu urbain • Le riz au Bénin représente 17 % de la consommation totale de céréales, derrière le maïs (68%), et avant le sorgho (9%) et le mil (4%). 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • Le Bénin a un potentiel de plus de 325 000 ha de terres propices à la riziculture, dont 205 000 ha de bas-fonds et 120 000 ha de plaines inondables • Les besoins en consommation du riz sont de plus en plus élevés allant de 25 à 30 kg/hab./an, soit 225 000 à 270 000 tonnes l’an38 • Le riz est un produit stratégique en raison de son importance croissante dans la consommation nationale et dans les échanges les pays voisins (Niger, Nigeria, Togo) • Une bonne partie de riz importé au Bénin est réexportée vers ses pays et surtout en direction du Nigeria. Ces importations de riz étaient estimées en 2008 à plus de 500.000 tonnes de riz blanc 37 Taux de rendement de la transformation du paddy en riz cargo : 70% 38 Etude de référence PADA/ProCAD septembre 2013 P.36 109 2.2. PRODUCTION, RENDEMENT, SUPERFICIES • Producteurs/Riziculteurs (catégories) : On distingue des acteurs d’approvisionnement en intrants spécifiques (les équipementiers, les multiplicateurs de semence, les fournisseurs d’emballage, les sociétés de distribution d’engrais), et les acteurs de la production primaire (les producteurs organisés en groupements). Les riziculteurs sont catégorisés suivant leurs systèmes de productions : Catégories des riziculteurs (%) Riziculteurs pratiquant le système irrigué 8,64 Riziculteurs pratiquant le système pluvial associé à l’irrigation 13,97 Riziculteurs pratiquant le système pluvial strict 22,87 Riziculteurs pratiquant le système pluvial de nappe et la grande majorité 0,5 Riziculteurs pratiquant le système de bas-fond inondable 53,92 Total (%) 100 Source : DPP/MAEP, 2011 • Evolution des productions, superficies et rendements du riz (Cf. tableau et figure 2) Année 2 011 2 012 2 013 2 014 2 015 Superficie 55 797 65 730 68 259 74 586 65 305 Production 218 939 219 101 206 943 234 145 204 310 Rendement 3 924 3 333 3 032 3 139 3 129 Source : DSA/MAEP On note un accroissement significatif de la production et des superficies emblavées du riz jusqu’en 2014, et leurs baisses tendancielles en 2015. • Principales variétés de maïs cultivées : Plus de trente variétés de riz produites (CCR-B, 2010). Les variétés IR841 et NERICA-L20 s’imposent de plus en plus. Les nouvelles variétés NERICA ne satisfont pas bien aux attentes des producteurs • La disponibilité de ces variétés de semences améliorées de riz : les producteurs-semenciers au Bénin fournissent 28% des besoins en semences. Le reste (72%) des besoins en semences provient des récoltes des campagnes agricoles précédentes (ADEGBOLA & al, 2011). • Utilisation d’intrants agricole : L’utilisation d’engrais minéraux dépend encore fortement de la culture cotonnière. Les engrais spécifiques sont peu présents sur le marché. Les produits phytosanitaires tels que les herbicides (post-levé), sont de plus en plus utilisés par les riziculteurs. Ces produits proviennent en grande partie des marchés des pays voisins (Togo, Ghana, Nigeria, etc.) et sont de qualité douteuse 2.3. TRANSFORMATION • Acteurs et mode de la transformation du riz o Deux modes de transformation : le décorticage direct sans opération d’étuvage, et le décorticage après étuvage o L’étuvage du riz est effectué par les femmes, tandis que le décorticage se fait par des minotiers et des usiniers qui sont généralement des hommes o Deux grandes rizeries au Bénin (à Glazoué et Malanville) et des mini-rizeries installées dans les communes de Bassila, Djougou, Ouaké, Kèrou, Péhunco, Tanguiéta et Natitingou 2.4. COMMERCIALISATION • Acteurs de la commercialisation : Les principaux acteurs de la commercialisation riz sont : o les collecteurs (collecteurs et collecteurs-transformateurs). Ils sont directement entre producteurs et autres acheteurs intermédiaires mais peuvent aussi se confondre à ces derniers par endroit. On estime 20 à 30 collecteurs pour 1 grossiste o les grossistes (les grossistes-transformateurs, les grossistes et les détaillants, les grossistes exportateurs). On compte environ une vingtaine de grossistes entretenant d’autres acheteurs intermédiaires estimés à plus de 140 personnes au Bénin (D. SOHINTO & A. AINA (2012) • Marchés d’écoulement et principaux circuits de distribution 110 o Le riz local produit n’a pas un circuit de distribution spécifique. Une partie non négligeable est écoulée au niveau local par les producteurs eux-mêmes o Les grossistes et les détaillants qui assurent la vente du riz sur les marchés urbains : Cotonou et Porto Novo au Sud-Bénin, Bohicon-Abomey dans le Centre-Bénin, Djougou et Parakou, Natitingou et Malanville au Nord-Bénin • Prix d’achat du riz • Les prix moyens mensuels du riz sur les marchés connaissent une baisse progressive de 2013 à 2016 o Le riz local (marque délice) coûte 540 FCFA/kg (long grain) et 380 FCFA/Kg (le grain cassé) o Le riz parfumé (importé) : 700 à 1 000 F CFA/kg Source : INSAE, 2016 2.5. ECONOMIQUE • Valeur de l’offre locale brute (2015) : 56 425 555 200 F CFA (pour 151 682 t de riz local cargo) • Valeur des exportations : Selon les données de l’INSAE, le Bénin a officiellement exporté en 2013, 2014 et 2015 respectivement 31 129 t, 12 379 t et 451 t, représentant comme valeurs respectives : 1 608 035 345 FCFA, 4 144 460 996 FCFA et 90 252 000 F CFA. Les pays vers lesquels ces quantités de riz sont exportées sont surtout le Nigéria et le Niger • Valeur des importations : o Le Bénin a officiellement importé en 2013, 2014, 2015 respectivement 1 376 075 t, 2 796 204 t, 979 545 t représentant comme valeurs respectives 291 977 021 532 F CFA, 1007 998 021 532 FCFA et 271 801 311 923 F CFA (INSAE) o Les principaux pays d’importation du riz sont surtout : Thaïlande, Emirat Arabe Unis, Brésil, Liban, Chine, Hong-Kong, Pakistan, Liban o Les différents types de riz importés sont le riz non décortiqué (paddy), le riz décortiqué (cargo ou brun), le riz semi blanchi et le riz brisé o Le Bénin importe globalement une cinquantaine de marques de riz qu’on peut répertorier en trois grandes catégories en tenant compte des critères de la douane à savoir : la couleur, (riz blanc ; riz jaune ou riz étuvé), le parfum et les taux de brisures (5%, 10%, 15%, 30 % etc.) o La société Difezi et Fils assure presque un tiers des importations du riz; et que 7 autres sociétés assurent 42% des importations. Il s'agit des sociétés Sonam, Kopa Bénin, Ben'Ko, Socomimpex, Ageco, Cheika Oluwa Toyin, Sogec Inter Continent et la société Nym • Le phénomène de la réexportation du riz : Le riz importé au Bénin est réexporté en grande partie (70 à 90%) vers le Nigeria par des voies de contrebandes. • Le don de riz japonais : Le Bénin bénéficie chaque année du don japonais de riz équivalent à environ 200 Millions Yen soit environ 1 Milliard de FCFA. Ce don de riz livre une concurrence déloyale au riz local. Il est vendu parfois à 158 FCFA/Kg (à peu près deux fois moins cher que le riz local) • Les principales CVA de la filière riz sont : CVA 1 : Riz paddy sur le marché local, CVA 2 : Riz blanc décortiqué non étuvé pour le marché local, CVA 3 : Riz étuvé décortiqué pour le marché local 2.6. ORGANISATIONNELLE Le CCR-B est considéré comme l’organisation faîtière la plus représentative des producteurs de riz. Il est membre de la FUPRO et du ROPPA. Il est structuré autour de six unions régionales (UNIRIZ-C, CRR Mono – Couffo, APRAL, URIZOP, URPR-AD, URPR-BA, CRR –MC et de 56 unions communales. • Cartographie des opérateurs de la CVA Riz Blanc sur le marché local 111 Source : D. S. HOUNDETONDJI Valeurs ajoutées réalisées par les acteurs et leurs répartition au sein de la CVA Les maillons de la production et de la collecte contribuent le plus à la création de la valeur ajoutée. Mais l’analyse des résultats nets d’exploitation (RNE) montre que c’est le maillon de la commercialisation obtient le gain net le plus important Source : D. SOHINTO & M. AINA (2012) 2.7. SOCIAL • Amélioration des capacités des services agricoles et celles des organisations des producteurs impliqués, création d’emplois, augmentation de revenus (lutte contre la pauvreté) 2.8. ENVIRONNEMENTAL • Accroissement de la production tout en réduisant le processus de dégradation et de perte de la fertilité du sol, la pollution, la perte de la biodiversité, etc. ; • Meilleure gestion des ressources en sols et en eaux en limitant leur surexploitation et leur dégradation 3. ANALYSE FFOM DE LA FILIERE Forces Faiblesses Au niveau de la production : • Existence de plusieurs bas-fonds • Disponibilité et accessibilité aux bas-fonds • Variétés performantes de riz disponibles Au niveau de la production : • Insuffisance des bas-fonds aménagés de bonne qualité • Multiplicité des variétés • Difficultés de centralisation des besoins des producteurs en intrants spécifiques riz • Insuffisance de crédits adaptés à la campagne • Très faible niveau de mécanisation des opérations culturales • Coût de la main-d’œuvre de plus en plus élevé Au niveau de la transformation / commercialisation : • Forte capacité de transformation traditionnelle et par la mini rizerie • Itinéraires techniques de transformation disponibles • Amélioration de l’accès des femmes transformatrices aux kits d’étuvage • Implantation des promoteurs de mini-rizerie (avec les appuis des PTF) Au niveau de la transformation / commercialisation : • Coût élevé du paddy • Insuffisance de crédits adaptés aux transformatrices • Faible niveau de professionnalisation des acteurs • Niveau élevé d’importation de riz par le Bénin • Faible qualité et compétitivité du riz local • Absence de marketing et de promotion du riz local • Problèmes d’approvisionnement des mini-rizeries en paddy 112 • Bonne qualité du riz produit par les mini-rizeries • Faible liens d´affaires entre les commerçants et les transformatrices Au niveau économique • Les techniques rizicoles pratiquées, des aménagements effectués et les intrants utilisés constituent des facteurs important nécessaires à l’augmentation de la valeur ajoutée Au niveau économique • Le mécanisme de fixation des prix du riz reste encore peu analytique Au niveau de l’organisation de la filière • Effort dans la structuration et organisation des producteurs des villages au niveau régional en passant par les communes Au niveau de l’organisation de la filière • Faible niveau d’organisation des transformatrices /commerçantes Au niveau social et environnemental • Création d’emplois pour les hommes et les femmes (GNANGASSI, 2011) Au niveau social et environnemental • Pratiques culturales inappropriées (déboisement, utilisation des engrais, pesticides, aménagement des berges etc.) OPPORTUNITES MENACES En termes de développement de l’activité et inclusion des populations vulnérables Possibilités de mieux valoriser le maillon de la transformation du riz pour plus de rentabilité de la filière au profit des petits producteurs (trices) et étuveuses du riz Sur les petits producteurs / familles vulnérables • Risque d’étouffement des activités de transformation traditionnelle du riz (aux mains de femmes) si la transformation industrielle prend de l’envol En termes de durabilité des pratiques / effet améliorant sur les conditions agroécologiques ▪ Menaces sur l’environnement liées au développement de la filière ▪ Changement climatique marqué surtout par des poches de sécheresses au cœur de la campagne, créant des dommages aux champs de riz 113 Carte : Rendements du riz au cours des campagnes agricoles 2015-2016 et 2014-2015 114 9.6.5 : SYNTHESE DE LA FILIERE ŒUFS DE TABLE, Mai 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Production nationale moyenne d’œufs de table (2012-2015) : t 13 093 Objectif 2021 (PSDSA) : t 25 000 Effectif national des aviculteurs modernes (2015) : 719 Effectif du cheptel de poules pondeuses (2015) : 941 147 Taux moyen actuel de ponte par pondeuse (%) : 76,38 Nombre moyen d’œufs par poule et par an : 275 Prix de vente d’un poussin d’un (01) jour FCFA (2015) 850 Prix de vente de la provende F CFA/tonne 228 000 - 341 000 Coût moyen de production d’un œuf de table (FCFA) 51 Prix moyen de vente d’œuf et d’un plateau de 30 œufs (bord champ) FCFA 66 et 1990 Consommation œufs/hbt/an, 2015 27 Sources : FAO, DE, PAFILAV, DPP/MAEP APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE • Le principal bassin de la production d’œufs de table est localisé au sud du pays dans le PDA 7 (Ouémé, Atlantique et Mono) qui abrite 71% des fermes avicoles. Le département de l’Atlantique abrite à lui seul ; 68% des effectifs de pondeuses, suivi par le département de l’Ouémé (8%), des Collines et du Zou respectivement avec 7% et 6% (Enquête PAFILAV, 2015). Grandes communes productrices de pondeuses • Abomey-Calavi, héberge 56% des fermes avicoles du Département de l’Atlantique • Tori-Bossito et Abomey-Calavi abritent les deux grandes fermes avicoles du pays ; respectivement la ferme Agrisatch (200 000 pondeuses) et la ferme Ottola (60 000 pondeuses) Création d’emplois / contribution à la richesse agricole et nationale • 3.500 emplois directs et 7.000 emplois indirects (UNAP, 2011) • 41% des promoteurs d’élevages avicoles ont l’aviculture comme leurs principales professions, 7% sont des artisans, 11% commerçants, 11% fonctionnaires et 15% retraités de la fonction publique (4%) pour qui l’aviculture est une activité secondaire • L’aviculture a apporté 0.4% au Pib entre 2009 et 2010 (UNAP-Bénin, 2011) Contribution à la sécurité alimentaire • Les œufs de tables constituent une source essentielle de protéines animales. Ils contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • Activité à haute valeur ajoutée, attractive pour les jeunes, parce que pourvoyeur d’emplois directs et indirects • L’une des filières la plus structurée du pays ayant à sa tête une interprofession (IAB) 2.2. FOURNISSEURS D’INTRANTS SPECIFIQUES PRODUCTION Fournisseurs locaux de poussins d’un jour • Les anciens couvoirs o Couvoir « Poussins du Roi » situé à Pahou (Département de l’Atlantique) qui dispose d’une bande de 2000 parentaux « chair » et de 2000 « parentaux ponte » o Couvoir la « Référence » de la société Terre et Associés installé à Tori-Bossito (3000 « parentaux » en 2014) o « Couvoir du Mono » créé en 2004 et qui a fermé à cause des problèmes d’ordre 115 technique (faible taux de ponte des parentaux chair et difficultés de sexage entre les poussins de chair et les poussins de ponte chez les « parentaux ponte » • Les nouveaux couvoirs o Le Couvoir Centre Chinois de Promotion Agricole de Sémé-Podji qui possède 2500 « parentaux ponte » pour une capacité annuelle de 250 000 poussins o Dans la commune d’Akpro Missérété existe une unité de production de pintadeaux d’un jour de souche Galor. Cette unité dispose de 700 femelles reproductrices et produit des pintadeaux par insémination artificielle (FAO, 2014) Depuis 2011 les couvoirs ont des difficultés techniques et managériales pour la production d’œufs de table et n’arrivent plus à satisfaire la demande de poussins, ce qui occasionne les importations des poussins d’un jour (étude avicole Bénin, FAO). La plupart des aviculteurs ont surtout recours aux importations de poussins d’un jour. Importateurs de poussins d’un (01) jour o Les aviculteurs béninois importent aussi des poussins d’un jour des pays de l’Union Européenne : France, Belgique, Hollande et autres (Allemagne, Royaume-Unis, Ghana) o Le nombre de poussins d’un jour (ponte et chair) importé est : 701 800 poussins en 2014 et environ 800 000 poussins en 2015 Le plus grand importateur est la société Agrisatch qui détient la moitié (50%) du cheptel de poussins importés. Elle est suivie par : o Cabinet P.A. Conseils (12%) o Groupe Véto Service SA (9%) o Vétagro Expertise Leaders Sarl (7%) o Véto Plus (5%) o GLOBAL VETO AGENCY (5%), o Ottola & Co (3%), etc. • Fabricants et distributeurs d’aliments de volaille Départements Association fabricants d’aliments Distributeurs d’aliments Atlantique-Littoral 1 8 26 Couffo-Mono 2 5 Zou-Collines 2 7 Ouémé-Plateau 4 15 Borgou-Alibori 8 2 Atacora-Donga 3 1 Total 1 27 56 Source: ANFAB 2014/H. Megnigbeto Aplogan Les fabricants et distributeurs d’aliments sont surtout implantés au sud-Bénin o Les distributeurs d’aliments sont des privés qui achètent et commercialisent l’aliment de volaille o Les fabricants d’aliments sont ceux qui produisent l’aliment pour leurs propres productions mais quelquefois en commercialisent une partie. Ce sont les sociétés de production comme AGRISATCH, le Groupe Véto Service (GVS Sa) qui est de loin le plus gros fabricant d’aliments de volaille au Bénin • Importateurs et distributeurs d’intrants vétérinaires Départements Grossistes Semi-grossistes Détaillants Atlantique Littoral 4 6 49 Atacora Donga 0 2 Borgou-Alibori 1 1 20 Mono Couffo 0 3 Ouémé-Plateau 1 12 Zou Collines 0 1 15 TOTAL 6 25 84 Source: Enquête H.Megnigbeto Aplogan 2014 • Producteurs/Aviculteurs (3 catégories) o Petits Aviculteurs : moins de 1000 têtes de pondeuses o Aviculteurs moyens : 1000 et 5000 têtes de pondeuses o Grands Aviculteurs : Plus de 5000 têtes de pondeuses • Evolution nationale de la production d’œufs de table 116 Année 2011 2012 2013 2014 2015 Effectifs des pondeuses 307 431 384 214 624 159 499 213 941 147 Production d’œufs (œufs unité) 79 932 060 99 895 640 162 281 340 129 795 380 244 698 220 Production d’œufs (Tonne) 4 796 5 994 9 737 7 788 14 682 Source : PAFILAV, UNAP, TDH (2015) o Bonne évolution de la production d’œufs de table ces cinq dernières années • Principales races (importées) : ISA Brown (33%), Lohmann Brown (29%), Hyline (16%), Bovans (10%), COOB 150 (4%) ; DE, 2015 • Formules d’aliments de volaille proposées aux aviculteurs Les éleveurs investissent beaucoup dans l’alimentation des bestiaux. Ils distribuent des aliments composés (provende) fabriqués par eux-mêmes ou achetés dans des provenderies • Formules alimentaires proposées aux éleveurs Aliments Démarrage Poulettes Pondeuses Matières protéique brute 19,0% 16,5% 17,5% Lysine 0,85% 0,7% 0,75% Méthionine 0,32% 0,27% 12,0% Phosphore total 0,3% 0,5% 0,5% Cellulose brute 0,5% 7% 5% Cendre brute 7% 9% Matière grasse brute 2,5% 2,5% 0,2% Sel 4% 0,3% 0,25% Calcium 0,9% Energie métabolisable 2800 Kcal /kg 2700 Kcal/Kg 2650 Kcal/Kg Source : GVS Sa Les matières premières de fabrication des provendes de volaille sont : le maïs, le son de blé, les tourteaux d’arachide, de coprah, de palmiste, les drêches de brasserie, etc. 2.3. SANTE Tableau des pathologies chez les volailles au Bénin Maladies virales • Maladie de Newcastle, gumboro, bronchite infectieuse, la variole, le coryza, le syndrome de la chute de la ponte, les mycoplasmoses Maladie bactérienne • Salmonelloses, choléra maladie parasitaire • Coccidioses, helminthoses, tenioses, ectoparasites maladie carentielle • Avitaminose Source : FAO L’état sanitaire du cheptel est bien contrôlé : o Vaccination systématique des bestiaux contre la maladie de Newcastle, la bronchite infectieuse, la maladie de Gumboro, le choléra, la variole, le coryza o Traitements prophylactiques menés contre la coccidiose, la salmonellose, la colibacillose o Déparasitages systématiques périodiques suivant un plan de prophylaxie Mais on note encore un faible niveau de biosécurité dans l’ensemble de la filière (L. GBAGUIDI, P. ONIBON ; 2010 & 2015) et l’on enregistre parfois des épidémies de gumboro (2003, 2009). 2.4. TRANSFORMATION Acteurs et produits de la transformation de volaille (œufs et viande de volaille) • Il existait trois abattoirs officiels de volailles appartenant à des entreprises privées (Agro-Roche, SAAB et Faisanderie du Bénin: Ferme Agoua). Ils ne sont plus fonctionnels pour diverses raisons • Actuellement seule la société AGRISATCH possède un abattoir moderne de volaille de capacité 3000 à 4000 volailles abattues par jour (Source: UNAP-Bénin/AGRISATCH) • Il existe au marché Saint-Michel un groupe de bonnes dames qui offrent aux acheteurs de volaille des prestations d’abattage et d’éviscération des bestiaux (dans des conditions non hygiéniques) 2.5. COMMERCIALISATION • Principaux acteurs et circuit de la commercialisation des œufs de table : o Aviculteur (trice) s qui sont des producteurs de poules pondeuses et d’œufs de table. Ils vendent leurs œufs sur leurs fermes. D’autres ont des entrepôts de vente d’œufs en ville o Grossistes : Ce sont des acheteurs d’œufs en gros (au moins 100 plateaux de 30 œufs par semaine). Chaque aviculteur est en relation avec 3 à 4 grossistes qui passent sur la ferme suivant un programme hebdomadaire de vente d’œufs 117 o Les Semi-grossistes achètent moins de 100 plateaux d’œufs auprès des grossistes par semaine o Les détaillants (bonne dames, vendeuses ambulantes d’œufs, etc.), hôtels, restaurants, cafétérias, qui achètent 5-10 plateaux d’œufs auprès des semi-grossistes ou des grossistes ou parfois au niveau des fermes avicoles • Prix de l’œuf de table (bord champ) Type d'aviculteurs Coûts de production et prix de vente de l’œuf de table (FCFA) Effectif de pondeuses Coût de production Prix de vente Prix du plateau Petits aviculteurs Moins de 1000 59,2 70,6 2 120 Aviculteurs moyens 1000-5000 45,7 66,6 2 000 Grands aviculteurs Plus de 5000 47,7 61,6 1 850 Coûts et prix moyens - 51 66 1990 Source : PAFILAV, UNAP, TDH, 2015 2.6. ECONOMIQUE Valeur de l’offre locale brute ou chiffre d’affaires (2015) : estimée à 15 073 410 352 F CFA (pour 244 698 220 œufs unité au prix moyen de vente bord champ de 61,6 FCFA/œuf) • Valeur des exportations des œufs : • Valeur des importations : en 2005 : importation des œufs de table « congelés » de Pologne en 2015 malgré le mémorandum de 2005 qui interdisait une telle activité. En 2005 effectivement, 3408 tonnes d’œufs de tables (56 800 000 œufs de table unité) ont été importés au Bénin en provenance surtout de des Pays-Bas (87%), puis de la France (12%). Cela a plongé les producteurs béninois d’œufs de table dans la faillite. en 2012, 6,082 tonnes d’œufs de table sont importé du Nigeria vers Porto-Novo et Cotonou pour une valeur de 7.602.750 F CFA • CVA œufs de table pour le marché local et national Estimation du RNE(FCFA) par type d’aviculteur Types d'acteurs RNE (FCFA) Nbre d’aviculteurs Total % Petits Aviculteurs 2 269 875 323 733 169 625 18 Aviculteurs moyens 14 637 400 124 1 815 037 600 45 Grands Aviculteurs 54 605 950 27 1 474 360 650 37 TOTAL 474 4 022 567 875 100 Source : PAFILAV, UNAP, TDH ; 2015 Estimation du RNE(FCFA) par type d’aviculteur Aviculteurs VA (FCFA) Nbre d’aviculteurs Total (FCFA) % Petit Aviculteurs 2 857 000 323 922 811 000 18 Aviculteurs moyens 18 261 900 124 2 264 475 600 44 Grands Aviculteurs 73 399 650 27 1 981 790 550 38 TOTAL 474 5 169 077 150 100 Source : PAFILAV, UNAP, TDH ; 2015 Malgré leur nombre élevés (68%), les petits éleveurs ont une part faible dans la création de la richesse (18%) de tous les aviculteurs réunis dans le maillon de la production des œufs de table 2.7. ORGANISATIONNELLE • 6 groupes d’acteurs organisés sont structurés et fédérés au sein de l’Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB), crée en Octobre 2011 : o Union Nationale des Aviculteurs Professionnels du Bénin (UNAP –Bénin) o Association Nationale des Fabricants d’Aliments du Bénin (ANFAB) o Association Nationale des Importateurs des Produits Vétérinaire (ANIPV) o Association Nationale des Prestataires de Services Vétérinaires en Aviculture Moderne (ANPSVAM) o Association des Fournisseurs des Poussins d’un (01) jour (ANFP). o Association des Commerçantes ou revendeuses des Produits Avicoles (en cours d’organisation) • Cartographie des opérateurs de la CVA : 118 Source : TDH Expertise, P. ONIBON 2.8. SOCIAL • Accès au foncier : Difficultés de l’accès à la terre surtout pour les jeunes 2.9. ENVIRONNEMENTAL ▪ Exploitations Pollution 3. ANALYSE FFOM Forces Faiblesses Au niveau de la production • existence des importateurs de poussins et d’intrants vétérinaires • existence de quelques facilités d’accès aux crédits auprès du FNM et des quelques SFD Au niveau de la production • le coût élevé d’acquisition des poussins d’un jour • le coût élevé de la provende de volaille de ponte • le coût élevé des investissements au démarrage • l’accès difficile des aviculteurs à l’eau et à l’énergie • Faible pratiques des mesures d’hygiène et de biosécurité par les petits aviculteurs Au niveau de la transformation / commercialisation • demande croissante des produits avicoles (œufs de table) par les ménages, restaurants, cafétérias, auberges, motels, hôtels ; • Existence d’un réseau informel de distributeurs d’œufs de table • Faible variation du prix de l’œuf de table d’une région à l’autre Au niveau de la transformation / commercialisation • l’accès difficile des fabricants d’aliments à l’eau et à l’énergie • faible maîtrise de la réalisation de découpes • Insuffisance de fonds de roulement chez les commerçants • Cas de méventes périodiques d’œufs de table • Distribution dominée par des acteurs informels et des importations frauduleuses d’œufs Au niveau économique • facilitation de l’accès des acteurs de la filière aux crédits avec l’appui des institutions publiques, privées • attractivité de la filière pour les jeunes en quête d’emplois Au niveau économique • absence d’études de marché, aucune maîtrise des conditions techniques d’élevage (choix de site, construction des habitats, type d’alimentation, les prophylaxies,) avant l’installation des fermes avicoles Au niveau de l’organisation de la filière • existence d’une interprofession (IAB) avec une capacité de plaidoyer Au niveau de l’organisation de la filière • Une organisation des revendeuses ou commerçantes des produits d’élevage qui peine à naître • Faible motivation des membres à verser les cotisations à l’UNAP Au niveau social et environnemental • filière pourvoyeur d’emplois aux jeunes « diplômés sans emplois et bonnes dames • Les fientes des volailles constituent des sources d’engrais de hautes qualité que les agriculteurs, maraîcher peuvent mieux valoriser Au niveau social et environnemental • des jeunes filles (enfants) mises à contribution à titre de main d’œuvre dans des opérations de traitement de volaille • mauvaise gestion de l’habillage et des déchets issus de l’éviscération des poulets • Exiguïté des lieux de traitement sans possibilité d’évacuation des eaux usées OPPORTUNITES MENACES En termes de développement de l’activité et inclusion des populations vulnérables • L’élevage des pondeuses constitue une activité Sur les petits producteurs / familles vulnérables • Risque permanent de grippe aviaire qui peut à tout moment détruire tout le cheptel (cette maladie sévit au Nigeria, 119 alternative pour des jeunes diplômés en quête d’emplois Burkina Faso, et au Togo, etc.) En termes de durabilité des pratiques / effet améliorant sur les conditions agroécologiques • Possibilités d’utilisation des fientes de pondeuses pour la fabrication du fumier Menaces sur l’environnement liées au développement de la filière ▪ CARTE : Localisation des exploitations avicoles modernes au bénin Source : TDH Expertise, 2015 120 9.6.6 : SYNTHESE DE LA FILIERE LAIT, Mai 2017 1. PRESENTATION GENERALE DE LA FILIERE CHIFFRES CLES Effectifs annuels moyens des bovins (2015) 2 420 898 Effectif moyen des femelles reproductrices* (2015) 895 732 Effectif moyen des femelles en lactation** (2015) 582 226 Production moyenne de lait (kg ou litre/vache/an) *** 210 ou 204 Durée moyenne de lactation (j) 180 Production nationale de lait (2015) 112 950 Taux de couverture des besoins de la population en lait (%)/an 31 Objectif 2021 (PSDSA) : t 172 000 Rendement en fromage pour la race Girolando (%) 16-18 Rendement en fromage pour les races locales (%) 20-25 Part du lait destiné à l’autoconsommation (%) 20-25 Quantité de lait importé (2012) t 10 202 Valeur de de lait importé (2012) FCFA 11 897 625 505 Prix moyen du lait (2015) FCFA/litre 400 Consommation annuelle du lait en kg/an/hbt 20 Quantité de la recommandée par l’OMS en kg/an/hbt 50 Sources : DSA/MAEP, B2A, INSAE, www.insae-bj.org N.B. : *Femelles reproductrices = 37 % de l’effectif des bovins **Femelles en lactation = 65% des femelles reproductrices *** 1 litre de lait pèse environ 1030 grammes APPRECIATION QUALITATIVE DE LA FILIERE les principales zones de production laitière : le PDA 2 est le principal pôle de production laitière (58%) suivi du PDA 4 (23%) Les grandes régions productrices de lait : Région Borgou-Alibori produit 60% de la production laitière nationale. Elle est suivie de la Région Atacora-Donga (20%) puis de la Région Zou-Collines (12%) Les Communes grandes productrices du lait sont celles de la zone cotonnière (PDA 2) et de la vallée du Niger : Banikoara, Kalalé, Gogounou, Kandi, Bembèrèkè, Kouandé, Kèrou, Péhunco, Sinendé, Ségbana, Malanville, Karimama. Elles produisent ensemble environ 64% de la production laitière nationale. Emplois créés • Les maillons de la transformation et de la commercialisation du lait sont pourvoyeurs d’emplois pour les femmes rurales des zones productrices de lait et celles des grandes villes du pays 121 Contribution de la filière à la richesse agricole et nationale • Le lait contribue à plus de 50% aux revenus annuels des ménages peulh (Ogodja, 1988). Malgré son importance économique, alimentaire et nutritionnelle, ainsi que la hausse subséquente de sa consommation, le lait est encore produit en quantité marginale Place des femmes dans la filière • Connu sous le nom de waragashi, la vente du lait frais et la transformation du lait en « fromage local peulh » est une activité exclusivement féminine. Contribution à la sécurité alimentaire • La valeur énergétique du fromage peulh est doublement supérieure à celle de la viande de bœuf et largement supérieure à celle du lait entier • La teneur en protéine du fromage peulh est supérieure à celle de la viande de bœuf, de l'œuf, du poisson et du lait entier. Globalement, le fromage peulh est plus nutritif que la viande de bœuf, l'œuf et le poisson (Kess, 1996 www.memoireonline.com ) 2. SITUATION DE LA FILIERE 2.1. ENJEUX ET OPPORTUNITES DE LA FILIERE • La consommation du lait de vache et des produits laitiers (fromage, yaourt, fanmilk, etc.) connait un essor important • Le lait occupe une place prépondérante dans l’alimentation et l’économie des exploitations pastorales et agropastorale • Le lait contribue à plus de 50% aux revenus des ménages des exploitations pastorales et agropastorales (Ogodja, 1988) • La transformation du lait en fromage par des procédés simples endogènes constitue une innovation locale de conservation et de valorisation du lait • Des mini-laiteries développées dans des localités • Le fromage traditionnel peulh (Wagashi) a amorcé son processus de certification • Mise en place dans des fermes d’état des espèces bovines à forte capacité de production laitière (Gir et Girolando) 2.2. PRODUCTION • Fournisseurs d’intrants spécifiques o Sociétés industrielles (SHB, Fludor, Groupe Véto Service, Maïserie de Bohicon, Société de Brasserie du Bénin, Grand Moulin du Bénin) qui produisent et fournissent des matières premières aux éleveurs de bovins (tourteaux et aliments de bétail, son de blé, son de maïs et des drèches de brasseries) o Des vendeurs des compléments minéraux (sel de cuisine et pierres à lécher) o Des fournisseurs des produits vétérinaires et des soins aux animaux (Docteurs vétérinaires, techniciens d’élevage, etc.) o Centrale d’Achat des Produits Vétérinaires spécialisée dans la fourniture des vaccins o Des fermes d’état qui fournissent des bons géniteurs pour l’amélioration génétique o Des artisans locaux fabricants et fournisseurs de matériels d’élevage et de trait de lait o Des importateurs et vendeurs de matériels d’élevage et de transformation de lait (pasteurisateurs, écrémeuses, matériels de laboratoire) aux mini-laiteries, etc. • Producteurs / Eleveurs (catégories) o Eleveurs du système agro-élevage sédentaire avec des troupeaux, de taille variant entre 10 à 80 têtes o Eleveurs du système d’élevage semi-transhumant avec des de taille variant entre 40 et 100 têtes o Eleveurs du système d’élevage transhumant avec des troupeaux de grande taille : 100 à 300 têtes o Fermes d’états : ferme de l’Okpara, ferme de Bétécoucou, ferme de Samiondji et la ferme de Kpinnou o Autres fermes privées (Centre Songhaï, Monastère de Parakou, etc.) Cheptel bovin et production nationale de lait (2011-2015) Années 2011 2012 2013 2014 2015 Effectif bovins 2 058 000 2 111 000 2 166 000 2 222 000 2 420 898 Effectif des reproductrices 761 460 781 070 801 420 822 140 895 732 Effectif vaches en lactation 494 949 507 696 520 923 534 391 582 226 Production du lait (kg) 101 959 494 104 580 000 107 250 000 110 050 000 112 950 000 122 Production du lait (litre) 98 989 800 101 533 981 104 126 214 106 844 660 109 660 194 Importation du lait (kg) 10 200 000 Sources : DE, DSA, INSAE Une bonne évolution de la production laitière entre 2011 et 2015 • Principales races bovines dans les troupeaux locaux : o Taurins (Bos Taurus) de races : Borgou, Lagunaire et Somba o Zébus (Bos indicus) de races : White Foulani, Sokoto-Goudali et M’Bororo o Sujets hybrides issus des croisements Zébu X Taurins (développés par les éleveurs dans le double objectif d’accroissement des productivités bouchère et laitière de leurs troupeaux) o La production laitière moyenne journalière disponible dans les troupeaux locaux est de 1,2 litre de lait par jour et par vache (PAFILAV, Groupe SIMITECH, 2014) • Autre races exotiques laitières élevées dans les Fermes d’Etat (Okpara et Kpinnou) : o Holstein, Métis Gir X Borgou, Métis Holstein X Borgou, Girolando (brésilienne) o La production laitière moyenne journalière de la vache Girolando est de 9 à 10 litres par jour (sans consommation du veau) • Caractéristiques des systèmes d’élevage o Le système d’élevage est dominé par le système d’élevage pastoral transhumant en raison des pénuries de pâturages et d’eau pendant la saison sèche o Au niveau des Fermes d’Etat : les animaux sont nourris à la fois sur des pâturages naturels, des pâturages améliorés avec apports de compléments alimentaires (tourteaux de coton, aliments de bétail, etc.) 2.3. TRANSFORMATION • Acteurs de la transformation du lait en fromage • Le fromage se produit dans les campements par les femmes d’éleveurs : o Les petites transformatrices : moins de 15 litres de lait transformés par jour o Les transformatrices moyennes : 15 à 50 litres de lait transformés par jour o Les grosses productrices : environ 200 litres de lait transformés par jour o Des mini-laiteries (02) à Nikki et à Gogounou qui transforment le lait en fromage peulh (pendant la saison des pluies), en lait pasteurisé aromatisé ou non, en yaourt, et en crème/beurre, etc. o La fromagerie (CCP) de Péhunco réalisée avec l’appui technique de CorFILAC et les appuis financiers du Gouvernement d’Italie et de l’Union Européenne o Les grandes unités de transformation du lait en yaourt dans les centres villes : ▪ Etablissement ILBB spécialisé dans la fabrication du yaourt Contess ▪ Etablissement SOTRACOM spécialisée dans la fabrication du yaourt Hollandais 2.4. COMMERCIALISATION • Acteurs de la commercialisation du lait et du fromage peulh o Les productrices : les femmes d’éleveurs, les groupements de femmes, les mini laiteries qui livrent le fromage aux grossistes o Les grossistes : ce sont des hommes ou femmes spécialisés uniquement dans l'achat et la revente du fromage o Les détaillantes ou revendeuses : ce sont des femmes de marchés, les jeunes filles élèves en vacances. Elles achètent les fromages chez les grossistes ou directement chez les productrices ; d'autres détaillantes achètent du lait et fabriquent le fromage pour le vendre en détail o Les consommateurs du lait et des produits laitiers sont les ménages, les clients des restaurants et des hôtels, etc. 123 • Principales zones de production et marchés de fromages Départements Zones de production Marchés de fromages Borgou Gogounou, Nikki, N'Dali, Tchaourou, Bembèrèkè, Kalalé, Parakou. Petit-Paris, Nikki, N'Dali, Tchatchou, Bembèrèkè, Parakou Collines Dassa, Glazoué, Savè, Savalou, Bantè, Ouèssè. Dassa, Glazoué, Paouignan, Ouèssè. Mono Kpinnou, Grand-Popo, Comé Lokossa, Grand-Popo, Comé, Kpinnou • Principaux axes commerciaux du fromage N'Dali- Parakou- Cotonou N'Dali - Nikki - Tchikandou (Nigéria) Gogounou - Kandi - Malanville - Niamey (Niger) Tchatchou - Bohicon - Cotonou Parakou - Bohicon - Cotonou Savè - Glazoué - Dassa - Paouignan - Bohicon Cotonou Dassa - Bohicon - Cotonou Kpinnou - Comé - Ouidah - Cotonou Comé - Lomé (Togo) • Prix de vente du formage Acteurs Fromage moyen (0,8 kg) Gros fromage (1,5 kg) Pkou N'Dali Bke Tcha Moy Pkou N'Dali Bke Tcha Moy Producteurs 500 400 300 500 425 700 600 600 700 650 Grossistes 600 500 400 600 525 800 700 700 800 750 Détaillantes 800 700 500 900 725 1300 1000 900 1500 1175 Source : Enquête de terrain (2005) o Le prix du fromage dépend du type de fromage, de la localité de vente et aussi du type d'acteurs o Mais, le prix du formage varie selon les saisons : il est plus bas pendant la saison des pluies qui est la période d’abondance. Sur chaque catégorie de fromage, le prix peut baisser de 150 F CFA en moyenne par rapport à la saison sèche 2.5. ECONOMIE DE LA FILIERE • Valeur de l’offre locale nette (2015) : environ 20 à 25 % du lait produit sont généralement destinés à l’autoconsommation. Ainsi, la quantité moyenne du lait commercialisé en 2015 est d’environ 84 986 650 litres pour environ 33 994 660 140 FCFA (à 400 F CFA/litre de lait) • Valeur des importations : 10 202 tonnes de lait et produits laitiers (fanmilk) sont importés pour une valeur d’environ 11 897 625 505 F CFA (INSAE, www.insae-bj.org). Cette importation provient en grande partie des Pays-Bas et de la France et passent surtout par la frontière Bénino-togolaise souvent pendant les mois de mars et de décembre • Les principales CVA du lait : o CVA 1 : Lait frais pour le marché national o CVA 2 : Fromage peulh (Wagashi) pour le marché national 2.6. ORGANISATION DE LA FILIERE • Le maillon de la production des ruminants est actuellement le mieux organisé et structurés des filières lait et viande : .1. Au niveau villageois, les éleveurs sont organisés en Groupements Villageois Professionnel d’Eleveurs de Ruminants (GVPER) .2. Au niveau communal, les GVPER sont fédérés en UCOPER .3. Au niveau départemental, les UCOPER sont fédérés en UDOPER .4. Au niveau national les UDOPER sont fédérés en ANOPER. L’ANOPER est membre de la PNOPPA /ROPPA, et membre du Réseau Billital Maroobe • Les maillons transformation et commercialisation du lait sont faiblement organisés. Quelques groupements de commerçantes de fromages à Banikoara, Gogounou, Parakou, Tchaourou, Péhunco, Dassa-Zoumè, Abomey, Bohicon, Djidja, Lokossa, Cotonou, Porto-Novo

Plan National d’Investissements Agricoles et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle PNIASAN 2017-2021 · Nelum