تخطَّ إلى المحتوى
Nelum
قوانين بوركينا فاسو

Deuxième génération de la stratégie nationale de développement de la riziculture 2021-2023

صدر في 2020-01-28 · النص بتاريخ 2026-10-01

القانون العام والإرشادات الرسمية منشورة بوصفها أبحاثاً. ليست مشورة قانونية أو ضريبية أو مالية.

البحث نفسه مكتوب بالإنجليزية. العناوين والوسوم مترجمة؛ أما النتائج والاقتباسات فغير مترجمة.

عن هذا القانون

اللغة
French
النوع
policy
الدولة
بوركينا فاسو
الموضوعات
Agricultural and rural development, Environment, Food and nutrition, Land and soil, Water
الكلمات المفتاحية
agricultural development, cereals/grains/rice, gender, governance, internal trade, poverty, sustainable development, youth, food security, agricultural commodities, crops, climate change, protection of environment, risk assessment/management, nutrition, food sovereignty, soil conservation/soil improvement, irrigation, water resources management
الفئات
agriculture

أين تقرؤه

    لا يوجد رابط مصدر مسجل لهذا القانون.

النص

نص القانون نفسه، مادةً مادة، كما هو محفوظ. لكل مادة رابطها.

  1. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 i DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 ii DE LA STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DE LA RIZICULTURE DEUXIÈME GÉNÉRATION 2021 - 2030 BURKINA FASO MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DES AMÉNAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 iii SIGLES ET ABREVIATIONS 2iE : Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement ABN : Autorité du Bassin du Niger ABV : Autorité du Bassin de la Volta ADRAO : Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest AN : Assemblée Nationale BFA : Bas-fonds Aménagé BNA : Bas-fond Non Aménagé CAP/Matourkou : Centre Agricole Polyvalent de Matourkou CARD : Coalition Africain pour les développements de la riziculture CARI : Projet initiative pour un riz africain compétitif CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CIR-B : Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina CNPD : Commission nationale de Planification du Développement CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté CVR : Chaine de valeur Riz DGPER : Direction Générale de la Promotion de l’Economie Rurale DGPV : Direction Générale de la Production Végétale ECOWAP : Politique agricole de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest EPA : Enquête Permanente Agricole GIPD : Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs GPAB : Grand Périmètre irrigué Aval Barrage GPPP : Grand Périmètre irrigué Par Pompage IDR : Institut du Développement Rural IMF : Institution de Micro-Finance INERA : Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles IRSAT : Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies JICA : Agence Japonaise de Coopération Internationale DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 iv MAAH : Ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles NERICA : Nouveau Riz pour l’Afrique ONG : Organisation Non Gouvernementale ONRIZ : Observatoire national du riz OP : Organisation Paysanne OSIRIZ : Information des marchés internationaux du riz PAFASP : Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales PAFR : Plan d’actions pour la filière riz PAU : Politique Agricole de l’UEMOA PDA : Programme de développement de l’agriculture PDDAA : Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine PNSR II : deuxième Programme National du Secteur Rural PRP : Projet Riz Pluvial PS : Pluvial strict PSSA : Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire PTF : Partenaires Techniques et Financiers SNDDAI : Stratégie Nationale de Développement Durable de l’Agriculture Irriguée SNDR : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture SONAGESS : Société Nationale de Gestion du Stock de Sécurité SOPROFA : Société de Promotion des Filières Agricoles SRI : système de riziculture intensive UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 v AVANT PROPOS L’agriculture occupe une place importante dans le développement socio-économique du Burkina Faso. À ce titre, elle constitue une priorité du Gouvernement. C’est pourquoi, le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) dans son axe 3, entend développer durablement le secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique, productif et résilient, davantage orienté vers le marché et basé sur les principes de développement durable. Ce référentiel fait donc du secteur rural l’un des moteurs de la transformation structurelle de l’économie du pays. Afin de relever les défis et atteindre les objectifs de croissance fixés par le PNDES pour le secteur rural, le Ministère en charge de l’agriculture met, entre autres, l’accent sur la promotion des filières agricoles porteuses. Dans ce sens, il a élaboré une stratégie de développement des filières agricoles (SDFA) traduisant la volonté du Gouvernement d’assurer une meilleure coordination des actions de développement des filières agricoles au Burkina Faso. C’est dans ce processus qu’après la première stratégie de développement de la riziculture (SNDR 2008-2018), la présente stratégie (SNDRII 2020-2030), qui identifie les leviers à actionner pour un développement durable de la filière est élaborée. Elle a pour objectif ultime de «satisfaire la demande en riz du pays et augmenter les revenus des acteurs par une production nationale compétitive et durable». Tirant ses fondements des référentiels nationaux et des engagements internationaux auxquels le pays a souscrit, la SNDRII est le cadre fédérateur de toutes les interventions visant l’exploitation et la valorisation du potentiel du pays pour la riziculture. J’adresse mes félicitations à tous ceux qui ont contribué à l’élaboration du présent document et traduis ma reconnaissance à tous les partenaires qui ont cru et accompagné ce processus. Mes vifs remerciements vont particulièrement à la JICA, GIZ (CARI et PDA) et la CARD. Le succès de la mise en œuvre de cette deuxième génération de la stratégie de développement de la riziculture du Burkina Faso nécessite l’engagement et la participation de tous, et je suis convaincu qu’il en sera ainsi au regard de la démarche participative et itérative qui a guidé son élaboration et qui a permis sa validation en atelier national le 28 Janvier 2020 à Ouagadougou. Ensemble, faisons de la filière riz, le moteur de la transformation structurelle de notre agriculture. Le Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles Salifou OUEDRAOGO DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 vi DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 vii RESUME Au Burkina Faso, le riz occupe parmi les céréales, la 4ème place tant du point de vue des superficies que de la production. Entre 2008 et 2018, sa production a connu un accroissement annuel moyen de 6%. Ce gain de production est dû surtout à la hausse des superficies, consécutive aux aménagements de bas-fonds et de périmètres irrigués et les subventions en intrants et équipements agricoles réalisés par le Gouvernement et ses partenaires depuis 2008. La consommation de riz est en constante augmentation au Burkina Faso pendant que la production nationale de riz ne couvre, en moyenne pour les cinq dernières années, que 30% des besoins de consommation de la population. Paradoxalement, le pays dispose d’un fort potentiel 233 500 ha de terres irrigables et 500 000 ha de bas-fonds facilement aménageable (PNSR II, 2016) propices à la production de riz dont environ un cinquième est exploité (EPA, 2018). Cet état de fait justifie la modeste contribution de la filière riz à la croissance économique du Burkina Faso. A titre illustratif la valeur ajoutée du riz est estimée à 8 milliards de FCFA, soit 0,31% du PIB. La riziculture se pratique dans trois écologies1 (irriguée, bas-fonds et pluviale stricte). La filière reste confrontée à des défis majeurs qui sont entre autres : l’adaptation au changement climatique, l’accès aux facteurs de production, le renforcement des capacités techniques, logistiques et organisationnelles des acteurs, l’amélioration de la compétitivité, l’accroissement et l’intensification de la production nationale de riz. La deuxième génération de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR II) a été élaborée suivant une démarche participative qui a impliqué l’ensemble des acteurs concernés. Elle est en cohérence avec le deuxième Programme National du Secteur Rural (PNSR II) et a pour objectif ultime de « satisfaire la demande en riz du pays et augmenter les revenus des acteurs par une production nationale compétitive et durable ». Elle constitue l’unique cadre de référence de toute intervention en matière de développement de la filière riz. Pour ce faire, trois axes stratégiques ont été définis. Ce sont : - Axe 1 : augmenter durablement la productivité et la production du riz dans un contexte de Changement Climatique (CC) et de croissance démographique ; - Axe 2 : promouvoir l’industrialisation de la transformation, la commercialisation, la compétitivité du riz du Burkina et l’implication du secteur privé dans le développement durable de la Chaine de Valeurs Riz (CVR) ; - Axe 3 : renforcer la recherche-action et les capacités des acteurs. 1 Les écologies de production du riz dans ce document désignent les différents environnements possibles de production au Burkina Faso DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 viii A terme, la SNDR II vise une production de 3 000 000 tonnes de paddy d’ici à 2030 avec un coût global d’environ 2 820 067 915 000 de francs CFA. Il est proposé dans la SNDR II, la création de l’Office du Riz du Burkina, qui assurera sa gouvernance. De nombreux impacts socioéconomiques et technologiques sont attendus de la SNDR II à l’horizon 2030 au nombre desquels : • une amélioration du taux de couverture de la demande nationale en riz qui passera de 44 % en 2020 à 122 %en 2030; • une amélioration de la balance commerciale par la réduction des importations dont la valeur est estimée à 60 milliards de FCFA par an; • la création de 420 000 nouveaux emplois. La mise en œuvre de la SNDR II devra aboutir à une restructuration et une meilleure orientation des actions de développement de la filière riz dans le respect des modes de production et de consommation durables. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 1 INTRODUCTION Le Burkina Faso est un pays sahélien de l’Afrique de l’Ouest avec une superficie de 270 764 km² (INSD, 2015). Son climat est de type subtropical caractérisé par une saison pluvieuse de quatre à cinq mois (mai- septembre) et une saison sèche de sept à huit mois (octobre- avril). Le développement économique et social du pays est fondé sur le secteur agricole qui occupe 86% de la population active (RGPH, 2006) et fournit 45% des revenus des ménages agricoles (PNSRII, 2016). La contribution moyenne annuelle dudit secteur à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) sur la période 2005-2015 est estimée à 32,46% dont 17,79% pour les productions végétales (PNSR II, 2016). Il regorge d’énormes potentialités qui sont entre autres, (i) l’existence de 9 000 000 ha de terres arables, 233 500 ha de terres irrigables, 500 000 ha de bas-fonds facilement aménageables (PNSR II, 2016), (ii) un cumul pluviométrique permettant la couverture des besoins en eau des cultures et (iii) des ressources humaines de qualité. Au titre des contraintes, l’on retient :(i) les aléas climatiques (ii) les difficultés d’accès aux financements, aux intrants, aux équipements et au foncier (iii) la faible intensification et productivité des systèmes de production, (iv) la faible capacité organisationnelle et opérationnelles des acteurs, (v) la faible maitrise de l’eau et du développement de l’agriculture irriguée, (vi) la dégradation accélérée des sols, (vii) le faible développement des infrastructures de stockage et de conservation, (viii) l’atomisation des stocks de riz destinés à la commercialisation. Les céréales (sorgho, maïs, mil, riz) constituent la base de l’alimentation de la population. Parmi ces céréales, le riz occupe la 4ème place tant du point de vue des superficies que de la production. Sa production a connu une hausse sur la période 2006-2016 passant de 113 724 tonnes en 2006 à 384 690 tonnes en 2016, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 13%. Malgré cet accroissement, le riz reste la première céréale d’importation du pays et occasionne de ce fait d’importantes sorties de devises. Cette situation aggrave la dépendance du pays vis-à-vis du marché mondial aussi bien en termes de souveraineté alimentaire qu’en termes de déficit de la balance commerciale. En effet, les importations en riz sur la période 2010-2016 ont été estimées à 2 597 873 tonnes soit une équivalence monétaire d’environ 400 milliards F CFA en sorties de devises (FAOstat, 2018). Face à cette situation, les autorités burkinabè ont décidé d’entreprendre l’élaboration d’une deuxième Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR II) sur la période 2021-2030 qui s’inscrit dans l’axe 3 du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES). DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 2 Ce document, cadre de référence de l’ensemble des interventions en faveur de la riziculture, est élaboré suivant une démarche participative et itérative impliquant l’ensemble des acteurs concernés (Administration, organisations professionnelles, opérateurs privés, partenaires techniques et financiers) de façon à aboutir à une vision partagée des orientations stratégiques et des axes prioritaires d’intervention qui seront privilégiés au cours des dix (10) prochaines années. La SNDRII a pour objectif global de « satisfaire la demande en riz du pays et augmenter les revenus des acteurs sur la base d’une production nationale compétitive et durable ». Pour cette fin, trois axes stratégiques ont été identifiés à savoir : - axe 1 : augmenter durablement la productivité et la production du riz dans un contexte de Changement Climatique (CC) et de croissance démographique ; - axe 2: promouvoir l’industrialisation de la transformation, la commercialisation, la compétitivité du riz du Burkina et l’implication du secteur privé dans le développement durable de la Chaine de Valeurs Riz (CVR) ; - axe 3: renforcer l’organisation et les capacités des acteurs de la CVR. Ce document de stratégie est articulé autour de trois (3) grandes parties qui sont : - analyse de la situation du secteur ; - éléments de la stratégie ; - dispositions de mise en œuvre et de suivi évaluation. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 3 PARTIE I : DÉMARCHE MÉTHODOLOGIQUE DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 4 La deuxième génération de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR II) a été élaborée suivant une démarche participative et itérative qui a impliqué l’ensemble des acteurs concernés. Il s’agit des services étatiques, des acteurs directs de la filière riz (producteurs, transformateurs, commerçants.) à travers leurs organisations, des partenaires techniques et financiers, les acteurs non étatiques et des personnes ressources. Le processus d’élaboration a suivi les étapes suivantes :  la mise en place de l’équipe de la Task-Force suivant un arrêté ministériel du MAAH ;  l’organisation d’un atelier de cadrage ;  la revue documentaire qui a permis de capitaliser les expériences, les leçons apprises et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la SNDR I à l’effet de mieux orienter la formulation de la SNDR II ;  l’élaboration du projet de document de la SNDR II. La démarche de l’élaboration a consisté en des sessions de brainstorming en plénière ou en groupes au cours desquelles, des échanges libres et fructueux permettaient de parvenir à un consensus ;  La validation et l’adoption du document de la stratégie. Le projet de document de la SNDR II une fois rédigé, a fait l’objet d’une validation au cours d’un atelier national organisé à cet effet. A l’issue de la prise en compte des contributions des participants à l’atelier national, le document a été présenté et approuvé par la Commission nationale chargée de la cohérence des politiques publiques (CNPD). Cette étape a permis de s’assurer de la prise en compte des préoccupations et priorités réelles des acteurs de la filière mais aussi de la conformité du document avec les référentiels nationaux de planification. Après le visa de la CNPD, le document de la deuxième génération de la stratégie nationale de développement de la riziculture a été adopté par un arrêté du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles, conformément aux orientations de la loi N°34-2018/AN du 27 Juillet 2018. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 5 PARTIE II : ANALYSE DE LA SITUATION DE LA FILIERE RIZ DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 6 1.1. La place du riz dans le monde et dans la sous-région ouest africaine En 2017, la production mondiale du riz paddy s’élevait à 758,8 millions de tonnes soit 503,6 millions de tonnes de riz usiné (FAOstat, 2017). Selon la même source, la Chine est le premier producteur de riz au monde avec 146 millions de tonnes, suivie de l’Inde, du Viêtnam et de la Thaïlande avec respectivement 107 millions de tonnes, 28,4 millions de tonnes et 20,4 millions de tonnes. Les cinq principaux pays exportateurs de riz sont l’Inde, le Pakistan, la Thaïlande, les États-Unis et le Viêtnam. La consommation annuelle moyenne, s’établit à 54,4 kilos par habitant (FAOStat, 2017). Selon une étude approfondie menée par l’Institut de recherche sur les politiques alimentaires et agricoles (FAPRI), la demande mondiale de riz blanchi devrait atteindre 496 millions de tonnes en 2020. D’ici à 2035, cette demande devrait encore augmenter jusqu’à environ 555 millions de tonnes. L’Afrique de l’Ouest constitue la principale région de production de riz en Afrique avec près de la moitié de la production de riz du continent (AfricaRice, 2013). En effet, la région a enregistré une performance non négligeable en termes de production, avec un taux de croissance annuel moyen de 5,76 % au cours de la période 2000-2010. Cette expansion de la production a été soutenue en grande partie par l’amélioration des rendements avec 2,90% de croissance moyenne, contrairement aux années 1960 et 1970, au cours desquelles des augmentations des productions jugées faibles avaient été enregistrées essentiellement dues à l’augmentation des superficies. Selon l’étude sur la filière du riz en Afrique de l’Ouest, l’espace CEDEAO est la première importatrice de riz dans le monde en 2019, exposant les pays de la zone à la volatilité des marchés internationaux. La consommation alimentaire des populations de l’Afrique de l’Ouest a connu un accroissement moyen annuel de 5% sur la période de 2000 à 2012 (UEMOA, 2011). Bien que les performances récentes de production soient appréciables, les importations de riz pour couvrir les besoins en Afrique sub-saharienne (ASS) demeurent importantes. Pour ce faire, des initiatives ont été développées pour soutenir les orientations stratégiques dans les politiques agricoles afin d’améliorer la situation alimentaire et nutritionnelle des populations. Au nombre de ces initiatives, il ya principalement le programme d’appui à la mise en œuvre de l’offensive régionale pour la relance durable et soutenue de la riziculture en Afrique de l’Ouest et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAO). 1.2. La place du riz dans les politiques et stratégies nationales Le riz est d’une importance économique considérable pour le Burkina Faso. Les efforts spécifiques consacrés par le Gouvernement du Burkina Faso en faveur du développement de la riziculture s’inscrivent en droite ligne dans les politiques continentales (PDDAA), sous régionales (PAU, ECOWAP) et les stratégies nationales (CSLP, SCADD, PNSR I, SDR), etc. Les DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 7 nouvelles orientations nationales en matière de riz sont inscrites dans le Programme National du Secteur Rural (PNSR II) qui est le volet rural du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et qui découle également de la politique sectorielle « production agro-sylvo- pastorale 2016- 2027 ». 1.3. Etat des lieux des maillons A l’instar des autres pays ouest-africains, le Burkina Faso présente une consommation du riz en constante augmentation. Ainsi, la consommation annuelle du riz par habitant est passée de 18 kg en 1999 à 36 kg en 2017 et atteint 50 kg dans les centres urbains de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso (CPSA, 2018). En rappel, le besoin de consommation en riz est important et s’évalue à plus de 773 775 tonnes de riz décortiqué en 2018. Le fait marquant est que l’évolution de la production nationale (5,3% par an) et celle des besoins de consommation (11%) sont disproportionnelles avec une population en croissance constante et dont les habitudes de consommation convergent vers le riz. La situation des maillons de la filière riz du Burkina est présentée dans les paragraphes ci- dessous. 1.3.1 Au niveau de la production Le Burkina Faso dispose d’un important potentiel encore non exploité dans le domaine de la riziculture : environ 500 000 hectares de bas-fonds aménageables dont moins de 10% sont aujourd’hui valorisés et plus de 233 500 hectares irrigables dont environ 14% sont exploités (PNSR II 2016). Les acteurs du maillon production sont structurés et bénéficient de l’accompagnement de l’Etat et de ses partenaires. Les trois écologies de production du riz (irriguée, bas-fonds et pluviale stricte) sont principalement conduites par les exploitations familiales. Au cours de la campagne 2018/2019, le nombre de producteurs ayant pratiqué la riziculture a été estimé à 386 864 (EPA, 2018). La production du riz a connu une tendance à la hausse ces dix dernières années. Cette augmentation de la production est due surtout à la hausse des superficies, consécutive aux politiques d’aménagement et de soutien à la mise en valeur des bas-fonds et des périmètres irrigués engagées depuis 2008 (figure 1). DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 8 Figure 1 : Evolution des superficies et de la production du riz : campagnes 2013/14 à 2018/19 Source : à partir des données de la DGESS/MAAH Sur la période 2013-2016, on note une contribution moyenne de 57% de la production des plaines et bas-fond aménagés, 39% des bas-fonds non aménagés et 4% des hautes terres (pluvial strict) à la production totale du riz (DGESS/MAAH, 2018). Cette forte part contributive des plaines et bas-fonds aménagés s’explique d’une part par l’augmentation substantielle des rendements dans les plaines irriguées et d’autre part par la maitrise partielle de l’eau dans les bas-fonds aménagés. En effet les rendements moyens observés par écologie de production au cours de la campagne 2018/2019 ont été de : (i) 5 033 Kg/ha en riziculture irriguée, (ii) 2 611 kg /ha en riziculture de bas-fonds aménagés et (iii) 1 515kg/ha en hors aménagement (DGESS/ MAAH, 2018). 1.3.2 Au niveau de la transformation La transformation du riz au Burkina est effectuée par deux types d’opérateurs à savoir d’une part, les étuveuses et, d’autre part, les transformateurs industriels et semi-industriels. Ces deux types d’opérateurs se différencient par les modes de transformation et par les produits finis. Les étuveuses dont l’effectif estimé à 35 000 (CIR-B, 2018) font la transformation du riz par étuvage avec un rendement de décorticage au 70% (UNERIZ, 2013). On note de nos jours seulement 7 000 étuveuses regroupées dans l’Union nationale des étuveuses de riz du Burkina (UNERIZ, 2018). 52 % de la production nationale de paddy était traitée par les étuveuses (DGPER, 2009). Les transformateurs industriels et semi-industriels produisent du riz blanc par décorticage et polissage du paddy, avec un taux de rendement moyen de 60% (GIZ-PDA, CIR-B, 2014). DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 9 Le Burkina Faso dispose de 152 unités installées, pour le décorticage du paddy en riz blanc et riz étuvé (UE, UNPRB, VECO West Africa, 2014). En fonction des capacités de traitement et du diagramme d’usinage, on peut classer les installations en trois grandes catégories que sont (i) les rizeries de type industriel ; (ii) les mini rizeries et (iii) les rizeries artisanales (GIZ-PDA, CIR-B, 2014). On rencontre aussi des moulins à grains qui sont également utilisés pour le décorticage du paddy. Globalement, la capacité potentielle totale des unités industrielles de décorticage et mini rizeries sur l’ensemble du pays serait d’environ 39 200 tonnes par an. Si l’on ajoute à cela la capacité de décorticage des unités artisanales (216 000 tonnes par an), la capacité totale annuelle des unités de transformation au Burkina Faso est de 255 200 tonnes de paddy (UE, UNPRB, VECO West Africa, 2014). La transformation du riz du Burkina se caractérise donc par une prédominance de la transformation artisanale. Durant la campagne agricole 2018-2019, la production du paddy a été estimée à 350 392 tonnes. Avec la part de l’autoconsommation de 42 %, le volume restant pour la transformation et la commercialisation est de 203 227 tonnes, soit environ 80 % de la capacité des transformateurs. Ainsi, les unités de transformation connaissent des problèmes de disponibilités physiques de paddy. De plus, le riz usiné est souvent jugé de faible qualité2, imputable aussi bien à l’usinage, qu’à la production ou à la post-production. En sus du riz blanc et étuvé qui constituent les principaux produits finis, on obtient également de la transformation du riz, des sous-produits tels que le son utilisé dans l’alimentation du bétail et du poisson. Les balles de riz sont utilisées comme source d’énergie et matière première dans la production de fumure organique, etc. 1.3.3 Au niveau de la commercialisation La demande en riz au Burkina est estimée en 2018 à 773 775 tonnes (DGESS/MAAH, 2018). Avec un taux d’accroissement de 11 % par an, les besoins annuels de consommation du riz pourraient atteindre 1 500 000 tonnes d’ici à 2025 (DGESS/MAAH, 2018). La production nationale de riz d’un taux de croissance annuel de 5,3%, ne couvre en moyenne que 30% de la demande nationale en riz. Le défi en matière de commercialisation est de réussir l’intégration du riz du Burkina dans le circuit de la distribution du riz organisé par les importateurs. On estime en moyenne les importations du riz à environ 400 000 tonnes par an. Selon les résultats de l’étude sur la commercialisation du riz, les principaux critères de choix du riz sont : le goût (56,5%), le volume (gonflement à la cuisson) (34,8%), la propreté (33%), le prix (27,20%) (DGESS/MAAH, 2017). Les acteurs de la filière devront prendre en compte outre la question de disponibilité et de qualité du riz, les critères de choix des clients pour faciliter l’intégration du produit dans le circuit de commercialisation. Notons que le caractère atomisé des stocks de riz destinés à la commercialisation, ne facilite pas l’enlèvement du riz par les transformateurs et 2 Taux élevé d’impureté, taux de brisure, hétérogénéité des grains DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 10 les commerçants. Au final, il est moins onéreux et pratique d’importer le riz pour répondre aux commandes que de collecter la production locale. Au-delà des problèmes d’approvisionnement et de qualité, il est par ailleurs noté l’absence d’une stratégie commerciale adaptée. Tout cela concourt à une faible demande du riz du Burkina par les ménages. Le coût relativement élevé des facteurs de production, en plus des faibles rendements au décorticage contribuent à accroître les prix de vente aux consommateurs ; ce qui a pour conséquence la réduction de la compétitivité du riz du Burkina (DGESS/MAAH, 2017). 1.4. Au niveau de l’organisation des acteurs Le comité interprofessionnel du riz du Burkina (CIR-B) a été créé en 2001 et restructuré en 2018 pour le rendre conforme à la loi N°050-2012/AN du 30 octobre 2012 portant règlementation des organisations interprofessionnelles des filières agricoles, sylvicoles, pastorales, halieutiques et fauniques au Burkina Faso. Les principales organisations de la filière regroupées dans l’interprofession sont : - l’Union nationale des producteurs de riz du Burkina Faso (UNPR/B) ; - l’Union nationale des étuveuses de riz du Burkina Faso (UNERIZ) ; - l’Union nationale des transformateurs de riz du Burkina Faso (UNTR-B) ; - l’Association nationale des commerçants de riz du Burkina Faso (ANACOR-BF). Selon les données du CIR-B, les membres de l’interprofession sont composés entre autres de 23 000 riziculteurs, 7 000 étuveuses regroupées en coopératives, et 9 500 collecteurs- transporteurs et distributeurs groupés en 120 entreprises individuelles et groupements d’intérêt économique (GIE). Certaines coopératives éprouvent des difficultés de fonctionnement et de mise en œuvre de leurs activités, à cause de la faible adhésion des membres à la base. Il s’agit entre autre de : (i) non tenue régulière des rencontres statutaires, (ii) difficultés de mobilisation des cotisations, (iii) mauvaise gestion financière et de la logistique et (iv) faible esprit coopératif et de gouvernance, etc. (CAPES, 2005). 1.5. Les acteurs et leurs rôles 1.5.1 Les acteurs directs La filière riz bénéficie d’une organisation et structuration particulière au regard de son importance dans l’économie nationale.  Les producteurs Ce sont dans l’ensemble, des producteurs avec une superficie moyenne exploitée par an d’environ 1 ha sur les grands périmètres pour moins d’un demi-hectare dans les petits périmètres et les bas-fonds. Ils se caractérisent par des productions et rendements faibles DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 11 et ne sont donc pas assez compétitifs. Ils produisent avant tout pour l’autoconsommation et ont largement recours au travail familial. Les estimations indiquent 386 864 producteurs dont 42 005 en système pluvial strict, 344 859 dans les bas-fonds aménagés, 251 621 en bas- fonds non aménagés, 50 146 sur les périmètres irrigués (DGESS/MAAH, 2018).  Les collecteurs de paddy Ce sont des agents qui interviennent auprès des producteurs pour le compte de grossistes ou de transformateurs. Ils sont chargés des achats et de la manutention. Ils sont parfois appelés « intermédiaires ». En effet, la collecte se fait essentiellement par des achats directs sur les sites de production à la période des récoltes. Dans une perspective de développement de l’agriculture contractuelle, des mécanismes formels seront établis entre les producteurs et les transformateurs.  Les transformateurs Il existe deux types d’acteurs selon le mode de transformation du paddy :  les étuveuses de riz : L’étuvage du riz est un procédé de transformation du riz paddy par pré-cuisson. C’est une activité essentiellement menée par les femmes dénommées « étuveuses de riz ». Elles traitent un peu plus de la moitié de la production nationale de paddy (52%). Leur effectif est estimé à 35 000 (CIR-B, 2018) dont 7 000 organisées en sociétés coopératives au sein de l’UNERiz ;  les transformateurs de riz blanc: Ils sont les détenteurs des unités semi-industrielles et industrielles concentrées autour des grandes villes (Bobo-Dioulasso, Ouagadougou) et des grands sites de production (Vallée du Sourou, Banzon, Bama, Bagré principalement). Ces unités totalisent plus de 30 000 tonnes/an de capacité de transformation de la production nationale en riz blanchi. En plus de ces unités, on dénombre des centaines d’unités artisanales de décorticage qui font de la prestation de service. En plus des transformateurs en riz blanc et étuvé, il y a ceux qui font la transformation finale des produits du riz (restauration, pâtisserie, biscuit, jus, vin, etc.).  Les commerçants de riz du Burkina Le maillon de la commercialisation du riz du Burkina reste insuffisamment organisé. En effet, le maillon ne dispose pas encore de grossistes capables d’assurer conséquemment le transfert des produits finis, des unités de transformation et/ou des marchés ruraux vers les marchés de consommation comme c’est le cas pour le riz importé. On peut classer les commerçants de riz du Burkina en deux principales catégories selon leur mode de distribution : les demi-grossistes et les détaillants. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 12 • les demi-grossistes : Ils sont caractérisés par la vente courante de volumes réduits 100 tonnes en moyenne par an. Leurs principaux clients sont les détaillants et les consommateurs directs. Ils exercent dans des points de vente agréés par l’interprofession (CIR-B) et font la distribution du riz du Burkina en demi-gros et détails ; couramment en conditionnement de 25 kg, 5 kg et 1kg. On dénombre au moins 174 points de vente à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Banfora (GIZ-PDA, CIR-B, 2015) ; • les détaillants : Ils jouent un rôle de proximité et mettent à la disposition du consommateur des quantités désirées. La vente en détail du riz du Burkina est essentiellement assurée dans les grandes villes par les commerçants. Sur les marchés ruraux, en plus des commerçants la vente est assurée par les autres acteurs (producteurs, transformateurs collecteurs/collectrices de riz). Les consommateurs : Ils assurent l’utilisation finale du riz et sont constitués des ménages, des restaurants, des hôpitaux, des cantines, des internats, etc. 1.5.2 Les acteurs indirects Les acteurs indirects de la filière riz interviennent pour transporter les produits, encadrer, conseiller, approvisionner et financer les activités de la filière. Ces acteurs assurent la fourniture de biens et services. Ils jouent également un rôle important tant au niveau de la production, de la transformation que de la commercialisation (recherche des débouchés et financement des activités). Ce sont entre autres : les fournisseurs d’intrants et d’équipements agricoles, les institutions de financement, les transporteurs, les institutions en charge de la recherche, de la vulgarisation, les partenaires techniques et financiers. 1.6. Les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de la filière riz au Burkina Faso Le diagnostic de la filière riz fait ressortir des forces qui peuvent être considérées comme des leviers pour son développement. Des opportunités également existent et peuvent stimuler l’émergence de la filière. Cependant, de nombreuses faiblesses persistent et limitent les performances de la filière. Tout comme certaines menaces qui peuvent annihiler les efforts des acteurs. L’analyse FFOM, élaborée sur la base de ces constats, est consignée dans le tableau ci-dessous. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 13 Tableau I : Tableau FFOM de la filière riz FORCES FAIBLESSES • existence d’un potentiel de production (superficies aménageables et technologies de production) ; • existence de variétés adaptées ; • existence de nouvelles formules d’engrais spécifiques pour le riz; • existence d’un réseau d’encadrement technique sur les sites de production rizicole ; • existence de savoir-faire endogène des acteurs; • existence d’une capacité de transformation ; • existence de structures de recherche sur les technologies de production et de transformation; • bonne capacité de plaidoyer des acteurs ; • existence d’un marché national en pleine croissance ; • existence d’une bonne structuration des différents maillons de la base au sommet ; • existence d’un capital d’expériences en matière d’organisation. • non prise en compte des seuils de rentabilité financière lors l’attribution des superficies aménagées; • dégradation des infrastructures hydro- agricoles ; • faible application des technologies de production ; • faible mobilisation des ressources en eau ; • faible disponibilité de la main d’œuvre qualifiée ; • coût élevé des facteurs de production ; • faible mécanisation des opérations de production et de post-récolte ; • faiblesse du service après-vente des équipements pour les unités de transformation ; • faible qualification des agents de maintenance ; • faible disponibilité du paddy en qualité et en quantité ; • faible qualité et quantité des produits finis ; • insuffisance d’infrastructures telles que les aires de séchages, les magasins de stockage du paddy et du produit fini ; • caractère « atomisée » de l’offre de riz • faible niveau de contractualisation ; • faible performance du circuit de distribution du riz ; • insuffisance de marketing ; • faible niveau d’offre de services aux membres des organisations des acteurs ; • faible application des textes régissant les OPA ; • manque de dispositif fonctionnel de contrôle et de suivi-évaluation des organisations mises en place ; • mauvaise gestion des infrastructures, équipements et fonds de roulement communautaire ; • faible organisation des acteurs ; • faible fonctionnalité des organisations des acteurs. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 14 OPPORTUNITÉS MENACES • existence d’un marché national croissant en riz; • existence de politiques nationales et stratégies en faveur du développement de la filière riz ; • existence de textes et lois sur le foncier rural et sur l’organisation des acteurs ; • existence d’une volonté politique pour la promotion de la filière ; • existence de partenaires techniques et financiers d’appui à la chaine de valeur riz ; • existence d’un code d’investissement agricole ; • existence d’une banque agricole. • insécurité foncière ; • absence de cartographie détaillée de la fertilité des sols ; • faible accès au financement des activités agricoles ; • forte récurrence et intensité des effets négatifs des changements climatiques ; • pression parasitaire et la prolifération des ennemis du riz ; • forte concurrence du riz importé ; • mauvais état des infrastructures routières ; • l’insécurité civile ; • coût élevé de l’énergie 1.7. Les leçons tirées de la SNDR I 1.7.1. Leçons relatives à la planification, au suivi et au cadre institutionnel de mise en œuvre La planification de la SNDR a été faite dans un contexte marqué par l’urgence d’augmentation de la production rizicole pour parer à la demande en riz à la suite de la crise alimentaire de 2008. La mise en œuvre de la SNDR n’a pas permis d’atteindre l’objectif qui lui était assigné, à savoir doubler la production nationale sur la période 2008- 2018. En effet sur la période, la production est passée de 195 102 tonnes à 350 392 tonnes, soit un taux de réalisation de 90% de la cible qui consistait à doubler la production de 2008. Cette situation pourrait s’expliquer par les faibles niveaux de l’intensification agricole et du rythme des aménagements. Pour la présente stratégie, la prise en compte de certains paramètres tels que la croissance démographique, l’urbanisation galopante et les changements des habitudes alimentaires orientées en grande partie sur la consommation de riz dans la prospective, sera effective. 1.7.2. Leçons relatives à la maitrise de l’eau pour la production En 2018, les superficies emblavées en maitrise totale d’eau sont de 12 992 hectares. Pour la maitrise partielle d’eau (bas-fonds) et des hautes terres la situation donne une superficie totale de 147 957 hectares soit 89% des superficies totales exploitables en riz (DGESS/MAAH, 2018). Pourtant le système de production avec maitrise totale d’eau est celui qui possède le plus grand potentiel à même de booster considérablement la production rizicole. Par ailleurs, les aménagements en maitrise partielle restent souvent sommaires avec des superficies restreintes, ne garantissant pas une durabilité de la production. En sus de cela, il faut ajouter les contreperformances du système de riziculture pluviale due à la pluviométrie aléatoire d’une année à l’autre. Nous retenons qu’au cours de la mise en œuvre de la première SNDR, les DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 15 aménagements de superficies ont été insuffisants et la maitrise d’eau peu satisfaisante au regard des défis assignés. Pour la nouvelle stratégie, l’accent devra être mis sur la sécurisation des systèmes pluviaux et l’augmentation des superficies à travers la maitrise d’eau et les aménagements adaptés. Pour ce faire l’approche devra être revue en favorisant une plus grande implication du secteur privé afin d’accélérer la cadence dans les aménagements. 1.7.3. Leçons relatives à l’accès aux intrants pour la production Les efforts initiés en 2008 relatives à l’appui des riziculteurs en intrants ont été confrontés à des difficultés. Au nombre de ces difficultés, la non mise à disposition à temps des intrants, l’extension des appuis à d’autres cultures imprévues au départ (maïs, niébé), sans une augmentation conséquente des ressources, réduit l’offre en intrants pour le riz. De plus, l’inaccessibilité des engrais spécifiques et la faible utilisation de la fumure organique dans les exploitations rizicoles ne militent pas en faveur d’une véritable intensification de notre système de production rizicole. La présente stratégie mettra l’accent sur l’intensification du riz et le maintien de la fertilité des rizières. Pour ce faire une stratégie de partage de risque devra être mise en place à travers une meilleure interconnexion des acteurs le long de la chaine de valeur. Le financement des intrants devra être centré au niveau des transformateurs à travers un modèle de contractualisation. 1.7.4. Leçons relatives à la mécanisation des opérations culturales En ce qui concerne la mécanisation de la riziculture, aucune stratégie spécifique d’envergure en la matière n’a véritablement été mise en œuvre, ce qui impacte négativement l’exécution des opérations de production, de récolte et post récolte. Ainsi la pénibilité des opérations culturales et le temps mis pour les travaux contribuent alors à démotiver les producteurs, d’où l’abandon des superficies rizicoles, même aménagées. Il faudra alors créer les conditions idoines d’accès aux équipements et/ou aux services de mécanisation aux acteurs à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de mécanisation rizicole. 1.7.5. Leçons en lien avec l’organisation de la filière Le fonctionnement des organisations de la filière n’a pas toujours été compris par les membres de base. Egalement les responsables des organisations ne se sont pas toujours bien appropriés de leurs missions, au point que les conflits de compétences font souvent légion et réduisent l’efficacité des maillons de la filière. En vue de soutenir la production du riz des différentes écologies, les acteurs de la filière riz gagneraient à renforcer la gouvernance au sein de leurs organisations et promouvoir l’esprit de solidarité. 1.7.6. Leçons en lien avec la récolte et le post récolte Le constat en matière de récolte et conservation fait ressortir des pertes pouvant aller jusqu’à 20 % du simple fait du non-respect des itinéraires techniques et/ou l’absence d’infrastructures de traitement et de stockage appropriées. Il s’en suit une mauvaise conservation du paddy, baissant du coup la qualité du riz localement produit. La réalisation des infrastructures de DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 16 stockage et le renforcement des capacités techniques des acteurs permettront de réduire substantiellement ces pertes. 1.7.7 Leçons en lien avec la transformation Suite aux mesures fortes prises en faveur de l’accroissement de la production du riz depuis 2008, des unités de transformation de performances diverses ont été installées dans les zones de production rizicole, à tel enseigne que la matière première fait défaut pour leurs rendements optimums. La nécessité d’augmenter la production afin d’approvisionner les différentes unités en paddy devient un impératif ; mais l’installation des prochaines unités (essentiellement des acteurs du privé) devraient faire l’objet d’études préalables de faisabilité. 1.7.8. Leçons en lien avec la commercialisation et la compétitivité D’une manière générale, l’engouement pour la consommation du riz du Burkina est une réalité surtout en milieu urbain. Malgré sa bonne qualité nutritionnelle, le reproche souvent fait au riz du Burkina est son indisponibilité et son fort taux d’impuretés. Il faudra alors améliorer l’accessibilité à un riz de qualité aux consommateurs et adopter une bonne stratégie de marketing. 1.8. Les grands défis Bien que des progrès aient été enregistrés dans la production et l’amélioration de la qualité du riz du Burkina, certaines contraintes persistent et entravent le développement de la filière. Elles sont en lien avec le faible accès aux facteurs de production, la faible adoption des paquets technologiques, aux faibles capacités techniques et organisationnelles des acteurs, à la faible liaison entre la production et le marché et à la faible gouvernance de la filière riz. Ces défis dont la levée est indispensable pour un essor véritable de la filière riz sont ci-dessous résumés : 1.8.1. Défis liés au faible accès aux facteurs de production En ce qui concerne les facteurs de production, les problématiques majeures demeurent le faible accès aux intrants de qualité, la faible disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée, la difficulté d’accès à la terre et la sécurisation foncière, le faible accès à la mécanisation, la faible maitrise de l’eau de production et le coût élevé de l’énergie. 1.8.2. Défis liés à la faible adoption des paquets technologiques Les performances des unités de production sont fortement tributaires de l’adoption des paquets technologiques. L’adoption des paquets technologiques intègre l’utilisation des intrants de qualité, le renforcement de la mécanisation et l’application des bonnes pratiques (production, transformation, commercialisation, etc.). DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 17 1.8.3. Défis liés aux faibles capacités techniques et organisationnelles des acteurs La faible maitrise des bonnes pratiques de production, transformation et de distribution influe négativement sur les performances de la CVR. Il est important de former les acteurs sur les technologies innovantes. A cela il faut ajouter la facilitation de l’accès aux équipements adaptés qui passe par une mise en relation entre les acteurs des maillons et les distributeurs d’équipements ainsi que les SFD pour le crédit. En raison de l’évolution des technologies, les agents de vulgarisation et de conseil agricoles et la recherche bénéficieront de mise à niveau pour appuyer conséquemment les acteurs de la CVR. La recherche sera mobilisée pour la mise au point de technologies adaptées. L’organisation et la structuration des acteurs reste un point de faiblesse dans la vitalité de la CVR. Aussi, la SNDR II soutiendra les acteurs de la CVR en vue du renforcement de leur organisation. La SNDR II prendra en compte la promotion des BDS (Business Development Service) pour le pourvoi de services d’appuis privés aux acteurs de la CVR. 1.8.4. Défis lié à la faible liaison entre la production et le marché La faiblesse de la liaison production-marché se traduit par des stocks invendus malgré l’existence de la demande sur le marché. Cette situation s’explique entre autre par la non prise en compte des exigences du marché dans la chaine de production. Pour répondre à ces défis, l’on accompagnera les acteurs à prendre prioritairement en compte les qualités des produits demandés sur le marché. A cet effet, l’agriculture contractuelle sera promue, avec comme « épicentre » les unités de transformation, en vue d’assurer le financement de la production et l’approvisionnement des unités de transformation en paddy. 1.8.5. Défis liés à la faible gouvernance de la filière riz L’un des freins au développement de la filière riz est la multiplicité des approches d’intervention. En effet, au Burkina Faso, il n’existe pas de structure spécifique chargée de la coordination des orientations de développement de la chaine de valeur vers un réel essor de la filière riz (convergence des actions). Au regard de l’importance accordée à la filière, il est proposé la création d’une structure dédiée à la promotion et la fédération des actions de développement de la filière riz. La prise en compte des défis sus cités, pour un essor véritable de la filière riz du Burkina, ne peut être possible qu’à travers la mise en œuvre d’un ensemble d’actions et d’approches intégrées et holistiques. Voilà pourquoi, la place de la présente stratégie, qui en plus de corriger les imperfections de la première, viendra à travers les innovations à améliorer les performances de la riziculture. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 18 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 19 PARTIE III : ELEMENTS DE LA STRATEGIE DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 20 2.1. Les fondements de la SNDR II La présente stratégie est en cohérence avec les référentiels internationaux et nationaux en matière de développement.  Cohérence avec les objectifs de développement durable (ODD) La SNDR II à travers les résultats attendus contribue à l’atteinte des objectifs de développement durable. En effet, la stratégie contribue : (i) au renforcement des acquis obtenus pour les OMD notamment à travers les ODD 1et 2, (ii) à donner corps aux nouvelles ambitions que sont les ODD 8 et 9, et (iii) promeut un développement faiblement émissif (défis émergents) à travers l’ODD 12. Les liens que la stratégie établit avec des différents ODD sont consignés dans l’annexe 1.  Cohérence avec le Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) Le PDDAA+10 avec l’objectif de réduire la pauvreté et la famine en Afrique grâce à l’optimisation de l’agriculture met l’accent sur ces trois niveaux prioritaires : (i) la contribution de l’agriculture à la croissance économique et au développement inclusif ; (ii) la transformation agricole et la croissance agricole inclusive et durable et (iii) le renforcement de la capacité du système pour obtenir des résultats. Au regard de cet objectif, la SNDR II est en harmonie avec le PDDAA grâce aux liens qu’elle établit et qui sont consignés dans l’annexe 2.  Cohérence avec la Politique agricole régionale de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP) La présente stratégie est en cohérence avec l’ECOWAP, notamment en ce qui concerne l’objectif visant à assurer la sécurité alimentaire de la population rurale et urbaine ouest africaine. Le lien entre la SNDR et l’ECOWAP se précise dans les axes stratégiques de cette dernière qui vise l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’agriculture (Annexe 3).  Cohérence avec le PNDES Le Plan national de développement économique et social (PNDES, 2016-2020) est le référentiel de toutes les initiatives de développement au Burkina Faso. Il définit le cadre de cohérence des mesures et actions sectorielles et locales à entreprendre au cours de la période. L’objectif est de transformer structurellement l’économie burkinabè pour une croissance forte, résiliente, inclusive et créatrice d’emplois. La stratégie trouve son harmonie avec le PNDES en son axe 3 intitulé : Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois (annexe 4).  Cohérence avec la Politique sectorielle Production agro-sylvo-pastorale 2017-2026 Cette politique vise à développer un secteur « production agro-sylvo-pastorale » productif assurant la sécurité alimentaire, davantage orienté vers le marché et créateur d’emplois décents DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 21 basé sur des modes de production et de consommation durables. Ce document constitue le cadre d’orientation pour les interventions dans le secteur sur la période 2017-2026. Les actions de la SNDR II s’inscrivent dans tous les axes stratégiques de cette politique (annexe 5).  Cohérence avec le Deuxième Programme National du Secteur Rural (PNSR II) 2016-2020 La présente stratégie est en cohérence avec le PNSR II dont l’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle par le développement durable d’un secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique productif et résilient, davantage orienté vers le marché (annexe 6).  Cohérence avec la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNSAN) 2018-2027 La SNDR II est cohérente avec la PNSAN. Il s’inscrit particulièrement dans l’orientation stratégique1 et 2 à savoir : • Orientation stratégique 1 : augmentation des disponibilités alimentaires pour couvrir les besoins de façon durable ; • Orientation stratégique 2 : amélioration de l’accessibilité physique et financière aux produits alimentaires (annexe 7).  Cohérence avec la politique nationale genre La SNDR II est en cohérence avec la politique nationale genre qui se fixe pour objectif de promouvoir un développement participatif et équitable des hommes et des femmes, en leur assurant un accès et un contrôle égal et équitable aux ressources et aux sphères de décision, dans le respect de leurs droits fondamentaux. 2.2. La vision et les objectifs 2.2.1. La Vision La vision de la présente stratégie, qui est le volet riz du PNSR II est : « A l’horizon 2030, la filière riz satisfait la demande nationale et est créatrice de richesses pour les acteurs et la nation ». 2.2.2. Les objectifs Pour que cette vision soit une réalité, les objectifs ci-après ont été déclinés pour promouvoir durablement la production d’un riz du Burkina compétitif en quantité et en qualité. 2.2.2.1. Objectif global L’objectif global de la stratégie est de « satisfaire la demande en riz du pays et augmenter les revenus des acteurs par une production nationale compétitive et durable ». DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 22 2.2.2.2. Objectifs spécifiques La réalisation de l’objectif global nécessite la mise en œuvre de trois (3) objectifs spécifiques : • OS1 : augmenter durablement la productivité et la production du riz, dans un contexte de Changement Climatique (CC) et de croissance démographique ; • OS2 : promouvoir l’industrialisation de la transformation, la commercialisation, la compétitivité du riz du Burkina et l’implication du secteur privé dans le développement durable de la Chaine de Valeurs Riz (CVR) ; • OS3 : renforcer l’organisation et les capacités des acteurs de la CVR. 2.2.2.3. Objectifs quantifiés Dans l’optique de couvrir les besoins de production du riz, la stratégie se fixe des objectifs quantifiés suivant à l’horizon 2030 : • passer d’une production de 355 392 tonnes en 2018 à 3 046 000 tonnes de paddy en 2030 ; • faire passer le rendement moyen du riz irrigué de 5,3t/ha en 2018 à 7,0 t/ha en 2030 ; • faire passer le rendement moyen du riz de bas-fond de 3,1 t/ha en 2018 à 5 t/ha en 2030 ; • faire passer le rendement moyen du riz pluvial strict de 1,3 t/ha en 2018 à 2,0 t/ha en 2030 ; • aménager au moins 406 135 ha dont 304 601 ha (soit 75%) de bas- fond, 101 534 ha (soit 25 %) de superficies irriguées avec maîtrise totale d’eau à l’horizon 2030 ; • emblaver au moins 221 452 ha de riz pluvial strict dans les exploitations familiales en 2030 ; • relever le taux d’utilisation de semences certifiées de 11,7% à au moins 85% ; • porter le taux moyen de mécanisation du maillon de la production à au moins 30% en 2030 ; • renforcer les capacités de décorticage afin que 85 % du paddy produit soit traité de manière industrielle et/ou semi industrielle contre 15% en 2018 ; • faire passer le nombre d’unités de décorticage semi-industrielles de 12 en 2018 à 679 en 2030 ; • faire passer le nombre d’unités de décorticage industrielles de 5 en 2018 à 273 en 2030 ; • faire passer le nombre d’unités de décorticage artisanales de 135 en 2018 à 384 en 2030 ; • faire passer le taux d’encadrement à au moins un agent pour 60 ha. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 23 En 2018, au total 1 459 agents assurent l’appui conseil aux producteurs. Parmi ces agents, 874 interviennent dans la production du riz dont 45 agents dans les plaines irriguées. En 2025 le besoin d’encadrement sera de 1 915 techniciens agricoles pour la production du riz et de 3 350 en 2030. En ce qui concerne la recherche, 43 chercheurs différents spécialistes travaillent dans le programme riz en 2018, pour atteindre l’objectif de la SNDR II, 64 chercheurs seront mobilisés d’ici 2025 et une centaine en 2030. Tableau II : projection des chercheurs et agents d’appui conseil Année Chercheurs Agents d’appui-conseils Production Mécanisation Transformation Production / Mécanisation / Transformation 2018 35 5 3 874 2021 38 8 6 1374 2025 42 12 10 1915 2.3. Les principes directeurs Au regard des orientations politiques et de l’environnement institutionnel de plus en plus marqués par les différentes reformes et le recentrage des missions de l’Etat, les principes directeurs de la stratégie sont : • Bonne gouvernance : elle se traduit par le respect des règles établies pour le bon fonctionnement et la bonne gestion des différentes structures agricoles. Il y va de l’amélioration du management et du fonctionnement de ces structures et donc de leurs capacités à fournir des services fiable, transparente et adapté aux besoins des acteurs. Dans le cadre de la mise en œuvre, obligation est faite à toute entité compétente responsabilisée pour l’exécution d’une action de rendre compte. • Participation et appropriation : elles visent une implication et une responsabilisation effectives des acteurs des différents maillons de la CVR. Ces acteurs doivent être capables de conduire de manière efficace les actions de leurs ressorts. • Durabilité : elle préconise la prise en compte de la satisfaction des besoins présents et ceux des générations futures dans la mise en œuvre de la stratégie. Ce principe se traduit par l’adoption de modes de production et de consommation durables. • Subsidiarité et partenariat : par la prise en compte du principe directeur de la subsidiarité et du partenariat, la mise en œuvre de la stratégie se fera par la responsabilisation des acteurs à tous les niveaux de la chaîne. La réalisation des actions est faite au niveau de l’échelon de compétence le plus approprié. Elle se fera également dans le contexte de la décentralisation, de la recherche de l’équité spatiale et de la paix sociale. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 24 • Genre et équité : Le principe d’équité préconise que la mise en œuvre des actions repose sur la solidarité entre les différents maillons et prenne en compte tous les aspects dont l’équité entre acteurs pauvres et riches, l’équité hommes et femmes en prenant en compte la jeunesse. Ce principe vise à atténuer progressivement les disparités, voire les discriminations entre les acteurs. 2.4. Phases de développement de la stratégie Les objectifs quantitatifs que se fixe la SNDR II à savoir : (i) 1 000 000 de tonnes de paddy en 2021, (ii) 2 000 000 de tonnes en 2027 et (iii) 3 000 000 de tonnes en 2030 requièrent, de l’Etat et de ses partenaires avec la participation des acteurs de la CVR, des efforts exceptionnels pour leur atteinte. En effet, les actions de renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs, d’aménagements de sites de production rizicoles (bas-fonds, périmètres irrigués et parcelles), de mobilisation des facteurs de production (semence certifiée, fertilisants, équipements agricoles) et d’accompagnement pour la transformation et la commercialisation de la production doivent être soutenues tout au long de sa mise en œuvre. En ce qui concerne spécifiquement l’objectif fixé pour 2021, les efforts exceptionnels doivent être consentis en 2020 au regard de la cible qui correspond au triple de la production de 2018. L’atteinte des objectifs de la stratégie se fera en deux (2) phases La période de 2018-2020 est consacrée au bilan de la SNDR et à la formulation de la deuxième génération de la SNDR. La première phase 2021-2025 : elle consiste en l’accélération de la cadence afin de surmonter les défis de la productivité et de la compétitivité du riz du Burkina. Conformément à l’objectif pays, il s’agira d’atteindre 1 000 000 de tonnes de paddy en 2021 et 1 628 800 tonnes en 2025. Durant cette phase, il sera procédé à l’aménagement de 132 091ha dont 19% en maitrise totale de l’eau et 81% en bas-fonds et l’emblavure de 286 000 ha en riziculture pluviale stricte. À cela s’ajoute la mise à disposition de : 127 300 tonnes de semences de variétés améliorées et 469 000 tonnes d’engrais minéraux à combiner avec la fumure organique, pour une intensification véritable de la production rizicole. De plus, il sera promu des actions visant l’accès aux services mécanisés (UMA) ainsi qu’aux techniques modernes de transformation. Un changement dans l’approche du financement des facteurs de production des campagnes agricoles sera opéré afin de prévoir une meilleure interconnexion des acteurs (contractualisation inter acteurs). Toutes ces actions devront permettre de réduire le déficit du moment de près de 89% (voir tableau ci-dessous). DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 25 Tableau III : Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2021 Zone de cultures 2021 Hors stratégie 2021 avec Stratégie Superficie Rendement Production (t) Superficie Rendement Production (t) Plaines irriguées 13 602 5,3 107 266 18 992 5,7 162 549 Bas-fonds aménagés 43 000 3,2 136 303 59 073 3,5 208 613 Riz pluvial (bas-fonds non aménagés et pluvial strict) 107 186 1,5 161 759 388 087 1,6 628 839 TOTAL (Paddy) 163 788 405 328 466 152 1 000 000 Production en riz net 222 931 600 000 Besoins nationaux en riz net en 2020 (tonnes) 905 635 905 635 Ecart entre offre et demande (en tonne) -(682 704) -(305 635) Tableau IV : Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2025 Zone de cultures 2025 Hors stratégie 2025 avec Stratégie Superficie Rendement Production (t) Superficie Rendement Production (t) Plaines irriguées 15 254 5,4 123 037 39 823 6,2 373 251 Bas-fonds aménagés 48 223 3,6 171 712 181 118 4,1 746 502 Riz pluvial (bas- fonds non aménagés et pluvial strict) 120 204 1,5 180 855 286 036 1,8 509 248 TOTAL (Paddy) 183 681 475 604 506 976 1 629 000 Production en riz net 261 582 977 400 Besoins nationaux en riz net en 2025 (tonnes) 905 635 1 103 935 Ecart entre offre et demande (en tonne) -(644 052) -(126 535) DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 26 La deuxième phase 2026-2030 : elle vise l’aménagement de plus de 5 400 ha dont plus du tiers en maîtrise totale de l’eau. Pour la mise en valeur, il faudra apporter les quantités d’intrants ci-après : 107 297 tonnes de semences améliorées, 263 001 tonnes d’urée, 394 145 tonnes de NPK et l’apport de 2 500 000 tonnes de fumure organique pour l’amendement du sol. En 2027, une production de 2 079 000 de tonnes est attendue pour couvrir à un taux de 100% des besoins en riz du pays. La production de riz devra atteindre 3 047 000tonnes de paddy en 2030. Cela correspond à une production supplémentaire de 330 200 tonnes de riz paddy par rapport à celle de la première phase (tableau v). Tableau V : Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2030 Zone de cultures 2030 Hors stratégie 2030 avec Stratégie Superficie Rendement Production (t) Superficie Rendement Production (t) Plaines irriguées 17 106 5,2 141 126 101 567 7,0 1 066 450 Bas-fonds aménagés 54 080 4,0 216 320 304 700 5,0 1 523 500 Riz pluvial (bas-fonds non aménagés et pluvial strict) 134 804 1,5 202 206 228 525 2,0 457 050 TOTAL (Paddy) 205 990 559 652 634 792 3 047 000 Production en riz net 307 809 1 828 200 Besoins nationaux en riz net en 2030 (tonnes) 1 498 954 1 498 038 Ecart entre offre et demande (en tonne) -(1 191 145) 330 200 Il ressort des projections qui précèdent qu’en maintenant le rythme actuel, le déficit de l’offre par rapport à la demande en riz ira en s’agrandissant, passant de 813 mille tonnes en 2020 à 1 498 mille tonnes en 2030. Pour inverser cette tendance, il est urgent de mettre en œuvre les actions de la SNDR II, afin de dégager un excédent de sécurité de 330 mille tonnes en 2030. L’atteinte de ce résultat passera par la mise en place de la stratégie décrite ci-dessous. 2.5. Les axes de la SNDR II Il s’agira de faire en sorte de produire du riz en quantité et en qualité en toute saison et dans toutes les écologies de production que possible, en prenant en compte les facteurs externes notamment le changement climatique, la croissance démographique et l’évolution de la demande intérieure. De plus, il s’agira, durant la mise en œuvre de la présente stratégie, de DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 27 travailler à faciliter la mise à disposition des outils et machines de mécanisation des opérations nécessaires à l’atteinte des objectifs dans un contexte de réduction continue de la main d’œuvre en milieu rural. Ainsi, au niveau de tous les maillons, il sera promu l’utilisation d’équipements de qualité et adaptés, prenant en compte l’écologie de la production, les capacités techniques et financières des acteurs. Pour la mise en œuvre de l’ensemble des actions, une attention particulière sera portée sur la mobilisation du privé national et international dans les différents maillons de la chaine de valeur. A cet effet, les opportunités et les facilités exprimées dans le code des investissements dans le secteur ASPH seront mises à profit pour sensibiliser le secteur privé. Concrètement, la démarche et les axes stratégiques épouseront l’approche « RICE ». Les axes de la stratégie se présentent ainsi qu’il suit : 2.5.1. Axe stratégique 1 : augmenter durablement la productivité et la production du riz dans un contexte de Changement Climatique (CC) et de croissance démographique Il s’agira de développer des stratégies visant à produire en tout temps et en tout lieu. Pour se faire, il faudra : Ligne directrice 1.1 : Assurer la maitrise des facteurs de production o La maitrise de l’eau La stratégie de résilience face à la raréfaction de l’eau reposera sur deux leviers à savoir : la promotion de l’irrigation avec maitrise totale de l’eau et celle de la maitrise partielle d’eau faisant recours à l’irrigation d’appoint. Les actions devraient intégrer entre autres la mobilisation des eaux souterraines et de surface, l’utilisation des énergies renouvelables dans une dynamique de prise en compte de la transition écologique. Pour l’opérationnalisation de cette stratégie, l’approche faire-faire sera privilégiée pour la réalisation des infrastructures structurantes. Quant aux autres types d’infrastructures, ils seront réalisés à travers les PPP3 ou l’approche HIMO4. Le détail de la stratégie par type de riziculture est résumé ci-dessous : - au niveau de la riziculture irriguée la réalisation d’infrastructures de mobilisation d’eau et des aménagements hydro-agricoles constituera l’essentiel des investissements. Les investissements seront portés par l’Etat et ses partenaires au développement ou à travers le PPP ; - pour la riziculture de bas-fonds, les aménagements de type PRP et/ou PAFR seront privilégiés en fonction des caractéristiques physiques des sites à aménager par l’Etat et ses partenaires. Les autres types d’investissements (confection de casiers, les travaux de finition…), seront réalisés par les populations bénéficiaires. Pour ce qui est 3 PPP : Partenariat Public Privé 4 HIMO : Haute Intensité de Main d’Œuvre DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 28 des ouvrages principaux et la réalisation d’infrastructures de mobilisation d’eau pour l’irrigation d’appoint (boulis, BCER, matériel d’exhaure…), la stratégie qui sera utilisée est le faire-faire ; - enfin, en ce qui concerne la riziculture pluviale, l’approche consistera à l’aménagement de petites parcelles par casièrage qui intégreront les systèmes de production des exploitations familiales innovants dans les zones où le cumul pluviométrique annuel atteint 600 mm. A cet effet, il sera mis en place un modèle d’exploitation agricole d’une superficie minimale de 3 ha équipé d’un forage solaire, d’un système d’irrigation efficient et d’un étang piscicole. La moitié des superficies du modèle d’exploitation sera consacrée à la production du riz. Le tableau ci-dessous résume les types d’aménagement à réaliser par écologie. Tableau VI: Les types d’aménagement à réaliser par écologie Hypothèses Réalisation d’ouvrage de mobilisation de l’eau Bas-fonds Infrastructures de collecte d’eau Nombre de bas-fonds Nombre de Bouli 40 % des bas-fonds disposent d’un ouvrage pour l’irrigation de complément Bouli 2 000 200 30% des superficies pluviales Bassins de Collecte d‘eau (BCER) 292 936 5 000 Sources : Recomposition des données sur la base des hypothèses retenues par la SNDRII o Approvisionnement en intrants Les circuits d’approvisionnement en intrants (engrais, semences et pesticides) pour les producteurs en général sont assurés par l’Etat, les sociétés cotonnières, les commerçants et les multinationaux distributeurs d’intrants. Si au niveau de la production cotonnière, on note une relative satisfaction pour l’accès aux intrants car disponibles en année N-1, en ce qui concerne les commerçants et la chaine d’approvisionnement, la disponibilité régulière des stocks fait défaut et leur qualité parfois mauvaise. Les efforts initiés par l’Etat depuis 2008 pour appuyer les riziculteurs à s’approvisionner en intrants de qualité ont permis une grande vulgarisation des variétés améliorées et adaptées aux contextes agro-climatiques. Une amélioration de l’accessibilité aux engrais de qualité est également relevée. Cependant des difficultés ont été rencontrées notamment le retard dans la mise en place des intrants et leurs quantités insuffisantes. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 29 Pour la présente stratégie, l’accès aux intrants se fera à travers le mécanisme mis en place par l’Etat, ses partenaires et les acteurs de la filière. Les commandes des semences, des engrais et pesticides se feront en année N-1 sur la base des superficies prévues. Les procédures d’achat se feront selon la réglementation en vigueur, assorties des dispositions particulières probables de l’Etat. La gestion (distribution et suivi des comptes de remboursement des crédits intrants) sera assurée par les organisations des riziculteurs et les institutions financières. Pour la période 2020-2021 dont l’objectif est de produire un (01) million de tonnes de paddy, les besoins en intrants estimés, 26 645 tonne de semences et 65 306 tonnes d’engrais seront assurés par la mise en œuvre d’un dispositif spécial de l’Etat. Les projections de quantités d’engrais nécessaires sont résumées dans les tableaux ci- dessous : Tableau VII: Projection des quantités de NPK (tonne) par système de production Année Basfonds Irrigué Riz pluvial 2021 8 861 4 748 6 368 2025 27 168 9 956 18 300 2030 45 705 25 392 20 567 Tableau VIII: Projection des quantités d’Urée (tonne) par système de production Année Bas-fonds Irrigué Riz pluvial 2021 5 907 3 798 3 184 2025 18 112 7 965 9 150 2030 30 470 20 313 11 426 En ce qui concerne les semences, des protocoles et/ou conventions seront établis entre la recherche agronomique (INERA), les organisations des producteurs semenciers et les producteurs de paddy. L’assurance de la qualité des semences et l’appui-conseil relatif seront assurés par les structures techniques de l’Etat (DGPV, DRAAH) et ses partenaires. La distribution et le suivi des comptes de remboursement des crédits semences seront assurés par les contractants, les organisations des riziculteurs et les institutions financières. La stratégie de financement des intrants (semences, engrais, amendements et pesticides) sera mise en œuvre par les organisations des acteurs sous un modèle d’agriculture contractuelle ayant comme pour « épicentre » la transformation du riz. Le contractant principal au niveau des institutions des finances sera à terme le maillon de la transformation avec comme satellite dans le modèle les producteurs de riz, les distributeurs d’intrants et institutions financières. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 30 Tableau IX: Projection des quantités de semence (tonne) par système de production Année Basfonds Irrigué Riz pluvial 2021 2 363 997 3 821 2025 7 245 2 091 10 980 2030 12 188 5 332 8 075 o Gestion de la fertilité des sols Les sols du Burkina sont réputés pour leur faible niveau de fertilité. Au niveau des sites de production de riz, on constate une chute des rendements après quelques années de mise en valeur. Ainsi, une grande priorité sera accordée aux innovations relatives à une gestion intégrée de la fertilité des sols (engrais minéraux et amendements, engrais verts, succession culturale, etc.). Cette approche permettra un maintien et/ou l’amélioration du niveau de fertilité des sols. Les riziculteurs seront formés et appuyés à l’application des technologies et approches de gestion conservatoire des sols, de production/utilisation de la fumure organique. A ce titre, un tiers (1/3) des superficies rizicoles en culture devraient recevoir annuellement une quantité minimale de trois (03) tonnes par hectare de fumure organique et phosphatée. Tableau X: Projection des quantités de Fumure organique (tonne) Projection des quantités de Fumure organique (tonne) Années 2 021 2 022 2 023 2 024 2 025 Quantité de fumure 637 985 198 839 178 125 145 708 137 182 o Sécurisation foncière Dans le but de favoriser un meilleur accès aux terres aménageables, une approche de sensibilisation à l’endroit des propriétaires terriens devrait être réalisée en impliquant les collectivités territoriales et administratives, les personnes ressources des zones d’intervention (ressortissants, autorités coutumières et religieuses, responsables d’organisations locales, etc.). La sécurisation foncière est une des conditions au développement durable de la chaine de valeur riz. Des actions de sécurisation foncière doivent être menées pour l’ensemble des acteurs et particulièrement au niveau des investissements structurants de la filière (sites de production, magasins, unités de transformation, etc.). Un accent particulier sera mis pour faciliter l’accès des femmes et des jeunes à la terre lors des attributions des parcelles des aménagements communautaires. La stratégie prévoit un soutien à la mise en place et au fonctionnement des instances et structures de gestion foncière conformément aux textes régissant le foncier rural au Burkina Faso. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 31 o Appui-conseil et diffusion de nouvelles technologies Dans la stratégie, le dispositif d’appui-conseil s’appuiera sur celui existant. Durant la période de mise en œuvre de la stratégie, un réseau de producteurs relais (formateurs endogènes) sera mis en place au niveau des sites de production pour assurer un appui conseil rapproché. Les technologies suivantes seront mises en œuvre à travers le système de diffusion : • Le système de riziculture intensive (SRI) ; • le placement profond de l’urée (PPU) ; • la sélection participative de variétés (PVS) pour sélectionner de nouvelles variétés adaptées aux nouveaux contextes ; • l’application de l’approche de la gestion intégrée de la riziculture (GIR) ; • et toute autre technologie à mesure de contribuer au développement de la CVR. Les actions ainsi que les résultats attendus de cette Ligne directrice sont résumés dans le tableau ci-dessous : Tableau XI : Ligne directrice 1.1. : « Maitriser l’eau et accroitre le potentiel de production» Résultats attendus Actions R.1.1.1 : l’eau de production est maitrisée A.1.1.1.1. Réalisation des infrastructures de mobilisation d’eau pour l’irrigation A.1.1.1.2. Réalisation des aménagements hydro-agricoles A.1.1.1.3 Promotion d’une gestion efficace de la ressource eau A.1.1.1. 4 Promotion d’un système efficient de distribution de l’eau R.1.1.2 : la production du riz est intensifiée dans les trois modes de production du riz A.1.1.2.1 Promotion de l’accès aux intrants de qualité A.1.1.2.2 : promotion de bonnes pratiques culturales A.1.1.2.3 : promotion de la Gestion Durable des Terres Ligne directrice 1.2 : Appuyer la mécanisation de la riziculture o Main d’œuvre et mécanisation des travaux rizicoles Les faibles performances de nos modes de production rizicole sont dues en partie à la faible mécanisation des opérations rizicoles (travail du sol, entretien des cultures, récolte/post récolte et transformation du riz). En vue de mécaniser la riziculture à l’horizon 2030pour satisfaire les besoins de consommation, il s’impose une volonté politique forte. Les principaux leviers à actionner pourront être entre autres, la facilitation de l’accès aux équipements et aux services mécanisés. Pour ce faire, des ressources financières conséquentes devront être mobilisées pour soutenir la mécanisation de la riziculture. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 32 Durant la mise en œuvre de la présente stratégie, il sera poursuivi les efforts d’équipement des riziculteurs et le développement des services mécanisés (CUMA et UMA). L’objectif à rechercher pour le volet lié à la modernisation des systèmes de production est de contribuer à l’allégement de la pénibilité du travail et au respect du calendrier cultural à travers : - l’organisation des acteurs de la filière pour le renforcement de la mécanisation et le développement des services mécanisés ; - l’équipement des différents maillons de la filière en matériels de production et de récolte performants. Avec l’appui en équipements agricoles et le développement des services mécanisés d’une part, l’appui conseil rapproché d’autre part, les calendriers agricoles seront élaborés de manière à permettre la tenue de deux campagnes de production par an. o Réduire les pertes post récolte La réduction des pertes après récolte revêt une importance majeure dans le cadre de l’accroissement des revenus des producteurs. Les pertes sont estimées à 20% en moyenne (Wopereis et al, 2009). Des efforts de renforcement de capacités doivent être fournis pour réduire ces pertes à 5% à l’horizon 2030, notamment en promouvant les bonnes pratiques et en appuyant l’acquisition d’équipements et d’infrastructures pour les opérations de récolte et post récolte. Tableau XII: Ligne directrices 1.2. : «Appuyer la mécanisation de la riziculture» Résultats attendus Actions R.1.2.1. la mécanisation rizicole est renforcée A.1.2.1. 1. Renforcement du niveau de mécanisation des opérations culturales par l’amélioration de l’accès aux services mécanisés A.1.2.1.2. Promotion de l’innovation et de la production locale d’équipements mécanisés pour la riziculture 2.5.2. Axe stratégique 2 : Promotion de l’industrialisation de la transformation, de la commercialisation, de la compétitivité et de l’implication du secteur privé dans la CVR Il s’agira de développer une stratégie visant à transformer le paddy afin de mettre sur le marché un riz de qualité. De plus, il sera développé des actions d’appui à la commercialisation du riz. Concrètement, la stratégie sera une combinaison d’actions visant à : (i) informer/sensibiliser/ former les acteurs des maillons transformation et commercialisation ; (ii) soutenir la mise en place de produits et services financiers adaptés; (iii) promouvoir l’agriculture contractuelle, (iv) impliquer les structures spécialisées dans le développement des actions de post récolte du riz (Recherche-Développement/Vulgarisation) et (v) promouvoir des actions de communication. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 33 La mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures passe par un diagnostic en vue de l’établissement d’une situation de référence. Le diagnostic prendra en compte la situation des acteurs, caractérisera leur typologie et identifiera les besoins précis (formation, équipement, besoins en financement, etc.) de chaque catégorie d’acteurs des maillons concernés. Pour ce qui est de la formation, l’information et la sensibilisation, la présente stratégie prendra en compte l’ensemble des acteurs des maillons de la chaine et les consommateurs finaux du riz transformé. Cet élément de la stratégie se pose comme une condition sine qua non pour relever les rendements des unités de transformation. Il en est de même pour les commerçants et les consommateurs finaux qui devraient maitriser les informations utiles sur les différentes transformations finales et la distribution du riz du Burkina. Face aux contraintes des maillons transformation et commercialisation, un plaidoyer sera conduit à l’endroit des partenaires techniques et financiers, du système financier décentralisé et des banques sur la nécessité de mettre en place des produits et services financiers adaptés. L’Etat portera une attention particulière sur les préoccupations des acteurs des chaines de valeur riz comme la contribution à la réduction de la facture énergétique et le renforcement des marchés institutionnels en faveur du riz du Burkina. La promotion de l’agriculture contractuelle sera la clé de voute de la stratégie de développement de la riziculture. Des relations contractuelles seront promues entre producteurs et transformateurs d’une part, et d’autre part, entre transformateurs, commerçants, transporteurs et distributeurs d’intrants agricoles. De plus, toute autre forme de contractualisation existante sera analysée et mise à contribution. Dans ce modèle de contractualisation, le transformateur sera au centre des relations avec les institutions financières. En effet, les crédits intrants ainsi que les crédits d’achat du paddy seront placés auprès des transformateurs pour permettre aux producteurs de disposer à temps des intrants puis des recettes de vente du paddy avec en retour, l’assurance pour le transformateur de disposer du paddy en fin de campagne. L’appui à l’intégration de structures spécialisées dans le développement des différents maillons permettra de mettre en relation les institutions de recherche, les services de vulgarisation ainsi que les acteurs des maillons de la production, de la transformation et de la commercialisation. Sur la base des informations recueillies, la priorité de la recherche sera orientée vers les produits répondant aux attentes exprimées par la clientèle finale. La recherche portera sur les intrants et les équipements de production (variétés, itinéraires techniques, équipements agricoles), de transformation (équipements de transformation, process de transformation, etc.) et de commercialisation (approche sociologique pour renforcer l’intégration du riz du Burkina dans les habitudes alimentaires, etc.) DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 34 Un plan de communication sera élaboré de concert avec toutes les parties prenantes contenant les informations nécessaires sur les produits et la promotion de la labellisation et de la marque sera assurée de manière à rendre visible le produit « riz du Burkina » à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Pour donner corps à cette vision stratégique le long des maillons de la transformation et de la commercialisation, les lignes directrices suivantes seront mises en œuvre : Ligne directrice 2.1 : Promouvoir un système performant de transformation de paddy Le rendement de la transformation du riz dépend en partie de la qualité des équipements ainsi que la maitrise par les opérateurs de leur utilisation. La mise à norme des unités de transformation existantes permettra d’améliorer les rendements et partant leur rentabilité économique. A l’horizon 2030, la production du riz devrait atteindre trois millions (3 000 000) de tonnes soit huit (8) fois le niveau de production de 2018. Pour ce faire, la nécessité d’implanter de nouvelles unités s’impose pour assurer la transformation des quantités additionnelles. Pour cette ligne directrice, trois résultats sont attendus : • les unités de transformations existantes sont aux normes ; • de nouvelles unités de transformation sont implantées ; • le rendement des unités de transformation est amélioré. Tableau XIII : Projection du nombre d’unité à mettre à norme et installées nouvellement Année industrielle mini rizerie artisanal 2 018* 5 12 135 2 021 69 208 87 2 027 105 243 86 2 030 93 216 76 *les unités de 2018 seront mises à norme DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 35 Tableau XIV: Ligne directrice 2.1. : « Promouvoir un système performant de transformation de paddy » Résultats Actions R.2.1.1. Les unités de transformation existantes sont aux normes A.2.1.1.1. Etablissement de l’état des lieux de la transformation du riz du Burkina (répertoire des acteurs, diagnostic sur les technologies et pratiques de transformation etc.) A.2.1.1.2. Elaboration des fiches techniques, facilitation de l’accès aux équipements de normalisation, etc. A.2.1.1.3. création d’un réseau d’artisans et de maintenanciers des équipements R.2.1.2. De nouvelles unités de transformation sont implantées A.2.1.2.1. Promotion des opportunités liées à la transformation auprès des investisseurs A.2.1.2.2. Promotion du partenariat public privé dans l’acquisition et la gestion des unités de transformation. R.2.1.3. Le rendement des unités de transformation est amélioré A.2.1.3.1. Amélioration de la disponibilité du paddy de qualité à travers la promotion de l’agriculture contractuelle A.2.1.3.2.Suivi du respect des normes de transformation de paddy (process technique, hygiène, conditionnement, etc.) Ligne directrice 2.2 : Appuyer la commercialisation du paddy Les besoins de consommation du riz au Burkina ont été estimés en 2018 à 773 775 tonnes (DGESS/MAAH, 2018). Ces besoins de consommation sont couverts à environ 70% par les produits de l’importation. A cet effet, le Burkina Faso importe annuellement près de 400 000 tonnes de riz au cours des cinq (5) dernières années. Le riz du Burkina en plus de sa faible disponibilité dans le temps et dans l’espace est confrontée à d’autres défis tels que : l’inconstance de la qualité, l’absence d’une stratégie commerciale adaptée. L’augmentation des productions et l’amélioration de la qualité du riz sont donc les conditions essentielles à une meilleure commercialisation du riz du Burkina. Afin d’améliorer la commercialisation du riz du Burkina, il est nécessaire dans un premier temps d’en accroitre la disponibilité tout en régulant les importations de cette denrée à travers des mesures telles que l’enlèvement préalable du riz du Burkina, la limitation temporaire des importations, etc. Cela passe par le renforcement du circuit de commercialisation du riz afin d’en assurer un approvisionnement régulier en quantité et en qualité auprès des grossistes et des semi-grossistes. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 36 Par ailleurs, des campagnes de communication seront organisées en direction des consommateurs pour une meilleure visibilité du produit. De même, des journées promotionnelles du riz et produits dérivés seront organisés. Dans la perspective de renforcer la pénétration du produit dans le marché, il sera procédé à la cotation du riz dans les bourses agricoles actuelles ou à mettre en place. Tableau XV: Ligne directrice 2.2. : « Appuyer la commercialisation du paddy » Résultats attendus Actions R2.2.1 le circuit de distribution de proximité est renforcé A.2.2.1.1. Appui à la mise en place d’un mécanisme de régulation du marché A.2.2.1.2. Promotion de la contractualisation entre les acteurs de la filière. R2.2.2 Les infrastructures de commercialisation sont aux normes A.2.2.2.1. Conduite du diagnostic des infrastructures de commercialisation A.2.2.2.2. Elaboration ou actualisation des normes d’infrastructures de commercialisation A.2.2.2.3. Vulgarisation les normes auprès des acteurs A.2.2.2.4. facilitation de l’accès aux équipements et matériels de normalisation R2.2.3. un marché du riz du Burkina est garanti A.2.2.3.1.renforcement des SIM sur le riz A.2.2.3.2. Renforcement des marchés institutionnels R2.2.4. le riz du Burkina est promu A.2.2.4.1 : Renforcement de la communication pour la promotion du riz du Burkina A.2.2.4.2 : Création et promotion d’un label « riz du Burkina » Ligne directrice 2.3 : Appuyer la compétitivité du riz du Burkina Produits et transformés selon les normes, les riz blanc et étuvé du Burkina sont de bonnes qualités. Le riz du Burkina est compétitif (rapport Qualité/Prix), comparativement au riz importé de même spécification. Malheureusement, il n’est pas courant de rencontrer sur notre marché du riz importé âgé de moins de deux ans et face auquel le riz du Burkina n’est plus compétitif. A cela s’ajoute le coût relativement élevé des facteurs de production, ainsi que les faibles rendements au décorticage qui contribuent à accroître les prix, avec pour conséquence la réduction de la compétitivité du riz du Burkina. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 37 Tableau XVI: Ligne directrice 2.3. : « Appuyer la compétitivité du riz du Burkina » Résultats attendus Actions R2.3.1 les coûts de production sont réduits A.2. 3.1.1. réduction de la facture énergétique A.2. 3.1.2 Amélioration de la connectivité entre les zones de production et de commercialisation A.2.3.1.3. facilitation de l’accès aux pièces de rechange courante (coût, fabrication locale, crédit, etc.) R2. 3.2 un prix rémunérateur est assuré A2.3.2.1. renforcement du cadre de concertation des acteurs pour la fixation des prix du paddy et du riz transformé A2.3.2.2. promotion des variétés destinées au marché de niche 2.5.3. Axe 3 : renforcer la recherche-action et les capacités des acteurs L’amélioration de la qualité de la force de travail et de l’organisation passera par un renforcement de l’organisation des acteurs le long de la chaine de valeur du riz et par leur capacitation. Pour ce faire, les lignes d’actions à mettre en œuvre sont : Ligne directrice 3.1 : développer et diffuser des technologies sur la riziculture Au regard de la faible productivité du riz dans les différentes écologies au Burkina Faso et compte tenu de la demande de plus en plus croissante en riz, l’augmentation des rendements et de la qualité s’avèrent indispensables. L’augmentation des rendements se réalisera à travers l’utilisation des variétés performantes, mais aussi à travers l’amélioration du système global de production et de la gestion des nuisibles. Les structures de recherche disposent non seulement des infrastructures appropriées mais aussi de l’expertise dans les différents maillons de la chaine de valeur riz. Aussi, elles contribueront au développement de nouvelles variétés et d’équipements performants et au renforcement des capacités des différents acteurs (agents d’appui conseil et producteurs…).Elles participeront aussi au développement des techniques et technologies de stockage, de conservation et de transformation. Les structures de recherche constituent un acteur privilégié pour la mise en œuvre de la stratégie. 2.5.3.1. Sélection et amélioration variétale En collaboration avec les services d’appui conseil et les producteurs, la recherche travaillera à développer, de manière participative des nouvelles variétés performantes et acceptées par les consommateurs et les producteurs. Les structures de recherche seront soutenues pour la collecte, la conversation et l’entretien du germoplasme du riz. 2.5.3.2. Amélioration du Système de production du riz La recherche travaillera en étroite collaboration avec les autres acteurs pour assurer la gestion des nutriments et la fertilité des sols à travers la diversification des sources de nutriments, DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 38 l’amélioration des techniques culturales en mettant l’accent sur les amendements des sols et l’utilisation de la matière organique, la promotion des pratiques innovantes telles que le Système de riziculture intensive (SRI), le Placement profond de l’urée (PPU), la Gestion intégrée de la riziculture (GIR),etc. Une cartographie de la fertilité des sols sera réalisée en vue de soutenir la formulation d’engrais minéraux adaptés. 2.5.3.3. La gestion des nuisibles et des ravageurs Les structures de recherche en collaboration avec les acteurs et les intervenants de la filière riz développeront des techniques, des pratiques et des approches de gestion intégrée de la production et des déprédateurs (GIPD). 2.5.3.4. Renforcement des capacités techniques et opérationnelles de la recherche, des services de vulgarisation et du conseil agricole Des formations initiales et continues seront développées au profit des institutions de recherche et du système d’appui-conseil. De même, des appuis logistiques seront envisagés au profit de la recherche et du système d’appui-conseil. En vue de pallier le faible ratio d’encadrement rapproché sur le terrain, des producteurs relais seront formés pour appuyer le système d’appui- conseil. 2.5.3.5. Diffusion de techniques et technologies Les techniques, technologies et pratiques éprouvées mises au point par la recherche visant à améliorer la compétitivité du riz seront transférées aux principaux bénéficiaires (producteurs, transformateurs, commerçants…). Ce transfert se fera à travers les canaux de vulgarisation et de recherche-développement. Il s’agira d’accompagner la mise en place et la conduite des outils de vulgarisation mais également d’autres approches de conseil agricole en lien avec la riziculture, etc. Les investissements des gouvernements en matière de mécanisation se concentrent essentiellement sur l’acquisition d’équipements agricoles au détriment des activités de recherches pour l’adaptation des équipements aux conditions d’utilisation locale. Par ailleurs, les essais auxquels doivent être soumises les machines importées et les machines de fabrication locale pour s’assurer que leur conception est rationnelle, qu’elles sont fonctionnellement exploitables (mise au point) et suffisamment durables pour opérer et résister dans les conditions locales, ne sont pas généralement effectués ou le sont de façon insuffisante. Au Burkina Faso, l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT) dispose d’un département mécanisation qui conduit des activités de recherches et de développement de la mécanisation dans le domaine de l’agriculture et de la transformation des produits agricoles et forestiers. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 39 La stratégie s’appuiera donc sur cet institut qui conduira des tests de R-D portant sur l’adaptation et/ou la validation d’équipements conçus localement (IRSAT, Fabricants) ou introduits. Ces tests seront conduits de façon participative, impliquant tous les acteurs. Pour permettre à l’IRSAT de développer des normes dans les essais, de contrôler et certifier les matériels fabriqués localement et introduits, un appui conséquent lui sera octroyé. Tableau XVII: Ligne directrice 3.1. : « Développer et diffuser des technologies sur la riziculture » Résultats attendus Actions R.3.1.1 Le matériel végétal de qualité et performant est disponible A.3.1.1.1 : amélioration et création de variétés performantes de riz adaptées aux besoins du marché A.3.1.1.2 : promotion de variétés performantes de riz adaptées aux besoins du marché R.3.1.2 Les équipements de qualité ainsi que les technologies performantes sont disponibles A.3.1.2.1: Conception/adaptation des équipements de mécanisation rizicoles A.3.1.2.2 : Amélioration/adaptation des pratiques culturales A.3.1.1.3 : promotion et transfert des technologies Ligne directrice 3.2: Appuyer l’organisation des acteurs de la CVR La stratégie consistera à dynamiser les organisations et coopératives sur la CVR et l’interprofession. Pour cela, elle va consister en un appui à l’organisation et au renforcement des capacités des différents maillons de la CVR du Burkina. Tableau XVIII: Ligne directrice 3.2. : « Appuyer l’organisation des acteurs de la CVR » Résultats attendus Actions R3.2.1. un appui à l’organisation des différents maillons est assuré A3.2.1.1. appui à l’organisation des acteurs de la filière riz A 3.2.1.2. Appui à la fonctionnalité/autonomisation des organisations des acteurs de la filière riz R3.2.2. les capacités des acteurs sont renforcées A3.2.2.1appui à la formation des acteurs A3.2.2.2 appui aux renforcements des capacités opérationnelles des acteurs DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 40 Ligne directrice 3.3. : « Renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs » Les actions consisteront à appuyer l’autonomisation et le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’interprofession et de ses différents maillons. Tableau XIX: Ligne directrice 3.3. : « Renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs » Résultats attendus Actions R.3.3.1. un appui à l’autonomisation de l’interprofession et des acteurs directs des différents maillons est assuré A.3.3.1.1. Amélioration de la communication interne et externe R.3.3.2.Les capacités de l’interprofession sont renforcés A.3.3. 2. 1. Appui à la formation technique des acteurs A.3.3.2.2. Appui au renforcement des capacités opérationnelles de l’interprofession R 3.3.1. Les capacités techniques et opérationnelles de la recherche et des services de vulgarisation sont renforcées A3.3.1.1 : appui aux renforcements des capacités opérationnelles des acteurs de la recherche A3.3.1.2 : appui aux renforcements des capacités opérationnelles des services de vulgarisation 2.5.3.6. Genre et équité En matière de genre, trois objectifs seront visés: (a) la promotion de l’autonomisation économique des couches vulnérables (femmes, jeunes, personnes vivant avec un handicap), (b) le renforcement de leur participation et de leur rôle dans la prise de décision, et (c) l’amélioration du bien-être et la réduction de la pénibilité et de la charge de travail. L’atteinte de ces objectifs est soutenue par le respect des orientations nationales genre dans l’accès aux facteurs de production. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 41 PARTIE IV : DISPOSITIF DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI EVALUATION DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 42 Cette partie aborde les dispositions de mise en œuvre, le mécanisme de suivi-évaluation et les modalités de financement. 3.1. Le dispositif de mise en œuvre 3.1.1. Gouvernance de la deuxième génération de la SNDR En raison de l’importance et de la complexité de la filière riz, la mise en œuvre de la SNDR II sera fera à travers des programmes et projets portés par l’Etat, les partenaires techniques et financiers et les acteurs de la filière riz. De ce point de vue, elle requière un dispositif spécifique de gouvernance. A l’image de la précédente, la mise en œuvre de la présente SNDR sera basée sur les principes de concertation entre les acteurs et leur responsabilisation par rapport au fonctionnement de la filière. Il sera instauré une évaluation annuelle afin de corriger à temps les éventuels dysfonctionnements et insuffisances qui auraient été observés. Pour ce faire, la gouvernance de la SNDR sera articulée autour de trois organes que sont :  L’organe de pilotage (comité de revue du programme « 078 » développement durable de la production agricole) ;  L’organe d’appui-conseil technique (Comité technique interministériel du suivi de la SNDR II) ;  L’organe d’exécution (l’Office du Riz du Burkina Faso). 3.1.2. L’organe de pilotage L’instance d’orientation et de pilotage de la seconde phase de la stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR II), chargé de fixer les priorités et les objectifs stratégiques est le Comité de revue (CR) du programme budgétaire 078 « Développement durable des productions agricoles » du ministère en charge de l’agriculture. La création, attributions, composition et fonctionnement de ce comité sont fixés par l’arrêté n° 2018-139/MAAH/CAB du 12 novembre 2018. 3.1.3. L’organe d’appui-conseil technique Le Comité technique interministériel du suivi de la SNDR représente l’organe d’appui-conseil scientifique et techniques et est mis en place par un arrêté. Il a pour rôle de faciliter la mise en œuvre de la SNDR ainsi que la promotion de la synergie. Il propose les orientations, assure le suivi opérationnel des activités Ce comité permettra aussi d’évaluer les performances et les impacts de la stratégie et de fournir des informations techniques notamment en proposant des innovations pertinentes pouvant être testées et disséminées dans les différentes zones d’emprise de la SNDR. Il est composé des membres de la Task-force et peut-être élargi à toutes personnes ressources. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 43 3.1.4. L’organe de coordination En matière de gouvernance de la filière riz au Burkina Faso, il n’existe pas encore de structure spécifique chargée de la coordination des interventions dans le domaine. Cela a pour conséquence la faiblesse des résultats par rapport aux attentes vis-à-vis de la filière. En réponse à cette insuffisance, il sera mis en place l’office du riz du Burkina. L’Office du Riz du Burkina est l’organe chargé de la coordination et d’exécution de la SNDR II. L’Office du riz du Burkina sera dirigé par un Directeur général relevant du Cabinet du Ministre en charge de l’agriculture. Le Directeur général est responsable devant l’organe de pilotage. Il veille à la cohérence des priorités et des orientations entre l’échelle régionale et nationale. La Direction générale de l’Office du Riz du Burkina comprend des départements au nombre desquels on peut citer : le département production/ vulgarisation ; le département aménagement et gestion de l’eau ; iii) le département mécanisation et équipement rural ; iv) le département Promotion qualité et mise à marché. De plus, il est prévu un département de suivi-évaluation et enfin un département de sociologie rurale/ appui à l’organisation des acteurs. Au niveau local, l’office du riz disposera de personnel spécifiquement dédié à l’encadrement des bas-fonds et des sites aménagés. Dans cette perspective, les agents des Directions régionales en charge de l’encadrement des bas-fonds seront affectés à l’Office du riz. Un partenariat fort et dynamique entre l’Office du Riz du Burkina et les services techniques déconcentrés/décentralisés ainsi que les Associations et ONG actives dans le secteur du développement rural sera établi. L’organigramme ci-dessous donne la structuration de l’Office du riz du Burkina. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 44 3.1.5. Instruments de mise en œuvre o Plan d’actions triennal glissant L’opérationnalisation de la SNDR II sera faite à travers la mise en œuvre d’un plan d’actions triennal glissant assorti de budget. Par ailleurs, un PTBA sera élaboré par la structure de coordination qui sera l’Office de Riz. En attendant la mise en place de l’office de riz, la Task- force coordonnera et supervisera la mise en œuvre des activités prévues dans le plan d’actions. o Projets et programmes La mise en œuvre de la SNDR II se fera à travers les actions des projets et programmes de l’Etat et de ses partenaires en cohérence avec le plan d’actions triennal glissant. o Plan de communication Un plan de communication sera élaboré et mis en œuvre en vue de renforcer la visibilité et une meilleure appropriation de la SNDR II par les différents acteurs intervenant dans la filière. Aussi, les activités de communications devraient-elles être réalisées afin de diffuser les changements positifs issus de la réalisation des actions de la stratégie envers les populations bénéficiaires. 3.1.6. Les acteurs de mise en œuvre Plusieurs acteurs interviennent dans la mise en œuvre de la SNDR II. Il s’agit de l’Etat, les collectivités territoriales ; les acteurs privés (organisations professionnelles/ interprofessionnelles), les partenaires techniques et financiers. Le Ministère en charge de l’agriculture : il est l’encrage institutionnel de la SNDR II. A travers ses services techniques au niveau central et déconcentré, le ministère en charge de l’agriculture prendra les dispositions nécessaires pour créer les conditions favorables aux activités de mise en œuvre et de pilotage de la SNDR II. Il s’agit de la réalisation des réformes et investissements structurants notamment en matière d’aménagements de bas-fonds et de périmètres irrigués, de la mécanisation rizicole, de renforcement du cadre réglementaire, d’application du code des investissements Agro Sylvo Pastoral Halieutique et Faunique (CI-ASPHF) en collaboration avec les ministères en charge des finances, et du commerce. Aussi, pour fédérer les différentes interventions dans la filière, il sera créé l’Office de Riz du Burkina Faso (ORBF). Le Ministère en charge de l’économie et des finances : ce département ministériel assure la tutelle financière de la SNDR II. Il contribue à la mobilisation des ressources financières et le suivi de la gestion. Le Ministère en charge du commerce et de l’industrie : il va créer les conditions favorables à l’éclosion d’un tissu d’entreprises de transformation semi-industrielle et industrielle dans la filière; l’accroissement des parts du riz du Burkina dans les marchés institutionnels; la création d’un label pour le riz du Burkina; l’application du Code d’Investissement Agro-Sylvo-Pastoral, Halieutique et Faunique en synergie avec le ministère en charge de l’agriculture. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 45 Le Ministère en charge de la recherche scientifique et de l’innovation : son rôle est de développer de nouvelles technologies qui répondent aux besoins des acteurs et qui s’adaptent aux conditions agro-climatiques dans un contexte de changements climatiques. Il assure également le développement des technologies innovantes pour améliorer les performances du maillon transformation du riz du Burkina. Le Ministère en charge de l’environnement : son rôle est d’accompagner à la réalisation des activités prévues dans le cadre de la SNDRII notamment dans le volet évaluation et mise en œuvre des aspects environnementaux conformément aux dispositions du code de l’environnement. D’autres ministères seront également mis à contribution selon les centres intérêt qui seront envisagés. Il s’agit notamment du Ministère en charge de la femme, le Ministère en charge de la jeunesse, le Ministère en charge de l’énergie, le Ministère en charge des infrastructures et le Ministère en charge de l’eau. Les collectivités territoriales : elles ont pour rôle de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans opérationnels et d’investissements à travers les Plans Communaux ou Régionaux de Développement (PCD et PRD). Elles contribueront à la mobilisation des ressources pour le financement des projets, à la formation et à l’appui conseil des différents acteurs, à l’accompagnement des projets et programmes intervenant dans le domaine et à la sécurisation foncière des investissements réalisés. Elles produiront également des données statistiques pour le suivi de la stratégie. Les acteurs privés et les bénéficiaires directs : il s’agit des producteurs, des transformateurs, des commerçants, des prestataires de services et de leurs organisations professionnelles et/ou interprofessionnelles. Ils participent à la mise en œuvre des activités de la SNDR II à travers le financement de certains projets, leur participation aux mécanismes de concertation et le suivi- évaluation des actions sur le terrain. En outre, ces acteurs mèneront des actions de formation- appui-conseil (en collaboration avec les services techniques concernés) et des plaidoyers. Les partenaires techniques et financiers : ce groupe d’acteurs est constitué des agences de la coopération bilatérale et multilatérale, des Organisations intergouvernementales (OIG) régionales et des Organisations non gouvernementales (ONG), internationales ou nationales, partenaires privilégiés de la SNDR II. Ils contribueront à la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre et au pilotage et à l’assistance technique de la mise en œuvre de la stratégie. Ils participeront aux concertations avec les différents acteurs et au suivi-évaluation. 3.2. Le mécanisme de suivi et d’évaluation et gestion des savoirs Un mécanisme de suivi évaluation et de gestion des savoirs efficace requiert la mise en place d’un dispositif basé sur un système d’information statistique fonctionnel et performant. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 46 Le mécanisme de suivi-évaluation et de gestion des savoirs de la mise en œuvre de la SNDR II est assuré par l’Office du riz. Il est chargé de collecter et d’analyser les données pour fournir des éléments d’appréciation sur les résultats atteints et l’utilisation des ressources. La SNDR II fera l’objet d’une évaluation à mi-parcours et d’une évaluation finale. L’évaluation à mi-parcours sera réalisée tous les trois ans pour faire l’état du fonctionnement de l’ensemble des organes et examiner l’atteinte des objectifs par rapport aux cibles fixées. Cette évaluation permettra de réviser en cas de besoin la logique des interventions pour une amélioration des performances de la filière. Quant à l’évaluation finale, elle interviendra à la fin de la mise en œuvre et permettra de mesurer les performances de la filière. Ces évaluations peuvent être internes ou externes. Pour la conduite de l’évaluation interne, elle sera réalisée par la DGESS/MAAH. Quant aux évaluations externes, elles seront faites par la CARD ou toute autre expertise indépendante sous la supervision de l’Office du riz qui est l’organe chargé du pilotage et du suivi du processus. 3.3. Outils de suivi et d’évaluation Pour un suivi et une évaluation efficace de la SNDR II, il sera développé sous la responsabilité l’Office du riz, un cadre de mesure de rendement, le registre de risque et un plan de travail et de budget annuel. En plus de ces outils, les rapports trimestriels, semestriels et annuels seront produits pour les travaux des organes du dispositif de suivi et d’évaluation de la SNDR II. 3.4. Le cadre organisationnel Pour l’opérationnalisation de la SNDR II et ses plans d’actions, il sera mis en place « l’Office du Riz du Burkina Faso» dont le rôle sera de coordonner la mise en œuvre de toutes les actions dans le domaine du riz. Dans la gouvernance de la SNDR II, le cadre institutionnel est composé : - Le ministère en charge de l’agriculture représentant l’état assure la maitrise d’ouvrage ; - L’office du riz assurera la maitrise d’ouvrage délégué ; - L’interprofession représentera l’ensemble des acteurs. 3.5. Le mécanisme de financement La mobilisation des moyens financiers et matériels est fondamentale et conditionne la réussite de la mise en œuvre de la stratégie. Les investissements requis étant énormes, la stratégie de financement s’articulera autour de la mobilisation des ressources internes et externes. Pour ce faire, le Gouvernement privilégiera l’appui budgétaire global et/ou sectoriel. Toutefois, les autres formes de financement, tels que le Partenariat public privé (PPP), la mutualisation des ressources, les conventions et accords de financement des projets/programmes, et les sources de financement internes (contributions des bénéficiaires) pourront être utilisées pour la réalisation de certaines opérations. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 47 Les modalités de mobilisation et de gestion des financements spécifiques régies par les textes de lois devront être respectées. Le financement de la stratégie sera assuré par les acteurs suivants :  L’Etat Il intervient dans le financement de la stratégie à travers les allocations budgétaires. La contribution de l’Etat se fera sous forme de financement direct des investissements structurants, de la prise en charge des contreparties nationales prévues dans les projets/programmes et des dépenses régulières de la filière riz. Pour le financement des activités des acteurs de la filière riz, l’Etat prendra les dispositions pour faciliter l’accès aux crédits auprès des institutions de financement. Il soutiendra le plaidoyer des acteurs auprès des PTFs pour la mise en place d’un mécanisme de facilitation de l’accès au crédit.  Les Partenaires techniques et financiers Les interventions des PTF se feront sous forme d’assistance technique, d’appui budgétaire sectoriel, de paniers communs et de financement de projets et programmes. En outre, certaines interventions des PTF pourraient provenir des opportunités de financement au niveau international telles que les financements innovants.  Les ONG et Associations de développement Elles participeront au financement de la mise en œuvre de la stratégie sous différentes formes qui leurs sont appropriées, mais en convergence avec les principes directeurs de la stratégie.  Les communautés à la base En tant que bénéficiaires et acteurs de la mise en œuvre de la stratégie, elles participeront au financement de la stratégie sous différentes formes (nature ou espèce).  Le secteur privé Les opérateurs privés nationaux comme internationaux intervenant dans la filière constituent une source de financement et d’offre de services importantes pour la réalisation de certains types d’investissements. Le Partenariat public privé (PPP) constituera à cet effet un outil privilégié de mise en œuvre des actions de la stratégie. Les interventions des investisseurs privés sont attendues davantage dans le financement des investissements structurants. En outre, les banques et institutions de micro-finance devront mettre en œuvre une politique de crédit adaptée aux besoins des acteurs de la filière. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 48 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 49 PARTIE IV : L’ANALYSE ET LA GESTION DES RISQUES DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 50 La mise en œuvre de la deuxième génération de la Stratégie nationale de développement de la riziculture, va s’appuyer sur les acquis et les leçons tirées de la première génération. Comme toute stratégie, il convient de mener une analyse des risques qui pourraient survenir et de prendre en compte les mesures correctives qui s’imposent pour l’atteinte des objectifs de la stratégie. Les principaux risques identifiés et analysés en fonction de leurs impacts et de leur probabilité de survenue donnent un niveau marginal de façon globale. La stratégie peut donc être conduite avec l’espoir d’atteindre les résultats. Le tableau N°XX fait la synthèse de l’analyse des risques identifiés et les mesures d’atténuation. 4.1. L’instabilité sociopolitique et la mauvaise gouvernance La dégradation du contexte sociopolitique est un risque qui peut compromettre la réussite de la SNDRII. La stabilité du contexte sociopolitique est déterminante pour la participation des populations, la confiance des partenaires techniques et financiers et des investisseurs privés. La promotion de la bonne gouvernance, basée sur le principe de la subsidiarité, le respect des procédures de gestion administrative et financière, la mise en place d’un système d’audit et de contrôle permanent, l’alignement et l’harmonisation des interventions des partenaires techniques et financiers devront permettre de réduire les risques des écarts de gestion budgétaire. 4.2. L’insécurité civile Le Burkina Faso fait face actuellement à la menace des mouvements terroristes et à l’insécurité qui entravent la mise en œuvre des activités dans les zones à risque. La sécurisation des personnes et des biens est donc une condition indispensable au succès de la mise en œuvre de la stratégie. Il importe alors de veiller au renforcement du dialogue social, des capacités de renseignement et d’interventions des forces de défense et de sécurité, de la coopération militaire et sécuritaire, tant au niveau national que sous régional tout en poursuivant les actions de développement. 1.3. Les aléas climatiques et risques environnementaux Le secteur agricole est vulnérable aux effets du changement climatique. Les impacts négatifs de ce dernier sur les secteurs de l’environnement et des ressources en eau sont de nature à compromettre l’atteinte des objectifs de la stratégie. Il est nécessaire que les autorités nationales et les autres acteurs de la filière riz accordent une grande importance aux questions liées au changement climatique. Il s’agit particulièrement de renforcer les systèmes d’information et les capacités d’adaptation au changement climatique. Dans un contexte de changement climatique, il s’avère impérieux de veiller au respect de l’environnement dans toutes les actions entreprises pour garantir un développement durable à la filière. Des études d’impacts environnementales et sociales doivent être menées avant toute DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 51 action d’envergure, notamment les aménagements et des mesures d’atténuation rigoureusement appliquées. Il est également indispensable d’instaurer une vision de durabilité et de gestion rationnelle sur les sites déjà aménagés, afin de prévenir les problèmes environnementaux. 4.4. La faible mobilisation des ressources financières. La mise en œuvre de la stratégie nécessite des ressources financières importantes. La faible mobilisation des ressources aussi bien nationale qu’internationale pourrait compromettre l’atteinte des objectifs de la stratégie. La contribution du budget de l’Etat ne permet pas de couvrir l’ensemble des besoins de la stratégie qui sont énormes. Egalement, les contributions des PTF sont fortement tributaires de l’environnement économique international marqué parfois par des crises socio-économiques et financières. Il importe donc de développer des stratégies de financement efficaces et durables tels que les PPP, les financements populaires ainsi que la diversification des sources de financement externe. Une réflexion doit être menée pour explorer les sources de financement innovant possible (taxe sur le riz importé par exemple, Matching Fund, etc.). 4.5. L’insécurité foncière L’insécurité foncière est source de conflits entre acteurs, et constitue un climat défavorable pour les investissements. L’application de la loi sur le foncier à travers ses textes d’application est une condition à la sécurisation des producteurs rizicoles. Elle contribuera à la sécurisation foncière et la promotion des investissements pour l’intensification de la production rizicole. Il est donc nécessaire de vulgariser la loi et les textes d’applications sur le foncier rural et de veiller à leur application rigoureuse. 4.6. La faible adhésion et la non appropriation des parties prenantes : La mise œuvre de la SNDRII fait intervenir l’ensemble des acteurs du monde rural. De ce fait la communication s’avère indispensable afin que toutes les parties prenantes se l’approprient. Bien que le processus de son élaboration soit participatif, la stratégie gagnerait à disposer d’un plan de communication pour sa diffusion et son appropriation à tous les niveaux. 4.7. Le non-respect des normes techniques de réalisation des investissements structurants : Le développement rural passe par la réalisation des infrastructures de production et de soutien à la production qui vont contribuer durablement au développement de la riziculture. Ces infrastructures qui devront répondre non seulement aux besoins des populations mais aussi avoir une longue durée de vie devront être faites selon les normes techniques. De ce fait, leur construction dans laquelle interviennent activement les entreprises privées doit être suivie avec rigueur par les experts qualifiés pour amoindrir le risque lié à la qualité des ouvrages. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 52 4.8. La non-prise en compte de l’aspect genre En raison de la forte implication des femmes et des jeunes dans la riziculture, leur implication à la mise en œuvre de la SNDR II est indispensable pour l’atteinte des objectifs. Ainsi, ils doivent être étroitement impliqués dans toutes les actions. Des actions ciblées en faveur des femmes et des jeunes s’avèrent donc nécessaire pour plus d’impacts positifs de leur part. 4.9. L’enclavement des sites de production Le développement des voies d’accès aux sites de culture du riz est indispensable pour assurer l’approvisionnement en intrants et l’écoulement de la production. Aussi des efforts doivent être développés dans la construction ou la réhabilitation des voies d’accès. Tableau XX : Tableau des risques Risques Stratégies de mitigation Appréciations Instabilité sociopolitique et mauvaise gouvernance Promotion de la bonne gouvernance. M Insécurité civile5 - Renforcer les capacités de renseignement et d’interventions des forces de défense et de sécurité et de la coopération militaire et sécuritaire ; - Promouvoir le dialogue social ; - Poursuivre les actions de développement dans les zones concernées S Les aléas climatiques et risques environnementaux - Renforcer les systèmes d’information et d’alerte précoce; - renforcer les capacités d’adaptation de l’ensemble des acteurs au changement climatique ; M Faible mobilisation des ressources financières - Développer des stratégies de financement efficace et durable tels que les PPP, les financements populaires ; - diversifier les sources de financement ; - mener une étude pour explorer les sources de financement innovant possible. M Insécurité foncière - Poursuivre la vulgarisation et l’application de la loi sur le foncier rural ; - agir en faveur de l’accès sécurisé des femmes et des jeunes à la terre ; - réaliser des enquêtes socio-économiques avant les aménagements. N 5 Par opposition à l’insécurité alimentaire DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 53 La faible adhésion et la non appropriation des parties prenantes - Disposer d’un plan de communication pour la diffusion de la SNDR II et son appropriation par toutes les parties prenantes ; - avoir une approche flexible pour la prise en compte des préoccupations des acteurs. N Le non-respect des normes techniques de réalisation des investissements structurants - Rigueur dans le choix des prestataires ; - un suivi rigoureux par les experts qualifiés pour amoindrir le risque lié à la qualité des ouvrages. N Non-prise en compte de l’aspect genre - Respect du quota genre - subventions spécifiques en faveur des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap. N Enclavement des sites de production - Construction ou la réhabilitation des voies d’accès M Total M Légende : N : négligeable ; M : marginale ; S : substantielle ; H : haut. 4.10. Impact et durabilité 4.10.1. Impact La mise en œuvre de la stratégie aura des impacts positifs dans le développement socio- économique du pays. Sur le plan économique avec la stratégie on notera une augmentation de la contribution de la filière riz dans la création de richesse qui passera de 0,3% (8 milliards F.CFA) à 4% (500 milliards F.CFA) du PIB. De plus, la mise en œuvre de la SNDR II permettra de couvrir les besoins de consommation de riz de l’ordre de 89 % en 2025 et de 122 % à l’horizon 2030 et permettra d’améliorer la balance commerciale en réduisant les importations. Par ailleurs, le secteur privé sera fortement impliqué et 2 009 nouvelles entreprises de transformation seront créées en plus de celles déjà existantes et contribueront à la réduction de la pauvreté, à une croissance forte et inclusive de l’économie nationale et à l’élargissement de l’assiette fiscale. En plus, près de 420 000 nouveaux emplois seront créés dans la filière au profit majoritairement des jeunes et des femmes soit près de 1/5 des nouvelles demandes d’emploi par an. Avec ces emplois crées au profit des jeunes, il y aura un impact sur la réduction du nombre de jeunes qui s’adonnent à l’immigration clandestine ou qui pourraient être tenté de rejoindre les rangs des terroristes. A côté de ces nouveaux emplois, il est attendu la consolidation de 2 300 000 emplois existants dans la filière correspondant aux riziculteurs. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 54 Sur le plan social, les mesures visant à octroyer au moins 30% des superficies aménagées aux femmes et surtout la promotion de l’étuvage qui est un domaine d’excellence des femmes rurales permettra à celles-ci d’augmenter leurs revenus et ainsi améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base. D’un autre côté, la mise en œuvre de la stratégie permettra de créer de petites et moyennes entreprises communautaires et familiales qui auront pour impact d’améliorer directement leurs revenus et également ceux des autres acteurs de la chaine de valeur riz. Pour ce qui est de l’impact environnemental, la mise aux normes des unités de transformation, l’utilisation des bonnes pratiques, des énergies renouvelables et des équipements faiblement énergétivores vont contribuer à réduire la facture énergétique, l’empreinte carbone et à la préservation de l’environnement. 4.10.2. Durabilité La stratégie retenue pour une durabilité des actions mises en œuvre repose principalement sur : (i) la concentration de l’Etat sur son rôle régalien, (ii) une plus grande implication du secteur privé dans la chaine de valeur riz et (iii) une approche par la demande sous-tendue par une contractualisation des acteurs de la filière. La durabilité de la gestion des infrastructures hydro-agricoles repose sur le principe de subsidiarité. La figure ci-dessous donne la vision en matière de gestion durable et participative des infrastructures hydro-agricoles : Figure 2: Mécanisme de gestion durable et participative des infrastructures hydro- agricoles DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 55 Le financement de l’accès aux intrants se fera essentiellement dans une logique de partage des risques en interconnectant tous les acteurs à savoir les institutions de financement, les producteurs, les transformateurs et les commerçants. Le transformateur sera au centre du mécanisme de financement. A cet effet, il devra signer des contrats avec les producteurs et les commerçants et être en relation avec les institutions financières. Le Gouvernement continuera à accompagner les acteurs pour l’accès aux intrants. Le mécanisme est illustré, comme le montre la figure ci-dessous : Figure 3: Mécanisme de financement durable des intrants DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 56 Figure 4: Mécanisme de promotion de la mécanisation rizicole S’agissant de l’acquisition des équipements tant pour la modernisation de la production que pour la transformation, il sera d’une part promu l’accès aux équipements à travers les services ou le crédit. D’autre part, il sera procédé au renforcement des capacités techniques et managériales des personnes en charge de la gestion des équipements comme montré dans la figure ci-dessous : DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 57 Figure 5: Mécanisme de facilitation de l’accès aux équipements et aux prestations DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 58 Figure 6: Mécanisme de gestion durable des semences DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 59 CONCLUSION L’élaboration du Document de la deuxième génération de la Stratégie de Développement de la Riziculture traduit la volonté du Gouvernement de mettre en cohérence, les politiques et stratégies sectorielles avec le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et de faire de la riziculture un des leviers certains pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays qui dispose d’un potentiel rizicole important. La SNDR II se veut le cadre fédérateur de toutes les interventions visant l’exploitation et la valorisation de ce potentiel pour la riziculture. La stratégie prévoit la production de près de 3 millions de tonne de paddy à l’horizon 2030. Pour ce faire, il sera procédé à la production de paddy sur 316 025 ha dont 119 417ha en maitrise totale de l’eau, 196 608 ha de bas-fonds en maitrise partielle d’eau et 1 113 991ha seront emblavés en riz pluvial strict dans les exploitations familiales. Il sera également promu la modernisation et l’intensification des systèmes de production à travers l’octroi de 20 200 tonnes de semences certifiées, 94 000 tonnes d’engrais minéraux, 2 500 000 tonnes de fumure organique, la création de CUMA et de UMA en fonction de l’envergure des sites de production et besoins évalués. La production de paddy sera transformée grâce à l’implantation de plus 1 000 unités de décorticage. Pour terminer le circuit de distribution et de commercialisation sera amélioré à travers l’appui à la réalisation d’infrastructures de commercialisation, la mise à norme des infrastructures de stockage, la définition d’un label de riz et la mise en œuvre d’une meilleure approche de maillage des zones de production de paddy. Les résultats et les impacts escomptés de la mise en œuvre de la présente stratégie demeurent liés à une volonté politique soutenue du Gouvernement pour la mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires. Le succès de la stratégie dépend également de la disponibilité des partenaires techniques et financiers à accompagner le Gouvernement dans sa mise en œuvre. L’appropriation du document de stratégie par les acteurs à tous les niveaux d’une part, et l’engagement des investisseurs privés dans la filière d’autre part, sont également essentiels pour la réalisation des objectifs de la stratégie. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 60 BIBLIOGRAPHIE AFRICARICE. (2013). Quelles perspectives pour un marché régional du riz ? Vers une politique commerciale régionale conforme aux objectifs de développement et de sécurité alimentaire. CAPES, 2005, Les groupements villageois : un regard critique sur des organisations d’économie sociale en voie de disparition au Burkina Faso, Burkina Faso 26 p DGESS, 2015. Résultats définitifs de la campagne résultats définitifs de la campagne résultats 2014 /2015 et perspectives de la situation alimentaire et nutritionnelle. Ouagadougou, Burkina Faso 73 p DGESS/MAAH, 2017, Enquête permanente agricole. Rapport d’étude, Burkina Faso, 55 p DGESS/MAAH, 2018, Enquête permanente agricole. Rapport d’étude, Burkina Faso, 55 p GIZ-PDA, CIR-B, 2015, cartographie des points de vente de riz du Burkina, Burkina Faso 4 p SP/CPSA, 2016, Programme national du secteur rural. Rapport d’étude, Burkina Faso, 86 p UE, UNPRB, VECO West Africa, 2014, le marché institutionnel des produits du riz (Riz Paddy, Riz Blanc et riz étuve), Burkina Faso 40 p UEMOA, 2011, Etude sur la mise en place d’un dispositif régional de renforcement et de coordination des stocks nationaux de sécurité alimentaire dans l’espace UEMOA. Rapport d’étude, Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, 48p UNERIZ, 2013, Capitalisation des meilleures pratiques et expériences d’approvisionnement en riz paddy des femmes étuveuses au Burkina Faso. Rapport d’étude, Union nationale de l’étuveuse de riz, 47p Wopereis et al. 2009. Participatory Learning and Action Research (PLAR) for Integrated Rice Management (IRM) in Inland Valleys of Sub-Saharan Africa: Technical Manual. WARDA Training Series. Cotonou, Benin: Africa Rice Center. 128 p DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 61 ANNEXES DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 62 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 63 A nn ex es 1 : S yn er g ie e nt re la S N D R e t le s O D D O b je ct ifs d e d év el o p p em en t d ur ab le (O D D ) C ib le d es O D D Li en s av ec le S N D R II 1 : É lim in er la p au vr et é so us t ou te s se s fo rm es et p ar to ut d an s le m on de E nr ay er la p au vr et é so us to ut es s es fo rm es d ’ic i 20 30 (c ib le r ce ux q ui v iv en t da ns d es s itu at io ns de v ul né ra bi lit é) La S N D R II v eu t a ss ur er d es re ve nu s su bs ta nt ie ls au x ac te ur s de la fi liè re à tr av er s l’a cc ro is se m en t de la p ro du ct io n 2 : É lim in er la fa im , a ss ur er la s éc ur ité a lim en ta ire , am él io re r la n ut rit io n et p ro m ou vo ir l’a gr ic ul tu re du ra bl e D ou bl er l a pr od uc tiv ité a gr ic ol e et l es r ev en us de s pe tit s pr od uc te ur s al im en ta ire s La c ré at io n de n ou ve au x su pp or ts d e pr od uc tio n (a m én ag em en t pé rim èt re s irr ig ué s et b as -f on ds … ) e t la p ro m ot io n de s in tr an ts e t éq ui pe m en ts ag ric ol es p er fo rm an ts a u pr ofi t d es p ro du ct eu rs A ss ur er la v ia bi lit é de s sy st èm es d e pr od uc tio n al im en ta ire e t m et tr e en œ uv re d es p ra tiq ue s ag ric ol es ré si lie nt es q ui p er m et te nt d ’a cc ro îtr e la pr od uc tiv ité e t l a pr od uc tio n La p ro m ot io n d’ un e ag ric ul tu re d ur ab le à tr av er s la g es tio n in té gr ée d e la f er til is at io n de s so ls à us ag e riz ic ol e as so ci ée à l a pr om ot io n de s in tr an ts e t é qu ip em en ts a gr ic ol es p er fo rm an ts 5 : P ar ve ni r à l’é ga lit é en tr e le s se xe s et au to no m is er to ut es le s fe m m es e t l es fi lle s M et tr e fin , da ns l e m on de e nt ie r, à to ut es l es fo rm es d e di sc rim in at io n à l’é ga rd d es f em m es et d es fi lle s P as se r de 3 0% à 4 0% d an s l’a tt rib ut io n de s su pe rfi ci es a m én ag ée s de s ba s- fo nd s et d es pé rim èt re s irr ig ué s au x fe m m es e t au x je un es à l’h or iz on 2 02 3. G ar an tir la pa rt ic ip at io n en tiè re et ef fe ct iv e de s fe m m es e t le ur a cc ès e n to ut e ég al ité a ux fo nc tio ns d e di re ct io n à to us l es n iv ea ux d e dé ci si on , da ns l a vi e po lit iq ue , éc on om iq ue e t pu bl iq ue R en fo rc er le le ad er sh ip d e l’U N E R IZ c on st itu ée es se nt ie lle m en t d e fe m m es a u se in d u C IR -B 7 : G ar an tir l’a cc ès de to us à de s se rv ic es én er gé tiq ue s fia bl es , du ra bl es , m od er ne s et ab or da bl es G ar an tir l’a cc ès de to us à de s se rv ic es én er gé tiq ue s fia bl es e t m od er ne s, à u n co ût ab or da bl e A cc ro îtr e la p ar t ( 80 % ) d es é ne rg ie s re no uv el ab le s da ns l’ ét uv ag e du r iz à l’ ho riz on 2 02 3. 8 : P ro m ou vo ir un e cr oi ss an ce éc on om iq ue so ut en ue , pa rt ag ée e t du ra bl e, l e pl ei n em pl oi pr od uc tif e t u n tr av ai l d éc en t p ou r to us P ro m ou vo ir de s po lit iq ue s ax ée s su r le dé ve lo pp em en t qu i fa vo ris en t de s ac tiv ité s pr od uc tiv es , la cr éa tio n d’ em pl oi s dé ce nt s, l’e nt re pr en eu ria t, la c ré at iv ité e t l ’in no va tio n La S N D R II v a co nt rib ue r à cr ée r 70 00 e m pl oi s dé ce nt s pa r an s oi t un t ot al 3 5 00 0e m pl oi s ur le s 5 an né es d e sa m is e en œ uv re . S oi t X% d e je un es e t Y % d e fe m m es . DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 64 O b je ct ifs d e d év el o p p em en t d ur ab le (O D D ) C ib le d es O D D Li en s av ec le S N D R II 9 : B ât ir un e in fra st ru ct ur e ré si lie nt e, p ro m ou vo ir un e in du st ria lis at io n du ra bl e qu i p ro fit e à to us e t en co ur ag er l’ in no va tio n M et tr e en p la ce u ne i nf ra st ru ct ur e de q ua lit é, fia bl e, d ur ab le e t ré si lie nt e en m et ta nt l ’a cc en t su r un a cc ès u ni ve rs el , à un c oû t ab or da bl e et da ns d es c on di tio ns d ’é qu ité La S N D R II vi se la m is e au x no rm es d es u ni té s ex is ta nt es , fa ci lit er l’a cc ès de s ac te ur s au x no uv el le s un ité s de tr an sf or m at io n et au x in fra st ru ct ur es d e pr od uc tio n et d e st oc ka ge , am él io re r le re nd em en t. Le s no uv el le s te ch no lo gi es à tr av er s la re ch er ch e se ro nt pr om ue s po ur am él io re r la qu al ité du pr od ui t fi ni d éd ié à la c on so m m at io n. L’ ac cr oi ss em en t de la p ro du ct io n al im en te ra le s un ité s in du st rie lle s et s em i-i nd us tr ie lle s Fa ci lit er l a m is e en p la ce d ’u ne i nf ra st ru ct ur e du ra bl e et r és ilie nt e A cc ro îtr e ne tt em en t l ’a cc ès a ux te ch no lo gi es d e l’i nf or m at io n et d e la c om m un ic at io n S ou te ni r la re ch er ch e- dé ve lo pp em en t et l’i nn ov at io n te ch no lo gi qu e P ro m ou vo ir un e in du st ria lis at io n du ra bl e qu i pr ofi te à to us et au gm en te r ne tt em en t la co nt rib ut io n de l’ in du st rie à l’ em pl oi A cc ro îtr e l’a cc ès d es e nt re pr is es , no ta m m en t de s pe tit es e nt re pr is es in du st rie lle s, a ux s er vi ce s fin an ci er s, y c om pr is a ux p rê ts c on se nt is à d es co nd iti on s ab or da bl es 12 : É ta bl ir de s m od es d e co ns om m at io n et d e pr od uc tio n du ra bl es P ar ve ni r à u ne g es tio n du ra bl e et à u ne u til is at io n ra tio nn el le d es re ss ou rc es n at ur el le s La pr om ot io n d’ un e ag ric ul tu re du ra bl e en ad op ta nt le s bo nn es pr at iq ue s ag ric ol es en m at iè re de riz ic ul tu re no ta m m en t l’u til is at io n ra is on né e de s pe st ic id es , la pr io ris at io n de s en gr ai s or ga ni qu es Fa ire en so rt e qu e to ut es le s pe rs on ne s, pa rt ou t da ns le m on de , a ie nt le s in fo rm at io ns e t co nn ai ss an ce s né ce ss ai re s au d év el op pe m en t du ra bl e et à u n st yl e de v ie e n ha rm on ie a ve c la na tu re La c om m un ic at io n m et tr a un a cc en t pa rt ic ul ie r su r la se ns ib ilis at io n de s ac te ur s en ce qu i co nc er ne le s no rm es d an s to us le s m ai llo ns d e la fi liè re r iz DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 65 A nn ex es 2 : S yn er g ie e nt re la S N D R e t le P D D A A A xe s st ra té g iq ue s P D D A A Li g ne s d ’a ct io ns / o b je ct ifs Li en s S N D R II N iv ea u1 : co nt rib ut io n de l’a gr ic ul tu re à la cr oi ss an ce é co no m iq ue e t au d év el op pe m en t in cl us if C ré at io n de r ic he ss es L’ ac cr oi ss em en t d e la p ro du ct io n vi sé e pe rm et tr a de ré du ire le s im po rt at io ns a ve c un e am él io ra tio n de la b al an ce c om m er ci al e ag ric ol e to ut e ch os e qu i f av or is er a l’a cc ro is se m en t de la p ar t du P IB ag ric ol e da ns le P IB g lo ba l S éc ur ité a lim en ta ire e t n ut rit io nn el le L’ ac cr oi ss em en t de la p ro du ct io n du r iz n at io na l vi sé pa r la S N D R II va co nt rib ue r à co uv rir le s be so in s al im en ta ire s de la po pu la tio n et am él io re r le t au x de c ou ve rt ur e cé ré al ie r de l a po pu la tio n. L a m is e en œ uv re d e la s tr at ég ie de vr ai t p er m et tr e de c ou vr ir le s 2/ 3 de s be so in s de s po pu la tio ns e n riz . O pp or tu ni té s éc on om iq ue s, él im in at io n de la pa uv re té e t p ro sp ér ité p ar ta gé La S N D R II v a co nt rib ue r à c ré er a u m oi ns 7 0 00 em pl oi s/ an s oi t u n to ta l 3 5 00 0 em pl oi s su r l es 5 an né es d e sa m is e en œ uv re . S oi t X % d e je un es et Y % d e fe m m es . N iv ea u 2 – Tr an sf or m at io n ag ric ol e et c ro is sa nc e ag ric ol e in cl us iv e et d ur ab le P ro du ct io n et p ro du ct iv ité a gr ic ol es a cc ru es La S N D R va a cc ro itr e le ta ux d ’a pp ro vi si on ne m en t de s in du st rie s de tr an sf or m at io n du riz qu i pe rm et tr a d’ am él io re r la v al eu r aj ou té e de fi liè re . N iv ea u 3 – R en fo rc em en t de l a ca pa ci té d u sy st èm e po ur o bt en ir de s ré su lta ts In ve st is se m en ts p ub lic s et p riv és a cc ru s da ns l’a gr ic ul tu re L’ E ta t et s es p ar te na ire s s’ en ga ge nt à t ra ve rs la m is e en œ uv re d e la S N D R I I à ac cr oî tr e le s in ve st is se m en ts st ru ct ur an ts da ns le se ct eu r ag ric ol e à tr av er s l’a m én ag em en t de 3 5 00 0 ha de b as -f on ds e t 1 1 64 5 ha d e pé rim èt re ir rig ué . DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 66 A nn ex es 3 : S yn er g ie e nt re la S N D R e t l’E C O W A P A xe s st ra té g iq ue s Li g ne s d ’a ct io ns Li en s av ec le S N D R II 1 : as su re r la sé cu rit é al im en ta ire de la po pu la tio n ru ra le e t ur ba in e ou es t af ric ai ne et la q ua lit é sa ni ta ire d es p ro du its , G ar an tir la s ou ve ra in et é al im en ta ire d e la r ég io n. A m él io re r la p ro du ct io n du r iz f ac e au x ef fe ts d es c ha ng em en ts c lim at iq ue s et à la c ro is sa nc e dé m og ra ph iq ue 2- ré du ire la dé pe nd an ce vi s- à- vi s de s im po rt at io ns . A cc or de r la p rio rit é au x pr od uc tio ns a lim en ta ire s ai ns i q u’ à le ur t ra ns fo rm at io n, p ar la v al or is at io n et l’ ex pl oi ta tio n de s co m pl ém en ta rit és e t d es a va nt ag es c om pa ra tif s au s ei n de la r ég io n to ut e n te na nt c om pt e de s sp éc ifi ci té s lié es a u ca ra ct èr e in su la ire o u en cl av é de c er ta in es z on es r ur al es . C ou vr ir le s 2/ 3 de s be so in s na tio na ux e n riz n at io na l. 3- f av or is er u ne i nt ég ra tio n éc on om iq ue e t co m m er ci al e éq ui ta bl e de s ex pl oi ta tio ns ag ric ol es da ns le s m ar ch és na tio na ux , ré gi on au x et in te rn at io na ux A m él io re r le s re ve nu s de la p op ul at io n ag ric ol e • m et tr e en pl ac e un ci rc ui t de di st rib ut io n de p ro xi m ité • ap pu ye r la m is e au x no rm es de s in fra st ru ct ur es d e co m m er ci al is at io n • in te rc on ne ct er le s m ar ch és 4 A ss ur er u ne in te ns ifi ca tio n de s sy st èm es de p ro du ct io n A ss ur er u ne c ro is sa nc e de la p ro du ct io n to ut e n va lo ris an t et e n pr és er va nt le s re ss ou rc es n at ur el le s et la b io di ve rs ité La p ris e en c om pt e de la p ré se rv at io n de l’e nv iro nn em en t da ns l a m is e en œ uv re de s ac tiv ité s (a m én ag em en t de s ba s- fo nd s, tr an sf or m at io n du r iz ) DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 67 A nn ex es 4 : S yn er g ie e nt re la S N D R e t le P N D E S A xe s st ra té g iq ue s Li g ne s ac ti o ns /o b je ct ifs S N D R II A xe 3 : d yn am is er l es s ec te ur s po rt eu rs p ou r l’é co no m ie e t l es e m pl oi s A ug m en te r la pa rt de s pr od uc tio ns irr ig ué es da ns la p ro du ct io n ag ric ol e to ta le R éa lis er d e no uv ea ux p ér im èt re s irr ig ué s A ug m en te r le t au x de c ou ve rt ur e de s be so in s cé ré al ie rs d e la p op ul at io n A cc ro itr e la p ro du ct io n du r iz à 2 /3 d es b es oi ns de r iz d e la p op ul at io n Ta ux d e co m m er ci al is at io n de s pr od ui ts a gr ic ol es (y c om pr is c ul tu re s de re nt e) Ta ux d’ ac cr oi ss em en t de l’a pp ro vi si on ne m en t de l’ ag ro -in du st rie A cc ro itr e la p ro du ct io n du r iz à 2 /3 d es b es oi ns de c on so m m at io n de la p op ul at io n ; P ro du ire d u pa dd y ap te à l’ us in ag e ; A pp ro vi si on ne r le s un ité s in du st rie lle s et s em i- in du st rie lle s en r iz d e qu al ité e t e n qu an tit é P ro po rt io n de s ac te s fo nc ie rs d él iv ré s su r le s de m an de s d’ ac te s 45 % S éc ur is er le s si te s am én ag és à tr av er s l’i m m at ric ul at io n de s si te s am én ag és N om br e d’ em pl oi s cr éé s da ns le s ec te ur p rim ai re La m is e à di sp os iti on d e no uv el le s pa rc el le s de pr od uc tio n au x ac te ur s ; La m is e à di sp os iti on d e no uv el le s un ité s de tr an sf or m at io n au x ac te ur s ; S us ci te r l a cr éa tio n de s un ité s de tr an sf or m at io n pa r le s ac te ur s R éd ui re la p ro po rt io n de s m én ag es v ul né ra bl es st ru ct ur el s R éa lis er d e no uv ea ux p ér im èt re s irr ig ué s et d es ba s- fo nd s DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 68 A nn ex es 5 : C o hé re nc e en tr e la S N D R e t la P o lit iq ue s ec to ri el le P ro d uc ti o n ag ro -s yl vo -p as to ra le 2 01 7- 20 26 A xe s st ra té g iq ue Li g ne d ir ec tr ic e Li en s av ec le S N D R II A xe 1 : s éc ur ité a lim en ta ire e t nu tr iti on ne lle , ré si lie nc e de s po pu la tio ns v ul né ra bl es ac cr oî tr e la p ro du ct iv ité e t l a pr od uc tio n A S P et r éd ui re l es p er te s à la r éc ol te e t po st - ré co lte s - P ro m ot io n d’ un e bo nn e fe rt ilit é de s so ls ; - re sp ec t d es it in ér ai re s te ch ni qu e de p ro du ct io n ; - au gm en ta tio n de s pé rim èt re s irr ig ué s et de s ba s- fo nd s ; - pr om ot io n du r iz p lu vi al s tr ic t ; - ap pu i e n m at ér ie l d e m éc an is at io n de s op ér at io ns d e po st -r éc ol te . co nt rib ue r à la sé cu rit é al im en ta ire et nu tr iti on ne lle d es p op ul at io ns v ul né ra bl es - ac cr oi tr e le t au x de c ou ve rt ur e de s be so in s en r iz à tr av er s l’a ug m en ta tio n de la p ro du ct io n de r iz ; A xe 2 : C om pé tit iv ité d es fi liè re s ag ro -s yl vo - pa st or al es h al ie ut iq ue s et fa un iq ue s et a cc ès au x m ar ch és dé ve lo pp er le s ch aî ne s de v al eu rs d es fi liè re s - l’o rg an is at io n de s ac te ur s se lo n le s te xt es e t lo is e n vi gu eu r ; - fo rm at io n pr of es si on ne lle d e qu al ité d es a ct eu rs s el on le s be so in s du s ec te ur ; - am él io ra tio n de la t ra ns fo rm at io n à tr av er s la m is e en pl ac e d’ un ité d e tr an sf or m at io n pe rfo rm an te . A xe 3 : G es tio n du ra bl e de s re ss ou rc es na tu re lle s P ré se rv er et pr ot ég er du ra bl em en t le s re ss ou rc es fo re st iè re s - l’i m pl ic at io n de s se rv ic es d e l’e nv iro nn em en t da ns le pr oc es su s d’ am én ag em en t ; - l’é la bo ra tio n de s pl an s de g es tio n en vi ro nn em en ta le e t so ci al e (P G E S ) di sp on ib ilit é de l’ ea u à de s fin s de p ro du ct io ns ag ric ol e - pr om ot io n de s am én ag em en ts ; - pr om ot io n de s ou vr ag es d e m ob ilis at io n de s ea ux pl uv ia le s. DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 69 A nn ex es 6 : C o hé re nc e en tr e la S N D R e t le D eu xi èm e P ro g ra m m e N at io na l d u S ec te ur R ur al (P N S R II ) 2 01 6- 20 20 A xe s st ra té g iq ue Li g ne d ’a ct io n Li en s av ec le S N D R II A xe 1 S éc ur ité a lim en ta ire e t nu tr iti on ne lle , ré si lie nc e de s po pu la tio ns v ul né ra bl es A cc ro itr e du ra bl em en t et d iv er si fie r l’o ffr e na tio na le d es pr od ui ts a gr ic ol es - ac cr oi tr e la p ro du ct io n du r iz co nt rib ue r à la s éc ur ité a lim en ta ire e t nu tr iti on ne lle d es m én ag es v ul né ra bl es - au gm en te r le ni ve au de s st oc ks d’ in te rv en tio n et le s st oc ks d e sé cu rit é al im en ta ire s. A xe 2 A cc ès a ux m ar ch és , c om pé tit iv ité s de s fil iè re s ag ro -s yl vo -p as to ra le s ha lie ut iq ue s et fa un iq ue s P ro m ou vo ir le d év el op pe m en t d e l’é co no m ie a gr ic ol e da ns l’o pt iq ue d ’a m él io re r le s re ve nu s de s ac te ur s de s ch aî ne s de v al eu rs d es fi liè re s ag ric ol es - l’a m él io ra tio n de s re ve nu s de s ac te ur s de la fi liè re r iz - l’a m él io ra tio n de la co m pé tit iv ité du riz à t ra ve rs l a ré du ct io n de s co ût s de p ro du ct io n et l a fix at io n d’ un p rix ré m un ér at eu r A xe 3 G ou ve rn an ce en vi ro nn em en ta le , pr om ot io n du dé ve lo pp em en t du ra bl e et ge st io n de s re ss ou rc es n at ur el le s R en fo rc er le s rè gl es , l es p ra tiq ue s et in st itu tio ns e nt ou ra nt la g es tio n de l’ en vi ro nn em en t en v ue d ’u n dé ve lo pp em en t du ra bl e - l’é la bo ra tio n et l a m is e en œ uv re d es pl an d e ge st io n en vi ro nn em en ta le e t so ci al es (P E G E S ) A xe 5: R en fo rc em en t du ca pi ta l hu m ai n da ns le s ec te ur r ur al C on tr ib ue r à la s éc ur is at io n fo nc iè re , à l’ or ga ni sa tio n et à la fo rm at io n pr of es si on ne lle d es p ro du ct eu rs - fo rm at io n co nt in ue d es p ro du ct eu rs - l’o rg an is at io n de s pr od uc te ur s su iv an t l’a ct e un ifo rm e O H A D A - se ns ib ilis at io n de s pr od uc te ur s su r le fo nc ie r DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 70 A nn ex es 7 : C o hé re nc e en tr e la S N D R e t la p o lit iq ue n at io na le d e sé cu ri té a lim en ta ir e et n ut ri ti o nn el le A xe s st ra té g iq ue s Li g ne s d ’a ct io ns Li en s av ec le S N D R II 1 : l ’a ug m en ta tio n du ra bl e de s di sp on ib ilit és al im en ta ire s ; La m aî tr is e de s re ss ou rc es e n ea u, l’ in te ns ifi ca tio n du ra bl e de s pr od uc tio ns a gr o- sy lv o- pa st or al es e t h al ie ut iq ue s et le re nf or ce m en t d es c ap ac ité s t ec hn iq ue s e t o rg an is at io nn el le s de s ac te ur s A m él io ra tio n la p ro du ct io n fa ce a ux e ffe ts de s C C e t à la c ro is sa nc e dé m og ra ph iq ue . A t ra ve rs la m ai tr is e de l’ ea u, le s in tr an ts et le fa ct eu r tr av ai l 2 : l’a m él io ra tio n de l’ ac ce ss ib ilit é ph ys iq ue et fi na nc iè re d es p op ul at io ns a ux p ro du its al im en ta ire s ; L’ ac cr oi ss em en t de s in fra st ru ct ur es de tr an sp or t, de st oc ka ge , de tr an sf or m at io n, de co m m er ci al is at io n et le fo nc tio nn em en t de s m ar ch és de s pr od ui ts ag ro - al im en ta ire s. pr om ot io n de l’i nd us tr ia lis at io n, la co m m er ci al is at io n, la co m pé tit iv ité et l’i m pl ic at io n du s ec te ur p riv é da ns la C V R à tr av er s : la pr om ot io n d’ un sy st èm e de tr an sf or m at io n de p ad dy a pt e à fo ur ni r d u riz d e qu al ité l’a pp ui à la c om m er ci al is at io n du p ad dy l’a pp ui à l a co m pé tit iv ité d u riz p ro du it lo ca le m en t 3 : l’a m él io ra tio n de l ’é ta t nu tr iti on ne l de s po pu la tio ns L’ am él io ra tio n de la d iv er si té a lim en ta ire d es m én ag es , la ga ra nt ie d e la s éc ur ité s an ita ire d es a lim en ts e t l ’a m él io ra tio n de l’ ac cè s au x se rv ic es s oc ia ux d e ba se la pr om ot io n d’ un sy st èm e de tr an sf or m at io n de p ad dy a pt e à fo ur ni r d u riz d e qu al ité 4 : le re nf or ce m en t de la ca pa ci té de pr év en tio n et de ré po ns e au x cr is es al im en ta ire s et n ut rit io nn el le s pr om ou vo ir la p ro te ct io n so ci al e de s co m m un au té s et d es m én ag es v ul né ra bl es e t r en fo rc er le d is po si tif d e pr év en tio n et d e ge st io n de s cr is es c on jo nc tu re lle s. A m él io ra tio n la p ro du ct io n fa ce a ux e ffe ts de s C C e t à la c ro is sa nc e dé m og ra ph iq ue 5 : le re nf or ce m en t de la go uv er na nc e en m at iè re de sé cu rit é al im en ta ire et nu tr iti on ne lle . l’a m él io ra tio n de la co lla bo ra tio n in te rs ec to rie lle , l’a m él io ra tio n de la g ou ve rn an ce p ol iti qu e et in st itu tio nn el le et c el le d e la g ou ve rn an ce fi na nc iè re DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 71 A nn ex es 8 : C o hé re nc e en tr e la S N D R e t la S tr at ég ie d e d év el o p p em en t d es fi liè re s ag ri co le s (S D FA ) A xe s st ra té g iq ue s Li g ne s d ’a ct io ns Li en s av ec le S N D R II 1 : S tr uc tu ra tio n de s fil iè re s ag ric ol es et am él io ra tio n de l’ en vi ro nn em en t i ns tit ut io nn el - l’o rg an is at io n de s ac te ur s à la b as e ; - le re nf or ce m en t de s or ga ni sa tio ns fa iti èr es et de s so ci ét és c oo pé ra tiv es ; - la co nf or m ité de s te xt es de s or ga ni sa tio ns fa iti èr es et de s so ci ét és co op ér at iv es ex is ta nt es au x te xt es ré gl em en ta ire s en v ig ue ur ; - la c ré at io n de s or ga ni sa tio ns f ai tiè re s et d es s oc ié té s co op ér at iv es ; - la m is e en p la ce d ’in te rp ro fe ss io ns ; - la m is e en p la ce d e ca dr es d e co nc er ta tio n de s ac te ur s di re ct s et in di re ct s de s fil iè re s ; - la m is e en p la ce d e pl at ef or m e « ch aî ne d e va le ur s » pa r pr od ui t a u ni ve au lo ca l ( co m m un es , p ro vi nc es ). - ap pu ye r l a m is e en p la ce d es o rg an is at io ns de s di ffé re nt s m ai llo ns d e la fi liè re r iz . - A pp uy er l’ in te rp ro fe ss io n 2- R en fo rc em en t de s ca pa ci té s te ch ni qu es de s ac te ur s de s fil iè re s - le re nf or ce m en t de s ca pa ci té s de s ac te ur s su r la go uv er na nc e et la ge st io n de s or ga ni sa tio ns pr of es si on ne lle s ; - le re nf or ce m en t d es c ap ac ité s de s ac te ur s su r l a ge st io n de s ex pl oi ta tio ns ag ric ol es et de s en tr ep ris es ag ro - al im en ta ire s ; - l’a pp ui à l ’a cq ui si tio n et à l ’u til is at io n de s no uv el le s te ch no lo gi es d e pr od uc tio n et d e po st -r éc ol te ; - l’a pp ui à la m is e en p la ce d e pl an s de c om m un ic at io n • re nf or ce m en t de s ca pa ci té s de s ac te ur s de s di ffé re nt s m ai llo ns d e la fi liè re r iz • ap pu i à l’a m él io ra tio n de s ca pa ci té s op ér at io nn el le s de s di ffé re nt s ac te ur s DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 72 A xe s st ra té g iq ue s Li g ne s d ’a ct io ns Li en s av ec le S N D R II A m él io ra tio n de la co m m er ci al is at io n de s pr od ui ts a gr ic ol es - l’a m él io ra tio n du ci rc ui t de co m m er ci al is at io n de s pr od ui ts a gr ic ol es ; c et te a m él io ra tio n pe ut s e fa ire à tr av er s la c ré at io n de c om pt oi rs d ’a ch at p ou r év ite r le s ve nt es b or d ch am p et la fi xa tio n an ar ch iq ue d es p rix . P ar ai lle ur s, il fa ut p ro m ou vo ir l’u til is at io n d’ un ité s de m es ur e st an da rd p ou r la v en te d es p ro du its a gr ic ol es , l’a cc ès au x m ar ch és e xt ér ie ur s ré gi on au x et in te rn at io na ux ; - l’a m él io ra tio n et l’ ad ap ta tio n de s pr od ui ts a ux e xi ge nc es de s m ar ch és ; - l’a pp ui à l’o rg an is at io n de s fo ire s et jo ur né es pr om ot io nn el le s ; - l’a m él io ra tio n de s sy st èm es d’ in fo rm at io n su r le s m ar ch és de s pr od ui ts ag ric ol es . Le s sy st èm es d’ in fo rm at io ns s ur le s m ar ch és (S IM ) p or te nt s ur to ut s ur le s cu ltu re s vi vr iè re s. Ils d oi ve nt ê tr e ét en du s à l’e ns em bl e de s pr od ui ts d es fi liè re s po rt eu se s no ta m m en t l es fr ui ts et lé gu m es ; - la m is e en p la ce d e ce llu le d e ve ille c om m er ci al e de s fil iè re s ag ric ol es . A pp uy er la co m pé tit iv ité du riz pr od ui t lo ca le m en t - ré du ire le s co ût s de p ro du ct io n - as su re r un p rix r ém un ér at eu r A pp uy er la c om m er ci al is at io n du p ad dy - m et tr e en p la ce u n ci rc ui t d e di st rib ut io n de pr ox im ité - ap pu ye r la m is e au x no rm es de s in fra st ru ct ur es d e co m m er ci al is at io n - in te rc on ne ct er le s m ar ch és DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 73 A nn ex es 9 : S it ua ti o n d e ré fé re nc e 20 17 Z o ne d e cu lt ur es % 2 01 7 H ec ta re s R d t (t /h a) P ro d uc ti o n (t ) P la in es ir rig ué es e t b as -f on ds a m én ag é 57 39 7 3, 21 4 18 44 60 B as fo nd n on a m én ag és 81 27 9 1. 3 10 80 19 R iz p lu vi al (a ut re te rr e) 26 43 0 1, 3 33 08 8 TO TA L DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 74 A nn ex es 1 0: C ad re lo g iq ue R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S O b je ct if g lo b al In di ca te ur d ’im pa ct S at is fa ir e la d em an d e en r iz d u p ay s et a ug m en te r le s re ve nu s d es a ct eu rs p ar u ne p ro d uc ti o n na ti o na le c o m p ét it iv e et d ur ab le Ta ux d e co uv er tu re d es b es oi ns e n riz p ar la pr od uc tio n na tio na l; R ap po rt E PA N iv ea u d’ au gm en ta tio n de s re ve nu s de s ac te ur s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue R éd uc tio n de s im po rt at io ns d u riz R ap po rt A P EX , R ap po rt d ou an e O b je ct ifs s p éc ifi q ue s In di ca te ur s d’ ef fe ts A ug m en te r d ur ab le m en t la p ro d uc ti vi té e t la p ro d uc ti o n d u ri z, d an s un c o nt ex te d e C ha ng em en t C lim at iq ue (C C ) e t d e cr o is sa nc e d ém o g ra p hi q ue N iv ea u de s re nd em en ts d u riz à l’ he ct ar e da ns le s ba s- fo nd s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s : - B on ne s co nd iti on s pl uv io m ét riq ue s R is qu es : - R is qu e de p én ur ie d ’e au e t d’ in on da tio ns - In va si on d es r av ag eu rs Ta ux d ’a do pt io n de b on ne s pr at iq ue s pa r m ai llo n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s B on ne a dh és io n/ p ar tic ip at io n et c ol la bo ra tio n de s ac te ur s et bé né fic ia ire s R is qu es - Fa ib le a dh és io n de s bé né fic ia ire s P ar t d es p ro du ct io ns ir rig ué es d an s la pr od uc tio n ag ric ol e to ta le R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s B on ne a dh és io n/ p ar tic ip at io n et c ol la bo ra tio n de s ac te ur s et bé né fic ia ire s R is qu es - Fa ib le a dh és io n de s bé né fic ia ire s -D éf ai lla nc e de s pr es ta ta ire s DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 75 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S R és ul ta ts a tt en d us In di ca te ur s de p ro du it L’ ea u d e p ro d uc ti o n es t m ai tr is ée N om br e de b ar ra ge s ré al is és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s : - B on ne s co nd iti on s pl uv io m ét riq ue s R is qu es : - R is qu e de s èc he re ss e - In va si on d es r av ag eu rs N om br e de b as si ns d e co lle ct e d’ ea u de ru is se lle m en t ( B C ER ) r éa lis és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de b ou lis p ou r l’i rr ig at io n d’ ap po in t ré al is és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue S up er fic ie d e pé rim èt re s irr ig ué s am én ag és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue S up er fic ie d e pé rim èt re s irr ig ué s ré ha bi lit és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue S up er fic ie d e ba s- fo nd s ty pe P R P a m én ag és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue S up er fic ie d e ba s- fo nd s ty pe P A FR am én ag és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue S up er fic ie d e pa rc el le s pa r ca si ér ag e da ns le s ex pl oi ta tio ns fa m ilia le s am én ag ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de m od èl es d ’e xp lo ita tio ns a gr ic ol es in no va nt es , p er fo rm an te s et r és ilie nt es ré al is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c om ité s de g es tio n m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c om ité s de g es tio n fo rm és s ur la g es tio n fin an ci èr e, la m ai nt en an ce e t l a ge st io n de s in fra st ru ct ur es h yd ro -a gr ic ol es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 76 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de c ah ie rs d e ch ar ge s pé ci fiq ue s de ge st io n et m ai nt en an ce d es a m én ag em en ts hy dr o- ag ric ol es é la bo ré s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s ui vi d e m is e en œ uv re d es ca hi er s de c ha rg e de s am én ag em en ts hy dr o- ag ric ol es r éa lis és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de lo t d ’é qu ip em en ts d ’e xh au re e t de d is tr ib ut io n de l’ ea u de p ro du ct io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s er vi ce s de d is tr ib ut io n de l’ ea u d’ ap po in t p ro m us R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue La p ro d uc ti o n d u ri z es t in te ns ifi ée d an s le s tr o is m o d es d e p ro d uc ti o n d u ri z N om br e de m éc an is m e de d is tr ib ut io n d’ in tr an t d e pr ox im ité m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s : - B on ne s co nd iti on s pl uv io m ét riq ue s R is qu es : - R is qu e de p én ur ie d ’e au e t d’ in on da tio ns - In va si on d es r av ag eu rs N om br e de p la id oy er s fo rm ul és p ou r fa ci lit er l’a cc ès a u cr éd it au pr ès d es B an qu es e t S FD R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Vo lu m e de c ré di t i nt ra nt s de c am pa gn e m is en p la ce R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d ’a pp ui à l’ él ab or at io n/ ré vi si on d es o ut ils d e vu lg ar is at io n ré al is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s éa nc es d e se ns ib ilis at io n/ fo rm at io n su r le s no uv el le s te ch no lo gi es (S R I, P P U , P V S e tc .) ré al is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s éa nc e de s en si bi lis at io n/ fo rm at io n su r l’a pp ro ch e in té gr ée d e la ge st io n de la r iz ic ul tu re (G IR ) r éa lis ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de v is ite s d’ éc ha ng es o rg an is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 77 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de p ro du ct eu rs s er va nt d e re la i au x ac tiv ité s m is e n pl ac e su r le s si te s de pr od uc tio n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue M on ta nt d ’a pp ui à l’ ut ilis at io n de la m at iè re or ga ni qu e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p ro du ct eu rs s en si bi lis er s ur le s te ch ni qu es C ES /D R S R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue La m éc an is at io n ri zi co le e st re nf o rc ée N om br e de r iz ic ul te ur s so ut en us e n éq ui pe m en ts d e pr od uc tio n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s : - B on ne s ad ap ta bi lit é du m at ér ie l a gr ic ol e R is qu es : - D éf ai lla nc e de s pr es ta ta ire s - In va si on d es r av ag eu rs N om br e de r iz ic ul te ur s so ut en us e n éq ui pe m en ts d e ré co lte e t p os t- ré co lte R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e se ns ib ilis at io n su r la m is e en p la ce d es C oo pé ra tiv es d es ut ilis at eu rs d e m at ér ie ls a gr ic ol es (C U M A ) e t de s U ni té s de m éc an is at io n ag ric ol e (U M A ) R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c en tr es d e ré fé re nc e dé ce nt ra lis és p ou r as su re r le s er vi ce ap rè s- ve nt e en m éc an is at io n ag ric ol e ac co m pa gn és p ou r le ur c ré at io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s tr uc tu re s te ch ni qu es e t pr om ot eu rs p riv és a cc om pg an és à la co nc ep tio n et la r éa lis at io n de s éq ui pe m en ts de m éc an is at io n riz ic ol e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c oa ch in g de s ac te ur s pa r le s pr of es si on ne ls , l es in du st rie ls e t l es é co le s de fo rm at io n or ga ni sé s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 78 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de s es si on d ’a cc om pa gn em en t à pa rt ic ip er a ux a ct iv ité s pr om ot io nn el le s su r la m éc an is at io n riz ic ol e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e vu lg ar is at io n du m at ér ie l d e m éc an is at io n riz ic ol e pr od ui t a u B ur ki na s ou te nu s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue O b je ct ifs s p éc ifi q ue s In di ca te ur s d’ ef fe ts R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue P ro m o uv o ir l’ in d us tr ia lis at io n d e la t ra ns fo rm at io n, la co m m er ci al is at io n, la c o m p ét it iv it é d u ri z d u B ur ki na e t l’i m p lic at io n d u se ct eu r p ri vé d an s le d év el o p p em en t d ur ab le d e la C ha in e d e Va le ur s R iz (C V R ) Ta ux d ’u si na ge d u pa dd y R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue H yp ot hè se s : - R es pe ct d es n or m es te ch ni qu es d e ré al is at io n de s in ve st is se m en ts s tr uc tu ra nt s R is qu es : - N on r es pe ct d u pr ix p la nc he r du r iz R és ul ta ts a tt en d us In di ca te ur s de p ro du it R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le s un it és d e tr an sf o rm at io n ex is ta nt es s o nt a ux n o rm es N om br e d’ ét ud es d ia gn os tic d e la tr an sf or m at io n du r iz a u B ur ki na F as o ré al is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ at el ie rs d e re st itu tio n or ga ni sé s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ec om m an da tio n de l’ ét ud e m is en œ uv re R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ at el ie rs d e co nc ep tio n de s fic he s te ch ni qu es o rg an is és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de fi ch es te ch ni qu es p ro du ite s et di ffu sé es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p la te fo rm e co nç u se rv an t d e ré pe rt oi re d es fo ur ni ss eu rs d ’é qu ip em en ts de tr an sf or m at io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 79 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de r ép er to ire d es fo ur ni ss eu rs d’ éq ui pe m en t d iff us é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac tiv ité s de m is e en r el at io n en tr e le s fo ur ni ss eu rs e t l es tr an sf or m at eu rs or ga ni sé es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ of fre d e cr éd it éq ui pe m en t d e tr an sf or m at io n ex is ta nt r ép er to rié R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ép er to ire d es c ré di ts éq ui pe m en ts d e tr an sf or m at io n ex is ta nt di ffu sé s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s fo rm és s ur l’e nt re pr en eu ria t a gr ic ol e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac tiv ité s de m is e en r el at io n en tr e ac te ur s de la tr an sf or m at io n et le s in st itu tio ns de fi na nc em en t o rg an is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ép er to ire d es a rt is an s ré pa ra te ur s d’ éq ui pe m en ts é la bo ré R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ép er to ire d es a rt is an s ré pa ra te ur s d’ éq ui pe m en t d iff us é au pr ès d es tr an sf or m at eu rs R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de d e ré se au d e m ai nt en an ci er s dy na m is és /a cc om pa gn és d an s le ur m is e en pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on o rg an is ée p ou r fo rm er le s pe rs on ne s m em br e du b ur ea u du r és ea u de m ai nt en an ci er R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ in no va tio n de la r ec he rc he a ct io n av ec l’ IR S AT e t l es a rt is an s lo ca ux à la fa br ic at io n de s pi èc es d e re ch an ge R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 80 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de s es si on d e ré fle xi on p ou r au gm en te r le s at tr ib ut io ns d e la C A IM A à la fo ur ni tu re d es u ni té s de tr an sf or m at io n (m ac hi ne s) , d es p iè ce s de r ec ha ng e et le se rv ic e ap rè s- ve nt e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue D e n o uv el le s un it és d e tr an sf o rm at io n so nt im p la nt ée s N om br e d’ ét ud e po ur l’ id en tifi ca tio n de s tr an sf or m at eu rs m od èl es (c rit èr e de re nt ab ilit é) r éa lis ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de S P O T de d iff us io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e se ns ib ilis at io n de s fu tu rs in ve st is se ur s su r la r en ta bi lit é de la tr an sf or m at io n (re nc on tr e B to B , f or um , . ..) or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d ’é ch an ge o rg an is ée po ur p ro m ou vo ir le s fin an ce m en ts in no va nt s (fi na nc e is la m iq ue , f on ds v er t c lim at , e tc .) R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ un ité p er fo rm an te s m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c on tr at s si gn és a ve c le s in ve st is se ur s pr iv és p ou r la r éa lis at io n ou la ge st io n de s un ité s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p la id oy er s fa vo ra bl e à la cr éa tio n/ re nf or ce m en t d ’u n en vi ro nn em en t fa vo ra bl e au x in ve st is se ur s pr iv és o rg an is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le r en d em en t d es u ni té s d e tr an sf o rm at io n es t am él io ré N om br e d’ ét ud e de d ia gn os tic d e l’A gr ic ul tu re C on tr ac tu el le e nt re le s tr an sf or m at eu rs e t l es p ro du ct eu rs r éa lis ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ at el ie r de n ég oc ia tio n et d’ ar ra ng em en t c on tr ac tu el e nt re le s ac te ur s or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 81 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de s es si on d e fo rm at io n or ga ni sé e en A C R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on s de fo rm at io n or ga ni sé es su r le s bo nn es p ra tiq ue s d’ hy gi èn e et d e tr an sf or m at io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c ad re d e co nc er ta tio n or ga ni sé p ou r la m is e en r el at io n en tr e le s tr an sf or m at eu rs e t A ge nc e B ur ki na bè de N or m al is at io n (A B N or m ) e n vu d e la ce rt ifi ca tio n et le s ui vi R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue le c ir cu it d e d is tr ib ut io n d e p ro xi m it é es t re nf o rc é N om br e d’ ét ud e di ag no st iq ue d u ci rc ui t d e di st rib ut io n et d e ré gu la tio n du m ar ch é du r iz au B ur ki na F as o R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de m éc an is m e de r ég ul at io n du m ar ch é du r iz d u B ur ki na m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c am pa gn es d ’in fo rm at io n et d e se ns ib ilis at io n de s ac te ur s su r l’e ns em bl e de s rè gl es r ég is sa nt la c om m er ci al is at io n m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de m éc an is m e fo nc tio nn el d e su iv i du r es pe ct d es c rit èr es d ’im po rt at io n et d e co m m er ci al is at io n du r iz a u B ur ki na m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c ad re s de m is e en r el at io n en tr e le s ac te ur s or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de b ou rs es d es m ar ch és a gr ic ol es or ga ni sé /m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e re nf or ce m en t d es ca pa ci té s de s ac te ur s (c on tr ac tu al is at io n, m ar ke tin g, e tc .) or ga ni sé e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 82 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e d’ ét ud e po ur l’ ac tu al is at io n de la ca rt og ra ph ie d es p oi nt s de v en te d u riz d u B ur ki na r éa lis ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ at el ie r su r la d iff us io n de s ré su lta ts de la c ar to gr ap hi e or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le s in fr as tr uc tu re s d e co m m er ci al is at io n so nt a ux n o rm es N om br e d’ ét ud e de d ia gn os tic e t d e dé fin iti on d e no rm e de r éa lis at io n de s in fra st ru ct ur es d e co m m er ci al is at io n r éa lis ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de n or m es d e ré al is at io n de s in fra st ru ct ur es d e co m m er ci al is at io n di ffu sé es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la c om m er ci al is at io n ac co m pa gn és d an s le r es pe ct d e la n or m e de c on ce pt io n de s m ag as in s de s to ck ag e de s pr od ui ts d u riz R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p la id oy er p ou r fa ci lit er l’ ac cè s au fin an ce m en t R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on o rg an is ée s po ur re nf or ce r le s ca pa ci té s de s ac te ur s su r la no rm al is at io n et la g es tio n de s éq ui pe m en ts R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue un m ar ch é d u ri z d u B ur ki na e st g ar an ti N om br e d’ ét ud e ré al is ée s ur l’ ét at d es li eu x du fo nc tio nn em en t d u S IM A gr i d u C IR -B R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on s or ga ni sé es p ou r re nf or ce r le fo nc tio nn em en t d e S IM A gr i R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la c om m an de p ub liq ue se ns ib ilis és s ur la p ré fé re nc e du r iz d u B ur ki na d an s le s m ar ch és in st itu tio nn el s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r èg le m en ta tio n sp éc ifi qu e m is e n pl ac e ré gi ss an t l es m ar ch és in st itu tio nn el s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 83 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S le r iz d u B ur ki na e st p ro m u N om br e de p la n él ab or é po ur la co m m un ic at io n re la tiv e à la p ro m ot io n du r iz du B ur ki na R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p la n m is e n œ uv re p ou r la co m m un ic at io n re la tiv e à la p ro m ot io n du r iz du B ur ki na R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de L ab el r iz d u B ur ki na R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue le s co ût s d e p ro d uc ti o n so nt r éd ui ts N om br e d’ ét ud e po ur id en tifi er le s éq ui pe m en ts fa ib le m en t é ne rg ét iv or es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Ta ux r el at if au x m es ur es d ’a cc ès a ux te ch no lo gi es r el at iv es a ux é ne rg ie s re no uv el ab le s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e se ns ib ilis at io n de s ac te ur s à l’u til is at io n de s éq ui pe m en ts e t di ffé re nt es s ou rc es é ne rg ét iq ue s id en tifi ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s in fra st ru ct ur es d e dé se nc la ve m en t d es s ite s de p ro du ct io n ré al is ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ in fra st ru ct ur es d e dé se nc la ve m en t d es s ite s de p ro du ct io n ré ha bi lit ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ éq ui pe m en ts r ou la nt s ad ap té s pr om us a u tr an sp or t d es p ro du its d u riz R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p la id oy er s po ur fa ci lit er l’ ac cè s au x pi èc es d e re ch an ge c ou ra nt e (c oû t, fa br ic at io n lo ca le , c ré di t e tc .) R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue un p ri x ré m un ér at eu r es t as su ré N om br e de r éf ér en tie l t ec hn ic o- éc on om iq ue su r la p ro du ct io n et tr an sf or m at io n du r iz ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 84 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de F O R A o rg an is é po ur r en fo rc er la co m m er ci al is at io n du r iz R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c el lu le d e ve ille d e su iv i d e la m is e en œ uv re d es a cc or ds r el at if au x pr ix m is e n pl ac e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de v ar ié té s de s m ar ch és n ic he s id en tifi ée s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p ro du ct io n de s va rié té s de s m ar ch és d e ni ch e au gm en té R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue O b je ct ifs s p éc ifi q ue s In di ca te ur s d’ ef fe ts R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue R en fo rc er l’ o rg an is at io n et le s ca p ac it és d es a ct eu rs d e la C V R N iv ea u de fo nc tio nn al ité d es o rg an is at io ns de s ac te ur s de r iz R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue R és ul ta ts a tt en d us In di ca te ur s de p ro du it R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le m at ér ie l v ég ét al d e q ua lit é et p er fo rm an t es t d is p o ni b le N om br e de s er re p ou r la p ro du ct io n de la pr éb as e co ns tr ui te R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c ha m br es fr oi de s po ur la co ns er va tio n de s se m en ce s de p ré -b as e et ba se a cq ui se s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s ite s de p ro du ct io n sé cu ris és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Q ua nt ité d e se m en ce p ou r la c on du ite d es es sa is a cq ui s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Q ua nt ité d ’in tr an ts (e ng ra is ) p ou r la c on du ite de s es sa is a cq ui s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Ta ux d e m ai nt ie nt d u m at ér ie l v ég ét al c ré é/ am él io ré R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 85 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de F or a or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s él ec tio n va rié ta le P ar tic ip at iv e et de v ul ga ris at io n or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de F R S IT o rg an is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de jo ur né es p or te s ou ve rt es or ga ni sé e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ét ud e or ga ni sé e su r l’é ta t d es lie ux e t s ui vi d es p ra tiq ue s cu ltu ra le s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te st d ’In tr od uc tio n et d’ év al ua tio n de n ou ve lle s pl an te s am él io ra tr ic es e n fo nc tio n de s éc ol og ie s ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te st d ’é va lu at io n de s op tio ns d’ am él io ra tio n et d e m ai nt ie n de la fe rt ilit é de s so ls à m oy en e t l on g te rm e ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te st d e re nt ab ilit é de s op tio ns d e fe rt ilis at io n ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de d iff us io n de s m ei lle ur es o pt io ns de r en fo rc em en t d es c ap ac ité s de s ac te ur s ré al is ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te ch ni qu es d e ge st io n ef fic ie nt es de l’ ea u (s m ar t v al le y, A W D ) d an s le s éc ol og ie s qu i s on t fa vo ra bl es v ul ga ris ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te st d év el op pé d e no uv el le s pr at iq ue s, te ch ni qu es e t t ec hn ol og ie s de ge st io n ef fic ie nt e de l’ ea u en fo nc tio n de s co nd iti on s ag ro -c lim at iq ue s ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 86 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de te st d e m es ur e de la R en ta bi lit é et d e l’e ffi ci en ce d es te ch no lo gi es d e ge st io n de l’ ea u ré al is é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le s éq ui p em en ts d e q ua lit é ai ns i q ue le s te ch no lo g ie s p er fo rm an te s so nt d is p o ni b le s N om br e d’ ap pu i à la c on ce pt io n de s te ch no lo gi es e n m at iè re d e m éc an is at io n ag ric ol e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de v oy ag es d ’é tu de o rg an is é à l’e nd ro it de s ac te ur s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur a pp uy és à p ar tic ip er a ux sa lo ns in te rn at io na ux R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de F or a or ga ni sé R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de J ou rn ée s sc ie nt ifi qu es o rg an is ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ar tic le s pu bl ié s da ns le s jo ur na ux sc ie nt ifi qu es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de fi ch es te ch ni qu es é la bo ré es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s se ns ib ilis és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue un a p p ui à l’ o rg an is at io n d es d iff ér en ts m ai llo ns e st a ss ur é N om br e de s es si on d e se ns ib ilis at io n de s ac te ur s su r la lo i O H A D A R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ét ud e de d ia gn os tic or ga ni sa tio nn el le d es s tr uc tu re s or ga ni sé es de s ac te ur s de la fi liè re r iz d an s le c ad re d e la n ou ve lle v is io n or ga ni sé e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ec om m an da tio n de l’ ét ud e m is e en œ uv re R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 87 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e d’ ét ud e ré al is ée p ou r dé te rm in er le s di ffé re nt es s ou rc es d e fin an ce m en t e n vu e d’ un e au to no m is at io n fin an ci èr e de s or ga ni sa tio ns d es a ct eu rs R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ at el ie r de p ar ta ge d es r és ul ta ts d e l’é tu de o rg an is és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r ec om m an da tio n de l’ ét ud e m is e en œ uv re R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue le s ca p ac it és d es a ct eu rs s o nt re nf o rc ée s N om br e d’ ac te ur s de la fi liè re r iz fo rm és s ur l’e sp rit e t l es s er vi ce s co op ér at ifs R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la fi liè re r iz fo rm é su r l’o rg an is at io n, la c om m er ci al is at io n et la di st rib ut io n de s pr od ui ts R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la fi liè re r iz fo rm és s ur l’e nt re pr en eu ria t R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la fi liè re r iz fo rm és s ur l’a gr ic ul tu re c on tr ac tu el R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de lo t d ’é qu ip em en t a cq ui s po ur le re nf or ce m en t d es c ap ac ité s op ér at io nn el le s (m ob ilie r d e bu re au e t i nf or m at iq ue ) d e l’i nt er -p ro fe ss io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de lo t d e m at ér ie l a cq ui s po ur le r en fo rc em en t d es c ap ac ité s m at ér ie ls ro ul an ts ) d e l’i nt er -p ro fe ss io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue un a p p ui à l’ au to no m is at io n d e l’i nt er p ro fe ss io n et d es a ct eu rs d ir ec ts d es d iff ér en ts m ai llo ns e st as su ré N om br e de p la id oy er s ap pu yé p ou r la m ob ilis at io n de s re ss ou rc es fi na nc iè re s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on o rg an is é po ur le re nf or ce m en t d es c ap ac ité s de s ac te ur s en ge st io n fin an ci èr e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 88 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e de s es si on d e se ns ib ilis at io n or ga ni sé e au p ro fit d es a ct eu rs s ur la v ie as so ci at iv e R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la C V R m is e n ré se au R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c ad re s de c on ce rt at io ns fo nc tio nn el s R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le s ca p ac it és d e l’i nt er p ro fe ss io n so nt r en fo rc ée s N om br e de th èm es id en tifi és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s éa nc es d e fo rm at io n te nu es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de p er so nn el q ua lifi é re cr ut é R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de lo t d e m at ér ie l d e lo gi st iq ue R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ét ud e po ur v oi r le s fre in s de la m is e à di sp os iti on d es r es so ur ce s pu bl iq ue s à l’i nt er pr of es si on (L oi 0 50 ) r éa lis ée R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de r és ul ta ts d es d iff ér en te s ét ud es m is e n œ uv re R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s éa nc e de S en si bi lis at io n de s ac te ur s su r la v ie a ss oc ia tiv e or ga ni sé es R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de c ad re s de c on ce rt at io n de l’i nt er pr of es si on d yn am is és R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue Le s ca p ac it és t ec hn iq ue s et o p ér at io nn el le s d e la r ec he rc he e t d es s er vi ce s d e vu lg ar is at io n so nt re nf o rc ée s N om br e de r és ea u de s di ffé re nt s ac te ur s de la C V R a pp uy é da ns le ur m is e en œ uv re R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la C V R fo rm és s ur l’e sp rit e t l es s er vi ce s co op ér at ifs R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 89 R és um é na rr at if d u p ro g ra m m e In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) S ou rc e d e vé ri fi ca ti on H Y P O T H E S E S / R IS Q U E S N om br e d’ ac te ur s de la C V R fo rm és s ur l’o rg an is at io n, la c om m er ci al is at io n et la di st rib ut io n de s pr od ui ts R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la C V R fo rm és s ur l’e nt re pr en eu ria t R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e d’ ac te ur s de la C V R fr om és s ur l’a gr ic ul tu re c on tr ac tu el le R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de s es si on d e re nf or ce m en t d e ca pa ci té e n pl ai do ye r or ga ni sé e à l’e nd ro it de l’ in te rp ro fe ss io n R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de lo t d ’é qu ip em en t l og is tiq ue p ou r le r en fo rc em en t d es a ct eu rs R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue N om br e de te st d e re cr ut em en t p ou r le re nf or ce m en t e n qu an tit é et e n qu al ité d u pe rs on ne l d e l’i nt er pr of es si on R ap po rt d ’é va lu at io n m i-p ar co ur s, R ap po rt s pé ci fiq ue DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 90 A nn ex es 1 1 : C ad re d e m es ur e d es r en d em en ts In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 IM PA C T Ta ux d e co uv er tu re de s be so in s en r iz pa r la p ro du ct io n na tio na l R ap po rt e nt re la p ro du ct io n di sp on ib le pa r ra pp or t au b es oi n de co ns om m at io n su r la b as e de 38 k g de r iz p ar ha bi ta nt e t p ar an P ou rc en ta ge E nq uê te R ap po rt E PA A nn ue lle D G E S S 20 18 23 % 89 % 12 2% N iv ea u d’ au gm en ta tio n de s re ve nu s de s ac te ur s L’ év ol ut io n du re ve nu d es ac te ur s de la fil iè re P ou rc en ta ge E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n Q ui nq ue nn al e D G E S S 20 18 R éd uc tio n de s im po rt at io ns d u riz N iv ea u de ré du ct io n de s im po rt at io ns de r iz P ou rc en ta ge S ta tis tiq ue s de s ou rc e ad m in is tr at iv e R ap po rt A P E X, R ap po rt d ou an e Q ui nq ue nn al e D G E S S 20 18 E FF E T N iv ea u de s re nd em en ts d u riz à l’h ec ta re d an s le s ba s- fo nd s To nn e / H ec ta re E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n m i- pa rc ou rs A nn ue lle D G E S S , D G P V 20 18 Ta ux d ’a do pt io n de bo nn es p ra tiq ue s pa r m ai llo n P ou rc en ta ge E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n m i- pa rc ou rs Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 20 18 N D N D N D P ar t d es pr od uc tio ns irr ig ué es d an s la pr od uc tio n ag ric ol e to ta le Le p ou rc en ta ge de s pr od uc tio ns irr ig ué es d an s la p ro du ct io n ag ric ol e to ta le P ou rc en ta ge E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n m i- pa rc ou rs A nn ue lle D G E S S , D G P V 20 18 20 30 35 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 91 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 Ta ux d ’u si na ge d u pa dd y P ar t d u pa dd y dé co rt iq ué pa r le s un ité s in du st rie lle s P ou rc en ta ge E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P E R 20 18 55 % 65 % 85 % N iv ea u de fo nc tio nn al ité d es or ga ni sa tio ns d es ac te ur s de r iz S co re E nq uê te R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G FO M R 20 18 P R O D U IT S N om br e de ba rr ag es r éa lis és N om br e E nr eg is tr em en t R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 5 5 N om br e de b as si ns de c ol le ct e d’ ea u de r ui ss el le m en t (B C E R ) r éa lis és N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 25 00 25 00 N om br e de b ou lis po ur l’ irr ig at io n d’ ap po in t r éa lis és N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 19 5 5 S up er fic ie d e pé rim èt re s irr ig ué s am én ag és H ec ta re R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 30 78 5 51 79 0 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 92 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 S up er fic ie d e pé rim èt re s irr ig ué s ré ha bi lit és H ec ta re R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 42 30 33 84 S up er fic ie d e ba s- fo nd s ty pe P R P am én ag és H ec ta re R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 89 55 5 74 19 8 S up er fic ie d e ba s- fo nd s ty pe P A FR am én ag és H ec ta re R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 44 77 5 37 09 9 S up er fic ie d e pa rc el le s pa r ca si ér ag e da ns le s ex pl oi ta tio ns fa m ilia le s am én ag ée s H ec ta re R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 29 67 91 87 89 N om br e de m od èl es d’ ex pl oi ta tio ns ag ric ol es in no va nt e, pe rfo rm an te s et ré si lie nt es r éa lis ée s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I N om br e de c om ité s de g es tio n m is e n pl ac e N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 28 40 24 85 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 93 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 N om br e de c om ité s de g es tio n fo rm és su r la g es tio n fin an ci èr e, la m ai nt en an ce e t la g es tio n de s in fra st ru ct ur es hy dr o- ag ric ol es N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 28 5 24 9 N om br e de ca hi er s de c ha rg e sp éc ifi qu es de g es tio n et m ai nt en an ce d es am én ag em en ts hy dr o- ag ric ol es él ab or és N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 56 8 0 N om br e de s ui vi d e m is e en œ uv re d es ca hi er s de c ha rg e de s am én ag em en ts hy dr o- ag ric ol es ré al is és N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 20 20 N om br e de lo t d’ éq ui pe m en ts d’ ex ha ur e et d e di st rib ut io n de l’ ea u de p ro du ct io n N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 10 0 10 0 N om br e de s er vi ce s de d is tr ib ut io n de l’e au d ’a pp oi nt pr om us N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 13 4 65 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 94 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 N om br e de m éc an is m e de m is e à di sp os iti on d es in tr an ts c on çu N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 1 0 N om br e de m éc an is m e de di st rib ut io n d’ in tr an t de p ro xi m ité m is e n pl ac e N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 1 0 N om br e de pl ai do ye rs fo rm ul és po ur fa ci lit er l’ ac cè s au c ré di t a up rè s de s B an qu es e t S FD N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 8 0 Vo lu m e de cr éd it in tr an ts d e ca m pa gn e m is e n pl ac e F C FA R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 25 8 01 2 24 5 92 0 72 2 95 1 N om br e de se ss io n d’ ap pu i à l’é la bo ra tio n/ ré vi si on d es o ut ils de v ul ga ris at io n ré al is ée s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 14 14 N om br e de s éa nc es de s en si bi lis at io n/ fo rm at io n su r le s no uv el le s te ch no lo gi es (S R I, P P U , P V S e tc .) ré al is ée s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 14 14 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 95 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 N om br e de s éa nc e de s en si bi lis at io n/ fo rm at io n su r l’a pp ro ch e in té gr ée de la g es tio n de la r iz ic ul tu re (G IR ) ré al is ée s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 14 14 N om br e de v is ite s d’ éc ha ng es or ga ni sé es N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 50 50 N om br e de pr od uc te ur s se rv an t de re la i a ux a ct iv ité s m is e n pl ac e su r le s si te s de p ro du ct io n N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S 56 80 49 69 M on ta nt d ’a pp ui à l’u til is at io n de la m at iè re o rg an iq ue F C FA R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 1 29 7 83 9 54 3 15 0 N om br e de pr od uc te ur s se ns ib ilis er s ur le s te ch ni qu es C E S / D R S N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G A H D I 28 40 24 85 N om br e de riz ic ul te ur s so ut en us en é qu ip em en ts d e pr od uc tio n N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 28 40 24 85 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 96 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 N om br e de riz ic ul te ur s so ut en us en é qu ip em en ts de r éc ol te e t p os t- ré co lte N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 28 40 24 85 N om br e de s es si on de s en si bi lis at io n su r la m is e en p la ce de s C oo pé ra tiv es de s ut ilis at eu rs de m at ér ie ls ag ric ol es (C U M A ) et d es U ni té s de m éc an is at io n ag ric ol e (U M A ) N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 15 15 N om br e de c en tr es de r éf ér en ce dé ce nt ra lis és p ou r as su re r le s er vi ce ap rè s- ve nt e en m éc an is at io n ag ric ol e ac co m pa gn és p ou r le ur c ré at io n N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 4 0 N om br e de st ru ct ur es te ch ni qu es e t pr om ot eu rs p riv és ac co m pa gn és à la c on ce pt io n et la r éa lis at io n de s éq ui pe m en ts d e m éc an is at io n riz ic ol e N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 25 25 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 97 In d ic at eu rs d e ré su lt at (I O V ) D es cr ip ti o n d es in d ic at eu rs U ni té s d e m es ur e M ét ho d e d e co lle ct e S o ur ce s d e co lle ct e Fr éq ue nc e d e co lle ct e R es p o ns ab le d e co lle ct e S it ua ti o n d e ré fé re nc e C ib le A nn ée Va le ur 20 25 20 30 N om br e de co ac hi ng d es ac te ur s pa r le s pr of es si on ne ls , l es in du st rie ls e t l es éc ol es d e fo rm at io n or ga ni sé s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 25 25 N om br e de s es si on d’ ac co m pa gn em en t à pa rt ic ip er au x ac tiv ité s pr om ot io nn el le s su r la m éc an is at io n riz ic ol e N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 15 10 N om br e de s es si on de v ul ga ris at io n du m at ér ie l d e m éc an is at io n riz ic ol e pr od ui t a u B ur ki na s ou te nu s N om br e R ap po rt d’ év al ua tio n m i-p ar co ur s, R ap po rt sp éc ifi qu e Q ui nq ue nn al e D G E S S , D G P V 25 25 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 98 A nn ex es 1 2 : P la n d ’a ct io n DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 99 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 100 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 101 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 102 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 103 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 104 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 105 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 106 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 107 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 108 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 109 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 110 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 111 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 112 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 113 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 114 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 115 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 116 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 117 TABLE DES MATIERES SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................................................................. iii AVANT PROPOS ............................................................................................................................................... v RESUME ......................................................................................................................................................... vii INTRODUCTION ...............................................................................................................................................1 PARTIE I : Démarche méthodologique ............................................................................................................3 PARTIE II : ANALYSE DE LA SITUATION DE LA FILIERE RIZ .........................................................................5 1.1. La place du riz dans le monde et dans la sous-région ouest africaine ..................................................6 1.2. La place du riz dans les politiques et stratégies nationales ...................................................................6 1.3. Etat des lieux des maillons ..................................................................................................................7 1.3.1 Au niveau de la production ..................................................................................................................7 1.3.2 Au niveau de la transformation ............................................................................................................8 1.3.3 Au niveau de la commercialisation .......................................................................................................9 1.4. Au niveau de l’organisation des acteurs .............................................................................................10 1.5. Les acteurs et leurs rôles ...................................................................................................................10 1.5.1. Les acteurs directs ............................................................................................................................10 1.5.2. Les acteurs indirects .........................................................................................................................12 1.6. Les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces de la filière riz au Burkina Faso ................12 1.7. Les leçons tirées de la SNDR I ..........................................................................................................14 1.7.1. Leçons relatives à la planification, au suivi et au cadre institutionnel de mise en œuvre ......................14 1.7.2. Leçons relatives à la maitrise de l’eau pour la production ..................................................................14 1.7.3. Leçons relatives à l’accès aux intrants pour la production .................................................................15 1.7.4. Leçons relatives à la mécanisation des opérations culturales .............................................................15 1.7.5. Leçons en lien avec l’organisation de la filière ....................................................................................15 1.7.6. Leçons en lien avec la récolte et le post récolte .................................................................................15 1.7.7. Leçons en lien avec la transformation ................................................................................................16 1.7.8. Leçons en lien avec la commercialisation et la compétitivité ..............................................................16 1.8. Les grands défis ................................................................................................................................16 1.8.1. Défis liés au faible accès aux facteurs de production .........................................................................16 1.8.2. Défis liés à la faible adoption des paquets technologiques .................................................................16 1.8.3. Défis liés aux faibles capacités techniques et organisationnelles des acteurs .....................................17 1.8.4. Défis lié à la faible liaison entre la production et le marché .................................................................17 1.8.5. Défis liés à la faible gouvernance de la filière riz ..................................................................................17 PARTIE III : ELEMENTS DE LA STRATEGIE ..................................................................................................19 2.1. Les fondements de la SNDR II ...........................................................................................................20 2.2. La vision et les objectifs .....................................................................................................................21 2.2.1. La Vision ...........................................................................................................................................21 2.2.2. Les objectifs ......................................................................................................................................21 2.2.2.1. Objectif global ................................................................................................................................21 2.2.2.2. Objectifs spécifiques.......................................................................................................................22 2.2.2.3. Objectifs quantifiés .........................................................................................................................22 2.3. Les principes directeurs ...................................................................................................................23 2.4. Phases de développement de la stratégie ........................................................................................24 2.5. Les axes de la SNDR II .....................................................................................................................26 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 118 2.5.1. Axe stratégique 1 : augmenter durablement la productivité et la production du riz dans un contexte de Changement Climatique (CC) et de croissance démographique ........................................................27 2.5.2. Axe stratégique 2 : Promotion de l’industrialisation de la transformation, de la commercialisation, de la compétitivité et de l’implication du secteur privé dans la CVR ............................................................32 2.5.3. Axe 3 : renforcer la recherche-action et les capacités des acteurs ................................................37 2.5.3.1. Sélection et amélioration variétale .................................................................................................37 2.5.3.2. Amélioration du Système de production du riz .............................................................................37 2.5.3.3. La gestion des nuisibles et des ravageurs ....................................................................................38 2.5.3.4. Renforcement des capacités techniques et opérationnelles de la recherche, des services de vulgarisation et du conseil agricole ..............................................................................................38 2.5.3.5. Diffusion de techniques et technologies........................................................................................38 2.5.3.6. Genre et équité ............................................................................................................................40 PARTIE IV : DISPOSITIF DE MISE EN ŒUVRE ET DE SUIVI EVALUATION .................................................41 3.1. Le dispositif de mise en œuvre ..........................................................................................................42 3.1.1. Gouvernance de la deuxième génération de la SNDR ........................................................................42 3.1.2. L’organe de pilotage ..........................................................................................................................42 3.1.3. L’organe d’appui-conseil technique ...................................................................................................42 3.1.4. L’organe de coordination ...................................................................................................................43 3.1.5. Instruments de mise en œuvre ..........................................................................................................44 3.1.6. Les acteurs de mise en œuvre...........................................................................................................44 3.2. Le mécanisme de suivi et d’évaluation et gestion des savoirs ............................................................45 3.3. Outils de suivi et d’évaluation ............................................................................................................46 3.4. Le cadre organisationnel ...................................................................................................................46 3.5. Le mécanisme de financement ..........................................................................................................46 PARTIE IV : L’ANALYSE ET LA GESTION DES RISQUES..............................................................................49 4.1. L’instabilité sociopolitique et la mauvaise gouvernance ......................................................................50 4.2. L’insécurité civile ................................................................................................................................50 4.3. Les aléas climatiques et risques environnementaux ...........................................................................50 4.4. La faible mobilisation des ressources financières. ..............................................................................51 4.5. L’insécurité foncière ...........................................................................................................................51 4.6. La faible adhésion et la non appropriation des parties prenantes : .....................................................51 4.7. Le non-respect des normes techniques de réalisation des investissements structurants : .................51 4.8. La non-prise en compte de l’aspect genre ........................................................................................52 4.9. L’enclavement des sites de production ..............................................................................................52 4.10. Impact et durabilité ...........................................................................................................................53 4.10.1. Impact .............................................................................................................................................53 4.10.2. Durabilité .........................................................................................................................................54 CONCLUSION .................................................................................................................................................59 ANNEXES : ......................................................................................................................................................61 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 119 LISTE DES TABLEAUX Tableau I: Tableau FFOM de la filière riz .............................................................................................................13 Tableau II: projection des chercheurs et agents d’appui conseil ........................................................................23 Tableau III: Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2021 .......25 Tableau IV : Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2025 .....25 Tableau V: Projection des productions par zone agro écologique avec stratégie et sans stratégie en 2030 .......26 Tableau VI: les types d’aménagement à réaliser par écologie ............................................................................28 Tableau VII: Projection des quantités de NPK (tonne) par système de production..............................................29 Tableau VIII: Projection des quantités d’Urée (tonne) par système de production ..............................................29 Tableau IX: Projection des quantités de semence (tonne) par système de production .......................................30 Tableau X: Projection des quantités de Fumure organique (tonne) .....................................................................30 Tableau XI : Ligne directrice 1.1. : “ Maitriser l’eau et accroitre le potentiel de production” .................................31 Tableau XII: Ligne directrices 1.2. : “Appuyer la mécanisation de la riziculture” ..................................................32 Tableau XIII: Projection du nombre d’unité à mettre à norme et installées nouvellement ....................................34 Tableau XIV: Ligne directrice 2.1. : “ Promouvoir un système performant de transformation de paddy “ ............35 Tableau XV: Ligne directrice 2.2. : « Appuyer la commercialisation du paddy » ..................................................36 Tableau XVI: Ligne directrice 2.3. : « Appuyer la compétitivité du riz du Burkina » ..............................................37 Tableau XVII: Ligne directrice 3.1. : « Développer et diffuser des technologies sur la riziculture » .......................39 Tableau XVIII: Ligne directrice 3.2. : « Appuyer l’organisation des acteurs de la CVR » ......................................39 Tableau XIX: Ligne directrice 3.3. : « Renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs » .........40 Tableau XX: Tableau des risques .......................................................................................................................52 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Evolution des superficies et de la production du riz : campagnes 2013/14 à 2018/19 ........................8 Figure 2: Mécanisme de gestion durable et participative des infrastructures hydro-agricoles ............................54 Figure 3: Mécanisme de financement durable des intrants ................................................................................55 Figure 4: Mécanisme de promotion de la mécanisation rizicole .........................................................................56 Figure 5: Mécanisme de facilitation de l’accès aux équipements et aux prestations ..........................................57 Figure 6: Mécanisme de gestion durable des semences ...................................................................................58 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 120 Achevé d’imprimer par BONK SERVICES SARL Téléphone (00226) 71 02 26 54 BURKINA FASO Novembre 2020 DEUXIÈME GÉNÉRATION DE LA SNDR 2021-2030 121

Deuxième génération de la stratégie nationale de développement de la riziculture 2021-2023 · Nelum